Comparatif hors-bord 2,5 chevaux

Comparatif hors-bord 2,5 chevaux
Equipement
Texte François-Xavier Ricardou.
Photos Antoine Sézérat.
Comparatif hors-bord 2,5 chevaux
Une gamme renouvelée.
Parmi les petites puissances,
les moteurs deux-temps ont cédé
leur place aux quatre-temps.
Les normes antipollution
sont passées par là.
La valse des
quatre-temps
Les normes actuelles l’exigent : les moteurs, petits
ou gros, doivent moins polluer. Du coup, les hors-bord
deux-temps se retrouvent hors-jeu. La preuve
avec ce comparatif de moteurs de 2,5 chevaux, où
les quatre-temps ont fait valser leurs concurrents !
E
n juin 2001, lors de notre lubrification, l’huile est mélancomparatif de petits hors- gée à l’essence : elle circule donc
bord pour annexe, cinq dans le moteur avant de brûler
moteurs sur six étaient des dans l’explosion et d’être rejetée
deux-temps, seul Honda ayant à l’extérieur par l’échappement.
adopté le quatre-temps. Cinq ans D’où pollution, car il existe touplus tard, la tendance a fait plus jours des gaz imbrûlés. Des techque s’inverser, puisque le deux- nologies de pointe comme l’intemps a carrément disparu de jection directe permettent de
notre comparatif 2006 !
limiter cette pollution, mais,
Pourquoi ? Du fait du renforce- complexes, gourmandes en puisment des normes environnemen- sance et coûteuses, elles ne sont
tales. Les émissions polluantes pas applicables pour les moins
des bateaux de plaisance (de 2,50 de 50 chevaux…
à 24 mètres)
Avec davansont encadrées
tage de pièces
par la directive
(dont les sou2003/44/CE,
papes), le quatransposée en
tre-temps est
droit français
plus complexe.
par le décret
A cylindrée éga2005/185 du
le, ce moteur
25 février 2005.
est aussi plus
Des valeurs lilourd et plus
mites d’émis- Normes sévères. Difficile de rejeter cher à produire.
sion de monoSi l’on excepte
des hydrocarbures non brûlés.
xyde de carbone
parfois son
(CO), d’hydrocarbures (HC) et moindre bruit, son intérêt réside
d’oxyde d’azote (NOx) doivent surtout dans le faible rejet de polêtre respectées sur les moteurs luant : ce type de moteur ne brûle
quatre-temps vendus depuis le 1er pas d’huile. Contenue dans le carjanvier dernier et sur les moteurs ter moteur, celle-ci ne vient jamais
deux-temps à partir du 1er janvier dans la chambre de combustion,
prochain. Et l’application de cette où seule de l’essence brûle.
Pour entrer dans le cadre des
norme est si contraignante que les
deux-temps traditionnels ne peu- nouvelles normes, les constructeurs ont donc massivement invesvent y répondre.
Il faut ici se rappeler qu’un ti le créneau du quatre-temps.
deux-temps, très simple, nécessite Sachez tout de même que vous
peu de pièces mécaniques et offre pouvez continuer de naviguer avec
d’intéressantes performances, votre deux-temps : la norme ne
notamment à l’accélération. Il concerne que les moteurs neufs –
n’est pas cher à produire et facile et ne s’appliquera qu’à partir du
d’entretien. Cela dit, pour sa 1er janvier 2007…
-3
Comparatif hors-bord 2,5 chevaux
La valse des quatre-temps
Les forces en présence
Autour du Honda 2,3 chevaux
(une évolution du moteur essayé en
2001), nous avons réuni un Yamaha, un Suzuki et un Tohatsu. Les
deux derniers sont des modèles fraîchement présentés au public et tout
juste disponibles. A tel point qu’au
jour de notre comparatif, Tohatsu
ne disposait que de la version 3,5
chevaux ; cela dit, ce moteur ressemble en tout point au 2,5 chevaux, à l’exception du gicleur de carburateur. Quant au Yamaha 2,5
chevaux, il a été présenté en 2002.
Au premier coup d’œil, les petits
moteurs d’annexe ont bien évolué
depuis notre dernière présentation. Auparavant traités comme
accessoires – capots carrés, accélérateurs sur le bloc-moteur et poignées succinctes –, ils accueillent
aujourd’hui belle carrosserie,
coupe-circuit bracelet, poignée
équipée d’accélérateur, starter en
façade, vis de presse conséquentes.
lance, car si ces moteurs sont tous
équipés d’une poignée de gaz rotative (comme sur une moto), la
manipulation de cette dernière
s’inverse lorsque la barre est à l’envers : attention à ne pas accélérer
en grand en voulant ralentir ! Pas
de marche arrière, donc, mais possibilité de mettre le moteur au
point mort. Ici encore, le Honda se
différencie. Pas de levier d’inverseur sur le côté : le motoriste japonais a équipé son 2,3 chevaux
d’un embrayage centrifuge. Lorsque le moteur tourne au ralenti,
l’hélice ne tourne pas ; à l’accélération, le moteur embraye automatiquement et fait tourner l’hélice.
C’est efficace et intuitif, même si
l’accélération est plus brutale que
sur les autres. Et, à l’arrivée près
d’un quai ou d’un bateau, il suffit
de couper les gaz alors que, sur les
autres moteurs, il faut penser à
passer au point mort.
Mercury 2,5-3,5
chevaux : les mêmes…
moins chers !
Mercury n’a pas pu présenter à temps
son hors-bord quatre-temps pour
notre comparatif, décliné en 2,5 ou
en 3,5 chevaux, modèles qui ne
seront disponibles qu’en décembre
prochain. Cela dit, ces moteurs
ne sont ni plus ni moins que
des Tohatsu de même puissance,
dont seuls les autocollants ont été
changés ! Une filiation qui fait
réfléchir quand on découvre que
les Mercury sont largement moins
chers que les Tohatsu…
Mercury 2,5 chevaux : 872 euros ;
3,5 chevaux : 920 euros.
Hélices. Elles ne sont pas toutes
traitées sur le même plan. Suzuki
et Yamaha ont opté pour l’aluminium, alors que Honda et Tohatsu
ont choisi un matériau composite.
L’aluminium se tord plus facilement au contact d’un rocher, mais
se répare aussi d’un coup de mar-
l
Appoint d’huile. En quatre-temps,
la consommation d’huile est négligeable. Vérifiez toutefois le niveau!
Capacité de traction. La poussée
maximale influe finalement peu sur
la vitesse maxi. Elle a plus d’importance sur la charge transportée.
Equipement
Poids :
de 13 à… 19 kilos
Destinés à être manipulé, passant régulièrement de l’annexe au
voilier, devant trouver une place
de rangement à bord, ces horsbord se doivent d’être les plus
légers possible. Comme ils sont
dotés de plus de pièces mécaniques, nous nous attendions à
trouver les quatre-temps plus
lourds que les deux-temps. C’est le
cas, mais, dans ce domaine, les
constructeurs ont bien progressé.
Un deux-temps 2 chevaux pesait
entre 10 et 13 kilos. Aujourd’hui,
les Honda et Suzuki affichent un
poids qui avoisine 13 kilos : l’utilisation de cette technologie n’est
donc pas trop pénalisante. Hélas,
Yamaha et surtout Tohatsu n’ont
visiblement pas travaillé le sujet à
fond, ce dernier atteignant 19 kilos!
Tant qu’à parler transport, notons
le soin particulier apporté à toutes
les poignées : en façade ou à l’arrière, elles offrent une bonne prise
pour porter sans difficulté.
Vitesse :
environ 4,5 nœuds
Une fois les moteurs chauds,
nous avons mesuré au GPS la
vitesse maximale atteinte par
l’annexe avec deux personnes à
bord (160 kilos). Il est intéressant de noter que nous avons à
chaque fois approché la vitesse
critique du pneumatique, 4,5
nœuds – même avec le Tohatsu,
qui affiche pourtant un cheval de
plus, le Zodiac ne gagnait qu’un
dixième de nœud. Cette vitesse
est de toute façon suffisante pour
gagner la plage depuis le
mouillage. Et si l’on va plus vite,
la vague d’étrave mouille rapidement les passagers.
Sécurité obligatoire. Même
les plus petits moteurs possèdent
un coupe-circuit de poignet.
l
cachent des blocs monocylindres
de 57 à 85,5 centimètres cubes.
Tous adoptent le refroidissement
liquide, sauf le Honda, refroidi par
air, qui se dispense donc d’une
pompe à eau – un avantage pour
naviguer dans les eaux sales, mais
avec pour inconvénients un niveau
sonore plus important et un échappement qui n’est plus refroidi (le
pied du Honda est très chaud après
usage, il faut faire attention avant
de le stocker au fond d’un coffre).
l
Entretien : hivernage
obligatoire
Refroidissement. Sous le capot se
Des solutions divergentes pour les hélices : composite (à gauche)
ou aluminium, arbre cannelé (en blanc) ou goupille.
Marche arrière-point mort.
Aucun de nos quatre moteurs ne
dispose d’une marche arrière. Il
faut donc faire pivoter la tête
motrice de 180 degrés pour repartir dans l’autre sens. Cela se fait
facilement, d’autant plus que la
poignée peut elle aussi basculer
sur 180 degrés, restant toujours
accessible dans l’annexe (sauf sur
le Yamaha, où elle se bloque en
position haute). L’inversion de la
barre franche demande de la vigi-
4-
Réservoir intégré. Tous nos modèles possèdent un réservoir d’essence
épousant le dessous du capot moteur et le dessus de la tête motrice.
Contrairement au deux-temps, un
quatre-temps exige un soin particulier.
lStockage. La présence d’huile dans le
carter moteur nécessite de laisser
le moteur vertical ou, si l’on doit le
coucher, de le faire sur le bon côté,
repéré par des points d’appui visibles
sur la cuvette moteur. Videz bien
l’embase de son eau avant de coucher
le moteur, sans quoi celle-ci risquerait
de remonter par l’échappement
et d’atteindre la tête motrice.
lHivernage. Commencez par un
rinçage classique (une heure dans
une poubelle remplie d’eau douce),
vidangez le réservoir d’essence
et le carburateur (les essences sans
plomb n’ont pas une bonne durée
de vie). Pulvérisez un film gras sur
l’ensemble de la tête motrice (genre
WD-40), en insistant sur les leviers et
les câbles, et un produit d’hivernage
dans le cylindre. Enfin, vidangez
le moteur et son embase.
Le remplacement de la bougie sera
à réaliser après la première remise
en route à la fin de l’hiver.
Traction :
de 31 à 41 kilos
Portage. Tous les moteurs sont
équipés d’une poignée.
teau. Les hélices en composite,
certes plus solides, ne sont plus
réparables une fois cassées. Seul
Yamaha a choisi de fixer son hélice avec un arbre cannelé et un
écrou central, comme sur les
grosses puissances. Pour les
autres, une goupille relie l’hélice à
son axe. Elle sert de fusible en cas
Des informations claires. Niveau d’huile, robinet d’essence et position
du levier d’inverseur sont affichés sur le Suzuki.
de choc (si l’on oublie de relever
le moteur en arrivant sur la plage
par exemple). Des goupilles de
remplacement sont d’ailleurs prévues, soit directement sur un support sous la cuvette (Honda,
Suzuki), soit dans la trousse à
outils qui accompagne le moteur
(Tohatsu).
l Annexe. Pour nos tests, nous
avons utilisé une annexe Zodiac
Roll Up 260 (voir encadré), étudiée
pour les arbres courts. Nous avons
ainsi pu mesurer la vitesse, la traction, le niveau sonore et la
consommation. Mais, avant de
serrer les presses, nous avons aussi
pesé les moteurs…
Plus que la vitesse de pointe, c’est
la traction qui est importante sur
un moteur d’annexe. C’est cette
poussée de l’hélice qui vous permettra de remonter le vent ou le
courant, alors que, équipiers et
courses à bord, vous rejoignez
votre bord. Pour la mesurer, nous
avons amarré l’annexe à un quai
en intercalant un dynamomètre
Timber Din 106E (130 euros sur
www.direct-pesage.net). Ce dernier
affichait directement la mesure en
kilos avec une précision de 100
grammes. Les résultats s’échelonnent de 31 à 41 kilos en traction
-5
Comparatif hors-bord 2,5 chevaux
La valse des quatre-temps
COMPARAT IF
DES
Portrait express
Puissance constructeur
Cylindrée
Alésage x course
Nombre de cylindres
Cycle
Refroidissement
Alimentation
Capacité du réservoir d’essence (intégré)
Plage de régime maxi
Capacité du réservoir d'huile
Matériau de l'hélice
Fixation de l'hélice
Démarrage
Manette de gaz
Embrayage
Inverseur de marche
Rapport de transmission
Coupe-circuit (bracelet)
Réglage de l'assiette (trim)
QUATRE MOTEUR S QUATRE-TEMPS 2,5 CH
Suzuki DF2.5
Honda BF2.3
Yamaha F2.5
Le moins cher de tous les moteurs
s’avère être, au final, le plus performant. Une belle réussite de compacité puisque c’est aussi le plus petit et
le plus léger. Les finitions sont moins
léchées que les autres mais est-ce
vraiment utile sur ces puissances?
Honda a toujours joué le jeu du
quatre-temps. Le 2,3 chevaux est
une évolution du 2 chevaux sur lequel
l’admission d’air a été retravaillée
pour baisser le niveau sonore. Embrayage centrifuge et refroidissement par
air sont des raffinements agréables.
Conçu comme les modèles de plus
grosses puissances, le Yamaha
frappe par le soin apporté à sa réalisation. Si ses performances sont
dans la bonne moyenne, il est hélas
pénalisé par un poids et un prix élevés. Fabrication française!
Le plus puissant de la bande mais aussi le plus volumineux et le plus lourd. Il
est identique en version 2,5 chevaux
(changement de gicleurs dans le carburateur) et seuls 90 euros les séparent. Une différence de prix qui fait pencher la balance pour le 3,5 chevaux.
2,5 ch (1,8 kW)
68 cm3
48 x 38 mm
1
4-temps
liquide
carburateur
1l
5 250-5 750 tr/min
0,30 l
aluminium
goupille
manuel
barre franche
avant/point mort
non - 360°
2,15 : 1
oui
4 positions 6-20°
2,3 ch (1,7 kW)
57 cm3
45 x 36 mm
1
4-temps
air forcé
carburateur
1l
5 000-6 000 tr/min
0,25 l
composite
goupille
manuel
barre franche (point mort)
centrifuge
non - 360°
2,42 : 1
oui
4 positions 5-20°
2,5 ch (1,8 kW)
72 cm3
54 x 31,5 mm
1
4-temps
liquide
carburateur
0,9 l
5 250-5 750 tr/min
0,35 l
aluminium
arbre cannelé
manuel
barre franche
avant/point mort
non - 360°
2,08 : 1
oui
5 positions 4-20°
3,5 ch (2,6 kW)
85,5 cm3
55 x 36 mm
1
4-temps
liquide
carburateur
1,2 l
4 750-6 000 tr/min
0,35 l
composite
goupille
manuel
barre franche
avant/point mort
non - 360°
2,15 : 1
oui
4 positions
12,9 kg
4,5 nds
37 kg
102 db
88 db
1,043 l/h
815 €
13,7 kg
4,2 nds
31 kg
103 db
90 db
0,984 l/h
832 €
17,0 kg
4,6 nds
35 kg
104 db
85 db
0,992 l/h
995 €
19,0 kg
4,7 nds
41 kg
103 db
84 db
1,285 l/h
1 150 € (1 060 € pour le 2,5 ch)
Nos mesures
Poids à vide vérifié
Vitesse maxi
Traction dynamométrique
Bruit au régime maxi
Bruit à 3 nœuds
Consommation maxi
Prix arbre court
Classement performances
Classement performances/prix
1er
1er
4e
2e
3e
2e
Refroidi par air, utilisation intuitive Bonne vitesse, faible consommation,
grâce à l’embrayage centrifuge, finition exemplaire, barre franche de
poids léger, emcombrement minimal, belle facture.
consommation la plus faible.
2e
4e
Construction robuste, bonne accessibilité mécanique, barre franche
très longue.
Avantages
Le moins cher, bien placé en performance, poids plume, niveau sonore
faible, traction surprenante.
Inconvénients
Capot moteur difficile à déposer, Capot difficile à remettre en place,
barre franche simpliste, vis de pres- pied du moteur qui chauffe fortese basiques.
ment, vis de presse basiques, accessibilité mécanique difficile.
Nécessité d’ouvrir le capot pour voir
le niveau d’huile, poids pénalisant,
barre franche qui ne pivote pas vers
l’arrière.
Trousse à outils, corde de lanceur,
goupilles, manuel d’utilisation.
Trousse à outils, corde de lanceur,
goupilles, manuel d’utilisation.
Trousse à outils, corde de lanceur, Trousse à outils, corde de lanceur,
goupilles, manuel d’utilisation.
bougie, goupilles, manuel d’utilisation.
2 ans
Thaïlande
Volvo Penta
tél. 01.55.17.61.61,
www.suzukimarine.com
2 ans
Japon
Honda Marine
tél. 02.38.65.06.00,
www.honda.fr
Matériel livré en série
Garantie
Lieu de fabrication
Fabricant ou distributeur
6-
2 ans
France
Yamaha Motor France
tél. 01.34.30.31.00,
www.yamaha-motor.fr
Consommation : 1 litre
à l’heure en moyenne
POUR ANNEXE
Tohatsu MFS3.5A
Prix «haut de gamme», poids excessif, encombrement supérieur
aux autres.
2 ans
Japon
Fenwick
tél. 01.40.10.69.42,
www.fenwick.fr
Les deux-temps essayés voici
cinq ans consommaient plus
d’un litre par heure. Qu’en est-il
de ces nouveaux modèles ? Au
final, il n’y a pas gain très important dans ce domaine. Certes, le
Honda et le Yamaha restent sous
la barre du litre par heure, mais
de si peu que la différence n’est
pas sensible. Oui, le quatretemps pollue moins mais, dans
ces petites puissances, il consomme quasiment autant que le
deux-temps. Pour le mesurer,
nous avons vidé les réservoirs et
les carburateurs (en faisant tourner le moteur jusqu’à la panne),
avant de remplir le réservoir avec
une dose de 100 millilitres. Nous
Appétit d’oiseau. Avec 1 litre par
heure en moyenne, ces moteurs
offrent une bonne autonomie.
De grands écarts. Entre le Suzuki,
le plus léger, et le Tohatsu, l’écart
de poids est supérieur à 30 %.
Cela se ressent au bout du bras.
maximale (gaz à fond, une personne à bord). Des chiffres très corrects, car 30 kilos représentent une
traction déjà importante. Il est aussi
surprenant de voir le résultat du
Suzuki, dont la traction (37 kilos)
approche celle du Tohatsu (41
kilos) malgré un cheval en moins !
Bruit : selon la vitesse,
de 84 à 104 décibels
Tout comme pour la pollution,
la nuisance sonore est aussi soumise à législation. Est stipulé dans
la norme : «Mesuré à 25 mètres, le
bruit produit par le moteur ne doit
pas dépasser 75 décibels». Pour être
vendus sur le marché européen,
les moteurs de notre essai entrent
dans ce cadre. Mais qu’en est-il
pour l’équipage toujours à moins
d’un mètre du moteur ? Nous
avons mesuré le niveau sonore du
moteur depuis le banc de nage.
Nous avons fait deux mesures au
sonomètre, une à la vitesse maxi et
une autre en régulant la vitesse à
Une motorisation bien adaptée. Ces moteurs quatre-temps conviennent
très bien à la propulsion d’annexes gonflables de petite taille.
3 nœuds. Les résultats sont assez
comparables entre les moteurs.
Cela dit, le sonomètre ne révèle
pas la fréquence du bruit. Or, un
son aigu est plus difficilement supportable par l’oreille humaine
qu’un son grave. Ainsi, le Honda,
à cause de son échappement non
refroidi par eau et malgré le travail
réalisé sur l’admission d’air depuis
le précédent modèle, produit un
bruit aigu qui finit par fatiguer. Ce
n’est pas le cas des trois autres.
Equipement
avons ensuite chronométré le
temps mis par le moteur pour
consommer cette essence au régime maxi, l’annexe restant toujours amarrée au quai afin de
reproduire une situation similaire pour les quatre moteurs. Notez
que les résultats sont tellement
proches (sauf pour le 3,5 chevaux
Tohatsu) que l’on peut considérer que les 2,5 chevaux ont tous
une consommation similaire. Et
même si le Tohatsu consomme
1,2 litre à l’heure, son réservoir
d’1,2 litre lui offre une autonomie d’une heure… comme les
autres moteurs de ce comparatif !
A l’heure du choix :
Suzuki et Honda d’une
courte tête
Parmi les quatre moteurs en présence, le Suzuki sort du lot. En
reprenant les résultats de nos tests,
on se rend compte que le niveau
sonore est pratiquement égal pour
tous ; il en va de même pour la
consommation et le volume du
réservoir, ainsi que pour la vitesse.
Pour différencier les moteurs, il ne
reste donc que les critères
suivants : poids, traction et prix.
Le poids est un point très
important, puisque ces moteurs
sont voués à être constamment
transportés. Vainqueur : le Suzuki
– c’est le plus léger de ce comparatif. Pour la traction, le Tohatsu
arrive en tête, mais talonné par le
Suzuki. Et pour le prix, le Suzuki
s’en sort encore haut la main
avec à peine plus de 800 euros. Il
sera donc le bon compromis de
cet essai. Cela dit, on peut noter
que le Honda est quasiment au
même prix, quasiment au même
poids et, même s’il affiche une
traction un peu plus faible, il
offre l’avantage de l’embrayage
automatique et du refroidissement par air. Cela évite la surchauffe suite à un problème de
circuit bouché ou de pompe
défectueuse, simplifiant aussi
l’entretien du moteur… F.X.R. l
Zodiac Roll Up 260 : lattes et sangles
Présenté pour la première fois au Salon nautique 2005, le Zodiac 260 Roll Up est
une annexe pliable en PVC prévue pour trois ou quatre personnes. Particularité :
un plancher en lattes de bois reliées par un astucieux système de sangle. Une fois
tendues, celles-ci maintiennent en place les lattes. Ce pneumatique ne possède
pas de quille, inutile avec une faible motorisation. En revanche, les boudins sont
d’une section importante jusqu’à l’arrière, assurant stabilité et confort. Très bien
finie, cette annexe est livrée complète avec son sac de transport, ses avirons, un
banc de nage et un gonfleur. A vous de lui choisir un moteur…
Longueur : 2,60 m. Largeur : 1,60 m. Poids : 33 kg. Nb de passagers : 3 + 1.
Motorisation maxi : 4 ch. Dimensions en sac : 1 x 0,55 x 0,30 m. Prix : 1 046,50 euros.
-7
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