Table ronde 2

Table ronde 2
les interventions
taBle-ronde 2
coMMent adapter
le loGeMent
aux nouvelles attentes
de la société ?
Commentaccompagnerlesutilisateursenmatièredesécuritédomestique?
Commentrépondreàlademandede«vivrechezsoi»lepluslongtempspossible?
Commentrépondreàlademandede«vivrechezsoi»ensituationdehandicap?
Quellessolutionsd’automatisationetdepré-équipementsystématiserdansleslogementsstandards?
Aquelmomentetcommentvaloriserleurintérêt?
Commentrenforcerlessynergiesentreprescripteursetinstallateurs
Domotique:quellesactionspourinformeretsensibiliserlesconsommateurssurlesbénéficesapportés
parlesnouvellestechnologies?
Quelsoutilspourdévelopperlafilièreémergentedel’équipementdelogement?
La table ronde a été animée par Damien haSbRouCQ, association Promotelec.
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tabLE RoNDE 2 : coMMent adapter le loGeMent aux nouvelles attentes de la société ?
damien hasBroucq
thierry vidor
directeur général de
l’association Familles de
France
damien hasBroucq
peter caldWell
vice-président du syndicat
des industries du génie
numérique, énergétique et
sécuritaire (iGNES)
damien hasBroucq
Jean-claude Guillot
président de la Fédération
française des entreprises
de génie électrique et
énergétique (FFiE)
dominique
riquier-sauvaGe
présidente d’honneur
de l’union nationale des
syndicats et fédérations
d’architecte (uNSFa)
- Des attentes diverses se font jour dans la population française. il est à noter que plus de 90 % des personnes
âgées de plus de 60 ans vivent à domicile et souhaitent y rester. 61 % des Français jugent leur vitesse de
connexion internet insuffisante.
- Les familles manquent d’information même si elles sont très sensibilisées au fait qu’il faut trouver des solutions
de chauffage économes. bien souvent elles se trouvent confrontées à des problèmes de budget et sont abusées
par des professionnels qui leur proposent des solutions à des coûts prohibitifs. Le problème des familles
consommatrices reste le coût mais avant tout de trouver un logement.
- Quelles sont les innovations dans le logement, avec quels bénéfices pour les particuliers ?
- il nous faut revenir à la performance énergétique, à l’éco-conception, aux produits recyclables. Ne perdons pas de
vue qu’il s’agit d’un habitat adapté à chacun, donc personnel. Le travail de la filière consiste à découvrir les vrais
besoins de la personne, les évolutions prévues dans le cadre de son domicile. il est de notre responsabilité de
fournir une installation durable, simple.
La domotique est fiable, simple, et trouve de nouvelles utilisations. Pour certaines personnes, elle a une
connotation chère ou complexe alors que c’est le contraire.
- a chacun sa domotique... Pourquoi les solutions sont-elles encore si peu exploitées ?
- Ce n’est pas si simple. La domotique, au sens large, c’est la sécurité, la gestion des énergies, la communication et
le confort. on parle essentiellement du consommateur et du particulier, mais il faudrait travailler en amont de cela.
Si nous n’arrivons pas à trouver les vecteurs communs, qui satisfassent le consommateur, nous ne développerons
pas notre business.
- Du côté des architectes, ils ne sont pas suffisamment sensibilisés à ces questions. L’architecte a un rôle d’écoute
de l’usager, de ses attentes et de ses demandes. Chaque projet est un prototype, qui s’inscrit dans le respect de
l’environnement, avec des réglementations, des normes. Plusieurs types de clients s’adressent aux architectes :
les maîtres d’ouvrages professionnels, ceux qui construisent, les propriétaires, les bailleurs sociaux qui vont penser
à la durabilité et à l’entretien du patrimoine, à la sécurité des gens qu’ils logent, aux économies et au confort.
Les professionnels promoteurs vendent directement et s’inquiètent moins de la durabilité du bâtiment mais leurs
clients leur demandent des bâtiments sécuritaires, économes, confortables. Ces professionnels nous donnent
un cahier des charges très prescriptif qu’il sera difficile de faire évoluer. auprès de la catégorie de clients non
professionnels, nous avons un devoir d’écoute, d’information, d’anticipation de la vie de la famille, des problèmes
d’énergie et de conseil.
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Damien HASBROUCQ
José PEREIRA
président de l’UNA
équipement électrique et
électronique de
la confédération de
l’artisanat et des petites
entreprises du bâtiment
(UNA3E-CAPEB)
Damien HASBROUCQ
Christian-Louis VICTOR
président de l’Union des
maisons françaises (UMF)
- Il reste donc un travail d’information et de segmentation à faire. La domotique est-elle un nouveau métier ?
- La domotique, les nouvelles technologies ne sont pas un nouveau métier. L’installateur électricien a toujours
accompagné le progrès. Il doit être prêt à installer de la domotique. Même si les systèmes sont simples, ils sont
différents. L’électricien se doit de maîtriser l’ensemble des produits. Mais les produits innovants se câblent toujours
comme au début de l’ère électrique, de l’interrupteur à la lampe. L’installation électrique devra être évolutive ou
adaptable, puisque nos conditions de vie vont changer.
Pour rendre la domotique populaire, il faut que les installateurs soient formés et aidés par les constructeurs.
- Le développement des solutions d’automatisation est-il incontournable ?
- Je suis tourné vers le futur et positif. Les maisons du passé n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui, du simple fait
que la donne énergétique a changé.
Aujourd’hui, nous connaissons une fragmentation de l’immobilier en France, en fonction des différentes régions
et des différents habitats et chaque cas est différent. Nous bâtissons des mûrs autour des rêves des gens. La
domotique fonctionne. J’en veux pour exemple le système que j’avais installé, en 1981, à Metz, qui permettait de
gérer à distance un certain nombre de fonctions. Mais c’était trop tôt. Dans l’innovation, le problème est le juste à
temps.
Il y a un faisceau de communications qui nécessite une continuité de dialogue entre l’homme, l’automobile, la
maison et son environnement. La maison est une terminaison vers laquelle tout converge pour que le logement ait
une finalité qualitative, axée vers le confort. Bien souvent les gens sont interpellés par la complexité des systèmes
présentés. Cependant, les Français font confiance à la technologie et, avec la crise actuelle, on ne s’en sortira qu’à
travers elle. Aussi, l’intégration des services à la personne doit se faire à des doses homéopathiques. Les industriels
français doivent collaborer pour décomplexifier les systèmes et les mettre à la portée des Français.
Peter CALDWELL
- IGNES travaille beaucoup sur le bâtiment durable, l’efficacité énergétique. Nous nous sommes orientés vers un
consensus sur ce qui est utile sur le marché. En ce qui concerne le confort, il y a un aspect qui vient du monde
extérieur à la filière, apporté par les smartphones, l’I-pad, vis-à-vis desquels il y a une attente de pouvoir piloter
son installation à distance.
L’interface des outils multimédias est simple à appréhender et ne nécessite pas de manuel d’utilisation. Certaines
installations domotiques sont complexes et nous avons un devoir d’apporter des solutions simples avec des
interfaces simples. Le logement, différent selon les régions, est adapté à chacun, ce qui n’est pas le cas dans le
monde de l’électronique de grande consommation.
En ce qui concerne l’évolutivité, 1 % du parc de logements est renouvelé chaque année, 300 000 logements
neufs pour 30 millions de logements existants. Quand un logement est cédé, le nouvel occupant doit s’habituer à
son logement et l’adapter à ses besoins. Dans le neuf, avec les changements qui interviennent au cours de la vie,
le logement se transforme. C’est à la filière de proposer des solutions simples, économes, des structures de base
qui permettront d’entrevoir cette évolutivité d’ici quelques années.
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Table ronde 2 : Comment adapter le logement aux nouvelles attentes de la société ?
Peter CALDWELL
- Quant aux centrales communes, les appareillages modulaires ont permis d’offrir de nouvelles fonctions. L’idée de
la standardisation permet à chacun d’avoir des repères, mais il y a des systèmes différents. Au sein d’IGNES, nous
avons défini l’interopérabilité, le fait d’apporter une communication sur certaines fonctions entre nos centrales
pour aller vers la convergence. Avec la domotique qui se développera, avec l’efficacité énergétique, avec le
maintien à domicile, nous serons forcés d’aller vers des volumes dans le standard.
Damien HASBROUCQ
- Nous avons deux typologies de marché : le neuf et la rénovation. Dans le neuf, comment définir cette évolutivité
du logement ?
Peter CALDWELL
- La normalisation est un standard, un repère utile pour tous les acteurs de la filière. L’équipement de base, qui
permettrait l’évolutivité ou l’implémentation de nouvelles fonctions dans le logement neuf, serait également une
solution.
Damien HASBROUCQ
Peter CALDWELL
Damien HASBROUCQ
Thierry VIDOR
- Pour les logements anciens, comment les adapter sans travaux de rénovation prohibitifs ?
- La rénovation lourde s’apparente au neuf puisqu’il est possible de redéfinir l’installation. Dans ce cadre, le maître
d’œuvre est important dans le processus décisionnel. Pour la petite rénovation, on est obligé de passer par des
solutions simples, par différentes combinaisons de petites fonctions qui facilitent la vie et qui sont en phase avec
les besoins spécifiques de chacun.
- Du côté des associations, quelles sont vos attentes et quelle serait la clé de réussite ?
- Nos attentes vont vers tout ce qui tend vers le moindre coût et vers l’évolution de solutions simples, adaptables. Il y
a encore 99 % de logements anciens aujourd’hui, ce qui veut dire qu’il faudra 100 ans pour rénover le parc actuel.
Il y aura, pour de nombreuses années encore, des logements auxquels il faudra trouver des solutions adaptables
pour permettre aux personnes vieillissantes de demeurer dans leur logement, ce qui est le souhait de l’ensemble
des concitoyens. On peut aujourd’hui prévoir les aménagements futurs, mais ces anticipations ne sont pas toujours
exploitables.
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Table ronde 2 : Comment adapter le logement aux nouvelles attentes de la société ?
Damien HASBROUCQ
- Quelles actions prioritaires comptez-vous mener ?
Jean-Claude GUILLOT
- Il convient d’établir la typologie des différents clients et la segmenter. Le consommateur est informé à des degrés
divers et il a des envies différentes : les besoins des maîtres d’ouvrage, des bailleurs de fonds, des investisseurs,
des bailleurs sociaux sont, en effet, bien différents. Pour bien travailler, Promotelec pourrait identifier et faire un
audit précis sur l’ensemble du marché en plus du consommateur. La domotique est le prolongement du métier
de l’électricien qui continue à faire évoluer son métier vers la demande du client. Il y aussi un problème de coûts,
non seulement pour rendre son logement intelligent mais aussi pour le financer tout simplement. Je m’appuie sur
Promotelec qui est capable de communiquer avec le consommateur et l’ensemble des acteurs de la filière. On a
besoin de clients qui soient en appétence.
L’association de nos énergies permettra de réussir ce projet, de capter nos clients, d’autant plus s’il y a une
maîtrise des coûts. Je suis confiant, mais il reste un travail important à accomplir qui doit se faire de concert.
José PEREIRA
- L’installateur artisan est le relais naturel. Nous écoutons nos clients et nous essayons de trouver les produits qui
correspondent à sa demande. Nous avons besoin de moyens pour nous rencontrer, pour informer nos clients. Par
exemple, l’action que nous menons dans la région Nord-Pas-de-Calais est la mise en relation des constructeurs,
de l’université, des services économiques de la région, des centres de formation. Le premier objectif est la
formation de nos entreprises, de nos salariés, avec des programmes adaptés, courts, multi-constructeurs. Un bon
électricien doit connaître tous les produits pour lui permettre de juger de la pertinence de telle ou telle solution.
Un standard commun, un bus de communication pour tout le monde est également une nécessité.
Une autre de nos volontés est de faire évoluer les formations initiales, les formations universitaires et « le faire
savoir », qui se matérialise sous la forme d’un salon organisé tous les deux ans, à destination des professionnels
et du grand public. Plus il y aura de professionnels formés, plus la domotique sera populaire et accessible à tous ;
plus il y aura de ventes et plus les coûts de revient baisseront.
Peter CALDWELL
- Si on devait résumer les besoins de la filière des consommateurs, elle est en phase avec les autres acteurs.
Aujourd’hui, nous faisons face à un tournant dans notre filière, qui demande de la performance énergétique,
plus de confort. Enfin, les consommateurs sont beaucoup plus informés qu’auparavant. L’information doit être
structurée et communiquée. Promotelec a sa place pour convaincre le grand public ainsi que tous les acteurs
du bâtiment. En tant que constructeurs, nous avons un rôle important pour former et informer la filière.
Nous disposons de moyens pour ce faire. Il nous reste à convaincre les pouvoirs publics.
Notre industrie s’est habituée à proposer des installations d’une certaine façon qui doit changer.
Cela ne pourra se faire qu’en travaillant ensemble pour réussir à faire passer le message.
Damien HASBROUCQ
- Formation, information, sensibilisation et travail collaboratif sont les thèmes qui en ressortent et qui sont
également les enjeux de cette journée. n
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tabLE RoNDE ii
coMMent adapter le loGeMent aux nouvelles attentes
de la société ?
questions-réponses avec la salle
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tabLE RoNDE 2 : coMMent adapter le loGeMent aux nouvelles attentes de la société ?
de la salle
peter caldWell
damien hasBroucq
nicolas paris
- Quels sont les rapports entre les opérateurs téléphoniques et les fabricants de matériel domotique ?
- Ce sont des acteurs incontournables, qui ont une influence importante auprès des consommateurs. Nous sommes
en contact avec ces entreprises.
- il y a un groupe de travail réunissant les opérateurs, les fabricants, les installateurs au sein de la FiEEC.
- une contribution porte sur l’aspect social de l’automatisation. une enquête récente, concernant les professionnels
de santé, fait état des chiffres suivants : 8 000 personnes de plus de 65 ans décèdent suite à une chute et il y a
134 000 incapacités sur cette population toujours suite à des chutes. n
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