N°32 - Décembre 2012

N°32 - Décembre 2012
Numéro 32
décembre
2012
ÉDITORIAL
Chers amis du Bon’Eure de Vivre
Dernier et unique bulletin de cette année
2012 : nous avons été débordés en juin et nous
vous demandons de nous excuser de ne pas avoir
pu éditer un autre journal l'été dernier. Du coup,
celui-ci est bien rempli, vous y retrouverez toutes
les activités de l’année.
Sachez néanmoins que la rédaction de ces
comptes rendus de sorties est parfois un peu
fastidieuse. Si certains participants se sentaient une
âme de narrateur, nous serions ravis de leur laisser
la plume !!!
Nous avons participé à l’exposition sur le
patrimoine rural au Musée du peigne qui a eu lieu
de septembre à fin octobre en animant le coin
orchidées avec les posters des magnifiques photos
de Michel JOLY et de Martine JACQUES et la vidéo
réalisée par Myriam. Pour ceux qui n’ont pas eu
l’occasion de venir, cette expo sera proposée de
nouveau au printemps et nous envisageons de la
prêter à d’autres associations ou bibliothèques. Du
coté rando, ça marche toujours les mardis, et même
de plus en plus… Et pas seulement dans les
alentours. Le premier week-end de janvier, ce sont
deux bus complets qui se rendaient à Paris pour
participer avec l’association « Les godillots » au
rallye Paris Tour Eiffel : une découverte originale
de Paris à la tombée de la nuit encore tout illuminé
des décorations de Noël.
Une autre sortie a eu lieu au dessus de la
Seine puis autour des étangs de Poses en juin.
Nous avons aussi accompagné la flamme
du don du sang entre Ézy et Ivry en mai.
De plus, nous comptons finaliser le
parcours pédestre autour d’Ézy cette année.
En octobre, une petite délégation du bureau
s’est rendue à Brensbach, village jumelé avec Ézy,
afin de créer des liens avec nos amis randonneurs
allemands. De nouveaux échanges sont prévus.
Notre association comptant de plus en plus
de membres et nos activités étant variées, il nous a
semblé important d’affiner nos contrats
d’assurance afin d’être couverts au mieux. Un
groupe de travail s’est constitué pour consulter
différents cabinets et nous devrions bientôt choisir
un nouveau contrat. Vous en serez aussitôt
informés.
Nous allons rédiger un règlement intérieur
qui sera soumis à la prochaine Assemblée Générale
qui aura lieu le 1er février et à laquelle vous êtes
cordialement invités pour venir aussi partager la
galette des rois.
Nous avons toujours quelques objets
marqués du logo de Bon’Eure de Vivre à vendre :
des opinels, des gilets de signalisation, des
parapluies que vous pouvez commander.
Nous commençons aussi à avoir une jolie
petite bibliothèque de livres sur les plantes que
nous pouvons prêter aux adhérents.
Voilà donc encore beaucoup de Bon’Eure
pour la nouvelle année et tout le bureau se joint à
moi pour vous souhaiter une merveilleuse année
2013.
Enfin, vous pourrez découvrir notre
calendrier 2013 avec des changements et des
nouveautés. Certains lieux de rendez vous ne sont
pas encore décidés mais nous vous tiendrons au
courant au fur et à mesure, bien sûr. L’important
est de retenir les dates...
Laurence ASTRU
LE POINT SUR LES AVANCÉES
DE LA VOIE VERTE
tenir compte des nichées d’oiseaux dans les herbes
entre mars et août.
Nous avons fait deux passages en vélo pour
faire le point, un en juin et un autre en septembre :
cela nous ont permis de constater que la végétation
« sauvage et naturelle » était magnifique sur
certains tronçons et qu’il serait peut être judicieux
de la conserver. Nous avons aussi remarqué que
non seulement beaucoup de buissons avaient
dépéri, étouffés par les herbes, mais aussi que les
places des plantations n’étaient pas toujours
opportunes, voire qu’il en manquait à d’autres
endroits. C’est donc un travail assez compliqué car
ces plantations ont été « dessinées » par le Conseil
Général sans nous concerter au préalable. Comme
l’entreprise qui les a plantés doit remplacer près de
la moitié de ces buissons (condition du marché
passé par le Conseil Général incontournable), nous
avons proposé un nouveau plan d’après nos
relevés.
Pour les tontes, nous avons revu avec
l’entreprise qui va s’en occuper, et même s'en
occupe déjà, pour élargir leur nombre dans les
traversées de communes et au contraire les limiter
dans les parties hors agglomérations.
Le balayage des feuilles sera aussi réparti
différemment.
Il faut bien comprendre que pour le moment
le fonctionnement du syndicat de la voie verte n’en
est qu’à ses premiers balbutiements et que c’est à
« l’usure » que les choses vont se mettre en place.
Une secrétaire de la mairie d’Ézy s’occupe
déjà le vendredi du secrétariat du SIVVEA.
Un employé municipal d’Ézy pourrait être
délégué une fois par semaine pour faire l’entretien
à vélo.
Il reste donc encore beaucoup à faire mais
peu à peu la voie du Bon’Eure prend forme…
Je reste toujours présente en tant que
membre consultatif dans le SIVVEA et c’est
Bon’Eure de Vivre qui s’occupe d’organiser la
journée départementale des voies vertes.
Comme vous avez pu le constater en allant
à Garennes-sur-Eure, le ballet des pelleteuses a
commencé. Une partie devrait même être bitumée
d’ici la fin de l’année. Enfin, si la météo le permet.
Évidement le long du camping des étangs la
voie sera plus étroite qu’ailleurs avec une largeur
de 1,50 m mais il n’y avait pas d’autres
possibilités. L’entrée du camping est contournée et
le petit pont qui enjambe le fossé a été légèrement
décalé. De l’actuelle « fin » de la voie au rond
point d’Ivry, une petite partie sera en vélo-route
avec un marquage au sol et une légère pente
rejoindra la voie le long du fossé. Puis du stade au
silo de Bueil le tracé rejoindra à nouveau
l’ancienne voie ferrée.
Pour ce qui est de la liaison jusqu’à
Breuilpont je pense que ce projet restera dans les
cartons encore quelques années puisque de grands
travaux de rénovation de la gare de Bueil et de ses
alentours sont prévus. Le tracé de la voie dépendra
de cette restructuration. Ce n'est qu'un report.
Le SIVVEA vient de lancer une étude pour
la mise en place des équipements connexes et pour
l’aménagement et la mise en valeur touristique de
la voie verte. Cette étude permettra de déterminer
les emplacements de parkings, de pique-nique, de
réparations ou location de vélos, de restauration et
bien sûr d’hébergement. Les résultats devraient
être rendus au printemps.
Parallèlement à cela, le Conseil Général va
mettre en place la signalétique dans les mois qui
viennent aussi.
Et puis, le sujet qui fâche et qui occupe
beaucoup de discussions : l’entretien de la voie.
Effectivement cette année, particulièrement
pluvieuse qui plus est, la végétation a envahi les
abords de la voie et les tontes n’ont pas été
réalisées dans les créneaux optimaux. De plus, les
plantations de buissons (encore un sujet délicat)
ont compliqué les passages des tondeuses. Et il faut
2
Cette année, le 23 septembre 2012, la
journée des voies vertes, intitulée :
« LA VOIE VERTE MÈNE AU CINÉMA »
était hautement symbolique : du départ de SaintGeorges-Motel nous pouvions découvrir les trains
miniatures et l’arrivée avait lieu au futur Musée du
cinéma à Bueil.
Nous avons pédalé jusqu'à Ivry-la-Bataille
puis randonné de Garennes-sur-Eure à Bueil en
empruntant le futur parcours : l'ancienne voie
ferrée !
Au Musée du peigne, à Ézy-sur-Eure, en
plus de l’exposition sur le patrimoine, nous avons
visionné un film sur Jacques Archambault, coiffeur
de cinéma.
À la bibliothèque d’Ivry-la-Bataille, nous
avons découvert une magnifique exposition sur la
vie de Raymond Bussière, enfant du pays, dont les
parents tenaient un café au centre du village. Nous
avons laissé là nos vélos et nous nous sommes
retrouvés au stade de Garennes-sur-Eure où nous
avons vu le film sur la Sogetram.
Dans chaque commune traversée nous
attendaient une exposition et des quiz sur le
cinéma. Je tiens à souligner ici le travail réalisé par
chacune et la grande qualité de ces expositions.
Enfin c’est donc à pieds que nous avons
rejoint Bueil et son futur Musée du cinéma Jean
Delannoy où nous attendait un apéritif offert par la
Mairie. Les gagnants du quiz ont reçus des places
offertes par les cinémas de Dreux, Évreux et Anet.
Ainsi à Saint-Georges-Motel, nous avons
démarré le voyage avec d'anciennes photographies
relatant l'histoire de ce « petit bout » de voie ferrée
et des grandes activités qu'il a permises.
À Marcilly-sur-Eure, nous avons pu
découvrir l’œuvre de l’ethnologue et cinéaste Jean
Rouch.
À Croth, nous avons pique-niqué et
grignoté les « rochers de Gargantua », biscuits
préparé par les organisateurs. Nous avons écouté la
conférence sur le dolmen « le gravier de
Gargantua » proposée par l'association le Dizeau et
découvert les objets moyenâgeux des exposants.
Puis nous avons visionné le film tourné à Croth sur
l’histoire du chemin de fer « jeunes années….. ».
Hélas le point noir de la journée fut les
prévisions météo qui annonçaient des trombes
d’eau : nous n’étions donc qu’une trentaine de
participants. Mais nous avons eu de la chance car
nous n’avons pas eu une goutte de pluie. Au
contraire, il a même fait plutôt chaud l’aprè midi.
Dommage pour tous ceux qui ont manqué
cette belle journée !
Laurence ASTRU
3
RALLYE PÉDESTRE
21 OCTOBRE 2012
Après bien des hésitations et une attente
dans l'angoisse des participants qui allaient oser
braver la pluie annoncée, l'humidité certaine et la
boue présente dans les chemins, le rallye pédestre
de Bon'Eure de Vivre a bien eu lieu, mais à
moitié : le parcours a été rallongé d'un petit
kilomètre sur sa partie matinale afin de revenir et
finir à la salle des fêtes de Guainville en mangeant
les pique-niques au chaud, tous ensemble.
Les 50 adultes et 11 enfants/ados,
constituant 10 équipes de 4 à 6 personnes, ont
ainsi parcouru 10 km, œil aux aguets et neurones
en action : des photos de détails sur les maisons et
monuments à retrouver dans le bourg de
Guainville et le hameau de Fumeçon, un code à
déchiffrer dans un texte, un herbier feuillu à
fabriquer mais de mémoire, il fallait connaître les
arbres... Pas d'ennui en marchant!!!
nouveaux venus exultent et sont prêts à faire la
partie annulée de l'après-midi. Après le repas, les
résultats sont affichés et commentés, chaque
équipe est appelée, de la dernière à la première,
afin de recevoir les lots offerts gracieusement par
quelques commerçants locaux ainsi qu'un beau
nombre de places gratuites offertes par les parcs,
cinémas, centres aquatiques, musées et châteaux
des régions environnantes. À cette occasion, les
membres de Bon'Eure de Vivre remercient
vivement tous ces généreux donateurs.
Puis la Présidente, Laurence ASTRU, informe que
le bureau de Bon’Eure de Vivre prépare son
calendrier 2013 et envisage de modifier ses
habitudes en proposant son rallye pédestre au
printemps : un rapide sondage effectué la conforte
dans ce sens. D'autant que les questions et jeux
prévus par les organisateurs (équipe gagnante de
l'année précédente) pour l'après-midi sont déjà
prêts... Mais seront quand même modifiés afin
que ces jeunes mordus puissent participer.
Avant de rendre les clés de la salle
polyvalente à la Mairie de Guainville, que
Bon'Eure de Vivre remercie également pour son
prêt à titre gracieux, le bureau se demande même
si la formule de la matinée rallye n'est pas la
meilleure : « on pourrait peut-être même ainsi en
faire 2 par an ? » disent-ils. À suivre !
En conclusion, « Le bon'Eure était dans le
pré à Guainville » ce dimanche 21 octobre 2012,
comme le disait la phrase à découvrir dans le texte
de Mme BOVARY.
Et en plus, nos gentils organisateurs, les
gagnants de l'an passé Fanny, Anaïs, Vincent,
Benoît, Nico, Annick et Daniel leur ont proposé
quatre étapes jeux : marquer des paniers de basket
avec quelques difficultés pour gagner plus de
points, sentir et reconnaître des épices enfermées
dans des sachets, reconstituer une frise de
bonbons avec le droit de les manger par la suite,
et jouer aux quilles finlandaises dans le parc du
vieux château de Guainville (Merci à M. et Mme
VELIN de leur accueil toujours aussi chaleureux).
À l'arrivée, pour conjurer le sort, un rayon
de soleil perce le brouillard et tous les visages
s'illuminent. Bien sûr, les participants sont pour la
grande majorité des habitués de cette activité.
Mais cette année, une bonne quinzaine de
Laurence ASTRU
4
13e RANDONNÉE DES VIELLES CHAPELLES
un instant de convivialité et de bonne humeur et
rencontre avec des artistes locaux dans un lieu
bordant la piste cyclable. D’ailleurs c’est par
celle-ci que se fera une bonne partie du parcours.
Les participants se souviendront longtemps du
pique-nique aux étangs blottis sous un saule pour
se protéger du froid de ce mois d’avril. Ouf ! Un
café salvateur vint redonner vigueur à notre petite
troupe.
Ce dimanche 15 avril avait lieu la
traditionnelle randonnée des vieilles chapelles.
Et cette année, on peut dire que les
cyclistes eurent du courage. En effet, le froid de
ce week-end a quelque peu glacé les corps mais
n’a pas entamé le bon esprit de la joyeuse troupe
d’une quinzaine de participants motivés.
L’après-midi fut consacrée comme chaque
année à une rencontre inter-associations avec
Garennes Patrimoine et la visite de l’église du
village nouvellement rénovée. Un monument
exceptionnel qui a ébloui les visiteurs qui ont
même eu l’occasion de monter dans le clocher.
Un tour par Ivry-la-Bataille pour visiter
l’église et évoquer l’histoire du lieu ou des
personnalités de la vallée et chemin faisant il
fallait penser au retour. Ce qui fut fait par un
détour à Ézy pour son Printemps du livre avec
toujours l’esprit de la promenade de cette année :
se rencontrer entre associations. Ainsi comme
chaque année la randonnée cycliste permet non
seulement de se dégourdir les jambes mais aussi
d’avoir un accès au patrimoine et à la culture
locale.
Richard BUHAN
Après le départ de la friche d’Anet, la première
étape fut à Saussay pour une visite de l’église du
village. Un édifice de la vallée trop méconnu mais
qui mérite le détour à la vue de son élégante
décoration intérieure. L’occasion aussi de
découvrir le riche passé du secteur et de partager
le savoir ou les anecdotes. Ensuite direction Croth
où notre groupe fut reçu à l’Atelier du Lutin pour
RANDONNÉE DU SOIR
Rendez-vous était donné devant la mairie
du village de Mouettes pour la randonnée
nocturne de cette année. Ce fut une quarantaine de
participants qui se rassemblèrent pour un parcours
d'une dizaine de kilomètres à travers les bois et
les plaines de la campagne environnante.
Dès 20h00 direction la petite chapelle du
village pour entrer dans la forêt voisine du bois
des forges par un sentier aux accents historiques
nommé le chemin du chevalier.
5
D’ailleurs le parcours est ponctué de noms
assez chantant tel que le chemin du fond du désert
ou encore le sentier des loups.
Au fil du chemin et du soleil couchant le
groupe eut la surprise en sortant des bois d'arriver
dans une immense clairière au cœur d'un petit
vallon avec une vue superbe sur les champs
recouverts de coquelicots. Le temps fut idéal tout
le long de cette sortie le ciel s’étant décidé à faire
disparaître ses nuages pour ce soir là.
L'heure du retour arriva pour la joyeuse
troupe qui poursuivit son chemin avec autant de
convivialité, éclairé par les lampes dont les
prévoyants marcheurs s’étaient munis pour
l'occasion et c'est avec plaisir que nous
regagnâmes notre point de départ vers 23h30 pour
une collation bien méritée.
Alternant nature isolée et paysage plus
urbain à deux pas de la station d'épuration petits
et grands firent de cette promenade une réussite.
Pour beaucoup ce fut également l'occasion
de découvrir que le petit village de Mouettes est
un bourg assez étendu avec ses hameaux de La
Houssaye ou de Malassis qui couvre une énorme
superficie entre La Couture-Boussey et Ézy-surEure.
Richard BUHAN
RANDONNÉE DU MATIN
C’est un groupe de 25 courageux « lèves
tôt » qui a pris le départ le 22 janvier à 7h30
devant la mairie d’Épieds pour cette nouvelle
édition de la randonnée du matin d’environ
11 km.
D’ailleurs ce fut pour les participants un
moment étonnant de découvrir la nature s’éveiller
et commencer sa journée en même temps que
nous.
Pour la suite du parcours notre groupe pris
la direction de la vallée avec la descente du
plateau entre Neuilly et Garennes pour reprendre
aussitôt la direction du plateau et rejoindre la forêt
de Merey avec un arrêt pour voir le soleil se lever
sur la vallée à deux pas du panorama du Divan.
Direction ensuite les carrières de craie du
four à chaux avec toujours quelques lapins
s’amusant de notre intrusion et le chant des
oiseaux se réveillant.
Retour à Épieds en fin de matinée
d’ailleurs à une allure très soutenue car en avance
sur notre horaire mais pour profiter d’un goûter et
d’un verre bienvenu en ce dimanche matin.
Direction les plaines et la forêt bordant le
village et dès le départ direction la sortie du
village et les environs de l’obélisque et l’occasion
d’une rencontre avec un groupe de chevreuils
s’éveillant en même temps que nous.
Richard BUHAN
6
JUMELAGE
ÉZY-SUR-EURE BRENSBACH
35 ANS DÉJÀ
Il y a 35 ans, grâce au football, démarrait
une relation des plus amicales qu'il soit entre Ézysur-Eure et Brensbach. Qui sera aussitôt
officialisée en JUMELAGE.
Brensbach, bourgade allemande de taille
équivalente à celle d'Ézy-sur-Eure, est située dans
la région Hesse, canton de l'Odenwald : à environ
650 km par la route, elle se situe au cœur de
vallons (altitudes entre 150 et 300 m) recouverts
en partie de forêts mais très cultivés. Les routes
sont
sinueuses,
le
spectacle
change
continuellement, chevaux, vignes, champs bien
verts, cultures céréalières et pommiers un peu
partout, croulant sous les fruits cet automne.
Sous l'impulsion de la municipalité, 30
personnes sont parties pour Brensbach du
vendredi 5 au lundi 8 octobre 2012. Certains
participent depuis l'origine, d'un côté comme de
l'autre de la frontière. D'autres découvrent ce lieu
et dès l'accueil, tout est organisé simplement,
chaque couple ou famille est reçu par une famille
qui pendant ce week-end va tenter de tout
montrer, tout faire goûter, tout simplifier.
- le samedi matin 7 octobre : un parc de deux
éoliennes installées depuis décembre 2010 à une
vingtaine de kilomètres de Brensbach et
permettant d'alimenter en électricité les villages
environnants. Une réelle découverte qui a suscité
beaucoup de questions et de commentaires.
Le plus étonnant est qu'il n'y a pas de
barrière due à la langue : deux françaises vivent
là-bas et font les traductrices dès que cela est
vraiment nécessaire, mais tout est bon pour
dialoguer quand on veut : on s'exprime même en
anglais s'il le faut. Et depuis tant d'années, chacun
a appris de l'autre les expressions minimales pour
se retrouver et être heureux.
- le dimanche matin 8 octobre : une
randonnée de 5 km autour de Brensbach avec
visite d'une entreprise de la bio-industrie qui
utilise l'herbe coupée dans les champs
environnants pour produire du méthane, des
engrais naturels, des bases pour l'industrie
cosmétique, mais aussi et surtout des granulés
de plastique pour moulage et des matières
isolantes utilisant la cellulose naturelle
extraite de l'herbe.
Très à la pointe de l'écologie et peut-être
un peu poussés par l'annonce de la venue de
l'association Bon'Eure de Vivre (présidente,
trésorière et secrétaire adjointe avec leurs
familles), bien décidés à organiser des échanges
autour de randonnées pédestres et autres activités
nature, les allemands nous ont organisé deux
visites :
7
Mme ROUSSET s'est félicitée de l'impulsion
qu'ont donnée MM. GIRARDOT et SEVIN au
jumelage côté français et Mme KESSLER côté
allemand à l'occasion de cet anniversaire des
35 ans. Elle a vivement encouragé les vœux de
Bon'Eure de Vivre afin d'élargir les activités
possibles dans les échanges entre nos deux villes.
Cette visite a été suivie d'un repas offert par
l'équivalent de la Croix-Rouge où nous avons
dégusté tous ensemble une soupe d'automne
dans la salle des fêtes. Soupe à base de
pommes de terre et petits pois avec viande
(plutôt jambon) hachée dedans servie avec
une grosse saucisse de Franckfort (qui n'est
pas très loin!).
M. STOSIEK nous a redit et confirmé la joie
de Brensbach d'avoir participer activement et
directement grâce à ce jumelage à la construction
de l'Europe. Il nous a « ré »affirmé l'importance à
ses yeux ainsi qu'aux yeux de ces concitoyens de
cette relation amicale entre nos deux villes.
Il en ressort clairement que pour les deux
Maires, et toutes les personnes présentes, il est
important que cette relation perdure et même
s'amplifie en se diversifiant et en se tournant vers
la jeunesse.
Mais pas de jumelage officiel sans soirée
officielle ! Nous nous sommes tous retrouvés le
samedi soir à partir de 18h dans la salle du
« Gemeindezentrum », l'équivalent de la salle des
fêtes : verre de bienvenue, accueil par la
Présidente du jumelage Mme Marianne KESSLER
puis buffet. Curieusement, pour nous, les discours
de Mme ROUSSET Maire d'Ézy-sur-Eure et de M.
STOSIEK, Maire de Brensbach n'ont eu lieu qu'au
milieu du repas.
Voilà tout ce que l'on peut vous dire de ce
week-end, forcément trop court. Mais si ce récit
vous a séduit, nous pensons associer nos amis de
Brensbach à ces sorties nature qui nous sont
familières et nous serons heureux de vous associer
à ces journées. La langue n'est pas une barrière et
nos hôtes sont passionnés par l'écologie et la
protection de la nature.
Myriam et Évelyne
8
CUISINE DES PLANTES SAUVAGES
Pour la cinquième année, les plantes
sauvages ont régalé une trentaine de cueilleurscuisiniers. Laurence a dirigé le groupe à travers
Ézy, vers les bords de la rivière, où l'on trouve à
volonté ces plantes communes : ortie, consoude,
marjolaine, alliaire, plantain, mauve...
- ne prendre que ce dont nous avons
besoin dans l'immédiat : ne jamais prendre le
premier spécimen rencontré, mais attendre d'en
voir plusieurs.
- cueillir délicatement les jeunes pousses
tendres, les feuilles jeunes au sommet des orties.
- au retour de la cueillette, trier, laver
soigneusement, cuisiner sans attendre.
François COUPLAN, ethnobotaniste, nous
rappelle dans son livre Cuisine sauvageencyclopédie des plantes sauvages (éditions Sang
de la Terre) qu'en Europe, pour 60 légumes et
fruits courants, on dénombre 1 600 espèces de
plantes sauvages comestibles. Les plantes
sauvages sont les aliments les plus anciens de
l'homme. Ce sont des végétaux « forts » parce
qu'ils poussent aux endroits qui leur conviennent
le mieux et sont soumis aux lois de la sélection
naturelle. Ils sont très concentrés et très riches en
nutriments, aussi, il convient d'en manger avec
modération. Leurs vertus médicinales sont
maintenant reconnues. Leur saveur peut
surprendre car nous nous sommes habitués au
goût uniforme des légumes cultivés de façon
intensive. Il ne s'agit pas de revenir au mode de
vie du moyen-âge, ni de succomber à une mode ,
mais d'améliorer notre vie actuelle grâce à cette
richesse végétale à portée de notre main.
Quelques règles s'imposent en ce qui
concerne la cueillette : prudence et modération :
- ne cueillir que ce que nous connaissons
parfaitement,
- ramasser loin des pollutions (bords de
route, bords de champs, terrains traités),
Voici une recette facile qui va épater et
régaler vos amis ! La gelée d'ortie : je l'étale sur
mes tartines ou je sucre mes tisanes :
Laver à l'eau vinaigrée des têtes d'orties,
puis les essorer. Les mettre dans un faitout et
ajouter de l'eau à la même hauteur. Saler
légèrement et porter à ébullition. Baisser le feu et
laisser cuire ¾ d’heure, puis filtrer. Préparer 1 jus
de citron par litre de jus d'ortie. Chauffer la moitié
du liquide avec le citron. Monter à ébullition et
laisser infuser un moment. Bien filtrer et ajouter
l'autre moitié du jus filtré lui aussi. Ajouter 1 kg
de sucre de canne pour 1 litre de liquide. Chauffer
et compter ¼ d'heure de cuisson à la reprise de
l'ébullition. Ensuite, ajouter doucement 5 à 6 g
d'agar-agar par litre de jus d'ortie (l'agar-agar est
un gélifiant naturel obtenu à partir d'algues
marines séchées vendu en magasins bio). Tourner
l'ensemble 3 mn sans arrêter pour bien délayer.
Mettre en pot à chaud. On peut pasteuriser 10 mn
après ébullition. Laisser refroidir et déguster.
N'hésitez pas à nous contacter : je vous ferai
goûter !
Denise
9
ACTIVITÉS NATURALISTES 2012
Une partie de ce CR a déjà été proposée lors de l’AG du vendredi 25 Mars 2012 et se trouve reprise ici
dans ce n° de fin d’année.
À la découverte des énergies renouvelables, samedi 28 Janvier 2012 chez JPF à Anet
Le thème des économies d’énergie va prendre dans
l’avenir une place de plus en plus importante et
cruciale dans notre vie à tous. Aussi avons-nous
renouvelé notre visite de l’an passé et utilisé les
qualifications de notre interlocuteur : « qualisol »
avec son chauffage solaire, « qualibois » avec sa
chaudière à granulés, « qualivent » avec une
éolienne que l’on n’a pu voir en raison d’un report
d’investissement…Beaucoup de technologie a été
présentée à notre groupe, peu nombreux. Mais
chacun a eu le temps de poser ses questions à
loisir.
Grand comptage des oiseaux de jardin des 28 ou 29 Janvier 2012
Nos adhérents avaient le loisir d’observer ce weekend là tous les petits visiteurs attirés par la
mangeoire et de répondre au questionnaire proposé
par le GONm (Groupe Ornithologique Normand ) .
Nous proposons à nouveau ce même formulaire
pour janvier 2013 (en encart), sachant que la date
retenue est samedi 26 et dimanche 27 Janvier.
Voici quelques extraits du compte-rendu de cette
observation régionale (parus sur le site
« secretariat@gonm.org ») :
Rang
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
etc.
Espèce
Merle Noir
Rouge gorge
Mésange bleue
Moineau domestique
Mésange charbonnière
Pinson des arbres
Tourterelle Turque
Verdier d'Europe
Accenteur mouchet
Pigeon ramier
…
La bonne nouvelle pour ce neuvième Grand
Comptage des Oiseaux des Jardins Normands,
c’est que nous avons reçu 652 fiches en 2012
contre 633 en 2011. En total, 20578 oiseaux
observés dans 410 communes. Sur le total de 67
espèces, il y avait une moyenne de 9,48 espèces
observées par fiche. Les participants mettaient de
la nourriture aux oiseaux dans 501 jardins, ce qui
laisse 107 sites sans nourrissage. Cet hiver a été
doux jusqu’au week-end du comptage, nous
privant de la compagnie de quelques espèces et
réduisant l’effectif d’autres… Voici l’ordre :
% de présence 2012
85,34
82,04
79,24
78,58
77,76
65,57
57,17
40,36
40,03
39,70
…
10
% de présence 2011
92,96
88,31
83,25
76,94
84,83
74,09
54,19
54,34
46,13
32,70
…
Sortie géologique du samedi 10 Février 2012 près d’Acquigny (avec Michel JOLY)
Seul un petit nombre de personnes s’était donné
rendez-vous à Acquigny, au sud de Louviers, pour
une découverte des curiosités géologiques de notre
région. Notre « université populaire » ne
fonctionnerait-elle bien que dans un petit rayon,
respectant à la lettre le « consommez local » des
mordus d’écologie ? Tant mieux ! Et tant pis ! Car
les objets examinés, venus bien entendu du soussol, furent d’un grand intérêt pour nos yeux
d’amateurs.
Notre 1er arrêt, sur les lieux mêmes, concernait une
carrière de craie dont les impressionnantes voûtes
calcaires le rivalisaient avec la dure escalade* qui
avait précédé. Lits de craie, lits ou barres de silex,
reprises d’érosion sous-marines (ou « hard
grounds »), directions varisque ou armoricaine des
failles… tel fut en partie le menu.
Une curiosité plus inattendue nous menait ensuite
près de l’église d’Incarville, au nord de Louviers,
où un jaillissement artésien d’eau chaude nous
obligeait à plonger la main dans la fontaine pour y
croire, le thermomètre emmené par le groupe
indiquant une température de 29°C ! Tout a
commencé dans les années 1930 où un permis de
recherche pétrolière avait conduit alors à un forage
d’environ 900m de profondeur. La nappe albienne
avait été atteinte vers 200m et la nappe jurassique,
chaude et sulfureuse, vers 500m. Le sondage,
improductif, fut abandonné et la tête fermée. Mais
la corrosion a attaqué lentement les tuyaux et l’eau
sous pression a commencé à remonter et à
s’échapper. Toute cette eau chaude – du « 15 000
ans d’âge » environ - est gaspillée depuis 1940,
donnant à l’Eure, certains jours de grand hiver, un
plaisant affluent d’eau chaude couronné de vapeurs
et de buées…
Notre excursion géologique s’est terminée près de
Hondouville, dans un vallon sec qui débouche des
hauteurs du plateau rive gauche de l’Iton. Vallon
banal dont le creusement au quaternaire s’est
terminé par le colluvionnement habituel des
versants. Mais dès le bas de l’ascension, la
sensation d’être situé sur un cône de déjection
relativement récent s’est confirmée par une
carrière ouverte dans d’importants dépôts de blocs
de craie et de silex de toutes tailles. En montant,
toute une végétation froide et humide est apparue
(polystics, scolopendres, etc) et c’est finalement
dans un véritable « ravin froid » que nous
parvenons. Profondément surcreusé et abrupt, cette
entaille en V est probablement due à une érosion
brutale, liée au déboisement opéré par l’homme à
partir du néolithique. Cette très ancienne action
humaine
inconsidérée
semblait
tellement
prémonitoire qu’il a fallu toute la froidure d’un
soir d’hiver qui tombait pour rompre notre
discussion…
À l’an prochain, Michel, et merci.
* Sans rancune pour cette difficulté - et sans esprit
de règlement de compte - nous avons là l’occasion
de souhaiter à Michel un très bon rétablissement
pour l’opération de sa hanche !
Pâturage sur les coteaux d’Ézy (hiver 2011/2012)
La campagne hivernale de pâturage sur les coteaux
d’Ézy s’est terminée le mardi 13 Mars 2012 avec
une semaine d’avance sur le calendrier. Avant leur
départ d’Ézy, les cinq génisses de race Bretonne
Pie Noir avaient été déplacées le 5 mars sur une
parcelle communale au lieu-dit «Entre deux
Côtes » (ex-Maison des Jeunes). Mais les fils de la
clôture électrique ont été plusieurs fois
sectionnés… Cela contrariait probablement la
promenade habituelle d’une personne, à l’encontre
de laquelle plainte a été portée. Merci donc à ce
petit troupeau de vaches rustiques qui a passé 3
mois sur nos sites - y compris par les moins 15°C
11
de Février - pour maintenir la biodiversité de nos
versants crayeux ! Ce travail a été complété début
Mars par un chantier de débroussaillage de 4 jours
mené au « fonds de Sassey » par une équipe du
Conservatoire… et par quelques-uns de nos
membres.
Lors de l’AG du 25 Mars dernier, un adhérent, qui
a
précédemment
débroussaillé
avec
le
Conservatoire les années précédentes, a souhaité
que ce chantier ait lieu un mardi matin, afin que
tout adhérent puisse remplacer sa marche
habituelle par une participation à ce travail de
restauration. Ce désir d’aider à la réinstallation de
la richesse végétale du passé se heurte toutefois à 2
obstacles. Outre qu’il est impossible de
programmer des mois à l’avance des dates de
chantier qui conviennent à notre calendrier, il est
également impossible au Conservatoire d’assurer
des particuliers qui viendraient avec leur propre
matériel de débroussaillage, surtout s’il est
thermique ! Notre intervention, dans l’avenir,
devra plutôt se diriger vers un nettoyage du terrain
(déchets végétaux, détritus abandonnés, etc...) et ce
en association avec nos communes.
Il n’en reste pas moins que l’objectif du
Conservatoire des espaces naturels de HauteNormandie de maintenir en état des pelouses
débroussaillées sur nos coteaux de Vallée d’Eure a
été atteint en cette année 2012. D’autant que Ivryla-Bataille s’y est mis à son tour, accueillant 4
chevaux de race ancienne polonaise (des Konickpolski) en ce début d’hiver. Mais avec le même
problème de vandalisme sur les clôtures
électriques, hélas !
Construction de nichoirs et mangeoires en Février (avec Jean-Claude BERTRAND)
Le dimanche 12 Février 2012, la salle de l’arsenal
de Bois-le-roy a retenti une nouvelle fois – mais
peut-être la dernière - de nombreux coups de
marteaux destinés à assembler les éléments en bois
contreplaqué prédécoupés par Jean-Claude dans
son sous-sol. Devant nos menuisiers amateurs –
souvent des scolaires - les clous se sont tordus, les
pinceaux de colle à bois ont bavé, les plans fournis
ont été relus dix fois… Les tenailles ont même
souvent servi à déconstruire et à réparer les
erreurs commises !
23 objets sont finalement sortis de cette
menuiserie d’un jour, au grand plaisir de JeanPierre MONTELS qui nous accueillait au nom de
sa municipalité. La satisfaction des encadrants
bénévoles ( merci spécial à Rémi RAMBAUD de
l’association des 4A de St André) était toutefois
peu visible, tant ils étaient affairés ; et Jean-Claude
qui relevait d’opération aurait aimé avoir plus de
disponibilité pour répondre aux curieux qui
s’attardaient devant son exposition . Parmi eux,
nos voisins de salle les jardiniers de France, qui
avaient eux aussi déplacé du monde pour une
séance de bouturage sur table à la même heure.
12
J’espère que les 4 mangeoires sur poteau
construites ont permis de belles observations à
ceux qui les ont posées. Maintenant, le printemps
vient d’arriver et les mangeoires d’hiver ont été
remisées. Place a été faite aux divers types de
nichoirs dont il faut rappeler que l’orientation se
situe contre le vent et la pluie, face à l’est, et à
l’abri du chat.
Bonnes réussites à tous. Et à l’an prochain, dans le
cadre de la fête de la nature et du terroir à Ivry.
Sortie pédestre de printemps, le dimanche 25 Mars 2012 à La Chaussée d’Ivry
pauvres sabots résistaient mal aux marches
forcées !
Cette année, nous avions choisi La Chaussée
d’Ivry comme terrain d’évolution. Comme
d’habitude nous avions devant nous une belle
matinée de printemps, ensoleillée et brumeuse.
Le groupe de plus de 100 personnes a commencé
par prendre son élan au travers d’une longue
« foire à tout » organisée ce jour là par la
municipalité. Sitôt dans la campagne, le parcours
était
sec et les souliers imperméables
d’aujourd’hui bien venus tant la rosée du matin
était abondante.
Les histoires animales n’en resteront pas là. Dans
la propriété de 150 ha qui constitue l’actuel
domaine de la Butte des Bruyères nous voyons
deux biches se figer loin de nous. Qui observe
l’autre ? Les 2 chevreuils qui détaleront plus loin
nous accorderont moins d’égards.
L’histoire du parcours est simple à résumer : un
long cortège qui s’étire sur les étroits chemins de
campagne et qui étale les interminables
bavardages que chacun doit à son voisin de
marche. Dans ces circonstances, se frayer un
chemin pour remonter le groupe et prendre des
photos s’apparente à un vrai cross-country :
Bernard presse son pas longtemps à l’avance
tandis que Myriam s’y lance avec sa fougue
habituelle, annonçant sa remontée avec des
commentaires les plus divers.
Photos faites et refaites aux abords de la mare des
« Gâtines rouges », nous abordons la « Butte des
Bruyères » par l’entrée du « Chemin vert ». On
expliquera que, bien avant que n’arrive le chemin
de fer au milieu du XIXe siècle, ce sentier
paradisiaque menait tout droit les troupeaux venus
de Normandie aux abattoirs de la Villette. Que leur
route était longue ! Deux témoignages, sortis de
deux guerres différentes, ont fait revivre ces temps
anciens. Abreuvés et mal reposés à la halte d’Ivryla-Bataille (au lieudit la ferme du « Pré aux
bœufs »), les troupeaux repartaient, laissant leur
graisse en route, voire leur sang puisque leurs
13
Bernard, l’enfant du pays, notre ornithologue
préféré, celui qui nous convie sur les coteaux de
Montreuil le samedi 5 Mai prochain, nous
rappellera alors les grands changements intervenus
depuis cinquante ans dans l’avifaune des plateaux
que nous venons de traverser. L’Alouette des
champs n’abonde plus ; la Caille des blés est de
plus en plus silencieuse ; la Perdrix grise, indigène,
laisse la place à la Perdrix rouge d’élevage ; et
l’Outarde canepetière ou l’Oedicnème criard sont
devenus de magnifiques gros oiseaux…
définitivement disparus! De quoi « plomber »
l’atmosphère de notre sortie comme le dira un
participant qui sait bien que l’humour est une
forme de politesse nécessaire ! Après les
remerciements d’usage à Francis PECQUENARD,
Marie-Claire RETTORI, Pascal BOUDAUD et à la
famille CHALANDON, tout le monde s’est
retrouvé finalement à midi, heureux, autour du pot
de l’amitié, garni du savoir-faire culinaire de nos
Denise, Laurence, Sylvie ou Bernadette.
L’an prochain, nous changerons de date. Le
« rallye pédestre » organisé jusque là en Octobre
prendra la place et pourra ainsi fuir les coups de
fusil de la chasse. Quels terrains privés nouveaux
pourrons-nous fouler ? Pourquoi pas les terrains du
golf voisin ?
Samedi 5 Mai 2012, Sortie ornithologique avec B. LENORMAND
Les coteaux de Montreuil (28) entretenus par le
Conservatoire des espaces naturels de la Région
Centre restent décidément un territoire idéal pour
les amateurs de promenades sportives, de sites à
découvrir ou d’observations naturalistes. C’est
ainsi que nos 32 participants de la matinée l’ont
ressenti.
En abordant la pente de la fameuse pelouse
crayeuse nous enregistrons une seconde bonne
nouvelle : le Pouillot fitis se fait entendre dans les
buissons voisins. Pendant que Bernard fait faire
silence et se régale du chant, d’autres, moins
heureux, passent un audiogramme gratuit et
consternant, qui les mènera en ville prochainement
vers la nécessité d’aller se faire appareiller une
oreille défaillante ! Escaladons ; retournons-nous
sur un couple de Bernaches du Canada
probablement sédentarisées qui passent en
contrebas dans la vallée; évoquons tous les
nicheurs au sol possibles (faisans ,bruants,
alouettes, perdrix…) ici protégés des chiens ou des
quads ; délaissons les plantes typiques du lieu et
abordons, essoufflés, le rebord du plateau, en
lisière de forêt…
Tout commence par un petit briefing de Bernard
qui nous alerte sur le ballet des «hirondelles » qui
tournoient au-dessus de nos têtes et nous prie de ne
pas toutes les mélanger, nous invitant à nommer
chaque oiseau par ses 2 noms, Genre puis espèce,
comme pour l’état civil humain. Dédaignant la
Tourterelle turque, la Bergeronnette grise ou le
Moineau domestique tour à tour perchés sur
l’église, nous sommes déjà tous bloqués sur le
pont : nos jumelles viennent de se braquer sur une
petite colonie d’Hirondelles de rivage qui squatte Le Pinson des arbres, le Troglodyte mignon, le
les trous d’un éboulis crayeux situé en haut de Pouillot véloce, la Fauvette à tête noire, et toujours
falaise. Telles que les Hirondelles rustiques ou que le Merle noir, chantent alentour, surtout lors des
les Martinets noirs qui tournent au même moment apparitions du soleil ! En pénétrant plus avant sous
dans le ciel du village, elles viennent d’arriver de les hautes ramures nous faisons notre troisième
leur lointaine Afrique et explorent les possibilités rencontre intéressante : le Loriot d’Europe, qui
de refaire les terriers. Et les nids.
change d’arbre pour mieux nous déconcerter.
14
Dépêchons-nous de l’entendre avant qu’il ne
redevienne silencieux avec la période de
reproduction qu’il va entamer. Plus loin, changeant
de direction lui aussi, le chant très connu du
Coucou gris signale le déplacement de ce pondeur
parasite en train de visiter les nids de petits
passereaux .…
Au total nous avons pu rencontrer 36 espèces dans
la matinée. Et nous avons abordé tant d’autres
sujets intéressants que nous nous sommes dit « à
l’an prochain », en souhaitant rencontrer avec nos
mêmes organisateurs d’autres lieux et d’autres
émerveillements. (Ce sera dans le parc du Château
d’Anet, en mai 2013).
Samedi 2 Juin, Merveilles de la flore de notre vallée, avec Michel JOLY
Devant l’église d’Oulins (28), nous accueillons gestion la plus appropriée qui soit en revivant, dès
Michel pour un bel après-midi d’herborisation. l’an prochain, la pâture ancestrale grâce aux
Cela doit faire près de la 20e fois que nous le moutons d’un berger privé.
retrouvons à la tête d’une de nos sorties
naturalistes ! Il nous redit son plaisir d’avoir
devant lui un public très intéressé, en même temps
qu’un levier d’action pour faire connaître notre
flore locale, très riche, parfois très typique,
méritant même pour certaines espèces des mesures
de protection.
Ce secteur pourra ainsi conserver ses nombreuses
plantes basses telles l’Hippocrépis comosa, le
Carex glauque, le Brôme élevé, la Koelérie
pyramidale et bien entendu le sempiternel
Brachypode penné accroché sur tous les talus,
souvenirs des cultures en pente d’autrefois (Cette
graminée possède des spicules siliceux très durs et
très coupants sur le rebord de ses feuilles. Elle
offrait de magnifiques glissades sur carton à tous
les écoliers de l’après guerre et a permis à un
couple improvisé d’en faire une étonnante
démonstration totalement involontaire). Pourront
aussi s’y développer de nombreuses orchidées
telles la Listère à feuilles ovales, l’Orchis bouc,
l’Ophrys frelon, l’Ophrys moustique…et bien
d’autres à d’autres saisons.
Après de multiples arrêts sur les talus et les haies
du chemin de la Garenne, nous atteignons le début
du plateau. L’encoignure d’un champ de blé,
difficilement atteinte par la rampe de traitement, a
dû échapper aux produits herbicides. Toutes sortes
de « mauvaises herbes » - les messicoles - ont ainsi
pu s’y exprimer et fleurissent sans vergogne sur
des sols enrichis en matières fertilisantes : grand
Coquelicot, Géranium colombin, Pensée des
champs, Valerianelle potagère (ou Mâche), Gaillet
gratteron, Fumeterre officinale, etc…
Après un beau chemin de descente où nous ne
savons quoi admirer le plus de la fécondation
Le coteau crayeux tout proche porte lui un arbuste artificielle de la Sauge des prés avec la pointe d’un
à fleurs jaunes qui pendent en longues grappes au crayon ou de la vue imprenable sur l’église d’Anet,
mois de Mai, le Cytise faux-ébénier (avec lequel il nous abordons le fond humide de la vallée de la
ne faut surtout pas faire de beignets !). Avec le Vesgre occupé par une dense culture de peupliers,
concours de la Municipalité, il va retrouver la là où se trouvaient autrefois des marécages. Dans
15
la pénombre du sous-bois s’expriment l’Eupatoire marais…Un tout autre monde végétal que l’on
chanvrine, l’Angélique des bois, la Grande termine par une flânerie au bord de la Vesgre !
Consoude, la Berce commune, l’Iris des
Sortie champignons du dimanche après-midi 14 Octobre 2012.
Jack ROUABLÉ, notre mycologue référent depuis
la disparition de François GUY, s’était déplacé
depuis son département de l’Orne et s’était adjoint
cette année un second de qualité, tout droit venu de
la région de Thoiry: Jacques MOUCHÈNE. Les
deux n’étaient pas superflus, puisque plus de 60
personnes les attendaient au départ d’Ézy.
Cette fois-ci, le RV en forêt de Dreux fut fixé sur
la route d’Abondant, à la hauteur des Hoguets, en
direction du Poteau de l’Entonnoir, loin des
conifères et des fougères habituels. Après les
abondantes pluies qui s’étaient abattues sur notre
région durant les dernières semaines, les amateurs
de champignons comestibles espéraient beaucoup.
Beaucoup trop, Car les cueilleurs du dimanche
matin - ainsi que tous ceux de la veille - avaient
opéré, nous laissant des restes !
étaient encore bien représentés, la palme revenant
aux cèpes, dont le chrysentéron (Xerocomus
chrysentéron), le bolet bai (Xerocomus badinus),le
bolet à pied rouge (boletus erythropus), le cèpe de
Bordeaux (Boletus edulis), etc…
Il y en eut tant d’autres que les 4 tables de l’Espace
culturel et sportif d’Ézy débordaient au retour, lors
de notre exposition. Dans les curiosités rapportées
sur les tables, il faut noter Oudemansiella radicata
(au pied terminé par une longue « racine » brune),
Ramaria botrytis ( clavaire dont le pied chapeau
rappelle un chou-fleur), Ganoderma lucidum
(polypore luisant à la croûte vernissée brun-acajou
typique), vesses de loup de diverses espèces (aux
formes de bouteille inversée), etc.. Au total près de
60 espèces furent exposées.
L’an prochain retour à la matinée et rendez-vous à
l’arsenal de Bois-le-Roy avec un panier plutôt
Mais nous étions là pour le plaisir de la
qu’avec un sac plastique !
connaissance et les champignons comestibles
Claude Duclos
PS….Je me permets cette citation de Michel de MONTAIGNE pour ma dernière intervention dans notre
bulletin : Enseigner un enfant ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu !
16
CALENDRIER 2013
Dimanche 20 JANVIER : Randonnée à l'aube. Départ à 7h30 de l’église d’Ivry-la-Bataille.
Renseignements Richard 06 80 75 69 35
Vendredi 1er FEVRIER : Assemblée Générale. 20h30 dans la salle Duflot à Garennes-sur-Eure
Samedi 16 MARS : Fabrication de mangeoires et nichoirs avec Jean-Claude BERTRAND de 14h à 17h à
Ivry la Bataille lors de la fête de la nature
Dimanche 17 MARS : Randonnée pédestre à 10h sur la biodiversité sur les coteaux d’Ivry-la Bataille
Samedi 23 MARS : Sortie géologie avec Michel JOLY. Renseignements Claude 02 37 64 74 18
Dimanche 7 AVRIL : RALLYE pédestre. Parcours de 11 km environ. Départ à 9h de la salle des fêtes
de Croth. Prévoir un pique-nique.
Renseignements Laurence 06 86 74 16 16 ou Myriam 06 71 34 48 02
Samedi 4 MAI : « Oiseaux de printemps, oiseaux revenus »… Sortie ornithologique avec Bernard
LENORMAND dans le parc du château d’Anet. Rendez-vous sur le parking de la salle des fêtes d’Ézysur-Eure à 8h45.
Renseignements Claude 02 37 64 74 18
Dimanche 26 MAI : Cueillette et cuisine des plantes sauvages.
Rendez-vous à 10h00 à l’arsenal de Bois-le-Roy.
Renseignements Laurence 06 86 74 16 16 ou Denise 02 37 41 86 01
Samedi 08 JUIN : Sortie botanique avec Michel JOLY. Rendez-vous devant la mairie de Croth à 14h.
Renseignements Claude 02 37 64 74 18
Samedi 08 JUIN : Randonnée pédestre nocturne. Départ à 20h00 de la Mairie d’Épieds.
Renseignements Richard 06 80 75 69 35
Samedi 14 SEPTEMBRE : Découverte des vieilles chapelles et du patrimoine à vélo. Départ à 9h30
d’Ézy-sur-Eure. Prévoir un pique-nique.
Renseignements Richard 06 80 75 69 35
Dimanche 22 SEPTEMBRE : Journée des voies vertes. Contact Laurence 06 86 74 16 16
Dimanche 6 OCTOBRE : Sortie Champignons en Forêt de Dreux avec Jack ROUABLÉ et troc aux
plantes. Récolte et identification. Rendez-vous à 9h30 à ancien arsenal de Bois-le-Roy. Covoiturage
possible.
Renseignements Claude 02 37 64 74 18
Dimanche 20 OCTOBRE : Randonnée pédestre d’automne.
Renseignements Laurence 06 86 74 16 16 ou Myriam 06 71 34 48 02
Et randonnées pédestres de 10 km environ tous les mardis matins pour tous les adhérents qui le
veulent. Contact Myriam 06 71 34 48 02
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CONSEIL D’ADMINISTRATION
Présidente Laurence ASTRU. Ézy-sur-Eure
Vice président Richard BUHAN. Épieds
Secrétaire Denise HUBERT. Sorel-Moussel
Secrétaire adjointe Myriam METTE. Ézy-sur-Eure
Trésorière Évelyne TRAVERS. Ézy-sur-Eure
Sorties naturalistes Claude DUCLOS. Ézy-sur-Eure
Site Informatique Jean-Pierre DANGOUMAU. Bois-le-Roy
Olivier LULKA. Garennes-sur-Eure
Michel JOLY. Normanville
Jean Michel PICHOT. Ézy-sur-Eure
Bernadette PION. Ivry-la-Bataille
Bon’Eure de Vivre
Mairie
27530 Ézy-sur-Eure
http://www.boneuredevivre.com
18
C'est une enquête facile, à la portée de tous...
Grand Comptage Des Oiseaux Du Jardin
SAMEDI 26 OU DIMANCHE 27 JANVIER 2013
Mode d'emploi
Vous :
1.
Choisissez votre lieu d'observation (votre jardin, un parc urbain, l’enceinte
d’une école...) Si vous avez une mangeoire dans votre jardin, c'est encore plus
facile !
2.
Observez et notez pendant une heure, le samedi 28 ou dimanche 29 janvier
tous les oiseaux que vous voyez dans ce lieu. Ne comptez pas ceux qui survolent,
mouettes, corbeaux, buses par exemple, sauf s’ils se posent ou se perchent dans les
limites du territoire que vous définissez.
3.
Notez le plus grand nombre d'individus observés en même temps pour
chaque espèce.
Exemple :
- vous observez d'abord un groupe de 5 moineaux. Plus tard, un groupe de 7
moineaux ;
- ensuite, un groupe de 10 moineaux. Enfin, un groupe de 4 ;
- sur la fiche, vous n'indiquerez donc que Moineau : 10 (ni plus, ni moins). Cette
rigueur vous est demandée pour ne pas compter 2 fois les mêmes individus.
4.
Si vous voyez des oiseaux que vous n’arrivez pas à identifier, ne les notez
pas dans le tableau. Si vous pouvez en faire une photo, nous vous aiderons à les
identifier plus tard.
5.
Renvoyez vos informations sur papier au GONm avant le 10 février à
l’adresse suivante :
Groupe Ornithologique Normand
Grand Comptage des Oiseaux de Jardins
181 rue d’Auge,
14000 Caen
Un formulaire de saisie en ligne est également disponible sur demande à l’adresse
mail suivante : oiseauxdesjardins@gonm.org ou directement sur le site du GONm :
http://www.gonm.org
Nom :
Prénom :
Adresse :
Commune :
Téléphone :
E-mail :
Etes-vous adhérent du GONm ? :
OUI
Non-adhérents, souhaitez-vous recevoir un bilan
par e-mail
ou par courrier ?
NON
Combien étiez-vous à participer au comptage ?
Date d’observation :
ou
Samedi 28 janvier
Dimanche 29 janvier
Heure de début :
Lieu d’observation:
mon jardin (adresse ci-dessus)
autre endroit (à préciser)
Mettez-vous de la nourriture ? (graines, cacahuètes, boules de graisse)
OUI
NON
Les espèces communes sont données à titre d’exemple ; utilisez les cases vides pour
d’autres espèces (dans ces cases, vous pouvez mettre autant d’espèces que vous le
souhaitez).
19
Exemple de remplissage
Images © Mike Langman, RSPB UK
Moineau domestique
10
Accenteur mouchet
Chardonneret élégant
Corneille noire
Étourneau sansonnet
Grive musicienne
Merle noir
Mésange à longue queue
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Mésange huppée
Mésange noire
Mésange nonnette
Moineau domestique
Pic épeiche
Pigeon ramier
Pinson des arbres
Rouge-gorge familier
Sittelle torchepot
Tourterelle turque
Troglodyte mignon
Verdier d’Europe
Nom de l’espèce et son effectif
Nom de l’espèce et son effectif
Nom de l’espèce et son effectif
Nom de l’espèce et son effectif
20
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