Chapitre VI - Ville de Lausanne

Chapitre VI - Ville de Lausanne
Direction de la sécurité sociale
et de l'environnement
Directeur
Secrétariat de
direction
Service social
Administration
Prestations
Support
Info Sociale
Action sociale
Unité support
(logistique, RH, etc.)
Caisse RI
Groupe Ressources
Unité Insertion
Toxicomanie et institutions
du Dispositif Seuil bas (DSB)
Unité d'intervention
socio-éducative de terrain
(Uniset)
Unafin
Institutions sociales
Abri PCI
Vallée de la Jeunesse
Office régional
de placement
Emplois temporaires
subventionnés Lausanne
Inspection du travail
Lausanne
Secteur administratif
Allocation communale
de naissance
Allocation fédérale
de maternité
Rentes
Assurance-maladie
Comptabilité du service
Affiliés
Allocations familiales
Allocations militaires
Prestations
complémentaires
Administration
Division planification
et projets
Unité logement
Service du travail et
de l'intégration
Administration
Fondation lausannoise
d'aide par le travail
Bureau lausannois
pour l'intégration des
immigrés
Service
des assurances
sociales
Caisse cantonale
vaudoise
de compensation
Service
des parcs et
promenades
Division logistique
148
Comptabilité de direction
Approvisionnement
économique du pays
Nonagénaires
Huissiers de direction
Division entretien
CHAPITRE VI
Direction de la sécurité sociale
et de l’environnement
temporaires visant les personnes les plus défavorisées,
ayant besoin d’une formation élémentaire. La diminution
des ressources mentionnée ci-dessus n’a cependant pas
permis à ce dispositif de déployer tout son effet.
Le Service social a d’autre part lancé une opération-pilote
de réorganisation de l’action sociale. Le projet RI-Métiers
a pour objectif de séparer les vérifications administratives
nécessaires à l’établissement de l’indigence de l’action
sociale qui vise à faire regagner leur autonomie aux
bénéficiaires. Cette expérience, développée en plein
accord avec les autorités de tutelle, emporte une large
adhésion au sein de l’équipe qui la conduit. Si le modèle,
après analyse, prouve son efficience, il pourrait être
étendu à l’ensemble des Centres sociaux régionaux du
Canton.
Le contexte politique et social général a été par ailleurs
facteur d’inquiétudes, après l’adoption par le peuple des
nouvelles lois sur l’asile et sur les étrangers. La DSSE,
qui pilote le dispositif à seuil bas lausannois craint une
affluence dans ce dispositif, causée par les normes plus
restrictives de la nouvelle législation. A la fin 2007, ces
craintes n’étaient pas concrétisées, mais ce ne sera qu’en
2008 que le dispositif nouveau, en particulier celui de la
loi sur l’asile, sera pleinement en vigueur.
Jamais depuis quarante ans la situation économique du
pays n’a été aussi bonne. Avantagées par un franc suisse
relativement faible face à l’euro, les entreprises tournent
à plein régime. Les finances publiques sont en pleine
santé et les ménages ont confiance en l’avenir.
Cette situation de boom économique a des effets sur
la Direction de la sécurité sociale et de l’environnement
(DSSE). C’est le cas pour l’accompagnement des
chômeurs : l’ORP de Lausanne accueille de moins en
moins de monde avec un chômage très bas. L’inspection
du travail Lausanne doit vérifier que la surchauffe ne
s’accompagne pas d’entorses à la loi sur le travail et
sa permanence reçoit de plus en plus de travailleurs.
Parallèlement, certains des programmes d’emplois
temporaires (ETSL) ont quelque peine à recruter.
Le paradoxe de la situation est que le nombre de dossiers
d’aide sociale n’a cessé de croître en 2007. En principe
deux ou trois ans de haute conjoncture économique
finissent par se répercuter sur les chiffres de l’aide sociale.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui. L’arrêt de l’exception
accordée à Lausanne comme à d’autres villes du Canton
de Vaud en termes de durée des prestations chômage
pour les seniors a provoqué une augmentation directe
du nombre de personnes soutenues par le Revenu
d’insertion. Mais ceci n’explique pas l’évolution négative
constatée. Les départements cantonaux de tutelle (Santé
et action sociale et Economie) tentent de comprendre
cette situation, mais ne disposent pas à l’heure actuelle
de réponse satisfaisante.
Sur le terrain, tant du côté de l’ORP que de celui du
Centre social régional, on note que les personnes à
aider sont celles qui sont les moins bien qualifiées, qui
ne maîtrisent pas bien le français, etc. Un noyau de
demandeurs d’emploi devient ainsi particulièrement
difficile à placer dans un marché du travail exigeant où
la concurrence pour les postes à basse qualification s’est
exacerbée avec l’ouverture des frontières consécutive
aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. De plus,
les restrictions décidées par le Canton malgré sa bonne
santé financière réduisent le nombre de bénéficiaires du
RI placés dans des mesures susceptibles de les ramener
sur le marché du travail.
La DSSE a tenté de réagir à cette problématique en
2007. La collaboration entre le Service du travail et
de l’intégration et le Service social a été renforcée,
en particulier en ce qui concerne l’offre d’emplois
Dans les autres secteurs de la Direction, on relèvera
– la mise en production des nouveaux moyens
informatiques du Service des assurances sociales. Cette
véritable révolution dans les pratiques d’administration
de l’AVS se déroule harmonieusement, grâce à un
engagement sans faille du personnel ;
– les changements au sein du Bureau lausannois pour
l’intégration des immigrés, avec l’arrivée en fin d’année
d’une nouvelle responsable ;
– la conduite par le Service des parcs et promenades de
la réalisation de la Coulée Verte, nouvel espace vert
gagné sur le parcours inférieur du M2 entre l’avenue
de Cour et Ouchy, ainsi que la réalisation par ce même
service d’un manuel d’entretien différencié destiné à
faire entrer dans la pratique quotidienne des jardiniers
de la ville les pratiques respectueuses et du caractère
jardiné de certaines zones, et de celui plus naturel
d’autres espaces verts.
On relèvera enfin que l’échec, devant le peuple, du projet
de reconfiguration du dispositif lausannois toxicomanie
exige de la DSSE de repenser ses objectifs sur ce terrain
149
FAITS MARQUANTS DE L’ANNÉE
sensible. Un travail de construction de consensus avec
l’ensemble des partis politiques a été entrepris dès la
rentrée 2007. Il devrait porter ses fruits en 2008.
L’allocation communale de naissance
Cette allocation, qui existe depuis le 1er janvier 1979, a
connu un changement important en 2005, découlant de
l’entrée en vigueur – le 1er juillet – de l’allocation fédérale
de maternité. En effet, depuis cette date, cette prestation
n’est versée qu’aux mères de famille n’exerçant aucune
activité lucrative pour autant, bien sûr, que les autres
conditions (domicile et revenu déterminant) soient
remplies.
SERVICE DES ASSURANCES SOCIALES
LES PRINCIPALES TÂCHES DU SERVICE
Le service des assurances sociales accomplit toutes
les tâches d’une caisse de compensation AVS à savoir,
notamment :
a) l’affiliation des employeurs de personnel, des personnes
de condition indépendante et des personnes sans
activité lucrative
b) l’encaissement des cotisations AVS/AI/APG/AC/AF
c) le paiement des rentes AVS/AI, des indemnités
journalières de l’AI, des prestations complémentaires
à l’AVS/AI, des allocations en cas de service et de
maternité (APG) et des allocations familiales (AF)
Dans le domaine de l’assurance-maladie, il contrôle que
tous les Lausannois soient couverts par l’assurance
de base et enregistre les demandes de subside à la
cotisation.
Au plan strictement communal, ses missions comprennent
aussi bien la gestion de l’allocation communale de
naissance que l’organisation de l’approvisionnement
économique de la ville ou encore les manifestations
honorant les nonagénaires lausannois. Enfin, il faut noter
que la gestion de la comptabilité de la direction de la
sécurité sociale et de l’environnement est de son ressort
de même que celle du centre de tri du courrier de la
plateforme Flon-Ville-Chauderon.
2007 est donc le deuxième exercice comptable annuel
permettant de mesurer les économies – pour la ville découlant de la modification du cercle des bénéficiaires.
Durant l’année, pour les raisons invoquées ci-dessus,
seules 290 allocations ont été octroyées (en diminution de
47.8% par rapport à 2004, dernière année sans allocation
fédérale de maternité) représentant une dépense totale
de Fr. 386 090.– contre Fr. 687 570.– en 2004. Par
rapport à cette année-là, la ville a donc vu ses dépenses
d’allocations communales de naissance diminuer de Fr.
301 480.– grâce à l’entrée en vigueur de cette allocation
fédérale.
LES AUTRES FAITS À METTRE EN EXERGUE
Durant l’année écoulée, l’agence a octroyé des allocations
fédérales de maternité à 293 mères pour un montant total
proche de 2.7 millions de francs dont près de Fr. 700 000.—
ont été versés à l’employeur « Ville de Lausanne » qui
récupère ainsi une grande partie des salaires versés à
ses employées durant le congé maternité.
Un cadeau a été remis à 244 nonagénaires (77% de
femmes). A noter que le 19% d’entre eux/elles seulement
sont placés en EMS. Montant de la dépense : quelque
30 000 francs.
LES CHANGEMENTS
Modernisation de la gestion informatique
Pour les prestations, depuis l’entrée en vigueur de la
dixième révision de la loi AVS en 1997, le personnel
concerné travaille en télétraitement sur le site informatique
de la caisse cantonale de compensation AVS à Clarens
et ceci aussi bien pour les rentes AVS/AI que pour les
prestations complémentaires à l’AVS/AI.
Dans le domaine des cotisations, le service utilisait des
applicatifs « maison » réalisés par le SOI. Le 6 août, le
nouveau logiciel Web@AVS a été mis en production.
Cette modernisation de la gestion informatique du service
a été menée en partenariat étroit avec le SOI et la société
GLOBAZ, spécialiste de l’informatique des caisses AVS
de Suisse romande. Pour le moment, elle ne concerne
que le secteur des cotisations ; celui des prestations sera
réalisé à l’horizon 2009-2010.
Web@AVS est un ensemble d’applications modulaires
couvrant les domaines des cotisations et de la
comptabilité. L’application informatique elle-même est
hébergée par la Caisse cantonale de compensation AVS
à Clarens. Les utilisateurs travaillent donc depuis leur
poste de travail RECOLTE sur les serveurs de Clarens
grâce à un interface de type Internet.
Les rentes AVS/AI et les limites de revenus donnant droit
aux prestations complémentaires ont été augmentées
de 2.8% (l’augmentation moyenne était de 1.9% au 1er
janvier 2005).
La loi fédérale sur le partenariat enregistré est entrée
en vigueur le 1er janvier. Elle produit des effets dans
le domaine des assurances sociales. C’est ainsi que
ce nouveau statut d’état civil – pour autant qu’il soit
enregistré, c’est-à-dire authentifié par un office d’état civil
qui délivre alors un document officiel – est assimilé au
mariage et sa dissolution judiciaire au divorce. En cas de
décès d’un des partenaires, le survivant a les droits d’un
veuf ou d’une veuve.
Le montant minimum des allocations familiales cantonales
a été relevé de manière sensible. L’allocation pour enfant
a passé à 180 francs (précédemment 160 francs) et
l’allocation de formation professionnelle à 250 francs (205
précédemment).
SERVICE DU TRAVAIL ET DE
L’INTÉGRATION
L’EFFECTIF DU PERSONNEL
ORGANISATION
En début d’année : 73 personnes pour 68 EPT + 3
apprenti(e)s
Durant l’année, le service n’a connu aucune modification
des tâches. Son organisation a subi quelques modifications
au niveau de l’ETSL.
En fin d’année : 75 personnes pour 68.5 EPT + 3
apprenti(e)s
150
EFFECTIF
conditions de la CCNT. Les employeurs ont affirmé vouloir
continuer à appliquer la convention.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre, son effectif au
plan des postes est passé de 168.85 à 169.20 EPT. Le
nombre de postes occupés a, quant à lui, baissé de 131.0
à 126.0 EPT. L’importance du nombre de postes vacants,
à hauteur de 43.2 EPT au 31 décembre 2007, s’explique
presque en totalité par le niveau des effectifs de l’ORP
dont la dotation varie en fonction du taux de chômage
L’ITL a différentes sources de revenus : des émoluments
pour la délivrance de permis en dérogation de la durée
du travail (Fr. 5 400.–), pour l’approbation ou examen des
plans de construction ou de modifications des locaux des
entreprises (Fr. 4 609.–), pour les autorisations d’exploiter
des entreprises industrielles (Fr. 840.–), pour l’installation
des récipients sous-pression (Fr. 1 750.–) et surtout des
indemnités pour l’activité de prévention des accidents dans
les entreprises (Fr. 74 424.–). De manière générale, l’ITL
a mené 305 contrôles d’entreprises et d’établissements
sis sur le territoire de la commune de Lausanne.
INSPECTION DU TRAVAIL LAUSANNE (ITL)
Après 17 ans passés aux Terreaux 5, l’inspection du travail
Lausanne (ITL) a déménagé à la place de la Riponne
10 dans des locaux plus vastes et mieux adaptés à sa
mission. En effet, chaque inspecteur bénéficie de son
propre bureau, ce qui garantit la discrétion des entretiens
avec les usagers. Une rampe permet un accès aisé aux
locaux pour les personnes à mobilité réduite ou pour les
personnes avec des poussettes d’enfants. Pour mémoire,
l’ITL reçoit en moyenne 150 personnes et traite 340 appels
téléphoniques par mois dans le cadre de sa permanence
de droit du travail.
OFFICE RÉGIONAL DE PLACEMENT (ORPL)
Vu la bonne tenue de la conjoncture l’accent a été tout
spécialement mis sur l’intensification du placement ;
nous avons sensiblement augmenté notre activité de
prospection et d’acquisition de places vacantes. Cela
s’est traduit par une hausse des placements de 16%. Les
objectifs fixés par le service de l’emploi étaient :
En procurant à l’ITL ce nouvel outil de travail, la
Municipalité de Lausanne confirme sa volonté de garder
des inspecteurs du travail sur son territoire et son
engagement pour préserver des conditions de travail
respectant la législation en matière de sécurité au travail
et de protection de la santé.
• atteindre un taux de chômage inférieur à 4% au niveau
cantonal
Suite à une interpellation au Conseil communal
concernant la dénonciation de la CCNT de la coiffure par
le syndicat UNIA, la Municipalité a chargé l’ITL de mettre
un accent particulier sur les contrôles de ladite branche.
L’ITL a donc effectué 31 visites d’entreprises dont 18 avec
du personnel, totalisant 48 employés. Un salon a ouvert
courant 2007 et s’est basé sur la CCNT pour établir les
contrats des deux employées. Un autre salon envisageait
d’engager du personnel pour septembre 07 selon les
Le service de l’emploi de l’Etat de Vaud a par ailleurs
décidé de centraliser l’instruction et la rédaction des
décisions d’aptitude au placement le 1er septembre 2007.
Des trois personnes qui étaient chargées de cette tâche
à l’ORP de Lausanne, une a rejoint l’équipe cantonale,
une autre a donné son congé et la troisième a repris une
activité de conseiller à 100%.
• obtenir une durée moyenne d’indemnisation inférieure
à 180 jours.
Ces deux objectifs sont atteints et dépassés.
Le marché du travail s’est encore détendu durant toute
l’année 2007 ; le nombre de demandeurs d’emploi
Répartition des demandeurs d'emploi à l'ORP de Lausanne au 31 décembre 2007, selon l'âge et le sexe
[âge]
+ de 60
50 à 59
422
295
40 à 49
631
476
30 à 39
827
651
25 à 29
409
412
20 à 24
- de 20
147
94
209
197
Femmes
1000
800
68
600
400
200
Hommes
55
0
[nombre]
151
200
400
600
800
1000
est passé de 5 388 en janvier à 4 895 à fin décembre
2007. Les flux ont sensiblement diminué : en moyenne
451 inscriptions par mois contre 492 sorties (en 2006 :
584 inscriptions pour 655 sorties). Les secteurs ayant
bénéficié des plus fortes baisses sont :
• la banque avec moins 33.3%.
• le commerce de détail avec moins 24.6%.
• la santé et le social avec moins 23.1%
• l’hôtellerie et la restauration avec moins 19.5%.
Les hausses les plus marquantes sont à relever dans les
secteurs de la construction (+28.6%), des activités de
nettoyage (+ 5.8%) et de l’administration publique et des
assurances sociales (+5.3%).
Les jeunes ont également été les premiers bénéficiaires
de la baisse ; si la baisse moyenne toutes catégories
d’âges confondues est de 10%, les jeunes ont enregistré
une diminution de 18.9% pour les moins de 20 ans et de
16.6% pour les 20 à 29 ans, alors que les demandeurs
d’emploi de plus de 60 ans n’ont eux diminué que de
3.6%. Les chômeurs de longue durée ont diminué de
26% passant de 1 254 à 929.
De façon plus générale le chômage conjoncturel étant en
baisse, la proportion du chômage structurel par rapport
au chômage global augmente. Le profil des personnes
concernées est en fort décalage avec le profil des postes
vacants proposés par les employeurs. Ceux-ci recherchent
de la main d’oeuvre qualifiée, alors que la proportion des
non qualifiés augmente, alimentée par l’envoi à l’ORP
de gens très fragilisés au bénéfice du revenu d’insertion
(66 transferts CSR-ORP en moyenne mensuelle en 2007
contre 40 en 2006).
Par ailleurs l’effectif des collaborateurs de l’ORP est
passé de 77 le 1.1.2007 à 70 le 31.12.07. Cette correction
parallèle à la baisse du chômage s’est faite uniquement
par des départs naturels qui n’ont pas été remplacés.
La charge en nombre de dossiers par conseiller n’a dès
lors que légèrement diminué en 2007, passant de 104 en
2006 à 103 en 2007.
Pour 2008 les perspectives sont bonnes et nous devrions
connaître une nouvelle année de baisse du chômage.
EMPLOIS TEMPORAIRES SUBVENTIONNÉS
LAUSANNE (ETSL)
Le bureau des emplois temporaires subventionnés (ETSL)
a connu d’importants changements organisationnels
durant l’année 2007. Les emplois temporaires réalisés
par la Ville de Lausanne sont maintenant distribués en
trois sous-unités administratives distinctes : les postes
en programmes spécifiques réalisés généralement
sous forme d’ateliers et encadrés par les professionnels
d’ETSL, les postes en institutions d’accueil réalisés dans
l’administration lausannoise ou dans des institutions
lausannoises à but non lucratif et les postes réalisés dans
le milieu international (institutions onusiennes à Genève
ou dans des pays de l’Est européen).
Une réorganisation complète a débuté le 15 janvier et
un certain nombre d’objectifs stratégiques ont été fixés
par le chef de service. Certains d’entre eux étaient
d’ores et déjà atteints au 31 décembre : réorganisation
de l’unité administrative chargée de l’administration, de
la comptabilité et de l’intendance et rattachement de
celle-ci à l’adjoint administratif du service, contrôle de la
qualité des dossiers individuels des participants dans les
postes en institutions d’accueil, création d’un nouveau
programme spécialisé dans l’encadrement des secrétaires
au chômage et création de mesures préprofessionnelles
pour des personnes au revenu d’insertion suivies par les
CSR. D’autres objectifs ont été poursuivis durant l’année
et devraient pouvoir être achevés en 2008 : extension
du réseau RECOLTE à l’ensemble des sites dépendant
d’ETSL et réalisation de concepts d’organisation pour
les quinze offres gérées par ETSL. Par ailleurs, ETSL
a obtenu la norme eduqua, norme qualité reconnue
par la Confédération pour les prestations de formation.
Le bureau travaille également à l’obtention de la norme
qualité de l’Association des organisateurs de mesures
Participants aux ETS selon le lieu de placement
Nombre de
participants
dont
hommes
Pourcentage du
nombre total de
participants
dont
femmes
Moyenne
EPT par mois
Pourcentage sur
le total des mois
en ETS
Nombre de
services ou
institutions
d'accueil
Services Ville de
Lausanne
31
14
17
4.0%
10.9
5.4%
12
Institutions d'accueil
82
34
48
10.6%
24
11.8%
30
Syni-Lausanne
(programme national)
92
39
53
11.9%
27.3
13.5%
Syni Emploi
25
14
11
3.2%
6.8
3.4%
41
18
23
5.3%
15.8
7.8%
481
254
227
62.1%
112.9
55.7%
Autres mesures (MIS)
11
8
3
1.4%
2.9
1.4%
Autres mesures (CHV)
12
12
0
1.5%
2.1
1.0%
775
393
382
100.0%
202.7
100.0%
Syni-21 (ETS pays de
l'Est)
Programmes spécifiques
vaudois
Total participants
152
par le Fonds culturel pour les communautés étrangères ;
en 2007 le fonds lausannois a soutenu six manifestations
pour un montant total de 35 600 francs. L’année 2007
a également été marquée par une intensification des
travaux de la Commission tripartite d’intégration des
immigrés (CTI) dont le secrétariat est assuré par le BLI
et qui s’est réunie à trois reprises. Le bureau a également
mené une enquête auprès de différentes associations
et personnalités de l’immigration lausannoise de façon
à définir les besoins et intérêts de ces milieux dans
la perspective de l’organisation d’une nouvelle Fête
de Lausanne. Il a aussi collaboré régulièrement aux
travaux du Groupe de travail « Culture et religion »
animé par le secrétaire général de la DEJE et qui a pour
objet d’examiner les relations entre les communautés
culturelles et confessionnelles et l’administration et, cas
échéant, d’appuyer et de conseiller les services.
actives de Suisse (AOMAS), dérivé de la norme ISO et
également reconnue par la Confédération.
Sur le plan des offres proprement dites, des changements
importants doivent être signalés en raison de l’arrêt des
subventions du Service cantonal de l’emploi, qui est le
mandant principal. En conséquence, les programmes
spécifiques Château 3 (animation, communication) et
Papier Froissé (arts plastiques et arts appliqués) ont dû
fermer leurs portes.
BUREAU LAUSANNOIS POUR L’INTÉGRATION
DES IMMIGRÉS (BLI)
Pour la première fois, Lausanne a participé à la mise
sur pied d’une semaine d’action contre le racisme qui
s’est déroulée du 21 au 31 mars 2007. Coordonnée par
le BLI, cette semaine d’actions a été soutenue par le
Service fédéral de lutte contre le racisme. Elle a vu la
participation ou le soutien de nombreuses organisations
ou institutions telles que le Forum des étrangères et
étrangers de Lausanne, la LICRA, ACOR SOS Racisme,
l’Association culturelle kasaï, Métis’Arte, la Cinémathèque
suisse, la Bibliothèque municipale, le Centre de danse
contemporaine et l’Office de perfectionnement scolaire
de transition et d’insertion (OPTI). Cette première édition
a constitué pour notre Ville une manifestation tangible de
sa volonté d’adhérer pleinement à la Coalition européenne
des Villes contre le racisme.
Durant l’année, le BLI a connu quelques changements de
personnel. Une nouvelle déléguée à l’intégration a pris
ses fonctions à la date du 15 novembre.
SERVICE SOCIAL LAUSANNE
RAPPEL DES MISSIONS DU SERVICE ET DE SES UNITES
« Accueillir les Lausannois-es en situation d’indigence,
les aider à regagner leur autonomie et leur garantir le
minimum vital ; réduire les risques sociaux », telles sont
les missions générales du Service social Lausanne
(SSL), ou Centre Social Régional de Lausanne au sens
de la Loi vaudoise sur l’action sociale (LASV). Le service
comprend les unités suivantes :
Le BLI a assuré les tâches habituelles de conseil aux projets
portés par des associations de migrants et pouvant être
soutenus par la Commission fédérale des étrangers ou
Unités de prestations aux habitants
1
Info sociale
Accueil, orientation, prises en charge brèves.
2
Action sociale
Appui social et octroi de l’aide sociale cantonale.
3
Caisse RI
Octroi de l’aide sociale cantonale aux personnes suivies par l’office régional de placement.
4
Insertion
Conduite du projet pilote d’insertion socioprofessionnelle des jeunes requérants de l’aide sociale
cantonale âgés de 18 à 25 ans et soutien aux assistants sociaux.
5
Logement
Aide au logement des personnes expulsées, sans logement ou en logement précaire, gardemeubles communal.
6
Unafin
Assainissement financier ; prévention du surendettement, formation interne.
Unités de support interne
1
Groupe ressources
Expertise juridique, financière et fiscale. Enquêtes, plaintes et dénonciations.
2
Unité support
Gestion des ressources humaines, financières et logistiques.
3
Unité Institutions sociales
Gestion des mandats aux institutions sociales privées subventionnées dans tous les domaines,
excepté le dispositif seuil bas (DSB).
4
Unité DSB & toxicomanie
Gestion des mandats aux institutions sociales privées subventionnées du DSB. Comprend l’unité
socioéducative de terrain (uniset).
ÉVOLUTION DES EFFECTIFS DU SERVICE
Equivalents plein temps
occupés au 31.12.2006
Equivalents plein temps
occupés au 31.12.2007
Evolution
en %
185.15
193.3
+4.4
L’augmentation des effectifs est principalement due à
l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’aide
sociale : des renforts ont été accordés dans le cadre des
dotations en personnel social et administratif admises par
l’Etat (dotations proportionnelles au nombre de dossiers).
Par ailleurs, les effectifs de l’unité logement ont également
153
été renforcés pour faire face à une charge de travail en
constante augmentation.
demande d’aide sociale publique. Celle-ci est cependant
moins forte que les années précédentes, pour les raisons
suivantes :
FAITS MARQUANTS – UNITÉS
DE PRESTATIONS AUX HABITANTS
• Conjoncture économique favorable et amélioration des
prestations d’insertion socioprofessionnelle ;
• Fin de la prise en charge des personnes séjournant
irrégulièrement en Suisse, suite à l’entrée en vigueur
de la Loi sur l’aide aux requérants d’asile et à certaines
catégories d’étrangers.
INFO SOCIALE, ACTION SOCIALE ET CAISSE RI
La demande d’aide sociale publique
d’augmenter, mais moins fortement
continue
Malgré tout, le total de la dépense brute franchit pour la
première fois le seuil des cent millions de francs.
Les unités Info sociale, Action sociale et Caisse RI ont
été très sollicitées en raison de l’augmentation de la
Evolution des dépenses brutes et nettes des régimes cantonaux (Aide sociale vaudoise/ASV, Bouton d’Or/BO,
Revenu minimum de réinsertion/RMR et Revenu d’insertion/RI) dont le SSL est autorité d’application
Evolution
en %
Rétrocessions
de tiers
Remboursements
Année
Dépense
brute
Evolution
en %
Dépense
nette
Evolution
en %
1990
n.d.
n.d.
4 220 381.00
2000
65 540 001.40
12 306 409.75
53 233 591.65
+ 1'161.3
2001
63 393 777.25
- 3.3
12 681 182.30
3.0
50 712 594.95
- 4.7
2002
67 520 684.08
+ 6.5
17 895 208.92
41.1
49 625 475.16
- 2.1
2003
72 828 469.05
+ 7.9
24 746 285.85
38.3
48 082 183.20
- 3.1
2004
78 752 894.85
+ 8.1
20 328 540.25
-17.9
58 424 354.60
+ 21.5
2005
88 062 832.75
+ 11.8
17 479 071.20
-14.0
70 583 761.55
+ 20.8
2006
96 013 073.90
+9
13 880 876.85
- 20.6
82 132 197.05
+16.4
2007
101 504 430.07
+ 5.7
15 154 306.26
+ 9.1
86 350 123.81
+ 5.1
Sources : Miroir statistique (données 1990) et GEFI (données 2000-2007)
Nombre de dossiers ayant fait l’objet d’au moins un paiement par le SSL durant l’année
RI
Année
ASV
Bouton d'Or / RMR
Total
Evolution en %
1990
2 628
281
2 909
2000
3 882
1 881
5 763
+ 98.1
2001
3 774
1 241
5 015
-13.0
2002
4 203
1 021
5 224
+ 4.2
2003
4 526
1 239
5 765
+ 10.4
2004
4 534
1 627
6 161
+ 6.9
2005
4 660
2 043
6 703
+ 8.8
2006
1 350
536
6 022
7 908
+ 18
2007
22
12
6 409
6 443
- 18.5
Sources : Miroir statistique (données 1990) ; Datawarehouse/Progres (données 2000-2007)
Nota bene : jusqu’en 2005, un même bénéficiaire était susceptible de recevoir des paiements de plus d’un régime dans une même année
(p. ex. lorsqu’il passait du RMR à l’ASV). Depuis 2006, il est comptabilisé une fois dans chaque colonne. 2006 marquant en outre la
transition vers le régime unique du RI, des paiements rétroactifs ASV et RMR ont encore été effectués cette année-là, des bénéficiaires
étant ainsi susceptibles d’apparaître plus d’une fois. A partir de 2007, ce phénomène ne se produit pour ainsi dire plus.
154
Moyenne mensuelle du nombre de dossiers payés
Evolution
en %
Bouton d'Or
RMR
Evolution
en %
Evolution
en %
Année
ASV
1990
n.d.
n.d.
n.d.
2000
n.d.
822
n.d.
2001
1 965
529
2002
2 202
+ 12.1
2003
2 312
+ 5.0
2004
2 390
2005
2006
2007
RI
Total
Evolution
en %
- 35.6
2 494
461
- 12.9
2 675
+ 7.3
526
+ 14.1
2 843
+ 6.3
+ 3.4
711
+ 35.2
3 104
+ 9.2
2 551
+ 6.7
918
+ 29.1
128
- 95.0
54
- 94.1
3 639
2
- 98.5
1
- 98.1
3 905
+ 7.3
3 476
+ 12.0
3 821
+ 9.9
3 908
+ 2.3
Source : Datawarehouse (Progres)
Dossiers payés, dépenses et recettes des régimes cantonaux d’aide sociale au SSL
120'000'000.00
9'000
8'000
7'000
Francs
80'000'000.00
6'000
5'000
60'000'000.00
4'000
40'000'000.00
3'000
2'000
20'000'000.00
Dépense brute
Nombre de dossiers
100'000'000.00
Rétrocessions de tiers et
remboursements
Dépense nette
Dossiers payés
1'000
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
0
2000
0.00
Qui est à l’aide sociale et pourquoi ?
placer parce qu’ils ne disposent pas des compétences
généralement requises sur le marché du travail.
En 2007, la demande d’aide sociale publique a augmenté
de 5.1%, cela alors même que le chômage a reculé de 17%
et que le marché du travail connaît, dans plusieurs secteurs,
une réelle pénurie de main-d’œuvre. A Lausanne, plus
de 8% de la population active est désormais bénéficiaire
du RI (plus de 25% dans les quartiers « populaires »).
Comment expliquer une telle évolution ? Les bénéficiaires
de l’aide sociale sont des chômeurs des années 1990 qui
ne sont pas parvenus à retrouver un emploi notamment
en raison de leur âge, des migrants faiblement qualifiés
voire faiblement scolarisés, des travailleurs pauvres (aux
prises avec le travail sur appel ou le temps partiel imposé),
des jeunes dont l’insertion professionnelle est tenue en
échec, des familles monoparentales – près d’une famille
monoparentale sur cinq, en Suisse, est à l’aide sociale
– ainsi que des personnes atteintes dans leur santé (en
attente d’une décision de l’AI par exemple).
Un budget (cantonal) insuffisant pour l’insertion
socio-professionnelle
Seul un effort très important d’insertion par la scolarisation
et la formation pourrait permettre une stabilisation, voire
une réduction, du nombre de personnes assistées. Or les
budgets disponibles à cet effet sont manifestement très
insuffisants puisque seuls 3% à 4% des bénéficiaires du
RI peuvent accéder à une mesure d’insertion !
Lancement du projet pilote « RI Métiers »
C’est en 1987 que la prestation financière de l’aide
sociale cantonale a été confiée aux assistants sociaux. A
l’époque, cette prestation était principalement destinée à
des personnes marginalisées ou âgées dont la situation
était relativement stable et dont la prise en charge
n’impliquait pas un travail administratif important. Dès
1990, l’aide sociale explose (1990 : 4 millions de francs
Ainsi, les bénéficiaires de l’aide sociale sont le plus souvent
indisponibles pour une prise d’emploi ou très difficile à
155
d’aide versée à Lausanne ; 2007 : près de 90 millions).
En milieu urbain, le régime cantonal d’aide sociale
ne concerne plus seulement une infime minorité de
personnes marginalisées, mais tend à devenir l’un des
principaux régimes de la sécurité sociale. Elle intervient
en complément d’un autre revenu dans un cas sur cinq
et près de la moitié des dossiers exige une révision
mensuelle du montant alloué. Aussi, l’application du
principe de subsidiarité de l’aide sociale est-elle devenue
bien plus complexe, d’autant que l’autorité cantonale
soumet inlassablement les centres sociaux régionaux à
toutes sortes d’exigences nouvelles.
1. Les contrôles ne portent que sur des périodes écoulées
(la principale source de renseignements est la décision
de taxation de l’année précédente, obtenue sur
présentation à l’Administration cantonale des impôts
d’une procuration signée par les membres majeurs du
ménage) ;
2. Ils ne portent que sur les renseignements communiqués
(seuls les comptes bancaires ou postaux déclarés
peuvent être analysés ; les autres sont protégés par le
secret bancaire) ;
3. Ils ne portent que sur les données accessibles (les
renseignements fiscaux concernant les titulaires de
permis B - un tiers des bénéficiaires de l’aide sociale
- ne sont pas disponibles, pour ne citer que cet
exemple) ;
Une telle évolution n’est pas sans conséquence. L’aide
financière est devenue l’essentiel de l’aide accordée aux
personnes qui font appel au service social et le calcul de la
quotité mensuelle de cette aide est désormais au cœur de
l’entretien avec le bénéficiaire. On ne s’étonne donc pas
de voir les assistants-es sociaux-les faire régulièrement
observer qu’ils-elles ne peuvent plus guère exercer
leur métier « réel ». On relèvera encore que le service a
régulièrement augmenté son personnel administratif pour
venir en appui aux assistants-es sociaux-les, mais sans
que l’objectif de décharge soit réellement atteint. Les CSR
ont par ailleurs tenté de convenir avec l’autorité cantonale
d’un programme de simplification du RI, mais force est
de constater que cette démarche n’a pas abouti. Seuls
ont été obtenus quelques allégements mineurs, très vite
compensés par de nouvelles exigences ...
4. Ils ne peuvent pas être systématiques dans tous les
domaines : certains d’entre eux doivent faire l’objet de
démarches écrites et motivées (par exemple auprès
des agences AVS ou des caisses de chômage), qui ne
peuvent être effectuées qu’en cas de doute fondé ;
5. Dans le cadre de ses enquêtes, diligentées en cas de
doute ou de dénonciation, le service demeure soumis
au secret de fonction. Les enquêteurs doivent à la
fois se légitimer et éviter de poser des questions qui
laisseraient entendre à un tiers que telle personne est
bénéficiaire de l’aide sociale.
6. Lorsque les centres sociaux régionaux ne parviennent
pas à établir la situation financière d’un ménage
avec certitude, par exemple parce que le requérant
ne produit pas toutes les pièces demandées, ils
doivent procéder à ce que la jurisprudence appelle
une « évaluation d’office » et, selon les conclusions
de cette évaluation, accorder leur aide même en
l’absence de réelles preuves de l’indigence. C’est
ainsi que le Service de prévoyance et d’aide sociales
et le Tribunal administratif ont demandé à plusieurs
reprises au service social de reprendre une aide qui
avait été interrompue en raison de la difficulté d’établir
l’indigence.
Raison pour laquelle le service a décidé, d’entente avec
le DSAS, d’étudier la possibilité de confier - selon le
principe « à chacun son métier » - la prestation financière
du RI aux collaborateurs-rices administratifs-ves et la
prestation d’appui social aux assistants-es sociaux-les.
Nous savions déjà, avec la caisse RI, que la prestation
financière peut être servie par des personnes au
bénéfice d’une formation d’employé-e de commerce
– d’autant que cette prestation est désormais presque
entièrement normée. Mais il restait néanmoins à élaborer
un nouveau modèle de collaboration entre « sociaux » et
« administratifs ».
Un projet pilote a été lancé en août 2007 pour élaborer
et tester la nouvelle organisation. Une équipe restreinte
de trois assistants sociaux et quatre collaborateurs
administratifs traitant 240 dossiers a été mise sur pied,
sous la responsabilité directe d’un adjoint du chef de
service. L’expérience montre, d’ores et déjà, que le
principe de la réforme envisagée est juste. Elle doit se
poursuivre, néanmoins, pour permettre au service de
cerner au plus près les facteurs clés de succès, les
précautions à prendre, les pièges à éviter.
Information des personnes en fin de droit, avant
l’échéance de leur délai-cadre
Dès 2007, le SSL organise en collaboration avec l’ORP
de Lausanne des séances permettant aux chômeurs en
fin de droits de s’informer des conditions d’accès au RI.
11 séances ont été tenues auxquelles 183 personnes en
tout ont participé. 158 d’entre elles ont jugé la séance
utile ou très utile.
UNITÉ LOGEMENT
De l’hébergement collectif au logement durable
L’unité logement, créée en 2005, a pour missions de
La vérification de l’indigence demeure difficile en
raison des multiples obstacles auxquels elle se
heurte
1. Favoriser le maintien dans le logement des personnes
menacées d’expulsion (médiation, prise en charge
d’arriérés de loyer) ;
La vérification de l’indigence des requérants du RI est
régulièrement effectuée conformément aux prescriptions
cantonales. Pour autant, elle ne permet qu’une prévention
partielle et limitée de la fraude, pour les raisons rappelées
ci-après :
2. Aider à la recherche d’un logement (notamment dans
le cadre d’ateliers de recherche) ;
3. Assurer un logement de transition en faveur des
familles expulsées ou occupant un logement très
précaire.
156
Le concept logement du service social peut être illustré de la manière suivante :
Logement
d’urgence
Hébergements
collectifs
Sleep In
Marmotte
Logement
individuel
Pensions,
campings
Logement de
transition
Appartements
loués par le
SSL et
sous loués
aux usagers
à titre
temporaire
Logement
social
Logement
durable
Appartements
loués par le
SSL et
sous loués
aux usagers
à titre
définitif
Appartements
loués par les
usagers après
cession du bail
du SSL
octroi d’un
subventionné
etc.
Hébergement nocturne
Tableau des nuitées
2004
2005
2006
2007
Evolution
En %
Sleep-In
7 907
7 954
7 843
7 523
-4
Marmotte
9 249
9 165
9 130
9 241
+1
Abri PCi
2 041
2 047
2 364
2 216
-6
Total
19 197
19 166
19 328
18 980
-2
Nota bene : l’abri PCi est ouvert durant 4 mois, de début décembre à fin mars. Les nuités de décembre 2006 sont par conséquent
comptabilisées en 2007.
Les expulsions à Lausanne
Expulsions (habitations et locaux commerciaux) en 2004, 2005, 2006 et 2007
Expulsions
2004
2005
2006
2007
Evolution
Annoncées
285
185
254
253
0
Exécutées
140
105
120
128
+7
Reportées sur place
26
8
17
15
-12
Annulées
145
80
125
125
0
En %
Expulsions (habitations) en 2006 et 2007
Expulsions
(habitations)
2006
2007
Evolution
En %
Annoncées
201
187
-7%
Exécutées
94
95
+1%
Les expulsions n’ont pas augmenté en 2007. Il est intéressant de constater que le nombre d’expulsions annoncées
concernant des ménages avec enfants a diminué (-40%) entre 2006 et 2007. Le travail de prévention effectué en amont
(rattrapage des arriérés de loyers grâce aux aides « RI casuels ») a certainement contribué à ce résultat. Mais, pour 13
familles, l’exécution forcée a été inéluctable. Par ailleurs, la situation s’aggrave pour les personnes isolées.
Le parc de logements d’urgence grandit régulièrement, mais demeure insuffisant
Parc de logements d’urgence géré par le service
Logements d’urgence
31.12.2004
31.12.2005
31.12.2006
31.12.2007
Evolution
Nombre d’objets
182
211
266
308
+16
Nombre de gérances
29
32
35
42
+20
En %
157
Le service n’est pas propriétaire de logements ; il les loue à des propriétaires et gérances et les sous-loue à ses usagers,
en principe pour une durée limitée.
Nombre de demandeurs de logement accueillis
820 (accès et maintien) dont 470 en consultations individuelles et 350 en atelier collectif de recherche de logement.
Garde-meubles
Lots
31.12.2004
31.12.2005
31.12.2006
31.12.2007
Evolution
En %
Nombre de lots stockés
91
73
75
86
+15
Entrées durant l’année
49
36
38
25
-34
Malgré la hausse de la demande, le service a fait face à
ses obligations. Aucune famille avec des enfants mineurs,
aucune personne âgée ou atteinte dans sa santé ne
s’est trouvée à la rue et tous les meubles confiés ont
pu être stockés. Il faut cependant relever que le service
n’est pas en mesure de reloger des personnes seules
en appartement et qu’il doit le plus souvent orienter
ces dernières vers des hôtels, pensions et campings
lausannois ainsi que vers les hébergements d’urgence
de la Ville. Fin 2007, plus de 110 personnes devaient se
contenter de telles solutions de fortune.
UNITE D’ASSAINISSEMENT FINANCIER (UNAFIN)
L’unafin remplit désormais toutes les missions dont elle
a été chargée au moment de sa fondation, en septembre
2001 (préavis 144/2000) :
1. Prestations individuelles d’assainissement financier
2. Prévention dans le cadre du programme cantonal de
prévention du surendettement auquel elle participe
activement
3. Formation interne.
Assainissement financier
Collaboration avec le SPeL
Collaboration avec Le Cazard
A noter que depuis 2006 déjà, l’unafin est accessible aux
employés de la Ville non domiciliés à Lausanne, toutes les
interventions dans ce cadre sont refacturées et prises en
charge par le SPeL. En 2007, elle a également accompli 4
séances de prévention communautaire, en collaboration
avec le service social d’entreprise, touchant 236 employés
communaux. Ces actions ont été très appréciées.
A la demande du service, le Foyer unioniste lausannois,
qui gère Le Cazard, accueille désormais des jeunes
à l’aide sociale qui sont engagés dans un projet
d’insertion socioprofessionnelle. 12 jeunes suivis par
un-e assistant-e social-e du SSL sont actuellement
logés au Cazard.
Evolution des dossiers unafin
31.12.2006
31.12.2007
Evolution
En %
Nouveaux dossiers ouverts durant l’année
231
253
+10
Procédures de désendettement abouties avec succès clôturées
19
31
+63
Procédures de désendettement ayant échoué clôturées
5
5
0
Situations stabilisées grâce à un appui social et clôturées
52
55
+6
Dossiers en cours
163
171
+5
En 2007 dossiers actifs :
• 1/3 des dossiers est en cours de procédure
d’assainissement (durée d’un assainissement jusqu’à
3 ans) ;
• 2/3 des dossiers bénéficient d’une évaluation sociofinancière avec suivi mensuel permettant si possible
une stabilisation de l’endettement.
Formation interne
Le cours « Autour des dettes » a été organisé dans le
cadre du programme de formation continue interne
au service. Deux sessions d’un jour et demi ont été
dispensées à 18 participants. En référence à l’évaluation
effectuée à la fin de formation, le degré de satisfaction
des participants est très bon puisqu’il se monte en
moyenne à 90%.
Prévention
Nombre de séances organisées en 2007 dans le
cadre du programme cantonal de prévention du
surendettement
Nouveaux
chômeurs
Nouvelle
famille
Jeunes au RI
Tout public
18
14
9
1
UNITÉ INSERTION
L’unité insertion, créée en 2006, a poursuivi ses efforts
en faveur des jeunes adultes à l’aide sociale.
158
Pendant l’année 2007, l’unité insertion a suivi, en
moyenne, 206 jeunes. L’unité a également offert des
prestations d’orientation et d’insertion à une vingtaine de
jeunes suivis par Action sociale.
En outre, l’unité a instauré une permanence hebdomadaire
pour aider les jeunes à rédiger leur CV et des lettres de
motivation. Cette permanence est ouverte à tous les
jeunes suivis par le SSL.
L’ensemble du service a inscrit 68 jeunes à des formations
relevant du programme cantonal FORJAD (sur un total de
167 jeunes pour l’ensemble du canton).
Les deux tiers des jeunes à l’aide sociale n’ont aucune
formation et sont issus d’une scolarité inachevée ou
difficile. Un tiers au moins est issu de familles à l’aide
sociale ou suivies par le service de protection de la
jeunesse. C’est ainsi qu’à fin 2007, plus de 220 jeunes de
16 et 17 ans étaient suivis par le service.
Evolution des dossiers unité insertion
*
31.12.2006
31.12.2007
Jeunes reçus par l’unité insertion
385
109*
Jeunes pour lesquels un droit au
RI a été reconnu
330
100**
Démarches de bilan et
d’élaboration de projet abouties
166
225**
Jeunes ayant suivi une ou
plusieurs mesures d’insertion
94
113**
En 2007, seulement une partie des nouveaux jeunes
demandant l’aide sociale a été adressé à l’unité Insertion car
sa capacité d’accueil avait atteint les limites.
** Y compris jeunes adressés à l’unité en 2006.
COURSES DE LOISIRS DES PERSONNES A MOBILITÉ RÉDUITE
Courses de loisirs des personnes à mobilité réduite
En décembre 2005, le Conseil communal a voté un amendement de Fr. 40 000.— au budget 2006, destiné à l’élargissement
du cercle des bénéficiaires par l’abolition des clauses limitatives en vigueur relatives à l’accès aux transports par taxi. Cet
élargissement est devenu effectif dès le 1er novembre 2006.
Taxis
Année
Clients
Courses
THV
Dépense
nette
2004
Total
Clients
Courses
Dépense
nette
Clients
Courses
Dépense
nette
584
16 499
419 439.80
584
16 499
419 439.80
2005
57
1 391
23 272.50
540
14 843
469 704.40
597
16 234
492 541.90
2006
221
3 665
63 263.80
461
11 286
370 918.90
682
14 951
434 182.70
2007
556
14 926
252 313.90
433
9 979
329 213.30
989
24 905
581 527.20
Nota bene : jusqu’en octobre 2006, le droit aux courses et le quota de courses annuel en taxi était limité. Cela explique le moindre coût
final de 2006 par rapport à 2005. La suppression de ces limitations dès novembre 2006 a conduit en 2007 à une augmentation importante
de la dépense nette, ainsi que du nombre de clients et de courses. La poursuite de ces augmentations est à envisager.
Actuellement, le Fonds est essentiellement sollicité pour
des demandes concernant :
FONDS SOCIAUX
Fonds du 700ème anniversaire de la Confédération
– les frais dentaires
Sur les 321 demandes acceptées, 37 ont été accordées
sous forme de prêts pour un montant de Fr. 49 716.—
et 284 ont été accordées sous forme de dons pour un
montant de Fr. 239 173.10.
– les règlements d’arriérés de frais de soins ou de primes
d’assurance maladie
– les activités sportives, culturelles ou de loisirs pour des
enfants
Depuis sa création en 1992, le but du Fonds a été de venir
financièrement en aide aux personnes dont la situation ne
peut pas être suffisamment améliorée par le recours aux
régimes sociaux existants.
– divers arriérés, par exemple loyer ou électricité, suite à
chômage, divorce ou séparation, maladie et incapacité
de travail
– les frais de faillite personnelle en lien avec les prestations
d’assainissement financier du service social.
Depuis 2006, le service social a mis en place une nouvelle
procédure visant à recourir en priorité aux possibilités
d’aides casuelles désormais offertes par le Revenu
d’insertion, le recours au Fonds du 700ème n’intervenant
plus qu’à titre subsidiaire. En outre, certaines demandes
d’aides ont été dirigées vers le Fonds d’Action Sociale
(FAS) créé en septembre 2006. Plus récemment, des
mesures ont été prises pour réduire le recours au Fonds
dans des cas de suspension de couverture d’assurance
maladie, suite aux dispositions prises dans ce domaine
par l’Etat de Vaud.
Evolution des demandes au Fonds
159
2004
2005
2006
2007
Demande reçues
638
623
419
350
Demandes acceptées
544
560
380
321
Demandes refusées
94
63
39
29
Fonds d’action sociale
Les différentes mesures ci-dessus ont permis de réduire
le montant des aides octroyées par le Fonds. Malgré cela,
le solde du Fonds est de Fr. 200 804.86 au 1er novembre1
alors qu’il présentait un solde de Fr. 402 066.06 au 31
décembre 2006 et de Fr. 687 495.56 au 31 décembre
2005.
2007
Dès lors, et afin de permettre la poursuite des prestations
sociales rendues possibles par l’existence du fonds,
un nouvel apport de la part de la Ville de Lausanne est
nécessaire. S’inspirant de la décision initiale ainsi que
de la reconstitution du capital acceptée par le Conseil
communal suite au rapport-préavis No 2002/53 du 7
novembre 2002, la Municipalité a présenté une nouvelle
fois une demande de crédit spécial de Fr. 350 000.—
(préavis 2007/63).
Demande reçues
79
Demandes acceptées
70
Demandes partiellement acceptées
2
Demandes refusées
7
Sachant que 3 demandes ont fait l’objet d’un versement
sous la forme d’un don couplé à un prêt, 68 dons ont été
accordés pour un montant de Fr. 65 183.70 et 7 prêts
pour un montant de Fr. 7 316.80.
FAITS MARQUANTS – UNITÉS DE SUPPORT
INTERNE
UNITÉ INSTITUTIONS SOCIALES
FLUX FINANCIERS
Année
Recettes
Dépenses
1991
700 000.—.
1992
2 950.—
175 709.05
527 240.95
1993
8 560.—
235 393.40
300 407.55
1994
217 899.40
233 058.85
285 248.10
1995
101 125.88
129 975.45
256 398.53
1996
402 605.85
109 282.20
549 722.18
1997
49 500.20
197 614.30
401 608.08
1998
280 314.50
163 778.—
518 144.58
1999
1 012 611.80
263 637.60
1 267 118.78
2000
171 165.35
495 486.35
942 797.78
2001
59 147.80
683 350.70
318 594.88
2002
454 674.55*)
612 875.25
160 394.18
2003
884 519.60**)
444 495.65
600 418.13
2004
854 858.38***)
433 315.95
1 021 960.56
2005
87 572.00
422 037.00
687 495.56
2006
167 813.95
453 243.45
402 066.06
2007
180 948.10
395 990.80
187 023.36
Revue systématique
subventions
Solde
des
prestations
et
des
Conformément aux objectifs et principes du rapportpréavis 2005/51 sur la politique sociale communale, le
service social a entrepris une revue systématique des
prestations et des subventions allouées à des institutions
sociales privées d’intérêt public.
700 000.—
Application du principe de subsidiarité
On rappellera que la plupart des institutions sont
également subventionnées par l’Etat. Dès 2006, toutes les
subventions de l’Etat ont été inscrites à la facture sociale
cantonale, mise à charge pour moitié de l’Etat et pour moitié
des communes. Ainsi l’Etat a-t-il réduit ses dépenses de
moitié alors que les communes ont commencé à payer
deux fois. Aussi le service a-t-il identifié les subventions
concernées et réduit ou supprimé celles qui pouvaient
l’être sans mettre en péril les institutions bénéficiaires.
Le service a procédé de même avec les subventions
versées à des institutions agissant exclusivement sur
mandat cantonal ou échappant à tout pilotage et à tout
contrôle communaux.
Application du principe de nécessité
Le service s’est par ailleurs assuré que les prestations
servies par les institutions qu’il mandate correspondent
bien aux attentes, qu’elles atteignent les publics auxquels
elles sont destinées. Cette opération se poursuivra en
2008.
La revue des prestations et des subventions ne relève pas
a priori d’une démarche d’économie. Elle peut identifier
des besoins non couverts et impliquer le lancement de
nouveaux projets afin que les objectifs fixés par le Conseil
communal soient atteints.
*) dont Fr. 99’000.— crédit spécial (préavis 54/2002)
**) dont Fr. 700 000.— recapitalisation (préavis 53/2002)
***) dont Fr. 761 568.23 de successions en déshérence
UNITÉ DISPOSITIF SEUIL BAS ET TOXICOMANIE
L’unité gère à la fois la coordination du dispositif ainsi
que l’Unité socioéducative de terrain, qui en fait partie
Au 31 décembre, les moyens publics, de successions et
de dons s’élevaient au total à Fr. 3 222 106.11. A la même
échéance le fonds avait accordé des dons pour un total
de Fr. 4 295 848.452 et des prêts pour Fr. 859 053.90 dont
Fr. 683 264.75 avaient déjà été remboursés. Compte tenu
de pertes sur débiteurs pour Fr. 62 445.15 (assimilables
à des dons), le disponible en fin d’année se montait à Fr.
187 023.36.
160
1
Les chiffres de référence le sont au 1er novembre, ils figurent
dans le préavis 2007/63 qui sera présenté au Conseil communal
durant le 1er trimestre 2008
2
Montant incluant la mise de fonds de 700 000 francs, la
recapitalisation de 700’000 francs (préavis 53/2002) et un
crédit spécial de 99 000 francs (préavis 54/2002)
intégrante. Elle a été chargée de la réflexion d’ensemble
qui a abouti au rapport-préavis 2006/66 accepté par les
autorités communales puis rejeté en votation populaire.
ou non une perception indue, ainsi qu’une suite pénale à
chaque fraude entraînant une perception indue de plus
de Fr. 300.—. Il est à noter que, de tous les régimes
sociaux fédéraux ou cantonaux, le RI est de loin le plus
sévère puisqu’il est manifestement le seul à donner une
suite pénale systématique.
Un dispositif de réduction des risques à la fois
nécessaire et insuffisant
Le dispositif communal vise principalement la réduction
des risques sanitaires liés à la toxicomanie tels que :
Plaintes et dénonciations
• la dégradation de l’état de santé des toxicomanes (qui
consomment des produits dangereux issus du marché
noir) ;
La dissimulation de ressources est une contravention à la
Loi sur l’action sociale vaudoise (LASV), auparavant à la
Loi sur la prévoyance et l’aide sociales (LPAS), passible
d’une amende de Fr. 10 000.— au plus prononcée par
le Préfet, sur dénonciation du service. Elle ne constitue
une contravention au Code pénal (escroquerie ou faux
dans les titres notamment) que sous certaines conditions.
Ainsi l’escroquerie est-elle réalisée si le bénéficiaire de
l’aide a trompé l’autorité de manière astucieuse, grâce à
un édifice de mensonges. Dès lors que l’indigence doit
être établie non par l’autorité mais par le requérant de
l’aide lui-même, que les dires de ce dernier ne sont que
partiellement vérifiables et le plus souvent a posteriori, il
n’est hélas guère besoin d’astuce ou de mensonge pour
obtenir une aide indue.
• la transmission, à des personnes toxicomanes ou non,
du VIH et d’autres maladies.
Il va sans dire que ce dispositif ne saurait se substituer
aux actions, par ailleurs indispensables, de prévention,
de thérapie et de répression incombant notamment aux
autorités cantonales. La réduction des risques ne doit
en aucun cas être confondue avec une quelconque
incitation à la consommation. Dans le cadre du dispositif,
les usagers sont naturellement invités à recourir aux
structures d’aides et de soins existantes.
Le service a élaboré de nouvelles propositions concernant
le dispositif lausannois, impliquant notamment une
évolution de la mission de l’uniset.
Aussi le service doit-il examiner de cas en cas s’il convient
de :
1. Dénoncer la contravention au préfet pour contravention
à la Loi sur l’action sociale vaudoise ;
Nombre de seringues distribuées
2006
2007
Distribus
3 803
44 821
Automates
3 004
10 452
Uniset
14 306
3 333
Passage
41 125
21 849
2. Déposer une plainte pénale, pour contravention à la
Loi sur l’action sociale vaudoise et au Code pénal.
C’est au demeurant ce qu’exige la Directive sur la
procédure à suivre en cas de perception indue d’une
prestation financière du RI du Service de prévoyance et
d’aide sociales.
Le service social a déposé de nombreuses plaintes pour
escroquerie (voir les rapports de gestion des exercices
2000 à 2006). Il l’a fait à l’invitation du contrôle cantonal
des finances qui lui-même avait dénoncé huit situations.
Or il apparaît aujourd’hui que, dans de nombreux cas, la
contravention à la LPAS ou à la LASV a été constatée,
mais que les conditions de la contravention au Code
pénal n’étaient pas remplies. Tel a été le cas dans sept
des huit situations dénoncées par le CCF par exemple.
Or cela porte un grave préjudice au service social dans
la mesure où, dans l’intervalle, la contravention à la LPAS
ou à la LASV peut être prescrite et que, de ce fait, les
intéressés demeurent impunis.
Le Distribus a repris l’essentiel de la remise des seringues
de la part de l’uniset dès novembre 2006. Les automates
sont mis en place depuis août 2006.
GROUPE RESSOURCES
La lutte contre la fraude à l’aide sociale est menée avec
détermination
Le service dispose d’une équipe d’enquêteurs de terrain
– renforcée en 2006 – qui intervient en cas de doute de
l’assistant/e social/e ou de dénonciation d’un tiers.
Activité du groupe ressources – enquêtes, plaintes et
dénonciations
2005
2006
2007
Enquêtes demandées
147
138
223
Enquêtes menées
101
127
66
Plaintes pénales déposées
19
5
6
Dénonciations préfectorales déposées
16
60
198
Raison pour laquelle le processus de traitement des
fraudes a été revu et sécurisé, les plaintes étant désormais
déposées lorsque les conditions du délit pénal paraissent
remplies – conformément à la directive cantonale précitée
et à la pratique du SPAS et des autres CSR.
Restitution des perceptions indues
Chaque perception indue donne lieu à une décision
de restitution (qui peut faire l’objet d’un recours). Les
personnes toujours aidées se voient prélever un montant
de Fr. 70.— par mois sur leur forfait d’entretien. Pour les
personnes qui ne sont plus aidées, un arrangement est
négocié et sa bonne exécution est ensuite suivie. Les
dossiers des personnes qui ne s’acquittent pas de leur dû
sont transmis au service du contentieux.
La répression des fraudes
La répression des fraudes comprend a) les sanctions
administratives (réduction temporaire de l’aide) et b) les
sanctions pénales. Le service social applique les directives
du SPAS aux centres sociaux régionaux vaudois. Il donne
une suite administrative à chaque fraude, qu’elle entraîne
161
UNITÉ SUPPORT
vente de sujets et quelques décès précoces ont maintenu
la population à un nombre raisonnable.
Ressources humaines
Un nettoyage superficiel du lac a permis d’améliorer la
navigabilité du plan d’eau. Les études, pour un nettoyage
plus poussé, se sont poursuivies avec la société
superficiaire.
Formation
Le service a lancé en 2007 un programme de formation
continue interne, complétant les offres de l’Etat et de la
Ville. Ce programme a rencontré un vif succès.
Parc sur la toiture du parking de Mon-Repos
Le parc a pu être à nouveau ouvert au public et les
tractations, pour la prise en charge des frais, se
poursuivent.
Absences et taux de rotation
Effectif moyen (ept)
2006
2007
175.8
188.96
Maladie/Accident (Nbr de jours par ept)
14.8
13.87
Taux d'absence (%)
6.01
5.66
Taux de rotation (%)
5.18
4.18
Vandalisme
Avec une « ardoise » de Fr. 248 700.— (Fr. 151 900.—),
ces coûts explosent littéralement mais cette augmentation
est la conséquence des trois effractions aux volières de
Mon-Repos avec destruction des grillages spéciaux. Une
étude a été engagée pour trouver des solutions.
De manière générale, la situation évolue favorablement :
le volume des absences, le nombre de jours de maladie
sans certificat et le taux de rotation diminuent. Malgré
tout, avec un taux d’absence de 5.66%, le SSL se situe
au-dessus de la moyenne 2006 de la ville de Lausanne :
taux d’absence maladie de 3.4% et 1% pour les accidents.
Cela fait l’objet d’un suivi permanent.
Places de jeux
Que ce soit par le biais du préavis n° 2002/45 « Réfection
des places de jeux », par le crédit cadre ou par un crédit
d’investissement spécifique, la « remise à niveau » des
places de jeux a été poursuivie, ainsi que la création
de place « multi-jeux » (quartier de la Bourdonnette), ce
dernier type d’installation étant toujours aussi attendu.
SERVICE DES PARCS ET PROMENADES
Etudes, participations multidisciplinaires
MISSIONS DU SERVICE
J
Les gros projets tels M2, futur « Lausanne Jardins 2009 »
et Métamorphose ont continué à solliciter fortement les
architectes du service.
Entretien d’environ 360 hectares d’espaces verts (y
compris les cimetières) et des équipements qui les
agrémentent.
J
Application des règlements de protection des arbres.
Collaboration avec d’autres directions
J
Fourniture de décorations officielles.
Une intense collaboration s’est poursuivie avec les
Directions de la Jeunesse et de l’éducation, Culture,
logement et patrimoine, Sécurité publique et sports, tant
pour des études, projets et réalisations que pour fournir
conseils et assistance.
J
J
Formation d’apprentis. Ils étaient seize en cours de
formation à la date du 1er août : une apprentie de
commerce ; un apprenti dessinateur-paysagiste, cinq
apprentis horticulteurs « paysagistes » et neuf apprentis
horticulteurs/trices « plantes en pot, fleurs coupées ».
A noter également l’excellente collaboration qui s’est
poursuivie avec le BiCan (Bureau d’intégration canine).
Mise à disposition de compétences professionnelles
dans le cadre d’études d’aménagements verts et de
groupes de travail (dont ceux relatifs au M2 et à la
restructuration des lignes tl).
Manifestations
Participation à l’exposition internationale « Royal Flora
Ratchaphruek » à Chiang-Mai – Thaïlande du 20 au 31
janvier 2007 sur invitation du gouvernement thaïlandais
sur le thème « Medecinal Plants & Herbs ». Cette grande
exposition organisée en l’honneur du roi a rencontré
un très grand succès et a accueilli plus de 3 800 000
visiteurs dont plus de 800 000 pendant la période où
nous exposions. 50 espèces de plantes provenant de la
région alpine et méditerranéenne ont été mises en scène
et présentées.
Effectifs
Equivalents plein temps au 1er janvier : 279 collaborateurs
Equivalents plein temps au 31 décembre : 279 collaborateurs
ÉLÉMENTS PARTICULIERS
Parc animalier et Lac de Sauvabelin
Le service a également participé à l’exposition sur les
orchidées, tenue dans le cadre de la « Foire d’automne »,
permettant de souligner l’influence de notre entretien
différencié sur la résurgence de nombreuses orchidées
sauvages.
Aux différentes races déjà présentes a été ajoutée
l’« appenzelloise huppée » avec un coq et cinq poules.
Les nombreuses naissances ont suscité l’intérêt et
l’enthousiasme des visiteurs. Nous avons, en effet,
enregistré la venue au monde d’un veau (race griserhétique), neuf ovins (roux du Valais et brun du Jura), deux
caprins (chèvre bottée) et seize porcins (porc laineux). La
Le service a aussi co-organisé la « Journée de l’Arbre »
qui s’est déroulée à Lausanne et a regroupé 148
professionnels de toute la Suisse.
162
163
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