Trousse de départ TEV - Hôpital général juif

Trousse de départ TEV - Hôpital général juif
Campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! en collaboration avec la
campagne québécoise EAPSS
Guide pratique : Prévention de la thromboembolie veineuse
mai 2008
Trousse En avant! :
Prévention de la
thromboembolie veineuse
Guide pratique
Soins de santé plus sécuritaires maintenant!
Nous vous invitons à vous joindre à l’intervention de la Prévention de la thromboembolie
veineuse de la campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! (SSPSM) et de
la campagne québécoise: Ensemble améliorons la prestation sécuritaire des soins de
santé ! (EAPSS) afin de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé et à
l’efficacité du système de soins de santé au Canada. SSPSM! est une campagne
nationale qui aide les organisations canadiennes de soins de santé à améliorer la
sécurité des patients grâce à des méthodes d’amélioration de la qualité visant à intégrer
dans la prestation des soins aux patients des données probantes et des pratiques
exemplaires. Les campagnes bénéficient du soutien de l’Institute for Healthcare
Improvement (IHI) et est modelée sur les campagnes (100,000 Lives et 5 million Lives)
de l’IHI aux États-Unis. Pour en apprendre davantage sur la campagne SSPSM, visitez
notre site Web http://soinsplussécuritairesmaintenant.ca et pour la campagne EAPSS
sur le site web www.chumontreal.qc.ca onglet campagne EAPSS.
Les interventions relatives à la sécurité des patients sont décrites dans les trousses En
avant! Ces trousses ont été conçues pour que vos équipes et vos cliniciens puissent
adopter une approche efficace à l’égard de l’amélioration des soins de santé, et elles
constituent une base solide pour aller de l’avant.
L’information contenue dans les trousses En avant! est basée sur l’état actuel des
connaissances. En raison de la nature dynamique de cette connaissance, il se peut que
les trousses soient modifiées à l’avenir. Cette trousse a été conçue en janvier 2008.
Nous restons ouverts à la consultation pour en améliorer le contenu, car c’est ensemble
que nous arriverons à obtenir des soins de santé plus sécuritaires au Canada.
Remarque :
La campagne québécoise : Ensemble, améliorons la prestation sécuritaire des soins de santé! travaille en
étroite collaboration avec la SSPSM.! Les trousses utilisées pour toutes les interventions sont identiques
pour les deux campagnes.
Ce document est du domaine public et peut être utilisé et réimprimé sans autorisation, pourvu que les renvois appropriés
soient faits à la campagne SSPSM!
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campagne québécoise EAPSS
Guide pratique : Prévention de la thromboembolie veineuse
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REMERCIEMENTS
Nous désirons remercier l’Institute for Healthcare Improvement (IHI) pour son soutien et
ses contributions notables à l’ensemble de la campagne Soins de santé plus sécuritaires
maintenant! Le matériel contenu dans les six trousses initiales canadiennes En Avant a
été modifié à partir des documents originaux créés par l’IHI pour sa campagne 100,000
Lives, de manière à ce qu’il soit mieux adapté au contexte des soins de santé au
Canada.
Nous désirons remercier le Sunnybrook Health Sciences Centre (SHSC) et le Canadian
Patient Safety Institute (CPSI) pour leur soutien d'une culture de la sécurité des patients
et leur soutien financier et en nature en regard de la présente intervention. En outre,
nous aimerions remercier notre faculté canadienne et le personnel engagé envers la
campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! qui ont contribué de manière
significative à la mise en œuvre de cette Trousse en Avant et des autres composantes
de l’intervention thromboprophylaxie.
Comité directeur national sur la thromboprophylaxie
Etchells, Edward E
Interniste et directeur des services de la sécurité des patients, et
professeur associé de médecine, Université de Toronto
Bromley, Mary
Représentante des patients, King City et Georgian Bay, ON
Buckley, Richard E
Chirurgien orthopédiste, Foothills Medical Centre, Calgary, AB;
professeur associé de chirurgie, Université de Calgary
Emed, Jessica
Infirmière clinicienne spécialisée – Thrombose, Sir Mortimer B.
Davis Jewish General Hospital; École des sciences infirmières,
Université McGill, Montréal, Québec
Fenech, Darlene
Chirurgienne en colorectal, Sunnybrook Health Sciences Centre,
Université de Toronto
Flannery, John F
Spécialiste en réadaptation, Toronto Rehabilitation InstituteHillcrest Hospital; directeur médical, Programme de réadaptation
musculosquelettique, professeur associé de médecine physique et
de réadaptation, Université de Toronto
Geerts, Bill
Chef national de l’intervention, Conseiller en thromboembolie,
Services de médecine, de qualité et de sécurité des patients,
Sunnybrook Health Sciences Centre; professeur de médecine,
Université de Toronto
Hughes, Carol
Représentante des patients, Richmond Hill, ON
Kahn, Susan
Interniste et spécialiste en thrombose, Sir Mortimer B. Davis
Jewish General Hospital, Montréal; professeure associée de
médecine, Université McGill
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MacKay, Elizabeth
Médecin en AQ; chef de médecine, Peter Lougheed Centre;
directrice médicale, Service de gestion des anticoagulants, Région
sanitaire de Calgary
Mahomed, Nizar
Chirurgien orthopédiste, Toronto Western Hospital; directeur du
programme Santé musculosquelettique et arthrite; Directeur,
Initiative Total Joint Network; Smith & Nephew Chair of
Orthopaedic Surgery; professeur associé de chirurgie, Université
de Toronto
Puskas, David
Chirurgien orthopédiste, Thunder Bay, ON
Riley, Lynn
Coordonnatrice nationale de l’intervention de thromboprophylaxie,
Soins de santé plus sécuritaires maintenant!, Sunnybrook Health
Sciences Centre
Semchuk, Bill
Directeur de la pharmacie, Regina General Hospital, Région
sanitaire de Regina, SK
Shojania, Kaveh
Interniste, Chaire de recherche du Canada en sécurité des
patients, Université de Toronto, Sunnybrook Health Sciences
Centre
Sinclair, Doug
Spécialiste en médecine d’urgence; Doyen associé, Formation
médicale continue, Université de Dalhousie, Halifax, N.-É.
Faculté de thromboprophylaxie associée
Blais, Normand
Hématologue, Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Hôpital NotreDame, Québec
Karabatsos, Bob
Chirurgien orthopédiste, William Osler Medical Centre, Brampton, Ontario
Pineo, Graham
Hématologue et conseiller en thrombose, Foothills Hospital, Université de
Calgary, Alberta
Roussin, André
Directeur et spécialiste en médecine vasculaire, Laboratoire d’exploration
vasculaire, Centre hospitalier de l’Université de Montréal Hôpital NotreDame, Université de Montréal, Montréal, Québec; Président, Groupe de
travail sur la thrombose du Canada (GTTC) et Société des sciences
vasculaires du Québec (SSVQ)
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TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS ............................................................................ 2
ABRÉVIATIONS ................................................................................ 6
BREF SOMMAIRE D’UN CAS RÉEL ................................................ 7
1.
PERTINENCE DE LA THROMBOPROPHYLAXIE ...................................7
1.1.
La TEV comme complication importante des soins hospitaliers ................... 7
1.2.
Données probantes relatives à la thromboprophylaxie ................................. 9
1.3.
Conformité aux lignes directrices sur la thromboprophylaxie ...................... 10
1.4.
Pourquoi devons-nous nous concentrer sur la chirurgie générale majeure
(CGM) et la chirurgie pour fracture de la hanche (CFH)? ....................................... 11
1.5.
Stratégies visant à améliorer la conformité en matière de
thromboprophylaxie................................................................................................. 11
2. OBJECTIFS DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE DE
LA CAMPAGNE SOINS DE SANTÉ PLUS SÉCURITAIRES MAINTENANT!...
.................................................................................................................11
2.1.
2.2.
3.
Objectif général ........................................................................................... 12
Objectifs spécifiques.................................................................................... 12
CONCEPTION DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE .12
3.1.
3.2.
3.3.
3.4.
Recrutement des hôpitaux :......................................................................... 12
Patients admissibles :.................................................................................. 12
Sélection des patients ................................................................................. 14
Thromboprophylaxie appropriée :................................................................ 14
4. MISE EN ŒUVRE DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE
.................................................................................................................16
4.1.
4.2.
4.3.
4.4.
4.5.
4.6.
4.7.
4.8.
5.
MESURE..................................................................................................18
5.1.
5.2.
5.3.
5.4.
5.5.
5.6.
5.7.
6.
7.
8.
Obtenir l’engagement de la haute direction :............................................... 16
Former une équipe de thromboprophylaxie (ou des équipes) :................... 16
Définir le problème et établir des objectifs et des cibles mesurables : ........ 16
Établir les échéanciers et les responsabilités.............................................. 17
Recueillir les données de base.................................................................... 17
Présenter des méthodes visant à optimiser la conformité........................... 17
Recueillir et soumettre les données ............................................................ 17
Examiner les résultats et revoir les stratégies de mise en œuvre, au besoin .
.................................................................................................................... 17
Information de base sur les hôpitaux :......................................................... 18
Données de base relatives à la conformité en matière de
thromboprophylaxie : ................................................................................... 19
Suivi de l’information hospitalière : .............................................................. 19
Données sur les patients : ........................................................................... 19
Mesure primaire du rendement : ................................................................. 19
Mesure secondaire des résultats :............................................................... 20
Analyses : .................................................................................................... 20
PHASES DE MISE EN APPLICATION....................................................20
CRITÈRES DE RÉUSSITE ......................................................................21
RÉFÉRENCES.........................................................................................22
ANNEXE A ....................................................................................... 24
ANNEXE B ....................................................................................... 40
ANNEXE C ....................................................................................... 41
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ANNEXE D ....................................................................................... 45
ANNEXE E ....................................................................................... 48
ANNEXE F ....................................................................................... 49
ANNEXE G....................................................................................... 54
ANNEXE H ....................................................................................... 62
ANNEXE I ........................................................................................ 64
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ABRÉVIATIONS
AVK
Antagoniste de la vitamine K (comme la warfarine)
ACCP
American College of Chest Physicians
AQ
Amélioration de la qualité
BCG
Bas de compression graduée (« antiembolique »)
CdP
Communautés de pratique, un outil de communication de Soins de santé plus
sécuritaires maintenant!
CFH
Chirurgie pour fracture de la hanche
CGM
Chirurgie générale majeure
CPI
Compression pneumatique intermittente (aussi nommé dispositifs de
compression séquentielle (DCS)
ED
Échographie Doppler
EMC
Équipe centrale de mesure de Soins de santé plus sécuritaires maintenant!
EP
Embolie pulmonaire
HFMM
Héparine de faible masse moléculaire
HNFFD
Héparine non fractionnée à faible dose
OSOS
Groupe d’ordonnances de source ouverte
PASC
Programme d’amélioration des soins chirurgicaux
PVM
Pompe veineuse musculaire
RIN
Rapport international normalisé
SEOM
Système informatisé d'entrée des ordonnances médicales
TEV
Thromboembolie veineuse (TVP ou EP)
TVP
Thrombose veineuse profonde
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BREF SOMMAIRE D’UN CAS RÉEL
En janvier 2007, Marie B., une artiste de 61 ans encore active professionnellement, était
généralement en santé, abstraction faite de douleurs aux jambes et de restrictions
attribuables à la présence d’arthrose dans ses hanches et dans ses genoux. Après des
années de douleur progressive et à la suite d’une décision mûrement réfléchie, Marie a
décidé de subir une arthroplastie. Son attitude était très positive face à cette chirurgie.
Malheureusement, Marie a été victime d’une embolie pulmonaire bilatérale massive,
(EP) quelques jours après avoir reçu son congé de l’hôpital. Même si on lui avait
administré de faibles doses de warfarine après la chirurgie, et ce, pendant cinq jours,
elle n’a jamais atteint la période visée dans le RIN.
«Je suis devenue ce que le Rapport Sheps/Cardiff (2004) présenté à Santé Canada
qualifierait de demi-échec dans son étude critique portant sur le profond «manque de
culture de gestion de la sécurité en soins de santé », souligne Marie.
Étant donné que les complications sérieuses les plus courantes suivant une chirurgie
orthopédique majeure sont la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire,
Marie croît que l’hôpital où elle a subi sa chirurgie a fait preuve d’un sérieux manque
systémique de compréhension de l’EP qui place tout patient en position de risque
élevé.»
L’essoufflement marqué et les douleurs à la poitrine de Marie se sont lentement résolus
dans les nombreuses semaines suivant le début d’une thérapie anticoagulante. Elle se
sentait seule, tentant de comprendre la cause de ses symptômes pénibles, et se
demandant pourquoi une thromboprophylaxie plus appropriée n’avait pas été utilisée
dans son cas. Elle hésite maintenant à subir une autre intervention en raison de cet
événement qui lui a presque coûté la vie.
Marie espère que les prestateurs de soins de santé franchiront une étape sérieuse vers
la mise en place d’un « environnement public plus sain et plus sécuritaire », en
comprenant les risques que représentent la thrombose veineuse profonde et l’EP, et en
procurant des thromboprophylaxies appropriées.
1. PERTINENCE DE LA THROMBOPROPHYLAXIE
La justification de l’utilisation de la thromboprophylaxie pour la majorité des patients
hospitalisés est fondée sur des principes et des preuves scientifiques solides (Tableau
1).1
1.1. La TEV comme complication importante des soins hospitaliers
La thromboembolie veineuse (TEV) comprend à la fois la thrombose veineuse profonde
(TVP) et l’embolie pulmonaire (EP), et elle constitue l’une des complications
d’hospitalisation les plus courantes et évitables.1 Presque chaque patient est exposé à au
moins un facteur de risque dans les jours et les semaines qui suivent l’intervention, mais
nombreux sont ceux qui sont exposés à de multiples facteurs de risque. 2 Les patients qui
subissent des interventions chirurgicales majeures courent un risque considérablement
accru de développer une TEV dans les jours et les semaines qui suivent la chirurgie. Les
taux objectivement confirmés de TEV associés à l’hospitalisation, si la thromboprophylaxie
n’est pas utilisée, sont de 10 à 40 % après une chirurgie générale, et de 40 à 60 %, après
une chirurgie de la hanche.1
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La TEV est associée à un taux considérable de morbidité et de mortalité, et elle constitue
un lourd fardeau pour le système de santé.1,3 Le développement d’une TVP ou d’une EP
est rattaché à un taux croissant de mortalité; le taux de mortalité clinique de 30 jours
associé à la TVP est de 5 % et de 33 % pour l’EP. 4 À chaque année, le nombre de décès
causés par la TEV est plus élevé que celui des décès causés par le cancer du sein, le
SIDA et les collisions d’automobiles réunis. L’embolie pulmonaire est considérée comme
étant la troisième cause la plus courante de décès pendant la période d’hospitalisation.
L’EP massive est cause de décès chez environ 5-10 % des patients hospitalisés; elle se
produit généralement sans aucun avertissement et sans possibilité d’intervenir, elle est
donc la cause de mortalité la plus susceptible d’être évitée au moyen de la prophylaxie.
Parmi plus de 7,4 millions de patients qui ont obtenu leur congé auprès de 944 hôpitaux
américains de soins actifs, les complications thromboemboliques postopératoires
constituaient la deuxième cause la plus courante d’hospitalisation dans l’ensemble, la
deuxième cause la plus courante de trop longs séjours à l’hôpital, et la troisième cause la
plus courante de surmortalité et de coûts d’hospitalisation supplémentaires.7 En moyenne,
la TEV postopératoire était associée à des séjours de 5,4 jours, à des coûts
supplémentaires de 22 000 $ par patient et à un taux de mortalité de 6,6 %. Une récente
étude canadienne sur les complications postopératoires a révélé que les coûts liés à
l’hospitalisation et à la longueur des séjours doublent chez les personnes qui ont
développé une TEV à la suite d’une intervention chirurgicale. 8
Outre les conséquences aigues d’une TEV nosocomiale, il existe aussi des complications
importantes de longue durée attribuables à cette dernière.9 Les patients qui sont victimes
d’une TVP et d’une EP nécessitent une anticoagulation de plusieurs mois; jusqu’à 5 % de
ces patients connaissent un épisode de saignement important lorsqu’on leur administre
des anticoagulants. Les patients qui développent une TEV sont à risque d’une récurrence
d’événements thromboemboliques, dont un risque d’environ 30 % dans les cinq années
qui suivent.10,11 En outre, de 30 à 50 % des patients touchés par une TPV développent un
syndrome post-phlébitique dans les dix années suivantes, soit le gonflement chronique
des jambes, divers malaises ou ulcères de jambes, entraînant des coûts considérables sur
les plans de la qualité de vie du patient et des ressources en soins de santé.
Tableau 1: Pertinence de l’utilisation de la thromboprophylaxie chez les
patients hospitalisés*
Prévalence élevée de la TEV nosocomiale
•
•
•
•
•
•
Environ 70 % de toutes les TEV au sein de la population sont nosocomiales
La TEV est 135 fois plus courante chez les patients hospitalisés que chez les
résidents de la communauté
Presque tous les patients hospitalisés sont exposés à un ou plusieurs facteurs de
risque de TEV
La TVP est courante au sein de nombreux groupes de patients hospitalisés.
La TVP et l’EP liées à l’hospitalisation sont habituellement asymptomatiques
Il est difficile de prévoir si les patients à risque développeront des complications
symptomatiques ou thromboemboliques fatales
Conséquences défavorables d’une TEV sans prophylaxie
•
•
TVP et EP symptomatiques – douleur ou gonflement à la jambe, essoufflement,
douleur thoracique, effondrement
EP fatale – la cause la plus communément évitable de décès associés à
8
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•
•
•
•
l’hospitalisation
Coûts liés à l’investigation de patients symptomatiques
Risques et coûts liés au traitement de la TEV sans prophylaxie
Risques accrus de TVE récurrente
Syndrome post-thrombotique chronique – gonflement chronique ou récurrent de la
jambe, malaises, ulcération veineuse
Efficacité et efficience de la thromboprophylaxie
•
•
•
•
•
La thromboprophylaxie est hautement efficace pour prévenir la TVP et la TVP
proximale
La thromboprophylaxie est hautement efficace pour prévenir la TEV symptomatique
et l'EP fatale
La prévention de la TVP prévient aussi l’EP
Le saignement important sur le plan clinique est peu courant lorsque traité par
thromboprophylaxie anticoagulante
La rentabilité de la thromboprophylaxie a été démontrée à maintes reprises
*tiré de Geerts et al12 et modifié
1.2. Données probantes relatives à la thromboprophylaxie
En raison de la prévalence élevée et des conséquences de la TEV chez les patients
hospitalisés, la prévention est la clé qui permettra de contrer cette complication. La
thromboprophylaxie a incontestablement démontré sa capacité de réduire les risques
liés à la TEV symptomatique et fatale, et à toute cause de mortalité, tout en réduisant les
coûts liés aux soins de santé.1,3,13 Il existe des centaines d’essais cliniques aléatoires
démontrant que l’utilisation de la thromboprophylaxie diminue les risques associés à la
TVP, à l'EP et à l’EP fatale. En outre, au moins 25 directives fondées sur des données
probantes recommandent l’usage courant de la thromboprophylaxie pour la majorité des
groupes de patients hospitalisés. L’American College of Chest Physicians (ACCP)
appuie ce qui est généralement considéré comme étant les directives les plus complètes
et les plus utilisées pour la prévention de la thromboembolie veineuse.1,12 Les
« directives de l’ACCP » sont revues par des pairs, révisées aux trois ans, et sont
maintenant la norme de référence internationale en matière de thromboprophylaxie;
elles renferment des données probantes qui appuient la thromboprophylaxie et des
recommandations classifiées pour chaque groupe de patients (tableau 2). Une analyse
exhaustive de la sécurité du patient préparée pour la US Agency for Healthcare
Research and Quality (AHRQ) a révélé que l'utilisation appropriée de la
thromboprophylaxie était la pratique la plus hautement cotée parmi les 79 pratiques de
sécurité existantes, en raison de son impact et de son efficacité, et qu’elle était, par
conséquent, considérée comme étant LA MEILLEURE PRATIQUE EN MATIÈRE DE
SÉCURITÉ DES PATIENTS DANS LES HÔPITAUX.14
Tableau 2: Niveaux de risque de la thromboembolie et thromboprophylaxie
recommandée pour les patients hospitalisés 12
Niveau de risque*
Risque approximatif
de TVP sans
thromboprophylaxie†
Faible risque
Chirurgie mineure pour
patients mobiles
<10 %
Choix de thromboprophylaxie
suggérée
• Aucune thromboprophylaxie
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Patients médicaux
sauf la marche précoce et
complètement mobiles
« énergique »
Risque modéré
10-40 %
En général, les patients
• Héparine de faible masse
subissent une chirurgie
moléculaire (HFMM)
ouverte de nature
• Héparine non fractionnée à
gynécologique ou
faible dose (HNFFD)
urologique
• Fondaparinux
Patients alités ou
malades
Risque modéré de TEV
• Prophylaxie mécanique
+ risque élevé de
saignement
Risque élevé
Arthroplastie de la
40-80 %
• HFMM
hanche ou du genou,
• Fondaparinux
chirurgie pour fracture
• Antagoniste de la vitamine K
de la hanche
orale (RNI 2-3)
Traumatisme majeur –
traumatisme médullaire
Risque élevé de TEV +
Thromboprophylaxie mécanique
risque élevé de
saignement
*Les termes descriptifs sont délibérément laissés non définis afin de permettre
l’interprétation individuelle du clinicien
†Les taux sont fondés sur le dépistage diagnostique objectif d’une TVP asymptomatique
chez les patients qui ne reçoivent pas de thromboprophylaxie.
§La thromboprophylaxie mécanique comprend la CPI ou la PVM et/ou le BCG.
Envisagez de passer à la thromboprophylaxie anticoagulante lorsque le risque élevé de
saignement diminue.
1.3. Conformité aux lignes directrices sur la thromboprophylaxie
En dépit des preuves massives qui appuient les avantages de la thromboprophylaxie,
les vérifications des soins aux patients font constamment ressortir des lacunes majeures
liées à l’exécution de cette importante intervention de sécurité. En réalité, la majorité des
patients pour lesquels il a été démontré que la tromboprophylaxie est efficace, ne
reçoivent aucune prophylaxie, ou une prophylaxie inappropriée. Une récente vérification
nationale englobant plus de 123 000 patients américains âgés de plus de 40 ans a
révélé que la conformité globale aux normes de l’ACCP n’était que de 13 % (la
thromboprophylaxie recommandée n’a été utilisée que pour 52 % des patients, et 13 %
des patients on subi une chirurgie générale).15 Dans un sondage national envoyé à
chacun des hôpitaux canadiens, 86 % ont rapporté avoir utilisé régulièrement la
thromboprophylaxie pour les patients avec fracture de la hanche, et seulement 33 % ont
rapporté avoir utilisé la thromboprophylaxie pour les patients ayant subi une chirurgie
générale majeure.16 Pour les deux groupes, les taux appropriés de prophylaxie étaient
de 100 %. Le principal obstacle à l’administration d'une thromboprophylaxie optimale,
identifié par 75 % des répondants, relevait du fait que des médecins individuels
prescrivent la thromboprophylaxie pour des patients individuels. La prédisposition aux
saignements et les préoccupations liées aux coûts ont été citées comme obstacles
locaux à l’utilisation de la thromboprophylaxie dans seulement 17% et 12% des
hôpitaux, respectivement. Une vérification de patients consécutifs ayant subi une
chirurgie pour fracture de la hanche, et de patients qui ont subi une chirurgie générale
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majeure, dans 8 hôpitaux de la région de Toronto, a révélé que l’utilisation appropriée de
la thromboprophylaxie était de 74 % (écart de 21 % à 95 %) dans le groupe des
fractures de la hanche et de 42 % (écart de 15 % à 84 %) chez les patients ayant subi
une chirurgie générale majeure.17 Au regard de ces vérifications, force est de constater
que l’optimisation de l’utilisation de la thromboprophylaxie devrait représenter une
priorité essentielle en matière de sécurité du patient pour les hôpitaux canadiens.
1.4. Pourquoi devons-nous nous concentrer sur la chirurgie générale majeure
(CGM) et la chirurgie pour fracture de la hanche (CFH)?
Les raisons à l’appui de la sélection d’une CGM ou d’une CFH comme groupes cibles
pour l’intervention Soins de santé plus sécuritaires maintenant! (SSPSM) sont les
suivantes :
1. la CGM et la CFH sont des groupes chirurgicaux courants que l’on retrouve
dans la plupart des hôpitaux généraux;
2. les patients qui subissent une CGM ou une CFH courent un risque allant de
moyen à élevé de TEV si la thromboprophylaxie n’est pas utilisée;1
3. Les données probantes qui appuient l’utilisation courante de la
thromboprophylaxie dans ces groupes de patients sont solides et fondées sur
des essais cliniques qui remontent à près de 50 ans;1,12,13
4. Les cliniciens sont fortement d'accord quant à la pertinence de l'utilisation de la
thromboprophylaxie pour ces patients;
5. Des vérifications ont permis d'identifier une conformité sous-optimale aux
recommandations relatives à l’utilisation de la thromboprophylaxie dans les deux
groupes. Cette lacune a entraîné des complications thromboemboliques, dont la
grande majorité auraient pu être évitées par les méthodes de
thromboprophylaxie actuellement disponibles.15-17
La mortalité et la morbidité aiguë à long terme, ainsi que l’utilisation des ressources liées
à la prévention de la TEV appuient fortement les stratégies efficaces destinées aux
patients qui subissent une chirurgie générale majeure et une chirurgie pour fracture de
la hanche.
1.5. Stratégies visant à améliorer la conformité en matière de
thromboprophylaxie
Les stratégies réussies visant à améliorer la conformité en matière de thromboprophylaxie
ont été résumées.18-21 Les stratégies passives comme la distribution de lignes directrices ou
de simples événements éducatifs n’ont pas donné de très bons résultas, tandis que les
approches à composantes multiples,22,23 les vérifications et les rétroactions,24 ainsi que
l’utilisation de rappels automatiques comme les ordonnances pré-imprimées et les rappels
informatisés et les ordonnances informatisées se sont avérés hautement efficaces.19,20,25 La
réussite générale quant à l'utilisation appropriée de la thromboprophylaxie est atteignable.
Par exemple, aux États-Unis, le Programme d'amélioration des soins chirurgicaux (PASC)
reçoit maintenant des données sur plus que 250,000 de cas chirurgicaux provenant de
3 800 hôpitaux à chaque trimestre, et il utilise la stratégie de rémunération selon le
rendement pour renforcer l’usage courant d’un certain nombre de mesures du rendement.
En 2006, la conformité avec les directives recommandées par l’ACCP en matière de
thromboprophylaxie a été démontrée chez 82 % des patients ayant subi une intervention
chirurgicale.
2. OBJECTIFS DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE DE LA
CAMPAGNE SOINS DE SANTÉ PLUS SÉCURITAIRES MAINTENANT!
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2.1. Objectif général
• augmenter à travers le Canada la sécurité des patients lors de l’hospitalisation
en rehaussant la conformité aux recommandations fondées sur des données
probantes en matière de thromboprophylaxie.
2.2. Objectifs spécifiques
• élaborer et mettre en œuvre des initiatives locales d’amélioration de la qualité
visant à augmenter l’utilisation appropriée de la thromboprophylaxie pour les
patients qui subissent une chirurgie générale majeure ou une chirurgie pour
fracture de la hanche;
• évaluer l’application et l’efficacité de ces initiatives.
3. CONCEPTION DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE
3.1. Recrutement des hôpitaux :
•
•
•
Les hôpitaux généraux canadiens de soins aigus seront invités à participer à
cette composante de la campagne nationale SSPSM! Et de la campagne
EAPSS. Deux centres hospitaliers participent déjà à une ou plusieurs des
interventions de la campagne SSPSM, et d’autres hôpitaux s’y joindront.
Hôpitaux ciblés : Tous les hôpitaux qui offrent des soins pour adultes à des
groupes de patients ciblés sont encouragés à participer à cette intervention.
Toutefois, nous suggérons que les participants potentiels tiennent compte de
leurs volumes de patients pour chacun des groupes ciblés. Nous proposons un
minimum d’au moins 60 cas admissibles de chirurgie générale majeure par
année (~5/mois) et au moins 24 cas admissibles de chirurgie pour fracture de la
hanche par année (~2/mois).
Après étude de documents pertinents concernant l’intervention, les hôpitaux
intéressés signeront une entente en vertu de laquelle ils s’engagent à participer à
l’intervention, à identifier et appuyer une équipe locale, à recueillir et soumettre
les données requises.
3.2. Patients admissibles :
•
•
Les hôpitaux décideront de participer à l'intervention de thromboprophylaxie pour
l’un des groupes ciblés ou les deux : chirurgie générale majeure et/ou chirurgie
pour fracture de la hanche.
Les patients peuvent être admis à l’hôpital pour la procédure de chirurgie
admissible ou ils peuvent subir la chirurgie pendant une admission pour une
autre condition - c’est la procédure chirurgicale qui définit l’admissibilité.
a. Chirurgie générale majeure – critères d’admissibilité :
Facteur
Âge du patient
Type de procédure
Statut de procédure
Durée de la chirurgie
Anesthésie
Durée du séjour
Description
Au moins 18 ans
OUVERTE, procédure abdominale
Élective ou urgente
Au moins 60 minutes (« peau à peau »)
Générale, régionale ou anesthésie combinée
Au moins 2 jours après la journée de la chirurgie
12
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mai 2008
Exclu :
Non exclu :
a) Procédures entièrement de nature laparoscopique,
thoracique,
gynécologique, urologique ou vasculaire
b) Traumatisme abdominal
c) Patients auxquels on a administré des anticoagulants
thérapeutiques (warfarine, héparine intraveineuse et HFMM
thérapeutique) dans les deux jours suivant le jour de la
chirurgie (la plupart de ceux-ci seront des patients qui prennent
des anticoagulants par voie orale à long terme)
d) Contre-indication documentée à la prophylaxie
pharmacologique, AUSSI BIEN que mécanique (ex.:
saignement actif + incapacité d’avoir recours à l’option de
prophylaxie mécanique bilatérale)
e) Participation à un essai clinique sur la thromboprophylaxie
a) Laparoscopie assistée, procédures ouvertes
b) Contre-indication documentée à la prophylaxie
pharmacologique (prophylaxie mécanique appropriée)
c) Patients désignés « DNR » (ordonnance de ne pas
réanimer)
d) Déficience intellectuelle
b. Chirurgie pour fracture de la hanche – critères d’admissibilité :
Facteur
Âge du patient
Type de procédure
Statut de procédure
Durée de la chirurgie
Anesthésie
Longueur du séjour
Exclu :
Non exclu
Description
Au moins 18 ans
Réparation chirurgicale d’une fracture de la hanche (sous-capitale,
Intertrochantérienne) par toute méthode ouverte (vis dynamique pour
hanche, aiguille percutanée, hémiarthroplastie, arthroplastie totale de la
hanche, etc.)
Chirurgie dans les 14 jours suivant la fracture
s/o
Générale, régionale ou anesthésie combinée
s/o
a) Fractures de la hanche traitées sans intervention chirurgicale
b) Fractures de la hanche résultant d’un traumatisme majeur (fractures
multisystémiques ou fractures multiples d’un membre inférieur
c) Chirurgie pour fracture de la hanche effectuée plus de 14 jours
suivant la fracture
d) Les patients qui reçoivent une médication anticoagulante de longue
durée au moment de la préadmission et qu'il y a reprise de ces
anticoagulants thérapeutiques dans les deux jours suivant la journée de
la chirurgie (n’exclut pas les patients qui ont commencé une thérapie à
la warfarine comme thromboprophylaxie à court terme pour fracture de
la hanche)
e) Contre-indication documentée à la prophylaxie pharmacologique et
mécanique (ex.: saignement actif + incapacité d’avoir recours l’option
prophylaxie mécanique bilatérale)
f) Participation à un essai clinique de thromboprophylaxie
a) Arthroplastie totale pour fracture de la hanche
b) Contre-indication documentée a la prophylaxie pharmacologique
(prophylaxie mécanique appropriée)
c) Chirurgie pour fracture pathologique de la hanche résultant d’un
cancer métastatique
d) Patients désignés « DNR » (ordonnance de ne pas réanimer)
13
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mai 2008
e) Déficience intellectuelle
3.3. Sélection des patients
• Chirurgie générale majeure : tous les patients consécutifs admissibles à
chaque mois
• Chirurgie pour fracture de la hanche : tous les patients consécutifs
admissibles à chaque mois
• Commençant le premier jour du calendrier de chaque mois
3.4. Thromboprophylaxie appropriée :
1. La prophylaxie recommandée en vertu des 8e lignes directrices de l’ ACCP
(2008) pour les deux groupes visés12 ET
2. Commencez dans les 24 heures suivant la fin de la chirurgie ET
3. Continuez au moins jusqu’au congé de l’hôpital ou dans les 10 jours suivant la
chirurgie, si la période postopératoire est >10 jours pour les chirurgies générales,
et pendant au moins10 jours suivant les chirurgies pour fracture de la hanche (à
l’hôpital ou après le congé)
4. En ce qui concerne la chirurgie générale majeure, les options acceptables
sont :
a) Héparine de faible masse moléculaire (daltéparine, énoxaparine,
nadroparine, tinzaparine) selon les doses recommandées dans la
monographie de produit pour chaque médicament destiné à une chirurgie
générale (tableau 3); ou
b) 5 000 unités d’héparine SC aux 12 h ou 8 h (doivent être administrées aux 8
heures, si chirurgie pour cancer); ou
c) Fondaparinux 2,5 mg SC une fois par jour; ou
d) Prophylaxie mécanique seule utilisant un BCG ou un CPI seulement pour les
patients avec saignements actifs, un haut risque de saignement connu (GI ou
autre saignement majeur dans les 30 jours précédents ou autre risque de
saignement systémique incluant le compte de plaquettes < 50 X 109/L, RIN >
1,5) ou si un autre risque de saignement est documenté au dossier comme
raison de ne pas utiliser la prophylaxie pharmacologique; ou
e) Combinaisons de prophylaxie pharmacologique (HFMM, HNFFD, ou
fondaparinux) et de prophylaxie mécanique (CPI, BCG), utilisées
simultanément ou séquentiellement, pourvu que la méthode
pharmacologique réponde aux critères mentionnés à l’alinéa a).
5. En ce qui concerne la chirurgie pour fracture de la hanche, les options
acceptables sont :
a) Héparine de faible masse moléculaire (daltéparine, énoxaparine,
nadroparine, tinzaparine) selon les doses recommandées dans la
monographie de produit pour chaque médicament destiné à la chirurgie
orthopédique (tableau 4); ou
b) Fondaparinux 2,5 mg SC une fois par jour; ou
c) 5 000 unités d’héparine SC aux 12 h ou aux 8 h; ou
14
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Guide pratique : Prévention de la thromboembolie veineuse
mai 2008
d) Warfarine avec dose RIN 2.0-3.0 et atteinte de cette dose RIN dans les 5
jours suivant la chirurgie (à moins que le patient ait déjà reçu son congé
avant le jour 5); ou
e) Prophylaxie mécanique seule utilisant un BCG, un CPI ou une PVM
seulement pour les patients atteints de saignements actifs, un haut risque de
saignement connu (GI ou autre saignement majeur dans les 30 jours
précédents ou autre risque de saignement systémique incluant le compte de
plaquettes < 50 X 109/L, RIN > 1,5 ou si un autre risque de saignement est
documenté au dossier comme raison de ne pas utiliser la prophylaxie
pharmacologique; ou
f) Combinaisons de la prophylaxie pharmacologique (HFMM, fondaparinux,
HNFFD ou warfarine) et de la prophylaxie mécanique (CPI, BCG, PMV),
utilisées simultanément ou séquentiellement pourvu que la méthode
pharmacologique réponde aux critères mentionnés ci-dessus.
6. Pour les deux groupes chirurgicaux, la thromboprophylaxie peut être
commencée en période préopératoire, mais le dosage préopératoire n’est pas
compris dans la définition de la prophylaxie appropriée.
Tableau 3 : Doses appropriées de prophylaxie anticoagulante pour
chirurgie générale majeure*
Médicament
héparine
daltéparine (Fragmin®)
énoxaparine (Lovenox®)
nadroparine (Fraxiparine®)
tinzaparine (Innohep®)
fondaparinux (Arixtra®)
Maladie bénigne
5 000 unités SC aux 12 h ou 8
h
2 500 unités ou 5 000 unités
SC une fois par jour
40 mg SC une fois par jour
2 850 unités anti-Xa SC une
fois par jour
3 500 unités anti-Xa SC une
fois par jour
2,5 mg SC une fois par jour
Cancer
5 000 unités SC aux 8 h
5 000 unités SC une fois
par jour
40 mg SC une fois par
jour
2 850 unités anti-Xa SC
une fois par jour
3 500 unités anti-Xa SC
une fois par jour
2,5 mg SC une fois par
jour
* une dose préopératoire peut être administrée même si elle ne sera pas évaluée dans la mesure
du rendement
Tableau 4: Doses appropriées de prophylaxie anticoagulante pour
chirurgie de fracture de la hanche*
Médicament
fondaparinux (Arixtra®)
daltéparine (Fragmine®)
énoxaparine (Lovenox®)
nadroparine (Fraxiparine®)
tinzaparine (Innohep®)
héparine
warfarine
Dose
2,5 mg SC une fois par jour
2 500 unités ou 5 000 unités SC une fois par jour
40 mg SC une fois par jour ou 30 mg SC aux 12 h
1 900 – 3 800 unités anti-Xa SC une fois par jour
3 500 ou 4 500 unités anti-Xa SC une fois par jour
5 000 unités SC aux 12 h ou 8 h
Dose RIN 2,0-3,0
* les patients peuvent recevoir des doses préopératoires même si elles ne seront pas évaluées
dans la mesure du rendement
15
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4. MISE EN ŒUVRE DE L’INTERVENTION DE THROMBOPROPHYLAXIE18
Voici les principales étapes de la mise en œuvre de cette intervention :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
Obtenir l’engagement de la haute direction
Former une équipe de thromboprophylaxie (ou des équipes)
Définir le problème et établir des objectifs et des cibles mesurables
Établir les échéanciers et les responsabilités
Recueillir les données de base
Présenter des méthodes visant à optimiser la conformité
Recueillir et soumettre les données
Examiner les résultats et revoir les stratégies de mise en œuvre, au besoin
4.1. Obtenir l’engagement de la haute direction :
La mise en œuvre réussie d’une intervention de thromboprophylaxie au sein de votre
institution exige l’engagement et le soutien de la haute direction de votre hôpital. Les
responsabilités des équipes (en termes de rapports périodiques présentés à la haute
direction et au Conseil) devraient être approuvées avant de passer aux étapes
suivantes.
4.2. Former une équipe de thromboprophylaxie (ou des équipes) :
Le travail d’équipe fait partie intégrante de l’intervention de thromboprophylaxie. Pour
diriger l’initiative, nous recommandons que chaque organisation détermine une équipe
multidisciplinaire (ou des équipes). Cette équipe devrait comprendre :
1. Un chef de chirurgie et/ou un chef de chirurgie générale (ou un délégué), et/ou
un chef de chirurgie orthopédique (ou un délégué)
2. Un pharmacien
3. Une infirmière de salle d’opération et/ou une infirmière enseignante et/ou une
infirmière clinicienne et/ou un directeur des soins chirurgicaux aux patients
4. Un représentant de la sécurité du patient/de l’amélioration de la qualité
5. Un représentant de l’administration hospitalière
6. + Un physiothérapeute
7. + Chef résident spécialisé dans les programmes d’orthopédie ou de chirurgie
générale (si approprié)
8. + Un représentant des patients
4.3. Définir le problème et établir des objectifs et des cibles mesurables :
L’amélioration de la qualité exige l’établissement d’objectifs. Il a été démontré à maintes
reprises qu’une organisation ne peut s’améliorer si elle n’a pas la nette et ferme intention
d’y parvenir. L’objectif devrait définir le bassin spécifique de patients qui sera touché,
ainsi que les résultats escomptés, et il devrait être précis en termes de temps et
mesurable. Il importe que les parties intéressées s’entendent sur l’objectif incluant une
cible mesurable, tout comme sur l’allocation des personnes-ressources nécessaires à
son accomplissement.
Un exemple d’objectif approprié pour la thromboprophylaxie serait :
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« D’augmenter le nombre de patients nécessitant une chirurgie générale majeure et ou
une chirurgie pour fracture de la hanche, qui recevront une thromboprophylaxie totale
d’ici décembre 2008. »
4.4. Établir les échéanciers et les responsabilités
L’établissement d’un échéancier pour chaque composante de l’intervention locale, ainsi
qu’une liste des responsabilités aide à assurer la réussite de l’initiative.
4.5. Recueillir les données de base
La campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! recommande la collecte de
données de base pour se faire une idée de certains problèmes relatifs à l’établissement.
Les données de base reflètent les types de divergences par rapport aux pratiques
exemplaires qui existent avant de procéder à la mise en œuvre du processus de
thromboprophylaxie, et elles fournissent à chaque équipe l’information dont elle a besoin
pour monter le dossier de l'intervention. Ces données fourniront une base de
comparaison pour mesurer l’efficacité du changement. Ces résultats sont aussi utiles
pour la présentation des progrès à la haute direction.
4.6. Présenter des méthodes visant à optimiser la conformité
Les méthodes spécifiques utilisées pour optimiser l’utilisation de la thromboprophylaxie
appropriée sont laissées à la discrétion de l’équipe locale en la matière. Toutefois, les
principes démontrés à l’égard de l’amélioration de la qualité fondée sur des données
probantes sont fortement recommandés.18-21 Par exemple, le recours à un système de
rappel formel et régulier, comme l’utilisation d’ordonnances pré-imprimées ou d’un
système informatisé d’ordonnances médicales, sont les méthodes les plus susceptibles
de réussir.
4.7. Recueillir et soumettre les données
À l’échelle nationale, la question est de savoir si les établissements de soins de santé
canadiens ont la capacité de mettre en œuvre les changements voulus comme d’autres
établissements ont pu le faire pour réduire les événements indésirables, la morbidité et
la mortalité. Il est donc essentiel que les hôpitaux participants évaluent leur expérience
locale et aient la capacité de la comparer, au fil des ans, à celle de leur propre centre et
d’autres centres hospitaliers. Cette initiative exige l’évaluation d’une quantité limitée de
données clés.
4.8. Examiner les résultats et revoir les stratégies de mise en œuvre, au besoin
Une revue périodique des résultats locaux et la comparaison de ces résultats en regard
des objectifs prévus aide à maintenir l’engagement envers l’effort. Si l’utilisation de la
thromboprophylaxie appropriée est sous-optimale, l’équipe locale est encouragée à
envisager des mesures supplémentaires visant à améliorer la conformité, et ensuite à
réévaluer l’impact de ces mesures.
La collecte et l’analyse de données spécifiques à l’intervention, ainsi que les rapports de
niveau organisationnel qui seront présentés à la campagne Soins de santé plus
sécuritaires maintenant! seront effectués par l’équipe centrale de mesure (ECT) de
l’Université de Toronto qui est financée par l’Institut canadien sur la sécurité des patients
et dirigée par le Dr G. Ross Baker. Les données recueillies par l’équipe centrale de
mesure seront utilisées pour :
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1. faciliter la mise à l’essai de stratégies d’amélioration de la qualité.
2. soutenir les équipes en leur fournissant de l’information sur le rendement de leur
propre centre et le comparant, au fil des ans, à la moyenne nationale et au
niveau de performance visé.
Dans le cadre de la campagne, les équipes participantes devront remplir des feuilles de
travail pour l’établissement de mesures et les soumettre, à chaque mois, à la campagne
SSPSM http://communities.saferhealthcarenow.ca/vte .
Un manuel d’utilisation pour la présentation des données sur la prévention de la TEV de
la communauté de pratique de la campagne Soins de santé plus sécuritaires
maintenant! est disponible sur le lien : http://communities.saferhealthcarenow.ca/vte. Le
manuel est divisé en deux sections :
1. Entrée des données au moyen de la feuille de travail pour l’établissement des
mesures de SSPSM en format MS Excel
2. Méthodes de présentation des données (télécopie et en ligne) des feuilles de
travail pour l’établissement des mesures de SSPSM.
Pour les équipes participant à la campagne québécoise EAPSS :
• Veuillez envoyer vos données à l’adresse courriel suivante
my-lan.pham-dang.chum@ssss.gouv.qc.ca
• Les données seront traitées et validées par la responsable des activités de
mesure de la campagne québécoise.
• Les données comprendront l’identifiant anonyme de l’établissement et les
mesures agrégées propres à une intervention pour des échantillons mensuels de
patients.
• Les données seront transmises de manière CONFIDENTIELLE au Comité
central de la mesure (CCM) de Toronto à des fins d’évaluation comparative avec
les autres provinces et établissements du Canada.
5. MESURE
• Bien que la mesure du progrès soit essentielle à toutes les initiatives
d’amélioration de la qualité, cette intervention a été conçue en vue d’amoindrir le
fardeau de la collecte des données.
5.1. Information de base sur les hôpitaux :
•
Pour chacun des hôpitaux participants, un minimum d’information de base sera
recueilli au moyen d’un formulaire de rapport normalisé :
−
−
−
−
−
−
−
Endroit : province
Taille de la communauté : > 1 million,100 000-1 million, 50 000-100 000,
< 50 000
Type d’hôpital : hôpital communautaire, hôpital d’enseignement et autres
Taille de l’hôpital : nombre de lits de soins aigus pour adultes (<100, 100249, 250-400, >400)
Ressources en amélioration de la qualité : nombre total d’équivalents à
temps plein (ETP) affectés à la sécurité du patient, ou d’employés
assignés à l’AQ
Politique institutionnelle formelle sur la thromboprophylaxie qui comprend
les groupes d’intérêt ciblés
Stratégies de base en matière de thromboprophylaxie pour les groupes
de patients ciblés :
18
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a) ordonnances individuelles médecin-patient;
b) modèle formel d’évaluation du risque pour chaque patient faisant
l’objet de recommandations spécifiques en matière de
thromboprophylaxie;
c) groupes d’ordonnances courantes et normalisées (ordonnances
pré-imprimées d’admission ou ordonnances postopératoires) qui
comprennent la thromboprophylaxie pour (>80%) du groupe cible;
d) groupes d’ordonnances courantes et normalisées (ordonnances
pré-imprimées d’admission ou ordonnances postopératoires) qui
comprennent la thromboprophylaxie, pour un ou plusieurs sousensembles du groupe cible;
e) système informatisé d’entrée des ordonnances médicales (SEOM)
pour (>80%) du groupe cible.
5.2. Données de base relatives à la conformité en matière de
thromboprophylaxie :
•
•
Les données relatives à la conformité en matière de thromboprophylaxie seront
recueillies auprès de 20 patients consécutifs admissibles dans les groupes cibles
(CGM ou CFH, ou les deux). Ces données peuvent être obtenues au moment de
la planification de l’intervention locale.
Cette évaluation permettra d'établir la conformité des données de base sur les
pratiques avec la prophylaxie recommandée pour le groupe de patients, de
même que le pilotage du processus d’obtenir les données de patients et de
l’entrée des données.
5.3. Suivi de l’information hospitalière :
•
•
À des intervalles annuels suivant le début de l’intervention de
thromboprophylaxie, les centres participants mettront à jour leur système
d’information hospitalière au besoin.
En outre, les stratégies d’amélioration de la qualité spécifiques à l’intervention
qui ont été utilisées au cours de l'année précédente seront consignées –
politique institutionnelle écrite sur la thromboprophylaxie, systèmes de rappel
(écrits, informatisés), activités éducatives, et ainsi de suite.
5.4. Données sur les patients :
•
•
•
•
Conformément aux autres interventions de la campagne Soins de santé plus
sécuritaires maintenant! Et de la campagne EAPSS, les données spécifiques aux
patients ne seront PAS recueillies
En ce qui concerne les patients admissibles, l’utilisation de la
thromboprophylaxie appropriée sera évaluée et fera l’objet d’un rapport
Les modalités spécifiques à la thromboprophylaxie utilisée seront consignées sur
une liste de contrôle
En ce qui concerne les CFH, le nombre de patients auxquels on prescrit la
prophylaxie après le congé ou le transfert, si la longueur du séjour postopératoire
était <10 jours – ces données peuvent être généralement fondées sur les
instructions relatives au congé.
5.5. Mesure primaire du rendement :
•
Étant donné que l’évidence des avantages de la thromboprophylaxie est si forte,
et que le refus d’y avoir recours est susceptible de restreindre les résultats
19
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•
optimaux du patient, la conformité à l'utilisation de la thromboprophylaxie
appropriée constitue la principale mesure d’intérêt quant au rendement.
Réception de la thromboprophylaxie appropriée pour le groupe de patients ciblé :
Nombre de patients qui reçoivent une prophylaxie telle que
définie ci-dessus
Nombre de patients admissibles
•
•
Amélioration : augmentation du taux
Taux cible : 100% des patients admissibles
5.6. Mesure secondaire des résultats :
• Types de thromboprophylaxie utilisée dans la liste des options de
thromboprophylaxie appropriée (article 3.4)
• Raisons de la non-utilisation de la thromboprophylaxie appropriée :
a) aucune thromboprophylaxie utilisée
b) prophylaxie mécanique seule sans contre-indication en matière de
saignement
c) utilisation d’un médicament non recommandé comme étant approprié
au groupe cible spécifique
d) utilisation d’une dose non recommandée comme étant appropriée au
groupe cible spécifique
e) retard à débuter la thromboprophylaxie > 24 heures après la fin de la
chirurgie
f) durée d’une thromboprophylaxie plus courte que recommandée (voir
art.3.4)
5.7. Analyses :
•
•
•
•
Changement dans le nombre de patients admissibles qui reçoivent une
thromboprophylaxie appropriée pour chacun des deux groupes cibles
Pourcentage des hôpitaux qui démontrent une utilisation de thromboprophylaxie
appropriée pour au moins 90 % des patients admissibles au groupe cible
Prédicteurs d’amélioration significative de la conformité à la thromboprophylaxie
appropriée : formalisation (présence d'une politique formelle en matière de
thromboprophylaxie ou utilisation d’ordonnances pré-imprimées ou SEOM),
utilisation de la TI, utilisation d'autres stratégies d’AQ
Évaluation de marqueurs de substitution pour la thromboprophylaxie appropriée,
en vue de réduire le fardeau de la collecte des données, c’est-à-dire, dans quelle
mesure l’initiation à la thromboprophylaxie représente-elle la prophylaxie
appropriée?
6. PHASES DE MISE EN APPLICATION
•
Phase préliminaire - Les données de base doivent être recueillies avant la
mise en œuvre de petits tests de changement et refléter le processus
actuel.
•
Première application (partielle) – L’équipe a établi un but clair pour la stratégie
TEV et a commencé à mettre en œuvre de petits tests de changement (PEÉA)
pour identifier et perfectionner des processus, des procédures et des pratiques
qui mèneront à des améliorations et permettront d'atteindre le but. Lorsque
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mai 2008
l'équipe se rapproche de son but, elle est prête à passer à la phase de mise en
œuvre complète.
•
Application finale – Tous les membres de l’équipe dans l’unité choisie
mettent en œuvre de manière cohérente les processus, les procédures et
les pratiques. Ils continuent de surveiller et de maintenir leur rendement
qui a permis d’atteindre le but poursuivi ou de s’en approcher. L’équipe
atteint son but et est prête à le diffuser dans d’autres unités.
7. CRITÈRES DE RÉUSSITE
• Réussite initiale : atteinte de la conformité à la thromboprophylaxie appropriée
pendant deux trimestres consécutifs (l’hôpital peut choisir de discontinuer la
cueillette des données mensuelles une fois la réussite initiale atteinte).
•
Réussite soutenue : conformité à la thromboprophylaxie appropriée dans les six
mois et dans l’année suivant l’accomplissement de la réussite initiale.
•
Crìtères d’arrêt de l’intervention : atteinte de la réussite initiale soutenue dans
les six mois et dans l’année suivant la réussite initiale (l’hôpital peut choisir de
discontinuer la surveillance de cette intervention).
21
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mai 2008
8. RÉFÉRENCES
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of postoperative symptomatic venous thromboembolism. J Vasc Surg 2007;45:335342
3. MacDougall DA, Feliu AU, Boccuzzi SJ, Lin J. Economic burden of deep-vein
thrombosis, pulmonary embolism, and post-thrombotic syndrome. Am J Health Syst
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thrombosis and pulmonary embolism: a population-based cohort study. Arch Intern
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5. Anderson FA, Wheeler HB, Goldberg RJ, et al. A population-based perspective of
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surgical department: analysis of the period from 1951 to 1988. Br J Surg
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7. Zhan C, Miller MR. Excess length of stay, charges, and mortality attributable to
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9. Levine MN, Raskob G, Beyth RJ, et al. Hemorrhagic complications of anticoagulant
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12. Geerts WH, Bergqvist D, Pineo GF, et al. Prevention of venous thromboembolism.
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venous thrombosis by perioperative administration of subcutaneous heparin.
Overview of randomized trials in general, orthopedic, and urologic surgery. N Engl J
Med 1988;318:1162-1173
14. Shojania KG, Duncan BW, McDonald KM, et al. Making Health Care Safer: A Critical
Analysis of Patient Safety Practices. Evidence Report/Technology Assessment No.
43 (Prepared by the University of California at San Francisco-Stanford Evidencebased Practice Center under Contract No. 290-97-0013). AHRQ Publication No. 01E058, Rockville, MD. Agency for Healthcare Research and Quality. 2001:1-8, 332346. Available at: www.ahrq.gov/clinic/ptsafety/pdf/ptsafety.pdf
15. Yu HT, Dylan ML, Lin J, Dubois RW. Hospitals’ compliance with prophylaxis
guidelines for venous thromboembolism. Am J Health-Syst Pharm 2007;64:69-76
16. Geerts W, Diamantouros A, U D, et al. National survey of antithrombotic use in
Canadian hospitals. 2007, in preparation
22
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mai 2008
17. Geerts W, Diamantouros A, Papastavros T, U D. Quality improvement program to
increase adherence with thromboprophylaxis guidelines in Toronto area hospitals. 7th
Canadian Healthcare Safety Symposium, Ottawa, Oct 2007
18. Shojania KKG, Grimshaw JM. Evidence-based quality improvement: the state of the
science. Health Aff (Millwood) 2005;24:138-150
19. Schunemann HJ, Cook D, Grimshaw J, et al. Antithrombotic and thrombolytic
therapy: from evidence to application: the Seventh ACCP Conference on
Antithrombotic and Thrombolytic Therapy. Chest 2004;126:688S-696S
20. Tooher R, Middleton P, Pham C, et al. A systematic review of strategies to improve
prophylaxis for venous thromboembolism in hospitals. Ann Surg 2005;241:397-415
21. Michota FA. Bridging the gap between evidence and practice in venous
thromboembolism prophylaxis: the quality improvement process. J Gen Intern Med
2007;22:1762-1770
22. Grupper A, Grupper A, Rudin D, et al. Prevention of perioperative venous
thromboembolism and coronary events: differential responsiveness to an intervention
program to improve guidelines adherence. Int J Qual Health Care 2006;18:123-126
23. McMullin J, Cook D, Griffith L, et al. Minimizing errors of omission: Behavioural
reinforcement of Heparin to Avert Venous Emboli: the BEHAVE Study. Crit Care Med
2006;34:694-699
24. Timmons S, O’Callaghan C, O’Connor M, et al. Audit-guided action can improve the
compliance with thromboembolic prophylaxis prescribing to hospitalized, acutely ill
older adults. J Thromb Haemost 2005;3:2112-2113
25. Kucher N, Koo S, Quiroz R, et al. Electronic alerts to prevent venous
thromboembolism among hospitalized patients. N Engl J Med 2005;352:969-977
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ANNEXE A
DESCRIPTIONS TECHNIQUES ET FEUILLES DE TRAVAIL
Stades de mise en œuvre – Les définitions s’appliquent à toutes les stratégies et à
toutes les mesures
Phase préliminaire - Les données de base doivent être recueillies avant la mise en
œuvre de petits tests de changement et refléter le processus actuel.
Phase de première application - L’équipe a établi un but clair pour la stratégie TEV et
a commencé à mettre en œuvre de petits tests de changement (PEÉA) pour identifier et
perfectionner des processus, des procédures et des pratiques qui mèneront à des
améliorations et permettront d'atteindre le but. Lorsque l'équipe se rapproche de son
but, elle est prête à passer à la phase de mise en œuvre complète.
Phase d’application finale - Tous les membres de l’équipe dans l’unité choisie mettent
en œuvre de manière cohérente les processus, les procédures et les pratiques. Ils
continuent de surveiller et de maintenir leur rendement qui a permis d’atteindre le but
poursuivi ou de s’en approcher. L’équipe atteint son but et est prête à le diffuser dans
d’autres unités.
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Données d’information hospitalière – Description technique
Stratégie : Prévention de la thromboembolie veineuse (TEV)
Définition : Pour chacun des hôpitaux participants, de l'information de base sur l'établissement
sera recueillie et mise à jour annuellement à l'aide du présent formulaire.
But : Ne s’applique pas à la présente feuille de travail
Correspond à des mesures existantes : Sans objet pour cette feuille de travail
DÉTAILS POUR REMPLIR LA FEUILLE DE TRAVAIL :
Cette feuille de travail est conçue pour la cueillette annuelle d’information spécifique à
l’établissement de soins de santé concernant la thromboembolie veineuse et sera
utilisée pour l’analyse des données soumises.
Méthode :
• Entrer le nom de l’établissement de soins de santé et la région sanitaire dans les
espaces prévus à cet effet et choisir dans les listes déroulantes la province et
l’échantillon de patients.
• Dans la colonne qui correspond à l’année pour laquelle les données sont soumises,
choisir la réponse qui reflète le mieux le statut de l’établissement de soins de santé.
Toutes les questions sauf la question 0.4 proposent des réponses multiples. Choisir sa
réponse en cliquant dessus.
• Les questions 0.1 à 0.5 portent sur les aspects démographiques de l’établissement.
• Les questions 0.6 à 0.10 portent sur les stratégies de base en matière de
thromboprophylaxie pour le groupe de patients cible.
• Dans l’espace prévu à cet effet, entrer le nom et les coordonnées de la personne qui
soumet les données.
STRATÉGIE DE COLLECTE DE DONNÉES :
Approche en matière de collecte de données :
• Les données sont disponibles après du bureau du directeur général, du directeur de la
pharmacie ou du directeur de l’unité de soins infirmiers dans le service en question.
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Pourcentage de patients recevant une prophylaxie appropriée
contre la thromboembolie veineuse – Description technique
Stratégie : Prévention de la thromboembolie veineuse (TEV)
Définition : Le pourcentage de patients admissibles recevant une thromboprophylaxie
appropriée dans le groupe de patients cible.
But : 100 %
Correspond à des mesures existantes :
•
Aucune (mais semblable a TEV SCIP-1 et TEV SCIP-2
Échantillon de patients : Choisir dans le menu déroulant le groupe cible en chirurgie pour
lequel des données sont recueillies, par ex. Chirurgie générale majeure ou Chirurgie pour
fracture de la hanche.
Stade de mise en œuvre : Choisir dans le menu déroulant le stade de mise en œuvre – Phase
préliminaire, Début de la mise en œuvre ou Pendant la mise en œuvre – qui correspond le
mieux aux définitions de la section 6 de la Trousse en Avant ou de la page couverture de
l’Annexe A.
Méthode de collecte de données : Choisir dans le menu déroulant la méthode utilisée par
l’équipe pour recueillir les données. Choisir : 1) Rétrospective – données recueillies une fois
que le patient a reçu son congé; 2) Simultanée – données recueillies pendant le séjour du
patient à l’hôpital; ou 3) combinaison de rétrospective et simultanée.
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DÉTAILS DES CALCULS :
Définition du numérateur : Le nombre total de patients admissibles qui ont reçu une
thromboprophylaxie appropriée, tel que décrit dans le Tableau 1.0 et dans la Trousse En avant
sur la TEV (Section 3.4):
Tableau 1.0 Thromboprophylaxie appropriée
Exclusions relatives au numérateur:
• Aucune
Définition du dénominateur : Le nombre total de patients qui ont été hospitalisés pour une
procédure chirurgicale conformément à l’échantillon de patients sélectionné, par ex. :chirurgie
générale majeure ou chirurgie pour fracture de la hanche, et qui sont admissibles selon les
critères d’inclusion énumérés ci-dessous.
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Tableau 2.0 Patients admissibles en chirurgie générale majeure et chirurgie pour fracture
de la hanche selon les critères d’inclusion
Identifier les patients admissibles en chirurgie générale majeure ou en chirurgie pour fracture de la hanche
Chirurgie générale majeure
Chirurgie pour fracture hanche
Age
> 18 ans
> 18 ans
État
Chirurgie élective ou non élective
Dans les 14 jours suivant la fracture
Réparation chirurgicale d’une fracture de
la hanche (sous-capitale,
intertrochantérienne) par toute méthode
ouverte (vis dynamique pour hanche,
aiguille percutanée, hémiarthroplastie,
arthroplastie totale de la hanche, etc.)
OUVERTE, procédure abdominale
Durée de la chirurgie ("peau contre peau”) au
moins 60 minutes
Sans objet
Générale, régionale ou anesthésie combinée
Générale, régionale ou anesthésie
combinée
Durée de séjour
Au moins 2 jours civils après la chirurgie
Sans objet
Ne PAS exclure
a) Laparoscopie assistée, procédures ouvertes;
b) Patients qui ont une contre-indication
documentée a la prophylaxie pharmacologique
(prophylaxie m écanique appropriée);
c) Patients désignés « DNR »;
d) Déficience intellectuelle.
a) Arthroplastie totale pour Fractue de la
hanche;
b) Patients qui ont une contre-indication
documentée a la prophylaxie
pharm acologique (prophylaxie m écanique
appropriée);
c) Chirurgie pour fracture pathologique
résultant d’un cancer métastatique;
d) Patients désignés « DNR »;
e)Déficience intellectuelle.
Exclure
a) Procédures entièrem ent laparoscopique,
thoracique, gynécologique, urologique ou
vasculaire;
a) Fractures de la hanche traitées sans
intervention chirurgicale;
b)Chirurgie pour traumatisme abdominal;
b) Fractures résultant d’un traumatism e
m ajeur (fractures multi-systém iques ou
multiples d’un membre inférieur;
c) Patients ayant reçu des anticoagulants
thérapeutiques (warfarine, héparine intraveinéuse, c) Chirurgie pour fracture de la hanche
HFFM) dans les 2 jours civils après la chirurgie (la effectuée plus de 14 jours suivant la
fracture;
plupart seront des patients prenant des
anticoagulants oraux à long terme);
d) Patients recevant des anticoagulants à
long terme lors de la pré-admission et qui
d) Contre-indication documentée à la prophylaxie recom mencent à en prendre dans les 2
pharm acologique ET m écanique (ex.: saignem ent jours civils suivant la journée de la
chirurgie (n’exclut pas les patients ayant
actif + impossibilité de recourir à l’option de
commencé à prendre de la warfarine
prophylaxie mécanique bilatérale);
comme thromboprophylaxie à court terme
pour fracture de la hanche).
e) Contre-indication documentée à la
prophylaxie pharm acologique ET
e) Participation à un essai clinique sur la
mécanique (ex.: saignement actif +
throm boprophylaxie.
prophylaxie m écanique bilatérale
impossible);
f)Participation à un essai clinique sur la
thromboprophylaxie.
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Exclusions relatives au dénominateur :
• Les patients qui ne satisfont pas les critères ci-dessus.
Durée de la période de mesure : un mois.
Définition des termes :
• Chirurgie pour fracture de la hanche : voir Tableau 2.0 ci-dessus.
• Chirurgie générale majeure : voir Tableau 2.0 ci-dessus.
Calculer comme suit :
• Nombre de patients qui ont reçu une thromboprophylaxie appropriée pour leur groupe
de chirurgie dans l’échantillon mensuel
• Nombre de patients qui ont été hospitalisés pour une procédure chirurgicale
conformément à l’échantillon de patients sélectionné, par ex. : chirurgie générale
majeure ou chirurgie pour fracture de la hanche, et qui sont admissibles selon les
critères d’inclusion énumérés ci-dessous x 100.
Commentaires : Aucun.
STRATÉGIE DE COLLECTE DE DONNÉES :
Approche en matière de collecte de données :
• Les données de base doivent être recueillies auprès d’au moins 20 patients consécutifs
admissibles. Les données de 20 patients en chirurgie générale majeure (CGM) et/ou les
données de 20 patients en chirurgie pour fracture de la hanche (CFH) avant la mise en
œuvre de nouvelles stratégies d’amélioration de la qualité en matière de
thromboprophylaxie.
• Les données de base ou de référence peuvent être recueillies rétrospectivement avec
l’aide du Service d’information sur la santé ou de manière simultanée.
• Il faut faire le suivi des mesures et soumettre des données tous les mois. Sur la feuille
de travail SSPSM, entrer les données et suivre les améliorations réalisées sur le tableau
prévu à cet effet. Il est conseillé d’annoter ce tableau pour qu’il reflète toutes les
interventions faites en vue d’apporter des améliorations.
Exactitude des données : L’exactitude des données est mieux assurée lorsque toutes les
définitions sont utilisées sans modifications.
Échantillon : Il est recommandé d’inclure tous les mois tous les patients admissibles en
chirurgie générale majeure ou en chirurgie pour fracture de la hanche.
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Type de thromboprophylaxie administrée – Description technique
Stratégie(s) : Prévention de la thromboembolie veineuse (TEV)
Définition : Le pourcentage de patients recevant une thromboprophylaxie appropriée en
fonction du groupe de patients cible
But : Faire en sorte que 100 % des patients reçoivent une thromboprophylaxie appropriée
Correspond à des mesures existantes :
• Auncune
Échantillon de patients : Choisir dans le menu déroulant le groupe cible en chirurgie pour
lequel des données sont recueillies, par ex. Chirurgie générale majeure ou Chirurgie pour
fracture de la hanche.
Stade de mise en œuvre : Choisir dans le menu déroulant le stade de mise en œuvre – Phase
préliminaire, Début de la mise en œuvre ou Pendant la mise en œuvre – qui correspond le
mieux aux définitions de la page couverture de l’Annexe A ou de la section 6 de la Trousse en
Avant.
Méthode de collecte de données : Choisir dans le menu déroulant la méthode utilisée par
l’équipe pour recueillir les données. Choisir 1) Rétrospective – données recueillies une fois que
le patient a reçu son congé; 2) Simultanée – données recueillies pendant le séjour du patient à
l’hôpital; ou 3) combinaison de rétrospective et simultanée.
DÉTAILS DES CALCULS :
Définition du numérateur : Le nombre total de patients qui ont reçu une thromboprophylaxie
appropriée pour le groupe de patients cible en chirurgie.
Numérateurs individuels: Le nombre total de patients qui ont reçu les types de
thromboprophylaxie énumérés ci-dessous :
2.2prophylaxie mécanique (bas de compression ou compression intermittente)
2.3héparine
2.4daltéparine (Fragmin ™)
2.5enoxaparine (Lovenox ™)
2.6nadroparine (Fraxiparine™)
2.7tinzaparine (Innohep™)
2.8fondaparinux (Arixtra™)
2.9warfarine (pour les patients de chirurgie pour fracture de la hanche seulement)
Exclusions relatives au numérateur :
• Aucune
Définition du numérateur : Le nombre total de patients qui ont été hospitalisés pour une
procédure chirurgicale conformément à l’échantillon de patients sélectionné, par ex., Chirurgie
générale majeure ou Chirurgie pour fracture de la hanche, et sont admissibles pour inclusion
selon les critères énumérés.
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Exclusions relatives au dénominateur :
• Les patients qui ne satisfont pas aux critères de chirurgie
Type de prophylaxie individuelle : La feuille de travail est conçue pour permettre à l’équipe
de suivre l’utilisation de chacun des types de prophylaxie énumérés ci-dessus. L’utilisation de
chaque élément sera représentée visuellement sur le tableau intitulé « Type de prophylaxie
individuelle ». L’équipe sera en mesure de déterminer rapidement si une prophylaxie requiert
une surveillance plus étroite ou une révision stratégique ou si le personnel soignant a besoin de
formation additionnelle.
Durée de la période de mesure : chaque mois.
Définition des termes :
• Aucune
Calculer comme suit : Nombre de patients qui ont reçu une thromboprophylaxie dans le
groupe cible chaque mois / Nombre de patients qui ont été hospitalisés pour une procédure
chirurgicale conformément à l’échantillon de patients sélectionné, par ex., Chirurgie générale
majeure ou Chirurgie pour fracture de la hanche, et sont admissibles pour inclusion selon les
critères énumérés ci-dessous x 100.
Commentaires : Aucun.
STRATÉGIE DE COLLECTE DE DONNÉES :
Approche en matière de collecte de données :
• Les données de base doivent être recueillies auprès d’au moins 20 patients consécutifs
admissibles. Les données de 20 patients en chirurgie générale majeure (CGM) et/ou les
données de 20 patients en chirurgie pour fracture de la hanche (CFH) avant la mise en
œuvre de toute nouvelle stratégie d’amélioration de la qualité en matière de
thromboprophylaxie.
• Les données de base ou de référence peuvent être recueillies rétrospectivement avec
l’aide du Service d’information sur la santé ou simultanément.
• Il faut faire le suivi des mesures et soumettre des données tous les mois. Sur la feuille
de travail SSPSM, entrer les données et suivre les améliorations réalisées sur le tableau
prévu à cet effet. Il est conseillé d’annoter ce tableau pour qu’il reflète toutes les
interventions faites en vue d’apporter des améliorations.
Exactitude des données : L’exactitude des données est mieux assurée lorsque toutes les
définitions sont utilisées sans modifications.
Échantillon : Il est recommandé d’inclure tous les mois tous les patients admissibles en
chirurgie générale majeure et en chirurgie pour fracture de la hanche.
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Raison pour laquelle la thromboprophylaxie recommandée
n’a pas été utilisée – Description technique
Stratégie : Prévention de la thromboembolie veineuse (TEV)
Définition : Raison pour laquelle des patients admissibles N'ONT PAS reçu la
thromboprophylaxie spécifique à la chirurgie recommandée pour le groupe de patients
cible. Indiquer la raison la plus probable et ne compter qu'une seule fois chaque patient
n'ayant pas reçu une thromboprophylaxie.
But : 0 pour chacune des raisons
Correspond à des mesures existantes :
• Aucune
Échantillon de patients : Choisir dans le menu déroulant le groupe cible en chirurgie
pour lequel des données sont recueillies, par ex. Chirurgie générale majeure ou
Chirurgie pour fracture de la hanche.
Stade de mise en œuvre : Choisir dans le menu déroulant le stade de mise en œuvre –
Phase préliminaire, Début de la mise en œuvre ou Pendant la mise en œuvre – qui
correspond le mieux aux définitions de la page couverture de l’Annexe A.
Méthode de collecte de données : Choisir dans le menu déroulant la méthode utilisée
par l’équipe pour recueillir les données. Choisir 1) Rétrospective – données recueillies
une fois que le patient a reçu son congé 2) Simultanée – données recueillies pendant le
séjour du patient à l’hôpital.
DÉTAILS DES CALCULS :
Définition du numérateur : Le nombre total de patients dans le dénominateur qui
N’ONT PAS reçu la thromboprophylaxie spécifique pour la chirurgie recommandée en
fonction du groupe cible pour l’une des raisons suivantes : (choisir la raison ci-dessous
qui est la plus appropriée) :
1. Aucune thromboprophylaxie n’a été utilisée
2. Une prophylaxie mécanique seule sans contre-indication en matière de
saignement a été utilisée
3. Le MÉDICAMENT utilisé était inapproprié
4. La DOSE utilisée était inappropriée
5. La thromboprophylaxie a été reportée > 24 heures après la fin de la chirurgie (48
heures pour toute chirurgie au foie)
6. La thromboprophylaxie a été administrée pour une durée de temps insuffisante
(section 3.4 de la Trousse en Avant)
Exclusions relatives au numérateur:
• Aucune
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Définition du dénominateur : Le nombre total de patients qui ont subi une chirurgie
générale majeure ou une chirurgie pour fracture de la hanche, qui ont satisfait aux
critères pour inclusion pendant le mois en cours et qui n’ONT PAS reçu une
thromboprophylaxie appropriée.
Exclusions relatives au dénominateur :
• Aucun patient
Durée de la période de mesure : un mois.
Définition des termes :
• Aucune
Calculer comme suit : Nombre total de patients dans le dénominateur qui N’ONT PAS
reçu la thromboprophylaxie recommandée pour leur groupe de chirurgie cible pour l’une
des raisons énumérées dans le « numérateur » ci-dessus dans l’échantillon mensuel /
Le nombre total de patients qui ont subi une chirurgie générale majeure ou une chirurgie
pour fracture de la hanche et qui ont satisfaits les critères pour inclusion durant ce mois
et N’ONT PAS reçu une thromboprophylaxie appropriée x 100.
Commentaires : Aucun.
STRATÉGIE DE COLLECTE DE DONNÉES :
Approche en matière de collecte de données :
• Les données de base doivent être recueillies auprès d’au moins 20 patients
consécutifs admissibles. Les données de 20 patients en chirurgie générale
majeure (CGM) et/ou les données de 20 patients en chirurgie pour fracture de la
hanche (CFH) avant la mise en œuvre de toute nouvelle stratégie d’amélioration
de la qualité en matière de thromboprophylaxie..
• Les données de base ou de référence peuvent être recueillies rétrospectivement
avec l’aide du Service d’information sur la santé ou simultanément.
• Il faut faire le suivi des mesures et soumettre des données tous les mois. Sur la
feuille de travail SSPSM, entrer les données et suivre les améliorations réalisées
sur le tableau prévu à cet effet. Il est conseillé d’annoter ce tableau pour qu’il
reflète toutes les interventions faites en vue d’apporter des améliorations.
Exactitude des données : L’exactitude des données est mieux assurée lorsque toutes
les définitions sont utilisées sans modifications.
Échantillon : Il est recommandé d’inclure tous les mois tous les patients admissibles en
chirurgie générale majeure ou en chirurgie pour fracture de la hanche.
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ANNEXE B
MODÈLE D’AMÉLIORATION
Aperçu :
La campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Et la campagne EAPSS
recommandent le Modèle d’amélioration.1 Élaboré par Associates in Process
Improvement, le modèle d’amélioration est un outil à la fois simple et efficace visant à
accélérer l’amélioration de la qualité. Ce modèle a été utilisé avec succès dans des
centaines d’établissements de soins de santé et dans plusieurs pays pour améliorer de
nombreux processus et résultats. Vous pouvez en apprendre davantage au sujet de ce
modèle en visitant le site www.IHI.org
Le modèle se divise en deux parties :
•
Trois principes initiaux :
1. Établir des objectifs précis et les cibles
2. Établir des mesures visant à déterminer si les changements mènent à
l’amélioration
3. Identifier les changements qui sont susceptibles de nous y mener.
•
Le cycle du modèle Planifier – Exécuter – Étudier – Agir (PEÉA) est une
méthode abrégée servant à tester les changements dans un contexte de travail
réel - en les planifiant, en les mettant à l'épreuve, en observant les résultats et
en agissant en fonction de ce que nous avons appris. Le cycle PEÉA oriente
l'essai d'un changement afin de déterminer s’il conduit à une amélioration.
Mise en œuvre des changements :
Après avoir mis un changement à l’essai sur une petite échelle, en apprenant de
chacun, et en l’améliorant au moyen de plusieurs cycles de PEÉA, l'équipe peut mettre
le changement en œuvre sur une plus grande échelle – par exemple, pour l’ensemble
de la population pilote ou l’ensemble d’un service ou d’une unité.
Transmettre les changements :
Après la mise en œuvre réussie d'un changement ou d'un programme de changements
destinés à une unité ou population pilote, l'équipe peut la reproduire dans d’autres unités
de l’organisation ou dans d’autres organisations.
Références :
Langley GL, Nolan KM, Nolan TW, Norman CL, Provost LP. The Improvement Guide: A Practical Approach
to Enhancing Organizational Performance.
Deming WE. The New Economics for Industry, Government, Education.
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ANNEXE C
OBSTACLES POSSIBLES À L’UTILISATION OPTIMALE DE LA
THROMBOPROPHYLAXIE
***Nous les estimons comme étant les plus importants obstacles.
Facteurs de connaissance et de sensibilisation
1. Il se peut que la TEV ne constitue pas en réalité un problème clinique
important
− les risques associés à la TEV peuvent être trop faibles pour justifier
l’utilisation de la prophylaxie
− les risques associés à la TEV peuvent s’être considérablement atténués au fil
des ans, grâce aux améliorations apportées en matière de soins aux patients.
2. ***Méconnaissance du fait que la TEV constitue un important problème
clinique
− manque de sensibilisation à la documentation sur la TEV (les facteurs de
risques liés à la TEV, les patients à risque de TEV, l'ampleur des risques liés
à la TEV)
− la plupart des TEV associées à l’hospitalisation sont souvent
asymptomatiques
− dans plusieurs cas, les douleurs aux jambes et à la poitrine sont attribuées à
la procédure chirurgicale ou à la maladie sous-jacente et, par conséquent,
elles ne seront pas diagnostiquées même si elles sont symptomatiques
− la croyance voulant que les risques de TEV se soient considérablement
atténués au fil des ans grâce aux améliorations apportées aux soins aux
patients
− la croyance voulant que les risques associés à la TEV prennent fin après le
congé de l’hôpital
− la TEV catastrophique n'est pas très courante
− la TEV catastrophique est étendue à l’ensemble du spectre des médecins
dans les hôpitaux et, pourtant, chaque médecin individuel ne rencontre pas
très souvent de TEV catastrophique
− facteur dénominateur : si le taux d'EP fatale est de 1/500 arthroplasties de la
hanche, et que le chirurgien effectue une moyenne de 100 ATH par année,
cela représenterait une EP fatale en 5 ans, et il faudrait que la cause du
décès soit établie par autopsie et que le chirurgien en connaisse le résultat.
− confiance en l’expérience personnelle (« Mes patients ont connu très peu de
complications thromboemboliques au fil des ans. Je ne peux me rappeler la
dernière fois que l’un de mes patients ait développé une TEV. »)
− peu d’autopsies sont actuellement pratiquées dans les hôpitaux et
particulièrement chez les patients de la communauté – par conséquent,
même lorsque des patients meurent d’une EP, la cause est souvent attribuée
à une autre condition (IM, arythmie, pneumonie, défaillance multisystémique)
41
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−
−
−
la plupart des TEV associées à l’hospitalisation se produisent après le congé
de l’hôpital
puisque la plupart des EP symptomatiques se produisent après le congé de
l’hôpital, puisque bon nombre d’EP fatales ne seront pas diagnostiquées, et
puisque la TEV symptomatique est souvent traitée par un médecin autre que
le médecin traitant initial, il se peut que celui-ci ne soit pas au courant du fait
que son patient ait contracté une EP associée à son séjour à l’hôpital
le manque de connaissance des conséquences à long terme d’une TEV –
complications liées à des problèmes d’anticoagulation thérapeutique,
d’insuffisance veineuse chronique, d’hypertension pulmonaire
thromboembolique, d’anxiété chronique du patient, d’exclusion possible de
certaines procédures chirurgicales, de soins médicaux agressifs
inappropriés.
3. Croyance que la TEV est une complication inévitable
4. Méconnaissance du fait que la TEV est évitable
− le manque de sensibilisation à documentation relative à la TEV, aux
avantages, à la sécurité et à la rentabilité de la thromboprophylaxie
− la croyance que la thromboprophylaxie est efficace chez certains groupes de
patients, mais qu’elle ne s’applique pas à tout patient ou à tout groupe de
patient
la croyance que la prévention de l’EP fatale est le seul critère important, et la
méconnaissance du fait que l’EP fatale est évitable [chez des patients
chirurgicaux qui ont reçu de l’HNFFD, on a constaté que ce médicament
réduisait d’un facteur de 8 le risque d’EP fatales prouvées par autopsie - IMT
1975]
−
la croyance que la prévention de la TPV asymptomatique ne prévient pas la
TEV importante sur le plan sur le plan clinique.
5. La croyance que la TEV peut être évitable en encourageant la mobilisation
seule
6. Les conditions comorbides peuvent distraire les cliniciens de la prophylaxie
− une chirurgie majeure ou une maladie grave qui met la vie en danger
7. Les risques d’une thromboprophylaxie anticoagulante peuvent en fait être trop
élevés chez le patient particulier
− la thromboprophylaxie peut augmenter de manière considérable le risque de
saignement ou entraîner d’autres effets secondaires
8. Des conditions comorbides peuvent créer des inquiétudes au sujet de la
prophylaxie
− saignement récent, insuffisance rénale, thrombocytopénie, âge avancé
9. ***Croyance que les risques associés à la thromboprophylaxie sont trop élevés
42
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mai 2008
−
−
expérience personnelle en matière de saignement (et son attribution à la
thromboprophylaxie)
préoccupations liées au risque accru d’infection d’une plaie associée à
l’utilisation de la prophylaxie
10. La croyance que les coûts associés à la thromboprophylaxie sont trop élevés
11. L’absence de lignes directrices sur la thromboprophylaxie fondées sur des
données probantes
− aucune ligne directrice nationale ou spécifique à un groupe de patient
− manque de cohérence des lignes directrices
12. Manque de sensibilisation aux lignes directrices fondées sur des données
probantes en matière de thromboprophylaxie
13. Désaccord avec les lignes directrices en général
− « trop selon le livre », « trop rigides », synthèse biaisée, entrave à
l’autonomie, non pratiques
14. Désaccord avec la ligne directrice spécifique à la thromboprophylaxie
− interprétation de la preuve, applicabilité au patient, coûts-bénéfices nets,
− approche locale non incluse
15. Manque de clarté perçu dans les lignes directrices (par exemple : définitions
imprécises de mobilité/mobilisation)
16. Manque de connaissance des patients en matière de TEV, de
thromboprophylaxie.
Facteurs individuels de mise en œuvre
−
assumant qu’il y a sensibilisation à l’effet que la TEV est une complication
importante et évitable associée à l’hospitalisation
1. Manque de temps – le médecin est trop occupé pour penser à ces facteurs
2. Trop d’options
− quel médicament, quand commencer, quelle dose, pendant combien de
temps
3. D’autres priorités concernant le patient sont plus immédiates
− par exemple, EIM, maladie aiguë d’ordre chirurgical ou médical
4.
Les patients sont trop hétérogènes et la stratification du risque est trop
complexe
5.
Patient trop âgé, cancer, ordonnance de ne pas réanimer ( DNR)
43
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6.
Patient trop jeune, susceptible de se mobiliser plus rapidement
7.
Préoccupations relatives à l’anesthésie régionale
8.
Oubli de prescrire
9.
Manque de recommandations de la part d’organismes nationaux (ACPM,
Collège Royal)
10. Manque de recommandations ou de lignes directrices de la part
d’organisations spécialisées
11. ***Manque de priorité hospitalière locale, (infection, congé précoce)
Facteurs de mise en œuvre organisationnelle/systémique
−
assumant qu’il y a sensibilisation à l’effet que la TVE est une complication
importante et évitable associée à l’hospitalisation
1. Manque de cohérence dans les messages relatifs à la thromboprophylaxie
− de l’école de médecine, la formation universitaire de deuxième cycle, la
formation médicale continue, les politiques hospitalières
2. ***Médecins individuels qui émettent des prescriptions pour des patients
individuels (aucun système)
3. Difficulté d’obtenir le ralliement des médecins
4. Méconnaissance de l'utilisation de la thromboprophylaxie
5. Trop occupé
6. Responsabilité de quelqu’un d’autre
7. Absence d’un maître d’œuvre local
8. Perception que la mise en œuvre est complexe
− quelles options, quelle dose, quand commencer, pour combien de temps
9. Perception que la thromboprophylaxie est trop coûteuse
a. Il peut y avoir résistance de la part de la pharmacie, de l’administration
b. Une autre priorité ne peut être mise en œuvre.
c. De quel budget la mise en œuvre proviendra-t-elle?
10. ***Aucun système de mise en œuvre n’est en place
44
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ANNEXE D
STRATÉGIES POUR LA MISE EN ŒUVRE RÉUSSIE DE LA
THROMBOPROPHYLAXIE
I. Stratégies
nationales
1. Excellence de la qualité, lignes directrices fondées sur des données probantes
− Lignes directrices de l’ACCP sur la prévention de la thromboembolie
veineuse
2. Normes nationales en matière de soins
− JCAHO/NQF
3. Appui d’organismes nationaux
− Royal College of Obstetricians and Gynaecologists of England (RCOG)
− Eastern Association for the Surgery of Trauma (EAST)
− La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)
− American Society of Clinical Oncology (ASCO)
4. Accréditation des hôpitaux
− JCAHO
− CCASS
5. Campagne nationale de l’amélioration de la qualité
− Soins de santé plus sécuritaires maintenant!
− Les campagnes (100,000 Lives et 5 million Lives) de l’IHI
− Campagne québécoise : Ensemble améliorons la prestation sécuritaire des
soins de santé
6. Divulgation publique de la qualité des soins
− Leapfrog, Premier, ACS, un certain nombre d’états américains
7. Rémunération selon le rendement
− SCIP, SCM, Croix bleue
8. Contentieux
− L’Association de canadienne de protection médicale
II. Stratégies
locales
1. Créer la tribune des « points chauds »
− rapports de cas, témoignages de patients
2. Appui à l’administration hospitalière principale
− fournir des ressources aux équipes de mise en œuvre
45
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−
demander des rapports sur les projets de l’intervention.
3. Faire de la thromboprophylaxie une priorité pour assurer la sécurité des
patients dans l’ensemble des hôpitaux
4. Élaborer une politique locale écrite/des lignes directrices/un schéma
thérapeutique
− pour l’ensemble de l'hôpital, le programme / l’unité de soins aux patients
− adapter les lignes directrices nationales et internationales à la pratique locale
5. Évaluation obligatoire du risque lié à la TEV et algorithme d’ordonnances de
prophylaxie pour chaque admission
− modèle d’évaluation du risque sous format papier
− sous format électronique
6. Utiliser un protocole ou modèle d’un autre centre ou obtenir une orientation
nationale
− Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Trousse en Avant!
− Groupes d’ordonnances de source ouverte (OSOS)
7. Formation offerte aux médecins, aux pharmaciens, au personnel infirmier et
aux patients
− commencer par la formation médicale postdoctorale
− inclure des rotations cliniques d’étudiantes infirmières
− inclure des séminaires de deuxième cycle
− des séances scientifiques; des séances de sous-spécialités; des séances
− de pharmacie; des séances d’évaluation de la qualité des soins infirmiers
8. Moniteurs de pharmaciens et d’infirmières pour la thromboprophylaxie
prescrite
9. Leader local
− « Leader » local passionné avec engagement envers le suivi des opérations
10. Comité sur la thrombose
− semblable aux comités sur la transfusion de sang ou le contrôle des
infections – multidisciplinaire
11. Investigation du « phénomène sentinelle », établissement de rapports
12. Rappels passifs
− affiches
− cartes de poche ou de portefeuille
13. Rappels automatiques
− préparés en pharmacie
− informatisés [Durieux 2000, Kucher 2005]
46
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14. Entrée automatique d’ordonnances
− ordonnances pré-imprimées
− entrée informatisée des ordonnances des médecins
15. Vérification et rétroaction
− surveillance systématique de la conformité
− concurrence amicale
− rapport public local sur le progrès
16. Rapport postérieur au congé sur les événements de TEV au médecin traitant
initial
47
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ANNEXE E
COMMUNAUTÉS DE PRATIQUE
La campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Et la campagne EAPSS ont
créé une communauté de pratique (CdP) pour chacune de ses dix interventions. La
communauté de pratique en ligne de la thromboprophylaxie permet aux professionnels
de la santé de trouver des renseignements et des outils utiles liés l'intervention, et elle
sert de véhicule pour partager des idées, des points de vue et des pratiques associées à
la thromboprophylaxie. Cette communauté de pratique est un lieu de « rassemblement
virtuel » qui facilite les communications de groupe et permet aux équipes de la
campagne SSPSM de collaborer et d’apprendre les unes des autres. La CdP favorise :
1. Le partage de connaissances : la CdP soutient les équipes de
thromboprophylaxie d'un bout à l'autre du Canada et leur procure un mécanisme
de communication grâce auquel les équipes et les membres peuvent
communiquer entre eux, avec la faculté de thromboprophylaxie et avec les
commettants de la campagne SSPSM et EAPSS.
2. Le partage de pratiques : la CdP encourage les établissements de soins de
santé participants à échanger des formulaires, des documents, des politiques,
des processus, des apprentissages et des réussites.
3. Un savoir commun : la CdP fournit des forums de discussion en ligne, des
ressources spécifiques à l’intervention et à la campagne SSPSM et EAPSS, un
calendrier des événements à venir, une base de données et une foire aux
questions.
La CdP de la Prévention de la TEV contient de l’information précieuse qui aidera les
équipes à mettre en œuvre la prévention de la thromboprophylaxie avec succès,
notamment :
o
o
o
o
o
o
o
une Trousse en Avant pour la prévention de la TEV
des feuilles de travail pour la mesure de la prévention de la TEV, et un guide
d’utilisation de la feuille de travail s’y rapportant
des programmes éducatifs incluant des modèles d’ordonnances pré-imprimées,
des présentations Power Point, etc.
des discussions (questions et réponses) sur des sujets liés à l'intervention de
thromboprophylaxie
des mises à jour régulières sur l’intervention de thromboprophylaxie, incluant les
rapports d'étape et les réussites locales
un calendrier des événements pertinents
un forum de discussion en ligne
L’adhésion à la CdP est limitée aux équipes inscrites à la campagne Soins de santé plus
sécuritaires maintenant! portant sur thromboprophylaxie. Si vous n’avez pas encore joint
la communauté de pratique de la thromboprophylaxie, veuillez communiquer avec votre
synapse régionale ou la campagne EAPSS.
48
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ANNEXE F
MODÈLE D’ORDONNANCES PRÉ-IMPRIMÉES POUR CHIRURGIE GÉNÉRALE
MAJEURE
REMARQUE : Ces modèles ne sont pas conçus pour les groupes d’ordonnances
actuels, mais plutôt, comme menu d'ordonnances susceptibles d'être
utilisées par les hôpitaux pour aider à élaborer des groupes
d’ordonnances locales.
Groupes d’ordonnances pour admission à la chirurgie générale
Heure ______________________ Date (aaa/mm/jj) : /____/__________
Admission à la chirurgie générale
Médecin traitant : __________________________________________________
Personnel interne responsable :___________________ Téléavertisseur : ______
Diagnostic d’admission : __________________________________________
Autres diagnostics : ____________________________________________
____________________________________________
Date prévue du congé (aaa/mm/jj): _____/____/_____
Allergies: __________________________________ aucune allergie connue
NIVEAU DE SOINS
‰
‰
‰
Réanimation totale
Ventilation mécanique mais pas de RCR
Pas de réanimation cardiopulmonaire
ÉTAT D’ISOLATION
‰
‰
‰
‰
Ne pas isoler
Isolation de contacts [ex.: C. difficile, SARM, ERV]
Contact + isolation de gouttelettes
Contact + chambre d’isolement respiratoire + pression négative (ex. :
tuberculose)
SURVEILLANCE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Signes vitaux (TA, FC, RR) aux ____heures
Température aux ____ heures
Surveiller SaO2 aux ____ heures
Cotation des douleurs aux ____ heures
Inscrire toute entrée et sortie de liquides aux ____ heures
Drainage Hemovac aux ___ heures
Glucose pour sang capillaire aux _____heures
Poids à l’admission: _________ kilogrammes
Poids: ˆ quotidiennement ˆ autre ______________
Autre : ___________________________
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‰
Aviser le médecin si : la TA systolique est moins de 90 ou plus de 160
la FC est moins de 60 ou plus de 110
la Sa02 est moins de 85 %
le débit d’urine est moins de _____ ml/heure
ACTIVITÉ
‰
‰
‰
‰
‰
Mobiliser tel que toléré
Marcher trois fois par jour
Assis dans une chaise
ˆ quotidiennement
Dossier-lit
ˆ élever la tête du lit à 30o
Autre : ___________________________
ˆ pour repas
DIÈTE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Diète pour cœur en santé
Diète tel que toléré
Aucun ajout de sel
Diète diabétique (________ kilojoules)
Liquides opaques
Liquides transparents
Siroter les liquides transparents
Glace en miettes
Rien par voie orale
Alimentation entérale (spécifier le nom): ________________ à _____ ml/heure
Autre : ___________________________
INVESTIGATIONS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Formule sanguine
PTT, RIN
Créatinine
ˆ Urée
Glucose
Electrolytes (K, Na, IC, HCO3)
Profil du foie (SGOT, SGPT, PHoA, bilirubine)
Amylase
Analyse d’urine
Culture : ______________________________________
Autres laboratoires : ____________________________________
Electrocardiographe
Rayon-X : _______________________________________
Radiographie pulmonaire portable quotidiennement pendant que le drain
thoracique est en place
Scanogramme : _____________________________________
CONSULTATIONS (donner la raison)
‰
Service de traitement de la
douleur :________________________________________
50
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Guide pratique : Prévention de la thromboembolie veineuse
mai 2008
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Soins à domicile : Centre d’accès aux soins communautaires (CASC), Centre
local de services communautaires (CLSC):__________________________
Diététicienne: _________________________________________________
Planificateur de congé : _________________________________________
Médecine interne : _____________________________________________
Ergothérapie (ET) : _____________________________________________
Pharmacie : __________________________________________________
Physiothérapie (PT) : ___________________________________________
Inhalothérapie (IT) : __________________________________________
Travail social : ______________________________________________
Orthophonie (OTP):__________ _______________________________
Soins de plaies : ___________________________________________
Autre : ____________________________________________________
SONDES, TUBES ET DRAINS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Canule sodique
IV périphériques : Solution : _________ Taux : ________
avec kCi:
ˆ 20 mmol/l ˆ 40 mmol/l
IV centraux : Solution: _________ Taux : ________
Additifs : _________________________________
Sonde de Foley à l’uromètre
Oxygène :
ˆ pinces nasales à _________ l/min
ˆ _____ % masque facial
ˆ Titrate 02 pour garder le SaO2 au moins à 94 %
Sonde nasogastrique ˆ au drainage rectiligne
ˆ pour aspirer à ______ cm H20
ˆ purger avec soluté isotonique de chlorure de sodium 20
mL q4h et au besoin
ˆ replacer les pertes NG IV avec soluté isotonique de
chlorure de sodium + 20 mmol/l - volume kCi par volume
aux 8 heures
Drainage de plaie (nombre, endroits) : _____________________________
Vider le drain à chaque poste et enregistrer le drainage
Drain thoracique
ˆ au drain étanche immergé
ˆ pour aspiration à ______ cm H20
PROPHYLAXIE POUR TPV
À débuter en période postopératoire ou préopératoire s’il y a un retard > 24 heures
à la salle d'opération
‰
Héparine 5 000 unités SC 2 fois/jour ou 3 fois/jour (si chirurgie pour cancer,
thrombose additionnelle, facteurs de risque ou poids > 90 kg)
OU (l'une des options suivantes) ::
Daltéparine 5 000 unités SC une fois par jour
‰ Énoxaparine 40 mg SC une fois par jour
‰
51
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‰
Tinzaparine 4 500 unités SC une fois par jour
OU (si le patient saigne abondamment ou est à risque de saignement très élevé)
‰ BCG
CPI [pour utilisation continue sur les deux jambes, sauf si le patient
marche ou prend un bain]
Donner une ou des raisons pour le choix de cette option : _____________________
SOULAGEMENT DE LA DOULEUR, ANTINAUSÉE, SÉDATION
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
ACP postopératoire (voir feuille d’ordonnance séparée)
Épidurale (voir feuille d’ordonnance séparée)
Acétaminophène ______mg VO / NG q _____h au besoin (ne pas dépasser
4 000 mg dans une période de 24 heures)
Morphine _________ mg IV / IM / SC q____h au besoin
Morphine _________ mg VO q3-4h au besoin
Oxycodone ___________ mg VO q4h au besoin
Oxycodone/acétaminophène (Percocet®) 1-2 comprimés VO q4h au besoin
Tylenol #3 _____ comprimés VO q6h au besoin
Autre : ______________________________________________
Autre : ______________________________________________
Pour nausée - dimenhydrinate (Gravol®) 25-50 mg IV / NG / VO q4h au besoin
Pour nausée – ondansetron 4 mg IV q12h au besoin
Sédation : lorazepam ____mg prise sublinguale, au coucher, au besoin
MÉDICAMENTS PRIS AVANT L’ADMISSION :
‰
‰
Arrêter
Continuer ce qui suit :
o _________________________
o _________________________
o _________________________
o _________________________
AUTRES MÉDICAMENTS
‰
‰
‰
Acétaminophène___ mg VO/NG q ___ h au besoin (ne pas dépasser 4 000 mg en
24 heures)
Laxatif ou préparation intestinale
o Docusate sodique (Colace®) ˆ 200 mg VO qam ˆ 100 mg VO 2 fois/jour
o Senokot ______ comprimés VO au coucher, au besoin
o Lait de magnésie 30 ml VO au coucher, au besoin
o Suppositoire de glycérine au coucher, au besoin
o Lavement une fois par jour au besoin
o Autre : ____________________________________
Antibiothérapie :
o Métronidazole 500 mg IV préopératoire
o Céfazoline (Ancef®) 1 gram IV 1 heure préopératoire
o Céfazoline (Ancef®) 1 gram IV q8h
o Gentamicine (1,5 mg/kg) _______ mg IV préopératoire
52
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‰
Si le patient est allergique à la pénicilline :
o Clindamycine 600 mg IV 1 heure préopératoire
o Vancomycine 1 gram IV préopératoire
o Vancomycine 1 gram IV q12h
AUTRE
‰
‰
‰
‰
‰
Changer le pansement de plaie aux ________________________________
Instructions pour pansement de blessure : _____________________________
Préparation intestinale : ____________________________________________
o __________________________________________________________
Autre : __________________________________________________________
Autre : __________________________________________________________
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ANNEXE G
MODÈLE D’ORDONNANCES PRÉ-IMPRIMÉES POUR CHIRURGIE DE FRACTURE
DE LA HANCHE
Remarque :
Ces modèles ne sont pas conçus pour les groupes d’ordonnances
courants, mais plutôt, comme menu d'ordonnances possibles pouvant
être utilisées par les hôpitaux pour aider à élaborer des groupes
d’ordonnances locales.
Groupe d’ordonnances pour chirurgie de fracture de la hanche
A. ORDONNANCES D’ADMISSION pour les patients avec FRACTURE DE LA
HANCHE
Date (aaa/mm/jj): ______/___/___ Heure : _______________________
Admission à une chirurgie orthopédique
Médecin traitant: ____________________________________________
Personnel responsable : _______________ Téléavertisseur :__________
Type de fracture et endroit : ____________________________________
Autres diagnostics : ___________________________________________
___________________________________________
Date prévue du congé (aaa/mm/jj) : ______/___/___
Allergies: _________________________________ aucune allergie connue
NIVEAU DE SOINS
‰
‰
‰
Réanimation totale
Ventilation mécanique mais pas de RCR
Pas de réanimation cardiopulmonaire
ÉTAT D’ISOLATION
‰
‰
‰
‰
Ne pas isoler
Isolation de contacts [ex.: C. difficile, SARM, ERV]
Contact + isolation de gouttelettes
Contact + chambre d’isolement respiratoire+ pression négative [ex. : tuberculose]
SURVEILLANCE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Signes vitaux (TA, FC, RR) aux ____heures
Température aux ____ heures
Surveiller SaO2 aux ____ heures
Évaluation neurovasculaire du membre touché aux ____ heures
Cotation des douleurs aux______heures
Inscrire toute entrée et sortie de liquides aux ____ heures
Glucose pour sang capillaire aux _____heures
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‰
‰
Poids à l’admission (approximatif) _________kg
Aviser le médecin si : la TA systolique est moins de 90 ou plus de 160
la FC est moins de 60 ou plus de 110
la SaO2 moins de 85 %
ACTIVITÉ
‰
‰
‰
‰
Mobiliser tel que toléré
Assis dans une chaise quotidiennement
Dossier-lit élever la tête du lit à 30o
Autre : ___________________________
pour repas
DIÈTE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Diète pour cœur en santé
Diète tel que toléré
Aucun ajout de sel
Diète diabétique (________ kilojoules)
Liquides opaques
Liquides transparents
Rien par voie orale à compter de maintenant après minuit aaa/mm/jj _/__/__
Alimentation entérale (spécifier le nom): ________________ à _____ ml/heure
Autre : ___________________________
INVESTIGATIONS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Formule sanguine, PTT, RNI, électrolytes, créatinine, glucose (si ce n’est déjà fait)
Formule sanguine
PTT, RNI
Créatinine Urée
Glucose
Électrolytes
Profil du foie (SGOT, SGPT, PHoA, bilirubine)
Analyse d’urine
Grouper et filtrer 2 unités de formules sanguines
Culture : ______________________________________________
Autres laboratoires : ____________________________________
Electrocardiographe
Rayon-X : _____________________________________________
Scanogramme : ________________________________________
CONSULTATIONS
‰
‰
‰
‰
‰
Service de traitement de la douleur:
_______________________________________
Anesthésie :___________________________________________________
Soins à domicile : Centre d’accès aux soins communautaires (CASC); Centre
local de services communautaires (CLSC) : _________________________
Diététicienne: _________________________________________________
Planificateur de congé : _________________________________________
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mai 2008
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Médecine interne : _____________________________________________
Ergothérapie (ET) : _____________________________________________
Pharmacie : ___________________________________________________
Physiothérapie (PT) : ____________________________________________
Inhalothérapie (IT) : _____________________________________________
Travail social : _________________________________________________
Orthophonie (OTP) : ____________________________________________
Soins des plaies : _______________________________________________
Autre : ____________________________________________________
SONDES, TUBES ET DRAINS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Canule sodique
IV périphériques : Solution : _________ Taux : ________
Avec kCi: 20 mmol/l 40 mmol/l
IV centraux :
Solution: _________ Taux : ________
Additifs : _________________________________
Sonde de Foley à l’uromètre/drainage rectiligne
Oxygène:
ˆ pinces nasales à _________ l/min
ˆ _____ % masque facial
ˆ Titrate 02 pour garder le SaO2 au moins à 94 %
Sonde nasogastrique
ˆ au drainage rectiligne
ˆ pour aspirer à ______ cm H20
PROPHYLAXIE POUR TPV
À débuter en période préopératoire s’il y a un retard > 24 heures à la salle
d'opération
‰
Héparine 5 000 unités SC 2 fois/jour ou
soir précédant la chirurgie]
3 fois/jour [ne doit pas être prise le
OU (l'une des options suivantes) :
Daltéparine 2 500 unités SC au coucher [ne doit pas être prise le soir précédant
la chirurgie]
‰ Énoxaparine 20 mg SC au coucher [ne doit pas être prise le soir précédant la
chirurgie]
‰ Tinzaparine 2 500 unités SC au coucher [ne doit pas être prise le soir précédant
la chirurgie
‰
OU (si le patient saigne abondamment ou est à risque de saignement très élevé)
BCG IPC [pour utilisation continue sur les deux jambes, sauf si le patient
marche ou prend un bain]
Donner les raisons pour le choix de cette option____________________________
‰
56
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SOULAGEMENT DE LA DOULEUR, ANTINAUSÉE, SÉDATION
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Acétaminophène ______mg VO / NG q _____h au besoin (ne pas dépasser
4 000 mg dans une période de 24 heures)
Acétaminophène 650 mg VO/NG q6h x 5 jours, puis q6h au besoin
Morphine _________ mg IV / IM / SC q _____h au besoin
Morphine 2,5-5 mg VO q4h au besoin et 30-60 min avant physiothérapie **prière
de l’offrir au patient aux 4h**
Morphine 2,5-5 mg SC q4h au besoin (si incapable de prendre par VO) - débuter
par une plus faible dose chez les patients frêles ou âgés
Oxycodone ___________ mg VO q4h au besoin
Oxycodone/acétaminophène (Percocet®) 1-2 comprimés VO q4h au besoin
Autre : ______________________________________________
Autre : ______________________________________________
Pour nausée - dimenhydrinate (Gravol®) 12,5-25 mg IV / NG / VO q4h au besoin
(débuter par une plus faible dose chez les patients frêles ou âgés)
Sédation : lorazepam ____mg prise sublinguale au coucher, au besoin
MÉDICAMENTS PRIS AVANT L’ADMISSION :
‰
‰
Arrêter
Continuer ce qui suit :
o _________________________
o _________________________
o _________________________
o _________________________
AUTRES MÉDICAMENTS
‰
‰
‰
Céfazoline 1 gram IV sur demande OU
Si le patient est allergique à la pénicilline (anaphylaxie ou urticaire), vancomycine 1
gram dans 250 ml D5W IV sur une période de 60 minutes x 1 dose sur demande
OU
Laxatif ou
ˆ préparation intestinale orthopédique
o Docusate sodique 200 mg VO qam 100 mg VO 2 fois/jour
o Senokot ______ comprimés VO au coucher, au besoin
o Suppositoire de glycérine au coucher, au besoin
o Autre : ____________________________________
AUTRE
‰
‰
Autre : __________________________________________________________
Autre : __________________________________________________________
B. ORDONNANCES POSTOPÉRATOIRES pour patients avec FRACTURE DE
LA HANCHE
Date (aaa/mm/jj) : ______/___/___
Heure : ___________________
Transfert au service du Dr. __________________________________
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Type de fracture et endroit : ___________________________________
Procédure chirurgicale : _________________________________________
Autres diagnostics : ___________________________________________
___________________________________________
Date prévue du congé (aaa/mm/jj): ______/___/___
Allergies: _________________________________ ˆ aucune allergie connue
NIVEAU DE SOINS
‰
‰
‰
Réanimation totale
Ventilation mécanique mais pas de RCR
Pas de réanimation cardiopulmonaire
ÉTAT D’ISOLATION
‰
‰
‰
‰
Ne pas isoler
Isolation de contacts [ex.: C. difficile, SARM, ERV]
Contact + isolation de gouttelettes
Contact + chambre d’isolement respiratoire + pression négative (ex. :
tuberculose)
SURVEILLANCE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Signes vitaux (TA, FC, RR) aux ____heures
Signes vitaux q4h x 48 heures, puis q8 h
Température aux ____ heures
Surveiller SaO2 aux ____ heures
Évaluation neurovasculaire du membre touché q ____heures
Cotation des douleurs aux ____heures
Vérifier les pansements chirurgicaux aux _____
Inscrire toute entrée et sortie de liquides aux ____ heures pendant que l’IV est
insérée
Glucose pour sang capillaire aux _____heures
Autre : ___________________________
Aviser le médecin si : la TA systolique est moins de 90 ou plus de 160
la FC est moins de 60 ou plus de 110
la SaO2 est moins de 85 %
ACTIVITÉ
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Mobiliser tel que toléré
Marcher trois fois par jour
Assis sur une chaise
ˆ quotidiennement
ˆ pour repas
Dossier-lit élever la tête du lit à 30o
Précautions à prendre pour hanche totale : aucune flexion au-delà de 90 degrés,
aucune adduction au-delà du neutre, éviter la rotation externe
État de la mise en appui
Autre : ___________________________
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mai 2008
DIÈTE
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Diète pour cœur en santé
Diète tel que toléré
Diète diabétique (________ kilojoules)
Liquides opaques
Liquides transparents
Rien par voie orale
Alimentation entérale (spécifier le nom): ________________ à _____ ml/heure
Autre : ___________________________
INVESTIGATIONS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Formule sanguine, électrolytes, créatinine pendant les jours postopératoires 1, 3
et 7
Formule sanguine
PTT, RNI
Créatinine Urée
Glucose
Electrolytes
Profil du foie (SGOT, SGPT, PHoA, bilirubine)
Analyse d’urine
Culture : _____________________________________________
Autres laboratoires : ____________________________________
Electrocardiographe
Rayon-X : _______________________________________
Radiographie (pour patients en attente d’une arthroplastie) : « AP du bassin
droit gauche postopératoire à l’Unité des soins post-anasthésiques (USPA)
Radiographie (pour VDH)/vis) : « AP et hanche latérale droite gauche »
postopératoire jour 1
CONSULTATIONS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Service de traitement de la douleur: _____________________________
Soins à domicile : Centre d’accès aux soins communautaires (CASC). Centre
local de services communautaires (CLSC) : ______________________
Diététicienne: _____________________________________________
Planificateur de congé : ______________________________________
Médecine interne : __________________________________________
Ergothérapie (ET) :__________________________________________
Pharmacie : ________________________________________________
Physiothérapie (PT) : _________________________________________
Inhalothérapie (IT) : __________________________________________
Travail social : ______________________________________________
Orthophonie (OTP) :__________________________________________
Autre : _____________________________________________________
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mai 2008
SONDES, TUBES ET DRAINS
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Canule sodique
IV périphériques :
Solution : _________ Taux : ________Additifs : ______
IV centrales :
Solution : _________ Taux : ________Additifs : ______
Sonde de Foley à l’uromètre/drainage rectiligne
Si sonde de Foley en place, enlever à 6h00 le jour 1 de la période
postopératoire; suivre le protocole de cathétérisme intermittent (IC) : IC q4-6 h si
incapable de garder le volume spontanément à > 400 ml
Oxygène :
ˆ pinces nasales à _________ l/min
ˆ _____ % masque facial
ˆ Titrate 02 pour garder le SaO2 au moins à 94 % ; discontinuer si
SaO2 est > 94 % sur l'air de la chambre
Sonde nasogastrique
ˆ au drainage rectiligne
ˆ pour aspirer à ______ cm H20
Drainage de plaie (nombre, endroits) : _____________________________
PROPHYLAXIE POUR TPV
‰
Héparine 5 000 unités SC
2 fois/jour ou 3 fois/jour
OU (l'une des options suivantes ):
Daltéparine 5 000 unités SC une fois par jour qam ou au coucher
‰ Pour patients < 40 kg et âgés de plus de 80 ans, daltéparine 2 500 unités SC
une fois par jour qam ou au coucher
‰ Énoxaparine 40 mg SC une fois par jour
qAM ou au coucher
‰ Tinzaparine 4 500 unités SC une fois par jour
qam ou au coucher
‰
OU (si le patient saigne abondamment ou est à risque de saignement très élevé)
‰ CGS
ˆ CPI [pour utilisation continue sur les deux jambes, sauf si le patient
marche ou prend un bain]
Donner une ou des raisons pour le choix de cette option : ____________________
SOULAGEMENT DE LA DOULEUR, ANTINAUSÉE, SÉDATION
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
‰
ACP - Postopératoire (voir feuille d’ordonnance séparée)
Acétaminophène ______mg VO / NG q _____h au besoin (ne pas dépasser
4 000 mg dans une période de 24 heures)
Acétaminophène 650 mg VO / NG q6h x 5 jours, puis q6h au besoin
Morphine 2,5-5 mg VO q4h au besoin et 30-60 min avant physiothérapie ** prière
de l’offrir au patient q4h
Morphine _________ mg IV / IM / SC q _____h au besoin
Morphine 2,5-5 mg SC q4h au besoin (si incapable de prendre par VO –
commencer par une plus faible dose chez les patients frêles ou âgés
Oxycodone ___________ mg VO q4h au besoin
Oxycodone/acétaminophène (Percocet®) 1-2 comprimés VO q4h au besoin
Autre : ______________________________________________
Autre : ______________________________________________
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mai 2008
‰
‰
Pour nausée - dimenhydrinate (Gravol®) 25-50 mg IV / NG / VO q4h au besoin –
commencer par une plus faible dose chez les patients frêles ou âgés
Sédation: lorazepam ____mg prise sublinguale au coucher, au besoin
MÉDICAMENTS PRIS AVANT L’ADMISSION :
‰
‰
Arrêter
Continuer ce qui suit :
o _________________________
o _________________________
o _________________________
o _________________________
o _________________________
AUTRES MÉDICAMENTS
‰
‰
‰
Céfazoline 1 gram IV q8h x 2 doses
Si le patient est allergique à la pénicilline (anaphylaxie ou urticaire), vancomycine 1
gram dans 250 ml D%W IV sur 60 minutes x 1 dose, 12 heures après la dose
préopératoire
Laxatif
ou
ˆ régularité intestinale (orthopédie)
o Docusate sodique 200 mg VO qam
ˆ 100 mg VO 2 fois/jour
o Senokot ______ comprimés VO au coucher, au besoin
o Suppositoire de glycérine au coucher, au besoin
o Autre : _________________________________
AUTRE :
‰
‰
‰
‰
‰
‰
Changer les pansements de plaie aux _______
Instructions pour pansement de plaie : ____________________
Attaches/sutures à enlever dans les 10 à 14 jours; si le patient a reçu son congé
de l’hôpital, lui confier la trousse d’enlèvement d’attaches/de sutures
Date de retour à la clinique (aaa/mm/jj ____/___/___
Autre : ____________________________________
Autre : ____________________________________
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ANNEXE H
GROUPES D’ORDONNANCES DE SOURCE OUVERTE (OSOS)
Groupes d’ordonnances : Une stratégie efficace visant à améliorer la conformité
aux meilleures pratiques fondées sur des données probantes (incluant la
thromboprophylaxie)
Il a été démontré que les groupes d’ordonnances formels améliorent la conformité
systématique aux pratiques cliniques fondées sur des données probantes et aux lignes
directrices qui s’y rapportent, notamment la prophylaxie de la thrombose veineuse
profonde. Les groupes d’ordonnances peuvent être conçus de manière à inclure des
ordonnances spécifiques à l’institution pour la prophylaxie de la TVP sous format
normalisé, et ils peuvent avoir un impact rapide sur les taux de prophylaxie de la TVP.
OSOS : Une solution parfaite pour les groupes d’ordonnances
Groupe d’ordonnances de source ouverte (OSOS) est un réseau de collaboration
regroupant plus de 55 hôpitaux canadiens dédiés à l’amélioration des soins de santé au
moyen de l’utilisation efficace de groupes d’ordonnances fondés sur des données
probantes. OSOS procure tous les outils et l’assistance nécessaires à la création et à la
mise en œuvre réussie de groupes d’ordonnances au sein d’une institution donnée,
notamment :
1. Contenu du groupe d’ordonnances
OSOS offre l’accès à une bibliothèque contenant plus de 230 groupes
d’ordonnances et de protocoles cliniques éprouvés et conformes aux meilleures
pratiques. Le contenu est exhaustif et actuel, et il a été élaboré au moyen d’un
processus itératif englobant des commentaires qui émanent de nombreuses
années d’expérience clinique.
2. Appui au groupe d’ordonnances
• OSOS appuie toutes les phases du cycle de vie du groupe d’ordonnances,
dont le développement, l’approbation, la mise en œuvre, le maintien et les mise
à jour
• La conception du groupe d’ordonnances permet d’en optimiser l’usage et de
maximiser l’impact clinique.
• Une équipe interdisciplinaire composée de médecins, d’infirmières et de
pharmaciens dotés d’une vaste expérience en la matière offre un soutien à
distance et sur place. Ce soutien consultatif facilite le transfert des
connaissances et permet aux membres qui participent au projet de devenir
rapidement autonomes.
3. Page Web des groupes d’ordonnances
OSOS met en mémoire la bibliothèque générale des groupes d’ordonnances, ainsi
que les groupes d’ordonnances de chacun des participants dans une base de
données exploitable sur le web avec index facile à consulter, qui est disponible à
tous ses membres. Cette page web facilite l’accès aux groupes d’ordonnances,
ainsi que leur gestion.
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mai 2008
Un réseau canadien de groupes d’ordonnances
Les membres du réseau OSOS peuvent consulter et utiliser tous les groupes
d’ordonnances des autres organisations partenaires sur le réseau. Cette initiative
permet une approche de développement collaboratif de source ouverte, à la création et
au maintien du contenu des groupes d’ordonnance élaborés selon les meilleures
pratiques du milieu. Les hôpitaux canadiens peuvent maintenant travailler ensemble, en
élaborant et utilisant des groupes d’ordonnances d’une grande similarité, d’un hôpital à
l’autre, tout en retenant des caractéristiques uniques à l’institution spécifique.
Pour obtenir de plus amples détails, visitez la page web OSOS à www.ordersets.com
ou communiquez avec Chris O’Connor à chrisoconnor@ordersets.net ou Kathy DeCaire
kathydecaire@ordersets.net.
Avertissement : Bien que la campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant!
appuie fortement les stratégies visant à rehausser la mise en œuvre de stratégies
d’amélioration de la qualité, dont l’utilisation de groupes d’ordonnances normalisées,
l’information ci-dessus ne suppose aucun engagement spécifique de la campagne Soins
de santé plus sécuritaires maintenant! envers OSOS.
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ANNEXE I
LIENS AUX SITES WEB PERTINENTS
•
www.ahrq.gov/qual/30safe.pdf - Agency for Healthcare Research and Quality 30
evidence-based patient safety practices (including the use of thromboprophylaxis)
•
www.cfmc.org/hospital/hospital_scip.htm - Discussion of the Surgical Care
Improvement Project (SCIP), its many useful tools, and links to other QI initiatives.
•
www.chestjournal.org/content/vol126/3_suppl/ - Geerts WH, Pineo GF, Heit JA, et al.
Prevention of venous thromboembolism. The Seventh ACCP Conference on
Antithrombotic and Thrombolytic Therapy. Chest 2004;126:338S-400S
•
www.hospitalmedicine.org – The Society of Hospital Medicine has a number of
excellent materials related to Quality Improvement on their website, including a
workbook entitled, “Optimize Prevention of Venous Thromboembolism at Your
Medical Center”.
[www.hospitalmedicine.org/AM/Template.cfm?Section=Quality_Improvement]
[www.hospitalmedicine.org/AM/Template.cfm?Section=Search_Advanced_Search&
Section=Venous_Thromboembolism_VTE_&template=/CM/ContentDisplay.cfm&Con
tentFileID=3188]
•
www.ihi.org/IHI/topics/improvement/improvementmethods/tools - The Institute for
Healthcare Improvement has an excellent website that contains numerous quality
improvement tools.
•
www,jointcommission.org/PerformanceMeasurement/PerformanceMeasurement/
VTE.htm – the Joint Commission national VTE standards of care
•
www.nice.org.uk/CG046 - National Institute for Health and Clinical Excellence.
Reducing the risk of venous thromboembolism (deep vein thrombosis and pulmonary
embolism) in inpatients undergoing surgery. 2007; NICE Clinical Guideline No. 46):1160
•
www.qualityforum.org/projects/ongoing/vte/index.asp - The endorsement by the
National Quality Forum of thromboprophylaxis
•
www.ordersets.com/aboutus.php - Open Source Order Sets is a collaborative
network dedicated to improving health care in Canada through the use of evidencebased order sets. There are currently more than 300 order sets in their library and 55
hospitals involved across the country.
•
http://vte.son.washington.edu/ - Comprehensive website of algorithms and toolkits on
many aspects of thromboembolic disorders including thromboprophylaxis guidelines
[http://vte.son.washington.edu/SubCategoryContent.asp?SCID=1].
64
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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