Apocalypse show au Musée d`ethnographie de Neuchâtel

Apocalypse show au Musée d`ethnographie de Neuchâtel
Date: 19.11.2011
La rénovation de la Salle
de musique coûtera 5 millions
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Legénie des Jaquet-Droz
nous émerveillent en 20112
L'Impartial
2001 Neuchâtel
032/ 723 53 01
www.limpartial.ch
Genre de média: Médias imprimés
Type de média: Presse journ./hebd.
Tirage: 13'461
Parution: 6x/semaine
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M
=mu
t77.777.1.
N° de thème: 38.17
N° d'abonnement: 38017
Page: 1
Surface: 5'955 mm²
EXPOSITION
Apocalypse show au Musée
d'ethnographie de Neuchâtel
La fin du monde, c'est pour tout de suite au
Musée d'ethnographie où s'ouvre aujourd'hui
l'exposition: «What are you doing after the
apocalypse?» Avec en guests stars, les artistes M.S. Bastian, Isabelle L. et leur collection
de monstres en plastique (photo
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Rüdigerstrasse 15, case postale, 8027 Zurich
Tél. 044 388 82 00, Fax 044 388 82 01
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Réf. Argus: 44269330
Coupure page: 1/1
Rapport page: 11/23
Ma LE MAG
Date: 19.11.2011
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Page: 13
Surface: 89'602 mm²
EXPOSITION La fin du monde se donne en spectacle au Musée d'ethnographie.
Vous faites quoi après l'Apocalypse?
ers de M.S.Bastian et Isabelle L En bas: «Atomik Submarine» de François Burland et «La fin de la société ouverte»
se en scène par l'ethnologue David Bozzini. SP-ALAIN GERNIOND
dernier, mais aussi de jolis petits mons- blématiques: «The End» des Doors,
C'est beau la fin du monde! Encore tres à la Walt Disney. Toute l'iconogra- «La danse macabre» de Saint-Saëns...
mieux qu'au cinéma. Et tellement phie liée au mal, à la destruction, aux Oui, c'est beau, c'est fascinant. Mais
drôle. Au Musée d'ethnographie de peurs ancestrales de l'humanité se re- «que faire après l'orgie?» interrogeait
Neuchâtel (MEN), où s'ouvre l'exposi- trouve dans un univers de cartoons mi- déjà en substance Jean Baudrillard en
tion «What are you doing after the apo- niaturisés: de la danse des morts mexi- 1983 face à la déferlante d'images concalypse?», les artistes M.S.Bastian et caine à Verdun, Guernica, Hiroshima; finant à l'obscénité. Près de trois décenIsabelle L. déroulent sur une toile de de Bosch, Breughel, Goya aux image- nies plus tard, le MEN donne à l'apocades
résonances
lin de 52 mètres de long: «Bastoka- ries macabres du heavy metal, des lypse-spectacle
saisissantes. Le titre même de l'exposilypse». L'esthétique de l'effroi dans cyborgs et des zombies.
CATHERINE FAVRE
toute sa splendeur!
tion préfigure une suite à la fin du
De cette chevauchée hallucinante à Et après l'orgie?
travers les âges surgissent les ombres Au MEN, la fin du monde est aussi
grotesques de corps disloqués, de visa- sous les pieds des visiteurs qui actionges grimaçants d'horreur, de marées nent en marchant des dalles musicales
noires, de tours explosées, de Jugement dans une cacophonie de requiems em-
monde, un recommencement, mais lequel?
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Des fleurs à Dachau
A défaut de réponses définitives, le
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conservateur Marc-Oliver Gonseth,
grand ordonnateur des réjouissances,
cite Christian Boltanski qui se demandait s'il fallait interdire aux fleurs de repousser dans les camps de concentration? Et d'invoquer l'incroyable
propension de l'être humain à détruire
pour mieux reconstruire. Toute la réflexion ethnographique qui sous-tend
l'exposition, est là, dans la réversibilité
des processus de fin et de recommen-
cement. Réunis dans une salle à la
blancheur aseptisée d'un hôpital, sept
ethnologues mettent en scène leur réflexion sur l'avenir des sociétés lorsque
surgissent catastrophes et conflits.
Octobre rouge
Mais déjà le visiteur est happé par un
autre univers, celui de l'artiste François
Burland avec ses jouets de guerre et son
incroyable «Atomik submarine», sousmarin de 18 mètres de long de bois et de
métal, inspirée des timbres-poste de
l'ère soviétique. Son oeuvre, entre art
brut et joujou enfantins, est présentée
pour la première fois en Suisse.
Le public reconnaîtra peut-être quelques vestiges de l'ancienne exposition
«Bruits», c'est que «What are you
doing after the apocalypse?» a été con-
çue dans la même dynamique liée au
patrimoine immatériel. Marc-Olivier
Gonseth: «Les visiteurs peuvent ainsi
nous suivre durant un véritable cycle d'expositions, le présent projet exprimant
l'idée de réversibilité entre apocalypse et
apothéose qui fait l'essence même de la
muséographie». 0
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Un tableau à quatre mains
«Bastokalypse» est l'oeuvre de leur
vie! Dix ans de recherches et de travail. Exposé dans des musées et festivals, en Suisse et à l'étranger, publié
dans un livre-objet de 14 mètres de
long par les éditions Scheidegger et
brouillage, reflet de notre époque saturée d'informations.»
Réunis sous une seule signature,
M.S. Bastian, 48 ans, et Isabelle L,
44 ans, en couple à la ville depuis 20
ans, travaillent à quatre mains dans
Spiess, le panorama des Biennois une symbiose évidente. «Mais nous
M.S. Bastian et Isabelle L., devient avons un système de veto si nous ne
aujourd'hui sujet ethnographique. sommes pas d'accord entre nous»,
A l'image de la politique de trans- glisse Isabelle L. Et pour eux, l'aprèsversalité du musée neuchâtelois, le apocalypse c'est quoi? M.S.Bastian:
duo fait exploser les frontières entre «Reconstruire une oeuvre sur des ruiarts savant et populaire. M.S. Bas- nes, sur rien, /'acte même de créer étant
fiait. «Notre travail n'est pas très éloi- une réponse au néant.» Quant à Isagné de celui des ethnologues. Pendant belle L.: «Pas besoin d'un big band
des années, nous avons collectionné pour tout détruire. L'Apocalypse comtoute l'iconographie liée aux cataclys- mence avec la dislocation des liens somes dans le domaine de /'art, du ciné- ciaux, le manque d'empathie et se
ma, de /a littérature. Mais nous ne don- poursuit avec les guerres, les catastronons pas de réponse, si ce n'est une phes nature/les. On n'est pas prêt d'en
impression générale d'illisibilité, de sortir.» 0
APOCALYPSE MODE D'EMPLOI
[EXPOSITION Ouverte du 19 novembre au
26 juin 2012, Musée d'ethnographie,
Neuchâtel. Infos, visites guidées et ateliers
sur: vvvvvv.men.ch
LES ETHNOLOGUES Ils mettent en scène
la problématique de la fin: Nora Martin:
«La fin du jouir sans entraves» analysé à
travers le sida; Aymon Kreil: «La fin du
système Moubarak?»; Ellen Hertz et Stefan
Leins: «Réinvestir dans l'Apocalypse»;
Maude Reitz: «La fin du tout à l'atome»;
David Bozzini: «La fin de la société ouverte»
sous l'angle des flux migratoires; Fanny
Richard: «La fin de l'art ou l'esthétique
réinventée».
LES ARTISTES M.S. Bastian et Isabelle L.:
«Bastokalypse»; François Burland: «Atomik
Submarine».
LES CONCEPTEURS Marc-Olivier Gonseth
avec la complicité de Yann Laville, Grégoire
Mayor, Raphaël von Allmen.
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