G U I D E D E C U L T U R E

G U I D E D E C U L T U R E
G U I D E
D E
C U L T U R E
C O L Z2013
A
FOP / CETIOM / ONIDOL / SOFIPROTEOL
Vos contacts
Laurent RUCK
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51)
[email protected]
Arnaud VAN BOXSOM
ESTREES-MONS (80)
[email protected]
Aurore BAILLET
LAXOU (54)
Julien CHARBONNAUD
ARDON (45)
[email protected]
[email protected]
Sandrine LEGROS
TROYES (10)
Jean RAIMBAULT
RENNES (35)
[email protected]
[email protected]
Louis-Marie ALLARD
DIJON (21)
Jean-Pierre PALLEAU
ST PIERRE d’AMILLY (17)
[email protected]
[email protected]
Didier CHOLLET
ETOILE-SUR-RHONE (26)
Franck DUROUEIX
AGEN (47)
[email protected]
[email protected]
S
O
M
M
A
Variétés. . . . . . . . . . . . . . .
Implantation . . . . . . . . . . .
Fertilisation . . . . . . . . . . . .
Régulateurs . . . . . . . . . . . .
Désherbage. . . . . . . . . . . .
Ravageurs à l’automne . . . .
Ravageurs au printemps . . .
Maladies. . . . . . . . . . . . . .
Récolte et conservation . . . .
Interculture. . . . . . . . . . . . .
Les rendez-vous de la culture
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I
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Vincent LECOMTE
BAZIEGE (31)
Gilles BEUGNIET
MONTPELLIER (34)
[email protected]
[email protected]
R
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31
32
La liste des produits phytosanitaires indiqués dans cette brochure n’est pas exhaustive et
est mise à jour au 17.05.2013. Les coûts des traitements précisés le sont à titre indicatif et
correspondent à des tarifs hors taxe revendeurs. Ils ne tiennent pas compte des éventuelles
promotions commerciales ou des variations liées aux achats anticipés.
Edition : CETIOM
Avenue Lucien Brétignières
Campus de Grignon
78850 Thiverval-Grignon
Tél. : 01 30 79 95 00
Tél. diffusion des éditions : 01 30 79 95 40
www.cetiom.fr
Rédacteurs en chef : C. Gigandon, H. Hébinger
Secrétaire de rédaction : M. Gagnant
Photo de couverture : L. Jung
Maquette : N. Harel
Impression : GRAPH 2000
Boulevard de l’Expansion - BP85
61203 Argentan cedex
Dépôt légal : Juin 2013
ISSN : en cours d’attribuion
Membre de
CETIOM : L. Jung
Variétés
4 critères indispensables pour bien choisir sa
variété
CETIOM : L. Jung
• Phoma : privilégiez les variétés très peu sensibles (TPS) du groupe I
qui possèdent une résistance stable dans le temps. Si vous choisissez une variété du groupe II, vous devrez cultiver, l’année suivante
au voisinage de la parcelle (ou dans la même parcelle au cours de
la rotation), une variété du groupe I.
Localement, des variétés du groupe II peuvent être touchées par le
phoma. Il est alors impératif de privilégier des variétés du groupe I
les années suivantes.
• Elongation automnale : préférez les variétés à faible sensibilité à
l’élongation pour vous prémunir des dégâts liés au gel dans les
situations à risque (semis précoce, quantité importante d’azote
disponible dans le sol, apport régulier de matière organique).
• Verse : choisissez des variétés très peu sensibles (TPS) en situations à risque (sols profonds, fortes disponibilités en azote), ce qui
permet d’économiser un régulateur au printemps en conditions
normales de culture.
• Rendement : cultivez plusieurs variétés pour sécuriser la production.
La performance ne s’exprimera qu’avec un colza bien implanté et
en parfaite santé.
Critères complémentaires à adapter à votre
situation
• Cylindrosporiose : sélectionnez des variétés très peu sensibles (TPS)
ou peu sensibles (PS) dans le Nord, l’Est et le Centre-Est.
• Hernie : si votre parcelle est concernée, privilégiez les variétés tolérantes ANDROMEDA, CRACKER ou SY ALISTER (voir p. 3 et 28).
• Précocité à floraison : évitez les variétés trop précoces dans les
secteurs gélifs au printemps.
• Précocité à maturité : évitez les variétés tardives dans le NordOuest afin de ne pas retarder la récolte et dans les sols à faible réserve
en eau en raison des risques de mauvais remplissage des graines.
• Hauteur : les variétés courtes facilitent les interventions fongicides.
Attention, le niveau de rendement des hybrides demi-nains reste en
moyenne inférieur de 10 % à celui des autres variétés classiques.
• Type variétal : l’utilisation des associations variétales (CHL et CHH)
ne peut être envisagée que dans le sud de la France, en dehors des
secteurs à forte pression méligèthes.
• Teneur en huile : à propriétés agronomiques équivalentes, n’hésitez
pas à choisir les variétés présentant les meilleures teneurs en huile.
Précautions en cas d’apport d’effluents d’élevage
www.cetiom.fr
• Phom’ALT : aide au choix des variétés vis-à-vis du
phoma
• Olé[email protected] : toutes les données sur les variétés de
colza
• Rubrique Colza/Variétés/Conseils régionaux :
votre ingénieur régional CETIOM vous aide à
choisir votre variété
Les épandages réguliers d’effluents contribuent à des croissances
importantes à l’automne (fortes biomasses), avec des risques accrus
d’élongation, entraînant une sensibilité des plantes au gel et au
phoma. Si vous apportez régulièrement des effluents d’élevage, il
est primordial d’éviter les semis trop précoces (avant le 20 août), de
maîtriser la densité et de privilégier des variétés tolérantes au
phoma et non sensibles à l’élongation automnale, comme ALBATROS,
ALPAGA, DK EXQUISITE, DK EXSTORM, DYNASTIE, SENSATION,
SESAME.
1
2
Type
variétal
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
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Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
HR
HR
HR
HR
Variété
ADRIANA
ALPAGA
AZUR
BOHEME
BURMA
CANTI CS
CASH
COLOR
DK CABERNET
EPURE
ES AGATHA
ES ALICIA
ES ASTRID
ES VENUS
GALILEO
GOYA
GRIZZLY
JETSET
KADORE
KAPTI CS
LENNY
LOHANA
LORELEY
MONICA
NK FESTIVO
NOBLESSE
OVATION
PAMELA
PARIS
QUATTRO
RICCO
SAVANNAH
SESAME
SHAKIRA
TOTEM
ALBATROS
ALESSIO
ANACONDA
ARKASO
2009
2008
2008
2009
-
F
F
F
F
2006 - F
2007 - F
2008 - DK
2009 - F
2007 - F
2005 - F
2009 - F
2008 - F
2007 - F
2007 - F
2010 - F
2007 - F
2003 - GB
2008 - F
2007 - F
2007 - F
2003 - F
2011 - F
2004 - GB
2008 - F
2010 - H
2011 - F
2007 - F
2009 - F
2008 - F
2008 - F
2006 - F
2009 - F
2008 - F
2005 - F
2007 - F
2003 - F
2009 - F
2004 - All
2008 - F
Année & pays
d'inscription
Advanta
Advanta
Advanta
Bayer
Advanta
Semences de France
Maïsadour Semences
Syngenta
Momont
Caussade Semences
Momont
Momont
Dekalb
Momont
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
Florimond Desprez
RAGT Semences
Semences de France
Momont
Caussade Semences
Codisem
Advanta
RAGT Semences
Advanta
Syngenta
RAGT Semences
Momont
Advanta
Momont
Caussade Semences
KWS Maïs France
Advanta
Semences de France
Maïsadour Semences
Caussade Semences
Représentant
TPS
TPS
TPS
PS
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
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I
I
I
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I
I
PS
TPS
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S/PS*
PS/TPS*
PS
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PS
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TPS
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TPS
PS
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PS
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TPS
PS
TPS*
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TPS
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TPS
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PS
PS
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élevée
élevée
élevée
élevée
moyenne
moyenne
élevée
élevée
élevée
élevée
moyenne
élevée
moyenne
élevée
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moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
élevée
élevée
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
élevée
élevée
moyenne
élevée
moyenne
I
I
I
I
PS/TPS*
PS
PS
PS
TPS
TPS
TPS
PS
élevée
moyenne
élevée
moyenne
Hybrides restaurés et associations variétales
TPS
TPS
TPS*
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
PS
PS/TPS*
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
TPS
PS
PS
faible
moyenne
moyenne
moyenne
faible
élevée
moyenne
moyenne
très faible
faible
moyenne
faible
faible
moyenne
moyenne
très faible
élevée
élevée
moyenne
faible
élevée
faible
élevée
moyenne
faible
faible
faible
faible
faible
faible
élevée
moyenne
faible
moyenne
faible
très faible
moyenne
faible
moyenne
mi-précoce
tardive
mi-précoce
mi-précoce
tardive
tardive
mi-précoce
mi-précoce
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mi-tardive
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mi-tardive
mi-précoce
tardive
mi-précoce
mi-précoce
tardive
mi-précoce
tardive
mi-précoce
mi-précoce
tardive
tardive
mi-tardive
mi-précoce
tardive
tardive
tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-précoce
précoce
tardive
tardive
mi-tardive
mi-tardive mi-précoce
mi-précoce mi-tardive
mi-précoce mi-précoce
précoce mi-précoce
mi-tardive
précoce
précoce
précoce
mi-tardive
mi-tardive
mi-précoce
mi-précoce
mi-tardive
mi-tardive
mi-tardive
très précoce
mi-tardive
mi-tardive
mi-précoce
mi-précoce
tardive
mi-précoce
tardive
tardive
précoce
mi-précoce
tardive
mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
mi-tardive
précoce
tardive
mi-tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-tardive
mi-tardive
faible
faible
faible
forte
faible
faible
faible
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
faible
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
faible
faible
forte
faible
forte
faible
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
faible
forte
moyenne
faible
moyenne
forte
moyenne
faible
faible
forte
Sensibilité à
l'élongation
haute
haute
haute
moyenne
moyenne
moyenne
courte
moyenne
courte
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
courte
courte
moyenne
moyenne
moyenne
courte
moyenne
courte
haute
courte
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
courte
moyenne
moyenne
courte
courte
haute
courte
moyenne
moyenne
moyenne
Hauteur
Pour en savoir plus, consultez www.oleovar.cetiom.fr
Teneur en
Sensibilité Groupe Sensibilité à la Sensibilité Richesse en
Précocité à Précocité à
glucosinoau phoma phoma cylindrosporiose à la verse
huile
floraison maturité
lates
Lignées
Caractéristiques des variétés évaluées par le CETIOM et commercialisées en 2013
3
HR
HR
HR 1/2 nain
HR
HR
CHH
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
CHL
HR
HR
CHL
HR
HR
HR 1/2 nain
HR
HR
HR
HR
HR
HR 1/2 nain
HR
CHL
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
HR
2005 - GB
2005 - F
2008 - F
2006 - F
2012 - F
2008 - F
2010 - F
2007 - F
2008 - F
2012 - CZ
2011 - F
2008 - F
2007 - F
2009 - F
2008 - F
2007 - F
2010 - F
2009 - F
2010 - F
2010 - DK
2007 - F
2011 - DK
2010 - F
2008 - F
2007 - F
2009 - F
2011 - F
2007 - F
2011 - F
2009 - F
2009 - I
2010 - GB
2010 - F
2010 - F
2011 - F
2010 - F
2009 - F
2010 - F
2008 - F
2010 - F
2010 - F
2009 - F
Advanta
Advanta
Caussade Semences
RAGT Semences
Syngenta
Momont
Semences de France
D.S.V./ Sem-Partners
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
D.S.V./ Sem-Partners
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
Dekalb
Dekalb
Semences de France
Dekalb
Momont
Caussade Semences
Momont
Momont
Caussade Semences
Bayer
Semences de France
Syngenta
Syngenta
Semences de France
Pioneer Semences
Dekalb
Semences de France
Semences de France
Syngenta
Syngenta
KWS Maïs France
RAGT Semences
KWS Maïs France
PS
TPS#
S
TPS*
TPS
TPS*
TPS
TPS#
TPS#
TPS#
TPS#
TPS#
TPS#
PS
TPS#
TPS#
PS
PS
TPS
PS
PS
TPS#
TPS#
PS
PS
TPS
PS
TPS
PS
PS
PS*
TPS
TPS
TPS#
PS
TPS
PS
TPS
PS
TPS
TPS
PS
PS/TPS*
PS
Type variétal : HR : hybride restauré - CHL : composite hybride-lignée - CHH : composite hybride-hybride
* Résultat à confirmer
# Non garanti
- Références insuffisantes
(1) Variété tolérante à la hernie
ARTOGA
ATENZO
AVENIR
BONANZA
CARDIFF
CHROME
CRACKER (1)
DIFFUSION
DK EXCELLIUM
DK EXPERTISE
DK EXPLICIT
DK EXPO
DK EXPOWER
DK EXQUISITE
DK EXSTORM
DK EXTEC
DYNASTIE
ES CAUCASE
ES MERCURE
ES NEPTUNE
ES ULYSSE
EXCEL
EXOCET
FACILE
FLASH
HARDI
HYBRILUX
HYBRIROCK
HYBRISURF
INTENSE
JUMPER
MEDLEY
NK ALAMIR
NK AVIATOR
PALACE
PR44 W29
SAFRAN
SENSATION
SHERIFF
SY CARLO
SY CASSIDY
TASSILO
TROUBADOUR
TUAREG
TPS
PS*
PS
PS
PS
PS/TPS*
PS
TPS
TPS
TPS
PS
TPS
PS
PS
PS
PS*
TPS
PS
TPS
PS
PS/TPS*
S
moyenne
élevée
faible
élevée
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
élevée
moyenne
élevée
élevée
élevée
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
faible
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
élevée
élevée
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
élevée
élevée
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
PS Peu sensible
TPS
PS
TPS
PS
PS
TPS*
PS
PS
S/PS*
TPS
S
S
PS
PS
PS
PS
TPS*
TPS
PS
TPS*
S
S
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PS
TPS
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TPS*
PS
PS
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PS
PS/TPS*
TPS
PS/TPS*
TPS
TPS
Sensibilité : TPS Très peu sensible
I
II
III
I
I
I
I
II
II
II
II
II
II
I
II
II
I
I
I
I
I
II
II
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
II
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
Sensible
faible
faible
faible
moyenne
faible
moyenne
faible
élevée
moyenne
élevée
faible
moyenne
faible
faible
moyenne
élevée
moyenne
moyenne
faible
élevée
moyenne
très élevée
moyenne
faible
moyenne
élevée
moyenne
faible
élevée
faible
moyenne
moyenne
faible
élevée
faible
faible
élevée
moyenne
moyenne
faible
faible
faible
faible
faible
mi-tardive
mi-tardive
tardive
mi-tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-tardive
mi-tardive
mi-précoce
mi-précoce
mi-tardive
tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-précoce
tardive
mi-tardive
mi-tardive
mi-tardive
précoce
mi-tardive
mi-tardive
tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-précoce
mi-précoce
tardive
mi-précoce
mi-tardive
mi-tardive
tardive
mi-précoce
mi-précoce
mi-tardive
mi-tardive
précoce
mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
précoce
mi-tardive
mi-précoce
faible
mi-précoce moyenne/forte*
tardive
moyenne
mi-tardive
moyenne
mi-tardive
forte
mi-tardive
faible
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
forte
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
faible
mi-tardive
forte
mi-précoce
forte
mi-tardive
faible
mi-précoce
faible
mi-tardive
forte
mi-précoce
faible
mi-précoce
moyenne
mi-tardive
moyenne
mi-tardive
moyenne
mi-précoce
moyenne
mi-tardive
forte
tardive
moyenne
mi-précoce
faible
mi-tardive
forte
mi-tardive
moyenne
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
forte
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
faible
mi-précoce
moyenne
tardive
faible
mi-tardive
moyenne
mi-tardive
moyenne
mi-précoce
faible
mi-précoce
moyenne
mi-précoce
faible
mi-tardive
faible
mi-précoce
faible
mi-précoce
forte
tardive
forte
mi-tardive
faible
mi-tardive
moyenne
mi-précoce
forte
moyenne
haute
courte
haute
moyenne
moyenne
moyenne
haute
haute
haute
haute
haute
moyenne
haute
haute
haute
moyenne
moyenne
moyenne
haute
moyenne
haute
haute
courte
haute
moyenne
moyenne
haute
moyenne
courte
moyenne
haute
moyenne
haute
haute
moyenne
moyenne
haute
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
haute
Performance des variétés testées par le CETIOM en 2011 et 2012
Les indices de rendement sont des moyennes du pourcentage de la variété par rapport à la moyenne de chaque essai. Ils
sont comparables entre eux uniquement au sein d'une même série (année et essais communs).
Regroupement
Centre
Centre-Est
Région
Centre, Eure,
Ile-de-France
Variété
2011
2012
Nord-Est
Nord-Ouest
Centre Ouest
Sud
Basse-Normandie,
Aquitaine,
Auvergne,
Aisne, Alsace,
Bretagne,
Limousin,
LanguedocBourgogne,
Roussillon,
Champagne- Haute-Normandie, Pays de la Loire,
Franche-Comté,
Ardenne, Lorraine Nord-Pas-de- Poitou-Charentes Midi-Pyrénées,
Rhône-Alpes
Calais, Picardie
PACA
2011
2012
2011
2012
2011
2012
2011
2012
2011
2012
Lignées
ll
ll
ll
ll
lll
lll
ll
ll
lll
l
CASH
lll
ll
lll
l
llll
l
lll
ll
lll
ll
ES AGATHA
lll
ADRIANA
lll
ll
JETSET
llll
LOHANA
ll
ll
ll
ll
llll
ll
lll
llll
llll
lll
llll
ll
lll
lll
lll
lll
NK FESTIVO
lll
llll
lll
lll
lll
OVATION
lll
l
l
lll
lll
PAMELA
lll
SESAME
lll
TOTEM
lll
MONICA
Nombre d'essais
lll
lll
llll
lll
lll
llll
lll
ll
llll
llll
lll
lll
lll
llll
lll
lll
ll
13
14
8
12
10
9
10
8
7
9
Rendement moyen (q/ha)
41,5
41,2
41,2
39,3
42,4
39,4
53,1
43,3
33,9
43,3
ALBATROS
lll
Hybrides restaurés & CHL
lll
l
ARTOGA
l
lll
ATENZO
lllll
DIFFUSION
llll
DK EXCELLIUM
lll
llll
llll
DK EXPLICIT
llll
lll
llll
lll
llll
lll
llll lllll llll
llll
lll
lll
lll
lll
llll
lllll
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lll
lll
llll
llll
llll
lll
lll
lll
llll
llll
llll
lll
ll
lll
lll
lllll
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DK EXPERTISE
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BONANZA
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DK EXPO
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DK EXPOWER
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DK EXQUISITE
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DK EXSTORM
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DK EXTEC
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DYNASTIE
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EXOCET
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FLASH
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HYBRIROCK
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HARDI
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PALACE
SENSATION
SHERIFF
SY CARLO
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ll
Nombre d'essais
Rendement moyen (q/ha)
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l
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ll
lll
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ll
lll
TUAREG
4
ll
lll
MEDLEY (CHL)
Indice de rendement
• < 95
•• 95 - 98
lll
lll
ES ULYSSE (CHL)
lll
lll
lll
llll
ll
9
14
8
12
8
9
6
8
9
9
10
11
43,0
42,9
41,0
41,2
47,8
41,8
54,4
44,8
37,4
44,4
37,9
40,5
••• 98 - 102
•••• 102 - 105
••••• > 105
Variétés inscrites en novembre 2012 et pouvant être commercialisées
Pour en savoir plus, consultez www.geves.fr.
Dénomination
approuvée
Représentant en
France
Rendement
%
Bonification Bonification
(q/ha)
témoins/
Huile
Protéines
(25 essais)
2 ans
Lignée bas-linolénique
LOLLI (1)
RAGT
40,31
104,82
DK EXKIO (2)
Dekalb
49,03
103,48
DK EXPRIT (2)
Dekalb
Semences de
France
Advanta
49,49
- 0,2
Teneur en
Bonification
Cotation
gluco. (μmol/g
Phoma
définitive
à 9 % H2O)
- 0,8
0,00
12,9
103,82
0,4
- 0,6
1,50
14,6
104,78
105,44
0,4
- 0,4
1,50
13,4
106,94
48,36
103,63
1,3
- 0,4
0,00
14,2
104,53
47,87
100,94
0,3
0,2
1,50
14,5
102,94
Hybrides restaurés
ATTLETICK (3)
ANDERSON (2)
Témoins pour l'indice de rendement
(1) V161 OL en 2011 et 2012
(2) (Safran + Exocet)/2 en 2011 et 2012
(3) (Exocet + Flash)/2 en 2011 et (Safran + Exocet)/2 en 2012
Témoins de référence technologique
(1) V161 OL en 2011 et 2012
(2) (Safran + Flash + Exocet + Pelican)/4 en 2011 et 2012
(3) (Safran + Flash + Exocet + Pelican)/4 en 2011 et 2012
CETIOM :L. Jung
Implantation
Préparez le sol dès la récolte du précédent
L’objectif est d’obtenir un pivot d’au moins
15 cm à l’entrée de l’hiver.
• Le lit de semences du colza se travaille sitôt la céréale récoltée.
- Répartissez au mieux les pailles pour optimiser les conditions de préparation de l’implantation. La qualité de la répartition et du broyage des
pailles est primordiale en sol argileux et en conduite sans labour.
- Déchaumez au moins une fois pour favoriser la décomposition des résidus. En sol bien structuré, inutile de multiplier les passages d’outils à
disques ou socs type «pattes d’oie».
- Pratiquez le faux-semis dans les parcelles à risque de graminées
(bromes, ray-grass).
• En labour
- Sur sol bien structuré, non battant (sol argileux) : labourez tôt après la
récolte et rappuyez le sol pour préserver l’humidité. Affinez le sol juste
avant le semis et roulez si besoin.
- Sur sol compacté ou battant (sol limoneux) : labourez juste avant le
semis sur sol frais et affinez.
• En non-labour
- Déchaumez de préférence avec un outil à dents, rappuyez si nécessaire
(c’est souvent le cas). Les travaux exclusivement superficiels tendent à
assécher le sol et à concentrer les résidus dans le lit de semences.
- Sur sol fragile ou compacté, ameublissez impérativement en profondeur
pour favoriser l’implantation ultérieure du pivot.
- Attention, dans les parcelles à risque de géraniums, le travail en profondeur juste avant le semis est à éviter. Il provoque une remontée de graines
en surface et augmente le potentiel de levée des adventices dans le
colza. Réalisez, dans ce cas, un ameublissement profond après la récolte
du précédent.
Semis direct : uniquement avec un sol bien structuré
Le semis direct du colza ne peut s’envisager que si le sol est bien structuré sur l’horizon 0-20 cm (à
gérer tout au long de la rotation). Restez attentif à l’évolution de la porosité, en particulier dans les
sols sensibles de type limons. Recherchez un mulch de pailles pour maintenir le lit de semences
frais. Utilisez de préférence un semoir spécifique pour déplacer le moins de terre possible et semez
à très faible vitesse (5-6 km/h maximum). Equipez le semoir avec un chasse-débris ou une fine dent
pour optimiser la qualité de la levée. Dans un sol trop tassé ou asséché, le semis direct fait inévitablement courir un risque pour l’implantation.
5
CETIOM : L. Jung
Visez 30-35 plantes/m² à la sortie de
l’hiver
• Semez durant la période conseillée, même dans le sec
(voir carte).
• La densité de semis doit être comprise entre 30 et 60
graines par m².
• L'optimum de profondeur de semis est de l'ordre de
2 cm. Ne dépassez pas 4 cm pour chercher le frais.
• Préférez le semoir monograine. Il permet un positionnement de graine plus régulier, un meilleur contact entre la
terre et la graine et assure une levée plus homogène
qu'un semoir à céréales.
• Evitez de semer dans des sols mal ressuyés, notamment
dans les sols argileux et limoneux. Retardez la date de
semis plutôt que de forcer le passage du semoir.
Période conseillée de semis
Du 25/08
au 05/09
Grâce à ses capacités de ramification, le colza valorise bien les peuplements
clairs de l’ordre de 30 plantes/m².
Doses de semis conseillées
Du 20/08
au 05/09
Du 20/08
au 10/09
Pertes à la levée
Type de
Faibles
Moyennes
Fortes
semoir
Graines/
Graines/
Graines/
(écartement)
kg/ha*
kg/ha*
kg/ha*
m²
m²
m²
Céréales
17 cm
Précision
45 cm
Précision
55 cm
45
35
30
1,8 à
2,2
1,4 à
1,7
1,2 à
1,5
55
45
40
2,2 à
2,7
1,8 à
2,2
16à
2,0
60
50
45
Densité
souhaitée
2,4 à
40 plantes/m²
3,0
2,0 à
Moins de 15
2,5
plantes/
1,8 à
m linéaire
2,2
* pour un PMG de 4 à 5 g
Du 25/08
au 20/09
CETIOM : L. Jung
Du 25/08
au 10/09
Limitez les risques de colmatage des
drains par les racines de colza
• Déchaumez pour détruire les pieds de colzas susceptibles de reverdir après la récolte.
• Détruisez les repousses avant le début de la période
de drainage. Les racines mortes qui doivent s’évacuer
du réseau par l’écoulement des eaux ne doivent pas
être bloquées par de nouvelles racines.
• Evitez les rotations courtes. Un délai de 4 ans entre
deux colzas est recommandé pour assurer une dégradation complète des racines qui ne seraient pas évacuées des drains.
• Favorisez une structuration homogène du sol pour
limiter la concentration des racines dans les tranchées
fonctionnelles qui surplombent les drains.
Le bouchage de drain sous colza est essentiellement dû à des défauts de
réalisation du réseau. Sur cette photo, la pipe de raccordement a été clipsée.
6
Dans le Sud, semez tôt pour esquiver les
attaques de grosses altises
Dans le Sud-Ouest, il est impératif d’obtenir un colza
vigoureux - à plus de 4 feuilles - avant les vols d’altises
d’hiver, c'est-à-dire avant fin septembre-début octobre,
de façon à éviter que les morsures impactent le développement et la croissance du colza à l’automne. De la
levée au stade 3 feuilles, le colza est en effet extrêmement sensible aux attaques et le potentiel peut être
compromis. Au-delà de 4 feuilles, la présence de l’altise d’hiver adulte n’est plus un danger pour la culture.
Par ailleurs, les conditions régulièrement très sèches en
septembre handicapent l’implantation du colza dans le
Sud.
Mettez tous les atouts de votre côté
- Préparez le sol dès la récolte du précédent, quelle
que soit la pluviométrie.
- Apportez du phosphore dès le semis pour favoriser la
vigueur de la plante à l’automne et le développement
du pivot.
- Semez au semoir monograine pour une bonne régularité et une levée homogène.
- Semez sans hésiter dès le 25 août, même dans le sec !
Il est préférable d'avoir déjà la graine dans le sol pour
profiter d'un épisode pluvieux, même faible de l’ordre
de 6-7 mm.
- En cas de sécheresse prolongée, irriguez si possible.
Attention, en sols limoneux battants, l'irrigation après
le semis n'est pas conseillée (risque de croûte de battance) ; dans ces situations, réalisez les apports d'eau
de préférence avant le semis.
CETIOM : G. Sauzet
En cas de semis tardif, après le 20 septembre,
adaptez vos modalités de semis
- Augmentez la densité de graines semées d’environ
30 % pour compenser des pertes à la levée plus importantes et une croissance des colzas moindre que dans
le cas d’un semis à date optimale.
- Le semoir à céréales peut présenter un intérêt du fait
d’un écartement entre rangs réduit : meilleure répartition spatiale d’une biomasse colza qui sera réduite par
la tardivité du semis et meilleure couverture du sol.
- Dans les secteurs avec un fort historique d’attaques
d’altises d’hiver (certains secteurs du Gers), il est trop
tard pour semer après le 20 septembre.
Comment implanter et conduire un colza
associé à une légumineuse en région Centre
Implantation
• Le semis du colza et du couvert doit être avancé de 4-5 jours
par rapport aux dates normales (voir p. 6), en particulier en
sol argileux, pour laisser le temps au colza et au couvert de se
développer et pour augmenter la sensibilité du couvert au gel.
• Le couvert choisi ne doit pas concurrencer le colza. Sélectionnez des variétés gélives au sein des familles de légumineuses pour éviter un recours aux herbicides lors de leur
destruction : lentilles, gesse, vesces commune et pourpre, fenugrec,
féverole, trèfle d’Alexandrie (mono-coupe). Pour en savoir plus,
consultez les pages consacrées aux couverts associés dans la
rubrique Techniques innovantes sur www.cetiom.fr.
• De préférence, mélangez plusieurs couverts complémentaires
de façon à :
- assurer au moins une association au colza, quelles que
soient les conditions de levée de l’année ;
- faire varier les tailles des graines et éviter ainsi une stratification dans les caisses du semoir ;
- jouer sur la complémentarité des bénéfices des couverts :
occupation du sol pour concurrencer les mauvaises herbes,
enracinement complémentaire au colza pour améliorer son
exploration du sol, bonne capacité de stockage d’azote à
l’automne sans concurrencer le colza (pois à éviter).
Conduite culturale
• Réduisez la dose d’azote minéral au printemps de 30 u par
rapport à ce que vous auriez apporté au colza seul avec une
croissance automnale suffisante (levée rapide et bonne répartition du peuplement du couvert).
• Modifiez le désherbage anti-dicotylédone pour ne pas détruire le couvert, tout en gérant l’enherbement de la parcelle.
- Situation historiquement enherbée : intervenez en prélevée
puis en postlevée du colza et du couvert, à demi-dose.
- Situation historiquement peu enherbée : intervenez uniquement en postlevée du colza et du couvert, à dose réduite.
- Parcelles très fortement enherbées (notamment en géraniums) : à ce jour, l’association d’un couvert au colza est
inefficace pour réduire l’enherbement sans couplage avec un
autre levier tel que le semis direct. Les fortes doses d’herbicides nécessaires détruiront le couvert associé.
- Raisonnez l’application d’un antigraminées indépendamment de la présence ou non d’un couvert.
Association d’automne «colza/
légumineuses gélives» : une technique
prometteuse en cours de mise au point
Le CETIOM teste depuis 4 ans dans le Berry des associations entre le colza et des couverts d’automne et,
depuis 2012, en Lorraine, Poitou-Charentes et MidiPyrénées.
Les résultats acquis dans le Centre permettent de proposer, pour cette région, les premières clefs pour
conduire son colza (voir ci-dessus) ; dans les autres régions, le choix des couverts et la conduite du colza
avec cette technique doivent encore être ajustés.
Colza associé à un mélange de gesse, fenugrec et lentille.
7
CETIOM : L. Jung
Fertilisation
Phosphore : le colza est très exigeant
• Apportez annuellement du phosphore à chaque culture de la rotation en
fonction de ses besoins (référez-vous au site du COMIFER www.comifer.asso.fr).
Si cela n’est pas possible, concentrez l'apport de phosphore sur les cultures
très exigeantes comme le colza. Ne faites pas d’impasse en sol pauvre.
• Dans les parcelles à faible disponibilité, préférez les apports d'automne
car les plantes jeunes sont plus sensibles aux carences en phosphore.
• Etablissez un bilan de fumure à partir d'analyses de sol et des apports
organiques.
• Choisissez des formes d'engrais solubles.
Plante carencée en phosphore.
Conseils de fumure de fond
P2O5
Sol pauvre
K2O*
Sol bien
pourvu
Sol très bien
Sol pauvre
pourvu
Sol bien
pourvu
Sol très bien
pourvu
Objectif de rendement : 30 q/ha
Si apport au cours des 2 dernières années
Si apport plus ancien
90
50
0
50
30
0
120
70
30
60
40
20
Objectif de rendement : 35 q/ha
Si apport au cours des 2 dernières années
100
60
0
50
30
0
Si apport plus ancien
150
80
30
60
40
20
Objectif de rendement : 40 q/ha
Si apport au cours des 2 dernières années
110
70
0
50
40
0
Si apport plus ancien
160
100
40
70
50
20
* Apporter la valeur basse indiquée dans le tableau si les pailles de céréales sont enfouies.
CETIOM : E. Pilorgé
Molybdène : attention sur sols légers et
acides
• Apportez du molybdate d’ammonium (50 g/ha de
molybdène) à la reprise de végétation pour atténuer les
symptômes.
Chaux et magnésie : suivez les recommandations de l’analyse de terre
Les carences en molybdène peuvent être observées à l’automne, principalement sur sols légers et acides. Elles sont accentuées en conditions froides et
humides.
8
• Faites régulièrement des analyses de terre et suivez les
recommandations afin d’éviter une acidification excessive
ou des carences en magnésie.
• Dans les zones touchées par la hernie des crucifères et
en sol acide, chaulez le sol.
CETIOM : L. Jung
Plus le colza est gros à l’entrée de l’hiver, plus il
a mobilisé d’azote et plus la dose à apporter au
printemps sera réduite.
Prenez en compte les apports
organiques (lisier, fumier ...)
Dans ces situations et en particulier en
cas de mauvaise valorisation des apports organiques à la sortie de l'hiver
(faible biomasse), la mesure des reliquats est particulièrement pertinente
pour ajuster la fertilisation de printemps. L’apport de produits organiques
conduit souvent à des biomasses élevées et à des doses d’azote minéral au
printemps comprises entre 0 et 100 u.
Si un apport minéral est nécessaire, réalisez-le en mars pour que les plantes valorisent d’abord l’azote stocké pendant
la période hivernale.
Azote : adaptez la dose à apporter à votre parcelle et à
votre objectif de rendement
• A l'automne, un apport d'azote minéral est inutile, même en situation à faible
disponibilité ou de levée tardive. Les besoins du colza sont faibles (40 à 60 u) et
les fournitures du sol suffisent. Par ailleurs, l’apport d’azote minéral est interdit
après le 31/08 en zone vulnérable (consultez les arrêtés régionaux).
• Au printemps, raisonnez la dose totale à apporter en fonction de la biomasse
du colza, du potentiel de rendement de la parcelle, du type de sol et de l’apport
de matière organique.
- Estimez la biomasse de votre colza à l’entrée et à la sortie de l’hiver. Coupez
des pieds de colza, si possible secs, au ras du sol dans 2 placettes de 1 m² si
la parcelle est homogène et dans 4 placettes si la parcelle est hétérogène, en
évitant les bordures. Si la biomasse en sortie d’hiver est inférieure à celle en
entrée d’hiver, faites la moyenne des 2 mesures ; sinon, utilisez la biomasse en
sortie d’hiver.
- Une autre méthode d’estimation de la biomasse consiste à utiliser l’application
mobile «Yara ImageIT», téléchargeable sur smartphone et mise au point par
Yara en collaboration avec le CETIOM. Elle estime la quantité d’azote absorbé
dans les parties aériennes du colza, à l’entrée et à la sortie de l’hiver, directement au champ à partir de photos. Elle est utilisable pour un taux de couverture
du colza allant jusqu’à 80 % (méthode pas encore adaptée à des colzas fortement développés dépassant 1 kg/m²).
- Evaluez votre objectif de rendement à partir de la moyenne des 5 derniers colzas, en enlevant la meilleure et la plus mauvaise valeur. En zone vulnérable,
consultez les arrêtés régionaux
- Utilisez la Réglette azote colza en ligne sur www.cetiom.fr pour déterminer la
dose totale à apporter à la parcelle à partir de la biomasse, des caractéristiques de la parcelle et de votre objectif de rendement.
- Vous pouvez aussi utiliser un outil d'aide à la décision basé sur le principe de
la Réglette et sur des images satellitaires comme Farmstar (si disponible chez
votre OS ou chambre d’agriculture). Ce type d’outil permet en plus de moduler
finement les apports au sein de la parcelle et de les ajuster au mieux aux besoins du colza.
- En zone vulnérable, le raisonnement de la fertilisation azotée doit être
conforme aux arrêtés préfectoraux de votre région.
- Fractionnez la dose totale à apporter : n'apportez pas plus de 100 kg/ha
d'azote en une fois (consultez les arrêtés en zone vulnérable).
Fractionnez l'apport d'azote
Petit
(moins de 0,8 kg/m²)
Dose totale à apporter
Nombre d’apports
Reprise (C1 C2)
Boutons accolés (C2 D2)
Boutons séparés (E)
Type de colza sortie hiver
Moyen
Gros
(0,8 - 1,6 kg/m²)
(1,6 - 2,5 kg/m²)
Très gros
(plus de 2,5 kg/m²)
170 à 220 u
130 à 200 u
70 à 140 u
0 à 80 u
3
2à3
1à2
0à1
40 u
60 à 80 u
0 à 60 u
0u
70 à 100 u
50 à 100 u
60 à 100 u
0 à 80 u
60 u
0 à 40 u
0u
0 à 80 u
En zone vulnérable, vérifiez si ces conseils sont conformes à l’arrêté préfectoral de votre région.
9
CETIOM : L. Jung
Soufre : un oubli peut coûter cher !
• Apportez 75 kg/ha de sulfate (SO3) au début de la montaison, de début février
dans le Sud à courant mars dans le Nord.
• Si vous observez des symptômes de carence sur feuille (décoloration entre les nervures), intervenez rapidement en pulvérisant 100 kg/ha de sulfate d’ammoniaque,
dilué dans 500 l d’eau pour éviter les brûlures des plantes.
• Les effluents d’élevage contiennent en moyenne 1 à 3 kg de soufre par tonne. Si
vous apportez des effluents d’élevage, tenez compte de la quantité de soufre qu’ils
contiennent dans votre plan de fumure, en fonction du type de sol et des précipitations
hivernales.
• Le colza ne valorise que les apports réalisés sous forme sulfate. Les formes de soufre
minéral sont donc déconseillées car peu efficaces.
Une carence en soufre peut entraîner une perte de rendement de
10 à 20 q/ha. Le risque est accentué en cas d’hiver pluvieux.
Principaux engrais soufrés utilisables
Concentration de
SO3 (1)
Sulfate d’ammoniaque
Apport minimal pour
75 unités de SO3/ha
en kg
en litre
Elément associé au
soufre % (1)
Observations
Ne pas épandre sur végétation
humide ou par temps de gel
60 %
125
-
21 % N
Sulfonitrate d’ammoniaque 26
32,50 %
230
-
26 % N
Ammonitrate soufré 26 - 13 (2)
13 %
580
-
26 % N
Solution azotée soufrée 26 - 14 (2) (3) 11 kg SO3/100 l
860
680
20,6 kg N/100 l
Superphosphate simple ou normal 18
30 %
250
-
18 % P2O5
Superphosphate concentré 25
20 %
375
-
25 % P2O5
Sulfate de potassium
Kiesérite granulé (sulfate de
magnésium)
45 %
170
-
50 % K2O
50 %
150
-
25 % MgO
PolysulfateTM
48 %
155
-
14 % K2O
6 % MgO
17 % CaO
variable
à calculer
-
-
Engrais composés
Bien adapté au 2ème apport
d’azote
A réserver aux sols pauvres en
magnésium
(1) Concentration variable. Référez-vous à votre distributeur
(2) Il existe d’autres formulations. Consultez votre distributeur
(3) Densité de 1,265
CETIOM : J-P. Palleau
Bore : risque de carence surtout en sol
sableux
• Privilégiez un apport foliaire à la reprise de végétation
sous forme de pentaborate de soude à la dose de 500 g/ha.
• Les applications au sol sont possibles dans les situations
les plus risquées, notamment dans les sables avec des
conditions aggravantes à l’automne (froid et humidité).
Dans ce cas, l’application d’automne (100 à 200 g/ha)
doit être complétée par une nouvelle application au printemps (300 à 400 g/ha).
Les carences en bore sont surtout observées au printemps en sols sableux, en
sol riche en calcaire actif et en situation de sécheresse.
10
CETIOM : L. Jung
Régulateurs
A l'automne : en rattrapage uniquement
• Lorsque vous avez respecté les conditions d’implantation conseillées,
cette intervention est le plus souvent injustifiée.
• Au-delà de 7-8 feuilles, le régulateur n’empêche pas l’élongation.
• N’envisagez d’utiliser un régulateur qu’en cas de semis précoce
avec une variété sensible à l’élongation automnale, de forte densité ou
de forte disponibilité en azote.
Au printemps : seulement en cas de risque de
verse avéré
• Attention : l’application abusive d’un régulateur de printemps peut
générer des pertes de rendement, en particulier en cas de stress hydrique, et augmenter le risque sclérotinia.
• Envisagez éventuellement un régulateur pour contrecarrer les effets
d’un excès de densité ou d’apport azoté surtout sur variétés sensibles
ou peu sensibles.
• Intervenez si besoin sur des cultures dont la reprise est engagée (pas
avant le stade C2) et avant le stade D1-D2.
Consultez nos outils Régulateurs colza automne et printemps sur
www.cetiom.fr pour estimer le risque et l’intérêt ou non d'appliquer un
régulateur.
Une conduite de culture sans excès de densité ou d’azote, associée à des variétés à bon comportement vis-à-vis de l’élongation
automnale et de la verse, permet de se passer des régulateurs.
Régulateurs de croissance
Période d’application
AUTOMNE
6-8 feuilles
(stade B6-B8)
PRINTEMPS
Entre-noeuds visibles
à inflorescence dégagée
(stade C2-D2)
Substances actives
Dose
(l/ha) (1)
DAR
(délai avant récolte)
Coût
(€ HT/ha)
CARYX
mépiquat chlorure
+ metconazole
0,7
80 j
21
HORIZON EW (2)(3)
tébuconazole
0,6-0,8 avec ou
sans mouillant
63 j
22 - 30
MAGNELLO (3)
tébuconazole +
difénoconazole
0,6-0,8
Jusqu’au stade E
22 - 30
SUNORG PRO, CARAMBA
STAR (2)(3)
metconazole
0,4-0,6
45 j
15 - 22
CARYX
mépiquat chlorure
+ metconazole
0,7-1,2
80 j
21 - 36
HORIZON EW (2)(3)
tébuconazole (4)
0,8-1+ mouillant
63 j
30
MAGNELLO
tébuconazole +
difénoconazole
0,8
Jusqu’au stade E
30
SUNORG PRO, CARAMBA
STAR (2)(3)
metconazole
0,6-0,8
45 j
22 - 29
TOPREX
paclobutrazole +
difénoconazole
0,2-0,4
90 j
16 - 32
Spécialités commerciales
Toxicité : Xn (nocif) - ZNT (zone non traitée) : 5 m
(1) Adapter la dose au stade de la culture et au niveau de risque
(2) Ce produit existe sous d'autres appellations. Consultez votre distributeur
(3) Ne peut pas être mélangé avec un produit R62, R63 ou R64
(4) En situation de risque très élevé, le tébuconazole peut s’avérer insuffisant.
Mouillant : Trader Pro, Heliosol, LI 700, Surf 2000
11
CETIOM : L. Jung
Désherbage
Freiner le développement des adventices par
la rotation des cultures et le travail du sol
• Privilégiez les rotations longues et diversifiées en introduisant
des cultures de printemps (tournesol, pois protéagineux, lin,
chanvre…). Profitez ainsi d’une plus large palette d’herbicides,
indispensable pour déjouer le développement des résistances.
• En cas de difficultés liées aux graminées, labourez tous les 3 à
4 ans pour faire dépérir le stock semencier et limiter les taux de
levée en culture (efficace sur vulpin, bromes, ray-grass).
• Pratiquez les faux-semis, pour stimuler, en dehors de la période
de culture, la levée des adventices et nettoyer ainsi le lit de
semences.
• Un colza bien implanté avec une forte croissance automnale
freinera d’autant plus le développement des adventices.
Le faux-semis consiste à préparer un lit de semences fin et rappuyé
très tôt avant le semis du colza, pour favoriser la levée des adventices qui seront ensuite détruites de façon mécanique ou chimique.
Gérer certaines flores par des moyens agronomiques
Ray-grass
Bromes
Vulpins
Géraniums
Sanve
Matricaire
Gaillet
Rotation longue
Alternance cultures hiver/printemps
Labour occasionnel
Faux-semis (1) avant céréales
Faux-semis (1) avant colza
Binage (2)
Herse étrille Houe rotative (2)
Profitez des opportunités de
désherbage mécanique à l’automne
• Avant de semer le colza, soignez la préparation du
sol (nivellement, gestion des résidus).
• Les passages d’outils en plein (herse étrille et houe
rotative) peuvent provoquer des pertes de pieds de
colza. Anticipez si besoin par une légère augmentation de la profondeur et de la densité de semis.
• Intervenez tôt en début d’automne, par temps sec,
et toujours sur un sol ressuyé. Observez très régulièrement la dynamique de levée des adventices pour
intervenir à bon escient.
• Respectez les stades du colza (voir tableau) et des
adventices propres à chaque outil : n’envisagez les
passages de houe rotative qu’à des stades très précoces des adventices (stade fil blanc/cotylédon) ;
binez de préférence à partir de 5-6 feuilles du colza,
sur des adventices ne dépassant pas 3-4 feuilles.
Un second binage peut s’envisager si besoin en
entrée ou sortie hiver.
• Assurez une bonne mise en condition des outils :
choix des dents, vitesse, agressivité des dents, profondeur de travail.
12
(1) En conditions pédoclimatiques favorables.
(2) En conditions pédoclimatiques favorables et passages
réalisés sur des adventices jeunes.
Herbisemis puis binage :
le désherbage mixte par excellence !
L'herbicide de prélevée est appliqué uniquement sur le rang,
le jour du semis, grâce à un kit spécifique monté sur semoir.
Le binage permet ensuite de sarcler l'inter-rang. Idéale pour
réduire les quantités d'herbicides (environ 2/3 en moins), cette
technique fait par ailleurs l'économie d'un passage de pulvérisateur.
Les résultats d’essais attestent régulièrement de très bonnes
performances technico-économiques.
CETIOM : L. Jung
D’après www.infloweb.fr
Efficacité bonne
Efficacité moyenne ou irrégulière
Efficacité insuffisante ou très aléatoire
Efficacité nulle ou technique non pertinente
Périodes d’intervention des outils
Stade du
colza
Prélevée
A
Cotylédons
B1
1 feuille
B2
2 feuilles
B3
3 feuilles
B4
4 feuilles
B5 à C1-C2
5 feuilles à reprise
de végétation
Attention, passage tardif :
observez bien le stade
des adventices !
Houe
rotative*
Herse
étrille*
Veillez à ne pas
être trop
agressif !
Bineuse
Equipement
protèges-plants
* En prévision des passages en plein, augmentez la densité de semis de 10 % et semez un peu plus profond pour limiter l’impact sur le peuplement du colza.
Passage déconseillé
CETIOM : L. Jung
Passage adapté au stade du colza
Passage à proscrire
Stratégie de lutte contre les graminées
• En situation de non labour, le faux-semis est incontournable pour
abaisser le stock grainier et limiter la pression sur céréales.
• Alternez les modes d’action. La résistance aux sulfonylurées
(groupe HRAC B), en plus de la résistance aux herbicides ”fop”,
”dime” voire ”den” (groupe HRAC A), complique la gestion du raygrass, du vulpin, voire du brome. Le colza est une opportunité pour
mettre en œuvre l’alternance des modes d’action et limiter ainsi le
développement de résistance. Les groupes HRAC (Herbicide Résistance Action Comittee, p. 16-17) ont été créés pour faciliter cette
gestion d’alternance, A, B, K3, etc. correspondant chacun à un
mode d’action spécifique.
La gestion du rattrapage antigraminées doit prendre en compte le
risque d’apparition de résistances.
Stratégies de rattrapage antigraminées
La gestion du rattrapage prendra en compte le risque ou pas de développer des résistances :
Repousses de céréales
Graminées (ray-grass, vulpin)
résistantes (1) ou sensibles (1),
pratiques culturales à risque (2)
pas ou peu nombreuses
nombreuses
(environ 5 plantes/m²)
(plus de 5-10 plantes/m²)
Graminées et repousses :
KERB FLO/RAPSOL WG/
LEGURAME PM (3)
Repousses : antigraminées
foliaires précoces à dose
«repousses»
Graminées : KERB FLO/RAPSOL
WG/LEGURAME PM (3)
sensibles (1) mais pratiques
culturales à faible risque
Graminées et repousses :
antigraminées foliaires
Graminées et repousses :
antigraminées foliaires
(1) Aux groupes HRAC A («fop», «dime»). On note des parcelles où les graminées sont résistantes aux «fop» mais encore sensibles aux
«dime». Cette différence de sensibilité est vraisemblablement provisoire. Il s’agit de la faire durer.
(2) Cas type : forte pression graminées, rotation courte ou à forte dominance en cultures d’hiver, absence de labour et faux-semis peu fréquents. Ces parcelles pourraient facilement développer une résistance aux antigraminées foliaires de la famille des «fop» ou «dime». Or
il est important de pouvoir disposer de ces solutions pour désherber les céréales et alterner «fop» et «sulfonylurées». Un bon contrôle des
graminées n’en sera que plus durable. Sources = grille AFPP
(3) En situation de très forte pression en ray-grass ou vulpin qu’il est urgent de contenir, l’application de KERB FLO peut être anticipée de
15 jours (mi-octobre) en mélange avec CENTURION EC/OGIVE/FOLY R).
13
CETIOM : L. Jung
La postlevée à large spectre, une innovation à
bien positionner
• Employez CLERANDA uniquement sur des variétés tolérantes à l’imazamox (technologie Clearfield®). CLERANDA s’utilise à 2 l/ha avec un
adjuvant (DASH HC à 1 l/ha) au stade 2-3 feuilles du colza pour une
efficacité optimale.
• En raison d’une gamme variétale restreinte, cette solution est à cibler
là où les techniques « classiques » montrent leur limite.
- Situations conseillées : forte pression de géraniums et crucifères
(sanve, ravenelle, barbarée, passerage, calépine). Le produit présente également une très bonne efficacité sur repousses de céréales.
Par sa simplicité et son spectre, CLERANDA peut aussi être une solution adaptée aux régions, comme le Sud-Ouest, où l’implantation est
réalisée en conditions sèches, peu favorables aux herbicides racinaires.
- Situations déconseillées : graminées dominantes (ray-grass, vulpin,
brome) pour des raisons de gestion du risque de résistance. En présence de graminées, l’emploi en complément d’un produit de postlevée racinaire, de type KERB FLO, est recommandé. En rotation très
courte (colza/blé), il est déconseillé d’appliquer systématiquement
CLERANDA sur colza. Enfin, la solution Clearfield® n’est pas non
plus conseillée dans les rotations avec betterave en raison de la
problématique des repousses du colza dans cette culture.
• Gérez les repousses de colza Clearfield®, tolérantes aux sulfonylurées, en interculture : absence de travail du sol après la récolte du
colza ou faux semis superficiel. Une association de produits de contact
avec ou sans hormones est également possible.
Il est recommandé de cibler l’utilisation de CLERANDA dans
les situations difficiles, par exemple à forte pression de géraniums ou de crucifères.
Gérez la durabilité des inhibiteurs de l’ALS
L’imazamox contenu dans CLERANDA présente le même mode
d’action (groupe HRAC B) que les sulfonylurées et les triazolopyrimidines (Abak, Octogon, etc.). Son introduction sur colza n’est pas
sans risque quant au développement d’adventices résistantes en
raison de l’augmentation de la pression de sélection. C’est particulièrement le cas avec les graminées, mais le risque sur dicotylédones n’est pas à exclure (géraniums, crucifères, coquelicot,
ammi-majus, anthrisque, etc.).
Pour vous aider à évaluer le risque d'apparition
d'adventices résistantes selon les pratiques
Pour gérer la résistance aux herbicides herbicides envisagées sur la parcelle, le CETIOM,
ARVALIS-Institut du végétal, l’ITB et l'ACTA proposent l'outil en ligne
R-sim : www.r-sim.fr. R-sim propose des stratégies herbicides pour
chaque rotation prenant en compte l’alternance des modes
d’action. Par exemple, sur céréales contre les graminées, un programme d’automne est systématiquement conseillé (base urée
associée).
La vente de variétés de colza tolérantes aux herbicides fait l’objet
d’un plan d’accompagnement mutualisé (instituts techniques, coopératives, négoces, semenciers, firmes phytosanitaires). Il se traduit
par une charte de bonnes pratiques au travers de laquelle le
semencier, la firme détentrice de l’herbicide et le distributeur
s’engagent à fournir un conseil adapté. Celui-ci peut s’appuyer
notamment sur R-sim.
14
Une mine d’informations et de conseils
sur plus de 40 adventices majeures des
grandes cultures
Infloweb
Inflo
web Dijon, ARVALIS-Institut du
Le CETIOM, l’ACTA, AgroSup
végétal, la FNAMS, l’INRA,
l’ITAB et l’ITB proposent un site web www.infloweb.fr
qui rassemble et synthétise, de façon pédagogique,
des connaissances scientifiques et techniques sur
plus de 40 adventices majeures des grandes cultures.
Après avoir sélectionné l’adventice qui vous intéresse, vous accédez à sa description botanique
(avec illustrations) et à des informations utiles sur sa
biologie, son affinité vis-à-vis des milieux et des
cultures, les facteurs favorables à son extension, et
sa nuisibilité dans les grandes cultures, y compris les
espèces porte-graines. Les différents moyens de lutte
disponibles sont aussi passés en revue : méthodes
préventives et agronomiques, choix des herbicides
les plus adaptés et désherbage mécanique.
Des recommandations de lutte spécifiques en agriculture biologique sont également fournies.
Connaître et gérer la flore adventice
Exemples de programmes les plus adaptés selon la flore attendue de la parcelle
En situation de capselle, quelques laiterons, lamiers, matricaire, stellaire, véroniques et quelques graminées, toutes les
solutions de prélevée sont adaptées.
Présemis
Sanve,
calépine
Coquelicot
Gaillet
Ammi-majus
Autres
ombellifères
(anthrisque,
éthuse, carotte
sauvage)
Prélevée
Postsemis
précoce
CALLISTO
(à partir de 6 feuilles)
CLERANDA 2 l/ha + DASH
HC 1 l/ha (1)
Tout produit de prélevée, tout programme
COLZOR TRIO 4 l/ha, NOVALL 2,5 l/ha,
ALABAMA 2,5 l/ha
NOVALL 1,5 l/ha, COLZOR TRIO 3 l/ha,
SPRINGBOK 2 l/ha
napropamide Tout produit de prélevée à dose modulée
1,5 l/ha
(2/3 à 3/4)
COLZOR TRIO 4 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha,
AXTER 1,75 l/ha + BALLET 0,75 l/ha
NOVALL 1,5 l/ha, NIMBUS 2 l/ha,
AXTER 1,5 l/ha
napropamide Tout produit de prélevée à dose modulée
1,5 l/ha
(2/3 à 3/4)
COLZOR TRIO 4 l/ha, RAPSAN TDI 2 l/ha +
CENTIUM 36 CS 0,25 l/ha, NOVALL 2,5 l/ha
NOVALL 1,5 l/ha, NIMBUS 2 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + BALLET 0,6 l/ha
napropamide AXTER 1,5 l/ha, NOVALL 1,8 l/ha,
1,5 l/ha
NIMBUS 2 l/ha
Postlevée
NOVALL
1 l/ha
NOVALL
1 l/ha
NOVALL
1 l/ha
NOVALL 2,5 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha
NOVALL 1,5 l/ha
NOVALL
1l/ha
AXTER 2 l/ha + BALLET 1 l/ha, SUCCESSOR
600 1 l/ha + NOVALL 1 l/ha + AXTER 1 l/ha
Passerage
napropamide
NIMBUS 2,5 l/ha, AXTER 1,75 l/ha
1,5 l/ha
CLERANDA 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
Barbarée
NIMBUS 3 l/ha, SPRINGBOK 2 l/ha +
AXTER 1 l/ha
napropamide AXTER 1,75, NIMBUS 2,5 l/ha,
1,5 l/ha
AXTER 1,5 l/ha + BALLET 0,75 l/ha
CALLISTO
(à partir de 6 feuilles)
CLERANDA 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
Sysimbre
COLZOR TRIO 4 l/ha, NIMBUS 3 l/ha,
SPRINGBOK 2 l/ha + GAMIT 0,25 l/ha
SPRINGBOK 3 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha
Géraniums napropamide SPRINGBOK 2,5 l/ha, AXTER 1,5 l/ha,
disséqué et à 1,5 l/ha
SUCCESSOR 600 2 l/ha + RUEDA 0,25 l/ha
tige grêle
Vulpin
Ray-grass
NOVALL 2,5 l/ha, SPRINGBOK 3 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + métazachlore 1,5 l/ha
SPRINGBOK 2,5 l/ha, NOVALL 1,5 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + métazachlore 1 l/ha
napropamide NIMBUS 2 l/ha, SPRINGBOK 2,5 l/ha,
1,5 à 2 l/ha métazachlore 1,8 l/ha
CLERANDA 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
NOVALL
1 l/ha
SPRINGBOK 3 l/ha, NOVALL 2,5 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + métazachlore 1,5 l/ha
Voir stratégies de rattrapage
antigraminées
napropamide AXTER 1,5 l/ha, NOVALL 2 l/ha,
1,5 à 2 l/ha SPRINGBOK 2,5 l/ha
(1) En présence de graminées (ray-grass, vulpin, brome), prévoyez une application antigraminées de type KERB FLO ou LEGURAME PM.
15
Présemis
Postsemis/
Prélevée
Postlevée précoce
(1)
Postlevée
(2-3 feuilles du
colza)
COLZAMID 2,2
à 2,8 l/ha
Mode d'emploi
Appliquez COLZAMID juste avant la dernière préparation et incorporez au plus tard dans l
métazachlore
2 l/ha pf (2)
COLZOR TRIO
4 l/ha (3)
Appliquez après le semis ou juste après la première pluie pour une efficacité optimale, jusqu'au sta
En sols filtrants, limitez la dose ou fractionnez.
Appliquez juste après le semis pour une efficacité optimale. Réduisez la dose à 3-3,5 l/ha p
l/ha pour AXTER en sols filtrants. On observe parfois un blanchiment du bord des feuilles lié
de fortes précipitations, sans incidence sur le rendement. Evitez les applications sur semis ta
ment accru en conditions froides et pluvieuses.
AXTER 2 l/ha (3)
NIMBUS CS
3 l/ha ou RAPSAN 500
SC 1,25 l/ha +
CENTIUM 36 CS
0,25 l/ha
Appliquez juste après le semis pour une efficacité optimale. Mêmes remarques que COLZO
nant les symptômes liés à la clomazone.
L'autre pack, RAPSAN TDI + CENTIUM 36 CS, contient du quinmérac qui renforce l'efficac
quelicot.
AXTER 1,2 à
1,5 l/ha +
métazachlore 0,75 à
1 l/ha pf (2)
Appliquez juste après le semis pour une efficacité optimale.
SUCCESSOR 600
1,6 l/ha +
RUEDA 0,2 l/ha +
métazachlore 1 l/ha pf
Appliquez juste après le semis pour une efficacité optimale.
Autre solution possible : SUCCESSOR 600 1,2 l/ha + NOVALL 1,2 l/ha, moins efficace su
cace sur coquelicot et ombellifères.
Appliquez après le semis ou juste après la première pluie pour une efficacité optimale jusqu
précoce. En sols filtrants, limitez la dose ou fractionnez.
Cette stratégie améliore la régularité et l'efficacité sur ombellifères, coquelicot, passerage, v
Contre géraniums, crucifères, fumeterre, bleuet et ray-grass, préférez tout en postsemis-préle
Appliquez après le semis ou après la première pluie pour une efficacité optimale, jusqu'au s
coce. En sols filtrants, limitez la dose ou fractionnez (risque sélectivité). Pour élargir le spectr
à 2,5 l/ha peut s'employer en programme, précédé de COLZAMID (contre géraniums, vulp
fères), en mélange avec AXTER ou GAMIT 36 CS (crucifères, gaillet, ammi-majus) ou encore
NOVALL 1 l/ha (gaillet, coquelicot, ombellifères). Attention au manque de sélectivité pour le
ou AXTER.
NOVALL 2,5 l/ha (3) (4)
NOVALL 1,5 l/ha
NOVALL 1 l/ha
SPRINGBOK
3 l/ha (3)
Appliquez après le semis ou juste après la première pluie pour une efficacité optimale jusqu
précoce (attention, à ce stade, baisse d'efficacité sur ray-grass et géraniums). En sols filtrant
tionnez. ALABAMA 2 l/ha + SUCCESSOR 600 1 l/ha peut renforcer l'efficacité sur vulpin,
tile d'augmenter la dose des produits. ALABAMA 2 l/ha + GAMIT 36 CS 0,2 l/ha peut ren
sysimbre mais au détriment du géranium et des graminées.
ALABAMA
2,5 l/ha (5)
COLZAMID
1,5 l/ha
métazachlore
1,5 l/ha pf
COLZAMID
1,5 l/ha
AXTER 1,5 l/ha
Voir mode d'emploi de COLZAMID ci-dessus. Améliore la régularité du programme et l'effic
quelicot, gaillet, mercuriale, véronique feuille de lierre, barbarée, carotte sauvage et gramin
est une dose optimale ; augmentez la dose à 2 l/ha en cas de très forte pression de mauva
tions très sèches.
CLERANDA 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (5)
KERB FLO 1,8 l/ha (6)
ou RAPSOL WG 0,95
kg/ha
LEGURAME PM
3 kg/ha
A appliquer uniquement sur variétés Clearfied®. Solution très efficace sur géraniums et cruc
calépine, barbarée, passerage, etc.). Respectez le bon positionnement car l'efficacité déclin
pées (au-delà de 4-5 feuilles). En situations avec graminées, prévoyez l'utilisation d'un antig
FLO, LEGURAME PM.
Appliquez à partir du 1er novembre (15 octobre si la température du sol est inférieure à 10
jusqu'à la fin de l'hiver (DAR = 150 j). Raisonnez la dose selon la flore. Produit à action len
adapté aux graminées résistantes aux herbicides foliaires et à la vulpie. Peut être appliqué s
applications trop tardives en forte pression graminées car l’efficaité décroît.
Appliquez à partir du 15 novembre et jusqu'à reprise de végétation. Produit à action lente,
aux graminées résistantes et à la vulpie. Peut être appliqué sur sol gelé.
CENTURION EC ou
OGIVE 0,4 l/ha +
huile 1 l/ha
FOLY R ou NOROIT
0,6 l/ha + huile 1 l/ha
STRATOS ULTRA 2 l/ha
ou 1,2 l/ha +
DASH HC 1,2 l/ha
AGIL 0,8 l/ha ou
0,6 l/ha + huile 1 l/ha
FUSILADE MAX
1,2 l/ha
PILOT ou ETAMINE
1,2 l/ha + huile 1 l/ha
LEOPARD 120 ou
TARGA D+ 0,5 l/ha +
huile 1 l/ha
VESUVE 0,4 l/ha +
huile 1 l/ha
16
Stade d'application : du stade 3 feuilles au début de la montaison des graminées, quel que
férez les applications d'automne, plus rentables (efficacité, dose réduite, voire sélectivité). P
FOLYR, NOROIT, les applications de sortie hiver et printemps sont déconseillées.
Conditions d'application : temps poussant, températures supérieures à 10°C et hygrométrie
les périodes de stress du colza (gel dans les 5 jours précédant ou suivant l'application, séch
Doses et adjuvants : en bonnes conditions d'application, les doses peuvent être réduites sur
ray-grass, bromes, folle-avoine. Consultez l'étiquette. Les huiles sont bien plus efficaces que
es 48 heures sur 2-3 cm.
41-53
K3
ade de postlevée précoce.
50-68
K3
89
K3+F3
(7)
69
K3+F3
(7)
63-81
K3+F3
60-86
K3+F3
*
-
pour COLZOR TRIO et 1,5
é à la clomazone en cas
ardif car le risque est nette-
*
*
Véronique feuille de Perse
Véronique feuille de lierre
Sysimbre officinal
Sanve, rapistre
Stellaire (mouron des oiseaux)
Ravenelle
Myosotis
Pensée des champs
Mouron des champs
Matricaire
Laiterons
Lamier
Helminthie
Géranium à tige grêle
Géranium disséqué
Géranium à feuille ronde
Fumeterre
Gaillet
Coquelicot
Capselle
Anthémis
-
Bleuet
Ammi-majus
Alchémille
Repousses de céréales
Ray-grass
Vulpin
Pâturin annuel
Folle-avoine
Brome
Coût Groupe
(¤ HT/ha) HRAC
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
* *
-
*
*
R TRIO et AXTER concer-
cité sur ombellifères et co-
-
-
* *
r sysimbre mais plus effi-
86
K3+F3 * * * *
u'au stade de postlevée
95
K3+O
véroniques, voire vulpin.
evée.
stade de postlevée prére d'action, SPRINGBOK 2
pin, voire gaillet et ombellie en mélange ou suivi de
es mélanges avec NOVALL
95
K3+O
89
K3
100
K3+O
66-79
K3
*
*
*
*
80
K3+F3
*
*
-
*
cifères (sanve, ravenelle,
ne sur adventices dévelopgraminées de type KERB
92
B+K3
* * *
-
0°C et s'il fait humide) et
nte, particulièrement
sur sol gelé. Attention aux
55-73
K1
59
K2
26-30
A
23
A
34-48
A
26-30
A
34
A
39
A
(9)
34-42
A
(9)
32
A
u'au stade de postlevée
ts, limitez la dose ou fracpasserage, barbarée. Inunforcer sur mercuriale et
cacité sur géraniums, conées. COLZAMID 1,5 l/ha
ises herbes ou en condi-
particulièrement adapté
soit le stade du colza. Préour CENTURION, OGIVE,
supérieure à 60 %. Evitez
heresse).
certaines adventices sauf
les mouillants.
*
*
-
-
*
-
-
*
-
-
*
* *
*
-
*
*
-
(8)
(9)
*
*
*
*
*
-
-
-
*
-
-
* * * *
-
-
* *
* * * *
-
* * *
*
*
-
-
*
*
-
*
-
* *
-
-
*
(1) L'application de postlevée précoce vise à mieux synchroniser la pleine efficacité du produit et la
levée de certaines adventices. Appliquez à partir d'au moins 50 % des colzas au stade cotylédons,
lorsque le rang commence à être visible.
(2) Spécialités : BUTISAN S, SULTAN, BALLET, RAPSAN 500 SC, etc.
(3) La dose maximale de métazachlore et de dimétachlore est de 1 000 g/ha de substance active sur
une période de 3 ans en une ou plusieurs applications, à compter d'août 2009 (métazachlore) et juillet
2010 (dimétachlore).
(4) Autre spécialité générique : RAPSAN TDI
(5) N'utilisez pas plus d'une fois tous les 3 ans (fractionnement possible).
(6) Autres spécialités : Propyzamide SAPEC 40 SC, ZAMMO, etc.
(7) Ray-grass : les spécialités à base de métazachlore sont légèrement supérieures aux spécialités à
base de dimétachlore.
(8) Efficacité moyenne sur folle-avoine de printemps.
(9) L'efficacité est maximale jusqu'au stade 3 feuilles du pâturin annuel, puis elle diminue rapidement à
partir du stade 4 feuilles-tallage. Utilisez PILOT, ETAMINE, LEOPARD, TARGAD+ à dose vivace.
Consultez l'étiquette.
Efficacité bonne et régulière (85 % et plus), adventice sensible
Efficacité bonne mais irrégulière
Efficacité moyenne ou irrégulière (de 70 à 85 %), adventice moyennement sensible
Efficacité insuffisante (moins de 70 %), adventice difficile
Efficacité bonne sauf en cas de résistance aux antigraminées foliaires
- Absence de références
* Références peu nombreuses
17
Caractéristiques des produits
Spécialités commerciales
AGIL
ALABAMA
AXTER
BUTISAN S, SULTAN,
BALLET, RAPSAN 500 SC
CALLISTO
CENT 7
CENTIUM 36 CS, RUEDA,
GAMIT 36 CS
CENTURION 204 EC, OGIVE
CLERANDA
COLZAMID
COLZOR TRIO
FOLY R, NOROIT
FUSILADE MAX
KERB FLO, RAPSOL WG
LEGURAME PM
LEOPARD 120, TARGA D+
LONTREL SG
NIMBUS CS, ZEBRA CS
NOVALL, RAPSAN TDI
PILOT, ETAMINE
SPRINGBOK
STRATOS ULTRA
SUCCESSOR 600
VESUVE
DAR
Substances actives
Toxicité
propaquizafop 100 g/l
métazachlore 200 g/l + diméthénamid-p 200 g/l
+ quinmérac 100 g/l
clomazone 60 g/l + dimétachlore 500 g/l
Xi
(délai avant récolte)
90 j
Attention
BBCH18 (8 feuilles)
Xi
100 j
métazachlore 500 g/l
Xn
100 j
mésotrione 100 g/l
isoxaben 125 g/l
Xi
Sc
-
clomazone 360 g/l
Sc
90 j
cléthodime 240 g/l
Xi
120 j
imazamox 17,5 g/l + métazachlore 375 g/l
Attention
BBCH18 (8 feuilles)
napropamide 450 g/l
Sc
100 j
clomazone 30 g/l + dimétachlore 187,5 g/l +
Xi
100 j
napropamide 187,5 g/l
cléthodime 120 g/l
Xi
120 j
fluazifop-p-butyl 125 g/l
Xn
90 j
propyzamide 400 g/l ou 80 %
Xn
150 j
carbétamide 70 %
Sc
120 j
quizalofop-p-éthyl 120 g/l
Xn
90 j
clopyralid 72 %
Sc
clomazone 33 g/l + métazachlore 250 g/l
Attention
> 100 j
métazachlore 400 g/l + quinmérac 100 g/l
Attention
quizalofop-p-éthyl 50 g/l
Xn = Pilot SGH09 = Etamine
Etamine = 90 j
métazachlore 200 g/l + diméthénamid-p 200 g/l
Danger
cycloxydime 100 g/l
Danger
90 j
péthoxamide 600 g/l
Xn
quizalofop-d-ethyl 100 g/l + cléthodime 100 g/l
Xi
120 j
Toxicité : Xn = nocif, Xi = irritant, Sc = sans classement
ZNT (zone non traitée) = 5 m par défaut, sauf ALABAMA, CLERANDA, NOVALL, RAPSAN TDI = 20 m
Postlevée : faire les rattrapages au bon moment
Les solutions de postlevée sont peu nombreuses et le spectre réduit. Au-delà d'un stade jeune, les producteurs sont confrontés à des
impasses. Ces rattrapages se raisonnent (observations) dès le mois d'octobre.
CALLISTO : 0,15 l/ha à 6 feuilles du colza, suivi ou pas d'une 2ème application - Coût du traitement : 7-14 ¤/ha
Applicable à partir de 6 feuilles, sur des colzas en bon état végétatif, légèrement endurcis (après les premiers froids - mi octobre) et
jusqu'au stade rosette, repos végétatif. Le colza présente une forte décoloration blanchâtre à jaune sans réduction de vigueur
durant 3 à 4 semaines. La deuxième application se fait deux à trois semaines plus tard et marque très peu la culture. L'efficacité
décline sur des stades trop développés, en l'absence de gel.
Calépine, sanve, capselle, chardon-Marie, barbarée, sysimbre, lamier, stellaire, véronique feuille de lierre
Diplotaxis
Ravenelle (1), rapistre (1), passerage
CENT 7 : 0,4 l/ha - Coût du traitement : 14 ¤/ha
Efficace sur les jeunes crucifères. Traitez dès le stade 4-6 feuilles sur un colza en bon état végétatif. Une meilleure efficacité est
obtenue pour des applications 15 jours à 3 semaines avant de fortes gelées. Traitez impérativement sur un feuillage sec et un sol
ressuyé, en dehors d'une période de fortes chaleurs. Cent 7 doit être appliqué seul, sans mélange, dans une cuve parfaitement
propre. Un délai minimum avant et après traitement avec Cent 7 doit être respecté pour appliquer un autre produit.
Sanve, rapistre si de fortes gelées suivent
Sanve, rapistre, moutarde noire, diplotaxis.
Calépine, myagre, ravenelle
LONTREL SG : 140 à 174 g/ha + huile 1 l/ha (printemps) - Coût du traitement : 52-56 ¤/ha
Applicable à partir du 15 février, du stade C1 (début d'élongation de la tige) au stade D1 (boutons accolés visibles). Limité à une
application de 174 g/ha tous les deux ans (fractionnement possible). Conditions optimales d'application : hygrométrie supérieure
à 60 % et température supérieure à 12°C. Evitez les périodes d'amplitude thermique supérieure à 15°C. Le temps doit être poussant. Il ne doit pas pleuvoir dans les 4 h suivant l'application. La dose peut être modulée à 100-140 g/ha sur légumineuses et très
jeunes matricaires, en bonnes conditions d’application.
Anthémis, matricaire, féverole, lentille
Helminthie, chrysanthème des moissons
Chardon-Marie, bleuet, ombellifères
(1) Le mélange Callisto 0,15 l/ha + Cent 7 0,2 l/ha à 6 feuilles du colza, renouvelé 15 à 20 jours plus tard, est efficace (> 85 %). Mélange déconseillé par les firmes
pour des raisons de sélectivité. Respectez impérativement les conditions d'utilisation du Callisto (colza à 6 feuilles endurci par le froid).
18
Retourner un colza est rarement rentable
• Avant toute décision, évaluez l’incidence du retournement par rapport au maintien de la culture : investissement déjà
engagé, aspects réglementaires en cas de contrat, faisabilité de la culture de remplacement selon les herbicides utilisés.
• A l’automne, le retournement ne se justifie qu’en cas de très mauvaise levée ou de destruction de la culture, par les
limaces par exemple. Une reprise profonde du sol peut alors élargir le choix des cultures de remplacement. Il est préférable
d’attendre la sortie d’hiver pour faire son diagnostic.
• En sortie d’hiver, maintenez la culture s’il y a présence de 5 à 10 plantes par mètre carré et si la parcelle est correctement désherbée. Adaptez la conduite de la culture (fertilisation, protection) à son potentiel estimé.
• Ne rapiécez jamais une parcelle de colza d’hiver avec du colza de printemps. Ce serait s’exposer à une pression importante des insectes, notamment des méligèthes, et à des difficultés de récolte du fait du décalage des stades.
Culture possibles
Herbicides sur colza
napropamide
BUTISAN S
COLZOR TRIO
AXTER
NIMBUS
RAPSAN TDI + CENTIUM 36 CS
Blé (tendre et dur)
Pois d'hiver
Féverole d'hiver
Orge de printemps
Maïs
Tournesol
Soja
Betterave
Pois de printemps
Féverole de prinemps
Lin graine de printemps
Sorgho
Ray-grass
Moutarde
Chanvre
Colza de printemps
Pomme de terre
Lentille
Luzerne
Trèfle
Vesce
Chou
Cultures de remplacement possibles après retournement d’un colza, en fonction du programme de désherbage
P
P
P
P
P
L
P
P
P
P
P
L
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P
P
P
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P
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P
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L
-
L
L
L
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L
-
D
L
L
-
P
P
P
P
L L
SUCCESSOR 600 + RUEDA + métazachlore L L
L L L L P
NOVALL
L(3) L(4) L(4) L(3) P
SPRINGBOK, SPRINGBOK+NOVALL
L
P
P
P P(2) P(2) P P P P P
- P P(4) P(4) -
P
P
D
D
P
-
L
L
P
P
P
P
D
D
L
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L
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-
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P
L
L
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
ALABAMA
CLERANDA
CENT 7 d'automne
CALLISTO
KERB FLO ou RAPSOL WG d'automne
LEGURAME PM d'automne
AGIL, CENTURION 240 EC, ETAMINE, FOLY
R, NOROIT, FUSILADE MAX, LEOPARD 120,
OGIVE, PILOT, STRATOS ULTRA, TARGA D+,
VESUVE
D
L
D
D
D
L(1)
L
L
P
P
L
L
D D
L L
P D
P P
L L
- L(1)
D
P
D
D
L
P
L D
P P
P P
P P
P P
P P(1)
L(5)
L(5)
P
D
D
L
L
D
P
P
L L(5) P P P
L L(5) L L(6) P
- P P L P
D - P L D
P D L P P
P D P P P
P
D
L
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P
P
R
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P
P
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P
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D
D
L
L
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D
D
D
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P
P Culture possible sans restriction (quel que soit le travail du sol préalable)
L Culture possible à condition de faire un labour profond
D Culture déconseillée
R Parfois risque de freinage après un labour. Ce risque, peu fréquent, est grave après
un automne ou un hiver sec. Ce risque peut être encouru si les avantages économiques du remplacement s'avèrent réels.
- Pas d'information suffisante
P
(1) Respectez un délai minimum de 4 mois
(2) Avec un travail du sol sur au moins 10 cm
(3) Respectez un délai minimum de 140 jours
(4) Cultures non destinées à l'alimentation humaine
(5) Respectez un délai minimum de 120 jours
(6) Pour tournesol Clearfield® et ExpressSun®, culture possible sans labour
Source : firmes
L'orobanche rameuse, un parasite sous surveillance
• Allongez les rotations au maximum. Le chanvre et, dans une moindre mesure, le tournesol, doivent être exclus car ce sont des
cultures sensibles multiplicatrices du parasite. Utilisez des cultures «faux hôtes» (germination des graines, mais pas de développement du parasite) comme le lin ou le maïs quand cela est possible.
• Certaines variétés montrent une moindre sensibilité à l’orobanche. Pour connaître les derniers résultats d’évaluation, consultez
www.cetiom.fr début août.
• Préférez les semis de début septembre et réduisez la densité (25-30 plantes/m²).
• Soignez le désherbage : de nombreuses adventices (ammi majus, gaillet gratteron, calépine, géranium, laiterons, coquelicot)
sont des hôtes de l’orobanche et contribuent à sa multiplication.
• Nettoyez les outils après la récolte ou le travail du sol d’une parcelle infestée et veillez à la bonne planification des chantiers
de récolte (parcelles sales à récolter en dernier).
• Cherchez à abaisser le stock de graines d’orobanche en favorisant les repousses de colza durant au moins 1 mois.
• Evitez le broyage des résidus de colza avec des orobanches matures au pied. Il favorise la dissémination des graines dans l’air.
• N’utilisez pas les pailles de colza en litière ou en fourrage pour les animaux si les parcelles sont touchées par l'orobanche.
• N’apportez pas de résidus issus du traitement des pailles de chanvre sur les parcelles recevant du colza.
Déclarez en ligne vos parcelles touchées par l’orobanche sur www.cetiom.fr.
19
CETIOM : L. Jung
Ravageurs à l’automne
Limaces : traitez au semis dans les situations à risque
• Si au semis, le climat est favorable au maintien de la fraîcheur en surface ou s'il y a eu
des antécédents d'attaques de limaces sur la parcelle, appliquez préventivement un antilimaces en plein, en surface, au semis ou juste après.
• En cas de sol sec en surface et de levée réalisée, une surveillance attentive reste nécessaire. Si des précipitations interviennent et déclenchent une activité de surface des limaces,
si des dégâts foliaires se précisent, appliquez un antilimaces pour permettre aux plantes de
s’installer sans prendre trop de retard.
• Après le stade 3-4 feuilles, la protection n'est plus nécessaire.
• En cas de destruction et si la date le permet, n'hésitez pas à resemer, sans excès de densité.
Les limaces sont très nuisibles durant
la phase de levée des cultures.
Produits utilisables contre les limaces
Spécialités commerciales
kg/ha
Substances actives
Toxicité
appâts/m²
g/ha
Coût (€ HT/ha)
Métaldéhyde 3 % (1)
CONTRE LIMACES 3 %
4
30
Sc
métaldéhyde 3 %
120
14-15
LENTILLES ANTILIMACES
3
33
Sc
métaldéhyde 3 %
90
19-20
MOLLUSTOP 3 %
4
30
Sc
métaldéhyde 3 %
120
14-15
Métaldéhyde 5 % (2)
EXTRALUGEC granulés
TECHN’O
4-5
29-36
Sc
métaldéhyde 5 %
200-250
18-23
GENESIS TECHN’O
3-3,75
31-40
Sc
métaldéhyde 5 %
150-187
17-21
LIMAGRI GR Champ
4-5
37-46
Sc
métaldéhyde 5 %
200-250
16-20
LIMATAK B Evolution
5
25
Sc
métaldéhyde 5 %
250
15
MAGISEM TDS (3)
3
33
Sc
métaldéhyde 5 %
150
16
METAREX RG TDS
4-5
24-30
Sc
métaldéhyde 5 %
200-250
19-24
WARRIOR QDX
5
25
Sc
métaldéhyde 5 %
250
15
MESUROL Pro
3
28
méthiocarbe (4%)
120
30
SLUXX (5)
7
66
phosphate ferrique
210
30
Carbamates (4)
Xn
Phosphate ferrique
Sc
Éléments pour un traitement en plein, granulés bien répartis à la surface du sol. Lisez
attentivement les étiquettes et la documentation disponible auprès des distributeurs. La
qualité du granulé, la dose, le mode d’utilisation et les prix sont à préciser au cas par cas.
Le choix du produit peut être déterminé par le type de matériel d’épandage utilisé. La
dose de produit appliqué peut être minimisée, en cas de risque limité.
La localisation en bande suffisamment large sur la ligne de semis permet de réduire
les quantités.
Produits généralement formulés avec des répulsifs et/ou amérisants visant à limiter,
entre autres, les risques de consommation par les animaux domestiques.
(1) Autres spécialités : LIMADISQUE, METADISQUE, METAPADS
(2) Autres spécialités : AGRILIMACE TDS, ALLOWIN TDS, CARAKOL, COPALIM SR,
HELIMAX RG TDS, METALIXON, PRIMEDIC SR, SEMALIM SR, WARRIOR Extra, …
(3) Réservé aux applications localisées
(4) Autre spécialité : BILBO
(5) Produit utilisable en agriculture biologique
Période de surveillance des insectes
Semis
Levée
Un antilimaces est un produit phytosanitaire dont l’application doit être gérée avec autant de soins qu’une application par pulvérisation.
- L’applicateur doit être sensibilisé à la dangerosité du produit et en tenir compte dans
les phases de manutention et manipulation.
- Compte tenu de la précision des matériels d’application disponible en général, soyez
très attentif à ne pas appliquer d’antilimaces au-delà des bordures de parcelles (avant
la bande enherbée) qui jouxtent un cours d’eau afin de ne pas épandre directement
des granulés dans l’eau de surface.
- De nouveaux distributeurs centrifuges sont disponibles ; ils permettent de réaliser des
applications plus précises (dose, répartition) et sont équipés d’un dispositif spécial
pour une application en bordure de cours d’eau en toute sécurité.
Toxicité de la spécialité commerciale : Xn = nocif ; Sc = sans classement.
ZNT (zone non traitée) des spécialités commerciales : 5 m par défaut.
3-4 feuilles
2-3 feuilles
Rosette
4-5 feuilles
6-8 feuilles
Altises des crucifères (petites altises)
Altise d’hiver (grosse altise)
adultes
puis
larves
adultes
Charançon du bourgeon terminal
Mouche du chou
Pucerons
Tenthrède de la rave
20
larves
CETIOM : L. Jung
Altises des crucifères (petites altises) : la vigilance est
nécessaire
CETIOM : L. Jung
Les altises des crucifères sont observées à la
levée ou dans les premières semaines de développement de la culture.
Altise d’hiver ou grosse altise (adulte) : surveillez les
morsures
• Stade de sensibilité : de la levée à 3 feuilles. Surveillez les parcelles en installant
un piège enterré. Des arrivées échelonnées peuvent être exceptionnellement observées, ce qui exige une surveillance continue pendant toute la période de sensibilité.
• Seuil d’intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures. En cas de levée tardive
(après le 1er octobre), la vitesse de développement des colzas est ralentie et le seuil
de traitement est abaissé à 3 plantes sur 10 avec des morsures.
Les dégâts de l’adulte sont rares.
CETIOM : J-P. Palleau
Larve de grosse altise : préjudiciable en cas de forte
pression
Les larves minent les pétioles des feuilles et
peuvent migrer exceptionnellement au cœur
des plantes, perturbant ainsi la croissance au
printemps.
CETIOM : L. Jung
• Stade de sensibilité du colza : de la levée à 3 feuilles.
• Evitez de détruire les repousses de colza dans les parcelles environnantes pendant
la levée des nouveaux colzas pour limiter les déplacements de population d’une
parcelle à l’autre.
• Seuil d’intervention : 8 pieds sur 10 avec des morsures. En cas d’infestation massive
et précoce, intervenez avec un pyréthrinoïde autorisé si le seuil est dépassé.
Le traitement a également un effet sur les vols précoces d’altises d’hiver adultes.
• Stade de sensibilité : de 5-6 feuilles à la reprise de végétation. Surveillez les cultures
en coupant longitudinalement les pétioles de mi-octobre à la reprise de végétation.
• Seuil d'intervention : au moins une larve dans 7 pieds sur 10. Dans les zones fortement attaquées (souvent en bordure maritime où l’automne et l’hiver sont plus doux),
continuez de surveiller vos parcelles car des réinfestations larvaires sont possibles.
• Les pyréthrinoïdes sont efficaces. Un traitement visant le charançon du bourgeon
terminal permet souvent de limiter efficacement les infestations larvaires d’altises.
• Traiter systématiquement les adultes en vue de contrôler les infestations larvaires
n’est pas efficace et risque de créer des résistances.
Charançon du bourgeon terminal : nuisibilité accrue sur
colza peu développé
• Surveillance : de 3-4 feuilles à la reprise de végétation. Attention : les arrivées
dans les parcelles peuvent être échelonnées.
• Pour optimiser votre intervention, consultez le BSV de votre région qui vous renseignera sur la dynamique des vols et, dans certaines régions, sur les risques d’entrée
en ponte.
• Seuil d'intervention : 8-10 jours après les premières captures d’adultes.
L’efficacité de la lutte reste limitée.
Le charançon du
bourgeon terminal a
colonisé tous les
secteurs de production.
21
CETIOM : L. Jung
Mouche du chou : attention dans le Nord, l’Est, le
Nord-Est et le Centre
• Stade de sensibilité : 1 à 5 feuilles et plus.
• Le risque étant plus élevé pour les levées précoces, évitez de semer avant les
dates préconisées pour la région (voir p. 6).
• Aucun moyen de lutte chimique n’est disponible.
CETIOM : L. Jung
Les asticots de mouche du chou rongent le pivot.
Pucerons : vecteurs de viroses
• Stade de sensibilité : jusqu’au stade 6 feuilles (6 semaines de végétation).
Observez minutieusement la face inférieure des feuilles.
• Seuil d'intervention : pucerons sur 2 pieds sur 10.
• Attention au choix du produit : les pucerons verts sont résistants aux pyréthrinoïdes et des baisses d’efficacité des produits à base de pyrimicarbe ont été relevées dans beaucoup de secteurs.
CETIOM : L. Jung
A l'automne, les pucerons sont très souvent
vecteurs de viroses qui peuvent faire baisser
les rendements de 2 à 8 q/ha.
Tenthrède de la rave : risque en cas d’automne sec et
chaud
• Stade de sensibilité : de la levée jusqu’au stade 6 feuilles.
• Seuil d’intervention : dégâts supérieurs au quart de la surface foliaire.
• Intervenez spécifiquement avec un pyréthrinoïde si la culture est compromise.
Toute intervention ciblée sur un autre ravageur sera efficace.
Les larves dévorent le limbe des feuilles.
Raisonnez les interventions
Outils d’alerte sur www.cetiom.fr
myPIC
La protection intégrée
des oléagineux & du chanvre
Le CETIOM diffuse tout au long de la campagne des messages régionalisés myPIC® qui apportent des solutions
opérationnelles permettant d’aller vers la protection intégrée du colza. Disponibles gratuitement en ligne sur
www.cetiom.fr, dans la rubrique « Espace régional », les messages myPIC® s’appuient sur les bulletins de santé
du végétal (BSV) qui dressent un état sanitaire des cultures élaboré à partir d’un réseau de parcelles d’observation.
Le CETIOM propose gratuitement sur www.cetiom.fr le service proPlant Expert qui alerte vis-à-vis des vols et des
pontes d’insectes au printemps sur colza, selon les conditions locales : charançon de la tige du chou, charançon de la tige du colza, méligèthes, charançon des siliques et cécidomyie.
Cuvette jaune et observations sur la parcelle
Cuvette
enterrée
Semis
Reprise de végétation Boutons accolés
22
3/4 feuilles
Floraison
L’utilisation d’un ou plusieurs pièges (cuvettes jaunes) et les observations sur la parcelle sont indispensables pour estimer la présence, la répartition et le niveau de
présence d'un ravageur signalé.
- Placez la cuvette dans le colza à 10 m de la bordure dès le semis. Remplissez-la
d'eau additionnée de quelques gouttes de mouillant (type produit à vaisselle).
- Positionnez la cuvette dans la partie de la parcelle se réchauffant le plus vite
(exposition sud, à l’abri du vent).
- Pour capturer l'altise d'hiver (grosse altise), la cuvette est enterrée. Pour le charançon du bourgeon terminal et les insectes du printemps, la cuvette doit être remontée
en cours de culture et son fond toujours positionné juste au-dessus de la végétation.
- Visitez le piège au moins une fois par semaine, pendant les périodes à risque,
pour détecter l'arrivée des insectes.
- Changez l’eau si nécessaire.
Ravageurs au printemps
Période de surveillance des insectes
Rosette
fin hiver
Boutons
accolés
D1
Boutons
séparés
E
Début
floraison
F1
10 premières
siliques bosselées
G4
Charançon de la tige
Méligèthes
Charançon des siliques/
Cécidomyie
CETIOM : L. Jung
Puceron cendré
Charançon de la tige du colza : surveillez leur arrivée
dans les parcelles
• Stade de sensibilité : de la reprise de végétation à la fin de la montaison.
• Surveillez les parcelles en plaçant une cuvette jaune au sommet de la végétation
en fin d’hiver dès que la température se réchauffe.
• Seuil d’intervention : intervenez dans les 8 jours qui suivent les premières captures
dans les pièges. En cas de premières captures très précoces, alors que le colza est
encore au repos végétatif, vous pouvez différer l'intervention pour vous rapprocher
du début d'élongation de la tige. Attention toutefois à ce que les prévisions météo
ne risquent pas de conduire à l'impossibilité de passer matériellement dans la culture (fortes pluies attendues) alors que le stade sensible est atteint.
Ne pas confondre le charançon de la tige du
colza (bout des pattes noir, en haut), responsable de dégâts sur tige, avec le charançon de
la tige du chou (bout des pattes roux, en bas),
considéré comme pas ou peu nuisible pour le
colza.
CETIOM : L. Jung
Méligèthes : les colzas vigoureux sont moins sensibles !
Le risque d’infestation est plus important dans
les parcelles proches des bois et/ou abritées
du vent.
• Stade de sensibilité : du stade bouton (D1) à boutons séparés (E).
• Surveillez les parcelles en comptant les méligèthes sur au moins 25 plantes consécutives à l'intérieur du champ (attention à ne pas choisir les plantes les plus hautes).
• Seuil d’intervention : il doit être modulé selon le stade, le contexte et les capacités
de compensation de la culture (voir tableau). Un colza vigoureux a une capacité de
récupération plus forte vis-à-vis des dégâts.
• Lors d’un traitement, utilisez un volume d’eau conséquent : au moins 200 l/ha.
• Les méligèthes résistent à la plupart des pyréthrinoïdes. Référez-vous au tableau
p. 25 pour choisir l’insecticide.
• Les traitements sont inutiles une fois la floraison engagée sauf exceptionnellement,
en cas de très forte pullulation non maîtrisée préalablement.
• Dans les situations où les attaques de méllgèthes sont habituellement modérées,
l'association d'une variété haute et très précoce à floraison en mélange à 5-10 %
avec la variété d'Intérêt peut permettre de rester en deçà des seuils d'intervention.
Cette variété haute et très précoce sera en effet plus attractive pour les méligèthes,
«protégeant » ainsi les plantes de la variété d'intérêt.
Seuils d’intervention contre les méligèthes
Etat du colza
Sain et vigoureux
Handicapé et peu vigoureux
Stade boutons accolés (D1)
Stade boutons séparés (E)
3 méligèthes/plante
Sud : 2 méligèthes/plante
1 méligèthe/plante
6 à 9 méligèthes/plante
Sud : 4 à 6 méligèthes/plante
2 à 3 méligèthes/plante
23
CETIOM : L. Jung
Charançon des siliques et cécidomyies : observez durant
la floraison
Les cécidomyies profitent des trous des piqûres
des charançons des siliques pour pondre.
• Stade de sensibilité : de la formation des premières siliques (G2) aux 10 premières siliques bosselées (G4). Les charançons arrivant par vagues successives, la
surveillance doit être continue et régulière.
• Seuil d'intervention : 1 charançon pour 2 plantes. Les charançons colonisant les
parcelles par les bordures, il est possible d’intervenir en début d’infestation uniquement sur le bord des parcelles si ce seuil est localement dépassé.
• Un contrôle du charançon des siliques évite des infestations ultérieures de cécidomyies dont les larves provoquent l’éclatement des siliques.
CETIOM : L. Jung
Puceron cendré : surveillez régulièrement vos colzas
Les colonies de pucerons cendrés provoquent
des avortements et de l'échaudage.
• Stade de sensibilité : de la reprise de végétation au début de la maturation (G4).
Surveillez de façon hebdomadaire le bord et l’intérieur des parcelles.
• Seuil d’intervention : 2 colonies par m². Les infestations progressent généralement
depuis les bordures. Une intervention limitée aux bordures suffit fréquemment.
• L’application d’un pyréthrinoïde contre méligèthes ou charançon de la tige peut
avoir un effet sur les pucerons et contrarier efficacement le développement des
jeunes colonies. Aucune résistance du puceron cendré aux insecticides n’est connue
à ce jour.
CETIOM : N. Cerrutti
Abeilles
Le colza est une plante mellifère très visitée par les abeilles. Afin de limiter les effets non
intentionnels des traitements phytosanitaires, il est nécessaire de respecter quelques règles.
Dès l’apparition des premières fleurs dans les cultures, utilisez un produit dont l’usage est
autorisé en floraison et vérifiez systématiquement l’absence d’insectes butineurs avant
l’intervention.
Les traitements sont à effectuer lorsque les conditions sont défavorables au butinage (temps
couvert, températures inférieures à 13°C), sous réserve de compatibilité avec les bonnes
conditions de traitement. Les applications en soirée respectent davantage les abeilles que
celles pratiquées le matin, dans la mesure où les abeilles ne retourneront visiter la parcelle
traitée que le lendemain matin.
Les mélanges pyréthrinoïdes et triazoles/imidazoles sont strictement interdits pendant la
floraison ou les périodes de sécrétion d’exsudats. Si elles sont utilisées, ces familles de
matières actives doivent être appliquées avec un intervalle de 24 h, avec le pyréthrinoïde en premier.
Afin de protéger la faune auxiliaire dans son ensemble, respectez les seuils de nuisibilité ainsi que les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, telles que mentionnées sur l’étiquette.
Pour plus d’informations, consultez la plaquette de l’AFPP "Les abeilles butinent" et la note nationale " Les abeilles, des alliées
pour nos cultures : protégeons-les !" dans la rubrique Publications sur www.cetiom.fr.
Insecticides utilisables en pulvérisation foliaire (dose d’emploi homologuée /ha)
Lisez attentivement les étiquettes et la documentation disponible. Respectez les recommandations d’emploi. La réglementation étant en perpétuelle évolution, les informations du
tableau ci-dessus ne sont données qu’à titre indicatif. Consultez
www.cetiom.fr.
Toxicité de la spécialité commerciale : Sc = sans classement ; Xi = irritant ; Xn = nocif ; T = toxique
(1) A une même substance active peuvent correspondre plusieurs spécialités commerciales
(2) Autorisé à l'automne sur teigne des crucifères
(3) BBCH 69 pour les méligèthes à 0,200 kg/ha et BBCH31 pour les pucerons à
0,250 kg/ha
(4) Ne peut pas être utilisé en mélange
(5) Au printemps, réduction de dose en début d'attaque possible (0,3 kg/ha) (donnée firme)
(6) Dose conseillée firme : 1 l/ha
(7) Dose conseillée firme : 0,0625 kg/ha
(8) Dose conseillée firme : 0,125 l/ha
Résistance
A l’automne : le puceron vert manifeste des résistances aux pyréthrinoïdes, depuis la fin des années 1990, et au pyrimicarbe, depuis la fin des années 2000. Des populations résistantes aux néonicotinoïdes ont été observées en vergers dans le sud de la France en 2011. Attention, un traitement pyréthrinoïde visant un autre ravageur
automnal peut favoriser l’installation des pucerons résistants et les transmissions de virus, voire conduire à des pullulations de pucerons.
Au printemps : le méligèthe des crucifères est résistant à la plupart des pyréthrinoïdes de synthèse depuis la fin des années 1990. Le phénomène est désormais quasiment généralisé en France. Pour la plupart des pyréthrinoïdes, l’efficacité des traitements est fortement amoindrie. Quelques substances (tau-fluvalinate, étofenprox)
échappent à la rapide métabolisation par les insectes et conservent leurs potentiels d’efficacité.
Abeilles
L'usage des insecticides est interdit dans les cultures en présence de fleurs ou d'exsudats. Avec dérogation, l'emploi est autorisé durant la floraison et/ou en cours de période de
production d’exsudats en dehors de la présence d’abeilles. Lisez attentivement les étiquettes et la documentation diponible. Respectez les recommandations d'emploi.
24
25
deltaméthrine
esfenvalérate
esfenvalérate
DECIS PROTECH (2)
MANDARIN PRO
SUMI ALPHA
pyrimicarbe
PIRIMOR G (4)(5)
pyrimicarbe + lambda-cyhalothrine
indoxacarbe
KARATE K
indoxacarbe
EXPLICIT EC
chlorpyriphos méthyl + cyperméthrine
DASKOR 440
STEWARD
chlorpyriphos éthyl + cyperméthrine
chlorpyriphos méthyl
RELDAN 2M
NURELLE D 550, GEOTION XL
chlorpyriphos éthyl
PYRINEX ME
thiaclopride + deltaméthrine
acétamipride
SUPREME 20 SG (3)
PROTEUS
pymétrozine
PLENUM 50 WG
zétacyperméthrine
FURY 10 EW
lambda-cyhalothrine
KARATE TECHNOLOGIE ZEON
tau-fluvalinate
lambda-cyhalothrine
KARATE XPRESS
MAVRIK FLO
gamma-cyhalothrine
NEXIDE
étofenprox
deltaméthrine
TREBON 30 EC
Xi
cyperméthrine
SHERPA 100 EW
DECIS EXPERT (2)
Xn
T
Xn
Xn
Xn
Xn
Xi
Xi
Xn
Xn
Xn
Xn
Sc
Xn
Xn
Xi
Xi
Xn
Xn
Sc
Xn
Xn
5m
5m
5m
5m
20 m
20 m
50 m
20 m
5m
5m
5m
20 m
5m
5m
5m
20 m
50 m
5m
5m
20 m
20 m
20 m
20 m
20 m
Xn
cyperméthrine
cyperméthrine
CYTHRINE L
CYTHRINE MAX
5m
5m
Xn
5m
5m
Xn
bétacyfluthrine
DUCAT
Xn
Xn
ZNT
Toxicité (zone non
traitée)
cyfluthrine
alphaméthrine
BAYTHROID
alphaméthrine
MAGEOS MD
Substances
actives
FASTAC
Spécialités
commerciales (1)
0,100 kg
0,150 kg
0,330 l
0,100 l
0,200 l
0,050 l
0,100 kg
Néonicotinoïdes
Pyridine-azométhrines
0,100 l
0,050 l
0,100 kg
0,050 l
0,050 l
Organo-phosphorés
28
21
Carbamates
Oxadiazines
Carbamates + pyréthrinoïdes
BCH59
BCH59
avant floraison
BCH59
Organo-phosphorés + pyréthrinoïdes
BCH59
63
45
Néonicotinoïdes + pyréthrinoïdes
BCH69 et 31
BCH59
56
28
28
28
0,100 l
0,075 l
0,625 l
0,500 l
0,750 l
0,500 l
0,100 l
0,200 l
0,075 l
0,150 kg
0,075 l
0,600 l
0,300 l
0,330 l
0,050 l
0,500 l
0,250 l
0,330 l
0,050 l
0,150 l
0,050 l
0,250 l
0,200 l
0,200 l
0,170 l (8)
0,085 kg (7)
0,625 l
0,500 l
1,5 l (6)
0,750 l
0,500 l
0,200 kg
0,15 kg
0,100 l
0,200 l
0,050 l
0,100 kg
0,050 l
0,050 l
0,330 l
0,050 l
0,050 l
0,250 l
0,300 l
0,300 l
0,150 l
0,050 kg
28
0,600 l
0,300 l
0,330 l
0,050 l
0,300 l
0,300 l
0,150 l
0,050 kg
0,200 l
0,050 l
0,330 l
0,250 l
0,050 l
0,150 l
0,050 kg
70
42
42
45
0,050 l
0,250 l
28
45
0,050 l
0,250 l
49
49
0,300 l
0,300 l
0,050 l
0,150 l
0,050 kg
30
30
21
21
0,500 l
0,100 l
0,050 l
0,100 kg
0,050 l
0,600 l
0,300 l
0,330 l
0,050 l
0,250 l
0,050 l
0,250 l
0,200 l
0,200 l
0,070 kg
0,200 l
1,250 l
0,500 kg
0,625 l
0,250 kg
0,200 l
0,075 l
0,150 kg
0,420 l
0,0625 l
0,300 l
0,300 l
1,000 l
0,500 Kg
0,625 l
0,200 l
0,075 l
0,150 kg
0,420 l
0,0625 l
0,300 l
15-19
30
22-23
22-23
13
13-14
18
12
14-18
16-17
5-6
11-12
6-8
6-8
6-9
13
10-12
9-11
6-8
5-7
2-3
2-3
2-3
6-8
7-8
5-7
5-7
Charançon
DAR (délai
Pucerons
Méligèthes Charançon
Coût
du
Charançon
avant Altises des Altise Tenthrède
des
des
(¤ HT/
récolte) crucifères d’hiver de la rave bourgeon de la tige
crucifères siliques automne printemps ha)
terminal
(jours)
Pyréthrinoïdes de synthèse
CETIOM : L. Jung
Maladies
Sclérotinia : intervenez à la chute des premiers
pétales
Une pourriture se développe à partir d’un pétale collé sur
le limbe.
• Suivez les bulletins de santé du végétal (BSV) qui alertent sur le niveau
de risque et consultez les messages myPIC® dans votre espace régional
sur www.cetiom.fr pour positionner si nécessaire le traitement préventif
(aucune solution curative n’existe).
• En situation à risque, traitez à la chute des premiers pétales/apparition
des premières siliques (10 siliques formées de moins de 2 cm sur 50 %
des plantes). Ce stade G1 constitue la clé pour une protection efficace.
Il est atteint à des dates variables selon la précocité des variétés.
• Evitez les volumes de bouillie trop faibles de façon à protéger les feuilles
basses qui peuvent porter un grand nombre de pétales contaminants.
• La lutte biologique (Contans® WG) réduit la quantité d’inoculum, sans
pour autant suffire à assurer une protection efficace.
Une protection fongicide en complément est nécessaire.
Contans® WG
CETIOM : L. Jung
Contans® WG est une préparation à base d'un champignon parasite qui détruit, par contact, les sclérotes de sclérotinia en quelques semaines. Son utilisation est à gérer à l’échelle de la rotation. Il peut être appliqué :
- sur des résidus de récolte contaminés, après un mauvais contrôle de la maladie, à la dose de 1 à 2 kg/ha ;
- en présemis avec incorporation superficielle, à 2 kg/ha en première utilisation (efficacité variable dans nos essais,
allant jusqu'à 70 %). CONTANS WG est biocompatible avec certaines spécialités phytosanitaires. Pour tout renseignement complémentaire, nous vous invitons à contacter la société BELCHIM Crop Protection.
Utilisez un pulvérisateur préalablement nettoyé.
Oïdium : surveillez l’apparition des symptômes
• Observez l’apparition des symptômes. Les premières taches étoilées
peuvent apparaître sur feuille à partir du stade début floraison (F1) et
jusqu’à fin mai.
• En l’absence de risque sclérotinia, intervenez contre l’oïdium avec un
produit autorisé à partir du stade F1 et dès l’apparition des premiers
symptômes (taches étoilées).
• Dans les situations à risque sclérotinia, la protection au stade G1 permet de contrôler les 2 maladies, à condition de choisir un produit efficace
contre l'oïdium.
• Un deuxième traitement peut être appliqué lors d’une nouvelle évolution
des symptômes (cas exceptionnel).
• Respectez le délai avant récolte (DAR) du produit utilisé (voir p. 29).
L’oïdium est fréquent dans le sud de la France et l’Ouest
Atlantique (consultez la carte sur www.cetiom.fr).
Bien reconnaître le stade du colza pour intervenir au bon moment
La date du stade optimal G1 peut varier d’une parcelle à l’autre sur une même exploitation ou au sein d’une même parcelle
de grande taille, notamment si plusieurs variétés sont cultivées compte tenu des différences de précocité à floraison.
Stade F1 (60)
Début floraison
50 % des plantes
présentent une fleur
ouverte. La parcelle est
à dominance verte.
6 à 10 jours selon
les températures
( ) échelle BBCH
26
Stade G1 (65)
Chute des premiers pétales
- Les hampes secondaires
commencent à fleurir.
- Les 10 premières siliques
sont formées sur les
hampes principales avec
une longueur inférieure à
2 cm.
- Chute des premiers
pétales.
- La parcelle est jaune.
CETIOM : L. Jung
Phoma : semez une variété TPS du groupe I dans
les zones à risque
Une nécrose au collet peut conduire à la rupture du collet
et au dessèchement des plantes par défaut d’alimentation.
• Privilégiez les variétés très peu sensibles (TPS) du groupe I (voir p. 2-3).
Aidez-vous de l’outil en ligne Phom’Alt Colza sur www.cetiom.fr pour vous
orienter dans votre choix de variété vis-à-vis du phoma.
• Broyez et enfouissez les résidus des anciens colzas dès leur récolte sur
les parcelles voisines. En zone vulnérable, respectez les durées minimales
de maintien des repousses et les dates de destruction prévues dans le
cadre de la directive Nitrates.
• Exportez les pailles du précédent (céréales) ou réduisez l'épaisseur du
mulch par broyage et/ou déchaumage.
• Si vous apportez de la matière organique à l’automne, respectez strictement la réglementation en zone vulnérable. Dans tous les cas, plafonnez
la dose à l’équivalent de 100 u d’azote.
• Respectez la période optimale de semis (voir p. 6).
• Visez un peuplement de 30 à 40 plantes/m² et, selon l'écartement, ne
dépassez pas 15 pieds au mètre linéaire.
• Difficile à mettre en œuvre, la protection fongicide n’est que d’une utilité relative. Référez-vous aux bulletins de santé du végétal et aux messages myPIC® dans votre espace régional sur www.cetiom.fr.
CETIOM : L. Jung
Cylindrosporiose : la tolérance variétale est
primordiale
• Choisissez une variété à bon comportement : avec une variété peu sensible (PS) ou mieux très peu sensible (TPS), aucune intervention fongicide
n'est nécessaire.
• Protection fongicide uniquement sur les variétés sensibles (peu nombreuses). Si la maladie est présente au printemps, couplez la protection
avec celle contre le sclérotinia.
• En cas de présence précoce et importante avant floraison, un traitement
spécifique peut être utile pour ralentir la progression de la maladie.
CETIOM : L. Jung
La cylindrosporiose se rencontre fréquemment dans le
Nord-Est et, dans une moindre mesure, dans l’Ouest, les
automnes et les printemps pluvieux.
Nettoyer sa cuve est indispensable entre les traitements céréales et colza
Tous les ans, des parcelles de colza sont sérieusement touchées par les conséquences de mauvais
rinçages de pulvérisateurs après des applications d’herbicides sur d’autres cultures. Les pertes de
rendement peuvent être très importantes, voire conduire au retournement du colza.
L’usage de l’eau pour nettoyer les pulvérisateurs est insuffisant, par exemple après utilisation des
sulfonylurées en formulation WG (les formulations SG peuvent se rincer à l’eau). Ces produits ont
la capacité de se fixer sur les parois, les filtres et les tuyauteries et peuvent être remis en solution,
particulièrement avec des produits contenant des solvants (formulation EC par exemple).
Utiliser un nettoyant spécifique pour pulvérisateur est indispensable pour un rinçage efficace.
Conformez-vous aux conseils des firmes sur l’étiquette des bidons.
Symptômes constatés sur colza
Un mauvais rinçage de la cuve après l’application de sulfonylurées sur céréales peut provoquer :
- un tassement et une réduction importante de la biomasse,
- des avortements des siliques,
- un allongement de la floraison ou une refloraison.
- une maturité très hétérogène.
27
CETIOM : L. Jung
Hernie : semez une variété tolérante dans les
parcelles touchées
• ANDROMEDA, CRACKER et SY ALISTER sont actuellement les trois
variétés tolérantes à la hernie. Elles doivent être utilisées sur les parcelles
ayant déjà montré des symptômes.
• Chaulez si le pH de la parcelle est inférieur à 6. Pour en assurer l’efficacité, la chaux doit être incorporée au sol avant labour.
• Eliminez les mauvaises herbes de la famille des crucifères (sanve, ravenelle, capselle, calépine) et les repousses de colza qui peuvent servir de
réservoir à l’agent pathogène.
• Allongez les rotations et évitez les crucifères en cultures intermédiaires.
• Nettoyez le matériel entre deux parcelles pour ne pas disperser la maladie vers une parcelle saine.
Déclarez en ligne vos parcelles touchées par la hernie sur www.cetiom.fr.
La hernie se développe surtout dans les terrains à tendance
acide.
CETIOM : L. Jung
Pseudocercosporella
Choisissez un fongicide de la famille des triazoles agissant à la fois
contre le sclérotinia et le pseudocercosporella. Cette protection suffit alors
généralement à limiter la progression sur les siliques.
Le risque d'attaque est lié aux automnes et printemps
pluvieux et à la fréquence de retour du colza dans la
rotation.
CETIOM : L. Jung
Alternaria
• La protection contre le sclérotinia peut suffire à limiter la progression sur
les siliques.
• Traitez uniquement si la maladie est présente sur siliques (développement rare et local) et si une période orageuse est annoncée.
Respectez le délai avant récolte (DAR).
Le risque d'attaque sur siliques est accru par l’alternance
de période chaude et humide et de période sèche.
28
Fongicides
Spécialités commerciales
Subtances actives
(dose)
SUNORG PRO,
CARAMBA STAR (1)
MAGNELLO
(0,8 l/ha) (1)
HORIZON EW, BALMORA,
MYSTIC EW (1 l/ha),
MAYANDRA (1,25 l/ha)
(1)
Toxicité
Arrière effet
sur oïdium
DAR
du
(délai
Phoma Sclérotinia Oïdium traitement
avant
positionné
récolte)
sur
sclérotinia
Triazoles
metconazole
Attention
(Xn)
56 j
tébuconazole +
difénoconazole
Xn
BBCH59
(stade E)
tébuconazole
Xn
0,6
l/ha
0,8 l/ha
0,8
l/ha
bon
Autres
autorisations
Coût
(¤ HT/
ha)
alternaria,
cylindrosporium
22-29
30-31
63 j
bon*
alternaria,
cylindrosporium,
pseudocercosporella
27-38
très bon
alternaria,
cylindrosporium
37-52
très bon
cylindrosporium
42-52
cylindrosporium
21-22
Triazolinthione
JOAO
(0,5 à 0,7 l/ha) (1)
prothioconazole
Xn
56 j
Triazolinthione + triazole
PROSARO
(0,8 à 1 l/ha) (1)
prothioconazole +
tébuconazole
Xn
56 j
Imidazoles
PYROS, SPORTAK HF
(1,33 l/ha)
prochloraze
Xn
3 j/
défaut
Strobuline seule ou associée
AMISTAR
(1 l/ha)
PRIORI XTRA
(0,75 l/ha à 1 l/ha) (1)
azoxystrobine
SC
21 j
insuffisant
alternaria
38
azoxystrobine +
cyproconazole
Xn
60 j
moyen
alternaria
37-49
Carboxamide seule ou associée
PICTOR PRO
(0,4 à 0,5 kg/ha)
FILAN SC/JETSET
(0,4 à 0,5 kg/ha) (2)
PICTOR PRO +
SUNORG PRO
(0,25 kg/ha + 0,4 l/ha)
(1)
boscalid
SC
35 j
insuffisant
alternaria
38-48
boscalid +
dimoxystrobine
Xn
42 j
insuffisant
alternaria
38-48
boscalid +
metconazole
Voir
PICTOR
PRO et
SUNORG
PRO
bon
alternaria
39
Afin de gérer le risque de résistance du sclérotinia, n'appliquez pas plus d’une fois en floraison un
fongicide de la famille des carboxamides (boscalid, etc.).
Pour plus d’informations, consultez la note commune CETIOM/Anses/INRA/DGAL-SDQPV sclérotinia sur
Bonne à très bonne efficacité
Bonne efficacité, parfois irrégulière
www.cetiom.fr
Efficacité moyenne
La réglementation sur les produits phytosanitaires évolue (retraits, délais de commercialisation, etc.)
Autorisation pour cet usage
Pour en savoir plus, consultez www.cetiom.fr
(1) Ne peut être mélangé avec un produit R62 ou R63 ou R64 ou avec un insecticide de la famille des
pyréthrinoïdes
(2) Ne peut être mélangé avec un produit R40 ou R68 ou R62 ou R63 ou R64.
Toxicité de la spécialité commerciale : Xn = nocif SC = sans classement.
ZNT (zone non traitée) : 5 m, sauf MYSTIC EW : 20 m
Non homologué pour cet usage
*
Références peu nombreuses
Les mélanges de produits font l’objet de restrictions réglementaires.
Avant tout mélange, consultez l’application proposée par le CETIOM et ARVALIS-Institut du végétal sur www.cetiom.fr.
29
CETIOM : J-L. Lucas
Récolte et conservation
Récoltez à maturité
CETIOM : L. Jung
CETIOM : J-L. Lucas
• En récoltant à sous maturité, vous perdez jusqu’à 3 q/ha.
• Suivez la maturation de vos colzas : en fin de cycle, la coloration des
graines passe du vert au rouge, puis au noir. La maturité est légèrement
décalée entre la tige principale, plus précoce, et les ramifications.
• Récoltez idéalement aux environs de 9 % d'humidité, avec des
plantes dont la moitié supérieure des tiges est sèche, même si des
récoltes à 12 % d'humidité n’entrainent pas de pertes de points
d’huile dans les graines. Les meilleurs rendements et la qualité de
battage optimale sont obtenus avec des plantes complètement matures.
• Décalez les récoltes après les blés si la maturité des siliques et
l’humidité des tiges ne sont pas satisfaisantes.
• Equipez votre machine d'une coupe avancée.
• Veillez à réduire la ventilation pour éviter les pertes à l'arrière de
la machine.
• Coupez le colza le plus haut possible pour limiter la masse à battre par la machine (environ 50 % de la hauteur de la plante).
• Réduisez la vitesse du batteur au minimum pour éviter les graines
cassées qui sont considérées comme des impuretés.
Une récolte avec une barre de coupe avancée, au bon stade,
permet de limiter efficacement des pertes arrière qui peuvent
dépasser 3 q/ha.
Récoltez jusqu’à 3 q/ha en plus avec une extension de coupe
Une extension de barre de coupe permet de récolter jusqu'à 3 q/ha supplémentaires. Les barres de coupe avancée prolongent la coupe par des tables
de 70 cm à plus d’un mètre. Cela permet de récupérer les graines éjectées
vers l’avant par les doigts de la vis d’amenée. Ces rallonges de coupe permettent un gain de temps avec un débit de chantier amélioré de 30 %, surtout
si la culture est versée. La régularité d'avancement de la machine peut aussi
réduire le taux d'impuretés à la récolte.
Retrouvez les différents modèles proposés par les constructeurs et les réglages
spécifiques des moissonneuses dans la rubrique récolte du colza sur
www.cetiom.fr.
Conservez les graines à la ferme
En dessous de 6-7 % d’humidité, les graines peuvent se
casser lors des manutentions ; au-delà de 9 %, il y a
des risques d’échauffement et d’altération de l’huile.
• Contrôlez régulièrement la température et l'humidité de la masse pour détecter tout début d'échauffement et d'altération de l'huile des graines. Les impuretés constituant des points d'échauffement, la graine doit donc être
suffisamment propre.
• L'humidité de conservation se situe autour de 8 % (optimum entre 6 et
9 %).
• Ramenez la température du lot stocké à moins de 10°C à l'entrée de l'hiver. Attention, il est plus difficile de refroidir du colza que du blé : utilisez
des ventilateurs plus puissants, ou réduisez la hauteur de chargement des
cellules.
• Evitez si possible de stocker des graines de colza dans des cellules ayant
fait l’objet d’un traitement insecticide sur les céréales présentes précédemment dans ces mêmes cellules.
Normes de commercialisation
Teneur en eau : 9 %
Impuretés : 2 %
Teneur en huile : 40 % graines aux normes
(9 % d’eau et 2 % d’impuretés)
30
CETIOM : L. Jung
Interculture
Gérez les repousses de colza et adaptez le choix des
CIPAN à la situation sanitaire
CETIOM : L. Jung
Les repousses de colza constituent une CIPAN gratuite
et très efficace pour gérer les fuites d’azote.
• A la récolte du colza
- En l’absence d’adventices particulières à gérer en interculture, privilégiez
l'absence de travail du sol qui garantit généralement une levée rapide et optimale des repousses.
- En présence d’adventices (bromes, ray-grass, géraniums, crucifères, matricaires), réalisez un déchaumage superficiel et rappuyé pour détruire les plantes
et stimuler à la fois la levée des repousses de colza et des adventices.
• Après 3-4 semaines de végétation, détruisez soigneusement les repousses à
l’aide d’outils mécaniques ou par voie chimique*. En effet, c’est au cours du
premier mois de végétation que les repousses piègent le plus l’azote du sol.
Par ailleurs, leur maintien favorise les populations de limaces, tout particulièrement si le sol est recouvert d’un mulch de pailles. De plus, dès la fin août, la
présence de repousses peut générer des migrations d’altises ou de pucerons
vers des colzas avoisinant (plus ou moins sensibles selon leur stade de développement). Enfin, leur maintien plus de 3-4 semaines augmente les risques de
multiplication des nématodes de la betterave.
• Lorsque la hernie est présente dans les parcelles
- Détruisez dès leur émergence les repousses de colza*. Renouvelez l’opération en interculture pour interrompre autant de fois que nécessaire le cycle
de la hernie.
- Pour ne pas accentuer les risques, évitez impérativement l’introduction de
crucifères comme CIPAN dans les rotations (actuelles ou futures) à base de colza.
Gérez l’interculture avant le colza
• Déchaumez après la récolte pour limiter la grenaison des mauvaises herbes en interculture.
• Réalisez un faux-semis 15 jours à 3 semaines avant le semis
du colza (efficace contre repousses de céréales, bromes).
• Sur des parcelles très sales (notamment géraniums et crucifères), évitez les travaux profonds qui tendent à remonter les
graines en surface, facilitant alors leur germination.
• Détruisez les levées de mauvaises herbes avec un passage
d’outil superficiel ou par voie chimique.
• Dans tous les cas, il est nécessaire de prendre en compte l’état
structural du sol dès la récolte du précédent dans le raisonnement des interventions de travail du sol.
La courte période d’interculture entre la céréale et le colza doit être
mise à profit pour contrôler les adventices présentes après la moisson
et pour réaliser un faux-semis d’été.
CETIOM : L. Jung
Gérez les nématodes dans les rotations avec betteraves et colza
Le colza est un hôte de substitution pour le nématode de la betterave Heterodera schachtii. Si sa nuisibilité sur colza reste à préciser, il profite des températures élevées du mois d'août, après la récolte,
pour se multiplier sur les pivots encore verts et sur les repousses de colza.
- Dans les situations infestées sur l’ensemble de la parcelle par H. schachtii, la culture du colza est
déconseillée.
- Dans les situations avec infestations visibles sous forme de foyers ou à risque important** malgré
l’absence de symptômes, la culture du colza est possible à condition de détruire les pivots et les
epousses toutes les 2-3 semaines*.
- Dans les situations sans infestations visibles, le colza est possible sans limitation, mais attention au
développement du nématode. Il est conseillé de détruire les pivots et les repousses toutes les 2-3 semaines*.
Consultez la fiche co-éditée par l’ITB et le CETIOM ”Betteraves et colzas dans la même rotation” sur www.cetiom.fr.
* Respectez les obligations de durée de maintien des repousses (règles variables selon les départements).
** Le risque est important si la parcelle est en rotation betterave de moins de 4 ans, reçoit de l’épandage de boues de sucrerie et/ou est semée tardivement.
31
Les rendez-vous de la culture
Levée
Phase végétative
Repos végétatif
Un stade est atteint
lorsque 50 % des
plantes sont à ce stade
( ) échelle BBCH
Cotylédons
B1 (11) :
1 feuille
B3 (13) :
3 feuilles
B1
B4 (14) :
4 feuilles
B3
B6 (16) :
6 feuilles
B4
Rosette
B6
Travail du sol
Semis
Désherbage chimique
Pour gérer la résistance aux herbicides
Désherbage mécanique
Phosphore et potasse
Limaces
Petites altises
Grosse altise : adulte puis larve
Charançon du bourgeon terminal
Pucerons
Tenthrède de la rave
Phoma
www.cetiom.fr
L’expertise du CETIOM vous accompagne tout au long de la campagne
Rubrique colza
Tous les éléments pour décider et
comprendre, à chaque étape de la
culture
Outils d’aide à la décision
Toutes les données sur les variétés de colza
Rubrique Espaces régionaux
Des solutions opérationnelles diffusées au
fil de la campagne par les équipes
régionales du CETIOM
Rubrique Publications
Téléchargez les brochures cultures et
ARVALIS-CETIOM infos et découvrez les
éditions CETIOM
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Aide à l’alternance des groupes de
variétés vis-à-vis du phoma en fonction des
variétés semées les années précédentes sur
la parcelle ou les parcelles voisines
Reprise et montaison
C2 (31) :
entre-noeuds
visibles
C2
D1 (50) :
D2 (53) :
boutons accolés inflorescence
endore cachés
principale
par les feuilles
dégagée
terminales
D1
D2
Floraison
E (57) :
boutons
séparés
F1 (60) :
début floraison,
1ère fleur ouverte
E
F1 G1
Remplissage des siliques
Maturation
G4 (73) :
10 premières
siliques
bosselées
G1 (65) :
chute des
premiers
pétales
G2
Maturité
récolte
G4
Récolte
Azote et soufre
Charançon de la tige
Méligèthes
Charançon des siliques/cécidomyies
Pucerons cendrés
Oïdium
Sclérotinia
Calcul de la dose d’azote à apporter en
fonction du type de sol, de l'apport ou non
de matières organiques, de l'objectif de
rendement et du poids frais du colza
Estimation du risque de verse et intérêt
ou non d'appliquer un régulateur au
printemps
Pour gérer la résistance aux herbicides
Estimation du risque d'élongation et
intérêt ou non d'appliquer un régulateur à
l’automne
Evaluation du risque d’apparition
d’adventices résistantes aux herbicides
selon les pratiques envisagées sur la
parcelle
Alerte sur les vols et pontes d’insectes au
printemps
L’expertise du CETIOM
vous accompagne
toute l’année
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