ACTIVITÉ DE L`OMS - World Health Organization

ACTIVITÉ DE L`OMS - World Health Organization
ACTES OFFICIELS
DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
No 75
ACTIVITÉ DE L'OMS
EN
1956
RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
A
L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTE
ET AUX
NATIONS UNIES
Le Rapport financier pour l'exercice Pr janvier 31 décembre 1956, qui constitue un supplément
au présent volume, est publié séparément dans
les Actes officiels No 78.
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
PALAIS DES NATIONS
GENÈVE
Mars 1957
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé:
AATNU - Administration de l'Assistance technique des Nations Unies
BAT
- Bureau de l'Assistance technique
BIT
- Bureau international du Travail
BSP
- Bureau sanitaire panaméricain
CAC
- Comité administratif de Coordination
CAT
- Comité de l'Assistance technique
CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient
CEPAL - Commission économique pour l'Amérique latine
CEE
- Commission économique pour l'Europe
CIOMS - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales
FAO
- Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture
FISE
- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies
OACI
- Organisation de l'Aviation civile internationale
OIC
- Organisation internationale du Commerce (Commission intérimaire)
OIHP
- Office international d'Hygiène publique
OIT
- Organisation internationale du Travail
OMM
- Organisation météorologique mondiale
OSP
- Organisation sanitaire panaméricaine
UIT
- Union internationale des Télécommunications
UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture
UNKRA - Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée
UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de
Palestine dans le Proche- Orient
IMPRIMÉ EN SUISSE
TABLE DES MATIÈRES
Pages
Introduction
V
PARTIE I - APERÇU GENERAL
Chapitre 1. Maladies transmissibles
Chapitre 2. Services de santé publique
Chapitre 3. Assainissement
Chapitre 4. Enseignement et formation professionnelle
Chapitre 5. L'énergie atomique et la santé
Chapitre 6. Epidémiologie et statistiques sanitaires
Chapitre 7. Médicaments et autres substances thérapeutiques
Chapitre 8. Publications et documentation
Chapitre 9. Information
Chapitre 10. Questions constitutionnelles, financières et administratives
3
16
27
30
33
36
40
44
46
48
PARTIE II - LES RÉGIONS
Chapitre 11.
Chapitre 12.
Chapitre 13.
Chapitre 14.
Chapitre 15.
Chapitre 16.
Région africaine
Région des Amériques
Région de l'Asie du Sud -Est
Région européenne
Région de la Méditerranée orientale
Région du Pacifique occidental
53
58
64
72
79
86
PARTIE III - COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS
Chapitre 17. Coordination des travaux de l'OMS avec ceux d'autres organisations
Chapitre 18. Programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique
93
99
PARTIE IV - LISTE DES PROJETS
Projets en cours d'exécution en 1956
105
ANNEXES
1.
2.
3.
4.
Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé
Composition du Conseil exécutif en 1956
Tableaux et comités d'experts
Réunions constitutionnelles et réunions des comités d'experts et des groupes consultatifs tenues
en 1956
- III -
2 7%
221
222
223
226
Pages
5.
6.
7.
8.
9.
10.
Calendrier provisoire des réunions constitutionnelles de l'OMS en 1957
Organisations non gouvernementales qui entretiennent des relations officielles avec l'OMS .
Budget ordinaire de 1956
Structure du Secrétariat du Siège
228
Effectif et répartition du personnel
Répartition du personnel d'après la nationalité
231
233
228
229
230
CARTES
1.
2.
3.
4.
5.
Lutte antipaludique en Amérique du Nord et en Amérique centrale
Lutte antipaludique en Amérique centrale et en Amérique du Sud
Lutte antipaludique en Europe, dans la zone méditerranéenne et en Afrique
Lutte antipaludique en Asie
Régions et bureaux de l'Organisation mondiale de la Santé
- Iv -
7
8
9
10
52
INTRODUCTION
L'UN des principaux soucis de l'Organisation mondiale de la Santé en 1956 a été de préciser
les moyens qui lui permettraient, avec le maximum d'efficacité, d'aider les gouvernements à
réaliser l'éradication du paludisme, but assigné par la Huitième Assemblée mondiale de la
Santé à la campagne mondiale contre cette maladie. Jusqu'ici, l'éradication n'a été obtenue qu'en
certains points, et nombreux sans doute sont les programmes en voie d'élaboration ou d'exécution
dont la réussite dépendra des conseils et de l'assistance que l'OMS sera en mesure de fournir.
L'Organisation a vu sa tâche grandement facilitée par les discussions des paludologues qu'elle a
réunis en conférence à Athènes en juin 1956. En fait, les recommandations énoncées en l'occurrence
ont permis au comité d'experts tenu après la conférence de donner dans son rapport des directives
concrètes pour l'élaboration et l'exécution des programmes d'éradication.
D'une façon générale, l'assistance que les pays attendent de l'OMS est de trois ordres: technique,
administratif et financier.
Sur le plan technique, la résistance des anophèles aux insecticides, jointe à des considérations
économiques à long terme, a imposé à l'Organisation une réorientation de sa politique, dans laquelle
l'éradication prend le pas sur la lutte antipaludique classique. Chaque fois qu'il est possible, les
équipes de l'OMS collaborent maintenant à la détermination de la sensibilité des vecteurs locaux
aux différents insecticides. Toutefois, comme on le verra plus loin, ce travail, pour être efficace, doit
s'appuyer sur la recherche. On a montré que, dans certains cas, lorsqu'une espèce anophélienne est
devenue résistante aux insecticides du groupe DDT, les insecticides du groupe HCH continuent à
agir, et réciproquement. Malheureusement, on a observé en certains points de la Grèce une résistance
à ces deux groupes de produits. Il est clair que, si ce phénomène devait se reproduire ailleurs, les
chances de succès des campagnes d'éradication s'en trouveraient sérieusement compromises et
peut -être faudrait -il alors changer de méthode pour interrompre la transmission. Une solution
pourrait être d'ajouter des médicaments antipaludiques au sel de consommation courante. En effet,
une étude entreprise avec l'appui de l'OMS sur des volontaires auxquels on a inoculé le paludisme a
donné des résultats qui, bien qu'incomplets pour l'instant, sont encourageants.
Deux autres problèmes qui présentent une importance pour l'Afrique en particulier font l'objet
d'études sur le terrain avec la collaboration du laboratoire: il s'agit, d'une part, de l'adsorption des
insecticides par les murs de terre des habitations et, d'autre part, du comportement d'Anopheles
gambiae, principal vecteur du paludisme dans la Région.
Les campagnes d'éradication du paludisme entreprises à l'échelle de pays entiers ne peuvent
réussir que si les ressources des administrations sanitaires sont intégralement mobilisées et si le
déroulement chronologique des opérations prévu dans les plans est scrupuleusement suivi. Les services
consultatifs de l'OMS tendent de plus en plus à aider les pays à trouver des modalités d'éradication
aussi efficaces et aussi économiques que possible, mais il ne faut pas oublier que directives et conseils
ne donneront tout leur effet que dans la mesure où les gouvernements veilleront à ce que les programmes, après avoir été soigneusement élaborés, soient exécutés avec méthode et régularité.
-V-
Un autre devoir que les Etats Membres de l'OMS doivent accepter collectivement pour rendre
possible cette élimination totale du paludisme à l'échelle mondiale est de mettre à disposition de
l'Organisation les fonds supplémentaires dont peuvent avoir besoin certains des pays engagés dans
la voie de l'éradication. En créant un Compte spécial pour l'Eradication du Paludisme, la Huitième
Assemblée mondiale de la Santé a instauré un moyen d'aider les gouvernements, auquel il ne sera
nécessaire de recourir que pendant quelques années, pourvu que tous les pays qui se sont lancés dans
des campagnes d'éradication soient disposés sinon à accroître, du moins à maintenir leur propre
effort financier aussi longtemps qu'il le faudra. J'espère vivement que les contributions au Compte
spécial, dont le nombre demeurait faible à la fin de 1956, augmenteront dans un proche avenir, de
façon que de nouveaux pays puissent se joindre à ceux qui ont entrepris de livrer un combat sans
merci à l'un des pires fléaux de l'humanité.
Les recherches que j'ai mentionnées à propos de l'éradication du paludisme illustrent un aspect
de l'activité de l'OMS qui, quoique moins spectaculaire que les services directement fournis aux
gouvernements, n'en constitue pas moins la base des efforts déployés par l'Organisation pour améliorer la santé mondiale. Cet aspect particulier des programmes de l'OMS reflète l'une de ses fonctions fondamentales: centraliser les connaissances scientifiques et techniques, en faire constamment
l'analyse critique et étudier dans quelle mesure elles peuvent servir à résoudre les problèmes de santé
publique. La recherche est, de toute évidence, un élément essentiel de ce processus, et l'expérience
acquise à l'occasion des opérations exécutées par l'OMS dans les pays a montré qu'il était indispensable que l'Organisation stimulât et coordonnât les travaux d'investigation. A vrai dire, lorsque
des mesures de santé publique sont appliquées dans ces conditions inusuelles, on constate souvent
que l'on ne connaît pas assez bien le problème et ses données locales particulières pour obtenir le
succès souhaité. En fait, un grand nombre des études pilotes que l'Organisation effectue avant de
choisir un plan d'action peuvent être considérées comme des travaux de recherche soigneusement
conçus, dont les résultats bénéficient non seulement au pays immédiatement intéressé, mais encore à
d'autres pays où règnent des conditions analogues.
C'est parfois le personnel technique de l'Organisation qui, en consultation avec les membres des
divers tableaux d'experts, analyse les problèmes de santé publique en leurs éléments constitutifs
les plus simples et détermine les études qu'exige leur solution. Souvent, aussi, l'initiative est prise
par un comité d'experts dont les membres sont ensuite mis à contribution, en même temps que
d'autres autorités dans le domaine considéré. Dans d'autres cas encore, les deux systèmes sont
appliqués tour à tour à diverses étapes de l'élaboration du programme de recherches.
C'est cette dernière méthode qui a été employée pour aborder le problème de l'apparition d'une
résistance aux insecticides chez les insectes vecteurs de maladies. J'ai déjà mentionné l'importance
de ce problème pour l'avenir de la lutte antipaludique, mais il est évident qu'il est appelé à avoir
des répercussions sur toute une série d'activités entreprises contre d'autres maladies transmissibles.
Il est indispensable de tirer au clair les données fondamentales de la résistance et les moyens de
l'éviter ou de la prévenir. En bonne logique, la première mesure prise par l'Organisation a consisté
à faire le point des recherches sur ces questions. Des consultants de l'OMS se sont rendus en 1955
dans une centaine de laboratoires qui travaillent sur la résistance. Une étude soumise en 1956 à un
comité d'experts des insecticides a révélé les lacunes de nos connaissances, et le comité a pu dresser
un plan de recherches supplémentaires. Les membres des tableaux d'experts et de plusieurs instituts
scientifiques, sous les auspices de l'OMS qui a coordonné leurs travaux, ont mis au point des
méthodes fondamentales pour mesurer la sensibilité ou la résistance des populations vectrices. C'est
ainsi qu'a été élaborée une méthode de détermination de la sensibilité des poux. Les résultats des
épreuves pratiquées dans de nombreuses parties du monde ont été centralisés et seront publiés par
l'OMS dans les premiers mois de 1957. Grâce à ces travaux, l'Organisation est maintenant à
même de renseigner les gouvernements sur les meilleurs moyens de combattre le typhus dans les
régions où une résistance est apparue chez le pou de corps, tout comme dans les pays où cet insecte
est encore sensible aux insecticides. L'Organisation est aussi en mesure de stimuler les recherches
sur les insecticides de remplacement susceptibles d'être employés lorsque les poux seront entièrement
devenus résistants aux insecticides normalement utilisés dans les campagnes antityphiques. On a
institué un vaste système d'échange de renseignements sur les problèmes de résistance en général.
Ce système fait maintenant intervenir plus de 300 personnes travaillant sur le terrain et permet à
de nombreux laboratoires d'entreprendre des recherches spéciales en se concentrant sur les questions
qu'ils sont plus particulièrement préparés à étudier. Il ne fait aucun doute que l'influence féconde de
l'action stimulatrice et coordonnatrice exercée par l'OMS dans ce domaine accroîtra d'une façon
générale nos connaissances sur le problème vital de la résistance des insectes aux insecticides.
Les travaux de l'OMS sur la rage mettent en lumière le rôle capital joué par les comités d'experts
dans le développement des recherches fondamentales. En 1950, un comité d'experts avait défini les
nombreux points sur lesquels il restait à poursuivre des études et des investigations pour élucider
les problèmes que pose la prophylaxie de la rage et la lutte contre cette maladie chez l'homme et les
animaux. Comme aucun institut, de quelque pays que ce soit, ne saurait à lui seul s'attaquer avec
succès à l'un quelconque de ces problèmes, une série de projets coordonnés ont été mis en train, avec
l'aide de modiques subventions de l'OMS, dans des laboratoires de cinq pays différents. Des essais
d'application pratique ont, par exemple, été effectués en Iran sur l'administration de sérum aux
personnes exposées à la rage par suite de morsures graves, en Espagne sur le traitement local des
morsures, en Malaisie et en Israël sur l'emploi de nouveaux vaccins pour prévenir la maladie chez
les animaux, en France et aux Etats -Unis d'Amérique enfin sur la standardisation des tests d'activité
des vaccins et sérums. Un comité d'experts s'est réuni en 1956 pour dresser le bilan de ces essais
et d'autres études exécutées au cours des six dernières années. L'ensemble de ces recherches a permis
d'éclaircir plusieurs questions telles que les doses de vaccin et de sérum à employer après morsure,
les moyens de réduire les réactions secondaires consécutives à l'administration de sérum et de vaccin
et l'immunisation de base des personnes exposées au risque d'être mordues par des animaux enragés.
Une autre mesure importante prise récemment a été l'adoption, avec le concours du Comité d'experts
de la Standardisation biologique, d'un sérum étalon international et d'un vaccin de référence.
Si l'OMS intervient ainsi dans le domaine de la standardisation biologique, c'est en vertu de
la tâche fondamentale qui lui incombe de fournir aux diverses branches de la médecine les unités
de mesure indispensables à leur progrès. Le plus souvent, ces unités ne peuvent être définies qu'en
fonction de préparations étalons. Presque toujours, l'institution d'étalons, qu'il s'agisse de préparations pharmaceutiques, de sérums ou de vaccins, est précédée d'une phase de recherches intensives
exécutées dans des laboratoires du monde entier d'après les directives de comités d'experts, notamment des deux comités responsables respectivement de la standardisation biologique et de la Pharmacopée internationale.
Dans le cas des vaccins, des essais d'application strictement contrôlés sont souvent indispensables
pour déterminer la corrélation entre les résultats des épreuves faites sur les animaux de laboratoire
et les résultats attendus chez l'homme. Cette corrélation a été établie avec succès pour le vaccin
antivariolique à la suite d'une longue série d'études commencées sur l'initiative de l'OMS en 1952
et terminées en 1956. Ces études ont, en outre, montré qu'il était possible de préparer un vaccin anti-
variolique sec, qui restât stable à 450C pendant au moins deux ans. Le mode de préparation de ce
nouveau vaccin a été publié par l'OMS et son adoption est appelée à faciliter grandement la lutte
antivariolique dans les pays chauds. D'autre part, un comité d'experts de la standardisation biologique réuni en 1956 a exprimé l'avis que le vaccin était suffisamment stable pour justifier la
création d'un étalon de référence international, qui a déjà commencé à faire l'objet de travaux.
L'OMS fait procéder à des recherches analogues sur d'autres vaccins pour que ces produits puissent
jouer pleinement leur rôle dans la défense de la santé publique.
Comme nous l'avons vu, la recherche est la base indispensable des efforts faits par l'OMS
pour combattre et prévenir les maladies transmissibles qui affligent encore la majorité des pays.
Elle est, en outre, un élément fondamental de la plupart des campagnes que l'OMS a entreprises
pour promouvoir la santé dans le monde avec les moyens positifs dont dispose aujourd'hui la science
médicale.
L'étude du développement psychobiologique de l'enfant montre bien, je crois, comment des
recherches coordonnées peuvent contribuer à l'intelligence des problèmes complexes qui se posent
dans le domaine de la santé mentale. Il existe de toute évidence une masse de connaissances sur le
développement de l'enfant, mais en grande partie dispersées entre plusieurs disciplines qui tendent
à s'ignorer. C'est précisément pour faire disparaître ce cloisonnement et stimuler des recherches
conjointes intéressant les divers aspects du problème que le groupe d'étude sur le développement
psychobiologique de l'enfant a été réuni quatre fois par l'OMS de 1953 à 1956. Ces réunions, où
étaient représentées l'anthropologie sociale, la psychologie, la psychanalyse, l'électrophysiologie,
la biologie humaine et l'éthologie, ont contribué utilement à la connaissance des facteurs biologiques,
psychologiques et culturels qui influencent le développement des enfants et des adolescents.
L'étude de l'insuffisance protéinique chez les jeunes enfants constitue un excellent exemple de
coordination inter -institutions dans des recherches portant sur de grands problèmes de nutrition.
La malnutrition protéinique chez les nourrissons et les enfants est un important facteur de morbidité
et de mortalité dans beaucoup de pays. Le plus souvent, il s'agit moins d'une carence totale que d'une
insuffisance de protéines sous la forme qui convient aux jeunes enfants, surtout dans les pays où
l'on manque de lait. La solution est évidemment de chercher à tirer parti des protéines que contiennent
les végétaux et les poissons locaux. Mais auparavant, il faut étudier ces aliments pour faire la lumière
sur certains dangers que pourrait présenter leur emploi et pour déterminer les meilleurs moyens d'en
utiliser la valeur nutritive. Ces problèmes, qui intéressent toutes les parties du inonde, ont été discutés
lors d'une réunion convoquée aux Etats -Unis d'Amérique en 1955 par la FAO et l'OMS, avec l'aide
financière de la Josiah Macy Jr Foundation. Des spécialistes de la nutrition protéinique ont ainsi
rencontré des représentants américains et européens d'autres spécialités, notamment des biochimistes
qui étudient expérimentalement l'alimentation des animaux et des chercheurs qui s'efforcent de
déterminer la manière la plus rationnelle de nourrir le bétail, aussi bien que des pédiatres et des
médecins nutritionnistes.
Décider si un aliment peut être donné sans danger et avec profit requiert des connaissances
hautement spécialisées. D'où la constitution d'un petit groupe consultatif tiré du Tableau OMS
d'experts de la Nutrition. Ce groupe a tenu en 1956 deux sessions auxquelles ont assisté des membres
du personnel de la FAO et de l'OMS, ainsi que des représentants du FISE, qui s'intéresse non moins
vivement à la prévention de la malnutrition. L'accord s'est fait sur les programmes de travail que
devront suivre les trois organisations. C'est le groupe consultatif qui donne les conseils techniques.
- vin -
En outre ses membres apportent une contribution individuelle en effectuant dans leurs propres labo-
ratoires des essais sur différents aliments et en suggérant d'autres laboratoires susceptibles de
participer aux travaux.
Si l'étude de l'insuffisance protéinique n'en est encore qu'à ses débuts, les recherches sur le
goitre endémique, autre problème de santé publique qui touche à la nutrition, ont en revanche déjà
suffisamment avancé pour que les principales difficultés puissent être considérées comme résolues.
La prévention du goitre là où il est encore endémique repose essentiellement sur l'addition d'iode
au sel de cuisine. Il fallait donc tout d'abord élaborer une méthode pour l'iodation du sel et, en
1950, sur la demande de l'OMS, le Chilean Iodine Educational Bureau de Londres s'est chargé
de cette tâche. La technique mise au point par le Bureau a permis l'adjonction d'iode au sel brut
sur une très grande échelle.
Au terme d'une longue série d'investigations, le Bureau a, d'autre part, abouti à la conclusion
que les iodates présentent certains avantages par rapport aux iodures, surtout en raison de leur
stabilité dans des conditions défavorables: humidité, exposition à la lumière solaire, chaleur et
présence d'impuretés dans le sel. Cependant, avant de pouvoir recommander l'emploi des iodates,
il restait deux points à élucider - leur toxicité et leur efficacité.
Des études faites au Royaume -Uni et aux Etats -Unis d'Amérique ont prouvé que, administré
par voie buccale, l'iodate de sodium a une très faible toxicité. En ce qui concerne son efficacité,
des tests effectués au Royaume -Uni ont montré que, par voie buccale également, la quasi- totalité
de l'iode contenu dans l'iodate administré par voie buccale se retrouve dans la glande thyroïde.
Au surplus, des applications pratiques contrôlées, en Amérique latine, ont apporté la preuve de
l'efficacité des iodates pour la prévention du goitre.
Se fondant sur les résultats des études mentionnées ci- dessus, l'OMS a décidé de favoriser
l'application de la nouvelle technique d'iodation du sel de cuisine. Des consultants, au courant des
problèmes de santé publique que pose le goitre endémique, se sont rendus en 1954 dans 16 pays
d'Amérique latine. Les recommandations qu'ils ont formulées ont été acceptées partout et, en 1956,
la plupart de ces pays avaient pris des mesures pour fournir du sel iodé à leur population.
Les exemples que je viens de citer montrent que, en faisant office de centres de collaboration
internationale pour l'étude de problèmes particuliers, certaines institutions jouent un rôle de tout
premier plan dans les recherches encouragées par l'OMS. Cela implique souvent l'exécution de
délicats travaux de laboratoire ou d'études épidémiologiques complexes au profit de pays qui ne
seraient actuellement pas en mesure de les conduire eux -mêmes et d'en assurer la comparabilité.
Dans d'autres cas, il s'agit de classer et comparer des agents pathogènes provenant des pays les
plus divers pour permettre d'étudier l'épidémiologie des maladies transmissibles à l'échelle mondiale. C'est ainsi que des laboratoires ou centres internationaux existent dans des domaines comme
la grippe, la poliomyélite, les tréponématoses, la leptospirose, la brucellose, les infections à Shigellae,
la standardisation biologique et la détermination des groupes sanguins. Nombreuses sont les sections
du présent rapport où il est fait état de résultats obtenus par ces instituts. Ces résultats prouvent
combien il importe de favoriser les recherches pour assurer le succès des activités entreprises par
l'OMS au bénéfice de la santé mondiale.
L'OMS reçoit en nombre croissant des demandes d'assistance pour l'étude de problèmes
sanitaires variés et ce fait à lui seul montre combien son rôle coordonnateur en matière de recherches
est apprécié de ses Membres. L'expérience qu'elle a acquise depuis sa création permet de dire que
la réussite de beaucoup de projets entrepris par les Etats, individuellement ou collectivement, dépend
1X -
souvent d'une meilleure délimitation des problèmes à résoudre et d'une compréhension plus exacte
des conditions locales particulières dans lesquelles seront appliquées les mesures proposées. La
recherche a toujours été le principal moyen d'élargir et d'approfondir les connaissances en médecine
et en santé publique. Toutefois, l'époque est révolue où elle pouvait s'effectuer dans l'isolement d'une
discipline ou d'un pays particulier. La science médicale moderne, synthèse de toutes les disciplines
qui ont pour fin dernière la santé de l'homme, est le résultat des efforts entrepris à travers le monde
pour faire progresser ces disciplines. Promouvoir, à l'échelle internationale, le libre échange des
idées entre chercheurs des diverses branches de la santé publique est donc une tâche fondamentale,
à laquelle l'OMS s'intéresse au plus haut point. Dans chaque cas, mettant à profit son système
mondial de tableaux d'experts, de comités d'experts et de groupes d'étude, l'OMS fait en sorte
que le problème soit défini en termes précis et que des programmes de recherches soient établis
pour l'étudier sous tous ses aspects, tout en évitant le chevauchement des efforts.
Les recherches suscitées, stimulées ou coordonnées par l'OMS illustrent l'action catalytique
que l'Organisation peut exercer sur le travail des administrations sanitaires nationales. Elles
montrent aussi tout ce que peut accomplir l'OMS, malgré un personnel et des fonds assez limités.
De fait, l'expérience a prouvé que, lorsqu'un programme judicieux d'investigation est mis sur pied,
chercheurs et institutions sont prêts à collaborer à son exécution avec tous les moyens dont ils disposent. En règle générale, l'OMS n'intervient financièrement que pour faciliter l'acquisition de fournitures ou de matériel spécial impossibles à obtenir sur place, ou pour assurer une assistance technique
supplémentaire lorsque les travaux constituent une charge exceptionnellement lourde. De toute
façon, cette contribution représente rarement plus qu'une modique fraction des dépenses totales:
elle est sans commune mesure avec l'importance que revêtent les résultats pour les Etats Membres.
On peut donc dire que l'encouragement de la recherche est la pierre angulaire de l'activité
future de l'OMS. La réussite de nos entreprises dépendra dans une large mesure de notre aptitude
à faire un emploi judicieux des procédés mis au point pour accroître et perfectionner notre connaissance des problèmes que pose l'amélioration des niveaux de santé dans le monde.
Quoique limité dans son ampleur, le travail accompli par l'OMS en 1956 pour s'acquitter
de ses responsabilités en ce qui concerne les applications pacifiques de l'énergie atomique constitue,
j'en suis sûr, une base solide pour les activités que l'Organisation se doit d'entreprendre dans ce
domaine, si nouveau et si riche d'avenir, de la santé publique.
La Huitième Assemblée mondiale de la Santé tenue à Mexico et la Conférence des Nations
Unies sur l'Energie atomique réunie à Genève en 1955 ont toutes deux souligné l'importance d'investigations plus poussées sur les effets somatiques et génétiques provoqués chez l'homme par l'augmentation de la radioactivité ambiante. Un groupe d'étude convoqué par l'OMS en 1956 a formulé
une série de recommandations touchant les recherches à entreprendre sur les effets génétiques des
radiations ionisantes chez l'homme. Les communications présentées à cette occasion, tout comme le
rapport du groupe, font ressortir la nécessité de mettre l'accent sur les recherches de génétique
humaine, car les effets des radiations sur l'hérédité sont beaucoup moins connus chez l'homme que
chez les insectes et les mammifères.
Pour décider des programmes futurs qu'elle consacrera à la formation professionnelle du personnel, à l'élimination des déchets radioactifs et aux questions de standardisation, l'Organisation
s'inspirera des avis qui ont été formulés par un groupe d'étude sur les unités radiologiques et la
protection contre les radiations.
Parmi les bourses attribuées en 1956, plusieurs ont eu pour objet l'étude de toute une série de
problèmes concernant les radiations dans leurs rapports avec la santé. Certaines ont permis à des
fonctionnaires sanitaires de plusieurs pays européens de suivre un cours sur la protection contre
les radiations au Centre d'Etudes nucléaires de Saclay (France).
-x -
L'OMS participe activement aussi aux travaux du Comité scientifique de l'Organisation des
Nations Unies sur les Effets des Radiations atomiques, qui a été créé en 1955 par suite d'une décision
prise par l'Assemblée générale. Ce faisant, l'OMS est fidèle à la résolution qu'elle a prise de jouer
un rôle effectif dans toute entreprise inter -institutions visant à développer cette nouvelle source
d'énergie pour le plus grand bien de l'humanité tout entière.
La Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a été heureuse d'accueillir comme Membres
de l'Organisation le Maroc, le Soudan et la Tunisie, trois anciens Membres associés. L'admission,
au cours de la même session, de la Côte de l'Or, de la Fédération de la Nigeria, et du Sierra Leone
en qualité de Membres associés, a porté à 88 le nombre des pays qui font partie de l'OMS. La Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a, d'autre part, adopté une résolution qui répond à un double
objet, permettre aux Membres inactifs de reprendre l'exercice de leurs droits et de remplir leurs
obligations et faciliter à ces Membres le règlement des contributions arriérées. Il semble raisonnable
d'espérer que, dans un très proche avenir, l'Organisation mondiale de la Santé bénéficiera à nouveau
de l'entière collaboration de tous ses Membres - condition indispensable au succès de la tâche qu'elle
s'est fixée pour le compte de toutes les nations.
Directeur général
- XI -
PARTIE I
APERÇU GÉNÉRAL
CHAPITRE I
MALADIES TRANSMISSIBLES
Dans le domaine des maladies transmissibles, les activités de l'OMS sont parvenues en 1956 à un stade
où certaines conclusions générales peuvent être dégagées des efforts de ces dernières années ; les succès remportés
autorisent l'espoir que l'application de méthodes similaires dans la lutte contre de nombreuses autres maladies
transmissibles aboutira à des résultats aussi remarquables que ceux qui ont été obtenus dans les campagnes
entreprises contre le paludisme et les tréponématoses endémiques. Dans le cas de ces infections, comme dans
celui de la variole, la situation présente une certaine analogie en ce sens que l'on dispose actuellement de
techniques de santé publique susceptibles d'assurer l'éradication de ces maladies.
L'action menée par l'OMS au cours des huit dernières années contre le paludisme a révélé que lorsque
la transmission est interrompue pendant une période suffisamment longue - grâce à l'application sur un
territoire assez vaste de mesures susceptibles de briser le cycle au niveau de l'espèce vectrice - l'infection
s'éteint et une lutte coûteuse peut être remplacée par un contrôle régulier beaucoup moins onéreux. Comme
on le sait, des pulvérisations méthodiques d'insecticides à action rémanente ont permis d'interrompre cette
transmission. De fait, cette technique s'impose en raison de l'apparition d'une résistance aux insecticides
chez les espèces vectrices ; aussi de nombreux gouvernements ont -ils adopté la politique d'éradication préconisée
par l'Assemblée mondiale de la Santé.
Le premier groupe de maladies que l'on se soit efforcé de combattre par des mesures de dépistage et de
traitement est celui des tréponématoses endémiques (syphilis et pian endémiques). L'éradication n'est toutefois
devenue possible qu'à partir du moment où les études entreprises sur le terrain avec l'aide de l'OMS ont montré
qu'il ne suffisait pas de dépister et de soigner les malades, mais qu'il fallait étendre le traitement aux contacts,
car ceux -ci constituent un réservoir d'infection dont l'existence risque de compromettre les résultats d'une
campagne de masse. En outre, si la recherche des malades n'est pas effectuée de manière systématique, maison
par maison et famille par famille, certains cas peuvent échapper au contrôle et tôt ou tard l'infection
se propagera de nouveau. L'introduction de préparations de pénicilline- retard et l'observation des principes
susmentionnés ont rendu pratiquement possible l'éradication de ces maladies. Il n'est pas exclu, toutefois,
que les campagnes de lutte contre les tréponématoses se trouvent compromises un jour par des réactions
d'hypersensibilité (ainsi que par l'apparition chez le tréponème d'une résistance à la pénicilline, bien que
ce phénomène n'ait pas encore été observé) ; l'OMS a donc le devoir de continuer à rechercher d'autres moyens
possibles d'extirpation des tréponématoses endémiques.
Depuis longtemps on sait que la vaccination préventive permet de faire disparaître la variole d'un pays.
Cependant, cette maladie persiste dans de nombreuses régions du globe. L'une des raisons principales en
est que le vaccin habituel cesse rapidement d'être actif lorsqu'il est exposé aux températures élevées des zones
tropicales. On utilise depuis un certain nombre d'années des vaccins secs qui présentent une plus grande
stabilité, mais les résultats ont souvent été décevants. Aujourd'hui, grâce aux études dont l'OMS a pris
l'initiative, on connaît une méthode de préparation permettant d'obtenir régulièrement un vaccin qui demeure
stable pendant des mois aux températures tropicales. La disparition de la maladie devient possible lorsque la
vaccination est pratiquée systématiquement au moyen de ce vaccin. Des programmes d'éradication ont été
mis en oeuvre dans un certain nombre de pays, notamment en Amérique latine.
Il serait évidemment imprudent de sous -estimer l'importance des problèmes qui restent à résoudre avant
que l'extirpation de ces maladies puisse être obtenue sur le plan mondial. Toutefois, pour peu que les administrations sanitaires sachent mettre l'occasion à profit, l'application des connaissances techniques récentes
et des méthodes modernes de santé publique permettra d'arriver au résultat recherché. Le succès dépend
désormais des méthodes d'administration, de la formation du personnel nécessaire, d'une application rationnelle des techniques et de moyens financiers appropriés.
Il est encourageant de constater, une année après l'adoption par la Huitième Assemblée mondiale de
la Santé de la résolution sur l'éradication du paludisme, qu'un aussi grand nombre de gouvernements se soient
ralliés à cette politique et s'efforcent de parvenir à l'éradication (voir cartes 1 à 4), et que les différentes réunions
d'experts de toutes les parties du monde tenues en 1956 aient approuvé, du point de vue technique, le rempla-
cement des activités antipaludiques courantes par des programmes d'éradication. Comme l'a souligné la
conférence inter -régionale sur le paludisme pour les Régions de l'Europe et de la Méditerranée orientale,
qui s'est tenue à Athènes, il est permis d'affirmer, sur la base de l'expérience acquise au cours de la première
année d'exécution de certains de ces programmes, que les échecs dans ce domaine sont vraisemblablement
dus à une insuffisance de préparation ou à quelque défectuosité des rouages administratifs, plutôt qu'à des
raisons d'ordre technique. On a constaté, dans certains pays où des programmes de ce genre ont été mis en
-3-
4
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
oeuvre, que des retards coûteux et dangereux provenaient de complications administratives, par exemple
des formalités exigées pour le dédouanement des véhicules ou des insecticides, des délais dans le paiement
de sommes déjà inscrites au budget et devenues exigibles, des changements apportés à la composition du
personnel des services d'éradication, etc. D'autres pays hésitent à se lancer dans des programmes d'éradication, même avec l'aide d'institutions internationales ou une assistance bilatérale, parce qu'ils seraient obligés,
pendant quelques années tout au moins, d'augmenter leurs dépenses locales afférentes au personnel, aux
moyens de transport et aux marchandises dont le paiement est à leur charge, et que ces dépenses les contraindraient à réduire d'autres activités sanitaires. La Huitième Assemblée mondiale de la Santé a offert une solution,
dans les cas de ce genre, en créant un Compte spécial pour 1Eradication du Paludisme. Malheureusement,
les contributions versées à ce compte ont, jusqu'ici, été très faibles et les maigres fonds actuellement disponibles
sont tout à fait insuffisants.
En ce qui concerne la plupart des autres maladies transmissibles, les connaissances que l'on possède à
leur sujet ne permettent pas encore d'envisager leur extirpation ; on s'efforce, toutefois, de les combattre.
Le résultat le plus remarquable des récentes années a été sans doute la préparation d'un vaccin contre la
poliomyélite. De nombreuses questions restent encore à élucider quant au rôle que ce vaccin doit jouer dans
la lutte contre cette maladie ; mais l'expérience acquise à la suite de l'administration de plus de cent millions
de doses, sans qu'on ait enregistré d'accidents comme ceux que l'on eut à déplorer lors de l'exécution du
programme de 1955, montre nettement que l'utilisation de ce vaccin permet de réduire sensiblement les
graves conséquences de l'infection dans les pays où la forme paralysante est fréquente. La question de savoir
si ce vaccin peut être employé sans inconvénient en période d'épidémie n'est pas encore définitivement résolue,
mais l'on admet communément que la protection conférée l'emporte sur le risque de provoquer la paralysie.
C'est avec le temps seulement que l'on saura si la solution définitive réside dans l'utilisation de ce vaccin
ou dans celle de vaccins à base de virus vivant atténué, qui font actuellement l'objet de recherches très poussées. L'OMS coordonne les travaux relatifs à ces problèmes, comme elle le fait pour d'autres études épidémiologiques d'une importance essentielle.
La rage est de toutes les maladies à virus la plus redoutée. Les progrès récemment réalisés grâce à des
recherches encouragées par l'OMS ont sensiblement augmenté les chances de maîtriser cette maladie. On
a cherché tout d'abord à diminuer les risques d'infection humaine en immunisant et en soumettant à un contrôle
les animaux domestiques qui vivent en contact avec l'homme, notamment les chiens. La seconde étape a
consisté à élaborer des méthodes plus efficaces de traitement. La démonstration de l'efficacité du sérum
hyperimmun, qui permet de réduire notablement la mortalité même après de graves morsures de loups enragés,
a marqué un progrès important, et des recherches se poursuivent actuellement en vue de déterminer l'effet
des vaccins administrés en combinaison avec le sérum et les doses à utiliser en pareil cas.
La tuberculose demeure un grave problème de caractère mondial. Dans les projets exécutés en commun
par l'OMS et le FISE, la vaccination par le BCG continue à être largement pratiquée. Les rapports reçus
récemment ont confirmé que cette vaccination se fonde sur des principes rationnels et qu'elle peut réellement
contribuer à restreindre la fréquence de la tuberculose, y compris celle des maladies pulmonaires infectieuses
qui atteignent les adultes. Pratiquée correctement et généralisée, elle permettra de réduire en fin de compte
le réservoir de l'infection au sein d'une population ; elle ne saurait toutefois, à elle seule, influer sur le réservoir
principal, constitué par les personnes déjà atteintes, et juguler définitivement la tuberculose. Pour produire
tous ses effets, la vaccination doit être combinée avec un programme de dépistage et de traitement.
La possibilité d'utiliser dans le traitement ambulatoire des remèdes à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, en tant que mesure de santé publique, a donc été attentivement examinée. Dans de vastes régions,
l'efficacité de la lutte contre la tuberculose dépendra sans doute, en fin de compte, de l'emploi généralisé d'un
ou de plusieurs remèdes peu coûteux, faciles à produire, à distribuer et à administrer, qui devront être à la
fois efficaces et non toxiques. De tels produits n'ont pas encore été trouvés, ou ne sont pas encore aisément
disponibles actuellement. L'isoniazide est le premier remède antituberculeux qui réponde à quelques -unes,
au moins, de ces conditions, mais son efficacité risque de se heurter à l'apparition, dans un très grand nombre
de cas, d'une résistance au médicament chez M. tuberculosis. Les recherches ont révélé que cette résistance
à l'isoniazide se manifeste moins fréquemment lorsque ce produit est utilisé en combinaison avec des doses
thérapeutiques utiles d'autres médicaments tels que l'acide para -amino- salicylique (PAS) ou la streptomycine.
Toutefois, le coût d'une thérapeutique combinée est très élevé lorsqu'il s'agit d'une campagne de santé
publique, et cette considération suffit déjà à empêcher d'y recourir dans un programme d'envergure. En outre,
l'adjonction de PAS s'accompagne souvent d'effets secondaires fâcheux, à la suite desquels les malades traités
se montrent peu disposés à continuer cette médicamentation. L'OMS a persisté à recommander l'utilisation
de l'isoniazide seul dans les études sur le terrain, car c'est l'unique produit antituberculeux actuellement
disponible qui ne soit pas trop onéreux pour un budget de santé publique, qui soit d'une distribution facile
et qui puisse être pris sans difficulté par des contacts non atteints eux -mêmes. En préconisant l'utilisation
de ce remède dans le cadre des programmes antituberculeux, l'Organisation étudie les techniques applicables
dans des conditions locales variables, afin que soient mis aussi rapidement que possible à la disposition de
tous les pays les produits plus efficaces qui pourront être présentés ultérieurement.
Les premières tentatives pour combattre le trachome par un traitement de masse à base d'applications
locales d'antibiotiques ont été accueillies souvent avec scepticisme, car on estimait que des applications répétées
MALADIES TRANSMISSIBLES
5
nécessairement plusieurs fois par jour pendant un certain nombre de mois ne pouvaient constituer une méthode
sanitaire pratique, surtout dans les régions où les campagnes de masse sont le plus nécessaires. A la suite,
toutefois, de l'exécution de projets pilotes à TaIwan et au Maroc, avec l'aide du FISE et de l'OMS, il apparaît
nettement aujourd'hui que l'on peut réduire la fréquence et la durée du traitement tout en diminuant son
prix de revient dans des proportions correspondantes, et qu'en donnant une formation appropriée aux
instituteurs et à d'autres personnes, on peut rendre le traitement de masse aisément praticable. Il est reconnu
que les méthodes devront être considérablement améliorées et l'OMS favorise, à cette fin, des études épidémiologiques, virologiques et thérapeutiques, qui comportent notamment des recherches sur les conjonctivites
associées dont le rôle s'est révélé très important dans l'évolution de la maladie. Au stade où elle est parvenue
actuellement, la lutte contre le trachome peut se comparer à celle qui fut initialement entreprise contre les
tréponématoses au moyen de pénicilline cristallisée, avant l'introduction des préparations de pénicilline retard. En dépit des différences entre ces maladies, certains des problèmes qu'elles posent présentent des
analogies, et le fait qu'ils ont pu être résolus dans le cas des tréponématoses augmente l'espoir de résoudre
finalement le problème du trachome.
La découverte de sulfones efficaces contre la lèpre a accru les chances de venir à bout de cette maladie.
En outre, les résultats des études épidémiologiques ont amené les autorités sanitaires à modifier leur attitude
à l'égard des phases contagieuses de la maladie. La situation actuelle peut se comparer à celle qui existe dans
le domaine de la tuberculose. Le recours à une hospitalisation prolongée et coûteuse ne paraît plus nécessaire ;
l'isolement définitif des malade dans les léproseries ne se justifie pas dans l'état des connaissances actuelles ;
et il y a des raisons d'espérer que les malades ayant cessé d'être infectieux à la suite du traitement pourront
ensuite être soignés sans danger à leur domicile et mener une vie familiale normale. Il reste, toutefois, de
nombreux problèmes à résoudre. Il sera nécessaire de trouver la préparation optimum, qui devra être de
préférence une préparation- retard, et de déterminer la posologie et le schéma du traitement ; des méthodes
simples de dépistage et de diagnostic devront être établies, et il conviendra de préciser les critères de l'infectiosité. D'autre part, il est essentiel de poursuivre l'éducation sanitaire de la population, afin de surmonter
la crainte séculaire qu'inspire cette maladie. L'OMS élabore ses programmes en fonction de ces nécessités
et met à profit, pour les recherches sur la lèpre, les leçons de l'expérience précédemment acquise dans l'étude
des tréponématoses et de la tuberculose.
Il sera question plus loin, dans ce chapitre, d'autres maladies transmissibles au sujet desquelles l'OMS
poursuit activement des recherches.
Les méthodes adoptées dans la plupart de ces études se fondent sur des conceptions identiques, qui sont
le résultat de l'expérience acquise. Il peut sembler surprenant, à première vue, que l'on se préoccupe souvent
tout d'abord de classement et de nomenclature ; c'est parce qu'on a constaté que la signification attachée
à certains termes techniques varie considérablement dans les diverses parties du monde. Par exemple, lors
des premières études sur le paludisme, il a fallu commencer par éliminer les divergences concernant l'identification et le classement des espèces vectrices avant de pouvoir organiser des études écologiques et interpréter
leurs résultats en vue de l'adoption de techniques appropriées pour l'utilisation des insecticides. La situation
est la même aujourd'hui en ce qui concerne la bilharziose, l'onchocercose et d'autres filarioses ; l'OMS poursuit
l'étude de ce problème, qui devra être résolu avant que l'on puisse passer aux recherches écologiques et
parasitologiques urgentes.
Il s'agit ensuite de fixer des unités de mesure et des méthodes d'évaluation appropriées afin que les résultats
obtenus par des chercheurs dans des pays différents puissent être comparés et interprétés. Dans les premiers
temps de l'application des programmes de lutte contre les tréponématoses, les résultats des tests à la réagine
différaient à un tel point, selon les laboratoires et selon les pays, qu'il n'était pas possible d'interpréter les
données recueillies au cours d'enquêtes effectuées à l'aide de ces épreuves. Cette difficulté a, depuis lors, été
surmontée grâce à l'établissement, pour les antigènes à base de cardiolipine et de lécithine, de préparations
internationales de référence que les laboratoires nationaux peuvent se procurer actuellement auprès du Statens
Seruminstitut de Copenhague. On compte pouvoir disposer en 1957 de préparations analogues de sérums
réagissants pour les tréponématoses. Des problèmes similaires se posent pour d'autres maladies. Dans le cas
de la leptospirose, par exemple, il est indispensable, en raison de la multiplicité des souches, de disposer de
sérums internationaux de référence pour déterminer le rôle des animaux domestiques en tant que réservoirs
de la maladie. Ces sérums ont été maintenant établis et ils ont déjà permis certaines constatations qui amènent
à penser que le rôle des animaux domestiques pourrait être à cet égard plus important qu'on ne le pensait.
Dès que l'on se trouve en possession de ces produits indispensables, ou d'instruments de travail analogues,
il en est fait usage pour des études épidémiologiques et d'autres recherches. Grâce à la vaste expérience acquise
dans les techniques d'enquête au cours de l'application des programmes de l'OMS dans les domaines du
paludisme, de la tuberculose et des tréponématoses, on sait actuellement que des résultats valables ne peuvent
être obtenus que si les enquêtes sont préparées très minutieusement en tenant compte _ des. exigences d'ordre
statistique, faute de quoi toute évaluation ultérieure serait rendue impossible. Ces principes_ sont actuellement
appliqués dans les enquêtes entreprises sur de nombreuses maladies à virus, y compris la poliomyélite. L'exécution d'une enquête dûment préparée est coûteuse et exige le concours d'un personnel hautement spécialisé,
dont le recrutement n'est pas toujours facile. Il a même été souvent nécessaire de donner au personnel une
6
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
formation technique spéciale. C'est pourquoi l'on met actuellement au point une méthode plus générale
qui sera, espère -t -on, à la fois plus efficace et plus éonomique. Cette méthode doit permettre de déterminer
en même temps la fréquence et la répartition de plusieurs maladies transmissibles, sans qu'il en résulte une
augmentation notable de dépenses. Une étude pilote a déjà été effectuée avec succès par une équipe de l'OMS
chargée de procéder à une enquête sur la tuberculose et qui a recueilli en même temps, par des sondages,
des échantillons de sérum afin de déceler la présence éventuelle d'anticorps de la fièvre jaune et de la poliomyélite ; ces échantillons peuvent servir également à déterminer la présence d'anticorps d'autres maladies
à virus, à rickettsies, à bactéries et à tréponèmes.
L'expérience acquise dans les programmes antérieurs de l'OMS a montré que l'application d'un nouveau
moyen de lutte à des situations différentes, ou l'adaptation d'une technique éprouvée, ne peuvent réussir
qu'à condition d'être précédées d'études pilotes soigneusement préparées. En outre, les autorités sanitaires
doivent savoir quels résultats elles peuvent espérer pour justifier les dépenses engagées et les efforts déployés.
Dans un programme de vaccination par exemple, il ne suffit pas de démontrer que des doses correctes de
vaccin assurent une protection efficace lorsqu'elles sont administrées à des groupes d'âge judicieusement
choisis ; il faut également trouver quelque moyen de s'assurer de l'activité du vaccin. Une épreuve d'activité
pratiquée en laboratoire sur des animaux n'a de signification réelle que dans la mesure où il est possible d'établir
une relation entre les résultats ainsi obtenus et l'efficacité du même produit chez l'homme. L'OMS a encouragé,
depuis quelques années, des études combinées, menées parallèlement dans les laboratoires et sur le terrain,
en vue de déterminer l'existence d'une telle relation pour plusieurs vaccins, tels 'que les vaccins antitypholdique,
anticoquelucheux, antivariolique et antirabique, pour lesquels, si surprenant que cela puisse paraître, on ne
possédait pas encore d'informations à cet égard. L'OMS poursuit des études sur ces vaccins et sur d'autres
encore, afin de mettre au point des préparations permettant d'assurer, pour un nombre minimum de doses,
une protection efficace contre le plus grand nombre possible de maladies, ce qui est l'un des objectifs de la
santé publique dans ce domaine.
L'efficacité des moyens de lutte utilisés lors des campagnes de masse contre les maladies transmissibles
peut exercer une profonde influence sur les services sanitaires d'un pays. De telles campagnes permettent à
de très nombreuses personnes, notamment dans les régions rurales, de prendre contact, pour la première fois,
avec des services préventifs et curatifs, ce qui ne manque pas de susciter des demandes de nouveaux services.
On est amené ainsi à élargir le programme, notamment pendant sa phase de consolidation, afin d'y inclure des
mesures dirigées contre d'autres maladies, et il en résulte finalement un renforcement des services sanitaires
locaux. L'OMS insiste de plus en plus pour que l'on oriente méthodiquement dans ce sens la lutte contre les
maladies transmissibles, et des recherches se poursuivent en vue de trouver les solutions les plus efficaces à cet
égard. Comme on a pu le constater dans la Nigeria où, grâce aux efforts de la collectivité, des centres sanitaires
ruraux ont été créés à la suite des campagnes de masse contre le pian et la lèpre, l'exécution de programmes
combinés contre deux ou plusieurs maladies infectieuses constitue un moyen particulièrement utile de renforcer
les services sanitaires et de favoriser, en même temps, le développement économique nécessaire au maintien
de ces services. Il convient, toutefois, de souligner que le succès des programmes de masse et leur évolution
ultérieure demeurent subordonnés à l'organisation d'une surveillance minutieuse, mais souvent peu spectaculaire, qui doit devenir une des activités régulières du service sanitaire appelé à consolider les résultats plus
frappants obtenus lors de ces campagnes.
Toutes les activités s'appuient sur une technique fondamentale, sans laquelle les progrès se trouveraient,
à tout le moins, sensiblement ralentis : la technique de coordination des recherches. Etant donné le grand nombre
des problèmes de santé publique qui se posent et le caractère très limité des ressources disponibles pour les
recherches, il est indispensable de coordonner les travaux des différents laboratoires et institutions et d'organiser des études communes, si l'on veut éviter des répétitions superflues qui retarderaient considérablement
les progrès. L'expérience a montré que de graves lacunes apparaissent souvent au terme de recherches effectuées
sans lien entre elles, ce qui oblige fréquemment à recommencer une grande partie des travaux ; l'importance
de cette considération est attestée par le nombre de plus en plus élevé des demandes adressées à l'OMS en vue
de la coordination des efforts entrepris dans de nouveaux domaines. A la suite d'une requête de ce genre, une
nouvelle orientation a été donnée à deux des programmes bien établis de l'OMS. Cette orientation nouvelle
consiste dans l'élargissement de la lutte contre les maladies transmissibles dans le sens indiqué plus haut. Le
programme de lutte contre la grippe a été amplifié de manière à englober d'autres maladies épidémiologiques
à virus affectant les voies respiratoires et susceptibles de revêtir une certaine importance d'ordre économique,
et le programme de lutte contre la poliomyélite a été étendu à de nombreux virus intestinaux nouveaux, que
l'on est parvenu actuellement à isoler et dont on sait que quelques -uns sont à l'origine de maladies sérieuses
du point de vue de la santé publique, tandis que d'autres provoquent une confusion considérable dans l'exécution des programmes entrepris contre la poliomyélite. La même méthode est actuellement adoptée pour
l'élaboration d'un programme élargi de recherches coordonnées sur la fièvre jaune et sur certains virus transmis
par les arthropodes et présentant des réactions antigéniques similaires. Cette liaison s'impose, car les similitudes
antigéniques peuvent avoir une portée épidémiologique et intéresser la santé publique.
On trouvera dans les pages qui suivent des indications plus détaillées sur les activités entreprises en 1956
par l'OMS dans le domaine des maladies transmissibles.
7
MALADIES TRANSMISSIBLES
CARTE 1. LUTTE ANTIPALUDIQUE EN AMÉRIQUE DU NORD ET EN AMÉRIQUE CENTRALE
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Note: Pour quelques zones, les données font défaut ou sont incomplètes. Cette carte a donc été établie d'après les dernières informations reçues à l'époque de sa préparation.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
8
CARTE 2. LUTTE ANTIPALUDIQUE EN AMÉRIQUE CENTRALE ET EN AMÉRIQUE DU SUD
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Zones exemptes de paludisme
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Eradication pratiquement ou entièrement achevée
Note: Pour quelques zones, les données font défaut ou sont incomplètes. Cette carte a donc été établie d'après les dernières informations reçues à l'époque de sa préparation.
MALADIES TRANSMISSIBLES
9
CARTE 3. LUTTE ANTIPALUDIQUE EN EUROPE, DANS LA ZONE MÉDITERRANÉENNE ET EN AFRIQUE
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Eradication en cours
Eradication pratiquement ou entièrement achevée
Note: Pour quelques zones, les données font défaut ou sont incomplètes. Cette carte a donc été établie d'après les dernières informations reçues à l'époque de sa préparation. Dans le cas de l'Afrique, pour de vastes zones aussi bien urbaines que rurales où la
lutte antipaludique est en cours, il n'a été possible de donner qu'un aperçu de la situation générale. Dans la plupart des villes (qui
ne figurent pas sur la carte), le paludisme est actuellement maîtrisé.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
10
CARTE 4. LUTTE ANTIPALUDIQUE EN ASIE
Zones exemptes de paludisme
Zones impaludées
Mesures antipaludiques (« control »)
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Eradication commencée
Eradication en cours
. Eradication
pratiquement ou entièrement achevée
Note: Pour quelques zones, les données font défaut ou sont incomplètes. Cette carte a donc été établie d'après les dernières informa-
tions reçues à l'époque de sa préparation.
MALADIES TRANSMISSIBLES
11
Paludisme
L'éradication du paludisme a fait le principal objet
des discussions du Comité d'experts du Paludisme à
Service de Santé publique des Etats -Unis d'Amérique,
Athènes en juin, et le rapport sur cette session du
Comité peut être considéré comme un guide pour
l'élaboration des programmes d'éradication et le
paludique peut être efficacement assurée par l'adjonc-
en vue d'établir si la protection contre l'infection
tion de pyriméthamine ou de chloroquine au sel de
cuisine dans le régime alimentaire. Un certain nombre
choix des méthodes d'exécution. La première confé-
de laboratoires ont collaboré, dans diverses parties
rence inter -régionale du paludisme (Région de la
Méditerranée orientale et Région de l'Europe), qui
du monde, à une étude sur la résistance des anophèles
aux insecticides. Lors de l'exécution du projet entre-
s'est tenue également à Athènes, a insisté sur l'impor-
pris à Birnin Kebbi (Nigeria septentrionale) avec
l'aide de l'OMS, la constatation d'une résistance à
tance de l'éradication et reconnu que celle -ci était
à la fois souhaitable et réalisable dans tous les pays
de ces deux Régions ; elle a indiqué les moyens de
tourner certaines difficultés et embûches qui pourraient surgir dans quelques pays. A la suite de ces
sessions d'Athènes, des spécialistes d'Arabie Saoudite, d'Egypte, d'Irak, d'Iran, du Liban, du Pakistan
et de Syrie, ainsi que des membres du Comité d'experts, ont participé à une réunion consultative sur
l'éradication du paludisme.
La nécessité d'une collaboration inter -pays a été
soulignée au cours de toutes ces réunions, ainsi que
de celles qui se sont tenues dans d'autres Régions :
conférence du paludisme de Pnom -Penh au Cambodge ; conférence inter -territoriale du paludisme de
Bornéo, avec trois réunions à Kuching et à Marudi,
Sarawak ; Conseil de coordination des activités
antipaludiques à Saigon ; réunion à Nairobi des
chefs des services antipaludiques des territoires de
l'Afrique orientale ; et réunions organisées pour les
pays de la Région des Amériques. Un groupe d'étude
sur la protection internationale contre le paludisme
a été convoqué à Amsterdam, avec la participation
de paludologues et de spécialistes inscrits au Tableau
d'experts de la Quarantaine internationale.
L'OMS a été représentée à une conférence du
paludisme organisée à Prétoria sous les auspices du
Gouvernement de l'Union Sud -Africaine.
Une étude expérimentale a été entreprise, en collaboration avec les National Institutes of Health du
la dieldrine chez Anopheles gambiae, dans une zone
restreinte, a beaucoup contribué à faire mieux
connaître les aspects génétiques de ce phénomène. Le
problème général de la résistance aux insecticides a
été étudié par le Comité d'experts des Insecticides,
dont les recommandations sont indiquées à la
page 27.
Le personnel de l'OMS a participé, pendant
l'année, à l'exécution de projets antipaludiques dans
trente -quatre territoires appartenant à toutes les
Régions de l'Organisation et comprenant l'Ethiopie
et le Soudan, où de nouveaux projets ont été entrepris.
Tous les bureaux régionaux, sauf celui de l'Afrique,
disposent d'un conseiller régional pour le paludisme
ou comptent dans leur personnel un membre qui
assume cette fonction. Dans les Amériques, ce
membre du personnel est le chef du bureau de
coordination des programmes d'éradication du
paludisme. Des consultants en paludologie ont été
envoyés dans un grand nombre de pays et de territoires à la demande des gouvernements intéressés.
Trois équipes consultatives se trouvaient en mission
durant la seconde partie de l'année : une équipe effec-
tuait des recherches sur Anopheles gambiae et les
deux autres participaient à l'exécu'don de programmes
d'éradication en Iran et en Afghanistan.
La version française de la monographie de l'OMS
sur la chimiothérapie du paludisme a été publiée au
cours de l'année.
Tréponématoses et maladies vénériennes
Au cours des dernières années, des cas graves et
parfois mortels d'hypersensibilité ont été signalés
dans plusieurs pays à la suite d'un traitement par la
pénicilline. Une enquête de l'OMS indique que
l'incidence de telles réactions n'est pas élevée, mais
qu'elle pourrait augmenter. Dans les campagnes de
masse menées contre les tréponématoses endémiques
(syphilis et pian endémiques) avec l'aide de l'OMS
et du FISE - et au cours desquelles, à la fin de 1956,
plus de cinquante -cinq millions de personnes avaient
été examinées et seize millions traitées- des réactions
de ce genre n'ont jamais été observées ou ne l'ont
été que rarement, ce qui s'explique sans doute par
le fait que ces campagnes ont été organisées principalement parmi les populations rurales de territoires
insuffisamment développés, notamment parmi des
enfants qui n'avaient pas encore été exposés à
l'action des antibiotiques. Chez les populations
urbaines des mêmes territoires, par contre, où la
pénicilline est utilisée pour le traitement d'adultes
atteints de syphilis ou d'autres maladies infectieuses,
de sérieuses réactions ont été enregistrées à la suite
de la pénicillinothérapie. L'OMS a, pour cette raison,
entrepris de coordonner les recherches effectuées en
laboratoire et sur le terrain en vue de déterminer si
des préparations de pénicilline autres que le PAM
ou des antibiotiques autres que la pénicilline peuvent
être utilisés avec succès par les services de santé
publique dans leur action contre les tréponématoses.
On s'efforce d'obtenir des informations plus précises
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
12
sur les facteurs de transmission de la maladie et sur
le cycle épidémiologique des tréponématoses endé -.
miques, afin de trouver les moyens les plus simples
d'enrayer la propagation de l'infection.
Les laboratoires de référence de l'OMS à Copenhague (Danemark) et Chamblee (Etats -Unis d'Amérique) ont continué à coordonner les recherches sur
les méthodes de laboratoire utilisées pour le sérodiagnostic des tréponématoses. Il s'agit notamment
de recherches concernant les méthodes fondées sur
l'utilisation des antigènes tréponémiques les plus
récents : test d'immobilisation du Treponema pallidum
(TPI) et test d'agglutination du Treponema pallidum
(TPA), etc. Une trentaine de laboratoires nationaux
et d'autres laboratoires ont participé dans le monde
entier à ces études, de même qu'aux études sur les
antigènes lipoïdiques dont il a été question plus
haut.
L'Organisation a maintenu sa collaboration avec
le Laboratoire international des Tréponématoses de
l'Université Johns Hopkins (Etats -Unis d'Amérique).
Des recherches ont été entreprises sur la biologie des
tréponématoses ; elles ont notamment porté sur les
relations existant entre les types et les souches de
tréponèmes, sur la sensibilité et la résistance à la
pénicilline, la réponse aux antibiotiques, et l'influence
de la température et de l'humidité sur les lésions, etc.
En ce qui concerne les projets de lutte contre le
pian, ceux dont la réalisation se poursuit ou ceux
qui ont été mis en oeuvre dans l'année, on s'est particulièrement efforcé de coordonner les travaux entre-
pris dans divers pays, conformément à la recommandation de la deuxième conférence internationale
sur la lutte contre le pian, organisée par l'OMS dans
la Nigeria orientale vers la fin de 1955. Sur l'initiative de l'OMS, des administrateurs sanitaires venant
des territoires de l'Afrique occidentale se sont réunis
en 1956 à Accra, Côte de l'Or, pour coordonner
leurs programmes (voir également chapitre 11), et
une deuxième conférence régionale sur l'éradication
du pian dans les Amériques a été organisée à Haïti.
Les rapports envoyés par les gouvernements de
certains pays où une lutte intensive a été menée
contre la syphilis vénérienne signalent que le relâche-
ment des mesures de stricte surveillance instituées
à la suite de campagnes de masse risque de provoquer
une recrudescence de la syphilis précoce. D'autre
part, dans les pays plus évolués, l'élimination de la
syphilis et des autres infections vénériennes ne
saurait être considérée comme définitivement acquise
aussi longtemps que subsistent d'importants réservoirs de ces maladies dans d'autres parties du monde,
où les mesures prises pour les combattre ne sont pas
suffisantes. Ainsi que l'indique une résolution de
l'American Venereal Disease Association, présentée
en mai 1956 au symposium international sur les
maladies vénériennes et les tréponématoses qui avait
été organisé conjointement à Washington par le
Service de Santé publique des Etats -Unis d'Amérique
et l'OMS, cette situation exige une collaboration et
une coordination étroites pour l'application d'un
programme international à long terme de lutte contre
les maladies vénériennes et les tréponématoses. Près
de cinq cents médecins venus de toutes les Régions
de l'OMS ont participé à ce symposium.
Un groupe d'étude s'est réuni à Oslo en décembre
pour examiner s'il serait opportun de réviser l'Arrangement de Bruxelles de 1924 concernant les maladies
vénériennes chez les gens de mer. En dépit de retards
inévitables survenus dans le rassemblement des
données nécessaires, les travaux préparatoires en vue
de la publication d'une édition revisée de la Liste
internationale des centres de traitement pour maladies
vénériennes dans les ports ont été presque complètement achevés ; cette liste constitue un corollaire de
l'Arrangement de Bruxelles.
Une monographie intitulée Biologie des Tréponé-
matoses et donnant un aperçu des recherches effectuées par le Laboratoire international des Tréponé-
matoses au cours des cinq dernières années a été
mise au point et paraîtra au début de 1957.
Tuberculose
L'Organisation a poursuivi en 1956 les travaux
décrits de façon assez détaillée dans le Rapport annuel
précédent. Elle a, en particulier, élargi les études
entreprises sur les méthodes de diagnostic et de lutte
qui pourraient être appliquées efficacement dans les
programmes antituberculeux destinés à des pays où
les conditions sont encore primitives. Les recherches
.
pratiques effectuées à cet égard ont été, comme
par le passé, préparées et coordonnées par les soins
du Bureau de Recherches sur la Tuberculose, dans
le cadre des programmes régionaux. En Afrique,
notamment, les équipes chargées d'enquêter sur la
tuberculose ont également étudié les méthodes de
diagnostic ; d'autre part, l'élaboration de plans pour
des études pilotes sur des aspects particuliers de la
lutte antituberculeuse s'est poursuivie.
L'OMS a continué d'encourager la collaboration
en matière d'études sur les caractéristiques des mycobactéries des régions tropicales. Cinq laboratoires de
bactériologie, qui ont établi un protocole concernant
les expériences à entreprendre en commun, sont prêts
à recevoir des spécimens de crachats recueillis sous
contrôle par les équipes de l'OMS opérant dans les
divers pays. L'Organisation coordonne les travaux
de ces institutions ; les constatations faites en labo,
Natoire: seront confrontées avec les résultats des
enquêtes sur le terrain, afin d'obtenir de nouvelles
précisions sur la répartition des différents types de
micro - organismes et sur leur pathogénicité.
.
13
MALADIES TRANSMISSIBLES
L'équipe chargée d'évaluer les résultats de la vaccination par le BCG dans la Région de la Méditerranée
orientale a dû mettre fin prématurément à son activité en raison du manque de fonds ; des rapports
concernant les travaux qu'elle avait effectués à
l'année. Comme l'OMS l'a déjà signalé en 1954,1
cette évaluation a permis de constater que, dans
préparés par le Bureau de Recherches sur la Tuber-
culose. Un rapport sur l'évaluation des . résultats
personnel technique responsable au- dessous du
minimum indispensable pour maintenir les opérations
obtenus dans sept pays d'Asie à la suite de la vaccination par le BCG a également été terminé pendant
à un niveau qualitatif suffisant tout en leur donnant
une grande extension.
Chypre, en Iran, en Libye et au Pakistan ont été
certaines campagnes de masse, des vaccins de faible
activité ont été utilisés et que la technique ainsi que
l'organisation ont été défectueuses. Il se peut que,
dans quelques cas, on ait laissé réduire l'effectif du
Zoonoses et santé publique vétérinaire
Du point de vue de la santé publique, la tâche
actuellement la plus importante en ce qui concerne
la brucellose est de combattre la maladie chez les
ovins et les caprins ; tel est le cas, plus particulièrement, dans les pays insuffisamment développés où
cette affection est très répandue chez l'homme et où
elle entraîne des pertes économiquement importantes
de bétail et de produits d'origine animale.
En prévision de la prochaine réunion du Comité
FAO /OMS d'experts de la Brucellose dans l'été de
1957, une réunion s'est tenue en octobre, avec la
participation de représentants de la FAO et du
Département de Bactériologie de l'Université de
Californie, ainsi que des directeurs des centres
FAO /OMS de la brucellose de Tunis, de Weybridge
(Angleterre) et de Montpellier (France) ; il s'agissait
d'examiner les résultats des études effectuées, pendant
les trois dernières années, sur les vaccins et le diag-
nostic de la brucellose chez les moutons et les
chèvres, et de s'entendre sur les expériences à entreprendre dans ces divers laboratoires et dans d'autres
centres au cours de l'année à venir.
Une assistance a été accordée à plusieurs laboratoires de la brucellose en vue d'études diverses sur
cette maladie, y compris le diagnostic et la chimiothérapie chez l'homme.
Indépendamment des travaux effectués sur l'utili-
sation du sérum hyperimmun dans la prophylaxie
antirabique, dont il a été question précédemment,
l'OMS a coordonné des études portant sur des expé-
riences sur le traitement local des blessures, des
schémas d'inoculation à l'homme de sérum et
vaccin,2 la rage chez les animaux sauvages, les vaccins
utilisables chez les animaux, et la standardisation
biologique des substances biologiques utilisées dans
ce domaine.
Une aide a été accordée à l'Institut Pasteur de
Novi Sad en Yougoslavie pour encourager les
recherches sur la rage chez les animaux sauvages, y
compris les chauves -souris, problème important non
seulement sur le plan local mais aussi sur le plan
européen.
Les recherches concernant les méthodes de protection pour les personnes telles que les vétérinaires, les
Actes off. Org. mond. Santé, 59, 8
2 Bull. Org. mond. Santé, 1956, 14, 593- 615
travailleurs de laboratoire et les équipes en mission,
dont les activités comportent un risque considérable
d'exposition à l'infection, ont été poursuivies. L'une
de ces méthodes consiste à inoculer par voie intradermique, à faible dose, des formes hautement modifiées de virus fixe avirulent, cultivé sur embryon de
poulet.
Le Comité d'experts de la Rage s'est réuni pour
évaluer les recherches coordonnées qui ont été faites
sur ces problèmes, pour formuler des recommandations au sujet des procédures de quarantaine applicables aux animaux et des questionnaires unifiés qui
doivent permettre d'améliorer le rassemblement de
données statistiques sur la rage dans le monde entier.
A la suite des recommandations du groupe d'étude
de la leptospirose qui s'est réuni à Amsterdam en
1955, des laboratoires FAO /OMS de référence ont
été désignés en Australie, au Japon, aux Pays -Bas,
dans le Royaume -Uni et aux Etats -Unis d'Amérique.
On se propose de désigner prochainement de nouveaux centres pour desservir d'autres régions géographiques. Ces centres prêteront leur concours, dans
chaque région, aux laboratoires nationaux et autres
laboratoires qui s'occupent de la leptospirose, pour
élaborer des méthodes de diagnostic, identifier les
souches de Leptospira, procéder à des enquêtes sur
la maladie chez l'homme et les animaux, et former
du personnel spécialisé dans ces questions.
_
L'emploi de l'arécoline comme anthelmintique chez
les chiens, afin d'expulser Echinococcus granulosus,
a constitué, au cours des vingt dernières années, une
méthode universellement utilisée pour la lutte contre
l'hydatidose. L'analyse des résultats obtenus à ce
jour démontre, toutefois, que cette méthode est
d'une application difficile et n'offre pas de garanties
satisfaisantes. L'OMS a, pour cette raison, encouragé
des laboratoires d'Australie, de Nouvelle - Zélande,
de l'Alaska, du Liban et de pays de l'Amérique latine
à effectuer des recherches coordonnées afin de trouver
des anthelmintiques et des ovicides plus efficaces.
L'OMS a été représentée au Sixième Congrès international de l'Hydatidose qui s'est tenu à Athènes en
septembre.
La transmission de la toxoplasmose de l'animal à
l'homme paraissant s'effectuer par l'ingestion de
viande de porc insuffisamment cuite, l'OMS encou-
14
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
rage les recherches entreprises pour confirmer les
entrepris en relation avec les enquêtes effectuées dans
observations qui ont été récemment faites à ce sujet.
En outre, la production et l'essai de divers antigènes
servant à la réaction de fixation du complément pour
différents pays sur la fièvre Q, sur le charbon et sur
la tuberculose bovine.
le diagnostic de la toxoplasmose chez l'homme et
chez divers animaux continuent à faire l'objet
d'études coordonnées.
Certains travaux de caractère limité ont été
Une monographie de l'OMS sur l'hygiène des
viandes était en préparation et paraîtra au début
de 1957.
Les travaux relatifs à l'hygiène du lait sont décrits
au chapitre 3.
Viroses et rickettsioses
Un séminaire sur les laboratoires de santé publique
qui s'occupent des virus a été organisé à Madrid
sous les auspices du Bureau régional de l'Europe.
Certains problèmes qui se posent à ces laboratoires
ont été mis en lumière ; le plus important est peut être celui de l'approvisionnement en antigènes et en
sérums. Les laboratoires secondaires ne sont pas en
mesure d'entreprendre la préparation de ces produits,
qu'il est malaisé de se procurer dans le commerce ;
en outre, les réactifs sont coûteux. Cette question est
actuellement à l'étude.
Grâce aux rapides progrès réalisés dans l'utilisation des techniques de cultures de tissus pour l'isolement des virus, il est possible d'envisager un service
de diagnostic beaucoup plus rapide que celui qui
fait appel à la sérologie. Si encourageants que soient
ces progrès, ils ont fait surgir des complications qu'il
n'est pas facile de surmonter. L'isolement et l'identification d'un virus nouveau, considérés auparavant
comme techniquement très malaisés à obtenir, sont
maintenant presque courants. On ignore encore le
rôle de beaucoup de ces virus dans la genèse de la
dernier, pendant lequel il n'y eut que peu de grippe,
et il est impossible de prédire si la variante de 1956
causera ou non une poussée épidémique. Cette souche
a été incluse dans les réactifs fournis aux laboratoires
participant au programme, afin d'assurer son identification rapide.
Conformément à la recommandation contenue
dans l'étude sur la vaccination antipoliomyélitique
publiée au début de l'année (Série de Rapports
techniques No 101), un certain nombre de pays, où
la poliomyélite est fréquente, mettent actuellement
en oeuvre des programmes de vaccination et les
développent à mesure que des quantités de vaccin
deviennent disponibles.
Les laboratoires régionaux de la poliomyélite
par l'OMS continuent d'apporter leur
institués
concours aux laboratoires nationaux, en étudiant les
virus les plus répandus et en effectuant des enquêtes
sérologiques ou en y collaborant. Une étude sur la
fréquence de la poliomyélite en 1954 et sur les types
de virus prédominants de ces dernières années a été
publiée dans le Bulletin.'
maladie, mais leur présence rend très difficiles l'isolement et l'identification des agents pathogènes connus.
Les problèmes posés par ces virus ont été discutés
Etudes sur les vaccins
au cours d'une réunion officieuse, convoquée par
auspices de l'OMS au sujet du vaccin antivariolique
l'OMS en mai, pendant le symposium que tenait sur
le même sujet l'Académie des Sciences de New -York.
Les participants ont été d'avis que la coordination
des recherches sur le plan international permettrait
d'accélérer sensiblement les progrès dans ce domaine ;
ils ont proposé diverses activités susceptibles d'être
incluses avec profit dans les programmes actuels
concernant la grippe et la poliomyélite ; ils ont
préconisé la généralisation de certaines techniques
de laboratoire et indiqué les sources d'approvisionnement en sérums spécifiques nécessaires pour l'étude
de ces problèmes.
L'exécution des programmes concernant la grippe
et la poliomyélite a été poursuivie comme les années
précédentes.
En ce qui concerne la grippe, on a décelé pendant
l'année, comme on l'avait déjà fait durant l'année
précédente, une nouvelle variante antigénique du
virus grippal A, qui a été identifiée tout d'abord aux
Pays -Bas et peu après dans l'Inde, au Tanganyika,
au Canada et à Berlin. La variante nouvelle isolée
en 1955 n'a pas provoqué d'épidémie grave l'hiver
Les rapports sur les études entreprises sous les
desséché étaient en préparation et paraîtront dans
le Bulletin au début de 1957.2 Les conclusions de ces
études ont été soumises au Comité d'experts de la
Standardisation biologique en vue de l'établissement
éventuel d'un étalon international. Les études sur
le vaccin le plus stable se sont poursuivies. Ce vaccin
a été exposé à 45° C pendant deux ans et donne
toujours 100 % de réussite dans les vaccinations
pratiquées sur l'homme.
Les résultats des recherches très approfondies
effectuées par le British Medical Research Council
sur les vaccins anticoquelucheux ont été publiés en
août. La seconde série de ces essais a bénéficié d'une
aide de l'OMS.
L'Organisation a reçu le rapport sur les essais
pratiques de vaccins antityphoïdiques entrepris en
Yougoslavie avec son assistance. Il a été établi que
l'un des vaccins utilisés, tué par la chaleur et conservé
par adjonction de phénol, a permis de réduire effica' Bull. Org. mond. Santé 1956, 15, 43 -121
2 Bull. Org. mond. Santé 1957, 16 (sous presse)
MALADIES TRANSMISSIBLES
15
cement la fréquence de la fièvre typhoïde, tandis que
l'autre vaccin, tué et conservé par adjonction d'alcool,
Il est donc nécessaire de reviser les idées couramment
n'a pas eu d'effets appréciables. Les résultats des
études de laboratoire ne concordent pas avec ceux
l'infection typhoïdique et les méthodes d'épreuve des
des essais pratiques, car le vaccin tué et conservé par
adjonction d'alcool est apparu comme supérieur
dans la grande majorité des épreuves de laboratoire.
admises quant au mécanisme de l'immunité dans
vaccins. De nouvelles études de laboratoire et de
nouveaux essais pratiques sont actuellement envi-
sagés en liaison avec le Comité d'experts de la
Standardisation biologique.
Autres maladies transmissibles
Affections diarrhéiques des enfants
Onchocercose
L'Organisation s'est particulièrement préoccupée
de trouver les moyens de combattre la diarrhée des
nourrissons, étant donné la place importante
cette maladie ont été reçues par l'OMS en 1956 ;
qu'occupe celle -ci, dans de nombreux pays du monde,
parmi les causes de mortalité et de morbidité. Un
programme mis en oeuvre dans la Région des Amé-
riques vise à développer les réseaux d'adduction
d'eau en vue de favoriser l'hygiène individuelle, et
à fournir des moyens simples de prévention et de
traitement précoce dans les cas graves de déshydratation ; on se propose, en outre, d'étudier la relation
existant entre la diarrhée et la malnutrition.
Bilharziose
L'OMS a continué à stimuler les travaux visant
l'identification des mollusques hôtes intermédiaires,
ainsi que
sur
Pour pouvoir combattre la maladie au moyen de
molluscicides et appliquer des méthodes préventives
permettant d'empêcher la propagation de la bilharziose dans les territoires où des travaux d'irrigation
sont en cours, il est indispensable de connaître de
façon approfondie les facteurs écologiques qui
Les premières demandes d'aide pour la lutte contre
elles attestent l'intérêt soulevé par la première réunion
du Comité d'experts de l'Onchocercose en 1953,
ainsi que par la première conférence sur l'onchocercose en Afrique qui s'est tenue en 1954. On
coordonne actuellement les recherches nécessaires sur
certains aspects de l'épidémiologie de cette maladie
et sur les méthodes permettant de la combattre.
Fièvre récurrente
Une aide a été accordée en 1955 à l'Institut
Pasteur de Tunis pour des études comparatives
portant, d'une part, sur les souches de Borrelia
recurrentis - isolées en Afrique du Nord pendant
l'épidémie qui, lors de la deuxième guerre mondiale,
s'étendit à de vastes territoires d'Afrique, du Moyen -
Orient et de l'Europe orientale - et, d'autre part,
sur des souches isolées en Ethiopie, où la maladie
existe à l'état endémique. Il ressort d'un rapport reçu
à ce sujet que les souches en question sont similaires,
ce qui laisse supposer que le plateau de l'Afrique
orientale pourrait être un important réservoir des
infections de fièvre récurrente à poux et constitue,
influent sur le cycle évolutif et sur les habitats des
mollusques. Un groupe de spécialistes versés dans
les travaux pratiques et les recherches de laboratoire
a étudié ces problèmes et formulé des directives
par conséquent, une source virtuelle de danger pour
d'autres pays.
générales pour les études écologiques indispensables.
enquêtes sur la répartition et sur l'importance socioéconomique de la bilharziose en Afrique, ont recommandé des méthodes de lutte contre cette maladie.
Une conférence régionale sur la bilharziose s'est
tenue en Afrique en 1956 pour étudier les problèmes
qui se posent dans cette Région et pour examiner les
méthodes de lutte qui y sont appliquées. Des projets
Le programme de recherches épidémiologiques
sur la peste des rongeurs sauvages, entrepris avec
l'aide de l'OMS et coordonné par ses soins (et dont
la description figurait dans les Rapports annuels
précédents), a été achevé en 1956. Ce programme a
permis l'organisation, dans les pays participants,
d'équipes spécialisées capables d'identifier et d'enrayer les épidémies de peste provenant de la zone
d'endémicité. Les recherches effectuées ont apporté
différentes méthodes telles que l'emploi de mollus-
de nouvelles lumières sur l'épidémiologie de la peste
des rongeurs sauvages dans le Moyen -Orient ; elles
cicides nouveaux (en Irak et en Syrie), la modification
des méthodes d'irrigation (en Irak) et des techniques
ont confirmé l'absence complète dans la région de
l'espèce Rattus et permis d'établir que les gerbilles
Des consultants de l'OMS, qui ont effectué des
pilotes ont été entrepris afin de mettre à l'essai
agricoles (dans les Philippines). Les changements
apportés aux méthodes de culture du riz dans les
Philippines se sont révélés très efficaces ; ils ont
permis de réduire de 80 % la population de vecteurs
tout en doublant la récolte annuelle.
Peste
appartenant au genre Meriones constituaient
le
réservoir le plus important. De plus, elles se soldent
par un approfondissement des connaissances sur
l'écologie de ces rongeurs, sur leur sensiblité à la
peste et sur leur distribution géographique.
CHAPITRE 2
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
En matière d'organisation des services de santé publique, l'OMS s'inspire de plus en plus de la conception
de services coordonnés, par opposition à celle de services assurés séparément dans des domaines déterminés
et restreints. En partant de cette conception, on constate que des services qui, de prime abord, paraissent
dissemblables ou indépendants les uns des autres présentent, en fait, de nombreux points de contact et se
prêtent, par conséquent, à une coordination. Les entreprises communes - par exemple dans le domaine
de la nutrition, de l'hygiène de la maternité et de l'enfance et de l'éducation sanitaire - deviennent plus
fréquentes et l'on reconnaît plus largement le profit qu'on peut en tirer. La conception elle -même s'élargit
et l'on prête grande attention à l'ethnologie sociale ou culturelle et à l'étude des relations humaines au sein
de la collectivité. Le moment pourrait bien n'être plus éloigné où ces domaines feront partie intégrante du
service sanitaire général.
A mesure .que se développent ces activités, on accorde une plus grande place à l'étude approfondie de
problèmes de santé publique qui revêtent une importance mondiale. Au cours de l'année, on a prévu ou
entrepris des études de ce genre sur des sujets très divers : le rôle de l'hôpital psychiatrique local, la déficience
en protides, les anémies de la grossesse, l'enseignement de la pédiatrie, l'administration des services infirmiers
et le coût des services médicaux.
11 ressort des descriptions d'activités qui seront données ci- dessous qu'une grande partie des travaux
relevant des services de santé publique ont été accomplis avec le concours des Nations Unies et des institutions
spécialisées ou avec l'appui d'organisations non gouvernementales.
Administration de la santé publique
Il est désormais généralement admis que les projets
sanitaires isolés ne sont que d'une utilité douteuse
et éphémère si le pays intéressé ne possède pas une
organisation sanitaire coordonnée et décentralisée,
dont les services curatifs et préventifs disposent d'un
réseau d'hôpitaux, de laboratoires et de centres de
santé judicieusement répartis entre les villes et
villages. Cet appareil sanitaire doit avoir l'appui de
la population et se trouver placé sous la direction
d'une autorité centrale compétente.
Les modalités de sa mise en place dépendent de la
situation du pays, de la civilisation et des coutumes
locales, des principaux problèmes sanitaires qui se
posent et de la nature des services sanitaires existants.
Un comité régional a consacré une série de discussions techniques aux méthodes à suivre dans l'élaboration des programmes sanitaires nationaux et l'OMS
aide les gouvernements à entreprendre cette planification.
Quatre Régions ont commencé des projets pilotes
dont le but est de créer, dans un district ou dans une
province, une organisation sanitaire coordonnée et
décentralisée du genre de celle qui est décrite cidessus, organisation qui doit être ultérieurement
étendue à l'ensemble du territoire. On peut citer, à
titre d'exemple, le projet qui vise à instituer des
services sanitaires généraux dans l'Etat de Guanajuato, au Mexique, et dont la première étape con-
siste à organiser et mettre en marche des services
sanitaires coordonnés dans un vaste district. Mentionnons également le projet de la province de
Kandahar, en Afghanistan, pays auquel, depuis
quelques années déjà, l'OMS prête son aide pour
l'extension de divers services sanitaires et dont le
Gouvernement vient de solliciter une assistance pour
l'élaboration d'un projet de loi visant la création
d'un réseau complet de services décentralisés.
Les nouveaux projets auxquels l'Organisation a
été priée de collaborer comprennent notamment la
mise au point d'un second plan sanitaire quinquennal
au Soudan, ainsi que des enquêtes sanitaires et
l'établissement de programmes à long terme en
Argentine et en Colombie.
Dans plusieurs autres pays, des services sanitaires
coordonnés ont déjà été organisés dans des régions
rurales et autres, et sont en voie de développement.
Ainsi, dans la Fédération de Malaisie, le centre
rural de formation sanitaire de Jitra (Kedah) met
sur pied des services curatifs et préventifs dans le
district administratif' de Kubang Pasu, qui compte
une population de plus de 60 000 habitants ;
le
centre utilise en outre ce district pour la formation
d'équipes d'auxiliaires venant de tous les points de
la Malaisie, qui seront affectées à des centres principaux et subsidiaires analogues dans toutes les
zones rurales et travailleront sous la direction d'un
- 16 -
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
personnel médical et infirmier. Les services sont
répartis entre un centre principal et cinq centres
subsidiaires, ces derniers constituant les plus petites
unités de cette organisation décentralisée. Les programmes élaborés prévoient des services de soins
médicaux, des consultations externes, des services
de protection maternelle et infantile, d'hygiène
scolaire, de soins dentaires, d'éducation sanitaire
de la population, d'assainissement et de lutte contre
les maladies transmissibles. L'activité déployée dans
cette zone a suscité l'intérêt de la population, des
instituteurs, des officiers de police et autres notables
des villages. Le volume de travail du centre s'est
accru dans d'énormes proportions ; les équipes ont
même été priées de donner des cours d'instruction
civique aux villageois. On s'efforce d'établir une
liaison avec l'hôpital central et l'administration
sanitaire de la capitale, Alor Star, située à environ
dix milles de distance, en créant un service qui
adressera les malades aux hôpitaux, visitera à leur
domicile les malades sortis des hôpitaux et participera à la lutte contre les maladies transmissibles.
Ces diverses activités ont ceci de particulier qu'elles
font usage des traditions et coutumes locales pour
intéresser la population à la médecine scientifique.
La zone de démonstrations sanitaires du Salvador,
qui en est maintenant à sa sixième année d'existence,
a obtenu d'excellents résultats dans le domaine
sanitaire grâce à la création d'un réseau permanent
17
et de la santé publique. La zone de démonstrations
de Calioub a été décrite de façon détaillée dans le
Rapport annuel de 1955. Des informations plus
récentes figurent à la partie IV (Egypte 5).
Afin d'aider le Conseil de Tutelle des Nations
Unies dans son examen des rapports des autorités
administratives sur les territoires sous tutelle, l'Organisation a fait des observations sur le développement
des services sanitaires dans ces territoires.
Pour d'autres territoires non autonomes, l'Orga-
nisation a suggéré l'élaboration de programmes
sanitaires à long terme, afin d'assurer le développement rationnel de services sanitaires donnant
une large place aux activités préventives. A titre
préliminaire, on a procédé à une étude méthodique
des conditions sanitaires dans chaque territoire et les
observations faites ont été brièvement résumées ;
toutefois, on devra pousser plus loin cette étude afin
de compléter les renseignements provenant des
rapports des autorités administrantes, des Nations
Unies et d'autres sources.
En collaboration avec l'OIT, d'autres institutions
spécialisées et l'Organisation des Nations Unies,
l'OMS a participé aux travaux de la mission chez
les Indiens des Andes en déléguant auprès des Gouvernements de la Bolivie et du Pérou deux experts
chargés de les aider à créer des centres de santé
adaptables aux conditions des Andes, afin de sauve-
garder et d'améliorer la santé de la population
de services sanitaires décentralisés. Elle a également
contribué à favoriser l'aménagement des collectivités
indienne.
dans la région et à coordonner diverses branches
publique et de médecine sociale à la mission d'enquête
d'activité nationale tendant au développement social
et économique du pays. Sept centres sanitaires et
neuf centres subsidiaires (ou postes médicaux) assurant des services curatifs et préventifs coordonnés
ont été établis ; la population a participé elle -même
à certains travaux de construction pour l'installation
de systèmes de distribution d'eau et l'aménagement
de latrines. En liaison avec le programme de démonstrations sanitaires, le Gouvernement du Salvador a
décidé de mettre en oeuvre un programme coordonné,
intitulé « Zone de démonstrations intégrées », auquel
collaborent les ministères de l'économie, des travaux
publics, de l'éducation, de l'agriculture, du travail
L'Organisation a affecté un professeur de santé
sur l'aménagement des collectivités envoyée dans
certains pays et territoires d'Afrique. Le rapport
de la mission a confirmé l'opinion selon laquelle
un aménagement satisfaisant des collectivités est
impossible sans une éducation générale dans tous
les domaines - instruction élémentaire, santé, agriculture, industrie, etc. - éducation qui ne saurait
être développée qu'avec la collaboration active des
populations elles- mêmes. Un service sanitaire accessible à la communauté tout entière et dont les agents
travaillent en liaison étroite avec la population et
les autres services encourage avec succès les habitants
à améliorer eux -mêmes leurs conditions de vie.
Soins infirmiers
Les discussions techniques qui se sont déroulées
lors de la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,
sur le thème « Les infirmières et les visiteuses d'hygiène : leur formation et leur rôle dans les services
de santé », ont éveillé partout un vif intérêt, et de
nombreux pays ont déjà adopté des mesures tendant
à l'amélioration des services et de l'enseignement
infirmiers. Pour la première fois, les discussions
techniques offraient à des médecins, à des administrateurs sanitaires et à des infirmières appartenant
à toutes les régions du globe l'occasion d'examiner
ensemble les problèmes des soins infirmiers. Vingt
et un pays ont envoyé à l'Assemblée de la Santé un
représentant des milieux infirmiers, ce qui indique
l'importance reconnue à cette question. Le rapport
sur les discussions techniques a été publié dans la
Chronique et a fait l'objet d'une large distribution.
Trois organisations non gouvernementales, le
Conseil international des Infirmières, le Comité
international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales et la Ligue des Sociétés de
la Croix -Rouge, ont activement collaboré à la préparation des disc ussions et elles y ont intéressé leurs
associations nationales ; pas moins de quarante pays
18
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
ont envoyé des rapports. Plusieurs disciplines étaient
représentées lors de certaines discussions, ce qui a
augmenté l'intérêt du public à l'égard des soins
infirmiers. Quelques pays ont entrepris une enquête
approfondie sur l'ensemble du programme infirmier
et encouragé la formation d'associations d'infirmières ; une première association nationale s'est
formation. Il a souligné l'importance du maintien
de relations de travail satisfaisantes et d'une administration efficace.
Le Comité d'experts des Soins infirmiers a signalé
qu'il était nécessaire d'améliorer l'administration
des services infirmiers et il a recommandé que l'on
prépare un manuel sur la question. Le projet terminé
constituée dans un de ces pays.
a été soumis, pour observations et suggestions, à
L'OMS a continué à prêter son concours aux
programmes de formation en soins infirmiers de
base, en soins obstétricaux (sages- femmes) et en
accorde une place de premier plan aux méthodes
tendant à améliorer la transmission de renseigne-
soins infirmiers auxiliaires. Certains des programmes
en cours ont été modifiés pour répondre aux besoins
nouveaux des services sanitaires en voie d'expansion.
Un moins grand nombre de programmes d'assistance
ont été entrepris en 1956, mais ceux dont l'exécution
des administrateurs de services infirmiers. Ce manuel
ments, d'idées et de directives et à faciliter le travail
d'équipe.
était commencée ont été renforcés. Au Soudan, on
a recruté une infirmière de la santé publique supplémentaire pour le personnel de l'école d'infirmières.
Les infirmières monitrices qui aident à modifier
ou à établir des programmes d'enseignement infirmier dans un pays de civilisation différente ont
besoin d'une certaine assistance pour appliquer, dans
la pratique, les principes généraux de l'enseignement
infirmier. Un consultant a entrepris de préparer un
guide indiquant les mesures concrètes qu'il convient
Elle doit aider à introduire l'enseignement de la santé
publique dans le programme des soins infirmiers de
ainsi que les nombreux points pour lesquels il doit
base et organiser certains travaux pratiques. En
Malaisie, deux infirmières se sont jointes au personnel
international, l'une étant chargée d'améliorer l'admi-
nistration des salles et l'enseignement clinique, et
l'autre d'aider à former du personnel auxiliaire.
Les programmes de base ont été élargis pour permettre la formation des infirmières qui se préparent
à occuper des postes d'administration et de direction.
On a attribué une plus grande importance au rôle
de l'infirmière dans l'élaboration et l'exécution du
programme sanitaire ; dans plusieurs pays, les
infirmières de l'OMS favorisent, à cet échelon
administratif, la création ou l'extension de services
infirmiers. Les cours d'entretien et la formation
complémentaire en cours d'emploi ont continué
d'occuper une place considérable. On est parvenu
parfois à mettre des infirmières locales en mesure
d'assumer toute la responsabilité de la continuation
du programme - par exemple celui qui consistait
à élargir l'enseignement des soins infirmiers dans un
groupe d'hôpitaux de Bombay - et, en pareil cas,
les infirmières internationales ont été retirées.
Au cours de l'année, dans quarante -trois pays,
191 infirmières de l'OMS ont été employées, dont
vingt et une avaient été recrutées en 1956.
Un consultant en soins infirmiers de psychiatrie
a été envoyé dans cinq pays des Régions de l'Asie
du Sud -Est et du Pacifique occidental qui avaient
demandé qu'on les aidât à établir les plans d'un
service de soins infirmiers psychiatriques dont ils
avaient un besoin urgent. Le consultant a exposé le
programme à long terme nécessaire pour la formation
d'un personnel spécialisé et indiqué les occasions
nombreuses où il était possible d'intégrer la santé
mentale dans d'autres services et programmes de
d'adopter pour dresser un programme d'études,
être tenu compte d'un mode de civilisation avec
lequel l'intéressé n'est pas familiarisé. Ce guide
traitera de la détermination des objectifs, des modalités de sélection des élèves, de l'administration, des
méthodes d'enseignement et de l'évaluation des
résultats.
Une bibliographie qui renferme une liste d'environ
450 ouvrages convenant aux écoles d'infirmières a
été envoyée, sous forme polycopiée, à des infirmières
monitrices expérimentées ; celles -ci ont été invitées à
formuler leurs observations et leurs suggestions, dont
il a été tenu compte pour la revision de la liste en
question.
Pendant l'année, il s'est tenu trois conférences
régionales des soins infirmiers. Le .séminaire régional
pour les cadres des services infirmiers de l'Asie du
Sud -Est est décrit au chapitre 13, et la conférence
sur l'enseignement supérieur des soins infirmiers en
Europe au chapitre 14. Le Congrès régional d'infirmières qui s'est réuni au Mexique a examiné la question de l'administration des soins infirmiers dans les
hôpitaux, l'action de santé publique et les écoles
d'infirmières (voir page 117).
L'OMS s'est fait représenter à une conférence sur
l'organisation des études infirmières qui a eu lieu
sous l'égide du Conseil international des Infirmières
et s'est tenue à Sèvres du 12 au 24 novembre 1956.
Trente -sept infirmières de vingt pays y participèrent.
Il fut surtout question d'établir des méthodes de
recherche applicables aux soins infirmiers et de définir des problèmes qui paraissent nécessiter des
recherches, en particulier ceux que posent les services de soins infirmiers et l'enseignement infirmier.
Cette conférence internationale ne manquera pas de
susciter des réunions semblables, à l'échelon national,
au cours desquelles les plans des études qu'il convient
d'entreprendre pourront être précisés.
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
19
Hygiène sociale et médecine du travail
Le Comité d'experts de l'Organisation des Soins
médicaux a tenu sa première session en juin pour
ingénieurs,
examiner « le rôle de l'hôpital dans les programmes
de santé publique ».
Le Comité d'experts a reconnu que l'hôpital peut
lui -même exercer plusieurs fonctions préventives et
du travail, soit des centres de recherche sur les
qu'il devrait être en mesure de donner des soins
médicaux extra muros par l'intermédiaire d'un service de consultations externes adéquat et bien organisé,
travaillant en étroite collaboration avec
le
médecin de famille et d'autres agents sanitaires. De
façon générale, il y aurait lieu d'établir un système
régional comportant un hôpital complet au centre
et un réseau d'hôpitaux plus petits et de centres sani-
taires à la périphérie. Il est très important que les
agents sanitaires et les praticiens de médecine générale
prennent part aux travaux de l'hôpital.
Le fait que le Conseil exécutif ait déjà choisi un
thème analogue (« le rôle de l'hôpital dans le
programme de santé publique ») pour les discussions
techniques de la Dixième Assemblée mondiale de la
Santé confère à ce problème une importance particulière. Une telle décision montre que l'on a conscience du rôle que l'hôpital peut jouer en tant que
centre de services médico- sociaux bien équilibrés.
Une étude a été entreprise sur le coût et le financement des services de soins médicaux ; elle constituera
la première étape d'un plan de recherche de longue
haleine visant à déterminer l'effort économique que
doit fournir une collectivité pour assurer des soins
complets à la population, ainsi que les modalités
de financement de ces services. L'OIT prêtera son
concours pour cette étude.
La médecine du travail revêt de plus en plus
d'importance dans de nombreuses régions où l'industrialisation et le développement économique modi-
fient les conditions de vie et de travail des populations. Malheureusement, étant donné la pénurie de
personnel qualifié et la méconnaissance du problème,
les pays où se produisent ces changements rapides
sont enclins à tomber dans les mêmes erreurs qui
ont été commises par d'autres pays vers le milieu
du siècle dernier.
La formation de personnel spécialisé en médecine
du travail et l'éducation sanitaire des cadres et des
travailleurs de l'industrie constituent donc des
objectifs essentiels. C'est pourquoi l'OMS favorise
l'établissement d'instituts de médecine du travail
rattachés, si possible, à une école de santé publique
ou à une université qui fourniront les données
scientifiques nécessaires pour appuyer et populariser
leur action. Ces instituts pourraient servir de terrain
de rencontre pour les autorités en matière de santé
et de travail, ainsi que pour les cadres et les travail-
leurs de l'industrie. Ils peuvent devenir soit des
centres destinés à initier le personnel (médecins,
infirmières, chimistes et inspecteurs
d'usine) aux principes et à la pratique de la médecine
problèmes qui se posent localement dans ce domaine.
Ils pourront stimuler l'intérêt du corps médical à
l'égard de ces questions au moyen de réunions et de
conférences scientifiques ; développer, chez les cadres
et travailleurs de l'industrie, la conscience des dangers
professionnels qui menacent la santé et les renseigner
sur les moyens de prévention ; donner des conseils
aux gouvernements pour la mise en vigueur de
mesures de protection contre les risques sanitaires
professionnels et à l'industrie privée pour l'application de ces mesures.
Le premier de ces instituts doit être créé en Egypte,
avec.l'aide de l'OMS et dans le cadre de l'Institut
supérieur de Santé publique d'Alexandrie. Un plan
analogue est prévu dans la Région de l'Asie du Sud Est ; il débutera par la réunion, en 1957, d'un sémi-
naire de la médecine du travail, sous l'égide de
l'OMS et de l'OIT conjointement.
L'OIT a continué à collaborer avec l'OMS dans
le domaine de la protection des travailleurs et de la
médecine du travail. Les deux organisations ont
tenu des réunions périodiques, au niveau des secrétariats, aux fins de consultations et d'échanges de
renseignements, selon les principes fixés par le
Conseil exécutif en 1954. L'OIT et l'OMS ont pré-
paré de concert les plans d'un projet touchant les
services de médecine du travail, projet qui doit être
exécuté en Turquie et en prévision duquel une
enquête avait été effectuée en
1956. Une deuxième
enquête sur les maladies professionnelles du personnel
des administrations postales a été effectuée sur la
demande et avec la collaboration de l'Union postale
universelle. Un rapport a été élaboré et soumis à la
Commission exécutive et de liaison de l'Union.
De nouveaux conseils et une aide pour la mise au
point et l'organisation de services de réadaptation
ont été donnés à l'Autriche, à la Grèce, à l'Espagne
et à la Yougoslavie (comme il est indiqué de façon
plus détaillée dans le chapitre 14), ainsi qu'au Liban.
Le Pakistan également a bénéficié d'une aide pour
améliorer la formation de physiothérapeutes grâce
au développement des services de réadaptation et à
la création d'une école de physiothérapie.
Le rapport du groupe de consultants sur les
normes médicales à imposer pour la délivrance des
permis de conduire les véhicules automobiles, qui
s'est réuni en 1955, ainsi que les « Principes directeurs pour l'examen médical des candidats au
permis de conduire les véhicules automobiles »,
établis par le même groupe, ont été transmis à
l'Organisation des Nations Unies. Celle -ci a communiqué aux gouvernements les « Principes directeurs » ainsi que l'annexe du rapport contenant des
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
20
suggestions sur les épreuves pratiques auxquelles
les examinateurs doivent soumettre les candidats.
Les Etats -Unis ont demandé que ces documents
soient examinés par rapport à la réglementation et
la pratique adoptées dans chaque pays.
Maladies rhumatismales
La deuxième session du Comité d'experts des
Maladies rhumatismales s'est tenue en octobre à
Genève afin d'étudier la question de la prévention
du rhumatisme articulaire et des cardiopathies
rhumatismales. Le Comité d'experts a étudié la
fréquence de ces affections dans le monde entier,
la relation évidente entre l'infection à streptocoques
et le rhumatisme articulaire, et la possibilité de
prévenir le rhumatisme articulaire en combattant
l'infection à streptocoques au moyen d'antibiotiques
et de sulfamidés. Le Comité d'experts a également
formulé des recommandations pratiques sur l'emploi
continu, à titre prophylactique, de pénicilline ou de
sulfamidés pour éviter les rechutes dans le cas de
rhumatisme articulaire et sur l'utilisation thérapeutique d'antibiotiques, à des doses adéquates et
pendant une période suffisamment longue, dans les
cas manifestes d'infections à streptocoques, afin de
prévenir les premières atteintes de rhumatisme
articulaire. Une étroite coordination a été établie
entre ce comité d'experts et une réunion sur le
même sujet organisée par le Centre international de
l'Enfance à Paris.
Education sanitaire de la population
En 1956, l'OMS a aidé les autorités sanitaires de
dix -huit pays ou territoires à examiner leurs besoins
et ressources en matière d'éducation de la population
affecté à plein temps à l'Office de Secours et de
Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de
Palestine dans le Proche -Orient, a été transféré à
et à dresser des plans pour renforcer l'éducation
l'Ecole de Santé publique de l'Université américaine
de Beyrouth. Aux Philippines, le conseiller régional
de l'Organisation a aidé l'Institut d'Hygiène à
sanitaire, notamment dans les directions ou départements nationaux de la santé publique. Des consultants spécialisés de l'OMS ont continué à être détachés auprès des ministères nationaux de la Santé en
Birmanie, en Libye, à Ceylan et au Paraguay. Sur
la demande de la Commission du Pacifique Sud, le
conseiller régional en éducation sanitaire affecté à
la Région du Pacifique occidental a prêté son
concours aux autorités sanitaires nationales et à la
Commission pour une étude approfondie des activités éducatives des services sanitaires dans diverses
îles et territoires de la Région du Pacifique, étude
qui portait plus particulièrement sur la nécessité d'organiser de telles activités et les possibilités pratiques
de leur développement futur.
Les départements sanitaires nationaux et provin-
organiser et à développer des cours de formation
dans ce domaine à l'intention des médecins, des
infirmières, des éducateurs sanitaires et du personnel
d'autres catégories.
L'OMS a également aidé les autorités sanitaires
nationales et provinciales de divers pays à mettre au
point et à organiser une formation complémentaire,
en cours d'emploi. Dans certaines régions, une aide
considérable a été fournie par des institutions agissant en vertu d'accords bilatéraux. En Birmanie, le
consultant de l'OMS a aidé à organiser et à diriger
des cours réservés aux fonctionnaires sanitaires
adjoints de districts, aux infirmières des services de
ciaux confient maintenant plus fréquemment à des
pédiatrie, aux assistants de la santé publique, aux
visiteuses d'hygiène et aux éducateurs sanitaires
éducateurs sanitaires ayant bénéficié d'une formation
adjoints. Ceylan a bénéficié de l'assistance de l'OMS
technique aux activités éducatives de divers services
pour un cours de deux mois destiné à des inspecteurs de la santé publique ; des cours d'une durée
moindre ont été mis sur pied à l'intention d'autres
de faire préparer du matériel d'éducation sanitaire.
Souvent, on ne dispose pas d'éducateurs sanitaires
suffisamment qualifiés et, pour aider les autorités
médecins, d'infirmières, de membres du corps enseignant et de dirigeants d'organisations sanitaires
professionnelle le soin de donner une orientation
sanitaires, d'organiser des cours de formation et
nationales à remédier à cette pénurie, l'OMS et
d'autres organisations internationales ont augmenté
en 1956 le nombre des bourses accordées pour des
études sur l'éducation sanitaire de la population.
On s'est préoccupé tout particulièrement d'inculquer les principes et la pratique de l'éducation sani-
taire de la population aux participants de cours
organisés à l'intention de nombreuses catégories de
personnel
sanitaire,
professionnel
et
auxiliaire.
L'OMS a aidé à développer encore davantage les
cours de perfectionnement donnés dans cette branche
par des instituts ou des écoles de santé publique. Par exemple, un chargé de cours d'éducation sanitaire de la population, que l'OMS avait
bénévoles.
L'éducation sanitaire de la population a fait
l'objet de discussions techniques lors de la neuvième
session du Comité régional de l'Asie du Sud -Est
ainsi qu'au Sous -Comité A du Comité régional de
la Méditerranée orientale. A New Delhi, les discussions techniques ont surtout porté sur le renforce-
ment des programmes d'éducation sanitaire dans
les écoles. Les discussions de Téhéran avaient pour
objet l'éducation sanitaire dans les écoles, l'organisation et l'administration des services d'éducation
sanitaire, la production, l'évaluation et l'emploi de
moyens visuels et la formation d'agents de l'éducation sanitaire.
Les dix -neuf éducateurs sanitaires qui ont reçu une
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
21
formation théorique et pratique dans le cadre du
projet de formation auquel l'Organisation a collaboré avec l'Office de Secours et de Travaux des
Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans
l'évaluation et à l'examen inter -organisations -
le Proche -Orient ont été employés par cet Office et
Cette évaluation et cet examen ont été effectués avec
la collaboration des autorités gouvernementales
intéressées et les programmes de 1957 tiendront
affectés à des centres sanitaires desservant les réfugiés.
L'OMS a entrepris une étude sur la formation en
matière d'éducation sanitaire et, avec la collaboration
de l'UNESCO, une autre étude sur l'éducation
sanitaire du corps enseignant. Elle a également collaboré avec l'UNESCO à la préparation d'un numéro
spécial du Bulletin trimestriel de l'UNESCO, intitulé « Education de base et enseignement des
adultes », et dont le but principal est d'initier les
agents auxiliaires et les agents des collectivités aux
méthodes d'éducation des masses.
Une collaboration a été maintenue avec les
Nations Unies et les institutions spécialisées en ce
qui concerne l'aménagement des collectivités et
l'éducation de base. L'Organisation a pris part à
entrepris en 1955 et terminé en 1956 - portant sur
les objectifs et les programmes des centres régionaux
d'éducation de base en Egypte et au Mexique.
compte des conclusions formulées. L'Organisation
a également pris une part active au groupe de travail
du Comité administratif de Coordination sur l'aménagement des collectivités (juin 1956) qui a été
convoqué principalement pour préciser et définir à
nouveau la signification et la portée de l'aménagement des collectivités, ainsi que l'assistance que les
Nations Unies et les institutions spécialisées pourraient fournir dans ce domaine.
L'Organisation a pris part à la Troisième Confé-
rence de l'Union internationale pour l'Education
sanitaire de la Population qui s'est tenue en avril
à Rome.
Hygiène de la maternité et de l'enfance
Au cours de l'année, des études ont été organisées
sur certains des principaux problèmes sanitaires
mondiaux intéressant les mères et les enfants, ainsi
que sur les méthodes administratives à appliquer
dans les services de protection maternelle et infantile.
Parmi les questions qui seront traitées, relevons les
anémies de la grossesse, la diarrhée et l'entérite des
nourrissons et des jeunes enfants, les méthodes de
formation du personnel sanitaire et celles qu'il
convient d'adopter pour recueillir des données
relatives à la morbidité dans les archives des dispensaires de protection maternelle et infantile et d'autres
services. Les anémies de la grossesse interviennent
largement dans la mortalité et la morbidité maternelles de nombreuses régions. Les connaissances
actuelles sur leur étiologie, leur prophylaxie et leur
traitement efficace sont insuffisantes pour permettre
une attaque de grande envergure. Afin d'obtenir
de nouveaux renseignements sur cette importante
question, on envisage une étude concernant à la fois
les soins à donner aux mères et aux enfants et les
questions de nutrition. Un autre grave problème
appelle l'attention : celui de la diarrhée et de l'entérite qui, dans la plupart des pays, constituent la
cause principale de décès parmi les nourrissons et
les enfants. On abordera ce problème en tenant
d'être incorporés à un service sanitaire général. En
Colombie, par exemple, un projet qui concernait
initialement l'hygiène de la maternité et de l'enfance
vise maintenant à une réorganisation et à une
modernisation des services sanitaires départementaux, des centres sanitaires et de l'assainissement
rural ; en Equateur, un programme général ayant
pour but de renforcer le service de santé publique
du pays est issu d'un projet de protection maternelle
et infantile ; dans le projet de Lima- PativilcaHuaras, au Pérou, l'hygiène de la maternité et de
l'enfance a joué un rôle important. Dans l'Inde, on
compte maintenant onze programmes de santé
publique s'étendant à un Etat entier et prévoyant
des services très divers ainsi qu'une formation en
matière de protection maternelle et infantile.
Aux Philippines et à Taiwan, les services de protection maternelle et infantile s'insèrent dans l'activité plus générale des centres sanitaires ruraux. La
zone de démonstrations sanitaires de Calioub, qui
relève de la Région de la Méditerranée orientale,
comporte un programme général d'hygiène de la
maternité et de l'enfance. La plupart des programmes
européens font une large place à la formation professionnelle et révèlent une extension des activités rela-
tives aux problèmes de prématurité, de mortalité
compte des aspects épidémiologiques et bactériologiques, ainsi que des problèmes concernant l'assainissement, le régime alimentaire des enfants et les
soins à leur donner.
La tendance à intégrer, dans les services sanitaires
généraux, des programmes de santé publique destinés
aux mères et aux enfants - qui avait été mentionnée
périnatale, de réadaptation des enfants physiquement
diminués et de prévention des accidents. L'OMS et
programmes d'hygiène maternelle et infantile sont
coordonnés de manière satisfaisante ou sont en train
aide analogue. Ce sont là les premiers cas dans
lesquels l'Organisation a été priée de fournir, à
dans les rapports antérieurs - s'est accentuée et
répandue. En Amérique latine, presque tous les
le FISE ont accordé conjointement leur assistance
à tous les projets des Etats dans l'Inde et à de nombreux programmes dans d'autres pays.
Pendant l'année, un médecin de l'OMS a été
envoyé, en qualité de conseiller pour l'hygiène de
la maternité et de l'enfance, auprès du Gouvernement de la Thaïlande. L'Indonésie a demandé une
22
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
l'échelon national, des conseillers pour l'hygiène de
la maternité et de l'enfance. Ces nominations
revêtent une grande importance, car les titulaires
seront responsables de tous les travaux et devront
s'occuper de l'établissement des projets aussi bien
que des problèmes d'administration pour l'ensemble
du pays.
L'action en faveur de l'hygiène de la maternité
et de l'enfance, commencée avec l'aide de l'OMS
et, souvent aussi, du FISE, sera poursuivie et élargie
si l'on dispose d'un personnel national bien entraîné
et en nombre suffisant ; c'est pourquoi tous les
programmes continuent à faire une large place à la
formation de personnel. Des plans sont dressés
pour déterminer la valeur des méthodes de formation
de certaines catégories de personnel. Mais, outre la
nécessité de créer un personnel national assez
nombreux pour exécuter ces programmes, il importe
que le corps médical et les professions paramédicales
dans leur ensemble s'intéressent davantage aux
aspects préventifs aussi bien que thérapeutiques de
la protection maternelle et infantile. Dans de nombreux pays, les médecins et les infirmières sont mal
préparés à assumer ces responsabilités, surtout en
raison du fait que, pendant leurs études, ils n'ont
reçu qu'une formation insuffisante en pédiatrie.
L'Organisation s'est efforcée, par divers moyens,
d'améliorer cette situation. Par exemple, des profes-
seurs de pédiatrie ont été envoyés par l'OMS en
Indonésie et dans l'Inde et de nombreux membres
du personnel de l'OMS travaillant à des programmes
de caractère plus général ont consacré une grande
partie de leur temps à aider les établissements où
l'on forme des médecins et des infirmières à développer ou à renforcer l'enseignement de la pédiatrie
et des soins aux enfants.
Depuis 1952, l'Organisation a mené plusieurs
enquêtes sur l'enseignement de la pédiatrie. L'enquête
effectuée en Europe occidentale avec la collaboration
de l'Association internationale de Pédiatrie s'est
terminée en 1956 et le rapport final sera sans doute
la médecine et l'utilité, du point de vue de la protection maternelle et infantile, d'une meilleure formation pédiatrique des médecins. Il a reconnu l'impor-
tance toute spéciale qu'il convient d'attacher à
l'enseignement des aspects préventifs et sociaux de
la pédiatrie. Le groupe d'étude faisait immédiatement
suite à la Conférence internationale de Pédiatrie de
Copenhague et a donc bénéficié de la présence, en
Europe, de certains professeurs de pédiatrie jouissant
d'une réputation mondiale.
Le rapport du groupe d'étude traite de divers
aspects de l'enseignement de la pédiatrie aux étudiants : le rôle de cette discipline dans l'enseignement
de la médecine, le programme des études de pédiatrie,
les méthodes d'enseignement employées, l'utilisation
des installations sanitaires de la collectivité au cours
de ces études, et l'évaluation des résultats. La
deuxième section du rapport est consacrée à
la
formation universitaire et postuniversitaire en pédiatrie, à la formation du pédiatre (praticien), à celle du
spécialiste de la santé publique pour l'hygiène
infantile, et aux cours de perfectionnement en
pédiatrie organisés à l'intention des praticiens de
médecine générale. Le groupe d'étude a également
formulé un certain nombre de suggestions quant à
la façon dont les institutions internationales pourraient contribuer à l'amélioration des programmes
d'enseignement de la pédiatrie.
L'Organisation a été représentée à des réunions
du Comité consultatif technique du Centre international de l'Enfance, ainsi qu'à la quatrième réunion
du groupe technique de travail pour l'action de
longue haleine en faveur de l'enfance, groupe qui
a pour tâche principale de rédiger une étude sur
l'organisation et l'administration des services destinés
aux enfants.
Lors de sa réunion de mai 1956, le Comité mixte
FISE /OMS des Directives sanitaires a demandé qu'il
soit procédé à un deuxième examen, analogue à celui
qui avait été effectué en 1952 et 1953, de l'activité
une autre dans l'Asie du Sud -Est. Les renseignements
conjointe des deux organisations en matière de
protection maternelle et infantile et de formation,
dans ce domaine, de personnel sanitaire, professionnel et auxiliaire. Cet examen a pour principal
recueillis au cours des deux premières enquêtes ont
constitué la base des travaux du groupe d'étude sur
objet de donner aux deux organisations l'assurance
que les ressources consacrées par elles à ces travaux
prêt au début de 1957. Une enquête analogue a eu
lieu dans les Amériques en 1956 et l'on en prévoit
l'enseignement de la pédiatrie qui s'est réuni à
sont efficacement employées. L'OMS a pris des
Stockholm en août 1956.
dispositions pour recueillir les éléments d'un rapport
Ce groupe d'étude avait pour but d'examiner le
rôle de la pédiatrie dans l'enseignement général de
l'OMS, au Comité mixte des Directives sanitaires.
qui sera présenté, avec les recommandations de
Santé mentale
Le développement des services de santé mentale
dans les collectivités, conformément aux principes
recommandés par le Comité d'experts de la Santé
mentale dans son troisième rapport,' a fait l'objet
d'une attention croissante. On peut organiser un
service de ce genre en améliorant les moyens maté' Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 73
riels des hôpitaux psychiatriques et en étendant leur
champ d'action de manière à assurer à la collectivité
des possibilités de traitement extra -hospitalier, ainsi
que d'autres services. Le Royaume Hachémite de
Jordanie fournit un bon exemple d'un tel développement à son premier stade : depuis 1954, un
consultant psychiatre de l'OMS, auquel s'est joint
en 1955 un architecte, a aidé le Gouvernement à
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
23
moderniser et améliorer les installations de l'hôpital
infirmières psychiatriques consultantes ont organisé
a été
psychiatrique. Du personnel psychiatrique
formé et des cours de brève durée sur les principes
de l'action d'hygiène mentale ont été organisés à
des cours de formation à l'All -India Institute, où
l'intention des infirmières générales et d'autres infir-
elles ont collaboré de façon suivie avec le psychiatre
de l'OMS.
La psychiatrie infantile préventive et thérapeutique
mières. Le projet, qui est décrit en détail dans la
liste des projets (partie IV) doit être prolongé d'une
année. Un fait important sera la création, dans les
principales villes, de services de consultations
externes, dont le premier a été ouvert à l'hôpital
psychiatrique même.
a de nouveau fait l'objet d'une attention spéciale.
Lors de sa quatrième réunion en septembre, le
groupe d'étude sur le développement psycho- biologique de l'enfant a examiné d'une manière générale
les facteurs qui interviennent dans le développement
de l'enfant et leur action réciproque. Les discussions
pratiques d'une action d'hygiène mentale dans les
ont révélé que les connaissances en matière de
développement de l'enfant présentent encore de
collectivités, le Comité d'experts a tenu une cinquième
session en décembre. La discussion a porté essentiel-
grandes lacunes, qui ne pourront être comblées que
par des recherches simultanées dans différentes
lement sur la question de l'hôpital psychiatrique en
tant que centre prophylactique, auquel serait confiée,
en définitive, la réalisation de programmes nationaux
de santé mentale. Le Comité d'experts a également
voué une attention particulière aux dispositions
spéciales qui doivent être prises dans les régions où
les installations sont médiocres ou rudimentaires,
mais où il est néanmoins possible de poursuivre, au
sein de la collectivité, une action psychiatrique selon
des conceptions modernes.
La réalisation de programmes généraux dans le
domaine de la santé mentale se heurte aux difficultés
considérables que présente le recrutement d'homologues nationaux capables de remplacer les consultants de l'OMS après le départ de ceux -ci.
disciplines. Les membres du groupe d'étude ont
Afin d'examiner de plus près
les possibilités
Il y a une grave pénurie de personnel psychiatrique
qualifié de toutes catégories ; aussi s'est -on particu-
lièrement préoccupé de former du personnel en
accordant des bourses pour des études à l'étranger
et en améliorant les moyens nationaux d'enseigne-
décidé de poursuivre les échanges de renseignements
et d'entreprendre des recherches conjointes. Les
procès- verbaux de la première et de la deuxième
session ont été publiés par une maison d'édition sous
titre Discussions on Child Development, et l'on
espère que les comptes rendus des troisième et
le
quatrième sessions seront publiés en 1957.
On a continué l'étude des aspects électro- physiologiques du développement de l'enfant dont il avait
été question lors de la première réunion du groupe
d'étude.
Les études entreprises sur les changements électrophysiologiques et psychologiques chez les enfants
atteints de kwashiorkor, études pour lesquelles des
subventions avaient été accordées, en 1954 et 1955,
au groupe d'étude sur la malnutrition infantile du
British Medical Research Council, ont permis de
recueillir quelques renseignements intéressants sur
le développement de l'intellect et des fonctions
avec l'aide d'un consultant de l'OMS, des program-
motrices chez les enfants africains.
Un consultant de l'OMS pour l'alcoolisme a été
envoyé au Chili pendant cinq mois afin de conseiller
mes de formation en matière de psychologie infantile.
le
L'All -India Institute of Mental Health offre un
traitement des alcooliques.
Lors d'une réunion tenue à Genève, en novembre,
par le groupe d'étude sur le traitement des toxicomanies et les soins à donner aux toxicomanes, des
spécialistes de la psychiatrie, de la pharmacologie et
de la santé publique, venant de l'Afrique, des Amériques, de l'Asie et de l'Europe, ont discuté de l'application des connaissances actuelles au traitement des
personnes s'adonnant à l'opium et aux drogues du
ment. Cela a été fait dans le projet jordanien susmen-
tionné et aussi en Thaïlande, où l'on a organisé,
exemple de la contribution de l'OMS au développement des programmes de formation : l'OMS aide cet
Institut à établir un programme de cours de perfectionnement postuniversitaire en psychiatrie et en soins
infirmiers psychiatriques, ainsi qu'un programme de
recherches en neurologie et en neuro- chirurgie. Un
consultant en psychiatrie et en électro -physiologie a
terminé, en mai 1956, sa mission à l'Institut, où il
avait dirigé l'installation d'un appareil d'électroencéphalographie et initié du personnel à son utilisation. D'autres consultants de l'OMS ont été appelés
à donner des avis. Une enquête sur les possibilités de
formation des infirmières psychiatriques en Asie a
été entreprise par un consultant à court terme, qui
avait pris part en 1955 aux travaux du Comité d'experts des Soins infirmiers psychiatriques, et deux
Gouvernement au sujet d'un programme de
groupe de la cannabis. Le groupe d'étude a jugé
particulièrement important de soumettre les toxicomanes à un traitement essentiellement médical, fondé
sur une juste appréciation de la personnalité du
toxicomane et des circonstances qui ont pu le
conduire à la drogue. Les discussions ont également
fait ressortir la nécessité d'adapter les mesures contre
la toxicomanie aux conditions sociales et culturelles
prévalant dans les différentes régions.
24
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
Nutrition
L'une des causes les plus importantes de morbidité
huiles végétales, contrairement aux graisses animales,
et de mortalité dans de vastes régions du globe est
sont bien tolérées par les enfants déficients en pro-
l'absence de denrées alimentaires suffisamment riches
en protides qui puissent convenir au nourrisson lors
du sevrage. Il existe presque partout, en quantité
est ainsi possible de traiter les jeunes enfants par un
régime alimentaire riche en calories, au lieu du régime
tides. C'est là une constatation importante, car il
suffisante, des aliments riches en protides, mais il y
a lieu de procéder à des études complémentaires sur
pauvre en calories employé jusqu'ici. Ce dernier
présentait de graves inconvénients, car les enfants
les moyens de les traiter, ou de les utiliser en associa -
atteints de kwashiorkor sont souvent sous -alimentés
en même temps que privés de protides.
Au Guatemala, une enquête sur la cause effective
tion avec d'autres aliments, afin qu'ils constituent
un régime satisfaisant pour le jeune enfant. En 1955,
comme l'indique le dernier Rapport annuel, s'est
tenue, sous l'égide de la FAO, de l'OMS et de la
Fondation Josiah Macy Jr, une réunion de spécialistes
venant de divers pays et faisant autorité en matière
de nutrition infantile ; ces spécialistes ont examiné
les aspects hautement techniques de la question et
sont parvenus à en préciser la plupart. Après cette
réunion, un petit groupe consultatif, formé de personnes inscrites au Tableau d'experts de la Nutrition,
a été créé pour conseiller l'OMS dans ce domaine
spécialisé. Ce groupe s'est réuni deux fois en 1956.
A ces réunions ont assisté des membres du personnel
du FISE, de la FAO et de l'OMS, qui sont parvenus
à un accord très satisfaisant sur les programmes de
travail. La Fondation Rockefeller s'est vivement
du décès dans des cas où la mort était attribuée à
une gastro- entérite donne lieu de penser que plus
de la moitié des cas de décès déclarés seraient dûs,
en fait, à la malnutrition.
Le Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutri-
tion a recommandé à maintes reprises que l'OMS
procède à une étude sur les anémies nutritionnelles,
qui constituent un grave problème de santé publique
dans de nombreuses régions du globe. Des enquêtes
ont été effectuées dans l'Inde et à l'île Maurice en
1955. Elles ont été suivies, en 1956, de la nomination
à l'île Maurice, où la morbidité et la mortalité dues
aux anémies sont élevées, d'un hématologue chargé
d'effectuer une enquête approfondie.
Le Comité régional mixte FAO /OMS de la Nutri-
intéressée à ce problème et a réservé un montant de
$250 000 pour des subventions destinées à favoriser
de nouvelles recherches. Ces subventions sont
accordées par un comité distinct - The Committee
on Protein Malnutrition of the United States National
Research Council - en consultation avec les institutions internationales, et chaque demande est examinée du point de vue de sa valeur pour la réalisation
du programme d'ensemble.
tion pour l'Asie du Sud et de l'Est a tenu sa quatrième
A la suite de ces diverses réunions, des programmes
de recherches sur les tourteaux de graines de sésame
problèmes.
et les tourteaux d'arachides, ainsi que sur l'emploi
de ces produits, ont été établis et l'on envisage main-
tenant des travaux sur un certain nombre d'autres
denrées alimentaires. Ces recherches sont effectuées
dans différentes régions du monde, avec la collabo-
ration des laboratoires de recherche de la santé
publique et d'autres services de différents pays.
A la fin de 1955, des subventions ont été accordées
à des centres de recherches sur la nutrition dans
l'Inde, en Ouganda, au Guatemala, ce qui leur a
permis de réaliser des progrès considérables. Dans
l'Inde, il a été procédé à des enquêtes étendues sur
divers mélanges de denrées locales facilement accessibles, et ce programme de recherches fait maintenant
partie intégrante d'un vaste projet, bien conçu,
visant la prévention de la malnutrition. Dans l'Ouganda et au Guatemala, des mélanges de denrées
alimentaires locales peu coûteuses et capables,
semble -t -il, d'assurer de façon satisfaisante la crois-
sance des enfants ont été préparés et permettent
d'espérer que l'on pourra mettre en oeuvre des
programmes de caractère préventif. Au cours des
travaux dans l'Ouganda, on a constaté que les
session à Tokyo en 1956. Ce comité, qui s'était
réuni pour la dernière fois en 1953, est composé de
délégués gouvernementaux auxquels il fournit l'occasion d'échanger des renseignements sur les conclusions des comités d'experts et des consultants touchant les problèmes qui intéressent particulièrement
l'Asie du Sud et de l'Est, ainsi que sur l'expérience
acquise dans les pays qui s'efforcent de résoudre ces
A la session du Comité en 1956, assistaient des
spécialistes éminents du béri -béri. En raison de
l'adoption de certaines méthodes mécaniques pour
moudre le riz, cette maladie revêt une gravité de
plus en plus grande dans certaines zones de rizières
et elle constitue une cause fréquence de mortalité
infantile. De grands progrès ont été réalisés au Japon
dans la lutte contre le béri -béri et la prévention de
cette maladie. Aussi la session du Comité a -t -elle
fourni une excellente occasion d'étudier les méthodes
efficaces qui ont été appliquées au Japon et d'exa-
miner divers aspects du problème intéressant la
santé publique. D'utiles discussions ont eu lieu
également sur les anémies nutritionnelles et l'avita-
minose-A, affections qui, du point de vue de la
santé publique, présentent une grande importance
dans cette partie du monde.
L'Organisation a participé à la troisième conférence africaine de la nutrition, organisée par la
Commission de Coopération technique en Afrique
au Sud du Sahara, qui s'est tenue à Loanda (Angola)
en octobre et au cours de laquelle ont été discutées
des questions de nutrition, considérée dans ses
rapports avec la santé publique.
L'ACTION ANTIPALUDIQUE EN IRAK
Dans le nord de l'Irak, où le paludisme est hyperendémique et cause la mort
d'un enfant sur cinq, la lutte antipaludique est conduite avec l'aide de l'OMS et
du FISE.
Les cours d'eau de la vallée de Tanjero sont des gîtes de choix pour
les moustiques vecteurs du paludisme. Une équipe irakienne instruite
avec l'aide de l'OMS et équipée par le FISE recueille des larves.
Une équipe de pulvérisations au DDT visite un village de montagne.
Dans les lieux les plus reculés, où l'on n'accède qu'après des journées
de voyage à pied ou à cheval, maisons et étables doivent être traitées
si
Dans le village kurde de Timar, un chef d'équipe irakien examine la
rate d'une fillette, tandis que son aide classe des échantillons de sang.
l'on veut exterminer les insectes meurtriers.
Un technicien évalue, à l'aide d'une échelle colorimétrique, la teneur
en insecticide d'un échantillon prélevé par grattage d'une paroi.
ÉRADICATION DU PALUDISME AU MEXIQUE
La ville de Villahermosa, située dans une région marécageuse
fortement impaludée, est le centre d'une des zones établies pour
la réalisation du programme d'éradication du paludisme au
Mexigece.
1. Les pulvérisations d'insecticides devront porter sur quelque quatre -
vingt mille maisons. Un membre d'une équipe de pulvérisations
pèse la poudre de DDT.
2. Une équipe qui va traiter les habitations sur les rives de la rivière
Grivalja embarque son matériel.
3. Un cinéma de la ville reçoit le numéro sous lequel il sera enregistré
dans les dossiers du bureau local de la Commission d'Eradication du
Paludisme.
4. Pour déterminer l'incidence du paludisme dans la population, des
échantillons de sang sont régulrement prélevés et examinés.
1
3
4
ESSAIS PRATIQUES DE VACCINS ANTITYPHOÏDIQUES EN YOUGOSLAVIE
Au cours de l'année a paru un rapport sur les résultats des essais pratiques poursuivis en Yougoslavie, avec l'aide de
l'OMS, pour déterminer la valeur de divers types de vaccins expérimentés antérieurement au laboratoire.
Arrivée d'une équipe de vaccination dans un village près d'Osijek.
Un poste a été établi par l'équipe et les villageois viennent s'y faire
vacciner.
ENSEIGNEMENT INFIRMIER
Les cours de soins infirmiers de santé publique forment une partie
du programme d'intégration des services sanitaires du Guatemala.
Ici une étudiante du premier cours de monitrices fait un exposé
à une classe de futures infirmières auxiliaires.
Une infirmière monitrice envoyée par l'OMS auprès de l'Hôpital
général de Singapour donne un cours à des élèves infirmières.
25
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
Une enquête diététique et nutritionnelle menée
parmi les réfugiés arabes par l'Office de Secours et
de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de
Palestine dans le Proche -Orient, avec le concours
de l'OMS, fait l'objet d'une description plus détaillée
dans la dernière section du présent chapitre.
La science de la nutrition s'est rapidement développée au cours de ces dernières années, mais, pen-
dant un certain temps, elle s'est orientée vers la
recherche plutôt que vers les applications pratiques,
dans le domaine de la santé publique, des nouvelles
découvertes. C'est ainsi que, dans de nombreux
pays, on ne considérait pas, autrefois, que les mesures
relatives à la nutrition devaient normalement relever
du programme de santé publique, à l'exception
peut -être de celles qui avaient trait au rachitisme et
au goitre endémique. Cependant, de nombreux
problèmes nutritionnels - tels que les déficiences
protéiques et les anémies - ne pourront recevoir de
solution satisfaisante que lorsque l'on tiendra pleine-
ment compte des renseignements déjà disponibles
dans la mise au point et la réalisation des programmes
de santé publique.
On reconnaît maintenant, de façon plus générale,
l'intérêt de ces considérations, et de nombreux pays
qui développent rapidement leurs services sanitaires
ont, au cours de l'année considérée, demandé à
l'OMS des conseils et de l'aide pour intégrer leur
programme de nutrition dans leur action de santé
publique. A cette fin, il est apparu qu'on pouvait,
en général, recourir beaucoup plus largement aux
moyens dont disposent les services de protection
maternelle et infantile pour empêcher la malnutrition. La pénurie de personnel suffisamment qualifié
a fortement entravé l'exécution des programmes de
nutrition ; c'est pourquoi l'OMS a accordé un plus
grand nombre de bourses d'études.
Hygiène dentaire
Les grandes lignes du programme d'hygiène den-
taire de l'Organisation ont été établies après la
nomination d'un spécialiste de l'hygiène dentaire
en juin 1956. Le programme d'hygiène dentaire et
les problèmes dentaires ont été étudiés au cours de
visites à divers pays des Régions de l'Europe et de la
Méditerranée orientale, et les méthodes à employer
pour améliorer l'hygiène dentaire, notamment chez
les enfants, ont été examinées avec les fonctionnaires
de la santé publique. Pendant l'année, des consultants
en soins dentaires ont été fournis à Hong Kong, à
l'Inde et aux Philippines.
L'OMS a continué à agir de concert avec la Fédération dentaire internationale. Les relations à établir
entre l'OMS et la Fédération en vue de l'exécution
d'un programme d'hygiène dentaire ont fait l'objet
d'un examen avec des membres du . Bureau de la
Fédération dentaire internationale.
L'action sanitaire parmi les réfugiés de Palestine
Aperçu général
L'Organisation a continué, pendant l'année consi-
dérée, de collaborer à l'action sanitaire entreprise
parmi les réfugiés de Palestine. Elle a fourni le même
personnel qu'en 1955, à savoir : un administrateur
de la santé publique, un paludologue, un ingénieur
sanitaire, un éducateur sanitaire et des consultants
à temps partiel, et elle a engagé, en plus, une infirmière
de la santé publique qui a été chargée de diriger le
service de soins infirmiers.
L'état sanitaire général des réfugiés est demeuré
satisfaisant pendant toute l'année. Plus de 900 000
réfugiés de Palestine résident au Liban, en Syrie, en
Jordanie et dans la zone de Gaza ; environ 44
d'entre eux (398 328) sont répartis dans 58 camps,
les autres vivant dans les villes et les villages. Les
services médicaux et sanitaires mis à la disposition
de ces réfugiés sont de divers types et comprennent
notamment des services d'assainissement, d'hygiène
dentaire, de logement et de distribution d'aliments
1 Un compte rendu complet des activités sanitaires figure
également dans l'annexe B du Rapport annuel du Directeur
de l'UNRWA, qui peut être obtenu auprès du Bureau de
l'UNRWA à Beyrouth, Liban.
de complément. Pour l'année comprise entre
le
ler juillet 1955 et le 30 juin 1956, l'ensemble de ces
services sanitaires a représenté, pour l'UNRWA,
une dépense de $5 651 000 qui a été financée au
moyen du budget de l'Office. Sur cette somme,
$1 426 000 ont été dépensés pour des aliments de
complément et $1 722 000 pour les services d'assai-
nissement et de logement. Le total des dépenses
dépasse de $214 000 celui de l'année précédente et
ce dépassement provient surtout de l'augmentation
des quantités d'aliments distribuées au titre du programme d'alimentation de complément, ainsi que de
la construction de bâtiments pour les centres et le
personnel sanitaires.
L'effectif total du personnel sanitaire était, au
30 juin 1956, de 3368 personnes, dont 19 recrutées
internationalement, les autres ayant fait l'objet d'un
recrutement parmi les réfugiés de Palestine. Environ
2200 lits d'hôpital et 90 dispensaires et services de
consultations externes dans les hôpitaux ont été
utilisés pour les services médicaux.
Les gouvernements d'accueil et les associations
bénévoles
ont continué
d'aider l'UNRWA en
mettant à sa disposition des consultations externes,
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
26
en prêtant assistance aux services de protection
maternelle et infantile et en organisant divers pro-
grammes de formation professionnelle. Pendant
l'année, les centres de protection maternelle et
infantile et les centres de puériculture ont reçu un
nombre de personnes beaucoup plus élevé, soit
120 000 pour les premiers et près de 500 000 pour
les seconds. Le service d'hygiène scolaire a encore
été renforcé par de nouvelles équipes d'hygiène
scolaire.
Il ne s'est déclaré, parmi les réfugiés, aucun cas
des six maladies quarantenaires. Les quarante -trois
cas de fièvre récurrente enregistrés pendant la période
allant du 12 juin 1955 au 9 juin 1956 étaient des cas
de fièvre transmise par les tiques. Les maladies les
plus fréquentes ont été, cette année encore, la dysenterie et les ophtalmies, surtout pendant l'été. Toutefois, on a noté, par rapport aux années antérieures,
une nouvelle diminution des maladies intestinales
transmissibles. Ce fait est probablement dû aux
vaccinations préventives et à l'approvisionnement en
eau potable.
Grâce aux mesures antipaludiques, les cas cliniques
de paludisme ont pratiquement diminué de moitié.
En Jordanie, par exemple, où le paludisme posait
un problème très grave, le Gouvernement a mené
une campagne d'éradication en coordination étroite
avec l'Office, de façon à couvrir l'ensemble du pays,
et les cas cliniques de paludisme sont tombés, parmi
les réfugiés, de 2992, pendant la période d'avril juin 1955, à 1496 pendant la période correspondante
de 1956. De plus, le service antipaludique de
l'UNRWA continue d'assurer la formation du
personnel technique nécessaire pour ce programme.
.
tion en ce qui concerne les services sanitaires fournis
par l'Office.
Les cours de formation pour le personnel paramédical ont continué pendant toute l'année et neuf
projets ont été menés à bonne fin ; dix -neuf stagiaires
ont acquis les qualifications requises, surtout dans
le domaine des soins infirmiers. A l'heure actuelle,
des bourses ont été accordées par l'UNRWA pour
l'étude de la médecine (69 bourses), de la pharmacie
(20), de la médecine vétérinaire (3) et de l'art dentaire (3) dans des universités d'Egypte, du Liban et
de Syrie.
Le service des fournitures médicales de l'Office
s'est beaucoup amélioré grâce à l'introduction d'un
nouveau système de comptabilité des articles en
magasin. Un nouveau catalogue des fournitures
médicales a également été mis au point.
En sus de la ration de base fournie les années
précédentes, une ration supplémentaire mensuelle
composée d'aliments secs et représentant 500 calories
par jour a été allouée à toutes les femmes enceintes,
à partir du début du cinquième mois de la grossesse
jusqu'à la fin du douzième mois qui suit l'accouchement. Plusieurs nouveaux centres ont été construits
pour la distribution d'aliments supplémentaires,
d'aliments pour nourrissons et de lait, et le programme de distribution de lait aux écoliers a été
élargi. En outre, l'Office, de concert avec l'OMS et
la FAO, a chargé des consultants spéciaux de faire
une enquête. Celle -ci a duré quatre mois et a porté
sur plus de 5000 réfugiés et sur un certain nombre
de sujets témoins pris en dehors des réfugiés. Les
résultats de l'enquête n'ont pas encore été publié s.
En ce qui concerne la santé mentale, l'Office a
Le programme de lutte contre la tuberculose a
encore été développé et amélioré, avec l'assistance
d'un consultant de l'OMS envoyé par le Bureau
régional de la Méditerranée orientale. Un système
d'enregistrement a été adopté, afin de permettre la
surveillance régulière et le traitement continu des
ouvert des crédits pour développer les installations
malades, ainsi que le dépistage des contacts. L'effectif
désirable d'effectuer une enquête sur l'état de santé
mentale des réfugiés ; des dispositions ont donc été
prises avec l'OMS pour réaliser ce projet en 1957.
Depuis longtemps, on estimait qu'il serait nécessaire de donner un enseignement en santé publique
au personnel de l'UNRWA ; des cours supérieurs
du personnel travaillant à ce programme a été
augmenté. De nouvelles salles pour tuberculeux ont
été ouvertes et une aile contenant 150 lits est en
construction, au Liban, pour le traitement des
réfugiés. Néanmoins, le nombre des lits d'hôpital
est encore insuffisant dans certaines régions.
hospitalières et a chargé son propre médecin de
s'occuper des réfugiés de Jordanie. Le programme
de santé mentale a également été amélioré dans ce
pays. Etant donné les aspects sociaux et politiques
du problème des réfugiés, on a estimé qu'il était
De nouveaux progrès ont été réalisés dans le
à l'intention des médecins, des infirmières et des
service de l'assainissement, surtout en ce qui concerne
nisation. Parmi les intéressés, un certain nombre
l'évacuation des ordures et des excréta. Plusieurs
camps nouveaux, offrant de bonnes conditions de
logement, ont été ouverts.
Dans le domaine des soins infirmiers de santé
publique, on s'est efforcé de développer le service
des soins à domicile, en dépit des grandes difficultés
résultant des distances à parcourir et du temps exigé
pour les visites.
Les activités sanitaires et éducatives ont donné de
bons résultats : les réfugiés dans les camps vivent
maintenant dans des conditions plus saines et ils
ont manifesté beaucoup plus d'esprit de collabora-
techniciens de l'assainissement sont en voie d'orga-
suivront des cours donnés dans les écoles régionales
de santé publique pendant l'année 1956 -1957.
L'Office a approuvé un crédit de $100 000 pour
un programme élaboré en 1956 -1957 par la division
sanitaire et par la division de la prévoyance sociale
et en vertu duquel de jeunes réfugiés, des orphelins
ou des enfants physiquement diminués - aveugles,
sourds -muets et infirmes - seront placés dans des
établissements spécialisés où ils recevront des soins
spéciaux et seront soumis à un traitement de
réadaptation.
CHAPITRE 3
ASSAINISSEMENT
L'importance, pour la santé publique, de l'apparition chez les insectes d'une résistance aux insecti-
est aujourd'hui nettement établie mais, en
raison principalement du fait que les recherches
cides
relatives à ce problème n'ont pas encore pris toute
l'ampleur nécessaire, on manque de renseignements
suffisants sur les causes de la mort des insectes exposés
aux insecticides et sur les bases biochimiques et
physiologiques de leur résistance. C'est pourquoi
l'OMS s'est résolument efforcée de coordonner les
Un groupe d'étude, auquel la FAO et l'OIT ont
apporté leur concours, s'est réuni à Genève en juin,
afin d'examiner la toxicité de certains pesticides pour
l'homme. Il a pris connaissance de tous les renseignements disponibles sur les dangers des nouveaux
pesticides et indiqué les mesures à adopter pour
protéger les ouvriers qui manipulent ces produits.
Le groupe d'étude s'est attaché particulièrement à
déterminer le genre de renseignements dont on aurait
besoin pour comprendre pleinement et pour évaluer
toxicité d'un nouveau pesticide. L'OMS, en
recherches sur ces questions fondamentales.
la
Au début de l'année, l'OMS a terminé l'enquête
mondiale, entreprise en 1955, sur les laboratoires
qui effectuent des recherches sur la résistance des
insectes aux insecticides. Les résultats détaillés de
cette enquête, qui s'est étendue à environ cent labo-
encourageant les essais relatifs à certains insecticides
ratoires de toutes les parties du monde, ont été
communiqués aux personnes inscrites au Tableau
d'experts des Insecticides, aux fins d'information et
pour obtenir leurs observations. La septième session
du Comité d'experts des Insecticides s'est tenue à
Genève en juillet. Le Comité d'experts a formulé un
certain nombre de recommandations qui ont été
présentées, en août, au Dixième Congrès interna-
dont l'emploi paraît plein de promesses, cherche
donc à obtenir des informations au sujet des effets
toxiques de ces produits, non seulement sur les
insectes mais aussi sur les personnes qui procèdent
aux pulvérisations.
Donnant suite aux recommandations du Comité
d'experts des Insecticides lors de sa cinquième
session, l'OMS, avec la collaboration du Tropical
Testing Establishment du Gouvernement de
la
Nigeria, à Port Harcourt, a repris des expériences
relatives aux effets des méthodes tropicales de
conservation sur les propriétés physiques des prépa-
tional d'Entomologie, à Montréal. Pour donner effet
rations d'insecticides. Une nouvelle série d'insec-
à ces recommandations, l'OMS s'est mise en rapport avec tous les laboratoires qui s'occupent des
ticides, sous forme de poudre dispersable dans l'eau,
est stockée depuis le début de 1956 dans des conditions tropicales, et les premiers échantillons ont déjà
insecticides et, avec le concours de ces établissements,
a publié une circulaire d'information qui est envoyée,
tous les deux mois, à environ deux cents chercheurs.
été prélevés et examinés. Ces travaux doivent se
En encourageant la liaison entre les hommes de
poursuivre en 1957. Les normes fixées par le Comité
d'experts des Insecticides, à ses cinquième et septième
science qui effectuent les travaux et les institutions qui
sessions, ont été publiées dans un ouvrage intitulé
accordent les fonds nécessaires, l'OMS a fait pro-
Normes pour les pesticides et concernent les insecticides, les rodenticides, les molluscocides et, d'autre
part, les appareils de pulvérisation et de poudrage.
Les travaux portant sur d'autres aspects de
l'assainissement, que décrivait de façon assez détaillée
gresser certains projets de recherche dont la nécessité
se faisait particulièrement sentir. Un petit groupe
d'experts a mis au point des méthodes standard pour
déterminer la résistance chez les moustiques adultes
et chez les larves de moustiques, et des trousses
d'épreuve sont en préparation. Les résultats d'une
enquête mondiale, entreprise en 1953, sur la résistance des poux du corps aux insecticides ont été
analysés et publiés dans le Bulletin.' Un consultant
a été envoyé en Afrique pour examiner directement,
dans certaines zones, des cas de résistance au DDT
et à l'HCH. Etant donné l'importance et l'ampleur
de ce problème, un biologiste du Siège a été chargé
des études sur la résistance aux insecticides pendant
toute la durée du programme de recherches.
Lorsqu'on produit de nouveaux insecticides, il
importe de tenir compte de leur toxicité éventuelle.
' Bull. Org. mond. Santé, 1957, 16 (sous presse)
le Rapport annuel de 1955, ont continué à retenir
l'attention de l'Organisation, qui s'est tout particulièrement préoccupée des mesures tendant à développer les services administratifs, à améliorer la
salubrité rurale, à former du personnel d'assainissement et à diffuser des renseignements. Trois séminaires ont été organisés en 1956 pour faciliter les
échanges d'informations techniques sur les divers
problèmes de l'assainissement. Un séminaire sur le
sujet général de l'assainissement, auquel assistaient
des ingénieurs sanitaires et des médecins de la santé
publique de la plupart des pays de la Région de la
Méditerranée orientale, ainsi que de Turquie et de
Grèce, s'est tenu au Liban. A Taiwan a été convoqué
un autre séminaire concernant principalement l'éva-
- 27 -
28
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
cuation et l'utilisation des
déchets organiques
urbains et ruraux dans les pays et territoires du
Pacifique
occidental.
En
Europe, le cinquième
séminaire européen d'ingénieurs sanitaires, tenu à
Helsinki avec le concours du Gouvernement finlandais, a examiné les problèmes de la pollution
de l'eau et de l'évacuation des déchets industriels
et radioactifs. Ces problèmes revêtent une grande
importance pour la plupart des pays européens
où, actuellement, se développent rapidement le
potentiel industriel et l'urbanisation. On trouvera
d'autres renseignements sur ces projets dans la liste
qui figure à la partie IV ; quant à la réunion qui a
eu lieu en Finlande, elle fait l'objet d'une description
plus complète au chapitre 14, page 74.
Les programmes de démonstrations et de formation professionnelle en matière d'assainissement ont
bénéficié en 1956 d'une aide plus large de l'OMS.
Dans les programmes ruraux d'assainissement, tels
que ceux qui sont réalisés cette année en Indonésie
et en Birmanie, on s'est préoccupé surtout de former
du personnel, de mettre au point et de faire fonctionner des ouvrages sanitaires pilotes, afin de déterminer lesquels sont économiques, pratiques, suscep-
tibles d'être acceptés par les populations et d'être
utilisés dans d'autres parties de ces pays.
Dans les zones urbaines et rurales, les progrès de
l'assainissement se trouvent souvent arrêtés par le
fait que les services sanitaires locaux ne disposent
pas d'un nombre suffisant d'ingénieurs qualifiés
capables de les conseiller dans l'élaboration de programmes d'assainissement qui tiennent compte à la
fois des principes de la santé publique et du génie
civil. Aussi, dans certains cas, l'aide fournie s'est elle manifestée par l'organisation de cours de formation professionnelle spéciaux et de brève durée ou
par l'envoi de conférenciers chargés d'aider le personnel enseignant local à créer des cours de génie
sanitaire plus réguliers dans les établissements
existants.
Avec la collaboration des gouvernements suédois
et danois, un bref cours de formation professionnelle
a été organisé à l'intention des ingénieurs municipaux chargés de l'assainissement dans les pays
scandinaves et, d'autre part, des cours de génie
sanitaire figurent maintenant au programme de
l'Ecole d'ingénieurs d'Irak.
L'OMS a également donné des avis sur des questions de génie sanitaire à un certain nombre d'administrations sanitaires provinciales et centrales qui
désirent développer ou réorganiser leurs services
d'assainissement, ou pour lesquelles se posent des
problèmes d'hygiène de caractère spécial. On a
insisté sur le principe que l'assainissement constitue
une partie importante de l'ensemble du programme
de santé publique et doit être inclus dans tous les
plans nationaux d'amélioration de la santé publique.
L'attention de l'OMS s'est donc portée sur les
problèmes d'assainissement que comportent la plupart des projets concernant la lutte contre les maladies transmissibles ou les services de santé publique
tels que ceux de la protection maternelle et infantile,
de l'hygiène rurale et de l'administration de la santé
publique.
Le groupe d'étude sur les normes internationales
applicables à l'eau de boisson s'est réuni à Genève
au mois de juin pour examiner la question de l'établissement de normes de qualité et de méthodes
d'analyse pour l'eau d'alimentation. Ce problème
avait été étudié d'abord à l'échelon régional : des
groupes d'experts se sont réunis en Europe en 1953,
1955 et 1956, ainsi que dans la Région de la Méditerranée orientale en 1955, et un groupe mixte d'experts
de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental a
été convoqué au début de 1956. La nécessité d'une
collaboration internationale en ce qui concerne les
normes applicables à l'approvisionnement en eau
potable salubre a été reconnue, et l'on a souligné
que ce problème revêt une actualité exceptionnelle
en raison de la grande extension des voyages, notam-
ment des voyages aériens. Le rapport du groupe
d'étude visait à encourager de nouvelles recherches
sur cette question et à amener toutes les personnes
qui sont chargées d'assurer l'approvisionnement
en eau de boisson saine à envisager immédiatement
l'utilisation courante, dans la pratique, des normes
applicables à la qualité de l'eau.
L'OMS a poursuivi en 1956 ses travaux sur
l'hygiène du lait au cours de réunions périodiques
d'un groupe de travail inter -organisations FAO/
OMS /FISE sur le lait et les produits laitiers, composé
de membres des secrétariats. L'OMS a également
participé - ainsi que le FISE - au Comité mixte
FAO /OMS de l'Hygiène du Lait. Le Comité mixte
a examiné les travaux des institutions internationales
qui s'intéressent à l'hygiène du lait et il a étudié des
questions telles que l'hygiène de la production
laitière, les méthodes hygiéniques de ramassage, de
transport, de manutention, de traitement et de distribution du lait, ainsi que les principes de la législation relative à l'hygiène du lait. Le Comité mixte
a également étudié les problèmes que pose le contrôle
de cette denrée dans les conditions différentes des
pays développés et sous -développés ; il a recom-
mandé que diverses questions fassent l'objet de
recherches coordonnées de la part de la FAO et de
l'OMS.
A l'occasion d'une réunion d'un groupe d'étude
sur l'écologie des mollusques et d'une conférence
sur la bilharziose en Afrique, convoquées par
l'OMS (voir aussi page 15), des renseignements
ont été recueillis pour déterminer l'effet de certains
facteurs ambiants sur l'écologie des mollusques
et sur l'incidence alarmante de la bilharziose dans
certaines régions du globe. En particulier, on a
examiné les connaissances que l'on possède actuellement sur le rôle des réseaux d'irrigation dans la
propagation de la bilharziose.
La collaboration avec l'Organisation des Nations
Unies (mentionnée dans le Rapport annuel de 1955)
pour des questions telles que l'aménagement des
collectivités et l'utilisation des ressources hydrau-
ASSAINISSEMENT
ligues s'est étendue en 1956 à d'autres domaines,
l'OMS ayant pris part à des réunions convoquées
29
par le Conseil économique et social pour l'étude des
problèmes du logement, du transport des marchan-
à la solution des problèmes sanitaires posés par le
développement des zones tropicales arides ou humides, et elle a participé en 1956 à des réunions
organisées par l'UNESCO à Ceylan et en Australie
dangereuses et de l'urbanisation. L'OMS
a également continué à collaborer avec l'UNESCO
pour examiner divers aspects des recherches portant
sur ces questions.
dises
CHAPITRE 4
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
Les objectifs de l'Organisation en matière d'en-
compétents. C'est pour cette raison que l'OMS
simples : augmenter et renforcer les moyens d'enseignement locaux ; fournir des possibilités de formation
complémentaire à l'étranger ; encourager la poursuite
organise actuellement un programme de formation
de professeurs de médecine préventive et sociale.
D'autres méthodes sont également utilisées pour
aider les écoles de santé publique à adapter leurs
seignement et de formation professionnelle sont
des études au -delà des cours professionnels ordinaires ; favoriser l'élévation du niveau de l'enseignement et de la formation professionnelle ; procéder
à l'étude des faits nouveaux survenus dans le domaine
mondial de l'enseignement et de la formation
professionnelle.
Le programme d'enseignement et de formation
professionnelle accorde également une large place
à la notion de prévention dans toutes les matières
enseignées, à tous les échelons et pour toutes les
catégories de travailleurs sanitaires.
L'importance attribuée aux aspects préventifs
de la médecine et de la santé publique se reflète
dans le programme de bourses d'études. Les principaux sujets d'étude ont été les suivants : lutte
contre les maladies transmissibles (23 %), assainissement (12 %), administration de la santé publique
(16 %), soins infirmiers (9 %), hygiène de la maternité
et de l'enfance (9 %) et autres services sanitaires
spécialisés (18 %). On s'efforce aussi, dans toute la
mesure du possible, de ne pas négliger ce problème
de la prévention lors de l'élaboration de programmes
d'études dans des domaines spécialisés autres que
ceux qui intéressent directement la santé publique
et la lutte contre les maladies infectieuses.
L'OMS aide les écoles de médecine à créer des
chaires de médecine préventive, qui permettront
d'inclure cette discipline de façon plus officielle et
plus méthodique dans l'enseignement donné aux
étudiants. Le but de cette assistance n'est pas seulement d'ajouter un nouveau cours aux programmes,
mais, par le moyen d'une collaboration avec tous
les autres départements de l'école, d'introduire la
notion d'une médecine sociale et préventive dans
l'enseignement de toutes les matières du programme
d'études.
Aujourd'hui, les écoles de médecine s'accordent
programmes aux besoins de leurs étudiants étrangers.
Par exemple, des bourses d'études ont été attribuées,
comme les années précédentes, à des professeurs
d'écoles de santé publique pour leur permettre de
se rendre dans les pays dont sont originaires un
bon nombre de leurs étudiants. Ils se familiarisent
avec les conditions qui règnent dans ces pays et
les problèmes qui s'y posent, ils s'entretiennent
avec d'anciens étudiants et peuvent être ainsi amenés
à modifier leur enseignement en tenant compte de
ce qu'ils ont appris. Les observations que les boursiers
peuvent formuler sur tel ou tel cours sont également
examinées avec beaucoup d'attention, car elles
peuvent contenir des suggestions, bien que moins
directes, sur les moyens d'adapter l'enseignement
de la médecine préventive et de la santé publique
aux besoins des différents pays.
Comme on l'a indiqué, le principe de la prévention ne peut occuper la place qui lui revient dans
l'enseignement de la plupart des matières cliniques
que si les professeurs sont eux -mêmes pleinement
convaincus de l'utilité de cette conception et s'ils ont
conscience de tout ce qu'elle comporte. Les missions
médicales envoyées par l'OMS dans différents pays
se sont efforcées de favoriser une telle attitude. Mais
elles ont souvent constaté l'absence d'idées claires
quant aux meilleurs moyens à employer pour
introduire ce principe de la prévention dans l'enseignement des matières précliniques. Or, il y a là
un problème important, car l'étudiant doit être
rendu attentif à la valeur de l'action préventive dès
le début de ses études, avant qu'il soit trop absorbé
par la partie clinique du programme et ses disciplines
essentiellement curatives. Les sujets qui, dans la
partie préclinique du programme d'études, se prêtent
presque toutes à reconnaître la valeur de cette
le mieux à l'enseignement des aspects préventifs
de la médecine sont probablement la physiologie
et la pathologie. Il a donc été décidé qu'un groupe
nouvelle orientation du programme d'études, quoique
certaines facultés semblent encore hésiter à assurer
d'étude se réunirait en 1957 pour étudier le concept
de la prévention dans l'enseignement de la physio-
à la nouvelle chaire une complète égalité de statut
avec les chaires existantes et toutes les possibilités
de collaboration désirables. La personnalité et
la compétence professionnelle du titulaire jouent,
logie ; des consultations en vue de la préparation
à cet égard, un rôle considérable ; malheureusement,
les professeurs de médecine préventive hautement
qualifiés sont rares. Certains pays qui ont accepté,
en principe, d'instituer des chaires de médecine
préventive et sociale ne peuvent trouver des candidats
de cette réunion ont eu lieu en 1956 avec des physiologistes venus de diverses régions du monde. On
espère que ces études seront, par la suite, étendues
à la pathologie.
La série de réunions de professeurs de médecine
préventive en Europe, en Amérique centrale et dans
l'Amérique du Sud répond à la même fin et ses
résultats sont encourageants.
- 30 -
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
Le séminaire sur l'enseignement de la médecine
préventive qui s'est tenu, en octobre 1955, à Viña
del Mar (Chili) et auquel ont participé des doyens
et des professeurs d'écoles de médecine de l'Amérique
du Sud a été suivi, en avril 1956, d'un séminaire
d'une semaine, qui a eu lieu à Tehuacán, Mexique,
et dont les participants venaient du Mexique et des
pays de l'Amérique centrale et de la zone des
Caraïbes. Des mesures avaient été prises pour permettre à tous les participants de prendre une part
la situation sociale
31
et économique, de façon à
pouvoir préciser l'étendue des besoins par rapport
aux ressources. On établit ensuite des plans à longue
échéance, comme cela a été le cas en 1956 à Costa
Rica, à Haïti, aux Philippines et en Rhodésie pour
les écoles de médecine, en Ethiopie et dans la Nigeria
pour le personnel auxiliaire, et à Singapour pour les
travailleurs médico- sociaux. Dans un certain nombre
d'autres pays, par exemple en Thaïlande, au VietNam, au Cambodge et en Indonésie, des discussions
active aux discussions et celles -ci ont abouti à l'éla-
ont eu lieu sur l'évolution de l'enseignement de la
boration de principes généraux et de nombreuses
médecine. De plus, une étude régionale systématique
dispositions concrètes adaptées à ces régions. Quant
aux objectifs et aux méthodes préconisés pour
l'enseignement de la médecine préventive, ils étaient
sur l'enseignement de la médecine a été entreprise
pour l'Asie du Sud -Est et une autre est en préparation pour la Méditerranée orientale.
Une conférence nationale sur l'enseignement de
la médecine s'est tenue en Thaïlande au mois de
novembre. La Thaïlande a été le second pays de la
Région de l'Asie du Sud -Est qui ait donné suite à la
recommandation formulée en 1954 par le Comité
régional en organisant une conférence de ce genre.
La première conférence, qui a eu lieu dans l'Inde,
a été décrite dans le Rapport annuel de 1955. En
Thaïlande, la conférence a été réunie sous les aus-
ceux -là même que le Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique avait exposés
dans son deuxième rapport. On espère que ces deux
séminaires inciteront de nombreuses écoles de
médecine de l'Amérique latine à prendre de nouvelles
initiatives dans le sens indiqué lors des discussions
et, de fait, on constate déjà que certains progrès se
réalisent dans cette voie.
Une conférence sur l'enseignement de la médecine
préventive en Europe a eu lieu, en juillet, à Zagreb ;
elle faisait suite aux conférences tenues à Nancy et
à Goteborg et elle a porté principalement sur la
formation postuniversitaire des fonctionnaires de
la santé publique. Le trait dominant de cette conférence a été l'échange d'expérience entre les diverses
écoles et les divers centres de formation d'Europe,
en vue de trouver certains dénominateurs communs
pour les programmes et les méthodes de formation
des différents pays. A la suite de ces conférences,
une étude générale sur l'enseignement de la médecine
préventive et de la santé publique dans un certain
nombre de pays européens a été préparée par deux
consultants de l'OMS à des fins de publication.
Toujours en vue d'améliorer l'enseignement de la
médecine préventive, l'Organisation étudie le problème des médecins praticiens qui consacrent une
partie de leur temps à des activités de santé publique
et qui n'ont reçu de formation adéquate en médecine
préventive et en santé publique ni pendant ni après
leurs études de médecine. La conférence sur la
formation en santé publique des praticiens de méde-
cine générale, qui s'est tenue à Genève à la fin du
mois d'octobre, a proposé des méthodes d'enseignement et de formation qui pourraient servir à
renseigner et à instruire ces praticiens ; beaucoup
d'entre eux ne peuvent abandonner leur clientèle
pendant le laps de temps nécessaire pour une formation complète et, néanmoins, c'est à eux qu'incombe
principalement, dans de nombreuses parties du
monde, l'action de médecine préventive.
L'OMS a commencé à encourager la création
d'établissements d'enseignement locaux lorsqu'il y
avait pénurie de personnel qualifié et elle a aidé
divers pays à renforcer, dans la mesure où cela était
nécessaire, les moyens d'enseignement locaux. En
général, il est d'abord procédé à une enquête sur les
institutions existant dans le pays et à une étude de
pices du Gouvernement et avec l'assistance de
l'International Co- operation Administration et du
Conseil médical chinois.
L'OMS a continué son action en faveur du développement d'institutions nationales d'enseignement.
L'une des méthodes employées - qui s'est avérée
efficace - a consisté à charger un professeur expérimenté d'organiser l'enseignement de sa spécialité
en même temps que de former un homologue qui
pourra lui succéder. Les professeurs nommés par
l'OMS en 1956 ont enseigné dans dix -sept pays et
totalisé 335 mois d'enseignement, alors que le chiffre
correspondant pour 1955 était de 285 mois.
La plupart des demandes d'assistance des gouvernements concernent l'enseignement des sciences
médicales de base, lesquelles en sont encore à un
stade relativement peu avancé dans certains pays.
Actuellement, l'enseignement des sciences médicales
fait une part toujours plus grande à l'anatomie, la
physiologie, la biochimie, la pathologie, la bactériologie et la pharmacologie, et il apparaît de plus
en plus nécessaire que l'on puisse disposer d'un
professeur à plein temps pour ces sciences de base.
L'OMS aide les pays à faire face à cette nouvelle
situation. Dans de nombreux pays, des écoles de
formation de personnel auxiliaire ont été créées
afin d'assurer à la population des services sanitaires
qui existaient à peine jusqu'à présent ; l'OMS a
aidé à organiser des écoles de ce genre en Ethiopie,
en Libye, au Népal et dans la Nigeria et à leur
fournir du personnel et du matériel.
L'Organisation a rassemblé des données sur les
moyens de formation professionnelle offerts par les
écoles de médecine, les écoles dentaires, les écoles
vétérinaires, les écoles de pharmacie et les établissements de formation en santé publique dans le
monde entier. Elle a préparé une deuxième édition
du répertoire mondial des écoles de médecine, qui
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
32
doit paraître en 1957 ; elle a également travaillé à
l'élaboration d'un répertoire des écoles dentaires.
En 1956, l'OMS a entrepris la préparation d'une
bibliographie annotée de l'enseignement de la
médecine, qui portera sur les années 1946 à 1955
inclusivement. En raison de l'intérêt croissant qui
se manifeste à l'égard de cette question, il était
opportun de rassembler et de classer l'abondante
documentation publiée dans de nombreux pays.
Cette bibliographie comprendra toutes les publications qui intéressent les divers aspects de l'ensei-
de 1947 à 1952. Sur un total de 2852 bourses attribuées pendant cette période, il n'a été tenu compte
ni des boursiers appartenant à des pays qui ne
sont pas Membres actifs de l'Organisation, ni des
bourses portant sur des programmes de formation
collective de brève durée ou sur la participation à
des séminaires, etc. ; le nombre total des bourses
examinées a été de 576.
Il ressort de cet examen que les résultats du programme de bourses ont été satisfaisants dans
l'ensemble, bien que le succès ait été variable selon
pays. Des améliorations peuvent encore être
gnement médical universitaire et postuniversitaire,
les
personnel paramédical et auxiliaire.
apportées au programme de bourses d'études. Depuis
la mise en oeuvre de ce programme, qui remonte à
mais non celles qui touchent à la formation du
L'OMS a également entrepris un autre travail
de référence : il s'agit d'une étude de la législation
régissant l'enseignement de la médecine dans divers
pays. Les membres du Tableau d'experts de la For-
mation professionnelle et technique ont fourni des
indications sur les lois de quelque quarante -cinq
pays. Les travaux se poursuivent en ce qui concerne
la législation des autres pays.
Pour donner effet à la résolution adoptée par la
Neuvième Assemblée mondiale de la Santé au sujet
de la fixation, sur le plan international, de titres et
compétences minimums pour les médecins, on a déjà
entrepris d'élucider la question et de déterminer
les méthodes à utiliser et les objectifs éventuels à
atteindre.
En 1956, le programme de bourses d'études est
entré dans sa dixième année. Pendant l'année comprise entre le ter décembre 1955 et le 30 novembre
1956, 883 bourses d'études ont été accordées, sans
compter les « participants » à des réunions éducatives - dans lesquelles il n'était pas établi de distinction formelle entre éducateurs et stagiaires ou les étudiants bénéficiant d'une aide pour les frais
de subsistance et de voyage afin de pouvoir assister
aux cours nationaux organisés dans leur propre pays
avec l'assistance de l'OMS. La liste des projets
(partie IV de ce rapport) donne des détails sur les
bourses qui ont été accordées en 1956.
Depuis 1947, 6174 bourses d'études, au total, ont
été accordées, dont 3996 (65 %) à des médecins,
730 (12 %) à des infirmières, 400 (6 %) à des techni-
ciens de l'assainissement, les autres (17 %) étant
attribuées à des statisticiens, à des éducateurs sanitaires, à des physiothérapeutes, à des vétérinaires, à
des pharmaciens, etc. appartenant à 150 pays et
territoires.
En 1956, il a été procédé à un examen des résultats
obtenus grâce aux bourses d'études pour lesquelles
une évaluation était possible. On ne peut apprécier
la contribution d'un boursier aux activités sanitaires
nationales que lorsqu'il est rentré depuis un certain
temps dans son pays d'origine : un intervalle de
deux années a donc été prévu à cet effet. Il faut
encore y ajouter le laps de temps nécessaire pour
rassembler et évaluer les données concernant le
travail accompli par le boursier ; c'est pourquoi
l'enquête n'a porté que sur des bourses accordées
l'époque de la Commission intérimaire, l'Organisation a reconnu la nécessité d'évaluer attentivement les résultats obtenus. C'est en procédant
régulièrement à une évaluation de chaque bourse
accordée et en examinant le dossier correspondant
que les gouvernements et l'OMS, sur la base des
erreurs commises et des succès obtenus, pourront
le mieux orienter leur action en ce qui concerne les
diverses parties du programme des bourses d'études,
notamment le choix des candidats, la formation des
boursiers et leur affectation après leur retour dans
leur pays d'origine.
Un contact étroit a été maintenu avec l'Organi-
sation des Nations Unies et avec les institutions
spécialisées pour ce qui touche aux méthodes d'attribution des bourses d'études et aux problèmes qu'elle
soulève. Une question importante, qui n'a pas encore
été résolue, est celle de l'uniformisation du système
adopté pour les subventions aux boursiers par
l'Organisation des Nations Unies et par toutes les
institutions spécialisées.
Les relations entre l'Organisation et le CIOMS
ont continué à se développer favorablement
et,
après des consultations avec l'UNESCO sur le rôle
et les activités du CIOMS dans l'avenir, le Conseil
exécutif et l'Assemblée mondiale de la Santé ont
défini les grandes lignes de la collaboration future
avec cet organisme.
L'OMS a également continué de collaborer avec
l'Association médicale mondiale, notamment pour
la préparation de la deuxième conférence mondiale
sur l'enseignement de la médecine qui se tiendra à
Chicago en 1959.
L'Association internationale des Universités et
la Fédération dentaire internationale ont prêté
leur concours pour le rassemblement des données
concernant les écoles de médecine et les écoles
dentaires.
Conformément au programme d'échange de cher-
cheurs, une subvention a été accordée au British
Medical Research Council pour qu'un chercheur du
Centre international des Shigellae de Londres puisse
visiter le Centre international des Shigellae à Cham blee, Géorgie. A la suite de cette visite, des dispo-
sitions ont été prises pour que les travaux de ces
deux centres soient mieux coordonnés, afin que l'un
et l'autre puissent être utilisés au maximum.
CHAPITRE 5
L'ÉNERGIE ATOMIQUE ET LA SANTÉ
Le programme de l'OMS relatif à l'utilisation
de l'énergie atomique à des fins pacifiques, approuvé
par le Conseil exécutif et la Neuvième Assemblée
mondiale de la Santé, comprend cinq points principaux. Il est prévu tout d'abord, et cette question
est peut -être la plus importante, d'assurer la formation du personnel ; deuxièmement, de recueillir
et diffuser des renseignements sur les problèmes que
posent l'énergie atomique et les utilisations des
radio- isotopes dans le domaine de la médecine ;
troisièmement, d'étudier les questions sanitaires
que soulève l'évacuation des déchets radioactifs ;
en quatrième lieu, d'étudier avec d'autres institutions
internationales le problème de la distribution des
étalons radiologiques, de recommander des règles de
travail et des normes pharmaceutiques pour les
radio -isotopes destinés à un usage médical ; et enfin,
de stimuler et de coordonner la recherche sur les
aspects sanitaires des radiations. Le programme de
formation s'adressera à trois catégories distinctes
de personnes : les spécialistes (normalement des
médecins
ou
des
radio -physiciens
sanitaires)
qui seront chargés d'assurer la sécurité dans les
laboratoires utilisant l'énergie atomique ; les admi-
nistrateurs de la santé publique et les ingénieurs
sanitaires qui s'intéressent particulièrement à des
questions telles que l'évacuation des déchets radioactifs et l'installation de réacteurs ; et le personnel
médical qui emploie les radio -isotopes.
La Neuvième Assemblée mondiale de la Santé
(dans sa résolution WHA9.54) a exprimé l'opinion
que « tout projet national, bilatéral ou multilatéral
concernant l'utilisation de l'énergie atomique à des
fins pacifiques devrait être élaboré et exécuté en
liaison étroite avec les autorités responsables de la
santé publique », et le Directeur général, sur la
demande de l'Assemblée, a fait de cette déclaration
l'objet d'une circulaire adressée à tous les Etats
Membres. Le groupe de gouvernements qui avait
déposé le projet de résolution a déclaré, dans son
mémorandum introductif, que, des projets d'application de l'énergie atomique à des fins pacifiques
ayant souvent été élaborés et même exécutés sans
que les autorités sanitaires aient été consultées
comme il eût été indiqué de le faire, il en est résulté,
dans plusieurs cas, que l'on ne s'est pas assez préoccupé des conséquences qui pouvaient en découler
dans le domaine de la santé publique. Les gouvernements ont jugé indispensable de pouvoir
disposer de l'expérience de techniciens de la santé
publique, habitués à envisager les problèmes de
santé du point de vue épidémiologique, pour faire
face aux difficultés imprévues que ne manquera pas
de susciter l'utilisation toujours plus poussée de
l'énergie atomique qui, en soi, peut être un bienfait
pour l'humanité.
Le groupe d'étude sur les unités radiologiques
la protection contre les radiations s'est réuni
en avril 1956 et a examiné l'ensemble des travaux
de l'OMS sur l'utilisation de l'énergie atomique
à des fins pacifiques. Le groupe d'étude a recoin mandé que l'OMS maintienne et développe les
et
services consultatifs en matière de protection contre
les radiations et d'évacuation des déchets radioactifs
qu'elle met à la disposition des gouvernements.
Il a suggéré des méthodes qui permettraient à l'OMS
de favoriser l'établissement de moyens internationaux
adéquats pour standardiser les rayons X et les
radio -isotopes, avec la collaboration de la Com-
mission internationale des Unités et Mesures radio-
logiques. C'est ainsi, par exemple, que les doses
thérapeutiques de rayons X appliquées en différents
pays pourraient être mesurées par rapport à un
étalon commun et, par conséquent, être comparées
dans des conditions satisfaisantes. Des consultations
ont lieu pour permettre à l'OMS de collaborer
avec l'UNESCO et d'autres organismes à la solution
de ce problème.
En ce qui concerne la formation du personnel,
le groupe d'étude a estimé que l'on doit s'efforcer
de donner aux étudiants en médecine une idée des
répercussions, sur les sciences médicales, du dévelop-
pement de l'énergie atomique. Il sera nécessaire de
dispenser divers types d'enseignement universitaire
et postuniversitaire pour former des administrateurs de la santé publique ainsi que du personnel
sanitaire spécialisé en hygiène industrielle et, dans
les pays où l'énergie atomique est nouvelle, pour
constituer un personnel d'élite, connaissant parfaitement la question des radiations et capable de conseiller le gouvernement et les institutions de recherche.
Le groupe d'étude a formulé des recommandations
quant à la nature et à l'étendue de la formation dans
le domaine de l'énergie atomique que devra recevoir
ce personnel, de même que de nombreuses autres
catégories de spécialistes : médecins radiologues des
hôpitaux, radio -physiciens sanitaires, ingénieurs sanitaires et experts pour la standardisation des rayons X
et des radio -isotopes.
Pour ce qui est de l'évacuation des déchets radio-
le groupe d'étude a constaté que plus on
recourra à l'atome en tant que source d'énergie,
actifs,
plus les problèmes de protection contre les radiations,
- 33 -
34
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
qui actuellement concernent surtout les individus,
intéresseront la collectivité. L'OMS pourrait encourager les recherches sur l'évacuation des déchets
radioactifs en montrant sur quels points des études
sont nécessaires, notamment dans les zones où des
problèmes d'évacuation ardus peuvent se poser.
Il a également proposé que l'OMS joue le rôle de
centre de rassemblement et de diffusion d'informations sur des méthodes d'analyse susceptibles
d'être utilisées pour identifier les radio -isotopes
dans les liquides organiques, dans l'eau, et dans
d'autres milieux affectés par l'évacuation de déchets
radioactifs.
Le Gouvernement
français
a
organisé,
du
19 novembre au 16 décembre 1956, au Centre
d'Etudes nucléaires de Saclay, en France, un cours
de perfectionnement en matière de protection contre
les radiations atomiques, destiné aux fonctionnaires
de la santé publique et de la médecine du travail et
aux chimistes de la santé publique. L'OMS a octroyé
un certain nombre de bourses d'études à des candidats provenant d'autres pays européens et a prêté
son aide pour l'envoi de conférenciers étrangers. Ce
Un entomologiste de l'OMS a été envoyé à
l'Atomic Energy Research Establishment, Harwell,
Angleterre, pour y suivre un cours d'un mois afin
de se familiariser avec les techniques d'utilisation
des isotopes dans les recherches écologiques sur
Anopheles gambiae en Afrique.
On rassemble dans une collection certaines com-
munications touchant la santé publique qui ont été
présentées à la Conférence internationale des Nations
Unies sur l'Utilisation de l'Energie atomique à des
Fins pacifiques, en août 1955, et qui pourraient
offrir un intérêt particulier pour les administrateurs
de la santé publique. Pour chaque sujet, les communications intégrales ou résumées sont préfacées
par un exposé simple des données du problème.
Cette collection doit être publiée par l'OMS. Pendant
toute l'année, le recueil ronéoté intitulé «Lois
nationales sur la protection radiologique », qui avait
été établi pour la même conférence, a fait l'objet
d'un nombre limité mais régulier de demandes.
dans les pays de langue française. Des arrangements
Il sera nécessaire d'établir une collaboration entre
l'OMS et d'autres organismes intéressés pour éviter
les chevauchements de fonctions. Le Rapport
annuel de 1955 2 mentionne l'activité du Comité
consultatif de l'Energie atomique de l'Organisation
préliminaires ont en outre été conclus en vue de
l'organisation en Europe d'un cours international
des Nations Unies, du Comité scientifique des
Nations Unies sur les Effets des Radiations ato-
de radio -physique sanitaire en 1957.
Une importante étude dans laquelle l'évacuation
miques et du Sous -Comité de l'Energie atomique du
Comité administratif de Coordination. Ce sous comité a été créé pour coordonner les activités de
l'Organisation des Nations Unies et des institutions
cours a apporté une contribution précieuse à la
formation des fonctionnaires de la santé publique
des déchets radioactifs était examinée de façon
assez détaillée a été présentée au cinquième séminaire
européen d'ingénieurs sanitaires, à Helsinki, en
juillet 1956, et a été publiée dans le Bulletin.' Deux
bourses ont été accordées en décembre 1955 pour
l'étude de l'évacuation des déchets radioactifs ; en
outre, le titulaire d'une bourse décernée en 1956
doit étudier le même sujet. Une autre bourse enfin
a été octroyée pour l'étude de la sécurité dans la
manipulation des radio -isotopes.
Un groupe d'étude sur les effets génétiques des
radiations chez l'homme s'est réuni à Copenhague
en août 1956. L'étude des effets génétiques, et
éventuellement somatiques, des radiations de faible
intensité sur de vastes populations semble présenter
un intérêt considérable pour la santé publique,
étant donné notamment que l'on cherche à évaluer
les effets qu'exercent sur la santé l'évacuation des
déchets radioactifs et l'emploi généralisé des rayons X
en médecine. Ce groupe d'étude a étudié les sources
de radiations ionisantes naturelles ou dues à l'action
humaine, l'enregistrement du degré d'exposition
des individus et des populations aux radiations,
ainsi que la formation de spécialistes de la génétique
et la vulgarisation parmi le grand public des principes
de cette science. Toutefois, le rapport contient surtout
des recommandations assez détaillées concernant
divers types de recherches nouvelles à entreprendre
au sujet des effets génétiques des radiations chez
l'homme.
' Bull. Org. mond. Santé, 1956, 14, 1007 -1060
spécialisées
atomique.
touchant le
problème de
l'énergie
Le Comité scientifique des Nations Unies sur les
Effets des Radiations atomiques a tenu des sessions
à New York en mars et en octobre 1956. L'OMS
organisations spécialisées y
étaient représentées par des observateurs. Le Comité
a examiné des questions telles que les effets de
et certaines autres
l'irradiation par les isotopes absorbés dans l'organisme ; les effets des radiations externes ; la radioactivité ambiante naturelle ; l'irradiation médicale
et l'irradiation professionnelle et la contamination
du milieu ; il doit faire rapport à l'Assemblée
générale le leT juillet 1958. Le rapport du groupe
d'étude de l'OMS sur les effets génétiques des
radiations chez l'homme doit être soumis au Comité
scientifique ; en outre, le document sera publié.
Les premières mesures en vue de l'établissement
d'une Agence internationale de l'Energie atomique
ont été prises au cours de l'année. En janvier, le
Secrétaire général des Nations Unies a envoyé au
Directeur général, en le priant de lui communiquer
ses observations, l'avant -projet d'une étude sur les
relations entre l'Agence internationale de l'Energie
atomique et l'Organisation des Nations Unies. La
Conférence sur le Statut de l'Agence, qui s'est
tenue à New York en septembre et en octobre sous
2
Actes off. Org. mond. Santé, 67, 36
L'ÉNERGIE ATOMIQUE ET LA SANTÉ
35
les auspices du Gouvernement des Etats -Unis, a
les radiations et celui, étroitement apparenté, des
unités radiologiques, la Commission internationale
commission préparatoire et a recommandé que le
de Protection contre les Radiations et la Commission
internationale des Unités et Mesures radiologiques,
ont été admises par le Conseil exécutif, en janvier
mis au point le texte du Statut, a constitué une
siège de l'Agence soit établi à Vienne. Certaines des
fonctions de l'Agence mentionnées dans le Statut,
par exemple celles qui concernent l'échange de
renseignements scientifiques, la formation de personnel, et les normes de santé et de sécurité qui
doivent être observées dans l'exécution des projets
relatifs à l'énergie atomique approuvés par l'Agence,
influeront sur ses relations avec l'OMS.
Deux organisations internationales qui depuis
de nombreuses années ont accompli un travail
important dans le domaine de la protection contre
1956, à entretenir des relations officielles avec l'OMS.
Ces commissions ont aidé l'OMS à préparer la
réunion du groupe d'étude sur les unités radiologiques et la protection contre les radiations ;
elles ont également donné des avis sur l'ordre du
jour du groupe d'étude. En avril, elles ont tenu une
conférence à laquelle l'OMS était représentée et
un séminaire mixte auquel assistaient des membres
du secrétariat de l'OMS.
CHAPITRE 6
ÉPIDÉMIOLOGIE ET STATISTIQUES SANITAIRES
Statistiques sanitaires
Le principal objet des statistiques sanitaires est,
sur le plan national, de renseigner les administrateurs
de la santé publique sur la morbidité et la mortalité
dues à diverses maladies. A l'aide de ces informations,
ces administrateurs peuvent, s'ils sont au courant
des méthodes de prévention de ces maladies, concen-
trer l'action sanitaire sur les points où elle aura son
maximum d'efficacité.
Théoriquement, le même principe devrait être
applicable sur le plan international et l'OMS, en
élaborant des programmes d'activité, devrait pouvoir
disposer de renseignements statistiques sur les régions
où les conditions sanitaires sont les moins favorables
et sur les maladies qui causent le plus de dommages.
Le rassemblement de données statistiques pour
le rapport sur la situation sanitaire dans le monde
constituera un progrès dans ce sens ; mais il faut
reconnaître qu'il n'existe encore de statistiques
sanitaires dignes de foi que pour une trentaine de
pays dans leur ensemble et pour certaines villes
de quelques autres pays. Pour la plus grande partie
de la population du globe il n'existe pas de statistiques adéquates, car il n'y a pas assez de médecins
pour poser les diagnostics et de services administratifs pour enregistrer les données. Pour les mêmes
motifs, les statistiques portant sur les régions les
plus défavorisées du point de vue sanitaire ne
suffisent pas à mettre en lumière les besoins de ces
régions. Aussi l'OMS doit -elle aider les pays à créer
ou à améliorer leurs services de statistiques sanitaires
avant de pouvoir utiliser les informations statistiques
pour répartir son aide de la façon la plus efficace.
point des méthodes permettant d'y obtenir des renseignements d'ordre sanitaire suffisamment dignes
de foi pour que les administrations de la santé
puissent s'en inspirer. Lorsque l'emploi du certificat
médical, ou même le simple enregistrement des
décès, n'est pas encore possible, les renseignements
pourraient se fonder sur les diagnostics des quelques
médecins disponibles dans les villes et les hôpitaux,
ou sur des relevés établis par le personnel médical
exerçant hors des centres ; peut -être même pourrait -
on se servir de renseignements fournis par des
personnes n'appartenant pas au corps médical,
sous réserve que ces renseignements soient interprétés
par des épidémiologistes.
Les statisticiens médicaux qui font maintenant
partie du personnel de la plupart des bureaux régio-
naux devraient pouvoir faciliter l'adaptation des
méthodes nouvelles aux conditions particulières des
différents pays. Les commissions nationales de
statistiques démographiques et sanitaires devront
aussi jouer un rôle important à cet égard. Ces
commissions, au nombre de trente- trois, réparties
dans diverses régions du monde, pourraient exercer
une action très efficace dans les pays où les services
statistiques sont peu développés, où les rares données
statistiques accessibles doivent être utilisées au
maximum et où chaque branche de l'administration
doit apporter sa contribution au fonds commun de
connaissances.
Pour sa part, l'Organisation s'est efforcée par
divers moyens d'intéresser les pays dits sous- développés à l'amélioration des statistiques démographiques
En ce qui concerne les pays sous -développés,
et sanitaires. Ces pays ont bénéficié de ses conseils
pour l'attribution de bourses destinées à favoriser
l'étude des statistiques sanitaires à divers échelons
administratifs ; d'autre part, les consultants de
l'OMS ont donné des avis sur des problèmes particuliers des statistiques démographiques et sanitaires
ainsi que sur l'organisation des services statistiques
en général. L'OMS a également prêté son concours
pour l'organisation de conférences et de séminaires,
notamment en mettant des conférenciers à la disposition des pays. Par exemple, le Bureau régional du
Pacifique occidental a organisé, sous les auspices
du Gouvernement du Viet -Nam et avec la collaboration de l'Organisation des Nations Unies, un séminaire pour le personnel des services de statistiques
sanitaires et démographiques du Cambodge, du Laos
l'Organisation essaie actuellement de mettre au
et du Viet -Nam (voir aussi partie IV, WPRO 19) ; de
Depuis soixante ans, des organismes internationaux
composés de statisticiens et de médecins ont élaboré
des nomenclatures internationales des maladies et
causes de décès, ainsi que des méthodes uniformes
de déclaration et de classement des causes de décès.
Toutefois, comme l'a souligné la conférence de
revision de 1955, deux domaines ont encore été à
peine abordés : celui des statistiques de mortalité
dans les pays qui, du point de vue médical et administratif, sont très peu développés, et celui des
statistiques de morbidité dans tous les pays. En
outre, seuls les pays qui possèdent un service statistique assez bien organisé et un corps médical
important sont à même d'utiliser les nomenclatures
internationales avec le maximum de profit.
- 36 -
37
ÉPIDÉMIOLOGIE ET STATISTIQUES SANITAIRES
même, le Bureau régional de l'Afrique et la Commission de Coopération technique en Afrique au Sud du
Sahara ont organisé un séminaire sur les statistiques
démographiques et sanitaires (voir aussi page 56).
Au cours de ce séminaire une première tentative a
été faite pour confronter l'expérience acquise par les
services médicaux et statitisques dans différentes
parties de l'Afrique, et certaines des conclusions
auxquelles ont abouti les discussions peuvent s'appliquer facilement aux régions sous -développées
d'autres continents.
On a commencé à préparer en 1956 une édition
revisée du Manuel de classement statistique international des maladies, traumatismes et causes de
décès qui sera publiée en anglais, français et espagnol.
Les centres pour le classement des maladies établis
à Londres et à Caracas ont prêté un utile concours.
Cette revision, autorisée par la Neuvième Assemblée
mondiale de la Santé dans sa résolution WHA9.29,
a été recommandée par la conférence sur la septième
revision qui s'est tenue en 1955.
En ce qui concerne les statistiques de morbidité,
un progrès très net a été réalisé par le Comité
d'experts des Statistiques sanitaires qui s'est réuni
en décembre. Divers facteurs rendent difficile le choix
de termes et d'unités de mesures appropriés pour
Le Comité d'experts a également discuté, pendant
la même session, des questions relatives à l'enregistrement des cas de cancer, aux relevés hospitaliers,
aux indicateurs sanitaires et à la formation des
statisticiens sanitaires.
Des données épidémiologiques et des statistiques
démographiques ont continué d'être rassemblées,
soit directement, soit par l'intermédiaire du Bureau
de Statistique des Nations Unies. Elles ont été
publiées dans le Rapport épidémiologique et démographique mensuel à l'intention des administrations
qui sont ainsi tenues au courant des
tendances de la morbidité et de la mortalité, et,
sanitaires,
également, dans le volume des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles. En dehors
de ces statistiques habituelles, des données sur des
sujets spéciaux ont été réunies et publiées dans le
Rapport épidémiologique et démographique pour
les besoins des groupes et comités d'experts, et pour
répondre aux demandes des administrations sani-
taires et des instituts de recherche. Ces données
spéciales ont porté sur : la mortalité due aux accidents ; la cirrhose du foie et l'alcoolisme ; les suicides ; les tumeurs malignes des organes digestifs
et du péritoine ; la coqueluche ; les psychoses
séniles et préséniles ; la mortalité due aux mal-
l'évaluation de la morbidité. En effet, il n'existe pas
de ligne de démarcation bien nette entre la maladie et
la santé ; le début d'une maladie peut être malaisé à
préciser et celle -ci peut se prolonger pendant des
périodes très variables et réapparaître chez un même
sujet. Le Comité d'experts a estimé que, s'il est encore
formations congénitales ; la pneumonie ; la bronchite
et la cholélithiase ; la poliomyélite ; l'artériosclérose
et la sclérose en plaques. Des études sur le trachome
et la poliomyélite 1 ont été préparées en vue de leur
trop tôt pour formuler toute une série de recom-
de ce terme, sont amplifiés dans toute la mesure du
possible. Les principes fondamentaux de la métho-
mandations, il paraît néanmoins indiqué de recommander l'introduction, dans l'usage international,
publication dans le Bulletin.
Les travaux épidémiologiques, au sens le plus large
que, dans la compilation des statistiques de morbidité,
dologie en matière d'épidémiologie peuvent être
appliqués avec succès à un grand nombre d'états
morbides ou de maladies autres que les maladies
transmissibles. A mesure que les conditions sani-
l'unité adoptée sera habituellement, soit la « per-
taires s'améliorent dans un pays et que les espérances
sonne » atteinte, soit la « maladie », c'est -à -dire le
diagnostic dont celle -ci a fait l'objet, soit la
« période » ou les épisodes de la maladie. Le Comité
de vie de sa population augmentent parce que les
maladies de l'enfance et de la jeunesse sont mieux
combattues, on assiste à une augmentation de ce
que l'on appelle les maladies de dégénérescence.
La genèse d'un bon nombre de ces maladies est
encore mal connue et il serait utile de réunir sur
de certaines notions, aujourd'hui admises par les
spécialistes des questions de statistique. C'est ainsi
d'experts a été d'avis qu'il est indispensable de
préciser, dans la présentation des statistiques de
morbidité, laquelle de ces trois notions de morbidité
a été prise pour base dans l'établissement des statistiques en question. Il a également estimé qu'il
importe de distinguer entre la maladie ayant débuté
pendant une période donnée d'observation, la
maladie ayant pris fin pendant une telle période et
quelques -unes d'entre elles des informations systématiques reflétant la diversité des conditions (sociales,
économiques, culturelles, climatiques, etc.) que l'on
la maladie qui s'est prolongée pendant toute la
rencontre dans différentes régions du globe ; ces
informations feraient apparaître les anomalies qui
peuvent exister dans la distribution géographique
période considérée. Il conviendra de préciser notamment la durée de la maladie ayant pris fin pendant
de ces maladies, ainsi que d'autres facteurs connexes,
et elles constitueraient une première étape très utile
ladite période ou s'étant prolongée tout au long
vers la connaissance plus exacte des circonstances
qui accompagnent l'apparition de ces maladies.
de celle -ci. Enfin, le Comité d'experts a recommandé
la mise à l'essai d'un certain nombre de définitions
proposées, pour la mesure de la morbidité, par deux
commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires, à titre de premiers pas vers
l'adoption internationale de.ces définitions.
L'OMS a continué d'appliquer des méthodes
statistiques à divers projets exécutés dans les pays
et
aux travaux de ses
services techniques.
1 Bull. Org. mond. Santé, 1956, 15, 43 -12I
Ces
38
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
méthodes permettent de réaliser un projet de manière
économique et d'interpréter valablement les données
recueillies ; un exemple remarquable en est fourni
par l'étude faite au Maroc pour établir l'efficacité
respective de trois différentes formes de traitement
du trachome ; cette étude était la première de ce
genre qui eût été entreprise sur l'homme. En vue
d'assurer la comparabilité internationale des évaluations portant sur la qualité de l'eau de boisson,
on a examiné les procédés statistiques utilisés et
une contribution importante en mettant au point un
nouvel indicateur global pour exprimer numériquement la santé, ainsi que la situation démographique.
L'OMS a également aidé à préparer des tableaux
et des méthodes d'enregistrement pour les enquêtes
sur l'hygiène familiale entreprises en Suède et dans
l'Inde. Elle a collaboré à l'organisation statistique
des enquêtes sur la tuberculose en Afrique et aux
épreuves de sensibilité des poux et des moustiques
l'on s'est aperçu qu'il était non seulement souhaitable
aux insecticides, pour lesquelles on a également
mais possible d'établir, sur le plan international,
procédé à l'analyse statistique des données provenant
de trente -sept pays. Cette collaboration facilite non
une formule unique qui permettrait d'évaluer
numériquement la densité microbienne, ainsi qu'une
formule unique pour calculer le degré d'exactitude
des évaluations. Un article sur cette question a été
publié dans le Bulletin' de l'OMS. Les études
entreprises par l'Organisation des Nations Unies
sur la définition et la mesure des niveaux de vie
visent, notamment, à découvrir des indicateurs
grâce auxquels les statisticiens pourront apprécier
le niveau de vie et en observer les fluctuations ;
ces indicateurs doivent pouvoir être exprimés en
chiffres et se prêter aux calculs statistiques. Le
niveau de santé d'une population constitue un
élément de son niveau de vie ; c'est pourquoi l'OMS
a participé aux études des Nations Unies et a apporté
seulement une évaluation convenable des projets,
mais elle permet aussi d'en retirer le maximum de
renseignements scientifiques. C'est à ce même objet
que répond la vérification systématique de tous les
documents contenant des données numériques, qui
sont soumis à l'OMS aux fins de publication.
Parmi les documents de méthodologie publiés
en 1956, il y a lieu de citer : les Notes statistiques
pour le personnel de lutte antipaludique et l'Analyse
de la mesure de la sensibilité des anophèles aux
insecticides à l'aide de la méthode des probits ; ces
deux documents ont été préparés à l'intention de
la conférence du paludisme qui s'est tenue, en juin,
à Athènes.
Quarantaine internationale et services épidémiologiques
Le premier octobre 1956 non seulement marque
l'achèvement de quatre années d'existence du
Règlement sanitaire international, mais aussi l'entrée
en vigueur de deux Règlements additionnels qui
amendent les dispositions relatives à la fièvre jaune
et modifient la forme du certificat international de
vaccination contre la variole. Ces Règlements ont
été adoptés par les Huitième et Neuvième Assemblées
mondiales de la Santé respectivement ; un autre
Règlement additionnel, adopté par la Neuvième
Assemblée, supprime à partir du let janvier 1957
les mesures spéciales appliquées au Pèlerinage de
La Mecque.
Les clauses du Règlement relatives à la fièvre jaune
ont été amendées en vue de supprimer la notion
de zone d'endémicité amarile et d'imposer aux
pays où le virus de la fièvre jaune est présent chez
l'homme ou chez les animaux l'obligation de notifier
ce fait à l'OMS, qui en informe les pays réceptifs,
afin qu'ils puissent prendre à temps les mesures de
protection qui conviennent. Sept Etats réceptifs à
la fièvre jaune - c'est -à -dire des Etats où l'infection
peut se développer si elle y est introduite - ont
refusé d'adopter ce Règlement additionnel et trois
autres Etats l'appliquent avec des réserves qui ont
été acceptées par la Neuvième Assemblée mondiale
de la Santé.
Bull. Org. mond. Santé, 1956, 14, 1089 -1107
Il a paru opportun de permettre à des représentants
des administrations sanitaires des pays d'Afrique et
d'Asie réceptifs à la fièvre jaune de se faire une idée
exacte de la situation actuelle, en ce qui concerne
cette maladie, dans l'Amérique centrale et dans
l'Amérique du Sud, aussi bien dans les villes où des
mesures d'éradication d'Aëdes aegypti sont régulièrement appliquées que dans les forêts vierges de
l'intérieur qui, de temps à autre, sont traversées
par des épizooties. Un voyage d'étude a donc été
organisé en février, à l'intention de ces représentants,
par le Bureau régional des Amériques, avec l'assistance d'éminents spécialistes de la fièvre jaune.
Les mesures spéciales applicables au Pèlerinage
de La Mecque avaient été instituées il y a plus d'un
demi -siècle, alors que les déplacements de pèlerins
propageaient souvent la variole et le choléra dans
plusieurs pays. Au moment où le Règlement sanitaire
international a été adopté, c'est -à -dire en 1951, on
s'est rendu compte que le Gouvernement de l'Arabie
Saoudite, après quelques années, se trouverait en
mesure d'assurer un contrôle sanitaire adéquat sur
les quelque 500 000 personnes qui participent chaque
année au Pèlerinage de La Mecque. Les clauses
du Règlement sanitaire relatives au Pèlerinage
avaient donc été incluses dans des annexes, de
façon à pouvoir être supprimées aisément lorsqu'elles
auraient cessé d'être nécessaires. Or, ces dernières
années, le Gouvernement de l'Arabie Saoudite a
ÉPIDÉMIOLOGIE ET STATISTIQUES SANITAIRES
39
très activement développé ses services sanitaires :
avec les avis techniques de l'OMS, il a créé notamment une vaste station moderne de quarantaine à
Djeddah, qui est le principal port maritime et aéro-
immédiatement accepté de se conformer aux dispositions du Règlement. Tous les pays qui continuaient
d'exiger des patentes de santé ont maintenant
port desservant La Mecque. En mars 1956, à la suite
d'une demande du Gouvernement de l'Arabie
Saoudite, l'OMS a envoyé un groupe d'experts des
international.
questions quarantenaires visiter la station de quarantaine de Djeddah et d'autres installations sanitaires de l'Arabie Saoudite réservées aux pèlerins.
Se fondant sur le rapport de ce groupe, le Comité
de la Quarantaine internationale, qui chaque année
procède à une étude critique du fonctionnement du
Règlement sanitaire international, a recommandé la
suppression des clauses du Règlement relatives au
pèlerinage. Cette suppression prendra effet le ler janvier 1957. Toutefois, pour que les gouvernements qui
le désireraient puissent continuer à appliquer aux
pèlerins certaines prescriptions particulières, notamment en ce qui concerne les vaccinations habituelles
contre le choléra et la variole, un article (l'article 103)
du Règlement a été amendé de façon à laisser subsister cette possibilité. De même, pour éviter que la
suppression de l'Annexe B du Règlement, qui traite
des normes d'hygiène concernant les navires à pèlerins et les aéronefs transportant des pèlerins, ne se
traduise par une détérioration des conditions sanitaires à bord de ces moyens de transport, les gouvernements intéressés au pèlerinage sont convenus de
maintenir les normes internationales en question dans
leurs législations nationales respectives.
Le certificat international de vaccination ou de
revaccination contre la variole a été modifié dans sa
forme, de façon à éviter certaines difficultés linguis-
tiques. Le Règlement additionnel comprenant les
changements effectués est entré en
vigueur le
lez octobre 1956, mais les pays peuvent encore,
pendant une année, utiliser leurs stocks d'anciens
certificats.
Après l'entrée en vigueur du Règlement sanitaire
international en 1952, certaines dispositions d'anciennes conventions ont continué d'être appliquées
bien qu'elles fussent désormais caduques. Certains
ports, par exemple, ont encore exigé des patentes
de santé, tandis que d'autres prélevaient des taxes
et des droits sanitaires autres que ceux autorisés par
le Règlement. Une enquête sur les droits sanitaires
perçus dans les ports a commencé en 1955 et s'est
poursuivie en 1956. On a constaté qu'un petit
nombre de pays continuaient à prélever des droits
dont la perception n'est pas autorisée par le Règlement ; les autorités sanitaires compétentes, lorsque
leur attention a été attirée sur cette question, ont
accepté de se conformer au Règlement sanitaire
L'objectif fondamental de la quarantaine internationale est d'empêcher les maladies épidémiques
de se propager d'un pays à l'autre. Les autorités
sanitaires nationales sont pleinement conscientes des
risques et c'est pourquoi la tâche de l'OMS n'est
pas d'encourager les pays à se défendre efficacement,
mais de les aider à appliquer des mesures de quaran-
taine qui soient à la fois opportunes et adaptées à
la situation épidémiologique.
Pour empêcher l'application de mesures trop rigoureuses, l'action indiquée et autorisée en diverses circonstances est spécifiée dans le Règlement sanitaire
international. Il est évident toutefois que les pays ne
se montreront disposés à réduire au minimum sou-
haitable leurs mesures de quarantaine que si les
maladies quarantenaires survenant dans d'autres
parties du monde sont signalées sans délai. Aussi,
l'Organisation a -t -elle poursuivi ses efforts pour
améliorer le système de réunion et de diffusion des
informations épidémiologiques, mais des progrès ne
peuvent être réalisés que dans la mesure on les différents pays sont capables et désireux de collaborer à
cette action. On a cependant constaté certains progrès dans les déclarations ; des notifications de plus
en plus nombreuses se rapportent maintenant à des
« circonscriptions infectées » définies avec précision,
de sorte que les mesures de quarantaine peuvent être
appliquées uniquement aux voyageurs venant de ces
circonscriptions et non pas à tous les voyageurs en
provenance de l'ensemble d'une province ou d'un
pays.
L'Organisation suit avec une constante attention
les mesures prises dans les ports maritimes ou les
aéroports pour le cas où elles outrepasseraient les
dispositions du Règlement sanitaire international ;
en général, elle réussit à faire annuler par les autorités nationales compétentes les mesures de ce genre
qui sont dues, le plus souvent, à un excès de zèle de
la part de fonctionnaires locaux.
En mars 1956, l'Organisation a été informée de
l'établissement de zones de transit direct dans trente -
sept aéroports de vingt -quatre pays. A la demande
du Comité de la Quarantaine internationale, une
enquête a été entreprise afin d'établir si les zones de
transit direct répondaient aux prescriptions du
Règlement visant l'isolement et l'examen médical
des passagers et des équipages qui interrompent leur
voyage sans quitter l'aéroport.
CHAPITRE 7
MEDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
Le nombre des substances thérapeutiques et pro-
phylactiques qui, à cause de leur complexité, ne
peuvent être caractérisées par des méthodes physiques
et chimiques est considérable et s'accroît chaque
année. Ces
« substances biologiques », qui très
souvent jouent un rôle extrêmement important dans
la prévention et le traitement des maladies, ne peuvent être caractérisées de façon convenable que par
des méthodes biologiques exigeant l'adoption d'étalons et de préparations de référence auxquels il faut
assigner des unités d'activité. Les étalons internationaux, dont le nombre actuellement est d'environ
soixante -dix, sont conservés par les deux centres
internationaux d'étalons biologiques ; ceux -ci, en
collaboration avec de nombreux autres instituts,
préparent et titrent les étalons et les distribuent aux
institutions nationales du monde entier pour leur
permettre de déterminer l'activité des préparations
locales. Les travaux organisés par les centres internationaux sont suivis par le Comité d'experts de la
Standardisation biologique, qui peut adopter comme
étalons internationaux certaines substances appropriées. Lors de sa session de 1956, le Comité d'experts
a étudié un grand nombre d'étalons internationaux,
proposés sur la base des renseignements fournis par
plus de cent vingt laboratoires participants.
La standardisation du vaccin anticoquelucheux a
été menée à bien en 1956. Les études de laboratoire
faites parallèlement aux essais d'application pratique
avaient montré qu'une épreuve de laboratoire sur
la souris permettait d'apprécier la valeur protectrice
d'un vaccin anticoquelucheux chez les enfants. C'est
là un fait sans précédent dans l'histoire du contrôle
des vaccins et le vaccin anticoquelucheux est donc
le premier vaccin bactérien à faire l'objet d'une
ce problème sont en cours dans plusieurs laboratoires, qui s'efforcent de mettre au point des produits
stables desséchés sous congélation.
Les antibiotiques comptent parmi les substances
biologiques pour lesquelles des méthodes de titrage
extrêmement précises ont été élaborées. Le Comité
d'experts a approuvé l'adoption d'étalons internationaux d'érythromycine et de tétracycline, a remplacé l'étalon actuel de streptomycine et a pris des
dispositions pour la création d'étalons internationaux de néomycine, de novobiocine et de phénoxyméthylpénicilline. Comme il apparaît maintenant
possible, par des épreuves sur l'animal, de déterminer
la persistance de la pénicillinémie après administration de préparations de pénicilline- retard, on prend
actuellement des dispositions pour l'adoption d'une
préparation internationale de référence de benzylpénicilline- procaïne en solution huileuse additionnée
de monostéarate d'aluminium (PAM).
Le Comité d'experts a poursuivi l'étude d'un programme de standardisation des sérums antivenimeux.
Les Centres internationaux des Salmonellae et des
Shigellae et le Laboratoire international de référence
pour la détermination des groupes sanguins ont
continué à fournir du matériel de référence et à donner des avis aux laboratoires nationaux. Des mesures
sont prises, en collaboration avec les administrations
nationales de la santé, pour renforcer le réseau mondial des centres nationaux dans ces trois domaines.
L'établissement de spécifications à recommander
sur le plan international pour les préparations pharmaceutiques a pour objet d'aider les autorités
nationales chargées de l'examen des préparations
pharmaceutiques à élaborer et à amender les phar-
standardisation internationale. Malheureusement, il
n'a pas encore été possible d'établir une semblable
corrélation pour les vaccins antityphoïdique et anti-
macopées nationales et autres ouvrages de référence.
études.
Le vaccin antivariolique est soumis depuis plusieurs
et II de la première édition de la Pharmacopoea
Internationalis a constitué à cet égard une mesure
cholérique, qui devront faire l'objet de nouvelles
L'introduction d'un nombre croissant de nouvelles
préparations importantes rend cette tâche toujours
plus indispensable et la publication des Volumes I
années à des études de stabilité. En 1956, une préparation très stable de vaccin antivariolique desséché
utile et pratique.
Un supplément aux Volumes I et II est en cours
sous congélation a été établie et l'on organise
de préparation, sur la base des projets de mono-
actuellement un examen comparatif mené par différents laboratoires.
Le vaccin antipoliomyélitique est un exemple de
substance pour laquelle il n'a pas été proposé jusqu'à
présent d'étalon international à cause de la stabilité
douteuse des préparations existantes. Des études sur
graphies et d'appendices présentés par divers experts.
Lors d'une session du Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, qui s'est tenue en 1956, et par
des échanges de correspondance avant et après cette
session, l'accord s'est fait sur le texte de quatre- vingttreize monographies, qui seront communiquées aux
- 40 -
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
Etats Membres pour examen, conformément à la
procédure établie.
Les travaux préparatoires pour la deuxième édition
de la Pharmacopoea Internationalis se poursuivent.
Il s'agit d'une tâche considérable, car l'élaboration
de spécifications pour les préparations nouvelles, et
qui occupent rapidement une place sur le marché de
nombreux pays, exige beaucoup plus de consultations, de travaux de laboratoire, de documentation
4I
cable aux nouvelles drogues, sont notifiées au Secré-
taire général de l'Organisation des Nations Unies,
lequel transmet ensuite les notifications aux Etats
signataires des conventions internationales sur les
stupéfiants. Lors d'une session qui s'est tenue
pendant l'année, le Comité d'experts a fait des
recommandations au sujet de :
et de discussions qu'il n'en faut pour les préparations
l'ester éthylique de l'acide [(p- aminophényl) -2
éthyl] -1 phényl -4 pipéridine carboxylique -4
pharmaceutiques établies de plus longue date.
et de
Un groupe d'étude sur l'emploi des spécifications
pour préparations pharmaceutiques s'est réuni en
décembre pour étudier des principes généraux qui,
espère -t -on, seront utiles aux autorités chargées
de procéder à l'examen et l'introduction des préparations pharmaceutiques. Le groupe d'étude a
examiné aussi les problèmes relatifs au matériel et
au personnel de laboratoire nécessaires ainsi qu'aux
sources de renseignements sur les méthodes d'essai
en laboratoire. Cet examen est important, étant
donné l'afflux des préparations pharmaceutiques
dans les pays et d'un pays à l'autre.
Le Centre des substances chimiques de référence,
à Stockholm, a commencé à rassembler, à conserver
et à distribuer des étalons chimiques de référence.
Un certain nombre de préparations ont été acquises
et d'autres ont été transmises par le Centre international d'étalons biologiques de Londres.
Avec l'accord des administrations nationales de
la santé chargées de la dénomination des préparations
pharmaceutiques, ainsi que des membres du Tableau
d'experts de la Pharmacopée internationale et des
Préparations pharmaceutiques désignés pour procéder au choix des dénominations communes internationales, un certain nombre de dénominations
communes ont été proposées pour de nouvelles
préparations pharmaceutiques importantes. La quatrième liste, contenant cent cinquante dénominations
proposées, a été publiée dans la Chronique 1 au
cours de l'année. Il est satisfaisant de constater qu'en
général les dénominations sont bien accueillies dans
les divers pays, ce qui permet d'éviter les confusions
suscitées par l'emploi de multiples dénominations
communes pour une même préparation. D'autre
part, le choix des dénominations qui doivent être
utilisées par le Comité central permanent de l'Opium
et l'Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations
Unies pour les substances toxicomanogènes est
soumis à une procédure aussi rapide que possible.
Des mesures spéciales sont nécessaires en ce qui
concerne les drogues engendrant la toxicomanie.
L'Organisation mondiale de la Santé, en tant que
l'un des quatre organes intéressés au contrôle international des stupéfiants, est chargée d'étudier les
aspects médicaux de la toxicomanie. Les décisions
du Directeur général, fondées sur les conclusions du
Comité d'experts des Drogues engendrant la Toxicomanie et relatives au régime de contrôle appli1 Chron. Org. mond. Santé, 1956, 10, 29
l'a- méthyl -1
éthyl -3
phényl -4
propionoxy -4
pipéridine
et il a émis l'opinion que les propriétés toxicomanogènes du pipéridino -3 di- (thiényl- 2') -1,1 butène -1
seraient comparables à celles de la morphine. Le
Comité d'experts a formulé une définition plus nette
des drogues engendrant l'accoutumance et il a émis
l'opinion que les barbituriques - en tant que médicaments engendrant l'accoutumance et, dans certains
cas la toxicomanie - de même que les agents tranquillisants ou ataraxiques - en tant que médicaments virtuellement susceptibles d'engendrer l'accou-
tumance - devraient être soumis à des mesures
nationales de contrôle.
La troisième étude de la série sur les « Substances
synthétiques à effet morphinique », entreprise confor-
mément à la résolution 505 C (XVI) du Conseil
économique et social, a été rédigée et présentée à
la onzième session de la Commission des Stupéfiants
et publiée dans le Bulletin.2
La quatrième étude de la série, intitulée « Données
cliniques : Activité, effets secondaires, propriétés
toxicomanogènes », est en préparation et sera
présentée à la douzième session de la Commission
des Stupéfiants qui se tiendra en 1957.
La « Liste des stupéfiants sous contrôle international» de la Division des Stupéfiants des Nations
Unies a été revisée avec l'aide d'un groupe de cinq
experts choisis parmi les membres du Tableau
d'experts des Drogues engendrant la Toxicomanie.
Un groupe d'étude sur le traitement des toxico-
manies et les soins à donner aux toxicomanes a
examiné des renseignements de base concernant la
toxicomanie engendrée par l'opium, les opiacés et
leurs dérivés, ainsi que les drogues synthétiques à
effet morphinique et la cannabis. Il a dégagé les
grandes lignes des principes médicaux et des méthodes
sur lesquels reposent le traitement et la réadaptation
des toxicomanes.
La collaboration avec les organes intéressés des
Nations Unies a été élargie du fait des activités
confiées à l'Organisation par deux résolutions récemment adoptées par le Conseil économique et social
2 Eddy, N. B., Halbach, H. et Braenden O. J. (1956) Relationship between analgesic action and addiction liability, with
a discussion of the chemical structure of addiction -producing
substances, Bull. Org. mond. Santé, 14, 353
42
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
et relatives à l'« Assistance technique pour le contrôle
des stupéfiants » et à l'« Assistance technique à
l'Iran ».1
Outre les activités ci- dessus mentionnées, qui se
rapportent directement aux préparations pharmaceutiques et aux drogues, des travaux ont été commencés
en vue de l'établissement de méthodes de laboratoire
sûres pour le diagnostic de diverses
maladies. Des recommandations dans ce domaine
seraient très utiles aux techniciens de laboratoire
Enfin, d'autres recommandations qui visent l'insti-
tution d'une collaboration efficace entre les divers
éléments du service de la santé, ainsi qu'une organisation et une répartition rationnelles des fonctions,
portent notamment sur le choix de l'emplacement
des laboratoires de santé publique, la réalisation
d'enquêtes épidémiologiques et la recherche.
simples et
de nombreux pays, en particulier ceux dont les
moyens économiques sont limités. A cette fin, on a
commencé à préparer un manuel de méthodes de
laboratoire recommandées. Un certain nombre
d'experts des techniques de laboratoire ont été
invités à rédiger des communications, qui seront
revues par d'autres spécialistes de diverses parties
du monde. Les amendements éventuellement proposés seront examinés, ce qui permettra de s'assurer
que les méthodes recommandées sont l'expression
d'une opinion mondiale sur chaque sujet particulier.
Le premier article de cette série a été publié pendant
l'année dans le Bulletin 2 et d'autres sont en préparation. On se propose d'utiliser ces articles, moyen-
nant les adaptations nécessaires, comme base des
divers chapitres du manuel.
Une réunion d'un Comité d'experts des Méthodes
des Laboratoires de Santé publique a eu lieu pendant
l'année ; elle a étudié les principes fondamentaux
sur lesquels doivent s'appuyer les activités des laboratoires de santé publique.
Le Comité d'experts a passé en revue les services
de laboratoire de santé publique existant dans
différents pays et il a appelé l'attention sur la grande
diversité de leur organisation. Il a souligné qu'un
service de laboratoire est essentiel pour la réalisation
de n'importe quel programme national de santé
publique - bien que sa structure et ses fonctions
doivent naturellement varier selon l'état de dévelop-
pement du pays - et que ce service devrait faire
partie intégrante de l'organisation de santé publique.
Il devrait être organisé de préférence à l'échelon
national.
Le Comité d'experts a souligné la nécessité d'un
choix et d'une formation convenables du personnel ;
il a estimé que, aux premiers stades de l'institution
d'un service de laboratoire de santé publique, la
qualité du personnel est plus importante que celle
des installations dans lesquelles celui -ci travaille.
Il a aussi recommandé que l'OMS recueille des
renseignements relatifs à l'aménagement des labora-
toires et les communique, sur demande, aux Etats
Membres.
1 Résolutions de l'ECOSOC 626 D (XXII) et 626 E (XXII)
2 Baltazard, M. et al. (1956) Recommended laboratory
methods for the diagnosis of plague, Bull. Org. mond. Santé,
14, 457
Lors de sa dix -septième session, en janvier 1956,
le Conseil exécutif a invité le Directeur général à
rechercher s'il était possible de créer des centres
qui seraient chargés de recueillir des prélèvements de
tissus humains et de les soumettre à un examen
histopathologique (résolution EB17.R40). Un certain
nombre d'experts ont été consultés et l'on a procédé
à divers travaux préparatoires en vue de la réunion
d'un groupe d'étude : celui -ci, qui doit être convoqué
en 1957, sera chargé de formuler des avis sur les
problèmes relatifs à cette nouvelle activité.
Une autre activité nouvelle concerne l'incidence
de l'emploi d'additifs alimentaires sur la santé
publique. Ces travaux sont menés dans le sens
recommandé par la conférence mixte FAO /OMS
sur les substances ajoutées aux denrées alimentaires,
qui s'est tenue à Genève en septembre 1955.3 Des
données physiques, chimiques et toxicologiques sur
les colorants alimentaires ont été recueillies puis
reportées sur des fiches de renseignements. Ces
documents, qui comprendront également des listes
des colorants alimentaires couramment employés
dans les pays Membres, sont actuellement mis en
circulation.
Le Comité mixte FAO /OMS d'experts des Additifs
alimentaires s'est réuni à Rome en décembre pour
fixer les principes généraux qui devraient régir
l'utilisation des substances en cause. Il s'est contenté
de discuter des substances non nutritives qui sont
ajoutées
aux aliments, généralement en petites
quantités, pour en améliorer le goût, l'aspect, la
consistance ou les qualités de conservation. Il est
parvenu à la conclusion que l'emploi de ces additifs
se justifie lorsqu'ils ont pour effet de main-
tenir la valeur nutritive d'une denrée, d'en accroître
les qualités de conservation, ou de rendre le produit
plus attrayant pour le consommateur sans induire
celui -ci en erreur, ou encore lorsqu'ils permettent
de faire subir aux denrées certains traitements ou
préparations.
Les experts ont, toutefois, souligné que l'emploi
de ces additifs devrait être interdit lorsque ces
substances servent à dissimuler des fautes de traitement et de manipulation, lorsqu'elles ont pour effet
de tromper le consommateur, de diminuer fortement
la valeur nutritive d'une denrée ou lorsqu'il est
3 Rapport publié dans Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn.,
1956, 107
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
possible d'obtenir les mêmes résultats en recourant
à des procédés de fabrication techniquement et
économiquement satisfaisants.
Le Comité mixte a attaché une importance toute
spéciale à la question de l'innocuité : il a souligné
que chaque additif doit faire l'objet de tests rigoureux et n'être utilisé que sur avis de spécialistes.
Les experts ont convenu qu'en principe la présence
43
d'additifs dans les aliments doit toujours être signalée
aux acheteurs et qu'un strict contrôle légal de
l'utilisation des additifs alimentaires est indispensable. Il s'ensuit que, pour faire respecter la réglementation nationale, il faut disposer d'inspecteurs
qualifiés des denrées alimentaires, d'un réseau
convenable de laboratoires de contrôle des aliments,
et de bonnes méthodes d'analyse.
CHAPITRE 8
PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION
Pendant l'année, les services d'édition, de traduction et de documentation ont dû faire face à un
volume considérable de travail, qui a eu pour effet
de limiter les possibilités d'initiatives nouvelles.
Production des publications
Les deux volumes du Bulletin parus pour 1956 ont
représenté au total un peu plus de 2200 pages. Des
numéros spéciaux ont été consacrés à la sérologie
de la syphilis, à l'hygiène de l'eau, à l'épidémiologie,
au paludisme et aux tréponématoses. Dans la Série
de Monographies trois volumes ont été publiés en
anglais et deux en français. Ils portent sur les sujets
suivants
trachome ; standardisation biologique ; formation
professionnelle et technique du personnel médical et
auxiliaire ; insecticides. Les deux autres rapports de
la série étaient ceux de la conférence du paludisme
pour les Régions du Pacifique occidental et de l'Asie
du Sud -Est, et de la conférence mixte FAO /OMS sur
les substances ajoutées aux denrées alimentaires.
La publication du septième volume du Recueil
international de législation sanitaire a été menée à
bien pendant l'année. Les progrès réalisés dans le
rassemblement du matériel documentaire et l'exploi-
tation plus poussée de ce matériel se sont traduits
par une augmentation du nombre annuel de pages
qui, depuis trois ans, s'est accru de plus de 20 % par
rapport à 1952, année pendant laquelle le programme
des publications de l'Organisation a revêtu sa forme
Edition anglaise: Vaccination antiamarile ; préparation des composts ; formation d'ingénieurs
sanitaires.
Edition française : Chimiothérapie du paludisme ;
vaccination antiamarile.
En outre, des monographies ont été préparées sur
l'hygiène des viandes, l'enseignement de l'hygiène
et de la santé publique en Europe, et la biologie des
tréponématoses. Elles paraîtront en anglais dans les
premiers mois de 1957.
Un ouvrage de 400 pages sur les Normes pour les
pesticides a été publié en anglais. Il remplace désormais le volume à feuillets mobiles intitulé Insecticides
- Recueil de normes applicables aux insecticides et
index cumulatif pour les cinq premiers volumes a
été, en majeure partie, achevé.
Une version française du WHO Style Manual,
intitulée Règles pour la préparation des textes, a été
aux appareils de pulvérisation et de poudrage, qui
avait paru en 1953. En effet, la quasi -totalité des
informations contenues dans le volume de 1953 se
Des exemplaires en ont été envoyés, pour observations et critiques, à des institutions scientifiques
sont révélées périmées en 1956 et, d'autre part, il n'y
avait guère de raisons de conserver le système des
feuillets mobiles, qui présente de nombreux inconvénients.
Comme suite aux décisions prises par le Conseil
exécutif à sa session de janvier, cinq rapports de
groupes d'étude ont été inclus dans la Série de
Rapports techniques, indépendamment des rapports
de sept comités d'experts et de deux conférences
dont la publication a été autorisée par le Conseil
actuelle. La documentation utilisée est rédigée en
dix -sept langues différentes et provient de quelque
quatre -vingts pays et territoires. Par suite de cet
accroissement du travail, le nombre d'études de
législation comparée qu'il a été possible de publier
s'est, en 1956 encore, limité à deux ; ces études sont
consacrées respectivement aux maladies vénériennes
et au paludisme. L'index du sixième volume du
Recueil a paru pendant l'année et la préparation d'un
mise au point et distribuée à l'intérieur du Secrétariat.
et à des éditeurs de langue française.
Accueil réservé aux publications de l'OMS
Les publications de l'OMS continuent à bénéficier
d'une vaste publicité dans la presse professionnelle
et technique de la plupart des pays, et les comptes
rendus dont elles font l'objet sont presque toujours
élogieux.
lors de sa session de janvier. Les rapports des groupes
Distribution et ventes
d'étude traitaient respectivement de la vaccination
De nouvelles améliorations ont été apportées au
réseau de vente et le nombre des pays dans lesquels
les publications de l'OMS peuvent être achetées en
monnaie locale est actuellement de quarante -neuf.
Il est toutefois devenu de plus en plus évident que,
dans beaucoup de pays, les méthodes commerciales
courantes ne permettent pas d'assurer au mieux la
diffusion des publications de l'OMS. La nécessité
antipoliomyélitique, de la santé publique vétérinaire,
de la lutte contre la tuberculose, du diagnostic de
la leptospirose
et du typage des leptospires
et,
enfin, de la toxicité des pesticides pour l'homme.
Quant aux rapports des comités d'experts, ils étaient
consacrés aux questions suivantes drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie ; hygiène des denrées alimentaires ; soins infirmiers psychiatriques ;
:
de trouver des moyens satisfaisants d'accroître la
- 44 -
PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION
diffusion à l'intérieur des Régions a fait, au début
de l'année, l'objet d'entretiens avec tous les directeurs
régionaux. A la suite de ces discussions et des échanges de correspondance qui s'ensuivirent, un système
d'abonnements directs à prix réduit a été mis au
point en accord avec l'un des bureaux régionaux.
Un système analogue est actuellement discuté avec
un autre bureau régional, et l'on espère que cette
méthode, qui vise à encourager les ventes par l'ins-
titution d'abonnements à prix fortement réduits
dans lesquels n'entre aucune commission d'agent
dépositaire, contribuera à élargir la diffusion des
publications de l'OMS.
On s'est aussi préoccupé sérieusement d'améliorer,
en collaboration avec les bureaux régionaux et les
services techniques du Siège, la distribution des
publications de l'OMS parmi le personnel affecté à
l'exécution de projets dans les pays.
La distribution et la vente des publications de
l'OMS a de nouveau fait l'objet d'une étude appro-
fondie de la part du Conseil exécutif, lors de sa
session de janvier. Son Comité permanent des
45
Bibliothèque et documentation
L'expansion des activités techniques, au Siège et
dans les Régions, a entraîné pour la Bibliothèque
et les services de documentation l'obligation de
répondre à de très nombreuses demandes. C'est
ainsi qu'au cours des trois années 1954 -1956, le
nombre annuel de livres, brochures et autres publications commandés par la Bibliothèque pour le
compte des bureaux régionaux de l'OMS est passé
de 8543 à 10 427. Pendant la même période, il faut
signaler les progressions suivantes : photocopies et
microfilms reçus et distribués : de 271 à 1092 ;
ouvrages et publications en double envoyés aux
bureaux régionaux : de 560 à 781 ; prêts aux
membres du Secrétariat de l'OMS : de 8381 à 10 038.
Par suite de l'accroissement des activités courantes,
il a fallu interrompre l'exécution de certains projets
tels que l'établissement du répertoire des rapports
des gouvernements sur la santé publique, dont il
était fait mention dans le Rapport annuel de 1955.
Questions administratives et financières a examiné,
au cours de la session, la gamme des prix de vente,
qui, d'une manière générale, furent jugés acceptables.
Il a fallu, de même, interrompre les prêts de bibliothèque à bibliothèque.
Pendant la Neuvième Assemblée mondiale de la
Santé, une exposition de publications et de docu-
Le Comité a noté que les recettes provenant des
ventes avaient, en 1955, augmenté d'environ 25
par rapport à l'année précédente.
organisée pour les participants aux discussions
techniques.
mentation ayant trait aux soins infirmiers a été
CHAPITRE 9
INFORMATION
Les demandes de matériel d'information de toutes
sortes que l'Organisation reçoit en nombre croissant
prouvent que la valeur et l'importance de l'action
sanitaire internationale sont comprises
par un
public toujours plus large. Des journalistes écrivent
Le dépliant d'information générale L'OMS, son
but, son action, sa structure a paru en anglais, en
français et en espagnol, dans une rédaction nouvelle.
Depuis décembre 1955, le tirage mensuel d'OMS
Nouvelles a augmenté de 7000 exemplaires (5000 en
nellement
pour se procurer la documentation
nécessaire à leurs articles. Des auteurs appartenant
à divers pays demandent des renseignements pour
anglais et 2000 en français). La distribution totale
des éditions anglaise et française atteint maintenant
58 500 exemplaires et celle des éditions espagnole
et portugaise, qui sont imprimées et distribuées par
la préparation d'ouvrages - souvent destinés aux
écoles - qui traitent de l'Organisation et de son
les soins du Bureau de Washington, s'élève à 19 000
et 5000 respectivement.
au Siège de l'Organisation ou s'y rendent person-
oeuvre. Le tirage de OMS Nouvelles et les demandes
de reproductions des photographies qui y paraissent
continuent à augmenter fortement ; les films de
court métrage sur des questions sanitaires qui ont
été produits pendant l'année ont également été très
demandés ; enfin, la documentation préparée à
l'occasion de la Journée mondiale de la Santé a
bénéficié d'une diffusion plus large.
Des communiqués de presse sur les réunions de
l'OMS, les sessions des comités d'experts et les
publications de l'Organisation ont été régulièrement
distribués ; les informations sur les problèmes
sanitaires posés par l'utilisation de l'énergie atomique et sur la vaccination antipoliomyélitique ont
Un accueil favorable a été réservé au numéro
d'OMS Nouvelles consacré aux discussions techniques tenues pendant la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé sur les infirmières et les visiteuses
d'hygiène, leur formation et leur rôle dans les services de santé. Il en a été de même du journal mural
consacré à l'éradication du paludisme.
Il ressort des coupures de presse que des articles
tirés de ce dernier numéro spécial, ainsi qu'un
article sur les mouches et un autre sur la campagne
contre le trachome au Maroc, ont été reproduits
dans de nombreux journaux et revues dont le tirage
global dépasse plusieurs millions.
Au début de 1956, la liste d'adresses du Siège
pour l'expédition d'OMS Nouvelles a été partiel-
suscité un intérêt particulier.
Les articles écrits par des journalistes indépendants
lement revisée. Des cartes postales ont été envoyées
constituent l'un des moyens les plus efficaces de
faire connaître l'OMS et ses activités aux lecteurs
pourcentage des réponses a été très élevé. Huit cents
des journaux et des revues ; les demandes de documentation pour de tels articles augmentent chaque
année. Trente requêtes de ce genre ont été reçues en
1956 de journalistes européens.
Les articles rédigés par des membres du personnel
de l'OMS sont de même très largement reproduits.
C'est ainsi qu'un récit relatant le travail d'un palu-
dologue de l'OMS, qui a paru d'abord dans un
important illustré français, est actuellement reproduit
dans des revues italiennes et américaines.
Le livre sur l'OMS destiné aux écoles secondaires
et intitulé Mankind against the Killers, qui avait été
annoncé l'année dernière, a paru en anglais et a fait
l'objet de commentaires élogieux. Un nouveau
tirage de l'édition normale est en cours, une édition
populaire est actuellement publiée et l'on espère faire
paraître cet ouvrage également en français et en
espagnol. Une édition spéciale a été publiée par une
guilde et une édition abrégée destinée aux écoles de
l'Inde est en préparation. Un journal anglais et une
revue spécialisée indienne ont reproduit cet ouvrage
sous la forme d'une série d'articles.
à cinq mille destinataires choisis sur la liste et le
destinataires qui n'ont pas répondu ont été rayés
de la liste.
Quarante -six enregistrements sur disques ont été
envoyés à vingt -cinq services d'émissions radiophoniques dans diverses parties du monde. La distribution de la documentation radiophonique s'est
ressentie de la fermeture du service de programmes
spéciaux anglais créé à Paris par l'Organisation des
Nations Unies. Ce service sera toutefois rétabli et
ses émissions comprendront au moins cinq programmes consacrés à l'OMS sur un total de treize
émissions constituant la série « Memo from the
UN ».
Les causeries radiophoniques par des experts
participant aux réunions et groupes d'étude de
l'OMS continuent à être très demandées. C'est
ainsi que l'interview de deux membres éminents du
groupe d'étude sur les effets génétiques des radiations chez l'homme a été enregistrée à Copenhague
et diffusée par la suite dans le programme étranger
de l'American Broadcasting Company, avec retransmission par deux cents stations sur l'ensemble du
territoire des Etats -Unis d'Amérique.
- 46 -
INFORMATION
Une autre série de programmes sur les problèmes
sanitaires que pose l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques a été incluse dans des
émissions organisées, aux heures de large écoute,
par la Division de la Radio de l'Organisation des
Nations Unies à New York.
Les archives photographiques de l'Organisation
se sont enrichies d'une vingtaine de séries nouvelles
qui se prêtent à l'établissement de reportages illustrés ; elles viennent du Salvador (services infirmiers
de santé publique), de l'Inde (formation de sages femmes), de la Jordanie (santé mentale), du Maroc
(campagne contre le trachome), de la Nigeria
(campagne contre le pian), de la Turquie (protection
maternelle et infantile), ainsi que de nombreux
autres pays.
Une autre acquisition intéressante a été
celle
d'une série de photographies, la plupart en couleurs,
se rapportant à l'article mentionné plus haut sur le
travail d'un paludologue de l'OMS. Elles avaient
été prises spécialement par un reporter photographique du magazine français dans lequel l'article
original a paru.
Afin de faciliter la distribution par les bureaux
régionaux des photographies paraissant dans OMS
Nouvelles, on a adopté une méthode consistant à
fournir régulièrement aux fonctionnaires des services
régionaux d'information une collection de ces
clichés. On évite ainsi les délais qu'entraîne le
système d'envoi sur demande.
Le matériel d'exposition itinérante, qui fut distribué pour la première fois en 1954, a été revu et
complété par des planches nouvelles. Des jeux en
langue anglaise ont été envoyés à tous les bureaux
régionaux, et des versions en sont préparées dans
d'autres langues.
Un film sur l'alcoolisme intitulé « A votre santé »
- dessin animé en couleurs -a été terminé pendant
l'année et présenté à des auditoires professionnels en
Suisse, au Royaume -Uni, aux Etats -Unis d'Amérique
et ailleurs. De nombreuses appréciations élogieuses
ont été reçues à ce sujet. La distribution commerciale de ce dessin animé a débuté dans divers pays,
et de nombreuses commandes de copies du film en
anglais, en français et en espagnol ont été reçues. Il
a été primé au Festival du Film d'Edimbourg et a
47
penser que des films produits par l'OMS pour fournir
des informations objectives sur d'autres importants
problèmes de santé pourraient être utiles et seraient
bien accueillis.
Des versions anglaise et française d'un court
métrage en blanc et noir sur les campagnes de masse
contre les tréponématoses, intitulé «Nous pouvons
les guérir », ont également été tournées, et des
copies en ont été envoyées aux bureaux régionaux
à l'intention du personnel en mission, des services
d'information et d'autres intéressés, afin qu'ils
puissent illustrer les principes et les méthodes de ce
type d'activité.
Des organisations officielles du
Royaume -Uni ont accepté de distribuer le film dans
l'ensemble du Commonwealth, et une distribution
officielle analogue est organisée pour l'Amérique
du Nord et l'Amérique du Sud.
Le thème choisi pour la Journée mondiale de la
Santé en 1956 était : « L'insecte, complice de la
maladie ». Il a été approuvé par les services sanitaires
nationaux de presque tous les pays ; seul un petit
nombre a préféré adopter un thème différent,
considéré comme plus approprié. Le matériel
préparé et distribué par l'Organisation a été très
largement mis à contribution par la presse, les stations de radiodiffusion, etc. Des articles illustrés
consacrés à ce thème ont paru dans au moins quarante revues, et le numéro d'avril du Courrier de
l'Unesco avait pour titre général « Les tueurs du
monde des insectes ». Le message du Directeur
général sur la Journée mondiale de la Santé a été
diffusé en anglais, en français, en espagnol et en
portugais dans onze pays d'Europe et d'Afrique.
Comme les années précédentes, la BBC a produit
un programme de télévision inspiré du thème de la
Journée mondiale de la Santé. Les rapports reçus
de nombreux pays sur la célébration de cette journée
confirment l'impression que celle -ci est définitivement
entrée dans les usages nationaux.
Le thème choisi pour la Journée mondiale de 1957
est « Nourriture et Santé ». La FAO collabore avec
l'OMS à la production et à la distribution de la
documentation, et on compte que cette collaboration
contribuera à rendre plus générale encore l'obser-
reçu également un prix de l'Union internationale
pour l'Education sanitaire de la Population. Il a été
choisi parmi un très grand nombre d'envois pour
être présenté au Festival du Film de Venise ainsi
vation de la Journée mondiale de la Santé.
Des préparatifs sont en cours pour la production
d'une documentation spéciale en vue de la célébration
du dixième anniversaire de l'Organisation en 1958.
Le script d'un film spécial sur les travaux de l'OMS
qu'à l'Association internationale du Cinéma scientifique à Vienne. La succès de cette bande autorise à
dans les premiers mois de 1957.
a été mis au point et la production commencera
CHAPITRE 10
QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES, FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES
Questions constitutionnelles
Membres de l'Organisation
A la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,
Privilèges et immunités
Accords avec des gouvernements. Le 23 mai 1956,
est devenue effective le 14 mai 1956, date à laquelle
les gouvernements de ces trois pays ont déposé les
Santé, signé les 29 juin et 7 juillet 1955, et définissant
le Maroc, le Soudan et la Tunisie ont été admis
comme Membres de l'Organisation. Cette qualité
instruments d'acceptation de la Constitution de
l'OMS auprès du Secrétaire général de l'Organisa-
tion des Nations Unies. A sa quatrième séance
plénière, le 9 mai 1956, l'Assemblée mondiale de la
Santé a également admis trois nouveaux Membres
associés :
la Côte de l'Or, la Fédération de la
Nigeria et le Sierra Leone. Au cours de la même
séance, le délégué du Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord a notifié, au nom de
ces trois pays, l'acceptation de la qualité de Membre
associé. La liste des quatre -vingt huit Membres et
Membres associés de l'Organisation constitue
l'annexe 1.
la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a
approuvé l'accord de siège entre le Gouvernement
du Danemark et l'Organisation mondiale de la
les privilèges et immunités de l'Organisation et de
son Bureau régional de l'Europe ; elle a également
approuvé les notes échangées à cette occasion. Aux
termes de la section 33 de l'article XII de cet accord,
celui -ci est entré en vigueur le 29 juin 1956 par un
échange de notes.
Adhésions à la Convention sur les Privilèges et
Immunités. En 1956, il n'y a pas eu de nouvelles
adhésions à la Convention sur les Privilèges et
Immunités des Institutions spécialisées et à son
annexe VII.'
Questions financières
Bien que la présente section soit principalement
la moitié des dépenses totales prévues au titre du
consacrée à la situation financière telle qu'elle
personnel technique affecté à des projets bénéficiant
ressort du budget ordinaire de l'Organisation, il y
est nécessairement fait mention des fonds d'autres
de l'aide conjointe du FISE et de l'OMS, aucun
crédit n'étant inscrit à cet effet dans le projet de
programme et de budget soumis par le Directeur
provenances qui ont été mis à la disposition de
l'OMS.
La situation financière générale de l'Organisation
s'est encore améliorée par rapport aux années
précédentes, nonobstant le fait que les fonds alloués
en définitive à l'OMS au titre du programme élargi
d'assistance technique des Nations Unies ont été
inférieurs de $152 052 aux prévisions totales de
dépenses pour les projets approuvés de la Catégorie I
(y compris les frais généraux). Le chapitre 18 expose
en détail les questions financières relatives au programme élargi d'assistance technique.
La Huitième Assemblée mondiale de la Santé a
approuvé un budget effectif de $10 203 084, qui a
notamment permis au Directeur général de couvrir
général à l'Assemblée mondiale de la Santé pour 1956.
La somme votée par l'Assemblée mondiale de la
Santé comprenait également des crédits pour la
réalisation des propositions présentées par le Direc-
teur général en vue de permettre à l'Organisation
d'assumer des fonctions déterminées en ce qui
concerne l'énergie atomique dans ses rapports avec
la santé, et l'éradication du paludisme.
Les gouvernements ont inclus dans les demandes
qu'ils ont présentées pour 1956 au Bureau de l'Assistance technique un certain nombre de projets béné-
ficiant de l'aide conjointe du FISE et de l'OMS
La liste des Etats Membres qui ont déjà adhéré à cette
Convention figure dans le Rapport annuel de 1955 (Actes
1
of
- 48 -
Org. mond. Santé,
67, 54).
QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES, FINANCIèRES ET ADMINISTRATIVES
et dont les dépenses de personnel sanitaire international auraient dû donner lieu à remboursement de
la part du FISE ; étant donné toutefois l'inscription
de ces projets au programme élargi d'assistance
technique, les fonds alloués en définitive par le
Conseil d'administration du FISE pour le remboursement de ces dépenses ont été réduits de $92 110.
Conformément à la résolution WHA8.12 de la
Huitième Assemblée mondiale de la Santé, les crédits
nécessaires pour couvrir les dépenses afférentes au
personnel sanitaire international affecté à des projets
bénéficiant de l'aide conjointe du FISE et de l'OMS
ont été inclus dans le projet annuel de programme
et de budget de l'Organisation à compter de 1957.
On n'estime donc pas que le FISE sera appelé à
rembourser ces dépenses de personnel après 1956,
sauf si le Conseil d'administration du FISE décide
de commencer l'exécution de nouveaux projets
bénéficiant d'une assistance conjointe avant que
l'OMS soit en mesure de prendre à cet effet des
dispositions financières dans son budget.
49
aux Comptes, à la Dixième Assemblée mondiale de la
Santé.
Contributions et fonds de roulement
La rentrée des contributions pour l'année 1956
se présente favorablement par rapport à celle des
années précédentes.
Le recouvrement des contributions arriérées a
continué d'être très satisfaisant, ce qui a permis de
rembourser au fonds de roulement le découvert de
caisse pour l'exercice 1955 qui se montait à $470 753.
De plus, une somme de $161 890 a été prélevée sur
le compte d'attente de l'Assemblée et affectée à
titre de recettes occasionnelles au financement du
budget de 1957.
Toutes les avances au fonds de roulement dues
par les Membres actifs ont été versées.
Des tableaux indiquant l'état au 31 décembre 1956
du recouvrement des contributions annuelles et des
avances au fonds de roulement seront publiés dans
le Rapport financier sur l'exercice en question.
Barème des contributions
Budget de 1956
Le budget total approuvé par la Huitième Assem-
blée mondiale de la Santé pour 1956 se chiffrait à
$12 074 144. La différence entre ce budget et le
budget effectif de $10 203 084 - soit $1 871 060 constituait la réserve non répartie, dont le montant
était égal à la somme des contributions fixées pour
les Membres inactifs et la Chine.
L'annexe 7 indique la répartition du montant
total entre les diverses sections du budget, ainsi que
les virements opérés par le Directeur général, avec
l'approbation du Conseil exécutif, entre les sections
de la résolution portant ouverture de crédits.
Les dépenses effectivement engagées en 1956
seront indiquées dans les comptes publiés dans le
Rapport financier (supplément au présent volume),
qui sera présenté, avec le Rapport du Commissaire
Comme suite à la décision qui avait été prise par
la Huitième Assemblée mondiale de la Santé (résolu-
tion WHA8.5) d'adopter en principe le barème des
contributions des Nations Unies et de l'appliquer
en quatre étapes annuelles, la Neuvième Assemblée
mondiale de la Santé a décidé : a) par la résolution
WHA9.14, que les taux de contribution de l'Autriche,
de la Birmanie et de Ceylan demeureront inchangés
pendant une seule année encore et que, à partir de
l'exercice 1958, les contributions de ces pays seront
fixées conformément aux principes énoncés dans la
résolution WHA8.5 au niveau où elles l'auraient été
normalement, sous réserve que, dans le cas de
l'Autriche, l'ajustement sera apporté en prenant
pour base le taux de 22 unités ; b) par la résolution
WHA9.15, que, pendant les cinq années à venir, la
contribution de la Corée continuera à être fixée au
taux minimum et que la question de la contribution
de ce pays sera examinée à nouveau en 1961.
Administration
Structure du Secrétariat et personnel
L'effectif du personnel de l'Organisation, soit
environ 1500 personnes, est resté constant au cours
de l'année. On trouvera dans les annexes 9 et 10
des indications détaillées sur la composition du
Secrétariat au 30 novembre 1956.
Pour assurer une coordination aussi complète que
possible entre les activités de recherche du Bureau
de Recherches sur la Tuberculose à Copenhague et
le programme de l'OMS en matière de tuberculose,
le Bureau a été intégré à la Section de la Tuberculose
de la Division des Services des Maladies transmissibles.
En 1956, l'OMS a reçu le rapport du Comité
consultatif de la Fonction publique internationale
concernant l'âge de la retraite du personnel de
l'Organisation des Nations Unies et des institutions
spécialisées. Ce comité a recommandé que l'âge
réglementaire de la retraite, qui a été fixé à 60 ans,
soit maintenu pour l'instant. Toutefois, le Comité
a constaté que :
Il existe, en outre, certaines catégories de
personnel, que l'on trouve dans toutes les organi-
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
50
sations, mais en proportion très variable, pour
lesquelles, dans l'intérêt même des organisations,
il conviendrait de prendre des mesures spéciales.
Il
s'agit de personnes dont (...) les qualifica-
tions hautement spécialisées supposent une longue
formation professionnelle, elle -même suivie de
nombreuses années d'expérience, et qui, pour
cette raison, ne peuvent normalement entrer en
fonctions qu'à un âge dépassant largement celui
du recrutement ordinaire. En conséquence, au
moment oíù elles atteignent l'âge de la retraite,
leur ancienneté dans le service peut se trouver
relativement faible. De plus, ces personnes sont
souvent très demandées dans leur pays d'origine
et ne peuvent en général pas être remplacées sans
qu'il en résulte une perte d'efficacité pour l'organisation qui les emploie. Il en est surtout ainsi à
l'Organisation mondiale de la Santé et à l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et
l'Agriculture.'
Les recommandations du Comité consultatif
tendant à assouplir le droit aux allocations pour
frais d'études des enfants ont été incorporées dans
le Règlement du Personnel.
Au cours de l'année, l'Assemblée générale des
Nations Unies a nommé un comité chargé de procéder à une étude du régime des traitements, indemnités et prestations. L'OMS a participé aux délibérations de ce comité ainsi qu'aux réunions complémentaires inter -organisations.
Services communs avec l'Organisation des Nations
Unies et avec d'autres institutions spécialisées
Les négociations qui ont eu lieu en 1955 pour la
revision des bases sur lesquelles est calculé le rem-
l'améloration des locaux et installations de conférence utilisés par l'OMS, en particulier pour les
sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé.
Achat de fournitures
Pour la période du ler octobre 1955 au 30 septembre 1956, les achats de fournitures et de matériel
d'ordre médical et autre, requis pour les projets
inscrits au programme ordinaire et au programme
d'assistance technique, se sont élevés au total à
$1 032 000 contre $450 000 pour la période corres-
pondante en 1954 et 1955. Le nombre des commandes
passées a également dépassé celui des années précédentes.
Les achats effectués pour le compte de divers
gouvernements comprennent des insecticides et des
appareils de pulvérisation, ainsi que tout l'équipe-
ment médical et les fournitures pour un centre de
lutte contre le cancer.
L'Organisation a donné suite à diverses demandes
de renseignements présentées par certains gouvernements au sujet de listes de matériel et de fourni-
tures (fournisseurs, disponibilités, prix), de plans
pour petits hôpitaux, d'analyses d'insecticides et
d'épreuves pour la pénicilline.
Des fournitures et des équipements médicaux,
ainsi que du matériel d'enseignement, etc., ont été
achetés en Union soviétique et leur prix sera imputé
sur la contribution de l'Union soviétique au programme d'assistance technique.
Des fournitures et du matériel de bureau ont été
achetés pour le Bureau régional de l'Europe à
Copenhague et pour le Bureau régional de l'Afrique
à la Cité du D'joué, Brazzaville.
boursement des services fournis par l'Office européen
Locaux pour les bureaux régionaux : Accords conclus
des Nations Unies ont déjà abouti à l'élaboration
Les négociations avec le Gouvernement français
au sujet du terrain et des bâtiments mis à la dispo-
d'un nouveau système de calcul des remboursements,
qui entrera en vigueur le leT janvier 1957. Le nouveau
système tient compte de la plupart des observations
qui avaient été présentées par l'OMS au sujet des
anciens tarifs et il est permis d'espérer que le nouveau mode de calcul réduira sensiblement les sommes
payées par l'OMS.
On continue d'étudier conjointement certains
services communs en vue d'améliorer le rendement
ou de réduire les frais. Après avoir consulté l'OMS
et les autres institutions spécialisées intéressées, le
Secrétaire général a soumis à l'Assemblée générale
des Nations Unies un plan de sept ans pour la
modernisation du Palais des Nations. Le Comité
consultatif pour les Questions administratives et
budgétaires a suggéré que ce plan soit exécuté en
cinq ans. Le plan prévoit l'amélioration des ascenseurs, des restaurants, etc., ainsi que l'extension et
1 Traduction de l'OMS
sition du Bureau régional à Brazzaville se sont
poursuivies et ont abouti à la conclusion d'un
accord qui a été signé à Genève le 22 juin 1956.
En même temps, des notes interprétatives ont été
échangées entre les deux parties. L'arrangement
complétant cet accord a été signé le 27 août 1956
à Brazzaville par le représentant du Haut- Commissaire de la République française en Afrique et par
le Directeur régional pour l'Afrique. Le même
jour a eu lieu la cérémonie de remise officielle du
nouveau bâtiment à l'OMS.
Le Gouvernement du Danemark met à la disposition de l'Organisation pour son Bureau régional de
l'Europe un nouveau bâtiment administratif situé
à la périphérie de Copenhague. L'accord définissant
les responsabilités du Gouvernement danois en tant
que propriétaire et celles de l'Organisation en tant
qu'occupant a été signé à Genève le 24 octobre 1956
et à Copenhague le 28 novembre 1956.
PARTIE II
LES RÉGIONS
CARTE 5.
RÉGIONS ET BUREAUX DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
Co ëühëúë'.
:-:9..:-.
P
New York
Washington
`
\\*
Singapour
Braizavllle0
nom
Ir
-- ---Ç
®
Slèg
e de l'OMS
OBureaux régionaux o
Bureau régional provisoire
A
Autres bureaux de l'OMS
Région africaine
oc
111111111
1. l'Asie du Sud -Est
Provisoirement rattaché
la Région africaine
1111
la Méditerranée orientale
Provisoirement rattaché è la Région
du Pacifique occidental
Provisoirement rattaché à la Région
de lo Méditerranée orientale
'o
Région des Amériques
Région de
Région de
I
flProvisoirement rattaché
j à la Région européenne
Région du
Pacifique occidental
Etats et territoires qui ne sont pos
encore rattachés à une Région
Etant donné ses dimensions réduites, la carte ci- dessus ne donne qu'une idée générale des contours de chaque Région.
WHO I1G
CHAPITRE 11
RÉGION AFRICAINE t
En 1956, l'OMS s'est avant tout préoccupée, dans
cette Région, des problèmes que posent le paludisme,
les tréponématoses, la lèpre, la tuberculose et la
malnutrition, ainsi que des moyens de combattre ces
fléaux ; comme les années précédentes, les efforts
visant à élever le niveau du personnel sanitaire et
infirmier ont tout particulièrement retenu l'attention.
Au cours de la deuxième conférence africaine du
paludisme, qui s'est tenue à Lagos en novembre 1955,
l'apparition chez Anopheles gambiae d'une résistance
à la dieldrine et, dans une mesure moindre, au HCH
a été signalée dans le Sokoto. Cette découverte appelle
une intensification des mesures appliquées et fait
ressortir la nécessité de nouvelles recherches pour
compléter les connaissances que l'on possède sur le
développement de cette résistance. Un groupe de
consultants et de chercheurs a été chargé d'étudier
la génétique et la biologie de A. gambiae dans des
régions favorables. Une réunion technique sur le
paludisme s'est tenue à Nairobi en novembre 1956 ;
elle marque le début d'une série de conférences
analogues, auxquelles les pays de la Région seront
invités à envoyer de temps à autre les chefs de leurs
antipaludiques ou des médecins spécialisés
en paludologie, pour procéder à des échanges d'informations techniques et examiner dans quelle mesure et
à quel moment les programmes antipaludiques de
leurs pays respectifs pourraient être transformés en
programmes d'éradication. Etant donné que dans
certaines parties de cette Région l'interruption de la
transmission du paludisme se heurte à des difficultés,
on a mis à l'essai une méthode combinant la chimiothérapie avec l'emploi des insecticides.
Les deux équipes constituées en 1955 par l'OMS
avec l'aide du FISE - et dont il est fait mention dans
programmes de lutte, pour certains desquels l'OMS
a été priée d'accorder son aide. Une enquête sur la
tuberculose est en cours à l'île Maurice, en vue de
l'application ultérieure de mesures contre cette
maladie. On se propose de réunir prochainement un
séminaire sur la tuberculose, qui examinera les
informations recueillies par les équipes d'enquête.
De nombreux programmes de lutte contre la lèpre
sont en cours d'exécution dans la Région et l'on met
actuellement au point des plans d'éradication du
pian. On se préoccupe aussi tout particulièrement
de mettre en oeuvre d'importants programmes de
formation pour des infirmières, des sages- femmes et
diverses catégories de personnel sanitaire. Ces programmes sont en préparation ou ont déjà commencé
au Bechuanaland, en Gambie, au Kenya, à l'île
Maurice, dans la Nigeria et à La Réunion. Certains pays ont bénéficié d'une aide de l'OMS pour
des travaux d'assainissement. Au début de 1957,
un séminaire sur l'éducation sanitaire de la population sera organisé à Dakar. En outre, comme il est
indispensable de disposer d'informations précises
pour orienter rationnellement l'action sanitaire, un
séminaire sur les statistiques sanitaires a eu lieu en
novembre à Brazzaville, avec le concours de la
Commission de Coopération technique au Sud du
Sahara (CCTA), en vue d'améliorer les services
statistiques généralement très insuffisants de la Région
(voir également ci- après).
Comité régional
Le Comité régional a tenu sa sixième session à
Loanda, Angola, du 24 au 29 septembre, sur l'invi-
tation du Gouvernement du Portugal. La session
a groupé les représentants de six Etats Membres -
le Rapport annuel de 1955 - pour enquêter sur la
fréquence de la tuberculose dans certaines régions
Belgique, France, Libéria, Portugal, Royaume -Uni
procèdent actuellement à l'exécution d'un programme
dans les parties orientale et occidentale de l'Afrique,
ration de la Nigeria, Fédération de la Rhodésie et
ainsi que dans les territoires administrés par la
British High Commission ; plusieurs pays ont reçu la
visite de ces équipes et élaborent actuellement des
1 Cette Région a été délimitée par la Première Assemblée
mondiale de la Santé (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80,
330) et comprend les parties de l'Afrique qui ne sont pas
incluses dans la Région de la Méditerranée orientale ou qui
n'ont pas été rattachées provisoirement à la Région euro-
péenne. Conformément à la résolution WHA6.46, les territoires suivants lui ont été provisoirement rattachés : Ascension,
Ile Maurice, Sahara espagnol (et ses dépendances), Sainte Hélène, Seychelles, Somalie britannique, Tristan da Cunha,
Zanzibar et Zone de protectorat espagnol au Maroc. Par la
résolution WHA9.43, il a été décidé que le Maroc ferait provisoirement partie de la Région européenne.
et Union Sud- Africaine - ainsi que des quatre
Membres associés de la Région : Côte de l'Or, Fédé-
du Nyassaland et Sierra Leone. Des représentants du
FISE, de l'Association internationale de Prophylaxie
de la Cécité et du Comité international de la Croix Rouge y ont également assisté. Le Directeur général
s'était fait représenter par le Sous -Directeur général
chargé du Département des Services techniques
centraux.
Le Comité régional a approuvé le rapport du Directeur régional et félicité les représentants de la Côte
de l'Or, de la Fédération de la Nigeria, et du Sierra
Leone de leur admission en qualité de Membres
associés.
L'opinion qui avait été exprimée lors de la
deuxième conférence africaine du paludisme tenue à
Lagos en novembre 1955, et selon laquelle les terri-
- 53 -
54
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
toires africains situés au sud du Sahara devraient
être provisoirement exclus des propositions formulées
par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé en
vue de l'éradication du paludisme, a donné lieu à
une discussion très nourrie. Le Comité régional a
recommandé que cette question soit examinée à
nouveau lors de la prochaine conférence africaine
du paludisme.
Le Comité régional a approuvé le programme revisé
pour 1957, ainsi que le projet de programme et de
budget de la Région pour 1958, sous réserve de
l'inclusion de certains amendements proposés par les
représentants de Membres et de Membres associés.
Il a recommandé aux gouvernements des pays de la
Région africaine de prendre pour base, dans leurs
contributions au rapport sur la situation sanitaire
dans le monde, la liste des rubriques proposées par
la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé dans la
résolution WHA9.27 (paragraphe 2), sous réserve des
ajustements qui paraîtraient nécessaires dans chaque
cas particulier.
Le Comité régional a décidé de tenir sa septième
session à Brazzaville en septembre 1957. L'invitation
du Gouvernement du Libéria de tenir la huitième
session à Monrovia a été acceptée par acclamation.
Les discussions techniques qui ont eu lieu après la
session du Comité régional ont été consacrées aux
mesures pratiques de santé publique pour la lutte
antituberculeuse. « Le rôle des centres de santé
ruraux dans la lutte contre les maladies endémiques
bâtiment moderne et de la salle de conférences mis
à la disposition du Bureau régional par le Gouvernement français (voir aussi page 50). Le transfert
dans les nouveaux locaux s'est effectué en août 1956.
L'une des principales difficultés auxquelles se heur-
tait le Bureau régional a été ainsi éliminée, et les
opérations du Bureau se trouveront désormais grandement facilitées grâce aux locaux de travail spa-
cieux dont disposeront le personnel de l'OMS et
celui du FISE. Le bâtiment est situé dans la Cité
du D'joué, à environ dix kilomètres de Brazzaville.
L'Organisation a obtenu un bail de 99 ans pour les
locaux, moyennant un loyer annuel nominal de
1000 francs CFA.
Le Gouvernement français a acquis et rénové vingt -
cinq maisons qui sont louées au Bureau régional
pour quatre millions de francs CFA par an. Le bail
est établi pour dix -huit ans, avec possibilité de renouvellement pour une nouvelle période de même durée.
Les maisons, situées à proximité immédiate des
nouveaux bâtiments du Bureau régional, sont louées
au personnel international.
Deux conseillers supplémentaires en santé publique
ont rejoint leurs postes vers le milieu de l'année. Le
conseiller en paludologie a été désigné et l'on compte
qu'il assumera ses fonctions dans la première moitié
de 1957. Un poste de la catégorie dite « professionnelle » (sociologue) est demeuré vacant faute de fonds,
et un autre poste a été provisoirement confié à un
technicien de l'assainissement. Un représentant de
thème des discussions techniques de 1957.
zone était recruté vers la fin de l'année pour la partie
occidentale de la Région.
Aucun changement n'a été apporté à l'organisation
Bureau régional
du Bureau régional, sauf quelques modifications
administratives d'importance secondaire, rendues
nécessaires par les nouvelles conditions de travail
dans la Région de l'Afrique » a été choisi comme
Un événement important de l'année, au point de
vue administratif, a été l'achèvement du nouveau
dans la Cité du D'joué.
Aperçu de quelques travaux caractéristiques
Une liste complète des projets en cours dans la
Région est donnée dans la partie IV. Certains travaux
ayant trait aux maladies transmissibles et à la malnutrition - deux questions qui revêtent une impor-
tance considérable dans la Région - sont décrits
ci- après.
Lutte contre la lèpre
De nombreux projets de lutte contre la lèpre sont
en cours d'exécution dans la Région. La méthode
de base consiste toujours dans le traitement de masse
au moyen des sulfones, mais il existe certaines différences dans les schémas de traitement, dans le mode
d'administration des remèdes (par voie buccale ou
par injection), ainsi que dans le type des services
créés et du personnel employé à cette fin.
Dans la Nigeria, on applique actuellement un
vaste plan de traitement : les malades sont temporairement isolés et soumis à un traitement de masse
dans les services de consultations externes perma-
nents ou mobiles, où des médicaments leur sont
administrés par voie buccale. Dans les territoires
français, on a largement recours à un traitement de
masse, qui consiste en injections de DDS en suspension huileuse pratiquées tous les quinze jours. Bien
que le coût des médicaments nécessaires pour le
traitement individuel par injections soit plus élevé
que celui des médicaments administrés par voie
buccale, la méthode des injections semble cependant
convenir particulièrement pour l'organisation d'un
traitement de masse dans les zones rurales et, tout
spécialement, pour le traitement à domicile dans les
villages éloignés et fortement infectés. D'autre part,
étant donné que le personnel requis pour ce mode de
traitement ne s'occupe des malades qu'à des intervalles espacés, ce qui lui permet, à égalité d'effectif,
d'en soigner un nombre beaucoup plus élevé, il se
pourrait que le coût global d'une campagne effectuée
au moyen d'injections pratiquées tous les quinze
jours soit, dans des conditions locales déterminées,
inférieur à celui d'une campagne dans laquelle on
RÉGION AFRICAINE
55
aurait uniquement recours à l'administration des
de population sur de vastes régions ; les campagnes
médicaments par voie buccale.
En Afrique -Equatoriale française, le Gouvernement a entrepris, avec les fournitures procurées par
antipianiques entreprises dans des pays contigus
doivent donc être coordonnées, afin d'assurer à ces
derniers une protection mutuelle contre la réintro-
le FISE et selon un plan approuvé par l'OMS, une
campagne qui doit être élargie. On évalue à environ
150 000 le nombre des lépreux dans ce territoire, et
actuellement plus de 100 000 sont régulièrement
soignés par des équipes mobiles ou dans des centres
de traitement. Le Gouvernement s'occupe présentement de mettre en pratique les recommandations
formulées, lors d'une visite récente, par un consultant
de l'OMS et dont les plus importantes se rapportent
au traitement des contacts (surtout parmi les enfants)
et à l'amélioration des méthodes de diagnostic
bactériologique.
En Afrique -Occidentale française, où le nombre de
lépreux est évalué à environ 500 000, les mesures déjà
prises par les autorités seront renforcées selon le
vaste plan qui est actuellement en préparation et
qui sera prochainement mis en oeuvre avec l'aide du
FISE et de l'OMS.
Dans l'Ouganda, le Gouvernement a mis au point
un plan pour résoudre les problèmes posés par la
répartition de la population dans ce territoire en
créant, à proximité des dispensaires et des hôpitaux,
des villages temporaires destinés à héberger les
malades qui sont soumis à un traitement.
La Gambie a également demandé une aide pour
l'expansion de ses activités antilépreuses, et des zones
propices ont déjà été choisies d'un commun accord.
En raison de l'intérêt croissant que de nombreux
gouvernements portent à la lutte contre la lèpre et
étant donné que cette maladie pose de graves problèmes dans d'autres pays de la Région, on envisage
de recommander aux gouvernements intéressés de
réunir une conférence groupant les personnes chargées
de diriger ces activités, afin qu'elles puissent procéder
à des échanges d'informations et coordonner leurs
plans. Plusieurs bourses d'études ont été attribuées
aux médecins responsables des programmes anti-
duction de l'infection. On a recommandé que l'OMS
encourage une coordination des activités antipianiques à l'échelle continentale en réunissant des
représentants des administrations sanitaires, afin
qu'ils puissent discuter et préparer toutes les parties
de leurs programmes d'éradication à long terme ;
l'Organisation devrait en particulier suggérer aux
pays limitrophes d'entreprendre cette coordination
dès le début de leurs programmes.
Des campagnes contre le pian sont menées ou préparées, avec l'aide commune du FISE et de l'OMS,
dans de nombreuses parties de l'Afrique, y compris
le Libéria, le Sierra Leone, la Côte de l'Or, le Togo
(sous tutelle française), le Togo (sous tutelle britannique) et la Fédération de la Nigeria. A la suite de
ces campagnes, certaines collectivités de la Nigeria
ont fourni elles -mêmes des fonds pour obtenir de
nouveaux soins médicaux et pour créer des centres
sanitaires ruraux. D'autre part, des campagnes sont
envisagées dans les territoires suivants : Afrique Occidentale française, Afrique -Equatoriale française,
Mozambique, Tanganyika et Ouganda ; enfin, les
administrations sanitaires du Congo belge, du Cameroun français et de divers autres pays continuent les
activités antipianiques qui ont été entreprises.
La première de ces réunions de coordination a été
convoquée par l'OMS à Accra en août 1956 (AFRO
28) ; elle a groupé des représentants du Libéria, de
l'Afrique -Occidentale française, du Sierra Leone, de
la Côte de l'Or, du Togo français et du FISE. Les
pays représentés à cette réunion totalisaient une
population d'environ dix -sept millions et demi
d'habitants et l'on prévoit que les campagnes qui y
sont actuellement menées seront parvenues, en 1959
au plus tard, à un stade où elles pourront être
remplacées par une surveillance régulière. Les progrès
lépreux.
et l'évolution de ces campagnes ont été discutés au
cours de cette réunion et un accord a été réalisé au
Réunions de coordination des campagnes antipianiques
sujet des activités à entreprendre le long des frontières
des territoires intéressés.
Dans tout pays qui mène une campagne contre le
pian, il est indispensable d'étendre progressivement
celle -ci à de nouveaux secteurs afin d'obtenir le maxi-
Travaux relatifs à la nutrition
mum de protection contre les risques de réintroduction de l'infection en provenance des zones avoisinantes où la lutte n'a pas encore été engagée. Cette
nécessité a été unanimement reconnue lors du symposium international sur la lutte contre le pian qui s'est
Plusieurs maladies graves d'origine nutritionnelle,
notamment le kwashiorkor, les anémies, la pellagre
et le goitre endémique, sont particulièrement répandues en Afrique au sud du Sahara.
Pour pouvoir combattre efficacement ces maladies,
il est indispensable d'en déterminer la fréquence et de
connaître également leurs caractéristiques épidémiologiques, leurs variations saisonnières, les groupes
d'âges les plus fortement atteints et la relation
existant entre les facteurs mentionnés plus haut et
quelques -unes des maladies parasitaires. Les
recherches sur ces divers problèmes ont été poursuivies en 1956.
tenu à Bangkok en 1952. La conférence internationale du pian, réunie en 1955 à Enugu (Nigeria),
a recommandé aux administrations sanitaires africaines d'entreprendre, en collaboration avec l'OMS
et le FISE, l'éradication du pian dans tout le continent,
ce qui serait l'aboutissement logique des campagnes
menées dans les divers pays. En Afrique, la plupart des
territoires ont des frontières communes avec au moins
deux autres pays, et il y a de fréquents mouvements
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
56
Une équipe de l'OMS, chargée de l'étude des
questions de nutrition dans l'Ouganda (Ouganda 4),
s'est efforcée de déterminer la répartition et la fréquence du kwashiorkor et d'autres formes de malnutrition ; il ressort de ses recherches qu'une proportion
de 10 à 25 % des enfants âgés de un à trois ans passe
au cours de leur croissance par une phase manifeste
de malnutrition.
Le projet d'enquêtes sur la nutrition et de lutte
contre les maladies de carence, entrepris dans le
Basutoland avec l'aide de l'OMS, s'étendra à l'ensemble du territoire. La pellagre est le problème
nutritionnel le plus grave parmi tous ceux qui se
posent aujourd'hui dans le Basutoland et le Gouvernement a entrepris récemment un projet pilote pour
combattre cette maladie. L'équipe OMS a procédé à
une étude approfondie sur les maladies de carence
et à plusieurs enquêtes cliniques sur les troubles
nutritionnels et a consacré une année à une enquête
sur le régime alimentaire familial, afin de déterminer
les variations saisonnières, les habitudes alimentaires
et autres facteurs de caractère social ou ethnologique
qui influent sur la vie de la collectivité.
D'autre part, le Bureau régional a entrepris en
1956 un programme de lutte contre les anémies qui,
dans certaines zones de la Région, sont la cause la
plus fréquente de morbidité et de mortalité. L'une de
ces zones est l'île Maurice, où le paludisme sévissait
il y a quelques années à l'état endémique et était
considéré comme responsable d'un grand nombre des
cas d'anémie. Depuis lors, le paludisme a été éliminé,
mais on ne constate aucune amélioration notable en
ce qui concerne l'anémie. Le pays souffre également
dans une mesure assez forte de l'infestation par les
ankylostomes, mais certaines constatations permettent de penser qu'il n'y a pas corrélation entre
l'intensité de cette infestation et le degré d'anémie
enregistré. Un hématologue a été envoyé dans l'île
Maurice à la demande du Gouvernement, afin
d'aider à préciser l'étiologie de ces anémies, et un
nutritionniste doit le rejoindre prochainement.
Au début de 1956, un médecin a visité l'Ouganda,
le Tanganyika, la Rhodésie du Nord, la Gambie et
l'Afrique -Occidentale française,
en vue d'étudier
sur place les projets qui sont en cours ou en préparation dans ces territoires et dont certains bénéficieront
d'une aide de l'OMS. Parmi ces derniers, mention-
nons un cours sur la nutrition qui aura lieu dans
l'Ouganda - et qui sera organisé en 1957 avec le
Royaume -Uni et la FAO -, une enquête et un projet
pilote en matière de nutrition que l'on se propose
d'exécuter en Rhodésie du Nord, et un programme
de nutrition pour la Gambie. Il est certain que les
pays d'Afrique se préoccupent toujours davantage
des problèmes de nutrition..
Le Bureau régional s'est fait représenter à la
troisième conférence inter -africaine sur la nutrition
organisée par la CCTA à Loanda (Angola) en
octobre, et pendant laquelle plusieurs questions
techniques présentant de l'importance pour différents pays ont été examinées.
Séminaire sur les statistiques démographiques et sanitaires
Le Comité d'experts des Statistiques sanitaires et
la Conférence pour la septième revision décennale des
Nomenclatures internationales des maladies et causes
de décès ont, l'un et l'autre, recommandé, en 1954
et 1955 respectivement, que l'OMS consacre une
partie substantielle de ses activités, dans le domaine
des statistiques, à la recherche de méthodes adaptées
aux territoires insuffisamment développés.
De telles méthodes seraient particulièrement utiles
en Afrique, où la population est généralement très
dispersée et où il est difficile d'assurer une assistance
médicale ou de créer des services d'enregistrement
des données démographiques. De l'avis non seulement des autorités sanitaires mais aussi des dirigeants
de tous les autres services administratifs, la connaissance de la répartition géographique de la population,
de sa composition selon l'âge et le sexe, ainsi que de
son taux probable d'accroissement, est indispensable
pour une préparation et une organisation satisfaisantes de toutes les formes d'activité gouvernementale.
La Commission de Coopération technique en
Afrique au Sud du Sahara (CCTA) et le Bureau
régional de l'OMS ont donc préparé et convoqué
conjointement un séminaire sur les statistiques démographiques et sanitaires, afin de permettre aux représentants des services statistiques et sanitaires de
discuter librement leurs problèmes communs et
d'échanger leur expérience quant à la manière de
les résoudre.
La Commission statistique de la CCTA, qui s'est
réunie à Lisbonne en mai 1955, a établi un questionnaire sur les services et les publications statistiques
des différents territoires de l'Afrique. Les réponses
obtenues ont été complétées par des rapports de spé-
cialistes de l'OMS qui se sont rendus auprès des
autorités intéressées, de sorte qu'un bilan assez complet de la situation a pu être ainsi dressé. En outre,
des fonctionnaires de plusieurs pays africains ont
été priés de présenter des communications sur les
principaux points de l'ordre du jour et d'assumer la
tâche de directeurs des discussions.
Le Bureau régional de l'OMS a fourni les services
administratifs et les installations matérielles, tandis
que le Siège de l'OMS a assuré le secrétariat technique du séminaire. Les Nations Unies ont procuré,
de leur côté, une abondante et utile documentation
et le Directeur du Bureau de Statistique de l'Organisation des Nations Unies a participé à la réunion.
Le séminaire s'est réuni du 19 au 24 novembre dans
les locaux du Bureau régional à Brazzaville ; il a
groupé vingt représentants appartenant à douze pays,
territoires ou fédérations.
Les participants au séminaire ont recherché les
méthodes les plus pratiques et les plus économiques
pour créer les rouages élémentaires indispensables
pour l'enregistrement des données démographiques,
le recensement de la population et l'établissement de
relevés médicaux. Ils devaient également examiner ce
qui pouvait être fait dans l'intervalle, et comment il
LÈPRE
Thaïlande
Les lépreux contagieux vivent dans un village de la Province de Khon
Kaen. Le terrain est fourni par le Gouvernement; les villageois bâtissent leurs propres maisons, cultivent riz et canne à sucre et vivent de
leur travail. L'OMS conseille le Gouvernement, contrôle les conditions
sanitaires et forme du personnel local.
L'examen régulier des écoliers des villages environnants permet de dépister les cas de lèpre. Cette fillette,
qui porte des amulettes aux poignets, a contracté la
lèpre; d'autres cas ont été découverts dans sa famille.
Plantation de cannes à sucre.
Indonésie
Le Gouvernement indonésien a demandé l'assistance de
DOMS pour une campagne antilépreuse nationale dont l'exécution a commencé.
Ecole
spéciale pour enfants atteints
de
lèpre.
Rééducation: des malades apprennent le métier de tisserand.
CAMPAGNE DE MASSE CONTRE
LE PIAN DANS LA NIGERIA
Les équipes qui combattent le pian dans
la
Nigeria avec l'aide du FISE et de
l'OMS se rendent dans chaque village
perdu au coeur de la brousse. Cette phographie montre un marché sur le chemin
qui mène au village de Owo.
L'enfant porte de nombreuses lésions évolutives sur le visage. S'il n'était pas soigné,
Une seule injection de pénicilline et dans
Au septième jour, l'enfant exhibe fière-
une dizaine de jours les lésions auront
d'autres lésions apparaîtraient et finalement l'enfant ne serait plus qu'un infirme.
disparu.
ment un nouveau visage. Presque toutes
les lésions sont cicatrisées.
Le village est durement
frappé
par
la
maladie.
Un médecin nigérien de
l'équipe explique aux villageois
rassemblés
de-
vant leur temple le but
de la campagne.
Au huitième jour, le garçon et un autre petit malade sont montrés
aux villageois. La guérison est complète.
La peau de l'enfant est
clairière, les
villageois attendent d'être
examinés. La troisième
femme à partir de la
droite se penche sur son
fils de cinq ans, une des
victimes de la maladie.
Dans
une
de nouveau couverte de
taches, mais cette fois un
simple lavage les fera disparaître. C'est sa mère
qui les peint avec du brou
de noix en prévision de
la fête de la lune.
LUTTE CONTRE LE PIAN DANS DEUX RÉGIONS
Libéria
Haïti
Des élèves assistants de laboratoire étiquettent et classent les échan-
tillons prélevés pour une enquête sérologique dans un village du
Examen d'un enfant atteint d'hyperkératose plantaire (durcissement
de la couche cornée de l'épiderme), symptôme fréquent de l'infection
Libéria.
pianique.
PROGRAMME D'HYGIÈNE SCOLAIRE EN THAÏLANDE
Cours d'hygiène dentaire dans une école professionnelle de garçons:
une infirmière thaï que le Gouvernement a attachée à l'équipe de
l'OMS répond aux questions d'un élève.
A l'école d'institutrices, un médecin thaï attaché à l'équipe de l'OMS
examine des enfants au cours d'une démonstration et signale certaines
anomalies à un groupe de futures institutrices.
RÉGION AFRICAINE
serait possible d'utiliser au mieux les sources d'informations sanitaires et démographiques déjà accessibles. Le séminaire a, par exemple, examiné la pos-
sibilité de recourir aux relevés des hôpitaux, des
postes médicaux éloignés et des formations médicales
mobiles, en tant que sources d'information, et il
s'est efforcé de trouver les moyens de faciliter la
tenue à jour et l'emploi de ces relevés.
En ce qui concerne l'enregistrement des données
démographiques, les participants au séminaire ont
examiné différentes méthodes permettant de suppléer
57
suppléer à un dénombrement complet, aux indications
fournies par les registres d'impôts ou les listes d'électeurs, ainsi qu'à des informations provenant de
sources analogues. Il a envisagé aussi la possibilité
d'obtenir des détails supplémentaires très divers au
moyen de sondages. Il a étudié également les méthodes qui permettraient, à défaut d'acte de nais-
sance, d'évaluer l'âge des habitants, ainsi que les
principaux groupes d'âge dans lesquels ceux -ci pourraient être classés d'après certaines caractéristiques
physiologiques.
à l'absence de registres réguliers d'état civil. Ils ont
admis que des personnes dépourvues de connaissances médicales, telles que les chefs de village,
pouvaient, à condition de recevoir les instructions
et les formules nécessaires, signaler la répartition de
Le séminaire a enfin formulé des observations et
des suggestions au sujet de la formation des diverses
des indications qui pourraient se révéler utiles pour
les administrations sanitaires. C'est ainsi qu'il
n'est pas nécessaire de posséder de connaissances
médicales pour reconnaître et enregistrer les acci-
que de recueillir des indications quantitatives qui,
correctement interprétées d'après la connaissance
des conditions locales, pourraient utilement orienter
l'action pratique des administrations sanitaires et
autres, et qui permettraient d'évaluer, le moment
venu, les résultats obtenus.
caractère très général, qu'il suffirait de décrire dans
des instructions très simples, peuvent être facilement
reconnus (s'ils ne peuvent être interprétés) et enregistrés par des personnes ne possédant pas de con-
Il est certain qu'un grand nombre des observations
qui ont été formulées lors de ce séminaire pourraient
s'appliquer également à des secteurs insuffisamment
la population selon le sexe et l'âge approximatif,
et mentionner les causes de décès en fournissant
dents et autres cas de mort violente, ainsi que les
décès de femmes en couches. Des symptômes d'un
naissances médicales, et de tels relevés peuvent ensuite
être interprétés par un épidémiologiste familiarisé
avec les particularités du pays.
En ce qui concerne les recensements, le séminaire
a examiné la possibilité de recourir parfois, pour
catégories de personnel requises pour l'enregistrement des données démographiques dans cette région.
Le séminaire a été d'avis qu'il importait moins de
produire des statistiques tout à fait orthodoxes à des
fins de publication et de comparaison internationales,
développés d'autres parties du monde. Le Comité
d'experts des Statistiques sanitaires qui s'est réuni
à Genève quinze jours plus tard a donc été en mesure
de tirer du rapport sur le séminaire des suggestions
concrètes qui seront signalées à l'attention des
administrations sanitaires d'autres continents.
Perspectives futures
Il ressort de ce chapitre et des rapports antérieurs
que, dans la Région africaine, le personnel sanitaire
doit faire face à de nombreuses tâches extrêmement
urgentes, notamment en ce qui concerne la lutte
contre les maladies transmissibles, la nutrition, ou
l'obtention du personnel compétent dont la nécessité
se fait si fortement sentir. Ces problèmes particuliers
ont, pour cette raison, occupé une plus grande place
que la question - d'une portée plus générale et
d'une plus grande importance pour l'avenir - de la
création de réseaux complets de services sanitaires
nationaux, capables d'absorber et d'administrer les
services spéciaux constitués en vue de résoudre des
problèmes
déterminés.
On
tend
toutefois,
dès
maintenant, à accorder une importance croissante
à l'organisation de services fondamentaux de santé
publique, conformément à la politique générale de
l'Organisation.
Pour que ces services puissent exercer une activité
efficace et permanente, il est indispensable de les
doter d'un personnel suffisant et de leur assurer,
en outre, l'appui d'une opinion publique bien informée ; si l'on veut enfin que ces services orientent
leurs efforts vers les tâches les plus importantes,
il faut qu'ils disposent de renseignements complets
et exacts sur les situations auxquelles ils doivent
faire face. Les programmes de formation de personnel
ont bénéficié d'une haute priorité et l'on s'efforce
également de développer l'éducation sanitaire de la
population, qui s'est toutefois limitée presque
entièrement, jusqu'ici, à des problèmes déterminés
Le Bureau régional a insisté, dès sa création, sur la
nécessité de pouvoir disposer d'informations plus
abondantes, et de nombreuses enquêtes ont été et
continuent d'être effectuées afin de réunir les données
indispensables. Toutefois, si les enquêtes permettent
de résoudre des problèmes spéciaux et urgents, on ne
saurait organiser un système satisfaisant de services
de santé publique sans avoir mis sur pied un service
statistique rationnel et pratique. Le présent chapitre
a donné un aperçu des bases sur lesquelles un tel
service peut être constitué.
CHAPITRE 12
RÉGION DES AMÉRIQUES 1
Dans les Amériques, l'Organisation s'est efforcée
de poursuivre sans rigidité excessive la réalisation
d'un programme bien équilibré, dont les trois principaux objectifs à long terme demeurent : le renforcement des services sanitaires, les progrès de l'enseignement et de la formation professionnelle et l'éradication des maladies transmissibles.
L'amélioration de la planification sanitaire natio-
nale - condition préalable du renforcement des
amples renseignements à ce sujet sont donnés ci -après
ainsi que dans la liste des projets (partie IV).
L'année 1956 a vu des progrès notables dans
l'éradication du paludisme. La liste des projets
indique l'assistance que l'OMS a fournie dans ce
domaine, de même que la collaboration qu'elle a
apportée aux divers pays de la Région concernant
la lutte contre d'autres maladies transmissibles telles
que le pian, la tuberculose, la rage et la lèpre.
services de santé publique - intéresse bien entendu
au plus haut point les Etats Membres. Aussi les
discussions techniques qui ont eu lieu en septembre
1956 pendant la neuvième réunion du Conseil
directeur de l'Organisation sanitaire panaméricaine
(qui fait aussi fonction de Comité régional de l'OMS)
ont -elles porté sur les méthodes à appliquer dans ce
domaine. En collaborant, sur leur demande, avec les
gouvernements de la Région à l'élaboration des
plans d'action sanitaire nationale, l'Organisation les
les a simultanément encouragés à établir un inventaire aussi complet que possible des conditions et
des ressources sanitaires nationales. Les mesures
prises à cette fin - par exemple la mise au point de
formules de renseignements de base - devraient
permettre le rassemblement d'informations plus
précises, plus sûres et plus complètes sous une forme
qui en facilite l'analyse et en augmente la comparabilité internationale.
Les services de santé nationaux ont pour tâche
principale de former du personnel technique et de
s'assurer sa collaboration de manière durable ; c'est
pourquoi on a accordé une attention particulière à
l'organisation de cours et de séminaires tant natio-
naux qu'internationaux pour personnel sanitaire
qualifié et semi- qualifié de tous grades. De plus
1 Conformément à la décision de la Première Assemblée
mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80,
331), cette Région comprend l'ensemble des Amériques. Les
pays suivants de la Région sont Membres de l'OMS : Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Guatemala, Haiti, Honduras,
Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République
Dominicaine, Salvador, Uruguay et Venezuela. Au cours de
de la Sixième Assemblée mondiale de la Santé, les ?les Falkland
et leurs dépendances ainsi que les iles Hawai ont été rattachées
à la Région à titre provisoire (résolution WHA6.46).
Comité régional
La neuvième réunion du Conseil directeur de
l'Organisation sanitaire panaméricaine (OSP), qui
était également la huitième session du Comité
régional de l'OMS, s'est tenue à Antigua (Guatemala)
du 17 au 27 septembre 1956. Des représentants de
tous les Etats Membres de la Région, sauf l'Uruguay,
y assistaient, ainsi que des représentants de la
France, des Pays -Bas et du Royaume -Uni de Grande -
Bretagne et d'Irlande du Nord, au nom de certains
territoires de la Région. Le Canada était représenté
par un observateur officiel. La Colombie, membre
de l'OSP, était aussi représentée. Des observateurs ont
été envoyés par le FISE, l'Organisation des Etats
américains et un certain nombre d'organisations non
gouvernementales s'intéressant à la santé publique.
Le Directeur du Bureau sanitaire panaméricain
(BSP), Directeur régional de l'OMS, a présenté son
rapport annuel pour 1955, qui rappelait la collaboration internationale apportée dans la quasi totalité des secteurs de la santé publique, mais plus
particulièrement dans le domaine de l'extirpation
d'Aides aegypti et de l'éradication du paludisme, de
la variole et d'autres maladies transmissibles.
L'éradication du paludisme a figuré en bonne place
dans les discussions du Comité régional sur le pro-
gramme de l'Organisation. Des représentants ont
exposé les progrès réalisés dans leur pays ou territoire.
Le Directeur du BSP, Directeur régional de l'OMS,
a décrit de façon complète l'ampleur du problème
du paludisme dans les pays de la Région, et
le
Directeur régional du FISE a indiqué le rôle joué
par cette organisation dans le programme d'éradi-
- 58 -
59
RÉGION DES AMÉRIQUES
cation. Le représentant des Etats -Unis a annoncé
que son pays verserait en 1957 une contribution
spéciale de $1 500 000 à l'OSP en faveur du programme d'éradication du paludisme qui est entrepris
sur tout le continent. La plupart des pays et territoires de la Région ont déjà converti ou sont en train
de convertir leurs programmes de lutte antipaludique
en programmes d'éradication.
Le Conseil directeur a recommandé aux Etats
Membres d'investir leurs services nationaux de lutte
antipaludique des pouvoirs et de l'autorité qui leur
sont nécessaires pour entreprendre avec succès les
programmes d'éradication, et de leur accorder des
ressources suffisantes pour les mener à terme.
L'importance grandissante de la lèpre dans les
Amériques a été discutée par le Conseil directeur,
qui a recommandé que les programmes nationaux
de lutte contre cette maladie soient revisés à la
lumière des connaissances modernes. Le Directeur
du BSP a été prié de poursuivre les études entreprises
pour préciser l'ampleur du problème, de faciliter la
formation du personnel pour les services antilépreux
nationaux, et d'encourager l'organisation de discussions techniques sur ce sujet.
Le Conseil directeur a de nouveau recommandé
aux Etats Membres de recourir plus largement aux
bourses d'études pour pallier la pénurie notoire
d'experts dans toutes les branches de la santé publique
et de la médecine préventive.
Les discussions ont eu un caractère exclusivement
pratique et visaient à formuler des méthodes et des
principes généraux qui puissent être appliqués dans
n'importe quel pays.
Le thème choisi pour les discussions techniques
qui auront lieu pendant la dixième réunion du
Conseil est le suivant : « Bases et méthodes d'évaluation des programmes sanitaires ».
Le Guatemala et le Pérou ont été élus pour trois
ans au Comité exécutif de l'OSP en remplacement
de l'Argentine et des Etats -Unis d'Amérique, dont
le mandat était venu à expiration.
La vingt -huitième session du Comité exécutif de
l'OSP - groupe de travail du Comité régional de
l'OMS - a eu lieu à Washington du 5 au 13 juin
1956 ; les vingt -neuvième et trentième sessions ont
eu lieu à Antigua immédiatement avant et après la
neuvième réunion du Conseil directeur.
La dixième réunion du Conseil directeur, qui sera
la neuvième session du Comité régional, se tiendra
à Washington en 1957.
Bureau régional : Questions d'administration et
d'organisation
Le Rapport annuel de 1955 rendait compte des
efforts tentés pour réaliser une plus grande économie
et une plus grande efficacité ; cette action s'est
poursuivie en 1956. Des enquêtes de gestion ont été
opérées dans le service de l'information, dans la
Le Conseil a adopté le programme de 1957
du Bureau sanitaire panaméricain, avec un budget
section des bourses d'études, dans le service d'édition
de $2 400 000, soit $200 000 de plus que pour 1956.
Sur ce montant, $2 300 000 représentent les contri-
publique. Afin de réaliser une meilleure coordination
butions des Etats Membres de l'OSP, et $100 000
et de documentation et dans la division de la santé
et de faciliter les permutations de personnel, on a
également entrepris une enquête générale sur la
sont constitués par des contributions versées au nom
des territoires administrés par la France, les Pays Bas et le Royaume -Uni et par des recettes diverses.
préparation des rapports, expositions et autres
Il a été décidé de virer au Fonds de Réserve du
analysées et un nouveau système plus complet a
Bâtiment $100 000, prélevés sur le solde de 1955, et
de verser le reste, soit $23 524, à un compte spécial
destiné au financement des premières dépenses
été adopté.
Les conditions d'emploi du personnel OMS /BSP
relatives à l'établissement des plans d'un nouveau
bâtiment pour le siège.
Le Conseil directeur (en sa qualité de Comité
régional de l'OMS) a décidé qu'un projet de pro-
Comité exécutif de l'OSP.Le recrutement de per-
gramme et de budget pour la Région des Amériques
de $1 567 980 serait transmis au Directeur général
élevés offerts dans ce pays ont souvent empêché
pour examen lors de la préparation du projet de
budget de l'OMS pour 1958.
Le thème général des discussions techniques Méthodes d'élaboration des plans nationaux de
santé publique -a été examiné sous quatre aspects :
responsabilité de l'établissement des plans de santé
publique ; collaboration internationale ; critères de
priorité ; coordination avec d'autres organisations.
moyens de propagande, sur les publications et les
traductions.
Les
méthodes budgétaires ont été
ont été évoquées lors de plusieurs réunions du
sonnes compétentes a soulevé d'aussi grandes difficultés qu'en 1955 ; les Etats -Unis continuent d'être
le principal lieu de recrutement, mais les traitements
l'Organisation de s'assurer les services des meilleurs
candidats.
L'établissement des plans du nouveau bâtiment
du Secrétariat du BSP /OMS a été accéléré par
l'affectation du solde de 1955 à un fonds de réserve
du bâtiment (voir aussi ci- dessus). Les pourparlers
se sont poursuivis avec le Gouvernement des Etats-
Unis pour l'obtention à Washington d'un terrain
pour le siège régional.
60
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la partie IV la liste complète
des projets en cours d'exécution en 1956. Les projets
secteur ; 369 chefs d'équipe ; 187 patrouilleurs ;
25 chauffeurs et autres travailleurs.
description plus détaillée.
Au cours de la première année, une vigoureuse
action de propagande éducative a été menée pour
ci -après ont été choisis pour faire l'objet d'une
expliquer l'objet de la campagne à toutes les familles
Eradication du paludisme, Mexique
de la région.
Le programme mexicain d'éradication du paludisme peut être proposé en exemple aux autres pays
des Amériques et ailleurs.
La région impaludée couvre une superficie de
1 260 043 km2 ; sa population est estimée à 20 293 000
habitants et elle compte près de 3,3 millions de
maisons. Au cours des cinq années comprises entre
1951 et 1955, le paludisme venait en troisième rang
parmi les causes de décès au Mexique, et la morbidité
paludéenne était alors estimée à deux millions au
moins de cas par an. Au cours des cinq années
comprises entre 1949 et 1953, le nombre annuel
moyen de décès par paludisme s'élevait à 23 859, soit
89,9 pour 100 000 habitants. La région impaludée
englobe les parties du pays qui pourraient être les
plus riches au point de vue de l'agriculture et de
l'élevage et où l'on trouve du pétrole, des mines de
soufre et des pêcheries. L'importance de l'éradication
du paludisme pour l'économie et le bien -être du
Mexique peut difficilement être surestimée.
Le Gouvernement a fait le nécessaire, en collaboration avec le FISE et l'OMS, pour convertir sa
campagne de lutte antipaludique classique en une
campagne d'éradication couvrant toute l'étendue du
pays (Mexique 53). Le FISE procurera $8 400 000
pour l'importation des fournitures et du matériel
nécessaire à la campagne, cependant que le Gouver-
nement versera une somme qui, au début de la
campagne, était estimée à $12 000 000, mais qu'on
évalue maintenant à $16 000 000.
Une commission nationale de l'éradication du
paludisme a été créée ; elle a à sa tête un conseil
L'OMS a affecté au projet un paludologue, un
conseiller pour la lutte contre les insectes et deux
techniciens de l'assainissement. En 1955 et 1956, un
certain nombre de bourses d'études ont été attribuées
à des paludologues, à des ingénieurs, à des épidémiologistes, à des entomologistes et à d'autres spécialistes
pour leur donner la possibilité de se perfectionner au
Venezuela, au Brésil et aux Etats -Unis d'Amérique.
En tout, ce sont 50 paludologues, 29 ingénieurs
paludologues, 11 ingénieurs auxiliaires, 32 entomologistes, 73 assistants de laboratoire, 156 chefs de
secteur, 331 chefs d'équipe et 687 ouvriers pulvérisateurs qui ont ainsi pu recevoir une formation.
Un relevé cartographique général a été effectué et
toutes les habitations de la région impaludée ont
été portées sur la carte et numérotées. Les enquêtes
épidémiologiques ont permis de déterminer l'ampleur
du problème du paludisme dans des régions jus-
qu'alors inexplorées à ce point de vue et d'identifier
les vecteurs.
Le service national du paludisme, en collaboration
avec l'Organisation, a presque achevé une série de
manuels de directives pratiques portant sur toutes
les phases de la campagne de pulvérisations et sur
l'évaluation épidémiologique qui doit être effectuée
dans les zones d'opérations ; ces phases sont en train
d'être définitivement organisées.
La campagne a été inaugurée officiellement
le
7 septembre 1956 au cours d'une cérémonie présidée
par le Président de la République. Une vaste campagne pilote, de trois mois, a été aussitôt entreprise
pour vérifier si tous les rouages mis en oeuvre étaient
directeur qui fixe les directives techniques et administratives à suivre. Le bureau national de la campagne se compose de sept sections : recherches et
développement, épidémiologie, formation professionnelle, pulvérisation, logistique, administration et,
enfin, éducation sanitaire.
prêts à fonctionner convenablement. La campagne
la
en outre, elle bénéficie de la collaboration des experts
formation professionnelle et d'autres travaux préparatoires ont commencé en 1955. Le plan prévoit -une
phase initiale d'éradication proprement dite, suivie
d'une phase de surveillance destinée à empêcher la
des questions de ravitaillement du Ministère de la
Défense pour l'organisation des transports et des
envois de fourniture, et toutes les forces vives du
pays sont mobilisées en sa faveur. Un vaste mécanisme de :vérification et de contre- vérification doit
assurer le maximum d'efficacité aux opérations.
Le plan d'opérations ayant été approuvé,
réinfection. La première phase durera cinq ans et
comprendra une année de travaux préliminaires
suivie de quatre années de pulvérisations dans la
totalité de la zone impaludée.
Cette zone impaludée est divisée en quatorze
secteurs ; le personnel chargé de l'exécution de la
campagne se répartit comme suit: personnel d'exécution, comprenant 224 spécialistes et 297 techniciens ;
143 fonctionnaires administratifs ; 96 chefs de
mexicaine d'éradication du paludisme est remarquable
non pas tant par son ampleur que par certaines carac-
téristiques de son organisation ; c'est ainsi qu'elle
est dirigée à l'échelon ministériel, ce qui permet de
rallier l'appui des autorités les plus élevées du pays ;
La deuxième phase,- celle des pulvérisations générales, doit commencer en janvier 1957 et se poursuivre
pendant quatre ans. Ces pulvérisations interrompront
la transmission pendant trois années consécutives,
après quoi on procédera à la surveillance épidémiologique, afin de déceler et d'éliminer tout foyer local
d'infection.
RÉGION DES AMÉRIQUES
Formation d'infirmières auxiliaires, Guatemala
Les auxiliaires possédant une bonne formation
sont des éléments essentiels d'une équipe de santé
publique bien équilibrée. En août 1955 a été entrepris
au Guatemala un projet de formation d'infirmières
auxiliaires destiné, d'une part, à renforcer les services
hospitaliers et, d'autre part, à constituer le premier
élément d'un système général conçu pour assurer,
dans tout le pays, la formation des infirmières
auxiliaires dont les services de santé publique ont
grand besoin.
Des membres de l'Association nationale des
Infirmières guatémaltèques ont entrepris en juin 1954,
avec la collaboration de l'infirmière -conseil internationale de la zone III,1 une enquête qui a montré
que les infirmières diplômées et les infirmières auxi-
liaires occupant un emploi rémunéré dans le pays
sont au nombre de 227 et de 1059 respectivement.
La plupart des auxiliaires n'avaient pas reçu de forma-
tion véritable et n'avaient acquis leur savoir qu'en
observant le travail des infirmières ; pourtant, elles
remplissaient, sans être surveillées par du personnel
diplômé, des tâches exigeant une haute compétence.
On a estimé, d'après les résultats de l'enquête, que
l'effectif infirmier du pays devra s'accroître de
560 infirmières diplômées et de 1580 auxiliaires
dûment formées.
Le projet (Guatemala 6) a pour but de former des
infirmières auxiliaires et des monitrices chargées de
les instruire. Il y aura un programme central de
formation professionnelle à Guatemala et des programmes annexes dans d'autres parties du pays. On
61
taux de province, soit au principal centre d'enseigne-
ment de Guatemala, où d'autres infirmières diplômées commenceront leur formation de monitrices
au début de 1957. Dans les hôpitaux de province, la
formation d'infirmières auxiliaires débutera dès que
les nouvelles monitrices seront arrivées. On envisage
de poursuivre ces travaux jusqu'à ce qu'on ait doté
de monitrices un centre au moins dans chaque
province et les principaux hôpitaux de Guatemala.
La formation de personnel infirmier auxiliaire pourra
alors continuer sans interruption et, si l'expérience
en cours se révèle satisfaisante, un groupe d'élèves
de chaque classe de candidats à la profession d'infirmière auxiliaire recevra une formation complémentaire en vue d'un emploi dans les services de
santé publique.
Services de laboratoire
Les laboratoires chargés de produire et d'analyser
les substances biologiques et autres produits phar-
maceutiques, de même que les laboratoires qui
assurent des services de diagnostic, doivent pouvoir
disposer d'un stock abondant d'animaux de laboratoire sûrs et bien portants. La constitution et
l'entretien de colonies d'animaux satisfaisantes
soulèvent de grandes difficultés techniques, qui ont
souvent sérieusement entravé l'activité de ces laboratoires. C'est pourquoi l'OMS apporte son concours
en fournissant des cultures, des antigènes, des sérums
et autres produits biologiques spéciaux dont les
laboratoires ont besoin pour pouvoir appliquer les
sonnel auxiliaire insuffisamment qualifié.
La première étape a consisté à former des moni-
techniques les plus récentes.
Un projet (AMRO 45) a spécifiquement pour but
d'aider les laboratoires de santé publique nationaux
à créer des colonies d'animaux sains. Dix-huit pays
trices. En novembre 1955, un cours a été organisé
pour apprendre à treize infirmières diplômées les
méthodes de formation des infirmières auxiliaires.
ont présenté, au titre de ce projet, des demandes
d'assistance en faveur de plus de vingt -quatre laboratoires. Grâce à ce projet, des consultants enquête-
Des infirmières -chefs de l'hôpital général de Guate-
et donneront des avis sur la façon de répondre
organisera également une formation en cours de
service dans les établissements employant du per-
mala et quelques monitrices de l'école nationale
d'infirmières ont apporté leur concours, notamment
pour l'administration des salles d'hôpital et la
rédaction d'un manuel de soins infirmiers pour
l'hôpital.
Le cours pour personnel infirmier auxiliaire a
débuté en mai 1956 ; il s'adressait à 106 élèves et
était donné par dix monitrices (dont deux infirmières
panamiennes) choisies parmi celles qui avaient suivi
le cours susmentionné. En juillet, les stagiaires ont
commencé leur pratique clinique dans les services
de médecine et de chirurgie de l'hôpital général.
Cinq salles avaient été choisies et préparées pour
cette partie du cours.
A la fin du cours, les huit infirmières guatémaltèques qui avaient suivi le cours de monitrices ont
été affectées chacune soit à deux ou plusieurs hôpi1 La zone III comprend : le Costa Rica, le Guatemala, le
Honduras, le Honduras britannique, le Nicaragua, le Panama
et le Salvador. Le bureau de zone est situé à Guatemala.
ront sur la situation actuelle et les besoins futurs
à ces besoins et sur les meilleures méthodes d'entretien et d'utilisation des animaux de laboratoire. Des
démonstrations, des séminaires et des bourses
d'études contribueront à former du personnel
national dans ces domaines. C'est ainsi que, sur la
demande du Gouvernement mexicain, un consultant
à court terme s'est rendu en août 1956 au Mexique
pour aider à constituer une colonie modèle d'animaux
d'expériences au laboratoire de virologie de la santé
publique à Huipulco, qui pourra ensuite servir de
centre de démonstration en matière d'élevage d'animaux de laboratoire ; cinq cents souris albinos suisses
ont été fournies pour commencer une colonie modèle.
Le consultant se charge en outre de former le personnel des laboratoires de l'Institut des Maladies
tropicales, de l'Institut d'Hygiène et du laboratoire
de recherches animales de Palo Alto. Il a donné des
conférences et organisé en octobre, à l'Ecole vété-
rinaire de l'Université du Mexique, un cours de
quatre semaines suivi par quatorze médecins, vétérinaires et assistants de. laboratoire.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
62
Services ruraux de santé publique, Equateur
L'Equateur a prié l'Organisation mondiale de la
Santé et le FISE de collaborer à un projet (Equateur 4) ayant les objectifs suivants : renforcer, au
Département national de la Santé, la division de
protection maternelle et infantile chargée de nor-
maliser et de coordonner toutes
les activités se
rapportant à cette question dans le pays ; mettre en
place un réseau de centres ruraux de protection
maternelle et infantile ; enfin, organiser des cours
destinés à former du personnel qualifié et du personnel auxiliaire pour ces centres.
L'OMS a affecté au projet un médecin et une
infirmière de la santé publique. Dans la première
phase, qui s'est achevée en 1955, la division de
protection maternelle et infantile a été élargie, tandis
qu'un certain nombre de centres sanitaires étaient
organisés ou améliorés. Il s'agissait de deux centres
à Guayaquil, du centre de protection maternelle et
infantile attaché à l'hôpital de Quito, et des centres
d'Ambato, Cuenca, Sangolqui, Portoviejo, Cayambe,
Ibarra, Latacunga, Esmeraldas, Loja, Riobamba et
Machala, qui s'occupaient surtout de protection
maternelle et infantile. Le but final est la mise en
place d'un réseau de centres assurant des services
sanitaires de toutes catégories.
De grands efforts ont été accomplis pour fournir
aux centres du personnel bien formé. Quatre- vingtdouze travailleurs de la santé publique (trente -trois
médecins, quarante et une infirmières auxiliaires et
dix -huit assistantes sociales) ont été formés dans
l'un des cinq cours organisés à Guayaquil et à
Quito.
Le programme de surveillance du personnel auxi-
liaire a été mis en train le 9 juillet 1956 après une
préparation minutieuse. Des visites régulières de
contrôle ont commencé et on a mis au point une
formule pour la notation des résultats.
Les rapports des centres indiquent que l'intérêt
de la population pour leur activité augmente d'une
manière satisfaisante. Le personnel équatorien s'inté-
resse aussi de plus en plus à l'action entreprise, et
des institutions privées ont participé à l'organisation
de certains des centres. Le projet a donc permis de
jeter les bases d'un système de services sanitaires
intégrés, dont l'établissement fait l'objet d'un autre
programme actuellement en cours d'exécution avec
l'aide de l'Organisation. Il a également contribué
à mettre en évidence la nécessité d'autres types
importants d'activité sanitaire, par exemple l'assainissement et la lutte contre les maladies transmissibles, qui ont déjà été entrepris dans quelques -uns
des centres.
Statistiques sanitaires
Afin de pouvoir rendre de plus grands services
encore dans le domaine des statistiques sanitaires,
l'OMS a engagé des consultants statisticiens à plein
temps (projet AMRO 86). Les fonctions de ces
consultants sont les suivantes : a) donner des conseils
sur l'amélioration des statistiques démographiques
et sanitaires, en particulier des statistiques relatives
aux maladies transmissibles, sur l'établissement de
statistiques sanitaires selon des méthodes éprouvées
et sur l'utilisation des renseignements statistiques
pour l'établissement des programmes sanitaires ;
b) donner des cours de statistique ; aider à choisir
des boursiers et à suivre les progrès de leurs études,
et organiser des séminaires, des réunions d'étude et
autres moyens de formation professionnelle ; c) don-
ner des conseils d'ordre statistique à propos des
projets auxquels l'Organisation collabore et aider
les gouvernements à rassembler et analyser les
renseignements utilisés pour l'élaboration de programmes sanitaires nationaux.
En 1955 et en 1956, un consultant, établi à Guate-
mala, a travaillé dans les zones II et III ; 1 depuis
le milieu de 1956, un autre consultant, établi à
Bogota, est à l'oeuvre dans les pays des zones V
et VI. Etant donné l'étendue de la zone II et le
nombre de demandes d'aide reçues des gouvernements, on envisage l'envoi d'un troisième consultant
dans cette zone en 1957.
En 1956, le consultant affecté aux zones II et III
a travaillé à Cuba, à Haïti, dans la République
Dominicaine, au Panama et au Guatemala. A Cuba,
des cours de statistiques démographiques ont été
donnés à vingt -deux fonctionnaires du service de
santé cubain ; certaines leçons ont été dirigées par
deux boursiers de l'OMS qui avaient reçu une
formation au Centre interaméricain de Statistiques
démographiques au Chili. La réorganisation de la
section de biostatistique du service de santé cubain
se prépare, et l'OMS a collaboré à un plan prévoyant
l'envoi de personnel et de matériel au nouveau
département. En vue d'améliorer le rassemblement
des données de base sur les naissances, les décès et
les maladies, le consultant s'est rendu dans des
services de santé pour observer les méthodes qui y
sont actuellement appliquées.
A Haïti, l'OMS a collaboré à un cours - le
deuxième de la série - de statistiques démographiques pour étudiants en médecine. Le moment venu,
ces cours seront intégrés dans le programme d'étude
de l'Ecole de Médecine d'Haïti. Ici aussi, le rassemblement de données sur la morbidité et la mortalité
locales demande à être amélioré, et des plans ont été
établis à cet effet.
En collaboration avec des fonctionnaires sanitaires
et des consultants de l'OMS, on a établi dans la
République Dominicaine un programme de cours
de mathématique et de statistique, qui seront donnés
Le rassemblement, l'analyse et l'utilisation de
données de base sur les conditions et les ressources
sanitaires des pays sont indispensables à l'élaboration de programmes sanitaires nationaux bien
équilibrés. L'Organisation a fourni des avis sur des
à l'occasion d'un cours d'assainissement. On a,
problèmes de statistiques à un grand nombre de pays.
la zone VI, l'Argentine, le Chili, le Paraguay et l'Uruguay.
1 La zone II comprend : Cuba, Hayti, le Mexique et la
République Dominicaine ; la zone III comprend : le Costa
Rica, le Guatemala, le Honduras, le Honduras britannique,
le Nicaragua, le Panama et le Salvador ; la zone V, le Brésil ;
RÉGION DES AMÉRIQUES
d'autre part, étudié dans ce pays un nouveau modèle
de certificat de décès.
Au Panama, on a élaboré un nouveau système qui
permettra aux hôpitaux de fournir rapidement des
données de base exactes. Les hôpitaux ne possèdant
normalement pas de statisticiens spécialisés, il leur
est uniquement demandé de porter des indications
simples sur les fiches d'entrée et de sortie et de les
acheminer vers un bureau central, où un personnel
qualifié se charge de les mettre en tableaux et de les
analyser. On a, d'autre part, établi un plan de
réorganisation et de centralisation des dossiers
cliniques. Ce travail a été effectué en collaboration
avec les statisticiens de la direction générale de la
statistique du service national de santé et un consultant en statistiques hospitalières de l'International
Co- operation Administration.
Au Guatemala, en prévision de la réorganisation
du bureau de biostatistique du service national de
Tendances actuelles et perspectives futures
Au cours des prochaines années, les activités entreprises dans la Région seront régies par le programme
général de travail pour la période 1957 -1960 adopté
à la huitième réunion du Conseil directeur de l'Orga-
nisation sanitaire panaméricaine (septième session
du Comité régional de l'OMS). Ce programme comporte six objectifs principaux : achever
des conditions et des ressources sanitaires nationales ;
établir des plans sanitaires nationaux ; créer des
postes nationaux de fonctionnaires sanitaires à plein
temps et suffisamment rétribués ; intensifier les programmes régionaux et nationaux d'éradication des
maladies transmissibles ; multiplier les accords sani-
taires frontaliers et régionaux afin de résoudre les
problèmes communs à des pays limitrophes ; enfin,
mobiliser les ressources nationales et internationales
en vue d'éliminer les principaux dangers qui menacent
la santé des populations, surtout ceux qui tiennent
aux conditions du milieu.
En dernière analyse, ce sont les pays eux -mêmes
qui orientent et rendent possible l'activité des organisations sanitaires internationales, dont les progrès
et l'utilité doivent se refléter pour une part importante dans le rythme de développement des programmes sanitaires nationaux.
En poursuivant ses efforts en vue d'encourager la
création de postes de fonctionnaires sanitaires de
carrière dans les pays, l'Organisation accordera une
place importante à la formation professionnelle et
en particulier aux séminaires internationaux. La
réussite des séminaires consacrés à l'enseignement
de la médecine préventive et des enquêtes sur
l'enseignement de la pédiatrie, qui ont eu lieu
63
la santé, il a été procédé à de nombreux échanges
de vues avec des fonctionnaires sanitaires au cours
de visites de centres sanitaires, d'hôpitaux et de
bureaux de l'état civil de treize localités situées à
l'intérieur du pays.
Une aide a été fournie à Amatitlán à l'occasion
d'un cours de biostatistique pour médecins, infirmières et inspecteurs d'hygiène (voir la partie IV,
Guatemala 8).
Dans deux pays, le consultant a collaboré aux
efforts visant à réorganiser la commission nationale
de statistiques démographiques et sanitaires et à
donner une nouvelle impulsion à cet organisme qui,
s'il a été créé il y a quelques années, n'avait jamais
fait oeuvre utile.
Le consultant affecté aux zones V et VI a commencé sa mission à Bogota en aidant à réorganiser
le Ministère de la Santé de la Colombie.
sont beaucoup plus utiles que l'aide fournie isolément
aux pays.
Une bonne planification sanitaire étant indispensable pour assurer l'efficacité de la collaboration
internationale, l'établissement des plans sanitaires
nationaux fera, au cours des prochaines années,
l'objet d'une attention soutenue.
Dans les programmes dirigés contre les maladies
transmissibles, le but général n'est pas seulement
d'améliorer les méthodes de lutte mais encore d'en
intensifier l'application. Ce but est particulièrement
visé dans les efforts entrepris pour éliminer le paludisme. La campagne déclenchée contre cette maladie
dans la Région atteindra son point culminant au
cours de la présente « période déterminée » (19571960). Si cette campagne traîne en longueur, le déve-
loppement des services de santé nationaux s'en
trouvera lui aussi retardé ; l'Organisation s'emploiera
donc à donner des avis techniques et à renforcer la
coordination, de façon à accélérer l'achèvement de
cette entreprise. A mesure que les mesures d'éradi-
cation s'imposeront et gagneront des partisans, on
les appliquera à d'autres maladies telles que la
variole et le pian. En ce qui concerne les maladies
sur lesquelles on ne possède pas encore assez de
renseignements pour pouvoir envisager des mesures
d'éradication, l'Organisation collaborera à l'exécution de campagnes de lutte.
En application de la résolution adoptée par la
xtve Conférence sanitaire panaméricaine, on accor-
activités
dera une attention plus grande à la fréquence des
diarrhées qui sont une importante cause de décès.
Il faut résoudre les problèmes de base que pose la
salubrité du milieu pour réussir à « amener tous
régionales et collectives coordonnées de ce genre
les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ».
en
1956,
montre clairement
que
les
CHAPITRE 13
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST '
A mesure que les programmes de santé publique
s'amplifient, on s'aperçoit sans cesse davantage des
graves conséquences d'un contrôle insuffisant et de
la pénurie de personnel qualifié de toutes catégories.
Au cours de sa neuvième session, en 1956, le Comité
compte la Région, il n'est même pas possible de
donner des taux de natalité et de mortalité. L'aide
aux services de statistique a, par conséquent, été
augmentée et, dans certains pays, l'organisation
régional a reconnu toute l'importance de cette
de statistiques sanitaires a déjà progressé. Un certain
nombre d'importants tableaux épidémiologiques et
question.
démographiques ont pu être dressés et ils ont été
C'est pourquoi l'une des tâches principales de
l'OMS en Asie du Sud -Est est d'aider à la formation
du personnel sanitaire et médical de tout ordre.
L'Organisation a continué à accorder des bourses
d'études et à renforcer, grâce à l'envoi de professeurs,
les
divers services des écoles de médecine de la
Région ; d'autre part, il a été institué un grand
nombre de cours d'entretien ou de perfectionnement.
Pendant l'année 1956, le personnel de l'OMS en
mission a prêté son concours pour une trentaine de
cours d'entretien, qui ont donné une formation
complémentaire à environ quatre cents personnes,
principalement des médecins, des infirmières, des
assistants sanitaires, des éducateurs sanitaires, des
visiteuses d'hygiène, des sages- femmes, du personnel
des services de protection maternelle et infantile et des
ingénieurs sanitaires.
Sous les auspices du Bureau régional s'est tenu en
août, à New Delhi, le séminaire régional réservé aux
cadres infirmiers, dont il sera question plus loin.
Grâce à un arrangement intervenu avec la Harvard
School of Public Health, une catégorie spéciale de
bourses d'études collectives a été instituée pour aider
à la formation des professeurs de santé publique qui
seront appelés à enseigner dans les écoles de médecine
de l'Inde. Si cette expérience s'avère satisfaisante, ce
type de bourses d'études sera également adopté pour
d'autres pays. A la suite des recommandations for-
soumis en septembre au Comité régional.
D'une façon générale, on peut toutefois relever
qu'au cours de ces dernières années, le nombre des
décès était en régression, alors que le taux des
naissances demeurait élevé. La lutte systématique
contre les maladies, notamment contre le paludisme
et le pian, a certainement contribué à abaisser les
taux de mortalité et de morbidité, mais, pour que ces
taux continuent à diminuer sensiblement, il est
absolument indispensable d'élever le niveau de
l'assainissement. En dehors du projet de Ceylan
décrit ci- après, les programmes d'assainissement
auxquels l'OMS apporte sa contribution n'ont pas
encore été complètement mis au point.
Le programme de l'OMS prévoit l'intégration des
campagnes de masse contre les maladies transmissibles
dans les activités des services généraux de santé
publique. En conséquence, il importe avant tout de
développer rapidement les services sanitaires des
zones rurales, et on s'efforce donc de créer des
centres sanitaires ruraux qui serviront de base à
tous les services médicaux, préventifs ou curatifs.
Les programmes de lutte antipaludique se transforment peu à peu, dans les sept pays de la Région,
en programmes d'éradication ; dans quatre de ces
pays, on espère les mener à bien dans un délai raisonnable. La campagne contre la lèpre progresse lente-
lors de la conférence sur l'enseignement de la méde-
ment et, dans quatre pays, elle s'étend à tout le
territoire national. La peste semble en régression
depuis quelques années, et cet heureux résultat
1955, le Bureau régional a publié, au cours de l'année,
est probablement dû en partie aux insecticides très
actifs que l'on emploie pour combattre le paludisme.
mulées par un groupe d'observateurs de l'OMS
cine organisée par le Gouvernement de l'Inde en
une brochure destinée à faire connaître les établissements de formation agréés, et plusieurs numéros
d'un nouveau bulletin d'enseignement médical
(Medical Education Bulletin) ont déjà paru.
Il est difficile, faute de statistiques satisfaisantes,
d'apprécier exactement la situation sanitaire dans
l'Asie du Sud -Est ; pour trois des sept pays que
1 La Région de l'Asie du Sud -Est comprend l'Afghanistan,
la Birmanie, Ceylan, l'Inde, l'Indonésie, le Népal et la
Thaïlande (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ;
résolutions WHA3.118 et WHA6.48). Conformément à la
résolution WHA6.46, les îles Maldives ont été rattachées
provisoirement à la Région.
Des recherches sur la peste se poursuivent, avec
l'aide de l'OMS, dans deux des pays de la Région ;
on espère qu'elles aboutiront à la découverte de
nouvelles méthodes pour la lutte contre ce fléau.
Selon les plans actuels, les pulvérisations effectuées
dans le cadre des campagnes antipaludiques pren-
dront fin à un moment donné et il importe donc
d'intensifier les recherches sur la peste. Des programmes de lutte contre le trachome ont été commencés en Indonésie et dans l'Inde par l'exécution
de projets pilotes destinés à mettre en lumière les
facteurs épidémiologiques. Les travaux sur la tuber-
culose ont été profondément modifiés par les mé-
- 64 -
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
65
thodes nouvelles découlant des recherches récemment
effectuées dans le monde entier. Enfin, des campagnes
prévoit une dépense de près de six millions et demi
de masse sont entreprises contre le pian par des
équipes nationales, dans l'Inde en Indonésie et en
diverses sources. Le Comité régional a examiné les
propositions du Directeur régional en tenant compte
des observations du sous -comité ; il a approuvé le
projet de programme et de budget ordinaires, sous
réserve de quelques amendements, et il a donné son
adhésion au programme d'assistance technique.
Pendant cette session, deux journées ont été consa-
Thaïlande, grâce au matériel fourni par le FISE et à
l'assistance technique de l'OMS, qui, d'ailleurs, va
en diminuant.
Les services de protection maternelle et infantile
se sont développés dans des proportions considérables
mais, le plus souvent, dans le cadre des services
généraux et non pas isolément. D'autre part, l'OMS
a continué à prêter son concours pour l'enseignement
des soins infirmiers et la formation professionnelle
des infirmières. L'attention se concentre de plus en
plus sur l'éducation sanitaire, laquelle est indispen-
sable au succès du programme régional. Les discussions techniques qui ont eu lieu lors de la neu-
vième session du Comité régional avaient pour
thème « L'éducation sanitaire dans les écoles » et,
lors de sa dixième session, le Comité régional se
propose d'étudier la question de l'éducation sanitaire
en général.
Comité régional
La neuvième session du Comité régional de l'Asie
du Sud -Est s'est tenue au Bureau régional à New
Delhi du 24 au 29 septembre. Des représentants de
tous les Etats Membres, à l'exception de la France,
y assistaient. Ont également pris part à la session
des représentants des Nations Unies (ainsi que du
de dollars couverte par des fonds provenant de
crées aux discussions techniques, dont le thème était le
suivant : « Comment rendre plus efficace l'éducation
sanitaire dans les écoles de l'Asie du Sud -Est ? »,
et des recommandations relatives à des questions
telles que le personnel à affecter à l'exécution des
programmes d'éducation sanitaire dans les écoles,
les moyens de formation professionnelle, l'amélioration de l'hygiène scolaire, la coopération des services
gouvernementaux et des institutions bénévoles, ont
été formulées dans un rapport spécial.
Le Directeur régional a présenté des propositions
détaillées en vue de l'exécution, par étapes, jusqu'en
1961, d'un programme d'éradication du paludisme
dans la Région. Le Comité régional a approuvé
en principe le plan qui lui était proposé et invité
le Directeur régional à engager sur cette base des
pourparlers avec chacun des gouvernements intéressés. Cette décision est apparue comme particulièrement importante car elle montre à quel point les
gouvernements de la Région sont d'accord sur ce
Bureau de l'Assistance technique des Nations Unies
grave problème de santé publique.
Le Comité régional a pris note d'un rapport sur la
création de commissions nationales pour l'enseigne-
et de dix organisations non gouvernementales, ainsi
que des observateurs de trois autres institutions.
question de l'hygiène de la maternité et de l'enfance
et il a estimé que les centres dont la seule fonction est
La discussion du huitième rapport annuel du
Directeur régional a permis de dégager quelques
points importants dont la plupart seront exposés
de pourvoir aux besoins des mères et des enfants
devraient être remplacés par des centres sanitaires.
et du FISE), de la FAO, de l'OIT, de l'UNESCO
plus loin. Elle a souligné deux dangers : d'une part,
en raison de l'intérêt croissant que suscite la santé
positive, les gouvernements se voient contraints
d'assurer des services médicaux et de santé publique
de plus en plus considérables, parfois même au détriment de la qualité ; d'autre part, il est à craindre
que, encouragés par les offres d'assistance extérieure,
les gouvernements n'inclinent à entreprendre des programmes qui, étant donné la pénurie de personnel
qualifié, sont trop ambitieux. Le Comité régional a
estimé que, pour utiliser au mieux les effectifs disponibles, il y aurait lieu peut -être d'employer le
ment de la médecine. Il a examiné également la
Le Comité régional a recommandé que les droits
et les obligations des Membres associés dans les
organisations régionales, tels qu'ils sont définis dans
la résolution WHA2.103, ne subissent aucune
modification. D'autre part,
il
a constaté que le
système actuel de régionalisation donne toute satisfaction aux gouvernements de la Région et qu'il y a
donc lieu de le maintenir.
Le Directeur régional a présenté un rapport sur les
négociations qu'il a entreprises avec le Gouvernement de l'Inde au sujet de l'installation permanente
du Bureau régional. Le représentant de l'Inde a
personnel auxiliaire à des tâches qui, dans les pays
déclaré que son Gouvernement étudie activement la
proposition qui a été faite au sujet de la construction
plus avancés, ne sont confiées qu'à des professionnels.
d'un nouvel immeuble et que, dans l'intervalle, le
Bureau régional peut continuer d'occuper, en toute
Il a confirmé que la réalisation des programmes de
santé publique exigeait un personnel de surveillance
plus nombreux, et il a souligné la nécessité pour
l'OMS de continuer, dans cette Région, à concentrer
ses efforts sur les problèmes fondamentaux de santé
publique.
Le Comité régional a constitué un sous -comité du
programme, composé de quatre membres, auquel il a
confié la tâche d'étudier de façon approfondie le
projet de programme et de budget pour 1958, qui
tranquillité, les locaux actuels.
En ce qui concerne les services d'information en
Asie du Sud -Est, le Comité régional a approuvé les
propositions du Directeur régional visant la publi-
cation, à l'occasion du dixième anniversaire de
l'Organisation, d'une brochure qui exposera les
progrès accomplis dans l'Asie du Sud -Est ; d'autre
part, il sera établi un service de diffusion d'articles
sur l'OMS et, enfin, on encouragera l'édition de
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
66
films de court métrage sur certains problèmes sanitaires locaux.
Le Comité régional a confirmé sa décision antérieure de tenir la dixième session (en 1957) à Rangoon
et la onzième session (en 1958) au siège régional de
New Delhi. Il a accepté l'invitation qu'il a reçue du
Gouvernement de Ceylan de tenir la session de 1959
dans ce pays.
Bureau régional
Aucun changement important n'est intervenu dans
la
structure du Bureau régional. Les postes de
conseillers régionaux pour le paludisme et l'assainis-
sement ont été pourvus. Les postes de conseiller
régional pour les maladies vénériennes et de conseiller
régional pour la santé publique sont actuellement
vacants.
Pendant ces deux dernières années, le Bureau
régional a beaucoup développé ses activités mais,
bien que le nombre des projets dans les pays ait
augmenté, de même que l'effectif du personnel
affecté à ces projets, aucune modification n'a été
apportée aux postes établis au Bureau régional.
Coopération avec d'autres organisations
Le Bureau régional a continué d'entretenir de
bonnes relations avec les autres organisations, tant
internationales que bilatérales. Il est demeuré en
liaison étroite avec les représentants du Bureau de
l'Assistance technique des Nations Unies ; la coopération avec le FISE a porté sur un grand nombre de
projets et s'est étendue à l'hygiène rurale et à l'aménagement des collectivités. L'action des organisations
qui prêtent leur concours aux gouvernements de la
Région en vertu d'accords bilatéraux se développe
chaque jour davantage. Les programmes mis en
oeuvre, de même que ceux de quelques organisations
non gouvernementales, ressemblent actuellement
davantage au genre de projets exécutés dans les
pays avec le concours de l'OMS. Leur but principal
n'est plus d'apporter une aide directe sous forme de
fournitures mais, à l'instar des programmes de
l'OMS, d'envoyer des experts et de distribuer des
bourses d'études. Cette tendance a pour effet de
réduire les fournitures médicales, dont le besoin se
fait vivement sentir, et d'accroître le nombre des
experts, dont l'activité doit être strictement coordonnée si l'on veut éviter les doubles emplois.
Organisation des Nations Unies
Le personnel du Bureau régional et les représentants de zone de l'OMS sont restés en contact, dans la
pratique, avec les représentants résidents de l'Assis-
tance technique des Nations Unies. Le Bureau
régional a collaboré avec l'Administration de
l'Assistance technique des Nations Unies (AATNU) à
une enquête sur le plan quinquennal d'aménagement
des collectivités établi par le Gouvernement de
l'Afghanistan, et, dans l'Inde, il a étudié la possibilité
pour l'OMS de coopérer avec l'AATNU au projet
de réadaptation entrepris à Bombay.
L'OMS a été représentée à la douzième session
Commission économique pour l'Asie et
l'Extrême- Orient, qui s'est tenue à Bangalore, ainsi
qu'à trois autres réunions de la Commission.
de la
Le Bureau régional a continué à entretenir d'excel-
lentes relations de travail avec le FISE. Dans cette
Région environ une cinquantaine de projets sont
réalisés avec l'aide du FISE et de l'OMS : l'Organisation a fourni environ quatre -vingts consultants,
tandis que le FISE procurait du matériel pour une
valeur de près de deux millions de dollars.
Institutions spécialisées
L'OMS était représentée à la Troisième Conférence
régionale de la FAO pour l'Asie et l'Extrême- Orient,
qui s'est tenue à Bandoeng en octobre, et elle a coopéré
à des projets de nutrition en Birmanie et en Thaïlande.
Le Directeur régional a assisté à la neuvième session
de la Conférence générale de l'UNESCO, qui a eu
lieu vers la fin de l'année à New Delhi. Le personnel
en mission a coopéré avec l'UNESCO à trois projets
en Thaïlande et l'OMS a été représentée à plusieurs
conférences organisées par l'UNESCO.
L'OMS a collaboré, avec plusieurs institutions des
Nations Unies, à la réalisation de divers programmes,
dont le projet de développement rural de Shewaki,
en Afghanistan, auquel le personnel de l'OMS en
Afghanistan a prêté son concours (voir partie IV :
Afghanistan 6, Afghanistan 12 et Afghanistan 26).
Institutions bilatérales et autres
L'administration du Plan de Colombo a collaboré
à des projets bénéficiant de l'aide de l'OMS par
l'envoi de cinq experts, ainsi que de fournitures et de
matériel. L'International Co- operation Administra-
tion des Etats -Unis d'Amérique (ICA) assure une
aide à presque tous les pays de la Région sous des
formes diverses ; elle apporte une très large assistance aux services de santé publique de certains pays
et accorde, chaque année, une centaine de bourses
d'études. L'OMS et les institutions intéressées se
consultent afin de réduire les chevauchements au
minimum.
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques
accorde, elle aussi, une assistance toujours plus large
aux pays de la Région en vertu d'accords bilatéraux,
et une certaine coordination avec les programmes de
l'OMS sera également nécessaire.
Au cours de l'année, des membres du personnel
de l'OMS ont visité les pêcheries de l'Inde méridionale qui bénéficient d'une aide de la Norvège.
L'Organisation a coopéré avec beaucoup d'autres
institutions gouvernementales et non gouvernemen-
tales, par exemple avec la Fondation Rockefeller
qui contribue à la formation de personnel à l'échelon
universitaire, et avec la Fondation Ford, qui accorde
de l'aide pour la formation de personnel spécialisé
dans l'aménagement des collectivités.
Le Bureau régional a pris part aux sessions de
l'Indian Council of Medical Research, de l'Indian
Science Congress et de l'Indian Medical Association,
ainsi qu'à un grand nombre de conférences.
67
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la partie IV la liste complète
des projets en cours pendant l'année 1956. Les
projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet
d'une description plus détaillée.
Recherches sur la peste, Inde
Dans certains pays de l'Asie du Sud -Est, la peste
continue à sévir à l'état endémique dans des foyers
d'infection dispersés. En vue de préciser les aspects
épidémiologiques du problème et d'examiner la
possibilité d'éliminer cette maladie, le Gouvernement
de l'Inde a entrepris en 1952, avec l'assistance de
l'OMS, un projet de recherches (Inde 31). Pendant
actuellement en mesure de conseiller les administrations nationales et de les aider à combattre les épidémies locales de peste.
Ces recherches épidémiologiques n'ont pas abouti
jusqu'ici à des conclusions définitives, mais les renseignements recueillis ont permis d'échafauder des
hypothèses qui seront soumises à l'examen du Comité
OMS d'experts de la Peste lors d'une session prévue
pour 1958.
En Indonésie, un projet de recherches (Indonésie
12) a été commencé à la demande du Gouvernement.
On utilisera l'expérience acquise dans l'Inde pour
préciser la situation locale en ce qui concerne la
les deux premières années, des recherches pratiques
ont été menées sur l'écologie des rongeurs et sur leur
rôle dans les épidémies de peste. En 1954, elles ont
peste, et éventuellement modifier les méthodes techniques qui sont actuellement employées pour combattre cette maladie.
été intensifiées et l'Institut Pasteur de Téhéran s'y
est activement associé. Pendant les années 1954,
Assistance à la Faculté de Médecine de Rangoon
1955 et le début de 1956, il a été procédé à des travaux
très poussés et un laboratoire de campagne a été
installé dans le secteur du projet. Des études approfondies ont été effectuées sur les diverses espèces de
rongeurs sauvages et leurs habitudes, de même que
sur les puces, parasites de l'homme et des rongeurs
sauvages ou domestiques de la région. Dans l'Etat
d'Uttar Pradesh, des recherches systématiques ont
été faites sur les épidémies de peste qui ont éclaté
dans différents villages, afin de préciser leur rôle
éventuel dans les épizooties affectant les rongeurs
sauvages et domestiques de la région.
Il a été pratiqué plus de 13 000 autopsies de ron-
geurs, au cours desquelles trente -deux souches de
Pasteurella pestis ont été isolées à partir de différentes
espèces de rongeurs domestiques ou sauvages. Des
études de laboratoire ont été entreprises en vue
d'identifier les différentes souches et de les comparer
aux types déjà connus ; ces recherches se poursuivent
encore. Le laboratoire de l'Institut Pasteur de Téhéran
a étudié, du point de vue de leur sensibilité à l'égard
des infections dues aux diverses souches de P. pestis,
chacune des espèces de rongeurs sauvages que l'on
rencontre dans le secteur considéré et il a été établi
que ce sont les rongeurs de l'espèce Tatera indica
qui manifestent la plus grande résistance à l'infection
par la peste.
Dans le cadre du même projet, on a étudié la
A la suite d'une mission médicale de l'OMS en
Birmanie en 1952, le Gouvernement de ce pays avait
demandé à l'Organisation d'envoyer des professeurs
à la Faculté de Médecine de Rangoon. En 1955, les
deux professeurs envoyés par l'OMS - un pro-
fesseur de physiologie et un professeur de médecine
préventive et sociale - ont commencé leur activité
dans le cadre d'un projet (Birmanie 28) financé au
moyen de fonds de l'assistance technique ; ultérieurement, un professeur de pharmacologie est venu se
joindre à eux. En 1955, le professeur d'anatomie
affecté au projet d'assistance à la Faculté de Médecine
de Kaboul (Afghanistan 13) a également séjourné en
Birmanie pendant une courte période.
La Birmanie ne compte, pour vingt millions d'habitants, qu'environ 1200 médecins diplômés, soit 1 pour
16 500 habitants. Le Gouvernement espère pouvoir
porter ce chiffre à 1900, soit 1 praticien pour 10 000
habitants, ce qui exigera la formation d'environ 200
médecins par an.
Il y a quelques années, le chiffre des admissions à
la Faculté de Médecine a soudainement quadruplé et
il est demeuré très élevé. Il s'en est suivi une forte
augmentation des échecs aux examens, qui elle aussi
s'est maintenue. Le niveau des connaissances exigées
n'a pas été abaissé. Il semble qu'il soit nécessaire
d'améliorer la formation des étudiants au cours des
fréquence des puces de rat dans les villages où avaient
premières années d'études prémédicales,
dans les questions précliniques.
été pratiquées des pulvérisations de DDT au cours
des programmes de lutte antipaludique, et l'on s'est
efforcé de découvrir des méthodes plus simples et
moins onéreuses pour combattre les épidémies de
Une autre école de médecine a été créée en 1954
à Mandalay ; elle compte soixante étudiants ; ce'
sont les professeurs envoyés par l'OMS à Rangoon
peste. Divers insecticides ont été comparés, ainsi que
les méthodes permettant de les utiliser dans la lutte
contre la peste, et l'on a reconnu que la méthode
du poudrage appliqué en des endroits choisis (« patch
dusting ») était particulièrement efficace et présentait
des avantages sur les pulvérisations à action rémanente. L'expérience acquise au cours de cette étude
a permis de constituer une équipe nationale qui est
surtout
qui ont constitué le jury d'examen.
Il est, bien entendu, indispensable que les profes-
seurs en mission demeurent en liaison étroite avec
leurs homologues nationaux, qui seront appelés
par la suite à diriger les mêmes départements. Dans
le cadre de ce projet, le Gouvernement a fourni un
homologue en pharmacologie, mais en physiologie et
en médecine préventive et sociale aucun candidat
satisfaisant n'a été retenu jusqu'ici.
68
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
Plus de cinq cents étudiants sont actuellement
inscrits au cours de physiologie, dont la durée est de
deux ans. Aussi a -t -il été nécessaire, pour les travaux
de laboratoire, de diviser les deux promotions en
quatre grands groupes. On compte normalement
seize professeurs, soit 1 pour 32 étudiants dans les
cours, et 1 pour 20 étudiants pour les travaux pratiques. Afin de remédier à la pénurie de manuels, le
résumé des cours est distribué à l'avance ; d'autre
part, un manuel de laboratoire a été publié et est
utilisé actuellement.
En pharmacologie, le professeur homologue est
directeur du département ; il assume les tâches administratives et se charge de la plupart des cours destinés
aux étudiants non diplômés, en laissant au professeur en mission le soin de former les jeunes professeurs, d'entreprendre et d'encourager les travaux de
recherche, notamment sur les substances que l'on
trouve dans le pays et dont, en Asie du Sud -Est, un
grand nombre méritent d'être étudiées. Actuellement,
le département compte 5 professeurs pour 150 étudiants ; pour les travaux de laboratoire, la nouvelle
classe, qui comprend 93 étudiants, est subdivisée
en deux groupes. On fait de plus en plus usage de la
documentation courante de même que des microfilms fournis par le Siège de l'OMS.
En médecine préventive et sociale, l'enseignement
de la santé publique, qui était auparavant quelque peu
restreint, a été remplacé par un nouveau programme
- approuvé par la Faculté de Médecine et par le
Conseil de l'Université - qui prévoit que cet aspect
de la médecine sera désormais enseigné à tous les
échelons des études de médecine et à propos de la
plupart des matières. Ce département de la médecine
préventive et sociale ne pourra atteindre son plein
développement que lorsque des crédits suffisants
auront été accordés, mais des progrès considérables
sont déjà enregistrés. Grâce à de nouvelles méthodes
d'enseignement et à l'organisation de séminaires et de
discussions de groupe, on est parvenu à stimuler
l'intérêt des étudiants pour des questions qu'ils
considéraient auparavant comme fastidieuses. Les
cours leur donnent une vue d'ensemble de la médecine
préventive et sociale, leur font connaître les principaux problèmes sanitaires qui se posent en Birmanie,
les principes fondamentaux de la médecine sociale et
indiquées, la situation n'apparaît pas aussi favorable
dans les départements de physiologie et de médecine
préventive et sociale.
Assainissement, Ceylan
On ne saurait trop insister sur la nécessité d'améliorer l'assainissement dans l'Asie du Sud -Est ; la plus
grande partie de la population rurale manque, en
effet, des installations hygiéniques les plus indispensables.
A Ceylan, un programme est en. cours depuis
1955 pour développer l'assainissement dans les
zones rurales, avec l'assistance de l'OMS et du FISE
et grâce à une aide financière fournie dans le cadre
du programme d'assistance technique (Ceylan 35).
Ce programme est réalisé à Kurunegala et son but
est d'améliorer l'adduction d'eau et l'évacuation
des excreta dans les zones rurales, et de renseigner la
population sur les affections intestinales et les moyens
de prévenir leur transmission. Des mesures sanitaires
simples, pratiques et économiques, susceptibles d'être
acceptées par la population, ont été conçues et
mises à l'essai dans des zones limitées. Lorsqu'on
aura acquis, grâce à ce projet pilote, une expérience
suffisante, on se propose d'exécuter des programmes
analogues dans toutes les régions de Ceylan. Pour le
projet pilote, on a choisi deux zones caractéristiques,
représentant l'une le climat sec et l'autre le climat
humide du pays.
La contribution de l'OMS au projet comportait
l'envoi d'un ingénieur sanitaire pendant trois ans,
d'un technicien de l'assainissement et de deux consul-
tants à court terme, ainsi qu'une bourse d'études ;
de son côté, le Bureau régional a donné aide et
conseils. Le FISE procure le matériel nécessaire.
Quant au Gouvernement, il a pris à sa charge le
personnel, le matériel, les fournitures, l'équipement et
les dépenses locales non prévus par les organisations
internationales.
Les travaux préliminaires à la construction d'instal-
lations sanitaires ont duré environ huit mois. La
construction proprement dite comprend l'aménagement de fosses d'aisances et de puits protégés, munis
d'une pompe à main.
Une action dans le domaine de l'éducation sanitaire
étant manifestement nécessaire, le Gouvernement a
de l'économie, et leur apprennent à apprécier, du
point de vue statistique, les problèmes de la santé
nommé, en mars 1956, un éducateur sanitaire à
plein temps. Les administrations des villages ont
et de la maladie. Le département a également prêté
son concours à l'école d'assistants médicaux.
On ne saurait juger de la valeur de ce projet et de
projets analogues d'après le relèvement actuel du
niveau de l'enseignement ; c'est à la longue qu'elle
facilité cette action en persuadant la population de
l'accepter et d'y participer.
apparaîtra, lorsque les normes pratiquées et
les
activités entreprises auront pu donner des résultats
appréciables. Ces résultats dépendront, pour une
large part, de la qualité des professeurs qui succéderont à ceux de l'OMS et de l'assistance que la Faculté
de Médecine et l'Université continueront à leur
donner lorsque le personnel de l'OMS se retirera
en 1957. L'avenir du département de pharmacologie
semble assuré ; en revanche, pour les raisons déjà
Il n'a pas été possible d'éviter certains retards,
surtout dans le recrutement d'un personnel qualifié,
mais les résultats s'avèrent de plus en plus satisfaisants.
Plusieurs puits ont été creusés et beaucoup d'autres
sont en construction ; le coût moyen du forage d'un
puits a été réduit d'environ 20 %. Un millier de
latrines ont été installées. Les puits donnent une eau
égale en qualité à la meilleure eau fournie par les
services municipaux de Ceylan.
Neuf inspecteurs de la santé publique ont suivi
un cours de cinq semaines sur l'assainissement ; des
cours de formation, destinés aux agents bénévoles,
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
69
sont dirigés par l'éducateur sanitaire ; ce dernier
participe également à la formation des inspecteurs
participants ont également abordé quelques autres
questions au cours d'entretiens de caractère moins
sanitaires qui coopèrent au projet ; par ailleurs, tout
officiel.
entraînement.
Le rapport de chacun des groupes a été discuté en
séance plénière et les conclusions finales ont été
On a entrepris l'évaluation technique du projet
et procédé à des enquêtes sanitaires en prenant
énoncées dans un rapport qui sera distribué aux administrations sanitaires nationales et au personnel
comme point de comparaison des zones témoins.
sanitaire intéressé. Les participants de chaque pays
le personnel affecté au projet a subi un certain
se sont réunis pour discuter ce qu'ils comptaient
Séminaire régional pour les cadres des services
infirmiers, Inde
En septembre 1954, le Comité régional a décidé
d'organiser un séminaire régional car une discussion
technique sur les soins infirmiers avait révélé qu'il
était urgent d'évaluer les besoins en services infirmiers
et d'étudier le rôle de l'infirmière. Les gouvernements
de la Région ont été invités à indiquer quelles étaient,
à leur avis, les questions auxquelles il convenait
d'accorder une priorité lors de ce séminaire
(SEARO 5) et des discussions préliminaires ont
eu lieu à ce sujet dans les divers pays intéressés. Un
consultant à court terme, chargé d'organiser et de
diriger les réunions, s'est rendu à Ceylan et dans
divers centres de l'Inde, afin de rencontrer des fonctionnaires du Gouvernement et le plus grand nombre
possible de participants. Chaque participant a reçu
un document de travail contenant des définitions et
des renseignements sur les catégories de personnel
infirmier et auxiliaire employées dans les pays de la
Région, leur formation et leurs attributions, ainsi
qu'une liste de leurs fonctions générales, telles
qu'elles ont été définies par le Comité d'experts des
Soins infirmiers en 1950.1
Le séminaire, qui était financé au moyen des fonds
de l'assistance technique, a eu lieu à Delhi en août
et a duré trois semaines, l'Inde étant le pays hôte.
La Birmanie, Ceylan, l'Inde, l'Indonésie et la Thaïlande étaient représentés à la réunion, qui comptait
trente et un participants, y compris les infirmières
en chef de ces pays et d'autres infirmières spécialisées
dans les soins infirmiers de santé publique, dans
l'administration et l'enseignement des soins infirmiers, ainsi qu'une représentante de l'association
des infirmières diplômées de l'Inde (Trained Nurses
Association of India).
Le séminaire comprenait quatre groupes de discussion, et les séances plénières, oíl des experts en mission
ont pris la parole, étaient suivies d'une discussion.
Les thèmes que les quatre groupes avaient respectivement choisis pour en faire l'objet d'un examen
approfondi étaient les suivants : le choix, la formation
et les fonctions de la surveillante de salle et, plus
particulièrement, la formation en cours de service ; le
rôle de la surveillante de salle dans l'organisation
du travail d'équipe dans les services infirmiers hospitaliers ; les diverses catégories de personnel infirmier
auxiliaire et leurs fonctions, telles qu'elles doivent
être envisagées dans l'avenir ; l'intégration de la
santé publique dans le programme fondamental de
soins infirmiers. Lorsqu'ils en eurent le temps, les
1 Org. mond. Santé : Sér. Rapp. techn., 1950, 24
entreprendre dès leur retour dans leur pays.
La discussion sur le personnel auxiliaire des
services infirmiers présentait un intérêt particulier,
car tous les pays de la Région sont aujourd'hui
conscients de la nécessité de définir le type d'auxiliaires qui leur est nécessaire et de spécifier leurs
fonctions. On a considéré qu'une catégorie parti-
culièrement utile est l'« infirmière /sage -femme auxiliaire », qui doit être formée en vue d'assurer, à titre
d'auxiliaire, des soins infirmiers généraux et des soins
d'accouchement tant à domicile qu'à l'hôpital. On a
jugé également qu'il serait opportun d'étudier
l'organisation administrative qui, dans la Région,
permettrait aux auxiliaires d'exercer le plus utilement
leurs fonctions.
Le séminaire a fourni aux infirmières de l'Asie du
Sud -Est l'occasion de se réunir pour la première
fois afin de discuter les problèmes qui les intéressent.
Il a montré que ce genre de réunion peut aider les
cadres des services infirmiers à mettre au point, en
toute objectivité, les méthodes qui leur permettront
d'améliorer les services infirmiers et l'enseignement
des soins infirmiers.
Soins infirmiers et hygiène de la maternité et de l'enfance dans l'Etat de Bombay, Inde
Ce projet (Inde 79), entrepris avec l'assistance de
l'OMS et du FISE, vise avant tout à améliorer et
développer les services d'hygiène maternelle et
infantile, en tenant compte des besoins des régions
rurales ; ces services doivent être coordonnés, chaque
fois qu'il est possible, avec les unités sanitaires
prévues dans les projets d'aménagement des collectivités et dont quelques -unes fonctionnent déjà.
En outre, on a l'intention de perfectionner et de
développer les moyens de formation en hygiène
maternelle et infantile, à l'intention de certains
groupes de personnel sanitaire.
Le projet a commencé en août 1955 et l'OMS a
fourni, dans le cadre du programme d'assistance
technique, trois consultants internationaux : un
spécialiste de l'hygiène maternelle et infantile et deux
infirmières de la santé publique.
Les problèmes de l'hygiène maternelle et infantile
dans l'Inde seront abordés d'une manière nouvelle :
l'attention se concentrera sur les zones rurales, et les
services d'hygiène maternelle et infantile seront
intégrés dans les services généraux de santé publique.
L'Etat de Bombay envisage de créer, sur l'ensemble
de son territoire, des centres sanitaires ruraux dont
chacun desservira une population de 15 000 habitants. Afin de doter ces unités d'un personnel assez
70
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
nombreux et compétent, on a créé à Sirur, localité
située à quarante milles de Poona, un centre de
formation où les médecins dirigeant des dispensaires
de village reçoivent des cours d'orientation en matière
de santé publique, qui portent spécialement sur
les services ruraux. Leur formation une fois terminée,
ils retourneront dans leur lieu d'affectation ; le dispen-
saire sera alors transformé en centre sanitaire primaire et le personnel s'augmentera d'une infirmière/
sage- femme, d'une sage -femme et d'un technicien
de l'assainissement.
L'Etat de Bombay fait également oeuvre de pionnier
dans un autre domaine. Afin de doter les zones
rurales de services de soins infirmiers et de soins
activités de santé publique ou d'accomplir des tâches
hospitalières, que l'on a entrepris de donner ce cours
d'orientation aux infirmières /sages- femmes.
D'autres améliorations sont projetées : il est
question, en particulier, d'utiliser l'Ecole de Médecine
de Poona pour dispenser une formation et un enseignement plus solides, et le centre de Sirur pour
former des étudiants en médecine, sous la direction
du professeur de médecine préventive récemment
nommé.
L'effectif des élèves qui ont suivi le cours complet
d'orientation à Sirur pendant ces deux dernières
années a été le suivant :
1955
obstétricaux appropriés, il a organisé, au centre de
formation de Sirur, un cours d'orientation en santé
publique à l'intention des infirmières /sages -femmes
Médecins fonctionnaires
18
formées à l'hôpital. Certaines d'entre elles rejoindront
les services hospitaliers après deux années d'activité
Infirmières /sages- femmes
Sages- femmes
102
108
dans les services ruraux, et seront alors à même de
mieux comprendre les conditions de vie de leurs
malades à leur domicile.
C'est à la suite de la décision prise par le Gouvernement de l'Inde de former des infirmières polyvalentes, capables, selon les besoins, d'exercer des
1956
(jusqu'au
30 septembre)
Inspecteurs sanitaires
-
55
148
11
271
Il est encore trop tôt pour pouvoir évaluer dans le
détail les résultats obtenus grâce à ce projet, mais
d'autres Etats en apprécient les tendances générales
et s'en inspirent déjà.
Tendances actuelles et perspectives futures
Le programme de l'OMS continue à se développer
régulièrement dans l'Asie du Sud -Est. Durant
l'année, 116 projets bénéficiant de l'assistance de
l'Organisation étaient en cours, alors qu'il n'y en avait
eu que 99 en 1955 et 67 en 1954 ; du ler janvier
au 30 novembre, il a été accordé 62 bourses d'études.
Le coût total des programmes dans la Région (y
compris ceux qui ont été financés au moyen de fonds
extra -budgétaires) s'est élevé à environ quatre millions
et demi de dollars.
Les difficultés financières éprouvées par certains
pays en 1956 ont obligé les services de santé publique
à marquer un temps d'arrêt dans leur développement,
ou même à réduire quelque peu leurs activités. Il est
possible que cette situation se prolonge, mais on
espère que ces services pourront ultérieurement
continuer leur progression.
Les Gouvernements de la Région ont compris,
eux aussi, que l'assistance internationale, en dépit
de son utilité, peut entraîner certaines difficultés.
Les administrations sanitaires estiment que l'assistance fournie par l'OMS fait appel dans des proportions excessives aux effectifs de personnel dont elles
disposent ; à leur avis, il y aurait lieu d'étudier les
priorités de façon très approfondie et d'établir avec
soin les plans d'activité sanitaire.
Cette année encore, l'OMS s'est attachée particulièrement, dans ses programmes en Asie du Sud -
Est, à répondre à des besoins essentiels tels que
l'assainissement, l'éducation sanitaire et la formation
professionnelle, spécialement celle du personnel
auxiliaire. Tout en poursuivant ses projets de démonstrations selon un plan maintenant bien établi, l'Or-
ganisation s'est préoccupée, avant tout, d'intégrer
certains projets particuliers dans les services généraux
de santé publique. Des progrès ont été accomplis dans
le développement des services sanitaires des régions
rurales, surtout parce que les pays ont compris que
ces services leur étaient indispensables pour combattre systématiquement les maladies dans le cadre
des services généraux de santé publique. Les divers
projets d'aménagement des collectivités que les
gouvernements mettent actuellement au point avec
l'aide des organisations internationales et bilatérales
fournissent à celles -ci une occasion favorable de
contribuer au renforcement des services ruraux, et
l'OMS prend des dispositions pour incorporer dans
ces projets la formation sanitaire.
L'intérêt se porte également sur d'autres aspects
de la formation professionnelle. On crée actuellement
des centres de formation régionaux, car il y a avan-
tage, pour certaines catégories de travailleurs sani-
taires, à recevoir cette formation dans la Région
même - c'est -à -dire dans des conditions analogues
à celles qu'ils rencontreront dans l'exercice de leurs
fonctions - plutôt qu'à l'étranger. Des centres de
ce genre seront installés à Bombay pour la physiothérapie, à Bangalore pour la formation des infirmières psychiatriques, à Madras pour la lutte antivénérienne et à Calcutta pour l'éducation sanitaire
et l'hygiène maternelle et infantile. On se préoccupe
de plus en plus de l'enseignement médical et l'on
cherche à former des médecins capables de faire face
aux problèmes particuliers à la Région.
La lutte antituberculeuse fera probablement appel,
de plus en plus, à la chimiothérapie à domicile, et des
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
71
régional.
L'OMS continue à favoriser activement la coordi-
gouvernements, soit par leurs propres moyens, soit
avec l'aide d'organisations bilatérales, d'organisations non gouvernementales ou d'institutions spécialisées des Nations Unies. A cette fin, elle a encouragé l'activité des comités nationaux de coordination
car, si des consultations entre organisations participantes sont d'une extrême utilité, c'est en définitive
aux administrations nationales de santé publique
elles -mêmes qu'il incombe d'assurer la coordination
nation des activités sanitaires entreprises par les
nécessaire.
programmes de ce genre pourront sans doute être
entrepris à la suite du projet de recherches actuellement en cours à Madras.
L'éradication du paludisme, ainsi que l'indique le
début de ce chapitre, a été approuvée comme
objectif ; des projets ont été préparés dans ce sens
et ont reçu l'approbation de principe du Comité
CHAPITRE 14
RÉGION EUROPÉENNE 1
Le Bureau régional de l'Europe a été gravement
atteint, en 1956, par le décès de son Directeur, le
Maroc à la Région de l'Europe provisoirement et
la Tunisie à la Région de la Méditerranée orientale.
Dr Norman Begg. Cette perte a été douloureusement
ressentie non seulement par le Bureau et par son
personnel, mais encore par les innombrables amis
Comité régional
témoigné les multiples messages de sympathie et de
après consultation du Président, la sixième session
de l'OMS dans toute la Région, ainsi qu'en ont
regret qui sont parvenus à Genève. Le Bureau
régional s'est efforcé de poursuivre son action dans
l'esprit qui avait animé son premier chef. C'est le
Dr Gérard Montus, Directeur régional adjoint, qui
a assuré l'intérim en attendant la nomination du
successeur du D' Begg. Malheureusement, vers la
fin de l'année le Dr Montus est tombé malade, et à
partir du 26 novembre 1956 le Dr E. Grzegorzewski
a été chargé de le remplacer jusqu'au moment où il
pourra reprendre ses fonctions.
Les grandes lignes du programme de travail de
l'Organisation régionale sont demeurées les mêmes :
examen des problèmes sanitaires communs aux pays
de la Région, diffusion d'informations, échanges
d'idées et formation de personnel sanitaire. Toutes
ces activités ne peuvent atteindre leur objet que si
les Etats Membres manifestent les uns à l'égard des
autres une large compréhension. Or, non seulement
ils ont démontré amplement qu'ils avaient conscience
de cette nécessité, mais ils ont aussi, sans exception,
participé activement à l'oeuvre commune, ce qui
donne lieu d'espérer que la coopération régionale
en matière sanitaire ira se renforçant sans cesse
davantage.
Par décision de la Neuvième Assemblée mondiale
de la Santé, le Maroc et la Tunisie sont passés du
statut de Membre associé à celui de Membre de plein
exercice. L'Assemblée de la Santé a rattaché
le
1 Cette Région, conformément à la décision de la Première
Assemblée mondiale de la Santé (Actes of Org. mond. Santé,
13, 80, 330) comprend toute l'Europe. La Turquie, par la
résolution WHA5.46, a été rattachée à la Région en suspendant
provisoirement ses activités dans la Région de la Méditerranée
orientale. Par les résolutions WHA5.43 et WHA6.46, l'Algérie,
le Groenland, Gibraltar et Malte ont été aussi provisoirement
rattachés à la Région européenne. En mai 1956, par les résolutions WHA9.42 et WHA9.43, il a été décidé que la Tunisie
devrait faire partie de la Région de la Méditerranée orientale
et que le Maroc devrait être provisoirement rattaché à la
Région européenne. A la fin de l'année, les Membres suivants
participaient à l'activité de la Région : Allemagne (République
fédérale), Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France,
Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Maroc, Monaco,
Norvège, Pays -Bas, Portugal, Espagne, Royaume -Uni de
Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Suéde, Suisse, Turquie
et Yougoslavie.
En accord avec le Gouvernement du Maroc et
du Comité régional, qui aurait dû avoir lieu à
Rabat, s'est tenue à Genève du 10 au 13 septembre
1956. Les représentants de vingt et un Etats Membres
y ont assisté, le Maroc siégeant pour la première fois
en qualité de Membre de plein exercice. L'Irlande
n'était pas représentée. L'Organisation des Nations
Unies, la Commission économique pour l'Europe,
le FISE, le Bureau de l'Assistance technique, le
Conseil de l'Europe, le Centre international de
l'Enfance et onze organisations non gouvernementales qui entretiennent des relations officielles avec
l'OMS étaient représentés. Le Directeur général a
assisté à la session.
Le Comité régional a inauguré ses travaux en
rendant hommage à la mémoire du Directeur
régional, le Dr Norman Begg. Il lui a désigné un
successeur en la personne du Dr P. J. J. van de
Calseyde.
Examinant le rapport annuel du Directeur régional,
le Comité régional a souligné l'importance des activités inter -pays pour le renforcement de la coopération régionale dans le domaine de la santé publique
et a recommandé que ces activités continuent
d'occuper une place essentielle dans le programme
de la Région européenne. Sous réserve de certains
amendements, le Comité régional a approuvé le
projet modifié de programme et de budget pour 1957,
ainsi que les propositions présentées pour 1958.
Il a, d'autre part, examiné en détail la liste des
projets supplémentaires pour 1957 et recommandé
que certains programmes inter -pays soient transférés
au programme principal pour 1958 si leur mise en
ceuvre devait se révéler impossible en 1957.
Le Comité régional a adopté un nouveau règlement
intérieur.
Il sera parlé plus loin des discussions techniques
sur la prévention des accidents à domicile. Le
Comité régional a décidé que les discussions techniques de sa septième session auraient pour thème :
« Intégration de la médecine préventive, sociale et
curative dans les services de santé ».
Le Comité régional a confirmé sa décision de
convoquer sa septième session ordinaire à Copenhague, au nouveau siège du Bureau régional, et, en
- 72 -
LUTTE CONTRE LE TRACHOME EN ÉGYPTE
Un éducateur sanitaire explique à de jeunes écoliers la structure de
l'ail.
Un infirmier local apprend à un groupe de garçons à se laver correcte-
ment les mains avant de soigner leurs camarades.
Il est généralement posaujourd'hui, de
pris avec l'aide de l'OMS
sible,
et du FISE en vue de
guérir le trachome par
les antibiotiques. Dans
maîtriser complètement
le trachome dans une
zone pilote.
Dans chaque école, des
les pays où la fréquence
de la maladie est élevée,
l'organisation de campa-
élèves ont été enrôlés
« comités
dans
des
sanitaires» où d'importantes tâches leur sont
gnes de masse est nécessaire et l'application
d'un traitement régulier
indispensable. Le concours enthousiaste des
confiées,
notamment
celle de dispenser des
enfants fait beaucoup
pour assurer le succès du
soins réguliers à ceux de
leurs camarades qui sont
projet que le Gouverne-
touchés par l'infection.
ment égyptien a entre-
Un médecin montre comment appliquer la pommade antibiotique.
Des membres de «comités sanitaires » scolaires donnent des soins à leurs camarades.
Dans le nord -est de l'Iran sévissent de nombreuses maladies transmises par les insectes: le paludisme transmis par les moustiques, le typhus par le pou de corps, le trachome
par les mouches, du moins dans une certaine mesure, la fièvre récurrente par les
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISES PAR LES INSECTES EN IRAN
tiques, et la leishmaniose par les phlébotomes. Le Gouvernement a choisi le district de
Sabzawar pour y entreprendre, avec l'aide de l'OMS, un projet pilote d'étude des
maladies transmises par les insectes et de lutte contre ces affections.
Pour prévenir les épidémies de typhus, toute la
population du district est
Un villageois de Farimaneh
coopère en apportant pour
soumise, une fois par mois,
recueillis.
examen les poux qu'il
à des poudrages de DDT.
Dans chaque village, un ou
deux
habitants
Le chef d'équipe et l'entomologiste étudient la résistance de certains insectes aux insecticides.
spéciale-
ment entraînés aident les
équipes de poudrage. L'un
de ces volontaires apprête
son matériel.
Les villageois de Farimaneh
s'assemblent sur la place
pour les opérations mensuelles de poudrage.
Celui -ci
protège
ostensi-
blement ses yeux et son
nez des nuages de poudre.
Un des fils du maire du
Un garçonnet
nonchalamment
laisse
se
saupou-
drer de HCH.
a
village se prête à une prise
de sang pour la recherche
des anticorps du typhus
et de la fièvre Q.
Avant de quitter le village, un médecin de l'équipe distribue des médicaments aux malades.
CAMPAGNE CONTRE LA TEIGNE FAVEUSE EN SYRIE
Un docteur syrien de l'équipe examine un cheveu prélevé sur un gar-
çonnet pour y rechercher le champignon, cause de
la maladie.
Au dispensaire, des mères attendent que leurs enfants soient
examinés.
Avec l'aide du FISE et de l'OMS, le Gouvernement syrien s'attaque au problème de la teigne faveuse, dermatose parasitaire
du cuir chevelu. Cette maladie constitue un problème social
aussi bien que médical, car les enfants qui l'ont contractée doivent être tenus éloignés de l'école pendant de longues périodes, ce qui entrave sérieusement les progrès de l'instruction
dans le pays. On estime à 40 000 le nombre des enfants atteints;
30 000 d'entre eux ont déjà été examinés et 7000 ont reçu des
soins.
Examen de contrôle.
Un aide -radiologiste syrien prépare un petit malade en vue
du traitement.
RÉGION EUROPÉENNE
réponse à une invitation du Gouvernement de la
Principauté de Monaco, il tiendra sa huitième
73
l'année précédente.
Le Gouvernement danois fait édifier actuellement
grammes sanitaires. On s'est efforcé de définir plus
clairement les sphères d'action des diverses organisations qui s'occupent des problèmes de la santé en
Europe, et il ne fait aucun doute que cette question
demandera à être constamment suivie de près.
Comme il est indiqué au chapitre 17 du présent
rapport, l'OMS a été en rapports étroits avec plusieurs organisations au sujet de l'assistance à apporter
aux réfugiés de Hongrie et, vers la fin de l'année, une
petite équipe de l'OMS s'est rendue en Autriche pour
conseiller les autorités sanitaires sur les problèmes
immédiats et à longue échéance créés par l'afflux
de réfugiés (voir aussi partie IV : projet Autriche 13).
indications données par l'OMS, un immeuble où les
Programmes inter -pays
session à Monaco.
Bureau régional
Le décès du Directeur régional a entraîné une
nouvelle répartition de certaines responsabilités et
il a été possible d'exécuter, avec de très légers réaménagements, le programme prévu pour 1956. L'effectif
du Secrétariat est resté sensiblement le même que
à la lisière de Copenhague, et en s'inspirant des
services du Bureau régional pourront s'installer,
espère -t -on, dans le premier semestre de 1957 (voir
aussi page 50). Les achats de mobilier et de matériel
ont été effectués de façon satisfaisante et, autant que
possible, dans le pays hôte.
Les études sur les conditions d'emploi du personnel
de secrétariat et de bureau à Copenhague ont été
poursuivies et un barème des traitements a été établi
pour le personnel local. On a commencé à pourvoir
les postes de secrétariat vacants ; des ressortissants
danois capables de travailler en anglais et en français ont été recrutés et l'on espère en engager d'autres
lorsque des vacances se présenteront. Le transfert
de Genève à Copenhague de quelques membres du
personnel bilingue actuellement en service permettra
d'éviter toute solution de continuité dans le travail.
Pour ce qui est du logement des membres du personnel du Bureau et de leurs familles à Copenhague,
une étroite liaison a été maintenue avec le Gouvernement danois.
Collaboration
nationales
avec
d'autres
organisations
inter-
Les programmes dans les pays et les programmes
inter -pays exécutés en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées sont exposés dans la partie IV. La collaboration
avec le FISE en matière de planification s'est poursuivie de manière satisfaisante, et les arrangements
concernant l'utilisation, par les boursiers de l'OMS,
des moyens de formation professionnelle du Centre
international de l'Enfance à Paris ont continué à
donner de bons résultats. La Fondation Rockefeller,
riche d'une longue expérience dans le domaine sani-
taire, a apporté son précieux concours aux pro-
grammes de formation professionnelle. La collaboration avec le Conseil de l'Europe a été maintenue
et l'OMS a été représentée aux réunions de - son
Sur le plan européen, l'OMS a voué une grande
partie de ses efforts aux programmes inter -pays. Les
réunions techniques ont porté sur des sujets très
divers. Beaucoup d'entre elles ont été consacrées à
l'enseignement et à la formation professionnelle et
certaines faisaient partie d'une série de réunions
traitant de différents aspects d'un même problème :
ainsi, les conférences internationales sur l'enseignement de la santé publique tenues à Nancy en 1952
et à Goeteborg en 1953 ont été suivies d'une troisième
conférence, à Zagreb, sur l'enseignement de l'hygiène,
de la médecine préventive et de la médecine sociale,
et au cours de laquelle ont été étudiés des problèmes
relatifs à l'organisation des écoles de santé publique
et à l'institution d'une collaboration plus étroite
entre les écoles et les centres de formation en santé
publique. Une monographie sur l'enseignement de
la santé publique en Europe a été achevée pendant
l'année et sera publiée au début de 1957. Le séminaire
d'ingénieurs sanitaires européens (dont il est question
plus loin) était le cinquième d'une série de réunions
de ce genre. D'autre part, des cours de formation
en santé publique ont, de nouveau, été organisés à
Goeteborg et à Soissons.
Le séminaire sur l'organisation des centres de
guidance infantile, auquel ont participé des psychiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux
de pays de l'Europe méridionale, est un exemple
de la collaboration entre les divers services intéressés. Il s'est, d'autre part, tenu en Ecosse une confé-
rence qui a examiné différents aspects de l'enseignement supérieur des soins infirmiers en tenant
compte des conditions et des ressources existant
dans les pays d'Europe.
Certaines de ces réunions et de ces cours ont traité
de l'organisation des services de santé publique ;
d'autres se rapportaient plus directement aux progrès
scientifiques récents. C'est ainsi qu'à Madrid des
comité d'experts pour la santé publique. Lors d'une
réunion tenue à Genève, au début de 1956; avec des
représentants de l'Union internationale des Villes et
Pouvoirs locaux, les programmes de l'OMS en
Europe ont été discutés, notamment ceux qui intéressent les autorités locales.
Pour que leur collaboration soit efficace, les
diverses organisations doivent confronter leurs vues
participants venus de divers pays d'Europe, d'Afrique
dès la première étape de l'établissement des pro-
matière de protection contre les radiations ionisantes.
et de la Région de la Méditerranée orientale ont
étudié l'application - du diagnostic des virus aux
travaux de santé publique, ainsi que le rôle du
virologue et du laboratoire de virologie dans ce
domaine. L'utilisation croissante de l'énergie atomique rendra sans doute de plus en plus nécessaire
le
développement des moyens de formation en
74
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
Deux cours ont maintenant été organisés avec l'aide
de l'OMS : le premier, destiné à des radio -physiciens
sanitaires, s'est tenu vers la fin de 1955 à Stockholm ;
le second, qui s'adressait au personnel médical, a
été organisé en 1956 au Centre d'Etudes nucléaires
de Saclay, sous les auspices du Gouvernement
français.
Parmi les diverses études entreprises pendant ces
dernières années, celles qui ont trait aux méthodes
d'analyse des eaux et aux critères applicables à la
qualité de l'eau, ainsi que celles qui ont porté sur
la terminologie française et anglaise employée en
génie sanitaire, ont été achevées. Le groupe d'étude
sur la mortalité périnatale s'est réuni à Dublin afin
de poursuivre le travail du groupe qui avait été
convoqué en 1953. D'autres études ont été entreprises
sur les maladies chroniques de dégénérescence,
comme suite aux travaux du groupe d'étude sur
l'athérosclérose et l'ischémie cardiaque qui s'est
réuni à Genève en 1955.
Bourses d'études
Le Bureau régional s'est constamment efforcé
d'améliorer son programme de bourses d'études,
dans l'intérêt des boursiers aussi bien que de leur
pays d'origine ou d'accueil. La méthode appliquée
en 1954 pour l'évaluation systématique des résultats
du programme de bourses d'études a été mise au
point. Pour plusieurs pays européens, toutes les
bourses imputées sur les budgets ordinaires des
années 1950 et 1951 ont maintenant été analysées.
Les résultats obtenus confirment ceux qui avaient été
enregistrés précédemment et qui ont été exposés dans
le Rapport annuel de 1955. Néanmoins, le nombre
des cas sur lesquels a porté l'évaluation est encore
insuffisant pour permettre de formuler des conclusions précises, et l'étude se poursuit.
En vue de résoudre certains des problèmes que
pose chaque année le placement d'une forte proportion des boursiers de l'OMS en Europe, on a considéré qu'il conviendrait de réunir les fonctionnaires
chargés de la réception des boursiers de l'OMS dans
certains pays européens. Une réunion officieuse s'est
tenue à Genève vers la fin de 1955 et a permis à ces
fonctionnaires de confronter leurs vues sur les
problèmes d'ordre pratique que pose couramment
le placement des boursiers de l'OMS. Le Comité
régional s'est félicité de cette initiative, car il est
persuadé qu'une collaboration de ce genre entre les
pays d'accueil et le Bureau régional contribuera à
améliorer le programme des bourses d'études de
l'OMS en Europe.
Aperçu de quelques travaux caractéristiques
On trouvera dans la partie IV la liste complète des
projets en cours en 1956. Les projets ci -après ont été
choisis pour faire l'objet d'une description plus
détaillée.
Assainissement
La série de séminaires d'ingénieurs sanitaires
européens offre un exemple de collaboration internationale féconde, qu'il convient de porter, à parts
égales, au crédit des Etats Membres, des nombreux
experts de différents pays qui ont apporté à ces
séminaires une contribution spéciale, ainsi que des
experts qui ont pris part aux discussions. Le Bureau
régional a essentiellement joué le rôle de catalyseur.
Cette forme de coopération internationale a été
inaugurée par une réunion groupant des personnalités appartenant à des professions différentes mais
qui, toutes, se consacraient principalement à l'assainissement.
Cette première
expérience
a rompu
l'isolement dans lequel travaillaient la plupart des
intéressés et a révélé les grands avantages du travail
d'équipe. Il a donc été décidé d'organiser une série
de séminaires, en collaboration avec plusieurs gouvernements européens. Un comité consultatif, composé d'experts de divers pays de la Région, a été
créé et a reçu pour mandat de définir les moyens qui
permettraient d'aider le plus efficacement les Etats
Membres. Ce comité, qui se réunit périodiquement,
prête son concours au Bureau régional pour élaborer
et exécuter des programmes régionaux d'assainissement, conformément à la politique tracée par les
organes directeurs de l'OMS. Il a, d'autre part,
assuré la continuité entre les séminaires successifs
et maintenu efficacement la liaison entre le Bureau
régional et les groupements professionnels des pays
membres.
L'attention du Bureau régional a ainsi été appelée
sur trois grandes questions exigeant une étude
spéciale et posant des problèmes d'intérêt commun,
que leur nature empêcherait de résoudre de façon
satisfaisante à l'échelon national. Ces questions
étaient les suivantes : difficultés de communication
entre ingénieurs
sanitaires
des
différents
pays
d'Europe et nécessité de la diffusion d'une documentation technique ; amélioration de la qualité des
eaux de boisson dans la Région ; formation des
ingénieurs sanitaires en Europe. Ces problèmes ont
été étudiés par le Bureau régional, de concert avec
les Etats Membres et les experts, et des rapports ont
été publiés et distribués à ce sujet.
Les cinq séminaires organisés jusqu'ici (La Haye
1950, Rome 1951, Londres 1952, Opatija 1954 et
Helsinki 1956) ont constitué une excellente tribune
pour la discussion des questions de ce genre. Les
quatre premiers ont été mentionnés dans des Rapports annuels antérieurs.
Le cinquième séminaire européen d'ingénieurs
sanitaires, organisé à Helsinki en collaboration avec
RÉGION EUROPÉENNE
75
le Gouvernement finlandais, a porté sur la salubrité
mières ou à des postes de direction dans les hôpitaux
des eaux.
ou les services de santé publique ont besoin d'une
préparation plus poussée que celle que peut assurer
la formation de base des infirmières.
L'analyse de l'enseignement infirmier en Europe
a commencé par la convocation en 1955, avec le
concours du Gouvernement belge, d'un groupe
Les principaux thèmes de discussion
étaient les suivants : problème de la pollution envi-
sagé du point de vue de la question générale de
l'économie des eaux ; pollution (notamment la
pollution d'origine chimique et organique) des eaux
souterraines en Europe et mesures de prévention ;
dangers que comporte l'évacuation de certaines
eaux résiduaires industrielles toxiques ; problèmes
spéciaux que pose, dans le nord de l'Europe,
l'évacuation des déchets des fabriques de pâte à
papier ; problème de plus en plus important de
l'évacuation des déchets radioactifs dans des conditions de sécurité adéquates.
Le quatrième séminaire s'était principalement
occupé du problème de la pollution des eaux de
surface et n'avait fait qu'effleurer le problème de la
pollution des eaux souterraines. Le cinquième
séminaire a frayé la voie à une meilleure compréhension des deux problèmes et a contribué à les situer
dans leur perspective véritable. Normalement, les
eaux de surface subissent un renouvellement constant,
et, si l'on parvenait à éliminer les facteurs de pollu-
tion, on pourrait donc les rendre à nouveau utilisables ; les eaux souterraines, elles, ont un caractère
plus permanent et, lorsqu'elles ont été fortement
contaminées par des déchets organiques ou inorganiques, elles restent inutilisables pendant un laps de
temps indéterminé.
En Europe, où tout indique que les eaux souterraines sont déjà exploitées au maximum et où cette
source d'approvisionnement va sans doute diminuer
sous l'effet de l'évacuation désordonnée des déchets
industriels et autres, la tendance actuelle, en présence
de l'accroissement des besoins, est de recourir aux
eaux de surface, même dans les pays où l'utilisation
de ces eaux pour la consommation humaine se
heurte à des préjugés profondément enracinés.
Le cinquième séminaire a donc examiné le problème tel qu'il se pose généralement en Europe et
s'est préoccupé par dessus tout des mesures qui
permettraient de sauvegarder les eaux souterraines
non encore polluées au point d'en être rendues définitivement inutilisables.
Les principes à observer et les diverses méthodes
à appliquer pour la désinfection des approvisionne-
ments en eau de boisson intéressent au plus haut
point de nombreux pays et avaient été discutés lors
de séminaires précédents. Le cinquième séminaire a
étudié certains points qui n'avaient pas encore été
élucidés.
Soins infirmiers
Dans le cadre d'un plan à long terme visant
l'amélioration de l'enseignement infirmier en Europe,
le Bureau régional a organisé deux réunions inter pays pour étudier la formation professionnelle des
cadres infirmiers, qui, outre leurs activités curatives
et préventives, doivent assumer des responsabilités
en matière d'administration et d'enseignement. Les
infirmières qui se destinent à des fonctions de monitrices et d'administratrices dans les écoles d'infir-
d'étude sur les programmes d'enseignement infirmier
de base en Europe, qui a été chargé d'examiner la
préparation de base du personnel infirmier et, plus
particulièrement, de l'infirmière professionnelle. Dans
ce groupe étaient représentées les disciplines suivantes : enseignement infirmier, administration des
services infirmiers, médecine et éducation générale.
Le groupe a étudié les aspects administratifs de
l'enseignement infirmier, les besoins des écoles
d'infirmières, les principes et les tendances en matière
de programmes, et les méthodes d'enseignement.
11 a, en outre, défini la portée et le contenu d'un
programme d'enseignement de base qui préparerait
l'infirmière à remplir dûment son rôle en tant que
membre de l'équipe sanitaire. Le groupe a discuté
le programme d'enseignement infirmier dans ses
rapports avec l'éducation générale et il a été d'avis
que ce programme devrait être conçu de façon à
développer les compétences et qualités personnelles
nécessaires dans une profession qui exige beaucoup
de ceux ou celles qui l'exercent. De l'avis du groupe,
« le programme d'études de base devrait donner une
préparation large et solide à la pratique efficace des
soins infirmiers dans tous les domaines et jeter les
fondements d'une spécialisation et d'une formation
supérieure éventuelle».
En 1956, pour faire suite à la réunion du groupe
d'étude sur les programmes d'enseignement infirmier
de base, une conférence sur l'enseignement supérieur
des soins infirmiers a été organisée en collaboration
avec le Gouvernement du Royaume -Uni et avec
l'aide du Département de la Santé d'Ecosse. Les
participants ont bénéficié du concours de consultants
spécialisés dans l'enseignement infirmier, l'éducation
générale, la psychologie, la sociologie et l'administration de la santé publique.
La conférence a discuté de la formation complé-
mentaire destinée aux infirmières désireuses de se
spécialiser, de se charger de tâches administratives,
de remplir des fonctions d'enseignement et de direction, de se consacrer au travail d'équipe, ou d'assumer
des responsabilités dans l'organisation et l'amélioration des services infirmiers. La discussion a princi-
palement porté sur les points qu'il faut prendre en
considération dans l'organisation de l'enseignement
supérieur des soins infirmiers, sur les différents types
de programmes à prévoir, sur les méthodes d'ensei-
gnement les plus efficaces et sur l'évaluation de
l'enseignement supérieur des soins infirmiers.
La conférence a souligné que l'infirmière, pour
préserver sa valeur professionnelle, doit pouvoir
parfaire sa formation. Tout pays devrait donc
prévoir un enseignement infirmier complémentaire.
Celui -ci serait institué, pour chaque pays, en fonction
du niveau de l'enseignement de base et développé en
76
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
tenant rigoureusement compte des besoins et des
ressources présents et futurs.
Les réunions inter -pays ont été envisagées pour
Le groupe a souligné qu'il serait utile d'assurer
une comparabilité internationale des statistiques
relatives aux accidents et il a suggéré, à titre d'essai
antérieures et de telle manière que les participants
pussent contribuer activement à l'organisation et à
la préparation des discussions et veiller ainsi à ce
qu'elles se rapportent directement aux besoins des
divers pays intéressés. Entre autres résultats, ces
d'enregistrement des données concernant la mortalité
et la morbidité par accident.
Ce sont également les accidents qui ont fourni le
thème des discussions techniques de la session de 1956
répondre aux vues exprimées lors de réunions
réunions ont permis de rassembler des renseignements
détaillés sur les programmes d'enseignement infirmier
de base et d'enseignement infirmier supérieur dans
la Région.
Prévention des accidents
A mesure que la lutte contre les maladies infectieuses devient plus efficace, la morbidité et la
mortalité dues aux accidents prennent plus d'importance. Mais le taux des accidents s'est aussi élevé de
façon absolue à la suite des nouveaux dangers que
créent en Europe les progrès de la technique, de
l'industrialisation et d'une mécanisation toujours
plus poussée. Simultanément, les études sur les accidents se multiplient, de même que s'intensifient les
efforts méthodiques pour en réduire le nombre et que
tendent à disparaître les préjugés qui en attribuent
la cause à la fatalité, à la malchance ou au hasard.
Le groupe consultatif sur la prévention des accidents chez les enfants, qui s'est réuni à Genève en
juin 1956, a surtout discuté des méthodes appliquées
pour la collecte et l'analyse des renseignements sur
les accidents. Il a décidé de ne pas examiner les
mesures préventives elles- mêmes, mais d'étudier les
bases sur lesquelles devraient reposer les mesures en
question. Les données de fait les plus immédiatement
accessibles sont fournies par les statistiques de
mortalité, qui indiquent notamment que, dans les
pays européens et chez les enfants de plus d'un an,
les accidents se classent en première place parmi les
causes de décès. Il importe donc que les autorités
de santé publique se préoccupent de prévenir les
accidents et accordent même à cette fonction une
haute priorité.
Pour stimuler l'intérêt, pour mener intelligemment
une action préventive et pouvoir mesurer les résultats obtenus, il conviendra d'être mieux renseigné
sur les accidents. Le groupe a tout spécialement
souligné la nécessité de réunir des renseignements
sur la morbidité (il peut, en effet, exister d'importantes causes d'accidents qui provoquent rarement
la mort) et il a formulé des suggestions détaillées
dans ce sens. Il a particulièrement recommandé
l'emploi de techniques épidémiologiques pour le
rassemblement des données de fait. La .fréquence des
accidents doit être mesurée par rapport à la population exposée au risque et, dans la mesure du possible, par rapport à la fréquence de cette exposition
au risque. Il serait également utile de posséder des
renseignements sur la chaîne des événements qui
aboutissent à des accidents, sur les circonstances
et en vue d'une utilisation générale, un schéma
du Comité régional de l'Europe, où ce problème a
été examiné sous le titre : « La prévention des accidents à domicile ». En comparaison des accidents
de la circulation, les accidents à domicile se sont
habituellement vu accorder peu d'attention, bien
qu'ils occupent une place importante dans les
statistiques des accidents mortels ; dans certains
pays, ils provoquent une mortalité plus élevée que
les accidents de la circulation. Les victimes les plus
fréquentes sont les enfants de moins de cinq ans et
les personnes âgées de plus de 60 ans. De même
que le groupe consultatif qui s'était réuni antérieurement, le Comité régional a souligné la gravité des
accidents non mortels et il a insisté sur les souffrances,
les incapacités et les pertes économiques qu'ils
entraînent. Pour compléter les renseignements dont
on dispose sur les accidents, le Comité a recommandé
deux types principaux de recherches : a) des études
de masse, menées pendant plusieurs années sur des
populations non sélectionnées afin d'établir la proportion des accidents de divers degrés de gravité,
et b) des études spécialisées portant, par exemple,
sur des groupes d'âge déterminés, sur tel ou tel type
d'accident (brûlures, échaudures, etc.) ou sur les
relevés provenant d'une source particulière (hôpitaux,
écoles, maisons d'hébergement, etc.).
Le Comité régional a souligné avec force que
l'éducation est la plus efficace de toutes les mesures
qui s'offrent pour prévenir les accidents. Il faut
notamment éduquer soigneusement les enfants au
foyer familial et à l'école et surtout leur faire comprendre qu'ils sont responsables de leur propre sécurité. Il faut également éveiller l'attention des maîtres
et des parents en recourant à tous les moyens de
propagande appropriés : cinéma, radio, affiches,
brochures, etc. Le Comité régional a exprimé l'espoir
que le Directeur régional continuerait à étudier le
problème des accidents et de leur prévention.
Réadaptation des enfants physiquement diminués
L'aide accordée pour la réadaptation des personnes
physiquement diminuées, notamment des enfants
physiquement diminués, fait partie du programme
de l'Europe depuis 1950, année au cours de laquelle
un consultant de l'OMS, le FISE et le Département
des Questions sociales de l'Organisation des Nations
Unies ont procédé à une enquête dans plusieurs pays
de la Région européenne. On a noté, depuis lors, une
sociales qui entourent ces accidents et sur l'état
amélioration notable des services de réadaptation.
En Yougoslavie, par exemple, un centre fédéral
de réadaptation a été créé à Belgrade. Le FISE a
fourni du matériel, et une équipe de techniciens de
physique et émotif de ceux qui y participent.
ce centre a bénéficié de bourses d'études à l'étranger.
RÉGION EUROPÉENNE
En 1955, le Gouvernement yougoslave a décidé de
développer ses services de réadaptation, particulièrement ceux qui sont destinés aux enfants physiquement diminués, dont le nombre est évalué à 12 000
pour l'ensemble du pays. Un consultant de l'OMS
a effectué, en collaboration avec des experts yougoslaves, une vaste enquête sur les besoins des six
républiques yougoslaves et sur les moyens de réadap-
tation dont elles disposent. Les résultats de son
enquête et les recommandations qu'il a formulées
ont été examinés avec des représentants de l'OIT,
du FISE et de l'Administration de l'Assistance
technique des Nations Unies, puis ont été finalement
étudiés lors d'une conférence nationale sur la réadap-
tation réunie à Belgrade. Le plan ultérieurement
adopté en Yougoslavie prévoit une intensification
des travaux dans tout le pays, une meilleure coordination des divers services intéressés et la formation
professionnelle d'équipes de réadaptation comprenant du personnel médical, des physiothérapeutes
et des ergothérapeutes, ainsi que du personnel des
services sociaux, des spécialistes de l'orientation
professionnelle et des infirmières.
En Grèce, de 1952 à 1955, plusieurs médecins
consultants de l'OMS ont prêté leur concours au
Gouvernement pour la mise au point d'un pro-
gramme de réadaptation des enfants physiquement
77
l'OIT et de l'OMS ; d'autre part, le FISE a fourni
du matériel. L'OMS a envoyé ultérieurement un
physiothérapeute, qui a été chargé de former le
personnel de ce centre et d'autres centres analogues,
ainsi qu'un ergothérapeute. En 1956, un consultant
de l'OMS, qui avait d'abord été envoyé en Yougoslavie, s'est rendu en Grèce avec un représentant
du FISE pour discuter l'élaboration d'un programme
national de réadaptation visant à coordonner
l'action des services gouvernementaux et celle des
autres institutions. A la suite d'une série d'entrevues
au Ministère des Affaires sociales, le Gouvernement
a créé un conseil national de la réadaptation. On
s'attend à d'autres améliorations, portant notamment
sur la formation professionnelle du personnel
national. Les recommandations formulées ont été
discutées par les représentants de l'Administration
de l'Assistance technique des Nations Unies et
l'Organisation internationale du Travail.
Un consultant de l'OMS et un expert de l'Orga-
nisation des Nations Unies pour les questions
sociales ont fait une enquête sur les moyens de
réadaptation en Espagne, et des discussions ont eu
lieu avec le Gouvernement espagnol au sujet de
l'élaboration d'un programme national de réadaptation, dont les grandes lignes sont actuellement
examinées par le Gouvernement, l'Administration
enfants a été inauguré près d'Athènes, et une équipe
grecque de réadaptation affectée au centre a reçu à
de l'Assistance technique des Nations Unies, l'OIT,
l'OMS et le FISE.
En Autriche et en Italie, l' ceuvre de réadaptation
l'étranger une formation professionnelle sous le
patronage de l'Organisation des Nations Unies, de
l'OMS et le FISE prêtent leur concours depuis 1952.
diminués. Un centre modèle de réadaptation des
Tendances actuelles et perspectives futures
L'activité de l'OMS en Europe progresse suivant
les grandes lignes tracées par le Comité régional,
lors de sa cinquième session, dans le deuxième programme général de travail pour la période 1957 -1960.
Dans ce programme, le Comité régional, s'ins-
pirant de l'expérience acquise, avait retenu deux
méthodes principales pour la prestation d'une aide
aux gouvernements en vue du renforcement de leurs
services de santé : a) intensifier la coordination des
politiques sanitaires ; b) encourager les programmes
d'enseignement et de formation professionnelle à
l'intention du personnel médical et du personnel
sanitaire.
Il en est résulté une tendance marquée à faire
principalement porter les activités inter -pays sur
l'enseignement et la formation professionnelle. Les
travaux accomplis au cours des années précédentes,
en matière d'assainissement et de soins infirmiers
par exemple, ont contribué à mieux mettre en relief
l'importance de l'enseignement pour cet ordre
d'activité et ont permis de préciser les méthodes
qu'il conviendrait d'employer pour apporter une aide
utile aux établissements d'enseignement et de formation professionnelle de divers pays et pour les encou-
des enfants physiquement diminués se poursuit ;
rager à maintenir entre eux des relations de travail
plus étroites. Des progrès ont déjà été réalisés dans
ce sens par des échanges de personnel enseignant et
l'organisation de visites d'étude entre écoles et
centres de formation professionnelle de santé publique
dans la Région. Ces initiatives contribuent largement
à développer la coopération en matière de santé
publique entre les Etats Membres de la Région,
coopération qui reste l'objectif primordial du
Bureau régional. D'autres moyens sont également
mis en ceuvre à cette fin et des progrès continus
sont enregistrés : le maintien d'un équilibre satisfaisant entre les programmes dans les pays et les
programmes inter -pays et la planification rationnelle du programme de bourses d'études individuelles
favoriseront sans nul doute la collaboration internationale et les échanges d'expérience.
Parmi les autres activités entreprises dans le
domaine de l'enseignement, il convient de citer les
cours de formation professionnelle consacrés à des
sujets très divers, dont beaucoup ont déjà été évoqués
dans le Rapport annuel de 1955 et sur lesquels il
n'y a donc pas lieu de revenir ici. Ces cours sont
78
ACTIVITÉ DE L'OMIS EN 1956
habituellement organisés par quelque établissement
d'enseignement qui fournit la plupart des chargés
de cours ; l'OMS prête son aide pour l'organisation des réunions et accorde des bourses en vue de
faciliter la participation d'étudiants. A un échelon
sensiblement différent, on peut citer les séminaires
- par exemple le séminaire de guidance infantile,
réuni à Lausanne - qui, eux aussi, constituent un
utile encouragement et auxquels on continuera de
recourir. Sur ce point, le Rapport annuel de 1955
indiquait déjà l'orientation probable des travaux.
Dans un proche avenir, il faudra se préoccuper
également d'un problème nouveau, celui de la
formation du personnel chargé de la protection contre
les radiations.
Dans la Région européenne, il est possible
d'accorder plus d'attention aux progrès les plus
récents en matière de santé publique que ce n'est le
cas dans d'autres parties du monde oü se posent des
problèmes plus immédiats et plus urgents. Des
questions telles que les problèmes de santé publique
posés par les maladies chroniques, la mortalité
périnatale, le vieillissement des populations et la
prévention des accidents prennent une importance
nouvelle et grandissante en Europe. Elles feront
l'objet d'études plus approfondies à l'échelon inter pays avec, dans la plupart des cas, la collaboration
de représentants de toutes les disciplines intéressées,
le but général étant, d'une part, de déterminer
comment les ressources de services de santé publique
rationnellement organisés et reposant sur des bases
solides peuvent être mises à profit pour atténuer ou
résoudre ces problèmes et, d'autre part, de faire
bénéficier toutes les populations de la Région des
connaissances ainsi acquises et de les initier à leur
application.
CHAPITRE 15
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
Dans la Région de la Méditerranée orientale,
que l'on possède sur Anopheles gambiae, le principal
l'Organisation s'est surtout préoccupée, comme en
1955, de renforcer les services de santé nationaux et
leur infrastructure administrative, d'élargir et d'améliorer la formation du personnel de toutes catégories
d'Afrique et de la péninsule arabique, sont encore
vecteur du paludisme dans un groupe de pays
transmissibles qui sévissent dans la Région. De même
que dans d'autres Régions, ces activités doivent
insuffisantes pour permettre l'établissement de plans
définitifs d'éradication du paludisme qui soient pratiquement réalisables et correspondent également
aux ressources économiques des pays intéressés. Par
ailleurs, les opérations d'éradication du paludisme
exigent, sur le double plan de l'administration et de
continuer de figurer au premier plan dans les pays
dont les services de santé sont encore relativement
atteindre et d'assez vaste envergure. Il existe des pays
destiné à ces services et de mettre au point des
méthodes de lutte contre les principales maladies
l'organisation, un effort d'une qualité
difficile à
peu développés.
Cependant, étant donné le degré de développement
très inégal des pays de la Région, il y a lieu d'étudier
de près les besoins fondamentaux de chacun d'eux.
Même lorsque les problèmes sont identiques, la
où l'administration n'a pas encore atteint un degré
de développement suffisant pour entreprendre cette
tâche, et force est donc à l'OMS, dans le cas de ces
façon de les aborder et de les résoudre diffère bien
destinés à frayer la voie à des opérations ultérieures
d'éradication.
De même, en ce qui concerne la tuberculose, les
équipes d'enquête de l'OMS qui utilisent les épreuves
tuberculiniques ont constaté que, bien que la tuber-
souvent.
Quelques exemples illustreront cette constatation.
Les gouvernements, l'OMS, le FISE et d'autres
organisations déploient de grands efforts en vue de
l'éradication du paludisme. Mais le paludisme ne
sévit pas de la même façon dans tous les pays de la
pays, de borner son activité à des enquêtes, à des
recherches et à l'exécution de petits projets pilotes
culose sévisse dans tous les pays de la Région, sa
fréquence diffère non seulement d'un pays à l'autre,
mais encore d'une zone à l'autre d'un même pays.
Dans certains pays, il serait économiquement irra-
Région ; les administrateurs de la santé publique ne
sont pas unanimes à reconnaître que cette maladie
constitue le problème primordial de santé publique
dans leur pays, et certains estiment que la priorité
devrait être donnée à d'autres questions.
masse, et la vaccination par le BCG doit être limitée
aux groupes d'individus particulièrement exposés au
Les méthodes optimums de lutte antipaludique
risque de contracter la maladie. D'autre part, la
ne sont pas semblables dans tous les pays. La méthode
politique antituberculeuse différera selon qu'il s'agit
tionnel de se lancer dans des opérations BCG de
habituelle, qui consiste à pulvériser des insecticides
à action rémanente, peut donner de brillants résultats
contre certains vecteurs, mais, pour d'autres, il est
parfois nécessaire de la compléter par des opérations
dirigées contre les larves ou par l'emploi de médicaments antipaludiques.
D'autres facteurs viennent entraver une concentration régionale des efforts sur l'éradication du paludisme. C'est ainsi que les connaissances scientifiques
des régions à population clairsemée de la jungle
I Conformément aux décisions des Première, Deuxième,
d'enseignement. Tel pays avancé, riche en écoles et
en établissements de formation de personnel sani-
Cinquième, Sixième et Neuvième Assemblées mondiales de la
Santé (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; 21, 17 ;
48, 302 ; résolutions WHA2.96, WHA5.43, WHA6.46 et
WHA9.42), cette Région comprend Aden, l'Arabie Saoudite,
Chypre, la Côte française des Somalis, l'Egypte, l'Ethiopie,
l'Irak, l'Iran, Israël, le Liban, la Libye, le Pakistan, le Royaume
Hachémite de Jordanie, la Somalie britannique, le Soudan, la
Syrie, la Tunisie, la Turquie et le Yémen, et, à titre provisoire,
Bahrein, Katar, Koweit, la Somalie sous tutelle et les territoires
sous régime de traité. Par la résolution WHA5.46, la Turquie
a été rattachée à la Région européenne, en suspendant provi-
soirement ses activités dans la Région de la Méditerranée
orientale, et, par la résolution WHA6.46, la Somalie britannique a été rattachée provisoirement à la Région africaine.
tropicale africaine ou des grandes villes très peuplées.
Ainsi, bien qu'elle continue à consacrer une
grande partie de son énergie à la lutte contre les
maladies transmissibles, l'Organisation ne doit pas
borner son action à la lutte contre une infection ou
une infestation déterminée, ni à l'application d'une
seule technique.
Cette diversité de méthodes est tout aussi indispen-
sable en matière de formation professionnelle et
taire qualifié, demandera surtout à l'OMS de lui
fournir des bourses à l'intention de ses professeurs
et moniteurs. Tel autre ne possédera pas de personnel
capable de tirer profit de bourses de ce genre et aura
besoin, avant toute chose, de centres de formation
de simples travailleurs sanitaires, notamment de
personnel auxiliaire, ainsi que de bourses pour la
formation de non -diplômés appelés à diriger les
nombreux travailleurs auxiliaires nécessaires. Les
programmes doivent être adaptés aux besoins, et la
- 79 -
80
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
méconnaissance de cette nécessité explique que l'on
critique parfois le fait que tel pays ait obtenu plus
de bourses qu'un autre ou que cet autre ait bénéficié
d'une aide directe plus importante en matière de
formation professionnelle.
En résumé, c'est toute une diversité de programmes
qu'il faut prévoir pour répondre aux besoins spécifiques des divers pays ou groupes de pays, et une colla-
boration internationale est indispensable pour la
solution d'un grand nombre de problèmes sanitaires.
Il
faut, en outre, que le programme conserve
suffisamment de souplesse ; à trop se concentrer sur
certains problèmes ou sur certaines techniques, on
risquerait d'affaiblir sérieusement le travail de l'Organisation, qui doit tenir compte de la nature et de la
situation des populations auxquelles elle veut prêter
assistance, ainsi que des caractéristiques des maladies
qui doivent être combattues avec son aide.
Comité régional
Le Comité régional s'est encore vu devant la
nécessité de se réunir en deux sous -comités distincts ;
le Sous- Comité A fut appelé à se réunir à Téhéran
du 19 au 25 septembre et le sous -comité B à Genève
le 10 octobre 1956. La session du Sous -Comité A
s'est tenue comme prévu et les représentants de
quinze pays, dont la Tunisie, Membre nouvellement
élu que la Neuvième Assemblée mondiale de la
Santé a rattaché à la Région de la Méditerranée
orientale, y ont assisté. Etaient également présents
les représentants des Nations Unies (y compris ceux
du FISE, de l'UNRWA et du Bureau de l'Assistance
technique), de deux organisations intergouvernementales et de plusieurs organisations non gouvernementales.
Comme les années précédentes, la mise en oeuvre
normalement séjourner longtemps dans les pays
auxquels ils sont affectés, des consultants à court
terme sont parfois utiles dans des cas spéciaux,
notamment des enquêtes, et que, d'autre part, la
lutte contre la bilharziose devait être intensifiée.
Le projet de programme et de budget pour 1957
a été tout d'abord étudié en détail par une « subdivision du programme », et le Sous -Comité l'a ensuite
entériné, avec une liste supplémentaire de projets
à mettre en oeuvre dans la mesure où de nouveaux
fonds deviendront disponibles.
Le Sous -Comité a également examiné la question
de la succession du Dr Choucha à la tête du Bureau
régional et il a proposé au Conseil Exécutif la nomination du Dr A. H. Taba comme Directeur régional
pour une période de cinq ans à dater du leT septembre 1957.
Le Sous -Comité a été saisi de rapports sur la
conférence inter -régionale du paludisme (Régions
de la Méditerranée orientale et de l'Europe) et sur
la réunion consultative organisée à Athènes à propos
de l'éradication du paludisme en Arabie Saoudite,
en Egypte, en Irak, en Iran, au Liban et en Syrie.
D'autre part, le conseiller régional pour le paludisme a fait le point des campagnes d'éradication
du paludisme et des projets pilotes de lutte antipa-
ludique entrepris dans la partie africaine de la
Région. Après une discussion, à laquelle a participé
le représentant du FISE, sur les priorités, les difficultés administratives et financières, le problème des
migrants et des nomades et la nécessité de la mise en
train rapide de programmes d'éradication, le Sous Comité a invité les Etats Membres à convertir leurs
programmes de lutte antipaludique en programmes
d'éradication, à prévoir des fonds suffisants et à
donner à leurs organisations nationales d'éradication
de la résolution de l'Assemblée de la Santé relative
du paludisme des pouvoirs administratifs et des
sous -comités s'est heurtée à des difficultés. Israël, qui
action efficace.
à la réunion du Comité régional divisé en deux
avait exprimé le désir de participer aux travaux des
deux sous -comités, n'a pu être représenté
à la
réunion du Sous -Comité A et a notifié au Directeur
général qu'il renonçait à assister à celle du Sous Comité B. La même notification a été envoyée par
d'autres Etats Membres, qui avaient auparavant fait
connaître leur intention de participer au Sous Comité B ; en conséquence, la réunion du Sous -
Comité B à Genève n'a pas eu lieu.
Le Sous -Comité a approuvé le rapport du Direc-
teur régional qui comprenait une récapitulation
générale du travail accompli dans la Région depuis
la création du Bureau régional en 1949, et il a félicité
le Directeur régional des progrès qui n'ont cessé
d'être réalisés depuis lors. L'examen de ce rapport
a conduit le Sous -Comité à recommander que la
priorité soit donnée au développement et l'amélioration des services de santé publique et à la formation
de personnel ; et que des fonds plus considérables
soient prévus pour les bourses d'études, notamment
en faveur des pays qui ne possèdent pas de possibilités de formation de base. Le Sous -Comité a égale-
ment estimé que, bien que les consultants doivent
possibilités financières suffisantes pour mener une
D'autres problèmes techniques ont également été
discutés. Le Sous -Comité a recommandé aux gouvernements d'étudier la fréquence de la lèpre dans leurs
territoires et de former du personnel à la lutte contre
cette maladie. D'autre part, étant donné qu'il est
important de pouvoir disposer de statistiques satisfaisantes pour développer les administrations sanitaires nationales, le Sous -Comité a recommandé que
tous les Etats Membres créent des services de statistiques sanitaires ou les élargissent, et il a chargé le
Directeur régional de procéder à une enquête sur
ces services dans la Région et de convoquer ensuite
un séminaire régional sur ce sujet.
Plusieurs représentants ont signalé un accroissement de la fréquence de la poliomyélite dans leur
pays. On ne dispose pas de renseignements pour tous
les pays de la Région, mais ceux que l'on possède
ont révélé qu'un pourcentage élevé de la population
acquiert l'immunité avant l'âge de deux ans et qu'un
grand nombre de visiteurs étrangers adultes contractent la maladie. Il a été recommandé que les personnes
se rendant dans les zones de haute endémicité soient
préalablement vaccinées. A propos du problème de
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
la toxicomanie, le Sous -Comité a été informé que
le Gouvernement de l'Iran avait interdit la culture
du pavot à opium. Le Sous -Comité s'en est félicité
et a prié les gouvernements des Etats Membres de
collaborer avec l'Iran à la campagne entreprise par
ce pays.
En ce qui concerne la résolution de la Neuvième
Assemblée mondiale de la Santé sur la situation
sanitaire dans le monde, le Sous -Comité a prié les
Etats Membres de préparer le rapport pour les
années 1954 à 1956 d'après un modèle revisé établi
par le Bureau régional.
Le Sous -Comité a procédé, sur la régionalisation,
à un échange de vues au cours duquel des représentants ont évoqué des considérations d'ordre géographique, ainsi que les problèmes de décentralisation
à l'intérieur de la Région. Le Directeur régional a
signalé qu'il avait engagé, au Bureau régional, un
certain nombre de conseillers en santé publique dont
chacun s'occupera des problèmes et des programmes
concernant un petit groupe d'Etats Membres.
Des discussions techniques fructueuses et instructives sur « l'éducation sanitaire de la population »
ont occupé une journée de travail. Le thème choisi
pour les discussions techniques de la session de 1957
sera « l'assainissement dans les zones rurales ».
Le Sous -Comité a confirmé que la session de 1957
du Comité régional devait se tenir au Bureau régional,
et il
a accepté une invitation du Gouvernement
irakien à l'effet de tenir à Bagdad la session de 1958
du Sous -Comité A.
Bureau régional
L'année 1956 a été marquée par un fait important :
la nomination d'un certain nombre de conseillers en
santé publique chargés de coordonner les programmes
dans des groupes restreints de pays de la Région.
Il a été nommé, à ce jour, quatre conseillers de ce
81
genre, respectivement chargés des groupes d'Etats
suivants : Arabie Saoudite, Libye et Yémen ;
Ethiopie, Somalie et Soudan ; Irak, Iran et Pakistan ;
Jordanie, Liban et Syrie. Les conseillers en santé
publique ont pour tâche de se familiariser avec les
conditions sanitaires des pays auxquels ils sont
affectés, de se rendre dans ces pays le plus souvent
possible et d'aider le Directeur régional et son
personnel à dresser des plans d'aide à long terme
aux pays en question. Les résultats acquis à ce jour
montrent que ce système, qui est à l'essai, s'avère
satisfaisant et permer de renforcer les liens entre le
Bureau régional, les administrations sanitaires du
pays et le personnel qui travaille sur le terrain. Etant
donné les mesures prises, le projet relatif aux représentants de zone n'a pas été mis à exécution pendant
l'année.
Pour la première fois, tous les postes de conseillers
se sont trouvés pourvus, à l'exception du poste de
conseiller en matière d'enseignement et de formation
professionnelle. Un vétérinaire a été engagé et deux
conseillers en santé publique ont été chargés de
diriger des projets exécutés dans le cadre du programme d'assistance technique et de travailler en
liaison étroite avec l'administrateur de la santé
publique pour les questions de planification.
A la suite des événements qui se sont déroulés
dans la Région, la plus grande partie du personnel
international du Bureau régional a été évacuée le
2 novembre sur Genève, où le Bureau régional a été
provisoirement installé à partir du 12 novembre.
Les responsabilités d'ordre exécutif du Bureau
régional ont, depuis lors, été assumées à partir de
Genève, mais un service réduit, y compris la section
des renseignements épidémiologiques, a été maintenu
à Alexandrie. Le personnel international affecté aux
projets entrepris dans quelques pays de la Région
a dû être retiré provisoirement.
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la partie IV la liste complète
des projets en cours d'exécution pendant l'année.
Les projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet
d'une description plus détaillée.
Centre de formation de personnel sanitaire, Ethiopie
Le Gouvernement éthiopien a connu une pénurie
presque totale de personnel sanitaire national qualifié.
L'Organisation a donc aidé à former du personnel
dans des domaines très divers. Elle a attribué des
bourses à des étudiants en médecine et à des élèves
infirmières et a, en outre, collaboré à la formation
de techniciens
de l'assainissement, d'aides -infir-
mières, etc.
Il était toutefois évident que des mesures plus
radicales s'imposaient pour former un personnel
suffisamment nombreux à l'intention des services
sanitaires dont le pays a grandement besoin. Le
Gouvernement éthiopien envisageait depuis plusieurs
années de former du personnel auxiliaire pour assurer
le fonctionnement de ses services de santé et il a
demandé l'avis de l'Organisation sur ce point. Dans
l'été de 1952, le Bureau régional lui a suggéré d'établir
un centre qui formerait du personnel sanitaire
auxiliaire de diverses catégories, notamment des
assistants sanitaires du genre de ceux qui ont été
employés avec succès au Soudan, dans le Sud -Ouest
du Pacifique et ailleurs, des infirmières auxiliaires
de la santé publique ou des infirmières visiteuses et
des techniciens de l'assainissement.
A la suite d'une demande officielle du Gouvernement, le FISE s'est également intéressé à la question
et le projet (Ethiopie 9) a vu le jour comme projet
mixte exécuté sous les auspices communs du FISE,
de l'OMS et de l'International Co- operation Admi-
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
82
nistration des Etats -Unis (ICA). Le FISE et l'ICA
ont livré d'importantes quantités de matériel, tandis
que l'OMS et l'ICA ont fourni du personnel.
Le directeur du projet a été proposé par le Gouvernement des Etats -Unis et nommé, par le Gouverne-
ment éthiopien, médecin -chef de la province de
Begemedir et directeur du centre de formation en
santé publique de Gondar. Le chef de l'équipe de
l'OMS est directeur adjoint du centre et s'occupe
du programme de formation professionnelle des
d'une année, sous la direction du personnel du centre
de formation sanitaire de Gondar.
Cet important projet sert de prototype pour des
centres de formation analogues qui sont actuellement
créés en Libye et en Arabie Saoudite.
Eradication du paludisme en Irak
Dans l'automne de 1952, un projet de démonstrations antipaludiques (Irak 11) a été mis en oeuvre,
étudiants.
avec l'assistance du FISE et de l'OMS, dans le
a été créé un comité consultatif technique
composé de représentants du Gouvernement, de
l'Organisation et de l'ICA. Par accord entre les
paludologue et un technicien de l'assainissement.
L'action antipaludique du Gouvernement se bornait
Il
parties intéressées, ce comité est chargé d'élaborer
et d'approuver un programme d'études et de travaux
pratiques pour le centre et d'en diriger l'application.
Le directeur exerce une autorité complète, sous la
direction générale du Ministère de la Santé et dans
les
limites de la politique établie par le comité
consultatif technique.
Les premiers collaborateurs fournis par l'OMS
ont assumé leurs fonctions en mars 1954, et le centre
a été rattaché à l'hôpital de Gondar, capitale de la
province de Begemedir (Ethiopie orientale). Afin
que les étudiants reçoivent une formation pratique
convenable, le Gouvernement a également donné
au directeur de l'école le titre de médecin -chef de la
district extrêmement impaludé de Sulaimaniya, dans
le nord -est de l'Irak. L'OMS a fourni un conseiller
alors à protéger des villes comme Bassora, Bagdad,
Mossoul et Kirkouk et à mener dans les quatorze
districts du pays une série d'opérations restreintes :
drainage, nettoyage des fossés, lutte contre les larves
et pulvérisations restreintes de DDT à action réma-
nente. Dans les trois années qui ont précédé 1952,
on ne s'était pas encore attaqué au problème du
paludisme rural, et le nombre des cas de paludisme
annuellement enregistrés dans les hôpitaux et dans
les dispensaires oscillait entre 700 000 et 800 000.
Le budget national annuel de la lutte antipaludique
se montait à $280 000.
L'équipe de l'OMS a montré comment les cam-
pagnes de pulvérisations d'insecticides à action
province et l'a chargé de mettre en place le plus
rémanente offraient de grandes possibilités d'éliminer
rapidement possible un embryon de service de santé
provincial. On a commencé par réaménager l'hôpital,
dont on a développé considérablement les services
Anopheles sacharovi, A. maculipennis et A. superpictus.
de consultations externes, et l'on a créé un centre
sanitaire sous la direction d'un assistant médical de
l'OMS dans le village de Koladuba, à une trentaine
de kilomètres au sud de Gondar. On établira en 1957,
avec l'aide des institutions participantes, d'autres
centres sanitaires dont le personnel sera constitué
par des diplômés du centre de formation de Gondar.
L'école a ouvert ses portes dans l'automne de 1954
et a accueilli une trentaine d'élèves qui, après trois
années d'études, posséderont la formation voulue
pour devenir fonctionnaires sanitaires. En 1955, on a
inauguré un deuxième cours de formation de fonctionnaires et un premier cours de formation, de deux
ans, pour les infirmières de la santé publique ; en
1956, c'est un cours d'une année, destiné à for-
mer des techniciens de l'assainissement, qui a été
inauguré. Ainsi, l'année 1957 verra sortir la première promotion de fonctionnaires sanitaires, d'infir-
mières de la santé publique et de techniciens de
l'assainissement, qui seront employés, en équipe,
dans les services de santé ruraux et semi- urbains que
l'on projette de créer sous la forme de centres sanitaires, en commençant par la province de Begemedir.
Toutefois, avant de leur confier un travail indépendant dans les nouveaux centres sanitaires que doit
édifier le Gouvernement éthiopien, on prévoit, pour
ces jeunes diplômés, un internat complémentaire
le paludisme transmis par les vecteurs locaux :
Vivement frappé par cette constatation, le Gouvernement irakien a demandé le concours de l'équipe
pour l'extension de ses activités aux quatre districts
septentrionaux : Sulaimaniya, Kirkouk, Erbil et
Mossoul. En 1956, les opérations de pulvérisations
d'insecticides à effet rémanent ont couvert la totalité
des colonies rurales de ces districts, y compris les
huttes temporairement utilisées par des tribus
nomades pendant l'été, et ont ainsi protégé 1 241 400
personnes appartenant à 5777 villages. On a en
outre protégé indirectement 151 320 habitants de
zones urbaines en opérant des pulvérisations autour
des villes et en appliquant des mesures antilarvaires.
L'organisation de cette campagne de 1956 répondait aux impératifs de la politique d'éradication du
paludisme et il est encourageant de savoir que les
activités de l'équipe de démonstrations de l'OMS
et l'appui sans réserve du Gouvernement ont permis
d'étendre les opérations de pulvérisations d'insec-
ticides à effet rémanent à un tiers du total de la
population vivant dans les régions impaludées de
l'Irak (population estimée à 3 800 000 habitants
sur un total de 5 000 000 d'habitants).
Il
était naturel que le Gouvernement irakien,
encouragé par les résultats obtenus dans l'élimination
du paludisme des districts septentrionaux et disposant maintenant d'un personnel d'opérations formé
par l'équipe de l'OMS et au moyen de bourses de
l'OMS, donnât son entier appui à un programme
83
RÉGI ON DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
d'éradication du paludisme s'étendant à l'ensemble
du pays. Sur la base des constatations faites par
l'équipe de l'OMS et à la lumière de l'expérience
acquise par la section du paludisme du Ministère
Les excellents résultats d'ores et déjà obtenus ont
incité le Gouvernement à verser une contribution
symbolique de $5000 au compte spécial de l'OMS
pour l'éradication du paludisme.
de la Santé, on a dressé, en vue de l'éradication du
paludisme, un plan d'opérations qui doit être mis
en oeuvre en 1957. L'OMS a offert en 1956 les
services d'un consultant entomologiste à court
terme, chargé d'organiser, du point de vue entomologique, le futur service d'éradication du paludisme.
Les recommandations formulées par cet expert sont
actuellement mises en application par le Gouver-
nement, et l'OMS a attribué deux bourses à des
candidats nationaux désireux de se spécialiser dans
l'entomologie médicale. Le consultant a, d'autre
part, contribué à la mise en évidence de A. sergenti
- vecteur du paludisme auparavant inconnu - dans
les zones désertiques situées à l'ouest de l'Euphrate.
Le programme quinquennal d'éradication du
paludisme a été approuvé par le Gouvernement, qui
y consacrera pour sa part une somme totale de
2 933 600 dinars irakiens (soit $8 382 080) durant
la période envisagée. Les deux premières années,
l'assistance du FISE se montera à $181 000, somme
représentant environ 10 % des fournitures qu'il
faudra importer pendant cette période, et une assistance supplémentaire du même ordre sera nécessaire
dans l'avenir. Le personnel national qu'on engagera
pour l'exécution du programme d'éradication comprendra 348 techniciens permanents et 6339 colla3040 chargés des pulvéborateurs
risations et 2008 manoeuvres. Un centre régional de
préparation à la lutte antipaludique, qui doit être
créé à Bagdad, formera du personnel irakien et
recevra des candidats venant des pays arabes voisins.
Le projet de l'OMS a servi de centre de formation
pratique et l'Organisation a offert des bourses
d'études à des techniciens de divers pays afin qu'ils
puissent tirer parti de l'expérience acquise par
l'équipe et de l'organisation ainsi mise en place.
L'OMS collabore maintenant à l'extension du centre
régional de formation de Bagdad et elle s'emploie,
en outre, à coordonner les opérations d'éradication
du paludisme de l'Irak avec celles des pays voisins :
Iran, Jordanie, Syrie et Turquie.
Depuis la mise en train du projet, les membres du
personnel de l'OMS ont assumé l'entière responsabilité des opérations antipaludiques en cours d'extension dans les districts septentrionaux et ils ont fait
des démonstrations sur les moyens grâce auxquels il
est possible de transformer un programme de lutte
antipaludique en programme d'éradication. A partir
de 1957, les membres du personnel de l'OMS seront
en poste à Bagdad, où ils seront à la disposition du
service d'éradication du paludisme nouvellement créé
pour lui donner des avis sur l'organisation, année
après année, de la campagne d'éradication dont il
doit assumer la direction. Ils collaboreront, en outre,
à l'évaluation des résultats et à la mise en oeuvre du
programme de surveillance dans les secteurs où les
opérations de pulvérisations d'insecticides à effet
rémanent seront interrompues.
Séminaire sur l'administration de la santé publique 1
Tous les pays de la Région traversent une phase
d'évolution rapide dans le développement de leurs
services de santé. Chacun a ses propres plans, et
beaucoup expérimentent de nouveaux systèmes et
s'efforcent de trouver une formule qui convienne à
leurs besoins spécifiques. On a estimé que les pays
auraient intérêt, durant cette phase, à ce .que soit
organisé un séminaire itinérant sur l'administration
de la santé publique, qui permettrait à de hauts
fonctionnaires de discuter les problèmes sanitaires
qui se posent dans leur propre pays et dans les pays
d'accueil.
On a donc organisé un séminaire itinérant (EMRO
10),
qui visita l'Egypte et le Soudan du 15 no-
vembre au 3 décembre 1955. Dirigé par deux consultants expérimentés, le séminaire groupait quinze
participants venus de quatorze pays et territoires de
la Région.
Trois thèmes de discussion avaient été choisis :
1) organisation et développement des services de
santé dans un pays ; 2) personnel nécessaire pour les
services de santé d'un pays ;
3)
signification à
attribuer à l'aménagement des collectivités dans ses
rapports avec la santé. L'un des consultants avait
préparé, sur ces questions, des notes préliminaires
qui avaient été préalablement distribuées aux participants ; ces notes ont servi de base aux échanges
de vues.
En Egypte, le groupe a visité des centres représentant presque tous les principaux services sanitaires
du pays ; il s'est particulièrement intéressé à la zone
de démonstrations de Calioub, qui bénéficie d'une
aide de l'OMS et a pour objet de trouver le meilleur
moyen d'établir en Egypte des services de santé
ruraux dans les limites des ressources financières et
en harmonie avec la structure sociale du pays.
Le groupe a aussi étudié le plan quinquennal du
Conseil permanent des Services de Prévoyance
sociale pour la mise sur pied d'un service combiné
qui étendra son action aux domaines de la santé, de
l'enseignement, de l'agriculture et du bien -être social,
et il a visité le centre mixte nouvellement établi à
Barnasht, le premier des huit cents qui doivent être
créés au cours de la période de cinq ans considérée.
En s'attaquant à un programme aussi ambitieux,
l'Egypte fournit un remarquable exemple de ce type
d'aménagement des collectivités. Le financement et
la dotation en personnel de ces centres ont fait
l'objet de discussions approfondies entre les participants et les autorités égyptiennes. C'est actuelleCe projet a commencé trop tard en 1955 pour pouvoir être
décrit dans le Rapport annuel de cette année -là.
84
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
formation et à l'utilisation de personnel auxiliaire,
système unique en son genre, qui s'est développé au
Soudan pendant les trente dernières années. Les
participants ont pu observer directement une carac-
ment le Gouvernement central qui finance les
travaux, mais les collectivités locales ont contribué
aux dépenses initiales. On recrute les médecins dont
les centres ont besoin et on les initie aux tâches qui
téristique de ce système - la participation de la
les attendent, mais il faudra former du personnel
collectivité à l'organisation des services de santé en visitant des conseils ruraux et des conseils de
village qui siégeaient à ce moment -là.
Un grand nombre des participants introduisent
actuellement dans leur propre pays les méthodes
employées au Soudan pour la formation d'assistants
sanitaires, de sages- femmes visiteuses et d'aides -
infirmier et auxiliaire supplémentaire afin de pouvoir
disposer de la main- d'oeuvre nécessaire dans les
limites de la période de cinq ans prévue par le
plan.
Au Soudan, le groupe a visité des unités représentatives des services de santé municipaux à Khartoum,
ainsi que des services de santé ruraux dans les régions
irriguées de la province du Nil Bleu. Les participants
infirmières, et ils élaborent en outre des programmes
ont accordé une attention toute spéciale au plan
décennal de développement sanitaire ainsi qu'à la
d'aménagement des collectivités qui réservent à la
santé la part qui lui est due.
*
*
Tendances actuelles et perspectives futures
Il ressort nettement des indications fournies par les
représentants nationaux au Comité régional que,
dans de nombreux pays de la Région, les crédits
consacrés à la santé sont en constante augmentation,
bien qu'il ne soit pas possible de donner des détails
complets à ce sujet avant que le Bureau régional
n'ait reçu les rapports que les pays préparent actuellement au sujet de leur situation sanitaire. Plusieurs
accru leur budget de
d'entre
lutte antipaludique dans l'intention d'aboutir à
l'éradication de la maladie. D'autres indiquent qu'ils
développent leurs ministères centraux de la santé, et
il se manifeste aussi une tendance très nette à l'extension des administrations sanitaires provinciales. Dans
beaucoup de pays, l'impulsion donnée par un projet
exécuté avec une aide internationale et bénéficiant
d'une assistance matérielle complémentaire a amené
des progrès frappants dans certains secteurs des
services sanitaires. D'autre part, plusieurs gouvernements ont été encouragés à développer ou à
poursuivre les travaux commencés avec l'aide de
l'OMS en recrutant du personnel à l'étranger, à
titre de mesure d'urgence, jusqu'à ce qu'un effectif
suffisant de personnel national ait été formé.
Il paraît certain que, dans l'avenir immédiat, le
programme régional ne s'écartera guère des grandes
lignes présentement suivies. On continuera à accorder
une grande importance à la lutte contre les maladies
transmissibles qui comptent parmi les plus importantes : paludisme, tuberculose, maladies vénériennes,
bilharziose et trachome. L'introduction généralisée
des sulfones a accru l'intérêt porté à la lutte antilépreuse. Dans certains pays, la teigne faveuse et
d'autres mycoses du cuir chevelu posent un grave
problème médico- social, car ces maladies nuisent à
l'assiduité scolaire et aggravent l'analphabétisme.
Un grand nombre de maladies transmissibles qui
régional entraînera sans doute une intensification de
l'action déployée contre beaucoup de ces maladies.
Les laboratoires de santé publique créés avec l'aide
de l'OMS pourront aider à la lutte contre un grand
nombre de zoonoses.
L'intérêt porté aux services de statistiques démographiques grandit rapidement dans la Région et se
trouve encore stimulé par la création d'un centre
international de formation statistique
Comme le laissait présager le Rapport annuel de
1955, les pays les plus avancés multiplient leurs
demandes d'aide pour la mise en oeuvre de services
de soins médicaux. Pour la première fois, le rapport
annuel du Directeur régional au Comité régional
renfermait une section spéciale sur ce sujet.
Le développement des services infirmiers a tendance
à être moins rapide que celui des autres services
sanitaires. Tous les pays de la Région sans exception
envisagent une grande expansion de leurs services
infirmiers et doivent donc assurer la formation du
personnel nécessaire. L'OMS collabore à la formation
de personnel infirmier de toutes catégories, depuis
les infirmières de formation universitaire jusqu'aux
aides d'hôpital qui n'ont suivi des cours que pendant
six à douze mois.
Le développement des activités d'enseignement
et de formation professionnelle se trouvera accéléré
grâce à l'engagement d'un conseiller en cette matière.
Le besoin de médecins auxiliaires continuera de
se faire
sentir pendant bien des années encore.
L'Organisation aide à en former et elle veille à ce
que leur formation ne porte pas exclusivement sur
les aspects curatifs, mais réserve également une place
à la santé publique et à la médecine préventive.
L'OMS apporte maintenant son aide à deux écoles
de formation de médecins auxiliaires et fournira
sévissent dans la Région appartiennent au groupe
également une aide à une troisième, à partir de 1957.
Il y a des demandes continuelles de bourses pour
des zoonoses. L'engagement récent, pour un an, d'un
çonseiller vétérinaire de la santé publique au Bureau
catégories. Le programme des bourses d'études est
le personnel sanitaire de tous rangs et de toutes
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
sans doute appelé à se développer dans la limite des
fonds disponibles.
Le problème de la toxicomanie est complexe.
C'est ainsi qu'une collaboration avec la FAO sera
nécessaire pour amener les propriétaires fonciers à
remplacer la production de l'opium et du haschisch
par d'autres cultures de rapport. D'autre part,
l'emploi répandu du katt dans certains des pays
riverains de la mer Rouge pose un problème qui n'a
encore fait l'objet que d'un petit nombre de travaux
scientifiques. L'Organisation devra porter un intérêt
85
croissant à cette question dans les années qui
viennent.
Bien que l'Organisation prête une aide directe
au projet d'éducation de base en Egypte, les gouvernements n'ont pas présenté de demande d'aide pour
des projets d'aménagement des collectivités ou
d'assistance aux villages. Néanmoins, l'intérêt qui
se manifeste à l'égard de ces activités est de plus en
plus vif : il s'est tenu, à Beyrouth, une conférence
sur le développement rural des Etats arabes à
laquelle assistait un représentant du Bureau régional.
CHAPITRE 16
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Dans ses efforts pour résoudre les principaux
problèmes sanitaires de la Région, l'Organisation a
pour objectif fondamental d'établir méthodiquement
un système de planification à long terme. Mais si
important soit -il, ce but ne peut être atteint que s'il
est dûment tenu compte de considérations pratiques.
C'est ainsi que l'intégration d'activités spécialisées
dans les services généraux de la santé publique d'un
pays, bien que l'idée en soit généralement admise,
exige souvent qu'on améliore au préalable l'organisation nationale de la santé publique. Trop souvent
encore, faute de ressources et de personnel, il est
possible de s'attaquer seulement aux problèmes
urgents et immédiats. Il résulte de cela que si l'OMS
a pour objet de faciliter la planification à long terme,
il convient néanmoins de ne pas sous -estimer les
difficultés que celle -ci comporte.
D'une manière générale, les activités ont porté
en 1956 sur le renforcement des services nationaux
de santé, sur l'intégration progressive des projets
opérationnels dans un service coordonné de santé
publique et sur les mesures visant à remédier à la
pénurie de personnel qualifié, qu'il s'agisse de professionnels ou d'auxiliaires.
Comité régional
La septième session du Comité régional du Pacifique occidental s'est tenue à l'Institut d'Hygiène de
Manille du 7 au 13 septembre 1956. Le représentant
du Cambodge a été empêché d'y assister pour cause
de maladie ; par contre, les représentants de tous les
autres Etats Membres de la Région ont participé à
la réunion, ainsi que ceux des Gouvernements des
Etats -Unis d'Amérique, de la France, des Pays -Bas,
du Portugal et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne
et de l'Irlande du Nord. Y ont assisté aussi des
1 Cette Région a été délimitée par la Première Assemblée
mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330)
et modifiée par les résolutions WHA3.118, WHA4.86 et
WHA6.46. Elle comprend les pays suivants : Australie,
Cambodge, Chine, Corée, Japon, Laos, Nouvelle - Zélande,
Philippines, Viet -Nam, ainsi que le territoire de la Nouvelle Guinée occidentale, et à titre provisoire les territoires suivants :
Bornéo du Nord, Brunéi, Fidji, Gilbert et Ellice, Guam,
Hong Kong, Malaisie, Territoires insulaires de la Nouvelle Zélande, Nouvelles -Hébrides, ?les du Pacifique sous tutelle,
Protectorat britannique des îles Salomon, Samoa sous administration américaine, Sarawak, Singapour, Tonga et d'autres
possessions du Royaume -Uni dans le Pacifique sud.
représentants du FISE, du Bureau de l'Assistance
technique des Nations Unies, de la Commission du
Pacifique Sud et de neuf organisations non gouvernementales.
Le Comité régional a remercié le Gouvernement
des Philippines, qui a offert de lui fournir un terrain
pour le Bureau régional et de contribuer à raison de
500 000 pesos philippins aux frais de construction
d'un bâtiment, étant entendu que de son côté l'OMS
verserait le solde de la dépense totale, évaluée
à
1 000 000 de pesos philippins. Le Comité régional a
demandé que cette proposition soit inscrite à l'ordre
du jour de la dix -neuvième session du Conseil
exécutif et de la Dixième Assemblée mondiale de la
Santé, afin qu'une décision définitive puisse être prise.
La question des représentants de zone a été discutée
assez en détail et
les
dispositions prises ont été
jugées satisfaisantes, sous réserve d'un examen pério-
dique de la nécessité de ces postes. Le Comité
régional a relevé que les attributions de bourses
pour des études dans la Région avaient augmenté
et il a appuyé les efforts déployés pour faciliter la
formation de personnel sanitaire dans le propre
pays des intéressés. Il s'est félicité des progrès
réalisés au cours de l'année et de l'importance
attribuée aux problèmes principaux de la Région.
Il a également pris note avec satisfaction des améliorations apportées au service d'information, ainsi qu'à
la coordination et aux relations de travail avec
d'autres institutions internationales. Il a décidé de
ne pas formuler de recommandation quant aux droits
et obligations des Membres associés et autres terri-
toires rattachés à l'organisation régionale.
La nécessité d'une coordination étroite des programmes nationaux de lutte contre le paludisme, en
particulier entre pays limitrophes, a été soulignée.
Le Comité régional a recommandé de donner la
priorité aux projets antipaludiques et d'utiliser à cet
effet les fonds provenant de toutes les sources disponibles, notamment du Compte spécial pour l'Eradication du Paludisme. Enfin, il a appuyé la proposition
tendant à organiser en Indonésie en 1958 un cours
inter -régional de formation en paludologie dans le
cadre du programme d'assistance technique.
Etant donné les conséquences, pour la santé
publique, de l'apparition d'une résistance aux insecticides, et vu le peu de recherches qui ont été faites
dans ce domaine, le Comité a demandé au Directeur
--- 86 -
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
régional de diffuser des informations sur ces recherches et il a recommandé que soit organisé en 1958 un
symposium inter -régional auquel des chercheurs
s'intéressant à la résistance des insectes seraient
invités à participer.
Après examen détaillé par un sous -comité, le
Comité régional a reconnu que le projet de programme et de budget de la Région du Pacifique
occidental pour 1958 était bien conçu ; il a confirmé
les priorités qu'il y aurait lieu d'observer si le budget
effectif proposé devait être réduit. Il a demandé
instamment aux gouvernements de la Région de
donner la priorité, lors de l'élaboration de leurs
programmes d'assistance technique, aux projets
sanitaires nécessaires à leur développement économique et d'assurer la continuation des projets échelonnés sur plusieurs exercices. Il a appuyé la demande
de la Commission du Pacifique Sud tendant à faire
approuver, par le Bureau de l'Assistance technique
et le Comité de l'Assistance technique, le programme
inter -pays relatif à un projet d'éducation sanitaire
et à un cours de formation dans ce domaine.
Le thème des discussions techniques était « Les
soins à donner aux enfants de un à six ans ».
Le Comité régional a recommandé que le thème
des discussions techniques de 1957 soit « La lutte
contre la lèpre », et que ces discussions soient précédées d'une visite sur le lieu de réalisation d'un programme de lutte contre la lèpre. Quant au thème des
discussions techniques de 1958, le choix a porté, à
titre provisoire, sur « Les méthodes et moyens
propres à améliorer les services de statistiques démographiques et sanitaires dans les zones rurales ».
La huitième session du Comité régional se tiendra
à Hong Kong et la neuvième à Manille.
Bureau régional
Aucun changement n'a été apporté à la structure
du Bureau régional.
Le Directeur général a approuvé le transfert au
Bureau régional du Pacifique occidental de la respon-
sabilité de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour. Toutefois, la Station continuera
à desservir le même secteur que par le passé. Ce
changement, qui prend effet le 1eT janvier 1957, sera
profitable à la Région, car le médecin -chef de la
Station fera également fonction de représentant de
zone pour Brunéi, la Fédération de Malaisie, Bornéo
du Nord, Sarawak et Singapour. Un représentant de
zone pour le Cambodge, le Laos et le Viet -Nam a été
nommé au début de 1956, et celui de la partie méridionale de la Région a été recruté en août.
Une coopération plus étroite avec les fonctionnaires de liaison des gouvernements a permis d'améliorer et d'étendre, dans beaucoup de pays, la diffusion des informations relatives à l'OMS. La Journée
mondiale de la Santé a été de nouveau bien observée
dans chaque pays de la Région, même dans les zones
rurales. L'OMS y a contribué en distribuant de
87
nombreux documents d'information en chinois,
anglais, français et portugais.
Coopération avec d'autres organisations
La liaison a été maintenue avec le FISE par l'entremise de son Bureau régional de Bangkok et de ses
représentants dans les pays. L'OMS a participé à la
préparation des projets bénéficiant de l'assistance du
FISE et leur a donné son approbation technique.
La collaboration entre, d'une part, les Etats Membres, le représentant régional et les représentants
résidents de l'assistance technique et, d'autre part,
le personnel du Bureau régional, s'est traduite par une
meilleure coordination du programme d'assistance
technique et une compréhension plus claire de l'ensemble du programme.
Au Cambodge, l'UNESCO aide le Gouvernement
à exécuter un projet d'éducation de base et d'aména-
gement des collectivités. Bien qu'il n'ait pas été
possible à l'OMS d'affecter un médecin à plein temps
à ce projet, les membres de son personnel en mission
au Cambodge y ont collaboré en allant régulièrement
sur le lieu des opérations, en compagnie d'homo-
nationaux, pour donner une assistance
médicale et des conseils en matière d'éducation
sanitaire et de premiers secours. Ce projet a été
étendu à Tahkmau, où doit être installé le centre
rural de démonstration et de formation sanitaire
logues
rurale bénéficiant de l'appui de l'OMS. La nomination d'un médecin à la fin de 1956 devrait resserrer
encore la collaboration.
Le Bureau régional a également continué à collaborer étroitement avec le personnel de l'International
Co- operation Administration (ICA) au Cambodge,
en Chine, en Corée, au Laos, aux Philippines et au
Viet -Nam pour l'exécution de programmes sanitaires
internationaux dans ces pays. L'ICA a procuré du
matériel et des fournitures pour un certain nombre
de projets bénéficiant de l'assistance de l'OMS, ce
qui a eu pour effet d'en faciliter grandement l'exécution et en particulier d'accélérer celle des projets de
lutte contre le paludisme.
L'OMS a collaboré avec la Fondation Rockefeller
et l'Aide économique française au Cambodge ; le
représentant de zone à Saigon reste en contact avec
les représentants des pays du Commonwealth
britannique au sujet de l'assistance accordée au titre
du Plan de Colombo.
Au cours de l'année, une méthode propre à assurer
une collaboration effective entre le Bureau régional
et la Commission du Pacifique Sud a été arrêtée d'un
commun accord ; cet accord porte également sur les
modalités d'utilisation des fonds de l'assistance
technique pour l'exécution de projets communs. Les
négociations en vue de la réalisation d'un projet
d'éducation sanitaire dans le Pacifique sud se
poursuivent.
Les comités nationaux de coordination de la
Chine et des Philippines continuent à se réunir
régulièrement et ont grandement contribué à la
coordination des activités sanitaires.
88
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la partie IV la liste complète des
projets en cours en 1956. Les projets ci -après ont été
choisis pour faire l'objet d'une description plus
L'usine normale a été construite entièrement au
moyen de matériel local, à l'exception d'une broyeuse
spéciale qui a été importée par les soins de l'OMS.
Les résultats obtenus montrent que cette méthode
de traitement des déchets organiques est vraiment
détaillée.
Assainissement, Japon
Dans les pays d'Asie les méthodes traditionnelles
de collecte et d'évacuation ou d'utilisation des déchets
organiques ont toujours laissé à désirer du triple
point de vue sanitaire, économique et esthétique.
On a évalué à plus de cinq cents millions le nombre
d'habitants dont la santé est compromise par des
pratiques fâcheuses. Le problème est étudié de
longue date par de nombreux chercheurs, mais c'est
seulement depuis ces dernières années que des efforts
coordonnés et systématiques sont entrepris pour
examiner la situation et analyser la masse des données
et des expériences accumulées.
L'utilisation des excreta humains comme engrais,
pratique commune dans de nombreux pays d'Asie,
offre un milieu de transmission à toutes les maladies
intestinales qui sont endémiques sur ce continent.
Comme ce procédé doit nécessairement être utilisé
pour maintenir la fertilité du sol, toute initiative
gouvernementale arbitraire tendant à interdire aux
cultivateurs d'employer cette sorte d'engrais pêche-
rait par manque de réalisme. L'OMS a collaboré
avec les gouvernements de la Région pour mettre
au point une solution pratique.
Le Gouvernement du Japon, estimant que la
question présentait une importance majeure pour
ce pays, a demandé une aide pour résoudre les
problèmes que pose l'évacuation des excreta humains
et des autres déchets organiques. Il a été décidé que
les progrès récents réalisés dans le traitement aérobie
des composts ouvraient des perspectives assez
encourageantes pour justifier une enquête sur
l'intérêt pratique de cette méthode pour l'utilisation
hygiénique des déchets. L'OMS a donc prêté assistance au Gouvernement japonais, qui, à son tour, est
venu en aide à la ville de Kobé au Japon pour un
projet expérimental (Japon 11).
Une usine pilote pour le traitement en aérobiose
des ordures ménagères et des eaux usées de la ville
a été construite et exploitée, avec les conseils d'un
consultant de l'OMS. Cette opération pilote visait
à déterminer si, à une échelle réduite, ces déchets
pouvaient être économiquement transformés de
manière à donner un produit final acceptable aussi
bien par l'agriculteur que par l'hygiéniste.
analogues exécutés dans d'autres parties du monde.
Les
résultats d'une année d'exploitation de l'usine pilote
ont été si brillants qu'ils ont encouragé le Gouvernement à entreprendre, sous la direction du consultant
de l'OMS, le plan et la construction d'une usine
modèle normale, en se fondant à la fois sur l'expérience acquise dans l'usine pilote et sur les travaux
pratique et économique et que le produit obtenu
peut être considéré comme « pasteurisé » par la
chaleur qui se dégage au cours de l'opération, de
telle sorte qu'il est exempt de germes pathogènes.
Le Ministère de la Santé et de la Prévoyance
sociale du Japon a reconnu l'intérêt de ce projet en
inscrivant dans ses prévisions budgétaires un crédit
d'environ $1 000 000, pour subventionner la construction d'usines analogues dans dix villes du Japon
au cours du prochain exercice financier.
Les techniques mises au point au cours des deux
ans d'exécution de ce projet, ainsi que d'autres
données, ont été présentées lors d'un séminaire qui
s'est tenu à Taïwan en octobre 1956, sur
la collecte, l'évacuation et l'utilisation des déchets
organiques. Une quarantaine de techniciens de la
santé publique, venus de sept pays de la Région, y
ont participé. La présentation des données et de
l'expérience acquise au cours de l'exécution du
projet de Kobé a suscité un vif intérêt parmi les
participants et un grand nombre d'entre eux ont
déclaré que les procédés et techniques utilisés seraient
étudiés d'une manière approfondie dans leurs pays
en vue de leur application pratique.
Ecole centrale de médecine, Îles Fidji
Cette école, subventionnée par le Gouvernement
des îles Fidji, est l'aboutissement d'un plan de formation de vaccinateurs autochtones qui visait à protéger
la population des îles contre la variole. Pendant un
demi -siècle, de 1878 à 1928, ce plan s'est graduelle-
ment développé pour donner naissance à l'école
centrale de médecine de Suva, où sont formés des
aides -médecins appelés à exercer dans les îles. En
1952, la durée de la formation a été portée à cinq ans
et en 1954 une nouvelle école a été construite et
pourvue des installations nécessaires.
Pour donner suite à une demande de conseils de
la part du Gouvernement, le conseiller régional pour
l'enseignement et la formation professionnelle a
inspecté l'école et a présenté certaines recommandations qui ont été acceptées ; il a préconisé notamment : a) l'intégration des divers cours de médecine
dans un programme d'études de cinq ans, b) l'organisation d'un cours spécial préliminaire, de niveau
supérieur, à l'intention des étudiants des territoires
où il n'existe pas d'enseignement de ce degré, c) la
création de nouveaux laboratoires, et d) un appel à
l'aide de l'OMS. Au titre de ce programme d'assis-
tance (Fidji 2), l'OMS a envoyé deux chargés de
SERVICE ANTITUBERCULEUX EN AFGHANISTAN
Un service antituberculeux modèle est mis sur pied au Centre de formation et
de lutte contre la tuberculose, créé par le Gouvernement à Kaboul avec l'aide de
l'OMS.
Toussant et fiévreux, un mullah (prêtre musulman), qui a parcouru plus de trois cents
kilomètres dans les montagnes de l'Hindou- Kouch, arrive au Centre en compagnie d'un
homme qui vient y faire soigner son jeune fils.
La réaction tuberculinique du mullah est enregistrée sur une fiche qui sera conservée dans les
archives du Centre.
VACCINATION PAR LE BCG A TAIWAN
A Taiwan, le Gouvernement, aidé par le FISE et l'OMS, amplifie son programme de lutte antituberculeuse auquel s'incorpore une campagne de
vaccination par le BCG commencée en 1951. Ces deux photographies montrent la vaccination au BCG des écoliers de Taipeh.
1
2
3
LUTTE CONTRE LA BILHARZIOSE AUX PHILIPPINES
Depuis 1952, une campagne contre la bilharziose est conduite dans l'île de
Leyte avec l'aide de l'OMS (programme d'assistance technique). Le but est
non seulement de lutter contre le mollusque vecteur mais encore d'améliorer les méthodes d'irrigation et les techniques agricoles. Il s'agit également
d'intéresser activement la population aux travaux entrepris.
1. Le zoologiste de l'équipe inspecte un cours d'eau infesté.
2. Des membres de l'équipe à la recherche de mollusques infectés.
3. Dépistage de la bilharziose: un médecjn philippin de l'équipe examine un jeune
garçon.
4. Prélèvement de sang pour dosage de l'Ftmoglobine.
5. Examen de mollusques au laboratoire.
5
ASSAINISSEMENT DANS
IIAKKA
ASSOCIATION
LE BORNÉO DU NORD
Depuis 1953, l'OMS collabore à un
projet d'étude et d'amélioration
des conditions sanitaires dans un
certain nombre de collectivités
urbaines du Bornéo du Nord. Les
travaux comprennent des enquêtes
sur le terrain préalablement à la
construction de réseaux d'égouts
pour
l'évacuation
des
matières
usées.
Un des ingénieurs sanitaires affectés
par l'OMS à ce projet inspecte un
nouvel égout qui passe sous une rangée de boutiques (photo de gauche) et
procède à un relevé hydrographique
pour déterminer le débouché du collecteur principal (photo de droite).
ENSEIGNEMENT MÉDICAL A FIDJI
L'OMS a aidé récemment le Gouvernement à développer l'Ecole centrale de médecine de Suva,
dont la fondation remonte à la fin du siècle dernier.
Un chargé de cours de l'OMS attaché à l'Ecole fait une leçon de physiologie du système nerveux.
Un chargé de cours de l'OMS dirige les travaux pratiques de chimie
biologique: démonstration d'analyse des urines.
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
cours (l'un de biologie et l'autre de physiologie et
biochimie) pour une période de quatre ans, et a
attribué deux bourses d'études, chacune de trois ans,
à de jeunes chargés de cours fidjiens qui se prépare-
ront, à l'Université d'Otago, Nouvelle -Zélande, à
l'enseignement de ces matières. Le Gouvernement
89
mières de la santé publique ; enfin, de former un
corps enseignant qualifié pour le centre d'enseigne-
ment supérieur. Une consultante de l'OMS pour
l'enseignement infirmier, nommée pour trois ans à
dater de septembre 1955, a été chargée de collaborer
avec le
corps enseignant de l'Institut de Santé
s'est engagé à adjoindre ces jeunes chargés de cours
au personnel enseignant de l'école et à fournir deux
chargés de cours expérimentés pour remplacer ceux
de l'OMS lorsqu'ils se retireront.
Les deux chargés de cours de l'OMS sont arrivés
publique et de donner des conseils sur divers aspects
à l'école de médecine au début de l'année universitaire 1955 et ont contribué à améliorer très sensi-
dant la première année, elle a travaillé avec les infir-
blement, depuis cette date, la formation donnée dans
cet établissement. Le personnel enseignant compte
maintenant des chargés de cours à plein temps pour
les matières suivantes : physique, physiologie et
biochimie, anatomie et histologie, et chirurgie. Des
crédits ont été prévus pour un chargé de cours à
plein temps en chimie et un autre technicien de laboratoire à plein temps a été adjoint au personnel. Le
cours de cinq ans est bien organisé et le premier
groupe d'étudiants qui l'ont suivi ont obtenu leur
diplôme en décembre 1956.
Les laboratoires sont bien organisés pour tout ce
qui concerne la biologie, l'anatomie, l'histologie, la
chimie, la physiologie et la biochimie Les travaux
pratiques de laboratoire sont beaucoup plus nombreux ; les deux départements de physiologie et de
biologie qui ont été créés rendent de grands services
et le niveau de l'enseignement est élevé.
Le cours préliminaire permet aux étudiants des
territoires où les écoles supérieures sont rares ou
même inexistantes d'aborder les cours de médecine
sur le même pied que leurs condisciples des territoires où existent des établissements de ce genre.
Il a été ainsi possible de remédier à l'une des principales difficultés auxquelles on se heurte pour fournir
du personnel qualifié aux petits territoires du Pacifique.
Le Gouvernement a décidé de créer un plus grand
nombre de postes de jeunes chargés de cours (en
physique, en chimie et en anatomie) et il a envoyé
un boursier étudier la chimie à l'Université d'Otago.
En outre, trois titulaires de bourses de l'OMS étudie-
ront respectivement la biologie, l'anatomie et la
physique, le premier au début de 1957 et les deux
autres en 1958.
Ce projet a permis d'apporter une contribution
utile à l'enseignement de la médecine dans le Pacifique
sud et on espère pouvoir l'étendre ultérieurement
à l'enseignement de la médecine préventive.
Enseignement infirmier, Japon
Le
projet d'enseignement infirmier au Japon
(Japon 14) a pour but : de renforcer la formation
normale des infirmières en ce qui concerne les soins
généraux, les services de santé publique et les soins
obstétricaux ; de mettre au point un programme
d'enseignement supérieur à l'Institut de Santé
publique de Tokyo et de former des professeurs pour
les écoles d'infirmières, de sages- femmes et d'infir-
de l'enseignement infirmier. Elle s'était rendue au
Japon quelques mois auparavant afin de participer
à la préparation du séminaire sur l'enseignement
infirmier organisé par l'OMS aux îles Fidji. Penmières du Ministère de la Santé et avec celles qui
enseignent à l'Institut de Santé publique ; elle s'est,
d'autre part, rendue dans de nombreuses régions du
Japon, afin d'étudier les conditions de travail des
infirmières et le genre de formation dont auraient
besoin les élèves de l'Institut.
La consultante prend dans une certaine mesure
une part directe à l'enseignement et elle fera trois
cours sur les méthodes d'enseignement à l'intention
des élèves qui ont été admises à l'Institut en automne
1956 ; mais sa principale fonction est d'assister aux
réunions du corps enseignant et de participer à
l'établissement des programmes. Le corps enseignant
procède actuellement à une réforme complète des
programmes d'études et des méthodes d'enseignement.
Au cours du deuxième semestre de 1956, on a
organisé un programme de santé publique pour les
infirmières de la santé publique, les nutritionnistes
et les monitrices d'éducation sanitaire, ainsi qu'un
autre programme pour donner aux infirmières des services cliniques et aux sages- femmes une formation de
professeurs. Un programme d'enseignement pratique
a été arrêté pour les trois catégories d'infirmières.
L'infirmière consultante a participé à la sélection
la préparation des candidates aux bourses
d'études de l'OMS - notamment à la solution de
certains problèmes linguistiques - et au choix du
matériel d'enseignement qui doit être fourni par
l'Organisation. Elle a collaboré à des programmes
d'études dans les municipalités, les préfectures et
les régions en aidant à établir les plans, en faisant
et à
des conférences et en prenant part aux discussions.
Pendant les derniers mois de 1956, neuf réunions
régionales ont eu lieu à l'intention des professeurs
des écoles d'infirmières, des administratrices infir-
mières des hôpitaux enseignants et du personnel
infirmier des services sanitaires des préfectures.
Le personnel chargé de l'enseignement infirmier à
l'Institut a été à peine suffisant pour assumer la
responsabilité de tous ces travaux ; toutefois, le
problème des fonds nécessaires pour pourvoir le
nombre de postes indispensables est pour le présent
presque complètement résolu. L'avenir cependant
réserve une difficulté : l'Institut ne peut admettre
plus de quarante -cinq élèves par an, ce qui est suffisant pour assurer le remplacement des démissionnaires, mais non pour former le personnel déjà en
service ou celui qui sera nécessaire pour les programmes élargis. L'institution d'un enseignement
90
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
infirmier supérieur constitue une première étape vers
la solution du problème, et il a été suggéré qu'une
étude soit entreprise pour déterminer le nombre
des infirmières qui devront recevoir une formation
dans l'avenir. Il serait possible d'organiser des
centres régionaux de formation professionnelle à
l'intention des futurs professeurs et surveillantes et
de réserver l'Institut pour la formation des candidates à des postes administratifs supérieurs.
Ce projet a mis en évidence les avantages d'une
aide au niveau national le plus élevé et son exécution
a été grandement facilitée par la collaboration
spontanée et agissante de tous les intéressés.
Tendances actuelles et perspectives futures
La nomination de représentants de zone s'est
révélée très utile pour la planification en commun,
et le Comité régional, en adoptant une méthode plus
efficace pour l'examen du projet de programme et
de budget, a mieux compris les difficultés que présente
l'établissement d'un programme équilibré. Certaines
modifications ont été apportées aux activités régionales pour tenir compte des progrès récents accomplis
dans la prévention de certaines maladies et dans les
méthodes utilisées pour les combattre ; de nouveaux
travaux ont été entrepris, dans une mesure d'ailleurs
limitée, mais il n'y a pas lieu de signaler de change-
ment appréciable dans la mise en oeuvre du programme régional tel qu'il a été élaboré.
L'assainissement est l'un des principaux problèmes
qui se posent aux pays de la Région. Pour progresser
réellement dans ce domaine il est nécessaire d'établir
des plans à long terme. En Chine et aux Philippines
des plans sont mis au point et il faut espérer que
d'autres gouvernements de la Région suivront cet
exemple. L'Organisation continuera à favoriser la
formation de techniciens sanitaires et à recourir
soit à des projets, soit à des consultants, soit enfin
à des bourses d'études pour faire face aux besoins
particuliers et immédiats.
La lutte contre les maladies transmissibles demeurera vraisemblablement au premier rang des préoc-
cupations. Les pays bénéficieront d'une aide pour
exécuter leurs programmes antipaludiques et seront
encouragés à collaborer entre eux pour l'organisation
de ces programmes, en particulier dans les zones
frontières. Ils seront également encouragés à établir
des plans d'éradication du paludisme lorsque leurs
programmes antipaludiques auront atteint le stade
approprié.
Au cours de cette année, l'attention s'est portée
surtout sur la consolidation des programmes BCG en
tant que mesure préalable à leur incorporation dans
les services nationaux de santé publique, ainsi que
sur des plans généraux de lutte antituberculeuse,
dans lesquels la vaccination BCG tient une large
place. Ces plans n'ont pas atteint dans les divers
pays le même degré de développement, mais dans
tous les pays la lutte antituberculeuse est maintenant
moins tributaire du nombre de lits d'établissements
onéreux, car l'on tend de plus en plus à développer
l'emploi des nouveaux médicaments dans le traitement ambulatoire et à domicile.
La lutte contre le pian se poursuivra dans les îles
du Pacifique et, si les plans actuellement à l'étude
sont réalisés, l'année 1958 verra l'organisation de
campagnes - d'un caractère entièrement national
ou bénéficiant de l'aide de l'OMS - dans toutes les
régions du Pacifique sud où le pian règne à l'état
endémique.
Deux centres régionaux de la poliomyélite ont été
récemment établis, l'un à Singapour et l'autre à
Tokyo, et l'on espère ainsi faciliter et stimuler les
recherches qui permettront d'appliquer convenablement, en temps opportun, les nouvelles méthodes de
lutte par la vaccination. Plusieurs pays de la Région
ont déjà fait appel à ces centres et les travaux entre-
pris dans ce domaine semblent être appelés à se
développer.
Enfin, d'assez nombreuses indications montrent
que l'utilisation de l'énergie atomique dans l'industrie et en médecine va s'étendre rapidement dans les
pays de la Région.
PARTIE III
COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS
CHAPITRE 17
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX
D'AUTRES ORGANISATIONS
Organisation des Nations Unies et institutions spécialisées
Considérations générales
publique) et le chapitre
Plusieurs des programmes qui, au cours de ces
dernières années, ont donné lieu à une collaboration
entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées présentent des aspects sanitaires.
Ces programmes intéressent les domaines suivants :
mise en valeur des ressources hydrauliques, aménagement des collectivités et éducation de base, définition et mesure des niveaux de vie, industrialisation
et productivité (parallèlement à l'organisation d'une
action concertée en matière d'urbanisation) et activité
du groupe de travail sur le maintien des niveaux de
vie familiaux. Indépendamment de ces travaux, une
coordination satisfaisante s'est établie avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées
au sujet des problèmes de statistique et de popula-
tion qui sont à la base de la plupart des activités
internationales. Sous les auspices de l'OIT, l'OMS
collabore à des programmes visant à favoriser le
développement économique et social des populations
aborigènes des pays indépendants et leur intégration
dans la communauté nationale intéressée.
En 1956, l'OMS a continué de participer à ces
activités dans
la mesure où
le permettaient les
demandes des gouvernements et les consultations
inter -organisations. Cependant, le Comité administratif de Coordination (CAC) a reconnu dans son
vingtième rapport au Conseil économique et social
que le système actuel de coordination demandait à
être renforcé pour que les organes directeurs des
institutions spécialisées puissent jouer le rôle qui leur
revient dans l'élaboration de grands programmes de
ce genre et pour que les institutions puissent faire
figurer dans leurs programmes et leurs budgets des
prévisions correspondant à leur part de l'action commune.
Comme les années précédentes, la collaboration
de l'OMS avec les autres membres de la famille
des Nations Unies a résulté principalement des
demandes d'assistance présentées par les gouvernements en vertu des dispositions régissant la coopéra-
tion entre l'OMS et le FISE, ainsi que des pro-
grammes exécutés conjointement avec la FAO et
l'OIT. On peut se rendre compte, en consultant la
liste des projets qui figure à la partie IV, de l'étendue
de cette collaboration à laquelle le chapitre 1 (Maladies transmissibles), le chapitre 2 (Services de santé
3
(Assainissement) se
réfèrent souvent. De plus, en 1956, l'UNESCO et
l'OMS ont commencé à étudier les moyens d'améliorer l'éducation sanitaire donnée dans les écoles
normales d'instituteurs.
Pendant l'année, l'OMS a renforcé sa collabora-
tion avec l'Organisation des Nations Unies,
les
autres institutions spécialisées et les organisations
non gouvernementales compétentes dans le domaine
de l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques. On trouvera de plus amples détails à ce sujet
au chapitre 5.
La Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a
décidé que le premier rapport sur la situation sanitaire dans le monde serait examiné par la Onzième
Assemblée mondiale de la Santé en 1958. A cette
fin, elle a invité les Etats Membres à préparer, en
vue de s'acquitter de leurs obligations aux termes
de l'article 61 de la Constitution, un rapport couvrant
dans la mesure du possible la période allant de 1954
à fin 1956. Les renseignements que fourniront ces
rapports et les conclusions qu'en tirera l'Assemblée
de la Santé permettront au Directeur général de
prendre une plus large part aux débats du Conseil
économique et social sur les grands problèmes économiques et sociaux. Ils donneront en outre des informations plus complètes que n'en fournit actuellement
l'OMS dans les rapports au Conseil sur la situation
sociale dans le monde.
Comme elle l'avait déjà fait à sa huitième session,
l'Assemblée de la Santé a décidé à sa neuvième session
de ne pas se prononcer sur la création d'un fonds
spécial pour l'amélioration des services nationaux
de santé tant que l'Assemblée générale des Nations
Unies n'aurait pas pris de décision sur l'établissement
d'un fonds spécial des Nations Unies pour le développement économique. La Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a cependant prié le Directeur général
de continuer à tenir le Conseil économique et social
et l'Assemblée générale des Nations Unies au courant
de l'intérêt que l'OMS porte à la création d'un fonds
de ce genre et à son champ d'action, ainsi que de
maintenir une étroite collaboration avec l'Organisation des Nations Unies en ce qui concerne la mise
au point et la création du fonds spécial (résolution WHA9.24).
L'OMS a participé activement aux travaux du
Comité administratif de Coordination en matière
- 93 -
94
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
de coordination administrative et budgétaire. Le
Secrétaire général de l'Organisation des Nations
sant des spécialités telles que la protection maternelle
Unies et les directeurs généraux du BIT, de la FAO,
de l'UNESCO, de l'OACI et de l'OMS ont examiné
ensemble les recommandations du comité qui avait
été chargé par l'Assemblée générale, à sa dixième
session, d'étudier le régime des traitements, indemnités et prestations en vigueur à l'Organisation des
paludisme et la tuberculose, et intervient également
Nations Unies, et ils se sont mis d'accord sur un
exposé de leurs vues communes au sujet de ces
recommandations.
Pour aider à répondre aux besoins urgents résultant de la situation en Hongrie, l'OMS a collaboré
avec l'Organisation des Nations Unies, notamment
avec le Haut Commissaire pour les Réfugiés, ainsi
qu'avec le Comité international de la Croix -Rouge
et d'autres organisations internationales aux mesures
prises en application des résolutions adoptées par
l'Assemblée générale des Nations Unies.
Programmes inter -organisations
En 1956, des rapports ont été soumis au Conseil
économique et social sur les questions suivantes :
collaboration internationale pour la mise en valeur
des ressources hydrauliques, vaste programme destiné à accélérer l'industrialisation et à accroître la
productivité dans les pays sous -développés, et mesures
prises en exécution de la résolution 496 (XVI) du
Conseil relative à un programme d'action pratique
concertée dans le domaine social ; ces rapports
contenaient des suggestions pour l'avenir. L'OMS a
collaboré à la rédaction de ces trois rapports. Elle
est d'autre part restée en contact avec l'Organisation
et infantile, la lutte contre le pian, la syphilis, le
dans les travaux pratiques, sous surveillance, qui
servent à la formation d'infirmières et de personnel
sanitaire auxiliaire. Les principes fondamentaux qui
gouvernent l'aménagement des collectivités sont
également à la base des programmes visant la création
de services sanitaires ruraux coordonnés, programmes
exécutés dans quelques pays et comprenant la protection maternelle et infantile, les soins infirmiers, la
lutte contre les maladies transmissibles et l'assainissement. Pour certains de ces projets, il s'est créé des
comités sanitaires locaux, qui permettent notamment
de cordonner ces travaux, le cas échéant, avec ceux
qui sont entrepris dans des domaines apparentés.
Le personnel du Siège et des bureaux régionaux de
l'OMS a participé, avec les autres organisations
intéressées, à l'examen critique des centres régionaux
d'éducation de base de l'UNESCO. L'OMS a
continué en 1956 de collaborer avec le centre d'éduca-
tion de base pour les Etats arabes et de participer
au programme national d'éducation de base en
Thaïlande ; elle est également restée en rapports
avec le centre d'éducation de base pour l'Amérique
latine.
Autres programmes économiques et sociaux
Pour faciliter la définition et la mesure des niveaux
entrepris pour résoudre les problèmes que pose la
pollution des cours d'eau en Europe.
de vie, le Comité OMS d'experts des Statistiques
sanitaires a recommandé l'adoption d'un indicateur
statistique global pour la santé. Cet indicateur, qui
peut être calculé à partir de données dont on dispose
pour presque tous les pays, sera utilisé à titre expérimental en attendant que sa valeur ait été confirmée.
Les organisations qui s'occupent des activités de
longue haleine en faveur de l'enfance, des problèmes
de migration et des problèmes de logement se sont
réunies en 1956 pour échanger des renseignements
Aménagement des collectivités et activités connexes
participé aux réunions inter -organisations sur les
Une enquête sur l'aménagement des collectivités
en Afrique, organisée par l'Organisation des Nations
Unies, a été effectuée par une équipe comprenant un
membre du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique.
Les Bureaux régionaux de l'Asie du Sud -Est et du
Pacifique occidental ont prêté leur aide pour l'exécution de programmes nationaux d'aménagement
des collectivités en Afghanistan, dans l'Inde et aux
programmes sociaux internationaux. L'un des points
des Nations Unies pour les questions d'aménagement
des ressources hydrauliques et a collaboré avec la
Commission économique pour l'Europe aux travaux
Philippines. Des échanges de vues ont eu lieu en
outre avec d'autres organisations, par l'entremise
du Comité administratif de Coordination, pour
définir avec plus de précision la notion d'aménage-
ment des collectivités et pour arrêter une action
coordonnée de longue haleine dans ce domaine.
Une partie importante du programme même de
l'OMS a porté sur l'aménagement des collectivités.
La plupart des activités de l'OMS dans le domaine de
l'éducation sanitaire de la population s'inspirent de
techniques de travail impliquant le concours de la
population, qui sont également utilisées pour
l'aménagement des collectivités. Cette action éducative fait partie d'un grand nombre de projets intéres-
et coordonner leurs travaux. L'OMS a en outre
examinés était la question d'une action concertée
en matière d'urbanisation, c'est -à -dire pour résoudre
les problèmes que pose aux populations le passage
rapide de la vie rurale à la vie urbaine.
Dans les Régions de l'Europe et de la Méditerranée
orientale, l'OMS a collaboré avec le FISE, et dans
certains cas aussi avec l'Organisation des Nations
Unies et d'autres organisations, à plusieurs projets
de réadaptation des diminués physiques, y compris
les enfants.
Collaboration avec l'Organisation des Nations Unies
A peu près tous les travaux mentionnés plus haut
ont impliqué une collaboration avec l'Organisation
des Nations Unies. De plus, l'OMS a collaboré à
la rédaction du deuxième rapport sur la situation
sociale dans le monde, d'un rapport au Conseil
économique et social sur la coordination des programmes du FISE et de deux rapports demandés
par la Commission de la Condition de la Femme.
L'Organisation a nommé l'un des membres de la
COORDINATION DES TRAVAUX DE L2OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORÓANISATIONS
95
réunion commune ONU /OIT d'experts en matière
pour 1957 comprend des crédits pour les dépenses
de maintien des niveaux de vie familiaux et a participé
afférentes au personnel sanitaire international affecté
à tous projets conjointement assistés par le FISE et
aux travaux de ce groupe. Elle est restée en contact
avec l'Organisation des Nations Unies dans le
domaine des droits de l'homme
Les dispositions prises depuis longtemps pour
une collaboration avec le Bureau de Statistique et la
Division des Stupéfiants de l'Organisation des
Nations Unies ont été maintenues (voir chapitres 6
et 7). L'OMS a accepté de participer à l'achèvement
du rapport du Comité d'experts des Nations Unies en
matière de permis de conduire en révisant les recommandations provisoires relatives aux conditions
médicales à exiger des candidats (voir chapitre 2).
L'OMS a collaboré avec l'Organisation des Nations
Unies et l'Union postale universelle pour la question
du transport des marchandises dangereuses,
en
formulant des recommandations pour le transport
des substances thérapeutiques et des insecticides.
l'OMS. C'est pourquoi l'on s'attend à ce que le
FISE ne rembourse pas à l'OMS après 1956 les
dépenses afférentes à ce personnel, sauf dans les cas
où le Conseil d'administration du F1SE aura décidé
la mise en train, avec l'aide des deux organisations,
de nouveaux projets pour lesquels l'OMS n'aura
pas encore inscrit de crédits dans ses prévisions
budgétaires.
UNRWA
L'OMS a continué en 1956 à assurer la direction
technique du service sanitaire de l'Office de Secours
et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés
de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA) et à
donner des cours d'éducation sanitaire pour les
réfugiés. Ce travail est décrit au chapitre 2, page 25.
En 1956, l'OMS a adressé au Conseil de Tutelle
des observations sur l'état sanitaire et l'amélioration
de celui -ci dans les territoires sous tutelle. Elle a fourni
au Comité des Renseignements relatifs aux Territoires non autonomes des indications sur l'état sanitaire dans ces territoires et lui a donné des renseigne-
ments sur les projets qui y sont exécutés avec son
aide. La contribution de l'OMS au travail de ces
organes des Nations Unies se fonde sur l'étude des
rapports communiqués par les Autorités administrantes et sur l'expérience que les bureaux régionaux
de l'OMS ont acquise en aidant les gouvernements.
FISE
Dans les programmes sanitaires conjointement
assistés par le FISE et l'OMS, la tendance à une
meilleure coordination relevée l'an dernier s'est
confirmée. Le nombre des projets dans lesquels la
lutte contre une maladie déterminée est rattachée
aux services de santé généraux en faveur des mères
et des enfants a augmenté. Dans les pays qui cherchent
à créer des centres sanitaires ruraux et dans ceux qui
exécutent des programmes d'aménagement des
collectivités, les projets de protection maternelle et
infantile assistés par le FISE et l'OMS sont aujourd'hui souvent élaborés en fonction de ces programmes
plus larges (voir chapitre 2). Le groupe de travail
mixte FAO /OMS /FISE sur le lait et les produits
laitiers a continué à se réunir périodiquement (voir
page 28).
Sur la recommandation du Comité mixte FISE/
OMS des Directives sanitaires, on a commencé en
1956 à évaluer les résultats de l'action commune
du FISE et de l'OMS dans le domaine de l'hygiène
de la mère et de l'enfant et dans les activités de formation professionnelle liées à cette question.
L'OMS a de nouveau été représentée au Comité
consultatif du Centre international de l'Enfance
(Paris). Pour d'autres activités entreprises en collaboration avec le Centre, voir la partie IV, projets
EURO 105.1 à 105.4.
En vertu de la résolution WHA8.12 de la Huitième
Assemblée mondiale de la Santé, le budget de l'OMS
Coopération avec les institutions spécialisées
OIT
La 'coopération de l'OMS avec le Bureau international du Travail, concernant divers problèmes
d'hygiène sociale et de médecine du travail, s'est
poursuivie en 1956 (voir chapitre 2, page 19).
Il a été parlé plus haut de la participation de l'OMS
aux travaux de protection et d'intégration des
populations aborigènes dans les pays indépendants
et à la réunion commune ONU /OIT d'experts en
matière de maintien des niveaux de vie familiaux ;
l'Organisation a également apporté son concours
au groupe de travail de l'OIT sur les conditions de
vie des familles et à la Mission commune d'action
auprès des populations aborigènes des Hauts Pla-
teaux des Andes en Bolivie, en Equateur et au
Pérou (voir partie IV : AMRO 6).
FAO
Les programmes d'hygiène alimentaire exécutés
conjointement avec la FAO comprenaient, comme
élément important, la continuation des études sur
les carences protéiques chez les enfants et sur la
mise au point d'aliments riches en protéines et
convenant aux enfants. On trouvera des renseigne-
ments sur ces travaux au chapitre 2, page 24, et
dans certains projets de la partie IV.
Le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Hygiène
du Lait a tenu une réunion pendant l'année. Cette
activité et celle du groupe de travail inter- organisations FAO /OMS /FISE sur le lait et les produits
laitiers sont décrites à la page 28.
La collaboration entre la FAO et l'OMS sur les
zoonoses et la santé publique vétérinaire a donné des
résultats intéressants, ainsi qu'il est indiqué au
chapitre 1, en ce qui concerne la lutte contre la brucellose et la leptospirose. Les différents projets
auxquels les deux organisations ont de nouveau
collaboré pour prêter assistance aux gouvernements
sont énumérés à la partie IV.
96
ACTIVITf: DE L'OMS EN 1956
travaux destinés à améliorer l'enseignement de
UNESCO
De même que les années précédentes, l'OMS a
l'hygiène dans les écoles qui forment le personnel
participé aux programmes d'éducation de base et de
recherches sur la zone aride ainsi qu'aux activités
régionales intéressant l'extension de l'éducation
gratuite et obligatoire, l'enseignement des sciences
sociales, et les conséquences sociales de l'industria-
enseignant (voir chapitre 2, page 21).
Des arrangements ont été pris pour coordonner les
travaux de l'OMS sur le cancer avec les recherches
de l'UNESCO sur la biologie cellulaire. Le Conseil
des Organisations internationales des Sciences médi-
lisation.
cales, qui s'intéresse à ces questions, a également
En 1956, l'UNESCO et l'OMS ont commencé des
été consulté.
Autres organisations intergouvernementales
En 1956, l'OMS a été en relations avec le Bureau
international pour la Protection de la Propriété
industrielle au sujet des dénominations communes
internationales des préparations pharmaceutiques.
Ces relations ont été établies au début de 1956 entre
l'OMS et le Bureau par un échange de lettres, qui a
été approuvé par la Neuvième Assemblée mondiale
de la Santé conformément à l'article 70 de la Constitution.
A la demande du Directeur du Comité tinter gouvernemental pour les Migrations européennes,
une aide technique a été prêtée pendant une courte
période à cet organisme pour faciliter son intervention d'urgence en faveur des réfugiés hongrois.
L'OMS est demeurée en contact et a collaboré avec
l'Office international des Epizooties. L'Office avait
sollicité la coopération technique de l'OMS pour un
projet de convention sanitaire internationale sur la
prophylaxie générale de la rage, ainsi que pour des
questions relatives aux zoonoses et à l'hygiène
alimentaire.
Les bureaux régionaux de l'OMS ont maintenu
leurs relations et leur coopération habituelle avec
des organisations intergouvernementales régionales
telles que la Commission pour la Coopération
technique en Afrique au Sud du Sahara, le Conseil
de l'Europe, la Commission du Pacifique Sud, la
Ligue des Etats arabes et le Plan de Colombo. Il est
fait mention de ces organisations dans les chapitres 11
à 16 du présent rapport.
Organisations non gouvernementales
Lors de la dix -septième session du Conseil exécutif,
les six organisations non gouvernementales suivantes
ont été admises aux relations officielles avec l'OMS :
Commission internationale de Protection contre les
Radiations,
Commission internationale des Unités et Mesures
radiologiques,
Commission permanente des Congrès internationaux de Médecine vétérinaire,
De même que les années précédentes, toutes les
organisations non gouvernementales en relations
officielles avec l'OMS ont été invitées à envoyer des
représentants à l'Assemblée mondiale de la Santé,
aux deux sessions du Conseil exécutif et aux sessions
des comités régionaux. Presque toutes ces organisations
ont, au cours de l'année, collaboré d'une
manière ou d'une autre avec l'OMS. Des exemples de
cette utile coopération sont donnés ci- après.
Confédération mondiale de Physiothérapie,
Fédération internationale de Gynécologie et
d'Obstétrique,
Fédération mondiale des Anciens Combattants.
L'OMS et la Société internationale de la Lèpre
ont échangé des renseignements sur les progrès
récents des méthodes pratiques de traitement. La
Société a dès à présent commencé à organiser le
Vlle Congrès international de Léprologie, qui se
L'OMS a déjà collaboré activement avec plusieurs
tiendra dans l'Inde en 1958, et elle a pris des contacts
utiles avec l'OMS pour coordonner les travaux
scientifiques du Congrès avec ceux de la conférence
interrégionale de l'OMS (Asie du Sud -Est et Paci-
de ces organisations (voir ci- après). La troisième
revue bisannuelle des organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS a eu
lieu également à la session précitée du Conseil
exécutif ; il a été décidé de maintenir des relations
avec vingt -neuf des trente organisations soumises à
l'examen. Le nombre total des organisations non
gouvernementales en relations officielles avec l'OMS
était donc de quarante, à la fin de l'année, y compris
les cinq qui ont été admises à la quinzième session du
Conseil et qui n'étaient donc pas comprises dans
cet examen.
fique occidental) qui aura également lieu en 1958.
L'Union internationale contre la Tuberculose a
tenu, au sujet de la production du BCG, une conférence que l'OMS a suivie de près. L'Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses a examiné avec les Bureaux régionaux de
l'OMS pour la Méditerranée orientale et pour l'Asie
du Sud -Est s'il y aurait intérêt à créer des organisations bénévoles internationales contre les maladies
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
vénériennes et les tréponématoses dans ces deux
Régions. L'OMS et l'Organisation internationale
contre le Trachome continuent à procéder à des
échanges d'informations épidémiologiques sur le
trachome dans divers pays et à mettre au point le
programme OMS de recherches cordonnées sur cette
maladie. L'OMS a été représentée au VIe Congrès
international de l'Hydatidose qu'a tenu en 1956 la
Société internationale d'Hydatidologie.
Le Conseil international des Infirmières, le Comité
international catholique des Infirmières et Assistantes
médico- sociales, la Ligue des Sociétés de la Croix -
Rouge ont, en distribuant de la documentation aux
associations nationales affiliées, aidé l'OMS à organiser les discussions techniques de la Neuvième Assem-
blée mondiale de la Santé sur le thème « Les infirmières et les visiteuses d'hygiène : leur formation et
leur rôle dans les services de la santé ». Des rapports
ont été reçus de quarante pays. L'OMS a apporté
une contribution importante à la préparation,
par le Conseil, de la conférence sur l'élaboration
des programmes d'enseignement infirmier. L'enquête sur l'enseignement de la pédiatrie, entreprise
en commun, par l'Association internationale de
Pédiatrie et l'OMS, est maintenant achevée. Le
projet de rapport final sera soumis à l'OMS, qui
sera chargée de sa publication. L'enquête a porté
sur la formation universitaire et postuniversitaire
en pédiatrie dans soixante -huit écoles de médecine
de l'Europe occidentale. Lors du IIe Congrès de
la Confédération mondiale de Physiothérapie, un
représentant de l'OMS a défini la position de l'OMS
au sujet de la réadaptation médicale considérée
comme élément des programmes nationaux de santé
publique. L'adjonction d'un spécialiste de l'hygiène
dentaire au personnel de l'OMS a eu pour effet de
renforcer la coopération avec la Fédération dentaire
internationale, qui a mis à l'étude un plan de collaboration entre les bibliothèques dentaires nationales.
Au cours de ses relations avec la Fédération mondiale pour la Santé mentale, l'OMS a été amenée à
participer aux travaux du groupe chargé par la
Fédération d'étudier l'efficacité de fonctionnement
des groupes de discussions et des conférences restreintes
et à ceux de l'assemblée annuelle de la
Fédération, dont les débats ont porté en 1956 sur
le thème « la santé mentale à la maison, dans les
institutions et à l'école ». L'évolution récente de
l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques
soulève de nouveaux problèmes de santé mentale ;
c'est pourquoi la Fédération a pris l'initiative de
constituer un sous -comité pour étudier de concert
avec l'OMS les meilleurs moyens de prêter assistance,
le moment venu, à l'Agence internationale
de
l'Energie atomique en ce qui concerne les conséquences sociales de l'activité de l'Agence et plus
spécialement la crainte et les inquiétudes que suscitera
chez beaucoup de gens l'utilisation de l'énergie
97
de nombreuses années d'importants travaux sur la
protection contre les radiations et sur la question des
unités radiologiques, étroitement apparentée à la
précédente. L'OMS a désormais d'étroites relations
de travail avec ces commissions. Celles -ci ont aidé
l'Organisation dans le choix des membres d'un
groupe d'étude des unités radiologiques et de la
protection contre les radiations et ont donné des
avis pour l'établissement de l'ordre du jour du
groupe. Elles ont tenu en avril une conférence
commune à laquelle l'OMS était représentée par un
observateur ; enfin, elles ont invité des membres du
Secrétariat de l'OMS à participer à un séminaire
mixte de caractère officieux.
Avec l'aide de l'UNESCO et de l'OMS, le Central
Council for Health Education prépare actuellement
un manuel d'enseignement sur les méthodes visuelles
d'éducation sanitaire. L'Union internationale pour
l'Education sanitaire de la Population a sollicité
les conseils de l'OMS au sujet de la composition des
comités qu'elle envisage de créer sur la recherche et
sur l'enseignement professionnel, et elle lui a demandé
son avis pour une nouvelle rédaction de sa constitution et de son règlement intérieur. L'OMS a participé
activement à la troisième conférence de l'Union qui
s'est tenue à Rome en avril. Pour préparer l'ordre
du jour de sa huitième session, la Conférence internationale de Service social a bénéficié, comme les
années précédentes, de l'aide de l'OMS. L'OMS a
proposé des thèmes de discussion pour les groupes
d'étude, a organisé une exposition et a participé aux
débats de la session. La Conférence internationale
de Service social a décidé récemment de nommer
un fonctionnaire de liaison à Genève. Au cours de
l'Assemblée mondiale de la Santé, la Fédération
mondiale des Associations pour les Nations Unies
a organisé, avec l'aide de l'OMS, un séminaire sur
l'activité de l'Organisation. Lors de sa onzième
session plénière annuelle, elle a également tenu,
pour son dixième anniversaire, une session spéciale,
au cours de laquelle l'OMS a présenté une communication sur le thème éminemment actuel des questions sanitaires que pose l'énergie atomique.
L'Association médicale mondiale a collaboré
étroitement avec l'OIT et l'OMS dans le domaine de
la médecine du travail ; d'autre part, l'OMS prend
une part active à la préparation de la deuxième
conférence mondiale
sur
l'enseignement de la
médecine, qui se tiendra à Chicago en septembre
1959 et dont les débats porteront sur la question
générale de l'enseignement postuniversitaire de la
médecine. Ces questions et d'autres qui présentent
un intérêt pour l'OMS ont été discutées à la dixième
assemblée générale de l'Association, qui a eu lieu
en octobre 1956 et à laquelle l'OMS était représentée.
Le Conseil des Organisations internationales des
Sciences médicales a décidé, de concert avec l'OMS,
atomique.
La Commission internationale de Protection contre
de créer un groupe d'étude sur les méthodes de la
pathologie géographique ; ce groupe aura pour
première tâche de dresser la liste de certaines affec-
les Radiations et la Commission internationale des
Unités et Mesures radiologiques poursuivent depuis
tions d'étiologie inconnue ou douteuse (par exemple
l'hypertension, le diabète, la leucémie) qui pourraient
98
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
faire l'objet d'enquêtes dans diverses parties du
Comité international de la Croix-Rouge et la Ligue
monde. Le groupe se réunira en 1957 à peu près à la
même date que le groupe d'étude épidémiologique
de l'OMS et de nouvelles consultations auront lieu
des Sociétés de la Croix- Rouge, en vue d'adopter une
même ligne de conduite et d'assurer la coordination
international commencée en 1955 se poursuit et
sations qui ne sont pas en relations officielles avec
elle : il s'agit notamment de l'Union internationale
des Villes et Pouvoirs locaux, de l'Organisation
internationale de Normalisation et de la Confédéra-
alors. L'étude préparatoire sur le droit médical
l'Académie internationale de Médecine légale et de
Médecine sociale a offert d'y contribuer.
Les problèmes d'assistance posés par les conditions
en Hongrie ont donné lieu à des consultations étroites
et fréquentes non seulement avec le Haut Commissaire pour les Réfugiés, ainsi qu'il en est fait mention
au chapitre 14, et avec le Comité intergouvernemental
pour les Migrations européennes, mais aussi avec le
nécessaire.
L'OMS a également collaboré avec diverses organi-
tion internationale des Fédérations de Fonctionnaires et du Personnel des Services publics. Enfin, un
représentant de l'OMS a participé à un congrès sur
la lèpre réuni par l'Ordre souverain et militaire de
Malte.
CHAPITRE 18
PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE
EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Au cours de la deuxième année durant laquelle a
été pleinement appliqué le système d'établissement
des programmes par pays prévu par la résolution
542 B II (XVIII) du Conseil économique et social,'
le Comité de l'Assistance technique (CAT) a été
amené à reconsidérer divers aspects du programme
quand il a examiné et approuvé le programme
d'ensemble et autorisé les allocations de fonds aux
organisations participantes pour l'exécution de ce
programme. En agissant ainsi, il se conformait aux
dispositions expresses de l'alinéa 1 b) iv) de la résolution qui stipule ce qui suit :
Le- CAT examine le programme d'ensemble en
fonction de l'intérêt qu'il présente pour le développement économique ; lors de cet examen, le
Comité ne s'occupe ni des allocations de fonds
aux pays intéressés, ni des aspects techniques du
programme, ni des plans de développement écono-
mique adoptés par ces pays, mais des priorités à
établir entre les éléments du programme d'ensemble, de l'évaluation des projets et des rapports
entre les différents éléments du programme...
Aucun problème d'importance majeure n'a été
posé par la mise en oeuvre du programme de 1956,
ni par l'élaboration des plans pour 1957.
Etude de l'évolution future du programme
A la demande du CAT, le Président -Directeur du
Bureau de l'Assistance technique (BAT) a entrepris,
avec l'assistance des organisations participantes, une
large étude sur les objectifs et l'évolution future du
programme, à la lumière de l'expérience acquise au
cours des cinq premiers exercices complets d'activité ;
chiffre de cinquante millions de dollars pour les
recettes annuelles du programme, les types actuels
de programmes et d'assistance étant conservés ;
b) une extension plus vaste, afin de fournir aux pays
bénéficiaires une assistance plus importante sous
forme de matériel et de fournitures, d'experts pour
les centres nationaux et régionaux de recherche et
de formation, de projets de démonstration, ainsi que
par une solution plus systématique de certains des
problèmes fondamentaux que posent la faible productivité, l'ignorance et la maladie. Tout en considérant que les principes directeurs du programme
élargi qui ont été formulés dans la résolution 222 (IX)
du Conseil économique et social sont valables et ne
demandent pas à être formulés à nouveau, l'étude
réaffirme l'importance des progrès sociaux pour le
développement économique.
Lors de sa session d'été de 1956,4 le CAT a invité
les gouvernements participant au programme à faire
parvenir leurs observations sur cette étude au
Président -Directeur du BAT, qui a été prié de
présenter ces observations en même temps qu'un
nouveau rapport au CAT lors de sa session d'été
de 1957.
Examen critique
Une analyse de l'efficacité et de l'utilité du programme, telles que les envisagent les pays bénéficiaires,
cette étude devait être examinée par le CAT à sa
a été présentée au Comité de l'Assistance technique
dans le rapport de son groupe de travail chargé de
l'examen critique des résultats du programme élargi.'
Le Comité a constaté que l'opinion des pays bénéficiaires constituait l'élément le plus important de
tout examen critique des résultats et a recommandé
session d'été de 1956. Distribuée sous le titre « Perspectives d'avenir »,2 elle traite des grands principes
pas déjà fait, la création d'un service d'assistance
directeurs du programme qui sont exposés dans la
résolution de base 222 A (IX) du Conseil économique
et social,$ analyse les formes d'assistance et les
méthodes utilisées jusqu'ici pour l'exécution du
programme, et se termine par des recommandations
au sujet de son développement futur suivant deux
possibilités : a) une extension limitée, qui consisterait
à atteindre, au cours des prochaines années,
' Reproduite dans les Documents fondamentaux,
de la septième édition
Document des Nations Unies E/2885
3 Reproduite dans les Documents fondamentaux,
de la septième édition
le
p. 153
p. 138
que ces pays envisagent, dans le cas où ils ne l'auraient
technique ayant pour mission de renforcer la coordination générale des activités d'assistance technique
et de tenir à jour une documentation sur l'état des
travaux des experts internationaux et des boursiers
nationaux rentrant dans le pays après avoir terminé
leurs études à l'étranger. Il a reconnu que l'assistance
technique fournie dans le cadre du programme élargi
est une partie intégrante, bien que parfois modeste,
4 Le rapport sur cette session est reproduit dans le document
des Nations Unies E/2923.
Les conclusions générales et les recommandations parti -
culières formulées dans ce rapport sont reproduites dans
les Actes off. Org. mond. Santé, 71, 442 -443.
- 99 -
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
des plans de développement économique et social
des pays intéressés et que, de ce fait, il n'est pas
toujours possible d'en isoler les répercussions ni de
mesurer celles -ci sous une forme précise ou statistique.
Le Comité a considéré que l'évaluation des résul-
tats d'un programme tel que le programme élargi
doit être faite de façon pratique, par un examen
périodique des activités, dans le cadre normal de
l'élaboration et de l'exécution des projets ; il a
décidé que « dans son rapport annuel, le BAT
devrait présenter au CAT un examen critique de
l'action menée au titre du programme ». Il a recommandé que, pour la préparation d'un exposé d'ensemble dans ce rapport, les pays bénéficiaires soient
invités à fournir des renseignements sur la nature et
100
Si le CAT a reconnu l'utilité du concours des
représentants résidents qui assurent la coordination
générale des négociations avec les fonctionnaires
responsables des gouvernements lors de l'établisse-
ment des demandes afférentes aux programmes
nationaux, il a cependant noté qu'en raison des diffé-
rences de structure des organisations participantes
- dont plusieurs sont décentralisées - la mesure
dans laquelle ces organisations font appel aux services des représentants résidents était bien entendu
variable. A la demande du CAT, le BAT a rédigé un
document précisant les attributions et les responsabilités des représentants résidents par rapport à celles
des représentants locaux des organisations participantes.
la valeur de l'assistance reçue, et que les représentants
résidents du BAT et les représentants locaux des
institutions spécialisées soient priés de fournir les
informations nécessaires dans les rapports périodiques qu'ils adressent à leurs organisations respectives.
Dans sa résolution sur l'examen critique,'
le
Comité de l'Assistance technique a également
adressé au Conseil économique et social la recommandation suivante :
6.
Le Comité de l'Assistance technique...
Recommande au Conseil de demander aux
organisations participantes - dont un certain
nombre procèdent déjà à un examen critique de
leur action en matière d'assistance technique de fournir dans leurs rapports annuels au Conseil
des renseignements appropriés sur les points
mentionnés dans la présente résolution.
Le Conseil a dûment souscrit à cette recomman-
Fonds de roulement et de réserve
Le CAT a approuvé certaines modifications des
fonctions assignées au fonds de roulement et de
réserve 4 afin de les faire plus étroitement concorder
avec celles du fonds de roulement de l'Organisation
des Nations Unies. Il pourra être désormais fait
appel au fonds dans les cas suivants :
a) pour accorder des avances sur les contributions annoncées, étant entendu que lesdites avances
seront remboursées aussitôt que l'on disposera de
recettes provenant des contributions ;
b) pour accorder des avances destinées à faire
face aux cas d'urgence qui peuvent survenir pendant l'exécution du programme, sous réserve que
ces avances seront remboursées par priorité par
prélèvement sur les recettes de l'exercice suivant.5
La seconde disposition évite la nécessité d'avoir
à réserver une somme d'avance sur les ressources
dation.2
présumées disponibles pour la mise en ceuvre de projets dans les pays afin de faire face à des cas d'urgence
pouvant survenir pendant l'exécution du programme ;
Evolution du programme
toutefois, les montants ainsi utilisés au cours d'un
exercice devront être remboursés au fonds au début
de l'exercice suivant.
Le Comité de l'Assistance technique a exprimé à
plusieurs reprises, au cours de l'année écoulée, sa
satisfaction au sujet du bon fonctionnement du
système actuel. Lors de la session d'été du CAT,
certains membres de celui -ci ont demandé à connaître
les observations des organisations participantes sur
l'évolution du programme. Le CAT a estimé qu'il
convenait de stabiliser le système actuel et a noté
que le BAT étudie de façon continue les problèmes
dont la solution exige un ajustement des méthodes.3
Le représentant de l'OMS a été au nombre de ceux
qui ont insisté pour qu'il ne soit apporté aucune
modification importante, bien qu'il soit opportun
de simplifier quelques -unes des procédures assez
compliquées qui ont été élaborées au sein du BAT.
' Document des Nations Unies E/2923, paragraphe 34 et
annexe
2 Document des Nations Unies E /SR.951, paragraphes 25,
26 et 30
Document des Nations Unies E/2923, paragraphes 8 à 12
Il a également été décidé que le fonds serait
maintenu au niveau de $12 millions en 1956, et que
le montant du fonds serait déterminé chaque année
par le CAT au moment de l'approbation du programme annuel.
Examen des dépenses d'administration et des dépenses
d'exécution
Préoccupé de réaliser le maximum d'économies
dans l'exécution du programme, le CAT a décidé,
lors de sa session d'été de 1956, de créer un groupe
administratif d'étude, composé de membres choisis
dans son sein et chargé d'étudier les dépenses d'admi4 Les fonctions précédemment assignées au fonds de roule-
ment et de réserve sont exposées dans l'annexe I à la résolution 831 (IX) de l'Assemblée générale, reproduite dans
les Actes off. Org. mond. Santé, 60, 83.
5 Document des Nations Unies E/2923, paragraphe 36
101
PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
nistration et les dépenses d'exécution, y compris le
budget du Secrétariat du BAT, proposées pour 1957
et de présenter des recommandations au CAT lors
de la session que celui -ci devait consacrer à l'approba-
tion des programmes en novembre. En prenant cette
décision, le CAT a pleinement reconnu que chacune
des organisations participantes applique aux dépenses
d'administration et aux dépenses d'exécution concernant le programme élargi les mêmes règles, procédures
et contrôles que pour son budget ordinaire. Il n'a pas
désiré modifier cette situation. Le groupe d'étude a
été institué à titre d'expérience et le CAT a ajourné
à sa session d'été de 1957 le choix du mode d'examen
de ces questions pour l'avenir.
En attendant, le CAT a demandé à l'Assemblée
générale des Nations Unies d'autoriser le Comité
consultatif pour les Questions administratives et
budgétaires à lui donner des avis en 1957 à ce sujet.
Programme de 1956
Opérations
l'exercice ; ces affectations n'ont été augmentées
qu'une seule fois dans le courant de l'année (en
juillet), de sorte que l'exécution du programme n'a
pas été entravée par des incertitudes d'ordre financier
comme elle l'avait été en 1955.
Programme de 1957
Peu de problèmes
deuxième
se
sont posés pendant
la
année d'application de la procédure
d'élaboration des programmes nationaux, celle -ci
ayant mieux été comprise par les gouvernements
bénéficiaires, les organisations participantes et les
représentants résidents du BAT. Dans quelques cas,
des gouvernements ont encore omis d'inclure dans
leurs demandes de programme des prévisions pour
certains projets étalés sur plusieurs exercices, mais ces
cas ont été peu nombreux. Compte tenu de l'expérience acquise en 1956, seuls des changements
d'importance secondaire devraient être apportés à
la procédure ; le BAT s'occupe d'ailleurs de ce point.
L'année 1956 a été la première au cours de laquelle
Lors de la Conférence de l'Assistance technique
qui s'est tenue en octobre 1956, les contributions
la réglementation relative à la procédure d'établissement des programmes par pays a été pleinement
appliquée. Les projets ayant ainsi fait l'objet d'une
au montant annoncé pour 1956, lequel était de
demande à l'OMS et exécutés en 1956 sont énumérés
dans la partie IV du présent rapport.
On s'est heurté, en grande partie parce que la
procédure d'élaboration des programmes demandait
des travaux nouveaux et compliqués, à certaines
difficultés quand les gouvernements demandeurs ont
omis de prévoir dans leurs programmes nationaux
certains projets étalés sur plusieurs exercices. Cons-
tatant que le nouveau système n'était pas encore
pleinement compris et reconnaissant la gravité de la
situation ainsi créée, le BAT a approuvé le recours
au fonds d'urgence pour financer la continuation
de ces projets.
Ressources financières en 1956
Dans son Rapport annuel de 1955, le Directeur
général a exposé les décisions prises par le CAT
concernant l'approbation du programme de 1956 et
l'allocation de fonds aux organisations participantes
d'après leur part respective dans le programme
global.' Le montant total finalement mis à la disposition de l'Organisation sur le compte spécial pour
1956 s'est élevé à $5 423 355.2
En 1956, les ressources financières du programme
étaient suffisamment assurées pour permettre de plus
importantes affectations de fonds au début de
1 Actes of Org. mond. Santé, 67, 120
2 Soit $4 913 228 pour le programme global (Catégorie I),
y compris les dépenses d'administration et les dépenses
d'exécution ; $430 000 pour les projets spéciaux dont le
financement faisait intervenir des monnaies exigeant certains
arrangements ; $77 527 pour des projets approuvés en vue
de leur financement au moyen du fonds d'urgence ; et $2600
pour transfert à l'OMS d'une bourse d'études de l'Administration de l'Assistance technique pour des raisons de compétence.
annoncées par les gouvernements pour le programme
de 1957 s'élevaient à $29 902 000, montant supérieur
$27 966 000. Le 14 décembre, le montant des contributions prévues pour le programme de 1957 atteignait
un total d'environ $30 441 000. En revanche, il est
probable que le montant reporté de l'exercice 1956
sur l'exercice 1957 sera beaucoup plus faible que le
montant reporté de 1955 sur 1956 ; en effet, toutes
les monnaies, y compris celles dont l'emploi nécessi-
tait des arrangements spéciaux, ont été davantage
utilisées en 1956.
Le coût total des programmes globaux des organisations participantes approuvés pour 1957 par le Conseil
économique et social et par le CAT s'élève approximativement à $30,1 millions,3 contre $29,7 millions
en 1956. En outre, le CAT a approuvé un crédit
de $1 825 100 pour le secrétariat et les bureaux
extérieurs du BAT ; il a également autorisé le prélève-
ment d'une somme maximum de $1 590 000 sur
le fonds d'urgence, ce qui porte le montant total à
$33,5 millions environ.
Les parts globales des organisations participantes
n'accusent aucun changement notable : par rapport
à 1956, aucun écart n'est supérieur à 1,5 %. Le
montant estimatif de la part revenant à l'OMS sur
le programme de 1957 est d'environ $5 409 900,
alors que le montant revisé alloué pour 1956 était de
$5 498 000. Cependant, l'analyse faite par le BAT
du coût des projets approuvés, dans les divers
domaines d'activité, fait apparaître une légère baisse
dans la proportion des montants alloués pour la
santé et l'enseignement, et une hausse dans la proportion allouée pour le développement des services
publics, des transports et des communications. Le
pourcentage afférent aux activités sanitaires est
tombé de 18,1 dans le programme de 1956 à 16,8
Document des Nations Unies E/2938, annexe I
102
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
dans le programme approuvé pour 1957.1 Le CAT
a constaté, non sans quelque inquiétude, que 85
environ du programme global des organisations
participantes pour 1957 visent des projets étalés sur
plusieurs années, ce qui, à son avis, pourrait amener
une certaine rigidité dans l'assistance fournie aux
pays sous -développés.
Lorsque le CAT a décidé de limiter à 10 % des
ressources vraisemblablement disponibles pour les
opérations sur le terrain le montant à prévoir pour
les projets régionaux (inter -pays) en 1957, il a
néanmoins admis que les organisations participantes
pourraient soumettre au CAT des projets régionaux
supplémentaires pour que celui -ci les examine spécia-
lement et les approuve selon leur utilité intrinsèque
lors de son étude du programme annuel.' Parmi les
projets ainsi proposés pour 1957, le BAT a recommandé l'approbation de projets régionaux supplémentaires évalués à $250 000. Le CAT a approuvé
ces propositions, ce qui a porté à 11,1 le pourcentage
des fonds affectés aux projets régionaux.' Bien que le
BAT et les organisations participantes aient insisté
pour que la part affectée aux projets régionaux soit
portée de 10 à 12 % en 1958, le CAT a décidé de
maintenir sa décision antérieure fixant un plafond
de 10 % pour les projets régionaux au titre du proDocument des Nations Unies E /TAC /L.114, pp. 9 -10
2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 67, 121.
' Document des Nations Unies E/2938, pp. 5 -6
gramme de 1958 ; il a toutefois accepté que le BAT
propose de nouveau, éventuellement, des projets
régionaux additionnels à l'approbation spéciale du
CAT en novembre. L'examen approfondi des questions de politique générale concernant les projets
régionaux a été renvoyé à la session d'été que tiendra
le CAT en 1957.
Le CAT a examiné au cours de l'année écoulée
le problème de l'utilisation des monnaies et la
méthode appliquée par le BAT, méthode consistant
à prévoir des allocations spéciales pour le financement
de certains projets pour lesquels sont utilisées des
contributions demandant des arrangements spéciaux.
En novembre 1955, le CAT avait recommandé que
toute distinction quant à l'utilisation des contributions soit supprimée, autant que possible, lors de
l'élaboration et de la présentation du programme
de 1957.' A sa session d'été de 1956, le CAT a prié
le BAT et les organisations participantes de tenir
compte de toutes les ressources disponibles pour
déterminer les objectifs de chaque pays pour le
programme de 1958.5 Le CAT a confirmé à l'unani-
mité le caractère multilatéral du programme et a
souligné qu'aucun pays ne doit bénéficier d'un
traitement spécial pour l'utilisation de sa contribution.
4 Voir Actes off: Org. mond. Santé, 68, 121.
5 Document des Nations Unies E/2923, annexe I. La
résolution du CAT a été transmise à l'Assemblée générale.
PARTIE IV
LISTE DES PROJETS
PROJETS EN COURS D'EXÉCUTION EN 1956
Cette partie du Rapport contient une liste des projets qui étaient en cours d'exécution pendant tout ou
partie de la période s'étendant du ler décembre 1955 au 30 novembre 1956 : projets intéressant un pays, projets
régionaux inter -pays et projets interrégionaux. Pour les projets intéressant un pays, l'objet indiqué est celui
que se sont fixé le ou les gouvernements intéressés lors de l'établissement du projet, et il ne dépend pas de la
forme ou de l'étendue de l'aide de l'OMS.
Comme dans les précédents Rapports annuels, on s'est efforcé de donner un bilan sommaire des projets
pour lesquels l'assistance de l'OMS a pris fin pendant la période considérée, mais il n'a pas toujours été possible
de le faire, notamment dans le cas des projets qui se sont terminés dans les derniers mois de l'année.
Les projets sont groupés d'après les six Régions de l'OMS ; ceux qui concernent plusieurs pays d'une
même Région viennent en tête et sont désignés par les abréviations « AFRO », « AMRO », « SEARO »,
« EURO », « EMRO » et « WPRO ». Les autres projets suivent dans l'ordre alphabétique des pays de chaque
Région. Les projets interrégionaux viennent en fin de liste. Conformément aux décisions de la Neuvième
Assemblée mondiale de la Santé sur le rattachement des nouveaux Membres aux Régions, on a fait figurer
les projets de la Tunisie dans la liste de la Méditerranée orientale (et non plus sous « Europe », comme précé-
demment), et tous les projets du Maroc dans la liste de l'Europe.
Comme dans le Rapport annuel de 1955, les bourses d'études sont incluses dans la liste des projets au
lieu d'être placées dans des tableaux séparés. Il s'agit des bourses dont les titulaires ont commencé leur stage
d'études pendant la période qui va du ler décembre 1955 au 30 novembre 1956, qu'elles aient ou non été accordées durant cette période. Lorsque les bourses font partie d'un projet plus large, elles sont mentionnées dans
le texte relatif à ce projet, et non pas sous une rubrique distincte.
Dans la première colonne, intitulée « Na du projet, Origine des fonds, Organisations participantes »,
« B » désigne le budget ordinaire, « AT » les fonds de l'assistance technique, et « FISE » le Fonds des Nations
Unies pour l'Enfance. Les noms des autres institutions participantes, qu'elles aient ou non prêté un appui
financier, sont indiqués entre parenthèses.
- 105 -
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
106
AFRIQUE
N^ du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
AFRO 7
Séminaire sur les statistiques démographiques et sanitaires, Brazzaville (19 - 24 nov. 1956)
B
(CCTA)
AFRO 10
B
AFRO 11
B
Objet. Examiner les méthodes susceptibles d'améliorer la réunion et l'étude des statistiques sanitaires
en Afrique.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Voir page 56.
Deuxième conférence africaine du paludisme, Lagos, Nigeria (28 nov. - 6 déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Conférence africaine sur la bilharziose, Brazzaville (26 nov. - 8 déc. 1956)
Objet. Etudier divers aspects de l'épidémiologie de la bilharziose et de la lutte contre cette maladie en
Afrique.
Assistance fournie par l'OMS. En 1955, trois experts internationaux chargés d'étudier certains aspects
de la question et de recueillir auprès des autorités sanitaires de chaque territoire une documentation sur
l'étendue de la bilharziose et sur son importance en tant que problème de santé publique, ainsi que sur
la valeur des méthodes de lutte employées dans ces territoires. En 1956, a) un consultant à court terme
chargé de préparer un document de travail fondé sur les enquêtes entreprises par les consultants de
l'OMS entre 1949 et 1956 ; b) des allocations aux participants.
Travail accompli. Il y a eu au total vingt -neuf participants, venus de toutes les Régions à l'exception de
l'Asie du Sud -Est, parmi lesquels on comptait des observateurs de la FAO et de la Commission de
Coopération technique en Afrique au Sud du Sahara.
La conférence a étudié la distribution actuelle de la bilharziose et des hôtes intermédiaires, ainsi
que les résultats des enquêtes épidémiologiques faites dans les territoires africains, en consacrant une
attention particulière aux incidences économiques de la bilharziose humaine et de celle des animaux domestiques. Elle a également examiné les méthodes utilisées pour les enquêtes épidémiologiques sur la bilhar-
ziose chez l'homme ; l'importance de la bilharziose dans la santé publique ; les facteurs influant sur
l'épidémiologie de la bilharziose ; les méthodes de lutte ; la coordination des activités de lutte contre la
bilharziose entre pays, et la coordination internationale des recherches.
AFRO 14
B
AFRO 15
AT
(FAO)
AFRO 28
B
Afrique -Equatoriale
Séminaire sur l'assainissement, Ibadan, Nigeria (12 - 17 déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Cours FAO /OMS sur la nutrition, Marseille (oct. - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Les bourses attribuées par l'OMS à huit des participants ont été prolongées d'environ un mois afin
de permettre à leurs titulaires de poursuivre des études en France, en Afrique- Occidentale française ou
au Congo belge en 1956.
Réunion de coordination des campagnes antipianiques, Accra (28 -30 août 1956)
Première d'une série de réunions visant à coordonner les campagnes antipianiques exécutées dans
la Région. Elle groupait des représentants de l'Afrique -Occidentale française, de la Côte de l'Or, du
Liberia, du Sierra Leone et du Togo, ainsi qu'un représentant du FISE. (Voir aussi page 55.)
Lutte contre la lèpre (août 1956 -
)
française 2
B
FISE
Objet. a) Déterminer la fréquence réelle de la lèpre dans le pays grâce au diagnostic précoce des cas ;
b) supprimer progressivement la maladie par le traitement à domicile à l'aide des sulfones.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un consultant à court terme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. A l'origine, la campagne organisée par le Gouvernement avait pour but
de traiter 100 000 cas en 1956 ; or cet objectif a été dépassé, puisqu'en mai 111 000 malades étaient en
cours de traitement et que, pendant chacun des mois suivants, environ deux mille cas supplémentaires
ont été inscrits sur les listes de traitement. Le consultant de l'OMS a recommandé de modifier sur
certains points les plans de la campagne, notamment en ce qui concerne le traitement des contrats et les
méthodes de diagnostic bactériologique.
107
LISTE DES PROJETS : AFRIQUE
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Afrique française 1
AT
FISE
Projet pilote de lutte antipaludique (nov. 1952 -
)
Objet. Déterminer, grâce à un projet pilote, les méthodes les plus efficaces de lutte antipaludique à l'aide
d'insecticides à action rémanente, d'abord dans le Cameroun sous administration française, puis dans
d'autres territoires de l'Afrique équatoriale.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un paludologue, un technicien de l'assainissement et un
consultant à court terme ; b) deux bourses régionales ; c) du matériel (notamment du matériel de laboratoire).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le Gouvernement français a poursuivi la lutte antipaludique au
Sénégal, en Haute -Volta, au Togo, au Dahomey, dans le nord et dans le sud du Cameroun. L'équipe de
l'OMS a procédé à certaines évaluations et à des mesures de réorganisation et elle a poursuivi des
recherches pratiques, qui ont toutefois été entravées par les conditions sociales et psychologiques régnant
dans les pays où se déroulent les opérations. Une enquête a montré que, une fois le premier enthousiasme
passé, le plan de pulvérisations n'était pas toujours suivi, et il a fallu entreprendre des campagnes d'éducation sanitaire et de propagande. Une mission mixte envoyée par le Gouvernement français, le FISE et
l'OMS s'est rendue sur place en mars et avril pour étudier l'organisation de la campagne de lutte antipaludique et évaluer ses résultats ; à la suite de cette enquête, il a été décidé de procéder à une refonte du
projet pilote.
Afrique occidentale 1
AT
FISE
Afrique orientale 1
AT
Equipe d'enquête sur la tuberculose ( déc. 1955 -
)
Objet. Déterminer, par l'épreuve à la tuberculine et les examens de crachats, la fréquence de la tuberculose et le type de bacille prédominant.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un spécialiste de la tuberculose, un
technicien de laboratoire et deux infirmières de la santé publique, qui ont exercé leur activité dans la
Fédération de la Nigeria. (Voir aussi page 53.)
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Institut de l'Afrique orientale pour l'étude du paludisme et des autres maladies transmises par des vecteurs,
Amani, Tanganyika (nov. 1954 - )
Objet. Combattre le paludisme hyperendémique dans le district de Paré au Tanganyika et dans le sous district de Taveta au Kenya, puis évaluer les effets produits sur la population par la disparition de la
maladie ; déterminer si les méthodes de pulvérisations à action rémanente sont applicables dans des zones
analogues de l'Afrique tropicale ; former du personnel de surveillance ; étendre l'enseignement et l'activité
administrative de l'institut à une zone plus vaste.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un entomologiste, un chimiste, un
technicien de l'assainissement et un assistant technique. L'entomologiste a été transféré, pendant l'année,
à l'équipe consultative qui a été constituée en vue d'étudier la génétique et la biologie d'Anopheles
gamhiae (voir page 53). Des cours de formation ont été donnés et diverses recherches ont été effectuées
par les autres membres de l'équipe, dans le cadre du projet de lutte antipaludique de Paré -Taveta. Deux
boursiers ont commencé leurs études ; l'un d'eux a assisté au Xe Congrès international d'Entomologie
à Ottawa.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Afrique orientale 2
AT
FISE
Equipe d'enquête sur la tuberculose (janv. 1956 -
)
Objet. Déterminer, par l'épreuve à la tuberculine et les examens de crachats, la fréquence de la tuberculose et le type de bacille prédominant.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un spécialiste de la tuberculose, un
technicien de laboratoire et deux infirmières de la santé publique, qui ont travaillé pendant les quatre
premiers mois de l'année en Somalie britannique, puis dans le Bechuanaland jusqu'en octobre, et ensuite
dans le Swaziland. (Voir aussi page 53.)
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Basutoland 1
B
Enquête sur la nutrition et lutte contre les maladies de carence (janv. 1956 -
)
Objet. Déterminer la fréquence des maladies de carence et établir une base sûre pour le diagnostic, la
prévention et la lutte contre ces maladies.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin et un nutritionniste ; b) une certaine quantité
de fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
108
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. En attendant l'arrivée du médecin (en septembre), le nutritionniste a
étudié les régimes alimentaires locaux et pris contact avec les chefs et la population en vue de faciliter
l'exécution du programme. (Voir aussi page 56.)
Basutoland 6
AT
Bechuanaland 1
AT
FISE
Bourses d'études
Assainissement. Une bourse permettant à son titulaire de suivre, à la London School of Hygiene and
Tropical Medicine, le cours spécial de dix semaines qui a commencé en septembre 1956.
Tréponématoses non vénériennes (sept. 1953 -
)
Objet. Etudier la dichuchwa - tréponématose non vénérienne - dans le Bechuanaland (étiologie, épidémiologie, manifestations cliniques et biologiques, réponse au traitement, relation biologique avec les
autres tréponématoses) ; mener une campagne de traitement de masse par le PAM ; former du personnel
local, qualifié et auxiliaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin ; b) une certaine quantité de fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Les examens et le traitement se sont poursuivis. Le projet prévoit
l'examen de 250 000 personnes (plus de 155 000 avaient été examinées à la fin de l'année) ; cependant,
cette opération ne pourra être menée à bonne fin qu'entre juillet et novembre, époque à laquelle les
habitants se trouvent dans leur propre village. On a constaté que le nombre des cas avait diminué ; la
fréquence la plus forte a été enregistrée dans les régions les moins accessibles du Kalahari.
Bechuanaland 2
AT
Lutte contre la mouche tsé -tsé (mai 1955 -
)
Objet. Combattre la trypanosomiase humaine et animale dans diverses parties du Bechuanaland.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un consultant à court terme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le consultant qui avait séjourné dans le Ngamiland en 1955 pour aider
à dresser les plans de lutte contre la mouche tsé -tsé s'est de nouveau rendu dans la région en avril 1956.
Il a recommandé de continuer à appliquer jusqu'en 1960 le programme de lutte, qui comporterait principalement le défrichage sélectif et également la surveillance des animaux sauvages (surveillance qui
devrait remplacer la destruction systématique de ces animaux), ainsi que des enquêtes en vue de
comparer les résultats du défrichage sélectif et ceux de la destruction des animaux sauvages. Il a aussi
préconisé diverses mesures de lutte contre les mouches.
Conformément à une recommandation qui avait été également formulée, un botaniste spécialiste
de l'écologie et appartenant à l'East.African Tse -Tse and Trypanosomiasis Research and Reclamation
Organization s'est rendu dans le Ngamiland vers la fin de l'année pour une durée de trois mois environ.
Bechuanaland 3
AT
Lutte contre la tuberculose (1956 -
)
Objet. Réduire la fréquence de la tuberculose en créant un hôpital central antituberculeux, en augmentant
les possibilités de traitement dans les hôpitaux généraux et en développant le traitement à domicile
par l'intermédiaire des centres sanitaires ruraux.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une bourse d'études de deux mois a
été attribuée au Directeur des Services médicaux du Bechuanaland pour lui permettre d'étudier les
services s'occupant de la lutte antituberculeuse au Royaume -Uni et au Danemark.
L'équipe d'enquête sur la tuberculose en Afrique orientale (Afrique orientale 2) a travaillé dans le
Bechuanaland de mai à septembre.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1959.
Bechuanaland 5
B
Côte de l'Or 8
B
Développement des services ruraux de santé (1956 -
)
Objet. Créer des centres sanitaires ruraux et former du personnel pour ces centres, notamment dans le
domaine des soins infirmiers et de l'éducation sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de deux ans pour études au Royal College of
Nursing de Londres en vue de l'obtention d'un diplôme d'infirmière monitrice.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1959.
Bourses d'études
Assainissement. Deux bourses pour études au Soudan.
LISTE DES PROJETS : AFRIQUE
109
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Gambie 3
AT
Formation de personnel infirmier et auxiliaire (juillet 1956 -
)
Objet. Réorganiser le programme de formation d'infirmières, de sages- femmes et de personnel auxiliaire.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant à court terme, qui a
formulé des recommandations au sujet des fournitures et du personnel nécessaires.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Gambie 10
AT
Bourses d'études
Kenya 4
Lutte contre la tuberculose (1955 -
AT
FISE
Assainissement. Une bourse d'études pour suivre, à la London School of Hygiene and Tropical Medicine,
le cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956.
)
Objet. Mettre en oeuvre un programme de lutte antituberculeuse comprenant une enquête épidémiologique
ainsi que le traitement chimiothérapeutique des cas appropriés et des contacts.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une bourse de six mois dans le Royaume -
Uni pour des études sur la tuberculose, en vue de l'obtention d'un diplôme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Kenya 7
B
FISE
Kenya 14
AT
Hygiène de la maternité et de l'enfance (1955 -
)
Objet. Développer progressivement les services de protection maternelle et infantile ; améliorer le régime
alimentaire des enfants ; créer davantage de centres sanitaires et former du personnel auxiliaire ;
développer la Division de l'Education sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Prolongation pendant quatre mois d'une bourse de douze
mois accordée pour l'étude de l'hygiène de la maternité et de l'enfance.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Bourses d'études
Assainissement. Deux bourses d'études pour suivre, à la London School of Hygiene and Tropical
Medicine, le cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956.
Education sanitaire de la population. Une bourse de dix mois pour études en Angleterre.
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à un participant au séminaire sur les travaux des laboratoires
de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid du 16 au
25 avril 1956 (voir EURO 83).
Physiothérapie. Une bourse de trois mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique (le boursier a participé
à la réunion de la Confédération mondiale de Physiothérapie, qui a eu lieu à New York en juin 1956).
Techniques des laboratoires médicaux. Une bourse de trois mois pour études en Angleterre.
Kenya 15
B
Bourses d'études
Hygiène rurale. Une bourse de six mois pour étudier le développement des centres sanitaires ruraux aux
Etats -Unis d'Amérique, en Yougoslavie, en Egypte et en Union Sud -Africaine.
Malnutrition protéique. Une bourse de quatre mois pour études au Guatemala (à l'Institut de la Nutrition
de l'Amérique centrale et du Panama), à la Jamaique, au Mexique et aux Etats -Unis d'Amérique.
Poliomyélite. Une bourse de quatre mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique, au Canada et au
Royaume -Uni.
Libéria 3
AT
FISE
Lutte contre le pian (oct. 1952 -
)
Objet. Dépister et traiter les cas ; former du personnel local, notamment du personnel qualifié ; dans
la mesure du possible, assurer le traitement ambulatoire des sujets atteints d'autres maladies.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal pour ce projet et pour le projet de
lutte antipaludique (Libéria 5) ; un sérologiste et un infirmier de la santé publique ; un technicien de
l'assainissement et un assistant administratif également affectés au projet de lutte antipaludique ; b) des
fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
110
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. L'équipe a continué ses travaux conformément au plan. Une nouvelle
enquête a montré que l'incidence du pian, qui était de 49,4 % avant la mise en oeuvre du projet, était
tombée à 5,7 %.
Libéria 5
AT
FISE
Lutte contre le paludisme (févr. 1953 -
Objet. Déterminer, par des enquêtes épidémiologiques et entomologiques, les méthodes de lutte les plus
efficaces et les plus économiques ; établir un programme de lutte s'élargissant progressivement.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal pour ce projet et pour le projet
de lutte contre le pian (Libéria 3) ; un entomologiste et un technicien de l'assainissement ; un second technicien de l'assainissement et un assistant administratif également affectés au projet de lutte contre le
pian ; b) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les opérations de pulvérisation se sont poursuivies et étendues à une
région comptant 200 000 habitants. Des enquêtes ont été effectuées en vue de déterminer les résultats de
l'application de la chimioprophylaxie dans les zones traitées par pulvérisations pour assurer à ces zones
une protection supplémentaire.
Libéria 11
AT
Bourses d'études
Libéria 12
Bourses d'études
B
Ile Maurice 2
AT
Ile Maurice 4
AT
)
Assainissement. Une bourse en vue de suivre, à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le
cours spécial de dix semaines qui a commencé en septembre 1956.
Etudes prémédicales. Renouvellement pendant l'année universitaire 1956/1957 d'une bourse accordée en
1955 en vue d'études aux Etats -Unis d'Amérique.
Lutte contre la tuberculose (juin 1956 -
)
Objet. Procéder à une enquête sur la tuberculose ; organiser un service complet de lutte antituberculeuse,
pour lequel on initiera du personnel local à diverses activités : épreuves à la tuberculine, vaccination par
le BCG, méthodes standard de diagnostic, travaux de laboratoire, visites à domicile, etc.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. a) Un médecin, une infirmière de la
santé publique et un statisticien, qui ont effectué une enquête préliminaire ; b) une certaine quantité de
fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959.
Enquête sur la nutrition et lutte contre les maladies de carence (oct. 1955 -
)
Objet . Etudier l'état de nutrition de la population et prendre des mesures contre la malnutrition.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir pages 24 et 56.
Ile Maurice 6
B
Ile Maurice 11
AT
Formation d'infirmières (1956 -
)
Objet . Augmenter le nombre des infirmières qualifiées dans l'île Maurice.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de deux ans pour études au Royal College of
Nursing de Londres, en vue de l'obtention du diplôme de monitrice.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse de trois mois pour études au Royaume -Uni, en Norvège,
en Suède et au Danemark.
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à un participant au séminaire sur les travaux des laboratoires
de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid du 16 au
25 avril 1956 (voir EURO 83).
LISTE DES PROJETS : AFRIQUE
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Nigeria 1
AT
FISE
Description
Lutte contre le pian (juillet 1954 -
)
Objet. Combattre le pian par un traitement de masse à la pénicilline procaïnée ; former du personnel
local.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal ; b) une certaine quantité de fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les équipes mobiles de lutte contre le pian (deux dans la région occidentale, une dans la région orientale et une dans la région septentrionale) ont continué la campagne, pour
laquelle on a eu recours, chaque fois que cela a été possible, aux dispensaires locaux et à ceux des missions.
De nouvelles enquêtes, effectuées par des auxiliaires dûment formés, ont révélé que, dans la plupart des
régions, la prévalence du pian évolutif, six mois après le traitement, était inférieure à 1 %, alors qu'elle
atteignait 60 à 80 % avant la campagne.
Nigeria 2
B
FISE
Lutte contre le paludisme, Sokoto occidental (août 1954 -
)
Objet. Exécuter un projet pilote de lutte antipaludique dans la province de Sokoto en vue de démontrer
que les méthodes employées peuvent être techniquement et économiquement adaptées à d'autres parties
du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un entomologiste et un paludologue ; b) deux bourses
d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Les progrès du projet pilote ont été entravés par la résistance accrue
qu'ont manifestée des souches d'Anopheles gambiae à l'égard de l'HCH et de la dieldrine et par la
disparition des effets rémanents due à la sorption de ces insecticides par la surface des murs. C'est pourquoi il a été suggéré d'utiliser le DDT pour la campagne systématique qui doit faire suite aux projets
pilotes, malgré l'augmentation des frais de transport qui résultera de l'emploi de ce produit plus volumineux. Des recherches se poursuivent avec les trois insecticides.
Nigeria 3
B
FISE
Nigeria 7
AT
Lutte contre la lèpre (1956 -
)
Objet. Diminuer la fréquence de la lèpre en développant la lutte dans les zones rurales.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de six mois en vue d'études à Hong Kong,
aux Philippines, en Malaisie, en Thaïlande, dans l'Inde, au Kenya et dans l'Ouganda.
Lutte contre la tuberculose (1956 -
)
Objet. a) Rechercher des méthodes simples et économiques de lutte antituberculeuse qui puissent s'appliquer dans les zones urbaines et rurales de la Nigeria occidentale ; b) fournir des moyens permettant de
former du personnel sanitaire de toutes catégories pour l'exécution des programmes de lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Deux bourses : l'une de six mois et l'autre d'environ neuf
mois, pour études au Royaume -Uni.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Nigeria 8
AT
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance (première étape : oct. 1955 - janv. 1956)
Objet. Améliorer et étendre les services de protection maternelle et infantile dans toute la Nigeria et
former du personnel.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. a) Un consultant, qui a passé une quinzaine de jours
à Lagos, environ un mois dans la région occidentale et autant dans la région orientale du pays, pour y
donner des avis au Gouvernement fédéral et aux administrations régionales sur le développement et
l'intégration des services de protection maternelle et infantile ; b) deux bourses d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Nigeria 9
AT
Assistance aux écoles d'hygiène (déc. 1955 -
)
Objet. Améliorer les méthodes d'enseignement et de formation dans les quatre écoles d'hygiène de Kano
(région septentrionale), Ibadan (région occidentale) Aba (région orientale) et Lagos (capitale fédérale).
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant expert dans la formation
des travailleurs de santé publique qui, après s'être entretenu avec les directeurs des services médicaux
des trois régions et avec des médecins principaux de l'administration française, a visité les régions orien-
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
112
N° du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
tale, septentrionale et occidentale de la Nigeria. Il a étudié les fonctions du personnel sanitaire et du
personnel des dispensaires et participé à l'enseignement et aux démonstrations donnés dans les écoles.
Vers la fin de l'année, il est retourné à Lagos afin d'y travailler à l'école d'hygiène et de rédiger ses
rapports.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Nigeria 18
B
Nigeria 19
AT
Bourses d'études
Chirurgie orthopédique. Une bourse de douze mois pour suivre à l'Université de Liverpool (Angleterre)
un cours sanctionné par un diplôme en orthopédie.
Bourses d'études
Assainissement. a) Quatre bourses d'études en vue de suivre, à la London School of Hygiene and Tropical
Medicine, le cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956 ; b) une bourse de trois mois
en vue d'études au Brésil.
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à un participant au séminaire sur les travaux des laboratoires
de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid du 16 au
25 avril 1956 (voir EURO 83).
Santé mentale. Une bourse de six mois pour études au Royaume -Uni, aux Pays -Bas et en Suisse.
Soins infirmiers. Une bourse de dix mois pour l'étude des soins infirmiers de santé publique au Royaume Uni.
Ouganda 4
B
Ouganda 14
B
Ouganda 15
AT
Enquête sur la nutrition (mars 1955 -
)
Objet. Déterminer l'état de nutrition de groupes représentatifs de la population dans certaines zones du
pays et déterminer la relation existant entre les habitudes alimentaires locales et les déficiences nutritionnelles qui pourront être constatées.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin et un nutritionniste ; b) une bourse d'études ;
c) une certaine quantié de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le personnel de l'OMS, en collaboration avec l'Uganda Field Nutrition
Unit, a effectué plusieurs enquêtes et donné un enseignement sur les méthodes de travail utilisées en
matière de nutrition. On s'est particulièrement préoccupé de la nutrition des jeunes enfants. (Voir aussi
pages 24 et 55.)
Bourses d'études
Entomologie. Une bourse de deux mois pour étudier l'utilisation des insecticides au Canada et aux EtatsUnis d'Amérique ; le boursier a participé au Xe Congrès international d'Entomologie qui a eu lieu à
Ottawa en août 1956.
Bourses d'études
Assainissement. Une bourse en vue de suivre, à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le
cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956.
Réunion 1
AT
Maladies endémo- épidémiques : Enquête sanitaire et projet pilote (1956 -
Rhodésie et
Nyassaland 7
Bourses d'études
B
)
Objet. a) Entreprendre l'étude des maladies les plus importantes (maladies vénériennes, tuberculose,
parasitoses intestinales, lèpre) et dresser la carte épidémiologique de l'lle ; b) effectuer des travaux
d'assainissement ; former des techniciens de laboratoire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse pour suivre le cours de pédiatrie sociale
organisé par le Centre international de l'Enfance à Dakar, en novembre et décembre 1956.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959.
L'OMS enverra une équipe de quatre personnes.
Anatomie pathologique. Une bourse de quatre mois pour études en Angleterre.
Assainissement. Une bourse de six mois pour études aux Pays -Bas et au Royaume -Uni (le boursier a
participé au cours spécial de dix semaines qui a eu lieu à la London School of Hygiene and Tropical
Medicine).
LISTE DES PROJETS : AFRIQUE
113
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Sainte -Hélène 1
AT
Assainissement (1956 -
)
Objet. Améliorer les méthodes d'évacuation des eaux usées et des détritus, notamment dans les districts
ruraux.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une bourse pour suivre, à la London
School of Hygiene and Tropical Medicine, le cours spécial de dix semaines qui a commencé en février
1956.
Un consultant en matière d'assainissement, venant du Bureau régional, s'est rendu à Sainte -Hélène
pour discuter avec le Gouvernement des plans à établir en vue de la mise en oeuvre du projet. A la fin
de l'année, aucune décision définitive n'avait encore été prise.
Seychelles 1
B
Santé publique et assainissement (août 1953 -
)
Objet. Améliorer l'assainissement et l'éducation sanitaire de la population ainsi que les méthodes de
lutte contre les maladies intestinales courantes dans le territoire ; former du personnel auxiliaire pour
l'assainissement, les services infirmiers de santé publique et la protection maternelle et infantile ; élaborer
un projet de législation sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, une infirmière de la santé publique, un
technicien de laboratoire et un ingénieur sanitaire ; b) une bourse d'études en vue de suivre un cours sur
l'assainissement, et renouvellement de trois bourses pour un an ; c) une certaine quantité de fournitures
et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusque vers la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. On a continué à former des infirmières et des inspecteurs sanitaires, et
l'éducation sanitaire a été développée parmi la population. Des essais d'amibicides et de vermifuges ont
été effectués. La pénurie de fonds a retardé l'exécution des plans d'aménagement des collectivités et
d'amélioration des habitations.
Sierra Leone 1
AT
FISE
Lutte contre le pian (sept. 1956 -
)
Objet. a) Mener pendant deux ans, avec le concours d'équipes mobiles, une campagne systématique de
lutte contre le pian, au moyen du PAM, dans la province septentrionale ; b) dépister et traiter, dans la
mesure du possible, les cas d'autres maladies (notamment de lèpre) en coopération avec les administrations locales ; c) après la campagne, créer des centres chargés de traiter les cas de pian encore constatés
afin d'assurer l'éradication totale de la maladie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin, un sérologiste et une infirmière de la santé
publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958, après quoi la campagne sera étendue à d'autres
parties du territoire.
Sierra Leone lo
AT
Tanganyika 9
AT
Territoires belges 8
B
Bourses d'études
Médecine tropicale. Une bourse de dix mois pour suivre, à la London School of Hygiene and Tropical
Medicine, un cours sanctionné par un diplôme de médecine et d'hygiène tropicale.
Bourses d'études
Soins infirmiers. Une bourse de six mois pour étudier l'administration des services infirmiers aux EtatsUnis d'Amérique.
Bourses d'études
Lèpre. Deux bourses pour des études sur la lutte contre la lèpre ; l'une de sept mois, pour visiter les pays
suivants : Etats -Unis d'Amérique, Venezuela, Surinam, Brésil, Afrique -Occidentale française, Nigeria
et Espagne ; l'autre de six mois pour visiter les pays suivants : France, Etats -Unis d'Amérique, Venezuela,
Guyane française, Brésil, Afrique- Occidentale française et Nigeria.
Maladies à virus et rickettsioses. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Nutrition. Une bourse de deux mois pour études aux Pays -Bas et au Royaume -Uni.
Paludisme. Une bourse de trois mois pour études en Italie et dans la Nigeria.
Tuberculose. Trois bourses : une de quatre mois pour des études sur la tuberculose et la neuro- radiologie
en Suède ; une de six mois pour des études sur la vaccination BCG au Danemark et en France ; une de
six mois en vue d'études en France et en Suisse.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
114
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Territoires belges 9
Bourses d'études
AT
Gynécologie et obstétrique. Deux bourses de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique et en
France, respectivement.
Maladies à virus et rickettsioses. Deux bourses : l'une de deux mois pour études au Mexique, au Costa -
Rica, au Panama, en Colombie, au Venezuela, à la Trinité, au Brésil et en Argentine ; l'autre de sept
mois pour études en Allemagne, aux Pays -Bas et en France.
Paludisme. Une bourse de six mois pour études en Amérique latine et dans la Région africaine.
Pédiatrie sociale. Deux bourses en vue de suivre un cours de six semaines organisé par le Centre international de l'Enfance à Dakar (Afrique -Occidentale française), en novembre et décembre 1956.
Soins aux enfants prématurés. Une bourse de six mois en vue d'études au Centre international de l'Enfance,
à Paris.
Territoires espagnols 1
B
Bourses d'études
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à un participant au séminaire sur les travaux des laboratoires
de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid du 16 au
25 avril 1956 (voir EURO 83).
Territoires français 7
B
Bourses d'études
Hygiène scolaire. Deux bourses d'études en vue de suivre le cours sur les problèmes d'hygiène
scolaire, organisé par le Centre international de l'Enfance à Paris, du 9 janvier au 5 février 1956
(voir EURO 105.3).
Pédiatrie sociale. Quatre bourses en vue de suivre un cours de six semaines organisé par le Centre international de l'Enfance à Dakar (Afrique -Occidentale française), en novembre et décembre 1956.
Réadaptation des enfants diminués. Une bourse de six mois en vue d'études au Centre international de
l'Enfance, Paris.
Territoires français 8
AT
Bourses d'études
Territoires portugais 17
Bourses d'études
B
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à trois participants au séminaire sur les travaux des laboratoires de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid du
16 au 25 avril 1956 (voir EURO 83).
Bilharziose. Une bourse de deux mois au Directeur de l'Institut de Médecine tropicale de Lisbonne, en
vue d'études au Brésil, au Venezuela, à Porto Rico et aux Etats -Unis d'Amérique.
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse de six mois pour études au Royaume -Uni, en Egypte
et en Afrique -Occidentale française.
Lèpre. Une bourse de sept mois pour études en Espagne, en France, aux Etats -Unis d'Amérique, au Venezuela, au Surinam, au Brésil, en Afrique -Occidentale française, en Nigeria et en Afrique -Equatoriale
française.
Maladies tropicales. Une bourse de six mois pour études en Egypte, en Union Sud -Africaine et en Afrique Occidentale française.
Maladies vénériennes et tréponématoses. a) Une bourse de quatre mois en vue d'études en France, aux
Pays -Bas, au Maroc, et dans la Nigeria ; b) une bourse de douze mois pour études en Espagne (avec
participation au cours de neuf mois sur la dermatologie et la vénéréologie organisé à l'Ecole nationale de
Santé de Madrid, lequel a commencé en octobre 1956).
Nutrition. Deux bourses de onze mois : l'une pour études au Guatemala (à l'Institut de la Nutrition de
l'Amérique centrale et du Panama), aux Etats -Unis d'Amérique, en France, au Portugal, en Afrique Occidentale française, au Congo belge et en Ouganda ; l'autre en vue d'études en France, en Afrique Occidentale française et au Congo belge.
Santé mentale. Une bourse de quatre mois pour études en Allemagne, au Royaume -Uni et en Suède.
Soins infirmiers. Une bourse de dix mois pour études en France.
Statistiques sanitaires. Une bourse de douze mois en vue d'études sur les statistiques sanitaires et démographiques aux Etats -Unis d'Amérique (avec participation au cours sanctionné par un diplôme en santé
publique, qui a commencé en septembre 1956 à l'Université Columbia, New York).
Tuberculose. Trois bourses de six mois pour études en France. Après avoir terminé leurs études, deux des
boursiers collaboreront aux travaux des équipes chargées d'enquêter sur la tuberculose en Afrique
orientale et en Afrique occidentale.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
115
Description
Vaccination par le BCG. Une bourse de neuf mois pour études au Bureau de Recherches sur la Tuberculose (Copenhague) et au Centre international de l'Enfance (Paris) ; le boursier collaborera ensuite aux
travaux de l'équipe FISE /OMS chargée de l'évaluation des campagnes BCG dans la Région de la Méditerranée orientale et à ceux de l'équipe enquêtant sur la tuberculose en Afrique occidentale.
Territoires portugais 18
AT
Union Sud -Africaine 9
B
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse de six mois en vue d'études au Brésil, à Porto Rico, au
Panama, au Salvador, au Guatemala, au Mexique et en France.
Assainissement. Une bourse en vue de suivre, à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le
cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956.
Bactériologie et virologie. Une bourse de douze mois pour études au Royaume -Uni, en Ouganda et en
Union Sud -Africaine.
Bilharziose. Une bourse de quatre mois pour étudier la bilharziose et la lutte contre les maladies endémiques au Brésil et au Venezuela.
Education sanitaire de la population. Une bourse de dix mois en vue d'études en Angleterre.
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à deux participants au séminaire sur les travaux des laboratoires de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid
du 16 au 25 avril 1956 (voir EURO 83).
Paludisme. Une bourse de six mois pour études au Venezuela (avec participation au treizième cours de
paludologie qui a eu lieu à Maracay de juillet à décembre 1956) et au Brésil.
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse de six mois pour études au Royaume -Uni, aux Pays -Bas,
au Danemark et en Yougoslavie.
Maladies à virus et rickettsioses. Allocations à un participant au séminaire sur les travaux des laboratoires
de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, qui a eu lieu à Madrid, du 16 au
25 avril 1956 (voir EURO 83).
Nutrition. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni.
Pollution de l'atmosphère. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique et au
Royaume -Uni.
Services épidémiologiques. Une bourse de douze mois pour études au Royaume -Uni, en Allemagne et en
Yougoslavie.
Tuberculose. Deux bourses de six mois : l'une pour études au Royaume -Uni, en Norvège, au Danemark,
en Egypte et au Pakistan ; l'autre pour études dans les quatre premiers pays susmentionnés, ainsi qu'en
Irak.
Virologie. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni.
Zanzibar 8
B
Zanzibar 9
AT
Bourses d'études
Santé publique. Une bourse de dix mois pour faire au Royal Institute of Public Health and Hygiene de
Londres des études sanctionnées par un diplôme en santé publique.
Bourses d'études
Assainissement. Une bourse en vue de suivre, à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le
cours spécial de dix semaines qui a commencé en février 1956.
LES AMÉRIQUES
AMRO 1
B
Formation en matière d'assainissement au Brésil, au Chili et au Mexique (pour tous les pays de la Région)
(déc. 1952 - )
Objet. Former des ingénieurs sanitaires et du personnel auxiliaire pour les services de santé nationaux
et locaux ; renforcer les cours et développer les moyens de formation en Amérique latine pour le personnel
d'assainissement appartenant à tous les pays des Amériques.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année, a) Un professeur de génie sanitaire pour l'école de santé
publique de Santiago ; un ingénieur sanitaire pour l'école de São Paulo ; b) vingt -cinq bourses d'études
pour des étudiants des pays suivants : Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Guatemala,
Honduras, Mexique, Panama, Paraguay, Salvador, Uruguay et Venezuela ; c) une certaine quantité
de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1965.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
116
No du projet
Origine des fonds
Description
Organisations participantes
Travail accompli pendant l'année. L'école d'hygiène de l'Université de São Paulo a donné en 1955/1956
son premier cours d'un an pour inspecteurs sanitaires ; ce cours a duré onze mois, dont deux ont été
consacrés à un stage pratique. L'école a également organisé un cours pour ingénieurs sanitaires pendant
l'année scolaire normale. L'école de santé publique de l'Université du Chili a donné un cours de cinq
mois pour inspecteurs sanitaires et a commencé son premier cours spécialisé pour ingénieurs sanitaires.
Au Mexique, en raison de l'évolution de la situation locale, une assistance a été fournie pour les cours
organisés à l'école d'ingénieurs sanitaires qui fait partie de l'école des hautes études de l'Université du
Mexique. Le premier cours donné à cette école pour les «prácticos de saneamiento» a eu lieu en 1955/1956.
AMR() 6
AT
(ONU)
(OIT)
(FAO)
(UNESCO)
AMRO 7
AT
FISE
Mission commune d'action auprès des populations aborigènes des Hauts Plateaux des Andes en Bolivie,
en Equateur et au Pérou (enquête : juillet 1952 - mars 1953 ; nov. 1953 - )
Objet. Favoriser le développement économique et social des populations indigènes qui habitent les
Hauts Plateaux des Andes, en vue de faciliter leur intégration dans la collectivité nationale.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux médecins ; b) une certaine quantité de fournitures
et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'activité du centre sanitaire rural créé en Bolivie s'est progressivement
développée sous la direction de l'un des médecins envoyés par l'OMS ; il en a été de même au Pérou,
dans la région de Puno, sous la direction du second médecin envoyé par l'OMS.
Eradication du paludisme et d'Aëdes aegypti, Amérique centrale et Panama (oct. 1952 -
)
Objet. Eliminer Aëdes aegypti pour empêcher la réintroduction de la fièvre jaune urbaine ; extirper le
paludisme dans les pays de l'Amérique centrale et au Panama.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Trois conseillers spécialistes de la lutte contre les insectes,
trois techniciens de l'assainissement, deux ingénieurs sanitaires et un paludologue ; b) six bourses de dix
semaines qui ont permis à des ressortissants du Guatemala, du Honduras et du Panama de suivre au
Mexique le cours sur l'éradication du paludisme ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Le programme antipaludique s'est poursuivi au Costa Rica ; au Salvador
et au Guatemala on a commencé à étendre les opérations de pulvérisation à tout le territoire, tandis
qu'au Honduras, au Nicaragua et au Panama, on passait de la lutte antipaludique classique à l'éradication de la maladie.
Le programme d'éradication d'Aëdes aegypti est entré dans sa phase finale au Honduras britannique,
au Costa Rica, au Nicaragua et au Panama et il est en bonne voie au Salvador, au Guatemala et
au Honduras. Le personnel spécialisé dans la lutte contre A. aegypti fournit des conseils aux gouvernements de toute la région, suivant les besoins.
AMRO 8
AT
FISE
AMRO 10
AT
Eradication du paludisme et d'Aëdes aegypti, zone des Caraïbes (oct. 1952 -
)
Objet. Elimination complète d'Aëdes aegypti et éradication du paludisme.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux conseillers spécialistes de la lutte contre les insectes
et huit techniciens de l'assainissement ; b) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Les campagnes d'éradication d'Aëdes aegypti se sont poursuivies dans
la plupart des territoires de la zone des Caraïbes et l'on espère qu'en 1957 l'éradication sera réalisée à
Aruba, Curaçao, la Grenade, en Guyane britannique, à Saint -Christophe, à Sainte -Lucie et à Carriacou.
De grands progrès ont été faits dans le reste de la zone.
Des plans de campagnes pour l'éradication du paludisme à la Grenade et à Sainte -Lucie ont été
mis au point et approuvés, et d'autres sont en voie d'élaboration pour la Jamaïque, la Guadeloupe, la
Dominique, la Trinité et le Surinam, le but visé étant de passer, d'ici la fin de 1957, du stade de la lutte
antipaludique à celui de l'éradication totale dans tous ces territoires.
Programme interaméricain pour l'enseignement de la biostatistique, Santiago du Chili (pour l'Amérique
latine) (oct. 1952 - )
Objet. Améliorer les statistiques démographiques et sanitaires des pays de l'Amérique latine en formant
leur personnel technique ; assurer l'enseignement des statistiques démographiques et sanitaires à l'école
de santé publique de l'Université du Chili ; développer les bureaux officiels chiliens chargés d'établir
les statistiques démographiques et sanitaires et dans lesquels une formation pratique pourra être donnée ;
organiser des bureaux modèles d'état civil et de statistiques démographiques et sanitaires qui serviront
pour les démonstrations.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
117
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste des statistiques hospitalières et deux
consultants à court terme, l'un spécialisé dans la méthodologie statistique et l'autre dans la statistique
démographique ; ces spécialistes ont donné des cours et ont conseillé le Gouvernement au sujet de
ses services de statistiques ; b) dix -huit bourses d'études, accordées à des ressortissants des pays suivants :
Argentine, Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay,
Pérou et Uruguay, pour leur permettre de suivre les cours de l'école de santé publique du Chili ; c) des
subventions pour permettre à l'école de se procurer du personnel professionnel, technique et adminis-
tratif ; d) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1961.
Travail accompli. Environ cent cinquante étudiants venant de dix -neuf pays ont suivi les quatre cours
annuels et les cours supplémentaires qui ont été donnés jusqu'à présent (1953- 1956).
Depuis le let janvier 1956, le programme interaméricain pour l'enseignement de la biostatistique
(qui fait suite aux activités du Centre interaméricain de Biostatistique) est patronné par le Gouvernement
du Chili et par l'OMS, l'école de santé publique du Chili assumant la plus grande partie des responsabilités. Des bourses d'études sont accordées par l'OMS, par l'Organisation des Nations Unies et par
d'autres institutions pour le cours de neuf mois portant sur les statistiques démographiques et sanitaires.
AMRO 17.3
B
Cours de formation professionnelle pour techniciens des services des eaux, Mexique (2 -30 sept. 1956)
Objet. Enseigner aux techniciens des services des eaux les méthodes à utiliser pour assurer le fonctionnement des installations de distribution d'eau, pour améliorer la qualité de l'eau et pour entretenir le
matériel.
Assistance fournie par l'OMS. a) Deux consultants à court terme ; b) paiement des frais afférents à la
participation de dix -huit techniciens des services des eaux de Cuba, d'Haiti, du Mexique et de la République Dominicaine ; c) une certaine quantité de fournitures.
Travail accompli. Le cours a eu lieu avec l'accord du Gouvernement du Mexique et de l'école d'ingénieurs
sanitaires de l'Université du Mexique. Des étudiants et professeurs ont étudié à Morelia l'installation de
traitement de l'eau de cette ville.
A la fin du cours, dix étudiants ont été choisis pour continuer leur formation théorique et pratique
pendant un mois, afin de pouvoir à leur tour instruire des techniciens des services des eaux dans leur
pays ; cinq d'entre eux ont bénéficié, pour ce cours supplémentaire, d'allocations accordées par l'OMS.
AMRO 18
B
AMRO 23.4
B
Enseignement de la médecine et de la santé publique (mars 1953 - )
Objet. Renforcer les écoles de médecine et de santé publique en Amérique latine et aux Etats -Unis
d'Amérique par les moyens suivants : envoi de consultants, échanges de professeurs, voyages de titulaires de chaires d'université dans les pays d'où viennent leurs étudiants, bourses d'études pour le
personnel enseignant afin de lui permettre de se perfectionner dans des universités étrangères ; élargir
et améliorer l'enseignement de la médecine en donnant à la médecine préventive une place plus importante au cours des études universitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants, l'un pendant un mois et l'autre
pendant six semaines ; b) onze bourses d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1965.
Quatrième congrès régional d'infirmières, Mexique (9 -15 sept. 1956)
Objet. Permettre au personnel infirmier supérieur du continent de discuter de problèmes professionnels
et des solutions à leur donner.
Assistance fournie par l'OMS. Services de conférence, une assistance technique de la part des infirmières
PSB /OMS et une petite quantité de fournitures.
Travail accompli. Environ cinq' cents infirmières appartenant à vingt -deux pays et territoires de la Région
des Amériques ont assisté au congrès. Environ trois cents infirmières ont participé à des entretiens sur
divers aspects du thème principal qui était : « L'administration des services infirmiers ». Les recommandations des différents groupes de travail, qui ont été approuvées en session plénière, ont porté principalement sur les points suivants : création de services infirmiers, sous la direction d'infirmières spécialement
formées, au sein des ministères de la santé et des hôpitaux ; formation à donner aux infirmières pour leur
permettre d'occuper des postes administratifs, des postes de monitrices ou d'infirmières- chefs.
AMRO 28
B
Enseignement infirmier supérieur, école de santé publique de l'Université du Chili, Santiago (pour l'Amérique latine) (janv. 1955 - )
Objet. Préparer des infirmières diplômées à exercer des fonctions administratives, pédagogiques ou
directoriales dans les écoles d'infirmières, les hôpitaux et les services de santé publique, en insistant tout
d'abord sur les soins et services infirmiers afférents aux maladies transmissibles.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
118
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Bourses d'études pour six infirmières venues de l'Equateur, du Pérou, de l'Uruguay et du Venezuela ; b) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Un cours s'est achevé avec succés et des plans ont été dressés en
vue d'entreprendre en 1957 un programme amélioré et élargi.
AMR() 29
B
AMR() 45
B
Ethnologie appliquée, Amérique centrale et Panama (janv. 1953 -
)
Objet. Exécuter en Amérique centrale et au Panama des enquêtes ethnographiques et des études sur les
problèmes courants d'éducation sanitaire, afin de rassembler des informations de base qui permettront
aux pays d'adapter leurs programmes sanitaires aux besoins des populations.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un ethnologue jusqu'en mai 1956 ; b) des fonds pour la
publication des rapports sur les enquêtes.
Travail accompli pendant l'année. Les enquêtes menées au Nicaragua, au Panama, au Guatemala, au
Salvador et au Honduras ont été achevées.
Services de laboratoire, Amérique latine (févr. 1955 -
)
Objet. Installer des animaleries offrant toutes garanties et indemnes de maladies ; normaliser les techniques de diagnostic et de production ; éprouver l'activité et l'innocuité des produits biologiques ;
améliorer les autres services fondamentaux de laboratoire de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants à court terme ; b) une certaine quantité
de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 61.
AMR() 47
AT
FISE
Eradication du pian et lutte contre la syphilis, zone des Caraïbes (nov. 1954 - )
Objet. Eliminer le pian et diminuer la fréquence de la syphilis et de la blennorragie dans la zone des
Caraïbes ; renforcer les services antivénériens, notamment les services sérologiques de laboratoire ;
familiariser le personnel local de toutes catégories avec les méthodes des campagnes de masse.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un sérologiste, un médecin et quatre consultants à court
terme ; b) une bourse à un étudiant de la Trinité et des allocations à neuf participants venus de la Dominique, de la Grenade, de la Guadeloupe, de la Jamaïque, de la Martinique, de Sainte -Lucie, de Saint Vincent et de la Trinité pour assister au séminaire sur l'éradication des tréponématoses organisé à Haïti
(AMRO 103).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Des campagnes de masse ont commencé au début de l'année à la
Grenade, Saint -Christophe, Saint -Vincent et aux îles Vierges britanniques.
AMRO 49.2
B
AMRO 50
AT
Séminaire sur l'enseignement de la médecine préventive, Tehuacán, Mexique (23 - 28 avril 1956)
Objet. Susciter un échange d'idées sur l'enseignement de la médecine préventive.
Assistance fournie par l'OMS. a) Deux consultants à court terme ; b) des allocations à soixante participants venus des pays suivants : Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, Guatemala, Haiti,
Honduras, Mexique, Panama, Porto Rico, Salvador et Surinam ; c) une certaine quantité de fournitures
et de matériel.
Travail accompli. Pour les discussions, les participants ont été répartis en quatre groupes ; il n'a pas été
présenté de communications formelles ni adopté de résolutions. Les conclusions du séminaire ont porté
sur les points suivants : relations entre le département de médecine préventive et les autres départements
des écoles de médecine ; critères à appliquer pour déterminer le nombre des étudiants admis à suivre les
cours ; et genre d'enseignement (son contenu et la place qu'il doit occuper dans le programme d'études).
Fluoration de l'eau, Amérique latine (mars 1956 - )
Objet. Enseigner des méthodes économiques et sûres de fluoration à des ingénieurs des services des eaux
et des services sanitaires de pays latino- américains ; favoriser l'application de mesures rationnelles de
fluoration partout où la nécessité s'en fait sentir.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un consultant pendant un mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le consultant s'est rendu dans un certain nombre de villes, y compris
plusieurs dans lesquelles la fluoration de l'eau a été entreprise ou est envisagée ; il a donné des conseils
sur les techniques et le matériel de fluoration, ainsi que sur les méthodes d'analyse ; il a également
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
119
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
recueilli des renseignements dans les pays de l'Amérique latine sur les méthodes, les services et les plans
de fluoration.
AMRO 54
B
BSP
(INCAP)
Assistance à l'Institut de la Nutrition pour l'Amérique centrale et le Panama (1949 -
)
Objet. Faciliter les études sur le terrain effectuées par l'Institut de la Nutrition pour l'Amérique centrale
et le Panama (INCAP). Cet institut a été établi conjointement par les gouvernements intéressés en
vue d'améliorer l'état de nutrition dans les pays de l'Amérique centrale et au Panama ; il reçoit des
subventions de diverses institutions.
Ce projet, auparavant financé par le PSB, a commencé à bénéficier de l'aide de l'OMS en août 1955.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant à court terme ; b) une subvention devant
permettre à l'Institut de déterminer la valeur de mélanges de denrées d'origine végétale pour le traitement
et la prévention des carences protéiques.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Le consultant a fait une étude épidémiologique sur la diarrhée pour
établir si la malnutrition en est un facteur étiologique ou un facteur prédisposant.
Des progrès considérables ont été réalisés dans la mise au point d'un mélange de protéines végétales
qui soit à la fois bon marché, inoffensif et acceptable et qui puisse servir au traitement et à la prévention
des carences protéiques.
Des boursiers de l'OMS ont fait à l'Institut des stages allant jusqu'à trois mois, afin de se familiariser
avec les questions de nutrition.
AMBO 58
B
AMRO 61
B
Lutte contre la lèpre, zone des Caralbes (avril 1955 -
)
Objet. Diminuer la fréquence de la lèpre dans la zone des Caralbes.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un consultant à court terme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Des enquêtes sur la lèpre ont été effectuées dans les territoires suivants :
Grenade, Guadeloupe, Guyane britannique, Guyane française, Martinique et Sainte -Lucie. Sur la base de
ces enquêtes et d'enquêtes antérieures, des plans ont été élaborés pour des programmes de lutte contre
la lèpre.
Lutte contre la rage (janv. 1954 -
)
Objet. Coordonner les programmes nationaux et locaux de lutte contre la rage ; coordonner les études
sur l'écologie des chauves -souris et sur leur rôle dans la persistance de la maladie ; former du personnel.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un zoologiste spécialiste des mammifères ; b) des fourni-
tures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Une assistance et des conseils techniques ont été donnés sur tous les
aspects de la lutte contre la rage, et en particulier sur les points suivants : diagnostic de laboratoire,
production de vaccin et de sérum hyperimmun et programmes de lutte contre la rage des chiens.
AMRO 67
B
AMRO 68
B
Enseignement de la médecine vétérinaire (juillet 1955 -
)
Objet. Renforcer l'enseignement de la lutte contre les épidémo- épizooties et celui de l'hygiène vétérinaire
dans les écoles de médecine vétérinaire des Amériques.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants à court terme (l'un pour le Mexique,
l'autre pour l'Uruguay et São Paulo, Brésil) ; b) une bourse d'études de douze mois ; c) des fonds pour
des publications.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Enquête sur l'enseignement de la pédiatrie (mai 1955 - déc. 1956)
Objet. Déterminer la valeur de l'enseignement de la pédiatrie donné dans les écoles de médecine, les hôpitaux, les dispensaires et les laboratoires des pays de l'Amérique latine, et aider les écoles de médecine à
renforcer leurs programmes d'études sur les points faibles qu'ils peuvent présenter.
Travail accompli. Le consultant fourni par l'OMS en 1955 a présenté en janvier 1956 son rapport sur
« l'enseignement de la pédiatrie en Amérique latine ». On a analysé les cinquante -deux réponses reçues
avant juillet 1956, comme suite au questionnaire qui avait été envoyé, et l'on s'est servi de ces éléments d'information lors des discussions qui ont eu lieu au VIIle Congrès international de Pédiatrie tenu
en juillet à Copenhague. On procédera à une analyse définitive lorsque l'on aura reçu des renseignements
sur toutes les écoles de médecine d'Amérique latine où est enseignée la pédiatrie.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
120
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
AMRO 76
B
Description
Essais de vaccins, Michigan Department of Health Laboratories (pour tous les pays de l'Amérique latine)
(juillet 1954 - )
Objet. Aider les laboratoires des Amériques qui ont entrepris la production de vaccin à continuer de
préparer des vaccins présentant un haut degré d'activité et d'innocuité.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Octroi d'une subvention aux Michigan Department of
Health Laboratories.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959.
Travail accompli pendant l'année. Des vaccins, antigènes et antisérums ont été essayés pour le compte d'un
certain nombre de pays des Amériques.
AMR() 85
B
Centre latino-américain pour le classement des maladies, Caracas, Venezuela (pour les pays américains de
langue espagnole) (sept. 1955 - )
Objet. Rendre plus complètes, plus exactes et plus comparables entre elles les statistiques de mortalité en
Amérique latine, grâce à l'organisation d'un centre de formation technique faisant également fonction
de bureau central pour l'étude des problèmes posés par l'utilisation de l'édition espagnole du Manuel
de classement statistique international des maladies, traumatismes et causes de décès, et à un enseignement
destiné à améliorer l'établissement des certificats de décès.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Des allocations ont été accordées à
quatorze participants venus du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de l'Equateur, du Guatemala, du Mexique,
du Nicaragua, du Panama et du Pérou pour assister au deuxième cours de formation sur le chiffrage,
qui a eu lieu au centre au mois d'août.
Le centre a continué à donner des avis pour l'emploi du Classement statistique international et pour
la solution des problèmes posés par son application.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
AMR() 86
B
Statistiques sanitaires (janv. 1955 -
)
Objet. Améliorer les statistiques démographiques et sanitaires dans les Amériques, en particulier les
statistiques des maladies soumises à déclaration, par les moyens suivants : conseils aux services nationaux
de la santé ; aide pour l'organisation de séminaires, de conférences -ateliers et d'autres moyens d'enseignement de la statistique, ainsi que pour le choix et le contrôle ultérieur des boursiers ; conseils sur les
travaux statistiques que peuvent comporter certains projets ; aide pour le rassemblement et l'analyse
d'informations destinées à l'établissement des programmes.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Deux statisticiens.
Durée probable de l'assistance. Indéfinie.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 62.
AMRO 93
B
(ICA)
Education sanitaire (tous les pays des Amériques) (oct. 1955 -
)
Objet. Améliorer l'éducation sanitaire en procédant à des études pour déterminer les besoins des pays ;
donner des conseils sur certaines questions ; aider à choisir et à former des éducateurs sanitaires ;
organiser des cours d'éducation sanitaire à l'intention du personnel de santé publique de diverses catégories.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de l'éducation sanitaire résidant au Mexique
et desservant le Mexique et la zone des Caraïbes.
Durée probable de l'assistance. Indéfinie.
AMRO 95
AT
FISE
Assainissement, zone des Caraïbes (mai 1956 -
)
Objet. Développer l'assainissement.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un ingénieur sanitaire résidant à la Barbade et desservant
les parties orientale et méridionale de la zone des Caraïbes ; b) une bourse d'une semaine accordée à une
personne de Saint -Christophe pour étudier l'assainissement à Porto Rico (programme d'installation de
latrines dans les régions rurales).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1961.
Travail accompli pendant l'année. Un programme de construction de latrines a été institué à Saint Christophe et à Nevis. Des études sur la contamination des eaux souterraines ont été faites à Nevis et à
la Barbade. A la Trinité, à Sainte -Lucie et à la Jamaïque, les besoins en matière d'assainissement ont été
étudiés et des programmes élaborés.
AMRO 103
B
Séminaire sur l'éradication des tréponématoses, Port -au- Prince, Haïti (21 - 27 oct. 1956)
Objet. Donner à des techniciens de la santé publique la possibilité d'échanger librement leurs opinions et
de se faire part de leur expérience sur les problèmes posés par les tréponématoses dans les Amériques.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
121
Description
Assistance fournie par l'OMS. a) Allocations à des participants venus des pays suivants : Brésil, Colombie,
Cuba, Dominique, Equateur, Grenade, Guadeloupe, Haiti, Jamaïque, Martinique, Mexique, Pérou,
Sainte -Lucie, Saint -Vincent, Trinité et Venezuela (voir aussi AMRO 47, Brésil 20, Colombie 4, Pérou 22
et Venezuela 1) ; b) une certaine quantité de fournitures.
Travail accompli. Ont assisté au séminaire trente participants, des représentants de l'International Cooperation Administration des Etats -Unis d'Amérique, des membres du personnel du Siège, du Bureau
régional et de quatre bureaux de zone, ainsi que deux consultants spéciaux et du personnel affecté à trois
projets de lutte antipianique dans les Amériques.
Un questionnaire avait été envoyé à l'avance aux participants ; il portait sur les sujets suivants :
distribution géographique et fréquence du pian et de la pinta dans chacun des pays ; population exposée
au risque (estimation) et mesures de protection ou d'éradication en cours ; recommandations relatives
au traitement de masse et aux méthodes de travail, notamment en laboratoire ; type d'assistance internationale nécessaire.
Le séminaire a examiné de nombreux aspects de la question des tréponématoses dans les Amériques,
notamment les méthodes employées dans les campagnes de lutte, l'évaluation des résultats, la formation
de personnel, et discuté de la campagne d'éradication du pian en Haiti (voir Haïti 1).
Argentine 4
B
Institut Malbrán (avril 1956 -
)
Objet. Accroître le rendement et élever le niveau scientifique de l'Institut Malbrán, qui produit de nombreuses substances biologiques et chimiques utilisées dans le diagnostic et le traitement des maladies,
donne des conseils et fournit les normes nécessaires aux laboratoires de diagnostic, et effectue
des recherches médicales et épidémiologiques.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant pendant deux mois, qui
a fait une enquête préliminaire et formulé des recommandations.
Argentine 6
B
Argentine
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Trois bourses de douze mois (dont l'une portant spécialement sur la
prévention de la cécité) en vue d'études aux Etats -Unis d'Amérique.
Santé publique. Une bourse de douze mois en vue d'études de santé publique aux Etats -Unis d'Amérique,
avec spécialisation en parasitologie.
Soins infirmiers. Une bourse de douze mois pour l'étude des soins infirmiers de santé publique et de
l'enseignement infirmier à Porto Rico et au Costa Rica.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10.
Barbade 2
AT
FISE
Services sanitaires locaux (avril 1955 -
)
Objet. Organiser un service général de santé publique desservant toute l'ïle et adapté à ses besoins et à
ses ressources.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un conseiller spécialiste des questions de laboratoire,
un consultant spécialiste du BCG (deux mois) et une infirmière de la santé publique ; b) quatre bourses
d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1957.
Travail accompli pendant l'année. Les plans étaient pratiquement achevés au début de l'année ; pendant
les mois qui ont suivi, on a développé les services coordonnés et entrepris l'exécution de programmes
de protection maternelle et infantile, de vaccination par le BCG, d'hygiène dentaire et de services de labo-
ratoire de santé publique.
Bolivie 4
AT
FISE
Eradication du paludisme (1956 -
)
Objet. Eliminer le paludisme.
Il s'agit d'une continuation, sous une forme élargie, des travaux entrepris dans le cadre d'un
projet de lutte antipaludique. L'OMS a commencé en 1955 à accorder son aide pour la préparation
de la campagne d'éradication.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un paludologue.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Le Gouvernement de la Bolivie a réorganisé le service national d'éradication du paludisme en renforçant ses attributions et en lui assurant une autonomie administrative satisfaisante. Une enquête a été entreprise au mois de mai pour délimiter la zone impaludée ; la reconnaissance
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
122
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
géographique (recensement et dénombrement des maisons, préparation des itinéraires) aura lieu en
même temps que la surveillance épidémiologique, pendant l'année qui précédera la campagne d'éradication proprement dite. On pense que le plan d'opérations pourra être présenté au FISE en 1957.
Bolivie 5
B
Bolivie 6
AT
Enseignement infirmier, école nationale d'infirmières, La Paz (août 1953 -
)
Objet. Améliorer les services infirmiers dans l'ensemble du pays grâce à une réorganisation de l'école
nationale d'infirmières et au perfectionnement de l'enseignement infirmier.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Trois infirmières monitrices.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Des progrès ont été réalisés dans l'établissement, pour l'école, d'un
nouveau programme d'études. Cinq boursières de l'OMS ont continué à étudier les soins infirmiers
de base au Chili.
Etude du système de distribution d'eau (janv. 1954 - déc. 1956)
Objet. Améliorer le système de distribution d'eau de La Paz ; former des techniciens boliviens qui s'occuperont du fonctionnement du réseau de distribution et qui pourront être appelés à aider d'autres collectivités à réaliser des améliorations analogues.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de dix mois pour étudier le traitement et
l'analyse de l'eau des réseaux de distribution.
(La première étape de ce projet - étude du problème de la distribution d'eau à La Paz - a été
achevée et des recommandations formulées en 1954.)
Bolivie
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 49.2.
Brésil 16
AT
Brésil 17
AT
Bourses d'études
Assistance médico- sociale. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Maladies transmissibles. Une bourse de dix mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique, à Porto Rico
et au Venezuela.
Lutte contre l'hydatidose (juin 1956 -
)
Objet. Elaborer, puis appliquer un programme de lutte contre l'hydatidose comportant l'éducation
sanitaire de la population et des mesures visant à diminuer la fréquence de la maladie chez les animaux
domestiques.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de douze mois pour l'étude de l'épidémiologie
et des zoonoses.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Brésil 20
AT
Brésil 26
B
Brésil
Eradication du pian (1956 -
)
Objet. Organiser une campagne nationale d'éradication du pian.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Paiement des frais afférents à quatre participants au séminaire sur l'éradication des tréponématoses organisé à Haïti (AMRO 103).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1962.
Travail accompli pendant l'année. Un plan d'opérations détaillé a été préparé avec l'aide d'un membre
du personnel du Bureau régional.
Bourses d'études
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1.
Chili 10
B
FISE
Lutte contre la tuberculose (BCG) (mai 1954 -
)
Objet. Procéder à des épreuves et à des vaccinations sur les personnes âgées de un à trente ans dans des
régions rurales à faible population ; former du personnel local.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
123
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. La campagne de vaccination a commencé
au début de l'année dans les régions rurales. Une infirmiére BCG fournie par l'OMS a collaboré pendant
neuf mois aux épreuves et aux vaccinations.
Chili 12
B
FISE
Centre de démonstrations pour les soins aux prématurés, Hôpital Calvo Mackenna, Santiago (oct. 1954 - )
Objet. Diminuer la mortalité parmi les prématurés : a) en établissant, à l'Hôpital Calvo Mackenna, un
centre de démonstrations et de formation pour le personnel qualifié et auxiliaire ; b) en mettant au point
des méthodes et des techniques de soins aux prématurés ; et c) en intégrant les services pour prématurés
et ceux qui sont destinés à améliorer les soins aux nouveau -nés dans le plan général des services de protection de la santé des familles.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une conseillère en soins infirmiers, chargée d'aider le centre
dans son travail.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. Les locaux rénovés du centre ont été inaugurés officiellement et les
premières étudiantes ont été admises au début de l'année. Une cinquantaine de nourrissons par jour
ont reçu des soins au centre ; d'autres ont été soignés à domicile, conformément à un programme qui a
été entrepris dans la seconde moitié de l'année.
Chili 15
13
Chili 18
AT
Enquête sur l'alcoolisme (août 1956 -
)
Objet. Faire une enquête sur la consommation des boissons alcoolisées et l'alcoolisme au Chili, en vue
d'un programme de lutte contre l'alcoolisme.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant pendant cinq mois qui a
fait, au sujet de la consommation des boissons, une enquête dont les résultats serviront à établir un programme d'éducation de la population.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au début de 1957.
Bourses d'études
Audiologie. Une bourse de douze mois pour étudier aux Etats -Unis d'Amérique la prévention de la
surdité.
Chili 20
B
Formation de sages -femmes (sept. 1956 -
)
Objet. Créer un centre de formation de sages -femmes à Concepción et améliorer en général la formation
des sages- femmes.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une infirmière /sage- femme, qui a aidé
les autorités chiliennes à faire le point de la situation en ce qui concerne la formation et les fonctions des
sages -femmes, ainsi que la mesure dans laquelle il est fait appel à des sages- femmes non qualifiées.
Cette étude permettra d'élaborer un nouveau programme d'études pour les écoles de sages -femmes, afin
de rendre les élèves plus aptes à occuper des emplois dans les services de santé publique et les hôpitaux.
Chili 25
B
Chili
Bourses d'études
Bibliothéconomie médicale. Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Soins médicaux. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique, en Angleterre et dans les
pays scandinaves.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10 ; AMRO 28 ; AMRO 85.
Colombie 4
AT
FISE
Services de santé publique (sept. 1951 -
)
Objet. Réorganiser et moderniser les services départementaux de santé publique ; former du personnel
qualifié et auxiliaire pour les centres sanitaires ; procurer, avec l'assistance du FISE, des fournitures et
du matériel modernes aux centres et services sanitaires de cinq départements ; procurer des fournitures
et du personnel pour les opérations d'assainissement, en particulier dans les zones rurales.
Ce projet découle du projet d'hygiène de la maternité et de l'enfance (Colombie 4), qui a commencé
en 1951 et a maintenant été redéfini et élargi.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
124
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux médecins, un ingénieur sanitaire, deux infirmières
de la santé publique, une infirmière monitrice, et un consultant en administration hospitalière (pendant
deux semaines) ; b) six bourses d'études c) des allocations à deux participants au séminaire sur l'éradication des tréponématoses organisé à Haïti (AMRO 103).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Des plans détaillés ont été élaborés avec l'aide de l'équipe sanitaire
internationale. Ces plans prévoient : a) la réorganisation du Ministère de la Santé par une commission
du plan qui sera également chargée de mettre en oeuvre les mesures recommandées ; b) l'organisation et
le développement des services sanitaires régionaux et locaux, d'abord dans deux départements, puis
dans cinq et finalement dans tout le pays, l'accent étant mis sur l'assainissement et la protection maternelle
et infantile ; c) la formation de personnel qualifié et auxiliaire au moyen de cours spéciaux et dans des
centres sanitaires choisis.
Des progrès ont été réalisés sur les points suivants : choix des boursiers envoyés à l'étranger,
amélioration des moyens d'enseignement dans le pays, achèvement du travail d'information nécessaire
pour la création de centres sanitaires dans un premier département en 1957:
Colombie 5
AT
FISE
Eradication du paludisme et d'Aëdes aegypti (avril 1951 -
)
Objet. Eliminer Aëdes aegypti dans l'ensemble du pays ; enseigner au personnel local (qualifié ou auxiliaire) les techniques d'éradication du paludisme ; extirper le paludisme dans l'ensemble du pays dés
que des plans pourront être établis et que l'on aura obtenu les appuis nécessaires, notamment du point
de vue financier.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un conseiller technique (médecin), un paludologue
(médecin), un conseiller pour l'éradication du paludisme (ingénieur sanitaire) un technicien de l'assainissement et un entomologiste ; b) une bourse d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête préliminaire a été effectuée en vue de délimiter la zone
impaludée et d'effectuer une reconnaissance géographique (numération des maisons et préparation des
itinéraires).
Colombie 15
AT
FISE
Colombie
Lutte antituberculeuse (BCG) (avril 1954 - mai 1956)
Objet. Mener, dans l'ensemble du pays, une campagne de vaccination par le BCG.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un conseiller technique (médecin) pendant un mois.
Travail accompli. Entre septembre 1954 et 1956, année qui a marqué la fin de la campagne de vaccination
bénéficiant de l'aide internationale, quelque 3 500 000 personnes ont été soumises à l'épreuve tuberculinique et environ 2 000 000 de sujets négatifs ont été vaccinés par le BCG. Le FISE a fourni la tuberculine normalisée et le BCG, ce dernier étant produit par un laboratoire agréé par l'OMS. Le programme
a été exécuté par dix équipes spécialement formées ; il avait été précédé d'une campagne intensive
d'éducation sanitaire.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10 ; AMRO 49.2.
Costa Rica 3
AT
Enseignement infirmier (juin 1951 - déc. 1956)
Objet. Renforcer les moyens d'enseignement à l'école d'infirmières de l'Etat rattachée à l'Hôpital San
Juan de Dios, à San José ; préparer un nombre limité d'infirmières diplômées à l'enseignement, aux
soins hospitaliers et aux services infirmiers de santé publique ; former du personnel infirmier auxiliaire ;
organiser un cours de perfectionnement pour infirmières /sages- femmes.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Quatre infirmières monitrices ; b) deux bourses d'études ;
c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Travail accompli. Grâce à des bourses d'études et à une formation en cours d'emploi, on est parvenu à
créer un corps d'infirmières monitrices chargées d'enseigner à l'école d'infirmières et de collaborer au
programme de formation de personnel auxiliaire. Le programme de formation de personnel auxiliaire
a été étendu à deux autres hôpitaux. Les infirmières ressortissantes du Costa Rica assument désormais
l'entière responsabilité du fonctionnement de l'école d'infirmières, du cours de perfectionnement pour
sages -femmes et du programme de formation de personnel auxiliaire.
Le Gouvernement et le personnel de l'OMS ont procédé à une étude complète du programme,
de l'enseignement et des besoins de l'école d'infirmières, et ils ont conclu que les objectifs fondamentaux
du projet avaient été atteints.
125
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Costa Rica
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 10 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85.
Cuba
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 17.3 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85 ; AM RO 103.
Dominique
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Equateur 4
B
BSP
FISE
Services ruraux de santé publique (nov. 1953 -
)
Objet. Elargir le projet de protection maternelle et infantile de manière à le transformer en un programme
général visant à renforcer et à coordonner les services de santé publique du pays, à créer un service de
santé publique doté d'un personnel de carrière, et à établir de nouveaux centres sanitaires, en particulier
dans les zones rurales.
Ce projet, auparavant financé par le BSP, a commencé à bénéficier de l'aide de l'OMS en janvier
1955.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin et une infirmière de la santé publique ;
b) deux bourses d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 62.
Equateur 11
AT
Institut national de la santé, Guayaquil (oct. 1952 -
)
Objet. Améliorer les services de diagnostic et de lutte contre les maladies transmissibles et développer les
recherches scientifiques à l'institut national de la santé ; familiariser le personnel qualifié et le personnel
technique avec les plus récentes méthodes de diagnostic des maladies transmissibles ainsi qu'avec
l'analyse des produits biologiques et des denrées alimentaires ; donner une organisation moderne à
la section de l'institut chargée du contrôle des denrées alimentaires et des médicaments ; organiser une
nouvelle section pour les animaleries ; et améliorer la production des vaccins.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant à court terme ; b) une bourse d'études.
Durée probable de l'assistance. Juqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Plusieurs cours ont été organisés à l'institut ; destinés aux médecins,
aux étudiants en médecine et aux techniciens de laboratoire, ils ont porté principalement sur les techniques
générales de laboratoire et les techniques bactériologiques.
Equateur 53
AT
BSP
(Fondation Kellogg)
Institut national de la nutrition (première étape : 1950 - 1955 ; deuxième étape : sept. 1956 -
)
Objet. Développer les études pratiques sur la nutrition à l'institut national de la nutrition en utilisant
les données disponibles sur l'analyse des aliments de base et les recherches biochimiques et cliniques ;
perfectionner le personnel de l'institut ainsi que l'organisation et le fonctionnement de celui -ci ; coordon-
ner ses activités avec les programmes de santé publique de façon à améliorer l'état de nutrition de la
population.
L'assistance de l'OMS a commencé en 1955.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un nutritionniste ; b) une bourse d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli. Le travail de l'institut, en particulier celui du laboratoire de bromatologie, a été organisé de façon satisfaisante et quelques membres du personnel ont reçu une formation au cours de la
première phase de ce projet, durant laquelle le BSP et l'OMS ont fourni des services consultatifs, tandis
que la Fondation Kellogg procurait du matériel.
Equateur
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO I ; AMRO 10 ; AMRO 28 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85 ; AMRO 103.
Etats -Unis d'Amérique 7
B
Bourses d'études
Soins infirmiers. Une bourse d'études de deux mois pour étudier en Angleterre, en Ecosse et au Danemark
les soins infirmiers donnés aux personnes atteintes de maladies chroniques.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
126
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Etats -Unis d'Amérique 8
Santé mentale (avril - juillet 1956)
B
Grenade
Objet. Comparer les méthodes qui sont utilisées aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni pour
résoudre la question des services à fournir aux enfants mentalement déficients.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Un consultant à court terme s'est rendu dans plusieurs
écoles de médecine des Etats -Unis d'Amérique, ainsi que dans des départements oe santé publique, des
hôpitaux et des centres de réadaptation pour déficients mentaux, afin de procéder à des échanges de vues
sur les moyens à employer pour former des professeurs et du personnel spécialisés et pour modifier
l'attitude des familles et des services de santé publique à l'égard des enfants retardés.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Guadeloupe
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Guatemala 6
B
Guatemala 7
AT
Formation d'infirmières auxiliaires (avril 1955 -
)
Objet. Préparer des infirmières diplômées à donner un enseignement au personnel infirmier auxiliaire et
former des infirmières auxiliaires pour les services hospitaliers en organisant un programme central de
formation à Guatemala et des programmes connexes dans les provinces ; renforcer les services infirmiers
dans les hôpitaux du pays et fournir à tous les services sanitaires le complément de personnel infirmier
auxiliaire dont ils ont un besoin urgent.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice ; b) neuf bourses d'études (une
de trois mois et huit d'un mois) ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 61.
Bourses d'études
Administration de la santé publique et hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse de douze mois
pour études à Porto Rico.
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse de douze mois pour études au Chili.
Guatemala 8
B
FfSE
Guatemala 11
AT
FISE
Services ruraux de santé publique (août 1954 -
)
Objet. Réorganiser et développer les services de santé publique dans les régions rurales et former du
personnel qualifié et auxiliaire pour ces services.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire et deux infirmières
de la santé publique ; b) deux bourses d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le premier groupe de médecins, d'infirmières de la santé publique et
d'inspecteurs sanitaires a terminé son stage d'études. Deux nouveaux centres sanitaires ont été construits
et ouverts. Deux médecins qui avaient suivi des cours de perfectionnement à l'étranger collaborent maintenant au programme. Des systèmes statistiques ont été élaborés.
Vaccination par le BCG (juin 1956 -
)
Objet. Entreprendre une campagne de vaccination par le BCG portant sur un million d'habitants au
moins.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin, et un consultant qui a également travaillé au
projet Honduras 5.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. La campagne a commencé en juillet,
Guatemala
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 7 ; AMRO 10 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85.
Guyane britannique 3
B
Bourses d'études
Bactériologie et virologie. Une bourse de trois mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
LISTÈ DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Haiti 1
Eradication du pian et lutte contre la syphilis (juillet 1950 -
B
BSP
FISE
Haïti 2
AT
Haiti 4
AT
FISE
127
)
Objet. Eliminer le pian et combattre la syphilis dans les zones urbaines et les zones rurales par un traitement de masse au moyen d'antibiotiques ; former à cet effet du personnel local et éduquer la population.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Quatre médecins et deux inspecteurs sanitaires ; b) une
certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les rapports sur les travaux exécutés en 1955 et 1956 et les données
fournies par le dépistage ont été soigneusement étudiés, et il a été décidé de réorganiser le personnel du
service d'éradication du pian de façon à éliminer le pian des zones où il existe encore des pianiques et à
instituer un organisme permanent chargé d'exercer une surveillance et d'empêcher la réapparition de la
maladie.
Quatorze enquêtes ont été faites dans diverses zones entre janvier et septembre 1956 ; elles ont montré
que la fréquence des cas pouvait encore atteindre 1,1 % dans certains endroits, mais que, dans d'autres,
il n'existait plus aucun cas de pian. Pendant cette période, environ 13 000 pianiques et 71 500 sujets
contacts ont été traités.
Des campagnes de traitement de masse contre la syphilis ont été menées dans cinq villes importantes ;
elles ont porté sur 53 700 personnes environ.
Services sanitaires locaux (sept. 1954 -
)
Objet. Organiser une zone de démonstrations sanitaires comprenant tous les services fondamentaux de
santé ; organiser et développer des services ruraux de santé dans tout le pays, en leur assurant l'appui
approprié à l'échelon central et à l'échelon régional.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959.
Eradication du paludisme et d'Aëdes aegypti (mai 1953 -
)
Objet. Eliminer Aëdes aegypti et extirper le paludisme dans l'ensemble du pays ; enseigner au personnel
local les techniques d'éradication du paludisme.
L'assistance de l'OMS a commencé en janvier 1955.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un conseiller spécialiste de la lutte contre les insectes et
trois techniciens de l'assainissement ; b) trois bourses pour étudier l'éradication du paludisme au
Mexique ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. La formation de personnel pour la campagne d'éradication du palu-
disme s'est poursuivie. La phase d'extension de la campagne à tout le pays (pulvérisations de
dieldrine dans toutes les maisons) a été commencée et l'on prévoit qu'elle durera quatre ans.
En ce qui concerne le programme d'élimination d'Aëdes aegypti, l'inspection systématique des
maisons et l'application périfocale de poudre de DDT dispersable dans l'eau se sont poursuivies avec
succès.
Haïti 10
B
FISE
Haïti 11
B
Formation de sages -femmes (juin 1955 -
)
Objet. Diminuer la mortalité et la morbidité parmi les nouveau -nés et les accouchées en apprenant aux
sages -femmes locales traditionnelles à donner de meilleurs soins et en constituant un effectif d'infirmières/
sages -femmes de la santé publique parfaitement qualifiées, chargées de surveiller les premières ; organiser
des cours de formation pour les sages -femmes non professionnelles des zones rurales, d'abord dans six
centres, puis dans tout le pays.
A mesure que des infirmières /sages- femmes seront formées (en Halti et à l'étranger), elles seront
affectées aux centres sanitaires ruraux où elles instruiront les sages- femmes non professionnelles et
organiseront un système de surveillance régulière dans le cadre d'un programme de protection maternelle
et infantile.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière monitrice.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Une infirmière, à qui l'OMS avait accordé une bourse pour l'étude des
programmes de santé publique à l'intention des sages -femmes non professionnelles, est rentrée dans le
pays en février pour prendre en mains l'organisation et la direction du programme.
Réadaptation physique (avril - sept. 1956)
Objet. Mettre au point des méthodes administratives et des techniques pour assurer le bon fonctionnement
du centre gouvernemental de réadaptation installé à Pétionville ; former du personnel de physiothérapie
et de réadaptation générale.
ACTIVITE DE L'OMS EN 1956
128
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant en physiothérapie.
Travail accompli. Des améliorations ont été apportées au centre, son personnel a été accru et un service
de consultations externes a été créé. On a organisé un programme d'enseignement de la physiothérapie,
de l'ergothérapie et de la réadaptation en général, grâce auquel les étudiants pourront servir d'aides en
attendant que l'on dispose de thérapeutes qualifiés. On a entrepris la rédaction d'un manuel exposant
le mode d'emploi des divers appareils et les méthodes à suivre pour chaque type d'incapacité.
Haiti
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 17.3 ; AMRO 49.2 ; AMRO 103.
Honduras 4
AT
FISE
Services ruraux de santé publique (août 1955 -
)
Objet. Renforcer les services fondamentaux de santé publique dans les zones rurales ; améliorer les installations sanitaires dans les écoles rurales.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire et une infirmière ;
b) trois bourses d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. L'enquête sur la situation sanitaire dans les zones rurales et sur les besoins
de ces zones a avancé. Des plans ont été préparés en vue de mettre sur pied des services ruraux de santé
publique et de former du personnel pour ces services ; cette activité s'étendra sur cinq années, pendant
lesquelles le département central de la santé publique sera réorganisé. Le premier groupe de personnel
qualifié a été envoyé à l'étranger pour y suivre des cours de formation dans des écoles de santé publique.
La formation de personnel auxiliaire et la formation en cours d'emploi de personnel qualifié ont com-
mencé au début de 1956.
Honduras 5
AT
FISE
Honduras
Vaccination par le BCG (1956 -
)
Objet. Exécuter, dans l'ensemble du pays, un programme de vaccination par le BCG.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant, qui travaillait également
au projet Guatemala 11, a aidé à préparer le plan d'opérations et à prendre des mesures pour la campagne.
Une bourse d'études de courte durée a été attribuée au directeur de la campagne.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1959.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 7 ; AMRO 49.2.
Honduras britannique 3
AT
Bourses d'études
Honduras britannique 4
Bourses d'études
B
Jamaïque 5
AT
Jamaïque 7
B
Jamaïque
Soins infirmiers (santé publique). Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Education sanitaire. Une bourse de douze mois pour études à la Jamaïque et à Porto Rico.
Soins infirmiers (santé publique). Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Bourses d'études
Lutte contre les insectes. Une bourse de quatre mois pour études en Amérique latine.
Lutte contre les maladies transmissibles. Une bourse de cinq mois pour étudier les techniques de laboratoire aux Etats -Unis d'Amérique et à la Trinité.
Bourses d'études
Administration des hôpitaux et soins médicaux. Une bourse de douze mois pour études au Canada.
Administration des soins médicaux. Une bourse de trois mois pour études au Canada et aux Etats -Unis
d'Amérique.
Maladies intestinales. Une bourse de huit mois pour étudier aux Etats -Unis d'Amérique et en Angleterre
le diagnostic de laboratoire des maladies intestinales.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
129
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Martinique
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Mexique 18
Bourses d'études
Assistance médico- sociale. Une bourse de douze mois pour études à Porto Rico.
Chirurgie et médecine. Une bourse de trois mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Enseignement infirmier. Deux bourses de trois mois : l'une pour études au Guatemala et au Brésil, et
l'autre pour études au Costa Rica, au Chili et au Brésil ; et une bourse de douze mois (avec spécialisation
en pédiatrie) en vue d'études aux Etats -Unis d'Amérique.
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Une bourse de deux mois pour étudier l'organisation des services
de protection maternelle et infantile au Chili, au Pérou, au Panama et à Porto Rico.
Soins dentaires (santé publique). Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Virologie. Deux bourses de quatre mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Mexique 20
B
Centre de virologie, Huipulco, Mexico (nov. 1954 - )
Objet. Améliorer et développer les moyens de diagnostic des maladies à virus afin de mieux connaître
celles qui existent dans le pays ; former du personnel qualifié et du personnel technique ; ultérieurement,
intégrer ces activités virologiques dans le service de lutte contre les maladies transmissibles du Ministère
de la Santé.
L'assistance de l'OMS a commencé en janvier 1955.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une certaine quantité de fournitures et de matériel;
b) une assistance technique de la part du personnel du Bureau régional et du Bureau de zone.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. Des recherches spéciales sur la rage et la poliomyélite ont été entreprises.
Mexique 22
B
FISE
Services sanitaires coordonnés, Etat de Guanajuato (oct. 1955 -
)
Objet. Organiser, dans une vaste district de l'Etat de Guanajuato, un ensemble de services sanitaires
locaux et les étendre progressivement à tout l'Etat ; ultérieurement, réorganiser l'administration sanitaire de l'Etat et développer les services sanitaires coordonnés, en accordant une attention particulière
à la formation de personnel auxiliaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin et une infirmière de la santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. L'enquête préliminaire et le plan d'opérations détaillé ont été presque
achevés. On a préparé un plan détaillé d'assainissement pour l'exécution duquel le FISE a accepté
d'apporter son aide.
Mexique 53
AT
FISE
Eradication du paludisme et d'Aèdes aegypti (juillet 1954 -
)
Objet. Eliminer Aèdes aegypti et extirper le paludisme dans l'ensemble du pays ; enseigner au personnel
local (qualifié ou auxiliaire) les techniques d'éradication du paludisme.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un conseiller spécialiste de la lutte contre les insectes,
un paludologue et deux techniciens de l'assainissement ; b) deux bourses d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1961.
Travail accompli pendant l'année. Les cours à l'intention du personnel qualifié et auxiliaire ont été poursuivis et plusieurs ont été achevés ; des étudiants venus d'autres pays ont participé à certains d'entre eux.
Le service national du paludisme, avec la collaboration de l'OMS, a presque terminé la rédaction d'une
série de manuels pratiques traitant de toutes les phases de la campagne de pulvérisations ainsi que de
l'évaluation épidémiologique qui aura lieu dans les zones d'opérations, toutes activités qui en étaient
au stade final d'organisation à la fin de l'année. En septembre, une campagne pilote a été entreprise pour
éprouver l'efficacité du système qui sera appliqué dans l'ensemble de la zone des opérations (voir aussi
page 60).
Mexique
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10 ; AMRO 17.3 ; AMRO 23.4 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85 ; AMRO 103.
Nicaragua 3
AT
FISE
Services ruraux de santé publique (sept. 1954 -
)
Objet. Réorganiser et développer les services de santé publique des zones rurales dans l'ensemble du
pays et créer des moyens de formation pour le personnel sanitaire local.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
130
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année, a) Une bourse d'études ; b) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Travail accompli pendant l'année. Un programme de formation de personnel de santé publique a été
entrepris. Un groupe de membres du personnel professionnel, après avoir reçu une formation à l'étranger,
a repris ses fonctions au département de la santé publique.
Une enquête sur les besoins des zones rurales en services de santé publique a progressé et la mise au
point d'un plan d'opérations a également avancé. On a établi le plan d'un service modèle qui formerait
du personnel qualifié et auxiliaire pour les services sanitaires locaux. On a préparé un projet de réorganisation des services centraux de santé publique, afin de créer les conditions nécessaires au développement
des services sanitaires dans tout le pays.
Nicaragua 5
B
Enseignement infirmier, Ecole nationale d'infirmières de Managua (mars 1955 -
)
Objet. Mettre sur pied un programme satisfaisant et permanent d'enseignement infirmier à l'école
nationale d'infirmières en assurant l'enseignement des aspects sociaux, préventifs et communautaires des
soins infirmiers et en améliorant et élargissant le programme des études de base ; préparer les infirmières
à des fonctions d'enseignement ; améliorer les bâtiments, les salles de cours et les laboratoires de l'école.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Trois infirmières monitrices ; b) une certaine quantité de
fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Des progrès ont été réalisés dans la création d'un corps d'infirmières
monitrices et l'amélioration des installations pour la formation clinique des élèves infirmières.
Nicaragua 6
B
Nicaragua
Bourses d'études
Enseignement infirmier. Une bourse de douze mois pour études au Costa Rica.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 10 ; AMRO 85.
Panama 1
AT
FI SE
Services de santé publique (août 1952 -
)
Objet. Renforcer les services ruraux de santé publique ; mettre au point des méthodes efficaces d'administration de la santé publique adaptées aux besoins sociaux, économiques et culturels de la population ;
créer des moyens d'enseignement pour le personnel auxiliaire et le personnel qualifié des services de
santé publique ; organiser et développer le laboratoire central de Panama ainsi que des laboratoires
ruraux.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire, deux infirmières de
la santé publique et un conseiller spécialiste des laboratoires ; b) dix bourses d'études.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les plans concernant les zones urbaines ont progressé. La réorganisation des services sanitaires ruraux, qui avait commencé en 1954, était plus qu'à moitié achevée à la fin
de l'année. Enfin, des plans ont été élaborés pour la création de centres sanitaires dans toutes les zones
rurales.
Les cours de formation pour médecins, infirmières, inspecteurs sanitaires, dentistes, techniciens de
laboratoire et travailleurs auxiliaires de la santé publique ont continué. Plusieurs ressortissants du
Panama, qui avaient reçu une formation à l'étranger grâce à des bourses de l'OMS, ont collaboré à
l'exécution de ce projet. Le laboratoire central a été équipé, ainsi que des laboratoires auxiliaires rattachés
aux centres sanitaires.
On a commencé à établir des plans pour un programme rural d'assainissement qui bénéficiera
de l'aide du FISE.
Panama 7
B
Panama
Bourses d'études
Soins infirmiers (santé publique). Une bourse de douze mois pour études au Chili et à Porto Rico.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO I ; AMRO 7 ; AMRO 10 ; AMRO 49.2 ; AMRO 85.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Paraguay 1
Eradication du paludisme (oct. 1955 - )
AT
FISE
Paraguay 7
FISE
131
Objet. Eliminer le paludisme dans l'ensemble du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Trois consultants à court terme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête que l'on avait entreprise en octobre 1955 pour obtenir
des données de base et délimiter la zone impaludée a été terminée en janvier.
Le plan d'organisation et d'opérations de la campagne d'éradication du paludisme a été préparé en
vue de son approbation définitive.
Vaccination par le BCG (août 1954 - mars 1956)
Objet. Procéder à une campagne de vaccination par le BCG dans l'ensemble du pays, dans le cadre du
programme national de lutte contre la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS (dépenses remboursées par le FISE) et travail accompli pendant l'année. Une
infirmière qui, une fois achevée la campagne de vaccination par le BCG en décembre 1955, a aidé à
préparer un plan de consolidation des résultats.
Paraguay 9
B
FISE
Paraguay 10
AT
FISE
Paraguay
Lutte contre la lèpre (première étape : avril 1954 ; deuxième étape : nov. 1955 -
)
Objet. Diminuer la fréquence de la lèpre grâce à une campagne intensive de traitement par les sulfones, en
vue d'empêcher la transmission de l'infection.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin (à partir de septembre 1956).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à 1957.
Services de santé publique (janv. 1955 -
)
Objet. Organiser et développer un service central et des services locaux de santé publique qui
seront chargés de mener à bien des programmes de protection maternelle et infantile, de lutte contre les
maladies transmissibles et d'assainissement ; aménager des services satisfaisants de laboratoires de
santé publique ; former du personnel qualifié, technique et auxiliaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire, une infirmière de
la santé publique, un bactériologiste de la santé publique, un technicien de l'assainissement, un éducateur
sanitaire, un technicien de radiologie, un technicien de laboratoire et une infirmière pédiatrique ; b) quatre
bourses d'études ; c) des allocations à deux participants au séminaire du BSP sur la lutte contre
les maladies diarrhéiques chez l'enfant qui s'est tenu à Santiago du Chili en novembre 1956.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. On a donné le premier d'une série régulière de cours d'un an destinés
à assurer une formation complète aux inspecteurs sanitaires ; d'autres programmes de formation ont
également été mis en ceuvre.
Un programme d'assainissement a été entrepris dans le district d'Assomption -Villarrica avec la
collaboration du FISE.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10.
Pérou 10
AT
Hygiène de la maternité et de l'enfance et services de santé connexes, zone rurale Lima- Pativilca- HuarásCallejón de Huaylas (sept. 1952 - déc. 1955)
FISE
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955. Les bourses attribuées
aux ressortissants péruviens qui continueront les travaux ont été utilisées en 1956.
Pérou 13
AT
FISE
Centre de démonstrations et de formation professionnelle pour la santé publique, Callao (sept. 1952 déc. 1955)
Objet. Coordonner et développer les services de santé publique dans l'agglomération urbaine de Callao,
limitrophe de Lima ; créer un centre sanitaire provincial pour faire la démonstration de méthodes et de
techniques adaptées aux conditions locales et pour former du personnel destiné aux services sanitaires
de l'ensemble du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année, a) Deux bourses d'études ; b) conseils donnés par le
personnel technique du Bureau de zone.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
132
N° du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Pérou 21
Bourses d'études
B
Pérou 22
AT
Pérou
Epidémiologie. Une bourse de onze mois en vue d'études au Chili.
Soins infirmiers (santé publique). Une bourse de douze mois pour études au Brésil et à Porto Rico.
Services de santé publique (janv. 1956 -
)
Objet. Créer un service de planification et de coordination rattaché au Bureau du Directeur général de la
Santé et chargé d'étudier les besoins du pays et d'élaborer des programmes sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant en statistique pendant un mois ; b) cinq
bourses d'études ; c) des allocations à deux participants du séminaire sur l'éradication des tréponématoses
organisé à Haïti (AMRO 103).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 10 ; AMRO 28 ; AMRO 85.
Porto Rico
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 49.2.
République
Dominicaine 2
AT
FISE
République
Dominicaine 7
AT
République Dominicaine
Eradication du paludisme et d'Aëdes aegypti (août 1952 -
)
Objet. Elimination complète d'Aedes aegypti et éradication du paludisme dans tout le pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un paludologue et un technicien de l'assainissement ;
b) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. L'extension du programme d'éradication du paludisme à la totalité
du pays (traitement de toutes les maison par pulvérisation d'un insecticide à action rémanente) a commencé au milieu de l'année ; on pense que les opérations se poursuivront pendant quatre ans.
Des progrès ont été accomplis dans le programme d'éradication d'Aëdes aegypti, les méthodes
employées étant l'inspection de maison en maison et l'application périfocale de poudre de DDT dispersable dans l'eau.
Bourses d'études
Santé publique et soins dentaires. Une bourse de douze mois pour études au Chili.
Soins infirmiers (santé publique). Une bourse de douze mois pour études au Chili et à Porto Rico.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 17.3.
Sainte -Lucie
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Saint -Vincent
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 47.
Salvador 5
AT
(OIT)
(FAO)
(UNESCO)
Zone de démonstrations sanitaires, vallée de San Andrés (mai 1951 -
)
Objet. Mettre en place un service de santé publique adapté aux ressources du pays et aux besoins des
régions rurales ; organiser, dans une zone choisie, des services de santé publique coordonnés, destinés à
servir de modèle pour les services analogues qui seront établis dans d'autres zones ; former du personnel
sanitaire pour la zone de démonstrations et les autres zones.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire et deux infirmières
de la santé publique ; b) deux bourses d'études ; c) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
(La zone de démonstrations servira en permanence de centre de formation pour tout le pays.)
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES
133
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. L'aménagement de la zone de démonstrations et la formation du
personnel local nécessaire pour son fonctionnement ont été pratiquement achevés. Ce personnel a assumé
des responsabilités de plus en plus étendues dans l'exécution du programme général de santé publique
de la zone.
A l'avenir, la zone sera utilisée pour la formation du personnel de santé publique employé dans les
services sanitaires ruraux coordonnés que l'on est en train d'établir dans le reste du pays ; celui -ci a
été divisé en zones qui ont toutes à peu prés la même étendue que la zone de démonstrations (voir aussi
page 17).
Salvador 8
B
Salvador
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse de six semaines pour études à Porto Rico.
Bactériologie et virologie. Une bourse de quatre mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 49.2.
Surinam 3
B
FISE
Surinam
Vaccination par le BCG (avril 1955 -
)
Objet. Soumettre à l'épreuve tuberculinique et vacciner les individus âgés de un à vingt -cinq ans dans les
zones urbaines et les individus âgés de un à quarante -cinq ans dans les zones rurales (nombre estimé à
225 000 personnes) ; former du personnel local ; intégrer le programme de vaccination par le BCG dans
le programme ordinaire d'activité du département de la santé.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un consultant.
Travail accompli pendant l'année. La campagne de vaccination a continué. En juillet 1956, on comptait
qu'environ 100 500 personnes avaient été soumises à l'épreuve tuberculinique ; les résultats de l'épreuve
ont été contrôlés sur 89 000 personnes et 52 500 ont été vaccinées.
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 49.2.
Uruguay 5
AT
FISE
Services sanitaires ruraux (août 1955 -
)
Objet. Réorganiser et améliorer les services sanitaires fondamentaux dans les zones rurales par les moyens
suivants : grouper, sous la direction du Ministère de la Santé, les activités entreprises par toutes les institu-
tions de santé publique ; créer des services coordonnés s'appuyant sur les centres sanitaires, améliorer
ces centres sanitaires, en créer de nouveaux dans les collectivités éloignées et augmenter le nombre des
centres secondaires ; organiser la participation des collectivités ; former du personnel local de santé
publique de toutes catégories ; renforcer ces activités par un programme d'éducation sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin et une infirmière de la santé publique ;
b) six bourses d'études ; c) des allocations à deux participants au séminaire du BSP sur la lutte contre les
maladies diarrhéiques chez l'enfant, qui s'est tenu à Santiago du Chili en novembre 1956.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959.
Travail accompli pendant l'année. Le Ministère de la Santé a été partiellement réorganisé, et il a été créé
une Division de l'Assainissement chargée de prendre les mesures administratives nécessaires à l'exécution
du programme. Le plan d'opérations prévoit la coordination des services dans cinq départements. Dans
le département de Rivera on a entrepris des travaux de vaccination antivariolique et de lutte contre la
maladie de Chagas, et l'on a commencé à former des infirmières auxiliaires et d'autres catégories de
personnel.
Uruguay
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 10 ; AMRO 28.
Venezuela 1
AT
Services sanitaires locaux (enquête : mars - mai 1953 ; juillet 1955 -
)
Objet. Créer dans la vallée de Tuy un centre où seront organisés des services sanitaires ruraux rationnellement conçus, comprenant notamment un service de soins médicaux et dentaires ; former dans
ce centre du personnel de santé publique pour le reste du pays et démontrer l'importance de la santé
publique dans le développement social et économique d'une région.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
134
Na du projet
Origine des fonds
Description
Organisations participantes
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un ingénieur sanitaire et une infirmière
de la santé publique ; b) trois bourses d'études ; c) des allocations à deux participants au séminaire sur
l'éradication des tréponématoses organisé à Haïti (AMRO 103), et à six participants au séminaire
du BSP sur la lutte contre les maladies diarrhéiques chez l'enfant, qui s'est tenu à Santiago du Chili
en novembre 1956.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Le personnel de l'OMS a continué d'apporter son concours pour
l'étude détaillée des problèmes sanitaires et des moyens ou ressources disponibles pour la protection de la
santé. Cette étude servira de base pour la coordination et l'intégration des diverses activités sanitaires
actuellement en cours.
Venezuela
Participation aux cours régionaux
Voir AMRO 1 ; AMRO 28 ; AMRO 85.
ASIE DU SUD -EST
SEARO 2
AT
Assistance aux laboratoires de la tuberculose (aofit 1955 -
)
Objet. Aider les pays de la Région (Afghanistan, Birmanie, Ceylan, Inde, Indonésie et Thaïlande)
à développer les travaux de laboratoire au fur et à mesure de l'expansion de leurs services antituberculeux.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un bactériologiste.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Après un examen des services de laboratoire antituberculeux en
Birmanie, à Ceylan, en Indonésie et en Thaïlande, l'OMS a présenté des recommandations tendant
à leur amélioration. Une assistance a été fournie pour la création de services de laboratoire au centre
de chimiothérapie de Madras, ainsi qu'au nouveau centre antituberculeux de Nagpur. La liste standard
de matériel et de fournitures a été adaptée aux besoins locaux.
SEARO 5
AT
Séminaire pour les cadres des services infirmiers, Delhi (6 - 25 août 1956)
Objet. Offrir aux cadres des services infirmiers de la Région l'occasion de discuter de divers aspects
des soins infirmiers, notamment des fonctions de diverses catégories de personnel infirmier, y compris
les auxiliaires.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un consultant pendant six mois ; b) paiement des frais de voyage et
des indemnités journalières de trente et un participants de Birmanie, de Ceylan, de l'Inde, d'Indonésie
et de Thaïlande.
Travail accompli. Voir page 69.
Afghanistan 1 et 11
AT
FISE
Lutte contre le paludisme (juillet - nov. 1949 ; juin 1950 - déc. 1954 ; mai - août 1955 ; août 1956 -
)
Objet. Organiser (1955 -1957) sur des bases permanentes les campagnes antipaludiques (menées depuis
1949 dans le cadre de ce projet), conformément à la nouvelle stratégie d'éradication du paludisme ;
évaluer les résultats et établir les plans des opérations futures.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une bourse régionale de six mois,
pour des études supérieures. Le conseiller régional pour le paludisme s'est rendu en Afghanistan et
a formulé un certain nombre de recommandations. Une équipe consultative pour le paludisme, composée
d'un paludologue, d'un entomologiste et de deux techniciens, a été affectée pour quatre mois au projet
à partir de septembre ; en outre, le concours d'un consultant principal a été assuré pendant un mois,
à partir du milieu de novembre, afin de guider l'équipe et de contrôler son travail.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Afghanistan 4
AT
Ecole d'infirmiers, Kaboul (oct. 1953 - nov. 1954 ; juillet 1955 -
)
Objet. Préparer des infirmiers, par un cours de trois ans, pour les services sanitaires des hôpitaux et
des collectivités.
Ce projet faisait précédemment partie du projet intitulé « Ecole d'infirmiers -hygiénistes» qui, en
raison de difficultés administratives, a été scindé en deux parties dés le début de 1956 (pour l'autre
partie, voir Afghanistan 28).
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un infirmier moniteur ; b) des moyens de transport
et les fournitures indispensables.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
135
Description
Travail accompli pendant l'année. Après l'élaboration d'un programme d'études approprié, le premier
groupe de dix -neuf élèves a été inscrit en mai, un des élèves étant l'homologue de l'infirmier moniteur
envoyé par l'OMS. Des progrès ont été réalisés dans la réorganisation administrative de l'Hôpital
Ali-Abad, ainsi que dans l'établissement d'un programme d'éducation du personnel visant à améliorer
les services infirmiers de l'hôpital.
Afghanistan 6
B
AT
Administration de la santé publique, Kaboul (nov. 1951 -
)
Objet. Améliorer l'administration et les services de santé publique ; former du personnel médical
et paramédical ; coordonner les programmes sanitaires nationaux et ceux qui bénéficient d'une aide
internationale.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un conseiller en santé publique et un assistant administratif.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le conseiller en santé publique a participé régulièrement à des entretiens avec le Ministère de la Santé publique au sujet de la réorganisation du Ministère et de la création
d'un conseil de santé, ainsi qu'à des discussions préliminaires concernant un plan quinquennal. Il a
inspecté les installations sanitaires d'un certain nombre de provinces et proposé des améliorations.
Il a aidé à établir un programme d'études pour la formation d'agents polyvalents de village, qui seront
affectés au projet d'aménagement rural de Shewaki ; il a donné des conférences sur les maladies transmissibles à l'école normale d'instituteurs et d'autres conférences sur le même sujet à l'occasion du
cours d'entretien pour médecins de la santé publique.
L'assistant administratif a fait au personnel de la Direction de la Santé un cours sur l'organisation
et la gestion d'un service administratif et il a donné des leçons d'anglais aux médecins provinciaux
de la santé publique qui suivaient le cours d'entretien.
Afghanistan 7
AT
Renforcement du service de statistiques démographiques et sanitaires, Kaboul (avril 1956 -
)
Objet. Donner suite au cours de formation en statistiques démographiques et sanitaires organisé à
Kaboul en 1954 sous les auspices de l'OMS ; réorganiser la division de statistiques sanitaires à la
Direction de la Santé.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste des statistiques sanitaires ; b) des
fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Deux questions demandant une attention immédiate - les statistiques hospitalières et la déclaration des maladies épidémiques - ont été discutées avec les autorités
de l'Afghanistan, et des formules simplifiées ont été établies pour les relevés hospitaliers. Un homologue
du spécialiste envoyé par l'OMS a été affecté au projet.
Afghanistan 9
AT
FISE
Centre de lutte antituberculeuse et de formation professionnelle, Kaboul (nov. 1953 - )
Objet. Effectuer une enquête sur l'ampleur du problème posé par la tuberculose ; créer un service
antituberculeux modèle ; former du personnel aux techniques du diagnostic et de la prophylaxie de
la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal, une infirmière de la santé
publique, un technicien de radiologie et un technicien de laboratoire ; b) du matériel de radiologie
et de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Des progrès ont été réalisés dans le développement du centre antituberculeux, qui sera le point de départ d'un programme élargi de lutte antituberculeuse. Toutes les
institutions médicales et les dispensaires envoient leurs malades au centre pour l'examen des poumons.
Un bureau central d'enregistrement est en cours d'organisation pour tous les cas de tuberculose signalés
dans la zone de Kaboul.
On a mis en oeuvre un projet de chimiothérapie à domicile d'ampleur restreinte, afin de déterminer
si ce mode de traitement est applicable et de connaître les réactions de la population.
Six techniciens de radiologie et un certain nombre d'infirmiers ont été formés.
En l'absence d'une unité mobile de radiologie, le travail d'enquête a été renvoyé à une date ultérieure.
Afghanistan 10
AT
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Kaboul (déc. 1950 -
)
Objet. Etendre et améliorer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et augmenter les
possibilités de formation professionnelle.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de la protection maternelle et infantile
et une infirmière de la santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
136
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. Les progrès ont été lents en raison surtout de la difficulté de se procurer
du personnel féminin ; les plans relatifs à la création de nouveaux centres intégrés d'hygiène de la
maternité et de l'enfance n'ont pu être réalisés dans les délais prévus.
Le service d'accouchements à domicile est resté dans des limites modestes (le nombre des accouchements pratiqués ayant dû, pour diverses raisons, être limité à vingt -cinq par mois).
Le spécialiste de l'OMS a visité un grand nombre de villes dans les provinces pour déterminer
à nouveau les possibilités d'expansion des services de protection maternelle et infantile.
Dix -sept élèves sages -femmes ont reçu une formation en hygiène de la maternité et de l'enfance
à l'Hôpital Shararah et quinze élèves infirmières ont reçu une formation analogue à l'Hôpital Mastoorat.
Afghanistan 12
B
FISE
Assainissement, Kaboul (déc. 1951 - nov. 1952 ; janv. 1954 -
)
Objet. Améliorer les conditions de salubrité par : des enquêtes sanitaires ; des installations sanitaires
standards pour les collectivités urbaines et rurales ; la mise au point et la construction de réseaux de
distribution d'eau et d'installations sanitaires pour les institutions gouvernementales et les bâtiments
publics ; des conférences sur l'assainissement, données à la Faculté de Médecine de l'Université de
Kaboul, et d'autres cours de formation professionnelle à l'intention des agents sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un ingénieur sanitaire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Des enquêtes sanitaires ont été menées dans quatre hôpitaux et des
avis ont été fournis au sanatorium féminin antituberculeux au sujet de l'évacuation des matières usées.
Un enseignement de base sur l'assainissement a été donné à deux groupes d'élèves du centre de
formation d'instituteurs, dans le cadre du cours sur l'aménagement des collectivités organisé avec
l'aide de l'UNESCO. Un programme d'études a été élaboré pour l'instruction des agents de villages
à l'occasion du projet d'aménagement rural de Shewaki.
On a donné des avis aux municipalités de Kandahar et de Kaboul au sujet de leurs systèmes de
distribution d'eau.
Afghanistan 13
B
Assistance à la Faculté de Médecine, Université de Kaboul (janv. - août 1952 ; sept. 1953 -
)
Objet. Aménager selon des principes rationnels les départements d'anatomie, de physiologie, de médecine
préventive, de médecine interne et de pédiatrie de la Faculté de Médecine et former des homologues
nationaux des professeurs en mission.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un professeur d'anatomie, un professeur de physiologie
et un professeur de médecine préventive ; b) une bourse d'études internationale de douze mois ; c) du
matériel et de la documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les professeurs d'anatomie et de physiologie ont poursuivi leur
enseignement et ont continué à prêter leur assistance pour le développement de leurs départements
respectifs. L'enseignement de la médecine préventive a commencé à Kaboul en août.
L'homologue du professeur de physiologie est revenu en septembre, après avoir terminé ses études
de boursier de l'OMS ; il assumera l'entière responsabilité de ce département à la fin de l'année, lorsque
le professeur de l'OMS aura terminé sa mission.
Afghanistan 20
AT
FISE
Production de vaccins, Kaboul (janv. 1955 -
)
Objet. Réorganiser, étendre et améliorer les moyens de production de vaccins afin de disposer de
quantités de vaccins suffisantes pour la réalisation des programmes sanitaires nationaux ; enseigner
à du personnel local des méthodes de production de substances biologiques ; organiser un système
convenable de distribution et d'utilisation des vaccins.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste de laboratoire ; b) deux bourses régionales de six mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. De nouvelles méthodes ont été employées pour la production de la
lymphe de veau et des échantillons ont été envoyés pour analyse à l'Institut central de Recherches
de Kasauli (Inde), avant que la production en grand soit lancée. Un vaccin antivariolique, desséché
sous congélation, a été produit expérimentalement et des échantillons en ont été envoyés au Kings
Institute, de Guindy (Madras). L'élevage d'animaux de laboratoire a été entrepris. Seize techniciens
de laboratoire ont commencé leur formation professionnelle.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
No du projet
Origine des fonds
137
Description
Organisations participantes
Afghanistan 21
AT
FISE
Développement des services provinciaux de santé publique et d'enseignement infirmier à Kandahar et clans
d'autres centres provinciaux (janv. 1955 - )
Objet. Organiser et développer des services de santé provinciaux (en commençant par Kandahar)
et former du personnel pour ces services.
Ce projet découle du projet mixte d'hygiène de la maternité et de l'enfance et de lutte contre les
maladies vénériennes, Afghanistan 2 et 10 (voir également Afghanistan 10).
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin de la santé publique, une infirmière
de la santé publique et une sage -femme monitrice ; b) une certaine quantité de fournitures et de matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Avec l'arrivée du médecin de l'OMS, en janvier, la santé publique
a commencé à retenir plus sérieusement l'attention. Certains problèmes urgents, tels que les mesures
sanitaires à prendre à l'aéroport et la vaccination antivariolique, ont été étudiés. Une enquête sur la
situation sanitaire et les services sanitaires de la ville cte Kandahar a été menée à bien.
Le nombre d'accouchements à l'hôpital n'a pas encore dépassé un maximum de six par mois.
Les ressources offertes par le service des enfants n'ont pas été suffisamment utilisées.
Un cours de formation professionnelle, organisé à l'intention de six aides- sages- femmes, a été
mené à bonne fin, mais le nombre d'accouchements à l'hôpital et à domicile a été insuffisant pour donner
à ces auxiliaires l'expérience pratique nécessaire. Sept élèves ont été inscrites au deuxième cours. Le
dispensaire pour les maladies vénériennes, les maladies de la peau et l'hygiène de la maternité et de
l'enfance a de nouveau été très fréquenté.
Afghanistan 22
AT
Afghanistan 23
B
Assainissement, ville de Kaboul (nov. - déc. 1955 ; mars 1956 -
)
Objet. Etablir, dans les services municipaux de Kaboul, une section de l'assainissement ; dresser
et exécuter un programme d'assainissement comprenant la construction, l'exploitation et l'entretien
d'installations sanitaires ; former du personnel d'assainissement.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un ingénieur sanitaire ; b) du matériel de dessin.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'ingénieur sanitaire a élaboré un plan pour la section de l'assainissement des services municipaux de Kaboul. On a entrepris la construction de latrines dans la ville
et dressé des plans pour des travaux d'assainissement.
Treize fonctionnaires ont suivi, en cours de service, un enseignement de base sur l'assainissement
et on a rédigé un manuel d'assainissement d'après les leçons de cet enseignement.
Cours d'entretien pour médecins, Kaboul (20 mai - 10 août 1956)
Objet. Assurer à des médecins des services de santé provinciaux un enseignement théorique et pratique
sur les méthodes modernes en vigueur dans les administrations de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un consultant à court terme en administration de la santé publique ;
le concours de spécialistes du Bureau régional ainsi que du conseiller en santé publique et du personnel
affecté aux projets de l'OMS à Kaboul ; b) du personnel de secrétariat, des fournitures de bureau et
du matériel d'enseignement ; c) paiement de la moitié des frais de voyage et des indemnités de subsis-
tance de six médecins des services de santé habitant en dehors de Kaboul.
Travail accompli. Six médecins des services de santé provinciaux et trois médecins du Ministère de
la Santé publique ont suivi le cours ; des observateurs appartenant au corps médical y ont également
assisté. Le programme comprenait des conférences -discussions accompagnées de travaux pratiques
et portant sur l'administration de la santé publique, l'épidémiologie, les maladies transmissibles, les
statistiques démographiques et sanitaires, l'assainissement, l'éducation sanitaire, etc. Les participants
ont appris à bien connaître les principes fondamentaux et les méthodes de l'administration de la santé
publique.
Afghanistan 25
AT
FISE
Assistance au laboratoire de santé publique, Kaboul (mai 1956 -
)
Objet. Consolider l'activité du laboratoire de santé publique de Kaboul ; compléter la formation
professionnelle de techniciens de laboratoire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un technicien de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1958.
Travail accompli pendant l'année. On a réorganisé les services du laboratoire central de santé publique
afin que chacun de ces services puisse se suffire à lui -même, et on a intensifié la formation de techniciens
de laboratoire nationaux. Des progrès satisfaisants ont été réalisés dans l'organisation d'un nouveau
cours destiné aux assistants de laboratoire.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
138
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Afghanistan 26
AT
FISE
Centre sanitaire rural, Shewaki (avril 1956 -
)
Objet. Améliorer les services de distribution d'eau et d'évacuation des excreta dans la zone rurale
de Shewaki ; mettre au point des types d'installations sanitaires simples, pratiques et économiques
et en faire l'essai dans des zones pilotes afin de vérifier s'ils sont adaptés à la région ; appliquer des
programmes d'assainissement analogues dans d'autres zones rurales ; former des techniciens de l'assai-
nissement ainsi que d'autres catégories de personnel local.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un technicien de l'assainissement ; b) deux bourses
internationales de douze mois portant l'une sur l'éducation sanitaire et l'autre sur l'administration
de la santé publique ; c) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Après une enquête préliminaire, un emplacement a été choisi pour
l'établissement d'une usine centrale destinée à la fabrication d'éléments en béton moulé ; on
a commencé à mouler des dalles de béton pour les sièges à la turque de latrines à fosse étanche. Des
latrines ont été construites dans des habitations et des écoles.
Une enquête a été faite dans la zone entourant Shewaki, qui est destinée à être englobée dans le
projet.
Afghanistan 28
AT
Ecole de techniciens de l'assainissement, Kaboul (juillet 1955 -
)
Objet. Former des techniciens de l'assainissement pour les services sanitaires locaux.
Ce projet faisait partie auparavant du projet Afghanistan 4.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un technicien de l'assainissement ; b) des moyens
de transport, du matériel d'enseignement et des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Seize étudiants se sont inscrits au cours de formation professionnelle ;
l'enseignement de première année a commencé en avril, dans un bâtiment provisoire. Des locaux
permanents ont été fournis depuis lors. Un homologue national a été désigné pour travailler avec le
technicien de l'assainissement envoyé par l'OMS.
Afghanistan 29
AT
Assistance aux hôpitaux de Jalalabad et de Kandahar (nov. 1956 -
)
Objet. Moderniser les moyens de diagnostic, de traitement et d'enseignement dans les hôpitaux provin-
ciaux de Jalalabad et de Kandahar.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Du matériel de diagnostic, de chirurgie et d'hôpital.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957.
Afghanistan 30
AT
Assistance au service de radiographie de la Faculté de Médecine, Kaboul (nov. 1956 -
)
Objet. Améliorer les moyens d'enseignement du service de radiographie de la Faculté de Médecine
et relever le niveau de l'enseignement qui y est donné ; former des techniciens afghans pour le maniement
et l'entretien des installations de radiographie ; améliorer les moyens de diagnostic de l'Hôpital Ali Abad et organiser des cours à l'intention de médecins.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Matériel de radiographie et films.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Afghanistan 31
B
Institut de santé publique, Kaboul (avril - mai 1956)
Objet. Dresser les plans d'un institut de santé publique pour la formation professionnelle de toutes
les catégories d'agents sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Un consultant à court terme en administration de
la santé publique a formulé des recommandations au sujet de la création de l'institut envisagé ; il a
préconisé un développement graduel de son programme d'activités, qui devrait être conçu dans un
esprit réaliste et proportionné aux ressources économiques du pays. Les problèmes que pose la formation
d'un personnel bien adapté à ses fonctions ont également été discutés.
Birmanie 2
AT
FISE
Formation et lutte antipaludique, Lashio et Maymyo (avril 1951 - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
139
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Birmanie 7
Ecole d'infirmières, Hôpital Dufferin, Rangoon (mars 1953 - juin 1956)
B
Birmanie 10
AT
Objet. Améliorer la formation professionnelle donnée à l'Hôpital Dufferin, où se trouve la plus grande
école de sages- femmes de Birmanie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux infirmières /sages -femmes monitrices ; b) de la
documentation médicale et une petite quantité de matériel et de fournitures.
Travail accompli. Le programme des études de base a été solidement établi. Il comprend maintenant
un enseignement préliminaire d'une durée de trois mois et deux mois de travail pratique au domicile
des patientes, en sus de la préparation à l'exercice des fonctions de sage -femme dans un établissement
hospitalier. Le programme d'études, après revision, a été agréé par le Conseil des sages- femmes et
des infirmières de Birmanie pour la formation des sages -femmes sur tout le territoire du pays. Les leçons
ont été traduites en langue birmane et réunies dans un volume imprimé.
Conseiller et chargé de cours (tuberculose) (juillet 1955 -
)
Objet Développer le service antituberculeux et former du personnel pour le diagnostic et la lutte
antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un conseiller spécialiste de la tuberculose ; b) des
ouvrages médicaux de référence, des manuels d'enseignement et des revues.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Des plans ont été élaborés en vue d'une enquête sur la tuberculose
dans tout le pays, de la consolidation des résultats de la campagne BCG et de la participation des
praticiens de médecine générale aux programmes antituberculeux. On a prévu un programme
de chimiothérapie à domicile pour les dispensaires antituberculeux de Rangoon et de Mandalay. Un
cours de formation spéciale a commencé en juin à l'intention de groupes successifs d'étudiants de
l'école de médecine de Rangoon accomplissant leur dernière année d'études.
Birmanie Il
B
Birmanie 14
AT
Vaccination par le BCG (nov. 1951 - déc. 1954 ; juin - août 1956)
Objet (étape de 1956). Revision des normes techniques de l'épreuve par la tuberculine et vaccination
BCG par les équipes nationales affectées à la campagne de vaccination BCG de masse.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une infirmière BCG pendant six
semaines ; l'infirmière a inspecté toutes les équipes nationales en action afin d'examiner les méthodes
techniques appliquées, d'établir des normes appropriées et d'en démontrer l'application.
Conseillère auprès de la Division des Soins infirmiers, Direction de la Santé, Rangoon (janv. 1955 - janv.
1956)
Objet. Coordonner les services de soins infirmiers, améliorer la qualité des soins donnés par les infirmières et les sages- femmes, et mettre au point de nouveaux programmes d'enseignement des soins
infirmiers pour répondre aux besoins des services sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une conseillère en soins infirmiers (mutée des projets
Birmanie 4 et 6 en 1955).
Travail accompli. En 1953, on a créé, au sein de la Direction de la Santé, une division des soins infirmiers
qui a pour tâche de coordonner les programmes d'enseignement infirmier et de services infirmiers
et de donner des conseils à tous les départements de la Direction dans le domaine de la formation des
infirmières et sages -femmes et des services infirmiers. Le poste d'infirmière -chef de la Division a été
pourvu en décembre 1953.
La conseillère envoyée par l'OMS a aidé à développer l'administration des soins infirmiers et à
dresser des programmes de formation pour le personnel infirmier de toutes catégories. Des programmes
d'enseignement conformes aux demandes formulées par le Conseil des sages- femmes et des infirmières
de Birmanie ont été établis. Les barèmes de traitements du personnel infirmier dans l'ensemble du
pays ont fait l'objet d'un examen et d'une revision.
Un amendement à la loi sur les soins infirmiers a été élaboré et a recueilli l'approbation du Gouvernement. Les textes réglementant l'immatriculation des infirmières ont été revisés et plusieurs établissements d'enseignement ont été agréés. Des cours et des examens ont été organisés avec la collaboration
du Conseil des infirmières.
Birmanie 18
AT
Centre de lutte antituberculeuse et de formation professionnelle, Mandalay (juillet 1954 -
)
Objet. Effectuer une enquête sur l'ampleur du problème posé par la tuberculose ; créer un service
antituberculeux modèle ; former du personnel médical et paramédical aux techniques du diagnostic
et de la prophylaxie de la tuberculose.
140
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, un technicien de laboratoire, un technicien
de radiologie et une infirmière de la santé publique ; b) une bourse régionale de douze mois ; c) des
fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le service à domicile créé à Mandalay en 1955 a été amlioré. Les
trois quarts environ des contacts de cas infectieux connus ont été maintenus en observation. On a
établi des plans en vue de l'extension, avec l'aide du FISE, du service de chimiothérapie à domicile
qui jusque -là était peu développé.
Onze élèves sages- femmes et dix -sept élèves infirmières ont reçu une formation professionnelle.
Des dispositions ont été prises pour former quatorze techniciens de radiologie appartenant à différents
hôpitaux.
La qualité des travaux de laboratoire a été améliorée, et de nouvelles méthodes, préconisées par
le bactériologiste de l'OMS (voir SEARO 2), ont été appliquées. Un cours a été donné à l'intention
des techniciens de laboratoire.
Birmanie 20
Ecole d'assistants sanitaires, Rangoon (janv. 1954 - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955. Le bénéficiaire de la bourse
AT (bourses d'études) accordée en 1955 a commencé son stage d'études en 1956.
B
Birmanie 21
Renforcement du Bureau de l'Education sanitaire, Rangoon (août 1955 -
)
Objet. Renforcer le Bureau de l'Education sanitaire de Rangoon ; établir un programme d'éducation
AT (bourses d'études) sanitaire pour l'Ecole normale d'Instituteurs de Rangoon ; inculquer une formation en éducation
sanitaire au personnel sanitaire de toutes catégories et améliorer l'éducation sanitaire dans tout le pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un éducateur sanitaire ; b) deux bourses internationales de douze mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Après une étude de l'activité du Bureau de l'Education sanitaire,
B
des cours d'entretien en éducation sanitaire ont été organisés pour le personnel du Bureau. Treize
assistants d'éducation sanitaire travaillant dans les districts ont suivi un cours intensif d'éducation
sanitaire, portant sur l'assainissement, la nutrition, les maladies infectieuses, l'hygiène de la maternité
et de l'enfance, les programmes d'éducation de masse, etc. Une aide a été fournie au personnel de
l'éducation sanitaire et aux autres éducateurs pour mettre au point des matériaux d'enseignement
et des moyens visuels peu coûteux. Des cours d'éducation sanitaire de brève durée ont été organisés
à l'intention de médecins de la santé publique (affectés ultérieurement à des districts en qualité de fonctionnaires adjoints de la santé publique), d'assistants de la santé publique, d'infirmières pédiatriques,
de visiteuses d'hygiène et d'élèves de l'école normale d'instituteurs.
Birmanie 22
B
Statistiques démographiques et sanitaires, Rangoon (déc. 1955 -
)
Objet. Etablir un système permettant la notification rapide de données statistiques exactes ; améliorer
l'analyse des renseignements et enseigner au personnel les méthodes statistiques.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de la statistique démographique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Après avoir étudié le système d'enregistrement, le spécialiste a présenté
des recommandations qui seront examinées par un comité interdépartemental des statistiques démographiques et sanitaires. De nouveaux règlements ont été élaborés, des formules d'enregistrement
ont été établies et l'on a mis au point un programme pour centraliser l'exploitation et la mise en
tableaux des données. On a commencé à dépouiller les relevés mensuels des divers départements en
vue de la préparation du rapport annuel de la Direction de la Santé.
Birmanie 25
AT
Ecole supérieure d'infirmières, Rangoon (janv. - nov. 1955 ; août 1956 -
)
Objet. Assurer un enseignement supérieur aux infirmières monitrices, aux infirmières de la santé
publique et aux visiteuses d'hygiène, afin de répondre aux besoins des services de santé intégrés.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse d'études internationale de douze mois à
un membre du personnel de la Division des Soins infirmiers.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
141
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Birmanie 26
Nutrition, Rangoon (août 1954 -
B
(FAO)
)
Objet. Réorganiser les services de nutrition et exécuter un programme relatif à la nutrition ; créer
à Rangoon un laboratoire de la nutrition ; étudier et améliorer les régimes observés dans les institutions ;
surveiller les habitudes alimentaires et l'état de nutrition de certains groupes de population ; établir
des cantines de collectivités.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin nutritionniste et un biochimiste.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en octobre 1957.
Travail accompli pendant l'année. Pour aider à déterminer l'état de nutrition de la population, le
nutritionniste a procédé à des enquêtes sur la nutrition et le régime alimentaire dans certaines écoles
et institutions de Rangoon et a élaboré un programme de nutrition. Des démonstrations relatives aux
méthodes à suivre dans les enquêtes sur la nutrition ont eu lieu dans trois villages du district d'Insein.
Des enquêtes sur le béribéri, menées parmi les femmes enceintes et les mères allaitantes et parmi
les enfants de Mandalay et de Rangoon, ont fait apparaître la fréquence élevée des cas manifestes
de béribéri. On a commencé à enregistrer les cas de béribéri déclarés par les fonctionnaires sanitaires
de district.
Des conférences sur la nutrition ont été organisés à l'intention de médecins de la santé publique,
dans le cadre d'un cours sur la santé publique.
Birmanie 28
AT
Assistance à la Faculté de Médecine de Rangoon (févr. 1955 -
Birmanie 30 et 34
Renforcement des mesures d'assainissement (mars 1956 -
AT
FISE
)
Objet. Elever le niveau de l'enseignement de la pharmacologie, de la physiologie et de la médecine
préventive à la Faculté de Médecine de l'Université de Rangoon, dans le cadre d'un programme de
longue haleine tendant à relever le niveau de tout l'enseignement donné aux étudiants.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. al Un professeur de physiologie, un professeur de
médecine préventive et un professeur de pharmacologie ; b) une bourse de douze mois ; c) du matériel
et des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 67.
)
Objet. Développer et renforcer la division du génie sanitaire au Ministère de la Santé ; instituer, dans
le voisinage de Mandalay, une zone pilote de démonstrations, dans laquelle seront améliorés les services
ruraux de distribution d'eau et d'évacuation des excreta ; mettre au point des systèmes simples, pratiques
et économiques de distribution d'eau et de latrines pour les zones rurales ; intensifier les travaux dans
la zone de démonstrations d'Aung San Myo à Rangoon ; former du personnel d'assainissement ; élaborer
un programme d'assainissement pour l'ensemble du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un technicien de l'assainissement ; b) une bourse
régionale de quinze mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. La mise en oeuvre du programme a commencé dans la zone d'Aung
San Myo, en raison de difficultés locales rencontrées à Mandalay. On a choisi un petit village pour
les démonstrations, entrepris une enquête sur la situation générale et commencé la construction de
puits et de latrines. Le technicien de l'assainissement a formé des agents sanitaires de diverses catégories.
Birmanie 31
AT
FISE
Renforcement de la Division du Paludisme, Rangoon (programme d'éradication du paludisme) (mai 1954 -
)
Objet. Renforcer la Division du Paludisme du Gouvernement central ; organiser l'extension de la
lutte antipaludique à l'ensemble du territoire et former le personnel nécessaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un paludologue en qualité de conseiller auprès du
Gouvernement et un technicien de l'assainissement ; b) une bourse régionale de quatre mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1961.
Travail accompli pendant l'année. Les opérations de pulvérisation ont été terminées dans les sept régions,
qui comptent une population globale d'environ six millions d'habitants. Des cours d'entretien en
entomologie ont été organisés à Rangoon et à Mandalay à l'intention de quarante -huit assistants
(paludisme et entomologie) et inspecteurs (paludisme).
Une conférence de quatre jours, tenue à Rangoon et réunissant des paludologues venant de toutes
les parties du territoire, a passé en revue le travail accompli pendant l'année.
Une proposition tendant à la création d'un institut du paludisme a été soumise au Gouvernement.
Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne les plans élaborés en vue de la consolidation des
résultats de la campagne et de l'extension des opérations jusqu'à l'éradication complète de la maladie,
au moyen de fonds provenant du Compte spécial pour l'Eradication du Paludisme.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
142
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Birmanie 32
AT
FISE
Centre sanitaire rural, Mandalay (déc. 1955 -
Birmanie 36
Administration de la santé publique, Rangoon (mars - oct. 1955 ; avril 1956 - )
B
)
Objet. Créer un centre sanitaire rural qui servira à faire la démonstration d'un programme d'activités
préventives, curatives et sociales ; établir des programmes de formation pour les activités sanitaires
rurales (notamment la lutte contre les maladies transmissibles, les statistiques démographiques et sanitaires, l'éducation sanitaire, l'hygiène de la maternité et de l'enfance ; les soins infirmiers et l'assainissement) ; mettre en oeuvre un programme de services sanitaires ruraux s'étendant à tout le territoire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse régionale de douze mois et deux bourses
régionales de dix mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Objet. Etendre et coordonner les services de santé ; former du personnel sanitaire de toutes catégories ;
améliorer le fonctionnement de la Direction des Services de Santé et coordonner ses activités avec
celles d'autres directions et ministères compétents pour les questions de santé.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant en administration
de la santé publique pendant huit mois. Ce consultant s'est occupé surtout de la mise en oeuvre des
recommandations qu'il avait formulées en 1955 et s'est efforcé, en particulier, d'organiser l'activité
sanitaire de district, notamment les services ruraux de santé. Il a donné des conseils au Gouvernement
en vue de faire de la commune d'Insein une zone de démonstrations pour l'activité sanitaire de district ;
il a aidé à établir un plan pour la réorganisation de la lutte contre les maladies transmissibles ; il a donné
des avis sur la réorganisation et le développement du centre sanitaire de démonstrations et de formation
professionnelle de Aung San, et il a élaboré deux programmes d'enseignement d'une durée de trois
mois destinés à familiariser les médecins de la santé publique et les assistants sanitaires avec les aspects
pratiques des travaux de santé publique. Il a également rédigé un ouvrage d'initiation aux activités
des centres sanitaires urbains.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Birmanie 37
B
Birmanie 39
B
Santé mentale, Rangoon (oct. - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Gestion des dépôts de fournitures médicales, Rangoon (juillet 1956 -
)
Objet. Etudier le système d'achat, de stockage et de distribution des médicaments et fournitures médicales ; réorganiser les dépôts centraux de fournitures médicales ; améliorer la distribution des four-
nitures médicales et des médicaments aux hôpitaux et autres institutions médicales.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. a) Un spécialiste de la gestion des
dépôts de fournitures médicales ; b) une certaine quantité de documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le spécialiste a étudié le système d'achat, de stockage et de distribution des fournitures médicales et il a préparé un rapport concernant les répercussions des droits
de douane et de l'impôt sur les ventes. Il a également rédigé un rapport sur la section de comptabilité
des fournitures cliniques du Département des Dépôts centraux de fournitures médicales, sur le personnel
et les locaux du dépôt central de Rangoon et sur l'utilisation et le stockage des fournitures médicales.
Birmanie 40
B
Birmanie 42
AT
Soins infirmiers pédiatriques, hôpital général, Rangoon (15 déc. 1955 - 15 mars 1956)
Objet. Améliorer l'enseignement des soins infirmiers pédiatriques en organisant un cours d'entretien.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Concours du personnel infirmier de l'OMS affecté
à Rangoon (Birmanie 7) ; b) paiement de la moitié des frais de voyage et de subsistance de neuf monitrices de soins infirmiers pédiatriques habitant en dehors de Rangoon.
Travail accompli. Le cours comprenait des travaux pratiques dans les salles de pédiatrie, les consultations externes et les dispensaires, ainsi que des discussions de groupe sur différents aspects des soins
aux enfants.
Ecole d'infirmières, Mandalay (mars 1955 - )
Objet. Elever le niveau de l'enseignement donné aux infirmières et aux sages -femmes à l'hôpital général
de Mandalay, en établissant une corrélation entre l'enseignement théorique et l'enseignement pratique
et en faisant figurer les soins infirmiers de la santé publique dans le programme d'études.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
143
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une sage -femme monitrice, une monitrice de soins
infirmiers généraux et une monitrice de soins infirmiers de la santé publique ; b) une certaine quantité
de matériel d'enseignement.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en mars 1957.
Travail accompli pendant l'année. Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne l'inclusion des soins
infirmiers de la santé publique dans le programme des études de base sur les soins infirmiers généraux ;
quatre salles de l'hôpital ont été utilisées pour l'enseignement pratique et les travaux sous surveillance.
Huit des onze élèves infirmières qui avaient commencé leurs études en octobre 1955 ont passé leur
premier examen (Preliminary Training School Examination) et ont fait leurs débuts dans les salles.
Deux élèves ont réussi à l'examen de fin d'études.
En ce qui concerne les soins obstétricaux à domicile, un enseignement sur les méthodes anténatales
et postnatales a été donné, en cours de service, à des sages- femmes faisant partie du personnel qui
accomplissait un stage pratique au centre d'hygiène de la maternité et de l'enfance.
Les comptes rendus des conférences ont été traduits en langue birmane et seront polycopiés.
Birmanie 43
AT
FISE
Programme de développement des services sanitaires de district (janv. 1955 - )
Objet. Etendre l'action des centres sanitaires provinciaux (qui étaient initialement des centres de lutte
contre les maladies vénériennes et de protection maternelle et infantile) et les utiliser pour renforcer les
centres sanitaires ruraux ; coordonner les services sanitaires provinciaux.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière de la santé publique jusqu'en décembre
1955 ;
b) deux bourses régionales de douze mois.
Le projet est resté en suspens depuis que l'infirmière a terminé sa mission ; son exécution reprendra
probablement en 1957.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Birmanie 44
AT
Lutte contre les maladies transmissibles, Rangoon (nov. 1956 -
Birmanie 45
AT
FISE
Renforcement des services de laboratoire à Rangoon, à Mandalay et dans les centres provinciaux (janv.
)
Objet. Etudier la situation épidémiologique et créer, dans le cadre de la Direction de la Santé, une
section d'épidémiologie chargée d'élaborer des plans de longue haleine.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
1955 -
)
Objet. Etablir des laboratoires de santé publique à Rangoon et à Mandalay ; former des techniciens
pour les huit laboratoires provinciaux existants et pour d'autres laboratoires à créer ; intégrer les services
provinciaux de laboratoire dans le programme de développement des services sanitaires de district.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste de laboratoire (microbiologiste) ;
b) deux bourses d'études ; c) des instruments de chirurgie et des fournitures de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Huit techniciens de laboratoire ont assisté à l'Institut Pasteur de
Rangoon à des conférences et démonstrations sur les méthodes de laboratoire, sur des questions de
chimie et de physique et sur d'autres sujets connexes, et ont passé quatre semaines au laboratoire de
la tuberculose de Mandalay, où ils se sont initiés à la pratique de l'épreuve par la tuberculine, à la
vaccination BCG et à l'entretien général des laboratoires. Des plans ont été élaborés en vue de l'institution d'un deuxième cours à l'intention de douze techniciens et de deux médecins de la santé publique.
Le spécialiste de laboratoire a visité les laboratoires sérologiques annexés aux dispensaires anti-
vénériens afin de déterminer s'ils pourraient être élevés au rang de laboratoires généraux.
Birmanie 47
FISE
Cours d'entretien pour les visiteuses d'hygiène, Rangoon (premier cours : ler nov. 1955 - 31 janv. 1956 ;
deuxième cours : 15 avril - 15 juillet 1956)
Objet. Organiser deux cours d'entretien à l'intention des visiteuses d'hygiène, en vue notamment de
les préparer à assumer des fonctions d'administration et de surveillance.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Concours fourni par le personnel de l'OMS affecté
à d'autres projets à Rangoon pour l'organisation et la conduite des cours ainsi que pour le choix des
élèves.
Travail accompli. Vingt élèves ont suivi le premier cours, et dix-huit le second. Les cours portaient sur
l'administration des centres sanitaires, la pratique et la surveillance des soins d'obstétrique en clinique
et à domicile, l'assistance familiale, l'éducation sanitaire et l'hygiène scolaire ; ils comprenaient des
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
144
N' du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
démonstrations et des visites d'observation. On a insisté sur l'importance de la surveillance et la valeur
des programmes de perfectionnement en cours de service.
Les frais de voyage et les indemnités de subsistance des élèves des deux cours ont été pris en charge
par le FISE.
Birmanie 55
AT
Birmanie
Bourses d'études
Contrôle sanitaire et quarantaine des ports. Une bourse régionale de trois mois.
Formation d'assistants sanitaires. Quatre bourses régionales de trois mois.
Participation aux cours régionaux
Voir SEARO 5.
Ceylan 2
AT
FISE
Education sanitaire de la population, Colombo (mars 1952 - avril 1953 ; sept. 1954 -
Objet. Exécuter un vaste problème d'éducation sanitaire portant principalement sur la santé de l'enfant,
la nutrition et l'assainissement ; établir une division de l'éducation sanitaire au Département des Services
de Santé ; faire bénéficier les zones rurales et urbaines de services d'éducation sanitaire ; former des
travailleurs de la santé publique de diverses catégories, des éducateurs, etc. ; créer un service du matériel
d'éducation sanitaire et une filmothèque.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un éducateur sanitaire ; b) une bourse d'études internationale de douze mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le programme d'éducation sanitaire a été encore développé. Vingt
inspecteurs de la santé publique, qui avaient suivi un cours intensif sur l'éducation sanitaire, ont été
affectés en qualité d'éducateurs sanitaires dans les zones relevant des quinze chefs des services de santé
publique et ont participé aux campagnes sanitaires spéciales entreprises dans le pays. Le personnel
affecté au projet a assumé la formation en cours de service de diverses catégories de personnel de santé
publique. Un éducateur sanitaire cingalais a été chargé de la subdivision de l'éducation sanitaire. On
a préparé un matériel portatif peu coûteux pour les démonstrations, qui est destiné à être utilisé dans
les camions du service de santé. Des bibliothèques contenant des ouvrages de référence sur l'éducation
sanitaire ont été aménagées dans les bureaux des quinze chefs des services de santé publique.
Ceylan 4
AT
FISE
Développement sanitaire rural, Kalutara (sept. 1955 et de l'enfance, 1951 - 1954)
Ceylan 8
Ecole d'infirmières, Colombo (oct. 1951 - août 1956)
B
)
) (extension du projet d'hygiène de la maternité
Objet. Elever le niveau du service de pédiatrie à l'hôpital du centre sanitaire de Kalutara ; coordonner
les aspects préventifs et les aspects curatifs des soins donnés aux enfants à l'hôpital et à l'extérieur ;
améliorer les soins infirmiers de santé publique au centre sanitaire et former diverses catégories de
personnel sanitaire dans ce centre (1955- 1957).
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un pédiatre et une infirmière de la santé publique ;
un consultant (administrateur de la santé publique) pendant six semaines ; b) une bourse internationale
de dix mois pour des études sur la santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les soins médicaux et infirmiers et les méthodes de travail du service
de pédiatrie de l'hôpital de Kalutara ont été améliorés et des progrès ont été réalisés dans la coordination des services curatifs et préventifs de soins aux enfants. Une coordination étroite a été établie
entre l'hôpital et l'extérieur.
La plupart des consultations de nourrissons du district de Kalutara ont été visitées régulièrement
par le personnel de l'OMS. Ces consultations sont maintenant mieux organisées et les jeunes médecins
de la santé publique s'y intéressent plus activement. Un groupe d'agents sanitaires auxiliaires locaux
a été initié à leur fonctionnement.
Deux groupes d'élèves sages- femmes ont reçu un enseignement pratique sur les soins d'obstétrique
et sur la santé publique au centre sanitaire de Kalutara. Plusieurs cours d'entretien ont été organisés
à l'intention des infirmières appartenant au personnel.
Objet. Améliorer et élargir le programme de l'école d'infirmières de l'hôpital général de Colombo ;
inclure dans le programme de base l'enseignement de la santé publique et celui des soins infirmiers
de pédiatrie et d'obstétrique, en collaboration avec des établissements extérieurs.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice de la santé publique ; b) de
la documentation médicale.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
145
Description
Travail accompli. On a élevé le niveau du programme d'études des infirmières ; les soins infirmiers
ont été uniformisés tant dans les classes que dans les salles d'hôpital, avec l'aide de l'infirmière monitrice de l'OMS qui a été affectée à l'exécution du projet de 1951 à 1954. L'infirmière monitrice de la
santé publique, nommée en 1954, a aidé à intégrer dans le programme d'études l'enseignement de la
santé publique, notamment l'observation et l'expérience pratique en dehors de l'hôpital. Un service
de santé a été créé pour les élèves.
Ceylan 15
AT
Ceylan 25
AT
FISE
Ecole d'infirmières, Kandy et Galle (janv. 1952 -
)
Objet. Etablir à Kandy et à Galle des écoles d'infirmières où le programme d'enseignement portera
sur les soins infirmiers curatifs et préventifs.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une monitrice des soins infirmiers généraux et une
infirmière de la santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. Quatre -vingts élèves ont été formées à l'école de Kandy, où a été
instauré un programme rationnel de formation en matière de la santé publique. Les élèves de deuxième
année ont passé leur examen intermédiaire et celles de troisième année ont eu l'occasion d'acquérir
une expérience pratique dans des domaines particuliers de la santé publique.
La construction des locaux de l'école d'infirmières de Galle a été terminée et la première classe
de cinquante -huit élèves a pu commencer ses études en avril. La directrice de l'école a visité l'école
de Kandy pour se renseigner sur l'activité de cette institution.
Centre de lutte antituberculeuse et de formation professionnelle, Colombo (Welisara) (mai 1953 -
)
Objet. Effectuer une enquête sur l'ampleur du problème posé par la tuberculose ; créer un service
antituberculeux modèle ; initier du personnel médical et paramédical aux techniques du diagnostic
et de la prophylaxie de la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un radiographe, une infirmière de la santé publique,
un technicien de laboratoire, un médecin et un statisticien.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Après une étude pilote visant à établir un système de sondages et
à éprouver la valeur des méthodes appliquées, une enquête a été entreprise sur tout le territoire de l'île afin
de déterminer l'incidence de la tuberculose. Elle s'est terminée en octobre et le dépouillement des données
a eu lieu en novembre. Le travail a été accompli par des équipes cingalaises formées par le personnel
de l'OMS, puis contrôlé par les équipes ainsi que par des médecins de la santé publique cingalais.
Parallèlement à l'enquête, on a effectué, en se fondant sur les cas déclarés, une étude sur la morbidité
qui couvre une période de six mois.
Le radiographe a préparé un manuel d'instructions à l'intention des techniciens travaillant dans
les centres antituberculeux. Des plans ont été dressés en vue de la réorganisation du service de radiologie
de l'institut antituberculeux.
Le bactériologiste envoyé par l'OMS (voir SEARO 2) a contrôlé le travail de laboratoire, notam-
ment l'organisation d'un service de cultures pour les crachats.
Une aide a été fournie au personnel infirmier de plusieurs dispensaires antituberculeux pour
organiser et surveiller les visites à domicile et pour uniformiser les relevés.
Ceylan 26
B
Ceylan 27
B
Lutte contre la lèpre (juillet 1954 - )
Objet. Moderniser le programme de lutte contre la lèpre en améliorant le travail des établissements
actuels et en mettant au point un système de dépistage des cas, de traitement à domicile et de surveillance des contacts.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un léprologue et un ergothérapeute ; b) des fournitures
et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Un enseignement sur les méthodes d'enquête, d'enregistrement
des données, de diagnostic, de traitement, d'observation suivie des malades, ainsi que sur le travail
de laboratoire et l'ergothérapie, a été donné à des médecins de la santé publique, des inspecteurs de la
santé publique, des agents sanitaires auxiliaires locaux et des infirmières participant à des enquêtes
menées dans plusieurs provinces.
On a élaboré des plans pour un projet pilote concernant la réadaptation des lépreux de l'Urugaha.
Formation d'anesthésistes et d'infirmières de salle d'opérations, Colombo (mai 1955 - juillet 1956)
Objet. Elaborer un programme de format ion et de perfectionnement pour anesthésistes, étudiants
en médecine et infirmières de salle d'opérations ; organiser un programme pour la démonstration
des techniques modernes employées en anesthésiologie et dans les soins postopératoires.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
146
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin anesthésiste et une infirmière de salle
d'opérations.
Travail accompli. Cinq médecins de la santé publique ont reçu un enseignement pratique et théorique
d'une durée d'environ six mois sur l'anesthésiologie et huit autres ont suivi des cours de brève durée.
On a créé à l'hôpital général de Colombo un service d'anesthésie, pourvu d'une bibliothèque d'ouvrages
sur l'anesthésie. Des démonstrations ont été faites sur l'anesthésie dans la chirurgie du coeur et du
poumon, ainsi que sur les soins postopératoires aux malades. Un cours préparant au diplôme d'anesthésiologie a été organisé à l'Université de Ceylan ; il a été suivi par quatre stagiaires.
Un cours de six mois, destiné à former des infirmières de salle d'opérations pour l'hôpital de
Colombo et les hôpitaux provinciaux, a été institué à l'hôpital général de Colombo ; il a été suivi par
huit infirmières pendant la période d'exécution du projet.
Ceylan 32
AT
FISE
Vaccination par le BCG (mai 1954 - mars 1956)
Ceylan 35
AT
FISE
Assainissement, Kurunegala (mars 1955 -
Objet. Réorganiser et amplifier la campagne actuelle de vaccination par le BCG pour qu'elle atteigne
tous les enfants, adolescents et jeunes adultes, et intégrer la vaccination par le BCG dans les services
de lutte antituberculeuse, qui doivent être étendus à tout le territoire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière BCG.
Travail accompli. La campagne s'étend à tout le territoire de l'île. On a entrepris un programme spécial
de formation professionnelle destiné aux inspecteurs de la santé publique, afin de les préparer à l'intégration des activités relatives au BCG dans les services de santé publique. Vingt -quatre inspecteurs
de la santé publique, treize infirmières de la santé publique et vingt -cinq visiteuses d'hygiène ont été
initiés aux techniques du BCG.
Toutes les zones comprises dans la campagne ont été visitées en 1956 par l'infirmière de l'OMS,
qui a examiné les techniques de vaccination et aidé à renforcer le cours de formation professionnelle.
)
Objet. Organiser deux projets pilotes dans les zones rurales afin d'améliorer l'approvisionnement en
eau et l'évacuation des excreta et de former du personnel d'assainissement ; expliquer à la population
rurale la nature des maladies intestinales et lui indiquer les moyens d'empêcher la transmission ; exécuter
ultérieurement des programmes d'assainissement analogues dans toutes les zones rurales.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un ingénieur sanitaire, un technicien de l'assainissement
et deux consultants à court terme (un spécialiste des statistiques sanitaires et un ingénieur sanitaire).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 68.
Ceylan 36
B
Ceylan 37
B
Ceylan 38
AT
Conseiller pour la tuberculose auprès de la Direction de la Santé, Colombo (mai 1954 - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Santé mentale, Colombo (nov. 1955 - janv. 1956)
Objet. Etudier les moyens existants pour le traitement des déficients mentaux et mettre au point un
programme d'enseignement et de réadaptation.
Travail accompli. Le consultant envoyé par l'OMS a procédé à une étude des services pour déficients
mentaux existant à Ceylan ; il a recommandé d'améliorer les services psychiatriques et de prendre
des dispositions pour répondre aux besoins des enfants mentalement insuffisants.
Assistance à la Direction de la Santé en matière d'épidémiologie (févr. 1956 -
)
Objet. Etabiir à l'hôpital central pour maladies contagieuses de Colombo une section d'épidémiologie
qui sera chargée de procéder à des enquêtes épidémiologiques pour déterminer les caractéristiques
de la morbidité à Ceylan ; organiser des cours à l'intention des étudiants ainsi que des cours postuniversitaires et former un homologue.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un épidémiologiste ; b) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'épidémiologiste s'est rendu dans plusieurs parties du territoire
pour étudier les caractéristiques de la morbidité et évaluer l'importance des problèmes que pose la
lutte contre les maladies infectieuses. Il a eu des entretiens avec les fonctionnaires responsables au sujet
des programmes nationaux de lutte contre le paludisme, la tuberculose, la filariose et les maladies intestinales ; un rapport a été établi sur le traitement des maladies infectieuses dans le groupe d'hôpitaux
de Colombo ainsi qu'à l'hôpital pour maladies contagieuses d'Angoda. Une section d'épidémiologie
a été créée et des comités ont été institués pour s'occuper du programme de recherches sur la kératite,
la grippe, la pneumonie à virus, la brucellose, le typhus, etc.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N' du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Ceylan 49
Institut du cancer, Maharagama (août - sept. 1956)
B
147
Objet. Etudier les moyens existants pour le diagnostic et le traitement des cas de cancer ainsi que pour
les soins aux cancéreux ; fournir des avis concernant la mise en oeuvre d'un programme approprié
de traitement du cancer et de recherches sur cette maladie, ainsi que la création d'un service d'enregis-
trement des cas de cancer à l'institut du cancer.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Un spécialiste à titre de consultant pendant deux
semaines ; ce consultant a étudié le travail accompli par la Société du Cancer de Ceylan et a formulé
des recommandations sur les points suivants : réunion de données concernant le cancer ; méthodes
à suivre en vue de la diffusion de renseignements autorisés sur la prévention et le traitement de la maladie ;
et attributions de l'institut du cancer.
Ceylan 50
B
Bourses d'études
Maladies à virus. Une bourse internationale de douze mois.
Ceylan 51
AT
Bourses d'études
Ceylan
Participation aux cours régionaux
Administration de la santé publique. Une bourse internationale de dix mois.
Voir SEARO 5.
Inde 2
B
FISE
Service d'hygiène de la maternité et de l'enfance, All-India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta
(juin 1953 - )
Objet. Transformer la section de protection maternelle et infantile de l'All -India Institute of Hygiene
and Public Health en un département complet d'hygiène de la maternité et de l'enfance qui assurera
la formation professionnelle d'étudiants venant de l'Inde et d'autres pays d'Asie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année (dépenses remboursées par le FISE en ce qui concerne
le personnel). a) Un professeur de pédiatrie en mission, une infirmière monitrice de pédiatrie, une infirmière de la santé publique, une infirmière /sage -femme de la santé publique, un éducateur sanitaire
et un administrateur ; b) deux bourses d'études internationales, l'une de douze mois, l'autre de six
mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. L'année scolaire de l'Institut a commencé en juin et de nouvelles
élèves ont été inscrites. Vingt -quatre élèves infirmières ont terminé le cours de soins infirmiers de santé
publique aboutissant au certificat. Un séminaire de quatre semaines a été organisé à l'intention de
onze fonctionnaires des services d'hygiène maternelle et infantile de différentes parties du territoire.
L'éducation sanitaire a été inscrite dans les divers cours donnés à l'Institut. On a établi le
programme d'un cours de trois mois sur l'éducation sanitaire, qui sera santionné par un certificat.
Le premier cours de cette série, auquel vingt élèves étaient inscrites, a débuté en juin. On a commencé
à élaborer le programme d'un cours de dix mois sur l'éducation sanitaire, sanctionné par un diplôme,
qui pourrait être donné à l'Institut.
Un enseignement clinique de la pédiatrie a été organisé à l'Hôpital Chittaranjan Seva Sadan et
le premier cours d'hygiène infantile préparant à l'obtention d'un diplôme a été suivi par vingt élèves.
Un dispensaire d'hygiène de l'enfance et de guidance infantile a été créé au centre sanitaire de
Singur. Deux cours de perfectionnement ont été organisés à l'intention des agents affectés au programme
d'aménagement des collectivités. Le personnel du centre a pu suivre, en cours de service, des conférences- ateliers sur l'éducation sanitaire.
Inde 19
B
Soins infirmiers, Calcutta (juin 1952 - sept. 1956)
Objet. Améliorer et développer l'école d'infirmières (enseignement de base) de l'hôpital rattaché à
l'école de médecine de Calcutta, notamment en ce qui concerne la formation des sages- femmes et des
infirmières de la santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux infirmières monitrices et une sage -femme monitrice ; b) de la documentation médicale.
Travail accompli. Tous les cours recommandés par le Conseil des Infirmières de l'Inde ont été inclus
dans le programme d'études de l'école d'infirmières. On a rédigé un manuel des techniques infirmières
à l'intention des élèves ainsi que des infirmières /sages- femmes diplômées. La formation des sages femmes appelées à faire des accouchements à domicile n'a été organisée que partiellement, par suite
de l'insuffisance des moyens disponibles. On s'est principalement efforcé de développer les services
de soins prénatals et postnatals à domicile ainsi que l'enseignement de l'hygiène dans les familles.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
148
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Inde 28
FISE
Campagne de vaccination de masse par le BCG (juillet 1951 - déc. 1955)
Inde 31
Recherches sur la peste, Dehra Dun, Uttar Pradesh (juillet 1952 -
B
(Institut Pasteur,
Téhéran)
Inde 38
AT
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
)
Objet. Effectuer des recherches sur les facteurs épidémiologiques qui sont cause des épidémies périodiques de peste dans le nord de l'Inde, et mettre au point des mesures de lutte contre cette maladie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants (un médecin et un zoologiste) ainsi
qu'un aide -statisticien ; b) les fournitures et le matériel indispensables.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 67.
Soins infirmiers, Ludhiana (juin 1954 -
)
Objet. Examiner les moyens de formation des infirmières et des sages- femmes à Ludhiana et dans
des villages choisis ; adapter et développer les programmes d'enseignement afin de répondre aux besoins
de la collectivité.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice ; b) une bourse internationale de douze mois ; c) les fournitures indispensables.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête a été effectuée sur la formation donnée aux infirmières
et aux sages- femmes ainsi que sur les moyens disponibles à cet effet. Des modifications ont été apportées
aux programmes d'études de base sur les soins infirmiers et sur les soins obstétricaux ; on y a notamment introduit un enseignement sur la santé publique et sur l'éducation sanitaire.
Inde 40
B
Soins infirmiers, Bombay (sept. 1953 -
)
Objet. Développer le programme de formation des infirmières dans le groupe des J. J. Hospitals ;
mettre au point, dans ces établissements, des techniques et méthodes de soins infirmiers convenant aux
conditions locales ; lier l'enseignement théorique et les leçons données dans les salles d'hôpital et
inclure les soins infirmiers de santé publique dans les programmes d'études.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice, une infirmière monitrice
de la santé publique et une sage -femme monitrice ; b) de la documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. L'enseignement clinique a été organisé dans six salles d'hôpital et
un service sanitaire a été créé dans deux écoles situées sur les terrains de l'hôpital. Toutes les élèves
ont été initiées à tour de rôle aux questions de santé publique. On a développé les services de protection
de l'enfance et de visites à domicile.
Dans la section d'obstétrique, on a amélioré l'enseignement théorique et les soins donnés dans
les salles. Un service d'accouchements à domicile a été créé.
A la fin de novembre, 159 élèves infirmières et 26 élèves sages- femmes suivaient les cours.
Inde 41
AT
Ecole de physiothérapie, K.E.M. Hospital, Bombay (oct. 1952 - déc. 1955)
Objet. Créer un centre permanent et une école de physiothérapie au K. E. M. Hospital de Bombay
pour former des étudiants venant de toutes les parties de l'Inde ; former du personnel national qui
assurera la relève après la fin de l'assistance internationale.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un physiothérapeute ; b) une bourse internationale
de six mois.
Travail accompli. Depuis le début du projet, trois cours de deux années chacun ont été donnés successivement ; le troisième a commencé en 1955 avec quinze élèves. Le certificat précédemment délivré
aux participants a été remplacé par un diplôme conféré après deux ans d'études en physiothérapie.
Au total, trente -neuf élèves ont été formés jusqu'ici. Deux des étudiants qui avaient suivi le premier
cours ont été désignés comme homologues nationaux du physiothérapeute international et ont reçu
en 1955 des bourses de l'OMS.
Au cours des trois années pendant lesquelles l'OMS a fourni son assistance, le centre et l'école
de physiothérapie ont été solidement établis et bien équipés. Le centre, qui en 1952 ne comprenait
qu'une petite salle hébergeant vingt -cinq malades, est devenu un important service de physiothérapie
comptant de deux cent cinquante à trois cents malades. L'école collabore étroitement avec le service
d'ergothérapie du K.E.M. Hospital, et plusieurs hôpitaux de l'Inde envisagent de créer des services
analogues. Le programme de l'école a été envoyé à tous les gouvernements de la Région.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N° du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Inde 42
AT
Inde 49
13
FISE
(Plan de Colombo)
149
Description
Centre de lutte antituberculeuse et de formation professionnelle, Nagpur (nov. 1955 -
)
Objet. Effectuer une enquête sur l'ampleur du problème posé par la tuberculose ; créer un service
antituberculeux modèle ; former du personnel médical et paramédical aux techniques du diagnostic
et de la prophylaxie de la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin ; b) une bourse internationale de douze
mois ; c) du matériel de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le médecin entré en fonctions en octobre et le bactériologiste du
projet SEARO 2 ont aidé le Gouvernement de l'Etat à mettre sur pied le centre de lutte antituberculeuse
et de formation professionnelle.
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Hyderabad (mars 1954 -
)
Objet. Développer les services de protection maternelle et infantile de l'Etat, en accordant une attention
particulière à la formation professionnelle du personnel infirmier.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une monitrice de pédiatrie jusqu'en janvier, trois sages femmes monitrices et une infirmière de la santé publique. (Deux monitrices de techniques infirmières
ont prêté leur concours dans le cadre du Plan de Colombo.)
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au mois de mars 1957.
Travail accompli pendant l'année. La formation du personnel infirmier de toutes catégories s'est poursuivie. L'enseignement de la santé publique a été inclus dans les programmes d'études des infirmières
générales à l'Hôpital Osmania et l'enseignement des soins infirmiers pédiatriques a été renforcé à
l'Hôpital K.E.M. Deux dispensaires locaux de pédiatrie ont été ouverts et placés sous la direction
de l'Hôpital Niloufer. Un programme unifié de formation pour les accouchements à domicile a été
mis en application dans trois centres, à l'intention des élèves sages- femmes de tous les hôpitaux.
Inde 52
B
Inde 53 et 102
B
AT
(British Medical
Research Council)
(Indian Council of
Medical Research)
Pharmacologie, Ecole de Médecine Seth G.S., Bombay (févr. 1953 - déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Chimiothérapie de la tuberculose, Madras (déc. 1955 -
)
Objet. a) Déterminer, par des essais de chimiothérapie à domicile, la proportion des malades contagieux
qui, vivant dans des conditions peu satisfaisantes et dans des zones urbaines surpeuplées, peuvent
présenter des crachats négatifs après avoir été traités à l'aide des médicaments types actuellement
connus ; b) fournir les moyens de formation nécessaires pour préparer des personnes venant d'autres
parties de l'Inde (et peut -être d'autres pays de la Région) à effectuer des recherches sur les manifestations cliniques de la tuberculose et sur la bactériologie des infections à bacilles acido- résistants.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal, un médecin adjoint, un bactériologiste, un administrateur, un technicien de laboratoire, un radiographe et deux infirmières de la
santé publique ; b) du matériel de laboratoire et de radiologie ; des fournitures et des moyens de
transport.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1960.
Travail accompli pendant l'année. Le matériel de laboratoire et de radiologie a été installé et mis à l'essai,
et la formation du personnel a commencé. Des études pilotes ont été entreprises, en vue principalement
de mettre au point des méthodes de travail.
Inde 56
B
FISE
(Plan de Colombo)
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Bihar (nov. 1954 -
)
Objet. Développer les services de protection maternelle et infantile de l'Etat ; former du personnel
infirmier.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une spécialiste de la protection maternelle et infantile,
deux infirmières de la santé publique et trois sages- femmes monitrices (deux monitrices de techniques
infirmières ont prêté leur concours dans le cadre du Plan de Colombo).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1958.
Travail accompli pendant l'année. La spécialiste de la protection maternelle et infantile a effectué une
enquête sur les ressources existant dans les centres de protection maternelle et infantile de l'Etat et
elle a mis au point des techniques de travail plus efficaces à l'intention de ces derniers. Le service
d'accouchements à domicile a été développé. Quatre cours d'entretien d'un mois ont été organisés
à l'intention de dais (sages- femmes auxiliaires) ayant déjà reçu une préparation initiale et exerçant
dans la région de Patna. Des cours d'entretien ont été donnés également pour les sages -femmes visiteuses et les visiteuses d'hygiène. La formation d'un groupe de cinquante -deux infirmières /sages -femmes
auxiliaires a débuté à Gaya.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
150
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Inde 57
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Uttar Pradesh (févr. 1955 -
B
FISE
)
Objet. Développer les services de protection maternelle et infantile de l'Etat ; former du personnel
infirmier ; créer à l'école de médecine de Lucknow un hôpital qui sera utilisé pour l'enseignement
de la pédiatrie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de la protection maternelle et infantile,
une infirmière de la santé publique et une infirmière monitrice.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'enseignement infirmier a été continué mais les progrès ont été
entravés par la pénurie d'infirmières et de sages- femmes monitrices indiennes. On s'est préoccupé
surtout d'établir un hôpital pour enfants à Lucknow.
Inde 62
B
FISE
(Plan de Colombo)
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Travancore- Cochin (févr. 1955 -
)
Objet. Développer les services de protection maternelle et infantile de l'Etat ; former du personnel
infirmier ; créer un centre d'enseignement de l'hygiène rurale, rattaché à l'école de médecine de
Trivandrum.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de la protection maternelle et infantile,
une infirmière de la santé publique et une sage -femme monitrice. (Une deuxième infirmière de la santé
publique a été procurée dans le cadre du Plan de Colombo, dont les services collaborent à ce projet
depuis novembre 1954.)
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête a été effectuée sur les centres sanitaires primaires de
l'Etat, dont les services ont été améliorés. La formation des sages- femmes a été renforcée et des mesures
ont été prises en vue de l'organisation de services de soins prénatals dans trois hôpitaux d'enseignement.
Le Gouvernement de l'Etat a approuvé quatre autres écoles de sages- femmes (cinq fonctionnent déjà).
Des cours d'entretien de brève durée, qui font une place importante à l'éducation sanitaire, ont
été organisés à l'intention des infirmières, des sages- femmes et des visiteuses d'hygiène, et un programme
d'éducation sanitaire a été élaboré pour le corps enseignant.
Inde 63
B
Cours de perfectionnement pour sages -femmes monitrices, école supérieure d'infirmières de New Delhi
(févr. 1956 - )
Objet. Organiser un cours de perfectionnement en vue de la formation de sages- femmes monitrices.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une sage -femme monitrice ; b) des fournitures et
du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. La sage -femme monitrice a établi le programme d'enseignement
théorique et pratique pour le premier cours, qui a commencé en juillet. Les élèves ont également suivi
les cours de psychologie, d'administration des services infirmiers et de sociologie qui font partie du
programme d'études destiné aux infirmières monitrices.
Inde 71
B
Assistance à l'Ail -India Institute of Mental Health, Bangalore (mars 1955 -
)
Objet. Etablir à l'Ail -India Institute de Bangalore : a) un programme d'enseignement postuniversitaire de la psychiatrie et des soins infirmiers psychiatriques, et b) un programme de recherches en
psychiatrie, en neurologie et en neuro- chirurgie ; former des homologues nationaux qui prendront
la relève du personnel envoyé par l'OMS.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un neurologue électrophysiologiste, deux infirmières
psychiatriques et un consultant à court terme.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le spécialiste envoyé par l'OMS a organisé, à l'hôpital psychiatrique,
la division réservée aux femmes de manière qu'elle puisse servir à l'enseignement. Son activité clinique
a été principalement consacrée à la psychiatrie, le service de neurologie n'ayant pas encore été établi.
Un nouveau système d'enregistrement et de relevés a été appliqué à l'hôpital afin de faciliter l'ensei-
gnement et la recherche. Deux cours conduisant à l'obtention d'un diplôme - l'un en psychiatrie
et l'autre en psychologie médicale - étaient donnés à la fin de novembre ; ils étaient suivis par seize
médecins, dont un médecin indonésien bénéficiant d'une bourse de l'OMS, ainsi que par douze diplômés
de l'Université.
Un premier groupe d'élèves, comprenant douze hommes et trois femmes, a commencé au début
de l'année à suivre le cours conduisant au diplôme de soins infirmiers psychiatriques. L'une des infirmières psychiatriques a donné une instruction pratique aux élèves travaillant dans les salles et elle
a aidé à améliorer les soins dispensés aux malades.
Le programme d'ergothérapie a été élargi.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
151
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Inde 72
B
Description
Cours d'entretien de brève durée pour infirmières, Bombay et Trivandrum (Bombay : 1er nov. - 20 déc. 1955 ;
Trivandrum : 28 nov. - 27 déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Inde 73
AT
Soins infirmiers et accouchements à domicile, hôpital du Lady Hardinge Medical College, New Delhi
(juillet 1956 -
)
Objet. Assurer une formation en matière de soins infirmiers et d'accouchements à domicile, en colla-
boration avec l'hôpital du Lady Hardinge Medical College.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une sage -femme spécialisée dans les accouchements
à domicile ; b) des fournitures et des moyens de transport.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. On a commencé à établir des plans pour assurer une formation en
matière d'accouchements à domicile. Les élèves ont reçu une initiation théorique et pratique dans
le service de soins prénatals de l'hôpital.
Un service de soins de post -cure a été organisé dans une région spécialement choisie, à l'intention
des malades sortis de l'hôpital.
Inde 76
AT
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance /enseignement infirmier, Mysore (oct. 1956 -
Inde 77
Génie sanitaire, Université de Madras (août 1955 -
AT
Inde 78
B
FISE
)
Objet. Améliorer dans l'ensemble de l'Etat les services préventifs et curatifs assurés par les centres
sanitaires primaires et secondaires, en particulier les services de protection maternelle et infantile ;
doter les villes de Bangalore et Mysore de moyens de formation en protection maternelle et infantile ;
créer trois laboratoires de district pour le diagnostic ; instruire au centre de formation de Ramanagaram
du personnel sanitaire de toutes catégories appelé à travailler dans les régions rurales ; développer
les programmes d'éducation sanitaire et les programmes de formation destinés aux médecins, sages femmes, infirmières et inspecteurs sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière de la santé publique et un spécialiste de
la protection maternelle et infantile.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
)
Objet. Instituer à l'Université de Madras une chaire de génie sanitaire et des cours postuniversitaires
dans cette branche, avec formation pratique ; former un homologue national qui reprendra les fonctions
du professeur envoyé par l'OMS.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un professeur de génie sanitaire ; b) une bourse
d'études internationale de douze mois ; c) une certaine quantité de matériel, d'ouvrages de référence
et de revues.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le premier cours postuniversitaire complet de génie sanitaire s'est
terminé au mois de juin et le second cours, suivi par neuf étudiants, a débuté en juillet. On a dressé
des plans en vue de la création d'un laboratoire et de la construction d'usines d'épuration de l'eau
et de traitement des eaux usées.
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Madhya Pradesh (mai 1955 - )
Objet. Aménager des services sanitaires ruraux coordonnés, en particulier des services de protection
maternelle et infantile ; améliorer l'enseignement de la pédiatrie à l'école de médecine de Nagpur ;
organiser un centre de formation en hygiène rurale rattaché à cet établissement.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un spécialiste de la protection maternelle et infantile,
une sage -femme monitrice spécialisée dans les accouchements à domicile et une infirmière de la santé
publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les services de clinique infantile ont été améliorés à l'hôpital de
l'école de médecine, et un centre de protection maternelle et infantile ainsi qu'un service de prématurés
y ont été créés. L'enseignement de la pédiatrie destiné aux étudiants en médecine et les cours post universitaires dans cette branche ont débuté. La formation de sages- femmes appelées à faire des accouchements à domicile a progressé.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
152
N° du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Inde 79
AT
FISE
Description
Hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers, Bombay (août 1955 -
)
Objet. Aménager des services sanitaires ruraux coordonnés, en particulier des services de protection
maternelle et infantile ; améliorer l'enseignement de la pédiatrie à l'école de médecine de Poona ;
organiser un centre de formation en hygiène rurale rattaché à cet établissement.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste de la protection maternelle et infantile
et deux infirmières monitrices ; b) deux bourses internationales, l'une de six mois et l'autre de douze
mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Voir page 69.
Inde 82
B
Cours d'entretien de brève durée pour infirmières, Hydera bad et New Delhi (Hyderabad : 3 sept. - 3 nov.
1956 ; New Delhi : 6 nov. 1956 - )
Objet. Elaborer et organiser deux cours d'entretien de brève durée à l'intention d'infirmières -chefs
de salles, comprenant un enseignement tant théorique que pratique adapté aux conditions locales.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Le personnel infirmier de l'OMS
à Hyderabad et à New Delhi a collaboré à ces cours, qui comportaient un enseignement théorique,
des séances de discussions, des visites sur le terrain et des travaux pratiques. L'Organisation a pris
à sa charge la moitié des frais de voyage et de subsistance des participantes venues de différents Etats
de l'Inde. Les cours donnés à Hyderabad et à New Delhi ont été suivis chacun par vingt infirmières chefs de salles.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en janvier 1957 (cours de New Delhi).
Inde 87
AT
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance /formation en santé publique, Saurashtra (mars 1956 - )
Objet. Développer les services de santé publique dans les zones rurales, en particulier les services de
protection maternelle et infantile, grâce à des centres sanitaires primaires et secondaires ; améliorer
et élargir les services assurés par les centres de protection maternelle et infantile dans les zones urbaines ;
élever le niveau de la formation des infirmières, des sages- femmes, des infirmières /sages- femmes auxi-
liaires et des dais.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste de la protection maternelle et infantile
et une infirmière de la santé publique ; b) une bourse internationale de dix mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. On a créé dix -neuf centres primaires, ayant chacun trois centres
subsidiaires. Un hôpital pédiatrique a été amélioré et un autre a été construit ; deux hôpitaux pédiatriques supplémentaires sont en construction. Deux nouvelles maternités ont été organisées.
Inde 90
AT
Statistiques démographiques et sanitaires, Nagpur (mars 1956 -
)
Objet. Etablir dans une zone urbaine un centre de démonstrations et de formation professionnelle
faisant fonction de service modèle de statistiques sanitaires ; former du personnel local pour les travaux
de statistiques sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste en statistiques sanitaires ; b) des four-
nitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête a été effectuée au sujet des données démographiques
pouvant être recueillies actuellement et dans l'avenir auprès des postes de police et autres bureaux
administratifs enregistrant les naissances et les décès. On a commencé à établir de nouvelles formules
et à créer de nouveaux registres. Une étude portant sur un échantillon de 10% des décès survenus à
Nagpur en 1955 a été terminée et a fait l'objet d'un rapport. Un cours d'un mois sur le «chiffrage
de la cause de décès » a été donné à l'intention du personnel national et d'un boursier de l'OMS originaire
de Birmanie.
On a préparé une analyse portant sur environ 1500 relevés de l'état de nutrition des enfants des
écoles, ainsi qu'un rapport sur les fiches de diagnostic provenant des hôpitaux et des dispensaires. Le
spécialiste de la statistique sanitaire a fait des conférences à la Direction de l'Economie et des Statistiques et au personnel de l'école de médecine.
Inde 91
AT
Formation de professeurs de médecine préventive et sociale (févr. 1956 -
)
Objet. Développer les départements de médecine préventive et sociale de quatre écoles de médecine
spécialement choisies à cette fin ; inclure l'enseignement de la médecine préventive dans le programme
général d'études et organiser des cours destinés à initier les étudiants à la médecine préventive et sociale ;
créer des centres de formation pratique ; faire bénéficier d'une formation spéciale les étudiants les plus
capables afin de les préparer à l'enseignement et à la recherche ; former des homologues nationaux
qui prendront la relève des professeurs envoyés par l'OMS.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
153
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un professeur de médecine préventive et sociale
pour l'école de médecine d'Assam ; b) cinq bourses d'études internationales de deux ans chacune.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Un programme d'études a été élaboré et la formation des étudiants
a débuté. Des progrès ont été réalisés dans l'organisation de zones de formation pratique, de concert
avec les autorités sanitaires.
On a choisi cinq personnes susceptibles de prendre la direction des départements de médecine
préventive et sociale lorsque ceux -ci auront été réorganisés, et on leur a attribué des bourses d'études
pour leur permettre de suivre, à l'école de santé publique de l'Université Harvard, un cours spécial
qui a débuté en octobre et qui durera d'un an et demi à deux ans.
Inde 92
FISE
Enseignement de la santé publique et des soins infirmiers, Andhra (nov. 1956 -
)
Objet. Améliorer dans les régions rurales les services de santé publique existants, en particulier les
services de protection maternelle et infantile ; étendre le réseau de ces services à l'ensemble de l'Etat
et coordonner leur activité avec l'exécution de projets d'aménagement des collectivités et de projets
de développement ; améliorer et développer les moyens de formation destinés au personnel sanitaire
de toutes catégories.
Assistance fournie pendant l'année (dépenses remboursées par le FISE). Un pédiatre. La sage -femme
monitrice spécialisée dans les accouchements à domicile et l'infirmière pédiatrique affectées au projet
de Hyderabad (Inde 49) ont collaboré à ce projet.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Inde 93
FISE
Hygiène rurale /enseignement infirmier, Assam (sept. 1956 -
)
Objet. Aménager des services sanitaires ruraux coordonnés, en particulier des services de protection
maternelle et infantile ; créer un centre sanitaire rural pour la formation de diverses catégories de
personnel sanitaire, notamment des techniciens de l'assainissement et des infirmières.
Assistance fournie pendant l'année (dépenses remboursées par le FISE). Deux infirmières de la santé
publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Inde 95
Assainissement, Trivandrum (nov. 1956 -
)
AT
Objet. Créer dans une zone rurale un projet pilote pour l'amélioration des systèmes d'adduction d'eau
et d'évacuation des excreta ; élaborer et exécuter un programme d'assainissement, comportant la création
d'installations sanitaires simples, pratiques et peu coûteuses, dont on assurera le fonctionnement et
l'entretien ; mettre au point un programme d'éducation sanitaire ; former des techniciens, des
spécialistes de l'assainissement et d'autres catégories de personnel.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Inde 96
FISE
Cours de perfectionnement et cours d'entretien sur l'hygiène de la maternité et de l'enfance et sur les soins
infirmiers de santé publique, donnés à l'intention des médecins, des infirmières de la santé publique et des
sages- femmes (juin 1955 - mars 1956 ; juin 1956 - )
Objet. Préparer, au moyen de cours de perfectionnement, du personnel compétent qui occupera des
fonctions dirigeantes dans les programmes de protection maternelle et infantile ; former au moyen
de cours d'entretien appropriés d'autres catégories de personnel.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Concours du personnel de l'OMS qui se trouvait déjà
à Calcutta, à New Delhi et à Hyderabad. (Les allocations et les frais de voyage des participants ont
été payés par le FISE pour tous les cours.)
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en mars 1957.
Travail accompli pendant l'année. Huit médecins et douze infirmières ont suivi des cours supérieurs
de perfectionnement à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta, grâce à des
bourses d'études accordées par le FISE.
Vingt sages- femmes ont suivi un cours d'entretien d'un mois (accouchements) qui a été donné à
New Delhi à partir du 3 octobre. Un autre cours d'un mois (soins infirmiers pédiatriques) a été donné
à Hyderabad à partir du 12 novembre à l'intention d'un groupe de vingt infirmières.
Les participants, tant aux cours de perfectionnement qu'au cours d'entretien, venaient de différents
Etats de l'Inde.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
154
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Inde 100
Hygiène dentaire (juillet - août 1956)
B
Objet. Effectuer une enquête sur les moyens de formation dans le domaine dentaire, en vue de les
développer.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Un consultant en hygiène dentaire a effectué une
enquête générale sur les moyens de formation dont l'Inde dispose dans ce domaine. Il a visité des
instituts dentaires et a eu des entretiens avec les autorités chargées de l'enseignement de l'odontologie ;
il a examiné les plans établis en vue d'améliorer les moyens de formation et d'élever le niveau de l'enseignement donné dans les écoles dentaires, et a étudié les ressources dont on envisage de doter les établis-
sements qui seront créés à l'avenir.
Inde 101
B
(Indian Council of
Medical Research)
Projet pilote de lutte contre le trachome, Uttar Pradesh (févr. 1956 -
)
Objet. a) Effectuer une enquête sur la situation existant dans différentes parties de l'Uttar Pradesh
en ce qui concerne le trachome ; b) lancer un projet pilote en vue d'étudier : 1) la fréquence et la répartition du trachome ainsi que les facteurs qui favorisent la transmission de cette maladie ; 2) les modalités
minimums d'un traitement efficace par les antibiotiques et le taux de fréquence des rechutes et des réinfections, et 3) les effets d'un traitement réitéré sur le caractère épidémiologique de la conjonctivite
associée ainsi que le tableau clinique du trachome ; c) élaborer un vaste programme pour la lutte contre
cette maladie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un spécialiste du trachome ; b) des fournitures et
du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le spécialiste envoyé par l'OMS a effectué une enquête sur la situation
existant dans le territoire en ce qui concerne le trachome et a présenté son rapport au mois de mai.
Ses recommandations, qui prévoient un projet pilote ayant pour base des opérations l'Hôpital ophtalmologique Gandhi à Aligarh, ont été acceptées par le Gouvernement. Ce spécialiste a été de nouveau
affecté au projet au mois d'août afin d'aider le Gouvernement à mettre en oeuvre les recommandations
mentionnées ci- dessus et il a terminé le cours de formation préliminaire donné au personnel national.
L'exécution du projet pilote a débuté en octobre.
Inde 103
AT
Centre de lutte antituberculeuse et de formation professionnelle, Agra (oct. 1956 -
)
Objet. Effectuer une enquête sur le problème de la tuberculose ; créer un service antituberculeux modèle
et former du personnel médical et paramédical aux techniques du diagnostic et de la prophylaxie de
la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse internationale de douze mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Inde
Participation aux cours régionaux
Voir SEARO 5 ; EURO 62 ; WPRO 27.
Inde portugaise 5
Bourses d'études
B
Indonésie 1
AT
FISE
Tuberculose. Une bourse régionale de six mois.
Lutte contre les tréponématoses (mai 1950 -
)
Objet. Etablir un programme de lutte contre le pian dans tout le pays ; mettre au point un projet de
lutte contre les maladies vénériennes, d'abord dans les régions de Surabaya et de Djakarta, puis dans
l'ensemble du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une bourse internationale de six mois ; b) du matériel
et des fournitures de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les bons résultats obtenus dans la campagne de masse ont été
consolidés ; l'on estime que les tréponématoses pourront être complètement maîtrisées d'ici 1965.
Depuis le départ, en décembre 1955, du spécialiste de laboratoire, la campagne a été entièrement menée
par du personnel indonésien. Au début de 1956, un membre du personnel du Siège a effectué une enquête
sur place concernant cette campagne.
Indonésie 4
AT
Démonstrations de lutte antipaludique, Tjilatjap et Semarang (août 1951 -
)
Objet. Organiser des démonstrations sur la lutte antipaludique (en trois étapes : enquête, opérations,
enquête de contrôle) ; créer un centre de recherches et de démonstrations ; former des médecins, des
entomologistes et du personnel auxiliaire.
155
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un paludologue, un entomologiste et un ingénieur
sanitaire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année Les opérations de pulvérisation ont été continuées dans les régions
de Tjilatjap et de Kedu. L'enquête paludométrique annuelle a été achevée. Les indices spléniques et
parasitaires enregistrés dans les régions traitées au moyen de pulvérisations de DDT indiquent que
la diminution de fréquence de la maladie y a été, depuis 1954, du même ordre que dans les régions non
traitées, ce qui confirme les constatations faites précédemment, à savoir que le DDT ne permet pas
de combattre efficacement, dans cette partie du pays, la transmission du paludisme par Anopheles
sundaicus.
Un plan a été préparé en vue de développer et d'accélérer le programme de lutte antipaludique
qui vise à protéger dix millions de personnes dans les régions centrales de Java, et l'équipe de l'OMS
a transféré, au mois de juillet, sa base d'opérations de Tjilatjap à Semarang.
Des cours de formation ont été donnés à l'intention de vingt -neuf mantris (agents sanitaires auxiliaires) et de quatre assistants pour les travaux pratiques, qui participeront à la campagne dans les
régions centrales de Java. Des dispositions ont été prises en vue d'assurer la formation de quarante
surveillants (voir également Indonésie 32).
Indonésie 8A
B
FISE
Campagne de vaccination de masse par le BCG (oct. 1952 -
)
Objet. Elargir un projet pilote de vaccination par le BCG entrepris précédemment (dans le cadre du
plan primitif des opérations), de manière à en faire le point de départ d'une campagne de masse s'étendant à l'ensemble du pays, quarante équipes bien entraînées devant être à l'oeuvre à la fin de 1956.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin et deux infirmières BCG.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. Le plan primitif des opérations et les deux compléments qui y ont
été ajoutés prévoyaient 5 200 000 épreuves tuberculiniques en 1956 et la vaccination des sujets à
réaction négative. Trente -huit équipes se trouvaient à l'eeuvre sur le terrain au début du dernier trimestre
de l'année ; il semblait donc que l'on atteindrait les objectifs fixés pour ce qui est du nombre des équipes
formées et des épreuves effectuées.
Indonésie 8B
AT
FISE
Lutte contre la tuberculose et formation professionnelle, Bandoeng (sept. 1952 -
)
Objet. a) Effectuer une enquête sur l'ampleur du problème posé par la tuberculose ; créer un service
antituberculeux modèle ; former du personnel médical et paramédical aux techniques du diagnostic
et de la prévention ; b) élaborer un projet pilote de chimiothérapie à domicile en vue d'expérimenter
l'efficacité du traitement médicamenteux de la tuberculose.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin, une infirmière de la santé publique et
un technicien de laboratoire ; b) une bourse internationale de six mois ; c) du matériel de laboratoire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Lorsque le médecin a terminé sa mission en juin, un centre moderne
disposant de toutes les ressources nécessaires pour assurer efficacement le diagnostic et la prévention de
la tuberculose, ainsi que la lutte contre cette maladie, était créé ; ce centre pourrait remplir les fonctions
d'un institut national pour la formation du personnel médical et paramédical appelé à travailler dans
d'autres centres du pays ; le personnel du centre a reçu une formation suffisante pour être en mesure
d'en assurer lui -même le fonctionnement. Le laboratoire attaché au centre examine près de 3000 spécimens par mois et peut être utilisé pour la formation de techniciens de laboratoire. Un service de visites
à domicile a été organisé.
Un cours de deux semaines sur les problèmes de santé publique posés par la tuberculose a été
donné à l'intention de douze élèves de l'école supérieure d'infirmières de Bandoeng.
Il n'a pas été possible de continuer en 1956 l'exécution du projet pilote de chimiothérapie à domicile.
Indonésie 9
B
Lutte contre la lèpre (juillet - sept. 1955 ; sept. 1956 -
)
Objet. Effectuer une enquête sur la situation en ce qui concerne la lèpre (1955) ; élaborer et mettre
en oeuvre un programme à long terme de lutte contre cette maladie (1956).
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un léprologue ; b) une certaine quantité de fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli. En 1955, le consultant léprologue envoyé pour deux mois afin d'effectuer une enquête
sur la situation existant dans le pays en ce qui concerne la lèpre a recommandé dans son rapport d'intensifier le traitement ambulatoire des lépreux, de renforcer la surveillance des contacts parmi les enfants
de moins de quinze ans, de constituer des équipes mobiles chargées de compléter l'aeuvre des polycliniques et de créer deux zones pilotes. Il a recommandé également de rétablir le cours de léprologie
préparant à l'obtention d'un diplôme.
En 1956, le léprologue a visité l'une des deux zones pilotes et a formulé des recommandations.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
156
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Indonésie 12
Lutte contre la peste (janv. 1956 -
B
(Institut Pasteur
de Téhéran)
)
Objet. Effectuer une enquête sur la situation en ce qui concerne la peste ; exécuter un programme
de recherches en vue de déterminer les causes de la persistance de cette maladie ; élaborer un programme
à long terme de lutte.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin principal (Directeur de l'Institut Pasteur
de Téhéran) pendant trois semaines et un zoologiste pendant un mois ; b) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'enquête sur la peste a été terminée et le Gouvernement a accepté
la recommandation du Directeur de l'Institut Pasteur de Téhéran concernant l'exécution d'un projet
de recherches qui durerait six mois. En vue de préparer la mise en oeuvre du programme de recherches,
le zoologiste a effectué une étude sur l'écologie des rongeurs.
Indonésie 13
B
Assistance à la Faculté de Médecine de l'Université de Gadjah Mada, Djokjakarta et Samarang
(sept. 1953 -
)
Objet. Développer rationnellement les départements de biochimie, de pharmacie et de pédiatrie ;
former des homologues nationaux qui remplaceront les professeurs envoyés par l'OMS.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un professeur de pharmacie et de chimie pharmaceutique et un professeur de pédiatrie ; b) de la documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'enseignement universitaire et les programmes de formation en
pharmacie et en chimie pharmaceutique ont été renforcés. La formation d'homologues nationaux
a fait l'objet d'une attention particulière. L'ancien département de pharmacie de la Faculté de Médecine,
d'Art dentaire et de Pharmacie est devenu la Faculté de Pharmacie.
Le développement du département de pédiatrie de l'hôpital de la Faculté de Médecine s'est pour-
suivi. En plus des cours théoriques de pédiatrie, une formation pratique a été donnée aux étudiants
dans les salles de malades, dont l'organisation a été améliorée, ainsi que dans le service de consultations
externes.
Indonésie 15
B
(ICA)
Ecole supérieure d'infirmières, Bandoeng (janv. 1954 -
)
Objet. Organiser à l'école supérieure d'infirmières de Bandoeng et à l'hôpital municipal de Rantjabadak
des cours de perfectionnement pour les personnes chargées d'enseigner l'obstétrique et les soins infirmiers de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux infirmières monitrices de la santé publique et
une sage -femme monitrice ; b) de la documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le programme des cours de formation a été modifié et les installations
servant aux travaux pratiques ont été développées. Douze élèves infirmières de la santé publique se
sont rendues à Djokjakarta, à Surabaya et à Djakarta pour se familiariser sur place avec divers problèmes
de santé publique et suivre des stages de formation pratique. Un cours théorique de soins infirmiers
de santé publique a été donné à l'école d'infirmières à Rantjabadak, à l'intention des élèves de troisième
année.
Indonésie 20
AT
Assainissement (juin 1956 -
Indonésie 25
AT
Statistiques démographiques et sanitaires (août 1955 -
)
Objet. Préparer et coordonner un plan d'assainissement, en particulier pour les régions rurales ; créer
et construire des installations sanitaires simples, pratiques et économiques ; organiser un programme
d'éducation sanitaire pour faire connaître la nature et les causes des maladies découlant de l'insalubrité
du milieu ; former du personnel pour les travaux d'assainissement.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. a) Envoi d'un technicien de l'assainissement qui a prêté son concours pour la formation de personnel sanitaire à Magelang ; b) une bourse
internationale de douze mois ; c) du matériel et des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
)
Objet. Développer les services statistiques du Ministère de la Santé et former du personnel dirigeant
pour ces services ; mettre au point un programme de statistique à long terme comportant un système
rationnel pour la déclaration obligatoire des maladies, pour les statistiques hospitalières et pour les
statistiques démographiques et sanitaires générales ; organiser un service moderne de statistiques
démographiques et sanitaires en vue de l'élaboration et de l'évaluation des programmes sanitaires.
157
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un statisticien sanitaire ; b) des fournitures et du
matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les mesures à prendre pour améliorer l'enregistrement des données
démographiques ont été étudiées et des avis ont été donnés aux autorités centrales et provinciales. Le
modèle international de certificat médical a été introduit dans les hôpitaux au début de 1956.
Un certain nombre d'enquêtes sanitaires rurales ont été effectuées dans certaines régions et l'on
a examiné la possibilité de mettre à l'essai un système d'enregistrement des données démographiques
dans la zone centrale de Java.
Le personnel de la Division des Statistiques démographiques et sanitaires a reçu une formation
pour le chiffrage des causes de décès. Deux cours de formation de trois mois en matière de statistiques
de la santé publique ont été institués à l'intention des commis statisticiens des départements provinciaux
de la santé. L'enseignement dispensé aux étudiants pour les statistiques médicales et de santé publique
a été amélioré à l'Université de Djakarta.
Indonésie 28
AT
Assistance à la Faculté de Médecine de Surabaya (avril 1956 -
)
Objet. Elever le niveau du département de médecine préventive et sociale.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un professeur de médecine préventive
et sociale a été envoyé pour six semaines. Il a effectué une enquête et élaboré, en collaboration avec
le corps enseignant de la Faculté, un programme coordonné de cinq années d'études en médecine
préventive et sociale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Indonésie 29
AT
Renforcement des services sanitaires (mars 1956 -
Indonésie 31
AT
FISE
Lutte contre le trachome (nov. 1954 - )
Objet. Effectuer une étude sur le trachome et formuler des recommandations relatives à la lutte contre
cette maladie (1954).
)
Objet. Créer un service épidémiologique chargé de déterminer les caractéristiques principales de la
morbidité et d'élaborer des mesures de lutte ; donner des avis dans toutes les branches des sciences
médicales sur l'utilisation des méthodes épidémiologiques.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse internationale de six mois et une bourse
régionale de quatre mois et demi.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Faire la démonstration des méthodes de traitement parmi les écoliers, d'abord dans une zone
choisie, puis dans quatre autres zones ; après le traitement, procéder à trois réexamens afin d'évaluer
les résultats immédiats (1955).
Procéder à un nouvel examen de tous les enfants des écoles dans la zone du projet afin d'évaluer
les résultats à long terme du traitement ; exécuter une campagne de masse contre la maladie (1956 -1958).
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant spécialiste du trachome pendant six
semaines ; b) une bourse de voyage de trois mois.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Travail accompli pendant l'année. Le consultant a évalué les travaux accomplis dans le cadre du projet
pilote. Il a constaté que les objectifs prévus dans ce projet sont près d'être atteints, mais il a insisté sur
la nécessité d'effectuer une étude approfondie des facteurs favorisant la transmission du trachome
avant d'élaborer un vaste programme de lutte contre la maladie. Ses recommandations ont été
acceptées par le Gouvernement et on a commencé l'élaboration d'un plan tripartite d'opérations pour
un deuxième projet pilote qui sera réalisé avec l'aide de l'OMS et du FISE. On pense que ce deuxième
projet permettra de recueillir des données grâce auxquelles une campagne de masse à la fois économique, pratique et efficace contre la maladie pourra être préparée.
Indonésie 32
AT
Renforcement de la Section du Paludisme au Ministère de la Santé, Djakarta (mai 1955 -
)
Objet. Améliorer le programme national de lutte contre le paludisme, qui relève de la Section du Paludisme du Ministère de la Santé ; développer les moyens d'action de l'Institut du Paludisme de Djakarta.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un entomologiste ; b) deux bourses régionales, l'une
de six mois et l'autre d'un mois ; c) des fournitures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
158
ACTIVITÉ DE L4OMS EN 1956
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. On a effectué une enquête en vue de déterminer l'indice d'Aedes
aegypti aux alentours de l'aéroport de Djakarta, ainsi qu'une étude comparative concernant Anopheles
sundaicus dans la ville de Semarang (moustique résistant au DDT) et A. sundaicus à Japara (moustique
non résistant). L'apparition d'une résistance physiologique chez A. sundaicus à Surabaya (Java
oriental) a été établie. Des progrès ont été réalisés dans les études entreprises sur le groupe A. hyrcanus
et sur la bionomie de A. aconitus et de A. maculatus. Des enquêtes hématologiques ont été faites dans
plusieurs régions.
Quatre mantris (agents sanitaires auxiliaires) de l'Institut du Paludisme, employés à Semarang
et à Jepara, ont reçu une formation dans les techniques de la recherche entomologique. Un cours sur
la lutte contre le paludisme a été donné à l'intention de seize élèves mantris. Deux mantris et un «contrôleur» du Service municipal de Santé de Djakarta ont fait un stage de deux semaines dans un laboratoire
et sur le terrain pour se familiariser avec la lutte contre les mouches et les culicidés.
Les études effectuées par le personnel affecté à ce projet ainsi qu'au projet Indonésie 4 ont été
mises à profit pour l'élaboration des plans d'une campagne nationale antipaludique qui devra aboutir
à l'éradication de cette maladie.
Indonésie 34
B
Assistance à l'école de médecine de Médan (sept. 1956 -
)
Objet. Elever le niveau des départements d'anatomie, de physiologie et de pharmacologie à l'école
de médecine de Médan et élaborer des programmes d'études dans ces disciplines ; améliorer le programme
d'études dans les branches précliniques ; former des homologues nationaux.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un professeur d'anatomie et un professeur de physiologie ; b) le matériel indispensable pour le département de physiologie.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. La réorganisation des départements d'anatomie et de physiologie
et la formation du personnel ont débuté.
Indonésie 35
AT
Soins infirmiers de pédiatrie, Université de Gadjah Mada, Djokjakarta (oct. 1956 -
)
Objet. Améliorer les soins dispensés aux enfants en perfectionnant l'enseignement de la pédiatrie et
et des soins infirmiers pédiatriques à l'Université de Gadjah Mada.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice de pédiatrie ; b) des fourni-
tures et du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1958.
Indonésie 36
AT
FISE
Renforcement des services de protection maternelle et infantile (oct. 1956 -
)
Objet. Evaluer les services de protection maternelle et infantile du pays et les moyens de formation
dans ce domaine, et en préparer l'extension.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse internationale de douze mois pour l'étude
de la pédiatrie.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Indonésie 46
AT
Recherches sur les médicaments (oct. 1956 - )
Objet. Aider l'Institut de Pharmacologie à organiser des échanges de personnel et d'informations
avec d'autres institutions, et former des spécialistes pour les enquêtes pharmacologiques de cet institut.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Deux bourses régionales de six mois attribuées à des
fonctionnaires de l'Institut pour qu'ils fassent un stage à l'Institut central de Recherches sur les Médicaments de Lucknow (Inde).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
Indonésie 48
B
Indonésie
Bourses d'études
Santé mentale. Une bourse régionale de douze mois.
Participation aux cours régionaux
Voir SEARO 5 ; WPRO 27.
Népal 1
B
(ICA)
Lutte contre le paludisme, vallée du Rapti (juin 1954 -
)
Objet. Etudier la situation et déterminer les techniques appropriées de lutte contre le paludisme ;
pratiquer des pulvérisations de DDT à l'intérieur des habitations dans les régions demeurées en dehors
du champ d'action de l'International Co- operation Administration des Etats -Unis d'Amérique (ICA) ;
former du personnel pour la prévention du paludisme.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
Na du projet
Origine des fonds
130
Description
Organisations participantes
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un paludologue, un entomologiste et trois auxiliaires ;
b) deux bourses régionales de six mois ; c) des moyens de transport et des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les enquêtes préliminaires qui précédent les opérations de pulvérisation ont été terminées dans la plupart des villages de la région visée par le projet ; les opérations
de pulvérisation et les enquêtes entomologiques entreprises en vue de déterminer l'espèce anophèle
vectrice ont été intensifiées. Un indice splénique de 95 % a été décelé chez 247 enfants examinés dans
sept villages, et des parasites du paludisme ont été découverts dans 53 % des 229 prélèvements de sang
effectués. Près de sept cents spécimens d'Anopheles fluviatitis et environ mille spécimens d'autres espèces
ont été disséqués, avec des résultats négatifs.
Népal 2
AT
Formation d'infirmières, Kathmandu (nov. 1954 -
)
Objet. Former des infirmières et des sages- femmes pour les services hospitaliers, les soins à domicile
et les activités de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux infirmières monitrices et une infirmière de la
santé publique ; b) des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'école a été ouverte à la fin du mois de mai, avec quinze élèves inscrites.
Les progrès ont été assez lents, les élèves ne sachant pas suffisamment l'anglais. On a nommé une homo-
logue népalaise qui remplacera l'infirmière principale envoyée par l'OMS, ainsi qu'une directrice pour
le foyer des élèves. Un programme de formation en cours de service a été organisé à l'intention du
personnel des hôpitaux pour hommes et des hôpitaux pour femmes.
Népal 3
AT
Thaïlande 2
AT
FISE
o
Thallande 5
B
(UNESCO)
Formation d'assistants sanitaires, Kathmandu (juin 1955 -
)
Objet. Créer une école d'assistants sanitaires à Kathmandu, afin de dispenser une formation théorique
et pratique aux élèves ; prévoir un programme de services sanitaires ruraux qui utiliseront au mieux
les assistants sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin (spécialiste de la santé publique) et un
technicien de l'assainissement ; b) une bourse régionale de douze mois ; c) du matériel d'enseignement,
des fournitures et des moyens de transport.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'école a été ouverte en février, avec vingt élèves. Des leçons quotidiennes d'anglais ont été données aux élèves.
A la fin du deuxième trimestre, les élèves avaient reçu une formation de base dans les matières
suivantes : anatomie et physiologie, premiers secours, principes de l'hygiène individuelle et domestique,
épidémiologie et statistiques démographiques ; pendant le troisième trimestre, l'enseignement de
l'hygiène sociale, de la matière médicale et de la pharmacologie a commencé, et l'initiation aux travaux
pratiques d'assainissement a été achevée. Des exercices pratiques sur les méthodes cliniques ont été
organisés à l'hôpital pour hommes de Kathmandu, et des travaux pratiques de pharmacologie ont
été effectués par les élèves à l'école de médecine civile.
A partir du quatrième trimestre, qui a commencé en octobre, les élèves ont suivi un cours de brève
durée sur les processus de la guérison et de la maladie, ainsi qu'un cours sur les insectes et les maladies
transmises par ces derniers.
Les épreuves subies par les élèves ont donné des résultats encourageants.
Lutte contre les tréponématoses (mai 1950 -
)
Objet. Poursuivre une lutte systématique contre le pian dans le pays ; réduire le réservoir d'infection
à un niveau tel que la maladie puisse être combattue par les autorités sanitaires rurales ; former du
personnel local ; intégrer la lutte contre le pian dans l'activité régulière des services de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un vénéréologue.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les progrès réalisés dans la campagne de masse ont été consolidés ;
on s'est efforcé d'évaluer l'ampleur du problème posé par le pian et de déterminer les ressources mobilisables pour combattre cette maladie.
Hygiène scolaire, Chachoengsao (févr. 1954 - mars 1956)
Objet. Mettre sur pied un service général d'hygiène scolaire, en liaison avec le projet d'éducation de
base de l'UNESCO et le programme de formation de personnel enseignant.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin des écoles et une infirmière scolaire.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
160
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli. Le projet a fourni une fois de plus la preuve qu'il est impossible de créer et de développer des services d'hygiène scolaire sans l'appui de services généraux, curatifs et préventifs, de santé
publique ; or ces derniers sont insuffisants à Chachoengsao. On a toutefois réussi à mettre au point
des techniques d'hygiène scolaire dont l'équipe thaï poursuit l'application. L'enseignement de l'hygiène
scolaire a fait l'objet d'une attention toute spéciale. Une formation en hygiène scolaire et en éducation
sanitaire scolaire a été donnée à des élèves infirmières et à des infirmières -chefs de la santé publique,
et des séminaires ont été organisés à l'intention des membres du corps enseignant.
Thaïlande 13
AT
FISE
Centre sanitaire rural, Chiengmai (nov. 1951 -
)
Objet. Créer un service sanitaire rural, en ayant plus particulièrement en vue l'assainissement et la
protection maternelle et infantile, et former différentes catégories de personnel sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière de la santé publique et un technicien
de l'assainissement.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. Les membres thaïs de l'équipe ont assuré la continuation des travaux
à partir du mois de septembre, tout le personnel envoyé par l'OMS ayant été rappelé à ce moment,
à l'exception du technicien de l'assainissement.
Vingt centres de protection maternelle et infantile ont continué à fonctionner pendant l'année
et ont permis d'assurer la formation pratique d'un grand nombre de stagiaires, y compris cinquante
élèves de l'école de sages- femmes de Chiengmai.
Les efforts visant à améliorer l'assainissement ont été poursuivis dans dix -sept zones pilotes et
ont suscité beaucoup d'intérêt chez les inspecteurs sanitaires, comme dans la population en général.
Thaïlande 15
AT
FI SE
Vaccination par le BCG (mai 1953 - juin 1956)
Objet. Exécuter une campagne de vaccination de masse par le BCG ; soumettre à l'épreuve tuberculinique cinq millions au moins de jeunes gens et vacciner les sujets à réaction négative ; dresser des
plans pour poursuivre les épreuves tuberculiniques et la vaccination par le BCG en tant qu'activité
régulière des services sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un médecin et une infirmière BCG.
Travail accompli. Le but visé, qui était de protéger les enfants et les adolescents contre la tuberculose,
a été atteint en ce sens qu'un service BCG a été créé et pourra continuer les vaccinations en attendant
que les services généraux de santé puissent s'en charger, ce qui n'est pas encore le cas dans les
conditions présentes. Les cinq millions d'épreuves tuberculiniques qu'on s'était proposé d'effectuer
ont pu être pratiquées dans un délai plus bref qu'on ne l'avait prévu, mais 28 % des personnes soumises
à ces épreuves étaient âgées de plus de vingt -huit ans. Presque tous les sujets à réaction négative ont
été vaccinés. La protection des enfants n'a pas été assurée de façon absolument satisfaisante ; on pourra
toutefois la rendre plus complète en recommençant la campagne tous les deux ans.
Thallande 17
B
(UNESCO)
Santé mentale, Dhonburi et Bangkok (mars 1955 -
)
Objet. Donner aux aspects psychologiques de la psychiatrie le caractère d'une spécialité, et les intégrer
dans la pratique générale de la médecine ; introduire la psychologie dans les cours de santé publique
destinés aux médecins diplômés, aux étudiants en médecine et au personnel auxiliaire ; développer
les installations et les pratiques cliniques modernes ; former un homologue qui sera chargé de poursuivre
les travaux lorsque l'assistance de l'OMS prendra fin.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Un psychologue.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en mars 1957.
Travail accompli pendant l'année. On a effectué des recherches pratiques sur les tests verbaux et non
verbaux applicables aux enfants thaïs, et poursuivi l'étude des tendances normales et anormales chez
les enfants.
La clinique de guidance infantile a continué ses travaux courants. Les mesures prises dans des cas
individuels ont été contrôlées et une évaluation statistique des données recueillies a été effectuée. Des
cours sur les méthodes de psychodiagnostic ont été donnés à l'intention des médecins de l'hôpital
psychiatrique et des membres du corps médical ; des cours de formation en psychiatrie ont également
été organisés pour les médecins, les psychiatres et les pédiatres. Des tests de normalisation ont été
pratiqués sur 550 enfants dans six écoles.
Thaïlande 21
AT
Ecole supérieure d'infirmières, Bangkok (avril 1954 -
)
Objet. Etablir une école supérieure d'infirmières ; organiser un enseignement supérieur des soins
infirmiers de santé publique et des cours sur l'enseignement infirmier.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Une infirmière monitrice de la santé publique et une
infirmière monitrice pour les soins infirmiers généraux ; b) du matériel et des fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST
161
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Travail accompli pendant l'année. Le programme du cours de deux ans sur les soins infirmiers de santé
publique, donné à la Faculté d'Hygiène et de Santé publique, a été modifié et amélioré. Les dix élèves
qui ont obtenu leur diplôme en avril ont été affectées à des postes appropriés. Vingt et une élèves ont
commencé leur seconde année d'études et vingt nouvelles élèves ont été inscrites au mois de juin.
Des dispositions ont été prises en vue de modifier le programme du cours d'une année qui est
donné à la Division des Soins infirmiers à l'intention des infirmières monitrices, afin de faire une place
plus large à la formation pratique. Seize élèves, qui ont terminé le cours avec succès au mois de mars,
ont reçu des postes dans l'enseignement ou dans l'administration, et vingt nouvelles élèves ont été
admises à ce cours au mois de juin.
Thallande 24
B
(ICA)
Programme d'hygiène rurale (cadres infirmiers) (mai 1954 -
)
Objet. Développer les services sanitaires ruraux, y compris les services infirmiers ; fournir aux services
de soins infirmiers et d'obstétrique les cadres qui assureront la direction et le contrôle nécessaires.
Ce projet est étroitement lié au projet du FISE visant à développer et à renforcer les centres de
protection maternelle et infantile en Thaïlande.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière /sage -femme de la santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. L'infirmière /sage -femme de la santé publique envoyée par l'OMS
et son homologue thaï ont continué à collaborer avec les chefs des services provinciaux ; elles ont prêté
leur concours pour l'organisation de cours d'entretien à l'intention d'infirmières -chefs de la santé
publique ; elles ont participé également à l'application d'un programme national de formation de
sages -femmes indigènes.
Des mesures ont été prises en vue de la création, à Donemadan, d'un centre sanitaire de deuxième
classe qui servira de centre d'enseignement et de démonstrations à l'intention des chefs de services
infirmiers.
Thallande 26
B
(UNESCO)
Education de base, Ubol (déc. 1954-
)
Objet. Intégrer l'éducation sanitaire dans le programme d'éducation de base.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une infirmière de la santé publique ayant l'expérience
de l'éducation sanitaire.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957.
Travail accompli pendant l'année. Le premier groupe de soixante élèves appelées à collaborer aux projets
d'aménagement des collectivités a terminé le cours de deux ans ; les élèves ont été affectées à des travaux
dans les villages. Les cours donnés aux élèves de première année sur les soins infirmiers à domicile,
la protection maternelle et infantile et les premiers secours ont été continués, de même que les cours
théoriques et pratiques destinés aux élèves de deuxième année.
Thaïlande 30
B
FIS F.
Lutte contre la lèpre, province de Khon Kaen (oct. 1955 -
)
Objet. Organiser dans la province de Khon Kaen un projet pilote pour la démonstration des méthodes
modernes de lutte contre la lèpre, en accordant une importance spéciale au dépistage des cas, au traitement des malades à domicile et à la surveillance des contacts ; former du personnel, étendre le programme
de lutte à d'autres régions du pays.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un léprologue; b) une bourse internationale de quatre
mois ; c) une certaine quantité de documentation médicale.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Une enquête systématique a été effectuée dans la province de Khon
Kaen, où toutes les habitations ont été visitées, avec l'aide des équipes mobiles de lutte contre la lèpre.
Un registre central des malades a été établi au siège des opérations. Tous les malades qui n'ont pas
été traités dans les dispensaires antilépreux, fixes ou mobiles, ont été soignés à domicile.
Des cours de brève durée ont été donnés à trente -cinq membres du personnel sanitaire, dont seize
ont été attachés ensuite aux dispensaires antilépreux créés dans les seize centres sanitaires. Une formation
a été également donnée à deux autres membres du personnel sanitaire.
Des consultations préliminaires ont eu lieu entre le Gouvernement et les représentants du FISE
au sujet de l'élaboration des plans d'une campagne nationale contre la lèpre.
Thaïlande 31
AT
Ecoles d'infirmières, Korat et Pitsanulok (juillet 1955 - )
Objet. Elaborer et appliquer des programmes d'enseignement infirmier ; améliorer les services infirmiers
en tenant compte des besoins locaux ; établir, dans les écoles d'infirmières de Korat et de Pitsanulok,
une corrélation entre les cours théoriques et l'enseignement donné dans les salles de malades, et donner
aux élèves une formation en matière de soins infirmiers de santé publique.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
162
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux infirmières monitrices ; b) des fournitures et
du matériel.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Travail accompli pendant l'année. Les cinquante -deux élèves formant le premier groupe d'étudiantes
admises en mai 1955 à l'école d'infirmières de Korat ont terminé avec succès leur première année d'études.
Un second groupe de quarante -neuf élèves a commencé ses études au mois de mai. Des modifications
ont été apportées au programme d'enseignement afin de l'adapter aux conditions locales.
A la demande du Gouvernement, l'assistance accordée par l'OMS pour ce projet a été étendue
à l'école d'infirmières de Pitsanulok, qui comptait 162 élèves à la fin de 1956.
Thallande 34
AT
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance : Renforcement de l'organisation sanitaire centrale (juin 1956 -
)
Objet. Evaluer les services de protection maternelle et infantile et les services d'hygiène scolaire, ainsi
que les moyens de formation existant pour le personnel infirmier des premiers de ces services ; mettre
au point des techniques et des méthodes permettant d'intégrer la protection maternelle et infantile
dans l'activité des services sanitaires urbains et ruraux.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Après avoir effectué une enquête
préliminaire, un spécialiste de la protection maternelle et infantile a prêté son concours en vue de
renforcer la structure de la Division de Protection maternelle et infantile au Ministère de la
Santé publique.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Thaïlande 36
AT
(FAO)
Nutrition (première étape : nov. 1955 -janv. 1956)
Objet. Faire une enquête sur la nutrition ; déterminer la fréquence du goitre endémique et du béri -béri
et exécuter un programme de lutte contre ces affections.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Envoi d'un consultant qui, après avoir fait une enquête,
a formulé des recommandations sur les points suivants : nécessité de développer les enquêtes sur les
régimes alimentaires et la nutrition afin de dresser une carte précise de la répartition du goitre et du
béri -béri ; personnel nécessaire pour poursuivre les travaux dans le domaine de la nutrition ; mesures
temporaires à prendre (enrichissement du riz, amélioration des méthodes culinaires, et distribution
de comprimés de vitamines B1).
Un plan à long terme d'assistance de l'OMS a été élaboré sur la base de ces recommandations.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958.
Thaïlande 38
B
Thaïlande 40
AT
Thallande
Ecole de santé publique, Bangkok (première étape : déc. 1955 - mars 1956)
Objet. Renforcer l'école de santé publique de Bangkok en donnant des avis sur divers aspects de la
santé publique et sur l'enseignement de certaines disciplines.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un spécialiste de la santé publique
envoyé par l'OMS a effectué une enquête sur l'école et a soumis un rapport à l'OMS et au Gouvernement ; il a en outre enseigné certaines matières aux élèves de l'école.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1958.
Ecole de sages -femmes, Chiengmai (janv. 1956 -
)
Objet. Organiser la formation de sages- femmes de deuxième classe dans certains hôpitaux de districts.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une sage -femme monitrice.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli pendant l'année. Un programme d'études a été établi pour la formation des sages femmes. Les techniques des travaux de salles ont été revisées et un précis a été imprimé en siamois
à l'intention des élèves et du personnel infirmier. Le nombre d'accouchements n'étant pas suffisant
à l'hôpital de Chiengmai, on a envoyé les élèves de première année faire un stage à l'Hôpital Vajira
à Bangkok. Toutes les élèves reçoivent une instruction en matière d'accouchements à domicile et
effectuent des stages pratiques dans les centres de protection maternelle et infantile de Chiengmai.
Un premier groupe de cinquante élèves a passé les examens avec succès et un deuxième groupe de
quarante -six élèves a été admis à l'école.
Participation aux cours régionaux
Voir SEARO 5 ; WPRO 27.
LISTE DES PROJETS : EUROPE
163
EUROPE
N° du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
EURO 9.5
Cinquième séminaire européen d'ingénieurs sanitaires, Helsinki (23 - 29 juillet 1956)
B
Objet. Réunir des ingénieurs sanitaires et autres spécialistes de l'assainissement, choisis parmi les
plus éminents, pour un échange d'informations scientifiques et techniques ; étudier particulièrement
le rôle de l'ingénieur sanitaire dans la santé publique.
Ce séminaire, organisé en collaboration avec le Gouvernement finlandais, est le cinquième de la
série des séminaires européens d'ingénieurs sanitaires (voir page 74).
Assistance fournie par l'OMS. Remboursement des frais de participation de quarante -sept personnes
venant des pays suivants : Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Irlande, Islande,
Italie, Luxembourg, Maroc, Norvège, Pays -Bas, Portugal, République fédérale d'Allemagne, Royaume Uni, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie et Yougoslavie ; concours d'un conférencier venant des Etats -Unis
d'Amérique.
Travail accompli. En plus des participants susmentionnés, dix -sept représentants de la Finlande
assistaient au séminaire.
La discussion a porté principalement sur la pollution des eaux souterraines, notamment au point
de vue de l'évacuation des déchets radioactifs, toxiques et infectieux, sur la question de l'évacuation
des déchets des usines de fabrication de pâte à papier et de papier et sur la désinfection des eaux de
boisson par des moyens autres que la chloration. Le séminaire s'est terminé par un court voyage d'étude
dans une zone industrielle importante de Finlande. (Voir aussi page 74.)
EURO 22.4
B
Conférence sur l'enseignement de l'hygiène, de la médecine préventive et de la médecine sociale, Zagreb,
(2 -6 juillet 1956)
Objet. Discussions sur la formation des médecins de la santé publique.
Assistance fournie par l'OMS. a) Remboursement des frais de participation de vingt -deux directeurs
d'écoles de santé publique et de centres de formation en santé publique et des administrateurs responsables de la santé publique des pays suivants : Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande,
France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pays -Bas, Portugal, République fédérale d'Allemagne,
Royaume -Uni, Suède, Suisse, Turquie et Yougoslavie ; b) des fournitures et du matériel.
Travail accompli. La conférence a eu lieu à l'école de santé publique de Zagreb, sous la présidence
du directeur de l'établissement. Parmi les sujets discutés figuraient les besoins en personnel sanitaire
de diverses catégories, la formation à donner à ce personnel et l'organisation d'une coopération entre
établissements de formation professionnelle d'Europe. (Voir aussi pages 31 et 73.)
EURO 39.2
B
EURO 52
AT
Groupe d'étude sur la mortalité périnatale, Dublin (26 - 29 nov. 1956)
Objet. Coordonner les recherches nationales sur les causes de la mortalité périnatale.
Assistance fournie par l'OMS. a) Remboursement des dépenses de trois participants venant des Pays Bas et de quatre participants venant de Suède ; b) des fournitures et du matériel.
Travail accompli. Des obstétriciens, des anatomo -pathologistes et des pédiatres venant des Pays -Bas
et de Suède se sont joints à un groupe de sept médecins irlandais spécialisés dans les mêmes questions
pour discuter des recherches sur la mortalité périnatale, en passant en revue les études déjà faites ou en
cours dans divers pays, et examiner les plans d'action future.
Sixième cours fondamental de perfectionnement pour anesthésiologistes, Copenhague (15 oct. 1955 - 27 oct.
1956)
Objet. Stimuler le développement et améliorer la qualité des services nationaux d'anesthésiologie
en formant du personnel médical. (Les cours du centre sont donnés en anglais.) Des cours analogues
ont eu lieu chaque année depuis 1951.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant (pour des cours d'anesthésiologie)
pendant trois semaines en juin ; b) des bourses d'études à quatre stagiaires de la Région européenne
(Autriche, Irlande, République fédérale d'Allemagne, Yougoslavie), à un stagiaire de la Région africaine
(Angola) et à trois stagiaires de la Région du Pacifique occidental (Chine, Corée, Japon).
EURO 56
AT
Cours de formation pour la lutte antituberculeuse, Istanbul (24 sept. - 20 oct. 1956)
Objet. Assurer à des médecins et à des infirmières de diverses Régions de l'OMS un enseignement
postuniversitaire en matière de lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Comme les années précédentes, deux
cours postuniversitaires destinés, l'un à des phtisiologues, et l'autre à des infirmières spécialisées dans
les soins aux tuberculeux, ont été donnés au centre international de formation professionnelle et de
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
164
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
démonstrations d'Istanbul. L'OMS a envoyé cinq conférenciers (trois médecins, un éducateur sanitaire
et une infirmière en chef de la santé publique) et a attribué vingt et une bourses d'études, soit treize
à des médecins et huit à des infirmières venant d'Espagne, du Maroc et de Yougoslavie ainsi que des
Régions de l'Afrique et de la Méditerranée orientale.
EURO 60
B
Quatrième cours de formation professionnelle pour fonctionnaires scandinaves de la santé publique, Göteborg
(ler août - 30 sept. 1956)
Objet. Donner à des fonctionnaires scandinaves une formation en santé publique.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Le programme de ce cours était
analogue à celui de 1955 et comprenait l'hygiène physiologique, la médecine du travail, la nutrition,
la prévention des accidents et diverses questions connexes. L'OMS a attribué des bourses d'études
à vingt et un fonctionnaires de la santé publique venant du Danemark, de Finlande, d'Islande, de
Norvège et de Suède. Elle a également participé aux frais d'honoraires des conférenciers et à d'autres
dépenses.
EURO 61
Cours de santé rurale, Soissons (1950 -
)
B
Objet. Collaborer à l'établissement, en France, d'un centre de démonstrations sur la santé publique
(Centre international rurale et offrir des possibilités de formation professionnelle à des stagiaires de France et d'ailleurs.
de l'Enfance)
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Le deuxième cours de formation
(Fondation
professionnelle de personnel de santé publique a commencé en octobre 1956. L'OMS a envoyé deux
Rockefeller)
conférenciers et a accordé treize bourses d'études à des stagiaires des pays suivants : Autriche, Belgique,
Espagne, Italie, Pays -Bas, Portugal, République fédérale d'Allemagne, Suisse, Tunisie, Turquie,
Yougoslavie et Grèce (dans le cadre du projet Grèce 13). L'OMS a également donné des avis techniques
ainsi qu'un appui financier pour un certain nombre d'enquêtes et d'études expérimentales faites au
centre.
EURO 62
B
Cours de formation professionnelle pour anesthésiologistes, Paris (nov. 1955 - oct. 1956)
Objet. Assurer des moyens internationaux de formation en anesthésiologie ; stimuler la création de
centres nationaux d'anesthésiologie et améliorer la qualité de ceux -ci. (Ces cours sont donnés en
français.)
Deux cours, dont un cours élémentaire et un cours supérieur, ont eu lieu pendant l'année.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Deux bourses d'études pour le cours supérieur à des
élèves venant de Suisse et de l'Inde (anciens Etablissements français), et une bourse pour le cours élémen-
taire à un élève venant de Tunisie.
EURO 64
B
Etude sur la séparation de l'enfant d'avec sa mère, Royaume -Uni et France (nov. 1952 - nov. 1956)
Objet. Illustrer certains aspects des troubles affectifs qu'entraîne chez l'enfant la séparation d'avec
sa mère au cours des trois premières années de sa vie et élaborer des mesures préventives susceptibles
d'être appliquées par les services de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Contribution financière pour la production d'un rapport
contenant les conclusions de l'étude effectuée en France en vue d'élucider les causes des symptômes
observés chez les nourrissons après une séparation de leurs mères et lors de leur réunion ultérieure,
étude qui porte également sur le rôle des facteurs économiques, sociaux et psychologiques qui interviennent dans ce domaine.
EURO 65
B
Etude de la terminologie du génie sanitaire (juin 1953 -
)
Objet. Etablir un dictionnaire anglais /français des termes de génie sanitaire à l'usage de la Région.
Travail accompli pendant l'année. La préparation du projet de dictionnaire entreprise à la suite de
l'étude a été terminée et le texte en a été reproduit sous une forme provisoire.
On envisage d'établir éventuellement le dictionnaire en des langues autres que l'anglais et le français.
EURO 66
B
Groupe consultatif régional sur les normes applicables à l'eau de boisson (troisième réunion : 12 -17 mars
1956)
Objet. Améliorer la qualité de l'approvisionnement en eau de boisson dans toute la Région en donnant
aux administrations sanitaires des avis sur l'élaboration ou la revision des règlements relatifs au contrôle
de l'approvisionnement en eau ; assurer l'adoption de certaines méthodes d'analyse de l'eau et l'expres-
sion uniforme des résultats ; recommander des normes de qualité de l'eau applicables à la Région
européenne.
Travail accompli pendant l'année. Huit conseillers temporaires de la Région européenne se sont réunis
pour la troisième fois en mars 1956 à Genève, afin d'examiner et d'approuver le rapport final contenant
165
LISTE DES PROJETS : EUROPE
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
les résultats de l'étude. Le rapport a été reproduit et distribué à tous les gouvernements de la Région
européenne ainsi qu'aux participants au cinquième séminaire européen d'ingénieurs sanitaires (voir
EURO 9.5).
EURO 67
B
Alcoolisme
Comme suite au séminaire sur la prévention et le traitement de l'alcoolisme organisé à Noordwijk
en 1954, l'OMS a pris à sa charge les frais de participation d'une personne venant de Yougoslavie
pour assister à la conférence sur la prévention de l'alcoolisme organisée par le Bureau international
contre l'Alcoolisme de Lausanne, et qui a eu lieu à Genève du 25 juin au 6 juillet 1956.
EURO 77
B
Cours pour infirmières diplômées (bourses d'études) (1954 -
)
Deux bourses de douze mois, accordées l'une à une infirmière allemande pour études au Royaume -
Uni, l'autre à une infirmière suisse pour études au Canada.
EURO 83
B
Séminaire sur les travaux des laboratoires de santé publique concernant les maladies à virus et les rickettsioses, Madrid (16 - 25 avril 1956)
Objet. Déterminer les travaux de virologie que les laboratoires doivent entreprendre afin de satisfaire
au maximum les besoins des autorités de la santé publique, des hôpitaux et des praticiens privés ;
stimuler la création de laboratoires de virologie et faire la démonstration de méthodes pratiques.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un consultant pendant six semaines, chargé de collaborer à l'organisation du séminaire ; b) cinq directeurs des discussions ; c) remboursement des frais de voyage de
trente -quatre participants, dont un pour chacun des pays suivants : Autriche, Belgique, Danemark,
Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pays -Bas, Portugal, République fédérale
d'Allemagne, Royaume -Uni, Suède, Suisse, Turquie et Yougoslavie ; deux pour le Maroc ; dix pour la
Région de l'Afrique ; et quatre pour la Région de la Méditerranée orientale.
En outre, un bactériologiste espagnol a pris part au séminaire.
EURO 84
B
EURO 87
B
EURO 91
B
Groupe consultatif sur la lutte antituberculeuse, Luxembourg (28 nov. - 2 déc. 1955)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Conférence sur l'enseignement supérieur des soins infirmiers, Peebles (12 -26 juin 1956)
Objet. Discussion sur l'enseignement supérieur des soins infirmiers.
Assistance fournie par l'OMS. a) Deux consultants ; b) cinq conférenciers ; c) remboursement des
frais de trente -six participants venant des pays suivants : Autriche, Belgique, Danemark, Espagne,
Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Pays -Bas, Portugal, République fédérale d'Allemagne,
Royaume -Uni, Suède, Suisse, Turquie et Yougoslavie.
Travail accompli. Voir page 75.
Etude sur le développement de l'enfant (1956 -
)
Objet. Patronner des enquêtes sur les problèmes posés par les enfants privés de soins maternels.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Subvention pour une étude sur
l'ampleur du problème de la carence des soins maternels et sur les effets de cette privation. Cette étude
sera exécutée dans la zone de démonstrations sanitaires de Soissons, sous la direction d'un psychiatre
français et avec la collaboration du centre de santé publique de Soissons (voir EURO 61).
EURO 92
B
EURO 93
B
Enquête sur les problèmes de l'alcool en Europe (1955 - 1956)
Ce projet a été décrit de façon détaillée dans le Rapport annuel de 1955.
Cours de formation pour ingénieurs municipaux scandinaves, Göteborg et Copenhague (leT -31 août 1956)
Objet. Assurer une formation professionnelle en génie sanitaire aux ingénieurs municipaux et de district
scandinaves chargés de la mise au point, du fonctionnement et du contrôle des systèmes de distribution
d'eau et des installations d'évacuation des déchets.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli. Vingt ingénieurs municipaux du Danemark, de
Finlande, de Norvège et de Suède ont reçu des allocations de l'OMS pour pouvoir suivre ce cours.
L'Organisation a également participé aux frais d'honoraires des conférenciers qui venaient de pays
de l'Europe septentrionale, ainsi que d'une école de santé publique d'Amérique du Nord. Le cours
portait sur les éléments de la bactériologie et de l'épidémiologie, les principes de l'administration de
la santé publique, la chimie de l'eau et des égouts, le traitement des matières usées et de l'eau, et l'évacua-
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
166
No du projet
Origine des fonds
Description
Organisations participantes
tion des détritus. La deuxième partie du cours, qui comportait essentiellement des travaux de laboratoire
et des visites sur place, a eu lieu à Copenhague, à l'école polytechnique du Danemark.
EURO 100.2
B
Cours de formation pour la protection contre les radiations, Saclay, France (19 nov. - 15 déc. 1956)
Objet. Donner aux médecins des services de santé publique et des services de médecine du travail des
pays européens une formation pour la protection contre les radiations.
Assistance fournie par l'OMS. a) Deux conférenciers ; b) des allocations à dix participants (venant
des pays suivants : Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays -Bas, République fédérale
d'Allemagne, Suisse, Turquie et Yougoslavie), pour leur permettre de participer au cours organisé
au Centre d'études nucléaires de Saclay par l'Ecole nationale de la Santé publique de France, ainsi
que par le Commissariat français à l'Energie atomique.
EURO 101
B
(ONU)
Protection de l'enfance
L'OMS a envoyé un conférencier au cycle d'études sur les créches, jardins et garderies d'enfants,
organisé dans le cadre du programme européen de prévoyance sociale de l'Organisation des Nations
Unies, avec la collaboration du Secrétariat d'Etat à la Santé publique et à la Population de France
et de l'Ecole nationale de la Santé publique. Ce cycle d'études a eu lieu à Sèvres du 24 avril au 3 mai 1956.
EURO 102
B
Groupe consultatif sur la prévention des accidents chez les enfants, Genève (4 - 8 juin 1956)
Objet. Passer en revue les informations disponibles concernant les accidents chez les enfants en tant
que problème de santé publique, et former des suggestions en vue du rassemblement de données supplémentaires sur lesquelles on se fondera pour organiser une action préventive.
Assistance fournie par l'OMS. a) Deux consultants chargés de préparer la réunion ; b) remboursement
des frais de voyage de neuf conseillers appartenant aux pays suivants : Autriche, Belgique, France,
Italie, Norvège, Pays -Bas, République fédérale d'Allemagne et Royaume -Uni ; c) des fournitures
et du matériel.
Les travaux de la réunion ont été suivis également par un représentant de la Commission économique
pour l'Europe.
Travail accompli. Voir page 76.
EURO 103
B
Séminaire sur la guidance infantile, Lausanne (18 - 29 sept. 1956)
Objet. Etudier les problèmes qui se posent à propos de l'organisation et du fonctionnement des centres
de guidance infantile.
Assistance fournie par l'OMS. a) Des allocations à trente -trois participants venant des pays suivants :
Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Suisse, Turquie et Yougoslavie ; b) un consultant pendant
un mois et six directeurs des discussions ; c) des fournitures.
Travail accompli. Les directeurs des discussions se sont réunis avant le séminaire, du 29 au 30 avril,
pour donner des avis sur l'établissement du programme. Celui -ci comportait des démonstrations,
des conférences et des discussions sur l'activité des centres de guidance infantile et sur leur rôle dans
la collectivité.
EURO 105.1
B
Pédiatrie sociale
L'OMS a accordé des bourses d'études à sept personnes venant des pays suivants : Autriche,
(Centre international Belgique, Grèce, Irlande, Italie, Norvège et Royaume -Uni, pour leur permettre de suivre le cours de
de l'Enfance)
pédiatrie sociale organisé en France (à Paris), en Espagne et au Portugal, par le Centre international
de l'Enfance de Paris, et qui a eu lieu du 9 avril au
EURO 105.2
B
ler juillet 1956.
Hygiène de la maternité et de 1-enfance
L'OMS a accordé des bourses d'études à sept infirmières de la santé publique de Belgique,
(Centre international d'Espagne, d'Irlande, d'Italie, de Norvège, du Portugal et de Yougoslavie pour leur permettre de suivre
de l'Enfance)
le cours sur les problèmes de protection maternelle et infantile, organisé à Paris par le Centre international de l'Enfance et qui a eu lieu du 5 novembre au 16 décembre 1956.
EURO 105.3
B
(Centre international
de l'Enfance)
Hygiène scolaire
L'OMS a accordé des bourses d'études à cinq médecins d'Espagne, de Grèce, d'Italie, de Turquie
et de Yougoslavie pour leur permettre de suivre le cours sur les problèmes d'hygiène scolaire organisé
à Paris par le Centre international de l'Enfance et qui a eu lieu du 9 janvier au 5 février 1956.
(L'Organisation a également attribué des bourses pour ce cours à deux médecins de la Région
africaine - voir Territoires français 7.)
LISTE DES PROJETS : EUROPE
167
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
EURO 105.4
Pédo- psychiatrie
B
Deux boursiers de l'OMS (ressortissants de Grèce et de Yougoslavie, respectivement) ont suivi
(Centre international le cours sur les problèmes posés par l'enfance mentalement diminuée, organisé à Paris par le Centre
de l'Enfance)
international de l'Enfance et qui a eu lieu du 17 septembre au 29 octobre 1956.
EURO 109
B
EURO 110
B
EURO 117
B
Problèmes de la période néo- natale
L'OMS a fourni trois conférenciers pour les journées d'études du nouveau -né et du prématuré,
organisées par l'Ecole de Puériculture de la Faculté de Médecine de Paris et qui ont eu lieu à Paris
du 14 au 17 octobre 1956.
Ecoles et centres européens de formation en santé publique (janv. 1956 -
)
Objet. Resserrer la collaboration entre ces établissements de formation professionnelle en appliquant
un programme d'échange de personnel enseignant et de visites d'études.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Trois conférenciers pour les cours donnés à Leyde
et à Hambourg ; b) trois bourses d'études destinées à des membres du personnel enseignant d'Athènes,
de Leyde et de Zagreb ; c) envoi de matériel d'enseignement à l'école de santé publique de Zagreb ;
d) financement d'un voyage d'étude organisé pour les participants au cours de santé publique de Leyde.
Bilharziose
Une allocation a été accordée à un représentant de la Région européenne (Algérie) pour lui permettre
d'assister à la conférence africaine sur la bilharziose, qui s'est tenue à Brazzaville du 26 novembre au
8 décembre 1956 (voir AFRO 11).
EURO 118
B
(ONU
Prévention du crime et traitement des délinquants
L'OMS a fourni un consultant qui a préparé un rapport à l'intention du groupe consultatif européen
en matière de prévention du crime et de traitement des délinquants et qui a assisté à ses délibérations.
Le groupe, réuni par l'Organisation des Nations Unies en prévision de son deuxième congrès sur la
question, a siégé à Genève du 13 au 23 août 1956.
EURO 119
B
Monographie sur les services de santé publique en Europe (1955 -
)
Objet. Effectuer une étude générale des services de santé publique en Europe.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Remboursement des frais de trois
conseillers temporaires qui ont tenu, en avril 1956, une réunion avec les membres du personnel du
Bureau régional, en vue de déterminer le plan et le contenu de la monographie envisagée. On a continué
à rassembler des informations sur les services sanitaires des pays européens afin de constituer une
documentation de base pour la monographie.
EURO 120
B
(ONU)
Pédo- psychiatrie
L'OMS a fourni un consultant qui a participé à l'organisation du cycle d'études sur l'application
des principes de « case -work » dans l'examen et le traitement des enfants socialement inadaptés et qui
a fait des conférences ; ce cycle d'études, réuni par l'Organisation des Nations Unies dans le cadre
de son programme européen de prévoyance sociale, s'est déroulé à Anvers du 27 août au 7 septembre
1956.
EURO 122
B
L'éducation envisagée sous l'angle de la santé mentale
L'OMS a envoyé deux conférenciers à la Neuvième Conférence mondiale de la Ligue internationale
pour l'Education nouvelle, qui a eu lieu à Utrecht du 26 juillet au 8 août 1956.
EURO 123
B
EURO 125
B
Assainissement
Des allocations ont été accordées à trois participants (un de Grèce et deux de Turquie) au séminaire
sur l'assainissement qui s'est tenu à Beyrouth (voir Interrégional 33).
Santé mentale
L'OMS a envoyé un conférencier à la Conférence annuelle de la Fédération mondiale pour la
Santé mentale qui a eu lieu à Berlin -Ouest du 12 au 17 août 1956.
168
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Algérie
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 117.
Allemagne 16
B
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Quatre bourses : une de neuf mois et une de dix mois pour études
au Royaume -Uni, une de deux semaines pour études en Suisse, et une d'un mois pour études en France,
en Suède, au Royaume -Uni et en Italie.
Assainissement dans les ports. Une bourse de sept semaines pour études au Royaume -Uni, en France,
en Espagne et en Italie.
Biochimie. Deux bourses : l'une de deux mois pour études en Suède, l'autre de six mois pour études
au Danemark.
Education sanitaire. Une bourse de neuf mois pour études au Royaume -Uni.
Médecine industrielle. Une bourse de six semaines pour études au Royaume -Uni.
Réadaptation. Une bourse de deux mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Santé mentale. Une bourse de quatre mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni.
Soins infirmiers. Une bourse de trois mois pour études en Suisse, au Royaume -Uni, en Suède et en
Finlande.
Virologie. Une bourse de trois mois pour études en France.
Allemagne
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 52 ; EURO 61 ; EURO 77 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 100.2 ;
EURO 102.
Autriche 4.5
B
FISE
Réadaptation des enfants diminués (nov. 1952 -
)
Objet. Renforcer et développer les services qui existent pour les enfants physiquement diminués ;
créer des centres de réadaptation à Wiener Neustadt et à Hermagor (Carinthie).
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Une bourse de six mois, accordée
à un membre du personnel du centre de Wiener Neustadt en vue d'études aux Pays -Bas, et une bourse
de trois mois attribuée à un membre du personnel d'un hôpital orthopédique en vue d'études en France
et dans le Royaume -Uni. Le rapport du consultant de l'OMS qui a étudié sur place le projet en octobre
et novembre 1955 a été soumis au Gouvernement. Un chirurgien- assistant du centre de Hermagor
a fait au Royaume -Uni des études sur la chirurgie orthopédique et la réadaptation des enfants, à l'aide
d'une bourse qui lui avait été attribuée par l'OMS en 1955.
Autriche 4.10
B
FISE
Production de sérums et de vaccins (sept. 1954 -
)
Objet. Améliorer et augmenter la production des sérums et des vaccins afin de protéger les enfants,
notamment contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos ; intégrer la vaccination contre ces trois
maladies dans les services permanents de santé publique de l'Autriche.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une bourse de trois mois, attribuée à un médecin principal
de l'Institut sérologique d'Etat de Vienne, en vue d'études aux Etats -Unis d'Amérique.
Autriche 11
B
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse d'études de dix mois pour suivre, à la London School
of Hygiene and Tropical Medicine, le cours préparant au diplôme de santé publique.
Chirurgie du coeur. Une bourse de trois mois pour études en Suède.
Autriche 13
B
(HCR)
Problèmes de santé publique intéressant les réfugiés hongrois en Autriche (1956 - )
Objet. Donner aux autorités sanitaires autrichiennes des avis sur les problèmes posés par la présence
d'un grand nombre de réfugiés de Hongrie.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Une équipe de conseillers spécialisés en santé publique,
notamment en assainissement et en santé mentale.
Travail accompli pendant l'année. A la demande du Gouvernement autrichien, et après consultation
du Haut Commissaire pour les Réfugiés, une équipe de l'OMS s'est rendue en Autriche, où elle a séjourné
du 18 novembre au lez décembre. Les membres de l'équipe ont visité, en compagnie de représentants
du Département de la Santé du Ministère des Affaires sociales, les zones frontières par lesquelles les
réfugiés pénètrent en Autriche, les camps de transit et les centres d'hébergement permanents ; ils ont
pris contact avec les services officiels autrichiens, ainsi qu'avec les représentants de diverses organisations
de secours aux réfugiés. Ils ont discuté de problèmes techniques lors des visites sur place et ils ont eu
169
LISTE DES PROJETS : EUROPE
NO du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
des entretiens fréquents avec le personnel du Département de la Santé. Ils ont formulé des recommandations concernant les problèmes à résoudre dans l'immédiat ainsi que les mesures à long terme à adopter
à l'égard des réfugiés.
Autriche
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 52 ; EURO 61 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 100.2 ;
EURO 102 ; EURO 105.1.
Belgique 9
B
Belgique
Bourses d'études
Endocrinologie. Une bourse de six mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Médecine préventive. Une bourse de neuf mois pour études aux Pays -Bas.
Obstétrique. Une bourse de trois mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Radio- isotopes. Une bourse de deux mois pour études en France.
Réadaptation. Une bourse de trois mois pour études au Canada et aux Etats -Unis d'Amérique.
Soins infirmiers. Deux bourses de neuf semaines pour études en Norvège, en Suède et en Finlande.
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 61 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 100.2 ; EURO 102 ;
EURO 103 ; EURO 105.1 ; EURO 105.2.
Danemark 8
B
Danemark 11
B
Danemark
Cours national de formation en psychiatrie, Copenhague (août 1953 -
)
Objet. Renforcer les services nationaux de psychiatrie en attribuant des bourses d'études et en organisant des cours d'entretien à l'intention de psychiatres danois.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux conférenciers à court terme pour les cours
d'entretien donnés en août à Aarhus et à Copenhague ; b) une bourse d'études.
Bourses d'études
Assainissement. Une bourse de deux semaines pour études en Suisse.
Soins infirmiers. Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Urologie. Une bourse de trois mois et demi pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 52 ; EURO 60 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 93.
Espagne 1
AT
Maladies endémo- épidémiques (mai 1952 -
)
Objet. Renforcer sur certains points les services de lutte contre les maladies transmissibles.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. a) Un consultant en bactériologie
pendant un mois, qui a donné des avis à l'Ecole nationale de Santé de Madrid sur les techniques de
culture de tissus pour les recherches sérologiques concernant la poliomyélite ; b) quatre bourses d'études ;
c) du matériel de laboratoire et des produits chimiques pour les épreuves pratiquées par le consultant.
Espagne 3
B
(ONU)
Espagne 8
AT
FISE
Réadaptation des enfants diminués (1956 -
)
Objet. Mettre en ceuvre un programme national de réadaptation des enfants diminués.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant pendant six semaines.
En compagnie d'un expert de la prévoyance sociale des Nations Unies, le consultant a visité un certain
nombre d'institutions à Madrid, Valence et Barcelone ; il a effectué une enquête sur les besoins et les
ressources et a discuté avec le Gouvernement les grandes lignes d'un plan général de réadaptation
pour le pays. Se fondant sur les recommandations contenues dans le rapport des experts, le Gouvernement a demandé à l'OMS d'envoyer des experts et d'attribuer des bourses d'études, et au FISE de
lui procurer des fournitures.
Syphilis congénitale (1955 -
)
Objet. Organiser l'examen et le traitement systématiques des nourrissons, des enfants et des femmes
enceintes dans le cadre des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance ; organiser le dépistage
actif et le diagnostic de la syphilis dans divers groupes de la population ; améliorer les moyens et les
méthodes de diagnostic de la syphilis.
170
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un consultant pendant un mois ; b) trois bourses
d'études.
Travail accompli pendant l'année. Le consultant a visité divers laboratoires à Barcelone, Madrid et
Séville ; il a fait des conférences au cours international de dermatologie et de vénéréologie qui a commencé
à Madrid en octobre et qui durera jusqu'en juin 1957.
Espagne 10
AT
Objet. Développer les services actuels de protection maternelle et infantile ; établir un certain nombre
de centres pilotes destinés à servir de modèle pour l'établissement d'un réseau de centres de protection
infantile couvrant tout le pays ; former du personnel destiné à ces centres.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Bourses accordées à trois médecins
et à deux infirmières pour études à l'Ecole de Puériculture de Paris et une bourse à un médecin pour
deux semaines d'études en Italie.
Un plan d'opérations concernant les quatre premiers centres de Madrid, Barcelone, Valence et
Bilbao a été signé.
FIS E
Espagne
AT
Hygiène de la maternité et de l'enfance (1955 - )
It
El SE
Lutte contre les ophtalmies transmissibles (1955 -
)
Objet. Réunir de plus amples renseignements sur l'épidémiologie du trachome et des ophtalmies
associées en Espagne ; mettre au point des méthodes pratiques pour combattre la transmission de
ces maladies ; utiliser les antibiotiques modernes et la chimiothérapie pour les traitements de masse
de ces affections ; normaliser les méthodes d'évaluation des diverses mesures appliquées.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants (un ophtalmologiste et un statisticien) ; b) deux bourses d'études.
Travail accompli pendant l'année. Les cours nationaux de formation de personnel auxiliaire se sont
poursuivis à Grenade et des cours d'entretien de brève durée sur les méthodes modernes de lutte contre
le trachome ont été donnés à. Grenade et à Alméria, à l'intention d'ophtalmologistes et de praticiens
de médecine générale de la zone du projet. Les enquêtes épidémiologiques et le traitement de masse
ont été étendus à de nouveaux districts. La première phase du programme de traitement collectif du
trachome dans les écoles de la province de Grenade a pris fin en juillet et il a été procédé, en novembre,
à une évaluation des résultats. On a continué à faire l'essai du traitement de masse par les antibiotiques
parmi la population des districts à forte endémicité ; des résultats favorables ont été signalés, mais
une nouvelle évaluation sera nécessaire.
Espagne 17
B
Bourses d'études
Chirugie cardio -vasculaire. Une bourse de trois mois pour études au Royaume -Uni et en Suède.
Maladies infectieuses. Une bourse de trois mois pour études en France.
Nutrition. Une bourse de trois mois pous études en France et en Italie.
Réadaptation. Deux bourses : une de deux mois pour études au Royaume -Uni et aux Pays -Bas, l'autre
d'un mois pour études au Royaume -Uni.
Santé mentale. Une bourse de cinq mois pour études en France.
Transfusion du sang. Une bourse de deux mois pour études en France et en Italie.
Tuberculose. Deux bourses de deux mois pour études en Italie, en Finlande et en France.
Virologie. Une bourse de deux mois pour études en France.
Espagne
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 56 ; EURO 61 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 100.2 ;
EURO 103 ; EURO 105.1 ; EURO 105.2 ; EURO 105.3.
Finlande 12
B
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Une bourse de dix mois pour études au Royaume -Uni.
Assainissement. Une bourse d'un mois pour études en Suisse.
Chimie. Deux bourses de six mois pour études au Royaume -Uni.
Législation sanitaire. Une bourse de deux mois et demi pour études en Suède, en Norvège et au
Danemark.
Soins infirmiers. Une bourse de douze mois pour études aux Etats -Unis d'Amérique.
Finlande
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 60 ; EURO 83 ; EURO 87 : EURO 93.
LISTE DES PROJETS : EUROPE
No du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
France 28
B
171
Description
Bourses d'études
Administration de la santé publique. Trois bourses, dont deux de cinq semaines pour études au Danemark,
en Suède et en Norvège et la troisième de trois semaines pour études en Italie.
Assainissement. Une bourse de quatre semaines pour études en Suède et en Allemagne.
Contrôle des préparations pharmaceutiques. Deux bourses de quatre semaines : l'une pour études au
Danemark, en Allemagne et en Suisse, l'autre pour études en Suède et au Danemark.
Hygiène de la maternité et de l'enfance. Trois bourses de trois semaines pour études en Suède.
Maladies transmissibles et services de laboratoire. Deux bourses : l'une de deux mois pour études en
Allemagne, au Danemark et en Suède ; l'autre de deux semaines pour études en Grèce.
Organisation et administration des hôpitaux. Sept bourses d'environ quatre semaines pour études dans
les pays suivants : Italie ; Danemark et Suède (deux) ; Danemark, Suède et Norvège ; Allemagne ;
Suède ; Suisse.
Santé mentale. Deux bourses de trois semaines pour études en Norvège.
France
Participation aux réunions et cours régionaux
Voir EURO 9.5 ; EURO 22.4 ; EURO 61 ; EURO 62 ; EURO 83 ; EURO 87 ; EURO 100.2 ;
EURO 102 ; EURO 105.1 ; EURO 105.2 ; EURO 105.3 ; EURO 105.4.
Grèce 3
B
FISE
(ONU)
(OIT)
Réadaptation des enfants diminués, Voula (sept. 1952 -
)
Objet. Renforcer et accroître les ressources existantes pour les soins aux enfants physiquement diminués.
Assistance fournie par l'OMS et travail accompli pendant l'année. Un consultant en réadaptation médicale
pendant six semaines. Le consultant a visité plusieurs établissements intéressés à ce programme, donné
des avis sur leur développement et examiné avec le Gouvernement un plan national de réadaptation
prévoyant la coordination de toutes les ressources, qu'elles soient fournies par le Gouvernement ou
dues à l'initiative privée. A titre de résultat immédiat, on peut citer la création, dans le cadre du Ministère
de la Prévoyance sociale, d'un conseil national de réadaptation.
Grèce 6
AT
Bourses d'études
Grèce 6.1
AT
Lutte contre la tuberculose (juin 1952 -
Administration de la santé publique. Une bourse de douze mois pour études au Royaume -Uni.
)
Objet. Elaborer un programme de lutte antituberculeuse dans le cadre du service de santé publique
du pays ; établir des zones expérimentales ; faire de l'institut de phtisiologie d'Athènes un centre national
de formation de personnel grec pour la lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Un médecin de la santé publique, spécialiste de la
tuberculose ; b) trois bourses d'études.
Travail accompli pendant l'année. Le spécialiste de la tuberculose a aidé les services gouvernementaux
à établir le programme et à dresser des plans pour utiliser l'institut de phtisiologie d'Athènes comme
dispensaire et centre de formation. Une unité mobile de radiologie a été livrée.
Grèce 13
AT
FISE
Assainissement rural, en liaison avec les projets de protection maternelle et infantile (1955 -
)
Objet. Créer, dans des villages choisis à cet effet, des centres pour l'amélioration des conditions sanitaires qui exercent une influence directe sur la morbidité et la mortalité infantiles ; assurer le ravitaillement de la population en eau potable et l'évacuation hygiénique des excreta humains ; mettre en
oeuvre un programme d'éducation sanitaire ; former du personnel pour l'application des méthodes
modernes d'hygiène rurale.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. a) Deux consultants à court terme ; b) trois bourses
d'études, dont deux pour permettre de suivre le second cours de santé rurale à Soissons (voir EURO 61).
Travail accompli pendant l'année. Toutes les fournitures envoyées par le FISE sont arrivées à desti-
nation et le Gouvernement a établi un plan revisé de distribution.
Un cours d'orientation d'une semaine, pendant lequel les consultants de l'OMS ont fait des conférences, a été donné en Macédoine, au mois de mai, à l'intention du personnel local affecté au projet ;
il a été suivi de séminaires de courte durée et de visites sur place.
La création de nouvelles installations de distribution d'eau, la construction de latrines et l'éducation
sanitaire se poursuivent conformément au programme.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1956
172
N. du projet
Origine des fonds
Organisations participantes
Description
Grèce 17
AT
Enseignement infirmier (1956 -
)
Objet. Former du personnel pour l'école supérieure d'infirmières qui doit être créée en Grèce.
Assistance fournie par l'OMS pendant l'année. Deux bourses