Guide lecture ref_ MAITRISE pour le site version pdf

Guide lecture ref_ MAITRISE pour le site version pdf
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
1 - PREAMBULE
Ce guide de lecture a pour but :
d'expliquer la finalité de chacune des Exigences Particulières du référentiel « maîtrise de la qualité »,
de montrer l'intérêt pour l'entreprise à mettre en œuvre les dispositions exigées par ce référentiel.
Il n’explique pas la première partie du référentiel qui est intitulée : Règlement Particulier et qui décrit le processus
de certification des entreprises par QUALIBAT.
Le texte intégral des exigences du référentiel est présenté dans un encadré de couleur grise décalé sur la droite.
Remarque : le référentiel « maîtrise de la qualité », reprenant et complétant les exigences du référentiel
« engagement qualité », nous présentons ci-après l'ensemble des exigences de ces 2 référentiels :
En couleur noire engagement qualité (exigences de base),
En couleur rouge maîtrise de la qualité (exigences complémentaires pour atteindre le niveau
maîtrise de la qualité).
2 - EXPLICATION DES EXIGENCES
4 – SYSTÈME QUALITÉ
4.1 Exigences générales
L’organisme doit, établir, documenter, mettre en œuvre et entretenir un Système Qualité
conformément aux exigences du présent référentiel.
L’organisme doit :
a) déterminer les processus nécessaires au Système Qualité, et leur application,
b) déterminer l’interaction de ces processus,
c) assurer la disponibilité des ressources et des informations nécessaires au
fonctionnement et à la surveillance de ces processus,
d) mettre en œuvre les actions nécessaires pour la maîtrise de ces processus.
L’organisme doit gérer ces processus conformément aux exigences du présent référentiel.
Lorsqu’un organisme décide d’externaliser un processus ayant une incidence sur la
conformité du produit aux exigences, il doit en assurer la maîtrise. Le type et l'étendue de la
maîtrise doivent être mentionnés dans le Système Qualité.
NOTE 1 L'assurance de la maîtrise des processus externalisés ne dégage pas l'organisme
de sa responsabilité de conformité à toutes les exigences des clients et à toutes
les exigences légales et réglementaires.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
1.1 Déterminer ses processus
D'abord, qu'est ce qu'un processus?
Un processus est un ensemble d'activités distinctes qui fonctionne à partir d'une information qui lui arrive, et
qui produit un résultat.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 1/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
L'entreprise elle-même est un "gros" processus (macro processus) qui fonctionne par exemple à partir d'une
demande client (demande de prix) et qui fournit en final le produit commandé.
L'entreprise est cependant scindée en plusieurs services ou départements qui réalisent des familles d'activités
distinctes, telles que commerciales, études, achats…Ces activités ont des relations entre elles et concourent en
final à la réalisation du produit pour le client. Ces familles d'activités sont en fait des processus, et il ne doit pas y
avoir de "maillon faible" dans la "chaîne".
But visé par cette approche processus: bien identifier (définir) quels sont les divers processus de l'entreprise, afin
de pouvoir ensuite les surveiller individuellement, et donc assurer le fonctionnement global de l'entreprise.
Il est d'usage qu'une entreprise ait une dizaine de processus, ce qui rend possible leur surveillance.
Un découpage plus fin en nombreux processus (50, voire plus), rend impossible une surveillance efficace,
l'entreprise n'en n'ayant pas les moyens (ressources en personnels et temps).
La première étape de l'approche processus est de déterminer (identifier) les processus de l'entreprise. C'est ce
qui est exigé par le présent référentiel QUALIBAT.
La présentation des processus doit figurer dans le manuel qualité (voir § 4.2.2 du référentiel).
1.2. Assurer la disponibilité des ressources
Le point b) de cette exigence met l'accent sur le fait que les ressources nécessaires pour correctement travailler
doivent être disponibles. Cette exigence est reprise et développée dans les § 5.1 d) et § 6.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Le texte rajouté, par rapport à celui du référentiel « engagement qualité » apporte :
soit des précisions sur le texte de base mais qui n'induisent pas de nouvelles dispositions à mettre en
œuvre dans l'entreprise,
soit des exigences nouvelles.
Seules ces dernières sont abordées ci-dessous.
2.1 Rajout dans les alinéas a), b) et c)
L'approche processus est un des huit principes de base de la qualité (cf. ISO 9000 "Principes essentiels et
vocabulaire").
Après avoir identifié les processus, il convient de définir ce qu'ils doivent délivrer (appelé données de sortie du
processus).
Il est à noter que les données de sortie d'un processus deviennent les données d'entrée du processus qui
succède.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 2/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
L'enchaînement des processus, avec leurs interactions peut être symbolisé comme suit.
Demande client
Processus commercial
Commande
acceptée
Processus préparation
Dossier
chantier
Processus production
Demande
d'achat
Processus achat
Matériaux disponibles
Les flèches entre les divers processus représentent des données d'entrée et de sortie, qui sont soit des
informations, soit des produits.
Intérêts d'une telle approche
identifier clairement quels processus constituent l'entreprise (les processus correspondant souvent à des
"services" ou "bureaux" déjà clairement établis),
déterminer clairement ce qu'ils doivent fournir (données de sortie) et à quels services. Ce sont les
"devoirs" ou "résultats" du processus,
surveiller que chaque processus fournit ce qu'il doit, et dans de bonnes conditions, pour permettre au
processus suivant de fonctionner correctement,
améliorer ce qui doit l'être.
Ces 4 points correspondent aux points a) à d) du référentiel QUALIBAT.
Cette approche permet une mise sous contrôle de l'ensemble de l'entreprise par "morceaux" (processus), et donc
faciliter la détection de dysfonctionnement et l'amélioration du fonctionnement.
Cette approche permet une mise sous contrôle de l'ensemble de l'entreprise, par "morceaux" (processus" et donc
faciliter la détection de dysfonctionnement et l'amélioration du fonctionnement:
Voir un exemple de cartographie de processus
Voir un exemple de fiche descriptive de processus
2.2 Externalisation de processus
Par "processus ayant une incidence sur la conformité du produit", il faut comprendre l'appel par l'entreprise à de
la sous traitance pour réaliser le produit.
Le degré de maîtrise à assurer dépend de l'importance de l'activité externalisée, des risques potentiels de nonconformités et de l'impact de celles-ci.
La description des dispositions prises dans ce domaine pourra être développée en réponse à l'exigence 7.4
"Achats" du présent référentiel.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 3/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
4.2 Exigences relatives à la documentation
4.2.1 Généralités
La documentation du Système Qualité doit comprendre :
a) l’expression documentée de la politique qualité et des objectifs qualité,
b) un manuel qualité,
c) les procédures documentées et les enregistrements exigés par le présent référentiel,
d) les documents et les enregistrements jugés nécessaires par l’organisme pour
assurer de manière efficace le fonctionnement et la maîtrise de ses processus,
NOTE 1
Lorsque terme apparaît en italique dans ce référentiel, cela signifie que le
document est établi, appliqué et tenu à jour.
NOTE 2 L’étendue de la documentation du Système Qualité peut différer d’un organisme à
l’autre en raison :
a) de sa taille et du type de ses activités,
b) de la complexité des processus et de leurs interactions,
c) de la compétence du personnel.
NOTE 3 La documentation peut se présenter sous toute forme et sur tout type de support.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Ce chapitre du référentiel définit les documents à créer dans votre système documentaire :
la politique qualité: obligatoire (cf. § 5.3),
les documents qui vous sont nécessaires pour définir votre organisation (qui fait quoi, quand) et comment
réaliser une activité.
C'est à l'entreprise de définir si elle a besoin de tels documents, en fonction des compétences de son personnel,
la rotation de ceux-ci (arrivées/départs), de l'utilisation de personnel intérimaire, de la fréquence et la complexité
des tâches à réaliser (ce n'est pas la peine d'écrire 10 pages pour décrire une activité simple et que réalise
quotidiennement une personne compétente).
Il convient plutôt d'écrire un document lorsqu'il y a un risque et que le document annule ou minimise ce risque:
tâche complexe à faire (risque pour le produit),
tâche délicate à réaliser très peu souvent (risque pour le produit),
perte de savoir faire organisationnel ou technique (risque pour l'entreprise),
etc.…
Ces documents peuvent se présenter sous toute forme : texte sur papier ou support informatique, schémas,
photographies, etc.….
Il convient également que tout document qualité comporte une date et le nom du rédacteur.
Enfin, des documents "externes" tels que les DTU (Document Technique Unifié) ou les modes opératoires
fournisseurs, devraient être inclus et utilisés dans votre système documentaire.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 4/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Les procédures qualité
Le référentiel « maîtrise de la qualité » impose la rédaction de certaines procédures. Il convient donc d'écrire
ces documents lorsque demandé dans les divers chapitres d'exigence.
Avant tout qu'est- ce qu'une procédure ?
Au sens de la norme ISO 9000 " Principes essentiels et vocabulaire", il s'agit d'un document décrivant la manière
d'effectuer une activité ou un processus.
En d'autre terme, on trouve généralement dans une procédure Qui fait Quoi, Quand, Où, Comment et Pourquoi
(QQQOCP). Il s'agit d'un document décrivant précisément un mode d'organisation.
Le référentiel exige ce type de document afin que l'activité considérée soit parfaitement bien décrite, ceci afin
d'assurer sa mise en œuvre et son fonctionnement corrects.
Rédiger une procédure présente un triple intérêt pour l'entreprise:
1°) Rédiger une procédure est avant tout une mise en réflexion.
Cette rédaction "oblige" à observer les pratiques en vigueur, les faiblesses de l'organisation et améliorer les
méthodes de travail, voire les repenser radicalement.
Il convient donc d'accorder un peu de temps à cette tâche et de faire participer les divers personnels pouvant
apporter leur contribution (connaissance de dysfonctionnements, suggestions d'amélioration en particulier).
2°) Une procédure permet de mieux faire connaître les règles de travail.
Les procédures devant être portées à la connaissance des personnels impliqués (cf. § 4.2.3 d), ces derniers sont
parfaitement au courant des règles applicables. Les procédures permettent de planifier les activités.
Il est à noter qu'une procédure peut être modifiée autant que nécessaire.
3°) La surveillance des activités couverte par une procédure est facilement réalisable.
Une procédure décrivant une activité jugée importante, elle doit par définition être strictement respectée.
Surveiller que ces règles sont réellement appliquées tombe donc sous le sens. L'audit interne (cf. § 8.2.2)
s'appuiera donc sur ces procédures (en autres), pour vérifier la mise en œuvre de certaines parties du Système
Qualité.
Voir un exemple de procédure d'activité
2.2 Documents nécessaires pour assurer de manière efficace la maîtrise des processus (d)
Que veut dire "maîtriser ses processus"?
Maîtriser quelque chose c'est avoir le contrôle de celle-ci, et de la faire fonctionner comme on l'entend.
Pour maîtriser une activité en matière de qualité, il convient donc peut être, pour éviter des déviations et donc des
problèmes, de mettre en place des règles pour surveiller et contrôler les activités, et réagir si nécessaire.
Il est souvent utile d'établir ces règles de "maîtrise"(ou de "mise sous contrôle"), par écrit.
2.3 Notion d'enregistrements relatifs à la qualité
Cette notion étant développée au chapitre 4.2.4, se reporter à cette exigence pour plus d'informations.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 5/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
4.2.2 Manuel Qualité
L’organisme doit établir et tenir à jour un manuel qualité qui comprend :
a) le domaine d’application du Système Qualité,
b) les procédures documentées établies pour le Système Qualité ou la référence à
celles-ci,
c) une description des interactions entre les processus du Système Qualité.
NOTE 1 La politique qualité (voir § 5.3) peut être incluse dans le manuel qualité.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Un manuel est "un livre qui expose des notions essentielles" (définition du dictionnaire). Cette définition
s'applique bien à un manuel qualité.
Un manuel qualité est en effet un document (exigé par le référentiel) qui doit permettre au personnel d'une
entreprise de connaître et de comprendre les grandes lignes de l'organisation qu'ils doivent appliquer pour
assurer le bon fonctionnement de l'entreprise.
Le manuel qualité est donc assimilable à un "manuel d'utilisation" ou "recueil de règles de travail". Son niveau de
détail est à définir par la Direction en fonction de la complexité de l'entreprise, des compétences de son personnel
et des risques d'erreurs liées au produit.
Il est donc avant tout un document de référence INTERNE
Il est également un document de communication EXTERNE. Il peut être remis aux clients qui en font la demande,
pour évaluer votre organisation. Il véhicule donc, comme un devis ou une plaquette commerciale, l'IMAGE DE
L'ENTREPRISE.
En terme de volume, un manuel peut varier de quelques pages (≈ 10) à une cinquantaine ou plus, dans une
grosse structure.
Nota : il est d'usage de ne pas inclure dans un manuel des documents techniques (modes opératoires…). Il doit
rester un document descriptif de l'organisation de l'entreprise.
Votre manuel qualité pourra inclure :
la définition des activités de l'entreprise couvertes (régies) par votre Système Qualité: par exemple
réalisation de charpentes.
la politique qualité (voir § 5.3)
l'identification de vos processus (voir § 4.1)
tout document (note d'organisation ou décrivant une consigne de fonctionnement) déjà existant dans
l'entreprise
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Vous devez rajouter dans votre manuel qualité, en plus des éléments évoqués plus haut:
1°) Les procédures documentées établies pour le Système Qualité ou la référence à celles-ci.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 6/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La notion de manuel constituant la compilation des règles à appliquer (principe évoqué au début de ces
explications) est ici encore plus flagrante.
Fait-il inclure les procédures ou simplement la référence de celle-ci?
Si vous n'avez que quelques procédures, il est préférable de les inclure dans votre manuel.
avantage : il n'aura qu'un seul document "de référence" en terme d'organisation qualité dans l'entreprise.
L'accessibilité aux informations sera facilité, car regroupée.
inconvénient : un manuel étant un document qualité (cf. § 4.2.3), il faut qu'il comporte une pagination et un
indice de révision. Tout changement vous obligera à une mise à jour rigoureuse.
Il est à noter que l'avantage est supérieur à l'inconvénient
Solution à adapter sans réserve
Si par contre le nombre de procédures devient plus conséquent (par exemple > 10), ne les incluez pas dans votre
manuel.
Il convient cependant que chaque procédure soit maîtrisée et en l'occurrence qu'elle ait une identification précise
(numéro de référence par exemple) et que cette référence soit citée dans votre manuel.
Le cheminement pour accéder aux documents applicables (procédures) est donc
Entrée dans le manuel (document "supérieur")
Renvoi aux procédures détaillées (hors du manuel).
Exemple de présentation de manuel qualité (référentiel « maîtrise de la qualité »)
2°) Les interfaces entre les divers processus du système de management.
Ces interfaces sont représentées par des flèches reliant les processus concernés. Il n'est pas utile de représenter
toutes les interfaces, mais les principales. Il est recommandé de définir ce que ces flèches représentent: un
document, un dossier, une donnée, un produit / matériau.
4.2.3 Maîtrise des documents
Les documents du Système Qualité doivent être maîtrisés. Une procédure documentée doit
être établie pour :
a) approuver les documents avant leur diffusion,
b) les revoir, les mettre à jour si nécessaire et les approuver de nouveau,
c) assurer que leurs modifications et le statut de leur version en vigueur sont identifiés,
d) assurer leur disponibilité sur les lieux d’utilisation,
e) assurer que les documents d’origine extérieure sont identifiés et que leur diffusion
est maîtrisée,
f) empêcher toute utilisation non intentionnelle de documents périmés.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Les documents du Système Qualité comportent, c'est leur raison d'être, des règles à respecter :
- directives de la Direction : la politique qualité et la déclaration d'objectifs qualité
- règles organisationnelles : le manuel qualité et les procédures
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 7/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
règles "techniques" : les instructions ou consignes ou modes opératoire (documents internes à
l'entreprise), les documents des clients (cahier des charge, plans, …), les textes réglementaires, les DTU
et les modes opératoires remis par les fournisseurs.
Il s'agit donc de documents importants et, à ce titre, ils doivent être
- vérifiés par du personnel compétent quant à leur contenu (ce qui y est écrit doit être juste et approprié),
- approuvés par un personnel désigné qui autorisera sa mise en application,
- gérés en matière de diffusion et mise à jour (il faut que les personnes devant appliquer le document y
aient accès, dans sa version en vigueur).
Le référentiel exige donc une procédure qui doit répondre à tous les points abordés de a) à f).
Quelques règles à respecter :
1°) Identification et version des documents
Tout document doit comporter un titre et un état de révision qui peut être soit un indice de révision (0, 1, 2… ou A,
B, C…), soit une date. Une date doit de toute façon apparaître sur le document.
Ces précisions permettent de pouvoir maîtriser ensuite les mises à jour et donc savoir quelle version est
applicable.
2°) Vérification et approbation d'un document
Tout document qualité doit être vérifié/approuvé par une personne compétente, avant sa diffusion. Ceci doit
garantir que son contenu est jugé acceptable (juste et compréhensible par les lecteurs, conforme aux exigences
du présent référentiel en particulier).
Cette vérification /approbation doit se traduire par une signature par la(les) personne(s) ayant réalisé l'examen.
Il est courant d'entendre dire qu'un document doit comporter 3 signatures: "établis par", "vérifié par" et "approuvé
par".
Ceci n'est pas obligatoire : un document quel qu'il soit peut ne comporter qu'une seule signature (la politique
qualité en est le plus bel exemple) ou plusieurs (2, 3, 4 ou plus) si plusieurs personnes doivent examiner le
document sur des aspects différents.
C'est à l'entreprise d'établir quelles personnes (ou plutôt quelles fonctions) doivent examiner telle ou telle famille
de documents, et ce qu'elles doivent vérifier.
Ces règles doivent être décrites dans la procédure exigée par ce § 4.2.2 du référentiel.
Cas particulier des documents électroniques
La signature est une chose simple sur des documents papier.
Cette disposition doit être adaptée pour les documents qui seront ensuite diffusés et utilisés sous forme
électronique (procédures ou plans par exemple).
Si l'on intègre la notion de signature "sécurisée" (nom inimitable et non copiable), des solutions existent:
scannage de la signature + passage du document en version protégée/lecture seule, et donc utilisation de "login".
Si l'entreprise n'est pas utilisatrice de ces méthodes bureautiques, il convient de se limiter à des documents
papier signés de façon manuscrite.
3°) Système de diffusion
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 8/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Le système de diffusion doit être tel qu'il est possible de savoir à chaque instant quelles personnes ont reçu les
documents. Ceci est impératif pour pouvoir retirer (ou faire retirer) de la circulation, les documents qui auraient
évolué et qui seraient devenus obsolètes.
Il n'est pas nécessaire de mettre en œuvre des systèmes compliquées, tels que diffusion avec accusé de
réception à retourner au service émetteur.
La tenue à jour d'une (ou plusieurs) liste de diffusion est une solution satisfaisante.
La mise en ligne sur un intranet dans une base "documents" est également à retenir, dans la mesure où seuls les
documents à jour sont maintenus dans la base visible.
4°) Les documents d'origine extérieure
Les documents d'ordre réglementaire, ceux émanant des clients (commandes, plans, spécifications) ou des
fournisseurs (modes d'emploi, plans) doivent également être maîtrisés. La maîtrise doit porter essentiellement sur
l'approbation du document (son acceptation par l'entreprise), sa diffusion et le retrait des versions obsolètes.
5°) Notion de "Veille documentaire"
Afin de connaître les documents externes à appliquer dans l'entreprise (normes, DTU, avis techniques, règles
professionnelles, etc..), il convient de désigner au sein de l'entreprise une personne en charge de :
o se tenir informée de la parution de tels documents
o se les procurer
o les analyser
o les répercuter (ou les faire répercuter) dans l'entreprise si nécessaire.
Il est à noter que l'utilisation de tels documents techniques externes est une exigence du Règlement Général de
QUALIBAT (voir son annexe 1).
4.2.4 Maîtrise des enregistrements
Les enregistrements doivent être établis et conservés pour apporter la preuve de la
conformité aux exigences. Ils doivent rester accessibles. Une procédure documentée doit
être établie pour assurer l’identification, l’accessibilité, la durée de conservation et
l’élimination des enregistrements.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Par enregistrement, il faut comprendre un document (le plus souvent sur papier) qui apporte la preuve (la trace)
qu'une tâche ou activité a été réalisée, ainsi que le résultat de celle-ci.
Exemples d'enregistrements :
rapport de réunion de chantier
rapport de mesure (ou de contrôle)
constat de fin de travaux
fiche de non-conformité.
Il existe 3 grandes familles d'enregistrements:
a) ceux exigés par le présent référentiel QUALIBAT
Il s'agit d'enregistrements qui permettent de démontrer, notamment aux auditeurs externes, que les
exigences sont respectées. Vous trouverez donc dans divers chapitres du présent référentiel le fait que vous
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 9/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
devez conserver un enregistrement. Il est à noter que vous donnerez la forme que vous souhaitez à
l'enregistrement demandé.
Le référentiel n'impose aucune contrainte de contenu sur ce type de document.
b) ceux que l'entreprise juge nécessaires pour son propre usage
Il est en effet parfois utile de conserver la trace de certaines actions ou événements, ou bien pouvoir
retrouver l'historique d'un dossier clôturé.
Par exemple :
fiche de contrôle ou relevé de contrôle par le personnel de l'entreprise,
dérogation écrite d'un client (qui a accepté une déviation au cahier des charges),
rapport d'inspection d'un organisme externe.
c) ceux requis par la réglementation (relative au produit)
Tous ces documents doivent donc être correctement conservés pour pouvoir être retrouvés lorsque nécessaire.
Et parfois ceci est fort utile, notamment face à un client mécontent voire malhonnête!
Cette exigence ne pose pas de problème dès lors qu'ORDRE et RANGEMENT sont de mise dans les dossiers de
l'entreprise.
Ce chapitre du référentiel exige qu'une procédure soit établie.
Il est d'usage d'inclure en annexe de cette procédure, un tableau précisant les divers enregistrements de
l'entreprise, leur mode de conservation, la durée de conservation, etc.…
Voir exemple de tableau.
5 – RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION
5.1 Engagement de la direction
Afin de fournir la preuve de son engagement à la mise en œuvre du Système Qualité ainsi
qu’à l’amélioration de son efficacité, la direction doit :
a) communiquer au sein de l’organisme l’importance à satisfaire les exigences des
clients ainsi que les exigences réglementaires et légales,
b) établir la politique qualité,
c) assurer que des objectifs qualité sont établis,
d) mener des revues de direction,
e) assurer la disponibilité des ressources.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par engagement de la Direction, il faut comprendre qu'une entreprise ne peut bien fonctionnement que si la
direction participe.
En effet, il faut bien que quelqu'un
oriente l'entreprise en matière de qualité: que veut-on de bien pour les clients (c'est la politique
qualité; cf. § 5.3)
fédère le personnel autour d'objectifs communs (c'est l'axe communication orienté client)
fournisse les ressources (matérielles et humaines) nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise
fasse des bilans (au niveau qualité) pour évaluer si tout va bien ou s'il faut améliorer certains points
dans l'organisation.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 10/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Ces activités incombent bien à la Direction (gérant, directeur, PDG, etc.…).
Il convient donc, pour répondre à cette exigence, que la Direction réalise ces activités.
Il est à noter que le référentiel ne demande pas une lettre d'engagement de la Direction sur ces 4 points.
Il demande simplement qu'il agisse effectivement dans ces domaines.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Commentaire sur la première phrase rajoutée.
La fin de phrase rajoutée consiste en une simple précision des domaines dans lesquels la Direction doit
s'engager (participer).
L'engagement de celle-ci dans l'amélioration de l'efficacité du système se traduit en particulier sur l'obligation :
d'assurer que des objectifs qualité sont établis (cf. § 5.1 c + § 5.4.1)
de mener les revues conformément aux exigences du § 5.6 (exigences plus complètes que dans le
référentiel « engagement qualité »,).
2.2 Commentaires sur l'obligation d'assurer que des objectifs qualité sont établis.
Le management par objectif est un moyen efficace de faire progresser une entreprise.
La responsabilité d'assurer ne signifie pas que c'est à la direction de les établir, mais d'être le garant de leur
détermination.
L'exigence du référentiel détaillant les exigences sur les objectifs qualité figure au § 5.4.1.
Voir ce chapitre pour plus de commentaires.
5.2 Ecoute client
La direction doit assurer que les exigences des clients sont déterminées et respectées afin
d’en assurer la satisfaction. (Voir 7.2.1 et 8.2.1).
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Le référentiel n'exige pas que la Direction examine et vérifie que les exigences des clients sont déterminées et
respectées.
Le référentiel exige que la Direction assure que…
Par assurer il faut comprendre que la Direction doit, entre autres :
mettre en place une organisation telle que les exigences clients soient
clairement identifiées
respectées (produits conformes),
veiller (vérifier/évaluer) à ce que ces principes soient réellement appliqués dans son organisation,
orienter la politique produit (évolution du produit et du service, stratégie produit), en fonction des
besoins exprimés ou non exprimés des clients.
Cette exigence correspond donc à un comportement attendu de la Direction, qui doit inculquer une réelle "culture"
"client" (écoute des besoins et attentes, et respect des engagements) au sein de l'entreprise.
Elle ne nécessite pas d'établir de déclaration ou de document particulier.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 11/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La notion d'assurer la satisfaction dans le référentiel « maîtrise de la qualité » est plus forte que dans le
référentiel « engagement qualité », où la satisfaction est simplement "visée".
Ici, la satisfaction doit être assurée et des actions doivent être impérativement menées si une non satisfaction est
justifiée.
Les renvois aux exigences 7.2.1 et 8.2.1 ne font que préciser les chapitres du référentiel qui développent 2
approches pour effectuer cette écoute client :
§ 7.2.1 : ce chapitre impose la détermination des exigences sur le produit et notamment les alinéa…
a) qui sont les exigences spécifiées par le client
b) qui sont celles non exprimés par lui..
§ 8.2.1 : ce chapitre impose la mise en place d'un système d'évaluation de la satisfaction client; des
actions doivent être menées si nécessaire.
5.3 Politique qualité
La direction doit assurer que la politique qualité :
a) est adaptée à la finalité de l’organisme,
b) comprend l’engagement à satisfaire aux exigences,
c) fournit un cadre pour établir et revoir les objectifs qualité,
d) est communiquée et comprise au sein de l’organisme.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par politique, il faut comprendre les orientations ou axes majeurs à atteindre.
La politique qualité doit donc comprendre les "valeurs" orientées vers le client que veut voir se développer la
Direction, au sein de l'entreprise.
Par valeur orientées clients, on peut évoquer :
la qualité du service: compétence et joignablité des interlocuteurs des clients, le rôle de conseil
auprès des clients, la clarté des offres, le respect des engagements (délais), un service après vente
efficace (rapide et efficace), etc.
la qualité du produit : conformité aux exigences, durabilité du bien remis au client, etc.
La politique qualité sert donc à la Direction pour exprimer à tout son personnel, ce qu'elle juge important de
respecter pour satisfaire les clients de l'entreprise.
La politique qualité doit induire auprès du personnel des comportements en phase avec ce que souhaite la
Direction.
Une politique qualité s'exprime généralement sur une seule page et il convient qu'elle soit expliquée à l'ensemble
du personnel et affichée dans l'entreprise.
Une politique qualité est plutôt stable dans le temps (modifiée tous les 1 à 2 ans).
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 12/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
2.1 Par l'exigence "comprend l'engagement à satisfaire aux exigences", le référentiel demande que la
Direction affiche clairement (écrive) dans sa politique, qu'elle veut que la satisfaction des exigences soit une
"règle d'or" dans son entreprise.
Par exigences, il faut comprendre les exigences des clients (explicites et implicites) et les exigences
réglementaires relatives au produit, lorsque celui-ci y est assujetti.
Une phrase doit donc être rajoutée dans votre politique (si elle n'y figure pas déjà), pour répondre à cette
exigence.
2.2 Par l'exigence "fournit un cadre pour établir et revoir les objectifs qualité", il est demandé que les "axes" de la
politique soient suffisamment précis pour permettre ensuite, de décliner ces "axes" en objectifs qualité.
En effet, une politique trop "générale", ne permet pas de donner d'orientation pour déterminer des objectifs qualité
pertinents.
2.3 Par l'exigence "est communiquée et comprise au sein de l'organisme", le référentiel souhaite que la Direction
ne se limite pas à diffuser la politique, mais de faire en sorte qu'elle soit comprise.
Pour assurer celle" compréhension", il convient que la Direction explique sa politique lors d'une réunion
générale. (Pourquoi générale? Comme cela, tout le monde entendra le même discours!).
De plus, la Direction pourra ainsi répondre aux questions éventuelles.
Comment s'assurer que la politique qualité est comprise?
Déjà, la réunion générale évoquée ci-dessus permet de voir (au travers des questions posées), si celle-ci est
comprise.
Ensuite, ce sera à l'encadrement de voir au quotidien, si des agissements du personnel ne vont pas à l'encontre
de la politique qualité établie. Dans de telles situations, c'est à l'encadrement de ré expliquer les valeurs qui ne
seraient pas respectées.
Finalité visée par ce principe de compréhension de la politique qualité: si le personnel comprend (voir l'intérêt
de ce qui est établi dans cette politique), il agira en conséquence.
C'est donc une sensibilisation/motivation du personnel qui est visée par cette exigence.
Voir un exemple de Politique Qualité
5.4 Planification
5.4.1 Objectifs qualité
La direction doit assurer que les objectifs qualité, y compris ceux nécessaires pour satisfaire
aux exigences relatives au produit (voir 7.1 a), sont établis, aux fonctions et aux niveaux
appropriés, au sein de l’organisme. Les objectifs qualité doivent être mesurables et cohérents
avec la politique qualité.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 13/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
On peut observer dans la quasi totalité des entreprises ayant un Système Qualité un "subtil" mélange entre les
notions d'objectifs, objectifs qualité et caractéristiques du produit.
Essayons donc d'y voir plus clair.
On trouve la notion d'objectifs qualité dans plusieurs chapitres du référentiel « maîtrise de la qualité » :
5.4.1 Objectifs qualité
La direction doit assurer que les objectifs qualité,……
5.6 Revue de direction
5.6.1 Généralités
………Cette revue doit comprendre l'évaluation du besoin de modifier les objectifs qualité.
7 Réalisation du produit
7.1 Planification de la réalisation du produit
Lors de la planification de la réalisation du produit, l'organisme doit déterminer, selon le cas,
a) les objectifs qualité et les exigences relatives au produit;
Avant d'aller plus loin, une définition de la norme ISO 9000:
3.2.5 Objectif qualité
Ce qui est recherché ou visé, relatif à la qualité
NOTE 1 Les objectifs qualité sont généralement fondés sur la politique qualité de l'organisme.
Ce qu'il faut déjà retenir, c'est que l'objectif qualité est quelque chose de "recherché ou visé", c'est-à-dire qui
n'est pas à ce jour acquis et qu'il va falloir mener des actions pour y arriver.
D'autre part, il faut observer que le référentiel montre une relation entre politique qualité et objectifs qualité:
5.3 Politique qualité
La direction doit assurer que la politique qualité
c) fournit un cadre pour établir et revoir les objectifs qualité;
5.4.1 Objectifs qualité
Les objectifs qualité doivent être mesurables et cohérents avec la politique qualité.
1ière conclusion: Un objectif défini pour développer et atteindre un axe compris dans la politique est
un objectif qualité
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 14/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Une autre condition peut faire qu'un objectif peut être qualifié de "qualité". Il faut pour cela bien analyser le § 7.1
du référentiel
7 Réalisation du produit
7.1 Planification de la réalisation du produit
Lors de la planification de la réalisation du produit, l'organisme doit déterminer, selon le cas,
a) les objectifs qualité et les exigences relatives au produit;
Ceci veut dire que si vous souhaitez augmenter les caractéristiques du produit (ou service), par exemple réduire
un délai d'attente au guichet, réduire un délai de remise de rapport, augmenter la durée de vie du produit, etc.,
votre objectif devient un objectif qualité (relatif au produit).
Exemple: un objectif qualité relatif au produit (par exemple remise du dossier de plans de recollement 15 jours
après la réception du chantier), deviendra, une fois les dispositions mises en place, une caractéristique du
produit. L'ancienne caractéristique (30 jours par exemple) devient 15 j.
2ième conclusion: Un objectif défini pour obtenir une caractéristique du produit (ou service) plus élevée
est un objectif qualité
Hormis les objectifs qualité, il est bien entendu que vous pouvez avoir d'autres objectifs.
Ces derniers ne sont donc pas assujettis aux exigences du référentiel, et donc "échappent" aux obligations
d'être :
obligatoirement mesurables (cf. § 4.1)
examinés en revue de Direction (cf. § 5.6.1).
Qui doit établir les objectifs qualité?
La détermination d'objectif est généralement un travail collectif (encadrement et Direction).
Quand doivent-ils être établis?
Etablir les objectifs qualité lors de la revue de Direction (cf. § 5.6) est quasiment une obligation.
Par contre, vous pouvez modifier vos objectifs qualité (rajout, modification ou suppression) à tout moment.
Comment formaliser les objectifs qualité?
Il est d'usage que les objectifs qualité fassent l'objet d'une déclaration d'"objectifs qualité", établie par la Direction.
Cette déclaration devrait comporter, au minimum :
le libellée clair de l'objectif (ne pas oublier la valeur "mesurable", ou cible),
l'échéance à laquelle l'objectif devrait être atteint,
la signature de la Direction,
la date d'émission.
Déploiement et communication de la déclaration d'objectifs qualité.
Il convient que les personnes en charge des actions soient destinataires de cette déclaration.
De plus, il est d'usage de communiquer les objectifs qualité au sein de l'entreprise (après. affichage par exemple).
Ceci permettra de répondre également à l'exigence 6.2.2 c (voir plus loin).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 15/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
En conclusion, si l'on observe ces 2 typologies d'objectifs qualité, elles sont d'importance "majeure": l'une
concerne l'atteinte de la politique qualité de la Direction et l'autre l'amélioration du produit (et donc
l'amélioration de la satisfaction du client). C'est pour cela que les objectifs qualité font l'objet d'une "attention"
particulière du référentiel :
la Direction est très impliquée dans ces objectifs,
ils doivent être mesurables pour permettre une évaluation de leur atteinte,
ils doivent être correctement planifiés et gérés.
5.4.2 Système Qualité
La direction doit assurer que :
a) la planification du Système Qualité est réalisée dans le but de satisfaire les exigences
du paragraphe 4.1
b) la cohérence du Système Qualité n’est pas affectée lorsque des modifications sont
mises en œuvre.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par Système Qualité, il faut comprendre l'ensemble des ressources (matérielles et humaines) et des dispositions
(organisation et documents) qui permettent à l'entreprise de fonctionner en matière de qualité. Le Système
Qualité correspond donc au système organisationnel de l'entreprise.
La planification est la définition de cette organisation.
Dans le cadre des référentiels et normes relatives à la qualité, planifier signifie donc prévoir :
ce que l'on veut atteindre (une politique, des objectifs, des résultats),
toutes les dispositions pour les atteindre.
Il ne faut donc réduire la planification à la notion de placer des échéances sur un agenda (planning), comme le
mot "planification" pourrait le laisser penser au premier abord.
Afin que la planification du Système Qualité soit complète et exhaustive, il convient que toutes les fonctions de
l'entreprise concourant aux bons résultats de l'entreprise, soient bien analysées et organisées. Faute de quoi, il
serait possible que quelques parties "hors contrôle" de l'organisme ne fonctionnent pas correctement et
entraînent une dégradation du produit livré au client.
C'est pour cette raison que le référentiel « engagement qualité », exige que la planification du Système Qualité
s'appuie sur les divers processus de l'entreprise (voir § 4.1).
Ainsi, toutes les fonctions de l'entreprise (ou processus) seront pris en compte lors de l'organisation de
l'entreprise en matière de qualité.
Nota : cette exigence 5.4.2 du référentiel ne requiert pas de document pour assurer cette planification du système
mais l'entreprise peut, si elle cela est nécessaire, établir un plan d'action pour mieux prévoir et gérer cette mise
en place.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Pour comprendre le rajout b) fait dans cette exigence, il convient avant tout de faire un préambule.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 16/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Le Système Qualité de l'entreprise (son système ORGANISATIONNEL) est complexe. Il est fait d'Hommes, de
règles de travail (écrites ou pas) et de moyens matériels. Il faut rajouter à cela la motivation des individus (plus ou
moins forte), des envies, des compétences, des charges de travail, etc.…
Il s'agit donc d'un système complexe, que des éléments peuvent perturber et dérégler.
Modifier un système est donc une opération à réaliser avec précaution: sous entendu, on peut modifier un point
de l'organisation mais cette modification peut créer des problèmes (par ricochet) dans d'autres parties de
l'organisation.
Exemples : 1) charger un service d'une nouvelle responsabilité sans s'apercevoir que ce changement a un
impact sur 2 ou 3 services, qui posera problème
2) passer d'un système papier à un système entièrement informatisé à des conséquences
lourdes dans de nombreux services.
Le référentiel demande donc par cette exigence :
d'abord implicitement d'avoir une attitude analytique lors de tout changement (évaluer la
faisabilité et les impacts sur l'organisation),
ensuite d'assurer la maîtrise de ces changements.
Comment s'assurer que la cohérence du système n'est pas affectée lors de modification?
La réponse est donnée dans l'explication ci avant : posez vous les bonnes questions (seul ou mieux avec les
personnes compétentes et concernées), évaluer tous les impacts des modifications envisagées, trouvez les
solutions adaptées.
Faites des réunions pour cela: évaluez les risques, prévoyez les dispositions applicables, fixez un calendrier
des actions et surveillez l'avancement du plan d'action et surtout que tout se passe comme prévu, sous
entendu pas de dysfonctionnement.
Il n'est pas requis d'enregistrement de ces actions dans cette exigence. Cependant, la rédaction de compte
rendu, pour les réunions où des décisions importantes sont prises, est recommandée.
L'écrit oblige en effet d'être plus clair et rigoureux. Des analyses et décisions verbales sont parfois plus
"superficielles".
Voir un plan d'action de mise en place un Système Qualité répondant aux exigences du référentiel « maîtrise de
la qualité »
5.5 Responsabilité, autorité et communication
5.5.1 Responsabilité et autorité
La direction doit assurer que les responsabilités et autorités sont définies et communiquées
au sein de l’organisme
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 17/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Une entreprise où tout le personnel ne sait pas :
ce qu'il a à faire (responsabilité),
quelles décisions il a le droit de prendre (autorité),
à qui il faut s'adresser pour prendre telle ou telle décision.
risque tôt ou tard de présenter des dysfonctionnements, voire créer des non conformités sur le produit et/ou une
insatisfaction client.
D'autre part, ce manque de "clarté" dans l'organisation, même s'il n'entraîne pas de dysfonctionnement
perceptible par le client, peut s'avérer "pesant" pour l'entreprise: erreurs, pertes de temps et démotivation du
personnel en particulier.
Le référentiel exige donc une définition claire des responsabilités et autorités au sein de l'entreprise, et que cellesci soient connues par le personnel concerné.
Solutions :
1°) Un organigramme permet déjà de déterminer les divers services constitutifs de l'entreprise et leurs relations
hiérarchiques.
L'organisme est généralement nominatif (nom du personnel d'encadrement dans les cases correspondantes).
Gérant
M. A
Responsable commercial
M. B
Responsable Technique
M. C
Responsable qualité
M. D
Nota : l'organigramme peut être inclus dans le manuel qualité.
2°) Définition des responsabilités et autorités.
Le référentiel n'exige pas de document pour établir ces données. Si cela est envisageable pour une micro
entreprise (ou TPE), il est cependant d'usage de décrire celles-ci dans un document, dans les structures plus
grosses.
Les responsabilités et autorités peuvent être établies dans divers documents :
le manuel qualité
des fiches de poste
des notes de service
etc.
La formalisation de tels documents présente l'avantage d'établir clairement les responsabilités et autorités. Ceci
fait souvent apparaître des faiblesses dans l'organisation : personne ignorant ou réfutant telle ou telle
responsabilité, personne ayant beaucoup (trop) de responsabilités (sous entendu qu'il ne peut pas assurer).
Ce travail collectif permet donc à l'entreprise de"découvrir" des faiblesses méconnues auparavant (ou que l'on ne
voulait pas voir!).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 18/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
3°) Comment la direction peut elle assurer que les responsabilités et autorités sont établies?
Première situation: il n'existe pas de document (et fiche de poste par exemple).
Dans ce cas, la Direction doit veiller à ce que son personnel connaisse bien ses responsabilités et autorités, en
supervisant bien les activités.
La Direction, constatera les dysfonctionnements dus à la méconnaissance des responsabilités par son personnel
au jour le jour. Cette solution convient dans une petite structure
Seconde situation: il existe un organigramme et des fiches de poste.
Dans ce cas, elle répond sans aucune difficulté à cette exigence et son organisation est plus sure dans ce
domaine.
5.5.2 Représentant de la direction
La direction doit nommer un membre de l’encadrement qui, nonobstant d’autres
responsabilités, doit avoir la responsabilité et l’autorité en particulier pour :
a) assurer que les processus nécessaires au Système Qualité sont établis, mis en
œuvre et entretenus,
b) rendre compte à la direction du fonctionnement du Système Qualité et de tout besoin
d’amélioration.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel ENGAGEMENT
Pour mettre en place un Système Qualité, le surveiller et veiller à ce que les évolutions nécessaires soient bien
réalisées, il convient de confier cette mission à une personne désignée.
Cette personne est appelée "représentant de la Direction" car c'est la Direction qui décide la mise en place du
Système Qualité et elle peut déléguer cette tâche à quelqu'un.
Nota : il est d'usage que le terme "représentant de la direction" ne soit pas utilisé dans les entreprises. Le terme
"responsable qualité" ou "animateur qualité" est le plus souvent adopté.
Par "la direction doit nommer", il ne faut pas penser que la Direction soit obligée de déléguer cette mission à un
de ses collaborateurs ou collaboratrice.
Dans les petites structures, il est fréquent que la Direction assure la mission "responsable qualité".
Si la Direction souhaite déléguer cette responsabilité, il convient que la personne désignée ait (ou puisse
rapidement acquérir) les compétences suivantes :
connaissance du fonctionnement global de l'entreprise
capacité d'analyse et de synthèse
pragmatisme
ordre et méthode
aptitude à la communication
Il faut en outre qu'il ait la confiance de la Direction et qu'il ait de bonnes relations avec l'ensemble du personnel
(encadrement et opérationnel).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 19/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Le représentant de la Direction peut faire partie du personnel ETAM (Employé, Technicien, Agent de Maîtrise), tel
que chef de chantier ou chef d'atelier.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 La notion d'assurer que les processus nécessaires au Système Qualité soient entretenus veut simplement
dire que les processus doivent être surveillés (cf. §4.1 c) et que les améliorations nécessaires (corrections et
évolutions) soient réalisées (cf. § 4.1 d).
Il est à noter que la responsabilité de surveiller et améliorer (entretenir) les processus n'est pas obligatoirement
de la responsabilité du représentant de la Direction.
Il convient même que ces activités soient plutôt réalisées par les "propriétaires" des processus, c'est-à-dire
généralement les personnels de l'encadrement dont c'est la responsabilité d'organiser et améliorer la partie de
l'entreprise (processus) dont ils ont la charge.
Par contre, le représentant de la Direction (ou responsable qualité - RQ) doit assurer cela. C'est en fait un "chef
d'orchestre" qui doit superviser le Système Qualité et veiller à ce qu'il évolue autant que nécessaire.
Cette assurance se fera par divers moyens :
d'abord par les audits internes (cf. § 8.2.2),
en étant destinataire des comptes rendus de réunions (ou mieux en participant à certaines),
en étant destinataire de tout relevé de non-conformité,
en ayant connaissance des retours d'information des clients,
en vérifiant / approuvant certains documents ou certaines décisions,
etc.…
Par cette responsabilité d'assurer, il est demandé au responsable qualité d'être un superviseur, garant de la
bonne évolution du Système Qualité.
Rien n'empêche par ailleurs que le responsable qualité prenne des responsabilités opérationnelles dans le
Système Qualité de l'entreprise. Le référentiel dit bien au début "non obstant d'autres responsabilités"!
2.2 Rendre compte à la Direction du fonctionnement du Système Qualité et de tout besoin d'amélioration.
Rendre compte à la direction quand la Direction vous a délégué une responsabilité; rien n'est plus normal.
Il n'est pas nécessaire que le responsable qualité informe quotidiennement la Direction que tout va bien !
Cette exigence traite plutôt de 2 situations où le responsable qualité doit rendre compte à la Direction :
a) Le premier cas est celui où le responsable détecte une situation qu'il convient de modifier et que cette
décision ne peut être prise que par la Direction (modification profonde de l'organisation ou de méthodes de
travail, besoins d'investissements en ressources matérielles ou humaines par exemple).
b) Le second cas est celui où aucun consensus ne ressort de discussions avec le personnel d'encadrement et
que les demandes d'action formalisées par le responsable qualité restent vaines. Après avoir utilisé la
conviction, il ne reste plus au responsable qualité que d'en référer à sa hiérarchie (la Direction) pour trancher.
En conclusion, ce que demande le référentiel est simplement logique, et montre bien les relations qui doivent
exister entre un responsable qualité et la (sa) Direction.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 20/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Il convient enfin de préciser qu'aucun enregistrement n'est requis pour ces responsabilités d'assurer et rendre
compte.
La première notion est plus un niveau de responsabilité fixé par le référentiel.
La seconde peut être réalisée verbalement, sans pour cela faire une note de service, un rapport de réunion ou un
compte rendu. Cependant et pour des sujets complexes et/ou à fort risque, une note à la Direction est préférable.
Un écrit impose en effet au rédacteur une plus grande précision dans son exposé, qui n'est obligatoirement de fait
dans une transmission verbale. De plus, les écrits restent!
Au responsable qualité de juger du besoin de communiquer par écrit à la Direction, selon le sujet traité et sa
criticité.
5.5.3 Communication interne
La direction doit assurer que des processus appropriés de communication sont établis au
sein de l’organisme.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Afin que le Système Qualité (ou plus simplement l'entreprise) fonctionne correctement, il est essentiel d'avoir une
bonne communication entre les divers acteurs de l'entreprise.
En effet; il faut en particulier :
que les décideurs sachent ce qui se passe pour prendre les décisions adéquates,
que les décideurs puissent discuter avec qui de droit pour prendre une décision,
que les personnes concernées reçoivent les informations dont ils ont besoin (pour action ou simple
information),
que ceux qui ont à faire connaître une situation à la hiérarchie puissent le faire.
Tous les moyens "traditionnels" de communication au sein d'une entreprise sont donc applicables pour
atteindre les finalités énoncées ci dessus :
réunions périodiques,
réunions spontanées,
échanges verbaux (tête à tête),
notes de services,
courriers électroniques (intranet),
journal d'entreprise,
etc.
La phrase du référentiel "la Direction doit assurer que des processus appropriées de communication sont
établis…" ne doit pas être pris au premier degré. Une procédure des processus de communication n'est pas
exigée; seules des "règles" relatives à la communication doivent être établies et mises en place.
C'est à la Direction de favoriser cet aspect communication dans l'entreprise.
Les réunions (utiles, bien conduites et courtes!), doivent être privilégiées. Pauvres les entreprises où la
Direction les jugent inutiles.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 21/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La phrase "ça ne sert à rien, et pendant ce temps là, on ne travaille pas!" n'est pas de rigueur dans un
Système Qualité.
En conclusion, cette exigence du référentiel ne demande pas de chose particulière pour une entreprise où
une bonne communication existe déjà.
5.6 Revue de direction
5.6.1 Généralités
La direction doit, à intervalles planifiés, revoir le Système Qualité de l’organisme pour
assurer qu’il demeure efficace. Cette revue doit comprendre l’évaluation du besoin de
modifier le Système Qualité, y compris la politique qualité et les objectifs qualité.
Les enregistrements de revues de direction doivent être conservés (voir 4.2.4).
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par revue, il faut comprendre analyse / bilan de certaines données, pour évaluer si les résultats escomptés sont
atteints, et décider des actions de progrès nécessaires.
Il s'agit donc d'une activité de vérification (rebouclage) pour voir si le Système Qualité fonctionne correctement et
produit les résultats attendus.
Lors de la mise en place d'un Système Qualité, les revues de direction sont généralement réalisées à une
fréquence de 3 à 6 mois. Elles s'inscrivent naturellement dans le dispositif de surveillance de l'avancement du
projet (pilotage).
Lorsque le Système Qualité est en "régime établi", il est d'usage d'effectuer une revue de direction
semestriellement ou annuellement.
Qui doit participer ?
S'agissant d'un bilan du fonctionnement global de l'entreprise en matière de qualité, il convient que les
participants soient :
la Direction,
le représentant de la Direction (ou responsable qualité - RQ) si désigné,
les responsables des divers secteurs (processus) de l'entreprise.
Finalité de la revue?
Statuer du fonctionnement de l'entreprise
Faire émerger des actions d'amélioration.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 22/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La revue de direction est donc un élément clé d'une démarche qualité, et l'engagement de la Direction doit être
particulièrement visible dans cette activité.
Il d'agit d'une réunion où les participants doivent prendre du recul (par rapport aux travaux quotidiens) et analyser
globalement le fonctionnement et les résultats de l'entreprise (en matière de qualité).
Nota : le bilan financier de l'entreprise n'est pas à examiner lors d'une revue de direction qualité.
S'accorder une demi journée environ pour effectuer une revue et évaluer le système (et donc le fonctionnement
de l'entreprise) n'est donc pas quelque chose de superflu et doit apporter des améliorations à l'entreprise.
Il est nécessaire de préciser que cette revue de direction périodique n'empêche pas la Direction et son personnel
d'évaluer le fonctionnement de l'entreprise et de décider des actions de progrès entre 2 revues de direction, bien
au contraire.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Notion de besoin de revoir les objectifs qualité
Les objectifs qualité (voir § 5.4.1) doivent évoluer. Utiliser la revue de Direction, qui est une tâche à fréquence
déterminée, est pertinent: ceci garantit que les objectif seront réexaminées au moins régulièrement.
Il convient donc, lors de la revue de Direction, de voir s'il convient de faire évoluer les objectifs qualité, que la
politique qualité soit modifiée ou pas.
2.2 Notion d'enregistrement de la revue
Le référentiel impose, par la dernière phrase de ce chapitre, qu'un enregistrement de la revue de direction soit
conservé.
Il s'agit donc d'établir un rapport de revue de Direction.
Le but de ce rapport est de
- rappeler clairement les points examinés (cf. § 5.6.2) et les décisions en découlant
- déterminer clairement las actions décidées: qui fait quoi et pour quand (cf. § 5.6.3)
- permettre le suivi efficace des actions prévues.
Voir pour plus de détail les explications relatives au § 5.6.3
Voir un ordre du jour de revue de direction
5.6.2 Eléments d’entrée de la revue
Les éléments d’entrée de la revue de direction doivent comprendre des informations sur :
a) les résultats des audits,
b) les retours d’information des clients,
c) le fonctionnement des processus et de la conformité du produit,
d) l'état des actions correctives,
e) les actions issues des revues de direction précédentes,
f) les changements pouvant affecter le Système Qualité,
g) les recommandations d’amélioration.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 23/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Le référentiel cite dans ce chapitre quels sont les sujets à examiner lors d'une revue de direction.
On peut observer qu'en examinant tous ces points clé, il est possible pour une Direction d'évaluer si le Système
Qualité (et donc son entreprise) fonctionne correctement.
Sujets nombreux
Quelques recommandations pour éviter que la revue ne devienne fastidieuse et trop longue.
Il convient d'abord de bien intégrer qu'il s'agit d'une revue, c'est-à-dire un examen global de certains points, afin
de s'assurer que les résultats sont ceux qui étaient attendus.
Il est donc recommandé que tous ces points, cités dans le § 5.6.1, fassent l'objet d'une analyse objective
préalable par le responsable qualité qui peut apporter une première conclusion (la sienne) avec des
recommandations d'amélioration.
Ce travail peut également être réalisé par quelques responsables clé de l'entreprise pour les sujets les
concernant.
Cette pré étude peut ensuite être utilisée par la Direction lors de la revue elle-même, en y apportant sa vision
(commentaires, jugement, priorités, etc…) et définissant les actions qu'elle juge nécessaire.
Faute d'une telle préparation, la revue de direction risque devenir très fastidieuse (examen de très nombreuses
données plutôt que des synthèses déjà élaborées).
La réunion risque dans ces conditions, devenir très vite lourde et donc ne plus être tenue.
Enfin et pour que tous les thèmes exigés par le référentiel soient effectivement examinés lors de la revue de
direction, il est d'usage de prévoir un ordre du jour dans lequel ils figurent.
Il convient de rajouter aux 7 sujets à aborder [a) à g)], l'examen de la politique qualité et des objectifs qualité.
Commentaire particulier sur le point b) :
Il s'agit notamment des plaintes (verbales ou écrites) et des résultats d'évaluation de satisfaction clients.
Commentaire particulier sur le point c) :
Par fonctionnement des processus, il faut comprendre, par exemple:
les ressources humaines, matérielles sont- elles adaptées ?
les méthodes de travail utilisées donnent-elles satisfaction ?
les processus produisent-ils ce que l'on attend ?
les objectifs qualité concernant les processus sont-ils atteints ?
Par conformité du produit, il faut, comprendre, par exemple :
- le produit livré présent-il des non conformités?
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 24/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
-
le produit est-il toujours adapté
• aux besoins exprimés par les clients?
• aux besoins et attentes non exprimés par le client?
• aux exigences réglementaires?
Sous entendu, le produit de l'entreprise doit-il évoluer?
les objectifs qualité concernant le produit sont-ils atteints?
Commentaire particulier sur le point f) :
Si la Direction envisage des changements futurs dans l'organisation de l'entreprise, la revue doit permettre d'en
parler. Voir pour mémoire les explications relatives au § 5.4.2 b.
Commentaire particulier sur le point g) :
Tel qu'évoqué précédemment, il convient que le personnel d'encadrement participe à la revue. C'est l'occasion
pour lui de prendre un peu de recul sur l'organisation (processus) et faire émerger des suggestions / demandes
d'amélioration.
5.6.3 Les éléments de sortie de la revue
Les éléments de sortie de la revue de direction doivent comprendre les décisions et actions
relatives :
a) à la conformité du Système Qualité et de ses processus,
b) à la conformité du produit en rapport avec les exigences du client,
c) aux besoins en ressources.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Nous avons vu au § 5.6.1 que le référentiel exigeait un enregistrement de la revue de direction et donc un
rapport.
Cette exigence 5.6.3 précise sur quels sujets doivent porter les décisions (et donc ce qui doit apparaître dans le
rapport).
Il convient de remarquer que l'alinéa a) traite du Système Qualité et de ses processus (et donc de l'organisation)
et que le b) traite simplement du produit.
Veiller à bien aborder ces 2 sujets distincts!
Il est bon de rappeler que le but du rapport de revue est de
- rappeler clairement les points examinés (cf. § 5.6.2) et les décisions en découlant
- déterminer clairement las actions décidées (qui fait quoi et pour quand)
- permettre le suivi efficace des actions prévues.
De plus, il est recommandé que le rapport comporte une conclusion globale: la Direction est-elle satisfaite du
fonctionnement, quelles sont les actions prioritaires qu'elle décide, etc…
Qui doit établir le rapport de revue de Direction?
Si ce n'est pas la Direction, cela peut être le responsable qualité (solution fréquemment utilisée) ou un rapporteur
désigné parmi les participants.
Le signataire du rapport est dans tous les cas la Direction.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 25/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
A qui diffuser le rapport de revue de direction?
Il est normal de diffuser le rapport à tous les participants (dont le responsable qualité) ainsi qu'aux membres de
l'encadrement qui n'auraient pas assisté à la réunion (absents excusés).
Suivi des actions après diffusion du rapport?
Il est d'usage que le suivi des actions soit réalisé par le responsable qualité qui doit rendre compte régulièrement
de l'avancement à sa Direction.
Il n'est pas interdit que ce soit la Direction elle-même qui suive personnellement et directement les actions
demandées.
Voir un exemple d'imprimé de revue de Direction
6 – MANAGEMENT DES RESSOURCES
6.1 Mise à disposition des ressources
L’organisme doit déterminer et fournir les ressources nécessaires pour :
a) mettre en œuvre et entretenir le Système Qualité,
b) assurer la satisfaction des clients en respectant leurs exigences.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Ce chapitre est une introduction au chapitre suivant.
Il rappelle simplement qu'il convient que la Direction fournisse les ressources (moyens) pour pouvoir faire
fonctionner le système et atteindre les résultats visés.
Ceci est une évidence mais les référentiels relatifs à la qualité le rappellent. Exprimé différemment ceci revient à
dire que la Direction doit accorder les moyens compatibles à ses ambitions.
Ce chapitre est à rapprocher de l'exigence 5.1d (Engagement de la direction) du présent référentiel.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Commentaire sur le rajout dans l'alinéa a)
Mettre en place un Système Qualité correspond à la phase initiale de construction et de mise en œuvre du
système. Comme un bien immobilier, il convient ensuite de l'entretenir, c'est à dire corriger ce qui ne marche pas
correctement, voire l'améliorer.
Si la mise ne œuvre du système nécessite des ressources (humaines et parfois matérielles) , il en est de même
pour la phase entretien.
C'est cette notion qui est introduite dans le référentiel à cet article.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 26/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
2.2 Commentaire sur le thème "assurer" dans l'alinéa b)
Un des objectifs du Système Qualité répondant au présent référentiel est de satisfaire les clients (cf. § 1).
Le terme assurer accentue l'obligation de satisfaire les clients
Il est à noter que dans le référentiel « engagement qualité », le terme "viser" est utilisé (moins exigeant).
Appliqué à ce chapitre 6 "Management des ressources", le terme "assurer" signifie simplement que si des
ressources humaines ou matérielles sont nécessaires pour satisfaire les clients, la Direction doit les allouer.
6.2 Ressources humaines
6.2.1 Généralités
Le personnel effectuant un travail ayant une incidence sur la conformité aux exigences
relatives au produit doit être compétent sur la base de la formation initiale et
professionnelle, du savoir-faire et de l’expérience.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Nota: cette exigence est la même que dans le référentiel « engagement qualité »,. Les commentaires sur
cette exigence sont rappelés ci-dessous.
Cette exigence est la déclinaison, au niveau des ressources humaines, du § 6.1 précédent.
Ce § 6.2.1 resserre l'exigence sur le personnel ayant une incidence sur la qualité.
Tout le personnel travaillant a, peu ou prou, une incidence sur la qualité. Cette exigence ne concerne
cependant pas tout le personnel.
Dans le présent référentiel, il convient de limiter cette exigence aux personnels qui, s'ils ne sont pas
suffisamment compétents, risquent de créer, directement ou indirectement, une situation entraînant une nonconformité sur le produit et une insatisfaction du client.
Il convient donc d'appliquer cette exigence en priorité aux personnels suivants :
- les vendeurs / commerciaux (ceux qui vont comprendre les besoins du client, recommander des
solutions, les traduire en langage interne)
- le personnel opérationnel (dessinateur, chef de chantier, ouvriers etc.…).
Si ces personnels ne sont pas compétents, il est évident que des erreurs et malfaçons seront produites.
6.2.2 Compétences, sensibilisation et formation
L’organisme doit :
a) déterminer les compétences nécessaires pour le personnel effectuant un travail ayant
une incidence sur la qualité du produit,
b) pourvoir à la formation ou entreprendre d’autres actions pour satisfaire ces besoins,
Guide d’application
la norme ISO
9001les membres de son personnel
Version 2008 ont conscience de l’importancePage
c)deassurer
que
de27/69
leurs
activités et de la manière dont ils contribuent à la réalisation des objectifs qualité,
d) conserver les enregistrements appropriés concernant la formation initiale et
professionnelle, le savoir-faire et l’expérience (voir 4.2.4).
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Il convient que la direction (aidée pour cela par qui elle souhaite, par exemple son personnel d'encadrement),
définisse les compétences nécessaires pour chaque type de poste ayant une incidence sur la qualité (voir
exigence précédente).
Ces compétences peuvent être basées sur les acquis suivants ou une combinaison de ceux-ci:
une formation initiale. Le poste requiert une personne ayant suivi une formation scolaire de base,
sanctionnée ou pas par un diplôme (par exemple BTS Bureau d'étude),
une formation professionnelle (par exemple CAP, BAC PRO, etc.),
un savoir faire. Indépendamment de tout autre chose, le poste requiert une personne sachant réaliser
une activité précise. En effet, certaines tâches ne nécessitent pas forcement d'avoir suivi des études pour
pouvoir les réaliser,
un savoir être, qui caractérise un comportement (point important pour les personnes en contact avec le
client),
l'expérience. Il est possible qu'un poste nécessite, pour pouvoir être tenu, que le futur titulaire dispose
d'un certain nombre d'années d'expérience dans telle ou telle activité.
Important :
Pour les compétences requises, il convient de rappeler que la nomenclature QUALIBAT des Qualifications des
entreprises de construction précise, pour quelques activités, le niveau de qualification requis pour certaines
catégories de personnel.
Pourvoir à la formation
Si une personne n'a pas les compétences requises; 2 solutions s'offrent à la Direction : trouver une autre
personne ou former la première.
Le référentiel évoque la seconde solution (sans écarter la première).
Si une formation est envisagée, il est d'usage que celle-ci soit réalisée sous la forme de compagnonnage (tuteur).
Une personne qualifiée transfère son savoir (théorie, et /ou savoir faire pratique) à la personne concernée. La
formation peut également être confiée à un organisme extérieur.
ATTENTION : Cas particuliers
Deux types de personnels peuvent présenter des risques en matière de qualité :
le personnel intérimaire
le personnel d'origine étrangère.
a) le personnel intérimaire
N'ayant peut être pas la même vision de l'entreprise en matière de "respect" du client" (ou du travail
conforme), il convient de s'assurer du "professionnalisme" de cette catégorie de personnel
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 28/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
SURVEILLANCE
b) le personnel d'origine étrangère
Si nécessaire (selon la tâche à effectuer) il convient de s'assurer que la personne peut comprendre les
consignes ou autres documents de travail.
Ne pas bien comprendre une demande de client, une consigne verbale de l'encadrement ou un plan
peut présenter un risque de non-conformité sur le produit et/ou une insatisfaction client.
Inclure (lorsque nécessaire) une exigence de connaissance de la langue française dans les
compétences requises (sauf si l'encadrement de l'entreprise maîtrise la langue de
l'employé!).
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Commentaires sur l'alinéa b) : "pourvoir à la formation"
Il est à noter que la formation peut consister à transmettre (et expliquer si nécessaire) au personnel, des
documents définissant des règles techniques "de base", que tout personnels qualifié doit connaître et appliquer.
Parmi ces documents techniques que doit connaître le personnel, on peut citer les DTU (Document Technique
Unifié), les Cahiers de Chantier et les Mémos de Chantier.
2.2 Commentaires sur l'alinéa b) : "ou entreprendre d'autres actions pour satisfaire ces besoins"
Pour comprendre cette partie de l'exigence, il convient de se rapprocher de l'exigence a).
Lorsque l'entreprise n'a pas les compétences nécessaires, 2 solutions s'offrent donc à elle:
- soit former son propre personnel (c'est ce qui est évoqué au début de l'alinéa a)
- soit chercher la compétence ailleurs [embauche de CDI ou recours à du personnel extérieur
possédant les compétences requises (intérim ou CDD par exemple)]
- soit changer la technique qui nécessite la compétence recherchée.
Ce sont ces solutions alternatives qui sont évoquées dans la seconde partie de l'exigence 6.2.2 b).
2.3 Commentaires sur l'alinéa c)
"L'organisme doit :
c) assurer que les membres de son personnel ont conscience de l’importance de leurs activités
et de la manière dont ils contribuent à la réalisation des objectifs qualité."
Cette exigence exige quelque chose de fort et difficile à atteindre à savoir, du personnel qui a compris
- les objectifs qualité et l'intérêt de les atteindre pour les clients (et donc l'entreprise)
- la contribution qu'ils peuvent apporter à l'atteinte de ces objectifs en réalisant les actions qui leur
sont demandées.
Le but visé par cette exigence est donc du personnel informé
qui comprend les buts visés
qui participe.
En d'autres termes, le personnel doit être SENSIBILISÉ et PARTICIPATIF.
Il s'agit donc là de développer dans l'entreprise ces 2 notions.
Le référentiel n'attribue pas cette responsabilité à la Direction ou au responsable qualité, mais à l'organisme au
sens large (cf. début du § 6.2.2).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 29/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Il s'agit en réalité d'un travail "quotidien" du personnel d'encadrement, en rappelant lorsque nécessaire quelques
principes de base :
le client
l'entreprise
les salariés
l'évolution nécessaire
les objectifs
la contribution de chacun
les règles à respecter.
En conclusion, pas de procédure ni d'enregistrement requis sur ce thème. Juste des actions "pédagogiques" de
l'encadrement (y compris de la Direction et du responsable qualité) vers les personnels opérationnels.
Le référentiel doit conduire, par cette exigence, à développer un point important de la CULTURE de l'entreprise,
qui touche l'IMPLICATION du PERSONNEL. Il est à noter que l'implication du personnel est un des huit
principes fondamentaux du management de la qualité (cf. ISO 9000).
2.4 Commentaires sur l'exigence d)
Le référentiel exige que des enregistrements des compétences des personnels ayant une incidence sur la qualité
du produit soient conservés.
Des enregistrements sont en fait des documents déjà existants dans les entreprises, tels que Curriculum Vitae,
diplômes, attestations de formation externe, rapport d'évaluation interne (pour un test d'aptitude de savoir faire).
Il convient de ne pas oublier d'établir une attestation de formation interne, si celle-ci contribue à l'acquisition des
compétences visées.
Tous ces documents doivent être conservés selon la procédure exigée au § 4.2.4.
Il est d'usage que tous ces documents soient conservés dans les "dossiers personnels" au sein des services
administratifs des entreprises.
Il n'est pas nécessaire de créer de classement "spécial" chez le responsable qualité !
6.3 Infrastructure
L'organisme doit déterminer, fournir et entretenir les infrastructures nécessaires pour
obtenir la conformité du produit. Les infrastructures comprennent, selon le cas,
a) les bâtiments, les espaces de travail et les installations associées,
b) les équipements (tant logiciels que matériels) associés aux processus,
c) les services supports (tels que la logistique et les moyens de communication).
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Ce chapitre traite, après les ressources humaines (§ 6.2), les moyens matériels tels que bâtiments, machines,
outils de travail, logiciels, moyens de manutention, etc.…
Cette exigence ne fait que préciser que le personnel doit disposer des moyens adéquats pour assurer un travail
conforme aux exigences.
Ces moyens peuvent être de la propriété de l'entreprise ou loués dans le cadre d'une commande spécifique
(moyens de manutention lourde par exemple).
La motivation de cette exigence est que les problèmes surviennent lorsque l'entreprise utilise les "moyens du
bord" plutôt que les moyens adaptés, entretenus correctement.
Il est à noter que la prévision des moyens nécessaires pour assurer la production est abordée dans le § 7.1 du
présent référentiel.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 30/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Ce chapitre n'impose pas la rédaction de document particulier pour répondre à l'exigence.
6.4 Environnement de travail
L'organisme doit déterminer et gérer l'environnement de travail nécessaire pour obtenir la
conformité du produit.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Par environnement de travail, il faut comprendre la température, la poussière, le vent, l'humidité ou tout autre
paramètre qui pourrait conduire à la réalisation de la production dans de mauvaises conditions et entraîner la
non-conformité visible ou pas du produit.
Il est bon de rappeler que les DTU, Cahiers de chantier ou Mémos de chantier, fixent ces règles de bonnes
pratiques.
Par exemple :
- pas d'application d'enduit plâtre si la température est < 5° C
- température > 10°C et pas de co activité dans le local, lors de pose de revêtement de sol
souple (PVC collé).
Ce chapitre n'exige aucun document particulier à créer.
7 – RÉALISATION DU PRODUIT
7.1 Planification de la réalisation du produit
L’organisme doit planifier les processus nécessaires à la réalisation du produit (voir 4.1).
Lors de la planification de la réalisation du produit, l’organisme doit déterminer, selon le cas :
a) les objectifs qualité et les exigences relatives au produit,
b) la nécessité de mettre en place des processus, d’établir des documents et de fournir
des ressources spécifiques au produit,
c) les activités requises de vérification, validation, surveillance, contrôle et essai
spécifiques au produit et les critères d’acceptation du produit,
d) les enregistrements nécessaires pour apporter la preuve que les processus de
réalisation et le produit satisfont aux exigences (voir 4.2.4).
Les éléments de sortie de cette planification doivent se présenter sous une forme adaptée
aux modes de fonctionnement de l’organisme.
NOTE 1 Un document spécifiant les processus de réalisation du produit peut être qualifié de
plan qualité.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel ENGAGEMENT
Comme évoqué dans les commentaires de l'exigence 5.4.2, il faut comprendre le terme planification par
organisation / prévision / prévention.
Il convient donc de mettre en place, afin de bien réaliser le produit, les dispositions adéquates.
a) les exigences relatives au produit
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 31/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Il est évident que si le personnel opérationnel ne connaît pas les caractéristiques du produit à
réaliser, il est probable qu'il y aura un écart à la fin du chantier.
Il faut donc répercuter au personnel exécutant ce qui a été décidé et notamment ce qui a été
contractualisé avec le client
Ce point de l'exigence est développé dans l'exigence 7.2.1 ci après.
b) la nécessité d'établir des documents et de fournir des ressources spécifiques au produit
Si, de part la nature du produit à réaliser, il s'avère nécessaire de donner des consignes
particulières au personnel, de créer des documents spécifiques (plans ou schémas détaillant un
point particulier) ou fournir des ressources spécifiques (prévoir du personnel supplémentaire pour
le chantier ou un moyen de manutention exceptionnel.
C'est simplement cela que requiert cette exigence: encore une fois de la vigilance et de la prévention.
En terme de réponse à cette exigence, il convient de définir dans l'entreprise qui est en charge de cette
activité d'analyse préalable des besoins pour la réalisation des commandes et que cette (ou ces) personne(s)
déclenche(nt) les actions nécessaires.
La finalité de cette exigence est que l'entreprise soit dans une logique "planification", à savoir
que le personnel d'exécution sache clairement ce qu'il a à faire
qu'elle ne se trouve pas face à une tâche à effectuer pour laquelle elle n'aurait pas prévu les moyens
adéquats. En effet, c'est dans ces situations que les problèmes arrivent, par l'utilisation de personnel
ou de matériel non adéquats.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Explication du rajout "a) les objectifs qualité"
Si des améliorations de la qualité du produit sont envisagées sous forme d'objectifs qualité (cf. § 5.4.1), il s'agit
d'organiser / planifier cette évolution;
Cette planification peut nécessiter la mise en place d'une nouvelle organisation (processus), de documents
particuliers, de moyens humains et matériels particuliers, etc.… [cf. point b) c) et d) de cette exigence].
2.2 Explication du rajout "b) mettre en place des processus"
Dans cette approche planification, il peut s'avérer utile, soit dans le cadre général de fonctionnement de
l'entreprise, soit dans le cadre d'une commande particulière, de mettre en place (ou modifier)
- une organisation : ce sont les processus organisationnels
- une technique opératoire: ce sont les processus techniques (techniques de travail).
Comme évoqué dans le § 4.2.1 d) "Généralités sur la documentation du Système Qualité", c'est à l'entreprise de
décider si elle a besoin de créer des documents supports (procédure ou instruction de travail).
2.3 Explication sur l'alinéa c)
C'est à l'entreprise de définir ce qui lui semble nécessaire pour parvenir à réaliser un produit conforme aux
exigences.
Il est à noter que les activités citées de vérification, validation, surveillance, contrôle et essai, ne concernent
pas que la production (§ 7.5). En effet, cette exigence 7.1 est une introduction à toutes les activités décrites
dans ce chapitre 7 "Réalisation du produit".
Dans ce chapitre 7, on trouve en effet les activités commerciales (7.2), la conception (7.3) les achats (7.4), etc.….
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 32/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Par exemple et si l'on parle de vérification, cette activité est à envisager au niveau commercial, en conception,
dans le domaine des achats ou de la production.
Il en est de même pour la validation.
Les contrôles et essais sont eux, plus du domaine de la production.
En résumé, cet alinéa du référentiel vous demande de mettre en place ces activités de vérification, validation,
surveillance, contrôle et essai pour assurer la maîtrise de vos réalisations.
A l'entreprise de voir si elle crée des documents (procédure ou instruction) pour mettre en œuvre ces activités (cf.
4.2.1 d).
IMPORTANT :
Les délais de réalisation (contractuels) sont des exigences établies (cf. 7.2.1).
Il convient donc que l'entreprise s'organise et prévoit des dispositions (notion de planification) pour les respecter.
En particulier, il convient de prévoir une surveillance du bon avancement des chantiers. Cette surveillance peut
être réalisée sur la base de visites périodiques des chantiers, de réunions de chantier ou tout autre moyen, et
donner lieu à la tenue à jour de plannings.
De telles dispositions doivent être prévues dans l'entreprise et faire l'objet de documents, autant que nécessaire
(rapports, plannings etc...).
2.4 Explications sur l'alinéa "d) enregistrements"
Les enregistrements dont il est question ici ne sont pas seulement les enregistrements relatifs aux "contrôles" sur
le produit (cf. § 8.2.4).
Il s'agit plutôt que l'entreprise prévoit, après avoir défini ce qu'elle juge nécessaire comme vérification, validation
surveillance, etc.… dans toutes les activités de réalisation (commercial, étude, achats et production), quels sont
les enregistrements qui lui sont nécessaires pour prouver (à elle-même en premier) que les activités ont bien été
réalisées.
2.5 Explication sur la notion de "forme adaptée"
Cette précision est dans l'esprit du § 4.2.1 (note 2), c'est-à-dire que l'entreprise choisit la forme qui lui convient,
pour mettre en place ce qui est évoqué dans cette exigence 7.1, points a) à d).
Cette forme peut être écrite et/ou verbale.
2.6 Explications sur la "note 1"
L'entreprise peut documenter ses dispositions prévues [répondant aux exigences 7.1 a) à d)] sous la forme de
"plan qualité".
Le fascicule AFNOR ISO /TR 10013 et la norme ISO 10 005 fournissent des lignes directrices sur les plans
qualité.
7.2 Processus relatifs aux clients
7.2.1 Détermination des exigences relatives au produit
L’organisme doit déterminer :
a) les exigences spécifiées par le client, y compris les exigences relatives à la livraison
et aux activités après livraison,
Page 33/69
Guide d’application deb)
la norme
ISO 9001
2008mais nécessaires pour l’usage spécifié
les exigences
non formulées par Version
le client
ou,
lorsqu’il est connu, pour l’usage prévu,
c) les exigences légales et réglementaires applicables au produit,
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Cette exigence est la continuité de l'exigence 7.1 a).
a) Les exigences spécifiées par le client, y compris les exigences relatives à la livraison et aux activités
après livraison
Les produits (avec leurs caractéristiques détaillés) et services contractualisés avec le client doivent être
clairement établis afin qu'ils puissent ensuite d'une part être réalisés et d'autre part être contrôlés avant mise à
disposition du client.
Les exigences spécifiées par le client peuvent l'être de 2 façons:
- soit verbalement
- soit dans une demande écrite.
Il convient d'être vigilant dans le premier cas, pour bien comprendre et mémoriser ce que veut le client. La prise
de note est indispensable.
Si la discussion au cours de laquelle le client exprime ce qu'il désire est longue et "sinueuse", il convient à la fin
que vous reformulez sa demande :
" Si j'ai bien compris, vous souhaitez….." et vous relisez vos notes.
Ceci évitera bien des problèmes ensuite.
De toute façon et dans les 2 cas, il convient que l'offre qui sera adressée au client, soit faite par écrit et rappelle
les exigences du client.
b) Les exigences réglementaires et légales relatives au produit
Selon l'activité de l'entreprise, les produits réalisés peuvent être soumis à de la réglementation (par exemple les
installations électriques).
Il convient qu'une personne de l'entreprise (en relation avec des collègues connaissant le sujet), fasse l'inventaire
de la réglementation relative au produit.
Nota : les Organismes Professionnels (ou Syndicats métiers) fournissent généralement des synthèses des textes
réglementaires applicables dans un secteur d'activité donné.
L'étape suivant est de posséder la réglementation et d'en faire l'analyse pour identifier les exigences applicables
à l'entreprise. Celles-ci doivent être connues par les divers personnels concernés (bureau d'étude, personnel de
chantier, etc.).
Ceci peut être du simple domaine de la connaissance et donc compétence du personnel (voir § 6.2.2) mais peut
également donner lieu à des consignes ou instructions écrites.
C'est à l'entreprise de juger s'il est nécessaire d'établir des documents d'application particuliers (cf. 7.1 b).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 34/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
L'exigence b) rajoutée était implicite dans le référentiel « engagement qualité ». Elle est ici explicite, et
correspond à un principe plus que logique: le produit doit remplir la fonction de l'usage spécifié ou connu, même
si le client n'a pas exprimé toutes les caractéristiques nécessaires.
Exemple : si vous réalisez une installation sanitaire dans une maison individuelle, il n'est pas nécessaire que le
client précise qu'il ne doit pas y avoir de fuite. Votre devis ne comporte d'ailleurs pas non plus cette information.
L'étanchéité de l'installation est donc une exigence spécifiée non formulée, qui devra être respectée.
Certaines exigences non formulées sont évidentes (comme dans l'exemple cité précédemment).
Attention cependant aux quiproquo ou malentendus entre le client et vous, lors des discussions d'avant vente. Il
convient dans certains cas de discuter clairement avec le client pour lever toute ambiguïté sur un point du produit.
Il ne faudrait pas en effet que le client découvre en final que ce qu'il attendait comme un du, était pour vous
quelque chose de particulier, peut être même avec une plus value.
Le référentiel exige-t-il de formuler par écrit les exigences non formulées par le client, dans un devis ou un
document interne?
La réponse est non. A vous de voir si cela est nécessaire. Cela peut être le cas dans un devis, pour bien "border"
certains points.
En interne pour l'entreprise, ces éléments non formulés sont généralement du domaine du bon sens, du savoir
faire du personnel et donc du professionnalisme.
7.2.2 Revue des exigences relatives au produit
L’organisme doit revoir les exigences relatives au produit. Cette revue doit être menée
avant que l’organisme ne s’engage à livrer un produit au client (par exemple soumission
d’offres, acceptation de contrats ou de commandes, acceptation d’avenants aux contrats ou
aux commandes) et doit assurer que :
a) les exigences relatives au produit sont définies,
b) les écarts entre les exigences d’un contrat ou d’une commande et celles
précédemment exprimées ont été résolus,
c) l’organisme est apte à satisfaire aux exigences définies.
Des enregistrements des résultats de la revue et des actions qui en résultent doivent être
conservés (voir 4.2.4).
Lorsque les exigences du client ne sont pas fournies sous une forme documentée, elles
doivent être confirmées par l’organisme avant d’être acceptées.
Lorsque les exigences relatives au produit sont modifiées, l’organisme doit assurer que le
personnel concerné est informé des exigences modifiées.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 35/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La finalité de cette exigence est que l'entreprise ne fasse pas d'offre ou n'accepte pas de commande, tant
que les exigences du client et réglementaires n'ont pas été clairement établies et analysées
qu'il n'a pas été vérifié que l'entreprise présente l'aptitude à répondre à ces exigences et donc à livrer
un produit conforme.
Il est à noter que le délai de livraison est une exigence relative au produit. Livrer un produit conforme mais avec 6
mois de retard va entraîner une insatisfaction client !
Il convient donc que quelqu'un examine, avec cette approche:
les offres de prix ou devis (avant de les adresser aux clients)
les commandes client (avant de les accepter).
Tout écart doit être levé et, si nécessaire, des négociations doivent être engagées avec les clients.
En conclusion, il ne doit pas y avoir de quiproquo (involontaire ou volontaire) entre le client et l'entreprise dès le
stade de l'offre, qui doit déjà être considéré comme un engagement de l'entreprise.
Ce type de vérification (revue), pour s'assurer que les exigences sont claires et que l'entreprise saura réaliser la
commande, est une pratique normale dans une entreprise "professionnelle", respectueuse de ses clients.
Cette exigence pourrait se résumer à clarifier les exigences qui deviennent des engagements pour
l'entreprise.
Dans un Système Qualité, il convient que les personnes en charge de ces revues (vérifications) soient identifiées
et compétentes, et qu'elles appliquent bien ces dispositions.
Une bonne façon d'évaluer si cette activité est bien faite est d'examiner les refus de réception de chantier ou les
plaintes clients.
L'évolution des exigences client: une cause fréquente de non-conformité du produit livré.
Les demandes ou commandes clients peuvent évoluer en terme d'exigences.
Attention : si l'entreprise ne traite pas avec rigueur ces évolutions; il est probable qu'il y aura un "décalage" en
final. Il convient donc d'être méthodique et rigoureux dans le traitement de ces informations
Mettre à jour autant que nécessaire les devis, les plans, les cahiers de charges, etc..
Une modification verbale énoncée par le client en réunion ou sur le chantier, devrait être documentée (compte
rendu) et se retrouver dans le dossier de l'affaire concernée: cahier des charges, fiche de travail, etc.…
Il convient également de retirer de la circulation (ou d'annoter) les documents en circulation pour éviter de laisser
des informations obsolètes auprès du personnel d'exécution.
Attention aux consignes verbales: elles ne sont pas toujours comprises complètement ou mémorisées.
Un document n'est pas forcément long à établir. Le choix de ne pas le faire est souvent disproportionné par
rapport aux risques encourus.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Commentaires sur les points a), b) et c) rajoutés
Le référentiel précise ici ce qui doit être examiné lors de la revue (avant d'envoyer un devis ou accepter une
commande).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 36/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
a) Exigences produit défini
Il suffit de s'assurer que les exigences du client sont claires et sans ambiguïté. Voir pour mémoire le § 7.2.1.
Si il y a un doute sur certains points, il convient d"éclaircir ceux-ci avec le client.
Attention également aux exigences réglementaires et les exigences non formulées par le client (cf. § 7.2.1)
b) Les écarts entre le devis et la commande
Il s'agit là de bien vérifier que la commande reprend strictement les éléments de votre devis.
La commande peut en effet reprendre ces éléments (notamment les prix), mais peut aussi en modifier certains,
voire même, en rajoutant d'autres.
Ces divergences doivent faire l'objet d'un traitable avec le client, sauf bien sur, si vous acceptez les modifications.
c) L'organisme doit être apte à satisfaire aux exigences définies.
Ceci est également une évidence
L'examen doit porter sur 2 aspects :
- technique
- délai.
Sur l'aspect technique, il suffit "simplement" de répondre à des demandes ou d'accepter des travaux que vous
saurez réaliser!
Le second aspect est à examiner avec attention.
Comme évoqué précédemment, le délai est une exigence relative au produit.
Il convient donc de s'assurer que le délai proposé ou demandé est réalisable (examen du plan de charge de
l'entreprise, délais d'approvisionnement, etc.…). .
2.2 Commentaires sur les enregistrements de revue
Les revues s'effectuent à 2 stades :
- avant envoi de l'offre (ou devis)
- à réception de commande.
Il est demandé un enregistrement des résultats de la revue. La trace de cet examen doit donc être documentée
Au stade du devis :
Une solution simple peut être utilisée: à l'issue de la revue et si celle ci est satisfaisante, la personne en charge
de la revue peut simplement signer l'offre, attestant ainsi que sa vérification a été faite et que tout est satisfaisant.
Lorsque les éléments à examiner sont nombreux et compliqués, une check list générale de revue
d'offre/commande peut être établie.
Cette trame peut ensuite être utilisée pour chaque dossier et renseignée (case "ok" à renseigner par exemple), et
être conservée comme enregistrement dans le dossier d'affaire concerné.
Au stade commande :
Le même principe que celui évoqué ci dessus peut être utilisé au stade commande :
- un visa, et une date + un tampon "accepté" ou vérifié", apposé sur la commande reçue répond à
l'exigence d'enregistrement
- si nécessaire, une check list de revue de commande peut être utilisée.
2.3 Exigences clients non formulées par écrit
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 37/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Des commentaires sur cette situation sont apportés dans le § 7.2.1.
2.4 Répercussion des modifications au personnel concerné.
Cette exigence vous conduit à prendre des dispositions pour répercuter les modifications des commandes au
personnel exécutant.
La maîtrise des documents, qui fait l'objet du § 4.2.3 du présent référentiel, permet de satisfaire à cette exigence :
retrait des documents obsolètes
diffusion des documents modifiés ou nouveaux.
7.2.3 Communication avec les clients
L’organisme doit déterminer et mettre en œuvre des dispositions efficaces pour
communiquer avec les clients à propos :
a) des informations relatives au produit,
b) du traitement des consultations, des contrats ou des commandes et de leurs
avenants,
c) des retours d’information des clients, y compris leurs réclamations.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Nota: cette exigence est la même que dans le référentiel « engagement qualité »,. Les commentaires sur cette
exigence sont rappelés ci-dessous.
Pour que la satisfaction du client soit atteinte, plusieurs conditions, liées à la communication, doivent être
respectées :
a) des informations relatives au produit
Le client doit savoir ce qui lui est proposé, en terme de produit, services associés, conditions financières, etc.
Tout type de support d'information adapté doit être utilisé dans ce but.
Par exemple :
fiches descriptives de produit
condition de garanties
tarifs
etc.
Ces informations peuvent se présenter sur des supports papier ou électronique (Cd-rom ou site internet).
Selon l'activité de l'entreprise, des informations sur le produit peuvent également être fournies sous forme
d'échantillons de démonstration ou de visite d'installations déjà réalisées par l'entreprise.
Nota : il convient également de veiller à ce que le client qui se renseigne puisse contacter une personne
compétente (capable de le renseigner!).
En d'autres termes, ces informations doivent conduire le client à déjà se faire une idée de ce que l'entreprise peut
proposer et pouvoir faire une demande de prix.
b) du traitement des consultations, des contrats ou des commandes et de leurs avenants,
Les informations évoquées dans l'alinéa a) ci-dessus doivent être personnalisées dans le cadre des offres
adressées aux clients et éventuellement les accusés de réception de commande (si l'entreprise établit ce
type de document).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 38/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Des offres détaillées et explicites doivent donc être établies pour définir sans ambiguïté l'offre de
l'entreprise: par exemple
annexe technique au devis (descriptif du produit livré)
limites de prestation
prestations associées telles que nettoyage du chantier
délais
conditions de garantie
traitement des plaintes et recours
conditions de paiement
De plus et afin de faciliter la communication, il convient de préciser au client le(s) nom(s) et coordonnées
de la personne en charge de son dossier.
Enfin il convient dans certaines activités, de fournir régulièrement au client l'état d'avancement de sa
commande pour le rassurer sur le respect du délai final (état d'avancement de la commande).
c) des retours d’information des clients, y compris leurs réclamations
Rien n'est pire pour un client de voir ses plaintes ou réclamations non prises en compte par l'entreprise.
Il convient donc:
- de sensibiliser l'ensemble du personnel à la prise en compte effective de ce type de demande
- de prendre en compte rapidement ces demandes et d'y répondre de façon objective.
Cette exigence implique donc un comportement respectueux du client; qui devrait se traduire par des clients
pleinement satisfaits à l'issue du traitement d'un problème.
L'image de l'entreprise peut en effet être améliorée si celle-ci sait traiter de façon "professionnelle" les plaintes
client.
7.3 Conception et développement (non applicable sauf pour la mention « fonction entreprise
générale »)
7.3.1 Planification de la conception et du développement
L’organisme doit planifier et maîtriser la conception et le développement du produit.
L’organisme doit déterminer :
a) les étapes de la conception et du développement,
b) les activités de vérification appropriée à chaque étape de la conception et du
développement,
c) les responsabilités et autorités pour la conception et le développement.
L’organisme doit gérer les interfaces entre les différents groupes impliqués dans la
conception et le développement pour assurer une communication efficace et une attribution
claire des responsabilités.
Les éléments de sortie de la planification doivent être mis à jour autant que nécessaire au
cours du déroulement de la conception et du développement.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Commentaire général
Ce § 7.3.1 confirme l'obligation de planifier (organiser, définir) les activités de réalisation (voir pour mémoire le §
7.1).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 39/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Les activités de conception et de développement étant sensibles (une erreur en conception est souvent lourde
de conséquences), le référentiel remet l'accent sur l'organisation de cette activité.
Il est d'usage, si l'entreprise réalise de la conception, que cette activité soit regroupée dans un "processus
conception".
Qu'entend-on d'abord par conception et développement ?
Il n'existe pas de définition normalisée (en qualité) de la conception. On peut cependant définir par conception,
l'élaboration de choix (solutions) techniques pour répondre à un besoin exprimé en terme de résultats.
En d'autres termes, le client veut quelque chose mais il ne définit pas les solutions pour le réaliser.
On peut déjà noter, dans la relation Bureau d'étude / Entreprise générale du bâtiment, que cette dernière
travaille à partir d'un cahier des charges détaillé où les choix techniques (dimensionnement, règles à respecter,
etc.), sont déjà définis et qu'elle doit les respecter. La conception est donc généralement de la responsabilité du
Bureau d'Etudes.
"Niveaux" de conception"
Le choix de solution technique (qui est donc de la conception) peut être simple dans certains cas et plus
complexe dans d'autres.
Par exemple, concevoir une installation de chauffage dans une maison individuelle de type T2, est plus simple
que pour un complexe hôtelier de 300 chambres , salle de conférence, salons, salles de restauration, etc.…
Les dispositions à mettre en place en conception dans ces 2 configurations seront donc différentes
- forme du cahier des charges
- compétences du personnel d'étude
- nature des vérifications (note de calcul en particulier).
Pour mémoire, il convient de rappeler que le référentiel QUALIBAT "Qualification des entreprises de
construction", précise des exigences en matière de qualification des personnels (par exemple pour les
installations thermiques - 531 ou la climatisation - 541).
Qu'il s'agisse de conception "complexe" ou "simple", les exigences du chapitre 7.3 sont applicables. Seules le
solutions mises en œuvre par l'entreprise différeront (plus ou moins conséquentes).
2°) Commentaires sur l'alinéa a)
Les étapes de la conception sont généralement et à minima
- la formalisation du cahier des charges
- la pré étude (souvent réalisée au stade de l'offre au client)
- la conception (définitive) avec la production de plans, spécifications techniques, etc…
- la vérification de la conception
- les modifications de la conception.
Pour répondre à cette exigence, la description du processus conception sous la forme de logigramme est la
solution généralement retenue.
3°) Commentaires sur l'alinéa b)
Les étapes du processus conception étant établies, il convient de définir:
- ce qu'il convient de vérifier lors de chaque étape, pour assurer que ce qui doit être réalisé, l'est
correctement
- les responsabilités (qui fait quoi) et les autorités (qui peut décider quoi).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 40/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
L'entreprise n'est pas obligée de rédiger de document pour répondre à cette exigence, mais il est d'usage de
rédiger une procédure couvrant tout le processus, afin que les dispositions à respecter soient claires et connues
par tous les acteurs.
4°) Commentaires sur la notion d'interfaces
Dans beaucoup de cas, la conception met en jeu de nombreux interlocuteurs, apportant chacun des éléments
différents. Il existe donc des relations multiples (interfaces), internes à l'entreprise ou externes, qu'il convient de
maîtriser :
- le client, parfois le maître d'œuvre ou le maître d'ouvrage
- les commerciaux de l'entreprise
- le chargé d'affaire de l'entreprise
- le responsable du bureau d'études de l'entreprise
- les personnes en charge de la veille réglementaire
- la Direction
- le responsable qualité
- la fonction achat
- etc.…
Il convient donc de définir clairement les responsabilités et autorités de chacun, les activités où chacun intervient,
et par conséquent veiller à ce que les moyens de communication nécessaires soient mis en œuvre (réunions et
documents en particulier).
Si l'entreprise a choisi de décrire le processus conception sous forme de procédure et de logigramme, cette
description en sera facilitée.
7.3.2 Eléments d’entrée de la conception et du développement
Les éléments d’entrée concernant les exigences relatives au produit doivent être
déterminés et des enregistrements doivent être conservés (voir 4.2.4).
Ces éléments doivent comprendre :
a) les exigences fonctionnelles et de performance,
b) les exigences réglementaires et légales applicables,
c) les autres exigences essentielles pour la conception et le développement.
Les exigences doivent être complètes, non ambiguës et non contradictoires.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Il faut comprendre "éléments d'entrée" par cahier des charges du produit.
Il doit être obligatoirement être écrit (enregistrer).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 41/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Les documents pouvant décrire les exigences sur le produit peuvent être :
- le cahier des charges du client
- les plans du client
- les éventuels données du cahier du client complétant son cahier des charges (e mail pour préciser tel
ou tel point).
Les données d'entrée peuvent également comprendre :
- des comptes rendus de réunions client/ entreprise précisant certains points du cahier des
charges
- la liste des exigences réglementaires à respecter
- les options ou décisions prises par l'entreprise pour réaliser le produit considéré (devis,
"standard" de conception propre à l'entreprise).
Si les données d'entrée sont très nombreuses et provenant de diverses sources, il est d'usage de créer un
document récapitulatif (liste des documents applicables à l'affaire xxxxx) pour permettre
- aux responsables de la conception de ne rien oublier comme exigence
- aux responsables de la vérification de la conception de pouvoir effectuer celle-ci de façon
rigoureuse et complète.
Ceci doit permettre d'éviter des oublis souvent lourds de conséquence (reportes de délais avec pénalités, travaux
supplémentaires non payés par le client en particulier).
Si une liste des documents applicables pour la conception est mise en place, il convient que ce document
important fasse l'objet d'une vérification sérieuse pour assurer sa validité.
7.3.3 Eléments de sortie de la conception et du développement
Les éléments de sortie de la conception et du développement doivent être fournis sous une
forme permettant leur vérification par rapport aux éléments d’entrée et doivent être approuvés
avant leur mise à disposition.
Les éléments de sortie de la conception et du développement doivent :
a) satisfaire aux exigences d’entrée de la conception et du développement,
b) fournir les informations appropriées pour les achats et la production,
c) contenir les critères d’acceptation du produit ou y faire référence,
d) spécifier les caractéristiques du produit essentielles pour son utilisation correcte et en
toute sécurité.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Par éléments de sortie il faut comprendre
- des plans et/ou schémas
- des consignes (sous forme de spécifications ou consignes de réalisation).
Le contenu de ces documents doit permettre au personnel de production de savoir exactement ce qui a été
conçu, afin de pouvoir le réaliser.
7.3.5 Vérification de la conception et du développement
La vérification de la conception et du développement doit être réalisée conformément aux
dispositions planifiées (voir 7.3.1) pour assurer que les éléments de sortie de la conception
et du développement ont satisfait aux exigences des éléments d’entrée de la conception et
du développement. Les enregistrements des résultats de la vérification et de toutes les
actions nécessaires doivent être conservés (voir 4.2.4).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 42/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Une vérification, par du personnel compétent, doit être réalisée sur les éléments de sortie de la conception
(plans / schémas, spécifications, descriptif d'installation, etc.….).
Cette vérification doit permettre de s'assurer que les éléments d'entrée (voir 7.3.2) ont bien été pris en compte.
Cette vérification est importante dans la mesure où la production sera réalisée avec ces éléments (issues de la
conception).
La vérification doit faire l'objet d'un enregistrement.
Cette trace de la vérification peut se présenter sous diverses formes :
- signature et date dans une case "vérifié" sur un plan, un schéma ou une note de calcul
- signature et date à coté d'un tampon VERIFIE ou BON POUR FABRICATION sur ces mêmes
documents.
7.3.7 Maîtrise des modifications de la conception et du développement
Les modifications de la conception et du développement doivent être identifiées et des
enregistrements doivent être conservés.
Les modifications doivent être vérifiées comme il convient et approuvées avant leur mise en
œuvre. L'examen des modifications de la conception et du développement doit inclure
l’évaluation de l’incidence des modifications sur les composants du produit et le produit déjà
livrés. Les enregistrements des résultats de l'examen des modifications et de toutes les
actions nécessaires doivent être conservés (voir 4.2.4).
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Les modifications de cahier des charges ou des données de sortie de la conception (c'est-à-dire une
modification par l'entreprise elle-même) sont des sources fréquentes de non-conformité.
En effet, ces modifications doivent être correctement traitées pour (re)définir le produit à réaliser.
Ceci implique que:
- toute modification (cahier des charges ou données de sortie) soit formalisée (écrite),
- les nouvelles données de sortie (plans, schémas, consignes de production, etc.…) soient vérifiées de
nouveau (cf. § 7.3.5).
Enfin, avant d'accepter toute modification du produit, il convient d'évaluer la faisabilité de celle-ci selon l'état
d'avancement de la réalisation. En effet, des modifications peuvent, dans certains cas, être difficilement
réalisables, voire impossibles.
7.4 Achats
7.4.1 Processus d’achat
L’organisme doit assurer que le produit acheté est conforme aux exigences d’achat
spécifiées. Le type et l’étendue de la maîtrise appliquée au fournisseur et au produit acheté
doivent dépendre de l’incidence du produit acheté sur la réalisation ultérieure du produit ou
sur le produit final.
L’organisme doit évaluer et sélectionner les fournisseurs en fonction de leur aptitude à
fournir un produit conforme à ses exigences. Les critères de sélection, d’évaluation et de
réévaluation doivent être établis. Les enregistrements des résultats des évaluations et de
toutes les actions nécessaires résultant de l’évaluation doivent être conservés (voir 4.2.4).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 43/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Ce chapitre du référentiel est basé sur le fait que l'entreprise qui réalise un produit a, la majorité du temps, besoin
de produits ou services externes.
L'entreprise peut en effet acheter des matériaux, des produits finis à installer ou faire appel à la sous-traitance.
Il convient de préciser que la notion de conformité "aux exigences d'achat spécifiés" correspond à vos propres
exigences que vous répercutez à vos fournisseurs et non celles de vos clients dans leur commande (bien que
vous deviez les prendre en compte!).
L'idée contenue dans cette exigence est que si les produits ou services que vous achetez ne correspondent pas
vos besoins (achats spécifiés), il est probable que les problèmes engendrés puissent occasionner une nonconformité finale du produit livré au client :
- non respect du contrat (par exemple installation de gouttière en PVC à la place de zinc)
- mal façon (le sous-traitant n'a pas fait ce qu'il lui était demandé).
L'organisme doit donc veiller à ce que les achats de produits et services qui concourent à la bonne réalisation de
la commande soient maîtrisés.
Les exigences du chapitre 7.4 ne s'appliquent donc pas à tous les achats de l'entreprise.
Sont exclus par exemple de cette exigence les achats
de matériel de bureautique pour l'entreprise
des outils ou machines
des téléphones portables
etc.…etc.…
Les exigences 7.4.2 et 7.4.3 ci après sont une déclinaison de ce chapitre 7.4.1 introductif, qui établit plutôt un
principe.
2°) Explications complémentaires relatives an référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Notion de type et étendue de la maîtrise appliquée au fournisseur et du produit
Il convient d'abord de rappeler que ce n'est pas parce que vous achetez un produit ou un service que vous n'êtes
pas "responsable" de la qualité de cet approvisionnement.
Au sein du présent référentiel, vous devez en avoir la maîtrise, c'est-à-dire mettre en place des dispositions
(planifier/organiser) telles qu'évaluations du produit et du fournisseur, opérations contrôle et de surveillance (chez
vous et/ou le fournisseur).
Mise en situation :
Si un de vos sous traitant fait une énorme malfaçon (indigne d'un professionnel), pensez-vous pouvoir répondre à
votre client furieux que vous n'y êtes pour rien et que c'est de la faute de votre sous traitant?
La réponse du référentiel ne vous autorise pas cette prise de position, et il est probable que votre client ne se
satisfasse pas non plus de votre réponse.
Il convient donc que vous maîtrisiez vos achats. Ce principe de base figure d'ailleurs dans la première exigence
générale du référentiel (fin du § 4.1).
Le degré de maîtrise à mettre en œuvre dépend bien sur de la nature du produit ou du service acheté et des
risques potentiels encourus.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 44/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
En effet, vous achèterez presque "en aveugle" des produits manufacturés courants (sacs de ciment ou câbles
électrique par exemple) mais vous prendrez sans doute quelques précautions si vous sous traitez la pose
(difficile) d'un revêtement spécial.
Dans ce dernier cas, vous évaluerez d'abord l'aptitude de ce sous traitant (les chantiers déjà faits par lui) et vous
le surveillerez en cours de réalisation.
C'est donc cette notion de "précautions adaptées" qui est introduite dans la 1ière partie de l'exigence 7.4.1.
Le type et l'étendue de la maîtrise correspondent aux différentes actions que vous mettrez en place : évaluation
du fournisseur et/ou du produit avant passation de la commande, surveillance en cours de réalisation ou à la
réception du produit acheté (dans votre entreprise ou directement sur chantier).
Il n'est pas requis de procédure. Vous devez par contre déterminer les règles à appliquer pour tel ou tel type
d'achat.
Vous pouvez cependant décrire les principes applicables dans ce domaine dans votre manuel qualité.
2.2 Évaluation et sélection des fournisseurs
La seconde partie de cette exigence 7.4.2 impose une évaluation/sélection des fournisseurs, qui est en soi un
élément de maîtrise des achats (voir § 2.1 ci-dessus).
Vous devez appliquer avec discernement cette exigence.
En effet, il ne vous est pas nécessaire d'évaluer de façon complète et compliquée un fabricant de produit
manufacturé de réputation nationale ou internationale. En d'autre terme, vous n'aurez pas grand-chose à faire
pour évaluer un fabricant de plâtre ou de coffret électrique.
Pour bien aborder cette exigence, il convient avant tout de considérer 2 grandes familles :
- les fournisseurs de produits manufacturés "standard", répondant très souvent à des normes produits,
- les fournisseurs de produits faits spécialement pour l'entreprise et les sous traitants.
Pour la première famille, aucune disposition particulière n'est à mettre en place en matière d'évaluation/sélection
du fournisseur (fabricant).
Vous achetez son produit dans un de ses points de vente et ce produit répond à vos exigences, sur la base des
informations figurant dans une documentation commerciale et technique ou son mode d'emploi.
Le principe qui conduit à ne pas évaluer le fournisseur (fabricant) est que le produit est distribué en très large
diffusion. Il est donc probable que le fabricant est apte à fabriquer ce produit, pour l'usage spécifié!
Il n'en est pas de même pour la deuxième famille.
Avant de passer une commande, vous devez vous assurer que le fournisseur ou sous traitant est capable de
vous fournir le produit ou service que vous comptez lui commander.
L'idée directrice est ici qu'il ne faut pas s'apercevoir lors de la livraison ou pire après celle-ci, que le fournisseur
n'était pas capable de réaliser ce qui lui était commandé.
Cette évaluation, préalable à la passation de commande, peut être réalisée sur la base d'informations telles que
- plaquette commerciale
- fiches produit
- examen d'échantillon
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 45/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
références (vérifiées) du fournisseur
visite de ses installations
visite de chantiers réalisés
examen de certificat produits (NF,…)
etc.…
Il convient en fait de recueillir suffisamment d'éléments qui vous mettent en confiance sur son aptitude à vous
livrer un produit ou prestation conforme.
Ensuite seulement vous lui passerez commande.
Le référentiel exigeant que des enregistrements soient conservés, vous devez formaliser les résultats de cette
évaluation.
Voir exemple de fiche d'évaluation / sélection
Liste des fournisseurs retenus
Bien que ceci ne soit pas une exigence explicite du référentiel, il convient d'avoir une liste de fournisseurs retenus
après évaluation.
Cette liste est nécessaire pour que les personnes réalisant les achats sachent à qui ils peuvent s'adresser.
Devant la nécessité d'utiliser un nouveau fournisseur, le processus de sélection et d'évaluation évoqué
précédemment est à mettre en œuvre.
Voir exemple de liste de fournisseurs
Nota : certaines entreprises disposent d'un système achat informatique.
Vous pouvez toujours établir une liste des fournisseurs qualifiés sur papier mais il faut que ces données soient
transférées dans le système informatique (base achats). Sans cela, la liste "papier" ne sera pas utilisée par les
utilisateurs de l'informatique.
Notion de réévaluation
Il est nécessaire de vérifier dans le temps si les fournisseurs retenus donnent effectivement satisfaction.
Un premier niveau de "réévaluation" est généralement fait lors des livraisons
Si un problème survient, des décisions peuvent être prises, telles que suppression du fournisseur en cas de
problèmes répétitifs.
A ce niveau opérationnel, il est d'usage d'ajouter un bilan périodique sur la qualité de prestation des fournisseurs
qualifiés.
Il est d'usage de faire ce bilan (ou revue) une fois par an, et d'intégrer les résultats de celle-ci dans la revue de
Direction (cf. 5.6).
Le référentiel n'exige pas d'enregistrement des réévaluations des fournisseurs mais il est recommandé d'en
établir. La réévaluation sera conduite de façon plus rigoureuse et le rapport (ou fiche) établi permettra de
mémoriser les décisions prises, notamment les actions à mener.
7.4.2 Informations relatives aux achats
Les informations relatives aux achats doivent décrire le produit à acheter.
L’organisme doit assurer l’adéquation des exigences d’achat spécifiées avant de les
communiquer aux fournisseurs.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 46/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par informations relatives aux achats, il faut comprendre les informations que vous communiquez à votre
fournisseur ou sous traitant, pour réaliser ce dont vous avez besoin.
Ces informations regroupent essentiellement
- des aspects techniques (ce que vous désirez)
- le délai de livraison ou mise à disposition.
Le fournisseur ou sous traitant doit donc recevoir une expression claire de ces exigences afin de pouvoir, en
premier lieu, évaluer si il est capable de répondre à votre demande puis, dans un second temps, de vous livrer le
produit ou service commandé.
La forme dans laquelle doivent être transmis ces éléments (informations) d'achat dépend de plusieurs critères.
Cette transmission peut être faite soit par écrit (commande papier, fax, email, commande en ligne) soit
verbalement.
Le mode de support est à choisir en fonction
1°) du nombre de personnes de l'entreprise qui participent à l'achat
Si par exemple un chargé d'affaire demande verbalement à une autre personne d'acheter quelque chose et que
cette autre personne retransmet l'information à une autre personne chargée d'appeler le fournisseur, il existe un
risque de déformation des exigences. Dans ce cas une commande, ou demande d'achat (même sur une feuille
sommaire), élimine le risque.
A l'opposé, si c'est le chargé d'affaire qui achète directement, un document n'est pas indispensable.
2°) de la complexité de la commande
Les risques d'erreur et d'oublis seront minimisés si une commande est écrite et claire, éventuellement avec des
annexes techniques (plans, schémas, spécifications,…).
Celle ci peut être établie à la main, sur un bloc autocopiant, ou sur un formulaire pré établi (Fax par exemple).
Ceci n'est pas du temps perdu bien au contraire.
De plus un document écrit (= commande) permettra de vérifier à la réception si le produit livré est conforme à la
commande, surtout si la personne qui a émis la commande n'est pas présente dans l'entreprise ou sur le
chantier, lors de la livraison.
La commande verbale doit être réservée pour des achats de produits "catalogue" simples (lors d'une commande
"au guichet" par exemple).
La vérification du produit livré est abordée dans l'exigence suivante (§ 7.4.3)
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
L'idée contenue dans la 2ième phrase de cette exigence est qu'il faut que les achats effectués par l'entreprise
correspondent aux besoins de l'affaire (commande client).
Exemple : si le client a commandé une maison avec des planchers en chêne massif, mieux vaut ne pas
commander du parquet contre collé !
La personne qui va déterminer le besoin doit donc parfaitement connaître le dossier (définition technique,
planning) ainsi que ses évolutions éventuelles (changement de produits, etc.…).
C'est cette personne qui doit donc
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 47/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
soit passer elle-même les commandes aux fournisseurs
soit surveiller (vérifier) que les achats effectués par une autre personne, correspondent aux besoins.
Il est d'usage que les commandes spécifiques à une affaire soient signées par la personne en charge de l'affaire.
Les produits consommables
vérification formelle.
(produit de base à usage courant pour l'entreprise), sont dispensés de cette
7.4.3 Vérification du produit acheté
L’organisme doit établir et mettre en œuvre le contrôle pour assurer que le produit acheté
satisfait aux exigences d’achat spécifiées.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Nota: cette exigence est la même que dans le référentiel « engagement qualité ». Les commentaires sur
cette exigence sont rappelés ci-dessous.
Comme cela a été abordé dans les explications relatives aux exigences 7.4.1 et 7.4.2 précédentes, il convient
de vérifier que le produit livré par le fournisseur ou le sous traitant répond bien aux termes de la commande
de l'entreprise.
Cette vérification doit être faite soit à la réception du produit, soit en cours et/ou en fin de réalisation par le
sous traitant.
Cette vérification doit être proportionnée au produit ou au service livré.
S'il s'agit d'un produit manufacturé (avec une référence commerciale) livré en quantité dans un emballage, il
suffira sans doute de s'assurer que l'étiquetage du produit correspond à ce qui a été commandé.
Si le produit livré est visible et simple, un examen visuel élémentaire suffira (exemple: rouleau de gaine
électrique de diamètre 16, ou laine de roche épaisseur 100mm).
Il n'en sera pas de même pour une prestation sous traitée, par exemple une coulée de fondation ou de dalle,
ou bien un revêtement particulier.
Dans ces types de prestations, il n'est pas toujours possible ou aisé de contrôler le travail à la fin de la
réalisation.
En effet et dans les exemples cités ci-dessus, il convient peut-être de s'assurer en cours de réalisation que le
ferraillage du béton est bien celui prévu, que les passages de gaine dans la dalle sont conformes ou que la
préparation de la surface avant revêtement est faite correctement.
Il convient donc de
définir quelques règles à respecter par l'organisme en matière de contrôle des produits et services
achetés,
mettre en œuvre ces dispositions.
7.5 Production et préparation du service
7.5.1 Maîtrise de la production et de la préparation du service
L’organisme doit planifier et réaliser les activités de production et de préparation du service
dans des conditions maîtrisées.
Ces conditions doivent comprendre, selon le cas :
a) la disponibilité des informations décrivant les caractéristiques du produit,
b) la disponibilité des instructions de travail nécessaires,
c) l’utilisation des équipements appropriés,
Page 48/69
Guide d’application de la norme ISO 9001
2008
d) la mise en œuvre des activités deVersion
surveillance
et de mesure,
e) la mise en œuvre des activités de livraison du produit et de prestation du service après
livraison.
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
La notion de planification est de nouveau introduite dans cette exigence.
Elle est déjà apparue dans les exigences des § 5.4.2 (principe général pour l'ensemble du Système Qualité)
et § 7.1 (pour toutes les activités qui concourent à la réalisation du produit, c'est-à-dire depuis le commercial
jusqu'au service après vente).
L'exigence 7.5.1 concerne la planification de la production ou en d'autres termes la fabrication, le montage,
l'installation du produit livrable.
Le référentiel cite, dans les points a) à d), ce qu'il convient d'avoir prévu (organisé, fait), pour bien produire.
Le terme "selon le cas" est à comprendre par "si nécessaire" ou "si approprié", et c'est à l'entreprise de juger
si cela est nécessaire.
Il est à noter que les sujets abordés dans les points a) à d) sont des reformulations de sujets déjà évoqués
plus en amont dans le référentiel.
Il convient cependant de mettre en place les dispositions nécessaires pour répondre à cette exigence, si elles
n'existent pas encore.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Notion de conditions maîtrisées
Les conditions maîtrisées sont relatives aux activités de production et de préparation du service. Les
conditions à respecter, selon le cas (c'est-à-dire si nécessaire ou approprié)sont précisées aux points a) à e).
La notion de "condition maîtrisée" signifie que les activités énoncées doivent être :
- clairement établies
- attribuées à des personnes désignées compétentes
- réalisées selon des méthodes pertinentes (écrites ou pas) et appliquées systématiquement.
De plus, la notion "conditions maîtrisées" induit également que les dysfonctionnements éventuels sont
détectés et que les actions correctives nécessaires sont menées.
En conclusion, ce complément d'exigence rajoute une notion de rigueur dans les pratiques.
Ceci peut conduire l'entreprise à formaliser quelques règles d'organisation et de méthodes de travail, si
nécessaire.
2.2 Notion de disponibilité des instructions
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 49/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Précision est faite que les instructions de travail doivent être disponibles au poste de travail. Ceci est implicite
dans le référentiel « engagement qualité »,. Ici, l'exigence est explicite.
Nota : il convient d'évaluer la nécessité de fournir au personnel des documents tels que DTU, Calepins de
chantier, Mémos de chantiers ou tout autre document définissant des modes opératoires techniques.
La mise en place de dispositions pour respecter l'exigence Maîtrise des documents (cf. 4.2.3), implique le
respect de cette exigence 7.5.1 b), en matière de disponibilité des instructions.
2.3 Activités de surveillance et de mesure
La surveillance et mesure en production peuvent être abordées sous 2 angles
- l'auto contrôle par le personnel d'exécution
- la surveillance par l'encadrement.
2.3.1 L'auto contrôle par le personnel d'exécution
Les activités de production nécessitent généralement que des auto contrôles (réalisés par les ouvriers) soient
réalisés pour garantir que le travail est conforme aux exigences.
Dans cet alinéa 7.5.1d), ceux sont ces "auto contrôles" qui sont sous entendus.
D'une façon générale, surveillance et mesure sont réalisées "naturellement" par un ouvrier professionnel.
Cependant, il convient de veiller (notion de "condition maîtrisée") à ce que le personnel
- dispose bien des moyens nécessaires pour effectuer ces contrôles
- réalise bien ces tâches d'auto contrôle.
Nota : l'auto contrôle en cours de production abordé dans ce chapitre ne doit pas être confondu avec le
contrôle final d'une opération, d'une partie du produit terminé ou du produit final totalement terminé, prêt à
livrer. Ce contrôle est abordé dans le § 8.2.4 du présent référentiel.
2.3.2 Surveillance par l'encadrement
La surveillance (supervision) d'une activité de production est souvent réalisée pour s'assurer que tout se
déroule normalement et comme prévu, et donc que le produit répondra aux exigences (techniques et délai).
Le niveau de cette surveillance dépend généralement du niveau de complexité des tâches à réaliser, des délais
et de la compétence du personnel d'exécution.
Elle est assurée par du personnel d'encadrement: chef d'équipe, chef de service, chef de chantier, etc.…
Que ce soit pour l'auto contrôle ou la surveillance par l'encadrement, le référentiel n'exige aucune procédure ou
enregistrement particulier. Il suffit de mettre en œuvre les dispositions nécessaires.
7.5.2 Validation des processus de production et de préparation du service
L’organisme doit valider tout processus de production et de préparation de service dont
les éléments de sortie ne peuvent être vérifiés par une surveillance ou mesure effectuée à
posteriori, et dont les déficiences n’apparaissent, de ce fait, qu’une fois le produit en
usage ou le service fourni.
La validation doit démontrer l’aptitude de ces processus à réaliser les résultats planifiés.
L’organisme doit établir des dispositions pour ces processus et y inclure, selon le cas :
a) les critères définis pour la revue et l’approbation des processus,
b) l’approbation des équipements et la qualification du personnel,
c) l’utilisation de méthodes et de procédures spécifiques,
d) les exigences pour les enregistrements (voir 4.2.4),
e) la revalidation.
NOTE 1 Par "processus de production", il faut comprendre "procédé de fabrication" (ou
ou dinstallation), ou "technique
Page 50/69
Version 2008 opératoire".
deISO
pose
Guide d’application de la norme
9001
NOTE 2
Un organisme n'est pas tenu d'approuver un mode opératoire reconnu (par
exemple DTU). Par contre il convient dans ce cas d'examiner la nécessité
d’approuver des équipements et/ou de qualifier du personnel.
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
La note 1 de ce chapitre précise de quels types de processus il est question dans cette exigence.
Celle ci concerne l'entreprise si les 2 conditions ci après existent:
a) des modes opératoires (techniques) sont créés par l'entreprise
b) après mise en œuvre, il n'est pas possible de s'assurer que le produit répond aux exigences de
conformité (résistance, tenue dans le temps en particulier).
Modes opératoires créés par l'entreprise.
Ceci est nécessaire lorsqu'une technique de travail n'existe pas, ce qui est peu probable dans votre secteur
d'activité.
Autre situation: l'entreprise ne respecte pas scrupuleusement les consignes établies (DTU, règles techniques,
modes d'emploi, etc.…). Ceci est le cas lorsque des recommandations ne sont pas respectées, par exemple:
conditions d'ambiance (température, …), mélange de produits différents, dosages, etc.
Dans ces cas, il n'est pas évident que le produit présentera un niveau de qualité durable et un simple contrôle
visuel par exemple, ne permet pas de connaître son niveau de qualité intrinsèque.
Lorsque l'entreprise décide de mettre en œuvre de tels procédés (appelés aussi "procédés spéciaux"), elle doit
respecter les exigences a) à e), c'est à dire :
- définir des critères d'acceptation du produit lorsque l'entreprise va effectuer des tests pour qualifier le
nouveau procédé
- qualifier le procédé (faire des tests, mesures, etc.…. peut être après vieillissement accéléré, etc.…)
- qualifier du personnel et/ou des équipements (si nécessaire)
- établir les modes opératoires (consignes) pour la mise en œuvre ultérieure par le personnel concerné
- enregistrer (documenter) tous les tests et résultats de la qualification
- définir s'il faut requalifier le procédé (par exemple lorsque tel ou tel paramètre est modifié).
Ce chapitre du référentiel implique donc des dispositions très "lourdes" qu'il est préférable d'éviter, si possible !
Respecter scrupuleusement les règles établies et reconnues (normes, DTU, avis techniques, règles
professionnelles, etc.…), rend ce chapitre non applicable pour l'entreprise.
7.5.3 Identification et traçabilité
Lorsque cela est approprié, l’organisme doit identifier le produit à l’aide de moyens adaptés
tout au long de sa réalisation.
L’organisme doit identifier l’état du produit par rapport aux exigences de surveillance et de
mesure tout au long de la réalisation du produit.
Lorsque la traçabilité est une exigence, l’organisme doit maîtriser l’identification unique du
produit et conserver des enregistrements (voir 4.2.4).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 51/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Identification
D'abord, le terme "lorsque cela est approprié" veut simplement dire que c'est à vous de juger si c'est nécessaire.
Si vous considérez que non, alors l'identification n'est pas à réaliser.
Le but d'une identification dans le référentiel est d'éviter des erreurs.
Deux types d'erreurs peuvent être faites par défaut d'identification.
a) Confusion sur le produit à utiliser
Si 2 produits (matériaux par exemple) sont visuellement très similaires (mais différents) il est possible de prendre
le mauvais par inadvertance. Dans ce cas, l'erreur humaine sera fortement diminuée en identifiant les produits
(étiquettes sur chaque produit ou son conditionnement par exemple).
Il est possible de rajouter les étiquettes particulières du type "Attention, ne pas confondre avec…" ou bien
"Produit à n'utiliser que sur tel support ou telle application".
b) Confusion sur le produit à travailler
Si 2 produits sont très similaires et qu'un seul doit faire l'objet d'une opération, il serait dommage que l'opérateur
fasse une confusion. Dans ce cas, l'utilisation d'étiquettes ou de pancartes est recommandée.
2°) Identification du produit par rapport aux exigences de surveillance et de mesure
L'idée ici est que si un contrôle doit être réalisé avant de pouvoir continuer le travail, il faut que la personne qui
décide de la réalisation de l'opération suivante puisse voir si le contrôle prévu a été réalisé et qu'il a le "feu vert"
pour poursuivre les opérations.
Cette identification de l' "état du produit" peut être fournie.
- soit en examinant les rapports de contrôles généralement disponible dans le dossier de l'affaire (voir
exigence 8.2.4)
- soit en plaçant une étiquette "en attente de contrôle" sur le produit.
La mauvaise application de cette exigence serait par exemple qu'une tranchée soit rebouchée alors que le
contrôle de fuite des raccords de la canalisation enfouie n'ait pas été réalisé auparavant.
3°) Traçabilité
La traçabilité est l'aptitude de retrouver des données relatives à ce qui a été réalisé.
La traçabilité peut être une exigence par le client (par exemple quel n° de lot de matériau a été utilisé) et ceci est
généralement requis dans le contrat.
L'exigence peut être interne à l'entreprise c'est-à-dire pour ses propres besoins.
Il est parfois utile, pour des problèmes SAV éventuels, de savoir quels matériaux précis ont été utilisés ou
installés (n°de lot, numéro de séries, etc.…).
Dans ces cas, il suffit de conserver les traces de ce qui est nécessaire: par exemple relevés des informations
nécessaires dans le "dossier chantier", conservation des certificats remis par les fournisseurs, photo des produits
(les appareils photo numériques permettent de mémoriser facilement beaucoup d'informations), des étiquetages
du produit, etc.…
Il convient ensuite de conserver dans le dossier d'affaire par exemple, les éléments recueillis.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 52/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
7.5.5 Préservation du produit
L’organisme doit préserver le produit au cours des opérations internes et lors de la
livraison à la destination prévue afin de maintenir la conformité aux exigences. Selon le
cas, cette préservation doit inclure l’identification, la manutention, le conditionnement, le
stockage et la protection. La préservation doit également s’appliquer aux composants d’un
produit.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Cette exigence demande de ne pas dégrader un produit conforme (ou ses sous produits constitutifs), lors des
phases de réalisation par l'entreprise (chez elle ou son client) jusqu'à la mise à disposition au client (transfert de
propriété).
Ceci est une évidence mais le référentiel le rappelle sous forme d'exigence.
Cet article du référentiel précise dans sa 2ième phase quelques opérations au cours desquelles il convient d'être
vigilant et adopter des méthodes appropriées.
a) L'identification :
Si vous devez réaliser des marquages sur le produit ou les composants de celui-ci, veillez à ce qu'ils ne
dégradent pas le produit.
Par exemple des produits adhésifs (étiquettes, bandes auto collantes) peuvent dégrader le support lorsqu'ils sont
ôtés, des marques à la peinture ou au feutre peuvent ne pas être complètement effaçables ou recouvrables
durablement.
b) La manutention:
Un produit sensible aux rayures devra être manipulé avec des protections, des surfaces sensibles aux tâches
devront être manipulées avec des gants propres…
Penser également aux moyens de manutention "lourds". Une charpente qui tombe de la grue et se voile à cause
d'un élingage mal fait n'est pas acceptable au sens de cette exigence: soit l'entreprise ne s'accorde pas les
moyens nécessaires, soit le personnel n'est pas qualifié ou soit les règles de bonne pratiques ne sont pas
respectées. Utilisez des moyens de manutention adaptés : éviter "les moyens du bord" qui occasionnent, à terme,
de la casse.
c) Le conditionnement
Prévoir des protections des angles fragiles, des calages dans les emballages, des emballages fermés plutôt que
des transports à nu sur des palettes, etc…
d) Le stockage
Prévoir des protections contre les salissures, l'humidité, les rongeurs, les chocs, la température (haute ou basse),
le rayonnement UV, le vandalisme…
Cette exigence est également applicable pour des produits devant être utilisés tels que peintures ou colles.
Respecter les recommandations des fabricants.
e) La protection
Le remède est parfois pire que le mal ! Une protection inadaptées peut provoquer plus de mal que de bien.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 53/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Exemples:
- une protection trop hermétique peut provoquer une condensation néfaste (problème des films
protecteurs).
- l'enlèvement d'une protection constituée de morceaux de ruban très adhésif peut provoquer une
casse
- réaliser un sur filmage machine peut écraser un produit fragile
- etc.…
Il convient donc d'être vigilant (bon choix) lors des opérations de protection du produit.
Sur tous ces sujets, le référentiel n'exige pas de procédure ou d'instruction particulière. A l'entreprise d'évaluer, en
fonction du produit réalisé et des compétences de son personnel, si de telles instructions ou consignes sont
nécessaires.
Le simple bon sens et professionnalisme du personnel suffit généralement.
Par contre, des consignes peuvent être nécessaires lorsque le produit concerné n'est pas habituel dans
l'entreprise et que des règles particulières (inconnues jusqu'à présent par le personnel) doivent être appliquées.
Dans ce cas, ces consignes peuvent être verbales ou écrites, selon leur complexité.
8. MESURE, ANALYSE ET AMÉLIORATION
8.1 Généralité
L’organisme doit planifier et mettre en œuvre les processus de surveillance, de mesure,
d’analyse et d’amélioration, nécessaires pour :
a) démontrer la conformité aux exigences relatives au produit,
b) assurer la conformité du Système Qualité.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Ce chapitre est purement introductif aux chapitres qui suivent.
On peut cependant noter que les activités de surveillance / mesure, analyse et surveillance qui sont exigées par
la suite, couvrent 2 sujets distincts :
Le produit
Le Système Qualité.
8.2 Surveillance et mesure
8.2.1 Satisfaction du client
L’organisme doit surveiller les informations relatives à la perception du client sur le
niveau de satisfaction de ses exigences, comme une des mesures de la performance du
Système Qualité.
NOTE La surveillance de la perception du client peut comprendre l'obtention d'éléments
d'entrée issus, par exemple, d'enquêtes de satisfaction des clients, de données
transmises par le client sur la qualité du produit livré, d'enquêtes d'opinion des
utilisateurs, d'une analyse des marchés perdus, de compliments, de réclamations au titre
de la garantie, de rapports émanant de distributeurs.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 54/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Surveiller la satisfaction des clients est un point essentiel dans un Système Qualité.
Cette surveillance doit permettre d'identifier ce qui ne fonctionne pas bien dans l'entreprise, et de procéder à des
ajustements.
Il faut bien considérer qu'un motif d'insatisfaction (justifié) d'un client doit faire l'objet d'une amélioration pas
seulement pour ce client, mais aussi pour tous les clients futurs de l'entreprise.
Il faut donc voir dans cette exigence une piste pour améliorer la performance de l'entreprise.
Plusieurs méthodes permettent de capter la perception du client:
- les échanges "au fil de l'eau", en cours de traitement de commande et dans la phrase postérieure
(période de garantie en particulier)
- les" enquêtes", déclenchées par l'entreprise.
a) Les échanges "au fil de l'eau"
Le contact avec le client permet de capter des informations claires ou diffuses sur sa satisfaction (ou
insatisfaction).
Cette méthode, au demeurant facile et existante dans toute entreprise, présente quelques faiblesses
- si les informations arrivent, tant mieux; si non, tant pis (sous entendu, il y a souvent manque
d'information)
- le client "oubliera" de signifier tel ou tel point, car il ne juge pas la situation suffisamment dégrader
pour le signifier
- si un client se plaint à l'un de vos collaborateurs d'une situation inacceptable provoquée par ce
dernier, celui-ci va- t- il la faire connaître dans l'organisme pour y remédier définitivement?
- l'être humain a une mémoire sélective (vous pourriez vous souvenir des félicitations et oublier
quelques griefs!).La phrase "globalement nos clients sont satisfaits" est significative.
La méthode "collecte au fil de l'eau" apporte donc des informations, mais présente les faiblesses évoquées cidessus.
b) Les "enquêtes"
Quelle que soit l'activité de l'entreprise, il est possible d'obtenir des informations plus précises et pertinentes
sur la satisfaction des clients.
Un questionnaire succinct (1 page maximum) permet, avec des questions ciblées, de mieux évaluer leur
niveau de satisfaction.
Par questions ciblées, il faut comprendre des questions sur divers points où le client "attend" quelque chose
de l'entreprise (ses attentes).
Ces points sont par exemple l'accueil, la compétence des interlocuteurs, la qualité du devis (contenu), la
conformité du produit, le niveau de qualité du produit, le respect du délai, etc.
Un procès verbal de réception de chantier pourra être vierge de tout commentaire ou de réserve; le
questionnaire de satisfaction pourra faire apparaître de nombreuses pistes de progrès.
Voir un exemple de questionnaire satisfaction client
Lorsqu'un questionnaire est utilisé, reste à définir
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 55/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
à quels clients l'envoyer ?
quand l'envoyer ?
Une bonne solution est de l'envoyer à tous les clients, à l'issue de la livraison du produit. Il convient de ne pas
trop différer cet envoi, le client pouvant oublier quelques détails intéressants.
Faut-il lui remettre en main propre, lui envoyer ou faire le questionnaire en tête à tête ou par téléphone?
C'est à l'entreprise de choisir en fonction de ses activités et de sa clientèle.
Il convient cependant de signaler qu'une enquête par courrier (ou moyen électronique) présente un faible
rendement (peu de retour).
Le contact direct entreprise/client apporte toujours de meilleurs résultats.
Quand faire l'évaluation de satisfaction et quand réagir ?
N'accumulez pas les informations pour les analyser quand il y en aura suffisamment.
Les analyser et réagir si nécessaire au fur et à mesure de l'arrivée des informations.
Un bilan global de satisfaction devra être réalisé lors de la revue de direction (cf. § 5.6.1):
- quels sont les motifs d'insatisfaction de nos clients, recueillis depuis …..(date)….?
- a-t-on mené des actions de progrès?
- Les choses se sont- elles améliorées (voir les dernières informations reçues de nos clients)?
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
Par le rajout de la dernière partie de l'exigence, il est rappelé
- qu'une des finalités du Système Qualité est d'assurer la satisfaction des clients (cf. § 1)
- que l'évaluation de cette satisfaction permet de vérifier si cet objectif est atteint, et donc d'en déduire
si le Système Qualité mis en œuvre est performant ou pas.
Il s'agit donc d'une simple précision qui n'exige pas la mise en place de disposition supplémentaire dans votre
Système Qualité.
8.2.2 Audit interne
L’organisme doit mener des audits internes à intervalles planifiés pour déterminer si le
Système Qualité :
a) est conforme aux dispositions planifiées (voir 7.1), et aux exigences du présent
référentiel,
b) est mis en œuvre et entretenu de manière efficace.
Un programme d’audit doit être planifié en tenant compte de l’état et de l’importance des
Page 56/69
domaines à auditer, ainsi
que
des résultats des audits précédents.
Version
2008
Le choix des auditeurs et la réalisation des audits doivent assurer l’objectivité et l’impartialité
du processus d’audit. Les auditeurs ne doivent pas auditer leur propre travail.
processus
et 9001
des
Guide d’application
de la norme ISO
Une procédure documentée doit être établie pour définir les responsabilités et les exigences
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
L'audit interne est l'activité permettant d'évaluer le fonctionnement de l'ensemble du Système Qualité et
d'identifier, de façon objective, les actions d'amélioration nécessaires.
L'audit interne est donc un dispositif qui concourt à assurer la conformité du Système Qualité tel que requis en 8.1
b.
Le but des audits est multiple
a) vérifier la conformité aux dispositions planifiées (voir § 7.1)
b) vérifier la conformité aux exigences du présent référentiel
c) vérifier que le système est mis en œuvre et entretenu de manière efficace
Explication de ces 3 points
a) vérifier la conformité aux dispositions planifiées (voir § 7.1)
En rappelant le § 7.1, le référentiel met l'accent sur l'importance des activités de réalisation, c'est-à-dire toutes
celles qui apparaissent dans le chapitre 7. Il est bon de rappeler que des défaillances de l'entreprise dans ces
activités risquent de conduire à des non conformités et/ou une insatisfaction client.
L'audit de ces secteurs est donc bien prioritaire : vérifier que ce qui est prévu est correctement appliqué.
Ceci est la 1ière cible de l'audit.
b) vérifier la conformité aux exigences du présent référentiel
Ce volet de l'audit consiste à s'assurer que l'ensemble des exigences du référentiel MAITRISE de la QUALITE est
bien pris en compte dans le Système Qualité.
c) vérifier que le système est mis en œuvre et entretenu de manière efficace
Il convient, dans la continuité des vérifications de conformité évoquées en a) et b), de vérifier que le Système
Qualité est effectivement appliqué, qu'il est entretenu (qu'il évolue) et qu'il produit ce qui est attendu (qu'il soit
efficace).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 57/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Avant de réaliser des audits, il convient d'établir un programme, sachant que des audits doivent être menés
régulièrement (tous les 12 à 24 mois par exemple).
La définition du programme d'audit incombe naturellement au responsable qualité.
L'entreprise étant découpée en divers processus (cf. 4.1), le programme d'audits internes peut être établi sur la
base des processus.
Il peut également être décomposé selon les chapitres du référentiel QUALIBAT (solution moins judicieux).
Quel que soit le mode de découpage du programme d'audit, toutes les parties du Système Qualité doivent être
auditées.
Le niveau
fonction:
-
d'investigation et la fréquence d'audit peuvent être différents d'un secteur audité à un autre, en
de la complexité du processus
de sa maturité
des résultats des audits antérieurs.
Les auditeurs internes doivent être qualifiés, à l'issue d'une formation. Ils ne doivent pas auditer des activités
qu'ils ont eux-mêmes réalisées.
Les audits doivent faire l'objet d'un enregistrement (rapport d'audit) qui doit être adressé aux responsables du
domaine audité. Le rapport doit comporter, au minimum, le rappel des écarts constatés et des pistes
d'amélioration à envisager.
Les responsables concernés doivent, à partir du rapport, décider les actions à mener et les mettre en œuvre.
Il convient ensuite de vérifier l'efficacité de ces actions et d'enregistrer les conclusions. Cette vérification (clôture
de l'action), est généralement réalisée par la fonction qualité.
8.2.4 Surveillance et mesure du produit
L’organisme doit surveiller et mesurer les caractéristiques du produit afin de vérifier que les
exigences relatives au produit sont satisfaites. Ceci doit être effectué à des étapes
appropriées du processus de réalisation du produit conformément aux dispositions
planifiées (voir 7.1). La preuve de la conformité aux critères d’acceptation doit être
conservée.
Les enregistrements doivent indiquer la (les) personne (s) ayant autorisé la libération du
produit en vue de sa livraison au client (voir 4.2.4).
La libération du produit et la fourniture du service au client ne doivent pas être effectuées
avant l’exécution satisfaisante de toutes les dispositions planifiées (voir 7.1), sauf
Page 58/69
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
approbation par une autorité compétente
et, le cas échéant, par le client.
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Par surveillance et mesure du produit il faut comprendre vérification, contrôle ou essais.
Cette surveillance (contrôles) est nécessaire pour s'assurer que le produit livré est conforme à ce qui a été
vendu (les exigences relatives au produit).
Règle d'or : ce n'est pas le client qui doit s'apercevoir que le produit n'est pas conforme. Ceci est de
la responsabilité de l'entreprise.
Il convient donc de prévoir des contrôles et vérifications pour s'assurer que le produit répond aux exigences.
Un simple contrôle final, juste avant la mise à disposition du produit fini au client, n'est généralement pas
suffisant. En effet, certaines caractéristiques du produit ne sont plus visibles.
De plus, une non conformité découverte juste avant la livraison ou mise à disposition, peut être ennuyeuse
pour le délai (nécessité de refaire des travaux) alors que cette non conformité n'aurait pas posé de problème
si elle avait été constatée plus tôt.
Pour respecter cette exigence il faut donc que certaines personnes désignées
définissent les contrôles à réaliser (quoi et quand)
réalisent les contrôles sur le produit.
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Notion d'étapes appropriées
Par la 2ième phrase, le référentiel exige que les activités de surveillance et mesure (ou plus généralement
contrôle), soient correctement définies préalablement, notamment à quel moment doit être réalisé tel ou tel
contrôle.
Faut-il établir un document?
Au regard des exigences du § 7.1 "Planification de la réalisation du produit", c'est à l'entreprise de choisir la
forme adaptée (dernière phrase du § 7.1).
Pour des productions très peu complexes (rapidement exécutées et avec des critères d'acceptation très
simples), il est possible de ne pas documenter les activités de surveillance (étapes en particulier).
Dans les autres cas, il convient d'établir un minimum de documentation.
Si l'entreprise fournit toujours sensiblement les mêmes types de réalisations, la rédaction de "plan de contrôle
général" peut être envisagée.
Celui-ci fixe d'une façon générale les étapes de contrôle/vérification à réaliser et quand elles doivent l'être.
Dans le cadre de produit spécifique, un plan de contrôle particulier doit être établi, au début de l'affaire.
Voir exemple d'imprimé "plan de contrôle"
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 59/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Quels points contrôler ?
Tout ne doit pas être contrôlé, sachant que des autocontrôles sont réalisés en cours de production (cf. § 7.1 et
7.5.1).
Le référentiel focalise dans ce chapitre sur la surveillance des exigences sur le produit, notamment celles que le
client "attend".
Qui doit réaliser les contrôles?
Il est plus que probable que cette activité soit déjà réalisée dans votre entreprise; chargé d'affaire, chef de
chantier, chef d'équipe, etc.
Ne changez rien!
Cette exigence doit plus vous conduire à peut-être mieux définir les contrôles à effectuer et quand ils doivent être
réalisés.
2.2 Enregistrements
Point très important : tout contrôle prévu (planifié) tel qu'évoqué précédemment, doit faire l'objet d'un
enregistrement.
Cet enregistrement permet d'être sûr que le produit
- a subi les contrôles que l'entreprise avait jugés indispensables
- répond aux exigences (il est conforme).
Le contenu de l'enregistrement (simple ou plus complet) est au choix de l'entreprise.
Il peut s'agir:
- d'une case à cocher (globalisant un contrôle)
- de cases à cocher (check-list), détaillant un contrôle
- de relevés de cotes, d'aspect (avec photo), etc.…
D'une façon générale, les enregistrements de contrôles doivent au minimum faire apparaître :
- le produit contrôlé
- le nom de l'opération de contrôle effectuée
- la conclusion (conformité)
- la date du contrôle
- la signature du contrôleur.
Il est à noter qu'un plan de contrôle, à qui une colonne est rajoutée pour enregistrer les contrôles effectués, est
une bonne solution. Elle est intéressante si c'est la même personne qui réalise tous les contrôles (chef de
chantier par exemple).
2.3 Libération du produit
La libération du produit correspond à l'expédition ou mise à disposition du produit au client.
Cette libération ne peut être faite qu'après avoir vérifié que toutes les opérations de contrôle prévues ont bien été
réalisées et que le produit est conforme aux exigences.
Il s'agit donc d'une vérification finale consistant à examiner le plan de contrôle et les enregistrements de contrôle.
Cette vérification ultime (ou contrôle avant expédition), doit donner lieu à un enregistrement, où doit apparaître le
nom de la personne ayant réalisé la vérification.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 60/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Ceci correspond à une "autorisation d'expédition", délivrée par cette personne, d’où l'intérêt de savoir et
conserver qui a pris cette décision.
8.3 Maîtrise du produit non conforme
L’organisme doit assurer que le produit qui n’est pas conforme aux exigences qui lui sont
relatives est identifié et maîtrisé, de manière à empêcher son utilisation ou fourniture non
intentionnelle. Une procédure documentée doit être établie pour définir les contrôles ainsi
que les responsabilités et autorités associées pour le traitement du produit non conforme.
De façon adaptée, l’organisme doit traiter le produit non conforme de l’une ou plusieurs
des manières suivantes :
a)
en menant les actions permettant d’éliminer la non-conformité détectée,
b)
en autorisant son utilisation, sa libération ou son acceptation par dérogation
accordée par une autorité compétente ou, le cas échéant, par le client,
c)
en menant les actions permettant d’empêcher son utilisation ou son application
prévue à l’origine
d)
en menant les actions adaptées aux effets, réels ou potentiels, de la nonconformité lorsqu'un produit non conforme est détecté après livraison ou après
que son utilisation a commencé.
Les enregistrements de la nature des non-conformités et de toutes actions ultérieures
entreprises, y compris les dérogations obtenues, doivent être conservés (voir 4.2.4).
Lorsqu’un produit non conforme est corrigé, il doit être vérifié de nouveau pour
démontrer la conformité aux exigences.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
1°) Rappel des commentaires de base faits pour le référentiel « engagement qualité »,
Une non-conformité (travail dont le résultat ne respecte pas une exigence) ne doit pas être acceptée par
l'organisme, en jugeant hâtivement qu'elle n'est pas importante (et donc acceptable).
Une non-conformité à une exigence contractuelle (vis-à-vis du client) ou réglementaire, doit donc être traitée de
façon vigoureuse.
Plusieurs solutions sont possibles face à une situation de non-conformité.
a) Non respect d'une exigence de l'entreprise (qui n'est pas une exigence du client ou réglementaire).
L'entreprise peut accepter en l'état la non-conformité (et laisser la poursuite des travaux ou la livraison) si il
considère que cette déviation ne présente pas de risque pour le produit (esthétique, résistance, etc.…), et donc
pour l'usage prévu.
Il convient de désigner la (les) personne(s) de l'entreprise habilitée(s) à prendre ce type de décision: Direction,
chef de bureau, chef de projet par exemple.
b) Non respect d'une exigence contractuelle avec le client
L'entreprise n'a pas l'autorité pour décider seule si cette déviation est acceptable et que le produit peut rester
dans cet état (acceptable en l'état).
Un responsable de l'entreprise peut dans ce cas, décider :
soit de rendre le produit conforme (reprise, réparation ou refaisage complet du travail)
soit demander l'accord du client pour accepter le produit en l'état (dérogation).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 61/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Il est recommandé dans ce cas, surtout si le client accepte la situation, que l'entreprise confirme par
écrit au client ce qui a été convenu. Cette précaution peut s'avérer utile ultérieurement (client oubliant
son accord ou revenant sur sa décision).
c) Non respect d'une exigence réglementaire
Cette situation ne présente pas de latitude possible. La remise en conformité est, par définition, impérative.
Seules les situations où une interprétation de la réglementation est possible, rend envisageable une acceptation
en l'état. Il convient cependant de soumettre la situation à l'Autorité compétente et obtenir son accord.
Dans de telles situations, il convient de conserver tous les courriers échangés avec l'Autorité compétente
2°) Explications complémentaires relatives au référentiel « maîtrise de la qualité »
2.1 Commentaires sur la 1ière phrase
Cette partie de l'exigence 8.3 a pour finalité de maîtriser le produit non conforme pour empêcher son utilisation
ou fourniture non intentionnelle.
D'abord la notion de non intentionnelle s'applique à
- l'utilisation, c'est à dire la poursuite des opérations de production au sein de l'entreprise
- la fourniture, c'est à dire la livraison au client.
Les dispositions qui sont exigées doivent donc permettre d'éviter les erreurs, et non les décisions délibérées de
certains, d'utiliser ou expédier un produit non conforme !
Des solutions simples répondent à cette exigence :
- étiquetage / pose de pancarte "produit non conforme" sur un produit non déplaçable
- rangement du produit dans une zone ou local "Produits non conformes"
- étiquetage / fiche d'avertissement sur un dossier "Attention problème…xxx…"
- annotation sur une "fiche suiveuse"
- etc.…
Toute solution est acceptable si elle permet d'éviter qu'une personne utilise ou expédie un produit non conforme.
2.2 Commentaire sur la 2ième phrase
Cette exigence rend obligatoire la rédaction d'une procédure.
Nota: le terme "Les contrôles", en début de phrase, doit être compris comme "les modalités pour assurer la
maîtrise du traitement des produits non conformes".
2.3 Commentaire sur l'alinéa c)
"Mener les actions permettant d'empêcher son utilisation ou son application prévue à l'origine": cette exigence
s'applique lorsque des "classements" de produit sont réalisés. Elle n'est donc pas applicable à toutes les
entreprises.
Si vous êtes concernés, votre procédure "traitement des non conformités" devra prévoir un chapitre spécifique à
ces situations pour décrire vos pratiques ;
Il convient en particulier de définir qui a l'autorité pour prendre ce type de décision ainsi que les règles à respecter
en matière d'identification du produit (suppression des marquages initiaux, nouveaux marquages, étiquettes,
retrait de documentation accompagnant le produit dans son emballage, etc.…) et de gestion des stocks
(changement de code article par exemple), si nécessaire.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 62/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
2.4 Commentaire sur les enregistrements
Toute non-conformité doit faire l'objet d'un enregistrement.
Le référentiel précise que les enregistrements doivent contenir
- la nature de la non-conformité (sa description)
- toutes les actions menées dans le cadre du traitement (les décisions, dérogations incluses).
Pour répondre à cette exigence, il est d'usage d'utiliser un "imprimé" qui regroupe l'ensemble des données
évoquées ci-dessus, de façon synthétique. En annexe de cet imprimé devront être joints les divers documents
émis ou utilisés dans le cadre du traitement: relevés particuliers, photos du produit non conforme, consignes pour
reprendre le produit, courrier de dérogation client, etc.…
L'imprimé de non-conformité devrait se terminer par une décision "clôture de la non-conformité".
Voir exemple de fiche de non conformité
8.4 Analyse des données
L’organisme doit déterminer, recueillir et analyser les données appropriées pour démontrer
l’efficacité du Système Qualité, et pour en évaluer les nécessités d’amélioration.
L’analyse des données doit fournir des informations sur :
a)
la satisfaction du client (voir 8.2.1),
b)
la conformité aux exigences relatives au produit (voir 8.2.4),
c)
les fournisseurs (voir 7.4).
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
L'analyse des données est une déclinaison, dans le présent référentiel QUALIBAT, d'un des 8 principes de
management de la qualité:
Principe n° 7 : Approche factuelle pour la prise de décision
Les décisions efficaces se fondent sur l'analyse de données et d'informations
Nota: ces 8 principes de management de la qualité apparaissent dans la norme ISO 9000 "Principes essentiels et
vocabulaire".
Ceci revient simplement à dire qu'il convient d'analyser des données pour permettre
connaître l'état de la chose observée (fonctionnement normal, dégradation, évolution prévisible, etc.)
décider si nécessaire, des actions pertinentes.
Revenons à l'exigence 8.4 du référentiel
Ce chapitre impose, à l'aide d'informations (ou de données recueillies), de surveiller que le système de
l'entreprise est
• d'une part pertinent, c'est-à-dire judicieux et adapté à l'entreprise (par exemple qu'il n'est pas trop
complexe ou qu'il n'est pas trop lourd), qu'il permet, par les produits et services réalisés, de répondre aux
besoins et attentes des clients et aux exigences de la réglementation
• d'autre part efficace, c'est à dire qu'il est apte à atteindre les résultats attendus:(produits et services
réalisés conformes aux exigences, objectifs définis, clients satisfaits).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 63/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Cette exigence s'inscrit donc précisément dans la finalité même du système de « maîtrise de la qualité » décrite
au chapitre 1.1 du référentiel QUALIBAT
Il est donc demandé que vous déterminiez les données qui vous sont nécessaires pour faire les constats
évoqués ci avant (pertinence, efficacité), puis que vous recueilliez ces données afin que vous les analysiez et
que vous amélioriez ce qui doit l'être.
Mais revenons à ce que précise le référentiel dans ce chapitre 8.4 en matière d'exigence.
Il y est précisé que
"L'analyse des données doit fournir des informations sur:
a) la satisfaction du client (voir 8.2.1)
b) la conformité aux exigences relatives au produit (voir 7.2.1)
c) les fournisseurs".
Vous devez donc avoir des données sur ces 3 thèmes et les analyser, afin d'avoir la connaissance de la situation:
clients satisfaits ou pas, produits conformes ou pas et fournisseurs performants ou non.
Avant tout, quels sont les acteurs de l'entreprise concernés par l'analyse des données ?
L'analyse des données est applicable à plusieurs niveaux hiérarchiques de l'entreprise, et à des fins différentes.
On peut distinguer 2 niveaux intervenant dans la transmission et l'analyse de données.
Le niveau opérationnel: c'est-à-dire le niveau où le personnel possède des données et qui est chargé de les
transmettre à la hiérarchie pour examen.
Le niveau encadrement: c'est-à-dire le niveau où cette catégorie de personnels est chargée d'analyser le
fonctionnement et les résultats des activités dont ils ont la responsabilité. Ces informations peuvent être verbales
(compte rendu) ou écrites (faits ponctuels ou synthèses)
Pourquoi ces personnes doivent-elles aussi avoir des données ? Tout simplement parce qu'elles ont une autre
vision de l'entreprise, d'autres tenants et aboutissants et par conséquent qu'elles peuvent prendre des décisions
que d'autres personnes ne voient pas ou ne peuvent pas prendre (question d'autorité).
Si l'on observe bien ce chapitre 8.4 de la norme, il s'agit bien dans ce domaine, de maîtriser le système
d'information (ou bien de gérer l'information).
Cette exigence est pertinente: pourquoi ?
Si l'on ne sait pas ce qui se passe, il est difficile de prendre conscience qu'il faut réagir !
Le défaut d'information est souvent la conjugaison de plusieurs facteurs:
• soit personne n'est au courant
• soit ceux qui détiennent les informations ne les transmettent pas (ils n'en voient pas la nécessité, ils ne
savent pas à qui la transmettre, ils ont peur que cela "fasse des vagues", etc.)
• soit les informations transmises sont tronquées et/ou erronées, involontairement ou volontairement.
Il est probable donc dans ces cas de figure que la Direction et l'encadrement aient une vision déformée de la
réalité et ne régissent pas, alors que la situation le nécessite.
De plus il est parfois confortable de croire que tout va bien alors que tout va mal. Les référentiels qualité
n'autorisent pas la "politique de l'autruche" ou celle des "3 singes" (Je ne vois rien, je ne dis rien, je n'entends
rien).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 64/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Le référentiel « maîtrise de la qualité » exige plutôt que les informations (justes, nécessaires et suffisantes)
circulent et aillent à qui de droit, c'est à dire ceux qui ont la responsabilité de les analyser pour prendre les
décisions adéquates.
On comprend mieux pourquoi le référentiel impose dans son exigence 5.5.3 que
"La Direction doit assurer que des processus appropriés de communication soient établis au sein de
l'organisme….".
Le but étant donc que les bonnes informations arrivent à la bonne personne, il convient de favoriser cet aspect
communication et transmission des données intéressantes.
Pour cela, il convient que la Direction sensibilise son personnel à la transmission à la hiérarchie des
données qui lui paraissent pertinentes.
D'autre part, il convient de privilégier la mise en forme des données, sous forme de tableaux, histogrammes,
courbes de tendance, etc. Des présentations de ce type permettent de mieux percevoir des résultats et des
tendances.
Quelques types de données pouvant renseigner la Direction et l'encadrement sur les 3 thèmes cités dans
l'exigence 8.4:
a) la satisfaction du client
- questionnaire client renseigné
- tableau de synthèse d'enquête clients (avec
"moyennement satisfaisant", etc.…)
- plaintes clients
- etc.
ventilation par "très satisfaisant", "satisfaisant",
b) la conformité aux exigences relatives au produit
- synthèse des non conformités découvertes par l'entreprise en cours de chantier (par typologie de
défaut)
- PV de réception avec réserves
- synthèse des réserves formulées par les clients lors des réceptions de chantier.
- les plaintes clients
- synthèses des plaintes (ventilées par nature de défaut)
- synthèse des actions SAV pendant la période de garantie
- taux de chantiers livrés en retard ( à 1 semaine, 2 semaines,1 mois, plus d'1 mois de retard)
- statistique sur le temps moyen de réaction lors d'une action SAV
- délai moyen d'envoi d'un devis suite à une demande client
- point sur l'évolution réglementaire et la conformité du produit à celle-ci
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 65/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
-
etc.
c) les fournisseurs et sous traitants
- tableau de synthèse des non conformités rencontrées
- taux de retard par fournisseur et sous traitant
- etc.
Ce type de données doit donc être à la disposition de la hiérarchie pour analyse et action si nécessaire.
Le référentiel exigeant que l’organisme doit déterminer,…. les données appropriées…., vous devez
réfléchir à ce dont vous avez besoin (comme données, synthèses, etc.) pour respecter l'esprit de cette
exigence, et mettre en place ce que vous aurez décidé.
Voir exemple de tableau d'analyse de données
8.5 Amélioration
8.5.2 Action corrective
L’organisme doit mener des actions pour éliminer les causes de non-conformités, afin
d’éviter qu’elles ne se reproduisent. Les actions correctives doivent être adaptées aux effets
des non-conformités rencontrées.
Une procédure documentée .doit être établie afin de définir les exigences pour :
a)
procéder à la revue des non-conformités (y compris des réclamations du client),
b)
déterminer les causes de non-conformités,
c)
évaluer le besoin d’entreprendre des actions pour que les non-conformités ne se
reproduisent pas,
d)
déterminer et mettre en œuvre les actions nécessaires,
e)
enregistrer les résultats des actions mises en œuvre (voir 4.2.4),
f)
évaluer l'efficacité des actions correctives mises en œuvre.
Finalité de l'exigence – Intérêt pour l'entreprise
Le but des actions correctives est précisé dans le 1ier alinéa de l'exigence: éliminer les causes des non
conformités.
Cette activité, qui parait simple et évidente est souvent mal traitée dans les systèmes qualité.
La raison ce cette mauvaise approche est une confusion sur le mot correctif, entre le vocabulaire courant et la
terminologie qualiticienne: ne pas confondre correctif et curatif/correction.
Lorsqu'une non-conformité survient (cf. § 8.3), celle-ci doit être traitée, c'est-à-dire qu'une décision doit être
prise pour régler le problème. Cette action est une action curative ou une correction.
Cette remise en conformité n'est pas une action corrective: elle n'a pas éliminé la cause mais simplement
l'effet (la non-conformité).
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 66/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
La non-conformité évoquée ci dessus a certainement une cause pour être survenue: consignes ambiguës ou
erronées, manque de qualification de la personne ayant réalisé la tâche, manque de moyens adaptés, erreur
humaine, etc.…etc.…Il peut également y avoir plusieurs causes à une non-conformité.
C'est cette (ces) cause(s) qu'il convient de rechercher, faute de quoi il est probable que ce type de nonconformité se renouvellera.
Une fois la cause identifiée, une action est peut être envisageable pour la supprimer, et ainsi ne plus courir le
risque de revoir ce problème. C'est l'action corrective.
L'intérêt de la mise en œuvre d'un système d'actions correctives est donc évident et intéressant pour
l'entreprise:
ELIMINER LA RECURRENCE DES NON CONFORMITES.
Comment mener des actions correctives?
Il faut avant tout considérer que le sujet "actions correctives" est la suite naturelle du traitement des nonconformités.
Toute non-conformité établie selon le § 8.3, qu'elle soit détectée par l'entreprise elle-même ou le client, doit faire
l'objet du traitement ci après.
1°) Il convient en premier lieu d'examiner la non-conformité: sur quoi portait-elle, qui l'a faite (pas pour prendre
une sanction !!), de quelles informations ou documents disposait l'exécutant, etc.…
En fait, on doit se remettre dans le contexte de la non-conformité, afin de mieux comprendre ce qui a pu se
passer. C'est ce que la norme appelle procéder à la revue (cf. § 8.5.2 a)
2°) Déterminer la cause (cf. § 8.5.2 b)
Pour cela, il faut être objectif et savoir prendre les avis des personnes intéressées (exécutant et autres).
Evitez le jugement hâtif : "C'est une erreur humaine".
Même si c'est le cas (et c'est souvent le cas), il y a sans doute une raison plus "profonde": trop de travail, manque
d'information ou de moyen pour travailler, etc.…
Cette cause profonde (celle qui a conduit à la non-conformité) est souvent identifiée après 4 ou 5 questions
"pourquoi?". On parle généralement des "5 pourquoi".
Exemple
1er Pourquoi: pourquoi la non-conformité est-elle arrivée (quelle est la cause) ?
réponse 1 : erreur humaine.
2ième pourquoi: pourquoi s'est-il trompé ?
réponse 2 : il n"a pas lu le plan.
3ième pourquoi : pourquoi n'a-il-t pas lu le plan ?
réponse 3 : il ne l'avait pas.
4ième Pourquoi : pourquoi ne l'avait-il pas ?
réponse 4: parce que le BE n'avait pas eu le temps de le faire.
On pourrait continuer les "pourquoi" pour chercher la cause profonde, c'est-à-dire le dysfonctionnement de
l'entreprise qui a provoqué cette situation et qui en provoquera d'autres!
Dans l'exemple précédent, s'arrêter à l'erreur humaine et faire reposer la faute sur le seul exécutant final serait
une faute en matière de Système Qualité (et une injustice!). Il est préférable d'examiner pourquoi le Bureau
d'Etude n'est pas capable de produire les plans au bon moment !
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 67/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
3°) Cette recherche de cause ayant été effectuée, il faut ensuite évaluer (estimer) s'il est nécessaire de réagir
(mener une action corrective). C'est ce que demande l'exigence 8.5.2 c.
Hormis la véritable erreur humaine (inattention ponctuelle), des actions correctives sont toujours possibles.
L'action corrective sera définie par
- la définition de l'action à mener,
- l'échéance,
- le responsable de sa mise en œuvre.
4°) Il suffit ensuite de mettre en place l'action décidée (cf. § 8.5.2 d)
5°) Enregistrer (rapport, compte rendu) les résultats des actions mises en œuvre (cf. § 8.5.2 e).
Là, l'exigence présente certaines difficultés. En effet, cet enregistrement ne pose aucun problème lorsqu'il est
possible de constater l'évolution du résultat. Ceci est le cas par exemple sur des pièces de mécanique fabriquées
en série. Il est possible de constater dans cet exemple qu'une cote, qui n'était pas conforme à cause d'un défaut
d'outillage, devient acceptable après avoir modifié l'outillage.
Le rapport de contrôle de ces nouvelles pièces acceptables correspond à l'enregistrement imposé en 5.8.2 e.
Dans bien des cas, il n'est pas possible de mesurer les effets produits par l'action corrective.
D'autre part, le produit sur lequel la non-conformité s'est produite n'est pas réalisé fréquemment et peut être que
l'entreprise n'en refera pas avant longtemps.
Dans ces cas de figure, et bien vous n'enregistrez pas de résultat et vous estimerez (arbitrairement) que l'action
corrective menée apporte (par définition) des résultats satisfaisants.
6°) Il faut enfin clôturer l'action, pour s'assurer que tout a bien été réalisé comme prévu et que les résultats sont
satisfaisants (cf. § 8.5.2 f)..
C'est généralement le responsable qualité qui procède à cet examen.
En matière d'enregistrement (traces relatives aux actions correctives), il est à noter que le référentiel (et la norme
ISO 9001 également) n'exigent explicitement qu'un enregistrement des résultats des actions menées (cf. § 8.5.2
e).
Cependant et dans le but d'aider à la mise en place des actions correctives, il est fortement recommandé d'utiliser
un imprimé dédié. Avantages: aider à ne rien oublier, établir clairement les décisions, décrire précisément les
actions à mener, communiquer celles-ci sans crainte de déformation ou d'oubli, pouvoir suivre les actions
décidées.
Cet imprimé, une fois renseigné, constitue un enregistrement qualité.
Enfin, en fonction de l'action corrective décidée, il convient d'examiner la nécessité de compléter les documents
du Système Qualité (manuel, procédure ou instruction) pour y inclure les nouvelles dispositions.
C'est W. E. DEMING, un pionnier de la qualité moderne, qui disait :
Considérez les procédures et les documents comme outils libérateurs qui relèguent les problèmes déjà
résolus au stade de routine, et permettent aux facultés créatrices d'être disponibles pour les problèmes non
encore résolus.
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 68/69
Guide de lecture
du Référentiel MAITRISE DE LA QUALITÉ
Voir un exemple de fiche d'action corrective
Guide d’application de la norme ISO 9001
Version 2008
Page 69/69
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising