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LE DROIT DE SAVOIR
Technologies, divertissement
et propriété intellectuelle
L’ÉTIQUETAGE DE VOS PRODUITS
AU CANADA ET TOUT PARTICULIÈREMENT AU QUÉBEC :
N’OUBLIEZ PAS DE TRADUIRE !
NOS CLIENTS PROVENANT DE L’EXTÉRIEUR DE LA
RÈGLES APPLICABLES PARTOUT
AU CANADA
PROVINCE DE QUÉBEC NOUS POSENT SOUVENT
RENSEIGNEMENTS OBLIGATOIRES
SIMON LEMAY et KARINE PELLETIER
LES QUESTIONS SUIVANTES : QUELLES SONT LES
EXIGENCES LINGUISTIQUES EN MATIÈRE D’ÉTIQUETAGE
AU CANADA ET PLUS PARTICULIÈREMENT AU QUÉBEC ?
PLUSIEURS LOIS ET RÈGLEMENTS RÉGISSENT
La Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation 1 ainsi que le Règlement sur l’emballage et l’étiquetage
des produits de consommation 2 prévoient que partout au
Canada, trois renseignements obligatoires doivent figurer sur les
­étiquettes d’un produit préemballé : l’identité du produit, la quan‑
tité nette du produit ainsi que le nom et l’établissement principal
L’ÉTIQUETAGE AU QUÉBEC ET AU CANADA ET NOUS
du fournisseur. Il y est également prévu que ces renseignements
VOUS PRÉSENTERONS ICI QUELQUES ASPECTS
anglais et en français. Seule exception à cette règle : le nom et le
IMPORTANTS CONCERNANT L’UTILISATION DE LA
LANGUE FRANÇAISE.
doivent être indiqués dans les deux langues officielles, soit en
principal établissement de la personne par ou pour qui le produit
préemballé a été fabriqué, transformé, produit ou emballé pour
la revente peuvent être indiqués dans l’une ou l’autre des langues
officielles.
Il est important de mentionner que lorsque l’étiquette d’un produit
préemballé comporte une ou plusieurs surfaces qui sont de
même dimension et de même importance que l’espace princi‑
pal, l’identité du produit et la quantité nette du produit peuvent y
figurer dans l’une des langues officielles, mais seulement si ces
informations figurent dans l’autre langue officielle sur l’une des
autres surfaces. 3
1
L.R.C. (1985), ch. C-38.
2
C.R.C., ch. 417.
3
Article 6 (8) du Règlement sur l’emballage et l’étiquetage des produits
de consommation.
MAI 2014
LE DROIT DE SAVOIR
Technologies, divertissement et propriété intellectuelle
MAI 2014
En ce qui concerne la marchandise importée, la loi et le r­ èglement
Voici la nature de quelques-unes de ces exceptions : les noms
mentionnés ci‑dessus précisent que lorsqu’un produit est entière‑
usuels de certaines boissons alcoolisées peuvent être inscrits
ment fabriqué à l’extérieur du Canada, l’étiquette du produit devra
dans une seule des deux langues officielles si un de ceux-ci
contenir l’identité du produit, la quantité nette de produit ainsi que
est indiqué sur l’espace principal de la manière prescrite par
le nom et l’établissement d’un fournisseur c­ anadien précédé des
règlement; la même exception s’applique dans les cas de certains
mots « importés par/imported by » ou « importé pour/ imported
aliments spéciaux (vin de messe et hosties vendus à des institu‑
for »; ou l’indication de l’origine g­ éographique dans l’espace
tions religieuses, par exemple) et de certains aliments locaux dans
adjacent à l’indication du nom et de l’établissement du fournisseur
des circonstances précises.
étranger; ou le nom et l’établissement du fournisseur étranger.
RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
En vertu de la législation fédérale, il n’est pas nécessaire que les
PARTICULARITÉS APPLICABLES
AU QUÉBEC
renseignements supplémentaires qui apparaissent sur l’étiquette
AFFICHAGE EN FRANÇAIS OBLIGATOIRE
(le mode d’emploi, les énoncés publicitaires ou une recette sur un
Bien que les lois et les règlements fédéraux imposent que seules
aliment, par exemple) soient indiqués dans les deux langues,
quelques informations doivent impérativement apparaître dans
bien que le Bureau de la concurrence encourage les entreprises
les deux langues officielles, la législation provinciale québécoise
à indiquer tous les renseignements dans les deux langues dans
est plus sévère en ce qui concerne l’utilisation du français sur
la mesure du possible.
les étiquettes d’un produit vendu au Québec. En effet, la Charte
de la langue française, laquelle est en vigueur partout dans la
UTILISATION D’UNE AUTRE LANGUE
QUE LE FRANÇAIS ET L’ANGLAIS
D’autres langues que l’anglais et le français peuvent apparaitre
sur une étiquette, mais à condition que les renseignements
­obligatoires figurent dans les deux langues officielles. De plus,
il est important que tous les renseignements présentés sur une
étiquette soient véridiques et n’induisent pas les gens en erreur,
peu importe la langue utilisée.
LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES 4
ET RÈGLEMENT SUR LES ALIMENTS ET DROGUES 5
La Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les
aliments et drogues prévoient également que certains rensei‑
gnements doivent être inscrits sur l’étiquette d’un aliment. Sous
réserve de certaines exceptions spécifiques, tous les renseigne‑
ments devant être inscrits sur l’étiquette d’un aliment en vertu du
règlement doivent l’être dans les deux langues officielles notam‑
ment, la liste des ingrédients, le tableau de la valeur nutritive et la
quantité nette.
2
province de Québec, impose que toute inscription sur un produit,
sur son contenant ou sur son emballage, sur un document ou un
objet accompagnant ce produit, y compris le mode d’emploi et les
certificats en garantie, soient rédigés en français. Cette règle s’ap‑
plique également aux menus et aux cartes des vins. Il est toutefois
permis d’utiliser également une autre langue que le français, en
autant qu’aucune inscription rédigée dans une autre langue n’ait
préséance sur les inscriptions rédigées en français.
4
L.R.C. (1985), ch. C-38.
5
C.R.C., ch. 870.
MAI 2014 LE DROIT DE SAVOIR
EXCEPTIONS À L’AFFICHAGE EN FRANÇAIS
Malgré la règle générale mentionnée ci‑dessus, le Règlement sur
la langue du commerce et des affaires prévoit qu’une inscrip‑
tion sur un produit peut être rédigée uniquement dans une
autre langue que le français dans certains cas, par exemple :
si le produit provient de l'extérieur du Québec, n'est pas encore
commercialisé au Québec et est exposé à l'occasion d'un congrès,
d'un colloque, d'une foire ou d'une exposition, s’il s’agit d’une
inscription qui figure en relief sur un pneu, s’il s’agit du nom d'une
entreprise établie exclusivement hors du Québec, s’il s’agit de la
dénomination d'un produit exotique ou d'une spécialité étrangère
et enfin, s’il s’agit d’une marque de commerce reconnue au sens
de la Loi sur les marques de commerce 6 sauf si une version
française de cette marque a été déposée.
Technologies, divertissement et propriété intellectuelle
CONCLUSION
Bien que l’étiquetage des produits puisse paraître simple,
il y a de nombreuses règles à respecter, que ce soit au
niveau des aspects linguistiques, de la taille des caractères
d’imprimerie à utiliser pour indiquer certains renseigne‑
ments, de spécificités propres aux produits alcooliques ou
de la normalisation des formats de contenants de certains
produits (papier mouchoir, beurre de cacahuètes, vin et
sirop de glucose ou sirop de sucre), pour ne nommer que
ceux-ci. On ne saurait donc jamais être trop prudent et nous
vous conseillons grandement de communiquer avec un
professionnel afin de vous assurer que vos étiquettes sont
conformes lorsque vous faites affaires au Québec.
Un récent jugement de la Cour supérieure 7 a confirmé que les
détaillants peuvent afficher leur marque de commerce en langue
SIMON LEMAY
anglaise si aucune version française n’a été déposée et ce,
418 266-3064
s lem a y @la ver y . ca
sans ajouter de descriptif français. Ce jugement fait suite à une
requête en jugement déclaratoire présentée par Magasins Best
Buy ltée, Costco Wholesale Canada ltd., Gap (Canada) inc., Old
Navy (Canada) inc., Corporation Guess? Canada, La compagnie
Wal-Mart du Canada, Toys“R”Us Canada ltée et Curves Interna‑
KARINE PELLETIER
418 266-3061
kpellet ier @la ver y . ca
tional, inc. En effet, malgré le fait que les détaillants impliqués
dans ce recours n’aient pas déposé de version française de
leurs marques, l’Office québécois de la langue française aurait
voulu qu’ils ajoutent un descriptif français comme « Boutique
Old Navy ». Le juge précise qu’une entreprise n’a pas une telle
obligation mais que rien ne l’empêche toutefois, si elle le sou‑
haite, d’ajouter un descriptif en français à une de ses marques
de commerce de langue anglaise, à l’instar de ce que plusieurs
entreprises font déjà sur une base volontaire.
6
L.R.C. 1985, c. T-13.
7
Magasins Best Buy ltée et al. c. Québec (Procureur général), 2014 QCCS 1427.
3
LE DROIT DE SAVOIR
Technologies, divertissement et propriété intellectuelle
MAI 2014
VOUS POUVEZ COMMUNIQUER AVEC LES MEMBRES SUIVANTS DU
GROUPE TECHNOLOGIES, DIVERTISSEMENT ET PROPRIÉTÉ ­INTELLECTUELLE
POUR TOUTE QUESTION RELATIVE À CE BULLETIN.
HÉLÈNE BEAUCHEMIN h b ea u c h e min @ la ve ry. ca 819 346-8640
JEAN-SIMON DESCHÊNES jsd e sc h en e s@ la ve ry. ca 418 266-3075
DAVID ERAMIAN d e ra mia n @ la ver y . ca 514 877-2992
ÉDITH JACQUES eja cq u es@ la ve r y . ca 514 878-5622
ÉRIC LAVALLÉE ela va lle e@ la ve r y . ca 819 346-5712
SIMON LEMAY sle ma y @ la ve r y . ca 418 266-3064
JOHN N. MCFARLANE jmc f a r la n e @ la ver y . ca 613 233-2674
KARINE PELLETIER k p elle tier @ la ve r y . ca 418 266-3061
YVES ROCHELEAU y ro c h ele a u @ la ver y . ca 819 373-6948
LOUIS ROCHETTE lro c h e tte@ la ve r y . ca 418 266-3077
LUC THIBAUDEAU lth ib a u d e a u @ la ver y . ca 514 877-3044
ANDRÉ VAUTOUR a va u to u r @ la ver y . ca 514 878-5595
SÉBASTIEN VÉZINA sve z in a @ la ve r y . ca 514 877-2964
EMIL VIDRASCU e v id ra sc u @ la ver y . ca 514 877-3007
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Ce bulletin destiné à notre clientèle fournit des commentaires généraux
sur les développements récents du droit.
Les textes ne constituent pas un avis juridique. Les lecteurs ne devraient pas
agir sur la seule foi des informations qui y sont contenues.
4
M O N T R É A L Q U É B E C S H E R B R O O K E T R O I S - R I V I È R E S O T TA WA
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Thank you for your participation!

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