Propriétés et usage médical des produits de la ruche

Propriétés et usage médical des produits de la ruche
UNIVERSITE DE LIMOGES
Faculté de Médecine et de Pharmacie
_________________
Année 2010
Thèse n°
THESE
POUR LE DIPLOME D’ETAT
DE DOCTEUR EN PHARMACIE
DE L’UNIVERSITE DE LIMOGES
(Arrêté du 17 Juillet 1987)
Présentée et soutenue publiquement le 30 Novembre 2010
Par
Monsieur BLANC Mickaël
Né le 14 Juillet 1986
Propriétés et usage médical des
produits de la ruche
COMPOSITION DU JURY :
Président : Mr CHULIA
Membres : Mr BUXERAUD
Mlle LEMMET
Directeur de Thèse : Mr CHULIA
UNIVERSITE DE LIMOGES
Faculté de Médecine et de Pharmacie
_________________
Année 2010
Thèse n°
THESE
POUR LE DIPLOME D’ETAT
DE DOCTEUR EN PHARMACIE
DE L’UNIVERSITE DE LIMOGES
(Arrêté du 17 Juillet 1987)
Présentée et soutenue publiquement le 30 Novembre 2010
Par
Monsieur BLANC Mickaël
Né le 14 Juillet 1986
Propriétés et usage médical des
produits de la ruche
COMPOSITION DU JURY :
Président : Mr CHULIA
Membres : Mr BUXERAUD
Mlle LEMMET
Directeur de Thèse : Mr CHULIA
Professeurs à la Faculté de Pharmacie-Médecine de Limoges
1
DOYEN DE LA FACULTE :
Monsieur le Professeur Jean-Luc DUROUX
1° VICE-DOYEN :
Madame Catherine FAGNERE, Maître de Conférences
2° VICE-DOYEN :
Monsieur Serge BATTU, Maître de Conférences
 PROFESSEURS :
BENEYTOUT Jean-Louis
BIOCHIMIE ET BIOLOGIE MOLECULAIRE
BOTINEAU Michel
BOTANIQUE ET CRYPTOGAMIE
BROSSARD Claude
PHARMACOTECHNIE
BUXERAUD Jacques
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
CARDOT Philippe
CHIMIE ANALYTIQUE ET BROMATOLOGIE
CHULIA Albert
PHARMACOGNOSIE
CHULIA Dominique
PHARMACOTEHCNIE
DELAGE Christiane
CHIMIE GENERALE ET MINERALE
DESMOULIERE Alexis
PHYSIOLOGIE
DREYFUSS Gilles
MICROBIOLOGIE-PARASITOLOGIE-IMMUNOLOGIE
DUROUX Jean-Luc
BIOPHYSIQUE-BIOMATHEMATIQUESINFORMATIQUE
OUDART Nicole
PHARMACOLOGIE
 PROFESSEURS DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS DES DISCIPLINES
PHARMACEUTIQUES :
LACHATRE Gérard
TOXICOLOGIE
MOESCH Christian
HYGIENE-HYDROLOGIE-ENVIRONNEMENT
ROGEZ Sylvie
MICROBIOLOGIE-PARASITOLOGIE-IMMUNOLOGIE
 MAITRES DE CONFERENCES :
BASLY Jean-Philippe
CHIMIE ANALYTIQUE ET BROMATOLOGIE
BATTU Serge
CHIMIE ANALYTIQUE ET BROMATOLOGIE
BEAUBRUN-GIRY Karine
PHARMACOTECHNIE
BILLET Fabrice
PHYSIOLOGIE
CALLISTE Claude
BIOPHYSIQUE-BIOMATHEMATIQUESINFORMATIQUE
2
CLEDAT Dominique
CHIMIE ANALYTIQUE ET BROMATOLOGIE
COMBY Francis
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
COURTIOUX Bertrand
PHARMACOLOGIE – PARASITOLOGIE
DELEBASSE Sylvie
MICROBIOLOGIE-PARASITOLOGIE-IMMUNOLOGIE
DEMIOT Claire-Elise
PHARMACOLOGIE
FAGNERE Catherine
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
FROISSARD Didier
BOTANIQUE ET CRYPTOGAMIE
JAMBUT Anne-Catherine
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
LABROUSSE Pascal
BOTANIQUE ET CRYPTOGAMIE
LEGER David
BIOCHIMIE ET BIOLOGIE MOLECULAIRE
LIAGRE Bertrand
BIOCHIMIE ET BIOLOGIE MOLECULAIRE
LOFTI Hayat
TOXICOLOGIE
MARION-THORE Sandrine
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
MARRE-FOURNIER Françoise
BIOCHIMIE ET BIOLOGIE MOLECULAIRE
MILLOT Marion
PHARMACOGNOSIE
MOREAU Jeanne
MICROBIOLOGIE-PARASITOLOGIE-IMMUNOLOGIE
POUGET Christelle
CHIMIE ORGANIQUE ET THERAPEUTIQUE
ROUSSEAU Annick
BIOPHYSIQUE, BIOMATHEMATIQUES ET
INFORMATIQUE
SIMON Alain
CHIMIE GENERALE ET MINERALE
TROUILLAS Patrick
BIOPHYSIQUE, BIOMATHEMATIQUES ET
INFORMATIQUE
VIANA Marylène
PHARMACOTECHNIE
VIGNOLES Philippe
BIOPHYSIQUE, BIOMATHEMATIQUES ET
INFORMATIQUE
 MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS DES
DISCIPLINES PHARMACEUTIQUES :
DREYFUSS Marie-Françoise
CHIMIE ANALYTIQUE ET BROMATOLOGIE
 PROFESSEUR CERTIFIE :
MARBOUTY Jean-Michel
ANGLAIS
R emerciements :
3
Je remercie tout d’abord Mr Chulia pour avoir accepté de devenir
directeur de cette thèse ainsi que pour ses conseils et sa confiance qu’il m’a
accordée.
Un grand merci à Mademoiselle Lemmet d’avoir bien voulu faire partie
de ce jury, et ce, peu de temps avant son départ sous les cocotiers, ainsi que
pour ses nombreuses astuces d’aromathérapie.
Je remercie également Mr Buxeraud pour avoir accepté de juger cette
thèse, mais aussi et surtout pour l’ensemble de son (excellent) enseignement au
cours de mes études.
J’exprime également mes remerciements à Mr et Mme Carlet pour leur
accueil, leur sympathie et leurs conseils que ce soit lors du stage officinal de
6°année ou lors des longs mois d’été.
Je remercie aussi tout particulièrement Anne, Christine, Céline, Delphine
et Michèle pour tout ce qu’elles ont pu m’apporter, aussi bien du point de vue
pharmaceutique qu’humain (merci également pour les « quelques » produits
Nuxe et Lindt, tout de même non négligeables)
Je souhaite exprimer mes profonds remerciements à mes parents pour
leur soutien moral et matériel, indispensables pour le bon déroulement de mes
études. Sans leur aide, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Je leur en
serai infiniment reconnaissant.
Un grand merci à mon petit frère pour tout ce qu’il m’a apporté. Je lui
souhaite bon courage dans les études médicales, il en aura bien besoin.
Je remercie également le reste de ma famille mais en particulier mes
grands-parents pour leur soutien et pour l’attention qu’ils m’ont apporté tout
au long de ces études. Merci d’avoir toujours été là pour moi.
Je pense évidemment aussi à ma fiancée qui m’a soutenu durant
l’élaboration de cette thèse et pour tout l’amour qu’elle me donne chaque jour.
Merci pour tout mon amour.
J’exprime mes salutations à mes amis qui font un peu hors sujet dans
l’élaboration de cette thèse mais qui m’ont tant apporté durant ces études.
Merci à vous : Stephan, Camille, Julien, JB, Joris, Sylvain, Valérie, Ialie,
Olivier et tous les autres pour tous ces moments de franche rigolade et de bonne
humeur.
Merci à tous ceux qui m’ont apporté, à tous ceux que j’oublie.
PLAN DE LA THESE
___________________________
4
Professeurs
Remerciements
Plan
Introduction
p. 2
p. 4
p. 5
p. 6
I- Les produits de la ruche :
p.7
1. Le miel
2. La gelée royale
3. La propolis
4. Le pollen
5. Le venin
6. La cire
7. Autres produits de la ruche
8. Récoltes et huiles essentielles
p.8
p.16
p.20
p.25
p.31
p.35
p.38
p.40
II- Les constituants actifs :
p.43
1. Les glucides
2. Les protides et composés azotés
3. Les lipides et corps gras
4. Les vitamines
5. Les sels minéraux et oligo-éléments
6. Les hormones et substances assimilées
7. Les pigments végétaux
p.44
p.45
p.50
p.51
p.55
p.57
p.58
III- Apithérapie et pathologies :
1. Affections ORL et broncho-pulmonaires
2. Dermatologie
3. Affections des tissus
4. Maladies infectieuses
5. Autres affections de l’organisme
- Affections immunologiques
- Affections intestinales
- Affections neurologiques
- Affections hépatobiliaires
- Affections génito-urinaires
- Affections cardio-vasculaires
- Affections psychiatriques
6. Endocrinologie
7. Stomatologie
8. Obstétrique, gynécologie
9. Pédiatrie
10. Ophtalmologie
11. Hématologie
12. Oncologie
13. Médecine vétérinaire
p.60
p.61
p.64
p.68
p.71
p.72
p.72
p.72
p.75
p.77
p.78
p.80
p.82
p.85
p.87
p.88
p.90
p.92
p.93
p.94
p.95
VI- Protocoles médicaux
1. Standardisation
2. Cicatrisation par le miel
3. Thérapie par le venin
4. Autres techniques d’administration
p.96
p.97
p.102
p.104
p.108
V- Formes pharmaceutiques
1. Formes galéniques simples
2. Préparations spécifiques
3. Mélanges synergiques
4. Homéopathie
p.110
p.111
p.114
p.116
p.118
Conclusion
Annexes
Bibliographie
Serment de Galien
p.119
p.120
p.127
p.138
5
Introduction :
« Si les abeilles devaient disparaître, l’humanité n’aurait plus que quatre
années à vivre » Cette phrase prononcée (réellement ?) par Einstein met en valeur le
rôle extrêmement important de l’abeille dans l’équilibre de la flore et de la flore.
Ainsi, les produits issus du travail de ce petit insecte sont utilisés depuis des
millénaires et leurs emplois sont retrouvés dans de très nombreuses civilisations et
autres croyances. Formidablement bien organisées en société, elles représentent un
sujet d’études forcément intéressant tout en apportant plaisir, santé, bonheur,
revenus à tout un monde.
En effet, profitant de l’essor plus en plus important des médecines naturelles
ou dîtes douces, les produits de la ruche s’inscrivent dans cette tendance, le plus
souvent en complément des traitements conventionnels. Miel, gelée royale, propolis,
pollen ou encore la cire et le venin d’abeilles trouvent ainsi des applications dans des
domaines thérapeutiques très variés afin de contenter les exigences d’un public
désireux de retrouver des moyens simples, naturels et sains de se soigner.
De plus en plus pratiquée dans le monde, l’apithérapie ou l’usage médical de
ces produits de la ruche fait l’objet de plusieurs études scientifiques mais qui restent
toutefois encore trop peu nombreuses ou incomplètes. [i12-i18]
Egalement, c’est une forme de médecine qui évolue d’une année à l’autre en
fonction des plantes butinées et de l’abeille elle-même, contrairement à certaines
molécules synthétiques comme les antibiotiques par exemple qui font l’objet de
phénomènes de résistance observés chez certains germes pathogènes.
Mais comment utiliser ces produits ? D’où viennent leurs propriétés si
bénéfiques pour le corps humain ? Dans quels cas peut-on les conseiller à
l’officine ?
Pour répondre à ces questions, nous allons premièrement définir l’ensemble
des produits fabriqués ou récoltés par l’abeille, puis décrire les différents éléments
rentrant dans leur composition pour mettre en lumière le pourquoi de leurs activités
thérapeutiques, les mettre dans le contexte de plusieurs types d’affections et enfin,
nous détaillerons certains modes opératoires, les formes utilisées et les techniques
d’utilisations de ces produits de la ruche. [6-67]
6
I ère Partie :
Les produits de la
ruche
Abeilles construisant une réserve de gelée royale
Les produits de la ruche sont traités dans cette première
grande partie : place dans l’Histoire, composition, propriétés
ou encore utilisations y sont développées
7
Partie I : Les produits de la ruche :
Partie 1.1 : Le miel :
Le miel et les Hommes vivent depuis très longtemps « main dans la main ».
Produit à partir du nectar recueilli dans les fleurs, il était source d’immortalité dans
l’Egypte antique, présentait une grande valeur religieuse durant l’Antiquité et reste
important dans certains rituels de naissance et de mort en Afrique [37]. Egalement,
on le retrouve dans certains textes de la Bible ou du Coran qui le présentent comme
un des symboles de la prospérité et de l’abondance. Des textes égyptiens vieux de
plus de 2000 ans ou encore chinois faisaient mention de ses propriétés médicinales
(soigne les blessures, affections du tube digestif, des reins, cicatrisant). [68]
Hippocrate et d’autres médecins de l’époque le recommandaient dans certaines
pathologies, comme fortifiant de la vue et des organes sexuels, dans le traitement de
la toux, des plaies, des angines…et ceci au fur à mesure des différentes époques
traversées, que ce soit le Moyen-Age, la Renaissance… Sujet de plus de 2000
références bibliographiques, le miel a prouvé sa valeur thérapeutique.
Du point de vue de la législation, le miel est défini comme « la denrée produite
par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou de certaines sécrétions
provenant de parties vivantes de plantes ou se trouvant sur elles, qu’elles butinent,
transforment, combinent avec des matières propres, emmagasinent et laissent mûrir
dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut-être fluide, épaisse ou cristallisée. »
De plus, l’ajout de l’adjectif « pur » associé au mot « miel » est interdit car
c’est un produit 100% naturel, sans additif alimentaire. [i20]
Le nectar des plantes est une source d’énergie pour l’abeille car il contient
principalement des sucres simples comme le saccharose, le glucose et le fructose
mais aussi des vitamines, sels minéraux, enzymes, acides aminés, acides
organiques ou encore des substances aromatiques.
Le miel sert de réserve de nourriture pour la ruche en cas de pénurie de
nectar et d’isolant climatique, en particulier l’hiver, pour notamment protéger le
couvain central. [21-43-62-77-84-88,i3]

Composition chimique :
La composition du miel est très complexe car il subit de nombreuses étapes et
plusieurs facteurs rentrent en compte : transmission d’abeille en abeille, température
et ventilation de la ruche, teneur en eau, enzymes de la butineuse, nature de la flore
visitée, qualité du sol, état physiologique de la colonie, conditions météorologiques
lors de la miellée.
 Teneur en sucre et en eau : [27-78-104,i24-i26]
8
La teneur en eau se situe en moyenne entre 14 et 25%, la teneur optimale
étant de 17-18%. Cette eau conditionne la qualité et la conservation de celui-ci (ne
doit pas être trop liquide et empêcher la fermentation).
La teneur en sucre se situe entre 95 et 99% de la matière sèche. Il existe ainsi
une quinzaine de sucre différents, jamais présents tous à la fois. Les deux sucres
principaux, des monosaccharides, sont le glucose (31% en moyenne) et le fructose
ou lévulose (38%). On trouve aussi des disaccharides, maltose (7,3%) et saccharose
(1,3%), des oligosaccharides (1,5 à 8%) et des polysaccharides (3,5%).
Le fructose et le glucose proviennent de l’hydrolyse du saccharose par une
enzyme, la gluco-invertase. La nature et la quantité de sucres dépendent des plantes
butinées par l’abeille. Egalement, des études ont montré la présence d’amidon dans
le pollen et dans le sédiment de miel.
Le miel est doué d’un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc, tout en ayant
un apport calorique moindre grâce à la présence de fructose et de glucose. Ainsi,
10g de sucre correspondent à 7,5g de miel soit 40 calories contre 22 pour le produit
de la ruche.
 Autres constituants : [27-78-104,i24-i26]
Les substances azotées sont en teneur très faibles dans le miel (0,26% de
protéines) et proviennent des nectars, des sécrétions des abeilles et des grains de
pollen. On retrouve surtout des peptones, albumines, globulines, nucléoprotéines et
tous les acides aminés essentiels ainsi que la proline.
Concernant les lipides qui sont présents en de faibles quantités, on retrouve
plus largement des stérols comme le cholestérol libre ou des esters de cholestérol.
En plus petite quantité, le miel contient essentiellement des acides gras. La présence
de lipides servirait au métabolisme de l’abeille et on en retrouve en grande quantité
chez les larves.
Les matières minérales ou cendres ne sont présentes qu’à un taux de 0,1%
environ et jusqu’à 1% pour les miels de miellats, et on retrouve essentiellement du
potassium ainsi que des sels de calcium, de sodium, de magnésium, de cuivre, de
chlore, de manganèse et une trentaine d’oligo-éléments. Les taux dépendent des
plantes visitées et des types de sols, les plus élevés se retrouvant surtout chez les
miels poly-floraux : fer (callune, sapin), calcium (tournesol, colza)…
Le miel contient également de nombreuses enzymes comme la glucoinvertase qui est dominante, l’amylase qui transforme l’amidon en glucose mais aussi
une catalase, une phosphatase, une glucose-oxydase (transforme le glucose en
acide gluconique), des diastases détruites par chauffage exagéré du miel et un
dérivé du fructose, l’hydroxyméthyfurfural qui est un indicateur de qualité du miel.
Le miel est pauvre en vitamines : quasiment pas de vitamines A et D
liposolubles et des traces de vitamine C mais on retrouve des vitamines du groupe B,
B1, B2, B3, PP, B5, B6, apportées par les grains de pollen.
9
Il contient également des pigments comme les caroténoïdes et les
flavonoïdes, intéressants sur le plan nutritionnel, et des grains de pollens, signe d’un
miel de qualité.
Le miel contient des substances aromatiques qui lui donnent une senteur
particulière et qui jouent un petit rôle dans ses vertus thérapeutiques. Une
cinquantaine de ces substances ont été mises en évidence et permettent d’étudier
leur origine, qui le plus souvent provient de la plante qui a fourni son nectar aux
abeilles. Ce sont en général des mélanges de plusieurs dizaines de composés :
alcools, cétones, acides, quinones, aldéhydes… [29]
Le miel contient également des substances antibiotiques naturelles appelées
inhibines. On retrouvera aussi des bactériostatiques comme l’eau oxygénée et des
résidus de médicaments, en tant qu’impuretés, comme le chloramphénicol, la
tétracycline, le sulfatiazol servant à la base au traitement de la colonie peuvent être
également présents.
Il peut aussi contenir d’autres polluants comme le plomb ou le cadmium, mais
heureusement présents en de très faibles quantités.
En résumé, le miel est grâce à sa constitution un
élément intéressant pour certaines applications, les
substances qui le composent agissant en synergie et
est d’autant plus impossible à réaliser artificiellement.

Caractères physico-chimiques du miel :
Ces caractères sont importants pour bien
Alvéoles remplies de miel
différencier les miels les uns des autres mais
également pour évaluer la qualité de ceux-ci. [2-7-26-27-43-44-51-61-93-104,i24]
La viscosité : importante pour la production du miel, dans la sensation perçue
par le palais. Elle dépend de la teneur en eau, de la température
et de la composition chimique
La coloration : constitue un critère de classification notamment d’un point de
vue commercial. Plus il est clair, moins il est riche en minéraux
et inversement. Il va du jaune très pâle au brun très foncé mais
est le plus souvent blond [55]
La saveur : plus ou moins sucrée et aromatique, d’odeur variable
La conductibilité thermique : elle permet de différencier les miels des miels
de miellats mais en général, le miel n’est pas un bon conducteur
Le degré d’hygroscopie : permet d’apprécier la conservation du miel
Le pH : il est de 3.9 grâce à la présence d’acides organiques, notamment
l’acide gluconique qui résulte de la transformation du glucose par
10
l’action d’une bactérie (Gluconobacter) lors de la maturation du miel.
Le miel contient aussi de l’acide acétique, citrique, lactique, formique,
succinique
+ : il est soluble dans l’eau mais insoluble dans l’alcool, a une densité de 1,42
à 20°c et sa conductibilité électrique varie en fonction de ses teneurs en
eau et en matières minérales

Propriétés générales du miel :
Tout d’abord, le miel présente une innocuité absolue et une parfaite tolérance,
même à doses très élevées. De plus, il peut prétendre à de nombreux avantages
nutritionnels et énergétiques.
Ainsi, il aurait une action dynamisante, apéritive, anti-oxydante (par le bétacarotène, les polyphénols…) [58], facilite l’assimilation d’autres aliments grâce à la
présence d’enzymes (amylase…), exerce une action positive sur la croissance
staturo-pondérale de l’enfant en bas-âge, améliore l’assimilation du calcium et du
magnésium dans les os, a des actions antianémique (fer, vitamines B6 et B9),
antiseptique, antitoxique, digestive (réduit l’acidité gastrique), béchique, émolliente,
fébrifuge, laxative, cardio-protectrice (vitamines B6 et B9 préservant la fluidité
sanguine), hépato-protectrice, sédative, cicatrisante, hypotensive. [2-4-10-16-20-4378-94,i10-i11-i16-i24-i25-i26]
 Action anti-bactérienne :
Elle aurait deux origines : l’eau oxygénée produite par l’abeille et les divers
composés chimiques issus de la source florale. [15-22]
Elle peut être définie par quatre facteurs : [20]
- l’effet osmotique : le miel est hypertonique, ceci grâce à l’action de
sucres simples sur l’eau contenue dans les bactéries, et
provoque la lyse de la membrane bactérienne, une
inhibition de la croissance et la mort du micro-organisme
-
le
pH : le miel est acide, dû à l’action du système
gluconolactone/acide gluconique et est actif contre les
germes Escherichia coli, Salmonella, Pseudomonas
aeruginosa, Streptococcus pyogenes, Corynebacterium
diphtheriae, Bacillus cereus
- le peroxyde d’hydrogène : il est très actif contre les bactéries et
provient du système glucose oxydase/catalase
- les facteurs non peroxydiques comme certains acides ou composés
volatiles ainsi que des flavonoïdes et acides phénoliques
transmis par la plante [65]
11
Une étude in-vitro réalisée sur une souche de Staphylococcus aureus a mis
en évidence la variabilité de l’activité antibactérienne des miels, en fonction de leurs
origines botaniques.
D’autres études ont montré l’action de divers miels, sous différentes conditions
(dilutions…) et sur plusieurs types de souches, confirmant l’action plus ou moins
forte de ceux-ci, les Staphylocoques se montrant les plus sensibles et les Klebsiella
les plus résistants. Ainsi, des concentrations minimales inhibitrices ont été mises en
évidence pour chaque miel et il a été démontré que ce produit de la ruche conservait
son activité antibactérienne deux mois à 14°c à l’abri de la lumière (le miel étant
photosensible) et que l’ajout d’huiles essentielles renforçait cette action. [9]
De même, plusieurs études pratiquées sur différentes souches de
streptocoques ont révélé que le miel était pauvre en saccharose, un des sucres les
plus fermentescibles, souvent à l’origine des caries. Le miel, de faible adhérence sur
les dents associé à ses caractéristiques hydrophiles tend ainsi à montrer que ce
n’est pas un aliment aussi cariogène que l’on pourrait penser. [9]
D’autres études ont montré que les miels foncés des forêts de conifères
présentaient une très forte activité antibactérienne comme les miels de Manuka
(originaire de Nouvelle-Zélande) ou de Leptospermus folium (originaire d’Australie),
ceux-ci montrant leur efficacité contre l’Helicobacter pylori impliqué dans l’ulcère de
l’estomac. [9]
 Action énergétique :
Apportant en moyenne 350 kcal pour 100g, le miel est très énergétique et
apporte de nombreux nutriments essentiels. Il va par exemple être intéressant dans
l’alimentation d’un sportif en améliorant l’endurance. De plus, c’est un très bon
antifatigue, aide à lutter contre les agressions et est particulièrement indiqué en tant
que complément alimentaire dans les carences nutritionnelles, apportant vitamines
ou encore acides aminés. [46-47]
 Action cicatrisante :
Grâce aux différentes investigations et pratiques opérées à Limoges ainsi qu’à
Cuba et Cremona en Italie, le miel a démontré son activité cicatrisante et également
ses propriétés nettoyantes, désinfectantes. [59-71,i15-i22]
 Autres actions :
Outre son effet stimulateur du système immunitaire, le miel favorise
l’assimilation du calcium et la rétention du magnésium ainsi que la digestion des
aliments et reste beaucoup moins cariogène que le sucre classique. [9]
12
 Rôle de vecteur :
Ainsi, grâce à sa pression osmotique favorable, le miel est un bon véhicule
permettant d’améliorer l’assimilation par l’organisme d’autres composés comme par
exemples les huiles essentielles ou la propolis. On va parler de propomiel quand le
miel est mélangé avec des extraits hydro-alcooliques de propolis et d’aromiel dans le
cas des huiles essentielles. [9-125]
Des phénomènes de synergie vont pouvoir être observés. Une augmentation
des effets de ces produits ou bien une diminution de certains effets indésirables
constatés (brûlures avec les extraits hydro-alcooliques de propolis ou côté
hépatotoxique de certaines huiles essentielles) est ici caractéristique de ce type de
phénomène. [9]

Mode d’emploi et posologie :
Pour le traitement des brûlures ou des plaies, le miel est utilisé de préférence
sous forme liquide directement ou bien par le biais de compresses imbibées, ensuite
recouvertes d’un pansement sec, et après nettoyage des lésions, ceci une à deux
fois par jour. [37-43]
Par voie orale, la dose est variable d’une personne à l’autre et selon
l’indication, mais se situe entre 30 et 40 g par jour correspondant à une cuillère à
soupe environ. Chez le nourrisson et le jeune enfant, la dose varie de 5 à 15g selon
le poids et l’âge, soit une demi-cuillère à café à une cuillère à café bombée.
Le miel peut être pris en remplacement du sucre traditionnel ou dissous dans
une boisson chaude pour avoir un effet plutôt calmant (pas trop chaud pour ne pas
détruire les principes actifs thermolabiles) ou à une boisson froide pour un effet plutôt
énergisant. Il doit être consommé préférentiellement lors du petit déjeuner ou lors du
goûter pour les enfants et doit remplacer le plus souvent possible l’usage du sucre
blanc. [9-i8]
Il peut être aussi utilisé sous forme de mellite, c’est à dire quatre parties de
miel dissoutes dans une partie de liquide utilisé, dans le cas où l’on veut soigner un
mal de gorge ou un aphte. Le miel choisit doit être clair et peu odorant. Par exemple,
la mellite de rose rouge ou miel rosat, inscrite au Codex Alimentarius (1993), est
utilisée associée sous forme de collutoire ou de gargarisme contre les maux de
gorge ou pure dans le traitement des aphtes. [9-51]

Contre-indications et effets indésirables :
Seules les diabétiques, les personnes souffrant de lithiases urinaires
oxaliques (présent dans le miel) ou d’hypertriglycéridémie importante doivent éviter
le miel, les allergies restant assez rares. Toutefois, il peut être intégré à la ration
alimentaire du diabétique mais dans le cadre strict de la ration de glucides permise et
peut être utile en cas d’hypoglycémie lors de surdosage d’insuline par exemple. [i29]
13
Des troubles gastriques peuvent apparaître en cas d’ingestion trop importante
et trop rapide. [43,i26]
Des cas de botulisme infantile, causé par Clostridium botulinum ont été
rapportés mais restent heureusement sporadiques. [80-97-121]
Enfin, l’administration de miel à des nourrissons prête à controverse, celle-ci
pouvant provoquer le développement d’hypersensibilités à certaines substances
contenues dans celui-ci. [i29]

Conservation du miel :
Pour une bonne conservation du miel, pendant de nombreux mois, il faut faire
attention à 3 facteurs : l’humidité, la chaleur et la lumière.
Si celui-ci est soumis à une température trop importante, il s’en suivra une
dégradation des sucres, une perte d’arôme et une augmentation de l’acidité.
Il faut faire attention au taux d’humidité, le miel étant très hygroscopique et
éviter tout risque de cristallisation, en procédant à une pasteurisation par exemple.
[78]
Ainsi, le miel doit être conservé aux alentours de 15°c à l’abri de la lumière, de
l’air et de l’humidité et doit être préférentiellement consommé dans l’année qui suit sa
récolte. [27-43,i26]

Variétés de miels :
La majorité des miels viennent d’une flore bien diversifiée. Ainsi, il est fréquent
que l’ensemble des abeilles d’une même ruche visitent plusieurs espèces végétales
différentes fleurissant dans leur secteur de butinage. Il en résulte que les miels
peuvent être définis comme poly-floraux ou uni-floraux. Toutefois, ces deux termes
sont définis, associés à des facteurs physico-chimiques ou organoleptiques, suivant
des coefficients polliniques mais qui sont aujourd’hui contestés par certains
professionnels de l’apithérapie. [43-88-39-100-105-122]
Ainsi, certains miels comme le miel d’acacia avec les pays de l’est et le miel
d’amandier avec les Baléares peuvent être associés à certaines régions.
Il existe plusieurs sortes de miel en fonction de leur origine comme les miels
d’abricotier, d’arbousier, de citronnier… [i13,i14,i30]
Egalement, la teneur en saccharose est très élevée dans les miels de luzerne
et de bruyère et presque nulle dans le miel de colza. [55]
Le miel peut avoir une origine florale mais aussi animale. Par exemple, la
présence de mélézitose est caractéristique du miellat de mélèze, absente chez les
miels de fleurs. Le miellat est une substance produite par certaines espèces
d’insectes (cigales, pucerons ou encore cochenille) qui prélèvent la sève des tissus
végétaux et la rejettent via l’anus après transformation dans le tube digestif, cette
déjection étant butinée par l’abeille. On appellera ce miel un miel de miellat ou miel
de forêt. [9]
On distingue également ce produit de la ruche en fonction de sa couleur :
miels foncés et miels clairs.
14
De plus, il existe des abeilles appelées Melipona, vivant dans certaines
régions tropicales et subtropicales du globe (Amérique du sud…) et ne possédant
pas de dard, qui fabrique un miel d’excellente qualité. Celle-ci serait due à la flore
butinée et au fait que l’abeille injecterait de la gelée royale dans ce miel. Celui-ci,
plus riche en eau oxygénée et en acides gluconiques est recommandé en médecine
latino-américaine comme adjuvants des traitements de la cataracte, des infections
oculaires, des plaies infectées, des maladies de la peau, des inflammations
hémorroïdaires, de la perte précoce des dents et des infections de l’arbre
respiratoire. [9]
Partie 1.2 : La gelée royale :
Décrite comme conférant l’immortalité aux dieux de l’Olympe chez les Grecs
de l’Antiquité, elle est consommée depuis des siècles par les hommes mais n’a été
vraiment observée que vers la fin du XVII° siècle par Swammerdam et par Aristote
par la suite. [102] Plus tard, les travaux de divers scientifiques ont montré le rôle de
15
la gelée royale dans la vie de la reine et les possibles applications en médecine
humaine.
Nourriture exclusive des reines ou lors des 3 premiers jours de la vie larvaire
des abeilles, la gelée royale, d’aspect visqueux et de blanc crémeux à jaune doré
pâle, est sécrétée par les nourricières. [4-16-21-27-41-61-93]
Sa composition dépend de sa destination dans la ruche et de la race des
abeilles la produisant, le taux d’acide 10-hydroxy-2-decenoïque déterminant la
qualité de cette gelée royale.
Ainsi, cette nourriture va permettre le développement des organes sexuels de
la reine et le poids de celle-ci va se trouver 6 fois supérieur à celui de l’ouvrière,
preuve de la possible présence de facteurs de croissance. De plus, la reine va être
beaucoup plus résistante aux maladies que les autres abeilles de la ruche et va vivre
beaucoup plus longtemps (4 à 5 ans au lieu de 45 jours environ). Sans oublier que
celle-ci peut déposer jusqu’à 2000 œufs par jour, soit son propre poids, en période
de reproduction. [28-33-123-124]

Composition chimique :
La gelée royale a une composition relativement
complexe, contient 70% d’eau et a un gout acide (ph entre
3 et 4) si elle est ingérée pure. [5-18-40-41-47-93-107-115]
Sa matière sèche est constituée de moitié d’acides
aminés libres (produit de la ruche le plus riche et contient
les 8 acides aminés essentiels) et de protéines. Elle
contient également environ 14% de glucides, sous forme
principalement de fructose et de glucose à proportion
égale. On retrouve 4,5% de lipides, que des acides gras
dont l’acide hydroxytransdécénoïque aux propriétés
antifongiques, anti-germinatives et antibactériennes.
Larve de reine baignant dans
de la gelée royale
Elle comprend de nombreuses vitamines, par exemple les vitamines du
groupe B qui sont toutes présentes, surtout la vitamine B5 (acide pantothénique), la
gelée royale étant la plus riche source naturelle connue. Toutefois, les vitamines C,
B12 et celles liposolubles ne sont présentes qu’en très faibles quantités.
Des éléments minéraux comme le calcium, le potassium ou le fer sont
également présents.
La gelée royale renferme aussi d’autres substances actives avec par exemple
de l’acétylcholine en forte quantité, de l’ordre de 1 mg/g de produit, qui est
vasodilatatrices donc utile dans certains troubles circulatoires. Elle contient
également un facteur antibactérien actif sur Escherichia coli et Proteus, une γglobuline jouant probablement un rôle dans la résistance aux maladies, une glucoseoxydase ou des hormones sexuelles (estradiol, progestérone, testostérone).

Propriétés générales de la gelée royale :
16
La gelée royale possède de nombreuses propriétés notamment au niveau
métabolique, nutritif et énergétique. [101-103] Elle est, de plus, d’une innocuité totale
même à doses élevées. Elle peut par exemple favoriser l’oxygénation des tissus,
augmenter la résistance au froid, stimuler l’appétit et accroître la vitalité.
Ses propriétés eupeptiques, analgésiques, hypocholestérolémiantes,
érythropoïétiques sont connues et elle possède des applications intéressantes dans
certaines douleurs rhumatismales, dans la croissance des prématurés et dans
certains symptômes rénaux rencontrés au cours de la grossesse.
On peut également l’utiliser comme antiviral contre l’herpès ou la grippe ou
comme antibactérien contre Escherichia coli et Proteus.
De plus, la gelée royale trouve une indication dans les états de
convalescence, de fatigue physique et morale. [18-33-41-115,i11-i16]
 Action immunostimulante :
La gelée royale stimule les organes hématopoïétiques et donc la production
de globules rouges et blancs, particulièrement utile dans les anémies fonctionnelles
du sujet âgé. [9]
Elle stimule l’appétit et la prise de poids grâce à son activité eupeptique et
régulatrice des troubles digestifs fonctionnels. [9]
Elle est également source de bien-être en stimulant, euphorisant, tonifiant
l’organisme, ceci améliorant le rendement physique, intellectuel et sexuel notamment
chez les sportifs ou encore les étudiants en période d’examens. [9]
La gelée royale, grâce à son action immunostimulante, va aider à lutter contre
les agressions, va retarder les effets du vieillissement sur les phanères et la peau
(grâce à la richesse en vitamine B5) et possède des propriétés anti-tumorales. [57]
 Action métabolique :
La gelée royale stimule l’appétit et réhabitue l’organisme à métaboliser au
niveau digestif. A dose élevée, elle est utilisée comme antivirale. [18-41-115]
En chine, elle aide à stimuler le système immunitaire dans les cures au venin
d’abeille.
 Action antibactérienne et antivirale :
Des études ont démontré les propriétés bactériostatiques et bactéricides de la
gelée royale et notamment contre les colibacilles que sont Proteus et Escherichia
coli et contre le bacille de Koch à l’origine de la tuberculose. [12,i2-i23]
Ainsi, deux substances ont été identifiées: l’acide hydroxytransdécénoïque et
une protéine appartenant à la famille des gammaglobulines seraient à l’origine de cet
17
effet antibactérien. Toutefois, d’autres substances sont impliquées comme la
royalisine, d’origine protéique. [56,i1]
En complément de cette action contre ces micro-organismes, la gelée royale
participe à la régénération de la flore intestinale, comme le pollen et la propolis. Ceci
est évidemment intéressant dans les traitements antibiotiques qui agressent cette
flore. La gelée royale pourrait donc prendre le relais d’un tel traitement pour aider à
la récupération, surtout chez le sujet âgé. [9]
Elle présente également une activité antivirale, utile dans les traitements des
hépatites ou dans le cas de grippes, en stimulant le système immunitaire. En effet,
son action directe sur les virus n’a pas été clairement démontrée. [9]
 Action régénératrice :
La gelée royale participe à l’équilibre neuropsychique grâce à sa forte teneur
en acétylcholine et en vitamines du groupe B. Ainsi, elle a un effet antidépressif,
anxiolytique et favorise l’attention en améliorant l’oxygénation du cerveau.
Elle aiderait, grâce à sa richesse en produits antioxydants, à retarder les effets
du vieillissement et diminuerait le risque de maladies dégénératives chez la
personne âgée, mais là encore, aucune étude réellement concluante sur l’homme
n’est venu confirmer cette hypothèse. [9]
Dans les traitements curatifs, elle peut être conseillée chez le sujet d’un
certain âge en stimulant le système immunitaire, en luttant contre les effets
secondaires de certains médicaments et grâce à son action revitalisante. [72]
Grâce à sa teneur en acides aminés, notamment la proline et l’hydroxyproline
connus comme étant précurseurs de l’élastine et du collagène, la gelée royale peut
être utile pour régénérer la peau en la rendant plus nourrie et plus souple. [9]
 Cancer et gelée royale :
Après observation, le cancer chez les apiculteurs, fort consommateurs des
produits de la ruche, est quelque chose de rare. En effet, la gelée royale aurait une
action sur l’ADN des cellules cancéreuses, hypothèse vérifiée chez la souris dans
des études réalisées au Japon et au Canada. L’acide hydroxytransdécénoïque, acide
gras de la gelée royale, serait la source de cette activité.
Egalement, des travaux ont montré qu’elle était efficace dans les cas de
leucémie chez l’enfant en stimulant l’appétit et donc la résistance physique.
Cependant, le rôle de la gelée royale dans la prévention du cancer chez
l’homme n’a pas encore été démontré. [13-116]
La gelée royale est reconnue pour ses effets de facteur de croissance en
stimulant la multiplication des cellules normales mais peut tout aussi bien exercer
ceux-ci au niveau des cellules malignes, idée non encore démontrée et en opposition
avec l’action sur le système immunitaire du produit de la ruche. Ainsi, le risque que
cette substance donnée à une personne atteinte d’un cancer aggrave celui-ci ne doit
pas être négligé car le contraire n’a pas encore été étudié. [9]
18

Effets indésirables :
La gelée royale n’est soumise à aucune contre-indication précise (en dehors
du cas particulier des patients cancéreux) et est reconnue d’une totale innocuité,
mais sa richesse en protéines l’expose tout de même à un risque allergénique
possible. [18-41-115]

Conservation de la gelée royale :
Elle doit être conservée de préférence sous atmosphère stérile, sans oxygène,
puis une fois le récipient ouvert, doit être placée au réfrigérateur à température
inférieure à 5°c. [4-18-41-115]
On peut également trouver de la gelée royale lyophilisée sous forme de
gélules ou de capsules mais présentée ainsi, elle perd une partie de ses propriétés
par l’évaporation de ses composants volatiles.
Il existe toutefois d’autres formes comme les ampoules sous vide ou en
flacons, en comprimés ou mélangée avec du miel.
Larves baignant dans de la gelée royale
Partie 1.3 : La propolis :
Nommée « cire noire » dans les textes anciens, la propolis est connue et
utilisée depuis les temps les plus reculés. Hippocrate recommandait l’application de
celle-ci pour traiter les ulcères et les plaies. A Rome, les abeilles et les produits de la
ruche faisaient l’objet d’un culte, la propolis se vendant très cher et accompagnait
chaque légionnaire dans les campagnes militaires. Elle servait à momifier les
cadavres en Egypte. A la fin du XIX° siècle, la propolis était en plein essor grâce à
ses vertus anti-infectieuses, cicatrisantes et anti-inflammatoires, employée sous
19
forme d’onguent, d’emplâtre, de lotion ou de fumigation. De nos jours, elle est utilisée
surtout en Europe de l’est, en Asie et notamment au Japon.
La propolis est la substance composée par les abeilles pour protéger la ruche,
grâce à certains éléments naturels comme les résines végétales sécrétées par les
bourgeons et l’écorce de certains arbres, notamment les peupliers. Les insectes vont
l’appliquer à l’intérieur et à l’extérieur de la « cité », pour fortifier et assainir
l’environnement et également s’en enduire le corps pour se protéger des maladies,
des ennemis naturels. Ainsi, l’abeille va l’utiliser pour boucher les ouvertures, lisser
les parois et surtout « désinfecter » la ruche, lieu propice au développement
bactérien, à cause de la température élevée (35-38°c), de l’humidité de 70% et de la
forte teneur en sucre au sein de celle-ci, et, également, en en enduisant les alvéoles
avant le dépôt des œufs ou le stockage du pollen ou du miel. [21-42-125]
De plus, associée à la cire, la propolis va servir à « momifier » tout intrus de la
ruche (souris…) qu’elles auront tué par leurs piqûres, trop lourd à déplacer pour
éviter la décomposition de celui-ci et donc la contamination de la colonie.
Très recherchée par l’Homme pour ses propriétés, très riche en composés
antioxydants et en flavonoïdes, à l’instar du vin et du thé, elle est constituée d’un
mélange de résines, cires d’origine végétale et de cire d’abeille ainsi que des
molécules aromatiques ou essences végétales, des acides organiques, des
composants phénoliques, des aldéhydes aromatiques, des coumarines, vitamines et
minéraux.
Elle est utilisée dans les atteintes respiratoires, ORL, de la région buccale ou
dermatologiques grâce à ses actions anti-inflammatoire, anesthésiante, analgésique,
immuno-stimulatrice et cicatrisante.
Elle trouve aussi une application en médecine vétérinaire dans le traitement
des plaies infectées ou dans les cas de fièvre aphteuse.

Composition chimique :
Cette composition est très complexe avec presque 150 constituants différents.
Toutefois, elle peut fortement varier d’un type de propolis à un autre. [4-31-42]
Ainsi, elle contiendrait 50 à 55% de résines et de baumes, 20 à 35% de cires
végétales ou de cire d’abeille, 5 à 10% d’huiles essentielles (anéthol et eugénol
notamment), 5% de pollen et 5% d’autres substances diverses d’origine organique
ou minérale.
La propolis est constituée aussi de plus de 40 flavonoïdes (flavones,
flavanones, flavonols, chalcones), de composés phénoliques (acide coumarique,
acide acétylsalicylique), d’aldéhydes aromatiques (vanilline, isovanilline), de
composés terpéniques, d’acides gras aliphatiques (acide oléeique et stéarique), de
sucres, d’acides aminés (arginine, proline), d’oligo-éléments (fer, cuivre,
manganèse), de vitamines (vitamine A et vitamines du groupe B).

Caractères physico-chimiques de la propolis:
20
La propolis est une substance résineuse hétérogène de consistance solide qui
devient friable en dessous de 15°c et gluante et molle à haute température. Sa
couleur est variable selon la situation géographique. Elle a une odeur spécifique, son
goût est pimenté, et est très peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool mais en
fonction de la température (plus soluble à température élevée). [4-31-42]
Les préparations appelées propomiels sont des solutions hydro-alcooliques
qui sont solubilisées dans du miel, permettant une bonne assimilation par
l’organisme. [9]

Propriétés générales de la propolis :
La propolis a tout d’abord une forte action antibactérienne, bactériostatique
pour être plus précis, ainsi qu’une action antivirale, grâce à la présence de
flavonoïdes et de composés aromatiques (galangine, pinocambrine…). Cette action
protège la ruche de la pourriture du couvain ou maladie de la loque causée par un
bacille. [9-21-42-69-88-93,i11-i16]
Elle inhibe aussi le développement des levures pathogènes, ce qui permet
d’éviter la décomposition de certains intrus par exemple.
De plus, elle possède des propriétés anesthésiantes locales dues aux huiles
essentielles ou encore des propriétés cicatrisantes. Elle lutte aussi contre les caries
dentaires, les gingivites, réduit l’inflammation, le risque de thrombose, aide à soigner
les troubles ORL, les aphtes, les ulcères gastriques, l’hypertension, les affections
pulmonaires, la tuberculose… [9-21-42-69-88-93,i11-i16]
Des études réalisées au Japon montrent l’intérêt de la propolis dans le
traitement de maladies comme le cancer grâce à certaines substances à activité antitumorale comme les flavonoïdes et à l’action immuno-stimulatrice de celle-ci.
 Action antibactérienne :
Des travaux ont mis en évidence l’action antibactérienne, antifongique et antiprotozoaire de la propolis. [30-42,i9]
L’association avec des antibiotiques classique permettrait de réduire les
phénomènes de résistance et de baisser les dosages de ces produits.
Son spectre antibactérien est très large, en agissant sur les staphylocoques
(Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline), les streptocoques (Streptococcus
mutans impliqué dans les caries dentaires), Helicobacter pylori, les Bacillus, les
salmonelles ou encore les microcoques. [30-42-i9]
Cette action est essentiellement due aux flavonoïdes, à certaines molécules
aromatiques et à l’acide cinnamique. D’après une étude japonaise, la propolis
inhiberait la croissance microbienne en bloquant la division cellulaire et en détruisant
la paroi bactérienne, et ceci principalement sur les bactéries à gram +. [9]
21
 Action anti-virale :
Grâce à la présence des flavonoïdes, la propolis est efficace contre le
poliovirus, les virus de type Herpes (par des esters de l’acide caféique) et
l’adénovirus et présente aussi une relative efficacité dans la grippe, l’hépatite B ainsi
que le zona.
Même les propolis ne contenant que très peu de flavonoïdes ont une action
antivirale, expliquée par certains composants comme les sesquiterpènes ou les
naphtoquinones (constituants actifs des essences végétales). [9]
 Action anti-fongicide :
La propolis stimulerait le système immunitaire en augmentant la production de
macrophages, efficaces contre les affections fongiques.
Ainsi, elle a une action contre les champignons pathogènes que sont Candida
albicans, Trichophyton rubrum ou encore Microsporum canis. [30]
 Action anti-mycosique :
Candida, trichophytons et ascomycètes sont sensibles à l’action de l’acide
caféique, du kaempférol, de la pinacembrine, de la galangine et d’autres substances
contenues dans la propolis. Celle-ci trouve donc son intérêt dans les mycoses de la
peau, des muqueuses ORL, du vagin ou encore les infections causées par Monilia
albicans au niveau du tube digestif chez le nourrisson. [30]
 Action cicatrisante et régénératrice :
La propolis serait bénéfique dans les cas de tissus abîmés par exemple au
niveau osseux ou dentaire en favorisant la régénération d’après certaines études sur
l‘animal. [42]
Ces actions sont dues à l’activité anti-oxydante des flavonoïdes qui piègent les
radicaux libres ainsi qu’à des acides phénoliques et certains acides aminés comme
la choline (dans la division donc le renouvellement cellulaire) ou la proline (dans la
synthèse de collagène, de l’élastine et de facteurs intervenant dans l’élasticité de la
peau). [52-76]
 Action anti-cancéreuse et immuno-modulatrice :
Les propriétés anti-carcinogènes de la propolis ont été démontrées par de
nombreuses études sur l’animal. Elles sont dues aux flavonoïdes et à un dérivé de
l’acide caféique identifié comme étant un inhibiteur tumoral. [9]
Egalement, des agents cytotoxiques spécifiques des cellules cancéreuses
comme l’Artepilline C et le diterpénoïde du Clerodane, ce dernier ayant prouvé son
22
action dans le traitement du cancer de l’utérus, de par son action anti-virale, et dans
le cancer du foie. [9]
La propolis possède aussi une action immuno-modulatrice grâce au dérivé de
l’acide caféique (phénylester de l’acide caféique ou CAPE) et une action bénéfique a
été observée dans le traitement de l’asthme ainsi que dans les cas de cancers du
sein et de certains types de leucémie. [30-76]
 Action anesthésiante :
La propolis possède une action anesthésiante, ceci grâce à l’activité des
huiles volatiles de celle-ci. Cette action n’est pas issue d’un mécanisme central
comme la morphine et n’a pas d’effets indésirables comme la cocaïne (collapsus,
malaises…). [109]
 Action antiparasitaire :
La propolis est efficace dans le cas d’infections par certains parasites comme
le Toxoplasma gondii impliqué dans la toxoplasmose, particulièrement dangereux
chez les femmes enceintes, ou encore contre les Trichomonas, Trypanosoma cruzi
ou Giardia lamblia. Le produit de la ruche empêcherait la croissance du parasite,
sans que les principes actifs de celui-ci ne soient clairement identifiés. [30]
 Action anti-inflammatoire :
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines par les flavonoïdes de la
propolis lui confère cette action anti-inflammatoire, utile dans les inflammations de la
cornée, de la trachée, du pharynx (lors d’intubation prolongée par exemple) ou dans
l’arthrite rhumatismale. Cet effet est dose-dépendant et est plus fort pour les extraits
aqueux de propolis ou pour la cire de propolis utilisée sous forme de cataplasme. [930]
 Action anti-oxydante :
Grâce à la présence d’une quarantaine de flavonoïdes chez certains types de
propolis, l’activité anti-oxydante est particulièrement élevée et se rapproche de celle
du vin ou du thé. Mais celle-ci est dose dépendante, c’est à dire qu’elle agit comme
anti-oxydante à faible dose ou est pro-oxydante à dose élevée. Il est donc
nécessaire d’identifier la dose efficace. [9]
Les flavonoïdes s’opposent ainsi à l’oxydation des lipides et leur
transformation en radicaux libres. La propolis a donc des effets bénéfiques dans le
traitement des affections du foie, dans la cataracte, dans l’artériosclérose et dans les
dégénérescences liées à l’âge. [52]
23
 Autres propriétés :
La propolis peut également être utilisée chez les personnes atteintes de
radiations ionisantes ou dans le cadre d’hyperacidité gastrique, ceci en freinant la
sécrétion acide de l’estomac grâce à la lutéoline, l’apigénine, la chrysine et
l’artepilline C qui a une action directe sur Helicobacter pylori. [9-52]

Propolis et allergies :
Les allergies à la propolis touchent environ 1 personne/2000, celles-ci étant la
plupart du temps des individus déjà allergiques aux piqûres d’abeilles. On observe
des cas de crises d’asthme si inhalation ou des dermatites si application locale sur la
peau, notamment chez les asthmatiques ou les personnes sujets à l’urticaire. [9]
Les allergènes, présents dans plus des ¾ des types de propolis, ont été
clairement identifiés (3 esters dérivés de l’acide caféique).
Toutefois, les flavonoïdes ont une action antiallergique en inhibant la libération
d’histamine par blocage des canaux calcium au niveau des mastocytes.

Conservation :
La propolis doit être conservée à l’abri de la lumière, de l’humidité, de la
chaleur et doit être utilisée aussi fraîche que possible.
On peut la conserver sous forme lyophilisée, ce qui lui permet de garder
toutes ses propriétés sur une très longue durée. [44-51-93-118]
Propolis dans la ruche
Propolis
Partie 1.4 : Le pollen :
Toute les cultures et religions ont, au fil des siècles, noté les propriétés du
pollen, ainsi que du miel dans le domaine de la santé. A noter que dans la Bible, le
pollen n’est pas spécifiquement mentionné mais fait partie de l’ensemble des
produits de la ruche
Le pollen, petits éléments sphériques ou ovoïdes de taille oscillant entre 20 et
40 microns sont contenus dans les sacs polliniques des anthères de la fleur. Il sert à
féconder la partie femelle de la fleur et constitue les gamètes mâles dans le règne
végétal.
24
Il existe de nombreux types de pollens, tout autant que de fleurs différentes.
On remarque que ceux qui sont transportés par les abeilles ou par d’autres insectes
sont munis de piquants pour favoriser leur fixation.
Tiré du mot grec « palê » signifiant farine et poussière, le pollen va servir de
source de protéines (20%) pour la ruche mais contient également des glucides
(35%), des enzymes, toutes les vitamines du groupe B et des vitamines C, D et E,
des acides aminés dont les 8 essentiels, du β-carotène en quantité élevée, des
minéraux, une hormone de croissance, des oligo-éléments ou encore des
substances antibiotiques actives.
Utilisé comme fortifiant de l’organisme, ce pollen peut aussi être employé en
cas de constipation, de nervosité, de prostatite, d’hypertrophie de la prostate, dans
l’alimentation animale, en cosmétique ou encore pour augmenter la résistance aux
infections. Il est le moteur du fonctionnement de la ruche en permettant la croissance
du couvain et est indispensable car étant la seule source de protéines pour l’abeille.
Sans ce corpuscule microscopique, il ne peut y avoir fabrication de gelée royale ou
de cire.
La récolte du pollen se fait par le biais d’une grille posée à l’entrée de la ruche
et dont la taille est parfaitement calibrée pour en récupérer une quantité optimale, et
ceci sans mettre en danger la survie de la ruche. Egalement, cette récolte doit se
faire lors des périodes où la reine pond le moins pour maintenir la croissance du
couvain. Le pollen ainsi obtenu peut être conservé congelé, lui permettant de garder
son entière qualité ou bien séché mais perdant la moitié de sa valeur thérapeutique
par cette méthode. [44-51]

Physiologie du grain de pollen :
Il est constitué d’une partie centrale appelée cellule vivante, riche en vitamines
hydrosolubles, en acides aminés et en oligo-éléments comme le sélénium, et
entourée d’une membrane protectrice, le sporoderme.
Le grain de pollen, pour éviter la dessiccation, l’écrasement, la dégradation
par les ultra-violets et l’oxydation par l’air, bénéficie de structures et de substances
adaptées comme l’exine, des fibres de cellulose et autres composés antioxydants.
Ces fibres de cellulose confèrent de l’élasticité au grain tandis que l’exine, grâce à sa
composition lipidique, notamment de la sporopollennine, le protège de la perte d’eau.
La présence de tocophérols, de provitamine A, de phytostérols et de vitamine D est
bénéfique contre l’oxydation tandis que le sélénium le défend contre les ultra-violets.
[4-21-44-118]

Différents types de pollens :
Il existe ainsi de nombreux types de pollens de constitution différente, suivant
les espèces végétales, le climat, la région géographique, la période de récolte ou
encore la nature du sol. [27-88]
25

Composition chimique du pollen : [4-21-44]
On retrouve 4% d’eau dans le pollen asséché et 10 à 12% dans le pollen frais.
Du point de vue calorifique, il apporte 246 kcal/100g, dont le tiers provient des
glucides comme le fructose et le glucose issus du nectar de la plante. Le pollen
contient également des oligosaccharides, par exemple l’amidon ou la cellulose, ainsi
que des hémicelluloses et d’autres substances dérivées de la lignine à l’état de
traces.
Les protéines, de l’ordre de 20%, sont aussi présentes dans le pollen. Elles
sont principalement représentées par les acides aminés comme l’hydroxyproline, la
proline ou les acides aminés essentiels, par des enzymes: l’amylase, certaines
phosphatases, des transférases, l’invertase, ainsi que par des cofacteurs
enzymatiques comme le NAD, le glutathion, la biotine et certains nucléosides.
Concernant les lipides, leur fraction dans le pollen dépend du type de celui-ci:
anémophile, c’est à dire transporté par le vent, elle sera faible, de l’ordre de 2%
(pollen des pins) tandis qu’entomophile, butiné par les insectes, elle peut atteindre
les 14% (pollen de pissenlit). On retrouve essentiellement les lipides au niveau de
l’exine parmi lesquels des phospholipides, des acides gras libres (acide linoléique,
linolénique et arachidonique), des glycérides, des stérols, des terpènes, entrant dans
la composition de certaines huiles essentielles, ou encore des hydrocarbures.
Le pollen contient également des dérivés des tétraterpènes, les caroténoïdes
représentés par les carotènes et les xantophylles. On y retrouve également de la
sporopollenine dans l’exine ainsi que des flavonoïdes comme des flavones et
isoflavones donnant une couleur jaune et des anthocyanes donnant une couleur
rouge ou violette.
Associé à ces substances, on retrouve également dans le pollen du zinc,
cuivre, fer, magnésium, calcium ainsi que des vitamines liposolubles (de la
provitamine A essentiellement, c’est à dire du carotène transformé en vitamine A
dans l’intestin, et de la vitamine D et E en très faible quantité), du groupe B, de la
vitamine C et des inhibines, des composés antibiotiques actifs. On retrouvera aussi
des alcools, aldéhydes, esters, une cétone, un acide, des facteurs de croissance et
de la rutine qui augmente la résistance des capillaires.
 Propriétés générales du pollen :
Le pollen peut être utile dans certaines carences alimentaires, en
administration quotidienne. Selon des études réalisées sur l’animal, il serait
bénéfique pour la reproduction, pour la croissance, pour le transit intestinal en
traitant à la fois constipation et diarrhée. Ainsi, il aurait des propriétés antibiotiques
notamment sur la salmonelle et servirait de fortifiant en cas de fatigue psychique ou
physique. D’autres travaux relatent son action sur certaines affections hépatiques,
sur l’hypertension ou dans les troubles de la prostate. Le pollen, grâce à ses
constituants, présente donc un potentiel intéressant dans plusieurs domaines [1-4-927-44-92,i11-i16]
Par exemple, les pollens de sauge, de pissenlit et de tournesol vont avoir un
effet sur le tractus digestif et une action diurétique tandis que le pollen de thym va
26
avoir des propriétés antiseptiques et tonifiantes. Le pollen de serpolet est également
tonique mais va en plus améliorer la circulation tout en ayant une action
aphrodisiaque, antiseptique et sur l’arbre broncho-pulmonaire. Le pollen de colza va
être utile dans les cas d’ulcères variqueux et le pollen de pommier a une action sur le
myocarde tout en étant un fortifiant général. Le pollen d’acacia est quant à lui
calmant; celui de marronnier décongestionne le foie et la prostate, et améliore la
circulation. Le pollen de sophora du Japon ralentit le rythme cardiaque, renforce le
cœur, diminue le temps de coagulation et améliore la résistance des capillaires. Le
pollen de tilleul est calmant et sédatif et celui de châtaignier est efficace dans les
troubles de la circulation veineuse et tout ce qui touche au réseau capillaire. Ces
propriétés n’ont pas été scientifiquement démontrées mais sont seulement basées
sur les résultats de la plus ou moins ancienneté de l’utilisation de ces pollens. [9-2144]
Le goût du pollen, variable selon son origine, rappelle celui du foin ou de la
paille sèche de blé. Heureusement, plusieurs formes commercialisées existent et
avec des saveurs différentes. Concernant la posologie, il est préconisé de prendre
20g par jour pour une cure de 1 à 3 mois, suivie d’une cure de 4 à 6 semaines à
chaque changement de saison. [9]
 Action tonifiante, stimulante et métabolique du pollen :
Le pollen, grâce à sa constitution, est bénéfique en cas de carences en
vitamines, minéraux, acides aminés notamment lors de la grossesse ou de
l’allaitement par exemple. Il permet aussi de renforcer l’organisme lors de certaines
affections comme la grippe saisonnière. [46-47]
Egalement, une étude effectuée sur la souris a montré que les animaux dont
la nourriture était additionnée de pollen, consommaient plus d’eau et d’aliments pour
une prise de poids supérieure à celle des témoins. Ceci serait dû à des substances
hormonales non identifiées ayant une action sur le métabolisme hépatique du
glucose et sur l’axe hypothalamus-hypophyse-surrénale. Le pollen participerait à
réguler l’alimentation des personnes obèses ou maigres. [9]
 Action dépurative et anti-oxydante :
Le pollen va affecter le complexe enzymatique des mono-oxygénases,
responsable de la biotransformation au niveau du foie de certaines substances
comme les acides aminés, les caroténoïdes, les flavonoïdes, les enzymes ou encore
la vitamine B1. On va donc observer une amélioration de l’effet de ces divers
composants avec par exemple une inhibition de l’effet embryotoxique de l’acide
acétylsalicylique. [9]
Egalement, le pollen possède une action protectrice contre les radicaux libres,
causes de maladies cardio-vasculaires ou de cancers, grâce aux différentes
vitamines qu’il contient ainsi que le sélénium et les divers flavonoïdes. Une
association vitamine C et A dans le cancer du côlon et vitamine E et sélénium dans
le cancer du sein semble est potentiellement intéressante en association des
traitements conventionnels. De plus, le pollen contient diverses enzymes qui
27
manquent dans certains cancers comme les catalase, ATP-ase, succinate
déshydrogénase, diastase, invertase, phosphatase acide et alcaline, ainsi que des
pigments respiratoires, par exemple les cytochromes, et des coenzymes, les
vitamines. [9]
Le pollen est l’aliment contenant le plus de sélénium avec la noix du Brésil. Ce
nutriment renforce l’immunité, prévient le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou
encore les maladies inflammatoires. Associé à l’action de l’enzyme glutathion
peroxydase, il éliminerait les radicaux libres et l’eau oxygénée participant ainsi à
lutter contre le vieillissement des cellules. Il agirait également en synergie avec les
vitamines A, C et E et permettrait de détoxiquer le corps des métaux lourds.
Cependant, le devenir du sélénium issu dans le pollen, une fois ingéré n’est
pas complètement déterminé.
Ainsi, une étude chinoise réalisée sur des rats a montré que le pollen
augmentait l’action de certaines enzymes anti-oxydantes comme la catalase ou la
superoxyde dismutase, mais dont l’activité est rapidement détruite lors du séchage
de ce pollen. [9]
 Action antibactérienne du pollen :
Le pollen aurait, selon certaines études, des activités bactériostatiques et
bactéricides et inhiberait la croissance des souches d’Escherichia coli, de
Staphylococcus aureus, de Pseudomonas aeruginosa et d’autres micro-organismes
pathogènes. [9]
 Action digestive et anti-inflammatoire du pollen :
Riche en protéines et acides aminés, le pollen déclenche une forte sécrétion
gastrique d’acide lors de son ingestion. Egalement, la microflore apportée par celui-ci
aiderait à l’équilibre de la flore intestinale et assurerait le transit grâce à la présence
d’amidon et de fibres alimentaires cellulosiques.
De plus, il exercerait une action anti-inflammatoire selon une étude menée
chez le rat. [9]
 Action cardio-vasculaire du pollen :
Chez l’animal, on a observé une diminution de l’agrégation plaquettaire, de la
cholestérolémie et de l’épaisseur de la plaque athéromateuse au niveau des artères.
28
Ceci est possible grâce à la présence de vitamines B6 et B9 bénéfiques dans
l’artériosclérose et de rutine qui prévient la formation des caillots sanguins.
L’association de vitamine E, de potassium, de magnésium et de la faible
teneur en sodium contribue également à son action cardio-protectrice. [9]

Allergie et effets indésirables du pollen :
Le pollen est connu pour déclencher des allergies et notamment ceux de
graminés, de saule, de tilleul, de peuplier ou de bouleau, ceux-ci étant anémophiles,
donc en suspension dans l’air.
Cependant, le pollen d’abeilles peut même être consommé par les personnes
allergiques car celui-ci a été transformé par l’insecte via sa salive, détruisant ainsi la
majorité des allergènes. [9] De plus, il peut être utilisé dans le traitement de l’allergie,
en inhibant la libération d’histamine par le biais des flavonoïdes et en stimulant le
système immunitaire grâce à la présence de cuivre, zinc, vitamines A et E, sélénium,
arginine et leucine. [44-88]
Dans le temps, les grands-mères traitaient le rhume des foins par le miel,
celui-ci contenant des grains de pollen, et une désensibilisation lors d’allergie au
pollen peut également se faire par prise orale de ces corpuscules modifiés par
l’abeille. [44-88]
Lors d’ingestion massive de pollen ou en début de cure, on peut observer des
troubles digestifs comme des diarrhées, des douleurs abdominales et de possibles
irritations au niveau de la bouche et de la gorge. L’insuffisant rénal ou le diabétique
doivent également s’abstenir de toute ingestion. [9]

Conservation du pollen :
Le pollen peut être séché afin d’éviter tout développement de moisissures ou
de levures. Il sera ensuite stocké dans un endroit sec pour limiter le risque
d’insectes, d’acariens ou de processus d’oxydation, à l’abri de la lumière et de la
chaleur. Toutefois, ce pollen aura perdu de son potentiel thérapeutique par perte de
ses composants volatiles.
Il peut être congelé le jour de sa récolte pour conserver ses propriétés. Il faut
aussi noter que le pollen peut subir différentes opérations visant à améliorer sa
conservation et peut se présenter sous diverses formes comme les extraits
alcooliques ou hydro-alcooliques, les extraits mous, les granules, les tablettes, ou
encore les mélanges avec le miel. [9]
29
Partie 1.5 : Le venin :
Le venin d’abeille est connu en médecine depuis l’Antiquité. Conscient de ses
propriétés anti-inflammatoires, Hippocrate conseillait son usage pour aider à traiter
certaines maladies, par exemple l’arthrite. [96] Charlemagne l’aurait utilisé pour
traiter la goutte. De nos jours, le venin est encore utilisé dans le cadre de maladies
chroniques inflammatoires, de maladies auto-immunes comme la sclérose en
plaque, ou encore dans la migraine ou l’eczéma.
Le venin, utilisé pour la défense de la ruche contre les intrus mais aussi par
les reines pour se débarrasser des rivales, est composé de nombreux peptides et
enzymes qui sont nécessaires pour l’organisme humain. Sécrété par les glandes à
venin des abeilles femelles reines et ouvrières, il a une connotation négative auprès
du grand public car on l’assimile tout de suite à la douleur et aux différents
symptômes associés suivant les individus, ainsi qu’aux allergies. [4-27,i5]
En effet, ce venin contient une toxine à l’origine des chocs anaphylactiques
observables chez les sujets préalablement victimes d’une première piqûre d’abeille.
30
A noter que cette piqûre entraîne la mort de l’abeille car le dard reste planté
dans l’agresseur sauf pour la reine car celui-ci, étant lisse, se retire de la blessure.
Pour information, la dose létale est de 19 piqûres/kg pour les adultes et les grands
animaux et évidemment, cette dose est inférieure pour les enfants et les petits
animaux car étant plus sensibles ; les souris entrant dans une ruche sont alors
rapidement éliminées.
Lors des thérapies au venin d’abeilles, on utilise des abeilles vivantes, celui-ci
étant alors le plus intéressant médicalement parlant.
Il faut toutefois différencier le venin de l’apitoxine. Cette dernière correspond
au venin d’abeille ayant perdu ses composants volatiles. En effet, celui-ci est récolté
sur une plaque collectrice qui va provoquer une électrostimulation des abeilles se
posant sur cette grille et de ce fait, une piqûre réflexe de l’insecte. Le venin va être
récupéré quelques heures, après être resté à l’air libre, perdant ainsi certains de ces
composés volatiles. [4-85-93]
Egalement, ce venin éjecté va libérer des phéromones et
particulière qui vont exciter les autres abeilles de la ruche et les inciter à
à leur tour. Cette technique va permettre de récupérer une grande
produit mais en contrepartie, rend les insectes très agressifs et
fonctionnement de la ruche pendant plusieurs heures.

une odeur
venir piquer
quantité de
perturbe le
Composition chimique : [31,i6-i23]
La composition du venin n’est pas encore complètement établie et dépend
essentiellement de l’espèce, de l’âge de l’abeille, du pollen qu’elle consomme et du
nectar qu’elle butine.
Il est constitué principalement de protéines (50%).
La mellitine, un peptide hémolytique responsable de la douleur et des états de
choc, représente 40 à 50% du poids sec du venin. Elle entraîne une lyse des
globules rouges et augmente l’effet de la phospholipase A2 qui est un agent actif de
ce venin. Cette mellitine est faiblement allergénique et entraîne une augmentation
des IgE spécifiques chez 25 à 50% des personnes allergiques.
L’apamine, présente entre 2 à 3%, est un anti-inflammatoire, un neuro-toxique
et un excitant du système nerveux central. Celle-ci compense les effets de
l’histamine.
Le peptide 401, à l’origine de la libération d’histamine par les mastocytes,
représente 2 à 3% du venin et est très anti-inflammatoire.
L’adolapine, représente quant à elle 1% du venin, est analgésique,
antipyrétique et anti-inflammatoire.
La phospholipase A2, présente entre 10 et 12% dans le venin, ainsi que
d’autres enzymes rendent, avec la hyaluronidase qui est un puissant allergène, les
tissus plus perméables, bénéfique dans les affections rhumatismales.
Le venin contient aussi des catécholamines (noradrénaline…), de la dopamine
et de l’histamine qui constituent les amines actives.
31
Il existe également des phospholipides, de l’ordre de 4 à 5%, et des hydrates
de carbone présents à moins de 2%.

Propriétés générales du venin d’abeille :
Le venin et particulièrement la mellitine sont actifs au niveau du système
nerveux en bloquant l’influx nerveux. Il stimule également l’axe « hypohysesurrénale » et donc les mécanismes protecteurs de l’organisme. [9]
Il entraîne une vasodilatation cérébrale, abaisse la tension artérielle,
interrompt les crampes, diminue la sensation de douleur, est anti-inflammatoire,
cardiotonique, anticoagulant et reste un agent immunologique actif.
Celui-ci va être utilisé dans le cadre de myalgies, sciatiques, névralgies
intercostales, cicatrices douloureuses en diminuant la douleur et l’inflammation
créée. De même, le venin trouve une application dans les dermatoses, par exemple
le psoriasis ou l’eczéma. [9]
Le venin est impliqué dans une méthode de traitement de la sclérose en
plaque, appelé « Bee Venom Therapy » aux Etats-Unis où 40000 à 60000 patients
sont traités chaque année par cette substance. [21]
 Action immunostimulante :
Le venin, plus particulièrement la mellitine, induit chez l’animal une libération
de cortisol qui est un corticostéroïde anti-inflammatoire naturel, en stimulant la
production d’ACTH au niveau hypophysaire, hormone provoquant la sécrétion de
cortisol dans la glande surrénale.
Ce venin va fonctionner comme un antigène et induire certaines réactions de
l’organisme, notamment de défenses en provoquant une immunostimulation
comparable à une vaccination.
De plus, il est efficace pour éliminer la douleur grâce à la présence de cortisol,
les macrophages rentrant aussi en jeu.
La désensibilisation chez le sujet allergique aux piqûres d’abeilles peut se
faire à l’aide d’injections de venin ou d’apitoxine. [9]
 Action sur le système vasculaire :
L’apamine et la mellitine ont une action sur le système cardio-vasculaire et
principalement sur la microcirculation en provoquant une vasodilatation, modifiant
ainsi la pression sanguine et agissant aussi sur la résistance des vaisseaux
sanguins. [9]
 Action anti-inflammatoire :
32
Cette action implique, grâce à la présence de la mellitine et de l’apamine, l’axe
hypophyso-surrénalien avec libération de l’hormone ACTH au niveau de l’hypophyse.
Celle-ci va ensuite stimuler la production de cortisol dans la surrénale.
Autre composant du venin, le peptide 401 va inhiber la synthèse des
prostaglandines en bloquant la conversion de certains lipides et induire ainsi un effet
anti-inflammatoire et antalgique. [4-17-70-87-88-93,i11-i16]
La substance produite par les insectes bloquerait certains radicaux libres et
inhiberait plusieurs enzymes comme la lipo-oxygénase ou la cyclo-oxygénase,
associant ainsi une action anti-oxydante à l’action anti-inflammatoire. [i16]
 Autres actions du venin :
La mellitine empêcherait la coagulation sanguine, utile dans les cas de
thromboses ou artériosclérose.
Le venin aurait également des vertus antalgiques et antipyrétiques, et servirait
à améliorer la revascularisation des tissus nécrosés lors de la cicatrisation
d’escarres.
Des études prometteuses ont également été mises en place pour déterminer
l’efficacité du venin dans le traitement de dégénérescences maculaires. [9]

Effets indésirables du venin d’abeille :
L’injection du venin d’abeilles chez un individu peut avoir plusieurs effets
différents. En effet, une réaction violente voire anaphylactique peut se déclencher ou
rester sans effets comme par exemple chez les apiculteurs, généralement
immunisés. Elle dépend aussi du nombre de piqûres.
Une réaction normale au venin va provoquer une douleur et un œdème local
avec une possible apparition de prurit ou d’urticaire, et associé plus rarement à des
nausées ou des vomissements. Cependant, la piqûre ne doit pas être située au
niveau de la gorge pour éviter tout risque d’obstruction des voies aériennes
supérieures, susceptible d’entraîner le décès de la victime.
Mais dans les cas plus graves, on pourra observer des troubles respiratoires
aigus, une hypertension artérielle, une hémolyse intravasculaire, un blocage rénal,
des hémorragies, un coma. Tous ces effets sont principalement dus à l’allergène
majeur du venin: la phospholipase A ainsi qu’à la présence de la mellitine.
L’administration d’adrénaline est parfois nécessaire dans les cas les plus
graves, sinon l’extraction du dard, la prise d’antihistaminique ou de cortisone suffit. Il
faut aussi penser à boire beaucoup et s’allonger en surélevant les jambes si une
hypotension s’installe.
Chez une personne allergique, on va observer l’apparition d’asthme avec
bronchospasmes, un œdème laryngé caractérisé par une voix caverneuse, une
chute de tension et un possible état de choc. Il faut donc surveiller la victime, même
plusieurs jours après, la réaction pouvant apparaître bien plus tard, et l’hospitaliser
pour éviter tout risque d’arrêt cardiaque.
33
La dangerosité du venin vient de la présence de nombreuses substances
toxiques, de la réponse du peptide dégranulateur des mastocytes et de l’apparition
des anticorps IgE dirigés contre la phospholipase A.
En effet, cette dégranulation va provoquer la libération d’histamine,
engendrant la constriction des muscles du pharynx et des bronches, limitant la
respiration. Ce phénomène est associé à une relaxation des muscles lisses des
artères abaissant de ce fait la tension.
Le lieu de la piqûre a ainsi une importance primordiale dans le type de
symptômes susceptibles d’apparaître. Si celle-ci se trouve au niveau d’un capillaire
ou de la tête, le risque de réaction anaphylactique sera plus élevé.
Concernant la dose létale, elle se situe à 19 piqûres par Kg et la DL50 est à
16 piqûres par kg (environ 1600 piqûres pour un homme de 75kg). Pour anecdote,
un homme du Zimbabwe aurait survécu à 2234 piqûres.
La désensibilisation va provoquer l’augmentation du taux sanguin des
anticorps « de protection ». Egalement, certaines investigations auraient montré
l’action de l’héparine, anticoagulante, contre la toxicité du venin d’abeille.
Enfin, certaines personnes doivent éviter l’usage de ce venin. Les patients
sous β-bloquants (antagonistes de l’adrénaline) ne pourront bénéficier de l’action de
l’adrénaline en cas de réaction délétère. L’insuffisant rénal ou les diabétiques
insulinodépendants doivent également s’abstenir d’utiliser un tel traitement.

Conservation du venin d’abeille :
La seule manière de conserver le venin à l’état frais est de garder l’insecte
vivant. Le venin est de meilleure qualité lors des trois à quatre dernières semaines
de vie de l’abeille. Concernant l’apitoxine récoltée, elle va se dégrader lentement
même stockée au réfrigérateur.

Les abeilles tueuses :
Originaire d’Afrique et croisé avec une espèce américaine, cet insecte appelé
Apis mellifica scutellata est très agressif et a déjà provoqué de nombreux décès. En
effet, leur venin est moins dangereux que celui des abeilles européennes mais elles
piquent beaucoup plus, parfois plus de 8000 piqûres pour une seule victime. Un
simple choc sur la ruche peut les inciter à libérer une phéromone (à l’odeur de
banane), signal qu’il faut attaquer l’agresseur. Ainsi, elles vont réagir trois fois plus
vite, piqueront dix fois plus et poursuivront l’individu beaucoup plus loin, jusqu’à 3
km, que les abeilles européennes. La température joue aussi un rôle: plus celle-ci est
34
élevée, plus les insectes seront agressifs. De plus, les abeilles mettront presque 30
min pour se calmer contre 3 min pour leurs homologues européennes.
Ces abeilles sont beaucoup plus résistantes aux maladies, récoltent plus de
pollen et de miel, et sont plus industrieuses (jusqu’à 8 essaimages par an). Elles
rentrent et sortent de la ruche en volant, ne se laisse pas mourir dans une ruche
sans nourriture et vont au contraire essayer de survivre au maximum.
Egalement, elles attaquent les ruches des autres espèces plus paisibles et
font preuve d’une remarquable adaptation: elles se propagent du Canada à
l’Amérique du Sud en s’acclimatant à n’importe quel milieu. Malgré tout cela, la tenue
d’un rucher de ce type d’abeilles est très difficile mais possible. [9]
Partie 1.6 : La cire d’abeille :
Connue dès l’Antiquité notamment chez les Grecs et les Romains, la cire était
utilisée en médecine pour traiter brûlures et plaies ainsi que pour certains soins de la
peau, sous forme de préparations comme les emplâtres ou les cataplasmes.
D’autres sources indiquent qu’elle était employée dans le traitement des amygdalites
purulentes en application sur la nuque (selon Hippocrate), pour stimuler la lactation
ou dans le cas de toux rebelles (selon Avicenne). De nos jours, elle peut être utilisée
dans le traitement de l’arthrite, des inflammations de la sphère nasale, de l’asthme
bronchique ou encore dans les dermatoses et aurait des propriétés antibiotiques
contre certains germes, par exemple la salmonelle.
La cire provient de la face ventrale des abeilles ouvrières, là où sont situées
huit glandes cirières. Celles-ci vont produire une substance grasse qui va se solidifier
en lamelles fines transparentes qui vont être détachées par l’insecte grâce à ses
mandibules. Cette cire va être triturée, malaxée, mélangée avec d’autres sécrétions
35
et va être appliquée sur les côtés des rayons en construction. Au contact du miel,
pollen et propolis, elle va se colorer et perdre sa couleur blanche initiale.
Cette cire va constituer la structure de soutien de la ruche, en formant les
cellules, les opercules et donc les rayons de celle-ci. [4-21-27-50]
Utilisée dans l’élaboration de certains produits pharmaceutiques, on la
retrouve aussi dans la fabrication de bougies, de moules ou de papier.
L’aspect hexagonal des alvéoles est la meilleure structure en ce qui concerne
la capacité de stockage, la solidité, et ceci associé à un minimum de cire employé.
Ces cellules sont inclinées vers le haut pour éviter que le liquide qu’elles contiennent
ne s‘écoule à l’extérieur. [31-61]
Suivant les besoins ces rayons constitués de cellules peuvent également être
recyclés par les abeilles.

Composition chimique :
Elle est de nature lipidique, principalement des esters alcooliques d’acides
gras à longue chaîne et on retrouve également de la propolis de l’ordre de 6%, du
pollen ou différents pigments.
La cire, corps gras contenant jusqu’à 300 composants, est constituée aux
deux tiers par des esters formés par un acide gras couplé à un alcool de poids
moléculaire élevé et pour moins d’un tiers par des acides gras libres, des lactones,
des hydrocarbures saturés, des alcools libres, de la chrysine, de l’eau et d’autres
composés divers comme la propolis, certains pigments, de la vitamine A et des
substances non identifiées. [11-27-31-50-85-93-114]

Propriétés générales de la cire :
La cire est employée en cosmétologie car elle est préconisée pour nettoyer
l’épiderme, nourrir et adoucir le derme et prévenir le vieillissement cutané. De plus,
elle a des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes, utiles dans le traitement de
brûlures, d’escarres, de plaies, d’abcès, de vergetures. En odontologie, elle sert à la
réalisation des moulages des dents, des empreintes. En galénique, elle donne un
aspect lisse et brillant aux comprimés. Elle est utilisée dans la fabrication de
suppositoires, sert à augmenter le transit intestinal et est employée sous forme
d’emplâtre dans certaines affections rhumatismales ou névralgies. [11-61-114,i11i16]
Egalement, la cire possède des propriétés anti-oxydantes et antibiotiques
issues de la propolis appliquée par les abeilles sur les alvéoles pour protéger la
colonie des infections fongiques ou bactériennes.
En cosmétologie, elle trouve de nombreuses applications car sa température
de fusion est basse, elle est malléable, inoffensive souple, insoluble dans l’eau et
36
miscible avec plusieurs composés organiques. On la retrouve dans les laits
démaquillants, les mascaras, les pommades pour le teint ou encore les crèmes
antirides, d’autant plus que la cire d’abeille est le seul produit connu regroupant
toutes ces qualités, recherchées dans l’industrie cosmétique. [9]

Effets indésirables de la cire :
La cire, utilisée dans les rouges à lèvres, peut faire déclencher des eczémas
de la région péribuccale. Il faut aussi éviter toute application sur une peau grasse
pour éviter l’apparition d’un érythème. [11-114]

Conservation de la cire :
La cire, stockée sous forme de pains et dans un récipient hermétique, peut
être conservée de nombreuses années sans perte de qualité. Cependant, elle doit
subir une stérilisation à la chaleur pour éviter la loque américaine ou pourriture du
couvain. [11-27-50-51-114]
Cire d’abeille
Partie 1.7 : Autres produits de la ruche :
 LE PAIN D’ABEILLES :
Le pain d’abeille est constitué du pollen butiné et conservé dans les rayons
après fermentation grâce aux sécrétions salivaires, riches en enzymes, de l’abeille.
Ainsi, en présence d’humidité et de chaleur, le pollen va germer et se détacher de
son enveloppe protectrice pour commencer sa fermentation lactique. Ce pain va
constituer la base de la nourriture protéique des abeilles, notamment lors des
périodes de production de la gelée royale ou lors de l’élevage du couvain. Une
cellule de pain va contenir le stock de protéines pour l ‘élevage d’une larve. Les
insectes n’en consomment qu’au début de leur vie adulte pour la fabrication des
sécrétions comme la gelée royale, les ferments salivaires ou encore la cire et ceci
avant de quitter la ruche pour butiner et ne consommer que du miel par la suite. [9]
37
D’un point de vue nutritionnel, le pain d’abeilles a la même valeur nutritive que
le pollen, mais moins pourvu en potassium toutefois. Il est riche en protéines et
fournit tous les acides aminés essentiels, non synthétisés dans l’organisme. Il
contient aussi des vitamines du groupe B, potassium et de nombreuses enzymes.
Egalement, le pain d’abeille serait bénéfique en cas d’anémie hypochrome
grâce à un facteur antianémique, d’infections par des Staphylocoques ou
l’Escherichia coli notamment, de déficiences coronaires, de troubles circulatoires
cérébraux, de traumatismes crâniens, d’infarctus, de gastrite, d’hépatite, d’ulcère
gastroduodénal, d’allergie, de grippe, de perte de libido, de troubles de la mémoire,
de stérilité masculine, de carence en magnésium, d’alcoolisme, de troubles
endocriniens (diabète, hypothyroïdie…) chez l’enfant et d’autres multiples indications
établies « historiquement ».
Ce produit peut être absorbé au niveau de la bouche sous forme de bonbons,
en ne buvant pas dans l’heure qui suit.
La posologie est d’environ 2g par jour pour un adulte et 0,5g par jour pour un
enfant.
Diverses recherches auraient démontré qu’il pourrait être bénéfique dans la
guérison de certaines tumeurs bénignes.
De plus, le pain d’abeille possède une excellente tolérance et ne présente
aucune contre-indications ni allergies connues.
Pain d’abeille
 LES LARVES :
Les larves sont classées en 3 catégories : celles d’ouvrières, celles de faux
bourdon et celles de reines. Elles constituent le couvain de la ruche et assurent la
pérennité de celle-ci. [9]
Celles de faux-bourdon sont composées d’eau de l’ordre de 65 à 68%, de
protéines (20%) comme certaines enzymes (amylase, estérases) et un taux élevé de
globulines. On retrouve 6% de lipides, 1 à 3% de glucides, 1% de substances
minérales, des vitamines, essentiellement A et D et 5% de produits non encore
identifiés.
La consommation des larves est fréquente au Japon mais aussi aux EtatsUnis et au Canada, surtout du fait de la qualité nutritionnelle de celles-ci (riches en
protéines), de leur innocuité totale et de leur richesse en vitamines, A et D
notamment. Heureusement, elles font l’objet de recettes de cuisine pour
accommoder leur consommation et ont un goût de noix ou de pop-corn.
38
En Afrique, les enfants en sont friands et ceux qui en mangent sont plus
développés et plus résistants aux maladies.
L’usage des larves est recommandé en cas de fatigue, dans les états
asthéniques, dans certains types de convalescence, en cas d’anorexie, dans les
troubles de croissance de l’enfant, chez le prématuré ou encore dans certaines
affections de la peau. Stimulantes, toniques et activatrices biologiques, elles sont
également conseillées lors certains troubles digestifs, en association ou non avec du
miel, de la propolis ou du pain d’abeille, en cas d’insomnies, de troubles
respiratoires, de carences nutritionnelles, de syndrome prémenstruel, d’aménorrhée.
De plus, elles stimulent la libido, sont bénéfiques pour les personnes âgées et
auraient des propriétés protectrices contre les radiations ou certains cancers quand
elles sont associées à du miel.
Larves d’abeilles (parasitées par le varroa)
Partie 1.8 : Récoltes et Huiles Essentielles :

Récoltes et produits de la ruche :
Les abeilles butinent principalement les fleurs dans lesquelles elles vont
récupérer le nectar, indispensable pour la fabrication du miel mais peuvent aussi se
focaliser sur les jeunes bourgeons pour l’élaboration de la propolis ou bien le pollen
pour les besoins en protéines.
Ainsi, ce nectar, provenant de petites glandes végétales appelées nectaires
situées au fond de la corolle, va être prélevé par les habitantes de la ruche et ceci
avec leur langue puis stocké dans leur jabot où il sera mélangé à de la salive. Cette
salive va hydrolyser le saccharose en glucose et en fructose et abaisser la teneur en
eau (50%) de cette solution sucrée. Cette solution va être transmise aux ouvrières
puis va passer de bouches en bouches par régurgitations successives jusqu’à son
dépôt dans les cellules de la ruche. Les abeilles butinent également des substances
ou la sève excrétées par les végétaux à certaines périodes de l’année, des
39
sécrétions élaborées par des insectes comme les pucerons ou encore la rosée sur
les fleurs, idée précisée dans le principe thérapeutique des fleurs de Bach. [43]
Les abeilles récoltent également le pollen car celui-ci constitue la base de la
nourriture à l’intérieur de la ruche. Grâce à leurs poils et à leurs pattes, elles vont
agglomérer le pollen, en utilisant leur salive et un peu de nectar butiné, pour en faire
deux boules appelées « pelotes ». [35] Ces masses, où prédomine en général une
espèce florale déterminée, sont ensuite ramenées à la ruche et placées dans les
cellules pour y être entassées. Chaque cellule ainsi remplie va permettre le
développement de la larve. [44]
La propolis est récoltée par les habitantes de la ruche au niveau de l’écorce
ou des bourgeons de certains arbres comme les peupliers et la mélangent à leur
salive pour former une boule qui va être transportée jusqu’à la ruche. Cette récolte
se fait en général en milieu de journée au début du printemps ou de l’automne et se
trouve réduite lors de la miellée. Egalement, elle dépend du climat ; froid, les abeilles
en récupéreront plus pour renforcer la ruche, du type plus ou moins boisé de la
région et des races d’abeilles, par exemple ce sont les caucasiennes qui en
récolteront plus. [60]
Le miellat, quand à lui, va être butiné par les abeilles pour être transformé en
miel de miellat à la ruche. Ce liquide visqueux et sucré, sécrété par certains insectes
comme les pucerons ou les cochenilles et recouvrant les feuilles de différents arbres
comme le pin, le chêne, le peuplier, le bouleau ou encore l’érable, est riche en oligoéléments et en acides aminés.

Huiles Essentielles : [38-120-125]
Les huiles essentielles sont un domaine important en apithérapie. Ainsi, la
récolte faîte sur les différentes plantes aromatiques puis sa transformation par les
abeilles est primordiale pour assurer certains effets thérapeutiques des produits de la
ruche. Ces huiles essentielles peuvent être associées avec le miel et les autres
substances de la ruche pour agir en synergie et développer de nouvelles propriétés
intéressantes sur le plan médical.
Il existe une très grande quantité d’essences différentes. En effet, sur une
seule et même plante, on pourra procéder à une récolte à partir des feuilles, des
fleurs, des fruits, des racines, des bourgeons, des écorces ou bien de la plante
entière. Dans la nature, les animaux choisissent les plantes et les parties qu’ils
consomment pour leur bien-être, y compris chez les carnivores.
Concernant les huiles essentielles, il est indispensable de spécifier la partie de
la plante utilisée dans le processus de distillation afin de chémotyper celle-ci. Ainsi,
les variations de composition chimique obtenues vont avoir un retentissement sur les
propriétés thérapeutiques de ces huiles.
40
Par exemple, on utilise les feuilles pour Eucalyptus, les sommités fleuris pour
Chamaemelum nobile, les feuilles associées aux fleurs pour Lavandula officinalis, les
rameaux fleuris pour Juniperus communis, les graines pour Daucus carota, le
péricarpe des agrumes pour tous les Citrus, le bois pour Cedrus atlantica, l’écorce
pour Cinamomum verum, les racines pour Angelica archangelica et les exsudats
pour Ferula gummosa.
Les huiles essentielles ont une densité inférieure à 1 pour la plupart d’entre
elles et sont constituées principalement de composés aromatiques volatiles mais ne
contiennent aucun lipide, le terme d’ « huile » se référant au fait qu’elle flotte à la
surface de l’eau.
Egalement, il ne faut pas confondre huile essentielle et essence aromatique.
Ainsi, cette dernière est une sécrétion naturelle élaborée par la plante et contenue
dans certains organes qui prennent des formes différentes : poils sécréteurs, cellules
plus ou moins grandes et épaisses, poches sécrétrices chez les Citrus ou chez les
Myrtacées…Dans ces essences, il n’existe pas de phénomènes d’oxydoréduction
contrairement à la distillation qui entraîne une modification de la composition
biochimique de celles-ci.
L’huile essentielle est, par contre, un extrait naturel de plantes aromatiques
obtenu par distillation. On retrouve, à l’intérieur de celle-ci, essentiellement des
molécules aromatiques volatiles dont la quantité sera fonction de la qualité de
l’opération d’obtention. D’autres substances en faible proportion sont également
décelables comme certains acides, aldéhydes, alcools, à très courte chaîne
carbonée et des composés azotés ou soufrés.
Composées de substances volatiles et lipophiles et odorantes, les huiles
essentielles contiennent essentiellement des terpènes mais aussi des substances
aromatiques (eugénol), aliphatiques (3-cis-hexenal), des hétérocycles (coumarines),
des cycles aliphatiques (cyclopentane) et des composés soufrés ou azotés.
Concernant le principe de la distillation, celle qui est la mieux adaptée pour les
huiles essentielles est celle à la vapeur d’eau. Ainsi, cette vapeur générée par l’eau
en ébullition va traverser la matière végétale, dissoudre et vaporiser les molécules
aromatiques et on va observer ensuite petit à petit la condensation au niveau du
réfrigérant et la formation de gouttelettes renfermant l’essence extraite.
On va récupérer une solution constituée de 2 phases: l’huile essentielle et
l’hydrolat aromatique, le plus souvent en-dessous. Il va s’ensuivre une période de
repos, entre un mois et un an, nécessaire à la qualité de l’huile, notamment par
rapport à ses propriétés thérapeutiques.
Les huiles essentielles possèdent de nombreuses applications dans le
domaine médical. Après avoir enlevé toute trace de présence aqueuse d’hydrolat et
après avoir été consignées dans un lot précis, elles sont conservées dans des
flacons en verre opaque car photosensibles et s’altérant à la lumière, à une
température oscillant entre 5 et 30°, la chaleur modifiant la densité de l’huile.
Il y a 3 critères principaux de choix d’une huile essentielle.
41
Tout d’abord, l’espèce botanique permet de différencier chaque plante utilisée
les unes des autres. Ainsi, c’est l’appellation latine pour éviter tout risque d’erreur qui
va servir de base. Par exemple, l’eucalyptus dont plusieurs centaines d’espèces et
de variétés existent, va produire une essence utilisée dans les affections de la
sphère broncho-pulmonaire et ceci grâce à la présence du 1,8 cinéole, un oxyde
autrefois appelé eucalyptol. Ce composé est largement retrouvé dans les variétés
globulus radiata mais est complètement absent de la variété citriododra.
Ensuite, il faut indiquer l’organe producteur notamment pour certaines plantes
aromatiques comme les citrus où l’essence varie fortement selon la partie utilisée.
Enfin, la spécificité biochimique doit être mentionnée pour donner une idée sur
la qualité de l’essence. La nature du sol et du climat, l’altitude, la latitude, la période
de cueillette peuvent modifier la production qualitative de celle-ci. Il faut noter que les
meilleures essences se trouvent sur les végétaux sauvages soumis à des conditions
de survie difficiles et qui développent un très efficace « système immunitaire », que
l’on retrouve dans les extraits de ces plantes.
Pour déterminer la valeur thérapeutique d’une huile essentielle, on utilise la
notion de chémotype ou de race chimique qui correspond au composant chimique
majoritaire. Par exemple, pour Thymus vulgaris, cette espèce peut synthétiser des
composants différents en fonction du milieu naturel et quel que soit la partie de la
plante: feuilles, fleurs grains de pollen, et ce, même pour deux espèces semblables.
Ainsi, il existe donc: Thymus vulgaris thymiliferum, thujanoliferum, paracymeniferum,
linaloliferum ou encore geranioliferum.
Ces distinctions permettent de créer une certaine sécurité d’utilisation
médicale en évitant les accidents et en ciblant plus précisément les besoins du
patient. Les produits de la ruche peuvent également être la cible de telles définitions.
II ème Partie :
Les constituants
actifs
42
Squelette de base des flavonoïdes :
benzo- γ-pyrone
Partie II : Les constituants actifs :
Partie 2.1 : Les glucides :
Ils sont divisés en 3 classes: les oses ou monosaccharides, les osides ou
oligosaccharides formés de 3 à 10 unités monosaccharides liées les unes aux autres
et les polysaccharides de plus grande taille. Formés au cours de la photosynthèse,
ils composent plus de la moitié des aliments énergétiques comme le saccharose,
l’amidon, le glucose ou bien le lactose et la combustion de ceux-ci libère 4 kcal/g.
D ans cette seconde partie, les différents constituants entrant
dans la composition des produits de la ruche sont développés
afin de mettre en évidence leurs propriétés
Les monosaccharides sont subdivisés en aldoses et en cétoses selon la
position du groupement aldéhyde sur la chaîne carbonée. Egalement, on distingue
43
les pentoses (ribose, xylose, arabinose) et les hexoses (glucose, fructose) suivant le
nombre d’atomes de carbone composant la molécule, ces derniers étant les seuls
retrouvés dans le miel. De même, les monosaccharides sont présents dans la gelée
royale, dans le pollen, dans le pain d’abeilles mais aussi dans le venin d’abeille (<2%
du poids sec du venin). On retrouve des oligosaccharides comme le raffinose et des
polysaccharides comme la cellulose ou l’amidon dans le miel, la gelée royale ou le
pollen et dans ce dernier, les composants cellulosiques, celluloso-pectiques et
hémicelluloses sont à l’origine de sa propriété régulatrice du transit intestinal. [111]
Amidon, hémicellulose, pectine et lignine dans le grain de pollen et glucose,
fructose et saccharose dans le miel, les produits de la ruche sont particulièrement
riche en glucides.
Partie 2.2 : Les protides et composés azotés :

Acides nucléiques: ADN et ARN:
Composants essentiels des bactéries, des virus et de toutes les cellules
vivantes, les acides nucléiques sont des polymères de nucléotides et sont
différenciés selon leur teneur en glucides: l’acide désoxyribonucléique ou ADN qui
contient du 2-désoxy-D-ribose et l’acide ribonucléique ou ARN qui contient du ribose,
ces deux composés présentant des fonctions biologiques bien distinctes.
Ainsi, l’ADN se divise lors de la division cellulaire et sert au stockage de
l’information génétique. L’ARN quant à lui transmet l’information génétique jusqu’aux
cellules pour permettre la synthèse des protéines dans les ribosomes.
44
Parmi les produits de la ruche, le pollen, le pain d’abeilles et les larves
d’abeilles contiennent un certain taux d’acides nucléiques tandis que ceux-ci
n’existent qu’en de très faibles proportions dans la gelée royale.

Acides aminés:
Ce sont les constituants de base des protéines et se retrouvent séparés lors
de la digestion de celles-ci. Ces acides organiques, portant un ou deux groupement
amine, sont au nombre de 24 dont 8 essentiels car non synthétisés de manière
suffisante dans le corps humain: la leucine, l’isoleucine, la lysine, la valine, la
méthionine, la phénylalanine, le tryptophane et la thréonine. Ils sont apportés par
l’alimentation et la synthèse normale des protéines va se trouver affectée en cas de
carence. Il existe des protéines définies comme « de haute valeur biologique » car
possédant ces 8 acides aminés dans des proportions intéressantes, et que l’on
retrouve dans les œufs, le lait de vache, la viande, le fromage, le poisson, le germe
de blé, le soja, la levure de bière, les céréales complètes mais aussi dans le pollen
d’abeille.
Dans ce dernier élément, on a les proportions suivantes: leucine (9,06%),
lysine (7,70%), isoleucine (7%), valine (6,91%), phénylalanine (5,94%), thréonine
(5,28%), méthionine (1,17%) et tryptophane (<1%). Le pollen poly-floral est défini
comme protéine végétale de 2° degré car il contient tous les acides aminés
essentiels mais dans des proportions non équilibrées (équilibrées pour celles du 1°
degré).
Ces acides aminés rentrent dans la composition de nombreux
neuromédiateurs et sont donc essentiels au bon fonctionnement du système
nerveux. Ils sont utilisés en complément en cas de stress, de dépression ou encore
chez certains sportifs adeptes de la musculation.
La phénylalanine : antidépresseur naturel, elle est transformée en dopamine,
adrénaline et noradrénaline et possède une action antalgique en
protégeant les endorphines, des hormones analgésiques naturelles,
de l’action de certaines enzymes. Cette phénylalanine est
transformée en tyrosine grâce à la phénylalanine hydroxylase. Elle
est utilisée par la glande thyroïde pour la synthèse des hormones
associées à celle-ci, comme la thyroxine impliquée notamment dans
la croissance, et cette tyrosine est aussi un précurseur de la
noradrénaline et de la dopamine
Le tryptophane : somnifère naturel, il est transformé en sérotonine dans le
cerveau et a donc une action apaisante, propriété que l’on retrouve
dans le grog préparé par nos grands-mères pour aider une personne
enrhumée ou grippée à trouver le sommeil. Ainsi, il accélère l’arrivée
de celui-ci, réduit la douleur liée à la migraine et possède une action
antidépressive, en particulier chez les personnes alcooliques dont les
taux de sérotonine sont généralement très faibles
45
L’arginine : elle est constituée à partir de l’ornithine et ces deux acides
aminés vont stimuler la sécrétion de l’hormone de croissance par
l’hypophyse, primordiale pour le développement de l’organisme mais
aussi pour renforcer le système immunitaire, brûler les graisses,
accélérer la cicatrisation et améliorer la qualité du liquide séminal
La cystine et la cystéine : elles s’opposent aux troubles de la sénescence
en favorisant la production de glutathion, un antioxydant neutralisant
les radicaux libres et possèdent de plus un rôle de prévention de
l’athérosclérose, du cancer et de l’infarctus
La méthionine : à base de soufre comme la cystéine, elle a un rôle dans la
synthèse du glutathion et possède également un pouvoir chélateur
avec des éléments toxiques comme les métaux lourds, par exemple
le mercure ou encore le plomb
La lysine : souvent à faible taux chez le végétarien, le pollen pouvant être
utilisé en complément dans ce cas précis, cet acide aminé améliore
la résistance aux infections, permet de réparer les tissus
endommagés et participe à la synthèse de nouvelles enzymes et
protéines
L’histidine : précurseur de l’histamine, elle stimule la sécrétion gastrique et a
une action sédative du système nerveux
L’acide glutamique : neuromédiateur présent à 12,10% dans le pollen, il
améliore la mémoire et les capacités cérébrales
L’acide aspartique : neuromédiateur présent à 12,57% dans le pollen, il
augmente la résistance à la fatigue et est utilisé dans certains
programmes de désintoxication
La taurine : présente dans la gelée royale et dans le pollen, ce métabolite de
la méthionine est un neuromédiateur, antioxydant protecteur vis-à-vis
des ions hypochlorite et régulateur des concentrations intracellulaires
de sodium, de potassium, de calcium et de magnésium

Amines :
Caractérisées par la présence d’un groupement amine NH2, les amines
biogènes sont subdivisées en plusieurs familles : l’éthanolamine (choline,
acétylcholine), les polyéthylènes-diamines (putrescine, cadavérine, toutes les deux
toxiques), les catécholamines (dopamine, adrénaline, noradrénaline), les bétaïnes
(carnitine), les indolylalkylamines (tryptamine, sérotonine), les phénylalkylamines
(mescaline qui est hallucinogène, tyramine), les imidazolylalkylamines (histamine) et
les polyamines (spermine).
46
Neuromédiateurs, constituants de vitamines ou de phospholipides,
précurseurs d’hormones ou d’alcaloïdes, les amines biogènes sont retrouvées
également dans les ribosomes et dans certaines bactéries et sont généralement
obtenues par décarboxylation ou carboxylation d’un acide aminé.
Présent dans le miel et la gelée royale, l’acétylcholine, un neuromédiateur, va
provoquer la contraction des muscles lisses bronchiques et gastro-intestinaux
stimulant de ce fait le péristaltisme (action laxative douce du miel) et va dilater les
vaisseaux sanguins et donc diminuer la tension artérielle.
L’histamine, obtenue par décarboxylation de l’histidine, stimule quant à elle la
production de suc gastrique et facilite donc la digestion. Fortement présente dans le
pollen, elle engendre la contraction des muscles lisses digestifs, des bronches et de
l’utérus ainsi que la dilatation des capillaires sanguins.

Peptides :
Formés par la liaison peptidique de deux acides aminés ou plus, ces
composés organiques sont généralement à l’origine des propriétés
pharmacologiques des produits qui les contiennent.
Détectée par analyse chromatographique liquide haute performance, la
mellitine est le composant principal du venin d’abeille (environ 50% de la matière
sèche du venin). Ce peptide est doté de propriétés anti-inflammatoire,
antibactérienne, déstabilisatrice de membrane, anti-oxydante sur l’anion superoxyde.
Présente également dans le venin, l’adolapine inhibe certaines enzymes de la
cascade métabolique de l’acide arachidonique et sa conversion en prostaglandine E,
un médiateur de la douleur, et diminue l’activité de la cyclo-oxygénase expliquant
ainsi l’action anti-inflammatoire et analgésique de ce venin, ressentie quelques
instants après la piqûre.
L’apamine, petit peptide basique, possède des propriétés anti-arythmiques
comme un autre composant cardio-actif appelé « cardiopep ». Ces deux éléments
inhibent aussi le complément sans toutefois compromettre l’activité du système
immunitaire.
Dans le venin d’abeilles, il existe également un peptide dégranulateur des
mastocytes (MCDP ou peptide 401) et qui possède une action anti-inflammatoire
potentiellement intéressante dans les cas d’arthrites. En effet, celui-ci serait 2 à 100
fois plus efficace que certains médicaments AINS dans l’inhibition de l’accumulation
de protéines plasmatiques, un marqueur de l’inflammation. Son mode d’action reste
toutefois non complètement défini mais il s’attacherai exclusivement aux globules
blancs et serait un puissant inhibiteur de la cyclo-oxygénase.
Egalement, on retrouve dans le venin de la sécapine, de la procamine, de la
tertiapine et des fractions non peptidiques comme l’acide hyaluronique.
47
Concernant la gelée royale, celle-ci contient, en plus de plusieurs peptides
actifs, de la royalisine qui est efficace pour inhiber les bactéries à Gram+.

Protéines :
Polymères naturels de haut poids moléculaire formés principalement d’acides
aminés reliés entre eux par des liaisons peptidiques, les protéines représentent 50%
du protoplasme. Elles rentrent dans la structure de certaines hormones, dans de
nombreuses enzymes, sont nécessaires à la croissance ou à la régénération
cellulaire et ont un rôle important dans l’équilibre acide-base et dans la régulation de
la pression osmotique.
Au sein de la ruche, le pollen, la gelée royale et le pain d’abeille constituent
pratiquement les seules sources de protéines. Ainsi, ces protéines et les
polypeptides représentent 12,5 à 37,5% du total de la matière sèche du grain de
pollen. En quantité décroissante, on retrouve de l’asparagine et de la proline en
grandes quantité, de l’alanine, de la glutamine, de la méthionine et de la sérine à des
valeurs un peu plus faibles et de l’acide aminobutyrique, de l’arginine, de l’acide
aspartique, de l’acide glutamique, de l’histidine, de l’hydroxyproline, de la leucine, de
l’isoleucine, de la lysine, de la thréonine, du tryptophane, de la tyrosine et de la
valine à de faibles quantités.
Concernant les acides aminés essentiels, ils sont tous présents dans le pollen
dans des proportions intéressantes. De plus, celui-ci est facilement assimilé au
niveau intestinal, d’autant plus si l’exine a été retirée, et est intéressante dans les
maladies hépatiques et autres déficiences enzymatiques intestinales sévères.

Enzymes :
Les produits de la ruche sont particulièrement riches en enzymes, des
protéines spécifiques catalysant les réactions biochimiques. Toutefois, cette activité
diminue avec la durée de stockage et est sensible à la température à cause de la
présence d’enzymes thermolabiles.
Le miel est connu pour faciliter la digestion, en particulier celle des glucides, et
ceci grâce à la présence de diastases ou d’amylases qui hydrolysent l’amidon,
l’amylose et l’amylopectine en dextrines et en maltose. Il existe également une
invertase ou β-fructosidase, introduite par l’abeille, qui hydrolyse le saccharose en
glucose et en fructose ainsi qu’une phosphatase acide modulant le pH digestif et une
glucose oxydase qui dégrade le glucose associé à de l’eau et à de l’oxygène en eau
oxygénée et en glucono-1,4-lactone protégeant ainsi le miel de l’oxydation.
La gelée royale est riche en glucose oxydase tandis que le pollen est constitué
de plusieurs enzymes comme l’invertase et l’amylase, introduites par l’abeille, les
phosphatases acides et basiques, la lipase ou encore l’estérase. De plus, le pain
d’abeille, issu du stockage du pollen dans les alvéoles de la ruche, va se trouver
enrichi par les enzymes apportées par les micro-organismes provenant de la
fermentation.
48
Le venin, quand à lui, possède une hyaluronidase qui va dépolymériser l’acide
hyaluronique du tissu conjonctif et qui va le rendre moins visqueux, plus fluide, plus
mobile, moins résistant à la pénétration du venin et qui va donc faciliter la diffusion
de celui-ci. On y retrouve également une phospholipase A2 (10 à 12% du poids sec
du venin) considérée comme l’allergène majeur du venin dont l’action est stimulée
par la présence de mellitine, ainsi qu’une phosphatase acide, une lysophospholipase
et une alpha-glucosidase.
Partie 2.3 : Les lipides et corps gras:

Lipides :
Modérément solubles dans l’eau et très solubles dans les solvants
organiques, ils comprennent les lipides neutres comme les triglycérides, par exemple
les esters de glycérol et d’acides gras, les cires, les terpènes (monoterpènes,
diterpènes, stéroïdes, caroténoïdes) ainsi que des lipides complexes ou lipoïdes
comme les phospholipides et les glycolipides.
Les lipides végétaux sont associés à des stérols appelés phytostérols tandis
que pour les animaux, ils sont liés à des stérols spécifiques comme par exemple le
cholestérol.
Les produits de la ruche sont particulièrement pauvres en lipides, sauf dans le
cas de la cire d’abeilles mais contiennent toutefois des triglycérides, des acides gras
49
libres, du cholestérol et des méthylesters d’acide gras libre. Pain d’abeilles et pollen
contiennent en particulier acides gras libres et lipides complexes comme les
caroténoïdes ou les phospholipides tandis que la propolis contient de la cire
d’abeilles et d’autres cires d’origine végétale.

Acides organiques et acides gras :
Propolis, pain d’abeilles et pollen contiennent notamment des acides
palmitique, lignocérique et cérique ainsi que des acides linoléique, arachidonique,
stéarique et béhénique en de plus faibles proportions. Ainsi, on distingue parmi ces
acides carboxyliques présents dans les huiles et les graisses et ce, en fonction de la
présence ou non d’une ou plusieurs doubles-liaisons sur la chaîne carbonée: les
acides gras saturés comme les acides palmitique, butyrique, stéarique ou larique et
les acides gras insaturés comme les acides linoléique, linolénique et oléique.

Le cholestérol :
Abondant dans le cerveau, les glandes surrénales, la myéline, la graisse ou
encore dans le jaune d’œuf, c’est le stérol le plus important chez les animaux
supérieurs. Sous forme libre ou estérifiée dans les tissus de l’organisme, il est
retrouvé fréquemment à proximité des phospholipides au niveau des membranes
cellulaires. Il est présent dans le pollen ou dans la gelée royale, surtout sous une
forme dérivée, le 24-méthylènecholestérol. [9]
Partie 2.4 : Les vitamines:
Primordiales pour la santé et la croissance mais présentes en très faibles
quantités dans l’alimentation, les vitamines, en particulier celles étant hydrosolubles
comme les vitamines du groupe B ou encore la vitamine C, sont retrouvées dans des
proportions intéressantes dans les produits de la ruche. En contrepartie, vitamines
liposolubles (A, D, E et K) et la vitamine C pour certains produits ne sont présents
qu’en infime proportion.

Vitamines hydrosolubles :
Vitamine B1 : appelée également thiamine, elle permet la production d’énergie à
partir du glucose et du saccharose, assure la transmission de l’influx
nerveux, protège le système nerveux, notamment des effets toxiques
de l’alcool. Les réserves dans l’organisme sont limitées et doivent être
reconstituées surtout si la personne boit régulièrement du café ou de
50
l’alcool, ou bien fume. On observe une perte d’appétit, des troubles
digestifs, des pertes de mémoire, une neurasthénie et dans les cas
graves, une polynévrite particulière, le béribéri, lors d’une carence à
cette vitamine
Vitamine B2 : ou bien riboflavine, elle est nécessaire pour la production
d’énergie, protège la peau, les cheveux, les phanères, la muqueuse
buccale mais craint la lumière et est détruite par l’alcool. Sa carence,
répandue dans les pays orientaux, se manifeste par des lésions de la
peau, des stomatites et augmenterai le risque de cancer de
l’œsophage
Vitamine B3 : appelée aussi vitamine PP, acide nicotinique ou encore
nicotinamide, elle a un rôle important dans la production d’énergie,
dans la transmission de l’influx nerveux, dans la synthèse d’hormones
comme les oestrogènes, la testostérone, l’insuline ou bien la
cortisone. Dans des conditions favorables, elle peut être synthétisée
dans l’organisme à partir du tryptophane. De plus, elle réduit la
tension artérielle, la cholestérolémie, protège de l’athérosclérose et de
la migraine. En cas de carence, on observe des troubles digestifs, de
l’humeur, des céphalées, de la fatigue et dans les situations les plus
graves, des troubles nerveux ou encore un pellagre, qui est une
affection de la peau
Vitamine B5 : ou encore acide pantothénique, elle est nécessaire à la synthèse
de l’acétylcholine, des anticorps, des graisses, du cholestérol, à la
protection du système nerveux central, à la croissance des tissus. Elle
stimule l’immunité, protège le cheveu, a une action défatigante, antistress. On la retrouve notamment dans la gelée royale et la fatigue,
l’hypoglycémie, l’alopécie, les lésions ou dépigmentations de la peau
constituent les principaux signes de carence
Vitamine B6 : appelée aussi pyridoxine, elle est fortement anti-oxydante, est
nécessaire au métabolisme des acides aminés, diminue le risque de
maladies cardio-vasculaires, intervient dans la synthèse de certains
neuromédiateurs, stimule le système immunitaire, permet la
glycogénolyse, protège le système nerveux, diminue la production de
sébum par la peau et les risques de nausées, crampes et spasmes
chez la femme enceinte. Fréquente chez la femme sous contraceptif,
la carence peut entraîner dépression, convulsion, anémie hypochrome
ou encore des troubles de la personnalité
Vitamine B8 : ou biotine, elle prévient l’apparition des cheveux gris, la chute des
cheveux, atténue les douleurs musculaires et accélère la guérison de
l’eczéma et des dermites
Vitamine B9 : appelée également acide folique, elle est nécessaire à la synthèse
de l’ADN, des acides aminés, dans le développement des tissus, de la
moelle osseuse et est donc primordiale lors de la grossesse. En cas
de carence, on peut observer une malformation congénitale chez le
nouveau-né, le spina bifida, qui est une mauvaise fermeture du tube
51
neural entraînant anomalies de la moelle épinière et de la colonne
vertébrale
Vitamine B12 : ou bien cobalamine, elle est liée à l’acide folique en permettant
sa synthèse. De plus, elle protège le système nerveux, stimule la
croissance et l’appétit chez l’enfant, contient du cobalt, est retrouvée
exclusivement dans des aliments d’origine animale. Une carence en
cette vitamine peut provoquer une anémie hypochrome macrocytaire
Vitamine C : encore appelée acide ascorbique, elle est nécessaire à la formation
du collagène, dans la croissance, dans la protection des différents
tissus de l’organisme, des vaisseaux sanguins, des os, des ligaments,
des dents, aide à stopper certaines hémorragies. Egalement, c’est un
puissant antioxydant, lutte contre les effets néfastes du tabac, favorise
l’absorption du fer et du calcium, aide à traiter les rhumes, diminue la
cholestérolémie, a une action anti-cancérigène et renforce le système
immunitaire. Sa carence se manifeste par le scorbut qui est une
association de gingivite, hémorragie et dégénérescence musculaire
Surtout présentes dans la gelée royale, les vitamines du groupe B sont
également retrouvées dans le pollen dans des proportions intéressantes. Ainsi, dans
1g, on a 9,2 mg de vitamine B1, 18,5 mg de vitamine B2, 5 mg de vitamine B6, 20
mg de vitamine B3, 5 mg de vitamine B5 et 7 à 15 mg de vitamine C.

Vitamines liposolubles :
Vitamine A : d’origine animale (huile de poissons, foie), sous forme de rétinol et
directement utilisable par l’organisme ou bien d’origine végétale sous
forme de β-carotène ou provitamine A et préalablement transformée
en rétinol pour être assimilée, cette vitamine A est anti-oxydante en
neutralisant les radicaux libres, protège l’œil, favorise la croissance, la
résistance des tissus et des os aux infections, la cicatrisation des
plaies, la guérison de certaines maladies de peau. La carence en
celle-ci est caractérisée par des troubles oculaires (photophobie, yeux
rouges et irrités) ou encore des calculs rénaux. Cette vitamine A est
bien représentée dans la cire d’abeilles, dans le pollen ou encore dans
le pain d’abeilles
Vitamine D : apportée par l’alimentation ou synthétisée par la peau sous l’action
des rayons UV, elle favorise l’absorption du phosphore et du calcium
et leur dépôt au niveau des os. De plus, elle participe à la régulation
du rythme cardiaque, renforce l’immunité. Sa carence entraîne le
rachitisme chez l’enfant, l’ostéomalacie chez l’adulte, un risque
52
augmenté d’ostéoporose chez la personne âgée tout en sachant que
certains médicaments diminuent le taux de vitamine D dans
l’organisme
Vitamine E : désignant les tocotriénols et les tocophérols, elle est un antioxydant
naturel très puissant (trois fois plus que la vitamine C) et s’oppose à
la synthèse de radicaux libres favorisée par la consommation
excessive de graisses insaturées. Ainsi, elle protège l’organisme du
vieillissement: diminution des facultés mentales, anémie hémolytique,
maladies auto-immunes ou encore cancers. On retrouve cette
vitamine E dans le pollen et à l’état de traces dans la gelée royale
Vitamine K : ou phylloquinone, et associée à la provitamine K ou ménadione,
elle est synthétisée dans l’organisme au niveau de la flore intestinale
mais est aussi apportée par l’alimentation, et permet la formation de
prothrombine, utile en cas d’hémorragies. Cette vitamine est
particulièrement retrouvée dans le pain d’abeilles
Partie 2.5 : Les sels minéraux et oligo-éléments:
Indispensables à la santé et à la croissance, apportés par l’alimentation,
notamment par les produits de la ruche mais rapidement éliminés, les minéraux sont
divisés en deux groupes : les sels minéraux comme le sodium, le calcium, le
potassium, le phosphore, le magnésium et les oligo-éléments comme le fer, le cuivre,
le zinc, le sélénium, le manganèse, le fluor, le chrome, ces derniers devant être
apportés en de très faibles proportions à l’organisme mais restant toutefois
indispensables à celui-ci.

Sels minéraux :
Calcium : entre dans la structure et la constitution du squelette et des dents,
mais aussi dans le bon fonctionnement des systèmes cardiovasculaire et nerveux en régulant le rythme cardiaque, la coagulation
du sang, la gestion du sommeil, dans la protection de la peau et
agirait contre le risque de cancer du côlon ou du rectum. Assimilé
53
grâce à la vitamine D et aux sucs gastriques, son dépôt sur les os se
fait par le biais des vitamines A, C et D. Le déficit en calcium se
manifeste par des crampes, des caries, du rachitisme, de
l’ostéomalacie, de l’ostéoporose et de la nervosité
Magnésium : est utile dans la production d’énergie, dans la synthèse de
protéines, dans la contraction musculaire, dans la transmission de
l’influx nerveux, lutte contre la formation de calculs et la calcification
des vaisseaux et surtout, régule le métabolisme du calcium, du
glucose, du phosphore, du magnésium, de la vitamine C et du
potassium. Sa carence dans l’organisme entraîne crampes,
insomnies, irritabilité, diarrhées et faiblesse musculaire
Phosphore : lié au calcium dans le squelette, il est primordial dans le
métabolisme calcique, entre dans la composition de l’ATP qui est une
source d’énergie très importante pour la cellule. Egalement, c’est un
constituant de la membrane cellulaire et est un composant de la
myéline qui entoure les fibres nerveuses. Les carences en phosphore,
toutefois rares car celui-ci étant largement présent dans l’alimentation,
se manifestent par une faiblesse musculaire, un fourmillement des
extrémités, une respiration irrégulière ou encore une diminution des
réflexes.
Potassium : joue un rôle dans la régulation du rythme cardiaque et de la
pression artérielle, dans la teneur en eau de l’organisme, dans
l’excitabilité neuromusculaire, contre les crampes et stimule la
sécrétion d’insuline. Chez les alcooliques et les patients sous certains
diurétiques ou laxatifs, des carences peuvent être observées.
Concernant les produits de la ruche, le miel contiendrait en moyenne 661 mg
de potassium et 48 mg de calcium pour 1 kg de produit tandis que le sodium n’est
présent qu’en de faibles quantités dans le pollen. Les autres sels minéraux ne se
retrouvent quant à eux qu’à l’état de traces.

Oligo-éléments :
Chrome : stimule la croissance, protège du diabète et du risque
d’athérosclérose, intervient dans la synthèse d’acides gras et du
cholestérol et dans le métabolisme du glucose. A cause du raffinage
des aliments, les déficits sont fréquents dans l’organisme et se
manifestent par de la fatigue, une hypercholestérolémie et un risque
accru d’obésité, de diabète et d’athérosclérose
Cuivre : facilite l’absorption du fer et donc la formation de l’hémoglobine, est
antioxydant, antihistaminique, protège des effets néfastes du cadmium
et joue un rôle dans la pigmentation de la peau. Une fatigue, une
anémie, une dépigmentation, un essoufflement caractérisent une
carence tandis qu’une insomnie, de l’hypertension ou des règles
54
irrégulières se rapprochent d’une surcharge, souvent liée à la prise de
tabac, mais bien corrigée par l’apport de zinc
Fer : présent dans la myoglobine et dans l’hémoglobine, il prévient la fatigue,
guérit l’anémie ferriprive et aide à lutter contre les maladies. Les
carences en cet oligo-élément sont caractérisées par une moins
bonne résistance aux infections et augmente le risque d’anémie,
d’asthénie, de pâleur, de formation de radicaux libres, de tumeurs, en
particulier chez la femme chez qui les pertes sont régulières (pertes
menstruelles, grossesse). Diabète « bronzé », hypertension,
hémochromatose sont les signes d’une surcharge en fer, celle-ci étant
toxique pour le foie
Iode : joue un rôle dans le bon fonctionnement de la glande thyroïde et donc
en général sur le métabolisme comme la thermogénèse, le système
respiratoire, nerveux ou encore cardio-vasculaire. On peut observer
un hypothyroïdisme, une léthargie, une prise de poids, un goitre ou
une baisse de libido en cas de déficit au niveau de l’organisme
Sélénium : antioxydant, immunostimulant, protecteur contre la cataracte, la
stérilité masculine en améliorant la mobilité des spermatozoïdes, limite
les effets toxiques des métaux lourds, du tabac et de la pollution,
retarde le vieillissement cellulaire et diminue le risque de cancers,
notamment ceux du colon, de la prostate ou encore du sein. En cas
de carence, les cancers ont tendance à se développer plus facilement
ainsi que les maladies cardio-vasculaires. Très riche en sélénium, le
pollen est l’élément naturel qui en contient le plus, avec la noix du
Brésil
Zinc : intervient dans la synthèse de l’ADN, de l’ARN et des protéines, est
nécessaire au développement des organes reproducteurs, régule la
glycémie, l’insulinémie, les contractions musculaires, entre dans la
composition de certains types d’enzymes. De plus, cet oligo-élément
est un antioxydant puissant, stimule le système immunitaire, aide à la
guérison des plaies, participe au maintien des capacités visuelles,
olfactives et gustatives, neutralise la surcharge en cuivre et aide à
éliminer le cadmium apporté par les cigarettes. De ce fait, la carence
est particulièrement grave, notamment chez les personnes prenant
des diurétiques, de l’alcool ou ayant un mode de vie végétarien
Dans le miel, on retrouve 2 mg de fer, 0.21 mg de cuivre, 2.53 mg de
manganèse et 1.1 mg de zinc. Concernant la propolis, on retrouve du fer, du cuivre,
du zinc ou encore du manganèse. Ces oligo-éléments se retrouvent également dans
la gelée royale, le pollen et le pain d’abeilles.
55
Partie 2.6 : Les hormones et substances assimilées :
Substance organique sécrétée par une glande ou cellule endocrine puis
transportée dans le sang vers un autre tissu du même organisme, l’hormone est
capable de provoquer une réponse métabolique conséquente comme par exemple la
cortisone, la vasopressine, l’anthéridiol, une hormone sexuelle chez les plantes ou
encore les stéroïdes comprenant par exemple les oestrogènes.
La gelée royale, issue d’une glande spécifique de l’ouvrière, contient de
l’hormone juvénile ainsi que des hormones sexuelles, testostérone et progestérone,
ceci afin de favoriser la croissance de la jeune reine.
Dans le miel, on retrouve des substances apparentées aux hormones comme
l’acide abscisique qui sert à la fermeture des stomates chez la plante, notamment en
cas de pénurie d’eau. Il existe également des précurseurs hormonaux androgènes
dans les larves d’abeilles, en particulier celles de faux-bourdons, ces précurseurs
étant probablement à l’origine de l’action anabolisante de ces produits de la ruche.
Le pollen contient quant à lui des précurseurs des hormones sexuelles. Dans
la gelée royale, un facteur hyperglycémiant et un peptide hypoglycémiant proche de
l’insuline ont été mis en évidence.
56
Partie 2.7 : Les Pigments végétaux:
Composants organiques naturels de différentes couleurs, les pigments
végétaux sont classés suivant leur structure chimique: terpènes (caroténoïdes),
anneau phényl-2 chromane (flavonoïdes, antocyanidines), quinones (benzoquinones,
anthraquinones, naphtoquinones) ainsi que par leur origine: floraux, de bois ou issus
des feuilles. Ces pigments trouvent une application dans le domaine de la médecine
ou bien dans la fabrication d’aliments.
Les caroténoïdes ont un rôle important dans les transferts d’énergie lors de la
photosynthèse et dans la protection vis-à-vis des rayons UV. Les composés
phénoliques, quant à eux, protègent les plantes des affections fongiques.
Concernant les produits de la ruche, le pollen contient flavonoïdes,
caroténoïdes et antocyanidines, et la propolis, des flavonoïdes. De plus, présent
dans un grand nombre d’essences végétales que l’on retrouve dans la propolis ou
encore le miel, ces pigments offrent des propriétés antibactériennes, antivirales, antioxydantes et apportent des provitamines comme le β-carotène.

Caroténoïdes :
De la famille des tétraterpènes, ces pigments de coloration jaune ou rouge se
retrouvent chez les fruits et légumes. On distingue les carotènes comme le β57
carotène, le lycopène, le neurosporène, le phytofluène ou encore le phytoène, et les
xantophylles, des dérivés jaunes oxygénés estérifiés ou souvent associés à du
glucose ou des protéines, par exemple la lutéine, la fucoxanthine ou la violaxanthine.
Les caroténoïdes sont retrouvés dans 90% des cas dans les feuilles dont 40%
de carotènes et 60% de xantophylles.
Au niveau de l’organisme humain, c’est un précurseur de la vitamine A,
essentiel pour la vision.
Les pollens ont, pour la plupart dans leur composition, des caroténoïdes
comme les α, β, γ et δ-carotènes mais quelques-uns d’entre eux ne contiennent que
des flavonoïdes.

Flavonoïdes :
Ces pigments sont classés en flavones, flavonols, chalcones, aurones ou
anthocyanidols. Par exemple, on peut citer le kaempférol ou encore le quercétol.
La propolis en contient des quantités non négligeables et ont des propriétés
anti-inflammatoires, anti-oxydantes, antihémorragiques, stimulent l’action protectrice
de la vitamine C sur les vaisseaux sanguins, réduisent la fragilité et la perméabilité
des capillaires, abaissent le LDL cholestérol, participent à la guérison des
rétinopathies et stabilisent le collagène en inhibant la hyaluronidase.
Source importante de flavonoïdes mais variable selon l’origine florale, par
exemple abondants dans le miel de tournesol, le miel contient deux flavones, la
galangine et la chrysine, et deux flavanones, la pinobanksine et la pinocembrine et à
un degré moindre du kaempferol, de la quercétine et de l’apigénine. [59-65-83-122]
58
III ème Partie :
Apithérapie et
pathologies
59
Pastilles adoucissantes pour la gorge ArkoRoyal©
Partie III : Apithérapie et pathologies :
Partie 3.1 : Affections ORL et broncho-pulmonaires :
•
ORL :
Grâce à son action adoucissante, expectorante et antitussive et à certains de
ses constituants volatiles, le miel est connu comme étant un remède de grand-mère
L’action des produits de la ruche sur les différentes maladies et autres
affections de l’organisme humain et animal est détaillée dans cette
troisième partie : utilisation dans l’Histoire, propriétés, produits les
plus efficaces, aromiels à conseiller, tableaux récapitulatifs, sans
omettre toutefois la non confirmation scientifique de la grande
majorité des indications présentées ci-après
60
en cas de maux de gorge, de toux et autres laryngites ou pharyngites. [21-27-31-3270-125,i2]
Il existe ainsi des miels de thym, de sapin ou de lavande qui peuvent traiter les
extinctions de voix et des aromiels de thym associés avec des HE d’Origanum
marjonara, de Melaleuca alternifolia et de Thymus vulgaris à linalol.
Il peut être efficace lors d’infection par le Corynebacterium diphteriae à
l’origine de la diphtérie. [9-125,i2]
Ce miel est employé également en cas de coryzas spasmodiques, de
sinusites, de rhinites, d’aphtes et plus particulièrement les aromiels de thym avec HE
de Ravensara aromatica, Ocimum basilicum et Mentha pipereta ou encore de la
teinture de propolis ou un propomiel de thym. [9,125]
La propolis, quand elle est utilisée sous forme de pansements locaux, est
efficace en cas d’affections de l’oreille comme les écoulements de pus dans le
conduit auditif appelés otorrhée, lors d’otomycoses ou encore de prurit. Egalement,
elle peut améliorer l’audition à la suite d’attaques extérieures (bruits, vibrations) ou
bien de pathologies (otites chroniques, rougeole ou myringite, une inflammation de la
membrane du tympan) conduisant à une atteinte du nerf auditif. [19-66-81]
Grâce à ses actions antibactérienne, anesthésique et anti-inflammatoire, la
propolis est efficace lors des atteintes oto-rhino-laryngologiques, d’autant plus qu’il
n’existe aucune contre-indication particulière, que la durée d’action est relativement
élevée et qu’elle réduit le temps du traitement classique.
Ainsi, la propolis peut être employée par voie orale pour se prémunir de
certaines affections chroniques, d’otites, de rhumes ou encore de trachéites, sachant
que ce produit de la ruche ne perturbera pas la flore intestinale et améliorera la
résistance de l’organisme. [21-27-31-32-70,i2]
•
SPHERE BRONCHO-PULMONAIRE :
La propolis peut être utilisée, en association avec les médicaments industriels
chimiques, en cas d’affections bronchiques grâce à ses propriétés anti-inflammatoire,
antibactérienne et analgésique. [81] Ainsi, elle va être employée pour diminuer le
risque et la fréquence des crises d’asthme. On pourra lui associer des piqûres de
venin d’abeilles, une désensibilisation par le pollen ainsi qu’un aromiel cortisone-like
de sapin avec des HE d’Artemisia dracunculus et de Pinus sylvestris. [21-27-31-3270-125,i2]
Egalement, la propolis va protéger l’organisme vis-à-vis du bacille de Koch,
responsable de la tuberculose [90], et son association avec du miel sous forme de
propomiel va être efficace en cas de bronchite chronique. [91]
La gelée royale, quant à elle, va apaiser la toux et l’asthme et va avoir une
action immuno-modulatrice au niveau des poumons. [9]
Une étude, menée à Cuba en 2000 sur 600 personnes souffrant d’affections
broncho-pulmonaires, en majorité de pneumonies, et traitées à l’aide d’aromiels, a
obtenu comme résultat 100% de rémission sans aucune récidive dans les 6 mois
suivants. [9]
61
TOUX
BRONCHITE
Miel : toutes fleurs de montagne, de lavande, d’eucalyptus, miellat de sapin
Teinture de propolis
Propomiel
Aromiel
Miel d’eucalyptus
HE d’Eucalyptus radiata, Eucalyptus smithii
Aromiel
ASTHME
Aromiel
GRIPPE
Aromiel
CORYZA
Aromiel
ANGINE
AMYGDALITE
Aromiel
Aromiel
PHARYNGITE
Aromiel
Propolis en pelote
Teinture de propolis
Miel d’eucalyptus, de sapin, de lavande
HE d’Eucalyptus radiata, Eucalyptus globulus,
Rosmarinus officinalis cineoliferum, Thymus vulgaris
geranioliferum
Miel de sapin
Propolis
Venin en micro-piqûres
Désensibilisation par le pollen
Miel de sapin, d’eucalyptus
HE de Pinus sylvestris, Artemisia dracunculus,
Eucalyptus globulus, Eucalyptus radiata ssp. radiata
cineolifera, Rosmarinus officinalis cineoliferum
Miel de thym ou de châtaignier
HE de Mentha pipereta, de Laurus nobilis
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Rosmarinus
officinalis cineoliferum, Ocimum basilicum var. basilicum
Teinture de propolis
Miel de lavande, de thym, de sainfoin
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Rosmarinus
officinalis cineoliferum
Miel de lavande
Teinture-mère de propolis
Propomiel
Miel de thym
HE Thymus vulgaris geranioliferum
Teinture de propolis
Propolis
Miel de thym, d’Eucalyptus, de Lavande
HE de Rosmarinus officinalis cineoliferum, Ravensara
aromatic, Eucalyptus globulus , Thymus vulgaris
thujanoliferum
Miel de thym
62
APHTES
Aromiel
ENROUEMENT
OTITES
EXTERNES à
tympan fermé
Aromiel
Spray à la propolis
Miel de sapin
Miel de sapin
HE de Rosmarinus officinalis cineoliferum, Pinus
sylvestris
Aromiel
Teinture de propolis
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Thymus vulgaris
thujanoliferum, Eucalyptus radiata spp. Radica
cineolifera
Gelée royale
Miel de sapin, de thym, de romarin
Teinture de propolis
Propolis
RHUME
RHINOPHARYNGITE
Aromiel
TUBERCULOSE
Aromiel
SINUSITES
TRACHEITES
LARYNGITE
Teinture de propolis
Propomiel
Miel de thym
HE de Ravensara aromatica, Mentha pipereta, Ocimum
basilicum var. basilicum
Aromiel
Propolis
Miel d’eucalyptus
Miel d’eucalyptus
HE d’Eucalyptus globulus, de Rosmarinus officinalis
cineoliferum, Inula graveolens
Pain d’abeille
Propolis
Miel de sapin
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Ravensara
aromatica, Myrtus communis cineoliferum, Laurus nobilis
Teinture de propolis
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis cineoliferum, Helichrysum
italicum ssp. serotinum, Origanum majorana, Pinus
sylvestris
Miel de lavande, sapin, eucalyptus, toutes fleurs de montagne
Teinture de propolis
Propomiel
Miel de d’eucalyptus
Aromiel
HE de Cupressus sempervirens var.stricta, Myrtus
communis cineoliferum, Eucalyptus radiate spp. radiata
cineolifera
Aromiel
Miel de thym, de lavande, d’eucalyptus, de sapin
HE de Thymus vulgaris geranioliferum, Pinus pinaster
63
Partie 3.2 : Dermatologie :
Les produits de la ruche ont en commun le fait de stimuler la cicatrisation en
régénérant les tissus et les épithéliums fragilisés ou lésés. [21-27-31-32-53-70125,i2]
Ainsi, la propolis va participer à la restructuration des membranes capillaires,
à l’amélioration des processus métaboliques locaux au niveau cellulaire et tissulaire,
à la néoformation de vaisseaux et à la reformation de la substance fondamentale.
Le miel et le propomiel à 0,5% de propolis sont les cicatrisants les plus
performants aussi bien sur une plaie normale que sur une plaie surinfectée. Le venin
est bénéfique dans certaines affections également.
L’usage du pollen et de la gelée royale est intéressant dans certaines
maladies de la peau notamment séborrhéiques et kératosiques, ainsi que dans les
ongles fragiles ou classiques, la chute de cheveux, dans la xérodermie, une
sécheresse excessive de la peau avec desquamation fine, dans les cicatrisations
difficiles, dans l’acné ou encore dans le lupus érythémateux. [44]

Infections bactériennes et fongiques :
Non douloureux, non irritant et très efficace sur les plaies infectées, le miel est
notamment employé pour soigner les brûlures, les gerçures, les crevasses, les
ulcères variqueux et même le prurit anal. De plus, il peut agir en synergie avec la
propolis, donc sous forme de propomiel dans ce type d’affections de la peau.
La propolis appliquée en externe est quant à elle efficace dans les
pyodermites profondes qui sont des affections dermatologiques causées par des
bactéries pyogènes induisant la formation de pus. Egalement, on peut l’utiliser lors
de furonculose ou de mycoses cutanées et ceci grâce à son action bactéricide
associée à un spectre d’action large, plus particulièrement sur les staphylocoques
pathogènes.
Son action va être relativement rapide et son potentiel cicatrisant va être
utilisé dans le soin et la cicatrisation des escarres. [66-76]

Psoriasis et eczéma :
Anti-inflammatoire, antiseptique et analgésique, la propolis est efficace en cas
de psoriasis. Cette pathologie est une atteinte chronique de la peau caractérisée par
des plaques rugueuses de squames et qui évolue le plus souvent par crises, plus
particulièrement pendant l’hiver, et dont la cause est multifactorielle : stress,
affaiblissement du système immunitaire, facteurs environnementaux… [74]
La propolis peut être utilisée sous forme de pommade, d’aérosol ou par voie
interne 2 à 3 fois par jour pendant 3 mois en sachant que les effets de celle-ci
apparaissent en moyenne entre 3 semaines et un mois de traitement. On pourra lui
associer de la gelée royale qui va stimuler le système immunitaire du patient. [66]
64
Un mélange de gelée royale, de propolis et de cire d’abeille sous forme de
pommade est intéressant dans le traitement de l’eczéma chronique en stoppant la
desquamation de la peau, en atténuant la sécheresse de celle-ci et en stimulant la
cicatrisation des crevasses et autres fissures. L’inflammation, le prurit et l’érythème
sont réduits après une semaine de traitement, même chose avec l’utilisation d’un
miel de lavande associé à des HE de Thymus vulgaris à linalol et de Rosmarinus
officinalis à verbenone en usage interne. [9,125]

Tumeurs :
Le miel et le pollen peuvent être utilisés dans certains cancers du côlon ou du
rectum, en complément des traitements chirurgicaux ou conventionnels. Grâce à la
présence de substances nutritives et biologiquement actives, ces produits de la
ruche vont stimuler le système immunitaire et de ce fait, augmenter les défenses de
l’organisme. [9]
La propolis, riche en flavonoïdes, possède une action anti-tumorale grâce à
ses effets antioxydants et répresseur génique. Ainsi, cette dernière propriété se
retrouve chez certaines hormones comme les glucocorticoïdes ou les œstrogènes,
en sachant que les flavonoïdes ont une action de type « hormone-like » comme par
exemple la sylibine dont la structure se rapproche de celle de la cortisone.
Egalement, le venin pourrait être utile dans le cadre du traitement des tumeurs
cutanées, grâce à ses différentes propriétés. [9]

Problèmes post-chirurgicaux :
Le miel mélangé avec de la gelée royale est efficace dans la prévention des
infections péri-opératoires, en appliquant ledit mélange avant puis après le geste
chirurgical.
Le venin d’abeilles sert quant à lui dans le traitement de l’ostéomyélite et dans
les autres infections post-chirurgicales des tissus mous et des os, grâce à ses
propriétés anti-inflammatoires et antibiotiques. [9]

Plaies, escarres, ulcérations et brûlures :
Utilisé depuis plusieurs siècles dans ce type d’affections, le miel grâce à ces
propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires et analgésiques, a été utilisé dans toutes
sortes d’atteintes de la peau, qu’elles soient dues à des maladies ou à des
traumatismes. Ainsi, le miel est très efficace en cas de brûlures, à n’importe quel
stade, en provoquant une guérison plus rapide et homogène qu’avec certains
produits classiques. [10-16]
Les miels de lavande, de châtaignier, de thym ou de toutes fleurs de
montagne sont les plus intéressants ici mais doivent être standardisés à destination
thérapeutique et peuvent être enrichis ou non en propolis afin d’améliorer un peu
plus les actions antibactérienne et cicatrisante du miel. [i7]
65
La propolis stimule la prolifération de l’épithélium et donc la régénération de la
plaie, limite la formation de pus et soulage la peau exposée au soleil grâce à son
action anti-inflammatoire. Elle possède aussi des propriétés bactéricides,
bactériostatiques, antivirales et antifongiques et notamment sur Pseudomonas
aeruginosa qui est un germe résistant aux antibiotiques classiques. L’onguent à base
de propolis exerce quant à lui une action cicatrisante et protectrice mécanique sur la
plaie. [30-66]
Le miel et la propolis sont également efficaces lors d’ulcérations, en particulier
pour le pied du patient diabétique. Ces deux produits de la ruche vont ainsi faciliter la
détersion de la plaie, c'est-à-dire le nettoyage de celle-ci et donc stimuler la
cicatrisation, la régénération tissulaire et l’apparition de nouveaux vaisseaux, donc
l’oxygénation des tissus.
Le venin d’abeilles, utilisé sous forme de micro-piqûres, est aussi intéressant
dans certaines affections cutanées comme les escarres nécrosées. [17]
En application locale, l’aromiel de lavande avec les huiles essentielles de
Lavandula spica et de Lavandula angustifolia permet de soulager le lupus tandis que
pour les crevasses, un aromiel de citron associé avec une huile essentielle de Citrus
lemon est intéressant.
Pour les gerçures, un miel de lavande, un miel de toutes fleurs de montagne
ou de la cire d’abeille enrichie de teinture de propolis est efficace. Le miel ou le
propomiel de lavande en cataplasmes permet de traiter les engelures. [9-125]
ACNE
BRULURES
Propo-aromiel
Propolis en crème nettoyante
Teinture mère de propolis et miel de thym
HE de Thymus vulgaris linaloliferum
Miel toutes fleurs de montagne, de lavande, de thym, de châtaignier
Propomiel (miel + 1% de teinture de propolis concentrée à 50%)
CREVASSES
Aromiel
DERMATOSES
Aromiel
ECZEMA
Aromiel
Propolis en crème
Miel de lavande en cataplasme
Miel de citron
HE de Citrus limonum
Propomiel
Miel de thym
Miel de lavande
HE de Lavandula angustifolia ssp. angustifolia, Thymus
vulgaris linaloliferum
Propomiel (externe)
Miel de lavande (externe)
Miel de lavande (externe), de romarin (interne)
HE de Lavandula angustifolia ssp. angustifolia (externe),
Rosmarinus officinalis verbenoniferum, Thymus vulgaris
66
linaloliferum (interne)
ERYTHEME
ESCARRES
Aromiel
(externe)
Propomiel (externe)
Venin en micro-piqûres
Miel de thym, lavande, châtaignier, romarin (externe)
ENGELURES
FURONCLES
Miel de lavande (externe)
Propomiel (externe)
Aromiel
(externe)
GERCURES
INFECTIONS PAR
STAPHYLOCOCCUS
AUREUS
PANARIS
PSORIASIS
ALOPECIE
Propomiel (externe)
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris geranioliferum, Melaleuca
alternifolia
Miel de lavande, toutes fleurs de montagne (externe)
Cire + Teinture de propolis (externe)
MYCOSES CUTANEES
URTICAIRE
Propomiel (externe)
Miel de lavande
HE de Lavandula angustifolia ssp. angustifolia
Teinture de propolis
Aromiel
Aromiel
Aromiel
(externe)
Aromiel
(externe)
Miel de lavande
HE de Lavandula angustifolia ssp.angustifolia
Propolis
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris thymoliferum, Melaleuca
alternifolia, Ravensara aromatica, Rosmarinus officinalis
verbenoniferum
Miel de thym
HE de Lavandula angustifolia ssp.angustifolia, Melaleuca
alternifolia
Propomiel (externe)
Miel de lavande
HE de Lavandula angustifolia ssp. angustifolia
Pollen
Miel d’acacia, de lavande + gelée royale en massage du cuir chevelu
67
Partie 3.3 : Affections des tissus :
Grâce à leurs propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, la propolis et la
cire, d’autant plus en association, sont efficaces dans certaines atteintes
inflammatoires musculaires ou bien articulaires et ce, sur une longue durée, de
l’ordre de 6 à 12 mois, après le premier contact avec l’organisme. [21-27-31-32-53125,i2]
La propolis, grâce à ses flavonoïdes, va inhiber les enzymes responsables de
la synthèse de prostaglandines, la PG-synthétase ou la PG-cyclo-oxygénase et va
donc avoir une action bénéfique au niveau du collagène, tout comme la gelée royale.
Cette action est de type « aspirine like ».
Egalement, la propolis possède des actions régénératrices de l’épithélium de
la peau et cicatrisantes en bloquant au niveau de la peau les agents infectieux et en
ayant une action mucolytique puis en stimulant le processus de granulation tout en
nettoyant la zone incriminée.
En cas d’ulcère de la jambe, la propolis va améliorer l’action des enzymes,
favorisant ainsi la restructuration de la substance fondamentale, va diminuer
l’anorexie tissulaire, tout ceci contribuant à la restructuration des membranes
capillaires et à la formation de nouveaux vaisseaux.
Elle peut être utilisée également en cas de radiculite sacro-lombaire d’origine
discale, inflammation d’une racine nerveuse, tout comme le venin d’abeilles ou des
infiltrations d’apitoxine. La propolis peut aider à traiter les hernies discales ou les
lombalgies, associée ou non à de la cire. [66]
La gelée royale, grâce à la présence de proline, va avoir une action bénéfique
sur le collagène et l’élastine, indispensables dans la synthèse du tissu conjonctif. [5]
Dans le cas des tissus osseux, la gelée royale, le pollen et le pain d’abeilles
peuvent être efficaces lors d’ostéoporose de la femme ménopausée grâce à leurs
précurseurs hormonaux. [9]

Arthrite :
68
La synergie d’action de l’adolipine, de la phospholipase A2, de la mellitine
présentes dans le venin d’abeille est bénéfique dans le cas de l’inflammation d’une
articulation, qu’elle soit aigue ou chronique et qu’elle soit consécutive à un
traumatisme ou bien à une maladie.
Le venin provoquerait une augmentation du taux de cortisol plasmatique, un
anti-inflammatoire endogène, évitant ainsi les effets secondaires des corticostéroïdes
pharmaceutiques. Un petit peptide appelé apamine retarderait l’installation de
l’affection.
Le venin et l’apitoxine sont efficaces en cas d’arthrite, d’arthrose, de névralgie
et dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante, affection atteignant le bassin
et la colonne vertébrale. [17-82-96]
La propolis présente quant à elle un potentiel intéressant dans l’arthrite
rhumatoïde et dans d’autres inflammations aigues ou chronique.
 Sclérodermie :
L’association des piqûres d’abeilles et de gelée royale a conduit à des
résultats significatifs dans la sclérodermie qui est une maladie auto-immune touchant
le tissu conjonctif et donc la peau, les muscles, les organes internes et les
articulations. Cette maladie est gravissime et conduit souvent au décès du patient
par arythmie cardiaque ou par insuffisance rénale, sachant qu’il n’existe pas de
traitement réellement efficace à ce jour. [82]
Ainsi, on va observer une baisse de la raideur musculaire, une stimulation du
système immunitaire, une régénération des tissus endommagés, essentiellement par
la gelée royale et une diminution de l’accumulation de collagène dans certains
téguments. [5]

Rhumatismes :
L’arthrose, qui apparaît avec l’âge, est due à une baisse du système
immunitaire qui a pour conséquence une réparation incomplète du cartilage quand il
est affecté mais aussi à une diminution de la circulation dans l’articulation et du
métabolisme des cellules.
Le venin d’abeilles trouve son utilité dans cette pathologie grâce à ses
propriétés analgésiques et anti-inflammatoires. [17-82-96] Ainsi, le peptide 401
contenu dans celui-ci va inhiber la conversion de l’acide arachidonique en
prostaglandine.
Concernant la propolis, elle peut soulager les personnes souffrant d’arthrose
cervicale de par son action aspirine-like. Celle-ci, associée à la cire, peut être utilisée
dans les atteintes de la colonne vertébrale appelées spondylarthroses qui peuvent
conduire à l’écrasement très douloureux de racines nerveuses. [9]
La gelée royale, grâce à sa constitution en minéraux comme le phosphore ou
le manganèse va nourrir le cartilage, la présence de vitamines A, D et E va aider à
69
protéger l’os tandis que la tyrosine et de tryptophane vont donner de la vitalité aux
tissus. [5]

Autres affections :
Dans le cas de fractures, le miel est efficace en accélérant la guérison et en
protégeant la lésion du risque d’infection. Les infections osseuses suite à une
fracture ouverte peuvent être traitées à l’aide d’infiltrations de propomiel.
Le venin aide à soulager les douleurs chroniques d’origine rhumatologique ou
orthopédique chez les deux tiers des personnes traitées. Sous forme d’onguent, il est
efficace en cas de douleur ostéo-articulaire et améliore la mobilité générale du
patient, ceci permettant de réduire la posologie des médicaments anti-inflammatoires
associés, comme les AINS par exemple. [9]
Lors de périodontitis, inflammation des tissus fixant la dent, la propolis peut
être conseillée. [9]
ARTHRITE
Aromiel
ARTHROSE
Aromiel
POLYARTHRITE
RHUMATOÏDE
Venin en piqûres
Propolis
Pollen
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis camphoriferum, Origanum
majonara, Thymus satureioides
Pollen
Pain d’abeille
Miel de sarrasin
DECALCIFICATION
DEMINERALISATION
RHUMATISMES
Venin en piqûres, crèmes, onguents
Propolis
Pollen
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis camphoriferum, Origanum
majonara, Laurus nobilis
Aromiel
Aromiel
Venin en piqûres
Propolis
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis verbenoniferum, Laurus
nobilis, Juniperus communis spp. communis, Origanum
majonara
Propolis
Venin en piqûres
Suppression des produits laitiers
Miel de romarin, de thym
HE d’Ocimum basilicum var. basilicum, Eucalyptus
citriodora citron nellalifera, Helichrysum italicum, Laurus
nobilis
70
Partie 3.4 : Maladies infectieuses :

Infections virales et bactériennes :
Au sein de la ruche, la propolis permet la protection de celle-ci vis-à-vis des
prédateurs et des maladies. Grâce à sa composition en flavonoïdes, elle dispose de
propriétés antibactérienne, antivirale, antiparasitaire et antifongique.
Des études menés sur de la propolis originaire d’Israël ont mis en évidence
son action sur plusieurs germes comme Staphylococcus aureus, Bacillus subtilis,
Pasteurella multocida ou encore Escherichia coli, ainsi que sur le virus de l’herpès.
La gelée royale permet de prévenir certaines épidémies comme celle du virus
de la grippe et est aussi utile en traitement mais à des doses plus élevées. [18-21]
La propolis et le pain d’abeille appliqués localement sont efficaces pour traiter
certaines infections respiratoires hautes, sans oublier le miel et ses propriétés
antibactériennes. [30]
Concernant les aromiels, celui de thym associé aux huiles essentielles de
Melaleuca alternifolia, de Rosmarinus officinalis à verbenone, de Thymus vulgaris à
thymol et de Ravensara aromatica exerce une action contre Staphylococcus aureus
et celui de bruyère ou de thym enrichi avec les huiles essentielles de Satureja
montana, de Thymus vulgaris et de Melaleuca alternifolia lutte contre la collibacillose.
[9]

Sida :
Des études sur l’action des produits de la ruche en complément des
traitements conventionnels dans le sida ont été menées. Ainsi, le venin d’abeille, de
71
par la présence de phospholipase A2, favoriserait le blocage du virus à l’entrée de la
cellule hôte. [9]
Egalement, la propolis, en stimulant le système immunitaire grâce à ses
propriétés BRM-like, augmenterait ainsi la résistance de l’organisme vis-à-vis des
maladies opportunistes. [9]

Parasitoses :
La propolis est efficace pour lutter contre Ascaris lumbricoïdes, Enterobius
vermicularis, les Taenias, Trichomonas vaginalis, un parasite de la cavité vaginale de
la femme, contre les amibes ainsi que dans les cas de giardiase. [30]
VERS
(Taenia, Ascaris)
Aromiel
Propomiel
Propolis en gélules
Miel de thym, toutes fleurs de montagne
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Thymus vulgaris
thujanoliferum, Allium sativum
Partie 3.5 : Autres affections de l’organisme :
¤ Affectionsimmunologiques:

Maladies auto-immunes :
L’apitoxine a obtenu des résultats satisfaisants dans des études menées sur
des rats dans le cas d’encéphalomyélite. Ainsi, on a injecté la protéine basique de la
myéline appelée BMP et qui constitue l’allergène dans cette affection, avec l’adjuvant
de Freud qui va stimuler le système immunitaire. Ceci va provoquer la
démyélinisation des fibres nerveuses. Avec l’apitoxine, administrée pendant 2
semaines dès l’injection du BMP, les réactions inflammatoires et immunitaires sont
diminuées, les altérations de la myéline sont atténuées et l’état neurologique est
amélioré.
La propolis s’est quant à elle révélée efficace dans les cas de sclérodermie,
de cirrhoses hépatiques auto-immunes, de lupus érythémateux systémique, de
thyroïdite auto-immune ou encore de goitre lymphomateux, tandis que certains
aromiels comme celui de miel de cru associé aux huiles essentielles de Rosmarinus
officinalis a verbenone et de Mentha piperita sont intéressants dans certaines
maladies auto-immunes. [9]

Allergies :
Le pollen, paradoxalement, peut intervenir dans la désensibilisation d’allergie
au pollen. Celui-ci semblerait bloquer l’ouverture des canaux calciques sous l’effet
des flavonoïdes entrant dans sa composition. En effet, dans la réaction allergique,
les canaux calciques contenus dans la membrane des mastocytes s’ouvrent au
contact de l’allergène, ce qui permet au calcium de rentrer dans la cellule et de
72
provoquer la rupture de cette membrane et la libération d’histamine, un puissant
médiateur de l’allergie. Cette cascade de réactions correspond à la dégranulation
des mastocytes. [9]
ALLERGIE
Aromiel
Pain d’abeilles
Venin en micro-piqûres
Miel de romarin, toutes fleurs de montagne
HE d’Helichrysum italicum ssp. serotinum, Citrus
limonum, Chamaemelum nobile, Rosmarinus officinalis
cineoliferum
¤ Affectionsintestinales:
Le miel peut être conseillé en cas de manque d’appétit, d’insuffisance
digestive, enzymatique ainsi que dans les troubles de l’assimilation. Il peut aussi
aider à traiter les ulcères gastroduodénaux [3-73-79], les diarrhées chroniques, les
insuffisances hépatiques, la constipation surtout chez l’enfant et les infections
intestinales. [21-27-31-32-49-70-79-111-125,i2]
En effet, le miel, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes,
immunogènes et analgésiques, est connu pour être un laxatif doux grâce à la
présence d’un sucre, le fructose, qui possède une action osmotique, c’est à dire qu’il
fait un appel d’eau au niveau intestinal facilitant ainsi l’évacuation des selles. La
constipation peut être traitée par du miel de thym associé ou non avec de la cire ou
du pollen. [99]
Le pollen, quand à lui, est riche en amidon et en fibres végétales, bénéfiques
pour le transit intestinal d’après des études menées au Japon et aux Etats-Unis. Il a
une action osmotique au niveau intestinal et évite l’emploi de laxatifs plus agressifs. Il
peut aussi être utilisé dans le cas de colites, par exemple la colite amibienne, de
ballonnements intestinaux, d’entérocolites, de diverticulites, de diarrhées chroniques,
d’ulcères gastroduodénaux. [29]
La propolis possède une activité antiseptique utile contre certaines
parasitoses à vers solitaire ou à taenia. Elle est bénéfique dans le traitement de la
rectocolite hémorragique, des hémorroïdes, sur les fistules rectales grâce à son effet
cicatrisant des plaies ainsi que dans le cas d’ulcères à Helicobacter pylori de par son
action antibactérienne et protectrice sur la paroi de l’estomac. [9]
Egalement, les huiles essentielles utilisées par le biais d’aromiels comme
celles de Rosmarinus officinalis à verbenone et de Mentha pipereta se sont révélées
intéressantes. [9]
Pollen
Propolis
Miel de citronnier ou de serpolet
73
AEROPHAGIE
BALLONNEMENT
FLATULENCES
VOMISSEMENT
INDIGESTION
ULCERE GASTRODUODENAL
GASTRITE
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
DYSPEPSIE
Aromiel
COLIQUES
COLITES
HE de Citrus reticulata var. « madarine », Ocimum
basilicum var. basilicum, Pimpinella anisum, Carum
carvi
Pollen
Propolis
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis verbenoniferum, de
Foeniculum vulgare
Pain d’abeilles
Propolis
Miel de thym
HE de Mentha pipereta, Thymus vulagris linaloliferum,
Laurus nobilis
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Mentha pipereta
Propolis
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Mentha pipereta, Rosmarinus officinalis
verbenoniferum, Origanum majorana
Propolis
Teinture-mère de propolis
Miel de manuka
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis verbenoniferum, Ocimum
basilicum var. basilicum, Mentha pipereta
Pain d’abeille
Propolis
Miel de romarin, de thym
HE de Mentha pipereta, d’Acorus calamus
var.angustatus asaroniferum
Miel de serpolet, thym, romarin, citronnier
Propolis
Pollen
Miel de d’oranger
HE de Citrus aurantium
Pollen
Propolis
Miel de Thym
Miel toutes fleurs de montagne
Propolis
Pollen
Miel toutes fleurs de montagne
74
Aromiel
Pollen
Paillettes de cire en gélules ou à la cuillère
Miel d’acacia
CONSTIPATION
DIARRHEE
INSUFFISANCE
HEPATIQUE
COLIBACILLOSE
(sous surveillance
médicale)
MYCOSE DIGESTIVE
(sous surveillance
médicale)
HE de Melaleuca alternifolia, Rosmarinus officinalis
verbenoniferum
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
OXYURES
Aromiel
¤ Affectionsneurologiques:
Pollen et pain d’abeille
Propolis
Miel de thym
HE de Rosmarinus officinalis verbenoniferum,
Origanum majonara
Pain d’abeille
Propolis
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis camphoriferum, Anethum
graveolens, Citrus limonum
Propolis
Miel de Thym ou de Bruyère
HE de Melaleuca alternifolia, Thymus vulgaris
linaloliferum, Satureja montana
Propolis
Miel de Thym
HE de Thymus vulgaris thujanoliferum, Cymbopogon
martini var. motia
Miel de lavande
Propolis
Propomiel
Miel toutes fleurs de montagne ou de thym
HE d’Alium sativum, Thymus vulgaris thujanoliferum
Le miel est intéressant dans le cas de personnes exposées à des produits toxiques
ou chez les sujets alcoolo-dépendants car il possède des propriétés détoxifiantes et
anti-oxydantes. Ces composés toxiques doivent toutefois être liposolubles afin de
traverser la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau. Les produits de
la ruche peuvent aussi stimuler certaines voies du système nerveux central,
bénéfique en cas de fatigue intellectuelle notamment. [21-27-31-32-53-70-125,i2]

Douleurs chroniques :
D’après de nombreux essais cliniques, le venin d’abeilles et l’apitoxine sont efficaces
dans les douleurs causées par les tendinites, névrites, arthrites ou encore certains
traumatismes. Avec ces produits, les effets indésirables restent mesurés et des
75
travaux cliniques sur le traitement des douleurs chroniques par l’apitoxine ont reçu
l’aval de la FDA, la Food and Drug Administration, aux Etats-Unis. [9]
Egalement, la propolis, administrée préférentiellement par voie interne, est
capable de réduire certaines douleurs chroniques de par ses propriétés antiinflammatoire et antalgique.

Troubles de la mémoire :
Les troubles de la mémoire, quelque soient les différentes formes observées, sont
généralement dus à des troubles de la vascularisation cérébrale, à un métabolisme
accru des cellules cérébrales ainsi qu’à un déficit en vitamine E. [21-27-31-32-53-70125,i2]
Le pollen et le pain d’abeilles ont une action sur le vieillissement cellulaire
grâce à la présence d’acide glutamique, acide aminé stimulant l’activité des
neurones, de vitamine B et E, de certains phospholipides comme la
phosphatidylcholine et de flavonoïdes.
La gelée royale contient quant à elle des vitamines du groupe B et des traces
de vitamine E bénéfiques dans la prévention de tels troubles. Les cures doivent être
régulières, suffisamment prolongées et faîtes le plus rapidement possible dès
l’apparition des symptômes.
Le venin contient également des composés reconnus comme étant
neurotropes.

Autres affections :
La gelée royale et la propolis ont obtenus des résultats satisfaisants dans la
maladie de Parkinson, dans l’insuffisance cérébro-vasculaire, en association avec un
traitement conventionnel, tandis que le venin s’est révélé intéressant dans certains
types d’encéphalopathie.

Sclérose en plaque :
Affection du système nerveux central due à la formation de plaques de
démyélinisation, la sclérose en plaque est caractérisée par une symptomatologie très
variable d’une personne à l’autre: paralysies, tremblements, troubles de l’équilibre,
paresthésies, atteintes du nerf optique avec douleurs oculaires jusqu’à ce que le
malade devienne définitivement grabataire.
Cette affection évolue en paliers alternant phases stables et crises ou
aggravations partiellement réversibles. L’aggravation générale est inexorable et le
décès peut arriver en quelques mois aussi bien qu’après plusieurs décennies.
76
Il n’existe pas de traitement garantissant la guérison, mais seulement des
thérapies limitant la progression de la maladie et la fréquence des crises. De même,
les douleurs ressenties et les déficiences motrices peuvent être atténuées,
notamment pour les troubles du contrôle sphinctérien ou les spasmes musculaires
douloureux par exemple.
Le pollen, la gelée royale, la propolis mais surtout le venin d’abeilles injecté au
niveau des points d’acupuncture ont la capacité de soulager les symptômes de la
sclérose en plaque et d’améliorer le quotidien du malade mais certains ne
recommandent pas ce traitement car le jugeant pas assez efficace et contraignant.
[9,i21]
Le traitement à base de venin doit se faire à haute dose, à hauteur d’une vingtaine
de piqûres trois fois par semaine pendant plusieurs mois et ce, après avoir observé
une augmentation progressive de la charge. De cette façon, les symptômes sont
susceptibles de régresser et l’état général du malade va s’améliorer. Il faut ensuite
chercher à stabiliser cet état et par la suite diminuer progressivement le nombre de
piqûres. Ce nombre varie toutefois selon le type de symptômes et leur gravité. Un
traitement diététique et des exercices spécifiques aux articulations et aux muscles
sont également recommandés en association. [9]
SCLEROSE EN
PLAQUES
NEVRALGIES
MIGRAINE
Aromiel
Aromiel
Aromiel
¤ Affectionshépato-biliaires:
Miel de romarin, sapin, thym
Propolis
Venin en piqûres
Gelée royale
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Laurus nobilis, Cistus ladaniferus pineniferum
Gelée royale
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Gaultheria fragrantissima, Mentha pipereta,
Origanum majonara
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Betula alleghaniensis
D’après certaines études, la propolis aurait de bons résultats dans le traitement des
infections chroniques des voies biliaires comme la cholécystite chronique grâce à
son action anti-inflammatoire. Elle protège également contre la toxicité de certains
médicaments comme le paracétamol en diminuant le taux sanguin d’alanine
aminotransférase et en augmentant celui de glutathion réduit au niveau du foie, et de
par son action antivirale, peut être efficace en cas d’hépatite virale. [21-27-31-32-5370-125,i2]
Le miel, quand à lui, est bénéfique en cas d’empoisonnements d’origine
alimentaire comme avec certains champignons tandis que le pollen et le pain
d’abeilles ont une action protectrice vis-à-vis des effets délétères de l’alcool sur le
77
foie. Ces produits de la ruche ont un effet détoxifiant, ceci étant dû à la présence
d’acides aminés essentiels et de flavonoïdes. [9]
Le pollen, de par son action sur le métabolisme hépatique des glucides,
lipides, protéines et enzymes, est utile pour diminuer les effets néfastes sur
l’organisme provoqué par certaines hépatites chroniques
Le venin d’abeille est utilisé dans le cas de cirrhose du foie ou d’hépatite B
chronique en améliorant la fonction hépatique du malade, son état physique et
participe à diminuer les symptômes.
L’utilisation de produits de la ruche associés à des huiles essentielles comme
les aromiels dans certaines pathologies peut-être intéressante :
INSUFFISANCE
HEPATIQUE
Aromiel
Pain d’abeille
Propolis
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis camphoriferum, Anethum
graveolens, Citrus limonum
CIRRHOSE
Aromiel
CALCULS
BILIAIRES
Aromiel
Propolis
Pollen
Miel de romarin, de thym
HE de Mentha pipereta, Rosmarinus officinalis
verbenoniferum, Daucus carota var. sativa
Miel de citron, de romarin
HE de Citrus limonum, Juniperus communis ssp.
communis terpineoliferum, Anethum graveolens,
Rosmarinus officinalis verbenoniferum
¤ Affectionsgénito-urinaires:
Le miel, grâce à sa forte teneur en minéraux, participe à favoriser la diurèse
(miel de bruyère, de miellat ou polyfloraux). Il est aussi utile dans le régime diététique
de l’insuffisant rénal chronique. [15-21-27-31-32-53-70-125,i2]
En cas de calculs rénaux ou encore de coliques néphrétiques, on pourra
utiliser un aromiel en traitement en associant une huile essentielle de Juniperus
communis à terpinéol par exemple. [9]
78
De même, dans certaines inflammations urinaires chez la femme, l’emploi de
la propolis peut être recommandé grâce à son action antibactérienne et antiinflammatoire obtenue par la présence de composés phénoliques. Ainsi il y a
destruction des germes infectieux, des cellules malades et leur remplacement par
des cellules épithéliales saines. Le pain d’abeilles et la propolis ont montré
également une activité tonique sur le muscle utérin. [9]
Dans les affections génito-urinaires comme par exemple les infections
urinaires, on peut utiliser un aromiel à base de miel de lavande enrichi d’huiles
essentielles de Cupressus sempervirens, Ravensara aromatica, Mellaleuca
alternifolia ou bien de thym à géraniol. [9]
Dans les hyperplasies de la prostate, les produits de la ruche ont révélé leur
efficacité. Ainsi, l’utilisation de ces produits dans le soulagement du prostatisme est
utile pour améliorer les sensations de miction difficile et douloureuse avec un besoin
impérieux et fréquent d’uriner, mais avec une émission de faibles quantités d’urines.
Ainsi, il y a diminution de la fréquence et de la nécessité des mictions, aidant à
rétablir un meilleur sommeil, et réduction du volume et de la consistance de la
tumeur. A côté, il est important de limiter ses apports en graisses animales qui
favorisent l’apparition de cette affection. Le pollen des fleurs, anti-inflammatoire,
semble aussi avoir un effet favorable dans le traitement de l’adénome prostatique.
La propolis est efficace dans les cas d’adénomes prostatiques et dans le
traitement de la prostatite grâce à ses propriétés immunostimulantes,
antibactériennes, anti-inflammatoires, anesthésiques et régénératrices. [9]
Evidemment, l’emploi de ces types de produits doit se faire en complément
des traitements médicamenteux ou chirurgicaux, notamment dès cinquante ans où le
risque de développer ce type d’affection est très élevé.
Chez la femme, l’application de propolis au niveau vaginal est efficace en cas
d’infection par un Trichomonas vaginalis, grâce à ses activités antibactériennes et
régénératrices (de ses flavones et de ses acides aromatiques). Son emploi reste
facile, peu coûteux et dénué d’effets secondaires. On peut aussi l’utiliser en cas
d’état inflammatoire chronique utérin, source de dystrophie du col (modification
pathologique de la forme et du fonctionnement) pouvant à terme provoquer un
développement tumoral, la propolis assainissant le foyer inflammatoire et restaurant
l’épithélium.
L’instillation de propolis par voie locale peut aider à soigner une urétérite et
peut, par voie orale, améliorer les symptômes de la pyélonéphrite chronique
(inflammation d’origine bactérienne au niveau du rein), ceci grâce à ses effets antiinflammatoire local et bactéricide contre Escherichia coli, Proteus ou encore
Streptococcus.
Egalement, l’instillation locale de propolis en cas d’hydrocèle (accumulation de
liquide séreux au niveau testiculaire) atténue l’intensité des symptômes et limite le
risque de récidives.
L’application locale d’un onguent à la propolis est utile dans certaines
affections péniennes. Ainsi, en cas d’induration des corps caverneux du pénis, se
79
manifestant par une altération des tissus avec transformation fibreuse et des
douleurs violentes pendant l’érection et les rapports sexuels, la propolis peut
s’adjoindre au traitement conventionnel (chirurgie) en ramollissant les tissus
sclérosés. [9]
Au niveau de la libido, le pollen, administré en doses de 15 à 30g par jour
revitalise et a une action activatrice de la spermatogénèse. La gelée royale normalise
les fonctions de la glande surrénale qui est la source des androgènes masculins et
participe à l’érection grâce à la présence d’acétylcholine (vasodilatation).
Le traitement des affections prostatiques chroniques avec la propolis ou le
venin d’abeille participe à réveiller la libido en diminuant la douleur due à
l’inflammation prostatique.
En outre, l’impuissance sexuelle est due à plusieurs facteurs comme
l’andropause qui s’installe progressivement chez l’homme ou encore le stress. Cette
impuissance peut s’accompagner d’une instabilité psychique, d’une irritabilité, des
troubles de l’affectivité, des tendances dépressives, insomnies ou bien fatigue
physique. [10]
CALCULS RENAUX
CYSTITE
Aromiel
Aromiel
INFECTIONS
GENITO-URINAIRES
Aromiel
MYCOSES VAGINALES
Propolis + HE
(en ovules)
NEPHRITES
Aromiel
PROSTATITE
Aromiel
Miel de bruyère
HE de Juniperus communis ssp. communis, Agathosma
betulina, Acorus calamus
Propolis
Miel de lavande, de thym, de bruyère
HE de Mentha pipereta, Satureja montana, Salvia
officinalis
Miel de lavande
HE de Melaleuca alternifolia, Ravensara aromatica,
Cupressus sempervirens var. stricta, Thymus vulgaris
geranioliferum
Propolis
HE de Cinnamomum camphora ssp. japonicum
Pollen
Pain d’abeilles
Miel de bruyère
HE d’Artemisia dracunculus, Anethum graveolens,
Juniperus communis ssp. communis
Propolis
Pain d’abeille
Pollen
Miel de thym, de bruyère
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Mentha
pipereta, Eucalyptus polybractea cryptonifera, Pinus
laricio
80
VAGINITE
CANDIDOSIQUE
VAGINITE
INFECTIEUSE
Propolis + HE
(en ovules)
Propolis
HE d’Origanum majonara, Melaleuca alternifolia
Propolis + HE
(en ovules)
Propolis
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Melaleuca
alternifolia
¤ Affectionscardio-vasculaires:
Parmi les produits de la ruche, le miel est un très bon cardiotonique grâce à
un facteur appelé « Glykutile » produit par l’abeille et qui permet une meilleure
utilisation des sucres par le muscle cardiaque. Ce miel contient également de
l’acétylcholine qui a une action régulatrice du rythme cardiaque, en le ralentissant
notamment. Il favorise la circulation artérielle au niveau des coronaires, diminue la
tension artérielle et est riche en glucides directement assimilables. Ce produit de la
ruche est donc particulièrement indiqué chez les sportifs. [9-21-27-31-32-53-67-70125,i2]
Le pollen, quand à lui, diminue l’artériosclérose, la tension artérielle, la fragilité
capillaire et limite le risque d’anémies infantiles. [44]
La gelée royale, grâce à la présence de flavonoïdes comme la catéchine, a
des propriétés cardiotoniques et hypotensives mais peut restaurer la tension en cas
de baisse trop importante de celle-ci, en renforçant la puissance de contraction des
fibres musculaires cardiaques. [9]

Problèmes circulatoires et artériosclérose :
La gelée royale est intéressante pour équilibrer la tension artérielle et pour
corriger certains troubles neurocirculatoires comme les bourdonnements et les
sifflements d’oreilles ou encore les vertiges. Elle diminue également les taux de
triglycérides, de cholestérol et augmente légèrement celui de HDL-cholestérol. Ces
propriétés sont retrouvées aussi chez le pollen et la propolis y compris la baisse du
LDL-cholestérol et des lipides sanguins, ainsi que dans l’aromiel de romarin associé
à des huiles essentielles de Hélichrisum italicum, de Laurus nobilis et de Rosmarinus
officinalis à verbénone. [9]
Le pollen, le miel d’aubépine ou de romarin, du propomiel ou un aromiel à
base de miel de romarin avec des huiles essentielles d’Apium graveolens, de Citrus
reticulata, de Cedrus atlantica et de Cupressus sempervirens sont efficaces dans la
prévention des thromboses cérébrales et des accidents vasculaires cérébraux. [64110]
Un mélange de pollen, de propolis et de miel possède une action antioxydante au niveau du sang, améliore l’état neurologique du patient et, comme dis
auparavant, régule le métabolisme lipidique tandis que les flavonoïdes apportées par
ces produits de la ruche renforcent les capillaires sanguins. Le venin d’abeille est
quant à lui intéressant dans les troubles de la concentration ou de la mémoire.
81

Problèmes cardiaques :
L’artériosclérose a pour conséquences l’atteinte de certaines parties de
l’organisme: les artères coronaires, les membres inférieurs en cas d’artérite, le rein
lors de sténose de l’artère rénale et sans oublier le système oculaire. Cette affection
caractérisée par un épaississement et un durcissement des parois artérielles est
retrouvée plus fréquemment chez l’homme que chez la femme, cette dernière étant
« hormonalement » protégée jusqu’à la ménopause. Ainsi, elle est favorisée par les
excès alimentaires, la sédentarité ou encore le tabagisme.
D’après certaines études, la gelée royale provoquerait une réduction
progressive de la plaque d’athérome. Il faut toutefois toujours associer à un éventuel
traitement des mesures hygiéno-diététiques comme un régime pauvre en graisses et
en sucres. [9]
Le venin d’abeille est aussi indiqué dans certaines affections du myocarde,
grâce à sa composition enzymatique. [17-96]
CIRCULATION
SANGUINE
Aromiel
ARTERIOSCLEROSE
Aromiel
ARTERITE
Aromiel
Miel de bruyère
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Ravensara
aromatica, Origanum majonara
Miel de romarin
Propomiel
Pollen
Gelée royale
Miel de romarin
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Citrus
reticulata, Cedrus atlantica, Apium graveolens var. dulce
Teinture de propolis
Miel de Bruyère, de Châtaignier
HE d’Artemisia dracunculus, Rosmarinus officinalis
verbenoniferum, Helichrysum italicum ssp. Serotinum,
Citrus limonum
Gelée royale
Pollen
Miel de callune, de sapin, de romarin
ANEMIE
HYPERTENSION
Aromiel
Miel de lavande, romarin, oranger, tilleul
Gelée royale
Pollen
Miel de romarin
HE de Citrus aurantium ssp. aurantium, Citrus
reticulata, Citrus limonum
Miel de sapin
82
HYPOTENSION
Aromiel
Gelée royale
Miel de sapin
HE de Pinus sylvestris, Satureja montana, Mentha
pipereta
ACIDITE
SANGUINE
Suppression des produits laitiers
Pollen
ACETONEMIE
Pollen
Propolis
Miel de Sauge
PHLEBITE
Aromiel
(en application locale)
CHOLESTEROL
Aromiel
VARICES
Aromiel
HEMORROÏDES
Aromiel
Venin en piqûres
Pain d’abeilles
Miel de lavande, de châtaignier
HE de Lavandula angustifolia, Cupressus sempervirens
var. stricta
Propolis
Pollen
Miel de romarin, de thym
HE d’Helichrysum italicum ssp. serotinum, Rosmarinus
officinalis verbenoniferum, Laurus nobilis
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Helichrysum
italicum ssp. serotinum, Melaleuca quinquenervia
cineolifera
Propolis en suppositoires
Miel de Bruyère, de Châtaignier
HE de Cupressus sempervirens var. stricta
¤ Affectionspsychiatriques:

Dépression et apathie :
La gelée royale permet notamment de diminuer les doses des médicaments
pris habituellement pour traiter ce type d’affection ou peut être prise seule. Elle est
intéressante aussi dans les états anxieux, dans l’insomnie, dans les troubles de
l’humeur ou encore dans les baisses de la libido. On peut lui associer du pollen ou
du pain d’abeilles. [1-21-27-31-32-44-48-53-70-125,i2]
Les aromiels diminueront aussi les états de fatigue plus ou moins chroniques
comme les miels de toutes fleurs de montagnes associés avec les huiles essentielles
de Pinus sylvester et de Mentha piperata ou bien un miel de thym enrichi avec les
83
huiles essentielles d’Helichrisum italicum, d’Ocimum basilicum et d’Artemisia
dracunculus. [9]

Alcoolisme et dépendances :
Le pollen est intéressant pour corriger certaines carences, conséquences de
l’alcoolisme. Lors de la suppression de l’alcool, ce pollen associé au traitement
médical approprié permet de diminuer la durée du syndrome de manque. [98]

L’agression chirurgicale :
Les produits de la ruche sont capables de maintenir l’équilibre physique et
mental du patient et notamment en période de stress. Par exemple, la gelée royale
est intéressante chez les personnes convalescentes et en particulier les personnes
âgées. [81] En effet, avant une opération, il est normal de se poser des questions
vis-à-vis des diverses inconnues liées à celle-ci: bon déroulement de l’opération,
risque d’hémorragie ou d’incident lors de l’anesthésie, effets indésirables des
médicaments.
Utilisé en préopératoire, ce produit de la ruche diminue l’angoisse, les troubles
du sommeil, les pertes de tonus physique et psychique appelées dystonies
neurovégétatives, augmente l’appétit, favorise les réactions de défense et améliore
les capacités circulatoires et respiratoires. Ceci est expliqué par le fait que la gelée
royale augmente l’oxygénation du cerveau. [9]
En post-opératoire, l’appétence revient plus rapidement ainsi que le transit
intestinal. Les défenses immunitaires sont stimulées et l’état général du patient
s’améliore plus rapidement lors de la prise de gelée royale. Le pollen, le pain
d’abeille et le miel de toutes fleurs de montagne sont aussi efficaces pour faciliter la
convalescence. [9]

Le stress :
Le stress est à l’origine de certaines réactions néfastes au niveau de
l’organisme: troubles de la digestion, gastrites, ulcères, nausées, spasmes
organiques et spasmophilie, troubles de la miction, fatigue importante. On parle de
« stress oxydatif » et les produits de la ruche, grâce à leur propriété anti-oxydante,
exerce un rôle de régulation de ces processus physiologiques, en particulier la gelée
royale. [1-21-27-31-32-48-53-70-125,i2]
Le pollen possède des actions stimulante, tonifiante, apaisante voire même
euphorisante tandis que le miel de tilleul ou un aromiel de miel d’oranger associé à
certaines huiles essentielles de Citrus aurantium permet de limiter l’apparition
d’angoisses. [9]
84

L’anorexie :
La gelée royale a une action régulatrice de l’appétit et peut donc augmenter
celui-ci chez les personnes anorexiques. [48] Le pain d’abeilles, le pollen et le miel
de romarin présentent également cette propriété.
Gelée royale
Miel de romarin
Pollen
Pain d’abeille
AMAIGRISSEMEN
T
Gelée royale
Miel de romarin
Pain d’abeilles
Pollen
ANOREXIE
FAIBLESSE,
FATIGUE,
SURMENAGE
DEFICIENCE
IMMUNITAIRE
ABATTEMENT
ANGOISSE
ASTHENIECONVALESCENCE
INSOMNIES
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Aromiel
Pollen
Pain d’abeilles
Gelée royale
Miel de thym, toutes fleurs de montagne
HE d’Artemisia dracunculus, Ocimum basilicum var.
basilicum, Helichrysum italicum, Pinus sylvestris, Mentha
pipereta
Pollen
Propolis
Gelée royale
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Ravensara aromatica, Cupressus sempervirens var.
stricta, Thymus vulgaris thymoliferum, Laurus nobilis
Pollen
Miel
Miel de romarin
HE de Rosmarinus officinalis camphoriferum, Satureja
montana ssp. montana, Chamaemelum nobile
Pollen de fleur d’oranger
Miel de tilleul
Miel d’oranger
HE de Citrus aurantium ssp. aurantium
Miel + Gelée royale
Pain d’abeille
Pollen
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Mentha pipereta, Pinus sylvestris
Miel de lavande, d’oranger, de tilleul, de citronnier
Miel de lavande
Aromiel
HE de Lavandula angustifolia ssp. angustifolia, Angelica
archangelica
85
NERVOSITE
Aromiel
Gelée royale
Miel de tilleul
Miel de tilleul
HE de Chamaemelum nobile, Cannabis sativa, Hypericum
perforatum
Partie 3.6 : Endocrinologie :

Thyroïde :
La propolis, grâce à ses activités immuno-modulatrices, présente des taux
intéressants de guérison en cas de goitre thyroïdien et permet de diminuer la durée
de traitement. Un goitre thyroïdien est une augmentation anormale du volume de la
thyroïde associée à une insuffisance fonctionnelle. Son origine peut être due à une
maladie appelée thyroïdite auto-immune et sa guérison est lente et les rechutes
fréquentes. [1-21-27-31-32-53-70-125,i2]
Egalement, l’ajout de pollen ou de pain d’abeille dans la diète de personnes
souffrant d’une affection thyroïdienne (manque d’iode…) peut être bénéfique car
l’iode est présent dans ces deux aliments. [1-9]

Diabète :
Maladie chronique due à un trouble du métabolisme glucidique, le diabète se
caractérise par une hyperglycémie et parfois par diverses complications
dégénératives vasculaires ou neurologiques, d’infections et de troubles nerveux ou
oculaires, ou encore de certains comas (acido-cétosique).
Les complications du diabète peuvent être traitées par certains constituants du
miel mais d’autres ne seraient pas indiqués dans cette pathologie. Ainsi, le fructose
contenu dans le miel est converti rapidement en glucose dans l’organisme et il
emprunte des voies métaboliques hépatiques provoquant la formation de
triglycérides qui vont augmenter le risque d’artériosclérose. L’usage du miel chez les
diabétiques est donc à éviter. [9,i29]
La propolis et la gelée royale (présence d’un composant peptidique de type
insuline -insuline- like), quant à elles, peuvent aider à diminuer la glycémie et la
lipémie à long terme. La propolis, grâce à l’action de flavonoïdes va avoir un effet
hypoglycémiant ce qui va permettre de réduire les doses journalières d’insuline. Ces
composés ont des actions captrices de radicaux libres, inhibitrice de la production
d’interleukine 1 bêta et de NO synthase.
86
La propolis a ainsi une action particulière sur le pancréas en provoquant une
augmentation du nombre d’îlots de Langerhans ce qui permet une hypersécrétion
d’insuline. Ceci conduit à une baisse de la glycémie et à une accumulation de
glycogène au niveau du foie et d’autres organes. [1-21-27-31-32-53-70-125,i2]
Dans le diabète de type I, la destruction des cellules β est favorisée par un
mécanisme auto-immun ou inflammatoire où les radicaux libres sont impliqués. De
plus, l’interleukine 1-β aurait un rôle non négligeable comme médiateur de la
destruction et du dysfonctionnement des cellules β, avec une production d’espèces
réactives d’oxygène (NO par exemple) et une inhibition de la fonction mitochondriale,
le tout provoquant la mort des cellules par apoptose. [9]
Des études (Rabinovitch et Al., 1994 et Yamauchi et Al. 1992) ont démontré
l’effet hypoglycémiant d’un dérivé du rutoside au magnésium. [9]
La gelée royale possède un effet hypoglycémiant et a été démontré par des
études de laboratoire (mais peut avoir aussi dans certains cas un effet
hyperglycémiant). [9]
Egalement, la propolis peut favoriser la guérison de lésions causées par
certaines affections de la cavité buccale, parfois présentes chez les patients
diabétiques.
Certains aromiels peuvent être utiles dans ce type de pathologie comme les
aromiels contenant les huiles essentielles de Mentha pipereta, Juniperis communis
ou encore de Cupressus sempervirens. [9]
DIABETE
Aromiel
(sauf contreindication)

Propolis
Pain d’abeille
Pollen
Miel d’acacia
HE de Pelargonium graveolens, Anethum graveolens,
Eucalyptus citriodora citronnellalifera, Juniperus
communis ssp. communis
Troubles neuro-endocrino-métaboliques, spasmophilie :
La spasmophilie, maladie neuro-endocrino-métabolique la plus répandue,
provoque un état de mal spasmophilique ou tétanique, d’hypersensibilité et de labilité
fonctionnelle générale ou locale qui se produit le plus souvent en cas de stress et qui
se traduit par des crises de spasmes musculaires plus ou moins variables.
Une étude menée en Roumanie sur 100 femmes atteintes de spasmophilie a
montré que l’apithérapie donnait 15% de résultats positifs (guérison ou amélioration)
après un mois de traitement. Associée à un traitement pharmacologique classique,
elle augmenterait les effets de ce dernier de 60% des cas.
87
L’apithérapie, par apport de calcium et magnésium notamment, a des actions
pharmacodynamiques stimulantes. Egalement, la propolis augmente la perméabilité
capillaire grâce à ses flavonoïdes et la gelée royale possède une action sur le
système nerveux de par la présence de vitamines du groupe B et d’acétylcholine
(neurotransmetteur).
En règle générale, l’apithérapie a une action plus lente, plus douce mais plus
durable que la thérapie classique. [1-21-27-31-32-53-70-125,i2]
Partie 3.7 : Stomatologie :
Dans les parodontopathies chroniques, gingivites et autres affections
associées, les produits de la ruche se sont révélés efficaces et notamment la
propolis qui va atténuer l’inflammation. Ceux-ci peuvent aussi participer à la
cicatrisation des lésions mais il faut les utiliser avec précaution, sous contrôle
médical, pour éviter tout risque de réactions allergiques chez certaines personnes
sensibles. [9]
De plus, la propolis est efficace contre les bactéries responsables des caries
dentaires, en particulier Streptococcus mutans. Ainsi, certains dentifrices contiennent
des extraits de ce produit de la ruche. La propolis est également efficace dans le
traitement des aphtes chroniques récidivants grâce à ses propriétés analgésiques,
celle-ci créant une pellicule protectrice à la surface des lésions ulcérées, les
protégeant de certaines attaques extérieures comme le jus de citron par exemple.
Elle contient aussi certains facteurs antiviraux bénéfiques dans certaines
atteintes et elle permet de soulager la glossodynie, une sensation douloureuse et
persistante de la langue. [19-81]
Quant à la gelée royale, elle est employée avec succès dans les cas
d’oedèmes, de saignements et d’inflammations gingivales.
L’aromiel de thym associé aux HE d’Eugenia caryophyllus, de Melaleuca
alternifolia et de Thymus à geraniol aura des effets intéressants lors de fluxion
dentaire avec ou sans abcés. Sinon, en général, le miel de thym avec les HE de
Mentha pipereta, Thymus à geraniol et Rosmarinus officinalis trouvera son utilisation
dans les différentes affections bucco-dentaires.
Le miel, produit acide au pH situé entre 3.9 et 4.5 et donc susceptible de
contribuer à la déminéralisation de la dent, est à priori un aliment cariogène car
sucré. Cependant, des études ont mis en évidence qu’il n’avait aucuns effets
néfastes sur les dents contredîtes par d’autres. [14] Ainsi, le miel contient certains
composés comme le fluor, le phosphore ou encore le calcium qui contribuent à la
minéralisation de la dent, augmentant ainsi sa résistance. De plus, le phosphore aide
à réduire les phénomènes de solubilisation de la dent et de libération de calcium issu
de l’émail, particulièrement marqués chez les personnes souffrant d’un faible flux
salivaire.
88
FLUXION
DENTAIRE
Aromiel
GINGIVITE
Teinture de propolis
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris geranioliferum, Melaleuca
alternifolia, Eugenia caryophyllata
Teinture et gomme de propolis
STOMATITE
Aromiel
Teinture de propolis
Propolis
Miel de thym
HE de Thymus vulgaris linaloliferum, Thymus vulgaris
thujanoliferum
Partie 3.8 : Obstétrique et gynécologie :
Les produits apicoles comme le pollen peuvent permettre de soulager certains
troubles inhérents à la ménopause. Ainsi, il y a amélioration de l’état psychique après
quelques jours de traitement seulement. La présence de flavones et de phytostérols
compensent partiellement le manque d’oestrogènes, en diminuant les effets de
bouffées de chaleur, de transpiration, d’irritabilité sachant que ces symptômes
réapparaissent à l’arrêt du traitement pollinique. L’utilisation du pollen en adjuvant du
traitement hormonal substitutif semble être intéressante. [1-21-27-31-32-53-70125,i2]
Il existe aussi des huiles essentielles utilisables contre les bouffées de chaleur
comme les aromiels à base de miel d’aubépine avec des huiles essentielles de
Salvia officinalis, Ravensara anisata et Cupressus sempervirens ou bien les aromiels
de lavande aux huiles essentielles de Ravensara anisata, Salvia sclarea et
Pimpinella anisum. [9]
En outre, l’administration intramusculaire de gelée royale serait efficace pour
traiter les signes avant-coureurs de la toxémie gravidique en améliorant
l’albuminurie, les oedèmes, l’hypertension, l’irritabilité du système nerveux central. Le
miel tendrait à diminuer ces facteurs grâce à son action hypotensive : sédatif,
diurétique par la présence de fructose et de glucose, et contient des composés
analogues des prostaglandines.
L’utilisation de cataplasmes à base de miel favorise la cicatrisation des plaies
et diminue la durée d’hospitalisation lors des accouchements par césarienne.
Les vergetures peuvent aussi être diminuées par l’application de miel en
massage, notamment le miel de fleurs de montagne, de lavande, d’oranger ou de
tilleul, parfois associé avec de la gelée royale.
De plus, la gelée royale, le pollen frais ou encore le miel de fleurs de
montagne ou de prairies favorisent l’allaitement de la jeune maman.
89
Attention, la prise d’huiles essentielles ou d’aromiels est contre-indiquée aux
femmes enceintes.
Egalement, certains produits de la ruche comme la gelée royale et la propolis
peuvent soulager certains troubles menstruels fonctionnels. [102] Un aromiel de
bruyère contenant des huiles essentielles de Cupressus sempervirens et Salvia
officinalis ou bien la gelée royale sont intéressants dans le traitement des
aménorrhées (arrêt ou suppression des règles).
Même chose chez les troubles dysménorrhéiques (menstruations pénibles et
douloureuses) de l’adolescente où l’emploi d’extraits de pollen, de pain d’abeilles
associés à de la gelée royale, d’aromiel de châtaigner aux huiles essentielles de
Cupressus sempervirens, Salvia sclarea et Chamaemelum nobile peuvent favoriser
la maturation de l’utérus grâce à leur activité de type hormonal, l’utérus n’étant pas
parvenu à sa maturité complète dans ce type de pathologie.
La propolis sous forme de tampons vaginaux, grâce à ses propriétés
antibactériennes, antifongiques et cicatrisantes permet d’aider dans le traitement des
inflammations du vagin (colpites), des
endocervicites (inflammations de la
muqueuse interne du col utérin) ou encore du prurit vaginal causés par des
déséquilibres hormonaux aux abords de la quarantaine ou à la suite de
contamination par des parasites (Trichomonas vaginalis), des bactéries ou bien des
champignons.
Une solution de propolis et de pollen peut être aussi utilisée dans le traitement
des leucoplasies (plaques blanches sur les muqueuses génitales provoquées par
diverses irritations, pouvant évoluer en cancer). Cette solution reste efficace, environ
80% des sujets, et supprime notamment la douleur, comme la dyspareunie (douleur
lors du rapport sexuel).
Pour les leucorrhées ou les mycoses vaginales, l’emploi d’ovules de propolis
enrichi ou non d’huiles essentielles de Salvia sclarea ou de Cinnamomum camphora
peut être envisagée.
ALLAITEMENT
Gelée royale
Pollen
Miel toutes fleurs de montagne
AMENORRHEES
Gelée royale
Miel de bruyère
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Salvia
officinalis
BOUFFEES DE
CHALEUR
Aromiel
Aromiel
Pollen
Gelée royale
Miel d’aubépine
HE de Salvia officinalis, Ravensara anisata, Cupressus
sempervirens var. stricta
Pollen
90
DEPRESSION
POST-PARTUM
Aromiel
DYSMENORRHEES
Aromiel
GROSSESSE
Gelée royale
Miel de citronnier
HE de Citrus limonum, Eugenia caryophyllata,
Cinnamomum verum
Pollen
Miel de châtaignier
Miel de châtaignier
HE de Cupressus sempervirens var. stricta, Salvia sclarea,
Chamaemelum nobile
Gelée royale
Miel de sapin, de thym, de romarin
Pollen
Miel + gelée royale à 1% légèrement fluidifiée en massage sur le ventre pour
prévenir les vergetures
MENOPAUSE
Aromiel
Pollen
Gelée royale
Miel de lavande
HE de Ravensara anisata, Salvia sclarea, Pimpinella
anisum
Partie 3.9 : Pédiatrie :
Chez les nourrissons de moins de 4 mois (sur un échantillon de plusieurs
centaines d’enfants), le remplacement du sucre par le miel a sensiblement favorisé
leurs croissances corporelles, grâce à la présence d’oligo-éléments améliorant
l’absorption et le transport du calcium et du magnésium notamment.
Le traitement avec de la propolis sous forme d’aérosol permet la prophylaxie
des affections des voies respiratoires hautes (angines, sinusites, otites…) et basses
(bronchite, pneumonie…). Le miel, quand à lui, administré sous forme de sirop
permet de prévenir la réapparition de ces états infectieux grâce à ses actions
expectorantes et antibactériennes.
Concernant les infections intestinales chez l’enfant, la propolis améliore les
capacités de défense de l’organisme grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et
immunostimulantes, et régénère l’épithélium gastro-intestinal. Ceci permet de lutter
plus efficacement contre les risques de déshydratation, de carences en vitamines par
exemple, de déséquilibres de la flore intestinale, d’état asthénique. En association
avec les antibiotiques, la propolis semble être une bonne solution.
Le miel participe au développement d’une flore intestinale saine grâce à la
présence de lactulose qui est un facteur bifidogène (c’est à dire qui stimule la
croissance de bifidobactéries) et à des propriétés bactériostatiques et bactéricides
notamment auprès des germes du groupe des colibacilles ou des salmonelles.
Il existe aussi un risque de candidose chez les enfants traités par des
antibiotiques qui détruisent les bactéries de la flore intestinale luttant contre celle
91
levure opportuniste. Elle peut alors envahir la cavité buccale rendant les nourrissons
agités et pleurant plus facilement. Ceux-ci auront plus de mal à téter et dormiront
moins bien. De plus, cette levure peut parfois devenir résistante aux traitements
classiques. L’administration locale d’une pommade à base de propolis et de miel
avant la tétée guérit en 3 à 5 jours les régions infectées.
Pour les parasitoses, le traitement à l’aide de propolis n’est efficace qu’à partir
d’une dose seuil d’environ 2 mg/kg de poids corporel, en association avec un
médicament approprié.
La propolis peut être aussi utilisée sous forme de pommade pour aider à
traiter l’intertrigo en soulageant le prurit et en régénérant la peau lésée, cette
affection provoquant une inflammation de la peau, parfois représentée par un
eczéma suintant, au niveau des plis fessiers de l’enfant.
Le miel, le pollen, la gelée royale ou encore l’extrait de larves de faux
bourdons peut participer à traiter le retard de développement psychomoteur de
l’enfant en améliorant la mémoire, les capacités d’attention et d’apprentissage et en
réduisant l’instabilité psychomotrice. Il y a également atténuation de l’incontinence et
des symptômes psychomoteurs. Ces produits améliorent la transmission
neuromusculaire. [18-81]
Chez les enfants trisomiques, la gelée royale aurait comme propriété
d’améliorer le développement mental en participant à l’apaisement de l’excitation
cérébrale et de l’excitation motrice.
Historiquement, l’emploi du miel dans l’alimentation infantile demeure très
présent. Ainsi, environ 900 ans avant J.C., il était mélangé avec du beurre fondu ou
du lait chez les Grecs ou dans les tribus germaniques. Il était aussi courant de placer
quelques gouttes de miel dans la bouche du nouveau-né avant de le mettre au sein
maternel. Selon la littérature pédiatrique, le miel aurait des propriétés
immunostimulantes et énergétiques utilisables dans les dystrophies (mélangé avec
du pollen) et les dyspepsies. Celui-ci apporte un nombre élevé de calories grâce à
ses glucides directement assimilables participant à une élévation sensible du poids
de l’enfant. Cet effet serait même doublé chez le prématuré. De plus, il a une action
apéritive et apporte du calcium et du magnésium qui participeraient à l’évolution
staturo-pondérale.
Toutefois, l’administration de miel aux nourrissons de moins d’un an pourrait
provoquer le développement d’hypersensibilités à certaines substances contenues
dans celui-ci.
La gelée royale améliore l’assimilation intestinale des nutriments et fournit
certains facteurs de croissance (vitamines de Goetsch) permettant une meilleure
croissance chez l’enfant.
Egalement, le miel serait une source de fer, traitant ainsi les anémies et dont
l’assimilation serait favorisée par la présence des enzymes nécessaires et une
source de cobalt, qui entre dans la composition de la vitamine B12, qui participe à
l’élaboration de des globules rouges par la moelle osseuse.
92
De plus, le miel grâce à sa teneur en antioxydants, en enzymes, en
substances aromatiques et en huiles essentielles possède une action favorable au
niveau du tube digestif. Il est relativement efficace en cas de vomissements,
d’infections (présence d’inhibine), de constipations (facteurs bifidogènes, action
laxative douce) ou encore dans l’anorexie (action apéritive, présence de vitamine B,
arôme agréable et sucré). Il aide aussi à mieux assimiler le lait grâce à son acidité
qui favorise la digestion des protéines et des graisses et à la précipitation des
caséines en flocons fins. De plus, il ne fermente pas et est facilement digéré. [1-2127-31-32-45-53-70-125,i2]
Partie 3.10: Ophtalmologie :
Utilisé par Aristote pour soigner un œil enflammé, employé en Inde pour traiter
un œil malade, le miel est un remède de choix grâce à sa composition en
flavonoïdes lui conférant une action antibactérienne et aussi par ses propriétés
cicatrisantes. [95] Celui-ci peut ainsi être utilisé en cas de kératite, de conjonctivite
ou de blépharite et permet de soulager le patient en cas de la maladie de la rétine ou
d’origine endocrinienne. Il existe un collyre de miel qui permet de traiter l’œdème des
paupières, la photophobie, les larmoiements, les sensations de grain de sable ou
encore la sécheresse oculaire. [1-21-27-31-32-53-70-125,i2]
Le mélange synergique miel, gelée royale et propolis est quant à lui efficace
pour la réparation de l’œil notamment dans les cas de cataracte ou d’inflammations
de l’iris ou de la sclérotique. Il existe également des aérosols et autres collyres pour
nourrir l’œil et éviter la perte d’élasticité du cristallin. De même, ce mélange a obtenu
des résultats encourageants dans les cas de glaucome.
Le pollen d’abeilles, grâce à sa richesse en rutine et en β-carotène, va
améliorer l’acuité visuelle en restaurant la circulation chorio-rétinienne et sera
bénéfique dans les rétinopathies engendrées par le diabète. [44]
Les flavonoïdes contenus dans la propolis vont inhiber l’action de l’aldose
réductase qui est à l’origine de la réduction du glucose et donc de la production
d’hexitol qui va créer un phénomène d’osmose, attirant l’eau du sang vers les
cellules, ceci altérant ces dernières. Ce produit de la ruche va donc trouver une utilité
93
dans les cas de cataracte du diabétique, de rétinopathie, de myopie, de kératite, de
blépharite ou de personnes opérées récemment des yeux ou qui vont l’être. [9]
Egalement, la propolis sous forme d’onguent ou de solution ophtalmologique
peut être utilisée lors de traumatismes oculaires, de brûlures, d’inflammations
microbiennes ou virales, par exemple la kératite herpétique, ainsi que dans
l’aseptisation péri-opératoire de l’œil.
Des travaux ont été réalisés sur l’apitoxine utilisée sous forme de collyre dans
le cadre du traitement de dégénérescences de la macula et les résultats se sont
révélés intéressants.
De plus, le pollen prévient les fatigues visuelles.
Partie 3.11 : Hématologie :

Anémie :
De par sa valeur nutritive, le pollen est intéressant pour limiter l’apparition
d’anémie ou pour les traiter. [81] Cependant, l’exine du grain doit être détruite pour
que celui-ci soit bien assimilé par l’organisme. Ainsi, le pollen stimule les systèmes
immunitaire et hématopoïétique, et broyé sous forme de capsules, il va aider à lutter
contre les anémies, les hépatites, les maladies gastro-intestinales, les néphropathies
ou encore dans certaines réactions observées en radiothérapie ou lors de la prise de
certains médicaments. [81]
Contenant déjà plusieurs facteurs antianémiques comme le fer, la vitamine C
ou certaines vitamines du groupe B, le pain d’abeilles possède également un facteur
protéique d’origine animale, synthétisé par l’abeille elle-même, qui facilite l’absorption
du fer végétal, c'est-à-dire non héminique, et qui permet de mieux lutter contre les
anémies ferriprives. [9]
Les miels de romarin, de sapin et de callune sont aussi intéressants ici tandis
que la gelée royale possède une action érythropoïétique.

Coagulation sanguine :
94
Parmi les produits de la ruche, le pain d’abeilles contient de la vitamine K, un
facteur antihémorragique, et est donc intéressant dans la prévention des
saignements.
Egalement, l’application locale de propolis sur des hémarthroses ou des
hématomes musculaires retrouvés fréquemment chez les hémophiles, facilite et
accélère leur résorption en association à des traitements classiques.
La gelée royale, contenant des substances similaires aux citoquinines et aux
gibberelines à activités érythropoïétique, granulopoïétique et thrombopoïétique, est
intéressante lors de certaines maladies hématologiques graves. [9]

Régulation des lipides du sang :
Les produits de la ruche ont pour propriété de réguler les lipides sanguins,
notamment le LDL-cholestérol, et donc de limiter l’apparition de maladies cardiovasculaires, par exemple l’artériosclérose. Agissant en synergie, ils augmentent
l’excrétion de sels biliaires qui se combinent au cholestérol au niveau intestinal et qui
sont donc éliminés par les selles.
Egalement, on observe une augmentation du taux de HDL-cholestérol avec
ces produits.
Partie 3.12 : Oncologie :
Il est important de signaler que ces effets constatés se basent sur les différentes
propriétés des produits de la ruche et sur des résultats observés « historiquement »
ou bien sur l’animal et non par le biais d’études complètes menées sur l’homme.

Néoplasme, soutien à la chimiothérapie :
Dans le cancer du sein, en post-chirurgical, une cure de miel en per os ou en
application directement sur le sein a réduit de 100% en 5 ans, le risque de récidive
d’après une étude menée sur une centaine de patiente. La propolis est également
intéressante grâce à sa teneur en CAPE. [47,i4]
Lors d’un cancer gastrique ou colorectal, le miel, le pollen et la propolis
administrés en complément de la chimiothérapie vont stimuler le système
immunitaire et l’action de certains antioxydants cellulaires physiologiques favorisant
la protection des cellules de l’organisme et l’amélioration de l’état général du patient.

Cancer :
En plus d’améliorer la vie du patient cancéreux, les produits de la ruche
agissent en complément des traitements conventionnels afin d’améliorer la réponse
anti-tumorale. [1-44-47-86-116-i4]
Par exemple, le miel est riche en sélénium, un minéral antioxydant, et permet
ainsi de prévenir l’apparition de certains cancers, par exemple colorectal ou du
poumon. Le pain d’abeilles et la propolis utilisés comme adjuvants du traitement de
95
certaines tumeurs malignes maxillo-faciales ont obtenu des résultats satisfaisants
avec une amélioration de l’état du patient, une atténuation des phénomènes
inflammatoires sous-jacents et parfois même une rémission de la tumeur. [83]
La propolis et le venin d’abeilles, grâce à la mellitine qu’elle contient,
possèdent une action immunomodulatrice et peuvent agir directement sur la cellule
cancéreuse d’après certaines études réalisées sur l’animal. Par exemple, l’artepilline
C de la propolis inhibe la croissance tumorale et la formation de métastases, en
particulier dans le cancer du sein. [52] Toutefois les produits sucrés augmenteraient
le risque d’apparition de ce type de cancer. [117]
De plus, la propolis stimule l’activité des macrophages et la synthèse du
« tumor necrosis factor » de l’interleukine 1 grâce à sa richesse en flavonoïdes.
Mais l’usage de la gelée royale n’est pas indiqué lors d’un cancer déclaré. [9]
TUMEURS
CANCEREUSES
Aromiel
CANCER
Aromiel
Propolis
Pain d’abeille
Miel toutes fleurs de montagne
Miel toutes fleurs de montagne
HE de Daucus carota var. sativa, Laurus nobilis,
Ravensara aromatica, Juniperus communis ssp. communis
Propolis
Pollen
Miel de thym, de châtaignier
HE de Ravensara aromatic, Melaleuca quinquenervia
cineolifera, Laurus nobilis
Partie 3.13 : Médecine vétérinaire :
Tout comme l’ours et d’autres animaux comme par exemple les oiseaux,
certains membres du règne animal ont recours à la richesse des produits de la
ruche.
Chez le chien, le venin d’abeilles a déjà été utilisé pour soigner des lésions
ophtalmiques ou soulager l’arthrite des pattes postérieures. Ainsi, l’apitoxine
appliquée sous forme d’onguent est utilisée en association avec le traitement
classique pour traiter les plaies pénétrantes de la cornée, et ceci grâce à ses
propriétés antiseptiques, immunostimulantes et anti-inflammatoires. Même chose
pour les injections de venin sous forme d’apitoxine qui soulage les arthrites des
pattes postérieures de certains chiens comme les beagles. [25]
Les gallinacées bénéficient de compléments alimentaires à base de propolis
ou bien de pollen qui permettent de baisser leur mortalité, de favoriser leur
croissance notamment en terme de poids et de qualité de la viande. Il y a également
une stimulation des capacités reproductives de la poule avec augmentation de
l’intensité de la ponte : plus d’œufs, poids plus élevé, qualité de la coquille améliorée,
diminution de la teneur en cholestérol et hausse du taux de carotène participant à la
couleur jaune du jaune d’œuf. [9]
Même chose chez les porcelets et les jeunes bovins qui voient leur poids
augmenté par l’ajout de pollen. Les oiseaux ont quant à eux parfois du mal à digérer
96
les grains de pollens à cause de leur paroi en exine qui est très épaisse mais
l’efficacité de ceux-ci a tout de même été démontrée. Egalement, le pollen est utilisé
en pisciculture et en aquaculture pour augmenter la coloration rouge des crevettes
ou des écrevisses grâce aux caroténoïdes, ceci en marge des apports de nutriments
essentiels. [9]
Ainsi, le pollen apporté en complément favorise la croissance des jeunes
organismes, améliore la résistance générale en limitant l ‘apport de médicaments
plus « forts » comme les antibiotiques. De plus, celui-ci abaisse la mortalité,
augmente le poids, permet de mieux lutter contre les carences, états d’intoxication,
troubles du métabolisme et phénomènes de stress.
La propolis et le venin d’abeille sont quant à eux intéressants pour leurs
propriétés antibactériennes, immunostimulantes et cicatrisantes notamment chez le
veau ou le porcelet dans le traitement des diarrhées chroniques. [23-24] Ce
complément permet de limiter l’emploi d’antibiotiques et donc ne favorise pas les
phénomènes de résistance chez l’animal et participe à la hausse de la « qualité » de
l’animal, celui-ci étant déjà « friand » d’antibiotiques en prévention par exemple.
Chez l’adulte, les maladies du pis sont très difficiles à soigner en dépit de
l’emploi d’antibiotiques ou de chimiothérapies. Les mastites qui sont des
inflammations de la glande mammaire et pouvant être causées par Candida
albicans, Staphylococcus aureus, Escherichia coli ou encore Streptococcus sp.
peuvent être soulagées par l’apport de propolis qui stoppe l’infection bactérienne et
favorise la cicatrisation des plaies.
IV ème Partie :
Les Protocoles
médicaux
97
Piqûre d’abeille au niveau de la
zone à traiter
Partie IV : Les protocoles médicaux :
Partie 4.1 : Standardisation :
Afin d’éviter toute contamination par des produits toxiques dangereux pour la
santé, il est important de mettre en place des précautions particulières concernant
les produits de la ruche. En effet, toute trace de métaux lourds comme le mercure, le
plomb, le cuivre ou le cadmium devra être évitée et les taux de sulphonamides et de
résidus d’antibiotiques devront se situer en dessous du seuil de 10 ppb.
Egalement, toute présence de PCB, d’arsenic, de n-hexane, de résidus de
La cicatrisation par le miel et la thérapie au venin sont détaillées
dans cette quatrième partie, qui précise la nécessité de la
standardisation de ces produits de la ruche pour certaines utilisations
thérapeutiques et décrit certains moyens d’administration
pesticides comme les organochlorés ou les organophosphorés, mais aussi
98
d’acariens, d’insectes met en évidence la pollution environnementale de la ruche. La
contamination radioactive devra être évitée.
Les antibiotiques, utilisés pour la conservation des produits, ne seront présent
dans la composition qu’en dessous d’un certain seuil maximal. De même, l’humidité
des aliments de la ruche, en particulier pour le miel et le pollen, devra être contrôlée
pour limiter la prolifération bactérienne.

Standards de qualité du miel :
Déjà soumis à des normes alimentaires, le miel doit répondre à des critères de
qualité spécifiques pour trouver une application dans le monde médical. [2-78,i7-i17]
Les normes internationales qui concernent le miel sont définies dans le Codex
Alimentarius (1993) et dans une Directive européenne relative au miel (1974), ces
deux commissions faisant l’objet de révisions (1996 et 1998). Ainsi, il va donc en
découler une définition précise des critères et des normes de qualité, et une
description des nouvelles méthodes d’analyse.
Ainsi, ce Codex contient des textes spécifiques à l’hygiène, à la contamination
et à la falsification par des sucres d’une autre origine et précise qu’à l’exception de la
teneur en eau, les normes de qualité ne doivent pas être nécessairement suivies.
Egalement, l’adjonction d’additifs est interdite.
La teneur en eau : cette teneur en eau est à l’origine de la fermentation des
miels. Elle est limitée à 21% et devrait être abaissée à
18,5%. Toutefois, le miel de bruyère admet un pourcentage
légèrement supérieur au seuil normal
La teneur en sucres réducteurs : doit être supérieure à 65% du produit fini
avec au minimum 5 % de saccharose mais ces taux varient
en fonction de l’origine des miels. Egalement, la somme du
fructose et du glucose doit dépasser 60% du poids du miel
et plus celle-ci est élevée, plus le miel est de qualité
La teneur en matières insolubles : c'est-à-dire le taux d’impuretés, doit être
inférieur à 0,1 g pour 100 g de produit mais en pratique, on
retrouve plutôt des valeurs de l’ordre de 0,005 à 0,05 g
pour 100 g. Par exemple, pour les cendres les valeurs
autorisées de situent de moins de 0,6 g pour 100 g à 1,2 g
pour 100 g en fonction de l’origine des miels
La conductivité : elle dépend de la composition en minéraux et de l’acidité du
miel. Ainsi, plus ceux-ci sont élevés, plus la conductivité est
élevée. Le seuil limite défini est de 0,8 mS/cm
L’acidité : elle augmente avec la fermentation, la teneur maximale étant
située à 50 meq/kg. Elle dépend bien entendu du type de miel et
donc de son origine
99
L’activité diastasique : constitue un facteur de contrôle de la fraîcheur du
miel car influencée par le chauffage et le stockage de celuici. Cette activité est par exemple basse chez certains miels
monofloraux
L’activité de l’invertase : est également un indicateur de fraîcheur du miel et
doit correspondre à un facteur minimum de 10
La propreté : évalue la quantité d’éléments étrangers présents après la
filtration
L’état de conservation : indicateur de fraîcheur et de surchauffe du miel, il
est défini par le dosage de l’hydroxyméthylfurfural ou HMF et son
seuil limite est situé à 60 mg/kg. Sa teneur augmente au fur et à
mesure que le miel vieillit et varie en fonction de la température
de stockage
Les caractères organoleptiques : pour la saveur et l’arôme du miel. Le miel
ne doit avoir ni goût, ni odeur, ni arôme provenant de matériaux
utilisés pour le conditionnement ou le traitement
L’aspect physique : le miel ne doit présenter ni cristallisation irrégulière, ni
séparation en plusieurs couches [22]
La teneur en grain de pollen : elle détermine l’origine du miel mais aussi sa
catégorie, monoflorale ou polyflorale
Concernant le monde médical, le miel est soumis à des exigences très strictes
concernant l’hygiène, d’autant plus qu’il est fréquemment utilisé pour le soin de
plaies ouvertes. Ainsi, il faut éviter tout risque d’infection, c’est pourquoi tout
ustensile doit être stérilisé avant usage.
Un miel classique traité sans conditions hygiéniques spécifiques sera toujours
contaminé par des germes présents à une teneur de l’ordre de 300 à 600 UFC/g
(Unité Formant Colonie/Gramme). Ce taux ne doit pas être ramené à 0 pour éviter de
retirer les propriétés curatives du produit de la ruche.
D’après le Dr Descottes et son équipe, le miel ne doit quasiment pas contenir
de germe, une tolérance de 5 à 15 UFC/g étant toutefois acceptée, afin de pouvoir
être utilisée en thérapie et en particulier dans la cicatrisation. Ainsi, le miel conserve
ses propriétés mais acquiert également une certaine sécurité d’emploi grâce à la
pression osmotique de celui-ci, limitant tout développement microbien, et à son
action antibactérienne.
Pour la fabrication de tels miels, des protocoles de production ont été mis en
place. Ainsi, l’Association Européenne d’Apithérapie présidée par Roch Domerego et
les services de bactériologie et de pharmacologie du CHRU de Limoges ont élaboré
une charte « Produits préservés » pour le miel à destination médicale (cf annexe).
On peut la comparer avec le code de bonne pratique de fabrication des
médicaments et offre de nouveaux débouchés pour les apiculteurs.
100
Cette charte énumère les conditions d’entretien et d’implantation des ruchers
et les critères d’hygiène à respecter: lavage des mains, de l’individu, des cheveux,
des vêtements, des locaux, du matériel, de la miellerie, des véhicules de transport,
des pots et des ruches ; ceci pour prétendre à un emploi dans le milieu médical.
Concernant les autres produits de la ruche, leurs productions doit être
également standardisées. Etant donné le faible coût de ces aliments et leur côté
naturel, ils sont bénéfiques en terme d’économie dans les soins de santé et
notamment dans les pays défavorisés ou encore ceux en développement.

Standards de qualité du pollen :
Pour définir la qualité du pollen, on établit son taux d’humidité, sa teneur en
acide glutamique et en proline, sa granulométrie, sa couleur, la présence de
bactéries ou de champignons mais aussi d’impuretés. De plus, sa composition en
substances actives comme la vitamine C, les acides aminés ou encore les enzymes
comme la catalase ou l’amylase sont sensibles aux conditions de récolte, de
stockage et à l’hygiène lors de la manipulation de ce produit de la ruche.
Le pollen peut être conservé frais au congélateur après nettoyage et
seulement quelques heures après la récolte, qui doit se faire deux fois par jour.
Il peut également être conservé à l’état sec, récolté une fois par jour. Ainsi, il
doit être manipulé avec précaution et ne doit pas subir une dessiccation à une
température supérieure à 40°c sous peine d’altérer la proline et l’acide glutamique.
L’exposition au soleil, aux températures excessives, à une atmosphère humide doit
être évitée. La conservation et l’emballage doivent de plus être optimaux.
Le pollen sec se conserve mieux que le frais mais en contrepartie, perd la
moitié de son potentiel antioxydant.
Le pollen est parfois contaminé par des œufs d’insectes comme ceux de
Galleria mellonella qui attaquent les rayons de cire à l’intérieur de la ruche. Dans ce
pollen, on retrouve différentes souches bactériennes comme les coliformes fécaux et
les Escherichia coli ainsi que des levures qui fermentent les sucres. Pour réduire
cette contamination bactérienne, il est possible d’acidifier ce pollen pour améliorer sa
conservation.
Il existe également des extraits alcooliques ou hydro-alcooliques dont
l’utilisation est plus facile dans l’élaboration de certains produits cosmétiques, par
exemple les crèmes ou les onguents.

Standards de qualité de la propolis :
Comme les précédents produits de la ruche, la propolis doit respecter
plusieurs critères de qualité pour pouvoir être accepté sur le marché.
101
Ainsi, la teneur totale en cire et en impuretés doit être inférieure à 50%. Les
composés phénoliques en particulier les flavonoïdes doivent être présents à plus de
12%, le temps d’oxydation ne doit pas dépasser 22 secondes et l’indice d’iode doit
être supérieur à 35%. La couleur et la densité optique sont également contrôlés
tandis que la concentration minimale inhibitrice d’un extrait de propolis, ce produit de
la ruche ayant un effet bactériostatique, peut varier entre 60 et 190 mcg/ml. Sur
certaines souches bactériennes comme Micrococcus aureus, cet effet devient
bactéricide et les concentrations nécessaires vont se situer environ entre 110 et
17000 mcg/ml. D’une manière générale, les propolis les plus actives doivent être
inhibitrices à moins de 300 mcg/ml et bactéricides à moins de 450 mcg/ml.
L’extrait de propolis doit être exempt de tétracycline, d’aldrine, de dieldrine, de
diéthylèneglycol, de n-hexane et de PCB. Quant à l’arsenic et aux métaux lourds,
leurs concentrations sont respectivement limitées à 2 et 20 ppm.

Standards de qualité de la gelée royale :
La gelée royale, en tant qu’aliment, doit avoir une acidité située entre 32 et 53
meq/100 g de gelée royale, une humidité comprise entre 62,5 et 68,5% lorsqu’elle
est lyophilisée, une teneur en acide 10-hydroxy-2-décénoïque supérieure, présent
uniquement dans ce produit de la ruche, à 1,4% et une quantité de protéines
oscillant entre 11 et 14,5%.
Dans le domaine médical, les critères de qualité sont beaucoup plus stricts.
Cette gelée royale présente une couleur jaunâtre claire ou blanche laiteuse plus ou
moins jaunâtre. Elle est colloïdale, visqueuse, est relevée d’une forte astringence et
possède un faible arôme. Elle doit comprendre 9 à 13% de sucres, 1,9 à 2,5% de
composés azotés et moins de 1,5% de matières minérales. La gelée royale est claire
et brillante, d’autant plus si elle est fraîche et fonce avec le temps lorsqu’elle est
exposée à l’air. Egalement, une odeur intense associée à une faible astringence et à
une viscosité trop forte sont les signes d’un manque de fraîcheur.
De plus, cette gelée royale est soumise à des contrôles de son indice de
réfraction, de sa teneur en choline et en acétylcholine, de son activité enzymatique et
à l’analyse des protéines dissoutes. L’arsenic et les métaux lourds sont tolérés en
dessous de 1 et 5 ppm respectivement tandis que la tétracycline est totalement
interdite. Son pH varie entre 3,5 et 4,5 et elle ne doit contenir ni impuretés, ni larves,
ni fragments de cire et doit devenir opalescente en présence d’eau.

Standards de qualité de l’apitoxine :
Dépourvue des parties volatiles du venin, l’apitoxine présente un intérêt
moindre comparé à l’usage d’abeilles vivantes. Les teneurs en phospholipase A2, en
mellitine, en peptide MCD et en hyaluronidase servent de critères de qualité de cette
apitoxine, ainsi que sa proportion en protéines et son activité enzymatique.
102

Standards de qualité de la cire :
La cire doit n’avoir aucun goût, elle doit également avoir une odeur
caractéristique, une consistance plastique, ne doit laisser aucune trace de graisse
sur les doigts, doit avoir une couleur jaunâtre et uniforme pour les cires de première
qualité et une couleur blanche et uniforme pour celles de meilleure qualité comme
les cires d’opercules au niveau des rayons sans couvain.
En pratique, la cire jaune est plutôt utilisée en thérapeutique tandis que la cire
blanche est employée dans les préparations cosmétiques.

Autres standards de qualité :
Il existe des normes concernant les produits bio, Ecocert par exemple, ainsi
que pour les huiles essentielles végétales, environ 250, établies par l’AFNOR. Quant
aux produits de la ruche, d’autres travaux sont menés notamment dans les domaines
de l’api-pharmacopée et de l’api-médecine.

Moyens de contrôle :
Les techniques de chromatographie comme celle en phase gazeuse associée
à la spectrométrie de masse et celle liquide à haute performance, la spectrométrie de
masse, les techniques immuno-enzymatiques, par exemple RIA ou ELISA,
permettent de mettre en évidence la composition d’un produit de la ruche ainsi
qu’une éventuelle falsification.
Il existe également la spectrométrie de masse par électro-spray qui est utile à
l’identification des composants du produit comme les flavonoïdes en particulier.
Partie 4.2 : La cicatrisation par le miel :
Grâce à ses différentes propriétés, le miel est utilisé dans le traitement de
plaies qu’elles soient profondes, surinfectées, nécrosées, étendues ou non. Des
travaux effectués en France, en Italie, à Cuba ainsi qu’en Grande-Bretagne et aux
Pays-Bas, ont permis de mettre en valeur cette technique thérapeutique, et
notamment dans le monde hospitalier. Dans ce dernier, les critères d’hygiène et de
qualité des produits utilisés se doivent de répondre à des normes rigoureuses pour la
bonne santé du patient. [9,i15-i22]
Dans l’Histoire, l’usage du miel pour soigner les plaies est relaté dans de
nombreux écrits ou dans de nombreuses coutumes. Ainsi, en Afrique, c’est un
remède connu en cas de plaies infectées ou lors de morsures de serpent. Le Coran
103
le cite dans le traitement des ulcères ou des furoncles. Au début du XX° siècle, le
docteur GF White a mis en place une démarche scientifique empirique (1906) tandis
que les professeurs Krunitz et Zeiss, en Allemagne, ont soigné de nombreuses
plaies sans utilisation préalable d’antiseptique (1934). Dans leurs méthodes, un
exsudat abondant éliminait le pus et les bactéries contenus dans la plaie.
En 1944, Yang a constaté que le miel combattait la douleur, stimulait la
formation du tissu de granulation et réduisait l’œdème des engelures ainsi que
l’hyperémie, intéressants dans les engelures et les ulcères.
En 1955, Bulman a noté l’absence d’effet nocif du miel et d’infection lors de
l’emploi de pansements imprégnés de miel appliqués sur des plaies ouvertes non
cicatrisées.
Dans les années 70, Cavanagh a utilisé le miel pour la cicatrisation de
vulvectomies en chirurgie gynécologique, réduisant de moitié la durée
d’hospitalisation classique des patients. [9]

Expérience au CHRU de Limoges :
Dès 1984, les infirmières du service de chirurgie viscérale du CHRU de
Limoges sous la direction de leur chef de service, le docteur Descottes, ont étudié
l’intérêt du miel dans la cicatrisation du miel. Ainsi, des résultats très satisfaisants,
une cicatrisation quasi-complète en 8 jours, ont été observés chez une jeune femme
ayant subi une importante résection de l’intestin grêle avec double iléostomie et qui
avait développé un abcès avec perte de substance au niveau de la paroi
abdominale. La répétition de résultats positifs a permis au personnel médical d’établir
un protocole de nettoyage des plaies et un dossier destiné à suivre l’évolution de la
cicatrisation des plaies. Au cours de l’étude, le nombre d’échantillons positifs aux
germes Staplylococcus aureus, Pseudomonas et Escherichia coli a effectivement
diminué. [9]
Egalement, une charte de bonne pratique de récolte et de préparation du miel
destiné à l’usage médical a été élaborée ainsi qu’un protocole d’utilisation du miel et
ce afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles. [9,i7]
L’étude en elle-même concernait 500 cas, des patients avec des escarres, des
ulcères variqueux, des kystes, des emplacements de colostomie et diverses plaies.
Tirés au sort, certains ont été traités à l’aide de miel et les autres avec des moyens
conventionnels comme le Biogaze© ou le Debrisan©. Les résultats se sont révélés
très satisfaisants: dans 90% des cas, la fermeture des plaies s’est faîte rapidement
en quelques jours. Pour les 10% restants, l’absence de réelle évolution était
principalement due à l’état du malade en lui-même: dénutri, alité ou bien aliments par
perfusion.
La guérison par le miel couvrait une surface 2 fois supérieure à celle obtenue
avec les traitements conventionnels. En effet, la vitesse de cicatrisation du miel est
de 0,78cm²/jour et de seulement 0,39cm²/jour et de 0,42cm²/jour, respectivement
pour le Biogaze© et le Debrisan©.
Néanmoins, le miel provoque une sensation de brûlure lors de l’instillation du
traitement. [9]
104
D’autres études menées aux Etats-Unis, dans les pays de l’Est ainsi qu’en
Allemagne et en Argentine ont confirmé la valeur thérapeutique du miel.
Egalement, il ne faut pas oublier l’intérêt économique de ce traitement. En
effet, l’application quotidienne de miel revient à environ 3 euros tandis qu’un
traitement classique atteint facilement les 75 euros, sans oublier la diminution du
temps d’hospitalisation et donc de son coût total. [i15-i22]

Protocole clinique :
Les infirmières du service de chirurgie viscérale du CHRU de Limoges ont
constaté que les effets obtenus étaient plus importants sur des plaies propres. De ce
fait, on pratique une détersion chimique par irrigation à l’eau oxygénée, et physique,
à l’aide d’une petite brosse chirurgicale souple, préalablement désinfectée dans un
bain de bétadine et qui est utilisée pour enlever les produits de détersion de la plaie
et stimuler les tissus sous-jacents par des mouvements circulaires doux.
Ensuite, les résidus sont retirés grâce à une sonde d’aspiration et la plaie et
rincée avec du sérum physiologique et irriguée à nouveau avec de la Bétadine©. Les
berges de la plaie bénéficient d’une attention particulière et les différentes détersions
sont diminuées progressivement pour ne garder que le rinçage au sérum
physiologique.
Une fois la plaie bien nettoyée, le miel peut être appliqué par le biais de
compresses sèches, le pansement devant être changé tous les jours voire deux fois
par jour si la plaie est particulièrement sale.
Le miel peut également être versé directement sur la plaie sur laquelle on
appliquera ensuite des compresses sèches.
Le miel destiné à être utilisé dans la journée est conservé à température
ambiante, à l’abri de la lumière tandis que le stock de réserve est conservé à 14°c.
Partie 4.3 : Thérapie par le venin :

Modalités :
Appelée encore « Bee Venom Therapy », les indications d’une telle thérapie
sont nombreuses: inflammations chroniques des tissus mous et osseux,
rhumatismes, arthrite aigue et chronique, myalgies, migraine, névrite, dermatoses,
scléroses, fièvre rhumatoïde aigue ou encore endocardite. [i27-i28]
Une telle thérapie obtient des résultats relativement rapides et satisfaisants,
notamment en cas d’échecs lors de traitement utilisant des salicylés.
105
L’usage du venin d’abeille est contre-indiqué absolument en cas d’affections
cardio-vasculaires comme l’angine de poitrine, l’artériosclérose, la péricardite ou bien
la myocardite. De même, l’insuffisance rénale, le diabète et l’arthrose d’origine
endocrinienne constitue des contre-indications relatives.
Toutefois, c’est un traitement qui s’installe dans la durée. En effet, le patient
s’engage dans une cure prolongée à hauteur de 3 séances d’administration par
semaine pendant plus de 6 mois.
Au départ, le médecin responsable de l’administration vérifie les éventuels
antécédents allergiques et l’absence de troubles cardio-vasculaires chez le patient et
procède à une « mini-piqûre » pour éliminer une possible allergie au venin et ceci
dans des conditions de sécurité respectées, notamment en cas de choc
anaphylactique. Cette piqûre est généralement effectuée au niveau du poignet ou du
cou. Si aucune réaction n’est observée après 20 min, la séance peut débuter en
commençant par le bas du dos. [9-17]
Lors du premier mois, le processus engendré par le venin se met en place et
entraîne des réactions souvent mal supportées par le patient, avec par exemple de la
fièvre, des sueurs, des vomissements ainsi que des oedèmes et des démangeaisons
au niveau des sites d’injection. Ces symptômes disparaissent par la suite et les
premiers effets bénéfiques se font ressentir, mais l’évolution du nombre
d’administrations doit se faire progressivement pour laisser l’organisme s’adapter et il
faut rester vigilant au fait de ne pas repiquer un même endroit. [9-17]
De plus, la thérapie au venin doit être associée à la prise de vitamine C et les
piqûres doivent être effectuées au niveau de certains points stratégiques de la peau.

Réactions allergiques :
L’administration de venin provoque des réactions locales caractérisées par un
œdème chaud, rouge, douloureux et accompagné d’un prurit. Ce dernier peut être
soulagé par des produits appropriés. On peut également observer une réaction
générale à la piqûre définie par des troubles gastro-intestinaux, une rhinite, une
conjonctivite, de la fièvre, des faiblesses musculaires ou encore des crampes
abdominales.
Deux ou trois semaines après le début du traitement intervient une réaction
différée accompagnée de symptômes semblables à ceux d’une grippe intestinale.
Cette réaction dite de guérison est signe d’un début d’amélioration notable.
Beaucoup plus rare, le choc anaphylactique peut survenir à n’importe quel
moment de la thérapie, ce qui implique que le professionnel de santé doit toujours
avoir à proximité le matériel nécessaire en cas de telle réaction. Apparaissant
quelques minutes après la piqûre, elle se caractérise par des vertiges, des nausées,
une forte envie d’uriner, des irritations oculaires, des démangeaisons au niveau des
mains ou des pieds, une urticaire, un œdème généralisé, des troubles respiratoires
et même un collapsus entraînant le décès de la personne dans le pire des cas. Le
lieu de la piqûre est également important car un œdème au niveau de la gorge peut
provoquer un étouffement du patient.
106
Il est donc nécessaire de toujours posséder une dose d’adrénaline pour pallier
tout risque de ce type et de garder au calme le patient tout en le maintenant en
surveillance pendant plusieurs heures, au moins 48h, après la réaction.

La piqûre ordinaire :
Manière la plus répandue d’administrer le venin, cette méthode emploie des
abeilles vivantes récupérées le jour même ou bien la veille et conservées dans de
bonnes conditions de ventilation, de température et de nourriture.
Ensuite, l’insecte est maintenu à l’aide d’une pince ou entre les doigts au
niveau du site d’injection et perd son dard une fois la piqûre effectuée. Son appareil
vulnérant va continuer à battre quelques minutes après l’ablation, libérant encore un
peu plus de venin et sera ensuite retiré délicatement.
Le site de piqûre peut être préalablement refroidi afin de limiter la douleur lors
de l’administration du venin. [9]

Autres techniques :
Ainsi, comme précédemment citée, la « mini-piqûre » consiste à retirer le dard
seulement quelques secondes après l’administration, en vue de délivrer une faible
dose servant de test pour détecter tout risque d’allergie.
Il existe également une grille à mailles très fines que l’on applique au niveau
du site et qui permet à l’abeille de conserver son dard lors de la piqûre. Cependant,
cette technique ralentit quelque peu le rythme des séances, mais l’insecte reste en
vie.
Quant à elle, la micro-piqûre consiste dans l’utilisation directe de l’appareil
vulnérant de l’insecte, préalablement retiré de l’abeille. Surtout pratiquée au Japon,
en Chine et en Corée, il s’agit de piqûres provoquées par les spasmes réflexes du
dard et qui sont faîtes en des points stratégiques de la peau. De cette manière, on
peut procéder à une vingtaine de piqûres environ par appendice, l’avantage étant
l’absence de douleurs, pratique notamment chez les enfants. [9]
Ainsi, cette technique est relativement efficace dans les cas de rhumatismes,
de contractures musculaires, de névralgies ou encore dans les douleurs lombaires.
En Chine, l’apitoxine peut être employée sous forme de solution aqueuse et
injectée à travers la peau à l’aide d’un instrument approprié. Il existe également des
onguents et des pommades à base de ce produit de la ruche et qui sont administrées
par massage ou bien par électrophorèse.

Protocoles quantitatifs :
Il n’existe pas de protocole universellement employée mais en général, on
débute par un test d’allergie, c'est-à-dire par une « mini-piqûre ». Le patient va
107
ressentir une légère brûlure et plus la réaction allergique se fait attendre, moins elle
aura tendance à être grave. Une quinzaine de minutes après et si aucune allergie n’a
été décelée, le patient reçoit lors de sa première séance jusqu’à deux piqûres
complètes.
Par la suite, les doses de venins s’accroissent, jusqu’à trois piqûres
supplémentaires par séance, sans aller au-delà de la limite d’une vingtaine
d’injections. Ce seuil reste toutefois relatif et dépend essentiellement de la situation
clinique.

Protocoles qualitatifs :
Il en existe de nombreux plus ou moins variés suivant des principes
énergétiques, neuro-anatomiques ou encore d’acupuncture. Cependant, tous
préconisent le fait de ne pas repiquer un site encore chaud, enflé avec ou non des
démangeaisons et certains sont spécifiques de certaines affections comme la
sclérose en plaque, en particulier dans certains symptômes de cette maladie comme
l’incontinence urinaire.
Concernant les formes d’arthrites, les injections se feront en des points
stratégiques notamment au niveau des articulations atteintes ou de la colonne
vertébrale, à l’émergence des racines nerveuses des deux côtés.
Les cicatrices, les chéloïdes ou même certaines tumeurs de la peau peuvent
être traitées par piqûres directement sur la lésion ainsi que sur le pourtour de celle-ci.

Protocoles de désensibilisation au venin :
L’allergie au venin peut être traitée par des piqûres d’abeille selon 2 modes de
désensibilisation. Le premier, le protocole lent, consiste en un traitement étalé sur
environ 6 mois et ce, par le biais d’un allergologue. [4-31-88-93,i5]
Le second est caractérisé par un protocole d’une semaine et définit ainsi:
- 1° jour: un test par « mini-piqûre » est effectué suivi de quatre
autres avec au moins un intervalle d’une heure entre chaque
injection
- 2° jour: jour de repos
- 3° jour: même protocole que pour le premier jour
- Jours suivants : augmenter progressivement les doses jusqu’à
atteindre la dose entière correspondant à une piqûre complète,
c'est-à-dire environ 150 µg de venin On recommande ensuite au
patient d’observer le rythme d’une piqûre par mois pendant 5
ans.

Auto-traitement au venin :
Engagé dans un processus de très longue durée dans le cas d’une telle
thérapie, le patient a la possibilité de poursuivre son traitement à domicile et ceci,
accompagné par des proches et toutes les aides matérielles nécessaires. Les
108
personnes assistant le malade seront testées du point de vue de l’allergie au venin
d’abeille et informées sur les conditions de sécurité à respecter, sur les symptômes
d’un choc anaphylactique, sur les gestes à pratiquer en cas d’urgence et sur
l’obligation de posséder un injecteur d’adrénaline.
Aux Etats-Unis, ce mode de traitement est particulièrement développé et il est
même possible de se faire livrer des abeilles à domicile afin de poursuivre son
traitement. [9]

Protocole de suivi :
Les différents protocoles mettant en jeu la thérapie par le venin n’ont pas fait
l’objet d’une quelconque étude de valeur comparée.
Aux Etats-Unis, il existe un formulaire rempli par le patient et par la personne
administrant le venin. Dans une première partie, le thérapeute note les plaintes du
patient, la sensibilité aux premières injections, les raisons qui ont poussé le malade à
choisir ce genre de traitement ainsi que les différents symptômes de l’arthrite selon
une échelle allant de 1 à 7. Les 4 mois suivants, le professionnel de santé enregistre
les différents scores des symptômes et après, il conclue sur l’efficacité du traitement
et l’évolution de la maladie. [9]
Partie 4.4 : Autres techniques d’administration :
Les produits de la ruche peuvent être introduits dans l’organisme par des
méthodes dîtes de physiothérapie, c'est-à-dire par le biais d’agents physiques
comme l’eau, l’air ou encore l’électricité.

Les aérosols :
En cas de bronchites chroniques asthmatiformes ou non, l’emploi d’aérosols à
base de miel et de sérum physiologique est intéressant afin de diminuer l’irritation
des voies respiratoires supérieures et la sécheresse des muqueuses.
109
Il faut faire attention à l’origine du miel employé: le miel d’acacia est le miel de
choix dans ce type de pathologie tandis que le miel de tilleul peut provoquer quant à
lui des crises de dyspnée. Une amélioration notable des symptômes est observée et
ce même plusieurs mois après. Associée ou non à de la gelée royale ou à de la
propolis, les aérosols à base de miel améliore l’état général du malade, atténue la
toux, améliore les capacités respiratoires, atténue la toux et limite la sensation
d’étouffement et le syndrome respiratoire.
Lors d’affections de l’œil comme les blépharites, les kératopathies ou encore
l’ulcère cornéen, les aérosols à la propolis sont efficaces grâce à ses propriétés antiinflammatoires, antiallergiques et caryocinétiques, c'est-à-dire qui favorise la
multiplication cellulaire. De plus, ce produit de la ruche atténue la photophobie, le
prurit, les larmoiements et la douleur. Ils sont aussi indiqués dans les rhinites
allergiques ou encore dans l’asthme.
Egalement, les pulvérisations de gelée royales lyophilisées sont intéressantes
dans certaines affections chroniques des voies respiratoires supérieures en
favorisant la fluidification et la réduction des sécrétions bronchiques, en améliorant la
dysphonie et en facilitant la respiration.

L’électrophorèse :
Les substances actives du miel et de l’apitoxine peuvent être introduites au
niveau de la peau à l’aide d’un courant approprié. Cette technique permet de
soulager les douleurs arthrosiques et ce, 15 à 20 jours après la fin de la thérapie. Les
effets bénéfiques se font encore ressentir plusieurs mois après.

L’ultrasonophorèse :
L’apitoxine peut également être administrée sous forme de pommade au
moyen d’ultrasons, notamment dans les cas d’arthroses, de périarthrites ou de
gonarthroses algiques.

L’iontophorèse à l’apitoxine :
Cette technique permet de traiter l’inflammation et de soulager la douleur
observées dans l’arthrose. Grâce à un courant électrique de faible intensité exercé
au niveau des points spécifiques de l’acupuncture, le venin va pénétrer en
profondeur et réduire efficacement la douleur.

L’acupuncture et l’acupressure :
Ces méthodes sont intéressantes quand elles sont associées aux produits de
la ruche. Par exemple, le venin est injecté au niveau des points biologiquement actifs
afin d’augmenter son action bénéfique pour l’organisme.
110
Concernant l’acupressure, cette technique complètement inoffensive,
appliquée par le patient lui-même ne nécessite que la connaissance des points
spécifiques au niveau de la peau. Ainsi, une fine couche d’onguent à base de
propolis, de miel ou d’apitoxine est déposée sur la peau et des petites sphères,
appelées tsubos et fixées par le biais de sparadraps, vont être activées plusieurs fois
par jour pendant 24 à 72h.

Hygiène médicale :
L’extrait alcoolique de propolis peut être utilisé pour la désinfection des mains
ou des muqueuses. Ainsi, il possède des propriétés antiseptiques puissantes, est
dénué de tout effets secondaires et présente un intérêt en dentisterie.
V ème Partie :
111
Les formes
pharmaceutiques
Pot de miel
D ans cette dernière partie, nous détaillerons les différentes
présentations galéniques de ces produits de la ruche et en
particulier Apis mellifica en homéopathie et les mélanges
synergiques comme les aromiels
112
Partie V: Les formes pharmaceutiques :
Partie 5.1 : Formes galéniques simples :

Formes pharmaceutiques du pollen : [1-44-51-81]
Les pelotes de pollen sont desséchées jusqu’à un taux d’humidité inférieur à
10% pour permettre sa conservation, renforcée par l’ajout d’oxyde de silicium qui
empêche l’agglomération de ce pollen et qui permet d’obtenir ainsi une poudre fluide
plus résistante à l’humidité et à la chaleur. On le retrouve conditionné dans des pots
en verre, stockés à une température en dessous de 12°c.
Pulvérisées puis granulées au sirop avant d’être séchées en couches minces
et additionnées d‘un lubrifiant pour permettre la compression, les pelotes de pollen
vont être ainsi conditionnées sous forme de comprimés.
Enrobées d’une résine avec du sirop comme excipient et de la cire d’abeilles
comme agent polissant, le pollen existe également sous forme de dragées, plus
résistants que les comprimés.
Réduit en micro-granules ou pulvérisé, le pollen peut être conditionné sous
forme de capsules de gélatine, qui assure une meilleure protection vis-à-vis de
l’humidité.
Soumis à une extraction à l’éthanol puis filtré, le pollen est à nouveau extrait
par un mélange d’éthanol et d’eau. Les deux extraits obtenus sont concentrés à vide
pour obtenir une masse fluide de consistance visqueuse. A terme, on obtient un
extrait de pollen.
A base de pollen de tilleul et de tournesol ainsi que de lécithine végétale, les
tablettes de « pollen-lécithine » auraient des résultats intéressants dans les cas de
malnutrition des nourrissons ainsi que comme stimulant de la mémoire.

Formes pharmaceutiques du pain d’abeilles :
Le pain d’abeilles peut être retrouvé sous forme de capsules, de tablettes,
parfois mélangées à du miel, de la propolis ou encore de la gelée royale. Egalement,
il peut être consommé directement dans les rayons, sans extraction préalable. [9]

Formes pharmaceutiques de la propolis : [27-42]
La propolis peut être diluée dans de l’alcool à 70° puis on observera une
macération de 21 jours suivie d’une filtration, ceci afin d’obtenir une teinture
113
officinale. Cette teinture peut être par la suite concentrée pour obtenir une pâte après
évaporation partielle de la solution hydro-alcoolique de la dilution. Cet extrait mou est
riche en composants actifs mais est dépourvu de cire, éliminée par ce procédé.
La propolis est également disponible sous forme de poudre ou de granules,
intéressante dans certaines pathologies à raison de 3 g par jour, en 3 prises avant
les repas.
Contenant 3 à 30% de propolis, la solution alcoolique peut être utilisée par
voie orale, diluée avec de l’eau ou du lait, en gargarisme ou encore en inhalation ou
bien en usage externe. Des solutions aqueuses de propolis, de l’ordre de 2,5%
diluée dans de l’eau distillée, sont intéressantes pour aider à traiter un eczéma mais
leur conservation est limitée à 2 semaines pour éviter tout risque de contamination
fongique.
Présent entre 10 et 30% dans certains onguents ou pommades et associés à
de la lanoline ou de la vaseline, la propolis est utilisée sous ces formes dans les cas
de brûlures, de plaies ou de verrues et ce, 1 à 3 fois par jour.
Les comprimés à base d’extraits de propolis sont employés quant à eux dans
les affections de la cavité buccale.
Crèmes, gels, collyres, sprays, dentifrices, bains de bouche, gommes à
mâcher et autres émulsions peuvent contenir de la propolis, y compris les ovules ou
encore les suppositoires dans certaines affections vaginales ou rectales.

Formes pharmaceutiques de la gelée royale :
La gelée royale est disponible sous forme pure et fraîche et conditionnée en
comprimés, en capsules ou encore en pots de capacité variant de 3 à 20 g en
général. Elle est relativement onéreuse, 300 euros le kg, et doit être conservée au
réfrigérateur.
Egalement, on peut la retrouver lyophilisée et présentée en ampoules sous
vide, en flacons, en gélules ou bien en capsules, ces dernières étant intéressantes
en ophtalmologie car la gelée royale, dissoute dans un liquide lacrymal, va pouvoir
aider à traiter des ulcères de la cornée ou encore des kératites. [18-33-41-118]
La gelée royale peut aussi être conditionnée sous forme de pots quand elle
est mélangée à du miel, de l’ordre de 1 à 3 g pour 100 g de miel. Elle peut être
également associée à du pollen, des embryons de reine d’abeilles lyophilisées ou
d’autres produits diététiques, alimentaires ou cosmétiques. [18-33-41-118]
114

Formes pharmaceutiques du venin :
Le venin est récolté par stimulation électrique puis séché à l’air et
l’administration de celui-ci se fait par injection ou encore par l’intermédiaire de
crèmes et d’onguents. [27]
Concernant l’apitoxine, celle-ci est conditionnée sous forme d’ampoules.

Formes pharmaceutiques de la cire :
La cire est très largement utilisée dans l’industrie cosmétique. Présente qu’en
de faibles proportions au sein des divers produits, ses propriétés lui offrent un
éventail complet d’applications : cire pour les mélanges dentaires, crème
imperméabilisante, rouges à lèvres, suppositoires… Souple, saponifiable, insoluble
dans l’eau, très stable, fait briller, modifie les paramètres de consistance, fait varier le
point de fusion et la viscosité, améliore l’homogénéité, inoffensive, fusible à basse
température, la cire est un produit particulièrement intéressant. [11-114]

Formes pharmaceutiques des larves :
Triturées puis lyophilisées, les larves sont ensuite conditionnées en capsule,
en dragées associées ou non à de la propolis ou du pain d’abeilles broyé ou encore
en comprimés, mélangées à du pollen ou de la propolis.
Il existe aussi des miels contenant des larves, que l’on retrouve sous forme de
pommades, de collyres ou bien de sirops.
115
Partie 5.2 : Préparations spécifiques:
Les produits de la ruche sont disponibles en association dans certaines
préparations plus ou moins retrouvées en officine.
Ainsi, par exemple, la gelée royale peut-être associée à de la vitamine C afin
d’augmenter son pouvoir antibactérien, de favoriser ses propriétés
immunomodulatrices et d’améliorer sa conservation.

Préparations pour usage externe :
Retrouvée fréquemment dans les cérats, cataplasmes ou dans les
pommades, la cire d’abeille aide à stabiliser les émulsions et à obtenir la consistance
souhaitée.
La propolis utilisée sous forme de solution ophtalmique (2 à 5%) ou
d’onguents (5 à 10%) obtient des résultats intéressants dans certains traumatismes
des yeux, dans les brûlures, dans l’aseptisation pré et post-opératoire ainsi que dans
les affections inflammatoires.

Préparations pour usage interne :
La cire est intéressante pour servir de vecteur dans certaines méthodes
d’administration, par exemple pour les formes injectables de pénicilline ou encore
dans le cas de la voie entérale.
Cette cire est également utilisée dans la constitution des suppositoires afin de
varier les différents points de fusion et pour améliorer la stabilité et la consistance
Il existe aussi des préparations appelées miels-crèmes, mélangées à d’autres
produits de la ruche, qui sont utiles grâce à leurs propriétés énergétiques et
stimulantes de l’organisme.

Préparations pour dentistes :
La cire d’abeilles, encore une fois, est retrouvée dans l’élaboration des
prothèses dentaires ainsi que dans des dentifrices, dans des émulsions pour
badigeonnage gingival, et ce, associé ou non à de la propolis. [11-114]

Préparations en cosmétologie :
Retrouvée dans les crèmes antirides, pour peau sèche, pour les mains ou
capillaires ainsi que dans les mascaras, les rouges à lèvres, les fards à paupières,
les sticks à lèvres, la cire à épiler, les pommades pour le teint, la cire est très utilisée.
116
Le broyat de larves d’abeilles, encore appelé apilamil, stimule le métabolisme
cellulaire et accélère la cicatrisation et est employé dans les produits contre la chute
des cheveux et dans l’acné. [9-11-114]
La gelée royale est quant à elle présente dans certaines crèmes antirides ou
pour peaux grasses, dans les après-rasages ou encore dans les laits démaquillants
car elle améliore l’élasticité de la peau et apporte de la fraîcheur à celle-ci.
La propolis et le pollen en association ont un effet émollient qui est utilisé dans
certain laits hydratants ou dans certaines crèmes.
Le miel et la propolis ont également des effets hydratant et antiseptique
intéressants dans certaines crèmes du visage. [9-11-114]
117
Partie 5.3 : Mélanges synergiques :
Les produits de la ruche, quand ils sont associés, voient leurs propriétés
devenir encore plus efficaces. Par exemple, le miel et la propolis sont très efficaces
dans les cas d’affections cutanées comme les brûlures et les escarres, dans la
sclérothérapie de l’hydrocèle et du kyste épididymaire ou encore dans l’urétrite non
spécifique.
Egalement, le miel, associé à de la propolis ou de la gelée royale, possède
une très forte action antivirale.
Il ne faut surtout pas oublier les mélanges de miel avec des huiles
essentielles, appelés aromiels, qui présentent de multiples propriétés intéressantes
en thérapeutique.

Aromiels :
Ce sont des mélanges synergiques de miel avec une ou plusieurs huiles
essentielles. D’un côté, les miels choisis seront des miels bio ou conformes aux
normes de standardisation thérapeutique et de l’autre, les huiles essentielles
choisies seront de préférence chémotypées, c'est-à-dire bien définies d’un point de
vue biochimique, et au standard bio. A visée plus curative que les autres produits de
la ruche, ces aromiels sont préparés et pris par le patient selon la méthode suivante :
Usage interne : 3 à 5 g d’HE, soit 100 gouttes (soit le nombre total de gouttes,
dans le cas de plusieurs HE employées), mélangé pendant 5
min à 100 g de miel
Usage externe : 20 gouttes d’HE mélangé pendant 5 min à 100 g de miel
Posologie : 3 cuillères à café par jour dans les affections aigues à 2 cuillères à
soupe dans les affections chroniques
Ces aromiels sont préparés préférentiellement par des spécialistes afin
d’optimiser chaque mélange mais aussi afin d’éviter que des propriétés s’annihilent
entre elles ou alors pour empêcher tout autre risque d’incompatibilité ou de toxicité.
[25-120-127]
En cas de contact avec les yeux, il faut nettoyer l’œil avec une huile végétale,
d’olive ou de tournesol par exemple et éviter l’usage de l’eau qui restera
complètement inefficace.
Les aromiels sont contre-indiqués par voie IV et chez la femme enceinte ou
allaitante sauf mention contraire d’un médecin spécialiste. [9]
Ces huiles essentielles, extraites des plantes par distillation et qui concentrent
les principes actifs de la plante, peuvent être utilisées par voie externe ou interne, en
évitant l’usage pur de celles-ci sur les muqueuses pour éviter toute irritation. L’emploi
d’un véhicule comme une huile ou encore le miel évite ce désagrément. [120]
118

Propomiels :
Doté d’une très forte action antibiotique, la propolis a des propriétés proches
de celles du miel et est utilisée dans les cas de brûlures ou de lésions de la peau.
Associée au miel, elle permet une cicatrisation plus rapide et une action
antibactérienne plus prononcée, tout en atténuant l’action nocive de l’alcool, présent
dans cet extrait de propolis, au niveau des plaies. [9]
Le miel choisit devra répondre aux normes de qualité et la propolis va être
retrouvée à une teneur de 1% de teinture de propolis dans le miel.
119
Partie 5.4 : Homéopathie :
Le médicament homéopathique issu de la ruche le plus connu est Apis
mellifica. Celui-ci correspond à un broyat d’abeilles préalablement séchées. Cette
méthode a été découverte en 1853 en Amérique par une femme indienne voulant
guérir une personne présentant un important œdème consécutif à une grave
insuffisance rénale. [9]
La teinture mère d’Apis mellifica est quant à elle confectionnée grâce à la
macération d’abeilles ouvrières vivantes dans de l’alcool.
Basées sur les symptômes provoqués par une piqûre d’abeille, les indications
d’Apis mellifica sont :
Dermatologie : piqûres d’insectes avec douleur, chaleur, rougeur et œdème local
oedèmes post-traumatiques, urticaire, brûlures du premier degré,
coups de soleil, érysipèle
Oto-rhino-laryngologie : rhinites oedémateuses, angines et pharyngites aigues
non streptococciques
Rhumatologie : douleurs rhumatismales avec articulations enflées, rouges,
arthrites avec gonflement et épanchement (hydarthrose)
Ophtalmologie : kératite, conjonctivite, décollement de la rétine
Infectiologie : fièvre, zonas, réactions méningées
Urologie : cystites
Gynécologie : douleurs de la montée laiteuse et douleurs des kystes ovariens
Général : oedèmes de toute nature (de Quincke, langue, lèvres, paupières,
poumon, glotte…)
Tous ces symptômes sont améliorés par le froid ou l’air frais et sont aggravés
par la chaleur ou le toucher, sans qu’aucune soif n’accompagne ceux-ci. [31-34-6389-99-106-119]
Conclusion :
120
L’homme a tout simplement copié les médicaments qu’utilise le petit insecte
pour maintenir sa société en bonne santé. Ainsi, les produits de la ruche peuvent
être utilisés dans de nombreux domaines thérapeutiques et ce, sans effets
secondaires, sauf en ce qui concerne le venin d’abeille.
Riche en sucres simples, le miel est doué de propriétés énergétiques,
nutritionnelles et antibactériennes et est employée également en dermatologie ou
dans les affections cardio-vasculaires.
Tonifiant, stimulant et utilisé en cas de dénutrition ou dans certaines carences,
le pollen peut être utilisé en dermatologie, en ophtalmologie ainsi que dans quelques
affections génito-urinaires ou cardio-vasculaires.
La propolis, antivirale, antibactérienne, antifongique, antiparasitaire,
antalgique, anti-inflammatoire est quant à elle plutôt employée en dermatologie, en
oto-rhino-laryngologie
La gelée royale, grâce à ses actions stimulante, antibactérienne et nutritive
peut-être employée dans certains troubles endocriniens et dans le domaine cardiovasculaire.
Antibactérien, antiviral, antalgique, anti-inflammatoire, stimulant du système
immunitaire, le venin d’abeille est utilisé dans le domaine cardio-vasculaire, en
dermatologie et dans la sclérose en plaque par le biais de la Bee Venom Therapy.
La cire est quant à elle principalement utilisée comme excipient.
Mais attention, l’apithérapie reste non reconnue comme pratique médicale à
part entière. Ainsi, elle fait l’objet de plus en plus d’études visant à confirmer
scientifiquement les effets bénéfiques déjà observés pendant plusieurs milliers
d’années. Tout le paradoxe est là, ses propriétés sont connues dans de très
nombreuses civilisations plus ou moins anciennes, des résultats empiriques les
mettent en évidence mais la confirmation du bienfait des produits de la ruche par le
monde médical tarde à venir. [75] Cependant, de nouvelles perspectives
thérapeutiques, dans le cancer notamment et l’absence d’effets indésirables ou de
contre-indications formelles ainsi que le prix des traitements permettront peut-être de
faire progresser ces produits dans « l’estime » de certains professionnels de santé. Il
faut noter toutefois l’émergence de nombreux produits à l’officine afin de traiter
toutes sortes d’affections ORL notamment, mais ils restent cependant en large
minorité. C’est pourquoi le développement du marché apicole semble être un bon
moyen d’apporter une alternative naturelle à certains traitements conventionnels ou
bien que l’on pourra associer à d’autres produits, par exemple les huiles essentielles,
étant donné l’excellent rapport bénéfice/risque des produits de la ruche.
Mais malheureusement, l’avenir de l’abeille dans nos contrées reste incertain.
Victime des pesticides, des maladies ou encore des parasites, sa population ne
cesse de décroître (du moins dans les campagnes) et pose un problème pour tout ce
qui concerne la pollinisation et ce que celle-ci entraîne dans le monde vivant que ce
soit pour les plantes, les animaux et bien sur l’homme. [113] De ce fait, l’emploi des
produits issus de la ruche aura t’il tendance à se raréfier dans le futur ? Seul l’avenir
nous le dira…
Annexes :
121
Charte du label "PRODUITS PRÉSERVÉS" pour le miel
(Charte établie par l'Association Européenne d'Apithérapie) [8]
Les apiculteurs signataires de la Charte produiront un miel qui sera réalisé en
vertu d'une méthode de production définie. Ce miel, reconnu par les scientifiques,
aura pour vocation d'entrer dans le monde médical et paramédical.
Chaque producteur de miel à vocation thérapeutique s'engagera à respecter la
Charte. Il acceptera durant toutes les étapes de l'élevage, de la production et du
conditionnement, la présence possible d'un vérificateur chargé de contrôler les
différents points définis par celle-ci.
Le non-respect des présentes dispositions entraînera, pour l'apiculteurrécoltant, l'interdiction définitive de produire du miel à vocation thérapeutique.
L'apiculture définie pour accéder au label est une apiculture sédentaire, c'està-dire que les ruches, tout au long de l'année, devront être et rester à la même place,
au sein du même rucher.
Tout signataire de la charte du label « produits préservés » devra
obligatoirement être membre de l'Association Européenne d'Apithérapie.
Celle-ci s'engagera, chaque année, à définir le prix de vente du miel.
Zones de butinage – Nourriture des abeilles – élevage
1. Zones de butinage
Absence de pollution et de culture intensive dans un rayon efficace de trois
kilomètres autour du rucher. La végétation mellifère dominante devra être sauvage
ou de culture non traitée aux insecticides, fongicides, pesticides, etc …
Seront interdits : les zones de pollution urbaine, industrielle et routière.
2. Le nourrissement
Le cycle biologique des abeilles impose que la conduite apicole permette
l'accumulation de réserves suffisantes pour la survie en hivernage.
Le nourrissement au miel sera la règle. Le nourrissement se fera avec des cadres
de miel et de pollen, du miel, du sirop de miel, ou du candi de miel de l'exploitation
en nourrisseur.
3. L'élevage :
Il se fera à partir de l'abeille noire locale. Le renouvellement des reines
s'effectuera tous les deux ans avec le changement périodique des cires.
Les manipulations des abeilles se feront dans les règles d'hygiène les plus
strictes. Pour chaque ruche visitée, il sera impératif d'utiliser une combinaison
blanche et propre. Le lavage de mains, indispensable, sera soigneux. Les cheveux
122
seront couverts d'un chapeau propre : les outils apicoles seront nettoyés à l'eau et
désinfectés après la visite de chaque unité avec de l'Eau de Javel.
 Ruchers – Identification – Entretien -Abreuvoirs
Les ruchers seront identifiés selon les règles en vigueur, par un numéro de la
Direction des Services Vétérinaires du département (D.S.V. en France) dans les
lieux où se trouvera implanté le rucher.
Tout rucher ne pourra dépasser dix ruches ou essaims et devra être distant
d'au moins trois kilomètres du rayon de butinage d'un autre rucher.
L'entretien du rucher se fera uniquement par débroussaillage mécanique.
Sont interdits : les herbicides, débroussaillants de synthèse ou tout autre produit de
synthèse.
Chaque abreuvoir du rucher ne contiendra que de l'eau qui sera changée
impérativement au plus tard chaque semaine, en nettoyant préalablement le
contenant ou l'élément à l'Eau de Javel.
 Ruchers – Hausses – Matériaux Constructifs –
Protection des Cires – Cires
Les ruches seront constituées de bois. Les plateaux et les toits devront être en
bois. Les toits pourront être recouverts d'un élément protecteur (tôle de fer zingué,
inox ou plastique).
Les protections utilisées pour le bois ne pourront être appliquées qu'à
l'extérieur de la ruche, du toit et du plancher. Ces protections devront être refaites au
minimum tous les deux ans. Elles ne contiendront dans leur composition aucun des
produits interdits par la législation sur l'alimentation.
Les hausses destinées à recevoir les récoltes ne pourront être protégées des
rongeurs et des parasites (teignes) que par des moyens :
a - physiques : froid, lumière, courant d'air
bchimiques : soufre
Tout produit issu de la chimie de synthèse sera interdit.
Les cadres utilisés proviendront en priorité de bâtisses construites à 100 % par les
abeilles ou d'amorces faites à partir de cire d'opercules.
Les rayons des hausses seront obligatoirement exempts de traces de pollen
et/ou de couvain. Ils seront changés tous les deux ans. Avant leur emploi, la cire
gaufrée ou les rayons et les cadres de hausses, seront systématiquement
désinfectés (voir annexes, commentaires A3).
 Prophylaxie et soins vétérinaires
123
1. Prophylaxie :
-
Nettoyage et désinfection du matériel (grattage, décapage, flamme, eau de
Javel).
Destruction par le feu du matériel contaminé.
Renouvellement régulier et fréquent des cires (tous les 2 ans).
Sélection de souches résistantes et renouvellement régulier des reines (tous
les 2 ans).
2. Soins vétérinaires :
-
-
Tout essaim traité avec des antibiotiques verra sa production retirée du label
pendant un an. Il en sera de même pour chaque essaim subissant un tout autre
traitement médicamenteux.
L'essaim malade sera mis en quarantaine dans un lieu éloigné de plus de 3
kilomètres de tout rucher de production répondant à la charte.
Toutes les désinfections systématiques préventives aux antibiotiques seront à
proscrire. Par ailleurs, le seuil de développement des mycoses devra être
contrôlé méticuleusement. Il sera fixé à une quantité 0 à 5 cellules atteintes par
face de cadre.
Afin de vérifier son état sanitaire, tout essaim capturé ne pourra être mis en
exploitation qu'à partir de sa deuxième année de production.
3. Pour la lutte anti – varroa
L'utilisation de produits vétérinaires bénéficiant d'une autorisation de mise sur le
marché (A.M.M.) sera conforme aux notices d'utilisation préconisées et ayant reçu
l'agrément des services sanitaires autorisés.
 Récolte – Extraction – Filtration – Ensemencement – Stockage du Miel
1. Récolte et retrait des hausses
-
-
Les cadres seront convenablement operculés.
La récolte pourra se faire à la brosse, au chasse – abeilles mécanique, par
secouage, par air pulsé. L'emploi de l'enfumoir sera réservé uniquement à la
préparation de la ruche. Celui-ci ne devra contenir que des végétaux naturels,
non toxiques et secs.
Pendant le transport du miel en hausses, il ne devra pas y avoir de
contamination.
Il sera impératif de protéger celles-ci par un linge propre pendant le transport.
2. Extraction – Transfert
-
Pour extraire le miel, un extracteur en acier inoxydable à moins de 60 tours de
124
-
-
rotation par minute devra être utilisé.
Le miel pourra également être obtenu par égouttage.
Pour désoperculer les cadres de miel, seuls les couteaux à froid en inox seront
utilisés.
La totalité du matériel de miellerie sera constituée de matériaux reconnus aptes
au contact des denrées alimentaires.
La maturation du miel se fera dans des maturateurs exclusivement en acier
inoxydable non chauffés. Les filtres utilisés à tous les maillons de la chaîne
devront être des filtres manuels en inox. Il n'existera aucune filtration
mécanique. Les filtres rotatifs seront proscrits.
Les pompes de transfert et la mise en pots ne pourront être assistées que par
une chauffe de l'appareil ne pouvant dépasser les 35°C même pendant un
court instant.
Si l'extraction du miel ne peut s'effectuer en une seule fois, il faudra,
préalablement à la reprise de cette opération, laver et désinfecter tous les
appareils qui auront été en contact avec le miel.
La cristallisation pourra être dirigée, mais l'ensemencement ne pourra se faire
qu'avec un miel de même provenance, de même nature et de même label.
Afin de prolonger la phase liquide du miel, il sera possible de le congeler à une
température comprise entre –18°C et –30°C, et ce pendant une année
maximum.
3. Extraction – Transfert
Le stockage de la récolte de miel se fera dans un endroit sec, tempéré et propre
ou en congélation.
 Caractéristiques et Hygiène des Locaux d'extraction,
de Conditionnement et de Stockage du Miel
1. Implantation des locaux :
Les locaux d'extraction et/ou de conditionnement du miel ne devront être
implantés qu'en un lieu situé à l'abri d'odeurs fortes et nauséabondes, et de toute
cause de pollution susceptible de nuire à l'hygiène des produits traités.
2. Usage des locaux :
Lorsque l'extraction ou le conditionnement du miel sera en cours, aucune autre
opération relative à l'activité apicole ne pourra avoir lieu (exemple : travail portant sur
le pollen, la cire, la gelée royale, la réparation des cadres, etc).
Les locaux d'extraction et/ou de conditionnement du miel ne pourront
communiquer avec d'autres lieux que par des portes assurant une bonne séparation,
maintenues fermées.
3. Nature des sols, murs plafonds :
Le sol, les murs et les cloisons devront être revêtus de matériaux imperméables,
125
imputrescibles et permettant un lavage efficace. Les plafonds devront être maintenus
en bon état. Ces structures seront en conformité avec la législation en vigueur et
nettoyés avant et après chaque utilisation.
4. Matériel d'extraction et de conditionnement :
Le matériel destiné à se trouver en contact du miel (extracteurs, bacs, collecteurs,
tuyaux, maturateurs) devra être facile à nettoyer et conforme aux dispositions en
vigueur en ce qui concerne les matériaux placés en contact des denrées
alimentaires. Il sera nettoyé et désinfecté avant et après chaque utilisation.
5. Eaux, lavages, évacuation de l'eau :
Le sol devra être maintenu dans en état de propreté rigoureux en évitant un excès
d'humidité qui pourrait être préjudiciable à la qualité du miel. Les opérations de
nettoyage et lavage seront effectuées à l'aide des produits suivants :
-
hypochlorite de soude(eau de Javel) – dilution préconisée : 1° Chlorométrique
lessive de soude
lessive de potasse
Il sera pris toute disposition nécessaire pour qu'avant la mise en service du
matériel d'extraction et de conditionnement, toute trace de produits nettoyants soit
éliminée.
L'écoulement des eaux de lavage des locaux et du matériel devra être assuré.
6. Aération – ventilation
Les conditions d'ambiance (température, hygrométrie) devront être maintenues
compatibles avec le respect de la qualité du miel, éventuellement par des moyens
appropriés (isolation du local, ventilation). Les ouvertures d'aération devront
permettre d'éviter l'intrusion d'abeilles, des autres insectes et des rongeurs durant le
travail du miel grâce à des systèmes type "moustiquaire".
7. Stockage
Les pots neufs en verre et leurs couvercles seront lavés dans un lave-vaisselle,
programmé à une température minimum de 50°C.
Le stockage des pots de miel et du miel en pot se fera dans un endroit sec, frais
(moins de 14°C), à l'abri de la lumière et propre. L'utilisation des chambres
chauffées à plus de 35°C est prohibée.
Le miel sera empoté avant toute cristallisation.
Les pots à utiliser seront toujours définis en début d'année. Ils permettront la mise
en valeur du produit et de sa vocation : l'usage médical et paramédical. Ils devront
126
donc obligatoirement préserver la qualité des produits.
8. L'hygiène du personnel
Les personnes appelées à manipuler le miel, tant au cours de son extraction que
de son conditionnement, seront astreintes à la plus grande propreté corporelle et
vestimentaire.
Le lavage des mains est indispensable avant chaque manipulation
L'usage d'une combinaison propre de protection sera obligatoire. Le port de
bottes et de gants jetables sera très vivement recommandé.
Il faudra également penser à désinfecter les véhicules (de la brouette au camion)
avec un produit de type désinfectant vétérinaire ou à l'eau de Javel.
Il sera interdit de fumer dans les locaux d'extraction et/ou de conditionnement.
La présence d'animaux dans ces lieux sera interdite.
La manipulation du miel sera prohibée aux personnes susceptibles de le contaminer,
notamment celles atteintes d'infections cutanées ou muqueuses, respiratoires ou
intestinales. Tout sujet présentant une telle affection, constatée ou non par examen
clinique ou bactériologique, devra être écarté des opérations d'extraction et de
conditionnement ainsi que des locaux destinés à cet effet jusqu'à guérison complète
confirmée par attestation médicale.
Les cabinets d'aisance ne devront pas communiquer avec les lieux précités.
Le lavage soigneux des mains en sortant des lieux d'aisance sera obligatoire.
Vivement recommandés pour les opérations du travail du miel : l'usage de
gants stériles et le port d'une coiffe recouvrant l'ensemble de la chevelure.
 L'étiquetage du miel
Il sera conforme à la législation en vigueur.
Il comportera :
 l'origine florale pour les miels mono-floraux
 l'appellation de formation végétale pour les miels multi-floraux (landes, garrigues,
maquis, forêts, bocages, prairies, montagne, haute-montagne, cultures, …) afin
de bien qualifier le produit.
 le poids
 le nom et l'adresse de l'apiculteur
 la date de la récolte
 la date de conditionnement
 le numéro du lot de conditionnement
 la date limite d'utilisation ou de consommation (2 ans après le conditionnement du
miel)
 l'inscription "produits préservés" attestant l'adhésion à la charte.
 Normes de qualité relatives au miel
Le taux d'H.M.F. :
127
5 hydroxyméthyl-2 furaldéhyde. En pots, le taux maximum admissible est de
60 mg/ kg (nouveau taux). L'H.M.F. provient de la décomposition du fructose en
présence d'acide lorsque le miel est conservé longtemps à température ambiante
élevée.
Teneur en eau
Elle ne devra pas dépasser 18,5 %, à l'exception du miel de châtaignier
(19 %) et du miel de callume (22 %). Le taux d'humidité le plus bas sera un gage de
bonne qualité du miel.
Qualité bactériologique
Les germes mésophiles seront inférieurs à 30 UFC/ g. Il n'y aura pas de germes
coliformes fécaux, ni de micro-organismes pathogènes pour l'homme (germes,
levures, champignons).
Résidus exogènes
Aucune Limite Maximale de Résidu (LMR) n'est fixée officiellement pour le miel
alimentaire. Toutefois, les experts s'accordent sur une valeur de 3 mg/kg.
Pour le miel à vocation thérapeutique, on ne devra trouver aucun résidu quel
qu'il soit.
Un miel non conforme aux dispositions ci-dessus énumérées sera retourné au
producteur, et à ses frais.
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139
SERMENT DE GALIEN :
« Je jure, en présence de mes maîtres de la faculté, des
conseillers de l’ordre des pharmaciens et de mes condisciples :
-
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de
mon art et de leur témoigner ma reconnaissance en restant
fidèle à leur enseignement ;
-
D’exercer, dans l’intérêt de la santé publique, ma
profession avec conscience et de respecter non seulement
la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur,
de la probité et du désintéressement ;
-
De ne jamais oublier ma responsabilité, mes devoirs envers
le malade et sa dignité humaine, de respecter le secret
professionnel.
-
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes
connaissances et mon état pour corrompre les mœurs et
favoriser les actes criminels.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si
j’y manque. »
140
Nom : BLANC
141
Prénom : Mickaël
Titre de la Thèse : Propriétés et usage médical des produits de la ruche
Thèse pour le Diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie, Limoges, 2010
Mots-clés : Apithérapie, Abeille, Miel, Pollen, Propolis, Gelée royale, Venin d’abeilles, Cire
d’abeilles, Apis mellifica
______________________________
RESUME
L’abeille, point commun entre le miel, la gelée royale, le venin, le pollen et la propolis, est l’actrice
principale de l’apithérapie, terme désignant l’emploi de ces produits de la ruche à des fins
médicinales.
En effet, ceux-ci possèdent certaines propriétés utilisées par l’homme : propriétés nutritionnelles,
antibactériennes, anti-inflammatoires, stimulantes, cicatrisantes, antivirales, antifongiques, antalgiques
ou encore détoxiquantes.
La composition de ces produits de la ruche est très variée et change suivant l’origine des différents
intervenants de leur fabrication : fleurs butinées, colonies d’abeille, influence de l’environnement.
Ainsi, ces produits présentent une certaine richesse en composants recherchés en thérapeutique
humaine.
Dès lors, ils présentent un potentiel intéressant dans de nombreux domaines comme la dermatologie,
les troubles endocriniens, les affections d’oto-rhino-laryngologie, broncho-pulmonaires, la sphère
cardio-vasculaire, la stomatologie, les affections génito-urinaires mais aussi la cancérologie.
Toutefois, malgré leurs propriétés connues depuis plusieurs millénaires, les produits de la ruche n’ont
fait que trop peu l’objet d’études rigoureuses et scientifiques visant à confirmer leurs vertus
thérapeutiques.
Ces produits se présentent sous différentes formes galéniques et sont parfois administrés selon
certains protocoles bien déterminés comme par exemple pour le soin des plaies ou dans la thérapie
au venin.
______________________________
JURY :
Président : Mr CHULIA
Assesseurs : Mr CHULIA
Mr BUXERAUD
Mlle LEMMET
142
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* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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