Petit lexique VNF.indd - ych

Petit lexique VNF.indd - ych
Sophie, tu sais ce que c’est
une sauterelle ?...
Édition 2011
Petit lexique
pour tout savoir sur
les sauterelles...
et autres termes
techniques
de la voie
d’eau.
Sommaire
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
La voie d’eau
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
02
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
04
Le canal
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
08
L’écluse
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
10
La rivière
Autres ouvrages de franchissement de grandes chutes
. . . . .
14
. . . . . . . . . . . . . . . .
16
Les ponts et les souterrains
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
22
Maintenance des ouvrages .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
26
La navigation
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
28
Les bateaux .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
32
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
36
Les barrages utiles à la navigation .
Le port .
Le transport de marchandises
Le tourisme fluvial
. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
40
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
42
Les équipements du linéaire
Environnement
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
44
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
48
Travaux d’aménagement et grands projets
. . . . . . . . . . . .
52
. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
56
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
58
Technologies de l’information
Index
Petit lexique
mode d’emploi
Les voies navigables bénéficient d’une culture ancienne et technique ainsi
que d’un vocabulaire riche et précis. À travers les mots et leur sens, nous vous
invitons à comprendre et donc à découvrir ce monde passionnant qui s’ouvre
à tous.
Le petit lexique des termes techniques a vu le jour pour la première fois en 1997 et
a, dès lors, connu un immense succès en rendant accessible à tous les termes de
la voie d’eau les plus couramment utilisés.
Nous souhaitons que, quel que soit votre contact avec ce milieu, vous découvriez
cet ouvrage avec grand plaisir.
La nouvelle version que voici est une réédition, enrichie de nouvelles terminologies, et des domaines dans lesquels Voies navigables de France s’investit
pleinement tels que le grand projet fluvial Seine-Nord Europe, l’environnement ou
les nouvelles technologies.
Vous pouvez procéder à deux types de recherche. S’il s’agit d’une recherche
générale, nous vous conseillons d’utiliser la classification des thèmes à partir du
sommaire. Si vous souhaitez tout simplement connaître la définition d’un terme précis,
il vaut mieux utiliser l’index de cette brochure.
Une place importante a été réservée aux illustrations (schémas, photos), afin d’apporter le complément visuel le plus riche possible à la définition des termes.
Pour garder toute la pertinence de ce document et afin de l’améliorer, nous
vous invitons à faire part de vos remarques et suggestions à la Direction de la
Communication.
Nous attirons toutefois votre attention sur le fait qu’il s’agit d’un ouvrage de
«vulgarisation» ; les définitions sont donc parfois simplifiées. Par ailleurs, le vocabulaire relevant des thèmes choisis n’a pas été traité de manière exhaustive.
De nombreuses autres brochures, éditées ou co-éditées par VNF, existent
et peuvent compléter ce lexique. Vous les découvrirez sur notre site Internet
www-vnf.fr rubrique documentation.
Bonne lecture à tous.
1
La voie d’eau : des fonctions multiples
Des activités de
loisirs à la fourniture
d’eau aux villes,
à l’industrie ou à
l’agriculture, les
rivières et canaux
ont des fonctions
écologiques et
d’aménagement
du territoire
qui vont au-delà
des traditionnelles
fonctions de
la navigation.
1
Chasse au
gibier d’eau
Plan d’eau libre
Prélèvement d’eau
à usage agricole
Prélèvement d’eau
à usage industriel
Rivière
canalisée
Barrage
éclusé
Prélèvement d’eau
en vue du refroidissement des centrales
thermiques classiques et nucléaires
2
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Passe à
poissons
Canal de dérivation
Barrage
Pêche
Navigation
commerciale
Production
d’énergie :
micro-centrales et
mini-centrales
Station
d’épuration Rejet
d’eaux épurées
Cale sèche
Rampe
de mise à l’eau
Prélèvement d’eau
à usage domestique
Protection contre les crues
et les inondations
mise en valeur du patrimoine
naturel et culturel
Tourisme de
plaisance
22
Maintien du plan d’eau
et lutte contre la pollution
(oxygénation de l’eau)
Port de
commerce
Activités nautiques
et sportives
Chemin de halage
Plantation d’arbres
et aménagement du
paysage
Accueil de réseaux
de communication
(fibres optiques)
Bateaux stationnaires
(logements)
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
3
2
La rivière
Pour permettre aux bateaux de naviguer toute l’année,
il faut gérer les niveaux d’eau, garantissant leur passage.
La rivière est divisée en sections (biefs), séparées par
des barrages. Ainsi aménagée, la rivière est dite canalisée.
Affluent Cours d’eau qui se jette dans un
autre. ☞ 2
Confluence Lieu de convergence de deux ou
plusieurs cours d’eau.
Affouillement Un ouvrage artificiel installé dans
une rivière, par exemple un barrage, perturbe
localement l’écoulement de ce cours d’eau. Il
peut se créer, à son aval, un tourbillon creusant
localement une cavité. En faisant obstacle aux
sédiments transportés naturellement par le cours
d’eau, l’ouvrage interdit que la cavité ainsi créée
soit comblée par des matériaux provenant de
l’amont. Au fil du temps se crée un affouillement
(ou fosse), qui, en s’approfondissant, peut finir par
déstabiliser l’ouvrage en emportant le radier sur
lequel il repose. Pour éviter ce phénomène, on
pose un parafouille. ☞ 3
Débâcle Rupture des glaces d’un cours d’eau
gelé. On dit que la rivière débâcle.
Atterrissement Dépôt de matériaux par
le courant de la rivière, créant un îlot ou une plage.
Bassin versant Zone géographique correspondant à l’aire de capture et de drainage des
précipitations. C’est le bassin hydrographique
d’un cours d’eau. Deux bassins versants sont
séparés par une ligne de crête.
Batillage Battement de l’eau sur les berges
dû au déplacement des bateaux ou au clapot.
☞ 4
Berge Talus bordant le lit d’une rivière ou d’un
canal. La berge s’étend en principe du niveau de
l’étiage jusqu’au niveau auquel le débordement
commence. ☞ 13
Chenal ☞ 5
1/ Le chenal naturel est la partie du lit mineur d’un
cours d’eau dans laquelle l’eau circule préférentiellement.
2/ Le chenal de navigation est le passage dont
les caractéristiques de navigation sont connues et
qui est réservé à la navigation des bateaux.
4
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Débit Volume d’eau passant dans une rivière, en
une seconde. Le débit est un paramètre important qui caractérise la situation hydraulique de la
rivière (étiage, crue, etc.).
Débit réservé Débit minimal éventuellement
augmenté par des prélèvements autorisés sur
les cours d’eau influencés.
Défluent Chenal se séparant du cours d’eau
principal sans restitution. ☞ 2
Délaissé Canal ou bras de rivière où la
navigation ne se fait plus mais qui peut encore
conserver une fonction hydraulique et qui reste
accessible par exemple aux pêcheurs.
Embâcle Amoncellement de glace qui obstrue
la voie d’eau. Par extension, amoncellement de
branches et de flottants qui obstruent la rivière.
Érosion Phénomène résultant de l’action
mécanique de l’eau qui arrache des particules de
terre constitutives de la berge, ce qui entraîne sa
dégradation. Voir aussi affouillement.
Espar Perche ou tourelle plantée dans le cours
d’eau et servant de balise.
Étiage Niveau des basses eaux.
Fleuve Cours d’eau important généralement
caractérisé par une très grande longueur et
largeur, un débit abondant, des affluents
nombreux, et qui se jette dans la mer.
2 La rivière
Rive droite
Amont
Barrage de dérivation
Rive gauche
Affluent
Pointis
Méandre
Aval
Épis en rochers
Défluent
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
5
2
La rivière (suite)
Franc-bord Terrain bordant une voie d’eau
au-delà des chemins de service.
Frayère Zone d’un biotope aquatique qui
constitue le lieu de reproduction d’une espèce
de poisson.
Haut-fond Partie d’un cours d’eau où le
mouillage (distance verticale entre le niveau
du plan d’eau et le plafond) est réduit ou
insuffisant. ☞ 5
Voir mouillage, et plafond.
Contraire de mouille.
Large Par opposition au côté «terre», on désigne
par «large», le côté du bateau situé vers le milieu
de la rivière ou du canal.
Lit majeur et lit mineur À ses plus hautes
eaux, lorsqu’elle déborde de son cours habituel,
la rivière occupe son lit majeur. Le lit mineur se
mesure entre les berges franches, où le cours
d’eau coule la plupart du temps. ☞ 6
Maigre Voir haut-fond.
Marnage Variation de la hauteur d’un plan
d’eau.
Méandre Sinuosité d’un fleuve ou d’une
rivière. ☞ 2
Mouille Trou d’eau naturel creusé par un tourbillon
permanent. C’est le contraire du haut-fond.
NGF Nivellement Général de la France, repéré
par rapport au niveau de la mer.
NNN ou Niveau Normal de Navigation
Encore appelé niveau statique ou retenue normale, le NNN est le niveau garanti aux bateaux,
exprimé en cote d’altitude.
PHEC, PHEN, PBEN Il s’agit des niveaux
atteints, respectivement, par les Plus Hautes
Eaux Connues, les Plus Hautes Eaux Navigables
et les Plus Basses Eaux Navigables des rivières
naturelles.
Plenissimum flumen Niveau maximal de
la rivière, juste avant le débordement général.
Le plenissimum flumen délimite l’emprise du
domaine public fluvial naturel.
6
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Pointis ou Point Y Extrémité d’amont ou d’aval
d’une île. Pointe de terre formée par le confluent
ou par une bifurcation de canaux, l’ensemble
formant un Y. ☞ 2
Polder Marais endigué et asséché. Paradoxalement, les polders en bordure du Rhin sont
des zones réservées à l’expansion des crues.
Régime Caractérise l’écoulement de la rivière.
Il peut être fluvial, torrentiel ou critique.
Retenue normale ou RN Niveau d’eau
réglementaire que l’ouvrage doit retenir, en
exploitation normale.
Rive droite et rive gauche La notion de droite
et gauche est considérée par un observateur
tourné vers l’aval de la rivière.
Rivière aménagée Rivière à courant libre ou
rivière canalisée permettant la navigation.
Rivière canalisée Rivière aménagée pour permettre la navigation. Des barrages permettent
de réguler le niveau de la rivière. Pour faciliter le
passage des bateaux, des ouvrages de franchissement (écluses) sont construits. Les méandres
trop serrés sont élargis ou même « court-circuités
» par une coupure. ☞ 1 24
Rivière à courant libre Des travaux peuvent être
réalisés pour permettre la navigation (construction
de digues ou d’épis) mais la rivière reste à courant libre, c’est-à-dire qu’elle n’est pas aménagée
au moyen de barrages, contrairement à la rivière
canalisée.
Rivière sauvage Rivière dans son état naturel.
Ru Petit cours d’eau non navigable.
Seuil Terme générique désignant la partie
inférieure d’une ouverture et sur laquelle vient
s’appliquer l’élément mobile (comme le seuil de
vanne), ou la partie inférieure d’un ouvrage (le
seuil d’un barrage).
Talweg ou Thalweg Ligne symbolique joignant
les points les plus bas d’une vallée, parfois matérialisée par un cours d’eau.
Vallée Espace situé de part et d’autre du lit
majeur d’un cours d’eau.
4 Batillage
Turbulence
Radier d’un ouvrage
(barrage, pile de pont, etc.)
Affouillement
Progression de
l’affouillement
avec le temps
3 L’affouillement
Parafouille
5 Rectangle de navigation
6 Caractéristiques d’une rivière
Chenal de navigation
Lit mineur
Lit majeur
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
7
3
Le canal
Le canal est une voie navigable entièrement créée par l’homme.
Il permet de relier des voies navigables naturelles entre elles
et de passer d’un bassin à un autre, ou de créer une voie
d’eau régulière lorsque la rivière est difficilement aménageable
pour la navigation.
Amont Dans une rivière ou un canal de dérivation, côté d’où vient l’eau, c’est-à-dire la partie
d’un cours d’eau comprise entre un point considéré et la source. La définition se complique pour
un canal à bief de partage, qui franchit un relief
et, donc, monte d’un côté pour redescendre de
l’autre. Dans ce cas, on définit réglementairement
les extrémités aval et amont. Voir aval. ☞ 2
Aval Dans une rivière ou un canal de dérivation, partie du cours d’eau comprise entre
le point considéré et l’embouchure ou le
confluent. Le sens d’écoulement de l’eau va
généralement vers l’aval mais peut s’inverser
dans certains cas (l’influence des marées, affluent
en crue, etc.). Pour un canal à bief de partage,
c’est le sens réglementairement défini.
Voir amont. ☞ 2
Berge Voir rivière ☞ 13
Berme Voir risberme.
Bief Portion de canal ou de rivière constituant
un plan d’eau approximativement horizontal et
situé entre au moins deux ou plusieurs ouvrages
(barrages ou écluses). ☞ 24
7 Canal de jonction
Bief de partage Situé au sommet du relief
que franchit le canal. ☞ 7
Canal d’amenée Canal permettant le transport
de l’eau jusqu’à l’usine hydroélectrique (situé en
amont de l’usine). Voir canal de dérivation.
Canal de dérivation Permet aux bateaux de
longer une portion de rivière trop longue ou non
navigable, à cause de rapides par exemple, et
qu’il serait coûteux d’aménager. Lorsqu’il est
aménagé par une usine hydroélectrique, le canal
de dérivation est appelé canal d’amenée en
amont de l’usine, et canal de fuite en aval.
Voir canal d’amenée et canal de fuite.
☞ 1
Canal de jonction Canal joignant deux cours
d’eau. Cet aménagement artificiel consiste à
faire rejoindre deux voies navigables situées
dans des bassins différents. On crée une succession de plans d’eau horizontaux (biefs), dont
le plus élevé s’appelle le bief de partage
parce que les eaux se séparent entre les deux
versants. ☞ 7
8 Coupe du canal
Bief de partage
Chemin de service
Risberme
Rivière
Largeur en gueule
Largeur au miroir
Périmètre mouillé
Largeur au plafond
Relief
Contre-fossé
Corroi d'argile
ou géomembrane
Rivière
8
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Canal de fuite Canal situé en aval de l’usine
hydroélectrique et servant à restituer les eaux
turbinées. Voir canal de dérivation.
Canal latéral Synonyme de canal de dérivation.
Captage Prélèvement d’eau dans une rivière ou
une retenue d’eau pour alimenter un canal. Le
bief de partage, donc le point haut du canal, sera
alimenté de cette manière.
Voir photos ☞ 9
Chemin de halage et de contre-halage
Voir page « les équipements du linéaire ». ☞ 1
Chemin de service Terme plus approprié que
chemin de halage. ☞ 8
Contre-canal Synonyme de contre-fossé.
Contre-fossé Lorsqu’un canal est surélevé
par rapport au terrain environnant, on aménage
un contre-fossé, parfois appelé contre-canal,
pour drainer les eaux diffusant à travers les
digues. ☞ 8
Cuvelage Fond et parois étanches du canal.
Cuvette Est au canal ce que le lit mineur est à
la rivière.
Plafond Ce célèbre faux-ami désigne le fond
du canal (par contraction de plat-fond). Plus
précisément, le plafond est le lit du canal situé
entre les bases des talus formant les berges.
Restitution Dans un aménagement de rivière
comportant une dérivation, ce terme désigne le
retour des eaux du canal dans la rivière. Ainsi parlet-on de point de restitution, de débit de restitution.
Rigole d’alimentation Permet d’alimenter
en eau le canal. Elle transporte l’eau depuis le
réservoir (lac, étang ou rivière) jusqu’au canal (en
général le bief de partage). ☞ 10
Risberme Partie horizontale d’un talus. Elle
peut être en terre, en pierre, en béton, et former
un chemin. ☞ 8
Corroi Revêtement recouvrant le fond ou les
parois d’un canal permettant d’assurer une
étanchéité (partielle ou totale). Autrefois en argile,
le corroi est aujourd’hui le plus souvent en tissu
synthétique (géomembrane) ou en béton. ☞ 8
Rive droite, rive gauche Pour distinguer la
droite de la gauche, dans un canal latéral comme
dans une rivière, il suffit de considérer la voie
d’eau en se plaçant face à l’aval, c’est-à-dire
généralement dans le sens de l’écoulement.
Dans le cas d’un canal de jonction, la méthode est
la même mais l’amont et l’aval sont définis
réglementairement. ☞ 2
Coupure Tronçon canalisé, sans écluse,
permettant aux bateaux de court-circuiter un
tracé trop sinueux.
Robine ou roubine
Canal de communication d’un étang salé avec la mer.
Synonyme : étier.
9 Captage
10 Rigole d’alimentation
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
9
4
L’écluse
Ouvrage inventé au XVe siècle permettant aux bateaux de franchir
la différence de niveau existant entre un bief amont et
un bief aval. Plusieurs générations d’évolutions techniques ont
permis de passer de l’ouverture manuelle (à l’aide d’une manivelle)
aux postes de commandes automatisés.
Aqueduc Amène l’eau dans le sas, pour remplir
l’écluse. On le conçoit de manière à minimiser
les remous. Il peut, par exemple, longer le sas et
communiquer avec lui par des orifices appelés
larrons. ☞ 11
Bassin d’épargne Les écluses de hautes
chutes consommant beaucoup d’eau à chaque
sassée, on a parfois recours à un bassin annexe
récupérant une partie de l’eau au moment de la
vidange pour la réutiliser au remplissage suivant.
Busc Dénivelé saillant sur le radier de l’écluse et
servant à l’étanchéité des vantaux en position
fermée. Le faux-busc est une fourrure fixée aux
vantaux, pour permettre l’étanchéité. C’était autrefois une pièce de chêne scellée sur le radier. ☞ 13
Bassinée Synonyme d’éclusée et de sassée.
Chambre de freinage Sur certaines écluses,
la chambre, disposée à la sortie des vantelles,
dissipe l’énergie du courant.
Batardeau Montant vertical ou horizontal destiné à isoler l’écluse du canal pour permettre les
travaux d’entretien. Voir batardeau, page 26.
Chambre de turbulence Approfondissement
du radier sur certaines écluses pour, comme la
chambre de freinage, réduire la force du courant.
Bollard ou bitte d’amarrage ☞ 13
Voir page 36.
Chambre des vantaux
Partie de la tête d’écluse où évoluent les portes.
☞ 13
63
Bordé Plaque de tôle de 7 à 10 mm d’épaisseur
formant un ensemble continu, qui contribue à la
rigidité du vantail.
Bourdonnière Pierre située sous l’axe du
poteau tourillon du vantail. Elle supporte la crapaudine sur laquelle la porte pivote.
Bracon
1/ Console ou appui soutenant une porte
d’écluse, reliant les deux entretoises.
11 Aqueduc
12 Larron
Amont
10
2/ Ce mot a un second sens totalement différent,
désignant l’élément reliant un ponton flottant à
la berge.
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Chardonnet Pièce métallique d’usure du
bajoyer sur laquelle s’appuient les portes, faisant
fonction de butée et assurant l’étanchéité. ☞
13
Crapaudine Pièce métallique avec un trou
circulaire dans lequel s’insère la partie inférieure
du poteau tourillon d’une porte.
Crémaillère Tige dentelée servant à transmettre
un mouvement (montée et descente des vantelles, ouverture et fermeture des vantaux). ☞ 13
Aqueduc
Larrons
Aval
13 L’écluse à sas
Berge
Contre-fosse de drainage
Bief amont
Estacade de guidage
Vantelle
Tête amont
Crémaillère
Cabine de commande
Porte busquée
(deux vantaux)
Entretoise
Faux-busc
Mur de chute
Busc
Radier
Bajoyer
Chardonnet
Sas
Rainure
à batardeau
Bitte d'amarrage
Tête aval
Echelle
limnimétrique
Enclave de vantail
Mur de garde
Chambre des vantaux
Faux-busc
Perré
Musoir
Mur de fuite
Estacade de guidage
Bief aval
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
11
4
L’écluse (suite)
Duc d’albe Voir page 36.
Écluse avec porte intermédiaire
La porte intermédiaire, installée dans le sas
mais pas au milieu, permet de disposer de trois
longueurs de sas (chacune des deux parties avec
la porte fermée, plus le sas entier avec la porte
intermédiaire ouverte), afin de s’adapter à différents gabarits de bateaux et de limiter la consommation d’eau.
Écluse de garde Écluse située à l’embouquement ou au débouquement d’un canal dans une
rivière, ouverte en temps normal mais fermée en
période de crue.
Voir porte de garde.
Éclusée Ensemble des manœuvres nécessaires
au franchissement de l’écluse par des bateaux.
On parle de fausse éclusée ou de fausse bassinée
lorsqu’elles sont exécutées alors qu’il n’y a pas
de bateau dans l’écluse.
Synonymes : sassée ou bassinée.
Écluses jumelles Écluses interconnectées
de sorte que le sas de l’une serve de bassin
d’épargne pour l’autre.
Enclave Les vantaux des portes de l’écluse
viennent se loger, lorsqu’elles s’ouvrent, dans ces
cavités aménagées dans chaque bajoyer. ☞ 13
Entretoise Pièce horizontale en métal ou en
bois formant l’ossature supérieure et inférieure du
vantail de la porte de l’écluse. Entre les deux
entretoises extrêmes sont généralement disposées des entretoises intermédiaires servant à
raidir le bordé. ☞ 13
Épaulement de fuite Mur de soutènement
chargé de résister à la poussée des vantaux.
Estacade En amont et en aval de l’écluse,
l’estacade d’attente et l’estacade de guidage
facilitent la manœuvre des bateaux arrivant à
faible vitesse, leur permettant de glisser sur une
poutre.☞ 13
Fourreau Protection métallique placée en tête
d’écluse contre le frottement des coques de
bateau.
12
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Fourrure Pièce que l’on fixe sur une autre, pour
en augmenter l’épaisseur et donc la résistance.
Garde-corps Rambarde de sécurité située sur
un ouvrage (pont, écluse, barrage) protégeant les
usagers contre les chutes dans l’eau.
Guidage (ouvrage de) Sur les voies à grand
gabarit, on dispose des ouvrages pour faciliter
l’entrée des bateaux : les estacades et les murs
guides.
Largeur utile Plus petite largeur entre les
bajoyers de l’écluse, ou celle des portes ouvertes,
si elle est plus faible.
Larron Orifice situé au fond de l’écluse, au niveau
du radier. Il permet le remplissage et la vidange
du sas et communique avec l’aqueduc. ☞ 12
Longueur utile Distance entre les portes, ou
plus précisément entre la corde du mur de chute
de la porte amont et l’enclave de la porte aval,
ou entre les rainures des batardeaux intérieurs.
Mur de chute Cette « marche », à l’aval immédiat
de la porte amont, rachète avec le mur de garde la
différence de niveau entre les biefs amont et aval.
☞ 13
Mur de garde Premier mur de chute (non
obligatoire), précédant le radier de la chambre
des portes. ☞ 13
Mur guide Ouvrage de guidage pour les convois
poussés à leur arrivée sur une écluse. En prenant
appui sur le mur guide, protégé par une glissière,
le convoi se retrouvera dans l’axe du sas. ☞ 14
Mur masque Dans les écluses à très grandes
chutes, pour éviter de construire une porte très
haute côté aval, on ferme parfois l’écluse de ce
côté par un mur permanent, surmontant les vantaux. Les bateaux doivent donc passer sous le
mur masque pour pénétrer dans l’écluse ou en
sortir.
Musoir Partie arrondie de l’extrémité d’un
ouvrage (écluse, estacade). ☞ 13
Pare-choc Dans leur majorité, les portes
d’écluses modernes sont munies de systèmes
de pare-chocs permettant de limiter les conséquences de la collision d’un bateau avec les portes,
qui constituent toujours le point névralgique de
l’ouvrage.
Radier Dalle formant le fond du sas de l’écluse
ou d’un ouvrage tel qu’un pont, un barrage, etc.
☞ 13
Porte d’écluse On en rencontre de plusieurs
sortes: busquée, à vantaux, levante, abaissante,
roulante, tournante, secteur à segment cylindrique, selon qu’elles servent au passage des
bateaux ou qu’elles servent aussi à l’écoulement
des eaux en période de crue. ☞ 15
Sassée Voir éclusée.
Porte de garde En général, une porte de garde
se constitue d’une paire de vantaux busqués.
Située à l’embouquement ou au débouquement
d’un canal de dérivation, elle permet, en fermant les vantaux, de protéger le canal contre la
crue de la rivière. Elle permet également, sur les
biefs importants, d’isoler une partie du canal et
d’éviter ainsi une vidange complète du bief, en
cas de rupture de digue, par exemple.
Voir écluse de garde.
Tourillon Pivot métallique dans lequel s’insère la
partie supérieure du poteau tourillon.
Puits d’égalité de niveau Pratiqués dans la
tête d’écluse, ces puits permettent de vérifier
l’égalité des niveaux de part et d’autre des portes.
Puits de vannes Logement permettant le
mouvement latéral des vannes.
14 Amont d’une écluse
Sas Bassin délimité par les bajoyers et les portes.
☞ 13
Sassement Passage d’un bateau dans l’écluse.
Tête d’écluse Extrémité de l’écluse, supportant
les portes. ☞ 13
Vanne Organe mobile obturant les conduits de
remplissage et de vidange d’une écluse.
Vantail Partie mobile d’une porte. Une porte
busquée d’écluse comporte deux vantaux. ☞ 13
Vantelle ou ventelle Petite vanne en métal ou
en bois coulissant dans un cadre et placée sur
une porte. La vantelle se manœuvre au cric ou
par une commande hydraulique ou électrique. Elle
peut être glissante, glissante à jalousie, tournante
ou à secteur. Synonyme : vannelle. ☞ 13
Vérin Bras qui permet, par un système hydraulique, l’ouverture des vantaux.
15 Portes d’écluse
Mur guide
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
13
5
8
Autres
ouvrages
de franchissement de
Les ponts
et les souterrains
Autrefois, les écluses ne
permettaient pas de franchir
des chutes élevées (6 à 8 m
contre 30 m actuellement).
Plusieurs solutions ont alors
été imaginées pour grouper
les écluses les unes derrière
les autres ou construire des
élévateurs à bateaux.
16 Ascenseur à bateaux
Eau
La péniche
pénètre
dans le bac.
Toute
l'installation
souterraine
est en eau.
17 Echelle d’écluses
18 Ascenseur à bateaux de Strepy-Thieu
Eau
19 Echelle d’écluses
Air
Les ballons
sont vidés
de leur eau.
Le bac
monte.
Air
Suite de sas jointifs, la porte amont
faisant office de porte aval pour le sas suivant
20 Pente d’eau
Air
Air
Il existe plusieurs types d’ascenseurs hydrauliques
ou à flotteurs, comme ci-dessus
14
14
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
grandes chutes
21 Plan incliné transversal d’Arzviller
43 Plan incliné longitudinal de Ronquières
22 Echelle d’écluses
23 Pente d’eau
22
Petit
lexique
des
termes
techniques
voie
d’eau15
Petit
lexique
des
termes
techniques
dede
la la
voie
d’eau
15
6
Les barrages utiles à la navigation
Les rivières et les fleuves, dans leur état naturel, présentent
des variations de niveau d’eau et de débit en fonction des saisons.
Les barrages sont des aménagements réalisés pour réguler le
niveau d’eau dans les biefs et permettre la navigation en toute saison.
Aiguille Chevron de bois, de section carrée,
que l’on place l’un à côté de l’autre pour former
la bouchure d’un barrage mobile à aiguilles.
Haute de trois à cinq mètres et large de dix à
douze centimètres, elle se manipule à la force
des bras, l’une après l’autre. Relever ou abattre
toutes les aiguilles d’un barrage exige un travail
difficile de plusieurs heures, pour une équipe
entraînée. Technique ancienne, datant du XIXe
siècle, elle n’a pas encore disparu de nos rivières.
☞ 32
Barrage Il en existe plusieurs types, selon leur
fonction : barrage de navigation (fixe ou
mobile), barrage réservoir (pour l’alimentation des canaux à biefs de partage), barrages
hydroélectriques ou barrages antipollution.
Barrage à aiguilles Voir barrage à fermettes.
Barrage à clapet Le plus récent et le plus courant des types de barrages. Dans son principe,
c’est le plus simple des barrages à vannes : un
volet métallique - un clapet -, plus haut que la
retenue d’eau que l’on veut obtenir et le plus
large possible, pivote sur le fond, c’est-à-dire
sur le radier. Les clapets peuvent retenir jusqu’à
6 ou 7 m d’eau sur une portée de 20 à 30 m.
Le relèvement et l’abaissement de ces clapets
se commandent depuis une cabine, assurant un
fonctionnement efficace et sûr. ☞ 26 29
Barrage à cylindre Dans ce cas, la bouchure
est formée d’un gros cylindre dont le diamètre
est égal à la hauteur utile du barrage. Le cylindre
roule sur deux crémaillères inclinées, sa rotation étant assurée par des treuils et des chaînes
fixées sur son axe.
Barrage à fermettes Modèle ancien, ce barrage est formé d’une succession de petites
“fermes” ou fermettes. Reliées par une passerelle, chacune d’elles supporte une partie mobile
que l’on peut lever ou abaisser pour relever - ou
abattre - le barrage. La bouchure peut être
constituée d’aiguilles, de planchettes ou de
vannettes. Ces nombreux éléments doivent être
manipulés à la main les uns
16
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
après les autres, le relevage et l’abattage sont
donc des opérations longues et pénibles. ☞ 31
33
Barrage à hausse Depuis toujours, on cherche
à simplifier, accélérer et sécuriser le relevage
et l’abattage. La première solution mécanique
adoptée fut le principe des «hausses», panneaux
mobiles articulés à leur base, sur le radier du
barrage. Plusieurs ingénieurs ont laissé leur nom
à ces dispositifs de leur invention : Chanoine,
Pasqueau, Desfontaines et Aubert. Les barrages à hausses Aubert se manœuvrent en toute
sécurité à l’aide d’un treuil mécanique et peuvent atteindre de grandes tailles. Ainsi, celui de
Suresnes comporte 20 hausses de 7 m sur 2,
pesant 11 tonnes chacune. ☞ 25 28
Barrage à vanne Les barrages anciens
comprenant un grand nombre d’éléments, leur
mécanisation facilite la manœuvre et améliore la
sécurité, mais ne l’accélère guère. Les barrages
plus récents font appel à un ou plusieurs éléments
de très grande taille, les vannes.
La première solution de barrage à vanne utilisait l’énergie du courant d’eau pour le relevage
et l’abattage. La vanne-toit comporte deux éléments se refermant l’un sur l’autre comme le couvercle d’une boîte en carton. Sous la vanne, une
chambre d’équilibre peut recevoir l’eau depuis
l’aval ou l’amont. Lorsque l’eau pénètre dans
la chambre, elle soulève les deux parties de la
vanne, grâce à un flotteur. Le barrage se relève
et prend la forme d’un toit. Pour l’abattre, on fait
fuir l’eau de la chambre côté aval et les deux éléments de la vanne s’abaissent.
On a ensuite utilisé de puissants moteurs pour
soulever des vannes de grandes dimensions,
selon plusieurs principes. Les vannes secteur ont
une forme arrondie et pivotent en s’enfonçant
dans le radier. Les vannes segment, également
arrondies, sont soulevées et abaissées par un
bras. Quand le barrage est abattu, les vannes
sont hors de l’eau. Elles peuvent être munies d’un
clapet qui, lorsqu’elles sont en position basse,
servira à ajuster le niveau de l’eau en amont (voir
écrêtement).
Bief ou retenue
Niveau naturel
25 Principe d’un barrage à hausse
Barrage
Niveau de la retenue
Barrage
Barrage
24 Profil schématique d’une rivière canalisée en basses eaux
28 Barrage à hausses Aubert
Clapet de retenue
Articulation
Chevalet
Rotule de poussée
Arc boutant
Capot de protection
Glissière
Amont
Seuil
Galerie de visite
Verin hydraulique
Béton de propreté
Moteur
réducteur
barrage
à clapet
26 Principe d’un
29 Barrage à clapet
Chaîne
Passerelle
Amont
Clapet
Aval
Radier
27 Le principe d’un barrage à vanne secteur
30 Barrage à vanne secteur
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
17
6
Les barrages utiles à la navigation (suite)
Cette double fonction de retenue principale et
d’ajustement existe aussi dans les barrages à
vannes levantes et abaissantes. La vanne levante
repose sur le radier et forme la bouchure principale. La vanne abaissante coulisse sur elle et
permet de régler le niveau de la retenue amont.
Pour libérer le tout, on soulève hors de l’eau
cette vanne abaissante qui remontera avec elle
la vanne levante. Le cours de la rivière sera alors
libre.☞ 27 30 34
Barrage de navigation Sert à maintenir un
niveau d’eau suffisant et sensiblement horizontal
pour permettre la navigation sur la rivière tout
au long de l’année, surtout l’été lorsque l’eau
manque. Il peut être fixe ou mobile. S’il n’y avait
pas de barrage sur la Seine en aval de Paris, la
capitale, en saison sèche, ne verrait couler qu’un
ruisseau d’une profondeur de 1,50 m. ☞ 24
Barrage éclusé Barrage équipé d’une écluse.
Barrage de dérivation Lorsque la rivière est
coupée par une île, on trouve le barrage d’un
côté de celle-ci, tandis que l’écluse est implantée
sur l’autre bras. ☞ 2
Barrage fixe À l’origine, les premiers barrages
de navigation, établis pour maintenir le niveau
des rivières, étaient fixes. Ils constituaient des
obstacles à l’écoulement de l’eau en période de
crue et provoquaient souvent des inondations
en amont. On leur préfère donc les barrages
mobiles.
31 Barrage à fermettes et aiguilles
18
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Barrage gonflable De développement relativement récent, ce type de barrage est essentiellement constitué d’une membrane souple étanche
de forme cylindrique. L’enveloppe est maintenue
au moyen de plaques métalliques ancrées ou
boulonnées dans le radier en béton. Le remplissage (eau) ou le gonflage (air) de l’enveloppe
assure la mise en place et la tenue du barrage.
Son dégonflage permet son effacement partiel ou
total pour assurer la régulation et le passage des
crues. Le barrage gonflable peut être utilisé seul
ou équipé d’un volet métallique, la membrane
souple ne jouant alors que le rôle de dispositif de
manœuvre du volet. ☞ 35
Barrage hydroélectrique Barrage permettant la production d’électricité par la création
d’une chute entre les biefs amont et aval et la
dérivation d’une partie du débit vers l’usine où
les eaux sont turbinées avant d’être restituées
à la rivière.
Barrage mobile Barrage pouvant s’effacer
sur le fond de la rivière ou échapper en aérien
lorsque le débit atteint une certaine valeur, ce qui
évite de constituer un obstacle à l’écoulement des
eaux en temps de crue.
Barrage réservoir Il permet le stockage d’eau
pour le soutien d’étiage ou pour alimenter les
canaux. Il existe différents types de barrages
réservoirs :
t#BSSBHFFOCÏUPOBSNÏPVFONBÎPOOFSJF
barrage poids : la stabilité de ces barrages
est assurée par le seul poids des matériaux
constitutifs, ex: barrage de Champagney ;
barrage voûte : Ils sont généralement en
32 Abattage d’aiguilles
béton armé ayant une conception permettant
le report des efforts sur le relief avoisinant,
ex : barrage EDF de Saint-Pierre ;
barrage à contreforts : il comprend une
série de murs parallèles faiblement espacés
(les contreforts) et une composée de plaques
de béton.
t#BSSBHFFOSFNCMBJ
barrage en terre homogène : il s’agit
de digues en remblai constituées d’un seul
matériau meuble imperméable pour assurer à
la fois étanchéité et résistance. Une protection
contre les effets de batillage peut y être
adjointe. Ex : barrage de Cercey ;
barrage zoné : ils sont constitués de plusieurs
matériaux destinés à assurer séparément
les fonctions d’étanchéité et de stabilité. Il
comporte en général un cœur en matériau
étanche, une recharge amont en matériau
drainant, une recharge aval en matériau peu
déformable, ex : barrage de Bairon ;
barrage à masque : ils sont composés d’une
digue en matériau perméable destinée à assurer
la stabilité et d’un écran imperméable appelé
masque en amont, ex: barrage de Bourdon.
Bouchure
1/ Sur une rivière navigable, une bouchure est la
partie du barrage de navigation que l’on peut
abaisser complètement ou partiellement pour
régler le niveau du plan d’eau amont.
2/ Se dit aussi de la partie d’un barrage qui
bouche une brèche.
faisant tourner les turbines des usines hydroélectriques dépend du débit de la rivière et de
la hauteur de chute. On distingue les usines de
haute chute, de moyenne chute et de basse chute.
Clinomètre Instrument de mesure de la pente,
utilisé pour mesurer le basculement des ouvrages
de retenue d’eau.
Coursier Talus incliné, bétonné ou enroché, à
l’aval d’un barrage, pour réduire l’érosion.
Culée Appui d’extrémité du barrage, ou du
pont, sur la berge. ☞ 39
Déversoir Ouvrage par lequel s’écoule le tropplein d’un canal ou d’un réservoir. Un barrage
comporte souvent deux parties : le déversoir, où
seule l’eau s’écoule, et la passe, ou pertuis, destiné
au passage des bateaux quand la hauteur d’eau le
permet, ou au passage des glaces en hiver.
Écrêtement
1/ Ajustement fin de la hauteur d’eau dans la
rivière à l’aide du barrage.
2/ L’écrêtement d’une crue consiste à en diminuer le débit de pointe en stockant un volume
d’eau suffisant en amont du barrage.
Effacer Voir abattre page 26.
Fermette Charpente métallique pouvant se replier,
servant à relever ou abattre un barrage mobile.
Voir barrage à fermettes.
Chute Différence de niveau d’eau entre l’amont
et l’aval d’un ouvrage. La puissance de l’eau
Fosse de dissipation Située en aval de l’ouvrage, la fosse permet de dissiper l’énergie de
l’eau et d’éviter les affouillements.
33 Barrage à fermettes et vanettes
34 Barrage à vannes levantes et abaissantes
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
19
6
Les barrages utiles à la navigation (suite)
Hauteur de retenue Hauteur d’eau en amont
de l’ouvrage.
Lâchure Évacuation brutale d’une retenue d’eau,
à plusieurs fins :
- assurer le curage d’un cours d’eau,
- réaliser, pendant les basses eaux, un soutien
d’étiage,
- vidanger la retenue d’eau en amont d’un
barrage.
Parafouille Rideau étanche placé sous un
ouvrage (digue,
barrage, etc.) pour empêcher un
3
écoulement d’eau (voir renard) ou un affouillement. ☞
20
Passe à poissons Ouvrage qui attire les
poissons migrateurs en un point déterminé du
cours d’eau, souvent pour leur permettre de passer un ouvrage de navigation (barrages...) ☞ 1
36
Pêcherie Bassin destiné à recueillir les poissons
d’un barrage réservoir, notamment à l’occasion d’une vidange.
Pendule Les pendules directs et inversés sont
conçus pour mesurer avec précision les déplacements relatifs horizontaux de deux points
éloignés, situés sur une même verticale (base et
sommet d’un barrage notamment). La lecture du
pendule direct se fait au point le plus bas, celle
du pendule inversé au point le plus haut.
Passe ou pertuis Dans un barrage, passage
prévu pour les bateaux, lorsque le niveau de l’eau
le permet. Ce terme recouvre par extension tout
passage pratiqué dans un ouvrage fluvial. On
trouve des passes dédiées :
- passe navigable, Voir déversoir. ☞ 1
- passe à poissons,
- passe à canoës-kayaks.
Piézomètre Instrument de mesure de la pression
hydrostatique. Le piézomètre est fréquemment
utilisé pour mesurer les variations de pression à
l’intérieur ou à proximité d’ouvrage de rétention
d’eau (digues, barrages réservoirs), ce qui permet
de détecter d’éventuelles fuites.
Passe Abréviation de passe navigable.
Correspond à la longueur d’écoulement d’une
rivière entre deux piles d’un ouvrage (pont ou
barrage).
Radier Comme dans une écluse, le radier forme
la base sur laquelle repose l’ouvrage.
☞ 13
35 Barrage gonflable
36 Passe à poissons
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Pile Partie bétonnée séparant la passe navigable
du déversoir.
A ne pas confondre avec pile d’un pont, page 22.
Remous
1/ En hydraulique : élévation du niveau de l’eau
qui se produit à l’amont d’un obstacle. Le
remous d’un barrage peut atteindre plusieurs
kilomètres.
2/ Sens courant : tourbillon provoqué par le refoulement de l’eau au contact d’un obstacle.
Renard Écoulement sous un ouvrage (barrage,
écluse) créé par une différence importante de
niveau d’eau entre l’amont et l’aval de l’ouvrage. L’origine de ce mot n’a aucun rapport
avec l’animal, elle provient du nom de l’ingénieur
qui a été confronté au problème. Pour éviter ce
phénomène, on pose un parafouille.
Rigole d’alimentation Ouvrage permettant le
transport de l’eau d’un barrage réservoir à un
canal.
Vanne levante Vanne constituée par un panneau rectangulaire raidi appuyé en extrémité sur
des roulements. Le déplacement vertical de la
vanne se fait indépendamment de la poussée de
l’eau qui est reportée, via les roulements, sur le
génie civil des piles.
Vanne secteur En forme de secteur de cercle
constitué d’une partie amont circulaire et d’une
partie aval rayonnante articulée en son extrémité
au centre du cercle.
L’admission de l’eau amont dans la chambre de
la vanne la fait lever, le rejet sur l’aval la fait baisser et le blocage de la circulation d’eau permet
l’obtention d’une position intermédiaire.
Soutien d’étiage Pendant les périodes de
basses eaux (étiage), on utilise les volumes d’eau
stockés dans les retenues pendant l’hiver pour
augmenter artificiellement le débit naturel de la
rivière. Le soutien d’étiage permet notamment
de maintenir la navigation en été.
Vanne segment Constituée par un bordé
amont circulaire raidi par un caisson non étanche
maintenu en extrémité par des bras permettant
la rotation de l’ensemble autour d’axes scellés
dans les piles et situés au centre du cercle du
bordé amont. Dans ces conditions, la poussée
de l’eau amont et aval a une résultante orientée
vers le centre du cercle, donc vers les axes, et la
manœuvre est simplement liée au poids de la vanne
(exemple : porte amont de l’écluse de Suresnes).
Système alimentaire Ensemble de barrages
réservoirs, rivières, rigoles, ouvrages de prise
d’eau destinés à l’alimentation d’un canal.
Vanne toit Constituée de deux panneaux plans
articulés en leur pied et fonctionne sur le même
principe que la vanne secteur.
Tour de prise d’eau Ouvrage permettant le
prélèvement d’eau dans un barrage réservoir, en
vue de l’alimentation d’un canal.
Vidange Opération destinée à vider complètement un barrage réservoir, en vue d’examiner
les parties habituellement immergées. Sur les plus
grands barrages, cette inspection est obligatoire
tous les dix ans.
37
38
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
21
7
Les ponts et les souterrains
Les ponts et les souterrains permettent le franchissement
d’un cours d’eau, d’une voie terrestre ou encore d’une colline.
Arche marinière Arche d’un pont ouverte à la
navigation, soit dans un sens soit dans les deux.
Les arches sont numérotées, en commençant par
la rive gauche. ☞ 39
Banquette Plate-forme de circulation le long de
la voie d’eau dans un souterrain. ☞ 39
Contrairement à la corniche, la banquette
repose sur le plafond du tunnel.
Barbacane Ouverture pratiquée dans un mur
ou une dalle pour permettre l’évacuation de l’eau
d’infiltration.
Chambre de minage Alvéole destinée à
recevoir des explosifs en vue de détruire un
ouvrage (tunnel, pont...) en cas de conflit militaire.
Les chambres de minage ne sont plus exigées par
l’armée depuis les années 1980.
Cheminée Orifice percé en voûte d’un tunnel ou
déporté sur son côté, utilisé généralement pour
la ventilation.
Corniche Plate forme, circulable ou non, située
à l’aplomb de la voie d’eau (ex: encorbellement).
Culée Voir page 19 ☞ 39
Extrados Surface supérieure d’une voûte ou
d’un pont. ☞ 39
Garde-corps Voir page 12.
Gare centrale Zone permettant le croisement
de bateaux à l’intérieur d’un tunnel.
Hauteur de couverture Hauteur du terrain
naturel situé au-dessus d’un tunnel.
Hauteur libre Hauteur du passage libre entre la
surface de l’eau et le tablier du pont ou la voûte
du souterrain. Plus précisément, on mesure,
non pas jusqu’au point le plus haut de la partie
voûtée, mais jusqu’à la hauteur laissant libre une
certaine largeur : c’est la «corde», c’est-à-dire le
22
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
sommet du «rectangle de navigation». Dans
le souterrain d’un canal au gabarit Freycinet,
elle est de 5 m. ☞ 39
Pour une rivière, on peut donner deux hauteurs :
par rapport aux eaux moyennes et par rapport aux
plus hautes eaux navigables (PHEN). ☞ 5
Intrados Surface inférieure d’un pont ou d’un
souterrain. ☞ 39
Lisse de guidage Poutre, généralement en bois
exotique ou en matériaux de synthèse permettant
le guidage des bateaux dans les ouvrages étroits
(tunnels...).
Piédroit Anciennement «élément de construction
à génératrice verticale servant d’appui à un arc ou
une voûte». Désigne les parties verticales situées
de part et d’autre du tunnel.
Pile Ouvrage de maçonnerie planté dans la rivière
pour supporter les arches d’un pont. ☞ 39
Pont Ouvrage artificiel permettant le franchissement d’un obstacle. Le maître d’ouvrage du
pont est le gestionnaire de la voie portée.
Pont basculant Pivote comme un pont-levis,
sur un axe transversal. A l’arrière de cet axe,
deux arcs dentés sont reliés à d’énormes contrepoids et lèvent la volée en roulant sur leur crémaillère. ☞ 45
Pont basculant roulant Son tablier se relève
en roulant sur des poutres arrondies prolongeant
l’une de ses extrémités.
Synonyme : sherzer.
Pont-canal Ouvrage d’art permettant à un
canal de franchir une rivière, un canal, une voie
ferrée ou bien une route. Le pont-canal de Briare,
par exemple, franchit la Loire. ☞ 40
Pont levant Pont dont la partie mobile appelée volée
se relève complètement, en restant horizontale. ☞ 43
39 Le pont
Tablier
Extrados
Intrados
Hauteur
libre
Culée
Banquette
Echelle
limnimétrique
Arche
marinière
Pile
40 Pont canal
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
23
7
Les ponts et les souterrains (suite)
Pont-levis Pont dont la partie mobile, la volée,
se relève en pivotant sur l’une de ses extrémités.
☞ 41 42
Pont mobile Pont qui comporte une partie
mobile (la volée) pour permettre le passage
de la navigation. Les ponts levant, roulant,
oscillant, tournant, basculant sont des ponts
mobiles. Ils évitent ainsi la construction de ponts
fixes trop coûteux lorsque le tirant d’air est
important.
Pont oscillant Se relève à la manière d’un
pont-levis, en pivotant sur un axe transversal.
Le tablier du pont est formé de deux parties de
longueurs inégales mais de poids identique : la
volée, longue, et la culasse, courte. L’axe de
rotation se trouve entre les deux et il faut donc
peu d’efforts pour le faire pivoter.
Pont roulant Se déplaçant horizontalement sur
toute sa longueur, un pont roulant est en général
plus lourd qu’un pont tournant. On en rencontre
surtout dans les ports maritimes. En navigation
intérieure, ce principe est en général réservé à
des passerelles.
Pont tournant La partie mobile du pont pivote
sur un pilier vertical. ☞ 46
Rectangle de navigation Zone au travers
de laquelle doit passer le bateau. Sa base est
formée par le chenal de navigation, qui garantit
une hauteur d’eau suffisante sous la coque.
De même, sous un pont ou dans un souterrain,
sa hauteur est donnée par la hauteur libre, celle
qui garantit une garde suffisante pour le passage
du bateau. ☞ 5
Double flèche
Contre-poids
Montant
Chaîne
24
Souterrain La construction des canaux a exigé,
notamment pour le franchissement des cols par
les canaux de jonction, l’établissement de passages souterrains. Le souterrain permet de ne pas
trop élever le bief de partage et ainsi faciliter son
alimentation en eau.
Tablier Partie supérieure d’un pont reliant l’espace à franchir. ☞ 39
Touer Remorquer à l’aide d’un toueur.
Toueur Remorqueur se déplaçant en tirant sur
une chaîne ou un câble reposant au fond de l’eau.
Les toueurs servent à tracter les bateaux pour
franchir des passes où le courant est trop fort.
Mû par l’électricité, il sert aussi à faire franchir
un long souterrain aux bateaux, moteurs coupés, lorsque le souterrain n’est pas muni d’un
système de ventilation permettant d’évacuer les
gaz d’échappement. Il subsiste aujourd’hui sur
les voies navigables françaises deux toueurs en
fonctionnement : Riqueval et Mauvages. ☞ 44
Tunnel voir souterrain. ☞ 47
Volée Partie mobile d’un pont-levis ou d’un
pont levant. ☞ 41
42 Pont-levis en manœuvre
41 Pont-levis
Volée
Sherzer Voir pont basculant roulant.
Axe
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
43 Pont levant
45 Pont basculant
44 Toueur
46 Pont tournant
Volée
Culasse
Pivot
47 Tunnel
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
25
8
Maintenance des ouvrages
La maintenance de la voie d’eau s’opère sur les ouvrages de
navigation et sur les biefs. Il s’agit par exemple du remplacement
d’une porte d’écluse ou la réfection d’un bajoyer, d’opérations
de dragage, de cassage de glace ou de relevés bathymétriques.
Sans oublier l’entretien des chemins de service, le fauchage
des berges etc.
Abattage «Abattre» un barrage mobile, c’est
retirer les «aiguilles» ou abaisser la bouchure
retenant l’eau, et donc laisser passer le courant.
Inverse de relevage.
Batardage (batarder) Intervention qui consiste à
poser des batardeaux.
Batardeau
1/ Digue ou clôture provisoire, qui isole une
partie d’un cours d’eau ou d’un ouvrage (barrage,
écluse) pour travailler à sec sous le niveau de la
surface. ☞ 50
2/ Réparation provisoire, à l’intérieur d’un bateau,
pour colmater une voie d’eau.
Bathymétrie Mesure précise du fond du canal
ou de la rivière. Les services de la navigation
sont chargés de réaliser des relevés bathymétriques afin de contrôler les caractéristiques du
chenal navigable et repérer les atterrissements qui pourraient endommager les bateaux.
La bathymétrie permet d’évaluer la quantité des
matériaux à draguer.
48 Battage de palplanches
au mouton
26
Battage ou fonçage
1/ Enfoncement dans le sol d’un pieu ou de toute
autre chose, en le frappant à coups de masse.
2/ S’applique aussi fréquemment pour l’enfoncement de palplanches. ☞ 48
Bêche de calage voir souille
Bigue
1/ Grue très puissante, généralement flottante.
2/ Mât de charge capable de soulever des
masses importantes.
Blindage Ouvrage provisoire destiné à retenir
la terre d’une paroi verticale en terrain ébouleux
lors de travaux d’excavation ou de terrassement.
Chômage C’est celui de la navigation mais pas
celui des femmes et des hommes en charge de la
voie d’eau, qui, justement, auront à ce moment la
plus grosse charge de travail. Durant cet arrêt de
la navigation, qui peut durer plusieurs semaines
(certains biefs sont vidés, d’autres restent en
eau pour le stationnement des bateaux) on réalise toutes les opérations de maintenance et de
réparations impossibles à effectuer lorsque les
bateaux circulent et lorsque le canal est en eau.
49 Canal du Centre en chômage
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
50 Ecluse en chômage
Les périodes de chômage sont publiées chaque
année au mois de mars par le ministère en charge
des transports. Le tableau des chômages est alors
affiché dans tous les bureaux de navigation, à l’entrée et à la sortie de toutes les voies navigables et
dans certaines écluses. ☞ 49 50
Corroyage Pose de corroi (revêtement). Voir
page 9. ☞ 8
Dragage Le dragage du chenal navigable
s’effectue à l’aide d’une drague, engin destiné
à enlever du fond le sable, le gravier ou la vase.
À certains endroits, cette opération doit être renouvelée régulièrement pour garantir un mouillage
(une profondeur disponible) suffisante. ☞ 51
Élagage Il est réalisé dans les arbres de haut
jet, dans les haies ou dans les plantations d’alignement. Cette opération consiste à couper les
branches d’un arbre tout en lui conservant une
charpente équilibrée.
Faucardage Couper les herbes dans le lit d’une
rivière. Le faucardage peut s’effectuer à l’aide
d’un faucardeur ou d’un bateau-faucardeur.
Fauchage Intervention qui consiste à limiter la
hauteur des plantes. ☞ 92
Fouille Excavation faite dans la terre afin de
construire ou de réparer un ouvrage. Lorsque la
fouille est réalisée dans le lit de la rivière ou dans
un canal, elle doit être étanchée, par exemple,
avec des palplanches pour éviter que l’eau ne
pénètre à l’intérieur.
51 Dragage
Gabionner Poser des gabions. ☞ 82 85
Mouton Engin utilisé pour enfoncer les palplanches ou les pieux. Il en existe plusieurs
sortes (diesel, hydraulique). Un mouton fonctionne
sur le principe du marteau en enfonçant pieux et
palplanches par coups successifs. ☞ 48
Protection des berges Voir page 46.
Relevage « Installer les aiguilles » ou relever
la bouchure qui retient l’eau (inverse de l’abattage). ☞ 32
Souille
1/ Rigole aménagée au fond de l’eau pour le
passage de câbles ou de tuyaux.
2/ tranchée aménagée au fond de l’eau et remplie de blocs de pierre, qui constitue l’appui de la
protection des berges en enrochements.
Synonyme : bêche de calage
Talutage (taluter) Donner à la berge une
inclination suffisante afin d’éviter qu’elle ne
s’effondre. ☞ 52
Tunage Voir page 47.
Vibrofonceur Engin utilisé pour enfoncer les
palplanches et les pieux, sous l’action conjuguée de son propre poids et de la mise en vibration de la palplanche ou du pieu qui contribue à
déplacer légèrement le terrain autour de ce dernier.
52 Talutage de digue
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
27
9
La navigation
Au sein du richissime vocabulaire des mariniers, une poignée
de termes intéresse directement le gestionnaire de la voie d’eau,
et d’autres ne peuvent vraiment pas être ignorés...
Accostable Zone (quai, berge, etc.) sur laquelle
les bateaux peuvent accoster.
Accoster S’amarrer sur un quai ou bord à bord
avec un autre bateau.
Alternat Sens unique alterné pour franchir
un passage étroit, dans lequel deux bateaux ne
pourraient pas se croiser.
Amarrage Manière de maintenir, retenir un bateau
dans un port, une rade, avec des cordages en
l’attachant à un point fixe.
Amasse Amas de bateaux en attente d’éclusée.
Apparaux Ensemble des équipements obligatoires d’un bateau.
Avalant, avaler On dit du bateau qui descend
le courant (ou se dirige vers l’aval arbitraire d’un
canal à bief de partage) qu’il «avale» ou qu’il
s’agit d’un «avalant». ☞ 56
Avitailler Charger un bateau des produits nécessaires à la vie de l’équipage et au fonctionnement
du bateau.
Bâbord Ce qui est à gauche du bateau lorsque
l’on regarde vers l’avant. Pour mémoriser, pensez à «Batterie» : «bâ» à gauche, «tri» à droite.
☞ 60
Ballastage
1/ Remplissage de cuve ou d’une partie de la cale
pour que l’hélice se trouve sous le plan d’eau, afin
de mieux naviguer.
2/ Enfoncement du bateau par remplissage d’eau,
pour diminuer son tirant d’air et lui permettre de
franchir des ponts, à hauteur libre réduite.
Bouter Déplacer un bateau hors d’une zone.
Cabotage S’emploie en navigation fluviale pour
qualifier un trafic réalisé entre deux ports d’un
28
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
même pays par un bateau étranger. À ne pas
confondre avec le cabotage maritime qui
représente le trafic entre deux ports de mer voisins.
Cajolage, cajoler Laisser reculer le bateau dans
le courant après avoir amarré l’avant à la rive, à
un autre bateau ou à une ancre.
Culer Reculer par la seule force du courant.
Documents de bord Un bateau de transport
de 38,50 m ou plus doit avoir à bord :
- le certificat d’immatriculation,
- le certificat de jaugeage ;
- le permis de navigation ;
- le registre de visite technique ;
- le carnet des huiles usagées ;
- le certificat général de capacité du conducteur ;
- le certificat d’appartenance à la flotte ;
- un exemplaire du règlement général de police ;
- les pièces particulières, s’il y a lieu, à la navigation sur la voie empruntée.
Le transport des matières dangereuses est assujetti à la détention de documents spécifiques.
Étaler Manœuvrer pour stopper progressivement
un bateau, en le maintenant avec une amarre liée
au boulard (sur le bateau) et à une bitte d’amarrage (sur le quai).
Freycinet Charles Louis de Saulces de Freycinet,
ministre des Travaux publics, de 1877 à 1879, a
normalisé bon nombre de règles du transport.
Son nom est resté attaché à un gabarit, appliqué
aux bateaux et aux canaux.
Une péniche «Freycinet» est longue de 38,50 m
et large de 5,05 m. ☞ 55
Une écluse « Freycinet » mesure 39 m de long et
5,20 m de large.
Gabarit Le gabarit d’une voie d’eau indique la
taille des plus gros bateaux : longueur, largeur,
tirant d’eau, tirant d’air, qui peuvent l’emprunter. ☞ 58
Houache Sillage d’un bateau.
53 Bateau montant
56 Bateau avalant
Les portes de l’écluse sont ouvertes,
le bateau rentre
Les portes de l’écluse sont ouvertes,
le bateau rentre
le bateau est à l’intérieur de l’écluse. Portes
fermées, vannes amont ouvertes et celles de l’aval
fermées, l’écluse se remplit.
le bateau est à l’intérieur de l’écluse. Portes
fermées, vannes aval ouvertes et celles de amont
fermées, l’écluse se vide.
Lorsque le niveau d’eau du sas atteint celui du bief
amont, les portes s’ouvrent, le bateau sort.
Lorsque le niveau d’eau coïncide avec celui du bief
aval, les portes s’ouvrent, le bateau sort.
54 Panneaux de navigation
57 Panneaux de navigation
Interdiction
Amarrage
interdit
Obligation
Stationnement
interdit
Ancrage
interdit
Restrictions
Indications
Stationnement
autorisé
Côté du chenal
à tenir
Amarrage
autorisé
55 Péniche freycinet
Câble
électrique
Hauteur limitée
Vitesse
limitée
à 6 km/h
Observer
une vigilance
particulière
Le chenal est
Profondeur
éloigné de la rive limitée
droite ou gauche
58 Les dimensions caractéristiques
Tirant
d'air
Creux
Tirant
d'eau
Largeur
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
29
9
La navigation
(suite)
Montant Le bateau montant se dirige vers
l’amont. Sur une rivière, il remonte donc le courant. Sur un canal à bief de partage, il navigue
en direction de l’amont réglementairement défini.
☞ 53
Mouillage En navigation intérieure, il s’agit de la
profondeur disponible pour le bateau, principalement dans un chenal aménagé. La différence
entre le mouillage et le tirant d’eau maximal est
appelée pied de pilote. ☞ 5
NGF Voir page 6.
Revanche ou franc bord Hauteur entre le pont
du bateau et la surface de l’eau. ☞ 63
Service spécial d’éclusage ou régulation
Exploitation des ouvrages hors des horaires normaux d’ouverture (nuit, week-end), moyennant
paiement d’un tarif particulier.
Tirant d’air, tirant d’eau ☞ 5
58
Trémater Dépasser un autre bateau. Aux abords
d’un ouvrage d’art, le trématage est souvent
interdit.
NNN Voir page 6.
Pied de pilote Profondeur minimale que l’on
doit laisser sous le bateau. Elle est de 20 à
50 cm, pour des raisons de sécurité bien sûr, mais
aussi pour assurer un bon écoulement des filets
d’eau sous le bateau. ☞ 5
Rectangle de navigation ☞ 5
59 Montant, avalant
Tribord Ce qui est à droite du bateau lorsque
l’on regarde vers l’avant. Pensez à «batterie» : à
gauche «bâ», à droite «tri». ☞ 60
Virer, virement Un bateau ne tourne pas, il vire.
Pour permettre la manœuvre, on aménage des
bassins de virement.
Virer bord pour bord Faire demi-tour.
60 Bâbord, tribord
Avalant
Courant
Montant
30
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Bâ...
(Bâbord)
...tri
(Tribord)
61
Classification des convois CEMT
(Conférence Européenne des Ministres du Transport)
Classe
Longueur
maximale
Largeur
maximale
Tirant
d'eau
(m)
(m)
(m)
Tonnage
Hauteur
minimale sous
4
85
9,5
2,5 - 2,8
1250 - 1450
5,25 ou 7**
5a
95 - 110
11,4
2,5 - 4,5
1600 - 3000
5,25 ou 7 ou 9,10**
5b
172 - 185
11,4
2,5 - 4,5
3200 - 6000
5,25 ou 7 ou 9,10**
6a
95 - 110
22,8
2,5 - 4,5
3200 - 6000
7 ou 9,10**
6b
185 - 195
22,8
2,5 - 4,5
6400 - 12000
7 ou 9,10**
6c
270 - 280
22,8
2,5 - 4,5
9600 - 18000
9,10**
6c
195 - 200
3 - 34,2
2,5 - 4,5
9600 - 18000
9,10**
7
285
3 - 34,2
2,5 - 4,5
14500 - 27000
19,10
les ponts (m)*
* Tient compte d'une marge de sécurité de 30 cm entre le point le plus haut du bateau et la hauteur libre sous les ponts
** Adapté pour le transport de conteneurs : - 5,25 m pour les bateaux transportant 2 couches de conteneurs
- 7,00 m pour les bateaux transportant 3 couches de conteneurs
- 9,10 m pour les bateaux transportant 4 couches de conteneurs
50 % des conteneurs peuvent être vides sinon un ballast doit être mis.
62 Type de convois
Longueur
Largeur
Creux
Tirant
d'eau
(m)
Tirant
d'air
(m)
Tonnage
utile
(tonnes)
77,00
5,40
à
5,70
3,50
3,20
3,50
800
90,00
5,70
3,50
3,00
3,00
1000
143,00
11,40
3,50
3,00
3,60
3760
143,00
11,40
2,60
2,40
3,60
2500
180,00
11,40
4,00
3,50
4,50
5000
176,00
22,80
4,00
3,50
4,00
8800
Principales dimensions (m)
Nord - Paris
Automoteur 38,50 m - Barge 38,50 m
Automoteur 45,00 m - Barge 45,00 m
Dunkerque - Valenciennes
Pousseur + 2 barges 64,50 m
Seine - Moselle - Rhin - Rhône
Pousseur + 6 barges 43,00 m
Seine - Moselle - Rhin - Rhône
Pousseur + 2 barges 79,00 m
Pousseur + 4 barges européennes standardisées
76,50 m x 11,40 m x 4,00 m
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
31
10
Les bateaux
Des bateaux de types très différents sillonnent les voies
navigables, depuis les petits bateaux de plaisance jusqu’aux
énormes convois. Des gabarits précis en déterminent la catégorie
et quelques termes sont communs à tous.
Agrès Tout ce qui concerne l’armement d’un
bateau.
Bateau Terme désignant chaque unité fluviale,
quelles qu’en soient les dimensions.
Automoteur Péniche motorisée. Préférez ce
mot à péniche tout court, qui n’est plus qu’un
abus de langage. ☞ 63 64 65
Batelet Petit bateau.
Batelier Artisan dont le métier est de gérer et de
piloter un bateau.
Bac Bateau servant à traverser perpendiculairement une voie navigable. ☞ 68
Batellerie Ensemble des artisans bateliers
exploitant les bateaux de transport.
Bachot Petit bac ou barque, souvent de secours.
Il porte d’ailleurs la même devise que le bateau
auquel il est attaché.
Bâtiment Tout engin flottant, navigant ou non,
sur l’eau douce ou salée.
Barge Bateau pour le transport de marchandises par voie navigable intérieure, destiné à être
poussé et non muni d’un moyen de propulsion.
Plusieurs barges accouplées et fixées bout à bout
forment un convoi. ☞ 63
Ber Carcasse en bois sur laquelle repose un
bateau en construction. À la mise à l’eau, le ber
est lancé avec le bateau.
Caboteur Voir fluvio-maritime.
63 L’automoteur
Veules
Sommier
Overgand
Poites
Travers tribord
Plat-bord
Épaulure
Épaulure avant tribord
Treuil
Cale ou houlle
Épaulure
Épaulure avant bâbord
Travers bâbord
Boulard
Chaumard
Foréco
Plat-bord
Gotte
Hiloire
Gotte
Écoutilles
Timonerie ou marquise
Logement
Franc-bord
Écubier
Ancre
Gouvernail
Quille
Bordaille
Échelle de jauge
32
Ligne de flottaison
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Tirant d'eau
Campinois Automoteur d’un port en lourd
moyen de 600 tonnes.
Défenses Sortes de ballons en matière souple
servant à protéger la coque contre les chocs.
Caréner Mise à sec du bateau pour l’entretien de
sa coque par le nettoyage et la peinture (goudron).
Devise Nom de baptême d’une embarcation.
Chaland Bateau pour le transport de marchandises par voies navigables intérieures destiné à
être remorqué et non muni d’un moyen de propulsion propre.
Convoi poussé, convoi remorqué Ensemble
constitué d’un ou plusieurs bateau(x) de navigation intérieure non motorisé, tracté ou poussé par
un ou plusieurs bateau(x) de navigation intérieure
motorisé. ☞ 67
Couplage Liaison de deux bateaux bord à bord.
Écoire Pièce de bois tenant le bateau écarté de
la rive.
Enfoncement Voir tirant d’eau.
Fluvio-maritime Navire de mer conçu pour
naviguer sur des fleuves, dont le tirant d’air
est éventuellement modifiable. Utilisé sur des
distances courtes. Synonyme : caboteur.
☞ 66
Formation à couple Convoi dans lequel le ou
les automoteurs sont accouplés bord à bord avec
les barges.
Déchirage Destruction d’un bateau.
64 Grands types de bateaux et convois
Automoteur Freycinet, capacité 350 t
Bateau et petit convoi, type Canal du Nord, capacité 750 t, longueur 60 m + 30 m
Chaland de Seine ou du Rhône, capacité 900 t, longueur 50 m à 60 m
Automoteur type Rhein-Herne-Kanal (RHK), capacité 1 350 t, longueur 80 m
Automoteur Rhénan, capacité 3 000 t, longueur 95 m
Convoi moderne constitué d’un pousseur et de barges, capacité 2 500 t à 5 000 t, longueur 143 m à 185 m
Roll on - Roll off (RO-RO), capacité 2 500 t à 5 000 t, longueur 143 m à 185 m
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
33
10
Les bateaux
(suite)
Formation en flèche Couplage de bateaux l’un
derrière l’autre
Freycinet Voir page 28.
Gambret, gamberet Planche pour le passage
entre un bateau et la berge.
Jauge Capacité d’emport totale ou partielle d’un
bateau de commerce, exprimée en tonnes (autrefois en tonneaux).
Lège Bateau sans chargement.
Marquise Timonerie d’un bateau. ☞ 63
Menue embarcation Bateau de moins de vingt
tonnes de port en lourd.
Pavillon Drapeau national définissant le pays
d’origine du bateau.
Péniche La véritable péniche est un type de
bateau ancien. Très répandue jusqu’au milieu du
XXème siècle, elle a constitué, au plus fort de son
succès, la moitié de la flotte française. Elle a les
dimensions qui lui permettent de naviguer sur le
réseau Freycinet.
65 Convoi en flèche
34 Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Pousseur Bateau agissant par poussée à l’arrière
des barges. Sa puissance peut aller de 300 à 9 000
cv, voire plus sur les lacs des Etats-Unis. ☞ 64
Roulier Bateau conçu pour transporter des
poids lourds ou des remorques spéciales, donc
dans le cas de «roll on / roll off».
Tillac Plancher de la cale du bateau de plus en
plus souvent en acier.
Timonerie Pièce ou abri où se trouvent les commandes du bateau. ☞ 63
Tirant d’air Distance verticale entre le niveau du
plan d’eau et la partie fixe la plus haute du bateau,
à savoir la hauteur du bateau au-dessus de l’eau.
Attention, on entend parfois cette expression
employée, à tort, pour désigner la hauteur libre
sous un pont ou un souterrain. En principe, les
«tirants», d’eau ou d’air, sont toujours rapportés
au bateau. ☞ 5 58
Tirant d’eau Hauteur de la partie immergée
du bateau. C’est la distance qui sépare la ligne de
flottaison du niveau inférieur de la quille. Le tirant
d’eau varie donc avec la charge.
Attention, l’expression est parfois employée,
à tort, à la place de mouillage, qui concerne la
profondeur du canal. ☞ 5 58
66 Fluvio maritime
67 Convoi poussé
68 Bac
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
35
11
Le port
Pour permettre la desserte des marchandises, le réseau
est doté de nombreux équipements portuaires qui assurent
l’interface fleuve-terre. Le port permet l’interconnexion avec
les autres modes de transport (rail – route – mer).
Appontement
Structure légère mise en place pour l’accostage
des bateaux pendant un temps (pour la durée
d’un chantier par exemple).
Bande transporteuse Tapis roulant permettant
le transport des marchandises en vrac. Des sauterelles terminent en aérien les bandes transporteuses et permettent le chargement aérien des
bateaux. ☞ 73
Baulard, bollard, boulard Voir bitte d’amarrage.
Bitte (ou borne) d’amarrage En acier moulé,
elle sert à fixer à terre les amarres d’un bateau
au port ou à l’écluse. Elle peut être flottante. On
la nomme aussi bollard, ou boulard, ou baulard.
Sur un bateau, on ne parle que de boulards, à
l’exception de ceux qui se situent dans l’axe du
bateau et que l’on nomme bittes d’amarrage.
Synonymes : baulard, bollard, boulard.
☞ 13 63
Caisse mobile Caisse pouvant accueillir deux
rangs de palettes et dont la normalisation est en
cours, en vue de la superposition.
Cale de halage ou Cale sèche Emplacement
bord à voie d’eau permettant de maintenir
un bateau à sec afin de procéder à l’expertise et
réaliser les travaux nécessaires pour l’entretien
des bateaux. ☞ 1
Capitainerie Bâtiment central dans un port de
plaisance où siège le chef de port. ☞ 79
Catway Petit appontement flottant installé perpendiculairement au ponton principal. Utilisé pour
les petits bateaux. ☞ 79
Chouleur Bulldozer équipé d’une benne, utilisé
en fond de cale ou sur les quais. (chouleur)
36
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Conteneur Boîte métallique aux normes ISO
permettant le transport et la manutention des
marchandises diverses, solides ou liquide, avec
des outils normalisés dans le monde entier.
Il existe différentes tailles de conteneurs : 20 pieds
(16 à 18 tonnes utiles) 40 pieds (22 à 24 tonnes
utiles). On distingue le conteneur dry (pour les marchandises sèches) de l’open top (dessus ouvert
et bâché), du conteneur reefer, (à température
dirigée) et du conteneur flat (simple châssis).Le
conteneur est aussi appelé familièrement boîte.
☞ 73
Darse Bassin portuaire équipé de quais pour
l’accueil des bateaux, généralement perpendiculaires à la voie principale. ☞ 70
Duc d’albe Pilotis permettant l’amarrage en
bief, aux abords d’une écluse ou dans un port.
☞ 79
Élingue Filin permettant de saisir et de manipuler les marchandises lors des opérations de
manutention.
Élinguée Charge que l’élingue porte du quai au
bateau. ☞ 71
Embranchement fluvial Installation permettant
le chargement et le déchargement de marchandises hors du chenal de navigation.
EVP (Équivalent Vingt Pieds)
Cette unité de mesure correspond à un conteneur
de vingt pieds. Se dit TEU en anglais (Twenty
Equivalent Unit). 6,20 m x 2,50 m x 2,50 m.
Grappin Pince permettant de saisir de la ferraille
en copeaux.
High cube Conteneur plus haut qui a tendance
à se développer.
69 Silo
70 Vue aérienne des darses du port de Gennevilliers
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
37
11
Le port (suite)
Hinterland Zone d’influence commerciale d’un
port ou arrière pays commercial d’un port
Ponton Aménagement pour l’accostage et
l’amarrage. ☞ 79
Hub Point d’échange multimodal. Lieu de transbordement où s’organise des correspondances.
Pont roulant Piste de manutention de colis
lourds, produits métallurgiques et conteneurs
maritimes. Il se déplace sur des rails et transporte la marchandise transversalement. A ne pas
confondre avec l’ouvrage d’art. ☞ 73
Intermodal Acheminement d’une marchandise
en utilisant plusieurs modes de transport mais
dans le même contenant (véhicule ou conteneur)
et sans reconditionnement.
Multimodal Chaîne combinant plusieurs modes
de transport (routier, ferroviaire, fluvial, maritime) à l’aide de moyens permettant d’éviter les
ruptures de charge. Cette chaîne peut entraîner le
changement de contenant du produit.
Multimodalité Utilisation successive de plusieurs modes de transports.
Passerelle Permet aux véhicules d’être chargés
et déchargés.
Plan incliné A la fonction d’une rampe de mise
à l’eau pour les bateaux en cale sèche mais il est
en général construit parallèlement à la berge et
non perpendiculairement. On parle souvent de
slipway. A ne pas confondre avec l’ouvrage de
franchissement de chute.
Port Lieu organisé pour recevoir les chargements
et les déchargements des bateaux. Les ports
peuvent être multimodaux. Ils comprennent au
minimum un quai et des terres-pleins. On peut y
trouver également des entrepôts et un pesage.
Port « franc » Port mis à disposition gratuitement, en concession à une chambre de
commerce et d’industrie, une commune ou une
collectivité qui a la mission de le gérer, l’entretenir, le mettre à disposition de tout demandeur.
Port privé Port mis à disposition d’un preneur,
par un acte juridique, pour sa seule activité.
Portique Voir pont roulant. ☞ 73
Quai Paroi verticale permettant aux bateaux
d’accoster. Ils sont équipés de bollards ou d’anneaux d’amarrage.
Plate-forme multimodale Zone équipée pour
permettre la combinaison de plusieurs modes de
transport de marchandises (route, fer, voie d’eau,
et éventuellement mer).
71 Elinguée
38
72 Port fluvial
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
73 Portique à conteneurs
Quai lourd Quai constitué d’un rideau de palplanches couronné par une lierne devant laquelle
sont fixés des lisses de guidage pour ne pas
abîmer les bateaux.
Selon l’usage qui leur est affecté d’autres quais,
dits légers, peuvent être constitués d’une avancée entourée de palplanches. Celle-ci aura la
largeur d’un camion ou d’une grue. Cette avancée
sera garnie de part et d’autre (à environ 10 mètres
en amont et 10 m en aval) de ducs d’albe permettant l’amarrage des bateaux. Ces quais permettent le chargement ou le déchargement direct
en cale. Ils nécessitent toutefois le déplacement
du bateau au fur et à mesure des opérations de
manutention.
Un autre type de quai borde la voie d’eau. Il permet la manutention de marchandises liquides. Il
est constitué de ducs d’albe et de passerelles.
Une passerelle plus solide portera le tuyau de
manutention de la marchandise à pomper.
Radoub (Cale de) Bassin réservé à la réparation
des bateaux.
Reachstacker Engin de levage autonome,
monté sur pneumatiques, destiné à charger,
décharger, déplacer ou gerber des conteneurs
et des caisses mobiles. ☞ 74
74 Reachstacker
Roll on / roll off L’expression, souvent abrégée en «ro-ro», désigne le trafic roulier, signifiant
«qui roule pour entrer et pour sortir». Il s’agit du
transport de véhicules ou de remorques par des
bateaux spéciaux appelés «rouliers».
Roulier Navire conçu pour le chargement et
déchargement par roulage. Manutention par des
portes placées à l’arrière ou sur les côtés et par
des rampes intérieures fixes ou mobiles.
Voir roll on / roll off.
Sauterelles Voir bandes transporteuses.
☞ 75
Silo Installation de stockage de marchandises le
plus souvent agroalimentaires (céréales, engrais,
sucre, etc.). On distingue les silos verticaux (cylindriques) des silos à plat (hangars cloisonnés).
☞ 69
Slip, slipway Voir rampe de mise à l’eau,
page 43.
Terminal conteneurs Emplacement équipé
pour la manutention et le stockage de conteneurs.
75 Sauterelles
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
39
12
Le transport de marchandises
Toutes les opérations liées au transport, tous les aspects
des transactions diverses font l’objet de définitions précises,
qui permettent d’accorder les différents acteurs.
Affréteur ou courtier de fret Intermédiaire
entre le donneur d’ordre et le transporteur. Il
s’occupe aussi de donner des avances sur le
fret. Il peut être « ducroire » de fret.
Affrètement fluvial Opération pour laquelle un
affréteur (qui n’est pas obligatoirement propriétaire du bateau) s’engage à mettre à la disposition
d’un transporteur un bateau de commerce afin de
transporter des marchandises par voie fluviale.
On distingue l’affrètement au voyage simple (pour
un seul trajet), le contrat au tonnage (pour une
quantité donnée) et le contrat à temps (pour une
durée donnée).
Avis à la batellerie Toute information de
nature technique ou réglementaire concernant la
navigation, affichée par le service de navigation
à l’attention des transporteurs. L’ensemble des
avis à la batellerie actifs est consultable sur le
site www.vnf.fr.
CAF Comité des Armateurs Fluviaux. Organisme
fédérateur des compagnies de transport fluvial.
Défend les intérêts des armateurs. Représenté au
conseil d’administration de VNF.
Cargaison Marchandise embarquée dans le
bateau.
Chargeur Personne (propriétaire ou non de la
marchandise) qui conclut le contrat de transport
et le plus souvent remet la marchandise au transporteur. Il procède au chargement du bateau et à
la rédaction des documents relatifs au transport.
CNBA Chambre Nationale de la Batellerie
Artisanale : établissement public administratif
chargé de la représentation de la batellerie artisanale. Représentée au conseil d’administration
de VNF.
Commissionnaire de transport Organisateur
de transport multimodal. A une obligation de
résultat mais le choix des moyens.
Comptage Dénombrement contradictoire des
colis embarqués et débarqués.
40
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Conducteur Personne sous l’autorité de laquelle
un bateau est placé.
Connaissement Titre de propriété de la marchandise. Permet au propriétaire de disposer de
celle-ci pendant le transport. La marchandise ne
pourra être déchargée que contre présentation
d’un connaissement original.
Contrat Il lie le vendeur et l’acheteur ou leurs
mandataires pour un transport sur un bateau
donné.
Cubage Capacité de transport du bateau déterminée en m3.
Déclaration de chargement Document délivré au transporteur pour déclaration du tonnage
transporté qui comprend le voyage et les transports associés, la nature de marchandises, les
quais de chargement et de déchargement, le
pavillon, le matricule, la date de chargement,
l’identifiant du propriétaire et servant à l’établissement de statistiques et à la perception des
péages.
Souvent appelé « laissez-passer » (ou anciennement volet B).
La déclaration est disponible en quatre langues
(français, anglais, allemand, néerlandais).
Délai de planche Délai, défini par convention, accordé au chargeur pour le chargement
et le déchargement d’un bateau ou d’un convoi.
Parfois appelé starie.
Donneur d’ordre Il achète le transport. C’est
soit une entreprise industrielle ou commerciale, soit un professionnel de la logistique qui
sous-traite une partie de ses prestations auprès
d’opérateurs fluviaux. Il est souvent improprement appelé chargeur.
Ducroire Garantie par laquelle un courtier s’engage à payer au transporteur le prix du transport
prévu, même en cas de défaillance du donneur
d’ordre.
Échelle (de jauge) Repère gravé sur le côté du
bateau et destiné à connaître l’enfoncement du
bateau à vide et à charge. Les échelles permettent ainsi de déterminer le tonnage embarqué.
Freinte de route La diminution, en poids ou en
volume, de la cargaison à cause de sa nature, par
exemple par évaporation.
Fret Ce mot a deux sens. Il désigne bien sûr la
marchandise transportée mais aussi la rémunération due au transporteur, souvent exprimée en
euros-tonnes.
Incoterm International Commercial Terms.
Ensemble des termes définissant la responsabilité de l’acheteur et du vendeur dans le contrat
(couvre le transport, l’assurance, etc.)
Port en lourd Poids de la marchandise maximum autorisée, exprimé en tonnes, qu’un bateau
peut transporter d’après les documents de bord.
Poste d’attente Stationnement où un bateau
attendra que le quai prévu pour le chargement
ou le déchargement se libère.
Rééquilibrage modal Politique visant à diversifier les modes de transports de marchandises
(voie d’eau, fer, route), par opposition au toutroutier.
Rupture de charge Manipulation de marchandises, souvent lors d’un changement de mode
de transport.
Starie Synonyme de délai de planche.
Jaugeage Relevé contradictoire de la jauge
du bateau, avant et après chargement et déchargement. Voir jauge, page 37.
Surestarie Dépassement du délai de planche,
ou starie, donnant lieu à une indemnité de retard,
payée par le chargeur au transporteur.
Just in time Organisation de la production en
flux tendus, visant à minimiser les stocks.
Tonnage Poids embarqué sur le bateau, en TPL
(tonnage de port en lourd). Le grand tonnage est
le poids maximal que le bateau peut emporter.
Ne pas confondre avec le tonneau de jauge,
également utilisé en navigation, qui est une unité
de volume de déplacement du bateau (exprimée
en TJB, tonnage de jauge brute).
Laissez-passer
Voir déclaration de chargement.
Lettre de voiture Document qui constate le
contrat passé et que le donneur d’ordre remet
au transporteur après le chargement. Elle
indique toutes les informations utiles : noms et
adresses de l’expéditeur et du destinataire, zones
de déchargement, date de mise à quai, nature de
la marchandise, prix du transport, etc.
Mise à quai Date et heure auxquelles le
transporteur s’engage à mettre son bateau à quai
disponible pour les vérifications préalables de la
cale et pour le chargement.
Multimodal Voir page 38.
Pigeage ou relevé d’échelle. Mesure de
l’enfoncement du bateau avant et après le
chargement d’une marchandise en vrac.
L’opération est effectuée, contradictoirement,
par le marinier et le représentant du chargeur. Le
carnet de jaugeage du bateau indique la masse
chargée à partir de la différence d’enfoncement
que l’on a mesurée.
Tonneau Unité internationale de volume. Un
tonneau vaut cent pieds-cubes britanniques,
c’est-à-dire 2,83 m3.
Tonne-kilomètre Unité exprimant la distance à
parcourir et le poids à transporter. On l’obtient en
multipliant le nombre de tonnes par la distance en
kilomètres. C’est l’unité de mesure comparative
utilisée pour établir les statistiques de transport
des différents modes.
Transporteur privé Industriel ne transportant
que ses propres marchandises. Il effectue un
transport pour compte propre.
Transporteur public Exploite un ou plusieurs
bateaux pour transporter des marchandises
appartenant à des tiers. Il effectue un transport
pour le compte d’autrui.
Volet B Voir déclaration de chargement.
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
41
13
Le tourisme fluvial
Initialement dédiés au transport de marchandises, canaux et
rivières sont aussi appréciés comme des espaces de loisirs,
notamment les voies à petit gabarit et leurs berges.
Appontement Plate-forme fixe ou flottante
permettant aux bateaux de s’accoster ou de
s’amarrer dans les rivières ou les estuaires soumis à la marée. Un appontement est par essence
flottant pour suivre les variations de hauteur d’eau
(le marnage).
Base Se dit généralement des ports sur lesquels
les loueurs de bateaux sont présents avec des
locaux et un certain nombre d’équipements.
Bassin de vitesse (de voile, d’aviron...)
Zone délimitée de la rivière ou du canal où
peuvent se pratiquer des sports nautiques de
vitesse,de voile ou d’aviron.
Bateau à passagers Bateau d’une capacité
pouvant atteindre 1 500 places, exploité par un
professionnel des croisières simples ou complétées d’autres services (bateau-restaurant,
bateau-hôtel, bateau-croisières). ☞ 76
Bateau de plaisance Embarcation particulière utilisée pour le tourisme maritime ou fluvial.
☞ 80
Brassière de sécurité Gilet de sauvetage.
Canotage Se dit de la pratique sportive ou de
loisir qui consiste à naviguer sur des embarcations à rames.
Carré Espace de détente et de confort aménagé
dans le bateau où l’équipage peut se retrouver
notamment pour se nourrir.
CDT Comité Départemental du Tourisme.
Certificat international de bateau Nom
donné aux permis de navigation des bateaux
de plaisance. En navigation intérieure, le titre de
conduite est le « certificat de capacité ».
Coche de plaisance Bateau de plaisance,
habitable ou non, de moins de quinze mètres. Il
peut être nolisé, c’est-à-dire en location.
Croisière Voyage d’agrément effectué pour
plusieurs jours sur un bateau.
Bateau de sport Officiellement, toute embarcation capable de dépasser vingt kilomètres à l’heure.
CRT Comité Régional du Tourisme.
76 Bateau à passagers
78 Rampe de mise à l’eau
77 Halte nautique
42
Borne Point d’eau ou d’électricité permettant de
réalimenter le bateau.
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Écope Petit récipient servant à vider l’eau du
fond du bateau.
Escale Zone aménagée permettant l’accostage
et le stationnement de courte durée des bateaux
à passagers.
Établissement flottant Voir page 44.
Gaffe Longue perche en bois manœuvrée à la
main qui sert à écarter le bateau des ouvrages ou
des obstacles lors des manœuvres.
Godille Sorte d’aviron placé à l’arrière du bateau
qui sert à faire avancer le bateau à la main.
Halte nautique Équipement d’escale et de
court séjour avec amarrage, sans aucun service
particulier.
Hivernage Se dit du lieu et de la période d’inutilisation du bateau, en dehors de la saison touristique, généralement en hiver, et parfois à sec.
Nolisage Un bateau nolisé est un bateau de
tourisme mis en location ou à disposition d’un
utilisateur, à titre onéreux ou gratuit.
Noliseur Propriétaire du bateau en nolisage.
Port d’attache Zone de stationnement habituel
du bateau.
Port de plaisance Equipement portuaire lourd
Rampe de mise à l’eau Plan bétonné et
incliné, perpendiculaire à la berge, permettant de
haler à terre ou de descendre les petits bateaux.
Synonymes : slip, slipway. ☞ 1 78
RNOTF Réseau national d’observation du tourisme fluvial, co-animé par VNF et l’observatoire
national du tourisme et ayant pour mission, des
produits, des indicateurs de conjoncture et des
études en vue de constituer des outils d’aide à
la décision pour guider la politique des acteurs
du tourisme fluvial.
Signalétique Panneau d’information non
réglementaire à l’inverse de la signalisation.
Tinette Petit seau muni d’un bout qui sert à
remonter l’eau du canal pour laver le pont.
Véloroute Chemin de halage, sous convention avec une collectivité, qui en précise les
usages de circulation.
Vignette Document justificatif du péage obligatoire acquitté par les bateaux de plaisance
de plus de 5 mètres et d’une motorisation
supérieure à 9.9 CV, sur le réseau VNF.
80 Bateau de plaisance
79 Le tourisme fluvial
Chemin de halage
et doté de l’ensemble des facilités nécessaires au
stationnement, à la maintenance des bateaux et
à la vie des plaisanciers. ☞ 79
Capitainerie
Bloc sanitaire
Sports nautiques
Ponton principal
Duc d’albe
Catway
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
43
14
Les équipements du linéaire
Le linéaire (ou la section courante) est le tronçon de canal
ou de rivière situé entre deux ouvrages. En dehors des écluses
et des barrages, les voies navigables sont aménagées pour
faciliter la navigation et protéger les berges.
Aqueduc Lorsque l’aménagement d’un canal
conduit à interrompre un cours d’eau naturel, un
aqueduc à écoulement libre est aménagé pour
rétablir l’écoulement des eaux de la rivière sous
le canal. L’aqueduc peut aller de la simple buse à
un ouvrage de plusieurs dizaines de m2 de section
(voir aussi siphon).
Balisage Ensemble des bouées et dispositifs
divers indiquant le chenal d’une voie d’eau ou
signalant les obstacles.
Chemin de halage et de contre-halage
Bien que le halage ait disparu depuis plusieurs
décennies, on parle encore de chemins de halage
pour désigner les chemins de service. Le chemin de contre-halage est situé sur la rive opposée
au chemin de halage. ☞ 1
Débouquement Voir embouquement.
Déchargeoir La plupart des canaux sont
alimentés par de petites rivières qui, lors des
pluies, font monter le niveau du canal et peuvent
occasionner de graves désordres. On construit
donc des ouvrages de décharge permettant de
débarrasser automatiquement les biefs de l’excès
d’eau amené par le débordement des rivières.
Défense de berge
Voir protection des berges. ☞
90
Digue Ouvrage artificiel situé au dessus du
terrain naturel qui peut avoir plusieurs fonctions
différentes : contenir les eaux d’un canal, limiter
l’expansion des crues d’une rivière, ou encore
protéger une rade ou un port des courants ou
de la houle.
Duc d’albe Voir page 36
Échelle limnimétrique (ou hydrométrique)
Échelle graduée servant à visualiser la hauteur
d’eau. ☞ 13
44
44 Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Embouquement Entrée dans une passe de port
ou dans un chenal secondaire ou entrée amont
d’un canal de dérivation. Pour la sortie, on parle
de débouquement.
Synonyme d’embouchement.
Embranchement fluvial
Voir page 36
Enrochement Ensemble de quartiers de roche,
de blocs de béton que l’on entasse sur un sol
submergé ou mouvant pour servir de fondation ou
de protection à des ouvrages immergés. ☞ 83
Épanchoir Voir déchargeoir
Épi Ouvrage relié à la berge pour fixer la forme
du lit du cours d’eau. ☞ 2
Établissement flottant Toute installation
flottante fixe : dock, hangar à bateaux, atelier,
restaurant, théâtre, etc.
Fascine Fagot de branches fixés par des pieux
battus mécaniquement. C’est une protection de
berge. ☞ 81
Fascine d’hélophytes Elle se constitue d’un
boudin géotextile, lesté et végétalisé d’une motte
d’hélophytes et maintenu par une rangée de
pieux. ☞ 84
Fluviographe ou limnigraphe Appareil
mesurant et enregistrant le niveau d’un fleuve
canalisé.
Gabion Cage en treillis métallique emplie de
blocs de pierre. Les gabions sont souvent utilisés
pour protéger les berges, mais aussi comme soutènement. «Gabionner» désigne l’action de poser
des gabions. ☞ 85
Géotextile Étoffe textile non-tissée, imputrescible, utile pour la séparation et le renforcement
des sols.
Hélophyte Plante semi-aquatique (pied dans
l’eau, tige et feuilles dans l’air). Voir fascine
d’hélophytes. ☞ 84
Marque de crue Panneau mis en place quand
la navigation doit être réglementée à cause d’une
crue. Elle prend trois valeurs. La marque I indique
que les eaux sont moyennes, la marque II que
les fortes eaux impliquent des prescriptions
spéciales et la marque III que la navigation est
arrêtée.
Palplanche Élément de défense de la berge.
Profilé en bois, en béton armé ou, le plus
souvent, en métal. Enfoncées dans le sol, les
palplanches forment un ensemble jointif, appelé
rideau de palplanches, retenant la terre et assurant l’étanchéité. ☞ 86 87 88
Passe à gibier Ouverture pratiquée dans la
protection de berge sous la retenue normale de
l’eau pour y installer un dispositif permettant aux
mammifères de prendre appui et de remonter la
berge. Ces aménagements limitent les cas de
noyades et orientent les mammifères vers de
chemins naturels appelés corridors biologiques.
Palfeuille Profilé en métal, semblable à une
palplanche, mais plus fin, et que l’on pose à plat
sur la berge sans l’enfoncer.
Perré Mur incliné, en pierres maçonnées ou non.
Le perré de flottaison est appliqué près de la surface. Le perré de fond descend jusqu’au plafond.
☞ 13
81 Fascine de saules
83 Enrochements
84 Fascine d’hélophytes
Motte d'hélophytes
Géotextile de protection
Tapissage intérieur (treillis avec fibres de coco)
Lestage fascine (galets et cailloux)
82 Pose de gabions
Pieu en bois dur battu mécaniquement
85 Gabions
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
45
14
Les équipements du linéaire
PK, point kilométrique Les voies navigables
sont jalonnées de bornes kilométriques permettant
de repérer les points singuliers et les ouvrages.
Protection des berges Plusieurs techniques
sont utilisées pour protéger les berges.
r1PTFEenrochements, constitués de blocs de
pierre ou de moellons «non gélifs», c’est-à-dire
capables de supporter le gel sans éclater. ☞ 83
r1PTFEFgabions. ☞ 85
r$POGFDUJPO EF fascines et de masques
drainants qui constituent une bonne solution
86 Palplanche
Berge
pour lutter contre les effets du batillage lorsque
le cours est stable. ☞ 81 84
r$POGFDUJPOEFperrés : aux abords des ouvrages,
le canal est souvent plus étroit et les talus
présentent des pentes plus fortes, pour lesquelles les perrés sont bien adaptés. On
choisit des perrés «à pierres sèches», c’est-àdire sans mortier, ou bien maçonnés.
rVégétalisation sur les parties émergées.
r3JEFBVEFpalplanches. ☞ 86 87
88 Battage de palplanches avec une pelle sur ponton
Palplanche
Risberme
87 Protection des berges en palplanche
46
(suite)
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Servitude de halage Les propriétaires riverains
des fleuves et rivières navigables ou flottables
sont tenus, partout où il n’existe pas un chemin
de halage, de laisser le long des bords un espace
libre de 9,75 m de largeur.
Sur la rive opposée, on parle de servitude de
marchepied ou de contre-halage (espace libre
de 3,25 m).
Tunage Système de protection des berges
constitué par des fascines et maintenu par
des piquets. Par extension, on appelle tunage
tout système simple de protection de berge
qui consiste en l’alignement de pieux et d’un
matériau intermédiaire en bois, métal ou béton.
☞ 89 91
Siphon L’écoulement dans le siphon est en
charge (sous pression) à la différence de l’aqueduc.
Voir aqueduc.
89 Tunage
91 Tunage
90 Défense de berges en enrochement.
La végétation a repris ses droits
92 Fauchage. Entretien des berges
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
47
15
Environnement
Signataire en 1999 de la charte des grandes entreprises publiques
pour le développement durable, VNF s’est engagé à intégrer
le développement durable dans ses métiers. Les voies d’eau,
milieux naturels à fortes valeurs écologiques et aux multiples
usages, sont des systèmes complexes qu’il s’agit à la fois
de protéger et de valoriser.
Amélioration continue Processus d’enrichissement du système de management environnemental, pour obtenir des améliorations
de la performance environnementale globale en
accord avec la politique environnementale de
VNF.
Analyse environnementale Analyse préliminaire approfondie des problèmes, de l’impact et
des résultats en matière d’environnement liés aux
activités menées sur un site.
Aspect environnemental Éléments des activités, produits ou services de VNF susceptibles
d’interactions avec l’environnement
Nota : un aspect environnemental significatif est
un aspect qui a ou peut avoir un impact significatif
(exemples : rejet atmosphérique d’une chaudière,
épandage accidentel d’un produit, bruit d’un
compresseur...).
La relation entre aspect environnemental et
impact environnemental est une relation de
cause à effet.
Audit Processus de vérification systématique
et documenté permettant d’obtenir et d’évaluer,
d’une manière objective, des preuves afin de
déterminer si le système de management
environnemental de VNF est en conformité
avec ce qui a été établi. Les résultats de cet
audit sont communiqués à la Direction. Un audit
s’inscrit dans un programme de l’audit («ensemble
d’un ou plusieurs audits planifiés dans un laps de
temps et un but déterminé»).
Il existe plusieurs type d’audits:
- l’audit interne : le jugement sur le système de
management audité est porté par VNF lui-même ;
- l’audit externe : le jugement sur le système de
management est porté par un organisme extérieur à VNF ;
- l’audit de certification : le jugement sur le système de management est porté par un orga48
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
nisme extérieur à VNF et donne lieu à l’obtention de la certification (ex : ISO 14001). Les
certificats sont délivrés pour trois ans avec un
audit de suivi tous les ans.
Certification Action par laquelle une tierce
partie (organisme certificateur) démontre qu’il est
raisonnablement fondé de s’attendre à ce que
le système de management environnemental mis en place dans l’entreprise soit
conforme à une norme (par exemple ISO 14001,
NF Environnement).
Circulaire/procédure/instruction Manière
spécifiée écrite d’effectuer une tâche ou succession de tâches.
Développement durable Développement
visant à concilier le développement économique
et social, la protection de l’environnement et la
conservation des ressources naturelles.
« Un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (Rapport
Brundtland – 1987)
Enregistrement Apporte des preuves tangibles
de l’application des documents tels que les
circulaires, les procédures, les instructions, etc. Il apporte les preuves de la correcte
exécution d’une exigence.
Génie végétal Technique de protection qui a
pour rôle de maintenir les berges. Il utilise les
végétaux pour stabiliser les sols. Les techniques
sont nombreuses: pieux vivants, tressage, fascine, peigne, caisson végétalisé, semis herbacé,
boutures, géotextile biodégradable, plantations.
Hélophyte Plante vivace qui pousse dans la
vase, à partie supérieure aérienne et bourgeons
hivernaux immergés.
Hydrophyte Plante aquatique que l’on trouve
dans l’eau ou dans la vase inondée en permanence. ces plantes sont totalement immergées
ou affleurant à la surface de l’eau.
Impact environnemental Toute modification
de l’environnement négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités,
produits ou services d’un organisme (en l’occurrence VNF). Les impacts environnementaux
significatifs sont issus des critères de notations
retenus au niveau de VNF (gravité, fréquence de
l’impact, sensibilité du milieu, risque de l’image
de VNF).
Indicateur environnemental Synthétise
les données environnementales. Les indicateurs
environnementaux aident VNF pour la quantification et la performance environnementale.
Manuel environnement Décrit le système de
management environnemental (SME) mis en
place par Voies navigables de France. Il décrit
l’organisation générale et les dispositions adoptées pour assurer toute activité retenue dans le
cadre du plan environnement de VNF et ceci dans
le respect de l’environnement.
Le manuel est rédigé afin de :
- définir les responsabilités des intervenants ;
- assurer la conformité du système aux exigences de la norme ISO 14001 et des exigences
propres à VNF ;
- acquérir la maîtrise des activités retenues dans
le cadre du plan environnement ;
- vulgariser le système de management environnemental auprès des personnes concernées,
- indiquer les interactions entre les différents
éléments du système.
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
49
15
Environnement (suite)
Non-conformité Non-satisfaction à une exigence spécifiée. Les non-conformités déclenchent la mise en œuvre d’actions préventives et
d’actions correctives :
- action corrective : action entreprise pour éliminer les causes d’une non-conformité, d’un
défaut ou de tout autre événement indésirable
existant pour empêcher leur renouvellement ;
- action préventive : action entreprise pour éliminer les causes d’une non-conformité, d’un
défaut ou de tout autre événement indésirable
potentiel pour empêcher qu’ils ne se produisent.
Pour VNF, les fiches d’améliorations permettent
de mettre en évidence une non-conformité et de
définir les actions correctives ou préventives à
mettre en place. Tout agent peut ouvrir une fiche
d’amélioration.
Norme ISO 14001
Adoptée en juin 1995, traite en premier lieu du
«management environnemental» c’est-à-dire
de ce que réalise un organisme (organisation,
association, entreprise, administration...) pour
réduire les effets dommageables de ses activités sur l’environnement et améliorer en continu
sa performance environnementale.
Nota : les normes ISO 14 000 (famille dont fait
partie l’ISO 14 001) constituent des « normes
génériques de système de management ». En
d’autres termes, elles se rapportent aux activités d’un organisme, quelle que soit sa nature, sa
taille, ou son secteur d’activité. Si un organisme
souhaite établir un système de management environnemental, il doit alors conformer ses activités à
un certain nombre de caractéristiques essentielles
explicitées dans les normes ISO 14 000.
Objectif environnemental But environnemental général que VNF se fixe, résultant de la politique environnementale et quantifié dans les
cas où cela est possible (ISO 14001).
Phragmite Roseau commun à grandes tiges
très raides à feuilles aiguës, utilisé en vannerie.
Plançons Branches ou tiges d’osier, de saule ou
de peuplier, utilisées comme bouture.
Politique environnementale Déclaration par
VNF de ses intentions et de ses principes relatifs
à sa performance environnementale globale qui
50
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
fournit un cadre à l’action et à l’établissement
de ses cibles et objectifs environnementaux
(ISO 14001 et 14004). ☞ 94
Programme de management Pour atteindre
ses objectifs et cibles environnementaux, VNF
doit établir et maintenir un ou plusieurs programmes de management. Ce programme
comporte :
- pour chaque niveau et fonction concernés de
VNF, la désignation des responsabilités afin
d’atteindre les objectifs et cibles,
- les moyens et le calendrier de réalisation.
Revue de direction Doit aborder les éventuels besoins de changement de politique, des
objectifs et d’autres éléments du système de
management environnemental.
Ceci doit être fait à la lumière des résultats de
l’audit du système de management environnemental, des modifications du contexte
et dans le cadre de l’engagement d’une amélioration continue.
Ripisylve Formations végétales qui croissent le
long des cours d’eau.
Système de management environnemental
(SME) Ce système inclut la structure organisationnelle, les activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, les procédés et les ressources pour élaborer, mettre en
œuvre, réaliser, réviser et maintenir la politique
environnementale (ISO 14001).
Treillis Toile écrue très grosse et très résistante.
Végétalisation Mise en place de végétaux dans
le but de reverdir les talus ou des berges, généralement pour leur protection contre l’érosion et
qui contribue également à la préservation ou
l’augmentation de la biodiversité
Zone humide Milieu naturel en bordure du
cours d’eau qui dispose, au moins pendant une
partie de l’année, d’assez d’eau pour permettre
le développement de communautés spécifiques
de plantes et d’animaux.
Les zones humides portent, selon les régions, le
nom de noues, délaissés, coupures, etc.
94
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
51
16
Travaux d’aménagement et grands projets
Au-delà de l’entretien et de la restauration des voies navigables
existantes, des études et des travaux d’aménagement sont
réalisés pour étendre le réseau navigable et accroître les capacités
de navigation sous maîtrise d’ouvrage de Voies navigables
de France. Le projet le plus important est le canal à grand gabarit
Seine-Nord Europe.
Approfondissement Dragage d’une rivière
pour augmenter le mouillage, c’est-à-dire la
profondeur disponible.
Bande DUP Bande de terrain de 500 mètres de
large en moyenne, portée à l’enquête publique
dans laquelle s’inscrira le tracé définitif du canal.
CIACT Comité Interministériel d’Aménagement
et de Compétitivité des Territoires. Le CIACT du
18 décembre 2003 a confié à VNF la maîtrise
d’ouvrage des études d’avant projet du canal
Seine-Nord Europe.
CNDP Commission nationale du débat public.
La CNDP a émis des recommandations auprès
de Voies navigables de France pour mener la
concertation dans le cadre des études d’avant
projet de Seine-Nord Europe.
Concertation A pour objectif de recueillir les
avis de tous les responsables politiques, socioéconomiques, associatifs et du grand public
concernés par un projet, aux différentes étapes
d’études de ce dernier : étude de l’intérêt économique, étude préliminaire du fuseau de tracé,
avant-projet. La concertation apporte au maître
d’ouvrage et au ministre chargé des transports
des éléments d’appréciation, complémentaires
aux études, avant la prise de décision correspondant à chaque étape d’élaboration du projet.
Coupure Trafic de « coupure », évaluation du
nombre de tonnes transitant sur une section du
canal matérialisée par une coupure.
Déblai Mouvements de terre consistant à
enlever des matériaux pour abaisser le niveau
du terrain.
52
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Déclaration d’Utilité Publique (DUP) Acte
administratif représentant la phase préliminaire
d’une opération foncière projetée par une personne publique. La DUP permet d’acquérir,
au besoin par voie d’expropriation, les terrains
d’emprise nécessaires au projet.
Écluse fluviale de Port 2000, au Havre
Écluse fluviale permettant la jonction directe entre
le canal de Tancarville et Port 2000. Cette écluse
sera dimensionnée pour permettre le passage
des convois poussés de 185 m de long et de
porte-conteneurs emportant 5 rangées de conteneurs sur 3 niveaux.
Enquête d’Utilité Publique (EUP) Durant
quelques mois, un dossier comportant une notice
explicative, le plan des travaux, l’étude d’impact
et l’évaluation économique et sociale du projet
est mis à disposition du public. Une commission
d’enquête, nommée par le président du tribunal
administratif, recueille les observations du public
et se prononce sur l’utilité publique du projet.
Escalier d’eau Succession de différents biefs
d’un canal qui lui permet de franchir le relief du
terrain. Un escalier d’eau est nécessaire car la
voie navigable doit rester plane (ce qui n’est pas
le cas d’une route ou d’une voie ferrée).
État initial L’analyse de l’état initial est réalisée pour toute zone d’étude d’un projet afin de
recenser tous les éléments susceptibles de peser
dans le choix des fuseaux ou des tracés, notamment sur le plan technique, environnemental, de
la socio-économie locale et de l’aménagement
urbain. Cette étape se traduit notamment par
des visites sur le terrain, une analyse bibliographique des études antérieures, une mise à jour
des bases de données.
Étude d’avant-projet Étude permettant de chiffrer le projet et d’évaluer ses avantages socioéconomiques pour mettre le projet à l’enquête
publique. Lorsque le fuseau est choisi par le
ministre, l’étude d’avant-projet permet non seulement de préciser le tracé et les caractéristiques du
canal à l’intérieur du fuseau retenu et d’étudier les
mesures de protection de l’environnement, mais
aussi de déterminer des actions d’accompagnement souhaitables pour maximiser les bénéfices
de l’infrastructure pour les territoires concernés.
Étude détaillée Étude permettant de déterminer les caractéristiques définitives du canal et son
implantation. Elle sert ensuite à déterminer les
emprises du canal et à élaborer les plans nécessaire à la construction des ouvrages.
Étude d’impact L’étude d’impact précise les
incidences prévisibles d’un projet sur l’environnement, les mesures correctives à mettre en
œuvre pour réduire et si possible supprimer ces
incidences, et les mesures compensatoires pour
annuler les impacts résiduels.
Mise à grand gabarit Réalisation de travaux
permettant le passage des bateaux de 1 000 à
4 400 tonnes, voire plus.
Partenariat public privé (PPP) Les contrats
de partenariats publics/privés permettront à l’État
et aux collectivités territoriales de faire appel au
secteur privé pour concevoir, financer, réaliser,
exploiter et entretenir les grands équipements
publics.
Recalibrage Action consistant à élargir et
approfondir une rivière.
Remblai Mouvements de terre consistant à
rajouter des matériaux pour relever le niveau du
terrain.
Rescindement Modification du tracé des
berges au niveau des courbes d’une rivière aménagée pour faciliter la navigation des convois.
Étude préliminaire L’étude préliminaire a pour
objet d’examiner toutes les solutions de fuseaux
préalables dans une zone d’étude prédéfinie.
RTE-T Réseaux Trans-Européens de Transport.
Ce sont les 30 projets prioritaires européens dont
la réalisation contribue à l’intégration et au développement de l’Union européenne. Seine - Escaut
a été retenu projet prioritaire le 22 avril 2004 par
co-décision du conseil et du parlement européen.
Étude socio-économique Évaluation des
bénéfices d’un projet pour l’ensemble des
acteurs concernés par le projet. Les résultats
d’étude de trafic permettent de calculer le taux
de rendement interne au projet et le bénéfice net
par euro investi.
Schéma d’alimentation en eau Ce schéma
précise le fonctionnement hydraulique du canal
en faisant apparaître le dispositif qui permet de
compenser les pertes d’eau, ainsi que les moyens
à mettre en œuvre pour réalimenter en eau le
canal et en particulier le (les) bief (s) de partage.
Fuseau Bande d’environ 1 km de largeur en
moyenne à l’intérieur de laquelle sont définis les
différents tracés appelés « variantes de tracés ».
Seine–Escaut Liaison fluviale européenne
à grand gabarit permettant de relier le bassin
séquanien (Seine - Oise) au nord de la France
et au Benelux.
Maître d’ouvrage Est désigné par maître d’ouvrage celui pour le compte duquel les travaux
sont réalisés. Il passe les marchés. La maîtrise
d’ouvrage des études ou des travaux peut être
déléguée. Dans le cas de Seine-Nord Europe, la
maîtrise d’ouvrage des études a été confiée à
VNF par l’État.
Seine–Nord Europe Maillon manquant de la
liaison fluviale Seine – Escaut qui reliera le canal
Dunkerque - Escaut à l’Oise, à la hauteur de
Janville. Cet équipement permettra l’acheminement par bateaux de chargements pouvant
atteindre 4 400 tonnes. ☞ 95
Maître d’œuvre Responsable de la conception
du projet et de suivi des travaux. C’est « l’architecte » du projet.
Terrassement Opération par laquelle on adapte
l’état naturel du terrain pour construire l’assise de
l’infrastructure.
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
53
16
Travaux d’aménagement et grands projets
95
54 Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
(suite)
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
55
17
Technologies de l’information
Depuis quelques années, Voies navigables de France
et ses partenaires européens développent et mettent au service
de la voie d’eau, de nombreux outils en lien avec les nouvelles
technologies de l’information et de la communication.
Automatisation Travaux consistant à remplacer le système de commande manuelle (pupitre)
d’un ouvrage de franchissement (pont ou
écluse) par un système de déclenchement ne
nécessitant pas l’intervention d’agent. Une automatisation d’ouvrage ne peut s’effectuer que sur
un ouvrage déjà mécanisé.
AI-IP (Automatic Identification via Internet
Protocol)
Solution technologique permettant l’échange de
données de positionnement « de bateau à autorité » et de « autorité à bateau ». Cette technologie repose sur un positionnement via GPS et un
transfert des informations par communication IP.
AIS (Automatic Identification System) Solution
technologique permettant l’échange de données
de positionnement de « bateau à autorité »,
« d’autorité à bateau » et de « bateau à bateau ».
Cette technologie repose sur un positionnement
via GPS et un transfert des informations par VHF.
☞ 96
Avis à la batellerie Application informatique
permettant d’éditer, de signer et de diffuser automatiquement les avis à la batellerie. La consultation des avis à la batellerie peut également se
faire sur le site internet de VNF.
BICS Net Application web permettant la dématérialisation des déclarations de chargement.
Cahier de l’éclusier Remplace le cahier manuscrit sur lequel l’éclusier notait les caractéristiques
des bateaux. Il permet d’améliorer la qualité des
chiffres de trafic, de faire une prévision de passage aux écluses, d’assurer le suivi des matières
dangereuses.
Calcul d’itinéraire Possibilité offerte aux usagers de calculer leur voyage en fonction de leur
lieu de départ, leur destination et les contraintes
liées aux caractéristiques du réseau, des bateaux
et des horaires d’exploitation.
Dans un premier temps utilisé via le cahier de
56
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
l’éclusier, il sera mis en ligne sur le site internet
de VNF.
COMPRIS (Consortium Operational Management Platform for River Information
Services) Groupe de travail européen pour la
standardisation de l’échange d’informations entre
les pays gestionnaires de voies d’eau intérieures ;
l’objectif est de faciliter l’accès aux informations
des usagers de la voie d’eau.
ECDIS (Electronic Chart Display
Information Service) Système de cartographie
électronique de l’infrastructure embarqué associé
à un GPS, un radar et un micro-ordinateur. Le
micro-ordinateur est ici chargé de combiner les
informations venant du GPS et du radar et de
les superposer à la carte électronique dans la
timonerie du bateau. L’objectif est d’améliorer la
sécurité de la navigation intérieure en donnant les
informations suivantes : dimensions, ouvrages,
obstacles et éventuellement hauteur d’eau.
ERI (Electronic Reporting International)
Standard international pour le report électronique
des données.
GPS (Global Positioning System) Système
de positionnement global par satellite.
GPRS (General Packet Radio Service)
Système permettant la réception et l’envoi d’informations en théorie jusqu’à 160 kbits/s, en pratique inférieur à 50 kbits/s. Il permet un accès aux
réseaux internet et intranet à partir d’un téléphone
mobile.
IRIS (Implementation of River Information
Services) Suite donnée au projet COMPRIS
ayant pour but la mise en application des
Services d’Information Fluvial (SIF).
MME (Modernisation des Méthodes d’Exploitation) Terme regroupant l’ensemble des projets ayant pour but de moderniser l’exploitation des
ouvrages par : la mécanisation et l’automatisation
des écluses, des barrages et des ponts mobiles ;
la télégestion (manœuvres déportées et contrôle
par caméra) d’un ou de plusieurs groupes d’ouvrages ;
- la mise en place de limnigraphes électroniques permettant le suivi déporté des lignes
d’eau et l’alarme téléphonique auprès des barragistes; le développement de l’accompagnement : un éclusier gère en même temps un ou
plusieurs bateaux sur plusieurs écluses.
Radar Dispositif de détection qui émet un faisceau d’ondes électromagnétiques qui permettent
de déterminer la direction et la distance d’un objet.
Repérage et suivi des bateaux : Tracking
et Tracing Dispositif permettant de localiser
un bateau sur le réseau des voies navigables
grâce à un équipement embarqué comprenant
le GPS et un système du renvoi du signal GPS
vers un centre de traitement. Le traitement des
informations pouvant se faire par voix IP (AI-IP)
ou VHF (AIS)
RIS ou SIF (River Information Services ou
Services d’Information Fluvial) Ensemble des
applications développées autour des nouvelles
technologies de l’information et de la communication pour le développement du transport fluvial
et au profit des usagers de la voie d’eau.
Réseau ICARRE-ICUBE Réseau de télécommunication informatique du ministère de l’équipement,
des transports, du logement, du tourisme et de la
mer auquel est attaché VNF.
SIG (Système d’Information Géographique)
Système combinant les moyens logiciels, matériels et humains permettant l’acquisition, la gestion, le traitement, la restitution et la diffusion
d’informations géographiques.
SMS (Short Message Service) Service global
de diffusion sans fil qui permet la transmission
de messages alphanumériques via un téléphone
mobile.
VNF 2000+ Appellation du dispositif organisationnel et informatique, destiné à assurer le
recueil et le traitement des informations relatives
au transport et au tourisme s’exerçant sur les
voies dont la gestion est confiée à Voies navigables de France, pour l’établissement des statistiques, de l’offre logistique, de la facturation
et du recouvrement des péages de navigation.
Il est constitué de différentes applications,
modules et interfaces disponibles au siège et en
région par l’intranet et en réseau.
Voie d’eau intelligente Terme regroupant tous
les nouveaux services télématiques mis à disposition des usagers de la voie d’eau.
VTT (Vessel Tracking and Tracing) Standard
européen pour le suivi et repérage des bateaux
en navigation intérieure.
Wifï Mode d’accès sans fil à internet à haut débit
grâce à une antenne et une borne d’accès.
96 Relais AIS
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
57
18
Index
A
Abattage
p. 26
Abattre
p. 26
Accostable
p. 28
Accoster
p. 28
Affluent - fig. 2 & déf.
p. 4
A f f o u i l l e m e n t
fig. 3 & déf.
p. 4
Affrètement
p. 40
Affréteur
p. 40
Agrès
p. 32
Aiguilles - fig. 32 & déf. p. 16
AI-IP
p. 56
AIS - fig. 96 & déf.
p. 56
Alternat
p. 28
Amarage
p. 28
Amasse
p. 28
Amélioration continue
fig. 93 & déf.
p. 48
Amont - fig. 2 & déf.
p. 8
A n a l y s e
environnementale
p. 48
Ancre - fig. 63
Apparaux
p. 28
Appontement
p. 36 & 42
Approfondissement
p. 52
Aqueduc
fig. 11 & déf.
p. 10 & 44
Arche marinière
fig. 39 & déf.
p. 22
Ascenseur
p. 14
Aspect environnemental p. 48
Atterrissement
p. 4
Audit
p. 48
Automatisation
p. 56
Automoteur
fig. 63 & déf.
p. 32
Aval - fig. 2 & déf.
p. 8
Avalant, avaler
fig. 56 & déf.
p. 28
Avis à la batellerie p. 40 & 56
Avitailler
p. 28
B
Bâbord - fig. 60 & déf.
Bac - fig. 68 & déf.
Bachot
Bajoyer - fig. 13
Balisage
Ballastage
Bandes DUP
Bandes transporteuses
fig. 73
Banquette
fig. 39 & déf.
Barbacane
Barge - fig. 63 & déf.
Barrages
58
p. 28
p. 32
p. 32
p. 44
p. 28
p. 52
p. 36
p. 22
p. 22
p. 32
p. 16
Barrage à aiguilles
p. 16
Barrage à clapet
p. 16
fig. 26/29 & déf.
p. 16
Barrage à cylindre
Barrage à contreforts p. 19
Barrage à fermettes
p. 16
fig. 31/33 & déf.
Barrage gonflable
p. 18
fig. 35 & déf.
Barrage à hausses
p. 16
fig. 25/28 & déf.
Barrage hydroélectrique p. 18
Barrage à vannes
p. 16
fig. 27/30 & déf.
Barrage de navigation p. 18
Barrage en béton
p. 18
ou maçonnerie
p. 19
Barrage en remblai
p. 18
Barrage éclusé
Barrage de dérivation p. 18
p. 18
Barrage fixe
p. 18
Barrage mobile
p. 18
Barrage réservoir
p. 18
Barrage Voûte
p. 42
Base
p. 10
Bassin d’épargne
p. 42
Bassin de vitesse
p. 4
Bassin versant
p. 10
Bassinée
p. 26
Batardage, batarder
Batardeau
p. 10 & 26
fig. 50 & déf.
p. 32
Bateau
Bateau avalant - fig. 56 p. 29
Bateau montant - fig. 53 p. 29
Bateau à passagers
p. 42
fig. 77
Bateau de plaisance
fig. 77
p. 42
Bateau de sport
p. 42
Batelet
p. 32
Batelier
p. 32
Batellerie
p. 32
Bathymétrie
p. 26
Batillage - fig. 4 & déf. p. 4
Bâtiment
p. 32
Battage
p. 26
Baulard, bollard,
boulard
p. 36
Bêche de calage
p. 26
Ber
p. 32
Berge - fig. 13 & déf.
p. 4
Berme
p. 8
p. 56
BICS
Bief, bief de partage
p. 8
Bigue
p. 26
Bitte d’amarrage p. 10 & 36
Blindage
p. 26
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Bollard - fig. 13 & déf.
Bordaille
Bordé
Borne
Bouchure
Bourdonnière
Bouter
Bracon
Brassières de sécurité
Busc - fig 13. & déf.
p. 10
fig 63
p. 10
p. 42
p. 19
p. 10
p. 28
p. 10
p. 42
p. 10
C
Cabotage
Caboteur
CAF
Cahier de l’éclusier
Caisse mobile
Cajolage, cajoler
Cale de halage
Cale sèche
fig. 1 & déf.
Calcul d’itinéraire
Campinois
Canal de dérivation
fig. 1 & déf.
Canal d’amenée
Canal de fuite
Canal de jonction
fig. 7 & déf.
Canal latéral
Canotage
Capitainerie
fig. 69 & déf.
Captage
fig. 9 & déf.
Caréner
Cargaison
Carré
Catway - fig. 69 & déf.
CDT
Certificat international
de bateau
Certification
Circulaire
CIACT
Chaland
Chambre de freinage
Chambre de minage
Chambre de turbulence
Chambre des vantaux
fig. 13 & déf.
Chardonnet
fig. 13 & déf.
Chargeur
Cheminée
Chemins de halage
et de contre-halage
fig. 1 & déf.
Chemin de service
p. 28
p. 32
p. 40
p. 56
p. 36
p. 28
p. 36
p. 36
p. 56
p. 33
p. 8
p. 8
p. 9
p. 8
p. 9
p. 42
p. 36
p. 9
p. 33
p. 40
p. 42
p. 36
p. 42
p. 42
p. 48
p. 48
p. 52
p. 33
p. 10
p. 22
p. 10
p. 10
p. 10
p. 40
p. 22
p. 44
p. 9
Chenal - fig. 5 & déf.
p. 4
Chômage
fig. 49/50 & déf.
p. 26
Chouleur
p. 36
Chute
p. 19
Clinomètre
p. 19
CNBA
p. 40
p. 52
CNDP
Coche de plaisance
p. 42
Commissionnaire
de transport
p. 40
COMPRIS
p. 56
Comptage
p. 40
Concertation
p. 52
Conducteur
p. 40
p. 4
Confluence
Connaissement
p. 40
Conteneur - fig. 73 & déf. p. 36
Contrat
p. 40
Contre-canal
p. 9
Contre-fossé
fig. 8 & déf.
p. 9
Convoi (classification
CMET)
p. 31
Convoi (types de)
p. 31
Convoi poussé - fig. 67 p. 33
Convoi remorqué - fig. 67 p. 33
Corniche
p. 22
Corroi - fig. 8 & déf.
p. 9
Corroyage - fig. 8 & déf. p. 27
Couplage
p. 33
Coupure
p. 9 & 52
Coursier
p. 19
Courtier de fret
(voir affréteur)
p. 40
Crapaudine
p. 10
Crémaillère
fig. 13 & déf.
p. 10
Croisière
p. 42
CRT
p. 42
Cubage
p. 40
Culée - fig. 39 & déf. p. 19
Culer
p. 28
Cuvelage
p. 9
Cuvette
p. 9
D
Darse - fig. 70 & déf. p. 36
Débâcle
p. 4
Débit
p. 4
p. 4
Débit réservé
Déblai
p. 52
Débouquement
p. 44
Déchirage
p. 33
Déchargeoir
p. 44
Déclaration de chargement p. 40
Déclaration d’Utilité Publique
(DUP)
p. 52
Défenses
p. 33
Défense de berge - fig. 90
Défluent - fig. 2 & déf. p. 4
Délai de planche
p. 40
Délaissé
p. 4
Développement durable p. 48
Déversoir
p. 19
Devise
p. 33
Digue
p. 44
Documents de bord
p. 28
Donneur d’ordre
p. 40
Dragage - fig. 51 & déf. p. 27
Duc d’albe
fig. 69 & déf.
p. 36
Ducroire
p. 40
E
ECDIS
p. 56
Echelle de jauge
p. 41
Echelle d’écluses
p. 14
Echelle limnimétrique
fig. 13 & déf.
p. 44
Ecluse avec porte
intermédiaire
p. 12
Ecluse de garde
p. 12
Ecluse fluviale Pot 2000 p. 52
Eclusée
p. 12
Ecluses jumelles
p. 12
Ecoire
p. 33
Ecope
p. 43
Ecoutille - fig. 63
Ecrêtement
p. 19
Ecubier - fig. 63
Effacer
p. 19
Elagage
p. 27
Elingue
p. 36
Elinguée - fig. 71 & déf. p. 36
Embâcle
p. 4
Embouchement
(voir embouquement) p. 44
Embouquement
p. 44
Embranchement fluvial p. 36
Enclave - fig. 13 & déf. p. 12
Enfoncement
p. 33
Enquête d’Utilité Publique
(EUP)
p. 52
Enregistrement
p. 48
Enrochement
fig. 83 & déf.
p. 44
Entretoise
fig. 13 & déf.
p. 12
Epanchoir
p. 44
Epaulement de fuite
p. 12
Epaulure avant (bâbord,
tribord) - fig. 63
Epi - fig. 2 & déf.
p. 44
p. 56
ERI
Erosion
p. 4
Escale
p. 43
Escalier d’eau
p. 52
Espar
p. 4
Estacade
fig. 13 & déf.
p. 12
Etablissement flottant
p. 43 & 44
Etaler
p. 28
Etat initial
p. 52
Etiage
p. 4
Etier (voir robine)
p. 9
Etude d’avant projet p. 53
Etude détaillée
p. 53
Etude d’impact
p. 53
Etude préliminaire
p. 53
Etude socio-économique p. 53
EVP (Equ.Vingt Pieds) p. 36
Extrados - fig. 39 & déf. p. 22
F
Fascine
p. 44
Fascine d’hélophytes
fig. 84
p. 44
Fascine de saule - fig. 81
Faucardage
p. 27
Fauchage - fig. 92 & déf. p. 27
Faux-busc - fig. 13
Fermette
p. 19
Fleuve
p. 4
Fluviographe
ou limnigraphe
p. 44
Fluvio-maritime
fig. 66 & déf.
p. 33
Fonçage (voir battage) p. 26
Foreco - fig. 63
Formation à couple
p. 33
Formation en flèche
p. 34
Fosse de dissipation p. 19
Fouille
p. 27
Fourreau
p. 12
Fourrure
p. 12
Franc-bord
p. 6
Frayère
p. 6
Freinte de route
p. 41
Fret
p. 41
Freycinet
fig. 55 & déf.
p. 28
Fuseau
p. 53
G
Gabarit - fig. 58 & déf.
Gabion - fig. 85 & déf.
Gabionner
fig. 82/85 & déf.
Gaffe
Gambret, gamberet
p. 28
p. 44
p. 27
p. 43
p. 34
Garde-corps
Gare centrale
Génie végétal
Géotextile
Godille
Gotte - fig. 63
Gouvernail - fig. 63
GPS
GPRS
Grappin
Guidage (ouvrage de)
p. 12
p. 22
p. 48
p. 45
p. 43
p. 56
p. 56
p. 36
p. 12
H
Halte nautique
p. 43
fig. 78 & déf.
p. 6
Haut-fond (maigre)
Hauteur de couverture p. 22
p. 20
Hauteur de retenue
Hauteur libre
p. 22
fig. 39 & déf.
Hélophyte
p. 45 & 48
fig. 84 & déf.
p. 36
High cube
Hiloire - fig. 63
Hinterland
p. 38
p. 43
Hivernage
p. 28
Houache
p. 38
Hub
Hydrophyte
p. 49
I
Impact environnemental
Incoterm
Indicateur
environnemental
IRIS
Intermodal
Intrados - fig. 39 & déf.
p. 49
p. 41
p. 49
p. 56
p. 38
p. 22
J
Jauge
Jaugeage
Just on time
p. 34
p. 41
p. 41
L
Lâchure
p. 20
p. 41
Laissez-passer
p. 6
Large
p. 12
Largeur utile
Larrons - fig. 12 & déf. p. 12
p. 34
Lège
p. 41
Lettre de voiture
Ligne de flottaison - fig. 63
p. 22
Lisse de guidage
Lit majeur et lit mineur
p. 6
fig. 6 & déf.
Logement - fig. 63
Longueur utile
p. 12
M
Maigre
p. 6
p. 53
Maître d’ouvrage
p. 53
Maître d’œuvre
Manuel environnement p. 49
p. 6
Marnage
p. 45
Marque de crue
Marquise - fig. 63 & déf. p. 34
Méandre - fig. 2 & déf. p. 6
p. 34
Menue embarcation
Mise à grand gabarit p. 53
p. 41
Mise à quai
Montant - fig. 53 & déf. p. 30
Mouillage - fig. 5 & déf. p. 30
p. 6
Mouille
Mouton - fig. 48 & déf. p. 27
p. 56
MME
p. 38
Multimodal
Mur de chute
fig. 13 & déf.
p. 12
Mur de garde
fig. 13 & déf.
p. 12
Mur guide - fig. 14 & déf. p. 12
p. 12
Mur masque
Musoir - fig. 13 & déf. p. 12
N
NGF
NNN ou Niveau normal
de navigation
Nolisage
Noliseur
Non-conformité
Norme ISO 14001
p. 6
p. 6
p. 43
p. 43
p. 50
p. 50
O
Objectif environnemental p. 50
Overgand - fig. 63
P
Palfeuille
Palplanche
Panneaux de navigation
fig. 54/57
Parafouille
fig. 3 & déf.
Pare-chocs
Partenariat Public Privé
Passe
Passe ou pertuis
fig. 1 & déf.
Passe à gibier
Passe à poissons
fig. 36 & déf.
Passerelle
p. 45
p. 45
p. 29
p. 20
p. 13
p. 53
p. 20
p. 20
p. 45
p. 20
p. 38
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
59
18
Index
Pavillon
p. 34
p. 20
Pêcherie
p. 20
Pendule
p. 34
Péniche
p. 14
Pente d’eau
p. 45
Perré - fig. 13 & déf.
p. 6
PHEC, PHEN, PBEN
Phragmite
p. 50
Pied de pilote
fig. 5 & déf.
p. 30
p. 22
Piedroit
p. 20
Piézomètre
p. 41
Pigeage
Pile - fig. 39 & déf. p. 20 & 22
PK, point kilométrique p. 46
p. 9
Plafond
Plançons
p. 50
p. 15 & 38
Plan incliné
Plat-bord - fig. 63
Plate-forme multimodale p.38
p. 6
Plenissimum flumen
p. 6
Pointis ou point Y
Poites - fig. 63
p. 6
Polder
Politique environnementale
fig. 94 & déf.
p. 50
p. 22
Pont
Pont basculant
fig. 45 & déf.
p. 22
Pont basculant roulant p. 22
Pont-canal
fig. 46 & déf.
p. 22
Pont levant
fig. 43 & déf.
p. 22
Pont-levis
fig. 41/42 & déf.
p. 24
p. 24
Pont mobile
p. 24
Pont oscillant
p. 24 & 38
Pont roulant
p. 24
Pont tournant
p. 38
Ponton - fig. 69
Port
p. 38
p. 43
Port d’attache
Port franc
p. 38
p. 38
Port de plaisance
p. 41
Port en lourd
Port privé
p. 38
Porte d’écluse
fig. 15 & déf.
p. 13
p. 13
Porte de garde
p. 38
Portique
p. 41
Poste d’attente
Pousseur
60
fig. 64 & déf.
p. 34
Prélèvement d’eau
(usage agricole, industriel,
domestique, refroidissement
centrales) - fig. 1
Programme
p. 50
de management
Protection des berges p. 46
Puits d’égalité de niveau p. 13
p. 13
Puits de vannes
Q
Quai
Quai lourd
p. 38
p. 39
R
Radar
p. 57
Radier
p. 13 & 20
fig. 13 & déf.
p. 39
Radoub (cale de)
Rampe de mise à l’eau
fig. 79
p. 75
Reachstacker
fig. 74 & déf.
p. 39
p. 53
Recalibrage
Rectangle de navigation
fig. 5 & déf.
p. 24
Rééquilibrage modal p. 41
p. 6
Régime
Relevage - fig. 32 & déf. p. 27
p. 53
Remblai
p. 21
Remous
p. 21
Renard
Réseau national
d’observation du tourisme
p. 43
fluvial (RNOTF)
p. 57
Réseau ICCARE
p. 57
Réseau ICUBE
p. 53
Rescindement
p. 9
Restitution
Retenue normale ou RN p. 6
Revanche ou franc bord
fig. 63 & déf.
p. 30
p. 50
Revue de direction
Rigole d’alimentation
p.9 & 21
fig. 10 & déf.
p. 50
Ripisylve
p. 57
RIS
Risberme - fig. 8 & déf. p. 9
Rive droite, rive gauche p. 9
Rivière à courant libre p. 6
p. 6
Rivière aménagée
Petit lexique des termes techniques de la voie d’eau
Rivière canalisée
p. 6
p. 6
Rivière sauvage
p. 9
Robine ou roubine
p. 39
Roll on / roll off
p. 34 & 39
Roulier
p. 53
RTE-T
p. 6
Ru
p. 41
Rupture de charge
S
Sas - fig. 13 & déf.
p. 13
p. 13
Sassée
p. 13
Sassement
Sauterellesfig. 75 & déf. p. 39
Schéma d’alimentation
p. 53
en eau
p. 53
Seine-Escaut
Seine-Nord europe
p. 53
fig. 95
p. 47
Servitude de halage
p. 6
Seuil
Service d’éclusage
spécial
p. 30
p. 24
Sherzer
p. 57
SIF
p. 57
SIG
p. 43
Signalétique
p. 39
Silo - fig. 1 & déf.
p. 47
Siphon
p. 39
Slip, slipway
Sommier - fig. 63
p. 27
Souille
p. 24
Souterrain
p. 21
Soutien d’étiage
p. 57
SMS
Sports nautiques - fig. 69
p. 41
Starie
Station d’épuration - fig. 1
p. 57
Suivi des bateaux
p. 41
Surestarie
p. 21
Système alimentaire
Système de management
p. 50
environnemental
Tillac
p. 34
Timonerie ou marquise
p. 34
fig. 63 & déf.
p. 43
Tinette
Tirant d’air - fig. 5/58 p. 34
Tirant d’eau - fig. 5/58 p. 34
p. 41
Tonnage
p. 41
Tonneau
p. 41
Tonne-kilomètre
Toueur - fig. 44 & déf. p. 24
p. 21
Tour de prise d’eau
p. 13
Tourillon
p. 41
Transporteur privé
p. 41
Transporteur public
Travers tribord, bâbord fig. 63
p. 50
Treillis
p. 30
Trémater
Tribord - fig. 60 & déf. p. 30
Tunage
p. 47
fig. 89/91 & déf.
Tunnel - fig. 47 & déf. p. 24
V
Vallée
Vanne
Vanne levante
Vanne secteur
Vanne segment
Vanne toit
Vantail - fig. 13 & déf.
Vantelle - fig. 13 & déf.
Végétalisation - fig. 90
Vélo routes Voies vertes
Vérin
Veules fig. 63
Vibrofonceur
Vidange
Vignette
Virer, virement
Virer bord pour bord
VNF 2000+
Voie d’eau intelligente
Volée - fig. 41 & déf.
Volet B
VTT
p. 6
p. 13
p. 21
p. 21
p. 21
p. 21
p. 13
p. 13
p. 50
p. 43
p. 13
p. 27
p. 21
p. 43
p. 30
p. 30
p. 57
p. 57
p. 24
p. 41
p. 57
T
Tablier - fig. 39 & déf. p. 24
Talutage - fig. 52 & déf. p. 27
p. 6
Talweg ou thalweg
Terminal à conteneurs p. 39
p. 53
Terrassement
Tête d’écluse
p. 13
fig. 13 & déf.
W
WIFI
p. 57
Z
Zone humide
p. 50
DIRECTION TERRITORIALE
NORD-PAS DE CALAIS
Direction régionale
du Nord-Pas de Calais
Service de la navigation
du Nord-Pas de Calais
37, rue du Plat - BP 725
59034 Lille cedex
Tél. : 03 20 15 49 70 - Fax : 03 20 15 49 71
sn-nord-pdc@
developpement-durable.gouv.fr
www.sn-nord-pas-de-calais.
developpement-durable.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE
BASSIN DE LA SEINE
Direction interrégionale
du Bassin de la Seine
Service de la navigation de la Seine
2, quai de Grenelle
75732 Paris cedex 15
Tél. : 01 40 58 29 99 - Fax : 01 45 78 08 57
sn-seine@developpement-durable.gouv.fr
www.sn-seine.
developpement-durable.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE
NORD-EST
Direction interrégionale
du Nord-Est
Service de la navigation du Nord-Est
28, boulevard Albert 1er
Case officielle n°80062
54036 Nancy cedex
Tél. : 03 83 95 30 01 - Fax : 03 83 98 56 61
sn-nord-est@
developpement-durable.gouv.fr
www.sn-nord-est.
developpement-durable.gouv.fr
Délégation locale de la Haute-Marne
DDT de la Haute-Marne
82, rue du Commandant Hugueny - BP 2087
52903 Chaumont cedex 9
Tél. : 03 25 30 79 79 - Fax : 03 25 30 79 80
ddt@haute-marne.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE
STRASBOURG
Direction interrégionale
de Strasbourg
Service de la navigation de Strasbourg
25, rue de la Nuée Bleue - BP 30367
67010 Strasbourg cedex
Tél. : 03 88 21 74 74 - Fax : 03 88 75 65 06
direction.sn-strasbourg@
developpement-durable.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE
BASSIN RHÔNE-SAÔNE
Direction interrégionale
Saône-Rhône-Méditerranée
Service de la navigation Rhône-Saône
2, rue de la Quarantaine
69321 Lyon cedex 5
Tél. : 04 72 56 59 00 - Fax : 04 74 56 59 01
sn-rhone-saone@
developpement-durable.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE CENTRE-EST
Direction interrégionale
du Centre-Est
DDT de la Nièvre
2, rue des Pâtis - BP 30069
58020 Nevers cedex
Tél. : 03 86 71 71 75 - Fax : 03 86 71 71 77
ddt@nievre.gouv.fr
www.nievre.equipement
-agriculture.gouv.fr
Délégation locale de Nantes
DDTM de Loire-Atlantique
10, boulevard Gaston Serpette - BP 53606
44036 Nantes cedex 1
Tél. : 02 40 67 26 26 - Fax : 02 40 67 25 52
ddtm@loire-atlantique.gouv.fr
Délégation locale du canal de
Bourgogne
DDT de la Côte-d’Or
57, rue de Mulhouse
21033 Dijon cedex
Tél. : 03 80 29 44 44 - Fax : 03 80 29 43 99
ddt@cote-dor.gouv.fr
www.cote-dor.equipement.gouv.fr
Délégation locale de Saône-et-Loire
DDT de la Saône-et-Loire
37, boulevard Henri Dunant - BP 94029
71040 Mâcon cedex 9
Tél. : 03 85 67 90 50 - Fax : 03 85 38 01 55
ddt@saone-et-loire.gouv.fr
DIRECTION TERRITORIALE
SUD-OUEST
Direction interrégionale
du Sud-Ouest
Service de la navigation du Sud-Ouest
2, port Saint Etienne - BP 7204
31073 Toulouse cedex 7
Tél. : 05 61 36 24 24 - Fax : 05 61 54 66 50
sn-toulouse@
developpement-durable.gouv.fr
www.vnfsudouest.infos.st
Délégation locale
du Lot-et-Garonne
DDT du Lot-et-Garonne
1722, avenue de Colmar
47916 Agen cedex 9
Tél. : 05 53 69 33 33 - Fax : 05 53 69 33 69
ddea-47@
equipement-agriculture.gouv.fr
Délégation locale de la Dordogne
DDT de la Dordogne
Cité administrative Bugeaud - rue du 26ème RI
24016 Périgueux cedex
Tél. : 05 53 45 56 00 - Fax : 05 53 45 56 50
ddt@dordogne.gouv.fr
Direction de la Communication
175, rue Ludovic Boutleux, boîte postale 30820, 62408 Béthune cedex
téléphone 03 21 63 29 66, télécopie 03 21 63 24 62, www.vnf.fr
Conception graphique : Parimage
Crédits photos : VNF/P. Lemaître, B.Henry, P. Cheuva,
Port Autonome de Paris
Impression : Imprimerie de la Centrale Lens sur papier PEFC
VOIES NAVIGABLES DE FRANCE
Siège social
175, rue Ludovic Boutleux - BP 30820
62408 Béthune cedex
Tél. : 03 21 63 24 24 - Fax : 03 21 63 24 42
webmestre@vnf.fr
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