MANUEL DE PROCEDURE - Direction Générale de l`Eau

MANUEL DE PROCEDURE - Direction Générale de l`Eau
REPUBLIQUE DU BENIN
-------------------MINISTERE DE L’AGRICULTURE
DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
------------------DIRECTION DU GENIE RURAL
---------------------
ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L’ALIMENTATION ET
L’AGRICULTURE
PROJET GCP/GLO/207/ITA
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES NATIONALES DE SUIVI
DES RESSOURCES EN EAU AXE SUR LA GESTION
DE L’EAU AGRICOLE
-------------
MANUEL DE PROCEDURE
Edition définitive
PRESENTE PAR L’EQUIPE DES CONSULTANTS
- TONOUHEWA Albert
- TOSSA Aurélien
- KPOMASSE Martin
- AJAVON Yves
- HOUANYE Armand
Novembre 2009
SOMMAIRE
SOMMAIRE ................................................................................................................................................................ 2
ABREVIATIONS – SIGLES –ACRONYMES...................................................................................................... 3
I – INTRODUCTION .................................................................................................................................................... 3
II- PRINCIPAUX PRODUITS ISSUS DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET ........................................................ 5
III- METHODES DE MISE EN PLACE DES PRODUITS .......................................................................................... 5
3.1 Mission préparatoire de démarrage ...................................................................................................................... 5
3.2 Elaboration des documents guides pour la mise en œuvre du projet.................................................................... 6
3.3 Atelier de lancement et information des acteurs sur le projet .............................................................................. 6
3.4 Mise en place du cadre méthodologique et développement de partenariats fonctionnels entre le projet et les
structures nationales ................................................................................................................................................... 7
3.5 Développement et animation d’un cadre de concertation pour le suivi de la mise en œuvre du projet................ 8
3.6 Profil du Bénin ..................................................................................................................................................... 9
3.7 Profil Bassin ........................................................................................................................................................ 9
3.8 Profil des sites pilotes........................................................................................................................................... 9
3.8.1. Fiche d’enquêtes et éléments constitutifs ..................................................................................................... 9
3.8.2. Sites pilotes : critères de sélection et localisation....................................................................................... 10
3.9 Base de données sur l’eau agricole..................................................................................................................... 13
3.9.1. Structuration de la Base de Données sur l’Eau Agricole............................................................................ 13
3.9.2. Saisie des données...................................................................................................................................... 14
3.9.3. Entretien et actualisation de la Base de Données ....................................................................................... 14
3.9.4. Les requêtes et le calcul des indicateurs..................................................................................................... 14
3.9.5. Arrimage de la Base de Données sur l’Eau Agricole et la Base de Données Intégrées.............................. 16
IV- FORCES ET FAIBESSES DES METHODES UTILISEES................................................................................. 16
4.1 Forces du cadre méthodologique........................................................................................................................ 16
4.2 Faiblesses du cadre méthodologique.................................................................................................................. 17
V- PERSPECTIVES : CADRE CONCEPTUEL DE MISE A JOUR DE LA BASE DE DONNEES........................ 18
5.1 Collecte des données .......................................................................................................................................... 18
5.2 Périodicité de l’actualisation de la Base de données .......................................................................................... 19
5.2 Acteurs et rôles................................................................................................................................................... 20
5.3 Option de mise à jour de la base de données...................................................................................................... 22
VI- RECOMMANDATIONS ...................................................................................................................................... 22
Manuel - Comment utiliser le GPS Garmin GEKO 201 ....................................................................................... 49
2
ABREVIATIONS – SIGLES –ACRONYMES
BDI
: Base de Données Intégrée
DGEau
: Direction Générale de l’Eau
DPP
: Direction de la Programmation et de la Prospective
MAEP
: Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
CeRPA
: Centre Régional pour la Promotion Agricole
CeCPA
: Centre Communal pour la Promotion Agricole
DGR
: Direction du Génie Rural
ASECNA
: Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne
PNE/BENIN : Partenariat National de l’Eau du Bénin
RNA
: Recensement National de l’Agriculture
SIG
: Système d’Information Géographique
PEA
: Poste d’Eau Autonome
AEV
: Adduction d’Eau Villageoise
AEP
: Approvisionnement en Eau Potable
CCRE
: Centre de Coordination des Ressources en Eau
I – INTRODUCTION Le projet de renforcement des capacités nationales de suivi des ressources en eau axé sur
la gestion de l’eau agricole est initié par la FAO en complément à la base de données
3
AQUASTAT qui demeure le seul système mondial opérationnel d’information sur l’eau
et l’agriculture. Il permettra de disposer des données de détail au niveau des sous bassins
et des bassins hydrographiques que le programme AQUASTAT, compte tenu de son
envergure, ne permettait pas de collecter. Il intéresse, dans la phase pilote actuelle, le
Bénin et Ethiopie pour aider ces deux pays à mettre en place des systèmes harmonisés et
performants de suivi et d’évaluation des impacts des initiatives de développement des
ressources en eau notamment dans le domaine agricole. Il contribuera à disposer des
données précises relatives à la disponibilité des ressources en eau pour la prise de
décisions stratégiques et un meilleur ciblage des investissements dans le secteur eau.
L’objectif principal du projet vise à contribuer à la gestion durable des ressources en eau
par une gestion rationnelle de l’eau agricole, grâce à une meilleure connaissance de l’état
des lieux des ressources en eau à travers l’amélioration et le renforcement des capacités
de suivi et d’évaluation des données au Bénin.
Les principaux résultats attendus de la mise en œuvre du projet se présentent comme suit :
-
un cadre méthodologique est mis en place pour évaluer l’état des lieux des
ressources en eau et la gestion de l’information pour améliorer les processus de
prise de décision ;
-
des données de base sur l’état des lieux des ressources en eau (disponibilité,
demande et productivité de l’eau) sont collectées et analysées ;
-
des options de politique et de gestion sont fournies aux décideurs pour améliorer
la rentabilité de l’utilisation de l’eau agricole à travers des investissements mieux
ciblés dans le secteur ;
-
des capacités nationales dans la gestion des données sur les ressources en eau
sont renforcées.
Le présent manuel de procédure retrace le cheminement suivi et la démarche
méthodologique utilisée pour parvenir aux différents résultats du projet.
4
II­ PRINCIPAUX PRODUITS ISSUS DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET La mise en œuvre du projet de Mai 2008 à Octobre 2009 a permis de développer des
produits important sur les ressources en eau au Bénin. Il s’agit particulièrement :
− de l’établissement de partenariats fonctionnels entre le projet et les structures
nationales ;
− du cadre méthodologique de l’évaluation de l’utilisation de l’eau dans
l’agriculture ;
− le développement d’un cadre de concertation pour le suivi de la mise en œuvre du
projet ;
− la rédaction du profil du Bénin
environnementaux et humains du pays ;
sur
les
aspects
socioéconomiques,
− la rédaction du profil bassin sur les aspects physique du bassin, socioéconomiques,
humains et le bilan hydrique sur les quatre stations synoptiques du bassin.
− la rédaction du profil des dix sites pilotes qui porte sur l’expérimentation d’une
fiche d’enquête conçue essentiellement dans le cadre du projet ; l’analyse et le
traitement des résultats d’enquête.
− le calcul des variables et indicateurs sur les performances de l’irrigation au niveau
des sites pilotes.
− la réalisation d’une base de données en Access (base relationnelle) sur l’eau
agricole.
III­ METHODES DE MISE EN PLACE DES PRODUITS 3.1 Mission préparatoire de démarrage
Le projet a effectivement commencé avec la mission préparatoire effectuée au Bénin par
Madame Karen FRENKEN du 17 au 21 mai 2008, soit quatre (04) mois avant son
lancement officiel au terme de l’atelier organisé à cet effet à Cotonou le 08 octobre 2008.
Ladite mission a essentiellement permis :
-
d’informer largement l’ensemble des structures ou institutions clés sur les
objectifs, le contenu et l’approche du projet. Il s’agit en l’occurrence de :
-
la Direction du Génie Rural qui assure la tutelle du projet,
-
la Direction Générale de l’Eau,
-
la Direction de la Météorologie Nationale (Service Agro-météorologie),
-
le Centre National de la Télédétection de la Direction Générale des Forêts et des
Ressources Naturelles,
5
-
la Direction de la Programmation et de la Prospective du Ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche,
-
le Projet de Recensement National de l’Agriculture (RNA),
-
le Partenariat National de l’Eau (PNE/BENIN).
-
d’arrêter les grandes lignes du cadre de collaboration entre la Direction du Génie
Rural et els structures suivantes : i) la Direction Générale de l’Eau, ii) la Direction
de la Météorologie Nationale, iii) le Projet de Recensement National de
l’Agriculture.
-
d’arrêter une liste indicative des consultants à recruter dans le cadre du projet,
-
d’examiner la liste des équipements prévus et le budget prévisionnel du projet.
3.2 Elaboration des documents guides pour la mise en œuvre du projet
La période du 22 mai au 08 octobre 2008 qui court de la fin de la mission préparatoire à
l’organisation de l’atelier de lancement a été utilisée pour l’exécution des principales
tâches suivantes :
-
finalisation des TDRs des consultants, recrutement des consultants et passation
des contrats de louage de service ;
-
élaboration et finalisation du projet de fiches d’enquêtes après recueil et
intégration des commentaires et observations des structures clés à l’échelle
nationale, de Madame Karen FRENKEN du siège de la FAO, de Monsieur
Benjamin KIERSCH, Conseiller Technique du Projet et de Beernaerts Ines de
FAOSFW.
3.3 Atelier de lancement et information des acteurs sur le projet
Cet atelier a réuni une cinquantaine de participants représentant des structures ou
institutions intervenant à divers titres dans le secteur de l’eau au Bénin. Les objectifs
poursuivis étaient :
-
amener les représentants des structures étatiques, du secteur privé, des collectivités
locales et de la société civile à prendre connaissance du projet ;
-
faire amender et valider le cadre méthodologique de mise en œuvre du projet et les
outils de collecte de données ;
-
échanger avec les participants sur les arrangements institutionnels pour la mise en
œuvre du projet et notamment pour la collecte des données aux niveaux national,
bassin hydrographique et local.
6
Les résultats attendus découlent des objectifs ci-dessus annoncés et se déclinent comme
suit :
-
les participants à l’atelier dont largement informés sur le contenu du projet, sur ses
objectifs et sur les résultats attendus ainsi que l’approche méthodologique de mise
en œuvre ;
-
le cadre méthodologique, les outils de collectes de données et les sites pilotes sont
amendés et validés ;
-
les arrangements institutionnels pour la mise en œuvre du projet et pour la collecte
des données aux niveaux national, bassin hydrographique et local sont retenus.
3.4 Mise en place du cadre méthodologique et développement de partenariats
fonctionnels entre le projet et les structures nationales
L’approche méthodologique retenue au terme de l’atelier de lancement prévoit une
conduite des activités suivant une démarche participative impliquant le maximum
d’acteurs possibles. A cet effet, il est prévu d’asseoir deux (02) organes de suivi de
l’exécution du projet à savoir :
-
un cadre de collaboration formelle constatée par des accords écrits entre la FAO
et les structures devant être impliquées dans l’atteinte des objectifs du projet ;
-
un cadre de concertation entre les représentants des différentes structures ou
entités sensées jouer un important rôle dans l’amélioration des résultats du
projet ;
-
cadre formel de collaboration avec la Direction Générale de l’Eau, la Direction
de la Météorologie Nationale et le Projet de Recensement National de
l’Agriculture.
A cet effet, des contrats ont été régulièrement conclus :
le premier entre la RFAO/BENIN et la Direction Générale de l’Eau aux fins de :
-
fournir à la DGR toutes les données disponibles sur l’eau et présentant un
intérêt pour l’atteinte des objectifs du projet,
-
arrimer la Base de données de la DGR sur l’eau et l’agriculture avec la Base
de Données Intégrées de la DGEau en vue des échanges réguliers de
données entre les deux (02) bases,
-
apporter à la DGR toute l’assistance requise pour la gestion de sa Base de
données.
le second contrat a été signé avec la Direction de la Météorologie Nationale en vue de
la fourniture aux consultants et à la DGR de toutes les données agro climatiques
nécessaires pour l’alimentation et la mise à jour régulière de la base de données.
7
enfin, le troisième contrat est plutôt un accord cadre conclu entre la Direction du
Génie Rural (DGR) et le Projet Recensement National de l’Agriculture (RNA) pour
que les enquêtes de la deuxième phase dudit projet s’intéressent à la collecte des
données sur l’eau et l’agriculture suivant des formats appropriés pour en garantir
l’utilisation pour la mise à jour de la Base de données. A cet effet, les fiches
d’enquêtes de cette deuxième phase ont été reprises et amendées par la DGR, les
consultants et le coordonnateur du RNA pour prendre en compte les éléments
pertinents nécessaires au suivi des ressources en eau axé sur la gestion de l’eau
agricole.
Moyennant une bonne formation des enquêteurs et des suivis-appuis-conseils réguliers
au moment des enquêtes, les fiches d’enquêtes de la phase 2 du RNA, bien remplies
dans leur mouture actuelle, permettront d’alimenter et de mettre à jour la base de
données mise en place dans le cadre du projet.
3.5
Développement et animation d’un cadre de concertation pour le suivi de la
mise en œuvre du projet
Le cadre de concertation est constitué de l’équipe des consultants élargie aux
représentants des structures ou institutions clés pouvant contribuer à améliorer les
résultats du projet. Il s’agit de :
-
la Direction Générale de l’Eau (le Directeur de l’Information sur l’Eau et le
Directeur de la Planification et de la Gestion de l’eau),
-
la Direction de la Météorologie Nationale (Service Agro météorologie),
-
l’Université d’Abomey-Calavi (la Faculté des Sciences Agronomiques),
-
la Direction de l’Agriculture,
-
la Direction de la Programmation et de la Prospective du Ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche,
-
le Centre National de Télédétection de la Direction Générale des Forêts et des
Ressources Naturelles,
-
le Partenariat National de l’Eau,
-
la RFAO/BENIN à Cotonou.
Hormis le Centre National de la Télédétection qui n’a pas pu envoyer des représentants
aux réunions des membres du cadre de concertation, les autres participants ont été assez
réguliers.
Au cours de leurs assises, il leur est fait le point d’exécution du projet aux fins de
recueillir leurs commentaires et observations pour améliorer le rapport. Les difficultés
rencontrées leur sont également soumises en vue des approches de solution.
C’est un cadre d’échanges, d’appréciation des résultats obtenus et d’assurance qualité. Il
s’est réuni trois (03) fois au cours de la durée de vie du projet.
8
C’est avec les membres de ce cadre de concertation que les indicateurs à renseigner dans
le cadre du projet ont été analysés et sélectionnés. La structure de la Base de données leur
a été présentée et leurs commentaires et observations ont été pris en compte pour en
améliorer l’efficacité.
3.6 Profil du Bénin
Le profil pays est élaboré suivant le canevas AQUASTAT proposé par la FAO. Il
présente le
Bénin suivant les grands aspects socioéconomiques, le potentiel
environnemental et humain du pays.
3.7 Profil Bassin
Le profil bassin est élaboré aussi suivant le canevas AQUASTAT proposé par la FAO. Il
présente le bassin de l’Ouémé, bassin où sont localisés les sites pilotes de l’étude. Il
présente les potentialités socioéconomiques et environnementales du bassin de l’Ouémé
ainsi que le bilan hydrique dudit bassin à partir des données climatiques des quatre
stations synoptiques du Bassin.
3.8 Profil des sites pilotes
Le profil site pilote est élaboré à partir des données collectées sur neuf des dix sites au
moyen de la fiche d’enquêtes conçue dans le cadre du projet. Il présente des informations
sur les critères de sélection et la situation géographique des sites pilotes, la caractérisation
et la description des systèmes d’irrigation rencontrés sur lesdits sites, les doses d’arrosage
des cultures et une analyse des données collectées.
3.8.1. Fiche d’enquêtes et éléments constitutifs
Le projet de fiche élaboré dans les conditions précédemment indiquées par l’équipe des
consultants après une prise en compte des observations et commentaires de quelques
cadres de la FAO a été présenté aux participants à l’atelier de lancement afin de recueillir
leurs commentaires et observations en vue de l’édition définitive.
La fiche d’enquêtes comprend cinq (05) grandes rubriques à savoir :
− Localisation, identification de l’exploitation et accessibilité
− Identité de l’organe d’exploitation et de gestion
− Système d’irrigation
− Spéculations et pratiques de l’irrigation
− Production
Chacune de ces rubriques a été déclinée en des sous rubriques désagrégées à leur tour en
des données qui renseignent suffisamment sur la gestion de l’eau agricole et l’intérêt de
l’irrigation et ses impacts aux niveaux du bassin hydrographique et des sites pilotes.
9
Par ailleurs, le projet de fiche d’enquêtes a fait l’objet de quelques amendements au cours
de la session de formation des enquêteurs retenus pour la collecte de données sur les sites
pilotes. Les participants, après avoir examiné les différentes parties de la fiche d’enquêtes,
ont estimé que l’ensemble des données prévues pour être collectées sont pertinentes.
Toutefois, deux (02) positions s’étaient dégagées à savoir :
− ceux qui ont souhaité que la fiche d’enquêtes soit débarrassée de toutes les
informations jugées pertinentes mais qu’on sait bien d’ores et déjà non disponibles
au regard de ce qu’ils savent de la situation dans notre pays.
Pour les partisans de cette thèse, il vaut mieux avoir une fiche très légère mais bien
remplie qu’une fiche lourde avec beaucoup de parties non renseignées.
− ceux qui ont soutenu de conserver la fiche dans sa mouture telle que présentée à
l’atelier. Pour les participants acquis à cette cause et qui sont manifestement plus
nombreux que les premiers, il ne sert à rien d’alléger la fiche car, si l’option est
faite de ne mentionner dans la fiche que des données qu’on sait disponibles, on va
la vider de sa substance et les données ne serviront plus à grand-chose. Selon eux,
la fiche telle que conçue est un objectif qu’il faut s’employer à atteindre car, ont-ils
ajouté, l’option d’alléger la fiche pour la ramener aux données supposées
disponibles et accessibles ne risque pas de permettre d’atteindre les objectifs du
projet.
Au terme des échanges, les corrections et les amendements surtout de forme ont été notés
en vue de leur prise en compte pour l’édition définitive.
3.8.2. Sites pilotes : critères de sélection et localisation
L’examen des critères de sélection à savoir : i) bassin représentatif des différentes zones
agro écologiques, ii) bassin abritant des périmètres urbains et péri-urbains, iii) bassin
abritant les différents systèmes d’irrigation existant dans le pays, iv) bassin assez proche
de Porto-Novo pour tenir compte de caractère modeste de l’enveloppe financière
disponible, v) bassin de superficie inférieure à 500 km², a conduit à retenir le bassin
hydrographique de l’Ouémé comme celui réunissant au mieux lesdits critères.
Les dix (10) sites pilotes ont été sélectionnés dans le respect des critères de répartition par
zone agro climatique ou agro écologique, de périmètres urbains et péri-urbains, des
systèmes d’irrigation existants. Les sites initialement retenus sont ceux présentés dans le
tableau ci-après :
10
3.8.3 Sélection des enquêteurs
Pour la sélection des enquêteurs, le choix a été fait aux fins de garantir, dans une certaine
mesure, la fiabilité des données collectées et la poursuite du projet après la clôture de la
phase pilote actuelle. Pour ce faire, les enquêtes ont été menées par le personnel de
terrain, de profil de formation proche de l’irrigation et assurant l’encadrement des
producteurs au niveau des sites retenus.
Les enquêteurs sélectionnés sont donc des agents des Centres Régionaux pour la
Promotion Agricole, en poste dans les Centres Communaux de Promotion Agricole en
qualité de Technicien Spécialisé en Aménagement et en Gestion des Ressources
Naturelles (TSAGRN) ou de Conseiller en Aménagement et en Gestion des Ressources
Naturelles (CAGRN).
Une fois les enquêteurs sélectionnés, il a été successivement procédé à :
-
la signature des contrats avec la RFAO/Bénin
-
l’organisation de la formation à leur profit
-
la collecte des données sur le terrain
-
des tournées de suivi-appui-conseil des enquêteurs
i)
Formation des enquêteurs
La session de formation des enquêteurs a connu les temps forts ci-après :
i)
la présentation commentée du document du projet avec un accent
particulier sur les objectifs, l’approche méthodologique et les
résultats attendus
ii)
la présentation commentée de la fiche d’enquêtes suivie de longue
séance de questions-réponses et de propositions de réaménagement
iii)
la présentation du guide des enquêteurs chargés de la collecte des
données
iv)
la formation théorique et pratique sur la manipulation et l’utilisation
du GPS
ƒ Présentation commentée de la fiche d’enquêtes
L’objectif poursuivi par cette présentation est de familiariser les
enquêteurs avec la fiche d’enquêtes aux fins de son appropriation
grâce à une meilleure compréhension des thèmes ou expressions
qui y sont contenus en rapport avec le format du questionnaire
AQUASTAT.
La fiche a donc été présentée dans les moindres détails. Chaque
thème ou paramètre a été expliqué, commenté et des réponses
11
appropriées ont été apportées à toutes les questions posées par les
enquêteurs.
Les interventions et les commentaires ont permis d’apporter
quelques corrections de forme à la fiche.
ƒ Présentation commentée du guide de collecte des données mis à la
disposition des enquêteurs
Le guide de collecte des données par les enquêteurs est un
document élaboré par le consultant en charge des enquêtes sur les
ressources en eau pour aider les enquêteurs à bien remplir les
fiches d’enquêtes.
Il reprend les thèmes clés de la fiche d’enquêtes et expose
l’approche à suivre pour parvenir à des données fiables. Il y a eu
beaucoup de questions d’éclaircissement auxquelles des réponses
ont été apportées.
A ce niveau, la fréquence et l’estimation de la dose d’arrosage
suivant les différents systèmes ou techniques d’irrigation ont
nécessité beaucoup d’explication accompagné d’exercices
pratiques pour s’assurer que l’essentiel est maîtrisé par les
enquêteurs.
ƒ Formation théorique et pratique sur l’utilisation du GPS
Cette formation assurée par le Consultant chargé du SIG s’est
déroulée en trois phases à savoir :
a. remise des GPS acquis dans le cadre du projet aux enquêteurs,
description de l’appareil et nomenclature des différentes
touches
b. mise en état de marche des GPS par les enquêteurs sur
instruction de l’expert SIG et familiarisation avec les
différentes fonctions
c. travaux pratique de prise des coordonnées de points en dehors
du lieu de la formation.
A chacune des étapes, le formateur s’est assuré que tous les enquêteurs ont maîtrisé les
enseignements reçus avant de passer à l’étape suivante.
12
3.9 Base de données sur l’eau agricole
3.9.1. Structuration de la Base de Données sur l’Eau Agricole
La base de données sur l’eau agricole est réalisée sous Access suivant les principes de
réalisation d’une base de données relationnelle. Le modèle conceptuel des données est
présenté par l’image ci-dessous. Ce modèle permet d’identifier des groupes
d’informations (acteurs) indépendants et les liens entre les groupes. Aussi, facilite-t-elle
la réalisation du Modèle Conceptuel de Données (MCD) et du Modèle de Traitement de
Données (MTD).
Le langage MS ACCESS a été choisi comme Système de Gestion de la Base de Données
(SGDB) à cause de sa simplicité quant aux échanges de données avec les autres logiciels
et sa disponibilité sur presque tous les micros ordinateurs.
Les principaux modules de la Base de Données se présentent comme suit :
− Sites agricoles ;
− Gestion des villages ;
− Sous bassins versants.
13
− Gestion des ouvrages d’AEP (débit >5) ;
− Gestion des AEV/PEA (débit forage >5) ;
− Gestion des données d’hydrologie ;
− Import/Export données BDI – EAICE.
3.9.2. Saisie des données
Les données brutes issues des enquêtes ont été saisies dans la base sans aucune
transformation préalable.
3.9.3. Entretien et actualisation de la Base de Données
La Base de Données qui est réalisée est domiciliée à la Direction Génie Rural qui se
chargera de sa mise à jour suivant une stratégie qui intègre les Agents du Ministère en
charge de l’Agriculture et intervenant dans le secteur aux niveaux national, déconcentré
et/ou décentralisé.
Dans le cadre du projet, le personnel de proximité qui sera mis à contribution pour
l’exécution des tâches afférentes à la mise à jour de la Base de Données a bénéficié d’une
initiation à la manipulation de la Base. Pour plus d’efficacité, ce personnel devra recevoir
d’autres formations notamment sur la formulation des requêtes, la manipulation des
logiciels de SIG et Access.
3.9.4. Les requêtes et le calcul des indicateurs
La mise en place de la convivialité et de la navigation permettant l’accès et la recherche
facile des informations ont nécessité la structuration suivante de la base de données.
14
Prenant en compte les expériences de la FAO (AQUASTAT), des Nations Unies
(Rapport pour le développement des Ressources en Eau – WWDR, et du Centre de
Coordination des Ressources en Eau (CCRE) de la CEDEAO, les variables et indicateurs
de l’utilisation de l’eau dans l’agriculture proposés pour le contexte béninois se présentent
comme suit :
• % Prélèvement total d’eau / Ressources en eau totales renouvelables (RERR)
• % Prélèvement total pour l'agriculture/ Ressources en eau totales renouvelables
(RERR)
• % Superficie réellement irriguée / Superficie équipée pour l'irrigation
• % Capacité installée de stockage eaux de surface / Eaux renouvelables
• % Capacité installée de pompage eaux souterraines / Eaux renouvelables
• % Superficie équipée pour l’irrigation / superficie irrigable
• % Superficie équipée en irrigation gravitaire par canaux / superficie équipée pour
l'irrigation
• % Superficie équipée pour irrigation localisée / superficie totale équipée pour
l'irrigation totale
• % Superficie équipée en aspersion / superficie totale équipée pour l'irrigation totale
• % Valeur production agricole / volume d'eau utilisé en agriculture irriguée.
15
Pour des raisons de non disponibilité de données désagrégées, tous ces indicateurs n’ont
pas été calculés dans le profil pays du Bénin. Toutefois, il convient de faire observer que
la poursuite du processus de collecte de données, mis en chantier grâce au projet,
permettra de disposer de données nécessaires pour le calcul de l’ensemble de ces
indicateurs avec le temps.
3.9.5. Arrimage de la Base de Données sur l’Eau Agricole et la Base de
Données Intégrées
La Base de Données sur l’Eau Agricole a été arrimée avec la Base de Données Intégrées
de la Direction Générale de l’Eau.
IV­ FORCES ET FAIBESSES DES METHODES UTILISEES 4.1 Forces du cadre méthodologique
Les forces du cadre méthodologiques utilisée pour conduire les activités prévues au projet
résident essentiellement dans l’option clairement faite au départ de mettre en œuvre le
projet dans un cadre partenarial et plurisectoriel traduisant le cadre transversal des
ressources en eau.
En associant l’ensemble des structures ou institutions clés sensées apportées des
contributions significatives à l’amélioration des résultats du projet, deux paris majeurs ont
été gagnés. Il s’agit :
l’appropriation des résultats grâce à une large connaissance du projet par les
structures ou institutions impliquées et qui ont apporté une contribution
appréciable à l’atteinte des objectifs ;
la mise en place d’un cadre partenarial avec la Direction Générale de l’Eau, la
Direction de la Météorologie Nationale et le Projet de Recensement National de
l’Agriculture et qui a servi de levier pour l’arrimage de la Base de Données sur
l’Eau Agricole avec la Base de Données Intégrées. Le bon fonctionnement de ce
cadre partenarial qui devra s’étendre à d’autres structures jugées pertinentes, laisse
présager d’un arrimage aisé de la Base de Données mise en place dans le cadre du
projet avec d’autres Bases de Données des structures partenaires ;
Par ailleurs, le choix des Consultants et des enquêteurs au sein des structures de
l’administration les plus concernées par les activités du projet et les résultats escomptés
est incontestablement, une option qui améliore les chances de la pérennisation de la Base
grâce à sa fréquente mise à jour.
16
Enfin, c’est pour la première fois dans l’histoire du développement de l’agriculture au
Bénin, qu’est lancée une opération visant un véritable état des lieux du sous secteur de
l’irrigation qui reste et demeure un sous secteur faiblement documenté.
4.2 Faiblesses du cadre méthodologique
Le cadre méthodologique ne comporte pas en réalité des faiblesses ayant été à l’origine
d’un quelconque disfonctionnement. Il est cependant apparu des difficultés dans la mise
œuvre du projet et qui ont eu quelques impacts négatifs sur la portée des résultats
attendus. Au nombre de problèmes relevés figurent notamment :
la courte durée des sessions de formation organisées dans le cadre du projet
Les bénéficiaires des trois sessions de formation organisées dans la cadre du projet à
savoir : i) formation des enquêteurs ; ii) formation sur la base de données ; et iii)
formation sur l’évaluation des performances de l’irrigation ; se sont toujours plaints de
la courte durée desdites sessions et la non insertion d’une visite de terrain dans
l’agenda de déroulement.
Pour la formation des enquêteurs et la formation sur l’évaluation des performances de
l’irrigation, il a été admis qu’il aurait été particulièrement indiqué d’organiser des
visites de terrain pour mettre en pratique les enseignements reçus.
Quant à la formation sur la Base de données, au vu du niveau général des participants,
il aurait fallu au moins quinze (15) jours de formation au lieu des cinq (5) jours prévus
pour avoir un résultat significatif.
La taille et la répartition des périmètres irrigués existants :
La plupart des périmètres irrigués au Bénin sont des micro périmètres individuels
dispersés dans l’espace. Même, lorsque leurs positions respectives permettent de les
considérer comme faisant partie de ‘‘bloc de cultures’’, la variation des systèmes
d’irrigation couplée avec l’autonomie des irrigants ne permet pas une extrapolation
fiable des données collectées ;
la très faible documentation du sous secteur de l’irrigation :
Il est apparu, après l’analyse des fiches d’enquêtes remplies, que le sous secteur de
l’irrigation est très peu renseigné. Les données sur les productions et les rendements
font totalement défaut. N’eussent été les mesures effectuées, on ne disposerait
d’aucune idée sur les volumes d’eau annuellement prélevés pour l’irrigation.
L’absence des valeurs de référence dans le domaine rend enfin difficile toute analyse
approfondie des résultats pouvant permettre de se faire une idée des grandes tendances
dans le sous secteur ;
17
la courte période des enquêtes :
Les enquêtes de terrain ont duré 35 à 45 jours et cette durée d’observation est
insuffisante pour permettre de mieux suivre l’évolution des doses d’arrosage avec
l’âge des plants pendant le cycle végétatif. Il en résulte que l’extrapolation faite pour
parvenir au volume d’eau prélevé par hectare et par an dans le rapport technique et qui
est basé sur la constance des doses d’arrosage pendant tout le cycle végétatif comporte
vraisemblablement quelques erreurs.
V- PERSPECTIVES : CADRE CONCEPTUEL DE MISE A JOUR DE LA BASE
DE DONNEES
D’une manière générale, l’approche méthodologique développée dans le cadre du projet
sera maintenue et renforcée ou améliorée au besoin pour mieux réponde aux exigences de
la fiabilité des données. Il sera question d’une formalisation progressive du cadre de
collaboration, de concertation et d’échanges avec l’ensemble des partenaires
indispensables au succès du projet.
Le processus de mise à jour de la base de données se déroulera suivant une chronologie en
quatre (04) principales étapes à savoir :
i) la collecte des données au niveau des exploitations irriguées
ii) la centralisation, la synthèse, le traitement et analyse des données
iii) la saisie des données
iv) la publication des résultats
5.1 Collecte des données
La collecte des données se fera au niveau de toutes les exploitations irriguées et de celles
au niveau desquelles l’eau est contrôlée par une technique quelconque visant une
meilleure valorisation des ressources en eau à des fins de production agricole.
Elle consistera à recueillir, à mesurer ou à calculer toutes les données conformément au
modèle des fiches d’enquêtes détaillées conçues et mises au point dans le cadre du présent
projet.
Il reste clair que ladite fiche sera légèrement réaménagée afin de pouvoir renseigner tous
les paramètres ou les données dans le format du questionnaire AQUASTAT.
La collecte des données se fera par des agents qualifiés sélectionnés sur la base des
critères de compétence et d’aptitude au niveau pertinent le plus bas possible. Ils seront
préalablement formés théoriquement et pratiquement pour être à même de collecter des
données aussi fiables que possible dans leurs zones d’intervention respectives. Ils
18
bénéficient, lors de la collecte des données de terrain, d’un système de suivi-appui-conseil
de proximité destiné à limiter les risques d’erreurs afin d’améliorer la qualité des données
collectées.
Toujours au cours de cette phase capitale dont le bon déroulement conditionne pour une
large part, la fiabilité des résultats finaux, il y aura également des tournées de
coordination et de supervision dont la mission essentielle sera de recenser les éventuelles
difficultés aux fins d’y proposer des approches de solution ;
Centralisation, synthèse, traitement et analyse des données
Cette opération se déroulera essentiellement à trois (03) niveaux à savoir : communal,
départemental et national.
• Les fiches d’enquêtes soigneusement remplies au niveau des exploitations seront
rassemblées au niveau des communes pour une première synthèse des données
brutes telles que collectées, mesurées ou calculées.
• Dans un deuxième temps, l’ensemble des fiches provenant des communes seront
acheminées au niveau départemental pour une première vérification des données et
une synthèse à l’échelle du département. A ce niveau se fera une première analyse
des données afin de relever et de corriger les éventuelles erreurs avant la
transmission des fiches à la Direction du Génie Rural au niveau national pour la
synthèse et le traitement au niveau national.
• Enfin, et dans une dernière phase, la Direction du Génie Rural procèdera à la
synthèse nationale, au traitement et à l’analyse des données. C’est à ce niveau que
seront examinées et mises éventuellement en cohérence à l’échelle nationale les
données collectées en rapport avec la situation dans le secteur agricole en général
et dans le sous-secteur de l’irrigation en particulier.
Saisie des données et publication des résultats
Les données contenues dans les fiches d’enquêtes provenant des départements seront
ensuite stockées dans la Base de données de la Direction du Génie Rural aux fins de sa
mise à jour.
Dès lors, les résultats issus du traitement et de l’analyse des données sont rendus
disponibles et peuvent être imprimés en vue de leurs publication ou diffusion.
5.2 Périodicité de l’actualisation de la Base de données
La Base de données sera actualisée tous les cinq (05) ans mais elle sera annuellement
mise à jour sur la base des données provenant du terrain.
19
L’actualisation s’entend la vérification complète de la situation réelle au niveau du terrain
afin d’apprécier et de réajuster en cas de besoin, les informations et les données parvenues
au cours de la période des cinq (05) ans qui s’écoule deux actualisation consécutives.
Le travail d’actualisation sera réalisé par une équipe de contre expertise en collaboration
avec les acteurs de terrain.
5.2 Acteurs et rôles
Le projet de renforcement des capacités nationales de suivi des ressources en eau axé sur
la gestion de l’eau agricole est un projet plurisectoriel et inter-institutionnel.
Au regard du cadre institutionnel actuel des sous-secteurs de l’eau et de l’agriculture au
Bénin et de la nature des données à collecter, les structures clés pour atteindre les
objectifs visés sont :
-
la Direction du Génie Rural
la Direction Générale de l’Eau
la Direction de la Programmation et de la Prospective du MAEP
la Direction de la Météorologie Nationale (Service Agro-météorologie)
l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique
les Centres Régionaux pour la Promotion Agricole (CeRPA) et leurs
démembrements au niveau communal
la Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi.
Dans la pratique, chacune de ces entités ou structures est compétente dans les domaines
relevant de ses attributions statutaires. D’une manière générale et en rapport avec le
formulaire du questionnaire AQUASTAT, les rôles de chacune des structures susindiquées se déclinent comme suit :
Direction du Génie Rural
- organisation et gestion du système ou du processus de collecte des données,
- organisation des sessions de formation des formateurs et supervision de la
restitution des formations reçues,
- administration de la Bse de données par :
o centralisation, synthèse, traitement et analyse des données,
o saisie des données,
o publication des résultats.
Direction Générale de l’Eau
- appui à la Direction du Génie Rural pour l’administration de la Base de données
par :
20
o l’assistance pour la mise à jour de la Base de données,
o le renforcement des capacités de gestion du personnel de la DGR impliqué
dans la gestion de la Base,
o la fourniture à la DGR de toutes les données relevant de son mandat et
nécessaires pour la mise à jour de la Base,
o la poursuite de la formation sur les logiciels ARC-VIEW, ARC-GIS et
ACCESS,
o la garantie des échanges réguliers des données entre la BDI et la Base de
données de la DGR ;
Direction de la Programmation et de la Prospective du MAEP
Dans la pratique, la contribution de la Direction de la Programmation et de la Prospective
du MAEP se fera dans un premier temps à travers l’accord cadre conclu avec le projet de
Recensement National de l’Agriculture (RNA) et conformément auquel la phase II du
recensement démarré dans le cadre dudit projet comportera des données qui permettront
de renseigner des paramètres du questionnaire AQUASTAT.
Dans un deuxième temps, la DPP/MAEP collaborera avec la DGR en rendant disponibles
et accessibles toutes les données statistiques agricoles dont elle dispose.
Direction de la Météorologie Nationale (Service Agro-météorologie)
Elle fournira, suivant une périodicité convenue d’accord parties, les données climatiques
et agro-climatiques ci-après :
- pluviométrie décadaire,
- évaporation
- évapo-transpiration potentielle,
- déficit agricole,
- bilan hydrique,
- température,
- humidité relative
- durée d’ensoleillement
- etc…
Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique
- Mise à la disposition de la Direction du Génie Rural de toutes les données
statistiques disponibles et pouvant contribuer à la mise à jour de la Base de
données de ladite Direction.
Centres Régionaux pour la Promotion Agricole (CeRPA)
Ces Centres joueront un rôle prépondérant dans la collecte des données au niveau des
exploitations agricoles en général et des exploitations agricoles irriguées en particulier.
21
En effet, la collecte des données de terrain sera faite par des agents relevant des Centres
Communaux pour la Promotion Agricole (CeCPA) qui ne sont rien d’autres que des
démembrements à l’échelle communale des CeRPA.
Le personnel qualifié des CeRPA et de leurs démembrements, dans le cadre de leur
concours à la mise à jour de la Base de données de la DGR, auront pour tâches :
- la collecte, la mesure ou le calcul des données au niveau des exploitations et des
acteurs à la base,
- la centralisation, la synthèse et le traitement des données à l’échelle
départementale,
- la transmission de toutes les informations et données à la Direction du Génie
Rural.
Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi
La Faculté des Sciences Agronomiques apportera son concours à travers des échanges sur
toutes les questions techniques ayant trait à l’évaluation de la pertinence de l’approche
méthodologique, de la fiabilité des données et de la qualité des résultats.
5.3 Option de mise à jour de la base de données
Dans la pratique et au regard du nombre limité des exploitations agricoles irriguées au
Bénin, les informations et les données seront collectées sur la base de la fiche d’enquête
détaillée mise au point dans le cadre du présent projet. Il reste entendu que ladite fiche
sera légèrement réaménagée pour tenir compte du format du Questionnaire AQUASTAT.
L’ambition est de pouvoir disposer à terme d’une fiche d’enquêtes détaillées par
exploitation agricole irriguée de manière à réduire au strict minimum ou à éliminer les
extrapolations des données.
La mise à jour se fera annuellement.
VI- RECOMMANDATIONS
Partant de la synthèse des forces et faiblesses développées précédemment, il se dégage
une série de recommandations à l’adresse des structures clés impliquées à divers titres
dans la mise en œuvre du projet.
i)
FAO et autres partenaires techniques et financiers du secteur
J assistance technique et appui financier en vue de la poursuite des actions
engagées dans le cadre du projet surtout celles relatives à la formation du
22
personnel toutes catégories confondues, à l’inventaire et à la caractérisation
des sites de périmètres irrigués au Bénin ;
J appui méthodologique et logistique aux autres structures partenaires de la
Direction du Génie Rural pour la collecte des données utiles et non
disponibles actuellement pour le calcul des indicateurs sur l’évaluation de la
performance de l’irrigation au Bénin.
ii)
Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Direction du Génie
Rural)
J mise en place d’un mécanisme de financement pour la pérennisation de la
Base qui intègre la formation et l’équipement du personnel toutes catégories
confondues, la collecte et la remontée de l’information du terrain vers la
Base de Données ;
J la collecte de données sur l’ensemble des périmètres irrigués du bassin de
l’Ouémé et des autres bassins hydrographiques du Bénin ;
J une large diffusion des résultats du projet à travers des canaux et supports
appropriés.
iii)
Structures partenaires de la Direction du Génie Rural et les collectivités
locales
J poursuite de la collaboration avec la Direction du Génie Rural pour la
pérennisation des résultats du projet et l’extension du champ géographique
de la Base de Données sur l’Eau Agricoles ;
J promotion de la Base de Données sur l’Eau Agricole à travers notamment
son utilisation dans les processus de prise de décision.
23
ANNEXES
Annexe 1
:
Fiche d’enquêtes
Annexe 2
:
Guide de formation des enquêteurs et de collecte de données
Annexe 3
:
Manuel d’utilisation du GPS
Annexe 4
:
Manuel de gestion de la Base de Données
24
ANNEXE 1
FICHE D’ENQUETES
25
P.B
REPUBLIQUE DU BENIN
…………………
ORGANISATION DES NATIONS
UNIES POUR L’AGRICULTURE
MINISTERE DE L’AGRICULTURE
DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
------------------
DIRECTION DU GENIE RURAL
-----------------
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES NATIONALES DE SUIVI DES
RESSOURCES EN EAU AXE SUR LA GESTION DE L’EAU AGRICOLE
FICHE
D’INVENTAIRE DES EXPLOITATIONS
AGRICOLES IRRIGUEES ET AVEC
CONTROLE DE L’EAU
(Version définitive)
Date de collecte des données : ……………………
Nom de l’enquêteur :………………………………
Décembre 2008
26
I. LOCALISATION, IDENTIFICATION DE L’EXPLOITATION IRRIGUEE ET
ACCESSIBILITE
1.1.
Localisation et identification
Nom du site ou de l’exploitation ………………………………………………………..
Département :……………..…Commune :………………..…Arrondissement :………..
Village :…………………..Quartier de ville :………….Hameau :….…………………
Coordonnées géographiques du site : Latitude Nord…………Longitude Est……..……
II.
IDENTITE DE L’ORGANE D’EXPLOITATION ET DE GESTION
2.1.
Nature de l’organe d’exploitation
Exploitation : Individuelle …
Familiale …
Entreprise …
Nom du responsable ou du chef d’entreprise……………………………………………
Groupement : …
Nom du groupement : ……………...................................
Structure pré-coopérative …
coopérative …
Nom :……………………………
Pour les groupements et structure coopérative et pré-coopérative,
Effectifs des membres……………..Hommes……………Femmes……………………
Nom du président du groupement ou de la structure……………………………………
Société : …
Nom………………………………………………………
Bloc de cultures : … Nombre d’exploitants…………Hommes…..….Femmes………
Location de l’exploitation :
Zone rurale …
Zone peri-urbaine …
Zone urbaine …
2.2 Régime foncier : Statut des terres
Terre appartenant aux collectivités : Oui …
Exploitant propriétaire : Achat …
Non …
Don …
Exploitant non propriétaire : Location …
Héritage …
Bail …
Gage …
Métayage …
27
Attribution temporaire :
Oui …
Non …
Attribution permanente :
Oui …
Non …
Autres (à préciser)………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………..
2.3
Evolution de l’exploitation
Année de démarrage des activités :……………………………………………………..
Nombre d’exploitants au démarrage :…………………………………………………
Nombre d’exploitants actuels :…………………………………………………………
Superficie équipée pour l’irrigation :…………………………………………………..
Superficie irriguée au cours de la première campagne (en hectares) : ………………
Superficie actuellement irriguée (en hectares ) :………………………………………
Production de la première campagne (en tonnes ) : ……………………………………
Production de la dernière campagne (en tonnes) :………………………………………
S’il y a des différences entre superficie équipée pour l’irrigation et superficie actuellement
irriguée, expliquez pourquoi :
…
Quantité de l’eau insuffisante (moins eau dans la source)
…
Quantité de l’eau insuffisante en raison de l’expansion de la superficie irriguée
…
Dégâts des infrastructures
…
Superficie engorgée par l’eau (combien d’ha ?)
…
Superficie salinisée (combien d’ha ?)
…
Autres raisons (expliquer s.v.p.)…………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
28
III.
SYSTEME D’IRRIGATION
3.1.
Source d’eau d’irrigation
Eaux souterraines (infrastructure de captage)
• Puisard ………… …
Profondeur (m) ……..
Niveau statique (m ) : ……
• Puits moderne à grand diamètre … Profondeur (m) :…. Niveau statique (m ) : ……
• Forage : …
Profondeur (m) :…………………
• Forage artésien : …
Niveau statique (m) : …….
Profondeur (m)…….…… ….
Niveau statique (m) : ……
• Coordonnées géographiques de la source d’eau :
Latitude Nord : ……………………
Longitude Est : …………………..
Eaux de surface
3.2.
• Lac ou lagune… …
Pérenne …
Saisonnier
…
• Rivière……….. …
Pérenne …
Saisonnière …
• Barrage………. …
Pérenne …
Saisonnier
• Mare…………. …
Pérenne …
Saisonnière …
…
Mode de prélèvement de l’eau.
* Exhaure de l’eau
- Exhaure manuelle : …
• Prélèvement direct à l’aide d’arrosoir :
…
• Prélèvement avec puisette (seau + cordeau) :
…
- Exhaure avec pompe à motricité humaine :
…
- Exhaure avec groupe moto pompe :
…
- Exhaure avec électropompe :
…
* Source de l’énergie électrique : Réseau SBEE
- Réseau SBEE
…
- Groupe électrogène de l’exploitant
…
* Prélèvement par prise au fil de l’eau :
…
* Prélèvement par siphonage :
…
* Autres modes d’exhaure : … (Décrire)………………………………………………
29
3.3.
Mode de transport de l’eau
* par canal en terre à ciel ouvert…………………….…………………………
…
* par canal en béton à ciel ouvert……………………………...…………………
…
* par conduite en matière plastique enterrée ou non
…
* par conduite enterrée suivi de canal à ciel ouvert
3.4.
* par canal de fortune en matériaux quelconques………………………………
…
* avec arrosoirs…………………………………………………………………
…
* autres récipients (à préciser)………………………………………………….
…
Mode de distribution de l’eau aux cultures
* Par rigoles ou par raies …………………….…………………………………
…
* Par aspersion ……………………………...…………………...........................
…
• A l’aide d’asperseurs ………………...………..................................... …
• A l’aide de micro-asperseurs ……………….………………………..
…
• A l’aide de pomme d’arrosage fixée au bout d’un raccord flexible….
…
• A l’aide d’arrosoir …………………………………………………… …
* Par système d’irrigation localisée…………………...…………………………
…
• goutte à goutte ………………...………............................................... …
• micro diffuseurs ……………….……………………………………..
…
• avec arrosage plant par plant à l’aide de petit récipient, l’eau étant
versée au pied de chaque plant …………………………………….
…
* Par submersion de petites planches ………………….………………………... …
* Autres modes de distribution d’eau ………………….……………………...... …
3.5
Drainage
* Est-ce qu’il y a des structures et réseau de drainage construits ? … Oui
… Non
En cas de réponse positive,
- Combien d’ha couvre le réseau de drainage ?................................................................
- Quel système de drainage ?............................................................................................
30
• par collecteurs et drains en terre à ciel ouvert ……… Oui
… Non
… Oui
… Non
• par conduites perforées enterrées ……………
3.6
Autres techniques de contrôle de l’eau
Collecte des eaux de ruissellement (in situ) :
… Stockage subterraine de l’eau
… Techniques in situ pour préserver l’humidité du sol
… Autres techniques (expliquer) …………………………………………………………
Superficie totale avec collecte des eaux in-situ : …………………. ha
… Zones basses équipées (marais, bas-fonds, plaines) ……………. ha
… Autres techniques de contrôle de l’eau………………………….. ha
(expliquer)……………………………………………………………….
Cultures cultivées avec contrôle de l’eau in situ / épandage des crues :
N°
Culture
Superficie
(ha)
Production
(t)
N°
1
4
2
5
3
6
3.7
Culture
Superficie
(ha)
Production (t)
Accès à l’eau
1. Tous les groupes sociaux ont-ils accès à l’eau ? … Oui
… Non
2. En cas de réponse négative, quels sont les groupes privilégiés ?
……………………………………………………………………………………………..
3. Est-ce qu’il y a des différences de l’accès à l’eau entre femmes et hommes ?
… Oui
… Non
En cas de réponse positive, donner quelques rasions qui expliquent cette situation
………………………………………………………………………………………………............
..................................................................................................................................................
4. Est-ce qu’il y existent des conflits sur l’eau ? … Oui
… Non
5. En cas de réponse positive, comment est-ce qu’on résout les conflits ?..................................
…………………………………………………………………………………………………..…
………………………………………………………………………………………………...
31
3.8
Problèmes environnementaux
a) Superficie abandonnée à cause de salinisation : ________ha
b) Superficie érodée à cause de l’irrigation : ______________ha
c) Superficie inondée à cause de la diversion du fleuve pour l’irrigation :_______ha
6. Quels problèmes de santé ont été observés dès le démarrage de l’irrigation ?
… Paludisme … Autres (spécifier) _______________________________________________
IV. SPECULATIONS ET PRATIQUE DE L’IRRIGATION
4.1.
Les cultures
Cultures
Période d’irrigation
Superficie
Couverte (ha)
Riz
…
………………..
………………..
………….
Oignons
…
………………..
………………..
………….
Pomme de terre
…
….......................
………………..
………….
Tomate
…
…………………
………………..
………….
Légumes
…
…………………
………………..
………….
Canne à sucre
…
…………………
…………………
………….
Palmier à huile
…
………………..
…………………
………….
Agrumes
…
…………………
…………………
………….
Banane
…
…………………
…………………
………….
Autres
…
(Préciser)
…………………
…………………
…………
…………………
…………………
…………
Type d’assolement pratiqué ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Rotation des cultures-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Au cas où il n’y aurait pas de rotation des cultures, quelles en sont les raisons essentielles ? -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
32
4.2.
Tableau du nombre de campagnes annuelles
4.2.1. Pour les spéculations annuelles
N°
Campagne
1
Spéculation
Riz
2
Maïs
3
Oignons
4
Tomate
5
Pomme de terre
6
Piment
7
Carottes
8
Piment
9
Légumes
10
Palmier d’huile
11
Canne à sucre
12
Agrumes
13
Autres
(spécifier)
Première campagne
Début
Fin
4.3 Caractéristiques géotechniques des sols
- sols sableux
oui …
- sols limoneux
oui …
- sols sablo-limonneux
oui
…
- sols limono-sableux
oui …
- sols argileux
oui …
- sols limono-argileux
oui …
PERIODE
Deuxième campagne
Début
Fin
non
non
non
non
non
non
Troisième campagne
Début
Fin
…
…
…
…
…
…
33
4.4 Doses et fréquence d’arrosage
Espacement
des arrosages
(1ère
campagne)
Dose
d’arrosage
(mm)
Espacement
des arrosages
(2ème
campagne)
Dose
d’arrosage
(mm)
Espacement
des arrosages
(3ème
campagne)
Dose
d’arrosage
(mm)
Riz
Maïs
Oignons
Tomate
Pomme de terre
Carotte
Piment
Légumes
Palmier à huile
Canne à sucre
Agrumes
Autres formations
…
Lesquelles ?....................................................................................
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………..
34
4.5 Calendrier et type de cultures
Marquez pour chaque mois le pourcentage de la superficie irriguée actuel (voir section 2.3) qui
correspond à chaque culture :
Culture
Jan
Mois
Fév Mar Avr Mai Jun Juil
Aoû Sept Oct
Nov Déc
1. Riz
2. Maïs
3. Oignons
4. Tomate
5. Pomme de terre
6. Carotte
7. Piment
8. Légumes
9. Palmier à huile
10. Canne à sucre
11. Agrumes
12. Autres
cultures
(spécifier)
35
V.
PRODUCTION
5.1 Evolution des rendements au cours des trois (03) dernières années (t/ha) (cultures
irriguées)
Année
Spéculations
2005 2006 2007
Riz
Maïs
Oignon
Tomate
Pomme de terre
Piment
Légumes
Palmier à huile
Canne à sucre
Agrumes
Autres
36
5.2
Evolution des rendements au cours des trois (03) dernières années (t/ha)
(Cultures pluviales sans irrigation)
Année
Spéculations
2005 2006 2007
Riz
Maïs
Oignon
Tomate
Pomme de terre
Piment
Légumes
Palmier à huile
Canne à sucre
Agrumes
Autres
5.3 Causes de l’évolution des rendements par ordre d’importance décroissante
si possible
i)
----------------------------------------------------------------------------------------------ii)
-----------------------------------------------------------------------------------------------
iii)
-----------------------------------------------------------------------------------------------
iv)
-----------------------------------------------------------------------------------------------
37
5.4 Evolution des superficies irriguées au cours des trois (03) dernières années
Année
Spéculations
2005
2006
2007
Riz
Maïs
Oignon
Tomate
Pomme de terre
Piment
Légumes
Palmier à huile
Canne à sucre
Agrumes
5.5
Causes de l’évolution des superficies irriguées par campagne par
ordre d’importance décroissante si possible.
i/ -----------------------------------------------------------------------------------------------------ii/ ----------------------------------------------------------------------------------------------------iii/ ---------------------------------------------------------------------------------------------------iv/ ----------------------------------------------------------------------------------------------------
38
5.6
N°
Utilisation des produits agricoles
Culture
Production pour
l’autoconsommation
(%)
Production
pour la
vente (%)
Distance au marché
(km)
<10
1020
2030
>30
Condition des chemins
Tous
les
temps
Seulement
en
sécheresse
Transport
avec
animaux
Transport
manuel
1
2
3
4
5
Riz
Maïs
Oignon
Tomate
Pomme
de terre
6 Piment
7 Légumes
8 Palmier
à huile
9 Canne à
sucre
10 Agrumes
39
ANNEXE 2
GUIDE DE FORMATION DES
ENQUETEURS ET DE COLLECTE DE
DONNEES
40
REPUBLIQUE DU BENIN
-------------------MINISTERE DE L’AGRICULTURE
DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
------------------DIRECTION DU GENIE RURAL
---------------------
ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L’ALIMENTATION ET
L’AGRICULTURE
PROJET GCP/GLO/207/ITA
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES NATIONALES DE
SUIVI DES RESSOURCES EN EAU AXE SUR LA GESTION DE
L’EAU AGRICOLE
------------------
GUIDE DE FORMATION ET DE COLLECTE
DE DONNEES
DONNEES AU NIVEAU DES SITES PILOTES
TONOUHEWA Albert
Consultant chargé des enquêtes
des ressources en eau
Décembre 2008
41
INTRODUCTION
En République du Bénin, la difficulté majeure qui pénalise le bilan ou l’évaluation
des actions afin d’en tirer les leçons nécessaires devant permettre d’éventuels
réorientations et réajustements est la non disponibilité des données statistiques
fiables.
A ce jour, les données de même nature relatives aux mêmes objets pour les mêmes
périodes varient tellement d’une source d’information à l’autre que le concepteur est
toujours dans l’embarras de choix parce que disposant rarement d’explication ou de
justification pouvant permettre d’opérer un choix raisonné.
La seule source à laquelle on a souvent recours est celle produite par la FAO dans
son domaine de compétence ou de l’INSAE oubliant que ces institutions génèrent
rarement des données et ne font que compiler et diffuser, dans la plupart des cas,
des données qui proviennent des sources incriminées.
Ce qui est vrai pour le cas général en matière de données statistiques l’est encore
davantage lorsqu’il s’agit de l’utilisation de l’eau à des fins agricoles. En effet, toutes
les informations disponibles jusqu’à présent sur les prélèvements opérés sur les
ressources en eau superficielles ou souterraines à des fins agricoles et pastorales
sont basées sur des hypothèses largement discutables. De véritables mesures n’ont
jamais été faites pour quantifier fiablement les volumes d’eau prélevés.
C’est donc clair que l’organisation des enquêtes au niveau des sites pilotes sera d’un
intérêt certain pour une meilleure évaluation des prélèvements opérés à des fins
d’irrigation dans différents types d’aménagement et de distribution de l’eau.
Le présent guide d’enquêtes est élaboré pour servir de support pour la formation des
enquêteurs afin qu’ils aient la même compréhension des différentes terminologies
qui y sont utilisées.
Elle fournit également des indications sur la manière de mesurer des paramètres
non disponibles en l’état.
Date de collecte des données
•
indiquer la période des investigations comme suit :
du ……(jour) ……(mois)……année au ………..(jour) ………..(mois)………année
I – Localisation du site
Nom du site
Indiquer à ce niveau le nom local par lequel le site est désigné – Il en existe
presque toujours un mais qui n’est souvent pas donné instantanément.
42
Poser la question suivante aux riverains :
1. Pour être sûr d’être conduit sur ce site, que doit dire un étranger à n’importe
quel habitant de votre village pour qu’il l’amène nécessairement sur ce site et
non ailleurs ? Cocher la réponse à cette question.
II – Nature de l’organe d’exploitation
2.1 Bloc de culture
Ce groupe de mots désigne plusieurs exploitations individuelles, familiales ou
à caractère d’entreprise agricole contiguës ; Dans ce cas, la superficie du bloc de
cultures est la superficie de toutes les exploitations contiguës.
2.2 Régime foncier : statut des terres
En cas d’exploitant non propriétaire
Location
:
action d’occuper un bien meuble ou immeuble moyennant
le paiement régulier d’un loyer convenu avec le
propriétaire.
Bail
:
Convention d’occupation ou d’utilisation d’un bien meuble
ou immeuble pour une période et un montant déterminés.
Gage
:
Garantie offerte dans le cadre d’un prêt, d’une affaire.
Dans le cas d’espèce, le propriétaire des terres rentre à
nouveau en possession de ses terres mises en gage dès qu’il
a remboursé la somme perçue.
Métayage
:
mise à disposition temporaire d’un domaine à un
exploitant contre une partie de fruit ou des récoltes
provenant de l’exploitation.
2.3 Evolution de l’exploitation
•
Superficie équipée = superficie totale nette desservie par le réseau d’irrigation
mis en place
•
Superficie irriguée = superficie réellement exploitée sous irrigation – elle peut
être inférieure à la superficie équipée pour diverses raisons dont la défaillance
du réseau, la désertion des irrigants, l’inondation de certaines zones, etc…
43
III – Autres techniques de contrôle de l’eau
Il existe une multitude de techniques de collecte et de contrôle de l’eau in situ
comme l’ouverture des pockets sur les espaces à exploiter, le paillage des sols, les
billons cloisonnés, etc…
Au Bénin, les bas-fonds aménagés par la mise en place des diguettes isohypses
devraient être également classés dans les techniques de collecte et de contrôle des
eaux in situ.
IV – Accès à l’eau
De plus en plus, des conflits sont signalés entre les usagers des points d’eau surtout
au niveau des plans d’eau naturels ou artificiels. Ces conflits sont souvent signalés
entre agriculteurs et éleveurs, entre pêcheurs et transporteurs par voie d’eau. Il
s’agit de sonder le terrain pour savoir si ce type de conflit posant des problèmes
d’accès au point d’eau existe.
V – Doses et fréquence d’arrosage
i)
la dose d’arrosage est la quantité d’eau apportée par unité de surface au
cours d’un arrosage. Elle s’exprime généralement en mm ou en m3/ha. Elle
varie en fonction de la réserve facilement utilisable du sol (RFU), du stade
végétatif de la plante et du type de sols ;
ii)
la fréquence d’arrosage est le temps qui s’écoule entre deux (02) arrosages
consécutifs de la même parcelle. Elle varie en fonction de la structure et de
la texture du sol et du stade végétatif de la plante hormis le système
d’irrigation au goutte à goutte qui est un système d’apport permanent de
l’eau à la plante. Il faut faire remarquer que, même au niveau de ce
système qui fait partie de l’ensemble des systèmes d’irrigation localisée,
les débits des goutteurs sont régulièrement réglés en fonction des sols et
des besoins en eau correspondant au stade végétatif de la plante ;
iii)
calcul de la dose d’arrosage
D’une manière générale, les calculs de dimensionnement du réseau
d’irrigation sont initialement faits à partir des besoins en eau maximaux
des plantes c'est-à-dire en période de pointe ;
L’irrigation des cultures au quotidien se fait sur la base d’une appréciation
de différents paramètres ayant trait à la nature des sols, aux paramètres
climatiques au stade végétatif de la plante, à l’aspect végétatif de la
plante, etc…
Pour donc connaître les doses réellement utilisées pour l’arrosage des
plantes pendant le cycle végétatif, il faut suivre l’irrigation de bout en bout
44
et procéder à des mesures in situ des paramètres parfois non disponibles
en l’état.
•
Comment connaître la quantité d’eau utilisée au cours d’un arrosage ?
Tout dépend du système de prélèvement, de transport et de distribution de
l’eau.
a) Cas d’arrosage manuel avec l’arrosoir
i)
déterminer la surface de la planche ou des planches
simultanément arrosées (m²) ;
ii)
déterminer le volume réel de l’arrosoir utilisé par
l’irrigant. Cela peut se faire sur le terrain en remplissant
l’arrosoir à l’aide des bidons relativement petit de capacité
connue. (Généralement, les arrosoirs courants ont des
volumes compris entre 10 et 15 litres) ;
iii)
compter le nombre d’arrosoirs d’eau utilisés pour arroser
la ou les planches ;
iv)
déterminer le volume d’eau utilisé par une simple
multiplication ;
v)
ramener le volume d’eau ainsi trouvé au m3 d’eau par
hectare ou en millimètres (Exemple 2 arrosoirs d’eau de 10
litres pour une planche 15 m² correspond à une dose de :
- 20 litres pour 15 m² - soit 1,33 litre par m²
- Soit 13300 litres par hectare – soit 13,33 m3/ha soit
1,33 mm d’eau.
b) Cas d’arrosage par motopompe
b1. Distribution de l’eau par aspersion avec pommes d’arrosage fixées
au bout de tuyaux flexibles et avec asperseurs traditionnels ou
modernes
i)
Lire le débit inscrit sur la pompe si cela est accessible et
lisible pour se faire une idée ;
ii)
Déterminer le débit réel refoulé en chronométrant le
temps de remplissage d’un récipient de capacité connue
(fût ou tonneau de 200 litres, bidon de 50 litres, récipient
de 300 litres). Il convient de noter ici que, plus le récipient
est grand, plus le résultat sera précis. Si la situation le
45
iii)
permet, on pourra répéter l’expérience deux à trois fois
pour disposer d’une bonne moyenne ;
Déterminer la surface irriguée simultanément ;
iv)
Chronométrer la durée d’arrosage de la parcelle ;
v)
Déterminer la quantité d’eau utilisée en multipliant le
débit mesuré par la durée de l’arrosage ;
vi)
Déterminer la dose d’arrosage d’un hectare par calcul
Exemple
- Débit mesuré : 25 litres/seconde
- Superficie irriguée simultanément : 600 m²
- Durée d’irrigation = 5 mn
Il en résulte :
- Volume d’eau utilisée = 2,5 l/s x 5 x 60 = 750 litres
- Dose d’arrosage) 750 l/600 m² = 1,25 litre/m² = 12,5
m3/ha soit 1,25 mm d’eau.
N.B. : S’il n’est pas possible de procéder à la détermination des paramètres
réels sur le terrain, on peut se contenter des indications figurant sur les
équipements (débit de pompage, débit des asperseurs et rayon d’arrosage)
pour estimer les volumes d’eau prélevés.
b2 Dans le cas d’une irrigation gravitaire par canaux avec ou sans
pompage
La mesure du débit est assez délicate mais on peut y parvenir en ayant
recours à certaines formules élémentaires des écoulements.
Prenons le cas le plus compliqué des canaux en terre à section irrégulière :
i)
déterminer la surface simultanément irriguée ;
ii)
utiliser le concours des exploitants pour nettoyer et reprofiler
correctement la section du canal considéré sur une longueur d’au
moins 30 m et mesurer la largeur au plafond ;
iii)
mesurer le tirant d’eau à l’aide d’une règle graduée associée à un
niveau pour s’assurer de la verticalité ;
iv)
mesurer la largeur mouillée du canal à la surface de l’eau
d’écoulement ;
46
v)
calculer la section mouillée par la formule : (largeur au plafond +
largeur mouillée) divisée par deux x tirant d’eau ;
vi)
déterminer la vitesse d’écoulement en chronométrant le
déplacement d’un flotteur déposé à la surface de l’eau. Si par
exemple le flotteur met 20 secondes à parcourir les 30 m de la
portion du canal nettoyée et reprofilée, alors la vitesse
d’écoulement est de 1,5 m/seconde. On pourrait reprendre la
mesure deux à trois fois pour disposer d’une bonne moyenne ;
vii)
calculer le débit d’écoulement en multipliant la section mouillée
par la vitesse (Q= VS) ;
viii)
déterminer la quantité d’eau utilisée en multipliant le débit par
la durée de l’irrigation de la parcelle ;
ix)
déterminer ensuite
précédemment.
la
dose
d’arrosage
comme
effectué
VI – Utilisation des produits agricoles
Ayant des données sur les superficies et les rendements, il est facile d’obtenir la
production totale.
Pour déterminer la partie auto-consommée, il suffit de mener des enquêtes légères
sur la quantité éventuellement réservée pour la semence et la quantité vendue pour
estimer la proportion destinée à l’auto-consommation.
47
ANNEXE 3
MANUEL D’UTILISATION DU GPS
48
Manuel - Comment utiliser le GPS Garmin GEKO 201
Le GPS est un outil de positionnement par satellite, l’efficacité des renseignements qu’il fournit dépendant
du nombre maximum de satellites captés. Pour prendre les coordonnées d’un point :
1- Mettre le GPS sous tension et attendre la réception des satellites par le GPS.
Plus le nombre de satellites captés est élevé, plus les informations
géographiques reçues sont précises.
2- Toutes les informations dont on n’a besoin pour faire les réglages et pour faire
fonctionner le GPS se trouve dans le menu principal.
3- Pour aller au menu, appuyez sur la touche page. Le menu est composé des
sous menus suivant :
a. Marquer : permet de mémoriser le dernier point repéré soit en appuyant la
touche ok avec le curseur pointé sur OK à l’écran
b. Waypoints : permet de lister les points enregistrés dans la mémoire
c. Traces permet de tracer votre parcours par l’enregistrement des positions
par intermittence.
49
d. Routes même rôle que la touche précédente, seulement que dans ce cas
il s’agit de tracer contrairement à l’enregistrement de point comme c’est le
cas le ci dessus.
e. Jeux : distraction
f. Réglages : une des touches importantes du GPS. Elle permet le réglage
de :
-
4-
Heure : en fonction du fuseau horaire de votre position
géographique vous faite le réglage de l ‘heure. Pour ce qui
concerne le Bénin, les indications sont les suivantes : Format
heure : 24 heures ; zone Hor : autre ; decal hor : 01:00
Unité : frmt position : hddd°mm.mmm’, syst geod : WGS 84 ;
unité métrique ref nord : vrai
Système : mode GPS : économie pile ; langue : français ;
batterie : NIMH
Comment prendre les coordonnées d’un point :
Allez dans Menu, choisir Marquer
La fenêtre suivante apparaît
- Elev : 48 m (indique altitude du lieu, données souvent pas exacte)
- N 06°22.’76.3’’ ( indique la latitude du lieu)
- E 002° 23.12.6’’(indique la longitude du lieu)
- En suite faire OK
50
Comment lister les points enregistrés.
-
C’est le menu waypoints qui donne les points enregistrés ou à
enregistrer
A l’aide des touches de déplacement, on peut choisir le numéro,
que l’on veut attribuer au point, l’accord de mémorisation, et les
coordonnées à enregistrer.
Comment supprimer un point enregistré :
1- Suppression point par point
-
Allez dans le menu,
Choisissez Waypoint faire OK
Choisir « Tout lister » faire OK
Faire encore OK pour sélectionner un point
Faire OK et dans le menu qui apparaît, Choisir supprimer
2 – Suppression de tous les points
Dans ce cas seules les deux premières actions sont nécessaires et on choisi
« Tout supprimer »
Le GOTO
Le Goto permet d’aller vers un point sur le terrain dont on connaît d’avance les
coordonnées :
-
Allez dans le menu,
Choisissez Waypoint faire OK
Choisir « Tout lister » faire OK
Faire encore OK pour sélectionner un point
Faire OK et dans le menu qui apparaît, Choisir GOTO
51
ANNEXE 4
MANUEL DE GESTION DE LA BASE
DE DONNEES
52
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