VARIATION

VARIATION
V
ARIATION
LOUISE CHARTIER, INP. M. ED., PROFESSEUR AGRÉGÉ,
DÉPARTEMENT DES SCIENCES INFIRMIÈRES,
FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE, QUÉ. CANADA.
GINETTE COUTU-WAKULCZYK,
INF., M. SC., PROFESSEUR ADJOINT,
DEP. DES SCIENCES INFIRMIERES, UNIVERSITE DE SHERBROOKE, QUÉ, CANADA.
CÉClLE BOISVERT, INF., M. SC. N., ‘FORMATRICE, GRIEPS,
INSTITUT GUSTAVE ROUSSY, FRANCE.
L’ANXIÉTÉ DES MEMBRES DES FAMILLES :
UNE RÉALITÉ SANS FRONTIÈRE
INTRODUCTION
Quel que soit le pays, les infirmières, dans l’exercice
de leurs fonctions, se doivent de composer quotidiennement avec les problèmes vécus par les familles des personnes hospitalisées. Ce rôle revêt un
caractère encore plus important lorsque la personne est admise dans un service de réanimation.
Les familles vivent des moments difficiles susceptibles de se traduire en de nouveaux besoins à satisfaire et des niveaux d’anxiété élevés. Le but de cet
article est de présenter les résultats d’une étude
portant sur le niveau d’anxiété des membres des
familles lors de l’hospitalisation d’un des leurs dans
un service de réanimation.
A mesure que s’ouvrent les portes de tels services
permettant un accès plus facile aux familles pour
visiter le malade, la fréquence et la durée des
interactions entre le personnel soignant, le malade
et la famille augmentent. Cet état de fait comporte
une double conséquence. D’une part, la famille est
davantage témoin de l’état physique du malade et
des soins complexes qui lui sont prodigués, et
d’autre part, les infirmières des services de réanimation sont confrontées à une préoccupation
supplémentaire : la famille, sa dynamique et l’expression de son anxiété.
Lors d’un relevé sommaire des problèmes rencontrés chez les familles de malades hospitalisés en
réanimation, l’anxiété est une des réalités les plus
fréquemment citées. L’anxiété s’accompagne de
toute une gamme de besoins nouveaux à satisfaire
pour les membres des familles. Selon l’approche
holistique, de plus en plus privilégiée dans la profession infirmière, les besoins des familles sont
pergus comme faisant partie intégrante de l’éventail des soins à la personne malade.
Toutefois, les membres d’une famille ne vivent pas
tous l’hospitalisation d’un des leurs de la même
façon. En effet, un événement susceptible de ne
créer qu’une inquiétude mitigée chez une personne
peut susciter un très haut degré d’anxiété chez
l’autre (LAZARUS, 1984). Parmi les éléments cruciaux qui influencent l’expérience personnelle on
note : la signification individuelle donnée à l’événement stressant et les changements qui l’accompagnent pour chacun des membres de la famille.
Le service de réanimation est un milieu reconnu
comme étant - en soi - un stresseur important.
De nombreuses études rapportent des réactions de
stress et d’anxiété différentes pour des malades
et leur famille. Entre autre, CIPRIANO (1987)
rapporte que toute chirurgie majeure provoque
souvent plus de stress et d’anxiété chez la famille
que chez le malade lui-même. Cependant, l’anxiété
n’est pas toujours néfaste car elle fait partie de la
réaction d’alarme déclenchée lorsque l’organisme
est menacé. L’anxiété devient problématique dans
la ,mesure où son intensité perturbe l’équilibre de
la personne et où cette dernière ne trouve plus de
moyens efficaces et adaptés pour la réduire.
RECENSION DES ÉCRITS
De nombreux auteurs ont défini les concepts de
stress et d’anxiété dont SPIELBERGER (1970),
SELYE (1974). LAZARUS (1984). De toutes ces
définitions, celle de SPIELBERGER (1970) a été
choisie pour cadre de référence. Ainsi, l’anxiété
est considérée comme étant un état composé de
sensations déplaisantes, de tensions et d’appréhensions perçues consciemment, accompagnées de la
prise de conscience de manifestations physiques
dues à l’activation du système nerveux autonome.
Dans la définition opérationnelle de ce phénomène, SPIELBERGER (1970) fait une distinction
entre les concepts anxiété, stress et menace. Le
stress se rapporte aux conditions de l’environnement qui constituent la stimulation extérieure susceptible de provoquer l’anxiétés, alors que la
menace refère à la perception de la situation par
la personne. C’est l’interprétation de la situation
comme menaçante qui provoque l’anxiété. Ainsi,
l’anxiété est la réaction émotionnelle qu’éprouve
l’individu face à une situation pergue comme menaçante pou* soi.
Dans ce contexte, SPIELBERGER (1970) distingue deux dimensions au concept d’anxiété : I’anxiété de personnalité (AP) et l’anxiété situation“elle ( A S ) . S e l o n SPIELBERGER (‘970),
l’anxiété situationnelle (AS) est une émotion passagère, liée à la situation présente et susceptible
de disparaître, alors que l’anxiété comme trait de
personnalité (A.P.) signale des différences d’ordre
individuel relativement stables et spécifiques qui
disposent la personne à percevoir l’environnement
d’une certaine façon et d’y réagir d’une manière
caractéristique. Ces prédispositions latentes peuvent être activées dans des circonstances ou des
situations spécifiques. Se basant su* les résultats de
ses recherches, SPIELBERGER (‘970) affifirme
que c’est I’AS et non I’AP qu’il faut mesurer pour
étudier la relation entre l’anxiété et une situation
donnée. En effet, dans l’évaluation de I’AP c’est la
probabilité d’une émotion qui est mesurée tandis
que dans 1’AS c’est un état émotionnel effectivement éprouvé.
L’anxiété situationnellc est donc provoquée par la
perception de menace dans une situation donnée.
Cette dernière (AS) prend donc une dimension
importante dans toute situation impliquant une
maladie giave. D’ailleurs, les études de LEVESQ U E e t CHARLEB.OIS 1 9 7 6 , L E V E S Q U E BARBES ‘977. et LEVESQUE, GRENIER et
coll. 1984 entre autres, ont rapporté que la maladie
et l’hospitalisation sont des éléments déclenchanrs
importants dans le phénomène de l’anxiété,
Dans un contexte de maladie, le système familial
n’échappe pas au tandem stress-anxiété. En effet,
l’augmentation du st*ess peut mener à une exace*hation des conflits au sein d’une famille, alors que
chez d’autres au contraire, l’esprit d’équipe, de
coopération et de soutien mutuel en sera’accru. En
présence du stress, la famille est poussée à modifier
son cqmportement atïn de s’adapter, plus ou moins
efficacement à la situation pénible.
Les recherches de MOLTER (1979), LESKE
(1~186). D A L E Y (19841. N O R R I S e t G R O V E
(1986) ont permis d’identlfierles besoins des familles lorsque pareille situation se présente. Plus
récemment, une étude pilote menée dans un Centre
Hospitalier Universitaire québécois par CHART I E R e t COUTU-WAKLJLCZYK
(1989) a
mesuré la relation entre l’importance des besoins
et le niveau d’anxiété des membres des familles
dans un milieu de réanimation, auprès d’une population majoritairement francophone. Cette dernière étude a démontré une corrélation (I) de o,so
entre l’anxiété et les besoins, l’anxiété expliquant
9 % des besoins exprimés par les membres des
familles. Selon COHEN (1988), une telle corrélation justifie une intervention.
La,présente étude entreprise, en collaboration avec
le personnel infirmier de deux services de l’Institut
Gustave Roussy : centre anticancéreux de la
banlieue parisienne, avait pou* but d’identifier le
niveau d’anxiété des membres des familles afin de
ressortir des éléments permettant de mieux les
~,
I,
~,
,,.,
aider à.vivre cette situation pénible. ,En effet, par
leur présence constante, les infirmières occupent
une position clé pou* intervenir rapidement auprès
des membres des familles et réduire les conséquences néfastes du stress.
MaTHODE
Population et échantillon
L’Institut Gustave Roussy, est un centre d’oncologie de réputation mondiale de 600 lits. En collaboration avec des surveillantes de deux unités, soit
l’une de réanimation de 18 malades et l’autre de
soins intermédiaires de 8 malades, un échantillon
deconvenancede 27 sujets fut constituéàpartirdes
visiteurs adultes, membres de la famille immédiate
des malades.
Définition opérationnelle des variables
L’anxiété situationnelle signifiait, dans le contexte
de cette étude, une émotion passagère reflétait
les appréhensions éprouvées en présence de la
situation actuelle et susceptible de varier selon la
perception de la menace qu’elle représente.
Les données socio-démographiques regroupant les
caractériitiques de sexe, d’âge, d’affiliation, et de
niveau de scolarité étaient également considérées
comme variables.
D’autres variables ont été mesurées dans le cadre de
cette même étude mais elles ne seront pas discutées
dans la présente communication.
L’échelle ASTA
L’échelle d’anxiété utilisée était de STAI (State
Trait Anxiety Inventory) développée par SPIELBERGER(1970),
etvalidéeenfrançaissouslenom
d?ASTA ,pa* LANDRY (1973) et BERGERON
(1981). L’échelle française ASTA comporte
L outils de 20 énoncés chacun, utilisant une échelle
de type Likert en 4 points variant de I pou* « pas
du tout » à 4 pou* « beaucoup ». Le scoie s’étend
de 20.80 ce qui permet d’échelonner le niveau
d’anxiété su* un continuum de 60 unités. Comme
le recommande SPIELBERGER (1970). ,seule
l’échelle d’anxiété situationnelle fut utilisée pour
mesurer l’anxiété dans une situation donnée.
Déroulement
de
Scolarité
l’étude
Après avoir obtenu l’accord de l’Infïrmière Générale et du chef de service, le chercheur a pu rencontrer des infirmières intéressées à s’impliquer
dans un tel projet. Afin de réduire l’effet de biais
que peut engendrer l’entrevue, la formation théorique et pratique de chacune des interviewer a été
dispensée personnellement par le chercheur principal.
Lors du premier contact avec les membres des
familles l’interviewer demandait la collaboration
des sujets après leur avoir expliqué le but de l’étude
en cours. S’ils acquiesçaient, elle leur faisait alors
signer une formule de consentement éclairé tel que
requise par le Comité d’Ethique de la Recherche
de l’Université de Sherbrooke, Québec, Canada.
collecte
d e s d o n n é e s socioAprès la
démographiques par une entrevue structurée,
l’échelle auto-administrée ASTA était présentée
aux sujets par les’interviewers. L’entrevue de collecte des données durait en moyenne 10 minutes.
RÉSULTATS
L’échantillon était constitué de 8j,4 % de femmes
et 14,s % d’hommes. Les données socio-démographiques d’âge, de sexe d’affiliation et de scolarité
de l’échantillon sont présentées au tableau I.
Tableau I
Répartition des sujets selon l’âge, le sexe,
l’affiliation, le niveau de scolarité
et la religion
N
%
Age
18-32
1
33-47
48-62
7
10
9
6j et plus
Total
%XC
Masculin
Féminin
Total
17
3>7
21>9 x = I5.1
37.1 é.t. = 12,60
jj,j é.t. = I8à7’
Primaire (Cert.
d’étude)
Secondaire
(Lycée)
Collégial
Universitaire
3
II,1
II
40,s
6
zz,1
7
21x9
Total
27
100
Religion
Catholique
Protestante
Autre
18
0
66,7
0
8
29,6
337
0
AUCU”e
Pas de réponse
0
I
Total
27
100
L’anxiété situationnelle des sujets fut mesurée
grâce à l’échelle A de I’ASTA. L’ASTA consiste
en une échelle en 4 points variant de «pas du
tout » = I à « beaucoup » = 4, Les S~OI~S obtenus
variaient de 13 à 78 et la moyenne se situait à 49,46,
avec un é+xt-type de I 5 ,zz. Le tableau 2 présente la
répartition des scores de I’ASTA dans l’échantillon
frangais comparativement à l’échantillon québécois.
Tableau 2
Profil des scores de I’ASTA selon le site
SCOXS
Québec
N
m-z9
JO-39
40-49
10-19
60-69
70 à 79
10
41
ii:
23
7
%
>>I
20,8
26,9
jz,o
113-i
335
France
N
%
3
II,I
i
6
6
3
::::
22,t
22,l
II,1
100
SCOre
X
X.T.
Etendue
Affiliation
Conjoint
Ami intime
Père-Mère
Fils-Fille
Fratrie
Total
Dans les résultats comparatifs des scores d’anxiété
avec l’échantillon québécois il faut remarquer que
le score moyen d’anxiété des répondants français
(49,46) est légèrement plus élevé, quoique de façon
non significative, que celui obtenu auprès de
l’échantillon québécois (47,88) (CHARTIER et
COUTU-WAKULCZYK,
1989).
La répartition des scores de l’ASTA selon l’âge, le
sexe et la scolarité est présentée au tableau 3. Il
convient de noter que les résultats des hommes
(5 3,~) étaient plus élevés que ceux des femmes
(48,4). Cependanr leur petit nombre (4) dans
l’échantillon ne permet pas de tirer de conclusions
sur l’effet du sexe sur le niveau d’anxiété.
Au tableau 3, les résultats indiquent que le niveau
d’anxiété des sujets possédant une scolarité moindre (certificat d’étude), est nettement plus élevé
(59.00) que celui des personnes ayant unk formation universitaire (41.43).
Tableau 3
Répartition des scores ASTA selon le sexe,
la religion, la scolarité et l’affiliation
%
Ecart
type
SCXe
Masculin
Féminin
13,z
48,4
1720
‘439
Religion
Catholique
Protestant
Autre
1o>7
46,3
4w
1428
16,6
0s
Scolarité
Primaire
Secondaire
Collégial
Universitaire
59>o
47,o
I%I
45,4
9>8
I3,I
x8,2
17,’
Affiliation
Conjoint
Ami
Père-Mère
Fils-Fille
Fratrie
1029
3o,o
62,o
44,o
48,o
1121
9.8
a,0
030
OP
AUCU"e
Pas de réponse
DISCUSSION ET CONCLUSION
Le score moyen des sujets de certe étude se situe à
49,46 avec un écart-type de I 1 ,ZI et une étendue
de 23 à 78. Lors de l’étude pilote menée par CHARTIER et COUTU-WAKLJLCZYK,
(‘989) auprès
d’une population d’adultes membres de la famille
immédiate de malades en réanimatioh, le score
moyen était de 47,88 avec un écart-type de I z,oz
et une étendue de ZI à 76,
Si l’on compare les résultats de ces deux érudes,
on remarque un niveau d’anxiété légèremenr plus
élevé chez les répondants français ; toutefois, cette
différence n’est pas statistiquemenr significative.
La Iérère différence oeut s’expliquer par des différence; de clientèle d& centres’h&pit&rs utilisés.
En effet, la clientèle du service de réanimation du
CHUSauQuébec,étaitmajoritairementconstituée
soit de malades ayant subi une chirurgie cardiovasculaire et thoracique (49 %) ou, de polytraumatisés (14 %). Sans nier la gravité de ces atteintes,
elles ne possèdent toutefois pas le caractère inéluctable de l’atteinte néoplasique.
Il faut noter que les femmes de l’étude québécoise
présentaient un niveau d’anxiété nettement plus
élevé que les hommes, obtenant un score moyen
de 49,6 alors que les hommes obtenaient un score
moyen de 42,9 contrakement aux résultats de
l’échantillon français présentés au tableau 3. L’interpr+tion de cette différence est limitéé par le
petit nombre d’hommes (4) dans l’échantillon français. Des études ultérieures avec un échantillon
représentatif de la population générale permettraient de vérifier s’il s’agit là d’une différence
culturelle et non d’un biais échantionnal.
Quant aux différences de résultats selon le niveau
de scolarité, ils vont dans le même sens que ceux de
SPIELBERGER (198 3), et confïrmenr la tendance
observée dans l’étude de CHARTIER er
COUTU-WAKULCZYK
(1989).
Entïn, il est intéressant de noter que les scores
obtenus par les membres des familles dans ces
deux études, sont supérieurs à ceux obtenus dans
diverses études, parles malades eux-mêmes. A tirre
d’exemple, dans l’étude quasi-expérimentale de
LEVESQUE ef a/. (1984) les résultats à l’échelle A
de l’ASTA variaient entre 43.5 j la veille d’une
chirurgie générale et 33.02 a u 3c j o u r p o s t opératoire chez les sujets n’ayant pas bénéficié de
l’enseignement pré-opéraroire comparativement à
37,10 la veille et 3’,92 le ie jour post-opératoire
chez les sujets ayant reçu l’enseignement.
DUCROS et LÉVESQUE (1983) notaient des
résultats similaires auprès d’une clientèle de personnes âgées et de leur famille, ainsi que l’étude
de LEVESQUE et CHARLEBOIS (1977) auprès
d’opérés pour cholécystectomie et hystérectomie.
Il faut cependant noter que l’étude de CARNEVALE (1985) auprès des parents d’enfantr hospitalisés aux soins intensifs faisait ressortir des scores
moyens d’anxiété plus élevés que ceux obtenus
dans l’étude actuelle. Cette parricularité devrait
être vérifiée à nouveau.
Les résultats actuels, se révèlent de plus être supérieurs aux scores normalisés fournis par SPIELBERGER (1970) pour une clientèle de malades
masculins en médecine er chirurgie générale
(GMS = 42,38). Ils corroborent aussi les écrits
cités par CIPRIANO (1987) en regard du haut
niveau d’anxiété des familles comparativement à
celui des malades eux-mêmes.
En conclusion les résultats confirment que les
membres des familles en réanimation vivent une
situation diftïcile. Ils jusrifient amplement le souci
manifesté par les infirmières du milieu d’apporter
aide et accompagnement supplémentaire à ces
familles, et devraient permettre une systématisation des soins dans cc sens. Des études ultérieures
devraient s’orienter vers l’élaboration d’autres
échelles auto-administrées de facture plus simples
et requérant moins de temps d’administration.
Il convient de souligner en terminant, que les
données recueillies lors de cc projet ont permis
de poursuivre la validation transculturcllc d’un
nouvel outil de mesure des besoins des familles
en langue française, l’Inventaire des Besoins des
Familles
(CHARTIER et
COUTUWAKULCZYK. 10881.
Les
résultats
de
ces tra:
‘.
va11.x seront bicntot
dlsponiblcs, ainsi que le
Manuel d’utilisation du IBF (1990), permettant
ainsi à d’autres infirmières tant en recherche et
qu’en milieu clinique d’utiliser I’IBF.
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