054 - janvier 1991

054 - janvier 1991
Â
Actualités
Handicap
Estaimpuis
Conférence annuelle de l'Associa-
tion belge des bègues et ex-bègues.
Thème: le bégaiement et sa réédu-
cation.
A.B...B.E.B., rue des Peupliers 10,
7730 Estaimpuis, tél. 056/48.97.71
(après 19 heures).
Enfant sourd
Concours de dessins pour enfants
sourds âgés de 8 à 17 ans, organisé
par l'Association de Parents d'En-
fants Déficients Auditifs Francopho-
nes.
Renseignements: A.P.E.D.A.F., rue
Jan Blockx 15, 1030 Bruxelles, tél.
02/242.13.43.
Troisieme age
Mons
Ar mars 1991 a
Sessions de perfectionnement en
gerontologie:
28 février et ler mars 1991: ac-
compagnement des personnes
agées enfin de vie et de leur entou-
rage |
14-16 mars 1991: relaxations et
massages
18 avril 1991: la dépressiofi
Programme détaillé sur demande
au Centre de perfectionnement et
de recherche en travail social, rue
du Gouvernement 50, 7000 Mons,
tél. 065/33.56.86.
Sida
Brno
(Tchécoslovaquie)
14-17 mai 1991
Festival international «Alfa Video
91», dontune partie sera consacrée
au theme du sida.
Renseignements: Alfa Video, PhDr:
Lenka Kaplanova, Merkur, Vaclavs-
ké nam 28, CZ-112 13 Praha 1
Cancer
Le Centre Régional d'Action contre
le Cancer (CRAC) de Liège a organi-
sé, en collaboration avec l'Universi-
té de Liège, la Clinique de l’Espé-
rance de Montegnée, la Ville de Liège
et la Province de Liège sa troisième
Journée liégeoise d’information sur
le cancer au Centre Hospitalier
Universitaire de Liège.
Le thème de ce colloque portait sur
la mort de la personne cancéreuse.
Ce colloque, destiné principalement
aux médecins et paramédicaux,
qui existe en matière de soins ter-
minaux en Communauté française.
_ Les actes reprenant l'intégralité des
communications sont disponibles.
On peut se les procurer pour le prix
de 300 FB auprès du CRAC, rue des
Augustins 30, 4000 Liège, tél.: 041/
22.08.56.
Femme
Liège - Neupré
Atelier 40-50. Pour mieux compren-
dre les transformations de son corps,
mieux vivre le départ des enfants,
l’arrêt des activités professionnelles:
cycle de 8 séances hebdomadaires.
Renseignements: Jeanne-Marie Del-
vaux, 041/41.63.35 et 41. 32.77.
Parents Tremplins. Comment vivre
positivement cette période riche et
parfois difficile qu’est l'adolescence
de nos enfants? Cycles de 6 séances
hebdomadaires.
Renseignements: Jeanne-Marie Per
vaux, 041/41.63.35 et 41.32.77.
Atelier «Défis Femmes». Des techni-
ques d’animation en provenance du
Québec pour retrouver la confiance
en soi, se prendre en charge, prendre
des initatives de vie. Cycles de 12
séances hebdomadaires.
Renseignements: Marie-Thérèse Bet,
041/41.63.35 et 41.32.77.
Atelier «Produits de santé, médica-
ments; #aites-nous du bien»
-La'Santé cest important, on en parle
. e >. heauco , on parle beaucoup des
avait.nour.objectif d'approcher ce” up р © росе
produits de santé et médicaments
pour la conserver. Commentresteren
bonne santé, comment protéger celle
de nos enfants? C ©
7 séances pour y réfléchir ensemble-
au départ d'exemples concrets: à quoi
servent les produits de santé et les
médicaments; comment ils agissent
dans notre corps; comment mieux les
comprendre (mots compliqués, noti-
ces); commentles situer dansle marché
de la santé (role de l'information,
pression de la publicité),
Tous ces ateliers sont gratuits.
Renseignements: Femmes Prévoyan-
tes Socialistes, rue Douffet 36, 4020
Liège, tél.: 041/41.32.77 et 41.63.35.
Socialistes.
A
La revue Education Santé est réalisée avec l'aide du Ministère de la Communauté française de
Belgique - Département de la Santé. Elle est publiée dans le cadre de la Cellule de coordination
intermutualiste - Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes / Union Nationale des Mutualités
A
№.
MENSUEL (NE PARAIT PAS EN JUILLET ET EN AQUT) JANVIER 1991 [SSN 0776-2623
Ema
=
=
e
TETERA ETA
BESANCON
NON FUMEUR вет a ; (APPA )
Le défi de Besançon y. 2s
ent du mois
une méthode pour construire des
nimes d'éducation pour la santé (1ère partie)
ha
Christian De Bock
Jacques Henkinbrant
Maryse Van Audenhaege
tif de prise de conscience et de
modification d’'attitude à l'égard des
personnes âgées ou handicapées.
Dans cette catégorie de films pro-
motionnels, j'ai néanmoins appré-
cié «Heure exquise ou musique pour
revivre» (référence Filmed: 90 4604
161) qui, sous un titre peut-étre
rébarbatif, est un document bien
filmé, évocateur et pudique sur la
vieillesse, ce qui n'était pas le cas
de tout ce que j'ai vu dans ce sec-
teur...
DERNIERE QUESTION
Des coups de coeur?
as vraiment mais trois titres a
épingler:
- Dis-moi que tu m'aimes, présen-
té ci-dessus, épinglé pour ses qua-
lités pédagogiques dans le registre
affectif.
- »Histoire d'os» et «Un dos pour
une vie»: (références Filmed: 90
4602 165 et 90 460? 166) réalisés
pourla prévention des maux de dos
et utilisés dans le milieu du travail.
C’est un «kit» de documents inté-
ressants qui proposent une gamme
variée d’objectifs (attitudes, con-
naissances, compréhension, nou-
veaux gestes) et sont assortis d’un
guide pour l'animation.
— »Blues in blue»: (référence Fil-
med: 90 4601 170) traite des effets
de lalcool et du tabac. Il s’agit d'un
vidéogramme d'animation réalisé
par des jeunes de 12-15 ans dans le
cadre d'un projet d'école artisti-
que. Ce n'est pas le produit que
j épingle car le message préventif,
en principe destiné aux enfants
d'école primaire, est difficile à cer-
ner. C’est l’expérience de création
de document original d'éducation
pour la santé menée par des jeunes
eux-mêmes qui est intéressante.
Nous pourrions nous inspirer de
l'idée pour des projets différents et
plus actifs d’utilisation de l’audio-
visuel en éducation pour la santé.
Pourtout renseignement concernant
le Festival et les films mentionnés ci-
dessus, vous pouvez contacter FIL-
MED, 12, rue Frédéric Petit, 80036
Amiens Cedex, FRANCE, Tél:
22.80.05.80, en mentionnant la
référence du film qui vous intéresse.
Claudine Kefer, Apes
MEDICAMENT
Quel culot!
D'abord, une belle publicité, une véri-
table invitation au rêve ou au voyage,
publiée dans la presse médicale belge.
Le slogan, d'une exemplaire sobriété,
s'appuie sur une bibliographie appa-
remment convaincante, puisque l’an-
nonce faitétatde 5.500 références. De
quoi être impressionné, et se dire
qu’un médicament pouvant s'appuyer
sur une telle quantité d’études doit
être une des 7 merveilles de la chimie
moderne.
Voici ce que le lecteur curieux, ne se
contentant pas des arguments publi-
citaires, pouvait trouver dans la revue
de presse de Prescrire (n°77, 1988)
présentant un dossier publié par le
New England Journal of Medicine du
14 mai 1987 sur ce médicament, dont
le nom générique est dipyridamole.
«La revue générale dont il est question
aujourd'hui, réalisée à la demande de
Vu pour vous
responsables américains de la Santé,
met en relief deux caractéristiques du
dipyridamole: absence de preuves de
son efficacité thérapeutique; la quasi-
inexistence d'études cliniques évaluant
seul et correctement cet antiagrégant
plaquettaire. Ces faits laissent rêveur,
quand on connaît l'utilisation mon-
diale de ce médicament.» (1)
Suit un résumé accablant de la mise
au point bibliographique effectuée
aux Etats-Unis, dont voici la conclu-
sion:
«Le dipyridamole est largement pres-
critentant que médicamentanti-throm-
botique, associé généralement avec
l'aspirine. En dépit de son apparente
efficacité lorsqu'il est utilisé à fortes
concentrations dans certains modèles
animaux réalisant des lésions vascu-
laires, une activité anti-thrombotique
chez l'homme reste à établir. Dans la
majorité des essais cliniques Pprospec-
tifs, réalisés en vue de démontrer l’ef-
ficacité du dipyridamole, celui-ci a été
associé avec de l'aspirine plutôt que
d'être comparé au seul placebo.
Le peu d'essais dans lesquels l'aspirine
seule a été comparée à une association
aspirine + dipyridamole suggère que
le dipyridamole ne contribue que peu,
sil y contribue, à l'effet antithromboti-
que de l'aspirine.
Sil'on tient compte du doute relatif à la
dose de dipyridamole ayant une acti-
vité antiagrégante dans la plupart de
situations cliniques, de son absorption
variable d'un sujet à l'autre, de son
prix et de ses effets secondaires dose-
dépendants, l'utilisation de ce médica-
mententantqu'antiagrégant plaquet-
taire n'apparaît pas scientifiquement
raisonnable.» -
Evidemment, lapublicité n’affirme pas
„que les 5.500 références concluent à
l'efficacité du médicament. Ou alors,
ceci était sans doute la 5.501éme...
Bref, comme dirait autre, «du haut de
ces pyramides, 20 ans de balivernes
vous contemplent».
(1) Pour la seule Belgique, on évalue à plus
d'un milliard par an le chiffre d'affaire de
la seule marque Persantine, dont 75 à 80 %
sont à charge de la sécurité sociale. ml
47
Vu pour vous
Filmed 90
Deuxième Biennale
Internationale du
Film Médical à
Amiens
Quand un permanent de l'A.P.E.S. а
l’occasion de participer au Festival
du Film Médical à Amiens, il se
promène en curieux, à la recherche
des films susceptibles d’être utiles
aux éducateurs pour la santé. C’est
l’occasion de se poser les quelques
questions suivantes:
PREMIÈRE QUESTION
Dans un festival du film médical de
plus de 300 films, trouverai-je des
documents destinés á un public
non médical ?
Oui, à côté de très nombreux films
portant sur des techniques médica-
les hautement spécialisées et rele-
vant de la formation médicale et
paramédicale, on trouve une pro-
portion non négligeable de films
destinés a un public non profes-
sionnel.
DEUXIEME QUESTION
Quelles disciplines médicales pro-
duisent particulièrement ces films
pour non initiés ?
Les catégories dans lesquelles j'ai
trouvé des films de vulgarisation
ou d'éducation sont essentielle-
ment:
- la santé publique;
- la santé au travail;
- l'hygiène;
- la gériatrie;
- la pédiatrie;
- la rééducation.
TROISIÈME QUESTION
Quand un film de santé ne s'adresse
pas au médecin, à qui s’adresse-t-
il?
46
ABS
Il s’adresse soit aux jeunes en âge
d’école, soit au grand public et aux
familles, soit au patient, soit aux
décideurs politiques et bailleurs de
fonds.
Cette dernière catégorie occupe
d'ailleurs une place importante
comme public cible de cette pro-
duction vidéographique.
QUATRIÈME QUESTION
Comment sont évalués ces films
«grand public» ?
Ils concourent dans les mêmes
catégories que les films médicaux
spécialisés, sans d'ailleurs que soit
explicité aucun critère d'évaluation.
Plusieurs de ces films sont primés.
CINQUIÈME QUESTION
Y a-t-il des thèmes porteurs ?
Voyons d’abord du côté du SIDA
- Je constate qu’il n'y a pas de
document spécialisé adressé aux
médecins sur cette thématique mais
bien une petite dizaine de docu-
ments destinés aux profanes et
disséminés dans les catégories
«hygiène», «santé publique» et
«dermatologie».
- Que trouve-t-on comme produc-
tions vidéo sur ce theme 7?
D'abord quelques films peu origi-
naux, aux objectifs uniquement
informatifs et a la présentation
essentiellement verbale.
Ensuite des fictions portant sur les
aspects psycho-sociaux de la mala-
die et de son dépistage mais peu
constructifs, ne débouchant pas sur
une proposition d’attitude ou de
comportement positif.
Enfin un trés bon document de
prévention: «Dis-moi que tu m’ai-
mes» (référence Filmed: 90 4601
221): c’est une séance d'éducation
sexuelle et affective qui est filmée,
une rencontre entre ‘deux classes
terminales sur le thème de l'amour
qui est enregistrée en direct.
La vraie problématique de la pré-
vention du sida est abordée, dans
son contexte et sur le bon ton. J'ai
beaucoup apprécié ce document,
destiné aux éducateurs et aux ef
seignants.
Il reste néanmoins à envisager
comment les enseignants peuvent
concrètement exploiter ce docu-
ment pour préparer leurs propres
animations et non pour remplacer
un échange sur ce sujet par uné
simple séance de visionnement du
vidéogramme avec leurs élèves.
La gériatrie et les personnes
agées
La rééducation et les personnes
handicapées
Une production relativement ím-.
portante de documents destinés auf
profanes atteste de l'intérêt social
de ces deux problématiques.
C’est dans ces deux catégories que
j'ai rencontré plusieurs documents
destinés aux décideurs politiques
et aux bailleurs de fonds.
Je ne connaissais pas ce type de
documents dans le champ de la
santé et ils mont un peu décue
quant a une utilisation en éduca-
tion pour la santé. Il s’agit générale-
ment de reportages centrés sur une
expérience précise. Ils ont un côté
«publicitaire» et «raccoleur», pré-
sentant un point de vue très limité
dans le temps et dans l'espace etne
comportent guère d'objectif éduca-
- Tirage :
- Réalisation et diffusion:
Infor Santé, Alliance Nationale
- des Mutualités Chrétiennes,
- rue-de la Loi 121, 1040
— Bruxelles, Tél.: 02/237.48.53.
— Fax : 02/237.33.00 (indiquer —
ANMC-Education Santé comme
destinataire).
- Rédacteur en chef :
- Jacques Henkinbrant.
| Secrétaire de rédaction :
Christian De Bock.
- Secrétaire de rédaction
adjoint: Roger Swinnen.
Documentation, abonnements:
- Maryse Van Audenhaege.
Comité de rédaction :
Christian De Bock, Alain .
Deccache, Michel Demarteau, 8
Jacques Henkinbrant, Vincent -
Magos, Jean-Louis Pestiaux,
Danielle Piette, Roger
Swinnen, Thierry Poucet,
| Pa trick Tré fois.
— Editeur Responsable :
Jean Hallet.
Maquette : Philippe Maréchal.
Composition : P&E.
- Photogravure et impression :
Economat ANMC.
2.000 exemplaires.
Diffusion: 1,500 exem plaires
ISSN : 0776 - 2623.
Les articles publiés par
- Education Santé n'engagent
- que leurs auteurs. La revue
n'accepte pas de publicité.
Pour tous renseignements
- complémentaires : Education
Santé, rue de la Loi 121, 1040
Bruxelles, tél.: 02/237.48.53.
. Pour L'A.P.E.S.,
un gäteau avec 10 bougies
UNE POUR LA CREATIVITE :
’A.P.E.S. a réellement inventé l'ac-
compagnement méthodologique et
est pionnier de son développement.
UNE POUR LA PLURIDISCIPLINA-
RITE: les collaborateurs de PAPES
venaient et, peut-étre dans une
moindre mesure, viennent encore
de tous les
horizons pro-
9
nous l'espérons, feront, avec nous,
l'A.P.E.S. |
UNE POUR LES OUBLIES qui,
comme Mintiens, ont aidé l’A.P.E.S.
à grandir et à survivre aux change-
ments de politique des ministres. -
UNE POUR LE TRAVAIL A LA
BASE: l'essen-
tiel du travail
fessionnels et Va de l’A.P.E.S. est
institution- discret; les
. fi ’
nels. MW résultats béné-
há NET ficient aux
UNE POUR LE AN équipes et non
SERVICE a I ul; —. ATAPES.
l'A.P.E.S. n'im- De - e ' :
pose pas sa ! oe eLo + Ema | q UNE POUR LE
démarche et e STO — FÚTUR : que
respecte le 3 crée, T'A:P.ESS. cofiti-
projet d’au- › f ı N E | nue son travail
4 lé a ,
trui. dre © a dE de pionnier
$ y as (Ar avec les équi-
UNE POURLA 6 о „=== pes de base et
RIGUEUR 2 == en collabora-
VA.P.E.S. pro- tion avec les
pose à chaque différentes iins-
équipe accom- ‘titutions.
pagnée dans
sa démarche un peu plus de mé-
thode et une amélioration de la
qualité des interventions.
UNE POUR LA PERSEVERANCE :
l’A.P.E.S. poursuit ses objectifs avec
ténacité; un des buts atteints : les
équipes s'adressent maintenant a
'A.P.E.S. au début de leur démar-
che et non plus, comme il y a plu-
sieurs années, a la derniére phase
de leur évaluation.
UNE POUR LA DECENTRALISA-
TION : le pari gagné de rester à
Liège et de répondre aux demandes
des équipes de Mouscron à Arlon.
UNE POUR LA PRESIDENTE, LE
DIRECTEUR ET L’EQUIPE DES
PERMANENTS qui ont fait, font et,
Ces dixannées ont préparé l'A.P.E.S.
à remplir les missions qui sont les
siennes dans l’Arrêté du
8.11.1988W, En fait, l’A.P.E.S. était
un «service aux éducateurs» avant
la lettre. On peut même oser l'hypo-
thèse que le fonctionnement de
lA. P. E.S. a inspiré le législateur.
Enrésumé:c 'est bon, c’est du Belge,
et c’est pas fini !
Félicitation.
Danielle Piette, PROMES, Ecole de
Santé Publique, U.LB.
(1) Ceci est une référence a la régle-
mentation des Services en Education
pour la Santé (Arrété du 08.11.1988).
AVEO
us
x
Ce ass Tw om
Ce numéro spécial qui nous donne la parole,
c'est une chance à saisir : celle, bien sûr, de
vous présenter nos services, nos activités et
les moyens d'y accéder; celle, certainement,
de jeterun regard, des regards sur dix années
d'éducation pour la santé; celle, surtout, de
réaffirmer nos convictions, nos buts.
Qu'est-ce qui fait courir l'A.P.E.S. ?
e Nos racines: associative, universitaire,
pédagogique.
* Un concept: celui de promotion de la santé,
* Nos partenaires: les personnes et les orga-
nisations actives en éducation pour la santé,
e Nosobjectifs: convaincre, informer, former,
chercher.
Les racines
LA.P.ES. (Association pour la Promotion de
l'Education pour la Santé) est une association
sans but lucratif, Son principal objet est de
«rassembler toutes les personnes ou associa-
tions dont la vocation est en tout ou en partie
defairedel'éducation pourlasanté». L'A.P.ES.
rassemblait, en 1988, 120 associations et
répondait donc très largement à cet objectif.
Elle était un lieu d’échanges, de collaboration
et permettait aux acteurs de l'éducation pour
la santé de se connaître, de s'apprécier. Cette
vie associative, ce passé, nous marque en-
core.
L'AP.ES., c'est aussi, dès le départ en 1981,
une cellule interuniversitaire et interdiscipli-
naire de conseils en méthodologie et en éva-
luation au service des équipes de terrain. Les
contacts répétés entre des experts venus
d'horizons différents a contribué à dévelop-
perTéducation pourla santé dans nos univer-
sites et sur le terrain. Ils ont guidé l'AP.ES.
dans sa volonté de promouvoiruneapproche
évaluative de l'éducation pour la santé. Cette
collaboration étroite etancienne avec les uni-
versités et plus particulièrement avec l'école
de santé publique de l'Université de Liège
s'est affirmée par des liens statutaires.
Enfin, l'AP.ES., c'est aussi ceux qui y tra-
vaillent. Nous sommes au départ des profes-
sionnels de l'éducation issus du Laboratoire
de pédagogie expérimentale du Professeur
Gilbert DELANDSHEERE, Nous yavonsappris
larigueur scientifique, la complexité des phé-
noméenesliésaléducationetl'importancedes
acteurs qui y interviennent : parents, ensei-
gnants, institutions, médias, etc.
Qu’est-ce qui fait courir l’A.P.E.S. ?
La recherche en pédagogie est plurielle. Elle
estaussiauservicedelaction. Nous y puisons
toujours nos principes et nos métnodes.
Le concept
La promotion de la santé est le processus qui
confère à l'individu et à la collectivité les
moyens d’une meilleure maîtrise des facteurs
qui influencent leur santé. La santé est une
ressource pour réaliser les aspirations, satis-
faire les besoins, évoluer avec le milieu et le
transformer.
- La promotion de la santé est un concept, une
représentation mentale générale et abstraite.
Celle-ci varie donc avec les personnes qui
l'utilisenten fonction deleursexpériences, de
leurs espérances,
Ceconcept, nouslevoyons, nous, commedes
universitaires préoccupés de l'action éduca-
tive dans le domaine de la santé, comme des
éducateurs pour la santé.
L'éducation pour la santé, nous paraît une
composante importante du concept de pro-
motion de la santé, même si elle n’est pas la
seule (conditions sociales, services sanitai-
res, etc.). -
En effet, Téducation pour la santé est pour
nous l'ensemble des moyens mis en oeuvre
pour permettre aux individus etaux groupes
de développer les connaissances, les attitu-
des, les comportements nécessaires pour
gérer leur santé individuellement et collecti-
vement.
L'éducation pour la santé doit donc tendre à:
- reconnaître et s'adapter à la diversité des
cultures, des représentations;
- Sappuyer sur les réseaux sociaux et les
renforcer;
- favoriserla participation effective de cha-
cun;
- développer les apprentissages qui sont
des ressources pour la santé.
Les partenaires
Laprofessionnalisation d'un domainecomme
celui de la promotion de la santé et de I'édu-
cation pour la santé cache un danger impor-
tant: celui de l'exclusion d'autres profession-
nels et de la population.
L'éducation pour la santé est et doit resterun
carrefour, ouvert à tous. Le concept de pro-
motion de la santé l'exige. Les stratégies pour
le développer aussi. La promotion de la santé
ne sera effective que si elle mobilise l'ensem-
ble des réseaux sociaux, éducatifs, culturels,
politiques, économiques.
Il y a une place pour des personnes spéciali-
sées en éducation pour la santé, mais certai-
nement pas pour une profession.
Nos partenaires se définissent alors comme
toutes les personnes et organisations qui
agissentou qui peuvent agir dans le domaine
de la promotion et de l'éducation pour la
santé.
Nous sommes lá pour developperetpromou-
voir, avec eux, l'éducation pour la santé.
Les objectifs
L'objectif principal de l'A.P.ES. a été repris en
1989 dans ses nouveaux statuts. Il répond à
la mission définie par la Communauté fran-
çaise de Belgique sous le terme «Service
d'assistance en méthodologie et en évalua-
tion en éducation pour la santé»:
«PROMOUVOIR la qualité méthodologique des
programmes d'éducation et de promotion de
la santé dans la Communauté francaise de
Belgique par l'assistance méthodologique, l'in-
formation et la formation auprès des person-
nes ou des associations actives en éducation et
promotion de la santé».
Cet objectif se précise comme suit:
- Susciter le désir et la volonté de déve-
lopper des actions de qualité.
- Rendrecapabledeconcevoir,entrepren-
dre, évaluer et réussir des projets utiles par
l'information, la formation, l'aide méthodolo-
gique.
- Développer et rendre accessible des
outils méthodologiques répondant aux fina-
litésdelapromotiondelasanté etadaptésaux
activités de terrain.
- Développer la collaboration entre les
équipes universitaires et les partenaires de
l'éducation pour la santé.
Conclusion
L'A.P.E.S. offre des services, estau service des
acteurs de l'éducation pour la santé. Nous
espérons courir encore longtemps à vos cô-
tés.
Michel Demarteau., Directeur de l'Apes
e
—
gr”
Les titres qui nous ont intéressés:
- On attend bébé
- Un bébé a la maison
- Dormir
- Propre
- Les dents de lait
- Manger.
Chacun se termine sur une réflexion
du genre «Mine de rien, devenir
propre c'est formidable, mais quel
plaisir de se salir de temps en
temps!». D'où le titre de la collec-
tion...
Collection Mine de rien, Paris, Edi-
tions Hatier, 12 pages, 29FF. В
O
lequel il a été écrit. Destiné a tous
ceux qui se posent des questions
sur leur relation avec I'alcool (eéten
France comme en Belgique cela fait
un potentiel de lecteurs assez éle-
vé), il pose dans une premiére par-
tie des questions telles «qu'est-ce
que l'alcool?», «à quoi tient le pres-
tige de l’alcool?», «faut-il avoir peur
de l’alcool?».
Divers psycho-jeux permettent au
lecteur de se situer par rapport à
ces questions. Il trouvera égale-
ment, dans un style assez plaisant,
quelques astuces pour boire moins.
Boire... Ne pas
boire...
Comment boire?
O
—je ne suis pas alcoologue bien que
«Je ne suis pas alcoolique bien que
buveuse selon ma propre norme
(qui n'est pas forcément la meilleure
en fonction de mon poids, de mon
âge, de mon sexe et de l’état de mes
artères) et selon mes propres rites,
hérités de ma famille, de la région
et du pays où je suis née.
je vienne effectivement de propo-
ser un discours sur l’alcool en ima-
ginant ce que vous, lecteur, souhai-
teriez lire. Je l’ai élaboré à partir de
l'embarras dans lequel m’ont sou-
vent mise, à la fois les questions de
mes interlocuteurs et l’opacité des
ouvrages spécialisés. (...) A vous
maintenant de poursuivre votre
réflexion à partir de la mienne (...)
Et sans qu'il soit besoin de lever le
moindre verre, de jus de carotte ou
de champagne, je vous dis: à votre
santé!»
L'auteur de «Apprivoiser l'alcool»
s'adresse ainsi à ses lecteurs en fin
d'ouvrage. Ces quelques réflexions
nous semblentrefléterl’esprit dans
a | Michèle Costa Magna
— Ápprivoiser
l'alcool
Bowe. Ne pas boise.
Conunent boire ?
os Centauro
La deuxiéme partie est nettement
plus sérieuse (non que la premiére
ne le soit pas quant au fond) et
s'adresse plutôt à ceux qui ont un
réel problème d'alcoolisme, Elle les
aidera as'y retrouver dans les diffé-
rentes aides médicales et psycho-
thérapeutiques qui leur sont pro-
posées dès lors qu’ils sont décidés
à guérir de la maladie alcoolique.
Le livre se termine sur une série de
réflexions, d'idées reçues sur l’al-
cool «vraies jusqu’à un certain point,
fausses quand on en fait des lois
universelles», des questions et
réponses de deux clans d'opinion,
celui de l’alcool-poison et celui de
l'alcool-potion. «Eternel débat, éter-
nel dilemme, la vérité multiple de
l’alcoo! présente des facettes diffé-
cms Lu pour vous
io
1 a
ra
rentes selon chacun etles moments
de sa vie».
M. COSTA-MAGNA, Apprivoiser lal-
cool - Boire... Ne pas boire... Com-
ment boire?, Paris, Eds. du Centu-
rion, 1990, 190 pages, 89FF.
Dans un tout autre style, «Il (ou elle)
boit, que faire?» s’adresse à l’entou-
rage et principalement au compa-
gnon (à la compagne) d'une per-
sonne alcoolique. Son but: aider le
lecteur qui vit «ce drame quotidien
sans savoir comment l’aborder et
qui se débattent au milieu de mille
questions sans réponses».
Jusqu'où faut-il espionner?, faut-il
culpabiliser ou déculpabiliser?,
faut-il exclure l'alcool de la mai-
son?, peut-on forcer quelqu'un à se
soigner? sont quelques-unes de ces
questions auxquelles répond Na-
thalie Pacout, dans un style à la fois
directif et débordant parfois de bons
sentiments.
On se demande toujours, face à ce
genre de livre sensé apporter tou-
tes les réponses et toutes les solu-
tions, quelle utilité réelle il pré-
sente, et en quoi il peut étre diffé-
rent de la masse d'ouvrages qui
existent sur le marché.
Il rempéche, il a quand même le
mérite d'expliquer aux proches
certains comportements de l’alcoo-
lique, de concrétiser certains pro-
blèmes de la vie commune, de pro-
poser à l'entourage certaines analy-
ses de situations, le décryptage de
certains messages émis par l’alcoo-
lique, a défaut d’aide réelle.
N. PACOUT, Il (ou elle) boit, que
faire?, Eds. Marabout, 1990, (Mara-
bout Service; MS30), 152 pages. a
La suite de la brochure "AP-
PRET" dans notre prochain
numero.
43
Lu pour vous
Chantal Vanderborght, Flair, avenue
Brugmann 27a, 1060 Bruxelles. al
BodyTalk
Une lettre d'information bimen-
suelle concernant information
médicale et scientifique sur les
sports et la santé, l'assistance
médicale et psychologique des
sportifs, sur la condition physique
en général, la nourriture équilibrée
et 'alimentation des sportifs,... Tel
estle but de BodyTalk, une publica-
tion de Lexico qui existe déjà en
néerlandais, et dont la version fran-
caise a été lancée fin octobre.
Le but de la lettre
d’information
L'objectif de la revue est simple:
pratiquer un sport est bénéfique
pour autant qu’on le fasse intelli-
gemment. Tous les sports ne con-
viennent pas à tout le monde. Un
sportif amateur averti en vaut deux,
et il est donc important de l'infor-
mer le plus correctement possible
pour qu'il retire un profit maximum
de sa pratique sportive.
BodyTalk, réalisée en étroite colla-
boration avec les centres de méde-
cine sportive, d'éducation physi-
que et de kinésithérapie de la VUB
et de l'ULB à pour ambition d’infor-
mer ses lecteurs sur les recherches
et données scientifiques et médica-
les en Belgique et à l'étranger con-
cernant la médecine sportive, l’en-
traînement, la mise en forme, la
nourriture, … |
Dans chaque numéro, on trouve un
article sur l'alimentation, un «con-
seil condition», un test, un dossier
plus complet sur un thème précis,
des questions-réponses, etc. Les
articles sont brefs, Body Talk fai-
sant 8 pages A4.
Cette newsletter s'adresse en pre-
mier lieu aux amateurs de sports,
44
mais aussi a ceux qui sont profes-
sionnellement en contact avec des
sportifs: médecins, kinés, entrai-
neurs, etc. a.
BodyTalk a aussi édité un petit
ouvrage pratique reprenant les
questions les plus fréquemment
posées au Téléphone Sport Santé
de la VUB. Le titre, «Le jogging peut-
il rendre fou?» est accrocheur, le
contenu est direct, clair et bien
documenté.
"Le jogging peut-il
vous rendre fou?"
Le Téléphone Sport Santé.
50 questions, 50 réponses.
BodyTallk
Disponible également chez ile même
éditeur, «Le carnet d'entraînement
pour le joggeur et le coureur de
fond», présenté dans un classeur
de 32 pages + 52 fiches hebdoma-
daires. L'ouvrage est rédigé par une
orfèvre en la matière, l’excellente
athlète Véronique Collard. Il cofite
420 FB (345 FB pour les abonnés ala
newsletter).
Longue vie a
BodyTalk
réditeur de BodyTalk, Lexico, ne
nous est pas inconnu, puisqu'il
publie déjà «Preventief», une lettre
d'information en néerlandais spé-
cialisée en éducation pour la santé.
On trouve ici le même profession-
nalisme et la même approche prag-
matique de l'information dans un
domaine pointu. Bref, une parfaite
adéquation entre le message à trans-
mettre et les moyens utilisés!
BodyTalk, Lexico Belgique, Brass-
chaatsteenweg 200, 2920 Kalm-
thout, tél.: 11.26.83 (sans préfixe de
zone). La revue paraît 22 fois par an
et est disponible uniquement par
abonnement, au prix de 3.350 FB
par an. a
Mine de rien...
la santé des
tout-petits
Nous vous présentons ici chaque
nouvelle parution de la coilectioi
«Grain de sel». Certains pensent
peut-être qu’on leurrebatles oreilles
avec ces livres pour enfants, qui
sont pourtant devenus pour nous
des «premiers choix» en matière de
matériel didactique.
Et nous n’avons pas fini de reparler
des Editions Hatier, car une nou-
velle collection y a été créée, à
destination cette fois des tout-pe-
tits (2-3 ans).
«Mine de rien» compte ‘déjà une
dizaine de titres, dont six touchant
à la santé. Le principe: des petits
livres cartonnés de 12 pages illus-
trées en couleur, un texte qui
s’'adresse directement aux enfanty
via une lecture par les parents pour
leur donner de bonnes habitudes
de vie qui grandiront avec eux.
Df CATHERINE TOCIO-IOLITCH = Joëlle Boucher
Les dents de lait
AZ LA
Coordination locale: révons un peu...
epuis quelques années,
je suis responsable du
service Infor Santé de la
fédération des Mutuali-
" tés chrétiennes de la ré-
gion Tournai-Ath-Lessines-Enghien.
Bien entendu, je ne fais pas cela á
temps plein, mais c'est cependant
une occupation importante.
J'essaie donc de me tenir au courant.
- J'ai ainsi appris que, depuis mainte-
nant deux ans, l'éducation pour la
santé s’est structurée au sein de la
Communauté francaise. Il faut bien
reconnaître que, pour nous, sur le
terrain, cela n’a pas apporté grand-
chose. Au contraire, les subsides sont
maintenant monopolisés au niveau
central. Un bon point pourtant: nous
recevons Education Santé tous les
mois au lieu de quatre fois par an, et
la qualité de cette revue s'est nette-
ment améliorée. Je suis heureux de
pouvoir l'offrir aux personnes inté-
ressées que je rencontre.
Les services aux
éducateurs: c’est
loin!
Pour le reste, les services agréés me
semblent éloignés autant de mes
préoccupations quotidiennes que de
ma région. Je ne leur reproche rien,
mais je n'ai guère recours à eux.
Lorsque j'entreprends une action au
niveau local, je n'ai pas le temps
d’aller chercher de la documenta-
tion au RESO a Woluwé ni de deman-
der des conseils méthodologiques a
PAPES à Liège. Il mest arrivé de
consulter Educa Santé à Charleroi,
mais cela prend pas mal de temps. Je
reçois du matériel didactique de la
Croix-Rouge, mais c’était déjà le cas
avant qu’elle soit agréée comme
service aux éducateurs. Je crains
d'ailleurs que, si je prenais le temps
de recourir régulièrement aux servi-
ces communautaires, on m'enver-
rait vite promener, car si tout le
monde s’adressait à eux, ils seraient
vite débordés.
Un relais entre le
terrain et les
services spécialisés
C’est la première raison pour laquelle
je me réjouis d'apprendre qu’une
commission locale de coordination
va être installée à Tournai en 1991.
En effet, je crois que le premier rôle
de cette coordination locale est d'être
un relais entre les gens du terrain et
les services spécialisés. C’est lani-
mateur de ce centre de coordination
qui doit nous apporter les conseils
méthodologiques, mettre à notre
disposition une documentation de
base, organiser des formations, etc.
et c'est lui qui devrait éventuelle-
ment s’adresseraux services aux édu-
cateurs lorsqu'il n’est pas capable de
répondre à nos besoins. Je crois
d'ailleurs que cela correspond plus
ou moins aux deux premières mis-
sions qui leur sont confiées par l'ar-
rêté: …
- mettre à la disposition des relais
locaux toutes les informations con-
cernant les services et programmes
communautaires;
- mettre à la disposition des relais
locaux informations, documents,
stratégies d'interventions et métho-
des.
Malheureusement, le terme «mettre
à la disposition» me semble un peu
faible, caril n'implique pas nécessai-
rement une démarche active. Or,
depuis deux ans, cette mission était
déjà confiée provisoirement à la com-
mission sectorielle de la F.A.R.E.S.
qui n'aabsolument rien fait (ou alors
avec une discrétion extraordinaire!).
Pourquoi commencerait-elle subite-
ment aujourd'hui? Peut-être parce
qu’elle le fera dorénavant avec la col-
laboration de Hainaut-Santé, un ser-
vice de la province du Hainaut. La
Province est certainement plus riche
que la FARES, mais le risque de bu-
reaucratie n’est-il pas aussi. grand,
sans parler du danger d'une politisa-
tion partisane? L'expérience passée
et ce que je connais des structures
de la FARES et de la Province me
permet aussi de redouter une’ médi:
calisation excessive de l’éducation
pour la santé.
Je ne perds cependant pas espoir,
car tout dépend de la personne qui
sera désignée pour assumer cette
responsabilité.
Mais revenons à cette mission de
«mise à la disposition». Pour moi,
concrètement, cela doit se traduire
par l’existence d’un centre de docu-
mentation où je puisse consulter,
par exemple: :
- un fichier d’adresses des tous les
services de santé régionaux ainsi
que des divers services susceptibles
de relayer l’action d'éducation pour
la santé (écoles, mouvements, per-
sonnes ressources...); |
- un fichier des actions d’éducation
pour la santé menées dans la région;
-les fichiers du service de documen-
tation communautaire;
- les informations du service «ban-
que de données»;
- une bibliothèque de base avec au
moins les documents pédagogiques
et autres réalisés par les services
agrees,
L’aspect formation est aussi très
important. Ma formation de tra-
vailleur social m’a un peu préparé à
S tratégie
ce genre de travail. Mais un mini-
mum de recyclage plus spécialisé
est indispensable. Jusqu'a présent,
je me suis formé sur le tas, dans la
pratique et par des lectures. Mais on
devrait pouvoir suivre des journées
d'étude ou d'autres formules de for-
mation continuée dans sa région et
pas touiours a Bruxelles.
Ma formation étant ce qu'elle est,
I'animateur-coordinateur devrait étre
a méme de m’apporter une aide mé-
thodologique, car léducation pour
la santé n'est pas mon seul terrain
d'action, mais contrairement à ce
qui se passe dans d'autres secteurs,
on ne m'y propose aucun recyclage
structuré à court, moyen ou long
terme.
Coordination
verticale
Passons aux autres missions impar-
ties aux commissions de coordina-
tion: ;
- transmettre au Centre de Coordina-
tion Communautaire les informa-
tions en provenance de la popula-
tion et des intervenants locaux:
- favoriser l’intégration des actions
locales dans le cadre des priorités
définies par le Ministre;
- Organiser un lieu de rencontre et
organiser des groupes de travail en
vue de favoriser les synergies loca-
les.
Les deux premiers de ces trois points
font du Centre local un relais entre le
terrain et les hautes sphères de la
Communauté. C'est aspect vertical
de la coordination. Nous ne deman-
dons qu'á intégrer nos actions dans
les priorités du Ministre, á condition
que celui-ci tienne suffisamment
compte des besoins du terrain et que
nous soyons associés à la définition
de ces priorités. Evidemment, nous
n'avons actuellement qu’une con-
naissance empirique de ces bésoins.
Au besoin, le centre local pourrait
promouvoir des enquêtes. Il devrait
aussi nous servir de relais par rap-
port à l’observatoire provincial de
santé.
Favoriser les
synergies
Le dernier point m'intéresse davan-
tage. Nous nous sentons souvent
assez isolés sur le terrain. Les prin-
Cipaux organismes régionaux actifs
en éducation pour la santé devraient
être invités à se concerter régulière-
ment. Des groupes de travail définis
en fonction des publics cibles ou en
fonction de certaines problématiques
pourraient donner naissance à des
actions coordonnées de plus grande
envergure et plus efficaces. Cela
demande un minimum d'infrastruc-
ture: un secrétariat avec une perma-
nence téléphonique et un minimum
d'outils informatiques, un lieu de
réunion, un agenda des activités,
Une feuille de liaison régionale
pourrait aussi être utile pour faire
circuler l'information.
Il paraît que la subvention prévue
pour cela est de 2 millions. Evidem-
ment, c'est peu de chose pour faire
tout ce que je demande. Juste de
quoi payer l'animateur et les frais de
fonctionnement. Mais il paraît que
les provinces sontles seuls pouvoirs
publics qui ont encore de l'argent.
Bref, j'attends beaucoup de cette
coordination locale, mais, à la lu-
mière du passé récent, je ne me fais
pas trop d'illusions. J'espère avoir
tort!
Guy Delobel, Infor Santé, Fédéra-
tion des Mutualités Chrétiennes de
Tournai-Ath-Lessines-Enghien.
us
Bientót, le nouveau catalogue
"Education Santé" de la Mé-
diatheque... ;
Les greniers de
I’A.P.E.S.
Depuis dix années, nous avons accu-
mulé une quantité importante d'in-
formations sur des projets d'éduca-
tion pour la santé et leur accompa-
gnement scientifique par les mem-
bres de la Cellule de conseil ent
méthodologie.
7
En effet, chaque intervention de la Nu
Cellule doit se terminer par la rédac-
tion d'un rapport.
Nous disposons ainsi d'une bonne
centaine de rapports d'intervention
qui dormaient incognito au fond de
nos greniers, faute de temps et parce
que la priorité a toujours été accor-
dée au travail présent, plutôt qu’à
l'exploitation du passé.
Néanmoins, vous permettre de pren-
dre connaissance des expériences
passées, en mettre une description à
votre disposition, nous a toujours
paru une étape importante de notre
rôle, même si elle est loin d’être une
étape suffisante du conseil métho-
dologique. En outre les missions qui
nous été attribuées en 1988 pré-
voient explicitement la diffusion de
résultats d’évaluation.
La décision a donc été prise et la
machine à femonter le temps a été
activée: les rapports d’intervention
ontété rassemblés, secoués, dépous-
siérés, classés, relus, décrits, syn-
thétisés. Ils seront bientôt reliés, re-
produits et diffusés.
Voici comment nous avons entrepris
de mettre ces informations a votre
disposition.
1. Les rapports eux-mémes
Lorsqu'un rapport nous paraît trop
)
O
O
—
maitriserle fonctionnement. Il pose
les questions auxquelles il faut
répondre pour effectuer la régula-
tion dun systéme éducatif.
II propose une clarification des
composantes et du fonctionnement
des groupes auxquels nous som-
mes confrontés quotidiennement
dans notre travail.
NUMERO 5
Pour mieux choisir son éva-
luation; définition et role des
évaluations en éducation
pour la sante
lain DECCACHE, Réseau des Ensei-
gnements en Santé Ouverts aux
adultes, Ecole de Santé Publique,
Université Catholique de Louvain.
Ce numéro vous propose de réflé-
chir à l'évaluation, de clarifier les
divers rôles et types d'évaluation
afin de mieux choisir celui qui est
adapté à votre projet.
I] fixe et concrétise le cadre théori-
que dans lequel d'autres numéros
de la collection pourront se situer
pour présenter des techniques
particulières d’évaluation.
NUMERO 6
L’A.P.P.R.E.T., une méthode
pour construire des program-
mes d’éducation pour la san-
té
Michel DEMARTEAU, Association
pour la Promotion de l'Education
pour la Santé, Université de Liège.
Ce numéro vous propose une dé-
marche générale de résolution de
problèmes adaptée spécifiquement
à l'élaboration de vos programmes
d’éducation pour la santé.
Il propose une grille de réflexion a
mener au moment de la conception
du projet; des questions concrétes
et un exemple illustrent la démar-
che.
NUMERO 7
L'enquéte par questionnaire,
une méthode de collecte de
données
Michele HAP, Centre Universitaire
de Charleroi.
Ce numéro vous propose de mieux
connaître etmieuxutiliserune autre
méthode de collecte de données
que celle présentée dans le numéro
3. De manière approfondie, il vous
rappelle les possibilités d'applica-
tion de cette méthode et vous expli-
que l’ensemble des opérations à
suivre pour préparer une enquête
par questionnaire.
NUMERO 8
La conception des illustra-
tions de brochures
Dieudonné LECLERCQ, Centre d’En-
seignement et de Recherche pour
l'Education et la Santé, Service de
Technologie de l'Education, Univer-
sité de Liège.
Ce numéro vous propose d’abord
une réflexion sur les apports de
l'image dans un texte, puis des
conseils concrets ‘pour concevoir
vos illustrations et enfin des procé-
dés variés pour tester l’impact de
vos dessins. Les conseils pour la
conception sont proposés sous
forme de neuf principes largement
illustrés d’exemples.
Pour le trimestre prochain :
Un numéro écrit par T. Bertrand, du
R.E.S.O., pour vous aider à recourir
efficacement à la recherche docu-
mentaire.
Les numéros sont généralement
édités en supplément à la revue
EDUCATION-SANTE. La collection
est disponible à l’'A.P.E.S., au prix de
100 ЕВ Гехетр1а1ге.@
Lu pour vous
Flair à l’hôpital
Les magazines féminins, un bon
support pour l'information et l’édu-
cation sanitaires? Tout dépend du
journal. et du journaliste. En tous
cas, Chantal Vanderborght vient de
nous en donner un excellent exem-
ple dans Flair. En supplément au
numéro 45, nous trouvons un car-
netde 16 pages intitulé «L'hôpital.
mieux le connaître pour en avoir
moins peur». En six petits chapi-
tres, on y aborde divers aspects,
tels que l'humanisation de l’hôpi-
tal, les aspects pratiques (notam-
ment financiers) de l’hospitalisa-
tion, l'hospitalisation d'un enfant,
les erreurs médicales et le métier
d'infirmière. Peu de «bons conseils»,
beaucoup de témoignages, d’un
médecin, de patients, d’infirmières
surtout.
L'infirmière est d’ailleurs présente
tout au long de ce petit «dossier»
sous la forme d'extraits du journal
d'uneinfirmiére: «une semaine avec
Sarah, infirmière». Ce petit feuille-
ton bien écrit, très attachant, fait
bien ressortir diverses facettes de
ce beau (?) métier. Avec un point
d'interrogation, car il y a le côté
rose, «l'image toute faite et toute
fausse» qu’on a vu dans la campa-
gne de pub pour le métier-sacer-
doce: l'infirmière par vocation, «la
jeune et jolie infimière pédiatrique
blonde et radieuse au merveilleux
sourire encourageant». Mais il y a
aussi le côté gris, le stress, la fati-
gue, les horaires, les soins en série,
le cloisonnement entre les diverses
professions et spécialités
(para)médicales. Bref, le métier
qu'on adore et qu’on déteste tout à
la fois.
Chantal Vanderborght tient régu-
lièrement une rubrique santé dans
le magazine Flair. N'hésitez pas à
lui communiquer les informations
qu'elle pourrait relayer auprès de
ses lectrices.
43
La collection
«Méthodes au Service de l'Education pour la Santé»
râce à la revue Education-
Santé, vous avez eu Toc-
casion de découvrir notre
collection «Méthodes au
Service de l’Education
pour la Santé».
Chaque brochure de cette collec-
tion est consacrée à une méthode
particulière utilisée en éducation
pour la santé. |
Nous veillons a présenter chaque
méthode dans un contexte théori-
que, à en développer l’utilité en
éducation pour la santé, à la con-
crétiser par des exemples d'appli-
cation et á proposer des références
pour le lecteur qui désire approfon-
dir le sujet.
Cette collection est un vecteur d'in-
formation qui complète ou précède
nos interventions de conseil mé-
thodologique.
Elle se propose comme un élément
de réponse a notre objectif de rap-
procher acteurs du terrain et ac-
teurs de la recherche.
Chaque numéro représente un ef-
fort d'opérationnalisation des con-
naissances pour les transformer en
outils de réflexion, de gestion et
d’action.
Jusqu’ici, ce sont les membres de la
Cellule de conseil en méthodologie
de l’A.P.E.S. qui rédigent ces docu-
ments et vous présentent une mé-
thodologie qu'ils ont mise au point
ou approfondie personnellement au
cours de leur travail.
Selon Iles numéros, une collabora-
42
tion plus ou moins grande s’établit
entre l’auteur et l’A.P.E.S., sous
forme de relecture, conseils et
propositions de notre part, pour
adapter le texte aux besoins des
lecteurs.
À ce jour, huit numéros sont dispo-
nibles :
NUMERO 1
Analyse pour l’utilisation du
vidéogramme éducatif
Jean DONNAY et Dominique ERNST,
Département Education et Techno-
logie, Facultés Universitaires Notre-
Dame de la Paix a Namur.
Ce premier numéro vous propose
une démarche structurée d'analyse
des vidéogrammes d'éducation
pour la santé, qui part de votre
projet. A chaque étape, il vous
propose de confronter les caracté-
ristiques du vidéogramme avec les
caractéristiques de votre projet. Au
fur et à mesure de l'analyse, vous
préparez l’utilisation du vidéo-
gramme en fonction des lacunes
identifiées dans le document.
NUMERO 2
La présentation des textes
de brochures
Dieudonné LECLERCO, Centre d'En-
seignement et de Recherche pour.
l'Education et la Santé, Service de
Technologie de l'Education, Univer-
sité de Liège.
D'une manière très concrète, ce
numéro vous propose sept conseils
pour rendre vos messages écrits
compréhensibles par le public que
vous visez.
Chaque conseil est détaillé et abon-
damment illustré d’exemples afin
de vous aider à acquérir cette capa;
cité à écrire «lisiblement». {
NUMERO 3
Une proposition de dialogue,
guide pratique sur l’entre-
tien semi-dirigé en éducation
pour la santé
Françoise HENDRICKX et Danielle
PIETTE, Unité de Promotion et d’Edu-
cation Santé, Ecole de Santé Publi-
que, Université Libre de Bruxelles.
Ce numéro vous propose de perfec-
tionner une méthode que vous uti-
lisez probablement de façon natu-
relie : l'entretien, le dialogue avec
votre public. С $
Il en élargit les utilisations possi-
bles, en précise la portée et fournit
divers conseils sur la manière de
préparer et mener l’entretien.
NUMERO 4
Pour un fonctionnement ef-
ficace des groupes d’action :
l'organisation et la regula-
tion des systemes educatifs
Albert SCHLEIPER et Michèle HAP,
Centre Universitaire de Charleroi.
Ce numéro met à notre portée une
analyse simple de l’organisation
d'un groupe d'action et des procé-
dés pour en évaluer, améliorer et
incomplet pour refléter le sens de
l’intervention, nous le mettons à vo-
tre disposition chez nous car il peut |
receler néanmoins des descriptions
ou des outils qui péuvent vous être
utiles à un moment ou l’autre de
votre projet (une liste d’objectifs, un
questionnaire, une analyse de vi-
déos, etc.).
Lorsqu'un projet nous paraît présen-
ter suffisamment le contexte, le tra-
vail et sesrésultats, nous avons prévu
de le relier, le reproduire et le diffu-
ser au prix coûtant, à la demande.
On pourrait considérer les rapports
existants comme des rapports d'ac-
tivité justificatifs, destinés unique-
ment à l'A.P.E.S.
Mais nous avons la certitude du con-
traire et d’ores et déjà nous vous
annonçons la publication prochaine
d’une première série de rapports d’in-
tervention, notamment:
DECCACHE, A., Rapport d'accompa-
gnement méthodologique de l’éva-
luation de la campagne de préven-
tion des intoxications au monoxyde
de carbone (Centre Antipoisons),
Bruxelles, R.E.S.O., 1988, 11 p. +
annexes.
HAP, M., SCHLEIPER, A., Evaluation
de l'action de la Ligue Cardiologique
Belge auprès de ses affiliés et de
В: l'impact de la Semaine du Coeur
1984, Charleroi, C.U.N.I.C.,1985,123
P-
PIETTE, D., MOULIN, M., Evaluation
d’une recherche-action en santé ali-
mentaire à l'école réalisée par
l'équipe I.M.S. de I'LO.S.B.W. (Inter-
communale des Oeuvres Sociales du
Branbant Wallon), Bruxelles Centre
de Diffusion de la Culture Sanitaire,
1985, 53 р.
ERNST, D.,DONNAY, J., Appréciation
de vidéogrammes d’éducation pour
la santé, Département Education et
Technologie, F.N.D.P., Namur, 1991.
MIERMANS M.C., CASMAN M.T., Eva-
luation des modes d'utilisation et
des effets d'un vidéogramme d'édu-
cation sexuelle et affective auprés
d'enfants de 11-12 ans, Liege, CERES,
1985, 108 p. + annexes.
Nous sommes convaincus que ces
descriptions d'expériences, d'outils
et surtout de démarches vous don-
neront l'occasion d'une prise de con-
naissance et d’une réflexion enri-
chissante.
2. Les fiches de synthèse
Pour vous aider à savoir si un rap-
port vous intéresse et s’il vaut la
peine que vous le consultiez, nous
avons relu et synthétisé chaque
document selon une grille commune.
Ce travail avaitété commencé parles
membres de la Cellule eux-mêmes
qui synthétisaient en deux pages
leur propre intervention; nous
l’avons prolongé et harmonisé.
Une fiche de synthèse se présente
sur une double page: la première
page reprend des indications plutôt
techniques et formelles; la seconde
page est un résumé du contenu.
La première page reprend:
- le titre de l'intervention;
- le numéro du contrat passé avec
le membre de la Cellule pour l’exécu-
tion du travail d'intervention;
- la période où s’est déroulée l'in-
tervention;
- le budget qui y a été consacré;
- Forganisme promoteur du pro-
jet et demandeur de l'intervention
(nom, adresse et téléphone),
- le nom du centre universitaire
qui est intervenu)
- la référence bibliographique
du rapport dont l’auteur vous indi-
quera quel chercheur précisément
est intervenu;
- le moyen d'obtenir le rapport:
soit il est en consultation, soit il est
diffusé chez nous;
- le résumé, qui vous signale les
différentes parties qui constituentle
rapport, le type d'information que
vous pouvez y trouver (résumé de
type «indicatif»).
Stra tégie
La seconde page consiste en une
breve analyse du contenu du rap-
port. Elle ne suit pas le plan du
rapport mais adopte la structure
suivante:
1. Problématique: le contexte de
la demande est décrit, le projet est
brièvement présenté.
2. Méthodologie: les méthodes
employées parle chercheur membre
de la Cellule de conseil en méthodo-
logie, pour mener à bien son conseil
méthodologique, sont résumées.
3. Résultats et conclusions: les
résultats du travail commun sont
présentés: les résultats du projet et
l'apport de l'intervention sont dis-
tingués quand c’est possible. Cette
rubrique contient selon les cas un ré-
sumé des actions entreprises, des
évaluations menées, des outils éla-
borés ainsi que les avis sur l'inter-
vention elle-même.
4. Références:cette rubrique doit
vous permettre de trouver des res-
sources pour approfondir le sujet et
en particulier, les divers documents
qui auraient été produits par les
chercheurs ou les promoteurs du
projet après l'intervéntion, et qui ne
seraient donc pas mentionnés dans
le rapport.
Cette seconde page est un résumé
«sélectif» qui modifie l’équilibre du
texte du rapport pour mettre en évi-
dence ce quinousintéresse, du point
de vue de l’aide méthodologique.
Vous pouvez voir au verso un projet
de fiche de synthèse.
Nous comptons éditerl’ensemble des
fiches sous forme d’un répertoire
des interventions de la Cellule de
conseil en méthodologie de l’A.P.E.S.
3. Le fichier informatique
il reste à savoir quelles fiches vous
devez lire. Pour vous guider dans le
dédale des informations disponibles,
nous les avons décrites selon une
série de critères, à l’aide de termes
S tratégie
standardisés, des mots-clés.
Les critéres selon lesquels chaque
fiche (et donc chaque rapport) est
décrite sont ceux-ci:
- le public auquel s'adresse le
projet (ex: adolescent, immigré);
- lemilieu dans lequel il se déroule
(ex: quartier, hôpital):
- le thème abordé s’il y a lieu (ex:
périnatalité, sommeil);
- les moyens mis en oeuvre par le
projet et pour lesquels une aide est
demandée (ex: soirée d’information,
affiche):
- la région où cela se déroule:
- lesobjectifs de "intervention (ex:
aide á évaluer du matériel éducatif);
- les moyens utilisés pour linter-
vention (ex: expérimentation de ma-
tériel, réunion de réflexion);
- les centres universitaires con-
seillers.
Ces descriptions sont informatisées
et devront vous permettre de retrou-
ver les fiches de synthèse qui peu-
vent vous intéresser, soit par des
index écrits à consulter, soit en in-
teraction avec 'ordinateur.
Ce travail d'index est en cours ac-
tuellement.
4. L’acces aux documents
Pour permettre un accès plus facile à
nos documents, nous collaborons
actuellement avec l’équipe du Ré-
seau des Enseignements en Santé
Ouverts aux adultes (R.E.S.0.-U.C.L.)
afin d’intégrer notre documentation
dans la base de donnée DOCTES à
laquelle tous les éducateurs pour la
santé auront un accès aisé.
Nous considérons qu’il relève de nos
missions de rendre l'information
méthodologique utilisable par les
acteurs du terrain.
Cette étape de «digestion» des infor-
mations exige un temps de travail
que nous estimons nécessaire de
consacrerafin de pouvoir vous orien-
ter vers les ressources méthodologi-
ques adaptées à votre demande, à
votre projet.
Claudine Kefer, Apes
(contrat 83.01) CELLULE INTERUNIVERSITAIRE DE CONSEILS EN METHODOLOGIE
Evaluation de l'action de la Ligue Cardiologique Belge auprès de ses affiliés
et de l'impact de la semaine du coeur 1984
| CONTRAT N°83.01 PERIODE : 1983-1984 BUDGET : 150.000 FB |
ORGANISME PROMOTEUR
Ligue Cardiologique Belge (L.C.B.)
Rue des Champs Elysées, 43 - 1050 Bruxelles
Tél. :02/649.85.37
UNIVERSITE-CONSEIL
Centre Universitaire de Charleroi (C.U.N.I.C.)
RAPPORT
HAP, M., SCHLEIPER, A., Evaluation de l'action de la Ligue Cardiologique Belge auprès de
ses affiliés et de l'impact de la Semaine du Coeur 1984, Charleroi, C.U.N.L.C., 1985,
123 р.
OBTENTION
Edition A.P.E.S. ?
RESUME
Présentation des objectifs, des méthodes et des résultats d'une enquéte auprés des
membres de la Ligue Cardiologique Belge et de impact de la Semaine du Coeur 1984 sur
le theme «Mangez sain, mangez bien».
1, PROBLEMATIQUE
La Ligue Cardiologique Belge vise á sensibiliser la population la plus large possible aux
problémes des maladies cardio-vasculaires et á leur prévention.
Ses principaux moyens d'action sont : pour ses affiliés, un bulletin trimestriel d'infor-
mation et un centre de dépistage gratuit; pour le grand public, une «Semaine du Coeur»
annuelle.
En 1984, le thème de l'alimentation fut traité par divers moyens : brochure «Mangez
sain … mangez bien», stands d'information dans les villes, repas-santé dans les restau-
rants GB-INNO-BM et information par les médias.
La demande adressée à l’A.P.E.S. consiste à savoir quel est le public touché par la Ligue
et quels sont les effets des diverses actions menées.
2. METHODOLOGIE
L'action auprès des affiliés est évaluée par l'envoi postal d'un questionnaire á 400
personnes tirées au hasard dans le fichier des membres.
L'impact de la «Semaine du Coeur» est étudié à partir du recensement des demandes
écrites d'information suscitées par l’action, des observations journalières enregistrées
par les responsables des stands d'information, des chiffres de vente des repas-santé
dans chaque restaurant.
Les données recueillies ont été analysées tant du point de vue qualitatif que quantitatif.
3. RESULTATS ET CONCLUSIONS
e C'est dans la région bruxelloise que s’observe la plus forte proportion de membres de
la Ligue Cardiologique Belge.
L’affilié-type a plus de 40 ans, son niveau socio-culturel est supérieur à la moyenne
belge et, souvent, il possède une expérience familiale des problèmes cardio-vasculai-
res.
Grâce à son bulletin, la Ligue Cardiologique Belge est un bon canal d’information pour
ses membres et elle contribue à développer chez ceux-ci une attitude active à l'égard
de leur propre santé.
« Les résultats de la «Semaine du Coeur» montrent que parler du rapport santé-alimen-
tation peut élargir le public de la Ligue Cardiologique Belge, surtout si «le plaisir de
manger sain» est mis davantage en évidence.
e La presse écrite et la télévision sont des moyens de diffusion très efficaces.
+ L'impact des stands d'information et de la promotion «repas-santé» pourrait encore
étre accru en améliorant la visibilité de ces actions.
4. REFERENCES
С
Je fais donc la folle hypothèse que la
prévention risque- d'être cancérigène
et «infarctogène». Aucune étude en
«double aveugles n al sete faite pour la
vérifier. C'est connu, on préfère véri-
fier nos aveugles certitudes.
D'autres effets pervers sont bien con-
nus: le jeune qui touche à l’héro pour
braver l'interdit, tel homme de 40 ans
foudroyé d'un infarctus une semaine
après son arrêt de fumer, tel autre se
laissant dépérir suite à un régime
draconien qu’il s’est imposé pour ré-
duire son cholestérol.
On peut aussi se poser la question de
la qualité de la vie des amputés divers,
et par exemple, de ces femmes hysté-
-rectomisées à trente ans pour métror-
agies, sans cancer évolutif prouvé et
sous prétexte -qu’ainsi elles ne feront
pas le cancer: est-il possible de vivre
sans risque?
On sait aussi que le risque est source
de jouissance; et sans jouissance, que
de la survie !
La prévention: une
morale?
À l'aube du 21ème siècle, on peut dire
que dans les pays riches, le plus vieux
mythe de l’humanité est quasi réalisé:
le paradis terrestre est à notre portée,
il n'est plus nécessaire de travailler
pour manger. ;
Au même moment, les religions ont
“e e
considérablement reculé, plus besoin
de croire au bonheur dans l’au-delà,
puisque la pub vous le garantit ici, tout
de suite, avec une simple carte de
crédit. La médecine a suivi. Elle est
elle-même devenue une sorte de reli-
gion: ses mythes (le bonheur par la
santé), ses croyances (la science), ses
prêtres (les blouses blanches), ses
temples (...), sa morale (la prévention),
ses actions (la maladie, voir la mort).
Ainsi donc la prévention est devenue
une morale: «Docteur, je dois vous
avouer que je fume», et le cabinet du
médecin un confessionnal... Une diffé-
rence cependant, et de taille: les reli-
gions promettentune vie aprés la mort,
la médecine la vie sans la mort. Les
premieres se trompent peut-étre, la
deuxième se trompe sûrement.
La science nous rendrait-elle double-
ment aveugle?
Quelques pistes.
Collaborer à un tel projet me semble
éthiquement inacceptable. Pourtant,
la prévention n’est pas que cela etreste
indispensable. Mais, il est urgent d'en
définirles objectifs pour éviter les éga-
rements.
1. La prévention doit coller au modèle
de santé que nous défendons: refusant
le réductionnisme techniciste, pour
définir un modèle où toutes les dimen-
sions sont prises en compte, le malade
restant un sujet (je suis), et non un
MORTE ONE SEMANS
APRESS AVOIR
ARRETE be
FUMER 2!
CETTE PERSONNGEG EST
det
Humeur
a I
E 1. a
. . В
so ré. ' чо
. aye + Lo . =
- mes x: a то8‚ lg, - +
objet, vivant et donc mortel.
2. Refusant toute forme de matraquage
normatif de la population, nous avons
par contre à informer le plus objective-
ment possible ceux qui nous font
confiance, touten respectantleur droit
à se nuire à eux-mêmes.
3. En matière de Santé Publique, notre
rôle est de dénoncer la démission des
politiques: la santé publique a d’abord
pour objet de s'occuper des misqies
publics et donc de conseiller les politi-
ques sur les mesures à prendre: pour
protéger la population: ellen’ aipas a ‘se
mêler de la vie des individusDérion-
cer la misère, l’isolement, le chômage
est peut-être plus urgent, en matière
de santé, que de faire de l'éducation à
lauto-examen du sein.
Mais je n'ai pas répondu à la question:
«Prévenir vaut-il toujours migux que
guerir?»
Parfois, certainement, mais pas n'im-
porte comment.
Mais, si l’on accepte l'idée que la mala-
die est aussi une parole, qu'elle a un
sens et qu’elle peut être l'occasion d’un
arrêt et d’un nouveau départ de vie,
alors la prévention perd son sens pour
devenir une force de mort.
Gageons alors qu’elle n’atteindra ja-
mais son objectif...
Olivier Mariage, médecin généraliste
membre du Bureau de la Fédération
des Maisons Médicales
L'auteur, qui travaille à la Maison
Médicale de Tournai depuis 1981, s’est
attaché à développer une approche
psychosociale de la santé et à alimenter
une réflexion éthique et politique sur
les aspects trop technicistes de la méde-
cine d'aujourd'hui, Il est fondateur, avec
d'autres soignants à travers l'Europe,
de l'Ecole Européenne Dispersée de
Santé. Une publication sur ce sujet est
disponible auprès de Nadine Vanden-
broeck, Chemin d’Ere 9, 7500 Tournai,
tél.: 069/22.60.93 ou 87.
ndlr : l’auteur n’est pas responsable de
l'illustration!
41
Г
La prévention, une morale ?
Nous publions cet article avec l'autori-
sation du «Courrier de la Fédération
des Maisons Médicales» n° 52, 06/90
«Prévenir vaut-il
toujours mieux que
guérir?»
«Dépister» les sujets «à risques», éla-
borer des «stratégies» pour mener des
«campagnes» de prévention envers les
populations «cibles» dans le but de les
amener à modifier leurs comporte-
ments...
Le ton est donné. Vocabulaire quelque
peu inquiétant, réservé d’habitude aux
militaires... La guerre est déclarée a la
maladie (aux malades?) au nom de la
Santé; et comme la médecine, hier con-
vaincue qu'elle arriverait á vaincre la
maladie (la mort?), s'apercoit qu'elle
n'y arrivera guére en se contentant de
soigner (guérir) les maladies, elle
change de stratégie: le coupable, c'est
le malade et ses comportements irra-
tionnels,
Facile et efficace: sachant bien que
l'homo «sapiens» restera toujours un
peu «délirans», et que donc la rationa-
lisation absolue des comportements
est tout simplement impossible (et
tant mieux...); on ne pourra plus accu-
ser la médecine d'impuissance: «si vous
êtes malade, c’est de votre faute, on
vous l’a assez dit». La médecine se met
ainsi dans une curieuse position de
pouvoir absolu, édictant la morale au
nom de la science. |
A gauche comme á droite, chez les al-
lopathes, les homéopathes et ulcéro-
pathes de tous bords, tout le monde
est d'accord: mieux vaut prévenir que
guérir.
Logique et incontournable.
Mais voilà, la bête humaine n’est pas
un soft informatique: le désir est là, in-
saisissable et imprévisible, destruc-
teur parfois.
40
Est-ce notre rôle que de vouloir le
dompter?
Prévention: une
science?
Restons-en à la science pour l'instant.
La prévention, telle qu'elle est envisa-
gée pour l'instant, est-elle scientifi-
que?
Quelques observations: curieusement,
quand on parle des facteurs de ris-
ques, il s’agit quasi toujours des
mêmes: tabac, alcool, toxico, homo-
sexuels, graisses, stress, …
Mais il y en a d'autres qu’on tait: chô-
mage, racisme, famille, automobile,
télé, pollution, …
Peut-on appeler scientifique une ap-
proche d’un problème qui exciut déli-
bérément certains facteurs dérangeant
l’ordre établi?
Cela repose le problème du modèle
techniciste réducteur de la santé: la
médecine technicienne est-elle réelle-
ment scientifique?
Ft la médecine n’est-elle qu’une
science? .
Santé Publique au singulier.
Derrière cette déviance de la préêven-
tion et de la médecine se profile autre
chose: que devient la Santé Publique?
Revenons aux facteurs de risques: ceux
dont on parle concernent très souvent
la responsabilité des individus. Com-
ment se fait-il qu'on taise si souvent
ceux qui relèvent du pouvoir politi-
que?
Il est visiblement plus commode de
financer des campagnes antitabac que
d'interdire la publicité, de réprimerles
excès de vitesse que d'interdire les
grosses cylindrées, de condamner les
mangeurs de frites que de les évincer
des cantines scolaires ou restaurants
universitaires.
Sur ces questions, politiques et méde-
cins s'entendent bien. pour renforcer
leur pouvoir tout en fuyant leurs res-
ponsabilités: malade responsable ou
coupable? |
Une autre raison évidente: c'est la rai-
son économique. Valeur suprême, autel
de tous nos sacrifices, l'économie de
croissance implique qu’on ne touche
pas à tout ce qui fait tourner la m
chine: la pub est devenue une nécessi: -
té, et les handicapés de la route font la
fortune dé certains. |
Objectifs et effets
pervers
La prévention est supposée améliorer
l'état de santé de la population, Est-ce
bien le cas?
«Mieux vaut savoir qu’on est en bonne
santé qu'ignorer qu'on est malade»
(slogan Examen de Santé).
Est-ce bien certain?
Un sociologue, dont j'ai oublié le nor.
écrivait: «La Santé, on l’a quand on n’y
pense pas». ;
La distorsion se situe probablement au
niveau de la définition de la santé:
celle du médecin et celle du patient.
Comment, dès lors, la prévention pour-
rait-elle atteindre son objectif si les
deux protagonistes ne parlent pas le
même langage? Et, il est probable que
seul le malade sait ce qu’est la santé
pour lui, bien mieux que le médecin.
On peut, par ailleurs se poser la ques-
tion de l'impact du matraquage de la
prévention: venant d’une médecine
niant la mort dans le but de rassurer,
elle renforce la peur de la mort. Une
forme de stress en plus. Or le stress est
un facteur de risque.
!
C
L’A.P.E.S. assistance
Notre objectif
Aider les intervenants en éducation
pour la santé issus du secteur sani-
taire, éducatif, social ou socio-cultu-
rel à concevoir, réaliser et évaluer
leurs projets, selon leurs besoins,
selon leurs ressources, afin que les
projets entrepris soient utiles et de
qualité. |
Notre philosophie d’action
- - Faire de l'accompagnement métho-
dologique une occasion de progres-
sion, d'apprentissage, de formation
en vue d'une autonomie accrue des
intervenants dans la gestion de leur -
projet.
En aucun cas, nous ne nous substi-
tuons aux intervenants eux-mêmes
dans leur ‘travail de terrain.
- Accompagner. des projets qui
veillent à développer l'autonomie et
la participation des individus et des
collectivités dans la :gestion de la
santé.
- Mettre la priorité à l'accompagne-
ment de projets novateurs dans les
méthodes utilisées, porteurs de col-
laborations entre institutions, sou-
cieux de participation communau-
taire.
Concrètement
Toute personne ou toute association
qui réalise ou qui désire réaliser des
actions d'éducation pour la santé
peut faire appel à nous par télé-
phone, par lettre, par-contact direct
ou par tout autre moyen. Les con-
seils peuvent porter sur une, plu-
sieurs où toutes les étapes d'un
programme d’action : analyse, con-
ception, préparation, réalisation et
évaluation.
De quelle façon pouvons-vous vous
aider ?
- Vous aider à clarifier et rédiger
votre projet en vue d'une demande
de subvention au Ministre de la Santé
de la Communauté francaise.
- Vous apporter un conseil mé-
thodologique direct, soit par télé-
phone, soit par écrit, soit lors d'une
rencontre. Plus vous vous adressez
tôt à nous dans la conception du
projet et plus les informations que
vous fournissez sont complétes,
mieux nous pouvons vous aider a
faire de bons choix. Cette aide est
totalement gratuite grâce au sou-
tien de la Communauté française de
Belgique. Etant donné nos moyens
humains, ce type d'aide ne dépasse
pas 5 réunions de travail.
- Vous mettre en contact avec un .
membre de notre Cellule scientifi-
que interuniversitaire de conseil
en méthodologie. Nos experts sont
des spécialistes des sciences humai-
nes et des sciences de la santé denos
universités. Nous assurons la coor-
dination et Panimation de cette Cel-
lule. La liste des experts figure dans
l’encart ci-joint.
- Vous mettre en contact avec un
membre de votre Commission lo-
cale de Coordination si ce type de
collaboration nous paraît plus adé-
quat à vos besoins.
Si vous souhaitez une collaboration
plus complète ou de plus longue
durée avec l’A.P.E.S., nous vous pro-
posons une intervention méthodo-
logique, dans le cadre du budget de
votre programme.
Une rencontre avec un membre de
l'A.P.E.S. ou un expert de la Cellule
interuniversitaire permet de préci-
ser les modalités du chemin métho-
dologique à parcourir ensemble
(objectifs, planification, durée, …).
En 1990, nous avons collaboré à une
quarantaine de projets sur des thé-
S tratégie
ABS
matiques très différentes. Les quel-
ques exemples suivants reflètent la
diversité des contenus : prévention
des accidents domestiques avec Edu-
ca-Santé, avec la Ligue des Familles
de Liège: hygiène bucco-dentaire
avec Jeunesse et Santé des Mutuali-
tés Chrétiennes de Liège; produits
de santé et médicaments (avec la
régionale de Liège de Femme Action
Militanstisme (F.A.M.) des Femmes
— Prévoyantes Socialistes), l'évaluation
de l’utilisation de la carte de posolo-
gie mise au point par l'Association
Pharmaceutique Belge, et accompa-
gnement de la réalisation d'un pro-
gramme de dédramatisation du sé-
jour de l'enfant à l'hôpital en colla-
boration avec le Service Education
pour la Santé de Huy.
Les contextes dans lesquels s'insè-
rent les projets accompagnés sont
également très diversifiés : le milieu
scolaire et aussi les classes vertes, le
milieu de travail (Ressources Santé)
ou de réinsertion professionnelle
(Echafaudage), le troisième âge (Croix
Jaune et Blanche de Namur), les cen-
tres de vacances pour enfants (Jeu-
nesse et Santé de Liège) , la com-
mune via son Centre d'Information .
Sanitaire (C.I.S. de Ans), les groupes
de base d’un mouvement d’éduca-
tion permanente (F.P.S.).
A PA.P.E.S., les jours se suivent
mais ne se ressemblent pas !
Marie-Christine Miermans
S tratégie
La cellule de conseil en méthodologie
Centre Universitaire de Charleroi
# Albert SCHLEIPER, Michèle HAP
Département Santé
Facultés Universitaires Notre Dame de la Paix
à Namur
» Michel MERCIER, Jacqueline DELVILLE
Département de Psychologie de la Faculté de
Médecine
* Jean DONNAY, Dominique ERNST
Département Education et Technologie
Universite Catholique de Louvain
* André NOEL, Collette SCHOONBROODT
* Alain DECCACHE, Philippe PARMENTIER
Réseau des Enseignements en Santé Ouverts aux
Adultes
Faculté de Médecine
Université Libre de Bruxelles
* Danielle PIETTE, Marianne PREVOST
Unité de Promotion et d'Education pour la Santé
Ecole de Santé Publique
Université de Liege
e Gilberte REGINSTER-HANEUSE, Christiane GOSSET
Institut d'Hygiène et de Médecine Sociale,
Centre d'Enseignement et de Recherche pour l'Education
et la Santé
+ Dieudonné LECLERCQ, Claudine KEFER
[ nitiatives
Je tiens á souligner le róle déterminant
joué par le Dr E. Mintiens dans le déve-
loppement et l'amélioration de l’éduca-
tion pour la Santé en Communauté fran-
çaise: il a largement contribué à diffuser
les services offerts par l’APES et nous
l’en remercions très chaleureusement à
l’occasion de cet anniversaire,
Le conseil en méthodologie répondait
certainement 4 un besoin mais ce be-
soin était rarement percu et ne se tra-
duisait pas souvent par l'expression
d'une demande. Que dire de l’évalua-
tion ? Généralement, source de méfiance
et d'inquiétude, elle était fréquemment
ressentie comme un outil de contrôle
budgétaire ou une «mauvaise note» po-
tentielle risquant de jeter un discrédit
Le VIlème Grand Prix francophone
d'éducation pour la santé
Connaissez-vous le GRAND PRIX
FRANCOPHONE D'EDUCATION POUR
LA SANTE?
NON ! Pourtant il vous concerne !
Ce grand prix récompense des ac-
tions originales d'éducation pour la
santé réalisées par des acteurs de
terrain, Il vise à les faire connaître et
à promouvoir ainsi la qualité métho-
dologique des programmes d’éduca-
Parmi les trente candidats au Grand
Prix, le jury a remis deux premiers
prix ex-aequo à des programmes re-
marquables :
* Andrée DEMERS et Lise RENAUD,
pour l’action «MENUS plein d’en-
train», en collaboration avec le Dé-
partement de Santé Communautaire
de l'Hôpital Général de MONTREAL-
QUEBEC.
Groupes d'Etudes d'Education à la Santé
ny Se service de Technologle de I'Education. ~<ur les intentions les plus généreuses.
Unité de Médecine Scolaire ;
Centre d'Enseignement et de Recherche pour l’Education < ) f tion pour la sante. Ce projet vise a promouvoir dans
x. «image positive de l’évaluation n’a pas
Ecole de Santé Publique
et la Santé
La parole a nos partenaires du terrain
En vue de préciser concretement le
type d'aide apporté par I'A.P.E.S.,
nous avons demandé à trois de nos
partenaires actuels de décrire com-
ment l'accompagnement méthodo-
logique s'était déroulé au sein de
leur projet et les bénéfices qu’ils en
avaient retirés.
Nous leur cédons la parole.
EDUCA-SANTE
Martine BANTUELLE, d’EDUCA-
SANTE nous parle de la conception
du projet R.A.S. (Réseau d'Actions
Sécurité).
Il y a plus de 2 ans, sept organismes
(Croix-Rouge, O.N.E., Promocoop,
LE.LA.S., Question-Santé, Centre
Antipoisons, Educa-Santé) se sont
associés dans une réflexion sur la
coordination d'un programme de
prévention des accidents domesti-
ques.
Ilsontfaitle choix de consacrer une
grande partie de leurs efforts et de
leurs activités à ce thème.
10
Dans un premier temps, ils ont
échangé, afin de connaître plus en
profondeurles objectifs, les moyens
et les réalisations de chacun.
Ils ont mis en commun leurs infor-
mations et, dans un processus d’au-
to-formation, ils se sontappropriés
des connaissances, des théories et
des techniques.
Pas à pas, la cohésion du groupe
s'est renforcée et l’harmonisation
des démarches de chacun a mené
vers une stratégie commune.
À ce stade, une évidence s'est impo-
sée : la mise en place d'un projet
coordonné, étendu à la Commu-
nauté française, d’une durée de 4 à
> ans.
Un souci : faire plus et mieux.
Des questions se sont posées :
- Comment s’intégreront les parte-
naires dans ce projet com-
mun 7?
- Quel sera le degré d'adhésion aux
objectifs a poursuivre ?
-Comment définir les démarches et
les méthodes adgptées aux publics-
cibles, acceptables et réalisables ?
- Comment s'articuleront les activi-
tés de chacun afin d'aboutir à
une véritable synergie ?
- Comment utiliser les compéten-
ces et les expériences pour cons-
truire le projet (auto-évaluation) ?
- Comment étendre le programme à
l'ensemble de la Communauté fran-
caise et commentenassurer le suivi
et la coordination ?
Tres rapidement, un huitiéme par-
tenaire s’est avéré indispensable :
celui qui fera jaillir la spécificité de
la démarche, qui harmonisera ac-
tion et recherche, décision et con-
clusion, moyen et méthode, activi-
té et reproductibilité, local et
Communautaire.
L'A.P.E.S. a relevé le défi, alliant les
exigences d’une démarche rigou-
reuse à la richesse de la situation
naturelle.
Aujourd'hui, un projet coordonné
de prévention des accidents do-
mestiques appelé R.A.S. (Réseau
d’Actions Sécurité) est au point et
fera l’objet d’une subvention du Mi-
я
€
—
encore acquis aujourd'hui toute sa légi-
timité en termes de contrôle de qualité,
de remédiation, d'interrogation loyale
et constructive sur les processus ou les
résultats.
L'APES s'était fixé, au départ, une ligne
de conduite: travailler avec des parte-
naires et non pas a leur place; ce prin-
cipe nous paraissait un garant de con-
certation et d'apprentissage beaucoup
plus gratifiant et plus fertile pour les
deux parties.
L'éducation pour la santé est, à mon
sens, un problème de créativité sans
cesse renouvelée. Clair Turner écrivait,
en 1951, dans son «mémento d’éduca-
tion pour la Santé», plein d'enseigne-
( реп et d'idées, que … «c’est là certes
—ûn programme ambitieux, souvent dif-
ficile à réaliser. Du moins n'est-ce ja-
mais une activité qui risque de devenir
monotone».
Bien du chemin reste à faire et je vou-
drais conclure en parodiant Umberto
Eco, dans l'Apostille au Nom de la Rose:
je ne suis pas en train de dire comment
nous avons résolu nos problèmes mais
comment nous nous les sommes posés,
G. Reginster-Haneuse, Présidente de
l’Apes
Créé en 1980 par un groupe de pé-
diatres lyonnais et soutenu par le
Comité français d'Education pour la
Santé, ce prix n’est en fait devenu in-
ternational que depuis cette année
grâce au soutien d’une fondation
privée, Malheureusement la Commu-
nauté française de Belgique n’a pas
été sollicitée cette année pour parti-
ciper à ce concours. Nous voulons
corriger cet oubli et, dès à présent,
vous faire connaître le grand prix, sa
philosophie et les lauréats de cette
année en espérant pouvoir vous an-
noncer en temps utile le VIINème prix
et vous inciter à vôus y présenter.
C'est comme membre du jury que
l'A.P.E.S, était présente cette année à
Lyon. Nous avons pu y découvrir
une formule originale qui répond
parfaitement à notre souci de pro-
mouvoir la qualité des programmes.
La formation, le statut profession-
nel, les moyens mis en oeuvre, le
thème abordé NE SONT PAS DES CRI-
TERES. Toute action même modeste
à sa chance.
Les CRITERES tiennent à la démar-
che:
- ladéfinition d’objectifs préalables
à partir des besoins de la population
cible;
- la pertinence des stratégies:
- la méthode d'évaluation et ses ré-
sultats;
- lamultidisciplinarité des acteurs;
- le caractére innovateur globale-
ment ou pour certaines étapes du
déroulement.
quelques restaurants privés du cen-
tre ville montréalais des menus ré-
duits en matiére grasse et d'évaluer
la faisabilité et l’éventuel élargisse-
ment de ce type d'intervention.
* Dominique ARCUCCI-PONCHET et
Annie LALLEMAND, pour l'action
«Croque à l’école», en collabora-
tion avec le Comité Départemental
d’Education pour la Santé des Alpes-
Maritimes (C.0.D.E.S.).
Ce projet intègre l’éducation nutri-
tionnelle dans tous les lieux et mo-
ments d'une école maternelle : le
petit déjeuner, les moments éduca-
tifs (activités psycho-motrices, sen-
sorielles, créatives,...), le repas de
midi. Il fait participer la communau-
té éducative : direction, enseignants,
parents, personnels de service, or-
ganisation d'éducation pour la san-
té, ... enfants.
Deux mentions spéciales du Jury sont
encore à signaler :
- Madame JOFFRION, pour la réali-
sation d'un film-vidéo sur la senso-
rialité foetale et néonatale. «A la dé-
couverte du nouveau-né» en colla-
boration avec les Mutuelles de Loire-
Atlantiques.
- Madame KIBLEUR, pour la réalisa-
tion d'une animation vidéo sur le
theme de la grossesse dans le cadre
d’un cours de biologie au Lycée Car-
cado Soisseval de PARIS.
Alors ! Un projet belge primé au
VIIIème grand prix franco-
phone ?
39
I nitiatives
ou sur l'adéquation des méthodes d'ac-
tion, support scientifique lors de confé-
rences, de rédaction de brochures,
encadrement de projets, évaluation de
campagnes ou de séances d'informa-
tion. -" В ОР
Cette année, la Province de Liége s'est
engagéé à soutenir officiellement le
programme «Liège-Santé», et son Ob-
servatoire de santé collaborera avec
l’Université à une enquête de besoins au
sein de la population liégeoise.
[! est bien súr impensable que les
municipalités puissent seules faire face
aux réalités qui émergent des change-
ments rapides de notre société et qui
ont une incidence sur la santé,
Néanmoins, la contribution de ces
municipalités á la qualité de vie des
citoyens via leurs activités de promo-
tion de la Santé en fait des acteurs non
négligeables dans la poursuite des ob-
jectifs de la Santé pour Tous. Le succés
et l'ampleur du mouvement «Ville-San-
té» en est la preuve.
Dr C. Gosset, Institut d'Hygiène et de
Médecine Sociale, Université de Liège.
as
ms
LA.P.E.S., le
hasard ou la
nécessité?
Ce dilemme existentiel est plus clair á
résoudre pour VAPES que pour Jacques
Monod.
La naissance de l’APES était, sinonatten-
due, du moins préparée par un mouve-
ment de plus en plus volontariste, dési-
reux de donner à l'éducation pour la
santé en Belgique un statut social et
scientifique.
En 1967 déjà, le Collège consultatif de la
Médecine Sociale du Ministère de la Santé
36
publique avait réuni un petit groupe de
travail: la mission principale qui lui
était confiée consistait à établir un in-
ventaire des initiatives officielles, semi-
officielles et privées dans 1e domaine de
l'éducation sanitaire. En 1968, les con-
clusions du groupe de travail introdui-
saient des recommandations portant sur
la coordination, l'économie et l’efficaci-
té …!
Le souci du Ministère de la Santé publi-
que d'assurer à l'éducation sanitaire une
caution scientifique s'est manifesté
concrètement en 1971 en installant un
Conseil scientifique auprès de la Croix-
Rouge de Belgique dans le cadre de la
convention qui lui octroyait 5 millions
de francs, le budget le plus considéra-
ble jamais accordé dans ce domaine,
pour développer et organiser l’éduca-
tion pour la santé en réservant une prio-
rité au milieu scolaire.
En novembre 1978, le Directeur général
de l'Administration de la médecine
sociale, le Dr G, Claus, invite un groupe
de «personnes compétentes dans le
domaine de l'éducation sanitaire» pour
recueillir leur avis sur «la structuration
de l'éducation sanitaire». Nous trou-
vons le Dr E. Mintiens au secrétariat de
ce groupe de travail.
Dans son discours d'introduction, le Dr
Claus rappelle le développement im-
portant de l'éducation sanitaire au cours
des trois années précédentes en raison
de «la prise de conscience de l'impor-
tance de ce domaine».
Notons que la déclaration de l'OMS
concernant «la Santé pour Tous en Tan
2000» avait eu lieu en mai 1977 au cours
de la 30ème Assemblée mondiale de la
Santé et, en 1978, la Conférence d’Alma
Ata avait retenu, parmi les moyens d'at-
teindre cet objectif, la prévention en gé-
néral etl’éducation pour la Santé en par-
ticulier. Nous étions donc au coeur de la
nouvelle dynamique des soins de santé
primaires.
+
L'Histoire n'étant qu’un éternel recom-
mencement, les mots-clés que nous
allons retrouver au cours des 12 années
qui vont suivre, nous les relevons dans
les regrets et les souhaits exprimés à
cette occasion par le Dr Claus: multipli-
cation des initiatives, doutes sur l’effi-
cacité, interrogations sur les priorités,
sur les méthodes et les thèmes choisis,
harmonisation, coordination, politique
d'ensemble, etc.
La plupart des participants de ce groupe
de Travail ont remis des propositions
ой Гоп développe la définition d'objec-
tifs, l'analyse des besoins, la participa-
tion et la responsabilité individuelle et
collective, l'évaluation, l’utilisation des
services existants … bref, les réponses
à tous les problèmes mais pas les solu-
tions pour les résoudre!
En 1979, le Dr'S. Halter, Secrétaire géné-
ral du Ministère de la Santé publique,
installait un «Comité national belge de
Coordination en matière d'Education
pour la Santé» (Association de fait),
composé de deux sections l'une néer-
landophone, l’autre francophone. L'ob-
jet du Comité était «assurer la représen--
tation de la Belgique au sein de l'Unio
internationale d'Education pour la San-
té et, à cet effet, de rassembler, en
qualité de membres, toutes personnes
ou associations dont la vocation est en
tout ou en partie de faire de l'éducation
pour la santé ou d'y contribuer, en vue
de promouvoir et, le cas échéant, de
coordonner les actions dans ce do-
maine.»
C’est de l'aile francophone de ce Comité
qu’est issue l’APES. Les statuts d'ASBL
ont été publiés dans le Moniteur belge
du 4 décembre 1980: ils reprenaient les
objectifs du Comité national mais sans
aller jusqu'à revendiquer la coordina-
tion qui nous paraissait devoir s'ins-
crire plutôt dans uné logique de parte-
nariat volontaire.
II ne fait pas de doute cependant que le
type d'activités et d'outils mis en place
par l'APES a contribué à une meilleure
information réciproque des institutions,
des organismes et des personnes et,
dans certains cas, a permis des actions
concertées.
Rappelons la création d’un fichier infor-
matisé des organismes actifs en éduca-
tion sanitaire et de leurs supports me-
thodologiques; une cellule interuniver-
sitaire de conseil en méthodologie et en
évaluation constituait un lieu de ren-
contre et de réflexion très enrichissant
pourles participants et, de surcroît, une
ressource exceptionnelle pour les
«bénéficiaires»; lesréunions organisées
par l’APES offraient à tout intervenant
une tribune libre permettant communi-
cation et échange.
a
С
AY tratégie
nistére de la Santé de la Commu-
nauté française pour 1991.
Le projet durera jusqu'en 1994 et
progressera par étapes : la sensibi-
lisation, les foyers d'actions, la coor-
dination locale et le réseau d'ac-
tions sécurité.
Le projet démarre dans les villes
visitées par la Maison Géante pour
couvrir en 1994 l’ensemble de la
Communauté française.
Grâce à l'implication de ГА.Р.Е.5.,
une véritable stratégie communau-
taire de la Prévention des Accidents
domestiques est élaborée.
Elle repose sur sept fondements :
1. L'investissement dans le déve-
loppement d'une stratégie d'inter-
vention étendue á la Communauté
francaise.
2. Le choix d'une stratégie commu-
nautaire et locale.
3. La progression par étapes vers
un Réseau d’Actions Sécurité.
4. La construction et l'organisation
d'un projet coordonné de quatre
ans. |
5. L’estimation du coût de la straté-
gie.
6. La mise au point d'un processus
d'evaluation interne.
7. L'élaboration d’un système de
vigilance à l’échelon local sous
forme de Recherche-Action.
Les conditions à cet aboutissement
l’implication de l'APES dans la dé-
marche commune, l'écoute active
et analytique des réflexions de
chaque partenaire, la permanence,
la disponibilité et surtout la con-
fiance mutuelle. OÙ
Merci à l’APES.
Martine Bantuelle
Educa-Santé
F.A.M.
La parole est maintenant a Marie-
Thérese BET, animatrice F.A.M. (For-
mation Action Militantisme, des
Femmes Prévoyantes Socialistes) de
la région liégeoise. Sa demande a
l'A.P.E.S. concerne la mise au point
d’un outil d’évaluation (sous forme
de pré et post-test) du module «Pro-
duits de santé et médicaments». Ce
module est destiné aux hommes et
femmes de sections locales F.P.S.,
sous forme de sept séances de ré-
flexion collective. Cette action
«médicaments- santé» s'inscritdans
l’action «consommation-santé».
Dans ce cadre, la finalité est de
rendre les usagers davantage ac-
teurs de leur propre santé au niveau
des substances à but préventif ou
thérapeutique.
Le fait de travailler sur l'évaluation
du module m’a renvoyé aux objec-
tifs et à la difficulté de les préciser
et les évaluer.
C’est intéressant de pouvoir discu-
ter du projet, de la façon d'en par-
ler, de le présenter au public,
d'échanger des documents, d'avoir
accès à des outils d’évaluation réa-
lisés par d’autres et déjà expéri-
mentés.
Prise de conscience de la difficulté
de réaliser un pré- et post-test:
communication avec le public, ac-
cessibilité par rapport au public
visé et en même temps volonté
d’être le plus complet possible sans
que ce ne soittroplong, trop lourd,...
Stimulant de réaliser ce chemine-
mentavecun professionne] de l'éva-
luation.
Quand Toutil est réalisé, il reste a
en faire l'expérimentation; le re-
tour sur l’évaluation par la suite, les
réajustements, les remarques, etc.
en font un processus en soi.
Marie-Thérèse Bet, F.A.M.
Ligue des
familles
Et pour terminer, Carla SACCOMA-
NO, membre de lVEquipe-Santé de la
Ligue des Familles de Liege, et son
projet d’évaluation. de la Maison
Géante à Liège.
En tant qu'Equípe-Santé de la Ligue
des Familles de Liége, nous avons
organisé et animé un stand lors du
passage de la Maison Géante à Liège.
L’objectif était de sensibiliser le
public aux multiples risques d’acci-
dents domestiques qu'encourt tout
un chacun. Pour ce faire, nous avons
réalisé un photolangage et un petit
questionnaire. À la fin de cette-acti-
vité, nous nous sommes retrouvés
avec plus de 800 questionnaires
remplis. S’estalors posé le problème
du traitement de l’ensemble des
données.
Nous avons ainsi faitappel à l'A.P.E.S.
pour voir si une collaboration, une
aide serait possible et si oui lesquel-
les.
Dès le premier contact, Michel DE-
MARTEAU nous a assuré que cela
était possible et nous a directement
mis en relation avec Marie-Christine
MIERMANS, responsable du secteur
«Aide méthodologique».
Un premier rendez-vous a été pris
afin de commencer rapidement le
travail.
Durant cette rencontre, après une
longue discussion critique, nous
avons dégagé les limites et les lacu-
nes de la méthode que notre équipe
avait utilisée et proposé des pistes
de marche à suivre si une telle ani-
mation devait se réaliser de nou-
veau. |
Un premier dépouillement avait été
réalisé préalablement á cette ren-
contre et envoyé à M.-C. MIERMANS.
Y figuraient les principaux éléments
repris dans les définitions données
par les participants. Par un travail
rigoureux, systématique et métho-
11
S. tratégie
dique, M.-C. MIERMANS nous a aidés
à affiner toutes ces catégories. Nous
avons ainsi commencé à concevoir
et à élaborer le «manuel de codage».
Il était créé au bout d’une semaine.
Le travail de décodage des données
figurant sur les enquêtes a pu être
réalisé sur base des trois champs
préalablement définis
- le choix des photos et le type d’ac-
cident domestique correspondant;
- la définition de l’accident domesti-
Que,
- identification des personnes.
L'ensemble des données a été enco-
dé en utilisant un programme infor-
matique compatible avec le pro-
gramme d'analyse statistique de
l'A.P.E.S.
Grâce à l’aide et à la collaboration de
leur «service informatique» qui a
procédé au traitement informatique
des données, nous avons obtenu des
tableaux de fréquences relatifs aux
variables retenues :
- l'ensemble de l’échantillon:
- les hommes et les femmes:
- les plus de 15 ans, les moins ou
égal à 15 ans;
- les hommes et les femmes de plus
de 15 ans;
- les garçons et les filles de moins
ou égal à 15 ans,
Sur base de ces tableaux, nous avons
réalisé un dossier reprenant :
- les réserves émises à l’égard de la
méthode utilisée et les change-
ments à adopter si une telle acti
vité devait se reproduire:
- l'analyse des résultats et des hy-
pothèses:
- des pistes de réflexion et d’ac-
tion;
- un dossier technique reprenant
l'ensemble des tableaux.
Le premier jet a été lu, analysé et
critiqué par M.-C. MIERMANS. Bien
que nombreuses, ses remarques
étaient pertinentes et chaque fois
justifiées, expliquées, tant à l’égard
du contenu qu’à l’égard de la présen-
tation de certains points.
Ceci nous a montré de manière évi-
dente la volonté de clarifier certains
12
points, de les rendre plus lisibles,
d'approfondir certains autres en
posant des hypothèses pertinentes,
de rendre le plus possible ce travail
accessible et utile à un certain nom-
bre de personnes.
Suite à l'ensemble de ces remarques,
le dossier a été retravaillé avant d'at-
teindre sa version finale.
Aussi, nous pouvons dire que nous
avons, une fois de plus, pu bénéfi-
cier de la compétence, de lefficacité
et de la disponibilité des membres
de TA.P.E.S.
Au départ, nous ne voyions pas
comment nous y prendre. Devant
une telle quantité d'informations,
sans matériel informatique adéquat
et sans la compétence méthodologi-
que nécessaire, il nous étaitimpossi-
ble d'organiser et de réaliser seuls le
traitement de ces données.
C'est à tous ces niveaux que la colla-
boration avec l'A.P.E.S. a été vrai-
ment efficace. Leur aide méthodolo-
gique, basée sur une démarche sys-
tématique, rigoureuse et critique,
nous a permis d'atteindre notre ob-
jectif de départ, de ne pas laisser
toutes ces données dormir au fond
d'un tiroir, d'analyser, de critiquer et
dévaluer la méthode que nous avions
adoptée en vue de ne plus faire les
mêmes erreurs, de concevoir, prépa-
rer et réaliser le dépouillement des
données, d'analyser les résultats et
de poser des hypothèses quant aux
réalités dégagées, que ce travail
puisse être «réussi» c’est-à-dire
publié et utilisé pratiquement en
émettant des pistes de réflexion et
d'actions possibles.
L'apport de l'aide méthodologique
ainsi que technique ont été perti-
nents pour la réalisation de ce tra-
vail. Nous avons tiré un bénéfice
certain de cette aide et de cette col-
laboration.
Nous tenons ici à remercier vive-
ment l’équipe de l'A.P.E.S.
Carla Saccomaño
Equipe-Santé de la Ligue des Familles
de Liege 3
Form - action
Cette année a vu ’A.P.E.S. s’engager
dans trois types de formation assez
différentes l’une de l’autre quant au
contenu et au public-visé, mais utili-
sant, dans chacune, la méme métho-
dologie de participation active ba-
sée sur une analyse des besoins et
demandes des participants. Les séan-
ces ont alterné des exposés théori-
ques illustrés par des exemples, et
destravauxindividuels ou de groupe.
En janvier, nous avons organisé une
formation courte et gratuite de deux
jours sur la rédaction de projets
d'education pour la santé, avec la
participation de l’administration de
la Communauté française de Belgi-
que et de la Cellule permanente. Elle
a rassemblé une quinzaine de per-
sonnes travaillant dans le secteur de
l'éducation pour la santé au sein
d'une organisation.
Le contenu était le suivant :
- presentation de la technique de
V’A.P.P.R.E.T.;
- analyse de la grille proposée par
la cellule permanente en éducation
pour la santé pour introduire une
demande de subvention.
- Approche des règles administrati-
ves à respecter dans le cadre de
conventions avec la Communauté
française;
- conseils de rédaction.
De septembre à décembre, nous
avons animé un cycle de six jours de
formation à l'intervention métho-
dologique destiné aux commissions
locales de coordination (C.L.C.), en
réponse à une demande formulée
par elles-mêmes en novembre 1989.
En utilisant l’A.P.P.R.E.T. comme fil
conducteur des six jours, nous vou-
lions communiquer notre expérience
de l’aide méthodologique pour don-
ner aux C.L.C. les moyens d’une
analyse méthodologique minimale
des projets locaux et leur permettre
de collaborer avec nous de façon ré-
gulière, efficace et pertinente.
7
o
Г nitiatives
ABS
Les «villes
santé» de l’OMS
C
~
Historique du projet Villes-
Santé O.M.S./Europe.
Jusqu'au début des années 1980, l'édu-
cation sanitaire, dans de nombreux pays,
a été essentiellement fondée sur une ap-
proche individualisée axée sur la pré-
~yention individuelle des risques de
santé,
Cette approche est particulièrement
inefficace si l’objectif est de modifier le
mode de vie d’une collectivité, sur le-
quel les conditions sociales etla culture
dominante de la société ont une in-
fluence prépondérante.
Si l'on veut encourager et promouvoir la
santé à un niveau suffisamment proche
de la population pour que beaucoup se
sentent directement concernés, le ca-
dre de la ville offre une possibilité d'ac-
tion de majeure importance.
En effet, l'unité administrative que re-
présente la ville possède à la fois le
mandat et l'autorité pour concevoir et
mettre en pratique une approche «mul-
ti-dimensionnelle» de la santé.
—Les objectifs principaux du projet Vil-
les-Santé visent à placer la santé publi-
que comme une priorité à l’ordre du
jour municipal et d'intégrer les aspects
sanitaires ‘dans la vie économique et
culturelle de la ville.
Pour participer à ce mouvement, les vil-
les doivent manifester leur ferme adhé-
sion politique aux principes généraux
de la stratégie européenne de la Santé
pour Tous de l’O.M.S. Elles s'engagent à
promouvoir une stratégie de Promotion
de la Santé et à susciter la participation
effective etconcrète du public. En 1990,
30 villes représentant 18 des 31 Etats
Membres de la Région Européenne de
l’'O.M.S. ont été formellement désignées
parl’O.M.S. comme faisant partie de son
projet qui durera cinq ans (1987-1992)
pour sa première phase.
La Ville de Liège quant à elle était déjà
invitée au Colloque de Rennes en 1987
en tant qu’observateur et fut admise of-
ficiellement au sein du groupe pilote
des Villes-Santé O.M.S. en 1988.
Devant le succès et l'ampleur de ce
mouvement, l'O.M.S. a encouragé la cons-
titution de réseaux nationaux de Ville-
Santé. Ceux-ci ont été mis en place dans
la plupart des pays où des villes sont
affiliées au projet. En Communauté fran-
çaise de Belgique, les villes de Huy et La
Louvière se sont engagées elles aussi à
intégrer la promotion de la santé dans
leur politique municipale.
En plus des réseaux nationaux, l’O.M.S.
a également vu l’utilité de familles lin-
guistiques pour promouvoir des échan-
ges entre les Villes-Santé européennes
et les villes intéressées des pays en
développement.C'est ainsi que les Vil-
les-Santé utilisant la langue francaise
pour leurs relations internationales se
réunissent en congrés internationaux
pour partager leurs idées, leurs expé-
riences, collabo-rer au choix et a la
définition d’indicateurs de Villes-San-
-
te,......
Liège, ville-santé OMS
Bien avant sa désignation officielle à
participer au réseau, la Ville de Liège et
plus particulièrement le Service de l’En-
vironnement et de la Qualité de la Vie
s’était déjà fixé pour objectifs prioritai-
res de lutter contre les inégalités devant
les problèmes de santé et de renforcer
la possibilité des individus de choisir
un mode de vie plus sain, Il s'agissait de
motiver les hommes et les collectivités
pour leur faire prendre conscience de
leur responsabilité dans la promotion,
la protection et la récupération de ieur
santé.
Très tôt, la Ville de Liège a mené des
actions sur le terrain prouvant que les
services municipaux occupentune place
privilégiée pour se mettre à l'écoute des
besoins de leurs administrés, pour four-
nir les informations qu'ils souhaitent.
Régulièrement, la population a d'ailleurs
été consultée pour connaître ses préoc-
cupations principales en matière de
protection de sa santé.
Des efforts tout particuliers ont été dé-
veloppés en matière d’information et
d’éducatiofi sanitaires. Sur base de con-
sultations de la population, diverses
actions ont été mises sur pied. Elles se
sontcentrées notamment sur la sensibi-
lisation aux méfaits du tabagisme, la
prévention du cancer du sein, le dépis-
tage précoce du cancer du col de l'uté-
rus, la prévention en matière d’acci-
dents domestiques, d’accidents routiers,
de maladies cardio-vasculaires, la santé
périnatale, le stress, l’abus d'usage de
tranquillisants, la qualité de l'air, l’amé-
nagement urbain, la propreté publique,
etc...
Déjà en 1983, la Ville de Liège était sou-
cieuse de l'importance de la participa-
tion du citoyen eta alors créé un service
municipal intitulé «Participation, con-
sultation du citoyen et relations avec
les quartiers». Parallèlement, la Ville de
Liège a encouragé la création de Comi-
tés de quartier pour assurer une concer-
tation en vue de l'amélioration du cadre
de vie.
Une boutique d'information participa-
tive dénommeée «Boutique Urbaine» a
été installée au coeur de la ville; elle
constitue a la fois un centre de docu-
mentation, d'exposition permanente de
projets et de réalisations. Elle sert aussi
de Centre «Questions - Réponses» pour
la population.
Son action est triple : informer, servir,
dynamiser.
La volonté de la municipalité en matière
de participation communautaire s’est
également concrétisée par la création
de la Commission Communale Consul-
tative de l'Urbanisme, du Conseil con-
sultatif des immigrés, de la Commis-
sion consultative du Quart-Monde. De-
puis plus d'une dizaine d'années, les
services municipaux travaillent étroite-
mentavec des associations du terrain et
le plus souvent à leur initiative. Citons
à titre d'exemples : la Ligue contre I'Epi-
lepsie, le Conseil National des Femmes
belges, la coordination liégeoise de la
lutte contre le SIDA, les médecins géné-
ralistes, TA.P.E.S., la F.A.R.E.S.,....
L'Université de Liège en tant qu’institu-
tion scientifique a collaboré depuis le
début aux actions de la Ville. La coopé-
ration entre la Ville et l’Université s'est
manifestée dans des domaines très di-
vers et s'est concrétisée sous des for-
mes différentes : consultation d’experts
sur la pertinence des thèmes d’actions
37
I nitiatives
Nf
i
{
A
3
La santé au sein de la Zone d'Education Prioritaire
libre de Molenbeek
Voilà bientôt un an que s’est formée
notre équipe de travailleurs sociaux
engagés dans un projet pédagogi-
que ZEPL (ASBL). Nous intervenons
auprès d'enfants fréquentant des
classes allant du premier degré
maternelle au premier degré du
secondaire et ce dans un cadre sco-
laire et extra-scolaire. |
Nous travaillons en. quatre sous-
projets (lecture, relations parents-
école, ouverture au quartier et édu-
cation à la santé) gérés par une
coordinatrice.
Nous sommes deux assistantes so-
ciales travaillant au développement
du projet «éducation santé». Notre
mission est d'intégrer l'éducation à
la santé dans un contexte global
d'apprentissage; afin d’amener les
jeunes à découvrir le lien entre un
savoir et les attitudes face à ce
savoir et cela en matière d'hygiène
corporelle et alimentaire, d'éduca-
tion sexuelle et affective, etc...
L’objectif à long terme est d'inciter
les enfants à se responsabiliser, à
s’épanouirafin de prendre en charge
leur scolarité.
Durant l’année scolaire 1989-1990,
nous avons organisé des anima-
tions sur le thème de l'hygiène
corporelle à l’école primaire.
Cette année, de multiples interven-
tions nous sont demandées par les
enseignants des différentes écoles
de la ZEPL.
Nos projets sont:
- l'alimentation (école primaire et
premier degré du secondaire);
- l'éducation sexuelle et affective
(premier degré du secondaire).
Pour répondre à ces demandes, nous
collaborons avec trois associations
de quartier: deux consultations ONE
et la Maison médicale Norman Bé-
thune. Cette dernière prend en
charge les animations «éducation à
la santé» pour le réseau extra-sco-
laire, ainsi que pour les deuxième
et troisième degré du secondaire.
Cependant, une ombre subsiste à
ce projet: il souffre cruellement
d'absence de subsides pourtant
promis depuis un an. (
Anne Cerato et Murielle Farvac-
que, Les animatrices du groupe
santé
Adresse de contact: ZEPL 1080, rue
Bonnevie 40, 1080 Bruxelles, tél:02/
427.34.65. Coordinatrice: Brigitte
Caureur. M
Quand le travail
Crééen 1940, les «5 A» (Association
d'Aide aux Adultes et Adolescents)
s'occupaient, a lorigine, d'aide ali-
mentaire aux adolescents et orga-
nisaient des colonies de vacances.
En 1946, les «5 A» fondent le Centre
médico-social inter-entreprises
pour répondre aux prescriptions
de l’Arrêté du Régent concernant le
contrôle sanitaire des travailleurs.
Ce centre compte actuellement 1200
entreprises affiliées pour lesquel-
les il assure les examens médicaux
des travailleurs, la surveillance des
travailleurs non soumis à l'examen
médical... Par ailleurs, les «5 A»
remplissent également des missions
de médecine préventive dans les
domaines sportifs et scolaires.
À l’occasion de leur cinquantième
anniversaire, les «5 A» ont décidé
de créer un prix «Suzanne Palmers»
36
du nom d'une des fondatrices de
l'Association.
Ce prix viendra récompenser une
initiative, un projet, un mémoire
qui tendent à améliorer l’environ-
nement, le milieu ou le poste de
travail tout en augmentant la pro-
ductivité.
L'objectif poursuivi est d’encoura-
ger une démarche alliant promo-
tion de la santé et milieu de travail
et contribuant à une meilleure per-
ception de la médecine du travail
en soulignant sa vocation préven-
tive.
Le montant du prix est fixé à 300.000
FB pour le premier et 200.000 FB
pour le second.
Le Jury, nommé parle Conseil d’Ad-
ministration du Centre médico-so-
«concours» à la santé...
cial inter-entreprises des «5 A»,
comportera des membres propo-.
sés par le comité paritaire, des rex
présentants des organisateurs, des
universités et des spécialistes de la
médecine, de I’hygiéne et de 'orga-
nisation du travail.
Les actes de candidature doivent
rentrer le plus rapidement possi-
ble, etles travaux définitifs doivent
étre communiqués pour la fin fé-
vrier 1991.
Tout renseignement (formulaire de
participation, réglement, ...) peut
être obtenu à l’adresse suivante: «5
A» - rue Trappé 20, 4000 Liège I,
tél.: 041/22.39.60.
Carine Lafontaine, Commission
Locale de Coordination en éduca-
tion pour la santé, Fares-Liége
7
S tratégie
Cette formation à l'aide méthodolo-
gique ne répond pas seulement à
notre préoccupation de répondre au
mieux à nos missions. Elle peut aussi
s’inscrire dans une stratégie de coor-
dination locale des projets et pro-
grammes d'éducation pour la santé.
L'aide méthodologique est un ser-
vice offert et donc une raison de
solliciter une C.L.C.
L’aide méthodologique permet de
créer des relations de travail et de
collaboration approfondies.
L’aide méthodologique offre les
moyens d'étudier les demandes, les
. besoinsetles ressources de ceux qui
demandent une aide.
L’aide méthodologique fournit l’oc-
casion de mettre en relation des
projets similaires et de faire recher-
cher les synergies.
Nous pensons donc que l’aide mé-
thodologique permet à un
animateur(trice) d’une C.L.C. de
devenir un véritable catalyseur
d'énergie locale.
Dans le courant du dernier trimestre
également, nous avons collaboré, au
sein d’une équipe, à la préparation et
l’évaluation d’un cycle de six jours
(trois modules de deux jours) de
formation en santé des animateurs
et animatrices Formation Action
Militantisme (F.A.M.) et Enfants Pré-
voyants (E.P.) du mouvement d'édu-
cation permanente Femmes Pré-
voyantes Socialistes (F.P.S.).
Cette formation vise essentiellement
deux objectifs :
- Définir collectivement des élé-
ments d’une politique socio-cultu-
relle en matière de santé, à savoir le
cadre conceptuel.
- Clarifier la position des
animateurs(trices) F.A.M. et E.P. par
rapport à leur nouveau rôle socio-
culturel en santé.
Les deux premiers modules ont
exploré les différentes dimensions
du concept santé et la multiplicité
des représentations de la santé et de
la maladie de la part des animateurs,
de leur public-cible, des médecins.
Ils ont également identifié et clarifié
les acteurs sur le terrain de la santé
et les interractions réelles et possi-
bles entre acteurs.
Le troisième module a permis d’ex-
pliciter les différentes dimensions
des concepts promotion de la santé,
éducation pour la santé, prévention
et éducation sanitaire en relation
avec l'action socio-culturelle etl’édu-
cation permanente. Il a débouché
sur une clarification de la position
des animateurs face à ces concepts.
Nous y sommes intervenus comme
expert et comme animateur avec
Christine DELIENS.
Marie-Christine Miermans
Huit années de collaboration entre I'A.P.E.S.
et la Médiathéque de la Communauté
Francaise de Belgique (M.C.F.B.)
1. La collaboration A.P.E.S./
*
M.C.F.B. :déja une longue
histoire...
Vous le savez sans aucun doute, la
Médiathéque de la Communauté
Francaise de Belgique (M.C.F.B.) a
créé en 1983 une collection vidéo-
graphique «Education pour la san-
té». Messieurs Michel Defgnée et
Yves Schillebeeckx sont à la base
de ce projet, dirigé maintenant par
Eric Vandersteenen.
Vous le savez peut-être moins, de-
puisla création de cette collection, la
M.C.F.B. a sollicité l'aide de TA.P.E.S.
afin de garantir la qualité pédago-
gique et scientifique des vidéo-
grammes mis en collection.
L’A.P.E.S.a détaché quelques-uns des
membres de sa Cellule de conseil en
méthodologie pour constituer un Co-
mité : un groupe de conseillers -
médecins et pédagogues compétents
en éducation pour la santé - ayant
pour tâche d'examiner chaque docu-
ment proposé par la M.C.F.B., de
remettre un avis et d’écarter, le cas
échéant, les vidéogrammes jugés
néfastes pour des raisons scientifi-
ques ou pédagogiques.
Dès la création du Comité, s’est fait
sentir le besoin d'un outil d’appré-
ciation des documents afin de dé-
passer les impressions subjectives,
d'objectiver et de rendre communs
les critères de la sélection.
J. DONNAY et D. ERNST, des Fa-
cultés Notre-Dame de la Paix à Namur,
membres de la Cellule de conseil en
méthodologie de l’'A.P.E.S. et mem-
bres du Comité, se sont attachés à la
mise au point d'une grille
d'appréciation originale.
Au fil des années, ont sensible-
ment évolué tant le rôle du Comité
que la grille d'appréciation.
Le Comité s’est vu appelé successi-
vement «Comité de sélection», puis
«Comité d'évaluation» et enfin
«Comité d'appréciation». À côté de
ces appellations, c’est le rôle du
Comité qui s'est progressivement
redéfini. Il ne s'agit plus tant de
«sélectionner» des documents vidéo
et d'en écarter d'autres, mais bien
d'en donner une appréciation et d'en
guider l’utilisation. Il s’agit moins de
cautionner ou censurer des messa-
ges que d'en révéler les facettes
parfois cachées, d’en identifier les
lacunes et, dans une mesure encore
limitée, de proposer des conseils
d'utilisation.
Le róle de conseiller auprés de la
13
S tratégie
conseiller auprès des utilisateurs.
Quant à la grille d'appréciation, elle
a toujours tâché d'allier des critères
issus des acquis scientifiques dans le
domaine de l'exploitation éducative
de I'audio-visuel et des critères issus
de la philosophie et de la méthodolo-
gie générale de l'éducation pour la
santé. Mais elle a dû limiter ses ambi-
tions pour rester maniable et pratica-
ble par des juges - cependant formés à
son utilisation -, pour être applicable à
la majorité des documents disponi-
bles et proposés parla M.C.F.B. et pour
contribuer à aboutir à une synthèse et
à des conseils d’utilisationaux usagers
de la collection. C’est ainsi que certai-
nes analyses détaillées des documents
se ont été raccourcies et que la grille
d'appréciation actuelle est axée essen-
tiellement sur les résultats les plus
utiles pour vous, les utilisateurs.
Suiteäuneutilisationintensiveau sein
du Comité et à la rencontre répétée
aveclaréalité des vidéogrammes d'édu-
cation pour la santé, il s’agit d’un outil
largement testé etadapté áune utilisa-
tion particuliére.
La grille et son manuel d'utilisation
seront disponibles à l'A.P.E.S. dans le
courant du premier trimestre de cette
année.
Bref, l'eau a coulé sous les ponts, le
Comité et la grille font presque partie
de la tradition...
Ilestintéressantde constater que cette
traditiondecollaborationentrelaM.C.F.B.
et l'A.P.E.S. s’est constituée bien avant
la «Nouvelle Réglementation en Fdu-
cation pour la Santé» de 1988 qui
recommande expressément cette col-
laboration entre services agréés.
2. ... et aussi un travail de four-
mi ! |
Un travail de fourmi : c'est bien l’ex-
pression qui me vient à l'esprit pour
évoquer le travail dù Comité d’appré-
ciation.
Visionner chaque document, remplir
la grille d'analyse, harmoniser les avis
des membres du Comité, rédiger un
texte de synthèse de ces avis et des
14
conseils d'utilisation :c'estun travail
defond, quiareprésenté, chaqueannée,
unepartie substantielle dubudgetdela
Cellule de conseil en méthodologie de
l'A.P.E.S.(1), mais qui reste un travail
peu visible, peu connu, je dirais «sou-
terrain».
Dans le Catalogue 1987-1988, quel-
ques lignes en italiques au bas de cha-
que fiche de présentation des vidéo-
grammes, peu systématisées, consti-
tuaient la seule partie visible de ce
travail de longue haleine. Presqu’une
«cote A.P.E.S.», anonyme de surcroît,
qui laissait les membres du Comité
assez insatisfaits. Ces textes ont été
revus pour le tout nouveau catalogue à
venir, nous l’expliquerons plus bas.
Le travail du Comité est un travail à
double facette, à la fois fastidieux et
captivant, appelant parfois un peu de
lassitude, souvent le progrès.
3. 1989-1990: l'effort commun.
A.P.E.S./M.C.F.B. pour le nou-
veau Catalogue
Le nouveau catalogue de la collection
est presque arrivé !
À l'intérieur de l'immense travail que la
mise au point de ce catalogue a néces-
sité pour l’équipe de la M.C.F.B., une
démultiplication de la collaboration
A.P.E.S./M.C.F.B. a vu le jour á cette
occasion, au cours de l’année 1989-
1990.
La contribution de la Cellule de conseil
en méthodologie de I'A.P.E.S. au nou-
veau catalogue est double.
Une contribution plus théorique:
nousy présentons notre travail etnotre
grille d'analyse et nous y proposons
des conseils généraux pour le choix et
l'utilisation des vidéogrammes, sous la
forme d'un guide de la vidéo en éduca-
tion pour la santé.
Une contribution plus pratique:
l'édition du nouveau catalogue a été
l'occasion de réexaminer l’ensemble
des175 vidéogrammes du précédent
catalogueafin d'éliminerles documents
quiauraient mal vieilli et surtout d’har-
moniser les analyses et les synthéses
de ces anciens documents avec celles
des vidéogrammes visionnés depuis
ce dernier catalogue.
C'est dire que cette année 1989-1990 a
été un sommet du genre en matière de
«travail de fourmi».
Cette opération a permis
a) une mise à jour de la collection,
b) une présentation plus systématique
des appréciations du Comité,
c) quelques conclusions générales à
propos du contenu de la collection.
A. MISE À JOUR DE LA COLLECTION
Plus d'un document sur dix ont été
jugés tropfaibles ou tropanciensetont
été éliminés ou archivés,
B. PRÉSENTATION PLUS SYSTÉMATIQUE DES
APPRÉCIATIONS DU COMITÉ
L'analyse faite à l’aide de la grille se
conclutparlarédaction d'une synthèse
de l'avis du Comité selon une structure
établie qui prend en compte successi-
vementles grandes catégories de critè-
res de l'analyse (objectifs; public; ca-
ractéristiques pédagogiques, cinéma-
tographiques et de contenu; avis géné-
raletconseils d’utilisation); ces synthè-
ses sont reproduites dans le nouveau
catalogue; leur rédaction a fait l'objet
de quelques difficultés mentionnées
plus bas.
C. QUELQUES CONCLUSIONS GÉNÉRALES À
PROPOS DU CONTENU DE LA COLLECTION
Des conclusions généraies ont été ti-
rées par Christine SMAL (2) qui a coor-
donnélopération «Catalogue :réécri-
ture des appréciations» du côté de
ГА.Р.Е.5.
Jen résume ici les grandes lignes
1. En ce qui concerne les objectifs
pédagogiques poursuivis parles docu-
ments :51 % des objectifs sont de
type cognitif, 47 % sont des objectifs
detypeaffectifet2 % sont des objec-
tifs psycho-moteurs (apprentissage de
gestes nouveaux).
DN
Lu
— A A
i A
Mea Y r .
=
o
it comme s'il suffisait de parler
d'imprévu pour qu’il surgisse, l’As-
semblée Générale est avancée de
trois semaines pour des raisons de
meilleure convenance. Consé-
quence: l'envoi du compte-rendu
de l'Assemblée Générale précé-
dente, de l’ordre du jour et des
annexes y relatives doivent être
transmises à tous les membres de
VA.P.E.S. au plus tard pour hier!
«Arrêtez le temps», disait une célè-
bre publicité. Là, c’est impossible.
Les documents sont préparés illico
presto, le listing d’adresses établi
sur étiquettes par l'ordinateur, la
lettre d'accompagnementterminée,
Ce tout est timbré et posté au plus
vite.
Ouf! Il est midi, on va pouvoir respi-
rer. Sans compter les estomacs qui
s’énervent …
13 heures, repus, on peut s'atteler
tant bien que mal a terminer le
bilan. Car en cette matinée ordi-
naire, entre les appels téléphoni-
ques, les lettres urgentes a dactylo-
graphier, les fichiers d'adresses à
remettre a jour et autres táches á
accomplir, le bilan s'établira certes
lentement, mais sûrement!
Anna De Leo, Apes
I nitiatives
«Eurotox 93»
Trois associations belges organi-
sent un colloque international sur
le thème «Drogues, Valeurs et Poli-
tiques», en collaboration avec la
Commission des Communautés
Européennes: il s’agit d’Infor-Dro-
gues, du GERM et de Prospective
Jeunesse.
L'inévitable label «Euro...93» nous
rappelle qu'on y parlera entre au-
tres de politique européenne en
matiere de drogues, d'harmonisa-
tion des définitions et des valeurs,
de rapports de force entre les diffé-
rents acteurs.
Un appel a une participation active
est lancé: il s'adresse a «tous les
acteurs concernés par la probléma-
tique des drogues dans leur prati-
que, leur savoir ou leur expérience.
Le récit d'une expérience en cours,
Vinterrogation sur un cas, la ré-
flexion sur un échec, les mises en
perspectives politique, historique,
sociale, éthique, philosophique de
la problématique des drogues sont
pertinents,»
Cing themes possibles ont été sé-
lectionnés; présentés brièvement,
ils serviront de pistes aux candi-
dats participants:
- mobilisation: soit I'ensemble des
stratégies qui assimilent la problé-
matique de la drogue a une problé-
matique de guerre ou de lutte sans
merci; soit la création d'un réseau
de solidarité, d'écoute, de soins, de
programmes de prévention:
- interdit: notions de drogues lici-
tes et illicites:
- affects: manières dont les usagers
de différentes drogues en parlent,
ou manières dont ces témoignages
touchent ceux qui les reçoivent;
- expertises: ensemble des discours
sur les drogues et les toxicomanes,
s'antorisant d'un savoir ou d'une
compétence;
- Visées: type d'idéal que recher-
chent explicitement ou implicite-
ment les différents modes d’inter-
vention dans le champ des drogues
et de la toxicomanie - abstinence,
modération, ordre public, santé
publique, esthétisme, hédonisme,
«normalisation», etc.
Les organisateurs souhaitent que
les participants situent leur expé-
rience et leur réflexion par rapport
à l’un ou l’autre des cinq thèmes.
Eu * #8 AR 4
я A
FA
E
we FE ud E
e :
8
эй +
E :
amt es
Us KA e AM 3.
Pratiquement: les offres de partici-
pation (ne dépassant pas une page
de format A4) devront parvenir au
secrétariat d'Eurotox en janvier
1991, Le colloque aura lieu les 13,
14 et 15 juin 1991.
Toute information complémentaire
peut être demandée soit à Infor Dro-
gues qui assure le secrétariat du col-
loque, chaussée de Waterloo 302,
1060 Bruxelles, tél. 02/537.52.52,
soit par téléfax auprès de Monsieur
A. Decourrière, au numéro 02/
34/4808. M
35
I nitiatives
Une matinée administrative ays:
comme les autres
Huitheures, TA.P.E.S. s éveille, L'or-
dinateur branché, la vie peut battre
son plein.
Par quel bout commencer? Coup
d'oeil surle planning de la semaine:
la comptabilité, le relevé des factu-
res, le bilan de l’année constituent
le copieux menu de la journée. Soit!
Mais déjà le téléphone retentit.
- «L’A.P.E.S., Bonjour!
- Vous êtes étudianté en 2ème année
à l’École Normale? Vous souhaitez
une aide pour réaliser votre mé-
moire qui traitera d'éducation pour
la santé à l'Ecole Maternelle?
Je vais consulter la liste de nos rap-
ports d'intervention: il y en a plu-
sieurs qui traitent de ce sujet. Vous
pourrez les consulter dans nos bu-
reaux. Je vous invite également à
vous adresser au R.E.S.O. …».
Ce premier coup de fil matinal inau-
gure une longue liste d'appels du
même type: problème de rendez-
vous ou d’horaire? Recherche de
documents ? Consultation de bro-
chures? Probléme d’évaluation et
de méthodologie? Informations spé-
cifiques sur les formations, les pro-
jets? Toute la journée, la secrétaire
est lá pour répondre aux questions
quiaffluent et pour, dans la mesure
de ses moyens, satisfaire au mieux
les demandes. Lorsque celles-ci sont
plus délicates, la communication
est directement transmise á la per-
34
sonne compétente.
9 heures 30, Claudine arrive avec
une lettre à envoyer d’urgence à la
médiathèque. Pas de temps à per-
dre. La lettre en question se dessine
sur l’écran de l'ordinateur et s’en-
vole vers son destinataire. Ah, la
magie du progrès.
Que faire maintenant? Ah oui, le
bilan! À peine le temps d'y penser
que déjà le téléphone retentit de
nouveau:
- «L'A.P.E.S., Bonjour!»
- «With O.M.S. Copenhagen spea-
king ...».
La communication concerne une
réunion internationale sur I’évalua-
tion des campagnes de lutte contre
le SIDA qui doit se tenir le 30 avril
à Copenhague. L’A.P.E.S. y sera re-
présentée par Michel, le Directeur.
Son voyage doit être minutieuse-
ment préparé pour qu’il puisse s’en-
voler, serein, vers d'autres cieux et
d’autres réflexions. Téléphone à
l’agence, occupé. Téléphone à l'hô-
tel, réservation, confirmation à
transmettre par fax. Retéléphone à
l’agence, encore occupé.
Le bilan! Il faut faire le bilan ...
Pas le temps, Marie-Christine ré-
clame le rapport du 25 mars 1988
traitant du tabagisme chez les jeu-
nes de 12 a 20 ans. Heureusement,
une bonne organisation et une
bonne classification des dossiers
permettent de retrouver assez ra-
pidement le document convoité.
Maintenant on peut s'attaquer au
bilan.
Non, le cri strident du téléphone _
déchire a nouveau le silence. Il
décidé d'empécher la léthargie et la
somnolence de s'installer dans les
locaux de PA.P.E.S. Qui s'en plain-
drait? C'est pour une commande:
une cinquantaine de revues N° de
la collection «Méthode au Service
de l'Education pour la Santé», ac-
compagnée de la facture au nom du
correspondant doivent être mises
sous enveloppe aujourd'hui même.
10 heures 30. La première étape du
bilan estenfin terminée. Une pause
s'impose. Réunis autour d'un café
fumant, les membres de TA.P.E.S.
s'échangentles messages courants.
«Martine a appelé, elle a demande
que tu la rappelles». On parle de“
tout et de rien, on évoque les anni-
versaires des uns et des autres...
Le -téléphone: au bout du fil, un
professeur de l’école profession-
nelle de Saint-Laurent sollicite un
rendez-vous avec Michel au sujet
d’une aide pour un nouveau cours
d’éducation pour la santé en 6ème.
Regard furtif sur l'agenda: la se-
maine est full! Le rendez-vous est
fixé à la semaine prochaine. Pour
plus de sécurité, pour contrer tout
imprévu de dernière minute, les
coordonnées du professeur sont
soigneusement notées.
Mais surtout, tant pour les objectifs
cognitifs qu'’affectifs, la majorité des
objectifs poursuivis sont du niveau
le plus simple. I! s'agit de prendre
connaissance d'informations nouvel-
les dans 86 % des objectifs cognitifs,
contre 14 % d'objectifs plus élaborés
de compréhension ou d'analyse de pro-
blèmes de santé. Il s'agit de prendre
conscience d'un problème de santé
pour la moitié des objectifs affectifs et
de prendre position par rapport à ce
problème(être pourou contre, avoirun
avis) ou d'appliquer les informations à
son propre mode de vie dans l'autre
moitié des cas.
Or on sait que pour concourir à une
modification des modes de vie, il im-
porte de poursuivre des objectifs va-
riés, complémentairesetde niveauélevé
(susciter la réflexion, la prise de déci-
sion; analyse, la critique, l'implication
active, la comparaison, l'application
sursoi, etc.)
C. SMAL s'interroge dès lors sur les
objectifs spécifiques de la Collection
«médecine-santé» et de la Collection
«Education pour la santé» delaM.C.F.B.
2. En ce qui concerne les caractéristi-
ques des documents
Les appréciations des 40 documents
jugés les plusintéressants parle Comité
ontétéréexaminésetC.SMALen dresse
le portrait-type
Au niveau du contenu, les documents
apportent :
- Une image positive de la santé.
- Des conseils et des incitants à l'auto-
nomie, plutôt que des interdits.
- La présence d'une dimension «posi-
tive» : (joie, humour, contentement,
plaisir, émotion, …).
- Uneimage dupersonnel médicalplus
proche du partenariat que du spécia-
liste.
- Desthèmes peu abordés ou difficiles
à aborder : enfance maltraitée, in-
ceste, …
Au niveau technique, les documents
attrayants sont caractérisés par :
- Le rythme bien «vivant».
- Les fictions bien jouées.
- Les témoignages significatifs, posi-
tifs, ... | =
-L’image etle son de très bonne qualité.
Au niveau pédagogique :
- le ton n'est pas moralisateur, didacti-
que, ou culpabilisant mais bien fami-
lier, ilinterpelle plus ou moins directe-
ment le spectateur.
- Le langage est adapté au public (voca-
bulaire, débit).
Voilà de quoi orienter l’avenir de la
prospection et de la production de
documents vidéoenéducation pour
la santé. Avis aux amateurs !
4, La collaboration reste à amé-
liorer tous les jours
La collaboration s’est instaurée entre
deux institutions qui ont des impéra-
tifs différents et une tradition de ser-
vice différente.
Pour l’A.P.E.S.,le Comité d'appréciation
constitue une réponse de la Cellule
de conseil en méthodologie à une
demande parmi d’autres; la demande
estnéanmoins particulière, notamment
parce qu'elle estrenouvelée chaquean-
née et parce que l'organisme promo-
teur du projet est un organisme agréé
comme service auxéducateurs, comme
I'A.P.E.S.
Pour la M.C.F.B., la collection «Educa-
tion pour la Santé» a pris place dans
une institution qui dépasse large-
ment Péducation pour la santé et
qui se caractérise par un service au
public sous forme de réseau de prét de
documents audio-visuels.
Danscecontexte, lacollaborationA.P.E.S./
M.C.F.B. se concrétise pardeséchanges
entre des approches assez différentes
du documentaudio-visuel d'éducation
pour la santé.
Au départ, les interlocuteurs-A.P.E.S.
sont plus sensibles á des exigences
d'ordre pédagogique et méthodo-
logique tandis que les interlocuteurs-
M.C.F.B. sont plus sensibles a des exi-
gences d’ordre cinématographique
et «commercial».
S tratégie
Un «très bon vidéogramme d'éduca-
tion pour la santé» renvoie prioritaire-
ment à la structuration du message, du
point de vue de l’A.P.E.S., mais renvoie
avant tout à l'originalité de la présenta-
tion, du point de vue de la M.C.F.B.
Les différences d'approche de l'A.P.E.S.
et de la M.C.F.B. se concrétisent en
différences de style à chaque moment
où il s’agit d'écrire : à l’occasion de la
rédaction tant des synthèses des ap-
préciations du Comité que du guide
plusthéorique delavidéoen éducation
pour la santé, la M.C.F.B. a déploré
notre style «méthodologique» parfois
un peu lourd au profit d’un style plus
«médiatique» qu’elle souhaite voir à
nos écrits. Il en résulte des compromis *
où nous espérons que chacun n'y per-
dra pas trop de son sel.
A force de travailler ensemble, une
évolution s'estheureusementproduite
et nous constatons que les exigences
de l'A.P.E.S. sont devenues plus réalis-
tesetqueles critères «formels» ontpris
une place croissante dans nos appré-
ciations, carnousavons été petita petit
persuadés de la nécessité d'accrocher
le spectateur et de garder son atten-
tion, comme conditionindispensable a
l'atteinte d’un objectif éducatif.
Nos interlocuteurs de la M.C.F.B.,
Messieurs DEFGNEE et E. VAN-
DERSTEENEN n’ont pas eu le temps
d'apporter leur point de vue dans ce
numéro de la Revue Education Santé,
mais ce sera chose faite dans un des
tout prochains numéros, à l'occasion
de la parution du nouveau catalogue.
Les analyses et propositions qui précè-
dent sont donc l’expression du seul
point de vue de l’A.P.E.S. sur une colla-
boration qu’elle mène avec plaisir, inté-
rêt et acharnement.
Claudine Kefer
(l)Actuellement, la M.C.F.B. intervient
pour 1/3 et l’A.P.E.S. pour 2/3 dans le
budget consacré au travail du Comité.
(2)C. SMAL, Conclusion à l'Opération
Catalogue, Documentprovisoire, A.P.ES.,
1990, 4 p.
15
Besancon non fumeur concept, action
et evaluation
“Ss
Ce programme a pour partenaires
privilégiés : «L'Europe Contre le
Cancer» et le Ministere de la Solida-
rité, de la Santé et de la Protection
Sociale
Les organismes nationaux et inter-
nationaux de Santé Publique (Mi-
nistere de la Santé, O.M.S., ..) af-
firment que le tabac est le premier
facteur de risque évitable, contre
lequel il faut lutter pour espérer
aujourd'hui améliorer significative-
ment l’état de santé des popula-
tions des pays occidentaux (1-4). En
Europe, aujourd’hui 1/3 des princi-
pales causes de décès dans la popu-
lation adulte (40-69 ans) est dû au
tabac, et 800 000 à 1 million de
personnes meurent chaque année
de cette «intoxication». Si la con-
sommation reste stable, au mieux
en 2025, ce chiffre aura plus que
doublé : 2 millions de décès par
an (1,5 chez les hommes et 0,5 chez
les femmes) (5). En France, la mor-
talité liée au tabac a été estimée en
1985361 000paran(6)soitl2 %
de l’ensemble des décès
(55 000 hommes).
Les mesures qui peuvent être pri-
ses pour lutter contre le tabac sont
de deux types (7)
* réglementaires visant princi-
palement
1) la limitation ou l’interdiction de
la publicité sur le tabac:
2) le prix des cigarettes:
3) les zones d'interdiction de con-
sommation (lieu de travail, éco-
les, hôpitaux, ...}
* éducatives pour encourager de
nouvelles attitudes et de nou-
veaux comportements face au ta-
bac : actions dans les écoles,
campagnes médiatiques, аёуе-
loppement de plans de se-
16
vrage,
La réussite d'une politique de lutte
contre le tabac ne peut passer que
par une approche conjointe, régle-
mentaire et éducative. La mise en
place de mesures trop partielles ou
isolées affaiblit considérablement
l'impact du dispositif mis en place.
La plupart des grandes actions de
promotion de la santé entreprises à
ce jour dans le domaine de la lutte
anti-tabagique concernait l’ensem-
ble d’un pays ou des communautés
de population très vastes. Il appa-
raitaujourd’hui que des projets plus
circonscrits géographiquement ont
beaucoup plus de chance de créer
dans la population une dynamique
propre a modifier durablement des
comportements. La commune cons-
titue pour cela une entité sociale
idéale.
La ville de Besançon et son Service
Hygiène-Santé ont développé de-
puis 10 ans avec leurs partenaires
locaux, une politique trés active de
promotion de la santé dans de
nombreux domaines (8-12) :envi-
ronnement (bruit et air), nutrition,
prévention des accidents de l’en-
fant, lutte contre les inégalités,
Le concept de promotion de la santé
est devenu progressivement beau-
coup plus large, intégrant dans sa
démarche la qualité de la vie et la
dimension sociale :espaces verts,
sports, urbanisme, ... Les quatre
implications directes de cette ap-
proche ont été
1) une communauté de vue entre le
mouvement des villes Santé tel qu'il
a été défini en 1986 à OTTAWA (13),
et la démarche mise en place à
Besançon depuis 1980.
2) l’acquisition d’un savoir-faire
méthodologique et technique qui
pouvait être mis au service d’autres
thématiques (14).
3) la création dans la population de
Besançon, d’une identité et d’une
reconnaissance communes autour
des concepts globaux de qualité de
Vie et de Santé (dans le sens de la
définition de l'O.M.S.):
4) enfin, la décision de mettre en
place un programme pilote «Besan-
çon NonFumeur - Défi 92» (BNF)
qui s'appuie sur toutes les poten-
tialités développées au cours des
années passées ets’inscritdans une
nouvelle dynamique française (4)
et européenne de lutte contre le
tabac (2-3).
Les préalables à
l'action
Une année a été nécessaire pour
concevoir le programme BNF et cing
étapes successives ont permis de
passer d'un objectif théorique
(«diminuer de 50 % en 5 ans le
nombre de fumeurs à Besançon»), à
des activités plus opérationnelles.
1. Une recherche bibliographi-
que
Les livres, documents, rapports,
articles sur le tabac sont très nom-
breux. Une bibliographie sélective
a permis de collecter auprès des
organismes nationaux ou interna-
tionaux spécialisés (Comité Natio-
nal Contre le Tabagisme, Centre
International de l’Enfance, O.M.S. à
Geneve, ...)lesexpériencesles plus
significatives et d'en tirer tous les
enseignements nécessaires à l’éla-
boration de la stratégie.
2. Une enquête de faisabilité
Des interviews semi-directives
auprès de diverses catégories so-
cio-professionnelles concernées
I nitiatives
2) Un axe «préventif ou dissua-
sif» : il renforcera ou encourage-
ra le comportement non fumeur
auprès des publics jeunes et des
femmes (valeurs : «vitalité» et
«nature»). |
3) Un axe «incitatif ou cultu-
rel» :ilmettraenavantunréflexe
de savoir vivre et d'un code de
liberté respectée. I! aura pour cible
la famille et les groupes sociaux
(entreprises, collectivités, ...).
L'orientation globale pour 1990,
est la promotion de la vie et de ses
plaisirs (tableau I)
(5
“ 1) La vie que "on défend mieux
sans tabac (modèle altruiste) :le ’
plaisir de la jeunesse et la mise en
place d'actions destinées aux pa-
rents qui attendent un bébé ou qui
viennent d'en avoir un.
2) La vie que l’on goûte bien
sans tabac (modèle épicuriste), le
plaisir de vivre bien, de s'amuser et
l'organisation de la deuxième jour-
née mondiale sans tabac (1990)
autour des plaisirs («du baiser sans
tabac»), et de la fête (musique, théâ-
tre, danse, ...).
3) La vie que l’on épanouit plus
sans tabac (modèle volontariste)
ec plaisir de vivre plus dans le sport
et le développement d’Espace Sans
Tabac dans tous les lieux de sport
de la ville avec un partenariat ren-
forcé avec les clubs.
L'ensemble du dispositif mis en
place depuis 1988 montre que BNF
se situe à la fois
- dans une dynamique locale susci-
tée par une expérience antérieure
dans le domaine de la promotion de
la santé;
- dans une dynamique nationale
que vient de confirmer les récentes
dispositions prises par le Ministère
de la Santé Français en matière de
lutte anti-tabac:
- dans une dynamique internatio-
nale et européenne puisque l’objec-
tif défini au cours de la première
conférence européenne organisée
conjointement par I'»O.M.S.» et
I’»Europe Contre le Cancer» est
identique à celui de BNF : réduire
de moitié, en 5 ans le nombre
de fumeurs européens (7).
François Baudier
BIBLIOGRAPHIE
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santé : choisissez la santé : dossier
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Supplément á «la lettre du 8 Ségur»,
Paris,1989, 16 р.
5. PETO R., Les effets futurs des
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nication faite à la première conférence
européenne sur la politique anti-tabac,
Madrid, 7-11 novembre 1988.
6. D.G.S. et S.E.S.L., La santé en
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gramme coopératif de prévention des
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le Doubs : 29 : Aspects éducatifs et
évaluation, Archives Françaises de Pé-
diatrie, 1988, 45, 499-503.
9, THIRIET F., BAUDIER F.,
SAGE M., AUGE A. et HENRY \.,
Trois ans d'»Actions Santé» auprés des
jeunes de la Mission Locale de Besan-
con :bilanetperspectives, Les Cahiers
de la Prévention, 1989, 2, 35-39.
10. ABELLO A., BAUDIER F.,
LIEB F., NORMAND A.,
VUILLEMIN C., ROBBE JL.,
PINOCHET C. et HENRY Y., Рго-
gramme d'action communautaire en
hygiène corporelle : description et éva-
luation (accepté pour publication dans
la revue Pédiatrie).
11, BAUDIER F., HENRY Y.,
ABELLO A., PIEROT G.,
BEDEL A., FERRY B.,LLAONA P.
Programme coopératif d'éducation nu-
tritionnelle dans le département du
Doubs :1) mise en place de l'action et
évaluation du processus (accepté pour
publication Médecine et Nutrition).
12. BAUDIER F., ABELLO A.,
PINOCHET C., TANNER F.,
MILLET L., BEDEL A, et HENRYY,,
Programme coopératif d'éducation nu-
tritionnelle dans le département du
Doubs : évaluation de l'impact au ni-
veau des habitudes alimentaires (accep-
té pour publication Médecine et Nutri-
tion). |
13. O.M.S., Charte d'Ottawa pour la
promotion de la santé. Conférence In-
ternationale pour la Promotion de la
Santé, 17-21 novembre 1986, Ottawa
Ontario Canada.
14. BAUDIER F., Education Pour la
Santé : Guide Pratigue, 1987, Edition
CDES-ADEESSE, 180 p.
15. O.M.S. bureau régional de
l’Europe Copenhage, Pour libérer
la nouvelle génération du tabac, Copen-
hage, 1988, O.M.S. Copenhage, Collec-
tion Europe Sans Tabac, 59 р.
16. — EUROPE CONTRE LE CANCER,
L'éducation à la santé et la prévention du
cancer dans les écoles. Première Confé-
rence Européenne, Dublin, 7-9 février
1989.
33
I nitiatives
FIGURE 1:
LES DIFFERENTES EVALUATIONS DE BESANCON NON FUMEUR
Echantillon représentatif
de la population de plus
de 15 ans; 1.000 person-
nes 1988-90-92, (com-
paraison avec les statis-
tiques nationales)
Echantillon représentatif
des familles dont un des
enfants est dans le- se-
condaire; 600 familles
1985-88-91-94...(compa-
raison avec le reste du
département du Doubs).
Fumeur» (plus les fumeurs que les
non fumeurs) : bus, lieux publics
et administrations sont les princi-
paux lieux <d’accroche». 73 %sont
pour l'interdiction totale de fumer
dans les étäblissements scolaires.
- Renforcer l'information
seulement un Bisontin sur 5 con-
naissait les Plans Stop-Tabac.
Evaluation de l’impact
Elle repose sur trois enquêtes répé-
tées régulièrement au cours du
programme BNF (tous les deux ou
trois ans).
a) Sondage auprès de la population
bisontine
Tous les deux ans (le premier a été
réalisé en juin 1988), la consomma-
tion de tabac est évaluée auprès
d’un échantillon de 1 000 per-
sonnes, représentatif de la popula-
tion bisontine.
32
b) Enquête dans les familles
Tous les trois ans (la première a été
réalisée en avril 1988), la consom-
mation de tabac est évaluée auprès
d'un échantillon de 3 500 per-
sonnes, représentatif des familles
ayant un enfant en cours moyen.
c) Enquête sur la consommation
des drogues licites et illicites des
jeunes scolarisés de Besançon et du
Doubs
Depuis 1982, des enquêtes sont
répétées tous les trois ans sur la
consommation des drogues licites
et illicites dans le département du
Doubs. Le tabac a été particulière-
ment étudié en 1985 et l’enquête
renouvelée en 1988. Elle le sera à
nouveau en 1991.
Echantillon représentatif
des familles dont un des
enfants est en cours
moyen; 1.600 familles
1988-90-92...
ponctuelles correspon-
dantaux programmes dé-
veloppés:
* enquétes enseignants
et éleves
* enquétes médecins
(10%)
e enquéte d'opinion (250
Bisontins)
Perspectives et
conclusions
Au point actuel du projet, il semble
possible d'optimiser la demande de
BNF sous plusieurs analyses de
préconisation
- maintenir l’acquis de la notoriété;( -
- développer une politique d'image;
- multiplier les plans marketing.
Ceux-ci doivent étre organisés
auprès de cibles prioritaires avec
une stratégie qui s’emploiera à
- valoriser et renforcer les compor-
tements non-fumeurs,
- interpeller et modifier le compor-
tement des fumeurs
selon des axes de campagne bien
distincts
1) Un axe «curatif ou incisif»
il aura pour cible les fumeurs et
comme réseau prescripteurle corps
médical.
Réalisation « d d'enquêtes al
e
directement ou indirectement a
Besancon par une telle action ont
été réalisées. Médecins, ensei-
gnants, buralistes, adolescents,
malades, fumeurs et non fumeurs
ont pu ainsi s'exprimer, permet-
tant
- d'étudier les réactions face a une
telle action préventive;
- de collecter des idées afin de défi-
nir les moyens les plus judicieux et
les plus efficaces.
De l’analyse de ces interviews se
dégageait une idée positive face à
cette campagne de prévention,
_ même si certains la voyaient comme
étant ambitieuse.
3. Un comité technique
II est composé de six personnes
représentant les trois organismes
promoteurs (Service Hygiéne-Santé
- ville de Besancon, Mutualité du
Doubs et l'Association pour la Pré-
vention de la Pollution Atmosphé-
rique de Franche-Comté). Il peut
s’adjoindre pour des durées limi-
tées et en fonction des compéten-
ces des personnes extérieures.
4. Un comité de parrainage
Afin de soutenir et de valoriser BNF,
de nombreuses personnalités loca-
les, nationales et internationales
ont accepté d’être membres de ce
comité. Sa composition est riche
par la diversité des domaines re-
présentés : médical, sportif, édu-
cation nationale, grandes adminis-
trations nationales et régionales,
université, … La notoriété et la
compétence reconnue de ces
membres donnent au projet toute
sa crédibilité vis-à-vis du public et
des partenaires éventuels.
5. Larecherche de financements
Pour mener à bien ce projet, il est
apparu nécessaire d'établir un
budget pour 5 ans à la hauteur des
ambitions des organisateurs de BNF.
Il fallait donc atteindre un seuil
nécessaire d'engagement de la part
des partenaires pour que le pro-
gramme puisse débuter dans des
conditions techniques suffisantes.
Mission globale du
projet et plan ' °
d'intervention
Au terme de cette étape préalable,
les partenaires de BNF, = - +.
- dans le cadre de fonctions respec-
tives et convergentes (santé, envi-
ronnement, prévention),
- dans le contexte de constats so-
ciaux et médicaux (tabagisme, pol-
lution, coút social, opinion euro-
péenne)
se sont donnés pour mission et
défi, une action concertée de sensi-
bilisation et d'intervention pour
réduire de 50 %en 5 ans le risque
tabac à Besançon.
Leur spécificité de moyens et d'atti-
tude est
- une équipe locale pluridiscipl-
naire,
- un comité de parrainage national
et international,
- un recours au partenariat écono-
mique et social, :
-une méthodologie de communica-
tion tolérante et positive.
Le plan de communication, de pro-
motion et d'action de BNF vise á
modifier fondamentalement les
attitudes et durablement les com-
portements des Bisontins dans leur
relation avec le tabac. Il s’articule
autour des trois objectifs
1) créer un climat de confiance
propice à la non consommation de
tabac;
2) aider les fumeurs désireux de
s'arrêter;
3) développer une prévention pri-
I nitiatives
maire auprés des enfants et des
jeunes.
Le programme de BNF se déroule
suivant un schéma d'animation
pluriannuel : une planification de
l'action sur 5 .ans avec orienta-
tions. définies tous les ans dans une
démarche marketing. Il valorise
l'image et la promotion : |
- d'un style de vie, sans tabac avec
plaisir,
- de Besangon, 1 fre ville cuyopéenne
sans. tabac, . Dos
- de chaque. partenaire. dans sa rai-
son sociale, В мо
- du projet, comme référence pour
d'autres villes, :
Créer un climat
propice à la non-
consommation de
tabac
Les supports de communication
permanents
+
La durée du programme, les objec-
tifs fixés et la difficulté d'aborderle
theme du tabac pour une commu-
nautéde120 000 - personnes ont
imposé une stratégie de communi-
cation pertinente s'appuyant de
facon permanente sur «un visuel»
(le logo BNF), un support (la lettre
du Défi) et les professionnels de la
presse
- La conception du logo s'est si-
tuée très tôt dans le projet, permet-
tant une identité visuelle forte de
BNF. Il était nécessaire que le logo
véhicule une image positive et sou-
riante compensant la formulation
négative de «Besançon Non Fu-
meur». Il devait aussi rappeler l’ob-
jectif (50 %) et I'identité propre a
Besancon (ville verte). Sa déclinai-
son a été largement développée sur
de multiples supports, affiches, au-
tocollants, tee-shirts, ... Ces der-
niers (diffusés a prix coûtant) ont
été vendus à plusieurs milliers
d’exemplaires et sont portés par un
nombreux public dans la rue, les
17
] nitiatives
établissements scolaires, les lieux
sportifs. |
-L’édition de la lettre du Défi qui
est «le journal» de BNF, est adres-
sée aux prescripteurs de la santé,
aux para-médicaux, aux élus locaux,
administrations locales, comité de
parrainage, ... Ellé est le lien es-
sentiel avec les principaux relais de
BNF. - - |
- La presse est aussi associée trés
largement à tous les événements et
les actions de BNF. Ce partenariat a
pour objectifs
1) de démultiplier localement I'im-
portance du programme;
2) de renforcer lidentité et ladhé-
sion de la population autour de
BNF.
En effet, la reconnaissance par les
plus grands médias nationaux de
l’exemplarité de l'expérience accen-
tue le sentiment de vivre et d’être
associé collectivement à un projet
innovant.
Les événements
BNF a développé deux types de
stratégies dans ce domaine
* créer ses propres événements:
* être associé à des manifestations
grand public.
1) Créer ses propres événements
A deux occasions, BNF a mis en
place une journée dont l'objectif a
été de donner une dimension popu-
laire et spectaculaire au pro-
gramme
- en 1988, pour le lancement de
«Besançon Non Fumeur» : ville
pavoisée aux couleurs de «Besan-
çon Non Fumeur», et de l'Europe,
réalisation d’espaces sans tabac
(commerces, entreprises, places de
laville, ..), jeuxet démonstrations
sportives, actions de ‘sensibilisa-
tion dans les lycées et les grandes
surfaces,
18
- en 1990, à l’occasion de la
deuxième journée mondiale sans
tabac : lycée en fête (musiques,
peintures, ...}, spectacles de rue,
danse dans une discothéque sans
tabac, ...
2) Etre associé à des manifestations
grand public
C’est essentiellement autour d’évé-
nements sportifs que BNF a porté
son effort : sports de prestige
(Finale du championnat d'Europe
de football, Tour de France, ...)ou
de masse (randonnée pédestre,
semi-marathon, canoé kayak, nata-
tion, ...).
Les Espaces Sans Tabac
Après l'inauguration symbolique et
officielle de deux espaces sans tabac
(un salon de thé et une entreprise),
la population a été invitée à multi--
plier ses espaces santé où la con-
sommation de tabac sera volontai-
rement supprimée ou limitée. Un
panonceau «Espace Non Fumeur,
merci de ne pas fumer» a été créé et
diffusé pour en faciliter la signali-
sation. Progressivement de nom-
breuses administrations, entrepri-
ses, lieux sportifs, transports pu-
blics, commerces, restaurants,
ont choisi volontairement de déve-
lopper des lieux où l’on ne fume
plus.
Aider les fumeurs
désireux de
s'arrêter
Créer un climat favorable à la non
consommation de tabac, c’est aug-
menter le nombre de candidats à
l'arrêt. Pour faciliter cette démar-
che, il fallait s'appuyer sur un
public-relais, les professionnels de
santé, et une méthode de sevrage
fiable, «les plans Stop-Tabac».
La place des professions médi-
cales
Elles sont des relais privilégiés pour
BNF et ont été surtout associées
dans la demande de prise en charge
des fumeurs qui souhaitaient s’ar-
rêter. Tout d'abord un Enseigne-
ment Post Universitaire (E.P.U.) a
été organisé pour les médecins de
Besançon sur le thème du sevrage
tabagique, en liaison avec le Comi-
té National Contre le Tabagisme.
Ensuite, une campagne grand pu-
blic a été réalisée pour promouvoir
le médecin dans cette fonction
(«C’est décidé j'arrête, votre méde-
cin peut vous aider»). Elle s’est !
accompagnée d'une diffusion de
matériel de sensibilisation pour le
cabinet des médecins : dépliants,
guides, affiches,
Deux autres opérations ont été
orientées vers le public médical
1) À l'occasion de la campagne na-
tionale du Comité Français d’Edu-
cation Pour la Santé et de ses parte-
naires (1989), une action de sensi-
bilisation a eu lieu avec les pharma-
ciens de la ville de Besançon sur le
thème «je tabastoppe».
2) Pendant deux semaines, BNF est
allé à la rencontre du personnel des
hôpitaux. Les principaux objectifs
étaient de favoriser une reconnais-
sance de la prévention chez les
soignants et d'inciter à la mise en
place d'actions d'éducation pour la
santé à l’intérieur de l’hôpital.
Le développement des plans
Stop-Tabac
IIs ont été mis au point en 1986 à
Besançon, à la lumière de toutes les
expériences tentées sur ce sujet.
Faisant appel à la dynamique de
groupe, toutenassurantun soutien
individualisé, ces plans sont con-
çus pour une dizaine de personnes.
IIs sont animés par des interve-
nants spécialisés en matière de
sevrage tabagique : infirmières,
psychologue, diététicienne. Ils se
3
déroulent sur 4 jours consécutifs,
puis une rencontre est program-
mée une semaine, quinze jours, un
mois, deux. mois, six mois après
l'arrêt. Is offrent ainsi l’avantage
de suivre les participants sur six
mois. Afin de faciliter l’accès de ces
plans aux fumeurs, des campagnes
médiatiques régulières sont orga-
nisées par les principaux médias
locaux : presse écrite, radio, affi-
chage,
Développer une
prévention
primaire auprès
\des enfants et des
jeunes
Les expériences de prévention pri-
maire du tabagisme ont toutes
montré qu’il fallait agir tôt pour
créer «une nouvelle génération
sans tabac» (15), Il a donc été
décidé de sensibiliser tous les élè-
ves de la fin de l’école primaire à un
moment où ils sont théoriquement
proches de leur première expérience
avec le tabac et encore très récep-
tifs au message de prévention.
Cette action s’appuie sur le jeu
«Enigme du Kangourou». Son ob-
… jectif est de discréditer la cigarette
_ ‘auprès des enfants, tout en valori-
sant par la mise en scène du jeu, le
sport et le plaisir de vivre en forme.
Un document pédagogique estremis
à l'enseignant ainsi qu’une brochure
intitulée «l'Enigme du Kangourou»
réalisée par BNF et ses partenaires.
Elle est distribuée à tous les élèves
de la classe quelques jours avant le
jeu. Les enfants doivent s’en impré-
gner et couvrir toutes les informa-
tions qu'elle contient sur le tabac et
ses méfaits. Ils peuvent l’apporter
dans leur famille pour la faire lire
aux parents, frères et soeurs,
Le jeu qui suit et qui se pratique en
classe a pour but de vérifier les
connaissances acquises, de les
renforcer et d'introduire une ré-
flexion sur toutes les conséquen-
ces négatives de l’usage du tabac. Il
estanimé soit par une infirmière de
BNF, soit par une élève de l’école
d’'infirmiéres. Cet outil permet de
conserver un aspect ludique a ces
animations. Pour les années scolai-
res 1989-1990, 2 200 élèves de
classes primaires (CM1-CM2?2) ont
bénéficié de cette démarche éduca-
tive.
Outre cette prévention en école
primaire, «BNF» répond aux deman-
des de collaboration des lycées et
collèges. La stratégie diffère alors
en fonction des besoins.
Evaluation
.Deuxtypes d'évaluation ont été mis
en place pour suivre l'opération
BNF (Figure I)
* évaluation du processus,
* évaluation de l'impact.
Evaluation du processus
Elle repose sur la mise en place de
deux approches
1) Des réunions régulières du Co-
mité Technique donnent les gran-
des orientations de l’action et réa-
justent sa stratégie en fonction de
différents critères (humains, finan-
ciers, ...). ll fait appel ponctuelle-
ment a des experts extérieurs au
programme etaux institutions pour
enrichir la réflexion.
2) Des enquétes spécifiques corres-
pondant aux programmes dévelop-
pés. Il y ena eutrois depuis le début
de «BNF» |
a) L'enquête médecins
Un sondage par téléphone a été
réalisé un mois après l’action «C’est
décidé, j'arrête, Votre médecin peut
vous aider», sur un échantillon
représentant 10 % des praticiens de
Besançon. Les résultats de cette
enquête montrent que 76 % des
médecins ont bien utilisé les docu-
E
E. Ini tiatives
ments fournis et plus de la moitié
d'entre eux apprécieraient des in-
formations dans le domaine des
techniques du sevrage, l'EP:U étant
le moyen le plus souvent cité;
b) L’enquête enfants et ensei-
gnants
Elle a été réalisée systématique-
ment la première année du jeu
auprès des enfants et des ensei-
gnants. Elle a permis de réajuster
quelques règles de fonctionnement
et de confirmer l’'intérêt-et le bien
fondé d’une telle démarche de pré-
vention.
c) L’enquête de notoriété
Elle avait pour objectif de connaître
l'opinion des habitants de Besan-
çon un an après le lancement de la
campagne. Elle a été réalisée sur un
échartillon représentatif de
300 personnesdeplusde15 ans.
Les résultats peuvent être résumés
en 5 points
- Une notoriété importante
92,5% dela population ont entendu
parler de BNF sans différence sui-
vant le sexe, l’âge, la profession et
le statut fumeur/non-fumeur.
- Une perception claire et mesu-
rée :90 % des Bisontins pensent
que cette campagne respecte leur
liberté (sans différence suivant le
sexe, l'âge, la profession etle statut
fumeur/non-fumeur).86 % disent
que l’opération est utile. |
- Des supports de communication
qui interpellent
80 % connaissent le logo;
54 % ont vu les affiches:
35%, les tee-shirts et 29 %, les auto-
collants.
Un fumeur sur deux a remarqué, en
rentrant chez son médecin, les
documents BNF (seulement 29 %
chez les non-fumeurs). ' :
-Desespaces non fumeurs qui s’élar-
gissent : plus d'un Bisontin sur
deux a vu l’affichette «Espace Non
31
ETHODES AU
SERVICE DE
EDUCATION |
POUR LA SANTE
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L'A.P.E.S.
ASSOCIATION POUR LA PROMOTION
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Son objectif
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Copyright: Association pour la Promotion de l’Education pour la Santé, 1991.
6. TRANSFORMER VOTRE PROJET
6.1. Prévoir la diffusion de vos apports
(40) Pourquoi prévoir la rédaction d’un rapport ?
(41) À qui communiquer ses rapports ?
6.2. Préparer la rédaction des rapports
(42) Avec quels matériaux construire des rapports ?
(43) Sous quelle forme communiquer ses rapports ?
(44) À quel moment communiquer ses rapports
CONCLUSION
Rédiger et évaluer le programme écrit
Vous êtes arrivé au terme de l’A.P.P.R.E.T. Vous voilà au pied
du mur. Vous avez rassemblé tous les éléments décrits, il vous
reste à présenter le tout sous une forme claire, concise et
attrayante pour convaincre ceux que vous rencontrez. Ce
(Ylosster sera auss: la clé de la réussite lors de la mise en oeuvre
du programme. Ce sera votre référent et celui de tous ceux qui
y collaborent. Mais il ne suffit pas d’écrire, il faut apprécier la
pertinence, la cohérence, recueillir des avis.
Vous pouvez donc appliquer la méthode de l’A.P.P.R.E.T. à la
rédaction de votre programme :
-_ Analyser d’autres programmes.
- Préparer les objectifs de votre document écrit,
- Planifier sa rédaction.
- Réaliser celle-ci.
- Evaluer votre texte en le faisant Hre à d’autres.
- Transformer si nécessaire et le diffuser.
Vous pouvez aussi demander un conseil auprès de l’A.P.E.S.
+
BIBLIOGRAPHIE
BAUDIER, F., Education pour la santé, guide pratique, Ed.
C.D.E.S.-ADEESSE, BESANCON, 1987, 178 p.
BERTHET, E., Information et Education Sanitaire, P.V.F.,
Collection «Que sais-je ?» n° 2069, PARIS, 1983, 128 p.
BOELEN, C., Méthodologie du PIGEPS, in REGINSTER-
HANEUSE, G., LECLERCO, D., Plan d’Intervention Global
à l’Egard d’un Problème de Santé, Université de Liège-
C.E.R.E.S., LIEGE, 1985, pp 9 - 106.
BURY, J., Education pour la santé, concepts, enjeux, planifi-
cation, DE BOECK-WESMAEL, BRUXELLES, 1988,235p.
CAMBIE, F. et al., Construire et gérer son projet, ed. Com-
mission française de la Culture de 1” Agglomération Bruxel-
lose, BRUXELLES, 1987, 116 р.
CHAZE, S. BAUMANN, M., PALICOT, A.-M., La Santé en
action , Comité français d’éducation pour la santé, PARIS, 2
éd., 1987, 112 p.
DECCACHE, A., Pour mieux choisir son évaluation: défini-
tion et rôle des évaluations en éducation pour la Santé, ed.
A.P.E.S., Collection «Méthodes au service de l’éducation pour
la santé» n° 5, LIEGE, 1989, 9 p.
LECLERCO, D., Cing facteurs de production de la conduite
en matière de santé, C.E.R.E.S., Université de Liège, LIEGE,
1987, 29 p.
SCHLEIPER, A., HAP, M., Pour un fonctionnement effi-
cace des groupes d’action : l’organisation et la régulation des
systèmes éducatifs, ed. A.P.E.S., Collection «Méthodes au
service de l’éducation pour la santé» n° 5, LIEGE, 1989, 21 p.
HAP, M., L'enquête par questionnaire, une méthode de col-
lecte de données, ed. A.P.E.S., Collection «Méthodes au ser-
vice de l’éducation pour la santé» n° 7, LIEGE, 1990, 15 p.
Secrétariat d’état chargé de la santé, Promotion de la santé:
Méthodologie, La Documentation française, PARIS, 1986.
[1
1.3. Analyser les réponses préventives
(10) Quelles sont les réponses préventives à appor
ter?
(11) Quels sont les programmes d'éducation pour la
| santé disponibles ?
(12) Quelles sont les ressources disponibles ?
2. PREPARER LE PROJET
| 21. Choisir des priorités
(13) Pourquoi votre projet est-il important, priori-
taire ?
(14) Pour qui votre projet est-il important, priori-
taire ?
(15) Faut-il poursuivre, modifier ou arrêter le projet
initial ?
2.2. Définir des objectifs
(16) Quels sont les objectifs de santé de votre pro-
jet ?
(17) Quels sont les objectifs éducatifs terminaux de
votre projet ?
(18) Quels sont les objectifs intermédiaires de votre
projet ?
3. PLANIFIER LE PROGRAMME
3.1.7 Définir des activités
(19) Quelles sont les activités à entreprendre pour
‘atteindre les objectifs fixés ?
(20) Quelle est votre stratégie d’information ?
(21) Quelles sont les animations qui permettront à
votre public d'agir ?
3.2. Définir des moyens
(22) Quelles sont les ressources humaines nécessai-
res, disponibles ?
(23) Quelles sont les ressources matérielles néces-
saires, disponibles ?
(24) Quelles sont les ressources financières néces-
saires, disponibles ?
10
3.3.
(25)
(26)
(27)
Organiser un plan
Quel est le cahier des charges ?
Quel est le calendrier des activités et des tâ-
ches -?
Quel est votre budget ?
4. REALISER LE PROGRAMME
4.1.
(28)
(29)
Estimer la faisabilité
Quels sont les facteurs favorables au | pro-
gramme?
Quels sont les facteurs défavorables au pro-
gramme ?
4.2. Prévoir le pilotage du programme
(30)
31)
4.3.
(32)
(33)
Quels sont les critéres qui permettent de vérifier
l’exécution du programme ?
À quel moment est-il possible de réajuster le
programme ? -
Prévoir la coordination du programme
Qui peut décider un changement dans le pro
gramme ?
Comment allez-vous gérer la coordination ?
5. EVALUER LE PROGRAMME
5.1.
(34)
(35)
Définir des points de référence
~
Qu’est-ce que l’évaluation ?
Que voulez-vous évaluer ?
5.2. Prévoir l’utilisation des résultats
(36)
(37)
5.3.
(38)
54.
(39)
Pourquoi voulez-vous évaluer ?
Quelles sont les contraintes fixées à l’évalua-
tion ?
Préparer le recueil des informations
Comment allez-vous évaluer ?
Choisir le mode de comparaison des données
Comment allez-vous comparer vos données ?
Ce numéro de la collection «Méthodes au Service de l’Educa-
tion pour la Santé» s’adresse à ceux qui entreprennent des
activités d’éducation pour la santé en vue d’obtenir des résul-
tats. C’est cette volonté d’aboutir à des résultats qui donne un |
sens à l’action, qui différencie l’acteur du simple témoin.
Pour ces acteurs de l’éducation pour la santé, nous proposons
un outil de réflexion, une méthode pour construire des pro-
grammes.
Construire un programme, c’est choisir d’annoncer, de décrire,
d’écrire la suite des actions que l’on se propose d’accomplir
selon une démarche ordonnée pour arriver à ün résultat défini
à l’avance dans un délai fixé.
Construire un programme, c’est suivre une démarche de réso-
lution de probleme: identifier ie problème, le décrire, l’organi-
ser, rechercher ou inventer des solutions, les appliquer et juger
du résultat.
Construire un programme, c’est déjà passer à l’action pour
garantir la meilleure efficacité aux efforts et aux moyens inves-
tis.
Pourtant, écrire un programme est une étape encore trop
souvent négligée. Elle est souvent ignorée, ou considérée
comme trop contraignante, voire inutile.
Pour répondre 4 cette absence, pour vous informer, vous con-
vaincre peut-être, nous vous proposons l’A.P.P.R.E.T., une
méthode pour construire des programmes d'éducation pour la
santé.
L’A.P.P.R.E.T. s’inspire de nombreuses propositions de plani-
fication (reprises en bibliographie) et en particulier des trois |
ouvrages suivants : BOELEN C. (1985), CHAZE S., BAU-
MANN M., PALICOT A.-M., (1987), Secrétariat d’Etat
chargé de la santé, (1986).
L'existence de tous ces «modèles» de planification, rend appa- |
remment inutile une nouvelle tentative. Nous tentons néan-
moins le pari. Une expérience de plusieurs années de conseils
en méthodologie nous a conduit à formaliser et structurer nos
interventions auprès de très nombreux relais de la prévention
qui veulent savoir comment faire de l’éducation pour la san-
té |
'L'AP.P.R.E.T. est donc d’abord et surtout une grille de lec-
ture, un aide-mémoire qui nous permet d’aider les acteurs de
terrain à clarifier et développer leur demande de soutien métho-
dologique en orientant vers des méthodes, des ressources ap-
propriées à leurs questions.
Le défi est de proposer une démarche simple et facile à mémo-
“ riser qui puisse néanmoins servir à appréhender une réalité
=
complexe et souvent difficile à maîtriser.
L’outil doit en effet pouvoir être utilisé aussi bien par des
professionnels de la santé que par ceux du secteur social ou
éducatif, aux intentions et aux approches différentes. Pour un
acteur de terrain il doit faciliter le passage du comment au
pourquoi.
“Il doit surtout permettre d'abandonner une représentation li-
néaire'de la préparation d’une activité pour faire apparaître
l’enchevêtrement des allers et retours continuels entre l’action
et la réflexion.
L’A.P.P.R.E.T. a été construit pour servir de support à des
formations. Il est volontairement didactique et utilise dès lors
une structure simple, basée sur des éléments qui s’emboîtent :
‘six étapes, dix-sept éléments et quarante quatre questions.
L’A.P.P.R.E.T. est une méthode GIGOGNE.
Le texte présenté ici dans la collection Méthodes au Service
dé l’Education pour la Santé» représente le fil conducteur d’urr
dossier utilisé lors des formations organisées. parl’A.P.E.S. Ce
— dossier comporte, lui, de nombreux exercices, la réalisation
d’un travail de. synthèse et des outils d’auto- évaluation.
La première partie de la brochure présente la méthode. Elle
propose une vue ‘générale des étapes et des éléments de
l'A.P.P.R.E.T. etreprend les différentes questions qu’un éduca-
teur pour la santé spécialisé peut poser lors d'une intervention
méthodologique. -
La deuxième partie de la brochure présente la méthode. Elle
propose une vue générale des étapes et des éléments de
l'A.P.P.R.E.T.etreprend les différentes questions qu'un éduca-
teur pour la santé spécialisé peut poser lors d'une intervention
méthodologique.
La deuxième partie illustre la méthode par un dialogue entre’
l'A.P.E.S. et un projet de terrain, Quelques pistes de réflexion
sont présentées.
L’A.P.P.R.E.T., UNE METHODE
POUR CONSTRUIRE DES
PROGRAMMES
— «Apprét action de rendre prêt en vue d’une utilisation prochaine»
(Petit Robert, 1986).
«Méthode ensemble de procédés pour obtenir un résultat déterminé»
(Petit Robert, 1986).
«Programme : - Ecrit annonçant et décrivant les différentes parties de ce qui
est organisé et prévu.
- Suite d'actions que l’on se propose d’accomplir pour arriver
à un résultat» (Petit Robert, 1986).
Pour préparer des activités d'éducation pour la santé, il faut les appréter, II faut
définir et écrire au préalable les résultats souhaités, les moyens et les délais fixés |
dans un programme. La méthode de 1 A.P.P.R.E.T. peut vous y aider. —
Le terme A.P.P.R.E.T. reprend les initiales des étapes classiques de la planifica-
tion d'actions : Analyser, Préparer, Planifier, Réaliser, Evaluer, Transformer
(graphique 1).
Graphique 1 : Les étapes de TA.P.P.R.E.T.
A
NALYSER
p
R
P
EPARER
LANIFIER
R
EALISER
EVALUER
TRANSFORMER
Si
5.4. Choisir le mode de comparaison des données
Il ne suffit pas d’accumuler des informations. II
faut les traiter, les analyser, établir des compa-
raisons pour mesurer des changements avant de
porter des jugements.
L'évaluation n’est ni lourde, ni difficile si vous avez
compris que c’est une activité que vous pratiquez «natu-
rellement», qu’il suffit donc de systématiser votre prati-
que; que c’est une étape et qu’elle bénéficie donc de tout
le travail de conception déjà accompli; que vous pouvez
bénéficier de conseils et d'aide, Cependant, l’évaluation
mérite comme les autres étapes, votre attention et vos
efforts.
6. TRANSFORMER VOTRE PROJET
Votre compétence s’est développée au fil de la lecture de
l’A.P.P.R.E.T. ! Vous avez déjà pu constater comme un
problème peut en cacher un autre et une réponse renvoyer
à d'autres questions. Après l’exécution de votre projet, il
vous faudra tirer le bilan, interpréter les résultats, faire
des propositions pour le poursuivre. Dès maintenant, il
faut préparer cette phase et savoir que tout programme, si
parfaitement conçu soit-il, laisse subsister des incertitu-
des qu’il faudra réduire.
6.1. Prévoir la diffusion de rapports
L'intérêt d’un projet réside aussi dans sa capacité d’adap-
tation et de transfert à d’autres situations, à d’autres
acteurs. Ceux qui peuvent vous aider financièrement ou
institutionnellement y seront particulièrement attentifs.
Il vous faudra communiquer et diffuser votre rapport et
préparer une stratégie de communication pour le valo-
riser. Par exemple, le rapport devra peut-être prendre
des formes différentes selon ses lecteurs potentiels :
presse, administration, décideur, collaborateur.
6.2. Préparer la communication sur le programme
Quels seront les éléments qui devront y figurer et pour
lesquels il vous faudra conserver des traces : documents
administratifs, produits éducatifs, résultats, etc.; après
il sera trop tard ! Comment préparer la communica-
tion sur le programme, pour qui ? Quand ?
LES QUESTIONS DE
L'A.P.PRE.T.
Les étapes proposées jusqu’ici ne proposent encore qu’un
canevas pour concevoir un programme d’éducation pour la
santé.
Pour préciser la démarche et la concrétiser, nous avons imaginé
un dialogue entre un acteur d’éducation pour la santé et
l'A.P.E.S. Ce dialogue vous est présenté dans la deuxième
partie de cette brochure.
Ce type de présentation reste malheureusement rigide et ne
rend pas compte de la richesse et de la variété de nos interven-
tions. JI peut au mieux servir de fil conducteur.
La toile de fond du dialogue est :
- Qui êtes-vous ?
- Que voulez-vous faire ?
- Pourquoi ?
- Comment allez-vous faire ? |
- Comment apprecier votre action ?
- Comment la valoriser ?
Celui-ci se précise grâce aux quarante quatre questions suivan-
tes.
1. ANALYSER LA SITUATION
1.1. Analyser les demandes
(1) Qui est à l’origine du projet d’éducation pour la
santé ?
(2) Comment l’idée du projet est-elle née ?
(3) Quelle est la nature de la demande du promo-
teur ? ,
(4) Y a-t-il une demande explicite du public visé ?
1.2. Analyser les besoins de santé -
(5) Quel est le besoin de santé identifié pour quel
public ? Е
(6) Quels sont les facteurs en relation avec le pro-
bléme de santé défini ?
(7) Quels sont les éléments épidémiologiques dis
ponibles sur le problème de santé ?
(8) Quels sont les éléments de description de la
communauté (disponibles) ?
(9) Quelles sont les caractéristiques psycho-socia
les du public-cible ?
fixés en tenant compte des ressources et des contraintes.
La dimension essentielle estle TEMPS. Celui dont vous
disposez et celui qui sera nécessaire pour chaque étape
de votre programmie.
L'étape de la planification est cruciale, c’est là que les
contraintes vont peser le plus sur votre projet.
Il vous faudra probablement reprendre certaines don-
nées de base et peut-être modifier certains choix, revoir
certains objectifs. Ce retour en arrière sera même inévi-
table si les choix et les objectifs n’ont pas été fixés par
vous, mais que l’on vous demande de les mettre en
oeuvre. | |
Vous devez (aussi) TOUT planifier, y compris le temps
nécessaire à la construction et à la rédaction de votre
programme !
4, REALISER LE PROGRAMME
Un long travail de préparation vient d’aboutir… Votre
action va pouvoir démarrer. Votre programme est
presque rédigé !
Mais avez-vous tout prévu ?
Un programme ne se déroule jamais idéalement.
Vous devez anticiper les difficultés dès la phase de con-
ception, au moment de rédiger votre programme; pré-
voir la coordination de vos actions, contrôler certains
paramètres du projet, et vous donner les moyens de
modifier, si nécessaire, vos actions, de les ajuster, de
PILOTER votre programme.
4.1. Estimer la faisabilité
Il est temps de faire & nouveau le point. En preparant
votre projet vous avez sélectionné quelques objectifs. Il
vous faut, cette fois, sélectionner les activités, les
moyens en établissant la liste des obstacles mais aussi
des facteurs favorables aux activités, au programme.
4.2. Prévoir le pilotage du programme
La bonne marche du programme et le respect de la
planification demandent une attention constante et un
sens critique pour maîtriser la diversité des facteurs
prévisibles et imprévisibles.
4.3. Prévoir la coordination du programme
La coordination suppose la prise de décision et donc ia
responsabilité de l’exécution du programme. Il faut
identifier les niveaux de décision pour permettre un
fonctionnement optimal. an
Une réflexion sur la mise en oeuvre, l’exécution du pro-
gramme permet d’intégrer dans votre projet, les métho-
des et les moyens de la coordination et du pilotage.
5. EVALUER LE PROGRAMME
L’évaluation se prépare comme l’action. Elle doit être
inclue dans votre programme avant toute mise en oeuvre.
A: partir des données récoltées au moment de l'analyse,
avec les critères de vos priorités, pour vérifier les effets
définis par vos objectifs, vous allez construire et utiliser
des instruments d’évaluation.”
L'évaluation consiste à porter un jugement à-partir d’une
comparaison entre des informations et des points de
référence. L’évaluation doit comporter idéalement
quatre éléments : un point de référence, un jugement,
une information, une comparaison. C’est la décision à
\ prendre ‘qui distingue la phase d’analyse de la phase
d’évaluation. L'évaluation peut se situer pendant ou au
terme du programme. Elle peut viser l’ensemble du
programme ou certaines de ses composantes.
5.1. Définir des points de référence
Sur quoi l’évaluation va-t-elle porter : les résul-
tats de 1’intervention sur-la santé, les comporte-
ments, les attitudes, les connaissances; le pro-
cessus, les activités, les services, etc. ? С
5.2. Prévoir Uutilisation des résultats
- Pourquoi voulez-vous évaluer ? Quel jugement,
quelle décision serez-vous amené à prendre ?
Que fera-t-on des résultats ? À qui va-t-on les
communiquer ? L'évaluation est une méthodo-
logie guidée par des intentions. Ce sont celles-ci
qui guident le choix des points de référence et
des instruments de recueil de l'information en
tenant compte des contraintes matérielles.
5.3. Préparer le recueil des informations
Pour récolter les données de l’évaluation, 1l y a
des méthodes, des instruments. Ceux-ci doivent
se construire ou sé choisir avec soin.
ha
He
Le
L'originalité de la démarche est de situer ces étapes au moment de là
conception d’un programme (graphique 2).
Le but de l’A.P.P.R.E.T. n’est pas de guider l’activité, mais de
construire le programme qui devra permettre d'atteindre les résultats
escomptés. En fait, bien avant d’accomplir réellement une action
d’éducation pour la santé, vous devez anticiper et prévoir toutes les
phases de son déroulement, y compris son évaluation et l’utilisation
des résultats.
Graphique 2 : Les étapes de la construction d'un programme.
BESOINS PROBLEMES -
DEMANDES REPONSES INTERETS
MISSIONS PRIORITES
ACTIVITES OBJECTIFS
~~" RESSOURCES
CONTRAINTES
CONCEVOIR
UN
A
1 `
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Bw 2 >
Ammer пя PE
я теля нэ a
HEME WO Hn Z > A je
PROGRAMME
Avant de présenter, puis de détailler chaque étape de
I’A.P.P.R.E.T,, une remarque capitale doit être formulée : Il
n’existe pas une et une seule manière de préparer et de réaliser
l’éducation pour la santé.
Les points de départ des projets d’éducation pour la santé sont
multiples : problème de santé, demande du public ou d’une
institution, projet personnel, obligation légale... Il faut répon-
dre à cette situation de façon souple.
L’A.P.P.R.E.T. n’est donc pas un système même s’il propose
de systématiser.
L'A.P.P.R.E.T. n’est pas une grille qui veut vous enfermer
dans un schéma pré-établi.
L’A.P.P.R.E.T. est un filet mental äux mailles de plus en plus
serrées qui vous sert à pêcher les éléments pour construire le
programme. |
L’A.P.P.R.E.T. vous suggère d’écrire vos intentions, votre
programme d'action et vous propose un moyen de. ne rien
oublier.
Si vous vous intéressez d’abord à la réalisation concrète de
votre projet, aux moyens disponibles pour le réussir, fort bien!
Nous essayons seulement de vous montrer que pour choisir une
Graphique 3
brochure ou l’écrire, par exemple, vous devrez, notamment,
- définir un contenu, un public; préciser les résultats que vous
souhaitez atteindre; vérifier certaines de vos hypothèses; pla-
nifier votre action, l’essayer et probablement la transformer.
De plus, chaque pas accompli va vous obliger à reprendre
certains éléments, à recommencer certaines démarches.
La représentation suivante illustre cette approche en échos.
Chaque étape de l’A.P.P.R.E.T. renvoie à l’A.P.P.R.E.T. (gra-
phique 3).
La méthode de l’»A.P.P.R.E.T.» est-elle une démarche sans
fin? | | Lo
- Oui, car il n’y a jamais d'activité totalement accomplie.
- Non, car votre temps, vos moyens ont des limites.
S’il vous pousse à REFLECHIR, l’A.P.P.R.E.T. ne peut vous
empêcher d’AGIR.
Cependant n’hésitez pas à investir un peu de votre temps
dans la phase de conception. Votre projet sera plus crédible
et certainement plus efficace, ce qui vous fera largement
rattraper le temps et Pargent investi. Et puis, n’hésitez pas
à être ambitieux au départ. Une fois mis en route, les
programmes ont une fâcheuse tendance à rétrécir à l’usage.
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LES ETAPES DE
L'A.P.P.R.E.T.
1. ANALYSER LA SITUATION
Au départ de toute action, il y a une idée personnelle, un
problème, une situation de santé reconnue ou suspectée, il peut
y avoir une demande d’un public ou d’une institution ou même
encore un document, un programme mis à votre disposition.
O
Quel que soit ce point de départ, vous devez I’identifier, le
décrire pour vous permettre de préparer, planifier, réaliser,
Évaluer et transformer votre projet sur des bases sûres. Vous
pouvez réaliser une analyse de la situation selon trois axes :
1.1. Analyser les demandes
Identifier et décrire les demandes du public visé et des
promoteurs de l’action.
1.2. . Analyser les besoins de santé
Identifier et décrire les besoins de santé sur le plan
physique, mental et social, et les facteurs qui influen-
cent ces besoins.
1.3. Analyser les réponses préventives
Identifier et décrire les structures, les ressources, les
contraintes,... |
Attention, si vous ne possédez pas directement toute
l’information nécessaire (documents, expérience per-
sonnelle, ...), vous devez certainement la rechercher
(recherche documentaire.) ou même la produire
(observation, enquéte,...).
Pour chaque niveau d’analyse vous devez donc prévoir
trois stades dans la recherche d’information :
À. Information disponible.
B. Recherche documentaire.
C. Production de l’information.
En fonction de ces stades, il faudra intégrer dans votre
programme des ressources nécessaires.
2. PREPARER LE PROJET
Vous possédez les matériaux de base. La situation est recon-
nue, décrite. Il est temps maintenant de trier, de faire des choix
et de tracer les grandes lignes de votre action.
2.1. Choisir des priorités
Un problème de santé est rarement isolé, les solutions
pour le résoudre encore plus rarement uniques et les
choix inévitables. L'important est d’annoncer les critè-
res de votre choix pour vos partenaires et pour votre
programme (importance du problème de santé, moyens
financiers disponibles,...).
2.2. Définir des objectifs
Vous connaissez au moins implicitement les effets que
vous voulez obtenir par votre action. Ecrivez-les !
Définissez vos objectifs ! C’est un outil précieux pour,
ensuite, planifier et réaliser votre programme. Il est
indispensable pour permettre l’évaluation, vérifier les
résultats attendus. Е
— Cette étape de prise de décision vous obligera peut-&tre
à reprendre et à affiner votre analyse. Par exemple, en
établissant une liste de vos critères de choix, vous vous
apercevrez peut-être que certains éléments nécessaires
à la décision manquent.
3. PLANIFIER LE PROGRAMME
Les buts sont choisis et précisés. Par quel chemin les
atteindre ? Avec quelles ressources ? Comment organi-
ser le voyage après avoir choisi le lieu de vacances ?
3.1. Définir des activités
Quelles sont les actions entreprises : conférence, bro-
chure, action communautaire. Tous les chemins
mènent à l’éducation pour la santé, mais tous ne respec-
tent pas vos finalités, n’exigent pas les mêmes efforts et
ne permettent pas d'espérer les mêmes résultats. Pour
vous guider, revenez à votre analyse des besoins, des
demandes et des réponses. ;
3.2. Definir des moyens
Tout votre enthousiasme ne suffira pas, si vous ne
bénéficiez d’ aucune aide. Décrivez les moyens maté-
riels et humains nécessaires 4 votre programme : bud-
get, compétences extérieures et internes, autorisations,
etc. et précisez leur accessibilité,
3.3. Organiser un plan
Un plan est une maniére d’organiser et de coordonner
les étapes d'une action pour atteindre un des objectifs
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