Gilles Barbier

Gilles Barbier
Place de la Maison Carrée. 30031 Nîmes cedex 1. Téléphone : 04 66 76 35 70. Fax : 04 66 76 35 85
E-mail : info@carreartmusee.com
DOSSIER DE PRESSE
Musée d’art contemporain de Nîmes
GILLES BARBIER
Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes
Exposition du 31 mai au 17 septembre 2006
Commissaire de l’exposition : Françoise Cohen
Sommaire
Avant-Propos
Présentation de l'exposition
Publications
Biographie, expositions personnelles et collectives
Liste des œuvres exposées
Documents iconographiques
Informations pratiques
Expositions à venir
Contact presse : Delphine Verrières - Carré d'Art
Tél : 04 66 76 35 77 - Fax : 04 66 76 35 85 - E-mail : communication@carreartmusee.com
Direction de la Communication de la Ville de Nîmes - Communication des musées
Jean-Luc Nito - Tél : 04 66 76 71 77 - E-mail : jean-luc.nito@ville-nimes.fr
Au-delà, par delà la vision que l'on peut avoir de l'œuvre foisonnante de Gilles Barbier, il
convient, pour mieux l'appréhender, la voir et la percevoir, la comprendre, de lire ses entretiens avec
ceux auxquels il a accordé sa confiance.
La question est de savoir s'il faut lire avant de voir ou après s'être mis en relation avec ses
travaux. On pourra penser que cela est vrai pour tous les plasticiens. Nous répondrons que cela nous
paraît particulièrement pertinent pour lui, qui dit : " Je me moque aussi de savoir si je suis un artiste
". De fait : salubre réaction, seuls les travaux comptent.
Pas si simple pour/chez celui qui consume et consomme un temps sans doute infini à recopier
des pages de dictionnaire scrupuleusement complétées de leurs errata et des errata de successifs…
erratum(s) ! Il y a un peu là comme le concept de énième génération vouée aux gémonies ; ici à la
consumption des temps dont sans cesse, finalement, on repousse la fin ; jusqu'à vouloir " refaire
intégralement, dans l'ordre, mon propre travail, tout mon travail, depuis le début ". Cette forme
d'énoncé du complexe de Pénélope vaut-elle intériorisation à l'extrême et retour sur soi pour, au bout
du conte, imploser dans une sorte de trou noir de l'espace créé ?
Revenons au dico. Gilles Barbier, dans un entretien, précise : " Je me suis toujours défini (c'est
nous qui soulignons) comme clone, pion, toon ". Les toons ont toute notre affection. Surgis de nulle
part, ils s'imposent puis vont ailleurs voir s'ils y sont. Quelle chance que ce pouvoir ! Les clones, Gilles
Barbier s'attache à les démultiplier, comme en perpétuelle recherche et/ou fuite de lui-même ; restent
les enveloppes (l'âme ayant migré à l'instar des chrysalides) de ces êtres plus-que-parfaits que sont les
insectes. Reste le pion, que chaque matin il révèle, qu'il déplace en fonction du hasard " d'un coup de
dé ". Lui dit : " à l'aide ". Ajoutons : " au secours " ? De qui ? Pion vaut-il mot ? Nous avions un
condisciple qui, chaque soir, lui, ouvrait le Larousse au hasard, pointait au hasard un mot, et notait en
sa marge la date. Quel corpus ! Et quel texte à rédiger avec ! Mais quand ? Post mortem ?
C'est dire combien d'horizons la parole et les actes de Gilles Barbier nous ont ouverts et vous
proposeront.
Puisse-t-il accepter notre gratitude pour ces possibles, notamment de réflexion (à tous les sens
du mot, dont celui du miroir) que son œuvre nous offre.
A un critique d'art, il dit : " l'œuvre d'art… est une banque d'images, de signes, d'attitudes
totalement libres ". Nous lui sommes reconnaissants de nous admettre dans ces/ses libertés auxquelles
nous adhérons sans concession.
A un autre, il confie : " mon fantasme absolu… : être à l'aise ". Puisse-t-il être heureux à Carré
d'Art !
A lui, nous disons : merci d'être parmi nous.
Jean-Paul Fournier
Maire de Nîmes
Président de Nîmes-Métropole
Conseiller Général du Gard
MAIRIE DE NÎMES PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE 30033 NÎMES CEDEX 9
Daniel J. Valade
Adjoint au Maire de Nîmes
Délégué à la Culture
Président de Carré d'Art
- TÉL.
: 04.66.76.70.01
-
www.nimes.fr
PRESENTATION DE L’EXPOSITION
L’œuvre de Gilles Barbier privilégie le fragment et la multiplicité à la somme. Elle propose un
scénario critique face à une réalité de plus en plus affirmative et médiatiquement assénée, mais de
plus en plus fantasmée aussi. Les sports de glisse, l’intelligence artificielle, le village global de Mac
Luhan sont des modes d’approche d’un monde contemporain lisse, dont la complexité perturbante se
décompose mieux en pixels qu’en sujets. Chacune des expositions de Gilles Barbier propose une
plongée dans les fictions qui, pour lui, aident à donner sens au réel. Les personnages, bulles de BD,
messages « correcteurs de réalités » servent d’indicateurs pour cette lecture en profondeur. La
perversion de la pesanteur, le sens dessus dessous, le cheminement dans les souterrains sont les
indices d’un humanisme qui ne va plus de soi, marqué par des identités de passage.
Le foisonnement, la profusion qui caractérisent tant le développement du travail depuis une dizaine
d’années que l’aspect formel même des œuvres indiquent une recherche critique de la réalité mais
une critique où il est impossible de se fixer avec bonne conscience car tout bouge. On ne peut
commencer à comprendre qu’en étant instable soi-même, en résonance avec le bruit ambiant. Quand
Barbier illustre le dicton chinois, le doigt montre trois choses à la fois, ni fou, ni sage donc… A tout
moment, le scénario peut changer ou déboucher sur un cul-de-sac.
Le parcours imaginé par l’artiste, à partir d’une centaine d’œuvres dont les plus anciennes datent de
1993, tend à subvertir l’architecture claire et ordonnée de Norman Foster pour y induire des rythmes
différenciés où le mouvement des corps matérialise le mouvement de la pensée : frein de la lecture
des pages de dictionnaire et des dessins de programmation, cheminement dans les galeries du terrier,
sortie dans le noir interstellaire des dessins noirs, traversée explosive de la balle qui termine
l’exposition. L’exposition n’est pourtant pas une rétrospective. Il s’agit plutôt d’un brassage nouveau
où se mêlent éléments anciens et œuvres nouvelles. En effet, Gilles Barbier définit sa méthode de
travail comme une rumination. De même que le catalogue organisé autour de quatre interviews
scrutant l’œuvre selon des axes différents, tous également pertinents mais dont on ne peut jamais
dire qu’ils épuisent la question, l’exposition est la monstration de vérités approchées mais ne
recherche pas un message central qui résume tout. A la position de l’Artiste, de l’Auteur, qui met en
scène un monde parallèle au réel, autonome et parfaitement affirmé, il préfère l’instabilité, le
glissement et se revendique comme un espace ouvert balayé de différents motifs, que matérialise
dans ses œuvres : les mots, noms de marques commerciales, questions, préceptes, bulles de BD,
correcteurs de réalité, toute une logorrhée inséparable de son travail. Le mot est premier. Il dit en
effet : « Je peux même dire que ce qui est produit (et là je parle de l’ensemble de ma production) n’est
au fond que l’illustration du texte. Ou Peut-être, plus justement, par une manière de retournement
bizarre, que le texte en serait l’enluminure ». C’est ainsi qu’il convient de comprendre l’opposition :
locataire/propriétaire fréquemment mentionnée. La plupart des pièces affirment le pluriel : le recours
au clone est récurrent, qui multiplie le même personnage mais qui, de pièce en pièce, développe une
sorte de jeu de rôle : l’ivrogne, le pied tendre… mais pourtant toujours avec le même visage, celui de
l’artiste. Cette instabilité témoigne aussi d’une époque où on peut trouver sur internet beaucoup plus
d’images que dans l’imagination de n’importe quel artiste.
De sa longue fréquentation de la science fiction et de la bande dessinée, Gilles Barbier retire un
intérêt marqué pour la fiction et une capacité à imaginer des espaces, des organismes : poches
d’existence, ectoplasme… qui incarnent les schémas du fonctionnement de principes abstraits,
développant une pensée conceptuellement très soutenue, mais aussi très figurée. Le travail est nourri
de multitude de concepts de physique, d’intelligence artificielle, de théories de l’information. Il
s’intéresse à l’aventure spatiale, à l’anatomie, à l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima ou au
mythe (le monstre du Lochness). Il apparaît en quelque sorte comme une hypertrophie du
raisonnement et de l’intelligence, matérialisé par le cheminement dans d’innombrables galeries,
passages, thématiques toujours recommencées. Il n’y a aucune évolution dans le travail, aucune
œuvre n’est étrangère à l’autre. A tout moment, l’histoire peut recommencer, souvent à partir d’un
élément de l’œuvre nouvellement choisi pour être le début.
Dès l’entrée, le parcours de l’exposition s’inscrit sous les auspices de cette disponibilité. Autour du Pied
tendre, premier clone dans l’œuvre de Barbier tiré de la mythologie des cow-boys et des indiens, le
premier espace est couvert d’affiches représentant toutes des possibles affiches pour une exposition
Gilles Barbier à Carré d’art. Dans une multiplicité de styles, avec des images, des titres différents, et
même des dates fausses, elles propulsent dès l’entrée le visiteur dans un espace fictionnel.
Ruinant une évidence acceptée de tous, la question se pose face à l’exposition de Gilles Barbier d’un
espace qui n’est peut-être pas physique. Le célèbre précepte « La pittura e cosa mentale » de Léonard
de Vinci renvoie par calembour à l’emmental si fréquent dans l’œuvre de Barbier, mais lui aussi
révélateur du fonctionnement du cerveau et des idées… La réflexion sur l’espace menée par Carl
André, artiste moderne s’il en est, et matérialisée par les dalles métalliques posées au sol se transforme
en une Conquête de l’espace faite de dalles également mais en résine jaune et trouées. A tout
moment, l’essentiel peut s’échapper, se transformer, arborer une apparence aussi peu maîtrisable que
les fils reliant les dîneurs au chaudron de fondue. Aucune revendication d’autonomie dans le sens
d’une forme autosuffisante, arrêtée sur ses principes. De ce point de vue, le travail de Barbier
protéiforme bien que stylistiquement tout à fait identifiable pour celui qui en suit les développements
échappe à la tradition moderne. Il représente une victoire de la fiction sur la forme.
Dans le voyage de l’exposition, les trois premières salles sont conçues comme des ralentisseurs du
regard. La première d’entre elles présente une soixantaine de nouveaux dessins, pour certains
constitués de feuilles de projet que Gilles Barbier dessine sans cesse comme une sorte de journal qui
accompagne l’émergence de sa pensée. D’autres sont des projets numériques dont le rendu même de
l’image est connoté SF. Qu’il soit constitué de notes écrites ou dessinées rassemblées ou qu’il existe
une seule grande feuille (Fusion chaude, Fusion froide), le dessin est le produit de l’hybridation entre
une technique traditionnelle et la transcription par pixels de l’image, ou bien encore peut se lire
comme les cases de la page de bande dessinée. Qu’il s’agisse de croquis ou de projet numérique, le
dessin de Gilles Barbier, dans la récurrence des thèmes, exprime que l’image peut être modifiée, peut
recevoir des filtres différents et n’a pas d’existence arrêtée.
La deuxième salle est organisée autour de la présentation de 8 Pages du Dictionnaire, copie des pages
du Petit Larousse illustré dans un format de 215 x 215 cm. Le système de copie mis au point par
Barbier à partir de 1992 dans un temps de vacance par rapport aux autres projets créatifs (le
dimanche) crée un système infini où la copie génère des errata pour corriger les erreurs, puis des
réductions, pages réalisées au format 20 x 20 cm, et enfin de fausses versions réduites. Ainsi c’est la
visée du dictionnaire comme totalité finie qui est contestée.
Au centre de la salle, le Terrier représente par ses galeries et ses ramifications un équivalent souterrain
du système de renvoi du dictionnaire. Parmi ses textes de référence, Gilles Barbier cite le Terrier de
Kafka, où un animal indéterminé creuse un habitat, qui lui est absolument adapté mais qui est aussi
perpétuellement en butte au soupçon d’une attaque extérieure risquant d’anéantir son Eden.
S’inspirant du dispositif de l’entrée du terrier cachée sous la mousse, Gilles Barbier s’intéresse à la
porosité d’un univers dans l’autre, d’un organisme dans l’autre. De nombreuses pièces évoquent les
espaces de passage : les conduits des vers dans la terre, le tube de la vague océanique qui se referme,
les trous de l’emmental, les cratères de la lune [Sans titre (La conquête de l’espace)], ou à l’opposé ce
qui concerne la surface en mouvement: la bulle qui éclate, la glisse des surfeurs, le flottement de
l’astronaute dans l’espace. « Supposons que la vie et les choses inertes soient deux états du même
espace abstrait, et que ce qui les différencie soit l’ANIMATION : tout organisme, aussi rudimentaire
soit-il, en inventant patte, contractions, flagelles, aile ou turbine, recrée artificiellement les conditions
d’un corps soumis aux effets conjugués d’une surface inclinée, d’un agent mouillant et de la
gravitation », tel est « l’esprit de la glisse » exprimé par un des « axiomes » de Sans titre (Candidat à
l’immigration) comme la définition même de la vie, quelque soit le degré d’élaboration de l’organisme
concerné. Mais contrairement à ceux qui en sont les acteurs quotidiens et complaisants et qui
cherchent leur raison d’être dans l’adhésion aux signes extérieurs d’un mode de vie, Gilles Barbier
conserve une distance humoristique et critique. D’où son intérêt pour la légendaire « peau de
banane » qui fait glisser ou pour l’étymologie du mot cosmétique, venant de cosmos, qui met en
relation directe par le langage la surface la plus futile et la globalité de l’univers, un univers dont
Sans titre (Cas général/Cas particulier), décline la structure des couches profondes : la zone de bruit,
la rumeur du monde, la pictosphère, couche des images, la pornosphère, couche d’entière
disponibilité, le noyau, sous l’influence de l’information. De Kafka, vient également la réserve si
fréquemment évoquée.
La troisième salle est occupée par une nouvelle version de la Méga Maquette, sorte de schéma spatial
de 7 mètres de long. Elle accueille dans son réseau de salles et de passages le travail de copiste du
dictionnaire, mais aussi les grandes thématiques de l’œuvre : les clones, la pornosphère, le monde des
vers, l’usine de vaseline, l’esprit de la glisse… Chaque espace matérialise une idée, un classement ou un
thème. Dans le catalogue de l’exposition de Marseille, les dessins illustrant la première Méga
maquette portent la mention Attention ! configuration instable. Mi architecture, mi vaisseau spatial,
la Méga maquette, commencée en 1998, est soumise de plus aux courants de pensée de trois
personnages : le schizo, le maniaco-dépressif, l’éïdète, dont les attitudes compulsives génèrent des
relations et des comportements différents.
Dans la salle suivante, le Gâteau ne peut évoquer que la formule courante : se partager le gâteau, et
renvoyer implicitement aux équilibres du monde globalisé ou aux « camemberts » de la statistique
contemporaine. Le revêtement de terre supporte les excroissances d’une végétation luxuriante et
totalement artificielle. Au cœur du gâteau, les vers sont exemplaires de toute vie : consommer, se
déplacer, déféquer. Le Prince des ventres (2003) apparaît comme un monstrueux jardinier.
Un conduit de terre propulse le visiteur au cœur de l’espace des dessins noirs. Accrochés à touche
touche sur trois hauteurs, les dessins entourent la salle complètement. Là encore trois personnages
assument le discours. Rien n’est totalement dominant. Le plus souvent, la figuration s’émiette en
différentes scénettes. Un décalage naît entre l’image et le message, comme dans Sans titre (Les
Bombes), 2004, où le personnage à califourchon sur une bombe évoque Spinoza, l’Être et le Non Être,
le Bien et le Mal. Dans les deux panneaux superposés, les textes sont exactement identiques alors que
seul le sens des projectiles s’est inversé et pose donc la question de qui vise qui ? Dans Pasta alle
vongole, galerie de portraits des grands hommes qui fait se côtoyer tout de même les frères Marx et
Platon, Descartes ou Foucault, les bulles décrivent les différentes phases de la recette des pâtes alle
vongole.
Les dessins noirs se jouent de la question du réel dans leur ressemblance mimétique. Certains
reprennent des images récupérées sur internet : l’usine de vaseline est une véritable usine que seul le
message du correcteur de réalité transforme dans sa nouvelle destination, l’espace tube, une vague.
Toutefois, les valeurs du dessin sont traitées comme autant de pixels. Sans titre (Turing), 2004
pourrait apparaître comme l’indexation évidente de ce système de représentation. Son titre fait
référence au nom de l’inventeur du système logique abstrait qui est à la base du système de
transcription de toutes données informatiques. Il représente exagérément agrandie, une photo du
savant britannique face à l’ancêtre de l’ordinateur qu’il vient de mettre au point. Mais il y a d’une
certaine façon inversion du système d’appréhension : comme une sorte de métaphore du monde en
expansion continue du Big Bang et des trous noirs, plus l’image est grande, moins elle est lisible.
Babel cite la Tour de Babel de Breughel. Avec le même sens de l’absurde et la même truculence que
chez Breughel ou Bosch, la tour de Gilles Barbier met moins en évidence la malédiction millénaire de
la perte d’une langue universelle que la communion autour d’un message, décliné dans toutes les
langues et tiré d’un manuel d’utilisation d’une commande de jeu électronique.
D’autres dessins, nombreux, évoquent l’explosion : des petites fusées de Sans titre (Le Grand départ) à
la vision archétypale du nuage de la bombe d’Hiroshima (Sans titre, Le Double syndrome
d’Hiroshima). L’explosion illustre pleinement la confusion d’un organisme parcellisé. Dans Sans titre
(Club Shred), les parties du corps déchiquetées par le requin expriment leur regret de tout ce qu’elles
n’ont pas fait dans la vie, mais chacune à la place de l’autre. Dans Sans titre (Aaaah !), 2004, les
entrailles libérées du ventre de l’artiste célèbrent à qui mieux mieux l’ivresse de l’individualisme et de
la liberté. Excité par la contamination publicitaire devenue une sorte d’entreprise de transformation
génique, chaque organe reçoit le message qui lui est spécialement destiné. L’organisme médiatisé, vidé
de tout autre contenu que de la possibilité d’être le support de la consommation exprime la nouvelle
condition de l’homme, locataire de lui-même. Un surfeur, pantin désarticulé est suspendu au milieu
des dessins noirs dont les reflets mutuels voulus par l’artiste accentuent encore le flottement.
Dans la dernière salle, l’exposition se termine sur l’explosion finale de Trou de balle dans la tête, une
pièce de 2001 qui figure en cire le trajet d’une balle dans une tête. Exploitant le comique de l’absurde
et un certain macabre fin de siècle, elle indique au sens propre la porte de sortie mais pas de la vie,
seulement de l’exposition.
PUBLICATIONS
A l'occasion de cette exposition, Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes publie un ouvrage
monographique en co-édition avec JRP | Ringier en deux versions monolingues anglais et français.
GILLES BARBIER
64 pages
Format 20,5 x 28,5 cm. Ouvrage relié
30 euros
Les textes sont quatre courts entretiens de l’artiste avec Eric Mangion, Jean-Pierre Cometti, Christophe Kihm, et
Jean de Loisy, choisissant un axe d’approche différent.
Un Petit journal de l’exposition, réalisé pour présenter au public le parcours des œuvres, sera distribué
gratuitement aux visiteurs à l’entrée des salles.
BIOGRAPHIE
Né en 1965 au Vanuatu, Pacifique Sud
Vit et travaille à Marseille, France
EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection)
2004
2003
2001
1999
1997
1995
Kunstverein Freiburg, Fribourg, Allemagne*
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, France
Juliane Wellerdiek Gallery, Berlin, Allemagne
Le Bénévolat dans l’action, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, France
Rena Bransten Gallery, San Francisco, USA
Juliane Wellerdiek Gallery, Berlin, Allemagne
Pique-nique au bord du chemin, MAC, Marseille, France*
Copywork, Santa Barbara Museum of Art, Santa Barbara, USA*
The Pack of the Transschizophrenic Clones, Henry Art Gallery, University of Washington, Seattle, USA; Les
Sables d’Olonne, France*
Éternité méthode dure, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, France
Les Pages Roses, Offenes Kulturhaus, Linz, Autriche*
Comment mieux guider notre vie au quotidien, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, France*
EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1997
1995
Pratiques de la catastrophe : Burlesques contemporains, CNP-Jeu de Paume, Paris, France*
L'idiotie, Experience Pommery #2, Domaine de Pommery, Reims, France*
L’œuvre en programme, CAPC, Bordeaux, France*
Is There a Curator to Save the Show ?, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, France
De leur temps, collections privées françaises, ADIAF, Musée des Beaux-Arts, Tourcoing, France*
The American Effect, Whitney Museum of American Art, New York, USA*
Tactics of the Ego, Wilhelm-Lehmbruck Museum, Duisbourg, Allemagne*
Présentation de la collection, Fondation Martin Margulies, Miami, USA
Transformer, Porin Tadeo Museum, Pori, Finlande*
Ironie du Sort, Bunkier Sztuki, Cracovie, Pologne*
Biennale of Sydney, Sydney, Australie*
Self-in Material Conscience, Fondazione Sandretto, Turin, Italie*
Political Ecology, Whitebox, New York, USA
Métamorphoses et clonage, Musée d'Art Contemporain, Montréal, Canada*
Nouvelle présentation des collections (Gilles Barbier, Jim Shaw, Ian Wallace), MAMCO, Genève, Suisse
Tongue in'cheek, Deste Foundation, Athènes, Grèce*
Jour de fête, Centre Georges-Pompidou, Paris, France*
Le Fou dédoublé, Centre National d'Art Contemporain de Nijni-Novgorod, Russie ; Musée Régional d'Art
Contemporain de Samara, Russie ; Musée d'Art Contemporain de Krasnoyark, Russie ; Château d'Oiron, France*
dAPERTutto, 48ème Biennale de Venise, Venise, Italie*
L'autre, 4ème Biennale d'Art Contemporain de Lyon, Lyon, France*
Histoire de l'Infamie, Biennale de Venise, Circolo ricreativo de l'Arsenal, Venise, Italie
& Autres victoires, Château de la Louvière, Montluçon, France*
* catalogue
LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES
- Série d'affiches des "titres éventuels", 2006, tirages jet d'encre sur papier. Environ 20 affiches format 60 x 45 cm. Collection de
l’artiste.
Pages de dictionnaires
- De « A » à « Alpha » et son erratum, 1993, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm, erratum 67 x 52 x 3 cm. Collection FRAC
PACA.
- De « Alphabet » à « Aristarque » et son erratum, 1994, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm, erratum 60 x 50 cm. Collection
FNAC, Puteaux.
- De « Baguenaude » à « Bisaigue » et son erratum, 1993, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection particulière.
- De « Bulge » à « Cascader », 1994, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection particulière.
- De « Chauffe-bain » à « Cinémitrailleuse » et son erratum, 1994, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection FRAC
Rhône–Alpes.
- De « Difformité » à « Éclaireur » et errata, 1997, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection particulière, Paris.
- De « Direction » à « Élaguer » et ses six errata, 2001, encre sur papier, 215 x 215 cm. Collection M. et Mme Henault. Dépôt privé à
Carré d’art-Musée d’art contemporain.
- De « Eclampsie » à « Endimancher » et errata, 1998, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection particulière.
- De « Entrer » à « Exploitation » et son erratum, 2001, encre et gouache sur papier, 215 x 215 cm. Collection Antoine de Galbert,
Paris.
Série de dessins 110 x 110 cm
- Sans titre (avec the chemical sleep), 2004, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection particulière, Paris.
- Sans titre (avec le terrier), 2005, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection particulière, Paris.
- Sans titre (avec la réserve), 2005, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection particulière, Londres.
- Sans titre (la maison dans les arbres), 2005, technique mixte sur papier, 3 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (les cauchemars de la fondue au Chester), 2005, technique mixte sur papier, 6 éléments, chacun environ 110 x 110 cm.
Collection Claude Berri.
- Sans titre (la réserve 2), 2005, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection Jean-Michel Attal.
- Sans titre (Turing), 2005, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection Jean-Michel Attal.
- Sans titre (0602-65), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (le singe), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (Hawaian Ghost), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (méga maquette), 2006, technique mixte sur papier, 9 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie
Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Tchimp), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (The massive pigeon supershit problem), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Collection Claude
Berri.
- Sans titre (terrarium Carré d’art), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (les châteaux), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (fusion froide), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (fusion chaude), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie
GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (fusion tiède), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Coming soon), 2006, technique mixte sur papier, 5 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (André Rieu), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (Lochness), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (Der Spaziergang), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (le gâteau), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (les bras), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (mosaïque dessins noirs), 2006, technique mixte sur papier, 5 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (mise en évidence), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie
Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (dans le cockpit), 2006, technique mixte sur papier, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie
Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (porno city), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (les vers), 2006, technique mixte sur papier, 24 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Help me), 2006, technique mixte, 2 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (le motif), 2006, technique mixte sur papier, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (spectre : spectographie de l’historion), 2006, tirage numérique, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (cockpit 3), 2006, tirage numérique, 4 éléments, chacun environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Marboeuf), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Collection Georges-Philippe Vallois.
- Sans titre (Refleshing Filter), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (Magic Ball in a Landscape), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Magic Head in a Kitchen), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Water Tower), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois,
Paris.
- Sans titre (Pot de colle), 2006, tirage numérique, environ 110 x 110 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois,
Paris.
Série des grands dessins noirs
- Sans titre (le grand départ), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (La conquête de l'espace), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection Jean-Sébastien Oliveux, Paris.
- Sans titre (Call me), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière, Paris.
- Sans titre (l'espace tube), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (Club Shred), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière, Paris.
- Sans titre (l'usine de vaseline onirique), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection Serge Goldszal.
- Sans titre (les trous officiels), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection J+C Mairet.
- Sans titre (Nessie), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (cas général/cas particulier), 2003, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection particulière, Paris
- Sans titre (locataire ou propriétaire), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière, Paris.
- Sans titre (les vers), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (le petit intérieur, le petit extérieur), 2003, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection
particulière.
- Sans titre (les images bulles), 2003, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (candidat à l'immigration), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (le double syndrome d'Hiroshima), 2004, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection CFDR, Paris.
- Sans titre (l'esprit de la glisse), 2003, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois,
Paris.
- Sans titre (aaaah!), 2004, gouache sur papier, 4 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (le python), 2004, gouache sur papier, 4 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (le cimetière des mots), 2004, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (Pasta alle vongole), 2004, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Jean Albou Conseil, Paris.
- Sans titre (Bubble Chamber), 2004, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Fonds régional d’art contemporain de Picardie.
- Sans titre (The Chemical Sleep), 2004, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Fonds régional d’art contemporain
de Picardie.
- Sans titre (la tour de Babel), 2004, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection Georges-Philippe Vallois,
Paris.
- Sans titre (les bombes), 2004, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Der Spaziergang), 2004, gouache sur papier, 4 éléments, chacun 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Turing), 2004, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (la réserve), 2005, gouache sur papier, 8 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection particulière.
- Sans titre (Haus Insite), 2005, gouache sur papier, 6 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection particulière, Grèce.
- Sans titre (le nuage de pluie acide), 2005, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection Jean-Michel Attal.
- Sans titre (la fabrication de la mousse), 2005, gouache sur papier, 3 éléments, chacun 120 x 190 cm. Collection particulière,
Grèce.
- Sans titre (la fabrication de l'alcool), 2005, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Sans titre (punk tatoué), 2006, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Mauer), 2006, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (Qui a parlé du spermato blanc ?), 2006, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection Claude Berri.
- Sans titre (coupe d'une poche d'existence), 2006, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Collection CFDR, Paris.
- Sans titre (une soirée avec Alain Grinsbergue), 2006, gouache sur papier, 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
- Sans titre (le cent bouches), 2006, gouache sur papier, 2 éléments, chacun 120 x 190 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris.
oeuvres tridimensionnelles
- L'inconséquence des gestes, 2006, technique mixte, dimensions variables. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois,
Paris.
- Méga Maquette (version réactualisée), 2006, technique mixtes, longueur : 7m. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie
Vallois, Paris.
- Le Gâteau, 2004, technique mixte, 3 éléments, environ 280 x 440 x 310 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois,
Paris.
- Le glisseur, 2006, technique mixte, dimensions variables. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Trou de balle dans la tête, 2001, cire, pigments, fibres, 4 x 4 x 18 cm. Collection Renos Xippas, Athènes.
- Le Pied tendre, 1995, technique mixte, dimensions variables. Collection particulière, Paris.
- La conquête de l’espace, 2003, résine, 1,7 x 180 x 180 cm, édition 2/3. Collection Antoine de Galbert, Paris.
- Emmental Head, 2003, cire, métal, acrylique, pigments, 45 x 35 x 20 cm. Collection particulière, Paris.
- Anatomie trans-schizophrènique, 1999, cire, 40 x 35 x 35 cm. Collection particulière, Paris.
- Le Terrier, 2005, technique mixte, environ 600 x 400 x 250 cm. Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
- Le Prince des ventres, 2003, technique mixte, son, 175 x 140 x 64 cm. Collection particulière, Paris.
Sans Titre (avec le terrier), 2005
Collection particulière, Paris
Sans Titre (avec la réserve), 2005
Collection particulière, Londres
Sans Titre (Projet Méga Maquette),
2006. Courtesy Gal. GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris
Sans Titre (Projet Méga Maquette),
2006. Courtesy Gal. GeorgesPhilippe & Nathalie Vallois, Paris
Sans Titre
(Fusion Chaude))
2006
Courtesy
Gal. Georges-Philippe
& Nathalie Vallois, Paris
Sans Titre (Le Gâteau), 2006
Courtesy Gal. Georges-Philippe &
Nathalie Vallois, Paris
Sans Titre (Tchimp), 2006
Collection Claude Berri
Sans Titre (Spermato blanc), 2006
Collection Claude Berri
Trou de balle dans la tête, 2001
Collection Renos Xippas, Athènes
Emmental Head, 2003
Coll. part., Paris
Le Prince des ventres,
2003. Coll. part., Paris
Sans Titre (Coupe d’une poche
d’existence), 2006.
Courtesy Gal. Georges-Philippe
& Nathalie Vallois, Paris
Le Gâteau, 2004
Court. Gal. G-P & N. Vallois, Paris
© ADAGP, Paris 2006
Sans Titre (La fabrication de la
mousse), 2005
Collection particulière, Grèce
Sans Titre (Haus Insite), 2005
Collection particulière, Grèce
INFORMATIONS PRATIQUES
Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes
Ouvert du mardi au dimanche inclus
de 10h à 18h
Tarifs
Individuels :
Tarif plein : 4,90 €
Tarif réduit : 3,60 € (étudiants, groupes à partir de 20)
Groupes scolaires : Forfait de 26,40 € pour 10 à 40 élèves jusqu’à 16 ans
Gratuité
Le premier dimanche du mois
Etudiants en art, histoire de l’art, architecture
Artistes
Personnels de musées
Journalistes
Enfants individuels de moins de 10 ans
Visites guidées
Comprises dans le droit d’entrée : départ accueil Musée, niveau + 2
Individuels :
Tous les samedis, dimanches et jours fériés à 16h30
Pendant les vacances scolaires, du mardi au vendredi à 16h30
Entrée gratuite pour tous le premier dimanche de chaque mois avec
visites commentées à 15h, 15h30, 16h et 16h30.
Groupes :
Uniquement sur rendez-vous avec le service culturel du Musée
Contact Sophie Gauthier (04 66 76 35 79)
Atelier d’expérimentation plastique
Pour les enfants de 5 à 14 ans, sur rendez-vous
Gratuit jusqu’à 10 ans ; 3,60 € au-delà
Pour les individuels : de 14h à 16h le mercredi et pendant les vacances sur inscription
Pour les groupes :
du mardi au vendredi sur rendez-vous avec le service culturel
Contact : Sophie Gauthier
Atelier collectif en famille
Ouvert à tous en accès libre et gratuit pour petits et grands de 14h à 16h le 21 juillet et le 11 août.
Accueil sans inscription préalable, au premier étage de Carré d’Art
EXPOSITIONS À VENIR
JANA STERBAK
10 octobre 2006 – 7 janvier 2007 (dates à confirmer)
Vernissage : 9 octobre 2006
Le travail de Jana Sterbak développe une réflexion sur la condition humaine au travers de
performances, sculpture, dessin ou vidéo. Depuis la fin des années 70, elle s’intéresse à toutes les formes de
pouvoir qui régissent les rapports humains : érotique, social, religieux et met en scène les contraintes qui en
modèlent les modes de communication.
Née à Prague en 1955, Jana Sterbak a émigré au Québec avec ses parents à l’âge de treize ans, après
l’invasion de la Tchécoslovaquie par les chars soviétiques. Son histoire personnelle est tendue entre deux
mondes et deux éducations différentes, voire opposés. Héritière de la tradition moderne tant par sa relation au
surréalisme et au cubisme tchèque que par son intérêt initial pour le minimalisme, produisant un travail
contemporain de l’affirmation des grandes artistes américaines Jenny Holzer ou Barbara Kruger, elle inscrit,
dans une œuvre singulière, sa confiance dans le pouvoir de l’art à être actif dans le monde.
Conçue comme un parcours rétrospectif de 1979 à 2003, l’exposition est axée sur la relation de
l'individu à l'univers et des individus entre eux, est exprimé métaphoriquement par l'utilisation de l'électricité
mais aussi par le recours aux grands mythes classiques. Depuis ses premières pièces réalisées en viande, l’artiste
n’a cessé de repousser les limites de ce qui est admissible comme matériau pour la sculpture. Dans Dissolution,
la glace des 8 chaises de bureau qui fond petit à petit, engage une réflexion sur le temps. Dans l’une de ses
dernières vidéos, From Here to There I, 2003, Jana Sterbak analyse nos conditions de perception. Son chien
porteur de la caméra vidéo, nous montre à hauteur d’animal une vision très morcelée, dans la descendance de
la fragmentation cubiste.
A VOIR AUSSI EN REGION
Chauffe, Marcel !
Le Fonds régional d’art contemporain de Languedoc-Roussillon propose durant l’été 2006 une important manifestation
dans une vingtaine de site de la région. A partir des œuvres de sa collection et de celles d’autres institutions publiques
(Fonds national d’art contemporain notamment), mais en invitant aussi des artistes de toutes générations, le Frac entend
faire partager à un large public la grande diversité des démarches qui forgent la vitalité de l’art contemporain.
Chauffe, Marcel ! est l’imprudente tentation d’essayer de saisir les raisons de ce « trouble » collectif attaché à
l’artiste Marcel Duchamp comme à l’art contemporain (c’est-à-dire l’art né des bouleversements des années 60), dont on
affirme ici les liens fondamentaux. Il a donc semblé indispensable de s’engager dans la réflexion et la compréhension des
enjeux de l’art du présent à partir d’œuvres qui seraient peu ou prou redevables de leur existence à celle de Marcel
Duchamp. Contre l’hypocrite refrain (souvent entonné en France…) qui voudrait que ce dernier soit un génie espiègle et
ses « héritiers » de médiocres créateurs bernés, il a paru que le contact devait enfin être établi entre le Bon Père et ses
enfants très légitimes. Duchamp n’ayant cependant jamais été un professeur ou un donneur de leçon de quelque ordre
que ce soit, cette exposition a pris le parti de ne pas intégrer les artistes, nombreux, qui se sont référés à Duchamp en
« copiant » ses objets (les artistes conceptuels américains de l’appropriation par exemple), mais a préféré prendre le
risque, avec d’autres, d’imiter l’esprit de ce grand penseur qui a marqué si fortement l’art de son siècle.
Les expositions
1- Montpellier : Soigneurs de gravité
- La Panacée : il faudra saisir cette posture fondamentale, ancrée dans une vieille tradition française, qui veut
avant tout voir dans l’art ou la pensée une occasion de contrarier tout ce qui pèse et suggérer au contraire un
temps lui-même « suspendu », dans l’attente de rien.
- Carré Sainte-Anne : La vie merveilleuse de Marcel Duchamp avec des œuvres mettant en relation les moments
de l’existence de Duchamp avec certaines propositions contemporaines.
- Chapelle de la Miséricorde : installation monographique de Simone Decker qui traitera du monument public
comme ready-made et sa duplication « fantomatique »…
2- Montpellier : Des célibataires broient leur chocolat Duchamp eux-mêmes
- Château d’O : installation de Gabriele Di Matteo « L’humanité mise à nu » et autres impertinences
- Ecole supérieure des Beaux-Arts : Gérard Collin-Thiébaut, Filip Francis, Betrand Lavier
- Frac Languedoc-Roussillon : affaire de « décompression », de « désertion »…
3- Montpellier : Grand-père Marcel a rétréci les gosses !
- Iconoscope : exposition Benoit Platéus
- Vasistas : le ready-made sera abordé dans des concrétisations faisant référence à la nature comme
pourvoyeuse d’éléments susceptibles de « faire art ».
- Aperto : exposition Chen Shao Xiong
- Centre national chorégraphique : rencontre entre l’objet d’art et l’univers de la danse
4- Autres Marcel
- Galerie Philippe Pannetier : Marcel Broodthaers
- Musée PAB, Alès : Jean Suquet
- Galerie Esca, Milhaud : l’humour dans l’art
- Chartreuse, Villeneuve lez Avignon : Lilian Bourgeat
5- Vallon du Villaret (48) : Hors du champ !
6- L.A.C. Sigean : Robert Morris
7- Pyrénées-Orientales : A propos de « mona lisa » (la place de l’érotisme)
- Château de Jau
- Musée de Bélesta
Projections cinématographiques organisées en collaboration avec Monokini
Cycle de conférences organisé en collaboration avec le CRAC de Sète
Dates : 18 juin – 29 octobre 2006 (susceptibles de modifications selon les lieux.)
Renseignements : FRAC Languedoc-Roussillon. Tél : 04 99 74 20 35 – fraclr@fraclr.org
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