2.3. Déroulement de l`entretien

2.3. Déroulement de l`entretien
« TRIPLE BIOGRAPHIE »
2.3. Déroulement de lentretien
On commence par la fiche adresse et le questionnaire commun pour dé-
terminer la personne à enquêter, qui est ensuite interrogée. Des commentaires
de l’enquêteur sur le déroulement de l’entretien sont recueillis en fin de
questionnaire.
Un premier commentaire porte sur la présence du conjoint ou d’une autre
personne pendant l'interview (voir point suivant). Il est ensuite demandé à
l’enquêteur si l’enquêté a été gêné par le caractère personnel des informations
demandées. Une troisième question porte sur les difficultés qu’a pu rencontrer
l’enquêté pour retrouver les informations demandées et pour reconstituer une chro-
nologie cohérente des événements. Enfin, une dernière question porte sur des
événements importants dans la vie de l’enquêté non abordés dans le questionnaire.
а а
DEUX COHORTES DE RETRAITES PARISIENS
1. - LE PREMIER PANEL : LES RETRAITÉS DE 1972
==
DEUX COHORTES DE RETRAITES PARISIENS
2/3.-(1) DESCRIPTION DES DOCUMENTS D’ENQUÊTE ET COLLECTE
Nous n’aborderons pas dans cette présentation les documents d’origine
administrative au sens le plus large possible. Pour donner seulement un ordre
de grandeur du travail de collecte que cela représente (étalé, il est vrai, sur
quinze ans), nous avons dépouillé 1600 dossiers administratifs de Та Спа,
reçu près de 20000 situations annuelles de la Cnav, consulté environ 2700 do-
cuments d’état civil, demandé à la Cnaf la situation vis-à-vis de l’allocation
de logement de 760 retraités.
Il convient aussi de souligner l’importance que revêtent ces documents
pour le suivi de cette cohorte. Avec le suivi annuel des lieux de résidence et
les actes d’état civil, les relevés effectués dans les dossiers administratifs de
la Cnav constituent la seule information que nous ayons pour 14,5 % de notre
panel : individus décédés précocement (4%), individus partis très vite à
a
l’étranger (6 %), individus réfractaires à toutes formes d’enquêtes (4,5 %).
Nous ne parlerons pas en détail des enquêtes complémentaires. Réalisées
en tête-à-tête pendant 2 heures en moyenne, souvent enregistrées au magné-
tophone, elles portent sur des thèmes particuliers : récits de vie, changement
de logement et rapport aux lieux, double résidence, cohabitation, mode de
vie… Elles apportent beaucoup à la compréhension des processus.
Nous ne parlerons pas davantage de l’enquête menée en 1982-1983 qui
a porté sur 1036 sujets survivants. Les objectifs essentiels étaient de déter-
miner si l’individu faisait vraiment partie de notre population, de connaître
la date d’arrivée à Paris, la fin du travail, et la suite des résidences entre
1972, date de la liquidation, et 1982, date du début du suivi annuel systéma-
tique (jusque-là nous disposions des adresses de 1972, 1975, 1978 et du lieu
de résidence des enfants).
Nous présentons ici les trois enquêtes qui ont fondé notre connaissance
de ce panel.
LA. - L'ENQUÉTE DE 1975
Elle a porté sur la moitié des retraités de 1972 vivant en 1974 en ag-
glomération parisienne (550). Nous voulions observer le passage a la retraite
et le début de la retraite, et avons donc cherché a joindre les sujets qui
n’étaient plus en activité. Nous avons enquêté 432 sujets, réuni des informa-
tions sur 48 autres qui nous ont appris qu’ils et elles étaient encore en activité,
et qui bien sûr appartiennent au panel. Le taux de refus des retraités « inactifs »
a été de 12%.
— 81 —
BIOGRAPHIES D'ENQUÊTES
2.3.-(1.А) Déroulement de l’enquête
Les sujets avaient reçu une lettre du directeur de la Cnav, proposant un
rendez-vous (à l’époque les trois quarts des sujets n’avaient pas le téléphone).
Nous nous sommes présentés chez eux avec une carte d’enquêteur de la Caisse
vieillesse.
Les enquêteurs étaient chargés d’établir eux-mêmes un certain nombre
de variables sur l’état du logement, l’état de l’immeuble, les caractéristiques
du quartier. Le passage d’un questionnaire durait en moyenne une heure et
demie, en une seule fois. Les enquêteurs ont rédigé un court rapport sur le
quartier, l'immeuble et le logement, sur l’accueil qui leur avait été fait, et
sur la façon dont ils « voyaient » le ménage.
az
DEUX COHORTES DE RETRAITES PARISIENS
I.B. - LES ENQUÊTES DE 1985-1986
2.3.—(I.B) Déroulement de la collecte
Sur 100 répondants, 28% ont simplement renvoyé le questionnaire et
nous n'avons pu les joindre, 62 % ont renvoyé le questionnaire rempli et nous
les avons joints ensuite au téléphone, enfin dans 10% des cas l’enquête a été
entièrement faite oralement, par des gens peu capables («c’est trop compli-
qué »...) ou peu désireux (« nous, ça nous intéresse pas ») de le faire par écrit.
On a donc causé avec 72% des enquêtés, souvent longuement.
Près de 7 sur 10 de ceux qui ont retourné le questionnaire ont été joints
pour une enquête par téléphone de complément et de contrôle, presque toujours
bien reçue, qui a duré en moyenne 15 à 35 minutes. Elle a permis de compléter
en moyenne 5 ou 6 variables non renseignées (pour certains bien davantage !),
de corriger en moyenne 5 ou 6 variables inexactes : ainsi le «ça peut aller »
écrit à propos de la satisfaction du logement n’a pas toujours un sens différent
de «ça va bien» pour la moitié la moins instruite des sujets, qui diront ora-
lement «ça peut aller, on est très bien, on n’a jamais été aussi bien logés ».
Dans ces enquêtes orales de complément comme dans celles faites en-
tièrement au téléphone, on a également posé des questions qui ne figuraient
pas au questionnaire, et recueilli des informations :
— sur la succession des logements : pourquoi est-on passé de l’un à l’au-
tre, la taille et le confort ;
— sur les enfants, on a réussi à savoir, dans beaucoup de cas, les pro-
fessions des enfants et de leurs conjoints (on l’avait demandé à tous
dans l’enquête 1975), et où habitent les petits-enfants adultes.
Enfin, ce complément a permis, dans un cas sur dix, de constituer avec
l’enquêté, qui n'avait pas su le remplir, le tableau des logements successifs,
en s'appuyant sur des réponses partielles et en «relançant ».
— 85 —
BIOGRAPHIES D'ENQUÊTES
2.5.-(1.B) Plan du questionnaire 1985
La situation actuelle du ménage, les caractéristiques de l'actuel logement,
l’histoire résidentielle, logement par logement, depuis le départ de chez les
parents (localisation, appartement, pavillon ou loge, statut d'occupation), les
raisons du changement de logement depuis la retraite pour les ménages con-
cernés, et pour les autres, les raisons de ne pas changer de logement; les
relations familiales, les relations sociales, divers éléments du mode de vie;
pour la santé, on avait ajouté par rapport à 1975 des questions sur les diffi-
cultés de mobilité, les difficultés de la vie quotidienne, et l’aide reçue pour
les tâches ménagères. Enfin aux sujets restés parisiens on demandait s'ils
avaient songé à aller vivre en province (pourquoi oui, ou pourquoi non), aux
sujets installés en province on posait une série de questions sur leur départ
de Paris (quand, pourquoi, comment, et le bilan de la migration).
Nous avons diffusé deux types de questionnaires‘’’ pour les résidents en
agglomération de Paris, et deux aussi pour les retraités installés à l'année en
province, tous de 5 pages : un pour les anciens enquêtés de 1975 (peu nom-
breux parmi les provinciaux de 1985), pour lesquels on cherchait à voir l’évo-
lution de la vie de retraite (rapport à la ville, vacances, etc.), l’autre pour le
reste de la population, dans lequel on cherchait à «récupérer » un certain nom-
bre de variables de type historique renseignées en 1975.
3.2.—(1.B) Taux de réponse
Parmi les membres du panel contactés (les survivants n'étant pas en ins-
titution de long séjour), le taux de réponse a été de 92%. La moitié des en-
quêtés de 1985 résidant en Région parisienne avaient déjà été enquêtés en
1975, et au total, parmi les 760 enquêtés résidant à Paris ou en province,
67 seulement n'avaient été enquêtés ni en 1975 ni en 1982.
LC. - L'ENQUÉTE DE 1995
1.6.-(1.C) Univers d'étude
Le questionnaire a été adressé à tous les sujets réputés survivants, vivant
en France métropolitaine, et en dehors des institutions de long séjour, soit en
principe, d’après les adresses connues, 431 personnes, dont beaucoup, nous
le savions, allaient être hors du champ de l’enquête‘"”. Nous avons écrit aussi
aux personnes installées en maison de retraite quand elles avaient un numéro
de téléphone personnel. Bien sûr les sujets en logement-foyer sont considérés
(9) Nous ne parlons pas ici des variantes pour ceux et celles dont nous savions qu'ils
n'avaient pas ou plus d'enfant...
(19) On verra infra (3.2) que plusieurs étaient décédées, d'autres étaient entrées en institution
sans qu'on sache où, certaines, chez elles ou en institution, n'étaient plus en état de répondre.
isl BG ms
DEUX COHORTES DE RETRAITES PARISIENS
2.3.—(I.C) Déroulement de la collecte
Les sujets avaient reçu, comme toujours, une lettre du directeur de la
Cnav et un questionnaire, et pouvaient nous renvoyer le questionnaire non
rempli avec leur téléphone pour qu’on puisse les appeler. Au total 17% des
320 réponses (305 venues des enquêtés, 15 remplies par une autre personne,
en général un enfant) correspondent à un questionnaire «seulement», 23% à
un questionnaire complété par un coup de téléphone court, 45 % à un questionnaire
complété par un coup de téléphone long ; enfin 15% des enquêtes ont été faites
entièrement au téléphone. Bref, on a causé avec 85% des enquétés.
— 87 —
BIOGRAPHIES D'ENQUÊTES
II. - LE SECOND PANEL : LES RETRAITÉS DE 1984
— 88 —
DEUX COHORTES DE RETRAITES PARISIENS
П.В - L'ENQUÉTE DE 1996
2.3.—(I1.B) Déroulement de la collecte
Au total 81 % des 431 répondants ont renvoyé le questionnaire (la moitié
seulement sans qu’on ait eu besoin d’écrire à nouveau ou de leur téléphoner
pour les convaincre !); 46 % des questionnaires comprennent des «textes » qui
éclairent les réponses :
— 70% ont renvoyé un questionnaire et ont ensuite complété, précisé,
expliqué, modifié avec nous leurs réponses au téléphone ;
— 11% ont envoyé le questionnaire mais n’ont pu être joints ensuite
par téléphone ;
— 19% n'avaient pas envoyé le questionnaire mais ont fait l’enquête
avec nous au téléphone, parfois très longuement.
Au total 89 % des enquétés ont été interrogés oralement“* (dont 3 à do-
micile, à leur demande). Pour les 303 sujets qui ont renvoyé le questionnaire
et ont été interrogés oralement, l’entretien a permis de corriger en moyenne
5 ou 6 variables, et d’en renseigner plusieurs autres (plus de 12 variables dans
un questionnaire sur quatre“). Les variables corrigées sont souvent les mé-
mes; aussi la plupart des «corrections» portent-elles sur une quinzaine de
variables, et très souvent sur le métier, le revenu, la satisfaction du logement
(beaucoup de « ça peut aller », dans les milieux populaires, signifient en réalité
«ça va bien»), les vacances, l’amour du quartier, la fréquentation des amis.
(13) Parmi eux une vingtaine de personnes sur liste rouge qui avaient bien voulu (à notre
demande) nous donner leur numéro de téléphone.
(14) On a notamment corrigé la profession d’ego et de son conjoint dans une vingtaine de
ménages, le plus souvent « à la baisse » (employé peu qualifié au lieu d’employé qualifié, technicien
au lieu de cadre moyen).
=
« PEUPLEMENT ET DEPEUPLEMENT DE PARIS »
2.3. Déroulement de l’entretien
Le thème de l'enquête portant sur le peuplement et dépeuplement de
Paris — histoire résidentielle d’une génération, l’entretien commençait par deux
questions d’opinion :
D'une façon générale, diriez-vous que vous êtes :
— Parisien de souche
— Parisien de longue date
— Parisien depuis peu
— pas vraiment parisien
— autre (précisez)
Ÿ a-t-il une autre région (ou pays) dont vous vous sentez originaire ?
Ces questions avaient pour but de débuter l’entretien «en douceur» en
impliquant directement l’enquêté.
Le questionnaire se poursuivait avec des questions sur la nationalité, les
caractéristiques démographiques de l’enquêté et ensuite sur l’arrivée à Paris
et l'enfance puis la décohabitation. Des questions ouvertes donnaient à l’in-
terview un caractère plus personnel et permettaient ainsi de mieux saisir les
processus de migration et d’autonomie résidentielle des individus.
— 113 —
HISTOIRE DE VIE EN POLOGNE
2.3. Déroulement de l’entretien
Avant de commencer l’entretien, les enquêteurs présentent brièvement
les objectifs de l’enquête à la personne interrogée qui reçoit également une
brochure susceptible de la renseigner.
Un climat de confiance doit être créé afin d'obtenir le maximum d'in-
formations fiables. À cette fin, l’enquêteur a été encouragé à se montrer ai-
mable et prévenant envers la personne interrogée et à l’écouter attentivement,
sans manifester de hâte ni d’impatience. Si l’enquêté s’écarte de la question
posée, il ne faut pas lui couper la parole mais l’inviter avec tact et compétence
à répondre aux questions. Si certaines questions ne semblent pas comprises,
leur contenu sera explicité et, dans le cas de questions à caractère personnel,
on usera de tact et de finesse. |
La reconstitution du calendrier de vie individuel, c’est-à-dire la biogra-
phie familiale, professionnelle et migratoire, nécessite beaucoup d'attention
et un engagement total des deux parties. L’enquêteur et la personne interrogée
peuvent, en remplissant le questionnaire, l’entacher de faits incomplets, voire
incohérents, d’oublis et de réponses erronées ou non datées. En de telles cir-
constances, l’enquêteur s’efforcera de déceler les liens entre les quatre do-
maines de la biographie de l’enquêté : familial, scolaire, professionnel et
migratoire, compte tenu des interactions entre ceux-ci. Une égale importance
sera accordée aux quatre trajectoires (familiale, scolaire, professionnelle et
migratoire) afin d’éviter de privilégier l’une d'elles.
— 133 —
« TRIPLE BIOGRAPHIE » EN TOSCANE
2.3. Déroulement de l’entretien
Chaque enquêteur avait environ une dizaine de ménages à interroger (en
général pas très loin de son domicile) et avait un mois pour le faire. Il devait
s’assurer qu’au jour et à l’heure prévus pour le rendez-vous (souvent en fin
d’après-midi), la plupart des membres du ménage seraient présents. L'entretien
devait commencer par la compilation des données d’état civil en général, puis
devait se poursuivre par l’enregistrement des biographies et des projets mi-
gratoires, ce qui initialement devait être la dernière partie du questionnaire.
En fait, on a observé que l’histoire des résidences successives est un thème
à propos duquel les gens s’expriment volontiers et sans réticences, parce que
dans la plupart des cas, il s’agit d’évoquer les étapes d’un parcours réussi.
Cette inversion des thèmes a permis de vaincre les résistances et d'instaurer
un bon climat de collaboration dont les enquêteurs ont pu jouir tout au long
de l’entretien.
— 152 —
« TRIPLE BIOGRAPHIE » EN ROUMANIE
2.3. Déroulement de l’entretien
L’entretien commence par la «Lettre aux enquêtés », comme préalable
au questionnaire. Nous avons souligné dans la «Lettre aux enquêtés», le ca-
ractère anonyme du questionnaire, l’utilité sociale de l'enquête, notamment
son intérêt pour les problèmes de la famille et du logement en Roumanie.
Nous avons aussi insisté sur son caractère scientifique et son absence d'im-
plication politique comme en témoigne le cadre d’une collaboration entre
l’Académie roumaine et l’Ined.
— 167 —
« INSERTION URBAINE A DAKAR ET PIKINE »
2.3. Déroulement de l’entretien
La sensibilisation des enquêtés se fait lors de l’enquête ménage. L'en-
tretien débute par la présentation des buts de l’enquête, puis par une conver-
sation «libre» pour remplir la fiche AGEVEN, avant d’entreprendre le
remplissage du questionnaire biographique, module par module.
Dans 89,7 % des cas, les enquêteurs estiment avoir reçu un bon accueil
lors de l'entretien, et dans seulement 1,3 % des cas, l’accueil est jugé mauvais.
Ce chiffre surestime la disponibilité des enquêtés, car parmi les individus tirés
dans l’échantillon et non enquêtés, se dissimulent en fait des refus de répondre
(on donne de faux rendez-vous ; on fait répondre par un parent que l’on est absent,
etc.). Dans l’ensemble, l’accueil est bien plus favorable lors de ce second passage,
les gens connaissent déjà les enquêteurs, et le questionnaire biographique suscite
leur intérêt : c’est leur vie qu’on leur demande de résumer.
En
INSERTION DES MIGRANTS AU SAHEL
2.3. Déroulement de l’entretien
Le travail d'enquête dans chacune des six communes de Bamako a été
précédé par une série de messages diffusés à la radio nationale et dans cer-
taines des radios libres du Mali permettant ainsi d’informer la population sur
les objectifs de cette recherche et sur le passage éventuel des équipes d’enquête
dans la commune en question. Les agents cartographes du Cerpod effectuaient
une visite dans chacun des ménages sélectionnés la veille du passage de
l’équipe d'enquête. Lors de l’enquête en tant que telle, le contrôleur attitré
d’une équipe accompagnait chacun des enquêteurs lors de la première ren-
contre dans la concession (enquête ménage). Par la suite, l’enquêteur devait
préciser les objectifs de l’opération de collecte avec chacune des personnes
retenues pour le volet biographique. Cette stratégie de sensibilisation semble
avoir permis de créer un climat favorable à la collecte d’informations. Lors
de l'enquête biographique, l’enquêteur remplissait d’abord la fiche AGEVEN
avec l'enquêté. Ce sont les informations obtenues sur cette fiche AGEVEN qui
étaient ensuite rapportées dans le questionnaire biographique pour être com-
plétées durant l’entretien.
— 209 —
« CRISE ET INSERTION URBAINE A YAOUNDE »
2.3. Déroulement de l’entretien
L'entretien commençait par une mise en confiance des membres du mé-
nage. C’est ainsi que les enquêteurs devaient, avant toute chose, faire une
présentation aussi claire et compréhensible que possible des objectifs de l’en-
quête, en mettant un accent particulier sur les objectifs de l’étude (connais-
sances des conditions de vie réelles des populations durement touchées par
la crise économique qui sévit au Cameroun depuis 1987) et sur l’importance
de la collaboration des enquêtés pour le bon déroulement des opérations sur
le terrain. La seconde étape consistait en l’administration du questionnaire
ménage. Les questions relatives au statut de résidence et à l’âge des membres
du ménage permettaient de se faire une première idée sur le nombre de per-
sonnes éligibles pour le questionnaire biographique.
Avant d'appliquer le questionnaire biographique aux résidents présents
du ménage, âgés de 25 à 54 ans, les enquêteurs devaient, au préalable, pro-
céder à une comptabilisation exhaustive et à une datation aussi précise que
possible de ces différents événements à l’aide de la fiche AGEVEN, celle-ci
permettant de classer dans le temps, les différents événements vécus par la
personne enquêtée. Elle devait être utilisée de façon interactive, de manière
à vérifier la cohérence et la séquence des événements. Le remplissage de cette
fiche devait débuter par la saisie des événements familiaux (naissances, ma-
riages, décès, ruptures d’unions, etc.), suivis des événements concernant les
itinéraires migratoires et professionnels. Les informations de la fiche AGEVEN
devaient être ensuite reportées sur le questionnaire biographique. Partant de
ces informations de base, il devenait, en principe, aisé de remplir ce dernier.
— 229 —
LES ENQUETES MOBILITE SPATIALE EN COLOMBIE
2.3. Déroulement de l’entretien
L'application du questionnaire démarre immédiatement après une brève
présentation par l’enquêteur des objectifs de l’enquête (avec, à l’appui, une
lettre du Cede) et du caractère confidentiel des informations recueillies.
L'entretien se déroule en suivant les différentes parties du questionnaire,
le volet biographique n’intervenant qu’après une série de questions consacrées
au logement, au ménage et aux membres du ménage.
Les enquêtrices ayant toutes un grand savoir-faire dans le domaine des
enquêtes à Bogota, aucune recommandation particulière ne leur a été faite en
matière de conduite ou de relance de l’entretien.
— 251 —
ENQUETES MOBILITES SPATIALES A DELHI ET NOIDA
2.3. Déroulement de l’entretien
En préalable au questionnaire, l’enquêteur faisait une brève présentation
de l’enquête, de ses objectifs, en insistant sur sa nature académique. Cette
présentation était adaptée selon l’interlocuteur et en particulier selon son ni-
veau d'éducation. L'introduction préalable est en fait cruciale pour convaincre
l’interlocuteur de répondre et minimiser les refus. Lors de l’enquête renouvelée
à Noida, le volet biographique était rempli en dernier lieu, éventuellement
lors d’une deuxième visite en cas d’absence de l’individu sélectionné pour la
biographie.
Dans certains cas d’hésitation à répondre de la part de l’interlocuteur
(sans refus catégorique), le superviseur a été envoyé pour essayer de convain-
cre la personne interrogée, ou quelquefois une enquêtrice si les premières hé-
sitations provenaient d’une femme interrogée ne voulant pas répondre à
l’interview d’un enquêteur masculin.
— 290 —
ENQUETE DE LA FRONTIERE NORD DU MEXIQUE
2.3. Déroulement de l’entretien
Lors du premier entretien avec une personne du ménage l’enquête mé-
nage est appliquée. Ensuite, c’est le tour du questionnaire biographique ; les
questionnaires biographiques du chef de ménage et de son conjoint sont ap-
pliqués indépendamment, le plus souvent parce que les deux personnes ne se
trouvaient pas en même temps au foyer.
Les enquêtrices étant professionnelles, il ne leur a pas été fait de re-
commandations spécifiques pour démarrer ou relancer l’entretien, chacune
ayant une pratique relativement longue de ce genre d’enquêtes et faisant appel
à ses propres habitudes pour mener à bien les entretiens.
— 323 —
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Related manuals

Download PDF

advertising