APPORT DE RECHERCHE - Société canadienne d`hypothèques et

APPORT DE RECHERCHE - Société canadienne d`hypothèques et
R
a p p ort d e
recherche
Normes de réutilisation
de l’eau et protocole
de mise à l’essai
SÉRIE SUR
LA MAISON ET
LES COLLECTIVITÉS
SAINES
La SCHL : Au cœur de l’habitation
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable
de l’habitation.
Forte de plus d’un demi-siècle d’expérience, la SCHL collabore avec les organismes communautaires,
le secteur privé, les organismes sans but lucratif et tous les paliers gouvernementaux afin de trouver
des solutions novatrices aux problèmes actuels en matière d’habitation, de prévoir les besoins de demain
et d’améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens.
Dans toutes les régions du pays, la SCHL aide les Canadiens à disposer d’une vaste gamme d’options de
financement novatrices et abordables. Par ses activités de recherche, la SCHL contribue à la prospérité du
secteur de l’habitation. Elle collabore avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, les organismes nongouvernementaux et le secteur privé dans le but de mettre en œuvre le plan d’action du gouvernement
fédéral en matière d’habitation et par le fait même, elle aide les Canadiens de tous les milieux à avoir accès
à des logements de qualité, à prix abordable. De plus, la SCHL travaille de concert avec ses partenaires
gouvernementaux et le secteur de l’habitation pour accroître la présence du Canada sur le marché mondial
et partager son expérience et son savoir-faire dans le domaine du logement.
Dans tout ce qu’elle fait, la SCHL veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements
de qualité, à prix abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines
partout au pays.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, visitez le site Web de la SCHL à l’adresse suivante :
www.schl.ca
Vous pouvez aussi communiquer avec nous par téléphone : 1 800 668-2642
ou par télécopieur : 1 800 245-9274.
De l’extérieur du Canada : (613) 748-2003; télécopieur : (613) 748-2016
La Société canadienne d’hypothèques et de logement souscrit à la politique du
gouvernement fédéral sur l’accès des personnes handicapées à l’information. Si
vous désirez obtenir la présente publication sur des supports de substitution,
composez le 1 800 668-2642.
Normes de réutilisation
de l’eau et protocole
de mise à l’essai
La SCHL contribue de diverses façons à l’amélioration des conditions de logement et de vie au Canada,
notamment en communiquant les résultats de sa recherche.Veuillez vous adresser à la SCHL pour obtenir la liste
des produits d’information qu’elle offre sur une variété de sujets liés à l’habitation, à caractère social, économique,
environnemental et technique.
Pour de plus amples renseignements, composez 1 800 668-2642, ou visitez notre site Web à l’adresse :
www.schl.ca
This publication is also available in English under the title: Water Reuse Standards and Verification Protocol.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Cette recherche a été financé (en partie) par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). La
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techniques qui y sont décrits.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Vedette principales au titre :
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai.
(Série sur la maison et les collectivités saines)
(Rapport de recherche)
Publ. aussi en anglais sous le titre:Water reuse standards and
verification protocol.
Comprend des réf. bibliogr.
Également disponible sur l'Internet.
ISBN 0-662-70264-6
No de cat.: NH18-27/1-2005F
1. Eau--Réutilisation--Normes.
2. Eau--Épuration--Normes.
3. Eaux usées--Épuration--Normes.
I. Société canadienne d'hypothèques et de logement
II. Coll.
III. Coll.: Rapport de recherche (Société canadienne d'hypothèques et de logement)
TD429.W3714 2005
363.72'84
C2005-980251-0
© 2005, Société canadienne d’hypothèques et de logement.Tous droits réservés. La reproduction,
l’entreposage ou la transmission d’un extrait quelconque de cet ouvrage, par quelque procédé que ce
soit, tant électronique que mécanique, par photocopie ou par microfilm, sont interdits sans l’autorisation
préalable écrite de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.Tous droits de traduction et
d’adaptation réservés pour tous les pays. La traduction d’un extrait quelconque de cet ouvrage est
interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.
Imprimé au Canada
Réalisation : SCHL
Table des matières
Abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1
1.2
1.3
1.4
Information sur le client . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2 Normes en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1 Australie et Tasmanie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Amérique du Nord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.1 Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.2 États-Unis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3 Moyen-Orient, Europe et Méditerranée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.4 Asie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3 Protocoles de vérification technologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.1 Norme NSF/ANSI 40 : Systèmes résidentiels de traitement des eaux usées . . . . . . . . . . . . . 33
3.2 Programme de vérification des technologies environnementales EPA/NSF . . . . . . . . . . . . . 35
3.3 Protocole USEPA ETV – Protocole de vérification des effluents secondaires et
des applications de désinfection pour la réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.4 Directives de certification des systèmes de traitement des eaux ménagères (avril 2000) . . . . 37
3.5 Directives provisoires sur l’eau récupérée (révisées), Massachusetts, É.-U. . . . . . . . . . . . . . . 39
3.6 Programme de vérification des technologies environnementales (VTE),
Environnement Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.7 Vérification des appareils d’épuration marine, Titre 46, Partie 159,
United States Coast Guard [Garde côtière des États-Unis]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.8 Bureau de normalisation du Québec (BNQ) – Norme NQ 3680-910 –
Systèmes d’épuration autonomes pour les résidences isolées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.9 Ministère de l’environnement et Ministère des Affaires Municipales et de la Métropole
du Québec – Procédure d’évaluation des technologies de traitement de l’eau potable.. . . . . 45
3.10 État de Californie, Division de l’eau potable et de la Gestion environnementale –
Rapport sur les technologie de traitement pour la récupération de l’eau, août 2003 . . . . . . 46
4 Bref compte-rendu de l’atelier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.1
4.2
4.3
4.4
4.5
Objectifs de l’atelier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Partie I – Normes de qualité de l’eau des effluents. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Applications résidentielles autonomes pour la réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Comparaison des normes à l’échelle internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Comparaison des normes à l’échelle internationale avec les normes de l’atelier . . . . . . . . . . 55
1
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
4.5.1 Demande biochimique d’oxygène (DBO) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.5.2 Total des solides en suspension (TSS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.5.3 Turbidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
4.5.4 Coliformes totaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
4.5.5 Coliformes fécaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
4.5.6 Résidu de chlore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
4.6 Partie II – Protocoles de vérification sur le terrain et en laboratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
5 NOWRA – Modèle de code de pratiques
en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6 Perturbateurs endocriniens et résidus pharmaceutiques . . . . . . . . . . . . . . . . 65
7 Installations d’essais existantes et coûts des protocoles . . . . . . . . . . . . . . . . 67
7.1 Matériel de vérification, ressources des installation et coûts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
8 Recommandations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
8.1 Tâche 1 : Normes recommandées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
8.1.1 Normes à deux niveaux en matière de qualité de l’eau et d’applications de réutilisation 73
8.1.2 Norme unique en matière de qualité de l’eau et d’applications de réutilisation . . . . . . . 74
8.2 Tâche 2 : Protocoles de vérification recommandés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
9 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Généralités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Normes et lignes directrices australiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
Normes et lignes directrices canadiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
Normes et lignes directrices américaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
Normes européennes et méditerranéennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
Normes du Sud-Est asiatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Protocoles de vérification technologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
2
Liste des tableaux
A–
B–
Tableau 1
Tableau 2
Tableau 3
Tableau 4
Tableau 5
Tableau 6
Tableau 7
Tableau 8
Tableau 9
Tableau 10
Tableau 11
Tableau 12
Tableau 13
Tableau 14
Tableau 15
Tableau 16
Tableau 17
Tableau 18
Tableau 19
Tableau 20
Tableau 21
Tableau 22
Tableau 23
Tableau 24
Tableau 25
Tableau 26
Tableau 27
Tableau 28
Norme de réutilisation de l’eau à deux niveaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Norme à un niveau recommandée pour le protocole d’essai en matière
de réutilisation de l’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
États et territoires australiens – Contrôles touchant la réutilisation des eaux usées
(Nolde, E., 2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
États et territoires australiens – Contrôles touchant la réutilisation des eaux usées
(suite) (Nolde, E., 2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
ACT (Australien Capital Territory) [Territoire de la capitale australienne] – Réutilisation
des eaux usées pour l’irrigation – Politique de protection de l’environnement . . . . . 16
Australie-Occidentale – Directives sur l’eau récupérée (Nair, J., 2004) . . . . . . . . . . . 16
Australie-Méridionale – Directives sur l’eau récupérée – Effluents traités . . . . . . . . . 17
Nouvelle Galles Du Sud – Santé : Réutilisation des eaux ménagères dans les maisons
individuelles raccordées au réseau d’égout. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Victoria – Directives en matière de gestion environnementale
– Utilisation de l’eau récupérée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Tasmanie : Directives environnementales pour l’utilisation de l’eau récupérée
en Tasmanie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Colombie-Britannique – Loi sur la gestion des déchets
– Réglementation en matière d’eaux usées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Alberta, Saskatchewan, Manitoba et Île-du-Prince-Édouard
– Critères de qualité de l’eau récupérée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
USEPA – Directives en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Californie – Title 22 – Code de règlements de la Californie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Arizona – Code administratif de l’Arizona – Titre 18, Ch. 11 . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Massachusetts – Directives provisoires sur l’eau récupérée (révisées) . . . . . . . . . . . . . 24
New Jersey – Eau récupérée pour réutilisation bénéfique (ébauche) . . . . . . . . . . . . . 24
Texas – Chap. 210 – Utilisation de l’eau récupérée – Sous-Chap. C
– Critères de qualité et utilisations particulières de l’eau récupérée . . . . . . . . . . . . . . 25
Géorgie – Directives de conception pour la récupération d’eau
et la réutilisation d’eau en milieu urbain (ébauche). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
État de Washington – Normes en matière de récupération et de réutilisation de l’eau . . 26
Floride - Chapitre 62-610 – Réutilisation de l’eau recyclée et applications sur les terrains . 26
Wisconsin – Normes en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Hawaï, Orégon et Caroline du Sud – Protocoles de contrôle . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Normes pour le Moyen-Orient. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Normes des pays européesn et méditerranéens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Normes pour certaines régions de l’Italie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Normes pour certains pays d’Asie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Norme NSF/ANSI 40 – Caractéristiques des effluents pour les essais de vérification. . 34
Conditions du test UV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Nouvelle-Galles du Sud – Critères de vérification des applications
de réutilisation de l’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 29 Exigences de qualité des effluents pour l’accréditation
des appareils d’épuration marine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Tableau 30 Rendement des systèmes d’épuration autonomes des eaux usées
pour essai d’une durée de 12 mois (Norme du BNQ NQ 3680-910) . . . . . . . . . . . 43
Tableau 31 Résumé des normes discutées lors de l’atelier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Tableau 32 Applications résidentielles autonomes de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Tableau 33 Critères relatifs à la DBO pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32 . . 51
Tableau 34 Critères relatifs à la TSS pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32 . 52
Tableau 35 Critères relatifs aux coliformes fécaux touchant les applications avec contacts corporels
directs et indirects pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32 . . . . 53
Tableau 36 Critères relatifs au TSS pour les organismes internationaux énimérés au tableau 32. . 54
Tableau 37 Critères relatifs au résidu de chlore selon les organismes internationaux énumérés
au tableau 32 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Tableau 38 Comparaison des normes DBO de l’atelier avec les normes à l’échelle internationale . . 55
Tableau 39 Comparaison des normes TSS de l’atelier avec les normes à l’échelle internationale . . 56
Tableau 40 Comparaison de la norme de turbidité de l’atelier
avec les normes à l’échelle internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Tableau 41 Comparaison de la norme de l’atelier pour les coliformes totaux
avec les normes à l’échelle internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Tableau 42 Comparaison de la norme de l’atelier pour les coliformes fécaux
avec les normes à l’échelle internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Tableau 43 Comparaison de la norme de l’atelier sur les résidus de chlore
avec les normes à l’échelle internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Tableau 44 NOWRA – Normes en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Tableau 45 Exigences en matière de ressources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Tableau 46 Coûts des essais de vérification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
Tableau 47 Critères de qualité à deux niveaux (risque élevé et faible risque)
pour la réutilisaion de l’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Tableau 48 Normes à un niveau recommandée en matière de réutilisation de l’eau . . . . . . . . . . . . 76
4
Abréviations
ACEPU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Association canadienne des eaux potables et usées
AEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . appareil d’épuration marine
ANSI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . American National Standard Institute
AT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . azote total
ATK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . azote total Kjeldahl
BNQ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Bureau de normalisation du Québec
CF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . coliformes fécaux
COT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . carbone organique total
COV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . composé organique volatil
CT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . coliformes totaux
DBO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . demande biochimique d’oxygène
DBOC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . demande biochimique en oxygène des matières carbonées
DCO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . demande chimique en oxygène
ENP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . éthoxylates de nonylphénol
F&E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . fonctionnement et entretien
m3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . mètres cubiques
mg/L . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . milligrammes par litre
NH4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ammoniac
NO3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . nitrate
NOWRA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . National Onsite Water Recycling Association
NPP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . nombre le plus probable
ODR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . odeur
PT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . phosphore total
SCHL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Société canadienne d’hypothèques et de logement
SS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (matières) solides en suspension
THM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . trihalométhanes
TSS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . total des solides en suspension
UFC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . unités formant colonies
USCG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . United States Coast Guard
USEPA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . United States Environmental Protection Agency
uTN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . unités de turbidité néphélémétrique
UV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ultraviolet
VTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Vérification des technologies environnementales
5
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
RÉSUMÉ
La Société canadienne d’hypothèques et de
logement (SCHL) a confié à NovaTec
Consultants Inc. la tâche de recueillir et de
résumer l’information sur les normes en matière
de réutilisation de l’eau et les protocoles de
vérification des technologies de traitement des
eaux, tels qu’ils sont utilisés dans les différents
pays, états et provinces du monde. Ce résumé a
pour objectif d’aider la SCHL à élaborer des
normes et des protocoles applicables aux usages
résidentiels au Canada.
L’exploration des normes et des protocoles
régissant la réutilisation de l’eau à l’échelle
internationale s’est déroulée en deux temps.
D'abord, on a examiné les normes de qualité en
matière d’effluents relativement aux paramètres
biologiques, biochimiques et physiques. Pour ce
faire, on s’est penché sur les applications
municipales et résidentielles de réutilisation de
l’eau, notamment la chasse d'eau des toilettes,
les bains, les douches, la lessive, le lavage et
l’irrigation des aménagements paysagers et des
jardins. Bien qu’il existe de nombreuses normes
internationales en matière de réutilisation de
l’eau, on a découvert que celles-ci diffèrent
selon leur application, la qualité des effluents et
les programmes de contrôle appliqués.
Ensuite, on s'est appliqué à relever les protocoles
de vérification technologique en matière de
traitement, tant en laboratoire que sur le terrain,
relativement aux applications de réutilisation
des eaux. Parmi les éléments considérés pour ces
protocoles, mentionnons le dosage, les paramètres
de contrôle, le nombre et la fréquence des
échantillons, la durée des essais, les caractéristiques
des influents et des effluents, les essais sous
contrainte et les documents à fournir (p. ex., les
manuels de fonctionnement et d’entretien, les
guides d’installation et de dépannage).
Bien qu’il existe des protocoles de contrôle des
stations d’épuration servant à la réutilisation de
l’eau, un faible nombre parmi ceux que nous
avons relevés avaient été conçus pour tester et
vérifier le rendement des systèmes avant leur
installation sur le terrain. Nous avons relevé
neuf protocoles d’essai. Ces protocoles
concernent une grande variété de techniques de
traitement des eaux usées, depuis les systèmes
résidentiels autonomes de récupération de l’eau
jusqu’aux appareils d’épuration marine, en
passant par les systèmes de récupération de l’eau
potable et les dispositifs de désinfection. Ce
document fournit un aperçu des ressources
matérielles requises pour les protocoles d'essais
sur le terrain et en laboratoire ainsi que des
coûts estimatifs afférents.
On a organisé un atelier réunissant des
représentants du gouvernement et de l’industrie
afin de discuter des normes en matière de
qualité de l’eau et des protocoles de vérification
des applications de réutilisation de l’eau au
Canada. Au terme des travaux, un consensus a
émergé à l’égard d’une norme à deux niveaux
(risque faible et risque élevé). Parmi les
applications à faible risque, on a désigné la
chasse d'eau des toilettes et l’irrigation
souterraine, c’est-à-dire des applications peu
susceptibles d’occasionner un contact avec les
humains. En ce qui concerne les applications à
risque élevé, on a retenu la lessive et l’irrigation
de surface (aménagement paysager), soit les
applications avec contact probable avec les
humains. On a jugé inacceptables pour les
systèmes individuels autonomes et les systèmes
de traitement collectif de petite taille des
applications comme le traitement de l’eau brute
(potable), l’irrigation des cultures vivrières
(potagers), les douches et les bains.
7
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Le rapport contient également une section
soulignant l’importance des perturbateurs
endocriniens et des résidus pharmaceutiques
susceptibles d’être présents dans les effluents
de source domestique et leur incidence dans
le milieu récepteur.
Nous présentons une comparaison entre les
recommandations émanant de l’atelier d’Ottawa
et les normes comparables existant à l’échelle
internationale. Voici, conformément au
consensus atteint lors de l’atelier, les normes de
qualité et les applications retenues en matière de
réutilisation de l’eau :
A – Norme de réutilisation de l'eau à deux niveaux
Faible risque
Risque élevé
Unités
Applications :
Chasse d'eau des toilettes,
irrigation souterraine
Applications :
Irrigation paysagère
(surface), lessive
DBO
mg/L
≤ 30
≤ 10
TSS
mg/L
≤ 30
≤ 10
Turbidité
uTN
≤5*
≤ 2*
Coliformes fécaux †
UFC/100 ml
≤ 200
<1
E. coli†
UFC/100 ml
≤ 200
<1
Coliformes totaux
UFC/100 ml
–
Paramètres
Résidu de chlore
mg/L
Médiane‡
Maximum‡
<1
23
0,1 à 1,0 §
*
Norme de turbidité (mesure continuelle au moyen d’instruments) en remplacement de la norme du total
des solides en suspension (TSS).
† Au Canada, certaines autorités législatives (comme le Manitoba) considèrent les E. coli et les coliformes fécaux
comme des indicateurs de rechange équivalents pour mesurer la qualité de l'eau en fonction de la présence
de pathogènes.
‡ Valeurs médiane et maximale fondées sur au moins cinq échantillons recueillis sur une période de 30 jours.
§ On recommande la chloration, tout au moins comme mesure secondaire de désinfection, afin de maintenir un
résidu de chlore à l’intérieur du système de distribution.
Dans certains cas où le réseau de canalisations
pourrait affecter la qualité de l’eau, il pourrait
être également nécessaire de contrôler le pH. En
effet, si le pH est acide, cela peut corroder les
conduits ce qui pourrait altérer la qualité de l’eau.
Dans la mesure du possible, les préoccupations
ayant trait aux intercommunications doivent
être réglées au moyen d'un vide d'air entre la
source d'eau potable pour l'eau d'appoint et
l'eau stockée en vue d'une réutilisation.
8
Les documents d'accompagnement contenus
dans ce rapport ont été fournis à un groupe de
travail de la National Onsite Wastewater
Recycling Association (NOWRA) qui s'affaire à
élaborer un code de pratique modèle pour la
réutilisation sur place de l'eau aux États-Unis.
Pour le moment (avril 2004), ce groupe de
travail recommande une norme à deux niveaux
reposant sur la turbidité et la présence de
coliformes fécaux, et prenant appui sur les
valeurs de la DBO.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Par ailleurs, on pourrait préférer à une norme à
deux niveaux de critères pour la réutilisation de
l’eau une norme unique assortie de paramètres
de qualité se situant entre les deux niveaux de
risques, faibles et élevés, présentés dans le
tableau ci-dessus. On désignerait une telle
application comme étant « à risque moyen »
et ayant une qualité plus élevée pour les
utilisations de chasse d’eau. On considère que
la chasse d'eau des toilettes est l’application de
réutilisation de l’eau la plus acceptable aux yeux
du grand public et qu’elle pose probablement,
de par sa nature même, les risques les plus
faibles pour la santé humaine pour le cas où
les critères de qualité de l’eau ne seraient pas
respectés en raison d’une défaillance matérielle.
En outre, si on réussit à faire accepter à l’échelle
nationale des critères de réutilisation de l’eau, il
s’agira d’une première dans de nombreuses
provinces. Par conséquent, se montrer un peu
plus conservateurs en ce qui concerne les
niveaux et la technologie de traitement et, par
conséquent, restreindre l’application à une
utilisation à faible risque (toilettes) semblerait
constituer une première étape sensée.
Le tableau suivant présente la norme
recommandée de qualité en matière de
réutilisation de l’eau pour la chasse d'eau des
toilettes avec des valeurs médianes de 10/10/2/0
(DBO/TSS/uTN/CF) et des maximums
de 20/20/5/200.
B – Norme à un niveau recommandée pour le protocole d'essai en matière de réutilisation
de l’eau
Chasse d’eau des toilettes
Paramètres
Unités
Médiane*
Maximum
DBO
mg/L
≤ 10
≤ 20
TSS
mg/L
≤ 10
≤ 20
Turbidité
uTN
< 2 (en remplacement du TSS)
< 5 (en remplacement du TSS)
Coliformes fécaux†
UFC/100 ml
<1
≤ 200
E. coli†
UFC/100 ml
<1
≤ 200
Résidu de chlore
mg/L
0,1 à 1,0‡
*
La médiane est fondée sur des données obtenues conformément au protocole d'essai USEPA ETV, ou à partir
d'au moins 5 échantillons prélevés sur une période de 30 jours.
† Au Canada, certaines autorités législatives (comme le Manitoba) considèrent les E. coli et les coliformes fécaux
comme des indicateurs de rechange équivalents pour mesurer la qualité de l'eau en fonction de la présence
de pathogènes.
‡ On recommande la chloration, tout au moins comme mesure secondaire de désinfection, afin de maintenir un
résidu de chlore à l’intérieur du système de distribution.
9
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
La comparaison entre les normes proposées lors
de l’atelier et les normes existant à l’échelle
internationale nous permet de tirer les
conclusions suivantes :
• Seulement 10 % des normes internationales à
risque élevé fixent un niveau de concentration
de DBO égal ou élevé.
• La norme pour risque élevé concernant la
concentration de TSS présente un écart
d’environ 10 % avec les normes
internationales, et 54 % des normes
internationales acceptent une concentration
plus élevée.
• Il n’existe pas de normes internationales
acceptant des niveaux de turbidité inférieurs.
• Il n’existe pas de normes internationales
fixant des niveaux de coliformes totaux ou
fécaux moins élevés.
• Il n’existe pas de méthodes de désinfection
offrant un degré de certitude égal à celui du
chlore. On peut utiliser l’ozone et les
ultraviolets pour réduire la demande de
chlore, mais ces substances n’offrent aucune
protection résiduelle.
• Il n’existe pas de normes internationales acceptant
des niveaux de résidu de chlore inférieurs.
10
1 Introduction
1.1 Information sur le client
1.2 Historique
La Société canadienne d’hypothèques et de
logement (SCHL) intervient dans une grande
variété de domaines touchant l’habitation,
depuis le soutien au financement hypothécaire
jusqu’à l’aide au logement, en passant par la
recherche sur les technologies de l’habitation
dont les Canadiens et Canadiennes auront
besoin dans l’avenir.
Au cours des dernières décennies, la SCHL a
réalisé un certain nombre de travaux de
recherche et engagé des crédits considérables
dans les domaines de la gestion de l’eau et du
traitement des eaux usées pour les résidences.
Parmi les principales initiatives de recherche et
de démonstration, mentionnons celles de la
Coopérative Conservation (Ottawa) et de
Quayside Village (North Vancouver,) pour la
réutilisation des eaux ménagères, et celles de la
Maison saineMD (Toronto) et des résidences
N’Dillo/Detah (Yellowknife), pour la
réutilisation des eaux ménagères et des eaux
noires. Ces travaux ont permis de former
d’importantes observations quant aux aspects
techniques, administratifs et opérationnels qu’il
faut maîtriser pour assurer la réussite d’un
système de réutilisation de l’eau. En particulier,
on a relevé la nécessité de définir des normes et
des protocoles d’essai afin d’aider les organismes
de réglementation à étudier et à adopter des
méthodes adéquates en matière de réutilisation
de l’eau pour les installations résidentielles
(Townshend et coll. 1997).
Depuis quelque temps, la SCHL reconnaît que
les technologies autonomes de réutilisation de
l’eau présentent de grandes possibilités en
matière de conservation de l’eau et de réduction
des besoins en infrastructures pour la
distribution et l’approvisionnement en eau. Le
présent rapport vise à permettre à la SCHL
d’élargir l’ensemble, déjà considérable, de ses
travaux de recherche innovants dans ce domaine
en définissant des normes et des protocoles
d’essai qui faciliteront aux organismes de
réglementation l’adoption et l’accréditation des
technologies de réutilisation de l’eau dans les
applications résidentielles.
11
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
1.3 Objectifs
La SCHL a confié à NovaTec Consultants Inc.
la tâche de recueillir et de résumer l’information
sur les normes en matière de réutilisation de
l’eau et les protocoles de vérification des
technologies de traitement des eaux, tels qu’ils
sont utilisés de par le monde dans les différents
pays, états et provinces. Ce résumé a pour
objectif d’aider la SCHL à élaborer des normes
et des protocoles applicables aux utilisations
résidentielles au Canada.
Les renseignements recueillis sont présentés en
deux parties :
Partie I Normes de qualité des effluents selon
les paramètres biologiques, biochimiques
et physiques. Parmi les paramètres
désignés, mentionnons le TSS, le
DBO, le pH, la turbidité, les nutriants,
la température et les bactéries.
Partie II Protocoles de vérification technologique
en laboratoire et sur le terrain. Parmi
les éléments relevés relativement à ces
protocoles, mentionnons le dosage, les
paramètres de contrôle, le nombre et la
fréquence des relevés, la durée des
essais, les caractéristiques des influents
et des effluents, les essais sous
contrainte et les documents à fournir
(p. ex., les manuels de fonctionnement
et d’entretien, les guides d’installation
et de dépannage).
12
Les normes traitées dans le présent rapport
portent principalement sur les applications
résidentielles urbaines de réutilisation de l’eau,
comme la chasse d’eau des toilettes, les bains et
les douches, la lessive, le nettoyage et l’irrigation
des aménagements paysagers et des potagers.
Nous présentons un ensemble d’ouvrages de
référence relativement aux normes
internationales et aux protocoles de vérification
décrits dans le présent document.
On a organisé un atelier dans les bureaux
d’Ottawa de la SCHL réunissant des
représentants des différents organismes fédéraux
et provinciaux du Canada concernés par les
applications de réutilisation de l’eau, de même
que de représentants de NSF International
(NSF) et de l’Association canadienne des eaux
potables et usées (ACEPU).
En plus de décrire les différentes normes et les
divers protocoles de vérification technologique
existants, nous présentons également une liste
des ressources nécessaires pour procéder à la
vérification technologique des applications
résidentielles au Canada, y compris une
estimation des coûts pour le matériel, la maind’œuvre, les analyses et les installations.
1.4 Sources
Les documents sur les normes et les protocoles
de vérification ont été obtenus par l’entremise
des organismes gouvernementaux de
réglementation, que ce soit sur internet
ou par contact direct.
2 Normes en matière de réutilisation de l’eau
Nous avons trouvé des normes de réutilisation
de l’eau applicables aux résidences dans toutes
les régions du monde, notamment en Amérique
du Nord et en Amérique du Sud, en Europe et
dans les pays méditerranéens, en Afrique, en
Asie et en Océanie. Compte tenu des climats,
les normes de réutilisation de l’eau et les
installations d’eau récupérée varient
grandement. Les installations comprennent une
variété d’utilisations ménagères et domestiques,
notamment la chasse d’eau des toilettes, le
nettoyage, l’irrigation, la lessive, les bains et les
douches, et même l’utilisation en tant que
source d’eau brute potable.
2.1 Australie et Tasmanie
En Australie, les différents États et territoires
appliquent une variété de normes et d’exigences
en matière d’approbation obligatoire touchant
la gestion des systèmes autonomes de
réutilisation de l’eau, généralement axées vers le
recyclage des eaux usées, allant d’aucune
exigence officielle jusqu’à des normes en matière
de réutilisation prescrites par la loi associée à
des exigences touchant les essais et le contrôle.
Comme la défaillance d’un système d’épuration
peut entraîner des risques graves pour la santé,
la plupart des normes comprennent des
programmes de contrôle qui visent à s’assurer
que la qualité des effluents sortant du système
de traitement respecte la réglementation établie
et les normes du gouvernement concerné.
Nous avons préparé des tableaux résumant les
normes et les programmes de contrôle relevés,
ce qui facilite la comparaison. Les tableaux
présentent les applications de réutilisation, la
qualité requise de l’eau récupérée (paramètres
biologiques, biochimiques et physiques) et
toutes les exigences en matière de contrôle.
On trouvera dans la bibliographie une liste
complète des normes relevées, reprenant le nom
de la norme, du règlement ou de la directive,
l’organisme responsable et l’année de
publication du document.
13
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 1
États et territoires australiens – Contrôles touchant la réutilisation des eaux usées
(Nolde, E., 2004)
État /
Territoire
Victoria
ACT
NouvelleGalles Queensland
du Sud
Tasmanie
AustralieMéridionale
AustralieOccidentale
Réglementation sur Non
le détournement
direct vers les
jardins des eaux
usées non traitées
Autorisation de
Oui
détournement
direct vers les
jardins des eaux
usées non traitées
Non
Oui
Oui
TPC*
Oui
Oui
Oui
Pas dans les
secteurs
desservis par
un réseau
d’égouts
TPC*
Non autorisé sauf Oui, à
après un dispositif réglementer
de détournement
ou un traitement
Contrôle du
Oui
détournement
direct vers les
jardins des eaux
usées préfiltrées –
Pas de stockage
Autorisation
Non
de stockage
(> 24 heures)
des eaux usées
non traitées
Non
Non
Oui, dans les
secteurs
desservis par
un réseau
d’égouts
Oui
Non
S’il existe un
Oui
Oui
réseau d’égout,
le système de
drainage
sanitaire doit y
être relié
TPC*
Aucune durée de
stockage minimale
est permise pour
le détournement
des eaux usées
(entreposage
réservé à un
usage ultérieur)
Autorisation
Oui
de stockage
(> 24 heures) des
eaux usées traitées
Non
(à l’essai)
Oui
TPC*
Qualité des eaux
usées traitées
pour l’irrigation
de surface
*
14
20/30/10 20/30/10
20/30/10
20/30/10
seulement dans
les secteurs
non desservis
par un réseau
d’égouts
Oui, à
réglementer
Oui
TPC*
20/30/10
Doit respecter
les exigences
de rendement
ou la norme
AS/NZ 1547
20/30/10
Toutes les installations de plomberie doivent respecter la norme de la Tasmanian Plumbing Commission (TPC)
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 2
États et territoires australiens – Contrôles touchant la réutilisation des eaux usées
(suite) (Nolde, E., 2004)
État /
Territoire
Victoria
ACT
NouvelleGalles
Queensland
du Sud
Tasmanie
Australie- AustralieMéridionale Occidentale
Qualité des eaux 20/30
usées pour
l’irrigation
souterraine
Non
Qualité non Qualité non
réglementée réglementée réglementée
pour les
dispositifs de
détournement
dans les secteurs
non desservis
par un réseau
d’égouts
TPC* —- Doit
respecter les
exigences de
rendement ou
la norme
AS/NZ 1547
Faible
profondeur
20/30
Grande
profondeur
Réglementation
de la qualité des
eaux usées
traitées pour
les fossés
Réglementation
de la réutilisation
interne des eaux
usées non traitées
pour la chasse
d’eau des toilettes
Réglementation
de la réutilisation
interne des eaux
usées traitées
pour la chasse
d’eau des toilettes
Non
Non
réglementée
Primaire
TPC* AS/NZ
1547
Primaire ou
Primaire
dispositif de
détournement
TPC* —
Alimentation
en eau par
canalisations
sûres et
suffisantes
TPC*
Réglementée
— Non
permise
Non
réglementée
Oui
Non
réglementée
Non
Primaire
Non
Non
réglementée
Non
Non
réglementée
Non
Oui
réglementée
Oui
Non
réglementée
Exigences de
Non
Non
qualité des eaux réglementée permise
usées traitées
pour la chasse
d’eau des toilettes
20/30/10
Non
réglementée
TPC*
Classe A
Non
réglementée
Contrôle de la
réutilisation
interne des eaux
usées non traitées
pour la lessive
(à l’exclusion des
économiseurs
d’eau)
Réutilisation
interne des eaux
usées traitées
pour la lessive
Qualité des eaux
usées traitées
pour la lessive
Non
Non
réglementée permise
Oui
Non
réglementée
TPC* —
Alimentation
en eau par
canalisations
sûres et
adéquates
Non permise
Non
réglementée
Non
Non
réglementée permise
Oui
Non
réglementée
TPC*
Non
Non
réglementée permise
20/30/10 †
Non
réglementée
TPC*
Pas de robinet Non
réticulé / eau
potable / eaux
pluviales, etc.
Non permise Non
réglementée
* Toutes les installations de plomberie doivent respecter la norme de la Tasmanian Plumbing Commission (TPC)
† 20/30/10 signifie demande biochimique d’oxygène 20, solides en suspension 30, E. coli 10 par 100 ml
15
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 3
ACT (Australian Capital Territory) [territoire de la capitale australienne] Réutilisation des eaux usées pour l’irrigation – Politique de protection de l’environnement
Exigences de qualité
Applications de réutilisation
Irrigation municipale, suppression de
la poussière, plans d’eau ornementaux –
accès public non limité (sauf pour
l’irrigation souterraine – voir ci-dessous)
CF médians
(UFC/100 ml)
Résidu de chlore
pH (90 %)
30 min (mg/L)
Turbidité
(uTN)
≤ 10
≥1
6,5-8,0
≤2
≤ 1 000
≥1
6,5-8,0
présent
≤ 10
≥1
6,5-8,0
≤2
Contrôle <3ML/an
Initialement
hebdomadaire
pendant 3 mois,
ensuite une fois
par mois
hebdo
hebdo
si nécessaire
Contrôle >3ML/an
hebdo
quot.
hebdo
permanent
≤ 10
≥1
6,5-8,0
≤2
Contrôle <3ML/an
hebdo
quot.
hebdo
si nécessaire
Contrôle >3ML/an
hebdo
quot.
hebdo
permanent
Irrigation municipale, suppression de
la poussière – accès public limité
Irrigation souterraine pour tous usages
Horticulture
Résidentiel : Arrosage des jardins, chasse
d’eau des toilettes, lavage des véhicules,
lavage des voies et des murs
Cultures vivrières en contact direct avec
l’eau (p. ex., vaporisation)
Tableau 4
Australie-Occidentale – Directives sur l’eau récupérée (Nair, J., 2004)
Exigences de qualité
Classe Application de réutilisation
Élimination de surface des eaux
usées par aspersion par gicleurs
des aménagements paysagers et
des jardins passifs
16
CF
(UFC/100 ml)
DBO (mg/L)
SS (mg/L)
Résidu de
chlore libre
(mg/L)
< 10
< 20
< 30
> 0,5
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Suite à l’introduction du « Code of Practice for
the Reuse of Greywater in Western Australia » par
le ministère de la Santé en 2003, les ménages
ont trois options, dont une seule est assortie de
normes applicables en matière de qualité de
l’eau en raison des risques de contacts humains
(Mars, 2004) :
1. Récupération manuelle au seau (sans
traitement) pour les habitations de petite
taille. Les eaux usées peuvent être récupérées
et déversées sur les jardins.
Tableau 5
2. Traitement primaire (filtrage et/ou
sédimentation) : les eaux usées passent tout
d’abord dans un bassin de décantation ou par
un filtre avant d’être acheminées vers un
réseau d’épandage souterrain.
3. Traitement secondaire : les eaux usées sont
traitées selon une norme élevée par le passage
dans un système de traitement aéré et
peuvent ensuite être versées dans les jardins
par aspersion ou égouttage.
Australie-Méridionale – Directives sur l’eau récupérée – Effluents traités
Exigences de qualité
Classe
A
B
Applications
CF médians
(UFC/100 ml)
DBO
(mg/L)
< 10
< 20
–
<2
< 100
< 20
< 30
présent
Régénération pour contact primaire
Résidentiel non potable
Arrosage des jardins
Chasse d’eau des toilettes
Lavage des voitures
Nettoyage des voies et des murs
Utilisation municipale avec accès public et
lieux adjacents
Suppression de la poussière avec accès non limités
Régénération pour contact secondaire
Étangs ornementaux avec accès public
Irrigation restreinte des cultures
Irrigation des pâturages et des fourrages
Lavage à grande eau et réserve en eau
Suppression de la poussière avec accès limités
Lutte contre les incendies
SS
Turbidité
(mg/L)
(uTN)
Remarques : En ce qui concerne le suivi, les directives donnent l’indication suivante : « Contrôler l’eau récupérée de
façon régulière afin de maintenir la qualité de l’eau et la conformité avec le plan de gestion intégrée. »
Tableau 6
Nouvelle-Galles du Sud – Santé : réutilisation des eaux ménagères dans les maisons
individuelles raccordées au réseau d’égout
Exigences de qualité
Applications
Irrigation souterraine
Irrigation de surface
Chasse d’eau des toilettes
Lessive
CF médians
(UFC/100 ml)
DBO (mg/L)
SS (mg/L)
≤ 10
≤ 20
≤ 30
17
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 7
Victoria – Directives en matière de gestion environnementale
– Utilisation de l’eau récupérée
Contrôle de la qualité
Classe
Applications
CF
médians
(UFC/
100 ml)
Résidu
DBO
SS
de chlore pH Turbidité
(mg/L) (mg/L) 30 min (90 %) (uTN)
(mg/L)
Résidentiel
Arrosage des jardins
Chasse d’eau des toilettes en
système fermé
Municipal avec accès public
non limité
Irrigation des parcs et des terrains
de sports, marécages confinés et
étangs ornementaux
A
Protection contre les incendies
Systèmes de gicleurs réticulés
de secours
Situations d’accès non urgentes
≤ 10
≤ 10
≤5
≥1
6-9
≤2
hebdo
hebdo
hebdo
continu
hebdo
continu
Chasse d’eau des toilettes dans
les bureaux ou usines
Systèmes fermés sans contact humain
direct avec l’eau récupérée
Production d’aliments – Cultures
vivrières à moins d’un mètre (3 pi)
au-dessus du sol pour consommation
crue ou vente aux consommateurs
sans cuisson ou sans transformation
Contrôle de la qualité de
l’eau récupérée
18
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 8
Tasmanie : Directives environnementales pour l’utilisation de l’eau récupérée
en Tasmanie
Exigences de qualité
Classe
Applications
Contrôle
CF médians
Résidu
DBP
pH
TSS Turbidité
Virus et
(UFC/
de chlore
(mg/L) (90%) (mg/L) (uTN)
parasites
100 ml)
(mg/L)
Alimentation indirecte d’une
nappe souterraine potable
par épandage et injection
Irrigation municipale
non potable
Utilisation urbaine non
potable (utilisation
ménagère générale)
Systèmes de protectionincendie et de l’eau
Agriculture
A
Contact direct avec l’eau
récupérée de denrées
consommées crues
≤ 10
≤ 10
5,5-8
–
–
–
–
continu
continu
2 x par an
Augmentation des cours
d’eau et alimentation des
nappes souterraines
Utilisation urbaine
(arrosage des jardins
et chasse d’eau
des toilettes)
Aquaculture (chaîne de
nourriture humaine)
Contrôle
quot.
hebdo hebdo hebdo
Remarques :
On doit contrôler périodiquement les nutriants, les matières toxiques et la salinité.
Il semble que l’Australie et la Tasmanie appliquent
des normes détaillées, y compris le contrôle
d’une grande variété de paramètres, tels que les
coliformes fécaux, les résidus de chlore, la
turbidité, la demande biochimique d’oxygène
(DBO) et les matières solides en suspension (SS).
Les exigences en matière de fréquence des contrôles
varient de continu à deux fois par année.
Comme on peut le voir au tableau 8, dans
certains pays ou états, comme en Tasmanie, il
n’existe pas de normes fixant des valeurs pour
des paramètres physiques, chimiques ou
biologiques précis; toutefois, on exige un
contrôle du paramètre en question. En
Tasmanie, on exige également qu’un contrôle
des virus et des parasites soit effectué au moins
deux fois par année.
Les applications de réutilisation se rapportent à
des activités avec contacts, tant directs
qu’indirects, avec l’eau récupérée.
19
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
2.2 Amérique du Nord
2.2.1 Canada
Au Canada, six provinces autorisent, sous une
forme ou sous une autre, certaines pratiques de
réutilisation de l’eau. La Colombie-Britannique
est la seule province qui définit la réutilisation de
l’eau dans le cadre d’une réglementation détaillée,
qui porte tant sur les accès publics non limités
(à risque élevé) que sur les accès publics limités
(à faible risque).
Les trois provinces des Prairies autorisent l’épandage
d’effluents par irrigation des cultures vivrières, plus
de 5 700 hectares (14 000 acres) étant irrigués de
cette manière. Tant l’Alberta que la Saskatchewan
ont publié des directives régissant les pratiques
municipales en matière d’épandage des effluents
par irrigation. En Saskatchewan, on trouve trois
centres d’importance (Swift Current, Moose Jaw
et Lloydminster) et 28 collectivités de taille plus
faible qui irriguent au moyen d’eaux usées.
Au Manitoba, on a fixé des objectifs touchant
la qualité de l’eau pour les besoins d’irrigation.
En Ontario, il n’existe pas de politique, de
réglementation ou de directives sur le sujet, mais
la province délivre à la pièce des certifications
d’approbation concernant l’épandage par
irrigation d’effluents secondaires désinfectés.
Enfin, l’Île-du-Prince-Édouard a délivré des
permis pour la réutilisation de l’eau par
irrigation des terrains de golf. Les critères
touchant la qualité de l’eau réglementés et adoptés
sont résumés dans les deux tableaux suivants.
Tableau 9
Colombie-Britannique – Loi sur la gestion des déchets
– Réglementation en matière d’eaux usées
Exigences de qualité des effluents
Classe
Applications
CF médians DBO
TSS
PH Turbidité
(UFC/100 ml) (mg/L) (mg/L) (90 %) (uTN)
Accès public non limité
Urbain
Parcs, terrains de jeux, cimetières, terrains de golf,
emprises routières, cours d’école, pelouses
résidentielles, ceintures de verdure, lavage des
véhicules et des allées, aménagement paysager, chasse
d’eau des toilettes, protection extérieure contre les
incendies, nettoyage des rues
≤ 2,2
≤ 10
≤5
6-9
≤2
≤ 200
≤ 45
≤ 45
6-9
–
Agriculture
Aquaculture, cultures vivrières consommées crues,
vergers et vignobles, pâturages, protection contre le
gel, cultures semencières
Accès public limité
Récréation
Augmentation des cours d’eau, plans d’eau artificiels
pour navigation et pêche, fabrication de la neige
• Urbain / Récréation
• Plans d’eau artificiels pour
aménagements paysagers
• Chutes pour aménagements paysagers
• Fabrication de la neige (sauf pour le ski et
la planche à neige)
quot. (1)
hebdo
quot.
hebdo
continu
Exigences en matière de contrôle
Remarque :
(1)
Pour les accès publics limités, on exige que le contrôle des coliformes fécaux soit effectué une fois par semaine.
20
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 10 Alberta, Saskatchewan, Manitoba et Île-du-Prince-Édouard – Critères de qualité de
l’eau récupérée
CF
(NPP/
100 ml)
Applications
DBO
(mg/L)
TSS
(mg/L)
Phosphore
Azote
total
total
(mg P/L) (mg A/L)
Alberta
(exigence minimale : traitement primaire suivi d’un entreposage de sept mois)
Permis d’irrigation pour cultures non vivrières et
< 200*
terrains de golf
< 100
< 100
–
–
Saskatchewan
Irrigation agricole – Cultures non vivrières
< 1 000
–
–
–
–
Irrigation agricole – Cultures vivrières – sauf
cultures racines et denrées mangées crues
≤ 2,2 † ‡
< 23 (max)
–
–
–
–
Irrigation des terrains de golf
≤ 200 †
≤ 400 §
–
–
–
–
–
–
–
–
< 10
<5
<5
Manitoba
Irrigation des parcs, terrains de golf et jardins
< 200 † ‡
Île-du-Prince-Édouard
Irrigation des terrains de golf
*
†
‡
§
< 2,2
< 10
Moyenne géométrique
Médiane
Coliformes fécaux ou E. coli
Deux échantillons consécutifs
2.2.2 États-Unis
C’est aux États-Unis (É.-U.) que l’on compte le
plus grand nombre de normes, chaque État
définissant ses propres directives, règlements et
programmes de contrôle. La norme la plus
connue est la « Title 22 » de la Californie, dont
s’inspirent de nombreuses normes nordaméricaines et étrangères. En Californie, la
hausse de la demande d’eau a entraîné la
multiplication des installations de récupération
et de réutilisation des eaux usées. En 1987, plus
de 200 stations de traitement des eaux usées
étaient en fonction, pour un volume de
réutilisation d’environ 330 millions m3/an
(Asano, T., et coll. 1992). L’eau récupérée
sert principalement à l’irrigation agricole,
à l’irrigation des aménagements paysagers, à la
réalimentation des nappes souterraines et à des
applications industrielles.
La U.S. Environmental Protection Agency
(USEPA) a publié un manuel intitulé Guidelines
for Water Reuse afin d’aider les organismes de
réglementation à concevoir programmes et
règlements en matière de réutilisation de l’eau. Le
manuel vise également à aider les ingénieurs et
les urbanistes à élaborer et gérer des programmes
et des techniques en matière de réutilisation de
l’eau. Le manuel Guidelines for Water Reuse de
1992 est actuellement en cours de révision, une
nouvelle version étant prévue pour plus tard en
2004. Les tableaux 11 à 21 présentent les
normes détaillées selon les États.
21
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 11
USEPA – Directives en matière de réutilisation de l’eau
Classe
Directives sur la qualité de l’eau
Applications
CF
Résidu
médians DBO
pH Turbidité de chlore
(UFC/ (mg/L) (90 %) (uTN)
30 min
100 ml)
(mg/L)
Réutilisations urbaines non limitées
Parcs, terrains de jeux, cours d’école, résidences,
chasse d’eau des toilettes, climatisation, protectionincendie, construction, fontaines ornementales et
bassins ornementaux.
Tous les types d’irrigation paysagère (terrains de
golf), lavage des véhicules, chasse d’eau des toilettes,
protection-incendie, climatisation commerciale
A
< 1* †
≤ 10
6-9
≤2
≥1
quot
hebdo
hebdo
continu
continu
Réutilisation agricole sur cultures vivrières –
irrigation de surface ou par vaporisation de
n’importe quelle culture vivrière, y compris les
denrées mangées crues.
Réutilisation récréative sans limitation –
Bassins d’eau pour lequel il n’y a pas de limite
quant aux activités aquatiques récréatives avec
contact corporel
Exigences de contrôle
*
Sauf mention contraire, les recommandations touchant les coliformes correspondent aux valeurs médianes
déterminées à la suite d’analyses bactériologiques réalisées dans les sept derniers jours.
† Le nombre de coliformes fécaux ne doit pas dépasser 14/100 ml dans n’importe quel échantillon.
22
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 12
Californie – Title 22 – Code de règlements de la Californie
Classe
Exigences de qualité
Applications
A
Cultures vivrières, y compris toutes les cultures
racines, dont les parties comestibles entrent en
contact avec l’eau récupérée
Parcs et terrains de jeux, cours d’école,
aménagements paysagers résidentiels, terrains de
golf avec accès non limité
Chasse d’eau des toilettes et des urinoirs, amorçage
des robinets de vidange, eau industrielle traitée
pouvant entrer en contact avec les ouvriers, lutte
contre les incendies de bâtiments, fontaines
décoratives, lessives commerciales, fabrication de
neige artificielle pour utilisation extérieure
commerciale et lave-auto commerciaux
CT (MPP/100 ml)
Médian
Maximum
Turbidité
(uTN)
< 2,2* †
(1) (2)
≤ 23
≤2
Exigences de contrôle
hebdo
continu
*
Sauf mention contraire, les recommandations touchant les coliformes correspondent aux valeurs médianes
déterminées à la suite d’analyses bactériologiques réalisées dans les sept derniers jours.
† Le nombre total d’organismes coliformes ne doit pas dépasser un NPP de 23/100 ml dans plus d’un échantillon
au cours de toute période de 30 jours.
Classe
Tableau 13
A
B
Arizona – Code administratif de l’Arizona – Titre 18, ch. 11
Applications
Exigences de qualité
CF (UFC/100 ml) Turbidité (uTN) AT (5 jrs)
moy.
pH
géom.
médiane max. médiane max.
(mg/L)
Irrigation des cultures vivrières, bassins
récréatifs, résidentiel, cours d’école, irrigation
paysagère avec accès ouvert, chasse d’eau des
toilettes et des urinoirs, systèmes de
protection-incendie, irrigation par vaporisation
<1*
des vergers ou des vignobles, systèmes de
climatisation commerciaux à circuit d’air fermé,
lavage des véhicules et des équipements et
fabrication de neige
Irrigation de surface d’un verger ou d’un
vignoble, irrigation d’un terrain de golf et d’un
≤ 200 †
aménagement paysager à accès limité, bassins
ornementaux et contrôle de la poussière
Exigences de contrôle
quot
< 23
<2
<5
< 10
< 800
–
–
< 10
continu
–
1 par
mois
* Pas de coliformes fécaux détectables dans quatre des sept derniers échantillons quotidiens d’eau récupérée
† La concentration de coliformes fécaux dans quatre des sept derniers échantillons quotidiens d’eau récupérée doit
être inférieure à 200.
23
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 14
Massachusetts – Directives provisoires sur l’eau récupérée (révisées)
Directives provisoires sur la qualité de l’eau
CF
médians
(UFC/
100 ml)
DBO
(mg/L)
Réutilisation urbaine :
Irrigation par vaporisation
des terrains de golf et des
aménagements paysagers
< 1*
≤ 10
6-9
Exigences de contrôle
quot
hebdo
Réutilisation urbaine :
Chasse d’eau des toilettes
≤ 100 †
Exigences de contrôle
1 x/sem.
Applications
Résidu de
chlore
30 min
(mg/L)
TSS
(mg/L)
AT
(mg/L)
≤2
≥1
≤5
≤ 10
quot
continu
quot
2 x/sem.
2 x/mois
< 30
6-9
<5
détecté
< 10
< 10
hebdo
hebdo
ou quot.
continu
quot
hebdo
2 x/mois
pH
Turbidité
(90%)
(uTN)
*
Coliformes fécaux – La médiane des UFC/100 ml pour toute période de sept jours consécutifs d’échantillonnage
quotidien ne doit pas dépasser 14/100 ml.
† Sauf mention contraire, les recommandations touchant les coliformes correspondent aux valeurs médianes
déterminées à la suite d’analyses bactériologiques réalisées dans les sept derniers jours. On peut utiliser soit la
méthode de filtration par membrane ou celle du tube de fermentation. On doit contrôler le phosphore deux fois
par mois et effectuer, tous les trois mois, une numération sur plaque des hétérotrophes.
Tableau 15
New Jersey – Eau récupérée pour réutilisation bénéfique (ébauche)
Classe
Directives de traitement des effluents
Applications
A
Systèmes avec accès public
Irrigation par vaporisation des
terrains de golf, irrigation par
vaporisation des terrains de jeux
et des parcs, lavage des véhicules,
ensemencement hydraulique
Protocole de contrôle
CF (UFC/100 ml)
AT
SS
Turb.
(mg/L) (mg/L) (uTN)
Médiane
Max.
< 2,2 * †
≤ 14
≤ 10
≤5
≤2
–
–
–
–
–
* Médiane sur sept jours
† Le nombre de coliformes fécaux ne doit pas dépasser 14/100 ml pour tout échantillon.
24
Résidu de
Dose
chlore
UV
15 min
mJ/cm2
(mg/L)
≥ 10
continu
100
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 16 Texas – Chap. 210 – Utilisation de l’eau récupérée – Sous-chap. C - Critères de
qualité et utilisations particulières de l’eau récupérée
Type
Exigences de qualité
I
Applications
CF (UFC/100 ml)
Irrigation résidentielle et paysagère
Irrigation des parcs publics, des terrains de golf,
des cours d’école et des terrains sportifs
Protection-incendie – gicleurs intérieurs ou
bornes-fontaines extérieures
Irrigation des cultures vivrières dont les parties
comestibles entrent en contact direct avec
l’eau récupérée
Entretien des plans d’eau artificiels ou des plans d’eau
naturels sur lesquels les activités récréatives entraînent
des contacts involontaires avec l’eau
Chasse d’eau des toilettes ou des urinoirs
médiane
max.
DBO
(mg/L)
Turbidité
(uTN)
≤ 20
≤ 75
≤5
≤3
Toutes
les 2 sem.
Protocole de contrôle
Irrigation ou autres utilisations dans les secteurs où
le public n’est pas présent pendant l’irrigation ou
autres utilisations si le public ne vient pas en contact
II avec l’eau récupérée
P. ex., entretien des plans d’eau artificiels ou des plans
d’eau naturels pour lesquels les contacts humains directs
sont improbables
≤ 200
Protocole de contrôle
Toutes
Toutes
les 2 sem. les 2 sem.
≤ 800
hebdo
≤ 20
≤5
hebdo
hebdo
Tableau 17 Géorgie – Directives de conception pour la récupération d’eau et la réutilisation
d’eau en milieu urbain (ébauche)
Exigences de qualité
Applications
Irrigation
A Irrigation par vaporisation des terrains
de golf, des terrains de jeux ou des
parcs, lavage des véhicules
Protocole de contrôle
CF
TSS
DBO
(NPP/100 ml)
(mg/L) (mg/L)
médians †
Turb.
(95 %)
(uTN)
pH
Résidu de
chlore
15 min
(mg/L)
≤ 23
≤5
≤5
<2
6-9
détecté
quot*
hebdo
–
continu
–
–
*
On peut réduire le contrôle des coliformes fécaux si plusieurs méthodes de désinfection sont combinées
(p. ex., UV et C12).
† Moyenne géométrique mensuelle
25
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 18
État de Washington – Normes en matière de récupération et de réutilisation de l’eau
Classe
Exigences de qualité
Applications
A
Irrigation
Cultures vivrières et non vivrières, irrigation
paysagère avec accès limité et accès
non limité
Plans d’eau artificiels
Aménagement paysager
Récréatif limité
Récréatif non limité
Bassins d’écloserie, fontaines, chasse d’eau des
égouts, nettoyage des rues, lavage, contrôle de
la poussière
Chasse d’eau des toilettes et des urinoirs
Lutte contre les incendies et
protection-incendie
≤ 20
≤ 30
≤ 30
Protocole de contrôle
quot
hebdo
quot*
*
CT
DBO
(NPP/100 ml)
(mg/L)
médians
Turbidité (uTN)
TSS
(mg/L)
médiane
max.
≤2
≤5
continu
Les ministères de la Santé et de l’Écologie peuvent réduire au cas par cas la fréquence des échantillons de TSS pour
les applications produisant une eau récupérée de classe A.
Tableau 19
Floride – Chapitre 62-610 - Réutilisation de l’eau recyclée et applications sur les terrains
Exigences de qualité
Applications
Médiane
Chasse d’eau des toilettes,
protection-incendie, contrôle de
A
la poussière de construction et
utilisations décoratives
Exigences de contrôle
*
26
TSS
mg/L
Résidu
de chlore
15 min.
(mg/L)
Turbidité
(uTN)
≤ 20
≤5
≥1
≤5
-
quot
CF (NPP/100 ml)
75 % sous
détection
DBOC
méd.
mg/L
max.
≤ 25
hebdo *
Pour installations de traitement : > 0,5 mg par jour
Protocole de fonctionnement requis
Analyse annuelle des paramètres pour traitement primaire et secondaire de l’eau potable
continu
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 20
Wisconsin – Normes en matière de réutilisation de l’eau
Exigences de qualité
Applications
CF
Résidu de
TSS (mg/L) DBO (mg/L) pH
(nombre/100 ml)
chlore (mg/L)
Irrigation
Irrigation de surface ou par vaporisation
de toute culture vivrière, y compris les
denrées consommées crues, non
commerciales seulement
Lavage des véhicules, chasse d’eau des
toilettes et des urinoirs, climatisation et
autres utilisations urbaines avec accès
humain équivalent ou exposition à l’eau
0
≤5
≤ 10
6-9
≥1
Compactage du sol, contrôle de la
poussière, lavage du gravier et fabrication
du béton
Irrigation des gazonnières, des
sylvicultures et des autres secteurs où
l’accès humain est interdit ou limité
≤ 200
≤ 30
≤ 30
–
≥1
Dans certains cas, on n’a pas pu examiner
les normes, les directives ou les règlements.
Toutefois, le manuel de l’USEPA
Water Reuse Guidelines indique bien qu’un État
donné applique certaines normes et certains
programmes de contrôle en matière d’eau
récupérée. Ces normes sont résumées
au tableau 21 et se rapportent généralement
aux applications de réutilisation urbaine
sans accès limité :
• parcs
• construction
• résidences
• irrigation paysagère
• protection-incendie
• cours d’école
• plans d’eau décoratifs
• climatisation
• lavage des véhicules
• fontaines décoratives
• climatisation commerciale
• terrains de golf
• terrains de jeux
• protection-incendie
• chasse d’eau des toilettes
27
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 21
Hawaï, Orégon et Caroline du Sud – Protocole de contrôle
Directives suggérées
État
médiane
max.
Entérovirus
UFP/40 L
Hawaï
< 2,2
≤ 23
<1
–
–
–
Orégon
< 2,2
≤ 23
–
–
–
≤2
≤4
–
–
≤5
≤5
–
1/jour
–
–
–
Caroline du Sud
Contrôle
*
CT (UFC/100 ml)
DBO
mg/L)
Turbidité
(uTN)
Continu *
Seule la Caroline du Sud exige un contrôle continu de la turbidité.
Source : USEPA – Guidelines for water reuse
2.3 Moyen-Orient, Europe et
Méditerranée
Au cours de l’examen, nous avons inventorié les
normes des pays du Moyen-Orient, de l’Europe
et de la Méditerranée. Comme nous l’avons fait
pour certains États des États-Unis, certains
renseignements sont tirés du manuel de l’USEPA
Guidelines for water reuse.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a
également défini des normes en matière de
réutilisation de l’eau, qui ciblent un objectif
semblable à celui des directives de l’USEPA; en
effet, elles visent à servir de document de référence
pour les organismes de réglementation désireux
d’élaborer leurs propres règlements et programmes
de contrôle en matière de réutilisation de l’eau.
Les directives de l’OMS et les autres normes de
ces pays sont présentées aux tableaux 22 à 24.
En Allemagne, les systèmes de récupération
des eaux ménagères doivent être enregistrés
auprès du Bureau de la santé afin d’éviter les
intercommunications avec le réseau d’eau potable
et de valider l’étiquetage et la coloration de la
tuyauterie conformément à la réglementation. Les
exigences hygiéniques touchant les eaux ménagères
28
TSS
(mg/L)
récupérées, qui servent principalement à la chasse
d’eau des toilettes, s’inspirent de la Directive
concernant la qualité des eaux de baignade de
l’UE. La directive concernant la qualité des eaux
de baignade (76/160/CEE) stipule les paramètres
suivants : coliformes totaux : < 10 000/100 ml;
E. coli : < 1 000/100 ml et Pseudomonas
aeruginosa : < 100/100 ml. L’utilisation des
eaux ménagères récupérées à des fins d’irrigation
est peu répandue (Nolde, E., 2004).
En raison de l’absence d’exigences réglementaires
en Allemagne touchant l’utilisation de l’eau non
potable et de l’absence d’évaluations
approfondies des risques, on s’est entendu sur le
fait de ne pas exiger de qualité supérieure pour
l’utilisation des eaux ménagères récupérées pour
la chasse d’eau des toilettes à celles qui sont
prescrites dans la Directive concernant la qualité
des eaux de baignade de l’UE (76/160/CEE) et
des Exigences de Berlin touchant la qualité des
eaux ménagères. (Nolde, S., 2004).
Au Royaume-Uni, il n’existe pas de normes de
qualité touchant les utilisations pour chasse
d’eau des toilettes ou le recyclage des eaux
ménagères (Surendren, S., et coll. 2004).
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 22
Normes pour le Moyen-Orient
Exigences de qualité
Pays
Bactéries
Résidu de
DBO
SS
DBO
coliformes
chlore
(mg/L)
(mg/L) (mg/L)
(UFC/100 ml)
(mg/L)
Applications
pH
Koweït
Irrigation des cultures vivrières
consommées crues
≤ 100
≤ 40
≥ 1,0
≤ 10
≤ 10
–
Arabie
Saoudite
Réutilisations municipales,
industrielles et agricoles
< 2,2
–
–
≤ 10
≤ 10
6-8,4
Chypre
Espagne
Israël
Nématodes
(oeufs/L)
DBO5 dissous
(mg/L)
DBO5 total
(mg/L)
SS (mg/L)
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
Résidu de chlore
(mg/L)
CT
(UFC/100 ml)
OMS
Irrigation des cultures
susceptibles d’être
≤ 1 000
consommées crues
(10 échantillons minimums)
Terrains de sports et
parcs publics
≤ 200
(10 échantillons minimums)
E. coli
(UFC/100 ml)
Applications
CF (UFC/100 ml)
(max.)
Normes des pays européens et méditerranéens
CF (UFC/100 ml)
(méd.)
Tableau 23
Zones récréatives avec
accès non limité
≤ 50
≤ 100
–
–
–
–
–
–
Cultures pour
consommation humaine
≤ 200
≤ 1 000
–
–
–
–
–
–
Terrains sportifs et zones
vertes avec accès public
≤ 200
–
–
<1
–
–
–
–
Légumes consommés crus
≤ 1 000
–
–
<1
–
–
–
–
Cultures sans restriction, y
compris légumes
consommés crus, parcs
et pelouses
–
–
< 2,2
–
≤ 10
≤ 15
≤ 15 ≤ 0,5
Fruits d’arbres à feuilles
caduques, légumes en
conserve, cuits et pelés,
ceintures de verdure,
terrains de soccer et
terrains de golf
–
–
< 250
–
≤ 20
≤ 35
≤ 30 ≤ 0,15
Eaux ménagères récupérées
Allemagne pour applications
non potables
<1
< 10
≤5
29
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 24
Normes pour certaines régions de l’Italie
Région
Coliformes totaux
(UFC/100 ml)
Applications
Cultures vivrières consommées crues
≤2
Pâturages
≤ 20
Pouilles
Tous les cas
≤ 10
Émilie
Romagne
Cultures pour consommation crues et pâturages
≤ 12
Cultures sans contact avec l’eau traitée
≤ 250
National
L’irrigation est interdite pour les fourrages et les cultures
vivrières entrant en contact direct avec l’eau traitée
Sicile
Autres cas
En Afrique du Sud, au Royaume-Uni, en
Irlande du Nord et en Écosse, l’eau récupérée
peut servir à la consommation humaine, à la
préparation des aliments, à la cuisine et au bain,
pourvu que la qualité soit conforme aux normes
et règlements en matière d’eau potable.
2.4 Asie
Nous avons recueilli des renseignements sur
le Japon, la Corée et la Chine. L’importance
de la réutilisation de l’eau et des progrès des
réformes réglementaires en cette matière dans
ces pays est illustrée par la nature critique des
approvisionnements en eaux à l’intérieur de
la grande ville de Beijing en Chine. À l’heure
actuelle, on dénombre trois grands types
d’applications de réutilisation des eaux usées
à Beijing. Il s’agit de l’irrigation agricole, de la
réutilisation industrielle et de la réutilisation
urbaine municipale, lesquelles sont décrites
ci-dessous (Haifeng, J., et coll. 2004) :
• On rapporte qu’en 1997, l’épandage des
effluents d’eaux usées récupérées (par
traitement secondaire) à des fins d’irrigation
atteignait environ 0,22 milliard de mètres
cubes dans la région de Beijing.
30
≤ 3 000
≤ 1 000 absence de salmonelle
≤ 1 œuf d’helminthes
• En 2000, 26 usines munies d’installation
d’épuration réutilisaient environ 33 500 m3
d’eaux usées traitées par jour, tandis que la
station d’épuration des eaux usées de Beijing
Gaobeidian, d’une capacité de un million de m3
par jour, acheminait ses effluents vers une
centrale électrique avoisinante à des fins de
refroidissement après traitement additionnel.
• À Beijing même, les applications de réutilisation
municipale résidentielles et commerciales
comprennent la chasse d’eau des toilettes, le
nettoyage des rues et l’irrigation des pelouses.
En 1987, l’administration municipale de Beijing
mettait en application une réglementation
stipulant que tous les hôtels comptant une
surface utile de plus de 20 000 m2 et tous les
autres immeubles publics de plus de 30 000 m2
devaient disposer d’une installation de
récupération de l’eau. Consécutivement, on
rapportait qu’en 2002, 154 petits systèmes de
réutilisation des eaux usées avaient été
installés à Beijing, et que plus de 120 petites
installations de réutilisation des eaux usées
étaient en fonctionnement, principalement
dans les hôtels, les universités et les
immeubles à bureaux.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 25
Normes pour certains pays d’Asie
E. coli (UFC/
100 ml)
Apparence
Coliformes
(UFC/100 ml)
Turb. (uTN)
Résidu de
chlore
(mg/L)
DBO (mg/L)
Odeur
pH
Exigences de qualité
≤ 10
Non
désagréable
–
–
rétention
–
Non
désagréable
5,8-8,6
Non
détecté
Non
désagréable
–
–
≥ 0,4
–
Non
désagréable
5,8-8,6
–
Non
désagréable
≤ 10
≤5
détecté
≤ 10
Non
désagréable
5,8-8,5
Corée * Gicleurs
–
Non
désagréable
aucun
≤5
≥ 0,2
≤ 10
Non
désagréable
5,8-8,5
Jardinage
–
Non
désagréable
aucun
≤ 10
–
≤ 10
Non
désagréable
5,8-8,5
Chasse d’eau des
toilettes
et protectionincendie
–
–
≤ 100
≤ 10
≥ 0,2
< 15
Aucune
–
Irrigation
–
–
≤ 100
≤ 20
≥ 0,2
–
Aucune
–
Lavage des
véhicules
–
–
≤3
≤5
≥ 0,2
≤ 15
Aucune
–
Pays
Japon
Applications
Chasse d’eau des
toilettes
Irrigation
paysagère
Chasse d’eau des
toilettes
Chine
*
On n’a pas pu obtenir la documentation relativement à cette norme. Toutefois, on a trouvé des renseignements
sur la loi et un résumé des normes sur le site Web www.water.or.kr
31
3 Protocoles de vérification technologique
Pour s’assurer qu’un système de traitement et
d'épuration des eaux usées puisse produire la
qualité d’eau requise, celui-ci doit être vérifié.
Un protocole d’essai permet à un organisme de
tester les technologies appliquées afin de
s’assurer qu’elles sont en mesure de traiter l’eau
jusqu’à la qualité désirée.
Dans le cadre de l’examen, nous avons répertorié
un petit nombre de protocoles de vérification
technologique appliqués dans divers endroits du
monde. Le protocole d’essai le plus populaire et
le plus largement utilisé (en particulier en
Amérique du Nord) est celui de la National
Sanitation Foundation (NSF) et de l’American
National Standards Institute (ANSI), que l’on
appelle protocole de la norme NSF/ANSI 40.
Ce protocole a également inspiré les protocoles
de traitement tertiaire récemment élaborés sous
le nom EPA/NSF Environmental Technology
Verification (ETV).
3.1 Norme NSF/ANSI 40 :
Systèmes résidentiels de
traitement des eaux usées
Dosage
• 400 gallons par jour (1 415 L/jour) à 1 500
gpj (5 678 L/jour).
• Dosage quotidien :
• 35 % du débit entre 6 h et 9 h
• 25 % du débit entre 11 h et 14 h
• 40 % du débit entre 17 h et 20 h.
Durée
Six mois et un minimum de 96 jours
d’échantillonnage pour réaliser le test.
On procède comme suit :
• 16 semaines d’essai sous charge théorique
• 7,5 semaines (52 jours) d’essai de contrainte
Ces protocoles d’essai n’ont pas tous été conçus
pour le traitement des eaux usées ou la réutilisation
de l’eau. Dans certains cas, ils visent à tester des
techniques de désinfection, de traitement de l’eau
potable et de traitement de l’eau à bord des navires.
Lorsque nous disposions de renseignements
assez détaillés, nous avons résumé chaque
protocole au moyen des catégories suivantes :
• dosage
• durée
• nombre d’échantillons
• paramètres testés et paramètres additionnels
non courants
• caractéristiques clés du protocole
• 2,5 semaines (18 jours) d’essai sous charge
théorique
Nombre d’échantillons
• Cinq jours par semaine, du lundi au vendredi
• Pendant la période d’essai de contrainte, on
prend les échantillons le premier jour de
l’essai et ensuite, à compter de 24 heures
après la fin du test de contrainte, chaque jour
pendant six jours consécutifs. La seule
exception à cet égard est le test de panne de
courant, pour lequel les échantillons sont pris
seulement 48 heures après la fin du test et
ensuite pendant cinq jours consécutifs.
• caractéristique des influents et des effluents
• documentation à fournir par le fabricant
Dans certains cas, seul un bref résumé du
protocole est fourni.
33
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Paramètres testés
• DBOC
• TSS
• test des jours de lessive équivalant à trois
jours de lessive pendant une période de cinq
jours (trois cycles de lessive pendant les deux
premières périodes de dosage chaque jour)
• turbidité
• test des « parents qui travaillent » pendant
cinq jours consécutifs, avec 40 % de la charge
hydraulique entre 6 h et 9 h et 60 % du
débit entre 17 h et 20 h
Paramètres additionnels
• test de la panne de courant / d’équipement
(panne de courant de 48 heures)
• température
• pH
• couleur
• odeur
• bruit
• présence ou absence d’une pellicule huileuse
et de mousse
Caractéristiques clés
Essais de contrainte
Les essais de contrainte visent à simuler des
événements qui ont pour effet d’interrompre
l’écoulement régulier de l’eau entrant dans une
station de traitement dans des conditions de
fonctionnement normal.
Tableau 26
• concentration des eaux usées : DBOC de
100-300 mg/L en moyenne pour 30 jours
et TSS de 100-350 mg/L en moyenne pour
30 jours
Caractéristiques des effluents
DBOC (mg/L)
TSS (mg/L)
pH
Concentration moyenne sur 30 jours
≤ 25
≤ 30
6-9
Concentration moyenne sur 7 jours
≤ 40
≤ 45
6-9
90 % des échantillons
≤ 60
≤ 100
Documentation fournie par
le fabricant
• manuel de fonctionnement et d’entretien
• guide d’installation
• guide de dépannage
• manuel de réparation
• manuel du propriétaire
34
Caractéristiques des influents
Norme NSF/ANSI 40 – Caractéristiques des effluents pour les essais de vérification
Classe 1
Classe 2
• test d’interruption, où la charge est
discontinuée pendant huit jours consécutifs
(avec courant électrique), suivis par une
charge hydraulique de 60 % et trois cycles de
lavage entre 17 h et 20 h le dernier jour
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.2 Programme de
vérification des technologies
environnementales EPA/NSF
Paramètres testés
Dosage
• TSS
• Le programme permet de vérifier les systèmes
de traitement possédant une capacité hydraulique
allant jusqu’à 1 500 gallons par jour.
• Dosage quotidien :
• DBO
• DBOC
• phosphore total 1
• orthophosphate 1
• azote et nitrite, ATK et ammoniac 1
• pH, température
• 35 % du débit entre 6 h et 9 h
• alcalinité
• 25 % du débit entre 11 h et 14 h
• oxygène dissous
• 40 % du débit entre 17 h et 20 h.
Paramètres additionnels
Durée
• odeur
• 12 mois suivant une période de démarrage
maximale de huit semaines
• bruit
• Un essai sur une période d’un an permet
d’évaluer les répercussions des variations
saisonnières sur le rendement
Caractéristiques clés
Nombre d’échantillons
• Minimum d’un échantillon par mois
• Au cours des essais de contrainte, à compter
de 24 heures suivant la fin de l’essai, les
échantillons sont prélevés le premier et le
troisième jour de l’essai de contrainte et
ensuite quotidiennement pendant six jours
consécutifs. Une exception à cet égard
constitue le test de la panne de courant où les
échantillons sont prélevés pendant cinq jours
consécutifs à compter de 48 heures après la
fin du test de contrainte.
• Nécessite une série de cinq échantillons
consécutifs à la fin de la période d’essai d’un an
1
• énergie
Tests de contrainte
Cinq tests de contrainte visent à simuler des
événements qui ont pour effet d’interrompre
l’écoulement régulier de l’eau entrant dans une
station de traitement dans des conditions de
fonctionnement normal (on notera qu’il y a
un test de contrainte de plus que pour la norme
NSF/ANSI 40).
• test des jours de lavage consistant à trois jours
de lavage pendant une période de cinq jours
(trois cycles de lavage pendant les deux
premières périodes de dosage chaque jour)
• test des parents au travail pendant cinq jours
consécutifs, avec 40 % de la charge
hydraulique entre 6 h et 9 h et 60 % du
débit entre 17 h et 20 h
On ne testera les paramètres de phosphore et d’azote que si le fabricant prétend qu’il y a réduction de ces nutriants spécifiques.
35
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
• test de faible charge afin de vérifier le
fonctionnement pendant 21 jours à 50 % du
débit théorique. 35 % du débit est reçu entre
6 h et 11 h, 25 % entre 11 h et 16 h et 40 %
entre 17 h et 22 h
• test de la panne de courant / d’équipement
(panne de courant de 48 heures)
• test d’interruption, où la charge est
discontinuée pendant huit jours consécutifs
(avec courant électrique), suivis par une
charge hydraulique de 60 % et trois cycles de
lavage entre 17 h et 20 h le dernier jour
Caractéristiques des influents
• Concentration des eaux usées : DBOC de
100-300 mg/L en moyenne sur 30 jours et
TSS de 100-350 mg/L en moyenne sur 30 jours.
Caractéristiques des effluents
• Il n’existe pas d’exigences réussite / échec ou
d’acceptation dans le protocole. La vérification
a pour objet de présenter les résultats obtenus
pendant le test.
Documentation fournie par le fabricant
• manuel de fonctionnement et d’entretien
• guide d’installation
• guide de dépannage
• manuel de réparation
3.3 Protocole USEPA ETV –
Protocole de vérification des
effluents secondaires et des
applications de désinfection
pour la réutilisation de l’eau
Ce protocole est produit par le Water Quality
Protection Center, administré par NSF
International, et s’inspire en partie du document
du National Water Research Institute (NWRI)
et de l’American Water Works Association
Research Foundation (AWWARF) intitulé
Ultraviolet Disinfection Guidelines for Drinking
Water and Water Reuse (2000). Ce document a
pour objet de décrire les étapes à suivre pour
assurer que la vérification de la technologie UV
est réalisée de manière uniforme et objective et
qu’un contrôle de qualité adéquat protège
l’intégrité des données (NSF, 2002).
Dans le cadre de ce protocole, le fabricant peut
choisir de réaliser un test ou une combinaison
de tests :
• Vérification du dosage, qui consiste à
déterminer le dosage efficace du système UV
en évaluant les caractéristiques hydrauliques
du réacteur.
• Vérification de la fiabilité du dosage, qui
comprend un entretien du quartz et un contrôle
de la fiabilité opérationnelle du système.
• Vérification du coefficient de sécurité UV, du
coefficient d’encrassement du quartz et du
coefficient de vieillissement des lampes.
36
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Ce test de rendement nécessite également une
technique d’analyse biologique virale. Cette analyse
comprend notamment les éléments suivants :
• Sélection et récolte d’un organisme microbien
d’essai – MS2-phage
• l’établissement du niveau minimum
de captation (transmittance, âge,
facteur d’encrassement)
• Calibrage de la dose UV, c.-à-d. de la réaction
du MS2-phage à l’exposition aux UV. On
doit utiliser, pour ce faire, un collimateur. Il
faut mesurer l’intensité de la lumière UV. On
peut alors quantifier la réaction du MS2-phage
en fonction de l’intensité des UV.
• une analyse dose-débit
• Exécuter des séries de calibrage dose-réponse
au moyen de la technique du faisceau
collimaté pour calibrer la réponse du MS2phage à la lumière UV. Chaque série devra
comprendre un minimum de cinq doses UV.
L’eau d’alimentation ensemencée devra faire
l’objet de rajustements afin d’assurer une
transmittance donnée, qui servira pour les tests
de réactivité sur le terrain (essai biologique).
• L’analyse biologique comprend :
Tableau 27
• le contrôle du système (énergie,
température, tension / ampérage, débit)
• la mesure du profil de vélocité
Pendant les essais, un minimum de cinq débits
seront testés dans des conditions simulant au
mieux les conditions en grandeur réelle. Les
conditions qui doivent être définies pendant
l’essai biologique sont l’état des surfaces de
quartz de la lampe UV, la transmittance des UV
dans l’eau testée, les densités des organismes
indicateurs, la puissance de la lampe, la
température, le débit de l’eau, la consommation
d’énergie et la perte de charge.
Dans le cas d’une vérification d’applications de
réutilisation, l’analyse dose-débit sera réalisée
pour les transmittances suivantes (NSF, 2002) :
Conditions du test UV
Applications de traitement en amont
Transmisttance des UV
Couche filtrante (granulaire ou textile)
55 %
Filtration sur membrane
65 %
Osmose inversée (OI)
90 %
3.4 Directives de certification
des systèmes de traitement des
eaux ménagères (avril 2000)
Durée
Dosage
Nombre d’échantillons
• Les critères théoriques pour les systèmes de
traitement concernent un dosage hydraulique
de 190 à 238 gallons par jour (soit pour une
maison de huit à dix personnes).
• échantillons instantanés pris une fois par
semaine
• 26 semaines
• nombre indéterminé
37
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Paramètres testés
Paramètres additionnels
• coliformes thermotolérants
• On devra également collecter des données sur
les types de détergents, de poudre de
nettoyage et de produits chimiques utilisés
par les occupants.
• demande biochimique d’oxygène (DBO)
• matières solides en suspension (SS)
• azote total Kjeldahl (ATK)
• azote total
Caractéristiques clés
• phosphate total
• pas de tests de contrainte
• chlore libre
Caractéristiques des influents
• non applicable
Caractéristiques des effluents
Tableau 28 Nouvelle-Galles du Sud –
Critères de vérification des applications de réutilisation de l’eau
Dénombrement
des coliformes
ATK
thermotolérants
(mg A/L)
(90 % des
(90 % des
échantillons)
échantillons)
UFC/100 ml
Résidu de
chlore libre
(mg/L)
≤ 30 (max = 45)
≤ 30 (max = 100)
≤ 20
≥ 0,2 et ≤ 2,0
≤ 30 (max = 45)
≤ 10 (max = 30)
≤ 20
≥ 0,2 et ≤ 2,0
Applications
DBO
mg/L
(90 % des
échantillons)
TSS
mg/L
(90 % des
échantillons)
Irrigation
de surface
(concerne 90 %
des échantillons)
≤ 20 (max = 30)
Chasse d’eau
des toilettes / urinoirs ≤ 20 (max = 30)
et lessive
Documentation fournie par le fabricant
• garantie
• vie utile garantie
• manuel d’installation
• manuel de réparation
• feuillet de rapport
• manuel de fonctionnement et d’entretien
38
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.5 Directives provisoires
sur l’eau récupérée (révisées),
Massachusetts, É.-U.
Dosage
• non indiqué
Durée
Paramètres additionnels
• débit
• intensité des UV / résidu de Cl
Caractéristiques clés
• caractériser les effluents
• huit semaines
• démonter que la station peut atteindre
de manière constante les critères exigés
relativement aux effluents
Nombre d’échantillons
• relever les paramètres indicateurs les plus
économiques pour les contrôles à long terme
• non indiqué
Paramètres testés
• DBO
• turbidité
• métaux
• COV
• CT/CF
• entérocoques
• numération sur plaque des hétérotrophes
• MS2 coliphages
• cryptosporidium et giardia
• total des virus cultivables
39
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.6 Programme de vérification
des technologies
environnementales (VTE),
Environnement Canada
VTE Canada est un programme qui permet de
vérifier les technologies environnementales. Les
entreprises qui le désirent informent VTE
Canada de leur intention de faire vérifier leur
technologie innovante. VTE Canada évalue
l’information et prend une décision quant à la
pertinence de la demande. Il peut s’avérer
nécessaire que le fabricant de la technologie
demande à un tiers de procéder à une
vérification afin d’obtenir toutes les données
nécessaires, et présente à nouveau sa demande
par la suite. VTE Canada réévaluera alors la
technologie en fonction des données collectées
par le tiers.
3.7 Vérification des appareils
d’épuration marine, titre 46,
partie 159, United States
Coast Guard [garde cotière
des États-Unis]
Le protocole de vérification des appareils
d’épuration marine de la United States Coast
Guard (USCG) a été élaboré pour permettre
l’accréditation des technologies intégrées de
traitement des eaux usées à bord des navires.
L’accréditation atteste le fait qu’un système de
traitement est en mesure de produire des
effluents de qualité élevée, ce qui permet aux
navires d’évacuer ses eaux usées à l’intérieur de
la limite des 12 milles.
Protocole d’échantillonnage
Le test des appareils d’épuration marine de type
1 se déroule à bord pendant 10 jours. Les
échantillons sont pris quotidiennement. Quatre
types d’échantillons sont prélevés : influents,
effluents, eaux noires et eaux usées. On analyse
les échantillons selon les paramètres de DBO,
TSS, résidu de chlore, pH et coliformes.
Les échantillons sont prélevés au début, au
milieu et à la fin d’une période de huit heures,
et un échantillon est pris après le débit de
pointe dans le système de traitement.
40
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
On met à l’essai les composants mécaniques,
matériels et électriques en fonction des conditions
météorologiques exceptionnelles. Les tests touchant
les composants matériels se rapportent aux
vibrations, aux chocs, au roulis, à la pression,
à la température et aux agents chimiques.
Tableau 29 Exigences de qualité des effluents pour l’accréditation des appareils
d’épuration marine
Type I
Total des solides
en suspension (TSS)
Demande
biochimique
d’oxygène (DBO)
Coliformes fécaux
Type II
Aucun visible
≤ 150 mg/L
–
–
≤ 1 000/100 ml ≤ 200/100 ml
OMI
50 mg/L (lorsque testé en berge)
100 mg/L (au-dessus de la
concentration en solides en
suspension dans l’eau ambiante
utilisée pour fins de chasse d’eau
lorsque testé à bord)
Eaux alaskiennes
45 mg/L
(moyenne
sur 7 jours)
50 mg/L (moyenne géométrique)
45 mg/L
(moyenne
sur 7 jours)
≤ 250/100 ml NPP
≤ 20/100ml
(pas plus de 10 %
de l’échantillon
> 40 CF/100 ml)
Résidu de chlore
–
–
–
≤ 10 mg/L
pH
–
–
–
6-9
41
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.8 Bureau de normalisation
du Québec (BNQ)
– Norme NQ 3680-910 –
Systèmes d’épuration
autonomes pour
les résidences isolées
Dosage
• Le dosage quotidien doit être conforme à la
capacité indiquée par le fabricant à +/-10 %.
Le débit doit être réglé conformément à la
charge théorique indiquée dans la norme
ANSI/NSF 40 (9.2.2.1), c.-à-d. 35 % du
dosage de 6 h à 9 h, 25 % de 11 h à 14 h et
40 % du dosage de 17 h à 20 h.
Nombre d’échantillons
• Pour les produits déjà homologués en vertu
de la norme NSF/ANSI 40, l’échantillonnage
minimal sur une période de 12 mois
comprendra 20 résultats, soit trois résultats
quotidiens consécutifs à la fin des 3e, 6e, 9e et
12e mois et un échantillon mensuel pour les
huit autres mois. À la demande du fabricant,
on peut augmenter le nombre d’échantillons
prélevés au début du test, pourvu que ces
échantillons soient répartis également tout au
long de la période de test (Annexe B, norme
du BNQ NQ 3680-910).
Paramètres testés
• DBOC
Durée
• TSS
• 12 mois
• phosphore total (pour les systèmes
d’épuration de classe IV)
• les six premiers mois conformément à
l’annexe A, sur le modèle de la norme
NSF/ANSI 40, et les six mois suivants,
conformément à l’annexe B de la norme
NQ 3680-910
• coliformes fécaux (pour les systèmes
d’épuration de classes III, IV et V). La norme
du BNQ NQ 3680-910 est la seule norme
qui stipule des exigences relativement aux
organismes coliformes.
• 12 mois consécutifs, conformément à
l’annexe B de la norme NQ 3680-910 pour
les produits déjà homologués en vertu de la
norme NSF/ANSI 40. Ne sont visés que les
systèmes d’épuration de type I et II, puisque
la norme NSF/ANSI 40 ne comporte que
deux classes tandis que la norme NQ 3680910 comporte cinq classes.
• pour les classes III, IV et V, la durée des essais
est de six mois, conformément à l’annexe A,
et six mois conformément à l’annexe B
Paramètres additionnels
• bruit : bruit maximal de 60 dB mesuré à 1,2 m
(4 pi) au-dessus du niveau du sol dans les quatre
directions (90o, 180o, 270o et 360o) à une distance
de 6 m (19 1⁄2 pi) du système de traitement.
Caractéristiques clés
• respect du protocole NSF/ANSI 40 et
accréditation par NSF International
(c.-à-d. norme reconnue pour le marché
américain {d’exportation})
• prolonger les essais sur le terrain afin d’évaluer les
variations saisonnières (climatiques). Le protocole
42
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
de certification du BNQ (NQ 3680-915)
pour la norme NQ 3680-910 nécessite, pour
la vérification du rendement sur le terrain, un
échantillonnage allant de cinq à dix systèmes
installés, afin de s’assurer que ces systèmes
fonctionneront de la manière expérimentée
sur les lieux d’essai. Il s’agit de confirmer
la fiabilité sur le terrain, ce qui est souvent
difficile; sans compter qu’il est également
important pour le fabricant de relever et
de résoudre les problèmes sur le terrain.
Caractéristiques des influents
• Dans le cas d’un test de 12 mois, la
concentration des eaux usées en DBOC doit
se situer entre 100 et 300 mg/L, tandis que
pour le TSS, elle doit varier de 100 à 350
mg/L. Pour les systèmes de classe IV, les
valeurs de phosphore total doivent se situer
entre 4 et 15 mg/L.
Caractéristiques des effluents
Tableau 30 Rendement des systèmes d’épuration autonomes des eaux usées pour essai d’une
durée de 12 mois (Norme du BNQ NQ 3680-910)
Concentration maximale dans les effluents *
Classe et type Total des solides
Demande biochimique en
de traitement en suspension oxygène des matières carbonées
(TSS mg/L)
(DBOC) mg/L sur 5 jours
I
Traitement
primaire
II
Traitement
secondaire
III
Traitement
secondaire
avancé
IV
Traitement
tertiaire avec
enlèvement du
phosphate
V
Traitement
tertiaire avec
désinfection
Coliformes
fécaux †
UFC/100 ml
Phosphore
total (mg/L)
≤ 100
Non applicable
Non applicable
Non applicable
≤ 30
≤ 25
Non applicable
Non applicable
≤ 15
≤ 15
≤ 50 000
Non applicable
≤ 15
≤ 15
≤ 50 000
1
≤ 15
≤ 15
≤ 200
Non applicable
*
Pour chaque paramètre considéré isolément, au moins 80 % des échantillons doivent être conformes aux
concentrations indiquées dans le tableau ci-dessus relativement au nombre d’échantillons prélevés.
† Pour les coliformes fécaux, si l’on utilise la désinfection par rayons ultraviolets, les concentrations maximales
moyennes doivent être divisées par un facteur de 10 pour tenir compte de la réactivation des coliformes après
la désinfection.
43
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Documentation fournie par le fabricant
• manuel de fonctionnement et d’entretien
• guide d’installation
• guide de dépannage
• manuel de réparation
• marquage – le système doit être muni d’une
plaque d’identification portant le nom, le
modèle, la date de production, la classification
du système, la capacité hydraulique et le
numéro de certification.
44
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.9 Ministère de l’Environnement
et Ministère des affaires
municipales et de la Métropole
du Québec – Procédure
d’évaluation des technologies de
traitement de l’eau potable
• fer total
Dosage
• solides dissous
• BHAA
• nitrite
• manganèse total
• couleur vraie
• nitrate
• total des solides en suspension
• non applicable
• conductivité
Durée
• THM
• 12 mois – pour une phase de rendement à
échelle réelle
Paramètres additionnels
• aucun paramètre noté
Nombre d’échantillons
• De 13 à 23, selon le paramètre testé et selon
que l’évaluation porte sur le traitement des
eaux de surface ou des eaux souterraines. Le
traitement des eaux de surface nécessite
généralement davantage d’échantillons que
celui des eaux souterraines.
Paramètres testés
• pH
• COT
• alcalinité totale
• température
Caractéristiques clés
• Chaque technologie de traitement des eaux
est évaluée en quatre phases :
1. Technologie expérimentale
2. Technologie de démonstration
(expérience pilote)
3. Technologie de validation à échelle réelle
4. Technologie éprouvée
Caractéristiques des influents
• non applicable
• turbidité
Caractéristiques des effluents
• calcium
• qualité d’eau potable
• coliformes fécaux
• absorbance des UV
Documentation fournie par le fabricant
• dureté totale
• rapport technique
• coliformes totaux
• ammoniac
45
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
3.10 État de Californie, Division
de l’eau potable et de la gestion
environnementale – Rapport sur
les technologies de traitement
pour la récupération de l’eau,
août 2003
Selon la norme Title 22 [titre 22], il faut
appliquer des techniques de coagulation et de
filtration par le sable et les faire suivre par une
désinfection pour traiter les eaux usées en vue
d’une réutilisation de l’eau. Pour qu’une eau
soit jugée apte à une application de réutilisation,
elle doit être considérée désinfectée par recyclage
tertiaire. Conformément aux California Water
Recycling Criteria, on considère qu’une eau est
recyclée par désinfection tertiaire si les eaux
usées ont été oxydées et que le traitement a
respecté les conditions suivantes :
A–Il y a eu coagulation et passage par des sols
naturels non remués ou un lit de milieu
filtrant selon les exigences suivantes :
• un débit ne dépassant pas 5 GPM/pi2 dans
les systèmes de filtration sous pression ou
par gravité mono-, double- ou
multicouches, ou ne dépassant pas
2 GPM/pi2 dans les filtres à retour d’eau
automatiques sur pont roulant
• turbidité ne dépasse pas les valeurs
suivantes : une moyenne quotidienne de
2 uTN, 5 uTN plus de 5 % du temps
dans une période de 24 heures et 10 uTN
en tout temps.
ou
B–Il y a eu passage par une membrane de
microfiltration, de nanofiltration ou d’osmose
46
inversée, après quoi la turbidité ne dépasse
aucune des valeurs suivantes : 0,2 uTN plus
de 5 % du temps dans une période de 24
heures et 0,5 uTN en tout temps.
et
C–Il y a eu désinfection par l’une des deux
techniques suivantes :
1. une méthode de désinfection au chlore
fournissant une concentration de chlore
totale de 450 mg-min/L avec une durée de
contact modal d’au moins 90 minutes d’après
un débit de pointe par temps sec, ou
2. une méthode de désinfection qui, lorsque
combinée avec un traitement par filtration,
a démontré qu’elle atteint une inactivation
des virus de l’ordre de 5-log.
Le California State Department of Health
Services (CDHS) reconnaît et encourage
l’utilisation des lignes directrices Ultraviolet
disinfection guidelines for drinking water and
water reuse [Directives de désinfection par
ultraviolets pour l’eau potable et la réutilisation
de l’eau] comme moyen adéquat de tester et
de valider les systèmes de désinfection afin
d’atteindre une inactivation des virus de l’ordre
de 5-log.
La concentration médiane des coliformes totaux
mesurée dans les effluents désinfectés ne doit
pas dépasser un NPP de 2,2 par 100 ml, d’après
les résultats bactériologiques des sept derniers
jours pour lesquels des analyses ont été effectuées,
et le nombre total de bactéries coliformes ne
doit pas dépasser un NPP de 23 par 100 ml
dans plus d’un échantillon pour toute période
de 30 jours. Aucun échantillon ne doit dépasser
un NPP de 240 coliformes totaux par 100 ml.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Le paragraphe 60320.5 de la norme Title 22
permet l’utilisation « d’autres méthodes de
traitement » pourvu qu’elles soient jugées
acceptables par le ministère.
Lorsqu’un filtre autre qu’un filtre à couche
granulaire ou qu’un autre type stipulé dans la
norme Title 22 est proposé et que l’eau récupérée
doit respecter les critères de la norme Title 22,
alors le promoteur du dispositif doit procéder à
une démonstration au CDHS des conditions de
fonctionnement propres à garantir que le filtre
et la méthode de désinfection réduiront de
manière constante la concentration d’un virus à
1/100 000e de la concentration dans les
influents et que le nombre total de coliformes
respectera les critères de la norme Title 22.
Pour faire cette démonstration, le filtre et le
dispositif de désinfection doivent fonctionner
dans les conditions suivantes :
• Le filtre doit recevoir des eaux usées
semblables à celles que le système de
traitement est censé recevoir.
• La variété des qualités des eaux usées reçues
par le filtre correspond aux niveaux de qualité
susceptibles d’être reçus lorsque l’eau
récupérée est produite et ces niveaux de
qualité doivent pouvoir mettre à l’épreuve
les dispositifs de traitement.
• Des virus produits en laboratoire doivent être
ajoutés aux eaux usées en amont du filtre.
• On devra prélever des échantillons d’eaux
usées en amont et en aval du système de
traitement afin d’en mesurer le TSS.
• La turbidité des effluents sera constamment
mesurée par un turbidimètre.
• On prélèvera des échantillons des effluents
désinfectés afin de dénombrer le nombre total
de coliformes.
• Si la désinfection se fait par chloration, on
prélèvera des échantillons en amont afin d’en
déterminer la concentration en ammoniac et
l’on prélèvera des échantillons des effluents
désinfectés pour en mesurer les résidus
de chlore.
• Si la désinfection se fait par irradiation UV,
alors on mesurera et consignera constamment
la transmittance du fluide à 254 nm (% T) et
le débit des effluents filtrés.
• On établira par expérimentation la durée
de temps entre les changements de filtre
(c.-à-d. le nombre de retours d’eau), la
turbidité des effluents pouvant varier autant
que nécessaire pour que le traitement soit
jugé économiquement applicable (mais sans
dépasser 2 uTN en moyenne quotidienne,
5 uTN plus de 5 % du temps ou 10 uTN
en tout temps).
• L’expérimentation comprendra trois séries de
test, chaque série consistant en une période
de fonctionnement continu entre deux cycles
consécutifs de lavage à par retour d’eau.
• Des échantillons doivent être prélevés en
amont du filtre et en aval du dispositif de
désinfection afin de déterminer le nombre
d’unités de virus formant plage par
volume d’échantillon.
47
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
• Si le promoteur souhaite proposer une
valeur de temps de concentration différente
de celle qui est énoncée dans les directives
NWRI/AWWARF, il devra exécuter un
nombre suffisant de séries de test pour
pouvoir produire une courbe de relation
dose-effet en ce qui concerne la réduction
des virus. La courbe illustrera la valeur
requise des paramètres auxquels la
concentration de virus viables dans les
effluents désinfectés est ramenée à
1/100 000e de la concentration dans les
influents en amont du filtre.
Le promoteur soumettra à l’approbation du
CDHS sa proposition avant d’entreprendre la
démonstration du test de rendement. Pour qu’il
soit jugé acceptable en vue du traitement des
eaux usées à des fins de réutilisation, le dispositif
doit combiner à la fois une technique de
filtration et une technique de désinfection.
48
4 Bref compte-rendu de l’atelier
4.1 Objectifs de l’atelier
à risque élevé) serait adéquate en fonction du
risque potentiel et de la probabilité que l’eau
récupérée vienne en contact avec les personnes.
Les applications à faible risque supposeraient
des contacts indirects, tandis que les applications
à risque élevé impliqueraient des contacts directs
avec l’eau récupérée. On a jugé inacceptable que
l’eau récupérée concerne des applications où des
robinets sont raccordés à des éviers, des tuyaux
d’arrosage, des douches et des baignoires ou à
des applications de jardinage domestique.
L’atelier a eu lieu le 23 juin 2003 dans les
bureaux de la SCHL à Ottawa. Il visait à
susciter la discussion entre des représentants
gouvernementaux relativement aux résultats
provisoires de l’examen des normes de qualité
de l’eau et des protocoles de vérification en
matière de réutilisation de l’eau au Canada et
d’en arriver à un consensus sur les normes
nationales et les protocoles de vérification à
mettre en application.
4.2 Partie I : Normes de qualité
de l’eau des effluents
Le tableau suivant résume les deux normes
proposées et les applications retenues lors de
l’atelier en matière de réutilisation de l’eau.
On s’est généralement entendu pour conclure
qu’une norme à deux niveaux (à faible risque et
Tableau 31
Résumé des normes discutées lors de l’atelier
Faible risque
Risque élevé
Unités
Applications :
Chasse d’eau des toilettes;
irrigation souterraine
Applications :
Irrigation paysagère
(de surface); lessive
DBO *
mg/L
≤ 30
≤ 10
TSS *
mg/L
≤ 30
≤ 10
Turbidité
uTN
≤5
≤2
Coliformes fécaux *
UFC/100 ml
≤ 200 †
< 1 UFC/100 ml
Coliformes totaux *
UFC/100 ml
≤ 1 000 †
< 1 UFC/100 ml
E. coli *
UFC/100 ml
≤ 200
< 1 UFC/100 ml
Virus
–
–
–
Vers
–
–
–
Azote total
mg/L
–
–
Phosphore total
mg/L
–
–
Résidu de Cl
mg/L
–
0,1 à 1,0
Paramètres
* Valeurs médianes
† Normes pour la qualité des eaux de baignade
49
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
4.3 Applications résidentielles
autonomes pour la réutilisation
de l’eau
On compte au moins 30 organismes de par le
monde qui appliquent, sous une forme ou une
autre, des normes en matière de réutilisation de
l’eau. Ces normes varient en ce qui concerne la
qualité de l’eau récupérée et le type d’applications
de réutilisation.
L’atelier a porté principalement sur l’utilisation
de l’eau récupérée pour les applications
résidentielles. Quatre applications ont finalement
été adoptées par l’atelier. Il s’agit de la chasse
d’eau des toilettes et de l’irrigation souterraine,
qui sont des exemples d’applications à faible
risque pour la santé (faibles probabilités de
contacts directs avec les humains) et l’irrigation
paysagère et la lessive, comme exemple
d’applications à risque élevé, impliquant de fortes
Tableau 32
probabilités de contacts directs avec les humains.
Comme on peut le voir au tableau 32, la chasse
d’eau des toilettes et l’irrigation paysagère sont
des applications courantes de réutilisation de
l’eau à l’intérieur de la communauté
internationale ayant défini des normes en cette
matière. Des applications d’irrigation
souterraine et de lessive sont moins fréquentes.
Par irrigation souterraine on entend
l’application de l’eau récupérée directement à
hauteur des racines des plantes. Il est probable
que cette application est rarement considérée
comme nécessitant un haut degré de traitement,
puisqu’on applique fréquemment des effluents
de fosses septiques filtrés aux végétaux de cette
manière dans de nombreux pays et États. La
réutilisation de l’eau à des fins de lessive est
probablement moins courante puisqu’elle
s’accompagne de contacts corporels volontaires
et que, à l’instar des applications de bain, il est
probable qu’elles attireront peu le grand public
ou le propriétaire-occupant.
Applications résidentielles autonomes de réutilisation de l’eau
Applications résidentielles
Organismes ayant énoncé des normes pour
autonomes suggérées par l’atelier ces applications
Contact indirect Chasse d’eau des toilettes
avec les humains Irrigation souterraine
1, 2, 3, 4, 5, 6, 9, 10, 11, 13, 15, 16, 17, 28, 29, 18, 19, 20
1, 3
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 17, 18, 19, 20,
22, 23, 24, 25, 26, 28 ,29, 30
Irrigation paysagère
Contact direct
avec les humains
Lessive
3, 9 (applications commerciales seulement)
Codes des organismes
1
Territoire de la capitale australienne
11 Massachusetts
21 OMS
2
Australie du Sud
12 New Jersey
22 Chypre
3
Nouvelle-Galles du Sud
13 Texas
23 Espagne
4
Victoria
14 Géorgie
24 Israël
5
Tasmanie
15 Washington
25 Koweït
6
Colombie-Britannique
16 Floride
26 Arabie Saoudite
7
Île-du-Prince-Édouard
17 Wisconsin
27 Italie (national)
8
USEPA
18 Hawaï
28 Japon
9
Californie
19 Orégon
29 Corée
20 Caroline du Sud
30 Chine
10 Arizona
50
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
4.4 Comparaison des normes
à l’échelle internationale
Nous présentons dans les lignes qui suivent un
examen des normes existantes à l’échelle
internationale et procédons à une comparaison
de celles-ci. Les tableaux qui suivent visent à
illustrer les points suivants :
• Vérification si l’organisme possède ou non
une norme relative au paramètre concerné.
• Degré de traitement le plus courant pour
ce paramètre. On indique également si
l’organisme applique une seule norme pour
toutes les applications (qu’elle soit avec
contact direct ou indirect avec les humains)
ou s’il y a deux normes séparées à cet égard.
Tableau 33
Nous avons étudié les normes de 30 organismes
en tout. La clé des codes des organismes utilisés
est présentée au tableau 32.
Le tableau 33 présente les critères relatifs à la DBO
pour les mêmes organismes internationaux
énumérés au tableau 32. Onze organismes ne
possèdent pas de normes relativement à la DBO.
Sur les 30 organismes, 10 ou un sur trois énoncent
une limite à l’égard des contacts directs inférieure ou
égale à 10. Seulement huit organismes appliquent
deux normes selon que les contacts sont directs
ou indirects. On notera que certains organismes,
comme celui de la Corée, possèdent deux normes
distinctes, pour les contacts directs et les contacts
indirects, mais qu’en ce qui concerne la DBO,
les critères sont les mêmes pour les deux types
d’applications (c.-à-d. inférieur ou égal à 10 mg/L).
Critères relatifs à la DBO pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32
Normes des organismes
Critères relatifs à la DBO
(mg/L)
Contact direct
Contact indirect
≤5
13, 14, 20
≤ 10
4, 5, 6, 7, 8, 11, 17, 25, 26, 29
29
≤ 15
24, 30
30
≤ 20
2, 3, 16 (DBOC)
2, 13
≤ 30
15
11, 17
≤ 35
24
≤ 45
6
Pas de norme relevée
1, 9, 10, 12, 18, 19, 21, 22, 23, 27, 28
Codes des organismes
1
Territoire de la capitale australienne
11 Massachusetts
21 OMS
2
Australie du Sud
12 New Jersey
22 Chypre
3
Nouvelle-Galles du Sud
13 Texas
23 Espagne
4
Victoria
14 Géorgie
24 Israël
5
Tasmanie
15 Washington
25 Koweït
6
Colombie-Britannique
16 Floride
26 Arabie Saoudite
7
Île-du-Prince-Édouard
17 Wisconsin
27 Italie (national)
8
USEPA
18 Hawaï
28 Japon
9
Californie
19 Orégon
29 Corée
20 Caroline du Sud
30 Chine
10 Arizona
51
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
On présente au tableau 34 les critères relatifs au
TSS pour les applications avec contact direct et
contact indirect. On notera que ces 15 organismes
(50 %) n’appliquent aucune norme à cet égard,
principalement parce qu’ils ont recours à un
contrôle continu de la turbidité comme mesure de
Tableau 34
remplacement. En ce qui concerne les organismes
appliquant une norme, la majorité énoncent un
critère inférieur ou égal à cinq. Cinq organismes
appliquent deux normes selon qu’il y a contact
direct ou indirect, alors que la plupart des autres
n’ont adopté qu’une norme relativement au TSS.
Critères relatifs au TSS pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32
Normes des organismes
Critères relatifs au TSS
(mg/L)
Contact direct
≤5
4, 6, 11, 12, 14, 16, 17, 20
≤ 10
7, 25, 26
≤ 15
24
≤ 30
3, 15
11
2, 17, 24
≤ 45
Aucune norme relevée
Contact indirect
6
1, 5, 8, 9, 10, 13, 18, 19, 21, 22, 23, 27, 28, 29, 30
Codes des organismes
1
Territoire de la capitale australienne
11 Massachusetts
21 OMS
2
Australie du Sud
12 New Jersey
22 Chypre
3
Nouvelle-Galles du Sud
13 Texas
23 Espagne
4
Victoria
14 Géorgie
24 Israël
5
Tasmanie
15 Washington
25 Koweït
6
Colombie-Britannique
16 Floride
26 Arabie Saoudite
7
Île-du-Prince-Édouard
17 Wisconsin
27 Italie (national)
8
USEPA
18 Hawaï
28 Japon
9
Californie
19 Orégon
29 Corée
20 Caroline du Sud
30 Chine
10 Arizona
52
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Le tableau 35 présente les normes relatives aux
coliformes pour les applications avec contact
direct et contact indirect. Tous les organismes
internationaux étudiés appliquent des exigences
à cet égard, sous une forme ou sous une autre.
Seize, ou plus de 50 %, appliquent un critère
inférieur au niveau de détection (c.-à-d. moins
de 2,2 NPP/100 ml), tandis que 13 organismes
sur 30 (43 %) appliquent deux normes à
l’égard des contacts directs ou indirects, que
ce soit pour les coliformes fécaux ou les
coliformes totaux.
Tableau 35 Critères relatifs aux coliformes fécaux touchant les applications avec contacts
corporels directs et indirects pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32
Coliformes fécaux
Critères
(NPP/100 ml)
Contact direct
< 2,2
6, 7, 8, 10, 11, 12, 17, 28
Contact indirect
Contact direct
20
≤ 10
1, 2, 3, 4, 5
≤ 20
13
≤ 25
14, 16
≤ 50
22
≤ 100
28
29
2, 11
23
15
27
25
30
6, 10, 13, 17, 22
≤ 250
≤ 1 000
Contact indirect
9, 18, 19, 24, 26, 27, 29, 30
≤5
≤ 200
Coliformes totaux
24
21
23
Tous les organismes appliquent une norme à l’égard des coliformes
14- CF, 23 NPP/100 ml (médiane)
20 - < 4 NPP/100 ml (médiane)
Codes des organismes
1
Territoire de la capitale australienne
11 Massachusetts
21 OMS
2
Australie du Sud
12 New Jersey
22 Chypre
3
Nouvelle-Galles du Sud
13 Texas
23 Espagne
4
Victoria
14 Géorgie
24 Israël
5
Tasmanie
15 Washington
25 Koweït
6
Colombie-Britannique
16 Floride
26 Arabie Saoudite
7
Île-du-Prince-Édouard
17 Wisconsin
27 Italie (national)
8
USEPA
18 Hawaï
28 Japon
9
Californie
19 Orégon
29 Corée
20 Caroline du Sud
30 Chine
10 Arizona
53
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Au tableau 36, on constate que 14 organismes,
soit un peu moins de 50 %, n’appliquent pas de
norme en matière de turbidité. En ce qui
concerne les organismes qui ont adopté des
Tableau 36
normes à cet égard, la majorité appliquent un
critère inférieur ou égal à 2 uTN, tandis que six
organismes appliquent deux normes selon qu’il
y a contact direct ou indirect avec les humains.
Critères relatifs au TSS pour les organismes internationaux énumérés au tableau 32
Normes des organismes
Critères de turbidité (uTN)
Contact direct
Contact indirect
≤2
1, 2, 4, 6, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 19
≤3
13
≤5
16, 30
11, 13, 29
≤ 10
29
30
≤ 20
30
Aucune norme relevée
1, 2
3, 5, 7, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28
Codes des organismes
1
Territoire de la capitale australienne
11 Massachusetts
21 OMS
2
Australie du Sud
12 New Jersey
22 Chypre
3
Nouvelle-Galles du Sud
13 Texas
23 Espagne
4
Victoria
14 Géorgie
24 Israël
5
Tasmanie
15 Washington
25 Koweït
6
Colombie-Britannique
16 Floride
26 Arabie Saoudite
7
Île-du-Prince-Édouard
17 Wisconsin
27 Italie (national)
8
USEPA
18 Hawaï
28 Japon
9
Californie
19 Orégon
29 Corée
20 Caroline du Sud
30 Chine
10 Arizona
Le tableau 37 porte sur les organismes ayant
adopté une norme relativement au résidu de
chlore. On y observe que plus de la moitié
(50 %) n’ont pas de norme à cet égard. Les
normes appliquées se répartissent à peu près
également entre la détection d’un résidu et un
résidu dépassant 1 mg/L. Sept organismes
appliquent deux normes (selon qu’il y a contact
direct ou indirect) à l’égard du chlore, même si
la qualité stipulée est souvent la même.
Tableau 37 Critères relatifs au résidu de chlore selon les organismes internationaux énumérés
au tableau 32
Critères relatifs au résidu de chlore (mg/L)
Détection
≥1
Aucune norme relevée
54
Normes des organismes
Contact direct
Contact indirect
14, 24, 28, 29, 30
24, 28, 29, 30
1, 4, 8, 11, 12, 16, 17, 25
1, 11, 17
2, 3, 5, 6, 7, 9, 10, 13, 15, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 26, 27
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
4.5 Comparaison des normes à
l’échelle internationale avec les
normes de l’atelier
Nous avons comparé les normes à deux niveaux
élaborées dans le cadre de l’atelier avec les normes
à l’échelle internationale.
4.5.1 Demande biochimique
d’oxygène (DBO)
Risque élevé
Il existe un total de 20 normes pour risque élevé
dans le monde en ce qui concerne la DBO dans
les applications de réutilisation de l’eau, comme on
peut le voir au tableau 38. Dans 90 % des cas, ces
Tableau 38
normes acceptent des limites de concentration
plus grandes ou égales à la norme pour risque
élevé de l’atelier, qui est de ≤ 10 mg/L.
Risque faible
On a répertorié en tout 16 normes pour risque
faible dans le monde en ce qui concerne la
DBO dans les applications de réutilisation de
l’eau. De ce nombre, 37 % fixent des limites de
concentration en DBO plus grandes ou égales à
la norme pour faible risque de l’atelier de 30 mg/L.
De nombreux pays, provinces ou États n’appliquent
qu’une seule norme (p. ex., ≤ 10 mg/L) et
regroupent toutes les applications de réutilisation
de l’eau, depuis la chasse d’eau des toilettes à
l’irrigation paysagère, dans une seule catégorie
pour ce paramètre.
Comparaison des normes DBO de l’atelier avec les normes à l’échelle internationale
Catégorie de risque de
l’atelier
Demande biochimique d’oxygène (DBO)
Faible risque (≤ 30 mg/L)
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Nombre total de normes à
l’échelle internationale
10
5
1
(%)
63
31
6
4.5.2 Total des solides en
suspension (TSS)
Risque élevé
Au tableau 39, on observe qu’il y a en tout 13
normes pour risque élevé dans le monde en ce
qui concerne le TSS dans les applications de
réutilisation de l’eau. De ce nombre, 46 %
(6 sur 13) acceptent des limites de concentration
de TSS supérieures ou égales à la norme de
l’atelier, qui est de ≤ 10 mg/L.
Risque élevé (≤ 10 mg/L)
Supérieure Inférieure
Égale
Supérieure
2
11
7
10
55
35
Faible risque
On compte en tout 13 normes pour faible
risque dans le monde en ce qui concerne le TSS
dans les applications de réutilisation de l’eau.
De ce nombre, 46 % stipulent des limites de
concentration supérieures ou égales à la norme
de l’atelier, qui est de ≤ 30 mg/L. À l’instar du
paramètre de DBO, de nombreux pays,
provinces et États n’appliquent qu’une seule
norme de TSS, qui régit de nombreuses
applications différentes.
55
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 39
Comparaison de la norme TSS de l’atelier avec les normes à l’échelle internationale
Total des solides en suspension (TSS)
Catégorie de risque de l’atelier
Faible risque (≤ 30 mg/L)
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Nombre total de normes
à l’échelle internationale
7
6
0
(%)
54
46
0
Risque élevé (≤ 10 mg/L)
Supérieure Inférieure
Égale
Supérieure
7
2
4
54
15
31
4.5.3 Turbidité
Risque élevé
On observe au tableau 40 qu’il existe 15 normes
pour risque élevé de par le monde en matière de
turbidité pour les applications de réutilisation de
l’eau. Toutes les normes acceptent des niveaux
supérieurs ou égaux à la norme de l’atelier, qui
est de ≤ 2 uTN. Aucun organisme n’applique
une norme moins sévère.
Faible risque
Il existe 14 normes pour faible risque dans le
monde concernant la turbidité pour les
applications de réutilisation de l’eau. L’atelier
n’a pas défini une norme de turbidité à faible
risque (considérant qu’elle serait non applicable).
Tableau 40 Comparaison de la norme de turbidité de l’atelier avec les normes
à l’échelle internationale
Turbidité
Catégorie de risque de l’atelier
Faible risque – aucune norme définie
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Nombre total de normes à
l’échelle internationale
14
0
0
0
11
4
(%)
100
0
0
0
73
27
4.5.4 Coliformes totaux
Risque élevé
Le tableau 41 permet d’observer qu’en tout 15
normes pour risque élevé existent à l’échelle
internationale en ce qui concerne les coliformes
totaux dans les applications de réutilisation de
l’eau. Toutes ces normes stipulent des limites de
coliformes totaux dont les valeurs sont
supérieures ou égales à la norme de l’atelier, qui
est de 0 UFC/100 ml (on notera que cette
valeur équivaut à < 2,2 NPP/100 ml).
56
Risque élevé ≤ 2 (uTN)
Supérieure Inférieure Égale Supérieure
Faible risque
On a dénombré en tout 12 normes à faible
risque en ce qui concerne les coliformes totaux
dans les applications de réutilisation de l’eau.
De ce nombre, 17 % (2 sur 12) sont du même
ordre que la norme de l’atelier. Dix sur douze
(83 %) présentent des critères acceptant des
nombres inférieurs de coliformes totaux.
Beaucoup d’États américains n’appliquent
qu’une seule norme (c.-à-d. 2,2 UFC/100 ml)
pour toutes les applications de réutilisation de
l’eau, depuis la chasse d’eau des toilettes à
l’irrigation paysagère.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 41 Comparaison de la norme de l’atelier pour les coliformes totaux avec les normes
à l’échelle internationale
Coliformes totaux (UFC/100 ml)
Catégorie de risque de l’atelier
Faible risque ≤ 200 UFC/100 ml
Risque élevé < 0 UFC/100 ml
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Supérieure Inférieure
Égale Supérieure
Nombre total de normes à
l’échelle internationale
10
2
0
0
0
15
(%)
83
17
0
0
0
100
4.5.5 Coliformes fécaux
Risque élevé
On compte en tout 15 normes pour risque élevé
dans le monde en ce qui concerne les coliformes
fécaux pour les applications de réutilisation de
l’eau. De ce nombre, la totalité des 15 normes
acceptent des valeurs supérieures ou égales à la
norme de l’atelier, qui est de <1 UFC/100 ml.
Faible risque
On observe au tableau 42 qu’on a relevé dans le
monde 20 normes à faible risque concernant les
coliformes fécaux pour les applications de
réutilisation de l’eau. De ce nombre, quatre
fixent une valeur supérieure ou égale à 200
UFC/100 ml.
Tableau 42 Comparaison de la norme de l’atelier concernant les coliformes fécaux avec les
normes à l’échelle internationale
Coliformes fécaux
Catégorie de risque de l’atelier
Faible risque ≤ 200 UFC/100 ml
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Nombre total de normes à
l’échelle internationale
16
3
1
(%)
80
15
5
Risque élevé ≤1 UFC/100 ml
Supérieure Inférieure
Égale
Supérieure
0
3
12
0
20
80
4.5.6 Résidu de chlore
Risque élevé
On peut voir au tableau 43 que l’on a relevé un
total de neuf normes internationales concernant
le résidu de chlore dans les applications de
réutilisation de l’eau. De ce nombre, quatre
(44 %) présentent une concentration de résidu
de chlore supérieure à la norme de l’atelier, qui
est de ≥ 1 mg/L
57
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 43 Comparaison de la norme de l’atelier sur les résidus de chlore avec les normes à
l’échelle internationale
Résidu de chlore
Catégorie de risque de l’atelier
Risque élevé 0,1-1,0 mg/L
Catégorie nominale
Inférieure
Égale
Supérieure
Nombre total de normes à l’échelle internationale
0
5
4
(%)
0
56
44
Autres normes
• L’Arizona, le Massachusetts et le New Jersey
appliquent une norme de ≤ 10 mg/L pour
l’azote total.
• En Sicile et en Espagne, on applique une
norme en matière de vers de 1 œuf/L dans
l’eau récupérée.
• À l’Île-du-Prince-Édouard, on applique sur
les terrains de golf une norme à l’égard de
l’azote total de 10 mg/L et du phosphore
total de 10 mg/L.
• En Afrique du Sud, au Royaume-Uni, en
Irlande du Nord et en Écosse, on stipule
que l’eau pour la consommation, pour la
préparation des aliments, la cuisine et le bain
doit respecter les normes et règlements en
matière d’eau potable.
58
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
4.6 Partie II : Protocoles de
vérification sur le terrain et
en laboratoire
Nous avons pu examiner neuf protocoles de
vérification technologique. Ces protocoles se
rapportent à une grande variété de technologies
de traitement des eaux usées, depuis les systèmes
domestiques de traitement jusqu’aux systèmes
de désinfection par UV en passant par les
appareils d’épuration marine à bord des navires.
Voici les protocoles de vérification décrits :
• ANSI/NSF 40 : Système résidentiel de
traitement des eaux usées
• EPA/NSF Environmental Technology
Verification Program [programme de
vérification des technologies
environnementales EPA/NSF]
• Directives d’accréditation des systèmes
domestiques et de traitement des eaux usées
(avril 2000) – Nouvelle-Galles du Sud.
• Directives provisoires sur l’eau récupérée
(révisées)
Les participants à l’atelier en sont venus à la
conclusion que tout protocole de vérification de
technologies des eaux usées devrait comporter
au moins trois caractéristiques.
1. le protocole doit combiner les essais en
laboratoire et sur le terrain;
2. le protocole doit porter sur au moins 12
mois afin de tenir compte des variations
saisonnières;
3. le protocole doit être accepté de manière
universelle lorsqu’il se rapporte à des
produits vendus en exportation.
Deux protocoles de vérification parmi les neuf
examinés comportaient une durée d’essai d’au
moins un an.
1. EPA/NSF Environmental Technology
Verification Program
2. Traitement des eaux usées – Systèmes
d’épuration autonomes pour les résidences
isolées (Bureau de normalisation du Québec)
• Essai des appareils d’épuration marine – titre
46, partie 159 CFR, U.S. Coast Guard
• VTE (Vérification des technologies
environnementales) Canada
• Protocole VTE – Protocole de vérification des
effluents secondaires et des applications de
désinfection sur la réutilisation de l’eau
• Traitement des eaux usées – Systèmes
d’épuration autonomes pour les résidences
isolées (Bureau de normalisation du Québec)
• Procédure d’analyse des technologies de
traitement en eau potable – Ministère de
l’Environnement, Ministère des affaires
municipales et de la Métropole du Québec.
59
5 NOWRA – Modèle de code de pratiques en matière
de réutilisation de l’eau
Pendant la collecte des normes et des protocoles
en matière de réutilisation de l’eau qui sont
présentés dans ce document, la SCHL s’est vue
offrir l’occasion de contribuer à l’élaboration
d’un modèle de code de pratiques en matière de
réutilisation de l’eau préparé par la National
Onsite Wastewater Recycling Association
(NOWRA). La NOWRA est, la plus grande
organisation des États-Unis se consacrant
uniquement à l’éducation et à la représentation
de ses membres au sein de l’industrie des systèmes
d’épuration autonomes et décentralisés. Fondée
en 1992 en tant qu’organisation sans but lucratif
en vertu du code d’imposition 501(C)6, la
NOWRA, dont le siège social est situé à
Edgewater (Maryland), compte plus de 3 500
membres de l’industrie des systèmes d’épuration
autonomes, notamment des fournisseurs de
services, des installateurs, des fabricants, des
fournisseurs et des distributeurs d’équipement,
des concepteurs de systèmes, des planificateurs,
des ingénieurs et des représentants d’organismes
publics et d’organismes de réglementation.
La U.S. EPA a accordé à la NOWRA une
subvention pour la production d’un modèle
de code de performance visant les systèmes
autonomes et décentralisés d’épuration des eaux
usées qui lèverait les deux grandes contraintes
législatives et réglementaires dont fait état le
rapport au Congrès présenté en 1997 par l’USEPA
sur les obstacles freinant l’utilisation des systèmes
autonomes et décentralisés de traitement des eaux
usées. Le Recycle/Reuse Task Group [groupe de
travail sur le recyclage et la réutilisation], dirigé
par Bob Lee, de Loudoun County, Virginie,
élabore un code de pratiques normalisées en
matière de réutilisation de l’eau. Cette initiative
suscite un intérêt grandissant, en particulier dans
les secteurs où l’on se voit forcé de rationner la
demande d’eau potable.
La collaboration de la SCHL à ce groupe de
travail s’est effectuée par l’entremise de Troy
Vassos, ing., de NovaTec Consultants Inc., dans
le but d’harmoniser les efforts de normalisation
de la SCHL avec le modèle de code de pratiques
de la NOWRA. Le groupe de travail a pour
objectif d’inventorier les normes en matière
de réutilisation de l’eau qui favoriseraient la
conception de systèmes autonomes de traitement
des eaux usées capables de tirer profit de
cette ressource.
Le groupe de travail a commencé par étudier
les directives de 1992 de l’USEPA en matière
de réutilisation de l’eau, qui relevaient onze
applications générales et suggéraient des
paramètres de qualité conventionnels touchant
notamment la DBO, la turbidité, le pH et les
organismes coliformes. Parmi les autres documents
de référence examinés, mentionnons les énoncés
de normes de différents États, notamment le
Wisconsin, la Californie et le Nouveau-Mexique,
un résumé des normes appliquées dans certains
États, provinces et pays préparé par la Société
canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)
et, enfin, les directives révisées de l’USEPA.
Initialement, le groupe de travail envisageait
d’employer les termes « récupération, réutilisation,
renouvellement, recyclage », etc. pour désigner
la norme, mais il a jugé par la suite que ces
termes conféraient une connotation à l’eau
traitée. On a donc décidé d’adopter la
désignation « Normes en matière d’utilisation
de l’eau ». Cependant, une des premières
décisions du groupe de travail a été de ne pas
recommander de normes en matière de
réutilisation à des fins d’eau de boisson.
61
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
La première version théorique proposait des
normes de rendement à l’égard de neuf
applications de réutilisation de l’eau :
1. Irrigation
2. Lavage des autos
On a observé que les normes internationales en
matière de réutilisation de l’eau sont souvent
définies sous l’aspect du risque faible ou élevé
relativement à la santé publique. Par
conséquent, le groupe de travail a décidé de
retenir deux normes générales :
3. Climatisation / chauffage
4. Chasse d’eau des toilettes
5. Piscines
6. Eau potable
7. Lessive
8. Eau souterraine
9. Bains / douches
Chacune de ces applications serait assortie d’un
ensemble de paramètres définissant la norme
(DBO, coliformes totaux, coliformes fécaux,
TSS, turbidité, odeur, couleur, etc.). Cette
proposition a été soumise au comité des codes
qui a recommandé deux options. La première
consistait à définir des normes plus généralisées
fondées sur les paramètres les plus courants.
La deuxième consisterait à créer des normes
particulières à chaque application de réutilisation.
Ainsi, les applications de chauffage et de
climatisation nécessiteraient la prise en compte
de beaucoup plus d’aspects, comme les sels, la
corrosion, etc.
Le groupe de travail a jugé qu’il serait plus pratique
de définir des normes plus généralisées tout en
suggérant des solutions pour certains problèmes
de réutilisation devant être réglés au moment
de la conception. On a également décidé de se
concentrer sur les systèmes résidentiels autonomes
et de ne se pencher sur les systèmes communautaires
ou en grappe qu’après la publication des directives
révisées de l’USEPA.
62
1. une norme pour risque élevé de contacts
corporels ou de contacts corporels possibles
(p. ex., bains, irrigation, etc.);
2. une norme pour faible risque de contacts
corporels (p. ex., irrigation souterraine ou
chasse d’eau des toilettes).
On a longuement discuté des applications sans
contact et de la nécessité de procéder à une
désinfection pour les pratiques d’irrigation
souterraine ou d’égouttement en surface. Or, le
groupe de travail fut ultérieurement informé du
fait que la réutilisation de l’eau par irrigation du
sol pour les cultures n’était pas le principal objet
de sa responsabilité, et que les applications de
cette nature seraient confiées au sous-comité
responsable des sols. Comme les applications qui
restaient à étudier étaient résidentielles, on a conclu
que la plupart nécessitaient une désinfection
jusqu’à un niveau de non-détection des coliformes.
À peu près en même temps, le groupe de travail
recevait l’ébauche des directives de l’USEPA en
matière de réutilisation, qui formulaient la même
recommandation. Cependant, après discussion
sur les applications souterraines, le groupe de
travail a jugé que certaines utilisations individuelles
présentaient un risque de contacts négligeable
(p. ex., la chasse d’eau des toilettes).
Le groupe de travail a également conclu que la
norme pourrait s’appliquer aux systèmes individuels
ou communautaires, bien que ces derniers n’aient
pas encore fait l’objet de ses travaux. Pour les
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
utilisations communautaires, on pense qu’il serait
préférable d’appliquer les directives de l’USEPA.
Le groupe de travail a également remarqué que
la version provisoire de l’USEPA en matière de
réutilisation de l’eau est extrêmement faible à
l’égard des systèmes autonomes.
Le tableau 44 présente les normes provisoires de
la NOWRA en matière d’utilisation de l’eau en
date d’avril 2004. On y trouve deux catégories
de norme :
1. une norme pour risque élevé de contacts
(NREC), et
2. une norme pour faible risque de contacts
(NFRC). La NREC se définit par un critère
relatif aux coliformes fécaux (médiane
inférieure à 1 UFC /100 ml ou 2,2 NPP/100
ml – avec un maximum de 14 UFC /100
ml), une turbidité inférieure à 2 uTN et pas
d’odeur détectable. La NFRC se définit
également par un critère touchant les
coliformes fécaux (médiane inférieure ou
égale à 200 UFC/100 ml ou 200 NPP/100
ml – avec un maximum de 800 UFC/100
ml), un critère de turbidité inférieur à 5 uTN
et pas d’odeur détectable.
Les deux normes sont assorties de recommandations
touchant les paramètres de DBO, de pH et de
résidu de chlore, dont le contrôle sert à « s’assurer
que le niveau à atteindre pour respecter les
normes de risque sera probablement atteint ».
Certains membres du groupe de travail étaient
défavorables à l’inclusion de ces paramètres dans
le contenu de la norme (en particulier la DBO),
même s’ils figurent dans la majorité des normes
internationales. Bien que le groupe de travail de
la NOWRA ait décidé de ne stipuler explicitement
que les critères touchant les coliformes et la
turbidité, il est recommandé que la norme
canadienne fasse également mention des critères
de DBO et de TSS, comme nous l’indiquons à
la section 7.0.
63
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 44
NOWRA – Normes provisoires en matière de réutilisation de l’eau
Énonciation du code
5.4 Normes d’utilisation de l’eau
5.4.1
5.4.2
Eau potable
Se reporter aux normes
de l’USEPA en matière
d’eau potable
5.4.3
Norme pour risque élevé de
contacts
5.4.3.1 Coliformes fécaux :
valeur médiane de
< 1 UFC/100 ml
(< 2,2 NPP/100 ml),
aucun échantillon
ne dépassant
14 UFC/100 ml.
5.4.3.2 Turbidité : ≤ 2 uTN (contrôle
continu)
5.4.3.3 Aucune odeur détectable
5.4.4
Norme pour faible risque de
contacts
5.4.4.1 Coliformes fécaux :
valeur médiane de
≤ 200 UFC/100 ml
(≤ 200 NPP/100 ml),
aucun échantillon
ne dépassant
800 UFC/100 ml
(≤ 800 NPP/100 ml).
5.4.4.2 Turbidité : ≤ 5 uTN (contrôle
continu)
5.4.4.3 Aucune odeur détectable
Commentaires
Objet : Définir des normes d’utilisation de l’eau relatives à la réutilisation de l’eau qui permettent la conception
de systèmes autonomes capables de tirer profit de cette ressource.
Ces normes se rapportent à la réutilisation des eaux usées domestiques non industrielles, y compris les eaux
ménagères, les eaux étant utilisées au-dessus du sol. Les normes doivent être appliquées au point de déversement
de même qu’à tout point précédant une conduite de transport.
La raison la plus fréquemment documentée de propagation des maladies par un service de distribution d’eau (y
compris un puits) est une défaillance des infrastructures.Voilà pourquoi la principale préoccupation dans la
définition d’une norme en la matière est le degré de probabilité que l’eau puisse transmettre une maladie. Comme
on ne dispose pas de matériel, de tests ni de procédés permettant de déterminer si des pathogènes sont présents
dans l’eau, on utilise des substituts pour déterminer la présence de déchets humains et le degré de cette présence.
Cependant, même ces essais (coliformes et E. coli) ne sont pas instantanés et prennent plusieurs jours à effectuer.
Par conséquent, on réalise normalement d’autres tests pour s’assurer que le niveau à atteindre pour respecter les
normes de risque sera probablement atteint. Ces tests se rapportent à la turbidité, au pH, aux DBO/DBOC, aux
solides en suspension, à l’odeur et aux concentrations de désinfectant (p. ex., résidu de chlore ou intensité des
UV). Certains de ces tests sont instantanés et servent de mesure de contrôle de la qualité du procédé. Les
procédés ou les technologies devront avoir été expérimentés en vertu de protocoles propres à déterminer leur
performance dans une variété de conditions de perturbation et peuvent être assortis de conditions et de
paramètres de contrôle afin d’en assurer la conformité.
La U.S. Environmental Protection Agency (USEPA) a défini des normes touchant l’eau potable et couvrant une
variété de paramètres. Avant d’autoriser un procédé de réutilisation pour la production d’eau potable, on doit
s’assurer de la conformité à ces normes.
La norme pour risque élevé de contacts doit être respectée par les applications de réutilisation dans les
résidences ou les immeubles à bureaux où il est possible ou probable que le public entre en contact direct avec
l’eau récupérée, notamment pour l’irrigation en surface, le lavage des voitures, la lessive et les bassins ornementaux.
Le paramètre de turbidité, qui vise à faciliter la désinfection, et le critère d’odeur, qui remplit des impératifs
esthétiques, peuvent contribuer, de concert avec les paramètres suivants, à s’assurer du bon fonctionnement du
système : DBO ≤15 mg/L, pH de 6 à 9 et résidu de chlore après 30 minutes de ≥1 mg/L ou d’autres paramètres
de désinfection équivalents, comme l’intensité des ultraviolets (253,7 nanomètres/cm2, soit la longueur d’onde la
plus efficace pour tuer les bactéries). Bien que la technologie utilisée puisse permettre d’atteindre la norme
stipulée sans l’ajout d’un désinfectant, l’utilisation de ce dernier répond à des impératifs de fiabilité et d’assurance
de la qualité.
La norme pour faible risque de contacts se rapporte à des applications de réutilisation où le public n’entre
pas en contact direct avec l’eau réutilisée ou il est improbable qu’il le fasse, des applications particulières en étant
la chasse d’eau des toilettes et/ou des urinoirs et l’irrigation souterraine. Les paramètres esthétiques dépendent
de l’application et des utilisateurs, mais ne sont pas exigés. L’absence d’odeur constitue un indicateur du bon
fonctionnement du système, et elle peut contribuer, de concert avec les paramètres suivants, à s’assurer du bon
fonctionnement du système : DBO et SS ≤30 mg/L; pH de 6 à 9 et résidu de chlore après 30 minutes de ≥1 mg/L
ou d’autres paramètres de désinfection équivalents, comme l’intensité des ultraviolets (253,7 nanomètres/cm2, soit
la longueur d’onde la plus efficace pour tuer les bactéries). Bien que la technologie utilisée puisse permettre
d’atteindre la norme stipulée sans l’ajout d’un désinfectant, l’utilisation de ce dernier peut servir à confirmer la
fiabilité et l’assurance de la qualité ou la disponibilité du système en cas d’urgence.
Autres aspects d’infrastructure
Intercommunications – Les intercommunications sont l’une des causes les plus courantes de pollution de toute
conduite d’adduction donnée. Ces problèmes résultent souvent d’erreur de plomberie ou d’une signalisation
déficiente des réservoirs et des autres raccords.Tous les raccords de réutilisation doivent être marqués d’un signe
permanent, et les tuyaux et robinets doivent être chromocodés. Dans la mesure du possible, on aménagera un
vide d’air afin d’éviter les intercommunications. L’inspection par un tiers est un autre moyen de réduire les erreurs.
Pièces et accessoires – La disponibilité des pièces et accessoires est fonction directe du risque et de la
nécessité de conserver un approvisionnement d’eau réutilisée. Dans le cas des systèmes à risque élevé, on doit
pouvoir obtenir des pièces et accessoires dans les 24 heures.
Capacité et redondance du système – Par mesure de protection, les systèmes communautaires doivent avoir
une capacité de stockage d’une journée pour les cas où l’on devrait les mettre hors fonction pour les réparer. On
doit également pouvoir avoir accès à une eau potable d’appoint (avec vide d’air) pendant la durée de l’arrêt. La
redondance est fonction du caractère critique d’un procédé ou de la demande / du besoin à l’égard du produit.
Plus le besoin est grand et plus nécessaire est la redondance.
Exigences additionnelles en matière de traitement – L’utilisation proposée de l’eau récupérée peut
également imposer des exigences additionnelles quant à l’épuration d’éléments comme les métaux lourds, le
sodium, la salinité, le calcium, le magnésium, le pétrole, les graisses, etc. Le lavage des voitures, la lessive (risque de
tache), l’irrigation et les utilisations industrielles sont des exemples d’application pour lesquelles il faut évaluer les
besoins de traitement additionnel.
Contrôle – Il est plus fiable d’utiliser des paramètres pouvant être mesurés grâce à un équipement automatique
muni d’une alarme lorsque le contrôle est continu. Le facteur clé est simplement l’alimentation électrique du
système permettant son fonctionnement.Tout système de désinfection doit être testé entre une fois par jour et
une fois par semaine selon l’ampleur du risque de contacts, ce qui se rapporte non seulement aux possibilités de
contacts de l’utilisateur immédiat mais également à celles d’autres personnes.
64
6 Perturbateurs endocriniens et résidus pharmaceutiques
On se préoccupe de plus en plus, depuis quelques
temps, de la présence de perturbateurs endocriniens
et de substances à action œstrogène dans les
effluents des stations de traitement des eaux usées.
Nous présentons dans cette section une brève
description de certains travaux de recherche sur
ces perturbateurs endocriniens et un exposé sur
les conséquences pour les poissons se trouvant
dans les cours d’eau recevant ces effluents.
Les eaux usées qui pénètrent dans les grandes
installations de traitement municipales
contiennent une grande variété de produits
chimiques susceptibles de perturber le système
endocrinien, notamment des œstrogènes
naturels, des œstrogènes pharmaceutiques, des
alkylphénols éthoxylés, des métaux lourds, des
pesticides, des organohalines persistants et des
phytœstrogènes. Normalement, on ne s’attend
pas à trouver beaucoup de ces substances dans
les eaux usées provenant des résidences. Ainsi,
les métaux lourds, les organohalines et les
phytœstrogènes viennent plutôt de sources
industrielles. On peut trouver des pesticides
dans les eaux ménagères si les résidents éliminent
de tels produits par la cuvette des toilettes.
Toutefois, on peut contrôler cette source en
sensibilisant les citoyens.
Les produits perturbateurs endocriniens les plus
susceptibles de se retrouver dans les eaux usées
ménagères (et par conséquent dans les influents
des stations d’épuration) sont les œstrogènes
naturels et pharmaceutiques et, dans une moindre
mesure, les alkylphénols éthoxylés (principalement
les éthoxylates de nonylphénol). Les alkylphénols
éthoxylés sont des agents de surface utilisés dans
les détergents, le plus souvent pour des utilisations
industrielles ou à titre de produits nettoyants
dans les établissements publics. On estime que
15 % des alkylphénols éthoxylés utilisés aux
États-Unis proviennent des activités d’entretien
domestique et des produits de soins personnels
(Renner 1997).
En ce qui concerne les éthoxylates de
nonylphénol, ils entrent dans la fabrication de
détergents ménagers vendus dans le commerce
(en particulier des détergents liquides) et peuvent
être présents dans les shampooings, les cosmétiques
et les désodorisants (Environnement Canada et
Santé Canada 2001). Les principaux fabricants de
savon n’utilisent pas les nonylphénols (Chemical
Market Reporter Online 1998). Comme les
stations de traitement des eaux usées résidentielles
ne recevraient pas de déversements industriels
ou institutionnels, on peut s’attendre que les
quantités de nonylphénol et d’autres alkylphénols
éthoxylés dans les effluents seront relativement
faibles. Les alkylphénols éthoxylés ne sont donc
pas une source de préoccupation.
Le plus puissant produit chimique à action
œstrogène étudié à ce jour est le 17αéthynyloestradiol, qui est le composant actif
dans les contraceptifs oraux. Par suite de
concentrations aussi faibles que 0,0003 µg/L à
0,002 µg/L de cette substance, on a constaté que
des truites arc-en-ciel mâles adultes produisaient
des quantités notables de vitellogénine, un
précurseur de la vitellogénèse chez le poisson
femelle (Sheahan et coll. 1994, Purdom
et coll. 1994, Jobling et coll. 1996).
Dans l’ensemble, nous disposons de peu de données
concernant les concentrations d’alkylphénols
éthoxylés et d’hormones naturelles ou synthétiques
capables de causer des effets nuisibles sur les
poissons. Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de
directives touchant les concentrations de ces
produits dans les influents ou les effluents.
L’USEPA élabore actuellement des critères de
qualité de l’eau relativement au nonylphénol.
De leur côté, Environnement Canada et Santé
65
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Canada (2001) ont établi que le nonylphénol et
ces éthoxylates correspondent à la définition de
« substance toxique » en vertu de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement
(LCPE), de sorte que des directives seront
probablement formulées à l’égard de ces
substances. Toutefois, dans leur évaluation,
Environnement Canada et Santé Canada
soulignent que « l’importance et la signification
relatives des réponses œstrogéniques chez les
organismes aquatiques pour l’individu ou la
population sont actuellement mal connues. »
Si les propriétaires-occupants sont conscients
des conséquences éventuelles causées par
l’élimination de certains produits chimiques,
comme des pesticides, dans la cuvette des
toilettes, de sorte qu’ils se retrouvent dans leur
système de traitement, ils seront mieux disposés
à poser des choix avisés en achetant et en
éliminant les produits nocifs de manière plus
écologique. L’éducation des citoyens quant aux
risques éventuels posés par ces substances fera
beaucoup pour empêcher que ceux-ci se
retrouvent dans les systèmes de traitement.
Compte tenu des renseignements ci-dessus, il
est impossible de conclure que les perturbateurs
endocriniens présents dans les applications de
réutilisation de l’eau, comme l’irrigation de
surface, ont un effet nocif sur l’environnement.
Toutefois, on peut mettre en pratique certaines
mesures de contrôle à la source afin d’éviter de
tels effets nocifs.
Il est nécessaire d’agir en ce sens dans l’avenir, le
traitement et l’enlèvement des perturbateurs
endocriniens à la maison constitueraient une
méthode plus efficace et plus efficiente d’élimination
que d’essayer de traiter les rejets d’effluents de
manière centralisée sur des volumes plus grands
et plus dilués.
66
7 Installations d’essais existantes et coûts des protocoles
7.1 Matériel de vérification,
ressources des installations
et coûts
Le tableau 45 présente une liste de ressources à
utiliser dans le cadre des protocoles de vérification
technologique en laboratoire et sur le terrain.
Il serait souhaitable que des installations d’essai,
à l’instar des installations illustrées dans la photo
à la page 71, disposent d’eaux usées de source
collective principalement résidentielle, donc
qu’elles soient vraisemblablement situées sur les
lieux d’une petite station municipale d’épuration.
Les eaux usées brutes tirées des conduits d’influents
de la station municipale seraient collectées par
pompage au moyen d’un conduit collecteur
menant à chacun des emplacements d’essai. On
utiliserait une pompe de puisard d’eaux usées
pour matière solide de 2 po semblable à ce
que l’on trouve dans les stations de pompage
résidentielles (et non pas une pompe broyeuse).
Sur chaque emplacement, un robinet-vanne
pneumatique contrôlé par ordinateur servirait à
doser les installations d’essai de façon systématique.
Conformément au protocole d’essai tertiaire
USEPA/ETV, les dosages seraient effectués
pendant trois périodes de trois heures au cours
d’une journée donnée afin de simuler les débits
résidentiels diurnes. Des échantillonneurs
automatiques prélèveraient des échantillons
composites sur une période de 24 heures, un
prélèvement étant effectué dans les eaux usées
brutes et dans les effluents (eau récupérée) pour
chaque dose (environ 100 fois par jour). Le
système d’alimentation électrique, le robinetvanne et l’échantillonneur seraient installés dans
des caissons protecteurs afin d’empêcher que
quiconque ne puisse manipuler les réglages ou
les échantillons.
Installations d’essai des technologies
autonomes d’épuration des eaux usées
au Canada
Au Canada, il existe actuellement deux
installations visant à tester les technologies
autonomes de traitement des eaux usées et à
délivrer une certification à cet égard : 1) la
Mamquam Wastewater Technology Test Facility
[Intallation de vérification technologique du
système d’épuration Mamquam] en ColombieBritannique et 2) l’emplacement d’essai du
BNQ à Québec (Québec).
La Mamquam Wastewater Technology Test
Facility (MWWTF), qui a été construite en
2000, est située sur les lieux de la Mamquam
Wastewater Treatment Facility à Squamish
(Colombie-Britannique). C’est NovaTec
Consultants Inc. (dont les bureaux sont à
Vancouver (C.-B.)) qui est responsable de la
gestion de l’installation à titre de sous-traitant
de la NSF International pour les fins de réalisation
des essais relatifs à la norme NSF/ANSI 40 et à
titre de laboratoire d’essai indépendant pour le
programme d’accréditation de la U.S. Coast
Guard Marine Sanitary Device (MSD) (33 CFR
159.015). NovaTec, qui a également participé au
programme USEPA/ETV à titre de responsable
d’une station d’essais, donne également accès à
ses installations aux fabricants pour fins de
recherche et développement.
67
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 45
Exigences en matière de ressources
Installation
d’essais
Ressources
Station d’épuration
Source des
eaux usées
Matériel
X
Résidences
X
Capacité de tester plusieurs unités
X
Échantillonnage des influents et des effluents
X
X
Alarmes
X
X
Ventilation
X
X
Pompes submersibles avec flotteurs
X
X
Échantillonneurs composites, sacs réfrigérants et refroidisseurs
X
X
Vannes de régulation, solénoïdes, compresseur
X
Système SCADA et ordinateur
X
Équipement de contrôle, y compris appareil de mesure des
paramètres DO, pH, température, énergie et turbidité
X
X
Appareil de mesure du chlore si un résidu de chlore est souhaité
X
X
12 mois
12 mois
104
20
X
X
Durée du test
Composants Nombre d’échantillons (influents et effluents)
du test
Échantillonnage analytique
AQ/CQ
Test de contrainte
X
Doublons et essais à blanc mensuels
X
L’accréditation des systèmes par le BNQ a
commencé à l’automne 2003, les installations
d’essais permettant de tester simultanément
jusqu’à huit systèmes d’épuration. Le BNQ a
également conclu un accord de réciprocité avec
NSF International relativement aux essais en
vertu de la norme NSF/ANSI 40. Le site Web
du BNQ www.bnq.qc.ca présente la liste des
produits certifiés par l’organisme. Le procédé de
certification du BNQ respecte les règles ISO
qui sont reconnues à l’échelle internationale, le
Conseil canadien des normes (CCN) procédant
chaque année à une vérification de l’application
de ces règles au BNQ. http://www.ccn.ca
68
Essais sur
le terrain
X
Toutes les données se rapportant à la certification
des systèmes sont traitées en toute confidentialité
par les organismes concernés, y compris l’identité
des clients. Le fabricant reçoit un rapport complet
des tests de certification, tandis que, normalement,
les autorités d’accréditation publient le nom du
fabricant et le modèle homologué.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Personnes-ressources
Mamquam Wastewater Technology
Test Facility
M.Troy D.Vassos, Ph. D., ing.
Directeur – Mamquam WTTF
tvassos@novatec.ca
tél. : (604) 873-9262, poste 309
télec. : (604) 873-2353
http://www.novatec.ca
Emplacement d’essai du BNQ en vertu de
la norme NQ 3680-910
Clément Audet
Coordonnateur, BNQ
Norme NQ 3680-910
clement.audet@bnq.qc.ca
tél. : (418) 652-2238, poste 2541
http://www.bnq.qc.ca
Coûts du protocole de vérification
Le tableau 46 présente les coûts approximatifs
des essais. Ces coûts se rapportent à un
programme de suivi annuel d’une durée de 12 à
14 mois pour le protocole USEPA/ETV,
prolongé par un essai sur le terrain additionnel
de six mois sur le modèle du protocole du BNQ.
69
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 46
Coûts des essais de vérification
Protocole Protocole de la norme
d’essai
NSF/ANSI 40
Protocole USEPA/ETV
Protocole BNQ
Fonctionnement quotidien de
la station, soutien sur le
terrain, analyses en laboratoire,
validation des données,
contrôle de la qualité sur
les lieux d’expérimentation,
installation et mise hors service.
Les essais se déroulent sur
une période de six à huit
(6-8) mois et comportent un
minimum de 96 échantillons
d’influents et d’effluents.
Fonctionnement quotidien de
la station, soutien sur le
terrain, analyses en laboratoire,
validation des données, contrôle
de la qualité sur les lieux
d’expérimentation, installation
et mise hors service.
Fonctionnement quotidien de la
station, analyses en laboratoire,
validation des données, contrôle de
la qualité sur les lieux d’expérimentation, visite annuelle et
échantillonnage d’au moins cinq
systèmes installés et en
fonctionnement. Les essais, qui se
déroulent sur une période de 12
mois, nécessitent au moins 400
échantillons d’effluents en vertu de
l’annexe A et de l’annexe B.
D’autres analyses sont également
effectuées au niveau des influents.
Test sur le terrain de six à
huit mois sous des conditions
contrôlées appliquant un
protocole visant à simuler la
production résidentielle
d’eaux usées.
Estimation Environ 83 000 $ pour
des coûts l’ensemble de la durée du
test de six à huit mois, y
compris les tests,
l’échantillonnage, les analyses
et la production du rapport.
Test sur le terrain de 12 à
14 mois sous des conditions
contrôlées appliquant un
protocole visant à simuler la
production résidentielle
d’eaux usées.
Environ 57 000 $ pour
l’ensemble de la durée du test
de 12 à 14 mois, y compris
les tests, l’échantillonnage,
les analyses et la production
du rapport.
Inclus
dans
le coût
Durée
du test
70
Les essais se déroulent sur
une période de douze à
quatorze (12-14) mois et
comportent un minimum de
52 échantillons d’influents et
d’effluents.
Essai sur le terrain d’une durée de
12 mois dans un environnement
contrôlé sur un lieu d’expérimentation, reproduisant les
conditions de production
résidentielle d’eaux usées.
Environ 100 000 $CAN pour
l’ensemble de la durée du test de
12 mois (annexes A et B) plus un
procédé de certification
comprenant des visites annuelles,
des analyses etc., pendant trois ans.
Les tests de l’annexe A constituent
la principale portion des coûts du
protocole de certification. Au
renouvellement de la certification,
les tests de 12 mois ne sont pas
nécessaires si le fabricant n’a
apporté aucune modification
susceptible de changer la
performance du système.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Lieu d’expérimentation du BNQ situé près de
la ville de Québec et servant à la certification des
systèmes résidentiels individuels d’épuration des
eaux usées. Ces installations, qui fonctionnent
depuis 2003, comportent huit stations d’essai.
Le bâtiment central contient les commandes,
etc. nécessaires à la tenue des tests en
conformité avec la norme NQ 3680-910.
Les températures annuelles varient de
-17 °C (1,4 °F) à 25 °C (77 °F), avec des
chutes de neige annuelles moyennes de
3,37 mètres (11 pi).
Installations de vérification technologique
du système d’épuration Mamquam, situées à
Squamish (Colombie-Britannique) comptant
cinq unités d’expérimentation, chacune étant
constituée d’un caisson de protection et d’un
abri contenant les dispositifs de réglage mécanique
et électrique de chaque station de traitement. Sur
la photo, on voit quatre unités de traitement,
partiellement enfouies, en cours d’essai. Les
températures extérieures annuelles varient de
-2,5 °C (27,5 °F) à 22 °C, (71,6 °F) avec des
chutes de neige annuelles de 0,67 mètres (2,1 pi).
71
8 Recommandations
8.1 Tâche 1 :
Normes recommandées
Il est recommandé que les normes en matière de
réutilisation de l’eau énoncent des paramètres à
la fois analytiques et matériels. Sur le modèle de
la norme du titre 22 de la Californie, qui exige
la redondance de tous les composants critiques de
traitement (de sorte que s’il y a panne de quelque
composant que ce soit, 75 % de la capacité
théorique demeure) et qui stipule également
que les méthodes de coagulation et de filtration
sur couche granulaire (ou l’équivalent) doivent
faire partie des procédés de traitement, il est
recommandé que la norme nationale en matière
de réutilisation de l’eau de la SCHL énonce les
paramètres matériels suivants :
1. Fournir la redondance pour tous les
composants critiques de traitement, sur le
modèle de la norme du titre 22 (de sorte que
s’il y a panne de quelque composant que ce
soit, au moins 75 % de la capacité théorique
demeure). À titre d’exigence de remplacement
à la redondance matérielle, considérer la mise
en place de dispositifs de sécurité qui auront
pour effet de mettre le système hors fonction
et d’activer une alarme s’il y a défaillance
d’un composant.
2. Mettre en place un dispositif de filtration
permettant de réduire la turbidité à un niveau
inférieur ou égal à 2 uTN avant
la désinfection.
3. Mettre en place deux dispositifs de
désinfection des effluents (un primaire et un
secondaire), de sorte que chacun en
fonctionnement autonome soit capable
d’atteindre le niveau exigé de coliformes
totaux dans les effluents (méthode de la
double barrière). Si on utilise le chlore
comme méthode de désinfection secondaire,
un résidu de 0,1 à 1,0 mg/L doit être
toujours présent à la sortie du robinet.
4. Mettre en place un procédé par lequel les
réserves d’eau récupérée peuvent être
réacheminées dans les systèmes de
désinfection primaire.
8.1.1 Normes à deux niveaux en
matière de qualité de l’eau et
d’applications de réutilisation
Le tableau 47 présente les deux niveaux
recommandés (faible risque et risque élevé)
de normes en matière de qualité de l’eau.
Il pourrait être difficile d’atteindre en tout temps
un niveau de tolérance zéro des coliformes totaux
(c.-à-d. < 1 UFC/100 ml) dans le cas d’un
système autonome individuel. Il est possible
que des coliformes soient détectés pour diverses
raisons, y compris une défaillance ponctuelle
ou une erreur d’échantillonnage. Il est donc
recommandé que le niveau de bactéries coliformes
soit établi selon une valeur médiane semblable à
celle qui est stipulée dans la norme du titre 22
de la Californie. En vertu de cette norme, le
niveau médian de coliformes totaux doit être
inférieur à 2,2 NPP/100 ml (ou inférieur à
1 UFC/100 ml) au cours des sept derniers
jours d’échantillonnage et présenter une valeur
maximale de 23 NPP/100 ml pour une période
de 30 jours.
Par ailleurs, il peut s’avérer difficile de collecter
un nombre suffisant de données pour calculer
une valeur médiane. Nous suggérons à cet
égard d’établir des critères maximums ou
73
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
complémentaires à la valeur médiane énoncée
au tableau 47. Dans le cas des applications à
risque élevé, les valeurs maximales proposées de
DBO et de TSS sont de 10 mg/L (à noter que
le BNQ a choisi 15 mg/L pour son paramètre
de DBO), tandis que pour les applications à
faible risque, le maximum proposé pour la
DBO et le TSS est de 30 mg/L.
Tableau 47 Critères de qualité à deux niveaux (risque élevé et faible risque) pour la
réutilisation de l’eau
Faible risque
Risque élevé
Applications :
Applications :
Chasse d'eau des toilettes Irrigation paysagère (surface)
Irrigation souterraine
Lessive
Paramètres
Unités
DBO
mg/L
≤ 30
≤ 10
TSS
mg/L
≤ 30
≤ 10
Turbidité
uTN
≤5*
≤2*
Coliformes fécaux †
UFC/100 ml
≤ 200 †
< 1†
E. coli†
UFC/100 ml
≤ 200 †
< 1†
Coliformes totaux
UFC/100 ml
–
Résidu de chlore
mg/L
Médiane ‡
Maximum ‡
<1
23
0,1 à 1,0 §
*
Norme de turbidité (mesure continuelle au moyen d’instruments) en remplacement de la norme du total des
solides en suspension (TSS)
† Au Canada, certaines autorités législatives (comme le Manitoba) considèrent les E. coli et les coliformes fécaux
comme des indicateurs de rechange équivalents pour mesurer la qualité de l'eau en fonction de la présence
de pathogènes.
‡ Valeurs médiane et maximale fondées sur au moins cinq échantillons recueillis sur une période de 30 jours
§ On recommande la chloration, tout au moins comme mesure secondaire de désinfection, afin de maintenir un
résidu de chlore à l’intérieur du système de distribution.
Dans certains cas où le réseau de canalisation
pourrait affecter la qualité de l’eau, il pourrait
être également nécessaire de contrôler le pH. Si
le pH est acide, cela peut corroder les conduits,
ce qui pourrait réduire la qualité de l’eau.
8.1.2 Norme unique en matière de
qualité de l’eau et d’applications
de réutilisation
Au lieu d’utiliser des critères à deux niveaux, on
pourrait préférer une norme unique en matière
74
de réutilisation de l’eau dont les paramètres de
qualité se situeraient approximativement entre
les critères de faible risque et les critères de
risque élevé présentés au tableau 48, tout en
réservant cette norme à la chasse d’eau des
toilettes seulement. Pour les besoins de la
discussion, nous parlerons de critères de qualité
de l’eau pour application à « risque moyen »,
présentant une qualité de l’eau supérieure pour
la chasse d’eau des toilettes que celle qui est
présentée au tableau 48. Cette solution se
justifierait pour les raisons suivantes :
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
• La chasse d’eau des toilettes semble l’application
de réutilisation de l’eau la plus facilement
acceptable pour le grand public et celle, parmi
les applications de réutilisation résidentielle,
qui pose probablement le plus faible risque de
santé publique dans le cas où les critères de
qualité de l’eau ne seraient pas respectés en
raison d’un bris d’équipement.
• Malgré le faible risque inhérent, un seul
territoire dans le monde (Massachusetts :
Interim Guidelines on Reclaimed Water
(révisées) – tableau 14) considère que la
chasse d’eau des toilettes est une application à
faible risque de réutilisation de l’eau.
• L’irrigation souterraine est la seule autre
application à faible risque jugée acceptable
par les participants à l’atelier qui se sont
réunis à Ottawa en juin 2003.
• Dans de nombreux territoires, l’irrigation
souterraine utilise des effluents de fosses septiques.
• La NOWRA place l’irrigation souterraine
sous le code de pratiques se rapportant aux
sols (sans traitement).
• Dans le cadre de projets de démonstration
résidentiels de réutilisation de l’eau, on a jugé
raisonnable d’établir des critères reposant sur
des valeurs médianes de 10 DBO, 10 TSS,
2 uTN et 0 CT.
• Compte tenu du risque de formation d’un
film biologique dans la tuyauterie de
distribution, la norme doit conserver la DBO
comme paramètre de la qualité de l’eau.
• Des valeurs médianes de 10/10/2/0 et des
valeurs maximales de 20/20/5/200 pour les
paramètres de DBO/TSS/uTN/CT offrent
une marge de sécurité confortable pour la
chasse d’eau des toilettes.
• Si l’on réussit à faire accepter à l’échelle
nationale une norme régissant les critères en
matière de réutilisation de l’eau, il s’agira
d’une première dans de nombreuses
provinces. Il semblerait donc raisonnable
d’adopter, pour cette première étape, une
attitude conservatrice en ce qui concerne le
respect des niveaux et de la technologie de
traitement et de restreindre l’utilisation à une
application à faible risque (toilettes).
• L’utilisation de l’eau récupérée pour la chasse
d’eau des toilettes apportera des avantages
significatifs sur le plan de la conservation
de l’eau.
• Dans la mesure du possible, les préoccupations
ayant trait aux intercommunications doivent
être réglées au moyen d’un vide d’air entre la
source d’eau potable pour l’eau d’appoint et
l’eau stockée en vue d’une réutilisation.
Le tableau 48 présente la norme unique
recommandée pour la qualité de l’eau à des fins
de réutilisation pour la chasse d’eau des toilettes
avec des valeurs médianes de 10/10/2/0 et
maximales de 20/20/5/200 pour les paramètres
de DBO/TSS/uTN/CF.
75
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
Tableau 48
Norme à un niveau recommandée en matière de réutilisation de l’eau
Chasse d’eau des toilettes
Paramètres
Unités
Médiane*
Maximum
DBO
mg/L
≤ 10
≤ 20
TSS
mg/L
≤ 10
≤ 20
Turbidité
uTN
≤ 2 (en remplacement du TSS)
≤ 5 (en remplacement du TSS)
Coliformes fécaux †
UFC/100 ml
≤1
≤ 200
E. coli†
UFC/100 ml
≤1
≤ 200
Résidu de chlore
mg/L
0,1 à 1,0‡
*
La médiane est fondée sur des données obtenues conformément au protocole d'essai USEPA/ETV, ou à partir
d'au moins cinq échantillons prélevés sur une période de 30 jours.
† Au Canada, certaines autorités législatives (comme le Manitoba) considèrent les E. coli et les coliformes fécaux
comme des indicateurs de rechange équivalents pour mesurer la qualité de l'eau en fonction de la présence
de pathogènes.
‡ On recommande la chloration, tout au moins comme mesure secondaire de désinfection, afin de maintenir un
résidu de chlore à l’intérieur du système de distribution.
8.2 Tâche 2 : Protocoles de
vérification recommandés
Après examen des protocoles de vérification, on
a établi que trois protocoles de premier plan
(ANSI/NSF 40, le protocole USEPA/ETV et la
norme du BNQ NQ 3680-910, qui est obligatoire
au Québec) pourraient servir de modèles à la
création d’un protocole qui satisferait aux exigences
évoquées lors de l’atelier. Les critères essentiels
de ce protocole serait que le test ait une durée
d’au moins 12 mois afin de tenir compte des
variations saisonnières, qu’il comprenne deux
volets d’essai, tant en laboratoire que sur le
terrain, et qu’il soit conforme aux critères
réglementaires internationaux (équivalence avec
les autres normes acceptées) pour les besoins des
marchés d’exportation.
Il est donc recommandé que le protocole national
de vérification en matière de réutilisation de l’eau
de la SCHL intègre, tout en y étant essentiellement
équivalent, le protocole de vérification des stations
76
de traitement tertiaire USEPA/ETV, de même
que la portion sur le terrain du protocole de
vérification du BNQ. Bien que le protocole
USEPA/ETV ne serve pas à accorder une
certification NSF ou EPA aux produits testés, il
suit quand même la procédure d’expérimentation
de la norme NSF/ANSI 40 (sauf pour un moins
grand nombre d’échantillons) et se déroule sur
une durée plus longue.
Le respect du protocole de vérification
USEPA/ETV pourrait permettre l’acceptation
des technologies certifiées par les organismes
réglementaires sur le marché américain. En outre,
le protocole de traitement tertiaire USEPA/ETV
est moins coûteux que le protocole NSF/ANSI
40, puisque la fréquence des tests est moindre et
que l’information collectée permet de vérifier
s’il y a un effet des variations saisonnières de
températures sur le rendement.
Normes de réutilisation de l’eau et protocole de mise à l’essai
L’application de la norme du BNQ NQ 3680910 ne se limite pas à des essais tenus sur une
seule unité d’expérimentation. Le processus de
certification du BNQ comprend donc
également les points suivants :
• Le fabricant transmet au BNQ des données
sur le processus de contrôle de la qualité
réalisé à son usine.
• Le processus vérifie également que
l’équipement est conforme aux exigences de
la norme NQ 3680-910 concernant les
éléments mécaniques et électriques.
• Les tests sont effectués conformément à
l’annexe A, si le fabricant n’a pas obtenu la
certification NSF/ANSI 40.
• Les tests sont effectués conformément à
l’annexe B pour tous les fabricants, afin
d’évaluer une année complète de
fonctionnement sous des conditions
climatiques moyennes pour le Canada.
• Le processus de production est vérifié à
l’usine deux fois par année.
• Au moins cinq systèmes d’épuration installés
sont visités annuellement à des fins
d’échantillonnage et d’analyse des effluents.
Le fait d’étendre la vérification des installations
en lui adjoignant un programme sur le terrain
semble raisonnable (essai en « situation réelle »),
tout en étant probablement jugé acceptable par
le BNQ et le marché au Québec et dans le reste
du Canada. On pourrait envisager d’adopter un
volet de cet ordre dans le cadre d’un programme
permanent de vérification sur le terrain pour les
systèmes déjà vérifiés.
La combinaison des deux protocoles
comporterait les avantages suivants :
• Les organismes de réglementation préféreront
probablement la période d’essai de 12 mois
comparativement aux six mois de la norme
NSF/ANSI.
• Les critères d’essai de la norme NSF/ANSI 40
se rapportent à la qualité secondaire des
effluents, et non pas tertiaire.
• Bien qu’un moindre nombre d’échantillons
soient prélevés comparativement à la norme
NSF/ANSI 40, il serait possible d’ajouter des
échantillons si nécessaire.
• Combiner la norme du BNQ NQ 3680-910,
annexe B, avec l’inspection annuelle d’un
minimum de cinq systèmes d’épuration
installés répondrait aux préoccupations des
organismes de réglementation exigeant une
période d’essai sur le terrain.
• Seule la norme du BNQ NQ 3680-910 exige
un contrôle des coliformes pour les systèmes
d’épuration de classe III, IV et V. Cette exigence
est absente de la norme NSF/ANSI 40.
• Ce caractère hybride constituerait la colonne
vertébrale du protocole. Il serait alors possible
de l’enrichir en lui ajoutant des échantillonnages
supplémentaires ou des paramètres (si la
nitrification devient une préoccupation) pour
respecter les normes établies par un organisme
de réglementation ou les souhaits du fabricant.
77
9 Bibliographie
Généralités
Asano, T., D. Richard, R. Crites et
G. Tchobangolas. 1992. « Evolution of tertiary
treatment in California ». Water Environment
Technology, vol. 4, n° 2, 6 p.
Chemical Market Reporter Online. 1998.
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