5.1 M - Chambres d`agriculture

5.1 M - Chambres d`agriculture
n°45 - janvier 2015
echanger
Le magazine de la Chambre d'agriculture de la Somme
Après quotas
Un plan lait pour la Somme
essais dérobées
Produire de la biomasse
Carrefour de l'éro
100 personnes à Cahon-sion
Gouy
n° 45 - janvier 2015 / Echanger
1
Sommaire
n
Agriculture 3.0
3
- La coupure de tronçon : indispensable
n
Elevage
- Après quotas : un plan lait pour les
éleveurs de la Somme
- 90 personnes à la journée viande bovine
n
n
6-7
Expérimentation
8-9
- Essais "dérobées" : les résultats
s'affinent
n
4-5
Environnement
- Lutte contre l'érosion : Cahon-Gouy,
un exemple à suivre
10
Installation
- Installation 2015 : la Région et l'Etat
joignent leurs forces
n
Diversification
Editorial
11 - 12
- Micro-abattoir 80 : engagez-vous dès
maintenant
- Devenez maraîcher en Picardie : on vous aide !
n
Retour sur...
13
n
Formations
14
n
Publications
15
2015 : la réforme de la PAC, nous y sommes ! Notre
vocabulaire s'enrichit à cette occasion de nouvelles
terminologies : "paiement de base", "paiement vert"
ou encore "convergence interne" illustrent la refonte
subie par le premier pilier. Je ne reviendrai pas sur la
baisse des aides directes, mais toutes les exploitations devront plus que
jamais s'appuyer sur leurs performances techniques et saisir toutes les
opportunités de développement.
La réforme de la PAC, c'est aussi la disparition des quotas betteraviers et
des quotas laitiers. Les organisations agricoles de la Somme, conduites
par Françoise Crété, n'ont pas attendu pour mettre sur pied un plan
d'action en faveur du secteur laitier. Nous aurons besoin de tout
le monde pour garder un nombre suffisant d’éleveurs et surtout un
volume suffisant de production, pour garder une filière forte.
n°45 - janvier 2015
echanger
Le magazine de la Chambre d'agriculture de la Somme
Après quotas
Un plan lait pour la Somme
essais dérobées
Produire de la biomasse
Carrefour de l'érosio
100 personnes à Cahon-Go n
uy
Echanger, le magazine de la Chambre d'agriculture
de la Somme
19 bis rue Alexandre Dumas 80096 Amiens cedex 03
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www.somme.chambagri.fr
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Rédacteur en chef - Secrétaire de rédaction :
Hélène CREVEL - tél. 03 22 33 69 22
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Crédits photos : Chambre d’agriculture de la Somme
ou comme précisé sur les photos, couverture CA Vendée
ISSN : 2103-4036 - Dépôt légal : à parution
La Chambre d’agriculture de la Somme est agréée par le
Ministère de l’Agriculture pour son activité de conseil
indépendant à l’utilisation des produits
phytopharmaceutiques sous le numéro PI00740.
2
Echanger / n° 45 - janvier 2015
L’enjeu se situe aussi sur les fonds du deuxième pilier de la PAC. Leur
programmation et leur gestion sont à présent dévolues aux Conseils
régionaux. Les Chambres d'agriculture de Picardie veillent tout
particulièrement à ce que les 137,6 millions d’euros du FEADER soient
mobilisables utilement par les agriculteurs picards sur la période 20152020.
Mais ce ne sont que quelques-uns des défis que nous aurons à relever
en 2015 avec, au coeur de notre action, l'innovation au profit de
l'accompagnement individuel, du développement des filières et des
territoires.
Sur tous ces sujets, la motivation des élus et des collaborateurs de votre
Chambre d'agriculture reste intacte. Tous se joignent à moi pour vous
souhaiter une excellente année 2015, remplie de réussite personnelle
et professionnelle, pour vous-même et vos proches.
Daniel
ROGUET
Président
de la
Chambre d'agriculture de la Somme
2
Des équipements connectés et intelligents
au service de la triple performance
Agriculture 3.0
La coupure de tronçon : indispensable !
La coupure de tronçon est l'une des nombreuses applications dérivées du guidage et du
positionnement par GPS. Ses avantages indéniables en font aujourd'hui un investissement
quasi-indispensable.
E
quipé d'une antenne GPS, le
pulvérisateur peut se situer dans
la parcelle et ouvrir ou fermer ses
tronçons de manière autonome, limitant
ainsi les manques ou les recouvrements
avec les zones déjà traitées. Mais la coupure
de tronçon présente aussi d'autres intérêts :
elle facilite grandement les travaux de nuit
et offre un confort de travail appréciable
lors de la pulvérisation.
Une précision de 25 cm suffit
La majorité des coupures de tronçons
fonctionne à partir de corrections dGPS
gratuites de types Egnos, SF1 de John
Deere ou RTX Range Point de Trimble.
1 Augmenter le nombre de tronçons
Les corrections dGPS avec une précision
de 25 cm sont suffisantes pour ces
applications. Dans tous les cas, c’est
toujours l’agriculteur qui paramètre son
recouvrement en fonction de la nature de
l'intervention ou d’une notion de risque
(par exemple : recouvrement de 100% pour
les traitements fongicides du mildiou de la
pomme de terre).
Très utile dans les petites parcelles
Lorsque la coupure est manuelle, le
chauffeur "sécurise" sa coupure de tronçon
en assurant un large recouvrement estimé
par Arvalis à environ 5%. Mais avec une
coupure automatique de tronçon, le
En augmentant le nombre de tronçons, on
réduit la longueur de chacun et ainsi la surface de recouvrement.
Comment gagner
en recouvrement ?
Il est difficile pour l'instant
d'imaginer un recouvrement
de 0 %. Il existe trois solutions pour le limiter.
3 Réduire l'écartement entre buses
Horsch propose un pulvérisateur avec des buses
tous les 25 cm alors que la plupart des autres pulvérisateurs sur le marché propose des buses avec
un écartement de 50 cm. Ainsi, un pulvérisateur en
27 mètres va disposer de 54 buses à 50 cm. Sur la
même rampe de 27 mètres, on trouvera 108 buses
si elles sont disposées à 25 cm. Les mêmes principes
de coupure de tronçon peuvent être appliqués sur
Buses à 25 cm sur un pulvérisateur
un épandeur centrifuge, mais le nombre de tronçons
Horsch.
n'est pas aussi différenciable. Un semoir à engrais
centrifuge se limite à deux tronçons correspondant à chaque table d'épandage.
recouvrement est réduit à moins de 2%
de la surface. Le gain est d'autant plus
important que la parcelle est petite. Dans
le cas d'une parcelle longue et grande,
le nombre d’allers/retours diminue, et
l’intérêt du GPS et de la coupure également.
En moyenne, sur une parcelle de 10 ha, le
gain est de 2,5% pour une parcelle de 100
mètres et moins de 1% pour une parcelle
de 300 mètres ou plus.
Contact : Thibaud Leroy
Tél. 03 22 93 51 22
2 Couper buse par buse
La coupure de section la plus courte est
la buse. Donc, en supposant pouvoir
couper chaque buse individuellement
on réduit au maximum la longueur de la
section et ainsi le recouvrement.
Les
coupures
buse
par
buse
peuvent se faire à partir d'une coupure électrique ou pneumatique.
La coupure pneumatique paraît plus
adaptée car plus réactive que le système
électrique et beaucoup plus simple
d'utilisation et d'entretien.
Coupure de tronçon pneumatique de
Technoma (technologie NCIS).
n° 45 - janvier 2015 / Echanger
3
E l e v a g e
Après quotas : un plan lait pour
les éleveurs de la Somme
A l'approche de la fin des quotas laitiers, le plan d'accompagnement des élevages laitiers a
été dévoilé lors de la session de la Chambre d'agriculture du 25 novembre dernier.
T
rente ans après leur mise
en place, la Commission
européenne, constatant
que "dans la grande majorité
des États membres, les quotas
ne sont plus d'aucune utilité
pour limiter la production", a
décidé d'y mettre fin.
L'augmentation de la production sera désormais possible,
faisant craindre une baisse des
prix. Mais la fin des quotas représente aussi une opportunité
de développement, tant pour
les industriels que pour les exploitations.
C'est ce qu'a pointé Françoise
Crété, présidente du comité
d’orientation de l’élevage, le 25
novembre dernier : "le paysage
laitier est en train de changer,
a-t-elle expliqué. Avec la suppression des quotas en 2015,
la stratégie des entreprises
laitières va nécessairement
évoluer et par conséquent impliquer l’adaptation de nos élevages laitiers".
A titre d’exemple, chez Sodiaal,
a ajouté Olivier Gaffet, 140
producteurs dans la Somme
ont demandé un volume de
lait supplémentaire. La moitié
d'entre eux cherche un volume
pour optimiser leur outil de
production existant, l'autre
moitié a des projets de développement. "Il y a une vraie
dynamique apportée par la
sortie des quotas. Il est urgent
d'accompagner et d'emmener
les éleveurs vers la réussite", a
complété Olivier Gaffet.
Accompagner les
éleveurs laitiers
agriculteurs, Fdsea, Crédit agricole, CERFRANCE) qui ont défini plusieurs axes de travail.
Le premier volet concerne la
professionnalisation des éleveurs, l'accompagnement au
développement et l'organisation du travail. Pour que l'éleveur ne soit pas seul avec son
projet, "un comité de projet"
regroupera autour de lui l'ensemble des interlocuteurs de
l'exploitation (conseillers technique, financier, de gestion,
laiterie). Après la réalisation
d'un diagnostic sur la base de
l’outil "CAPACILAIT", le comité
ainsi constitué aidera l'éleveur
à mettre en œuvre son projet,
qu'il vise l'optimisation des
moyens de production ou le développement de la production.
A l’instar des plans de développement des années 80, cette
démarche se veut fédératrice
pour l’ensemble des acteurs de
la filière. Mais avant tout et surtout, elle entend accompagner
vers la réussite les éleveurs sur
le plan technique, économique
et social. Au-delà de l’accompagnement des éleveurs,
d’autres pistes d’action ont été
abordées : l'acceptabilité des
projets d'élevage par le territoire, l'attractivité du métier
d'éleveur et le renouvellement
des générations, mais aussi la
gestion et la pédagogie autour
de la volatilité des prix consécutive à la suppression des
quotas. Enfin, la création d'un
fonds de caution pour l'émergence des projets a également
été évoquée.
Nous reviendrons prochainement plus en détail sur cette
dynamique
départementale
portée et partagée par l’ensemble des acteurs de la filière.
C'est tout le sens de la démarche engagée par les acteurs
de la filière laitière (Chambre
d'agriculture, organismes économiques, organisations de
producteurs,
coopératives, Contact : Stéphane Verscheure
Tél. 03 22 33 69 76
conseils en élevage, Jeunes
4 Echanger / n° 45 - janvier 2015
Le Conseil général à l'écoute
de la filière lait
Une délégation représentant la filière laitière départementale
a été reçue au Conseil général le 16 décembre. Daniel Roguet,
Françoise Crété, Bernard Ducrocq, Olivier Thibaud et Marc
Hossart ont ainsi rencontré Christian Manable, Président du
Conseil général de la Somme, Stéphane Brunel, le nouveau
vice-président en charge de l'agriculture et une trentaine
d'élus. Consultés sur la question des zones vulnérables, les élus
départementaux souhaitaient en effet porter un regard plus
global sur l'avenir des productions animales dans la Somme
et en particulier sur celle du lait. Un panorama de la production laitière et les axes du "plan lait" leur ont été présentés.
Les échanges, très riches, ont porté sur de nombreuses thématiques : installation, questions sociétales et environnementales... Les élus ont constaté le poids très important de la filière
lait dans la Somme (un éleveur, c'est sept emplois induits) et
réaffirmé la nécessité de mettre en oeuvre des politiques publiques en faveur de l'élevage. Partenaire de longue date de la
Chambre d'agriculture, le Conseil général est soucieux d'intervenir pour un développement agricole adapté aux spécificités
de notre territoire. Pour conclure, Christian Manable a souhaité renouveler ces échanges fructueux lors de rendez-vous
annuels.
E l e v a g e
90 personnes à la journée viande bovine
La journée viande bovine des Chambres
d'agriculture de la Somme et de l'Oise s'est
déroulée le 11 décembre à Noyelles-sur-Mer.
Témoignages d'experts et témoignages
d'agriculteurs, la recette a fait ses preuves
auprès des éleveurs picards.
Le premier témoin, c'est Didier Guérin,
directeur du GDS (Groupement de Défense
Sanitaire) de la Creuse qui est intervenu sur
"la transmission de l'immunité
de la mère à son veau".
Les seconds témoins, ce sont Delphine et
Christophe Depourcq, éleveurs de charolaises
qui ont développé et fait progresser leur atelier.
Bien prendre le colostrum pour bien démarrer dans la vie !
A sa naissance, le veau est sans défense et son système immunitaire ne pourra le
protéger avant plusieurs semaines. Sa seule source d'immunité est le colostrum. C'est
ce qu'a rappelé Didier Guérin, directeur du Groupement de défense sanitaire de la
Creuse, département qui compte pas moins de 180 000 vaches allaitantes. Or dans les
90 jours après la naissance, 10 % des veaux meurent, dont deux tiers pour des raisons
sanitaires.
Voilà un constat peu réjouissant mais nécessaire qui pointe toute l'importance de bien
administrer le colostrum. Outre son rôle dans le transfert de l'immunité, le colostrum,
qui se forme dans les trois dernières semaines de gestation, est aussi source d'énergie
pour le veau et un facteur de croissance. Autant donc de bonnes raisons pour réussir
cette étape.
Earl des prés-salés : 6 leviers pour progresser
L'après-midi était consacré à la visite de l'Earl des prés-salés
à Noyelles-sur-Mer. Delphine et Christophe Depourq sont
revenus sur l'évolution de leur exploitation au cours des six
dernières années.
Le regroupement des vêlages, l'augmentation progressive
du nombre de vaches (43 vêlages en 2004, 71 en 2014),
l'investissement dans la génétique (insémination), l'amélioration de la conduite sanitaire et du rationnement, le
contrôle de la production (suivi Bovins croissance depuis
2008) et le raisonnement des coûts alimentaires ont permis d'améliorer sensiblement les résultats techniques et
économiques de l'exploitation.
Une belle réussite dans le milieu difficile qu'est la Plaine
Maritime Picarde.
Christophe et Delphine DEPOURQ.
n° 45 - janvier 2015 / Echanger
5
E N V I R O N N E M E N T
Lutte contre l'érosion : Cahon-Gouy,
un exemple à suivre
Le 10 décembre, une centaine de personnes s'est rassemblée à Cahon-Gouy pour le
deuxième "Carrefour de l'érosion dans la Somme". Organisé par Somea (Somme Espace
Agronomie), ce temps fort a pour objectif de dresser un panorama des actions de lutte contre
l’érosion entreprises à différentes échelles.
Ce sont cette année les travaux effectués sur le bassin versant de la Trie qui ont été mis en
avant. Les participants au carrefour ont ainsi découvert les récents aménagements réalisés à
Cahon-Gouy, suite aux coulées de boues survenues en 2013. Yves Hautefeuille, le maire de la
commune, revient sur cette opération exemplaire.
Echanger//n°
n°45
45--janvier
janvier2015
2015
66 Echanger
E N V I R O N N E M E N T
Dominique Proyart, président de Somea et
Yves Hautefeuille, maire de Cahon-Gouy.
"C'était l'apocalypse, du jamais
vu", se souvient Yves Hautefeuille, maire de Cahon-Gouy,
à l'évocation des coulées de
boues qui ont envahi trois rues
du village à la Toussaint 2013.
Même si les habitations ont
cette fois été épargnées, Yves
Hautefeuille a voulu réagir
rapidement, sensibilisé depuis
longtemps aux problèmes
d'érosion. En tant que vice-président de la Communauté de
communes du Vimeu Vert, il a
en effet suivi la mise en œuvre
du plan de gestion de la rivière
Trie et de l'aménagement du
bassin versant, avec notamment la réalisation de diguettes
et de retenues.
"Les coulées de boues provenaient d'une parcelle sur laquelle il n'y avait jamais eu de
problème auparavant", nous
explique le maire de CahonGouy. Des surfaces implantées
en pommes de terre puis des
semis de blé dans une terre
tamisée, un terrain accidenté
et de fortes pluies (35 millimètres en une heure), c'est la
combinaison qui a provoqué les
coulées de boues. Elles se sont
ensuite reproduites au gré des
précipitations particulièrement
abondantes l'an passé.
"J'ai saisi la communauté de
communes qui a la compétence
en matière d'aménagement et
tout s'est alors enchaîné rapidement". Les quatre maillons
ont été réunis : la communauté
de communes, Somea qui a
réalisé le diagnostic et fait des
propositions d'aménagements,
l'association foncière qui a
accepté d'être le maître d'ou-
Quennehen, Véronique Charlet et Christian Tellier,
4Pascal
les exploitants et propriétaires concernés par les aménagements.
vrage, mais aussi les exploitants et propriétaires dont les
parcelles étaient concernées.
Des agriculteurs
impliqués
"Les deux exploitants ont joué
le jeu, insiste Yves Hautefeuille.
Les aménagements ont une
emprise totale de 2 000 m² sur
les 21 ha du bassin versant, ce
qui n'est pas négligeable, et les
agriculteurs ont même accepté
de cloisonner les parcelles".
Les aménagements ont été placés aux endroits stratégiques :
un kilomètre de haie, 165 m de
fascine et un modelé de terre,
constituent trois barrières successives qui laisseront le temps
à l'eau de s'infiltrer et retiendront la terre. 1 000 m² de
bandes enherbées seront également implantées. .
Ces aménagements, réalisés
début décembre 2014, ont été
donc été créés en un temps record. Un an entre les dégâts et
la fin des travaux, c'est exceptionnel. Ce qui en fait un projet
exemplaire en termes de réactivité, d'implication et de mobilisation des différentes parties
prenantes.
D'autres communes qui ont
connu également des dégâts,
ont contacté à leur tour la communauté de communes pour
envisager des aménagements.
"Je n'aurai plus les dizaines de
coups de fil pour signaler qu'il
y a de la boue sur la route !"
conclut Yves Hautefeuille.
Contact : Jérôme Tellier
Tél. 03 22 33 69 91
ravine importante s'est formée dans la parcelle suite aux fortes
4Une
précipitations.
4Talus éventré.
41 000 mètres de haies ont été implantées sur Cahon-Gouy.
n° 45 - janvier 2015 / Echanger 7 7
E x p eriment a tion
Essais "dérobées" : les résultats s'affinent
Le 28 octobre, la Chambre
d'agriculture organisait une
visite des essais "cultures
intermédiaires à valorisation
énergétique". Focus sur les
principaux enseignements.
D
epuis deux ans, la Chambre
d'agriculture a mis en place des
essais dans l'est du département
afin de tester différentes modalités
d'implantation et de conduite des cultures
intermédiaires à valorisation énergétique
(CIVE). La couverture des sols en hiver
étant obligatoire en zones vulnérables,
autant trouver une valorisation aux
cultures implantées. La production de
biomasse pour la méthanisation, mais
aussi pourquoi pas pour des applications
en chimie verte, peut répondre à cet
objectif.
Implantées entre deux cultures principales, l'enjeu des cultures dérobées est
de produire un maximum de matière
sèche en un minimum de temps et avec
un coût de production limité. Les différents essais mis en place se sont attachés
à définir les meilleurs itinéraires pour y
parvenir : couverts et mélanges, dates et
techniques d'implantation, fertilisation,
récolte, etc.
Implanter au plus tôt
Les travaux menés en 2013 par la
Chambre d'agriculture ont démontré
Semis sous couvert de blé, 10
jours avant moisson.
8
Echanger / n° 45 - janvier 2015
qu'une implantation précoce des cultures
dérobées est nécessaire pour atteindre
des niveaux de rendements suffisants.
Ainsi les couverts semés en post moisson
(le 20 août) ont produit en moyenne trois
tonnes de moins que ces mêmes couverts
semés deux et trois semaines plus tôt.
Dans un contexte de moissons tardives,
le semis sous couvert de blé devient donc
incontournable.
Six couverts testés
Six couverts ont été testés en 2013. Tous
n’ont pas atteint les résultats espérés.
Inspirée de la technique bio, le semis du
trèfle d’Alexandrie sous couvert de blé
au stade deux nœuds s’est soldé par un
échec. Si la levée a été une réussite, la
forte biomasse du blé a étouffé les jeunes
plantules.
Le sorgho fourrager a quant à lui
démontré qu’une implantation à la volée
lui était rédhibitoire.
Heureusement, les autres couverts ont
donné des résultats prometteurs, de
l’ordre de 3,5 à près de 5 tMS/ha (graphique 1).
Reconnue pour sa vigueur, l’orge de printemps a ainsi atteint un niveau de production intéressant, de l’ordre de 4 tMS/ha.
Espèce relativement nouvelle et issue
d’une famille végétale absente dans la
rotation, le nyger présente une bonne
productivité, sur un laps de temps relativement court. En 2013, les rendements
atteignent plus de 4 tMS/ha.
Cependant, son taux de matière sèche
particulièrement faible (de l’ordre de 12 %
contre 35 % pour l’orge ou 45% pour le moha)
et sa forte sensibilité au gel en font un candidat peu fiable.
Enfin, deux couverts méritent l’attention :
le mélange avoine/vesce et le moha. Différentes conduites culturales ont atteint
des niveaux de rendements très encourageants, proches du seuil des 5 tMS/ha
(graphique 2). Ainsi les avoine/vesce semées de 30 jours à 10 jours avant moisson
obtiennent-elles un rendement stable,
laissant présager une période de semis
Le camion d'engazonnement :
des résultats décevants
Une technique d'implantation des
cultures intermédiaires à valorisation
énergétique sous couvert de blé a été
testée : la lance à eau. Si ce système
est éprouvé pour garantir l'engazonnement des talus ou autres aires de
repos, il s'avère en revanche inadapté
à nos conditions agricoles. En plus
d'un taux de levée étonnamment
faible, le camion n'a pu garantir ni une
densité de semis adéquate, ni une
répartition homogène des semences.
Si le résultat est décevant, l'étude
de cette technique sera cependant
approfondie avec l'utilisation d'outils
plus conventionnels, tel que les systèmes d'irrigation.
Semis au camion d'engazonnement.
E x p eriment a tion
assez large. La sur-densité de semis associée à un niveau de fertilisation de 40 unités d'azote a permis d’atteindre les meilleurs rendements. Concernant le moha, les
rendements sont plus faibles, de l’ordre de
3,5 tMS/ha, mais stables sur les créneaux
de semis compris entre la moisson et
10 jours avant. Son intérêt réside dans
sa capacité à produire des graines, plus
énergétiques, ainsi qu’un taux de matière
sèche élevé, synonyme de moindre coût
de transport et de meilleure tenue à la
conservation.
Récolter avant fin octobre
Des estimations faites fin novembre n'ont
pas fait apparaître de perte de rendement
dans les conditions 2013. Toutefois, il est
préférable de ne pas récolter les dérobées
au-delà d'octobre, compte-tenu du risque
de gel et de la dégradation des conditions
climatiques.
Les essais 2014 se sont recentrés sur ces
deux couverts avoine/vesce et moha.
L’objectif de la plateforme mise en place à
Vraignes-en-Vermandois était alors d’affiner et d'optimiser leur conduite culturale,
au travers de l’ajustement des créneaux
et densités de semis d'une part et des
niveaux et périodes d’apport de l’engrais
azoté d'autre part.
D'autres conduites possibles
D'autres conduites que les semis de dérobées sous couvert de blé ont été étudiées.
C'est le cas de la double culture sur une
campagne (méteil suivi de sorgho par
exemple) ou le semis traditionnel de dérobée derrière la culture principale.
En 2014, une plateforme d'essais de couverts semés en post moisson (le 23 juillet) a été implantée à Licourt. L'opportunité d'une récolte précoce de blé a permis
d'évaluer et d'affiner la conduite culturale
du mélange avoine diploïde et vesce commune, mais aussi de tester des variétés de
maïs très précoces destinées aux pays nordiques. Avec des productions de l'ordre de
6 tMS/ha en avoine vesce et 5 tMS/ha en
maïs, l'année 2014 confirme que la précocité du semis est primordiale dans la réussite de la dérobée.
Couvert d'avoine/vesce et de maïs
à Licourt, le 20 octobre 2014.
L’été indien laissait présager des niveaux
de production élevés. Cependant, le semis
sous couvert, à même le sol, a profité aux
campagnols qui prolifèrent ces dernières
années. Malgré les piégeages, la densité
de couvert s’est avérée trop faible pour
garantir une production satisfaisante, de
l’ordre de 1 à 3,5 tMS/ha.
Malgré cela, le semis sous couvert reste
intéressant. Les prochains essais devront
donc s’attacher à poursuivre la mise au
point de cette technique et à trouver la
parade aux contraintes qu’elle subit.
Contact : Matthieu Preudhomme
Tél. 03 22 85 32 12
Récolte du méteil de triticale et
pois fourrager.
Moha à 3,3 tMS/ha, le 30 octobre 2013.
Graphique 1 : Production de biomasse des couverts testés en 2013
(rendement exprimé au 30/10, couvers semés 10 jours avant moisson apport de 40uN/ha)
Graphique 2 : Effet moyen d'un apport d'azote - tous couverts
confondus (rendement exprimé au 30/10, couverts semés 10 jours avant moisson)
n° 45 - janvier 2015 / Echanger
9
I n s t a l l a tion
Installation 2015 :
la Région et l'Etat joignent leurs forces
P
arallèlement au dispositif national
d'aide à l'installation, la Région Picardie accompagne depuis 2008 les installations agricoles. Sont ainsi favorisées les
créations hors cadre familial ou hors cadre
agricole, sur de petites surfaces (70ha/UTH
maximum), en circuit courts, élevage herbivore, ou développant la valeur ajoutée.
Une trentaine de candidats sont ainsi aidés
en Picardie chaque année.
A partir de janvier 2015, le porteur de
projet aura désormais un seul contact : le
"Point Accueil Installation" pour le rensei-
Crédit photo : CA Vendée
Un seul parcours
d'accompagnement pour
les deux financeurs, Conseil
régional de Picardie et Etat :
une vraie simplification
en 2015 pour les candidats à
l'installation.
gner et vérifier son éligibilité aux deux dispositifs d'aide.
Ensuite l'accompagnement se met en
place pour aider et sécuriser le futur entrepreneur, à travers un entretien personnalisé (le PPP ou plan de professionnalisation personnalisé), des formations (dont
le 21h rénové) et une étude économique
approfondie (le Plan d'Entreprise) présentant plusieurs hypothèses chiffrées. Tous
les candidats suivent le même parcours,
et le public éligible aux aides de la Région
bénéficie d'un accompagnement renforcé
financé par la région Picardie. Il s'agit de
formations complémentaires et de conseils
individuels techniques et économiques, de
façon à ce que la création d'entreprise ou
la reprise se réalise en toute sérénité.
Après l'installation, un dispositif de suivi
pendant trois ans permet de détecter assez
tôt les éventuelles difficultés ou d'accompagner vers de nouveaux projets.
Point accueil installation
Contact : Isabelle Aslahé
Tél. 03 22 33 69 87
Les cafés de l'installation : place au témoignage
Mathieu et Damien Devienne accueillaient le dernier Café de
l'Installation (sous sa forme actuelle) dans la Somme le 4 novembre.
"Surtout prenez le temps de réfléchir", insiste Mathieu, "ne vous installez
pas trop vite, profitez des conseils et de l'accompagnement proposé".
Les deux frères cultivent 115 ha en conversion bio, et commercialisent
en direct de la viande de boeuf, de porc et bientôt de la volailles bio.
"Nous avons revu nos investissements, au début on rêve un peu, ensuite
il faut prévoir que toutes les années ne seront pas identiques. En fait,
nous ne regrettons pas d'avoir moins investi car en effet les années
d'installation n'ont pas été très bonnes au niveau des prix et des
rendements en grande culture".
La petite dizaine de jeunes candidats à l'installation en maraîchage,
chèvres et pépinière se laisse guider depuis le bâtiment de stockage
flambant neuf, vers le petit bâtiment pour la première bande de 250
poulets plein air, puis dans le bâtiment de Blondes d'Aquitaine et n'en
perd pas une miette.
"Maintenant on pense à optimiser le système, les débouchés sont là,
il est temps de passer un peu de temps à calculer nos prix de revient."
En 2015, les candidats seront aussi invités à participer à une réunion
d'information mensuelle relative aux deux dispositifs d'aide, complétée
par un témoignage, car on apprend toujours mieux de ses pairs !
10 Echanger / n° 45 - janvier 2015
D I V E R S I F I C AT I O N
Micro-abattoir 80 : engagez-vous
dès maintenant !
Le projet de micro-abattoir dans le secteur
de Flixecourt se précise. Les éleveurs peuvent
s'engager dès à présent avec une participation
au capital attractive de 250 € par UGB.
R
ambervilliers dans les
Vosges et Bourgueil en
Indre-et-Loire, ce sont les
deux destinations choisies par
les membres de l'association
Micro-Abattoir80 pour leurs
voyages d'étude. Leur point
commun, la présence d'une
unité d'abattage et de transformation. De quoi alimenter la
réflexion de l'association samarienne créée en juin 2014.
Les deux visites, qui se sont déroulées en octobre et novembre
derniers, ont conforté l'idée de
créer une coopérative. Cette
structure s'avère en effet adaptée au projet de micro-abattoir
dans la Somme. Elle offre de
nombreux avantages pour les
éleveurs dont notamment une
participation au capital progressive et en lien avec les quantités
traitées.
Mais avant la création de la
coopérative, prévue au premier
trimestre 2015, il est nécessaire
de récolter l'engagement d'un
certain nombre d'éleveurs et de
s'assurer d'un volume minimum
de 300 tonnes. Pour récolter
ces engagements, l'association
a organisé deux réunions le 20
novembre à Oisemont et le 4
décembre à Rue. Une centaine
d'éleveurs y ont participé, témoignage de l'intérêt porté au
projet.
Mathieu Devienne, le président
de l'association, Marie Guilbert
et Olivier Morel de la Chambre
d'agriculture, ont présenté le
projet et fait part des récentes
évolutions au niveau du capital
social. Au départ prévu à 1 000
euros la tonne, il a été finalement révisé à la baisse, à 250
euros par UGB, permettant ainsi
aux éleveurs de s'engager plus
facilement. Cette baisse a été
rendue possible notamment par
l'implication des organisations
agricoles prêtes à soutenir le
projet. Une cinquantaine d'éleveurs s'inscrivent aujourd'hui
dans la démarche.
Mais pourquoi ce seuil de 300
tonnes engagées ? "Il permettra de connaître plus précisément les types d'animaux, les
volumes et les besoins des éleveurs en termes d'abattage, de
découpe et de transformation
afin de créer l'outil adapté",
explique Marie Guilbert. Car
l'atelier s'adresse aussi bien aux
éleveurs pratiquant la vente directe ou en circuits courts, qu'à
Apport du capital de 250 € / UGB
Catégorie
Nombre d'UGB
Bovin sauf vache laitière et veau
1,1
Vache laitière
1
Veau0,5
Porc0,2
Ovin0,05
De gauche à droite : Hubert et Luc Marest, éleveurs de bovins,
Romain Six, Chambre d'agriculture, François Paoli, cabinel Séfial,
Stéphane Hénocque et Régis Dupays, éleveurs de moutons, Olivier
Morel, Chambre d'agriculture et Damien Devienne, éleveurs de
bovins, en visite à Rambervilliers.
ceux qui souhaitent autoconsommer. D'ailleurs, à Bourgueil
80% des éleveurs n'assurent
que 20% du volume.
Une fois le seuil des 300 tonnes
atteint, les étapes suivantes
pourront être enclenchées :
la création de la coopérative,
l'avant-projet définitif puis la
construction.
Contact : Marie Guilbert
Tél. 03 22 33 69 75
Les avantages du
micro-abattoir
Comme les visites des abattoirs de Bourgueil et de Rambervillers l'ont montré, une
petite structure d'abattage
présente de multiples intérêts. Par rapport à une unité
importante, le micro-abattoir
permet de traiter de petits
volumes par éleveur (une
seule bête) et différentes
espèces, avec une qualité
adaptée à la vente directe.
Ces abattoirs proposent aussi
une gamme de services complète allant du transport à la
transformation.
Le projet de micro-abattoir de la Somme
Services proposés
Transport, abattage, découpe, transformation (chaude, froide, légumerie).
Capacités
Abattage : 600 tonnes au démarrage, puis 800 tonnes. Découpe : 200 tonnes.
Utilisateurs
Eleveurs organisés en coopérative. Autres utilisateurs (bouchers...).
Indicateurs technico-économiques
Investissement : 3,6 M€ (abattoir + atelier de découpe/transformation +
cuisine chaude/légumerie). 12,5 ETP.
Financement
18% autofinancement (soit 648 k€), OPA, 23% subventions, 60% emprunt.
Un équilibre financier obtenu dès la deuxième année.
n° 45 - janvier 2015 / Echanger 11
D I V E R S I F I C AT I O N
Devenez maraîcher en Picardie :
on vous aide !
Avec le développement des filières de proximité dans la Somme, la demande en produits locaux, et particulièrement en légumes, est croissante. De réelles opportunités sont à saisir pour ceux qui souhaitent
s'installer en maraîchage. Mais entre souhait et réalité, de nombreuses étapes sont à franchir.
Afin de permettre aux porteurs de projet de se confronter au terrain, la Chambre d'agriculture de la
Somme, le lycée du Paraclet et leurs partenaires (le Conseil général de la Somme, le Conseil régional de
Picardie, la couveuse d'entreprises C2ER, l'association BGE Picardie, Terre de liens) créent un "espace test
en maraîchage".
"L'espace test en maraîchage" permet aux
candidats, sur une durée maximum de deux
ans, de tester en "grandeur réelle" leur
projet dans un cadre juridique et matériel
sécurisé et d'acquérir les compétences nécessaires pour une activité de maraîchage :
n Mettre en pratique et développer ses
compétences personnelles,
n Expérimenter la faisabilité technique et
économique de son projet,
n Vérifier l'adéquation entre projet, motivations et capacités personnelles,
n Construire dans la durée un projet d'installation (seul ou à plusieurs) ou envisager une
conclusion autre que l'installation agricole
(salariat agricole, modification du projet,
report de l'installation, reconversion).
roduction
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1,5 ha de te²
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Un statut
PRE-SELECTION DES PROJETS
Les candidats souhaitant répondre à l’appel
à projet devront remplir et retourner les
documents suivants :
• Fiche de renseignement téléchargeable
sur www.somme.chambagri.fr
• Curriculum Vitae
• Copie des diplômes et attestation de
formations professionnelles
A renvoyer à :
Anne CATTEAU – Chambre d’agriculture de
la Somme
Par courrier : 19 bis rue Alexandre Dumas
80096 AMIENS cedex 3
Par mail : [email protected]
Téléphone : 03 22 33 69 83
DATE LIMITE DE REPONSE :
20 janvier 2015
Echanger//n°
n°45
45--janvier
janvier2015
2015
12 Echanger
12
pui au Projet
Le Contrat d'Ap
ver
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formations.
R eto u r
s u r . . .
3 Plein succès pour les "rencontres du BSV Picardie"
Les "rencontres du BSV* Picardie" organisées pour
les observateurs régionaux par la Chambre d'agriculture de Picardie, se sont déroulées le vendredi
7 novembre au lycée du Paraclet dans la Somme.
Les sujets choisis et présentés lors de cette journée
collaient parfaitement aux questionnements techniques des dernières semaines. Les 90 participants
ont échangé avec les spécialistes nationaux. Les
présentations très complètes et bien illustrées ont
passionné l'auditoire.
- "Les ravageurs souterrains : le taupin" par Philippe Larroude, Arvalis-Institut du végétal,
- "Les maladies des céréales : la rouille jaune" par
Gilles Couleaud, Arvalis-Institut du végétal,
- "Les limaces" par André Chabert, ACTA,
- "Les problématiques adventices" par Pascal Farcy,
INRA Dijon.
Nul doute que ce type de journée sera reconduit
dans les prochaines années, "afin de ne pas baisser
la garde", comme l'a précisé Christophe Buisset,
Président de la Chambre d'agriculture de Picardie,
en introduction de la journée.
* Bulletin de santé du végétal
Contact: Renée Prévost - Tél. 03 22 93 51 21
3
Crédit photo : C. Lemoine/CRAP
Session de la Chambre d'agriculture : zones vulnérables
et dynamique laitière
Les élus de la Chambre d'agriculture se sont retrouvés le 25 novembre pour la
dernière session de l'année. Ils ont rendu un avis défavorable au projet d'extension des zones vulnérables dans les Bassins Artois-Picardie et Seine-Normandie
et approuvé le projet de régionalisation des Chambres d'agriculture de Picardie,
visant à mutualiser notamment les services "supports" (informatique, comptabilité, communication...).
Le "plan lait" a également été présenté. Son objectif est d'accompagner les éleveurs dans leur développement et leur adaptation suite à la fin des quotas laitiers
(voir notre article page 4).
L'occasion aussi de saluer Paul Gérard, directeur de la DDTM de la Somme, qui a pris sa retraite. Le Président Roguet a souligné la qualité
des échanges qu'il a eus avec la Profession, ainsi que sa capacité d'écoute et son ouverture.
3 La Belgique en visite dans la Somme
Après la Chambre d'agriculture de Haute-Garonne en octobre sur
les nouvelles technologies au service de l'agriculture, c'est au tour
du Centre de référence des circuits courts de Wallonie (Belgique)
d'emmener une quinzaine de personnes voir "ce qui se fait dans
la Somme". Chercheurs, représentants de groupes de développement et de la fédération Horeca (rassemblant hôtels, restaurants et
cafés), les visiteurs souhaitaient en apprendre davantage sur www.
somme-produitslocaux.fr et plus globalement sur la démarche de
développement des filières courtes entreprise dans la Somme.
Le groupe aux côtés de Joël L'Hermite lors de la visite de la
chèvrerie de Canaples le 25 novembre.
Contact : Marie Guilbert - Tél. 03 22 33 69 75
n° 45 - janvier 2015 / Echanger 13
F O R M AT I O N
Réussir son itinéraire technique en betteraves
sucrières
Lundi 12 janvier à Estrées-Mons
Choisir ses variétés, ajuster sa fertilisation, reconnaître les différents
ravageurs de la betterave, réussir son désherbage, identifier les
différentes maladies foliaires et adapter son programme fongicide,
reconnaître les principales maladies et ravageurs visibles à la fin de
la campagne. Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Aurélie Albaut –Tél. 03 22 85 32 11.
Encadrer son salarié : mode d'emploi
Mercredi 14 et jeudi 15 janvier à Amiens
Se connaître et connaître son salarié, les différentes clés du bon
manager, savoir organiser le travail, communiquer avec son salarié,
les leviers de la motivation et la gestion des conflits.
Tarif de 140 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Antoine Roisin – Tél. 03 22 33 69 26.
Bien gérer son stress et celui des autres
Lundi 19 et mardi 20 janvier à Amiens
Les mécanismes du stress, les techniques de gestion du stress,
réagir face à une surcharge de travail.
Tarif de 140 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Antoine Roisin – Tél. 03 22 33 69 26.
Rallye bâtiments pour les veaux laitiers
Jeudi 22 janvier
(secteur de Oisemont)
Les différents types de logements,
les critères de choix de chaque
dispositif, détails de réalisation et
visites d’élevages. Gratuit pour les
agriculteurs.
Contact : Nicolas Correur
Tél. 03 22 33 69 72.
Fertilisation azotée : conjuguer technique
et réglementaire
Vendredi 23 janvier à Estrées-Mons
Les facteurs de risques de lessivage des nitrates et les leviers
d’action, la méthode de calcul du bilan azoté, le plan de fumure
prévisionnel azoté et le cahier d’épandage, optimiser la gestion de
l’interculture, les autres exigences en zones vulnérables.
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Aurélie Albaut –Tél. 03 22 85 32 11.
Circuits courts : construire une stratégie
commerciale gagnante
Mardi 27 janvier à Amiens
Les différentes étapes d’une stratégie commerciale réussie,
analyser ses pratiques et définir
des actions concrètes adaptées à
son entreprise. Tarif de 70 € net
pour les contributeurs Vivea.
Contact : Marie Guilbert
Tél. 03 22 33 69 75.
14 Echanger / n° 45 - janvier 2015
Préparer la certification Globalgap pour
la culture de pommes de terre
Jeudi 29 janvier à Estrées-Mons
Les différents points du référentiel
Globalgap, les documents justificatifs, l'autoévaluation, maintenir
sa qualification dans le temps.
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Stéphane Grégoire
Tél. 03 22 85 32 14.
Optimiser sa pulvérisation pour gagner en
efficacité
Jeudi 29 janvier à Estrées-Mons
Les fondamentaux de pulvérisation et du bas volume, les
conditions optimales de pulvérisation, comment tenir
compte de l’état végétatif de la cible pour optimiser sa
pulvérisation, améliorer les propriétés de l’eau, les adjuvants.
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Aurélie Albaut –Tél. 03 22 85 32 11.
Manipuler et intervenir sur vos bovins viande
en toute sécurité
Jeudi 29 janvier (secteur d’Hornoy-le-Bourg)
ou jeudi 12 février (Ponthieu)
La perception des bovins et le comportement des animaux, les
différents systèmes de contention, réagir face au taureau, choisir
son matériel et attacher un animal en sécurité, mise en pratique.
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Daniel Platel – Tél. 03 22 33 69 73.
Bien démarrer sa vente directe de viande
Mardi 3 février à Amiens
Les clés du succès de la vente
directe de viande, la réglementation (hygiène, étiquetage…), les
outils présents sur le territoire
(abattoirs, ateliers de découpe,
marques…), témoignage d'un cuisinier de restaurant collectif.
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Marie Guilbert –Tél. 03 22 33 69 75.
Optimiser le suivi annuel de son PDE
Lundi 23 février à Amiens
S'approprier la fiche de suivi annuel, mise en pratique et calcul de
l'EBE spécifique à partir de vos résultats, analyser votre situation
économique, envisager vos marges de progrès, avez-vous besoin
d'un avenant ?
Tarif de 70 € net pour les contributeurs Vivea.
Contact : Isabelle Aslahé –Tél. 03 22 33 69 87.
Formations agréées par Vivea.
Toutes les formations sur www.somme.chambagri.fr
p u b l ic a tion s
A avoir absolument
Repères
Choix phyto 2015
Le broutard picard idoine
(qui convient)
e
Bas volum 5
201
La constitution de groupes techniques
"engraisseurs spécialisés" par les Chambres
d'agriculture de Picardie ont révélé un besoin
de connaissance sur l'approvisionnement des
ateliers en broutards. 21 engraisseurs picards
pour 4 200 taurillons produits ont ainsi été
enquêtés sur leurs attentes. Les responsables d'organisations de
producteurs et des négociants ont également été sollicités. Retrouvez dans ce document la synthèse des résultats et le profil du broutard idéal recherché par les engraisseurs. n
Contact : Daniel Platel - 03 22 33 69 73
è
è Le "Choix phyto" est édité chaque année par la Chambre
d’agriculture de la Somme. Ce document de 96 pages regroupe
les conseils de ses ingénieurs en productions végétales en
matière de variétés, désherbage, fongicides et insecticides…
pour les cultures et fourrages du département : blé, orge, betterave, maïs, colza, pomme de terre, légumes, lin … Une mine
d’informations pour la conduite des cultures !
Le "Choix phyto" est réservé aux agriculteurs ayant souscrit
un suivi technique auprès de la Chambre d'agriculture. Vous
n’êtes pas encore client ? Contactez-nous vite pour profiter du
"Choix phyto". Il existe aussi une version "bas volume". n
Contact : Mathilde Lheureux - Tél. 03 22 93 51 25
Catalogue des formations 2015
Retrouvez dans ce guide
l’ensemble des formations
proposées par la Chambre
d’agriculture de la Somme
aux exploitants et aux salariés agricoles.
Pas moins de 70 stages, dont
30 nouveaux, sont proposés
FORMATIONS
pour actualiser ses connaissances, renforcer ses compétences et confronter son
expérience à celle des autres.
Certification environnementale, vente directe et circuits
courts, transformation à la ferme, agronomie, élevage bovin
ou laitier, activités équestres, informatique … une diversité de
thèmes et de formations tout au long de l’année. Formations
financées par Vivea. n
Contact : Anne Hotte - Tél. 03 22 33 69 27
è
2015
A télécharger sur :
www.somme.chambagri.fr
11ème sélection génétique des reproducteurs
disponibles à la vente "boucle rouge"
118 reproducteurs ont été labellisés
cette année "boucle rouge". La liste des
reproducteurs disponibles à la vente est
éditée par les Chambres d’agriculture
de la Somme et de l’Oise en partenariat
avec Bovins Croissance. Rappelons les
multiples objectifs du dispositif "boucle
rouge" : assurer la promotion et la diffusion de reproducteurs de monte naturelle
avec un minimum de garanties génétiques, garantir une sécurité sanitaire,
toucher tous les producteurs de viande, améliorer le niveau
génétique des départements de la Somme et de l’Oise, créer une
émulation entre sélectionneurs et attirer de nouveaux éleveurs à
la sélection. n
Contact : Daniel Platel - 03 22 33 69 73
è
En ligne
Simuler vos aides PAC
Avec la réforme de la PAC, toutes les exploitations picardes vont
connaître une évolution de leurs aides. Les DPU (droits à paiement
unique) sont remplacés par les DPB (droits à paiement de base),
l’aide verte et la surprime. Le DPB correspond à une valeur initiale
de référence (historique de l’exploitation) et devra tendre vers une
référence nationale à l’horizon 2019 (convergence). L’aide verte est
quant à elle conditionnée par les SIE (haies, cipan…) et la surprime
est attribuée aux 52 premiers hectares de l’exploitation. Les aides
du second pilier viendront s’y ajouter.
Pour évaluer rapidement l’évolution de ces aides PAC sur votre
exploitation jusqu’en 2019, la Chambre d’agriculture met à votre
disposition une "calculette PAC". Le périmètre des aides calculées
englobe les aides découplées, les aides couplées, l’ICHN et la PHAE.
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mêmes productions qu’aujourd’hui). n
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