durée de la plongée

durée de la plongée
LES TABLES
DE PLONGEE
PREPARATION THEORIQUE AU BREVET DE
GUIDE DE PALANQUEE NIVEAU IV
Marc TISON – Moniteur Fédéral 2ème degré
LES TABLES DE PLONGEE
1 – Introduction
Jusqu’à présent, tout ce que le plongeur a étudié, dans les différents domaines
théoriques pour sa formation, lui a permis de mettre en évidence la nécessité qu’il y
avait à contrôler sa décompression donc à remonter en tenant compte de la plongée
effectuée  profondeur, durée, déroulement etc..
C’est pour cela que les tables de plongée ont été élaborées et leurs diversités sont liées à
des méthodes de calculs et des objectifs différents (les loisirs, le travail, etc..).
Il n’est évidement pas question qu’un futur chef de palanquée « recalcule » lui-même les
tables de plongée ou qu’il lui soit fait obligation d’en utiliser une en particulier plutôt
qu’une autre.
Toutefois, la FFESSM rend obligatoire l’utilisation des Tables MN90 dans le cadre
théorique des examens de même que le Ministère de la jeunesse et des Sports impose
l’usage desdites tables dans les épreuves théoriques des spécifiques BEES1 ou BEES2.
En ce qui concerne l’utilisation d’un moyen de décompression, le chef de palanquée est
donc libre dans son choix. (Tables MN90 – Tables Ministère du Travail – Bühlmann, US
Navy etc..). Mais quelque soit ce choix, il ne faut pas mélanger les genres pour une
même plongée ni pour des plongées successives et il est vivement préférable de rester
fidèle à une méthode.
LES TABLES DE PLONGEE – Présentation et utilisation
2 – Tables de plongée à l’Air M.N. 90
Présentation & Utilisation
2ème colonne:
Colonnes suivantes:
Durée de la plongée
Hauteur des paliers
«T»
Durée strictement respectée (à
10’’ près et profondeur à 50 cm
près)
Descente + durée au fond
Si le temps de plongée n’existe
pas, prendre le temps
immédiatement supérieur
Avant dernière colonne:
Durée Total de la Remontée
(palier inclus)
Vitesse 15 à 17m/mn
D’un palier à l’autre 30’’
Dernière colonne:
Groupe de Plongée
Successive
1ère colonne:
« Profondeur » Maximale
(atteinte durant la même
plongée)
Prof.
Si la profondeur n’existe
pas, choisir la profondeur
immédiatement supérieure.
42
T 12 m 9 m 6 m
5
10
15
20
1
25
3
30
6
35
11
3 m DTR
3
2
6
5
9
12 17
22 29
31 41
37 52
GPS
C
E
G
I
J
L
M
C’est la mémoire de la
dernière plongée.
Elle prépare la plongée dite
« successive »
Intervalle de 15’ à 8h30
LES TABLES DE PLONGEE
Généralités
•2 plongées au maximum par 24 heures.
•Les tables indiquent, en fonction de la profondeur atteinte et du temps passé sous l'eau,
la profondeur et la durée des paliers à effectuer au cours de la remontée.
•Vitesse de remontée du fond au premier palier : entre 15 et 17 mètres par minute. Pour
les calculs on adoptera une vitesse de 15 m/min. (ex : 30 m de remontée  2 minutes).
•Entre paliers, la vitesse est de 6 mètres par minutes, soit 30 secondes pour passer d'un
palier à l'autre. Cela est encore valable depuis le dernier palier jusqu'à la surface. (ex :
3 m de remontée  30 secondes)
•La durée de la plongée se compte en minutes entières (toute fraction de minute
commencée est considérée comme une minute entière écoulée) depuis l'instant où le
plongeur quitte la surface en direction du fond jusqu'à l'instant où il quitte le fond pour
remonter vers la surface à la vitesse préconisée de 15 à 17 mètres par minute.
• La profondeur de la plongée est la profondeur maximale atteinte au cours de la
plongée.
LES TABLES DE PLONGEE
•Si la valeur de la durée de plongée ou celle de la profondeur de plongée ne sont pas
dans la table, prendre la valeur lue immédiatement supérieure.
• L’interprétation des temps ou des profondeurs est interdite.
•La plongée au-delà de 60 mètres est interdite.
•Les tables données pour les profondeurs de 62 et 65 mètres sont des tables de secours à
n’employer qu’en cas de dépassement accidentel.
•Dans ce cas, il est interdit d’effectuer une nouvelle plongée pendant une durée de 12
heures.
•Intervalle entre 2 plongées : temps entre la fin de la première plongée et le début de la
seconde plongée.
Les tables MN90 comprennent : Les tables proprement dites :
 Le tableau I : détermination de l’azote résiduel par respiration d’air pur en surface
 Le tableau II : détermination de la majoration
 Le tableau III : détermination de l’azote résiduel par inhalation d’oxygène pur en
surface.
 Le tableau IV : durée de remontée jusqu’au premier palier plus temps inter-paliers,
en minutes.
LES TABLES DE PLONGEE
La courbe de sécurité
Il existe des temps qui, pour une profondeur donnée, ne nécessite pas de paliers. Ces
temps extrêmes constituent ce que l’on nomme « Courbe de Sécurité ».
-9,25m
Profondeur de 9,25m = Durée d'immersion illimité
-10m
-15m
-20m
Pas de
palier
-25m
-30m
-35m
Paliers
obligatoires
-40m
0’ 5’ 10’ 20’ 30’
40’
60’
1h15’
5h30’
LES TABLES DE PLONGEE
Les utilisations particulières
Les plongées consécutives : Une plongée consécutive est une plongée qui débute
moins de 15 minutes après l’arrivée en surface de la dernière plongée (à 15’ et au-delà, il
ne s’agit plus d’une « consécutive » mais d’une « successive ».
Dans ce cas, il faut considérer
qu’il s’agit d’une seule et même
plongée dont la durée totale est la
durée de la première plongée plus
la durée de la consécutive.
La profondeur à prendre en
compte sera la plus grande
atteinte durant les deux plongées.
Exemple
1e plongée 10h12, Prof. -37m – Durée 18’
 Palier(s), HS, GPS
2e plongée 12’ après la sortie, Prof –29m, Durée 11’
 Palier(s), HS, GPS
LES TABLES DE PLONGEE – Utilisations particulières
Vitesse de remonté trop rapide : Si la vitesse de remontée à l’issue d’une plongée
est supérieure à celle recommandée par la table (cas de la remontée « en catastrophe » à
l’aide du gilet de sécurité par ex..), il y a lieu d’être redescendu, dans les trois minutes
qui suivent la sortie de l’eau, à la moitié de la profondeur maximale atteinte et d’y
séjourner 5 minutes (palier de sécurité).
Le calcul des palier se fait alors comme suit:
Profondeur = profondeur maximale atteinte au cours de la
plongée.
Durée = durée réelle de la plongée + durée de la remontée +
temps mis à regagner le palier de sécurité (duré du séjour en
surface + redescente) + durée du palier de sécurité.
Si cette durée totale ne nécessite pas de palier (ou un palier
inférieur à 3 minutes à 3 mètres), il est vivement conseillé de faire
un palier de 3 minutes à 3 mètres.
Rappelons que cette manœuvre n’est qu’une prévention d’accident biophysique ; en
aucun cas il ne s’agit d’un traitement.
LES TABLES DE PLONGEE – Utilisations particulières
Vitesse de remonté trop lente : Si la
vitesse de remontée est trop lente et
s’apparente à une exploration, il faut ajouter à
la durée de la plongée la durée de la remontée
pour calculer les paliers.
Paliers interrompus : Si, en
cas de panne d’air ou pour tout
autre cause (hormis la remontée en
catastrophe), le plongeur
interrompt ses paliers, il doit
redescendre et recommencer
entièrement au niveau interrompu.
LES TABLES DE PLONGEE
Les PLONGEES SUCCESSIVES
Si une deuxième plongée intervient entre 15’ et 12h00 après la première, on ne peut
réutiliser directement la table de plongée à l’air. Il est nécessaire de passer par
l’intermédiaire des tables de plongée successives II et III.
Pour utiliser ces dernières il faut disposer pour la table II de la lettre du Groupe de
Plongée Successive (GPS mémoire de la 1e plongée), de l’intervalle de temps passé en
surface entre la 1e et 2e plongée :
Si le temps n’est pas dans la table, prendre celui immédiatement inférieur. Ceci permet
de connaître la valeur de tN2 résiduelle pour rentre dans la table III.
Si cette valeur n’y est pas, il faut prendre celle immédiatement supérieure. On choisira la
colonne correspondant à la Profondeur de la 2e plongée : si la profondeur de la 2e
plongée n’est pas dans la table, il faut prendre la valeur immédiatement supérieure. On
lira à l’intersection des deux données fournies le chiffre en minutes qui est la
« MAJORATION » à ajouter au temps réel de la 2e plongée.
Le total des deux temps est celui à prendre en compte dans la table de plongée à l’air.
LES TABLES DE PLONGEE – Les plongées successives
Tableau 1 : Détermination de l’azote résiduel (en bar)
Groupe de
plongée
successive 15mn 30mn
A
0,84 0,83
B
0,88 0,88
C
0,92 0,91
D
0,97 0,92
E
1,00 0,98
F
1,05 1,03
G
1,08 1,06
H
1,13 1,10
I
1,17 1,14
J
1,20 1,17
K
1,25 1,21
L
1,29 1,25
M
1,33 1,29
N
1,37 1,32
O
1,41 1,36
P
1,45 1,40
Intervalles
45mn
1h
0,83
0,87
0,90
0,94
0,97
1,01
1,04
1,08
1,11
1,14
1,18
1,21
1,25
1,28
1,32
1,35
0,83
0,86
0,89
0,93
0,96
0,99
1,02
1,05
1,08
1,11
1,15
11,17
1,21
1,24
1,27
1,30
1 h 30 2 h
0,82
0,85
0,88
0,91
0,93
0,96
0,98
1,01
1,04
1,06
1,09
1,12
1,14
1,17
1,20
1,22
0,82
0,85
0,87
0,89
0,91
0,94
0,96
0,98
1,00
1,02
1,04
1,07
1,09
1,11
1,13
1,15
2 h 30 3 h
0,82
0,84
0,85
0,88
0,89
0,91
0,93
0,95
0,97
0,98
1,01
1,02
1,04
1,06
1,08
1,10
0,81
0,83
0,85
0,86
0,88
0,90
0,91
0,93
0,94
0,96
0,97
0,99
1,01
1,02
1,04
1,05
4h
6h
8h
0,81
0,82
0,83
0,85
0,87
0,97
0,88
0,89
0,90
0,91
0,92
0,93
0,94
0,95
0,97
0,98
0,81
0,81
0,82
0,82
0,83
0,83
0,84
0,85
0,85
0,86
0,86
0,87
0,87
0,88
0,88
0,89
0,80
0,81
0,81
0,81
0,81
0,82
0,82
0,82
0,83
0,83
0,83
0,83
0,84
0,84
0,84
0,81
LES TABLES DE PLONGEE – Les plongées successives
Tableau 2 : Détermination de la majoration (en minute)
Profondeur de la 2e plongée
Azote
résiduel
0,82
0,84
0,86
0,89
0,92
0,95
0,99
1,03
1,07
1,11
1,16
1,20
1,24
1,29
1,33
1,38
1,42
1,45
12m 15m 18m 20m 22m 25m 28m 30m 32m 35m 38m 40m 42m 45m 48m 50m 52m 55m 58m 60m
4
7
11
17
23
29
38
47
57
68
81
93
106
124
139
160
180
196
3
6
9
13
18
23
30
37
44
52
62
70
79
91
101
114
126
135
2
5
7
11
15
19
24
30
36
42
50
56
63
72
79
89
97
104
2
4
7
10
13
17
22
27
32
37
44
50
56
63
70
78
85
90
2
4
6
9
12
15
20
24
29
34
40
45
50
56
62
69
75
80
2
3
5
8
11
13
17
21
25
29
34
39
43
49
53
59
64
68
2
3
5
7
10
12
15
19
22
26
30
34
38
43
47
52
59
59
1
3
4
7
9
11
14
17
21
24
28
32
35
40
43
48
52
55
1
3
4
6
8
10
13
16
19
22
26
29
33
37
40
44
48
51
1
2
4
6
8
10
12
15
18
20
24
27
30
33
36
40
43
46
1
2
3
5
7
9
11
14
16
19
22
24
27
30
33
37
39
42
1
2
3
5
7
8
11
13
15
18
21
23
26
29
31
35
37
39
1
2
3
5
6
8
10
12
15
17
20
22
24
27
30
33
35
37
1
2
3
4
6
7
9
11
13
16
18
20
23
25
28
30
33
34
1
2
3
4
5
7
9
11
13
15
17
19
21
24
26
28
30
32
1
2
3
4
5
7
8
10
12
14
16
18
20
23
25
27
29
31
1
2
3
4
5
6
8
10
12
13
16
18
19
22
24
26
28
29
1
2
2
4
5
6
8
9
11
13
15
17
18
20
22
24
26
28
1
1
2
3
5
6
7
9
10
12
14
16
17
19
21
23
28
26
1
1
2
3
4
5
7
9
10
12
13
15
17
19
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24
25
LES TABLES DE PLONGEE
3 – Eléments de base de calcul pour la réalisation des tables
Le modèle de Haldane
En 1906, le gouvernement anglais inquiet de l'incidence des accidents de décompression
chez les travailleurs sous pression demande à l'écossais J.S. Haldane de poursuivre les
travaux de Paul Bert afin de fournir un moyen de prévention à la maladie. L'étude
expérimentale qu'il mena sur des chèvres permit à Haldane de fournir le premier jeu de
table de décompression. Leur usage fut aussitôt répandu chez les scaphandriers et le
taux d'accident chuta significativement.
Non seulement Haldane emprunta à Paul Bert l'idée d'une remontée lente, mais il mis en
évidence que si le rapport entre tension en azote dans le corps et pression ambiante
excédait pas un certain seuil, l'accident ne se produisait pas.
Ainsi, l’objectif des tables est de permettre une décompression en sécurité. Le
responsable de cette décompression nécessaire est l’azote qui se dissout et qui n’est pas
métabolisé comme l’oxygène. Pour cela, il faut suivre dans l’organisme le trajet de
l’azote et découvrir les éléments de base qui président à la réalisation des tables de
plongées.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
La notion de COMPARTIMENT et de PERIODE
Les « COMPARTIMENTS » de l’organisme (sang, tissus musculaires, nerveux, adipeux,
osseux, etc…) de par leur diversité, leur composition, leur rôle et la richesse de
vascularisation ont des aptitudes différentes face à la pression pour dissoudre l’azote:
ceci définit le Coefficient de Solubilité.
Pour des commodités de calculs, les concepteurs ont utilisé différents compartiments
équivalents, censés représenter les réactions de l’organisme vis-à-vis de l’azote
hyperbare. Ils sont définis par le temps qu’ils mettent à atteindre la demi-saturation :
cette durée est dénommée « PERIODE » (symbolisée par « T »).
Autrement dit : un compartiment de Période 10’ dissout (ou élimine) 50% de ce qu’il
peu dissoudre (ou éliminer) en 10’.
Durant les 10’ suivantes, il en sera de même, il dissoudra (ou éliminera) 50% de la
quantité restante soir 25%.
Le résultat pour 20’ donnera : 50% + 25% = 75% de dissout ou d’éliminé, etc..
(revoir la courbe exponentielle – Les aspects physique de la plongée – Henry : La
dissolution des gaz..)
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Le SEJOUR au FOND
A l’issue d’une plongée, le niveau de saturation atteint par un compartiment dépend de:
•La différence entre la pN2 en surface et la pN2 au fond : c’est le Gradient (revoir le
schéma – Les aspects physique de la plongée – Henry : La dissolution des gaz).
Au départ, le compartiment est supposé saturé à la pN2 donnée, soit tN2 (tension
d’azote) = pN2. Par convention cette différence égale 100%.
•La période du Compartiment : « T »
•La durée d’exposition à la nouvelle pression : « t »
Les deux derniers éléments sont regroupés sous la forme du rapport t/T. Autrement dit,
la durée est exprimée en nombre de périodes. Le niveau de saturation atteint au bout
d’un temps « t » est facile a calculer pour les valeurs entières de t/T.
Si t/T = 3, on aura : 50% + 25% + 12,50% = 87,50%, etc.. (revoir la courbe
exponentielle – Les aspects physique de la plongée – Henry : La dissolution des gaz.).
Pour les autre valeurs de t/T, cela nécessite un calcul particulier du fait que la courbe de
dissolution (ou d’élimination) est exponentielle.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Application :
Prenons par exemple 2 compartiments : T30’ et T60’
Durée d’exposition « t » = 60’
Profondeur = -40m.
•En surface pN2 = tN2 = 0,80 bar
•A –40m. pN2 = 5 x 0,80 = 4 bars
•Le gradient = 4 – 0,80 = 3,2 bars
•Nombre de périodes pour le compartiment 30’ :  t/T = 60/30 = 2
•Nombre de périodes pour le compartiment 60’ : 60/60 = 1
•Quantité d’N2 dissout pour T30’ : 3,20 x 75% = 2,4 bars
•Quantité d’ N2 dissout pour T60’ : 3,20 x 50% = 1,6 bar
•tN2 finale pour T30’ » : 2,4 + 0,8 = 3,2 bars
•tN2 finale pour T60’ » : 1,6 + 0,8 = 2,4 bars
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
La REMONTEE
Lors d’une baisse de pression, il est nécessaire de considérer un nouveau facteur. Cette
baisse entraîne, dans la majorité des cas, une sursaturation au niveau des
compartiments. Cette sursaturation (élimination d’azote) est variable et a ses limites.
Au-delà des limites propres à chaque compartiment, c’est le dégagement gazeux
anarchique qui provoque les accidents de décompression.
D’où la nécessité de les définir : c’est la « SURSATURATION CRITIQUE (Sc). »
Les TABLES de PLONGEE
C’est à partir de ces éléments qu’ont été calculés les tables auxquelles chacun peut
avoir accès. La détermination expérimentale de la sursaturation critique explique le
fait de la multiplicité des « tables". Les différences ne sont pas considérables mais
existent néanmoins.
Ainsi, pour exemple, si l’on prend la table de la Marine Nationale 1990 (MN90) qui est
principalement utilisée pour les cours et examens écrit :
•Sa réalisation se base sur 12 compartiments ayant chacun une valeur de « Sc »
Périodes
SC
5’
7’
10’
15’
20’
30’
40’
50’
60’
80’
2,72
2,54
2,38
2,20
2,04
1,84
1,68
1,61
1,58
1,56
100
’
1,55
120
’
1,54
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Et Sc = tN2 compartiment considéré / P. ambiante
Ainsi pour T = 20’, Sc = 2,04, la limite avant dégazage anarchique se calcule de
façon à ce que :
P. ambiante toléré = tN2 de T20’ / 2,04
Autre exemple, la table suisse du Prof.
BUHLMANN se base sur 16
compartiments auxquels il est attribué à
chacun deux coefficients.
Dans ce cas, les limites avant le dégazage
anarchique se calculent différemment :
P. Ambiante toléré
= (tN2 du « T » considéré –a) x b
n°
période
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
4 min
8 min
12,5 min
18,5 min
27 min
38,3 min
54,3 min
77 min
109 min
146 min
187 min
239 min
305 min
390 min
498 min
635 min
coefficients
a(bar)
b(-)
1,906
0,810
1,450
0,810
1,040
0,810
0,880
0,830
0,717
0,845
0,575
0,860
0,468
0,870
0,441
0,903
0,416
0,908
0,415
0,946
0,369
0,946
0,369
0,946
0,255
0,962
0,255
0,962
0,255
0,962
0,255
0,962
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
La VITESSE de REMONTEE
Les limites de saturation tolérées vont définir les profondeurs d’arrêt à la remontée : ce
sont les « paliers ». Mais comment se rendre du fond au palier ? C’est la « VITESSE de
REMONTEE » qui est conseillée par les tables, et les vitesses sont différentes de l’une à
l’autre.
Le compartiment de période la plus courte étant le plus rapide à dissoudre est celui qui
élimine le plus vite : il fixe en partie la vitesse de remontée. Car il faut tenir compte
aussi des autres compartiments : une remontée très lente qui peut favoriser les « T »
cours autorise la continuation de la dissolution dans les compartiments plus longs.
La vitesse choisie tient compte de ces différents facteurs. Pour toutes les tables, elle se
situe actuellement entre 10 mètres à la minute (table Suisse) et 17m/mn (table MN90).
Écart très important. Les raisons qui président à ces résultats différents ne doivent pas
être sources à des discussions sans fin. La logique voudrait que la vitesse de remontée
soit modulée* :
•Quitter le fond rapidement
•Progressivement ralentir
•Aborder la zone de 10 mètre très lentement
*Voir vitesse des ordinateurs de plongée actuels.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
En pratique, on peut difficilement réaliser une remontée « exponentielle ». Chacun doit
être constant et vigilant dans la vitesse conseillée par la table employée.
Enfin, il faut savoir que durant la remonté, toutes les tN2 finales définies en fin de
« durée de la plongée » vont un peu varier. Elles sont calculées suivant les bases de
référence utilisées par les différents élaborateurs des tables existantes.
PROFONDEUR des PALIERS
Le niveau du palier est déterminé par le compartiment qui atteint le premier la limite
de sa sursaturation : il est nommé « COMPARTIMENT DIRECTEUR ».
Exemple : en prenant les tN2 finales de T30’ et T60’ de l’exemple précédent nous
obtenons dans le tableau proposé par la MN90,
•P. ambiante tolérée pour T30’ : 3,2 / 1,82 = 1,758 bar
•P. ambiante tolérée pour T60’ : 2,4 / 1,58 = 1,519 bar
Les palier se faisant tous les 3 mètres, dans cet exemple le compartiment directeur est
celui qui nous impose par sécurité, l’arrêt le plus profond : 1,758 bar = 7,58m soit un
palier à –9 mètres.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
DUREE des PALIERS
La durée de séjour au palier est calculée de telle façon que tous les compartiments, à
l’issue du palier, puisse être remontés au palier suivant (ou en surface) sans risque de
dépasser leurs « Sc » respectifs :
tN2 à l’issue du Palier = P.abs du Palier supérieur x Sc
La différence entre la tN2 à l’arrivée au palier et celle qui
permettra de passer au niveau supérieur est ce qui doit être
éliminé. Cela se traduit par la nécessité de rester un certain
temps (durée du palier) exposé à la pression absolue du palier à
effectuer.
Le calcul est à faire compartiment par compartiment et celui qui
impose le temps d’exposition le plus long est le seul retenu : c’est
le compartiment directeur.
Passer d’un palier à un autre est une remontée. Même si elle
n’est que de 3 mètres, il faut là aussi respecter la vitesse
préconisée par les concepteurs des tables utilisées. Pour les MN90
cette vitesse est de 30 secondes entre chaque paliers et du dernier
palier à la surface.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Le RETOUR en SURFACE
A l’évidence, lors du retour en surface, tous les compartiment ne
sont pas revenus à leur tN2 initiale de 0,80 (niveau de la mer). Ce
sont les compartiments les plus longs à se saturer qui mettront le
plus de temps à revenir à un état normal de saturation.
D’où la nécessité de garder en mémoire (c’est ce que font les
ordinateurs) les paramètres de la plongée effectuée et l’heure de
retour en surface.
SEJOUR en SURFACE
Durant le séjour en surface, l’organisme va progressivement éliminer son trop plein
d’azote encoure dissout. Le retour total à un état normal de saturation durera plus de 8
heures. L’évolution de la valeur de tN2 en surface est donnée par certaines tables (ex:
Table 2 MN90).
Ce temps peut-être raccourci par l’inhalation d’oxygène pur (sous contrôle). Le fiat
d’augmenter le gradient entre la tN2 de l’organisme et la PpN2 extérieure, qui passe à
zéro, accélère le processus de désaturation mais pas autant qu’on le pense. En effet, l’O2
pur crée une vasoconstriction au ,niveau de la circulation qui freine en partie son
action.
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Là aussi, certaines tables proposées, donnent en fonction du temps d’inhalation d’O2 les
nouvelles valeurs de tN2 restantes à éliminer.
Tableau 3 : détermination de l’azote résiduel par inhalation d’oxygène pur en
surface.
Groupe Equivalent
de
Azote
plongée Résiduel 0h15
A
B
C
D
E
F
G
H
0,84
0,89
0,93
0,98
1,02
1,07
1,11
1,16
0,85
0,89
0,94
0,98
1,02
1,06
1,11
RESPIRATION D'OXYGENE
0h30
0h45
1h00
1h30
2h00
0,82
0,86
0,90
0,94
0,97
1,02
1,06
0,82
0,86
0,90
0,94
0,97
1,02
0,82
0,86
0,90
0,93
0,98
0,86
0,89
0,89
0,82
3h00
4h00
LES TABLES DE PLONGEE – Eléments de base de calculs des tables
Les PLONGEES CONSECUTIVES et SUCCESSIVES
Les éléments de base de calcul de ces tables seront les mêmes que ceux que nous venons
d’étudier à la différence que, dans ces deux cas, la tN2 initiale sera supérieur au taux
normal, à savoir : tN2 surface = 0,80 b.
La table MN90 considère que durant les premières 15’ en surface à l’issue d’une
plongée, la désaturation est quantitative insuffisante pour être prise en compte. D’où la
raison à considérer cette seconde plongée comme état la suite immédiate de la
précédente donc sa Consécutive.
Au-delà de cet intervalle de 15’, la dés-saturation exponentielle va s’effectuer et la tN2
dans l’organisme va progressivement diminuer. Pour toutes les plongées effectuées
jusqu’à plus de 12 heures après la plongée de référence, il faudra tenir compte de
l’intervalle entre les deux pour pouvoir calculer le gradient entre la tN2 existant au
moment de la seconde immersion dans l’organisme et la pN2 à laquelle on va s’exposer
pendant une certaine durée, etc..C’est ce que l’on appelle une plongée Successive.
La connaissance de cette tN2 est fournie par certaines tables. Mais toutes par contre
donneront une indication de durée fictive : c’est la « MAJORATION ». Elle représente le
temps nécessaire à l’organisme pour dissoudre, à la profondeur de la deuxième plongée,
la valeur de la tN2 initiale.
LES TABLES DE PLONGEE
Les ordinateurs gardent en mémoire tous les paramètres des plongées les plus récentes
effectuées précédemment et appliquent à notre insu des calculs de sécurité qu’exigent
une plongée successive.
4 – Utilisation des tables de plongée
La généralisation des ordinateurs de plongée peut faire croire que l’utilisation des tables
de plongée est obsolète. Rien n’est moins sûr pour deux raisons principales.
•L’obligation réglementaire qui est faite aux plongeurs d’emporter sur eux, à chaque
plongée, un jeux de table immergeable (sécurité).
•L’ordinateur, aussi sûr qu’il soit, n’est « irremplaçable » que dans la mesure ou son
énergie est suffisante (pile) et que sons utilisation soit compatible avec les prescriptions
du constructeur (vitesse de remontée anormale, yoyo, plongée inversée etc..).
Quelque soit, en pratique, la table de son choix, un modèle d’emploi précis est fourni. Il
faut le lire attentivement.
Aucune interprétation personnelle ne doit être faite si ce n’est dans le cas ou l’on
douterait de certains paramètres de plongée, auquel cas, devant les difficultés
rencontrées au cours d’une plongée, il est recommandé d’allonger raisonnablement les
paliers proches de la surface.
LES TABLES DE PLONGEE
5 – Utilisation des ordinateurs de plongée
Contrairement aux idée reçues, l’ordinateur, bien qu’étant une aide agréable et
précieuse, ne peut pas répondre à toutes les situations; aussi n’est-il pas parfait.
Aujourd’hui, ces appareils (3e et 4e génération) prennent de plus en plus en compte les
facteurs favorisant la dissolution (consommation, froid, effort, simulation de formation
de micro-bulles, application à un éventail de compartiments etc..).
Toutefois, il convient de toujours rester vigilent et de respecter au mieux la notice et les
consignes d’utilisation du mode d’emploi fourni avec l’appareil.
Dans le cas d’un doute sur le déroulement de la plongée, on pourra toujours appliquer
les conseils donnés pour l’utilisation des tables.
LES TABLES DE PLONGEE
6 – Les plongées en altitudes
Généralité
La table de plongée est étalonnée pour être utilisée au niveau de la mer (altitude zéro).
La P.atmosphérique est d’environ 760mmHg ou 1 bar (1013mmb).
Pour les plongeurs en lac d’altitude, si l’élément liquide reste le même (en négligeant les
différences de densité), la Pression atmosphérique est différente.
Pour une même profondeur qu’en mer, la pression absolue sera donc différente et de ce
fait les tables telles qu’elles se présentent seront inutilisables.
Nous savons, d’après la loi de Henry, que ; « A température donnée, la quantité de gaz
dissout à saturation dans un liquide est proportionnelle à la pression au dessus de ce
liquide » . Ceci explique pourquoi pour une même profondeur les tissus ne seront pas
saturés de la même façon en altitude qu'au niveau de la mer.
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
Exemple
Mer
Lac/montagne
Surface ( = P.atm)
1 bar
0,8 bar
-10m
2 bars
1,8 bar
-40m
5 bars
4,8 bars
Pour une même profondeur, on constate qu’en mer, pour –40m, la Pression a augmentée
de 5 / 1 = 5 fois
En lac de montagne, la Pression a augmenté de 4,8 / 0,80 = 6 fois
La dissolution qui s’effectue dans notre organisme est directement liée à
l’augmentation de pression et à la durée d’exposition - Il faut donc chercher dans
les tables une profondeur « équivalente » où nous obtiendrons le même rapport
de Pression.
Exemple : à – 40m lac/montagne
Rapport = 6  - 50m dans la table
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
Le calcul de la pression atmosphérique du lieu
Elle peut être directement lue sur des baromètres dans la mesure où ceux-ci sont exact.
Elle est exprimée, soit en mmHg, soit en millibars. Sans baromètre, ou si l’on est pas sur
de celui-ci, on peu quand même connaître la P.atm. du lieu grâce à l’altitude.
On part du principe suivant : jusqu’à 5.000 mètres, la P.atm décroît de 0,1 bar par 1.000
mètres d’élévation.
Exemple : à 2.500 mètres la P.atm est de 1 – 0,25 = 0,75 bar ce qui permet d’établir la
formule suivante valable jusqu’à 5.000 mètres.
P.atm =
10.000 – Altitude du lieu
10.000
Le calcul de la profondeur équivalente
En ayant compris le principe de base du calcul précédent, si l’on connaît la
p.atmosphérique du lieu, il suffit d’avoir la profondeur réelle de la plongée pour calculer
la Profondeur Equivalente.
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
On l’obtient de la manière suivante :
Profondeur réelle x
P.atm. Mer
= Prof. équivalente
P.atm. Lac
Exemple : Lac de montagne, P. atm. = 0,80 bar , ou 608 mmHg ou altitude 2.000 m
40 x 1 =
0,80
40 x 760
608
= 40 x 10.000
10.000 – 2.000
=
50m
Le calcul de la profondeur réelle des paliers
Après la recherche d’une profondeur équivalente il faut comprendre que les paliers ne se
feront pas à –9, -6 ou –3m mais à une profondeur telle que le rapport entre la
P.atmosphérique du lieu et la profondeur choisie soit le même qu’entre la pression
atmosphérique mer et le palier de la table. Même principe donc que pour le premier
calcul de la profondeur équivalente mais inversé (dans le cas précédant on vas du réel
vers la table, dans ce cas précis on vas de la table vers le réel).
Prof.palier Table X
P.atm. Lac
P.atm.Mer
= Prof. Réel du palier
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
Exemple : même plongée que précédemment : pour un palier à 3m dans la table :
3 x 0,80
1
=
3 x 608
760
=
3 x 10.000 – 2.000
10.000
=
2,40m
Le calcul de la vitesse de remontée
La vitesse de remontée (15 à 17m/mn) est calculée pour permettre au compartiment le
plus court de se dés-saturer sans dégazage incontrôlé. Pour des calculs de vitesse de
remontée en lac d’altitude, on lui appliquera la formule suivante :
Vitesse réelle = Vitesse table (15 ou 17m/mn) x P. Atm. Lac
La vitesse de remontée dans un lac de montagne est toujours fonction du rapport de
pression qui existe entre la profondeur réelle et la P. Atm au dessus du lac.
Ainsi, une palanquée en exploration à 30m dans un lac de montagne où règne une
P.Atm au dessus du lac de 608mmHg mettra le même temps à se dés-saturer (vitesse)
que si elle remontait d’une profondeur de 37,5m en mer (P.Atm = 1). Faites le calcul.
V réelle = 15m/mn x 0,80  de 12m/mn
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
On prendra donc, pour les problèmes de tables (examen), la durée de remontée
indiquée dans la table depuis la profondeur fictive.
Tableau 4 : Durée de remontée
TABLEAU 4 : DUREE DE REMONTEE JUSQU'AU PREMIER PALIER PLUS TEMPS INTERPALIERS, EN MINUTES
Profondeur de remontée
Profondeur
1er palier
Sans palier
6m 8m 10m 12m 15m 18m 20m 22m 25m 28m 30m 32m 35m 38m 40m 42m 45m 48m 50m 52m 55m 58m 60m 62m 65m
1
1
1
1
1
2
2
2
2
2
2
3
3
3
3
3
3
4
4
4
4
4
4
5
5
3m
1
1
1
2
2
2
2
2
2
3
3
3
3
3
3
4
4
4
4
4
4
5
5
5
5
6m
1
2
2
2
2
2
2
3
3
3
3
3
3
4
4
4
4
4
4
5
5
5
5
5
5
2
2
2
3
3
3
3
3
3
4
4
4
4
4
4
5
5
5
5
5
5
6
6
2
3
3
3
3
3
4
4
4
4
4
4
4
5
5
5
5
5
6
6
6
6
3
3
3
3
4
4
4
4
4
5
5
5
5
5
5
5
6
6
6
6
6
9m
12m
15m
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
Les profondimètres
Si un plongeur utilise un profondimètre qui ne peut automatiquement ou manuellement
être réglé en fonction de la variation de la Pression Atmosphérique du lieu de sa
plongée, il aura une lecture fausse de la profondeur.
Cette anomalie fait partie des quelques « plaisirs
arithmétiques » avec lesquels les candidats sont souvent
confrontés lors des écrits d’examen au Niveau IV.
Bien que l’utilisation de profondimètre à « tube de
bourdon et à capillaire » soit aujourd’hui devenu rare, on
les trouve encore sur le marché du matériel de plongée.
Le Tube de bourdon : Ce profondimètre est
étalonné pour que son aiguille quitte le zéro lorsque
la pression est supérieur à 1 bar. (Voir le matériel de
plongée – Les appareils de contrôle).
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
Le Capillaire. Il est constitué d‘un tube de petit
diamètre ouvert à une extrémité et rempli d’air. Il
réagit suivant les applications de la loi Mariotte/Boyle.
A l’immersion, l’eau pénètre dans le tube et comprime
l’air. (Voir le matériel de plongée – Les appareils de
contrôle).
Exemple :
Plongée en lac. P.atm = 0,8 bar
Prof. Réelle = 40m : d’où profondeur équivalente = 50m
P.Absolue = 4,8 bars
Indication données par :
Tube de bourdon  4,8 bars – 1 = 3,8 bars
4,8
Capillaire  la P. augmente de 6 fois (
0,8
soit 38m
), il indiquera donc 50m.
LES TABLES DE PLONGEE - Les plongées en altitude
En fonction de ces deux exemples, on indique généralement que le profondimètre à tube
de bourdon possède un « retard » puisqu’il se déclanche un peu en dessous de la surface.
La lecture du « tube capillaire » est plus directe, le profondimètre se met
automatiquement à la bonne pression atmosphérique. On dit que l’on rentre directement
dans la table (mer).
Le voyage en avion
Dans la prévention des accidents biophysiques, il est dit qu’il ne faut pas prendre l’avion
après une plongée. La raison découle de ce qui vient d’être décrit pour les plongées en
altitudes. En effet, les avions de lignes sont pressurisés à 0,8 bar et non à 1 bar, tout se
passe donc comme si l’on grimpait en altitude.
Adaptation à l’altitude
Toutes les corrections sont établies d’un point de vue théorique. Elles sont commodes
pour les calculs. Dans la pratique, un séjour en altitude est nécessaire pour que
l’organisme s’adapte et il est raisonnable d’attendre environ 48 heures avant d’entamer
ses premières plongées.
LES TABLES DE PLONGEE
7 – Les plongées aux mélanges
Il ne s’agit bien sûr que de mélanges O2/N2 autre que l’air. Ce type de plongées devenant
de moins en moins rare, il existe une formule de correction qui permet, à l’aide d’une
profondeur équivalente, d’utiliser les tables.
A la différence des plongée en altitude, le calcul de profondeur équivalente n’est pas
directe mais passe par la correction de la pression absolue réelle en une pression absolue
fictive.
% d’N2 mélange
P.Abs.Fictive =
P.Abs.Réelle =
79 %
Prof. Fictive = (P.abs.fictive – 1) x 10
Exemple : mélange 40/60. Prof réelle = 30m
P.Abs. Fictive = 4 X 0,60
0,79
= 3,03  Prof.Fictive = arr. 20m
L’utilisation de la table se fait classiquement à l’aide de la profondeur fictive.
Néanmoins il faut savoir que la profondeur des paliers n’est pas corrigé et que la
profondeur fictive est inférieure à la profondeur réelle.
On doit toujours éviter, dans ce genre de problèmes, que l’augmentation du taux d’O2
n’entraîne pas de risque d’hyperoxie.
FIN
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