Dictionnaire encyclopédique du son

Dictionnaire encyclopédique du son
Collectif d’auteurs sous la direction de
PIERRE-LOUIS DE NANTEUIL
Dictionnaire
encyclopédique
du
son
Collectif d’auteurs sous la direction de
PIERRE-LOUIS DE NANTEUIL
Dunod Éditeur remercie l’UCPA-AMS (www.ecole-des-dj.com),
son responsable M. Pascal Tassy ainsi que M. Hervé Sarizafy, formateur pilote,
pour leur contribution à cet ouvrage.
Couverture : MATEO
Illustrations intérieures : Alain et Ursula Bouteveille-Sanders
© Dunod, Paris, 2008
ISBN 978-2-10-053674-0
Préface
de Claude Bolling
Un phonographe mécanique que l’on remontait par une manivelle a été ma découverte
de l’enregistrement sonore. Les siècles précédents, les œuvres étaient transmises par
l’écriture. C’est après l’invention de la « machine parlante » que les choses ont changé.
Quelques années plus tard, quand je suis entré activement dans le monde de la musique
et que j’ai eu la chance d’être enregistré, nous étions encore à l’époque des disques de cire
cassables qui tournaient à 78 tours par minute et comportaient un morceau de trois
minutes trente de musique sur chaque face. Aux séances d’enregistrement, on gravait
directement sur la cire des disques, mais on ne pouvait pas entendre le résultat immédiatement car ces gravures devenaient les matrices qui servaient à la fabrication des exemplaires. Il fallait donc attendre qu’ils soient sortis d’usine pour entendre le résultat de ce
que l’on avait joué ou chanté. Le progrès technique aidant, sont arrivées les bandes
magnétiques puis ce fut la révolution du disque microsillon ! Ensuite est arrivée la stéréophonie que j’ai dû être le premier à expérimenter en France, grâce à l’ingénieur du
son Jean Verchères. Avec Jean, j’ai aussi été amené à participer à une expérience, en
public celle-là : avec l’orchestre sur scène, nous étions relayés par notre propre enregistrement dont le son diffusé dans la salle devait être strictement identique à celui de nos
instruments, en direct, au point que quand nous nous arrêtions de jouer, l’assistance ne
devait pas entendre de différence. Involontairement, j’ai été le précurseur de la discothèque publique et même du play-back sur scène…
J’ai eu la chance d’enregistrer dans le meilleur studio de Paris de son temps, situé boulevard Davout, à la porte de Montreuil. Installé dans une salle de cinéma désaffectée, le
studio Davout a été créé en 1965 par Yves Chamberland dont il était l’ingénieur du son,
relayé plus tard par Claude Ermelin. À partir de ce moment, tout ce que j’ai réalisé pour
le disque ou la télévision, que ce soit du jazz, de la variété ou de la musique pour l’image,
a été fait là, avec Yves ou Claude aux manettes. J’y avais pratiquement élu domicile. La
qualité des enregistrements réalisés là nous a valu plusieurs prix du disque.
Avant cette période, j’enregistrais pour la société phonographique Philips, avec laquelle
j’étais sous contrat et qui avait son studio rue des Dames et dans la salle du syndicat du
livre boulevard Blanqui, puis au théâtre de l’Apollo rue de Clichy. Cet endroit particulièrement extraordinaire était transformable : toute la surface au sol pouvait pivoter sur
un axe, avec d’un côté un parterre de théâtre dont les fauteuils étaient fixés au plancher,
et de l’autre côté, une grande piste de danse. C’est cette partie-là qui était utilisée pour le
studio d’enregistrement.
Le studio qu’Eddie Barclay avait installé, était situé avenue Hoche, dans une salle de
réception mondaine où l’ingénieur du son était l’ami Jacques Lubin. Tous les studios
rivalisaient en qualité par des technologies de pointe, comme aussi celui d’Europa Sonor
V
de Jean Michel Pou Dubois, le studio de la rue Damiens du musicien Guy Boyer ou de
l’Artistic Palace de Boulogne où a été réalisé notre album First Class avec Stéphane Grappelli et le Big Band. J’ai aussi fréquenté le studio Guillaume Tell sobriquet de son créateur Roland Guillotel. Gilbert Prenneron, lui, implantait son studio sur la scène de la
Comédie des Champs Élysées dont une loge de la salle servait de cabine. Avec des
moyens relativement simples, il réalisait des merveilles. Il faut dire que l’acoustique
naturelle de la salle y était pour quelque chose.
Tous ces lieux d’enregistrement étaient équipés de matériels les plus performants et sans
cesse renouvelés pour être toujours à la pointe des avancées techniques, même de façons
quelquefois superflues. Pourtant, certains des meilleurs enregistrements se sont faits avec
des moyens simples mais judicieusement utilisés. D’autres techniciens, cherchant à
atteindre une perfection technique en arrivaient à utiliser un microphone par instrument et par voix (dont un micro-contact sur chaque violon d’un orchestre symphonique).
Inversement, j’ai retrouvé un plan d’enregistrement en stéréophonie de Duke Ellington
de 1932 qui indique l’utilisation de deux micros pour tout son orchestre de treize musiciens, piano et batterie compris. Pour certaines raisons techniques, à cette époque, on
pouvait enregistrer en stéréo, mais on ne pouvait pas entendre le résultat. Aujourd’hui,
on a presque l’impression d’entendre une prise de son actuelle.
Mon premier concert aux États-Unis fut, par un concours de circonstances, dans la prestigieuse salle de Carnegie Hall ! J’ai connu bon nombre de Symphony Halls des plus
grandes villes américaines : Chicago, Boston, Sun Valley, Philadelphie, Kansas City,
Washington, San Francisco, Dallas et bien sûr New Orleans ! Partout, les gens du son
étaient d’une efficacité et d’une ponctualité étonnantes ! Ce ne fut pas le cas à Hollywood Bowl, où le public pique-nique sur l’espace de verdure devant la scène et remballe toutes ses affaires avant le concert pour faire place nette. Dans cet endroit si
prestigieux, le concert avait commencé avec un retard considérable car l’organisateur
avait fait appel à une équipe technique inexpérimentée qui avait mis deux heures à être
opérationnelle.
Les studios et home studios se multiplient, les techniques et techniciens aussi.
J’ai pu apprécier la qualité et l’efficacité du travail de Pierre-Louis lorsqu’il a remplacé le
soundman chef de nos concerts Nicolas Djemane. Son livre est bienvenu, car grâce à ce
dictionnaire, on y verra certainement plus clair dans nos oreilles !
Claude Bolling
Pianiste, compositeur et chef d’orchestre
VI
Préface
de Dominique Blanc-Francard
Quand j’ai commencé ma carrière professionnelle dans le son, c’est-à-dire quand j’ai
commencé à gagner ma vie en enregistrant de la musique dans un studio, il n’y avait
aucun moyen de savoir comment faire. La technique était bien cachée à l’abri des studios
et personne ne savait même ce que voulait dire le mot prise de son. Par chance, mon père
était ingénieur du son à la télévision et il m’avait donné de précieux conseils pour un
débutant… Mais quand j’écoutais les disques qui me faisaient rêver, je restais incapable
de comprendre comment ils étaient faits, quels étaient les règles, les ruses et les secrets
qui se cachaient derrières les sillons des vinyles.
Un jour, en entendant un effet incroyable sur un disque de l’époque, j’ai eu l’imprudence d’appeler l’ingénieur du son, très connu alors, qui avait réalisé cette œuvre pour
lui demander comment il avait fait. Ce à quoi je me suis fait répondre que je pouvais
aller faire un tour chez des gens du Sud de l’Europe, et que sa recette ne serait jamais
divulguée à des minables de ma sorte.
Il m’a donc fallu un temps infini pour démonter tous ces secrets, apprendre toutes les
normes et réinventer la roue. Nous n’avions qu’une seule bible, en anglais, c’était la
revue Studio Sound, dans laquelle, heureux bilingue que j’étais, je trouvais de précieux
renseignements sur la manière dont nos amis anglais plaçaient les micros et abusaient de
compresseurs, filtres et autres friandises. Ça faisait du bien mais rien en français… La
seule manière d’apprendre et de comprendre était de se faire embaucher comme assistant
dans un studio et de regarder comment faisait l’ingénieur. Ce qui n’était pas obligatoirement un gage de qualité…
Plus tard, une fois que je fus considéré comme un vrai professionnel, j’ai eu l’idée de
monter un magazine, Zéro Vu, qui aurait eu comme but de base d’expliquer, de raconter
et de faire circuler cette trop rare information. Je fus aussitôt considéré comme mégalomane car j’y écrivais des articles de fond, mais j’étais heureux de pouvoir transmettre les
informations qui me semblaient à l’époque vitales et que j’avais eu tant de mal à glaner.
Avec les nouvelles technologies de l’audio, on pourrait avoir l’impression que la connaissance de la technique et de ses règles devient inutile. Les fabricants de matériel vendent
trop facilement l’idée que l’on peut aujourd’hui se passer de toute la chaîne de production et de pouvoir réaliser seul ce qu’une équipe de trois ou quatre personnes a encore
souvent du mal à obtenir.
Malheureusement, ça ressemble fort à l’apprentissage de la guitare. Il peut suffire d’une
semaine pour pouvoir jouer, si l’on est doué, une chanson de quatre accords et ensuite
peut-être une vie à rester bloqué dessus… Le manque de connaissances va rapidement
empêcher la créativité de s’épanouir. Le musicien qui travaille seul passe plus de temps à
lire des notices et des manuels d’utilisation qu’à faire de la musique. Et pire encore,
VII
quand il a enfin trouvé à la page 285 comment régler la taille du buffer de son disque
dur, il a perdu l’idée de ce qu’il voulait enregistrer… Comme résultat, on obtient une
réelle diminution de la qualité artistique et technique, due uniquement au fait qu’on ne
sait pas comment faire et non parce qu’on a décidé de faire.
Grâce au temps passé à essayer de comprendre les rouages de cette technologie, j’ai eu le
plaisir de pouvoir travailler avec les plus grands producteurs et artistes du monde entier.
Je suis donc très heureux aujourd’hui de pouvoir saluer l’apparition du Dictionnaire
encyclopédique du son qui aurait été mon livre de chevet quand j’ai commencé cette fabuleuse aventure s’il avait existé. Je souhaite longue vie à cet ouvrage et je salue la patience
de leurs auteurs.
Dominique Blanc-Francard
Ingénieur du son
VIII
Avant-propos
Chers Amis ingénieurs et techniciens du son, sondiers, perchmans, preneurs de son,
opérateurs son, sonorisateurs, mixeurs, sound designers, musiciens, disc-jockeys, étudiants, passionnés…
Au fil des ans et des expériences sur le terrain, il m’est apparu qu’il manquait un dictionnaire interdisciplinaire définissant les principaux termes utilisés par les professionnels
des métiers du son. L’idée a germé et je suis fier aujourd’hui de vous proposer ce Dictionnaire encyclopédique du son.
Ce vaste tour d’horizon a été possible grâce à un collectif d’auteurs talentueux, passionnés et chevronnés. Chacun a accepté de traiter de ses sujets de prédilection en veillant à
rester le plus proche possible de vous et à vous faire partager leurs connaissances. Leur
disponibilité mérite d’être ici saluée.
Nous avons recensé l’ensemble du vocabulaire des métiers du son : termes techniques,
sigles, acronymes, sans oublier le jargon. Pour chaque terme, nous précisons son principal domaine d’application et renvoyons vers d’autres entrées complémentaires afin
d’élargir votre connaissance. Des fondamentaux aux techniques de pointe, les définitions sont présentées dans un souci de clarté et de simplicité et illustrées de schémas
explicatifs et de photographies.
Nous espérons que ce dictionnaire sera pour vous l’outil pédagogique et facile d’accès
que nous avons essayé de concevoir. Et si, pour vous, le son est un moyen d’exprimer
votre créativité, nous espérons que vous y trouverez de quoi approfondir les thèmes qui
motivent votre intérêt.
Bonne lecture à tous.
Pierre-Louis de Nanteuil
IX
Remerciements
Je tiens à remercier avant tout les éditions Dunod et leurs collaborateurs pour leur
confiance et leur participation, pour m’avoir soutenu et conseillé tout au long de ce
projet : Jean-Baptiste Gugès, Cécile Rastier, Christine Laënnec, Nelly Guilbert, Fanny
Morquin, Alain et Ursula Bouteveille-Sanders.
Je remercie tout particulièrement Sue et Mike Williams, chercheur et ingénieur du son,
responsables et administrateurs pour l’Europe de l’AES (Audio Engineering Society),
pour le temps qu’ils m’ont accordé. Merci à Mike pour son concours et ses conseils dans
le domaine de la stéréophonie.
Je remercie également pour leur aide et leur contribution : Adélaïde d’Andigné, MarieAnne Bacquet, Dominique Blanc-Francard, Claude Bolling, Christophe Bouillot
(AudioAddict), Grégory Daspanse (APG), Guillaume Ehret (Neumann), Jean Marandet (EVI audio), Bruno Minisini, Marie-Anne de Nanteuil, Chantal de Nanteuil,
Amaury de Nanteuil, Étienne de Nanteuil, Geoffroy de Nanteuil, Michel Pierre
(Areitec), Christophe Picaud, Évangéline Pirot (Audio-Technica), Claude Rigollier
(InnovaSON), Martin Schneider (Neumann), Pascal Tassy (UCPA), Jörg Wuttke
(Schoeps).
Merci enfin à Hervé Sarizafy qui a bien voulu apporter son concours à l’ouvrage dans le
domaine du dee-jaying. Hervé Sarizafy a participé à la création de la formation diplômante en alternance AMS (Animation musicale et scénique) mise en place par l’UCPA
à Lyon depuis 2001, au sein de laquelle il occupe la fonction de formateur pilote. Responsable du module « Musiques actuelles et programmation », il y dispense les cours sur
la musique populaire afro-américaine. Influencé par la mouvance hip-hop au début des
années 1980, musicien et saxophoniste, il commence à s’intéresser au dee-jaying et apparaît aujourd’hui comme l’un des DJ spécialiste de la musique noire américaine des
années 1960-1980 (rare groove, jazz, funk, soul, afrobeat).
XI
À propos
des auteurs
PIERRE-LOUIS DE NANTEUIL, diplômé de la SAE de Paris (School of Audio Enginee-
ring), guitariste, compositeur (habillage sonore, jingle, sound design), est ingénieur du
son pour des sonorisations de concerts, festivals, spectacles, événementiels, et réalise des
prises de son live.
➙ Microphonie, Stéréophonie
JEAN-JACQUES BACQUET conçoit, développe et commercialise des amplificateurs, des
enceintes acoustiques, des câbles et des convertisseurs numériques pour la société Klinger Favre Audio (www.klinger-favre.com) qu’il a fondée en 1975. Il compte parmi ses
clients prestigieux la Comédie-Française, le Théâtre des Champs-Élysées, le Théâtre
national de Chaillot, la Cité de la musique, ARTE, des studios d’enregistrement et de
mastering dans le monde entier. Le cinéaste Alain Le Kim lui a consacré un film disponible chez www.soundstrips.com.
➙ Amplification, Hauts-parleurs et enceintes acoustiques, Logiciels de mesure,
Mastering et premastering, Psychoacoustique, Vynile
OLIVIER BAUCHARD est directeur technique de la chaîne parlementaire Public Sénat. Il
a été directeur technique d’Europe 1, chef opérateur son radio-TV, producteur des autopromos et habillages de l’antenne d’Europe 1, et chef de projet chargé de la numérisation et de la refonte complète de tous les studios et moyens techniques d’Europe 1.
➙ Broadcast
OLIVIER BOLLING, musicien, ancien ingénieur du son (live recording, mastering) et
directeur technique pour différents studios d’enregistrement (Plus XXX entre autres),
conçoit et installe des studios. Il dirige une société spécialisée notamment dans la maintenance des appareils dédiés à l’audio pro (consoles, périphériques…). Il conçoit, développe et commercialise des machines haut de gamme (compresseurs, préamplis,
mélangeurs, etc.) sous la marque AL.SO (ALternate SOundings).
➙ Effets fréquentiels, Égaliseurs, Filtres
FRANCK ERNOULD, diplômé de l’École nationale supérieure Louis-Lumière, est ingé-
nieur du son, journaliste et traducteur technique. Il collabore régulièrement à divers
magazines spécialisés, en langue française (Keyboards-Recording, Réalisa-Son…) ou
anglaise (Sound On Sound, Pro Sound News, Installation Europe, Radio World…). Il travaille également avec divers importateurs et marques de matériel audio, pour l’élaboration de contenus didactiques et de formation. Il est auteur de La pratique du home studio
XIII
et coauteur de Home studio : produire de la musique chez soi, deux ouvrages parus aux éditions Dunod en 2003 et 2004.
➙ Automation, Câbles et connectique, Casques audio, Consoles, Effets temporels, Magnétophones,
Microphones HF, MIDI, Sampling et échantillonnage, Séance d’enregistrement
ALAIN GANDOLFI, diplômé de l’Institut supérieur d’électronique de Paris, a exercé les
fonctions d’ingénieur de maintenance, notamment aux auditoriums de Joinville, et d’ingénieur du son dans des studios musique. Il est ainsi devenu directeur technique des auditoriums de Saint-Cloud et des studios Philippe Sarde, puis, durant dix ans, directeur
technique des auditoriums Jackson. Depuis 2001, il travaille comme ingénieur du son
free-lance sur des prises de son live en musique classique et jazz. Il est l’auteur de l’ouvrage
Techniques audio appliquées au mixage cinéma paru aux éditions Dunod en 2002.
➙ Effets dynamiques, Indicateurs de niveaux, Maintenance, Postproduction
et postsynchronisation, Réducteurs de bruit, Synchronisation
LIONEL HAIDANT, ingénieur du son, a sonorisé de nombreux artistes et musiciens sur la
scène nationale et internationale. Il a également été responsable technique et pédagogique dans l’enseignement. Il publie régulièrement des livres techniques sur le son, enseigne son art et anime des séminaires dans de grandes écoles et entreprises de l’audio. Il est
l’auteur de nombreux ouvrages aux éditions Dunod, dont Le guide pratique de la sonorisation et Le guide pratique de la prise de son et du mixage en surround 5.1, parus en 2006
et 2002.
➙ Sonorisation, Surround
PHILIPPE LEMENUEL a débuté sa carrière dans le son en 1968 comme technicien de
sonorisation chez Freevox, fabricant d’enceintes acoustiques, de consoles et d’amplificateurs. Il a également assuré la sonorisation de spectacles en accompagnant notamment le
groupe Triangle, Michèle Torr ou Sylvie Vartan, puis s’est consacré, de 1973 à 1985, à
la prise de son direct en cinéma. À partir de 1986, il porte son intérêt sur la postproduction cinéma (enregistrement en studio et mixage), accompagne l’Orchestre national de
jazz (direction François Jeanneau), et amorce sa carrière de formateur à la Femis, ce qui
le mène aujourd’hui à se consacrer à l’enseignement du son au cinéma à l’École nationale
supérieure Louis-Lumière.
➙ Audionumérique
FLORIAN et MAXIME LOUINEAU ont fondé Cat concept, société spécialisée dans la
conception d’espaces acoustiques pour l’industrie audiovisuelle. Depuis plus de dix ans,
Cat concept intervient sur des projets variés, studios d’enregistrement, auditoriums
dédiés au son à l’image, cabines d’isolation, chantiers d’insonorisation ou de traitement
acoustique. En parallèle de ces activités, ils se consacrent à l’enseignement (cours
d’acoustique appliquée) et publient de façon régulière dans la presse et l’édition spécialisée.
➙ Acoustique
JEAN-FRANÇOIS MACHUT est enseignant en électronique en lycée et BTS. Il est l’auteur
des ouvrages Guide de choix des composants et Matériels de sonorisation à lampes parus aux
éditions Dunod en 2000 et 2002.
➙ Électronique
PHILIPPE SIMONET a exercé les fonctions d’ingénieur de maintenance, de responsable
d’exploitation et d’ingénieur du son dans les auditoriums d’Auditel de 1979 à 1996. Il
est depuis responsable technique et de veille technologique au sein de la section « Son »
de l’École nationale supérieure Louis-Lumière.
➙ Audionumérique
XIV
1, 2, 3…
0 dB FS (Full Scale). Séance d’enregistrement.
Extrémité de l’échelle de visualisation de
niveau d’une machine audionumérique
(full scale signifie pleine échelle). Cette graduation ne doit pas être dépassée, sous
peine de voir apparaître une distorsion très
audible. Si la machine est calibrée à – 18 dB
FS (full scale), le 0 dB FS correspondrait à
une indication, en analogique, de + 18 dB
VU (si l’aiguille du vumètre pouvait aller
jusque-là).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
0 dB VU. Séance d’enregistrement. Repère inscrit sur les vumètres analogiques, à la limite
entre la zone noire et la zone rouge. Il indiquait un niveau de référence à ne dépasser
qu’avec précaution sur les bandes et périphériques analogiques. Ce concept est
tombé en désuétude avec la généralisation
des technologies numériques, beaucoup
moins tolérantes quant aux dépassements
de niveau. Généralement, on calibre les
machines numériques de façon à ce que le
0 dB VU d’une sortie analogique corresponde à un niveau de – 18 dB FS.
➙ dB FS (Full Scale)
1 000 (ou mille). Postproduction et postsynchronisation. Repère de synchronisation
employé en postproduction cinéma. Un
signal à 1 000 Hz, de durée une image
(donc 1/24 ou 1/25 de seconde) est placé
sur chaque élément son (sur chaque
bobine de bande magnétique 35 ou
16 mm ou sur le disque dur) à une distance correspondant à 192 images après le
repère principal de synchronisation, le
start. Sur le film image, au même endroit,
est placée une image (une seule) représentant le chiffre 1 000. Ce 1 000 se trouve
aussi 48 images avant la première image
réelle de la bobine.
Distances start, 1 000 et 1re image pour des films tournés à 24 et 25 images/s.
1
3-1 MATRIX
Il est ainsi très facile de déceler une désynchronisation du son (1 000 Hz) et de l’image
(chiffre 1 000) au début du travail de postproduction sur une bobine, lors du montage,
de l’enregistrement ou du mixage.
➙ Start
3-1 matrix. Voir « 4.0 ».
3:2 pulldown. Méthode de transfert de film à
24 images/s en signal vidéo à 60 Hz. La
première image film produit trois trames
vidéo, la deuxième en produit deux, et ainsi
de suite.
arrière pour les sons d’ambiance et les effets
spéciaux. Il n’y a pas de canal LFE. Les programmes encodés en Dolby Surround sont
reproduits en 4.0 avec un home cinema, et
les films encodés en Dolby SR sont reproduits en 4.0 dans les salles de cinéma.
➙ LFE ; Dolby Surround ;
Home cinema ; Dolby SR
4.0. Surround. Également appelé 3-1 matrix,
Dolby Pro Logic, Dolby SR ou LCRS.
Système de reproduction sonore composé
de quatre canaux matricés : un canal central
pour localiser les sons venant du centre de
l’image ou de l’écran (dialogue, bruitage,
etc.), deux canaux gauche et droite pour
créer un champ sonore stéréo (musique,
bruitage, effets spéciaux, etc.) et un canal
5.1. Surround. Système de reproduction sonore
à cinq canaux indépendants (discrets) complété d’un canal affecté aux effets basses fréquences. Les informations sonores sont large
bande. Chaque enceinte reçoit un signal distinct pour créer différents plans sonores. Un
canal central localise les sons venant du centre
de l’écran (dialogue, bruitage, etc.), deux
canaux gauche et droite créent un champ
sonore stéréo (musique, bruitage, effets spéciaux, etc.), deux canaux arrière concernent
les sons d’ambiance et les effets spéciaux, et
un canal est dédié aux effets spéciaux basses
fréquences (tremblements, explosion, etc.).
Les programmes encodés en Dolby Digital et
Implantation des enceintes en 4.0
(home cinema et cinéma).
Implantation des enceintes en 5.1
(home cinema et cinéma).
3D. Voir « Waterfall ».
2
7.1
DTS Digital Surround sont reproduits en
5.1 avec un home cinema, et les films encodés en Dolby SR-D sont reproduits en 5.1
dans les salles de cinéma.
➙ Large bande ; Dolby Digital ;
DTS Digital Surround ; Dolby SR-D
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
6.1. Surround. Évolution du système de
reproduction sonore 5.1 par l’ajout d’un
troisième canal central arrière. Le son surround est réparti sur trois canaux. Deux
canaux arrière gauche et droite diffusés par
des enceintes placées sur les côtés (90° à
110°) et un canal central arrière diffusé par
une (ou des) enceinte(s) placée(s) à l’arrière.
Pour les canaux avant et le canal basses fréquences, l’installation est identique au 5.1.
Les programmes encodés en Dolby Digital
Surround EX, DTS ES, DTS ES discrete
6.1 sont reproduits en 6.1.
➙ 5.1 ; Dolby Digital Surround EX™ ;
DTS ES ; DTS ES discrete 6.1
la diffusion du canal central arrière par
deux enceintes pour une meilleure perception des effets surround. Un amplificateur
estampillé THX Surround EX dispose de
deux sorties séparées pour ces deux enceintes (d’où la dénomination trompeuse de
7.1), mais le signal est mono (le format
reste donc un 6.1).
➙ THX (label) ; 6.1 ; 7.1
6.1 (variante). Surround. Variante du format
6.1 pour le home cinema. THX préconise
7.1. Surround. Système de reproduction
sonore à sept canaux indépendants (discrets) complétés d’un canal affecté aux
effets basses fréquences adapté aux salles de
cinéma pourvues d’écrans très larges grâce à
l’ajout de deux canaux à l’avant. Chaque
enceinte reçoit un signal distinct pour créer
différents plans sonores horizontaux. Un
canal central localise les sons venant du centre de l’écran (dialogue, bruitage, etc.),
deux canaux gauche et droit créent un
champ sonore stéréo (musique, bruitage,
etc.) et deux canaux centre gauche et centre
droit complètent le champ sonore stéréo
entre les enceintes centrale et stéréo. Pour
Implantation des enceintes en 6.1
(home cinema et cinéma).
Implantation des enceintes en 7.1
dans une salle de cinéma.
3
78 TOURS
les canaux arrière et le canal basses fréquences, l’installation est identique au 5.1. Seuls
les programmes encodés en SDDS sont
reproduits en 7.1 dans les salles de cinéma.
➙ Canal discret ; 5.1 ; SDDS
78 tours. Vinyle. Vitesse de rotation standardisée de la seconde génération des disques
analogiques. Cette vitesse ne s’est pas imposée immédiatement, et on trouve des
variantes à 60, 80 et 90 tr · min–1. La gravure est d’abord verticale comme les cylin-
4
dres puis latérale. Le sillon de 100 μm de
large a un pas fixe de 30 μm. La durée est
de 5 min maximum. La matière en laque
est fragile, son usure est rapide, et le bruit
de fond est important dans l’aigu. Le
microsillon qui succédera aux 78 tours en
1950 viendra à bout de ces limitations.
Par généralisation, on nomme 78 tours les
disques qui ont précédé les microsillons.
➙ Gravure ; Microsillon
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
A
AAC (Advanced Audio Coding). Audionumérique. Conçu par le Fraunhofer Institut für Integrierte Schaltungen en
collaboration avec AT & T, Sony et Dolby,
l’encodage AAC est un algorithme de
compression audio offrant un meilleur ratio
qualité/compression que le format plus
ancien MPEG-1/2 Layer 3 (plus connu
sous le nom de MP3), qu’il a pour ambition de remplacer.
L’encodage AAC est une extension du
MPEG-2 (ISO/CEI 13818-3) et a été développé en MPEG-4 version 2 et version 3
(ISO/CEI 14496-3) fin avril 1997. Il fait
l’objet de recherches poussées conduisant
au développement des formats AAC+1 et
AAC+2, qui améliorent grandement la qualité audio pour des débits très faibles
(jusqu’à 24 Kbits). L’AAC+1 fait appel à un
codage audio (SBR), dont le principe est de
ne coder que les basses fréquences du signal
audio et de recréer le contenu des hautes
fréquences dans le décodeur. L’AAC+2
apporte une réduction de débit supplémentaire par un encodage paramétrique des
deux signaux stéréo en un signal mono
complété par des données de spatialisation
(PS pour Parametric Stereo).
Les codages AAC trouvent de nombreuses
applications en informatique (Ipod), mais
aussi en radio (système DRM pour Digital
Radio Mondiale), ainsi qu’en vidéo (DTS
pour Digital Theatre System) pour l’encodage des DVD en multicanal.
➙ Compression numérique ; MP3 ; MPEG
AAD (Analog Analog Digital). Audionumérique. Littéralement, analogique analogique
numérique. Code informatif composé de
trois lettres (pouvant être A ou D), figurant
sur les supports audionumériques préenregistrés du commerce (CD, MiniDisc…). Il indique le type d’enregistrement
et de support (analogique ou numérique)
utilisé à chaque étape de la réalisation : captation, montage-mixage et masterisation.
Absolute. Automation. Statut des faders dans
lequel le niveau d’atténuation du signal correspondant est déterminé par la position
physique des tirettes. Il y a correspondance
entre la valeur de gain indiquée par la graduation et le gain effectivement subi par le
signal passant par le fader.
Absorption. Acoustique. Phénomène de décroissance de l’énergie sonore dû à l’inter
action de l’onde avec son milieu de propagation et les obstacles qui s’y trouvent.
L’absorption d’une onde sonore peut se
produire de plusieurs façons. Lorsqu’une
onde sonore rencontre un matériau possédant une grande surface de contact avec
l’air (laine de verre, laine de roche ou
mousse à cellules ouvertes), son énergie se
transforme en énergie thermique : c’est
l’absorption par dissipation.
Si l’onde sonore rencontre une surface
capable d’entrer en résonance à une fréquence précise, il se produit un transfert
d’énergie maximal entre l’onde incidente et
la paroi. Celle-ci réfléchit alors moins
5
AC (ALTERNATIVE CURRENT)
d’énergie qu’une paroi inerte. Ce phénomène est appelé absorption par résonance.
➙ Milieu de propagation ;
Résonance ; Fréquence
AC (Alternative Current). Électronique.
Abréviation de courant alternatif (CA), utilisée fréquemment à la place de tension
alternative. Variation périodique de tension
(ou de courant) entre deux points d’un circuit électrique. La valeur de tension est
ainsi tantôt positive, tantôt négative avec
une fréquence déterminée. AC indique une
tension d’alimentation alternative sinusoïdale. Cette notation peut également être
utilisée sur les schémas de certains matériels
de sonorisation (limiteurs, compresseurs…)
pour indiquer la présence d’un signal
audiophonique en un point du circuit.
➙ Tension
données audibles par l’oreille humaine, ce
qui permet de réduire les informations. Un
codage AC3 sur six canaux discrets occupe
ainsi moins de place qu’un seul des deux canaux d’un CD audio. Ce procédé supporte
un nombre variable de un à six canaux, plusieurs taux d’échantillonnage (32, 44,1 et
48 kHz), et des taux de transfert variables
(de 32 à 640 Kbits · s–1). Le codage AC-3 a
une compatibilité descendante appelée
downmixing, qui permet le décodage d’un
programme 5.1 en Dolby Pro Logic, en stéréo et en mono. Le taux de réduction est de
11:1.
➙ Algorithme ; Réduction de débit ;
Dolby (laboratoires) ; Canal discret ;
Downmixing ; Dolby Pro Logic
Accrochage. Sonorisation. Jargon. On dit
qu’un micro accroche quand il provoque
un effet larsen (feedback). La fréquence de
résonance propre à chaque microphone est
souvent à l’origine du larsen. Une mauvaise
adéquation de la directivité du microphone
à l’emplacement des retours de scène ou
une mauvaise gestion de l’égalisation et du
gain des micros en sont les déclencheurs.
Un accrochage peut également prendre
naissance entre un micro et les enceintes de
façade.
➙ Larsen (effet) ; Feedback ; Retour de scène ;
Égalisation (en sonorisation) ; Façade
AC-2 (Dolby). Audionumérique. Algorithme
de réduction de débit audionumérique développé par la firme Dolby. Comme la
quasi-totalité des procédés de réduction de
débit audionumérique (compression numérique), il repose sur les principes de masque
interfréquences et de fusion temporelle des
informations auditives au sein du cerveau.
L’AC-2 a été avant tout développé pour la
transmission de données audionumériques
par ISDN (Numeris). Le taux de réduction
est variable selon les applications.
➙ Algorithme ; Réduction de débit ; ISDN
Accroche. Voir « Larsen ».
AC-3 (Dolby) (Audio Coding 3). Audionumérique. Algorithme de réduction de débit
audionumérique développé par la firme
Dolby. Ce format a été retenu par une partie de l’industrie du cinéma (il est utilisé
dans le Dolby SR-D), du LaserDisc et du
DVD. Cet algorithme, comme la quasitotalité des procédés de réduction de débit
audionumérique, repose sur les principes de
masque interfréquences et de fusion temporelle des informations auditives au sein du
cerveau. La technique de codage est dite
perceptuelle, car ne sont codées que les
Acétate. Vinyle. La première étape de la fabrication d’un disque est la gravure du signal
sur un disque d’aluminium d’environ
1 mm recouvert d’une couche d’acétate de
0,2 mm. La matière est volontairement tendre pour y graver facilement le maximum
de fins détails.
Ce premier disque est « à l’endroit », c’està-dire que le sillon est en creux. Il peut être
vérifié par une lecture normale, mais sa fragilité exclut qu’on l’utilise tel quel. L’acétate une fois gravé sera dupliqué par les
étapes d’argenture puis de galvanoplastie,
6
ACTIF
de père, de mère, de matrices et enfin de
pressage.
Dans la gravure DMM (Direct Mastering
Metal), l’acétate est remplacé par du cuivre,
ce qui simplifie le processus de duplication.
➙ Gravure ; Argenture ; Galvanoplastie ; Père ;
Mère ; Matrice ; Pressage ; DMM
ACIRC (Advanced Code Interleave ReedSolomon Code). Audionumérique. Code
d’erreur Reed-Solomon à entrelacement
croisé amélioré. Ce procédé de protection
contre les erreurs numériques reprend les
principes du code d’erreur Reed-Solomon à
entrelacement croisé utilisé dans les CD, les
DVD et les DAT. Ses performances sont
améliorées par un entrelacement plus
étendu. C’est le code utilisé dans le MiniDisc.
➙ Reed-Solomon ; CIRC
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Acouphène. Physiologie de l’audition. Sensation auditive que le sujet est le seul à entendre. Ce son « intérieur », souvent situé dans
l’aigu, devient « envahissant » dans le silence et a des répercussions négatives sur
l’humeur. Parmi les acouphènes, on recense
les bourdonnements, les tintements, les sifflements, les claquements, etc. L’acouphène
accompagne souvent la perte des sons aigus
liée à la presbyacousie ou aux expositions
aux bruits violents (chasse, concerts de
rock, baladeurs, discothèques, pétards…).
➙ Presbyacousie
Acoustique. Acoustique. Du grec akoustikos
qui signifie relatif à l’ouïe. Au sens large,
étude des ondes sonores : nature, propagation dans différents milieux, production,
réception. L’acoustique peut être abordée
sous différents angles. L’acoustique physique envisage le son comme un phénomène
objectif. La physio-acoustique concerne les
mécanismes physiologiques de la perception du son, alors que la psycho-acoustique
étudie les relations entre le son et les sensations provoquées. Enfin, l’acoustique archi-
tecturale s’intéresse à l’interaction entre les
constructions et la propagation du son.
➙ Propagation
Acoustique géométrique. Acoustique. Par
analogie, domaine de l’acoustique dans lequel on assimile la propagation du son à
celle de la lumière. En acoustique géométrique, le chemin de propagation d’une onde
sonore est assimilé à un rayon. On considère que la réflexion de ce rayon sur un obstacle suit les mêmes lois que celles de la
réflexion lumineuse : l’angle d’incidence est
égal à l’angle de réflexion. Si l’acoustique
géométrique est une simplification des phénomènes réels de propagation, son usage
reste utile dans le cas où les longueurs
d’onde considérées sont petites face aux
obstacles rencontrés. En pratique, l’étude
de la propagation sonore par la méthode
des rayons (raytracing) est réservée à
l’acoustique des grandes salles.
Acoustique géométrique.
➙ Propagation ; Réflexion ; Longueur d’onde
Actif. 1. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Se dit d’un système ayant des composants électroniques tels que des tubes, des
transistors, des circuits intégrés et nécessitant une source d’alimentation extérieure
pour fonctionner. Une enceinte active
contient sa propre électronique d’amplification. Un filtre actif assure la répartition des
fréquences avec des circuits électroniques,
alors qu’en filtrage passif, on utilise des
selfs, des condensateurs et des résistances.
Les enceintes actives peuvent être à filtrage
actif, c’est-à-dire que la modulation est partagée en tranches de fréquences ; chaque
7
ACTIVE SENSING
tranche est ensuite amplifiée individuellement et dirigée vers son haut-parleur dédié.
➙ Filtre actif
2. Électronique, Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Se dit d’un circuit analogique
utilisant des étages de gain à composants
actifs (montages à tubes, transistors et/ou
amplis opérationnels). Dans le cas d’un
égaliseur ou d’un filtre, ces circuits actifs
peuvent simuler à moindre coût le comportement de composants passifs. Ils nécessitent des tensions d’alimentation et peuvent
avoir un gain positif (amplification).
➙ Égaliseur ; Filtre ; Passif
Active sensing. MIDI. Message MIDI de type
système temps réel, envoyé à intervalles réguliers (300 ms) par un appareil MIDI à un
autre. Il sert à détecter un problème de
connexion. Si le récepteur ne voit plus arriver de messages d’active sensing, il en déduit
que la liaison est déficiente et agit en conséquence. Un générateur de sons se met par
exemple en mute (envoi d’un message all notes off), afin d’éviter toute note coincée.
Message MIDI Active sensing.
➙ Message système temps réel ; All notes off
A-DAM (Akai-Digital Audio Multitrack).
Audionumérique. Format d’enregistrement
audionumérique sur cassette vidéo 8 mm développé et exploité par Akai. Ce format offre
12 pistes audionumériques quantifiées sur
16 bits linéaires à une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz ou 48 kHz, et deux
pistes longitudinales analogiques (l’une dédiée à l’asservissement du magnétophone,
l’autre disponible pour l’enregistrement d’un
son témoin de repérage ou d’un code tempo-
8
rel). Seules ces pistes longitudinales analogiques sont lues à toutes les vitesses de
repérage. L’enregistrement se fait sur des pistes hélicoïdales (azimutal recording) à vitesse
de défilement linéaire (72,7 mm · s–1 à
44,1 kHz, 78,5 mm · s–1 à 48 kHz). Les codes de correction d’erreurs sont de type
Reed-Solomon double, et le code de modulation de type 8/10 (ETN). Un bus de synchro spécifique permet de synchroniser trois
machines pour obtenir 36 pistes.
➙ Azimutal recording ; Reed-Solomon ;
ETN modulation
Adaptatif. Voir « Filtre adaptatif ».
Adaptation d’impédance. Électronique. Correspondance entre l’impédance d’entrée et
l’impédance de sortie de deux appareils interconnectés. Dans une logique de transmission de puissance électrique à
rendement optimal (le moins de pertes possible), l’impédance de sortie de l’un des appareils doit correspondre exactement à
l’impédance d’entrée de l’autre appareil, et
le câble de liaison doit posséder la même
impédance caractéristique. Ainsi, les premiers appareils audio de studio possédaient
une impédance d’entrée et une impédance
de sortie de 600 Ω, héritage des lignes téléphoniques. On rencontre le même principe
en vidéo, sous 50 ou 75 Ω.
Dans le cas de la plupart des branchements
audio, cette approche « à perte minimale »
n’est pas fondée : on considère simplement
que l’impédance de sortie de l’appareil source
de signal doit être de l’ordre de 10 fois inférieure à l’impédance d’entrée du matériel
récepteur du signal. Dans la chaîne de traitement audio, c’est primordial pour le raccordement d’un microphone ou d’un instrument
au préamplificateur, et pour le raccordement
d’une enceinte à un amplificateur de puissance. Sur les consoles de mixage, l’impédance
d’entrée est variable en fonction du type
d’entrée : 2 kΩ pour une entrée microphone,
10 kΩ pour une entrée ligne et 1 MΩ pour
ADPCM (ADAPTIVE DIFFERENTIAL PULSE CODE MODULATION)
une entrée guitare par exemple. Pour relier
deux matériels dont les impédances ne sont
pas compatibles, il peut être nécessaire d’utiliser une interface qui sert d’adaptateur d’impédance, par exemple la DI.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Quelques exemples de valeurs d’impédance
d’entrée ou de sortie.
Type de signal
Impédance
Sortie micro dynamique
100 à 600 Ω
Sortie micro statique
100 à 600 Ω
Sortie micro à ruban
1 Ω ou moins
(20 à 100 Ω
si transfo)
Sortie synthé/expandeur/sampler
200 Ω à 2 k Ω
Sortie micro guitare électrique
500 kΩ à 1 M Ω
Sortie capteur piézo
guitare acoustique
Quelques kΩ
Sortie appareil studio (symétrique)
Quelques dizaines
de Ω
Sortie HP amplificateur de puissance
0,01 à 0,1 Ω
Entrée enceinte
4 à 16 Ω
Entrée casque
8 à 600 Ω
Entrée appareil studio
Quelques dizaines
de kΩ
Entrée ligne console de mixage
Quelques dizaines
de kΩ
Entrée micro console de mixage
Quelques kΩ
Entrée « instrument »
haute impédance
500 kΩ à 2 M Ω
Entrée boîte de direct
100 kΩ à 1 M Ω
Connectique num. AES/EBU sur XLR®
110 Ω
Connectique num. S/PDIF sur RCA
75 Ω
Connectique vidéo (BNC)
75 Ω
Signal HF
75 (signal) ou
50 Ω
(liaison antenne)
➙ Impédance caractéristique ; Impédance
d’entrée ; Impédance de sortie ; DI
ADAT (Alesis Digital Audio Tape). Audionumérique. Format d’enregistrement audionumérique développé par Alesis : 8 canaux
16 bits à une fréquence d’échantillonnage
de 44,1 kHz ou 48 kHz sur cassette vidéo
S-VHS. Ce format est également utilisé par
Fostex. On trouve aussi des machines offrant la possibilité d’enregistrer avec une résolution de 20 bits (la bande défile plus
vite), compatible 16 bits.
Le terme ADAT définit également une
liaison audionumérique optique capable de
transmettre 8 canaux audionumériques. La
plupart des développeurs d’équipement
audio proposent des interfaces supportant
cette liaison particulièrement économique.
Notons que cette liaison ne transmettant
pas de donnée d’horloge, un word-clock est
nécessaire.
➙ Word-clock
ADC (Analog to Digital Converter). Voir
« Convertisseur analogique/numérique ».
ADD (Analog Digital Digital). Audionumérique. Littéralement, analogique
numérique numérique. Code informatif
composé de trois lettres (pouvant être A
ou D), figurant sur les supports audionumériques pré-enregistrés du commerce
(CD, MiniDisc…). Il indique le type
d’enregistrement et de support (analogique ou numérique) utilisé à chaque étape
de la réalisation : captation, montagemixage et masterisation.
ADPCM (Adaptive Differential Pulse
Code Modulation). Audionumérique. Procédé de conversion qui consiste à numériser
la différence entre un échantillon et la prédiction qui en est faite. Cette prédiction est
calculée grâce à une combinaison des
échantillons précédents, sur des tranches de
signal dont la durée n’excède pas 20 ms. Ce
codage est utilisé notamment par l’ATRAC
et le MP3.
➙ ATRAC ; MP3
9
ADR (AUTOMATED DIALOG REPLACEMENT)
ADR (Automated Dialog Replacement).
Postproduction et postsynchronisation. 1. Système utilisé dans les pays anglo-saxons pour
réaliser les postsynchronisations et les doublages. Il s’agit d’un programme informatique synchronisé à l’image défilant à l’écran
sous la forme d’un film ou d’une vidéo. Les
dialogues qui devront être remplacés en
auditorium par les comédiens ont été entrés
préalablement dans l’ordinateur, ainsi que
leurs points de début et de fin (en time
code). Les débuts et fins des scènes concernées – c’est-à-dire les points de montage –
sont aussi entrés dans le programme.
Lors de l’enregistrement des dialogues, le
programme va directement commander le
système de synchronisation, le serveur ou le
magnétoscope contenant l’image et le positionner au début de chaque scène à postsynchroniser. Les dialogues peuvent alors
être éventuellement affichés sur un moniteur informatique à destination des comédiens, au fur et à mesure de l’avancement
du travail. L’ADR génère deux bips sonores
pour que le comédien commence son dialogue exactement à l’endroit du troisième bip
virtuel. De plus, le système incruste dans la
vidéo un repère traversant l’image en quelques
secondes, le début du dialogue commençant à
la fin de cette traversée.
2. Peut aussi désigner dans les pays anglosaxons l’enregistrement a posteriori des dialogues par-dessus l’image. C’est alors l’équivalent des termes francophones doublage et
postsynchronisation.
➙ Postsynchronisation ; Doublage ;
Time Code (TC)
ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release).
Voir « Enveloppe ADSR ».
ADT (Artificial Double Tracking). Effets
temporels. Cet effet fut inventé dans les années 1960 aux studios Abbey Road par
Geoff Emerick, pour l’album Revolver des
Beatles. Il cherchait à donner l’illusion du
doublage d’une voix, sans la réenregistrer.
10
En mono, la voix ainsi doublée possède davantage de corps. En stéréo, en panoramiquant la voix et son double sur les canaux
gauche/droite, on obtient une largeur stéréo très intéressante.
L’ADT consiste à utiliser un délai de façon
à décaler le second signal de 20 à 30 ms,
puis à mélanger les deux sons. On peut affiner encore le procédé en utilisant un léger
pitch shifting (de quelques centièmes de
demi-ton) sur le délai.
➙ Doublage ; Délai ; Pitch shifting
AES (Audio Engineering Society). Organisme international des professionnels du
son fondé en 1948, regroupant dans
47 pays plusieurs milliers de membres (ingénieurs du son, scientifiques et autres acteurs professionnels du son), qui a pour
but de normaliser, standardiser et mettre
en commun les connaissances dans le domaine de l’audio professionnel. L’AES organise chaque année le plus important
salon audio professionnel (Audio Engineering Society Convention) en Europe et
aux États-Unis. Son rôle dans l’étude et la
publication des standards audio est reconnu dans le monde entier. L’AES publie
son propre journal (JAES) afin de mettre à
jour les connaissances, les techniques, les
recherches et les nouvelles normes de l’industrie audio. Par exemple : l’interface
AES/EBU ou AES/UER a été standardisée
grâce à la collaboration de l’AES et de
l’UER (Union européenne de radiodiffusion).
Par extension, le terme AES désigne une
liaison audio digitale stéréo, selon la norme
AES 3. Les trois normes AES les plus
connues sont l’AES 3 pour les signaux digitaux stéréo, l’AES 10 pour les signaux digitaux multipistes (MADI) et l’AES 11 pour
les signaux digitaux de synchronisation
(DARS).
➙ AES/EBU ; MADI ; DARS ;
Synchronisation
AES/EBU (AUDIO ENGINEERING SOCIETY/EUROPEAN BROADCAST UNION)
AES 11. Audionumérique. Ensemble de directives créées en 1991 visant à permettre aux
appareils audionumériques professionnels de
se verrouiller sur le signal d’horloge d’une interface AES/EBU, comme alternative à toute
autre forme de source d’horloge externe. Sur
certains appareils, une prise XLR® appelée
AES 11 permet de synchroniser sur l’horloge
transmise par une liaison AES/EBU sans tenir compte du contenu audio.
➙ AES/EBU
AES 18. Audionumérique. Ensemble de directives proposées en 1992 visant à exploiter
les bits utilisateur de l’interface AES/EBU
comme véhicules de données alphanumériques du support d’origine (par exemple les
titres, crédits et informations diverses d’un
MiniDisc, d’une DCC, etc.).
➙ AES/EBU
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
AES 3. Audionumérique. Ensemble de directives (1985-1992) visant à améliorer l’interface audionumérique AES/EBU, avec
notamment :
– des tensions d’émission anciennement à
3-10 V ramenées à 2-7 V ;
– des impédances d’entrée anciennement à
250 Ω ramenées à 110 Ω.
➙ AES/EBU
AES/EBU (Audio Engineering Society/European Broadcast Union). Audionumérique.
Également connue sous la dénomination
IEC-958 type 1. Norme de liaison et d’interface audionumérique définie par le regroupement de l’association (américaine)
des ingénieurs audio et de l’Union européenne de radiodiffusion. L’interface AES/
EBU transmet 2 canaux dans un seul câble
sans nécessiter d’horloge externe. On peut
choisir la taille des échantillons entre 20 et
24 bits. Le DAT et le CD fonctionnant
avec des échantillons de 16 bits, les bits
inutilisés inférieurs au LSB (Low Significant Bit) ont la valeur zéro. Les quatre bits
inutilisés lorsque les échantillons se limitent
à 20 bits au lieu de 24 peuvent transmettre
un canal son « témoin » de basse qualité.
Chaque échantillon est protégé par un bit de
parité. Un autre bit de validité indique si
l’échantillon est une donnée audio valable. Il
y a aussi un bit utilisateur et un bit de statut
de canal. Les statuts de canal sont similaires
aux subcodes, ils sont transférés avec l’audio.
Cependant, ils ne font pas partie des mots
audio et ont pour fonction de contenir des
informations sur l’audio encodé.
Lors d’un transfert numérique, des informations telles que la fréquence d’échantillonnage
ou la présence d’un pre-emphasis sont contenues dans les données de statut de canal. De
cette façon, les statuts des enregistrements
sont transmis par les liaisons AES/EBU.
Les spécifications du standard IEC-958
sont presque identiques à celles de l’interface AES/EBU. La différence majeure vient
du fait que la norme IEC-958 contient une
version grand public complète de l’interface. Les deux protocoles IEC-958 se distinguent par l’attribution du 1er bit de
statut de canal. Le standard professionnel
IEC-958 type I est presque identique au
format d’origine AES/EBU, à la différence
près que l’usage d’un transformateur de
symétrisation est optionnel.
Le code de modulation étant le biphasemark, cette interface ne nécessite pas d’horloge externe et peut même avoir le rôle de
générateur d’horloge dans les installations
simples (on utilise dans ce cas du silence
numérique).
Les recommandations officielles limitent la
liaison AES/EBU à environ 100 m, mais
l’expérience prouve que cette valeur peut
être dépassée. Le niveau d’entrée est de 3 à
10 V crête crête (il admet 0,2 V, ce qui le
rend compatible avec le S/PDIF) et le
niveau de sortie est de 5 V.
Dans le cas de signaux audionumériques
suréchantillonnés à 2× (88,2 kHz ou
96 kHz), chaque liaison AES/EBU transmet un seul canal.
11
AES/EBU (AUDIO ENGINEERING SOCIETY/EUROPEAN BROADCAST UNION)
Liaison AES/EBU : schéma d’une trame.
Chaque trame est constituée de deux soustrames A et B correspondant aux deux
canaux audio, elles-mêmes constituées d’un
préambule de synchronisation de 4 bits,
identifiant le début de la sous-trame et le
canal audio. Puis suivent 4 bits de données
auxiliaires (permettant d’étendre la résolution
à 24 bits), les 20 bits audio commençant par
le LSB (les bits de poids faibles non utilisés
sont forcés à zéro) et finissant au MSB, et
enfin 4 bits de données annexes appelés bits
V, U, C et P :
– bit V : caractère de validité qui indique si
les données audio de la sous-trame à
laquelle il appartient sont valides (bit à 0)
ou non (bit à 1) ;
– bit U : bit utilisateur (user bit) dont
l’emploi n’est pas spécifié, mais qui permet une grande diversité d’applications,
par exemple la transmission de textes, de
sous-codes, etc. ;
– bit C (bit de statut de canal) : utilisé afin
de constituer un long mot numérique sur
un grand nombre de trames. On peut
ainsi transmettre bit par bit un mot de
statut de canal de 24 octets en 192 trames
capable d’exprimer certaines caractéristiques des signaux transmis. Seul le premier
bit du premier octet (le bit 0) est interprétable par les deux interfaces SPDIF ou
AES/EBU. Il indique le type d’interface
auquel on a affaire (il vaut 0 dans le cas de
l’interface SPDIF et 1 pour l’AES/EBU) ;
– bit P : bit de parité.
Les bits suivants diffèrent selon l’interface :
– le bit 1 indique une utilisation audio (0)
ou non audio (1) de l’interface ;
– le bit 2 (appelé Copy Prohibit bit ou CP
bit) autorise la copie lorsqu’il est à 1 et
l’interdit lorsqu’il est à 0 ;
– le bit 3 indique la présence (1) ou
l’absence (0) de préaccentuation ;
Tableau comparatif des interfaces AES/EBU, IEC type I et IEC type II (S/PDIF).
12
AES/EBU
IEC 958 I
IEC 958 II
Impédance de sortie
110 Ω ± 20 %
110 Ω ± 20 %
75 Ω ± 20%
Impédance d’entrée
250 Ω
250 Ω
75 Ω ± 5%
Impédance de câble
90-120 Ω
90-120 Ω
75 Ω
Transformateur
Oui
Oui
En sortie
Amplitude du signal fourni (mini)
3 Vcc
3 Vcc
0,4 Vcc
Amplitude du signal fourni (maxi)
10 Vcc
10 Vcc
0,6 Vcc
Amplitude minimale du signal reçu
0,2 Vcc
0,2 Vcc
0,2 Vcc
Temps de montée et de descente
10-30 ns
10-30 ns
0-10 %– 0-20%
Dérive d’horloge
± 20 ns
± 20 ns
50-1 000 ppm
Connecteur de sortie
XLR® mâle
XLR® mâle
Cinch femelle
Connecteur d’entrée
XLR® femelle
XLR® femelle
Cinch femelle
AFTERTOUCH POLYPHONIQUE
– le bit 4 est réservé à une utilisation future ;
– les bits 6 à 14 constituent le code de catégorie qui exprime la nature de la source
émettrice ;
– le bit 15 (appelé bit L) indique s’il s’agit
d’un original (1) ou d’une copie (0) ;
– les bits 16 à 19 expriment le numéro de la
source SPDIF ;
– les bits 20 à 23 identifient le canal (A ou
B) ;
– les bits 24 à 27 codent la fréquence
d’échantillonnage (0000 = 44,1 kHz,
0100 = 48 kHz, 1 100 = 32 kHz) ;
– et enfin les bits 28 et 29 expriment la précision d’horloge (00 = normale, 10 = élevée, 01 = variable).
Les octets restants dépendent de la source.
➙ LSB ; Pre-emphasis ; Biphase-mark
nique. On n’entend alors que le signal (ou
les signaux) de la (des) voie(s) sur laquelle
(lesquelles) l’AFL est activé. En parallèle,
l’envoi des signaux vers les généraux n’est
pas modifié : on parle donc de solo non
destructif. Une Led fixe ou clignotante indique l’activation de l’écoute AFL, afin
d’éviter toute confusion.
Par rapport au solo PFL, qui sert à vérifier
ce qui entre dans la console (au niveau
d’une voie), le solo AFL s’utilise souvent sur
des masters de départs effets ou de groupes,
par exemple. Il permet de se rendre compte
du niveau réel de ce qui sort de la console,
puisque le signal est prélevé après fader de
master de départ, de groupe…
➙ Voie (de console) ; Fader ;
Généraux ; Solo ; Led
Affaiblissement acoustique d’une paroi.
Acoustique. Expression, en niveau de puissance, de l’inverse du facteur de transmission d’une paroi. Ce dernier, noté t, est le
rapport entre la puissance transmise W2 et
la puissance incidente Wi :
AFM (Audio Frequency Modulation). Pistes audio analogiques modulées en fréquence et enregistrées sous le signal vidéo
de certains magnétoscopes.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
t=
W2
Wi
Sa valeur est de 0 pour une paroi étanche et
de 1 pour une paroi acoustiquement transparente. L’inverse du facteur de transmission R exprime l’affaiblissement de la paroi
de l’infini à 1. En le ramenant à des niveaux
de puissance, on obtient :
W
1
10 log = 10 log 2i
t
W
= 10 log(Wi) – 10 log(W2) = LWi – LW 2 = R
AFL (After Fade Listen) (solo). Consoles.
Écoute après fader. Ce sélecteur envoie le
signal de la voie de la console, prélevé après
son passage par le fader, sur un circuit
d’écoute séparé des généraux de la console.
Cela permet de l’écouter isolément, au casque ou sur un jeu d’enceintes spécifiques,
afin de déceler un éventuel problème tech-
Aftertouch. MIDI. Fonction MIDI de réponse au toucher du clavier, consistant à
générer des messages dont les valeurs reflètent la pression supplémentaire appliquée
aux notes (après qu’elles ont été enfoncées).
En assignant ces valeurs à tel ou tel paramètre du générateur de sons, on obtient une
plus grande expressivité. On distingue deux
types de message MIDI d’aftertouch :
channel aftertouch (évaluation de la pression pour la première note jouée de l’accord) et polyphonic aftertouch, ou
aftertouch polyphonique (la pression est
mesurée indépendamment pour chaque
note enfoncée).
➙ Channel aftertouch ;
Aftertouch polyphonique
Aftertouch polyphonique. MIDI. En anglais : polyphonic aftertouch. Variante de
l’aftertouch (message MIDI), ce message de
type voie « décompose » note par note la
pression exercée sur le clavier, ce qui nécessite une conception et une fabrication
13
AGC (AUTOMATIC GAIN CONTROL)
spécifiques, avec un capteur par touche de
clavier. Dans ce cas, le message d’aftertouch
polyphonique se compose de trois octets (et
non deux comme un message de channel
aftertouch) : un octet de statut, indiquant le
numéro de canal, un octet de données pour
le numéro de note et un autre octet de données indiquant la pression (voir figure). Ce
message de contrôleur n’est donc pas global
par canal, mais assigné à chaque note.
➙ Aftertouch ; Message de voie ;
Channel aftertouch
est ensuite pondéré en fonction de l’information pertinente de parole contenue dans
chaque bande. Les résultats sont alors
combinés pour donner un chiffre unique,
l’AI.
Les résultats sont interprétés grâce à
l’échelle suivante :
– de 0,3 à 0,4 : acceptable ;
– de 0,4 à 0,5 : bon ;
– de 0,5 à 0,6 : très bon ;
– supérieur à 0,7 : excellent.
➙ Intelligibilité de la parole
AGC (Automatic Gain Control). Broadcast.
Dans un traitement son d’antenne ou de
voix, ce procédé vise à calibrer l’amplitude
moyenne d’un signal audio dans une fenêtre de dynamique et à l’ajuster précisément
grâce à l’association d’un expandeur et d’un
limiteur. L’AGC se rapproche pour les résultats obtenus de la fonction « normalisation » rencontrée dans certains logiciels
audio.
➙ Traitement son d’antenne ; Traitement voix ;
Expandeur ; Limiteur
AIFF (Audio Interchange File Format). Direct to disc. Format d’échange de fichiers
audio spécifié par la société américaine Alchemy. Initialement développé pour les ordinateurs Amiga, l’AIFF est aujourd’hui le
format audio propriétaire de Macintosh. La
plupart des stations audionumériques l’acceptent. La taille des fichiers AIFF est limitée à 4 Go.
AI (Articulation Index). Acoustique. Valeur
chiffrée caractérisant l’effet du bruit de
fond sur l’intelligibilité de la parole, pour
un système de diffusion sonore dans une
salle donnée. L’AI résulte d’une méthode de
mesure sur site et est utilisé aux États-Unis
(normalisation ANSI 53.5). La méthode
consiste à mesurer le rapport signal bruit
entre signal de parole et bruit de fond dans
chacune des vingt bandes de tiers d’octave
normalisées. Chaque rapport signal bruit
AIFF-C (Audio Interchange File FormatCondensed). Direct to disc. Format de fichier son échantillonné utilisé principalement comme format d’échange de données,
mais qui peut aussi être un format de stockage. Il est inclus dans le format OMFI
comme format d’échange de données audio
non compressées.
➙ OMFI
AIL (amplificateur intégré linéaire). Électronique. Terme technologique officiel pour
désigner l’amplificateur opérationnel.
➙ Amplificateur opérationnel
Message MIDI Aftertouch polyphonique.
14
AKABAK
Aile de son. Sonorisation. Élément de scène
ou podium rajouté de part et d’autre (à jardin et à cour) pour supporter le système de
diffusion sans restreindre l’ouverture de la
scène.
➙ Jardin ; Cour ; Diffusion (système de)
Aimant mobile. Vinyle. Principe de fonctionnement des cellules de lecture pour disques vinyles. Deux aimants fixés à 90° sur
la tige porte-pointe créent une tension électrique dans des bobines fixes lors des déplacements imposés par la lecture du disque.
C’est le procédé le plus répandu et le moins
coûteux ; il est concurrencé par celui qui
emploie des bobines mobiles. La tension de
sortie est d’environ 5 mV, et sera amplifiée
100 fois à 1 kHz et mise en forme par la
courbe RIAA.
➙ Cellule ; Disque vinyle ; Bobine mobile ;
Courbe d’égalisation RIAA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Aimant permanent. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. L’aimant permanent des
haut-parleurs est toujours prêt à fonctionner. C’est le genre le plus courant, il est en
ferrite, en alnico ou en néodyme-fer-bore.
Il succède aux électroaimants des premiers
haut-parleurs à excitation.
➙ Ferrite ; Alnico ; Néodyme-fer-bore ;
Haut-parleur à excitation
Aire d’absorption équivalente. Acoustique.
Valeur en m2 correspondant à la totalité des
surfaces d’un local pondérées par leur coefficient d’absorption :
A = Sα
ou encore :
A = S1α1 + S2α2 + ... + Snαn
avec S la surface en m2 des parois de la
salle, α le coefficient d’absorption, Sn les surfaces des différentes parois de la salle et αn le
coefficient d’absorption de la surface Sn.
En somme, si on considère la quantité
d’énergie absorbée par un local, A représente
la surface qu’aurait un matériau entièrement
absorbant (α = 1) capable d’absorber une
quantité d’énergie équivalente à celle
qu’absorbe le local en question.
➙ Coefficient d’absorption
Aire d’audition. Physiologie de l’audition. Sur
un audiogramme, c’est la surface comprise
entre le seuil d’audition et le seuil de douleur, sur toute la gamme des fréquences
audibles.
➙ Seuil d’audition (ou d’audibilité) ;
Seuil d’audition douloureuse
AkAbak. Logiciels de mesure. Ce logiciel développé par Joerg Panzer est un puissant outil
de simulation de tout réseau électroacoustique, et plus particulièrement des hautparleurs. AkAbak permet de simuler un système complet, depuis la source de tension
jusqu’au point d’écoute, en incluant tous
les filtres, les réseaux et les conditions de
couplage et de rayonnement dans l’environnement proche.
Le programme est conçu dans son ensemble
pour simuler le principe du haut-parleur de
manière aussi fidèle que possible. Tous les
paramètres requis par le modèle sont aisés à
trouver ou à mesurer. Le calcul est très
rapide, ce qui autorise une approche par
essais et erreurs successives, ou l’analyse de
l’effet des variations de paramètres (tolérances des composants par exemple). La précision des résultats de la simulation offre une
base d’analyse idéale pour tester de nouveaux concepts ou pour dimensionner et
optimiser des composants électriques et
acoustiques d’un projet. On réalise ainsi
une économie sur le nombre de prototypes
à réaliser.
Dans l’exemple suivant, on a décrit complètement une enceinte trois voies dans un
script : chaque haut-parleur est spécifié avec
sa charge acoustique, puis chaque élément
du filtre. AkAbak affiche instantanément la
courbe de réponse en fréquences. Avec
cette courbe, il est facile d’expérimenter
quelques améliorations (par exemple un
second boomer).
15
ALCONS (ARTICULATION LOSS OF CONSONANTS)
Alcons (Articulation Loss of consonants).
Acoustique. Littéralement, perte d’articulation des consonnes. Valeur exprimée en
pourcentage (% alcons) caractérisant la perte
d’articulation des consonnes propre à un système de diffusion sonore placé dans un
contexte acoustique donné. Plus ce pourcentage est élevé, plus la perte d’intelligibilité de
la parole est forte. Due à l’acousticien néerlandais Victor Peutz, la méthode de calcul
du pourcentage alcons est une méthode prédictive. De façon générale, la perte d’articulation des consonnes augmente jusqu’à une
certaine distance, puis devient constante.
Pour une distance inférieure à la distance critique, on a :
T2
+α
V
et au-delà de la distance critique, on a :
alcons (%) = 9T + α
avec D la distance source-auditeur en m, T
le temps de réverbération en s, V le volume
de la salle en m3 et α un facteur de correction égal à 1,5 % en moyenne pour un
auditeur normal.
Les résultats sont généralement appréciés en
fonction de l’échelle suivante :
– pourcentage supérieur à 15 % : résultat
inacceptable ;
– pourcentage compris entre 15 et 10 % :
résultat acceptable pour des messages simples ;
– pourcentage compris entre 5 et 10 % :
bon résultat ;
– pourcentage inférieur à 5 % : résultat
excellent.
➙ Intelligibilité de la parole ; Distance critique
alcons (%) = 200 D 2
Algorithme. Audionumérique. Ensemble d’instructions et de procédures qui s’enchaînent
chronologiquement pour aboutir à un traitement. Dans les processeurs de traitement
audionumérique et dans les plug-ins, ce
sont les différents algorithmes qui donnent
leurs instructions aux calculateurs DSP ou
16
au microprocesseur afin d’obtenir le traitement désiré.
➙ Plug-in ; DSP
Algorithme de compression (broadcast).
Broadcast. Procédé destiné à diminuer la taille
d’un fichier son informatique. Il se caractérise
par le taux de compression appliqué : de 1:2 à
1:12 pour les fichiers MP3. Les algorithmes
de compression les plus connus et les plus utilisés en broadcast sont, pour l’enregistrement : l’APFX, le MPEG1 Layer 2, le Dolby
AC-3, le G722 et plus rarement le MPEG1
Layer 3 (MP3) et l’ATRAC3 (MiniDisc). En
transmission, les algorithmes de compression
utilisés sont le G722, le MPEG2 AAC, le
MPEG2 Layer 2 et le MICDA 4 SB. Les algorithmes utilisés une ou deux fois n’ont pas
de conséquences audibles. En revanche, leur
accumulation et leur combinaison posent de
graves problèmes de dégradation sonore. Le
son est compressé et décompressé par l’intermédiaire d’un codec.
➙ Codec
Aliasing. Audionumérique. Repliement de
spectre. Erreurs de quantification causées
par des fréquences supérieures à la moitié
de la fréquence d’échantillonnage. Le filtre
antirepliement (anti-aliasing filter) est
chargé de combattre ce phénomène. Ce filtre passe-bas est placé immédiatement à
l’entrée des convertisseurs analogiques/numériques (CAN).
Aliasing.
➙ Quantification ; Filtre antirepliement ;
Convertisseur analogique/numérique
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ALIGNEMENT (D’UN MAGNÉTOPHONE)
Alignement (d’un magnétophone). Magnétophones analogiques, Maintenance. Également
appelé étalonnage (d’un magnétophone).
Opération d’alignement standard d’un magnétophone analogique. Ce réglage de la machine doit être fait régulièrement et, en tout
cas, avant toute utilisation importante ou
avant un changement de type de bande magnétique ou même de lot dans le même type.
Cette opération doit être effectuée en respectant rigoureusement l’ordre chronologique
des différentes tâches.
Lecture. Matériel nécessaire :
– bande étalon ;
– oscilloscope, millivoltmètre BF ou vumètre ;
– casque ou autre moyen d’écoute ;
– tournevis de réglage ;
– tournevis plat 3 mm.
Réglage de l’azimut de la tête de lecture. L’azimut correct des têtes magnétiques à 0° est
l’ajustement mécanique qui est le plus sensible à un déréglage. Ce dernier peut être dû
aux contraintes magnétiques sur les têtes, à
l’usure progressive des têtes et des galets due
au frottement de la bande et aux caractéristiques mécaniques de la bande elle-même.
Ce réglage doit être effectué avec beaucoup
de soin, car de sa précision dépend la validité de l’alignement complet de la machine.
Il doit être fait au début de la procédure et
ne plus être retouché avant le prochain alignement.
Rappelons que l’azimut des têtes d’un
magnétophone analogique est 0°, c’est-àdire que l’axe vertical de la tête, dans le plan
de la bande, doit être perpendiculaire à l’axe
du défilement de la bande. L’azimut correct
de la tête d’effacement n’est pas important,
seuls les azimuts des têtes d’enregistrement
et de lecture sont à régler.
– Mettre la bande étalon sur la machine. La
faire défiler à vitesse rapide jusqu’à la fin
et la rembobiner ensuite.
– Lire la plage 10 kHz (réservée au réglage
d’azimut) en début de bande. Tourner
doucement la vis d’azimut de la tête de
lecture pour avoir le niveau de sortie
maximal.
– 1re méthode : relier les sorties des pistes extrêmes sur les deux entrées d’un
oscilloscope en mode XY. Lire la
même plage 10 kHz. Tourner très
doucement la vis d’azimut pour obtenir, sur l’oscilloscope, une figure se
rapprochant le plus possible d’une
ligne à 45°.
– 2e méthode : relier entre elles par un
cordon les sorties, sur le patch, des pistes extrêmes, ou faire la somme de ces
deux pistes par tout autre moyen. Tourner très doucement la vis d’azimut pour
obtenir le niveau maximal sur la somme
de ces deux pistes.
– Vérifier à 12 kHz que le niveau ne
s’effondre pas.
Alignement d’un magnétophone : emplacements des têtes.
17
ALIGNEMENT (D’UN MAGNÉTOPHONE)
Alignement d’un magnétophone :
écran de l’oscilloscope en mode XY.
L’erreur faite couramment par les débutants lors du réglage d’un azimut consiste à
croire que les 10 kHz des deux pistes sont
en phase alors qu’ils sont décalés d’une ou
plusieurs périodes. Les 10 kHz sont bien en
phase, mais les autres fréquences ne le sont
pas ! Et l’azimut de la tête est alors catastrophique… Le respect rigoureux de la
méthode et la douceur dans le maniement
du tournevis éviteront cet écueil.
Une autre méthode pour prévenir cette
erreur est de commencer d’abord par effectuer les réglages décrits ci-dessus avec la
plage 1 kHz de la bande étalon, puis de les
refaire, pour les affiner, avec la plage
10 kHz.
Alignement d’un magnétophone :
10 kHz en phase mais mauvais azimut.
Réglage du niveau de lecture. Suivant les
marques de bande étalon, le niveau nomi-
18
nal peut être 185, 250 ou 320 nWb · m–1.
Les professionnels choisissent d’aligner les
magnétophones d’un studio sur un niveau
nominal magnétique utilisateur de 320,
250 ou 185 nWb · m–1 en fonction de critères personnels et aussi de l’utilisation des
machines. Suivant la marque de la bande et
son niveau nominal, le niveau de la plage
1 kHz au niveau nominal correspondra
donc à un niveau électrique de sortie du
magnétophone donné par le tableau suivant
pour un choix de niveau nominal utilisateur de 320 nWb · m–1.
Niveau nominal
magnétique sur la bande
étalon (nWb · m –1)
Niveau correspondant en sortie
pour un niveau utilisateur
de 320 nWb · m –1
320
0 VU/+ 4 dBu
250
– 2,14 VU/+ 1,86 dBu
185
– 4,76 VU/– 0,76 dBu
– Lire la plage 1 kHz à niveau nominal en
tête de la bande étalon.
– Régler le niveau (souvent marqué level)
de l’ampli de lecture de chaque piste pour
avoir un niveau de sortie correspondant
au tableau ci-dessus.
Réglage de la correction des aigus en lecture
– Rechercher la plage 10 kHz à niveau
– 20 dB (vers la fin, au milieu de plages
d’autres fréquences).
– Régler le potentiomètre ajustable d’aigus
(souvent marqué treble) de l’ampli de lecture de chaque canal pour avoir un niveau
de sortie égal au niveau du tableau cidessus moins 20 dB, donc – 16, – 18,14
ou – 20,76 dBu.
– Vérifier à d’autres fréquences, de 5 kHz à
15 kHz, que la courbe n’est pas trop irrégulière.
Enregistrement. Matériel nécessaire :
– bande vierge ;
– oscilloscope, millivoltmètre BF ou vumètre ;
– casque ou autre moyen d’écoute ;
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ALIGNEMENT (D’UN MAGNÉTOPHONE)
– générateur audiofréquences ;
– tournevis de réglage ;
– tournevis plat 3 mm.
Réglage de l’azimut de la tête d’enregistrement
– Placer sur l’enregistreur une bande vierge
issue du même lot que les bandes qui vont
être utilisées.
– Enregistrer sur les pistes extrêmes (pour
un magnétophone multipiste) ou sur les
deux pistes (pour une machine stéréophonique), une fréquence de 10 kHz, de
façon à avoir un niveau de lecture nettement inférieur à 0 VU pour ne pas risquer
de saturer la bande.
– Tourner doucement la vis d’azimut de la
tête d’enregistrement pour avoir le niveau
de sortie maximal.
Ensuite, les méthodes sont les mêmes que
pour la lecture :
– 1re méthode : relier les sorties sur les deux
entrées d’un oscilloscope en mode XY.
Tourner très doucement la vis d’azimut
pour obtenir, sur l’oscilloscope, une figure
se rapprochant le plus possible d’une ligne
à 45°.
– 2e méthode : relier entre elles par un cordon les sorties, sur le patch, des pistes
extrêmes, ou faire la somme de ces deux
pistes par tout autre moyen. Tourner très
doucement la vis d’azimut pour obtenir le
niveau maximal sur la somme de ces deux
pistes.
– Vérifier à 12 kHz que le niveau ne
s’effondre pas.
Les précautions à prendre pour éviter une
erreur de phase sont exactement les mêmes
que celles exposées plus haut pour le réglage
d’azimut de la tête de lecture.
Réglage de la prémagnetisation (bias ou encore
polarisation)
– Enregistrer une fréquence de 10 kHz de
façon à avoir un niveau de lecture inférieur à 0 VU.
– Tourner le réglage de prémagnétisation
(marqué bias), pour avoir le niveau de sortie maximal tout en réduisant éventuelle-
ment le niveau du générateur pour ne pas
dépasser 0 VU en sortie de l’enregistreur.
Noter ce niveau maximal.
– Tourner doucement, dans le sens des
aiguilles d’une montre, le réglage de prémagnétisation jusqu’à obtenir un niveau
de lecture inférieur de ΔN dB au niveau
maximal noté précédemment. ΔN est une
caractéristique de la bande donnée par le
fabricant qui correspond au point où la
distorsion d’harmonique 3 est minimale
(se reporter à la notice). Si l’on ne connaît
pas cette valeur, on pourra utiliser ΔN
= 2 dB sans trop de risques.
Ce point de fonctionnement idéal correspond généralement au maximum de niveau
à 400 Hz ou 1 kHz, mais trouver ce maximum n’est pas très précis, c’est pourquoi on
adopte la méthode du ΔN dB à 10 kHz.
Néanmoins, le réglage du maximum à
1 kHz pourra servir de préréglage assez pratique si l’on a affaire à une machine très
déréglée.
Réglage du niveau d’enregistrement
– Régler la fréquence du générateur sur
1 kHz et son niveau de sortie à 0 VU
(+ 4 dBu). Envoyer directement le générateur dans les entrées du magnétophone.
– Régler le niveau de l’ampli d’enregistrement (level ou record level) pour obtenir
le même niveau de 0 VU en sortie de
l’ampli de lecture. Recommencer bien sûr
l’opération pour chaque piste.
Réglage de la correction des aigus en enregistrement
– Régler la fréquence du générateur sur
10 kHz et son niveau de sortie à 0 VU
(+ 4 dBu).
– Régler le réglage de correction des aigus
(treble) de l’ampli d’enregistrement pour
obtenir le même niveau en lecture. Certaines machines comportent deux réglages, treble 1 et treble 2, qui opèrent à
5 kHz et 12 kHz. Dans ce cas, commencer
par régler treble 1 à 5 kHz, puis régler
19
ALIGNEMENT TEMPOREL (DES ENCEINTES ACOUSTIQUES)
treble 2 à 12 kHz. Recommencer plusieurs
fois l’opération à cause de l’interaction
entre les deux réglages.
Réglage de la correction des graves de l’ampli
de lecture
Ce réglage, s’il existe, sert à compenser les
irrégularités de la courbe de réponse en dessous de 250 Hz. Il se situe sur l’ampli de
lecture, mais doit être fait après le réglage
de l’enregistrement.
Ce réglage ne doit jamais être réalisé en
lisant la bande étalon. En effet, cette bande
est enregistrée pleine piste sur toute sa largeur, et aux fréquences graves, les interpistes et même les pistes voisines rayonnent
largement sur la piste que l’on est en train
de régler et faussent la mesure.
– Régler la fréquence du générateur sur
100 Hz et son niveau de sortie à 0 VU
(+ 4 dBu). Enregistrer si possible une
piste à la fois et effacer éventuellement les
autres.
– Régler le niveau de graves, sur l’ampli de
lecture, pour obtenir 0 VU en lecture.
– Recommencer pour chaque piste.
Si le magnétophone possède des circuits
pour la lecture synchrone, ce qui est le cas
des multipistes, toute la procédure d’alignement de lecture doit aussi leur être appliquée.
➙ Azimut ; Bias
Alignement temporel (des enceintes acoustiques). Sonorisation. Lors d’une sonorisation avec des enceintes réparties dans une
salle, le décalage physique des enceintes
peut induire un décalage temporel dégradant la réponse en fréquences globale de la
sonorisation. Pour éviter ce phénomène, il
est nécessaire d’aligner temporellement les
enceintes à l’aide d’une ligne à retard numérique. On applique un retard à l’enceinte la plus éloignée de la scène. Ce retard
correspond à la célérité (vitesse) du son divisée par la distance :
d
Δt =
c
20
avec c = 340 m · s–1 et d la distance entre les
centres acoustiques des enceintes. Par
exemple, si deux enceintes sont éloignées
l’une de l’autre de 10 m, on introduit un
retard de 34 ms à l’enceinte la plus éloignée. Cette solution permet un mélange du
son sans interférences ni « cafouillages »
pour le public dans la salle.
Alignement temporel (du haut-parleur).
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Dans
une enceinte à plusieurs voies, chaque
composante d’un son complexe doit arriver
au même moment à l’oreille de l’auditeur,
sans décalage. On réalise l’alignement temporel des haut-parleurs par une géométrie
adéquate de l’enceinte, ou par l’introduction de retards électroniques dans le cas
d’un filtrage actif.
Le centre acoustique des haut-parleurs n’est
pas systématiquement au niveau de leur
fixation. Pour un tweeter à dôme, ce centre
est situé en avant de la plaque de fixation ;
pour un boomer, il est en arrière.
En outre, le filtrage actif ou passif introduit
des rotations de phase à la fréquence de
coupure (dans un filtre du premier ordre, il
y a 45° de retard pour le grave et 45°
d’avance pour l’aigu ; pour une coupure à
3 400 Hz dont la longueur d’onde est de
10 cm, cela correspond à deux fois
12,5 mm).
L’alignement temporel consiste à intégrer
les décalages des centres acoustiques et les
rotations de phase pour qu’une impulsion
soit correctement reconstruite. On y parvient en décalant géométriquement les
haut-parleurs ou en introduisant des retards
électroniques dans le cas d’un filtrage actif
numérique.
➙ Enceinte acoustique ; Filtre actif ; Tweeter ;
Boomer ; Filtre passif
Alimentation 48 volts. Voir « Alimentation
fantôme ».
Alimentation AB. Voir « Alimentation T12 ».
ALIMENTATION FANTÔME
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Alimentation à découpage. Amplification.
Technique récente et sophistiquée qui permet d’obtenir les tensions continues nécessaires aux circuits électroniques sous un très
petit volume. La tension du secteur est directement redressée et filtrée, puis découpée
à fréquence élevée (autour de 100 kHz) par
un commutateur électronique. Cette tension hachée est abaissée par un transformateur puis redressée et filtrée. Le rendement
des transformateurs étant dépendant de la
fréquence, l’utilisation d’une fréquence
2 000 fois plus élevée que le 50 Hz du secteur autorise une réduction spectaculaire de
la taille des transformateurs ainsi que de
leur échauffement. Les capacités de filtrages
finaux de la tension Us (tension de sortie)
profitent aussi de cette haute fréquence.
Le circuit de commande du découpage
tient compte des chutes de tension et fait
varier le rapport cyclique et la fréquence
pour maintenir la tension Us (tension de
sortie) constante.
Cette technique est appréciée dans les
amplificateurs de puissance en sonorisation.
En haute fidélité, elle est encore peu
employée.
➙ Transformateur
Alimentation de puissance. Amplification.
Assemblage de composants destinés à fournir le courant et la tension des amplificateurs de puissance. Un transformateur
abaisse la tension du secteur, un pont de
diodes redresse la tension, des condensateurs assurent le filtrage et le stockage de
l’énergie. La tension secteur est transformée
en tension continue stable.
Les puissants amplificateurs de sonorisation
utilisent une alimentation à découpage qui
réduit spectaculairement le poids et
l’encombrement du système. L’alimentation joue un rôle déterminant dans le rendu
sonore des amplificateurs : une grande
capacité en courant garantit une bonne
tenue des haut-parleurs graves, gage d’un
grave sec et articulé ; une faible tension résiduelle fait que les petits signaux de bien se
détachent de la masse sonore.
➙ Transformateur ; Alimentation à découpage
Alimentation fantôme. Consoles, Préamplificateurs. Également appelée alimentation
48 volts, en anglais : phantom power supply. Alimentation électrique utilisée principalement sur les entrées symétriques des
préamplificateurs pour microphone. Elle
permet de travailler en liaison symétrique
avec des signaux d’entrée différentiels de
bonne amplitude, qui limitent la sensibilité
aux parasites. La valeur de tension d’une
alimentation fantôme est typiquement de
48 V continu. La tension continue disponible sur l’entrée microphone de la console
ou du préamplificateur est chargée d’alimenter les circuits de polarisation et de
préamplification d’un microphone électrostatique à transistor. Elle est distribuée via
les deux conducteurs d’un câble symétrique, sans câble supplémentaire, d’où son
appellation « fantôme », puisqu’on ne la remarque pas en tant que telle.
C’est le fabricant allemand Neumann qui a
fixé la valeur de cette tension à 48 volts, à la
fin des années 1960. L’immense majorité
des microphones à lampe exige des tensions
d’alimentation élevées, qui varient selon les
modèles, les rendant incompatibles avec
une simple alimentation fantôme 48 volts
disponible sur les consoles ou les préamplis
(ce qui impose à ceux-ci leurs propres alimentations externes).
En théorie, en dépit des idées reçues, un
microphone électrodynamique ne risque
pas d’être endommagé s’il est branché alors
qu’une alimentation 48 volts est activée sur
son connecteur XLR. Mieux vaut toutefois
éviter cette situation : dans certains cas
(câblage mal effectué ou défectueux), pour
des causes électroniques spécifiques, il peut
subir des dégâts.
Il est déconseillé de brancher un micro électrostatique sur une entrée dont l’alimentation
21
ALIMENTATION PARALLÈLE
fantôme est déjà activée. Il est préférable
d’éteindre au préalable celle-ci, d’attendre
quelques dizaines de secondes (le temps que
les éventuels condensateurs se déchargent), de
brancher alors le microphone, puis de rétablir
la tension d’alimentation fantôme.
Quand on active ou qu’on désactive une
alimentation fantôme, il est également
préférable de baisser au préalable le fader
de la voie micro correspondante : les transitoires éventuellement générés par les circuits électroniques du micro peuvent
endommager le système d’écoute (enceintes, casque). Il en est de même quand on
branche ou qu’on débranche un câble
micro.
L’alimentation fantôme sert également à
alimenter d’autres types d’appareil, comme
les boîtes de direct active (DI box ou Direct
Injection Box).
➙ Liaison symétrique
Alimentation parallèle. Voir « Alimentation
T12 ».
Alimentation redondante. Alimentation
électrique distincte, munie de deux cordons
secteur installés sur les équipements audio
haut de gamme critiques (console, grille de
commutation, serveur, système d’ordre…),
qui assure la continuité du service d’antenne (par exemple) en cas de défaillance.
La présence de deux arrivées électriques différentes fait qu’en cas de panne de l’une d’elles,
l’autre prend immédiatement la relève.
➙ Grille audio ; Serveur de diffusion
broadcast ; Système d’ordre
Alimentation T12 (Tonaderspeisung 12
volts). Consoles. Également appelée alimentation parallèle ou alimentation AB.
Standard, utilisé notamment en reportage,
d’alimentation pour microphone statique
sous une tension continue de + 12 V.
Schéma de principe de l’alimentation fantôme d’un microphone électrostatique.
Alimentation fantôme alimentant un microphone électrostatique.
22
AMBIANCE
Il existe deux normes d’alimentation T12 :
la norme américaine Phase Standard (pôle
positif de l’alimentation 12V sur la borne 2,
adopté par Schoeps par exemple) et
l’ancienne norme allemande Red Dot (pôle
positif de l’alimentation 12V sur la borne
3). Ces systèmes ne mettent pas la masse à
contribution.
Les microphones électrodynamiques et à
ruban risquent d’être irrémédiablement
endommagés s’ils sont accidentellement soumis à ce type d’alimentation – non à cause de
la valeur de la tension utilisée, mais à cause
du branchement de type asymétrique. Les
microphones électrostatiques non spécifiés
T12 ne fonctionneront pas correctement
s’ils sont alimentés sous cette tension.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Allison. Automation. Premier système d’automation apparu au monde, le système Allison utilise des VCA, montés dans une
électronique à part, à côté de la console. Les
données de contrôle des VCA sont multiplexées et enregistrées en ping-pong sur les
pistes 1 et 24 du multipiste analogique. Ce
principe a été repris par d’autres systèmes,
avant l’adoption de systèmes de stockage de
masse issus de l’informatique (disquettes
notamment).
➙ VCA
All notes off. MIDI. Ce message d’utilisation
exceptionnelle coupe toutes les voies d’un
générateur de sons en envoyant 127 messages de relâchement de notes.
All pass filter. Voir « Filtre passe-tout ».
All sound off. MIDI. Ce message d’utilisation exceptionnelle coupe toutes les voies
d’un générateur de sons, en remettant à
zéro toutes les enveloppes. Il se distingue
donc du message all notes off, qui simule le
relâchement de toutes les notes, laissant les
fins d’enveloppes se déployer normalement.
➙ All notes off
Alnico. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
L’équivalent anglais est le Ticonal. Maté-
riau employé dans le moteur magnétique
des haut-parleurs et des microphones. Il
tient son nom de ses composants : l’aluminium, le nickel et le cobalt. C’est un matériau performant utilisé seulement dans les
réalisations de qualité à cause de son prix
(on lui préfère la ferrite dans les composants
courants). L’alnico est maintenant supplanté par un matériau encore plus performant et plus léger : le néodyme-fer-bore.
À gauche un aimant ferrite, à droite un aimant alnico.
(photo : Marie-Anne Bacquet).
➙ Néodyme-fer-bore
Alt. Voir « Alternate ».
Alternate (Alt). 1. Sampling et échantillonnage. Bouclage d’un échantillon consistant
à le lire normalement puis à l’envers, puis
de nouveau normalement et ainsi de suite.
Ce mode convient aux sons dont le timbre
évolue au fil du temps, se prêtant donc mal
à un bouclage forward, puisque le début et
la fin du son ne « raccordent » pas directement.
➙ Bouclage ; Forward
2. Consoles. En abrégé Alt. Ce terme, souvent sérigraphié sur le sélecteur d’écoutes de
la section master (section centrale) d’une
console, désigne une paire d’enceintes différentes de l’écoute principale (de petite taille
par exemple).
➙ Section master
Ambiance. Postproduction et postsynchronisation. Son enregistré lors d’un tournage (on
parle souvent alors de son seul) ou reconstitué à partir de sonothèques ou d’enregistrements postérieurs au tournage, qui est censé
23
AMBIANCE SONORE
reproduire au mieux le fond sonore – réel
ou supposé – d’une scène.
Par association, le terme désigne aussi toute
une partie du montage son et du mixage
d’un film dans laquelle sont concernés les
bruits ne nécessitant pas de synchronisme
particulier avec l’image car non associés à
un élément visible de la scène.
Ambiance sonore. Surround. Également
appelée par extrapolation ambiance surround, effet surround ou son surround.
Dans la bande-son d’un film, l’ambiance
sonore permet d’identifier ou de suggérer
un lieu ou une situation (milieu urbain ou
naturel, bruit de vent ou de foule, silence,
etc.). Une ambiance sonore est généralement perçue de manière inconsciente
comme une masse sonore globale et n’est
pas nécessairement synchrone avec l’action
qui se déroule à l’écran. Dans un système de
reproduction sonore, les ambiances sont le
plus souvent diffusées par les enceintes surround.
➙ Enceinte surround
Ambiance surround. Voir « Ambiance sonore ».
Ambiophonie. Surround. Également appelée
ambiance sonore ou son surround. Procédé de spatialisation ou définition d’un espace sonore.
➙ Ambiance sonore
Âme. Câbles et connectique. Partie centrale
d’un câble, correspondant au conducteur
dans le cadre d’une liaison asymétrique.
Elle est généralement entourée d’une gaine
isolante puis d’un blindage, lui-même entouré d’une autre gaine.
Amorce. Magnétophones. Film plastique de
couleurs variées, découpé à la largeur d’une
bande magnétique. Il s’insère, par collage,
avant et après les parties utiles d’un enregistrement, de façon à faciliter le repérage et le
calage des sons.
24
Amortissant acoustique. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Matériau disposé à l’intérieur des enceintes pour minimiser les
vibrations parasites des parois et absorber
les ondes sonores. Les amortissants acoustiques les plus courants sont la laine de verre,
la laine de roche, le feutre et les mousses. La
quantité et la nature de l’amortissant influent sur le résultat sonore.
Amortissement pneumatique. Voir « Suspension acoustique ».
Ampère (A). Unités. Unité d’intensité du courant électrique dans le système international.
1 A est l’intensité d’un courant constant qui,
maintenu dans deux conducteurs parallèles,
rectilignes, de longueur infinie, de section
circulaire négligeable et placés à une distance
de 1 m l’un de l’autre dans le vide, produirait
entre ces conducteurs une force égale à 2 ×
10–7 N par mètre de longueur.
Amphenol. Câbles et connectique. Constructeur de connecteurs électriques, de câbles et
de fibres optiques de renommée mondiale,
jouissant d’une très bonne réputation dans
le domaine de l’audio.
Amplificateur. Amplification. Appareil électronique qui amplifie un signal électrique :
tension, courant ou puissance. L’amplificateur de puissance est l’avant-dernier
maillon d’une chaîne audio avant les enceintes. Son rôle est d’amener le signal électrique à un niveau suffisant pour alimenter
les enceintes. La puissance va de 3 à 300 W
en Hi-Fi et jusqu’à 5 000 W en sonorisation. Une configuration commune est de
faire passer le signal d’entrée de 1 V sous
10 kΩ (soit 100 mW), à 20 V sous 8 Ω
(soit 50 W). Il y a là une amplification en
tension de 20 et une amplification en courant de 500 000.
La puissance délivrée par un amplificateur
est :
P = UI ou
2
P= U
R
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
AMPLIFICATEUR A/V (AUDIO/VIDÉO) HOME CINEMA
avec P en watts, R en ohms, U en volts et I
en ampères.
On distingue quatre grandes familles technologiques : les tubes, les transistors, les
hybrides et les amplificateurs numériques.
Les tubes ont été utilisés en premier, les
transistors sont apparus durant les années
1950. De nos jours, les deux technologies
cohabitent, chacune ayant ses partisans. Les
tubes sont appréciés pour leur douceur, leur
« rondeur », qui estompe bon nombre de
petits défauts générés par les autres appareils. Quant aux transistors, ils sont capables de fournir le courant avec une grande
rapidité et une bande passante très large. Si
certains ont reproché aux semi-conducteurs
une certaine dureté du son, ces défauts sont
de nos jours maîtrisés et les transistors sont
certainement capables de se rapprocher au
plus près de la réalité sonore.
La pratique montre que le soin de la réalisation prime sur la technologie employée.
Un amplificateur se compose de trois parties principales :
– l’alimentation, qui transforme la source
d’énergie, généralement le courant secteur alternatif en courant continu pour
l’électronique. Pour cela, il faut un transformateur qui donne la ou les tensions
nécessaires, des circuits de redressement
pour obtenir le continu avec de gros
condensateurs pour le lissage, et divers
circuits permettant d’obtenir le courant le
plus constant et le plus propre possible ;
– l’étage d’amplification, qui a pour rôle
d’augmenter le niveau de la modulation à
la tension convenable. Le signal d’entrée
est traité par plusieurs tubes ou transistors, les technologies employées sont
extrêmement nombreuses et variées, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients ;
– l’étage de puissance, qui lui, fournit le
courant seulement, puisque la tension est
obtenue précédemment. Ici aussi, tubes et
transistors sont employés. Parfois, les éta-
ges de gain de tension et de gain de courant sont imbriqués.
Peuvent être adjoints à cela des circuits de
protection, de surveillance et des accessoires
tels que des télécommandes, etc.
Les autres caractéristiques qui définissent un
amplificateur sont : l’impédance d’entrée,
l’impédance de sortie et le facteur d’amortissement, la classe de fonctionnement, la distorsion, la stabilité, le temps de montée et la
dynamique. Les amplificateurs sont catalogués en classes (classes A, B, AB, C, D, E, F,
H, etc.) suivant la façon dont est traité le
cycle complet du signal sinusoïdal dans
l’étage final de puissance.
L’usage de l’appareil influence sa construction, sa technologie et ses caractéristiques :
Hi-Fi domestique, amplificateur monitoring de studio, amplificateur de sonorisation… Chaque application a ses contraintes
en matière de qualité sonore, de puissance,
d’impédances d’entrée et de sortie, de
connexion, d’installation, de robustesse,
etc.
➙ Tube électronique ; Transistor ;
Transformateur ; Facteur d’amortissement ;
Classe ; Distorsion ;
Temps de montée ; Dynamique
Amplificateur A/V (Audio/Vidéo) home cinema. Surround, Amplification. Amplificateur construit pour les besoins du home
cinema capable d’amplifier selon les modèles un certain nombre d’enceintes avec une
puissance de plusieurs centaines de watts.
Un ampli A/V est équipé de décodeurs
Dolby DTS avec leurs extensions, de processeurs de traitement du signal de type
THX et de DSP surround (normal surround, cinema studio large hall, etc.) avec
des possibilités de mise à jour (update). Ces
paramètres permettent de gérer des sources
et des médias audio analogiques et numériques en stéréo et en multicanal. Il gère également les sources vidéo. Un tuner y est
parfois intégré.
25
AMPLIFICATEUR BRIDGÉ
Principales parties d’un amplificateur A/V
(Audio/Vidéo) :
– un décodeur audio qui gère les différents
standards audio (Dolby Surround, Dolby
Digital, THX, DTS) ;
– une gestion des entrées et sorties vidéo
aux différents standards (vidéo, S-vidéo,
composites et DVI) ;
– un bloc de 5 amplificateurs de puissance
pour l’avant gauche, le centre, l’avant
droit, l’arrière gauche et l’arrière droit.
L’amplificateur grave des systèmes 5.1 est
situé dans le caisson grave séparé.
➙ Dolby (laboratoires) ; DTS (société) ;
Processeur ; THX (label)
Amplificateur bridgé. Voir « BTL ».
Amplificateur de puissance. Amplification.
Dispositif électronique actif branché sur le
secteur. Il transforme une faible modulation électrique de l’ordre du volt fournie
par une source (par exemple une console de
mixage) en un signal électrique plus élevé
d’une centaine de volts qui peut alimenter
les haut-parleurs d’une enceinte. Pour amplifier le signal audio, les amplis utilisent
des transistors. Différentes technologies
permettent de réaliser cette amplification,
elles sont définies par la classe d’amplification : classe A, B, AB, H, etc. L’alimentation électrique d’un ampli est très
importante. Sa conception conditionne la
qualité de l’ampli. Son architecture peut
être à alimentation linéaire ou à alimentation à découpage.
Le système est équipé d’une entrée ligne
d’une sensibilité d’environ 1 V, dont la sortie délivre un signal de plusieurs dizaines
– voire centaines – de volts en basse impédance.
La puissance d’un ampli s’exprime en watts
(W) et varie en fonction de la charge d’impédance (enceinte) qui lui est appliquée. Pour la
grande majorité des amplis, la puissance est
inversement proportionnelle à l’impédance.
Plus l’impédance augmente, plus la puissance
26
diminue. Les constructeurs indiquent des
puissances dans des impédances différentes.
Généralement, un ampli à alimentation
linéaire qui délivre une puissance de 1 000 W
dans 2 Ω en débitera la moitié dans 4 Ω, soit
500 W, et le quart dans 8 Ω, soit 250 W.
Pour les amplis à alimentation à découpage,
le calcul n’est pas aussi simple (voir les fiches
techniques des amplis). La puissance RMS
est celle qui peut être fournie en continu. La
puissance crête, qui peut être de 3 dB supérieure à la puissance RMS, ne peut être délivrée longtemps (quelques millisecondes). Elle
reste intéressante pour la reproduction musicale, car elle permet une bonne réponse des
sons transitoires. Le facteur d’amortissement
est aussi une caractéristique importante,
notamment pour les haut-parleurs de grave
de très forte puissance et les enceintes ayant
une charge acoustique complexe.
➙ Puissance crête ; Facteur d’amortissement ;
Charge acoustique
Amplificateur différentiel. Électronique,
Amplification. Amplificateur utilisé principalement dans les préamplificateurs pour
lesquels l’insensibilité aux bruits parasites
doit être un facteur primordial. Cet amplificateur fait la différence entre les potentiels
présents sur les deux fils portant le signal
(un fil est au potentiel Va et l’autre au potentiel Vb, ce qui donne une tension U
= Va – Vb), et y applique un gain en tension
K. On obtient ainsi Vs, la tension de sortie,
qui vaut :
Vs = K(Va – Vb)
Ainsi, lorsqu’un parasite électromagnétique
atteint les fils, il en résulte une augmentation (ou baisse…) de potentiel Vp identique
sur ces deux fils, qui ne modifiera pas le
signal originel :
Vs = K [(Va + Vp) – (Vb + Vp)] = K (Va – Vb)
Une amplification différentielle peut être
réalisée par un montage à transistors, un
AOP, ou plus simplement un amplificateur
différentiel intégré.
AMPLIFICATION
Évolution de la tension de sortie d’un amplificateur opérationnel en fonction de la tension différentielle d’entrée.
Amplificateur en pont. Voir « BTL ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Amplificateur intégré. Amplification. Combinaison dans un même boîtier d’un préamplificateur et d’un amplificateur. C’est la
formule la plus courante en Hi-Fi domestique. Elle est souvent employée pour réduire
le prix de revient du système puisqu’on
n’utilise qu’un seul boîtier. Il est possible
d’atteindre le même niveau de qualité
qu’avec un préamplificateur et un amplificateur séparés si l’amplificateur intégré est fabriqué sans soucis d’économie, car la
complémentarité des circuits et l’absence de
liaisons extérieures sont des facteurs favorables à la qualité.
➙ Préampli RIAA ; Amplificateur
Amplificateur opérationnel. Électronique.
Également appelé AOP ou ampli op. Circuit intégré amplificateur ayant une impédance d’entrée et un gain extrêmement
élevés, ainsi qu’une impédance de sortie très
faible (au maximum une centaine d’ohms).
Il ne s’utilise pas tel quel, et en fonction de
l’utilisation à laquelle on le destine, il est
nécessaire de lui adjoindre quelques
composants périphériques (résistances et/
ou condensateurs). Il est souvent alimenté
par deux tensions symétriques, l’une posi-
tive et l’autre négative (couramment appelées + Vcc et – Vcc).
Schéma de l’amplificateur opérationnel avec ses
alimentations.
Dans le cas d’un AOP idéal, la partie oblique de la caractéristique se rapproche de la
verticale.
L’amplificateur opérationnel peut être utilisé
dans la constitution de différents montages :
adaptateur d’impédance (montage suiveur
de tension), amplificateur de tension inverseur ou non, amplificateur différentiel, sommateur, soustracteur, filtre actif, oscillateur,
intégrateur, dérivateur, gyrateur, etc.
➙ Circuit intégré ; Impédance ; Résistance ;
Condensateur ; Tension ; Filtre
Amplification. Amplification. Action d’augmenter l’amplitude d’un signal audio.
27
AMPLI OP
L’amplification se fait en tension, en courant ou en puissance. Un signal de 1 V à
l’entrée d’un amplificateur de puissance
ayant un gain de 20 aura une amplitude de
20 V en sortie, ce qui donnera une puissance de 100 W sous une charge de 4 Ω.
➙ Gain
Ampli op. Voir « Amplificateur opérationnel ».
Amplitude. Acoustique. Valeur crête, positive
ou négative, d’une quantité alternative.
L’amplitude d’un son périodique est sa valeur maximale de variation (pression et dépression) autour du point d’équilibre que
constitue la pression atmosphérique.
➙ Son périodique
Analogique. Électronique. Un signal (ou une
tension) analogique est de type continu, par
opposition à un signal numérique qui est
discontinu. Les variations du signal sont
ainsi progressives dans le temps.
Analyseur de spectre. Appareils de mesure.
Appareil de mesure donnant une représentation de la transformée de Fourier rapide
d’un signal (FFT, Fast Fourier Transform).
L’abscisse représente les fréquences, généralement en audio de 20 Hz à 20 kHz, et l’ordonnée le niveau en dB. La courbe peut être
matérialisée sur un écran d’oscilloscope, un
afficheur à cristaux liquides ou un moniteur
informatique. L’appareil sert surtout à la
mesure de la courbe de réponse d’un processeur de signal, de l’acoustique d’une salle
ou d’une chaîne audio complète. Les analyseurs conventionnels utilisent une résolution de fréquence de tiers d’octave, mais des
résolutions supérieures sont nécessaires
– notamment aux basses fréquences – pour
identifier les problèmes acoustiques (par
exemple les ondes stationnaires).
➙ FFT ; Onde stationnaire
Analyseur tiers d’octave. Appareils de mesure.
Type d’analyseur de spectre en temps réel
constitué de multiples filtres passe-bande de
largeur de bande égale à un tiers d’octave
28
(pour sa fréquence centrale). Le filtre centré
à 1 000 Hz aura donc une largeur de bande
de 2 × 1 000/3 = 666 Hz. Chaque bande est
donc aussi espacée des bandes contiguës d’un
tiers d’octave. Chaque filtre commande un
affichage de la valeur RMS du signal
contenu dans la bande sous la forme, très
souvent, d’une colonne de Led. La pondération, c’est-à-dire le temps de descente de chaque colonne, est réglable.
On trouve le plus souvent des analyseurs
dotés de 31 bandes de fréquences, qui sont
alors : 20, 25, 31, 40, 50, 63, 80, 100, 125,
160, 200, 250, 315, 400, 500, 630, 800,
1000, 1250, 1600, 2000, 2500, 3150,
4000, 5000, 6300, 8000, 10 000, 12 500,
16 000, 20 000 Hz.
On trouve de tels appareils dans les studios
de mixage, pour apprécier visuellement la
répartition spectrale du mixage. Néanmoins, l’utilisation principale des analyseurs tiers d’octave est la mesure de la
réponse d’une chaîne audio complète,
amplificateurs, haut-parleurs et acoustique
de la pièce à l’aide d’un bruit rose. L’appareil est alors associé à un microphone étalon
branché sur son entrée. Pour cette raison,
de nombreux analyseurs tiers d’octave sont
équipés d’une entrée micro avec alimentation fantôme et d’un générateur de bruit
rose intégré.
On dit souvent qu’on « équalise » une salle
lorsqu’on corrige la courbe de réponse de la
chaîne en se fondant sur la mesure faite
avec un analyseur tiers d’octave. La correction se fait en agissant sur un égaliseur graphique reposant sur la mise en parallèle de
filtres à niveau ajustable, identiques à ceux
de l’analyseur.
Anéchoïque. Acoustique. Se dit d’un milieu
de propagation au sein duquel les réflexions
sont inexistantes.
➙ Propagation ; Réflexion
Angle de captation. Microphonie. L’angle de
captation d’un microphone correspond à
ANGLE DE PRISE DE SON STÉRÉOPHONIQUE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
l’angle pour lequel le niveau reste constant
et ne chute pas de plus de 3 dB.
Dans le cas d’un microphone cardioïde,
l’angle de captation est de 130°. Cela indique que le niveau reste constant de – 65° à
+ 65° par rapport à l’axe 0° face au microphone. Au-delà de ces deux valeurs, il y a
une atténuation (de 3 dB), qui va grandissante pour des angles supérieurs. Par exemple, il y a 6 dB d’atténuation à + 90° et
– 90°, et un affaiblissement total à 180°.
Quelle que soit la directivité du microphone, l’axe 0° représente la sensibilité
maximale du transducteur, c’est son niveau
de référence.
Voici quelques angles de captation :
– pour le microphone omnidirectionnel :
360° ;
– pour le microphone infracardioïde : 200° ;
– pour le microphone cardioïde : 130° ;
– pour le microphone hypercardioïde : 105° ;
– pour le microphone bidirectionnel : 90°.
Angle de captation de 130° pour un microphone
cardioïde à une fréquence de 1 kHz.
Pour que la restitution de la source sonore
ne subisse pas de dégradation spectrale ainsi
que de diminution du niveau d’intensité
directe, la source sonore devra se trouver à
l’intérieur de l’angle de captation du microphone.
➙ Transducteur ; Omnidirectionnel ;
Infracardioïde ; Bidirectionnel ; Cardioïde ;
Hypercardioïde
Angle de couverture (du haut-parleur).
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Angle
pour lequel les enceintes acoustiques
conservent leur bande passante. Les fréquences aiguës s’affaiblissent vite hors de
l’axe déterminant l’angle de couverture. On
exprime également cette caractéristique par
les directivités horizontale et verticale.
➙ Directivité
Angle de prise de son stéréophonique. Stéréophonie. L’angle de prise de son stéréophonique s’exprime en degrés de chaque côté du
centre du système de prise de son (par
exemple ± 50°, ce qui équivaut à un angle
total de 100°) et se détermine par rapport
aux limites latérales de l’image stéréophonique.
Un angle de prise de son bien choisi permet
de conserver un rapport identique entre la
position d’origine des sources sonores et
celles reproduites dans l’image virtuelle
entre les haut-parleurs, malgré un angle
(normalisé à 60°) qui est rarement le même
que l’angle de prise de son stéréophonique.
L’angle de prise de son stéréophonique se
choisit en fonction de la taille de la source
sonore. Il diffère selon les procédés. Il
dépend de l’ouverture angulaire et/ou de
l’espacement entre les microphones, tout en
tenant compte de la directivité des microphones utilisés.
La distance entre la source sonore et le système de prise de son doit être en général
bien supérieure à la distance entre les
microphones. Avec un orchestre par exemple, si la distance entre le système de prise
de son et les musiciens est de l’ordre de
5 m, la distance séparant les microphones
ne devrait raisonnablement pas dépasser
50 cm (soit un rapport de 10 pour 1). Cela
ne signifie pas que des distances supérieures
à 50 cm entre les microphones lors de la
29
ANODE
prise de son ne sont pas possibles. En revanche, de nombreux autres facteurs physiques
et psychoacoustiques interviennent et peuvent nuire à l’homogénéité de l’image
sonore quand ce rapport n’est pas respecté.
Un angle de prise de son stéréophonique
trop fermé a tendance à latéraliser les sources lors de la reproduction ou à entraîner
une distorsion frontale prononcée. Un
angle de prise de son trop ouvert aura tendance à centrer les sources sonores dans
l’image stéréophonique.
Hormis la solution consistant à procéder
par tâtonnement, l’angle de prise de son
stéréophonique précis se détermine de la
façon suivante : on mesure l’angle occupé
par la source sonore « vue » par rapport à la
position du système de prise de son. L’instrument idéal pour cette mesure est le crocodile (viseur optique).
– Avec un couple coïncident (stéréophonie
d’intensité), lorsque l’on diminue l’angle
physique des microphones, on augmente
l’angle de prise de son, et inversement.
– Avec un couple AB (ou couple espacé, stéréophonie de temps), lorsque l’on diminue l’espacement entre les deux
microphones, on augmente l’angle de
prise de son, et inversement.
– Avec un couple équivalent (ou couple
hybride, stéréophonie mixte), on augmente l’angle de prise de son si l’on diminue l’espacement des capsules et/ou si
l’on ferme l’angle physique des deux
microphones, et inversement.
➙ Crocodile ; Couple coïncident ; Stéréophonie
d’intensité ; Couple AB ; Stéréophonie de temps
Couple équivalent ; Stéréophonie mixte
Anode. Électronique. Patte d’un composant
électronique par laquelle entre le courant
en fonctionnement normal (dans le cas
d’une diode, le courant entre par l’anode
et sort par la cathode – fonctionnement
normal) ; dans l’autre sens, le courant ne
passe pas, sauf si on applique une tension
trop élevée (dans ce cas, le courant va pas-
30
ser mais également détruire le composant
– fonctionnement anormal). L’anode correspond à la patte notée + des condensateurs ou à la patte la plus longue des
diodes électroluminescentes. Dans le cas
d’une lampe, elle s’appelle également plaque. Sur les diodes classiques, c’est la patte
la plus éloignée du trait apparaissant sur le
corps de la diode.
➙ Condensateur ; Diode électroluminescente
Antenne active. Microphones HF. Antenne
équipée d’un amplificateur, assurant un
gain de quelques dB du signal de sortie par
rapport à une antenne passive. Dans des
conditions de réception précaires, on peut
ainsi améliorer la qualité de la transmission
HF audio.
Antenne active Sennheiser A12 AD.
➙ Antenne passive
Antenne passive. Microphones HF. Antenne
non pourvue d’un amplificateur. Elle peut
être omnidirectionnelle ou directionnelle.
ASCII (AMERICAN STANDARD CODE FOR INFORMATION INTERCHANGE)
Anti-aliasing filter. Voir « Filtre antirepliement ».
Antistaking. Vinyle. Dispositif de contrôle
incorporé aux bras de lecture des disques
microsillons compensant l’inégalité entre la
force centripète qui tire la cellule vers le
centre du disque et la force centrifuge qui
pousse la cellule vers l’extérieur. Ainsi le
diamant reste bien centré au milieu du
sillon.
➙ Microsillon ; Cellule ; Diamant ; Sillon
AOP. Voir « Amplificateur opérationnel ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Appolito (système d’). Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Le docteur acousticien
Joseph d’Appolito a rendu populaire un
certain arrangement des haut-parleurs appelé configuration d’Appolito, dans lequel
deux boomers en parallèle encadrent un
tweeter. Cette disposition résout les problèmes de directivité horizontale et verticale, et
offre une bonne restitution de l’espace sonore. Elle permet d’obtenir des colonnes
étroites par l’emploi de deux petits boomers
au lieu d’un grand. Couchée horizontalement, elle offre un parfait équilibre médiums/aigus, quelle que soit la position de
l’auditeur. Elles sont utilisées en sonorisation, en studio et comme voie centrale d’un
système home cinema.
➙ Boomer ; Tweeter ; Directivité (des enceintes)
Arceau. Casques audio. Pièce en plastique,
éventuellement rembourrée, reliant les deux
oreillettes d’un casque et assurant leur
maintien en épousant la forme de la tête du
porteur. Certains arceaux sont dédoublés
en deux branches minces, d’autres rembourrés pour un meilleur confort. Dans le
cas d’un câble unilatéral, l’arceau sert de
passage de câble pour l’oreillette opposée.
➙ Oreillette ; Unilatéral
Argenture. Vinyle. C’est une des phases de la
fabrication des vinyles en usine de pressage.
On pulvérise sur l’acétate une solution à
base de nitrate d’argent qui le rendra
Enceinte APG MC2 avec bafflage d’Appolito.
conducteur électriquement. La laque est
mise en rotation sur un tour, et une solution de nitrate d’argent est projetée dessus.
On procédera ensuite à la galvanoplastie
qui consiste à épaissir le dépôt métallique
(nickel) dans un bain d’électrolyse pour
permettre son décollement de la laque gravée et obtenir un père.
➙ Acétate ; Galvanoplastie ; Père
Armer (une piste). Voir « Ready ».
ASCII (American Standard Code for Information Interchange). Direct to disc. Format
de codage standard des caractères alphanumériques, d’une longueur d’un octet, utilisé
pour les données de texte. Le code ASCII
utilise des combinaisons de mots de 7 bits ou
8 bits pouvant identifier 128 ou 256 valeurs.
L’ASCII standard utilise 7 bits pour représenter toutes les lettres majuscules et minuscules, les chiffres 0 à 9, les signes de
ponctuation et les caractères de contrôle spéciaux utilisés en anglais (États-Unis). La plupart des ordinateurs actuels bâtis autour d’un
processeur ×86 prennent en charge l’emploi
des codes ASCII étendus, qui utilisent le
31
ASIO (AUDIO STREAMING INPUT OUTPUT)
huitième bit de chaque mot et permettent
ainsi d’identifier 128 caractères supplémentaires, tels que les caractères spécifiques à certaines langues ou les symboles graphiques.
ASIO (Audio Streaming Input Output).
Audionumérique. Entrée/sortie de flux audio.
ASIO est une architecture de pilotes (drivers) de cartes audionumériques créée par la
société Steinberg. À l’origine créée pour Cubase, elle a été adoptée par la plupart des fabricants de logiciels et de cartes audio.
L’intérêt particulier des pilotes (drivers)
ASIO est leur faible latence (temps de traitement), qui se traduit par un très faible retard
entre les entrées et les sorties de la carte son.
➙ Driver ; Latence
ASPEC (Adaptive Spectral Perceptual Entropy Coding). Audionumérique. Algorithme
de réduction de débit audionumérique développé conjointement par AT&T Bell Labs
(États-Unis), Thomson (France), la Fraunhofer Society (Allemagne) et le CNET. C’est la
base de la norme ISO/MPEG avec le procédé
Musicam. Cet algorithme, comme la quasitotalité des procédés de réduction de débit
audionumérique, repose sur les principes de
masque interfréquences et de fusion temporelle des informations auditives au sein du cerveau. L’ASPEC fut avant tout développé pour
la transmission de données audionumériques
par ISDN (Numeris). Le taux de réduction
est variable selon les applications.
➙ Algorithme ; Réduction de débit
audionumérique ; ISDN
Asservissement. 1. Magnétophones. Ensemble
de fonctions gérées par microprocesseur,
évitant tout à-coup dans les transports de
bande, en régulant soigneusement l’alimentation des moteurs des bobines débitrice et
réceptrice pour maintenir constante la tension de la bande magnétique.
2. Électronique, Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. État par lequel une certaine
grandeur physique impose ses lois de variations à une autre grandeur, sans que la
32
réciproque soit vraie. Dans le système
d’asservissement des haut-parleurs actuels,
le signal de sortie est capté sur la membrane
du haut-parleur et comparé instantanément
au signal d’entrée. La différence entre les
deux signaux est immédiatement réinjectée
pour compenser les défauts éventuellement
produits par les maillons de la chaîne.
Dans les amplificateurs ou préamplificateurs audio, la seule forme d’asservissement
que l’on trouve est appelée contre-réaction.
Elle consiste à réinjecter en entrée d’un
étage une partie du signal de sortie.
➙ Membrane (du haut-parleur)
Assistant son (radio et vidéo). Broadcast.
Responsable du déploiement des moyens
techniques, de leur mise en œuvre et de leur
rangement méticuleux après l’émission ou
la production, l’assistant son doit également signaler les pannes éventuelles ou les
anomalies de fonctionnement du matériel.
Il est capable d’assurer une maintenance de
premier niveau.
Dans les émissions importantes, l’assistant
son radio aide et seconde l’opérateur ou le
preneur de son radio pour la mise en place
des microphones, le réglage des retours ou
de la sonorisation du studio ou du plateau.
On lui confie dans des enregistrements
d’orchestre la gestion de la patchlist (liste
d’affectation des sources au patch du studio). Il est en liaison avec la cabine par
l’intermédiaire d’un système d’ordre mobile
de ceinture (beltpack), à fil ou HF.
Sur les événements sportifs, l’assistant son
vidéo est souvent responsable d’un microphone canon (ce dernier, pointé sur l’action
de jeu et une fois mélangé avec la prise de
son d’ambiance, va donner davantage de
réalisme à la scène). Un match de football
de D1 nécessite au minimum 4 assistants
son sur la touche.
➙ Beltpack
Asymétrie. Câbles et connectique. Principe de
liaison audio dans lequel le signal est trans-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ATRAC (ADAPTIVE TRANSFORM ACOUSTIC CODER)
mis par un conducteur entouré d’un blindage qui assure son retour. C’est la liaison la
plus courante en Hi-Fi, elle se distingue de
la liaison professionnelle, qui est symétrique avec deux conducteurs et un blindage.
➙ Symétrique
Asymétrique. Câbles et connectique. Se dit
d’un câble ne comportant que deux conducteurs (signal et masse) aux caractéristiques
physiques différentes (conducteur et blindage). C’est donc le blindage qui assure à la
fois le retour du signal (bouclage du circuit
électrique) et la protection face aux parasites.
Sur de grandes longueurs (supérieures à
plusieurs mètres), le signal asymétrique est
assez sensible aux éventuelles interférences
électromagnétiques survenant lors de son
transport. Il faut donc éviter les liaisons asymétriques d’une longueur supérieure à
quelques mètres.
ATB. Logiciels de mesure. Système de mesure sur
ordinateur, commercialisé par Kirchner Elektronik et comprenant une carte 8 bits, un
convertisseur 12 bits et un logiciel. Les mesures possibles sont : la réponse en fréquences, la
réponse en phase, la réponse en impédance, la
distorsion, le Waterfall, les paramètres Thiele
et Small et le RT60. Le générateur produit les
signaux suivants : sinus, carrés, triangle, impulsions dans la gamme 1 Hz-30 kHz avec
une THD inférieure à 0,01 %.
ATM (Asynchronous Transfer Mode).
Audionumérique. Standard de transmission
de données, employé en audio, qui utilise
des paquets de 53 octets, dont 48 sont disponibles pour l’utilisateur avec un débit de
25 et 155 Mbits · s–1. Ce débit devrait attendre 622 Mbits · s–1, ce qui permettrait
de transmettre de la vidéo ITU-R 601 non
compressée.
➙ Octet
ATRAC (Adaptive TRansform Acoustic Coder). Audionumérique. Codage par transformation acoustique adaptative. Cet
algorithme de réduction de débit audionumérique a été développé par Sony (Japon)
pour le MiniDisc. L’encodeur ATRAC reçoit un signal contenant deux canaux en
16 bits à la fréquence d’échantillonnage de
44,1 kHz, donc identique à celui du compact
disc (CD). Cependant, le débit de sortie est
seulement de 292 Kbits · s–1 et non de
1,4 Mbit · s–1 comme le CD, soit cinq fois
plus faible. Le taux de compression du MiniDisc est donc d’environ 1/5.
Cette méthode de réduction de débit repose
sur deux grands principes :
– une combinaison de codage en sousbande et de codage par transformée
MDTC (transformée en cosinus discrète
modifiée), qui permet de passer de l’encodage d’origine temporel MIC à un encodage fréquentiel ;
– une exploitation précise des aspects fondamentaux de la psycho-acoustique (seuil
de l’audition, effets de masque, bandes
critiques).
Fonctionnement de l’ATRAC. Le contenu fréquentiel du signal entrant est d’abord analysé
(voir figure). Le spectre audio global est partagé en trois bandes de fréquences : hautes,
médiums et basses. Cette séparation est faite
Câble asymétrique.
33
ATTACK
au moyen d’un filtre appelé filtre miroir en
quadrature QMF (Quadrature Miroir Filter)
de la façon suivante. On isole d’abord les hautes fréquences supérieures à 11 kHz, puis on
sépare les fréquences basses des fréquences
médiums en deux bandes (0-5,5 kHz ; 5,511 kHz). Pendant l’analyse des fréquences
basses et médiums, la bande des hautes fréquences est retardée afin de conserver une corrélation temporelle. Ces trois bandes passent
ensuite séparément dans le circuit MDCT
(Modified Discrete Cosine Transform). Il
s’agit d’une transformée mathématique extrêmement complexe, comparable à la méthode
d’analyse de Fourier. Le son, qui se situe
encore dans le domaine temporel, est analysé.
Pour chaque fragment temporel, on extrait les
fréquences qui le composent et leurs niveaux
respectifs. À ce moment, on passe du domaine
« temps » au domaine « fréquence ». Avant la
transformation dans le MDCT, on détermine
la longueur de chaque bloc.
L’analyse et la transformation temps/fréquence de l’onde sonore s’effectuent sur des
blocs de données, c’est-à-dire qu’un certain
nombre d’échantillons sont saisis et traités
en un bloc. Si l’on modifie la taille d’un
bloc, on modifie le nombre d’échantillons
qui le compose et donc le temps et l’espace
nécessaires à son traitement. Le temps
maximal d’analyse pour un seul bloc est de
11,6 ms. Il y a 8 autres valeurs de temps
possibles (la plus faible est de 11,6/
8 = 1,45 ms). Ce temps d’analyse est choisi
en fonction de la forme et de la nature de
l’onde à cet instant (transitoire ou fréquence continue).
En complément à ce découpage temporel,
on pratique une séparation fréquentielle en
52 bandes calquées sur les bandes critiques
de l’appareil auditif :
– 20 bandes critiques pour les basses fréquences ;
– 16 bandes critiques pour les médiums ;
– 16 bandes critiques pour les fréquences aiguës.
34
Le signal de sortie des blocs MDCT est
dans le domaine fréquentiel, il peut être
considéré comme une analyse fréquence/
niveau du son pendant un créneau d’un
certain temps. À partir de ce signal de sortie, il est possible de prendre en compte les
phénomènes psycho-acoustiques afin de
réduire le débit de données. On peut alors
contrôler les niveaux de seuil et les effets de
masque. Le signal de sortie enregistré sur le
disque définit la longueur des mots, le facteur d’échelle et les données de spectre (les
données de chaque bloc).
Le signal de sortie encodé de 292 Kbits · s–1
est complété par les codes de correction
d’erreurs ACIRC (Advanced Cross Interleave Reed-Solomon Coding), puis enregistré sur le disque.
Au décodage, ces données sont restituées
par la lecture, et vérifiées et corrigées si
nécessaire. Dans chaque bande de fréquences, elles traversent un bloc MDCT inversé
(IMDCT), à la sortie duquel elles sont synthétisées avec les autres fréquences pour
obtenir le signal de sortie audionumérique
correct. Le signal original est reconstruit,
avec pour seule modification l’absence des
parties supprimées. Toutefois, ces parties
n’étant pas nécessaires à la première étape,
la différence entre l’entrée originale et la
reconstitution ATRAC est minime.
➙ Algorithme ; Réduction de débit
audionumérique ; MiniDisc
Attack. Ce paramètre indique généralement
une durée d’attaque, que ce soit au sein d’un
générateur ADSR ou sur un compresseur, un
noise-gate, etc. Les valeurs disponibles s’échelonnent le plus souvent entre quelques millisecondes et quelques centaines de millisecondes.
➙ ADSR
Attack time. Effets dynamiques. Littéralement, temps d’attaque. Désigne le temps de
montée d’un compresseur, d’un gate ou
d’un expanseur. C’est le temps de mise en
action de l’appareil.
ATTACK TIME
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ATRAC.
Temps de montée (attack time) et de retour d’un compresseur.
Pour un compresseur, le temps d’attaque ou
de montée est le temps qu’il met, lors d’un
accroissement du niveau d’entrée, pour obtenir le gain correspondant au niveau final. Il
est réglable, entre quelques microsecondes et
une centaine de millisecondes.
Pour un gate, le temps de montée est le
temps que mettra l’appareil pour atteindre,
lors du passage du niveau d’entrée audessus du seuil, le gain « ouvert » correspondant à ce nouveau niveau. Il est régla-
ble, entre quelques microsecondes et une
centaine de millisecondes.
Pour un expanseur, le temps de montée est
le temps que mettra l’appareil pour atteindre, lors d’une brusque augmentation du
niveau d’entrée, le gain correspondant à ce
nouveau niveau. Il est réglable, entre
quelques dizaines de microsecondes et une
centaine de millisecondes.
➙ Expanseur ; Gate ; Compresseur
35
ATTÉNUATION
Atténuation. Rapport entre le niveau du signal de sortie et le niveau du signal d’entrée
d’un appareil quelconque. Physiquement,
l’atténuation est l’inverse d’un gain. On
parle d’atténuation lorsque le signal de sortie est de niveau plus faible que le signal
d’entrée, c’est-à-dire que le gain est inférieur à 1. Comme le gain, l’atténuation
s’exprime soit par un rapport soit en décibels (voir tableau).
Un potentiomètre entraîne une atténuation
du signal qui dépend de sa position.
Atténuation : potentiomètre monté en atténuateur
(ou fader).
Atténuation active (des casques audio).
Casques audio. Circuit électronique utilisant le signal issu d’un micro placé sur chaque oreillette pour réinjecter le bruit, en
opposition de phase, dans chaque transducteur. On obtient ainsi une atténuation efficace des bruits ambiants, surtout dans le
grave (10 à 15 dB).
➙ Oreillette
Atténuation passive (des casques audio).
Casques audio. Réduction du niveau de
bruit ambiant parvenant aux oreilles une
fois que les oreillettes du casque sont en
place. Avec un couplage circum-aural, des
oreillettes spécialement conçues et une
pression sur les oreilles élevée, on peut atGain
Audiogramme. Physiologie de l’audition. Graphique indiquant les performances de
l’audition d’un sujet.
Audiométrie. Physiologie de l’audition. Discipline permettant de mesurer l’audition et
de déceler les pathologies. L’audiométrie
subjective se fait avec l’aide consciente du
sujet ; l’audiométrie objective se fait sans
participation active du sujet.
AudioSuite. Direct to disc. Format propriétaire des plug-ins de la société Digidesign
(Pro Tools). Les traitements AudioSuite ne
travaillent pas en temps réel, mais recréent
un nouveau fichier audio dans lequel le traitement est appliqué de façon définitive.
➙ Plug-in
Auditorium. Postproduction et postsynchronisation. En anglais : foley room. Terme
spécifique à la postproduction cinéma désignant les studios d’enregistrement ou de
mixage spécialisés dans le film ou la télévision.
Auditorium de mixage : studio de mixage
cinéma ressemblant beaucoup à une salle de
projection, mais avec très peu de sièges. La
console de mixage est placée au 2/3 arrière
de la salle. Derrière l’auditorium, une régie
technique (nodal) contient tous les appareils qui n’ont pas besoin d’être à l’intérieur
de l’auditorium (projecteurs, magnétophones multipistes, défileurs 35 mm, ordinateurs et disques durs, etc.).
Atténuation
Sortie/entrée
Rapport
dB
Rapport
dB
Rapport
dB
n
20 log n
1/n
– 20 log n
n
20 log n
10
20 dB
10
20 dB
1/10
– 20 dB
10
36
teindre une atténuation passive de 15 dB
voire davantage, au détriment du confort.
➙ Circum-aural ; Oreillette ;
Pression de contact
20 dB
AUDITORIUM DE MIXAGE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Auditorium d’enregistrement : studio dans
lequel sont enregistrés les postsynchronisations/doublages ou les bruitages. L’auditorium de bruitage est spécifique, car il
contient des éléments de bruitage, c’est-àdire des portes et fenêtres diverses, différents
sols, un évier, un bac et une piscine. Contrairement au cas d’un studio de musique, la
console se trouve dans le studio, ce qui
implique que l’ingénieur du son contrôle ce
qu’il enregistre à l’aide d’un casque.
➙ Postsynchronisation ; Doublage ; Bruitage
Auditorium de mixage. Postproduction et
postsynchronisation, Surround. Dans l’industrie du cinéma, un auditorium est un studio
de mixage doté d’un volume et d’un système de reproduction sonore et visuel identiques à ceux d’une salle de cinéma. Les
mixeurs ont ainsi une référence sonore pour
mixer la bande sonore d’un film qui sera
diffusé dans des salles de cinéma.
Lors de la réalisation d’une bande sonore, le
mixeur crée à l’aide de sa console de mixage
les canaux audio individuels selon l’encodage prévu, de quatre à huit, voire plus.
Ensuite, à l’aide d’un encodeur type Dolby,
DTS, SDDS, etc., chacun de ces canaux
individuels est assemblé en un seul flux
numérique qui peut alors être enregistré sur
la pellicule d’un film (son optique), sur
(CD-Rom), sur un disque DVD vidéo, etc.
Dans les salles de cinéma et chez les particuliers avec leur home cinema, le décodeur
Dolby Digital, DTS, SDDS… restitue à
partir du flux numérique les canaux originels qui sont reproduits sur les enceintes.
L’auditeur entend alors la bande sonore
telle qu’elle a été prévue par le réalisateur et
le mixeur.
Dans l’industrie de la musique, il n’existe
pas à proprement parler d’auditorium spécifique au mixage musical en multicanal.
L’ingénieur du son n’a pas de référence sonore, car l’acoustique de la pièce de diffusion et le type de home cinema utilisé par le
particulier lui sont totalement inconnus.
Cependant, ITU, EBU et SMPTE suggèrent qu’un studio de mixage ne doit pas dépasser un volume de 300 m3, une surface de
30 à 40 m2 et un temps de réverbération de
0,2 à 0,4 s avec des premières réflexions de
0 à 15 ms dans la bande 1-8 kHz. Selon ces
mêmes organisations, toutes les enceintes
doivent être placées sur un cercle imaginaire à égale distance du point d’écoute.
Loin d’être l’environnement domestique
d’un particulier, ces recommandations procurent des conditions de mixage appropriées.
Tout comme pour les bandes sonores des
films, lors de la réalisation d’une bande
musicale, l’ingénieur crée à l’aide de sa
console de mixage les canaux audio individuels selon l’encodage prévu (généralement
cinq canaux, voire six avec le LFE). Ensuite,
à l’aide d’un encodeur type MLP, DSD,
DTS, Dolby, etc., chacun de ces canaux
individuels est assemblé en un seul flux
numérique qui peut alors être enregistré sur
un disque DVD audio, SACD ou encore
sur un DVD vidéo dans le cas d’images de
concert. Chez les particuliers ayant un
home cinema (adapté à la diffusion de la
Auditorium de mixage cinéma.
37
AUTO-CONFORMATION
musique), le décodeur approprié restitue à
partir du flux numérique les canaux originels qui sont reproduits sur les enceintes.
L’auditeur entend alors la musique telle
qu’elle a été prévue par le compositeur, le
musicien et l’ingénieur du son.
➙ Dolby (laboratoires) ;
DTS (société) ; SDDS ; Son optique ;
ITU ; EBU ; SMPTE ;
LFE ; MLP ; DSD
Auto-conformation. Postproduction et postsynchronisation. Opération automatique de
conformation d’un montage son à un montage image. D’après une EDL (EDiting
List) correspondant au montage image, un
éditeur numérique sur disque dur reconstitue le montage son – à partir des sons d’origine de chaque plan – pour qu’il soit
conforme (synchrone) à l’image.
➙ EDL
Autoloop. Sampling et échantillonnage. Fonction de bouclage automatique d’échantillon,
assurant automatiquement la recherche de
points de raccord de niveaux égaux, afin
d’éviter tout click au point d’assemblage de
la boucle.
➙ Click
Auto-make-up. Effets dynamiques. Également appelé make-up. Fonction d’un
compresseur de dynamique ou d’un limiteur qui consiste à augmenter le gain de sortie de l’appareil pour compenser la perte de
niveau due à la compression, celle-ci agissant par une réduction de gain pour les signaux de niveaux élevés. Le make-up peut
être réalisé au moyen d’un simple potentiomètre qui remontera alors le niveau de sortie. Sur les appareils numériques, il peut
être enclenché par un simple bouton.
L’augmentation de gain nécessaire est alors
calculée par l’appareil en fonction du taux
de compression et du seuil de façon que le
niveau de saturation en sortie (0 dB full
scale) soit inchangé.
➙ Compresseur ; Limiteur
38
Effet de l’auto-make-up sur la courbe entrée/sortie
d’un compresseur-limiteur.
Automation. Automation. Dispositif permettant de gérer automatiquement l’évolution
dynamique des divers paramètres d’une
console de mixage : cuts, niveaux (voire,
dans le cas des consoles à commande numérique : égalisation, départs auxiliaires…), etc.
➙ Cut
Automation event. Automation. Paquet de
données constituant un des événements élémentaires pris en compte par l’automation
(mouvement de fader, on/off de touche de
mute). Ce concept est à rapprocher de celui
d’un événement MIDI.
Automation VCA. Automation. Type d’automation reposant sur l’emploi d’amplificateurs commandés en tension (VCA) pour
mémoriser et faire varier dynamiquement
les niveaux des signaux. Très répandue à
une époque, l’automation VCA a été remplacée par l’automation à faders motorisés,
pour des questions de qualité audio et de
commodité.
➙ VCA
Autopan. Effets temporels. Abréviation de panoramique automatique. Effet permettant
de faire passer le son d’un côté de l’image
stéréo à l’autre, en choisissant la fréquence
et la forme d’onde du signal de modulation,
AUXILIAIRE (DÉPART)
généré par un LFO (à ne pas confondre
avec un écho ping-pong).
➙ Ping-pong (délai) ; LFO
Auto-punch. Magnétophones. Fonction d’enregistrement automatique. Le magnétophone
effectue lui-même, après programmation des
points d’entrée et sortie, les opérations de
punch-in et punch-out nécessaires.
➙ Punch-in ; Punch-out
Auto-takeover. Automation. Passage en lecture automatique au niveau de l’automation une fois une passe terminée.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Auto-touch. Automation. Sur une console
dotée d’une automation gérant les faders
tactiles, fonction permettant d’activer automatiquement un fader en écriture dès
qu’on le touche. La piste d’automation revient d’elle-même sur les données déjà enregistrées dès qu’on lâche le fader.
AutoTune. Effets temporels. Nom d’un plugin d’effet créé par le Dr Andy Hildebrand à
partir de recherches menées sur l’interprétation en temps réel de données sismiques.
Commercialisé par Antares, AutoTune analyse automatiquement la hauteur d’un signal musical monophonique entrant et la
recale en temps réel sur une gamme tempérée par time stretching intelligent. La technologie a ensuite été intégrée dans un
processeur autonome. AutoTune a été développé pour que son action soit dépourvue
d’effets secondaires perceptibles, mais certains l’utilisent comme un effet à part entière, grâce aux artefacts étranges se
produisant quand on le pousse dans ses derniers retranchements. Il est très utilisé en
studio d’enregistrement.
Auxiliaire (départ). Consoles. En anglais :
auxiliaire send (Aux Send). Sur une
console de mixage, circuit électronique permettant de prélever, via un potentiomètre
rotatif, une partie du signal traversant la
voie, avant ou après son passage par le fader
de voie (modes de fonctionnement souvent
commutables grâce à un sélecteur pré/post
sur les modèles évolués). Les signaux ainsi
prélevés sont sommés sur le bus auxiliaire
correspondant, dont le niveau global se règle par l’intermédiaire du potentiomètre
auxiliaire master send. Ce bus possède généralement une sortie physique dédiée sur
la console (sauf modèles intégrant un multieffet) et une touche d’écoute en solo.
Selon qu’il est prélevé avant ou après fader,
qu’il est mono ou stéréo, un départ auxiliaire possède différentes modalités d’utilisation. Voici des exemples d’applications :
– En mixage, on utilise généralement les
départs auxiliaires mono en mode post
(prélèvement après fader) pour alimenter
des effets externes. Le niveau du signal
ainsi envoyé varie selon la position du
fader, ce qui assure un équilibre signal
direct/signal d’effet constant.
– En enregistrement, on utilise généralement
des départs auxiliaires mono en mode pré
(prélèvement avant fader) pour établir un
mixage différent de celui écouté en cabine.
Il est envoyé aux casques des musiciens. Le
niveau du signal ainsi envoyé ne varie pas
lorsque l’ingénieur du son travaille sur les
faders pour modifier sa propre écoute : les
musiciens ne sont ainsi pas distraits dans
leur écoute. Pour « personnaliser » l’écoute,
on peut établir plusieurs balances casques
sur des départs auxiliaires différents, utiliser
un départ stéréo (mix cue), etc.
– En sonorisation, on utilise des départs
auxiliaires en mode mono pour alimenter des retours de scène – soit depuis la
console de façade, soit depuis une
console spécifique aux retours, offrant
un grand nombre de départs auxiliaires
(12 ou 16, là où un modèle de studio en
offre seulement 4 ou 6). Si les musiciens
utilisent des écouteurs personnels (in-ear
monitors), on utilise des départs auxiliaires stéréo.
➙ Fader ; Pré- ; Post ; Bus ;
Auxiliaire master send ; Solo
39
AUXILIAIRE (DÉPART)
Auxiliaire (retour). Consoles. En anglais :
auxiliaire return (Aux Return). Entrée
ligne stéréo simplifiée, pendant d’un départ
auxiliaire utilisé sur un effet externe, dont
elle accueille le signal de sortie. Situé dans la
section centrale de la console, un retour
auxiliaire ne possède généralement qu’un
simple potentiomètre rotatif de réglage de
niveau. Le signal est affecté aux généraux.
Sur les modèles plus évolués, des fonctions
plus sophistiquées apparaissent : affectation
à un bus de sortie auxiliaire (pour envoyer
le signal d’effet dans l’écoute casque) ou à
des groups out, étages d’égalisation grave/
aigu…
➙ Auxiliaire (départ) ; Section centrale ;
Généraux ; Group out ; Étage d’égalisation
Auxiliaire master send (Aux Master).
Consoles. Réglage de gain général du niveau
de sortie du signal collecté sur un bus auxiliaire via les départs auxiliaires. Dans le cas
d’une balance casque par exemple, l’auxiliaire master send permet d’augmenter ou
de réduire globalement le niveau du signal
envoyé, plutôt que de monter ou de baisser
le niveau d’une même valeur sur tous les
potentiomètres de départ des voies.
➙ Bus auxiliaire ; Auxiliaire (départ)
AWG (American Wire Gauge). Câbles et
connectique. Système de notation anglosaxon du diamètre d’un câble électrique utilisant des valeurs inversement proportionnelles à ce diamètre (plus le chiffre est
grand, plus le fil est petit) :
Dd’un câble de gauge N (mm) = 0,127 × 92 puissance [(36 – N)/39]
Par définition, un AWG de 36 correspond
donc à un diamètre de 0,127 mm, et un
AWG de 0 à un diamètre de 11,7 mm.
Globalement, chaque fois que l’AWG augmente de 6, le diamètre du câble double.
Gauge AWG
Diamètre (mm)
Section (mm2)
40
0,080
0,005
39
0,087
0,006
38
0,101
0,008
37
0,113
0,01
36
0,127
0,013
35
0,143
0,016
34
0,160
0,020
33
0,180
0,025
32
0,201
0,032
31
0,227
0,04
Aux Master (auxiliaire master send). Voir
« Auxiliaire master send ».
30
0,255
0,051
Aux Return (Auxiliaire Return).
« Auxiliaire (retour) ».
29
0,286
0,064
28
0,321
0,081
Aux Send (Auxiliaire Send). Voir « Auxiliaire (départ) ».
27
0,361
0,102
26
0,405
0,129
AVI (Audio Video Interleaved). Audionumérique. Format de fichier compressé utilisé par Windows pour le stockage de vidéos
dans lesquelles l’image et le son sont entrelacés afin d’accélérer la vitesse de restitution. Les fichiers AVI sont compatibles avec
une large palette de codecs de compression/
décompression.
➙ Entrelacement ; Codec
25
0,455
0,162
24
0,511
0,205
23
0,573
0,258
22
0,644
0,326
21
0,723
0,410
20
0,813
0,518
19
0,911
0,653
40
Voir
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
AZIMUTAL RECORDING
tionnel, les axes de réjection maximum sont
à – 90° et à + 90°.
Gauge AWG
Diamètre (mm)
Section (mm2)
18
1,023
0,823
17
1,150
1,04
16
1,291
1,31
15
1,450
1,65
14
1,628
2,08
13
1,828
2,62
12
2,053
3,31
11
2,305
4,17
10
2,588
5,26
9
2,906
6,63
8
3,264
8,37
7
3,665
10,5
6
4,115
13,3
5
4,621
16,8
4
5,189
21,2
➙ Sensibilité (du microphone) ;
3
5,827
26,7
Cardioïde ; Bidirectionnel
2
6,544
33,6
1
7,348
42,4
0 (1/0)
8,251
53,5
00 (2/0)
9,266
67,4
000 (3/0)
10,400
85
0000 (4/0)
11,680
107
00000 (5/0)
13,120
135
000000 (6/0)
14,730
170
Axe de réjection. Microphonie. Également
appelé axe de réjection maximale. En
anglais : off axys rejection ou maximum
axys rejection. L’axe de réjection définit
l’angle (ou les angles) pour lequel le niveau
de sortie du microphone (sensibilité) est
minimal. Par exemple pour le cardioïde,
l’angle de réjection maximum est à 180°.
Pour cet angle, la sensibilité (efficacité) du
microphone est minimale. Pour le bidirec-
Axe de réjection à – 90° et + 90° d’un microphone
Schoeps MK6 pour trois fréquences.
Axe de réjection maximale . Voir « Axe de
réjection ».
Azimut. Magnétophones, Maintenance. Angle
de l’axe vertical que forme l’entrefer d’une
tête magnétique avec l’axe de défilement de
la bande dans le plan de celle-ci. Cet angle
doit être rigoureusement de 90° pour obtenir les meilleures performances audio.
L’azimutage se règle avec une bande étalon,
en recherchant le maximum de niveau en
lecture à plusieurs fréquences, dont
10 kHz.
➙ Bande étalon
Azimutal recording. Audionumérique. Enregistrement hélicoïdal. Ce principe d’enregistrement a été développé pour le format
RDAT et est exploité depuis sur d’autres
formats audionumériques (ADAT, DTRS,
Nagra-D…) et vidéo numériques. Contrairement à l’enregistrement vidéo standard,
dans lequel les entrefers sont perpendiculaires à leur trajectoire sur le support – ce qui
41
AZIMUTAL RECORDING
nécessite un interpiste assez conséquent,
d’où un gaspillage de support –, l’enregistrement azimutal exploite des entrefers
orientés à ± X degrés par rapport à leur tra-
42
jectoire. Les pistes ainsi créées sont bien distinctes, même sans recours à un interpiste.
La surface d’un support peut donc être exploitée de façon maximale.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
B
Baby scratch. Dee-jaying. Phase technique
issue du scratch. C’est la première figure
qu’apprend à effectuer tout disc-jockey
(DJ) désirant s’initier au scratch. Techniquement, il s’agit de la simple répétition
d’avant en arrière puis d’arrière en avant
d’un son gravé sur disque noir à microsillon
(disque vinyle). Ce mouvement simple est
effectué avec la main directement posée sur
le disque en mode lecture, et le geste est lent
(on parle sinon de scribble scratch). Il
s’effectue sans manipulation de la table de
mixage (pourtant à disposition) par le DJ,
c’est-à-dire sans modification des volumes
de sortie et de l’enveloppe du son durant
son exécution. L’effet produit est un allerretour sonore, un cycle de lecture et de
reverse répété à loisir. Il peut se jouer dans
le temps, à contretemps et syncopé. La
vitesse du mouvement modifie la fréquence
des sons, qui deviennent plus ou moins
aigus, et l’amplitude du mouvement détermine la longueur des sons créés.
Cette phase technique est essentielle dans
l’apprentissage du scratch, car elle permet
de ressentir le contact avec le disque, ainsi
que les principes de cadence à lui donner.
Toujours très utilisée à l’heure actuelle, elle
est la base de la discipline.
➙ Scratch ; Disc-jockey
Back electret. Microphonie. Appellation désignant un microphone dont l’électret est
solidaire de la plaque fixe (ou contreplaque).
➙ Microphone à électret
Backline. Sonorisation. Terme anglo-saxon
désignant les instruments de musique,
effets et accessoires utilisés par les musiciens
sur scène.
Backup. Séance d’enregistrement. Sauvegarde/
copie de sécurité/archivage des données, correspondant à une séance d’enregistrement ou
de mixage par exemple. Déjà essentielle à
l’époque des multipistes à bande, cette phase
devient indispensable avec les outils informatiques actuels.
Cette opération de sauvegarde automatisée
de tous les éléments nécessaires à la reconstitution d’un projet (restore) s’effectue sur un
ou plusieurs supports de stockage externes
ou amovibles. Cette fonction est implantée
dans la quasi-totalité des stations de travail
DtD, mais ne répond à aucune norme. En
conséquence, chaque constructeur peut utiliser les formats de son choix. Les supports de
backup peuvent être des disques durs, des
disques magnéto-optiques, tout type de CD
et de DVD, des cassettes DAT, des supports
vidéo, des cartouches Exabyte, tout type de
disquette et tout support informatique. Chaque fabricant préconise ou impose le ou les
supports de son choix.
Les fichiers audio y sont copiés dans leur format d’origine ou dans les formats propriétaires propres à chaque fabricant. Les fichiers
permettant de restaurer le projet peuvent
être des listes de lecture (playlist), des listes
de décisions de montage (edit decision list),
des listes d’événements (event lists) ou des
informations relatives aux segments sonores
43
BACKUP MASTER
(cues). Ils peuvent être stockés sur le même
support ou sur un support différent de celui
contenant les données audio (datas).
Certains systèmes permettent de compléter
le backup au fur et à mesure de l’avancement du travail (par exemple en rajoutant
un rerecording) ; sur d’autres, il faudra
refaire un backup complet ; d’autres encore
ne sont capables de « backuper » que des
projets finis, aucune modification n’étant
possible après restauration.
Les stations de travail récentes permettent
presque toutes d’effectuer les opérations de
backup et de restore en tâche de fond pendant que l’on travaille sur un autre projet.
➙ Restore
Backup master. Séance d’enregistrement. Copie
de sauvegarde/archivage d’une bande master.
Baffle. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Écran de séparation entre le rayonnement
avant et le rayonnement arrière d’un hautparleur. Quand la membrane avance, elle
crée une pression devant elle et une dépression derrière elle ; ces rayonnements sont
antagonistes et s’annulent s’ils se rencontrent.
Le baffle est d’autant plus grand que l’on
veut descendre en fréquence. Le baffle plan
est une simple paroi ; s’il est replié et qu’il
se referme sur lui-même, il devient une
enceinte.
Le mot baffle est parfois employé à tort
pour designer l’enceinte complète.
➙ Membrane (du haut-parleur)
Baie de brassage. Voir « Patch ».
Bain de pied. Voir « Retour de scène ».
Balance. 1. Séance d’enregistrement. Terme
désignant un mixage « utilitaire », d’élaboration rapide, destiné par exemple à une
écoute casque (mix casque).
2. Consoles. Sur une voie d’entrée stéréo, le
potentiomètre de balance remplace le panpot stéréo d’une voie mono. Au lieu
d’envoyer un même signal indifféremment
44
à gauche, à droite ou au milieu de l’image
stéréo, il permet de doser le niveau de chaque composante du signal stéréo sur son
propre canal.
3. Sonorisation. Également appelée soundcheck. Terme générique signifiant :
– l’équilibrage des niveaux gauche et droit
d’un signal stéréo ;
– l’équilibrage et le mixage avec la console
FOH des niveaux des différentes sources
sur scène ;
– l’équilibrage et le mixage indépendant
avec la console retours pour éviter les
accrochages (larsen) avec les retours de
scène ;
– par extension, la répétition des musiciens.
➙ Mix casque ; Pan-pot ; FOH ; Larsen
Balanced. Voir « Liaison symétrique ».
Balistique. Désigne les caractéristiques dynamiques d’un indicateur de niveau : temps
de montée (appelé aussi temps d’intégration) et temps de descente (voir figure). Le
temps de montée sera défini, par exemple,
par le temps que met l’appareil à indiquer
une valeur inférieure de 2 dB au niveau réel
du signal. Le temps de descente sera donné
par le temps que met l’appareil à afficher,
après arrêt du signal, une indication égale à
– 20 dB par rapport au niveau initial de
celui-ci.
Banane (fiche). Câbles et connectique. Connecteur rond unipolaire (ne comportant qu’un
seul fil) de 4 mm de diamètre pour connecter des câbles de forte section sur des amplificateurs ou des enceintes avec un minimum
de perte d’insertion. Cette excellente prise
voit son utilisation limitée par une récente
directive européenne qui interdit son usage
pour les tensions supérieures à 25 V AC
(78 W sous 8 Ω). Inventé par la société
General Radio Corporation, il permet de
transporter des signaux sous haute tension et
forte intensité, ce qui en fait un choix
répandu en Hi-Fi, pour les enceintes acoustiques par exemple. La qualité de contact est
BANDE ÉTROITE
Balistique d’un vumètre.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
excellente, grâce à un système de ressorts
poussant en permanence les contacts sur les
bords de l’embase.
Bande de fréquences. 1. Fondamentaux. Au
sens général, on parle de bandes de fréquences quand il y a un partage du signal
audio en plusieurs sections (bandes) de
fréquences : graves, médiums, aiguës par
exemple, ou 35 Hz à 1 kHz, 500 Hz à
15 kHz, etc.
2. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Étendue du spectre sonore sur laquelle on
applique ou non une correction dans un filtre. Par exemple, un coupe-bas d’ordre 4,
avec une fréquence de coupure de 100 Hz,
supprime la bande de fréquences comprise
entre 0 et 100 Hz.
Bande de réjection (d’un filtre). Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Plage de fréquences atténuées délimitée par deux
fréquences de coupure (F1 et F2). Avec un
filtre réjecteur, la fréquence centrale de la
bande de réjection est la fréquence qui subit
le maximum d’atténuation. Cette bande de
réjection est aussi caractérisée par son facteur de sélectivité Q.
➙ Fréquence de coupure ;
Filtre réjecteur ;
Fréquence centrale
Bande étalon. Magnétophones analogiques,
Maintenance. Également appelé tone reel.
Bande de référence vendue par les fabricants
de bandes magnétiques pour l’alignement
des magnétophones. La bande étalon est
enregistrée avec une grande précision par le
fabricant (avec des magnétophones spéciaux
à l’alignement très précis), représentative
d’une certaine référence à son catalogue. Elle
contient une série de fréquences test à des
niveaux différents par exemple 100 Hz,
1 kHz, 10 kHz) permettant de calibrer le
magnétophone en lecture (circuits de lecture). Certaines plages sont destinées au
réglage d’azimut, d’autres au réglage du
niveau nominal et de la linéarité en fréquence. Les bandes étalon se déclinent par
type de bande, par largeur et par type de
courbe de préaccentuation (CCIR ou NAB).
➙ Bias ; Préaccentuation ; Azimut
Bande étroite. Microphones HF. Espacement
de 40 kHz entre canaux adjacents au sein
d’une bande de fréquences donnée. L’excursion possible est alors assez réduite, ce qui
limite la bande passante audio dans les aigus
(10 à 12 kHz). Travailler en bande étroite
permet de loger davantage de canaux de
transmission HF dans une bande de fréquences données, au détriment de la qualité.
➙ Excursion
45
BANDE LARGE
Bande large. Microphones HF. Espacement
de 300 kHz entre canaux adjacents au sein
d’une bande de fréquences donnée.
L’excursion possible permet d’obtenir une
bande passante audio étendue dans les aigus
(jusqu’à 20 kHz). Travailler en bande large
permet d’obtenir une excellente qualité
audio, au détriment du nombre de canaux
de transmission HF qu’on peut loger dans
une bande de fréquences donnée.
➙ Excursion
Bande magnétique. Magnétophones. Support
souple et fin, enroulé sur une bobine ou un
noyau, sur lequel sont couchées des particules magnétiques, fixées par un liant (voir
figure). Le côté opposé à l’enduit magnétique s’appelle la dorsale. La bande magnétique succède, dans les années 1930, au fil ou
au ruban d’acier utilisé sur les premiers dictaphones. Après le papier, la bande magnétique passe au support plastique, puis à
l’acétate de cellulose, sous l’impulsion de la
BASF. Les Américains s’emparent de
l’invention à la fin de la seconde guerre mondiale et utilisent un support PVC ou polyester. La bande magnétique se décline alors en
support d’enregistrement analogique et
comme mémoire de masse informatique.
L’utilisation de réducteurs de bruit, à partir
de la fin des années 1960, permet d’obtenir
de meilleures performances, avant la généralisation de l’enregistrement numérique.
Les premières bandes magnétiques mesurent 1/2 pouce (12,7 mm) ou 1/4 pouce
(6,35 mm) de largeur. La largeur de bande
augmente ensuite avec l’apparition des
magnétophones multipistes : 1 pouce
(25,4 mm), puis 2 pouces (50,8 mm). La
cassette audio se contente d’un support de
3,81 mm. Côté enregistrement numérique,
on utilisait de la bande 1 pouce ou 1/
1
2 pouce sur les multipistes et /4 pouce sur
les machines stéréo.
En fonction du nombre de pistes enregistrées, la largeur de la bande définit une largeur de piste. Sur une même bande 1 pouce
par exemple, on peut enregistrer, selon le
magnétophone multipiste utilisé, 4, 8, 16,
voire 24 pistes. Plus la largeur de piste est
grande, meilleure est la qualité d’enregistrement (rapport signal/bruit supérieur, moins
de diaphonie…).
La vitesse de défilement, exprimée en pouces
par seconde (30, 15, 7 1/2, 3 3/4, 1 7/8
IPS…) et transcrite en cm · s–1 (76, 38,
19…), conditionne elle aussi les performances audio obtenues (bande passante, rapport
signal/bruit…). Augmenter la vitesse de défilement améliore la qualité sonore, mais on se
trouve alors confronté à des problèmes
d’autonomie, de coût d’enregistrement, et de
grave à 76 cm · s–1. Les vitesses de 76 et
38 cm · s–1 sont standard en enregistrement
de studio professionnel ; les vitesses de 19 et
9,5 cm · s–1 relevaient davantage du broadcast ou du domaine grand public ; les vitesses
de 4,75 et 2,4 cm · s–1 sont celles de la cassette audio, en mode normal ou dictaphone.
Bande magnétique.
46
BASS MANAGEMENT
La bande magnétique sert aussi à l’enregistrement vidéo, d’où sont dérivés les premiers enregistreurs numériques. Elle a
disparu au début du XXIe siècle en tant que
support de travail, mais reste un support
d’archivage couramment utilisé.
Bande passante. Fondamentaux. Également
appelée largeur de bande. En anglais :
bandwidth. La bande passante est une
caractéristique propre à chaque appareil
audio. Elle est exprimée en hertz (Hz) par
une valeur inférieure et une valeur supérieure, qui correspondent à la plage fréquentielle de travail d’un appareil traitant
l’audio (microphone, enceinte, magnétophone, préampli, filtre…), par exemple
20 Hz-20 kHz. Au-delà de cet intervalle de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Bande passante : filtre passe-bande du premier ordre.
Bande passante : largeur de bande d’un filtre.
fréquences, les performances sonores de
l’appareil vont en diminuant.
Les fréquences de coupure supérieure et
inférieure délimitant la bande passante sont
le plus souvent données à partir de – 3 dB
ou – 10 dB.
Bande Pass Filter (BPF). Voir « Filtre passebande ».
Bande rythmo. Voir « Rythmo ».
Bande test. Magnétophones. La bande test ne
contient usuellement que la partie de
réglage en lecture. Cette expression est plus
juste que bande étalon quand il s’agit d’une
bande destinée au réglage de magnétophones numériques.
➙ Bande étalon
Bandwidth. Voir « Bande passante ».
Bargraph. Indicateurs de niveaux. Anglicisme
désignant un indicateur de niveau. Le bargraph fourni une indication de niveau de
tension sur une rangée de diodes électroluminescentes ou sur un afficheur LCD. Ce
terme désigne souvent les indicateurs de
niveau des consoles (un par voie).
Barotraumatisme. Physiologie de l’audition.
Lésion de l’organisme (sinus, oreille) due à
un changement brutal de pression (par
exemple lors d’une descente ou d’une
remontée rapide en plongée sportive).
Base (canal). Voir « Basic channel ».
Basic channel. MIDI. Également appelé base
(canal) ou canal de base. Canal MIDI sur
lequel travaille un instrument après son initialisation (mise sous tension), en émission
et en réception.
➙ Canal MIDI
Bass management. Surround. Principe de
gestion des basses fréquences (ordinairement inférieures à 80 Hz). Les solutions les
plus courantes consistent :
– à (re)diriger le signal basses fréquences des
six canaux L (Left), C (Center), R
(Right), Ls (Left surround), Cs (Center
47
BASS-REFLEX
surround) et Rs (Right surround) vers le
canal LFE ;
– à (re)diriger le signal basses fréquences du
canal LFE vers tous les canaux ou seulement vers les canaux L et R ;
– à extraire un signal basses fréquences par la
sommation de tous les canaux étendus en
une écoute multicanal (Dolby Pro Logic
II, Dolby Pro Logic IIx et DTS Neo 6.1).
Dans les amplis home cinema audio/vidéo,
la console de mixage et le processeur d’effets
numérique multicanal, la fonction bass
management dispose d’un ajustement du
gain, du choix des fréquences, de la pente
de coupure…
➙ LFE ; Subwoofer ; Dolby Pro Logic II ;
Dolby Pro Logic IIx ; DTS Neo 6.1
Bass-reflex. Voir « Enceinte bass-reflex ».
Bass trap. Acoustique. Dispositif d’absorption
destiné aux basses fréquences. Le système
peut fonctionner par dissipation ou par
résonance (selon le principe adopté, les
modes de construction sont très différents).
Dans le premier cas, on exploite les propriétés de matériaux fibreux comme la laine de
verre ou la laine de roche : placement et
volume du matériau absorbant déterminent
alors les performances. Les bass trap fonctionnant par résonance (résonateurs à diaphragme
plan ou à cavité accordée) sont eux aussi tributaires des contraintes d’encombrement.
Leur action est plus localisée en fréquence,
surtout pour les modèles à cavité accordée,
mais ils permettent d’intervenir plus facilement dans la zone des fréquences inférieures à 150 Hz.
➙ Absorption ; Résonance ; Résonateur
Baud. Unités. Bits par seconde. Cette unité
est destinée à mesurer un débit de données
informatiques.
Baxandall. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Égaliseur de type filtre Shelve, rudimentaire
mais efficace, agissant dans les graves et/ou les
aigus. Il fait basculer la courbe de réponse
selon une pente de 12 dB/octave. Inventé en
1952 par Peter J. Baxandall, il doit son nom à
son inventeur. Il peut être construit autour
d’un circuit à tubes électroniques, à transistors, à amplis opérationnels ou dans le
domaine numérique. Le principe et le résultat restent les mêmes. Ce circuit est généralement celui des correcteurs de tonalité grave/
aigu sur les appareils grand public, sur les
amplis guitare, etc. Sa signature sonore est
marquée par un certain respect des rapports
entre les harmoniques.
➙ Égaliseur ; Filtre Shelve ;
Correcteur de tonalité
Égaliseur Baxandall : courbe de réponse en fréquences.
48
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
BELL
Beat juggling. Dee-jaying. Également appelé
pass-pass. Littéralement, jonglerie rythmique. Le beat juggling est une phase technique issue du scratch. C’est une évolution
marquante de ce dernier, car au lieu d’agrémenter la musique de solos de platine
(scratch), on crée une nouvelle composition
musicale et rythmique à partir de la manipulation de deux disques identiques. Le beat
juggling apparaît comme le « sommet » de la
manipulation des platines tourne-disque. Il
demande une très bonne oreille, une forte
imagination, ainsi qu’une maîtrise technique
perpétuellement remise en cause.
Techniquement, c’est la superposition
d’une même phrase rythmique jouée depuis
deux sources (TD1 et TD2), décalée d’un
demi-temps et décomposée dans sa lecture.
Autrement dit, il s’agit de récupérer chaque
son issu d’une mesure de rythme choisie
(son de grosse caisse, caisse claire et charleston), d’intercaler un son choisi issu du disque 1 et de l’entremêler avec un son choisi
issu du disque 2. En passant d’une source à
l’autre à l’aide du cross fader de la table de
mixage, et en répétant plusieurs fois le
mouvement avec des sons agencés selon son
imagination, le disc-jockey (DJ) obtient
une nouvelle phrase rythmique qui respecte
les principes musicaux de la mesure (plus
lente), et est totalement originale.
Le beat juggling n’est pas employé en tant
qu’élément d’un morceau de rap, à l’inverse
des autres techniques de scratch. Il est utilisé et diffusé en direct lors de soirées ou de
compétitions hip-hop (championnat DMC
ou ITF). Très spectaculaire musicalement
et techniquement, il fait la joie des connaisseurs.
Les performances beat juggling sont souvent déclinées de la même façon :
– Après avoir repéré à l’aide d’autocollants
le début de la mesure travaillée, le DJ se
cale dessus visuellement.
– Durant la première phase, il joue les
mesures choisies en pass-pass. L’intégra-
lité de la mesure à manipuler est jouée
successivement en passant d’une source à
l’autre. La ligne rythmique est répétée
autant de fois que le DJ le souhaite en
ramenant le disque à son repère initial
(c’est une boucle classique manipulée en
direct).
– La deuxième phase est le passage répété de
la source 1 à la source 2 (et inversement)
à l’aide du cross fader, sans manipuler les
disques mais avec un contretemps. Cela
donne un doublement des sons joués,
comme si l’on glissait des croches d’une
même note au milieu de noires.
– La phase finale est la divulgation de la jonglerie rythmique élaborée par le DJ. Ce
dernier crée des désynchronisations à partir des mêmes sources. Après la décomposition des sons, il recompose ses propres
rythmes en les agençant à sa manière. Il
peut alors diffuser les sons initialement
choisis dans l’ordre qu’il désire : jouer le
charleston avant la grosse caisse, ou la
grosse caisse avant la caisse claire ou
encore la caisse claire avant le charleston.
Un son au début d’une mesure existante
peut être mis à la fin de la nouvelle mesure
créée pour l’occasion. Le DJ peut intercaler autant d’événements rythmiques qu’il
le souhaite, ralentir la cadence en bloquant son disque 1 et en lançant le disque
2, et ainsi de suite.
Ces trois phases demandent de la concentration, ainsi qu’une bonne maîtrise des
outils utilisés. Il faut également bien
connaître les parties de morceaux travaillées, avoir très bien conçu les transformations et manipulations désirées et être
capable de désynchroniser ses mouvements
et de les réadapter à la ligne rythmique
recherchée. Cela s’apparente beaucoup aux
percussions (batterie ou afro-cubaine) avec
lesquelles on peut créer des rythmes différents à chaque fois.
➙ Scratch ; Cross fader ; Pass-pass ; Boucle
Bell. Voir « EQ bell ».
49
BELL EQ
Bell EQ. Voir « EQ bell ».
Beltpack. Broadcast. Boîtier de ceinture. Un
beltpack est un système d’ordre portable
filaire ou HF vers une ou plusieurs directions. Il est utilisé par bon nombre de professionnels du son sur les plateaux
d’émission de radio et de télévision afin
d’assurer la communication avec une régie
par exemple.
➙ Système d’ordre
Bender. Voir « Pitch bend ».
BER (Bit Error Rate). Audionumérique.
Nombre de bits (données numériques élémentaires) erronés par seconde.
Bessel. Voir « Filtre Bessel ».
Bessel (Friedrich). Fondamentaux. Astronome allemand à qui l’on doit les fonctions
de Bessel, très utilisées dans les mathématiques appliquées et notamment en électronique pour le calcul des filtres. On peut
également associer des haut-parleurs suivant un réseau de Bessel pour remplacer un
haut-parleur unique. On obtient ainsi un
dispositif ayant une directivité régulière sur
toute la plage des fréquences. L’homogénéité du rayonnement obtenu permet une
meilleure écoute à faible distance.
Bêta (version). La version bêta d’un programme doit être testée par des utilisateurs
confirmés (bêta testeurs) avant sa commercialisation. Ces tests grandeur nature ont
pour but de révéler les bugs afin d’en faire
part aux développeurs.
BF. 1. Abréviation pour « basse fréquence ».
2. Basses fréquences ou fréquences audio
(20 à 20 kHz), par opposition aux fréquences radio RF.
Bi-amplification. Sonorisation, Amplification,
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Technique consistant à utiliser les deux canaux d’un
amplificateur de puissance pour les deux
haut-parleurs d’une enceinte acoustique à
deux voies actives : un canal pour le haut-
50
parleur de grave (boomer) et un autre pour le
haut-parleur d’aigu (moteur à chambre de
compression ou tweeter). La bi-amplification
consiste à envoyer sur les haut-parleurs des
tensions électriques particulières à l’aide d’un
filtre électronique qui divise en deux
bandes (basses et hautes fréquences) le signal
reçu du préamplificateur (console de mixage).
Chaque modulation est amplifiée indépendamment, elle-même reliée directement à son
haut-parleur. La fréquence de coupure entre
le boomer et le moteur d’aigu se situe généralement entre 1 kHz et 1,2 kHz.
Cette technique peut s’appliquer également
pour une enceinte passive et un caisson de
grave. On parle alors de système bi-amplifié.
Le procédé est identique. À l’aide d’un filtre
actif, le signal est divisé en deux bandes de
fréquences : les basses et les hautes fréquences.
Les sorties du filtre sont connectées à l’amplificateur. Un canal alimentant l’enceinte passive et l’autre canal alimentant le caisson de
grave. La fréquence de coupure entre
l’enceinte et le caisson de grave se situe entre
80 Hz et 125 kHz.
La bi-amplification permet d’adapter la
puissance et la qualité des amplificateurs
aux besoins de chaque partie du spectre.
Elle permet aussi un meilleur contrôle de la
phase.
➙ Bi-amplifié (système) ; Filtre actif
Bi-amplifié (système). Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Technique de biamplification avec un caisson de grave pour
les basses fréquences et une enceinte
compacte multivoies pour les moyennes/
hautes fréquences. La fréquence de coupure
entre le caisson et l’enceinte se situe en
principe entre 80 et 125 Hz.
➙ Bi-amplification
Bias. 1. Magnétophones analogiques. Également appelé prémagnétisation ou polarisation. Courant haute fréquence (souvent
200 kHz) mélangé au signal audio à enregistrer, le bias permet de travailler dans la
BI-CÂBLAGE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
partie linéaire de la courbe d’hystérésis du
support magnétique. On évite ainsi toute
distorsion. Pour obtenir les meilleures performances, il faut régler finement la prémagnétisation en fonction de chaque type de
bande. Ce courant est envoyé dans la tête
d’enregistrement, ce qui permet de faire travailler la bande dans une portion linéaire de
sa courbe d’aimantation et de minimiser
ainsi la distorsion.
Cette technique a été découverte par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.
Les Américains, qui écoutaient alors la radio
allemande, croyaient que les multiples discours d’Hitler étaient prononcés en direct,
trompés par la qualité technique de la reproduction (qualité qu’ils étaient alors incapables d’obtenir). Après la guerre, les machines
allemandes ont été ramenées aux États-Unis
et les Américains ont appliqué cette technique aux machines AMPEX créées avec
l’appui du chanteur Bing Crosby.
➙ Hystérésis
2. Électronique, Amplification. Courant de
repos. C’est la valeur de la polarisation
imposée aux transistors et aux tubes, elle
permet de définir leur régime de fonctionnement : classe A, B ou AB.
➙ Courant de repos ; Transistor ;
Tube électronique ; Classe
Bi-câblage. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Procédé de câblage d’une enceinte
acoustique avec deux câbles, l’un destiné au
haut-parleur de grave, l’autre au tweeter.
Les filtres graves et aigus doivent avoir des
masses séparées. Les forces électromotrices
issues du haut-parleur grave ne peuvent
plus perturber le fonctionnement du tweeter, car le signal perturbateur va d’abord
jusqu’à l’amplificateur (où il sera courtcircuité par l’impédance interne très faible)
et ne pourra plus revenir jusqu’au tweeter.
Ce procédé très simple améliore sensiblement le rendu sonore des enceintes. La plupart des enceintes ont adopté ce système,
Bias : enregistrement avec polarisation HF.
51
BIDIRECTIONNEL (MICROPHONE)
qui se neutralise facilement avec un simple
cavalier pour une utilisation conventionnelle en mono-câblage.
Le bidirectionnel peut être employé entre
deux sources, par exemple entre une caisse
claire et un charleston, entre deux speakers,
entre deux instrumentistes… Il est également utilisé dans la composition d’un couple MS (bidirectionnel + cardioïde dans la
majorité des cas et en position coïncidente).
La sensibilité du bidirectionnel est maximale dans l’axe frontal à 0°. C’est également le cas à l’opposé à 180°, mais le signal
est inversé en phase. Pour que le niveau de
sortie délivré soit optimal, la source sonore
doit se trouver dans l’un de ces deux axes.
Le niveau de sortie diminue progressivement avec des angles d’incidences intermédiaires pour devenir nul à 90° et à 270°.
Bi-câblage (photo : Marie-Anne Bacquet).
➙ Tweeter
Bidirectionnel (microphone). Microphonie.
Également appelé bi dans le jargon. Microphone présentant des caractéristiques de
directivité bidirectionnelle. Son diagramme
polaire est en forme de huit. Comparativement au cardioïde, au supercardioïde, ou à
l’hypercardioïde, le bidirectionnelle est le plus
directif (ou directionnel) d’entre eux. Son
angle de captation (angle pour lequel le
niveau reste constant et ne chute pas de plus
de 3 dB) est d’environ 90°. C’est à l’intérieur
de cet angle que la ou les sources sonores
devront se trouver pour être restituées sur un
même plan sonore et sans coloration hors axe.
L’indice de directivité de ce micro est de
4,8 dB. Son facteur de distance est de 1,7.
Le transducteur à gradient de pression a
une directivité par défaut bidirectionnelle.
La directivité bidirectionnelle est également
obtenue grâce à la technologie de la transduction mixte à directivité variable.
Le bidirectionnel issu d’un transducteur à
gradient de pression présentera de meilleures
aptitudes pour offrir une réponse polaire sans
coloration hors axe, c’est-à-dire uniforme
pour l’ensemble des fréquences qu’il traite.
52
Angles de captation d’un microphone bidirectionnel.
Simulation dans l’espace de la captation d’un
microphone bidirectionnel Sennheiser.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
BIPHASE
Quand la source sonore se situe dans l’axe
0°, face au microphone, la pression exercée
sur la membrane est maximale. Donc pour
cos 0°, la sensibilité du transducteur est égale
à + 1 (pression maximale, niveau de référence). Le lobe avant est indiqué par le signe
+ sur un diagramme polaire. À 0°, cos 0 = 1.
Quand la source sonore se situe à l’arrière
de la membrane (à 180°), la pression exercée sur celle-ci est également maximale. En
revanche, un son capté par le lobe arrière est
déphasé de 180°. Donc la sensibilité du
transducteur pour cos 180° est égale à – 1.
La phase du lobe arrière est indiquée par le
signe – sur un diagramme polaire. À 180°,
cos 180 = – 1 (déplacement de la membrane dans le sens opposé, pression maximale mais déphasée de 180°, lobe négatif).
Quand la source sonore se situe à 90° ou à
270° (par rapport à la face avant du microphone), l’onde acoustique ayant une
influence identique sur la face avant comme
sur la face arrière de la membrane, il y a un
équilibre des pressions. Pour ces deux axes,
il n’y a donc pas de niveau de sortie aux
bornes de la capsule. Aucun son n’est capté,
les pressions exercées sur la membrane
s’annulant.
À 90° ou 270° = 0 (ce sont les deux axes de
réjection maximum du bidirectionnel).
Pour des axes d’incidences intermédiaires,
cos équivaut à des valeurs de sensibilité
intermédiaires entre 0 et 1. Par exemple,
pour un angle de 45°, cos = 0,707, soit une
atténuation de 3 dB du niveau de sortie.
➙ Cardioïde ; Supercardioïde ; Hypercardioïde ;
Directivité (du microphone) ; Diagramme polaire
(du microphone) ; Angle de captation ; Coloration
hors axe ; Indice de directivité ; Facteur de
distance ; Transducteur à gradient de pression ;
Transduction mixte à directivité variable ; Couple
MS ; Cardioïde ; Sensibilité ; Membrane (du
microphone) ; Transducteur ; Déphasage ; Axe de
réjection maximale
Bilatéral. Casques audio. Câble de branchement dont chaque brin arrive sur une
oreillette du casque, formant un Y avant
jonction pour constituer un câble stéréo.
Plus économique, un câble bilatéral peut
être plus gênant, puisque le Y pend sous le
menton, alors qu’un câble unilatéral se dissimule plus facilement.
➙ Oreillette ; Unilatéral
Binaire. Élément mathématique qui ne peut
avoir que deux états (0 ou 1, oui ou non,
ouvert ou fermé, haut ou bas…). Du point
de vue électrique, l’état haut (1) aura une
tension supérieure à l’état bas (0) ; en TTL,
la différence est de 5 V. Les circuits logiques, l’informatique ou les signaux numériques sont constitués d’une suite de signaux
élémentaires binaires.
➙ TTL
Binding post. Câbles et connectique. Type de
bornier à visser, très compact, prévu pour
accueillir des câbles de faible section transportant des signaux audio au niveau ligne.
Ce terme anglais n’a pas d’équivalent en
français.
➙ Bornier
Biphase. Synchronisation. Signal électrique
servant à maintenir la synchronisation entre
plusieurs machines, projecteurs de films et
enregistreurs/lecteurs sonores à bandes
magnétiques perforées. Une machine maître génère ce signal biphase, envoyé sur un
bus et relu par chaque machine esclave.
Le biphase est constitué en réalité de deux
signaux électriques déphasés de 90° exactement, c’est-à-dire que les fronts montant et
descendant de la phase 2 se trouvent au
milieu des impulsions de la phase 1. Ces
signaux permettent de renseigner très précisément sur la vitesse (fréquence de la phase
1 ou 2) et sur la direction de la bande.
Les deux signaux carrés du biphase.
53
BIPHASE L
Grâce à ce biphase, les machines vont rester
parfaitement synchrones. Toutefois, ce
n’est qu’une synchronisation relative (si les
machines sont décalées au départ, elles resteront parfaitement décalées de la même
façon durant toute la bobine). Il est donc
indispensable de réaliser en début de
bobine un calage en position absolue des
bandes et du film. Cette opération s’effectue au moyen d’une marque en forme de
croix (appelée croix de start ou start) apposée au début de chaque bande et inscrite sur
une image du film.
Au début de la bobine, on cale manuellement toutes les machines sur les marques de
start, puis on verrouille chaque machine sur
le biphase venant du projecteur. Bien sûr, si
pour une raison quelconque une machine
perd la synchronisation (par exemple si la
bande est trop courte et se débobine), il faut
ramener toutes les machines au start et y
recaler la machine fautive.
Biphase L. Voir « Code Manchester ».
Biphase-mark. Audionumérique. Également
appelé modulation FM ou modulation
biphase. Code de modulation (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques) fondé sur le
principe de la modulation de fréquence
analogique (FSK) dans la version à fréquence minimale. Les 0 et les 1 du signal
original correspondent à deux fréquences
distinctes : un bit de donnée égal à 0 se traduit par une transition et un bit de donnée
égal à 1 par deux transitions. Ce code selfclocker (il porte en lui sa propre horloge)
élimine toute composante de courant
continu. Utilisé à l’origine sur les premières
machines à têtes tournantes (PCM 1610,
PCM 1630, PCM F1…), il est toujours
présent dans les interfaces audionumériques
AES/UER et SPDIF. Il est également utilisé pour l’enregistrement de pistes auxiliaires longitudinales d’asservissement ou de
codes temporels LTC.
Attention à ne pas confondre le biphasemark, qui est juste un type de codage
numérique, avec le signal biphase.
➙ Time Code (TC) ; Biphase
Bipiste. Magnétophones. Magnétophone
équipé de deux pistes indépendantes. Il se
distingue d’un modèle stéréophonique par
une disposition des entrefers ménageant un
interpiste plus large, afin d’éviter tout problème de diaphonie, plus gênant quand on
enregistre deux signaux mono distincts plutôt qu’un signal stéréo.
➙ Interpiste ; Diaphonie
Bit (binary digit). Unités, MIDI, Audionumérique. Chiffre binaire. Désigne le plus
petit élément d’information dans le système
binaire. Le bit n’a que deux valeurs, 0 ou 1,
qui sont associées à deux signaux électriques
dont la nature et la grandeur dépendent
essentiellement des différentes normes.
Biphase-mark.
54
BLOCK
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Bit de stop.
Les bits sont souvent regroupés en mots de
huit bits, appelés octets.
➙ Octet
Bit cell. Audionumérique. Cellule de bit.
C’est l’espace géométrique (dans le cas d’un
support) ou temporel (dans le cas d’un
débit) occupé pour la représentation électrique d’un bit.
➙ Bit
Bit de start. MIDI. Bit envoyé avant l’octet
de données MIDI « utile », prévenant
l’UART de l’arrivée de cet octet.
➙ UART
Bit de stop. MIDI. Bit envoyé après l’octet
de données MIDI « utile », validant cet
octet auprès de l’UART, qui se place alors
en attente de l’octet suivant (voir figure).
➙ UART
Bit rate. Audionumérique. Quantité moyenne
de bits transitant dans un réseau ou dans
une liaison. C’est une mesure de débit.
➙ Débit
BLER (BLock Error Rate). Audionumérique. Nombre de blocs de données numériques erronées par seconde.
Blindage. Câbles et connectique. Conducteur
entourant un autre conducteur (ou groupe
de conducteurs), afin de le protéger des
interférences environnantes. Dans l’autre
sens, le blindage évite également toute
radiation ou interférence du signal transporté vers des câbles ou des circuits voisins.
Le blindage intervient aussi bien dans des
liaisons asymétriques (câble coaxial) que
symétriques (autour d’une paire torsadée
par exemple). Il peut prendre la forme
d’une tresse, d’un feuillard… Chacune de
ces formes de blindage, par ses particularités
physiques, offre un compromis efficacité/
facilité d’utilisation. On trouve également
des combinaisons de types de blindage
(feuillard par exemple).
Deux blindages différents pour un câble micro :
spirale en haut, tresse en bas.
➙ Tresse ; Feuillard
Bloc de têtes. Magnétophones. En anglais :
head stack. Nom générique donné à
l’ensemble tête d’effacement/tête d’enregistrement/tête de lecture (voir figure).
➙ Head stack
Block. Audionumérique. Groupe de données
enregistrées ou transmises globalement,
composé de plusieurs mots numériques originaux en général contigus, et de données additionnelles propres au bloc considéré. Dans le
cas de l’audionumérique, les données additionnelles pourront être des mots de redondance calculés à partir des mots originaux,
des indications sur un facteur de compression, des informations temporelles…
Le bloc occupe le troisième grade dans la
hiérarchie des données binaires après le bit
55
BLOCKCODE
Bloc de têtes.
et le mot numérique ; il est suivi par la
trame.
➙ Bit ; Mot numérique ; Trame
Blockcode. Audionumérique. Code de bloc. Le
blockcode un code de détection et de correction d’erreurs audionumériques à enregistrer
ou à transmettre. Il organise les mots numériques originaux en blocs composés de X
mots. Pour chaque bloc, le code calcule un
ou plusieurs mots de redondance suivant des
algorithmes qui lui sont propres.
➙ Algorithme
Blue Book. Audionumérique. Document
édité par Sony et Philips en 1987, qui
contient toutes les recommandations
concernant le CD-Extra.
➙ CD-Extra
BNC. Câbles et connectique. Connecteur verrouillable à baïonnette, peu utilisé en audio,
mais servant notamment aux signaux vidéo
et de référence (wordclock par exemple) et
en HF. Il accepte des fréquences très élevées
(plusieurs dizaines de MHz) et possède une
impédance caractéristique de 50 ou 75 Ω.
Le connecteur BNC a été créé dans les
années 1940 par MM. Neill (des laboratoires Bell) et Concelman (ingénieur chez
Amphenol). Selon les sources, les initiales
BNC correspondent aux termes Baby
Neill-Concelman, Bayonet Nut Coupling,
Bayonet Nut Connector ou même British
56
Naval Connector. Ce connecteur demande
un outillage spécifique pour sa mise en
place sur le câble (outil à sertir), mais il
assure une excellente qualité de contact et
une tenue en place optimale. Il convient
parfaitement aux signaux vidéo ou audionumériques.
Il s’agit d’une liaison asymétrique : le signal
arrive par le conducteur central et repart
par le blindage extérieur. Les connecteurs
BNC sont disponibles en modèles d’impédance caractéristique 50 ou 75 Ω, selon
l’utilisation envisagée.
➙ Amphenol ; Asymétrique ; Blindage
Bobine. Électronique. Enroulement de fils
conducteurs ayant une certaine inductance.
La présence d’un noyau métallique permet
d’augmenter fortement l’inductance d’une
bobine. Les bobines sont couramment associées aux condensateurs dans les égaliseurs
passifs pour former des filtres passe-bande
du second ordre. On les utilise également
très souvent dans les applications hautes
fréquences, ainsi que dans les alimentations
à découpage.
➙ Inductance ; Filtre
Bobine débitrice. Magnétophones. Sur une
machine tournante, bobine dont la bande
est extraite avant passage devant les têtes.
Bobine mobile. 1. Vinyle. Technologie sophistiquée des cellules de lecture des disques
BOÎTE À CHAUSSURES
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
vinyles. Deux bobines à 90° sont fixées sur
le levier porte-pointe et vibrent avec lui en
face d’aimants immobiles. Il se crée une faible tension électrique de quelques microvolts, qui nécessite l’emploi d’un
prépréampli. Cette technique donne des
résultats optimums pour un prix plus élevé
que les autres variantes de cellules à aimants
mobiles.
➙ Cellule ; aimant mobile
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Dans un haut-parleur, la bobine mobile se
meut sous l’action du courant de l’amplificateur et entraîne la membrane. Elle est
constituée d’un fil de cuivre ou d’aluminium enroulé sur un support de papier,
d’aluminium, de nomex ou de Kevlar®. Le
fil est soit rond, soit aplati pour mieux utiliser le volume de l’entrefer. La bobine
mobile est un des éléments clés de la
conception d’un haut-parleur, qui a des
répercussions décisives sur le résultat sonore
final. Quand un haut-parleur est utilisé audelà de ses capacités, c’est souvent la bobine
mobile qui est brûlée.
Le diamètre de la bobine mobile conditionne la tenue en puissance, il est de 10 à
28 mm sur les tweeters Hi-Fi, de 25 à
50 mm sur les tweeters de sonorisation et
de 25 à 100 mm sur les boomers.
Bobine mobile et spider (photo : Marie-Anne Bacquet).
Pour avoir un déplacement proportionnel
au courant appliqué, la bobine doit avoir
un nombre constant de tours dans l’entrefer
malgré les déplacements. Il existe pour cela
deux solutions : soit une bobine courte (par
exemple une bobine de 5 mm de haut qui
se déplace dans un entrefer de 10 mm), soit
une bobine longue (par exemple une
bobine de 20 mm qui se déplace dans un
entrefer de 10 mm de haut). La bobine
courte est plus légère, mais ne profite pas de
toute l’énergie magnétique disponible. La
bobine longue, plus lourde, recueille le
maximum d’énergie.
Ce sont la longueur et le diamètre du fil de
la bobine mobile qui déterminent l’impédance du haut-parleur. Les impédances
nominales courantes sont 4,8 et 16 Ω.
➙ Membrane (du haut-parleur) ; Entrefer (du
haut-parleur) ; Impédance (du haut-parleur)
Bobine réceptrice. Magnétophones. Bobine
sur laquelle vient s’enrouler la bande
magnétique après passage devant les têtes.
Boîte à chaussures. Acoustique. Expression
qualifiant, par analogie, le volume de certaines salles de concert, parallélépipédique et
dont les proportions sont réputées offrir de
bons résultats acoustiques. L’exemple le plus
ancien de salle en boîte à chaussures est
l’Altes Gewandhaus de Leipzig. D’une taille
modeste (400 places), cette salle longue
(23 m) et étroite (11,5 m) présente des
réflexions latérales puissantes et un temps de
réverbération assez bas de 1,3 s, le tout donnant un son plein et défini. Le design en
boîte à chaussures a connu un grand succès
au XIXe siècle, en Europe, avec la Neues
Gewandhaus (1884) ou encore la Grosser
Musikverein de Vienne (1884), mais aussi
aux États-Unis où Sabine applique le concept
au Symphony Hall de Boston en 1895. Au
XXe siècle, la recherche de jauges supérieures,
2 000 places et plus, ainsi que les évolutions
technologiques permettant d’augmenter les
portées, conduisent à des salles aux murs latéraux très éloignés l’un de l’autre. C’est alors le
plafond qui devient l’élément principal de
transmission du son réfléchi.
➙ Temps de réverbération ; Sabine (Wallace)
57
BOÎTE À RESSORT
Boîte à ressort. Acoustique. Système destiné à
l’isolation vibratoire des ouvrages de bâtiment. Il consiste à faire reposer la structure
du bâtiment à isoler sur un ensemble de
suspensions à la fréquence de résonance calculée en fonction de la masse du bâtiment,
du nombre d’éléments de suspension et du
type de pollution vibratoire à traiter. Ces
suspensions, parfois appelées boîtes à ressort, sont constituées de pièces métalliques
reliées entre elles par un ou plusieurs ressorts travaillant en compression.
➙ Résonance
Boîte à sable. Acoustique. Dispositif de traversée isolante destiné à permettre le passage de câbles entre deux pièces sans
dégrader l’isolement acoustique de la cloison séparative. De manière concrète, les
deux faces de la cloison à traverser sont
reliées par un manchon souple permettant
le passage des câbles. Cette traversée débouche, de chaque côté, sur une boîte que l’on
remplit de sable sec après mise en place des
câbles, ceux-ci cheminant ensuite dans une
gaine placée au-dessus du niveau du sable.
Outre son faible coût et ses performances,
l’avantage de ce type de traversée est de permettre les interventions ultérieures.
Boîte dans la boîte. Acoustique. Type de construction utilisé lorsqu’une très forte isolation
acoustique entre plusieurs locaux est nécessaire. Il s’agit de construire dans un local existant une cellule tridimensionnelle (parois,
sol, plafond) en minimisant les liaisons avec
l’existant, afin de réduire les transmissions
solidiennes et aériennes. Les parois de l’existant, celles de la cellule placée à l’intérieur et
les plénums entre les deux constituent un système {masse-ressort-masse}. On choisit des
liaisons élastiques (supports caoutchouc, ressorts amortis ou non) ou fibreuses afin de
désolidariser le sous-ensemble du bâtiment
principal. Chaque surface demande une solution adaptée. Les sols sont souvent réalisés en
pose flottante (chape sèche ou humide) sur
58
matériaux fibreux, alors que les plafonds
requièrent des systèmes d’ossatures suspendues, soit directement au plafond existant,
soit à une ossature primaire reliée aux cloisons de la cellule interne. La réalisation est
critique : il faut éviter les ponts acoustiques.
La plupart des constructions utilisent des
cloisons sèches, type plaques de plâtre sur
ossature métallique. Ces dernières sont très
intéressantes en termes de rapport affaiblissement/poids au mètre carré et de durée de
chantier. Toutefois, une solution dite
humide (cellule en béton découplée de l’existant) est parfois avantageuse dans certains cas
spécifiques. Les cabines de studio en sont un
bon exemple. Quand les conditions le permettent (charge statique, délais, coût), un tel
choix autorise des affaiblissements supérieurs
à 60 dB et un bon comportement face aux
fortes pressions acoustiques générées par les
systèmes d’écoute actuels.
➙ Isolation acoustique ; Plafond suspendu ;
Transmission solidienne ; Plénum ;
Pont acoustique ; Pression acoustique
Boîte de direct. Équipements. Également
appelée DI ou DI box. Boîtier adaptateur
d’impédance permettant de convertir un
signal ligne haute impédance asymétrique
d’un instrument de musique (guitare électrique, clavier…) en un signal basse impédance symétrique adapté à une entrée
micro de la console de mixage. En sonorisation par exemple, cette adaptation est indispensable afin de préserver le meilleur
rapport signal/bruit à travers un multipaire
de plusieurs dizaines de mètres entre la
scène et la console façade.
Active, la boîte de direct utilise des circuits
électroniques alimentés pour réaliser ces
fonctions ; passive, elle fait appel à un transformateur et ne nécessite pas d’alimentation.
➙ Multipaire
Boîtier de distribution
« Splitter MIDI ».
MIDI.
Voir
BOOMER
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Boîtier de scène. Sonorisation. Également
appelé stage box. Boîtier de connexion destiné à être disposé sur une scène et permettant le branchement des microphones et
boîtes de direct afin que ceux-ci soient directement envoyés, via un multipaire, jusqu’aux
entrées des préamplis de la console. Le boîtier de scène rassemble, mais de façon déportée, les entrées de la console via un câble
multipaire. Il est équipé de 16, 24 ou 48
connecteurs XLR® femelles, un par liaison.
Sur sa face supérieure sont regroupées les
entrées et sorties en XLR® et sur ses côtés
en connecteurs multibroches type Harting.
Des câbles multipaires acheminent les
modulations de la scène vers la console
façade installée dans la salle et vers la console retours installée sur scène ou inversement. Certains boîtiers de scène intègrent
des splits pour renvoyer aussi les micros vers
la console monitors (ou si le boîtier est utilisé
par un car d’enregistrement ou de télévision).
On trouve maintenant des boîtiers de scène
numériques avec une liaison en fibre optique entre la scène et la console. Dans ce cas,
le boîtier de scène renferme les circuits
numériques, mais aussi des préamplificateurs de microphone pour amener le signal
à un niveau compatible avec les convertisseurs analogiques/numériques.
➙ Modulation ; Harting ; Multipaire
Bonnette. Microphonie. Accessoire pour
microphone servant à faire écran sur la capsule, afin d’atténuer les effets du vent (prise
de son en extérieur) ou les plosives de la
voix. Il peut être en mousse ou constitué
d’un système de coque plastique recouvert
de tissu dans lequel viennent s’insérer un ou
plusieurs microphones. En cas de vent plus
important, une seconde chaussette comportant des poils synthétiques peut être ajustée
par l’opérateur. Aucune n’est transparente
d’un point de vue acoustique, et il est préférable de se référer aux spécifications données par les constructeurs.
Bonnette Rycotte.
Boomer. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Haut-parleur de grand diamètre pour la
reproduction des fréquences graves. Le diamètre des boomers varie de 10 cm pour les
enceintes de bibliothèque à 46 cm pour les
sub-bass de sonorisation. Quelques modèles
rares vont au-delà : on trouve ainsi des diamètres de 54 cm (21L50 de Beyma), 78 cm
(Electrovoice 30 W), 80 cm (Fostex) et
même 160 cm (pour un Mitsubichi).
Les membranes utilisent divers matériaux :
du carbone, du polystyrène expansé, des
matériaux sandwichs, mais le plus souvent
du papier. Les fréquences de résonance se
situent entre 10 et 50 Hz. Les bobines sont
longues et de grand diamètre pour mieux
dissiper la chaleur. Les suspensions ont de
Boomer (photo : Marie-Anne Bacquet).
59
BOOST
grands débattements. Il en existe trois
types : à petits plis, à bourrelets et en M.
➙ Membrane (du haut-parleur) ;
Fréquence de résonance (du haut-parleur) ;
Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Suspension (du haut-parleur)
Boost. Voir « Cut/boost ».
Booster antenne. Microphones HF. Amplificateur HF augmentant le niveau de sortie
d’un signal d’antenne. Il est soit disponible
séparément, soit intégré à une antenne
active.
Booster antenne Sennheiser AB 1036.
➙ Antenne active
Bootleg. Dee-jaying. Terme anglo-saxon qui
à l’origine désignait les personnes dissimulant ou trafiquant de l’alcool prohibé
durant les années 1920 aux États-Unis. Par
extension, il désigne pour l’industrie phonographique et ce, dès les années 1970, le
trafic d’enregistrements sonores issus soit
60
de concerts piratés, soit de bandes magnétiques détournées directement depuis un studio, soit d’inédits parfois détournés par les
artistes eux-mêmes (Prince a utilisé ce système parallèle dans les années 1980 afin de
contourner le contrat le liant à la maison de
disques Warner Bros). Le terme bootleg
s’étend dans les années 1980 au marché des
vidéos musicales.
Le monde du dee-jaying lui donne rapidement un nouveau sens. Lors des soirées, le
bootleg est le mixage de deux titres pour en
faire un troisième (par exemple : Led Zeppelin vs Jackson 5 – ABC vs Breaker), c’est
donc un « détournement » musical. Les
meilleurs mixages se voient vite gravés et
diffusés sur maxi 45 tours à destination des
autres disc-jockeys (DJ) désireux de les
jouer dans leur propre établissement.
Le bootleg peut être également un remix ou
la reprise d’un titre, le plus souvent sans
l’autorisation des propriétaires de l’œuvre
ou des ayants droit.
Dans le cas où le bootleg est interdit, donc
confidentiel, un minimum d’informations
accompagne le disque (pochette unie et
label blanc, pas de précision sur l’origine du
disque ou l’auteur du piratage, tirage à un
faible nombre d’exemplaires).
Par la suite, dans les années 1990, le phénomène DJ se développe auprès du grand
public. Il devient de plus en plus courant de
trouver sur le marché officiel du disque des
bootlegs « autorisés », produits et mis en
vente par les grandes maisons de disques de
type major (Universal, Sony Music,
EMI…) et qui atteignent des records de
ventes dignes de grands artistes originaux.
Bordeuse. Vinyle. Machine intervenant dans
la fabrication des disques microsillons suite
au pressage. Une fois le disque pressé et le
compound refroidi, celui-ci est retiré des
moules pour passer ensuite dans la
« bordeuse » chargée d’éliminer et de
découper l’excédent des bords.
➙ Pressage ; Compound
BOUCHE
Borne. Électronique. Pièce métallique, isolée
ou non, permettant la connexion à un circuit électrique.
Bornier. Câbles et connectique. Connecteur
fixé sur un appareil électronique, acceptant
des fils nus (certains périphériques vintage,
comme l’Urei 1176, sont dépourvus de
connecteurs XLR®). Les borniers sont
généralement utilisés pour les enceintes
acoustiques et les sorties des étages de puissance d’amplificateurs. Les modèles les
moins onéreux sont ceux à ressort, peu pratiques car ils n’acceptent que du câble de
faible diamètre. Un cran au-dessus, les borniers banane, très répandus sur les enceintes
acoustiques, sont compatibles avec les
fiches banane (ils sont disposés selon un
écartement de 20 mm) et acceptent des fils
de plus grand diamètre (voir figure). Enfin,
les borniers à vis, d’encore plus grandes
dimensions, acceptent des diamètres de
câble encore supérieurs. On leur préfère
toutefois souvent les connecteurs Speakon®
dans les applications professionnelles.
➙ XLR® ; Banane (fiche) ; Speakon®
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Bosse de présence. Microphonie. Irrégularité
visible sur la courbe de réponse en fréquences, intentionnelle de la part du constructeur pour certains microphones. Cette
légère bosse, entre 8 et 10 kHz pour les
microphones électrostatiques et entre 3 et
5 kHz pour les électrodynamiques, sert à
faire ressortir la voix en particulier.
➙ Courbe de réponse en fréquences
Bouche. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Extrémité d’un pavillon qui communique avec l’extérieur. La bouche est
l’aboutissement de la formule d’expansion
du pavillon. Elle peut être ronde, carrée,
rectangulaire ou elliptique.
Bouches de pavillons (photo : Marie-Anne Bacquet).
b
a
Bornier (a) banane et (b) à vis.
61
BOUCHON (DE FADER)
Les proportions laissent deviner la directivité :
– une forme aplatie et très large favorise la
dispersion de gauche à droite et ressert la
couverture de haut en bas ;
– une forme circulaire ou carrée disperse le
son uniformément.
La bouche est parfois munie de minces
ailettes verticales, qui rigidifient le pavillon
et améliorent la dispersion latérale des fréquences aiguës par effet de diffraction.
➙ Pavillon ; Formule d’expansion
Bouchon (de fader). Pièce plastique ou métallique, disponible en différentes couleurs et
facilement remplaçable, constituant l’interface physique du potentiomètre linéaire coulissant d’un fader avec l’ingénieur du son.
Les faders tactiles utilisent des bouchons
conducteurs, permettant au système d’automation de sélectionner automatiquement le
fader sur lequel agit l’ingénieur du son.
➙ Fader
Bouclage. 1. Sonorisation. Jargon. Voir « Larsen ».
2. Sampling et échantillonnage, Dee-jaying.
Voir « Boucle ».
Boucle. 1. Sonorisation. Jargon. Voir « Larsen ».
2. Sampling et échantillonnage. En anglais :
loop. Répétition d’une partie d’un son
échantillonné. Le bouclage consiste, lorsque la note jouée se prolonge, à lire en boucle une partie du son, selon des points
déterminés. Il permet d’économiser de la
mémoire et de maintenir indéfiniment un
échantillon, quelle que soit sa durée initiale,
ce qui rapproche le sampler du synthétiseur.
3. Dee-jaying. Processus technique consistant à isoler un extrait de morceau musical
afin de le mettre en boucle, c’est-à-dire de le
faire jouer plusieurs fois à la suite, sans
interruption. Cet élément sert de base
mélodique ou rythmique – voire les deux –
lors de la composition d’une nouvelle
œuvre musicale.
62
De manière générale, l’extrait isolé comprend
1, 2 ou 4 mesures musicales. Il lui est attribué
un point d’entrée (loop in) et un point de sortie (loop out), qui mis bout à bout assurent sa
répétition à volonté. Mixée en dehors de son
contexte d’origine et dans le cadre d’une nouvelle composition, la boucle est souvent transformée (ajouts d’effets, tempo et rythmes
modifiés) selon le désir et l’inspiration du
musicien, et peut devenir méconnaissable à
force de modifications.
Apparue dans les années 1970 en Jamaïque
grâce à des producteurs/arrangeurs/ingénieurs du son tel que Lee Scratch Perry – l’un
des maîtres du dub à l’époque des montages
de bandes magnétiques –, l’utilisation de la
boucle se démocratise dans la scène pop et
rock (Brian Eno, Yellow, David Byrne…) et
surtout hip-hop (A Tribe Called Quest, De
La Soul, Dr Dre…) avec la démocratisation
du sampler (ou échantillonneur) au milieu
des années 1980. La musique house s’en
empare dans les années 1990 et plus particulièrement les musiciens de la scène French
Touch, adeptes des boucles à partir de titres
disco et funk des années 1970. Alors très en
vogue et devenus sources de profit, les morceaux qui comprennent ces boucles sont vite
apparentés à du piratage, et nombre d’artistes
dont les morceaux sont réutilisés demandent
une rétribution (James Brown, The Turtles,
The Meters…). Plusieurs procès et arrangements à l’amiable viennent réglementer l’utilisation des boucles, mais les maisons de
disques, via les droits sur leurs catalogues, se
permettent de « boucler » tant qu’elles le désirent. Le développement de ce procédé dans la
culture hip-hop et la house correspond à une
baisse très importante des coûts de production. La musique réalisée par des machines
apparaît comme rentable par les maisons de
disques et plus abordable pour de nombreux
artistes ayant peu de moyens financiers et ne
possédant pas toujours de connaissances
musicales.
BPM (BEATS PER MINUTE)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
La boucle est aussi le moyen d’obtenir une
base rythmique et mélodique déjà éprouvée
par des musiciens confirmés sans avoir à les
payer. La tendance actuelle est de demander
l’autorisation aux auteurs d’un titre, ou de
les payer pour utiliser un extrait et le mettre
en boucle. Citons l’exemple de Sean Paul et
Blue Cantrell avec leur titre Breathe, produit par Dr Dre en 2005 et reprenant en
boucle l’introduction du titre Parce que tu
crois, interprété à l’origine par Charles
Aznavour.
Boucle à verrouillage de phase. Audionumérique. Pour fonctionner en liaison digitale,
les appareils audionumériques doivent être
synchronisés entre eux. Cela nécessite qu’ils
soient équipés d’un circuit capable de générer les fréquences d’horloges dont ils ont
besoin en interne, à partir soit d’une référence externe commune – référence vidéo
(blackburst) ou word-clock –, soit du signal
d’entrée à travers une interface auto-synchronisante (self-clocker) (S-PDIF, AES…).
Ce circuit fait appel à une boucle à verrouillage de phase (PLL) qui comporte un
oscillateur commandé en tension (la fréquence de l’oscillateur dépend de la tension
appliquée à la borne de commande) appelé
VCO. Ce circuit est commandé par un
comparateur de phase qui compare le signal
de sortie de l’oscillateur avec celui de l’horloge externe à laquelle il doit être asservi via
un filtre passe-bas (afin d’éviter les instabilités de la boucle). L’erreur détectée modifie
la tension de commande de façon proportionnelle à sa valeur et se trouve ainsi corrigée. Un étage diviseur inséré entre la sortie
de l’oscillateur et l’entrée du comparateur
permet de multiplier la fréquence de sortie.
➙ Self-clocking
Boucle de masse. Câbles et connectique. Maladresse fréquente lors du câblage, qui
consiste à relier des appareils à la terre par
des chemins différents, créant ainsi une
boucle. Le résultat est l’apparition d’un
bruit indésirable du secteur et de ses harmoniques.
Boucle ouverte. Amplification. Situation d’un
circuit amplificateur avant l’application de la
contre-réaction. Le circuit est alors « tout
nu » et montre ses limites. Les défauts seront
divisés par le taux de contre-réaction. L’idéal
est de parvenir à un amplificateur ayant un
grand gain, une grande bande passante et
peu de distorsion avant l’application de la
contre-réaction. Il est parfois impossible de
mesurer un circuit en boucle ouverte parce
qu’il est instable, ou parce qu’il y a plusieurs
contre-réactions locales.
La contre-réaction n’est pas un remède universel, et certains concepteurs conçoivent
des amplis en boucle ouverte, sans contreréaction globale.
➙ Contre-réaction ; Gain ; Distorsion
Boucle PLL (Phase Locked Loop). Magnétophones. Boucle à verrouillage de phase. Ce
type de circuit assure un asservissement très
efficace, essentiel pour la rotation d’un
moteur de cabestan par exemple. On
obtient ainsi un taux de pleurage et de scintillement très bas.
➙ Pleurage ; Scintillement
Bounce. Séance d’enregistrement. Également
appelé tracking. Prémixage d’un ensemble
de pistes. À l’origine, le terme désignait la
technique consistant, sur un 4 pistes par
exemple, à en mixer 3 sur 1 afin de libérer
de la place sur la bande pour continuer à
enregistrer. Sur les stations de travail audio
modernes, le bouncing consiste à créer/
exporter un fichier audio incluant un certain nombre de pistes, avec leurs effets le cas
échéant.
Boundary layer microphone (BLM). Voir
« Microphone PZM ».
BPF (Bande Pass Filter). Voir « Filtre passebande ».
BPM (Beats Per Minute). Nombre de pulsations par minute. Évaluation d’un tempo
63
BRAS DE LECTURE
musical, en comptant le nombre de temps
par minute. Cette valeur est indiquée sur
nombre d’échantillons de loops par exemple et sert à caler des délais, à modifier des
cartes de tempos MIDI…
Bras de lecture. Vinyle. Pièce maîtresse des
platines tourne-disque, le bras de lecture
positionne la cellule sur le disque pour permettre la lecture. On distingue les bras
pivotants et les bras tangentiels.
Le bras pivotant positionne la cellule sur le
disque en lui faisant décrire un arc de cercle. La gravure étant faite selon un rayon du
disque, la géométrie du bras de lecture
s’efforce de rester au plus près de ce rayon.
Les bras tangentiels résolvent ce problème
en ayant un déplacement comparable à
celui du burin graveur.
Le bras pivotant est articulé sur un pivot
qui doit rester très libre pour ne pas imposer de contraintes inutiles à la cellule. On
utilise des roulements à billes, des couteaux
ou un unipivot. Les longueurs habituelles
sont de 23 cm et de 30 cm. Plus le bras est
long, plus il peut s’approcher de la trajectoire idéale avec une erreur de piste minimale, mais plus il est sujet à des résonances
parasites.
La cellule est fixée au bras par l’intermédiaire d’une coquille détachable. Elle exerce
une pression réglable entre 1 et 3 g grâce à
un contrepoids.
Un bras possède de nombreux réglages
pour que la cellule puisse travailler dans les
meilleures conditions possibles : force
d’appui, distance axe-plateau, distance axepointe, antistaking, azimut, angle d’offset
(angle que fait le diamant par rapport au
disque).
➙ Platine tourne-disque ; Cellule ; Antistaking
Bras tenseur. Magnétophones. Pièce métallique articulée, pivotant sous l’action de la
bande magnétique qui la soumet à une certaine force en passant par un guide fixe. Ses
informations angulaires sont exploitées par
64
les systèmes d’asservissement pour doser la
tension dans les moteurs des bobines, lors
des phases de bobinage ou de rembobinage
par exemple.
➙ Asservissement
Brick-wall. Voir « Front-wall ».
Brickwall filter. Audionumérique. Littéralement, filtre en mur de briques. Terme
imagé définissant la pente très raide des filtres analogiques d’entrée (antirepliement)
et de sortie (de reconstruction) des convertisseurs ne faisant pas appel au suréchantillonnage.
➙ Suréchantillonnage
British Broadcast Standard. Indicateurs de
niveaux. Norme définissant un type d’indicateur de niveau dont les caractéristiques
sont celle d’un crête-mètre.
➙ Crête-mètre
Broadcast. Associé à un nom, par exemple
console broadcast, ce terme désigne le
matériel servant aux productions de télévision ou de radio en direct. Un matériel sera
dit broadcast s’il est apte à délivrer un signal
aux normes professionnelles 24 heures sur
24, 365 jours par an.
Le terme broadcast, seul, désigne l’activité
de télévision ou de radio en direct, c’est-àdire le domaine de la captation, de la production et de la diffusion du son pour une
antenne ou un réseau hertzien, satellitaire
ou câblé (voir figure). Par extension, il désigne l’industrie qui réalise cette mission.
Bruit. Acoustique. Selon la définition normalisée, c’est la vibration acoustique erratique,
intermittente ou statistiquement aléatoire.
On appelle généralement bruit toute sensation auditive désagréable ou gênante.
En acoustique, le bruit se différencie du son
par un spectre composé de partiels sans rapports harmoniques entre eux.
Psycho-physiologiquement, le bruit est tout
ce que l’on ne voudrait pas entendre.
BRUITAGE
Broadcast : synoptique radio.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Le bruit peut être stable, fluctuant, intermittent, impulsionnel.
En métrologie acoustique, on utilise des
bruits normalisés : bruit blanc, bruit rose.
➙ Son ; Partiel ; Harmonique ;
Bruit blanc ; Bruit rose
Bruitage. Postproduction et postsynchronisation. Également appelé foley. Recréation et
enregistrement dans un auditorium spécialisé de certains bruits – essentiellement ceux
qui doivent être synchrones avec l’image –
exécutés manuellement par des professionnels appelés bruiteurs.
Dès qu’un son direct du tournage n’est pas
utilisé (pour des raisons diverses comme un
lapsus du comédien, un bruit de micro ou
un bruit ambiant trop important), les bruits
qui l’accompagnaient doivent être reconstitués. Néanmoins, on peut vouloir re-bruiter
parce que le bruit direct n’est pas assez
convaincant ou qu’il n’existe simplement
pas. C’est donc le travail du bruiteur (foley
artist), professionnel rare et très recherché,
dont tout l’art consiste à produire des bruits
réalistes en parfait synchronisme avec
l’image. En réalité, le bruiteur intervient
pour reconstituer tous les sons synchrones à
l’image, les sons asynchrones (ou ambiances)
étant obtenus à partir de sons de sonothèques. Très souvent, le bruiteur obtient les
sons les plus crédibles en partant de sons très
différents de ceux que l’on croit entendre à
l’écran. Ceux qui connaissent les métiers de
la musique feront un parallèle entre le
bruiteur et le musicien de studio : tous les
deux ont l’expérience de la mise en place
rythmique juste, le feeling et le savoir-faire
du contrôle du son.
65
BRUIT BLANC
Le bruiteur, aidé de son assistant, apporte
avec lui son matériel : vaisselle dépareillée,
jouets marqués par deux générations
d’enfants ou de bruiteurs, petits vélos
grinçants, chiffons, vieux téléphones en ébonite, amas de fourchettes et cuillères, etc.
Cependant, il ne peut transporter avec lui le
matériel lourd et encombrant. Celui-ci
devra être disponible à demeure dans
l’auditorium. Ainsi, un mur est couvert partiellement de portes (modernes et anciennes) et de fenêtres ; des échantillons de sols
divers sont logés dans la dalle ou amovibles
sur des supports en bois. Deux ou trois
cadres d’environ deux mètres de long, supportant des planchers, peuvent être aussi
installés sur la zone d’enregistrement. Dans
de nombreux auditoriums, on croisera aussi
de vieux réfrigérateurs à fermeture mécanique genre chambre froide, presque introuvables aujourd’hui et très appréciés pour
simuler une ouverture ou une fermeture de
portière de voiture. On trouve aussi de
vraies portières défoncées – c’est souvent le
sort que leur réserve le bruiteur – et parfois,
une automobile récupérée à la casse. Il
existe d’ailleurs aux États-Unis des auditoriums de bruitage munis d’une grande
porte par laquelle on peut faire rentrer un
véhicule par ses propres moyens. Le choix
de tout ce matériel est très délicat et doit
être fait avec l’aide d’un bruiteur expérimenté. Enfin, l’auditorium doit être équipé
d’un ou deux bacs ou éviers et, si possible,
d’une petite piscine de 2 ou 3 m de long et
de 1 m de profondeur.
L’enregistrement des bruitages est très exigeant vis-à-vis de la qualité du matériel utilisé, microphones et préamplis. On frôle
souvent leur niveau de bruit, car les sons
peuvent être très faibles (froissements de
tissus par exemple). Pour cette raison, les
microphones à tube ne conviennent pas, et
on se limite souvent à la version AI du Neumann U87, caractérisée par son faible bruit.
➙ Foley ; Auditorium ; Bruiteur
66
Bruit blanc. Acoustique. Signal de test aléatoire
présentant une intensité égale pour chaque
fréquence du spectre audio (20 Hz-20 kHz).
Une analyse spectrale par octave d’un bruit
blanc montre une croissance de 3 dB/octave,
puisque chaque octave possède deux fois
plus de fréquences que l’octave inférieure.
Analysé en bande étroite, un bruit blanc présente un aspect linéaire.
➙ Spectre ; Octave ; Fréquence
Bruit de fond équivalent (du microphone).
Voir « Niveau de bruit de fond acoustique
équivalent (du microphone) ».
Bruit de quantification. Audionumérique.
Phénomène parasite créé, lorsque la résolution numérique est insuffisante, par les
erreurs trop importantes entre le signal réel
et son échantillonnage. La quantification
nécessaire à l’enregistrement numérique
introduit du bruit. Elle consiste à transformer chaque valeur instantanée du signal
échantillonné en un nombre compris dans
une échelle de valeurs espacées à intervalles
réguliers. La plupart du temps, il s’agit
d’une échelle entière et une valeur correspondra à un niveau d’amplitude, ces
niveaux étant linéairement répartis. Toute
représentation d’une grandeur physique
sous la forme d’un nombre entier ne sera
toujours qu’une approximation de cette
grandeur, et la différence entre la valeur
quantifiée et la valeur réelle représente le
bruit ajouté ou bruit de quantification.
➙ Quantification
Bruiteur. Postproduction et postsynchronisation. Également appelé foley artist ou foley
walker. Professionnel du cinéma qui exécute les bruitages en auditorium.
➙ Bruitage
Bruit rose. Acoustique. Signal de test, bruit
aléatoire qui se caractérise par une baisse
d’intensité de 3 dB/octave, mais présente
une énergie égale par octave. Ce bruit est
fréquemment utilisé dans le cadre de mesures audio à l’aide d’un analyseur de spectre,
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
BUS
pour procéder à l’égalisation des enceintes.
La répartition de l’énergie du bruit rose est
très semblable à celle observée dans le
contexte musical.
➙ Octave ; Analyseur de spectre ;
Égalisation (en sonorisation)
Bulk tuning dump. MIDI. Message système
exclusif universel non temps réel, assurant
la transmission des données concernant une
gamme d’accord microtonal programmée
sur un instrument MIDI.
➙ Message système exclusif
Bruit route. Acoustique. Signal de test aléatoire filtré pour présenter une prépondérance d’énergie dans les basses fréquences :
+ 6 dB à 125 Hz ; + 5 dB à 250 ; + 1 dB à
500 Hz ; 0 dB à 1 000 Hz ; – 2 dB à
2 000 Hz ; – 8 dB à 4 000 Hz.
Bulk tuning dump request. MIDI. Message
système exclusif universel non temps réel,
initiant la transmission des données concernant une gamme d’accord microtonal programmée sur un instrument MIDI.
➙ Message système exclusif
BTL (Bridge Tied Load). Amplification.
Également appelé amplificateur en pont
ou ampli bridgé. Configuration de câblage
dans laquelle l’enceinte est connectée entre
les points chauds de deux amplificateurs.
Les entrées sont alimentées par le même
signal, mais avec un côté en inversion de
phase. Ainsi, quand le voltage d’un point
chaud augmente, le voltage de l’autre point
chaud diminue. Le potentiel entre les
points chauds est alors doublé, ce qui quadruple théoriquement la puissance.
Bumper. Sonorisation. Terme anglo-saxon
qui désigne un support métallique articulé
permettant d’accrocher et d’orienter des
enceintes ou un système de diffusion (cluster et line array). Ce support est muni de
points d’accroche pour le suspendre à l’aide
de moteurs élévateurs (rigging). Certains
bumpers peuvent être utilisés au sol (à
l’envers) pour fixer le système de diffusion.
➙ Cluster ; Line array ; Rigging
Buffer. Direct to disc. Mémoire tampon.
C’est la mémoire intermédiaire dans
laquelle des données sont stockées temporairement dans l’attente de leur utilisation.
Cette mémoire sert aussi de régulateur de
flux. Par exemple, lors de la copie d’un CD
audio à travers un ordinateur, la mémoire
tampon placée juste après l’extraction de
données du CD source permet d’assurer un
flux constant des données en direction du
graveur, même en cas de difficulté momentanée d’extraction. D’une façon générale,
une grande capacité du buffer garantit une
meilleure stabilité du système, mais augmente le temps de traitement.
Build-up. Acoustique. Accumulation. Phase
tardive de la réverbération, intervenant lorsque toutes les réflexions élémentaires se
combinent entre elles pour constituer, au
final, une agrégation sonore dans laquelle il
est impossible de discerner les répétitions.
Bundle. Audionumérique. Terme anglo-saxon
signifiant paquet, employé dans le jargon
commercial pour désigner un ensemble non
séparable. Ce mot est très utilisé pour désigner des ensembles de plug-ins.
Burin graveur. Vinyle. Pointe taillée dans un
cristal de saphir avec une géométrie sophistiquée pour pouvoir graver un sillon dans
l’acétate. La pointe a un angle de 90° et un
dépouillement arrière créant un copeau qui
sera aspiré. Le saphir est enchâssé dans un
petit manche en aluminium qui le lie avec le
reste du graveur. Un petit bobinage permet
le chauffage de ce burin. Le tout est inférieur
au millimètre. Le burin graveur est souvent
changé, sa longévité est d’environ 7 heures.
➙ Sillon ; Acétate
Burnisher. Câbles et connectique. Faux jack
de patch, dont la surface abrasive sert à nettoyer les contacts.
Bus. Consoles. Dans une console, circuit électronique chargé de collecter les tensions des
67
BUS AUXILIAIRE
signaux issus des voies, des départs auxiliaires, des groupes, etc.
Bus auxiliaire. Consoles. Circuit électronique
chargé de collecter les tensions des signaux
prélevés par les départs auxiliaires des voies de
console. Un auxiliaire master contrôle le gain
général de sortie de chaque bus auxiliaire.
➙ Auxiliaire (départ) ; Auxiliaire master send
Bus de groupe. Consoles. Circuit électronique
chargé de collecter les signaux des voies qui
lui sont affectées vers des sorties dédiées. Les
groupes fonctionnent souvent par paire (1/2,
3/4, 5/6…) et permettent de prémixer les
voies selon les instruments qui y arrivent : on
aura ainsi un sous-groupe batterie, un sousgroupe claviers… Généralement, deux groupes mono sont considérés comme un bus
stéréo, les pan-pots des voies répliquant sur
les bus impair (odd)/pair (even) le placement
du signal L/R. Le niveau de chaque bus de
groupe est dosé par un fader, et ce signal, disponible sur les sorties de groupes (groupe
out), est éventuellement assignable aux généraux pour prémixage.
Si on se sert des groupes pour prémixer les
voies par section (batterie, claviers…), il
convient de n’affecter les voies qu’au groupe
concerné, et non aux généraux (c’est le groupe
lui-même qui sera assigné aux généraux). On
peut ainsi doser une section répartie sur plusieurs voies via le seul fader du groupe.
On utilise souvent indifféremment les termes groupe et sous-groupe. La distinction
est simple : un groupe possède ses sorties
sur le panneau arrière de la console, un
sous-groupe en est dépourvu.
➙ Voie (de console) ; Sous-groupe ; Pan-pot ;
Odd ; Even ; Bus ; Group Out ; Généraux
Bus d’enregistrement. Consoles. Circuit électronique chargé de collecter les signaux des
voies qui lui sont affectées pour les acheminer vers des sorties dédiées, réservées au
branchement d’un enregistreur multipiste.
Sur les consoles de home studio, les bus
d’enregistrement sont souvent absents pour
68
des questions de coût : ils sont remplacés par
les groupes (généralement présents au nombre
de 8), à moins qu’on ne préfère utiliser les sorties directes (direct out) de voies de la console.
➙ Group out ; Direct out
Bus L/R (Left/Right). Consoles. Littéralement, bus gauche/droite désignant les généraux stéréo d’une console. Si tous les signaux
audio traités sur la console sont assignés à ce
bus, c’est sur ce bus qu’ils sont sommés. Le
niveau global du signal ainsi obtenu est géré
par le fader master (ou grand fader).
Un bus de mixage doit à la fois posséder un
niveau de bruit de fond faible et une réserve
dynamique importante. La qualité de sa
conception et de sa fabrication est donc critique pour les performances globales d’une
console de mixage.
➙ Bus ; Généraux
Busy. Direct to disc. Occupé, non disponible.
Ce message s’affiche sur certaines stations
d’enregistrement sur disques (direct to disc)
et indique que le système est occupé par
une tâche prioritaire (formatage, défragmentation, backup, restore, copie, compilation, traitement, etc.). Par conséquent,
aucune commande n’est disponible. Certains systèmes symbolisent cette fonction
par la transformation du pointeur, par
exemple en sablier (PC), en horloge (Mac)
ou en tasse de thé (Sadie).
Butterworth. Voir « Filtre Butterworth ».
Buzz. Électronique. Jargon. Bruit de ronflement
que peut produire un circuit audiophonique en présence d’un signal électromagnétique parasite, ou de parasites sur les lignes
d’alimentation. La cause principale du buzz
est souvent la présence de boucles de masse,
on privilégie donc toujours le câblage des
masses en étoile. Il existe d’autres causes possibles pour le buzz : la proximité d’un transformateur dont la carcasse n’est pas isolée
magnétiquement (rayonnement électrique),
un boîtier métallique qui n’est pas relié à la
terre, un mauvais filtrage de l’alimentation, la
BYTE
audio de ne pas transiter par un étage électronique, et de se retrouver à la sortie de ce
dernier sans avoir été modifié.
➙ Analogique
Bypass mécanique. Électronique. Commutateur mécanique (rotatif ou à glissière, ou
interrupteur) permettant à un signal audio
de ne pas transiter par un étage électronique, et de se retrouver à la sortie de ce dernier sans avoir été modifié.
Byte. Audionumérique. Octet. C’est un mot
de 8 bits (dans lequel chaque bit peut
avoir deux valeurs binaires 0 ou 1) pouvant prendre toutes les valeurs de
00000000 à 11111111. Un octet permet
de quantifier 256 valeurs différentes. En
informatique, un byte peut s’exprimer par
deux chiffres hexadécimaux allant de 00 à
FF, ce qui réduit le temps de traitement.
Cette unité permet de définir la taille d’un
fichier, la capacité d’une unité de stockage
ou un débit de données informatiques
(octets/s).
➙ Bit
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
présence de néons ou d’un gradateur de
lumière, etc.
BWF (Broadcast Wave Format – AES31).
Direct to disc. Format de fichier informatique
audio, défini par l’Audio Engineering Society
sous le nom d’AES 31 et par l’Union européenne de radio-télévision sous l’appellation
Broadcast Wave Format. L’extension de ces
fichiers est BWF. C’est un développement
des fichiers WAV (Microsoft) utilisés en
informatique, vers des applications professionnelles en radio et en télévision. Ce format
contient des informations complémentaires
aux données PCM audio brutes, notamment
des marquages temporels (EBU, SMPTE). Il
est destiné à devenir le format d’échange normalisé compatible avec tous les systèmes
audio et vidéo.
Les formats Open TL (Tascam) et OMF
(Avid), entre autres, utilisent le format
BWF pour les fichiers de données audio.
➙ WAV ; PCM
Bypass électronique. Électronique. Commutateur analogique permettant à un signal
69
C
Cabane. Postproduction et postsynchronisation.
Petite construction légère à trois murs et un
plafond que l’on trouve dans un auditorium de postsynchronisation ou doublage.
Toutes les parois intérieures de la cabane
sont tapissées de matériau absorbant, de
sorte que le son des dialogues que l’on
capte, avec les comédiens placés à l’intérieur, puisse être assimilé à un son obtenu à
l’air libre. On dit que l’on utilise la cabane
pour les sons extérieurs ou, plus simplement, pour les extérieurs. Bien sûr, une des
parois du parallélépipède que forme cette
cabane a été omise pour que les comédiens
puissent voir l’image sur l’écran de projection de l’auditorium.
➙ Postsynchronisation ; Doublage ;
Extérieurs ; Auditorium
Cabestan. Magnétophones. Axe métallique
entraîné en rotation par le moteur du
magnétophone, sur lequel le galet presseur
vient pincer la bande magnétique. Sa fréquence de rotation détermine la vitesse de
défilement du magnétophone. La précision
de sa fabrication est essentielle pour obtenir
un pleurage réduit.
➙ Galet presseur ; Pleurage
Cabine audiométrique. Physiologie de l’audition. Petite pièce isolée dans laquelle on
pratique les tests d’audiométrie à l’abri des
bruits extérieurs.
➙ Audiométrie
Câble. Câbles et connectique. Également
appelé module dans le jargon. Ensemble de
fils métalliques (cuivre ou aluminium),
généralement recouverts d’une gaine isolante, servant à transporter une tension
électrique. Dans les câbles ordinaires, les
conducteurs sont juxtaposés ; dans les
câbles coaxiaux, ils sont placés dans le
même axe (voir figure).
➙ Coaxial (câble)
Câble de patch. Câbles et connectique. Type
de câble audio optimisé pour les liaisons
effectuées sur un patch, entre différents
appareils audio et la console de mixage par
exemple. Ces cordons sont de faible longueur et souvent équipés de connecteurs
Câble coaxial.
70
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CACHE-NOYAU
Bantam®. Le câble est symétrique, blindé,
souple, de faible diamètre et de différentes
couleurs vives (rouge, bleu, jaune…) afin
de différencier les liaisons.
➙ Jack Bantam® ; Symétrique
Câble détachable (des casques audio). Casques audio. Implantation de connecteurs
miniaturisés au niveau de l’arrivée du câble
sur le casque, qu’il soit unilatéral ou bilatéral. En cas de sollicitation accidentelle en
traction (par exemple, si on marche sur le
câble), le connecteur se détache sans problème de l’oreillette, au lieu de s’arracher.
Le remplacement du câble est également
facilité.
➙ Unilatéral ; Bilatéral ; Oreillette
Câble d’installation fixe. Câbles et connectique. Câble symétrique dont les propriétés
physiques sont optimisées pour une utilisation en câblage fixe : on recherche un coût
modéré (grandes longueurs de liaison), un
faible encombrement, une mise en place
facile et un blindage efficace. Un câble
d’installation fixe est donc semi-rigide et de
faible diamètre, comporte un blindage de
type feuillard aluminium, et sa gaine est
fine.
➙ Blindage ; Feuillard ; Gaine
Câble HP. Câbles et connectique. Câble prévu
pour relier la sortie d’un amplificateur de
puissance à une enceinte acoustique. Il
transporte donc une tension et une intensité très élevées par rapport à un signal au
niveau ligne. Par exemple, pour 100 W
sous 8 Ω, la tension est de 28 V (soit environ + 30 dBu) et l’intensité voisine de
3,5 A. Dépourvu de blindage, le câble HP
possède deux conducteurs juxtaposés ou des
conducteurs coaxiaux. Il est généralement
assez souple, sa gaine est très résistante, et sa
section peut aller de 2,5 à 4 mm2 afin de
réduire sa résistance propre, donc les pertes
en ligne sur de grandes longueurs de liaison.
Câble instrument. Câbles et connectique.
Câble asymétrique dont les propriétés phy-
siques sont optimisées pour une utilisation
avec des instruments électriques et électroniques (souplesse, légèreté, résistance au
piétinement…). Comme ces instruments
(guitare, basse…) possèdent une impédance
de sortie très élevée, la liaison est délicate :
le blindage doit être de bonne qualité et le
câble lui-même de faible capacité (afin
d’éviter toute atténuation dans l’aigu par
effet capacitif).
➙ Asymétrique ; Effet capacitif
Câble microphone. Câbles et connectique.
Câble symétrique dont les propriétés physiques sont optimisées pour une utilisation
avec un microphone. Il se caractérise par la
souplesse de sa gaine et par une bonne qualité du blindage (par tresse) qui l’immunise
contre les interférences diverses.
➙ Tresse
Cache-noyau. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Dôme en papier, carbone ou aluminium collé au centre de la membrane du
haut-parleur pour empêcher la pénétration
des poussières dans l’entrefer. Le diamètre et
la forme du cache ont une influence sur le
haut de la courbe de réponse.
Les haut-parleurs pour guitares électriques
peuvent avoir un cache en aluminium pour
une raison esthétique, pour aider à la dissi-
Dôme cache-noyau en carbone
(photo : Marie-Anne Bacquet).
71
CADRE DE SCÈNE
pation thermique et pour donner du mordant aux notes attaquées grâce à la mise en
résonance du dôme métallique.
➙ Membrane (du haut-parleur) ;
Entrefer (du haut-parleur)
Cadre de scène. Sonorisation. Désigne les
deux extrémités de la scène d’une salle de
spectacle ou d’un théâtre sur lesquelles on
pose le système de diffusion. En principe,
celui-ci est suspendu et non plus posé sur
scène, sauf dans le cas de petites salles dont
la hauteur sous plafond ne permet pas de
suspendre des enceintes.
➙ Diffusion (système de)
Caisson de grave. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte spécialisée dans la
reproduction des graves entre 20 Hz et
200 Hz. On appelle subwoofer un caisson
de grave filtré en dessous de 80 Hz. Un
caisson donne satisfaction quand il possède
une amplification dédiée à filtrage actif, ce
qui exclut généralement le filtrage passif.
L’emploi d’un ou de plusieurs caissons de
grave permet la réduction des enceintes
principales, qui peuvent alors être placées
idéalement dans le lieu d’écoute.
L’utilisation d’un caisson de grave offre
deux avantages :
– elle décharge les enceintes compactes
multivoies d’une partie importante de
l’énergie dans les basses fréquences, ce qui
va augmenter leur puissance admissible
dans la bande médiums/aigus où leur sensibilité est optimale ;
– elle étend la réponse en fréquences du système de diffusion dans les basses fréquences.
Si les niveaux acoustiques demandés n’excèdent pas les performances des enceintes
dans les graves, l’utilisation de caissons ne
se justifie pas. À l’inverse, si les enceintes
sont destinées à travailler au maximum de
leurs possibilités, l’utilisation d’un caisson
de grave devient obligatoire.
72
Dans le domaine de la Hi-Fi, les premiers
caissons à filtrage actif sont apparus sous la
marque Prodisc en 1969, mis au point par
Denis Hausherr.
Les caissons de grave autorisent une certaine souplesse de positionnement dans la
pièce, à cause de la faible directivité des
grandes longueurs d’onde.
La récente popularité des caissons de grave
dans les systèmes home cinema et leur intégration domestique a fait repenser entièrement le problème et a poussé à la
conception de caissons de petite taille, avec
des haut-parleurs à grande élongation pilotés par des amplis très puissants (dépassant
le kilowatt) et qui compensent la perte de
niveau aux fréquences graves.
Si un haut-parleur reproduit le 20 Hz à
– 20 dB par rapport à 100 Hz, il faut appliquer 1 000 W à 20 Hz pour avoir autant de
pression qu’à 100 Hz et 10 W.
Il est nécessaire d’obtenir de forts niveaux
sonores, car le seuil d’audibilité des sons
graves est élevé. Les courbes de Fletcher et
Munson montrent qu’un son à 20 Hz n’est
audible qu’à partir de 75 dB SPL.
➙ Subwoofer ; Filtre actif ; Filtre passif ;
Enceinte acoustique ; Courbes de Fletcher
et Munson
Cal (calibrate). Magnétophones analogiques.
Sélecteur présent sur certains magnétophones analogiques professionnels. Il permet de
contourner le potentiomètre de réglage de
niveau d’enregistrement et de passer directement à un niveau d’enregistrement calibré, correspondant à un gain unitaire entre
le niveau du signal d’entrée du magnétophone et celui envoyé à l’entrée du circuit
d’enregistrement.
Calsod (Computer Aided LoudSpeaker
Optimisation and Design software). Logiciels de mesure. Logiciel d’aide à la conception d’enceintes acoustiques édité par
Audiosoft. La première version date de
1988, c’est l’un des plus complets du
CAPACITÉ
Calsod.
marché. Calsod permet l’optimisation des
filtres en tenant compte de la réponse réelle
des haut-parleurs et en intégrant les retards
de propagation liés au positionnement des
haut-parleurs sur l’enceinte. Il est possible de
choisir les fonctions d’approximation Bessel,
Butterworth ou Linkwitz-Riley pour réaliser
des filtres comptant jusqu’à 60 composants.
L’importation des données est possible
depuis les standards de la mesure acoustique : MLSSA, CLIO, SYSid, Systeme One,
LMS. Le manuel d’utilisation de 400 pages
comporte de nombreux exemples.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CAN (convertisseur analogique/numérique). Voir « Convertisseur analogique/
numérique ».
Canal (message). MIDI. Un message MIDI
de type canal est émis sur un canal précis :
ses données concernent toutes les notes se
trouvant sur ce canal, à l’exclusion des
autres. Cette catégorie englobe elle-même
deux grandes sous-catégories : les messages
de type channel voice (control change, program change, pitch bend, etc.) et les messages de type channel mode (local control off/
on, all notes off, omni mode off/on…).
➙ Canal (message) ; Channel voice
Canal de base. Voir « Basic channel ».
Canal discret. Surround. Se dit d’un canal
indépendant dans un codage numérique.
Un canal discret n’est ni mélangé ni matricé
dans d’autres canaux. Dans les formats
Dolby Digital, DTS Digital Surround et
SDDS 5.1, 6.1 et 7.1, tous les canaux sont
discrets.
➙ Dolby Digital ;
DTS Digital Surround ; SDDS
Canal MIDI. MIDI. La norme MIDI permet
d’adresser 16 canaux distincts par l’intermédiaire d’une même liaison. L’octet de
statut indique, sur 4 bits, le numéro de
canal concerné par le message MIDI transmis. Attention, la valeur 0 correspond au
canal MIDI n° 1, la valeur 1 au canal MIDI
n° 2, etc.
➙ Octet de statut
Cannon. Câbles et connectique. Nom d’un des
premiers fabricants de connecteurs audio
(aujourd’hui absorbé par ITT), devenu un
temps le terme générique pour désigner un
connecteur XLR®.
➙ XLR®
Cans. Voir « Circuit casque ».
Cantilever. Voir « Levier porte-pointe ».
Capacité. Électronique. Rapport (exprimé en
farads, F) entre la quantité d’électricité
qu’un corps ou un condensateur peut
emmagasiner et la tension qui lui a été
appliquée. Ainsi pour un condensateur de
73
CAPSULE (DU MICROPHONE)
capacité C contenant une charge électrique
Q, on a :
Q
C=
Uc
➙ Condensateur ; Tension
Capsule (du microphone). Microphonie.
Partie physique regroupant les différents
éléments servant à la transduction. Certains
microphones dits modulaires ont des capsules interchangeables, chacune ayant une
directivité propre.
Capteur. Microphonie. Terme générique souvent rencontré dans la littérature, plutôt
employé par les concepteurs et les scientifiques pour désigner le microphone. Il peut
également faire référence au capteur de
contact qui est un transducteur mécanoélectrique.
➙ Capteur de contact ; Transducteur
Capteur à gradient de pression. Voir
« Microphone à gradient de pression ».
Capteur de contact. Microphonie. Dispositif
permettant de traduire des phénomènes
physiques en signaux électriques qui varient
proportionnellement en intensité ou en
potentialité. Cette transformation est appelée transduction mécano-électrique.
Fixé sur la surface, le transducteur capte les
vibrations solidiennes émises par l’instru-
Capteur de contact Schertler Dyn-c.
74
ment. Son fonctionnement ne nécessite pas
de milieu de propagation comme pour le
microphone. En sonorisation, il permet de
s’affranchir avantageusement du risque
d’accrochage (larsen), le découplage étant
maximal entre l’instrument et le son façade
et retour.
La couleur sonore d’une prise de son faite
avec capteur est très différente de celle réalisé par un microphone.
Généralement de petite taille pour des
applications musicales, les capteurs peuvent
appartenir à trois technologies de transduction différentes :
– la transduction dynamique (principe de
l’induction) ;
– la transduction électrostatique (principe
du condensateur) ;
– les piézoélectriques (principe lié aux propriétés de certains cristaux).
➙ Transduction ; Transducteur ; Larsen
Capteur de pression. Microphonie. Également appelé transducteur de pression.
Grâce à la conception de sa capsule, le
transducteur de pression offre un diagramme polaire omnidirectionnel. Sa sensibilité par rapport aux différents angles de
captation est la même quel que soit l’angle
d’incidence.
Pour que le procédé fonctionne, la face
arrière de la membrane ne doit pas être
atteinte par l’onde acoustique. La cavité à
l’arrière de la membrane forme une enceinte
fermée qui « charge » la membrane. De cette
manière, seule sa face avant est en contact
avec l’onde acoustique. La membrane (ou
diaphragme) capte la même pression acoustique, qu’elle vienne de l’avant ou de l’arrière
du microphone.
Un petit orifice (1 à 2 mm de diamètre)
appelé port acoustique est prévu sur les capsules. Il sert à contrôler la pression interne
et à adapter, grâce au flux d’air qu’il permet, la pression entre l’intérieur et l’extérieur de la capsule.
CAPTEUR DE PRESSION
Capteur de pression : une source sonore située à l’arrière ou à l’avant de la membrane engendre
une force F identique jusqu’aux moyennes fréquences.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Capteur de pression : diagramme polaire théorique d’un microphone omnidirectionnel.
Le microphone omnidirectionnel tend à devenir directif plus la fréquence est élevée.
Le déplacement de la membrane et le
niveau de sortie du transducteur de pression (sensibilité) sont proportionnels à la
pression exercée sur la face externe de la
capsule.
Quand le microphone est à grande membrane, la caractéristique omnidirectionnelle
idéale n’est atteinte qu’aux moyennes fréquences (MF). Au-delà, plus la fréquence
est élevée, plus le diagramme polaire évolue
et devient directif sous l’influence directe
des proportions physiques du microphone.
Le transducteur de pression réalise les
meilleures performances dans son axe et
jusqu’à 45° de chaque côté.
Le transducteur de pression se sert pour son
fonctionnement du phénomène naturel de
la diffraction. Lorsque la longueur d’onde
est supérieure au diamètre de la membrane,
l’onde contourne l’obstacle sans être altérée
et garde son énergie. En revanche, lorsque
la demi-longueur d’onde est inférieure au
75
CAPTEUR DE PRESSION
diamètre de la capsule, l’onde est en partie
absorbée, la membrane se comportant
comme un obstacle. En conséquence : plus
la fréquence est élevée, plus il y a une perte
d’énergie donc de sensibilité. Il en va de
même pour les hautes fréquences (HF)
inférieures au diamètre de la capsule dont le
sens de propagation est latéral par rapport à
la membrane. Dans ce cas, elles aussi subissent une perte de sensibilité, la membrane
ayant du mal à se mouvoir par manque de
surface d’action. Les pics positifs et négatifs
de l’onde acoustique s’exerçant sur la membrane entraînent des forces opposées. Au
même moment, une somme de pressions et
de dépressions limite son déplacement. Il y
a une perte de sensibilité également pour les
HF, dont l’incidence se fait par l’arrière du
microphone, due à l’effet d’ombre. Les
sources sonores captées hors de l’axe de
symétrie du microphone (incidence latérale
ou arrière) seront reproduites avec des pertes dans les aigus et sembleront plus ternes à
l’oreille.
Ces défauts de directivité deviennent négligeables avec l’utilisation de microphones
ayant une membrane plus petite que 12 mm
de diamètre. Afin de repousser ces handicaps
beaucoup plus haut dans le spectre et de
façon encore supérieure, les constructeurs
réduisent effectivement la taille de la membrane, mais la déportent également au bout
d’un corps cylindrique fin, comme c’est le
cas avec le microphone de mesure dont le
diaphragme fait près de 0,5 cm de diamètre.
La courbe de réponse amplitude/fréquence
obtenue est alors parfaitement linéaire sur
l’ensemble du spectre de 20 Hz à 20 kHz, et
pour certains micros, bien au-delà de ces
valeurs.
Dans certains cas, un phénomène d’onde
stationnaire intervient entre la source et la
membrane. Il en résulte une hausse de
niveau de 6 dB en sortie du microphone.
Une bosse est alors visible sur la courbe de
76
réponse. Ce phénomène intervient quand
plusieurs conditions sont réunies :
– la source sonore doit être un signal direct ;
– la source sonore doit être placée dans un
axe de 0° par rapport à la capsule ;
– le microphone doit être un électrostatique, car sa membrane est plane ;
– la demi-longueur d’onde doit être inférieure au diamètre de la membrane.
Quand l’onde percute la face externe de la
membrane, la pression est maximale et
s’additionne avec la réflexion, engendrant un
doublement de pression (deux fois plus de
pression, soit + 6 dB). Au même moment,
cohabitent deux états : pression et réflexion
(avec un microphone électrodynamique, ce
phénomène n’apparaît pas, sa membrane
étant légèrement bombée, il n’y a plus
réflexion mais au contraire diffusion de
l’onde acoustique).
Pour les hautes fréquences et pour compenser cette bosse, il faut distinguer les capsules
faites pour le champ direct de celles réalisées
pour le champ diffus. Les capsules omnidirectionnelles linéarisées pour le champ direct
présentent une atténuation des hautes fréquences. Les capsules linéarisées pour le
champ diffus présentent une accentuation
des hautes fréquences. Dans le cadre d’une
utilisation en champ direct, l’accentuation
des HF produit une brillance anormale. (La
compensation est réalisée par des moyens
acoustiques ou électroniques.) Une prise de
son en champ diffus (donc au-delà de la distance critique) nécessite un microphone
dont les aigus ont été accentués, afin de
compenser la perte de réponse en fréquences
dans le haut du spectre.
➙ Capsule ; Diagramme polaire ;
Omnidirectionnel ; Sensibilité (du microphone) ;
Angle de captation ; Port acoustique ; Sensibilité
(du microphone) ; Microphone de mesure ;
Courbe de réponse ; Microphone électrostatique ;
Microphone électrodynamique à bobine mobile ;
Champ direct
CARDIOÏDE (MICROPHONE)
Capteur MIDI. MIDI. Dispositif permettant
de transformer une sollicitation physique
en une série de messages MIDI. Le plus
répandu est le clavier maître, mais il en
existe bien d’autres : batterie MIDI, guitare
MIDI, violon MIDI, etc. Un capteur
MIDI intègre généralement des circuits
électroniques évolués chargés de détecter la
hauteur et/ou l’amplitude d’un son avant
de les transformer en données numériques
transportées via MIDI. Certains capteurs
MIDI sont dotés, en parallèle de la sortie
MIDI, d’une sortie audio permettant de
récupérer le signal de base.
➙ Clavier maître
Capteur symétrique. Voir « Transducteur
mixte à directivité variable ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Cardioïde (microphone). Microphonie. Également appelé cardio dans le jargon.
Microphone présentant des caractéristiques
de directivité cardioïde ou unidirectionnelle
(qui ne capte que dans une seule direction).
Il fait partie de la famille des microphones
directionnels (ou directifs). Afin d’obtenir
une directivité cardioïde, les constructeurs
utilisent deux technologies : la transduction
mixte et la transduction mixte à directivité
variable.
Simulation dans l’espace de la captation
d’un microphone cardioïde Sennheiser.
La directivité cardioïde favorise la face
avant du microphone. Le diagramme
polaire du microphone cardioïde a la forme
d’un cœur. Son angle de captation est de
± 65,4° (soit un angle total de 130° environ
Exemple de diagramme polaire d’un microphone cardioïde.
77
CARTE SON
– donné à – 3 dB). C’est à l’intérieur de cet
angle que la ou les sources sonores devront
se trouver pour être restituées sur un même
plan sonore et sans coloration hors axe.
L’atténuation à + 90° et – 90° est d’environ
– 6 dB.
Son axe de réjection maximale (maximum
axys rejection) se situe à 180°, ce qui fait de
lui un des choix le plus souvent adoptés
pour les prestations live, pour combattre les
larsens et pour s’affranchir des sources et
des ambiances hors axe.
Le facteur de distance du cardioïde est de
1,7. Son indice de directivité est de 4,8 dB.
➙ Directivité (du microphone) ; Transduction
mixte ; Transduction mixte à directivité
variable ; Diagramme polaire (du
microphone) ; Angle de captation ; Coloration
hors axe ; Axe de réjection maximale ; Facteur
de distance ; Indice de directivité
Carte son. Carte d’extension d’un ordinateur
permettant la numérisation du son vers un
stockage informatique (mémoire de masse)
et sa restitution. Les cartes son, selon leur
champ d’application, permettent d’enregistrer ou de lire une ou plusieurs pistes simultanément sur des entrées/sorties qui
peuvent aller du format amateur (mini-jack
dissymétrique) au format professionnel
(AES/EBU ou Madi).
Les cartes son peuvent comporter des ressources DSP capables d’appliquer aux sons
enregistrés en temps réel différents traitements (niveau, compression, égalisation,
effets, mixage…) pendant la phase de lecture. Ces cartes disposent toutes de logiciels
spécifiques (drivers, pilotes) permettant de
les configurer et d’exploiter au mieux toutes
leurs ressources.
➙ AES/EBU ; Madi ; DSP
Casque fermé. Casques audio. Type de casque dont les oreillettes sont les plus étanches possible. Le porteur est donc isolé des
bruits ambiants, et l’énergie sonore émise
ne parvient pas à l’extérieur. Ce type de
78
couplage est optimal pour une bonne restitution du registre grave, mais s’accompagne
généralement d’oreillettes à couplage circumaural exerçant une pression élevée sur les
oreilles.
➙ Circum-aural
Casque ouvert. Casques audio. Avec le casque
ouvert, les oreillettes sont ouvertes sur leur
face arrière, ce qui assure une certaine
communication avec l’extérieur, et donc
une restitution sonore plus naturelle. C’est
le fabricant allemand Sennheiser qui, avec
son modèle HD 414, a créé ce concept dès
1968. Plus confortable à porter qu’un
modèle fermé, un casque de type ouvert a
toutefois tendance à polluer l’environnement sonore, une partie de l’énergie émise
par ses transducteurs se transmettant à
l’extérieur. Il est par ailleurs susceptible de
créer des phénomènes de larsen s’il est porté
près d’un microphone.
➙ Oreillette
CAT43 et CAT430 Dolby. Réducteurs de
bruit. Appareils utilisés, en mixage cinéma,
pour la réduction des bruits acoustiques
parasites enregistrés avec les sons directs du
tournage. Les CAT43 et CAT430 sont des
détournements des cartes Dolby A et Dolby
SR. La CAT43 opère un peu comme le
DNL de Philips, en atténuant certaines
bandes de fréquences si le niveau dans chacune de celles-ci descend en dessous d’un
certain seuil. Pour cela, Dolby met à profit
la caractéristique d’entrée-sortie de la carte
Dolby A en mode decode : si l’on observe
cette courbe, on voit que le signal ne subit
un traitement qu’aux niveaux faibles. Audessus du seuil, le signal n’est pas modifié.
En rendant accessible le seuil de chacune
des 4 bandes de fréquences, Dolby transforme son système en une sorte de noisegate multibande.
Le principe est identique pour la CAT430
qui, elle, utilise une carte Dolby SR. En raison du traitement intelligent opéré par le
CAT6 (CATÉGORIE 6)
Dolby SR, il n’y a plus là qu’un seul réglage
de seuil.
Caractéristique de transfert de chaque bande
de la carte CAT43 Dolby.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
➙ Dolby A ; Dolby SR ; DNL
Cat5 (catégorie 5). Câbles et connectique. Câble
utilisant 4 paires torsadées (d’AWG 24), le
plus souvent non blindées (UTP, Unshielded
Twisted Pair). Son impédance caractéristique
est de 100 Ω. Le spectre des signaux transportés peut aller jusqu’à 100 MHz.
Le pas d’enroulement usuel est de 3 tours par
pouce, soit environ 1 tour tous les 8 mm. Il
diffère pour chaque paire, afin d’éviter une
diaphonie trop importante entre elles. Ce type
de câble a été conçu pour des environnements
réseau haut débit (Ethernet 100 Mbits · s–1,
soit 100Base-T le plus souvent), et la longueur maximale de liaison est de 100 m. De
plus en plus de solutions audio font appel à de
tels câbles, terminés par des connecteurs
RJ45, pour transporter des signaux selon tel
ou tel protocole dédié (Ethersound, CobraNet…), car ils assurent une latence réduite et
une absence d’erreurs de transmission.
Une tendance récente consiste à utiliser ces
câbles pour transporter directement des
signaux audio ou vidéo, analogiques ou
numériques, sans passer par un protocole
dédié. Malgré l’absence de blindage, les paires
torsadées assurent naturellement un rapport
signal/bruit optimal. Un simple câble Cat5
remplace alors, en audio, 4 câbles symétriques.
Même si le Cat5 est de loin le plus répandu,
il a subi des améliorations et devient Cat5e
ou Cat6.
➙ Paire ; AWG ; RJ
Cat5e (catégorie 5 enhanced). Câbles et
connectique. Norme de liaison informatique
utilisée par l’activité broadcast entre autres.
Elle remplace le Cat5 (transition avec le
Cat6). Ce format de liaison évite les câbles
spécifiques coûteux et permet de raccorder
par exemple des panneaux d’ordre à leur
matrice ou des départs KVM (keyboard/
video/mouse) à leur unité centrale. Il est
également utilisé pour des télécommandes
(normes RS 422, RS 232…), ou pour relier
les surfaces de contrôle de certaines consoles à leur rack de traitement. Ce type de
câblage est omniprésent dans l’univers de
l’ingénieur du son broadcast. La liaison
Cat5 permet une bande passante de
125 MHz. De nombreux équipements ont
recours à ce maillage (cat5 E) normalisé.
Ce réseau est acheminé par un câblage en
cuivre comportant 8 fils (ou 4 paires) et une
masse. La qualité du câble et les connecteurs RJ 45 utilisés permettent une liaison
informatique 100 base T full duplex. Ainsi,
sur un seul câble cat5 et en temps réel, on
peut passer 64 modulations multiplexées.
Cat6 (catégorie 6). Câbles et connectique.
Câble utilisant 4 paires torsadées non blindées, aux caractéristiques physiques améliorées par rapport au Cat5. Il permet de
transporter des signaux allant jusqu’à
250 MHz. Il existe un Cat6e autorisant
jusqu’à 500 MHz.
➙ Paire
79
CAT7 (CATÉGORIE 7)
Cat7 (catégorie 7). Câbles et connectique. Câble
utilisant 4 paires torsadées non blindées, aux
caractéristiques physiques améliorées par rapport au Cat6. Il permet de transporter des
signaux dépassant les 600 MHz.
➙ Paire
Cathode. Électronique. Patte d’un composant
électronique par laquelle sort le courant en
fonctionnement normal. Elle correspond à
la patte des condensateurs notée –, à la
patte la plus courte des diodes électroluminescentes et, sur les diodes classiques, à la
patte située à côté du trait dessiné sur le
corps de la diode.
➙ Courant ; Condensateur ; Diode
électroluminescente
CAV (Constant Angular Velocity). Audionumérique. Mode de lecture et d’enregistrement sur disque dans lequel la vitesse de
rotation est constante, ce qui provoque une
différence de vitesse de lecture entre le centre et la périphérie des disques.
Cavalier. Consoles. En anglais : jumper. Dispositif implanté directement sur le circuit
électronique d’une console de mixage par
exemple. Accessible à l’utilisateur après
ouverture de l’appareil, et manœuvrable
généralement sans outil, il permet de modifier le chemin du signal sur la carte (par
exemple pour modifier l’emplacement d’un
point d’insertion, faire passer un départ
auxiliaire de post à pré, accéder à des valeurs
de gain différentes, etc.).
➙ Insertion (point d’) ; Auxiliaire (départ) ;
Post ; Pré-
Vitesse de défilement en cm.s–1
Normes
CC (Control Change). Voir « Control
Change ».
CCIR. 1. Comité consultatif international
des radiocommunications, devenu depuis
l’ITU-R. Cet organisme est chargé de
réguler l’allocation des fréquences radio au
niveau international, de définir les positions orbitales des satellites de radiodiffusion et d’édicter certaines normes. Les
courbes CCIR définissent la préaccentuation
(enregistrement) et l’égalisation (lecture)
applicables en Europe à l’enregistrement
magnétique. Synonymes : IEC, DIN, EC 1.
Ces normes sont identiques aux normes
NAB pour les vitesses 9,5 cm · s–1 et
76 cm · s–1 (pas de correction), mais diffèrent pour les autres valeurs (voir tableau).
L’écart reste cependant assez modéré (pas
plus de 3 dB de différence à 50 Hz et
10 kHz). Les machines professionnelles
permettent le choix entre les deux normes.
Remarque : les normes CCIR ont été établies pour les vitesses professionnelles (76,2
à 19,05 cm.s–1). Les normes CEI concernent les appareils grand public (9,53 à 2,4
cm.s–1).
2. Se dit également d’un type de noyau
plastique utilisé sur les plateaux de bande
magnétique.
➙ NAB ; Noyau ; Plateau
CD (Compact Disc). Audionumérique.
Compact disc audio créé par Sony et Philips en 1982 et dont les spécifications sont
définies dans le Red Book. Les nombreuses
extrapolations qui en ont été tirées, notamment dans le domaine informatique, ont
38,1
19,05
9,53
4,75
CCIR
NAB
CCIR
NAB
CEI
NAB
CEI
NAB
35
50
70
50
90
90
120
90
3 180
3 180
3 180
3 180
3 180
Constantes de temps en ms :
Fréquences aiguës
Fréquences graves
80
3 180
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CD-I (COMPACT DISC-INTERACTIF)
conduit à lui attribuer une identification
spécifique. On parle donc de CD Audio, de
CD-A ou de CD-DA (Compact DiscDigital Audio). Il s’agit d’un disque optique
utilisable en lecture seule (cette lecture
s’effectue par un laser de faible puissance).
Il est constitué d’une surface réfléchissante
« gravée » par un signal en relief. Ces reliefs,
d’une valeur du quart de la longueur
d’onde du laser, provoquent une atténuation de la réflexion qui n’est plus que de 65
à 75 % du signal incident. Un photocapteur recueille ces réflexions et les convertit
en signaux électriques binaires, avec 1 pour
une forte réflexion et 0 pour une faible
réflexion.
Les principales spécifications sont :
– vitesse
linéaire
constante
(CLV) :
1,2 m · s–1 et 1,4 m · s–1 ;
– temps de lecture : de 63 à 74 min ;
– espace entre pistes : 1,6 μm ;
– diamètre du disque : 120 mm ;
– diamètre du début de la zone de données :
47 mm ;
– diamètre de la fin de la zone de données :
117 mm ;
– largeur de la zone enregistrée : 35 mm ;
– vitesse de rotation du disque ωd en début
de lecture : 486 tr · min–1 à 1,2 m · s–1 et
568 tr · min–1 à 1,4 m · s–1 ;
– vitesse de rotation du disque ωf en fin de
lecture : 196 tr · min–1 à 1,2 m · s–1 et
228 tr · min–1 à 1,4 m · s–1.
Après la conversion analogique/numérique,
les données audio subissent un encodage
CIRC (Cross Interleave Reed Salomon
Code). Ce code additionnel, représentant
35 % du flux numérique, a pour fonction
de corriger un grand nombre d’erreurs pendant la lecture. Ce code et les données
audio sont ensuite entrelacés, afin de
constituer une protection contre les erreurs,
principalement les salves d’erreurs.
Après l’encodage CIRC, des données de
contrôle sont ajoutées, afin de permettre au
lecteur de reconnaître les données, leur
type, la durée et toutes sortes d’items nécessaires.
Le compact disc utilise la modulation EFM
(Eight to Fourteen Modulation) qui optimise la relecture. Chaque échantillon de
16 bits est considéré comme deux mots de
8 bits convertis en échantillon de 14 bits.
L’intérêt de cette modulation est d’avoir le
moins de transitions 0/1 et 1/0 possibles.
En réduisant le temps d’enregistrement par
2, on peut graver 4 pistes et accéder au multicanal. Cette possibilité n’a presque jamais
été utilisée.
La fonctionnalité CD-Text permet d’identifier les titres et le nom de l’auteur.
➙ Red Book ; CIRC ; Entrelacement
CD-Audio. Voir « CD ».
CD-Enhanced. Voir « CD-Extra ».
CD-Extra. Audionumérique. Également
appelé CD-Plus ou CD-Enhanced. Format d’enregistrement de CD à la norme
Blue Book. Sa particularité est de résoudre
les problèmes des CD standards en mode
mixte. Dans les CD en mode mixte, la première piste contient toujours un système de
fichiers incompatibles avec les lecteurs de
CD-A (CD-Audio).
Le CD-Extra comporte deux sessions :
– la première contient jusqu’à 98 pistes
audio conformes à la norme Red Book
(celle des CD audio) ;
– la deuxième contient la piste ISO avec le
système de fichiers ISO 9660 et les répertoires CD Plus et Pictures ignorés par les
lecteurs de CD audio. Ce système à double session permet aux CD-Extra d’être
lisibles à la fois sur les lecteurs de CD
audio et sur les ordinateurs en tant que
CD-Rom.
➙ Blue Book ; CD-Audio
CD-I (Compact Disc-Interactif). Audionumérique. Précurseur du multimédia, le CD-I
développé par Sony et Philips en 1987 est
une application du Yellow Book définissant
les spécifications du CD-ROM. Ses normes
81
CDM (CENTRE DE MODULATION)
Les quatre niveaux de qualité de l’audio.
Niveau
Modulation
Échantillonnage
Quantification
Bande passante
Nombre
de pistes
Durée
CD
PCM
44,1 kHz
16 bits
20 kHz
2
74 min
A
ADPCM
37,8 kHz
8 bits
17 kHz
4
4 h 30 min
B
ADPCM
37,8 kHz
4 bits
17 kHz
8
9h
C
ADPCM
18,9 kHz
4 bits
8,5 kHz
16
19 h
sont définies dans un cahier des charges
spécifique appelé le Green Book. La lecture
du CD-I ne nécessite pas d’ordinateur,
mais un lecteur CD-I et un téléviseur.
D’une capacité de 650 Mo, le CD-I peut
contenir des données graphiques, textuelles,
sonores ou vidéo. Selon leur importance
esthétique ou informative, les images et les
sons peuvent avoir différentes résolutions
pour une exploitation optimisée du disque.
Le CD-I peut également contenir 250 000
pages dactylographiées au format A4,
5 500 images fixes, 100 ou 800 images suivant la norme Photo CD ou 72 min de
vidéo compressée au format MPEG-1.
➙ Yellow Book ; Green Book ; PCM ; ADPCM
CDM (centre
« Nodal ».
de
modulation).
Voir
CD-MO (Compact Disc-Magnetic Optical). Audionumérique. CD réinscriptible
plusieurs fois, mais incompatible avec les
lecteurs de CD-Rom classiques.
➙ CD
CD-Plus. Voir « CD-Extra ».
CD-R (Compact Disc-Recordable). Audionumérique. Compact disc enregistrable,
également appelé CD-WORM (Write
Once Read Many), dont les caractéristiques
sont spécifiées dans l’Orange Book. Le premier CD-R a été fabriqué par Philips en
1993. Identique au CD audio et au CDRom dans ses dimensions, ce disque optique ne peut être enregistré qu’une seule
fois, mais en une ou plusieurs sessions selon
82
le contenu. Simple d’utilisation, économique et rapide, c’est un support de sauvegarde ou de transfert idéal et universel. Il
remplace avantageusement les systèmes de
backup sur bande, grâce à sa fiabilité et à sa
capacité d’accéder instantanément à tout
point du programme. Théoriquement, sa
longévité est de 70 à 200 ans. Il peut stocker toutes sortes de contenus et de
données : CD-A, CD-I, CD-Rom, CDRom/XA, CD Photo…
Il n’existe pas de lecteur spécifique pour le
CD-R, car il est identique à ceux pressés en
série : on peut donc utiliser un ordinateur
ou un lecteur au format du contenu.
Notons toutefois que les CD-R peuvent
poser des problèmes de lecture sur les
anciens lecteurs de CD-ROM (antérieurs à
1995) et sur de nombreux lecteurs CD-A,
notamment dans le cas de gravure en multisession.
La capacité est de 650 Mo pour un CD-R
ayant un diamètre de 12 cm et de 200 Mo
pour un CD-R ayant un diamètre de 8 cm.
Le CD-R est constitué de deux couches
principales : une couche enregistrable qui
devient opaque lorsqu’elle est brûlée par le
laser, et une couche réfléchissante qui, selon
le fabricant et la qualité, peut-être constituée de matériaux divers comme l’aluminium, l’or… La couleur du disque dépend
directement des matériaux qui le composent. Un sillon en spirale prégravé (wobble
groove) guide le laser à la gravure. Même si
les CD-R acceptent de graver à grande
CDS® (CINEMA DIGITAL SOUND)
vitesse, une gravure à 4×, 2× ou même 1×
garantit une meilleure qualité.
➙ Orange Book ; Wobble groove
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CD-Rom (Compact Disc-Read Only
Memory). Audionumérique. Compact disc
de mémoire en lecture seul. L’extraordinaire capacité du CD audio a amené Sony
et Philips à en développer en 1984 une évolution destinée aux backups informatiques,
définie par le Yellow Book. À cette époque,
les plus gros disques durs ne dépassaient pas
quelques centaines de Mo. Le CD-Rom
accepte tous les formats de fichiers informatiques. À titre d’exemple, sa capacité de
650 Mo
lui
permet
de
stocker
250 000 pages dactylographiées au format
A4, soit l’équivalent d’environ 470 disquettes 3" 1/2. Contrairement au CD audio, le
CD-Rom peut être enregistré en plusieurs
sessions. L’organisation de ses fichiers fait
l’objet de la norme ISO 9660.
➙ Yellow Book
CD-Rom/XA (CD-Rom/eXtended Architecture). Audionumérique. Évolution du
CD-Rom réalisée par Sony et Philips associés à Microsoft en 1988. Le but de cette
évolution est de faire le lien entre les fichiers
multimédias en permettant de les entrelacer. Le CD-Rom/XA est adapté au stockage
de la vidéo et peut contenir 70 min de film.
La norme du CD vidéo a été définie par
Sony, Philips et JVC dans le White booke
1.1 en 1993.
➙ CD-Rom
CD-RW (Compact Disc-ReWritable).
Audionumérique. Compact disc réinscriptible. Apparu en 1997, le CD-RW est le fruit
de la collaboration de Sony, Philips, Ricoh,
Hewlett-Packard et Mitsubishi Chemical
Corporation. Ses spécifications sont définies dans l’Orange Book III. Il se distingue
du CD-R par sa couleur gris métal, et
même s’ils utilisent tous deux la même
structure, de nombreux détails les différencient. La couche enregistreuse du CD-RW
est constituée d’un mélange composé
d’argent, d’indium, d’antimoine et de tellurium. Cet alliage possède la particularité de
devenir cristallin lorsqu’il est moyennement
chauffé puis refroidi (s’il est fortement
chauffé, il devient amorphe en refroidissant). Ainsi, les parties cristallines rendent
la couche métallique réfléchissante au laser,
alors que les parties amorphes l’absorbent.
Pour utiliser ces particularités, le CD-RW
utilise un laser à trois niveaux de puissance :
– la forte puissance, appelée puissance blanche, porte la température à 500-700 °C et
crée un état non cristallin. C’est la phase
de gravure ou d’enregistrement ;
– la moyenne puissance, ou puissance
d’effacement, refond la surface d’enregistrement à 200 °C et la rend cristalline et
réfléchissante ;
– la faible puissance, ou puissance de lecture, n’altère pas la couche métallique et
peut donc se consacrer à la lecture.
Comme le CD-R, le CD-RW possède un
sillon (wobble groove) prégravé pour guider
le laser, mais ne permet pas des vitesses de
gravure aussi élevées.
Un CD-RW ne peut pas s’utiliser comme
un disque dur ou un floppy disc, car si on
peut l’enregistrer tant qu’il n’est pas plein,
il faut l’effacer intégralement pour continuer à l’utiliser. Cette opération de chauffage à faible température est assez longue.
On choisira de travailler sur un CD-RW en
sachant qu’il n’est pas aussi fiable dans le
temps que le CD-R et qu’il est rarement
lisible par les lecteurs CD-Audio.
➙ Orange Book ; Wobble groove
CDS® (Cinema Digital Sound). Audionumérique. Marque déposée. Ce format
d’enregistrement multicanal numérique du
son optique sur film 35 et 70 mm fut développé principalement par Optical Radiation Corporation et Kodak (États-Unis).
Apparu à la fin des années 1980, il offre six
canaux audio à large bande passante (gauche, centre, droite, ambiance gauche,
83
CD-TEXT
ambiance droite et un canal dédié à
l’extrême grave), un code temporel
SMPTE, un sous-code MIDI qui permet
de commander l’éclairage de la salle,
l’ouverture des rideaux ou des effets spéciaux (soit un total de neuf canaux multiplexés dans un flot unique de données). La
fréquence d’échantillonnage est de
44,1 kHz et la quantification de 16 bits.
Les données audio subissent une compression de données binaires d’un taux d’environ 24 %, fondée sur une forme hybride de
modulation delta.
Le principe est de diviser les données audio
en blocs de 32 mots. Le premier mot
constitue la référence de niveau codée sur
16 bits, alors que les 31 mots suivants sont
réduits à 12 bits. L’enregistrement optique
sur la pellicule se fait en lieu et place du son
optique analogique, le flot unique de données est réparti sur 180 pistes optiques
parallèles. Chacune d’elles est constituée
d’une suite de points blancs et de points
noirs, symbolisant respectivement les 1 et
les 0 du signal numérique. Les données sont
organisées par blocs de 64 mots de 16 bits.
Chaque bloc commence par un mot de synchro spécifiant à quel canal appartiennent
les 63 mots qui suivent, et eux-mêmes sont
répartis en 49 mots numériques originaux,
suivis de 14 mots de redondance. Le flux de
données atteint 5,5 Mbits · s–1.
La lecture est effectuée par un capteur
CCD de 512 pixels fixé sur le projecteur
perpendiculairement à la piste optique.
Contrairement à ses concurrents (Dolby
SRD, DTS, SDDS), ce format ne prévoit
pas de commutation sur un secours analogique en cas de défaillance de la lecture
numérique, du fait de la suppression de la
piste optique analogique.
CD-Text. Audionumérique. Fonctionnalité
permettant d’écrire du texte tel que les titres
des morceaux et le nom des artistes dans les
CD audio. Bien que la fonction CD-Text
soit implantée dans les autoradios ou lec-
84
teurs CD récents, la plupart des CD
commercialisés (sauf les CD Sony après
1997) ne contiennent pas d’informations
texte. Toutefois, certains logiciels permettent de créer des CD-Text en procédant à la
copie de sauvegarde personnelle d’un CD
du commerce sur ordinateur.
➙ CD-Audio
CD-WORM (Compact Disc-Write Once
Read Many). Voir « CD-R ».
Célérité. Fondamentaux. Vitesse de propagation d’une onde. En audio, le terme s’applique essentiellement au son. La célérité c du
son dans l’air est une fonction de la pression
atmosphérique et de la densité de l’air :
c (en cm · s–1) = 0,141P
D
où c est la célérité du son, P la pression
atmosphérique (en pascals, Pa) et D la densité de l’air (en g · cm–3). La célérité du son
dépend de la température puisqu’elle
dépend de la densité de l’air. Dans l’air, elle
est normalement de 340 m · s–1. Toutefois,
dans un milieu solide, le son se propage
aussi, mais avec une célérité plus élevée
(facilement 10 fois supérieure à celle obtenue dans l’air).
Cellule. Vinyle. Également appelée phonolecteur ou tête de lecture. Partie lectrice
des platines tourne-disque située au bout
du bras de lecture. Elle possède une pointe
qui entre en contact avec le disque pendant
sa rotation.
Les ondulations du sillon se transmettent à
la pointe de diamant et au levier portepointe. Les aimants mobiles ou les bobines
mobiles solidaires du levier recueillent un
déplacement mécanique et le transforment
en signaux électriques.
On distingue les cellules à bobine mobiles
et les cellules à aimants mobiles.
Le réglage de la cellule est déterminant pour
une bonne lecture. La cellule doit être bien
positionnée en azimut et en angle d’incli-
CHAMBRE D’ÉCHO
naison du diamant sur le disque Tout écart
provoque des déséquilibres entre canaux, de
la distorsion et une usure prématurée.
La force d’appui doit être celle indiquée par
le fabricant, c’est ainsi que les pièces polaires (aimants et bobines) se déplacent avec le
maximum d’amplitude par rapport au
point de repos.
L’antistaking, qui permet au diamant de
lecture de rester bien centré au milieu du
sillon, est ajusté quand la platine est parfaitement horizontale.
Centrage. Vinyle. Étape dans le pressage d’un
disque vinyle durant laquelle on place le
trou parfaitement au centre de la matrice.
Le trou central a un diamètre normalisé de
7,26 mm.
➙ Platine tourne-disque ; Bras de lecture ;
Sillon ; Diamant ; Levier porte-pointe ; Aimant
mobile ; Bobine mobile ; Antistaking
Chambre anéchoïque. Voir « Chambre
sourde ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CEM (compatibilité électromagnétique).
Électronique. Obligation faite aux appareils
électriques de ne pas émettre de perturbations électromagnétiques sur le secteur, et
de fonctionner correctement dans un environnement pollué.
Chamber. Effets temporels. Appellation de
programmes de réverbération numérique
recréant la « chambre d’écho naturelle »,
première incarnation des dispositifs d’ajout
de réverbération à un son lors de l’enregistrement ou du mixage dès les années 1950.
➙ Chambre d’écho
Chambre d’écho. 1. Effets temporels. Magnétophone analogique (tape echo) optimisé
pour la génération d’échos (répétitions distinctes d’un son). Il utilise une boucle de
bande, plusieurs têtes de lecture coulissantes et permet de faire varier à volonté la
vitesse de défilement (varispeed). On peut
Chambre d’écho : délai à bande. Magnétophone multitêtes WEM Watkins Copicat (photo : Étienne de Nanteuil).
85
CHAMBRE DE COMPRESSION
Chambre d’écho : schéma de principe d’un délai à bande (tape loop echo).
ainsi modifier la distribution et la durée
séparant les répétitions du son.
2. Effets temporels. Dans les années 1950 et
1960, le mot désignait également une
chambre de réverbération naturelle, autrement dit un local vide assez vaste, pourvu
de surfaces réfléchissantes, dans lequel on
plaçait une enceinte acoustique et un ou
plusieurs micros. L’amplificateur relié à
l’enceinte acoustique recevait un signal de
départ auxiliaire de la console. L’énergie
sonore produite par les haut-parleurs et
réverbérée dans le local servait d’ambiance
naturelle après captation par le microphone
et renvoi sur une voie de la console (retour
réverbération). Pour obtenir une durée de
réverbération accrue, on cascadait parfois la
chambre d’écho naturelle avec une réverbération à plaque, artificielle.
➙ Varispeed ; Réverbération à plaque
Chambre de compression. Voir « Moteur à
chambre de compression ».
86
Chambre de réverbération. 1. Acoustique.
Local conçu pour reproduire les conditions
de champ diffus. L’objectif est d’obtenir
une distribution de l’énergie la plus uniforme possible pour une source sonore
rayonnant à l’intérieur. À cet effet, l’ensemble des surfaces doit être réfléchissant. La
formation d’ondes stationnaires doit aussi
être évitée grâce à l’usage de parois non
parallèles ou de dispositifs de réflecteurs
mobiles.
➙ Champ diffus ; Source sonore ;
Onde stationnaire
2. Effets temporels. Le terme réverbération
est, dans ce contexte, plus juste que le terme
écho, même si l’expression n’est guère usitée.
➙ Chambre d’écho
Chambre sourde. Acoustique. Également
appelée chambre anéchoïque. Local conçu
pour reproduire les conditions de champ
libre. Il doit posséder des parois (y compris
un sol et un plafond) capables d’absorber
CHANNEL
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
toute onde sonore incidente. Cette condition est aisée à remplir pour les fréquences
petites en longueur d’onde, grâce à l’usage
massif de matériaux absorbants disposés sur
l’ensemble des parois. Dans les fréquences
graves, des limites apparaissent évidemment : les longueurs d’onde deviennent critiques face aux tailles usuelles des locaux
employés. Les principales applications en
électroacoustique des chambres sourdes
concernent la caractérisation des transducteurs, notamment les haut-parleurs. Les
mesures en chambre sourde permettent en
effet d’obtenir des résultats affranchis de
l’influence du local de test, du moins aux
fréquences pour lesquelles la chambre
sourde reproduit les conditions de champ
libre.
➙ Champ libre ; Plafond suspendu ;
Fréquence ; Longueur d’onde ; Absorption
Champ acoustique. Acoustique. Milieu dans
lequel se propagent une onde acoustique et
l’ensemble de ses déformations. Les grandeurs physiques qui caractérisent un champ
acoustique sont fonction du lieu et du
temps et sont appelées paramètres acoustiques. Dans le modèle de comportement
idéal couramment admis, une particule est
une portion de fluide dont les dimensions
sont grandes devant celles des molécules,
mais assez petites pour que les variations
des grandeurs acoustiques demeurent infinitésimales.
Champ diffus. Acoustique. Également appelé
champ réverbéré. Partie de la réverbération
située après les premières réflexions. Champ
acoustique au sein duquel la distribution de
l’énergie est uniforme : on ne peut distinguer
de direction de propagation, pas d’indices de
localisation ou de dimensions, mais une sensation d’ambiance, de densité sonore. En
pratique, on parle souvent de champ diffus
pour désigner un endroit où l’énergie renvoyée par les parois d’un local prédomine
largement sur le son direct.
➙ Réverbération ; Premières réflexions ;
Champ acoustique ; Propagation
Champ direct. Acoustique. Également appelé
champ libre ou champ proche. Champ
acoustique homogène au sein duquel la propagation se fait sans interférences dues à des
sources secondaires réelles ou constituées par
des réflexions. On peut reproduire à peu de
choses près ces conditions en laboratoire
(milieu anéchoïque). Dans la pratique, on
parle souvent de champ direct ou de champ
libre pour désigner un endroit (proche de la
source en général) où le son direct prédomine largement sur le son diffus.
➙ Propagation ; Réflexion
Champ libre. Voir « Champ direct ».
Champ proche. Voir « Champ direct ».
Champ réverbéré. Voir « Champ diffus ».
Champ semi-réverbérant. Acoustique. Champ
acoustique au sein duquel l’énergie est à la
fois absorbée et réfléchie. Les sons s’y propagent dans plus d’une direction à la fois.
Le champ sonore est non homogène ; une
bonne part de l’énergie provient du champ
diffus mais une autre part conserve une
propagation directe à partir de la source.
C’est la condition habituellement rencontrée à l’intérieur d’un bureau, d’une pièce
domestique ou d’un studio.
➙ Champ diffus ; Propagation
Chandelle. Magnétophones. Jargon. Accident
de manipulation de bande magnétique, lors
de son rangement ou de son extraction
d’une boîte par exemple, au cours duquel le
noyau central s’échappe, ce qui laisse les
boucles de bande s’échapper librement par
le centre et rend impossible le chargement
ultérieur sur un magnétophone.
➙ Noyau
Channel. 1. Consoles. Voie de console, mais
aussi canal (ce qui est source de nombreuses
ambiguïtés, en informatique musicale notamment).
87
CHANNEL AFTERTOUCH
2. Consoles. Dans le cas d’une console inline, section de la voie gérant le signal
d’entrée (micro ou ligne) et son envoi vers
le magnétophone (à ne pas confondre avec
la section monitor de la voie, dédiée au
retour magnétophone). Par défaut, le grand
fader de la voie est assigné au channel, le
petit au monitor.
➙ In-line ; Monitor ; Channel
Channel aftertouch. MIDI. Ce message
MIDI, de type voie, indique la pression
exercée sur une touche de synthétiseur
après enfoncement. Le plus souvent, pour
des raisons d’économie, le clavier du synthétiseur n’est équipé que d’un seul capteur, mesurant de façon globale la pression
exercée. Il transmet alors deux octets sur le
canal MIDI utilisé pour jouer un message
d’aftertouch : un octet de statut suivi d’un
octet de données indiquant la pression.
Toutes les notes jouées sur le canal sont
donc concernées.
Message MIDI Channel aftertouch.
➙ Aftertouch ; Message de voie
Channel code. Audionumérique. Codage de
modulation spécifique adapté à un canal de
transmission ou à un format de stockage.
Channel mode. MIDI. Message MIDI de
type canal, concernant donc un canal dans sa
globalité. Cette catégorie rassemble les messages de control change n° 121 à 127, qui
gèrent les modes de fonctionnement de l’instrument MIDI au niveau de toutes ses voix
de polyphonie (reset all controllers, local
control, all notes off, omni off, omni on,
mono on (poly off), poly on (mono off).
➙ Canal (message) ; Control change
88
Channel voice. MIDI. Message MIDI de
type canal, concernant donc un canal dans
sa globalité. Il se compose d’un octet de statut suivi d’un ou deux octets de données.
Citons par exemple les messages de noteoff, note-on, poly key pressure, control
change, program change, channel pressure,
pitch bend…
➙ Canal (message)
Charge. Électronique. Période durant laquelle
un générateur envoie des électrons dans un
élément récepteur qui les accumule (un
condensateur, une batterie ou un accumulateur).
Charge acoustique. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. La charge acoustique indique la
façon dont la membrane d’un haut-parleur
est couplée à l’air extérieur. Pour qu’un
haut-parleur fonctionne correctement sans
court-circuit acoustique, il faut que ses
ondes avant et arrière soient isolées les unes
des autres. Cependant, pour un fonctionnement optimal, il est indispensable que la
membrane ne subisse pas de déplacements
excessifs. Il faut qu’elle soit amortie à
l’arrière par une masse d’air d’un volume
adéquat, c’est le rôle de l’enceinte acoustique. On distingue différentes charges
acoustiques :
– la charge close (le haut-parleur rayonne
directement dans la pièce avec le rayonnement arrière enfermé) ;
– la charge bass-reflex (le rayonnement
arrière est récupéré par un évent) ;
– la charge passe-bande (chaque face du
haut-parleur possède un volume accordé) ;
– la charge double chambre interactive (le
rayonnement arrière accordé s’écoule
dans la chambre frontale qui sert de
charge et d’évent accordé) ;
– la charge double pavillon K-Horn simple
et inversé (la charge avant du haut-parleur
débouche sur une amorce de pavillon) ;
– la charge hyperbolique (le haut-parleur
est couplé à un pavillon hyperbolique) ;
CHARGE BASS-REFLEX
– la charge Manifold, qui combine grâce à
une pièce de couplage les sources acoustiques de plusieurs haut-parleurs ;
– la charge pavillonnaire (le haut-parleur est
couplé à un pavillon) ;
– la charge à pavillon replié (le haut-parleur
est couplé à un pavillon replié) ;
– la charge à ligne de transmission (le
rayonnement arrière emprunte un long
chemin).
➙ Charge bass-reflex ; Évent ; Charge passebande ; Charge double chambre interactive ;
Charge double pavillon K-Horn simple et
inversé ; Pavillon ; Charge hyperbolique ;
Charge Manifold ; Charge pavillonnaire
à charge ventrale ; Charge pavillonnaire
à pavillon replié
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Charge bass-reflex. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Constituée d’un coffret muni
d’une ouverture appelée évent accordé, la
charge bass-reflex est un système acoustique
accordé dans les graves. Le premier brevet
de Thuras décrivant l’interaction d’un
haut-parleur avec un évent date de 1932.
C’est actuellement le type de charge le plus
utilisé. L’idée est de récupérer le rayonnement arrière de la membrane et de l’ajouter
en phase avec le rayonnement avant. Le
volume de la caisse et l’évent se comportent
comme un résonateur d’Helmoltz dont la
fréquence est fonction du volume et des
dimensions de l’évent (surface et longueur).
L’évent combine son action à celle du hautparleur. À la fréquence de résonance, le
déplacement de la membrane est presque
nul, seul l’évent rayonne.
La fréquence de coupure est plus basse
qu’avec une enceinte close, et le rendement
est augmenté de manière significative, ce
qui permet d’avoir des membranes plus
légères, avec moins d’excursion.
En dessous de la fréquence de résonance de
l’évent, le haut-parleur n’a plus de charge
acoustique, car l’air emprisonné dans le caisson s’échappe par l’évent qui se comporte
alors comme un simple orifice. La quantité
d’air dans l’enceinte ne suffit plus à affaiblir
les déplacements de la membrane, ce qui
entraîne d’importantes élongations du hautparleur jusqu’à son déchirement
L’ensemble des qualités de ce montage lui
vaut un usage quasi universel, surtout
depuis les travaux de Thiele et Small qui
ont permis la modélisation mathématique
du comportement de ces enceintes. Le
volume optimal se calcule facilement à partir des paramètres T & S du haut-parleur :
V = n · Vas · Qts2. Par exemple, le boomer
Schéma de principe d’une charge bass-reflex.
89
CHARGE DOUBLE CHAMBRE INTERACTIVE
PHL 5050 (Qts = 0,25 et Vas = 180 L) fonctionne dans 75 L. L’accord de l’évent se calcule, mais peut aussi s’optimiser à l’écoute.
Un évent trop court ou de surface trop
grande entraîne un accord trop haut qui
donne un son « boum-boum » très reconnaissable. Un accord trop bas en fréquence,
à cause d’un évent trop long ou de surface
trop petite, donnera un son manquant de
nervosité avec un infra-grave mal raccordé
au registre bas médium. Enfin, l’examen de
la courbe d’impédance doit montrer l’antirésonance du bass-reflex bien centrée entre
les deux pics d’impédance.
➙ Évent ; Thiele et Small ; Modélisation
Charge double chambre interactive. Hautparleurs et enceintes acoustiques. Charge
acoustique de type passe-bande du 6e ordre
dans laquelle les volumes acoustiques sont
reliés les uns aux autres. La chambre frontale débouche en source émissive. Les
évents de la charge arrière s’écoulent directement dans la chambre frontale. Le
volume avant est utilisé à la fois comme
charge acoustique (avant) du haut-parleur
et comme évent de ce même volume. Cette
technologie particulière développée par la
Charge double chambre interactive :
schéma de principe d’une double chambre interactive.
90
société APG confère aux enceintes de grave
une largeur de bande accrue et permet de
réduire de manière substantielle le volume
total de l’enceinte.
Généralement, les volumes de charge
compressés et de petite taille permettent
d’obtenir une réponse d’impédance très
amortie, ce qui est directement lié à l’amortissement des haut-parleurs eux-mêmes.
Cela signifie que le débattement des membranes des haut-parleurs est fortement atténué, d’où une plus grande fiabilité.
➙ Évent
Charge double pavillon K-Horn simple et
inversé. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Charge acoustique de type passebande du 6e ordre, dans laquelle la charge
avant du haut-parleur débouche sur une
amorce de pavillon (voir figure). Cela permet d’apporter un gain supérieur d’au
moins 4 dB d’efficacité acoustique par rapport à une charge passe-bande du 6e ordre
traditionnelle. L’appellation double KHorn inversé est liée à l’aspect visuel de
l’agencement interne des haut-parleurs. Les
deux haut-parleurs sont montés en vis-àvis, avec une charge frontale commune qui
laisse apparaître, avec l’amorce de pavillon,
les formes de 2 K dos à dos. Le pavillon KHorn simple est décliné et adapté pour un
haut-parleur unique.
➙ Pavillon ; Charge passe-bande
Charge hyperbolique. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Charge constituée
d’un pavillon dont la progression est
hyperbolique. Le haut-parleur est chargé
simultanément par un volume arrière et
par un bass-reflex grâce à deux évents qui
débouchent dans le pavillon. Cette charge
a pour intérêt d’apporter un gain d’environ 6 dB d’efficacité au haut-parleur par
rapport à un montage de haut-parleur en
radiation directe. Par ailleurs, la charge
joue le rôle de filtre passe-bas qui limite la
CHARGE MANIFOLD
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Schéma de principe d’une charge double pavillon K-Horn simple et inversé.
Schéma de principe d’une charge hyperbolique.
fréquence de coupure haute et réduit fortement le taux de distorsion.
➙ Pavillon ;
Charge bass-reflex ;
Évent ; Radiation directe
Charge Manifold. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Procédé développé par la
société Electro-Voice qui consiste à combiner, grâce à une pièce de couplage, les sources acoustiques de plusieurs haut-parleurs
91
CHARGE PASSE-BANDE
en une source sonore comparable à celle
d’un haut-parleur unique plus puissant. La
diffusion du son est directe ou s’effectue via
un pavillon. Cette technologie permet
d’obtenir un niveau de sortie acoustique
élevé pour un encombrement réduit.
Aux fréquences inférieures à 200 Hz, les
sorties de plusieurs woofers peuvent être
couplées pour se comporter comme un
haut-parleur unique, le niveau de sortie sera
maximal. L’excursion du cône limitée et la
charge variable constituée par la masse d’air
de la chambre Manifold permettront d’utiliser un caisson de dimensions réduites
équipé de deux ou quatre haut-parleurs
46 cm.
Aux fréquences élevées, les sorties de plusieurs moteurs à chambre de compression
peuvent être couplées à un seul pavillon. Le
niveau de sortie sera maximal, sans les interférences causées par l’empilage de plusieurs
pavillons, sources de nombreux problèmes
en sonorisation.
haut-parleur est associée à un volume. Le
haut-parleur n’est pas visible, il est situé
entre ces deux volumes, il ne rayonne pas
directement. Les volumes peuvent être différents, ainsi que les évents.
Les nombreuses combinaisons possibles
permettent de choisir une coupure haute et
une coupure basse, ce qui explique le nom
de passe-bande.
Charge pavillonnaire à charge ventrale.
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Se dit
quand un haut-parleur ne rayonne pas
directement dans la pièce mais passe par un
pavillon. La charge pavillonnaire agit
comme un transformateur d’impédance
acoustique. Le haut-parleur génère des
vibrations de forte pression et de basse
vitesse qui sont transformées en vibrations
de basse pression et de forte vitesse.
Charge pavillonnaire à charge ventrale :
(a) charge pavillonnaire ventrale ;
(b) charge pavillonnaire ventrale avec ogive.
Charge Manifold ElectroVoice caisson MTL-4.
➙ Pavillon ; Woofer
Charge passe-bande. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Charge employée pour les
caissons graves dans lesquels chaque face du
92
Cette charge est constituée d’un pavillon à
charge ventrale, c’est-à-dire placé devant un
haut-parleur afin de contrôler sa dispersion
et d’augmenter son rendement par rapport
CHARGE PAVILLONNAIRE À PAVILLON REPLIÉ
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
à un montage de haut-parleur en radiation
directe. Le pavillon joue un rôle d’amplificateur mécanique, assurant à la fois un rendement maximal et un amortissement des
haut-parleurs.
Certains pavillons sont complétés d’une
pièce de mise en phase appelée ogive positionnée devant et dans l’axe du hautparleur. Elle est considérée comme un
guide d’ondes offrant une meilleure cohérence dans la propagation des hautes fréquences et améliorant la charge et le
rendement du haut-parleur. On observe
une dispersion légèrement plus étroite dans
les fréquences supérieures.
➙ Pavillon ; Radiation directe
Charge pavillonnaire à pavillon replié.
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Plus
la bande passante d’un haut-parleur descend dans les basses fréquences, plus un
pavillon doit être long et large pour les
reproduire. Idéalement, la longueur du
pavillon devrait être égale au quart de la
longueur d’onde de la fréquence la plus
basse à reproduire par le caisson de grave.
Les pavillons à charge ventrale finissent par
être très grands et lourds. Afin d’obtenir
une longueur de pavillon donnée dans un
espace plus petit pour des raisons d’ergonomie et de portabilité, les pavillons sont
repliés en forme de W.
Ce type de charge consiste à modifier la
position du haut-parleur dans l’enceinte,
afin d’augmenter le trajet entre le hautparleur et la sortie du pavillon (ce qui augmente physiquement la longueur du
pavillon) avec un encombrement réduit.
Le niveau de pression acoustique obtenu est
entre 4 et 6 dB, soit supérieur au cas d’un
même haut-parleur en radiation directe. La
configuration interne d’un pavillon replié
constitue un système acoustique assurant à
la fois un rendement maximal et un amortissement convenable du boomer.
Les pavillons repliés sont habituellement
dotés d’un ou de plusieurs évents afin d’éten-
dre leur réponse dans les basses fréquences.
Comme avec les enceintes bass-reflex, on
observera une chute plus sévère de la réponse
en fréquences en dessous de la fréquence
résonante. Les pavillons repliés se déclinent
sous différentes formes. Un design appelé
radiation directe/pavillon replié arrière est un
caisson de grave à radiation directe couplé
avec un pavillon replié assez long à l’arrière
qui utilise l’onde arrière du haut-parleur, le
tout dans un volume très compact.
➙ Boomer ; Évent ; Enceinte bass-reflex
Charge pavillonnaire à pavillon replié :
caissons de grave à pavillon replié.
93
CHARTE D’IMPLANTATION MIDI
Charte d’implantation MIDI. MIDI.
Document officiel constituant la « carte
d’identité MIDI » d’un instrument ou d’un
périphérique. Cette charte se présente sous
la forme d’un tableau de 4 colonnes et 13
rangées, indiquant par catégorie les messages reconnus ou non en émission et en
réception.
Chase. Synchronisation. Littéralement, poursuite. Fonction de synchronisation temporelle qui verrouille une machine esclave sur
un code temporel délivré par un appareil
maître. Le mode chase se nomme parfois
mode slave.
Châssis. Voir « Saladier ».
Château. Sonorisation. Empilement pyramidal
de différentes enceintes modulaires (caisson
de grave, caisson bas médium, caisson haut
médium et pavillons d’aigu) ; ce principe de
sonorisation n’est plus commercialisé. Par
extension, se dit également d’une sonorisation composée d’enceintes compactes empilées afin d’obtenir des points de diffusion de
forte puissance, par exemple lors d’une rave,
d’un son et lumière ou d’un feu d’artifice.
➙ Caisson de grave ; Pavillon
Chef opérateur son (vidéo). Broadcast. Responsable de l’ensemble du programme
audio sur une émission en direct ou enregistrée. Il encadre la plupart du temps une
équipe constituée d’opérateurs son et
d’assistants son. La production, le réalisateur et le scripte lui communiquent les éléments nécessaires au bon déroulement de
l’émission. Pour une émission complexe, il
doit fournir à son équipe un schéma d’organisation de toutes les liaisons nécessaires
(lignes micros, retours casques, A/R circuits
d’ordre…). En liaison avec le chef d’équipement de la régie ou du car, il s’assure de
la bonne continuité du signal audio
jusqu’au nodal de diffusion.
Responsable du déploiement des moyens
techniques, de leur mise en œuvre et de leur
rangement méticuleux après l’émission ou
la production, il doit également signaler les
pannes éventuelles ou les anomalies de
Château Martin dans les années 1970.
94
CIC (CROSS INTERLEAVE CODE)
fonctionnement du matériel. Il est capable
d’assurer une maintenance de premier
niveau.
➙ Opérateur du son (radio) ; Opérateur du son
(vidéo) ; Assistant son (radio et vidéo) ; Nodal
Chemin de bande. Magnétophones. Chemin
emprunté par la bande magnétique depuis
la sortie de la bobine débitrice jusqu’à
l’entrée de la bobine réceptrice. Elle passe
par le bras tenseur, le galet de renvoi, le
guide-bande, les têtes, l’ensemble galet
presseur/cabestan, puis un dernier bras tenseur. Il existe des chemins de bande à double cabestan. La propreté du chemin de
bande est un facteur primordial pour garantir un entraînement sans problème.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Chemin de bande d’un magnétophone. 1 Bras tenseur.
2 Guide rotatif. 3 Guide-bande. 4 Tête d’effacement.
5 Écarte-bande. 6 Tête d’enregistrement. 7 Tête de
lecture. 8 Cabestan. 9 Galet presseur.
Chorus. Effets temporels. L’effet naturel
d’ensemble, dont s’inspire l’effet de chorus,
est dû à de légers décalages temporels
(délai) et de hauteur de notes (variation de
pitch ou pitch shift) naturels, aléatoires et
inévitables quand plusieurs musiciens
jouent simultanément les mêmes notes sur
plusieurs instruments identiques.
Pour recréer artificiellement cet effet
d’ensemble à partir du signal d’un seul instrument, le chorus fait subir au signal original un délai modulé (valeur de base de 10 à
20 ms), ce qui crée une légère variation cycli-
que de hauteur. Ce signal d’effet est ensuite
superposé au signal original. Il existe en version analogique, numérique ou sous forme
de plug-in.
Les paramètres de base d’un processeur
d’effet de chorus sont :
– delay : définit sur le décalage temporel de
base ; il est tellement court que l’oreille ne
le perçoit pas comme un retard ;
– depth : dose l’importance de la modulation du délai de base, ce qui agit sur la hauteur des sons retardés (on parle d’intensité
de modulation). Pour des valeurs élevées,
le chorus devient dissonant ;
– rate (ou speed) : agit sur la période des
changements de hauteur de notes (on
parle de vitesse de modulation). Cet
aspect est régi par un oscillateur basse fréquence, ou LFO.
On trouve parfois un paramètre width, qui
permet de doser la largeur de l’effet de chorus, en agissant sur la phase des signaux
gauche/droite en sortie d’effet, ainsi qu’un
paramètre intensity, qui dose le mélange
signal direct/signal d’effet.
La version mono ou stéréo (encore plus
marquée dans la spatialisation) du chorus
élargit le signal et confère une certaine chaleur au son. Cet effet s’utilise sur des guitares électriques (claires ou saturées), des
pianos électriques, des sons de synthés, etc.
Écouté isolément, un chorus d’une largeur
maximale peut être très flatteur, mais il a
des chances de mal s’intégrer dans un
mixage et de présenter une compatibilité
mono médiocre.
➙ Pitch shift ; Délai ; Width ; Rate ; LFO
Chunk. MIDI. Terme désignant les différentes parties qui constituent un fichier de type
MIDI file.
➙ MIDI file
CIC (Cross Interleave Code). Audionumérique. Code d’erreur à entrelacement croisé
(voir figure). Ce système de correction, le
plus puissant et le plus répandu, associe
95
CINCH
l’entrelacement et la redondance. Un
groupe de données (datas) protégées par un
code de correction d’erreurs peut être considéré comme une rangée. Plusieurs de ces
rangées placées côte à côte définissent une
aire de données. Chaque rangée dans cette
surface possède son propre code de correction d’erreurs. En prenant les données alignées en colonnes, on peut créer un nouveau
code de correction d’erreurs. Notons que
deux données ne peuvent être en même temps
dans la même colonne et la même rangée, et
que chaque donnée possède deux codes de
correction d’erreurs. C’est ce que l’on appelle
un code croisé. Il est largement utilisé dans les
systèmes de correction pour en augmenter la
puissance. Le principe est qu’une erreur corrigée dans un groupe en colonne n’a pas besoin
d’être corrigée dans son groupe en rangée et
vice versa. Considérons par exemple une rangée affectée de deux erreurs. On sait que le
code ne peut corriger qu’une erreur. Cependant, si l’une des deux erreurs est seule dans sa
colonne, elle pourra être corrigée, et il ne restera plus qu’une erreur dans la rangée, qui sera
corrigée à son tour.
Le code de correction à entrelacement
croisé calcule une partie de sa redondance
avant entrelacement et une autre partie
après, ce qui augmente son efficacité.
➙ Entrelacement ; Redondance
sant les stratégies de protection les plus performantes, il est utilisé dans les CD, les
DAT, les DVD, et sous une forme améliorée (ACIRC) dans les MiniDisc.
➙ CIC ; Reed-Solomon ; ACIRC
Circuit casque. Séance d’enregistrement,
Consoles. Également appelé foldback, cue,
cans ou mix casque. Circuit d’écoute
secondaire, distinct de l’écoute principale
(régie), destiné par exemple aux casques des
musiciens présents dans la régie du studio
ou en cabine de prise. Un circuit casque est
généralement élaboré à partir d’un ou deux
départs auxiliaires, le signal est prélevé
avant fader (en Pré). Il permet aux musiciens d’écouter ce qui a déjà été enregistré et
ce qu’ils sont en train de jouer, en produisant le minimum de diaphonie (repisse
dans le jargon). Dans ce cas présent, la
diaphonie est le rayonnement acoustique
parasite issu du casque et capté par son
microphone. Trop fort, il peut aller
jusqu’au larsen. On choisit généralement
en studio des casques de type fermé, afin de
s’affranchir au maximum de la diaphonie
qui peut devenir gênante lorsqu’un chanteur écoute très fort le playback.
➙ Auxiliaire (départ) ; Pré- ; Diaphonie
Cinch. Câbles et connectique. Appellation
grand public des connecteurs asymétriques
RCA. Le cinch est surtout utilisé sur les
chaînes Hi-Fi, mais aussi sur du matériel de
home studio. Ce connecteur sert également
à transporter des signaux numériques au
format S/PDIF.
➙ Asymétrique ; RCA
Circuit de Boucherot. Amplification. Petit
circuit situé en sortie des amplificateurs de
puissance et destiné à assurer une stabilité
inconditionnelle. L’impédance d’une enceinte
acoustique n’est jamais résistive et peut poser
des problèmes de stabilité aux circuits
d’amplification. Un condensateur en série
avec une résistance est connecté en parallèle
avec la charge et amortit les oscillations
hautes fréquences indésirables. On trouve
fréquemment 10 Ω en série avec 100 nF.
CIRC (Cross Interleave Reed-Solomon
Code). Audionumérique. Code d’erreur
Reed-Solomon à entrelacement croisé. Il
s’agit d’un code à entrelacement croisé
(CIC) faisant appel à un code de correction
d’erreurs de type Reed-Solomon. Réunis-
Circuit de Zobel. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Circuit de compensation
d’impédance des haut-parleurs. La bobine
mobile d’un haut-parleur a un comportement selfique qui fait varier son impédance
en fonction de la fréquence, ce qui rend
96
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CIRCUIT IMPRIMÉ
Code d’erreur à entrelacement croisé CIC.
difficile le filtrage passif. On contourne le
problème en linéarisant l’impédance par la
mise en parallèle d’un circuit constitué d’une
résistance en série avec un condensateur.
➙ Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Filtre passif ; Impédance
(du haut-parleur)
Circuit d’ordre. Voir « Talk-back ».
Circuit imprimé. Électronique. Carte isolante
en bakélite, verre époxy ou Teflon® sur
laquelle on implante des composants reliés
électriquement par des pistes conductrices en
cuivre. Les circuits imprimés peuvent être à
simple ou double couche, ou multicouches.
Le câblage des composants est simplifié, sans
erreur possible. Il est manuel ou réalisé par des
machines à insertion automatique.
97
CIRCUIT INTÉGRÉ
Circuit intégré. Électronique. Composant
électronique regroupant sur une petite plaquette de silicium plusieurs transistors
assemblés pour réaliser une fonction précise. On différencie les circuits intégrés
numériques (circuits logiques, microprocesseurs, mémoires…), les circuits intégrés
analogiques (amplificateurs opérationnels,
multiplieurs…) et les circuits mixtes
(convertisseurs analogiques/numériques et
numériques/analogiques, DSP…).
➙ Transistor ; Amplificateur opérationnel
Circuit magnétique (du haut-parleur).
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Ensemble des pièces polaires constituant le moteur
magnétique : aimant, plaque de champ,
plaque de fond, noyau. La géométrie varie
selon le type d’aimant, mais le but est de
condenser toute l’énergie magnétique dans
un entrefer où sera plongée la bobine
mobile. Pour conduire le champ magnétique, on utilise du fer doux.
Circuit parallèle. Électronique. Un circuit est
dit parallèle lorsque les différents composants ont leurs pattes reliées deux à deux.
Circuit parallèle :
association de condensateurs en parallèle.
Circuit série. Électronique. Un circuit est dit
série lorsque les différents composants du
circuit sont reliés les uns à la suite des
autres.
Circuit série : exemple de résistances mises en série.
Circuit magnétique du haut-parleur.
➙ Moteur magnétique ; Aimant permanent ;
Plaque de champ ; Plaque de fond ; Noyau ;
Entrefer (du haut-parleur) ; Bobine mobile (du
haut-parleur)
98
Circum-aural. Casques audio. Couplage dans
lequel les oreillettes du casque entourent
l’oreille du porteur, par le biais de coussinets d’oreille.
➙ Oreillette ; Coussinet d’oreille
CISC (Complex Instruction Set Computer). Audionumérique. Calculateur à jeu
d’instructions étendu. Technologie de processeur informatique qui utilise un ensemble important d’instructions, de façon à
faciliter la compilation des langages évolués.
Classe. Amplification. Les amplificateurs sont
catalogués en classes (classe A, B, AB, C, D,
E, F, H, etc.) suivant la façon dont est traité
le cycle complet du signal sinusoïdal dans
l’étage final de puissance.
Classe A : sacrifie le rendement au meilleur
son possible. Chaque composant de l’étage
de puissance conduit simultanément pen-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CLIO
dant tout le cycle, et le courant de polarisation est constant, de l’ordre de 2 A. Le
rendement est d’environ 20 %. L’ampli
fonctionne en permanence au maximum, la
puissance est dirigée soit vers les enceintes,
soit vers les dissipateurs thermiques.
L’amplificateur chauffe beaucoup, les dissipateurs sont nécessairement de grande taille
et permettent d’identifier ce type d’appareil. C’est le prix à payer pour profiter de
l’absence de distorsion de croisement.
Classe B : économise le dégagement de
chaleur avec un courant de repos quasi nul.
Il n’y a pas de dissipation de puissance en
l’absence de signal. Chaque composant de
l’étage de puissance est conducteur à tour
de rôle pendant un demi-cycle. Le problème est de réussir à contrôler le passage
d’une demi-alternance à l’autre en minimisant la distorsion de croisement. Cette
classe est appréciée pour l’économie réalisée
sur l’alimentation de puissance et sur les
dissipateurs thermiques.
Classe AB : fait conduire ses composants
de puissance à tour de rôle comme en classe
B, mais autorise un petit courant de repos
pour maintenir les composants en état de
réagir instantanément et réduire ainsi la distorsion de croisement. L’efficacité est de
50 %. On additionne les avantages de la
classe A et de la classe B, en minimisant
leurs inconvénients. Cela explique le succès
de cette formule, qui est la plus répandue.
Classe D : agit en tout ou rien pour avoir
un rendement parfait et annuler la dissipation de chaleur. L’étage de sortie travaille en
commutation. Soit le composant de sortie
est conducteur, il n’a alors aucun voltage à
ses bornes et il ne chauffe pas ; soit il est
bloqué, aucun courant ne le traverse et il ne
chauffe pas. L’efficacité théorique de
100 % ne pourra être atteinte qu’avec des
composants ayant une impédance nulle et
des temps de commutation infiniment rapides. En réalité, on s’approche plutôt de
90 %.
Classe G : change la tension d’alimentation
des composants de sortie depuis une faible
tension jusqu’à une forte tension quand de
fortes amplitudes sont demandées. Cela
augmente l’efficacité, et on dispose de plus
de puissance pour un même encombrement. La classe G est appréciée dans le
domaine de la sonorisation professionnelle.
Classe H : est une extension de la classe G.
La tension d’alimentation de puissance des
composants de sortie est proportionnelle au
signal d’entrée. Ainsi, l’étage de sortie dispose juste de la tension nécessaire pour
fonctionner avec le minimum de dégagement de chaleur.
➙ Dissipateur thermique ; Distorsion de
croisement ; Courant de repos
Clavier de commande. MIDI. Variante de
clavier maître MIDI, généralement de
dimensions plus réduites (2 ou 3 octaves) et
moins riche en fonctions diverses.
➙ Clavier maître
Clavier maître. MIDI. Clavier MIDI généralement dépourvu de fonctions de synthèse
audio, servant uniquement à commander
des modules externes. Outre les touches et
molettes classiques, il est généralement
équipé de touches de sélection, d’un afficheur et d’encodeurs rotatifs assignables.
Click. Sampling et échantillonnage. Bruit
parasite constitué d’une impulsion très
courte, provoquée par exemple par le raccord en deux points de niveaux différents
d’un bouclage d’échantillon. La discontinuité des valeurs de part et d’autre du raccord produit un « clic » audible.
CLIO. Logiciels de mesure. Système de mesures acoustiques sur ordinateur composé
d’une carte, d’un logiciel et d’un petit boîtier extérieur recevant les prises RCA
d’entrée et de sortie. Clio est édité par
Audiomatica en Italie depuis 1991, c’est la
quatrième génération de ce système très
répandu.
CLIO travaille dans quatre registres :
99
CLIPPER
– la mesure des haut-parleurs (RTA, MLS,
sinus, distorsion, phase, impulsion, Waterfall, impédances, paramètres Thiele et
Small, diagrammes polaires) ;
– les mesures électroniques (gain, bande
passante, distorsion THD en fonction de
la fréquence et du niveau, oscilloscope,
pont RLC qui mesure les inductances, les
résistances et les capacitances) ;
– l’acoustique des salles (paramètres acoustiques selon ISO 3382) ;
– le bruit environnemental avec les Leq et la
fonction sonomètre selon CEI 61672.
Pour une meilleure identification et caractérisation, chaque registre peut être cerné
par trois techniques de mesure différentes
(MLS, sinus, FFT), ce qui donne des points
de vue complémentaires.
Clipper. Voir « Écrêteur ».
Clipping. Amplification. Écrêtage d’un signal
par un circuit électronique qui est sollicité
au-delà de son maximum. Les amplificateurs de puissance de sonorisation ont un
avertisseur lumineux de clipping qui signale
l’approche de l’écrêtage en se déclenchant
soit à 0 dB, soit à – 3 dB.
➙ Écrêtage
Close miking. Prise de son. Cette technique
consiste à placer les microphones très près
de la source (1 à 30 cm) afin de s’affranchir
de l’espace acoustique. On parle de prise de
son en close miking.
Sur une batterie par exemple, le close
miking permet de dissocier les différentes
sources sonores (grosse caisse, caisse claire,
toms, cymbales…). Seul le signal direct est
privilégié, et la localisation se construit
grâce au potentiomètre de panoramique
(pan pot).
Le microphone très proche de la source agit
comme une « loupe » et en révèle les caractéristiques physiques (bruits mécaniques,
glissés de cordes, attaques de médiator,
souffles…). Spectralement, le résultat est
très différent d’un placement éloigné.
100
L’image sonore restituée est très présente et
riche en transitoires.
Le close miking est une démarche différente
de la prise de son stéréophonique classique,
les différents signaux étant isolés. Cette technique permet un autre type de créativité au
moment du mixage. Grâce aux périphériques, aux processeurs d’effets et aux égaliseurs par exemple, il est aisé de créer telle ou
telle ambiance acoustique, d’ajouter ou de
retirer de la réverbération, de donner telle ou
telle couleur au signal, de placer tel ou tel
instrument ou événement sonore à l’aide du
panoramique (monophonie dirigée), de
créer sa propre largeur stéréophonique, etc.
➙ Transitoire ; Panoramique
Cluster. Sonorisation. Terme anglo-saxon qui
désigne un groupe d’enceintes compactes
multivoies assemblées en grappe ou un
assemblage composé d’enceintes et de
chambres de compression accrochées et suspendues au-dessus du public (voir figure).
L’espace au sol est ainsi libéré. Ce type de
montage rend la source de diffusion plus
ponctuelle, tout en minimisant les interférences dues aux sources multiples.
➙ Chambre de compression
CLV (Constant Linear Velocity). Audionumérique. Mode de lecture et d’enregistrement sur disque dans lequel la vitesse de
rotation varie afin de conserver une vitesse
linéaire constante au point de lecture. Les
CD et les MD utilisent cette technique.
➙ CD
CMRR (Common Mode Rejection Ratio).
Électronique. Taux de réjection de mode
commun (TRMC). Le taux de réjection en
mode commun définit l’aptitude d’un
amplificateur différentiel à éliminer les
signaux qui arrivent en commun sur ses
deux entrées. Le CMRR est la division du
voltage du signal commun en entrée par le
voltage en sortie exprimé en dB. Cette
mesure indique la performance d’un circuit
d’entrée symétrique, dont la vertu princi-
CODAGE DE CANAL
Clusters (a) APG composé de 20 enceintes et (b) ElectroVoice composé de 90 enceintes.
pale est d’éliminer les parasites recueillis le
long d’un câble (le plus souvent le 50 Hz
du secteur). On obtient des CMRR de
30 dB avec des entrées symétriques électroniques, et des CMRR de plus de 80 dB avec
des entrées sur transformateur de qualité.
➙ Amplificateur différentiel ; Transformateur
disposés sur un même axe horizontal. Ce
type de câble est très utilisé en audio analogique et numérique, et également en vidéo.
Il assure une protection optimale du signal
transporté, pour un coût modique et une
maniabilité généralement suffisante, même
s’il est assez fragile en cas d’écrasement.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CNA (convertisseur numérique/analogique). Voir « Convertisseur numérique/
analogique ».
Coarse tuning. Instruments électroniques. Littéralement, accord grossier. Réglage de la
hauteur de référence sur un instrument
électronique, généralement par pas d’un
demi-ton. L’accord fin s’effectue via la
fonction fine tuning.
➙ Fine tuning
Coaxial (câble). Câbles et connectique. Câble
inventé en 1929 par des ingénieurs des
laboratoires de la société américaine Bell
dont les conducteurs (c’est-à-dire l’âme –
conducteur central – et le blindage) sont
Câble coaxial.
Codage de canal. Audionumérique. Codage
de modulation spécifique et adapté à un
canal de transmission ou à un format de
stockage.
➙ Code de modulation
101
CODAGE ÉLECTRIQUE
Codage électrique. Audionumérique. Étape
de la conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques. On parle de
mise en forme électrique ou de MIC
(modulation par impulsions codées, ou, en
anglais, channel coding ou PCM pour
Pulse Code Modulation). La mise en forme
électrique est effectuée avant le stockage des
données sur le support, qu’il soit magnétique ou optique.
Il existe différents types de codage électrique.
Codage RZ (retour à zéro) : entre deux bits
consécutifs de valeur 1, le signal électrique
est ramené à 0. Comparé au NRZ, ce type
de codage possède une bonne faculté de
recouvrement d’horloge (self-clocking) et
présente un moindre contenu en courant
continu.
Codage NRZ (non-retour à zéro) : à chaque
fois qu’un bit 0 se présente, le codeur électrique applique une tension négative dès le
début du bit cell. Pour le bit 1, c’est une
tension positive qui est appliquée dès le
début du bit cell. Il n’y a pas de retour à
0 V. Le NRZ n’est pas self-clocking.
Codage NRZI (non-retour à zéro inversé) :
codage utilisé pour le CD, le CD-R, le CDRom… Chaque bit 1 est représenté par une
transition en milieu de bit cell, le bit 0 se
caractérise par une absence de transition. Le
NRZI est non self-clocking.
Codage FSK (Frequency Shift Keying) :
chaque bit 0 est représenté par une alternance en fréquence, tandis que les bits 1
sont représentés par deux alternances en
fréquence.
Codage PSK (Phase Shift Keying) : chaque
bit 1 est codé par une inversion de phase
par rapport au bit 0.
Codage PE (Phase Encoding) : chaque bit 0
est représenté par une tension négative en
milieu de bit cell, alors que les bits 1 sont
représentés par une transition positive en
milieu de bit cell.
102
Codage FM (Frequency Modulation ou
biphase-mark ou code Manchester) : chaque bit 0 est caractérisé par une transition
en début de bit cell, alors que les bits 1 sont
représentés par une première transition en
début de bit cell et une seconde en milieu
de bit cell.
Codage
MFM
(Modify
Frequency
Modulation) : c’est un des codages utilisés
par les magnétophones multicanaux dont le
format Prodigi de Mitsubishi. Ce codage
est non self-clocking. Si le lecteur rencontre
une transition en milieu de bit cell, cela
indique qu’il s’agit d’un bit 1. S’il rencontre
une transition en début de bit cell, il s’agit
alors d’un bit 0. De plus, le premier bit 0
suivant un bit 1 est codé par une absence de
transition.
Miller2 : ce codage était utilisé par le format
défunt de 3M. Il est très proche du MFM,
lui aussi non self-clocking, la seule différence étant le codage d’une succession de 1.
Si la suite de 1 est paire (en ne comptant
pas le bit 1 de la transition 0-1), il y aura
une transition au milieu de chaque bit cell.
Si la suite de 1 est impaire (en ne comptant
pas le bit 1 de la transition 0-1), il y aura
une transition au milieu de chaque bit cell,
sauf pour le dernier bit 1 qui sera codé par
une absence de transition.
Codage HDM 1 (High Density Modulation
1) : codage utilisé par les magnétophones
multipistes dont ceux au format DASH de
Studer, et employé aussi par Sony et Tascam. Ce format de codage est non self-clocking. Il a comme caractéristique d’utiliser
moins de transitions qu’il n’y a de bits. Les
bits sont gérés paquet par paquet, on parle
de groupe code. Le codage HDM 1 obéit à
trois règles :
(1) Pour les paquets de 2 bits « 01 » : si le
lecteur rencontre une transition en milieu
de bit cell, cela indique que l’on passe de 0
à 1, c’est la règle prioritaire.
(2) (a) La suite de 1 est morcelée en paquets
de 2 pour une suite de 1 paire.
CODEC
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Différents types de codage électrique.
(b) Si le dernier paquet de 1 est impair, tous
les paquets sont réunis par paquets de 2,
sauf le dernier qui sera un paquet de 3.
(c) Dans les deux cas (a et b), les transitions
sont aux frontières des paquets.
(d) Le premier 1 d’une suite de 1 est codé
comme un 1 isolé en milieu de bit cell, mais
se met en paquet de 2.
(3) Pour une suite de 0 :
(a) Les 0 sont mis en run length de 4.
(b) Si la suite de 0 est un multiple de 4, on
omet la transition.
(c) Pour le dernier groupe de 0 pair ou
impair, c’est la règle prioritaire n° 1 qui
prévaut, c’est-à-dire un run length avec une
transition en milieu de bit cell.
Codage TTL (Transistor to Transistor
Logic) : signal servant à coder un signal
d’horloge à l’aide d’une onde carrée (généralement, elle varie entre 0 et 5 V).
➙ Bit ; NRZ ; Self-clocking
Codage MS. Voir « Matriçage MS ».
Codage RZ (Return to Zero). Audionumérique. Code de modulation utilisé pour le
codage électrique (étape de la conversion
analogique/numérique qui consiste à coder
les valeurs binaires sous forme de tensions
électriques). Sa particularité fait qu’entre
deux bits consécutifs de valeur 1, le signal
électrique est ramené à 0. Comparé au
NRZ, ce type de codage possède une bonne
faculté de recouvrement d’horloge (selfclocking) et présente un moindre contenu
en courant continu.
➙ Code de modulation ; Codage électrique ;
Bit ; NRZ ; Self-clocking
Codec. Audionumérique. Abréviation de
codeur-décodeur. Appareil de compression/
décompression de données initialement
103
CODE COULEUR (DES FICHES EN AUDIO)
Codage RZ.
Code FM.
utilisé pour transmettre des informations
audio et vidéo par des lignes téléphoniques
en ISDN. Par exemple, un journaliste radio
en extérieur utilisera un codec portable
pour transmettre son signal et recevoir un
retour de la station via une ligne RNIS. À la
station, le CDM dispose également d’un
codec, calé sur le même algorithme de
compression, pour recevoir le signal extérieur du journaliste et lui envoyer le retour
d’antenne.
Le terme codec s’est généralisé à tous les
systèmes de compression/décompression de
données audio ou vidéo, qu’ils soient matériels ou logiciels.
Enfin, Codec est aussi une marque qui
fabrique ce type d’appareil.
➙ ISDN ; RNIS ; CDM ; Algorithme
Code couleur (des fiches en audio). Câbles
et connectique. 1 = marron, 2 = rouge,
3 = orange, 4 = jaune, 5 = vert, 6 = bleu,
7 = violet, 8 = gris, 9 = blanc.
Code de modulation. Audionumérique. Format de mise en forme électrique des données numériques originales. Un code de
104
modulation est utilisé pour le codage électrique, qui est une étape de la conversion
analogique/numérique consistant à coder
les valeurs binaires sous forme de tensions
électriques.
➙ Codage électrique
Code FM (Frequency Modulation). Audionumérique. Code de modulation utilisé
pour le codage électrique (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques). Dans ce
code de modulation à modulation de fréquence, un 1 est représenté par deux transitions et un 0 par une seule transition. Ce
code est la version à fréquence minimale
(qui nécessite la plus faible bande passante)
du code FSK.
➙ Code de modulation ;
Codage électrique ; FSK
Code Manchester. Audionumérique. Également appelé code PE (Phase Encoding) ou
biphase L. Code de modulation utilisé pour
le codage électrique (étape de la conversion
analogique/numérique qui consiste à coder
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
COEFFICIENT D’ABSORPTION
les valeurs binaires sous forme de tensions
électriques). Il exprime les transitions de 1
vers 0 ou de 0 vers 1 prises par le flux digital.
Il présente l’avantage d’être exempt de
composante continue et d’être porteur de sa
propre horloge (self-clocker).
➙ Codage électrique ; Code de modulation ;
Self-clocking
Code PE (Phase Encoding). Voir « Code
Manchester ».
Code P-Q. Audionumérique. Sous-codes
enregistrés dans le CD audio. Toutes les
98 trames, le CD audio fournit un bloc de
8 canaux de sous-codes : P, Q, R, S, T, U,
V et W. Avec un débit de 7 350 trames/s,
cela fait : 7 350/98 = 75 blocs/s. Parmi ces
8 codes, seuls les codes P et Q sont réellement indispensables.
Le code P a pour fonction d’indiquer au
lecteur CD le début de chacune des plages ;
le code Q contient plusieurs informations
telles que la table des matières (TOC), la
durée de chaque plage, la présence ou non
d’une préaccentuation, l’interdiction de
copie, le nombre de canaux de diffusion
(stéréo ou quadriphonique)… Les autres
codes R à W, rarement utilisés, peuvent
contenir du texte comme le titre ou les
paroles d’une chanson.
Ces codes doivent être enregistrés au
moment du mastering.
➙ CD-Audio ; Trame ; TOC ;
Mastering et prémastering
Coefficient d’absorption. Acoustique. Valeur
chiffrée décrivant les caractéristiques d’un
matériau en ce qui concerne l’absorption de
l’énergie sonore. Elle est définie comme le
quotient α de l’énergie absorbée par le
matériau et de l’énergie incidente :
α=
Le coefficient d’absorption est une valeur
expérimentale, obtenue par mesure en
chambre réverbérante du matériau à caractériser. Dans la pratique, la valeur du coefficient d’absorption est dérivée pour chaque
tiers d’octave de l’aire d’absorption équivalente de la salle réverbérante dans laquelle
est placé le matériau, en appliquant la
relation :
α= A
S
avec A l’aire d’absorption équivalente en m2
et S la surface de l’échantillon en m2.
Les valeurs des coefficients d’absorption des
matériaux sont ensuite exprimées par bandes d’octaves, de 125 Hz à 4 000 Hz. Il
existe deux méthodes pour obtenir, à partir
de ces valeurs, un chiffre unique caractérisant l’absorption d’un matériau. La première consiste à réaliser la moyenne de 4
valeurs (250 Hz, 500 Hz, 1 000 Hz et
2 000 Hz) de α. Le résultat, appelé indice
NRC (Noise Reduction Coefficient), n’est
pas toujours pertinent puisqu’il peut être
identique pour deux matériaux possédant
une répartition complètement différente de
leur pouvoir d’absorption en fonction de la
fréquence. La seconde méthode exploite
une courbe de référence à laquelle on rapporte les coefficients d’absorption de 250 à
4 000 Hz. Après déplacement de la courbe
de référence jusqu’à ce que la somme des
écarts négatifs avec les valeurs mesurées soit
inférieure ou égale à 0,1, on relève la valeur
Pabs
Pincident
Une surface parfaitement absorbante présente donc un coefficient de 1 ; à l’inverse,
le coefficient d’un réflecteur parfait est de 0.
Coefficient d’absorption : comparaison de différentes
techniques d’absorption.
105
COEFFICIENT D’AUTO-INDUCTION
donnée à 500 Hz par la courbe de référence. Cette valeur constitue l’indice αw.
➙ Absorption ; Chambre de réverbération ;
Octave ; Aire d’absorption équivalente ;
Indice NRC ; Indice αw
Coefficient d’auto-induction. Voir « Inductance ».
Coefficient de recouvrement. Câbles et
connectique. Le coefficient de recouvrement
indique le pourcentage de surface de gaine
d’un câble recouverte par le blindage. Plus
il est élevé, plus le blindage est efficace.
➙ Blindage
Coercitivité. Magnétophones analogiques.
Caractéristique des supports magnétiques
correspondant à leur résistance à la démagnétisation (à ne pas confondre avec la
rémanence, qui désigne le pouvoir d’un
matériau magnétique à stocker le magnétisme d’un champ externe). La coercitivité
figure sur les fiches techniques des bandes
magnétiques, elle est exprimée en œrsteds.
Une cœrcivité importante rend plus difficile l’effacement de la bande magnétique
par la tête d’effacement (erase), ce qui
nécessite une intensité de courant d’effacement plus élevée.
➙ Bande magnétique ; Tête d’effacement
Coherent acoustics. Surround. Technologie
de codage audionumérique multicanal mise
au point par la société DTS et utilisée pour la
restitution du son surround des films et
DVD en 5.1 et 6.1. L’algorithme de codage
est un format flexible, de un à dix canaux
discrets, avec un taux d’échantillonnage
variable de 8 à 192 kHz par canal et une précision de 16 à 24 bits. Le taux de transfert
varie de 32 Kbits · s–1 à 4,144 Mbits · s–1.
Cette technologie est aujourd’hui largement
utilisée dans le cinéma, la vidéo, les jeux
vidéo, la musique, le PC, et est également
applicable au broadcast, à Internet, au câble
numérique et à la radio numérique…
➙ DTS (société) ; Canal discret
106
Colonne sonore. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte comportant plusieurs
haut-parleurs identiques disposés verticalement les uns au-dessus des autres. La directivité dans le plan vertical varie en fonction
de la hauteur de la colonne et donc du
nombre de haut-parleurs. Plus la colonne
est haute, plus l’angle d’ouverture dans le
plan vertical est faible. En revanche, l’angle
d’ouverture dans le plan horizontal est
large. L’énergie sonore, ainsi concentrée
vers l’auditoire, offre une diffusion aussi
intelligible que possible, dans des milieux
très réverbérants tel un lieu de culte.
Coloration. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Défaut de reproduction créé par un
élément de la chaîne (souvent l’enceinte
acoustique) qui se rajoute en permanence à
la musique. Dans les enceintes, il est créé
par un défaut de linéarité, par des vibrations de parois ou par du traînage.
Une coloration est parfois agréable quand
elle compense par hasard un autre défaut de
la chaîne sonore.
➙ Traînage
Coloration hors axe. Microphonie. Également appelée détimbrage. Pour un microphone, la coloration hors axe indique que,
selon l’axe d’incidence de la source sonore,
toutes les fréquences ne seront pas perçues
au même niveau. Ce phénomène est observable sur le diagramme polaire d’un microphone. La perte dans les hautes fréquences
peut être considérable hors axe pour les
microphones ayant une membrane d’un
diamètre supérieur à 20 mm. En revanche,
cette perte n’est pas significative pour les
microphones à petite membrane (diamètre
inférieur à 12 mm).
La courbe de réponse hors axe dépend du
diamètre de la membrane par rapport à la
longueur d’onde, d’où ce terme de coloration hors axe. Chaque microphone a ses propres caractéristiques de coloration hors axe.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
COMPRESSEUR
Une confusion est souvent faite entre ce
phénomène et le rapport son direct/son
réverbéré qui évolue selon l’angle autour du
microphone. Avec un microphone directif,
le rapport son direct/son réverbéré change
progressivement selon l’axe, et c’est seulement à partir d’une atténuation de 2,5 dB
que l’on perçoit ce changement.
➙ Fréquence ; Diagramme polaire ;
Courbe de réponse
Combineur d’antenne. Microphones HF. Appareil permettant de relier plusieurs antennes à
un même émetteur. On répartit ainsi en différents emplacements la puissance HF émise, ce
qui permet d’optimiser la couverture.
Combo. Câbles et connectique. Connecteur
femelle créé par le fabricant Neutrik, acceptant aussi bien une prise XLR® qu’une prise
jack 6,35 mm TRS.
➙ XLR® ; Jack ; TRS
Commutateur rotatif. Électronique. Également appelé rotary switch. Interrupteur
multiple à commande rotative sur lequel
peuvent être connectés des résistances, des
condensateurs ou des circuits divers. Le
commutateur rotatif peut être câblé pour
fonctionner en sélecteur de source, en
potentiomètre, etc.
Les égaliseurs de mastering sont généralement constitués de commutateurs rotatifs
afin de permettre l’exactitude du réglage
entre les différents canaux.
Dans le cas d’un montage potentiométrique, les commutateurs rotatifs sont d’une
plus grande précision que les potentiomètres crantés (ces derniers sont soumis aux
tolérances mécaniques du dispositif de
crantage et aux tolérances électriques des
potentiomètres).
➙ Potentiomètre cranté
Compandeur. Microphones HF. Également
appelé réducteur de bruit par certains
constructeurs. Circuit de compression/
expansion audio permettant de diminuer la
dynamique du signal audio pour le trans-
porter via la liaison HF, avant de la restituer
après la réception. Il est indispensable,
compte tenu de la marge dynamique réduite
(50 dB environ) transportable sur une
liaison HF analogique standard. Le compandeur exerce une influence déterminante sur
la qualité de la transmission audio.
Compensation d’impédance (du hautparleur). Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Circuit accessoire au filtrage passif des
haut-parleurs, qui régularise l’impédance
apparente et facilite le filtrage.
➙ Filtre passif ; Impédance (du haut-parleur) ;
Circuit de Zobel
Compound. Vinyle. Mélange de résines vinyliques, de stabilisants, de cire, de noir de carbone et de démoulant qui constitue la
matière des disques microsillons. La
composition est subtile, car elle doit concilier
des exigences contradictoires de fidélité
sonore, d’endurance à la lecture, d’absence
de bruit de fond, de susceptibilité électrostatique, de démoulage et d’usure des matrices.
Le compound s’est constamment amélioré
depuis 1950 jusqu’à nos jours, les nouvelles
formulations offrant actuellement une
quasi-absence de bruit de surface.
➙ Microsillon
Compresseur. Effets dynamiques. Appareil de
traitement dynamique du signal audio.
L’utilité du compresseur peut être de limiter la dynamique du signal pour qu’elle soit
compatible avec celle du système avec
lequel il va être transmis ou enregistré. Cela
revient à dire que l’écart entre les niveaux
forts et les niveaux faibles va se trouver
réduit – et sans distorsion bien sûr. Néanmoins, la dynamique peut aussi être réduite
pour que l’écoute soit plus confortable ou
parce qu’un instrument ou un chanteur a
trop d’écarts de niveaux par rapport au reste
de l’orchestre. Dans de nombreux cas (par
exemple en FM ou dans les pubs TV), la
réduction de la dynamique permet de relever le niveau moyen du signal audio. Enfin,
107
COMPRESSEUR
Courbe entrée/sortie d’un compresseur de rapport 2:1.
le compresseur peut être utilisé pour obtenir un son particulier. Dans cette utilisation
artistique, le résultat dépendra du type
d’appareil et des réglages judicieux des
temps de montée et de descente (voir cidessous).
Au-dessus d’un niveau d’entrée réglable
appelé seuil (threshold sur les appareils
anglo-saxons), le gain de l’appareil est
réduit progressivement en fonction du
dépassement de niveau du signal d’entrée.
Si l’on considère les niveaux en décibels, la
courbe sortie/entrée est linéaire. La pente
de la courbe, au-dessus du seuil, correspond
au rapport ou taux de compression (ratio en
anglais).
Parallèlement au trajet du signal audio, une
deuxième partie de l’appareil (appelée
chaîne latérale ou side-chain) détecte le
niveau du signal d’entrée et gère la variation
de gain. Elle est constituée d’un détecteur
RMS (de valeur efficace), d’un amplificateur logarithmique (pour que la variation
suive les dB) et d’un circuit fixant le seuil.
Le signal pseudo-continu obtenu passe
108
enfin dans un circuit procurant les constantes de temps (temps de montée et temps de
descente, ou attack et release attack) de
l’action. Enfin, ce signal est envoyé à un
VCA réalisant la modification du gain.
La chaîne latérale comporte un point d’insertion servant à commander le compresseur
par un signal autre que son signal d’entrée
(son utilisation a principalement pour but
l’obtention d’un effet et on parle alors de
key input), ou à insérer un autre appareil
(égaliseur ou circuit non linéaire) qui modifiera la loi de compression. Par exemple, si
l’on fait passer une musique à travers le
compresseur et que l’on envoie sur le key
input la voix du speaker, on obtiendra ce
qu’on appelle une voice over compression :
lorsque le speaker va parler, la musique sera
atténuée.
Le taux de compression n varie entre 1 et
20/1 (on dit aussi un taux de 20:1) : à 1, il
n’y a aucune compression et à partir de 10/1,
on parle de limiteur.
Le temps de montée est généralement réglable de 1 à 150 ms et le temps de retour de
COMPRESSEUR MULTIBANDE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Compresseur : forme de l’enveloppe d’un signal après compression.
50 ms à 5 s. Il existe aussi souvent une position auto, qui ajoute un temps de retour
variable automatiquement. Plus la compression est fréquente, plus ce temps de retour
augmente, ce qui limite l’effet de pompage.
On trouve aussi parfois un réglage de maintien appelé hold : il introduit une temporisation bloquant la remontée du gain avant
que le temps de retour normal entre en
action. C’est un autre moyen de réduire le
pompage.
Certains compresseurs ont un interrupteur
nommé soft knee qui adoucit la forme de la
courbe au passage du seuil, rendant ainsi
l’action plus douce et discrète. L’appellation
hard knee correspond en fait à l’absence de
soft knee, donc à une courbe normale de
compression telle qu’elle est représentée sur
la figure, avec un seuil anguleux.
Les principaux paramètres accessibles sur
un compresseur (et dont les réglages ont
une action déterminante sur le son) sont :
– le seuil (threshold) : niveau d’entrée audessus duquel la compression commence ;
– le taux de compression (ratio) : pente de
la courbe de transfert de l’appareil dans la
zone de compression, c’est le rapport
entre l’accroissement de la sortie (en dB)
et l’accroissement de l’entrée (en dB) audessus du seuil ;
– le temps d’attaque ou de montée (attack
time) : temps que met le compresseur,
lors d’un accroissement du niveau
d’entrée, pour obtenir le gain correspondant au niveau final ;
– le temps de retour ou de descente (release
time) : temps que met le compresseur,
lors d’une diminution du niveau d’entrée,
pour obtenir le gain correspondant au
niveau final ;
– le maintien (hold) : temporisation bloquant la remontée du gain avant que le
temps de retour normal n’entre en action.
➙ Seuil ; Ratio ; Side-chain ; Attack ; Release ;
Key input ; Limiteur ; Hold ; Soft knee ;
Hard knee
Compresseur multibande. Effets dynamiques.
Compresseur (ou limiteur) agissant indépendamment sur plusieurs bandes de fréquences. Le signal est divisé en 3, 4 ou 5 bandes,
chacune étant dotée d’un compresseur individuel dont les constantes de temps (temps
de montée et temps de descente) sont adaptées aux fréquences à traiter.
L’intérêt de ce type de compresseur est de
pouvoir réaliser une limitation drastique du
niveau du signal et de garantir ainsi un
dépassement très faible d’un seuil limite
sans que l’action du limiteur ne soit trop
audible. Par ailleurs, les risques de distor-
109
COMPRESSION
Compresseur : action du réglage soft knee.
sion par intermodulation se trouvent
réduits par le principe même du système.
En revanche, le son global risque d’être
modifié dans des proportions assez grandes
si la réduction de gain est importante.
Ce type de compresseur est abondamment
utilisé en radio FM et en publicité. Il
commence aussi à être utilisé dans le
cinéma, la télévision et parfois le disque. En
radio FM, on le rencontre à plusieurs
endroits sur le chemin du signal : avant les
faisceaux hertziens transmettant le signal
aux émetteurs et devant ces derniers, sous la
forme d’appareils spécialisés.
Une utilisation judicieuse de ce type de
limiteur permettra de raboter de brèves crêtes de niveau trop importantes d’une façon
assez transparente. Il est en effet souvent
utile de ramener la dynamique d’un enregistrement à une valeur acceptable et
confortable pour une écoute domestique.
➙ Compresseur ; Limiteur
Compression. Voir « Moteur à chambre de
compression ».
110
Compression numérique. Audionumérique.
On désigne improprement par compression
numérique la réduction de débit audionumérique, qu’il ne faut pas confondre avec la
compression de dynamique du signal analogique. Cette réduction de débit, nécessaire
dans les domaines de la diffusion et du stockage du son, est l’objet de nombreuses
recherches effectuées actuellement en
audionumérique.
➙ Réduction de débit audionumérique
Compression numérique perceptuelle. Surround. Cette technologie de codage audionumérique compressé a été mise au point
par les laboratoires Dolby pour l’ AC3
(Audio Coding 3). Cette technique spécifique repose en partie sur les connaissances
approfondies des mécanismes de l’audition
et permet de réduire le nombre d’informations sonores nécessaires pour coder un
signal qui sera perçu convenablement par
l’oreille humaine. Elle s’apparente au traitement des couleurs d’une image pour un site
internet. Le procédé consiste à faire le tri
CONDENSATEUR
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
entre ce que l’oreille perçoit et ce que
l’oreille n’est pas capable de percevoir, ce
qui donne naissance à des données scientifiques aussi proches que possible du comportement naturel de l’oreille. Le taux de
compression a un impact direct sur la qualité du signal sonore original. Par exemple,
le son d’un CD audio enregistré en
44,1 kHz-16 bits représente un débit
d’informations de 1 411 200 bits · s–1.
Cette donnée est calculée ainsi :
1 411 200 bits · s–1
= 44 100 (nombre d’échantillons/seconde)
× 16 bits × 2 (nombre de canaux)
Lorsque le débit numérique d’un format
six canaux est inférieur à 1,4 Mbits · s–1, il
est difficile de diffuser un grand nombre
d’informations sonores simultanément sur
les six canaux. En fait, au moment du
codage, il y a toujours un canal dominant
(la voie centrale en l’occurrence, dans un
film) qui reçoit la majorité des informations
sonores.
➙ AC3
Compression thermique (du haut-parleur).
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. En
chauffant, l’impédance de la bobine mobile
des haut-parleurs s’élève, et la puissance
délivrée s’abaisse puisqu’elle est régie par la
formule P = U2/R. Ainsi, un haut-parleur
délivre moins de puissance à chaud qu’à
froid, comme s’il y avait l’action d’un
compresseur électronique.
Les fabricants de haut-parleurs s’efforcent
d’améliorer l’évacuation des calories pour
minimiser cette compression thermique qui
peut atteindre 6 dB. Tout progrès sur ce
paramètre s’accompagne d’une augmentation de la puissance admissible.
La compression thermique affecte surtout
les haut-parleurs de grave, puisque la plus
grande partie de l’énergie sonore de la
musique y est reproduite. La compression
thermique dénature l’équilibre des enceintes, puisque l’aigu est moins affecté par ce
phénomène. Il y a moins de grave et autant
d’aigu, et le son devient criard.
Le moteur magnétique est également
affecté d’une compression thermique pouvant atteindre 1 dB.
Le fabricant français PHL exploite un système nommé Intercooler qui force l’air
pompé par le cache-noyau lors de ses déplacements à utiliser un chemin qui ventile la
bobine mobile et les pièces polaires.
➙ Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Moteur magnétique
Concealment. Audionumérique. Littéralement, camouflage, dissimulation. Base de la
plupart des systèmes de correction d’erreurs
en audionumérique (ainsi qu’en vidéo
numérique). Si le système de re-calcul primaire des données est débordé, les données
erronées sont généralement interpolées par
rapport aux informations précédentes et
suivantes, d’où un camouflage efficace de
l’erreur si celle-ci porte sur peu de données.
➙ Interpolation
Condensateur. Électronique. Le condensateur est un composant passif, constitué par
la mise en présence de deux conducteurs
électriques séparés par un isolant. Il possède
une capacité propre C, proportionnelle à la
surface S des conducteurs en regard et à la
permittivité du diélectrique εr. La capacité
est obtenue par la formule :
C=
8,84 × 10- 12 ⋅ εr ⋅ S
e
avec e l’épaisseur du diélectrique séparant
les armatures.
Les condensateurs peuvent être associés en
série ou en parallèle. On obtient dans le
premier cas une tension de service plus
importante, et dans le deuxième cas une
capacité plus importante.
Association série. Si les condensateurs sont
de même valeur, la tension de service UCeq
du condensateur équivalent vaut :
UCéq = UC1 + UC2 + UC3
111
CONDENSATEUR
Association de condensateurs en série.
Association parallèle :
Céq = C1 + C2 + C3
Charge d’un condensateur
par un générateur de tension.
Technologie. Les condensateurs de forte
capacité (C > 100 μF) sont utilisés pour le
filtrage des alimentations. On emploie pour
cela des condensateurs électrolytiques qui
ont des valeurs de capacité très importantes
mais ne sont efficaces que jusqu’à 10 kHz,
Association de condensateurs en parallèle.
Charge d’un condensateur. La charge d’un
condensateur par un générateur de courant
branché directement à ses bornes est
linéaire.
La charge d’un condensateur C par un
générateur de tension s’effectue toujours
avec une résistance de limitation de courant
R mise en série.
Tension aux bornes d’un condensateur lors d’une
charge par un générateur de courant.
Tension aux bornes d’un condensateur lors d’une charge par un générateur de tension.
La figure montre l’évolution de la tension aux bornes du condensateur, avec τ = RC.
112
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CONDUCTEUR
ou des condensateurs au tantale qui ont un
faible encombrement et une bonne tenue
jusqu’à 100 kHz.
Les condensateurs de capacité moyenne
(100 nF < C < 100 μF) sont utilisés en
audio pour transmettre la composante
alternative du signal sans sa composante
continue d’un étage à un autre, et pour
découpler des résistances de polarisation
dans des amplificateurs. Le découplage
d’une résistance consiste à mettre en parallèle sur cette résistance un condensateur : la
composante alternative du signal ne « voit »
pas la résistance, car le condensateur est
équivalent pour l’alternatif à un courtcircuit. Dans les montages amplificateurs à
transistors, cela permet de créer des points
de fonctionnement qui ne sont pas modifiés par la composante alternative du signal.
On peut utiliser dans ce dernier cas des
condensateurs au tantale (goutte), qui ont
une bonne stabilité thermique et un très faible encombrement, mais on préfère des
condensateurs électrolytiques à électrolyte
solide qui travaillent jusqu’à 300 kHz. Pour
la transmission du signal audio, on utilise
généralement des condensateurs « plastiques » de type MKC (polycarbonate) ou
MKT (polyester). Ces derniers sont un peu
moins performants en régime impulsionnel, et leurs tolérances de fabrication sont
un peu plus élevées (5 % contre 1 % dans le
meilleur des cas), mais ils ont un très bon
rapport qualité/prix. Pour améliorer les
liaisons audio entre étages, une solution
simple consiste à souder en parallèle sur un
condensateur MKT un petit condensateur
MKS (polystyrène) de quelques nanofarads
ou encore un petit condensateur au mica de
1 nF.
Les condensateurs de faible capacité (1 nF
< C < 470 nF) sont utilisés dans les filtres
audiophoniques ou pour découpler vers la
masse des parasites électromagnétiques. Les
modèles les plus courants sont les MKC et
MKT, mais les modèles MKS au polysty-
rène sont les meilleurs, surtout lorsque la
stabilité thermique est un critère prépondérant.
Enfin, les condensateurs de très faible capacité (C < 1 nF) sont presque uniquement
réservés aux applications radio. On fait
alors appel, en fonction de la précision voulue, à des condensateurs céramique ou
mica.
➙ Générateur ; Courant ; Résistance ; Filtrage ;
Transistor ; Tolérance ; Masse
Condo. Jargon. Voir « Condensateur ».
Conducteur. Broadcast. Également appelé
conduite. Dans le jargon, un conducteur
désigne la liste des items (éléments) musicaux ou d’informations constituant un programme. Un conducteur peut être constitué
par exemple de musique, d’habillage,
d’interviews préenregistrées, de publicités…
ou de pas vides signalant les interventions en
direct des journalistes ou des animateurs.
Les applicatifs (programmes) d’aide à la
programmation musicale ou éditoriale sont
gérés informatiquement, et les conducteurs
sont disponibles en réseau.
Les grands médias radio travaillent avec des
conducteurs informatisés. Ces derniers pilotent un serveur audio avec tous les éléments
sonores de la base de données du site, associés à des données éditoriales (informations
relatives aux éléments diffusés) ou de type
Sacem (génération automatique de fichiers
de diffusion pour les droits d’auteur).
Dans le monde de la vidéo, des conducteurs
hétérogènes combinent des fichiers vidéo
numérisés sur des serveurs de diffusion, des
textes écrits dans une base de données éditoriale, des synthés (stations informatiques
dédiées au titrage), des serveurs d’images
fixes, des transitions, des mélangeurs de diffusion (fade in/fade out), des gestions de
décrochages, des inserteurs de logo…
Les conducteurs de diffusion proposent
également des chenillards (wave form) et un
compteur-décompteur à l’écran, donnant le
113
CONDUCTION SONORE
Copie d’écran du conducteur radio A2I.
temps écoulé ou restant de l’élément en diffusion afin d’assurer un mixage correct par
l’opérateur son. Les conducteurs ont tous
des options d’enchaînement automatique,
avec pour la radio des points de chain
(d’enchaînement) distincts de la fin réelle
du son et anticipés pour assurer des transitions propres.
➙ Habillage
Conduction sonore. Physiologie de l’audition.
Conduction aérienne : c’est le chemin habituel de la perception sonore ; le son arrive à
l’oreille interne en passant par l’oreille
externe et par l’oreille moyenne.
Conduction osseuse : le son arrive à l’oreille
interne directement par l’intermédiaire des
os du crâne. Quand on parle, on s’entend
beaucoup par conduction osseuse, ce qui
explique pourquoi on reconnaît difficilement sa propre voix enregistrée.
Conduite. Voir « Conducteur ».
Cône (du haut-parleur). Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Configuration courante de la membrane des haut-parleurs.
Quand le cône est profond, il est rigide et
donne le meilleur rendu des fréquences
114
graves ; quand il est plus ouvert, il donne de
meilleurs résultats dans le médium. L’optimum est obtenu par le profil exponentiel
inventé par Supravox, qui combine les
avantages des deux formules.
Les cônes sont réalisés principalement en
papier, mais aussi en fibre de verre, en carbone, en Kevlar® ou en matériaux sandwichs.
➙ Membrane (du haut-parleur)
Conformation. Postproduction et postsynchronisation. Opération consistant à réaliser un
montage image ou son pour qu’il soit synchrone à un montage donné comme
modèle. On peut ainsi réaliser la conformation d’un négatif image par rapport au
montage image fait sur des copies de travail,
ou la conformation du son par rapport à un
montage image.
Une conformation sera aussi nécessaire
lorsqu’on aura procédé à un montage offline, c’est-à-dire un montage image réalisé
sur des copies vidéo basse résolution des
rushes d’un film. Le laboratoire devra alors
faire une conformation des négatifs du film
au montage vidéo off-line.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CONSOLE IN-LINE
Conservation de l’énergie. Acoustique.
L’énergie peut être transformée mais jamais
créée ou détruite. Cette loi physique implique que le taux d’accroissement de l’énergie
réverbérée dans un local doit être égal au
taux d’émission d’énergie depuis la source
dans le champ réverbéré auquel on soustrait
le taux d’absorption de l’énergie réverbérée.
Le devenir de l’énergie totale qu’une source
introduit dans un local ne peut donc être
que sa transformation en chaleur par
absorption, sa transmission depuis le local
vers le milieu extérieur ou enfin sa réflexion
(qui s’ajoute au niveau sonore).
➙ Champ réverbéré ; Absorption ; Réflexion
Console de mixage broadcast. Broadcast.
Console de mixage présentant des particularités :
– des voies stéréo et mono ;
– au moins deux mix (double départ stéréo)
avec possibilité de les réduire en mono ;
– des fader start sur toutes les voies ;
– la possibilité de générer des N-1 vers tous
les correspondants extérieurs ;
– une signalisation du « rouge micro », du
« rouge studio » (on air) et du shunt
écoute studio ;
– la possibilité de brancher un micro et un
casque en cabine et de gérer toutes les
logiques de « rouge studio » et de shunt
associées ;
– une section de système d’ordre complet
vers au moins deux circuits casques
(meneur de jeu et invités), ainsi que vers
les haut-parleurs du studio ;
– la possibilité de parler depuis chaque tranche de console vers les correspondants
extérieurs (sur certaines consoles) ;
– un crête-mètre sur chaque entrée ;
– une alimentation redondante pour l’électronique et la surface de contrôle.
Les consoles numériques nouvelle génération ont en plus d’autres fonctionnalités :
– une mémoire de base (mémoire par
défaut) écrite par un superviseur. Selon les
consoles, elle permet le rappel de configu-
rations plus ou moins complètes de la
console ;
– des rappels de mémoires préprogrammées
de toute la console, d’une tranche, d’un
équaliseur, d’un compresseur… ;
– en cas de rappel d’une mémoire, la possibilité que la tranche à l’antenne reste prioritaire tant qu’elle n’est pas fermée en
gardant ses attributs et son niveau ;
– la gestion des droits d’accès au logiciel de
la console avec mot de passe ;
– un matriçage complet des entrées/sorties ;
– des entrées physiques associées à des voies
de traitement virtuelles, mono, stéréo ou
surround, affectables à n’importe quel
fader de la console ;
– une quantité suffisante de DSP (qui
donne la puissance de calcul), afin d’offrir
sur chaque voie équaliseurs, compresseurs, noise-gate, délai… en insertion
virtuelle et dans l’ordre souhaité par l’opérateur.
Les consoles broadcast doivent être évolutives, afin de permettre, soit dans les tranches, soit dans le bandeau de vumètre, soit
dans la partie centrale, toutes les adaptations possibles (insertion d’un système
d’ordre, d’une écoute de repérage, d’un
crête-mètre spécifique, etc.).
Les consoles numériques utilisées dans l’activité broadcast sont pour la plupart des
télécommandes contrôlant une tour d’équipements ou un rack de processeurs. Ceux-ci
regroupent les interfaces audio, les convertisseurs, le cœur du système de calcul, les interfaces de synchro et de télécommande, etc.
➙ Fader start ; N-1 ; Shunter ;
Alimentation redondante ; DSP
Console dual split. Voir « Console split
monitor ».
Console in-line. Consoles. Topologie de
console dans laquelle chaque tranche
contient à la fois l’envoi vers le magnéto
(appelé section channel) et le retour magnéto
(appelé section monitor) (voir figures). C’est
115
CONSOLE MODULAIRE
l’inverse de ce qui se passe avec une console
de type split monitor où envoi et retour
magnéto sont séparés physiquement.
L’envoi et le retour peuvent d’ailleurs ne
pas avoir un rapport direct : par exemple
sur la voie (tranche) 1, on peut avoir l’envoi
vers la piste 1 et le retour de la piste 2 du
magnétophone.
Des étages sont propres aux sections channel ou monitor, mais il y a également un
partage possible de certains étages entre ces
deux sections. L’assignation prévue de ces
étages peut se faire alors soit pour l’une soit
pour l’autre section. Dans certains cas, toutes les configurations sont possibles.
➙ Channel ; Monitor ; Console split monitor ;
Étage (d’une voie) ; Section (d’une console)
Console modulaire. Voir « Console multi
bac ».
Console multi bac. Consoles. Également
appelée console modulaire. Console dont
les bacs de faders ne sont pas jointifs, mais
séparés, intégrés dans un meuble sur
mesure par exemple.
Console separate monitor. Voir « Console
split monitor ».
Console split monitor. Consoles. Appelée
également console dual split ou console
separate monitor. Console dont la partie
« retours enregistreur » n’est pas située au
sein des voies d’entrée, comme sur une
console in-line, mais dans une section séparée à droite (voir figures). Cette partie
monitor possède des voies très simplifiées :
réglage de niveau, panoramique, départ
effet. Malgré un côté pratique indéniable,
cette conception est quasi abandonnée
depuis la fin des années 1970, pour des raisons d’encombrement et de commodité : il
fallait en effet, lorsqu’on passait de l’enregistrement au mixage, décâbler et recâbler
toutes les sorties du magnétophone.
➙ Console in-line ; Monitor
Schéma de principe avec une console in-line.
116
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CONSUMER
Console in-line : modes recording status et mixdown status.
Constante d’affaiblissement. Câbles et
connectique. Caractéristique d’un câble
coaxial, la constante d’affaiblissement est
donnée par les constructeurs du câble.
Désignée par la lettre α, elle s’exprime en
dB · km–1 et détermine la diminution
d’amplitude d’un signal lors d’une transmission, selon l’équation suivante :
Vl = V0 ⋅ 10
−
αl
20
Consumer. Littéralement, grand public.
Dans le domaine de l’audio, ce terme désigne des normes de type « matériel grand
public », par opposition aux normes professionnelles. Il est par exemple utilisé
117
CONTINUE
Schéma de principe avec une console split monitor.
sur certaines interfaces audionumériques
comportant un connecteur commun pour
les formats AES/EBU et SPDIF. Dans ce
cas, la position consumer correspond au
format SPDIF.
➙ AES/EBU ; SPDIF
Continue. MIDI. Message système temps
réel lié à la synchronisation par messages
d’horloge MIDI (MIDI clock). Ce message
est émis par l’appareil maître lorsqu’on
relance la lecture après l’avoir arrêtée en
cours de morceau. Les appareils esclaves se
relancent alors en lecture, à partir de
Message MIDI Continue.
118
l’emplacement qu’ils avaient mémorisé à
réception du message stop.
➙ Message système temps réel ;
MIDI clock ; Stop
Contre-cabestan. Voir « Galet presseur ».
Contre-couplage acoustique. Acoustique.
Désigne le fait que les deux éléments d’une
paroi double vibrent en opposition de
phase à la fréquence de résonance du système. Dans la zone de fréquences où se produit ce phénomène, l’isolation de la paroi
est minimale.
➙ Paroi double ; Fréquence ; Résonance
Contrepoids. Vinyle. Accessoire du bras de
lecture des platines tourne-disque. Le
contrepoids fait varier la force d’application de la pointe de lecture sur le sillon
du disque vinyle. La pression correcte
varie, selon le type de cellule, entre 1 et
3 g.
➙ Bras de lecture ; Platine tourne-disque ;
Cellule
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
CONTRE-RÉACTION
Console split monitor : modes recording status et mixdown status.
Contre-réaction. Amplification. Technique
quasi universelle dans la conception des
amplificateurs audio, qui apporte une
bonne stabilité aux appareils, améliore leurs
performances en termes de distorsion, élargit la bande passante et permet de fixer avec
précision le gain et le point de fonctionnement.
119
CONTROL CHANGE (CC)
C’est une boucle que l’on établit dans le circuit électronique. On prélève une partie du
signal de sortie, et on le réinjecte en opposition de phase au niveau des circuits
d’entrée. Le dosage de cette portion de
signal est appelé taux de contre-réaction.
L’avantage est que toute anomalie générée
pendant l’amplification (distorsions diverses) est automatiquement soustraite. Le
gain est fixé de façon très précise par le rapport de deux résistances.
La contre-réaction agit sur le signal alternatif de la modulation et stabilise le point de
fonctionnement de l’électronique en fixant
à zéro la tension de sortie de l’amplificateur.
Une autre conséquence de l’application
d’une contre-réaction, et non des moindres,
est que la distorsion se trouve copieusement
réduite. Un amplificateur en boucle
ouverte, c’est-à-dire sans contre-réaction,
peut avoir un taux de distorsion dépassant
10 à 20 %. Or la simple attribution d’une
contre-réaction le fait descendre à moins de
0,1 %.
La contre-réaction est censée améliorer les
bons amplificateurs, mais sert parfois à
maquiller les mauvais montages. Ce n’est
donc pas la panacée, et certains concepteurs
trouvent des vertus aux montages sans
contre-réaction.
➙ Distorsion ; Gain ; Phase ; Boucle ouverte
Control Change (CC). MIDI. Également
appelé contrôleur continu ou contrôleur
(message). Ce terme anglo-saxon peut être
traduit par message de contrôleur (expression plus juste que contrôleur continu).
Message MIDI de type canal, utilisé pour
transmettre des informations relatives au
contrôle en temps réel des paramètres de jeu
d’un instrument MIDI – autrement dit, tout
ce qui peut en modifier le son, dans un but
expressif. Le numéro de control change est
codé sur 7 bits, soit 128 valeurs possibles
(120 contrôleurs seulement sont véritablement affectés). Selon le numéro, on distingue
les « vrais » contrôleurs continus (associés à
120
des aspects du jeu pour lesquels la continuité
des valeurs est essentielle), des switches MIDI
et des contrôleurs de données.
Un message de control change MIDI est
donc de la forme :
1011 cccc0xxxxxxx0yyyyyyy
1011 identifie le message MIDI comme
message de contrôleur, cccc est le numéro
du canal auquel il s’adresse, xxxxxxx correspond au numéro du contrôleur, et yyyyyyy
à la valeur du contrôleur.
Lorsque la valeur à transporter doit être
mesurée sur une échelle de plus de 127
valeurs, on utilise deux contrôleurs « jumelés » au lieu d’un seul, ce qui donne accès à
16 384 valeurs possibles (codage sur
14 bits).
➙ Contrôleur continu ; Canal (message) ;
Switch MIDI ; Contrôleur de données
Contrôle qualité. Séance d’enregistrement.
Jargon. Phase de vérification du son enregistré. Avec un magnétophone analogique à
bande, ce contrôle s’effectuait « après
bande », en écoutant le son par la tête de
lecture, ce qui occasionnait un décalage de
quelques dixièmes de seconde. En numérique, certaines machines (DAT par exemple) autorisent un vrai contrôle après
enregistrement.
Contrôleur. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Unité de traitement électronique
pour enceintes compactes passives ou actives et systèmes de diffusion modulaire. Il
s’agit le plus souvent d’un filtre actif électronique qui assure les protections, les corrections et l’optimisation des haut-parleurs.
Le contrôleur comporte en général une sortie sub-bass mono destinée à l’emploi d’un
caisson de grave en complément. Les modèles statiques optimisent la réponse en fréquences de l’enceinte ainsi que sa
protection contre les infrasons et les ultrasons. Les modèles dynamiques assurent une
protection plus complète par simulation
des paramètres destructifs des haut-parleurs
CONTRÔLEUR CONTINU
(température de la bobine mobile, excursion du cône ou du diaphragme et saturation de l’ampli). Ils permettent également
de gérer l’alignement en phase du sub par
rapport aux enceintes satellites. Diverses
configurations de fonctionnement sont prévues (enceintes utilisées seules ou combinées à un caisson de grave) avec plusieurs
choix de sub de la marque.
➙ Enceinte passive ; Enceinte active ;
Diffusion (système de) ; Filtre actif ; Sub-bass ;
Caisson de grave ; Enceinte satellite
Contrôleur (message). Voir « Control change ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Contrôleur all notes off. MIDI. Le contrôleur continu all notes off porte le
numéro 123. Similaire au contrôleur all
sound off, il provoque l’arrêt des notes activées par message de note-on, mais celles
prolongées par l’action de la pédale hold
sont maintenues.
L’octet de valeurs de ce message de contrôleur n’est pas utilisé.
➙ Contrôleur continu ; Contrôleur all sound
off ; Contrôleur hold pedal
Contrôleur all sound off. MIDI. Le contrôleur continu all sound off porte le
numéro 120. Il provoque, dès réception, la
coupure immédiate des notes reçues sur le
canal MIDI, y compris leur relâchement (ce
qui le distingue d’un contrôleur all notes
off). Ce contrôleur est un sélecteur tout ou
rien : les valeurs 0 à 63 correspondent à la
désactivation de la fonction all sound off,
les valeurs 64 à 127 à son activation.
➙ Contrôleur continu ; All notes off
Contrôleur balance. MIDI. Le contrôleur
balance correspond aux numéros de control
change 7 (MSB) et 39 (LSB). Il règle la
balance (équilibre relatif du canal gauche et
du canal droit dans le cas d’un son stéréo).
Même si ce contrôleur autorise en théorie
une résolution maximale de 14 bits, soit
16 384 valeurs, la plupart des appareils
n’implémentent pas le LSB, 128 valeurs de
volume suffisant à la grande majorité des
applications.
➙ Control change ; MSB ; LSB
Contrôleur bank select. MIDI. Le contrôleur continu de sélection de banque correspond aux numéros de control change 0
(MSB) et 32 (LSB). Rappelons que le message de program change (changement de
programme) ne permet, à lui seul, de ne
gérer que 128 sons. Comme le nombre de
mémoires des claviers électroniques est
généralement beaucoup plus élevé, la
norme MIDI prévoit le message de contrôleur bank select, codé sur 14 bits, pour passer d’une banque de programmes à une
autre. On peut donc adresser 16 384 banques de 32 sons, soit 2 097 152 sons au
total.
➙ Contrôleur continu ; Control change ; MSB ;
LSB ; Program change
Contrôleur breath controller. MIDI. Le
contrôleur de souffle MIDI correspond aux
numéros de control change 2 (MSB) et 34
(LSB). Équivalent virtuel d’un dispositif
analogique, il permet d’agir directement,
comme par le souffle, sur certains aspects
du son (pêches de cuivres, par exemple).
➙ Contrôleur de souffle ; Control change ;
MSB ; LSB
Contrôleur celeste level. Voir « Contrôleur
detune level ».
Contrôleur chorus level. MIDI. Le contrôleur continu chorus level porte le
numéro 93. Il permet de doser le niveau
d’envoi du son correspondant au canal
MIDI dans l’effet de chorus intégré à l’instrument. Comme ce contrôleur n’utilise
qu’un seul octet, les valeurs de départ effet
sont comprises entre 0 et 127.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur continu. MIDI. Traduction
française du terme anglo-saxon control
change. En toute rigueur, elle est inadéquate puisque, même si nombre de messages MIDI de type control change
121
CONTRÔLEUR DATA DECREMENT BUTTON
impliquent effectivement une variation
continue des valeurs (par exemple le
volume, la durée de portamento, le panoramique…), d’autres sont des sélecteurs pour
lesquels la continuité des valeurs n’a par
définition aucune importance (portamento
on/off par exemple ou pédale hold).
➙ Control change
Contrôleur data decrement button. MIDI.
Le contrôleur continu data decrement button porte le numéro 97. Il constitue l’équivalent virtuel de la touche – 1 se trouvant
sur le panneau des synthétiseurs numériques. Il s’utilise généralement avec les paramètres référencés (RPN) ou non référencés
(NRPN), dont il suit le message de contrôleur MIDI. Il sert à retrancher 1 à la valeur
du paramètre.
Le contrôleur data increment button n’utilise pas l’octet de données, dont la valeur est
généralement mise à 0 par défaut.
➙ Contrôleur continu ; Contrôleur registered
parameter number ; Contrôleur non-registered
parameter number
Contrôleur data entry slider. MIDI. Le
contrôleur d’entrée de données par curseur
correspond aux numéros de control change
6 (MSB) et 38 (LSB). Il fait office de curseur virtuel. Ce message s’utilise généralement avec les paramètres référencés et non
référencés (RPN ou NRPN) qu’il précède.
➙ Control change ; MSB ; LSB ; Contrôleur
non-registered parameter number ; Contrôleur
registered parameter number
Contrôleur data increment button. MIDI.
Le contrôleur continu data increment button porte le numéro 96. Il constitue l’équivalent virtuel de la touche + 1 se trouvant
sur le panneau des synthétiseurs numériques. Il s’utilise généralement avec les paramètres référencés (RPN) ou non référencés
(NRPN), dont il suit le message de contrôleur MIDI. Il sert à ajouter 1 à la valeur du
paramètre. Le contrôleur data increment
button n’utilise pas l’octet de données, dont
122
la valeur est généralement mise à 0 par
défaut.
➙ Contrôleur continu ; Contrôleur registered
parameter number ; Contrôleur non-registered
parameter number
Contrôleur de données. MIDI. Traduction
littérale de data controller. Sous-catégorie
des messages MIDI de type control change,
avec les contrôleurs continus et les switches
MIDI. Les contrôleurs de données ne sont
pas assignés d’origine à une fonction précise
(comme l’aftertouch ou le panoramique),
mais laissés à la disposition de l’utilisateur
pour une exploitation « à la carte ». C’est le
cas par exemple des General Purpose Sliders (CC 16 à 19).
Contrôleur de mode. MIDI. Cas particulier
d’utilisation de contrôleur continu permettant d’appeler des modes de fonctionnement globaux sur un instrument.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur de souffle. MIDI. Le contrôleur
de souffle est un dispositif physique se
plaçant dans la bouche du musicien, intégrant un capteur sensible aux variations de
pression par le souffle. Il génère des messages de contrôleur continu MIDI de type
breath controller, utilisés pour agir sur certains aspects du son (brillance sur un son de
cuivres par exemple). L’utilisation du
breath controller a été popularisée par le
Yamaha DX7 dès les débuts du MIDI.
➙ Contrôleur continu ; Contrôleur breath
controller
Contrôleur detune level. MIDI. Également
appelé contrôleur celeste level ou contrôleur vibrato level. Le contrôleur continu
detune level porte le numéro 94. Il permet
de doser le niveau d’envoi du son correspondant au canal MIDI dans l’effet de
vibrato (variation périodique de fréquence)
intégré à l’instrument. Comme ce contrôleur n’utilise qu’un seul octet, les valeurs de
départ effet sont comprises entre 0 et 127.
➙ Contrôleur continu
CONTRÔLEUR HOLD 2
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Contrôleur d’expression. MIDI. Le contrôleur d’expression correspond aux numéros
de control change 11 (MSB) et 43 (LSB). Il
correspond à un pourcentage du volume
général réglé sur le canal, défini par le
contrôleur volume (7 et 39). Pour la valeur
maximale, soit 100 %, le volume est égal au
volume général sur le canal ; pour toutes les
autres valeurs, le volume est inférieur,
jusqu’à couper le son pour la valeur 0 (soit
0 %). Pouvoir agir ainsi sur le volume relatif d’une partie permet d’obtenir une plus
grande expressivité, d’autant que sur la plupart des appareils, le contrôleur d’expression agit plus vite que le contrôleur de
volume général.
Même si ce contrôleur autorise en théorie
une résolution maximale de 14 bits, soit
16 384 valeurs, la plupart des appareils
n’implémentent pas le LSB, 128 valeurs de
volume suffisant à la grande majorité des
applications.
➙ Control change ; MSB ; LSB ;
Contrôleur volume
Contrôleur effect control 1 & 2. MIDI. Les
contrôleurs d’effet 1 et 2 correspondent aux
numéros de control change 12 ou 13
(MSB) et 44 ou 45 (LSB). Nombreux sont
les synthétiseurs ou expandeurs incluant des
effets audio. Ces contrôleurs permettent
ainsi d’agir sur la fréquence d’un flanger, la
durée d’une réverbération… Même s’ils
autorisent en théorie une résolution maximale de 14 bits, soit 16 384 valeurs, la plupart des appareils n’implémentent pas le
LSB, 128 valeurs de volume suffisant à la
grande majorité des applications.
➙ Control change ; MSB ; LSB ; Expandeur
Contrôleur effects level. MIDI. Le contrôleur
continu effects level porte le numéro 91. Il
permet de doser le niveau d’envoi du son
correspondant au canal MIDI dans le multieffet intégré à l’instrument. Il s’agit le plus
souvent d’un effet de délai ou de réverbération, les effets de chorus, tremolo, vibrato ou
phaser possédant leur contrôleur d’envoi
dédié. Comme ce contrôleur n’utilise qu’un
seul octet, les valeurs de départ effet sont
comprises entre 0 et 127.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur foot controller. MIDI. Le
contrôleur de pédale correspond aux numéros de control change 4 (MSB) et 36 (LSB).
Il constitue l’équivalent virtuel d’une
pédale à course continue (pédale de volume
ou pédale wah-wah d’un guitariste, par
exemple). Les appareils MIDI autorisent
généralement l’affectation de ce message à
des aspects particuliers du son, l’aftertouch
par exemple.
➙ Control change ; MSB ; LSB ; Aftertouch
Contrôleur general purpose controller 1, 2,
3 & 4. MIDI. Les contrôleurs general
purpose controller 1, 2, 3 et 4 correspondent aux numéros de control change 16,
17, 18 ou 19. Ils représentent quatre curseurs virtuels, équivalents à ceux qu’on
trouve sur le panneau de certains claviers de
commande. L’utilisateur peut les assigner à
l’aspect désiré d’un son : expression, aftertouch, modulation… Même si ces contrôleurs autorisent en théorie une résolution
maximale de 14 bits, soit 16 384 valeurs, la
plupart des appareils n’implémentent pas le
LSB, 128 valeurs de volume suffisant à la
grande majorité des applications.
➙ Control change
Contrôleur hold 2. MIDI. Le contrôleur
hold 2 porte le numéro 69. Il constitue une
variante du contrôleur n° 64, hold pedal : il
permet de prolonger la durée des notes
après relâchement sur le canal sélectionné
(au lieu de les maintenir tant que la pédale
est enfoncée). Rien n’empêche de cumuler
l’action des deux pédales.
Ce contrôleur est un sélecteur tout ou rien :
les valeurs 0 à 63 correspondent à la désactivation de l’effet de hold 2, les valeurs 64 à
127 à son activation.
➙ Contrôleur hold pedal
123
CONTRÔLEUR HOLD PEDAL
Contrôleur hold pedal. MIDI. Parfois également appelé contrôleur sustain (à ne pas
confondre avec le contrôleur sostenuto
pedal). Le contrôleur hold pedal correspond
au numéro de control change 64. Il constitue l’équivalent virtuel d’une pédale de sustain (dite également pédale forte sur un
piano, celle de droite). L’expression contrôleur continu est ici impropre, puisque par
définition, une pédale de maintien de son ne
connaît que deux états, enfoncée ou relâchée,
sans intermédiaire. Dans la plupart des
implémentations, une valeur comprise entre
0 et 63 correspond au relâchement de la
pédale, et une valeur comprise entre 64 et
127 à son enfoncement.
Le contrôleur d’arrêt de toutes les notes (all
notes off, CC n° 123) ne peut agir que si la
pédale hold est en position relâchée.
➙ Control change ; All notes off ;
Contrôleur sostenuto pedal
Contrôleur legato pedal. MIDI. Le contrôleur de pédale de legato (liaison) porte le
numéro 68. Il permet de lier deux notes en
ne rédéclenchant pas le générateur d’enveloppe lors de l’émission de la deuxième
note, ce qui est précieux pour jouer sur un
clavier des lignes monophoniques de violons, de bois ou de cuivres. Le jeu paraît
plus authentique.
Comme les contrôleurs sostenuto ou sustain, il ne s’agit pas vraiment d’un contrôleur continu, mais plutôt d’un sélecteur
tout ou rien : les valeurs 0 à 63 correspondent au relâchement de la pédale, les valeurs
64 à 127 à son enfoncement.
➙ Générateur de sons ; Contrôleur sostenuto
pedal ; Contrôleur sustain ; Contrôleur continu
Contrôleur local control on/off. MIDI. Le
contrôleur continu local control on/off porte
le numéro 122. Il active/désactive la liaison
en local, entre le clavier de commande et le
générateur de sons d’un synthétiseur. En
mode local control off, le clavier ne contrôle
plus les sons du synthétiseur, qui devient
124
alors un clavier de commande. Ce contrôleur
est un sélecteur tout ou rien : les valeurs 0 à
63 correspondent à sa désactivation, les
valeurs 64 à 127 à son activation.
➙ Contrôleur continu ; Générateur de sons
Contrôleur MIDI. MIDI. Dispositif physique permettant de transformer des sollicitations physiques en messages MIDI de type
control change. Il en existe de multiples
sortes : molette, ruban tactile, fader, potentiomètre rotatif, joystick, mais aussi pads
rythmiques, clavier de commande avec touches et curseur, contrôleur au souffle…
➙ Control change
Contrôleur mode mono. MIDI. Également
appelé mono (mode) ou monophonic operation. Message de type contrôleur (control
change) n° 126, activant un mode de fonctionnement monophonique sur l’appareil
MIDI concerné. Dès lors, l’appareil ne joue
plus qu’une seule note à la fois : si l’on
enfonce simultanément plusieurs notes,
seule la note la plus grave ou la plus aiguë
sera audible, selon le mode de priorité programmé par les concepteurs. L’activation de
ce mode coupe le mode poly.
➙ Control change ; Poly (mode)
Contrôleur mode poly. MIDI. Également
appelé (mode) poly ou polyphonic operation. Message de type contrôleur (control
change) n° 127, activant un mode de fonctionnement polyphonique. Il désactive le
mode mono sur l’appareil récepteur. Autrement dit, l’appareil MIDI concerné peut
jouer plusieurs notes simultanément, dans
les limites de sa polyphonie. Ce mode est
celui dans lequel un appareil MIDI doit
normalement s’initialiser. À réception d’un
message de mode poly (polyphonic operation), l’appareil coupe toutes les notes qui
étaient en cours d’émission.
➙ Control change
Contrôleur modulation wheel. MIDI. Le
contrôleur de molette de modulation correspond aux numéros de control change 1
CONTRÔLEUR REGISTERED PARAMETER NUMBER (RPN)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
(MSB) et 33 (LSB). Il transmet les valeurs
de position de la molette de modulation
d’un clavier de commande, qui peuvent servir à doser un vibrato ou un trémolo, ou à
modifier la brillance d’un son. Rien
n’empêche d’affecter ce message à d’autres
paramètres, comme un panoramique.
➙ Control change ; MSB ; LSB ;
Clavier de commande
Contrôleur Non-Registered Parameter Number (NRPN). MIDI. Les contrôleurs continus 98 et 99 servent à coder sur 14 bits (soit
16 384 valeurs possibles) des paramètres
non référencés, autrement dit « non
standard », laissés par la norme MIDI à la
disposition des constructeurs. Le contrôleur
98 code le LSB, le contrôleur 99 le MSB.
Un exemple d’utilisation des NRPN est
l’énorme nombre de paramètres d’une
console numérique dont on désire gérer
l’automation via MIDI. Par définition, les
NRPN sont affectés de façon personnelle
par chaque constructeur : il faut donc faire
attention, lors de leur émission, à leur
compatibilité avec d’autres appareils MIDI
de la configuration. Après envoi du message
indiquant le numéro de RPN, il faut
envoyer un message de contrôleur continu
data entry slider, data increment ou data
decrement afin d’éditer la valeur du paramètre cible.
➙ Contrôleur continu ; LSB ; MSB ;
Contrôleur registered parameter number ;
Contrôleur data entry slider ;
Contrôleur data increment button ;
Contrôleur data decrement button
Contrôleur panoramique. MIDI. Le contrôleur de panoramique correspond aux
numéros de control change 10 (MSB) et 42
(LSB). Il permet de placer un son monophonique dans l’espace stéréo (par exemple
les différents sons émis par un générateur
multitimbral ou les sons de la batterie).
Même si ce contrôleur autorise en théorie
une résolution maximale de 14 bits, soit
16 384 valeurs, la plupart des appareils
n’implémentent pas le LSB, 128 valeurs de
volume suffisant à la grande majorité des
applications.
➙ Control change ; MSB ; LSB ; Multitimbral
Contrôleur phaser level. MIDI. Le contrôleur continu phaser level porte le
numéro 95. Il permet de doser le niveau
d’envoi du son correspondant au canal
MIDI dans l’effet de phasing intégré à l’instrument. Comme ce contrôleur n’utilise
qu’un seul octet, les valeurs de départ effet
sont comprises entre 0 et 127.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur poly (mode). Voir « Contrôleur
mode poly ».
Contrôleur portamento on/off. MIDI. Le
contrôleur portamento on/off porte le
numéro 65. Il sert à activer/désactiver l’effet
de portamento (passage progressif d’une
note à une autre), les contrôleurs continus 5
et 37 autorisant le réglage de sa durée.
Ce contrôleur est un sélecteur tout ou rien :
les valeurs 0 à 63 correspondent à la désactivation de l’effet de portamento, les valeurs
64 à 127 à son activation.
➙ Control change ; Portamento
Contrôleur portamento time. MIDI. Le
contrôleur de durée de portamento correspond aux numéros de control change 5
(MSB) et 37 (LSB). Il permet de doser finement la vitesse de passage d’une note à la
suivante. Il revient au contrôleur n° 65,
portamento on/off, d’activer et de désactiver l’effet.
➙ Control change ; MSB ; LSB ;
Contrôleur portamento on/off
Contrôleur Registered Parameter Number
(RPN). MIDI. Les contrôleurs continus
100 et 101 servent à coder sur 14 bits (soit
16 384 valeurs possibles) des paramètres
référencés, autrement dit répertoriés par
l’IMA (International MIDI Association).
Citons par exemple le pitch bend range sen-
125
CONTRÔLEUR RESET ALL CONTROLLERS
sitivity, le master fine tuning, le master
coarse tuning, le select tuning program, le
select tuning bank, la null function…
Après envoi du message indiquant le
numéro de RPN, il faut envoyer un message de contrôleur continu data entry slider,
data increment ou data decrement afin
d’éditer la valeur du paramètre cible.
➙ Contrôleur continu ; Pitch bend range
sensitivity ; Master fine tuning ; Master Coarse
tuning ; Select tuning program ; Select tuning
bank ; Null function ; Contrôleur data entry
slider ; Contrôleur data increment button ;
Contrôleur data decrement button
Contrôleur reset all controllers. MIDI. Le
contrôleur continu reset all controllers porte
le numéro 121. Il rétablit les valeurs par
défaut de tous les contrôleurs, y compris
ceux de type tout ou rien, qui retournent à
leur position désactivée. L’octet de valeurs de
ce message de contrôleur n’est pas utilisé.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur soft pedal. MIDI. Le contrôleur
de pédale douce (d’étouffement) porte le
numéro 67. Le terme fait allusion à la
pédale douce (una corda) d’un piano (celle
de gauche), servant à obtenir un son moins
fort et, sur un piano à queue, un timbre différent (puisque deux cordes sont frappées
simultanément au lieu de trois sur la plupart des notes du clavier).
Comme les contrôleurs sostenuto ou sustain, il ne s’agit pas vraiment d’un contrôleur continu, mais plutôt d’un sélecteur
tout ou rien : les valeurs 0 à 63 correspondent au relâchement de la pédale, les valeurs
64 à 127 à son enfoncement.
➙ Contrôleur sostenuto pedal ; Contrôleur
sustain ; Contrôleur continu
Contrôleur sostenuto pedal. MIDI. Le contrôleur de pédale sostenuto porte le numéro 66.
Il fonctionne comme le contrôleur sustain
ou hold pedal. Il correspond à la pédale de
soutien d’un piano à queue (celle du
milieu). Autrement dit, il sert à maintenir le
126
son des touches enfoncées avant l’appui
(l’activation) de la pédale.
➙ Contrôleur sustain ; Contrôleur hold pedal
Contrôleur sustain. Voir « Contrôleur hold
pedal ».
Contrôleur tremolo level. MIDI. Le contrôleur continu tremolo level porte le
numéro 92. Il permet de doser le niveau
d’envoi du son correspondant au canal
MIDI dans l’effet de trémolo (variation
périodique de niveau) intégré à l’instrument. Comme ce contrôleur n’utilise qu’un
seul octet, les valeurs de départ effet sont
comprises entre 0 et 127.
➙ Contrôleur continu
Contrôleur vibrato level. Voir « Contrôleur
detune level ».
Contrôleur volume. MIDI. Le contrôleur de
volume correspond aux numéros de control
change 7 (MSB) et 39 (LSB). Il règle le
niveau sonore sur le canal sélectionné. Si
l’on désire régler le volume général d’un
expandeur MIDI multitimbral par exemple, on choisira plutôt un message de type
système exclusif, soit le contrôleur general
purpose slider n° 1.
Même si ce contrôleur autorise en théorie
une résolution maximale de 14 bits, soit
16 384 valeurs, la plupart des appareils
n’implémentent pas le LSB, 128 valeurs de
volume suffisant à la grande majorité des
applications.
➙ Control change ; MSB ; LSB ; Expandeur ;
Multitimbral ; Message système exclusif ;
Contrôleur general purpose controller
1, 2, 3 & 4
Control room. Consoles. Cabine d’écoute.
Sérigraphiée sur une console de mixage, la
control room désigne la section dévolue au
choix des différentes sources à écouter, au
choix et au niveau des écoutes, au réseau
d’ordre, etc.
Control unit. Sonorisation. Terme anglosaxon qui désigne un ensemble d’appareils
CONVERTISSEUR
de traitement du son. Un control unit est
généralement composé d’un égaliseur graphique, d’un compresseur, d’un analyseur
de spectre et d’un lecteur de CD câblé en
sortie de console de mixage pour traiter et
améliorer la qualité du son du système de
diffusion.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Control Voltage (CV). MIDI. Littéralement,
tension de contrôle. Aspect typique des synthétiseurs analogiques, notamment modulaires, où en l’absence de protocole normalisé
comme le MIDI, toute commande de valeur
de paramètre s’effectuait par l’intermédiaire
d’une tension analogique, avec tous les
problèmes d’instabilité, de dérive et de standardisation correspondants. Certains constructeurs (Roland, ARP, Sequential Circuits,
Oberheim, Moog) faisaient varier la tension
de commande de façon linéaire, 1 V par
1 000 Hz par exemple ; d’autres (Yamaha ou
Korg) de façon logarithmique, 1 V par
octave par exemple. Le début et la fin de la
note étaient matérialisés par des signaux de
gate-in/gate-out. Il existe aujourd’hui des
convertisseurs MIDI vers CV, permettant de
piloter depuis un clavier maître MIDI des
synthétiseurs analogiques non « MIDIfiés ».
➙ Gate-in/gate-out ; Clavier maître
Convertisseur convertisseur numérique/analogique : circuit intégré reconstituant un
signal analogique à partir d’une suite de
mots numériques. Les convertisseurs analogiques/numériques et numériques/analogiques sont les maillons essentiels de la chaîne
enregistrement/reproduction. Plus que
toute autre partie, c’est la qualité de la con-
Convertisseur. Audionumérique. Convertisseur analogique/numérique : circuit intégré
transformant un signal analogique en données numériques. Il prélève à intervalles
réguliers (définis par la fréquence d’échantillonnage) la valeur du signal, puis la
mesure sur une échelle de valeurs (définie
par la résolution numérique). Le signal
devient donc une suite de mots binaires.
Control Voltage.
Note
La1
La2
La3
Si3
Do4
Ré4
Mi4
La4
La5
Tension (mode V/octave)
1,00
2,00
3,00
3,17
3,25
3,42
3,58
4,00
5,00
Fréquence (Hz)
55
110
220
247
261
294
330
440
880
1,00
2,00
4,00
4,49
4,75
5,35
6,00
8,00
16,00
Tension (mode V ·
Hz–1)
127
CONVERTISSEUR ANALOGIQUE/NUMÉRIQUE (CAN)
version qui déterminera les performances
d’un équipement audionumérique. Les
professionnels de l’audio recherchant la
meilleure qualité portent une attention
extrême aux circuits de conversion.
Les convertisseurs peuvent être partie intégrante d’un appareil (enregistreur, console,
périphérique…), mais il existe un grand
choix de convertisseurs externes « périphériques » pouvant s’insérer en tout point de
la chaîne audio, de plus en plus tout-numérique. Notons que l’on trouve des microphones numériques dans lesquels le
convertisseur (CAN) est placé dans le corps
du microphone, et des enceintes amplifiées
numériques dans lesquelles l’amplificateur
est doté d’un convertisseur (CNA).
Le choix d’un convertisseur dépend de ses
caractéristiques :
– fréquence d’échantillonnage (32 kHz,
44,1 kHz, 48 kHz) ;
– coefficient de suréchantillonnage (× 2,
× 4, × 8… , × 64) ;
– longueur du mot de quantification (16
bits, 18 bits, 20 bits, 24 bits) ;
– précision d’horloge et possibilité de
connexion à une référence externe.
Trop souvent ignorée, la partie analogique
est déterminante dans la qualité de l’étape de
conversion. Des convertisseurs d’entrée et de
sortie calibrés à + 4 dBu sont conseillés pour
un étage analogique performant.
➙ Convertisseur analogique/numérique ;
Convertisseur numérique/analogique ;
Suréchantillonnage ; Quantification
Convertisseur analogique/numérique (CAN).
Audionumérique. Le rôle d’un convertisseur
analogique/numérique est de transformer un
signal analogique en un flux numérique. Ce
flux, très souvent de type MIC (modulation
par impulsions codées), peut aussi être de type
delta sigma, quantifié sur un bit au format
DSD (Direct Stream Digital) dans le cas
du SACD. Notons qu’un flux au format
MIC peut être requantifié dans un format
128
compressé (par exemple l’ATRAC dans le cas
du MiniDisc).
Les procédés électroniques de conversion
sont nombreux et complexes. On peut citer
trois cas typiques de convertisseurs (voir
figures) : les convertisseurs à simple échantillonnage, les convertisseurs à suréchantillonnage et les convertisseurs one bit delta
sigma. Pour chacun de ces cas, on peut
noter un cheminement particulier du
signal.
Convertisseur à simple échantillonnage
– Préampli analogique : adaptation d’impédance et de niveau.
– Filtre passe-bas anti-aliasing à pente raide
ne laissant passer que les fréquences inférieures à 1/2 fs.
– Échantillonnage à la fréquence de
32 kHz, 44,1 kHz ou 48 kHz.
– Quantification : attribution à chaque
échantillon de la valeur la plus proche
permise par la longueur du mot de quantification.
Convertisseur à suréchantillonnage
– Préampli analogique : adaptation d’impédance et de niveau.
– Filtre passe-bas anti-aliasing à pente
douce ne laissant passer que les fréquences
inférieures à fs/2.
– Échantillonnage à la fréquence de N fois
32 kHz, 44,1 kHz ou 48 kHz.
– Quantification : attribution à l’échantillon de la valeur la plus proche permise
par la longueur du mot de quantification.
– Filtre numérique passe-bas à pente raide
ne laissant passer que les fréquences f < N
fs/2 et décimation (conservation des
échantillons correspondant à fs, par le calcul de la valeur moyenne des échantillons
excédentaires).
Les systèmes à suréchantillonnage possèdent un filtre numérique qui remplit le rôle
confié auparavant au filtre analogique. Un
filtre analogique reste cependant nécessaire,
mais avec des exigences de performances
CORRECTEUR DE PRÉSENCE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
moins critiques (sa pente plus douce ne
pose alors aucun problème de phase).
En résumé, le suréchantillonnage permet
un système de conversion utilisant un filtre
analogique simplifié, le travail le plus délicat étant confié à un filtre numérique.
Convertisseur delta sigma. Dans le cas d’un
suréchantillonnage à 64×, le temps entre
deux échantillons est si faible qu’il ne peut y
avoir d’écart supérieur à 1 bit. Il s’agit alors
de coder, non pas le signal directement,
mais l’écart entre deux échantillons successifs. Cet écart est codé sur un bit par un
convertisseur très simple, composé d’un
échantillonneur-bloqueur et d’un comparateur. Le signal à la sortie de ce dernier,
bipolaire, représente l’augmentation ou la
diminution du signal d’entrée sur un bit.
➙ MIC ; Delta sigma ; DSD ;
Suréchantillonnage ; MIC ; Quantification
Convertisseur numérique/analogique (CNA).
Audionumérique. Le convertisseur numérique analogique est le dernier maillon de la
chaîne numérique. À la première étape,
chaque valeur numérique représentant un
échantillon est maintenue jusqu’à l’échantillon suivant. Le signal audio est ainsi
reconstitué en formant des paliers dont le
pas est égal à la période d’échantillonnage
1/fs. Pour supprimer ces marches d’escalier,
un filtre de lissage ou de reconstruction de
type passe-bas à pente raide élimine tout
signal supérieur à la moitié de la fréquence
d’échantillonnage fs/2.
Ce type de filtre crée des rotations de phase
importantes dans les fréquences aiguës. On
procède au suréchantillonnage du signal par
interpolation (calcul d’échantillons intermédiaires aux échantillons lus) de façon à
repousser la zone de filtrage au-delà des fréquences audibles
➙ Filtre de lissage ; Suréchantillonnage ;
Interpolation
Convolution. Effets temporels. Opération
mathématique permettant d’obtenir, à par-
tir d’un signal entrant S(t) et de la fonction
de transfert d’un filtre H(t), le signal de sortie, en calculant la convolution des fonctions correspondantes : S s(t) = S · H.
En audio, une réverbération à convolution
permet de simuler le rendu d’un son dans
une salle existante, en partant d’une part de
l’enregistrement du son neutre, sans aucune
réflexion, et d’autre part de la réponse
impulsionnelle de la salle, acquise une fois
pour toutes sous forme de fichier audio
(voir figure). Autrement dit, on simule par
calcul que l’instrument a été enregistré dans
telle ou telle salle, alors qu’il ne s’y est
jamais trouvé en réalité. C’est une approche
radicalement différente des réverbérations
numériques ordinaires, qui « reconstruisent » de toutes pièces un champ réverbéré
à partir de micro-délais dont elles régissent
le nombre, la distribution, les réflexions, la
couleur, les combinaisons, etc.
Le fabricant Sintefex a étendu l’application
de la convolution aux périphériques audio :
préamplis micro, compresseurs, etc. Sa
technologie Dynamic Convolution est utilisée sous licence, dans des produits
Focusrite par exemple.
➙ Réverbération à convolution ;
Réponse impulsionnelle
Copie. Voir « Génération ».
Copy. Automation. Fonction permettant de
copier les paramètres d’un fader sur un
autre.
Cordon spiralé. Casques audio. Cordon de
branchement réalisé en matériau précontraint, évoquant la forme en spirale du fil
des anciens combinés téléphoniques. Il
s’étire jusqu’à sa longueur maximale
lorsqu’il est soumis à des contraintes de
traction, mais retrouve sa forme et sa
compacité originales pour le rangement.
Correcteur de présence. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Égaliseur de type EQ Bell
pour lequel on peut quelquefois changer la
fréquence centrale (en la choisissant en
129
CORRECTEUR DE PRÉSENCE
Convertisseur analogique/numérique.
général parmi un petit nombre de fréquences fixes) et le niveau (cut/boost), mais pas
le facteur Q. Les fréquences centrales du
correcteur de présence sont placées dans le
milieu du spectre. Le correcteur de présence
130
s’utilise essentiellement à des fins de correction tonale pour la voix.
➙ Égaliseur ; EQ Bell ;
Fréquence centrale ;
Cut/boost ; Q
CORRÉLATION DES RAYONNEMENTS (DES HAUT-PARLEURS)
Convertisseur analogique/numérique à simple échantillonnage.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Convertisseur analogique/numérique à suréchantillonnage × 2.
Correcteur de tonalité. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Également appelé tone
control. Égaliseur grave aigu de type
Baxandall. Le contrôle des graves et des
aigus peut être séparé (un pour les graves,
un pour les aigus) ou associé (un seul bouton rajoute des fréquences aiguës en diminuant le niveau des fréquences basses ou le
contraire selon sa position).
➙ Égaliseur ; Baxandall
Correcteur physiologique. Voir « Loudness ».
Correction auditive. Physiologie de l’audition. Compensation des pertes auditives par
des moyens électroacoustiques.
Corrélation des rayonnements (des hautparleurs). Haut-parleurs et enceintes acousti-
ques. La somme des rayonnements acoustiques de deux haut-parleurs peut se faire de
façon corrélée ou non corrélée.
Si les enceintes sont dans le même axe, en
phase électrique et acoustique, les pics et les
creux de pression s’ajoutent de façon corrélée, et les pressions s’ajoutent (deux fois la
pression équivaut à quatre fois la puissance
acoustique, soit une augmentation de
6 dB). La combinaison s’effectue comme
celle de deux grandeurs scalaires.
Si les enceintes sont disposées moins précisément, la somme est non corrélée, les
pics et creux arrivent de façon aléatoire,
les puissances s’ajoutent et le niveau
sonore s’élève de 3 dB. Le niveau sonore
est égla à la moyenne quadratique des
deux signaux.
131
COULOMB (C)
Fenêtre d’un plug-in de réverbération à convolution.
Les rayonnements qui sont corrélés dans
l’axe deviennent non corrélés hors de l’axe.
Un décalage de 8,5 mm à 10 kHz correspond à un déphasage de 90°, ce qui est
énorme. Toutefois, ces 8,5 mm ne représentent qu’un déphasage de moins d’un
degré à 100 Hz, ce qui devient négligeable.
Ainsi, les rayonnements tendent à s’ajouter
de façon corrélée dans le grave et de façon
non corrélée dans l’aigu.
Coulomb (C). Unités. Unité de quantité
d’électricité ou de charge électrique dans le
système international. 1 C est la quantité
d’électricité transportée en 1 s par un courant de 1 A.
➙ Ampère
Coupe-bande. Voir « Filtre réjecteur ».
Coupe-bas. Voir « Filtre coupe-bas ».
Coupe-haut. Voir « Filtre coupe-haut ».
Couplage acoustique. 1. Acoustique. Désigne
le fait que les deux éléments d’une paroi
double vibrent en phase. En pratique, ce
phénomène se produit le plus souvent aux
très basses fréquences. La paroi se comporte
alors comme une paroi simple, et ses performances en termes d’isolation suivent la loi
de masse.
➙ Paroi double ; Paroi simple ; Loi de masse
132
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques, Sonorisation. Phénomène acoustique qui augmente l’amplitude d’un signal basses
fréquences par réflexions successives sur des
parois. L’amplitude émise par un caisson de
grave peut être considérée comme égale dans
toutes les directions : la source émet sphériquement. Dans la plupart des cas, la réflexion
des basses fréquences sur une paroi rigide est
presque totale. Par exemple le sol se
comporte comme un « miroir acoustique »,
c’est-à-dire qu’il réfléchit les ondes sonores
émises par le caisson de grave. Compte tenu
des grandes longueurs d’onde des basses fréquences (de 17 m pour 20 Hz à 1,70 m pour
200 Hz), aucune onde sonore ne sera absorbée puisque le type de matériau composant le
sol (parpaings, béton) a un coefficient
d’absorption quasi nul. Ainsi, lorsque l’on
place un caisson de basse à proximité d’une
paroi (sol ou mur), l’onde émise dans la
direction perpendiculaire à la source va
s’additionner aux ondes qui se sont réfléchies
sur la paroi. En champ proche (quelques
mètres), il y a bien entendu un déphasage qui
s’opère, mais dès lors que l’on s’éloigne un
peu de la source, il devient possible de considérer que le champ direct et le champ réfléchi
sont presque en phase : ils s’additionnent, et
l’amplitude perçue est alors augmentée
COUPLE AB
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
d’environ 3 dB. Si le caisson de grave est posé
sur le sol et proche d’un mur (deux parois), le
gain est de 3 + 3 = 6 dB. Enfin, s’il est posé
sur le sol dans l’angle d’une pièce (trièdre), il
y a trois parois au contact et le gain est alors
de 3 + 3 + 3 = 9 dB.
➙ Caisson de grave
Couple AB. Stéréophonie. Également appelé
couple espacé. Il utilise le principe de la
stéréophonie de temps. Le couple AB se
confectionne avec des microphones à directivité omnidirectionnelle appairés de préférence (ayant les mêmes caractéristiques de
directivité et de réponse amplitude/fréquence), distants de quelques dizaines de
centimètres et si possible parallèles.
Des distances comprises entre 38 cm à 1 m
sont généralement choisies. L’angle de prise
de son stéréophonique se modifie en agissant sur l’espacement entre les deux microphones. Un espacement inférieur à 38 cm
est insuffisant pour latéraliser suffisamment
les sources dans l’image stéréophonique.
Des distances supérieures à 1,5 m créent
des angles de prise de son stéréophonique
trop petits pour être exploitables.
Le microphone à directivité omnidirectionnelle présente l’avantage d’une courbe de
réponse relativement linéaire dans les basses
fréquences. Toutefois, quand il est à grande
membrane, il n’est pas omni dans les hautes
fréquences. Ce défaut de directivité devient
négligeable avec l’utilisation de microphones ayant une membrane d’un diamètre
inférieur à 12 mm. Un transducteur à
petite membrane présente l’avantage supplémentaire d’avoir approximativement la
même courbe de réponse amplitude/fréquence tout autour du microphone, et
donc de ne pas générer de différences
d’intensité en fonction de la position de la
source sonore. Seules les différences de
temps sont réellement prises en compte. La
distance source/microphone étant bien plus
importante que l’espacement des capsules,
l’atténuation de niveau due au trajet supplémentaire qui en résulte est négligeable.
Lorsqu’une source sonore se trouve face au
couple, c’est-à-dire sans différence de temps
par rapport à l’un ou l’autre des microphones, elle est restituée entre les deux hautparleurs.
Selon des expérimentations, une différence
de temps de 1,12 ms (valeur maximale)
entre les deux microphones aura pour
conséquence de latéraliser à l’écoute la
source sonore complètement à gauche ou à
droite. Au-delà de ces valeurs de temps, la
source reste bloquée sur l’une ou l’autre
extrémité de l’écoute. En cas de valeurs de
temps intermédiaires, la source sonore est
restituée quelque part entre les enceintes.
L’angle de prise de son peut être modifié en
agissant sur l’espacement entre les deux
microphones :
– un espacement de 38 cm permettra ± 90°
d’angle de prise de son stéréophonique
(angle total de 180°) ;
– un espacement de 41 cm permettra ± 70°
d’angle de prise de son stéréophonique
(angle total de 140°) ;
– un espacement de 50 cm permettra ± 50°
d’angle de prise de son stéréophonique
(angle total de 100°).
Les prises de son réalisées avec un couple
AB offrent malheureusement une mauvaise
mono-compatibilité (compatibilité d’un
signal stéréophonique mixé pour en faire
un signal monophonique). Cela s’explique
par le fait que les signaux arrivant aux capsules sont décalés dans le temps. Ces décalages de temps engendrent des détimbrages
dans certaines parties du spectre, et un effet
de filtrage en peigne est perceptible au-delà
des premières transitoires. La restitution de
l’image sonore semble alors manquer de
précision dans la localisation.
En revanche, le couple AB, grâce à l’utilisation de microphones omnidirectionnels,
permet d’accroître la bande passante du
133
COUPLE BLUMLEIN
signal et donne de bons résultats pour la
restitution du champ diffus.
➙ Stéréophonie de temps ; Omnidirectionnel ;
Angle de prise de son stéréophonique ; Courbe de
réponse ; Détimbrage ; Filtrage en peigne ;
Bande passante ; Champ diffus
Couple Blumlein. Stéréophonie. Également
appelé couple Stéréosonic. Dispositif
microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Le couple Blumlein est de la
famille des couples coïncidents. Le procédé
fonctionne sur le principe de la stéréophonie d’intensité. Celle-ci repose sur l’utilisation des différences d’intensité (de niveau,
ΔdB) qu’il peut y avoir entre les deux
canaux, c’est-à-dire entre l’axe de directivité
des capsules des microphones et la position
de la source sonore au moment de la prise.
Les différences de niveau engendrent l’effet
stéréophonique, c’est-à-dire la localisation
des sources dans l’image sonore virtuelle
reproduite entre les haut-parleurs.
Pour mettre en œuvre un couple Blumlein,
les capsules doivent être coïncidentes, soit
superposées l’une sur l’autre sur un axe vertical. L’angle d’ouverture est fixe, de 90°.
L’angle de prise de son est fixe, d’environ
± 35° (soit un angle total de 70°).
Le couple Blumlein associe deux microphones de directivité bidirectionnelle. Cette
directivité a l’avantage de présenter peu de
coloration hors axe, c’est la plus linéaire de
toutes, mais malgré tout, elle souffre d’une
lacune dans les basses fréquences.
Avec une écoute sur deux haut-parleurs :
– de 315° à 45°, l’image est localisable et se
déploie de gauche à droite ;
– de 45° à 135°, l’image revient de la droite
vers la gauche, mais les sources sonores ne
sont pas vraiment localisables sur la
majeure partie de ce segment, étant donné
que le lobe positif du microphone A est
perçu par rapport au lobe négatif du
microphone B ;
– de 135° à 225°, l’image est localisable,
passant de gauche à droite – la localisation
134
est satisfaisante étant donné que les deux
lobes arrières sont inversés en polarité (les
deux lobes sont négatifs) ;
– de 225° à 315°, l’image revient vers
l’enceinte de gauche, mais à nouveau, les
sources sonores ne sont pas vraiment localisables, étant donné que le lobe négatif
du microphone B est perçu par rapport
au lobe positif du microphone A.
Le couple Blumlein est difficile à utiliser en
prise de son, car il capte aussi à l’arrière.
Son angle de prise de son étant relativement
fermé, c’est-à-dire ± 35° (soit un angle total
de 70°), il est nécessaire de l’éloigner de la
source, ce qui rend plus difficile la création
d’un plan proche en milieu réverbérant.
Couple Blumlein.
COUPLE COÏNCIDENT
➙ Couple coïncident ; Stéréophonie d’intensité ;
Bidirectionnel ; Angle de prise de son
stéréophonique ; Coloration hors axe
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Couple Blumlein Shoeps UMS20.
Son utilisation dans une salle très réverbérante et le fait que l’arrière soit inversé en
phase ont tendance à accentuer la spatialisation.
On le voit plus généralement sur des sources sonores peu étendues en termes d’espace
comme sur un piano, un quatuor… Sur
scène par exemple, il permet la restitution
des déplacements des comédiens de
manière très réaliste (pour assurer l’effet, les
comédiens doivent se déplacer autour du
système selon une courbe préalablement
repérée sur le sol). Il est possible également
de placer deux comédiens à l’avant et à
l’arrière du couple d’utilisation. Les prises
de son sont mono-compatibles, les capsules
étant coïncidentes.
Couple coïncident. Stéréophonie. Dispositif
microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Pour le mettre en œuvre, les
capsules de deux transducteurs identiques
et directionnels (de préférence appairés)
doivent être superposées sur un axe vertical,
soit côte à côte.
Le procédé fonctionne sur le principe de la
stéréophonie d’intensité. Cette dernière
s’opère grâce aux différences d’intensité (de
niveau, ΔdB) qu’il peut y avoir entre les
deux canaux, c’est-à-dire entre l’axe de
directivité des capsules des microphones et
la position de la source sonore au moment
de la prise de son. Les différences de niveau
permettent l’effet stéréophonique, c’est-àdire la localisation des sources dans l’image
sonore virtuelle reproduite entre les hautparleurs.
On différencie trois types de couples
coïncidents :
– Le couple XY associe deux microphones
(de préférence appairés) cardioïdes à 90°
entre les axes de directivité. D’autres
directivités peuvent être utilisées pour
obtenir des différences d’intensité. L’utilisation de microphones omnidirectionnels
est possible quand ceux-ci sont à grande
membrane (directifs seulement dans les
hautes fréquences).
– Le couple MS associe deux microphones,
dont l’un doit être obligatoirement bidirectionnel (capsule S = signal S) avec
généralement un cardioïde (capsule M
= signal M). Toutefois, d’autres microphones directifs peuvent remplacer ce
dernier. Grâce à un circuit de matriçage,
il est possible par addition et soustraction
(M +S, M – S) de restituer sur deux
canaux distincts (gauche et droite) le
signal stéréophonique. En faisant varier
les deux canaux, la largeur stéréophonique peut être ajustée. Le grand avantage
135
COUPLE D’APPOINT
du couple MS réside dans le fait qu’il est
possible d’utiliser directement le microphone M comme signal monophonique.
Le couple MS est très apprécié des preneurs de son pour le cinéma et la télévision.
– Le couple Blumlein associe deux transducteurs (de préférence appairés) de
directivité bidirectionnelle. Les deux
membranes forment un angle d’ouverture
fixe de 90°.
Les couples coïncidents offrent une parfaite
mono-compatibilité. Ils sont aussi recommandés en couples de renfort, afin de limiter les problèmes dus aux différences de
temps engendrant des effets de filtrage en
peigne préjudiciables au signal audio. Les
prises de son effectuées avec les couples
coïncidents offrent une restitution de
l’image sonore précise et un bon rendu
pour la localisation. En revanche, en raison
du principe même du système MS, elles
souffrent d’un manque de profondeur (spatialisation) dû à l’absence de la composante
« temps ».
➙ Transducteur ; Stéréophonie d’intensité ;
Couple XY ; Cardioïde ; Omnidirectionnel ;
Champ diffus ; Couple MS ; Bidirectionnel ;
Couple Blumlein ; Couple de renfort ;
Filtrage en peigne
Couple d’appoint. Voir « Couple de renfort ».
Couple de renfort. Stéréophonie. Également
appelé couple d’appoint. Il a pour but de
renforcer en partie la prise de son faite par
le couple principal, comme ce pourrait être
le cas pour les solistes d’un orchestre symphonique ou d’un big band.
Pour limiter au maximum les problèmes
liés aux différences de temps entre le couple
principal et le couple de renfort, ce dernier
devrait être retardé, afin que le signal du
couple ou du microphone de renfort coïncide avec l’arrivée du premier groupe de
réflexions venant des surfaces réfléchissantes de la salle.
136
Couple DIN (Deutsche Industrie Normen). Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique
mis au point à l’occasion d’une proposition
de norme en Allemagne. Au même titre que
les couples NOS, RAI, ORTF et Olson, le
couple DIN appartient à la famille des couples équivalents (ou couples hybrides), et
son fonctionnement repose sur le principe
de la stéréophonie mixte. La stéréophonie
mixte est un procédé de prise de son combinant à la fois le principe de la stéréophonie
d’intensité et celui de la stéréophonie de
temps.
Le couple DIN associe des microphones de
directivité cardioïde, appairés de préférence. Le dispositif nécessite un espacement
entre les micros de 20 cm et un angle
d’ouverture physique de 90°. L’angle de
prise de son stéréophonique résultant est
d’environ ± 50° (soit un angle total de
100°).
Le couple DIN offre une restitution de
l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont conformes, la distance de séparation entre les
microphones correspondant environ à la
distance interaurale (distance entre les deux
oreilles d’un adulte, soit 17 cm environ).
En revanche, ce couple a une mauvaise
mono-compatibilité. Les signaux arrivant
aux capsules sont décalés en temps et
engendrent des effets de filtrage en peigne
préjudiciables au signal audio.
➙ Couple NOS ; Couple RAI ; Couple ORTF ;
Couple Olson ; Couple équivalent ;
Stéréophonie mixte ; Stéréophonie d’intensité ;
Stéréophonie de temps ; Cardioïde ; Angle de
prise de son stéréophonique ; Filtrage en peigne
Couple équivalent. Stéréophonie. Également
appelé couple hybride. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Le couple équivalent appartient à la
famille des couples stéréophoniques dont le
fonctionnement repose sur le principe de la
stéréophonie mixte. Celle-ci combine à la
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
COUPLE MS
fois le principe de la stéréophonie d’intensité et celui de la stéréophonie de temps.
La stéréophonie mixte s’opère grâce aux différences de temps (Δt) et aux différences de
niveau (d’intensité, ΔI) qu’il peut y avoir
entre les microphones du couple par rapport à la position de la source sonore au
moment de la prise de son. Ce sont ces
deux composantes (différences de niveau et
différences de temps), seules ou combinées
dans le cas de la stéréophonie mixte, qui
permettent d’obtenir l’effet stéréophonique, c’est-à-dire la localisation des sources
sonores dans l’image virtuelle reproduite
entre les haut-parleurs.
Les principaux couples équivalents sont les
couples ORTF, NOS, DIN, RAI et Olson.
Ils sont élaborés avec des transducteurs de
directivité cardioïde, appairés de préférence. Ce sont l’angle physique d’ouverture
et la distance de séparation qui permettent
de les différencier les uns des autres.
Le couple OSS Jecklin (Optimum Stereo
Signal) est un cas à part parmi les couples
équivalents. Il associe deux microphones de
directivité omnidirectionnelle distants de
16,5 cm, séparés par un disque absorbant
(disque de Jecklin) de 28 cm de diamètre.
Participant à l’effet stéréophonique, le procédé utilise en plus les phénomènes de diffraction, d’absorption et de réflexion
occasionnés selon les fréquences par l’obstacle acoustique.
Les couples équivalents offrent une restitution de l’image sonore réaliste et homogène
car la distance de séparation entre les
microphones est proche de la distance interaurale (distance entre les deux oreilles d’un
adulte, soit 17 cm environ). La localisation
des sources sonores et la profondeur sont
conformes.
En revanche, les couples équivalents ont
une mauvaise mono-compatibilité due aux
décalages de temps des signaux arrivant aux
capsules. Ces décalages engendrent des
effets de filtrage en peigne préjudiciables au
signal audio.
➙ Stéréophonie mixte ; Stéréophonie
d’intensité ; Stéréophonie de temps ;
Couple ORTF ; Couple NOS ; Couple DIN ;
Couple RAI ; Couple Olson ; Transducteur ;
Cardioïde ; Omnidirectionnel ;
Filtrage en peigne
Couple espacé. Voir « Couple AB ».
Couple hybride. Voir « Couple équivalent ».
Couple MS. Stéréophonie. En allemand :
Mitte/Seite. En anglais : Mid/Side. Dispositif microphonique dédié à la prise de son
stéréophonique. Très apprécié des preneurs
de son en cinéma et en télévision, le couple
MS est de la famille des couples coïncidents.
Le procédé fonctionne sur le principe de la
stéréophonie d’intensité. Celle-ci s’opère
grâce aux différences d’intensité entre les
signaux gauche et droit. On obtient les
deux canaux gauche et droit par matriçage
des signaux (M + S et M – S). Les différences d’intensité (de niveau, ΔdB) entre ces
deux canaux permettent l’effet stéréophonique, c’est-à-dire la localisation des sources
dans l’image sonore virtuelle reproduite
entre les haut-parleurs.
Pour mettre en œuvre un couple MS, les
capsules doivent être coïncidentes, soit
superposées l’une sur l’autre sur un axe vertical. Le couple associe obligatoirement un
microphone bidirectionnel (capsule S
Couple MS.
137
COUPLE MS
= signal S) et généralement un cardioïde
(capsule M = signal M), mais d’autres
directivités peuvent remplacer ce dernier.
La capsule cardioïde M = Mid (pour middle, milieu) se place face à la source sonore ;
la capsule S (pour side, côté) bidirectionnelle est orientée perpendiculairement à
l’axe du cardioïde M.
Le processus de matriçage M + S et M – S
que créent les signaux gauche et droit est
équivalent à deux microphones directifs
semblables à des hypercardioïdes dirigés
quelque part vers la gauche et la droite.
L’angle précis entre ces deux directivités
virtuelles dépend du taux de matriçage.
Il est possible d’enregistrer les signaux M et S
et de laisser le processus de matriçage pour
l’étape de postproduction. Cela a l’avantage
de laisser le taux de matriçage et donc l’angle
de prise de son stéréophonique à l’appréciation de l’ingénieur du son au moment du
mixage. Autrement, on peut enregistrer les
signaux gauche et droit directement au
moment de la prise de son. Cette dernière
méthode sous-entend qu’il ne pourra pas y
avoir de postproduction possible.
Un des moyens de réaliser le matriçage
consiste à utiliser une console de mixage
munie d’inverseurs de phase. Sur une voie
d’entrée, le signal M est assigné aux sorties
gauche et droite. Sur une deuxième voie, le
signal S doit être affecté sur la gauche à
l’aide du panoramique. Enfin, avec une
troisième voie, le signal S doit être affecté à
droite et inversé en phase.
Les consoles numériques conçues pour la
postproduction ont parfois la possibilité de
convertir une voie stéréo en voie stéréo MS.
Canal de gauche G = M + (+ S) = M + S
Canal de droite D = M + (– S) = M – S
Couple MS : le processus de matriçage M + S et M – S
crée l’équivalent virtuel de deux microphones directifs
(reproduit avec l’aimable autorisation
de Mike Williams).
138
COUPLE NOS (NEDERLANDESE OMROEP STICHTING)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
L’écoute monophonique est obtenue en ne
gardant que la composante cardioïde M.
Le matriçage peut également être obtenu de
manière passive, par l’intermédiaire d’un
transformateur BF à deux enroulements,
primaire et secondaire, ou d’un circuit électronique sur lequel sont implantés des
composants, dont des amplificateurs opérationnels (amplis op).
Quand on agit sur le niveau de S, on agit
sur l’angle de prise de son stéréophonique :
plus on augmente le signal S, plus l’angle de
prise de son stéréophonique diminue ; plus
on diminue le signal S, plus l’angle de prise
de son stéréophonique augmente.
Quand S est inférieur à M de 7 dB, l’angle
de prise de son stéréophonique est de ± 80°
(soit un angle total de 160°).
Quand S est inférieur à M de 3,5 dB,
l’angle de prise de son stéréophonique est
de ± 60° (soit un angle total de 120°).
Quand S est égal à M, l’angle de prise de
son stéréophonique est de ± 40° (soit un
angle total de 160°).
Quand S est supérieur à M de 2,5 dB,
l’angle de prise de son stéréophonique est
de ± 30 ° (soit un angle total de 60°).
Couple MS Schoeps.
Le système MS utilisé pour le cinéma sert
plus généralement à l’enregistrement des
ambiances (ou « sons seuls ») sur le lieu de
tournage ou en dehors des prises de vue.
L’enregistrement des dialogues est dans la
plupart des cas effectué en mono, même si
on utilise plusieurs micros (HF, perche,
etc.).
Pendant le tournage, l’opérateur son enregistre séparément sur deux pistes les signaux
M et S. Par la suite, en postproduction, en
faisant varier le niveau du signal S par rapport à M, le mixeur peut ajuster à l’oreille la
largeur de la stéréo pour que celle-ci corresponde à celle de l’image.
La technique MS s’accorde également bien
au codage et décodage Dolby Stereo. Ce
procédé génère des artefacts dus au codage
4 à 2 et au décodage 2 à 4. La technique MS
permet de bien les contrôler en dosant le
niveau de S.
Les prises de son effectuées avec un couple
MS offrent une restitution de l’image
sonore précise et un bon rendu pour la localisation. En revanche, en raison du principe
même du système MS, elle souffre d’un
manque de profondeur (spatialisation) dû à
l’absence de la composante « temps ». La
prise de son avec un couple MS offre une
excellente mono-compatibilité du fait que
les capsules sont coïncidentes.
➙ Couple coïncident ; Couple XY ; Couple
Blumlein ; Stéréophonie d’intensité ;
Bidirectionnel ; Cardioïde ; Angle de prise de
son stéréophonique ; Dolby Stereo ; Dolby SR
Couple NOS (Nederlandese Omroep Stichting). Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique mis au point grâce aux expérimentations de la radiodiffusion hollandaise.
Au même titre que les couples ORTF, RAI,
DIN et Olson, le couple NOS appartient à
la famille des couples équivalents (ou couples hybrides), et son fonctionnement
repose sur le principe de la stéréophonie
mixte. La stéréophonie mixte est un procédé de prise de son combinant à la fois
le principe de la stéréophonie d’intensité et
celui de la stéréophonie de temps.
Le couple NOS associe des microphones de
directivité cardioïde, appairés de préférence. Le dispositif nécessite un espacement
139
COUPLE OLSON
entre les micros de 30 cm et un angle
d’ouverture physique de 90°. L’angle de
prise de son stéréophonique résultant est
d’environ ± 40° (soit un angle total de 80°).
Le couple NOS offre une restitution de
l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont conformes, la distance de séparation entre les
microphones étant proche de la distance
interaurale (distance entre les deux oreilles
d’un adulte, soit 17 cm environ).
En revanche, ce couple a une mauvaise
mono-compatibilité. Les signaux arrivant
aux capsules sont décalés en temps et
engendrent des effets de filtrage en peigne
préjudiciables au signal audio.
➙ Couple ORTF ; Couple RAI ; Couple DIN ;
Couple Olson ; Couple équivalent ;
Stéréophonie mixte ; Stéréophonie d’intensité ;
Stéréophonie de temps ; Cardioïde ; Angle de
prise de son stéréophonique ; Filtrage en peigne
Couple Olson. Stéréophonie. Dispositif
microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Il porte le nom de son
concepteur, M. Harry Olson, acousticien et
inventeur du microphone à ruban en 1931.
Au même titre que les couples NOS, RAI,
DIN et ORTF, le couple Olson appartient
à la famille des couples équivalents (ou couples hybrides) et son fonctionnement
repose sur le principe de la stéréophonie
mixte. La stéréophonie mixte est un procédé de prise de son combinant à la fois
le principe de la stéréophonie d’intensité et
celui de la stéréophonie de temps.
Le couple Olson associe des microphones
de directivité cardioïde, appairés de préférence. Le dispositif nécessite un espacement
entre les micros de 20 cm et un angle
d’ouverture physique de 135°. L’angle de
prise de son stéréophonique résultant est
d’environ ± 40° (soit un angle total de 80°).
Le couple Olson offre une restitution de
l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont conformes, la distance de séparation entre les
140
microphones étant proche de la distance
interaurale (distance entre les deux oreilles
d’un adulte, soit 17 cm environ).
En revanche, il a une mauvaise monocompatibilité. Les signaux arrivant aux capsules sont décalés en temps et engendrent
des effets de filtrage en peigne préjudiciables au signal audio.
➙ Microphone à ruban ; Couple NOS ; Couple
RAI ; Couple DIN ; Couple ORTF ; Couple
équivalent ; Stéréophonie mixte ; Stéréophonie
d’intensité ; Stéréophonie de temps ; Cardioïde ;
Angle de prise de son stéréophonique ;
Filtrage en peigne
Couple ORTF. Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son
stéréophonique, mis au point grâce aux
expérimentations de la radiodiffusion française. Au même titre que les couples NOS,
RAI, DIN et Olson, le couple ORTF est de
la famille des couples équivalents (ou couples hybrides), et son fonctionnement
repose sur le principe de la stéréophonie
mixte.
La stéréophonie mixte est un procédé de
prise de son combinant à la fois le principe
de la stéréophonie d’intensité et celui de la
stéréophonie de temps.
Le couple ORTF associe des microphones
de directivité cardioïde, appairés de préférence. Le dispositif nécessite un espacement
entre les micros de 17 cm et un angle
d’ouverture physique de 110°. L’angle de
prise de son stéréophonique résultant est
d’environ ± 50° (soit un angle total de
100°).
Le couple ORTF offre une restitution de
l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont précises,
la distance de séparation entre les microphones correspondant à la distance interaurale (distance entre les deux oreilles d’un
adulte, soit 17 cm environ) et à l’angle de
captation humaine (± 90°).
En revanche, ce couple a une mauvaise
mono-compatibilité. Les signaux arrivant
COUPLE OSS JECKLIN
Couple ORTF Schoeps.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
aux capsules sont décalés en temps et
engendrent des effets de filtrage en peigne
préjudiciables au signal audio.
➙ Couple NOS ; Couple RAI ; Couple DIN ;
Couple Olson ; Couple équivalent ;
Stéréophonie mixte ; Stéréophonie d’intensité ;
Stéréophonie de temps ; Cardioïde ; Angle de
prise de son stéréophonique ; Filtrage en peigne
Couple OSS Jecklin. Stéréophonie. OSS pour
Optimum Stereo Signal, Jecklin pour Jürg
Jecklin, ingénieur du son suisse. Dispositif
microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Le couple OSS Jecklin est un
cas à part parmi les couples équivalents.
Le procédé tente de se rapprocher de la
manière dont le système auditif humain
capte les sons en recréant l’effet d’obstacle.
Il est élaboré avec un espacement entre les
micros de 16,5 cm, les micros étant séparés
par un disque absorbant (disque de Jecklin)
de 28 cm de diamètre.
Le dispositif associe des microphones de
directivité omnidirectionnelle, appairés de
préférence. L’espacement entre les microphones ainsi que l’obstacle acoustique
entraînent des différences de temps et de
niveau. Plus la fréquence augmente, plus
l’obstacle prédomine. Par exemple, la sensibilité est atténuée d’environ 5 dB aux alentours de 1 kHz et d’environ 10 dB vers
5 kHz. Selon les fréquences, le disque
entraîne également des phénomènes de diffraction, d’absorption et de réflexion.
Le couple OSS Jecklin offre une restitution
de l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont conformes, la distance de séparation entre les
microphones étant proche de la distance
interaurale (distance entre les deux oreilles
d’un adulte, soit 17 cm environ). La bande
passante est large et linéaire dans les basses
fréquences en raison de l’emploi de capsules
omnidirectionnelles.
En revanche, ce couple a une mauvaise
mono-compatibilité. Les signaux arrivant
aux capsules sont décalés en temps et
engendrent des effets de filtrage en peigne
préjudiciables au signal audio.
Même si une reproduction sur hautparleurs est possible, l’écoute au casque sera
préférable pour apprécier vraiment la qualité de ce dispositif.
➙ Omnidirectionnel ; Fréquence ; Diffraction ;
Absorption ; Réflexion ; Bande passante ;
Filtrage en peigne
141
COUPLE RAI
Couple RAI. Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique mis au point grâce aux
expérimentations de la radiodiffusion italienne. Au même titre que les couples
NOS, DIN, ORTF et Olson, le couple RAI
appartient à la famille des couples équivalents (ou couples hybrides), et son fonctionnement repose sur le principe de la
stéréophonie mixte. La stéréophonie mixte
est un procédé de prise de son combinant à
la fois le principe de la stéréophonie
d’intensité et celui de la stéréophonie de
temps.
Le couple RAI associe des microphones de
directivité cardioïde, appairés de préférence. Le dispositif nécessite un espacement
entre les micros de 21 cm et un angle
d’ouverture physique de 100°. L’angle de
prise de son stéréophonique résultant est
d’environ ± 45° (soit un angle total de 90°).
Le couple RAI offre une restitution de
l’image sonore réaliste et homogène. La
localisation et la profondeur sont précises,
la distance de séparation entre les microphones correspondant à la distance interaurale (distance entre les deux oreilles d’un
adulte, soit 17 cm environ) et à l’angle de
captation humaine (± 90°).
En revanche, ce couple a une mauvaise
mono-compatibilité. Les signaux arrivant
aux capsules sont décalés en temps et
engendrent des effets de filtrage en peigne
préjudiciables au signal audio.
➙ Couple NOS ; Couple DIN ; Couple ORTF ;
Couple Olson ; Couple équivalent ;
Stéréophonie mixte ; Stéréophonie d’intensité ;
Stéréophonie de temps ; Cardioïde ; Angle de
prise de son stéréophonique ; Filtrage en peigne
Couple stéréophonique. Stéréophonie. Terme
générique désignant l’association de microphones destinés à la prise de son. Le but est
de recréer l’effet stéréophonique, c’est-à-dire
d’obtenir une image sonore miroir réaliste,
tant d’un point de vue spectral que du point
142
de vue de la localisation des sources entre les
enceintes acoustiques ou au casque audio.
On différencie deux types de couples
stéréophoniques : ceux destinés à la stéréophonie binaurale (reproduction au casque)
et ceux destinés à la stéréophonie transaurale (reproduction entre deux hautparleurs).
La stéréophonie binaurale repose sur l’utilisation d’une tête artificielle comme système
de prise de son. Le procédé tente de simuler
le plus possible l’incidence que la tête
humaine a sur le signal sonore et la manière
dont le système auditif capte les sons. Ce
système reprend les caractéristiques morphologiques ou tend à s’en rapprocher :
emplacement des capsules à la place des
conduits auditifs, dimensions, formes, texture, densité… Ce sont les phénomènes de
réflexion, d’absorption, de diffraction et les
différences de temps et d’intensité (de
niveau) occasionnés par l’obstacle (tête artificielle) selon les fréquences qui permettent
la localisation. L’utilisation d’un tel procédé lors de l’enregistrement implique normalement une écoute au casque pour
bénéficier d’une véritable écoute stéréophonique qui en révèle toutes les qualités.
La stéréophonie transaurale repose sur l’utilisation d’une paire de microphones lors de la
prise de son. L’effet stéréophonique est
obtenu par les différences d’intensité (de
niveau, ΔdB) ou de temps (Δt) qu’il peut y
avoir entre les deux canaux, c’est-à-dire
entre l’axe des capsules des microphones et
la source au moment de la prise. Il peut également être obtenu par la combinaison de
ces deux facteurs (différences de niveau
+ différences de temps). On parle de couples coïncidents XY, MS, Blumlein (ou Stéréosonic), pour ceux utilisant les différences
d’intensité ; de couples espacés AB, pour
ceux utilisant les différences de temps et de
couples hybrides ou couples équivalents
ORTF, NOS, RAI, DIN, Olson pour ceux
utilisant à la fois les différences d’intensité
COUPLE XY
et de temps. Dans ce dernier cas, cette stéréophonie (ΔdB + Δt) est appelée stéréophonie mixte.
Le système OSS Jecklin, la sphère microphonique stéréo et la tête Charlin sont des
cas à part. Ils s’apparentent à la tête artificielle, mais peuvent s’apprécier sur hautparleurs. L’effet stéréophonique résulte de
l’obstacle agencé entre les microphones, qui
contribue à générer des différences d’intensité et de temps variant en fonction de la
fréquence. Plus les fréquences sont hautes,
plus les différences d’intensité et de temps
deviennent importantes. Selon les procédés,
les phénomènes d’absorption et de réflexion
jouent également un rôle.
Couple Stéréosonic. Voir « Couple Blumlein ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Couple XY. Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Le couple XY est de la famille des
couples coïncidents. Le procédé fonctionne
sur le principe de la stéréophonie d’intensité. Celle-ci s’opère grâce aux différences
de niveau (d’intensité, ΔI) qu’il peut y avoir
entre les deux microphones du couple par
rapport à la position de la source au
moment de la prise de son. Les différences
de niveau entre les deux canaux produisent
l’effet stéréophonique, c’est-à-dire la localisation des sources sonores dans l’image virtuelle reproduite entre les haut-parleurs.
Le couple XY associe deux microphones de
directivité cardioïde, appairés de préférence. Les capsules devront être coïncidentes, soit superposées l’une sur l’autre sur un
axe vertical.
L’angle d’ouverture physique peut varier de
80° à 130° et permet l’ajustement de l’angle
de prise de son stéréophonique entre ± 65°
(soit un angle total de 130°) et ± 90° (soit
un angle total de 180°).
Étant coïncident, le couple XY offre une
bonne mono-compatibilité. Il est de ce fait
également recommandé quand il est nécessaire d’utiliser un couple de renfort, afin de
limiter au maximum les problèmes liés aux
différences de temps qui engendrent des
effets de filtrage en peigne préjudiciables au
signal audio.
La restitution de l’image sonore est cohérente et offre une bonne localisation. En
revanche, elle manque de profondeur, ce
qui est dû l’absence de la composante
« temps » du principe de la stéréophonie
d’intensité (couples coïncidents).
La conception des microphones stéréo dont
les capsules sont superposées permet les
mêmes spécificités que celles d’un couple
Couple XY Schoeps.
143
COUPURE/COUPURE
Couple XY : les deux capsules coïncidentes d’un
microphone stéréo Neumann.
Couple XY.
coïncident XY (la capsule supérieure est
orientable par rapport à la capsule inférieure qui, elle, est fixe).
➙ Couple coïncident ; Stéréophonie d’intensité ;
Cardioïde ; Diagramme polaire ; Angle de prise
de son stéréophonique ; Couple de renfort ;
Filtrage en peigne
Coupure/coupure. Également appelée pleine
normalisation, normalisation entière ou
fully normaled. Type de normalisation d’un
patch. La liaison par défaut (lorsqu’aucun jack
n’est enfoncé) n’est coupée que par l’introduction d’un jack dans l’entrée (return) ou la
sortie (send) d’un élément de patch.
➙ Normalisation ; Patch ; Insert return ;
Insert send
Cour (côté). Jargon dans le domaine du théâtre et des concerts. Côté droit de la scène
144
pour les spectateurs et gauche pour les techniciens et les musiciens. Un moyen mnémotechnique de s’en rappeler est : quand
on est placé sur scène en regardant la salle,
on a le « côté cour côté cœur ». Ces termes
ont l’avantage d’éviter tout quiproquo,
comme les expressions bâbord et tribord sur
un bateau. L’inverse est le côté jardin.
➙ Jardin (côté)
Courant. Électronique. Flux d’électrons (exprimé
en ampères, A) mis en route sous l’action
d’un champ électrique et guidé par le fil
conducteur. Lorsque dans un fil, le courant
circule de la gauche vers la droite, les électrons circulent dans le sens inverse.
Loi des nœuds : en un point du circuit, la
somme des courants entrants est égale à la
somme des courants sortants (I1 + I3 + I4
= I2) (voir figure).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
COURBE D’ÉGALISATION RIAA
Couple XY : microphones stéréos Neumann USM
69 i mt et SM 69 fet mt.
Courant : loi des nœuds.
Courant de repos. Amplification. Courant
consommé par l’étage de sortie des amplificateurs de puissance en absence de modulation. Il est contrôlé précisément, car il
détermine la classe de l’amplificateur. Une
absence de courant de repos détermine la
classe B, un petit courant indique la classe
AB, un fort courant caractérise la classe A.
Le courant de repos a des répercussions
majeures sur le rendu sonore.
➙ Amplificateur ; Classe
Courbe d’égalisation RIAA. Vinyle. Courbe
normalisée proposée par la Recording
Industry Association of America en 1953 et
adoptée par l’ensemble de l’industrie du
disque microsillon. Cette courbe d’égalisation RIAA permet de remédier aux principales limites de lecture des disques noirs en
matière de dynamique, d’augmenter la
durée du disque et de diminuer le crissement aigu des 78 tours.
Cette courbe précise comment accentuer les
aigus et réduire les graves à la gravure, puis
comment appliquer la courbe inverse qui augmente les graves et atténue les aigus à la lecture.
La gravure se fait avec un niveau de grave
réduit (environ – 20 dB à 20 Hz par rapport au 0 dB à 1 000 Hz) et un niveau
d’aigu relevé (environ + 20 dB à 20 kHz).
Les disques vinyles ne sont donc pas gravés
avec un niveau électrique constant en fréquence, car cela imposerait pour les fréquences graves une trop grande excursion
du burin graveur et une forte réduction de
la durée du disque. Dans l’aigu, le bruit
provoqué par le frottement du diamant et la
porosité de la matière du disque serait
grand par rapport au signal utile.
La courbe de désaccentuation est régie par
les constantes de temps de 75 ms, de
318 ms et 3 180 ms.
Une ultime courbe RIAA/CEI en 1976
diminue l’accentuation de l’extrême grave
en lecture pour combattre les effets néfastes
du rumble.
➙ Microsillon ; 78 tours ; Rumble
145
COURBE DE PONDÉRATION
Courbe de pondération.
Courbe de pondération. Acoustique. Graphe
exprimant la valeur d’une ou de plusieurs
pondérations normalisées, avec la fréquence
en abscisse et l’amplitude en ordonnée (voir
figure).
➙ Pondération ; Fréquence ; Amplitude
Courbe de réponse en amplitude/fréquence. Fondamentaux. Représentation
graphique de l’amplitude du signal de sortie
d’un appareil en fonction de la fréquence.
L’axe des abscisses représente les fréquences en
Hz, avec une échelle logarithmique. L’axe des
ordonnées représente le niveau de sortie
exprimé en dB autour d’un point de référence. Ce point est le plus souvent la valeur en
amplitude pour une fréquence de 1 kHz. Ce
niveau étant celui de référence, il a généralement pour valeur 0 dB, de façon à ce que l’on
puisse effectuer une comparaison directe avec
les valeurs d’amplitude selon les fréquences.
Si à la fréquence 10 kHz correspond la
valeur + 5 dB et à la fréquence 5 kHz correspond la valeur + 3 dB, on peut en
déduire directement que la différence de
niveau entre le niveau à 10 kHz et le niveau
à 5 kHz est : 5 – 3 = 2 dB.
146
Il est important d’être attentif au moment
de la lecture d’une courbe de réponse,
l’échelle en amplitude pouvant être plus ou
moins grande. Les déviations sur une échelle
donnée à 2 dB ou à 10 dB en termes de précision ne sont évidemment pas comparables.
Plus les valeurs sont petites, plus l’échelle est
précise.
Idéalement, par exemple la réponse en fréquences pour un amplificateur doit être
linéaire (plate), c’est-à-dire qu’aucune fréquence n’est amplifiée par rapport aux
autres, et sur la plus large étendue possible.
Cette étendue est bien supérieure à la bande
de perception 20 Hz-20 kHz, de l’ordre de
100 kHz.
Les caractéristiques de la courbe de réponse
en fréquences dépendent de différents facteurs qui sont d’ordre acoustique, mécanique, électrique et magnétique.
La courbe de réponse s’obtient à partir de
signaux test : fréquences pures ou glissantes,
bruit rose ou impulsions brèves, selon le
schéma « excitation/réponse ». Les signaux
utilisés pour l’excitation dépendent du principe de mesure adopté : analyseur par bandes
d’octave, MLS, double FFT, TDS, etc.
COURBES PNC (PREFERED NOISE CRITERION)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Courbe de réponse en amplitude/fréquence du microphone Shure SM58.
Pour un haut-parleur, la courbe de réponse
en fréquences est généralement mesurée
dans l’axe de plus grande sensibilité (mesure
pour 0°).
Pour un microphone, en plus de la courbe
en amplitude mesurée dans l’axe du microphone et parfois avec d’autres incidences,
on donne généralement la courbe isophonique (indiquant la distance autour du microphone pour laquelle avec le même signal
acoustique on mesure le même niveau électrique). Cette courbe dite de sensibilité peut
avoir plusieurs formes (cardioïde, omnidirectionnelle, bidirectionnelle…) et peut être
donnée pour différentes fréquences.
Courbe d’hystérésis. Voir « Hytérésis ».
Courbes de Fletcher et Munson. Acoustique.
Nom donné aux courbes isosoniques établies par Fletcher et Munson.
➙ Courbes isosoniques
Courbes isosoniques. Acoustique. Également
appelées lignes isosoniques. Graphe exprimant par une série de courbes, pour un
auditeur moyen, les points de même sonie,
avec la fréquence en abscisse et le niveau de
pression acoustique en ordonnée (voir
figure).
➙ Sonie ; Fréquence ;
Niveau de pression acoustique Lp
Courbes NC (Noise Criterion). Acoustique.
Courbes de référence auxquelles on compare
des données mesurées sur site, afin de qualifier, par une valeur unique appelée indice
NC, le bruit de fond acoustique d’une salle.
Les courbes NC vont de NC 15 à NC 65, de
5 dB en 5 dB, avec une étendue en fréquence
de 63 Hz à 8 kHz par bande d’octave.
➙ Indice NC ; Fréquence ; Octave
Courbes NR (Noise Rating). Acoustique.
Courbes de référence auxquelles on compare
des données mesurées sur site, afin de qualifier, par une valeur unique appelée indice
NR, le bruit de fond acoustique d’une salle.
Les courbes NR vont de NR 0 à NR 130, de
5 dB en 5 dB, avec une étendue en
fréquence de 31,5 Hz à 8 kHz par bande
d’octave ou de tiers d’octave (voir figure).
➙ Indice NR ; Fréquence ; Octave
Courbes PNC (Prefered Noise Criterion).
Acoustique. Courbes de référence auxquelles
on compare des données mesurées sur site
afin de qualifier, par une valeur unique
appelée indice PNC, le bruit de fond acoustique d’une salle. Les courbes PNC vont de
PNC 15 à PNC 65, de 5 dB en 5 dB, avec
une étendue en fréquence de 31,5 Hz à
8 kHz par bande d’octave.
➙ Indice PNC ; Fréquence ; Octave
147
COURBES NC (NOISE CRITERION)
Courbes isosoniques.
Court-circuit acoustique (du hautparleur). Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Quand deux ondes sonores se rencontrent sur un haut-parleur, le rayonnement
de la face avant de la membrane est
contraire à celui de la face arrière, il
convient donc de les séparer. C’est le rôle de
l’enceinte (ou du baffle plan) d’éviter ce
court-circuit acoustique qui annule les
énergies sonores.
➙ Baffle
Courbes NR.
148
Coussinet d’oreille. Casques audio. Bourrelet
de mousse recouvert de cuir ou de plastique, entourant les oreillettes des casques
audio, venant se plaquer sur le pourtour des
oreilles en les enfermant. Les coussinets
d’oreille assurent une certaine atténuation
passive du bruit ambiant. On les trouve sur
des modèles aussi bien fermés qu’ouverts.
Ils contribuent à assurer une bonne assise
du casque.
➙ Oreillette ; atténuation passive
(des casques audio)
CRÊTE-MÈTRE
Cravate. Microphones HF. Se dit d’un micro
de très petite taille que l’on fixe à l’aide
d’une pince sur le vêtement d’un comédien
ou d’un conférencier. Généralement, les
micros-cravates sont des micros à électret
reliés à un émetteur HF.
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CRCC (Cyclic Redundancy Check Code).
Audionumérique. Littéralement, code de
vérification à redondance cyclique.
Méthode de détection d’erreurs reposant
sur le calcul d’un mot de vérification dérivé
par calcul des données d’un bloc de mots
numérique. À l’encodage, ce mot de vérification est ajouté comme suffixe à la fin du
bloc de données. Au décodage, le mot de
CRCC est recalculé puis comparé au mot
de vérification lu. En cas de différence, un
flag (drapeau de signalisation d’erreur) est
ajouté afin de signaler le bloc douteux au
circuit de correction d’erreurs. Certains
enregistreurs ou lecteurs professionnels possèdent un indicateur lumineux de CRCC.
➙ Flag
Crête-mètre. Indicateurs de niveaux. Également appelé PPM (Peak Program Meter)
ou peak-mètre. En anglais : peakmeter.
Appareil indicateur de niveau sensible à la
valeur de crête du signal (qu’il soit périodique ou impulsionnel). Ses caractéristiques
sont définies par plusieurs normes internationales dont beaucoup se recoupent ou
reprennent d’autres normes plus anciennes.
L’essentiel, pour les PPM, est contenu dans
la norme IEC 60268-10, mais de nombreuses ambiguïtés demeurent.
Les principales caractéristiques d’un PPM
sont un temps de montée court (environ
10 ms) et un temps de descente long (environ 1,5 s). Ainsi, tout signal impulsionnel
d’une durée au moins supérieure à 10 ms va
produire, sur l’instrument de mesure, une
indication semblable à celle d’un signal
continu de même amplitude. Le temps de
descente est suffisamment long pour que
cette indication puisse être lue par l’observateur.
Le crête-mètre le plus courant est celui
défini par la norme allemande DIN 45406.
Son échelle est graduée de – 50 dB à
+ 5 dB, son temps de montée est de 10 ms
(pour une indication à – 1 dB du niveau
final) et son temps de descente est de 1,5 s
de 0 à – 20 dB et de 2,5 s de – 20 dB à
– 40 dB. Il peut comporter aussi des graduations en pourcentage de modulation, le
100 % correspondant à 0 dB. Il est courant
qu’un signal continu à 0 VU donne, sur le
PPM, une indication à – 6 dB.
La norme IEC 60268 rassemble d’autres
standards, comme l’échelle dite nordique
ou l’échelle dite BBC qui ont la même
balistique. Cette échelle BBC est utilisée en
Grande-Bretagne dans une version assez
voisine, sous la forme de petits PPM à
bobine mobile et à cadran noir. La
graduation 4 correspond à 0 dBu, et chaque graduation représente 4 dB (la graduation 5 correspond donc à 0 VU). Ces
instruments, qui ont les dimensions des
vumètres, se trouvent assez souvent sur les
consoles de mixage anglaises.
Un PPM est sensible à la valeur crête d’un
signal, mais la valeur donnée du niveau est
la valeur RMS d’un signal sinusoïdal qui
aurait la même amplitude crête que le signal
mesuré.
Pour un signal complexe, la valeur RMS
peut être très variable à même amplitude
crête ; ainsi, un signal carré a une valeur
crête égale à sa valeur RMS, une sinusoïde a
une valeur crête égale à 1,414 fois sa valeur
RMS et un signal impulsionnel a une valeur
crête égale à 10 ou 20 fois (ou plus) sa
valeur RMS.
Les appareils numériques sont dotés de
crête-mètres dont le temps de montée est
très rapide (d’un ou quelques échantillons –
1 échantillon à 48 kHz de fréquence
d’échantillonnage 0,020 ms) mais presque
toujours plus court que celui d’un PPM
149
CROCODILE
Crête-mètre : valeurs crête et RMS de deux signaux.
analogique. Un crête-mètre numérique est
gradué de 0 dB FS (0 décibel full scale, soit
pleine échelle, niveau maximal absolu en
numérique), pour sa graduation haute, à
– 50, 70 dB FS ou plus (– 99 dB dans le cas
de l’échelle DMU 30 Sony) pour sa graduation basse.
Il est important en numérique de détecter
le moindre écrêtage car celui-ci est alors
bien plus violent qu’en analogique et
engendre des sons très désagréables. D’autre
part, certaines normes numériques (comme
celle des CD par exemple) imposent un
minimum d’échantillons atteignant le
niveau 0 dB FS.
Le crête-mètre est un instrument de mesure
parfait pour les signaux impulsionnels, mais
il ne donne pas d’indication précise en
régime moyen de modulation, comme le
fait un vumètre, d’où le développement
d’appareils cherchant à combiner ces deux
indications.
Crête-mètre DK Audio MSD200.
150
Crête-mètre DK Dorrough 40-A.
➙ Balistique ; Vumètre
Crocodile. Stéréophonie. Le crocodile, nommé
ainsi par son inventeur (Mike Williams,
ingénieur du son et chercheur), est un
viseur optique muni d’un judas permettant
de visualiser l’angle occupé par la source
sonore. Il permet de déterminer l’éventuel
angle de prise de son stéréophonique. Il est
gradué pour mesurer un champ de visée de
180°.
(Cet instrument est décrit par son concepteur dans deux ouvrages intitulés Le couple
variable, nouvel outil de prise de son stéréophonique et Microphone Arrays for Stereo
and Multichannel Sound Recording.)
Lors d’une prise de son, une fois l’emplacement du couple choisi, il faut déterminer
l’angle de prise de son avec le crocodile, et
cela par rapport aux limites latérales de
l’image stéréophonique « vue » de la position du système de prise de son.
➙ Angle de prise de son stéréophonique
Crossfade. 1. Au sens général : méthode de
transition (fondu enchaîné) entre deux
signaux audio (ou entre un signal et du
silence) qui consiste à atténuer progressive-
CROSS FADER
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Crête-mètre : différentes échelles d’appareils de mesure de niveau. La trace représente le niveau affiché
pour un signal sinusoïdal continu à 0 VU.
ment la modulation du signal sortant tout en
augmentant simultanément celle du signal
entrant. En audionumérique par exemple, un
crossfade est indispensable à chaque point de
montage afin d’éviter les clics qu’engendrerait
le collage de deux échantillons de valeurs très
différentes. Le temps ainsi que la pente du
crossfade sont paramétrables par l’utilisateur.
2. Sampling et échantillonnage. Type de
bouclage effectuant, en temps réel, un
fondu enchaîné (cross fade) entre le point
de fin et le point de début de la boucle. La
transition progressive ainsi obtenue permet
d’éviter tout click consécutif à une différence de niveau.
➙ Bouclage ; Click
Cross fader. Dee-jaying. Littéralement, potentiomètre de croisement. Pièce mécanique
d’une table de mixage pour disc-jockey
(DJ). Sa fonction est de créer et de contrôler des fondus enchaînés depuis deux sources sonores différentes, en les effectuant à
l’aide d’un seul potentiomètre, le plus souvent rectiligne et horizontal. On attribue la
151
CROSS FEEDBACK
conception du cross fader au DJ Grandmaster Flash, qui passait très souvent et
rapidement d’une piste à une autre (d’un
disque à un autre) dans ses mixages.
Le cross fader est un potentiomètre électronique qui fait varier un signal électrique en
fonction de sa position. À l’origine, les deux
signaux audio traités circulaient dans le
potentiomètre en subissant les altérations
classiques d’une pièce mécanique (faux
contact, grippage, rouille…). La technologie évolue alors vers le VCA (Voltage
Controled Amplifier), qui permet d’utiliser
ce potentiomètre comme une télécommande. Ce n’est plus un signal audio qui
circule directement dans le potentiomètre,
mais une tension continue dont la valeur
dépend de la position du cross fader. Cette
tension continue s’applique à un circuit
intégré, le fameux VCA, qui à son tour
amplifie ou atténue le signal audio appliqué
à la piste traitée, évitant ainsi les répercussions des phénomènes mécaniques parasites
de la pièce manipulée.
Aujourd’hui,
d’autres
technologies
s’appuyant sur des procédés optiques ou
électromagnétiques remplacent le cross
fader classique. Avec l’évolution des techniques de mixage et notamment du scratch, le
matériel s’est adapté et permet le préréglage
du point de croisement des sources entrantes (selon la position du cross fader), l’assignation des pistes d’un côté ou de l’autre du
cross fader, ou encore la dureté du cross
fader.
Cross feedback. Effets temporels. Réinjection
croisée. Technique consistant, pour un
délai stéréo, à renvoyer la sortie du délai du
canal gauche sur l’entrée du canal droit, et
inversement. On obtient ainsi un écho plus
vivant, plus dense, mais à doser avec soin.
➙ Délai
Crossover. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs,
Haut-parleurs et enceintes acoustiques, Amplification. X-over en abrégé. Filtre répartiteur
152
(ou séparateur) chargé de partager un signal
audio en plusieurs bandes de fréquences :
graves, médiums et aigus par exemple. Ce
type de filtre est utilisé pour processer un
signal selon différentes bandes de fréquences
(filtrage des haut-parleurs, compression multibande, réduction de bruit, etc.). Dans le cas
des haut-parleurs et des enceintes acoustiques par exemple, les Filtres répartiteurs peuvent être actifs ou passifs.
De façon appropriée sont intégrés dans un
crossover des filtres de type Linkwitz-Riley,
Butterworth, Bessel… pour le traitement
du signal (recoupement des bandes progressif, linéarité de la phase lors du recoupement des bandes, etc.).
Filtre crossover.
➙ Filtre passif ; Filtre actif ; Filtre Linkwitz-
Riley ; Filtre Butterworth ; Filtre Bessel
Crossword code. Audionumérique. Littéralement, code par croisement de mots ou code
par mots croisés. Code de correction
d’erreurs utilisé dans les systèmes d’enregistrement numérique de première génération
faisant appel à des magnétoscopes (PCM
1610, PCM 1630, PCM F1). Les séries de
mots associés à leurs mots de redondance y
sont organisées en matrice (lignes et colonnes), pour une meilleure correction des
erreurs.
➙ Redondance
CTL (Control Track Longitudinal). Piste
longitudinale d’asservissement implantée
CUT/BOOST
dans certains formats d’enregistreurs audionumériques ou vidéo. Le signal obtenu au
final est un signal carré dont la fréquence
est proportionnelle à la vitesse de la bande.
À la lecture, une comparaison est faite entre
l’horloge de référence de la machine et le
signal de synchronisation lu sur la piste
CTL afin d’ajuster la vitesse de défilement
de la bande et de synchroniser le signal
enregistré avec les têtes de lecture. Il est possible, dans certains cas, de synchroniser une
machine à partir de sa CTL, mais non sans
erreurs cumulatives. De plus, il ne s’agit
que d’une synchronisation relative. La synchronisation sur la CTL était utilisée dans
les premiers bancs de montage (éditeurs)
vidéo avant l’invention du TC.
➙ Time Code (TC)
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Cue. 1. Séance d’enregistrement. Voir « Circuit casque ».
2. Magnétophones. Mode de fonctionnement laissant la bande magnétique en
contact avec les têtes magnétiques lors des
transports rapides, ce qui permet de repérer
d’éventuels silences, les passages enregistrés
plus ou moins fort, etc.
3. Audionumérique, Direct to disc. Point de
repère sur une bande ou dans un fichier
audionumérique. Ce terme désigne également un fichier audio dans les systèmes
direct to disc.
Cue bus. Consoles. Sur une console de mixage,
bus réservé à l’écoute casque. Il s’agit généralement d’un bus auxiliaire stéréo, prélevé
avant fader.
➙ Fader
Cue list. Direct to disc. Liste chronologique
d’événements.
Curling. Magnétophone. Froissement, déformation, étirement de la bande magnétique
provoqué par une tension mal adaptée ou
une mauvaise hauteur des moteurs (tangente).
Curseur. Voir « Fader ».
Cut. 1. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Voir « Cut/boost ».
2. Consoles. Terme parfois utilisé pour désigner la coupure d’une voie ou d’une écoute,
au lieu du mot mute bien plus répandu.
➙ Mute
3. Automation. Coupure du signal de la voie
de console, programmée via l’automation
lorsqu’aucun signal utile n’est enregistré sur
la bande. On évite ainsi toute accumulation
de souffles ou de parasites.
4. Dee-jaying. Littéralement, coupure. C’est
l’une des trois techniques de mixage audio
utilisées par les disc-jockeys (DJ). Le principe est de passer en mode de diffusion d’un
disque 1 à un disque 2, l’un après l’autre. Il
s’agit de créer une continuité rythmique
entre les morceaux, afin de ne pas provoquer de contretemps pour les danseurs. Ce
type de mixage, pratiqué rapidement et
avec précision, est exécuté à l’aide d’une
table de mixage et de son cross fader, le
potentiomètre linéaire et horizontal permettant le passage de la piste 1 à la piste 2
d’un seul mouvement de main.
Le DJ doit tenir compte de plusieurs paramètres afin de créer également une bonne
continuité sonore. Il doit veiller au réglage
des gains pour le titre entrant et aux réglages des filtres (bass, médium, aigu) afin de
pallier les différences de mastering ou de
fabrication des disques. L’objectif principal
est de ne laisser aucun répit aux danseurs. Il
faut les garder sur la piste de danse, en les
surprenant et en provoquant chez eux un
plaisir instantané.
➙ Cross fader
Cut/boost. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Cut signifie coupure (réjection) en anglais,
boost signifie augmenter, relever. Paramètre
de contrôle du gain d’un correcteur, parfois
noté +/–. Son unité usuelle est le dB.
Certains égaliseurs de conception ancienne
proposent un contrôle de niveau de correction
153
CV (CONTROL VOLTAGE)
en dB, ainsi que la possibilité d’effectuer
cette correction positive (boost) ou négative
(cut) en actionnant un interrupteur. Sur les
égaliseurs analogiques modernes, ces fonctions sont contrôlées par un seul potentiomètre (quelquefois coaxial à celui du choix
154
de la fréquence) permettant de passer de
façon continue du cut au boost.
➙ Égaliseur
CV (Control Voltage). Voir « Control
Voltage ».
D
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
D. Voir « Isolement acoustique brut ».
DAAS (Digital Audio Analyser System).
Logiciels de mesure. Système de mesures
acoustiques sur PC, associant un logiciel à
une carte 16 bits spécifique et à un microphone calibré. Développé par ADM Engineering, le DAAS fait partie des trois
systèmes les plus populaires avec CLIO et
MLSSA. DAAS génère du bruit rose, du
bruit blanc, des signaux MLS, des signaux
périodiques et des balayages. On peut réaliser les mesures de fréquences, de phase, de
délai de groupe, de distorsion harmonique,
de distorsion d’intermodulation, de TIM,
d’impédance, des paramètres Thiele et
Small, d’inductance, de capacité, d’ETC et
de Waterfall.
DAC (Digital to Analog Converter). Voir
« Convertisseur numérique/analogique ».
DAE (Digidesign Audio Engine). Direct to
disc. Système d’exploitation en temps réel
de Digidesign fournissant les fonctionnalités essentielles pour l’enregistrement sur
disque dur, le traitement numérique du
signal, l’automation du mixage et les fonctions MIDI nécessaires aux produits Digidesign dont Protools.
DAE (Digital Audio Extraction). Audionumérique. Extraction audionumérique.
Daisy chain. MIDI. Cette expression désigne
le branchement d’appareils MIDI en cascade les uns derrière les autres, le connecteur MIDI thru du précédent étant relié au
connecteur MIDI in du suivant. Les données arrivant au premier appareil de la
chaîne sont donc transmises jusqu’au dernier, mais avec parfois une dégradation non
négligeable du signal si la chaîne est trop
grande. Mieux vaut dans ce cas utiliser un
splitter MIDI.
➙ Splitter MIDI
Daisy chain.
155
DARS (DIGITAL AUDIO REFERENCE SOURCE)
DARS (Digital Audio Reference Source).
Synchronisation. Signal de référence audio
digital. Norme de synchronisation se conformant à la norme AES11.
➙ Synchronisation ; AES
DASH (Digital Audio Stationary Head).
Audionumérique. Famille de formats
d’enregistrement multipiste numérique sur
bande créée en 1982 et adoptée par Sony,
Tascam et Studer. Le format DASH offre :
– de 2 à 48 pistes numériques grâce à deux
tailles de bandes (1/4 et 1/2 pouce) et trois
vitesses (rapide, moyenne, lente) ;
– 2 pistes analogiques de basse qualité
situées aux extrémités de chaque côté de la
bande et destinées au repérage ;
– 1 piste d’asservissement (CTL) ainsi
qu’une piste pour code temporel (time
code) situées au centre de la bande ;
– 8 pistes (1/4 pouce), ou 24/48 pistes (1/2
pouce), réparties de chaque côté de la
bande.
Suivant la vitesse de défilement de la bande,
chaque canal audio utilise une piste en
vitesse rapide, deux pistes en vitesse
moyenne ou quatre en vitesse lente. La
quantification se fait sur 16 bits avec des
fréquences d’échantillonnage de 44,1 ou
48 kHz (40 056 en NTSC).
Le code de modulation est le HDM 1, et le
code de correction d’erreurs est le CIC avec
entrelacement entre les mots pairs et
impairs, ce qui permet le montage aux
ciseaux.
Les 24 premières pistes du format 48 correspondent au format 24 pistes, ce qui veut
dire qu’une bande 24 pistes pourra être lue
et complétée sur un 48 pistes, mais qu’une
bande 48 pistes lue sur un 24 pistes ne
pourra être lue qu’à moitié (les 24 premières pistes).
Seuls des magnétophones 2 pistes (Sony
PCM 3402), 24 pistes (Sony PCM 3324/A/
S, Tascam DA800) et 48 pistes (Sony PCM
3348, Studer D820) ont été commercialisés.
La carrière du format DASH 2 pistes n’a été
156
que de très courte durée en raison de l’arrivée
du format DAT.
➙ Quantification ; HDM 1 ; CIC
DAT (Digital Audio Tape). Audionumérique.
Initialement baptisé R-DAT (Recorder
Digital Audio Tape), le DAT est un enregistreur numérique stéréo sur bande et à têtes
tournantes. Prévu à sa sortie en 1989 pour le
domaine grand public, il devait être au CDAudio ce que la cassette Philips fut au disque
vinyle. Sa haute qualité sonore numérique
non compressée au format PCM (16 bits en
32 kHz, 44,1 kHz ou 48 kHz) a immédiatement attiré l’attention des professionnels qui
l’ont vite adopté pour les travaux de studio
ou d’enregistrement extérieurs. Si sa carrière
grand public fut discrète, sa carrière professionnelle fut fulgurante.
Le DAT existe en version « salon », portable (sur piles ou batteries) et rackable, et
surtout en version professionnelle 4 têtes et
synchronisable par time code.
Sa partie mécanique (guidage de bande,
têtes tournantes, cassette) est issue de la
vidéo légère 8 mm. Sa bande de 1/8 de
pouce (3,81 mm) défile à 8,15 mm · s–1 en
mode standard, et à 4,075 mm · s–1 en
mode long play (longue durée). Ce dernier
mode double la durée pour une longueur
égale de bande, au prix d’une baisse sensible
de qualité (quantification en 12 bits à la fréquence de 32 kHz).
Les données sont enregistrées helicoïdalement sur des pistes longues de 23,5 mm,
inclinées à 6° par rapport à la bande au pas
de 13,5 μm. Les têtes diamétralement opposées ont un azimut de ± 20° afin de réduire
la diaphonie entre pistes adjacentes. Le tambour de 30 mm de diamètre tourne à
2 000 tr · min–1, créant ainsi 33,33 pistes/s.
Les pistes contiennent deux types de
signal : des données audio et des subcodes.
Une des innovations du DAT est la gestion
des index (ID), qui peut se faire automatiquement (indexation pendant les silences),
ou manuellement en cours d’enregistrement
DATA INCREMENT
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Structure d’une piste DAT.
ou après. On notera cependant que tous les
enregistreurs DAT ne gèrent pas les index de
la même façon.
Le succès du DAT est dû à sa qualité, à sa
facilité d’utilisation et surtout à sa fiabilité.
La redondance est de 50 %, et le CIRC
(Cross Interleave Reed-Solomon Correction) garantit une puissante protection
contre les erreurs numériques.
Les DAT professionnels se distinguent par
différents points : une connectique symétrique (XLR® à + 4 dBu) des entrées/sorties
AES/EBU, une liaison time code in/out,
word-clock in/out et surtout la présence de
quatre têtes au lieu de deux permettant le
monitoring après bande, le montage audio,
l’enregistrement en mode assemble et le
punch in, ainsi qu’une meilleure protection
contre les erreurs par double lecture.
➙ PCM ; Time Code (TC) ; Quantification ;
Azimut ; Diaphonie ; Redondance ; CIRC ;
AES/EBU ; Word-clock
Data byte. Voir « Octet de données ».
Data decrement. MIDI. Intitulé associé au
contrôleur MIDI n° 97. Le message MIDI
correspondant retranche 1 à la valeur du
paramètre spécifié par le message RPN ou
NRPN précédent.
Data entry slider. MIDI. Intitulé associé aux
contrôleurs MIDI n° 6 et 38. Le message
MIDI correspondant, qui comprend deux
octets de données, définit la valeur du paramètre spécifié par le message RPN ou
NRPN précédent.
➙ Contrôleur registered parameter number ;
Contrôleur non-registered parameter number
Data increment. MIDI. Intitulé associé au
contrôleur MIDI n° 96. Le message MIDI
correspondant ajoute 1 à la valeur du paramètre spécifié par le message RPN ou
NRPN précédent.
➙ Contrôleur registered parameter number ;
Contrôleur non-registered parameter number
157
DAW (DIGITAL AUDIO WORKSTATION)
DAT.
DAW (Digital Audio Workstation). Audionumérique. Station de travail audionumérique ou éditeur audionumérique.
Ordinateur capable d’enregistrer, d’acquérir et de restituer du son. Toutes les configurations sont possibles : de l’ordinateur
portable grand public dont on exploite
l’entrée microphone (enregistrement de
fichiers son en MP2, wave…) à la station de
travail dédiée capable de jouer en temps réel
un nombre de pistes élevé en format
linéaire à 96 kHz et 24 bits sur des sorties
numériques symétriques au format AES 3
ou Madi.
➙ AES ; Madi
dB (décibel). Voir « Décibel ».
dBA. Unités. Unité logarithmique absolue
d’intensité sonore. Le dBA présente une
certaine analogie avec le dBu. L’intensité
sonore en dBA s’écrira :
I = 20 log
p
p0
où p est la pression sonore en Pa et p0 une
pression de référence fixée à 2 × 10–5 Pa,
pression sonore proche du seuil d’audibilité. Cette formule peut aussi se résumer à :
158
I (dBA) = 20 log p + 94
où p est exprimée en Pa.
➙ dBu ; Pa
dB FS (Full Scale). Unités. Décibel pleine
échelle. Variante du dBm ou du dBu inventée pour le numérique. Ici, le niveau de
référence correspondant à 0 dB FS est le
niveau numérique maximal que l’on peut
coder. Au delà, le signal est écrêté. Plus précisément, 0 dB FS correspond au niveau
RMS d’un signal sinusoïdal donc la valeur
crête attendrait ce niveau maximal. C’est
une subtilité néanmoins importante, car les
dB FS se mesurent avec des crête-mètres,
instruments sensibles uniquement à la
valeur crête du signal. De par sa définition,
une mesure en dB FS ne peut être que négative, car une valeur positive signifierait que
le signal dépasse sa valeur maximale ! Malgré tout, il arrive que l’on voie figurer des
valeurs positives, mais elles n’indiquent
alors que le degré de saturation du signal.
Aujourd’hui, de nombreux appareils professionnels sont réglés de telle façon qu’un
niveau électrique de 0 VU (+ 4 dBu) en
entrée ou en sortie corresponde à un niveau
numérique de – 20 dB FS.
DBX (RÉDUCTEUR DE BRUIT)
Il est à noter que le dB FS, contrairement
au dBu ou au dBm, ne dépend que du support numérique et non de l’appareil sur
lequel il est lu. Un niveau dB FS ne changera pas, même après une copie numérique
simple.
➙ dBm ; dBu
dBm. Unités. Mesure logarithmique absolue de niveau électrique définie ainsi : 0
dBm correspond à une puissance de 1 mW.
Lorsque cette unité a été définie, il était
courant de charger les lignes par une résistance de 600 Ω. On en déduisait alors facilement le dBm pour des tensions. Comme
P = V2/R, on a :
V=
=
P ⋅R =
1mW × 600 =
10 −3 × 600
0,6 = 0,774 6 V efficaces
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
donc
0 dBm = 774,6 mV
Aujourd’hui, dans les installations professionnelles, les lignes ne sont plus chargées
par 600 Ω mais par une résistance généralement assez grande dont on peut considérer
l’influence comme négligeable. Malgré
tout, il est courant d’utiliser le dBm, défini
à 774,6 mV. En toute rigueur, on devrait
employer le dBu.
➙ dBu
dB/octave. Unités. Unité décrivant la pente,
donc l’efficacité d’un filtre passe-haut ou
passe-bas par exemple. Plus le chiffre est
élevé, plus l’action du filtre est efficace. On
trouve des filtres à 6, 12, 18, 24… dB/
octave. Pour un filtre passe-bas à 12 dB/
octave, au-delà de la fréquence de coupure,
le signal décroît de 6 dB chaque fois que la
fréquence est multipliée par 2.
➙ Pente (d’un filtre)
dBu. Unités. Mesure logarithmique absolue
de niveau électrique définie ainsi : 0 dBu
correspond à une tension efficace (ou RMS)
de 0,774 6 V. Le dBu ne dépend donc que
de la tension efficace et non de la résistance
de charge. Le dBm est très souvent employé
à la place du dBu, mais il faut reconnaître
que la confusion est sans conséquence.
➙ dBm
DBUS. Audionumérique. Protocole développé par Akai permettant les transferts
audionumériques entre plusieurs DD1000
(enregistreur direct to disc de la marque
Akai). La connectique est une Sub D 15 qui
transmet quatre bus aux formats audionumériques AES/EBU. Chacun de ces bus est
configurable en transmetteur ou récepteur.
Pin
Bus
Phase
1
DBUS 1
Point chaud
2
DBUS 1
Point froid
3
DBUS 2
Point chaud
4
DBUS 2
Point froid
5
DBUS 3
Point chaud
6
DBUS 3
Point froid
7
DBUS 4
Point chaud
8
DBUS 4
Point froid
9-15
Masse
➙ AES/EBU
dBV. Unités. Mesure logarithmique absolue
de niveau électrique définie ainsi : 0 dBV
correspond à une tension efficace (ou
RMS) de 1 V. Le dBV ne dépend donc que
de la tension efficace et non de la résistance
de charge. Le dBV ne doit pas être
confondu avec le dBu ou le dBm, beaucoup
plus souvent employés.
➙ dBu ; dBm
DBX (réducteur de bruit). Réducteurs de
bruit. Système réducteur de bruit inventé et
construit par DBX (rival de Dolby à l’époque) dans les années 1970. Ce système a
aujourd’hui complètement disparu. C’était
un système de réduction de bruit par processus de compression à l’enregistrement et
159
DC (DIRECT CURRENT)
d’expansion à la lecture. Il diffère du Dolby
A, car il ne comporte qu’un compresseur/
expanseur pour toute la bande de fréquences.
Il opère en plus une préaccentuation fixe des
aigus à l’enregistrement, suivie bien sûr d’une
désaccentuation inverse à la lecture. Le signal
est compressé linéairement à l’enregistrement
dans un rapport 2:1 et expansé en lecture.
Le résultat est assez violent : si l’on écoute
un enregistrement codé DBX sans décodage, c’est très désagréable, car il est aigu et
compressé. En revanche, l’efficacité peut
atteindre 30 dB d’amélioration du rapport
signal/bruit. L’inconvénient est que le système est très sensible au mauvais alignement du magnétophone. De plus, il n’est
pas toujours transparent, en particulier sur
certains sons (des percussions par exemple).
➙ Dolby A
DC (Direct Current). Électronique. Abréviation de courant continu (CC). Courant ou
tension continue ne changeant pas de signe
périodiquement, par opposition au courant
alternatif. Cela ne signifie pas que la tension ne peut être de valeur négative, ni être
variable en fonction d’éléments extérieurs
qui en assureraient l’ajustement.
➙ Courant ; Tension
DCC (Digital Compact Cassette). Audionumérique. Format de cassette audionumérique grand public développé par Philips au
début des années 1990. La DCC a été présentée au public en 1994 pour le trentième
anniversaire de la célèbre « mini-cassette ».
Il lui a été donné une forme géométrique
identique à celle de la cassette Philips, dans
l’optique de construire des appareils acceptant, en enregistrement comme en lecture,
les deux types de cassette. La quantification
s’effectue sur 16 bits à une fréquence
d’échantillonnage de 32 kHz, 44,1 kHz ou
48 kHz. Concurrente du MiniDisc et du
DAT, la DCC a comme principal intérêt sa
relative compatibilité avec la cassette audio.
➙ Quantification
160
DC offset. Audionumérique. Décalage d’amplitude d’un signal audio dû à la superposition,
en générale accidentelle, d’une composante
continue. Pour une meilleure restitution du
signal, cette composante doit être supprimée
soit par un filtre analogique, soit par calcul
numérique.
DD (Dolby Digital) 5.1. Voir « Dolby
Digital (DD) ».
DD+ (Dolby Digital plus). Voir « Dolby
Digital plus (DD+) ».
DD1500. Audionumérique. Système multipiste d’enregistrement et de montage sur
disque dur ou disque magnéto-optique
fabriqué par Akai. Le DD1500 est apparu
au milieu des années 1990, comme successeur du DD100, et est rapidement devenu
– tout au moins en France – le système de
montage virtuel le plus utilisé dans le
cinéma pendant une dizaine d’années. Son
principal atout fut sa simplicité d’emploi.
DDD (Digital Digital Digital). Audionumérique. Littéralement, numérique numérique
numérique. Code informatif composé de
trois lettres (pouvant être A ou D) figurant
sur les supports audionumériques préenregistrés du commerce (CD, MiniDisc…).
Il indique le type d’enregistrement et de support (analogique ou numérique) utilisé à chaque étape de la réalisation : captation,
montage-mixage et masterisation.
DDP (différence de potentiel). Voir « Différence de potentiel ».
Dead (cabine). Séance d’enregistrement. Cabine
de prise de son dotée d’une acoustique très
mate.
Débit. Audionumérique. D’une façon générale, le terme débit définit la quantité de
données binaires transmise par tout système
informatique ou numérique. C’est un critère important dans les systèmes audionumériques. Un convertisseur analogique/
numérique donne naissance à un flot d’éléments binaires dont l’importance est déter-
DECCA TREE
Unités de débit.
Nom
Abréviation
Puissance de 2
Valeur
Kilobit
Kbit
10
1 024
Mégabit
Mbit
20
1 048 576
Gigabit
Gbit
30
1 073 741 824
Térabit
Tbit
40
1 099 511 627 776
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
minée par la fréquence d’échantillonnage et
la résolution. Le débit d’informations est
exprimé en bits par seconde (bits · s–1) et est
égal au produit de la fréquence d’échantillonnage par la valeur de la résolution et
éventuellement le nombre de pistes. Étant
donné que ce type de calcul donne des
valeurs très élevées, on utilise plus souvent
le kilobit par seconde (1 Kbit · s–1
= 1 000 bits · s–1) ou le mégabit par seconde
(1 Mbit · s–1 = 1 000 Kbits · s–1 = 1 000 000
bits · s–1). Il ne faut pas confondre le débit
exprimé avec les préfixes kilo, méga, giga et
les valeurs de stockage utilisées en informatique pour lesquelles les mêmes préfixes
indiquent des valeurs basées sur les puissances de 2 approchantes.
Dans la pratique, on utilise plus souvent
des groupes de 8 bits, c’est-à-dire des octets
(bytes).
➙ Fréquence d’échantillonnage ; Résolution
Décade. Unités. Unité logarithmique (donc
relative) de mesure de deux fréquences.
Deux fréquences sont séparées d’une
décade lorsqu’elles sont dans un rapport 10
(ou 1/10). Il y a donc une décade entre
1 kHz et 10 kHz, une décade aussi entre
500 Hz et 50 Hz, et 2 décades entre 20 Hz
et 2 kHz.
Une variante est l’octave (comparable à la
décade, mais les fréquences sont dans un
rapport 2).
➙ Octave
Décalage temporel. Voir « Délai ».
Decay. MIDI. Deuxième phase d’un générateur d’enveloppe ADSR. Par extension, le
terme decay désigne toute phase de décroissement progressif du niveau d’un son, pour
une réverbération par exemple.
➙ Générateur d’enveloppe ; ADSR
Decay time. Effets temporels. Durée de décroissance du niveau d’un signal. Appliqué à un
effet de réverbération, le decay décrit la
phase de retombée du son, qui correspond
aux réflexions tardives.
➙ Réverbération
Decca tree. Stéréophonie. Dispositif microphonique dédié à la prise de son stéréophonique. Cette configuration de prise de son
stéréophonique à trois microphones est utilisée plus spécifiquement en musique classique. Elle aurait été inventée par Arthur
Wilkinson, ingénieur du son de la société
Decca dans les années 1950. Trois microphones omnidirectionnels sont placés aux
sommets d’un triangle, la pointe faisant
face au centre de l’orchestre.
Les microphones extrêmes (outriggers mics
en anglais) sont affectés respectivement aux
canaux gauche et droit, et le signal du
microphone central est envoyé à parts égales sur les deux canaux, ce qui positionne
son image au centre. Les deux microphones
extrêmes sont espacés souvent d’un mètre,
et le microphone central se trouve 50 cm
devant l’axe des deux autres. L’idée de
départ est de réduire le « trou au centre »
des premières prises de son de la stéréopho-
161
DÉCHARGE (D’UN CONDENSATEUR)
Placement du Decca tree sur un orchestre
symphonique au-dessus du chef.
nie basées sur deux microphones espacés
d’un mètre ou plus.
La position avancée du microphone central
permet d’obtenir un signal en avance de
quelques millisecondes sur les deux autres
et de favoriser ainsi la localisation spatiale,
l’oreille ayant tendance à localiser la source
sur le son arrivant le premier. Pour cette
raison et aussi pour ne pas trop restreindre
la stéréophonie, le microphone central est
mixé sensiblement moins fort que les deux
autres.
Les microphones utilisés à l’origine par
Decca étaient des M50 Neumann omnidirectionnels qui ont la particularité d’avoir
une directivité évoluant vers un diagramme
cardioïde au-dessus de 1 kHz. Par ailleurs,
les deux microphones extrêmes forment
entre eux un angle de 90 à 180°.
Couramment, pour un orchestre symphonique, le Decca tree est disposé à un ou
deux mètres au-dessus du chef d’orchestre.
La configuration est souvent complétée de
deux microphones de renfort omnidirectionnels disposés environ 2 m derrière le
Decca tree, face aux pupitres extrêmes de
l’orchestre. Leur rôle est d’augmenter la largeur de la prise de son et son rendu de
l’espace.
Cette technique de prise de son est toujours
en vogue pour la musique classique, car on
apprécie alors la largeur spectaculaire obtenue. En revanche, la précision de la localisation stéréophonique n’est pas son fort. Ce
sont les formats multicanaux du cinéma qui
ont donné une nouvelle jeunesse à cette
technique ; elle est en effet entièrement
compatible avec le format Dolby Stereo et
les formats 5.1. Le microphone central est
alors affecté au canal central et les deux
autres aux canaux gauche et droit. Actuellement, pratiquement toutes les musiques de
film symphoniques sont enregistrées avec
un Decca tree.
➙ Omnidirectionnel ; Directivité ; Cardioïde ;
Dolby Stereo
Décharge (d’un condensateur). Électronique. La décharge d’un composant est l’enlèvement des charges accumulées sur une
borne, pour qu’en fin de décharge, ces charges soient réparties de manière identique
sur les deux bornes. La tension aux bornes
Disposition des microphones omnidirectionnels du Decca tree.
162
DÉCIMATION
Décharge d’un condensateur à travers une résistance.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
du composant est alors nulle. La décharge
d’un condensateur doit impérativement se
faire par l’intermédiaire d’une résistance. La
tension aux bornes du condensateur décroît
exponentiellement à une vitesse dépendant
de τ = RC.
➙ Condensateur ; Résistance ; Tension
Décibel (dB). Unités. Unité logarithmique
(donc relative) mesurant la différence entre
deux niveaux sonores ou électriques (voir
loi de Fechner). Le décibel est en fait un
sous-multiple du bel (de symbole B, le bel
vaut 10 dB mais n’est pratiquement pas
employé en audio). Le bel est le logarithme
à base 10 du rapport de deux puissances :
G (en bels) = log P2
P1
(1)
En électricité, la puissance absorbée par une
résistance R aux bornes de laquelle on
applique une tension V est donnée par la
formule : P = V2/R. Si on remplace P par
V2/R dans l’équation (1), on obtient :
2
⎛V ⎞
V
G (en bels) = log⎜ 2 ⎟ = 2log 2
V1
⎝ V1 ⎠
Si, au lieu d’exprimer cette mesure en bels,
on la donne en décibels (1/10 de bel), on
aura :
G ( en décibels ) = 20 log
V2
V1
Si le gain en décibels s’applique à des puissances sonores ou électriques, il s’écrira
alors, d’après l’équation (1) :
G ( en décibels ) = 10 log
P2
P1
➙ Fechner
Décimation. Audionumérique. Suppression
d’échantillons entre deux échantillons existants. Cette opération est réalisée à la sortie
des convertisseurs analogiques/numériques à
suréchantillonnage et consiste à calculer, à
partir du flux d’échantillons surnuméraires,
les valeurs des échantillons correspondant à
la fréquence d’échantillonnage. Par exemple,
un suréchantillonnage de 4 fois la fréquence
d’échantillonnage nécessite une décimation
des trois quarts des échantillons.
➙ Suréchantillonnage
163
DÉCOUPLAGE
Valeurs des niveaux en volts RMS, dBu et VU.
Valeurs des niveaux en volts RMS, dBu et VU.
Volts
RMS
dBu
VU
Volts
RMS
dBu
VU
Volts
RMS
dBu
VU
Volts
RMS
dBu
VU
12,277
+ 24
+ 20
0,0869
– 19
– 23
0,346
–7
– 11
0,00245
– 50
– 54
10,941
+ 23
+ 19
0,0775
– 20
– 24
0,308
–8
– 12
0,00218
– 51
– 55
9,752
+ 22
+ 18
0,0690
– 21
– 25
0,275
–9
– 13
0,00195
– 52
– 56
8,691
+ 21
+ 17
0,0615
– 22
– 26
0,245
– 10
– 14
0,00173
– 53
– 57
7,746
+ 20
+ 16
0,0548
– 23
– 27
0,218
– 11
– 15
0,00155
– 54
– 58
6,904
+ 19
+ 15
0,0489
– 24
– 28
0,195
– 12
– 16
0,00138
– 55
– 59
6,153
+ 18
+ 14
0,0436
– 25
– 29
0,173
– 13
– 17
0,00123
– 56
– 60
5,484
+ 17
+ 13
0,0388
– 26
– 30
0,155
– 14
– 18
0,00109
– 57
– 61
4,887
+ 16
+ 12
0,0346
– 27
– 31
0,138
– 15
– 19
0,00098
– 58
– 62
4,356
+ 15
+ 11
0,0308
– 28
– 32
0,123
– 16
– 20
0,00087
– 59
– 63
3,882
+ 14
+ 10
0,0275
– 29
– 33
0,109
– 17
– 21
0,00077
– 60
– 64
3,460
+ 13
+9
0,0245
– 30
– 34
0,0975
– 18
– 22
3,084
+ 12
+8
0,0218
– 31
– 35
2,748
+ 11
+7
0,0195
– 32
– 36
2,449
+ 10
+6
0,0173
– 33
– 37
2,183
+9
+5
0,0155
– 34
– 38
1,946
+8
+4
0,0138
– 35
– 39
1,734
+7
+3
0,0123
– 36
– 40
1,546
+6
+2
0,0109
– 37
– 41
1,377
+5
+1
0,00975
– 38
– 42
1,228
+4
+0
0,00869
– 39
– 43
1,094
+3
–1
0,00775
– 40
– 44
0,975
+2
–2
0,00690
– 41
– 45
0,869
+1
–3
0,00615
– 42
– 46
0,775
+0
–4
0,00548
– 43
– 47
Décroissance de l’énergie modale. Acoustique. Taux de décroissance, exprimé en
dB · s–1, de l’énergie sonore pour une fréquence modale spécifiée. Il ne faut pas
confondre le taux de décroissance de l’énergie modale avec la réverbération, qui est le
temps requis en secondes pour que le
niveau d’un champ diffus, à partir de la distance critique, diminue de 60 dB après
l’arrêt de la source sonore.
➙ Fréquence modale ; Réverbération ; Champ
diffus ; Distance critique ; Source sonore
0,690
–1
–5
0,00489
– 44
– 48
Dee-jay. Voir « Disc-jockey ».
0,615
–2
–6
0,00436
– 45
– 49
De-emphasis. Voir « Désaccentuation ».
0,548
–3
–7
0,00388
– 46
– 50
0,489
–4
–8
0,00346
– 47
– 51
0,436
–5
–9
0,00308
– 48
– 52
0,388
–6
– 10
0,00275
– 49
– 53
164
Découplage. Acoustique. Technique visant à
éviter la transmission des vibrations entre
deux milieux solides.
Déesseur (ou dé-esseur ou de-esser). Effets
dynamiques. Appareil de traitement dynamique du signal audio. Le déesseur ou limiteur de sibilantes est un limiteur qui n’agit
que sur les fréquences aiguës. Il est destiné,
comme son nom l’indique, à atténuer les
DÉLAI
sifflantes trop agressives causées dans les
dialogues par les « s » ou les « f ». L’appareil
divise le signal audio en deux parties : une
voie basse fréquence et une voie haute fréquence (le limiteur n’est présent que sur
cette dernière).
Certains compresseurs peuvent basculer en
dé-esseur en insérant dans le side-chain un
filtre ne laissant passer que les hautes fréquences. Toutefois, dans ce cas, s’ils agissent sur les sifflantes, ils atténuent aussi en
même temps toutes les autres fréquences, et
le résultat est bien moins bon que celui
obtenu avec un vrai déesseur.
➙ Side-chain
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Défileur. Postproduction et postsynchronisation.
Nom donné à un lecteur de bandes magnétiques perforées, 16 ou 35 mm, utilisé dans
la postproduction du son pour le cinéma.
Ces machines tendent à être complètement
remplacées par des lecteurs numériques utilisant des disques durs. Elles pouvaient
comporter de 1 à 6 pistes pour le 35 mm et
2 pistes pour le 16 mm. Elles étaient synchronisées entre elles et au projecteur par
un biphase (signal carré servant à la synchronisation des projecteurs et des lecteurs
de bandes magnétiques perforées utilisé en
postproduction film, composé de deux
signaux carrés déphasés de 90°).
Défragmenter. Direct to disc. La défragmentation, opération courante en maintenance
informatique, consiste à réorganiser les informations contenues dans un disque dur.
Deglitcher. Audionumérique. Circuit visant à
éliminer les instabilités des convertisseurs
numériques/analogiques de première génération. Il s’agit en fait d’un échantillonneurbloqueur placé en aval du convertisseur, en
fonctionnement légèrement différé, de
manière à ce que le blocage soit effectué lors
d’une période de signal stable.
Del (diode électroluminescente). Voir « Diode
électroluminescente ».
Délai. 1. Acoustique. Retard temporel appliqué à un signal.
2. Effets temporels. Retard d’un signal, dans
une fourchette comprise entre quelques
microsecondes et plusieurs secondes. Très
apprécié au moment du mixage le délai
s’obtient en utilisant des technologies analogiques ou numériques diverses (boucle de
bande magnétique, périphérique, processeur d’Effet, émulation par plug-in…). On
peut aussi cumuler les délais pour créer des
répétitions qui seront mises généralement
au tempo du morceau. La modulation de
valeurs de délai assez faible (de 1 à 30 ms
globalement) participe avec d’autres paramètres à la création et est à l’origine de
nombreux effets : écho chorus, flanger, etc.
➙ Écho ; Chorus ; Flanger
3. Sonorisation. Délai en multidiffusion :
retard ou dispositif (ligne à retard) permettant de retarder un signal. Des délais sont
employès sur des groupes d’enceintes de
sonorisation en mode multidiffusion pour
satisfaire aux exigences de l’effet Haas qui
spécifie la tolérance de l’oreille humaine
aux décalages des signaux sonores.
Les délais sont utilisés pour aligner temporellement des sources acoustiques réparties
et décalées dans une salle ou sur un site en
plein air. En jargon de concert, un système
en multidiffusion est dit délayé. L’utilisation de plusieurs enceintes nécessite la coïncidence des sons et de la position d’écoute
de l’auditeur. Le retard est calculé sur la différence de distance entre les enceintes.
L’enceinte la plus éloignée détermine les
retards temporels à appliquer aux autres
enceintes (les plus proches). Connaissant la
vitesse du son, on peut calculer le temps de
retard Δt nécessaire selon la formule :
d
Δt = c
avec d la distance en m et c = 340 m · s–1 la
célérité ou vitesse du son.
165
DÉLAI BINAURAL
(Dans les amplis home cinema, les temps de
retard sont automatiquement calculés en
indiquant les distances entre les enceintes et
le point d’écoute de l’auditeur.)
➙ Multidiffusion ; Amplificateur A/V
(Audio/Vidéo) home cinema
4. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Circuit permettant d’introduire un retard temporel dans la diffusion d’un signal. On
l’utilise dans les filtres actifs numériques pour
aligner les centres acoustiques apparents (pas
nécessairement les bobines mobiles).
➙ Bobine mobile
5. Broadcast. Ligne à retard insérée sur le
signal audio afin de rattraper les problèmes
de synchronisme entre l’image et le son
dans le cas d’une transmission vidéo par
satellite. La valeur de ces délais peut être
donnée en millisecondes (ms), en frames
(images vidéo) ou en valeurs métriques
pour les applications de sonorisation (recalage de plusieurs groupes d’enceintes).
En broadcast, la valeur la plus exploitée est
celle donnée en images. Un délai de 1 à
2 images est supportable. Au-delà, le preneur de son doit agir afin de retarder le son
jusqu’à obtenir un lipsync acceptable (synchronisation parfaite du son de la voix avec
les mouvements de la bouche). Auparavant
traités par des équipements périphériques,
les délais sont maintenant intégrés dans le
DSP des consoles numériques. Pour avoir
une idée du retard à rattraper lorsqu’un
journaliste est relayé par satellite, il peut lui
être demandé, avant l’émission, de taper
dans ses mains face à la caméra, afin d’obtenir un clap rudimentaire. (Un clap au
cinéma est l’accessoire qui permet avant
chaque scène d’avoir un point de synchronisation commun entre l’image et le son.)
Il existe également un autre type de délai, le
profanity delay en anglais, traduisible par
délai de bienséance. Fréquemment utilisé
par les radios anglo-saxonnes, il s’agit dans
le cas d’émissions interactives en direct, de
disposer d’un délai d’une valeur importante
166
(jusqu’à 7 s), afin que le réalisateur puisse
s’il le souhaite censurer les propos tenus à
l’antenne (par exemple des propos injurieux). Cet équipement est peu utilisé en
France.
Sous la même appellation et plutôt dans le
domaine du mixage musical, le délai est
également présent dans les périphériques
des studios d’enregistrement, en live, en
postproduction, mais comme délai (effets
temporels) destiné à créer de l’écho, du
chorus, du phasing, de la réverbération, etc.
➙ DSP ; Délai
Délai binaural. Stéréophonie. En anglais :
Interaural Time Difference (ITD). Retard
dû à la distance de séparation entre les deux
oreilles. Il est en moyenne d’environ 0,6 ms
pour un son venant de côté (à ± 90°) pour
une personne adulte, ce qui correspond à
une distance de 17 cm.
Delta sigma. Audionumérique. Méthode de
conversion analogique/numérique appliquée
en association avec un suréchantillonnage
élevé. Dans le cas d’un suréchantillonnage à
64×, le temps entre deux échantillons est si
faible qu’il ne peut y avoir d’écart supérieur à
1 bit. Il s’agit alors de coder non pas le signal
directement, mais l’écart entre deux échantillons successifs. Cet écart est codé sur un
bit par un convertisseur très simple, composé
d’un échantillonneur-bloqueur et d’un
comparateur. Le signal à la sortie de ce dernier, bipolaire, représente l’augmentation ou
la diminution du signal d’entrée sur un bit.
Le signal d’entrée peut être reconstitué par
simple intégration, c’est ainsi que l’on obtient
une image de l’échantillon précédent. Ce type
de conversion offre une très haute qualité en
repoussant la fréquence de filtrage antialiasing loin du spectre audio.
Dans le cas d’une conversion PCM, on procédera à la reconstitution des échantillons
en 16, 18, 20 ou 24 bits, puis à la décimation des échantillons excédentaires.
DÉPHASAGE
Le SACD utilise des convertisseurs delta
sigma fournissant un flux numérique sur un
bit, qui est intégralement enregistré.
➙ Échantillonnage ; Suréchantillonnage ; Filtre
antirepliement ; PCM ; Décimation ; SACD
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Démagnétisation (des têtes d’un magnétophone). Maintenance. La démagnétisation
des têtes d’un magnétophone doit être faite
régulièrement, comme l’alignement. Elle
sert, comme son nom l’indique, à supprimer toute aimantation résiduelle (aimantation rémanente, apparue progressivement
au fil des lectures de bandes).
Cette opération se réalise à l’aide d’un
démagnétiseur, qui n’est autre qu’un morceau de fer doux entouré d’un bobinage
relié au secteur alternatif. On doit allumer
le démagnétiseur à bonne distance du
magnétophone (1 m par exemple) et
l’approcher très progressivement des têtes
magnétiques, jusqu’à 1 mm de l’entrefer,
puis balayer ensuite doucement la surface
de la tête. On l’éloigne ensuite aussi progressivement qu’au début avant de le
débrancher. Ce faisant, on aura fait parcourir à l’aimantation de la tête une infinité de
cycles d’hystérésis d’amplitude décroissante
jusqu’à pratiquement zéro, ce qui ramène
l’aimantation rémanente à une valeur presque nulle (voir figure).
➙ Alignement
Densité. Effets temporels. Paramètre disponible
dans un programme de réverbération numérique, correspondant au nombre et à la distribution des réflexions secondaires dans le
champ diffus de la réverbération recréée.
➙ Réverbération numérique ; Réverbération
Départ auxiliaire. Voir « Auxiliaire (départ) ».
Déphasage. Fondamentaux. Perte du synchronisme des signaux périodiques. Le
déphasage s’exprime en degrés. Deux
signaux déphasés de 180° sont en opposition de phase : un creux arrive en même
temps qu’une bosse. Deux signaux décalés
de 90° sont en quadrature de phase.
➙ Phase
Démagnétisation des têtes d’un magnétophone : courbe d’hystérésis.
167
DEPTH
Depth. Effets temporels. Paramètre fréquemment proposé dans les effets de modulation
temporelle (chorus, flanger, etc.). Il permet
de doser l’intensité (la profondeur) de l’effet,
en agissant sur l’intensité de la modulation
du délai. Pour des valeurs de depth élevées,
l’effet devient presque dissonant.
➙ Chorus ; Flanger
Désaccentuation. Audionumérique. En anglais :
de-emphasis. Opération complémentaire à
la préaccentuation et qui lui est réciproque,
consistant à atténuer à la lecture la plage
spectrale accentuée à l’enregistrement. Le
flux de données enregistrées contenant le
drapeau d’accentuation (flag) détecté à la
lecture, cette correction est appliquée
automatiquement. L’objectif de l’opération préaccentuation/désaccentuation est de
réduire le bruit de quantification.
➙ Préaccentuation ; Flag ; Quantification
Désentrelacement. Audionumérique. Opération inverse de l’entrelacement et qui lui est
complémentaire, réalisée après la relecture
avant ou en association avec le décodage et la
correction d’erreurs. Elle consiste à replacer
les échantillons dans l’ordre chronologique.
Grâce à l’entrelacement et au désentrelacement, les erreurs en salves (les plus courantes) se trouvent « diluées » dans le flux des
données valides et peuvent être facilement
corrigées comme des erreurs isolées.
➙ Entrelacement
Destructif. Direct to disc. Dans une station de
travail audionumérique, le mode d’enregistrement est dit destructif lorsque les nouvelles données enregistrées effacent les
enregistrements précédents sans qu’il y ait
une possibilité de les récupérer.
Désymétrisation. Câbles et connectique. Opération consistant à passer, dans les meilleures
conditions, d’un signal audio symétrique à
un signal asymétrique (pour passer par
exemple d’un appareil professionnel à un
appareil muni de connecteurs grand public).
Le passage de deux conducteurs à un seul
168
s’effectue souvent de façon perfectible, en ne
conservant qu’un seul fil de la liaison
symétrique ; le problème d’adaptation en
niveau (souvent de + 4 dBu à – 10 dBV)
doit être assuré par une atténuation de
12 dB. Idéalement, il faudrait aussi modifier
l’impédance de sortie du signal. Il existe des
appareils spécifiques pour cet usage utilisant
le plus souvent des étages électroniques, mais
aussi, pour les plus chers d’entre eux, des
transformateurs audio.
➙ Symétrique ; Asymétrique
Détimbrage. Voir « Coloration hors axe ».
Detune. Effets temporels. Effet de désaccord
du son, provoqué par un effet de pitch shifting de faible amplitude. En mélangeant de
la sorte un son et sa version très légèrement
désaccordée (quelques centièmes de demiton), on arrive à donner l’illusion d’un doublage.
➙ Pitch shifting ; Doublage
Deviation. Voir « Excursion ».
Dézonage. Opération visant à rendre un lecteur DVD compatible avec tous les DVD
vidéo, quelle que soit leur zone géographique d’exploitation commerciale. Les lecteurs ayant subi une modification physique
lors de leur dézonage perdent irrémédiablement leur garantie constructeur.
DI. Voir « Boîte de direct ».
Diagramme de Stevens. Physiologie de l’audition. Illustre la variation de hauteur quand
le niveau sonore varie. La fréquence perçue
(hauteur) diffère de la fréquence émise : un
son grave semble baisser quand il augmente
en intensité, et un son aigu semble monter
quand il est joué plus fort. Dans un son
complexe, chaque harmonique va évoluer
séparément selon sa fréquence et son niveau
en posant des problèmes d’accord.
➙ Hauteur
Diagramme polaire (du haut-parleur).
Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Technique d’illustration de la directivité des
DIAPHONIE ACOUSTIQUE
enceintes. Le niveau sonore relatif d’une
enceinte est représenté, pour différentes fréquences, dans toutes les directions horizontales.
➙ Directivité (des enceintes)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Diagramme polaire (du microphone). Microphonie. En anglais : polar pattern. Fournie
par le constructeur, cette représentation
graphique exprime la directivité d’un
microphone (voir figure).
Le diagramme polaire met en évidence le
niveau de sortie (tension) du transducteur,
selon différents angles d’incidence de la
source sonore et pour différentes fréquences. (Quelle que soit la directivité du microphone, l’axe 0° sur le diagramme polaire
représente la sensibilité maximale du transducteur, c’est son niveau de référence.)
La lecture du diagramme polaire donne le
renseignement suivant : pour telle fréquence, à tel degré, correspond tel niveau
de sortie.
➙ Directivité (du microphone) ;
Fréquence ; Transducteur
Diamant. Vinyle. Partie de la tête de lecture
phonographique en contact avec le disque.
L’utilisation du diamant au lieu du saphir
permet la taille de profils sphériques ou
elliptiques favorables à une lecture de qualité. La longévité de la tête est aussi augmentée.
➙ Tête de lecture
Diaphonie acoustique. 1. Stéréophonie. Phénomène naturel ayant pour effet de réduire
la perception de l’effet stéréophonique. La
diaphonie acoustique est due à l’addition
du son direct des haut-parleurs et des ondes
de contournement.
Lors d’une écoute entre deux haut-parleurs
(reproduction transaurale), chaque oreille
perçoit chaque enceinte, mais subit également l’incidence additionnée des deux
ondes de contournement. Celles-ci sont en
revanche perçues avec un peu moins de
niveau que le signal direct et une altération
spectrale due à l’effet d’obstacle engendré
par la tête.
La diaphonie acoustique n’existe pas si
l’écoute est faite au casque, car les oreilles
Exemple de diagramme polaire d’un microphone pour différentes fréquences.
169
DIAPHONIE ÉLECTRIQUE
étant isolées l’une de l’autre, elles ne reçoivent que le son direct des écouteurs.
➙ Onde de contournement
2. Séance d’enregistrement. Également appelé
repisse dans le jargon des musiciens et des
ingénieurs du son. Le terme désigne un
signal acoustique parasite, provenant d’un
autre instrument que l’instrument « cible »
capté par un microphone. Dans le cas présent, la diaphonie est un couplage parasite
entre les micros tel qu’une faible portion du
son d’un instrument se retrouve dans le
micro de l’autre.
Ce phénomène peut être à éviter (prise de
son mate, de proximité), ou au contraire, s’il
est bien maîtrisé et si l’acoustique du local s’y
prête, il peut conférer une belle ampleur
naturelle, un côté live au son global (chaque
micro d’instrument capte un peu de
l’ambiance de la salle sans pour autant créer
de confusion avec les autres micros).
➙ Interpiste
Diaphonie électrique. 1. Électronique. Exprime
la perturbation que subit le canal gauche
d’un appareil stéréophonique par un signal
présent sur le canal droit, et inversement.
Ce peut être également un couplage parasite entre voies de console, filtre actif,
canaux d’amplificateurs… tel qu’une faible
portion du signal d’une voie se retrouve
dans une autre. Dans ce cas présent on
parle de diaphonie électrique et se mesure
en décibels. Une trop forte diaphonie
réduit la largeur stéréophonique par
mélange partiel des canaux. Le signal parasite est souvent capté par capacité entre
deux fils, il est donc principalement aigu.
Sur votre chaîne, débranchez l’arrivée gauche de votre lecteur CD, débranchez
l’enceinte de droite et mettez du volume.
Vous ne devriez avoir aucun signal, ce que
vous entendez néanmoins est la diaphonie.
2. Magnétophones analogiques. Interférence
parasite entre les signaux enregistrés sur
deux pistes adjacentes, se traduisant par un
léger passage de signal d’une piste à l’autre,
170
parfaitement audible. Ménager un interpiste suffisamment large permet d’atténuer
cet effet.
Diaphragme. Voir « Membrane (du microphone) ».
DI box. Voir « Boîte de direct ».
DI box (Direct Injection box). Voir « Boîte
de direct ».
Diélectrique. Électronique. Matériau isolant
possédant une permittivité relative, appelée
aussi constante diélectrique, utilisée dans le
calcul de capacité des condensateurs.
Permittivité εr relative de quelques isolants.
Air sec
~1
Téflon
~2
Papier
~4
Mica
~7
La rigidité diélectrique (en V · m–1 ou
kV · cm–1) est la valeur du champ électrique au-delà de laquelle un isolant peut être
perforé (arc électrique).
Différence de potentiel (DDP). Électronique. Également appelée tension. La différence de potentiel entre deux points, deux
bornes, ou deux conducteurs électriques
correspond à la tension, mesurable au voltmètre, qui existe entre ces deux points. Elle
s’exprime en volts (V).
➙ Tension
Diffraction. Acoustique. Phénomène de déviation de la direction de propagation d’une
onde sonore quand celle-ci rencontre un
obstacle de dimensions égales ou inférieures
au quart de sa longueur d’onde. Dans ces
conditions (longueur d’onde égale ou supérieure à 4 fois la taille de l’obstacle), les
changements de direction de propagation
ne suivent plus la loi angle d’incidence
= angle de réflexion. Les limites de l’obstacle se comportent alors comme des sources
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
DIM
virtuelles, qui émettent vers la zone
d’ombre définie par l’obstacle.
➙ Propagation ; Longueur d’onde
Diffuseur. Acoustique. Catégorie de réflecteur
dont le but est de renvoyer l’énergie sonore
dans des directions multiples. La taille d’un
diffuseur conditionne son domaine d’action
en fréquence : elle doit être suffisante pour
que le diffuseur agisse comme un obstacle
dans le champ sonore, aux fréquences que
l’on souhaite traiter. En ce qui concerne le
comportement spatial, à savoir la manière
dont le diffuseur réfléchit l’onde sonore incidente, c’est la géométrie du dispositif qui est
déterminante.
En pratique, les diffuseurs évitent la présence
de réflexions se propageant dans une direction unique (appelées réflexions spéculaires)
telles qu’il s’en produit quand une onde
sonore atteint une surface lisse et réfléchissante. Cette modification de la distribution
spatiale de l’énergie réfléchie aboutit dans
l’idéal à une amélioration significative de
l’homogénéité du champ sonore réfléchi. Les
usages courants des diffuseurs concernent
aussi bien le traitement des cabines de
mixage (partie arrière) et des studios de prise
de son que l’acoustique des grandes salles.
➙ Fréquence ; Réflexion
Diffuseur quadratique. Voir « QRD ».
Diffusion. Effets temporels. Paramètre disponible notamment dans les réverbérations
numériques, définissant la vitesse à laquelle
surviennent et s’accumulent les réflexions
tardives, en fonction de la complexité des
surfaces sur lesquelles elles se réfléchissent
comme dans la réalité acoustique.
➙ Réverbération numérique
Diffusion (système de). Sonorisation. Également appelé système de sonorisation. Se
dit du système destiné à couvrir la plus
grande partie de la salle ou de l’auditoire. Il
est basé sur des enceintes compactes multivoies complétées de caissons de grave ou sur
un ensemble d’enceintes modulaires (caisson
sub-bass, caissons bas et haut médiums et
chambre de compression) ou d’un système
line array complété de caissons de grave. Un
système de diffusion peut être disposé en
cadre de la scène, sur des ailes de son, empilé
en stack ou suspendu en cluster.
➙ Cadre de scène ; Aile de son ; Stack
(d’enceintes) ; Cluster ; Line array
Digital black. Audionumérique. Silence
numérique. Nom donné à un message
audionumérique dont tous les bits audio
sont à 0, ce qui représente un véritable
silence audionumérique. Il ne faut pas
confondre ce message avec le signal sortant
d’un convertisseur analogique/numérique
(CAN) non sollicité en entrée. Dans ce cas,
le silence ainsi obtenu est loin d’être parfait
puisqu’il correspond au bruit de fond (bruit
de quantification) du CAN. Un véritable
silence audionumérique ne peut être
obtenu qu’informatiquement.
L’expression digital black remonte à l’époque où les enregistrements audionumériques
étaient effectués sur des magnétoscopes par
le biais de codeurs PCM 1610/1630 sur
bande 3/4′′ U-matic ou PCM-F1 sur bande
Bétamax, par exemple. Dans ce type d’enregistrement dit pseudo vidéo, les bits 0 correspondent à une tension de 0 V, et se
traduisent par des pixels noirs dans le signal
pseudo vidéo enregistré, d’où l’expression
digital black.
➙ Convertisseur analogique/numérique ;
Bruit de quantification
Digital dither. Audionumérique. Bruit de
dithering ajouté au signal audionumériquement, lors de la réduction en longueur des
mots de résolution (troncature), afin de
réduire les effets dus à l’augmentation du
bruit de quantification.
➙ Dither ; Résolution ; Troncature
Dim. Consoles. Touche située sur la section
d’écoute de la console, activant un atténuateur (généralement fixe de – 20 dB, parfois
réglable) placé sur la sortie destinée aux
171
DIMENSION ACOUSTIQUE
écoutes de la cabine. Elle permet de réduire
temporairement le niveau sonore régnant
dans la cabine, pour répondre à un appel
téléphonique par exemple, sans toucher au
potentiomètre de réglage de niveau d’écoute
lui-même. Il suffit d’appuyer de nouveau sur
la touche dim pour retrouver inchangé le
niveau d’écoute cabine antérieur.
Le dim s’active automatiquement lorsqu’on
utilise le micro d’ordre, afin d’éviter tout
larsen entre les signaux micro provenant du
studio, reproduits sur les enceintes de la
cabine et leur réinjection dans le micro
d’ordre.
À ne pas confondre avec le pad, terme désignant lui aussi un atténuateur, mais placé
sur une entrée micro ou sur une entrée
ligne de console.
➙ Entrée micro ; Entrée ligne
Dimension acoustique. Acoustique. Volume
d’un local considéré par rapport à son
comportement acoustique. Le concept de
dimension acoustique, propre au domaine
de l’acoustique architecturale, est lié au fait
que le volume d’un local détermine en
grande partie son comportement. Dans un
local de volume moyen, il existe une zone
fréquentielle de transition (Fl) en dessous de
laquelle on est confronté aux modes de
pièce, tandis qu’au-dessus, il existe un
champ sonore réverbéré de distribution statistique homogène. Aux fréquences inférieures à Fl, le local est dit acoustiquement petit.
Au-dessus, il est acoustiquement grand.
TR60
Fl = K
V
avec K = 2 000 et V en m3.
Dans un local acoustiquement grand, avec
une source sonore de puissance connue, il
est possible de déterminer le taux d’absorption total en mesurant la pression acoustique moyenne dans tout le local. On utilise
ensuite la formule de Sabine pour calculer
le temps de réverbération. Dans un petit
172
local, cette hypothèse ne se vérifie plus :
une large part du spectre intéressant se situe
dans une plage de fréquences où les modes
de la pièce peuvent être isolés au lieu de se
recouvrir. Dans ce cas le microphone, au
lieu de recueillir un champ sonore aléatoire,
capte la fonction de transfert de la pièce.
On ne peut donc prétendre alors à une
mesure valide du temps de réverbération.
➙ Mode ; Source sonore ; Absorption ; TR60 ;
Pression acoustique ; Sabine ; Réverbération ;
Spectre ; Fréquence
DIN (Deutsches Institut für Normung).
1. Câbles et connectique. Connecteur d’un
diamètre de 13,2 mm, abritant de 3 à 8 broches disposées en cercle, selon un angle de
180 à 270°. La plus utilisée aujourd’hui est
la version 5 broches, 180°. Limitée dans les
années 1960 à la Hi-Fi européenne, puis
détrônée par le connecteur RCA, elle
constitue le connecteur standard des liaisons
MIDI. Elle constituait le connecteur original
pour les claviers de PC chez IBM.
Connecteur audio DIN 5 broches.
2. MIDI. Format de connecteur d’entrée/sortie mono (3 points) ou stéréo (5 points) utilisé
en audio grand public par les constructeurs
européens dans les années 1960 et 1970.
Progressivement remplacé par les connecteurs
de type RCA, il est adopté comme format
pour les liaisons MIDI au début des années
1980. Les appareils MIDI possèdent systématiquement des embases femelles, seuls les cordons disposant de fiches mâles. Il est
DIODE
déconseillé de dépasser 10 m de longueur de
câble.
➙ RCA
3. Câbles et connectique. DIN (HP). Connecteur utilisé dans les années 1960, en
Europe, pour le raccordement d’enceintes
acoustiques à un amplificateur. Ce connecteur comportait une broche plate (–) et une
autre circulaire (+), pour éviter tout mau-
vais branchement. Il n’est plus utilisé
aujourd’hui.
DIN 45406 (PPM). Indicateurs de niveaux.
Norme définissant un type d’indicateur de
niveau dont les caractéristiques sont celle
d’un crête-mètre.
➙ Crête-mètre
Diode. Électronique. Semi-conducteur dont
la principale caractéristique est de ne laisser
passer le courant que dans un sens. Si le
potentiel de l’anode dépasse de 0,7 V
(minimum) le potentiel de la cathode, la
diode conduit et un courant circule de
l’anode vers la cathode. Dans le cas
contraire, la diode est bloquée et le courant
ne passe pas.
Liaison DIN MIDI.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Forme et symbole de la diode.
Trois types de connecteurs DIN (HP).
Diode de redressement. Les diodes de redressement classiques sont toutes au silicium.
Elles sont capables de supporter des courants importants de plusieurs dizaines
d’ampères, et des tensions inverses élevées
de plusieurs milliers de volts. La tension de
mise en conduction est de 0,7 V, mais la
tension aux bornes de la diode augmente
légèrement en fonction de l’intensité qui la
traverse (de 1 à 1,5 V suivant les modèles).
Les diodes de redressement sont idéales
pour redresser le courant dans des alimentations classiques à transformateur, mais ne
peuvent être utilisées pour des courants
alternatifs HF (cas des alimentations à
découpage).
173
DIODE ÉLECTROLUMINESCENTE (DEL)
Diode Schottky. La diode Schottky n’est pas
constituée comme les diodes classiques, ce
qui lui confère des propriétés sensiblement
différentes. C’est une diode de redressement de puissance adaptée pour les hautes
fréquences, mais qui ne supporte pas les tensions inverses trop élevées (de 20 à 100 V
suivant les modèles). La tension de mise en
conduction est de 0,3 V, mais la tension aux
bornes de la diode augmente légèrement en
fonction de l’intensité qui la traverse (de 0,5
à 0,9 V suivant les modèles).
Diode signal. La diode signal est une diode
adaptée au redressement de signaux de fréquences élevées, dans les applications de faible puissance.
Diode Zener. La diode Zener est une diode
qui peut laisser passer le courant dans les
deux sens. Elle est caractérisée par une puis-
sance maximale admissible et par sa tension
de Zener VZ. Dans le sens direct, elle se
comporte comme une diode classique, mais
lorsqu’on la polarise en inverse, il faut que
le potentiel de cathode dépasse de VZ
(minimum) le potentiel d’anode pour que
la diode entre en conduction. La diode
maintient alors la tension VZ à ses bornes
quel que soit le courant « inverse » qui la
traverse. On peut voir respectivement sur
les figures une alimentation simple créée à
l’aide d’une diode Zener, et une alimentation de puissance symétrique stabilisée par
des diodes Zener.
➙ Courant ; Anode ; Cathode ;
Tension ; Transformateur
Diode électroluminescente (Del). Électronique. En anglais : Led (Light Emiting
Diod). Diode qui a la particularité d’émet-
Diode Zener : alimentation 8,2 V 0,135 A.
Diode Zener : alimentation symétrique ± 20 V.
174
DIRECTIVITÉ
tre un rayonnement lumineux lorsqu’elle
est traversée par un courant. On trouve des
Del de toutes les couleurs, et même des Del
pouvant prendre plusieurs couleurs (elles
ont alors de 2 à 6 pattes). Les Del supportent très mal les tensions inverses supérieures à 10 V et sont très sensibles aux chocs.
Comme toutes les diodes, elles ont un sens
de branchement qu’il faut respecter : la
patte la plus longue est l’anode et doit être
reliée au potentiel le plus élevé. Si les pattes
ont été coupées, un petit méplat à la base
du boîtier plastique permet de repérer la
cathode (–).
En fonctionnement normal, la tension aux
bornes de la diode doit être comprise entre
1,7 V et 2 V (en fonction de la couleur de
la Del) pour un courant Id la traversant de
20 mA (cas d’une Del 5 mm), 10 mA (pour
une Del 3 mm) ou 3 mA pour une Del
5 mm à faible consommation. On trouve
également des diodes à très haute luminosité, elles s’alimentent en 3,6 V et consomment entre 20 et 30 mA.
Il ne faut dont jamais brancher une Del sur
une pile (Valim) sans résistance R de limitation de courant. La formule suivante permet de calculer R très facilement :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
R=
Valim − Vd
Id
avec Vd en V, Id en A et R en Ω. Comme
nous l’avons souligné précédemment, Vd
(tension directe aux bornes de la diode)
varie selon les modèles de Del (1,7 V < Vd
< 3,6 V).
➙ Courant ; Tension ; Anode ;
Cathode ; Résistance
Diplacousie. Physiologie de l’audition. Distorsion de la sensation de hauteur. La fréquence perçue est différente de la fréquence
émise. La diplacousie peut affecter différemment chaque oreille. Dans les cas extrêmes, l’oreille gauche entend un Si et
l’oreille droite entend un Do dièse quand
on joue un Do.
➙ Hauteur
Dirac. Impulsion extrêmement courte, d’énergie finie, de densité concentrée en un point
unique, régie par l’équation :
Zc =
L
C
La Dirac tire son nom de son inventeur, le
physicien britannique Paul Dirac. Elle
intervient dans nombre de phénomènes
quantiques. Une application audio se
trouve dans les réponses impulsionnelles,
notamment pour une utilisation dans une
réverbération à convolution.
➙ Réverbération à convolution
Direct (ou son direct). Postproduction et postsynchronisation. Son (dialogues et bruits)
enregistré lors du tournage d’un film.
Directivité. 1. Acoustique. Propriété relative à
la répartition spatiale de l’énergie rayonnée
par une source acoustique.
➙ Facteur de directivité ; Source sonore
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Faculté des haut-parleurs à rayonner dans
un angle défini de l’espace. Les hautparleurs électrostatiques, à ruban, à pavillon
ont tendance à devenir directionnels quand
la fréquence augmente. Les haut-parleurs à
dôme conservent une plus grande couverture spatiale. Dans certains cas, la directivité n’est pas néfaste, car si elle défavorise
l’écoute hors de l’axe, elle évite de trop exciter la réverbération des locaux.
Bien que chaque haut-parleur possède ses
propres caractéristiques de directionnalité,
quelques règles générales s’appliquent à
tous les modèles. Sur le strict plan acoustique, les basses fréquences ont tendance à
être omnidirectionnelles, alors que les hautes fréquences sont généralement unidirectionnelles (elles se dispersent en ligne droite
devant le haut-parleur, au lieu de se propager de manière sphérique comme le font les
175
DIRECTIVITÉ
basses fréquences). La plupart des hautparleurs de moyennes et hautes fréquences
sont directionnels, tandis que les hautparleurs de basses fréquences sont principalement omnidirectionnels.
Pour calculer les caractéristiques directionnelles d’une source acoustique, la méthode
la plus répandue est le diagramme polaire,
qui consiste en une mesure du niveau de la
pression acoustique relevé sur 360° autour
de cette source. Dès que le niveau baisse de
6 dB, on stoppe la mesure et on détermine
les angles de couverture.
La directivité des enceintes s’exprime par
l’angle de couverture horizontale (H°) et
verticale (V°), par exemple H 90° × V 45° à
– 6 dB. Une couverture convenable de la
zone où se situent les auditeurs est la condition première de tout système de diffusion.
Les termes comme facteur de directivité Q
et indice de directivité ID caractérisent les
propriétés de directivité des transducteurs
avec les pavillons et enceintes qui leur sont
associés.
Cependant, un diagramme polaire ne montre les caractéristiques directionnelles que
pour un seul plan. Une cartographie plus
complète des caractéristiques de directivité
dans les trois dimensions se révèle nécessaire dans de nombreux cas qui couvre
l’intégralité de la sphère centrée sur la
source.
Le système de coordonnées normalisées est
utilisé pour la mesure des caractéristiques
de directivité spatiale d’un haut-parleur.
Les lignes de longitude sont équidistantes
de 10° et les mesures sont effectuées à intervalles de 10° à chaque intersection de longitude. L’un des avantages de cette méthode
est de permettre d’obtenir des résultats de
mesure le long de l’axe principal du hautparleur où l’énergie sonore est la plus
concentrée.
➙ Haut-parleur électrostatique ; Haut-parleur
à ruban ; Pavillon ; Dôme ; Facteur de
directivité ; Indice de directivité (des enceintes)
176
3. Microphonie. Indication fournie par le
constructeur, qui exprime le niveau de sortie (tension) du microphone en fonction de
l’angle d’incidence (φ) de la source sonore.
La directivité du microphone est mise en
évidence par un diagramme polaire.
Afin d’effectuer les mesures de directivité, le
microphone testé est placé dans une chambre anéchoïque. Différentes fréquences
normalisées peuvent être choisies pour le
test (1 kHz, 2 kHz, 4 kHz, 8 kHz, 16 kHz,
500 Hz, 250 Hz, 125 Hz). Elles sont produites par un générateur de BF et diffusées
par un haut-parleur. La pression acoustique
de référence que le microphone subit selon
les différents axes est de 1 Pa (soit 94 dB
SPL) par exemple pour une impédance de
charge normalisée de 1 kΩ (IEC 60268).
Autour d’un cercle de 1 m de diamètre
dont le microphone constitue le centre,
l’opérateur déplace le haut-parleur et le
repositionne tous les 5° par exemple. Chaque nouvel emplacement du haut-parleur
donne lieu à une nouvelle mesure pour telle
fréquence. L’objectif est d’obtenir les données (niveaux de sortie) de l’incidence de la
source sonore, comprise entre 0 et 180°
ramenée à 360°, car on considère que le système est symétrique. À l’issue du test, les
résultats sont reliés sous la forme d’un graphique appelé diagramme polaire.
L’ensemble des résultats fournit un diagramme polaire, dont la lecture donne le
renseignement suivant : pour telle fréquence, à tel degré, correspond tel niveau
de sortie.
Pour s’assurer du résultat, un second microphone, dont les caractéristiques sont certifiées (microphone étalon), vient confirmer
les différentes mesures. (Quelle que soit la
directivité du microphone, l’axe 0° sur le
diagramme polaire représente la sensibilité
maximale du transducteur, c’est son niveau
de référence.)
➙ Diagramme polaire (du microphone) ;
Chambre anéchoïque ; Fréquence
DIRECTIVITÉ (FACTEUR DE)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Directivité des enceintes : (a) mesure des caractéristiques de directivité d’un pavillon dans un seul plan ;
(b) mesure des caractéristiques de directivité spatiale d’un haut-parleur.
Directivité (facteur de). Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Également appelé facteur Q.
Valeur qui caractérise l’indice de directivité
d’un haut-parleur. Pour une enceinte
omnidirectionnelle (qui rayonne de façon
égale en haut, en bas, à droite, à gauche,
devant et derrière), Q = 1. Pour cette même
enceinte posée sur un sol (qui rayonne dans
un demi-espace), Q = 2. Pour cette enceinte
posée au sol contre un mur (qui rayonne
dans un quart d’espace), Q = 4. Pour cette
enceinte posée dans un coin entre deux
murs et au sol (qui rayonne dans un huitième d’espace), Q = 8.
Le facteur de directivité Q est le rapport de
l’accroissement de l’intensité acoustique
obtenue dans l’axe d’une enceinte directive
et de celle qu’elle fournirait si elle rayonnait
de façon omnidirectionnelle. Si les angles
d’ouverture horizontale (H°) et verticale
177
DIRECT OUT
(V°) de l’enceinte sont connus, le facteur Q
géométrique peut être calculé à l’aide de la
formule suivante :
Q=
180 °
sin H°
V°
Arcsin
sin
2
2
Le facteur Q sert à évaluer les distances critiques et la transformation d’une puissance
en niveau sonore. Plus une enceinte dispose
d’un facteur Q élevé, plus l’énergie qu’elle
délivre est concentrée dans un espace restreint. L’utilisation d’une enceinte directive
permet d’augmenter l’intensité du son
direct vers l’auditeur et d’améliorer l’intelligibilité du message sonore. Pour une
enceinte de rayonnement standard 90°
horizontal et 45° vertical, Q = 16.
➙ Indice de directivité (des enceintes) ; Enceinte
omnidirectionnelle ; Distance critique
Direct out. Consoles. Sortie directe. Ce connecteur permet de récupérer le signal de la voie,
généralement après fader, donc préamplifié
mais sans correction, pour un enregistrement multipiste. Les sorties directes sont
utiles si la console ne possède qu’un nombre réduit de bus de groupe (ou d’enregistrement).
➙ Fader ; Bus de groupe
Direct to disc. Audionumérique. Procédé
d’enregistrement utilisant les supports et les
outils informatiques (disques durs, disques
magnéto-optiques, mémoires flash…).
Amorcée dans les années 1980, cette technologie a évolué au rythme des innovations
de l’informatique, et principalement de
l’augmentation des capacités de stockage
des supports disques. Le passage symbolique à une capacité dépassant le gigaoctet fut
déterminant dans les choix des ingénieurs
du son. L’immense avantage du support
disque sur les bandes magnétiques est
l’accès quasi immédiat à toutes les données
audio, contrairement à la bande qui nécessite de fastidieux rembobinages. Cet accès
178
permet le montage dit virtuel avec la même
facilité qu’un traitement de texte et sa fonction essentielle du copier-coller. Le prix des
machines suit assez précisément celui des
composants informatiques (disque, processeur, RAM, flash memory…).
On peut distinguer trois types de système
direct to disc :
– les systèmes dédiés. Ce sont des stations
de travail qui, bien que faisant appel à la
technologie informatique (disque dur,
RAM, SCSI, écran et carte graphique, clavier et parfois souris), ne ressemblent pas
à des ordinateurs et sont complètement
destinées à l’enregistrement, au montage
et au traitement audio ;
– les systèmes hébergés par ordinateur. Il
s’agit d’une ou de plusieurs cartes DSP
installées dans un ordinateur auquel sont
confiés la gestion des fichiers, l’interface
graphique, le clavier et la souris. L’enregistrement, le montage et les traitements
audio sont assurés par la carte DSP. Une
chaîne SCSI est souvent présente pour le
stockage des fichiers audio ;
– les systèmes natifs se composent d’un simple logiciel et d’une interface audio. Les
calculs et les traitements sont assurés par
le processeur et la RAM de l’ordinateur,
qui doivent être choisis et configurés en
conséquence.
Les systèmes direct to disc évoluent au rythme
des optimisations du rapport prix/performance de l’informatique et sont au premier
plan dans tous les domaines de l’audio
(musique, radio, télévision, cinéma, multimédia…). La tendance actuelle est le développement de stations qui intègrent les fonctions
de mixage et de masterisation, par l’usage
d’une surface de contrôle pouvant remplacer
la console de mixage. Notons que la plupart
des consoles de mixage numériques ont une
fonction remote (télécommande qui permet
de piloter la plupart des stations direct to disc
par une liaison MIDI ou USB).
➙ DSP ; Système natif ; MIDI ; USB
DISC-JOCKEY
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Disc at once. Audionumérique. Littéralement,
piste une à une. Procédé de gravure de disque (CD, DVD…) dans lequel le laser
grave toutes les pistes ou tous les fichiers
sans interruption. Les espaces entre les pistes peuvent être ajustés ou même annulés. À
la fin de la gravure, le disque est finalisé et
aucune piste ne pourra être ajoutée. Ce type
de gravure s’effectue donc à partir d’un disque vierge.
Disc-jockey. Dee-jaying. Également appelé
dee-jay (DJ). Littéralement, conducteur de
disque (l’appellation vient des États-Unis
où un conducteur de machine est appelé un
jockey). Apparu dans les années 1930 aux
États-Unis, ce terme désigne la personne
chargée de diffuser de la musique amplifiée
depuis divers supports (magnétophone,
tourne-disque, lecteur de disque compact,
disque dur d’ordinateur…) dans les discothèques (ou night-clubs). À l’origine, les
« conducteurs de disque » diffusent et
commentent de la musique enregistrée – et
non jouée en direct comme c’était la règle
jusque dans les années 1950 – sur les radios
nord-américaines.
Certains de ces DJ radio ont marqué l’histoire de la musique tel Alan Freed (19221965), animateur radio qui animait le programme Moondog’s rock’n’roll Party sur la
station WJW de New York à partir de
1951. On lui attribue la récupération du
terme rock’n’roll de l’argot noir américain
pour nommer cette « musique du diable »
émergente, à l’époque jugée vulgaire et sans
avenir. Plus proche de nous, on trouve
Gilles Peterson et son Worldwide Radio
Show sur BBC Radio 1, programme diffusé
sur une vingtaine de stations à travers le
monde.
Le premier night-club (le Whiskey A GoGo) apparaît en 1947 à Paris. En quelques
années, en Europe et aux États-Unis
s’ouvrent des discos. Comme en radio, les
DJ y diffusent de la musique enregistrée.
C’est ce qui détermine l’appellation disco-
thèque ou disco : il s’agit d’un lieu où le
divertissement présenté est un enregistrement discographique plutôt qu’un groupe
de musiciens sur scène, à l’inverse du bal
populaire, de la guinguette ou encore du
concert.
Parallèlement au rock’n’roll et dès 1954, le
sound system apparaît en Jamaïque. Il se
développe dans les dance halls (salles de
danse) de Kingston et réunit des milliers de
personnes chaque soir qui dansent sur le
rhythm’n’blues américain. Trois idées sont
à la base du sound system. La première idée
est d’humaniser et de prendre le rôle
assumé jusque-là par les juke-box (machines de diffusion sonore proposant une sorte
de disque à la demande payant en libreservice, mis en place par les fabricants de
matériels électriques dans les lieux publics).
La deuxième est d’organiser des clashs, véritables compétitions entre deux sound systems, le but étant de faire la meilleure
performance et de prendre dans la danse le
maximum de personnes présentes. La troisième est de diffuser pour la première fois
des productions locales, enregistrées par des
Jamaïquains pour des Jamaïquains. L’apparition du ska, du rock steady et du reggae
découle de cette production, qui explosera
dans les années 1970 en Angleterre avec les
punky reggae partys, qui réunissent la jeunesse populaire d’origine antillaise et britannique.
Dans un sound system, celui qui diffuse les
disques se nomme MC (master of ceremony ou maître de cérémonie). Il s’occupe
aussi de l’animation micro et se crée alors
une identité jamaïquaine (talk over, toast,
rap ou chat). Il travaille avec celui qui choisit les disques, le selecter. Le DJ est surtout
plébiscité par ses fans, les clients de la discothèque jusqu’au milieu des années 1970,
période à partir de laquelle le métier est de
plus en plus pratiqué en dehors des clubs :
sound systems jamaïquain, block partys
new-yorkais (scratch), discos mobiles…
179
DISQUE MASTER
À partir de 1974 et durant quatre ans,
l’engouement pour le disco fait que les productions phonographiques destinées aux
pistes de danse sont à leur apogée. Les DJ
deviennent alors des personnages incontournables tel Larry Levan (1954-1992),
DJ du Paradise Garage de New York, qui
devient aussi populaire que les Beatles dans
certains pays comme le Japon.
Au même moment, le hip-hop émergent
voit ses DJ devenir les fers de lance de ce
mouvement culturel initié dans le ghetto
du Bronx à New York. Le côté progressiste
des techniques employées et les performances obtenues en font les héros d’une nouvelle ère pour une discipline naissante : le
scratch (rayure en français) ou la manipulation des sons via les platines tourne-disques.
À l’instar de Kool DJ Herc ou Grandmaster
Flash, les DJ voient leur rôle évoluer avec le
scratch, de simple diffuseur de musique à
musicien des platines. Les DJ hip-hop se
trouvent un nom pour ce nouveau métier :
le turntablism, pratiqué par le turntablist.
En travaillant la répétition des ponts
(breaks) et les effets sonores à l’aide du cross
fader et d’allers-retours sur les disques
jusqu’à atteindre la jonglerie des rythmes
(beat juggling), le turntablism trouve une
place à part entière dans le monde de la
musique (scratch).
Le scratch se dévoile au grand public international en 1983 grâce au pianiste de jazz
Herbie Hancock qui fait appel au scratcher
Grandmixer DST sur son morceau Rock it.
À partir des années 1990, le DJ, déjà bien
présent dans le monde musical via les clubs
américains ou du nord de l’Europe, devient
le fer de lance des musiques électroniques.
Également personnage central des ravepartys, ces fêtes « hors les murs » souvent
organisées en pleine campagne ou dans des
endroits inattendus, il s’impose depuis l’île
d’Ibiza en Espagne où se retrouvent les touristes lors de grands-messes house et techno.
Il devient incontournable en composant
180
des œuvres originales à succès et en produisant des artistes mainstream (de variété) tels
Madonna en 1990 et son titre Vogue. Produit et arrangé par Shep Pettibone, DJ dans
les années 1980, ce titre surprend le milieu
de la chanson grand public avec un instrumental aux sons électroniques.
La vague s’intensifie et le DJ producteur,
associé aux maisons de disques, développe
toute une image autour de sa musique, de
son côté novateur, progressiste, moderne. Il
devient un musicien à part entière, capable
de créer pour les pistes de danse du monde
entier, ainsi que pour des interprètes en
quête de nouvelles sonorités. L’imaginaire
autour de sa musique se développe via les
médias classiques et Internet. La renommée
pousse certains DJ producteurs à créer leur
propre label, ce qui leur donne de l’indépendance dans leurs choix artistiques.
Disque master. Voir « Acétate ».
Disque noir. Voir « Disque vinyle ».
Disque vinyle. Vinyle. Également appelé microsillon ou disque noir. Les disques vinyles
sont fabriqués en acétochlorure de vinyle
associé à des colorants et stabilisants ; ils
sont la forme la plus répandue de la reproduction sonore analogique.
L’avènement du numérique et du CD audio
en 1980 n’a pas complètement éclipsé le
vinyle, qui reste toujours supérieur dans le
domaine de la fluidité de la reproduction,
du détail des aigus, du naturel des voix. En
2003, au salon High End de Francfort (l’un
des plus sophistiqués au monde), la majorité des stands très haut de gamme préféraient faire des démonstrations sur vinyle
pour mettre en valeur leur matériel. En
2006, les constructeurs continuent à produire des platines tourne-disque, des bras
de lecture et des cellules, et la fabrication
des disques ne s’est jamais arrêtée.
Trois formats subsistent :
– le 30 cm 33 tr · min–1 contenant de 18 à
35 min par face ;
DISTORSION
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– le 17 cm 45 tr · min–1 qui dure entre 3 et
5 min par face ;
– le maxi 45 tours à usage des DJ, qui contient
5 min de musique à très fort niveau sur un
30 cm tournant à 45 tr · min–1.
La dynamique maximale est de l’ordre de
50 dB, la bande passante dépend de la
vitesse de rotation et de la position sur le
disque. Au début d’un 30 cm, la vitesse est
de 48 cm · s–1, ce qui autorise une bande
passante dépassant 20 kHz ; à la fin du disque, la vitesse est de 25 cm · s–1 et la bande
passante chute à partir de 12 kHz. Le maxi
45 tours autorise 30 kHz.
La qualité est variable : les disques pour audiophiles sont fabriqués avec une matière de première qualité, tandis que les disques ordinaires
contiennent une proportion plus ou moins
grande de vinyle de récupération. Les pressages les plus soignés ont un poids de 180 g
contre 125 g pour les disques ordinaires.
➙ Platine tourne-disque ; Bras de lecture ;
Cellule
Dissipateur thermique. Électronique. Également appelé radiateur. Élément métallique
que l’on fixe sur un composant émettant
une forte chaleur, afin qu’il puisse en assurer l’évacuation. Par exemple, le dissipateur
thermique dans un amplificateur est une
pièce en aluminium extrudé sur laquelle
sont fixés les transistors de puissance pour
l’évacuation des calories. En fonctionnement, les transistors sont traversés par de
forts courants qui chauffent les composants. Dans les amplificateurs en classe A,
qui dissipent beaucoup de chaleur même
sans modulation, les dissipateurs imposants, très visibles, participent au design de
l’appareil.
Le radiateur étant métallique, il est conducteur et peut provoquer des courts-circuits.
Il est donc nécessaire dans certains cas
d’intercaler entre le composant et son dissipateur un isolateur en mica ou en silicone.
De plus, pour améliorer la conductibilité
thermique entre les éléments, il est impor-
tant d’intercaler une goutte de graisse thermique (sauf pour les isolateurs en silicone).
Un ventilateur associé à un radiateur peut
lui permettre d’évacuer jusqu’à 4 fois plus
de calories si la vitesse du flux d’air environnant dépasse 6 m · s–1.
Distance critique. Acoustique. Point d’un
local où le niveau de champ direct est égal à
celui du champ diffus (voir figure). Le
champ direct est la zone de l’espace où prédomine un niveau de pression sonore
d’ondes sonores issues directement de la
source. Le champ diffus (ou réverbéré) est la
zone de l’espace où prédomine un niveau de
pression sonore d’ondes sonores issues des
réflexions. On exprime la distance critique
Dc suivant la relation :
D c = 0, 057
QV
TR60
avec Q le facteur de directivité de la source
et V le volume du local en m3.
➙ Champ direct ; Champ diffus ; TR60
Distance de Hamming. Audionumérique.
On appelle distance de Hamming d’un
code de correction d’erreurs le nombre de
bits qu’il faut changer pour passer d’un mot
à un autre mot.
Exemples de distance de Hamming
avec des mots de 8 bits.
Premier mot
Deuxième mot
Distance de
Hamming
11100000
10100000
1
11100000
10101010
3
10101010
01010101
8
00010100
01011100
2
➙ Hamming
Distorsion. 1. Électronique. Ensemble de
tous les changements indésirables que subit
un signal (en dehors de l’amplification
pure). Le taux de distorsion harmonique
181
DISTORSION
Distance critique.
(THD) s’exprime en % ou, plus rarement,
en dB. À partir de 1 %, le signal est
reconnu comme franchement distordu par
l’oreille. Une distorsion de 0,01 % est courante pour un amplificateur à transistor.
Pour un amplificateur à tube, on trouve fréquemment des valeurs 100 fois plus élevées.
Distorsion harmonique : déformation d’un
signal lors de son passage par un circuit
électronique ou par un transducteur, se traduisant par l’apparition de fréquences harmoniques du signal original. Selon le
niveau des harmoniques et leur répartition,
la distorsion harmonique est plus ou moins
audible et agréable à l’oreille.
Les harmoniques pairs sont des multiples
de la fréquence du signal fondamental. Cela
revient en quelque sorte à harmoniser le
signal par des successions de sons en octaves, ce qui ne dénature pas l’arrangement
musical.
Les harmoniques impairs sont eux des successions de tierces, quintes, etc., plus ou
moins justes. Ils créent donc une sorte
182
d’harmonisation complexe qui entre alors
en conflit avec l’harmonisation musicale.
Ces harmoniques sont les plus disgracieux.
Les montages à tubes présentent la particularité d’engendrer plutôt des harmoniques
d’ordre pair, donc plus agréables que les
harmoniques d’ordre impair générés par les
montages à transistors.
Cependant, il ne suffit pas de comparer le
rang des harmoniques, il faut aussi tenir
compte de leur proportion dans l’évaluation de la qualité d’un signal.
Distorsion d’intermodulation : apparition de
fréquences issues de la somme et de la différence de deux fréquences réellement appliquées. On injecte du 400 Hz et du
3 000 Hz, et on voit apparaître du
2 600 Hz (3 000 – 400) et du 3 400 Hz
(3 000 + 400). Cette distorsion est très
désagréable car elle n’est pas harmonique,
c’est-à-dire qu’il n’y a pas de relation simple
entre les fréquences.
Distorsion d’intermodulation transitoire (DIT) :
forme pernicieuse de distorsion révélée par
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
DITHER
Matti Otala. Dans un amplificateur doté
d’un grand gain et d’un fort taux de contreréaction, un signal transitoire est amplifié
par le gain en boucle ouverte avant que la
contre-réaction n’ait le temps de limiter son
amplitude. Les circuits sont donc saturés
pendant un bref instant, et l’oreille le
détecte. Cette mesure est difficile à effectuer,
car elle ne se fait pas sur un signal sinusoïdal
établi, mais sur un signal très court. Cette
forme de distorsion est maintenant maîtrisée
par l’emploi de passe-bas à l’entrée des
amplificateurs et de transistors de puissance
rapides. Ainsi, le circuit ne reçoit jamais de
signaux trop rapides pour lui.
Distorsion de phase : a lieu quand le signal
de sortie ne conserve plus la même relation
de phase avec le signal d’entrée.
Distorsion de croisement : apparaît dans les
composants de sortie des amplificateurs de
puissance polarisés en classe B et AB, à tube
ou à semi-conducteur. Dans ces montages,
un composant est en conduction quand
l’autre est bloqué (et inversement lors de
chaque demi-alternance). La distorsion de
croisement apparaît lors du passage d’une
alternance à l’autre. Seuls les amplificateurs
polarisés en classe A sont totalement exempts
de cette forme de distorsion, mais on parvient en classe AB à la minimiser en préservant toujours un petit courant de repos. La
distorsion de croisement n’est pas proportionnelle au niveau de sortie, elle est très
audible sur la résonance des notes de piano.
Distorsion de fréquence : concerne surtout
les montages simples à tube qui ne parviennent pas à reproduire les très basses et les
très hautes fréquences.
Distorsion de slew rate : apparaît sur des
signaux de forts niveaux à hautes fréquences, quand l’amplificateur n’est plus assez
rapide pour les reproduire.
Bruits divers : souffle, ronflement, harmoniques du secteur, bruits HF.
➙ Harmonique ; Gain ; Contre-réaction ;
Transitoire ; Boucle ouverte ; Phase ; Slew rate
2. Effet de distorsion – Traitement du
signal. Effet obtenu en déformant volontairement le signal audio par écrêtage dans un
circuit électronique, ce qui modifie son
spectre par ajout d’harmoniques, et aussi
généralement sa dynamique. La distorsion
est surtout utilisée sur les guitares électriques, mais aussi sur les basses, les sons de
piano électrique, de synthétiseur, etc.
L’oreille humaine assimile parfaitement la
distorsion harmonique à un contenu musical. En revanche, elle n’apprécie pas la distorsion par intermodulation et la distorsion
non harmonique, résultant par exemple de
défauts numériques. Selon la couleur et le
type de distorsion (obtenue par saturation
de circuits à lampe ou à transistor), on parle
de fuzz, d’overdrive, de crunch… L’effet de
distorsion s’applique avec des modules ou
des pédales d’effet dédiées, soit directement
en saturant l’entrée de l’amplificateur de
guitare, qui est conçue pour cet usage. Les
caractéristiques du haut-parleur de l’amplificateur de guitare se superposent à la distorsion du signal pour créer l’effet de
guitare saturée recherché.
➙ Pédale d’effet
Distributeur audio. Équipements. Appareil
électronique permettant de répartir un
même signal source vers plusieurs destinations, en respectant les niveaux et impédances d’entrée et de sortie, contrairement à un
simple parallèle. La qualité audio reste donc
optimale.
➙ Parallèle
Distributeur MIDI. Voir « Splitter MIDI ».
Dither. Audionumérique. Bruit très faible (de
l’ordre d’un demi-LSB) ajouté juste avant la
conversion analogique/numérique. Il a
pour effet d’améliorer la quantification
linéaire des signaux de faible amplitude et
de minimiser la distorsion d’harmoniques
impairs. En revanche, il remonte légèrement le bruit de fond.
➙ LSB
183
DIVERGENCE
Divergence. Consoles. Potentiomètre présent
sur les consoles proposant des fonctions de
mixage surround et gérant les relations
entre les canaux gauche/droit et le canal
central. Il permet notamment d’envoyer
plus ou moins de signal central dans les
canaux gauche et droit.
Diversity. Microphones HF. Principe de
réception HF. Technique consistant à utiliser deux antennes différentes, légèrement
éloignées l’une de l’autre, alimentant chacune un récepteur logé dans un châssis
commun. Un circuit comparateur mesure
en permanence les niveaux reçus sur chaque
antenne et bascule à tout moment sur le
récepteur recevant le niveau le plus élevé,
sans aucun phénomène parasite de commutation. On évite ainsi tout risque de décrochage de réception lorsque le porteur de
l’émetteur HF se déplace beaucoup, jusqu’à
se trouver par exemple dans une zone
d’interférences.
À ne pas confondre avec la technique true
diversity.
➙ HF ; True diversity
DMA (Direct Memory Access). Direct to
disc. Accès direct à la mémoire. Un canal
DMA correspond à une commutation
directe avec la mémoire sans passer par le
microprocesseur.
DMM (Direct Metal Mastering). Vinyle.
Technique consistant à graver directement
sur un disque en cuivre, ce qui simplifie le
processus de fabrication des disques vinyles en évitant l’argenture, la galvanoplastie,
le père et la mère. Les matrices sont faites
directement à partir du master en cuivre.
La contrepartie de cette technique est
l’obligation d’utiliser un burin graveur en
diamant et de se contenter d’une profondeur de gravure de 100 microns au lieu des
200 autorisés par l’emploi de l’acétate traditionnel.
➙ Disque vinyle ; Argenture ; Galvanoplastie ;
Père ; Mère ; Matrice ; Master ; Acétate
DMO (disque magnéto-optique). Audionumérique. Support de données numériques
se présentant sous la forme d’une cartouche
à disque intégré. Les informations sont inscrites au moyen d’un faisceau laser qui
chauffe les surfaces sur lesquelles les têtes
DMM (Direct Metal Mastering) : disc cutting Neumann.
184
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
DOLBY A
magnétiques enregistrent les données. Le
faisceau laser relira les données à la manière
d’un CD audio. Le procédé d’enregistrement du disque magnéto-optique fait appel
aux plus récentes connaissances des lois de
la physique.
À partir d’une certaine température, appelée point de Curie, certains métaux et
alliages peuvent être influencés magnétiquement sous l’effet d’un champ magnétique extérieur. En d’autres termes, en les
chauffant et en leur appliquant un champ
magnétique, on peut modifier l’orientation
des particules de certains métaux. La substance utilisée pour ces applications est un
alliage de trébium, de ferrite et de cobalt.
De nombreux autres alliages pourraient être
employés, mais celui-ci répond particulièrement bien aux exigences du DMO, à
savoir :
– un point de Curie bas et précis (185 °C),
permettant un chauffage rapide de la couche magnéto-optique avec peu de
puissance ;
– une faible coercitivité d’environ 80 œrsteds (6,4 kA · m–1), assurant un renversement de polarité stable, avec un champ
magnétique relativement réduit donc peu
consommateur d’énergie (plus la coercitivité est élevée, plus le champ magnétique
nécessaire est important).
Le MiniDisc enregistrable utilise un support magnéto-optique.
➙ CD
Dn. Voir « Isolement acoustique normalisé ».
DNL. Réducteurs de bruit. Système de réduction du bruit d’une bande magnétique
inventé par Philips dans les années 19701980. Le DNL n’agit qu’à la lecture d’une
bande. Il atténue simplement les fréquences
supérieures à 4,5 kHz lorsque le niveau du
signal est en dessous d’un seuil réglable. La
réduction du bruit peut être efficace, mais
le réglage du seuil est très délicat sinon
impossible sur certains programmes. Il a
tendance à couper les réverbérations et le
sustain d’instruments comme le piano. Ce
système peut être encore utilisé parfois pour
la rénovation de vieux enregistrements.
Dolby (laboratoires). Les laboratoires Dolby
ont été créés en 1965 par l’ingénieur physicien américain Ray Dolby. Le premier produit développé fut le Dolby A, un
réducteur de bruit de fond qui éliminait
virtuellement le souffle des bandes pour les
studios d’enregistrement professionnel. La
compagnie dirigea ensuite ses recherches
vers l’amélioration du son au cinéma.
Dolby A. Réducteurs de bruit. Premier système
de réduction de bruit professionnel créé par
Ray M. Dolby à la fin des années 1960. Il
repose, comme d’autres systèmes existant à
cette époque, sur le principe d’une compression de dynamique avant l’enregistrement
sur bande magnétique et d’une expansion
inverse à la lecture. Quand le Dolby A a été
inventé, il était essentiellement destiné à
réduire le bruit de fond d’une bande magnétique. Le principe d’un tel système de réduction de bruit par compression/expansion est
donné sur la figure.
G1 et G2 sont deux réseaux compresseurs,
c’est-à-dire que leurs gains G1(e) et G2(s)
sont des fonctions de l’amplitude de leurs
signaux d’entrée e et s. On peut donc écrire :
s =[ 1 + G1 ( e )]e
(1)
et
S = s − SG 2 ( S )
ou
S=
1
s
1 + G 2 (S )
(2)
En combinant les deux équations, on
obtient :
S=
1 + G 1(e )
e
1 + G 2 (S )
185
DOLBY A
Dolby A : principe de la réduction de bruit par compression/expansion.
Si les deux fonctions G1( ) et G2( ) sont
identiques, il y a une solution à cette équation qui est S = e. Cela signifie que, avec les
mêmes circuits compresseurs G1 et G2, le
signal après lecture S sera égal au signal
avant enregistrement e.
Cependant, ce qui fit la différence fut l’idée
de Ray M. Dolby de remplacer les compresseurs G par un réseau de quatre filtres
passe-bande et de quatre compresseurs travaillant indépendamment dans chaque
bande de fréquences. Chaque compresseur
linéaire est suivi d’un limiteur non linéaire
– qu’on pourrait assimiler à un écrêteur –
pour limiter les dépassements à 2 dB lors de
transitoires violents.
Les valeurs des bandes de fréquences sont :
– bande 1 : < 80 Hz ;
– bande 2 : 80 Hz à 3 kHz ;
– bande 3 : > 3 kHz ;
– bande 4 : > 9 kHz.
Le gain maximal après compression est
limité à 10 dB (et 15 dB aux fréquences
hautes).
Tous les systèmes de réduction de bruit par
compression/expansion sont sensibles à
l’alignement du magnétophone, car toute
erreur est accrue par le processus d’expansion à la lecture. En raison de la technique
adoptée, le Dolby A est néanmoins assez
tolérant (une erreur d’alignement de 1 dB
est bien acceptée).
Pour réaliser cet alignement et identifier
aussi sans ambiguïté une bande codée
Dolby A, le système est doté d’un petit
générateur produisant un signal spécial
appelé Dolby Tone. On doit toujours enregistrer quelques dizaines de secondes de
Dolby Tone au début d’une bande encodée
Dolby A. Néanmoins, des réducteurs de
bruit Dolby A peuvent parfaitement être
alignés avec une fréquence normale à
1 kHz, à condition de les placer dans la
position NR off, c’est-à-dire compression et
expansion annulées.
Les premiers appareils réducteurs de bruit
Dolby ont été étudiés pour les magnétophones stéréo ou les magnétophones multipistes analogiques.
Dolby A : schéma de principe d’un réducteur de bruit.
186
DOLBY A
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Réseau compresseur différentiel multibande du Dolby A.
Caractéristiques de transfert du Dolby A en compression (encode) et expansion (decode).
Le Dolby 365 était un rack 1′′ 1 U qui
contenait, à l’origine, une carte Dolby A
pouvant basculer en encodage ou décodage.
Cet appareil comporte deux sections
encode et decode appelées aussi play et
record. La carte interne Dolby A bascule de
la section encode à la section decode suivant que le magnétophone est en enregistrement ou en lecture. Pour cela, l’appareil
comporte une entrée télécommande qui
recevra le signal d’état record de la piste
correspondante du magnétophone. Quand
le Dolby est en position encode, la sortie
decode se trouve reliée intérieurement à
l’entrée encode, permettant ainsi d’écouter
le signal entrant dans l’enregistreur.
Le synoptique du 365 est donné à titre
d’exemple, mais d’autres racks Dolby fonctionnent de la même façon. Il existe aussi
des racks spéciaux de 24 cartes Dolby A ou/
187
DOLBY B
Dolby A : Dolby SR (ou A) associé à un multipiste tel qu’il est utilisé en enregistrement de musique.
et SR pour les machines 24 pistes analogiques. Le dernier modèle (rack Dolby MT)
peut réaliser son alignement automatiquement grâce à un microprocesseur.
➙ Dolby Tone
Dolby B. Réducteurs de bruit. Système de
réduction de bruit développé par les laboratoires Dolby en 1968. Il est destiné aux
enregistreurs sur bande magnétique à faible
vitesse : magnétophones à vitesse 9,5 et
4,75 cm · s–1, mini-cassettes et, plus tard,
cassettes vidéo VHS. Contrairement au sys-
tème professionnel Dolby A, qui repose sur
des filtres à fréquences fixes, le Dolby B utilise un filtre à fréquence glissante. Ce filtre
peut remonter de 10 dB au maximum le
niveau des signaux faibles lors de l’encodage
et les baisser de 10 dB lors du décodage.
L’action du filtre, aux niveaux les plus faibles, commence vers 300 Hz pour atteindre
son maximum (+ 10 dB) à partir de
4 000 Hz.
Les niveaux forts ne subissent pratiquement
pas de traitement – c’est un des principes de
Dolby A : synoptique du Dolby 365.
188
DOLBY C
Synoptique simplifié du Dolby B.
Dolby – et un signal de fréquence dominante ne doit pas être atténué de plus de
2 dB. Comme les bandes magnétiques
« encaissent » moins bien les fréquences
hautes et basses de niveau élevé, un signal
fort à 0 dB ne doit pas être modifié.
Le décodage reposant sur le niveau absolu
du signal, le point faible du système est bien
sûr l’étalonnage, qui est rarement bon sur
les enregistreurs à cassettes, ne serait-ce qu’à
cause des disparités des caractéristiques des
différentes marques de cassettes.
➙ Dolby A
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Dolby C. Réducteurs de bruit. Système de
réduction de bruit développé par les laboratoires Dolby sur la base du Dolby B et des-
tiné au marché grand public. Il permet
d’atteindre une réduction de bruit de
20 dB, c’est-à-dire le double du Dolby B. Il
est impossible d’obtenir une telle performance avec le Dolby B à cause des transitoires du signal à traiter et des tolérances des
bandes magnétiques, ces deux points posant
déjà des problèmes.
Le Dolby C reprend donc un Dolby B, à
bande glissante, et lui adjoint en série un
autre filtre à bande glissante, de mêmes fréquences mais agissant à un niveau plus faible. L’efficacité se trouve donc être doublée
(20 dB), et le spectre de bruit traité est
élargi puisque l’action commence à partir
de 100 Hz.
Réponses de l’encodeur Dolby B pour différents niveaux.
189
DOLBY C
Accentuations comparées des Dolby B et Dolby C lors de l’encodage.
À la lecture, en décodage, des courbes inverses sont appliquées au signal.
Action des deux étages du Dolby C en expansion et compression
et effet combiné procurant 20 dB de réduction de bruit.
Le Dolby B avait été étudié pour être
destiné aux enregistreurs à bande sur bobines, tels qu’ils existaient à l’époque pour le
marché grand public. Le Dolby C a lui été
destiné, dès sa conception, aux enregistreurs à mini-cassettes. C’est pourquoi deux
190
autres améliorations ont été introduites. La
première, nommée spectral skewing, est
destinée à diminuer la sensibilité du système au désalignement du lecteur. Ce désalignement ainsi que les tolérances et défauts
de la bande étant sensibles surtout aux hau-
DOLBY DIGITAL SURROUND EX™ (EXTENDED)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Bloc-diagramme du système Dolby C.
tes fréquences, un filtre spécial atténue les
fréquences supérieures à 10 kHz à l’encodage, et les remonte symétriquement au
décodage. La deuxième amélioration est
un réseau anti-saturation (anti-saturation
network). Il réduit la perte aux hautes fréquences et la distorsion dues à la non-linéarité
de la bande magnétique pour des hauts
niveaux d’enregistrement. Là aussi, un
réseau symétrique doit être introduit dans
le décodeur. L’effet induit par ce réseau est
un accroissement de la dynamique.
➙ Dolby B
Dolby Digital plus (DD+). Surround. Basé
sur la technologie Dolby Digital (5.1), le
DD+ est un standard qui peut supporter
des programmes audio multicanal au format 7.1, notamment sur les HD-DVD.
Son débit est de 6,144 Mo · s–1 et il offre
une meilleure qualité de son. Le DD+ est
compatible avec le décodeur actuel Dolby
Digital à l’aide d’un adaptateur (set-top
box) convertissant le flux Dolby Digital
plus en une sortie Dolby Digital de
640 Ko · s–1.
➙ Dolby Digital
Dolby Digital (DD). Surround. Système de
codage et de décodage numérique à
six canaux discrets développé dans les
années 1990 par Dolby pour l’industrie du
cinéma et le home cinema. La technologie
utilisée est l’AC3. À ce jour, des produits
aussi divers que des lecteurs DVD, des
consoles de jeux vidéo et des ordinateurs
intègrent les technologies du Dolby Digital.
Le Dolby Digital (DD) est dit 5.1, car il
utilise cinq canaux large bande de 20 Hz20 kHz : trois canaux avant L/C/R (Left,
Center, Right), deux canaux arrière Ls/Rs
(Left surround, Right surround), plus
un canal LFE pour les effets basses fréquences avec une bande passante comprise entre
20 et 120 Hz.
➙ Canal discret ; Dolby (laboratoires) ;
AC3 ; 5.1 ; LFE
Dolby Digital Surround EX™ (EXtended).
Surround. Extension du format Dolby
Digital qui inclut un troisième canal surround au son numérique des films. Le
Dolby Digital Surround EX™ a été développé conjointement par les laboratoires
Dolby et Lucasfilm THX, qui en sont
copropriétaires, et présenté en 1999. Il procure plus de souplesse aux ingénieurs/
mixeurs dans la création des bandes sonores
et peut produire un effet ininterrompu
panoramique sur 360° et un effet avant/
arrière.
La voie supplémentaire est le résultat d’un
matriçage à l’encodage sur les canaux Ls
(Left surround) et Rs (Right surround), et
non de l’ajout d’un canal discret supplémentaire. Les extensions exploitent le principe du système matriciel du Dolby Pro
191
DOLBY HXPRO
Logic qui permet d’insérer et d’extraire à
partir des deux pistes Ls et Rs un canal
Center surround. Cet encodage assure une
compatibilité totale avec un système 5.1,
car le canal Cs matricé apparaît automatiquement dans les canaux Ls et Rs.
Le DD Surround EX est dit 6.1, car il utilise six canaux large bande de 20 Hz20 kHz : trois canaux avant L/C/R (Left,
Center, Right), trois canaux arrière Ls/Cs/
Rs (Left surround, Center surround, Right
surround), plus un canal LFE pour les effets
basses fréquences avec une bande passante
comprise entre 20 et 120 Hz.
➙ Dolby Digital ; Dolby (laboratoires) ;
THX (label) ; Canal discret ;
Dolby Pro Logic ; 6.1 ; LFE
Dolby HXPro. Réducteurs de bruit. HX pour
Headroom eXtension. Système développé
par les laboratoires Dolby pour accroître la
dynamique d’un enregistreur à cassettes. Le
Dolby HXPro n’est pas un système de
réduction de bruit à proprement parler. Il
module le niveau de prémagnétisation
(bias) de la bande en fonction du niveau des
fréquences hautes contenues dans le signal à
enregistrer. Le résultat est une diminution
de la distorsion à ces fréquences.
Dolby Level. Réducteurs de bruit. Niveau de
référence pour l’alignement des réducteurs
de bruit Dolby. Pour les systèmes du type
Dolby A, il est matérialisé sur la bande par
un signal spécifique appelé Dolby Tone.
À l’époque où fut créé le Dolby A, les studios ne travaillaient pas tous au même
niveau de référence. C’était vrai pour le
niveau électrique (sortie de console par
exemple) et le niveau magnétique sur la
bande (185, 250 ou 320 nWb · m–1). Pour
faciliter la compréhension et éviter les
erreurs d’alignement des réducteurs de
bruit, Dolby a été amené à introduire ce
concept de Dolby Level, car le niveau de
référence servant à l’alignement d’un réducteur de bruit Dolby peut varier suivant les
192
studios mais, reste en revanche lié à la
bande encodée Dolby.
Le Dolby Tone est généré automatiquement au bon niveau Dolby Level par le
Dolby A encodeur. Le Dolby A décodeur
est équipé d’un galvanomètre avec un
repère Dolby Level ou de trois Led qui permettent d’aligner le décodeur sur le Dolby
Tone lu sur la bande magnétique.
➙ Dolby Tone ; Dolby A
Dolby Pro Logic. Surround. Également appelé
4.0. Technologie de décodage matricielle
analogique développée par Dolby et associée à l’encodage Dolby Surround. Le
Dolby Pro Logic est la version grand public
du Dolby Stereo. Il exploite un système
matriciel qui permet d’extraire, des deux
pistes codées, les quatre canaux originels
LCRS (Left/Center/Right Surround). Les
informations stéréo gauche et droite sont
reproduites par deux enceintes de chaque
côté de l’écran pour créer un champ sonore
stéréo, un troisième canal central sert à
localiser le son venant du centre de l’écran
et un quatrième canal arrière est dédié aux
sons d’ambiance et aux effets spéciaux. Il
n’y a pas de canal d’effets basses fréquences.
Les informations surround sont traitées
avec un retard (time delay), un filtre LPF et
un réducteur de bruit de fond pour une
meilleure perception psychoacoustique.
Cet encodage assure une compatibilité
totale avec un système stéréo, car les canaux
matricés apparaissent automatiquement
dans les canaux L et R.
➙ Dolby (laboratoires) ; Dolby Stereo ; Dolby
Surround ; Time delay ; LPF ; 4.0
Dolby Pro Logic II. Surround. Évolution de
la technologie du Dolby Pro Logic qui permet d’étendre n’importe quelle source
audio à deux canaux (stéréo) à six canaux
sur un home cinema. Le système matriciel
permet d’extraire à partir de deux pistes
d’un CD, d’une bande VHS, de jeux vidéo
ou d’émissions de TV, cinq canaux Left/
DOLBY S
Center/Right/Left surround et Right surround large bande, plus un canal basses fréquences obtenu par la sommation des
cinq canaux (bass management). Une fonction permet de désactiver le filtre LPF à
7 kHz pour une meilleure définition des
aigus. Le canal mono arrière est divisé en
deux canaux, et un léger retard temporel est
appliqué sur un canal pour créer une
pseudo-stéréophonie. Ce procédé ne se
contente que de restituer approximativement le même signal dans toutes les enceintes et même s’il conduit à une appréciation
favorable à l’écoute, il n’est pas équivalent à
un réel mixage 5.1.
➙ Dolby Pro Logic ; Dolby (laboratoires) ;
Home cinema ; Bass management ; LPF
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Dolby Pro Logic IIx. Surround. Évolution
de la technologie de décodage matricielle
du Pro Logic II qui permet d’étendre
n’importe quelle source audio à
deux canaux audio (stéréo), ou une source
numérique encodée en DD en une écoute
en 6.1 ou 7.1 sur un home cinema. Le
Dolby Pro Logic IIx est compatible avec
l’encodage Dolby Surround.
➙ Dolby Pro Logic II ; Dolby Digital ;
Dolby Surround
Dolby S. Réducteurs de bruit. Système de
réduction de bruit, développé par les laboratoires Dolby, qui est une déclinaison
grand public du système professionnel
Dolby SR. Le Dolby S, destiné aux minicassettes, est apparu en 1990. Comme le
Dolby C, le Dolby S comporte deux filtres
à bande glissante : un pour les hauts
niveaux et un pour les bas niveaux. En plus,
chaque bande glissante se trouve couplée à
un processeur de signal hautes fréquences à
bande fixe appelé action-substitution. Un
des premiers effets de cette technique est de
réduire notablement l’effet de pompage
bien connu des compresseurs/expanseurs.
En présence d’une fréquence dominante, le
processeur à bande fixe travaillera sur les
fréquences inférieures à cette fréquence
dominante, alors que le processeur à bande
glissante traitera les fréquences supérieures.
Le Dolby S permet ainsi d’obtenir jusqu’à
24 dB de réduction de bruit, soit 4 dB de
plus que le Dolby C et 14 dB de plus que le
Dolby B. Néanmoins, contrairement à ses
deux prédécesseurs, il comporte un processeur à bande fixe qui travaille sur les fréquences graves (en dessous de 200 Hz) et permet
ainsi d’obtenir 10 dB d’atténuation de bruit
sur ces fréquences. Le résultat de ces dispositifs sur le spectre de bruit résiduel est que
celui-ci est beaucoup plus homogène et
qu’ainsi, le bruit restant après réduction est
non seulement faible, mais aussi moins
gênant d’un point de vue auditif.
Un système complexe appelé modulation
control est aussi chargé de dominer toute
excursion trop grande des filtres à bandes
glissante et fixe.
Le Dolby S renferme aussi, comme le
Dolby C, un filtre spectral skewing actif
aux hautes fréquences mais auquel s’ajoute
un autre filtre spectral skewing, agissant lui
sur l’extrême grave. Une des fonctions du
spectral skewing est de limiter les effets des
disparités d’alignement dues à la bande ou
au lecteur. Il se trouve que celles-ci sont
notables aussi aux basses fréquences, imputables à la bande ou à la géométrie des têtes
magnétiques.
Comme le Dolby C, le Dolby S inclut aussi
un réseau anti-saturation limitant la distorsion des signaux hautes fréquences aux forts
niveaux. Les enregistreurs classiques à cassettes renforcent toujours les fréquences
graves à l’enregistrement et les diminuent
d’autant à la lecture pour diminuer le bruit
(on parle de standard 3 180 μs, en référence à la fréquence charnière). Quand on
emploie le Dolby S, cette accentuation/
désaccentuation est supprimée à cause de la
réduction de bruit sophistiquée du Dolby S
et, plus particulièrement de son processeur
193
DOLBY SR (SPECTRAL RECORDING)
Effets des différents filtres variables du Dolby S en présence d’un signal dominant.
1. Filtre à fréquence glissante. 2. Filtre à fréquence fixe. 3. Les deux filtres combinés.
Courbes de réponse de l’encodage du Dolby S
pour différents niveaux, tenant compte de l’influence du spectral skewing et de l’anti-saturation.
agissant dans les graves. L’avantage est la
réduction de la distorsion et l’augmentation
de la dynamique dans les graves.
➙ Dolby SR ; Dolby C ; Dolby B
194
Dolby SR (Spectral Recording). Réducteurs
de bruit. Système de réduction de bruit développé par les laboratoires Dolby à destination tout d’abord du marché professionnel
DOLBY SR (SPECTRAL RECORDING)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des studios musique, puis très employé en
cinéma sur les bandes-son des films 35 mm
encodée en Dolby Stereo. Apparu commercialement en 1986, le Dolby SR a commencé
à être étudié en 1980. Le Dolby SR est toujours présent sur les films 35 mm, ce qui permet leur projection dans des cinémas non
équipés pour le Dolby SR-D.
Le projet était une amélioration du
Dolby A en associant à sa technologie reposant sur des filtres à bandes fixes mais à gain
variable les technologies des Dolby B et
Dolby C qui fonctionnent avec des filtres à
gain fixe mais à bande variable.
Ainsi, le Dolby SR utilise cinq doubles filtres
composés chacun d’un filtre à bande fixe et
d’un filtre à bande glissante. Les deux parties
de ces doubles filtres travaillent conjointement. Leur fréquence de coupure est de
800 Hz pour tous les filtres.
Ces cinq doubles filtres sont regroupés en
trois étages :
– pour les niveaux forts : un double filtre
pour les hautes fréquences et un pour les
basses fréquences ;
– pour les niveaux moyens : un double filtre
pour les hautes fréquences et un pour les
basses fréquences ;
– pour les niveaux faibles : un seul double
filtre pour les hautes fréquences.
Chaque double filtre de chaque étage travaille indépendamment, mais avec des
seuils différents en fonction du signal
entrant. Leur processus de travail, appelé
action-substitution et modulation control
est assez complexe. Il est aidé par deux
autres dispositifs. Le premier, nommé spectral skewing, repose sur deux filtres passehaut (40 Hz) et passe-bas (12 kHz) qui
agissent par atténuation et aussi déphasage
des fréquences extrêmes dans le bas et le
haut du spectre sonore. Le but du spectral
skewing est de réduire la sensibilité aux disparités de la bande et des enregistreurs à ces
Synoptique du Dolby SR en modes encodeur et décodeur.
195
DOLBY SR-D (SPECTRAL RECORDING-DIGITAL)
fréquences. Le deuxième dispositif s’appelle
anti-saturation et a pour objet de diminuer
la saturation à fort niveau dans ces régions
sensibles pour la bande que sont les hautes
et basses fréquences.
Toute la philosophie des réducteurs de
bruit Dolby, et du Dolby SR en particulier, est de ne pas traiter toute la partie du
spectre où se trouvent les fréquences
dominantes du signal (pas de gain), et
d’amplifier toute l’autre partie du spectre
où se situent donc des composantes à faible niveau d’une valeur de gain fixe. De là
vient le nom SR (Spectral Recording process). Chaque étage compresseur actionsubstitution a un gain de 8 dB, ce qui
donne 16 dB dans le grave et 24 dB dans
l’aigu pour les signaux de faible niveau.
Dès qu’apparaît un signal de fort niveau à
certaines fréquences, le gain est réduit à
ces fréquences uniquement.
Dolby SR : caractéristique d’encodage bas niveau en
présence d’une fréquence 800 Hz au niveau spécifié
sur chaque courbe.
➙ Dolby (laboratories) ; Dolby Stereo ; Dolby
SR-D ; Dolby A ; Dolby B ; Dolby C
Dolby SR-D (Spectral Recording-Digital).
Surround. Procédé de codage et de décodage numérique à 6 canaux discrets développé par Dolby pour l’industrie du
cinéma. Introduit en 1992, ce système
emploie la technologie de codage audio
AC3 pour placer six canaux d’un son
numérique dans l’espace compris entre les
perforations d’un film 35 mm, ce qui per-
196
met la coexistence des pistes sonores numérique et analogique.
Le Dolby Digital SR-D est dit 5.1, car il
utilise cinq canaux large bande de 20 Hz20 kHz : trois canaux avant L/C/R (Left,
Center, Right), deux canaux arrière Ls/Rs
(Left surround, Right surround), plus
un canal LFE pour les effets basses fréquences avec une bande passante comprise entre
20 et 120 Hz.
➙ Canal discret ; Dolby (laboratoires) ;
AC3 ; 5.1 ; LFE
Dolby SR Noise (ou Dolby Noise). Réducteurs de bruit. Pour permettre de régler les
magnétophones de lecture et aussi de pouvoir distinguer à coup sûr une bande encodée Dolby SR d’une bande encodée
Dolby A, Dolby a créé un nouveau signal
de calibrage, propre au SR : le Dolby Noise.
Il s’agit d’un bruit rose coupé toutes les 2 s
par un silence de 20 ms.
Ce signal est enregistré sur la bande à un
niveau inférieur de 15 dB au Dolby Level.
Les Dolby SR possèdent une position setup
qui exécute les actions suivantes. Sur l’encodeur, l’entrée est interrompue et un Dolby
Noise est envoyé vers la sortie, c’est-à-dire
vers l’enregistreur. Sur le décodeur, un gain
de 15 dB est ajouté sur le système d’affichage (Led) et le système commute automatiquement, toutes les deux salves de
Dolby Noise, donc toutes les 4 s, sur un
générateur interne de bruit rose calibré. Ce
dispositif, nommé auto-compare, permet
de vérifier facilement à l’oreille le bon calibrage du décodeur.
Un Dolby Noise doit toujours être placé en
tête d’une bande enregistrée avec un encodage Dolby SR.
➙ Dolby SR ; Dolby A ; Dolby Level
Dolby Stereo. Surround. Également appelé
4.0. Format de son optique stéréo développé par la société Dolby dans les années
1970. Il fut utilisé pour la première fois
dans le film La guerre des étoiles et révolu-
DOLBY STEREO
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Dolby SR Noise et sortie du décodeur en auto-compare.
Dolby SR Noise : comportement de l’encodeur et du décodeur Dolby SR en mode setup.
tionna le cinéma. L’ancienne piste optique
mono est remplacée par deux pistes son,
qui transportent non seulement les informations stéréo gauche et droite, mais aussi,
grâce à un encodage, un troisième canal
central pour les dialogues et un quatrième
canal arrière pour les sons d’ambiance et les
effets spéciaux. Le résultat permit d’obtenir
un son multicanal équivalent au son des
quatre pistes magnétiques sur les copies
70 mm qui devint rapidement obsolète. Le
Dolby Stereo exploite un système matriciel
qui permet d’insérer et d’extraire sur
deux pistes quatre canaux Left/Center/
Right (pour les haut-parleurs situés derrière
l’écran), et un canal surround monophonique (pour les haut-parleurs répartis dans la
salle) employé pour les sons d’ambiance et les
197
DOLBY SURROUND
effets spéciaux. La technologie de matriçage
Dolby combine ces quatre canaux sur les
deux pistes optiques conventionnelles d’un
film 35 mm, car celui-ci ne dispose pas de
la place permettant d’inscrire les quatre
canaux séparément. Ces pistes sont connues
sous l’appellation de Lt (Left total) et Rt
(Right total).
Différentes techniques sont appliquées à la
bande sonore pendant l’enregistrement et à
la lecture pour améliorer sa qualité. Parmi
ces techniques, citons la réduction de bruit
Dolby A qui réduit les grésillements et craquements liés au principe du son optique,
ainsi que l’égalisation des haut-parleurs qui
permet d’obtenir dans les salles de cinéma
une réponse en fréquences standardisée.
➙ Dolby (laboratoires) ; Son optique
Dolby Surround. Surround. Version grand
public du Dolby Stereo développée initialement pour le cinéma. Le Dolby Surround
exploite un système matriciel qui permet
d’encoder quatre canaux de données audio
(Left/Center/Right Surround) sur les pistes
gauche et droite d’un signal stéréo. Ces pistes sont connues sous l’appellation Lt (Left
total) et Rt (Right total). Le Dolby Pro
Logic est la technologie de décodage associée pour le home cinema.
De nombreux diffuseurs et autres fournisseurs de programmes analogiques continuent d’utiliser l’encodage Dolby Surround
pour offrir un son multicanal à travers un
signal stéréo TV, VHS, DVD. Le Dolby
Surround est dit 4.0, car il utilise
quatre canaux : trois canaux avant L/C/R
(Left, Center, Right), un canal arrière S
(Surround). Le « 0 » signifie l’absence de
canal LFE.
➙ Dolby Stereo ; Dolby Pro Logic ; 4.0 ; LFE
Dolby Tone. Réducteurs de bruit. Signal
généré par les systèmes de réduction de
bruit Dolby A servant de signal de référence
pour l’alignement du décodeur. Ce signal
caractéristique, modulé en fréquence, est
198
facilement identifiable à l’oreille comme un
Dolby Tone. Ce signal doit toujours être
enregistré en tête de toute bande encodée
Dolby A (30 s) et au niveau Dolby Level
(propre au Dolby A). Comme ce niveau de
référence Dolby Level n’est pas obligatoirement identique au niveau de référence
0 VU du studio, il fallait qu’il soit facilement identifiable et différent des fréquences
100 Hz, 1 kHz et 10 kHz mises aussi traditionnellement en tête de bande au niveau
0 VU et servant, elles, à régler l’alignement
du magnétophone de lecture.
➙ Dolby A
Dolby TrueHD. Surround. Format audionumérique nouvelle génération développé
par la société Dolby pour les médias haute
définition sur support disque optique HDDVD et Blu-ray. Dolby TrueHD délivre
un son identique bit pour bit au master réalisé en studio, avec un débit allant jusqu’à
18 Mbits · s–1, et supporte jusqu’à huit
canaux audio pleine bande 24 bits/96 kHz.
Les standards des disques HD-DVD et
Blu-ray limitent pour l’instant à huit le
nombre de canaux audio.
➙ Dolby (laboratoires)
Domaine des fréquences audibles. Physiologie de l’audition. La bande de fréquences
audibles par un auditeur moyen s’étend de
16 Hz à 20 000 Hz. Les infrasons (inférieurs à 16 Hz) sont ressentis (et non entendus) par conduction cutanée et osseuse. Les
ultrasons (au-delà de 20 kHz) ne sont pas
entendus en tant que fréquences pures,
mais leur présence est audible dans les transitoires rapides et dans la restitution des
timbres. C’est là un des points d’achoppement entre le son analogique et le son
numérique. Le standard du CD à
44,1 kHz, limitant la bande passante à
22 kHz, est en partie responsable de la disparition du petit supplément de musicalité
que procurent les disques vinyles.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
DOWN-FILL
Dôme. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
La forme géométrique en portion de sphère
se retrouve dans les tweeters à dôme ainsi
que dans les cache-poussière des boomers.
➙ Tweeter ; Boomer
Dongle. Direct to disc. Petit boîtier se branchant sur un des ports d’un ordinateur
(série, parallèle, USB) contenant soit une
clef, soit un programme nécessaire à l’exécution d’un logiciel. Il empêche donc l’utilisation d’une même version d’un logiciel
sur plusieurs machines simultanément.
Do not erase. Séance d’enregistrement. Libellé
normalisé d’une étiquette de statut à poser
sur un support audio. Sa couleur est rouge.
Dorsale. Magnétophones. Face non magnétique de la bande, opposée au côté enduit.
Ses propriétés physiques (coefficient de
frottement notamment) et sa couleur sont
propres à chaque marque et chaque type.
Les bandes professionnelles possèdent une
dorsale dépolie (dos mat), assurant un coefficient de frottement compatible avec l’utilisation sans danger de la bande sur des
plateaux. Elle est de rigueur sur les bandes
professionnelles. La dorsale des bandes
« grand public » est lisse, ce qui impose
l’utilisation de bobines pour éviter tout passage d’une spire par-dessus les autres lors de
l’enroulement.
➙ Plateau
Doublage. 1. Séance d’enregistrement. En
anglais : doubling. Effet consistant à enregistrer deux prises différentes d’une même
partie musicale (voix, guitare…), puis à les
mélanger, éventuellement en les panoramiquant à l’opposé. On obtient ainsi une
ampleur et une densité intéressantes. Les
voix doublées contribuent parfois à l’identité d’un chanteur sur disque (Laurent
Voulzy, par exemple, y recourt souvent).
2. Postproduction et postsynchronisation. Processus identique à la postsynchronisation,
qui consiste à refaire dans la langue du pays
tous les dialogues d’un film étranger. Les
doublages et leurs organisations sont gérés
par des sociétés spécialisées appelées sociétés
de doublage.
➙ Postsynchronisation
Double ferrite. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Seconde ferrite montée en
opposition polaire sur la première et qui
repousse les fuites magnétiques vers l’entrefer. Cette technique donne un surcroît
d’énergie aux haut-parleurs graves sans les
inconvénients habituels d’une ferrite plus
grosse qui suramortit l’équipage mobile.
Double ferrite (photo : Marie-Anne Bacquet).
➙ Ferrite ; Entrefer (du haut-parleur) ;
Équipage mobile (du haut-parleur)
Doubling. Voir « Doublage ».
Down-fill. Sonorisation. Terme anglo-saxon
qui désigne un renfort de sonorisation pour
les spectateurs placés devant la scène et dans
l’angle mort de la couverture verticale du
système de diffusion principal cluster ou
line array. On utilise des enceintes compactes fixées sous le système de diffusion principal, avec une inclinaison suffisante de
façon à couvrir le devant de la scène. La diffusion est plutôt dans la partie médiums/
aigus et les enceintes sont généralement raccordées en fréquences et en phase avec les
caissons de grave du système de diffusion.
➙ Cluster ; Line array ; Caisson de grave
199
DOWNMIXING
Downmixing. Surround. Littéralement,
mixage descendant. Ce processus technique
de diminution du nombre de canaux permet la lecture d’un média (DVD) codé en
DD (Dolby Digital) 5.1 sur n’importe quel
diffuseur stéréo ou mono (ampli Hi-Fi ou
TV). Avec un lecteur DVD relié à une TV,
l’utilisateur bénéficie d’un son digital sans
pour autant avoir une installation home
cinema. Toutefois, la qualité du signal est
diminuée.
Par extension, dans le jargon professionnel,
faire un downmix signifie que le mixeur/
ingénieur du son vérifie que son mixage
multicanal est compatible en stéréo ou en
mono afin de permettre sa restitution quel
que soit le type de diffuseur.
➙ Dolby Digital ; Mixage multicanal
Downsampling. Audionumérique. Conversion de la fréquence d’échantillonnage vers
une fréquence inférieure.
➙ Fréquence d’échantillonnage
DPCM (Differential Pulse Code Modulation). Audionumérique. Modulation par
impulsions codées différentielles. Le principe de cette méthode de codage est de
coder non pas la valeur de chaque échantillon, mais les variations d’amplitude du
signal analogique d’un échantillon par rapport à celui qui le précède. Théoriquement,
cette méthode permet soit d’améliorer la
qualité pour le même débit qu’en PCM,
soit de réduire le débit pour une qualité
identique. Le bruit de quantification de ce
procédé varie avec la fréquence du signal.
➙ PCM ; Bruit de quantification
DQPSK (Differential Quadrature Phase
Shift Keying). Audionumérique. Traitement par déphasage différentiel en quadrature. Ce code de modulation (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques) a la particularité de diviser le flot de données numériques en petits mots de 2 bits, ce qui permet
200
aux données numériques de moduler une
porteuse en faisant varier sa phase
« relative » par saut de 90° selon les quatre
expressions binaires : 00, 01, 10, 11. Il est
utilisé par le format de diffusion NICAM
728.
Driver. 1. Amplification. Le driver précède et
commande l’étage final des amplificateurs
de puissance. En « franglais », le verbe driver fait partie du premier groupe.
2. Direct to disc. Programme qui permet à
un périphérique spécifique, comme un
modem, un adaptateur réseau ou une carte
son, de communiquer avec le système
d’exploitation d’un ordinateur.
Drop. Voir « Drop-out ».
Drop-frame. Synchronisation. Technique de
comptage du time code nécessaire pour
qu’un time code compatible avec la fréquence trame de la télévision américaine
(59,9400 26 Hz, soit 29,97 images/s)
continue à être en « temps réel ». Comme il
est impossible de diviser une image en
29,97 parts égales, on continue à diviser
l’image par 30. De ce fait, le temps réel du
programme ne correspond plus au time
code : une heure de time code ne dure plus
réellement une heure. À la vitesse de
29,97 images/s, le time code présente au
bout d’une heure un retard de 3,6 s (ou
108 images) sur le temps réel du programme. Voici un exemple :
NDF : 60 s × 30 images/s = 1 800 images/min × 60 min = 108 000 images/h
DF : 60 s × 29, 97 images/s = 1 798,2 images/min × 60 min = 107 892 images/h
Différence = 108 images
Pour garder la correspondance globale entre
le temps du time code et le temps réel, on a
inventé le format de comptage drop-frame
qui est une méthode de comptage non
linéaire dans laquelle certains nombres sont
régulièrement ignorés. Le comptage dropframe saute les deux premières images de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
D-SUB (D-SUBMINIATURE)
chaque minute, à l’exception des minutes
00, 10, 20, 30, 40 et 50. On a ainsi 2 images sautées chaque minute, soit 120 images
sautées en 1 heure. Comme ajustement
final, on ne saute pas les 2 premières images
des minutes 00, 10, 20, 30, 40 et 50, soit
12 images. On a donc au total :
120 images – 12 images = 108 images (le
nombre souhaité).
Drop-out. Séance d’enregistrement. Drop en
abrégé. Littéralement, chute. À l’origine, ce
terme désignait la perte d’informations due
à un défaut d’homogénéité dans l’enduit
sur la bande magnétique ou à une poussière, provoquant une altération des données enregistrées, ce qui se traduit par une
perte brutale et brève du niveau sonore. Ce
terme a été repris par la suite en numérique.
Dans le cas d’un signal audionumérique ou
d’un time code, il se traduira par une perte
partielle des données qui sera corrigée, dans
le meilleur des cas, par la correction
d’erreur de la machine. Par extension, drop
s’applique à toute forme de perte momentanée d’informations (à ne pas confondre
avec punch-in qui signifie entrée d’enregistrement).
➙ Punch-in
Drum (cabine). Séance d’enregistrement. Cabine
de prise de son de batterie, optimisée pour
cette utilisation. Ventilée, elle offre une
excellente isolation acoustique vers le reste
du studio, une grande vitre pour ménager
un contact visuel entre le batteur et le reste
du groupe, et un panneau de connecteurs
pour tous les micros et les casques utilisés.
Drum-fill. Sonorisation. Retour de scène
pour batteur réalisé avec une enceinte
compacte multivoies et un caisson de grave
afin de renforcer le niveau sonore de la
grosse caisse et de la guitare basse. Le signal
est généralement mono.
➙ Retour de scène
DSD (Direct Stream Digital). Audionumérique. Littéralement, flux numérique direct.
Format de données audionumériques
offrant une dynamique de 120 dB et une
bande passante supérieure à 100 kHz, utilisé par le Super Audio CD (SACD) développé par Sony et Philips. Il permet
d’enregistrer directement les données du
convertisseur delta sigma sur 1 bit à la fréquence d’échantillonnage de 2,822 4 MHz
(soit un suréchantillonnage 64× à la fréquence de 44,1 kHz). Étant donné que la
fréquence d’échantillonnage du DSD est 64
fois supérieure à celle du CD, mais que le
DSD n’enregistre que 1 bit par cycle d’horloge (soit 16 fois moins que le format CD
audio), le débit du DSD n’est que de 4 fois
supérieur à celui du CD pour une qualité
considérablement améliorée.
➙ SACD ; Delta sigma ; CD
DSP (Digital Signal Processor). Audionumérique. Processeur de signaux numérique.
Ce microprocesseur est spécialisé dans le
traitement de signaux numériques. Il permet des traitements en temps réel. Dans le
domaine de l’audionumérique, c’est aux
DSP que les traitements sont confiés dans
les consoles de mixage et dans certains systèmes direct to disc.
D-sub (D-subminiature). Câbles et connectique. Connecteur informatique inventé par
Cannon pour ITT. La lettre D évoque la
forme de la pièce métallique de protection
entourant les contacts, qui garantit une
orientation correcte du connecteur. Malgré
des origines informatiques, ce connecteur
se retrouve, en version 9 points, sur nombre
de machines audio et vidéo, pour le port de
commande RS-232. Il s’est imposé pour
des signaux audio dans les années 1990,
notamment pour des raisons de gain de
place, en numérique (format TDIF Tascam) comme en analogique. Selon les
modèles, il compte 9, 15, 25, 37 ou
50 points. L’assignation des conducteurs
du multipaire aux différents points diffère
d’un standard à l’autre.
201
DTD (DIRECT TO DISC)
DTRS (Digital Tape Recording System).
Audionumérique. Système d’enregistrement
numérique sur bande. Ce format d’enregistrement audionumérique s’effectue sur les
cassettes vidéo HI-8 développées par Tascam. Il offre : 8 canaux audio 16 bits
44,1 kHz ou 48 kHz (DA-38), plus une
piste time code (DA-88). Il est aussi
exploité par Sony (PCM-800). Les derniers
développements des machines DTRS permettent d’enregistrer avec une résolution de
20 bits (en augmentant la vitesse de défilement de la bande) ou de 24 bits (DA78HR, DA-98HR).
➙ Résolution
DTS (société). Surround. La société DTS
(Digital Theater System) a été fondée en
1990 par le scientifique Terry Beard.
Après avoir développé la technologie de
codage audionumérique multicanal appelée coherent acoustics pour le cinéma, elle
a dirigé également ses recherches vers les
formats multimédias grand public et audio
pro. Elle a créé un label indépendant
d’enregistrements musicaux, DTS Entertainment, qui couvre un large éventail de
genres, de la pop rock aux chefs-d’œuvre
de musique classique.
➙ Coherent acoustics
Assignation des différents points
d’un connecteur D-sub 25.
➙ Multipaire
DtD (Direct to Disc). Direct to disc. Littéralement, directement sur disque. Marque
déposée par la firme américaine New
England Digital pour désigner son système
d’enregistrement/montage sur disque.
L’appellation DtD est devenue le terme
générique désignant les enregistreurs numériques dont les données audio sont stockées
sur disques (dur ou magnéto-optique), et
qui possèdent des fonctions de montage.
➙ Direct to disc
202
DTS 96/24. Surround. Format audio haute
résolution développé par la société DTS.
« 96 » se réfère à un taux d’échantillonnage
de 96 kHz (comparé à un taux d’échantillonnage typique de 48 kHz) et « 24 » se
réfère à 24 bits (comparé au 16 bits moyen
d’un CD), ce qui permet d’offrir une
gamme dynamique étendue et une plus
large réponse en fréquences. Un DVD
encodé en DTS 96/24 ne peut être lu
qu’avec un matériel pourvu d’un décodeur
DTS 96/24, mais il est entièrement compatible avec un DTS Digital Surround 48/24.
➙ DTS (société) ; DTS Digital Surround
DTS Digital Surround. Surround. Système
de codage et de décodage numérique à
DTS NEO 6.1
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
six canaux discrets développé par la société
DTS pour le cinéma et le home cinema et
présenté en 1993 avec le film de Steven
Spielberg Jurassic Park. La technologie de
codage et de décodage est appelée coherent
acoustics. Pour le cinéma, la particularité
du procédé DTS réside dans le fait que le
son ne figure pas sur le film, mais sur un
CD-Rom séparé. Sur la pellicule se trouve
le time code qui assure la synchronisation
entre le film et le CD. Dans le time code,
on trouve également une clé, qui permet de
reconnaître si le CD correspond au film.
Grâce à ce procédé, le volume d’informations requis par la bande sonore n’est plus
tributaire du support optique de la pellicule
du film, et le son enregistré sur le CD n’est
plus compressé, ce qui contribue à une
meilleure qualité de restitution. Le système
DTS est appelé 5.1, car il utilise six canaux.
➙ Canal discret ; DTS (société) ;
Coherent acoustics ; 5.1
DTS ES (Extended Surround). Surround.
Extension du format DTS Digital Surround qui inclut un troisième canal arrière
Cs (Center surround) au son numérique
des films et DVD. Il procure plus de souplesse aux mixeurs dans la création des bandes sonores et permet de créer un effet
ininterrompu panoramique sur 360° et un
effet avant/arrière en améliorant la localisation des signaux surround venant directement de derrière le spectateur. La voie
supplémentaire est le résultat d’un matriçage à l’encodage sur les canaux Ls (Left
surround) et Rs (Right surround) et non de
l’ajout d’un canal supplémentaire discret.
L’extension exploite le principe matriciel
qui permet d’insérer et d’extraire à partir
des deux pistes Ls et Rs le canal Cs. Cet
encodage assure une compatibilité totale
avec un système 5.1, car le canal Cs matricé
apparaît automatiquement dans les canaux
Ls et Rs. Le format DTS ES est appelé 6.1.
➙ DTS Digital Surround ; Canal discret ; 6.1
DTS ES (Extended Surround) discrete 6.1.
Surround. Extension du format DTS Digital Surround qui inclut un troisième canal
arrière Cs (Center surround) au son numérique des films et DVD. DTS ES discrete
6.1 est un format audionumérique capable
de fournir sept canaux discrets et d’offrir un
centre arrière entièrement indépendant.
Cet encodage assure une compatibilité avec
un système 5.1, car le canal Cs discret est
également matricé et apparaît automatiquement dans les canaux Ls et Rs. Ainsi, ES est
le terme générique pour le canal Cs matricé,
et ES 6.1 discrete pour le cas particulier du
canal discret. Le format DTS ES discrete
6.1 est appelé 6.1.
➙ DTS Digital Surround ; Canal discret ; 6.1
DTS HD. Surround. Format audio haute définition développé par la société DTS capable
de délivrer l’audio à des taux variables de
24,5 Mbits · s–1 sur disques Blu-ray et 18,0
Mbits · s–1 sur HD-DVD avec 8 canaux
audio à 96 kHz/24 bits. Pour profiter pleinement des avantages du DTS HD audio, il faut
disposer d’un lecteur de disques et d’un ampli
home cinema haute définition. En raison de
l’espace limité de la norme de format des
DVD, la plupart des films DVD avec DTS
ont été encodés à 768 Kbits · s–1. Toutefois,
avec l’introduction de nouveaux disques optiques à haute définition de plus grande capacité, l’encodage est de 1,5 Mbits · s–1, ce qui
apporte une amélioration immédiate de la
qualité sonore.
➙ DTS (société)
DTS NEO 6.1. Surround. Technologie
numérique, développée par la société DTS,
qui permet d’étendre n’importe quelle
source audio analogique ou numérique à
deux canaux (stéréo) disponible sur disque,
bande VHS, jeu vidéo, émission de télévision en une écoute 5.1 sur un home
cinema. Ce procédé ne se contente que de
restituer approximativement le même
signal dans toutes les enceintes, et même s’il
203
DUAL SPLIT
conduit à une appréciation favorable à
l’écoute, il n’est pas équivalent à un réel
mixage 5.1.
➙ DTS (société) ; LFE
Dual split. Voir « Console split monitor ».
Dub. Séance d’enregistrement. Libellé normalisé d’une étiquette de statut à poser sur un
support audio. Sa couleur est orange.
Ducking. Effets dynamiques. Effet obtenu
avec un gate dont l’action est inversée. En
mode ducking, le gate est ouvert pour un
niveau d’entrée inférieur au seuil et fermé
pour un niveau d’entrée supérieur. Le ducking est utilisé uniquement pour des effets
créatifs.
Ducking-reverb/ducking-delay. Prenons comme
exemple une voix. Celle-ci est injectée dans
un périphérique générant une réverbération
(appelée communément reverb), mais également dans le key-in du gate (celui-ci est
mis en mode duck) comme signal de contrôle. Le signal sortant de la reverb (la voix)
est quant à lui entré dans le in du gate.
Résultat : quand le signal de contrôle (dans
notre exemple, la voix) est présent, le
niveau de la reverb diminue. Quand la voix
disparaît, le niveau de la reverb réapparaît
(remonte). Ce système peut être comparé à
une sorte de réduction automatique de la
b
Ducking : (a) ducking-delay appliqué
par exemple à une guitare ; (b) ducking-reverb
appliqué par exemple à une voix.
204
reverb. La reverb peut être remplacée par
un périphérique de délai, on parlera alors de
ducking-delay.
Un effet voisin peut être obtenu en remplaçant le gate par un compresseur avec des
paramètres range, attack et release identiques à ceux du gate :
– le noise-gate est mis en mode duck ;
– le range (attenuation) est de quelques dB ;
– l’attack est rapide ;
– le release est dans le tempo.
➙ Gate
Dummy head. Voir « Tête artificielle ».
Dump. 1. MIDI. Transfert des données
MIDI de type ADSR ou standard. Il permet notamment d’enregistrer sur n’importe
quel séquenceur MIDI le contenu des
mémoires d’un synthétiseur, au lieu de
stocker ces données sur des cartes mémoire.
Par extension, mode de fonctionnement
permettant ce transfert.
➙ ADSR
2. Magnétophones. Mode de fonctionnement d’un magnétophone analogique très
utile pour le montage. Habituellement,
pour des raisons de sécurité, le défilement
de la bande n’est pas possible si la bobine
réceptrice ne tourne pas. Le mode dump
désactive cette fonction, ce qui permet au
monteur de faire défiler la bande tout en la
laissant traîner par terre (ou tomber dans
une poubelle) après lecture.
DVD (Digital Versatil Disc). Audionumérique. Disque numérique polyvalent. C’est
l’évolution logique des technologies liées
aux CD, la capacité du DVD suit celle des
disques durs. Initialement appelé Digital
Vidéo Disc, le DVD est agréé en 1996.
C’est à la demande de Microsoft, Intel,
Apple et IBM que le DVD est né de la
fusion des technologies de deux systèmes
concurrents : le Super Disc (créé par Masuchita Electric, Toshiba et Time Warner) et
le MMCD (MultiMedia CD, créé par Sony
et Philips). L’enjeu était d’éviter de voir se
DVD-AUDIO (DIGITAL VERSATIL DISC-AUDIO)
– le DVD-Video est un support de stockage
pour les films ;
– le DVD-Audio est dédié uniquement à
l’audio comme le CD-A ;
– le DVD-R est un support de stockage à
enregistrement unique ;
– le DVD-RAM fut le premier type de
DVD réinscriptible du marché concurrencé par le DVD-RW et le DVD+RW,
eux-mêmes concurrents.
➙ DVD-Rom ; DVD-Video ; DVD-Audio ;
DVD-R ; DVD-RAM ; DVD-RW ;
DVD+RW
renouveler une guerre des formats comme
celle du VHS et du Bétamax.
Avec sa taille identique à celle du CD (diamètre de 120 mm et épaisseur de 1,2 mm),
le DVD atteint jusqu’à 17 Gbits de capacité
de stockage avec un taux de transfert supérieur au CD-Rom pour un temps d’accès
identique. Il est disponible en 4 versions :
– le DVD-5 (disque à simple face et à simple couche d’une capacité de 4,7 Gbits) ;
– le DVD-9 (disque à simple face et à double couche d’une capacité de 8,5 Gbits) ;
– le DVD-10 (disque à double face et à simple couche d’une capacité de 9,4 Gbits) ;
– le DVD-18 (disque à double face et à double couche d’une capacité de 17 Gbits).
La capacité du DVD est plus de 4 fois supérieure à celle du CD. Cette performance est
obtenue en augmentant la densité des
informations sur le disque. Les pistes sont
plus rapprochées, avec un espace entre les
pistes de 0,74 μm pour le DVD contre
1,6 μm pour le CD. Les données sont elles
aussi plus serrées : le trou élémentaire du
DVD est de 0,4 μm dans le cas du DVD et
de 0,83 μm pour le CD.
Comme le CD, le DVD se décline en différents formats :
– le DVD-Rom est un support de sauvegarde à haute capacité ;
DVD-Audio (Digital Versatil Disc-Audio).
Audionumérique. Disque digital universel
dédié à l’audio. Si l’informatique a mis un
certain temps à utiliser le CD comme support de stockage, le DVD fut tout aussi
long à se développer pour les applications
audio. Le premier prototype fut créé en
1998, mais la première production sur
DVD audio est sortie en décembre 2000.
Ce délai provient de la difficulté à développer des systèmes efficaces de protection
contre les copies.
Le DVD audio peut enregistrer le son dans
une grande variété de formats avec toutes
sortes de niveaux de qualité. Pour l’audio, il
tient sa supériorité sur le DVD-Video et le
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Compatibilités entre les lecteurs, les graveurs et les disques.
Format
de disque
DVD lecteur
DVD-R(G)
DVD-(RA)
DVD-RAM
DVD-RW
DVD+RW
Lecteur Graveur Lecteur Graveur Lecteur Graveur Lecteur Graveur Lecteur Graveur Lecteur Graveur
DVD-Rom
+
–
+
–
+
–
+
–
+
–
+
–
DVD-R(G)
+
–
+
+
+
–
+
–
+
+
+
–
DVD-(RA)
+
–
+
–
+
+
+
–
+
–
+
–
DVD-RAM
–
–
–
–
–
–
+
+
–
–
–
–
DVD-RW
+
–
+
+
+
–
+
–
+
+
+
–
DVD+RW
+
–
+
+
+
–
–
–
+
–
+
+
CD-R
–
–
–
–
–
–
+
–
+
+
+
+
CD-RW
–
–
–
–
–
–
+
–
+
+
+
+
205
DVD-ER (DIGITAL VERSATIL DISC-ERASE WRITE)
Comparaison des performances du CD-Audio et du DVD-Audio en PCM.
Spécification
DVD-Audio
CD-Audio
Format audio
PCM
PCM
Capacité
4,7 Gbits - simple couche
8,5 Gbits - double couche
17 Gbits - double face/double couche
650 Mbits
700 Mbits
Nombre de canaux
Jusqu’à 6
2 (stéréo)
Bande passante
0-96 kHz
5-20 kHz
Dynamique
144 dB
96 dB
Fréquence d’échantillonnage en stéréo
44,1/88,2/176,4 kHz
ou 48/96/192 kHz
44,1 kHz
Fréquence d’échantillonnage en multicanal
44,1/88,2 kHz
ou 48/96 kHz
Quantification
12, 16, 20 ou 24 bits
CD-Audio au format PCM (Pulse Code
Modulation) quantifié en 24 bits à la fréquence de 96 kHz et au multicanal. Il peut
aussi, comme le DVD-Video, contenir
l’audio en Dolby Digital et en DTS dont la
qualité s’approche de celle du CD.
➙ DVD-Video ; CD-Audio ; PCM ;
Dolby Digital ; DTS
DVD-ER (Digital Versatil
Write). Voir « DVD-RW ».
Disc-Erase
DVD+R (Digital Versatil Disc-Recordable
Plus). Audionumérique. Les premiers graveurs DVD+RW n’avaient pas la capacité
d’enregistrer les DVD-R en mode write
once. En 2002, Verbatim devient le premier fabricant de disques à proposer un
DVD recordable compatible avec les graveurs DVD+RW. Ce dernier peut être
gravé à la vitesse 2×, soit l’équivalent de
22× pour un CD-R.
La seconde génération de graveurs de
DVD+RW est capable de supporter les deux
types de média. En octobre 2003, Philips et
Mitsubishi Kagaku Media présentent une
nouvelle technologie DVD enregistrable en
double couche : le DVD+R, dont la capacité
est portée à 8,5 Gbits. Le DVD est de plus
206
16 bits
compatible avec les lecteurs DVD-Vidéo et
DVD-Rom.
Le disque est constitué de deux couches de
matière organique colorée. Le chauffage par
un rayon laser focalisé provoque des modifications physiques et chimiques irréversibles. Ces parties modifiées voient leurs
propriétés optiques changer.
Cette nouvelle technologie, dont les spécifications sont finalisées en automne 2003,
permet 4 heures d’enregistrement en qualité
DVD-Video, ou 16 heures en qualité VHS.
La première couche est gravée par le premier
passage du laser rouge, puis le laser est refocalisé sur la deuxième couche qu’il grave en
traversant la première sans l’altérer.
➙ DVD+RW ; Write once ; DVD-Video ;
DVD-Rom
DVD+RW (Digital Versatil Disc-ReWritable). Audionumérique. En 1997, Sony, Philips et Hewlett-Packard s’allient pour
développer un DVD enregistrable concurrent du DVD-RAM jugé incompatible avec
les autres disques. Cette alliance provoque
la rupture de ces trois protagonistes avec le
Forum DVD, qui avait défini les formats
précédents. Le groupe opposé, constitué
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
DVD-R (DIGITAL VERSATIL DISC-RECORDABLE)
d’Hitachi, de Matsushita Electric et de
Toshiba, travaille au développement du
DVD-RW. Les deux formats sont extrêmement proches d’un point de vue technologique et ont pour objectif d’apporter une
alternative aux incompatibilités du DVDRAM. Créer un lecteur DVD-ROM capable de lire les DVD-RAM est complexe et
coûteux.
Le DVD+RW autorise l’enregistrement
aussi bien en vitesse linéaire constante
(CLV) pour les accès en vidéo, qu’en vitesse
angulaire constante (CAV) pour les accès
aléatoires. La vidéo nécessite de pouvoir
enregistrer avec un flux numérique variable
(VRB, Variable Bit Rate) : en répondant à
cette exigence, le DVD+RW s’ouvre aux
applications vidéo. Cette performance est
obtenue en utilisant un sillon oscillant prégravé (wobble groove) de fréquence élevée,
qui garantit une plus grande précision dans
les interruptions et les reprises de gravure.
Le principal avantage du DVD+RW est son
champ de compatibilité élevé. Ses défenseurs affirment que c’est le seul disque
réinscriptible répondant aussi bien aux exigences des équipements grand public qu’à
celles de l’environnement informatique. Les
enregistrements réalisés sur des graveurs
DVD-Video ou des graveurs DVD+RW
sont lisibles par un lecteur vidéo ou un PC
équipé d’un lecteur DVD-Rom et d’un
décodeur MPEG-2.
➙ DVD-RAM ; DVD-RW ; DVD-Rom ;
CLV ; CAV ; VRB ; Wobble groove ;
DVD-Video
DVD-R (Digital Versatil Disc-Recordable). Audionumérique. Disque digital universel enregistrable. Le DVD-R est, comme
le CD-R, un média pouvant contenir toutes sortes d’informations habituellement
contenues sur les DVD de production :
vidéo, audio, images, données informatiques, programmes multimédias… Selon le
type d’informations contenues, le DVD-R
est compatible avec tous les lecteurs, y
compris les lecteurs DVD-Rom ou vidéo.
À sa création en 1997, le DVD-R avait une
capacité de 3,95 Gbits, qui fut ensuite portée à 4,7 Gbits (soit 9,4 Gbits en double
face). Les données peuvent être gravées à
1 fois la vitesse, soit un débit de 11,08
Mbit · s–1. Le DVD-R travaille à vitesse
linéaire constante (CLV), obtenue en faisant varier la vitesse de rotation de
1 475 tr · min–1 au début à 575 tr · min–1 à
la fin. Pour obtenir un débit 6 à 7 fois supérieur à celui du CD, la longueur d’onde du
laser et l’ouverture de l’objectif ont été
modifiées. Comme le CD-R, le DVD-R
possède un sillon prégravé en spirale (wobble groove) pour guider le laser.
Il existe deux façons de graver le DVD-R :
le disque entier (disc at once) ou l’écriture
incrémentale (track at once).
Disc at once est un procédé de gravure en
une seule fois jusqu’à la limite de 4,7 Gbits.
L’ordinateur doit pouvoir fournir sans
interruption un flux de 11,08 Mbit · s–1,
d’où la nécessité d’avoir une mémoire tampon suffisante. Cette méthode est utilisée
pour la gravure des films en vidéo, qui sont
de très gros fichiers occupant tout le disque.
L’écriture incrémentale est similaire à la
technologie de CD-R et permet de graver
un ensemble de fichiers sans avoir besoin de
les accumuler sur le disque dur. La taille
minimale d’un fichier est de 32 Kbits. Le
disque ne peut pas être lu tant que le processus n’est pas terminé et que la gravure
n’est pas finalisée.
En 2000, il fut décidé de créer deux types
de DVD-R : l’un pour la masterisation en
vidéo et en multimédia réservé aux professionnels, appelé DVD-RA (Authoring), et
l’autre pour un usage général destiné au
grand public, nommé DVD-RG (General).
La particularité de ce dernier est de contenir
une protection interdisant la copie bit à bit,
donc le piratage.
207
DVD-RAM (DIGITAL VERSATIL DISC-RANDOM ACCESS MEMORY)
Presque simultanément, en 2003, on voit
apparaître le DVD (+R) à double couche,
défendu par Philips, et une autre version
double couche, le DVD (–R) proposé par
Pionner. Les deux systèmes sont très proches, mais relancent la guerre des supports.
➙ CD-R ; CLV ; Wobble groove ; Disc at once ;
Track at once
DVD-RAM (Digital Versatil Disc-Random
Access Memory). Audionumérique. DVD à
mémoire d’accès aléatoire. Ce disque enregistrable fait appel à la technologie MO
(magnéto-optique). Comme tous les disques enregistrables, un sillon prégravé
(wobble groove) guide le faisceau laser
durant la gravure. Les premiers DVDRAM offraient une capacité de 2,6 Mbits,
mais n’étaient pas compatibles avec les
autres lecteurs DVD. Ce format original
existe en deux types : le type 1 est dans une
cartouche fermée, et le type 2 permet l’accès
au disque. Seuls les lecteurs DVD-ROM de
la 3e génération apparus en 1999 peuvent
lire les DVD-RAM de type 2.
La capacité du DVD-RAM en fait un support idéal pour enregistrer 2 heures de film
codé en MPEG-2. Il permet de remplacer la
bande-vidéo qui se dégrade après une
dizaine de passages. Les fabricants garantissent que le DVD-RAM est réinscriptible
100 000 fois, et qu’il conserve l’intégralité
des données au moins 30 ans.
Fin 2001, Panasonic devient leader des
fabricants de DVD enregistrables, en sortant un graveur capable d’enregistrer les
DVD-RAM, mais aussi les DVD-R et RW.
L’incompatibilité de la longueur d’onde de
son laser ne lui permettant pas de graver les
CD-R et les CD-RW, il est concurrencé par
les DVD±RW.
➙ DMO ; Wobble groove ; DVD
DVD-Rom (Digital Versatil Disc-Read Only
Memory). Audionumérique. Mémoire sur
disque universel numérique à lecture unique. C’est suite à l’insistance de Microsoft,
208
d’Intel, d’Apple et d’IBM que le DVD fut
conçu. On peut donc comprendre que ses
premières applications soient dans le
domaine informatique. En 1995, la multiplication de la capacité des CD-Rom correspond à l’évolution de la taille des fichiers
informatiques et des disques durs. Les données étant gravées avec une densité accrue,
le DVD peut les lire à une vitesse de rotation moindre. À sa vitesse nominale, un
CD-Rom permet un flux de 150 Kbits · s–1,
tandis qu’à la même vitesse, le DVD atteint
1 250 Kbits · s–1 (soit 8 fois plus), ce qui
permet un débit suffisant pour lire les
fichiers vidéo.
La deuxième génération (DVD-II) tourne à
une vitesse 2 fois supérieure à celle de la
première génération et peut lire les CD-R
et les CD-RW. La troisième génération
(DVD-III) offre une vitesse 5 fois supérieure à la vitesse initiale et accepte de lire
les DVD-RAM type II. Depuis sa création,
la vitesse de lecture du DVD ne cesse d’augmenter. Elle était de 16× en 2001.
➙ DVD ; CD-R ; CD-RW ; DVD-RAM
DVD-R/W (Digital Versatil Disc-Read/
Write). Voir « DVD-RW ».
DVD-RW (Digital Versatil Disc-Rewritable). Audionumérique. DVD réinscriptible.
D’abord connu sous les noms de DVD-R/W
puis DVD-ER, le DVD-RW est un disque
permettant les enregistrements multiples,
créé par Pionner en 1999, et s’appuyant sur
les technologies éprouvées du CD-RW et du
DVD-R.
Le but recherché était de créer un lecteur/graveur capable de lire et d’enregistrer les divers
DVD déjà sur le marché, et un support capable d’être lu. Par exemple, l’absence de cartouche, contrairement au DVD-RAM, permet
de le lire dans les lecteurs DVD courants.
Le DVD-RW reprend la technologie du
CD-RW et du laser à trois puissances rendant la couche cristalline ou opaque. Ces
divers avantages permettent aux fabricants
DYNAMOMÉTRIE
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
d’utiliser les chaînes de fabrication existantes
avec un minimum d’adaptation. Comme le
DVD-R, le DVD-RW est doté d’un sillon
sinueux prégravé en spirale (wobble groove),
qui guide le laser en phase d’enregistrement.
Le premier appareil compatible en lecture et
en enregistrement avec les CD-R, CD-RW,
DVD-R et DVD-RW est le DVR-03 proposé par Pionner en 2001. Malheureusement,
de nombreux anciens lecteurs ne reconnaissent pas le DVD-RW : sa faible réflectivité
fait que certains lecteurs le prennent pour un
disque double couche et cherchent en vain
cette deuxième couche. D’autres lecteurs
reconnaissent le modèle de disque en lisant un
code enregistré, mais ce code est inconnu s’il
provient d’un modèle de disque plus récent
que le lecteur. Ces problèmes d’incompatibilité conduisirent à la création du DVD+RW.
➙ CD-RW ; DVD-R ; DVD+RW ; Wobble
groove
DVD-Video (Digital Versatil Disc-Video).
Audionumérique. Dans cette application
originelle du DVD, la vidéo est encodée au
format MPEG-2 (Moving Picture Expert
Group). Malgré une compression plus
importante que le MPEG-1, ce format offre
une excellente qualité d’image, avec 480
lignes par frame (720 × 480 pixels), contre
425 lignes pour le LaserDisc, et 270 pour la
vidéo en VHS.
Un DVD-5 à simple face peut contenir un
film de 133 minutes.
L’encodage MPEG-2 élimine les informations redondantes comme les zones dans
lesquelles l’image ne change pas. Le flux de
donnés est donc variable et augmente
quand l’image se complexifie. Ce flux est
d’environ 3 500 Kbits · s–1. Le son en 5+1
demande un débit de 384 Kbits · s–1. En
ajoutant les dialogues additionnels et les
sous-titres, on atteint environ 4 692
Kbits · s–1, ce qui nécessite une capacité de
4,6 Gbits pour un film de 133 minutes. La
durée atteint 240 minutes avec un DVD-9
à double couche, et 266 minutes avec un
DVD-10 double face. Cependant, dans ce
cas, il est nécessaire de retourner le disque.
Il existe deux façons de graver les DVD à double couche : en pistes parallèles ou en pistes
opposées. Dans le premier cas, les deux pistes
se lisent du centre vers l’extérieur ; dans le
deuxième cas, la première piste se lit du centre
vers l’extérieur et la deuxième de l’extérieur
vers le centre, ce qui permet de les enchaîner.
➙ DVD
Dynamique. 1. Acoustique Écart entre le son
le plus faible et le son le plus fort. La musique disco a une dynamique quasi nulle, car
toutes les notes sont fortes : l’écart est de 3 à
6 dB. La musique classique explore une
dynamique énorme, juxtaposant un solo de
clarinette joué pianissimo à 50 dBSPL et un
tutti joué fortissimo à 110 dBSPL.
2. Électronique. Rapport du bruit de fond
généré par l’appareil sur le niveau maximal
de sortie. Par exemple, un amplificateur de
100 W/4 Ω (soit 20 V) avec un bruit de
fond de 2 mV a une dynamique de 80 dB.
Dans ce cas, dynamique est synonyme de
rapport signal sur bruit.
Dynamique (microphone). Microphonie.
Abréviation pour désigner le microphone
électrodynamique dans le jargon.
Dynamométrie. Maintenance. Sur un magnétophone, réglage de la pression exercée par le
galet presseur sur l’axe de cabestan.
209
E
EAMS (Electro-Acoustics Measurement System). Logiciels de mesure. Logiciel de
mesure acoustique des haut-parleurs édité
par Massimiliano Camboni Electroacoustics. Ce logiciel utilise la carte son interne
du PC, permet de tracer les impédances
d’un haut-parleur, de calculer les paramètres Thiele et Small et de mesurer les
inductances, les résistances et les capacitances (LRC). Il s’associe au LRSS (Loudspeaker Response Simulation Software, du
même auteur) pour une complète simulation.
Early reflexion. Voir « Réflexion précoce ».
Ear monitor. Sonorisation. Terme anglo-saxon
qui désigne un système de casque ou
d’oreillette – généralement en HF – destiné à
l’écoute des musiciens en concert. Son objectif est le même que celui des retours de scène.
➙ HF ; Retour de scène
Earphone. Voir « Intra-auriculaire ».
EASI (Enhanced Audio Streaming Inter).
Audionumérique. Architecture d’interface
audionumérique développée par Emagic,
concurrente d’ASIO.
➙ ASIO
EBU (European Broadcasting Union).
Synchronisation. Organisme européen de
radiodiffusion définissant certains standards audio pro. Elle a, en particulier,
adapté le time code 30 images/s défini par
la SMPTE américaine au standard européen de 25 images/s (d’où le nom de time
210
code EBU donné à un time code 25 images/s).
➙ SMPTE
Écarteur. Magnétophones. En anglais : tape
lift. Dispositif mécanique placé à proximité
du bloc de têtes, permettant d’écarter légèrement la bande magnétique lors de transports en mode cue. On évite ainsi toute
usure prématurée des têtes.
➙ Cue
ECC (Error Correcting Code). Audionumérique. Code de correction d’erreurs utilisé
dans le DAT. Ce code de type ReedSolomon à entrelacement peut corriger des
pertes de signal de 2,6 mm sur la bande.
➙ Reed-Solomon
Échantillon. Sampling et échantillonnage.
Terme désignant aussi bien le son échantillonné sur un sampler que chacun des
mots numériques le constituant.
➙ Sampler
Échantillonnage. Audionumérique. Première étape de la numérisation du son.
Après le préamplificateur analogique puis
le filtre anti-aliasing, l’échantillonnage
consiste à découper l’onde sonore selon
une certaine cadence (à intervalles réguliers) appelée fréquence d’échantillonnage,
et à identifier le niveau instantané du
signal de chacun de ces échantillons.
D’après le théorème de Shannon-Nyquist,
la fréquence d’échantillonnage détermine
la limite de la bande passante du signal
traité selon la règle :
ÉCHO
fmax < 2 fs
Les fréquences d’échantillonnage usuelles
sont normalisées et peuvent varier dans de
grandes proportions selon le domaine
d’application.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Fréquence d’échantillonnage
en fonction du domaine d’application.
Fréquence
d’échantillonnage
Domaine
d’application
11 kHz
Multimédia
22 kHz
Multimédia
32 kHz
Radio
44,056 kHz
Master CD en NTSC
44,1 kHz
CD Audio
48 kHz
Vidéo, cinéma
88,2 kHz
Master CD
96 kHz
Prise de son vidéo, cinéma
2,822 4 MHz
(64 × 44,1 kHz)
SACD (Direct Stream
Digital)
La précision du générateur de fréquence
d’échantillonnage est déterminante dans la
qualité d’un convertisseur. De même, le
soin apporté à la distribution des signaux
d’horloge est le garant du bon fonctionnement d’une installation tout-numérique. La
plupart des dysfonctionnements des systèmes numériques proviennent de problèmes
de synchronisation des générateurs de fréquence d’échantillonnage. L’étape qui suit
l’échantillonnage est la quantification.
➙ Filtre antirepliement ; Fréquence
d’échantillonnage ; Quantification
Échelle de mels. Physiologie de l’audition.
Pour les sons graves et médium, la sensation
de l’octave suit précisément le doublement
de la fréquence. Un Mi 3 à 330 Hz est à
l’octave juste du Mi 2 à 165 Hz. Cette relation persiste jusqu’à 1 000 Hz puis s’en
écarte. Pour entendre l’octave de 2 000 Hz,
il faut 4 600 Hz.
L’echelle de Mels remplace les unités de fréquences (Hz) par des unités de hauteur
(mels). Les relations d’octave sont alors
rétablies : 5 000 mels sont l’octave exacte de
2 500 mels.
Tout se complique avec les sons complexes
où chaque harmonique se place différemment dans l’échelle de mels et dont la hauteur est affectée par le diagramme de
Stevens.
➙ Son ; Diagramme de Stevens
Écho. 1. Acoustique. Au sens général, répétition distincte d’un son. Le son est réfléchi
et parvient après le son direct (en général
avec 50 ms de retard) et est perçu comme
un son séparé. Ce phénomène acoustique
perturbant s’observe dans les grandes salles
réverbérantes ou en plein air dans une zone
urbaine, en montagne… par exemple.
2. Effets temporels. Ajout, à un signal original, de répétitions successives, plus ou
moins distantes dans le temps. L’effet
d’écho s’obtient en renvoyant vers son
entrée une partie du signal de sortie d’un
délai. À la suite d’un effet Haas, pour que
ces répétitions soient perceptibles en tant
que telles, la durée de délai doit être supérieure à 30 ms.
Le phénomène d’écho existe dans la nature,
dès lors que des surfaces réfléchissantes sont
séparées d’une distance suffisamment
grande (quelques dizaines de mètres, par
exemple). En studio, l’effet d’écho a
d’abord été obtenu en utilisant le signal de
lecture « après bande » d’un magnétophone, réinjecté au son direct. On a utilisé
ensuite des chambres d’écho spécialisées,
plus souples d’utilisation. La bande magnétique a ensuite fait place aux lignes à retard
analogiques à transfert de charges, puis aux
délais numériques, ce qui a permis d’obtenir des délais de plusieurs secondes si
besoin.
L’ajout d’un écho à un son, surtout s’il est
bien spatialisé, donne une impression
d’ampleur et de vie. Utilisé abusivement, il
211
ÉCHO RÉPÉTITIF
surcharge le mixage et crée une confusion
sonore lassante.
➙ Délai ; Chambre d’écho
Écho répétitif. Voir « Flutter echo ».
Écoute. Voir « Monitor studio ».
Écoute AFL. Voir « Solo ».
Écoute intelligente. Voir « Effet cocktail ».
Écoute PFL. Voir « Solo ».
Écrêtage. Électronique. Distorsion d’un signal
dans un circuit électronique sollicité audelà de ses possibilités. La tension maximale
que peut délivrer un circuit est limitée par
sa tension d’alimentation. Si le signal
d’entrée a trop d’amplitude ou si le gain est
trop grand, le signal ne pourra pas être
reproduit dans sa totalité et les crêtes seront
tronquées. À l’oscilloscope, on observera
l’apparition de plateaux horizontaux correspondant aux tensions d’alimentation. Un
signal sinusoïdal tend vers une forme carrée, ce qui revient à ajouter un grand nombre d’harmoniques impairs désagréables à
l’oreille.
➙ Distorsion ; Gain
Écrêteur. Effets dynamiques. En anglais : clipper. Appareil ou circuit dont la fonction de
transfert « instantanée » n’est pas linéaire et
pour lequel la valeur instantanée du signal
de sortie ne pourra dépasser un niveau établi. La différence avec un limiteur est que
celui-ci comporte un élément qui fait varier
le gain dynamiquement, alors qu’un écrêteur ne comporte aucun élément dynamique (quand il entre en action, il provoque
une distorsion importante). Un écrêteur est
souvent réalisé grâce à deux diodes montées
tête-bêche. Suivant l’allure de la fonction
de transfert et sa symétrie, le circuit pourra
ne générer, en écrêtant, que des harmoniques pairs beaucoup plus agréables à
l’oreille (une ou plusieurs octaves audessus). Ce circuit servait surtout de sécurité avant l’entrée de certains appareils
comme les émetteurs. Il est aujourd’hui
212
avantageusement remplacé, grâce au numérique, par un limiteur front-wall.
➙ Limiteur ; Front-wall
Edited master. Voir « Original master ».
Éditeur audio. Direct to disc. Logiciel permettant diverses manipulations sur les
fichiers audio. Ces fonctions peuvent être :
l’acquisition, l’édition (couper, coller, répéter…), l’application d’effets temporels (égaliseurs, chorus, écho, reverb, flanger…), les
traitements dynamiques (compresseur,
limiteur, noise-gate…), la suppression des
bruits (decracker, declicker, denoiser…) et
la gravure de CD audio.
EDL (EDiting List). Postproduction et postsynchronisation. Fichier texte reflétant le
montage complet image ou son. Le fichier
comporte la liste des time codes de début et
fin d’origine de chaque plan monté, associés à leurs time codes de début et fin sur le
montage. Les time codes d’origine peuvent
être ceux de cassettes DAT des dialogues
enregistrés sur le tournage et les time codes
montage ceux du montage image.
Ce fichier texte, lu correctement par un éditeur numérique, permet de reconstituer un
montage. On appelle auto-conformation
l’opération qui consiste à recréer automatiquement le montage des sons directs des
dialogues d’un film à partir du montage
image.
➙ Auto-conformation
EDT (Early Decay Time). Acoustique. Dans
un local clos, le EDT indique le temps que
met le son à décroître de 20 dB après l’arrêt
de la source sonore. La mesure d’EDT est
exploitée dans les locaux présentant un
bruit de fond élevé.
➙ Source sonore
E-E (Electronics to Electronics). Audionumérique. Littéralement, électronique à électronique. Fonction de contrôle implantée
dans la plupart des enregistreurs audionumériques non équipés de lecture après
EFFET DE MASQUE
bande, ainsi que dans les magnétoscopes
professionnels (partie audio). Elle permet
d’envoyer sur les sorties le signal audio
d’entrée ayant subi toute la chaîne de traitement de la machine à l’exception de l’enregistrement lui-même.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Effet capacitif. Câbles et connectique. Deux
conducteurs juxtaposés, séparés par un isolant, constituent par définition un condensateur. Dès qu’un câble symétrique ou
asymétrique est parcouru par un signal électrique, un effet capacitif apparaît donc. En
se combinant avec la résistance propre du
câble, cette capacité forme un filtre passebas, pouvant réduire la bande passante dans
les aigus. Le phénomène est particulièrement critique sur les liaisons instrument de
grande longueur.
➙ Symétrique ; Asymétrique ; Câble instrument
Effet cocktail. Psychoacoustique. Également
appelé effet d’écoute attentive ou écoute
intelligente. Pouvoir du cerveau à discriminer les sons dans un environnement dont le
niveau de bruit de fond est élevé et à en
extraire les informations « utiles ». Cette
faculté est particulièrement vraie dans la
plage de fréquences médium où l’oreille est
la plus sensible, c’est-à-dire entre 1 000 et
4 000 Hz. Cette aptitude diminue avec
l’âge lorsque la perception des fréquences
aiguës s’affaiblit.
Cette capacité du cerveau à se focaliser sur
une source sonore plus faible en niveau que
le bruit ambiant permet par exemple d’isoler la voix d’un interlocuteur dans une
assemblée bruyante et de le comprendre.
Lors du mixage par exemple, certains éléments peuvent être baissés petit à petit en
niveau. L’auditeur, les ayant repérés, continuera malgré tout à les entendre, même s’ils
sont sous-mixés.
Effet de bord. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Diffraction de l’onde sonore
émise par un haut-parleur sur le bord du
coffret. L’effet de bord perturbe la courbe
de réponse du haut-parleur, et on cherche à
le minimiser par un dessin adéquat du coffret. Des pans obliques ou une forme arrondie sont favorables.
L’effet se manifeste quand le coffret est
grand par rapport à la longueur d’onde, ce
qui a amené certains constructeurs à
« débaffler » leur tweeter.
➙ Tweeter
Effet d’écoute attentive. Voir « Effet cocktail ».
Effet de masque. Psychoacoustique. Phénomène de perception : capacité d’un son fort
à masquer un son faible. L’effet de masque
peut se manifester dans le domaine fréquentiel ou dans le domaine temporel. Il est
maximal pour des sons proches l’un de
l’autre en fréquence, et il dépend de
l’amplitude relative des deux sons. Il en va
de même pour deux sons proches l’un de
l’autre dans le temps. Un son peut être masqué par un autre arrivant juste avant
(forward masking) mais aussi, dans une
moindre mesure, par un son arrivant après
(backward masking).
Lors d’un mixage audio et afin de faire
cohabiter de nombreux instruments, la
prise en compte du phénomène des fréquences masquantes peut être déterminante. Plus la fréquence d’un son masquant
est basse, plus la plage de fréquences masquée est grande. Certaines fréquences
communes entre les instruments peuvent
être diminuées ou éliminées afin de privilégier celles d’instruments qui sans cela ne
s’entendraient pas (par exemple, une basse
et la main gauche du piano jouant dans la
même bande de fréquences). Un autre
exemple est la cohabitation d’une nappe de
synthé en stéréo et d’une voix. Les fréquences communes entre la main gauche et la
main droite s’entendront au centre. En
inversant la phase sur l’une des tranches, les
fréquences communes aux deux canaux
vont s’annuler. La voix s’intégrera alors
213
EFFET DE PEAU
facilement sans que les fréquences masquantes ne viennent la perturber.
Certains principes d’algorithmes de compression de données audio numériques utilisent
les propriétés de l’effet de masque. Ils éliminent les informations sonores masquées
– en théorie donc inutiles – afin de réduire
le poids des données à enregistrer ou à diffuser.
➙ Fréquence ; Amplitude
Effet de peau. Câbles et connectique. Phénomène physique survenant dans un conducteur, selon lequel plus un signal est de
fréquence élevée, plus il a tendance à ne circuler qu’en périphérie du conducteur, et
non dans toute sa section. Par conséquent,
la section utile du câble est plus petite pour
ces fréquences, ce qui augmente la résistance au passage du signal.
Effet de précédence. Voir « Effet Haas ».
Effet de proximité. Microphonie. L’effet de
proximité est l’une des caractéristiques du
microphone à gradient de pression. Il
entraîne un renforcement excessif du
niveau des basses fréquences et apparaît
lorsque la source sonore est très proche de la
capsule. Il peut être mis à profit afin de renforcer les basses fréquences lors de la prise
de son, par exemple sur la voix d’un orateur.
Le principe de fonctionnement du transducteur à gradient de pression repose sur la
différence de pression entre l’avant et
l’arrière de la membrane. L’onde acoustique
parvenant sur l’avant de la membrane provoque son déplacement dans un sens, alors
que l’onde acoustique parvenant à l’arrière
de la membrane avec un décalage de temps
Δt provoque son déplacement dans le sens
opposé. La force qui s’exerce sur la membrane dépend de la différence de pression
entre l’avant et l’arrière. Plus la différence
(gradient) de niveau est grande entre l’avant
et l’arrière de la membrane, plus le niveau
de sortie (ou sensibilité) du microphone est
214
important. La différence de pression est
maximale dans l’axe de la capsule à 0°.
La différence de pression est due à la distance supplémentaire que doit parcourir
l’onde acoustique pour atteindre l’arrière de
la membrane. La distance supplémentaire
est égale à la distance externe de la capsule
ajoutée à la distance interne de la capsule
jusqu’à la face arrière de la membrane
(dimensions physiques des éléments de
construction de la capsule). Cette distance
supplémentaire engendre un décalage temporel Δt pour l’onde acoustique, qui va
grandissant avec la fréquence.
La vitesse du son décroît avec le carré de la
distance, tandis que la pression décroît de
façon linéaire avec la distance.
Lorsqu’on parle très près d’un micro à gradient de pression, celui-ci peut être considéré comme étant en champ éloigné pour
les hautes fréquences et en champ proche
pour les basses fréquences, leur longueur
d’onde étant plus grande que celles des hautes fréquences.
Le détour que doit faire le son pour aller sur
l’arrière de la membrane est inopérant dans
les basses fréquences, celles-ci ayant une
forte énergie. Quand la source sonore est
très proche de la capsule, la pression à
l’arrière de la membrane devient négligeable, la membrane faisant obstacle. La pression acoustique agit presque exclusivement
sur l’avant de la membrane. Le microphone
réagit alors comme un transducteur de
pression.
La membrane est un obstacle non négligeable pour l’onde acoustique quand la source
est proche. L’énergie beaucoup plus importante des BF contraint la membrane sur la
face dans l’axe à une plus grande pression
acoustique. Le phénomène est différent pour
les HF, qui doivent parcourir la distance
supplémentaire subsistant entre l’avant et
l’arrière de la membrane.
Afin de combattre l’effet de proximité, il
faudrait allonger ce détour (distance sup-
EFFET HAAS
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Influence de l’effet de proximité sur la courbe de réponse du gradient de pression.
plémentaire à parcourir) pour l’onde acoustique, mais les caractéristiques concernant
les hautes fréquences seraient alors détruites. Les constructeurs choisissent une solution intermédiaire, variable selon les
microphones et leurs utilisations prévues.
En cas de nécessité, certains microphones
possèdent un filtre coupe-bas (atténuateur
de BF) avec un ou plusieurs niveaux d’efficacité. L’utilisateur réalise l’opération à
l’aide d’un simple commutateur disponible
sur le corps du transducteur.
Une autre solution adoptée par certains
constructeurs consiste à placer deux capsules dans le corps du microphone, l’une pour
les HF avec un trajet court, l’autre pour les
BF avec un trajet plus long. L’effet de
proximité est ainsi considérablement diminué.
➙ Microphone à gradient de pression ;
Membrane (du microphone) ; Transducteur
Effet Doppler. Psychoacoustique. Pour un
observateur fixe, c’est la variation apparente
de la fréquence d’une note émise par une
source en mouvement. Quand la source
s’approche, la note monte ; quand la source
s’éloigne, la note baisse. Le passage d’une
voiture de pompier avec sa sirène en est un
exemple.
Christian Johann Doppler a expliqué le
principe de l’effet Doppler en 1842. La
vitesse de déplacement s’ajoute à la vitesse
du son ou s’en retranche, ce qui modifie la
longueur d’onde à fréquence constante.
λ=
c
f
devient :
λ = c +v
f
et
λ’’ =
c-v
f
avec c la célérité (vitesse du son), f la fréquence et λ la longueur d’onde.
Par exemple, imaginons une voiture qui
roule à 100 km · h–1 (27,7 m · s–1) avec un
klaxon à 440 Hz. Le La sera entendu en
approche à 479 Hz (à mi-chemin entre Si
et Sib) et en éloignement à 407 Hz (entre
Sol et Sol dièse).
Effet Haas. Psychoacoustique. La loi énoncée
par le chercheur allemand Helmut Haas,
appelée également effet de précédence,
prédit que lorsque deux sources (l’une qualifiée de primaire, l’autre de secondaire)
émettent le même son en direction d’un
spectateur, celui-ci pourra correctement les
localiser dans les deux cas suivants :
215
EFFET MILLER
– si la source secondaire est 10 dB plus forte
que la source primaire ;
– si la source secondaire lui parvient aux
oreilles avec un retard supérieur à environ
50 ms par rapport à la source primaire.
Dans une installation de sonorisation de
grandes salles ou grands espaces (stades), on
met à profit l’effet Hass pour renforcer la
perception du son direct par les spectateurs
placés à grande distance de la source. Ainsi,
pour un auditeur placé à 60 m de l’enceinte
principale et à 20 m de l’enceinte de rappel,
celui-ci entendra l’enceinte de rappel
(source primaire) avant l’enceinte principale (source secondaire) avec un écho, ce
qui n’est pas acceptable. L’objectif est de
fusionner ces deux sources à l’aide d’un
retard électronique introduit sur l’enceinte
de rappel dont le temps sera proportionnel
à la distance correspondante à l’écart entre
les deux sources soit 40 m. Ensuite, il
convient de donner la sensation que le son
vient de la scène. Pour cela, il est nécessaire
d’introduire un retard supplémentaire de
l’ordre 10 ms à 20 ms à l’enceinte de rappel, de façon à inverser le processus de perception. Dans ce cas, l’enceinte de rappel
devient la source secondaire et l’enceinte
principale la source primaire. Si l’on s’en
tient à la loi de Haas, un retard de 10 à
20 ms entre deux sources n’entraîne pas une
séparation perceptible des sources. Psychoacoustiquement, le spectateur aura la sensation de n’entendre que l’enceinte
principale. Notons qu’il est même possible
d’augmenter le volume de l’enceinte de rappel, jusqu’à la limite de 10 dB au-dessus de
la source primaire, sans que l’auditeur ne
puisse les localiser.
L’effet Haas a également d’autres applications comme en mixage (pour placer les
délais, les réverbérations…) ou au cinéma
(pour masquer la diaphonie des canaux
avant dans les enceintes surround en Dolby
Stereo).
216
Effet Miller. Électronique. L’impédance d’entrée
d’un étage d’amplification inverseur est très
sensible à la contre-réaction entre son
entrée et sa sortie. Cet effet décrit par John
Miller en 1920, est mis à profit pour assurer
la stabilité des montages amplificateurs à
transistor et à tube. Un simple condensateur (nommé capacité Miller) connecté
entre la base et le collecteur de l’étage driver
d’un circuit d’amplification à transistor suffit à créer un pôle dominant stable pour
tout l’amplificateur.
➙ Contre-réaction
Effet surround. Voir « Ambiance sonore ».
Efficacité (des casques audio). Casques
audio. Expression du niveau sonore mesuré
par une oreille artificielle (système voisin de
la tête artificielle) lorsque le casque est alimenté par un signal audio d’une certaine
puissance, par exemple 1 mW.
➙ Tête artificielle
Efficacité (du haut-parleur). Haut-parleurs
et enceintes acoustiques. Exprime la proportion entre l’énergie électrique envoyée dans
une enceinte et l’énergie acoustique
recueillie. On préfère employer la notion de
sensibilité (exprimée en dB/W à 1 m) ou le
mot rendement exprimé en pourcentage.
➙ Sensibilité (du haut-parleur) ;
Rendement (du haut-parleur)
Efficacité (du microphone). Voir « Sensibilité (du microphone) ».
Égalisation (en sonorisation). Sonorisation.
Opération consistant à modifier la réponse
en fréquences d’une enceinte, d’un système
de diffusion et des retours de scène. L’égalisation permet d’obtenir un meilleur rendu
sonore des enceintes, de réduire les effets
larsen (feedback) et de compenser les phénomènes acoustiques (ondes stationnaires,
réverbération, perte d’aigus sur la distance).
La procédure d’égalisation du système de
diffusion consiste à faire différentes mesures
acoustiques. En général, les points de mesure
ÉGALISEUR BELL
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
sont à 1 m des enceintes, au début, au
milieu et au fond de la salle. À partir de ces
quatre mesures, une courbe moyenne
d’égalisation est réalisée.
À l’aide d’un générateur de bruit rose et
d’un analyseur de spectre, on obtient des
informations sur l’intensité de chaque fréquence entre 20 Hz et 20 000 Hz. L’objectif est d’obtenir une intensité égale à toutes
les fréquences en augmentant ou en diminuant l’amplitude des curseurs de fréquences
sur l’égaliseur graphique. Cette procédure
doit tenir compte des limites et défauts
acoustiques des enceintes et du local pour
parvenir à la courbe de réponse la plus plate
possible.
Égaliseur. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Également appelé EQ ou equaliser en
anglais. Système de correction en fréquence
du signal. Ce correcteur de timbre est intégré
par exemple à une console de mixage. Il sert
à modifier le spectre d’un son (approche correctrice ou créative). Il existe plusieurs types
d’égaliseur, de technologie numérique ou
analogique (passive ou active).
Égaliseur numérique. Les corrections en fréquence, filtrage et égalisation sont réalisées
à l’aide d’un processeur selon des modèles
mathématiques. Ces derniers peuvent être
sous la forme de machines dédiées ou intégrés à un système informatique (plug-in).
Les filtres analogiques peuvent être modélisés en tenant compte de leurs paramètres. Il
est relativement aisé de reproduire les caractéristiques des filtres analogiques avec un
calculateur et d’obtenir un résultat théorique presque identique.
Remarquez que la translation d’un système
analogique vers un système numérique est
rarement idéale du fait de l’emploi de deux
technologies différentes : la technique analogique utilise des composants dont les
caractéristiques ne sont pas idéales, alors
que la technologie numérique utilise la
modélisation mathématique.
Égaliseur analogique :
– Égaliseur passif : égaliseur réalisé à l’aide
de composants passifs (résistances, inductances, capacités). Il peut être suivi de circuits d’amplification (donc actifs mais
n’agissant pas sur la courbe de réponse en
fréquences) pour compenser la perte de
niveau subie par le signal lors de son passage dans le circuit passif.
– Égaliseur actif : égaliseur utilisant des circuits actifs pour chaque étage d’égalisation afin de créer un gain dans un
correcteur par exemple ou de simuler à
moindre coût le fonctionnement d’un
composant passif (self par exemple).
Il existe différents types d’égaliseurs : semiparamétrique, paramétrique, Bell, graphique, paragraphique…
La façon dont est réalisé un égaliseur analogique a une forte influence sur le son pour
plusieurs raisons majeures :
– les composants ne fonctionnent pas de
façon parfaite, c’est-à-dire qu’une self a
une valeur d’inductance mais aussi de
résistance, etc. ;
– pour une même correction (fréquence/
amplitude), la courbe de phase peut être
différente ;
– les paramètres de vitesse de réaction
(temps de montée par exemple) ont une
influence, de même que la distorsion harmonique, le bruit de fond…
Tout cela fait de l’égaliseur analogique un
instrument imparfait. Selon la qualité de
ces imperfections, tel égaliseur conviendra
mieux à telle utilisation (il sera dit « musical », « clinique », « mou », etc.).
➙ Filtre
Égaliseur à fréquence fixe. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Égaliseur de type EQ Bell
pour lequel la fréquence centrale et le facteur Q ont été prédéfinis. On ne peut que
changer le niveau de correction (cut/boost).
➙ EQ Bell ; Q ; Cut/boost
Égaliseur Bell. Voir « EQ bell ».
217
ÉGALISEUR GRAPHIQUE
Égaliseur graphique. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Également appelé graphique ou EQ graphique. Égaliseur de type
EQ Bell à fréquences fixes et à facteur de
qualité (Q) constant. Seule une série de
contrôles cut/boost permet de faire varier
les niveaux par bandes. Les égaliseurs graphiques ont généralement des commandes
par potentiomètres linéaires (faders), l’utilisateur visualise donc la courbe de correction
qu’il applique. Cependant, il existe des correcteurs dits graphiques qui utilisent des
potentiomètres rotatifs.
Les égaliseurs paramétriques actifs ou logiciels permettent de faire varier le gain en
amplification comme en réjection pour chaque bande de fréquences. Les égaliseurs paramétriques de type passif ne peuvent que
diminuer le gain par bande de fréquences.
En règle générale, les égaliseurs graphiques
divisent le spectre audio en plusieurs bandes de même largeur. Ces largeurs de bande
sont généralement par octave (10 bandes),
2/3 d’octave (15 bandes) ou 1/3 d’octave
(31 bandes). En jargon par exemple, l’égaliseur 1/3 d’octave est appelé un 31 bandes.
Sur certains égaliseurs graphiques, un sélecteur à deux positions permet de choisir le
facteur Q pour l’ensemble des bandes de correction (avec soit un Q « large », soit un Q
« étroit »).
La principale application des égaliseurs graphiques est la correction des systèmes
d’écoute et de diffusion, mais aussi des systèmes de retour de scène afin de combattre
les larsen.
Attention, un égaliseur graphique, en multipliant les bandes, multiplie les déphasages
en analogique. Il faut en tenir compte et
faire attention aux fortes corrections, génératrices de forts déphasages.
➙ Égaliseur ; EQ Bell ; Q ; Cut/boost
Égaliseur paragraphique. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Également appelé EQ
Double égaliseur graphique (photo : P.-L. de Nanteuil).
218
EMBASE
paragraphique ou paragraphique. Égaliseur
analogique ou numérique semi-paramétrique
dont les paramètres de contrôle sont les
niveaux (cut/boost) et les fréquences (sweep).
Un égaliseur paragraphique est organisé
généralement comme un égaliseur graphique
(souvent avec des potentiomètres linéaires
pour la commande de niveau) et possède par
bande un contrôle de fréquence centrale.
C’est en quelque sorte un égaliseur graphique
dont on peut faire varier la fréquence centrale
pour chaque bande de correction. Son utilisation usuelle est le mastering.
➙ Égaliseur ; EQ semi-paramétrique ;
Cut/boost ; Sweep ; Égaliseur graphique ;
Fréquence centrale ; Premastering et mastering
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Égaliseur paramétrique. Filtre comportant
des réglages de choix de fréquences, de gain
(atténuation, amplification) et de largeur de
bande de travail (facteur Q). Son rôle est
très utile pour éliminer de manière très
sélective les fréquences indésirables responsables des larsens, des résonances de hautparleurs et de salles.
➙ Larsen (effet)
Égaliseur programmable. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Égaliseur implémenté
sous la forme d’un processeur indépendant,
permettant le rappel automatisé de tous les
paramètres enregistrés dans des mémoires
et pouvant souvent être piloté par code
temporel. Cet égaliseur est généralement
numérique (technologie très adaptée), mais
il existe des égaliseurs programmables analogiques.
EIAJ CP-340. Voir « SPDIF ».
Eight to Ten Modulation. Voir « ETN
Modulation ».
Électret. Microphonie. L’électret est un des
éléments composant la cellule du microphone à électret (principe du microphone
électrostatique). Son rôle est de polariser la
membrane.
Les matériaux adoptés pour la fabrication
de l’électret sont à haute résistivité (la résistivité permet d’apprécier le niveau d’obstacle rencontré par un flux électrique lorsqu’il
circule à travers un matériau ou une substance et s’exprime en ohm-mètres). Ce sont
souvent des plastiques polymères ou des
halocarbones (propylènes, polyester, Teflon,
Mylar, Aclar…)..
Lors de la fabrication, les matériaux sont
soumis à de très hautes températures (entre
120 et 250 °C) et sont chargés électriquement par un courant électrique très important (3 à 4 kV). En retrouvant leur
température originelle et après interruption
du courant, ces matières conservent une
quantité de charge électrique importante et
peuvent la transmettre autour d’elles. Les
matériaux sont alors devenus « électret ».
(Par exemple, un film de polycarbonate
métallisé, polarisé sous une tension de 3 kV
dans une étuve à 120 °C, puis refroidi brusquement, conserve une polarisation a priori
permanente.) Ces caractéristiques sont
similaires à celles d’un aimant permanent
dont les deux pôles sont opposés. Il devient
alors inutile de polariser la plaque et la
contre-plaque par une alimentation externe
(style alimentation fantôme ou T 12) comme
pour un électrostatique classique, l’électret
jouant désormais ce rôle.
➙ Cellule ; Microphone à électret ; Microphone
électrostatique ; Membrane ; Alimentation
fantôme ; Alimentation T12
Électrocochléographie. Physiologie de l’audition. Enregistrement de potentiels électriques au niveau de la cochlée quand on
soumet l’oreille à des sons. Cela permet
d’effectuer une audiométrie objective, qui
ne dépend pas des réponses conscientes du
sujet. Ce test décèle si un sujet simule le fait
de ne pas entendre.
➙ Audiométrie
Embase. Câbles et connectique. En anglais :
socket. Connecteur femelle fixé (générale-
219
ÉMETTEUR DE POCHE
ment par boulonnage) dans un panneau
(appareil audio, patch…). Certaines embases (XLR® ou jack) possèdent un dispositif
mécanique de verrouillage, évitant toute
déconnexion intempestive du câble relié.
Émetteur de poche. Microphones HF. Émetteur HF logé dans un boîtier de petite taille,
prévu pour tenir dans la poche du porteur.
Cet émetteur possède généralement un
connecteur miniature (jack) pour le signal
audio à émettre.
On distingue plusieurs sortes d’émetteurs :
émetteur à main, émetteur de poche, émetteur plug-on… La puissance peut varier de
quelques mW à quelques W.
➙ Récepteur HF ; Émetteur main ;
Émetteur de poche ; Émetteur plug-on
Émetteur main. Microphones HF. Émetteur
HF logé dans un corps de micro, recevant
généralement des capsules microphoniques
vissables. L’extrémité du corps reçoit
l’antenne.
Émetteur main Sennheiser SKM 5000. Sur l’émetteur
main vient se visser la capsule, disponible en plusieurs
variantes (dynamique, statique, etc.).
Émetteur de poche.
➙ Émetteur HF
Émetteur HF. Microphones HF. Émetteur
analogique audio miniaturisé, alimenté par
piles, complément d’un récepteur HF pour
remplacer une liaison filaire lorsque l’aspect
« mobilité » est primordial (animateurs sur
un plateau télé, acteurs sur un tournage
cinéma, chanteurs ou musiciens en
concert…). Les émetteurs/récepteurs HF
travaillent en modulation de fréquence, en
utilisant le plus souvent la gamme de fréquences UHF pour des raisons de qualité.
220
Émetteur plug-on. Microphones HF. Émetteur HF miniature logé dans un boîtier
muni d’une embase XLR® femelle, enfichable sur le connecteur de sortie d’un micro à
main. Il permet de transformer n’importe
quel micro à fil en micro HF.
➙ Émetteur HF
Emphasis. Voir « Préaccentuation ».
Empilage. Sampling et échantillonnage. Superposition de plusieurs échantillons.
➙ Échantillon
Enceinte acoustique. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Coffret, boîte ou volume qui
peut loger des haut-parleurs, des filtres et de
l’électronique. La fonction première du
ENCEINTE BASS-REFLEX
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
coffret est de réaliser une séparation entre le
rayonnement avant et le rayonnement
arrière du haut-parleur de grave, ce qui
impose généralement une caisse de grand
volume. L’enceinte peut ensuite inclure les
autres haut-parleurs de médium et d’aigu,
des filtres répartiteurs de fréquences et des
modules d’amplification. Enfin, elle reçoit
les connecteurs, l’évent, les pieds, les grilles
et toiles de protection, etc. Souvent, elle
prend le nom du type de la charge ou du
montage retenu. Ainsi, on parle d’enceinte
bass-reflex, d’enceinte active, etc. La forme
et les dimensions sont dictées par des considérations techniques, fonctionnelles et
esthétiques. Pour les enceintes de sonorisation notamment, leur forme dépend souvent du pavillon d’aigu des moteurs à
chambre de compression. Le volume est
déterminé par la charge acoustique choisie
pour optimiser les performances du hautparleur des graves (boomer). L’enceinte est
un élément majeur de la chaîne sonore et
fait le lien entre l’électronique et nos
oreilles.
➙ Évent ; Enceinte bass-reflex ; Enceinte
active ; Moteur à chambre de compression ;
Charge acoustique
Enceinte active. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte acoustique multivoie
qui fonctionne avec un filtre actif externe
opérant avant les amplificateurs. Cette
technique permet d’optimiser les performances de l’enceinte en adaptant la puissance aux amplificateurs et en introduisant
des corrections spécifiques aux performances de chaque haut-parleur.
Les modèles amplifiés ont une électronique
parfaitement adaptée aux haut-parleurs,
évitant les mauvais mariages avec certains
amplificateurs et les pertes dues au câblage.
L’absence de câble haut-parleur entre les
amplis et les haut-parleurs maintient le facteur d’amortissement des amplis et préserve
leur puissance.
Cette technique est appréciée en sonorisation professionnelle et en écoute de studio.
En Hi-Fi, les amateurs préfèrent être maîtres du choix de chaque maillon.
➙ Filtrage actif ; Facteur d’amortissement
Enceinte à labyrinthe. Voir « Enceinte à
ligne de transmission ».
Enceinte à ligne acoustique. Voir « Enceinte
à ligne de transmission ».
Enceinte à ligne de transmission. Hautparleurs et enceintes acoustiques. Également
appelée enceinte à ligne acoustique ou
enceinte à labyrinthe. Enceinte dans
laquelle le rayonnement arrière du hautparleur est chargé par un long tunnel replié
au lieu d’un volume simple. Ce tunnel peut
déboucher à l’air libre comme un évent ou
être obturé, et on y dispose parfois des
absorbants.
Ces enceintes sont délicates à mettre au
point, mais peuvent donner d’excellents
résultats.
➙ Évent
Enceinte amplifiée. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte passive avec un amplificateur intégré pour l’ensemble des hautparleurs. Par défaut de langage, le terme
active leur est attribué à tort. Grâce à l’électronique intégrée, certains modèles disposent d’une entrée micro et d’une entrée
ligne disponibles à l’arrière de l’enceinte.
Avec ce type d’enceinte, il n’y a pas de racks
d’ampli et de console externe à transporter,
et le câblage est rapide. Il suffit d’alimenter
l’enceinte sur le secteur et de la câbler sur la
console ou de brancher directement un
micro.
➙ Enceinte passive ; Enceinte active
Enceinte bass-reflex. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Constituée d’un coffret
muni d’une ouverture appelée évent,
l’enceinte bass-reflex est un système acoustique accordé dans le grave. Le premier bre-
221
ENCEINTE BIPOLAIRE
vet de Thuras décrivant l’interaction d’un
haut-parleur avec un évent date de 1932.
C’est actuellement le type de charge le plus
utilisé. L’idée est de récupérer le rayonnement arrière de la membrane et de l’ajouter
en phase avec le rayonnement avant. Le
volume de la caisse et l’évent se comportent
comme un résonateur d’Helmoltz dont la
fréquence est fonction du volume et des
dimensions de l’évent (surface et longueur).
À la fréquence de résonance, le déplacement de la membrane est quasi nul, seul
l’évent rayonne.
La fréquence de coupure est plus basse
qu’avec une enceinte close et le rendement
est augmenté de manière significative, ce
qui autorise l’utilisation de membranes plus
légères, avec moins d’excursion. L’ensemble
des qualités de ce montage lui vaut un usage
quasi universel, surtout depuis les travaux
de Thiele et Small qui ont permis la modélisation mathématique du comportement
de ces enceintes. Le volume optimum se
calcule facilement à partir des paramètres
Thiele et Small du haut-parleur V
= n · Vas · Qts2. Par exemple, le boomer
PHL 5050 (Qts = 0,25 et Vas = 180 l) fonctionne dans 75 l. L’accord de l’évent se calcule, mais peut aussi s’optimiser à l’écoute.
Un évent trop court ou de surface trop
grande donne un accord trop haut qui
donne un son « boum-boum » très reconnaissable. Un accord trop bas en fréquence
à cause d’un évent trop long ou de surface
trop petite donnera un son manquant de
nervosité, avec un infra grave mal raccordé
au registre bas médium. Enfin, l’examen de
la courbe d’impédance doit montrer l’antirésonance du bass-reflex bien centrée entre
les deux pics d’impédance.
➙ Évent ; Thiele et Small ; Modélisation
Enceinte bipolaire. Surround. Enceinte traditionnelle munie de différents hautparleurs connectés en phase. Une enceinte
bipolaire placée contre un mur dans une
pièce offre un champ acoustique large Utili-
222
sée pour les ambiances home cinema la
localisation des effets sonores du canal surround est prononcée et manque de champ
diffus (réverbération). Ce type d’enceinte
est adapté pour l’écoute musicale en multicanal.
Schéma d’une enceinte bipolaire.
Enceinte centrale. Surround. Enceinte utilisée en complément des enceintes principales pour stabiliser l’image sonore. Son rôle
principal est de diffuser les dialogues au
cinéma. Pour garantir un son homogène,
elle doit être de gamme identique aux deux
autres enceintes. Les modèles destinés au
home cinema sont dotés de haut-parleurs
blindés magnétiquement pour éviter de
perturber l’écran cathodique de la TV (sur
lequel ils sont souvent placés).
➙ Enceinte principale
Enceinte close. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Type d’enceinte dans lequel le
rayonnement arrière des haut-parleurs est
enfermé, sans déboucher à l’extérieur
comme dans les systèmes bass-reflex. Cette
technique permet d’obtenir une prolongation de la bande passante dans le grave, avec
des haut-parleurs très souples montés dans
de petits volumes remplis d’amortissant
acoustique. La membrane est en « suspension acoustique ». Quand elle rentre dans
l’enceinte, elle est freinée par la surpression
qu’elle crée ; quand elle sort, elle est freinée
par la dépression. La suspension acoustique
agit comme un ressort. Ce montage, inventé
il y a cinquante ans par Acoustic Research
sur l’enceinte AR3, est toujours d’actualité.
➙ Amortissant acoustique ; Suspension
acoustique ; Membrane (du haut-parleur)
ENCEINTE DIPOLAIRE
Enceinte coaxiale. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Haut-parleur de grave comportant en son centre un haut-parleur d’aigu,
dans le même axe, mis au point en 1947 par
la marque Tannoy.
Cette disposition rend constante la distance
entre le centre acoustique du boomer et
celui de l’aigu, avec pour conséquence favorable un alignement temporel invariable selon
l’angle d’écoute. L’alignement temporel est
un facteur important de la qualité sonore.
Les enceintes équipées de haut-parleurs
coaxiaux sont compactes, ce qui est apprécié en sonorisation, et offrent un champ
acoustique parfaitement cohérent sur une
directivité conique d’environ 90°. La forme
conique du boomer sert de pavillon pour le
moteur à chambre de compression.
➙ Boomer ; Alignement temporel (du hautparleur) ; Pavillon ; Moteur à chambre
de compression
Enceinte contrôlée. Voir « Enceinte processée ».
Enceinte d’ambiance. Voir « Enceintes Surround ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Enceinte de contrôle. Voir « Monitor studio ».
Enceinte de monitoring. Voir « Monitor
studio ».
Enceinte de retour. Sonorisation. Enceinte
acoustique spécialement adaptée à l’écoute
individuelle sur scène. Aussi discret que
possible, le retour de scène a une taille
réduite. Un pan coupé permet d’orienter
directement sa face avant vers la personne.
Le retour de scène a une courbe de réponses
et de directivité optimisée, de manière à
rendre la voix aussi intelligible que possible
et à limiter les risques d’accrochage entre les
micros et les haut-parleurs (larsen).
L’enceinte de retour est généralement passive, mais on trouve quelques modèles actifs
et amplifiés.
➙ Larsen (effet) ; Enceinte passive ;
Enceinte active ; Enceinte amplifiée
Enceinte dipolaire. Surround. Enceinte
munie de deux haut-parleurs montés dos à
dos et connectés en opposition de phase.
Une enceinte dipolaire placée contre un
mur d’une pièce offre une diffusion nulle
dans son axe et maximale sur les angles à
± 90°. Dans ces conditions, la localisation
des effets sonores du canal surround
devient ambiguë, et une grande partie du
Enceinte coaxiale : schéma de principe de deux haut-parleurs montés en coaxial.
223
ENCEINTE LARGE BANDE
son subit des réflexions des murs opposés
dans l’espace d’écoute. Cela procure un
champ diffus agréable pour une bande-son
cinéma, mais pas nécessairement pour
l’écoute de musique. THX a standardisé les
enceintes dipolaires.
Schéma d’une enceinte dipolaire.
➙ THX (label)
Enceinte large bande. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Enceinte dont la
bande passante couvre la quasi-totalité de la
bande audible, entre 40 Hz et 18 000 Hz.
Enceinte multivoie. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Enceinte dotée de plusieurs
haut-parleurs (ce peut être une enceinte
active ou une enceinte passive éventuellement amplifiée). Les configurations vont de
deux à quatre voies. Le nombre de voies est
déterminé par le filtrage et pas nécessairement par le nombre de haut-parleurs. Une
enceinte dotée de deux boomers de grave et
d’un moteur à chambre de compression
reste une enceinte deux voies.
Les configurations courantes sont :
– enceinte deux voies : un haut-parleur
pour les basses et moyennes fréquences
(boomer), un autre pour les hautes fréquences (tweeter ou moteur à chambre de
compression) ;
– enceinte trois voies : un haut-parleur pour
les basses fréquences (boomer), un hautparleur pour les moyennes fréquences, un
haut-parleur pour les hautes fréquences
(tweeter ou moteur à chambre de compression).
➙ Enceinte active ; Enceinte passive
224
Enceinte omnidirectionnelle. Haut-parleurs
et enceintes acoustiques. Enceinte rayonnant
dans toutes les directions de façon égale,
utilisée pour les mesures acoustiques et parfois en Hi-Fi.
Enceinte passive. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte acoustique avec un filtre passif intégré qui opère après l’amplification. L’enceinte passive peut être
simplifiée à l’extrême. Équipée d’un seul
haut-parleur, elle est employée en sonorisation public-address et d’ambiance. Sa
bande passante est optimale dans les fréquences situées entre 100 Hz et 8 000 Hz.
Les modèles à deux voies sont équipés d’un
haut-parleur pour les basses fréquences
(boomer) et d’un autre pour les hautes fréquences (tweeter ou moteur à chambre de
compression). Sa bande passante s’étend de
40 Hz à 18 000 Hz.
Dans les modèles trois voies, un hautparleur complémentaire est destiné à reproduire la bande de médium entre 200 Hz et
2 500 Hz, ce qui améliore le rendu acoustique dans cette partie du spectre contenant
l’essentiel du message sonore instrumental
et vocal.
D’une manière générale, l’enceinte passive
est limitée en puissance (watts) à cause du
filtre passif qui en absorbe une certaine
quantité. De ce fait, pour des puissances
plus importantes, on utilise des enceintes
dites actives.
➙ Filtre passif ; Public-address ; Tweeter ;
Moteur à chambre de compression ;
Enceinte active
Enceinte principale (colonne ou compacte).
Surround. Enceinte placée à gauche et à
droite de l’écran pour la reproduction du
champ sonore stéréo. Pour obtenir un rendu
naturel et homogène des timbres, les enceintes principales doivent être semblables et
large bande.
➙ Large bande
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ENREGISTREMENT HÉLICOÏDAL
Enceinte processée. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Également appelée enceinte
contrôlée. Enceinte acoustique passive ou
active qui fonctionne avec un processeur ou
un contrôleur.
➙ Processeur ; Contrôleur
compression (codec). Décoder consiste à
démultiplexer le flux compressé afin
d’extraire les données et signaux originels et
de les aiguiller vers les enceintes appropriées. L’encodeur et le décodeur peuvent
être sous forme matérielle ou logicielle.
Enceinte satellite. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Enceinte de taille réduite
conçue pour fonctionner avec un caisson de
grave. Les fréquences de filtrage se situent
entre 80 et 125 Hz (normes largement utilisées). Le système global offre une plus
grande plage dynamique et une qualité
sonore normalement supérieure à celles
d’une enceinte de plus grande taille sans
caisson de grave.
Dans un système triphonique, les enceintes
satellites reproduisent en stéréophonie les
fréquences de 100 à 20 000 Hz. Les fréquences inférieures à 100 Hz sont reproduites par un caisson de grave.
L’avantage d’avoir des enceintes de faible
taille est de pouvoir les disposer au meilleur
endroit dans une salle ou un salon.
➙ Caisson de grave
Encore™. Automation. Système d’automation de console mis au point par AMS Neve
dans les années 1990, tournant sur les
modèles actuels de la marque, analogiques
comme numériques. Le logiciel de gestion
tourne sur un PC externe, dupliquant la
plupart des commandes disponibles sur la
console elle-même.
Enceinte surround. Surround. Également
appelé enceinte d’ambiance. Enceinte installée sur les côtés et à l’arrière d’une salle
afin d’« entourer » les spectateurs. Le rôle
des enceintes surround est de diffuser les
sons d’ambiances et les effets spéciaux des
films. Il existe deux technologies principales
pour les enceintes surround : les enceintes
dipolaires et bipolaires. Avec l’évolution des
formats, comme le 6.1 utilisant des effets
panoramiques sur 360° ou avant/arrière, il
est nécessaire que ces enceintes soient semblables aux enceintes principales pour obtenir un rendu naturel et homogène des
timbres.
➙ Enceinte bipolaire ; Enceinte dipolaire
Encodage/décodage. Numérique. Encoder
consiste à transformer des données numériques ou un signal analogique en un flux
numérique au moyen d’un algorithme de
End Of eXclusive (EOX). MIDI. Message
de type système commun, envoyé à la fin
d’un fichier de type SysEx, indiquant la fin
de ce fichier.
➙ Message système commun ; SysEx
ENG (Electronical News Gathering). Broadcast. Collecte électronique d’informations.
Désigne le reportage vidéo au moyen d’unités légères de type combo (caméra avec
microphones et lumière embarqués),
exploitées le plus souvent par un seul opérateur appelé JRI (journaliste reporter
d’image).
➙ JRI
Enhancer. Effets fréquentiels. Traitement
reposant sur l’ajout à un signal d’harmoniques générés artificiellement, afin d’améliorer sa brillance (généralement, par un
processus de distorsion contrôlé et affiné
spécifiquement).
Le traitement d’enhancer plus connu est
l’Aural Exciter® signé Aphex, disponible
sous forme de périphérique externe ou de
plug-in, mais de nombreuses autres marques proposent, sous une appellation
différente, leur propre technologie d’amélioration psycho-acoustique du rendu d’un
son.
Enregistrement hélicoïdal. Voir « Azimutal
recording ».
225
ENSEMBLE
Ensemble. Effets temporels. Effet combiné
disponible sur certains instruments électroniques analogiques par exemple (synthétiseur de cordes), combinant chorus et
réverbération.
➙ Chorus ; Réverbération
Entrée ligne. Consoles. Entrée dont les
composants et le schéma électronique sont
optimisés pour gérer dans les meilleures
conditions une source au niveau ligne, dont
la tension de sortie évolue généralement
entre 100 mV et 10 V et dont l’impédance
de sortie peut être comprise entre 50 Ω et
1 kΩ.
Par rapport à une entrée micro, le réglage
de gain global d’une entrée ligne possède
une plage moins étendue (une trentaine de
dB au lieu de 60 à 80), l’impédance
d’entrée est supérieure (10 à 20 kΩ), et le
signal géré peut être symétrique ou asymétrique. Par ailleurs, une entrée ligne offre
parfois un sélecteur de niveau de travail + 4
dBu/– 10 dBV, ainsi qu’un pad de 10 ou
15 dB.
➙ Entrée micro ; Pad
Entrée micro. Consoles. Entrée dont les
composants et le schéma électronique sont
optimisés pour gérer dans les meilleures
conditions une source au niveau micro,
dont la tension est généralement comprise
entre 1 et 100 mV et dont l’impédance de
sortie est de l’ordre de plusieurs centaines
d’ohms.
Par rapport à une entrée ligne, le réglage de
gain global d’une entrée micro possède une
plage plus étendue (60 à 80 dB au lieu
d’une trentaine), l’impédance d’entrée est
inférieure (1 à 2 kΩ) et le signal géré est le
plus souvent symétrique, avec alimentation
fantôme 48 volts le cas échéant. Par ailleurs,
une voie micro possède souvent un pad de
15 ou 20 dB.
➙ Entrée ligne ; Alimentation fantôme ; Pad
Entrefer. 1. Magnétophones. Partie isolante
séparant les deux sections d’un aimant.
226
C’est dans l’entrefer de la tête magnétique
que règne le champ magnétique utilisé
pour enregistrer la bande, ou que se ferme
le circuit magnétique à la lecture d’une
bande enregistrée. Sa largeur (en micromètres) conditionne la longueur d’onde
minimale enregistrable, donc la fréquence
maximale que pourra reproduire le magnétophone.
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Espace circulaire du moteur d’un hautparleur où se trouve concentrée toute
l’énergie magnétique. La bobine mobile se
positionne dans l’entrefer et se déplace au
gré des courants qui la traversent.
L’entrefer se trouve entre le noyau et la plaque de champ.
➙ Moteur magnétique ; Bobine mobile (du
haut-parleur) ; Noyau ; Plaque de champ
3. Microphonie. L’entrefer du microphone
électrodynamique à bobine mobile est
comparable à celui du haut-parleur, mais a
des dimensions beaucoup plus réduites.
C’est dans cette zone circulaire et étroite
que se concentre le champ magnétique
produit par l’aimant permanent, guidé par
les pièces polaires. L’aimant est tubulaire,
ou en forme de pastille si c’est un modèle
en terre rare (le cas le plus courant
aujourd’hui), enfermé dans une structure
en fer doux de forme elle aussi tubulaire. Il
est bouché à une extrémité et pourvu d’une
ouverture circulaire à l’autre. Le « fond »
de cette structure est en contact avec l’un
des pôles de l’aimant. L’autre pôle reçoit
par collage une plaque circulaire, elle aussi
en fer doux, qui débouche de manière
concentrique par rapport à l’ouverture circulaire. L’espace entre les bords de cette
ouverture et la périphérie du noyau constitue l’entrefer.
C’est dans l’entrefer que le phénomène de
transduction mécano-électrique se crée. La
bobine de l’équipage mobile baigne dans
l’entrefer, son mouvement dans le sens axial
fait apparaître aux bornes du bobinage une
EQ BELL
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
force électromotrice (f.e.m) d’induction
proportionnelle à la vitesse de son déplacement (loi de Lenz) :
E=H·B·V
avec E la force électromotrice (en V), B le
champ magnétique (en T ou Wb · m–2), L
la longueur de la bobine (en m), V la vitesse
de déplacement de l’ensemble membrane/
bobine mobile (en m · s–1).
➙ Microphone électrodynamique à bobine
mobile ; Pièces polaires (du microphone
électrodynamique à bobine mobile) ;
Transduction ; Équipage mobile
(du microphone)
Entrelacement. Audionumérique. Également
appelé interleaving. Opération effectuée à
la sortie des convertisseurs analogiques/
numériques et avant l’enregistrement des
échantillons binaires. Elle consiste à disposer les échantillons dans un autre ordre que
l’ordre chronologique afin de les protéger
contre les erreurs survenant en salves.
Sur les supports numériques tels que les
bandes ou les disques, la plupart des erreurs
sont dues à des dégradations ou des salissures du support et de ce fait, elles se produisent par blocs appelés salves. Les codes de
correction d’erreurs seraient incapables de
corriger une telle densité de données erronées. L’entrelacement et son complément à
la relecture (le désentrelacement) permettent de répartir des blocs de données corrompues parmi un grand nombre de
données valides, évitant ainsi de saturer les
systèmes de correction d’erreurs.
Ces deux opérations, lorsqu’elles sont exécutées conjointement au traitement des
codes de correction d’erreurs, sont appelées
codes croisés par entrelacement (CIC,
Cross Interleaving Code). Sans cette stratégie de protection contre les erreurs, les CD,
les bandes DAT ou DASH ne pourraient
pas fonctionner.
➙ Désentrelacement ; CIC
Enveloppe ADSR (Attack, Decay, Sustain,
Release). Instruments électroniques. Acronyme décrivant les quatre paramètres d’un
générateur d’enveloppe, partie essentielle
d’un synthétiseur analogique. L’attack correspond à la durée d’attaque de la note, et le
decay au temps qu’elle met pour retomber
de son niveau maximal au niveau de sustain. Le sustain fixe le niveau de sustain,
auquel la note se maintient tant que la touche reste enfoncée. Le release indique la
durée d’extinction de la note une fois la
touche relâchée. Le générateur ADSR n’est
pas forcément présent en tant que tel sur les
synthétiseurs numériques, car les concepteurs préfèrent parfois décomposer l’enveloppe d’un signal en plusieurs segments et
raisonner en termes de pente et de vitesse
plutôt qu’en termes de niveau et de durée.
Cet outil de création sonore, omniprésent
sur les synthétiseurs analogiques, est proposé sur certains samplers, afin de modifier
si besoin l’évolution dans le temps de
l’enveloppe d’amplitude des données sonores échantillonnées.
➙ Attack ; Decay ; Sustain ; Release ; Sampler
Épanoui. Câbles et connectique. Extrémité
d’un câble multipaire pourvue de plusieurs
connecteurs séparés, par opposition à l’autre
extrémité munie d’un unique connecteur
multipoint.
➙ Multipaire
EQ. Abréviation anglo-saxonne du mot equaliser. Voir « Égaliseur ».
EQ Bell. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs.
Également appelé Bell ou Bell EQ ou égaliseur Bell. Désigne la forme en cloche
(bell) de la courbe de réponse en tension/
fréquence d’un égaliseur de type paramétrique ou dérivé. Cette forme est la résultante
de la courbe d’impédance complexe en
fonction de la fréquence.
Notons que cette impédance complexe a
une action notable sur la phase du signal.
227
EQ GRAPHIQUE
Réponse en forme de cloche : EQ Bell.
➙ Égaliseur ; EQ paramétrique
EQ graphique. Voir « Égaliseur graphique ».
EQ paragraphique. Voir « Égaliseur paragraphique ».
EQ paramétrique. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Également appelé paramétrique
ou paramétrique EQ. Égaliseur de type
EQ Bell caractérisé par les paramètres de
contrôle suivants :
– niveau de correction (cut/boost : amplification/atténuation d’une plage de fréquences) ;
– contrôle de la fréquence centrale de l’égaliseur (en effectuant un balayage des fréquences, sweep, l’utilisateur choisit la
fréquence centrale de la correction) ;
– sélectivité du Q (Q Factor) sur une portion de spectre donnée.
Parfois, une commande multiplicatrice de
fréquences permet de balayer une plage de
fréquences plus basse ou plus haute.
➙ Égaliseur ; EQ Bell ; Cut/boost ;
Fréquence centrale ; Sweep ; Q
EQ quasi paramétrique. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Également appelé quasi
paramétrique. Égaliseur paramétrique
pour lequel la sélection du facteur Q se fait
non pas parmi un choix étendu de facteur
de sélectivité (à l’aide d’un potentiomètre),
mais parmi une présélection de plusieurs
valeurs.
228
Exemple d’un EQ paramétrique (lo-mid) de console
pour les bas médiums (photo : P.-L. de Nanteuil).
Les paramètres d’un EQ quasi paramétrique sont :
– un potentiomètre de cut/boost (amplification/atténuation d’une plage de fréquences) ;
– un potentiomètre de sweep (il détermine
la fréquence centrale d’intervention du
balayage de fréquences) ;
– un sélecteur de Q, offrant le plus souvent
deux ou trois positions : élevé (high Q),
moyen ou bas (low Q).
➙ Égaliseur paramétrique ; Égaliseur ; Q ;
Cut/boost ; Sweep ; Fréquence centrale
EQ semi-paramétrique. Effets fréquentiels,
Filtres, Égaliseurs. Également appelé sweep
EQ ou semi-paramétrique. Égaliseur de
type EQ Bell possédant les paramètres de
contrôle suivants :
ÉQUATION POLAIRE (DU MICROPHONE)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– contrôle de niveau de correction (cut/
boost : amplification/atténuation d’une
plage de fréquences) ;
– contrôle de la fréquence centrale de l’égaliseur (sweep : détermine la fréquence
centrale de la correction).
La valeur de Q (Q factor) peut être soit
moyenne et fixe (Q constant), soit proportionnelle (Q varie alors selon l’amplitude de l’atténuation ou de l’amplification demandée).
Exemple de deux EQ semi-paramétriques
(hi-mid et lo-mid) de console pour les hauts et bas
médiums (photo : P.-L. de Nanteuil).
➙ Égaliseur ; EQ Bell ; Cut/boost ; Fréquence
centrale ; Sweep ; Q ; Q constant ;
Q proportionnel
EQ Shelve. Voir « Filtre Shelve ».
Equaliser. Voir « Égaliseur ».
Équation polaire (du microphone). Microphonie. Relation mathématique décrivant la
part des deux directivités de base (bidirectionnelle et omnidirectionnelle) pour
l’obtention de directivités alternatives (cardioïde, supercardioïde, hypercardioïde…).
E = A + Bcosφ
avec E l’équation polaire, A le composant
de pression (omnidirectionnel), B le
composant à gradient de pression (bidirectionnel) et φ l’angle d’incidence.
Toutes les directivités (autres qu’omnidirectionnelle et bidirectionnelle) peuvent
être obtenues en mélangeant les signaux
provenant d’une capsule omni et d’une capsule bi superposées. L’équation polaire
donne la part (en termes de tension, rapport) de chacune des deux capsules afin
d’obtenir la directivité souhaitée. Par exemple, une directivité cardioïde est obtenue en
mélangeant à parts égales les signaux provenant d’une capsule omni et ceux provenant
d’une capsule bi.
A (omni) et B (bi), compris entre 0 et 1 (A
+ B = 1), représentent respectivement la
part de l’omnidirectionnel et celle du bidirectionnel, multipliées par l’angle d’incidence. La somme des coefficients A et B
doit être inférieure ou égale à 1.
L’équation polaire d’un omnidirectionnel est égale à 1. Pour l’omnidirectionnel,
quel que soit l’angle d’incidence de l’onde
acoustique, le niveau de sensibilité (tension
de sortie/pascal) est constant et donc égal à
1. L’angle d’incidence φ n’altère pas l’omnidirectionnel, l’omni captant dans toutes les
directions.
Équation polaire d’un bidirectionnel : cosφ.
À 0°, cos 0 = 1. À 180°, cos 180 = – 1
(déplacement de la membrane dans le sens
opposé ; pression maximale mais déphasée
de 180° ; lobe négatif).
Voici les équations polaires :
– d’un cardioïde : 0,5 + 0,5 cosφ ;
229
ÉQUIPAGE MOBILE
– d’un supercardioïde : 0,37 + 0,63 cosφ ;
– d’un hypercardioïde : 0,25 + 0,75 cosφ ;
– d’un infracardioïde (ou subcardioïde) :
0,75 + 0,25 cosφ.
➙ Omnidirectionnel ; Bidirectionnel ;
Cardioïde ; Supercardioïde ; Hypercardioïde ;
Infracardioïde
Équipage mobile. 1. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Tout ce qui se déplace dans
un haut-parleur. Dans le haut-parleur
dynamique, la bobine mobile se déplace
sous l’effet du courant qui la traverse, elle
entraîne la membrane dont elle est solidaire
et la moitié des suspensions, l’autre moitié
étant rattachée au saladier fixe.
La masse de l’équipage mobile est un indice
des performances du haut-parleur. Un
tweeter à ruban comme le Supravox/Raven
a un équipage mobile de 30 mg, ce qui lui
donne un aigu très détaillé. Le boomer
PHL 5050 a un équipage mobile de 109 g,
dû à sa membrane rigide (gage de faible distorsion) et à sa longue bobine de cuivre (qui
garantit une fréquence de coupure basse et
une bonne tenue en puissance).
➙ Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Membrane (du haut-parleur) ; Suspension
(du haut-parleur) ; Saladier ; Tweeter ;
Haut-parleur à ruban
2. Microphonie. L’équipage mobile est une
association de plusieurs pièces mécaniques
entrant dans la composition de la capsule
du microphone électrodynamique à bobine
mobile. Il participe au processus de transduction.
L’équipage mobile se compose de la membrane, de la bobine et de la suspension. La
linéarité du microphone dépend en grande
partie de la qualité de cet ensemble, réalisé
pourtant avec de nombreux compromis.
L’équipage mobile constitue un système
mécanique oscillant. Il est étudié pour être
le plus léger possible afin de fournir une
bonne sensibilité aux HF, une bonne
réponse impulsionnelle, ainsi qu’un
contrôle de la résonance.
230
➙ Capsule ; Microphone électrodynamique à
bobine mobile ; Transduction ; Membrane (du
microphone) ; Suspension (du microphone) ;
Réponse impulsionnelle
Erase head. Voir « Tête d’effacement ».
Eraser. Magnétophones analogiques. Appareil
professionnel générant un puissant champ
magnétique croissant puis décroissant, permettant d’effacer directement et rapidement toute une bobine de bande ou une
cassette, sans la placer sur un magnétophone. On parle également de bulk eraser
ou de degausser (à ne pas confondre avec le
démagnétiseur, qui assure la démagnétisation des têtes magnétiques).
Erreur de quantification. Audionumérique.
Erreur due à l’approximation effectuée lors
de l’attribution d’une valeur binaire finie à
des échantillons analogiques pouvant avoir
une infinité de valeurs. Elle est intrinsèque
au codage audionumérique et correspond à
la marge d’erreur de codage du signal audio
entre deux échelons de résolution.
Si Q est l’intervalle de quantification, la
valeur maximale de l’erreur est Q/2. Cette
erreur est imprévisible d’un échantillon à
l’autre, et dans le cas d’un signal audio
complexe, elle est aléatoire et constante à
toutes les fréquences. Elle a l’aspect d’un
bruit blanc d’un point de vue auditif, et on
l’appelle souvent bruit de quantification.
Rapport signal sur bruit.
Nombre de bits
Nombre
d’échelons
Rapport signal
sur bruit
8
256
48 dB
16
65536
96 dB
18
262 144
108 dB
20
1 048 576
120 dB
24
16 777 216
144 dB
32
4 294 967 296
192 dB
ÉTAGE DE PRÉAMPLIFICATION
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Un des facteurs les plus importants dans
une conversion analogique/numérique est
le rapport du signal maximal d’entrée sur
l’erreur de quantification. Ce rapport
dépend du nombre de bits du mot binaire
utilisé. Chaque bit contribue à améliorer
ce rapport de 6 dB. Pour un mot de n bits,
on peut simplifier ce rapport par la formule :
S/B (dB) = 6n
➙ Résolution ; Quantification
Étage (d’une voie). Consoles. Que la console
soit virtuelle, numérique ou analogique,
l’étage d’une voie désigne les différentes
parties (ou sections) permettant de traiter le
signal dans une voie.
Voici quelques exemples :
– l’étage de préamplification ou d’entrée
sert à amplifier le signal arrivant sur la
voie, qu’il soit issu d’un microphone ou
d’un synthétiseur (lecteur de CD par
exemple) travaillant au niveau ligne ;
– l’étage de traitement de dynamique,
quand la console en est pourvu, permet de
gérer la dynamique du signal sur chaque
voie via un compresseur, un noisegate… ;
– l’étage d’égalisation (EQ) permet de
modifier le spectre du signal audio d’une
voie. Le plus complet compte quatre bandes d’intervention : aigus, haut médiums,
bas médiums, graves. Dans le cas d’un
égaliseur paramétrique, les paramètres de
réglage sont le gain (cut/boost), la fréquence centrale d’intervention (sweep) et
la largeur de bande corrigée (Q) ;
– l’étage de départs auxiliaires permet de
prélever le signal d’une voie, avant ou
après fader, afin de l’envoyer vers un effet
externe, de gérer des retours de scène, de
réaliser un circuit casque… ;
– l’étage de panoramique permet de placer
à l’écoute et au mixage le signal dans
l’image stéréo (gauche/droite) ;
– l’étage de routing (ou d’assignation) permet d’envoyer le signal de la voie où on le
désire : généraux (LR), sortie de groupes,
bus d’enregistrement… ;
– l’étage de sortie permet de gérer le niveau
de sortie de la voie par l’intermédiaire
d’un fader.
Selon le type de console (split monitor ou
in-line), la section channel (envoi) ou
monitor (retour) est plus ou moins pourvue
d’étages.
➙ Étage de préamplification ;
Étage de dynamique ;
Étage d’égalisation ; Auxiliaire (départ) ;
Circuit casque ; Panoramique ;
Routing ; Fader ;
Console split monitor ; Console in-line ;
Section channel ; Section monitor
Étage de dynamique. Consoles. Section d’une
voie de console chargée d’intervenir sur la
dynamique du signal audio. La plus
complète propose un compresseur, un
noise-gate, un limiteur et un expandeur de
dynamique, avec les différents potentiomètres de réglage correspondants (niveau de
seuil, temps d’attaque, durée de maintien,
etc.).
➙ Section (d’une console)
Étage d’égalisation. Consoles. Section d’une
voie de console chargée d’intervenir sur le
contenu fréquentiel du signal audio, donc
de modifier son spectre. L’étage d’égalisation peut comporter jusqu’à quatre bandes
d’intervention (voir figure) : aigus, haut
médium, bas médium, graves. Dans le cas
d’un égaliseur paramétrique, les paramètres
disponibles sont le gain (cut/boost), la fréquence centrale d’intervention (sweep) et la
largeur de bande corrigée (Q).
➙ Section (d’une console)
Étage d’entrée. Voir « Étage de préamplification ».
Étage de préamplification. Consoles. Également appelé étage d’entrée. Partie destinée à
amener le niveau du signal d’entrée de la voie
231
ÉTAGE DE PRÉAMPLIFICATION
Ici, l’étage d’égalisation dans les médiums est paramétrique : Q en haut, gain (cut/boost) au milieu,
fréquence centrale d’intervention (sweep) en bas.
232
ETN MODULATION (EIGHT TO TEN MODULATION)
au niveau de travail interne de la console, via
un potentiomètre de gain (ou trim).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Étage de préamplification : sur cet étage d’entrée, le
gain peut varier de – 10 à + 40 dB sur l’entrée ligne, de
+ 10 à + 60 dB sur l’entrée micro, avec un pad de 20 dB.
Dans le cas d’un signal d’entrée au niveau
micro, dont la tension est typiquement de
l’ordre de quelques millivolts, il faut appliquer un gain élevé (généralement de 40 à
75 dB). La conception et la réalisation d’un
préampli micro de qualité ne sont pas anodines pour les concepteurs, qui ont à concilier
de façon optimale plusieurs aspects antagonistes : bruit de fond, gain, réserve dynamique, bande passante, taux de distorsion…
Dans le cas d’un signal d’entrée au niveau
ligne, on peut être amené à appliquer :
– une atténuation (– 10 à – 20 dB) si la tension d’entrée est élevée (instrument électronique ou périphérique sortant à un
niveau de travail de + 4 dBu) ;
– une légère amplification (+ 10 dB) si la
tension d’entrée est plutôt faible (issue
d’un appareil grand public muni de
connecteurs RCA ou jack, d’un niveau de
travail de – 10 dBV).
Dans le meilleur des cas, un gain unitaire
suffit.
Dans le cadre de productions audio de
haute qualité, il est fréquent de voir les
ingénieurs du son utiliser des préamplis
micro externes au lieu de ceux intégrés à la
console. Ces préamplis sortant au niveau
ligne sont alors soit reliés aux entrées ligne
de la console, soit directement connectés
aux entrées de l’enregistreur.
➙ Trim
Étalon (bande). Maintenance. Également
appelé tone reel. Bande de référence proposée par les fabricants de bandes magnétiques. Sa première partie comporte un
certain nombre de fréquences normalisées,
enregistrées à un niveau de référence spécifié : elle sert à régler les préamplis de lecture
du magnétophone. La seconde partie est
vierge et sert à calibrer les circuits d’enregistrement du magnétophone, en fonction de
la marque et du type de bande.
Étalonnage (d’un magnétophone). Voir
« Alignement (d’un magnétophone) ».
ETC (Energy Time Curve). Acoustique.
Courbe énergie/temps représentant en
ordonnée l’intensité de l’énergie et en abscisse le temps.
ETF (Energy Time Frequency). Logiciels de
mesure. Logiciel de mesure acoustique fonctionnant sur PC en utilisant la carte son
interne. Un calibrage préalable annule les
éventuelles approximations de la carte son.
Les mesures possibles sont : la réponse
impulsionnelle, la courbe d’énergie-temps
(ETC), l’analyse en fréquence, la réponse
en phase, le Waterfall, le RT 60, et les indices de clarté et d’intelligibilité. Ce logiciel
est orienté vers les mesures acoustiques de
salles. La dernière version d’ETF est rebaptisée Acoustisoft R+D.
ETN Modulation (Eight to Ten Modulation). Audionumérique. Code de modulation (étape de la conversion analogique/
numérique qui consiste à coder les valeurs
binaires sous forme de tensions électriques)
233
EVEN
optimisé pour les systèmes d’enregistrement par azimut (azimutal), tel le DAT,
dans lesquels la diaphonie entre pistes adjacentes est importante. À l’encodage, chaque
mot de 16 bits de données est divisé en
deux mots de 8 bits, qui seront modulés en
mots de 10 bits de canal.
Outre une meilleure protection contre la
diaphonie, ce code exempt de courant
continu et composé de fréquences élevées
est particulièrement adapté à l’enregistrement hélicoïdal par têtes tournantes et permet de se passer d’une tête d’effacement.
➙ Azimut ; DAT
Even. Consoles. Pair en français. Une paire de
groupes est toujours composée d’un groupe
de chiffres impairs et d’un groupe de chiffres
pairs immédiatement consécutif. Ce rassemblement par paire des groupes permet une
affectation des signaux calquée sur la stéréo
par l’intermédiaire du potentiomètre de
panoramique de la voie. Lorsque ce dernier
se trouve complètement à gauche, le signal
ne part que vers le groupe impair (odd – 1,
3, 5…) ; lorsqu’il se trouve complètement à
droite, le signal ne part que vers le groupe
pair (even – 2, 4, 6…) de la paire marquée
respectivement 1/2, 3/4, 5/6…
➙ Groupe ; Panoramique ; Odd
Plus souvent, c’est un tuyau, et parfois,
l’évent est généré par les cloisons de
l’enceinte (cas popularisé par Jensen).
L’évent peut déboucher en face avant, parfois en face arrière, mais aussi sous
l’enceinte ou latéralement.
L’important est la fréquence d’accord.
Quand on allonge l’évent, on descend
l’accord ; quand la surface augmente, on
élève l’accord. Il existe donc plusieurs
façons d’obtenir le même accord, mais il ne
faut pas trop diminuer la surface pour
s’accorder bas, car on finit par créer des
déplacements d’air bruyants. Aux très basses fréquences et aux fortes excursions, le
haut-parleur déplace de l’air dont la vitesse
doit rester suffisamment faible pour ne pas
entrer en régime turbulent.
Le volume de la caisse d’une enceinte bassreflex et sa fréquence d’accord se déterminent précisément grâce aux paramètres de
Thiele et Small.
Événementiel. Sonorisation. Classification
d’un type de prestation ou d’un secteur
d’activités. Il s’agit d’installations sonores et
visuelles avec mise en scène pour des lancements de produits (parfum, voiture, etc.),
des congrès ou des conventions d’entreprises, des conférences, des défilés de mode,
des son et lumière, des manifestations sportives, etc.
Évent. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Conduit qui relie l’intérieur d’une enceinte
bass-reflex à l’extérieur. La fréquence
d’accord est déterminée par la longueur et
la surface de l’évent. Les formes les plus
diverses existent. Le plus simple évent est
un trou dans la face avant de l’enceinte.
234
Évent bass-reflex (photo : Marie-Anne Bacquet).
➙ Enceinte bass-reflex ; Thiele et Small
EXPANSEUR
Event list. Automation. Liste des événements d’automation (automation events)
constituant un mixage (elle en comprend
donc plusieurs), destinée à la visualisation
ou à l’édition.
➙ Automation event
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Exabyte. Audionumérique. Fabricant de système de sauvegarde informatique sur bande
sous forme de cartouches amovibles de
grande capacité (plusieurs centaines de
gigabits).
Excursion. 1. Microphones HF. En anglais :
deviation. En FM, modulation de part et
d’autre de la valeur nominale de la porteuse
de la valeur nominale de la fréquence
d’émission. On peut travailler en bande
étroite ou en bande large. Plus la fréquence
audio la plus haute à transmettre est élevée,
plus l’excursion HF doit être importante.
➙ Bande étroite ; Bande large
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Amplitude du déplacement de l’équipage
mobile d’un haut-parleur (bobine mobile et
membrane) par rapport au saladier fixe.
L’excursion est proportionnelle au niveau
sonore et varie avec la fréquence. Plus on
descend en fréquence, plus l’excursion est
grande, avec cependant un minimum à la
fréquence d’accord des bass-reflex.
L’excursion est une des limites de tenue en
puissance des haut-parleurs graves-médiums,
car la bobine mobile finit par taper au fond
du moteur magnétique, et la suspension
externe et le spider se déchirent. Par exemple, le boomer PHL 5050 a une excursion
possible de 14 mm dans chaque sens avant
de s’abîmer. Cette excursion maximale est
le Xdam.
Les tweeters et les chambres de compression
ont une excursion de quelques microns.
➙ Équipage mobile (du haut-parleur) ;
Enceinte bass-reflex ; Moteur magnétique ;
Suspension (du haut-parleur) ; Spider ; Xmax et
Xdam ; Tweeter ; Chambre de compression
Expandeur. MIDI, Instruments électroniques.
Module générateur de sons MIDI,
dépourvu de clavier de commande.
Il reçoit ses instructions par l’intermédiaire
de son entrée MIDI et offre généralement
la compatibilité General MIDI.
➙ Générateur de sons ; General MIDI
Expandeur multimode. Voir « Expandeur
multinorme ».
Expandeur multinorme. Instruments électroniques. Également appelé expandeur multimode. Se dit d’un expandeur conforme
aux normes GM, XG et GS.
➙ Expandeur ; GM ; XG ; GS
Expanseur. Effets dynamiques. Anglicisme
tiré du terme expander. Appareil de traitement dynamique du signal audio dont le
gain augmente avec le niveau d’entrée en
dessous d’un seuil réglable.
L’expanseur ressemble à un gate qui posséderait un réglage de ratio (taux d’expansion). Ainsi, l’augmentation de gain n’est
pas brutale mais progressive, et l’action de
l’appareil peut, s’il est bien utilisé, passer
beaucoup plus inaperçue que celle d’un
gate.
L’expanseur pourrait aussi être assimilé à un
compresseur dont la pente serait supérieure
à 1.
Les principaux réglages sont :
– le temps de montée (attack time), temps
que mettra l’appareil pour atteindre, lors
d’une brusque augmentation du niveau
d’entrée, le gain correspondant à ce nouveau niveau (il est réglable, entre quelques
dizaines de microsecondes et une centaine
de millisecondes) ;
– le temps de retour (release time), temps
que mettra l’appareil pour atteindre, lors
d’une brusque diminution du niveau
d’entrée, le gain correspondant à ce nouveau niveau (il est réglable, entre une
dizaine de millisecondes et quelques
secondes) ;
235
EXT
Courbe entrée/sortie d’un expanseur.
– le maintien (hold), temps pendant lequel,
après une montée de niveau du signal, le
gain de l’expanseur ne peut pas redescendre, évitant ainsi un effet de pompage ;
– le rapport ou taux d’expansion (ratio),
pente de la fonction de transfert sortie/
entrée en dB entre le seuil et la zone
d’atténuation maximale.
Tout comme le compresseur, l’expanseur
comporte une chaîne latérale (side-chain)
correspondant à l’ensemble des circuits qui
réalisent la détection RMS du signal (détectant son niveau, la forme de son enveloppe), gèrent les temps d’attaque et de
descente et commandent finalement le
gain. Une coupure d’insertion est prévue au
début de ce side-chain, de sorte que l’on
peut y insérer par exemple un égaliseur
pour que l’effet soit plus sensible à certaines
fréquences, ou se servir de l’entrée de cette
insertion pour commander l’expanseur par
un autre signal que celui qui y transite. On
pourra ainsi déclencher un son long quel-
236
conque par la caisse claire d’une batterie, et
donner à ce son une enveloppe correspondant plus ou moins à celle de la caisse claire.
Si le réglage de temps de descente est grand,
on aura ajouté comme un sustain à ce son.
On pourra ensuite remixer ce son avec la
caisse claire originale.
➙ Seuil ; Gate ; Ratio ; Compresseur ; Attack ;
Release ; Hold ; Pompage ; Side-chain
Ext. Magnétophones. Également appelé mode
sync. Abréviation d’externe ou mode
externe. Sur un magnétophone analogique,
le sélecteur Ext permet de basculer le circuit
de régulation de la fréquence de rotation du
cabestan sur une référence externe, ce qui
est indispensable pour utiliser un synchroniseur par exemple.
➙ Cabestan
Extérieurs. Postproduction et postsynchronisation. Dans le domaine du son pour le
cinéma, le terme désigne des sons, principalement des dialogues enregistrés lors du
tournage ou surtout réenregistrés lors de
EXTRUDEUSE
postsynchronisations, correspondant à une
scène se situant en extérieur (en plein air) et
devant donc sonner comme tels.
➙ Postsynchronisation
➙ Pressage ; Compound ; Matrice
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Extrudeuse. Vinyle. Machine intervenant
dans la fabrication des disques microsillons
lors du pressage. Elle sert à chauffer les gra-
nules de compound pour les transformer en
pâton (vinyle chaud ramolli), qui sera
pressé entre les deux matrices. L’extrudeuse
permet également de calibrer le compound
en diamètre et en épaisseur.
237
F
Façade. Sonorisation. Jargon. Se dit de tous les
systèmes de diffusion sonore (enceintes
compactes, château, stack, cluster, line
array) destinés à couvrir la plus grande partie de la salle ou de l’auditoire.
➙ Château ; Stack (d’enceintes) ; Cluster ;
Line array
Facteur d’amortissement. Amplification. Rapport de l’impédance de charge d’un amplificateur et de son impédance interne. Un
amplificateur ayant une résistance interne
de 20 mΩ chargé par 8 Ω a un facteur
d’amortissement de 400. Ce facteur
exprime la capacité d’un amplificateur à
« tenir » les haut-parleurs, c’est-à-dire à
contrôler les déplacements des membranes.
Une forte valeur (quelques centaines) est
favorable a priori, mais cette mesure n’est
pas un déterminant exclusif de qualité. Les
amplificateurs à tube, qui sont souvent
excellents, ont un faible facteur d’amortissement.
➙ Impédance interne
Facteur de directivité. 1. Microphonie. Voir
« Indice de directivité (du microphone) ».
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Voir « Directivité (facteur de) ».
3. Acoustique. Valeur, notée Q, caractérisant la directivité d’une source acoustique,
ou sa propension à rayonner plus d’énergie
dans certaines directions que dans d’autres.
Q est un rapport sans dimension. Il
exprime, pour une source, le rapport de
l’intensité acoustique mesurée dans un axe
précis et de l’intensité qu’aurait une source
238
de même puissance mais omnidirectionnelle. Pour une source omnidirectionnelle,
Q = 1.
S’il est intéressant en pratique de connaître
la directivité des sources telles que les hautparleurs, il ne faut pas oublier que le rayonnement d’une source dépend de son
environnement. Ainsi, une source omnidirectionnelle rayonnant dans un demiespace (hémisphère ou angle solide égal à
2π stéradians) possède un facteur de directivité égal à 2.
Facteur de directivité.
➙ Source sonore ; Intensité acoustique
Facteur de distance. Microphonie. Coefficient multiplicateur permettant de calculer
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
FADER
la distance à laquelle il faut placer un
microphone directif (subcardioïde, cardioïde, supercardioïde, hypercardioïde,
bidirectionnel) pour avoir le même taux
(rapport) champ direct/champ diffus
qu’avec un microphone omnidirectionnel
placé à une distance d.
Voici le facteur de référence pour :
– l’omnidirectionnel : 1 ;
– le bidirectionnel : 1,7 ;
– le subcardioïde : 1,5 ;
– le cardioïde : 1,7 ;
– le supercardioïde : 1,9 ;
– l’hypercardioïde : 2.
➙ Subcardioïde ; Cardioïde ; Supercardioïde ;
Hypercardioïde ; Bidirectionnel ; Champ
direct ; Champ diffus ; Omnidirectionnel
Facteur de qualité. Voir « Q ».
Facteur de surtension. Voir « Q ».
Facteur Q. 1. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Voir « Q ».
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Voir « Directivité (facteur de) ».
Fade in. Fonctions logicielles. Fonction consistant à faire passer le gain d’un fichier audio
de zéro (silence) à sa valeur d’origine.
Fade out. Fonctions logicielles. Fonction consistant à atténuer le gain d’un fichier audio de
sa valeur initiale au silence.
Fader. Consoles. Également appelé curseur
ou tirette dans le jargon. Commande rectiligne servant à doser le niveau du signal
audio présent sur une voie de console, de
façon statique ou dynamique (fondu
« suivi » de niveau…). Selon les modèles, la
longueur de la course varie (40 mm sur certains modèles home studio, 60 mm en
général, 100 mm ou davantage sur des
modèles plus professionnels). L’action du
fader s’étend d’une atténuation infinie (en
bas de la course) à un gain de + 10 dB (en
haut de la course). On retrouve généralement les graduations suivantes : – ∞, – 40,
– 20, – 10, – 5, 0, + 5 et + 10 dB. Les
modèles numériques ne respectent pas forcément cette graduation.
Les modèles les plus chers possèdent une
robustesse physique supérieure à celle des
modèles bon marché et un agrément
d’emploi plus grand. Leur construction
mécanique est également plus évoluée.
Le matériau dont est constituée la piste conductrice est très important pour la durée de
vie du fader et la qualité audio qu’il contrôle.
Il faut préférer les pistes plastiques conductrices (progression continue, meilleure étanchéité aux poussières et à l’humidité…), à
celles en carbone qui s’usent plus rapidement
(craquements, sautes de niveau par àcoups…). La progressivité et la précision du
déplacement, ainsi que la forme du bouchon
ont également leur importance. Rien
n’empêche, sur la plupart des consoles analogiques, de remplacer les faders d’origine par
des faders de haute qualité (la marque Penny
& Giles compte parmi les plus appréciées).
Le dosage du niveau du signal audio assuré
par le fader s’effectue selon une loi soit
logarithmique soit linéaire.
Fader à échelle logarithmique : cette loi est
adoptée dans 80 % des cas. Elle est calquée
sur la perception auditive humaine, et correspond directement à la graduation de
l’échelle des décibels : le déplacement physique du fader correspond à ce que l’on perçoit. Une atténuation de 10 dB correspond
aux trois quarts de la course du fader, et les
points – 20, – 30, – 40 dB… sont régulièrement espacés, ce qui est pratique en
exploitation.
Fader à échelle linéaire : avec une loi de
variation linéaire, l’atténuation de 6 dB
correspond à la moitié de la course du
fader. Tous les niveaux d’atténuation inférieurs sont donc rassemblés en dessous de
cette position, ce qui n’est pas pratique en
exploitation. De plus, les graduations – 10,
– 20, – 30 dB… ne sont pas régulièrement
espacées, et le déplacement physique du
curseur ne correspond pas à ce que l’on per-
239
FADER START
çoit. Les constructeurs audio installant des
faders à loi linéaire allient de toute façon
une électronique en interne, qui rétablit
une échelle logarithmique.
La marge d’amplification au-delà du gain
unitaire, ou unity gain (0 dB), varie selon
les modèles et peut être de 5, 10, 12 dB…
Certains faders, en revanche, ne permettent
qu’une atténuation à partir de 0 dB ou en
dessous.
Faders tactiles et/ou motorisés : ce sont les
faders les plus sophistiqués, disponibles sur
les consoles haut de gamme. Dans le premier cas (fader tactile), le bouchon du fader
est conducteur. Un circuit électronique
mesure en permanence sa résistance, afin de
déceler l’instant où la main de l’utilisateur
le touche. Le système d’automation de la
console prend dès lors en compte le fader
correspondant. Dans le second cas (fader
motorisé), le fader est animé par un micromoteur, dont le fonctionnement est dicté
par un système de mémorisation statique
(mémoire de scènes ou snapshots) ou
d’automation dynamique intégré à la
console. Les faders motorisés offrent à tout
instant une correspondance directe entre la
position visuelle du fader et son gain effectif, ce qui n’est pas le cas avec les automations à VCA. Un fader peut à la fois être
motorisé et tactile.
Fader start : ce type de fader intègre un
interrupteur tout en bas de sa course. Le
contact s’ouvre dès qu’on décolle le fader,
ce qui peut servir à activer un relais faisant
démarrer un lecteur de CD ou un magnétophone compatible, ou activant un rouge
micro (on air)… Le fader start est très utilisé en radio.
➙ Voie (de console) ; Bouchon (de fader) ;
Automation ; VCA
Fader start. Broadcast, Dee-jaying. Présent sur
les consoles broadcast et le matériel de DJ, le
fader start est une boucle (commande permanente) ou impulsion de télécommande
destinée au démarrage de machines audio
240
associées par exemple à un studio broadcast
(lecteur de CD, DAT, serveur informatique,
magnétophone à bande). Il peut également
piloter des lampes de signalisation (rouge
studio, rouge antenne). Selon les machines
pilotées, les signaux de commande fournis
par la console seront de type permanent
(latch) ou impulsionnel (pulse). Cette commande est disponible sur un connecteur
dédié distinct du câblage audio de la console.
Farad (F). Unités. Unité de capacité électrique dans le système international. 1 F est la
capacité d’un condensateur électrique entre
les armatures duquel apparaît une différence de potentiel de 1 V lorsqu’il est
chargé d’une quantité d’électricité de 1 °C.
Les sous-multiples sont le microfarad (millionième de farad, de symbole μF) et le
nanofarad (milliardième de farad, de symbole nF).
➙ Capacité
FAT (File Allocation Table). Disc to disc. Premier système de fichiers des systèmes
d’exploitation Microsoft. Il utilise une table
d’allocation des fichiers qui est en fait un
index listant le contenu du disque afin
d’enregistrer l’emplacement des fichiers dessus. La table d’allocation permet de conserver la structure du fichier en créant des liens
vers les blocs constitutifs du fichier. Le
FAT 16 est un système 16 bits qui permet de
nommer un fichier sur 8 caractères, plus une
extension de 3 caractères.
Le système de fichiers FAT 32 utilise des
valeurs 32 bits (en réalité, il n’en utilise que
28, étant donné que 4 bits sont réservés), ce
qui permet de gérer un nombre de clusters
beaucoup plus important (26 843 545 au
lieu de 65 535). Toutefois, Microsoft limite
volontairement la taille des partitions à 32
Go afin de favoriser le système de fichiers
NTFS.
➙ NTFS
FCEM (force contre-électromotrice). Électronique. Tension ou courant produit par une
FEUILLARD
bobine traversée par un flux variable, pour
s’opposer à cette variation de flux.
Fechner (Gustav Theodor). Fondamentaux.
Philosophe et psychologue allemand (GrossSärchen, 1801-Leipzig, 1887). Loi de Fechner : loi physiologique découverte par Fechner et énoncée ainsi : « La sensation perçue
croît comme le logarithme de l’excitation. »
Cette loi s’applique en particulier à la sensation de niveau sonore et de fréquence.
Fechner-Weber. Voir « Loi de FechnerWeber ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Feedback. 1. Effets temporels. Réinjection.
Désigne un paramètre se retrouvant notamment dans tous les effets intégrant un délai.
En renvoyant plus ou moins de signal de
sortie en entrée (feedback), on peut doser le
nombre de répétitions, l’intensité de l’effet
ou son spectre.
➙ Réinjection ; Délai
2. Sonorisation. Également appelé effet larsen. Littéralement retour en arrière, ou
réaction. D’un point de vue technique, c’est
la réinjection du signal de sortie sur l’entrée
d’une machine ou d’une console. Par extension, le feedback est aussi l’accrochage entre
micro et haut-parleur.
➙ Larsen (effet) ; Accrochage
FEM (force électromotrice). Électronique.
Caractéristique d’un générateur traduisant
son aptitude à maintenir une tension entre
deux points d’une bobine ouverte, ou à
entretenir un courant dans un circuit
fermé.
➙ Générateur ; Tension ; Bobine ; Courant
Ferrite. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Matériau constitutif le plus répandu des
aimants des haut-parleurs, utilisé sous
forme de bague. La ferrite est une céramique à laquelle est ajouté un mélange ferromagnétique composé d’oxydes, dont
l’oxyde ferrique. D’autres aimants plus performants existent : l’alnico et le néodymefer-bore, d’un prix supérieur.
Ferrite (photo : Marie-Anne Bacquet).
➙ Alnico ; Néodyme-fer-bore
Ferrofluide. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Liquide huileux chargé de minuscules particules magnétiques introduit dans
l’entrefer d’un haut-parleur pour aider à
l’évacuation des calories, à l’augmentation
du champ magnétique et à l’amortissement
des déplacements de la bobine mobile.
Le ferrofluide est apprécié dans les systèmes
à forte puissance, mais il est contesté en utilisation haute fidélité où on lui reproche
parfois de gommer les petits détails sonores.
➙ Entrefer (du haut-parleur) ;
Bobine mobile (du haut-parleur)
FET. Voir « Transistor MOSFET ».
Feuillard. Câbles et connectique. Film plastique métallisé de faible épaisseur entourant
les conducteurs d’un câble, lui-même
entouré par la gaine isolante. Le feuillard est
plus léger qu’un blindage par fils de cuivre
(tresse ou spirale). Il assure un coefficient
de recouvrement de 100 %, donc une efficacité totale (notamment au-delà de
50 MHz), mais il manque de souplesse, ce
qui restreint son utilisation à un câblage
fixe. Autre inconvénient : dans les parasites
de basse fréquence (quelques dizaines de
kHz), son efficacité est médiocre.
➙ Tresse ; Coefficient de recouvrement ;
Câble d’installation fixe
241
FEUTRINE
Feutrine. Dee-jaying. En anglais : splimat.
Pièce en tissu épais ou en fibre synthétique
à surface glissante, taillée au format d’un
disque vinyle 33 tours (LP). C’est une sorte
de tapis disposé directement sur le plateau
en métal d’une platine tourne-disque à la
place de l’habituel tapis en caoutchouc
fourni lors de l’achat. Destinée à la manipulation d’un disque à microsillon, la feutrine
permet de stopper le disque manuellement
sans bloquer la rotation du plateau du
tourne-disque. Alors que le disque est
maintenu à la main, la feutrine glisse sur le
plateau métallique.
La première manipulation rendue possible
par l’usage de la feutrine est le calage du
début d’un disque prêt à être diffusé. Il est
ainsi inutile d’éteindre et de rallumer le
tourne-disque : il suffit de poser sa main sur
le disque, de positionner le point d’entrée
sous le diamant en effectuant de simples
allers-retours, de le stopper sur le point
d’entrée du morceau, et de lâcher le disque
au moment choisi. Le disque et la feutrine
accompagnent alors et de façon très rapide
le plateau, qui lui, est toujours en rotation.
Une autre utilisation de la feutrine est le
scratch. Cette discipline, reposant sur la
manipulation et la transformation de sons
gravés sur microsillon, demande une grande
souplesse dans l’utilisation du disque. Les
allers-retours perpétuels impliquent un
entraînement quasi immédiat du disque, ce
qu’offre la feutrine. Ce sont les disc-jockeys
(DJ) hip-hop du Bronx qui découvrent cette
solution du tapis en feutrine. À l’origine, les
adeptes du scratch utilisent deux disques en
vinyle l’un sur l’autre, ou encore un morceau
de papier glissant taillé au format du disque.
Au milieu des années 1980, la fabrication de
la feutrine devient industrielle, et elle se vend
en tant qu’accessoire indispensable à toute
pratique DJ.
La feutrine sert aussi de support publicitaire
et peut être personnalisée avec toutes sortes
de motifs imprimables. Citons par exemple
242
les feutrines commercialisées en 2005 par
Ortofon (fabricant de cellules magnétiques et
diamants), décorées du thème « Real djs play
vinyl » par des artistes peintres issus de la
culture graffiti comme Lazoo ou Noé Two.
➙ Scratch ; Disc-jockey
FFT (Fast Fourier Transform). Audionumérique, Acoustique. Transformée de Fourier
rapide. L’analyse de Fourier considère que
toute forme d’onde périodique peut être
définie par une addition d’un certain nombre de fonctions sinusoïdales, ayant entre
elles des relations d’harmonique, d’amplitude et de phase variées. Dans le domaine de
l’audionumérique, la transformée de Fourier
est une opération qui permet de passer du
domaine temporel (suite chronologique
d’échantillons PCM), au domaine fréquentiel (suite des coefficients d’amplitude des
différents harmoniques) (voir figure).
La transformée inverse est l’opération qui
consiste à reconstituer l’onde sonore à partir de son contenu fréquentiel.
La transformée de Fourier et son inverse
sont utilisées par de nombreux algorithmes
de réduction de débit en audionumérique.
Contrairement au PCM dont le débit est
constant quels que soient le contenu et
l’amplitude du signal audio, le codage fréquentiel permet de réduire le nombre de
bits de données et d’augmenter leur efficacité. Il permet également de réduire le débit
numérique par l’élimination de certaines
composantes jugées inaudibles d’un point
de vue psycho-acoustique.
➙ Algorithme ; Réduction de débit
Fibre optique. Câbles et connectique. Fibre
fine et transparente, en verre ou en plastique,
utilisée pour transmettre de la lumière sans
perte selon le principe de la réflexion interne
totale. Elle est utilisée par certains formats
audionumériques (ADAT ou S/PDIF
notamment, mais aussi MADI ou Ethersound) pour transmettre des données
audio.
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FIL DE LITZ
FFT.
FIFO (First In/First Out). MIDI. Littéralement, premier entré, premier sorti. Désigne une méthode traitant les données en
attente dans leur ordre d’arrivée, sans priorité particulière.
Fil de Litz. Câbles et connectique. Terme
générique pour les câbles réalisés par juxtaposition de fils élémentaires isolés par
émaillage puis regroupés en torons.
243
FILL IN
À section égale, un fil de Litz a une surface
extérieure supérieure à un monobrin, ce qui
réduit l’effet de peau (effet Kelvin ou effet
pelliculaire qui décrit la tendance des électrons à circuler à la périphérie des conducteurs et à déserter le centre, créant des
pertes en hautes fréquences). Par exemple,
un fil monobrin de 1 mm2 a une périphérie
de 3,55 mm, alors qu’un fil de Litz de 128
brins de 0,1 mm (section équivalente à
1 mm2) a une périphérie de 40,2 mm.
Comme les hautes fréquences circulent à la
périphérie des conducteurs et non à l’intérieur, on voit le gain en hautes fréquences.
L’utilisation des fils de Litz est l’une des recettes possibles pour la fabrication de câbles
audio présentant de hautes performances.
Fil de Litz (photo : Marie-Anne Bacquet).
Fill in. Voir « Front fill ».
Filtrage. Électronique. Application d’un filtre
sur un signal électrique en vue de modifier
ses propriétés.
Filtrage actif. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques, Amplification. Technique de
découpage du spectre audio à l’aide de circuits électroniques actifs pour alimenter les
différents haut-parleurs d’une enceinte
acoustique. Le filtrage actif opère au niveau
ligne (autour de 1 V RMS), par opposition
au filtrage passif qui travaille au niveau
haut-parleur (40 V pour 200 W/8 Ω) et
244
avec des composants passifs (selfs, capacités,
résistances).
Inséré entre la console et les amplificateurs,
le filtre actif divise le signal et en aiguille les
différentes parties vers chaque haut-parleur
ou enceinte spécialisée. Chaque hautparleur a son propre amplificateur, qui ne
traite que les fréquences qui lui sont assignées par le filtre actif.
Le filtrage actif donne la possibilité de faire
varier la fréquence de coupure, sa pente, son
type de filtrage et le niveau de sortie de chaque
tranche de fréquence pour ajuster les rendements des divers haut-parleurs. En outre, les
filtres actifs numériques utilisent des retards
réglables sur chaque tranche pour permettre
l’alignement temporel des haut-parleurs.
Cette technique raffinée donne les meilleurs
résultats possibles, au prix d’une multiplication des amplificateurs ; elle est utilisée en
sonorisation et en haute fidélité domestique.
➙ Crossover ; Alignement temporel des enceintes
Filtrage en peigne. 1. Acoustique. Effet de filtrage dû à la réception simultanée d’un
signal acoustique et de sa réplique retardée.
Dans ce cas de figure, il se produit un phénomène d’interférence (annulation et addition du signal d’origine et du signal
retardé), dont le résultat est une altération
de la réponse en fréquences du signal reçu.
➙ Signal acoustique
2. Électronique. Phénomène se produisant
par exemple lorsqu’on mélange en mono
un signal direct et le même signal retardé de
quelques millisecondes. Il se produit alors
des interférences constructives et destructives dans le spectre du signal, provoquant la
création de creux et bosses rapprochés et
très marqués. La courbe de réponse ressemble alors aux dents d’un peigne, d’où le
nom de ce filtre. Sa courbe de réponse est
donnée par l’équation :
H(ω ) =
a + b e − iwt
1 − c e − iwt
FILTRE
Filtrage en peigne.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Indésirable en audio (sauf si son évolution
est dynamique), au cœur d’effets comme le
flanger, le chorus ou le phasing, le filtre en
peigne possède des applications utiles,
notamment en vidéo (NTSC) ou en télécommunications.
➙ Flanger ; Chorus ; Phasing
Filtre. Électronique, Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Circuit électronique dont le rôle
est de supprimer une partie de la bande de
fréquences audio (par exemple les basses
fréquences avec un filtre coupe-bas). Un filtre analogique est constitué de résistances,
de bobines, de condensateurs et parfois de
circuits actifs. Le filtre peut être également
numérique (à modélisation de machines
analogiques ou modélisé mathématiquement par DSP par exemple). Qu’il soit analogique ou numérique, la pente d’un filtre
détermine son ordre.
Tout filtre est une combinaison de passehaut, passe-bas et passe-bande et possède :
– une fréquence de coupure à partir de
laquelle son action commence ;
– une pente qui indique son efficacité (la
pente caractérise son ordre) ;
– un type de comportement régi par un
modèle mathématique : les filtres Butterworth privilégient la linéarité dans la
bande passante ; les Anglais l’appellent
MF pour Maximum Flat ; les filtres de
Bessel privilégient la régularité de la rotation de phase ; les filtres de Tchebychev
accentuent l’efficacité de l’atténuation au
détriment d’une petite ondulation en
bande passante ; les filtres de Papoulis ou
de Legendre sacrifient l’efficacité globale à
l’efficacité de l’atténuation immédiatement après la fréquence de coupure ; les
filtres de Linkwitz et Riley prennent en
compte la somme du passe-bas et du
passe-haut pour un recoupement optimum ; c’est un des filtres le plus populaire.
Un filtre peut être analogique ou numérique.
Filtre analogique. Filtre analogique passif :
filtre ne faisant intervenir que des composants passifs (résistances, bobines et
245
FILTRE
condensateurs). Le filtre passif, contrairement au filtre actif, a l’avantage de ne pas
saturer en cas de dépassement des niveaux
maximaux de tension prévus. De plus, on
peut obtenir des niveaux de bruit extrêmement faibles en fonction des technologies
choisies pour les composants.
Filtre analogique actif : filtre mêlant semiconducteurs ou tubes électroniques et
composants passifs. Il permet, contrairement au filtre passif, de modifier le gain en
tension de l’ensemble.
Les filtres analogiques ont une réelle signature audio (couleur sonore), leur utilisation
demande des précautions, en raison principalement des rotations de phase et de la surtension qui peut exister à proximité de la
fréquence de coupure.
Filtre numérique. Le fonctionnement
(théorique ou en simulant un filtre analogique) d’un filtre numérique est modélisé
par un traitement numérique (DSP pour
Digital Signal Processing). En effet, la
fonction de filtrage est une fonction
mathématique. Ce calcul peut donc être
effectué par un calculateur (microprocesseur, système discret numérique, DSP). Le
résultat final est voisin de celui d’un filtre
analogique. Un filtrage numérique réalisant la fonction de filtre idéal ne présente
pas de déphasage (a contrario d’un filtre
analogique) puisque tout se fait par calcul
informatique. Il se distingue fortement
d’un filtrage analogique par un côté « chirurgical ». Cependant, les générations de
filtres numériques à modélisation de
machines analogiques peuvent présenter
ces variations de phase (mais aussi de la
distorsion, du bruit de fond…), ce qui les
rend plus « musicaux ».
Filtre en peigne numérique : contrairement
aux filtres actifs et passifs qui sont des filtres
analogiques, le filtre en peigne est un filtre
numérique. On distingue deux types de filtre en peigne :
246
– le filtre à réponse impulsionnelle finie (ce
filtre est non récursif, la sortie ne dépend
que du signal d’entrée) ;
– le filtre à réponse impulsionnelle infinie
(ce filtre est récursif, la sortie dépend de
l’entrée et de la valeur précédente de la
sortie).
Pour les filtres numériques comme pour les
filtres analogiques, une forte réjection de la
bande de fréquences atténuée (forte pente
du filtre) se traduit par un accroissement de
l’ordre du filtre et nécessite l’emploi d’un
matériel plus important.
Pour les filtres analogiques, le nombre de
cellules élémentaires RC, RL ou LC (de 1er
et 2e ordre) augmente avec l’ordre du filtre.
Pour un filtre numérique, c’est le nombre
d’échantillons traités par l’algorithme de
calcul qui croît avec l’ordre du filtre. En
logique programmée, cela se traduit par un
temps de calcul plus élevé nécessitant
l’emploi d’un processeur performant, alors
qu’en logique câblée, l’accroissement des
opérations entraîne la mise en œuvre d’un
matériel plus important (multiplicateurs,
fonctions retard, etc.). L’utilisation des filtres numériques est limitée pour les fréquences élevées du signal d’entrée, car
l’échantillonnage doit se faire au moins à
une fréquence double. De plus, les coefficients du filtre dépendent de la fréquence
d’échantillonnage, et cette dernière devra
être fixée avec précision.
L’élaboration du filtre nécessite des calculs
complexes qui peuvent être traités par
informatique, la mise en œuvre au niveau
matériel ne nécessite aucun réglage (en
dehors de la fréquence d’échantillonnage).
On obtient ainsi de nombreux avantages :
– tous les filtres d’une même série ont un
comportement parfaitement identique ;
– la précision du filtre ne dépend que de la
précision de l’horloge du système ;
– le filtre numérique ne présente aucun
vieillissement dans le temps tant que
l’horloge reste stable ;
FILTRE ANTIREPLIEMENT
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– avec la miniaturisation des semi-conducteurs, la taille des filtres peut être extrêmement réduite.
Que les filtres soit analogiques ou numériques, voici les principaux :
– le filtre passe-bas : laisse passer les basses
fréquences et atténue les hautes fréquences à partir d’une fréquence de coupure
déterminée ;
– le filtre passe-haut : laisse passer les hautes
fréquences et atténue les basses fréquences
à partir d’une fréquence de coupure déterminée. Un condensateur servant de
liaison entre deux étages électroniques a
un effet passe-haut et va limiter la transmission des basses fréquences ; inversement, une bobine laissera passer les basses
fréquences ;
– le filtre passe-bande : peut être considéré
comme l’association d’un filtre passe-haut
et d’un filtre passe-bas. On peut le définir
simplement par sa fréquence centrale et sa
largeur de bande, mais l’utilisation
complexe d’un gabarit permet la création
de filtres passe-bande très spécifiques ;
– le filtre réjecteur : par opposition au filtre
passe-bande, va laisser passer les fréquences hautes et basses pour n’atténuer
qu’une étroite bande de fréquences.
Diagramme de Bode en amplitude
d’un filtre passe-bas passif pour différents ordres.
(fréquence de coupure de 100 Hz).
Ordre d’un filtre : il correspond à la pente
de la caractéristique de filtrage et détermine
en pratique à quelle « vitesse » on atténue
telle ou telle plage de fréquences.
Atténuation du signal en fonction de l’ordre du filtre.
Ordre du filtre
Atténuation
(dB/décade)
Atténuation
(dB/octave)
1
20
6
2
40
12
3
60
18
4
80
24
5
100
30
➙ Résistance ; Bobine ; Condensateur ;
Amplificateur opérationnel ; Fréquence de
coupure ; Fréquence centrale ; Largeur de
bande ; Ordre (d’un filtre) ; Passif ; Actif ;
Fréquence de coupure ; Pente (d’un filtre)
Filtre adaptatif. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Filtre utilisé dans les processeurs
anti-larsen. Implémenté en numérique, il
est de type Notch, avec une largeur de
bande très réduite (1/20 d’octave, parfois
moins). Un algorithme spécifique adapte sa
fréquence centrale d’intervention en fonction de l’apparition d’accrochages acoustiques. Il détecte pour ce faire la « signature »
spectrale caractéristique de l’apparition
d’un larsen, et place un filtre à cette fréquence pour supprimer le larsen avant sa
manifestation.
➙ Filtre Notch
Filtre antirepliement. Audionumérique. En
anglais : anti-aliasing filter. Filtre passe-bas
placé immédiatement à l’entrée des convertisseurs analogiques/numériques (CAN) et
dont la fonction est de ne conserver que les
composantes du signal inférieures à la moitié de la fréquence d’échantillonnage (théorème de Shannon-Nyquist). Toutes les
fréquences dépassant cette valeur généreraient des signaux aberrants en se repliant
dans une fréquence inférieure à la valeur fs/2,
donc parfaitement audible.
247
FILTRE À PLATEAU
Ce filtre extrêmement sélectif, dont la
pente atteint 64 dB/octave, provoque des
rotations de phase importantes dans le
spectre qui lui est proche (les aigus). Ce
phénomène, point faible des premiers
convertisseurs analogiques/numériques, a
été résolu par les techniques de suréchantillonnage (2×, 4×, 8×… 64×), qui repoussent d’autant le domaine fréquentiel affecté.
➙ CAN ; Fréquence d’échantillonnage ;
Suréchantillonnage
Filtre à plateau. Voir « Filtre Shelve ».
Filtre Bessel. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Type de filtre, selon le modèle dit de
Bessel, utilisé dans les crossovers, qui assure
une réponse en phase linéaire. Il se caractérise par une décroissance douce autour de la
fréquence de coupure, sans ondulations
(voir figure).
➙ Filtre ; Crossover
Filtre brickwall. Audionumérique. Filtre très
efficace, de pente élevée, permettant d’éliminer les fréquences supérieures à la valeur
de Nyquist, afin d’éviter toute apparition
du phénomène de repliement de spectre
lors de l’échantillonnage.
➙ Nyquist ; Repliement de spectre ;
Échantillonnage
Filtre Butterworth. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Type de filtre passe-bas ou passehaut, selon le modèle de Stephen Butterworth, disponible en plusieurs ordres,
pour une pente plus ou moins marquée. La
forme de la courbe de réponse reste identique quel que soit l’ordre du filtre, et la
réponse en phase dans la partie passe-bande
du filtre est constante. Ce type de filtre est
utilisé par exemple dans les processeurs de
systèmes d’enceintes. Il est caractérisé par
une décroissance nette, sans ondulations à
la fréquence de coupure (voir figure).
➙ Filtre ; Filtre passe-bas ; Filtre passe-haut ;
Ordre (d’un filtre) ; Pente (d’un filtre)
Filtre coupe-bande. Voir « Filtre réjecteur ».
Filtre coupe-bas. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Également appelé Low Cut Filter (LCF) ou Hi Pass Filter (HPF) ou filtre
passe-haut. Filtre atténuant les fréquences
situées en dessous d’une certaine valeur,
Réponse en amplitude autour de la fréquence centrale d’un filtre Bessel.
248
FILTRE COUPE-HAUT
Réponse en amplitude autour de la fréquence centrale d’un filtre Butterworth.
dite fréquence de coupure. À partir de la
fréquence de coupure, plus la fréquence est
basse, plus l’atténuation augmente. La
pente est déterminée par l’ordre du filtre :
– filtre du 1er ordre = pente de 6 dB/octave ;
– filtre du 2e ordre = pente de 12 dB/octave ;
– filtre du 3e ordre = pente de 18 dB/octave ;
– filtre du 4e ordre = pente de 24 dB/octave.
➙ Fréquence de coupure ; Ordre (d’un filtre) ;
dB/octave
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Filtre coupe-bas Shelve. Voir « Filtre
Shelve ».
Filtre coupe-haut. 1. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Également appelé Low Pass
Filter (LPF) ou Hi Cut Filter (HCF) ou
filtre passe-bas. Filtre atténuant les fréquences situées au-dessus d’une certaine
valeur, dite fréquence de coupure. Au-delà
de la fréquence de coupure, plus on augmente la fréquence, plus le niveau est atténué. La pente est déterminée par l’ordre du
filtre :
– filtre du 1er ordre = pente de 6 dB/octave ;
– filtre du 2e ordre = pente de 12 dB/octave ;
– filtre du 3e ordre = pente de 18 dB/octave ;
– filtre du 4e ordre = pente de 24 dB/octave.
Filtre coupe-haut.
➙ Fréquence de coupure ; Ordre (d’un filtre) ;
dB/octave
2. Surround. Ce filtre ne laisse passer que les
fréquences inférieures à la fréquence sélectionnée. Un filtre LPF à 7 kHz est utilisé sur
le canal S (Surround) dans le décodage
matriciel Dolby Pro Logic pour couper les
bruits hautes fréquences, ce qui diminue
d’une part la perception de la diaphonie avec
le canal central et d’autre part l’identification
des sons diffusés par les enceintes surround.
Pour le spectateur, la réduction de la bande
passante se traduit par un meilleur réalisme
du champ diffus (ambiance sonore). En
effet, dans notre environnement quotidien,
249
FILTRE COUPE-HAUT SHELVE
les sons sont par nature filtrés dans les hautes
fréquences par des matériaux plus ou moins
absorbants et déphasés par les réflexions successives sur divers obstacles.
Filtre coupe-haut Shelve. Voir « Filtre Shelve ».
Filtre de lissage. Voir « Filtre de reconstruction ».
Filtre de reconstruction. Audionumérique.
Également appelé filtre de lissage. Filtre
passe-bas placé immédiatement à la sortie
des convertisseurs numériques/analogiques
(CAN) et dont la fonction est de reconstituer le signal analogique en lissant les
paliers restitués par les échantillons lus.
Pour une bonne efficacité, ce filtre très
sélectif (pente raide) doit agir au plus près
de la fréquence la plus élevée de la bande de
fréquences souhaitée.
Un tel filtre créant des rotations de phase
dans les fréquences aiguës, on procède au
suréchantillonnage du signal par interpolation (calcul d’échantillons intermédiaires aux
échantillons lus) de façon à repousser sa zone
d’action au-delà des fréquences audibles.
➙ Convertisseur numérique/analogique ;
Suréchantillonnage
Filtre dynamique. Effets dynamiques. Appareil de traitement dynamique du signal
audio. Ce terme désigne généralement un
appareil constitué de 12 ou 18 filtres passebande dont les largeurs sont proportionnelles à leur fréquence centrale (c’est-à-dire de
largeurs de bande identiques mesurées en
fraction d’octave). Le gain de chacune de
ces bandes est dynamique ; comme dans un
expanseur, le gain de chaque bande
remonte progressivement à l’unité lorsque
le signal dans chaque bande est supérieur à
un seuil réglable. Chaque filtre est bien sûr
indépendant.
L’utilité de l’appareil est de réduire efficacement les bruits indésirables et le bruit de
fond, et cela sans effet audible gênant,
même si le signal utile est au milieu d’autres
sons. L’appareil est surtout utilisé au cours
250
des mixages de films sur les sons directs
enregistrés lors du tournage.
➙ Expanseur
Filtre Linkwitz-Riley. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Type de filtre utilisé dans les
crossovers audio. Il tire son nom de ses
créateurs, Siegfried Linkwitz et Russ Riley.
Il s’agit de la combinaison de deux filtres
Butterworth, répétée autant de fois que
nécessaire pour obtenir la pente voulue. Ce
filtre a une réponse sans ondulation, et les
variations de phase sont progressives.
En pratique, il est généralement composé
de deux filtres Butterworth disposés en cascade. Il assure un filtrage du 4e ordre, soit
une pente de 24 dB/octave, ou un gain de
– 6 dB à la fréquence de coupure.
➙ Crossover ; Filtre Butterworth ;
Ordre (d’un filtre) ; Pente (d’un filtre)
Filtre Notch. Voir « Filtre réjecteur ».
Filtre passe-bande. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Également appelé Band Pass
Filter (BPF) ou passe-bande. Filtre ne
conservant qu’une bande de fréquences
précise dans tout le spectre audio. Il atténue
donc les fréquences en dehors d’une plage
spécifique. C’est à partir de deux fréquences
de coupure (F1 et F2) que les pentes sont
définies. Le filtre passe-bande est un filtre
coupe-bas et coupe-haut.
Filtre passe-bande.
➙ Fréquence de coupure ; Pente (d’un filtre) ;
Filtre coupe-bas ; Filtre coupe-haut
FILTRE PASSIF
Filtre passe-bande Shelve. Voir « Filtre Shelve ».
Filtre passe-bas. Voir « Filtre coupe-haut ».
Filtre passe-haut. Voir « Filtre coupe-bas ».
Filtre passe-tout. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Également appelé all pass filter
ou passe-tout. Filtre n’agissant que sur la
phase du signal, la réponse en amplitude
restant constante. Le filtre passe-tout permet de changer progressivement la phase
du signal à partir d’une fréquence donnée.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Courbe de réponse en amplitude et en phase
d’un filtre passe-tout (1er ordre).
Ce filtre est un moyen analogique de
compenser les écarts temporels entre deux
sources. Par exemple, lors de l’enregistrement d’une guitare électrique à l’aide d’une
DI Box et d’un micro sur l’ampli, un retard
entre les deux sources existe. En effet, le son
enregistré par le microphone est en retard
(temps de propagation du son dans l’air)
sur la prise de son effectuée par la DI Box
(temps de propagation dans un circuit électrique). Leur mélange provoque des annulations de fréquences. On peut agir sur ces
annulations en appliquant un filtre passetout à l’un des signaux, de façon à ce que le
son mélangé devienne le plus « propre »
possible, grâce à la mise en phase d’une fréquence clé des deux signaux.
Attention, il ne s’agit pas d’une ligne à
retard (delay), le système agit sur la phase. Il
convient d’utiliser ce procédé avec précau-
tion, car il induit d’autres annulations de
signaux et des problèmes de phase.
Si l’on fait varier de façon continue la fréquence centrale (pas de déphasage) d’un filtre passe-tout, on peut obtenir un effet de
type phaser.
➙ Filtre
Filtre passif. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. L’utilisation de plusieurs haut-parleurs
dans une enceinte nécessite la présence d’un
filtre. Incorporé dans les enceintes, ce filtre
passif aiguille et ajuste les niveaux entre les
haut-parleurs en fonction de leur puissance
admissible. Un filtre passe-bas laisse passer
les fréquences graves vers le boomer et
coupe les fréquences médiums aiguës. Un
filtre passe-haut aiguille les fréquences
aiguës vers le tweeter ou moteur à chambre
de compression d’aigu en coupant les
médiums et les graves. Un filtre passe-bande
laisse passer les fréquences moyennes vers le
haut-parleur de médium et atténue les fréquences graves et aiguës.
Le vocabulaire inverse existe aussi : le
coupe-bas est un passe-haut ; le coupe-haut
est un passe-bas ; le coupe-bande laisse passer la somme d’un passe-haut et d’un passebas.
Les filtres passifs utilisent une combinaison
de composants passifs : capacités, inductances (selfs) et résistances.
On filtre un tweeter au premier ordre en
insérant un condensateur en série. L’impédance du condensateur augmente quand la
fréquence diminue ; le tweeter reçoit
d’autant moins de tension que la fréquence
baisse. Si l’on ajoute une self en parallèle
avec le tweeter pour un filtrage à 12 dB/
octave, le reste des fréquences graves que le
condensateur a laissé passer est courtcircuité par la self dont l’impédance baisse
avec la fréquence.
On filtre un boomer avec une self en série,
dont l’impédance augmente avec la
fréquence, et avec un condensateur en
251
FILTRE RÉJECTEUR
parallèle pour court-circuiter les fréquences
aiguës.
On augmente l’efficacité des filtrages en
augmentant le nombre de composants. On
réalise couramment des filtres à 24 et
36 dB/octave.
Dans les enceintes de sonorisation, certains
filtres sont munis d’un système de protection qui disjoncte en cas de surpuissance de
l’ampli et se réarme automatiquement.
D’autres sont munis d’une petite ampoule
qui absorbe le surplus de puissance de
l’ampli et s’illumine dans les enceintes.
Cette forme de protection n’est pas sans
conséquence sur le son. Les filtres les plus
élaborés permettent d’obtenir une réponse
en fréquences et en phase performante.
Cependant, le filtrage passif trouve ses limites à cause des forts niveaux de tension et de
courant délivrés par l’ampli. Le comportement du filtre et ses performances s’en trouvent ainsi affectés pour des puissances
supérieures à 500 W.
➙ Boomer ; Tweeter ; Moteur à chambre
de compression
Filtre réjecteur. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Également appelé filtre coupebande ou filtre Notch ou Notch filter. Filtre atténuant les fréquences dans une plage
de fréquences spécifique. La plage de fréquences atténuées, appelée « bande de
réjection », est délimitée par deux fréquences de coupure (F1 et F2). La fréquence centrale de la bande de réjection est la
fréquence qui subit le maximum d’atténuation.
En pratique, la bande de réjection est quelquefois très étroite (quelques dixièmes
d’octave en analogique, quelques centièmes
d’octave en numérique), car les filtres réjecteurs sont utilisés pour atténuer des bruits
localisés dans le spectre du signal (ronflement secteur par exemple). Ils servent également à la suppression des larsens en
sonorisation.
252
Filtre réjecteur (Notch filter).
➙ Bande de réjection (d’un filtre) ; Fréquence
de coupure ; Fréquence centrale
Filtre réjecteur à plateau variable. Voir
« Filtre Shelve ».
Filtre réjecteur Shelve. Voir « Filtre Shelve ».
Filtre Shelve. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Également appelé filtre à plateau,
Shelve, EQ Shelve ou Shelve EQ.
Filtre coupe-bas et coupe-haut Shelve : égaliseur de type Shelve mais doté uniquement
du paramètre de contrôle de réjection (cut).
Il atténue le signal de façon variable à partir
d’une fréquence fixe.
Filtre passe-bande Shelve : filtre composé
d’un filtre coupe-bas et d’un filtre coupehaut dotés de contrôle de réjection (cut).
L’atténuation se fait de part et d’autre de
deux fréquences de coupure qui délimitent
une bande de fréquences fixe.
Filtre réjecteur Shelve (également appelé filtre réjecteur à plateau variable) : montage
électronique comportant deux circuits
montés en parallèle. Il atténue une plage de
fréquences spécifique. La plage de fréquences atténuées, appelée bande de réjection,
est délimitée par deux fréquences de coupure (F1 et F2). Toutes les fréquences délimitées par F1 et F2 sont atténuées en même
temps et d’autant, de manière symétrique
selon une certaine pente.
➙ Égaliseur ; Cut ; Filtre ; Filtre coupe-bas ;
Filtre coupe-haut ; Fréquence de coupure ; Bande
de réjection (d’un filtre) ; Pente (d’un filtre)
FLANGER
Filtre Tchebychev. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Type de filtre audio dérivé du
modèle du mathématicien russe P.L. Tchebychev. Un filtre Tchebychev est caractérisé
par une pente très raide (du 4e ordre, soit
24 dB/octave), précédée par une légère
ondulation dans la courbe de réponse (voir
figure). Il est utilisé dans les crossovers.
➙ Filtre ; Pente (d’un filtre) ; Ordre (d’un
filtre) ; dB/octave ; Crossover
Fine tuning. Instruments électroniques. Littéralement, accord fin. Réglage de la hauteur
de référence sur un instrument électronique, généralement par pas d’un centième de
demi-ton. L’accord grossier, par demi-ton,
s’effectue via la fonction coarse tuning.
➙ Coarse tuning
Firmware. Direct to disc. Microprogramme
stocké en mémoire morte (ROM, EPROM,
EEPROM), qui initialise le lancement d’un
système ou d’un périphérique informatique.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Fisher. Modèle de perche articulée à roulettes
très utilisé en technique de prise de son
cinéma.
➙ Perche
Flag. Audionumérique. Littéralement, drapeau ou repère. Codage d’un ou de plusieurs bits particuliers destinés à donner une
indication d’état spécifique (par exemple
pointer une erreur détectée) à l’intérieur
d’un flux de données.
Flange. Voir « Flasque ».
Flanger. Effets temporels. Effet obtenu par
modulation, via un LFO, de la durée d’un
délai court mélangé au son d’origine, avec
réinjection du signal d’effet en entrée. On
obtient ainsi un son plus métallique, plus
dur que celui d’un effet de chorus reposant
sur un principe similaire. Le flanger présente cependant un effet de balayage plus
marqué ; on s’en sert essentiellement sur les
guitares claires ou légèrement saturées.
Le nom de cet effet provient du mot flangen, qui désigne les flasques des bobines
d’un magnétophone à bande. C’est l’ingénieur du son des Beatles, Geoff Emerick,
qui eut le premier l’idée d’envoyer le signal
auquel il désirait ajouter l’effet vers deux
magnétophones en enregistrement, euxmêmes renvoyés vers la console de mixage.
En effleurant les flasques de la main, à inter-
Réponse en amplitude autour de la fréquence centrale d’un filtre Tchebychev.
253
FLASQUE
valles réguliers, il créait un ralentissement,
donc un retard et une baisse de hauteur du
son mélangé au signal direct, qui se traduisait par un phénomène de filtre en peigne.
Le flanger était né. Des dispositifs électroniques ont ensuite remplacé les deux magnétophones utilisés, sous forme analogique ou
numérique.
➙ LFO ; Délai ; Chorus
Flasque. Magnétophones. Partie située au-dessus et en dessous de la bande magnétique
sur une bobine, évitant tout risque de chandelle si la bande se bobine mal, puisqu’elle
empêche la spire de passer par-dessus les
autres.
➙ Chandelle
Flat microphone. Voir « Microphone PZM ».
Flight-case. Équipements. Également appelé
fly case. Caisse ou valise pour le transport
de matériel de sonorisation par exemple
(micros, consoles, périphériques, amplis,
enceintes, instruments de musique, etc.).
Matelassés à l’intérieur avec une mousse
préformée afin de bien caler le matériel, les
flight-cases sont très résistants aux chocs et
à l’écrasement, et peuvent être empilés lors
du transport.
Flip. Consoles. Sur une console in-line, touche permettant de permuter en interne les
signaux d’entrée (channel) et de retour
multipiste (monitor), sans devoir manipuler physiquement les connecteurs ou le
patch.
En enregistrement, on affecte les entrées
aux grands faders et les retours multipistes
aux petits (ou aux potentiomètres rotatifs). En mixage, après avoir « flippé », on
récupère les sorties du multipiste sur les
grands faders.
➙ Console in-line ; Channel ; Monitor
Flutter echo. Acoustique. Également appelé
écho répétitif. Phénomène d’écho acoustique audible se produisant lorsqu’une source
sonore et un récepteur sont placés entre
254
deux parois parallèles réfléchissantes, ces
dernières étant parallèles au sens de propagation de l’onde sonore. La durée d’un flutter echo est plus longue que celle de la
réverbération de la pièce. L’élimination de
ce phénomène se fait en jouant sur la géométrie des parois (absence de surfaces parallèles) ou par traitement acoustique au
moyen de matériaux absorbants.
➙ Source sonore ; Propagation ; Réverbération ;
Traitement acoustique
Flux magnétique. Magnétophones analogiques.
Grandeur physique correspondant au produit d’une induction par une surface. Dans
le monde de l’enregistrement magnétique,
le flux s’exprime en nanowebers par mètre
de largeur de bande. Sa valeur normalisée
est de 320 nWb · m–1.
Fly case. Voir « Flight-case ».
Flying faders®. Automation. Faders motorisés par une mécanique spécifique, silencieuse et rapide, utilisant un moteur, une
poulie et une courroie. Créés par Neve, ils
sont commercialisés à partir de 1989. Une
automation à Flying faders® pilote les
moteurs des faders, et non les tensions de
commande de VCA : la qualité audio est
donc supérieure, la convivialité meilleure,
et la visualisation de ce qui se passe immédiate. Tous ces éléments étaient autant de
points forts par rapport aux consoles utilisant des VCA, omniprésentes à l’époque.
La société AMS Neve avait les droits exclusifs sur le marketing des Flying faders®
jusqu’en 1999.
➙ VCA
FM (code). Audionumérique. Modulation de
fréquence. Ce code de modulation est
utilisé pour le codage électrique (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques). Il consiste à
faire varier la fréquence d’une porteuse au
moyen du signal de modulation. Le code
FM est la version à fréquence minimale du
FORMULE D’EXPANSION
code FSK. Deux transitions ont lieu pour
un 1 et une pour un 0.
➙ FSK
FOH (Front Of the House). Sonorisation.
Console de mixage située dans la salle face à
la scène.
Foldback. Voir « Circuit casque ».
Foley. Voir « Bruitage ».
Foley (Jack Donovan). Postproduction et
postsynchronisation. L’Américain Jack Foley
(1891-1967) fut l’inventeur du bruitage au
cinéma. Au début du cinéma parlant, Jack
Foley, qui travaillait depuis plusieurs
années pour le cinéma muet, fut chargé de
sonoriser un film muet Showboat, une
comédie musicale. Les effets sonores et la
musique exécutée par un orchestre de 40
musiciens furent enregistrés en même
temps en une seule prise. Le bruitage était
né. Il fut ensuite demandé à Jack de « bruiter » de très nombreux films muets que l’on
sonorisait. Jack Foley enregistrait tous les
bruits d’une bobine en une seule prise et
une seule piste, les moyens techniques étant
beaucoup plus limités à l’époque. Son nom
est resté, et foley désigne le bruitage aux
États-Unis.
➙ Bruitage
Foley artist. Voir « Bruiteur ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Foley room. Voir « Auditorium ».
Foley walker. Voir « Bruiteur ».
Fonction de transfert. Fonction mathématique complexe entre la sortie et l’entrée d’un
appareil. Plus simplement, on utilise ce
terme pour désigner la courbe (en dBm) du
niveau de sortie d’un appareil (en ordonnée) par rapport au niveau d’entrée.
Fondamental. Acoustique. Composante sinusoïdale la plus basse d’un signal périodique.
Pour un son musical (une note de piano par
exemple), c’est la fréquence du fondamental qui détermine la hauteur perçue, même
si ce son comporte de nombreux harmoniques situés plus haut en fréquence.
➙ Son musical ; Harmonique ; Fréquence
Formage. Vinyle. Étape intermédiaire avant
le pressage d’un disque vinyle consistant à
découper le bord de la matrice pour qu’elle
rentre parfaitement dans le moule. Il y a un
moule pour la face A et un moule pour la
face B.
Formant. Acoustique. Zone de fréquences
dans laquelle les composantes harmoniques
d’un son présentent une intensité particulière. Les voyelles émises par notre voix
comportent des formants très caractéristiques, déterminés par les diverses résonances
de cavité de l’appareil vocal. Les sons instrumentaux possèdent eux aussi une structure de formants caractéristique, due au
mode d’excitation propre à chaque instrument. Les formants des sons vocaux et instrumentaux jouent un rôle essentiel dans la
reconnaissance de ces sons.
La mise en évidence des formants d’un son
se fait par analyse spectrale. Les résultats
sont représentés sous formes de graphes,
appelés spectrogrammes ou sonagrammes,
comportant l’échelle des fréquences en
ordonnée, l’échelle temporelle en abscisse et
l’amplitude codée par différents niveaux de
gris ou différentes couleurs.
➙ Fréquence ; Résonance ; Spectrogramme ;
Sonagramme ; Amplitude
Format 5.1, 6.1, 7.1... Surround. Format audio
qui détermine à la fois le nombre de canaux
sur le support (films, DVD, CD, etc.) et le
placement des enceintes autour de l’auditeur.
Le « .0 » ou « .1 » désigne l’existence ou non
d’un canal dédié aux basses fréquences. Les
canaux sont généralement indépendants (discrets), et le signal est large bande.
➙ Canal discret ; Large bande
Formule d’expansion. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Formule mathématique qui
régit la manière d’élargir un pavillon depuis
la gorge jusqu’à la bouche et qui détermine
255
FORWARD (FWD)
son profil. L’expansion a un rôle déterminant sur la directivité, la bande passante et
la distorsion.
Les formules courantes sont coniques, exponentielles, hyperboliques, paraboliques, à
directivité constante et de type Tractrix.
Profils de pavillon : avec la même longueur
et les mêmes dimensions de bouche et de gorge,
les différentes formules d’expansion conduisent
à des résultats différents.
➙ Pavillon ; Gorge ; Bouche ; Tractrix
Forward (FWD). Sampling et échantillonnage. Le bouclage forward (en avant) prolonge la lecture de l’échantillon par
répétition d’une région du son prédéfinie.
Cette région est lue du début à la fin, puis la
lecture reprend au début. Ce mode convient
bien aux sons d’une structure harmonique
simple, homogène tout au long de l’échantillon (conditions idéales d’un bouclage
simple).
➙ Bouclage
Fourier (Joseph). Acoustique. Mathématicien
français (1768-1830), initiateur des techniques d’analyse spectrale consistant à
décomposer un signal en une somme arithmétique de signaux particuliers (le fondamental et les harmoniques).
➙ Fondamental ; Harmonique
Fragmentation. Direct to disc. Rupture de la
continuité de données informatiques due aux
séquences successives d’enregistrement et
d’effacement de fichiers sur un support de
mémorisation tel qu’un disque dur. Les
fichiers ainsi que les espaces libres ne se trouvent plus en blocs contigus, mais morcelés sur
256
le support de stockage, augmentant ainsi sensiblement le temps d’accès au disque dur
(temps d’accès en écriture et en lecture des
données). Ce problème se résout par une
défragmentation (réorganisation des données)
ou un formatage (effacement du disque).
➙ Défragmenter
Frame. Image, trame. Terme désignant une
image, mais aussi l’unité de temps correspondant à la durée d’affichage d’une image
en vidéo, soit 40 ms à 25 images/s.
Dans le domaine numérique, ce terme peut
aussi exprimer un groupe de blocs de données de synchro ou audio, voire un bloc de
redondance ou de données de sous-codes
propre au format.
French Braid®. Câbles et connectique. Marque commerciale déposée par Belden, désignant un blindage par double spirale
solidaire, d’une grande souplesse. Il permet
d’obtenir une remarquable immunité aux
parasites.
➙ Blindage
Fréquence. Fondamentaux. Caractérise la rapidité de la vibration sonore (ou électrique). La
fréquence est mesurée en hertz (Hz), kilohertz (kHz) ou – mais ce ne sont plus des
sons audibles – en mégahertz (MHz). Plus la
fréquence est grande, plus le son est aigu. En
audio, on parle couramment de sons graves
en dessous de 200 Hz, de bas médiums de
200 à 500 Hz, de médiums de 500 à
2 500 Hz, de médiums aigus de 2 500 à
5 000 Hz et d’aigus au-dessus de 500 Hz. La
sensation de l’oreille humaine à une variation de fréquences obéit à la loi de Fechner,
c’est-à-dire qu’elle est logarithmique.
➙ Hertz ; Fechner
Fréquence cartouche. Magnétophones. Également appelée référence dans le jargon. Fréquence de référence (1 000 Hz, 10 000 Hz,
100 Hz) enregistrée en début de bande
magnétique lors de la préparation d’une
séance de mixage. Ces fréquences sont
générées le plus souvent par la console et
FRÉQUENCE DE COUPURE
servent à aligner les machines qui liront la
bande.
Fréquence centrale. Effets fréquentiels, Filtres,
Égaliseurs. Fréquence d’action d’un correcteur de type EQ Bell, EQ paramétrique ou
EQ semi-paramétrique. Elle correspond au
point de symétrie verticale de la courbe de
réponse, au point de plus grand gain ou de
plus grande réjection. En fonction des égaliseurs, la fréquence centrale peut être fixe
ou variable par balayage de fréquences
(sweep).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Représentation de la fréquence centrale
d’un filtre réjecteur.
➙ Filtre ; EQ Bell ; EQ paramétrique ;
EQ semi-paramétrique ; Filtre réjecteur ; Bande
de réjection ; Égaliseur ; Sweep
Fréquence critique. Acoustique. Également
appelée fréquence de coïncidence. Pour
une paroi excitée par une onde sonore, fréquence à laquelle la célérité des ondes de
flexion provoquées au sein de la paroi par
l’excitation est égale à celle de l’onde sonore.
Autour de sa fréquence critique, la paroi présente une nette réduction de ses performances en termes d’isolement : il y a un couplage
optimum entre l’onde incidente et l’onde de
flexion qu’elle provoque, et par conséquent,
la première renforce la seconde en permanence. La fréquence critique d’une paroi est
inversement proportionnelle à son épaisseur.
➙ Fréquence ; Célérité
Fréquence d’échantillonnage. Audionumérique. Cadence à laquelle le convertisseur
analogique/numérique ou numérique/analogique prend à chaque top d’horloge un
échantillon de signal audio. Elle est cadencée par la fréquence d’horloge interne. Pour
une fréquence de 44,1 kHz, il y aura par
exemple 44 100 fois par seconde une tension bloquée à laquelle va correspondre une
valeur numérique. Elle détermine la bande
passante du signal numérisé qui ne peut
être supérieure à la moitié de cette fréquence (théorème de Shannon-Nyquist).
➙ Convertisseur ; Convertisseur analogique/
numérique ; Convertisseur numérique/
analogique ; Théorème de Shannon-Nyquist
Fréquence de coïncidence. Voir « Fréquence
critique ».
Diagramme de Bode en amplitude d’un filtre passebande passif avec une fréquence centrale f0
de 1 000 Hz.
La fréquence centrale f0 d’un filtre passebande ou coupe-bande est la fréquence
charnière autour de laquelle le diagramme
de Bode en amplitude admet une symétrie.
Fréquence de coupure. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Caractérise un filtre. C’est la
fréquence à partir de laquelle le signal passant à travers le filtre est atténué. Pour un filtre du premier ordre (passe-bas ou passehaut formé par une résistance et une capacité), c’est la fréquence où l’on observe une
atténuation de 3 dB.
257
FRÉQUENCE DE NYQUIST
Fréquence de coupure : filtre passe-bas du 1er ordre.
Fréquence de coupure : courbe de réponse d’un filtre
passe-bas du 1er ordre.
Dans le cas d’un filtre passe-bande par
exemple (chargé d’atténuer les fréquences
en dehors d’une plage spécifique), on définit deux fréquences de coupure Fc1 et Fc2
qui déterminent la largeur de bande.
➙ Filtre
Fréquence de Nyquist. Audionumérique. On
appelle théorème de Nyquist la relation
entre la fréquence maximale du signal à
échantillonner et la fréquence d’échantillonnage fs (ou sampling frequency). Pour
un signal de bande passante fmax connue, la
fréquence d’échantillonnage doit être supérieure au double de fmax :
fs > 2 fmax
Il est reconnu que le théorème de l’échantillonnage fut établi par Nyquist en 1928 et
prouvé mathématiquement par Shannon
en 1949. Les expressions théorème de
Nyquist et théorème de Shannon désignent
la même théorie.
➙ Nyquist
258
Fréquence de coupure : filtre passe-haut du 1er ordre.
Fréquence de coupure : courbe de réponse d’un filtre
passe-haut du 1er ordre.
Fréquence de résonance. 1. Acoustique. Fréquence à laquelle un système oscillant réagit
avec une amplitude maximale à une excitation.
➙ Amplitude
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
C’est la fréquence à laquelle un hautparleur présente une bosse dans sa courbe
d’impédance mesurée à l’air libre. Cette fréquence change quand le haut-parleur est
enfermé dans une enceinte. La fréquence de
résonance d’un boomer est un paramètre
essentiel pour estimer sa faculté à reproduire les fréquences graves. Par exemple, le
boomer PHL 5050 a une fréquence de résonance de 38 Hz. Pour une enceinte acoustique cette fréquence « naturelle » est liée à la
conception parallélépipédique (parois symétriques). L’enceinte présente alors une
amplitude de vibration élevée et une énergie soutenue après la fin de l’excitation du
haut-parleur. Les enceintes trapézoïdales
FRONT-WALL
(parois non symétriques) ne sont pas sujettes à ce phénomène.
➙ Impédance (du haut-parleur) ; Enceinte
acoustique ; Boomer ; Enceinte acoustique
Fréquence de rotation. Voir « Speed ».
Fréquence fondamentale. Fondamentaux,
Acoustique. Dans un son complexe, la fréquence fondamentale est la plus composante la plus grave ; c’est celle qui donne le
sentiment de la hauteur. Cette fondamentale n’est pas toujours la note la plus puissante, même si c’est elle qui indique la
hauteur. Dans certains cas, comme le registre grave du basson, la fondamentale est
absente, et la hauteur est donnée par l’écartement fréquentiel des autres harmoniques.
Il est courant d’utiliser l’adjectif comme un
nom et de dire la fondamentale en sousentendant la fréquence fondamentale ; et
aussi le fondamental en sous-entendant le
son fondamental.
➙ Hauteur ; Harmonique
Fréquence modale. Fondamentaux, Acoustique. Fréquence à laquelle se développe une
onde stationnaire dans un local clos.
➙ Onde stationnaire
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Frequency. Voir « Rate ».
Front fill. Sonorisation. Également appelé fill
in. Terme anglo-saxon qui désigne un renfort de sonorisation pour les spectateurs
placés aux premiers rangs devant et dans
l’axe de la scène, souvent dans l’angle mort
de la couverture horizontale du système de
diffusion principal (cluster, line array ou
stack). On utilise généralement de petites
enceintes de proximité posées sur le devant
de la scène, car la reproduction sonore est
plutôt dans la partie médiums/aigus. Les
front fill sont normalement raccordés en
fréquence et en phase avec les caissons de
grave du système principal.
➙ Diffusion (système de) ; Stack (d’enceintes) ;
Cluster ; Line array ; Caisson de grave
Front-wall. Effets dynamiques. Également
appelé brick-wall. Limiteur dont le niveau
de sortie ne peut absolument pas dépasser
(même d’un dixième de dB) un niveau de
sortie réglable. Bien sûr, un limiteur frontwall parfait n’est concevable que dans le
domaine numérique, en utilisant la technique dite look ahead. S’il s’agit d’un plug-in
fonctionnant sur une station de travail, il
pourra avoir connaissance du signal lu
avant qu’il soit traité par le limiteur et
compenser ainsi son propre temps de calcul
et celui du logiciel audio qui l’héberge
(latence). S’il s’agit d’un appareil numérique hardware, cette compensation du
temps de calcul sera réalisée grâce à l’introduction d’un délai dû à la mise en mémoire
de la quantité d’échantillons nécessaire.
Dans les domaines d’application d’un tel
limiteur, ce délai est sans importance. Les
limiteurs front-wall sont très utilisés lors du
mastering des CD.
➙ Limiteur ; Look ahead
Codage FSK.
259
FSK (FREQUENCE SHIFT KEYING)
FSK (Frequence Shift Keying). Audionumérique. Codage par variation (modulation)
de fréquence. Ce code de modulation est
utilisé pour le codage électrique (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques). Il repose sur
le principe de la modulation de fréquence
analogique. Les bits de données de valeur 1
correspondent à une certaine fréquence, et
ceux de valeur 0 à une fréquence distincte.
Généralement, en audio, un bit de valeur 0
sera codé par quatre transitions, alors qu’un
260
bit de valeur 1 le sera par six transitions. Le
système de codage FSK est totalement
exempt de courant continu, mais exige une
large bande passante. Il est employé sur les
enregistreurs audionumériques utilisant des
magnétoscopes comme support d’enregistrement (PCM 1610, PCM 1630).
➙ Code de modulation ; Codage électrique
Full duplex. Direct to disc. Se dit d’une carte
son quand elle est capable d’enregistrer et
de lire simultanément des fichiers audio.
Fully normaled. Voir « Coupure/coupure ».
G
Gaffa. Bande adhésive utilisée pour fixer sur
scène et dans les parties accessibles au
public les câbles modules haut-parleur,
câbles secteurs, etc. qui passent au sol et
contre les murs.
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Gaffer. Jargon. Gaffer les câbles signifie fixer
les câbles à l’aide de gaffa.
➙ Gaffa
Gain. 1. Consoles. Voir « Trim ».
2. Amplification. Rapport entre l’amplitude
d’un signal de sortie et celle d’un signal
d’entrée. Dans le cas d’une amplification en
tension, courant ou puissance, ce rapport
est positif ; dans le cas d’une atténuation, il
est négatif. Le gain s’exprime en nombre ou
en décibels.
Le niveau électrique du signal délivré par
un microphone ou un lecteur CD est de
faible amplitude, bien insuffisant pour
actionner un haut-parleur. Tout au long de
son parcours, le signal audio va subir diverses amplifications et atténuations au cours
de son traitement.
➙ Amplification ;
Haut-parleur
Gaine. Câbles et connectique. Film isolant
entourant les brins conducteurs d’un câble
ou plusieurs conducteurs (gaine extérieure).
La gaine conditionne la souplesse et la résistance à l’usure d’un câble.
Gain riding. Jargon. Terme désignant le suivi
de niveau au fader en temps réel.
Gain unitaire. Voir « Unity gain ».
Galet de renvoi. Magnétophones. Également
appelé guide-bande rotatif. Pièce métallique circulaire, dans la gorge de laquelle
passe la bande magnétique à la sortie de la
bobine débitrice et avant de passer devant
les têtes magnétiques. Un capteur recueille
les informations concernant sa rotation, qui
sont utilisées par les circuits d’asservissement et de tachymétrie du magnétophone.
➙ Bobine débitrice ; Bloc de têtes ;
Asservissement ; Tachymétrie
Galet presseur. Magnétophones. Également
appelé parfois contre-cabestan. En
anglais : pinch roller. Pièce tournante circulaire, en caoutchouc ou en néoprène,
assurant le pincement de la bande magnétique sur le cabestan. L’état de surface et la
propreté du galet presseur influencent
directement la régularité du défilement de
la bande magnétique.
➙ Cabestan
Galvanomètre. Électronique. Appareil servant
à mesurer l’intensité des courants faibles.
Un galvanomètre à cadre mobile comprend
une bobine mobile dans l’entrefer d’un
aimant, sur laquelle sont fixés un cadre et
une aiguille indicatrice.
➙ Courant ; Bobine
Galvanoplastie. Vinyle. La galvanoplastie
consiste à déposer, sous l’action d’un courant électrique, du métal sur un moule
dont on veut obtenir l’empreinte en relief.
Les différentes étapes intermédiaires de la
261
GATE
fabrication des disques vinyles utilisent ce
procédé.
À partir de la gravure originale sur l’acétate, on fabrique un père, une mère puis
une matrice. On plonge l’acétate rendu
conducteur par argenture dans un bain de
sels de nickel, et on fait passer un courant
continu entre le disque argenté qui sert de
cathode et une anode. Le disque attire les
ions de nickel qui s’y déposent sous forme
métallique. Un premier bain de pré-nickelage pendant 20 min sous faible courant
entraîne un dépôt très régulier de 10 à
20 μm de nickel pur. Puis un second bain
permettant une densité de courant supérieure augmente rapidement l’épaisseur.
Le disque en nickel est démoulé de l’acétate argenté. À la séparation, on obtient
une empreinte en relief négatif (sillon
sorti), qui porte le nom de père. Le père
sert à fabriquer une empreinte mère positive (sillon rentré) par le même processus
de galvanoplastie. La mère est analysée soigneusement avant de passer à l’étape suivante. Elle sert à fabriquer la matrice
(empreinte négative, sillon sorti comme le
père) par le même procédé. C’est à partir
de la matrice que l’on obtient par pression
ou par injection les disques vinyles. À partir de la mère, on peut fabriquer autant de
matrices que nécessaire, chaque matrice
permettant de tirer mille disques.
➙ Acétate ; Père ; Mère ; Matrice ; Argenture
Gate. Effets dynamiques. Porte. Également
appelé noise-gate. Appareil de traitement
dynamique du signal audio qui, après paramétrage, coupe le signal audio dès que son
niveau descend en dessous d’un seuil réglable. Le but visé est bien sûr de couper le
bruit de fond mais aussi, plus largement,
tout autre son indésirable comme celui provenant d’autres instruments dans un enregistrement multipiste.
Courbe entrée/sortie d’un gate.
262
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
GATE-IN/GATE-OUT
La différence avec un expanseur est qu’un
gate coupe et rouvre brutalement l’audio,
alors que l’expanseur travaille avec une
pente ajustable. Le gate est donc très délicat
à ajuster, le seul paramètre réel étant le seuil
d’action. L’appareil ne pourra pas être utilisé sur un programme stéréo seul, mais
uniquement lors d’un mixage multipiste
sur certaines voies, la coupure et l’ouverture
brutales étant masquées alors par les sons
des autres voies.
Les réglages sont :
– le seuil (threshold) : niveau d’entrée audessus duquel le gate passe à l’état ouvert
(gain = 1) ;
– l’hystérésis : décalage de niveau entre le
seuil du gate en phase d’ouverture et son
seuil en phase de fermeture. Le seuil en
phase d’ouverture, c’est-à-dire lorsque le
niveau du signal augmente, doit être légèrement supérieur au seuil en phase de fermeture, c’est-à-dire lorsque le niveau du
signal diminue, pour éviter une oscillation du système entre les états ouvert et
fermé pour les niveaux proches du seuil ;
– le maintien (hold), durée après l’ouverture du gate pendant laquelle il sera maintenu ouvert même si le niveau du signal
redescend, évitant ainsi des ouvertures et
des fermetures incessantes ;
– l’atténuation maximale (range) du signal
en état fermé ;
– le temps de montée (attack time), temps
que mettra l’appareil pour atteindre, lors
du passage du niveau d’entrée au-dessus
du seuil, le gain « ouvert » correspondant
à ce nouveau niveau. Il est réglable, entre
quelques microsecondes et une centaine
de millisecondes ;
– le temps de retour (release time), temps
que mettra l’appareil pour atteindre, lors
du passage du niveau d’entrée au-dessous
du seuil, le gain « fermé » correspondant à
ce nouveau niveau. Il est réglable, entre
une dizaine de millisecondes et quelques
secondes.
On trouve parfois un interrupteur nommé
ducking permettant d’inverser l’action du
gate : en mode ducking, le gate est ouvert
pour un niveau d’entrée inférieur au seuil et
fermé pour un niveau d’entrée supérieur au
seuil. Le but est bien sûr d’obtenir un effet à
la disposition de la créativité de l’ingénieur
du son !
➙ Seuil ; Expanseur ; Ducking
Gated reverb. Effets dynamiques. Réverbération qui atteint rapidement un niveau
maximal lorsque le signal survient et disparaît rapidement dès la fin du signal. Une
gated reverb peut être fabriquée en insérant
un « gate » après la sortie de l’appareil de
réverbération. Le gate quant à lui doit être
commandé par le signal de contrôle (le
signal de la piste envoyée vers la réverbération) en key in (voir figure).
Ce même effet peut être obtenu par
l’emploi d’un programme de reverb spécial
(le premier est apparu sur la RMX16 de
AMS). On peut entendre un tel effet, en
particulier, sur certains enregistrements de
Phil Collins.
➙ Key input
Gate-in/gate-out. Instruments électroniques.
Impulsions générées par un clavier de
commande de synthétiseur analogique,
signalant l’enfoncement (gate-in) et le relâchement (gate-out) de la touche. Selon le
fabricant, on a affaire à une impulsion de 2
à 10 V à l’enfoncement de la touche, le relâchement correspondant à 0 V (V-Trig utilisé chez Roland, Sequential Circuits, ARP,
Oberheim…), ou à une tension élevée en
permanence, l’impulsion étant constituée
par un passage à zéro (S-Trig utilisé chez
Moog, Korg, Yamaha…).
Les impulsions de gate servent par exemple
à déclencher un générateur d’enveloppe
ADSR (trigger). En envoyant à un autre
synthétiseur compatible les signaux de
control voltage et de gate, on pouvait, avant
263
GENERAL MIDI (GM)
Gated reverb appliqué par exemple à une caisse claire.
l’apparition du protocole MIDI, jouer un
synthétiseur depuis un autre.
➙ Générateur d’enveloppe ; Enveloppe ADSR ;
Trigger ; Control voltage ; Gate ; MIDI
General MIDI (GM). MIDI. Standard créé
en 1991 par la MMA (MIDI Manufacturers Association), destiné à assurer la
compatibilité entre instruments ou expandeurs polyphoniques (au moins 24 voix)
multitimbraux (au moins 16 familles de
sons avec 8 variations chacune). À chaque
numéro de program change est affecté le
même son ; autrement dit, quel que soit
l’instrument, le programme 4 est toujours
un piano bastringue, le 66 un saxophone
alto, etc. Les différences entre expandeurs
sont dues aux techniques de synthèse utilisées, à la qualité des circuits audio, à la
quantité de mémoire mise en œuvre…
Un instrument compatible General MIDI
doit posséder une polyphonie d’au moins
24 voix et pouvoir générer, en mode multitimbral, au moins 16 timbres différents
(soit autant que de canaux MIDI).
➙ Expandeur ; Polyphonique ; Multitimbral ;
Program change
General purpose slider. MIDI. Nom attribué aux control change MIDI n° 16 à 19,
qui permettent de modifier la valeur d’un
264
paramètre défini au préalable, sur 7 bits
(soit 128 valeurs possibles, de 0 à 127).
➙ Control change
General Standard (GS). MIDI. Standard
établi par le fabricant d’instruments électroniques Roland dans l’esprit du General
MIDI, avec lequel il est d’ailleurs compatible. Il offre jusqu’à 128 banques de
128 sons, plusieurs kits de batterie, et
l’accès facile, via NRPN, aux paramètres
des sons.
➙ General MIDI ; Contrôleur non-registered
parameter number
Générateur. Électronique. Appareil qui transforme une énergie quelconque en énergie
électrique. On différencie les générateurs de
courant, qui délivrent des courants fixes en
laissant la tension à leurs bornes fluctuer en
fonction de la charge raccordée, et les générateurs de tension, qui imposent une tension à la charge tout en délivrant plus ou
moins de courant. Un générateur peut être
une pile, un accumulateur, une cellule photovoltaïque, un alternateur, une dynamo,
une alimentation à transformateur, une alimentation à découpage, etc.
➙ Courant ; Tension ; Transformateur
Générateur d’enveloppe. Instruments électroniques. Partie d’un instrument électronique
GESTION FIXE
gérant l’évolution temporelle de l’amplitude du signal audio généré : le générateur
d’enveloppe ADSR met en forme l’attaque,
le soutien, la décroissance de la note…
➙ ADSR
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Générateur de sons. Instruments électroniques.
Partie d’un instrument électronique créant le
signal audio émis par l’instrument, par
opposition au clavier de commande. Selon
les modèles, le générateur de sons peut être
analogique (synthèse soustractive ou additive), numérique (modulation de fréquence
par exemple), à lecture d’échantillon, ou
combiner plusieurs de ces technologies.
➙ Clavier de commande
Générateur de subharmonique. Effets fréquentiels. Appareil de traitement d’un signal
sonore destiné à rajouter des sons correspondant à l’octave en dessous des sons les
plus graves présents. Il filtre les sons graves
puis divise leur fréquence par deux, à l’aide
d’un circuit électronique appelé bascule. Ce
signal carré est ensuite modulé par les sons
graves filtrés pour que l’amplitude des subharmoniques soit la même que celle du
signal normal (voir figure).
Cet infra-grave est mélangé plus ou moins
aux sons d’origine pour produire, surtout
avec un subwoofer, des effets impressionnants. On peut utiliser ce procédé dans un
mixage normal, mais c’est surtout dans un
format numérique 5.1 qu’il devient efficace
pour générer des sons dans le canal subwoo-
fer. Son utilisation, on s’en doute, est plus
tournée vers le cinéma que vers la musique.
Génération. Broadcast. Également appelée
copie dans le jargon. Un programme vidéo
courant, fabriqué avec des supports sur
bande et des bancs de montage analogiques,
provoque un minimum de trois générations
(sans compter les copies de travail, les prémontages et versions PAD successives…).
RUSH > 1 > MONTAGE > 2 >
PAD
>3>
COPIE
ANTENNE
Avec les supports analogiques, plus les
générations d’un programme original sont
nombreuses, plus le son est dégradé. Les
caméras qui enregistrent sur support informatique (carte PCMCIA, CDR Blue Ray,
MOD – disque magnéto-optique) n’ont
pas ce type de problème.
➙ PAD
Généraux. Consoles. En anglais : main mix
ou master L/R (Left/Right). Bus principal
(stéréophonique, quadriphonique, 5.1…)
d’une console, assurant la sommation de
tous les signaux qui lui sont assignés (voir
figure). Il sert généralement à l’écoute, à
l’enregistrement du mixage final, à la diffusion façade en sonorisation…
➙ Bus
Gestion fixe. Instruments électroniques. Méthode
consistant à allouer à l’avance un nombre
Synoptique d’un générateur de subharmonique.
265
GESTION FLOTTANTE
Section Généraux d’une console de mixage avec son synoptique.
défini de voix de polyphonie à une partie
par exemple. On parle aussi d’allocation
fixe ou de voies fixes.
➙ Polyphonie ; Voies fixes
266
Gestion flottante. Instruments électroniques.
Méthode consistant à allouer dynamiquement, selon les besoins en temps réel, les voix
de polyphonie nécessaires aux différentes
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
GRAVURE
parties jouées par un instrument multitimbral. On parle aussi d’allocation dynamique
ou de voies de réserve.
➙ Polyphonie ; Multitimbral ; Voies de réserve
Glide time. Automation. Durée de passage
d’une valeur de paramètre à une autre, par
exemple lors du raccord d’une passe d’automation à une autre.
GM. Voir « General MIDI ».
Gobo. Jargon. Voir « Panneau acoustique
d’isolation ».
Gorge. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Petite section d’un pavillon où se fixe le
moteur à chambre de compression. Les
dimensions courantes des gorges sont celles
des moteurs associés : un pouce, un pouce
et demi, et deux pouces.
➙ Moteur à chambre de compression
GPI (General Purpose Interface). Interface
de commande auxiliaire. Ce dispositif de
contrôle basique par circuit logique permet
le déclenchement d’un événement extérieur
à une machine, par exemple l’allumage
d’un signal rouge (on air) lors du démarrage
de l’enregistrement sur un DtD.
➙ DtD
Granuleuse. Vinyle. Machine à réduire le
compound sous forme de granules.
➙ Compound
Graphique. Voir « Égaliseur graphique ».
Graphique (édition). Automation. Sur certains logiciels d’automation et sur la plupart
des logiciels de station de travail audio, possibilité d’intervenir de façon graphique sur
les paramètres d’automation : modification
des pentes de courbes, déplacement de
points, etc.
Graveur (vinyle). Vinyle. Également appelé
tête de gravure. Le graveur est la partie
active de la machine à graver. Une pointe
taillée avec précision dans un cristal de
saphir est appelée burin graveur. Ce burin
est couplé mécaniquement à deux bobines
mobiles et à deux bobines de contreréaction qui baignent dans un champ
magnétique permanent. Un autre bobinage
sur le burin sert à son chauffage.
Quand un signal est envoyé dans les bobines mobiles, il crée un champ magnétique
variable qui réagit avec le champ permanent
en créant des attirances et des répulsions. Le
burin graveur est ainsi mis en vibration proportionnellement au courant qui traverse
les bobines. Ce fonctionnement est
l’inverse exact de celui d’une cellule de
lecture ; une modulation électrique devient
un déplacement mécanique. Les bobines
auxiliaires de contre-réaction jouent un rôle
primordial. Elles rendent compte avec précision du déplacement réel du burin graveur et corrigent tout écart éventuel.
L’amortissement est maîtrisé, la distorsion
abaissée, les éventuelles irrégularités de
dureté de la laque sont compensées. Les
bobines mobiles sont pilotées par des
amplificateurs de 40 W en régime continu
et de 600 W en régime crête. Le graveur se
déplace selon un rayon, tangentiellement
au sillon qu’il grave.
➙ Machine à graver ; Saphir ; Burin graveur
Gravure. Vinyle. Première étape dans le processus de fabrication des disques vinyles. La
gravure s’effectue sur un disque d’aluminium recouvert d’une couche de laque de
triacétate cellulosique. L’acétate est posé sur
un lourd plateau, muni de trous ; une forte
aspiration crée un vide d’air qui le maintient immobile. Le plateau tourne à
45 tr · min–1 ou 33 1/3 tr · min–1, il a une
forte inertie pour ne pas engendrer de fluctuations de vitesse durant la gravure.
Le burin graveur en saphir est monté sur un
chariot à déplacement radial ; il est chauffé
juste assez pour rendre la gravure plus facile
sans faire fondre la laque. Un copeau se
dégage et il est aspiré. Des indicateurs précisent la température du graveur, le nombre
d’heures d’utilisation du burin (durée de vie
de 6 à 7 heures) et la surface du disque
267
GRAVURE DIRECTE
occupée par la gravure (taux de remplissage
en %).
Le burin se déplace avec une amplitude
proportionnelle au signal sonore. Il est mu
par deux systèmes à 90° l’un de l’autre
(déplacements latéraux et verticaux). Un
microscope contrôle le sillon, et un bras de
lecture lit le disque gravé.
Un rack d’appareils électroniques contient
les diverses commandes : vitesse du plateau,
aspiration, chauffe du burin, amplification
du signal, corrections RIAA de gravure,
limiteur, protections électroniques, pas
variable.
➙ Acétate ; Burin graveur ; Bras de lecture ;
Courbe d’égalisation RIAA
Gravure directe. Vinyle. Gravure d’une
musique sur acétate en temps réel, pendant
que les musiciens jouent. Cette technique
très exigeante permet de ne pas utiliser de
magnétophone et d’atteindre le maximum
de qualité qu’autorise le disque vinyle.
Aucune reprise ni aucun montage ne sont
possibles. La prise de son doit être réglée,
les niveaux parfaitement contrôlés. Aucune
erreur n’est autorisée, ni de la part des
musiciens, ni de la part du technicien de
gravure, sinon il faut tout recommencer
depuis le début. Le résultat est une dynamique maximale, une grande quantité de
détails et une absence de bruit de bande.
On adopte généralement un grand pas de
gravure pour éviter d’être surpris par une
surmodulation, et le pas variable se
commande en lisant la partition. Artistiquement, c’est souvent excellent, car l’obligation de réussir la prise a le même effet
bénéfique que la présence d’un public.
➙ Disque vinyle ; Gravure
Green Book. Audionumérique. Document édité
par Sony et Philips en 1987, qui contient toutes les recommandations concernant le CD
interactif.
➙ CD-I
268
Grille. Électronique. La grille d’une lampe est
la borne permettant de contrôler l’intensité
du courant circulant de la plaque à la
cathode.
➙ Lampe ; Courant ; Plaque ; Cathode
Grille audio. Broadcast. Matrice sur un site
de radio permettant de commuter toutes les
sources entrantes (codecs, lignes extérieures) vers tous les studios et équipements
audio, mais également toutes les sorties des
studios vers les différents départs émetteurs
et réseaux.
Ces grilles à commande numérique sont
capables de gérer des matrices analogiques
et numériques avec conversion A/N et N/A
entre les deux plans (analogique et numérique). Elles embarquent également un certain nombre de DSP (Digital Signal
Processing) chargés des fonctions audio de
base (mise à niveau, sommation, commutation de phase, N-1).
Les interfaces de commande de telles grilles
peuvent contrôler, de 16 sources vers
16 sorties, jusqu’à plusieurs centaines
d’entrées et de sorties à la fois. Elles se présentent sous la forme soit de panneaux à
touches dédiées, soit de logiciels installés
dans des ordinateurs raccordés en réseau à
la matrice. Pour les plus gros systèmes, les
constructeurs offrent plusieurs niveaux de
sécurité et une alimentation électrique
redondante. De même, la grille audio d’un
site broadcast important sera bien entendu
référencée par une double horloge de synchronisation maître.
➙ Codec ; DSP ; N-1 ; Alimentation
redondante ; Synchronisation
Ground. Voir « Masse ».
Ground plane. Microphones HF. Plan de
masse. Désigne un certain type d’antenne
d’émission HF, caractérisé par des dimensions proches du quart de la longueur
d’onde de la fréquence à émettre.
Groupe. Consoles. Dans une console, un
groupe correspond à un bus auquel les
GYRATEUR
différentes voies sont librement assignables.
Ce bus est muni d’un réglage de niveau
master et d’une sortie physique. Il ne faut
pas le confondre avec un sous-groupe,
dépourvu pour sa part de sortie physique.
Sur les consoles dépourvues d’automation,
on trouve souvent des groupes à VCA : le
recours à ce composant permet d’effectuer
des groupages virtuels. Les niveaux des faders
d’un tel groupe sont contrôlés par un seul
fader « de commande », les signaux audio
correspondant à chaque fader restant séparés.
➙ Bus ; Sous-groupe ; VCA
Groupe (sortie). Consoles. En anglais : group
out. Sorties physiques de la console,
envoyées par exemple au magnétophone
multipiste. L’affectation de sortie d’une
voie à une sortie de groupe s’effectue à
l’aide du routing. Le niveau de sortie du
groupe se règle par l’intermédiaire d’un
fader. Plus une console possède de sorties
groupes, plus on peut enregistrer de pistes
simultanément sur un magnétophone. Par
rapport aux sorties directes, les sorties groupes permettent, en affectant correctement
les différents signaux, d’enregistrer un
ensemble de signaux (batterie par exemple)
sur un nombre réduit de pistes.
➙ Voie (de console) ; Routing ; Fader ; Sortie
directe
Group out. Voir « Groupe (sortie) ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
GS. Voir « General Standard ».
GSIF (GigaStudio InterFace). Audionumérique. Architecture de pilote audio (driver)
développée par NemeSys, qui permet à ses
logiciels (GigaStudio et GigaSampleur) des
temps de latence très courts.
Guide-bande. Magnétophones. Pièce métallique statique, placée avant le bloc de têtes,
chargée d’éviter toute dérive en hauteur de
la bande magnétique.
➙ Bloc de têtes
Guide-bande rotatif. Voir « Galet de renvoi ».
Guide d’ondes Isotop™. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Charge acoustique
développée par la société APG qui permet
de transformer une source émissive conique
en source émissive linéaire (de type ruban).
Cette technologie, de type coaxiale, est
constituée de deux transducteurs : un hautparleur à membrane de 17 cm pour la restitution de la bande haut médiums (3004 000 Hz) et un moteur à compression 1′′
pour les fréquences aiguës (4-19 kHz). Filtré en passif, cet ensemble permet de restituer sans discontinuité la plage 300 Hz19 kHz. L’absence de moteurs à chambre
de compression pour la bande médium
réduit les taux de distorsion élevés et l’agressivité auditive.
Cet ensemble coaxial est combiné au guide
d’ondes isophase Isotop™. Le volume
compris entre l’ogive Isotop™ et le cône du
17 cm constitue une chambre de compression qui apporte un gain d’efficacité sur
toute la bande passante restituée. Ce guide
d’ondes assure la mise en phase des deux
transducteurs et accroît très fortement
l’indice de directivité dans le plan vertical
jusqu’à donner une source émissive linéaire
de type ruban.
Un pavillon vient ensuite charger l’embouchure du guide d’ondes Isotop™ (voir
figure). Il contrôle la directivité horizontale
tout en apportant un gain d’efficacité
sonore. Sa progression hyperbolique permet d’obtenir une directivité constante.
➙ Charge acoustique ; Enceinte coaxiale ;
Moteur à chambre de compression ;
Indice de directivité (des enceintes) ; Pavillon ;
Directivité (des enceintes)
Gyrateur. Électronique, Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Montage électronique actif
permettant d’inverser une impédance. Il a
la propriété d’impédance d’une self (de type
1/Z) et est donc utilisé pour simuler
l’action d’une inductance (self, bobine)
dans les filtres actifs.
269
GUIDE D’ONDES ISOTOP™
Guide d’ondes Isotop™ : vue éclatée d’un ensemble APG Isotop.
270
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
H
Haas (effet). Voir « Effet Haas ».
Haas kicker. Acoustique. Dispositif de réflecteur placé dans la partie arrière d’une cabine
LEDE®. Son rôle est de rediriger suffisamment d’énergie vers l’auditeur pour déclencher l’effet Haas. La surface d’un Haas
kicker peut être purement réfléchissante ou
diffusante.
➙ LEDE® ; Effet Haas
Habillage. Broadcast. Pour la radio, terme du
jargon désignant l’ensemble des jingles, virgules sonores, indicatifs et boucles de titres
utilisés pour rendre l’antenne immédiatement reconnaissable et unique.
Half normaled. Voir « Standard/coupure ».
Hamming (Richard). Audionumérique. Mathématicien américain (1915-1998) dont les
travaux ont éclairé l’approche théorique des
traitements numériques.
➙ Distance de Hamming
Handshake. MIDI. Type de liaison dans
lequel la sortie de l’appareil A va vers
l’entrée de l’appareil B, et la sortie de
l’appareil B vers l’entrée de l’appareil A. La
liaison MIDI « classique », utilisant deux
câbles, est de type handshake (voir figure).
Hard knee. Effets dynamiques. Inflexion brutale de la courbe de gain (sortie/entrée)
d’un compresseur au passage du seuil de
compression.
➙ Compresseur ; Seuil
Harmonique. Fondamentaux. Composante
d’un son complexe dont la fréquence est un
Richard Hamming.
multiple entier de la fréquence fondamentale (appelée aussi harmonique 1). Ainsi, un
son fondamental de 100 Hz sera accompagné des harmoniques H2, H3, H4, H5 de
fréquences 200, 300, 400, 500 Hz. C’est
l’amplitude respective des divers harmoniques qui détermine le timbre d’un son
entretenu. Les clarinettes ont principalement des harmoniques impairs, les flûtes
des harmoniques pairs. Quand une composante a une fréquence qui n’est pas un multiple entier du son fondamental, on ne parle
plus d’harmonique, mais de partiel.
➙ Fréquence fondamentale ; Timbre ; Partiel
271
HARMONISEUR
tesse et souvent utilisés en sonorisation. Il
transporte aussi bien des signaux audio que
des courants électriques.
➙ Multipaire
Liaison handshake.
Harmoniseur. Équipements, Effets fréquentiels. Processeur numérique reposant sur
l’utilisation musicale de l’effet de pitch shifting, ajoutant en temps réel une tierce, une
quinte, etc. au signal original, éventuellement d’après les messages envoyés par un
clavier de commande MIDI. Harmonizer®
est une marque commerciale déposée par le
fabricant américain Eventide, pionnier
dans le domaine dès 1975 avec le modèle
H910, suivi du H949 deux ans plus tard.
Cet effet s’utilise sur toutes sortes de sons :
voix, guitares, synthés… On peut créer
ainsi jusqu’à 5 notes supplémentaires
venant s’ajouter à la note d’origine.
La plupart des harmoniseurs possèdent une
fonction « intelligente » : une fois la tonalité programmée, la note harmonisée n’est
plus définie uniquement par un écart fixe
avec la note originale (à la quarte, à la
tierce…), mais est choisie de façon à tomber dans la tonalité définie à l’avance (cela
conduit à alterner tierce majeure et tierce
mineure, par exemple).
➙ Pitch shifting
Harting. Câbles et connectique. Fabricant de
connecteurs multibroches. De forme trapézoïdale, les connecteurs de 25, 40, 64, 72 et
108 points sont très utilisés en liaisons multipaires audio. Ils sont d’une extrême robus-
272
Hauteur. Physiologie de l’audition. Détermine
le sentiment du grave et de l’aigu. La hauteur est la plus importante des qualités subjectives du son ; ses variations sont l’essence
même de la mélodie. L’audition est très exigeante en matière de hauteur : le moindre
écart « sonne faux ».
La hauteur est ce que l’oreille perçoit, la fréquence est ce que le fréquencemètre
mesure. A priori, la hauteur perçue d’un
son pur est celle de sa fréquence. Toutefois,
des différences apparaissent :
– En niveau sonore, si le signal est trop faible, on ne parvient pas à distinguer sa
hauteur. Il y a un seuil de perception
tonale en dessous duquel on ne reconnaît
pas ce que l’on entend.
– Dans les fréquences supérieures à 1 000 Hz,
le doublement de la fréquence ne suffit plus
pour donner le sentiment d’une octave. Il
faut agrandir l’écart de fréquence pour que
l’octave semble juste (2 100 Hz sonne
comme l’octave de 1 000 Hz). Cet effet est
illustré par l’échelle de Mels.
– La hauteur dépend du niveau sonore. Un
son grave paraît plus bas quand son
niveau sonore augmente, et un son aigu
semble monter quand on l’amplifie. La
charnière se situe à 3 000 Hz (variable
selon les individus), fréquence pour
laquelle la hauteur perçue semble stable à
tous niveaux. Ces phénomènes sont
quantifiés sur le diagramme de Stevens.
– La hauteur dépend également de la durée
du son. En dessous de 10 ms, on entend
un « clic » de hauteur indéterminée.
Quand le son est complexe, la hauteur perçue dépend de son contenu harmonique.
Un son timbré (riche en harmoniques)
semble plus haut s’il est pur et plus bas s’il
est accompagné de sous-harmoniques.
Parfois, on croit entendre un fondamental
HAUT-PARLEUR À PLASMA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
absent qui est suggéré par ses harmoniques,
c’est le cas du registre grave du basson.
Cette possibilité de modifier la hauteur
apparente en changeant le contenu harmonique a permis de créer des sons paradoxaux, qui montent dans l’aigu tout en
devenant plus graves, ou qui descendent
dans le grave tout en restant à la même
hauteur.
Le compositeur J.-C. Risset a développé
toute une musique autour de ces illusions
acoustiques.
➙ Seuil de perception tonale ; Échelle de Mels ;
Diagramme de Stevens ; Harmonique ; Sousharmonique ; Fréquence fondamentale
Haut-parleur. Haut-parleurs et enceintes
acoustiques. Pièce maîtresse des enceintes, le
haut-parleur est un transducteur électroacoustique qui transforme l’énergie électrique en énergie mécanique puis en énergie
acoustique.
De nombreuses variantes existent :
– dans le haut-parleur électrodynamique, le
plus courant, une bobine mobile se
déplace sur le principe de l’induction électromagnétique en entraînant une membrane ;
– dans le haut-parleur électrostatique, une
fine membrane plate vibre par attirance et
répulsion électrostatique ;
– dans le haut-parleur piézoélectrique, une
céramique se déforme sous l’action d’un
courant électrique ;
– dans le haut-parleur à ruban, variante du
haut-parleur électrodynamique, la bobine
et la membrane ne font qu’un ;
– dans le haut-parleur à plasma (ou ionique), il n’y a pas de membrane, ce qui
évite l’intermédiaire mécanique.
➙ Haut-parleur électrodynamique ;
Haut-parleur électrostatique ; Haut-parleur
piézoélectrique ; Haut-parleur à ruban ;
Haut-parleur à plasma
Haut-parleur à excitation. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Les premiers haut-
parleurs tiraient leur force magnétique d’un
électroaimant qui nécessitait une alimentation continue extérieure. L’apparition des
aimants permanents, qui sont autonomes et
toujours prêts à fonctionner, a simplifié la
construction des haut-parleurs. Ces aimants
sont maintenant la solution quasi universelle.
Les haut-parleurs à excitation ont presque
disparu, mais les marques françaises Fertin
et Supravox continuent à produire de tels
haut-parleurs en raison de leurs qualités,
notamment la possibilité d’obtenir des
champs magnétiques considérables, synonymes d’excellents rendus transitoires (voir
figure). Il devient possible d’ajuster les paramètres de Thiele et Small pour un alignement optimal par rapport à la charge
acoustique en faisant varier la tension
d’excitation.
Par exemple, le haut-parleur Fertin 38 EX a
un Qts de 0,17 avec une alimentation de
10 V, ce qui lui permet de fonctionner dans
une charge de 43 l. En portant la tension
d’excitation à 12,5 V, le Qts passe à 0,13 et
le volume optimal Vopt passe à 23 l (selon
Vopt = n · Vas · Qts2 avec n = 5 et Vas
= 300 l). Le facteur de force B · l (induction
magnétique B multipliée par longueur de fil
l) et le rendement évoluent également avec
la tension d’excitation.
Outre ces alignements techniques, on dispose là d’une possibilité de réglage très fin
pour effectuer des compensations. On
pourra rendre le haut-parleur très vif pour
compenser une pièce trop sonore ou un
amplificateur trop calme, ou à l’inverse calmer le rendu du haut-parleur dans une
pièce trop sèche avec un amplificateur manquant d’ampleur.
➙ Aimant permanent ; Thiele et Small
Haut-parleur à plasma. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Également appelé hautparleur ionique. Haut-parleur peu
répandu qui fait vibrer l’air directement,
sans l’intermédiaire d’une membrane. Un
273
HAUT-PARLEUR À RUBAN
Haut-parleur à ruban.
Haut-parleur à excitation avec ses connexions de
tension continue (photo : Marie-Anne Bacquet).
petit volume d’air est ionisé à haute température sous l’effet d’une haute fréquence, ce
qui rend l’air susceptible d’être mis en
vibration par attirance et répulsion électromagnétique.
Le Français Siegfried Klein a commercialisé
un tweeter de ce type sous la marque
Magnat en 1979.
➙ Membrane (du haut-parleur) ; Tweeter
Haut-parleur à ruban. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Variante du hautparleur électrodynamique dans laquelle la
bobine et la membrane ne font qu’un. Un
ruban plissé conducteur traverse un champ
magnétique et interagit avec lui ; sa surface
agit comme une membrane. Cette technique ne permet pas l’extension dans le grave
et seuls des tweeters à ruban sont apparus
sur le marché (Decca Kelly, Matsushita,
Technics, et ceux mis au point par le spécialiste français Alain Bénard sous les marques
Supravox, Raven et Alian).
La très faible masse mobile autorise une
extension de la bande passante au-delà de la
bande audible et donne un son défini très
apprécié. L’impédance très faible du ruban
impose l’emploi d’un transformateur délicat à réaliser et qui grève le prix de ces hautparleurs. Seul leur prix reste un frein à leur
généralisation en Hi-Fi.
274
➙ Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Membrane (du haut-parleur) ; Tweeter ;
Impédance (du haut-parleur)
Haut-parleur électrodynamique. Hautparleurs et enceintes acoustiques. C’est le type
de haut-parleur le plus courant. Ce transducteur repose sur le principe de l’induction
électromagnétique. Les pièces essentielles
sont une bobine mobile (1 sur la figure),
une membrane 2 et un moteur magnétique 3. Le courant généré par l’amplificateur
parcourt la bobine en générant un champ
magnétique. La bobine réagit en s’attirant
ou en se repoussant par rapport à l’aimant.
La membrane collée à la bobine ce déplace
donc proportionnellement au signal audio.
La membrane se déplace selon un axe grâce
à la suspension externe 4 et au spider 5.
Une structure fixe, nommée saladier ou
châssis, maintient les différents éléments.
Un bornier 7 assure la liaison électrique.
Un cache-noyau empêche la poussière
d’aller dans l’entrefer 8.
➙ Bobine mobile (du haut-parleur) ;
Membrane (du haut-parleur) ; Moteur
magnétique ; Suspension (du haut-parleur) ;
Spider ; Saladier ; Cache-noyau ;
Entrefer (du haut-parleur)
Haut-parleur électrostatique. Haut-parleurs
et enceintes acoustiques. Haut-parleur dont
la fine membrane plate vibre par attirance
et répulsion électrostatique. La membrane
est chargée par une haute tension de polari-
HAUT-PARLEUR LARGE BANDE
faible niveau sonore. La marque anglaise
Quad s’est spécialisée dans ce type
d’enceinte. Les limites sont la tenue en
puissance et la difficulté à obtenir des sons
très graves dont le rendement s’affaiblit
avec la fréquence. Les enceintes électrostatiques sont de grandes dimensions et assez
plates, comme des paravents (par exemple,
les Quad ESL 63 mesurent 86 × 70 cm).
Elles ont une impédance qui diminue avec
la fréquence, ce qui peut poser des problèmes à certains amplificateurs.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Vue en coupe d’un haut-parleur électrodynamique.
sation et vibre, par rapport à une grille dans
les montages simple effet ou entre deux
armatures dans les montages push pull. La
membrane se déplace d’un seul bloc puisque chacun de ses cm2 est activé (contrairement au cas des haut-parleurs dynamiques
dans lesquels c’est une bobine collée en un
point de la membrane qui l’entraîne).
Le haut-parleur électrostatique travaille en
doublet, c’est-à-dire que le rayonnement
arrière n’est pas enfermé dans une enceinte
mais seulement un peu atténué par des
absorbants. Le son remplit agréablement la
pièce, un peu au détriment de la spatialisation, mais cela rend le résultat global très
dépendant de l’acoustique de la pièce
d’écoute.
On apprécie surtout le naturel de la reproduction, et la faculté du haut-parleur électrostatique à reproduire les détails subtils à
Haut-parleur électrostatique.
➙ Membrane (du haut-parleur) ; Enceinte
acoustique ; Impédance (du haut-parleur)
Haut-parleur ionique. Voir « Haut-parleur à
plasma ».
Haut-parleur large bande. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Haut-parleur qui
s’efforce de restituer toute la bande passante
audible dans une enceinte une voie. Un
haut-parleur idéal aurait une rigidité infinie
et une masse nulle, ce qui est difficilement
conciliable, mais les avantages sont si nombreux que de nombreuses tentatives existent. La meilleure approche semble être une
membrane de 13 à 30 cm, avec un cône au
centre. Les marques françaises Davis,
Fertin, Phi HP et Supravox ont d’excellents
275
HAUT-PARLEUR PASSIF
modèles à leur catalogue. La mythique marque anglaise Lowther s’est spécialisée dans
cette technique avec succès depuis un demisiècle.
➙ Enceinte acoustique
Haut-parleur passif. Haut-parleurs et enceintes acoustiques. Également appelé radiateur
auxiliaire. Haut-parleur sans moteur
magnétique, avec une membrane alourdie,
qui est excitée acoustiquement par un autre
haut-parleur. Cette technique permet une
extension de la réponse grave d’une
enceinte.
➙ Moteur magnétique ;
Membrane (du haut-parleur)
Haut-parleur piézoélectrique. Haut-parleurs
et enceintes acoustiques. Ce haut-parleur
exploite la faculté de certaines céramiques à
se déformer sous l’action d’un courant électrique. On trouve couramment des tweeters
piézoélectriques de marque Motorola dans
les enceintes de sonorisation.
Le « cœur » du haut-parleur piézoélectrique
est un disque de céramique synthétique
PZT (plomb, zirconate, titane) dont les
faces sont recouvertes d’électrodes métalliques. Si l’on applique une tension alternative, le disque se met à vibrer à la fréquence
alternative proportionnellement à la tension. Une membrane et un pavillon sont
installés pour augmenter le rendement.
L’impédance se comporte comme une
capacité, ce qui dispense de toute protection contre les surcharges des fréquences
graves et éventuellement de tout filtrage.
➙ Tweeter ; Membrane (du haut-parleur) ;
Pavillon ; Impédance (du haut-parleur) ; Filtre
HCF (Hi Cut Filter). Voir « Filtre coupehaut ».
HDCD (High Definition Compact Disque).
Audionumérique. CD audio de haute qualité
codé en 20 bits, mais restant compatible avec
tous les lecteurs de CD au format 16 bits.
➙ CD
276
HDLC (High-level Data Link Control).
Audionumérique. Format spécifique de
paquet de données exploitant les bits utilisateurs de l’interface audionumérique AES/
EBU comme véhicules de données alphanumériques du support d’origine (par
exemple les titres, crédits et informations
diverses d’un MiniDisc, d’une DCC, etc.).
➙ AES/EBU
HDM 1 (High Density Modulation).
Audionumérique. Modulation à haute densité. Ce code de modulation est employé
pour le codage électrique (étape de la
conversion analogique/numérique qui
consiste à coder les valeurs binaires sous
forme de tensions électriques). Utilisé sur
les magnétophones DASH, il fut développé
spécifiquement pour l’audionumérique par
Sony. Il est également adopté par MCI,
Studer et Matsuchita. Le HDM 1 et le
HDM 2 utilisent des lois de codage fondées
sur la localisation des transitions.
➙ Code de modulation ; Codage électrique
HDMI (High Definition Multimedia
Interface). Câbles et connectique. Ce type
de connecteur se trouve sur les appareils
audio/vidéo, et transporte à la fois les
signaux vidéo haute définition (jusqu’en
1 080 lignes, balayage progressif) et les
signaux audio multicanal (jusqu’à 8
canaux). Le type A comprend 19 points, le
type B 29 points. Selon le numéro de
version (1.1 à 1.3) et le type de signal
transporté, le débit numérique d’une
liaison HDMI peut varier entre 0,81 et
10,2 Gbits/s.
Head stack. Magnétophones. Terme désignant les trois têtes du bloc de têtes d’un
magnétophone : tête de lecture (repro
head), tête d’enregistrement (record/sync
head), tête d’effacement (erase head).
➙ Bloc de têtes
Helmholtz (Hermann Von). Acoustique. Physicien et physiologiste allemand (1821-1894)
connu dans le domaine de l’acoustique pour
HI CUT FILTER (HCF)
ses travaux sur le timbre des sons et l’existence de sons harmoniques. Les résonateurs
qui portent son nom étaient destinés à l’étude
des sons complexes. On les utilise encore
aujourd’hui en traitement acoustique, pour
absorber de manière sélective dans une zone
précise du spectre.
➙ Acoustique ; Timbre ; Son harmonique ;
Résonateur ; Traitement acoustique ; Spectre
Henry (H). Unités. Unité de mesure de
l’inductance électrique. 1 H est l’inductance d’un circuit fermé dans lequel une
force électromotrice de 1 V est produite
lorsque le courant électrique qui parcourt le
circuit varie uniformément à raison de
1 A · s–1. Les sous-multiples couramment
utilisés sont le millihenry (millième
d’henry, de symbole mH) et le microhenry
(millionième d’henry, de symbole μH).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Hertz (Heinrich). Acoustique. Physicien allemand (1857-1894), élève d’Hermann von
Helmholtz, connu pour ses travaux sur les
ondes électromagnétiques. Son nom est
associé à l’unité de mesure de la fréquence,
le hertz.
➙ Helmholtz ; Fréquence ; Hertz
Hertz (Hz). Unités. Unité de mesure de la
fréquence d’un son ou d’un signal électrique. 1 Hz est la fréquence d’un son dont le
cycle d’une vibration (ou période) dure 1 s.
Si p est la période d’un son exprimée en
secondes, la fréquence de ce son est donnée
par F (en Hz) = 1/p. Les multiples sont le
kilohertz (1 000 Hz, de symbole kHz) et le
mégahertz (million de hertz, de symbole MHz).
Heyser (Charles). Acoustique. Scientifique
américain (1931-1987) auquel on doit la
mise au point de la technique de spectrométrie à retard temporel (TDS pour Time
Delay Spectrometry), qui représente une
avancée importante dans le domaine de la
caractérisation du champ sonore.
➙ TDS
HF. 1. Abréviation de « haute fréquence ».
2. Transmission, Microphones HF. Système
de transmission radio pour micros, instruments de musique, ear monitors, intercoms… Désigne souvent les fréquences
radio exprimées en MHz, dans l’expression
microphone HF par exemple. On distingue
en fait les bandes UHF et VHF.
➙ Ear monitor
3. Microphonie. Le terme haute fréquence
désigne également le principe de fonctionnement d’une gamme de micros statiques à
fil Sennheiser, les MKH. Il s’agit ici
d’appliquer une modulation de haute fréquence (quelques centaines de kHz) à la
tension de polarisation de la membrane
(qui n’est donc plus continue, comme une
tension fantôme 48 V). On obtient ainsi
des caractéristiques audio intéressantes et
une grande insensibilité aux conditions
atmosphériques ambiantes (température,
humidité…).
➙ UHF ; VHF
HF damp. Effets temporels. Sur un effet de
réverbération ou d’écho numérique, atténuation des aigus simulant le phénomène
naturel d’amortissement des composantes
spectrales élevées des sons sur des surfaces
absorbantes comme les tissus (les hautes fréquences sont les premières à être absorbées).
Le paramètre HF damp permet souvent de
gommer le côté artificiel dans les aigus
d’une réverbération artificielle, et de rapprocher un écho numérique trop brillant de
son homologue analogique, dans lequel les
aigus disparaissent au fil des répétitions.
➙ Réverbération ; Écho
HFS. Direct to disc. Système de fichiers de
disque dur des ordinateurs Apple Macintosh limité à 4 Go.
HFS+. Direct to disc. Système de fichiers de
disque dur des ordinateurs Apple Macintosh pour les disques de plus de 4 Go.
Hi Cut Filter (HCF). Voir « Filtre coupehaut ».
277
HI PASS FILTER (HPF)
Hi Pass Filter (HPF). Voir « Filtre coupebas ».
Hi Shelve. Effets fréquentiels, Filtres, Égaliseurs. Égaliseur de fréquences hautes, partie
aiguë d’un correcteur Baxandall.
➙ Égaliseur ; Baxandall
Hold. Effets dynamiques. Maintien. Paramètre d’un compresseur, d’un limiteur, d’un
expanseur ou d’un gate, c’est le temps réglable pendant lequel le retour (ou release) de
l’appareil, après une action de celui-ci, est
bloqué. Ce temps, de quelques millisecondes à quelques dizaines de millisecondes, a
pour effet de réduire le pompage.
Pour un compresseur : temporisation bloquant la remontée du gain avant que le
temps de retour normal entre en action.
Pour un gate : durée, après le passage à
l’état ouvert, pendant laquelle il sera maintenu ouvert même si le niveau du signal
redescend, évitant ainsi les ouvertures et
fermetures incessantes.
Pour un expanseur : temps pendant lequel,
après une montée de niveau du signal, le
gain de l’expanseur ne peut pas redescendre, évitant ainsi un effet de pompage.
➙ Compresseur ; Limiteur ; Expanseur ;
Gate ; Pompage
Holophonie. Effets temporels. Technique
d’enregistrement et de reproduction sonore
créant un effet de son en relief, proche d’un
hologramme sonore. Là où une reproduction
stéréophonique « replie » l’espace sonore en
deux dimensions, en laissant des indices
Effet du temps de maintien (hold).
278
HYPERCARDIOÏDE (MICROPHONE)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
pour recréer la dimension manquante,
l’holophonie reconstruit, éventuellement
en temps réel, un champ sonore cohérent
en respectant les informations de spatialisation, de distance et de direction des sources.
Une des solutions les plus avancées en
matière d’holophonie est le projet Carrouso, développé au niveau européen, et
dont l’IRCAM est partenaire en France. La
synthèse de formes d’ondes (Wave Field
Synthesis), fondée sur l’utilisation d’un très
grand nombre de transducteurs, constitue
une autre approche de l’holophonie,
notamment prisée par l’Institut Fraunhofer
(IIIS) d’Erlangen.
Le terme holophonique est également utilisé, dans un but marketing, dans des multieffets audio destinés au travail en studio
ou à des techniques de prise de son. Dans ce
cas précis, l’emploi de ce terme s’assimile à
une imposture, au vu de la puissance de calcul nécessaire pour gérer une véritable holophonie.
Home cinema. Surround. Un système home
cinema permet de reconstituer chez soi les
conditions d’une salle de cinéma et de profiter du spectacle sonore et visuel d’un film.
L’évolution des médias, avec par exemple le
DVD audio et le SACD, permet également
de profiter d’une bande musicale en multicanal. Un système home cinema est généralement constitué d’un lecteur DVD universel,
d’un ampli home cinema, de cinq (voire six
ou sept) enceintes avec un caisson de basse
pour l’extrême grave et d’un écran pour
l’image (tube, écran plat). Pour une installation se rapprochant d’une salle de cinéma,
un écran escamotable et un vidéoprojecteur
sont utilisés. Le terme home theater semble
décrire une installation plus adaptée à l’univers musical, avec notamment l’utilisation de
cinq ou six enceintes identiques, de préférence bipolaires.
➙ Enceinte bipolaire
Home theater. Voir « Home cinema ».
Présentation d’un home cinema en 5.1.
Horloge. Audionumérique. Dans un système
ou une liaison audionumérique, on appelle
horloge la référence de fréquence qui permet
à tous les composants du système d’effectuer
leurs traitements à la même cadence.
Howling. Voir « Larsen ».
HP. Abréviation pour « haut-parleur ».
HPF (Hi Pass Filter). Voir « Filtre coupebas ».
Hyperacousie. Physiologie de l’audition.
Acuité auditive supérieure à la moyenne.
Ce n’est pas forcément un avantage, car
l’hyperacousie s’accompagne d’un seuil de
la douleur qui survient plus rapidement.
Hypercardioïde (microphone). Microphonie. Microphone présentant des caractéristiques de directivité hypercardioïde. Il fait
partie de la famille des microphones directionnels (ou directifs) ; son champ d’action
est étroit et principalement dans l’axe.
Son rapport entre le niveau sonore dans
l’axe et le niveau sonore dans les autres
directions est très grand, d’où sa faculté à
s’affranchir de l’ambiance environnante et à
réduire les risque de larsen. Cette directivité
est également appréciée en extérieur, pour
le cinéma et la vidéo.
Afin d’obtenir une directivité hypercardioïde, les constructeurs utilisent deux
279
HYPOACOUSIE
Axe de captation d’un microphone hypercardioïde.
sonore. L’hypercardioïde se positionne de
préférence à une certaine distance en visant
précisément la source sonore. Il présente
une légère sensibilité à l’arrière. L’atténuation à 180° est d’environ – 6 dB.
Ses deux axes de réjection maximum se
situent à + 109° et à – 109°. C’est dans ces
deux zones que pourront être disposés théoriquement des retours de scène en cas d’utilisation pour le live.
Son indice de directivité est de 5,7 dB. Son
facteur de distance est de 2.
➙ Directivité (du microphone) ; Larsen ;
Transduction mixte ; Transduction mixte à
directivité variable ; Angle de captation ;
Coloration hors axe ; Sensibilité (du
microphone) ; Axe de réjection maximale ;
Indice de directivité ; Facteur de distance
Hypoacousie. Physiologie de l’audition.
Acuité auditive inférieure à la moyenne.
Hypocardioïde (microphone). Voir « Infracardioïde (microphone) ».
Simulation dans l’espace de la captation d’un
microphone hypercardioïde Sennheiser.
technologies : la transduction mixte et la
transduction mixte à directivité variable.
Son angle de captation est de ± 52,4° (soit
un angle total de 105° environ – donné à
–3 dB). C’est à l’intérieur de cet angle que
la ou les sources sonores devront se trouver
pour être restituées sur un même plan sonore
et sans coloration hors axe. L’atténuation à
+ 90° et – 90° est d’environ – 12 dB. En
raison de sa directivité étroite, ce micro sert
rarement sur un ensemble. La directivité
hypercardioïde permet d’isoler très efficacement un instrument, une voix ou toute
autre source dans un environnement
280
Hystérésis. 1. Effets dynamiques. Décalage de
niveau entre le seuil du gate en phase
d’ouverture et en phase de fermeture. Le
seuil en phase d’ouverture (c’est-à-dire lorsque le niveau du signal augmente) doit être
légèrement supérieur au seuil en phase de
fermeture (c’est-à-dire lorsque le niveau du
signal diminue), pour éviter une oscillation
du système entre les états ouvert et fermé
pour les niveaux proches du seuil.
2. Magnétophones analogiques. Courbe d’hystérésis. Dans le cas d’un matériau magnétique, la relation entre l’excitation magnétique
appliquée (H) et le champ magnétique rémanent (B) n’est pas linéaire, mais soumise à la
courbe d’hystérésis. C’est pour rester dans la
partie à peu près linéaire de la courbe qu’on
superpose un signal haute fréquence de prémagnétisation au signal audio à enregistrer.
On obtient ainsi les meilleures performances.
➙ Prémagnétisation
I
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ID (indice de directivité). Voir « Indice de
directivité ».
IEC (International Electro-technical Commission). Câbles et connectique. Désigne par
extension un format de connecteur secteur
très utilisé sur les appareils audio, comportant trois contacts. C’est la prise montée à
l’autre extrémité du cordon secteur qui permet d’adapter l’appareil à son pays d’utilisation.
IEC-958 type 1. Voir « AES/EBU ».
IEC-958 type 2. Voir « SPDIF ».
IEEE 1394 (FireWire). Audionumérique.
Interface informatique série à haut débit
implantée sur les ordinateurs ainsi que sur
certains matériels audio/vidéo comme les
magnétoscopes DV. Dans les applications
vidéo, elle peut aussi s’appeler I.Link.
IFB (Interrupted FoldBack). Broadcast. Se traduit approximativement par retour + ordres.
Il s’agit d’un retour d’antenne ou d’un retour
partiel (N-1) que l’on renvoie à un correspondant extérieur afin d’alimenter son casque ou une enceinte de contrôle. Le
programme est coupé par un envoi d’ordre
du studio qui coordonne l’émission (voir
figure).
➙ N-1
IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor).
Électronique. Nouveau composant semiconducteur associant un étage d’entrée à
FET et un étage de sortie bipolaire. Il réunit
en principe les avantages de chaque technique sans ses inconvénients.
➙ FET
I.Link. Voir « IEEE 1394 ».
IMD (InterModulation Distorsion). Voir
« Distorsion, distorsion d’intermodulation ».
IMP. Logiciels de mesure. Logiciel transformant un ordinateur en système de mesure
IFB.
281
IMPÉDANCE
électroacoustique. Liberty Instruments Inc
a commercialisé IMP en 1992, puis l’a remplacé en 1994 par Liberty Audiosuite
(LAUD). La troisième génération s’appelle
PRAXIS.
➙ PRAXIS
Impédance. 1. Électronique. L’impédance est
pour l’alternatif ce qu’est la résistance pour
les circuits à tension continue (elle
s’exprime également en ohms). Elle se
décompose en une partie résistance et une
partie réactance, et sa valeur s’obtient en
faisant le rapport de la valeur efficace de la
tension alternative aux bornes d’un circuit,
sur la valeur efficace du courant alternatif
qui circule dans le circuit.
L’impédance ZR d’une résistance (supposée
parfaite) est R. L’impédance Zc d’un
condensateur diminue avec la fréquence de
travail f et vaut :
1
Zc =
C ⋅ 2πf
L’impédance ZL d’une bobine diminue
avec la fréquence de travail et vaut :
ZL = L · 2πf
L’impédance d’un haut-parleur doit être au
moins égale à l’impédance de charge de
l’amplificateur. Si elle lui est supérieure, le
niveau sonore est plus faible. Si elle lui est
inférieure, l’amplificateur risque d’être
détérioré.
De manière générale, on considère les équivalences suivantes :
– très basse impédance : impédance inférieure à 32 Ω ;
– basse impédance : impédance inférieure à
1 kΩ ;
– haute impédance : impédance supérieure
à 10 kΩ ;
– très haute impédance : impédance supérieure à 10 kΩ.
Il convient de faire attention à ces différentes notions d’impédance, car elles ne sont
régies par aucun règlement. Si 10 kΩ est
282
considéré comme de la haute impédance en
audio, il faudra au moins 1 MΩ en électronique pour que cette même expression
puisse être employée…
➙ Résistance ; Tension ; Courant ;
Condensateur ; Bobine
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Valeur de la résistance équivalente en fonction de la fréquence en courant alternatif.
L’impédance Z varie avec la fréquence.
La courbe d’impédance d’un haut-parleur
est riche en enseignements sur son comportement. Les paramètres Thiele et Small
d’un boomer sont déduits de sa courbe
d’impédance. Le début de la courbe montre
une faible impédance qui s’apparente à la
valeur en continue, puis on distingue une
forte augmentation qui est la fréquence de
résonance. La courbe redescend ensuite
pour arriver à la valeur minimale qui est
celle prise en compte pour déterminer
l’impédance du haut-parleur. Enfin, l’effet
selfique de la bobine mobile devient prépondérant, et l’impédance augmente avec la
fréquence. Les impédances normalisées
sont 4, 6, 8 et 16 Ω. Cette distinction a un
sens pour les amplificateurs à tube avec sorties sur transformateurs, mais relativement
peu pour les électroniques à transistor.
L’impédance des enceintes doit être connue
pour des branchements en parallèle, afin
d’éviter de surcharger les amplificateurs.
Quatre enceintes de 8 Ω branchées en
parallèle ont une impédance résultante de
2 Ω, et il faut s’assurer que l’amplificateur
est capable de piloter une telle charge à fort
niveau. Les enceintes peuvent se brancher
en série, les impédances s’ajoutent. En
sonorisation, une bonne gestion de la puissance consiste à alterner les branchements
série et parallèle pour rester dans les limites
de fiabilité des amplificateurs.
➙ Thiele et Small ; Boomer ; Fréquence de
résonance (du haut-parleur) ; Bobine mobile
(du haut-parleur)
IMPÉDANCE
3. Microphonie. Du latin impedire (empêcher), l’impédance d’un microphone représente la valeur de sa résistance interne propre
au système de transduction. Cette résistance
est inévitable. L’utilisation du microphone
implique toujours une connexion à un étage
électronique de pré-amplification. Une table
de mixage ou un amplificateur présente toujours une impédance de charge.
On dit couramment que l’impédance
équivaut à la résistance dans le cadre d’un
fonctionnement sous tension alternative
(autrement dit, l’impédance est l’équivalent
fonctionnel de la résistance pour les circuits
fonctionnant sous tension alternative).
L’impédance peut être substituée à la résistance dans la loi d’Ohm.
L’impédance exprime le rapport de la différence de potentiel aux bornes d’un circuit et
de l’intensité efficace du courant alternatif
qui le traverse. Représentée par la lettre Z,
elle s’exprime en ohms (Ω) et est donnée
par la formule générale suivante :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
1 ⎞
⎛
Z = R 2 + ⎜ Lω −
⎟
C.ω ⎠
⎝
2
avec R la résistance ohmique, L l’inductance propre, C la capacité du circuit et ω la
pulsation du courant alternatif (par exemple de l’audio dans le domaine qui nous
importe).
On constate que l’impédance est à la fois
fonction de la résistance du circuit et de la
fréquence du signal audio qui le traverse.
Dès lors, on se rend compte de la relativité
que peut avoir la valeur d’impédance d’un
appareil, surtout quand on sait que le spectre audio est compris entre 20 Hz et
20 kHz. C’est pourquoi les constructeurs
fournissent en général une valeur d’impédance nominale.
Le but de l’interfaçage de deux appareils est
de conduire un voltage maximal de la sortie
d’un appareil vers l’entrée d’un second. Or,
faire que l’impédance de charge Zi soit très
supérieure à l’impédance nominale Z0
assure un taux de transfert maximal en termes de tension entre l’émetteur et le récepteur du signal audio.
La plupart des microphones professionnels
sont dits basse impédance (c’est-à-dire que
leur impédance est d’environ 200 à 600 Ω
pour les électrodynamiques et de 50 à
100 Ω pour les électrostatiques) et sont
conçus pour fonctionner avec une charge
de 2 000 Ω (2 kΩ). Les microphones dits
haute impédance ont une impédance de
50 kΩ et sont, eux, conçus pour fonctionner avec une charge comprise entre 500 kΩ
et 1 MΩ.
Les avantages des microphones basse impédance sont les suivants :
– ils sont moins sujets au bruit. En effet,
une source de bruit de haute impédance
ne peut pas être véhiculée dans une source
de basse impédance (par exemple un câble
microphone) ;
– ils peuvent être connectés à de longues
distances de liaisons micro sans que cellesci ne soient soumises à des bruits parasites
mais également sans dégradation du
signal (pertes dans les hautes fréquences).
Le fait que l’impédance de charge soit
égale à l’impédance nominale réduira la
sensibilité du micro de 6 dB, et le rapport
signal/bruit sera par conséquent également
réduit de 6 dB. Lors de l’utilisation d’un
micro basse impédance, l’optimisation du
rapport signal/bruit implique la présence
d’une impédance de charge supérieure ou
égale à 2 kΩ, soit un rapport impédance
nominale/impédance de charge au moins
égal à 10.
Avec un microphone basse impédance, la
longueur maximale de câble possible est
d’environ 100 m pour de la musique et
300 m pour de la parole.
Avec un microphone haute impédance, la
longueur maximale de câble possible est
d’environ 10 m. Les microphones haute
impédance ont un niveau de sortie plus élevé
283
IMPÉDANCE CARACTÉRISTIQUE
et sont presque toujours asymétriques. Avant
1970, ils étaient utilisés sur les consoles de
sonorisation dotées de préampli à faible gain.
De nos jours, on ne les retrouve plus que
comme capteurs ou micros pour guitare.
➙ Transduction ; Microphone
électrodynamique à bobine mobile ;
Microphone électrostatique
Impédance caractéristique. Câbles et connectique. La notion d’impédance caractéristique est liée aux hautes fréquences (plusieurs
MHz). Dans ces conditions, il se produit
des phénomènes de réflexion et d’ondes stationnaires à l’intérieur du câble.
L’impédance caractéristique d’un câble se
déduit de ses propriétés physiques et
s’exprime, pour les hautes fréquences (audelà de 100 kHz), selon l’équation :
Z=
L
C
où L correspond à l’inductance et C à la
capacité par unité de longueur du câble.
Autrement dit, l’impédance caractéristique
d’un câble dépend des dimensions des
conducteurs, de leur espacement et de la constante diélectrique de l’isolant. Dans le cas
d’un câble coaxial, elle dépend du diamètre
du conducteur central, de la distance séparant
le conducteur central du blindage et de la
constante diélectrique de l’isolant utilisé.
Selon l’impédance caractéristique, les critères
d’atténuation en ligne, de tension maximale
supportée et de puissance maximale transportée varient selon des lois différentes. C’est
la raison pour laquelle un câble coaxial de
transport d’énergie de l’émetteur vers son
antenne est d’une impédance caractéristique
de 50 Ω, alors qu’un câble transportant un
signal vidéo entre machines possède une
impédance caractéristique de 75 Ω.
Impédance d’entrée. Électronique. Valeur
figurant sur la fiche technique d’un appareil
électronique, indiquant la résistance que
présente l’entrée au signal électrique arri-
284
vant dans l’appareil. Elle est généralement
de l’ordre de quelques kΩ dans le cas de
liaisons symétriques audio et de quelques
dizaines de kΩ dans le cas de liaisons asymétriques (sauf liaison instrument, pour
laquelle l’impédance d’entrée doit être de
l’ordre du mégohm).
On estime généralement, dans le cadre de
signaux audio de niveau ligne ou micro,
que la valeur de l’impédance d’entrée doit
être comprise entre 5 et 10 fois la valeur de
l’impédance de sortie de la source.
➙ Impédance de sortie
Impédance de sortie. Électronique. Valeur
figurant sur la fiche technique d’un appareil
électronique, s’apparentant à la résistance
interne du générateur de signal que constitue l’appareil. L’impédance de sortie indique la faculté que possède l’appareil à
fournir du courant. Elle est de l’ordre de
quelques dizaines d’ohms dans le cas de
liaisons symétriques audio et de quelques
centaines d’ohms dans le cas de liaisons asymétriques (sauf liaison instrument, pour
laquelle l’impédance de sortie est très élevée, de l’ordre du mégohm).
On estime généralement, dans le cadre de
signaux audio de niveau ligne ou micro,
que la valeur de l’impédance de sortie doit
être 5 à 10 fois moindre que la valeur de
l’impédance d’entrée de l’appareil destination.
L’impédance propre des circuits internes de
l’amplificateur, est de l’ordre d’une fraction
d’ohm pour les amplificateurs à transistor
et de 1 à 6 Ω pour les amplificateurs à tube.
Une faible impédance interne est favorable
à une bonne tenue des haut-parleurs graves,
sans que cette mesure soit déterminante
pour la qualité sonore.
La charge de l’amplificateur divisée par son
impédance de sortie donne le facteur
d’amortissement.
➙ Impédance d’entrée ; Facteur
d’amortissement
INDICE
INDICE
D’AFFAIBLISSEMENT
D’AFFAIBLISSEMENT
ACOUSTIQUE
ACOUSTIQUE
(R)
Impédance interne. Voir « Impédance de
sortie ».
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Implantation des enceintes pour le multicanal. Surround. Également appelée speaker setup. Disposition des enceintes dans
l’espace d’écoute. Idéalement, les enceintes
devraient être placées sur un cercle imaginaire autour de la position principale
d’écoute, les distances entre l’auditeur et les
enceintes étant identiques et l’arrivée des
sons en phase. L’implantation tient compte
de la configuration de la salle (cinéma,
home cinema, auditorium de mixage, studio de mixage, etc.) et des caractéristiques
des enceintes (sensibilité, puissance, directivité, etc.). Lors de concerts, elle tient
compte de la disposition du public. Les différentes implantations multicanal sont en
4.0, 5.1, 6.1 et 7.1.
➙ Home cinema ; Auditorium de mixage ; 4.0 ;
5.1 ; 6.1 ; 7.1
Impulsion. 1. Acoustique. Signal électronique
ou acoustique de forte amplitude et de
durée très brève. Les impulsions sont utilisées en acoustique, car elles contiennent un
spectre de fréquences large et donnent des
indications temporelles nettes, grâce auxquelles on peut évaluer les délais, les décalages, les échos. Le Dirac est une forme
particulière d’impulsion, de temps théoriquement nul et d’énergie donnée. Par
extension, on nomme Dirac (du nom de
son inventeur Paul Dirac, prix Nobel) toute
impulsion brève.
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
Forme d’onde sonore de grande amplitude
et de durée très brève utilisée en mesure
acoustique. L’impulsion permet de vérifier
la mise en phase électrique et acoustique
des enceintes à plusieurs voies. Le théorème
de Fourier indique que cette impulsion rectangulaire est la somme de fonctions sinus
dont l’amplitude et la phase sont connues ;
on peut en déduire des informations de fréquences. En analysant la réponse à une
impulsion, on peut calculer, grâce à une
transformée de Fourier rapide (FFT pour
Fast Fourier Transform), la réponse en fréquences et en phase.
Indice αw. Acoustique. Valeur chiffrée caractérisant l’absorption d’un matériau.
L’indice αw est obtenu par comparaison
entre des valeurs mesurées de coefficient
d’absorption (entre 250 et 4 000 Hz) et
une courbe de référence.
➙ Absorption ; Coefficient d’absorption
Indice d’affaiblissement acoustique (R).
Acoustique. Valeur chiffrée caractérisant les
performances d’une paroi en matière
d’insonorisation. Cet indice est obtenu de
manière expérimentale dans un laboratoire
d’essai. La paroi en test est placée entre
deux locaux (pièce d’émission et pièce de
réception) aménagés de manière à réduire
au maximum la transmission des vibrations
entre les deux volumes. Le signal de test utilisé est un bruit rose ou un bruit route.
L’indice R, exprimé en dB, s’obtient par la
soustraction du niveau de pression acoustique relevé dans la pièce de réception (Lp2) à
celui de la pièce d’émission (Lp1). Le calcul
intègre l’aire d’absorption équivalente de la
pièce réceptrice (A) et la surface (S) de la
paroi en test :
Indice d’affaiblissement acoustique.
285
INDICE D’AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE (RW)
R = L p 1 − Lp 2 + 10 log
A
S
Les mesures d’affaiblissement pratiquées en
laboratoire ne tiennent pas compte des
transmissions latérales, elles ne caractérisent
que le matériau en test. Il convient donc,
lors d’une application in situ, de réviser
l’affaiblissement à la baisse, dans une proportion de 3 à 5 dB.
➙ Insonorisation ; Bruit rose ; Bruit route ;
Décibel ; Niveau de pression acoustique Lp ;
Pression acoustique ; Aire d’absorption
équivalente ; Transmission latérale
Indice d’affaiblissement acoustique (Rw).
Acoustique. Valeur chiffrée caractérisant les
performances d’une paroi en matière
d’insonorisation. Comme l’indice d’affaiblissement acoustique R, l’indice Rw est
obtenu en laboratoire. Défini par la norme
NF EN ISO 717-1, l’indice Rw est actuellement (2007) l’outil le plus répandu en
Europe pour qualifier les performances
acoustiques des composants de bâtiment.
Exprimé en dB(A), l’indice Rw est issu de
mesures d’atténuation effectuées dans plusieurs bandes de fréquences, combinées afin
d’aboutir à une valeur globale. Deux termes
d’adaptation (C, Ctr) permettent de pondérer cette valeur globale en fonction de différents types d’excitation : bruit rose pour C
et bruit route pour Ctr. Ainsi par exemple,
l’indice d’affaiblissement acoustique Rw
d’une glace claire de 12 mm d’épaisseur
s’exprime de la manière suivante :
Rw = 34 C = 0 Ctr = – 3
La somme algébrique des termes Rw et Ctr
est l’indice d’affaiblissement RA tr soit dans
le cas ci-dessus 31 dB(A). La somme algébrique des termes Rw et C est l’indice
d’affaiblissement RA soit dans le cas cidessus 30 dB(A).
Comme tout indice d’affaiblissement obtenu
en laboratoire, l’indice Rw permet des
comparaisons pertinentes entre différentes
286
composants de bâtiments. Quant aux performances réelles – in situ – de ces composants, elles doivent être révisées à la baisse
en raison des conditions de montage, forcément moins maîtrisées qu’en laboratoire, et
du risque de transmissions latérales.
➙ Insonorisation ; Indice d’affaiblissement
acoustique (R) ; Bruit rose ; Bruit route ;
Transmission latérale
Indice de directivité (ID). 1. Acoustique.
Expression en dB du facteur de directivité
Q d’une source sonore :
ID = 10 logQ
➙ Facteur de directivité ; Source sonore
2. Haut-parleurs et enceintes acoustiques.
L’indice de directivité DI est l’expression en
dB du facteur de directivité Q : DI
= 10 logQ. L’analyse des caractéristiques
directionnelles des enceintes acoustiques
montre clairement qu’elles rayonnent uniformément pour les basses fréquences (Q
proche de 1), alors qu’elles présentent une
directivité supérieure à 50 pour les hautes
fréquences avec des pavillons de 40° × 20°.
L’indice de directivité dépend donc de la
fréquence, mais également du modèle de
haut-parleur. Un haut-parleur avec une
membrane conique présente un indice de
directivité de 9 dB, mais il est réellement de
3 dB à 50 Hz et de 9 dB vers 1 500 Hz,
alors qu’un haut-parleur avec un pavillon à
directivité constante a un indice de 10 à
15 dB sur une bande de fréquences définie.
➙ Directivité (facteur de) ; Pavillon à
directivité constante
3. Microphonie. Également appelé facteur
de directivité. Rapport de l’intensité sonore
du son direct capté dans l’axe du microphone et de celle du champ réverbéré capté
selon toutes les directions. L’indice de
directivité s’exprime en dB, il caractérise
l’aptitude d’un microphone à distinguer
une source d’un bruit ambiant.
Avec un microphone à directivité omnidirectionnelle par exemple, l’intensité du son
INDICE PNC (PREFERED NOISE CRITERION)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Principe de mesure de deux sources pour calculer
l’indice de directivité.
direct et celle du champ diffus sont captées
de manière identique, quel que soit l’axe de
la source. Le rapport est donc de 1, soit un
indice de directivité de 0 dB.
10 log 1 = 0 dB
Avec un microphone à directivité cardioïde,
l’intensité du son direct est captée avec une
sensibilité trois fois plus importante que
celle du champ diffus. C’est dans son axe
que sa sensibilité est maximale. Le rapport
est donc de 3, soit un indice de directivité
de 4,8 dB.
10 log 3/1 = 4,8 dB
En d’autres termes, cela équivaut à dire que
le bruit d’ambiance capté par le microphone cardioïde est inférieur de 1/3, soit
– 4,8 dB, par rapport au son direct dans
l’axe.
Voici l’indice de directivité pour :
– l’omnidirectionnel : 0 dB ;
– l’infracardioïde : 2,3 dB ;
– le bidirectionnel : 4,8 dB ;
– le cardioïde : 4,8 dB ;
– l’hypercardioïde : 5,7 dB.
➙ Champ réverbéré ; Directivité (du
microphone) ; Champ diffus ; Sensibilité (du
microphone) ; Omnidirectionnel ;
Infracardioïde ; Bidirectionnel ; Cardioïde ;
Hypercardioïde
Indice NC (Noise Criterion). Acoustique.
Valeur chiffrée qualifiant le niveau de bruit
de fond dans une salle. Elle est obtenue par
comparaison entre les données mesurées in
situ (niveau de pression acoustique en dB
par bande d’octave) et un jeu de courbes de
référence, de NC 15 à NC 65, de 5 dB en
5 dB. C’est l’intersection de la courbe de
référence la plus élevée et de la courbe des
données mesurées sur site qui donne
l’indice NC, ou valeur NC, de la salle.
L’indice NC est d’un usage moins courant
que l’indice NR.
➙ Niveau de pression acoustique Lp ;
Octave ; Indice NR
Indice NR (Noise Rating). Acoustique.
Valeur chiffrée qualifiant le niveau de bruit
de fond dans une salle. Elle est obtenue par
comparaison entre les données mesurées in
situ (niveau de pression acoustique en dB
par bande d’octave ou de tiers d’octave) et
un jeu de courbes de référence, de NR 0 à
NR 130, de 5 dB en 5 dB. C’est l’intersection de la courbe de référence la plus élevée
et de la courbe des données mesurées sur
site qui donne l’indice NR, ou valeur NR,
de la salle. Par rapport aux indices NC et
PNC, l’indice NR est le plus employé.
➙ Niveau de pression acoustique Lp ;
Octave ; Indice NC ; PNC
Indice NRC (Noise Reduction Coefficient).
Acoustique. Valeur chiffrée caractérisant
l’absorption d’un matériau. La valeur NRC
est égale à la moyenne des coefficients
d’absorption à 250, 500, 1 000 et 2 000 Hz.
Dans le domaine de la caractérisation des
matériaux en acoustique architecturale, on
privilégie l’usage de l’indice αw, plus pertinent en ce qui concerne la répartition en fréquence des caractéristiques absorbantes du
matériau.
➙ Absorption ;
Coefficient d’absorption ; Indice αw
Indice PNC (Prefered Noise Criterion).
Acoustique. Valeur chiffrée qualifiant le niveau
287
INDUCTANCE
de bruit de fond dans une salle. Cette valeur
est obtenue par comparaison entre les données mesurées in situ (niveau de pression
acoustique en dB par bande d’octave) et un
jeu de courbes de référence, de PNC 15 à
PNC 65, de 5 dB en 5 dB. C’est l’intersection
de la courbe de référence la plus élevée et de la
courbe des données mesurées sur site qui
donne l’indice PNC, ou valeur PNC, de la
salle. L’indice PNC est d’un usage moins courant que l’indice NR.
➙ Niveau de pression acoustique Lp ;
Octave ; Indice NR
Inductance. Électronique. Également appelée
coefficient d’auto-induction. Coefficient
(en henrys, H) qui caractérise la propriété
d’un circuit à produire un flux à travers luimême. Il est égal au quotient de ce flux par
l’intensité du courant qui le produit. Ce
terme est utilisé par abus de langage pour
remplacer le mot bobine.
➙ Bobine ; Courant
Induction. Électronique. L’induction électromagnétique est caractérisée par la production d’une tension sous l’effet d’une
variation de flux magnétique dans un circuit. Plus généralement, c’est une modification de la répartition des charges électriques
portées par un corps sous l’effet d’un
champ magnétique.
➙ Tension
In-ear monitors. Microphones HF. Ensemble
émetteur fixe/récepteur de poche/casque
intra-auriculaire optimisé pour fournir aux
musiciens jouant sur scène un retour sans fil.
Par rapport à un émetteur/récepteur HF
pour micro, les in-ear monitors demandent
une liaison stéréo. Par ailleurs, là où l’émetteur micro est mobile et le récepteur fixe,
l’émetteur in-ear monitors est fixe et le
récepteur mobile. Le plan de fréquences utilisé pour les liaisons HF d’un concert doit
tenir compte de ces deux types de liaison.
Infracardioïde (microphone). Microphonie.
Également appelé subcardioïde ou hypo-
288
cardioïde. Microphone présentant des
caractéristiques de directivité infracardioïde. Afin d’obtenir une directivité infracardioïde, les constructeurs utilisent deux
technologies : la transduction mixte et la
transduction mixte à directivité variable.
Axe de captation d’un microphone infracardioïde.
La directivité infracardioïde est celle qui se
rapproche le plus des caractéristiques de
l’omnidirectionnel. Malgré tout, le microphone infracardioïde reste dans la famille
des microphones directifs, sa sensibilité
maximale étant uniquement dans l’axe 0°
de la capsule.
Son angle de captation est de ± 99,7° (soit
un angle total de 200° environ – donné à
– 3 dB). Le microphone infracardioïde est,
parmi les directionnels, celui dont l’angle
de captation est le plus large. Sa sensibilité
décroît avec des axes intermédiaires. L’atténuation à + 90° et – 90° est d’environ
– 3 dB. À 180°, l’atténuation est d’environ
6 dB.
Son indice de directivité est de 2,3 dB. Son
facteur de distance est de 1,3.
➙ Directivité (du microphone) ; Transduction
mixte ; Transduction mixte à directivité
variable ; Omnidirectionnel ; Sensibilité (du
microphone) ; Angle de captation ; Indice de
directivité ; Facteur de distance
INSERT TÉLÉPHONIQUE
Infrason. Acoustique. Son situé en dehors du
spectre audible, au-dessous de 20 Hz.
➙ Spectre audible ; Hertz
Inhibit. Direct to disc. Fonction d’interdiction qui empêche l’accomplissement d’un
processus ou d’une commande. Cette fonction peut agir sur le software ou sur le hardware. Ainsi, rec inhibit interdit par exemple
l’enregistrement sur certains enregistreurs
direct to disc. Cette fonction peut également être obtenue par verrouillage mécanique sur les cassettes audio ou vidéo,
analogiques ou numériques.
In-line. Voir « Console in-line ».
Input. Entrée.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Insert. Voir « Insertion (point d’) ».
Insertion (point d’). Consoles. En anglais :
insert. Interruption du chemin du signal
audio dans une voie de console ou d’un
appareil, accessible par des connecteurs
dédiés ou via le patch. La sortie (send) et
l’entrée (return) associés au point d’insertion servent à insérer un appareil externe
(processeur de dynamique ou égaliseur par
exemple) sur une voie, un groupe, les généraux… Selon les modèles, le point d’insertion s’active automatiquement dès insertion
d’un connecteur dans les prises correspondantes, ou manuellement par une touche
dédiée située sur la console même. En
l’absence de connecteur, la continuité du
passage du signal est généralement assurée
(normalisation).
Le point d’insertion est généralement
implanté en sortie de l’étage de préamplification micro/ligne, avant égaliseur et fader.
Autrement dit, le signal envoyé n’est en
rien modifié par les éventuels changements
de niveau ou corrections effectués sur la
voie (ce qui est essentiel pour ne pas modifier sans cesse les conditions de fonctionnement d’un compresseur par exemple).
Pour plus de souplesse, certaines consoles
analogiques permettent de modifier (géné-
ralement par déplacement d’un cavalier
interne) l’emplacement du point d’insertion, par exemple en le plaçant après égalisation. Les consoles numériques offrent
également cette possibilité, mais une ligne
de menu suffit.
On distingue les points d’insertion asymétriques (les plus répandus, utilisant un seul
jack TRS pour le départ et le retour insert
– ce qui est plus économique – mais nécessitant un cordon en Y) et les points d’insertion symétriques (plus professionnels mais
nécessitant un connecteur XLR® ou jack
TRS en départ et en sortie). Signalons
qu’un départ insertion constitue de facto
une sortie directe de voie.
En mixage studio, le point d’insertion est
souvent utilisé pour des processeurs de
dynamique (compresseur, noise-gate, limiteur, etc.) ou un égaliseur paramétrique. En
sonorisation, on peut ajouter à cette liste un
égaliseur graphique, un éliminateur de larsen, etc.
➙ Voie (de console) ; Patch ; Normalisation ;
Groupe ; Généraux ; Étage de
préamplification ; Étage d’égalisation ;
Fader ; Cavalier
Insert return. Retour d’une insertion, c’est-àdire entrée de l’insertion sur l’appareil ou le
patch.
➙ Patch
Insert send. Départ d’une insertion, c’est-àdire sortie de l’insertion sur l’appareil ou le
patch.
➙ Patch
Insert send/return. Départ/retour d’insertion.
➙ Insertion (point d’)
Insert téléphonique. Broadcast. Équipement
de studio permettant d’exploiter une
communication téléphonique à l’antenne.
Il transforme une liaison 2 fils en liaison
4 fils (aller et retour séparés). Certains
inserts sont capables de fabriquer leur propre N-1.
289
INSONORISATION
Exemple de cordon en Y pour un point d’insertion.
➙ N-1
Insonorisation. Acoustique. Également appelée isolation acoustique. Ensemble des
techniques destinées à limiter ou à empêcher la transmission du son entre plusieurs
locaux. En pratique, les solutions varient
selon chaque cas : utilisation de la loi de
masse, mise en œuvre de parois doubles,
découplage, utilisation de vitrages isolants…
➙ Loi de masse ; Paroi double ;
Découplage ; Vitrage isolant
Int (internal). Magnétophones. Également
appelé mode local ou mode fixe. Abréviation figurant sur le sélecteur de référence
d’asservissement du moteur du magnétophone et qui correspond au mode interne.
En position Int (interne), c’est son quartz
qui définit la fréquence de rotation du
cabestan, donc la vitesse de défilement de la
bande.
Intelligibilité de la parole. Acoustique. C’est
l’un des critères essentiels d’évaluation qualitative d’un système de diffusion sonore
installé dans une salle. À la différence des
paramètres techniques de base, comme la
réponse en fréquences ou l’efficacité, les
performances d’un système en matière de
transmission de la parole sont complexes à
caractériser, que ce soit au stade de la
conception ou à celui de la mesure sur site.
Ces performances dépendent de l’environnement acoustique (volume de la salle, temps
290
de réverbération, distance source(s)/auditeurs) et des caractéristiques propres au système de diffusion (directivité). Diverses
méthodes de calcul (alcons) ou de mesurage
(STI, RASTI, AI) permettent de prendre en
charge ce critère.
➙ Réverbération ; Directivité ;
Alcons ; STI ; RASTI ; AI
Intensimétrie. Acoustique. Procédé de mesure
directe – indépendant du milieu – de la
puissance acoustique d’une source sonore.
L’intensité sonore exprime l’équivalent
d’un débit d’énergie. L’intensité mesurée à
travers un capteur de section S est nulle si le
flux d’énergie est à angle droit par rapport à
la normale, et maximale si ce flux est dans la
direction de la normale du capteur. On
peut donc définir un intensimètre comme
une surface de mesure orientée, dotée d’un
dispositif de conversion qui donne la valeur
positive ou négative selon le sens de passage
de l’énergie à travers le capteur.
L’intensimétrie permet d’identifier les sources de puissance acoustique. On peut ainsi
déterminer in situ la puissance acoustique
totale rayonnée par une source complexe en
toute indépendance par rapport aux bruits
extérieurs à la surface de mesure. La source
est entourée d’une surface fictive, un
maillage dont les mailles ont la même aire
que celle du capteur. La somme des intensités mesurées pour chaque maille multipliée
par l’aire du maillage équivaut à la puissance
INTERFACE MADI (MULTI-CHANNEL AUDIO DIGITAL INTERFACE)
émise par la source. L’indépendance aux
bruits extérieurs s’explique par le fait qu’un
flux d’énergie qui traverse le volume de
maillage est compté négativement en
entrant et positivement en ressortant. La
résultante est donc nulle.
➙ Puissance acoustique ; Source sonore ;
Intensité sonore
Intensité. Électronique. Quantité d’électrons
qui passent dans un circuit électrique par
unité de temps. Elle est mesurée en ampères
(symbole A) : 1 A correspond à 1 C · s–1.
Intensité acoustique. Acoustique. Également
appelée intensité sonore. Expression de la
puissance acoustique transmise à travers
une surface S. Elle s’exprime en W · m–2 et
caractérise un flux instantané d’énergie par
unité de surface :
I a ( t) =
Wa (t )
= p a (t )v a (t )
S
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
avec Wa(t) la puissance acoustique instantanée en W, S la surface en m2, pa(t) la pression acoustique instantanée en Pa et v(t) la
vitesse particulaire instantanée en m · s–1.
Soit une source omnidirectionnelle rayonnant en champ libre une puissance acoustique constante Wa. La source est entourée
d’une surface sphérique S de rayon r.
L’intensité acoustique à la surface de la
sphère vaut :
Ia =
Wa
πr 2
Si on double r, S quadruple puisque la surface de la sphère est proportionnelle au
carré de son rayon. La puissance acoustique
ne change pas, mais le débit d’énergie par
unité de surface (soit l’intensité acoustique)
à la surface de la sphère décroît : l’intensité
acoustique décroît donc proportionnellement à l’inverse du carré de la distance.
➙ Puissance acoustique ;
Vitesse particulaire
Intensité acoustique.
Intensité sonore. Voir « Intensité acoustique ».
Interaural Time Difference. Voir « Délai
binaural ».
Interface. Audionumérique. Circuit intermédiaire entre deux machines permettant de
les faire communiquer. Le rôle d’une interface est de convertir les signaux entrants et
sortants d’un appareil afin de les rendre
compatibles avec les machines auxquelles il
est connecté. Ce concept est lié à la gestion
de flux audionumériques et informatiques.
Interface MADI (Multi-channel Audio
Digital Interface). Voir « MADI ».
291
INTERFACE MEL2
Interface MEL2. Audionumérique. Également appelée cascade in/cascade out.
Interface audionumérique stéréo développée par Yamaha pour la mise en cascade des
bus de sortie de plusieurs consoles de
mixage de la marque. Elle utilise un
connecteur DIN à 8 broches, et permet de
transmettre, sur une ligne symétrique au
format RS422, les deux canaux audio codés
sur 24 bits et multiplexés en une liaison
série unique dans laquelle figurent des mots
de 32 bits en alternance pour les deux
canaux. Les 24 bits de données audio sont
envoyés avec le LSB en premier et sont suivis de huit zéros. Le signal de synchronisation word-clock présente un état bas
pendant la transmission des données de la
voie gauche, et un état haut pendant celle
des données de la voie droite.
Les brochages de la prise DIN 8 sont les
suivants : 1 word-clock + ; 2 masse ; 3 données audio – ; 4 word-clock – ; 5 données
audio + ; 6 self de 20 μH vers la masse ; 7
self de 20 μH vers la masse ; 8 masse
(entrée), validation (sortie).
➙ LSB ; Word-clock
Interface MELCO (Mitsubishi ELectric
COmpany). Audionumérique. Interface
audionumérique liée au format d’enregistrement Prodigi développée par Mitsubishi. Il
en existe deux versions : l’une stéréo (appelée
Dub-C), l’autre à 16 canaux (Dub-A ou
Dub-B). Les interfaces Dub-A et Dub-B que
l’on rencontre sur les machines multipistes
concernent : pour la Dub-A, les pistes 1 à 16
et les données supplémentaires, et pour la
Dub-B, les pistes 17 à 32.
La connectique est de type Sub D 50 et les
liaisons sont symétriques. La transmission
des données audionumérique s’effectue sous
la forme de mots de 32 bits, dont seuls les
16 premiers sont utilisés lorsque l’on fonctionne en 16 bits (en commençant par le
MSB), suivis des données audio (les autres
bits sont forcés à 0). Une liaison indépendante transporte un signal d’horloge (bit
clock) sous la forme d’un signal carré à une
fréquence de 1 536 kHz pour une fréquence
d’échantillonnage de 48 kHz. Une autre
liaison est utilisée pour transporter un wordclock qui est maintenu à l’état haut et passe
à l’état bas uniquement pendant le premier
bit de chaque mot audio. Les informations
relatives aux canaux audio transmis passent
par deux liaisons supplémentaires. La première (REC A) transmet les informations
relatives à la mise en enregistrement des pistes 1 à 16, la deuxième (REC B) concerne
les pistes 17 à 32.
L’interface dite Dub-C est bicanal et symétrique. Elle utilise des connecteurs Sub D 25.
La transmission s’effectue sur 24 bits, seuls
Brochage du connecteur Dub-A.
292
Contact
Fonction
Contact
Fonction
Contact
Fonction
1 & 18
Ch 1 +/–
7 & 24
Ch 7 +/–
13 & 30
Ch 13 +/–
2 & 19
Ch 2 +/–
8 & 25
Ch 8 +/–
14 & 31
Ch 14 +/–
3 & 20
Ch 3 +/–
9 & 26
Ch 9 +/–
15 & 32
Ch 15 +/–
4 & 21
Ch 4 +/–
10 & 27
Ch 10 +/–
16 & 33
Ch 16 +/–
5 & 22
Ch 5 +/–
11 & 28
Ch 11 +/–
17 & 50
Masse
6 & 23
Ch 6 +/–
12 & 29
Ch 12 +/–
34 & 35
Bit clock +/–
36 & 37
WCLK +/–
36 & 39
Rec A
40 & 41
Rec B
INTERMODULATION
Brochage du connecteur Dub-B.
Contact
Fonction
Contact
Fonction
Contact
Fonction
1 & 18
Ch 17 +/–
7 & 24
Ch 23 +/–
13 & 30
Ch 29 +/–
2 & 19
Ch 18 +/–
8 & 25
Ch 24 +/–
14 & 31
Ch 30 +/–
3 & 20
Ch 19 +/–
9 & 26
Ch 25 +/–
15 & 32
Ch 31 +/–
4 & 21
Ch 20 +/–
10 & 27
Ch 26 +/–
16 & 33
Ch 32 +/–
5 & 22
Ch 21 +/–
11 & 28
Ch 27 +/–
17 & 50
Masse
6 & 23
Ch 22 +/–
12 & 29
Ch 28 +/–
les 16 ou 20 premiers étant utilisés selon la
résolution. Une liaison séparée transmet
l’horloge bit à une fréquence de 1 152 kHz
pour 48 kHz, l’horloge mot est quant à elle
de forme identique aux interfaces multipistes. Il n’y a pas de données d’état, mais une
horloge maître supplémentaire double de
l’horloge bit peut être transmise.
Brochage du connecteur Dub-C.
Contact
Fonction
Contact
Fonction
1 & 14
Gauche +/–
6 & 19
Word-clock
+/–
2 & 15
Droite +/–
7 & 20
Horloge
maître +/–
5 & 18
Bit clock +/–
12 & 25
Masse
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
➙ Interface ; MSB ; Word-clock
Interface Y2. Voir « Interface MEL2 ».
Interférences acoustiques. Haut-parleurs et
enceintes acoustiques. Phénomène électroacoustique lié à l’émission et à l’interaction
de plusieurs sources acoustiques (enceintes)
émettant les mêmes fréquences qui convergent en un point de l’espace, par exemple
au niveau d’un auditeur. Les ondes en
phase vont s’additionner (interférence
constructive) et celles qui ne le sont pas
vont se soustraire, ou s’annuler (interférence destructive).
Dans le couplage de deux enceintes, et plus
particulièrement au niveau des pavillons,
on voit apparaître la création d’un grand
lobe principal au centre des sources et de
petits lobes secondaires sur les côtés entraînant un resserrement de la directivité globale des sources. Le placement de plusieurs
enceintes très proches les unes des autres
conduit généralement à ces effets d’interférences, sauf dans le cas d’enceintes spécialement conçues pour être assemblées. Dans le
cas de sources rapprochées, il est possible de
limiter la création d’interférences audibles,
soit en ayant recours à une angulation entre
les enceintes (angle déterminé et fourni par
les constructeurs) afin d’obtenir la couverture homogène désirée, soit en les séparant
d’une distance de plusieurs longueurs
d’onde (voir figure).
➙ Pavillon
Intérieurs. Postproduction et postsynchronisation. Dans le domaine du son pour le cinéma,
le terme désigne des sons, principalement des
dialogues enregistrés lors du tournage ou surtout réenregistrés lors de postsynchronisations, correspondant à une scène se situant en
intérieur (dans une pièce quelconque) et
devant donc sonner comme tels.
➙ Postsynchronisation
Interleaving. Voir « Entrelacement ».
Intermodulation. Microphones HF. Phénomène conduisant, à partir de deux fréquen-
293
INTERPISTE
Interférences acoustiques : observation des phénomènes de lobes d’une enceinte et de deux enceintes couplées.
ces f1 et f2, à l’apparition de fréquences
dérivées de la forme A f1 ± B f2.
En HF, les produits d’intermodulation
ainsi obtenus peuvent venir parasiter les fréquences supérieures du plan de fréquences,
et donc gêner la transmission les utilisant.
➙ Plan de fréquences
Interpiste. Magnétophones analogiques. Région
non enregistrée séparant deux pistes sur une
bande magnétique. Elle est laissée libre afin
d’éviter toute diaphonie.
➙ Diaphonie
Interpolation. Audionumérique. Principe de
dissimulation d’erreur intervenant lorsque
les ressources des correcteurs d’erreurs sont
épuisées. Cette dissimulation se décompose
en trois niveaux, de qualité décroissante
selon la gravité de l’erreur à dissimuler :
– l’interpolation par moyenne (average). Si
un échantillon isolé est impossible à corriger, il est substitué par la moyenne de ses
voisins. La donnée erronée est ignorée et
294
remplacée par la somme des datas (la précédente et la suivante) divisée par deux ;
– l’interpolation par maintien (hold). Si
quelques datas consécutives sont fausses,
la dernière data correcte est répétée
jusqu’à l’apparition de la prochaine data
exacte. Pour se raccorder avec cette data
correcte, la dernière data erronée est interpolée par moyenne ;
– l’interpolation par coupure (mute). Si le
taux d’erreur devient catastrophique, le
signal est réduit au silence et le son est restauré dès que le taux d’erreur devient
acceptable.
Effets de l’interpolation. La dissimulation
d’une erreur isolée est à peine détectable, et
il est rare qu’une simple interpolation soit
audible même si l’on sait qu’elle existe.
Dans le cas de dissimulations massives, les
effets deviennent perceptibles. Par exemple,
une interpolation continue provoque :
– une réduction de la bande passante
d’environ la moitié ;
INTRA-AURICULAIRE
dans les basses fréquences. Selon le programme sonore, cela peut apparaître
comme une distorsion non harmonique.
Les enregistrements contenant des fréquences très aiguës en souffriront plus. Par
exemple, une fréquence de 19 kHz inaudible à bas niveau par de nombreux auditeurs
posera un problème si l’aliasing la transforme en 5 kHz.
➙ Aliasing
Intervalle normalisé. Acoustique. Rapport de
deux fréquences établi à partir d’une fréquence de référence, et dont la valeur fait
l’objet d’une norme. Les professionnels de
l’audiovisuel utilisent des échelles de fréquences normalisées appelées fréquences
ISO, du nom de l’organisme chargé d’établir les standards. Ces échelles, ou séries de
fréquences, sont calculées à partir de la fréquence de référence 1 000 Hz pour trois
intervalles types : octave, demi-octave et
tiers d’octave. Dans le domaine musical, on
utilise d’autres échelles, appelées gammes,
qui prennent souvent pour référence la fréquence 440 Hz.
➙ Fréquence ; Octave
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Intra-auriculaire. Casques audio. En anglais :
earphone. Type de transducteur miniaturisé s’introduisant directement dans le
conduit auditif. Il s’accompagne généralement d’anneaux souples d’adaptation, assu-
Interpolation : exemple pour le DAT.
– une distorsion perceptible dans les sons
purs vers 400 Hz.
L’apparition d’aliasing. Les fréquences
situées aux environs du quart de la fréquence d’échantillonnage sont reflétées
Intra-auriculaire.
295
INVERSEUR DE PHASE
IRT. Acronyme d’Institut für Rundfunk
Technik.
un débit informatique de 2 × 64 Kbits · s–1,
soit 128 Kbauds. En combinant plusieurs
lignes, le système permet théoriquement de
proposer n’importe quel débit. Ce système
de transmission à remplacé depuis dix ans
les antiques liaisons en cuivre analogique,
dites lignes spécialisées (LS).
En audio broadcast par exemple, ces accès
de base numériques permettent une transmission de qualité professionnelle au moyen
d’un codec (codeur numérique) assurant la
conversion d’un signal analogique ou AES
dans un algorithme de compression professionnel. Le signal ainsi compressé peut être
acheminé jusqu’au nodal d’une radio, qui
dispose lui aussi d’un codec et d’un accès de
base lui permettant de recevoir tous les formats de transmission normalisés.
Le format de compression retenu pour la
transmission dépendra de son utilisation et
du matériel disponible. Par exemple, pour
une retransmission de voix essentiellement
ou un reportage sportif, le G722 qui autorise une bande passante de 7 kHz sera suffisant. Pour une qualité de 15 kHz de bande
passante, on préférera le MICDA 4 sousbandes. Pour un signal stéréo musical, le
MPEG 2 à 256 Kbits ou APTX est utilisé.
Le temps de traitement des appareils
connectés à une ligne RNIS est à prendre
en compte. Il est par exemple négligeable
en G722, mais perceptible avec d’autres
algorithmes. Plus la compression s’accroît,
plus il y a de retard, ce qui impose l’utilisation de N-1 (ou retour partiel) dans le cas
de duplex.
➙ Débit ; Codec ; Algorithme de compression ;
Nodal ; Bande passante ; N-1
ISDN (Integrated Service Data Network).
Transmission. Également appelé RNIS
(réseau numérique à intégration de service), rebaptisé Numeris pour des raisons
d’élocution. Système ouvrant les lignes téléphoniques standards au transport de données informatiques. La bande passante
d’une ligne téléphonique standard permet
Isolate. Consoles. Fonction disponible sur les
consoles sophistiquées, permettant « d’isoler » une voie d’un mode de fonctionnement
spécifique (solo ou automation, par exemple). Lorsqu’une voie est ainsi solo-isolated,
elle n’est pas coupée de l’écoute lorsqu’on
active la fonction solo sur la console. On
continue donc de l’entendre, en parallèle de
rant à la fois une bonne tenue et une
isolation passive par rapport aux bruits
ambiants (10 à 15 dB d’atténuation).
Inverseur de phase. Dispositif mécanique
permettant d’inverser la phase d’un signal
électrique alternatif par inversion des fils.
Certains inverseurs de phases sont électroniques et inclus dans des montages amplificateurs à AOP ou transistors. Un inverseur
de phase est par exemple disponible sur une
voie de console ou un préampli micro, afin
d’inverser la polarité du signal (ce qui
revient à un déphasage de 180°). Le but
recherché est de compenser soit une erreur
de câblage d’un connecteur, soit un placement de micros de part et d’autre d’une
même source sonore (micros disposés audessus et en dessous d’une caisse claire, par
exemple). Judicieusement utilisé, l’inverseur de phase permet de rétablir la cohérence
d’un
phénomène
sonore,
stéréophonique notamment.
➙ AOP ; Transistor ; Voie (de console)
IPS (Inches Per Pecond). Magnétophones.
Pouces par seconde (1 IPS = 2,54 cm · s–1).
Sur les machines analogiques professionnelles, la vitesse de défilement de la bande
maximale est de 30 IPS, soit 76,2 cm · s–1.
Les autres vitesses s’en déduisent en divisant
par 2 : 15 IPS (38,1 cm · s–1), 7 1/2 IPS
(19,05 cm · s–1), 3 3/4 IPS (9,5 cm · s–1), 1 7/8
IPS (4,75 cm · s–1)…
IPS (In-Place Solo). Voir « SIP (Solo InPlace) (solo) ».
296
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
ITD GAP
la voie activée en solo. Même principe pour
l’exclure d’une écriture d’automation : la
fonction Isolate permet d’isoler certains
faders ou certaines commandes de l’automation de la console. Le niveau du signal correspondant reste donc régi par la position
physique du fader, et non par les valeurs
enregistrées résidant dans la mémoire de
l’automation.
➙ Solo ; Automation
Isolateur galvanique. Électronique. Matériel
ou composant électronique permettant une
isolation galvanique. Les isolateurs galvaniques les plus connus sont les transformateurs, les opto-coupleurs et plus
simplement les plots de verre reliant les
câbles électriques d’EDF sur leurs poteaux.
➙ Isolation galvanique ; Transformateur
Isolation acoustique. Voir « Insonorisation ».
Isolation galvanique. Électronique. Isolation
électrique réalisée par un élément isolant
tels les plastiques, les résines, le verre, le
mica, le papier, etc.
Isolement acoustique brut (D). Acoustique.
Différence entre le niveau de bruit dans un
local d’émission (Lp1) et le niveau de bruit
dans un local de réception (Lp2) :
D = Lp1 – Lp2
Isolement acoustique normalisé (Dn).
Acoustique. Valeur d’isolement acoustique
brut intégrant une correction due au temps
de réverbération des locaux. Effectuée sur
chantier, la mesure d’isolement acoustique
normalisé Dn tient compte des transmissions latérales, à la différence des mesures
d’affaiblissement acoustique réalisées en
laboratoire, comme la mesure de l’indice
d’affaiblissement acoustique :
Dn = L p1 − L p 2 + 10 log
TR
0, 5
avec TR le temps de réverbération en s du
local de réception et 0,5 le TR moyen dans
un local domestique. Lorsqu’on effectue une
mesure de Dn, il y a lieu de préciser le signal
de test utilisé : bruit rose ou bruit route.
Isolement acoustique normalisé.
➙ Isolement acoustique brut ; Réverbération ;
Transmission latérale ; Indice d’affaiblissement
acoustique
Isosonique. Acoustique. Se dit de deux ou
plusieurs points d’une courbe qui présentent la même sonie.
➙ Sonie
Isotonique. Acoustique. Se dit de deux ou
plusieurs points d’une courbe qui présentent la même tonie.
➙ Tonie
ISRC (International Standard Recording
Code). Audionumérique. Données de souscode d’un CD, d’un MiniDisc ou d’un
DCC qui décrit les ayants droit des œuvres
contenues.
ITD (Initial Time Delay). Acoustique. Soit
un local clos comportant une source acoustique (système de transducteurs par exemple) et un récepteur (auditeur ou
microphone) placé à une certaine distance
de la source. L’ITD est le laps de temps qui
s’écoule entre l’arrivée, au récepteur, du son
direct et celle des premières réflexions (voir
figure).
➙ Source sonore ; Réflexion
ITD (Interaural Time Difference). Voir
« Délai binaural ».
ITD gap. Acoustique. Nom donné, sur un graphique de type courbe énergie/temps (ETC),
297
ITU (INTERNATIONAL TELECOMMUNICATION UNION)
pour un commentaire. Dans le cas d’enregistrement mono pour les canaux surround,
les niveaux de Ls et Rs sont diminués de
3 dB avant la sommation. Selon le programme, les pistes 7 et 8 sont employées
pour le mixage stéréo, pour des ambiances
surround complémentaires, pour des
signaux center left et center right (format
SDDS) ou pour le matriçage stéréo Lt-Rt.
Tableau de l’ordre d’assignation
des pistes sur un enregistreur.
ITD.
à l’intervalle temporel situé entre l’arrivée du
son au récepteur et celle des premières
réflexions à ce même point.
➙ ETC ; Réflexion
ITU (International Telecommunication
Union). Organisation internationale définissant certains standards audio pro. Elle
préconise entre autres les niveaux et l’ordre
de l’enregistrement des pistes pour
l’échange des programmes multicanal et la
compatibilité de codage. Par exemple pour
un mixage 5.1, le niveau sera de – 18 dB FS
(Full Scale) et l’ordre des pistes de 1 à 6
sera : L (Left), R (Right), C (Center), LFE,
Ls (Left surround), Rs (Right surround). Si
le canal LFE n’est pas employé, la piste 4
peut être utilisée librement, par exemple
298
Piste
Signal
Note
1
L
2
R
3
C
Optionnel en musique
4
LFE
Optionnel en musique
5
Ls
–3 dB en cas de mono
6
Rs
–3 dB en cas de mono
7
Stéréo Left,
Center Left, Lt
8
Stéréo Right,
Center Right, Rt
➙ ITU ; LFE ; SDDS ; Matriçage stéréo Lt-Rt
ITV. Broadcast. Abréviation pour interview
dans le jargon (en radio, télévision).
J
Jack. Câbles et connectique. Type de connecteur issu, dans les années 1930, des standards téléphoniques. Son diamètre original
est de 6,35 mm (soit 1/4 de pouce), mais les
fabricants en ont décliné des variantes d’un
diamètre plus réduit : 3,5 mm (miniature)
et 2,5 mm (subminiature). Les jacks sont
utilisés en audio sur les casques, mais aussi
pour les instruments de musique électronique (synthétiseurs) et les instruments électriques (guitare, basse…). Ils offrent deux
ou trois points de contact.
Un jack offrant deux points de contact est
appelé jack mono ou TS (Tip, Sleeve). Il
assure une liaison asymétrique. Un jack
offrant trois points de contact est appelé
jack stéréo ou TRS (Tip, Ring, Sleeve). Il
assure une liaison symétrique ou un départ/
retour insertion en as