Décodeur de télémesure IRIG Compte rendu de projet et manuel d

Décodeur de télémesure IRIG Compte rendu de projet et manuel d
ASSOCIATION NATIONALE SCIENCES TECHNIQUES JEUNESSE
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16, Place Jacques Brel - 91130 RIS ORANGIS
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Edition Octobre1999
Décodeur de télémesure IRIG
Compte rendu de projet et
manuel d'utilisation
--Note technique ANSTJ
Décodeur de télémesure IRIG
1 : Compte-rendu du projet
Discriminateur IRIG
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Présentation
Le décodeur de télémesure au standard IRIG, également appelé discriminateur de fréquences,
est destiné à être utilisé par les clubs aérospatiaux adhérents à l'ANSTJ, pour la réception de leurs
télémesures. Il permet de décoder une voie IRIG à la fois, de fréquence centrale comprise entre 400 et
15000 Hz.
La documentation du décodeur de télémesure IRIG est constituée de trois livrets. Le premier
document est le compte-rendu du projet ; il décrit rapidement le décodeur et le déroulement du projet
qui a amené à sa construction. Il contient également des informations qui seront utiles pour la
construction éventuelle d'un second exemplaire. Il est destiné à informer toute personne intéressée par
le projet, des points de vue financiers, déroulement et technique (aperçu seulement). Il contient
également un tableau des performances atteintes.
Le second livret est le manuel utilisateur. Il intéresse essentiellement le contrôleur télémesure
pour la campagne de lancements. Il permet à un utilisateur ayant des connaissances en électroniques,
et connaissant le standard IRIG, d'utiliser le décodeur. Il doit toujours accompagner l'appareil.
Le dernier livret est le manuel de maintenance. Il contient les plans complets de l'appareil
ainsi que les formes de signaux typiques sur les points de tests, pour faciliter le diagnostique en cas de
défaillance. Un guide aide à ce diagnostique. Aucune réparation, ni même démontage de l'appareil,
ne devront être entrepris sans avoir consulté ce manuel. Ce document sera également très utile pour la
construction d'exemplaires supplémentaires. Le manuel de maintenance est accompagné d'une
disquette comportant les fichiers source du logiciel du microcontrôleur et le texte de ces documents.
Discriminateur IRIG
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Déroulement du projet
Le projet a débuté en octobre 1991. Le but était de remplacer les anciens appareils fournis par
le CNES qui, atteints par la limite d'age, avaient un fonctionnement de plus en plus capricieux. Un
cahier des charges a été rédigé ; il se trouve en annexe 1.
Le projet s'est mis en place avec l'IUT de Cachan. Deux groupes de deux élèves y ont
consacré leur projet de fin de seconde année. Chaque groupe a exploré une solution technique
différente. Le premier groupe a essayé une solution entièrement numérique, consistant à numériser le
signal, puis à faire un traitement entièrement numérique par processeur de signal, puis à reconvertir la
voie traitée en analogique. Cette solution a échouée pour des raisons de difficultés de mise en oeuvre
du système de développement pour le processeur de signal. Elle reste sans doute la plus intéressante à
long terme. Elle nécessite de disposer sans limitations d'un système de développement performant, et
de bénéficier des compétences de personnes ayant une bonne expérience de ces composants.
Le second groupe a travaillé sur une solution mi numérique-mi analogique : les filtres à
capacités commutées. Cette solution permet d'obtenir des filtres d'ordre assez élevé dont les
caractéristiques sont réglées par une horloge. En créant cette horloge avec un synthétiseur de
fréquences à quartz, on obtient une très bonne stabilité, nécessaire au bon fonctionnement de
l'appareil. Les projets de seconde année de l'IUT représentant le travail de 2 élèves, une journée par
semaine pendant 8 semaines, le projet n'a pas été terminé. L'étude n'avait porté que sur le synthétiseur
de fréquence et le filtre de sélection de canal. Une maquette de ces parties avait été réalisée et
fonctionnait convenablement.
Pour continuer le travail, nous avons employé un stagiaire de l'IUT de Cachan pendant
10 semaines, de mi-mai à fin juin 1992. Son travail consistait à compléter l'étude commencée par ses
collègues et à commencer la réalisation pratique de l'appareil. Ce complément d'étude a permis
d'aboutir au schéma de principe complet qui est reproduit au paragraphe suivant. Il a également pu
étudier les autres filtres à capacités commutées et commencer la réalisation des plaques
correspondantes. L'étude menée pendant cette phase a été satisfaisante mais l'avancement de la
réalisation pratique a été décevante. C'est sans doute du au manque de suivi de notre part, qui n'a pas
permis de tirer pleinement parti de la présence d'un stagiaire. Un suivi bénévole hebdomadaire est
sans doute insuffisant pour un travail aussi éloigné de l'apprentissage direct de l'IUT.
Le volume de travail total nécessaire avait également été très nettement sous évalué. L'appareil
n'a donc pas pu être prêt, comme prévu initialement pour les campagnes de lancement de l'été 1992.
Le projet a donc été continué par des bénévoles pendant l'année scolaire 92-93.
Une première version a été achevée pour le début de mai 1993. Elle fonctionne assez convenablement
pour être essayée en vraie grandeur pendant la campagne 1993. Certaines performances me semblent
toutefois décevantes et mériteraient d'être améliorées. On trouvera à la fin de ce document des
indications complémentaires sur les améliorations souhaitables. Les résultats de la campagne de cet été
permettront de décider s'il est nécessaire d'étudier ces améliorations, ou bien s'il suffit de reproduire
tel quel l'appareil obtenu (ou bien encore s'il faut repartir de zéro avec une solution technique
différente).
La suite prévue consiste à employer un stagiaire pendant deux mois pour transformer la
"maquette en forme" actuelle en circuits imprimés aisément reproductibles. Nous pourrions appeler
cette phase industrialisation. Le but est d'arriver à un dossier complet permettant de sous-traiter la
réalisation complète d'un appareil.
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solution retenue
Le schéma suivant représente la structure retenue. Le multiplex de fréquence est amplifié, par
un amplificateur à gain réglable. Un vumètre indique le niveau du signal amplifié et permet à
l'opérateur de régler le gain pour optimiser la dynamique du signal. Un filtre de sélection de canal
permet d'éliminer les fréquences indésirables et de ne conserver que les signaux voisins de la
fréquence centrale sélectionnée. Le démodulateur fréquence tension est un filtre passe bas. Il est
attaqué par un signal d'amplitude constante grâce à une remise en forme (trigger) suivie d'un filtre
passe bas éliminant les harmoniques. Après le démodulateur, un filtre passe bas élimine la sousporteuse. Le signal passe dans un dernier filtre passe-bas pour limiter la bande passante au strict
nécessaire, et éliminer ainsi le bruit. L'amplificateur de sortie permet d'adapter le gain et l'offset aux
besoins de l'utilisateur du signal.
Tous les filtres sont des filtres à capacités commutées. Leurs fréquences de coupures sont
générées par un synthétiseur de fréquence commandé par un même oscillateur à quartz. Un microcontrôleur commandé par un clavier permet de piloter le synthétiseur et de générer la fréquence de
référence. Les différentes fréquences nécessaire sont obtenues par divisions entières à partir de la
fréquence de référence. La stabilité du système est ainsi garantie. Le filtre antibruit de sortie fait
exception. La fréquence de référence nécessaire à ce filtre à capacités commutées est obtenue par un
oscillateur commandé séparément par un potentiomètre accessible à l'opérateur. Aucune stabilité
n'était nécessaire pour cette fonction, et aucun rapport précis n'était nécessaire par rapport aux autres
fréquences. Un fréquencemètre permet de lire le signal issu du synthétiseur (représentant la fréquence
centrale du canal choisi) ou celui issu de l'oscillateur commandant le filtre antibruit (représentant la
fréquence de coupure du filtre de sortie).
L'alimentation du système est une alimentation du commerce, permettant d'utiliser
directement l'appareil sur le secteur 220 V, 50 Hz. L'appareil se présente sous la forme d'un tiroir 3U,
19 pouces, pouvant être utilisé seul, ou intégré dans une baie 19"
bilan technique - performances
Le tableau suivant résume les performances et les plages de bon fonctionnement de l'appareil obtenu :
min.
typique
max.
unité
nombre de voies décodées
1
fréquence centrale de la voie
(F0)
400
15500
Hz
excursion en fréquence
-7,5
7,5
% F0
pas de réglage de F0
0,5
%F0
tension d'entrée
7
mVcàc
gain de l'étage de sortie
mV/%F0
offset de l'étage de sortie
V
dynamique de l'étage de sortie
20
Vcàc
fréquence de coupure de sortie
0,5
1300
Hz
résistance d'entrée
ohms
106
résistance de sortie
100
ohms
erreur de linéarité
2,3
4,5
%
erreur entre F0 demandée et F0 obtenue
0,02
1,79
%
erreur entre F0 réelle et F0 affichée
0,03
%
atténuation en entrée à F0/2 et 2F0
40
dB
L'appareil supporte les courts-circuits prolongés en sortie sans être détruit ainsi qu'une tension de 50 V
continue appliquée durablement à l'entrée.
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bilan financier
Le tableau suivant compare le budget prévisionnel et les dépenses réellement engagées. Le
budget a été établi pour un appareil entièrement en forme. Cela explique l'écart de frais de main
d'oeuvre et la non utilisation du budget "circuits imprimés". Si l'on intègre les dépenses qui restent à
engager pour la phase d'industrialisation, on doit s'approcher du devis initial.
main d'oeuvre
composants
alimentation
intégration mécanique
documentation
outillage
déplacements
circuits imprimés
TOTAL
budget
15000
7000
2000
4000
500
500
500
500
30000
dépensé
7000
5052
650
963
0
393
416
0
14474
Le budget prévisionnel n'ayant pu entièrement être réuni, un effort d'économies a été fait
(l'alimentation par exemple), qui explique certains écarts. De plus un certains nombre de composants
ont été fournis par des bénévoles, ce qui représente un apport important non valorisé. Le dossier a été
présenté à l'ANVAR qui a fourni une aide de 10 000 F.
Le coût ci-dessus comprend la phase d'étude. Le prix récurrent d'un discriminateur est difficile à
évaluer : il dépend essentiellement de l'intermédiaire retenu pour sa réalisation. Entre l'hypothèse d'un
lycée technique et celle d'une société de réalisation électronique, les écarts sont très importants. Hors
main-d'oeuvre, on peut évaluer le coût "matière". Le prix ci-dessus est sans doute proche de la réalité.
Certains composants ont été fournis par des bénévoles, ce qui ne sera plus possible de façon récurrente
; mais d'autre part certains composants qui ne pouvaient être achetés que par quantités élevées sont
maintenant stockés. Seul le prix de l'alimentation devra être réévalué. On peut donc évaluer le prix
"matière" récurrent à environ 9000 F.
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améliorations possibles
Ce premier modèle a subi les aléas de développement. Certaines fonctions pourraient être
améliorées, ainsi que la vitesse de réalisation et la fiabilité.
La réalisation de circuit imprimés double face avec plan de masse pour les deux cartes analogiques
permettrait un gain de temps appréciable. Le niveau de bruit serait également amélioré. Si un second
modèle est réalisé, cela semble souhaitable. Si plusieurs autres modèles sont désirés, c'est
indispensable. Pour la carte numérique, si on n'a pas accès à des moyens de réalisation de circuits
imprimés multicouches, le wrapping me semble rester la meilleure solution.
L'alimentation a été choisie chez RS-Composants, car c'était le modèle le meilleur marché qui
fournisse toutes les tensions d'alimentation nécessaires. Elle a deux défauts : être à découpage et donc
bruyante, et être capable de fournir 90 W, en étant stable avec une charge minimum de 25%. Cette
dernière caractéristique a été découverte lors de la livraison, et a obligé à câbler à demeure une
charge résistive de 25 W, puis à monter un ventilateur pour évacuer cette chaleur... Pour un futur
modèle, il serait préférable, même à prix plus élevé, d'utiliser des modules d'alimentation linéaires,
qui abaisseraient fortement le niveau de bruit et qui n'auraient pas de charge minimale imposée.
La carte numérique pourrait être très réduite si on intègre les composants utilisés avec une des
nombreuses possibilités actuelles. Selon l'accès possible aux moyens de développement et de
programmation, on peut envisager des PALs, des EPLD, ou un FPGA. Le schéma du synthétiseur de
fréquence peut être simplifié en supprimant deux bascules D (pré-diviseur de l'oscillateur et multiplieur
de la boucle de la PLL), depuis l'utilisation du comparateur de phase n°2 du circuit 4046, qui ne
nécessite pas un rapport cyclique 1/2. L'oscillateur devra être remplacé par un autre modèle
d'approvisionnement plus facile.
Le démodulateur fréquence-tension est réalisé par un filtre passe-bas. Sa linéarité est suffisante
si l'on se place suffisament loin de la fréquence de coupure, ce qui n'est pas le cas actuellement. Un
plus grand rapport entre la fréquence du signal et la fréquence de coupure signifie une atténuation
importante du signal. Pour conserver un rapport signal à bruit suffisant, il faut intercaler des étages
d'amplification entre les étages de filtrage. Cette modification reste à étudier, et me semble
indispensable pour le modèle définitif.
Ce démodulateur nécessite également un signal d'amplitude constante à l'entrée. Cette
caractéristique est obtenue actuellement par un amplificateur écréteur, qui rejète bien le bruit s'il est
suffisament faible, mais pas du tout s'il est trop fort. Le réglage du niveau d'entrée peut avoir une
influence sur ce fonctionnement. Un amplificateur à CAG éviterait cet inconvénient. L'épreuve d'un
campagne nous dira sans doute si ce choix était le bon ou si l'amplificateur à CAG semble utile.
L'utilisation d'un tiroir un peu plus haut devrait permettre de décoder deux voies dans le même boîtier.
La place prise par l'électronique interne n'est pas critique. La consommation ne pose pas non plus de
problème. La limite est actuellement imposée par la surface disponible en face avant pour les réglages
et indicateurs nécessaires. Dans ce cas, l'alimentation et le circuit d'amplification en entrée n'auraient
pas à être dupliqués. On pourrait imaginer d'utiliser un seul clavier et un seul fréquencemètre (avec un
seul micro-contrôleur) pour commander les deux synthétiseurs de fréquence. Les aspects pratiques
d'utilisation sont à réfléchir.
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annexe : cahier des charges
Ce texte décrit les performances recherchées du discri. Il a été fourni comme donnée d'entrée à l'IUT
de Cachan :
PROPOSITION D'ETUDE D'UN DECODEUR DE TELEMESURE
POUR FUSEES EXPERIMENTALES
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1) Présentation de l'ANSTJ
Depuis 1962, l'Association Nationale Sciences Techniques Jeunesse a pour objet le
développement des loisirs scientifiques et techniques des jeunes. Elle regroupe des jeunes menant des
activités expérimentales à caractère scientifique et technique dans les domaines de la fusée, de
l'astronomie, de l'énergie solaire, de la télédétection, de l'environnement, de l'informatique ou de la
robotique.
Avec ses animateurs, elle leur apporte un soutien technique, méthodologique et matériel. Elle
organise des manifestations locales, régionales, nationales ou internationales (stages, séjours d'été,
campagnes d'observation et d'exploitation, expositions, etc.). Elle suit les clubs scientifiques de jeunes
et développe des matériels spécifiques pour ces activités.
L'ANSTJ reçoit le soutien de grands organismes scientifiques tels que le Centre National d'Etudes
Spatiales ou l'Agence Française pour la Maîtrise de l'Energie, des ministères de la Jeunesse et des
Sports, de la Recherche et de la Technologie ou de l'Education Nationale, et de nombreux industriels.
2) Le secteur espace de l'ANSTJ
L'activité aérospatiale amateur a été à l'origine du développement de l'ANSTJ. Elle est née au
début des années 60 de l'engouement des jeunes pour l'astronautique dès le début de la conquête de
l'espace.
Avec le soutien du CNES, le secteur espace de l'ANSTJ a permis de canaliser l'enthousiasme
des jeunes et de développer cette activité en toute sécurité, notamment en ce qui concerne l'utilisation
des propulseurs à poudre qui sont fournis par le CNES.
Le secteur espace de l'ANSTJ, c'est aujourd'hui plus de 8000 jeunes touchés annuellement, 50
clubs qui développent des projets de fusées expérimentales. C'est tous les ans plus de 10000 microfusées en balsa et en carton qui s'élèvent à 200 m en quelques secondes, 100 mini-fusées de 500 à
1000 g qui redescendent de 1000 m sous parachute, 30 fusées expérimentales de 3 à 40 kg qui
émettent leur télémesure avant d'atteindre 5000 m d'altitude en 50 s. C'est aussi des ballons qui
envoient leur télémesure depuis 35 km d'altitude, des expériences en impesanteur dans la caravelle 0G
du CNES ou dans la station MIR, et des satellites amateurs comme SARA qui a été lancé avec succès
par Ariane le 16 juillet dernier.
3) Contexte de l'étude
Tous les ans, une trentaine de fusées expérimentales sont lancées au cours d'une campagne
nationale organisée par le CNES et l'ANSTJ.
Ces fusées effectuent durant leur vol un certain nombre de mesures sur leur trajectoire ou sur
l'environnement. Ces mesures sont transmises vers le sol en temps réel au moyen d'un émetteur
embarqué. La télémesure, plutôt que l'enregistrement à bord permet de disposer des mesures même si
la fusée ne pouvait être récupérée (défaut du système d'ouverture du parachute ou non localisation de
la fusée au sol).
Pour aider les clubs, l'ANSTJ met à leur disposition un certain nombre d'équipements dont une
station de réception de télémesure. Celle-ci se compose d'une antenne, d'un récepteur, d'un
magnétophone, d'un décodeur et d'un enregistreur graphique.
Un standard est imposé à tous les clubs qui veulent utiliser cette station :
- émission AM en 136,5 MHz
- codage de chaque voie par une sous-porteuse modulée en fréquence selon le standard IRIG
- en cas de transmission de plusieurs voies, multiplexage en fréquence des sous-porteuses.
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L'ANSTJ dispose de matériel professionnel de réception et de décodage, car ce standard fut
autrefois très utilisé. Il est aujourd'hui totalement abandonné, et il n'est plus possible de trouver dans
le commerce d'appareils pour remplacer ceux qui arrivent en fin de vie.
La simplicité et le faible coût du codeur IRIG embarqué dans la fusée, ainsi que des raisons
pédagogiques, justifient la poursuite de l'utilisation de ce standard par les clubs aérospatiaux. Nous
souhaitons donc lancer l'étude d'un nouveau décodeur IRIG.
Il doit s'intégrer dans notre station de télémesure et doit à terme être opérationnel pendant une
campagne. Il ne s'agit donc pas d'une maquette sur table nécessitant des réglages incessants, mais
d'un appareil supportant le transport et pouvant être manipulé par différentes personnes formées
rapidement. Son fonctionnement doit être suffisamment "sain" pour ne pas tenir à un concours de
circonstances entre la température, l'hygrométrie et la vitesse du vent!
4) Principe du codage IRIG (voir schéma de principe en
annexe)
Chaque grandeur physique mesurée est convertie en une tension électrique par un capteur. Ce
signal varie lentement (du continu à quelques centaines de Hertz maximum). Cette tension pilote un
VCO qui produit un signal modulé en fréquence. Ce VCO est réglé pour que toute la dynamique du
signal d'entrée donne une variation de fréquence de plus ou moins 7,5% (parfois plus ou moins 15%)
autour d'une fréquence centrale de quelques kilo-Hertz. Cette fréquence centrale est souvent choisie
dans un tableau donné en annexe.
Lorsqu'il y a plusieurs voies à transmettre, on utilise plusieurs VCO calés sur des fréquences
centrales différentes. Ces signaux sont additionnés pour former un multiplex en fréquence.
Ce multiplex est ensuite appliqué à l'émetteur qui permet la transmission vers le sol.
Au sol un récepteur restitue le multiplex qui est enregistré par un magnétophone. Ce signal est
également envoyé au décodeur IRIG. Celui-ci doit restituer le signal issu d'un capteur. Si le décodeur
dispose de deux canaux, il restitue simultanément les signaux de deux capteurs. Si on transmet plus de
voies, on repasse plusieurs fois la bande magnétique en réglant à chaque fois le décodeur sur la
fréquence centrale d'un capteur.
5) Spécification du décodeur de télémesure
La tension de sortie du récepteur est comprise entre 0,1 et 3 V, selon le récepteur. Son
impédance de sortie est faible (quelques ohms). Un amplificateur en entrée, à gain réglable en continu
ou par pas (1, 2, 5, 10 et 20 par exemple) doit permettre d'adapter le niveau de signal. Un indicateur,
de type "vumètre" par exemple, placé en sortie de cet amplificateur servira à régler le gain pour que le
signal soit compris entre la moitié et les trois-quarts de la dynamique de l'étage suivant.
Le signal entre sur une prise BNC, avec une impédance d'entrée supérieure à 5000 ohms. Le circuit
d'entrée ne doit pas être endommagé par un niveau continu de 30 V.
La fréquence centrale des sous-porteuses IRIG utilisées est comprise entre 400 et 15000 Hertz.
Cette fréquence doit être fixée par un seul réglage continu. Si cela est nécessaire la plage de réglage
peut être divisée en 4 gammes ; elles doivent alors se recouvrir d'au moins 20% (la fréquence
minimale d'une gamme est inférieure d'au moins 20% à la fréquence maximale de la précédente). Le
réglage par pas est possible. Les pas doivent alors être inférieurs à 0,5 % de la fréquence. La fréquence
choisie doit être affichée avec une précision supérieure à 0,1 %.
Le filtre passe-bande sélectionnant le canal IRIG a une bande passante à 1 dB de +/- 20 % de Fc
(fréquence centrale). Son atténuation à 0,5 Fc et 2 Fc est supérieure à 12 dB.
La linéarité du démodulateur FM doit être meilleure que 3%. Un commutateur doit permettre de
choisir entre 7,5 et 15% d'excursion en fréquence.
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La sortie doit être munie d'un filtre passe-bas. Sa fréquence de sortie est réglable dans la plage
1 Hz à 2 kHz. La fréquence de coupure de ce filtre doit être affichée à 10 % près. Il est d'ordre
supérieur ou égal à 2 et a un gain plat à 5 % près dans sa bande passante.
Le signal de sortie peut avoir une composante continue et des composantes alternatives jusqu'à 2 kHz.
Son niveau doit être centré sur 0 V. Un amplificateur à gain réglable permettra d'ajuster le niveau de
sortie entre -5 et +5 V. Son impédance de sortie sera inférieure à 1000 ohms. Il devra supporter les
courts-circuits prolongés.
Le signal sort sur une prise BNC.
L'alimentation sera prélevée sur le secteur 220 V 50 Hz. La ligne d'alimentation comportera
un fusible accessible en face arrière. Tous les réglages, voyants, prises pour le signal d'entrée ou de
sortie, seront en face avant.
L'ensemble sera intégré dans un tiroir pour baie au standard 19 pouces. Celui-ci sera muni de poignées
pour son transport et pour protéger la face avant.
Si la solution retenue le permet simplement, l'appareil sera muni de 2 canaux. Tous les
réglages seront alors dupliqués, sauf pour l'amplificateur d'entrée. Sinon nous ajouterons
ultérieurement la capacité 2 canaux en dupliquant les modules nécessaires. Il faudra donc dans tous
les cas prévoir la place pour installer les modules permettant de décoder 2 canaux. L'alimentation
devra prévoir cette évolution. La face avant devra comporter les perçages nécessaires.
L'utilisation de modules du commerce est envisageable (alimentation par exemple).
6) Fournitures
En plus de l'appareil seront fournies les documentations suivantes :
- manuel utilisateur.
- manuel de maintenance : Il comprendra notamment les plans électriques complets, les plans
mécaniques, les schémas d'implantation, si nécessaire la procédure pour ajouter la capacité "2
canaux", la nomenclature des composants, l'allure des principaux signaux électriques pour permettre
le dépannage.
- un relevé des performances mesurées.
- la copie des masques des éventuels circuits imprimés.
ANNEXE : tableau des sous-porteuses IRIG :
voie
Fmin(Hz)
Fc(Hz)
Fmax(Hz)
1
370
400
430
2
518
560
602
3
675
730
785
4
888
960
1032
5
1202
1300
1398
6
1572
1700
1828
7
2127
2300
2473
8
2775
3000
3225
9
3607
3900
4193
10
4995
5400
5805
11
6799
7350
7901
12
9712
10500
11538
13
13412
14500
15588
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est destiné à être utilisé par les clubs aérospatiaux adhérents à l'ANSTJ, pour la réception de leurs
télémesures. Il permet de décoder une voie IRIG à la fois, de fréquence centrale comprise entre 400 et
15000 Hz.
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document est le compte-rendu du projet ; il décrit rapidement le décodeur et le déroulement du projet
qui a amené à sa construction. Il contient également des informations qui seront utiles pour la
construction éventuelle d'un second exemplaire. Il est destiné à informer toute personne intéressée par
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également un tableau des performances atteintes.
Le présent document est le manuel utilisateur. Il intéresse essentiellement le contrôleur
télémesure pour la campagne de lancements. Il permet à un utilisateur ayant des connaissances en
électroniques, et connaissant le standard IRIG, d'utiliser le décodeur. Il doit toujours accompagner
l'appareil. Cette version du document décrit le fonctionnement du prototype. Les exemplaires suivants
pourront fonctionner légèrement différemment ou nécessiter des précautions d'emploi différentes. Il est
important de vérifier que le manuel utilisé correspond bien à l'appareil.
Le dernier livret est le manuel de maintenance. Il contient les plans complets de l'appareil
ainsi que les formes de signaux typiques sur les points de tests, pour faciliter le diagnostique en cas de
défaillance. Un guide aide à ce diagnostique. Aucune réparation, ni même démontage de l'appareil,
ne devront être entrepris sans avoir consulté ce manuel. Ce document sera également très utile pour la
construction d'exemplaires supplémentaires. Le manuel de maintenance est accompagné d'une
disquette comportant les fichiers source du logiciel du microcontrôleur et le texte de ces documents.
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précautions d'emploi
Cet appareil doit être alimenté par le secteur. Certaines précautions doivent être prises pour
assurer la sécurité de l'utilisateur.
Avant tout branchement s'assurer que le cordon secteur utilisé a un aspect normal (isolant non
abîmé). Le cordon doit comporter une prise 6A norme européenne 2P+T d'un côté et une fiche droite
CEE22 à l'autre extrémité.
Le décodeur doit être branché sur une prise au standard européen fournissant 220 V, 50 Hz.
Cette prise doit être reliée à une ligne capable de fournir 16 A et munie d'une prise de terre. Le châssis
métallique est relié au conducteur de terre et au 0 V électrique de l'appareil. Il est interdit de brancher
l'appareil sur une prise non munie de la terre, ou bien d'isoler l'appareil de la terre.
Si l'appareil est utilisé à l'extérieur (sous une tente, dans un camion), ou bien à l'intérieur sur un sol en
ciment ou carrelé, il doit être branché sur une ligne protégée par un disjoncteur différentiel de 30 mA
maximum. Si il est utilisé à l'intérieur, dans un local non humide et muni d'un sol isolant (parquet,
moquette, lino,...), un disjoncteur différentiel de 500 mA est suffisant (un disjoncteur de 30 mA est
toujours recommandé).
Cet appareil ne doit jamais être utilisé à l'extérieur sans abris, et il ne doit jamais être soumis à
des projections d'eau. Il ne doit donc jamais être utilisé dehors sous la pluie, même légère. Il peut être
considéré comme ayant un niveau de protection équivalent à IP223. Il s'agit d'un appareil de classe I.
Il est interdit de tenter la moindre maintenance de l'appareil sans avoir consulté le dernier
paragraphe de ce document.
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descriptif de la face avant
Le schéma de la page suivante représente la face avant. Sur l'appareil des inscriptions
rappellent les fonctions. Les organes de commande et d'affichage sont décrits ci-dessous.
1 : Interrupteur secteur. Permet la mise en marche ou l'arrêt de l'appareil. Un voyant orange s'allume
lorsque l'appareil fonctionne. Cet interrupteur doit être coupé avant de débrancher l'appareil.
2 : Affichage du niveau d'entrée. Ce vumètre indique le niveau du signal appliqué au discriminateur
après amplification d'entrée. L'affichage dépend donc du gain réglé (voir n°4). Le niveau affiché est la
somme de toutes les voies : la mesure est faite en amont du filtre de sélection de canal. Le réglage
optimal est d'environ 80%. Au delà on sature la chaîne de traitement, ce qui ne peut que réduire la
qualité du décodage. Un niveau trop bas (inférieur à 40%) rend le tracé sensible au bruit.
3 : Entrée. Connecteur BNC sur lequel doit être appliqué le signal à démoduler. L'impédance d'entrée
est élevée (environ 106 ohms). Le niveau d'entrée optimal est voisin de 1 V crête à crête.
4 : réglage du niveau d'entrée. Ce potentiomètre modifie le gain de l'amplificateur d'entrée pour
adapter le niveau du signal fourni par le récepteur ou le magnétophone au niveau optimal de
fonctionnement de la chaîne. Le gain varie de 1 à 22 environ. Le vumètre permet de choisir au mieux
le gain (voir n°2). Le gain augmente en tournant le bouton dans le sens des aiguilles d'une montre.
5 : ajustage de la fréquence. Cet interrupteur peut être maintenu fugitivement vers le haut ou vers le
bas. Il fait alors varier de 0,8% la fréquence centrale sélectionnée. Vers le haut, la fréquence centrale
augmente et vers le bas, elle diminue. Cela permet de rechercher rapidement le réglage optimal autour
d'une fréquence sélectionnée au clavier. En maintenant longuement ce bouton vers le haut ou vers le
bas, on balaye rapidement la gamme de fréquence.
6 : affichage de la fréquence centrale. Ce fréquencemètre affiche la fréquence centrale sélectionnée,
ou la fréquence de coupure du filtre de sortie. La fréquence est toujours donnée en hertz. Par défaut,
la fréquence centrale est affichée. Le réglage n°8 permet d'afficher fugitivement la fréquence de
coupure du filtre de sortie. Il s'agit réellement d'un fréquencemètre, qui mesure la fréquence
réellement sélectionnée, et qui n'est directement influencé par la saisie au clavier.
7 : choix de la fréquence centrale. Ce clavier permet de spécifier la fréquence centrale du signal à
décoder. La fréquence est saisie en kilo hertz. La touche "*" permet de saisir le séparateur décimal. La
touche "#" permet de valider. Un buzzer émet un son à chaque saisie valide. L'appui sur la touche "#"
alors que la fréquence indiquée n'est pas valide remet à zéro le dispositif de saisie, sans émettre aucun
son, ni sans modifier la fréquence sélectionnée. La fréquence ne change que lorsque l'on appuie sur
"#" et que cette action provoque un bip sonore. La fréquence saisie doit être comprise entre 400 et
15000 Hz.
8 : affichage de la fréquence de coupure du filtre de sortie. En maintenant appuyé cet interrupteur,
on obtient l'affichage fugitif de la fréquence de coupure du filtre de sortie (en hertz) sur le
fréquencemètre (n°6). Cet affichage remplace celui de la fréquence centrale.
9 : gamme de fréquence du filtre de sortie. Cet interrupteur à 3 positions permet de choisir la gamme
de fréquence de coupure du filtre de sortie. La position haute permet d'obtenir une fréquence de
coupure comprise entre 0,5 et 9 Hz, la position moyenne entre 4 et 120 Hz et la position basse entre
60 et 1300 Hz.
10 : réglage de la fréquence du filtre de sortie. Potentiomètre permettant de choisir finement la
fréquence de coupure du filtre de sortie. La gamme de réglage est fixée par le réglage n°9. La
fréquence augmente en tournant le bouton dans le sens des aiguilles d'une montre.
11 : réglage de l'offset de l'ampli de sortie. Ce potentiomètre permet de choisir le niveau continu du
signal de sortie. Cela permet par exemple de positionner la courbe sur le papier de l'enregistreur
graphique. L'offset peut varier de -9 à +9 V environ. L'offset augmente en tournant le bouton dans le
sens des aiguilles d'une montre.
12 : sortie. Connecteur BNC fournissant le signal démodulé. L'impédance de sortie est de 100 ohms.
13 : réglage de l'amplitude de sortie. Ce potentiomètre permet de régler le gain de l'amplificateur de
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sortie. Le gain peu varier de 0 à 15 environ. Le gain augmente en tournant le bouton dans le sens des
aiguilles d'une montre.
14 : voyant "accroché". Ce voyant est allumé lorsqu'un niveau suffisant est disponible en sortie du
filtre de sélection de canal. Lorsqu'il est éteint, le signal de sortie n'a aucune signification. Un signal
clignotant indique un niveau insuffisant : à corriger avec le bouton de réglage du gain (n°4). Si il est
allumé, et dans des circonstances normales, un signal cohérent est décodé.
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schéma de principe
Le schéma de la page suivante résume le fonctionnement du discriminateur. Le multiplex de
fréquence est amplifié, par un amplificateur à gain réglable. Un vumètre (n°2) indique le niveau du
signal amplifié et permet à l'opérateur de régler le gain pour optimiser la dynamique du signal. Un filtre
de sélection de canal permet d'éliminer les fréquences indésirables (les autres voies et le bruit) et de ne
conserver que les signaux voisins de la fréquence centrale sélectionnée. Le principe retenu limite à +/7,5% l'excursion en fréquence autour de la fréquence centrale sélectionnée. Les clubs qui
déborderaient largement de cette gamme ne pourraient pas utiliser le discriminateur pour décoder
leur télémesure.
Le démodulateur fréquence-->tension est un filtre passe bas ayant une fréquence de coupure
très inférieure à la fréquence du signal. Il est attaqué par un signal d'amplitude constante grâce à une
remise en forme (trigger) suivie d'un filtre passe bas éliminant les harmoniques. Le voyant détecte un
niveau suffisant en sortie du trigger. Après le démodulateur, une diode crée une composante continue et
un filtre passe bas élimine la sous-porteuse. Le signal est traité par un dernier filtre passe-bas pour
limiter la bande passante au strict nécessaire, et éliminer ainsi le bruit. L'amplificateur de sortie permet
d'adapter le gain et l'offset aux besoins de l'utilisateur du signal.
Tous les filtres sont des filtres à capacités commutées. Leurs fréquences de coupures sont
générées par un synthétiseur de fréquence commandé par un même oscillateur à quartz. Un
microcontrôleur commandé par un clavier permet de piloter le synthétiseur et de générer la fréquence
de référence. Les différentes fréquences nécessaires sont obtenues par divisions entières à partir de la
fréquence de référence. La stabilité du système est ainsi garantie. Par contre, la résolution du
synthétiseur ne permet pas d'obtenir exactement la fréquence demandée, ce qui explique l'écart entre la
fréquence demandée et la fréquence obtenue.
Le filtre antibruit est piloté différemment. La fréquence de référence nécessaire à ce filtre à
capacités commutées est obtenue par un oscillateur commandé séparément par un potentiomètre
accessible à l'opérateur. Aucune stabilité n'était nécessaire pour cette fonction, et aucun rapport précis
n'était nécessaire par rapport aux autres fréquences. On utilise pour cet oscillateur un VCO bien connu
des amateurs de télémesure IRIG : le LM566. Un fréquencemètre permet de lire le signal issu du
synthétiseur (représentant la fréquence centrale du canal choisi) ou celui issu de l'oscillateur
commandant le filtre antibruit (représentant la fréquence de coupure du filtre de sortie). Il s'agit
réellement d'un fréquencemètre ; l'afficheur n'est pas commandé par le microcontrôleur.
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utilisation typique
La séquence ci-dessous indique comment utiliser les différents réglages pour décoder au mieux
une télémesure. Les numéros indiqués font référence au schéma de la face avant (voir paragraphe
"descriptif de la face avant").
1) Connecter l'appareil
Relier le discriminateur au secteur 220 V par un cordon d'alimentation en bon état branché sur
la face arrière (voir "Précautions d'emploi"). Cette étape n'est pas nécessaire si l'appareil est déjà intégré
dans une baie. Mettre sous tension le discriminateur (bouton n°1). Après environ 4 ou 5 secondes, il
affiche 1070 Hz. Relier la source du signal à décoder (sortie du récepteur ou sortie du magnétophone
ou montage du club) à l'entrée du discriminateur (connecteur BNC n°3), en utilisant un cordon BNCBNC. Il peut être pratique, avec un Té BNC, d'observer le signal sur un oscilloscope. Relier la sortie du
discriminateur (connecteur n°12) sur l'enregistreur graphique avec un cordon BNC. Il peut être pratique
d'observer en parallèle le signal de sortei avec un oscilloscope ou un voltmètre.
2) Régler le niveau d'entrée
Le réglage du niveau d'entrée est obtenu en tournant le bouton n°4. Choisir une position
permettant de visualiser sur le vumètre un niveau compris entre 40 et 80%. Si cela n'est pas possible,
modifier le réglage de l'appareil fournissant le signal. Si la télémesure ne comporte qu'une seule voie,
et que la qualité de réception est correcte, il sera toujours possible d'y parvenir, et un niveau entre 40
et 80% garantira un bon fonctionnement du décodeur. Un réglage à plus de 80% est à déconseiller car
il sature l'appareil, ce qui dégrade la qualité du décodage. L'appareil fonctionne correctement jusqu'à
environ 10%. Il est alors très sensible au bruit. Il est préférable de rester entre 40 et 80%. Si toutes les
possibilités de réglage sont épuisées et que cette gamme n'est pas atteinte, il y a probablement un
problème plus grave. Pour des utilisations particulières, il peut être nécessaire de prévoir un
amplificateur ou un atténuateur extérieurs.
Si la télémesure comporte plusieurs voies, l'indication du vumètre n'est correcte que si les voies
ont un niveau comparable. Un facteur 2 entre l'amplitude de la voie la plus forte et celle de la voie la
plus faible, est un maximum. Si ce critère n'est pas respecté, on ne peut garantir un décodage correct
des voies les plus faibles. Le vumètre indique la somme des amplitudes des voies. Si on règle par
exemple le niveau à 80% pour une télémesure à 2 voies dont une est dix fois plus faible que l'autre,
cela signifie que le niveau réel de la plus faible est seulement de 7%, soit insuffisant pour décoder
correctement. Si on augmente le réglage, la voie la plus forte sature la chaîne d'amplification, masquant
complètement la voie la plus faible : le dispositif actuel ne permet pas de résoudre le problème. Il est
donc important d'équilibrer le mieux possible les différentes voies.
3) régler la fréquence centrale
La fréquence centrale est la fréquence correspondant au milieu de l'excursion possible du
phénomène mesuré. L'appareil est capable de démoduler un signal dont la fréquence est comprise entre
la fréquence centrale -7,5% et la fréquence centrale +7,5%. Si par exemple on choisit 1000 Hz, on
décodera tout signal dont la fréquence est comprise entre 925 et 1075 Hz. Si le paramètre physique ne
varie que dans un seul sens (courbe d'altitude par exemple) choisir comme fréquence centrale la
fréquence correspondant à la moitié de la variation maximale du phénomène.
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Pour connaître la fréquence d'une voie de télémesure, on peut faire confiance au club ou mesurer. La
seconde solution donne souvent de meilleurs résultats. Le mieux, avant le décollage d'un fusée, est de
mesurer au fréquencemètre en sortie du VCO. Une fois la fusée dans la rampe, ou après le vol, si les
mesures prises avant le décollage ont trop varié, l'observation à l'oscilloscope du signal d'entrée permet
d'obtenir un ordre de grandeur.
Pour régler cette fréquence utiliser le clavier. La fréquence est saisie en kilo hertz. La virgule est
obtenue par la touche "*" et la validation se fait en pressant sur "#". L'afficheur n'indique pas au fur et à
mesure les chiffres tapés. Il affichera seulement la nouvelle fréquence choisie quand celle ci aura été
validée. Au fur et à mesure de la saisie, seul un bip sonore indique la validité des touches pressées.
exemples :
pour obtenir 8 kHz : taper "8", "#".
pour obtenir 3450 Hz : taper "3", "*", "4", "5", "#".
pour obtenir 450 Hz : taper "*", "4", "5" "#" ou ."0", "*", "4", "5" "#"
pour obtenir 12,2 kHz : taper "1", "2", "*", "2", "#".
En cas d'erreur, taper sur "#" et recommencer.
Si la fréquence est connue de façon imprécise, l'interrupteur n°5 permet de tâtonner. Lorsque la
fréquence centrale choisie est suffisamment proche de la fréquence courante du signal d'entrée, le
voyant n°14 s'allume. Tant que ce voyant n'est pas allumé, le réglage n'est pas correct.
Si entre les contrôles pré-vol et le vol les réglages des voies ont beaucoup dérivé, la méthode suivante
permet de remesurer les fréquences des voies :
1 : brancher un générateur à l'entrée
2 : régler ce générateur à la fréquence affichée sur le discriminateur
3 : régler le niveau d'entrée pour décoder correctement
4 : brancher un voltmètre en sortie
5 : régler l'offset de sortie (n°11) pour mesurer 0V en sortie
6 : brancher le signal à mesurer en entrée
7 : régler le niveau d'entrée
8 : régler grossièrement la fréquence centrale (mesure à l'oscilloscope)
9 : affiner avec le bouton n°5 jusqu'à lire 0V sur le voltmètre
10 : lire la fréquence de la voie sur l'afficheur du discriminateur.
Attention : la valeur lue est celle de la fréquence courante de la voie, qui n'est pas forcément la
fréquence centrale.
4) Régler le filtre de sortie
La bande passante d'un canal IRIG est limitée. La table suivante indique, en fonction de la fréquence
centrale, la bande passante du canal.
F0(Hz)
BP(Hz)
F0(Hz)
BP(Hz)
400
6
3000
45
560
8
3900
59
730
11
5400
81
960
14
7350
110
1300
20
10500
160
1700
25
14500
220
2300
35
Cela signifie que tout signal sortant de cette bande ne peut être que le reflet de défauts de la
chaîne de mesure. Il est donc intéressant de limiter au plus juste la bande passante de la chaîne de
mesure, ce qui améliore le rapport signal à bruit. C'est le rôle du filtre de sortie. Il s'agit d'un filtre
passe bas à fréquence de coupure réglable.
Par exemple, pour une voie IRIG de fréquence centrale 3900 Hz, il faut le régler à 59 Hz au
maximum. Si le capteur a une bande passante plus faible (capteur de température par exemple), il faut
même le régler plus bas. Choisir une valeur supérieure à 59 Hz ne ferait que ramener du bruit.
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La fréquence est réglée par le commutateur n°9 et par le potentiomètre n°10. Le commutateur permet de
choisir la gamme, alors que le potentiomètre permet un réglage fin.
En maintenant le commutateur n°8, on visualise sur l'afficheur la fréquence de coupure choisie.
5) régler l'amplificateur de sortie
L'amplificateur de sortie permet d'adapter le signal issu du démodulateur à l'appareil de
visualisation (généralement l'enregistreur graphique). Le réglage d'offset permet de choisir le point de
repos du tracé ; il fixe la position sur le papier correspondant à la fréquence centrale. Son action est
presque équivalente à celle du bouton de réglage de zéro sur l'enregistreur graphique. Le bouton de
gain permet de régler la taille du tracé. Il pourrait être gradué en Volt par % de F0. Si tous les clubs
utilisaient exactement toute la bande de +/-7,5% disponible et pas plus, il pourrait être réglé une fois
pour toutes. En pratique, une marge d'étalonnage importante est prise, ce qui oblige à augmenter
sensiblement le gain pour obtenir un tracé exploitable.
Dans un premier temps, appliquer à l'entrée un signal de fréquence égale à la fréquence
centrale (issu de la fusée ou d'un générateur) et régler l'offset (n°11) pour obtenir un tracé au centre du
papier (ou au centre de la gamme de l'appareil de visualisation). Faire varier doucement la fréquence
du signal d'entrée jusqu'au maximum autorisé de part et d'autre de la fréquence centrale (cf. courbe
d'étalonnage de la chaîne de télémesure que le club a forcément fourni) et régler le gain (n°13) de façon
à donner l'amplitude maximale au tracé sans sortir du papier. Si la gamme exploitée n'est pas
symétrique par rapport à la fréquence centrale, (donc la fréquence centrale a été mal choisie) il peut
être nécessaire de réajuster l'offset.
Pour exploiter une bande magnétique après le vol, on utilise la même technique
d'approximations successives en faisant défiler la bande plusieurs fois au lieu de régler la fréquence
d'un générateur.
L'étalonnage entre la position du trait sur le papier et la fréquence de la voie peut être fait en
appliquant avec un générateur plusieurs fréquences connues (mesurées au fréquencemètre) à l'entrée du
discriminateur, et en traçant sur le papier les traits correspondants. Ne pas oublier de noter sur les traits
les fréquences correspondantes. Bien sûr, il ne faut pas modifier les réglages du discriminateur (sauf
éventuellement le niveau d'entrée) entre ce tracé et le décodage.
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tableau des performances
Le tableau suivant résume les performances et les plages de bon fonctionnement de l'appareil
obtenu. Certaines mesures manquent et devront compléter les futures éditions de ce document.
min.
typique
max.
unité
nombre de voies décodées
1
fréquence centrale de la voie
(F0)
400
15500
Hz
excursion en fréquence
-7,5
7,5
% F0
pas de réglage de F0
0,5
%F0
tension d'entrée
7
mVcàc
gain de l'étage de sortie
mV/%F0
offset de l'étage de sortie
V
dynamique de l'étage de sortie
20
Vcàc
fréquence de coupure de sortie
0,5
1300
Hz
résistance d'entrée
6
ohms
10
résistance de sortie
erreur de linéarité
erreur entre F0 demandée et F0 obtenue
erreur entre F0 réelle et F0 affichée
atténuation en entrée à F0/2 et 2F0
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100
2,3
0,02
0,03
40
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4,5
1,79
ohms
%
%
%
dB
en cas d'ennuis
Comme tout appareil de mesure, le discriminateur mal utilisé permet d'obtenir n'importe quel
résultat à partir de n'importe quel capteur. Les paragraphes suivants peuvent aider à "interpréter" des
résultats surprenants.
Vérifier que pendant tout le tracé le voyant "accroché" (n°14) reste allumé. Un voyant éteint ou
clignotant indique que l'amplitude de sortie n'a aucun rapport avec la fréquence du signal d'entrée
(Toutefois un voyant allumé ne garantit pas un résultat correct). Si le voyant refuse de s'allumer, vérifier
le réglage de la fréquence centrale et celui du niveau d'entrée.
Si sur un système à plusieurs voies de télémesure, les amplitudes sont très différentes, le
décodage des voies les plus fortes ne posera pas de problème. Le décodage des voies les plus faibles
peut être difficile. Après s'être assuré de la fréquence centrale, si le voyant vert ne s'allume pas, essayer
d'augmenter le niveau d'entrée, même au delà de 80%. Attention : dans ce cas le détecteur peut être
sensible à une autre voie proche qui serait beaucoup plus intense. En décalant très légèrement la
fréquence centrale pour l'éloigner de la voie intense la plus proche, le voyant doit rester allumé ; sinon
on est en train de détecter l'autre voie et le décodage sera impossible.
Si le signal enregistré ne comporte que du bruit, en augmentant suffisamment le niveau du
magnétophone et en réglant à fond le niveau d'entrée, on réussi peut être à allumer le voyant vert.
L'amplificateur de sortie délivrera un signal, sans aucun rapport avec la fusée. Avant d'exploiter un
signal faible, il est préférable de l'observer à l'oscilloscope pour s'assurer qu'il contient un signal
exploitable.
Pour rechercher la bonne fréquence centrale, il est tentant d'utiliser le bouton de recherche
(n°5). Un défaut est apparu, dont je n'ai pas encore pu déceler l'origine : en utilisant cette commande
aux environs de 8600 Hz, le discriminateur se bloque. La seule solution est une coupure secteur
(bouton n°1).
Si le tracé sur le papier ne bouge pas, alors que le signal d'entrée semble de bonne qualité, il
faut augmenter le gain en sortie (bouton n°13). Si cela ne suffit pas, il se peut que le paramètre physique
ne bouge pas (rare), ou que la chaîne de codage soit en panne et délivre une fréquence constante
(moins rare).
En cas de doute sur le bon fonctionnement de l'appareil, brancher un générateur en entrée et vérifier les
points suivants :
1) Faire varier le niveau du générateur. Le vumètre doit bouger. Régler le niveau (bouton n°4) à 80%.
2) Régler le générateur et la fréquence centrale à 1000 Hz. Le voyant vert doit s'allumer.
3) Observer la sortie avec un voltmètre. Modifier l'offset (bouton n°11) : la sortie doit bouger.
4) Faire varier doucement la fréquence jusqu'à 1075 Hz : la sortie doit bouger.
5) Modifier le réglage du gain : la sortie doit bouger.
6) Régler le générateur à 1200 Hz : le voyant vert doit s'éteindre
Si ces six points sont vérifiés, il y a de fortes chances que le discriminateur fonctionne correctement. Si
un de ces points n'est pas satisfaisant, et après avoir vérifié qu'il n'y a pas d'erreur de manipulation,
l'appareil a un problème et doit être réparé. Le confier à une personne qualifiée, équipée du manuel de
maintenance. Ne pas essayer de le réparer sur le vif d'une campagne.
La seule réparation tolérable à chaud est le changement du fusible secteur. Il doit être remplacé
si rien ne s'allume (même pas le voyant de l'interrupteur secteur) après avoir vérifié la prise murale et
l'état du cordon. Un fusible de rechange se trouve dans la prise au dos de l'appareil. Débrancher le
cordon d'alimentation avant d'intervenir.
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