Pourquoi le collectif ? - no

Pourquoi le collectif ? - no
Pourquoi le collectif ?
La
considération
portée
aux
immigrés
et
ceux
qui
sont
issus
de
l’immigration
ne
cesse
de
se
dégrader
dans
notre
pays.
Ils
cristallisent
par
leur
présence
tous
les
maux.
Ils
sont
vus
comme
un
danger
qui
menace
l’identité
française
et
la
République,
ceux
qui
«
profitent
»
sans
participer
à
la
production
de
ses
richesses
matérielles,
humaines
et
culturelles.
Ce
traitement
inadmissible
qui
blesse
les
immigrés,
bafoue
leur
dignité,
porte
atteinte
à
l’image
de
la
France,
crée
des
tensions
entre
les
citoyens
de
notre
pays
et
nuit
durablement
au
vouloir
vivre
ensemble.
Nous
avons
choisi
de
dire
stop
à
cette
instrumentalisation
obscène
de
l’immigration
et
de
montrer
la
place
et
l’apport
des
immigrés
dans
notre
pays.
Le
collectif
est
né
à
la
suite
des
propos
prononcés
en
septembre
dernier
par
Brice
Hortefeux
lors
de
la
journée
des
jeunes
UMP
à
Seignosse.
Ces
propos
et
la
pathétique
tentative
de
justification
n’ont
pas
suscités
une
vague
de
réprobations
à
la
hauteur
du
mépris
véhiculé
:
c’est
ce
qui
a
cristallisé
notre
initiative,
alors
même
que
pour
la
majorité
nous
n’avons
pas
d’expérience
du
militantisme
politique
ou
associatif.
Ces
propos
qui
n’ont
été
que
la
suite
tristement
logique
de
nombreux
précédents
sont
révélateurs
d’un
climat
ambiant,
créé
par
des
nombreux
précédents
(Manuel
Valls,
Georges
Frêche).
Depuis,
les
déclarations
stigmatisantes,
méprisantes,
les
stéréotypes
et
amalgames
–
que
l’on
présente
à
tort
comme
des
dérapages
–
se
sont
multipliés
(Jacques
Chirac,
Nadine
Morano…).
Leur
point
commun
est
d’instrumentaliser
cette
question
en
la
présentant
de
manière
malhonnête
pour
mieux
diviser
les
Français
et
faire
oublier
les
véritables
sujets
de
préoccupation.
Ces
discours
portent
atteinte
à
nos
valeurs
républicaines
et
de
manière
générale
à
l’image
de
la
France.
Nous
entendons
les
dénoncer
et
démontrer
que
l’immigration
par
ses
apports
passés,
présents
et
futurs
représente
un
enrichissement
(économique,
politique,
social,
culturel…)
pour
notre
pays.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
1
Qui sommes-nous ?
Concrètement,
une
association
loi
1901
a
très
vite
vu
le
jour
et
réunit
chaque
jour
toujours
plus
d’adhérents
et
de
sympathisants.
Nous
sommes
un
large
collectif
national,
citoyen
et
apolitique,
avec
des
représentations
dans
toutes
les
régions
de
France.
Français
et
immigrés
de
tous
horizons,
nous
avons
en
commun
d’être
conscients
de
l’apport
de
l’immigration
à
notre
pays
et
souhaitons
que
cet
apport
soit
reconnu
à
sa
juste
valeur.
Nous
ressentons
le
besoin
de
réagir
au
glissement
vers
la
banalisation
d’un
discours
stigmatisant
l’immigration
au
sens
large.
A
travers
internet,
l’initiative
a
rapidement
rencontré
un
très
large
public
(avec
aujourd’hui
plus
de
54
000
membres
sur
Facebook),
relayée
par
un
site,
un
blog
et
un
forum.
Pour
la
première
fois
en
France,
le
1er
mars
2010,
nous
décidons
de
ne
pas
participer
à
la
vie
de
la
Cité.
Par
cette
absence,
nous
voulons
marquer
la
nécessité
de
notre
présence.
Nous
avons
choisi
la
date
du
1er
mars
2010,
en
référence
à
l’entrée
en
vigueur
de
la
loi
CESEDA.
Ce
«
Code
de
l’Entrée
et
du
Séjour
des
Etrangers
et
du
Droit
d’asile
»
réduit
l’immigré
à
un
objet
économique.
Symboliquement,
nous
ne
pouvions
trouver
de
meilleur
jour
pour
agir
et
démontrer
que
notre
présence
est
bénéfique
économiquement
et
contribue
à
la
prospérité.
Les
immigrés
et
enfants
d’immigrés
sont
des
salariés
et
des
entrepreneurs
comme
les
autres.
En
n’allant
pas
travailler
et
en
ne
consommant
pas,
nous
voulons
faire
comprendre
à
nos
concitoyens,
représentants
politiques,
collègues
de
travail,
camarades
d’université,
voisins,
amis,
patrons
et
commerçants
que
nous
tous
contribuons
à
la
grandeur
de
ce
pays.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
2
En France…
Nous
espérons
que
le
1er
mars
2010
sera
une
date
historique
qui
permettra
une
véritable
prise
de
conscience
!
Par
notre
absence,
nous
marquerons
la
nécessité
de
notre
présence
!
«
La
journée
sans
immigrés
:
24h
sans
nous
!
»,
c’est
une
idée
en
passe
de
devenir
réalité.
Immigrés,
descendants
d’immigrés
et
citoyens
conscients
de
l’apport
de
l’immigration
en
France
se
réunissent
progressivement
partout
en
France
pour
organiser,
le
1er
mars
2010,
le
boycott
de
l’économie
française
en
cessant
de
consommer
et/ou
de
travailler.
En
ce
début
d’année
2010,
trois
mois
après
le
lancement
du
collectif
sur
le
réseau
social
Facebook,
le
collectif
français
dénombre
déjà
trente
comités
locaux
répartis
dans
différentes
villes
de
France.
Chacun
d’entre
eux
s’active
à
faire
du
1er
mars
2010
une
journée
historique.
A
Marseille,
Lyon,
Saint‐Etienne,
Bordeaux,
Rennes,
Strasbourg,
Toulouse,
Orléans,
Rouen,
on
se
réunit
pour
préparer
l’action
nationale
du
1er
mars
2010.
De
Cergy,
aux
Ulis
en
passant
par
Saint
Denis,
ou
Nancy,
les
tractages
sur
les
marchés
et
les
opérations
de
communications
se
multiplient.
Le
collectif
grandit
et,
avec
lui,
les
idées
se
multiplient
à
Saint
Etienne,
Bourges
ou
Lorient.
Le
1er
mars,
on
se
rassemble
dans
de
nombreuses
villes
de
France.
Paris
:
entre
12
h
et
14
h
‐
rassemblement
citoyen
et
festif
sur
le
parvis
de
l’Hôtel
de
Ville.
Reims
:
Le
27
février
salle
François
Mauriac
de
16h
à
22h
une
conférence
débat
autour
de
l'immigration
et
son
apport
avec
Rachid
Alaoui
sociologue
et
pdt
de
l'Agora
des
2
rives
et
des
concerts
de
groupes
rémois;
(Gavroche
sous
réserve)
le
1
er
mars
Fontaine
de
la
solidarité
place
d'Erlon
12
h
à
14h
est
organisé
un
rassemblement
festif
pour
montrer
notre
attachement
à
tous
ces
immigrés
qui
ont
fait
et
font
la
France.
Référent
:
Ali
Aissaoui,
médecin
urgentiste,
contact
:
aissaouiali@orange.fr
Amiens
:
Apéro
débat
sur
le
thème
"immigration,
son
apport
économique
et
social
pour
le
développement
de
la
France"
:
le
but
de
ce
débat
est
de
montrer
que
l'immigration
participe
au
développement
économique
du
pays....ça
aura
lieu
le
02
mars
de
17h30
a
20h00,
c'est
au
restaurant
le
Cajou
situé
au
5
passage
du
logis
du
roi
‐
80000
Amiens
Référente
:
Amel
Guerraiche,
assistante
de
direction,
contact
:
amel.guerraiche@cpca.asso.fr
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
3
En France…
Strasbourg
:
20h
:
Projection
du
film
«
le
plafond
de
verre
»
à
la
maison
des
associations
de
Strasbourg,
place
des
orphelins
suivi
d’un
débat.
Le
rassemblement
devant
la
mairie
n’est
pas
sûr.
Vendredi
conférence
de
presse
au
6
rue
maréchal
Fosch
bureau
d’association
Calima.
Référent
:
Abbès
Benharrat,
Postier,
abbs678@hotmail.fr
Lille
:
Deux
rendez
vous
:
Le
1er
à
la
rue
de
Béthune
à
12h30
:
Une
flash
mob
freeze
(une
mobilisation
éclaire)
en
restant
figé(e)s
à
l’annonce
du
signal
(sifflet)
pendant
5
minutes
Le
2nd
face
à
la
Mairie
centrale
à
13h30
:
Une
flash
mob
(une
mobilisation
éclaire)
pendant
15
minutes
lecture
du
manifeste
de
la
Journée
Sans
Immigrés
Référent
:
Youcef
Adjaj,
Contact
:
ljsi.lille@gmail.com
Rennes
:
rassemblement
mairie
12‐14h
place
mairie
Référente
:
Maris
Le
Bris,
salarié
dans
une
association,
Marie.mlb@hotmail.fr
Saint‐Etienne
:
Samedi
27
février
:
Soirée
de
solidarité
à
LJSI
au
POUCHKIN
KAFE,
Parc
Giron
a
Saint
Etienne.
Lundi
1er
mars
:
12h‐14h
:
Rassemblement
place
de
l'Hôtel
de
Ville,
pique‐nique
citoyen
15h‐18h
:
Conférence‐débat
à
l'Université
Jean
Monet,
amphi
E01
:"Interculturalité
et
vivre
ensemble
:
mythe
ou
réalité
?".
Intervention
de
Monsieur
Abdelkader
BELBAHRI,
sociologue
et
l'aimable
participation
de
Madame
Claire
AUTANT‐DORIER,
anthropologue.
Référente:
Rachida
El
Gharrabi
.
Contact:
rashyda42000@orange.fr
Marseille,
Toulouse,
Bordeaux,
Montpellier,
Lyon
et
Villeneuve
sur
Lot:
appel
à
un
rassemblement
entre
12
et
14h,
devant
les
mairies
avec
de
nombreuses
animations.
Nice:
rassemblement
à
17h
sur
la
place
Garibaldi
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
4
et aussi en Europe
L’initiative
se
propage
à
l’Europe,
à
l’instar
de
l’Italie
dont
nous
publions
ici
le
manifeste.
«Ce
mouvement
réunit
des
personnes
de
toute
provenance,
genre,
religion,
éducation
et
orientation
politique,
immigrés,
descendants
d'immigrés
et
autochtones.
Nous
sommes
indignés
par
le
climat
de
dénigrement
et
de
xénophobie
qui
a
porté,
ces
dernières
années,
à
l'approbation
de
lois
discriminatoires,
contraires
à
la
Constitution
Italienne.
Nous
condamnons
et
refusons
les
stéréotypes
et
le
langage
raciste,
le
racisme
en
général
et
celui
des
institutions
en
particulier,
l'usage
superficiel
des
racines
culturelles
et
de
la
religion
chrétienne
pour
justifier
des
politiques
de
refus
et
d'exclusion
aussi
bien
au
niveau
local
que
national.
Rappelons
que
le
droit
à
l'immigration
est
reconnu
par
la
Déclaration
Universelle
des
Droits
de
l'Homme
et
que
l'histoire
de
l'homme
est
étroitement
liée
à
ce
phénomène.
Considérer
les
immigrés
comme
uniquement
force
de
travail
inépuisable
et
à
bon
marché
est
une
vision
immorale,
irrationnelle
et
réductrice.
Nous
exigeons
la
fin
de
la
politique
des
"deux
poids,
deux
mesures".
Pour
faire
valoir
nos
droits
et
exiger
le
respect
qui
nous
est
du,
nous
avons
crée
le
mouvement
Primo
Marzo
2010,
Sciopero
degli
immigrati,
à
l'instar
de
nos
homologues
français.
L'objectif
principal
du
mouvement
est
d'organiser
la
manifestation
du
premier
mars
2010
(la
même
date
que
nos
amis
français:
Journée
sans
immigrés,
24h
sans
nous).
Nous
avons
choisi
différentes
formes:
la
marche,
la
grève
de
la
consommation,
un
signal
visible
(
un
noeud
jaune
)
pour
ceux
qui
ne
pourront
pas
participer
de
manière
active.
Les
comités
de
base,
organisés
au
niveau
de
chaque
ville,
choisiront
les
formes
de
lutte
qui
seront
plus
adaptées
à
leur
réalité.»
Pour
plus
d’informations:
http://primomarzo2010.blogspot.com/
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
5
et aussi en Europe
Colectivo 1 de marzo
Barcelone, mercredi 24 Février 2010
Le
Collectif
1
de
marzo
a
été
lancé
il
y
a
un
peu
plus
d’un
mois
par
un
mouvement
citoyen
de
personnes,
d’origine
immigrée
ou
non,
interpelés
par
l’utilisation
politique
et
la
criminalisation
des
immigrés
en
Europe.
L’immigration
est
un
phénomène
récent
en
Espagne,
et
pour
cette
raison,
nous
voulons
aussi
participer,
pour
éviter
des
dérapages
racistes
et
xénophobes.
En
Espagne,
certaines
mairies,
comme
celles
de
Vic,
Torrejon
de
Ardoz
ont
cherché
à
annuler
et
interdire
l’enregistrement
des
immigrés
sans‐papiers
et
ainsi
leur
enlever
des
droits
fondamentaux,
tout
en
durcissant
la
vie
des
immigrés
déjà
inscrits.
Ces
politiques
créent
un
climat
de
méfiance,
de
tension
et
attise
la
peur
entre
les
citoyens.
Le
gouvernement
a
également
annoncé
le
durcissement
des
lois
sur
l'immigration,
entre
autre
avec
plus
de
descentes
de
police,
l'emprisonnement
dans
les
Centres
d’internement
des
étrangers
(CIE)
et
les
expulsions
de
personnes
qui
n’ont
commis
aucun
crime.
Étant
donné
que
les
partis
politiques
et
les
médias
à
leur
service,
utilise
un
discours
xénophobe,
et
culpabilise
l'immigré
du
manque
de
travail,
de
l'insécurité
sociale,
de
la
réduction
des
salaires
et
de
la
crise
économique
actuelle,
favorisant
ainsi
le
rejet,
l'intolérance,
la
peur
et
le
racisme,
nous
nous
sommes
unis
à
la
grève
en
France,
et
aux
actions
en
Italie
et
en
Grèce
afin
de
dénoncer
cette
situation.
Les
Espagnols
doivent
aussi
faire
mémoire
et
se
rappeler
que
la
migration
est
un
outil
de
construction
et
de
richesse
qui
leur
a
aussi
permis
de
prospérer.
Le
collectif
s’est
organisé
depuis
Barcelone,
à
partir
d’un
groupe
créé
sur
Facebook
et
s’est
étendu
à
d’autres
villes
en
Espagne
comme
Badajoz,
Cuenca,
Grenade,
Lanzarote,
Madrid,
Malaga
et
Terrassa.
Barcelone
est
un
exemple
clair
d'une
ville
multiculturelle
où
la
convergence
de
différentes
cultures,
et
l'interaction
entre
la
population
locale
et
les
immigrants,
a
renforcé
le
patrimoine
socio‐économique
et
culturel.
Par
conséquent,
nous
revendiquons
l'immigration
comme
une
contribution
positive
et
appelons
tout
le
monde
à
se
joindre
à
la
grève
en
France,
mais
aussi
à
toutes
les
actions
qui
se
feront
le
1er
mars
en
Espagne.
À
Barcelone
:
Samedi
27
Février:
12h:
Plaza
Catalunya.
Commencement
de
la
grève
de
la
faim
de
50hrs
Chaîne
humaine
de
la
Plaza
Catalunya
à
la
Plaça
Sant
Jaume
Sur
la
Plaza
Sant
Jaume
sont
prévus
certain
nombre
d'activités
tout
au
long
de
la
soirée
(poètes,
théâtre,
etc)
et
ensuite,
les
grévistes
de
la
faim
seront
accompagnés
dans
un
lieu
sur.
Dimanche,
Février
28
12
h:
Marche
de
Sant
Jaume
au
Raval
Lundi,
Mars
1:
8h
:
Flashmob
métro
de
Barcelone
14h:
Fin
de
la
grève
de
la
faim
16h:
Les
actions
de
Plaza
Catalunya
18h
:
Concentration
Plaza
Sant
Jaume.
Lecture
du
manifeste
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
6
et aussi en Europe
Collectif
1er
mars
Grèce
Le
1er
mars
en
Grèce
Notre
objectif
pour
le
1er
mars
2010
est
d'organiser
des
manifestations
pacifiques
et
des
événements
en
Grèce.
L'initiative
lancée
en
France
est
passée
d'Italie
en
Espagne
et
puis
en
Grèce
pour
s'étendre
progressivement
par
toute
l'Europe.
Nous
voulons
que
cette
journée
marque
dynamiquement
le
début
d'un
vif
débat
dans
tous
les
pays
européens,
sur
ce
qui
se
passerait
si,
en
fait,
les
migrants
qui
vivent
et
travaillent
en
Grèce
décidaient
de
quitter
leur
emploi
ou
notre
pays.
Le
1er
mars,
notre
voix
sera
entendue
de
différentes
manières.
Le
cœur
central
sera
notre
abstention
de
toute
transaction
financière
pendant
24
heures.
En
suivant
l'exemple
d'Athènes,
des
comités
du
mouvement
grec
ont
été
également
créés
à
Thessalonique
et
à
Kastoria.
Nous
refusons
d'avoir
le
seul
rôle
du
consommateur
et
du
travailleur
et
nous
réclamons
celui
d'un
citoyen
actif.
Participer
à
la
création
culturelle,
tel
est
le
but
de
notre
mouvement.
Pour
cela
nous
invitons
les
gens
de
toute
nationalité
et
croyance,
à
participer
au
débat
sur
le
rôle
des
immigrants
dans
la
société
grecque,
le
matin
du
1er
mars,
et
à
la
fête
de
notre
mouvement,
avec
des
événements
musicaux
et
théâtraux,
le
soir
du
même
jour.
Nous
invitons
tout
le
monde
à
tisser
un
voile
multiculturel
pour
couvrir
l'ensemble
de
la
Grèce.
On
espère
qu'à
partir
du
1er
mars
2010
notre
mouvement
continuera
sa
route,
impliquant
des
réalités
différentes,
unies
par
une
question
commune:
''Que
ferions‐nous
sans
les
migrants?''
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
7
Témoignages
Rachida
:
référente
LJSI
Saint
Etienne
Je
m'appelle
Rachida,
je
suis
directrice
du
centre
social
Jardin
des
Plantes,
référente
du
comité
LJSI
de
Saint
Etienne
et
membre
du
CA
de
LJSI
depuis
Janvier
2010.
Depuis
septembre
2009,
je
trépignais
d'impatience
à
l'idée
de
m'investir
dans
un
collectif
et
une
initiative
porteuse
d'un
message
fédérateur,
symbolique,
fraternel
et
apolitique.
Je
ne
m'attarderai
pas
sur
mon
parcours
semés
d'embûches
de
ma
scolarité
jusqu'à
ma
première
expérience
professionnelle.
«
Double
tare
»,
me
disait
mon
sociologue
de
prof
à
l'université
:
issue
de
l'immigration
et
femme
de
surcroît
!
Malgré
cela,
rien
ne
m'a
arrêté,
au
contraire,
cela
n'a
fait
qu'exacerber
ma
motivation
et
mon
acharnement...
Je
le
devais
à
mes
parents
qui
ont
tout
misé
sur
notre
scolarité
et
sur
leur
confiance
aveugle
en
la
société
française.
Cet
investissement,
je
leur
dédis
aujourd'hui...
Eux,
qui
n'ont
fait
que
subir...
Militante
associative
depuis
de
nombreuses
années
maintenant,
j'ai
choisi
d'en
faire
ma
profession
afin
de
mettre
en
oeuvre
des
projets
de
structures
orientés
en
direction
du
vivre
ensemble
et
de
la
cohésion
sociale.
A
l'heure
des
divisions
et
des
manoeuvres
machiavéliques,
qui
de
mieux
placés
que
les
mouvements
d'éducation
populaire
pour
porter
cette
invitation
au
vivre
ensemble
que
nous
propose
l'association
La
Journée
Sans
Immigrés
:
24h
sans
nous
!
Au‐delà
même
de
la
non
participation
à
la
vie
économique,
venant
ainsi
nous
conforter
dans
l'idée
des
bienfaits
de
l'apport
de
l'immigration
à
notre
pays,
cher
à
notre
coeur,
malgré
ces
stigmatisations,
cette
mobilisation
nous
permettra
vraisemblablement
de
constater
à
quel
point
«
notre
absence
le
1er
mars
démontrera
la
nécessité
de
notre
présence...
»
Amadou
Gueye,
LJSI
Lyon
32
ans,
citoyen
sénégalais
vivant
en
France
depuis
8
ans,
marié
et
papa
depuis
6
mois,
Ingénieur
dans
la
bio
pharma,
habitant
Ecully
(périphérie
de
Lyon).
Pourquoi
j'ai
rejoins
le
mouvement?
en
tant
que
immigré,
je
ne
suis
pas
du
tout
satisfait
de
l'image
qui
est
donnée
des
immigres
et
de
l'immigration
en
général
dans
la
société
française
l'immigration
est
souvent
présentée
comme
source
de
problèmes
(insécurité,
chômage,
communautarisme,
déficit,
voire
terrorisme
et
j'en
passe....),
de
plus
l'immigré
est
perçu
comme
un
parasite
qui
vit
aux
crochets
de
la
France
("10
millions
qu'on
paye
a
ne
rien
foutre"
comme
disent
certains).
En
tant
que
immigres
on
oublie
souvent,
trop
souvent!
que
je
travaille,
je
cotise
a
la
sécu,
a
la
caisse
des
retraites,
je
paie
mes
impôts,
et
que
quand
je
vais
a
Auchan,
20%
de
la
somme
que
je
dépense
va
dans
les
caisses
de
l'état,
alors
je
ne
vois
pas
en
quoi
je
profite
d'un
système
auquel
je
contribue.
Je
participe
a
LJSI
pour
rappeler
a
la
France
tout
ca
a
la
France
et
exiger
du
respect
et
de
la
considération.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
8
Témoignages
Sonja
von
Rodziewitz,
référent
LJSI
Toulouse
33
ans
éducatrice
J'ai
rejoint
ce
mouvement
parce
que
je
trouve
le
principe
de
cette
journée
très
fort
;
parce
que
cela
fait
longtemps
que
partout,
dans
les
médias
mais
aussi
dans
mon
quotidien
avec
des
gens
lambda,
j'entends
des
discours
qui
me
révoltent
;
j'ai
envie
d'agir
pour
tenter
de
changer
les
idées
reçues...
Le
1er
mars
2010
:
Enfin
une
action
forte
et
non‐violente
qui
montrera
que
la
richesse
de
notre
France
vient
aussi
de
son
sang‐mêlé!
Djam
Deblues,
référent
LJSI
Marseille
Auteur,
compositeur,
interprète
de
blues
en
français,
de
"marseillades"
et
de
chansons
engagées.
Morceaux
et
clips
:
http://MySpace.com/DjamDeblues.
‐
Pourquoi
avez
vous
rejoint
le
mouvement
?
Je
ne
suis
pas
le
seul
pour
qui
les
propos
de
M.
Hortefeux,
l'été
dernier,
furent
le
trop‐plein
de
mépris
et
d'indignités
verbales
subies
par
les
Immigrés
de
notre
pays.
J'ai
réagi
en
réalisant
deux
clips
diffusés
sur
Internet
(http://www.youtube.com/watch?v=yU30UKOyfeU
et
http://www.youtube.com/watch?v=2vk9nbQaMV
4&feature=related),
et
c'est
là
que
j'ai
découvert
l'appel
de
Nadia
Lamarkbi,
initiatrice
du
mouvement.
J'ai
aimé
que
soit
ainsi
porté
le
débat
sur
le
plan
économique,
et
non
plus
seulement
au
niveau
culturel
ou
social.
Et
j'ai
aimé
cet
élan
spontané
de
citoyens
de
la
diversité,
se
mobilisant
autour
d'une
idée
simple
et
forte
:
la
dignité
de
l'humain,
avec
une
action
au
diapason
:
on
arrête
de
travailler
et
de
consommer,
et
on
voit
ce
que
ça
donne
!
Marie
Le
Bris,
référente
LJSI
Rennes
Parce
que
l'on
ne
choisit
pas
ou
l'on
naît,
et
que
mon
identité
n'est
définitivement
pas
nationale.
Parce
qu
ils
vont
beaucoup
trop
loin,
alors
ca
suffit.
Parce
que
nous
sommes
beaucoup
plus
nombreux
qu'eux
et
qu'il
est
essentiel
de
ne
plus
laisser
le
champ
libre
à
ces
pantins
qui
règnent
en
jouant
sur
les
peurs
et
les
divisions.
Parce
que
l'union
fait
la
force,
et
que
la
solidarité
n'est
pas
un
vain
concept
mais
une
pratique,
quotidienne,
qui
doit
être
reaffirmée
et
réinventée
chaque
jour.
Parce
que
la
bête
immonde
grignote
chaque
jour
un
peu
plus
et
qu'il
faut
la
combattre
par
tous
les
moyens.
Parce
que
je
ne
me
résouds
pas
à
la
banalité
du
Mal.
Parce
que
je
me
nourris
depuis
toujours
des
différences,
car
sans
elles
le
monde
serait
gris,
plat,
uniforme,
sans
vie
en
somme
Parce
qu'un
jour,
j'aurais
des
enfants.
et
si
je
ne
sais
pas
quels
papiers
ni
quelles
couleurs
ils
auront,
je
sais
par
contre
que
je
les
défendrais
becs
et
ongles,
mes
gosses,
pour
qu'ils
puissent
grandir
p
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
9
1er mars, mode d’emploi
FAISONS DU PREMIER MARS UNE JOURNEE HISTORIQUE !
Les
jours
précédents
:
•
•
•
•
•
Je
prépare
des
rubans
jaunes
‐
symbole
unitaire
européen
pour
le
1er
Mars
‐
et
j'en
distribue
à
mes
proches,
J’imprime
les
affiches
et
les
tracts
sur
le
site
www.lajourneesansimmigres.org,
Je
peux
aussi
acheter
un
tee
shirt
«
24h
sans
nous
»
sur
le
site
ou
dans
mon
comité,
Je
fais
mes
courses
le
samedi
ou
le
dimanche
matin
pour
ne
pas
consommer
le
1er
Mars,
Si
possible
je
pose
un
jour
de
congés
ou
un
RTT
pour
le
1er
mars
2010.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
10
1er mars, mode d’emploi
Le
1er
mars
:
•
•
•
•
•
•
•
Je
porte
mon
ruban
en
forme
de
papillon
jaune
de
manière
bien
visible
:
Si
possible,
je
ne
travaille
pas,
si
je
suis
obligé
de
travailler,
je
porte
le
ruban
par
solidarité,
Si
je
suis
commerçant
indépendant
j’essaye
de
fermer
24h,
à
défaut
2h
entre
12H
à
14H
avec
l'affiche
du
1er
Mars
visible
sur
ma
vitrine.
Je
ne
consomme
pas
:
Je
ne
vais
ni
au
restau,
ni
au
fast
food,
ni
au
ciné...
Je
n’achète
pas
mon
journal,
ni
mes
cigarettes,
ni
ma
baguette
de
pain...
Sur
internet,
je
change
mon
statut
Facebook,
Twitter,
Google
Buzz
:
indiquer
par
exemple
:
«
La
Journée
sans
immigrés
:
24h
sans
moi
»
et
changer
également
votre
photo
de
profil
par
l'affiche
du
1er
Mars.
Entre
12H
et
14H
:
•
•
•
•
Je
me
joins
au
sit‐in
national
devant
les
mairies
(ou
lieux
emblématiques
),
J’apporte
ma
bonne
humeur,
mon
parapluie
en
cas
de
grisaille,
et
de
quoi
manger
pour
le
midi,
D'autres
évènements
auront
lieu
toute
la
journée
partout
en
France
Inscrivez
vous
pour
recevoir
les
toutes
dernières
informations
sur
les
évènements
organisés
dans
votre
ville
le
1er
Mars
2010
!
LE
PREMIER
MARS
2010
:
AGISSONS
EN
CESSANT
DE
CONSOMMER
ET/OU
DE
TRAVAILLER.
A
Nice,
Marseille,
Villeneuve
sur
Lot,
Lille,
Rennes,
Nantes,
Amiens,
Orléans
devant
l’Hôtel
de
Ville
A
Paris,
Place
de
l’Hôtel
de
Ville
de
Paris
–
75001
–
M°
Hôtel
de
Ville
A
Lyon,
Place
des
Terreaux
‐
69001
Lyon
–
M°
Hôtel
de
Ville
A
Reims,
Fontaine
de
la
Solidarité
Place
d'Erlon
A
St
Etienne,
Place
de
l’Hôtel
de
Ville,
A
Toulouse,
Place
du
Capitole
Durant
24
heures,
participons
à
la
non‐activité
économique
dans
les
entreprises,
dans
les
associations,
dans
la
fonction
publique,
dans
les
écoles
et
les
lycées,
dans
les
universités,
dans
les
hôpitaux,
dans
les
commerces,
dans
l’industrie,
dans
le
bâtiment,
dans
l’agriculture,
dans
les
services,
dans
les
médias,
dans
la
politique…
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
11
Soutiens
Le
collectif
«
La
journée
sans
immigrés
:
24
h
sans
nous
»
tient
à
remercier
ici
les
associations
qui
nous
ont
soutenues
dès
le
début
de
notre
action.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
12
Soutiens
Le
24
février
2010
Communiqué
de
presse
CFDT,
FSU,
Solidaires,
Syndicat
de
la
Magistrature,
UNSA
Egalité,
justice,
solidarité
pour
tous
les
travailleurs
Le
1er
mars
2010
Le
collectif
«
la
journée
sans
immigrés,
24
heures
sans
nous
»
souhaite
donner
une
visibilité
de
l’apport
de
l’immigration
en
France
par
l’organisation
le
1er
mars
2010
d’une
«
journée
sans
immigrés
».
Nos
organisations
accueillent
positivement
cette
initiative
symbolique
qui
doit
contribuer
à
une
reconnaissance
juste
du
fait
migratoire
et
à
la
décrispation
de
la
situation.
Après
avoir
critiqué
la
mise
en
place
d’un
ministère
qui
rattache
l’identité
nationale
aux
politiques
d’immigration
;
à
un
moment
où
la
place
de
l’immigration
est
questionnée
et
montrée
du
doigt
à
travers
le
«
débat
sur
l’identité
nationale
»
;
dans
un
monde
du
travail
où
les
discriminations
perdurent
et
où
la
situation
des
travailleurs
sans
papiers
est
de
plus
en
plus
préoccupante
;
Nos
organisations
estiment
qu’il
faut
mettre
fin
à
l’instrumentalisation
des
politiques
d’immigration,
d’intégration
et
d’accès
à
la
nationalité
et
ouvrir
un
débat
serein,
responsable
et
garant
des
droits
fondamentaux
dans
l’égalité,
la
justice
et
la
solidarité.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
13
L’ATMF
soutient
la
journée
sans
immigrés
du
1er
mars
2010
L’ATMF
soutient
la
journée
sans
immigrés
du
1er
mars
2010
et
appelle
à
la
lutte
continue
contre
les
lois
racistes
et
discriminatoires.
L’association
des
travailleurs
maghrébins
de
France
soutient
la
journée
sans
immigrés
du
1er
mars
2010,
et
appelle
l’ensemble
de
ses
associations
membres
à
y
participer
activement.
Cette
journée
de
mobilisation
est
l’occasion
de
rappeler
que
les
immigrés
sont
une
cible
privilégiée
des
politiques
en
France.
A
quelques
semaines
des
régionales,
voici
Besson
qui
sort
de
ses
tiroirs
une
nouvelle
réforme
du
CESEDA,
code
d’entrée
et
du
séjour
des
étrangers
et
du
droit
d’asile,
la
cinquième
en
six
ans.
Comme
les
précédentes
elle
prévoit
de
réduire
davantage
les
droits
des
immigrés,
de
criminaliser
les
sans
papiers,
d’asseoir
l’immigration
jetable.
L’association
des
travailleurs
maghrébins
de
France,
rappelle
que
l’immigration
n’est
pas
que
devoirs
comme
on
nous
le
martèle
souvent,
elle
est
aussi
droits,
essentiellement
ceux
consacrés
par
les
conventions
et
accords
internationaux...
[Lire
la
suite
sur
atmf.org,
ou
consulter
la
liste
des
associations
membres
de
l'AMTF
dans
toute
la
France
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
14
La
Fédération
des
Centres
Sociaux
soutient
LJSI
24h
sans
nous
!
Le
conseil
d'administration
de
la
Fédération
des
Centres
Sociaux
et
socio‐culturels
de
France
réuni
le
samedi
6
février
a
examiné
la
proposition
d'action
du
collectif
«
La
journée
sans
immigrés
»,
action
prévue
le
01
Mars
2010.
L'action
retenue
pour
cette
journée
consiste
à
«
ne
pas
participer
à
la
vie
économique,
à
ne
pas
consommer,
ni
produire
»
pour
marquer
la
place
et
l'apport
essentiel
des
personnes
issues
de
l'immigration
au
fonctionnement
du
pays.
Le
conseil
d'administration
a
manifesté
les
points
de
vue
suivants
:
L'analyse
du
collectif
sur
la
considération
faite
aux
immigrés
croise
des
éléments
de
notre
déclaration
politique
de
l'AG
de
Nanterre
en
juin
2008,
entre
autres
éléments
nous
disions
Cette
politique
de
choix
entre
les
«
étrangers
utiles
»
et
les
autres
a
comme
conséquence
:
‐
De
développer
la
suspicion
envers
les
étrangers,
de
criminaliser
la
solidarité,
l'accueil
et
l'appui
aux
plus
démunis
d'un
territoire.
Quid
de
l'interculturel
?
Quid
de
la
solidarité
?
‐
De
développer
la
défiance
des
étrangers
et
de
leurs
enfants
vis
à
vis
des
centres
sociaux
et
socio‐culturels
renforçant
ainsi
les
freins
à
l'intégration:
quid
de
la
mission
d'accueil
de
tous
et
de
la
confiance
indispensable
au
projet
?
Nous
disions
également
de
la
politique
gouvernementale
qu'
elle
contribue
à
fragiliser
les
étrangers
(ou
les
français
qui
ont
«
l’air
»
étranger).
C'est
vrai
des
étrangers
en
situation
irrégulière.
C'est
également
vrai
des
étrangers
en
situation
régulière
sur
qui
pèse
le
soupçon
de
non
intégration.
On
peut
penser
que
l’on
assiste
progressivement
à
une
criminalisation
de
l’étranger,
de
la
misère.
La
FCSF
est
sensible
à
l'appel
lancé
par
le
collectif
et
relaie
cet
appel
dans
son
réseau
d'adhérents
(envoi
d'un
mail
général
et
annonce
sur
le
site
de
la
FCSF)
sans
toutefois
rechercher
la
fermeture
des
équipements
centres
sociaux
ce
jour
là.
Ils
pourraient
être
au
contraire
largement
ouverts
pour
accueillir
débats
et
rencontres
provoqués
autour
de
cette
initiative.
Nous
voulons
saluer
cette
action
citoyenne
lancée
à
l'initiative
des
personnes
concernées
par
ces
attitudes
indignes
de
stigmatisation.
Cela
va
dans
le
sens
de
ce
que
les
centres
sociaux.
recherchent.
Les
acteurs,
bénévoles
et
professionnels,
des
centres
sociaux
sont
issus
de
toute
la
diversité
de
la
population
française.
Ils
prouvent
tous
les
jours
la
richesse
de
l'apport
de
chacun
dans
les
démarches
de
cohésion
sociale
mises
en
œuvre
dans
ces
structures.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
15
Coordination
des
Collectivités
Portugaises
de
France
Réuni
le
30
janvier
2010
à
Paris,
en
conseil
d’administration
de
la
Coordination
des
collectivités
portugaises
de
France
(CCPF)
les
représentants
des
associations
portugaises
de
France
ont
décidé
de
soutenir
l’appel
du
1er
mars
2010
à
une
journée
sans
immigrés.
Manifeste
du
collectif
"La
journée
sans
immigrés"
Nous,
femmes
et
hommes,
de
toutes
croyances,
de
tous
bords
politiques,
et
de
toutes
couleurs
de
peaux,
immigrés,
descendants
d’immigrés,
citoyens
conscients
de
l’apport
essentiel
de
l’immigration
à
notre
pays,
en
avons
assez
des
propos
indignes
tenus
par
certains
responsables
politiques
visant
à
stigmatiser
ou
criminaliser
les
immigrés
et
leurs
descendants.
Rappelons
qu’un
immigré
est
celui
qui
est
perçu
comme
tel
par
les
autres
au‐delà
même
de
ses
origines.
Nous
voulons
nous
réapproprier
et
réhabiliter
ce
terme
devenu
péjoratif
par
la
force
de
l’instrumentalisation
politique.
Nous
refusons
les
stéréotypes
véhiculés
qui
menacent
notre
cohésion
sociale.
Nous
refusons
que
les
bienfaits
passés,
présents
et
futurs
des
immigrés
qui
ont
toujours
construit
la
France
soient
ainsi
niés
d’un
trait.
Et
entendons
par
ailleurs
qu’il
nous
appartient
de
les
mettre
en
valeur.
Les
immigrés
et
descendants
d’immigrés
ont
manifesté
à
maintes
reprises
pour
défendre
leurs
droits.
Et
en
retour,
ils
n’ont
reçu
que
mépris
!
Aujourd’hui,
puisqu’il
est
convenu
que
«
la
consommation
est
le
moteur
de
la
croissance»,
nous
voulons
agir
sur
ce
levier
pour
marquer
notre
indignation.
Le
1er
mars
2005
est
entré
en
vigueur
le
«code
de
l'entrée
et
du
séjour
des
étrangers
et
du
droit
d'asile»
(CESEDA),
plus
communément
appelé
le
code
des
étrangers.
Cette
loi
symbolise
une
conception
utilitariste
de
l’immigration,
en
d’autres
termes,
une
immigration
choisie
sur
critères
économiques.
Nous
ne
pouvions
trouver
de
meilleur
jour
pour
appeler
à
«
une
journée
sans
immigrés
».
Nous,
immigrés,
descendants
d’immigrés,
citoyens
conscients
de
l’apport
de
l’immigration
à
notre
pays,
sommes
tous
des
consommateurs
et
nous
participons
quotidiennement
à
la
croissance
de
notre
pays.
Notre
action
citoyenne
a
pour
objectif
la
mise
en
valeur
de
l’apport
de
chacun
d’entre
nous
à
la
prospérité
générale.
Nous
avons
tous
le
pouvoir
d’agir
sur
notre
avenir
alors,
prenons‐le
!
LE
1ER
MARS
2010
:
AGISSONS
EN
CESSANT
DE
CONSOMMER
ET/OU
DE
TRAVAILLER.
Pendant
24
heures,
participons
à
la
non‐activité
économique
dans
les
entreprises,
dans
les
associations,
dans
la
fonction
publique,
dans
les
écoles
et
les
lycées,
dans
les
universités,
dans
les
hôpitaux,
dans
les
associations,
dans
les
commerces,
dans
l’industrie,
dans
le
bâtiment,
dans
l’agriculture,
dans
les
services,
dans
les
médias,
dans
la
politique…
POUR
LA
PREMIERE
FOIS
EN
FRANCE,
NOUS
DECIDONS
DE
NE
PAS
PARTICIPER
A
LA
VIE
DE
LA
CITE.
PAR
CETTE
ABSENCE,
NOUS
VOULONS
MARQUER
LA
NECESSITE
DE
NOTRE
PRESENCE.
C’est
pourquoi
la
CCPF
demande
à
ce
que
tous
les
immigrés,
leurs
familles
et
tous
les
citoyens
attachés
aux
valeurs
de
la
République
se
mobilisent
ensemble
à
la
grande
réussite
de
cette
journée
sans
immigrés.
La
CCPF
apporte
donc
tout
son
soutien
à
cette
action,
pour
que
dans
la
République,
tous
les
citoyens,
qu’ils
soient
français
ou
immigrés,
puissent
l’être
de
plein
droit,
sans
discrimination
aucune,
au
nom
même
de
la
devise
de
la
République
:
LIBERTÉ
–
ÉGALITÉ
–
FRATERNITÉ
Que
tous
puissent
vivre
dans
le
respect
mutuel
et
dans
la
dignité
!
Soutien
à
:
ASSOCIATION
LA
JOURNEE
SANS
IMMIGRES
‐
24
H
SANS
NOUS
MAISON
DES
ASSOCIATIONS
14EME
BOITE
AUX
LETTRES
N°81
22
RUE
DEPARCIEUX
75014
PARIS
http://www.la‐journee‐sans‐immigres.org
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
16
Une
journée
sans
nous,
est
une
proposition
et
une
invitation
à
la
solidarité,
à
la
résistance
contre
l'apartheid
rampant,
à
une
prise
de
conscience
joyeuse
que
"la
société
est
tout
le
monde".
C'est
pourquoi
nous
la
souhaitons
joyeuse,
loin
d'une
certaine
tristesse
militante.
Une
journée
sans
nous,
c'est
pour
tous.
Nous
souhaitons
préparer
et
développer
cette
initiative,
dans
les
formes
de
ce
qu'on
appelle
le
nouveau
type
d'engagement,
horizontal,
sans
centre,
ou
bien
avec
"un
centre
qui
est
partout,
et
la
circonférence
nulle
part."
Un
réseau
et
un
rizhome.
Bref
:
pour
être
solidaire,
on
n'a
pas
besoin
de
bureaux
politiques
ou
de
comités
centraux.
C'est
une
expérience
d'horizontalité
et
d'initiatives
partagées.
C'est
pourquoi,
à
partir
de
la
proposition
de
quelques‐uns
qui
s'adresse
à
qui
se
sent
touché,
nous
vous
invitons
à
vous
approprier
cet
appel,
à
développer
où
cela
vous
semble
bon,
et
quand
cela
vous
semble
bien,
des
initiatives
autour
de
cette
invitation.
Que
les
initiateurs
soient
débordés,
voilà
ce
qui
sera
toujours
une
bonne
nouvelle.
Dans
votre
université,
lycée,
dans
votre
quartier
ou
lieu
de
travail,
ou
encore
sous
des
formes
ou
dans
des
lieux
que
nous
n'imaginons
pas,
faisons
en
sorte
que
cette
journée
sans
nous
soit
vraiment
une
journée
avec
tous.
Ainsi,
que
personne
ne
se
sente
non
autorisé
ou
en
attente
d'autorisation,
parce
qu'il
n'y
a
pas
d'autorisateur
qui
autorise.
Il
n'y
a
pas
de
petit
ou
de
grand,
d'important
ou
de
périphérique.
Nous
sommes
convaincus
que
dans
ce
pays,
nous
sommes
forcément
très
nombreux
à
refuser
de
toutes
nos
forces
le
cauchemar
d'une
société
divisée
en
forteresses
et
no
man's
land.
Il
ne
s'agit
donc
pas
dans
cette
journée
d'être
solidaire
avec
quiconque,
mais
de
déployer
des
liens
de
solidarité
comme
structure
et
mode
de
fonctionnement.
Qu'il
n'y
ait
pas
de
maîtres
libérateurs
dans
les
mouvements
de
nouveau
type,
loin
de
relever
d'une
faiblesse
que
certains
regrettent,
est
ce
qui
donne
la
force,
la
joie
et
la
puissance
à
ce
mouvement‐là.
Pour
une
journée
sans
nous,
avec
nous
et
avec
tous.
Soutiens
Angélique del Rey est
professeur de philosophie
Miguel Benasayag est
philosophe et psychanalyste
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
17
Dans une démocratie, entendue dans son sens large, c'est-à-dire
dans laquelle il y a la liberté d’expression, de partis etc., on constate que
le pouvoir politique n’a plus le pouvoir d’imposer ses réponses, mais il
peut imposer ses questions. Réside ici un des principaux enjeux à relever
pour le pouvoir politique. On sait par exemple aujourd’hui que si la
question
sociale est à l’agenda politique, ça va plutôt servir la gauche ou
l’extrême
gauche. Mais si c’est le national, la sécurité etc. ce sera la
droite qui sera favorisée. Dans ce cas de figure, l’avantage de politiser
l’identité
c’est que ça divise des gens qui par ailleurs ont des intérêts
communs. Dès la fin du XIXè, en France, au moment où le mouvement
ouvrier
devient puissant, au moment où les grèves se multiplient, au
moment
où la crainte d’une nouvelle révolution sociale se met en place,
le nationalisme,
lié notamment à l’antisémitisme, s’institutionnalise. En
ce sens,
le
pouvoir
identitaire est une structure politique qui se pérennise
en prenant,
à chaque génération, une forme différente. A l’époque dont je
parlais
à
l’instant,
la haine de l’étranger se développait sur fond de
menace
de guerre mondiale. Aujourd’hui, on n’a même plus ce prétexte
puisque
nous sommes dans un contexte de société pacifiée. Il faut alors
sans
cesse inventer des affabulations sur l’islam, sur les femmes voilées
qui menaceraient l’Etat français. Tout devient une affaire de symboles
construits à partir de ce que les gens voient tous les jours à la TV. Il y a
une véritable « déréalisation » de la politique. En même temps, cette
politique
a des effets bien réels, puisqu’elle contribue largement à la
stigmatisation des musulmans.
L’initiative « LJSI : 24h sans nous ! » est très proche de ce qu’a
développé
Abdelmalek Sayad, que vous reprenez également vous aussi,
qui le travail fait l’immigré et que l’absence de travail fait entrer
selon
l’immigré
dans le non-être. Pensez-vous que le retrait de la vie
économique
que nous appelons de nos vœux pour le 1er mars prochain,
puisse
être efficace ?
A mes
yeux, c’est le mode d’action qui se rapproche le plus de la vérité
de l’immigration. Dans le sens où, comme l’a effectivement souligné
Sayad,
l’immigration est toujours liée au travail.
Le couple
« immigration-travail
»
est
actuellement
occulté
puisque
dans
le discours
des droites, l’immigration est exclusivement attachée à la notion de
« clandestin
» ou de « terroriste ». D’autre part, le mode d’action le plus
efficace, le plus légitime de la part de travailleurs, c’est la grève. Dans
votre initiative, on retrouve cette logique : « immigration » = « travail »
donc « grève ». Après, est-ce que la stratégie est suffisamment élaborée
pour
que la journée soit un succès ? Ce sera à vous de le dire.
Gérard Noiriel est
historien, actuellement
directeur d’études à
l’EHESS.
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
18
Le Manifeste
Faisons
du
1er
mars
une
journée
historique.
Nous,
femmes
et
hommes,
de
toutes
croyances,
de
tous
bords
politiques,
et
de
toutes
couleurs
de
peaux,
immigrés,
descendants
d’immigrés,
citoyens
conscients
de
l’apport
essentiel
de
l’immigration
à
notre
pays,
en
avons
assez
des
propos
indignes
tenus
par
certains
responsables
politiques
visant
à
stigmatiser
ou
criminaliser
les
immigrés
et
leurs
descendants.
Rappelons
qu’un
immigré
est
celui
qui
est
perçu
comme
tel
par
les
autres
au‐delà
même
de
ses
origines.
Nous
voulons
nous
réapproprier
et
réhabiliter
ce
terme
devenu
péjoratif
par
la
force
de
l’instrumentalisation
politique.
Nous
refusons
les
stéréotypes
véhiculés
qui
menacent
notre
cohésion
sociale.
Nous
refusons
que
les
bienfaits
passés,
présents
et
futurs
des
immigrés
qui
ont
toujours
construit
la
France
soient
ainsi
niés
d’un
trait.
Et
entendons
par
ailleurs
qu’il
nous
appartient
de
les
mettre
en
valeur.
Les
immigrés
et
descendants
d’immigrés
ont
manifesté
à
maintes
reprises
pour
défendre
leurs
droits.
Et
en
retour,
ils
n’ont
reçu
que
mépris
!
Aujourd’hui,
puisqu’il
est
convenu
que
«
la
consommation
est
le
moteur
de
la
croissance
»,
nous
voulons
agir
sur
ce
levier
pour
marquer
notre
indignation.
Le
1er
mars
2005
est
entré
en
vigueur
le
«code
de
l'entrée
et
du
séjour
des
étrangers
et
du
droit
d'asile»
(CESEDA),
plus
communément
appelé
le
code
des
étrangers.
Cette
loi
symbolise
une
conception
utilitariste
de
l’immigration,
en
d’autres
termes,
une
immigration
choisie
sur
critères
économiques.
Nous
ne
pouvions
trouver
de
meilleur
jour
pour
appeler
à
«
une
journée
sans
immigrés
».
Nous,
immigrés,
descendants
d’immigrés,
citoyens
conscients
de
l’apport
de
l’immigration
à
notre
pays,
sommes
tous
des
consommateurs
et
nous
participons
quotidiennement
à
la
croissance
de
notre
pays.
Notre
action
citoyenne
a
pour
objectif
la
mise
en
valeur
de
l’apport
de
chacun
d’entre
nous
à
la
prospérité
générale.
Nous
avons
tous
le
pouvoir
d’agir
sur
notre
avenir
alors,
prenons‐le
!
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
19
Association LJSI
Maison des associations
Boîte aux lettres n° 81
22, rue Deparcieux
75014 Paris
Contact Presse:
contact@lajourneesansimmigres.org
Marie-Dominique Tatard-Suffern - 06.89.88.22.13
http://www.lajourneesansimmigres.org
Actu : http://blog.lajourneesansimmigres.org
Forum : http://forum.lajourneesansimmigres.org
Dossier
de
presse
|
La
journées
sans
immigrés
20

Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising