LA TÂCHE DU CHRÉTIEN

LA TÂCHE DU CHRÉTIEN
L’ÉPÎTRE AUX PHILIPPIENS
David Roper
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LA TÂCHE
DU CHRÉTIEN
✺ 2.12-18
Quand on accepte une responsabilité, on
aime avoir une description de la tâche à accomplir, afin de savoir ce qu’on doit faire, et
comment. Plusieurs passages du Nouveau Testament pourraient être considérés comme des
descriptions de la tâche du chrétien. Certains
versets disent ce que nous devons faire, révélant
des exigences générales à l’intention de tout
chrétien, telles que la nécessité d’aider les autres
et d’adorer Dieu, d’utiliser pour le bien ses talents et ses opportunités, de trouver des moyens
particuliers pour servir le Maître. D’autres sections de l’Écriture nous disent comment assumer
nos responsabilités. Philippiens 2.12-18 est un
tel passage. Dans le monde du travail, les descriptions des tâches concernent surtout les
méthodes ; mais la description de la tâche du
chrétien concerne surtout son esprit et l’attitude
qu’il devrait avoir dans son travail pour le
Seigneur.
LA TÂCHE (2.12ab)
Obéissance nécessaire
Au verset 12, Paul résume l’enseignement
pratique commencé au verset 27 du premier
chapitre. Ce faisant, il reprend l’idée de Jésus
“obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix”
(2.8). Le verset 12 commence par le mot “ainsi”,
ce qui lie l’obéissance de Jésus à celle attendue
des Philippiens :
Comme vous avez toujours obéi, avec crainte
et tremblement, mettez votre salut en action,
non seulement comme si j’étais présent, mais
bien plus encore maintenant que je suis absent.
Il ne s’agit pas d’un commandement sévère,
mais d’un appel d’amour, car Paul les appelle
“mes bien-aimés” au début du verset.
En tant que représentant de Dieu, Paul avait
le droit de s’attendre à ce que ses auditeurs et
lecteurs obéissent à son enseignement inspiré
(cf. Rm 1.5 ; 15.18 ; 2 Co 10.6 ; 2 Th 3.4 ; Phm 21).
Selon sa déclaration au sujet des Philippiens,
ceux-ci ont “toujours obéi”, ce qui peut sembler
aussi étonnant que sa déclaration précédente
selon laquelle il remerciait Dieu “toutes les fois”
qu’il se souvenait d’eux (1.3). Il est possible que
dans ce cas, comme dans le précédent, Paul
utilise ce que nous avons appelé sa “mémoire
sélective”, et qu’il pense que, de manière
générale, les Philippiens se sont empressés
d’obéir. Ce serait merveilleux, en effet, si l’on
pouvait dire de nous que nous avons toujours
obéi aux commandements du ciel !
Paul encourage donc les Philippiens à rester
sur cette voie d’obéissance. Il veut qu’ils se
comportent comme s’il était toujours parmi eux.
Un enfant, quand il fait quelque chose que ses
parents lui ont donné à faire, y travaillera
généralement plus ardemment s’ils sont
présents ; laissé seul, il risque de jouer au lieu
de travailler. Certaines personnes, devenues
adultes, n’abandonnent pas “ce qui était de
l’enfant” (1 Co 13.11). Sur les lieux de leur tra-
“F A I T E S T O U T S A N S M U R M U R E S
NI DISCUSSIONS.”
1
vail, ils travaillent en présence du patron, mais
ne font rien quand il est absent. De telles
personnes, dit Paul, travaillent “comme pour
plaire aux hommes” (Ep 6.6).
Malheureusement, certains chrétiens adoptent la même attitude vis-à-vis de leurs responsabilités spirituelles : ils affichent un certain
niveau d’activité, aussi longtemps que tout le
monde les voit et que leurs efforts sont
reconnus. Mais quand personne ne regarde, ils
ne s’intéressent que peu à dépenser leur temps et
leurs capacités pour la cause du Maître. Paul ne
voulait pas que les Philippiens adoptent cette
attitude. Leur obéissance était “encore plus”
importante (FC) maintenant que (1) l’on leur
mettait la pression pour les inciter à renoncer
(1.28-30), et (2) Paul n’était pas présent avec eux
pour empêcher certains de trébucher. Examinons les motivations de notre obéissance à Dieu.
Nous devons apprendre à suivre le Seigneur
fidèlement, même quand personne ne nous voit,
même si personne ne nous remercie. Apprendre
à obéir à Dieu parce que cela est juste fait partie de
notre croissance en tant que chrétiens.
Travail nécessaire
Paul encouragea les Philippiens à mettre leur
salut “en action” au lieu de le laisser végéter en
son absence. La DBY, qui suit de près le grec,
traduit “travaillez à votre propre salut avec
crainte et tremblement.” Ces paroles de Paul
troublent certains commentateurs venus des
dénominations, surtout ceux qui considèrent
qu’aucun effort humain n’a de place dans le
salut et qu’une personne, une fois sauvée, ne
peut jamais chuter. Ces paroles de Paul, prises
littéralement, suggèrent non seulement une
relation entre le travail d’un individu et sa
récompense éternelle, mais aussi que, sans le
travail en question, le chrétien pourrait être
perdu. Par conséquent, ces auteurs se donnent
beaucoup de mal pour essayer de contourner le
sens très clair de ce passage.
Ceux qui sont d’avis que l’assemblée de
Philippes était affligée de discordes suggèrent
que le mot “salut” se réfère à la guérison ou la
délivrance non des péchés, mais des petitesses et
des différences entre les membres. Bien entendu,
tous ceux qui interprètent ainsi ce passage ne
sont pas coupables d’esquiver son sens évident ;
certains croient vraiment que ceci est le message
2
du passage. Néanmoins, cette approche, qui
donne au mot “salut” un sens autre qu’une
délivrance du mal, s’avère très attractive pour
les personnes mentionnées.
Le mot “salut” (soterias) peut, en effet, se
traduire de plusieurs façons. Cependant, “Paul
utilise systématiquement le nom soterias dans le
sens du salut éternel (1.28 ; Rm 1.16 ; 10.1, 10 ;
13.11 ; 2 Co 6.2 ; 7.10 ; Ep 1.13 ; 1 Th 5.8sv. ; 2 Th
2.13)1.” Rien dans le contexte ne suggère qu’il
l’utilise autrement ici. Toutes les traductions
majeures en langue française utilisent le mot
“salut” dans ce verset, et non “guérison” ou
“délivrance”.
Le Nouveau Testament a beaucoup à dire
sur le travail que les chrétiens doivent accomplir
(cf. 1 Co 15.58 ; 2 Co 5.10 ; Col 1.10 ; Jc 2.24 ; 1 P
1.17). Comprenez bien : l’Écriture n’enseigne
pas que nous devons gagner ou mériter notre
salut par le travail que nous faisons. Des passages tels que Romains 11.6, Éphésiens 2.9 et
2 Timothée 1.9 nous disent clairement que
nous sommes sauvés par la grâce (faveur
imméritée) de Dieu, sur la base de notre foi
(Ep 2.8). En même temps, nous devons nous
souvenir que la foi qui sauve est une foi qui
obéit, qui agit par amour (cf. Ga 5.6). Un
commentateur écrit :
Nous ne comprenons pas exactement le mot
“foi” chez Paul, à moins de savoir que ses
premiers éléments sont la confiance et l’obéissance (…). Lorsque Paul parle aux Thessaloniciens de leur venue à la foi (1 Th 1.8), il
mentionne “votre foi” ; aux Romains il parle
de “votre obéissance” (Rm 16.19). Dans les
deux passages, il parle clairement de la même
chose. En Romains 1.5, il emploie l’expression
“l’obéissance de la foi”, ce qui signifie sans
doute “l’obéissance qui est la foi2”.
Un autre auteur est du même avis :
Croire implique obéir. Quel piège tragique de
penser que croire ne consiste qu’à admettre la
vérité de quelque chose. Même les démons
admettront que Dieu et Jésus-Christ sont réels ;
mais tout en admettant cela, ils restent des
démons.
1
Edwin Harrell, Épître de Paul aux Philippiens
(Genève et Ste.-Foy, Centre d’Enseignement Biblique,
Living Word Series), 89.
2
Maxie D. Dunnam, Galatians, Ephesians, Philippians,
Colossians, Philemon, The Communicator’s Commentary,
ed. Lloyd J. Ogilvie (Waco, Tex. : Word Books, 1982), 285.
Croyez-vous à l’assurance contre l’incendie ?
Votre maison est-elle assurée ? Sinon, vous n’y
croyez pas ! Jacques (…) dit tout simplement
que la foi sans les œuvres est morte [Jc 2.26].
Tout chrétien devrait lire le livre de Jacques
souvent, et surtout le deuxième chapitre3.
Les œuvres d’obéissance constituent le
côté pratique de la foi. Par nos œuvres, nous
exprimons notre foi et prouvons la force de nos
convictions. Quelqu’un a dit que nous ne
sommes pas sauvés par nos œuvres, mais nous
ne pouvons être sauvés sans elles.
Au verset 12, le verbe “travaillez” est traduit
de katergazomai4, un mot grec composé signifiant “surmonter, accomplir”. William Barclay
suggère que ce mot “comporte toujours l’idée
de mener à terme5”. La BFC traduit : “Menez
à bien votre salut humblement, avec respect.”
La BJER met “travaillez avec crainte et
tremblement à accomplir votre salut.” Paul
aurait pu dire : “Vous avez bien commencé
quand vous vous êtes faits baptisés pour le
pardon de vos péchés passés [cf. Mc 16.16 ; Ac
2.38 ; Rm 6.3-6, 17-18], et vous avez bien servi
le Seigneur depuis ; mais ce n’est pas le
moment de vous arrêter. Il reste beaucoup de
travail à faire !”
Chacun d’entre nous devrait œuvrer en
permanence pour la cause de Christ. Comme
nous l’avons vu, il existe des exigences globales
pour tout chrétien, puis d’autres qui varient
selon les capacités et les opportunités de
chacun. Au sujet de ces dernières, nous devons
déterminer dans la prière ce que Dieu attend
de nous. Il nous a donné, par exemple, le don
de la prédication ou l’enseignement, ou bien
celui de préparer la Cène, ou encore celui de
nettoyer le local de l’assemblée. Il nous a peutêtre donné un cœur ardent et compatissant,
porté à aider notre prochain. Dieu veut que les
jeunes mères s’occupent de bien élever leurs
enfants, que ceux qui travaillent partagent
l’Évangile avec leurs collègues, que ceux qui
s’occupent de leurs parents âgés le fassent
3
Manford George Gutzke, Plain Talk on Philippians
(Grand Rapids, Mich. : Lamplighter Books, Zondervan
Publishing House, 1973), 104.
4
Katergazomai réunit la préposition kata et le verbe
ergazomai, “travailler”, ce qui intensifie l’action.
5
William Barclay, The Letters to the Philippians,
Colossians, and Thessalonians, rev. ed., The Daily Study
Bible Series (Philadelphia : Westminster Press, 1975), 41.
avec amour et respect. Quelle que soit la tâche
à laquelle nous sommes appelés, il existe
une manière de l’accomplir pour plaire à Dieu.
Paul nous décrit cette manière dans les versets
qui suivent.
LA MANIÈRE (2.12c-18)
Avec révérence (2.12c)
Paul dit de travailler à notre salut “avec
crainte et tremblement” (v. 12c). Le mot
traduit par “crainte” est phobos, d’où notre mot
“phobie”. Cela ne signifie pas que nous
devions être continuellement submergés
d’anxiété dans notre service pour le Seigneur.
Cette crainte — comme c’est souvent le cas dans
l’Écriture — est celle d’un profond sens
d’émerveillement et de respect. En 1 Pierre 3.2,
phobos est traduit par “conduite (…)
respectueuse”. Il s’agit d’un état d’esprit qui
nous rapproche de Dieu, et non pas qui nous en
éloigne. Il nous permet de reconnaître la
grandeur de Dieu et notre besoin de lui.
William Barclay commente :
Il vient d’abord d’un sens de notre relation
de créature devant le Créateur, de notre
incapacité à vivre triomphalement de nousmêmes. (…) Il vient ensuite d’une véritable
horreur d’attrister Dieu. Quand nous aimons
vraiment quelqu’un, nous n’avons pas peur de
ce qu’il peut nous faire, mais de ce que nous
pouvons lui faire6.
Notre service pour Dieu ne devrait pas être
paralysé par la peur mais, en revanche, nous ne
devrions jamais oublier le sérieux de notre tâche
ou la grandeur de celui qui est notre Maître.
Servons-le toujours “d’une manière qui lui
soit agréable, avec soumission et respect” (Hé
12.28 – BDS).
Avec confiance (2.13)
À ceux qui ont l’impression que travailler
pour Dieu est difficile, il faut dire qu’ils n’ont
pas à le faire tout seuls, car le Seigneur donne,
avec ses commandements, le pouvoir de les
accomplir : “c’est Dieu qui opère en vous le
vouloir et le faire selon son dessein bienveillant” (v. 13).
6
Barclay, 43.
3
Le mot grec traduit par “opère” est energein,
d’où nous vient notre mot “énergie” (cf. ses idées
dérivées : “stimuler”, par ex.). Ce mot est utilisé
deux fois dans le verset (“opère” et “faire”) pour
montrer que Dieu nous stimule à travailler
pour lui, en nous donnant les deux choses dont
nous avons besoin : le désir de travailler et la
capacité de le faire. La BFC traduit : “Dieu agit
parmi vous, il vous rend capables de vouloir et
de réaliser ce qui est conforme à son propre
plan.” La BJER met : “Dieu est là qui opère en
vous à la fois le vouloir et l’opération même,
au profit de ses bienveillants desseins.” Il ne fait
pas cela de manière miraculeuse, mais par les
moyens que nous avons déjà considérés : il
peut stimuler notre volonté par notre lecture
des Écritures, par une prédication à un
moment propice, par l’encouragement d’un
ami chrétien, par le réveil de notre conscience.
Tous ces facteurs font partie de l’œuvre de
Dieu dans notre vie. L’important n’est pas de
comprendre comment il le fait, mais d’accepter
qu’il le fait. Dieu ne nous donne pas un
travail pour nous y abandonner, en nous
obligeant à nous débrouiller tout seuls. En
effet, dans notre service pour son nom, nous
ne sommes jamais seuls (cf. Mt 28.20).
Quand Paul dit que Dieu travaille en nous
“selon son bon plaisir”, il entend que cela plaît
à Dieu de nous voir le servir avec joie et diligence. Il ne prend aucun plaisir à la
désobéissance, et son cœur est brisé lorsque
quelqu’un meurt dans cet état de rébellion (cf.
Ps 5.5 ; Ez 18.23, 32). Il se plaît à voir les gens se
détourner de leur péché pour se tourner vers la
justice (cf. Ez 33.11), il “prend plaisir à son
peuple” (Ps 149.4).
Notons maintenant que, alors que le verset
12 nous demande de travailler à notre salut, le
verset 13 dit que c’est Dieu qui est à l’œuvre en
nous. Le premier semblerait indiquer que le
salut dépend entièrement de l’être humain, alors
que le second pourrait suggérer que Dieu seul
en est responsable. Or, les auteurs du Nouveau
Testament ne font pratiquement aucun effort
pour réconcilier la part de l’homme et celle de
Dieu dans le salut. Quelques passages, comme
Éphésiens 2.8, le font pourtant : “C’est par la
grâce [la part de Dieu] en effet que vous êtes
sauvés, par le moyen de la foi [la part de
l’homme].” Cependant, il n’y a ici aucun effort
4
particulier pour expliquer précisément
comment un don de grâce peut être approprié
par quelque chose que l’on doit faire. De toute
évidence, il suffisait de savoir que Dieu avait
fait pour l’homme une chose qu’il ne pouvait
faire pour lui-même, et que l’homme devait
faire quelque chose pour le recevoir. À propos
de Philippiens 2.12-13, Charles R. Erdman
écrit :
Voici, donc, les deux grandes réalités de la
souveraineté divine et du libre arbitre de
l’homme. L’œuvre est à la fois celle de Dieu et
celle de l’homme. Dieu ne fait pas une part et
l’homme une autre, mais le tout est fait par
Dieu, comme le tout est fait par l’homme. Paul
n’essaie pas de réconcilier l’apparente contradiction7.
À la différence de Paul, nous nous sentons
parfois obligés de réunir ces deux facteurs de ce
que Pat Harrell appelle le “drame divin et
humain8”. Il n’y a aucun mal à cela, à moins que
cet effort n’aboutisse à “renier partiellement
ou négliger l’une ou l’autre des vérités
impliquées9.” Nous n’osons minimiser ni ce
que Dieu a fait, ni ce qu’il demande de nous10 :
il faut un équilibre. Erdman dit encore :
À moins d’être contrebalancé par une confiance
en la grâce et la puissance de Dieu, le sens de la
responsabilité humaine crée le désespoir. À
moins d’être accompagnée d’une détermination
et d’un effort conscients, une croyance en la
puissance et en l’activité de Dieu peut avoir
pour résultat une impuissance et un désastre
moraux11.
Il faut bien travailler à notre propre salut,
mais Dieu travaille en nous à cette fin. Ceci nous
permet de travailler avec reconnaissance et
confiance.
Avec joie (2.14)
Le verset 14 dit : “Faites tout sans murmures
ni discussions.” Le mot traduit par “murmures”
7
Charles R. Erdman, The Epistle of Paul to the
Philippians (Grand Rapids, Mich. : Baker Book House,
1983), 89.
8
Harrell, loc. cit.
9
Erdman, 90.
10
Certains ont mis l’accent sur la grâce de Dieu, au
point d’en conclure que l’homme n’a rien à faire pour être
sauvé.
11
Erdman, loc. cit.
(gr : goggusmos) identifie “l’expression d’un
mécontentement secret et morose.” La Septante
emploie ce mot pour décrire les murmures et les
plaintes des Israélites dans le désert (cf. Ex
15.24 ; 16.7-8 ; Nb 11.1 ; 16.4). Paul, utilisant
l’exemple d’Israël, avertit ainsi en 1 Corinthiens
10.10 : “Ne murmurez pas, comme murmurèrent certains d’entre eux, qui périrent par
l’exterminateur.”
Le mot “discussions” vient de dialogismos
(prép. dia et subst. logismos), signifiant littéralement “raisonnements intérieurs”. Mais l’idée
du mot est surtout celle de “pensées mauvaises”.
La TOB met “réticences” et la BFC “contestations”.
Les commentateurs ne savent pas s’il s’agit
de contestations avec Dieu ou avec d’autres
chrétiens. Dans le dernier cas, Paul se référait
aux problèmes particuliers de l’assemblée de
Philippes. Dans le premier cas, il faisait
allusion aux Philippiens qui, comme Job,
voulaient “porter plainte” devant Dieu, présenter leur cas devant l’Éternel (cf. Jb 31.35-37).
Aujourd’hui encore, certains veulent se
plaindre auprès de Dieu au sujet des injustices
de la vie, ou de ce qu’il exige d’eux. En fin de
compte, il n’est pas nécessaire de choisir
entre les deux interprétations car, lorsque les
Israélites se plaignaient au sujet de Moïse (Nb
16.41), ce fut le Seigneur qu’ils visaient, en
réalité (Nb 17.10). Quand les membres de son
Église ne s’entendent pas, cela devient pour
Dieu une affaire personnelle.
Les mots “murmures” et “raisonnements”
nous font penser aux enfants qui murmurent
toujours et parfois contestent ouvertement ce
que leurs parents leur disent. Paul voudrait que
nous soyons plus adultes que cela quand il
s’agit d’obéir aux instructions de notre Père
céleste.
L’admonition de ce verset, bien qu’ayant
une application générale, concerne particulièrement, dans le contexte, notre ministère
pour le Seigneur. Certains qui sont très actifs
pour la cause du Maître gâchent leurs efforts
par des murmures et des plaintes constantes.
Pour imaginer comment Dieu réagit à nos
plaintes concernant notre travail pour lui, nous
n’avons qu’à imaginer quelqu’un qui nous
donne un beau cadeau, quelque chose que
nous avons toujours voulu. Mais en le donnant,
cette personne n’arrête pas de se plaindre du
prix qu’elle l’a payé, de tout le mal qu’elle
s’est donnée pour nous l’offrir, au point
finalement de nous convaincre qu’elle aurait
préféré ne rien donner du tout. Nous aurions
envie, dans cette circonstance, de lui dire de
garder son cadeau ! Il en est sûrement de même
pour Dieu. Nous devons travailler avec joie.
Sans reproche (2.15)
Paul voulait que les Philippiens ne murmurent pas, “pour être irréprochables et purs,
des enfants de Dieu sans reproche au milieu
d’une génération corrompue et perverse, parmi
laquelle vous brillez comme des flambeaux dans
le monde” (v. 15).
Si nous engageons des travailleurs pour
faire des réparations dans notre maison ou
appartement, nous voulons des personnes de
confiance, diligentes et qui sachent faire leur
travail ; mais nous n’avons pas besoin de connaître leur moralité. Ce genre de tâche peut être
accomplie par des personnes immorales, sans
que leur impiété viennent gâcher leur travail.
Mais dans le domaine des tâches spirituelles,
cela n’est pas le cas. Un défaut dans notre
caractère chrétien est susceptible de corrompre
nos efforts au nom de Jésus.
Nous devons être d’abord “irréprochables”.
Ce n’est pas le même mot grec traduit pareillement en 1.10, bien que le sens soit similaire. Ici,
Paul utilise une forme de amemptos, qui réunit
memtos (de memphomai, “trouver une faute”) et le
préfixe a, qui indique “absence”. L’ensemble
donne l’idée d’être “sans défaut”, ce qui n’est
possible, bien entendu, qu’aux yeux de Dieu par
les largesses de sa grâce. Dans ce passage,
cependant, Paul met l’accent sur une vie “vécue
de manière à ce que personne ne puisse pointer
vers lui un doigt accusateur12”.
Paul utilise ensuite le terme “purs”. Aujourd’hui, ceux qui veulent être purs sont considérés comme des naïfs, des ignorants, voire
des fanatiques (“puritains”, etc.). Mais le
Seigneur désire des enfants “simples comme les
colombes”, le mot “simples” étant le même mot
12
Ralph P. Martin, The Epistle of Paul to the Philippians,
rev. ed., Tyndale New Testament Commentaries (Grand
Rapids, Mich. : Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1987),
118.
5
traduit par “purs” ici. Il s’agit du grec akeraios,
qui réunit le préfixe négatif a et le verbe
kerannumi, “mélanger”. Être purs, c’est donc
être sans mélange. Les Grecs employaient
akeraios pour parler de vin non mélangé à de
l’eau, ou de métaux sans alliage. Pour Dieu, le
cœur pur est celui qui n’est pas mélangé avec
le mal. Ainsi, nous devons être bons non
seulement à l’extérieur (“sans reproche”) mais
également à l’intérieur (“purs”).
Ces deux idées se rejoignent encore dans les
mots “sans reproche”, expression traduite de
amomos, signifiant “sans blâme, sans faute, sans
ridicule, sans disgrâce”. Nous ne devons rien
faire qui soit susceptible d’exposer la religion
du Christ au mépris du monde. Quelqu’un
dira : “Mais Paul décrit le monde comme ‘une
génération tordue et perverse’ ; pourquoi se
soucier de ce que pense un tel monde
pécheur ?” Le “pourquoi” est dans notre désir
d’influencer le monde pour le bien, de voir les
gens quitter le royaume des ténèbres pour
entrer dans le royaume de la lumière (cf. Col
1.13).
Voici une histoire personnelle. Je me
souviens de la première fois que mon père,
professeur d’agriculture, m’a amené à la foire
de l’agriculture à Oklahoma City, Oklahoma.
Il y avait également amené plusieurs de ses
élèves. Nous devions tous présenter nos
bêtes dans les concours à la fin de la foire.
Pendant les quelques jours de la foire, mon
père est rentré pour enseigner ses cours. Avant
de partir, il a mis le doigt sur mon veston — où
j’avais le nom “Roper” cousu — et il m’a
dit : “N’oublie pas que c’est mon nom aussi.”
J’ai très bien saisi le sens de ses mots. Ce que je
faisais en son absence aurait des répercussions
non seulement sur moi, mais sur lui aussi.
De même, dans l’Église, ce que nous faisons —
pour le bien ou pour le mal — influe sur le
témoignage que nous rendons à notre Père.
Nous devons donc nous assurer que notre
comportement n’attire aucune critique
négative.
Si, en effet, nous sommes sans reproche,
nous brillerons “comme des flambeaux dans
le monde”. La DBY traduit “luminaires”. En
effet, le mot grec pour “lumières” est employé
dans la Septante pour décrire le soleil, la lune,
les étoiles (cf. Gn 1.14-18). L’arrière-fond de
6
ces lumières est celui d’une “génération
corrompue [“tordue” – DBY] et perverse
[“mauvaise” – BFC]”. Ce genre de terminologie
se trouve dans l’Ancien Testament pour
décrire Israël rebelle (Dt 32.5). Nous nous
sentons parfois submergés par la perversion
répandue dans notre monde, mais nous devons
nous rappeler qu’il en a toujours été ainsi (cf.
Mt 17.17 ; Ac 2.40). Rappelons-nous également
que s’il n’en était pas ainsi, le monde n’aurait
pas besoin de la lumière que je peux lui
apporter. Nul besoin d’une lampe quand le
soleil brille de toute sa force. Plus le monde
s’enfonce dans les ténèbres, plus il a besoin
de notre lumière, et plus elle lui semblera
éclatante.
Avec persévérance (2.16)
La phrase commencée au verset 14 continue : “portant la parole de vie” (v. 16a). Ainsi
l’image de la lumière passe de celle qui brille
dans le chrétien à celle du chrétien qui porte (ou
qui “porte en avant”) la Parole. Dans le
contexte, on peut imaginer une lumière qui
illumine le chemin pour les autres, car portée
soigneusement par les enfants de Dieu.
Ce que nous devons porter est “la parole de
vie”, qui est donc la Parole de Dieu, celle qui était
pour le psalmiste une lumière sur son sentier (Ps
119.105). Cette parole de vie est appelée ainsi
parce qu’elle donne la vie spirituelle. Certains
auteurs précisent à ce point du texte que Jésus est
appelé la “parole de la vie” (1 Jn 1.1). En fait, il
n’existe pas beaucoup de différence entre les
deux idées : on ne peut porter Jésus “en avant”
sans faire de même pour le Nouveau Testament
qui le révèle. Nous portons cette parole de vie
par nos actions (Mt 5.14-16), mais aussi par nos
paroles (Mt 28.18-20). Selon Pat Harrell, “Paul
exhorte ici les Philippiens à être actifs dans la
prédication [et j’ajouterais : dans l’enseignement]
de la Bonne Nouvelle13.”
Encore une autre raison pour persévérer :
“Ce sera mon sujet de gloire au jour de Christ
de n’avoir pas couru ni peiné en vain” (v.
16b). Cette phrase renferme deux images :
celle du coureur qui franchit la ligne pour
apprendre que, malgré tous ses efforts, il a été
13
Harrell, 91.
disqualifié ; et celle de l’artisan qui découvre
qu’une pièce qu’il a travaillée longtemps est
endommagée et ne peut être vendue. Paul
étant fabricant de tentes (Ac 18.2-3), il pensait
peut-être à toute la technique et à tout l’effort
nécessaires pour élaborer le tissu d’une tente.
Mais, quelle que soit son idée du labeur en
question, ce travail était “en vain”. Il ne parle
pas, dans ce passage, d’être sauvé ou perdu, car
il est assuré de son salut (Ph 1.21, 23). Il veut
tout simplement savoir que le temps et
l’énergie dépensés chez les Philippiens n’a pas
été pour rien.
Tout enseignant comprend ce souci de Paul.
Il remercie Dieu pour ceux qu’il a enseignés
qui sont restés fidèles, et il est rempli de tristesse
en pensant à ceux qui sont devenus indifférents,
ou qui ont même quitté la foi. Il passe de
nombreuses heures avec ces personnes, il les
enseigne et les encourage constamment. Rien ne
l’accable plus que d’entendre que quelqu’un
qui lui est cher n’est plus dans une bonne
relation avec le Seigneur et son peuple. Paul
disait en somme aux Philippiens : “Si vous
ne persévérez pas dans votre travail pour le
Seigneur, cela ne changera pas mon salut, mais
cela brisera tout de même mon cœur !”
Avec réjouissances (2.17-18)
Dans les derniers versets de notre texte
pour cette leçon, Paul revient au thème des réjouissances, à cause de sa confiance en les
Philippiens. Il ne considère pas, finalement,
que son travail avec eux a été en vain. Ici Paul
utilise quatre fois le verbe “se réjouir”, dans le
but de leur montrer qu’ils devraient être dans
la joie en toute circonstance.
Selon Ralph Martin, les versets 17 et 18
constituent “la référence personnelle la plus
solennelle de toute la lettre14” :
Mais même si je sers de libation en plus du
sacrifice et de l’offrande de votre foi, je m’en
réjouis et je me réjouis avec vous tous ; vous
aussi réjouissez-vous de même et réjouissezvous avec moi.
L’image est celle du sacrificateur dans l’exercice de son sacerdoce. Les Juifs et les païens
14
Martin, 122-123.
utilisaient des libations (offrandes liquides)
dans leurs cérémonies religieuses15. Paul se
réfère à la possibilité de sa mort imminente. La
BFC traduit : “Peut-être mon sang va-t-il être
versé.” Cette même terminologie est employée
pendant son deuxième emprisonnement, après
sa sentence de mort (2 Tm 4.6). Mais, tout en
contemplant sa mort par décapitation par les
Romains, Paul ne met pas l’accent sur l’horreur
de cette mort, mais sur son honneur.
Son sang répandu servira, en fait, “d’aspersion sur le sacrifice” (DBY) offert par les
Philippiens, “en plus du sacrifice et de l’offrande
de votre foi”. “La foi en question n’est pas
seulement leur acceptation du Christ et leur
confiance en lui, mais aussi tous leurs actes et
toute l’obéissance par lesquels leur foi
s’exprime16.” Paul considère la foi obéissante des
Philippiens comme une offrande faite à Dieu (cf.
Rm 12.1-2 ; Ph 4.18 ; Hé 13.15-16), à laquelle sa
propre mort — son sang — constitue une libation appropriée.
La perspective de sa mort ne met pas Paul
dans le deuil, mais plutôt dans la joie : “je m’en
réjouis et je me réjouis avec vous tous” (Ph 2.17).
Comme il l’a déjà dit au début de sa lettre, sa
mort le conduira auprès du Seigneur (1.23).
Mais il sait qu’elle rendra tristes les Philippiens.
S’ils se sont attristés à la nouvelle de la
maladie d’Épaphrodite (2.26, 28) quel effet la
mort de Paul aura-t-elle sur eux ? Il veut donc
les encourager à se réjouir, malgré tout, avec
lui : “Vous devez, de votre côté, en être heureux
et vous en réjouir avec moi” (BJER).
Notre texte se termine sur cette note de joie
partagée. Souvenons-nous de sa leçon principale : quelles que soient nos circonstances en
tant que chrétiens, nous devrions nous réjouir
(cf. Ps 118.24). Les moments tristes viendront,
comme ils sont venus dans la vie de Paul (Ph
3.18 ; 2 Co 2.4), mais notre état général de joie
doit les dominer. Un prédicateur disait que le
chrétien devrait être comme un chien de
berger : il fait tout ce que dit son maître, en
toutes circonstances. Qu’il fasse froid ou chaud,
qu’il pleuve ou que le sol soit sec, que le travail
soit facile ou difficile, ce chien fera ce qu’on lui
15
Pour les sacrifices juifs, voir Nombres 15.5, 7, 10 ;
28.7, 14 ; Osée 9.4.
16
Erdman, 93.
7
ordonne de faire. Tout cela est déjà très bien.
Mais en plus, le chien de berger, après avoir
accompli sa tâche, revient vers son maître en
agitant sa queue. Nous devrions tous travailler
avec la même joie.
CONCLUSION
Dieu nous donne à tous un travail à faire,
une tâche à accomplir. Et il veut que nous
l’accomplissions
avec
révérence,
avec
confiance, avec joie, étant sans reproche, avec
persévérance, et avec réjouissances. Un travail
accompli dans ces conditions enrichira notre
vie et glorifiera notre Père.
◆
NOTES
Voici quelques titres possibles pour cette
leçon : “Une liste de choses à faire” ; “Un
manuel d’instructions pour la vie chrétienne” ;
“Une fiche de poste pour le chrétien”. John
Knight suggère le schéma suivant de
Philippiens 2.12-18 : la logique de l’obéissance
(v. 12) ; la promesse liée à l’obéissance (v.
13) ; le but de l’obéissance (vs. 14-18) 17.
Warren W. Wiersbe propose ce schéma : un
17
John A. Knight, Philippians, Colossians, Philemon,
Beacon Bible Expositions (Kansas City, Mo. : Beacon Hill
Press, 1985), 72-74.
but à atteindre (vs. 12, 14-16) ; une puissance
à recevoir (v. 13) ; une promesse à croire (vs.
16-18)18.
On pourrait utiliser Philippiens 2.17 comme
texte pour une prédication sur les “sacrifices
spirituels”. Jésus a fait le sacrifice suprême (Ep
5.2 ; Hé 9.25 ; 10.12). Nous qui sommes un
saint sacerdoce (cf. 1 P 2.5), nous devons,
nous aussi, faire des offrandes à Dieu (cf. Rm
12.1 ; Hé 13.15-16).
18
Warren W. Wiersbe, The Bible Exposition Commentary, vol. 2 (Wheaton, Ill. : Victor Books, 1989), 77-79.
SOUFFRIR EN TANT
QUE CHRÉTIEN
“Dieu vous a accordé la faveur de servir le
Christ, non seulement en croyant en lui, mais
encore en souffrant pour lui.”
Philippiens 1.29 (BFC)
“Souvenez-vous que le général choisit ses
meilleurs soldats pour les tâches les plus dures,
et que c’est un honneur de souffrir pour le Christ.”
The Letters to the Philippians,
Colossians, and Thessalonians
William Barclay
© VERITE POUR AUJOURD’HUI, 2007
Tous Droits Réservés
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