manuel d`entretien

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MANUEL DIDACTIQUE
Armurerie du Soleil Levant 2011
HISTOPHILE
1
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Marc Angevin
Fred Merlo
Dinh Guiborat
MUSHIN est une mini série sur les arts martiaux de six minutes traitée en docu-fiction pour la télévision. Réalisé
par Marc Angevin, assisté de Fred Merlo, les deux co-fondateurs de PNG, ce docu-fiction met en scène Dinh
Guiborat, exceptionnel dans le rôle du Samouraï. La production PNG EVENEMENTS, spécialisée dans l’événement
sportif et pédagogique en TV-DVD, travaille actuellement sur le tournage de quatre pilotes, Le concept est d’arriver
à sensibiliser le grand public à la philosophie ancestrale des Samouraïs. L’épisode est partagé en deux, une partie
très pédagogique sur une technique spécifique de combat en Dojo et l’autre, la mise en situation de cette technique
en version cinéma et divertissement. Un DVD d’une dizaine d’épisodes va être distribué, mais le souci majeur
de PNG, est d’être programmé en heure de grande écoute. Il est à noter que les armes utilisées dans cette série
viennent, en partie, d’Histophile, il nous est donc impossible d’échouer...
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Sommaire
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UN
PEU DE DIDACTIQUE
LEXIQUE D’UN
LES
KATANA
PRINCIPALES ARMES JAPONAISES
QUEL
TYPE DE FORGE CHOISIR
MANIPULER
?
UN SABRE JAPONAIS
ENTRETENIR
SON KATANA
DÉMONTER,
MONTER SON KATANA
AFFÛTER
SON KATANA
TRESSER
SA TSUKA
POUR EN SAVOIR PLUS :
« Le katana » (Réf.: CLEBLOND270300236X)
Auteur : Gilles Bongrain - Éditions : Crépin-Leblond ISBN : 2-7030-0236-X - 182 pages
Plus de livres sur
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1
1 Règle « Composition
et terminologie du
katana »
Règle en plastique souple 2 couleurs au choix
(Réf.: HR30ASL03BN)
- Modèle noir et blanc (Réf.: HR30ASL03NO)
- Modèle or et noir Plus de règles sur
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Les principales armes japonaises
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2
1
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Les principales armes japonaises
3
AIGUCHI
rapidement autour
du poignet, pour réenrouler la ficelle.
Un aiguchi est une sorte de couteau qui,
comme les autres sabres japonais, possède
une lame courbée et un seul tranchant. Il
se différencie du tanto par l’absence de
garde (tsuba).
KATANA
DAISHO
Le daisho (littéralement « Grand-petit
») est le nom donné aux deux armes
traditionnelles des samourais, le katana et
le wakizashi. Ethymologiquement, le terme
daïsho provient de la contraction de daïto
(grande épée) et de shoto (petite épée).
KAMA
Instrument agricole,
agricole le Kama est la faucille
C outil est utilisé tel quel,
des paysans. Cet
sans modification. Le manche en bois a une
longueur de 30 cm environ. La lame est en
acier, légèrement courbe et perpendiculaire
au manche. Le Kama est utilisé par paire.
Les techniques consistent à bloquer puis
piquer, transpercer ou couper. Il existe
deux utilisations particulières des Kama
: la faucille à chaîne (Manri Kigusari
Kama) inventée dans l’île principale
du Japon ; sa pratique avait pour but
d’attaquer l’adversaire en brandissant un
poids attaché à l’autre extrémité de la
chaîne, et l’art d’Okinawa où le manche
est relié au poignet à l’aide d’une longue
ficelle ou lanière, enroulée autour de
celui-ci ; ce qui permettait d’atteindre
l’adversaire à distance en effectuant de
grands mouvements circulaires. Le kama
était récupéré ensuite en le faisant tourner
Symbole de la caste des samouraïs, le
katana est un sabre (arme blanche courbe
à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il
est porté glissé dans la ceinture, tranchant
dirigé vers le haut. Porté avec un
wakizashi, ils forment le daïsho. Le katana
est une arme de taille (dont on utilise la
tranchant) et d’estoc (dont on utilise la
pointe). Par extension, le terme Katana
sert à désigner l’ensemble des sabres
japonais (Tachi, Uchigatana etc.)
NAGINATA
Le naginata est une lame de sabre
courte
et
massive,
fortement
courbée et montée sur une hampe
par l’intermédiaire d’une longue soie.
Dans sa totalité, un naginata peut
atteindre 1.50 à 2 mètres. Un véritable
naginata possède une longue soie qui
pénètre dans le manche. Inventés vers
le XIe siècle, les naginatas servaient
à l’origine à équiper les moines
guerriers. Plus tard, cette arme devint
essentiellement féminine, symbole de
la femme qui défend son foyer.
NODACHI
Le Nodachi est un sabre long japonais, utilisé
avec deux mains. Il est le produit d’une
surenchères progressives sur les tailles des
sabres. Les forgeront montraient
leur art en créant de grande lames
et les guerriers impressionnaient
leurs adversaires et rivaux avec la
longueur de leurs armes. Le Nodachi
a la même apparence générale
qu’un katana bien qu’il soit plus
long. Il fut utilisé sur les champs de
bataille par l’infanterie pour contrer
la cavalerie. On l’utilisait plutôt sur
un terrain dégagé car sa longueur
rendait son utilisation en intérieur
ou en forêt difficile. Le nodachi
présentait également un avantage
de portée par rapport au katana.
Les fantassins transportaient l’arme
sur le dos (d’où le nom de Seio Tachi qui lui
est parfois donné et qui signifie « tachi porté
dans le dos »). Le nodachi n’était néanmoins
pas tiré depuis le dos, action impossible
en raison de sa taille. Le soldat portant
un nodachi avait parfois un serviteur pour
l’aider à dégainer son arme.
SAÏ
Le saï est une arme traditionnelle japonaise
qui était à l’origine une pince à fruits dont
l’utilisation fut détournée par les maîtres
d’arts martiaux de l’île d’Okinawa.
Le saï ressemble à un trident, qui ne tranche
pas mais permet de piquer. La position
de garde est très particulière. On utilise
généralement deux saïs, un troisième de
rechange pouvant être glissé à la ceinture
afin de remplacer un autre cassé ou de
servir au lancer. Les saïs servaient aux
paysans d’Okinawa contre les samouraïs
armés de sabres ; ils permettaient en effet
de briser les katanas.
SHIKOMIZUE
Un
shikomizue
(littérallement
« canne
préparée ») est un sabre japonais dont le
montage est caché dans une canne, un bâton de
marche, comme les canne-épées occidentales.
Ce type d’arme était utilisé occasionnellement
par les représentants du gouvernement pendant
la période Meiji (du 23 octobre 1868 au 30 juillet
1912), lorsque le port des armes était interdit. Il
ne faut pas confondre ce type de montage avec
un shirasaya. Ce dernier n’est qu’une saya de
conservation (shira=conserver ; saya=fourreau)
de la lame alors que le shikomizue est
véritablement une arme.
C’est au héros cinématographique Zatoïchi que
l’on doit la réputation de ces sabres singuliers,
sans décoration mais très esthétiques.
SHURIKEN
Le shuriken est une arme traditionnelle
japonaise de lancer, utilisée dans le cadre du
Shuriken-jutsu.
TACHI
Contrairement au katana, qui est glissé dans
la ceinture, le tachi est suspendu par des
lanières, tranchant vers le bas. Les premiers
tachis furent produits pendant la période
Koto. Nombre d’entre eux furent raccourcis
plus tard, par la coupe d’une partie de
la soie, ce qui provoqua la perte du mei
(signature du forgeron). Il existe des tachis
de plus de 90 cm, alors appelés odachi (tachi
long). Ceux inférieurs à 60 cm sont appelés
kodachi (tachi court). Historiquement, les
premiers exemplaires de cette catégorie
marquent l’évolution technique qui fera des
sabres japonais des œuvres à grande valeur
artistique. Leurs techniques de fabrication
sont globalement uniformisées.
YAMABUSHI
Les yamabushi du Japon médiéval
étaient des ascètes montagnards
et des guerriers, principalement
originaires de la secte bouddhiste
Shingon. Bien que souvent solitaires,
ils formaient des confédérations très
éparpillées,qui s’associaient parfois
aux temples. Ils participèrent
également à l’occasion à des
batailles aux côtés des samouraïs
et des soheis (moines soldats
bouddhistes).
Les principales armes japonaises
Le shirasaya est un montage de protection
d’une lame de sabre japonais.En effet, lorsque
celles-ci n’étaient pas montées en katana
(à l’issue du long processus de fabrication
des lames, en temps de paix ou lorsque le
katana avait subit des dommages importants),
elle étaient protégées par une saya de
conservation (shira=blanc, non décoré, plein ;
saya=fourreau). Le montage de type shirasaya
n’est donc pas destiné à un usage en tant
qu’arme.
4
Cet art martial faisait partie intégrante de
l’étude des ninjas.
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SHIRASAYA
Quelle métallurgie choisir ?
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Quel type de forge choisir ?
5
Différents critères peuvent influencer le choix d’un
katana, en particulier son utilisation et le niveau de
pratique. Les caractéristiques attendues pour un
entraînement au iaïdo (l’art de dégainer le sabre)
sont différentes de celles que l’on souhaite pour la
pratique du batto do (l’art de la coupe). Le poids,
le point d‘équilibre, l’entretien seront autant de
paramètres à prendre en compte pour trouver la
meilleure réponse à votre attente.
Un élément technique reste cependant fondamental
dans le choix d’un katana : la fabrication de sa lame.
Le choix des matériaux (aluminium, acier au carbone,
acier inoxydable…), le type de forge (homogène,
composite, feuilletée) et le traitement thermique
(classique ou différentiel) sont des éléments majeurs
qui conditionnent le comportement des lames.
Dureté et souplesse sont deux caractéristiques
naturellement opposées. L’art de la métallurgie
est de savoir combiner différents processus de
fabrication pour les rendre compatibles.
Hiro
LES
Hikushi
Takashi
Mitsu
DIFFÉRENTS TYPES DE MUNES
Le choix des matériaux
L’aluminium
est déterminant pour un poids
léger, parfait pour les débutants ou ceux qui
souhaitent pratiquer sans risque de tendinite. En
revanche, ce métal ne permet pas d’affûtage. Il
est donc exclusivement réservé à la fabrication
des iaïtos.
L’acier est un alliage de fer et de carbone. Le
pourcentage de carbone détermine certaines
caractéristiques mécaniques comme la dureté.
Le dosage reste cependant très fin. Dans la
fabrication des lames de katanas, la teneur varie
généralement de 0.45 % (nuance
) à 0.95 %
(nuance
). L’acier
est un acier « dur »
alors que les nuances
et
sont classées
dans la catégorie des aciers « extra-durs ». Mais
comme la dureté est également synonyme de
sera
fragilité (au sens de « cassant »), l’acier
plus adapté à un pratiquant averti. En effet, une
erreur dans l’angle de coupe ou l’utilisation sur un
objet inadapté à l’exercice de la coupe risqueront
d’endommager irrémédiablement le fil de la lame.
Les caractéristiques de l’acier peuvent être
modifiées en ajoutant des adjuvants comme le
chrome ou le molybdène. Ces deux éléments
permettent, selon leur dosage, de rendre l’acier
inoxydable. Cette protection du métal contre
la rouille n’est pas absolue mais permet d’éviter
l’entretien indispensable de l’acier classique. La
dureté de surface est également augmentée.
formes. La solution la plus simple consiste à forger
un morceau d’acier à l’aide d’une presse, solution
intermédiaire entre la forge traditionnelle avec
un marteau et le matriçage avec un outillage
spécifique. Ce mode de forge appelé Maru
, permet d’obtenir une lame avec un acier
homogène.
La forge peut être améliorée
en utilisant deux aciers ou
Les forges
plus. En plaçant le premier
acier à l’intérieur d’un
autre acier, formé en « U »,
il est alors possible de donner de meilleures
caractéristiques à l’acier. Ce type de forge
« Sandwich » ou « Composite » permet également
La fabrication de la la me
La fabrication d’une lame en aluminium
ou en acier inoxydable
peut être réalisée
de la même manière, en fonderie (moulage), par
matriçage (avec une presse, à chaud ou à froid) ou
par usinage.
C’est principalement pour le travail de l’acier au
carbone que la forge peut prendre différentes
DIFFÉRENTS TYPES DE FORGES
hétérogène induit des qualités
mécaniques
exceptionnelles,
car le
ne se trempe que
partiellement (ni le fer, ni le nickel
ne prennent la trempe) ; le métal
est ainsi peu cassant et résiste à
la fracture puisqu’il diffracte les
ondes de choc. L’aspect esthétique
de la forge
est mis en
relief par l’application d’un acide,
noircissant uniquement le carbone,
et qui permet ainsi de révéler les
structures du métal.
peut être réalisée en 3
, 5
ou 7 couches.
Acier extra dur
Acier dur ou
extra dur
Acier dur
Damas
Maru
Kobuse
Soshu Kitae
l’utilisation de différentes nuances d’aciers. Un
acier « dur » au cœur (comme le
) et un
acier « extra-dur » (comme le
) en surface
apporteront ainsi de meilleures
caractéristiques à la lame. La forge « composite »
Originellement le damas
est
un
mode
de raffinage du fer par
martelages,
pliages
et
étirements successifs. Ces
Opération associant le coeur
opérations
permettent
en acier souple et une couche
notamment d’éliminer les
d’acier dur
impuretés du métal. On
obtient ainsi un matériau
composite alternant des couches plus ou moins
homogènes, en général des combinaisons de fer
et d’acier, ou de nickel et d’acier. Cette texture
Le traitement thermique
Le traitement thermique est une opération
visant donner à l’acier une dureté importante.
En chauffant et en refroidissant le métal
rapidement, il est alors possible de donner des
caractéristiques mécaniques particulières, en
surface et au cœur du métal.
Le traitement thermique classique confère une
dureté identique sur la totalité de la matière
trempée.
Afin d’améliorer le comportement d’une lame,
il est possible de lui apporter un traitement
thermique
différentiel.
Traditionnellement,
on utilise une couche d’argile qui permet de
protéger une partie de la lame. Seules les
parties non protégée seront trempées et auront
donc une dureté de surface plus
importante. Ce type de trempe à
l’argile
, permet de
rendre visible la « ligne de trempe »
(hamon), frontière généralement
en forme de vague entre la zone
trempée (le fil de la lame) et le dos
(la mune).
La combinaison du choix des
matériaux et éventuellement du
type de forge et du traitement
thermique
permet
d’obtenir
des caractéristiques adaptées à
chaque utilisation, de l’initiation
à l’entraînement régulier, de la
découverte à la pratique intensive.
Souplesse
Trempe à
l’argile
Traitement
thermique traditionnel
Traitement
thermique industriel
Soshu-Kitae
Kobuse
Damas
Maru
1045
1060
1095
Aciers homogènes
Dureté
Acier feuilleté
Aciers composites
Quel type de forge choisir ?
LES
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6
Précautions :
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Manipuler un sabre japonais
7
Qu’elles soient dans un shirasaya (saya et
manche en bois) ou dans un koshira (monture
conventionnelle), toutes les sabres ont besoin
d’être gardés dans leur housse.
Le kojiri (bout de la saya) doit être inséré en
premier dans le sac pour que la lame ne tombe
pas pendant qu’on porte la saya.
Quand vous transportez un sabre, assurez-vous
que la tsuka (poignée) est positionnée plus haut
que la saya. Celà vous évitera que la lame ne
tombe hors du saya.
Quoi qu’il en soit, lorsque vous sortez le sabre
de sa housse ou de la saya, assurez-vous que la
position de la poignée ne soit pas plus basse que
la saya.
une flaque à la pointe (kissaki). D’autre part, celà
évite au tranchant de peser et d’être en contact
avec la saya et préserve ainsi les deux.
Rangement du sabre :
Rangez toujours votre sabre horizontalement
avec le ha (tranchant) vers le haut. Cela évite que
l’huile ne descende le long de la lame et ne forme
Opération de protection de
la lame par le mélange d’argile
Dégainer et rengainer :
Pour éviter les accidents lorsque vous dégainez, la
lame a été conçue pour rentrer fidèlement dans la
saya (fourreau). Ne jamais sortir la lame en tirant
simplement la poignée et la saya à part. Si vous
dégainez d’une façon trop soudaine et trop violente,
cela peut non seulement altérer le koiguchi
(ouverture de la saya) mais également conduire à des
blessures dûes à la perte du contrôle du mouvement.
Dégainer :
de la saya pendant que vous dégainez, cela évitera
que la lame ne s’émousse et que la saya ne soit
endommagé.
1. Tenir la partie tressée de la saya (fourreau) avec
la main gauche (le tranchant vers le haut) et la
poignée dans la main droite.
Rengainer :
2. Utilisez votre pouce gauche et poussez la tsuba
(garde) loin de l’ouverture de la saya. Faites glisser
lentement la lame de la saya, jusqu’à ce que la
friction de résistance disparaisse. Assurez-vous que
le dos de la lame et non le tranchant soit au contact
1. Placez le dos de la lame dans la saya, tenez la
poignée de la main droite, tranchant vers le haut,
et la saya par la partie tressée de la main gauche.
Assurez-vous que la saya est incurvée dans le même
sens que la lame.
2. Placez doucement la pointe de l’épée dans
l’ouverture de la saya et faîtes glisser délicatement
la lame et la saya ensemble. A nouveau, faîtes en
sorte que le dos de l’épée et non le tranchant soit
en contact avec la saya. Quand le habaki (collier de
la lame) atteint l’ouverture du saya, la résistance
se fait sentir. Exercez alors une légère pression pour
enfoncer la lame.
Entretien de la saya
Assurez-vous que le tranchant de la lame est loin
de vous et manipulez-la précautionneusement
pour éviter toutes blessures.
1. Utilisez une feuille de riz pour ôter l’huile de
l’entretien précédent. Commencez à la base de la
lame, placez le papier nettoyant sur le mune (dos
Kit d’entretien
2. Une fois
l’huile ôtée,
u t i l i s e z
l’uchiko (balle
de poudre) et
Kit d’entretien pour katana
3.
(Réf.: C300) - Huile pour lame - Papier de riz
- (Uchiko) - Alêne de cuivre - Mekuginuki
tapotez légèrement le long de la lame (quand vous
utilisez la balle pour la première fois, il se peut
que vous deviez taper la balle plusieurs fois pour
amorcer et faire passer la poudre à travers le tissu).
3. Utilisez une feuille de papier de riz pour ôter
précautionneusement la poudre et polir la lame.
Répétez jusqu’à ce que les deux côtés de la lame
soient polis et que l’huile et la poudre soient
enlevées. N’inhalez pas la poudre !
4. Appliquez quelques gouttes d’huile le long et de
chaque côté de la lame. Utilisez alors une nouvelle
feuille de papier de riz ou un chiffon en coton pour
étaler l’huile régulièrement sur la lame. L’huile doit
être étalée finement et régulièrement sans excès
pour ne pas déborder et risquer d’endommager la
saya. Assurez-vous de ne pas toucher la lame avant
de rengainer.
sur-enveloppée dans un tissu de coton ou de soie.
Destinée au nettoyage de la surface de la lame, la
poudre traverse l’enveloppe lorsqu’on la tape.
3. Huile essentielle végétale
pour prévenir de la rouille.
Le kit d’entretien est composé de plusieurs
éléments :
1. Feuilles de papier de riz
1.
4.
2.
pour nettoyer, étaler l’huile et polir la lame.
22. Uchiko
Poudre d’entretient enveloppée dans du papier
japonais fait à la main appelé yoshino gami et
4. Mekugi nuki
Petit marteau en laiton avec un pointeau vissé
pour ôter les mekugi (chevilles en bambou) qui
maintiennent la lame et la poignée ensemble.
ATTENTION : Si vous devez ôter la poignée,
assurez-vous que vos mekugi ne sont pas usées, ou
remplacez-les.
8
Entretenir son katana
Entretien de la la me
de la lame) et pliez en deux pour envelopper tout
le tranchant. Serrez légèrement le papier entre le
pouce et l’index pour entourer la lame par le haut.
Quand vous serez expert en la matière et que vous
maîtr iserez
cet exercice,
le
geste
pourra
se
faire dans les
deux sens, de
haut en bas
et de bas en haut. Un manque d’expérience peut
causer la coupe du papier et même des doigts !
Dans le cas où l’huile ne partirait pas aisément, un
coton ou une gaze imbibée de benzène ou d’alcool
pur peut être utilisé de la même manière.
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La saya de votre sabre est recouverte de
plusieurs couches de laque. En vue de conserver
son aspect brillant, il est conseillé de l’essuyer
régulièrement avec un chiffon doux. Tenez
toujours la saya par sa partie tressée, car de
fines rayures pourraient être laissées par la
manipulation des parties laquées.
Le principal but de l’entretien d’une épée ou d’un
sabre est de faire en sorte que l’acier ne s’oxyde
pas. Il est nécessaire d’enlever l’huille usagée
minutieusement pour la remplacer entièrement
par de l’huile neuve.
Comment démonter votre Katana ?
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Démonter, monter son katana
9
Attention : portez des gants de
protection soyez extrêmement
prudent !
1. Utilisez le mekugi-nuki (marteau
en laiton) pour enlever le menuki
(cheville) de la poignée. Vérifiez
en examinant attentivement pour
déterminer dans quelle direction
pousser la cheville (note : vous
pouvez utiliser un maillet pour
frapper le mekugi).
2. Une fois que vous avez
enlevé les deux chevilles en
bambou, saisissez le sabre
avec la main gauche et tenezle en position verticale.
Assurez-vous de garder le
côté tranchant loin de vous.
Utilisez alors votre main droite
et tapez votre poignet gauche
légèrement pour détacher la
poignée du sabre. Attention
de ne pas taper trop fort sur votre
poignet gauche, car il y a risque
que la lame ne bondisse hors de
la poignée.
Note : Vous pouvez utiliser un
maillet et taper légèrement sur
la tsuba si la poignée est coincée.
Pour cela, enveloppez la tsuba
avec un tissu pour la protéger.
Comment monter votre Katana ?
Attention : portez des gants de protection soyez
extrêmement prudent !
1. Sur la lame
nue,
faites
glisser le habaki
(collier de la
lame) autour du
nakago (soie du sabre) jusqu’à ce que cela s’ajuste
parfaitement contre les encoches du mune machi
et du hamachi.
2. Faites glisser le
seppa
(rondelle)
puis
la
tsuba
(garde) puis le
second seppa et
pour finir la tsuka (poignée) le long de la soie.
3. Main protégée, maintenir la lame en position
verticale (sans prendre appui sur le sol), trachant
vers l’extérieur. Pour assembler et fermer
l’ensemble, frappez fermement la kashira
(pommeau) avec la paume de l’autre main.
Plus de pieces détachées sur
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N OTE : Vous pouvez utilisez
un maillet pour assurer un
meilleur assemblage. Veillez
alors à protéger la kashira
(pommeau) par un chiffon.
4. Insérez les deux mekugis
(chevilles) pour solidariser la
tsuka (poignée) et la lame.
Marteau
(Réf.: CPNH12) - Montage et démontage aisé dess katanas
Poids : 170 g - Dimensions : 25 x 7 cm
Afin de
e ne pas être géné pendant
nt
l’affûtage,
age nous vous conseillons de
démonter votre sabre et de ne manipuler
er
que la lame.
1. Pour bien affûter votre lame, maintenez la
boîte entre vos genoux ouverture vers vous.
Prenez ensuite la lame trachant tourné vers
l’exterieur.
2. Placez la lame légèrement
inclinée sur le hada (fil de la lame),
partie à aiguiser contre la pierre.
L’affûtage débute au plus près de
l’habaki (collier en métal doré).
N OTE : Durant l’affûtage de la lame,
pensez à mouiller régulièrement la
pierre.
3. Tout en ramenant la lame vers vous
faites la glisser de l’habaki vers le
kissaki (pointe de la lame).
4. Pour aiguiser la pointe de la lame, effectuez
de petits cercles contre la pierre en maintenant
la même inclinaison que précédement.
Effectuez les même opérations sur l’autre
côté de la lame. Une fois l’affûtage terminé,
pensez à protéger la lame (voir paragraphe
entretien de la lame).
NOTE : Pour affûter correctement votre sabre, un jeu de pierres
vous est fournit avec le set d’affûtage « Togu ». Commencez par la
pierre à plus gros grains en finissant par celle à grains plus fins. Dans
le set, du papier à poncer de différents grains remplacera certaines
pierres. Pour l’utiliser, enroulez le fermement autour du rectangle
en bois et coincez le dans le cadre prévu à cet effet.
Positionnez le ensuite à la place de la pierre et
continuez l’affûtage.
Affuter son katana
Affuter son katana
10
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Set d’affûtage « Togu »
(Réf.: B301G) - Set d’affûtage traditionnel comprenant : Coffret
en bois, petit seau, deux pierres à affûter, deux feuilles de papier
abrasif, plaque de polissage.
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Tresser sa tsuka
11
Comment tresser votre tsuka ?
Outils
Pour
tresser
la tsuka, mais
surtout
pour
vous simplifier
la tâche, voici
quelques outils
fort
utiles.
Deux
petites
pinces à bouts
fins qui peuvent servir à attraper l’extrémité de
l’ito, et une pince plus grosse, à forte pession afin
de maintenir le dernier pli réalisé et éviter ainsi
que l’ito ne se détende pendant la réalisation du
noeud suivant.
Matériaux
Habituellement
en
coton noir, l’ito existe
néanmoins en différents
coloris tressés ou unis et
en synthétique. La colle,
traditionnnellement
faite à partir de pâte
de riz bouilli et d’une
petite quantité d’eau,
peut être remplacée par
une colle plus conventionnelle.
En plus de la vaste gamme de couleurs et des
différents types de fibres qui le compose, l’ito
peut aussi avoir différentes longueurs selon qu’il
soit pour un katana, un wakizashi ou un tanto.
Le tableau ci-dessous vous donne la longueur de
chaque tsuka et la longueur indicative d’ito qui
lui correspond.
Tsuka
Ito
Tanto
17.3 cm
183 cm
Wakizashi
22 cm
244 cm
Katana
25.6 cm
366 cm
Hishiga mi
Pour donner au maki une forme appropriée, le
tsukaito est rabattue sur divers styles de hishigami,
ou des petites cales de papier. L’hishigami utilisé
dans l’exemple se compose de 4 bandes de papier :
Omote mune, Omote ha, Ura mune, Ura ha.
Pour vous faciliter la tache, un patron prêt à
l’emploi est diponible sur notre site
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N OTE : Traditionnellement les samuraïs utilisaient
des bandelettes
de papier qu’ils pliaient en triangle et sur lesquels
ils notaient parfois des prières.
1. Repliez la bande avec les
pointillés sous l’hishigami.
2. Coupez en deux les triangles
représentés ci-dessus en gris.
3. Repliez ensuite les morceaux
que vous venez de couper sous
l’hishigami afin de lui donner
l’épaisseur
nécessaire
pour
tresser correctement l’ito.
Pour maintenir
le patron en place,
aidez vous d’une
pointe de colle.
Hishigami
12
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Ura
Le premier pli débute du côté omote avec la mesure du milieu de l’ito, trés important
pour ne pas se retrouver à court d’ito lors des derniers noeuds. De même, gardez
toujours à l’esprit de bien tendre l’ito durant l’exécution des plis. Enfin, servez vous
de la pince pour immobiliser le pli et passer ensuite au suivant.
Omote
Mékugi
Hishigami
Ito
Fuchi
Étape 1
Omote
Étape 2
Ura
1-2-3 : Une fois le milieu de l’ito
déterminé, tournez la tsuka (poignée)
sur le côté ura pour commencer le
premier pli.
Étape 3
Ura
Étape 4
Ura
Étape 5
Ura
4-5-6 : Avant de terminer le pli avec la partie rouge,
entamez le pli avec l’autre partie.
Terminez ensuite le premier pli, en faisant bien
attention que le pli vert soit à l’intérieur du pli rouge.
Aspect fini
Ura et Omote
Étape 6
Ura
Répétez les étapes de 3 à 6 jusqu’à couverture complète
de la tsuka. Le tressage finissant obligatoirement côté
omote.
Placement du Menuki
Dans le cas du katana ou du tachi, le menuki est d’habitude placé après le troisième jeu de plis du
fuchi sur le côté omote et trois jeux de plis du noeud sur le côté ura. Pour le wakizashi et le tanto,
le menuki est généralement placé après le deuxième ou troisième jeu de plis.
Emplacement
du fuchi
Noeuds Ura et Omote
Ura :
Une fois le dernier pli côté omote effectué, récupérez les deux
extrémités de l’ito face ura. Suivez ensuite les étapes de 8 à 11 avant de
positionner la kashira (étape 12). Aidez vous de pinces pour faire passer
l’ito à travers la kashira (étapes 12 et 13).
Omote :
A l’étape 15, mettez une pointe de colle ou de pâte de riz pour
maintenir l’ito avnt de le rabattre sous le dernier pli. Coupez le surplus le
cas échéant. Effectuez de même lors de l’étape 18.
Kashira
Étape 7
Omote
Étape 8
Ura
Étape 9
Ura
Étape 10
Ura
Étape 11
Ura
Étape 12
Ura
Étape 13
Omote
Étape 14
Omote
Étape 15
Omote
Étape 16
Omote
Étape 17
Omote
Étape 18
Omote
Tresser sa tsuka
Premier pli
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Tresser sa tsuka
13
Noeud alternatif
La réalisation de ce noeud est quasi identique
à celles des noeuds classiques.
L’unique difference réside dans le fait que
l’ito ne passe pas dans la kashira mais sur la
kashira aprés le noeud ura et qu’un pli est
effectué sur le dessus de cette dernière.
NOTE : Pour le pli sur la kashira, vous pouvez
vous aider avec deux petits hishigamis
réalisez avec des bandelettes de papier
pliées de sorte à former un triangle.
Noeud de Tachi
Côté Ura
Noeud de Sageo
Le sageo est une
cordelette,
généralement en coton
ou en soie. Il peut
être de différentes
couleurs, uni ou
tressé. Il est utilisé afin de
maintenir la saya (fourreau) sur la ceinture. Il y a plusieurs
méthodes pour nouer le sageo sur la saya, lorsque le sabre est
inutilisé. Les techniques présentées ici sont les plus communes. Elles sont
applicables aussi bien pour un katana, un wakizashi qu’un tanto.
Côté Omote
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