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DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
57e ANNÉE – Nº 17535 – 7,50 F - 1,14 EURO FRANCE MÉTROPOLITAINE
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et notre éditorial page 11
Manifestation
anti-licenciements
a
LES EMPLOYÉS de LU,
Marks & Spencer, AOM-Air
Liberté et Bata ont défilé à Paris, de
la République à la Nation, samedi
9 juin, pour dénoncer les plans de
licenciement. La manifestation a
reçu le soutien du PCF, des Verts,
du MDC, de l’aile gauche du PS, de
l’extrême gauche et de plusieurs syndicats (FSU, Groupe des dix, CNT).
La CGT, qui a envoyé une délégation, est en retrait. La manifestation
intervient avant le vote, mercredi
13 juin, à l’Assemblée nationale, du
projet de loi de modernisation sociale, sur lequel le gouvernement cherche l’abstention des communistes.
Le PS, lui, tente de trouver des
appuis auprès des syndicats à un an
de l’élection présidentielle.
Lire page 5
Des médicaments
contre le cancer
b Lionel Jospin annonce, lundi, l’instauration d’un « congé de paternité » de quatorze jours, rémunéré
à 100 % du salaire b Son coût est évalué à 700 millions de francs, financé par la branche famille de la
Sécurité sociale b Il s’agit de renforcer l’égalité entre hommes et femmes, à la maison comme au travail
réforme, elle devrait « provoquer des
évolutions en profondeur des comportements » dans la famille et l’entreprise. La ministre déléguée à la famille
et à l’enfance espère que les entreprises permettront à leurs salariés
d’ajouter les deux semaines de ce
congé de paternité aux jours dégagés par la réduction du temps de travail, afin que s’instaure un véritable
« mois du père », n’empiétant pas
sur les congés payés. Le Medef exprime ses réserves, estimant notamment que « les projets visant à faire
une large place aux pères dans les
foyers, ce qui paraît d’ailleurs parfaitement légitime, ne sont pas aujourd’hui financés ».
En Suède, les pères disposent,
depuis 1980, de quarante jours de
congé de paternité ainsi que du droit
d’y ajouter un an de congé parental,
pendant lequel ils perçoivent 80 %
de leur salaire. Le Monde a demandé
à quatre jeunes pères de raconter les
conditions dans lesquelles ils tentent
de concilier vie professionnelle et
investissement familial.
A L’OCCASION de la conférence
de la famille, qui s’ouvre lundi
11 juin à Paris, le premier ministre,
Lionel Jospin, devait annoncer une
mesure spectaculaire : la création
d’un congé de paternité. A la naissance de leur enfant, les pères pourront
cesser leur travail pendant quatorze
jours, en percevant 100 % de leur
salaire. Si 40 % des pères décident de
s’arrêter, le coût de la mesure est
évalué à 700 millions de francs. La
branche famille de la Sécurité sociale, qui devrait être excédentaire de
6,3 milliards en 2001, sera mise à
contribution. Un projet de loi pourrait être déposé dès cet automne
dans le cadre du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale.
Cette réforme veut améliorer
l’égalité – aussi bien domestique
que professionnelle – entre hommes
et femmes, en accentuant le partage
des tâches à la maison et des responsabilités parentales, tout en renforçant l’égalité au travail. Jusqu’à présent, les pères ne disposaient que
d’un congé dit de « solidarité familiale » de trois jours. Selon Ségolène
Royal, qui est à l’origine de cette
SAMUEL BOLLENDORFF/L’ŒIL PUBLIC
POUR LE CINQUIÈME référendum national à propos de l’Europe,
l’Irlande a, pour la première fois,
vendredi 8 juin, dit « non », par
54 % des suffrages contre 46 %, rejetant ainsi le traité de Nice sur l’élargissement. Le premier ministre, Bertie Ahern, qui envisage déjà de reposer la question à l’opinion dans quelques mois, s’est dit « profondément
déçu ». La participation a été très faible, puisque 32 % seulement des
2,4 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes. Ce vote a provoqué
une immense surprise et un profond
embarras dans les capitales de
l’Union européenne, ainsi que parmi
les pays candidats. Le ministre français des affaires étrangères, Hubert
Védrine, a souligné que l’Union « a
besoin de ce traité », et a souhaité
que « les autorités irlandaises reprennent l’initiative ».
Deux semaines de congé pour les pères
ENQUÊTE
A chacun
son école
1. La dernière chance
des « décrocheurs »
De septembre 2000 à mai 2001, Le Monde a suivi, de l’intérieur, le quotidien de
l’univers scolaire, des classes prépas au
BEP de charpentier. Six étapes à lire pendant que se tiennent, à partir de lundi, les
épreuves du baccalauréat. Premier volet
avec le « Lycée intégral » (photo) qui, à
Paris, offre une deuxième chance à des
élèves en rupture.
p. 10 et p. 26
Lire page 7
La pluie creuse un trou budgétaire à Kinshasa
KINSHASA
de notre envoyé spécial
La route nationale no 1, qui relie la capitale
congolaise au port de Matadi, à l’embouchure
du fleuve Congo, menace d’être coupée. A la sortie de Kinshasa, les chauffeurs sont pris de vertige : sur 150 mètres, à droite, c’est le vide. Tout
un quartier s’est éboulé, quelque 800 maisons
ont disparu dans un vaste glissement de terrain.
A la place, ravinée par les pluies équatoriales,
une vallée sableuse se creuse en mordant sur le
goudron.
A Kinshasa, l’« érosion » fait partie du quotidien. Sur les hauteurs d’une ville de quelque
6 millions d’habitants, le sol s’effondre de toute
part. Au total, l’Office des voiries et drainage
(OVD) a recensé 212 « têtes d’érosion ». Celle
de Djelo Binza est la plus importante. Djelo signifie « sable ». Pour avoir bâti sur du
sable, les habitants de Binza voient leurs masures disparaître dans les failles qu’ouvre l’incessant ruissellement d’eau. Ici, il pleut en abondance neuf mois sur douze.
Le cratère au bord de la route nationale est,
aussi, un gouffre d’argent. En 1999, des travaux
de stabilisation, exécutés par une entreprise
appartenant au vice-ministre de l’énergie de
l’époque, ont coûté 600 000 dollars. Ce qui n’a
pas empêché, le 29 février 2000, l’éboulement
qui a failli emporter l’axe vital entre la capitale
et l’unique port maritime du pays. « Il a fallu
aménager une déviation », se souvient Jean-Luc
Djamba, président d’une « cellule de base ».
Les quelque 300 membres de cette association
de quartier, rattachée à la Fédération des ONG
laïques à vocation économique du Congo
(Folaco), se sont mobilisés nuit et jour. Ils ont
creusé 685 puisards pour collecter l’eau, érigé
un mur de soutènement et installé une station
de pompage. Puis ils ont adressé leurs propositions aux autorités.
Mal leur en prit. Pour avoir présenté un plan
d’aménagement dont le coût se chiffrait à
355 000 dollars, ils se sont mis à dos tout le monde : le ministère des travaux publics, un organisme spécialisé des Nations unies et un important bailleur de fonds, l’Italie, qui ne voulait
accorder ses crédits qu’au gouvernement. « On
nous a traités de “planteurs de pelouse” », s’indigne Jean Kenga, ingénieur de quarante-neuf
ans, ancien de l’Office des routes. Le 28 mars
2000, le ministre des travaux publics a attribué à
la Folaco, qui a refusé l’offre, des « travaux
conservatoires d’urgence de lutte anti-érosive »
pour un montant de 50 000 dollars, réservant le
gros œuvre – et le gros budget de 900 000 dollars – à une entreprise agréée, AVC Construct.
Le résultat crève les yeux. Depuis la route, on
voit un chantier abandonné, un mur de rétention en béton inachevé et, au fond, une digue
en terre. Le trou est resté géant, rien n’a été fait
pour stabiliser ses flancs. En revanche, non loin
de là, une autre « tête d’érosion » a été aménagée. Jean Kenga et trois autres ingénieurs au
chômage y ont construit, avec l’aide des riverains, un collecteur en béton armé qui descend,
en chambres de chute successives, sur près de
200 mètres. Financé par l’Allemagne, cet ouvrage de la Foleco a coûté 120 000 dollars. Quant à
l’éboulement principal, l’achèvement des travaux interrompus, grâce à la construction d’un
« collecteur définitif », occasionnera un coût supplémentaire de 1,45 million de dollars…
REUTERS
L’Irlande
rejette massivement
le traité de Nice
sur l’élargissement
de l’Union
FONDATEUR : HUBERT BEUVE-MÉRY – DIRECTEUR : JEAN-MARIE COLOMBANI
ROLAND-GARROS
Kuerten
vers le triplé ?
Impressionnant lors de sa rencontre avec
l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, éliminé en
trois sets, le Brésilien Gustavo Kuerten
(photo) est bien parti pour rejoindre les
rares joueurs qui se sont imposés trois fois
sur les courts de la porte d’Auteuil. Dimanche 10 juin, il sera opposé à l’Espagnol
Alex Corretja, vainqueur de Sébastien
Grosjean lors de l’autre demi-finale. p. 17
Stephen Smith
POINT DE VUE
Pas de fossé entre l’Europe
et les Etats-Unis
S
LAURENT DEGOS
LES RÉCENTES découvertes en
cancérologie trouvent des applications dans le traitement de la maladie. Précurseur dans la thérapie des
leucémies, Laurent Degos estime que
« les prochains progrès passeront par
une meilleure connaissance des défauts
intimes de chaque type de leucémie ».
Lire page 19
Allemagne, 3 DM ; Antilles-Guyane, 10 F ; Autriche,
25 ATS ; Belgique, 48 FB ; Canada, 2,50 $ CAN ;
Côte d'Ivoire, 900 F CFA ; Danemark, 15 KRD ;
Espagne, 225 PTA ; Gabon, 900 F CFA ; Grande-Bretagne, 1 £ ; Grèce, 500 DR ; Irlande, 1,40 £ ; Italie, 3000 L ;
Luxembourg, 46 FL ; Maroc, 10 DH ; Norvège, 14 KRN ;
Pays-Bas, 3 FL ; Portugal CON., 270 PTE ; Réunion, 10 F ;
Sénégal, 900 F CFA ; Suède, 16 KRS ; Suisse, 2,20 FS ;
Tunisie, 1,4 Din ; USA (NY), 2 $ ; USA (others), 2,50 $.
M 0146 - 610 - 7,50 F
3:HJKLOG=UU\ZUW:?a@q@b@k@a;
ON premier grand voyage
depuis qu’il a pris ses fonctions est, pour le président George W. Bush, l’occasion de faire avancer les objectifs que les Etats-Unis partagent
avec l’Europe et de débattre des
défis qui nous sont communs.
Ce voyage a lieu sur fond de discussions dans les médias, le monde universitaire et les cercles diplomatiques faisant état d’un fossé
qui se creuserait entre les valeurs
de l’Amérique et celles de l’Europe. A l’origine de ce prétendu fossé, les divergences sur des questions telles que la peine de mort, le
contrôle des armes à feu et les aliments génétiquement modifiés.
Certains disent même qu’il existe
un désaccord stratégique – notamment sur les mines antipersonnel,
le réchauffement de la planète et
la défense antimissile.
La raison de ces dissensions alléguées : n’étant plus liées par la
menace du communisme soviétique, l’Amérique et l’Europe s’éloignent l’une de l’autre. Quelquesuns vont un peu plus loin et affir-
ment que nous sommes voués à
devenir des adversaires et non
plus des alliés.
Le président des Etats-Unis et
son administration rejettent fondamentalement cette idée. L’Europe
et les Etats-Unis sont des partenaires aujourd’hui. Ils continueront
de l’être demain, et aprèsdemain – des partenaires unis.
Non par vocation, mais par choix.
Non par l’inertie de notre histoire
commune, mais par nos intérêts
communs et, en vérité, par nos
valeurs communes.
Tout d’abord, les Etats-Unis et
l’Europe ont ensemble le plus
grand intérêt à maintenir des relations économiques et commerciales saines. Le montant total de nos
investissements et de nos échanges annuels représente à peu près
1 500 milliards de dollars.
Lire la suite page 13
Condoleezza Rice est conseillère pour la sécurité nationale de
George W. Bush.
D.R.
par Condoleezza Rice
ARTS VISUELS
Venise ouvre
sa Biennale
Des touristes, six mille journalistes, des
centaines d’amateurs d’art, des galeristes et des milliers d’œuvres, comme ce
gigantesque Garçon accroupi de l’Australien Ron Mueck (photo) : la Biennale
de Venise ouvre, samedi 9 juin, sa
49e édition. De l’Arsenal à la place
Saint-Marc, de Jeff Koons à Richard Serra, du pavillon français des Giardini aux
églises et palais accueillant Lituaniens
ou Arméniens, tout l’art du monde est
au rendez-vous.
p. 22
International................ 2
France............................ 5
Société........................... 7
Horizons ....................... 10
Entreprises................... 14
Carnet............................ 16
Abonnements .............. 16
Aujourd’hui.................. 17
Météorologie-Jeux...... 20
Culture .......................... 22
Guide culturel.............. 24
Radio-Télévision ......... 25
2
INTERNATIONAL
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
EUROPE Les électeurs irlandais ont
refusé, vendredi 8 juin, par 54 % des
suffrages contre 46 %, d’entériner le
traité de Nice sur l’élargissement. Le
premier ministre de centre droit, Bertie
Ahern, qui envisage déjà de reposer la
question à l’opinion dans quelques
mois, s’est dit « profondément déçu ».
b À BRUXELLES, comme dans les capitales européennes ainsi que parmi les
pays candidats, ce vote a provoqué
une immense surprise et un profond
embarras. b HUBERT VÉDRINE, le
ministre français des affaires étrangères, a souhaité « que les autorités irlan-
daises reprennent l’initiative, l’explication démocratique, la discussion avec
le peuple irlandais pour mieux cerner
les difficultés » car, a-t-il souligné,
« nous avons besoin de ce traité ».
b EN IRLANDE DU NORD, les ultras protestants ont gagné du terrain aux élections du jeudi 7 juin et le Sinn Fein est
devenu le premier parti catholique.
(Lire aussi notre éditorial page 11.)
Les électeurs irlandais refusent la ratification du traité de Nice
Leur rejet de l’élargissement de l’Union, par 54 % des voix contre 46 %, a provoqué une immense surprise et un profond embarras dans les capitales
européennes. Le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, qui s’est dit « profondément déçu », envisage déjà de reposer la question dans quelques mois
LONDRES
de notre correspondant
Pour un choc, c’est un choc, brutal et surprenant, que les électeurs
irlandais ont infligé vendredi à toute l’Europe. Comment le pays qui a
le plus profité de son enthousiaste
entrée dans l’Union en 1972 et qui
doit une bonne part de sa présente
prospérité aux financements européens (230 milliards de francs
reçus de Bruxelles en 29 ans) a-t-il
pu dénier cette chance à d’autres, à
l’Est, et rejeter le traité de Nice sur
l’élargissement ? A Dublin, c’est la
consternation. Bertie Ahern, le premier ministre de centre droit qui
gouverne ce petit pays de 3,8 millions d’habitants, indiquait cette
semaine que si les électeurs
avaient le malheur de dire non à la
question posée, ce serait « une
humiliation nationale ». C’est fait.
Pour ce cinquième référendum
national à propos de l’Europe, l’Irlande a, pour la première fois, dit
« non » par 54 % des suffrages contre 46 %. Le premier ministre, qui
envisage déjà de reposer la question à l’opinion dans quelques
mois, s’est dit « profondément
déçu ». Signe d’une indifférence
grandissante de l’opinion, la participation a été extrêmement faible
puisque 32 % seulement des 2,4 millions d’électeurs se sont rendus
aux urnes. Bertie Ahern, qui disait
pendant la campagne que le
« oui » était « un devoir moral historique » mais dont la circonscription même a dit majoritairement
« non », est convaincu que son
pays « reste profondément attaché
à l’Europe ». Peut-être.
« VOUS ALLEZ PERDRE »
On notera cependant que depuis
les 71 % d’approbations recueillies
en 1972, les majorités obtenues
aux référendums – constitutionnellement obligatoires en République
d’Eire pour ce genre de choses –
n’ont cessé de s’effriter. Se pourrait-il qu’on assiste, comme le prétendent certains commentateurs
depuis quelques mois, à la fin
d’une belle histoire d’amour entre
l’île d’Emeraude et le Vieux Continent ? Le plus surprenant dans cette affaire est que les partisans du
« oui » comprenaient aussi bien les
deux partis coalisés de la majorité
que le grand parti de centre gauche
de l’opposition et la puissante Egli-
se d’Irlande elle-même. Le camp
hétéroclite du « non », à l’inverse,
regroupait quatre petites formations qui, à elles toutes, ne disposent que de quatre élus dans un
Parlement qui en compte 166.
En France, la controverse est relancée
avant le vote de l’Assemblée nationale
LA RATIFICATION par la France du traité de Nice
doit faire l’objet, mardi 12 juin, d’un vote solennel à
l’Assemblée nationale, après y avoir été débattue mardi dernier par les députés. Pour le gouvernement, le
rejet irlandais ne remet pas en question le calendrier
prévu. « Pour ce qui concerne la France, la procédure
de ratification suit son cours », a indiqué, vendredi
8 juin, le porte-parole du ministère des affaires étrangères.
L’issue du vote de l’Assemblée, où socialistes et
RPR ont défendu la ratification, est en principe
acquis. Le choix des Irlandais a néanmoins jeté un
froid, mis à profit par les formations politiques
mécontentes du traité pour relancer leurs critiques.
Au sein de l’UDF, dont on s’attend que la plupart
des députés s’abstiennent lors du vote de ratification,
plusieurs voix se sont élevées pour demander le
temps de la réflexion. « Le “non” exprimé par les Irlandais vient confirmer l’impasse dans laquelle cette malheureuse négociation du traité de Nice a mis l’Union
européenne, a déclaré dans un communiqué le président délégué de l’UDF, l’ancien ministre des affaires
étrangères Hervé de Charette. L’UDF recommande
dans ces conditions de repousser le vote du 12 juin à l’Assemblée nationale, qui n’a plus lieu d’être tant qu’une
réponse appropriée n’a pas été apportée à l’Irlande. »
Le président de l’UDF, François Bayrou, qui avait
également défendu le 5 juin l’abstention pour « ne
pas mêler nos voix à celles des anti-européens », s’est
prononcé en faveur d’un référendum en France aussi,
« pour que les Français comprennent, se fassent une opinion et se prononcent ». « Et je suis persuadé que (…) la
réponse des Français serait la même que celle des Irlandais. Ils répondraient non », a estimé le député européen, pour lequel le traité de Nice « n’est pas un pas
en avant, c’est un pas en arrière ».
L’ancien président de la Commission européenne
Jacques Delors, interrogé par France-Info, a également jugé inquiétant le résultat du référendum irlandais. Le Parti socialiste et le RPR se sont en revanche
déclarés « déçus ». Le PS a estimé que le choix des
électeurs irlandais risquait de « mettre la construction
européenne devant une difficulté importante ».
Les capitales européennes se sont employées à rassurer les pays candidats, qui craignent que le vote irlandais ne retarde les négociations d’élargissement en
cours. « Aux yeux du gouvernement allemand, il ne peut
y avoir de retard », a indiqué un communiqué à Berlin.
Résumant une inquiétude partagée, le ministre lituanien des affaires étrangères Antanas Valionis a indiqué que le « non » irlandais signifiait que « l’Europe a
un problème à définir son avenir et à procéder à des
réformes internes. Ceci pourrait avoir un mauvais
impact sur l’élargissement ». – (Avec AFP, Reuters.)
Comment ont-ils fait ? Une chose est sûre, ce n’était pas un vote
de protestation de politique intérieure contre l’équipe au pouvoir :
celle-ci dispose d’une assez bonne
cote dans l’opinion. Non, c’est bien
Hubert Védrine : « Nous
avons besoin de ce traité »
« Nous regrettons ce vote des
Irlandais mais c’est la démocratie », a déclaré, vendredi 8 juin,
le ministre des affaires étrangères Hubert Védrine, interrogé
par la chaîne de télévision allemande ZDF. « Ce que l’on peut
espérer, c’est que les autorités
irlandaises reprendront l’initiative, l’explication démocratique, la
discussion avec le peuple irlandais, pour mieux cerner les difficultés, ce qui a pu gêner les Irlandais vis-à-vis du traité de Nice »,
a-t-il ajouté. Son ministère
avait auparavant pris note de
l’intervention du premier ministre irlandais « qui a souligné son
engagement sur le traité de Nice
et la nécessité de sa ratification
pour réaliser l’élargissement ».
« Nous continuons à penser que
nous avons besoin de ce traité de
Nice, a souligné Hubert Védrine.
Il ne règle pas tous les problèmes
de l’Europe à long terme mais il
comporte des améliorations très
utiles. (…) Par ailleurs, il permet
d’avancer vers l’élargissement. »
Irlande du Nord : les ultras protestants gagnent du terrain
Pour la première fois, le Sinn Fein devient le premier parti catholique
LONDRES
de notre correspondant
« Salaud ! Traître ! Vendu ! » Sans
la protection de la police, vendredi
soir à Ban Bridge, David Trimble, premier ministre de la trouble province
d’Irlande du Nord et chef du principal parti protestant, ne serait sans
doute pas rentré chez lui en bon état.
Ragaillardis par des résultats en forte
progression (+8,9 %), les ultras du
protestantisme emmenés par l’inusable révérend Ian Paisley, soixantequinze ans, veulent ouvertement la
mort du processus de paix historique
qui a permis à la région de connaître,
ces deux dernières années, un calme
relatif et un développement économique sans précédent.
Dès avant l’élection, on savait en
Irlande du Nord que le scrutin
serait en quelque sorte le second
référendum – après celui de 1998 –
sur la paix. Avec une participation
record de plus de 72 %, les NordIrlandais ont globalement, en
incluant la minorité catholique qui
compte pour environ 45 % des
âmes de la province, montré qu’ils
y demeurent attachés.
Le Parti démocratique unioniste
(DUP) du bouillant Paisley est la
seule formation qui rejette les
accords historiques d’avril 1998 au
motif qu’ils feraient la part trop belle aux républicains du Sinn Fein, la
branche politique de l’IRA. Avec
22,46 % des voix, record historique,
le DUP, remportant cinq sièges contre six au Parti unioniste d’Ulster
(UUP) de M. Trimble, qui en perd
trois, a presque failli devenir le premier parti protestant d’Irlande du
Nord. C’eût été la fin immédiate du
processus de paix.
UNE POSITION FRAGILE
Avec 26,76 % du vote, grâce à un
petit coup de main discret de quelques milliers d’électeurs catholiques qui ont voté tactiquement, le
chef du gouvernement semi-autonome sauve les meubles. Mais sa
position, parmi ses coreligionnaires, est plus fragile que jamais. Les
négociations qui doivent reprendre
le 18 juin sous la houlette de Tony
Blair pour résoudre les nombreuses questions qui restent en suspens entre les unionistes qui veulent rester étroitement liés au
Royaume-Uni et les nationalistes
et républicains qui souhaitent la
réunification de l’île d’Emeraude,
seront extrêmement difficiles.
De plus en plus pressé sur sa droite, David Trimble, Prix Nobel de la
paix en 1999, a d’ores et déjà
annoncé qu’il démissionnerait de
ses fonctions à la tête du premier
exécutif biconfessionnel de l’histoire nord-irlandaise si l’IRA n’avait
pas commencé à se défaire de ses
armes d’ici au 31 juillet.
Pour l’instant, le groupe armé, qui
s’est dit d’accord sur le principe
mais à une date qu’il choisira luimême, ne montre pas la moindre
intention d’obtempérer. Pourtant,
et c’est l’autre grand bouleversement de ce scrutin, cette position
n’a pas empêché son aile politique,
le Sinn Fein de Gerry Adams et
Martin McGuinness, de devenir,
pour la première fois dans son histoire, le principal parti catholique de la
province. Avec 21,71 % des voix
(+ 5,66 %), le Sinn Fein obtient quatre sièges au Parlement de Londres
– sièges que ses élus n’occupent pas
puisqu’ils refusent de prêter serment à la Couronne britannique –
contre trois au Parti travailliste
social-démocrate (SDLP). La formation du célèbre John Hume, co-Prix
Nobel de la paix avec M. Trimble,
est tombée à un peu moins de 21 %
(– 3,17 %) des voix tout en gardant
ses trois mandats de députés.
La campagne a été tendue, âpre.
Jeudi soir, en fin de scrutin, une
fusillade a éclaté devant un bureau
de vote faisant trois blessés légers,
deux policiers et une jeune femme,
touchée par une balle à la jambe.
Selon la police, il s’agissait de dissidents républicains qui ne présentent personne aux élections.
P. C.
contre l’Europe que le vote s’est
exprimé. Les Verts, le petit Parti de
la solidarité chrétienne et le Sinn
Fein, la branche politique de l’IRA
qui est présente au sud comme au
nord – encore britannique – de l’Irlande, ont un peu joué sur tous les
tableaux. « Vous allez perdre »,
« pouvoir, argent et liberté »,
« Votez non au traité de Nice », proclamaient les slogans.
La peur de céder un peu plus de
souveraineté à Bruxelles, la pression européenne contre le dumping fiscal que l’Irlande pratique
allégrement en ne prélevant que
20 % d’impôts sur les bénéfices des
grandes multinationales – américaines surtout – qui font sa richesse et
son quasi-plein emploi ; enfin, la
crainte de devoir abandonner à
plus ou moins long terme la sacrosainte neutralité nationale via la
force européenne à laquelle Bertie
Ahern a promis mille hommes –
« un début », dénoncent les opposants –, tout cela ensemble et séparément a joué en faveur du rejet.
Les Irlandais, qui ont un peu pris
l’habitude de traire la vache à lait
européenne tout en servant de tête
de pont aux intérêts commerciaux
américains – dont les produits,
fabriqués dans l’île, sont exportés
sans droits sur le continent savent que, pour la première fois,
ils vont devenir contributeurs nets
au budget européen en 2006. Avec
l’élargissement, ils craignent non
seulement de voir diluée leur
influence à Bruxelles, mais aussi la
concurrence de pays candidats à
l’Union comme la Pologne ou ceux
de la Baltique qui sont plus peuplés, qui eux aussi disposent de
puissantes diasporas aux EtatsUnis et dont les coûts du travail
seraient plus avantageux pour une
tête de pont américaine.
Curieusement, on susurre à
Dublin que le Parti de la solidarité
chrétienne, qui a fait campagne
pour le « non » sur le thème « le
super-Etat européen, c’est la Russie
soviétique », aurait bénéficié pour
sa campagne de larges donations
de l’extrême droite fondamentaliste américaine. Si, comme on le pense, l’Irlande va retourner aux urnes
dans quelques mois, il y aura
d’abord un énorme travail d’explication à entreprendre.
Patrice Claude
Un « non » surprenant qui plonge
les Quinze dans l’embarras
BRUXELLES
de notre bureau européen
Le « non » de l’Irlande au traité
de Nice a suscité, vendredi 8 mai,
une immense surprise et un profond embarras dans les capitales de
l’Union européenne, ainsi qu’à la
Commission de Bruxelles. L’accord
médiocre auquel les Quinze étaient
laborieusement
parvenus,
en
décembre 2000, à Nice, avait été
proposé par les chefs d’Etat et de
gouvernement à leurs opinions
publiques et aux Parlements nationaux en soulignant que la réforme
des institutions dont le traité est
porteur est une condition sine qua
non pour réussir l’élargissement de
l’Union. Les chefs d’Etat et de gouvernement se trouvent donc placés
dans une situation délicate, puisque, pour entrer en vigueur,
« Nice » suppose une ratification
de tous les Etats membres.
Il leur faut aujourd’hui trouver un
moyen de contourner l’obstacle
irlandais, tout en expliquant qu’en
tout état de cause le processus
d’élargissement n’a en aucune
façon déraillé à la suite d’une consultation populaire à laquelle n’a pris
part que 34 % de la population irlandaise. Le premier effet de surprise
passé, les Quinze doivent réagir afin
de ne pas laisser les opposants de
tout poil au traité de Nice s’engouffrer dans la brèche. Ce n’est cependant pas la première fois que
l’Union se trouve confrontée à un
tel scénario : le 2 juin 1992, également contre toute attente, les électeurs danois avaient rejeté par référendum la ratification du traité de
Maastricht. En mai 1993, ils avaient
finalement dit « oui », après avoir
obtenu satisfaction en décembre
précédent : par une « décision »,
devenue par la suite un « protocole » au traité de Maastricht, le Danemark obtenait des « clarifications »
et une clause d’exemption portant
notamment sur la monnaie unique
(dont bénéficiait déjà la Grande-Bretagne) et la défense européenne.
PORTE DE SORTIE
Les chefs d’Etat et de gouvernement, qui doivent se retrouver la
semaine prochaine, les 15 et 16 juin
à Göteborg, attendent du premier
ministre irlandais Bertie Ahern qu’il
leur fasse connaître ce que sont
exactement les objections de ses
compatriotes. Le président de la
Commission européenne, Romano
Prodi, et le premier ministre suédois, Göran Persson, dont le pays
achève sa présidence semestrielle
de l’Union, ont fait savoir que leurs
deux institutions « sont prêtes à
aider par tous les moyens possibles le
gouvernement irlandais à trouver
une porte de sortie prenant en compte les inquiétudes diverses que révèle
ce résultat, mais sans changer la substance du traité de Nice ».
L’exercice ne sera pas nécessairement aisé, dans la mesure où il semble bien que les Irlandais soient
notamment préoccupés par l’harmonisation fiscale et les fonds de
cohésion de la politique régionale
(dont ils bénéficient largement),
deux thèmes sur lesquels, à Nice
précisément, la Grande-Bretagne
et l’Espagne ont obtenu de conserver un vote à l’unanimité, ce qui
n’est pas précisément un gage de
réforme radicale et rapide…
RASSURER LES PAYS CANDIDATS
Bien qu’Hubert Védrine ait souligné, vendredi soir, que l’Union « a
le temps de trouver une solution » au
rejet irlandais, puisqu’elle s’est donnée jusqu’à 2002 pour mener à bien
la réforme institutionnelle, le
temps presse. Il est urgent de rassurer les pays candidats, dont plusieurs hauts responsables ont exprimé leur inquiétude à la suite de ce
raté sur le chemin de la « grande
Europe ». Dans cet esprit, M. Prodi
et M. Persson ont affirmé que les
négociations d’adhésion vont se
poursuivre « avec une détermination et une vigueur intacte ».
Le danger du rejet irlandais est,
d’autre part, d’ouvrir une boîte de
Pandore où pourraient être tentés
de s’engouffrer d’autres Parlements nationaux. Au Parlement
européen, où le traité de Nice a été
pourtant très critiqué en début d’année, nombre de députés ont d’emblée fait connaître leur opposition
à toute renégociation. Ceux-là se
voient confortés dans l’idée de ne
plus laisser aux seuls gouvernements le soin de négocier les réformes de l’Union.
Opposé à une « renégociation en
catimini de quelques clauses spécifiques en faveur de l’Irlande », Daniel
Cohn-Bendit, tête de liste des Verts
français, a relancé l’idée d’une convention pour élaborer une Constitution européenne. Hans-Gert Pöttering, le président du groupe PPE
(majoritaire), souligne qu’« il est
urgent de considérer une procédure
nouvelle, transparente et démocratique » pour la réforme de l’Union, et
Nicole Fontaine, la présidente de
l’Assemblée de Strasbourg, voit
dans le « non » des Irlandais « une
crainte face à un traité à l’élaboration duquel les citoyens n’ont pas été
associés ».
Rafaële Rivais
et Laurent Zecchini
INTERNATIONAL
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 3
Tony Blair a profondément A Bruxelles, les « quatre du Rwanda » sont condamnés
remanié son gouvernement à des peines allant de douze à vingt ans de réclusion
L’eurosceptique Jack Straw quitte
le ministère de l’intérieur et devient
le nouveau ministre des affaires étrangères
LONDRES
de notre correspondant
Après son écrasante victoire électorale, Tony Blair est bien décidé à
ne pas s’endormir sur ses lauriers. Il
PORTRAIT
L’homme de confiance
du premier ministre
a l’autorité tranchante
et le caractère maussade
a bouleversé de fond en comble son
gouvernement, même si peu de nouveaux visages apparaissent. La grande surprise du remaniement annoncé vendredi 8 juin est la nomination
de l’eurosceptique Jack Straw à la
tête de la diplomatie en remplacement de Robin Cook, partisan affirmé de la monnaie unique.
Prononcez devant les juges français le nom de Jack Straw, et aussitôt la complainte retentit : « C’est
lui qui bloque toutes nos demandes
d’extradition. » Ministre de l’intérieur pendant quatre ans, ce quinquagénaire au maintien raide a
refusé de livrer à la France des militants islamistes recherchés par le
parquet et réfugiés en Grande-Bretagne ou, plus récemment, le mystérieux milliardaire irakien de l’affaire Elf, Nahhmi Auchi. A l’évidence, Jack Straw n’est pas un fanatique de la coopération judiciaire
internationale. Et cet ancien avocat, qui avait flirté avec l’extrême
gauche dans sa jeunesse, se soucie
des griefs des autorités françaises
comme l’éléphant de la mouche.
DOSSIERS CHAUDS
Imperturbable, le mousquetaire
travailliste à l’autorité tranchante
et au caractère maussade ne retient
guère ses coups. L’aile gauche du
Labour le sait bien, elle qui a fait
souvent les frais du « grand flic »
qui ne tergiverse, ni ne compose.
Le député de Blackburn touche. Si
dur que, promu ministre de l’intérieur dès l’arrivée de Tony Blair au
pouvoir en 1997, il donnera vite le
change à une administration plutôt
réfractaire au nouveau pouvoir en
place. Laxiste, la gauche, en matière de lutte contre la criminalité ?
Sous son impulsion, le gouvernement a établi des zones pilotes antidélinquance et a instauré le couvrefeu pour les mineurs.
La plupart des dossiers électoralement chauds en effet relèvent,
outre-Manche, de la compétence
du ministre de l’intérieur, dont
l’apanage en impose : l’immigration, la lutte contre le terrorisme
nord-irlandais, la sécurité, les prisons ainsi que l’exécution des commissions rogatoires des juges étrangers. A l’instar de celle concernant
l’ex-dictateur Augusto Pinochet,
qu’il a finalement renvoyé dans son
pays pour raisons médicales, malgré les pressions des organisations
de défense des droits de l’homme
et des partis socialistes frères espagnol et chilien.
Une grande carrière, dit-on,
c’est la rencontre d’une passion
personnelle et d’une exigence
nationale. Pour représenter la
Grande-Bretagne lors des réunions de Bruxelles, cet homme
autoritaire saura défendre les intérêts de la Couronne. Blair a estimé
que l’organisation d’un référendum sur l’euro est une décision
trop importante pour être confiée
à Robin Cook, diplomate respecté
mais par trop dilettante. A un tel
moment critique, l’opinion, très
majoritairement hostile à la monnaie unique, rejette toute concession aux dirigeants de la Banque
centrale européenne. Or, cet eurosceptique intelligent et bûcheur
n’est pas homme à amener facilement les couleurs. Et n’a pas coutume de faire dans la dentelle.
Le New Labour
vainqueur des élections
avec 413 sièges
Les travaillistes du premier
ministre Tony Blair ont remporté
les élections législatives britanniques du jeudi 7 juin, obtenant,
selon les résultats officiels annoncés vendredi, 413 des 659 sièges
des Communes, devant les conservateurs (166) et les libérauxdémocrates (52), après la publication du dernier résultat en Irlande du Nord vendredi soir.
Plusieurs autres petites formations politiques se partagent les
sièges restants : le Parti national
écossais (nationalistes écossais,
5 sièges), le Plaid Cymru (nationalistes gallois, 4), le Parti unioniste d’Ulster (premier parti protestant nord-irlandais, modéré,
6), le Parti démocratique unioniste (extrémistes protestants nordirlandais opposés au processus
de paix, 5), le Parti travailliste
social-démocrate (catholiques
nord-irlandais modérés, 3), le
Sinn Fein (catholiques nationalistes nord-irlandais, 4) et 1 indépendant. – (AFP.)
Quand son fils fut piégé par un
tabloïd en train de vendre du cannabis, Jack Straw l’a conduit en
personne sous l’œil des caméras
au commissariat !
De surcroît, Straw passe pour
l’un des rares hommes de confiance de « Tony ». C’est lui qui, en
1994, avait poussé Blair à se présenter à la présidence du Parti travailliste à la mort de John Smith.
Quand son pote Tony entre au
10 Downing Street, Straw devient
tout naturellement un très haut seigneur du nouveau règne. La rivalité qui oppose le chancelier de
l’Echiquier, Gordon Brown, à
Blair, la décevante performance
du secrétaire au Foreign office,
Robin Cook, et les déboires de
Peter Mandelson dans le scandale
Hinduja ont fait de ce natif de l’Essex élevé dans un HLM l’homme
indispensable du deuxième mandat travailliste.
Marc Roche
Au regard des charges retenues, les sentences sont plus légères qu’attendu
La cour d’assises belge, qui juge depuis deux
mois quatre Rwandais pour leur participation au
génocide de 1994, leur a infligé, vendredi 8 juin,
BRUXELLES
de notre bureau européen
Pourquoi un tel décalage, une
telle disproportion entre les faits
dont ils ont été reconnus coupables, jeudi 7 juin, et les peines prononcées vendredi, censées être le
juste châtiment proportionnel à la
gravité des crimes ? Lorsque le président Luc Maes est arrivé à l’épilogue de l’interminable arrêt de la
cour d’assises, lorsque, une à une,
les sentences retenues par les douze jurés sont tombées dans un
silence total, une onde d’étonnement est passée sur l’assistance.
Dans leur box, flanqués de gendarmes, les accusés n’ont pas cillé :
quatre visages de marbre, comme
statufiés, « déshumanisés », dira
un avocat.
L’avocat général, Alain Wynants,
avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité pour les quatre
accusés. Il avait souligné que les
jurés les avaient déclarés coupables de la quasi-totalité des faits, et
qu’il était cohérent d’infliger un
châtiment à la hauteur des souffrances endurées, de « l’atrocité
des peines relativement légères : Vincent Ntezimana est condamné à douze ans de réclusion criminelle, Alphonse Higaniro à vingt ans, Consola-
organisée ». Sans pitié dans son
réquisitoire, il avait demandé aux
jurés d’agir de même : « Les victimes ont-elles eu droit, de la part des
accusés, à un seul geste de clémence, de pitié ? Non. Les deux religieuses ont-elles eu un seul geste
humain ? Aucun. Or elles ont fait
vœu de charité et de fraternité, de
commisération et de miséricorde »…
Jeudi soir, les supputations de la
salle d’audience allaient toutes
dans le même sens : Vincent Ntezimana, Alphonse Higaniro et Sœur
Gertrude auraient bien de la chance s’ils échappaient à la détention
à perpétuité. Les avocats croyaient
si bien à un tel scénario qu’ils
avaient adapté leurs plaidoiries en
conséquence, reconnaissant l’horreur des crimes, mais plaidant les
circonstances atténuantes, l’urgence à ne pas privilégier la vengeance. D’où la surprise des avocats de
la défense eux-mêmes à l’énoncé
des sentences.
La différence de peine entre les
deux hommes et entre les deux
femmes se comprend : Vincent
Ntezimana (douze ans de réclu-
BRUXELLES
de notre bureau européen
Plus d’un Belge sur deux approuve l’initiative prise par son pays
d’organiser le procès des « quatre
du Rwanda », annonçait Le Soir, le
week-end dernier, à partir d’un sondage effectué entre le 7 et le 25 mai.
Cette enquête, expliquait le quotidien bruxellois, « révèle une évolution significative des mentalités » :
en avril 1994, l’annonce du massacre de dix casques bleus belges par
des militaires hutus au Rwanda
avait suscité un véritable choc dans
le pays. Près de la moitié de la population (49 %) jugeait alors qu’il ne
fallait plus risquer la vie des soldats
belges dans l’ancienne colonie.
Sept ans plus tard, 52 % des personnes interrogées déplorent que le
gouvernement ait à l’époque retiré
son contingent, et 42 % considèrent
que cette décision relevait de la
« non-assistance à personne en danger ». Le Soir explique que « la culpabilité hante désormais la mémoire
collective des Belges ». Il est vrai que
la lumière a été faite, depuis, sur les
responsabilités du pays dans le
génocide, grâce à une commission
d’enquête, constituée en 1997 malgré l’opposition des sociaux-chrétiens, au pouvoir jusqu’en 1999.
Cette commission, dont le rapporteur n’était autre que Guy Verhofstadt, libéral flamand alors dans l’opposition et aujourd’hui premier
ministre, a conclu que le gouvernement belge, informé de la préparation d’un génocide, n’avait rien fait
pour l’empêcher. Non seulement il
a retiré ses soldats, qui constituaient
la seule force occidentale de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (Minuar), mais, en
plus, pour masquer ce retrait, il a
fait pression sur la Minuar afin que
l’ensemble des casques bleus par-
tent, ce qui a permis aux génocidaires de tuer sans témoins. Devenu
chef du gouvernement, M. Verhofstadt est allé au Rwanda en
avril 2000 demander pardon, « au
nom de [son] pays ».
Le passé colonial de la Belgique
est également examiné à la Chambre, par une commission d’enquête
sur l’assassinat de Patrice Lumumba, premier ministre du Congo indépendant, tué en 1961 au Katanga.
Cette commission, dont le rapporteur est un libéral francophone,
Daniel Bacquelaine, a été créée en
mai 2000, après qu’un chercheur
flamand, Ludo De Witte, eut publié
un ouvrage – L’Assassinat de
Lumumba – défendant la thèse
selon laquelle le meurtre a été organisé par les autorités belges.
VISITES À KINSHASA
Grâce aux documents saisis lors
de perquisitions ordonnées, en
avril, auprès, notamment, d’un colonel belge ayant fait office de conseiller militaire du leader katangais
sécessionniste Moïse Tschombé,
les experts de la commission parlementaire ont rendu leurs premières
conclusions, mercredi 6 juin. Ils ont
l’assurance que le gouvernement
belge a eu connaissance de trois
tentatives d’assassinat du héros de
l’indépendance, mais ils ne sont pas
en mesure de dire s’il les a mandatées. Ils ont découvert l’existence
d’un réseau d’information parallèle
entre le palais royal et le Katanga.
Guy Verhofstadt et son ministre
des affaires étrangères, Louis
Michel, iront à Kinshasa le 30 juin,
à l’occasion de l’anniversaire de
l’indépendance du Congo, présenter un plan de redressement pour
l’ex-colonie. Ce voyage devrait
donner aux Belges une nouvelle
occasion d’applaudir la diplomatie
Vives polémiques sur le principe d’une participation helvétique à des opérations de maintien de la paix
affronter également une autre
opposition d’une partie de la gauche et des pacifistes, qui souhaitent donner la préférence au renforcement de la coopération au
développement et au règlement
civil des conflits.
VOLONTÉ D’OUVERTURE
Par ces amendements, les autorités helvétiques expliquent vouloir
combler une lacune à leur engagement « en faveur de la paix ». Sans
faire elle-même partie de l’ONU,
la Suisse participe depuis longtemps à des opérations de promotion de la paix. En 1953, déjà, elle
avait envoyé des volontaires sur la
ligne de démarcation entre les
deux Corées et, depuis 1999,
160 militaires suisses se trouvent
au Kosovo. Mais jusqu’à présent
ces contingents se consacrent
essentiellement à des tâches civi-
de Louis Michel, qu’ils approuvent
pleinement, qu’il s’agisse de sa
demande d’extradition du général
Pinochet, ou de ses propos sur l’extrême droite en Autriche et en Italie : 68 % pensent, en effet, qu’« un
petit pays comme la Belgique peut
avoir une influence internationale »
dans le domaine du respect des
droits de l’homme.
couvent de Sovu, Sœur Gertrude
(quinze ans de prison) porte la responsabilité en quelque sorte « politique » des massacres qui s’y sont
déroulés, dont Sœur Maria Kisito
(douze ans de prison) ne fut que
l’exécutante zélée. Ces éléments,
la volonté de « corriger » la sévérité du verdict, celle d’établir enfin
un distinguo entre les faits effectivement commis et le phénomène
du génocide, ont joué. Condamnés, combien de temps les « quatre du Rwanda » vont-ils passer en
prison ? La libération conditionnelle n’est pas un droit et elle est soumise au vote d’une commission de
magistrats.
Si les condamnés sont libérables
au tiers de leur peine, dans un procès d’assises, c’est à la moitié de
celle-ci qu’ils peuvent espérer
recouvrer la liberté, ce qui, théoriquement, pourrait signifier six ans
pour Vincent Ntezimana et Sœur
Kisito, un peu plus pour Sœur Gertrude, et dix ans pour Alphonse
Higaniro.
Malgré ses faiblesses et ses contradictions, ce verdict va se répandre comme une traînée de poudre
au Rwanda. Au-delà du sort personnel des accusés, il aura peutêtre valeur d’exemple, de symbole : plus rapide que celle du Tribunal pénal international (TPIR)
d’Arusha, plus fiable et plus respectueuse des droits des accusés et
des témoins que celle de Kigali, la
« justice de Bruxelles » vient
d’adresser un double message
important aux responsables du
génocide : l’impunité n’existe pas,
la Belgique ne peut plus être considérée comme un pays-refuge.
Rafaële Rivais
Laurent Zecchini
sion) est un « intellectuel » qui profite et accompagne le génocide
pour se livrer à ses propres vengeances, à la fois personnelles et
ethniques. Il a appelé à la haine
contre les Tutsis, mais ce n’est pas
un organisateur, un planificateur
Dans un procès
d’assises,
les condamnés
peuvent espérer
recouvrer la liberté
après avoir effectué
la moitié de la peine
des massacres, un financier du
génocide, comme Alphonse Higaniro (vingt ans de réclusion).
Une différenciation semblable
peut être retenue pour les deux
religieuses. Comme supérieure du
Les Belges soutiennent l’engagement pour les droits de l’homme
La Suisse vote sur l’envoi d’hommes en armes à l’étranger
BERNE
de notre correspondant
Rarement campagne aura pris
un tour aussi polémique que le
double référendum de dimanche
10 juin sur l’éventuel armement de
volontaires suisses participant à
des opérations de maintien de la
paix et un projet de coopération
accrue avec l’étranger en matière
d’instruction militaire.
Depuis plusieurs semaines, la
droite nationaliste, emmenée par
le tribun populiste Christoph Blocher, est présente tous azimuts par
une débauche de propagande en
faveur du « non » à travers des affiches coup de poing parsemées de
croix sur fond de cimetière avec
l’inscription « Mourir pour des puissances étrangères ? ». Mais le gouvernement et la majorité du Parlement, qui soutiennent cette révision sur la loi sur l’armée, doivent
ta Mukangango (Sœur Gertrude) à quinze ans,
et Julienne Mukabutera (Sœur Maria Kisito) à
douze ans de prison.
les et s’en remettent à des troupes
étrangères pour leur protection.
Le gouvernement souhaite donc
donner à ses soldats les moyens
d’assurer leur propre défense lors
de missions à l’étranger, tout en
garantissant qu’il n’est « pas question de participer à des actions de
combat ou à des opérations offensives ».
Malgré les précautions prises
pour rendre cette modification
compatible avec la traditionnelle
neutralité du pays, ses adversaires,
tant de gauche que de droite, se
sont mobilisés pour la contester
par référendum. Pour des raisons
évidemment différentes, la droite
nationaliste et les milieux pacifistes craignent que la Suisse ne se
rapproche encore davantage de
l’OTAN et ne se laisse ainsi entraîner dans des conflits au mépris de
sa neutralité. C’est encore le spec-
tre d’une adhésion ultérieure à
l’OTAN qui est brandi par les opposants à un second amendement
visant à faciliter la collaboration
avec des armées de pays amis.
Sortant de sa réserve pour réfuter certains des arguments à l’emporte-pièce de ses adversaires en
fin de campagne, le gouvernement
fédéral a tenu à préciser que « le
10 juin, il ne sera ni question de l’adhésion à l’OTAN, ni de créer une
armée compatible avec l’OTAN,
mais de l’armement de soldats
volontaires à des fins d’autodéfense
et d’une instruction optimale pour
l’armée ». A un an du référendum
sur l’adhésion de la Suisse à
l’ONU, l’enjeu du scrutin est
d’autant
plus
disputé
que
d’aucuns voudraient y voir un test
sur la volonté d’ouverture du pays.
Jean-Claude Buhrer
4 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
INTERNATIONAL
Une participation massive assure
à Mohammad Khatami un triomphe électoral
Les Iraniens ont infligé un nouveau camouflet aux conservateurs
Les Iraniens ont voté en masse, vendredi 8 juin,
à l’occasion de l’élection présidentielle. Cette
très forte participation assure un triomphe élecTÉHÉRAN
de notre envoyée spéciale
A deux reprises, les opérations
de vote pour l’élection présidentielle en Iran ont été prolongées, vendredi soir, 8 juin. Les Iraniens ont
ainsi bénéficié de quatre heures de
plus que le temps réglementaire
pour aller aux urnes. C’est dire s’ils
ont été très nombreux à voter. A
Téhéran, à toute heure de la journée, y compris lorsque le soleil
était à son zénith, les queues se
sont étirées sur des dizaines de
mètres devant les bureaux de vote,
souvent installés dans les mosquées et les écoles, tant dans le
nord bourgeois de la ville que dans
sa partie sud déshéritée, à l’est comme à l’ouest. Les électeurs, parmi
lesquels des jeunes en très grand
nombre – ils étaient 8 millions de
plus qu’en 1997 à avoir rejoint le
corps électoral, au total 42 millions
d’électeurs – ont fait preuve d’une
patience à toute épreuve. Dans certains centres, l’affluence était telle
que la sacro-sainte règle islamique,
ou prétendument telle, de séparation des genres a dû être bousculée, hommes et femmes se mêlant,
respectueusement, pour accomplir
les formalités du vote.
Le succès du président réformateur sortant et néanmoins candidat,
Mohammad Khatami, étant tenu
pour acquis, malgré la présence de
neuf autres postulants (Le Monde
du 8 juin), cette participation massive devait lui assurer une victoire
écrasante. En début de soirée déjà,
avant même la clôture du scrutin,
des sources préfectorales le donnaient très largement en tête dans
deux grandes villes du Sud, Ispahan
et Chiraz – sans doute sur la base
de sondages de sortie des urnes. Et
les Iraniens installés dans quatre
toral au président sortant, Mohammad Khatami,
qui devrait l’emporter plus largement qu’en
1997. Il s’agit du quatrième revers électoral
pays d’Asie lui avaient accordé 85 %
de leurs voix (résultats définitifs).
Alors que, pendant des années,
faire parler un Iranien votant relevait de la véritable gageure, électeurs et électrices, scrutateurs et
scrutatrices rivalisaient, vendredi,
de disponibilité jusques et y compris les femmes au tchador à la
rigueur irréprochable et impressionnante qu’il valait mieux ne pas
tenter d’approcher il y a quatre
années seulement.
« UN RÉFÉRENDUM »
Cette participation massive des
citoyens à la huitième élection présidentielle en République islamique atteste indiscutablement d’une
chose : les Iraniens ont pris la véritable mesure et compris la signification du droit de vote. En quatre ans
et quatre élections successives, ils
ont découvert qu’ils disposent là
d’une arme pour se faire entendre,
consécutif pour les conservateurs, toujours très
implantés dans les rouages du pouvoir, et qui
pariaient sur l’usure des réformateurs.
autrement dit d’un certain pouvoir.
C’est grâce à 20 millions d’entre
eux que Mohammad Khatami –
membre du sérail certes mais dont
le discours réformateur était alors
inédit – avait été porté à la présidence en 1997. Enhardis par cette
expérience tout à fait nouvelle en
dix-huit ans, et dont ils auraient pu
croire qu’elle n’était qu’un accident, les électeurs iraniens ont réédité l’exploit un peu moins de deux
ans plus tard en élisant leurs conseils municipaux, puis au printemps 2000 en choisissant leurs
députés.
De retour du bureau de vote de
son quartier, dans le nord de Téhéran, où elle avait attendu son tour
sans rechigner, une jeune femme
d’affaires iranienne, Nazila Noebashari, jubilait presque. « Les quatre
dernières années ont montré aux gens
que, s’ils le veulent, ils peuvent changer les choses, se réjouissait-elle. Je
pense que le vote d’aujourd’hui était
un référendum sur la volonté du peuple et non sur les réformes ellesmêmes qui continueront de toute
façon. En 1997, on pouvait penser
que c’était un vote de refus [de la gestion de l’ancienne garde]. Aux municipales, poursuit Nazila Noebashari,
on a pu se dire que les Iraniens surfaient sur la vague joyeuse de leur premier succès. Quant aux résultats des
législatives de 2000, ils traduisaient
peut-être la révolte de la population
contre un Parlement qui la tenait
sous forte pression. Mais la participation massive d’aujourd’hui, conclutelle, montre que les Iraniens ont
appris et ont compris que le cours des
choses est peut-être en train de changer. Même ceux qui n’ont pas voté ont
compris le sens de leur abstention.
C’est l’autre aspect des choses. Et
cela, nous le devons à M. Khatami. »
Mouna Naïm
Le ministre israélien de la défense
juge sévèrement Yasser Arafat
JÉRUSALEM
de notre correspondant
Ministre travailliste de la défense
dans le gouvernement d’union
nationale que dirige Ariel Sharon,
Benyamin Ben Eliezer a en commun
avec son chef d’équipe sa corpulence, une longue carrière dans l’armée
et un grade de général. Il a, ces derniers jours, multiplié les petites phrases sur Yasser Arafat. Au point d’en
agacer Shimon Pérès, ministre des
affaires étrangères, qui estime inopportun d’insulter celui avec qui l’on
tente de trouver un accord.
« Yasser Arafat a terminé son boulot historique », nous a-t-il répété,
au cours d’un entretien à la veille
d’une visite en France. « Lui seul
est responsable de ce qui se passe
sur le terrain. Lui seul décide, quoi
que pense son entourage. Il mène
son peuple vers le désastre. Il a décidé d’utiliser le terrorisme grâce
auquel, pense-t-il, nous satisfairons
ses revendications ou nous serons
amenés de faire d’Israël un nouveau
Kosovo. » Nul besoin de le préciser, le calcul est vain : « M. Arafat
s’est lui-même laissé coincer dans
une impasse d’où il ne peut plus sortir », dit-il.
Tel est le socle de l’argumentation paradoxale de M. Ben Eliezer,
qui estime qu’Israël n’a plus rien à
attendre du président de l’Autorité
palestinienne mais qui n’est pas
pour autant en mesure de changer
la donne. Celui qui, en 1993, alors
ministre du logement dans le gouvernement Rabin, s’était rendu discrètement à Tunis pour y sonder
M. Arafat, puis, les semaines suivantes, convaincu des bonnes dispositions palestiniennes, avait résolument suivi le premier ministre sur
la voie d’un compromis avec l’OLP,
paraît aujourd’hui complètement
désabusé. « Jusqu’ici nous nous sommes tenus tranquilles, dit-il. Nous
avons laissé passé l’aide humanitaire
destinée aux Palestiniens, nous laissons entrer les travailleurs légaux et
illégaux, nous avons accepté le rapport Mitchell tel qu’il est et nous
avons déclaré unilatéralement un
cessez-le-feu. Le résultat ? En trois
semaines, nous avons eu trente-quatre morts, dont les vingt pauvres gosses de l’attentat de Tel-Aviv. »
« PAS DE SOLUTION MILITAIRE »
Comme beaucoup de responsables israéliens, notamment dans
les sphères militaires, Benyamin
Ben Eliezer ne croit pas à la pérennité du cessez-le-feu accepté par
les Palestiniens après l’attentat de
Tel-Aviv. Mais que peut-il faire ?
« Tout ce que je ferai, je le ferai
pour garantir la sécurité d’Israël. Si
je pénètre en territoire palestinien,
je ne le ferai que pour capturer quelqu’un ou pour une tâche bien définie. Et après, je sortirai. » S’il n’écarte pas une séparation unilatérale
avec les Palestiniens, il n’y croit
pas trop. « Retirer mes forces sur
des lignes arrière et, après quelques
temps, recevoir sur la tête des
Katiouchas, quel intérêt ? », s’interroge celui qui a encore en mémoire la malheureuse aventure du
Liban sud et l’échec de la « zone
tampon ». Non, la solution, répète-t-il encore, c’est l’Etat palestinien, les accords d’Oslo, la négociation. « Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit. »
Si seulement Yasser Arafat n’existait pas… « Je ne lèverai jamais la
main contre lui, précise encore le
ministre. Jamais ! Les siens, en revanche, commencent à comprendre où
il les mène et peut-être est-ce d’eux
que viendra la solution. » En attendant cette hypothétique révolution
de palais, une nouvelle réunion
sécuritaire a rassemblé à Ramallah,
vendredi 8 juin, les plus hauts responsables israéliens et palestiniens
sous les auspices du directeur de la
CIA, George Tenet, qui a soumis
aux deux parties des propositions
pour sortir de la crise. De son côté,
le secrétaire général des Nations
unies, Kofi Annan, a annoncé qu’il
allait effectuer à partir de mardi
une tournée au Proche-Orient.
Georges Marion
f www.lemonde.fr/israel-palestiniens
Une avocate de la mondialisation,
numéro deux du FMI
WASHINGTON. L’administration Bush a repris les rênes du Fonds
monétaire international (FMI) en nommant comme numéro deux de
cette institution Anne Krueger, une avocate de la libéralisation des
échanges et des vertus de la mondialisation. Mme Krueger remplacera à
ce poste Stanley Fischer, qui avait annoncé, il y a un mois, son intention de quitter ses fonctions. Le FMI est dirigé depuis un an par l’Allemand Horst Koehler. Mme Krueger est la première femme à occuper
l’un des quatre postes principaux du Fonds. Les deux autres directeurs
généraux adjoints sont un Chilien, Eduardo Aninat, et un Japonais, Shigemitsu Sugisaki. Washington a aussi désigné, au poste d’économiste
en chef, Kenneth Rogoff, professeur à Harvard, succédant à Michael
Mussa, et, au poste de directeur des politiques du Fonds, Timothy
Geithner, un des responsables du département du Trésor sous la précédente administration démocrate, remplaçant Jack Boorman.
Le responsable du département des marchés financiers, un poste nouveau, est l’Allemand Gerd Haeusler, auparavant président des activités investissement de la Dresdner Bank et qui passe pour proche du
directeur général. – (AFP.)
Macédoine : la guérilla
s’est approchée de la capitale
SKOPJE. Des membres de l’Armée de libération des Albanais de Macédoine (UCK) ont pris le contrôle, vendredi 8 juin, d’un quartier d’Aracinovo, un bourg peuplé en majorité d’Albanais, situé à une dizaine de
kilomètres de Skopje, s’approchant ainsi pour la première fois de la
capitale macédonienne. Les habitants d’Aracinovo ont commencé à
fuir massivement, tandis que des forces spéciales de police étaient
envoyées aux abords de la localité. Le premier ministre macédonien,
Ljubco Georgievski, a par ailleurs déclaré, vendredi, qu’il renonçait à
l’instauration de l’état de guerre dans le pays pour combattre la guérilla albanaise. « Je réalise qu’il n’y a pas de volonté [pour cela] parmi la
majorité des partis politiques », a-t-il affirmé.
Le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, est arrivé le même jour à Skopje pour une nouvelle
mission destinée à trouver une issue au conflit. – (AFP, Reuters.)
Un général français commandera
la force de l’OTAN au Kosovo
BRUXELLES. L’OTAN a décidé de confier à un général français le commandement de la force multinationale de maintien de la paix, la
KFOR, au Kosovo. Il s’agit du général de corps d’armée Marcel Valentin. C’est la première fois depuis la création de la KFOR, à l’été 1999,
qu’un général français est placé par l’OTAN à la tête de ses forces au
Kosovo, et pas seulement, comme c’est le cas depuis le début des opérations, dans le secteur de Mitrovica.
La KFOR comprend actuellement 43 000 hommes (au Kosovo même,
en Macédoine et en Albanie) de vingt-cinq pays différents, parmi lesquels 5 200 Français. Agé de cinquante-cinq ans, le général Valentin a
notamment servi à Sarajevo (Bosnie), commandé la 11e division parachutiste, puis la force dite « d’extraction », en Macédoine, chargée de
protéger le déploiement des premiers éléments de la KFOR. D’octobre 2001 à octobre 2002, Marcel Valentin exercera une mission d’un
an, limitée précédemment à six mois.
DÉPÊCHES
a CHINE/ÉTATS-UNIS : l’administration américaine a confirmé,
samedi 9 juin, qu’elle était parvenue à un accord avec la Chine sur
l’adhésion de ce pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les deux pays sont parvenus à un consensus lors de discussions organisées cette semaine à Shanghaï (est) en marge de la réunion des ministres du commerce du Forum de coopération Asie-Pacifique (APEC), a
indiqué la porte-parole du consulat des Etats-Unis à Shanghaï, Salome
Hernandez. Le ministre chinois du commerce extérieur et de la coopération économique, Shi Guangsheng, avait annoncé en début de journée qu’il était parvenu à « un entier consensus » sur ce dossier lors de
ses discussions à Shanghaï avec le représentant américain au commerce, Robert Zoellick. Les négociations multilatérales engagées au siège
de l’OMC à Genève butaient jusqu’à présent sur un différend sino-américain sur le montant des subventions chinoises à l’agriculture. – (AFP.)
a CENTRAFRIQUE : douze jours après une tentative de coup
d’Etat, le président Ange-Félix Patassé a mis en cause la France
dans un discours à la nation, vendredi 8 juin. Il s’est déclaré « surpris
que des armes et munitions devant être livrées par l’ambassade de France
à la gendarmerie nationale centrafricaine puissent atterrir à la résidence
de Kolingba [l’ex-président André Kolingba], attenante à la résidence de
l’ambassadeur de France ». A Paris, un porte-parole du Quai d’Orsay a
aussitôt démenti toute implication de la France dans le putsch du
28 mai, dont le général Kolingba, en fuite, serait l’instigateur. Les autorités françaises ont par ailleurs annoncé le rétablissement, par Air France, des liaisons aériennes avec Bangui dès le mardi 12 juin. – (AFP.)
a GUATEMALA : un tribunal a condamné, vendredi 8 juin, à trente
ans de prison les trois militaires et le prêtre accusés de l’assassinat de
l’évêque de Guatemala, Juan Gerardi, découvert mort dans son presbytère le 26 avril 1998. Le tribunal a reconnu coupables d’assassinat l’ancien
chef des renseignements militaires, le colonel à la retraite Disrael Lima
Estrada, deux anciens membres
de l’état-major présidentiel, le
capitaine Byron Lima Oliva et le
sergent Obdulio Villanueva, et le
prêtre Mario Orantes, proche collaborateur de l’évêque. Trois jours
avant d’être découvert mort, le
corps roué de coups, l’évêque
Gerardi, fervent défenseur des
droits de l’homme, avait publié un
texte accusant l’armée d’être responsable de 150 000 assassinats et
de la disparition de 50 000 personnes durant la guerre civile
(1960-1996). – (AFP.)
a ALGÉRIE : cinq personnes ont
été assassinées dans la nuit du
jeudi 7 au vendredi 8 juin, au
cours d’une attaque attribuée par
les services de sécurité à un groupe
islamiste armé, près de Beni Ounif,
dans la région de Béchar (960 kilomètres au sud-ouest d’Alger). Mercredi, six gardes communaux
avaient été tués dans une embuscade, près de Bordj Emir Khaled,
dans la région d’Aïn Defla (160 kilomètres à l’ouest de la capitale).
Depuis le début de l’année, les violences en Algérie ont fait plus de
1 100 morts, selon les décomptes
dans la presse. – (AFP.)
5
FRANCE
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
SOCIAL
Les employés de Lu-Danone, Marks & Spencer, AOL-Air liberté
et Bata devaient être en tête de
la manifestation nationale, samedi
9 juin, à Paris, pour dénoncer les
plans de licenciement et le primat
donné aux actionnaires sur les salariés. b LE PCF, les Verts, le MDC, l’extrême gauche, quelques syndicats
(FSU, Groupe des Dix) et les associa-
tions de chômeurs ont appelé à
manifester. La CGT, qui aura une
délégation, est cependant en retrait.
b CETTE MANIFESTATION intervient
à la veille du vote, le 13 juin, à l’As-
semblée nationale, du projet de loi
de modernisation sociale. Le gouvernement et le PS tentent d’obtenir
que leurs alliés de la majorité plurielle ne rejettent pas ce texte. b LE PS,
qui réunissait samedi un colloque
sur « l’idée socialiste », cherche à
jeter des passerelles en direction des
syndicats et du mouvement associatif dans la perspective de 2002.
Le gouvernement est soumis à la pression de ses alliés et des salariés
Les salariés des entreprises qui ont annoncé des plans de restructuration (LU, Marks & Spencer, AOL-Air Liberté, etc.) manifestaient samedi à Paris.
Cette initiative, soutenue notamment par le PCF, est embarrassante pour le gouvernement à la veille du vote du projet de loi de modernisation sociale
UN DÉFILÉ pour deux logiques… La manifestation nationale
« contre les licenciements et les suppressions d’emploi », organisée
samedi 9 juin à Paris, à l’appel de
syndicalistes et de salariés d’entreprises ayant annoncé des plans
sociaux. L’itinéraire est assez traditionnel – les manifestants doivent
quitter à 14 heures la place de la
République pour gagner celle de
la Nation – le cortège, lui, l’est un
peu moins. Aucune des grandes
centrales syndicales n’a souhaité
s’engager sur ce rendez-vous. En
revanche, le défilé conduit par les
LU-Danone, les Marks & Spencer,
les AOM-Air Liberté, Pechiney
Marignac, Valeo de Cahors et Delphi-Carbon, a reçu le soutien des
forces syndicales moins classiques, à savoir la FSU, le Groupe
des Dix et la CNT ainsi que d’une
myriade d’associations tels les collectifs de chômeurs, Attac, auxquels s’ajoutent, côté politiques,
le PCF, les Verts, le MDC et la gauche socialiste pour le PS, sans
oublier la quasi-totalité des organisations d’extrême gauche, dont
LO et la LCR.
« On est sur la corde raide », confie un LU. Car toute la préparation de cette initiative a été, pour
les salariés de LU et de
Marks & Spencer, à l’origine de
l’appel, un numéro délicat d’équilibrisme. Comment obtenir le soutien des formations politiques,
sans pour autant leur « laisser les
Deux mois de contestation
b 29 mars : Danone annonce
une restructuration de sa branche
biscuits : est prévue la fermeture,
d’ici à 2004, de six usines
en Europe, dont celles de Calais
et de Ris-Orangis (570 emplois).
Le même jour, le britannique
Marks & Spencer annonce
l’abandon de tous ses magasins
sur le continent (1 700 salariés
en France). Delphi, fabricant
d’amortisseurs, annonce
la fermeture définitive de son
usine d’Andé, dans l’Eure
(275 salariés).
b 21 avril : manifestation à Calais
contre les fermetures d’usines LU,
à l’initiative du Parti communiste.
b 10 mai : les salariés de
Pechiney-Marignac manifestent
devant le siège de leur groupe
pour protester contre la fermeture
de leur usine de Haute-Garonne
(250 emplois).
b 21 mai : la direction d’AOMAir Liberté, dont l’actionnaire
principal est Ernest-Antoine
Seillière, présente un plan
de redressement qui prévoit
1 328 suppressions d’emplois.
b 22 mai : journée nationale
d’action contre les licenciements
et pour de nouveaux droits
pour les salariés, à l’initiative
de la CGT.
b 22 mai : début de l’examen,
en seconde lecture à l’Assemblée
nationale, du projet de loi sur la
modernisation sociale dans lequel
le gouvernement a introduit
des mesures antilicenciements.
b 29 mai : le gouvernement
annonce le report, au 13 juin,
du vote final sur son projet
de loi, le PCF ayant menacé
de voter contre.
b 8 juin : les salariés de l’usine
de chaussures Bata en Moselle
retiennent leur directeur après
que ce dernier a annoncé un
dépôt de bilan de l’établissement.
Le siège parisien dément
toute décision définitive.
clés ». Comment éviter que ne se
réédite l’épisode de Calais, la
manifestation, le 21 avril, des
Danone contre les licenciements,
que le PCF, notamment, avait très
vite
considéré
comme
sa
« manif » ? Le défilé de samedi a
un enjeu important pour le PCF,
comme pour les formations d’extrême gauche : leur positionnement politique sur les questions
sociales.
Pour le Parti communiste qui a
soutenu, dès l’origine, cette initia-
tive, quitte à devoir s’en expliquer
auprès d’une direction de la CGT
beaucoup plus réservée, l’objectif
est double. Il s’agit d’une part de
prouver son utilité dans la majorité plurielle comme « capteur » de
la contestation sociale et, parallèlement, de ne plus laisser le soin à
l’extrême gauche d’occuper seule
ce terrain, en se faisant une santé
à son détriment. Place du ColonelFabien, on fait désormais valoir
que l’attitude du Parti communiste lors de l’examen du projet de
loi sur la modernisation sociale –
il a obtenu le report du texte
après avoir menacé de voter contre et estimé que les dispositions
anti-licenciements étaient « insuffisantes » – a été compris par l’opinion et lui vaut un surcroît de
popularité dans les sondages. Et
de mettre en valeur l’enquête du
CSA publiée le 8 juin dans L’Humanité (réalisée les 5 et 6 juin
auprès d’un échantillon représentatif de 960 personnes) selon
laquelle 49 % des Français souhaitent que le gouvernement reprenne les amendements du PCF.
La formation dirigée par
Robert Hue a donc mis le paquet
sur sa participation. Elle compte
amener au minimum 8 000 personnes et faire porter au crédit de
sa mobilisation dans la bataille
les amendements de compromis
actuellement discutés avec le gouvernement. Leur adoption pourrait motiver son abstention lors
du vote final du texte, à l’Assemblée, le 13 juin. Les aménagements en cours de discussions
portent sur deux points : le premier renforcerait le rôle du comité d’entreprise en lui permettant
de faire des contre-propositions
via un médiateur social, sans
pour autant confier à cette instance un droit de veto suspensif comme le réclamaient à l’origine les
députés communistes ; le second
reviendrait sur la définition du
licenciement économique, objet
d’une bataille serrée lors de la discussion du texte à l’Assemblée.
Ces derniers jours, tout en restant
prudent sur l’issue du vote communiste, le président du groupe
PCF de l’Assembléee nationale,
Alain Bocquet, a souligné à plusieurs reprises que les discussions
avec le gouvernement se déroulaient « dans un bon climat » et
« avec une volonté d’avancer ».
La formation dirigée
par Robert Hue
a mis le paquet
sur sa participation.
Le Parti communiste
compte amener
au minimum
8 000 personnes
C’est ce jeu tactique – ces grandes manœuvres du PCF et de l’extrême gauche – que la CGT a invoqué pour justifier sa participation
soigneusement calibrée à la manifestation du 9 juin. La centrale de
Bernard Thibault qui sera tout de
même représentée par une délégation confédérale emmenée par Jacqueline Lazarre s’est toutefois
décidée à ne pas être totalement
absente. Plusieurs de ses structures locales et fédérales souhaitaient participer à la manifestation, comme y seront présents
l’ensemble des syndicats oppositionnels de la CFDT. Par ailleurs,
sa journée nationale d’action du
22 mai ayant eu un succès mitigé,
la centrale ne voulait pas totalement déserter l’initiative du
9 juin, soutenue par une FSU dont
elle est plutôt proche et bénéficiant ces derniers jours de l’appui
de quelques deux cents personnalités, loin d’être toutes issues de la
gauche radicale.
A côté de la démarche de positionnement politique, à la différence de la manifestation du
16 octobre 1999 qu’avait lancé le
PCF, plusieurs syndicalistes veulent croire qu’apparaîtra une
autre dynamique. « Tout l’enjeu
est de savoir qui va l’emporter dans
la durée. Ceux pour qui cette manifestation du 9 juin a avant tout un
enjeu de positionnement à gauche,
autour d’un projet de loi, ou ceux
qui pensent qu’il s’agit d’enclencher un vrai mouvement de luttes
pour obtenir de nouveaux droits
pour les salariés », soulignait vendredi l’un d’entre eux, estimant
que « ce débat-là a été escamoté ».
Les LU et les Marks & Spencer,
sans trop se faire d’illusion, sont
plutôt sur cette logique là.
Caroline Monnot
Jean, Catherine et Paul refusent de « se résigner à la pure logique financière »
SALARIÉS de LU, de Marks & Spencer
et d’AOM-Air Liberté, ils sont à l’origine
de cette manifestation du 9 juin. « Nous,
on est les initiateurs, alors que le reste de
l’année, on est à la machine », explique
Jean, ouvrier de fabrication chez LU-Danone, plutôt fier d’être parmi ceux qui donnent « un coup de pétard ». « On n’a pas
d’état d’âme. On défend notre emploi, mais
on veut aussi faire avancer les choses pour
tout le monde. La fermeture de Ris-Orangis,
c’est pas un problème industriel, c’est de la
pure logique financière. Et nous, cette logique, on n’arrive pas à l’admettre. Quand
une entreprise ferme parce qu’elle a des difficultés, qu’elle perd de l’argent, on peut voir.
Mais là, on est dans une usine performante
avec un outil en bon état de marche », dit-il.
A cinquante ans, sans qualification
reconnue, Jean n’attend pas grand chose
des reclassements au sein du groupe. « Ce
sera pour ceux qui ont suivi des formations.
Pour la majorité d’entre nous, ce sera plus
difficile. Si on retrouve un boulot dans
l’agroalimentaire, on sait déjà qu’on touchera 2 000 à 3 000 francs de moins par mois
minimum. » Avec d’autres à Ris-Orangis,
ils ont bien regardé la possibilité de reprendre eux-mêmes l’usine. « C’est pas possible. Il y a trop de volumes à écouler. Sur la
distribution, on ne tiendrait pas », explique-t-il. Si les directions d’entreprise « veulent se débarrasser de nous, si c’est la dictature de l’argent, eh bien qu’elles crachent,
elles aussi, un maximum ! Qu’elles indemnisent réellement au niveau du préjudice subi
en fonction de l’âge, des possibilités ou non
de retrouver un emploi ».
« ZÉRO LICENCIEMENT »
Jean s’agace des controverses sur le
caractère « politique » de la manifestation. Il « s’en fout » de Robert Hue ou
« dieu sait qui » : avec sa « manif », il
s’adresse « à toute la société » pour que
« cela s’arrête ». Catherine, employée de
Marks & Spencer et syndiquée au Sycopa
(ex-CFDT), défile aussi « pour qu’on ne
nous oublie pas et pour montrer qu’on ne se
résigne pas ». Une manière, aussi, de « se
retrouver avec les gens de LU ou d’autres
avec qui on a tissé des liens. On est tous
ensemble, tous ceux qui se retrouvent dans
la merde, sur la paille ». Catherine voudrait que « les gens se rendent compte
qu’un jour ou l’autre ils peuvent être touchés eux aussi ».
En attendant, elle s’amuse des mesures
de réconfort psychologique lancées par la
nouvelle direction française de Marks
& Spencer. « Le service des ressources
humaines fait maintenant de l’humanitaire : ils parlent de mettre en place tout un tas
de trucs pour éviter le stress aux salariés.
Moi je dis que pour faire diminuer le stress,
le mieux c’est de manifester. Une manif,
c’est pas triste. Même si on montre qu’on
n’est pas content, c’est fait aussi pour faire
la fête, avec les copains, pour ne pas rester
seule, assommée dans son coin. Le nouveau
directeur promet un repreneur, dit qu’il fera
tout pour que l’on soit reclassé. Et bien nous
on le prend au mot. On va le dire à la
manif : zéro licenciement. »
Paul, délégué CGT de l’intersyndicale
AOM-Air Liberté, a hésité. Il était d’abord
partant, puis les réserves de sa confédération l’ont ébranlé. Et la date du 9 juin lui
semblait trop tardive. Finalement, « on a
tous décidé d’y aller, explique-t-il. Nous, on
est presque morts. On parle maintenant
d’un dépôt de bilan, mais tant qu’on peut
bouger, on va faire des choses. On veut montrer qu’ils n’auront pas la peau des salariés
facilement ». Lui veut « faire pression sur
les politiques, pour que cela s’améliore, que
des réflexions soient ouvertes », mais aussi
s’adresser aux entreprises et aux actionnaires. « On veut leur dire : continuez à jouer
avec nous comme vous le faites, et ce sera de
plus en plus difficile pour vous à tenir. » Et
plus ça ira, prévient-il, « moins les salariés
hésiteront à foutre le bordel quand c’est
nécessaire ».
C. M.
Les socialistes veulent jeter des passerelles en direction des syndicats dans la perspective de 2002
ET SI LA GAUCHE plurielle,
pour se donner « un second souffle » en 2002, jetait des passerelles
en direction des syndicats et du
mouvement associatif ? Dans un
numéro à paraître des Cahiers de
la formation du Parti socialiste, intitulé « De l’union en général et de la
gauche plurielle en particulier »,
Jean-Christophe Cambadélis innove en prônant, à côté d’un « contrat multilatéral » entre le PS et ses
partenaires pour les élections législatives, la recherche d’« une convergence parallèle avec le mouvement
associatif et syndical ». Une proposition qui vient à point au moment
où la majorité est en pleine turbulence et où le PS célèbre, à travers
un colloque samedi 9 juin à La
Défense sur « l’idée socialiste »,
ouvert par François Hollande et
conclu par Lionel Jospin, le trentiè-
me anniversaire de son congrès
refondateur d’Epinay.
L’artisan de la gauche plurielle
rappelle que la CGT, la FEN, la
FSU, l’UNSA avaient été associés
aux Assises de la transformation
sociale, qu’il avait animées
entre 1993 et 1995 avec M. Jospin.
Est-il possible aujourd’hui d’aller
plus loin et de pallier ce qu’Alain
Bergounioux définit comme « l’insuffisance de l’assise sociale de la
gauche plurielle » ? M. Cambadélis
ose une réponse affirmative, en
partant du discours de M. Jospin,
en août 1999 à La Rochelle, sur la
« société de plein emploi ». L’ancien numéro deux du PS prend
soin de réaffirmer la « volonté d’indépendance », qui « confine parfois
à l’autonomie », des syndicats.
Mais il relève aussi que « de nombreux responsables syndicaux sont à
gauche, voire ont un engagement
partisan ». Dès lors, son objectif
est, « dans le respect des prérogatives de chacun, de travailler à la
constitution d’un socle d’engagements communs : la société du plein
emploi ».
Concrètement, le député de
Paris estime que, grâce au temps
libéré, la société du plein emploi
offrira aux syndicats et aux associations de « nouvelles places dans les
institutions sociales ». La société du
plein emploi, assure-t-il, « c’est
une société de partenaires où les
acteurs sociaux sont au même
niveau d’engagement des partis politiques ». Mais, prévient M. Cambadélis, qui ne veut pas être soupçonné de vouloir enrôler les syndicats
derrière la bannière de la gauche
plurielle, « il ne s’agit ni d’un con-
badélis nie toute crise du modèle
mis en œuvre en 1997, notant seulement qu’il est « parfois un lieu
d’expression de divergences ». Au
contraire, il met en avant « le profond intérêt » des cinq composantes de l’actuelle majorité « à entrer
dans un mouvement plus approfon-
Le Medef pris de vitesse par le gouvernement et le PS
Le Medef veut accélérer les discussions sur l’approfondissement
de la négociation collective – un des dossiers de la « refondation sociale » – pour ne pas être pris de vitesse par le gouvernement, qui s’apprête à engager une réforme de la « démocratie sociale ». Le patronat « compte utiliser les organisations syndicales pour formuler une
position commune avant que l’Etat ne s’empare du sujet », a estimé
Maryse Dumas, une des principales responsables de la CGT, vendredi 8 juin, à l’issue d’une séance de négociation. Le patronat souhaite
réunir de nouveau les syndicats début juillet.
Ouvert il y a plus d’un an, ce chantier porte sur les différents
niveaux de négociation (entreprise, branche, interprofessionnel) et
leur articulation par rapport à la loi. Le nouveau document présenté
par le Medef, vendredi, présente des avancées pour la CFDT, la CFTC
et la CGC, mais l’ensemble des organisations juge le texte encore
trop éloigné de leurs aspirations.
trat ni d’un pacte mais d’un présupposé assumé par la gauche qui
est’’nous travaillons dans le même
sens’’ ».
Se livrant à une vaste analyse historique des différentes alliances de
la gauche, de 1924 à 1997, et de
l’évolution de ses acteurs, M. Cam-
di de coalition durable ». Opposant
le « social-réformisme » de la gauche plurielle au « social-libéralisme » de Tony Blair, il invite cette
dernière à s’opposer au « seul programme » de la droite : « l’adaptation à la mondialisation libérale, le
pouvoir des marchés financiers et
l’entreprise de refondation sociale
engagée par le Medef ».
Pour M. Cambadélis, le bilan de
la gauche plurielle est donc
gagnant-gagnant : de « véritables
convergences idéologiques » ont
été construites et, électoralement,
elle « a apporté à tous, sans exception », y compris au PCF, où
Robert Hue dispose d’une majorité… « plurielle ». Pour 2002, il prône « un contrat d’avenir qui soit un
socle d’engagements communs pour
la démocratie ». La gauche plurielle afficherait son unité tout en laissant à chaque composante son
autonomie. Cela se traduirait par
« des contrats d’objectifs sur les
cinq ou six grandes questions qui
fondent une législature », un
accord dès le premier tour aux élections législatives pour « battre la
droite » au second, une pluralité
de candidatures à l’élection présidentielle tout en limitant les controverses par « la nécessité du rassemblement au deuxième tour ».
M. Cambadélis invite ses amis à faire la distinction au sein de la gauche critique et alternative entre
« ceux qui veulent faire perdre [la
gauche plurielle] et voir la droite
triompher et ceux qui acceptent une
confrontation sérieuse voire sévère
avec elle et voir la gauche gagner ».
Michel Noblecourt
6 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
FRANCE
Le MDC se mobilise pour préparer la candidature Un rapport officiel conclut
de M. Chevènement à la présidentielle de 2002 à l’absence de transfert d’eau
Georges Sarre devrait être élu président du Mouvement des citoyens
Jean-Pierre Chevènement continue à entretenir
l’incertitude sur son éventuelle candidature à
l’élection présidentielle de 2002. Mais tous les
MARSEILLE
de notre envoyée spéciale
Rien de tel que des amis de trente ans pour s’envoyer des flèches
empoisonnées. Vendredi 8 juin au
soir, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel
Vauzelle (PS), reçoit à l’hôtel de
région son vieil ami Jean-Pierre
Chevènement, tout juste arrivé à
Marseille, pour le congrès du Mouvement des citoyens. Avant les
petits-fours, les discours sont
brefs, mais suffisent au « Che »,
pour évoquer le « léger strabisme »
du PS et démolir le traité de Nice.
M. Vauzelle ne suivra M. Chevènement vers le buffet, dit-il en riant,
que s’il ne lui « demande pas de
nouveau d’applaudir quand il dénigre [son] parti ». Un peu plus tard,
il glisse à l’ancien ministre ce qu’il
pense de sa candidature éventuelle, « dont on ne sait pas si elle
servira la droite ou la gauche ».
Sous le vernis, l’agacement est net.
M. Vauzelle dit « ignorer » si
M. Chevènement se présentera ou
non à l’élection présidentielle et
l’intéressé poursuit son petit jeu
du chat et de la souris avec la presse. Ni oui, ni non : plus tard. Le
député de Belfort sent pourtant
bien que son attitude finit par passer pour de la coquetterie. S’il est
responsables du Mouvement des citoyens, réunis en congrès à Marseille ce week-end, sont en
ordre de marche pour cette échéance. Georges
réellement hésitant, car les paramètres politiques, financiers et personnels d’une telle aventure sont
complexes, ses amis, eux, n’ont
qu’une envie : foncer.
Les congressistes du MDC interprètent comme un signe encourageant de plus vers la candidature,
le passage de relais entre M. Chevènement et Georges Sarre, qu’ils
devraient entériner par un vote,
samedi 9 juin dans l’après-midi. Le
président délégué devient donc
président, ce dernier se dégageant
pour donner plus d’ampleur à sa
candidature. Le MDC, dont le sort
est intimement lié à celui de
M. Chevènement, va peut-être se
sentir un peu orphelin, même si
c’est pour la bonne cause.
En attendant, ses cadres s’activent. L’ancien ministre de l’inté-
Sarre devrait être élu, samedi 9 juin, à la présidence du MDC, après la décision de M. Chevènement de quitter cette fonction.
rieur ne cache pas son inquiétude
sur l’aspect financier de la campagne. Pourtant son trésorier est
serein. Banquier de son état, Yves
Le Hénaff, quarante-cinq ans,
compagnon de route de M. Chevènement depuis sa jeunesse étudiante, a fait ses comptes. « On termine la législature avec 10 millions
de francs de réserve. Les banques
nous font confiance, on doit pouvoir
emprunter au minimum 10 millions
et même jusqu’à 30 », confie-t-il.
Alors qu’il estime que l’on peut
faire « une très belle campagne à 20
ou 25 millions de francs, comme
Bayrou et Madelin », il ne voit pas
de raison de s’angoisser.
Le sénateur Paul Loridant, de
son côté, se réjouit de l’afflux de
soutiens d’élus qui ont promis
d’apporter leur caution à M. Che-
M. Chevènement banalise le rapport sur l’extrême gauche
Interrogé vendredi 8 juin, en marge du congrès du MDC, sur le
fichage de personnalités d’extrême gauche par le ministère de l’intérieur (Le Parisien daté 8 juin), M. Chevènement a banalisé l’affaire :
« Je n’ai commandé aucun document. Ces documents sont des documents
de routine, qui ont trait à l’observation, pour le compte du gouvernement, de groupes qui peuvent mettre en cause la légalité républicaine. »
L’ancien ministre de l’intérieur a ajouté : « Bien évidemment il y a une
veille maintenue, avec une étude sur la mouvance en cause, soit d’extrême
gauche, soit d’extrême droite. »
vènement. Sur les 500 signatures
requises, un chiffre que les amis de
l’ancien ministre ont l’ambition de
dépasser largement, « 400 sont
déjà acquises, à gauche, hors du
MDC, au PS et au PC, mais aussi à
l’UDF », affirme le maire des Ulis.
Il se félicite également que le MDC
ait franchi le cap des 6 000 adhérents cette année. On se presse
autour de M. Chevènement pour
lui montrer que les cahiers des
« comités d’appel » locaux à sa
candidature, se remplissent. François Morvan, l’un des rédacteurs
de l’appel signé par cinquante personnalités (Le Monde du 7 juin)
appelle déjà à un rassemblement à
Paris, le 16 septembre.
Le héros, pour sa part, continue
à faire de la politique, comme s’il
était dans l’opposition. Le projet
de loi de modernisation sociale ?
« Il est très probable que l’on votera
contre. » Le traité de Nice ? « Illisible, Maastricht à côté, c’est une
fable de La Fontaine. » Il faudrait
d’ailleurs demander aux Français
par référendum ce qu’ils en pensent, déclare M. Chevènement.
Quoi qu’il dise, il lui devient de
plus en plus difficile de faire marche arrière.
Béatrice Gurrey
Attac débarque à Jersey pour dénoncer les paradis fiscaux
SAINT-HÉLIER (Jersey)
de notre envoyé spécial
A feuilleter l’unique quotidien de l’île, The Jersey
Evening Post, le débarquement programmé des Gallics – lisez : la délégation du mouvement antimondialisation Attac, qui vient protester symboliquement contre les « paradis fiscaux » – n’est guère
attendu avec sympathie. Des appels au calme par
voie de presse suggèrent que l’opinion publique
insulaire serait, dans son ensemble, hostile à
l’« invasion française » dans l’« île sans impôts ».
« Notre île a tout à gagner à entendre les critiques de
ceux qui s’opposent à ses ressources principales »,
tente de rassurer un éditorialiste. Un autre daube
sur la médiatisation de l’expédition de 140 membres d’Attac, finalement autorisés à manifester à
Saint-Hélier, la capitale de Jersey, l’un des îles
Anglo-Normandes.
Le statut de possession de la Couronne britannique (mais hors Union européenne) a transformé
ce refuge où Victor Hugo – exilé à Jersey, puis
Guernesey – pratiquait le spiritisme en une place
prospère qui tirerait 70 % de ses revenus des services financiers. Ils y ont pris le pas sur le tourisme,
au point que nombre d’hôtels ont été réaménagés
en résidences de luxe. Les îles Anglo-Normandes
sont sur la liste des quinze microterritoires recevant une grande partie des flux d’argent mondiaux
et constituent, pour Attac et l’OCDE, autant de plates-formes offshore favorisant la « délinquance
financière ». Privés des ressources par ces « paradis fiscaux », les Etats n’auraient plus qu’à pressurer un peu plus leurs contribuables pour compenser le manque à gagner, dénonce Attac.
OFFICIERS ÉCOSSAIS ANTI-ÉMEUTES
La mauvaise image de ce morceau de campagne
cossu et discret inquiète plus que d’éventuels
débordements lors de la démonstration, une première dans l’île. La journée d’Attac, couplée avec
des interventions et des conférences à Saint-Malo,
a pourtant fait l’objet de laborieuses tractations et
sera solidement encadrée : on évoque la venue de
Glasgow (Ecosse) – en renfort de la police locale –
d’officiers spécialisés dans les techniques antiémeutes. Cette atmosphère de veillée d’armes
cadre mal avec le programme : pique-nique, distribution de tracts par groupes de six (priés de ne laisser « aucun relief sur les lieux »), entretien accordé
à une délégation d’Attac conduite par sa vice-prési-
dente, Susan George, avec deux représentants de
la Commission des services financiers de Jersey.
Franck Norman, correspondant d’Attac, s’indigne de ce vent de panique que des « autorités » au
service de la finance font, selon lui, souffler sur
l’île. La manifestation, il n’en doute pas, sera
accueillie « avec plaisir » par bien des habitants qui
ne profitent pas de la manne. De plus, « l’industrie
de la finance détruit la vie de l’île », assure-t-il,
citant l’alcoolisme, la drogue et le surpeuplement
(près de 100 000 habitants contre 40 000 en 1945).
Les privilèges fiscaux sont aussi entachés d’une sorte de péché originel. Lors de l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’Europe (1973), Jersey a refusé d’y
entrer et a dû accepter que ses ressortissants
n’ayant aucun parent ni aïeul extérieur au territoire soient privés du droit de travailler dans un autre
Etat de la Communauté. Ces 5 000 « autochtones »
auraient « été sacrifiés sur l’autel du maintien des
exemptions fiscales », s’indigne M. Norman, qui se
bat pour l’abolition d’une discrimination contraire
à la Convention européenne des droits de l’homme.
Nicolas Weill
Le directeur de l’ANPE récuse toute tricherie
généralisée sur les offres d’emplois
UNE VIVE POLÉMIQUE s’est
engagée au sein de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) après la
publication, dans Le Monde du
1er juin, d’un article sur les « astuces » auxquelles l’ANPE recourt
parfois pour gonfler ses offres
d’emplois et améliorer le nombre
de chômeurs placés. Majoritaire
parmi les salariés de l’agence, le
SNU est sévèrement mis en cause
par la direction générale et par
trois autres syndicats de l’ANPE,
qui l’accusent d’avoir divulgué à la
presse un certain nombre de « dérives » portant le discrédit sur les
18 000 salariés.
Dans une lettre interne datée du
6 juin et adressée à chacun d’entre
eux, le directeur général, Michel
Bernard, s’est déclaré « très choqué de voir que des membres d’une
organisation syndicale, agents de
l’établissement, diffusent vers la
presse (…) des assertions doublement dommageables pour notre
maison et ses personnels ». Ces propos, déplore M. Bernard, « portent
atteinte à l’intégrité professionnelle
de chacun de nous, discréditent
notre travail et dévalorisent l’image
de l’agence, alimentant ainsi les
campagnes de dénigrement du service public ».
Sur le fond, précise M. Bernard,
« il se peut qu’ici ou là des dérives
existent ; elles sont toujours isolées
et rapidement corrigées dès qu’elles
sont identifiées ». Elles ne peuvent
« en aucun cas accréditer l’idée de
pratiques massives, généralisées et
encouragées », poursuit-il, alors
même que les résultats des enquê-
tes diligentées par l’agence « témoignent de la rigueur et de la qualité
des données fournies ».
L’UNSA-ANPE estime, pour sa
part, qu’« il serait stupide de nier
l’existence des dérives » rendues
publiques par les militants du
SNU. Le syndicat ne peut en revanche imaginer qu’« une organisation
syndicale porte ouvertement le discrédit sur les agents de l’ANPE ».
Cette condamnation est formulée
dans des termes similaires par la
CGC et la CFDT-ANPE du
Nord - Pas-de-Calais, pour qui les
agents de l’ANPE « luttent contre
les dérives malgré les pressions
d’une certaine hiérarchie ».
Loin de vouloir « mettre en cause
la conscience professionnelle de
[ses] collègues », le SNU a précisé
sa démarche dans un tract intitulé :
« Ni cracher dans la soupe, ni faire
l’autruche ». En révélant à la presse
des pratiques qu’il signale « depuis
des années » à la direction « sans
être écouté », le syndicat entend
dénoncer « les effets pervers d’un
système d’évaluation basé sur la
course aux résultats chiffrés » et la
« pression » exercée sur les agents
pour atteindre ces résultats. « Se
taire indéfiniment sur ces sujets délicats serait nuire à la reconnaissance
du travail véritable effectué chaque
jour, dans des conditions difficiles,
par nos collègues », ajoute le SNU,
pour qui la défense de l’éthique du
service public de l’emploi est le
meilleur moyen d’en assurer le
développement.
Alexandre Garcia
de la Seine vers la Somme
Il met un terme à la « rumeur d’Abeville »
C’EST OFFICIEL : l’eau de la
Seine ne s’est jamais déversée
dans la Somme. Vivement interpellé par la population et les élus
à propos de la rumeur selon
laquelle « on » aurait inondé les
Picards pour sauver Paris, Lionel
Jospin, en déplacement à Abbeville, le 9 avril, avait annoncé la
mise en place d’une mission d’expertise ministérielle pour faire
toute la lumière sur les causes de
la catastrophe qui a entraîné
l’inondation de 2 800 maisons
entre Abbeville et Amiens, de
mars à mai.
Le rapport a été remis au gouvernement le 6 juin. L’enquête,
menée par un collège d’experts
nommés par quatre ministères
(intérieur, équipement, agriculture, aménagement du territoire et
environnement) et pilotée par
Claude Lefrou, ingénieur des
Ponts et Chaussées, conclut à
« l’absence de tout transfert d’eau
depuis le bassin de la Seine ». Se
fondant sur l’examen du dispositif
mis en place au moment des
intempéries par les services des
Voies navigables de France (VNF)
qui gèrent le bassin de la Seine
(fermeture des écluses, pompages), elle établit l’absence « de
déversement » du canal du Nord –
raccordé à la Seine – vers le canal
de la Somme.
DÉFAUTS DU SYSTÈME D’ALERTE
En revanche, le rapport met au
jour les défauts du système d’alerte des crues. Il pointe les retards
pris dans la « prévision » de la
catastrophe faute d’« un rassemblement » suffisant des données
pluviométriques et hydrologiques. Alors que les inondations
commencent à la mi-mars, « ce
n’est qu’à la fin mars (…) que les
services » de l’Etat et des collectivités locales ont pris la mesure de la
catastrophe, entraînant un décalage dans la « prise de conscience de
son importance » par les pouvoirs
publics. Il estime que « l’impact
des pluies n’a pas pu être anticipé »
par les « services administratifs ».
Alors que Dominique Voynet,
ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement,
s’était interrogée sur l’insuffisance du curage de la Somme, à l’origine des débordements, les
experts estiment qu’« il faut considérer comme toute à fait convenable » l’entretien du canal, qui relève du conseil général de la Somme, depuis 1993.
En revanche, écrivent les
auteurs, « les affluents de la Somme ne semblent pas faire l’objet
d’un entretien quelconque », ce qui
explique, selon eux, la lenteur de
la décrue. Le maintien en état des
très nombreux cours d’eau, fossés
et étangs dans la région incombe
aux riverains. Or « la plupart des
associations » de particuliers sont
« inactives (…) notamment près
d’Abbeville », la zone la plus susceptible d’être inondée. « La relative déshérence de la gestion des
cours d’eau non domaniaux » tient
aussi, selon l’étude, à l’absence de
« structure intercommunale volontaire pour cette mission ».
Les experts mettent en garde
contre de nouvelles inondations,
à l’automne. Ils demandent que
soient établis « dès maintenant »
des plans de prévention des risques d’inondations (PPR) pour
délimiter les zones inondables où
les constructions seront assorties
de règles de sécurité bien spécifiques. Le 25 avril, le préfet de la
Somme a prescrit un PPR pour
127 communes. En attendant sa
mise en œuvre, qui risque d’être
longue, il suggère que la délivrance de permis de construire soit
interdite dans les « zones qui ont
été recouvertes par plus de 50 cm
d’eau ». Il recommande enfin que
les communes inondées mettent
en place, « avant l’hiver, des plans
de secours », en prévision de nouvelles intempéries.
Mme Voynet a annoncé qu’un
plan de prévention contre les
inondations dans la Somme serait
présenté lors du comité interministériel d’aménagement durable
du territoire, le 9 juillet.
Béatrice Jérôme
DÉPÊCHES
a TROTSKISME : selon Jean Glavany, avoir été trotskiste,
comme vient de le reconnaître le premier ministre, n’est « pas une
compromission, encore moins un crime ou un délit » et « les Français
s’en foutent ». Interrogé par Europe 1, le ministre de l’agriculture a
jugé, vendredi 8 juin, cet engagement passé « plutôt sympa », compte tenu du « contexte » de l’époque. De son côté, Jean-Pierre Chevènement a jugé vendredi 8 juin, sur RTL, « nullement déshonorant »
l’engagement trotskiste de Lionel Jospin dans le passé. « Personne
n’a jamais douté qu’[il] était un homme de gauche », a indiqué le président du Mouvement des citoyens.
a VERTS : Marie-Anne Isler-Béguin et Yves Pietrasanta ont
affiché leur soutien à Noël Mamère, vendredi 8 juin, dans le
cadre de la primaire pour la désignation du candidat des Verts à la
présidentielle. Cette prise de position des deux députés européens,
membres de Verts écolo, répond à celle de Maryse Arditi, l’une des
quatre porte-paroles nationaux du parti écologiste et également
membre de Verts écolo, en faveur d’Alain Lipietz, le concurrent de
M. Mamère au second tour de cette primaire (Le Monde du 9 juin).
a SÉNAT : André Labarrère (PS) souhaite quitter l’Assemblée
nationale et rejoindre le Sénat. Selon l’AFP, le député et maire de
Pau, soixante-treize ans, briguera la tête de liste socialiste dans les
Pyrénées-Atlantiques lors du renouvellement sénatorial de
septembre. Le choix définitif sera soumis aux votes de militants de
la section béarnaise pour une ratification du conseil national du PS
fin juin.
a PRÉSIDENTIELLE : Alain Madelin a refusé, jeudi 7 juin, de se
prononcer pour le second tour de l’élection présidentielle. « Dans
l’hypothèse où je ne serais pas en tête, je ne suis pas propriétaire de
ces voix et elles devront se mériter », a déclaré sur BFM le président
de Démocratie libérale.
7
SOCIÉTÉ
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
FAMILLE
La création d’un congé
de paternité sera la mesure phare de
la conférence de la famille, qui s’ouvre
lundi 11 juin, à Paris. b A LA NAISSANCE de leur enfant, les pères pourront
cesser leur travail pendant quatorze
jours, en percevant 100 % de leur salaire. Si 40 % des pères décident de s’arrêter, le coût de la mesure est évalué à
700 millions de francs. b SÉGOLÈNE
ROYAL, ministre déléguée à la famille,
à l’enfance et aux personnes handicapées, estime que cette réforme devrait
« provoquer des évolutions en profondeur des comportements » dans la
famille et l’entreprise. b EN SUÈDE,
les pères disposent depuis 1980 de
quarante jours de congé de paternité
ainsi que du droit d’y ajouter un an de
congé parental pendant lequel ils per-
çoivent 80 % de leur salaire. b QUATRE JEUNES PÈRES racontent au
Monde les conditions dans lesquelles
ils tentent de concilier vie professionnelle et investissement familial.
Le gouvernement instaure un congé de paternité de deux semaines
Lionel Jospin devait annoncer cette mesure, lundi 11 juin, à l’ouverture de la conférence de la famille. Un projet de loi pourrait être déposé à l’automne.
Cette réforme est destinée à soutenir l’égalité professionnelle entre hommes et femmes et à promouvoir le partage des responsabilités parentales
DEUX PETITES semaines pour
une révolution des mentalités. La
création d’un congé de paternité
devrait être annoncée par Lionel
Jospin à la Conférence annuelle de
la famille, lundi 11 juin. A la naissance de l’enfant, le père bénéficierait
désormais d’un congé de quatorze
jours, rémunérés à 100 % du salaire
– sous un plafond de 14 950 francs
mensuels, comme pour le calcul
des indemnités journalières des
femmes en congés maternité.
Jusqu’à présent, les pères ne disposent que d’un « congé de solidarité familiale » de trois jours (article
L. 226-1 du Code du travail) tandis
que les mères s’arrêtent seize semaines pour les deux premiers enfants,
vingt-six semaines à partir du troisième enfant. A l’origine de cette
initiative, Ségolène Royal, la ministre déléguée à la famille, à l’enfance
et aux personnes handicapées, espère que les entreprises permettront à
leurs salariés d’ajouter à ce congé
de paternité les jours dégagés par la
réduction du temps de travail, afin
que s’instaure un véritable « mois
du père » n’empiétant pas sur les
congés payés.
LA CRAINTE DU COÛT
C’est la branche famille de la
Sécurité sociale, dont l’excédent
devrait atteindre 6,3 milliards en
2001, et non, comme pour les
mères, l’assurance-maladie, qui
devrait financer ces sept jours
ouvrables de congés supplémentaires accordés aux pères en plus des
trois jours déjà prévus par la loi.
Une loi devrait être votée en ce
sens au Parlement à l’automne,
dans le cadre du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale.
A Matignon, on estime que cette
mesure devrait coûter entre 700 millions et 1 milliard de francs. Son instigatrice, Ségolène Royal, qui a dû
batailler ferme avec le ministère
des finances pour l’imposer, préfère avancer le chiffre de 700 millions
de francs, en insistant sur le fait que
seule une proportion d’environ
40 % des pères prendra effectivement ce congé facultatif, à l’instar
de ce qui a pu être observé dans les
pays européens déjà dotés d’un tel
dispositif.
Car en la matière, la France ne
fait pas vraiment figure de pays
pionnier. Certes, les pères allemands, italiens, britanniques et
espagnols sont soumis au même
régime des trois jours de congés
rémunérés. Les Portugais, avec cinq
jours, sont à peine mieux lotis. Mais
les Danois bénéficient de deux
semaines, les Finlandais de dix-huit
jours, et les Suédois de quarante
jours (lire ci-dessous). Le 9 juin
2000, une résolution était votée par
le Conseil des ministres européen
des affaires sociales sur « la participation équilibrée des hommes et des
femmes à la vie professionnelle et à
la vie familiale », qui encourageait
les Etats membres à instaurer un
véritable congé de paternité.
En France, l’idée d’un tel congé,
aboutissement d’une série d’évolutions sociologiques nées dans
l’après-mai 1968, n’a cheminé que
très lentement. Jusqu’à ces derniers
mois, elle n’a guère été portée par
riorisées dans la sphère publique,
elles craignaient d’être dessaisies de
leur pouvoir dans la sphère domestique. »
De création plus récente, les associations de pères, obnubilées par les
problèmes du divorce, ne se sont
pas davantage emparées du sujet
que les pouvoirs publics, qui en craignaient le coût. « Il y a enfin une for-
Pour le Medef, ces projets « ne sont pas financés »
Pour le Medef, « les projets visant à réformer le droit de la famille ou
à faire une large place aux pères dans les foyers, ce qui paraît d’ailleurs
parfaitement légitime, ne sont pas aujourd’hui financés ». L’organisation patronale, qui devait être représentée lundi 11 juin à la conférence de la famille par Philippe Lavil, président de la Caisse d’allocations
familiales de Paris, estime en effet qu’aucune dépense nouvelle de la
branche famille ne peut se justifier alors que le gouvernement compte mettre à contribution la Sécurité sociale pour financer les allégements de charges liés aux 35 heures.
Après l’assurance-chômage, les retraites et l’assurance-maladie, le
Medef estime qu’il ouvrira un nouveau chantier de sa « refondation
sociale » consacré à « la modernisation des prestations familiales ». Ce
projet sera piloté par Jérôme Bédier, président de la Fédération du
commerce et de la distribution.
les mouvements féministes, traditionnellement plus axés, en France,
sur les droits propres des femmes
(avortement, contraception) ou sur
les violences. « Les femmes étaient
assez ambivalentes sur le congé de
paternité, note Christine CastelainMeunier, sociologue au CNRS. Infé-
te résistance du patronat à cette question, et une pérennité des mentalités
traditionnelles dans l’entreprise, complète le sociologue Gérard Neyrand.
Dans la très grande majorité des entreprises, il est toujours mal vu qu’un
père puisse ne pas répondre aux attentes au nom de sa position de père. »
Le véritable « basculement » qui
s’effectue aujourd’hui, selon lui,
avec l’instauration du congé de
paternité, est l’aboutissement d’un
double mouvement des femmes
vers l’espace public et des hommes
vers la sphère privée. Les pères
sont désormais conscients qu’ils
doivent se construire en tant que
père en tissant des liens avec l’enfant dès son plus jeune âge. Les
femmes, de leur côté, sont massivement actives, mais demeurent en
position d’infériorité sur le marché
du travail. Or l’immuabilité de la
spécialisation des rôles au sein du
couple, du partage très inégalitaire
des tâches domestiques et parentales – les mères consacrent deux fois
plus de temps aux enfants que les
pères –, est dorénavant unanimement considérée par les chercheurs
comme le nœud des inégalités professionnelles entre hommes et femmes (Le Monde du 8 mars 2001).
Par ailleurs, l’instauration des
35 heures a fait évoluer le regard
des salariés sur l’entreprise. Et le
discours porté par le gouvernement Jospin, depuis son installation, sur le nécessaire partage des
responsabilités parentales (comme
en témoigne la proposition de loi
sur l’autorité parentale, qui sera
débattue le 14 juin à l’Assemblée
nationale), a rendu quasiment inévitable la création de ce congé de
paternité. « Il va provoquer des évo-
En Suède, le volontarisme des pouvoirs publics se heurte aux vieilles représentations sociales
STOCKHOLM
correspondance
Ce n’est peut-être pas un fiasco, comme le
titrait, jeudi 7 juin, le quotidien gratuit
Metro, mais ce n’est pas non plus la panacée.
Introduit en Suède en 1995, le mois de congé
réservé au père ne semble pas avoir atteint
les résultats escomptés par les pouvoirs
publics. Si près de 80 % des pères ont utilisé
en 2000 une partie du congé parental rémunéré, ils ont été peu nombreux à pouponner
au-delà des dix jours accordés dans les deux
mois suivant la naissance d’un enfant : ils ne
représentaient, la même année, que 12,5 %
des jours chômés au titre de l’allocation
parentale de naissance. Un chiffre record à
l’échelle mondiale, un quasi-scandale dans
ce petit pays de neuf millions d’habitants.
Les dispositions de la politique familiale
relatives au père sont pourtant sans égal.
Celui-ci a droit à dix jours rémunérés à 80 %
du salaire, qu’il est tenu de prendre dans les
deux mois suivant la venue à la maison d’un
enfant (naissance ou adoption) mais, surtout, il dispose d’un congé supplémentaire
TROIS QUESTIONS À…
CHRISTINE
CASTELAIN-MEUNIER
1
En tant que sociologue au
CNRS, spécialiste des pères, estimez-vous que l’instauration d’un
véritable congé de paternité fera
date dans l’histoire de la famille ?
« C’est le début d’une révolution des mœurs privées. Cela veut
dire que la société reconnaît enfin
que l’homme a sa place dans la
sphère domestique et dans la sphère parentale, aux côtés du petit
enfant. La petite enfance commence à devenir un domaine en partage entre le masculin et le féminin.
Et l’homme va accomplir ce travail
invisible qui, jusqu’à présent, était
réservé aux femmes, et donc dévalorisé. L’idée que l’homme à la maison est aussi important que l’homme au travail est une extraordinaire revalorisation de la sphère
privée ! Ce congé de paternité
bouscule l’assignation sociale, culturelle et symbolique des rôles.
Mais il devra être prolongé et
amplifié : il faudra veiller à ce que
l’entreprise promeuve cette mesure, et à ce que les métiers de la petite enfance soient masculinisés.
2
Les hommes se saisiront-ils de
ce nouveau congé ?
Il y a déjà une plus grande implication des hommes dans la décision de faire un enfant, dans l’ac-
rémunéré de trente jours, non transférable à
la mère. L’assurance parentale permet aux
parents de se partager indifféremment les
360 jours (rémunérés au même taux) du traditionnel congé de maternité et 90 jours
indemnisés au montant forfaitaire quotidien
de 60 couronnes (6,45 euros). Les congés
sont prélevables en heures, demi-journées
ou journées.
« L’IMAGE TRADITIONNELLE DE LA VIRILITÉ »
Les bases du congé parental actuel, clé de
voûte de la politique sociale-démocrate de
la famille, ont été jetées à la fin des
années 60. La Suède, où les mouvements
féministes battaient le pavé depuis plusieurs
années déjà, était à la veille d’un bouleversement social qui devait durablement modifier
la structure de la famille : en quelques
années, plus d’un million de femmes allaient
intégrer le marché du travail, contraignant le
gouvernement à financer un vaste plan de
construction de crèches et de garderies, à faire du congé de maternité un congé parental
et à dessiner l’ébauche de ce qui deviendrait,
compagnement de la grossesse,
dans la participation à l’accouchement (qui devient une nouvelle
norme alors que l’univers de la
naissance était auparavant tabou),
et dans le soin au nourrisson. La
conception qu’ont les pères du lien
à l’enfant, quel que soit son âge, a
changé : ils ont désormais la volonté de ne plus autant sacrifier leur
vie privée à leur vie professionnelle, ainsi que la volonté de construire une relation de proximité avec
l’enfant, là où la relation avec leur
propre père a généralement été
vécue dans l’absence de dialogue.
3
Les pères ont-ils davantage
besoin d’être présents auprès
du nourrisson pour se sentir investis de leur rôle ?
Une paternité relationnelle s’est
substituée à la paternité institutionnelle. Elle est donc plus aléatoire.
Jusqu’en 1970, et le remplacement
de la notion de puissance paternelle par celle d’autorité parentale, le
rôle du père était défini par des
codes, des normes, renvoyant à
une différenciation claire des rôles
entre hommes et femmes. Aujourd’hui, le rôle du père s’inscrit dans
une dynamique plus contractuelle,
plus interactive entre l’homme, la
femme, l’enfant. Il est désormais
dépendant des liens créés, de la fréquence et de la qualité des échanges avec l’enfant. »
Propos recueillis par
Pascale Krémer
deux décennies plus tard, un congé de paternité à part entière.
Le gouvernement eut tôt fait de revoir ses
objectifs à la baisse puisque, loin de convaincre un père sur cinq de rester à la maison,
ces nouvelles mesures n’eurent qu’un effet
marginal. Aujourd’hui, en dépit des incitations financières et de l’évolution des comportements, les femmes sont toujours beaucoup plus nombreuses que les hommes à
assumer provisoirement le rôle de parent au
foyer. Un phénomène que n’explique pas
seulement la longue période de l’allaitement
des enfants (plusieurs mois après la naissance, parfois au-delà d’un an). Pour Tomas
Wetterberg, chargé d’étudier la question du
congé parental auprès du gouvernement,
l’un des écueils majeurs auquel se heurte le
volontarisme des pouvoirs publics tient en
grande partie à la permanence de vieilles
représentations sociales sur le rôle prétendument dévolu à l’homme et à la femme
auprès de l’enfant et de la famille. « Il existe
une image traditionnelle de la virilité très difficile à effacer. L’homme doit pourvoir le foyer,
produire, réussir dans ce qu’il entreprend et
assurer la sécurité des siens », explique
M. Wetterberg. « L’idéal que l’on se fait du
foyer est commandé par la force des symboles,
souligne de son côté l’historien Roger
Klinth, et ce mécanisme est beaucoup plus présent chez les Suédois que ce que l’on croyait. »
Les chercheurs estiment qu’une revalorisation de la part du salaire prise en charge par
l’Etat (plafonnée à 2 500 euros) permettrait
de séduire de nombreux pères peu enclins à
s’arrêter de travailler car percevant, dans
leur grande majorité, les plus hauts revenus
du foyer. Une revendication à laquelle plusieurs entreprises, dont Volvo et Ericsson,
ont répondu en payant à leurs cadres la part
salariale non remboursée par l’assurance
parentale, une opération de séduction destinée à faire face à la pénurie de main-d’œuvre. En attendant un éventuel relèvement du
plafond, le gouvernement a annoncé l’allocation, à compter du 1er janvier 2002, d’un
deuxième « mois du père » rémunéré.
Boris Lévy
lutions en profondeur des comportements et conforter la constitution de
la famille dans sa dimension triangulaire dès la naissance de l’enfant,
assure Ségolène Royal. On sort des
schémas traditionnels qui pénalisent
les hommes comme les femmes. On
revalorise la paternité sans en rabattre sur les droits des femmes. On
change le regard que la société, que
les entreprises portent sur les pères.
Et derrière se profile tout l’enjeu de
la prise en compte de la vie familiale
par l’entreprise. »
ACCÉLÉRER LES MUTATIONS
Symboliquement, attestent les
chercheurs, la mesure est forte qui
devrait accélérer les mutations dont
elle est elle-même le fruit. A en croire la sociologue Dominique Méda,
« elle permet d’avancer sur la despécialisation des rôles au sein du couple, et donc sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. Elle peut
surtout faire effet levier pour changer
en profondeur l’organisation du travail dans les entreprises, où il y aura
davantage de voix pour souhaiter faire évoluer l’organisation du travail.
Pas seulement des voix féminines. »
Jeanne Fagnani, directrice de
recherches au CNRS, s’interroge
néanmoins sur l’impact réel de la
mesure. « Les cadres prendront-ils
leur congé de paternité, alors qu’ils
ne prennent déjà pas leurs 35 heures ? On ne les remplace pas comme
ça, surtout dans les PME. Les salariés
subissent des pressions morales ou
ont intériorisé les normes de l’entreprise ! C’est toute la culture au sein
de l’entreprise qui doit changer… »
Aussi en appelle-t-elle à une campagne de sensibilisation sur le rôle des
pères à la maison, pour les pousser
à se saisir de l’opportunité qui leur
est offerte.
La puissante Union nationale des
associations familiales (UNAF) se
réjouit de la création du congé de
paternité qui, explique Monique
Sassier, « permettra de mettre un terme au discours actuel sur la démission des pères, donnera un signe intéressant aux mères quant à la nécessité du partage des responsabilités
parentales. Et permettra de renforcer
les liens des couples jeunes à un
moment de changement important. » L’UNAF comme les féministes de Mix-cité espèrent que ces
quatorze jours ne sont qu’une première étape. Il faut bien un mois
pour faire un père.
Pascale Krémer
et Isabelle Mandraud
« A l’usine, je pensais toujours à mon bébé, à le prendre, il me manquait »
b Vincent, 32 ans, cadre commercial, père d’Antoine, né le
22 mai.
« J’ai un peu anticipé la naissance
de notre enfant en prenant une
TÉMOIGNAGES
« Après la naissance,
c’était tellement
merveilleux ; j’avais très
envie d’en profiter »
dizaine de jours de congés, de façon
fractionnée. Sur le plan affectif, ça
me semblait très important d’être
présent. Pour la femme, la grossesse est quelque chose de très concret, son corps se transforme. Mais
moi je l’ai vécue en spectateur, j’ai
bien sûr essayé de participer, en touchant le ventre de ma compagne
par exemple, mais ça demeurait abstrait. Alors je tenais beaucoup à rattraper le temps perdu, cette complicité que ma femme a nouée avec
Antoine dès les premiers instants.
Les jours qui ont suivi sa venue au
monde ont été tellement merveilleux que les problèmes de travail
sont passés au second plan. J’avais
très envie d’en profiter, d’autant
que l’enfant change alors tellement
vite, il ne fallait pas gâcher ça. Et
puis tous les médecins disent que
les premiers jours sont très importants dans le contact que l’on établit
avec le bébé. Je voulais aussi être à
côté de ma femme pour des raisons
pratiques. Il fallait acheter des couches, une poussette, les médicaments recommandés par la clinique,
une nacelle… Ma compagne, comme toutes les femmes qui viennent
d’accoucher, était fatiguée, elle
n’avait pas envie de s’occuper de
ces contingences contraignantes.
Les premières nuits, Antoine se
réveillait toutes les trois ou quatre
heures, ma femme et moi-même
nous levions, elle pour l’allaiter, moi
pour changer les couches. Le fait de
ne pas travailler permet de traverser
cette période plus facilement. »
b Anthony, 25 ans, ouvrier
monteur, père de Killian, né le
29 mars.
« Killian est né prématuré, presque deux mois avant le terme. Il a
été hospitalisé trois longues semaines, à 110 kilomètres de chez nous.
Mon médecin m’a proposé un arrêt
maladie de huit jours. Sans ça, physiquement, j’aurais “pété un plomb”.
Ensuite, il a bien fallu reprendre le
travail. C’était la course permanente. Je ne pouvais même pas aller à
l’hôpital tous les jours. Parfois, je ne
pouvais le voir qu’à peine une demiheure. C’était très difficile. A l’usine,
je pensais toujours à lui, à le prendre, il me manquait. Ça a été très
dur pour ma compagne. Je regrette
de ne pas avoir été plus près d’elle
et du bébé ; mais nous n’avons pas
eu le choix. J’ai pris mes trois jours
de congé paternel lorsque Killian a
pu nous rejoindre à la maison. Maintenant qu’il est là, nous en profitons, enfin. Mais avec mes horaires
décalés, c’est ma compagne qui doit
se lever la nuit pour s’occuper de
lui. »
b Laurent, 37 ans, médecinanesthésiste, père de Pierre, né le
20 mai.
« J’ai un métier très prenant, avec
de lourdes contraintes. Mais je n’ai
pas ressenti le besoin de m’arrêter
plus de trois jours. Au tout début,
un élan de solidarité s’est créé
autour de nous. Mes chefs et collègues étaient très bienveillants, toujours prêts à m’aider, à me remplacer pour une garde. Par ailleurs, j’ai
beaucoup de vacances. J’avais prévu de longue date de prendre des
congés après la naissance de mon
fils. Cet événement fait partie des
imprévus de la vie. On parvient toujours à se débrouiller. La nuit,
quand Pierre pleure, nous nous
levons tous les deux. Je crois être un
père moderne, autonome ; même si
c’est fatigant. Cela dit, au tout
début, c’est vrai que ma compagne
était angoissée à l’idée de se retrouver seule. Mais nos proches ont été
très présents autour d’elle. Et je
reconnais que nous sommes privilégiés, nous vivons dans un contexte
social très favorable. Il y a sans doute des pères qui auraient besoin de
ce congé paternel, garanti par la
loi. »
b Jean-Luc, 39 ans, professeur
de guitare, père de Mathieu, né le
2 mai.
« Je suis dans un cas particulier
car je travaille l’après-midi et en soirée, sauf le mercredi et le samedi où
je donne des cours toute la journée.
J’ai donc la chance de profiter de
notre enfant tous les matins ou presque. C’est important de le vivre à
deux. Pour la mère d’abord : il est
préférable qu’elle ne passe pas
100 % de son temps avec le bébé, ça
lui permet de respirer, de sortir. Et
puis un accouchement, ce n’est pas
rien, il faut s’en remettre. Ce sont
surtout les quinze premiers jours
après la naissance qui sont importants : l’enfant n’est pas encore vacciné, il est un peu fragile, du coup,
on reste enfermés à la maison ; c’est
mieux de pouvoir se relayer pour
garder Mathieu. C’est aussi un plus
pour le père d’être au côté de son
enfant. Lui n’a pas porté le bébé
dans sa chair, il le rencontre au
moment où celui-ci naît, il en profite bien mieux en étant chez lui, la
journée, qu’en rentrant le soir après
une journée de travail. Pour l’enfant
aussi, c’est important, il met un visage sur une voix. »
Propos recueillis
par Bertrand Bissuel
et Emmanuelle Chevallereau
8 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
SOCIÉTÉ
Les nationalistes basques, bretons et corses La Cour de cassation examine
font cause commune derrière leurs prisonniers la question de la violation
Ils devaient défiler côte à côte, samedi 9 juin, à Paris, pour réclamer un statut politique pour les détenus
Pour la première fois, les comités de soutien aux
prisonniers basques, bretons et corses appelaient à manifester en commun, samedi 9 juin, à
A DÉFAUT de faire la force, les
prisonniers font l’union. Militants
basques, bretons et corses devaient
défiler en commun entre la place
de la Nation et celle de la Bastille,
samedi 9 juin, à Paris, pour réclamer un statut politique en faveur
des détenus nationalistes et une
amélioration de leurs conditions
d’incarcération. Cette manifestation est le résultat d’un rapprochement esquissé en décembre 2000
où une semaine d’action avait déjà
rassemblé le comité anti-répression de la Corse, le comité de soutien aux prisonniers politiques basques, et le comité anti-répression
de la Bretagne. Cette fois, les organisateurs se sont aussi associés à
des nationalistes irlandais. « L’objectif est d’élargir le plus possible
notre audience, indique le porteparole des Basques, Pantxo Belin,
et de faire passer le message que la
France peut avoir une autre attitude
à l’égard des prisonniers. »
Corses, Basques et Bretons partagent une même revendication :
celle du transfert des détenus dans
des prisons proches de leur famille.
Dans les Pyrénées-Atlantique,
cette demande est un thème récurrent d’interpellation du gouvernement. La garde des sceaux, Maryli-
Paris. Tous réclament un statut de prisonnier
politique pour les militants nationalistes incarcérés. Ils souhaitent en particulier un transfert des
se Lebranchu, a indiqué, lors d’une
visite à Pau, vendredi 8 juin, que
« pour les condamnés, on [pouvait]
faire des rapprochements à condition que le nombre de prisonniers
groupés soit acceptable ». En
revanche, a ajouté la ministre, « le
problème des prévenus, c’est que la
juridiction spécialisée est à Paris.
Conserver cette spécialisation est
obligatoire, sinon on perd en temps
et en efficacité. »
RAPPROCHEMENT DES CONDAMNÉS
A la suite de l’entrée en application de la loi du 15 juin 2000 sur la
présomption
d’innocence,
le
nombre de prisonniers basques en
France a diminué de 80 à 68. La dispersion des détenus dans une vingtaine de prisons, d’Arles (Bouchesdu-Rhône) jusqu’à Bapaume (Pasde-Calais), avait été à l’origine de
plusieurs mouvements de protestation, dont le plus spectaculaire fut
la grève de la faim tournante lancée le 1er novembre 1999. A l’automne 2000, les démos, mouvement de
Basques non violents avait simulé
devant la maison d’arrêt de la
Santé, à Paris, un faux accident de
voiture pour dénoncer les risques
encourus par les familles qui devaient rendre visite à leurs proches
détenus vers les établissements pénitentiaires
les plus proches de leur région, afin de faciliter
les visites de leur famille.
emprisonnés à plusieurs centaines
de kilomètres. Depuis le 14 mai, les
parents des détenus ont entamé
une tournée des établissements
pénitentiaires, dont ils ont rencontré les directeurs.
Le comité anti-répression de la
Corse espérait lui aussi réussir une
importante mobilisation autour de
la manifestation parisienne. Il
prend en charge vingt-neuf prisonniers et réclame, à la manière des
Basques, leur transfert vers le centre de détention de Borgo (HauteCorse). « Le préfet Bonnet avait bien
été incarcéré à Paris, près de chez
lui, pourquoi les Corses ne le seraientils pas en Corse ? », s’interroge la
porte-parole, Renée-Jeanne Acquaviva. « Nous demandons l’amnistie
de tous les prisonniers politiques,
qu’ils soient ou non auteurs de crimes de sang », ajoute-t-elle. En
liaison avec le mouvement nationaliste Independenza, le comité travaille à la création d’une commission à l’assemblée territoriale corse.
Le cas des prisonniers bretons
est distinct. Moins nombreux que
les Corses et les Basques, ils sont
sept à être encore détenus dans le
cadre des enquêtes sur l’attentat
contre le McDonald’s de Quévert
(Côtes-d’Armor),
qui
avait
provoqué, le 19 avril 2000, la mort
d’une jeune employée de l’établissement de restauration rapide, et
du vol de plus de huit tonnes d’explosifs à Plévin (Côtes-d’Armor), le
28 septembre 1999. « Nous contestons la longueur abusive de leur
détention provisoire, qui a eu de graves conséquences sur l’état de santé
d’au moins trois d’entre eux », souligne Anne Bénédicte, qui devait conduire, samedi, la délégation bretonne pendant la manifestation
parisienne.
Si la chancellerie, à travers les
déclarations de Mme Lebranchu,
semble donner un signe en faveur
du rapprochement des condamnés,
les milieux judiciaires spécialisés
dénoncent le bien-fondé de ce
rassemblement, mais surtout la
revendication d’un statut politique.
« Ces gens-là ne sont pas détenus
pour leurs idées, affirme un magistrat antiterroriste. Ce sont les crimes
ou délits qu’ils ont commis qui les
ont conduits en prison. » Selon les
organisateurs, la manifestation du
9 juin ne devait être qu’une étape
avant de nouvelles actions communes prévues à l’automne.
Pascal Ceaux
Seanna Walsh, le modèle irlandais du Basque Peïo Fagant
ILS ONT presque vingt ans d’écart, et c’est
pourtant le plus jeune qui a servi de modèle au
plus vieux. Peïo le Basque cite volontiers Seanna l’Irlandais en exemple. « Leur expérience
nous a servi », dit-il simplement. A soixante-
PORTRAITS
Peïo, soixante ans, a été
emprisonné huit ans. Seanna,
quarante-cinq ans, a passé
la moitié de sa vie enfermé
trois ans, Peïo Fagant n’est pourtant pas un
novice. Ingénieur chez Thomson, il a été arrêté
le 12 juillet 1993, pour avoir prêté main-forte à
l’ETA. « Au moment des assassinats perpétrés contre des Basques par le GAL [groupes antiterroristes de libération espagnols, responsables de
vingt-huit assassinats dans le sud de la France
entre 1983 et 1987], j’ai décidé de participer à la
défense du territoire », explique-t-il. Il a été condamné à dix ans d’emprisonnement, et a passé
huit ans en détention.
Seanna Walsh, membre de l’Irish Republican
Army (IRA), a effectué trois séjours en prison.
Agé de quarante-cinq ans, il a passé la moitié de
sa vie enfermé. En détention à Long Kesh, il fut
désigné par l’IRA pour diriger les prisonniers
après la grève de la faim qui coûta la vie à Bobby Sands en 1981, puis à neuf autres Irlandais,
sans que le premier ministre conservateur de
l’époque, Margaret Thatcher, ne cédât un pouce de terrain. « L’origine de ce mouvement, se
souvient-il, c’était le retrait du statut de prisonnier politique aux membres de l’IRA en 1976.
Nous étions depuis traités comme des droits communs. Nous étions mêlés à eux, nous portions l’uniforme. Au début de notre mouvement, Margaret
Thatcher disait que nous étions des criminels. A la
fin c’était elle la criminelle. »
« À LA MÉMOIRE DES MORTS DE LONG KESH »
En août, Peïo Fagant a prévu de se joindre à
la manifestation organisée en Irlande à la
mémoire des morts de Long Kesh. En 1996, il
avait participé à une grève de la faim perlée
organisée par ETA dans les prisons françaises.
Fin 1999, les Basques ont récidivé, lançant un
mouvement plus dur. Josetxo Arizkuren « Kantauri », l’un des dirigeants de l’organisation
séparatiste basque, puis Daniel Derguy, un des
responsables français d’ETA, avaient cessé de
s’alimenter pendant plus de cinquante jours.
« C’est là que nous avons le plus pensé aux Irlandais, affirme Peïo Fagant. Nous souhaitions obtenir le rapprochement des prisonniers du Pays basque et de leur famille, et obtenir un traitement
plus normal, ajoute-t-il. Moi, par exemple, à partir de mai 1999, j’aurais pu obtenir une mesure de
liberté conditionnelle. J’avais trouvé un emploi. Le
juge d’application des peines a dit d’accord. La
garde des sceaux a finalement opposé un refus. »
En Irlande, il ne reste plus de prisonniers de
l’IRA, depuis la mise en œuvre des accords de
Stormont. Seuls quelques membres de fractions
dissidentes de l’IRA sont encore détenus. « Dès
qu’il y a eu l’amorce d’une solution politique, la
question des prisonniers s’est trouvée résolue,
assure Seanna Walsh, reconverti dans un groupe d’apprentissage de la langue gaélique destiné aux anciens prisonniers. Cela n’avait plus de
sens de maintenir les gens incarcérés. Si l’Espagne
abandonne à son tour la solution militaire. Ce
sera la même chose. » C’est aussi pour cela, précise-t-il, qu’il est venu soutenir les Basques. Peïo
Fagant opine. Il ne cache pas qu’il aimerait bien
suivre une fois encore l’exemple irlandais.
P. Ce.
L’IGPN dresse un bilan critique de la mise en place de la police de proximité
UN RAPPORT de l’Inspection
générale de la police nationale
(IGPN) et des mouvements de grogne chez les policiers ont semé le
trouble autour de la mise en place
de la police de proximité. Les gardiens de la paix dénoncent le manque de moyens affectés à la mise
en place de la réforme, en 1999, à
Paris, et progressivement étendue
en province. Après le Syndicat
national des policiers en tenue
(SNPT), organisateur d’un rassemblement à Paris, mercredi 6 juin,
c’est au tour d’Alliance de préparer
un mouvement de protestation
pour le début de la semaine. Les
revendications sont les mêmes :
sans remettre en cause le principe
d’une police plus proche des
citoyens et mieux à même d’assurer la sécurité au quotidien, les
organisations
professionnelles
réclament au ministère de l’inté-
rieur le recrutement d’effectifs
supplémentaires et un effort budgétaire conséquent.
Cette mauvaise humeur fait suite
à la publication, dans Le Figaro du
1er juin, d’extraits de la quatrième
mission d’évaluation de l’IGPN
consacrée à la mise en œuvre de la
police de proximité. Dans ce
document,
les
rapporteurs
dressent un bilan de cette politique
à travers l’étude de douze des
soixante-sept circonscriptions de
police concernées par la première
phase de généralisation de la police
de proximité. Ils constatent que
« la mise en place de la réforme n’a
pas encore fait naître un nouveau
type de policier : les missions traditionnelles, essentiellement réactives,
ont été redistribuées, sans que celles
prônées par la doctrine aient encore
réellement émergé ».
La mission s’interroge également
sur « l’adhésion des personnels »,
qui a été mesurée par un questionnaire adressé aux policiers concernés par l’étude. Il « apparaît encore
incomplète. Si l’enquête fait apparaître un sentiment mesuré de valorisation et de satisfaction au travail, un
niveau d’information jugé insuffisant
et une appréciation réservée sur la
formation, 70 % des personnels
indiquent que la police de proximité
a déjà modifié leur travail au
quotidien, ce qui constitue une
première forme d’appropriation. »
A côté de ces critiques, auxquelles s’ajoute « l’insécurité » ressentie
par les policiers dans des quartiers
difficiles, l’IGPN relève les « acquis
incontestables de la réforme ». Elle
précise ainsi que « lorsque la police
de proximité est bien implantée, la
connaissance des territoires et de
leurs habitants s’améliore et favorise
une plus grande confiance de la
population ». « La police de proximité (…) n’est jamais remise en cause
par les habitants et rarement par les
policiers eux-mêmes, indique le
document. Ces derniers dénoncent
parfois l’insuffisance des effectifs,
voire l’absence de résultats du partenariat ou l’inadaptation de la réponse de la justice, mais de moins en
moins la nécessité de la réforme. »
« VICTIME DE SON SUCCÈS »
L’IGPN ajoute que « la police de
proximité, parce qu’elle est à l’écoute
de la demande sociale de sécurité,
est victime de son succès et d’une
surenchère dans le domaine des prestations ou des horaires d’ouverture
des locaux déconcentrés. Le défi consistera, entre autres, à pouvoir répondre aux attentes qu’elle suscite ».
Au ministère de l’intérieur, la
hiérarchie policière insiste sur l’intérêt de ces missions d’évaluation qui
permettent de corriger des erreurs
ou de proposer des initiatives. Ce
sont elles qui sont ainsi à l’origine
de la mise en place, au début de
l’année, des opérations ciblées.
Celles-ci visent les zones de délinquance les plus sensibles de neuf
départements où se développe une
économie souterraine autour du
trafic de stupéfiants, de pièces de
voitures volées ou de vols à main
armée. Ces missions d’évaluation
seront poursuivies au moins jusqu’au terme de la généralisation de
la police de proximité à l’ensemble
du territoire, prévue en juin 2002.
P. Ce.
du secret de l’instruction
« L’Express » avait publié des transcriptions d’écoutes
LA CHAMBRE criminelle de la
Cour de cassation examinait, vendredi 8 juin, le pourvoi formé par
les journalistes Jean-Marie Pontaut et Jérôme Dupuis contre leur
condamnation pour « recel de violation de secret de l’instruction » dans
l’affaire des écoutes de l’Elysée.
Auteurs du livre Les Oreilles du président (Fayard, 1996), les journalistes étaient poursuivis par Gilles
Ménage, ancien directeur de cabinet de François Mitterrand. Ils
avaient été condamnés en première instance à une « sanction de principe » de 5 000 francs d’amende et
50 000 francs de dommages et intérêts pour avoir reproduit des transcriptions d’écoutes téléphoniques
et de procès-verbaux, issues du dossier instruit par le juge parisien
Jean-Paul Valat. Cette condamnation avait été confirmée en appel.
« UN BESOIN SOCIAL IMPÉRIEUX »
C’est la première fois que la Cour
de cassation est appelée à statuer
sur des poursuites de « recel de violation de secret de l’instruction »,
qui sont de plus en plus intentées
contre les journalistes qui publient
des procès-verbaux. A l’audience,
Me Claire Waquet, avocate des prévenus, a contesté le fondement juridique de l’infraction de « recel de
violation de secret de l’instruction »
en expliquant que le secret ne s’attachait pas à l’information, mais
aux personnes qui la détiennent.
« Une information ne peut pas faire
l’objet d’un secret, ce sont certaines
personnes comme vous et moi qui
sont tenues au respect d’un secret de
par leur profession. » « On reproche
[aux journalistes] le recel, mais en
réalité on vise la divulgation », soutient Me Waquet, qui en a appelé à
la liberté de l’information. Selon
elle, la condamnation pour diffusion d’une information « ne peut
correspondre qu’à un besoin social
impérieux », au sens de l’article 10
de la Convention européenne des
droits de l’homme. « Il ne suffit pas
que ce soit juste, équitable ou prévu
par la loi, il faut que ce soit démocratiquement nécessaire. »
A l’opposé, l’avocate générale,
Dominique Commaret, a estimé
que le secret de l’instruction était
nécessaire à la justice et au respect
des personnes. « Le secret est strictement cantonné au temps de l’instruction et limité à la divulgation de pièces de procédure », a-t-elle affirmé,
critiquant les journalistes qui « s’arrogent le droit de préjuger à partir
d’informations
nécessairement
incomplètes. » Selon Mme Commaret, la justice a fonctionné normalement dans l’affaire des écoutes
– bien que le dossier, ouvert en
mars 1993, ne soit toujours pas
jugé. Au cours de son réquisitoire,
la magistrate a en outre reproché à
MM. Dupuis et Pontaut la publication, dans L’Express du 7 juin, d’un
rapport confidentiel adressé par le
procureur de Paris à son procureur
général dans la procédure visant
l’ancien ministre des finances,
Dominique Strauss-Kahn.
La Cour de cassation rendra son
arrêt le 19 juin.
Cécile Prieur
CORRESPONDANCE
Une lettre de Jean-René Farthouat
A la suite de la publication, dans Le
Monde du 1er juin, de l’article intitulé
« Le jugement qui accable Roland
Dumas », nous avons reçu de Me JeanRené
Farthouat,
avocat
de
M. Dumas, la lettre suivante :
« Le jugement qui accable Roland
Dumas », a cru devoir titrer Le Monde daté du 1er juin. Et pour faire bonne mesure, la publicité par voie d’affiches de ce même numéro est libellée : « La chute de Roland Dumas ».
Accabler, c’est faire succomber
sous le poids, c’est écraser.
Pour apprécier la pertinence du
titre du Monde, un bref rappel s’impose. Roland Dumas a été mis en
examen pour complicité d’abus de
biens sociaux pour avoir été l’instigateur du versement, d’une part,
des salaires et avantages qu’aurait
reçus, sans contrepartie, Christine
Deviers-Joncour, et, d’autre part,
des sommes de 14 278 000 francs et
8 250 000 dollars US dont Christine
Deviers-Joncour et Gilbert Miara
ont été les bénéficiaires. Il lui était
également reproché d’avoir recelé,
c’est-à-dire d’avoir personnellement bénéficié de ces sommes,
pour un montant de 8 millions de
francs.
A travers la somme de
8 250 000 dollars US, dont le versement apparaît lié à l’affaire des frégates de Taïwan, c’est implicitement, car une accusation explicite
eût conduit au dessaisissement des
juges, d’avoir, pour de l’argent,
changé d’opinion, qu’était accusé
l’ancien ministre des affaires étrangères. L’instruction, menée sans
complaisance, a permis que soit
écarté le soupçon du versement d’espèces provenant d’Elf au profit de
Roland Dumas. Elle l’a également
exonéré de toute responsabilité
dans le versement de 8 250 000 dollars US et, partant, de toute implication dans l’affaire des vedettes de
Taïwan. Il a, devant le tribunal correctionnel, été donné acte au procureur de la République de ce que la
rectitude de Roland Dumas, dans
cette affaire, n’était pas contestée.
Le jugement intervenu le 30 mai a
relaxé Roland Dumas du chef de
complicité d’abus de biens sociaux.
En d’autres termes, le tribunal a
estimé que Roland Dumas ne pouvait être tenu pour responsable ni
des salaires et avantages perçus par
Christine Deviers-Joncour ni des
14 278 000 francs qu’elle a reçus. Et
si le tribunal a cru devoir dire
Roland Dumas coupable de recel,
ce n’est plus à concurrence de 8 millions
de
francs,
mais
de
800 000 francs.
Ce jugement a été frappé d’appel,
et ce n’est pas le lieu pour dire les critiques qu’il encourt. Mais écrire
d’une décision qui écarte la quasitotalité des accusations initialement
portées et qui, pour la seule qui subsiste, en réduit le montant de très
exactement 90 %, d’une décision
qui, en un mot, allège dans des proportions considérables les griefs
faits à l’ancien président du Conseil
constitutionnel qu’elle serait accablante, relève de la désinformation.
A trop vouloir accabler, on risque
son honneur.
SOCIÉTÉ
Bernard Kouchner
n’est
« pas partisan »
de la dépénalisation
du cannabis
CHAMBÉRY
de notre correspondant
Bernard Kouchner, qui participait,
vendredi 8 juin, à Chambéry
(Savoie), aux vingt-deuxièmes journées de l’Association nationale des
intervenants en toxicomanie (Anit),
s’est déclaré opposé à la dépénalisation du cannabis. « Je ne suis pas partisan de la dépénalisation mais favorable à une réglementation », a déclaré
le ministre délégué à la santé. « Il y a
encore des gens en prison pour un simple usage, ce n’est pas tolérable »,
a-t-il toutefois regretté. M. Kouchner estime par ailleurs que c’est
« l’insuffisance de connaissances »
qui cristallise la difficulté à débattre
d’une réforme de la loi de décembre 1970. Il souhaite donc l’organisation d’un débat au Parlement. « Ce
dernier a déjà eu lieu au Sénat sur les
problèmes
de
polydépendance
vis-à-vis de tous les toxiques : alcools,
tabac, cannabis et nouvelles drogues
de synthèse. Je souhaite qu’il se prolonge à l’Assemblée nationale afin que
l’on cesse de diaboliser les toxiques. Je
voudrais qu’on mette en perspective
la consommation d’alcool, de tabac,
de médicaments et celle des toxiques
illégaux », a-t-il encore précisé.
Interrogé sur les rave parties, le
ministre a indiqué que tout en comprenant les nécessités de la sécurité
sanitaire, il regrettait que l’on ait confondu dans ce dossier « rave-party et
concentration de toxiques ». « Il y en
a autant dans les matches de football,
mais évidemment, on n’a pas le droit
de le dire, car le foot c’est noble ! »,
a-t-il commenté. Environ sept cents
personnes, professionnelles du soin
aux toxicomanes et de l’action sociale participaient aux journées de
l’Anit organisées les 7 et 8 juin.
Philippe Revil
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 9
Pour la Cour européenne, la détention
de Maurice Papon n’est pas inhumaine
Les juges ont estimé que son état de santé ne justifie pas sa remise en liberté
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a
rejeté, dans un arrêt rendu public vendredi 8 juin, la
requête de Maurice Papon visant à faire condamner la
DANS UN ARRÊT rendu public
vendredi 8 juin, la Cour européenne
des droits de l’homme (CEDH) a
rejeté la requête de Maurice Papon
visant à faire condamner la France
pour « traitement inhumain et dégradant » à son égard au regard de son
âge, quatre-vingt-dix ans, et de son
état de santé (Le Monde du 9 juin).
Condamné en 1998 à dix ans de
réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l’humanité », l’ancien fonctionnaire de Vichy est
actuellement incarcéré à la prison
France pour « traitement inhumain et dégradant ». S’appuyant sur les expertises médicales, elle a
estimé que son état de santé ne peut être ainsi qualifié.
ci-contre). Elle remarque de même
qu’« aucune disposition de la Convention européenne des droits de l’homme n’interdit en tant que telle la détention au-delà d’un certain âge ».
« AUCUN SIGNE DE DÉPENDANCE »
« Toutefois, précise-t-elle, examinant les différents usages en vigueur
dans certains des pays membres,
l’âge, en conjonction avec d’autres facteurs, tels que l’état de santé, peut être
pris en compte soit au moment du prononcé de la peine, soit lors de son exé-
A l’étranger, l’âge est rarement pris en compte
L’âge élevé d’un prévenu ou d’un accusé ne constitue généralement
pas un obstacle à la détention pour les pays membres du Conseil de
l’Europe. Selon la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH),
trois de ces pays seulement prévoient que la réclusion criminelle à perpétuité ne peut être infligée à une personne de plus de 60 ans (Roumanie et Russie) ou de plus de 65 ans (Ukraine). Cette peine est ramenée à
seize ans en Grèce pour les personnes de plus de 70 ans. En ce qui
concerne l’exécution de la peine, l’âge est également rarement pris en
compte. Deux pays (Italie et Saint-Marin) prévoient que la détention
peut être transformée en assignation à domicile lorsque le condamné
a plus de 60 ou 65 ans et est partiellement handicapé. Le droit allemand
permet aussi l’ajournement ou la suspension de l’exécution d’une peine en cas de maladie. Parfois, l’âge rentre en ligne de compte en ce qui
concerne la libération conditionnelle, qui est accordée plus tôt pour les
personnes de plus de 70 ans, notamment en Espagne et en Grèce.
parisienne de la Santé. Il a effectué
près de vingt mois de détention.
Dans son arrêt, la CEDH a explicité sa position quant à la détention
de personnes âgées, sujet sur lequel,
avec le cas de Maurice Papon, un vif
débat s’était instauré en France. La
Cour observe tout d’abord que,
« dans aucun des pays membres du
Conseil de l’Europe, l’âge élevé ne
constitue en tant que tel un obstacle à
la détention, qu’elle soit provisoire ou
exécution d’une condamnation » (lire
cution. » Ce faisant, la CEDH estime
que, « dans certaines conditions », le
maintien en détention d’une personne âgée peut effectivement « poser
problème » au regard de l’article 3 de
la Convention européenne des
droits de l’homme qui dispose que
« nul ne peut être soumis à la torture
ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».
Cependant, s’agissant de Maurice
Papon, la CEDH indique avoir pris
connaissance « de l’ensemble des piè-
ces produites par les parties », dont
un certificat médical de l’hôpital
Cochin (Le Monde du 7 avril) et, à
leur lecture, n’avoir pas estimé que
ces conditions étaient acquises. Elle
reconnaît, certes, que Maurice
Papon, très âgé, « a des problèmes de
santé qui restreignent sa liberté de
mouvement ». Mais elle relève que
son état général est qualifié par les
médecins français de « bon », avec
« une conscience et une lucidité parfaites », ne manifestant « aucun
signe de dépendance ». Elle note
enfin que le condamné « bénéficie
régulièrement d’une surveillance et de
soins médicaux » et considère que
« les autorités internes ont tenu compte, autant que possible, de son état de
santé et de son âge ».
Ainsi la CEDH estime-t-elle « que
la situation du requérant n’atteint
pas, en l’état, un niveau suffisant de
gravité pour rentrer dans le champ de
l’article 3 de la Convention ». N’excluant pas que cet état de santé puisse s’aggraver, la CEDH rappelle
néanmoins « que le droit français
offre aux autorités nationales des
moyens d’intervenir », soit par le
biais d’une libération conditionnelle, soit par l’exercice du droit de grâce présidentielle, « pour raisons
humanitaires ». Vendredi, les avocats de Maurice Papon ont d’ailleurs
annoncé qu’ils allaient déposer un
nouveau recours en grâce.
Plusieurs voix, dont celle de l’ancien garde des sceaux Robert Badinter, s’étaient manifestées, en janvier,
pour demander la libération anticipée de Maurice Papon, qui attend
désormais que la CEDH statue sur
un autre de ses recours visant à faire
juger que son procès fut « inéquitable ».
Jean-Michel Dumay
Manifestation de soutien
au doyen des juges de Nice
UNE CENTAINE de magistrats, avocats et huissiers, ont manifesté,
vendredi 8 juin, au matin, sur le parvis du palais de justice de Nice
(Alpes-maritimes) afin de manifester leur soutien au doyen des juges
d’instruction, Jean-Paul Renard, soupçonné d’être entré à une trentaine de reprises, en 1998 et 1999, dans le fichier du casier judiciaire central afin de recueillir des renseignements sur des personnes souhaitant intégrer la Grande loge nationale de France (GLNF), à laquelle il
appartenait durant les années 90. Le secrétaire général du Syndicat de
la magistrature (SM), Ulrich Schalchi, a en revanche jugé « normal
qu’un magistrat soit amené à rendre des comptes comme toute personne
qui commet un délit. Il n’y a pas de privilège ».
Le procureur de la République de Nice, Eric de Montgolfier, a annoncé, dans la soirée de vendredi, l’ouverture d’une information judiciaire
visant le magistrat pour « détournement de finalité d’informations nominatives soumises à un traitement informatisé » et « faux et usage de
faux ».
La commission de déontologie saisie de
l’enquête des RG sur l’extrême gauche
LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, Daniel Vaillant, a « demandé au premier ministre – qui l’a accepté – de saisir la Commission nationale de
déontologie de la sécurité afin [qu’elle] puisse se prononcer sur le respect
de la déontologie à propos de l’étude des Renseignements généraux sur
l’extrême gauche réalisée en juin 2000 », a indiqué, vendredi 8 juin, un
communiqué de la Place Beauvau. Cette démarche fait suite à la publication dans la presse d’informations sur cette étude (Le Monde du
9 juin). En outre, M. Vaillant a demandé au directeur général de la police nationale de « vérifier les conditions dans lesquelles cette étude a été
décidée, réalisée, diffusée et, le cas échéant, utilisée ».
DÉPÊCHES
a IMMIGRATION : le « protocole additionnel de Sangatte », est
entré en vigueur, vendredi 8 juin. Ce texte, destiné à lutter contre l’immigration irrégulière, signé le 29 mai 2000 par les ministres de l’intérieur français et britannique, Jean-Pierre Chevènement et Jack Straw,
prévoit la présence de policiers britanniques à Paris et français à Londres pour contrôler les passagers empruntant les trains Eurostar.
a AFFAIRES : Christine Deviers-Joncour affirme qu’elle souhaite
quitter la France. Dans l’édition du 9 juin de France-Soir, l’ancienne
compagne de Roland Dumas, qui a fait appel de sa condamnation
prononcée le 30 mai par le tribunal correctionnel de Paris, à dix-huit
mois de prison ferme et dix-huit mois avec sursis dans un des volets
de l’affaire Elf, affirme : « Je vais chercher du travail à l’étranger. Je
veux refaire ma vie loin d’ici. » Elle se dit libre de quitter le territoire
mais affirme vouloir rester à la disposition de la justice française.
a JUSTICE : la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) a
été condamnée, vendredi 8 juin, lors d’une audience civile du tribunal de grande instance de Bastia (Haute-Corse), à verser 1,2 million
de francs (180 000 euros) à la famille d’un homme noyé après le passage d’un de ses bateaux. Jean-Pierre Orenga est décédé en
août 2000, sur une plage proche de Bastia, en portant secours à ses
deux enfants, submergés par une vague de deux mètres de hauteur
provoquée par le passage du Napoléon Bonaparte, navire fleuron de
la SNCM.
10 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
HORIZONS
ENQUÊTE
1
La dernière chance des « décrocheurs »
LS n’aimaient pas trop
l’école. Et l’école le leur rendait bien. Inévitablement,
entre elle et eux, le désamour s’est installé. Alban,
Antoine, Hajar et Térence
ont rompu avec le système
scolaire à l’âge où d’autres,
installés dans le moule,
franchissent les étapes obligées d’un
parcours classique. Incapables de
tenir la ligne droite, eux ont pris des
chemins de traverse avant de se
poser en douceur au « Lycée intégral ». Conçu pour les lycéens décrocheurs soucieux de raccrocher, ce dispositif expérimental a vu le jour en
septembre 2000 au cœur du lycée
Jean-Lurçat, établissement parisien
dont la modernité de béton tranche
avec sa prestigieuse voisine, la manufacture des Gobelins. L’école, pourtant, ils pensaient bien ne plus y mettre les pieds. Trop d’incompréhension, de vexations et d’ennui avaient
rythmé leur scolarité jusqu’à la fin du
collège. A vingt ans, Térence égrène
un parcours scolaire compliqué.
« Après la 3e, j’ai fait deux secondes,
dont une dans un cours privé à
20 000 francs l’année, et puis je me
suis retrouvé en 1re couture, alors que
je voulais faire mécanique. J’ai finalement rejoint une 1re en mécanique,
mais ça n’était pas vraiment ce que je
pensais. Ça m’a déprimé. Je me suis
fait virer. » Aujourd’hui un peu bourru, Térence reconnaît que son indiscipline n’a rien arrangé. « L’école, j’y
venais pour déconner ; et puis physiquement, j’ai besoin de bouger : en
classe, c’est pas prévu ! » En septembre, après avoir échoué au bac, il a
rejoint le Lycée intégral pour y préparer une terminale sciences médicosociales, avec l’idée de tenter une
« prépa kiné ».
Les bisbilles d’Antoine avec l’école
ont démarré dès la maternelle. « Sur
une photo de classe, on le voit tout seul
sur un banc, témoigne sa mère. Il
détestait les petits copains, l’école, la
cantine ! » Un rejet tel que ses
parents lui font passer des tests. Mais
Antoine est tout sauf idiot. « Trop
mature », analyse aujourd’hui sa
mère, chargée de mission dans un
ministère. « Au collège, à part l’histoire, rien ne m’intéressait, confirme
l’adolescent à la barbiche naissante ;
j’aurais aimé une école avec 20 heures
obligatoires et la possibilité de choisir
mes matières. » Lui aussi passera par
le privé en quête d’un « enseignement différent ». « Mais on y
glandait encore plus, j’y suis resté un trimestre. » Tenté par un BEP de cuisinier, puis par un concours de l’armée
pour devenir pilote d’hélicoptère,
Antoine cherche en vain sa voie. Las,
il va prendre l’air dans le sud de la
France, laissant plusieurs jours sa
famille sans nouvelles. Le jeune rebelle travaille quelque temps sur des
chantiers. Puis, échaudé, rentre au
bercail. La vraie rupture, il l’a vécue,
à 17 ans, au Lycée intégral. L’adolescent, désormais posé, veut multiplier
les stages et, dès le début d’année
scolaire, avait en tête de préparer un
bac scientifique. La souplesse du
Lycée intégral doit lui permettre de
suivre les cours de seconde et de première qui lui font défaut.
Hajar, elle, a failli se perdre dans la
danse et le cinéma. A 17 ans, cette
adolescente rieuse avait mis son évidente joie de vivre au service de l’art,
délaissant presque par inadvertance
ses cours de BEP en comptabilité.
« L’école, j’ai jamais vraiment aimé,
mais la compta c’était la seule seconde
professionnelle danse-études à Paris.
Petit à petit, j’ai relâché les cours, je
dansais tout le temps, même la nuit et
puis il y avait les tournées, les spectacles… » Pour couronner le tout, un
casting l’avait retenue pour assurer
le second rôle du prochain film de
Coline Serreau. Conflit avec sa mère,
concierge dans le 18e arrondissement, départ chez une copine. Pendant le premier trimestre, l’école
était devenue une totale abstraction.
En décembre, une de ses proches et
son prof de danse ont découvert le
pot aux roses. « On était paniqués »,
confient-ils. « On lui a dit, la danse,
les spectacles, c’est fini, si tu ne
reprends pas les cours. » A Noël, elle a
débarqué au Lycée intégral, où les
termes de la punition lui ont fait
retrouver rapidement « la soif d’apprendre ». Un emploi du temps sur
mesure lui a ménagé quelques cours
de danse. Motivée, elle enchaîne les
devoirs à un rythme qui décontenan-
© SAMUEL BOLLENDORFF/L’ŒIL PUBLIC/PHOTOS POUR « LE MONDE »
I
Le Lycée intégral
est l’ultime secours
de ces élèves trop matures
ou trop en marge pour
se plier aux contraintes
du système scolaire classique.
Premier volet de notre série
sur l’univers scolaire dans
toute sa diversité, des classes
prépa aux classes techno,
du BEP de charpentier
aux sections d’adaptation
ce les correcteurs. En février, elle
assurait toujours « vouloir obtenir son
BEP, puis un bac pro. Quand j’aurai
les os cassés, il me faudra un métier : je
me vois bien comptable. » Difficile
pourtant d’imaginer cette croqueuse
de vie dans la fonction. Après deux
« seconde » au lycée JacquesDecourt, Alban, 18 ans, était « découragé ». Le sourcil noir fourni, le
regard franc, il se souvient : « Je n’y
arrivais pas ; je n’avais pas envie
d’écouter les profs : ils nous apprennent trop de choses dont on n’a pas
besoin. Ma première année de seconde, j’ai arrêté en avril, la deuxième, je
me suis fait virer à Noël. Après j’ai fait
des petits boulots dans le son. » Sa
mère, prof d’histoire, a entendu parler du Lycée intégral par la presse.
Alban s’y est porté candidat pour
une remise à niveau en seconde.
« Mon but, c’est de passer en première, avançait-il au cours du premier trimestre. Mais je ne vois pas comment
je pourrais supporter un bahut normal. » Poussés par un environnement familial inquiet, ces ados que la
galère ou l’incertitude ont fait mûrir
plus vite que d’autres jouent, comme
ils disent, « leur dernière chance » au
Lycée intégral.
S
OUS ce terme sibyllin, se
cachent une équipe de cinq
profs convaincus par les pédagogies alternatives, quelques salles
de classes sommaires et un projet original. Soutenu par le proviseur du
lycée, Gilbert Longhi, qui n’en est pas
à sa première expérimentation pédagogique, Jacques Bonnisseau, le
meneur du Lycée intégral et ses collègues s’efforcent de « mettre hors
d’eau », en un an, une quarantaine
d’adolescents venus de tous horizons. « Il faut leur redonner le goût
d’apprendre pour qu’ils reprennent
leur scolarité », résume M. Bonnisseau.
Pour y parvenir, tous les moyens
sont bons ou presque. Les cours
généraux et les devoirs sont assurés
en grande partie par les polycopiés
du centre national d’enseignement à
distance (CNED) ; les enseignants
jouent ici davantage un rôle de
tuteur, définissant avec chacun un
projet et l’accompagnant toute l’année. Des séances d’introspection sur
le thème « qui je suis pour faire
quoi ? » sont proposées aux jeunes
les plus largués. Des ateliers théâtre,
écriture, photo, informatique sont
censés révéler des talents. Selon les
besoins des élèves, l’accent est mis
sur les stages en entreprise ou les
cours théoriques. Autre particularité,
les parents sont associés à l’entreprise de remise à flot. En février, un conseil de classe leur a été ouvert : une
hérésie dans le système scolaire !
Avec ou sans leur rejeton, près de
60 % des parents ont répondu présent. « C’est ici que pour la première
fois mon fils a vu des profs heureux »,
glisse le père d’Alban. « Ici, mon fils a
repris ses bases et moi j’ai repris confiance en lui », se félicite une mère.
La séance tourne au panégyrique du
dispositif et des enseignants, – des
« gens malins, à l’écoute, quasiment
des éducateurs » –, tant les parents
semblent heureux du tour qu’a pris,
en quelques mois, le parcours de leur
enfant.
La recette : du sur-mesure, une responsabilisation des jeunes – « ils sont
là de leur plein gré » – et un encadre-
ment « amical ». Si les absences se
multiplient, l’équipe enseignante téléphone à l’élève. « Pas pour l’engueuler, pour avoir des nouvelles. » « Pour
certains élèves, ici, c’est trop souple,
alors ils en profitent », constate Hajar
en experte. « Fatiguée », elle a ellemême « pas mal séché au troisième trimestre ». Pour ces jeunes « peu scolaires », ponctualité et régularité dans
le travail ne coulent pas de source.
« J’ai du mal à poster mes devoirs
au CNED », reconnaissait Alban, dès
les premières semaines de l’année
scolaire. « Malgré tous [ses] efforts »,
en avril, il ne parvenait pas à boucler
plus de trois devoirs par semaine,
alors qu’il aurait dû en rendre cinq.
En revanche, côté projet personnel,
dès son deuxième stage en décem-
vient plus que les après-midi au lycée
pour des cours « quasiment particuliers ». « Dans un lycée normal,
j’aurais jamais pu faire ça ; ici tous les
moyens sont bons pour qu’on y arrive.
Du coup, j’ai arrêté la musique et les
livraisons de pizzas. » Dans la foulée il
a aussi renoncé à une prépa kiné,
« trop de travail », et vise, après le
bac, un brevet d’Etat d’éducateur en
foot ; mais il s’est aussi inscrit en psycho et en philo à l’université. En vrac.
« Cette démarche montre au moins
qu’il a l’intention d’avoir son bac », se
rassure M. Bonnisseau, résolument
optimiste. Pour Antoine, le passage
par le Lycée intégral aura été une
voie royale. Dès le mois de décembre, il a renoncé au bac par la filière
classique et confirmé son désir de travailler dans les nouvelles technologies. Soutenu par sa tutrice, il a trouvé dès le mois de février une école
qui, en un an d’alternance, forme au
métier de webmaster. En mars il a
passé avec succès les épreuves de
recrutement. « Après, je continuerai ;
peut-être jusqu’au BTS, pour ne pas
rester dans des métiers d’exécution »,
projette lucidement Antoine, qui
juge « fabuleuse » cette année décisive. Au niveau scolaire, il n’a pas vraiment fait de progrès, mais « peu
importe, j’ai trouvé ma voie ». Sa
mère, qui sans regret a fait une croix
sur un parcours classique, adopte la
même philosophie : « Il aura des
trous en culture générale, mais qui
n’en a pas ? ! ».
Fin mai, Hajar ne savait plus trop
où donner de la tête. Mais s’efforçait
de garder le cap. Bouclettes en cascade dégringolant le long de son visage
ovale, la danseuse danse encore
beaucoup. Tournées-éclair en région
parisienne, spectacle de rue en préparation pour le mois d’août et, si elle
trouve l’argent, « voyage à New York
en juin pour rencontrer des danseurs
avec qui [elle a] chaté sur le Net ». Ses
notes lui permettent d’envisager un
retour au lycée normal et, espère-t-elle, d’obtenir son BEP. « L’année prochaine les relations avec les
profs risquent d’être un peu dures ; faudra pas que je les tutoie ! Il va aussi falloir réapprendre à faire des devoirs sur
table sans aide ; avec le CNED, on
perd cette habitude. » Pour le bac,
Hajar hésite : trois ans d’études, cela
« Ici tous les moyens sont bons
pour qu’on y arrive. Du coup, j’ai arrêté
la musique et les livraisons de pizzas »
Térence, vingt ans
bre, il a découvert sa vocation : travailler dans le son. « Je veux avoir un
niveau bac. Mais je ne sais pas trop
quelle série choisir », concédait-il, un
sourire au bord des lèvres. Fin avril,
le flou persiste. Mi-mai, sur les conseils de sa tutrice, avec laquelle il convient qu’il n’a « pas trop le niveau
pour un bac », il s’est inscrit en BEP
électronique. « Je sais, j’ai pas mal
changé d’avis, mais c’est normal.
Nous, si on nous pousse pas, on se
laisse vivre et les semaines passent. » Il
vise désormais une école de son qui
le préparera en trois ans à devenir
technicien. Il est même prêt à payer
un tiers des frais de scolarité,
30 000 francs par an. Face au travail,
Térence a connu les mêmes affres :
en décembre, il tirait un bilan désastreux de son premier trimestre. « Sur
le plan scolaire, je n’ai fait aucun progrès ; j’ai à peine bouclé la moitié du
programme. Je pense plus à la musique ; j’anime des soirées. Les profs me
font confiance, mais ils ne devraient
pas. » « En vérité, c’est l’expression
qui rythme ses phrases, je sais que le
bac c’est important, mais je n’arrive
pas à réviser. Mon tuteur peut m’aider,
mais c’est pas Superman ; c’est à moi
de m’y mettre. » Début février, il se
déclarait toujours « en dessous de
[ses] objectifs ». « Y’a pas 36 solutions,
il faut que je m’y mette », répétait-il,
un peu inquiet, devant le conseil de
classe. Depuis avril, il a adopté les
grands moyens : aidé par sa bellemère qui travaille dans l’éducation
nationale, il passe plusieurs heures
par jour, seul, sur ses devoirs. Il ne
paraît bien long, d’autant qu’elle
n’est plus très sûre d’avoir, un jour,
besoin de la compta pour gagner sa
vie.
Mais, malgré ses méthodes particulières, le Lycée intégral n’a pas que
des réussites à son actif. « On a une
dizaine d’élèves qui n’ont rien produit
au niveau scolaire ; ils viennent au
lycée, posent leur sac et estiment que
cela suffit. Ils sont totalement ascolaires et ne tiennent pas 20 minutes en
place », constate M. Bonnisseau.
« Pour certains, nous ne trouverons
pas de solution », regrette-t-il. « Parmi eux, nous avons des jeunes envoyés
par la protection judiciaire. De temps
à autre, ils nous font comprendre qu’ils
ont besoin de quelques semaines pour
effectuer leur travail d’intérêt général
ou leur séjour à Fleury-Mérogis. »
Ceux-là régulièrement disparaissent
dans la nature. « Pour nous, c’est
l’échec maximal. » Pour d’autres, l’année à Lurçat aura eu un effet inattendu : « Certains sont venus apurer leur
situation d’échec scolaire, et comme
au passage on leur a démontré qu’ils
n’étaient pas idiots, ils retournent sur
le marché du travail sans regret. »
Pour l’an prochain, les demandes
affluent déjà. D’ici fin juin plus de
150 candidats seront reçus, et la moitié des 35 élus sera recrutée. « Ici,
nous ne prenons que les lycéens »,
insiste M. Bonnisseau, qui voit arriver avec inquiétude de nouveaux profils : les collégiens décrocheurs. En
matière scolaire, le désamour est de
plus en plus précoce.
Stéphanie Le Bars
Alban et son amie Sarah,
avec Mme Longerinas, leur
professeur de français, dans
une salle du lycée Jean-Lurçat.
Prochain article :
Les révoltés de la STT4
HORIZONS-ANALYSES
0 123
Coup de crayon
par Robert Solé
PEUT-ÊTRE l’avez-vous remarqué : dans ses
dessins sur le Proche-Orient, Plantu utilise trois
sortes de traits. Un trait fin, léger, pour les victimes civiles ; un trait plus appuyé pour les dirigeants politiques ou les soldats ; et un trait gras,
grossier, presque vulgaire, pour les extrémistes
des deux bords. C’est son troisième stylo-feutre
qu’il a utilisé pour réaliser
la caricature ci-contre, intitulée « Kamikazes » dans
Le Monde daté 3-4 juin. Le
défenseur des colonies
israéliennes et le terroriste
palestinien n’y avaient
rien à envier l’un à l’autre :
LE MÉDIATEUR
même silhouette, même
barbe, même détermination, même aveuglement… Ce dessin, paru le lendemain de l’attentat-suicide de Tel-Aviv, a suscité de nombreuses
réactions, à commencer par celle d’Elie Barnavi,
ambassadeur d’Israël à Paris, publiée en première page le 6 juin.
Charles Etienne Nephtali, de Neuilly-surMarne (Seine-Saint-Denis), a vu dans ce dessin
« un antisionisme viscéral, voire de l’antisémitisme tout court ». Pour Joël Oppenheimer de
Mitzpe Netofa (Israël), « cette caricature du
“juif éternel” n’est pas sans rappeler de mauvais
souvenirs ». Mais la plupart des réactions portent sur une symétrie jugée inadmissible.
« Comment Plantu peut-il mettre sur un pied
d’égalité un terroriste fanatique qui, au détriment
de sa propre vie, a tué une vingtaine de personnes
innocentes et un colon peut-être tout aussi fanatique mais qui démontre seulement son intransigeance (et peut-être son irresponsabilité) sur une
terre contestée ? », demande Henri Weissberg
(courriel). « Dire que les implantations juives
entretiennent le climat de guerre est une chose,
estime pour sa part Jonathan Wyplosz (Paris).
Les mettre en équation, terme à terme, avec l’intégrisme palestinien le plus extrême en est une autre.
Tant qu’il y aura des colonies juives, les Palestiniens pourront donc assassiner tous les civils israéliens puisqu’ils sont dans leur bon droit, la légitime
défense, n’est-ce pas ? Vous rendez-vous compte
que ce dessin est, tout simplement, le schéma
politique du Hamas exposé en première page du
Monde ? »
Pour être complet, je dois faire état de quelques réactions diamétralement opposées. Celle,
par exemple, de Noureddine Smali (courriel),
qui juge… « très décevant » le dessin dans le journal daté 3-4 juin. « Comment, demande-t-il, Plantu peut-il mettre au même niveau l’une des toutes
premières armées du monde et, de l’autre, une
armée de gueux qui a pour seule arme des pierres
à jeter et des vies humaines à sacrifier ? Ce n’est
pas des colonies qu’il aurait dû dessiner mais des
Mirage F-16, des hélicoptères Apache, des ogives
nucléaires, des milliards de dollars… »
J’ai fait part à Plantu de ces réactions, entre
autres du courrier d’une internaute, Esther Lukasiewicz Hajage, qui l’invite à « ouvrir un dictionnaire pour relire la définition du mot kamikaze ».
Nous avons ouvert le Petit Robert ensemble
pour constater que « kamikaze » désigne un
homme-bombe volontaire, mais aussi ce « qui
tient du suicide ». C’est le raisonnement que fait
Plantu : « L’installation de colonies en territoire
occupé, dans un milieu hostile, est suicidaire, explique-t-il. Les Palestiniens, de leur côté, la vivent
comme une violence quotidienne et insupportable.
Tout en condamnant l’attentat barbare commis à
Tel-Aviv contre de jeunes civils israéliens, j’ai voulu
montrer que la violence ne se limite pas à un kamikaze qui tue des innocents à la sortie d’une boîte
de nuit. La douleur, infiniment respectable, des
familles israéliennes ne peut pas faire oublier une
autre douleur qui se discerne plus difficilement. Je
mets en parallèle les intolérants des deux camps,
même si l’attitude des colons ne se confond pas
avec celle des poseurs de bombes. »
Plantu m’a renvoyé à cet autre dessin (reproduit ci-dessous), paru dans Le Monde du 6 octo-
bre 2000, auquel j’avais consacré une chronique.
Cette fois, la symétrie concernait les victimes, et
c’étaient des lecteurs pro-palestiniens qui avaient
vivement protesté, ne comprenant pas que l’on
montre un nombre égal de cadavres de soldats
israéliens et de civils arabes. « Qu’on ne fasse pas
semblant d’oublier mes autres dessins, dit Plantu.
On ne réussira pas à me mettre une étiquette. »
Le dessinateur a en tête tous les dessins qu’il
a faits. Le lecteur, lui, ne voit que celui qu’il a
sous les yeux. Et il réagit en fonction de l’actualité immédiate, selon l’émotion du moment.
Horrifié par le massacre de jeunes Israéliens
devant une discothèque ou par la mort d’un
enfant palestinien dans les bras de son père, il
veut une condamnation sans détour, et rien
d’autre. « De Plantu, on attendait simplement
qu’il condamne un acte de barbarie », précise
un internaute, Jean David, à propos de l’attentat de Tel-Aviv.
Plantu, habitué à faire sourire neuf fois sur
dix, est appelé, de temps en temps, à commenter un drame. Donc à changer de registre.
Dans certains cas, il cherche seulement à faire
partager une émotion ; dans d’autres, comme
pour l’attentat de Tel-Aviv, il conserve le coup
de crayon incisif qui le caractérise. Ce jour-là,
ne se limitant pas à une indignation, il a voulu
souligner à l’extrême ce qui, selon lui, empêche de trouver une solution au conflit. Alors
que les morts de Tel-Aviv n’étaient pas encore
enterrés, il n’avait aucune chance de faire
l’unanimité.
AU COURRIER DU « MONDE »
VIVRE AVEC
LES « RAVEURS »
Le projet de loi en discussion
au Parlement destiné à discipliner les rave parties fournit un
exemple saisissant de cette spécialité française de produire des textes superfétatoires. Entendonsnous bien. S’il faut accepter que
jeunesse se passe, il ne peut être
question de tolérer n’importe
quoi. Les pouvoirs publics nationaux et locaux ne rempliraient
pas leurs missions de police s’ils
se montraient incapables de définir un moyen terme entre laxisme et répression systématique.
Mais point de faux-semblants…
Peut-on croire sérieusement que
le but recherché est de protéger les
jeunes contre eux-mêmes ? (…)
L’agitation du chiffon rouge ne
peut que les encourager à dépasser les bornes et, trop souvent, à se
livrer à d’autres pratiques tout aussi dangereuses ou abusives. En réalité, l’objectif recherché est d’empêcher l’occupation sauvage de
terrains publics ou privés et de
faire en sorte que l’irruption massive de jeunes « agités » sur un espace limité ne soit source de nuisances intolérables pour le voisinage.
Or, il existe déjà un arsenal judiciaire amplement suffisant pour
limiter de tels risques. Il aurait été
bien préférable pour appliquer les
textes existants, d’une part, d’inciter les autorités compétentes à
faire preuve de volonté ou de courage, d’autre part, de créer les conditions d’une bonne circulation de
l’information et d’une coordination effective entre les différentes
instances appelées à intervenir.
A ma connaissance, l’occupation
sauvage de terrains communaux et
a fortiori de propriétés privées
expose ceux qui s’en rendent coupables à de lourdes sanctions pénales. Le dépassement par une sono
du nombre de décibels autorisé
par la réglementation en vigueur
est un fait constitutif du délit de
tapage nocturne. Enfin, une réunion à but ludique, comme tout
spectacle forain, doit faire l’objet
d’une autorisation prescrivant ou
rappelant les règles d’hygiène à respecter et les dispositions à prendre
pour assurer la sécurité des personnes et des biens. (…)
Les rapports avec la génération
qui accède maintenant à l’âge adulte sont déjà suffisamment difficiles pour qu’il n’y ait pas lieu de les
tendre davantage sans que cela
soit indispensable.
Claude Altersohn
Paris
CUMULARDS
ET DÉMOCRATIE
A l’heure où les débats récurrents sur la distance citoyen/élu se
prolongent après les élections, on
ne peut que regretter qu’à la pratique du cumul des mandats s’ajoute celui des fonctions au sein des
partis. On assiste à la déclinaison
d’un credo usé et usant : le pouvoir, rien que le pouvoir et tout le
pouvoir. (…)
Petit à petit, le mandat se trans-
forme en bail à renouvellement
automatique tous les cinq ou six
ans. (…) Cumul vertical, qui consiste en un empilement de strates et
cumul horizontal, dans le temps :
un mandat, deux mandats, trois
mandats… Jouons à saute-mandats, le cumulard peut les compter
pour s’endormir et peu lui importe
que le taux d’abstention soit de 40,
voire 50 %.
Et si on se réjouit de la réforme
favorisant l’accès des femmes à la
scène politique, si la parité municipale se décline par 6, tels les œufs,
n’oublions pas ce voile pudique
jeté sur l’omelette cantonale et
législative (…) où le critère de notabilité purement politique évincent
les nouvelles têtes des scrutins
« gagnables ». Quelles que soient
les imperfections de la loi, le choix
des investitures à venir en incombe
aux partis, a eux de ne pas transformer la modernisation de la vie politique en cumul des retards.
Albine Villeger
Villard-de-Lans (Isère)
port au yen, qui a incontestablement pénalisé la compétitivité de
leurs produits. Par ailleurs, ils n’ont
pas pu profiter de leurs implantations européennes pour contourner
les effets de change. L’essentiel de
leurs usines se situe en effet au
Royaume-Uni, où la force de la livre
a été défavorable aux exportations
vers le continent. Mais les taux de
change n’expliquent pas tout. La raison principale reste que les Japonais
n’ont pas su faire évoluer leur offre.
Au début des années 1980, ils
avaient bâti leur force sur la qualité
de leur produit. Aujourd’hui, les voitures européennes n’ont, dans leur
ensemble, pas grand-chose à leur
envier.
Par ailleurs, durant ces vingt dernières années, les efforts des Japonais se
sont essentiellement portés vers le
marché américain. Les quotas d’importation de voitures nippones en
Europe ont sans doute joué un rôle
dans ce choix stratégique, qu’ils
payent aujourd’hui au prix fort. Grâce à leurs efforts aux Etats-Unis, les
Japonais ont su développer des voitures répondant aux attentes des
clients américains. Aujourd’hui, le
marché américain constitue la principale source de leurs bénéfices. Toyota représente le plus bel exemple de
cette réussite. Le groupe flirte désor-
mais avec les 10 % de parts de marché, à une courte distance de l’américain Chrysler qui a du mal à se maintenir au-dessus des 14 %.
En Europe au contraire, les Japonais n’ont pas su s’adapter à la
demande. Les voitures commercialisés jusqu’à présent étaient le plus
souvent conçues au Japon ou aux
Etats-Unis, sans tenir compte des
spécificités européennes. Ainsi les
Japonais n’ont pas vu venir l’explosion du marché des motorisations
Diesel sur le Vieux Continent. Une
bonne offre sur ce créneau leur fait
aujourd’hui cruellement défaut. De
la même façon, les Japonais n’arrivent pas à s’imposer sur le segment
des petites voitures, qui représente
pourtant en Europe un tiers des ventes. Seule la Yaris, fabriquée à Valenciennes, dessinée par un designer
grec et élue voiture de l’année 2000
par un jury européen, semble en
mesure d’inverser la tendance.
Si les choix stratégiques ont été
mauvais, c’est essentiellement parce
que la plupart des décisions importantes sont prises à partir de Tokyo.
Or l’un des enseignements de ces
dernières années dans l’industrie
automobile, c’est que la globalisation ne marche pas. Le mythe de la
voiture mondiale, susceptible d’être
vendue aux quatre coins du monde,
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ÉDITORIAL
Euroconfusion
E
N Anglais, The Nice Treaty veut dire le traité de
Nice, mais aussi le bon
traité. Ce slogan involontaire n’a pas suffi à convaincre
les Irlandais. Appelés à ratifier
par référendum le texte laborieusement mis sur pied en décembre 2000 par les dirigeants de
l’Union européenne, ils se sont
massivement abstenus (32 % de
participation), et ceux qui se sont
déplacés ont voté « non » à 54 %.
Ce rejet réveille le mauvais souvenir du « non » danois au référendum sur le traité de Maastricht, en 1992. Le doute avait
alors saisi les Européens, à la suite de quoi les marchés financiers
avaient déclenché une spéculation sur les monnaies, faisant
éclater le système monétaire
européen.
Cette
fois-ci,
l’existence de l’euro évitera aux
économies européennes d’être
déstabilisées par le Yo-Yo des
taux de change, même si le cours
déjà faible de la monnaie unique
risque d’être encore déprimé par
l’incertitude que crée le refus
irlandais.
A quoi donc est due cette réaction d’humeur chez l’un des peuples les plus favorables à la construction européenne ? D’abord,
les dirigeants irlandais avaient
été, pendant toute la préparation
du sommet de Nice, parmi les
plus virulents contre des réformes qui bafouaient, à leurs yeux,
les droits des petits pays. Il semble que trois thèmes aient mobilisé les opposants : l’implication
de l’Irlande dans la politique de
défense européenne, les projets
d’harmonisation
fiscale
au
niveau européen et la perte prévisible des fortes subventions que
l’Irlande recevait de l’Europe,
puisqu’elle a accédé au rang de
pays riche de l’Union grâce à dix
ans de croissance remarquable.
Le problème est qu’aucun de ces
points n’est abordé dans le traité
de Nice. Contrairement à ce qui
s’est passé en 1992 avec le Danemark, on ne peut donc pas proposer quelques modifications au
traité qui permettraient à l’Irlande d’organiser sous peu un nouveau référendum, et de débloquer la situation.
L’Europe d’aujourd’hui est ainsi faite qu’à l’annonce du résultat
du référendum irlandais, les
inquiétudes les plus vives se sont
exprimées bien loin de l’Irlande,
dans ces pays d’Europe de l’Est
qui attendent avec impatience
leur rattachement à l’Union européenne. Car, si mal fichu qu’il
soit de l’avis général, le traité de
Nice rendait possible l’adhésion
de nouveaux membres dès 2004.
Le rejet irlandais complique
donc la vie des dirigeants européens. Mais peuvent-ils sincèrement s’en étonner ? Ce traité,
comme les précédents, est limpide comme un bol d’Irish Stew,
ragoût favori des Irlandais. Il a
été dénoncé comme mauvais par
des pro-européens fervents tel,
en France, Jean-Louis Bourlanges. L’Europe qu’il rend possible
ne sera peut-être pas paralysée,
mais elle se traînera.
L’alerte irlandaise oblige de
s’y prendre autrement. Le projet
de l’Europe est clair et fort. Mais
il ne s’incarne pas, il reste à
distance des opinions, il n’entraîne ni ne convainc. Pour la bonne
raison que sa traduction politique est de plus en plus confuse
et faible.
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IL Y A 50 ANS, DANS 0123
Le vieil abonné
Les Japonais, la voiture et l’Europe
QU’IL EST LOIN LE TEMPS où
les constructeurs automobiles japonais faisaient trembler l’industrie
européenne. Les quotas d’importation de voitures nippones ont pris
fin l’an dernier dans l’indifférence
générale et c’est en grande pompe
que l’usine Toyota de Valenciennes
(Nord) a été inaugurée, mercredi
6 juin, en présence de Lionel Jospin.
La prise de contrôle de Nissan par
Renault et celle de Mitsubishi par
DaimlerChrysler a sans doute considérablement changé le rapport de
forces. Mais si les constructeurs japonais ne font plus peur, c’est que pour
le moment ils ont largement échoué
dans leur conquête de l’Europe.
Sur les quatre premiers mois de
l’année, les ventes des constructeurs
japonais en Europe ont reculé de
près de 12 % dans un marché en baisse de 3,4 %. Globalement, leurs
parts de marché sont revenues à
leur niveau de la fin des années 1980
avec à peine 10,6 % des immatriculations. Toyota, géant sur le plan mondial, fait figure de nain en Europe
avec seulement 3,7 % du marché.
Dans ce contexte, pas un seul constructeur japonais ne gagne aujourd’hui de l’argent en Europe.
Pour expliquer cet échec, les constructeurs nippons invoquent volontiers la faiblesse de l’euro par rap-
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 11
a vécu. Les Américains l’ont bien
compris. General Motors et Ford
sont en train de redonner de l’autonomie à leurs filiales européennes
pour reconquérir les parts de marché qu’ils ont perdues à force de vouloir tout piloter de Detroit. Les Japonais sont-ils prêts à les imiter ?
Une fois de plus, Toyota semble
ouvrir la voie. Le groupe japonais
serait sur le point de nommer à
Bruxelles, à la tête de ses opérations
européennes, Shuhei Toyoda, fils de
l’ancien président de Toyota, Eiji
Toyoda, et petit-fils du fondateur du
géant japonais. Sans doute plus
qu’un geste symbolique pour
démontrer que désormais l’Europe
est au centre des préoccupations
japonaises.
Stéphane Lauer
f www.lemonde.fr/eco-japon
RECTIFICATIF
TF1 ET INTERNET
Le chiffre d’affaires d’e-TF1, filiale
Internet de TF1, s’est élevé à
22,96 millions de francs (3,5 millions
d’euros) en 2000 et non à 2 millions
de francs, comme nous l’avons indiqué dans Le Monde du jeudi 7 juin.
AU TEMPS OÙ tout était à peu
près stable – la monnaie, le langage, la morale –, le vieil abonné se
caractérisait par un attachement
minéral à son journal, ou plus
exactement au titre de son journal. Il arrivait que ce journal changeât plusieurs fois de directeur et
d’orientation : n’importe ! Le vieil
abonné ne paraissait point s’en
apercevoir ; mais si le journal, gardât-il la même équipe, modifiait
son titre, alors le vieil abonné se
désabonnait rageusement.
Cette fidélité à un nom faisait
aussi la force du député dans son
arrondissement. Les mares stagnaient – comme on disait alors !
– moins parce que le député était
le commissionnaire de ses
grands ou petits électeurs que
parce que le corps électoral était
abonné à son nom. Il fallait
qu’un élu eût accompli des écarts
fantastiques ou des reniements
spectaculaires pour que les électeurs se désabonnassent.
Ne croyez pas qu’il en aille à présent de façon bien différente. Il
suffit de voir le citoyen – à Paris
notamment – s’interroger devant
la douzaine de listes qui sont offertes à son choix pour observer que
les noms connus ou ressassés conservent encore sur lui une singulière puissance. Voilà bien le paradoxe : théoriquement les noms
sont sans importance, seuls les
partis et leurs programmes
devant déterminer le choix, mais
au milieu d’une confusion qu’accroissent encore les appellations
inattendues l’électeur se raccroche à un nom comme à une
branche grâce à laquelle il pourra
sortir de l’embrouillamini où il
patauge.
Pierre Audiat
(10-11 juin 1951.)
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12 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
HORIZONS-HISTOIRE
100 000 mineurs en grève contre l’occupant
Le 27 mai 1941, la fosse Dahomey débraye, le mouvement gagne très vite les mines de charbon du Pas-de-Calais, puis celles du Nord.
Derrière cet acte de résistance, le plus spectaculaire de la seconde guerre mondiale en France, on trouve le dirigeant communiste Auguste Lecœur
E Petit Moscou :
c’est ainsi qu’on
appelle la fosse
Dahomey des mines
de Douges, sur la
commune de Montigny-en-Gohelle, dite
Montigny-la-Rouge.
Fidèles à leur réputation, le 27 mai 1941, les mineurs
débrayent à l’appel du militant
communiste Michel Brûlé. Un incident avec un porion sert de signal.
Le rendement imposé par la compagnie, la faim, le savon, si important pour le mineur, qui manque…
Ici se rejoue Germinal sur fond
d’occupation allemande. Dans les
jours qui suivent, les autres puits
du Pas-de-Calais s’arrêtent, puis
ceux du Nord. Ils seront bientôt
100 000 grévistes. C’est l’acte de
résistance, en France, le plus spectaculaire de la seconde guerre mondiale, et il intervient dans une
région qui sera, jusqu’en décembre
1941, directement rattachée au
commandement militaire allemand de Bruxelles. La frontière
constituée par la Somme forme
une barrière bien plus étanche que
la ligne de démarcation, elle empê-
L
ce ou « menées communistes » dans
le Nord-Pas-de-Calais. On compte
pour la même période presque
1 000 « fusillés, morts sous la torture
ou abattus » et 4 500 déportés.
L’homme qui a déclenché cette
grève s’appelle Auguste Lecœur,
c’est une figure du PCF. Mineur, militant dès son plus jeune âge, volontaire des Brigades internationales en
Espagne. Emprisonné après la débâcle, il s’évade et retrouve, à Paris, le
contact avec la direction du part qui
va l’envoyer dans sa région d’origine. Il va construire la Résistance
armée communiste dans le Pas-deCalais, avant de la diriger au niveau
national, sans être jamais arrêté.
Député, maire de Lens, secrétaire
d’Etat, après la guerre, celui qu’on
disait le dauphin de Maurice Thorez
sera exclu en 1954. Le stalinien émérite, celui qui avait mené les procès
contre André Marty et Charles
Tillon, va subir à son tour l’opprobre
qui frappait certains grands dirigeants de la Résistance.
ceci sans aucun délai. Quiconque
n’obéirait pas immédiatement à cette sommation s’exposerait et exposerait les autres aux sanctions les plus
sévères de la part des autorités allemandes. » Dans le même temps,
les compagnies promettent de
céder à une partie des revendications tout en donnant des listes
d’agitateurs communistes à la police, qui va cueillir les militants qui
n’ont pas fui. Il y aura 325 arrestations, des exécutions. Le 10 juin,
les mineurs reprennent progressivement le travail, vaincus par la
faim et la terreur. En juillet, environ 250 mineurs arrêtés au mois
de juin ont été emmenés à la forteresse de Huy, en Belgique, et, de
là, ils ont été déportés à Sachsenhausen, terrible camp de concentration près de Berlin, dont seulement 40 % reviendront. Ce sera la
première déportation politique
massive dans ce qu’on a appelé le
convoi des mineurs.
Après l’entrée en guerre de
l’Union soviétique, le 22 juin 1941,
le PCF n’hésite plus et va mettre en
place une véritable guérilla, menée
par les groupes de combat de l’Organisation spéciale (OS), dirigés
C
ONTRAIREMENT à d’autres
exclus célèbres, il se battra
jusqu’au bout contre son
ancien parti, écrivant de nombreux
livres comme Le Partisan ou Croix
de guerre pour une grève. Car
Auguste Lecœur n’a jamais supporté que la grève qu’il avait menée
soit récupérée par son rival, Maurice Thorez. La plaque que le Parti
communiste à fait apposer à la fosse Dahomey pour commémorer la
grève, qui porte l’inscription :
« Répondant à l’appel historique
lancé sur le sol national par Maurice
Thorez et Jacques Duclos, ici, en
1940, l’embryon de la Résistance
prit naissance », le rendait furieux :
« On demeure confondu devant tant
d’impudence. L’appel historique dit
du 10 juillet 1940, lancé sur le sol
national par Maurice Thorez, qui
n’y était plus, était en réalité un
appel à la lutte contre la guerre
impérialiste, contre les Anglais, contre de Gaulle, contre Vichy, et non
contre les Allemands. »
Cette grève spectaculaire, partie
d’un mouvement revendicatif, est
devenue par son ampleur un acte
de résistance contre l’occupant qui
allait bien au-delà de la sphère d’influence communiste, comme l’explique Auguste Lecoeur : « Si je
puis donner cette image : le chef d’orchestre était communiste, mais tous
les musiciens, loin s’en faut, ne
l’étaient pas. » Les dirigeants communistes, qui, à l’époque, étaient
englués dans une ligne qui renvoyait dos à dos les impérialismes
anglais et allemand, ont été bien
contents, après la Libération, d’expliquer qu’ils avaient engagé la lutte armée contre l’occupant avant
l’attaque allemande contre l’Union
soviétique avec cette spectaculaire
grève des mineurs. Le « renégat »
Lecœur, après son exclusion, s’est
chargé inlassablement de leur
rappeler que l’histoire n’était pas
aussi simple.
par Charles Debarge. Ceux-ci sont
constitués de militants aguerris,
souvent passés par les Brigades
internationales en Espagne, ou de
jeunes mineurs français et polonais. On porte à leur actif la grande
majorité des actions de résistance
armée en France occupée entre
1941 et 1942 . Ces groupes attaquent des mairies, des dépôts d’explosifs, font dérailler des trains,
détruisent les récoltes, abattent
des soldats allemands ou des collaborateurs, faisant assaut de témérité, à l’image de leur chef Debarge,
dont la tête est mise à prix
100 000 francs. Le PCF, extrêmement
faible
numériquement,
affronte une armée allemande très
efficace, fidèlement secondée par
la police et la gendarmerie françaises, qui pratiquent systématiquement la torture et transmettent
leurs renseignements et leurs prisonniers aux forces d’occupation.
Les communistes, malgré la
répression terrible qui va décimer
leurs réseaux en 1942, déclencheront une autre grève de grande
ampleur en octobre 1943 ; elle concernera cette fois 40 000 mineurs
pendant dix jours et permettra au
PCF de se prévaloir du rôle de première force politique dans la
région, ce qui comptera après la
Libération. La Résistance dans le
Nord a payé un prix très lourd. Les
historiens estiment que 18 000 personnes ont été arrêtées entre
1940 et 1944 pour faits de résistan-
MAISON SYNDICALE DES MINEURS. LENS
che le transport des marchandises
et le retour des réfugiés, même les
journaux de Vichy ne passent pas.
Hitler envisageait d’annexer le
nord de la France, terre germanique, pour créer un Etat regroupant
la Belgique et le Nord-Pas-deCalais. Les troupes du Reich, qui
pullulent, sont en terrain conquis.
Pourtant, depuis octobre 1940, le
Parti communiste est passé maître
dans l’organisation de mouvements
revendicatifs dans les mines. Les conditions de vie se dégradent de manière dramatique. Les pénuries et la
faim frappent les mineurs, alors que,
dans le même temps, on augmente
leur temps de travail au fond. C’est
la revanche patronale sur les acquis
du Front populaire de 1936, qui s’accompagne de brimades de la part
des porions et des ingénieurs. Le terrain est mûr. Le PCF est le seul à pouvoir mobiliser, et il va le faire méthodiquement, puits par puits. Les
cahiers de revendications sont prêts,
des papillons sont placardés : « Pour
le pain de vos enfants, femmes
debout », « Continuez la grève jusqu’à la victoire ». Des groupes armés
protègent les piquets de grève. Les
femmes empêchent les « jaunes »
de quitter les corons.
Le 3 juin, le mouvement ne faiblit pas ; les autorités allemandes
font apposer des affiches signées
du Generalleutnant Niehoff, enjoignant les mineurs de reprendre le
travail : « Je somme quiconque cela
regarde de reprendre le travail, et
COLL. LA COUPOLE, CENTRE D’HISTOIRE ET DE MÉMOIRE NORD - PAS-DE-CALAIS (SAINT-OMER)
Le mineur Charles Debarge est un des héros de la Résistance communiste dans le Nord. Arrêté après la grève des mineurs, il s’évade et constitue un petit groupe armé localisé à Harnes. Il sera un des derniers de son
groupe à tomber sous les balles de la Gestapo en septembre 1942. Il avait
tenu, durant cette période, un journal relatant son action. Ce document
a été sauvé. Il est aujourd’hui conservé au Musée de la Résistance nationale, à Champigny. En 1951, les éditions du PCF en ont publié une version réécrite intitulée « Les Carnets de Charles Debarge ». Une partie de
cette version et le texte intégral seront publiés en juillet par l’association
Gauheria, permettant ainsi de les comparer et de rétablir les doutes et
les interrogations que comportait à l’origine ce document exceptionnel.
MAISON SYNDICALE DES MINEURS. LENS
Le carnet de Charles Debarge
M. Le
En haut, une mine, près de Lens,
en 1941. Ci-dessus, Auguste Lecœur,
l’organisateur de la grande grève des
mineurs, lors de la Fête de la Libération, à
Lens, en 1946. Ci-contre, un des tracts
distribués aux mineurs du Pas-de-Calais
pour appeller à la grève.
e A lire : Le Nord-Pas-de-Calais
dans
la
main
allemande,
1940-1944, d’Etienne Dejonghe et
Yves Le Maner, éditions La Voix du
Nord, 2000 ; Ami, si tu tombes, de
Roger Pannequin, Babel, 2000.
Yves Le Maner, directeur du centre d’histoire et de mémoire du Nord - Pas-de-Calais (Saint-Omer)
« La colère sociale a rejoint le sentiment national »
Le colloque organisé samedi
2 juin pour célébrer le soixantième
anniversaire de la grève des mineurs
de mai-juin 1941 avait lieu dans un
lieu symbolique des luttes des
mineurs, la Maison syndicale de
Lens où on peut voir une exposition
sur cet évènement. Le rôle d’Auguste Lecœur dans l’organisation de la
grève a été largement souligné, en
particulier par Yves Le Maner, historien et directeur de La Coupole, centre d’histoire et de mémoire du
Nord - Pas-de-Calais (Saint-Omer),
qui organisait ce colloque.
« Quelle est la ligne du PCF
avant la grève des mineurs ?
– Le journal officiel du PCF dans la
région s’appelle L’Enchaîné ; il a
deux éditions très différentes : Nord
et Pas-de-Calais. On sait aujourd’hui
qu’il y a eu, comme pour L’Humanité, une demande de reparution de ce
journal formulée auprès des autorités allemandes en juillet 1940. Jusqu’au printemps 1941, la ligne du
PCF renvoie dos à dos l’envahisseur
allemand et les Britanniques avec le
mot d’ordre de lutte contre la guerre
impérialiste. Les militants du Nord,
sous la direction de Martha Desrumeaux, sont coupés de Paris : ils
prennent leurs instructions auprès
des dirigeants de l’Internationale
communiste (IC) à Bruxelles, en particulier Eugen Fried. En revanche,
dans le Pas-de-Calais, donc dans le
bassin minier, les instructions viennent de Paris. En juillet 1940, Jacques
Duclos envoie Auguste Lecœur dans
sa région d’origine, Lens, pour
remonter les réseaux. Il va reconstruire l’appareil clandestin détruit par la
répression, la pagaille qui a suivi l’invasion allemande et les défections
après le pacte germano-soviétique.
– Comment Auguste Lecœur
va-t-il organiser la grève des
mineurs ?
– Il s’aperçoit vite que les syndicats de mineurs sont tenus par des
anticommunistes farouches et des
collaborateurs. A partir d’octobre
1940, Lecœur implante dans les fosses des CUSA (comités d’union syndicaliste et d’action), qui sont des
syndicats clandestins. Ils mènent
des grèves ponctuelles contre les
patrons et des manifestations de
ménagères sur le thème du ravitaillement. Bizarrement, les Allemands ne répriment pas ces
actions, ils n’ont pas de sympathie
particulière pour le patronat français et ils ne considèrent pas que
ces grèves sont dirigées contre le
Reich. De plus, dans la presse clandestine, il n’y a pas un mot contre
eux, elle s’attaque aux patrons et à
Vichy, mais pas à l’envahisseur allemand, et ce jusqu’au printemps
1941. Lecœur, au cours de l’hiver
1940-1941 constate que cette ligne
devient intenable. Au printemps
1941, il perçoit que le rejet de l’occupant est très fort. On se souvient,
dans le Nord, de l’occupation allemande pendant la guerre de
1914-1918, avec son cortège d’exactions et de déportations ; elle a laissé une terrible haine du « boche ».
Depuis la débâcle, l’anglophilie de
la population s’est renforcée. Progressivement, Lecoeur va prendre
son autonomie par rapport à la
ligne du parti. Si l’on compare les
éditions de L’Enchaîné du 1er mai
1941, celle du Nord et celle du Pasde-Calais, des variantes sont lisibles, le thème national apparaît
dans la région minière. Alors que,
dans le Nord, L’Enchaîné écrira que
la grève avait des raisons économiques et rien d’autre.
– Comment s’est déroulée la
grève ?
– Le PCF avait bien préparé son
affaire tactiquement, mais pas stratégiquement. Les cahiers de revendications ont été dressés par Lecœur et
son équipe. Au bout de trois ou quatre jours, les Allemands s’aperçoivent que le mouvement s’étend, et
ils appliquent l’état de guerre. Dans
le même temps, les mineurs se lancent plus nombreux dans la bagarre
contre « le boche ». Des gaullistes et
des socialistes rejoignent le mouvement. D’ailleurs, pour le 14 juillet
1941, des communistes et des gaullistes apparaîtront côte à côte. On verra, sur les monuments aux morts,
des drapeaux rouges, bleu-blancrouge, et anglais, le parti communiste était réintégré dans la nation.
– Quelle est l’image qui reste ?
– Cette grève a été confisquée
par le PCF à juste titre. La plupart
des militants arrêtés et déportés
sont communistes, mais on a
oublié que les autres mineurs
avaient participé. Lecœur avait un
peu d’avance dans la prise de
conscience, ce n’était pas un mauvais élève de l’IC, au contraire,
mais il comprenait les mineurs. On
peut dire que le PCF a été dépassé
par la base. La colère sociale a
rejoint le sentiment national. Dans
l’historiographie officielle du PCF,
Lecœur, qui subira une véritable
chasse à l’homme après son exclusion, a été gommé et remplacé par
Michel Brûlé et Charles Debarge,
des héros morts. »
Propos recueillis par
Michel Lefebvre
HORIZONS-DÉBATS
Les historiens
et la guerre d’Algérie
A
plusieurs reprises, le premier ministre Lionel Jospin a interpellé les historiens, les laissant seuls
juges des actes de torture perpétrés
pendant la guerre d’Algérie. Nous
tenons à dire que notre métier
n’est pas de juger, mais de comprendre et d’expliquer.
C’est à l’autorité politique d’assumer ses responsabilités et celles de
ses prédécesseurs. Les travaux des
historiens lui permettent de juger
les actes passés de nos dirigeants
d’alors – Guy Mollet, Maurice Bourgès-Maunoury, Félix Gaillard, Max
Lejeune, Robert Lacoste, Charles
de Gaulle… – qui ont engagé l’honneur de notre pays.
Dès 1952, Charles-André Julien
publie un livre prophétique : L’Afrique du Nord en marche. Nationalisme musulman et souveraineté française. Il y met en garde les politiques contre l’aventurisme colonial
et le refus des réformes au moment
où s’amorce la décolonisation. Titulaire de la chaire d’histoire de la
colonisation à la Sorbonne, il entraîne ses disciples dans la recherche.
Mais tous se heurtent alors à des
obstacles difficiles à surmonter.
Avec la « guerre sans nom »
menée de 1954 à 1962, le secret des
archives françaises devient secret
d’Etat. Les archives du sénatusconsulte du 22 avril 1863 (qui proclamait : « Les tribus de l’Algérie
sont déclarées propriétaires des territoires dont elles ont la jouissance permanente et traditionnelle, à quelque
titre que ce soit »), jugées trop explosives, étaient alors « incommunicables ». Que dire alors des archives
contemporaines ! Avec les décennies, certains fonds d’archives se
sont entrouverts. Les archives militaires, encore trop expurgées, ont
publié des séries importantes et permis aux chercheurs de travailler sur
documents.
Mais les archives civiles sont
encore verrouillées et toute recherche sur l’Algérie ressemble à une
course d’obstacles, de dérogation
en dérogation. La dernière loi sur
les archives, en 1979, n’a apporté
qu’une libéralisation apparente et
les historiens ne cessent de dénoncer ces limitations, injustes, à leurs
recherches. Une nouvelle loi s’impose.
Actuellement, malgré bien des
difficultés, la jeune génération a
profité de l’entrebâillement des
fonds d’archives pour réaliser des
thèses neuves. Quatre femmes,
notamment, ont éclairé d’un jour
nouveau l’histoire de la guerre d’Algérie : Djemila Amrane-Minne,
Claire Mauss-Copeaux, Sylvie Thénault et Raphaëlle Branche. Peutêtre ont-elles déclenché confessions et débats passionnés : l’histoire de la guerre d’Algérie reste à faire, à condition que le pouvoir politique en donne les moyens aux historiens.
Or, ces jeunes historiens se heurtent à un nouvel écueil : les structures universitaires ne les accueillent
plus. L’université française, reflet
de l’opinion publique française, se
détourne des problèmes trop brûlants de la colonisation et de la
décolonisation pour focaliser les
recherches historiques sur l’Hexagone et l’Europe, au sens large,
gommant ainsi les problèmes coloniaux méditerranéens.
Faut-il rappeler l’importance de
l’« école de Paris d’histoire de la colonisation en Sorbonne » ? Sous la
direction de maîtres célèbres (Charles-André Julien dont nous avons
déjà souligné le rôle, Jean Dresch,
Hubert Descamps, Robert Delavignette…), elle avait lancé un vaste
programme de connaissance de
l’histoire coloniale avec une liberté
d’esprit et un sérieux qui en faisait,
au lendemain de la seconde guerre
mondiale, un pôle d’attraction
pour les jeunes chercheurs. Ceux-ci
ont ouvert des voies nouvelles à
l’histoire maghrébine et africaine.
Le Centre national de la recher-
Pas de fossé
entre l’Europe
et les Etats-Unis
che scientifique (CNRS) participait
à ces recherches en offrant des postes temporaires et nombreuses
furent les thèses soutenues, avec
postes universitaires à la clé.
Mais, aujourd’hui, cette génération est partie à la retraite et ces
postes ont été convertis en spécialités européennes ou américaines, décourageant les jeunes chercheurs de se tourner vers l’histoire coloniale. Du coup, la chaire
d’histoire de la colonisation de la
Sorbonne a disparu ; et le DEA
(diplôme d’études approfondies)
Maghreb, créé en 1990 à l’université Paris-III, n’a pas survécu, faute de candidats. La chaire universitaire de Nice, si présente en Méditerranée, n’a pas trouvé de postulant pendant deux ans ! Les structures d’accueil et de recherche
des universités sur ces questions
sont devenues scandaleusement
insuffisantes.
Cette situation catastrophique
devrait alerter gouvernement et
ministres.
Il ne suffit pas d’une déclaration
lénifiante pour proclamer l’ouverture des archives. Sans hypocrisie, il
importe de veiller à l’ouverture des
fonds militaires et civils, non pas au
compte-gouttes pour quelques privilégiés dont on a testé l’échine souple, mais à tous les chercheurs et
surtout aux jeunes qui découvrent
une réalité difficile à imaginer.
Leurs travaux entraîneront une
écoute nouvelle des consciences
françaises.
Il faut ouvrir des structures universitaires neuves pour éveiller les
vocations, former les novices et
assurer l’avenir de ceux qui acceptent de passer des années de
recherches pour soutenir des thèses de valeur. A ce jour, ils n’ont
d’autre perspective que d’ensei-
Les archives civiles
sont encore
verrouillées,
et toute recherche
sur l’Algérie
ressemble à une
course d’obstacles,
de dérogation
en dérogation.
Une nouvelle loi sur
les archives s’impose
gner dans des collèges et lycées en
zones sensibles. Le CNRS, luimême, doit dynamiser cette recherche et les structures de l’Ecole des
hautes études en sciences sociales
(EHESS) doivent s’y associer.
Enfin, une reconnaissance officielle doit mettre l’accent sur les problèmes fondamentaux de notre
société, sourde et muette sur les
conséquences de notre colonisation. Si « l’Afrique est mal partie »,
n’en sommes-nous pas en partie
responsables jusqu’à ce jour ?
Alors, le pouvoir politique
actuel, qui n’a aucune raison de se
sentir coupable, pourra prendre,
sans risque, ses responsabilités
politiques et morales, quitte à
condamner les tortionnaires et
leurs commanditaires, mais aussi
en réhabilitant ceux qui, dans des
conditions difficiles, ont su s’opposer à des actes de barbarie, de tortures, d’intolérance, malgré les
sanctions subies.
C’est l’honneur de notre pays
qui est en jeu.
Aïssa Kadri est sociologue (université Paris-VIII)
Claude Liauzu
est historien
(université Paris-VII)
Chaque jeudi avec
André Mandouze
est histo-
rien, professeur honoraire
0123
DATÉ VENDREDI
retrouvez
LE MONDE
DES LIVRES
André Nouschi
est historien,
professeur honoraire
Annie Rey-Goldzeiguer
est
historienne, professeur honoraire
Pierre Vidal-Naquet est historien (EHESS).
f www.lemonde.fr/algerie-torture
Suite de la première page
Les exportations américaines
vers l’Union européenne procurent
quelque 1,3 million d’emplois aux
Etats-Unis. Le commerce des biens
et des services entre l’Amérique et
l’Union européenne a presque doublé au cours des années 1990. Bref,
nos liens économiques justifient à
eux seuls une relation très proche
avec l’Europe.
Il en va de même de la sécurité.
Notre intérêt pour la sécurité en
Europe n’a pas pris fin avec la chute
du mur de Berlin. Nous travaillons
étroitement aujourd’hui, par l’intermédiaire de l’OTAN, à forger l’Europe pour laquelle nos grands-pères et
nos pères ont combattu dans deux
guerres mondiales – une Europe
unie, libre et pacifique.
Nous œuvrons à consolider les
acquis en apportant la paix aux Balkans. Nous travaillons de concert
et nous consultons intensément
pour mettre au point un cadre stratégique qui permette d’affronter
ces menaces communes nouvelles
que sont le terrorisme, la guerre du
renseignement, les armes de destruction de masse et les moyens de
les fournir.
Le président américain attend
avec impatience de traiter de tous
ces sujets au cours de son voyage.
Les débats relatifs à un fossé des
valeurs ou à une divergence stratégi-
que ne prennent pas en compte le
fait que, très fondamentalement,
nos intérêts économiques et ceux
qui tiennent à la sécurité, loin de
nous séparer, constituent des raisons majeures pour que les EtatsUnis et l’Europe continuent de travailler ensemble.
Mais l’ironie suprême veut que
ce débat ait lieu à un moment où
nos valeurs les plus essentielles
– les valeurs communes à la communauté transatlantique – sont en
pleine ascension.
Des deux côtés de l’Atlantique, on
est convaincu que tous les hommes
et que toutes les femmes ont droit
aux libertés fondamentales : la liberté de dire ce que l’on pense, la liberté de culte, la liberté de choisir ses
gouvernants.
Nous
sommes
convaincus
qu’une économie ouverte et qu’un
système d’échange ouvert constituent le meilleur point de départ
pour construire la prospérité et
répondre aux besoins humains
essentiels. Cette croyance dans la
liberté d’un peuple à l’intérieur de
ses frontières et de la liberté des
échanges hors des frontières a longtemps prévalu dans nos rapports
avec l’Europe. Ce qui diffère aujourd’hui, c’est que beaucoup d’autres
pays du monde partagent avec
nous ces valeurs et ces principes.
Ils sont la marque de l’ère de la
mondialisation. De l’Amérique latine à la Russie, de l’Asie à l’Afrique,
on admet de plus en plus qu’il n’est
possible de progresser qu’en
ouvrant l’économie, en extirpant la
corruption, en supprimant les subventions et les contrôles étatiques,
en abattant les barrières protectionnistes. On admet de plus en plus
que la liberté économique et politi-
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 13
que crée l’espace nécessaire pour
que les talents individuels engendrent non pas simplement le bonheur personnel, mais des bénéfices
pour la société.
De plus en plus de nations comprennent que telle est la dynamique fondamentale de la mondialisation. C’est la raison pour laquelle
elles choisissent la liberté et l’ouverture de leur économie, de leurs
échanges commerciaux et de leur
système politique. Voilà pourquoi,
plus que jamais auparavant, on vit
en démocratie.
La liberté et le respect des
droits fondamentaux ne sont pas
des valeurs made in America. Elles
ne sont pas plus américaines
qu’européennes. Elles sont et ne
sont pas américaines ou européennes. Aujourd’hui, de plus en plus,
elles sont universelles.
Je ne veux pas minimiser l’importance de quelque aspect que ce soit
du débat sur le fossé des valeurs.
Notre association transatlantique
doit avoir et elle aura une discussion franche et salutaire sur les
sujets qui nous divisent. On peut raisonnablement ne pas être d’accord
sur la meilleure façon d’aborder certaines questions comme les changements climatiques de la planète ou
les aliments génétiquement modifiés. Nous devons exprimer nos
divergences en toute honnêteté ;
regarder les faits avec objectivité ;
et chercher des solutions avec pragmatisme et créativité.
Sur une question aussi fondamentale que la peine de mort, il faut, de
part et d’autre, prendre en considération le fait que notre position est
le résultat d’une discussion démocratique, libre et ouverte au sein de
nos institutions civiques et politi-
ques. Il faut également tenir compte du fait qu’à l’évidence le point de
vue de nos citoyens respectifs est
plus ambigu, et sans doute beaucoup plus voisin, que les positions
de nos gouvernements.
Mais, à bien des égards, le débat
relatif au fossé des valeurs entre les
Etats-Unis et l’Europe est de ceux
que seuls peuvent se permettre les
nantis. Il semble bâti sur du vide,
sans tenir compte de l’énorme travail qui reste à faire pour construire
l’Europe dont nous voulons ; l’Europe dont nous savons que nous pouvons la réaliser.
Le débat néglige aussi l’important
travail qu’ensemble les Etats-Unis et
l’Europe peuvent accomplir au-delà
de leurs frontières, en aidant à naître
des sociétés ouvertes aux économies ouvertes partout dans le monde ; en favorisant la paix et la santé
en Afrique ; en donnant l’exemple
de démocraties multiethniques à
des pays où la différence équivaut
encore à un permis de tuer.
Le programme est de taille. Les
objectifs sont nobles. Une des caractéristiques de l’ère de la mondialisation est qu’aucune nation, pas
même une superpuissance, s’il en
est, ne peut seule atteindre ces objectifs. Pour réussir de grandes choses
dans le monde, il nous faut de
grands partenaires. Des partenaires
solides. Nous savons que l’Europe et
l’Amérique, lorsqu’elles unissent
leurs forces et leur intelligence, font
les meilleurs des associés. L’histoire
en est témoin.
Condoleezza Rice
Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Sylvette Gleize.
© Global Viewpoint Los Angeles
Times Syndicate.
14
ENTREPRISES
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
COMMUNICATION
Quelques
jours avant le Grand Prix de Monaco
de formule 1, couru le 27 mai, l’horloger suisse Tag Heuer a affiché des
photos de voitures de course met-
tant en valeur la marque de cigarettes West, sans la nommer. Cette campagne apparaît comme un moyen de
détourner la loi française, qui depuis
1992 interdit toute publicité en
faveur des produits du tabac. b DES
« ÉVÉNEMENTS » créés par les publicitaires à destination des jeunes, dans
des discothèques ou dans des festivals de musique, sont aussi l’occa-
sion de promotions « anonymes »,
mais efficaces. b LE SITE Internet du
groupe British American Tobacco ne
fera ainsi en France, selon l’industriel, « aucune promotion de pro-
duit ». b PHILIP MORRIS a été
condamné mercredi 6 juin aux EtatsUnis à payer 3 milliards de dollars de
dommages à un fumeur de cinquante-six ans atteint d’un cancer.
En France, les cigarettiers adoptent la publicité subliminale
UNE BELLE AFFICHE publicitaire de 12 mètres carrés ornait les
murs de Paris une dizaine de jours
avant le Grand Prix de Monaco le
27 mai. Sur la partie gauche, un
bandeau blanc avec une montre
de sport Tag Heuer. Sur la partie
droite – les deux tiers de l’image –,
un gros plan sur une voiture de formule 1 appartenant à l’écurie
McLaren-Mercedes. Une telle association publicitaire peut paraître
banale. Ce qui l’est moins, c’est
que cette affiche, conçue par
l’agence TBWA Paris pour le compte de l’horloger suisse, met en
valeur, involontairement selon les
publicitaires, la marque de cigarettes West, alors que toute « propagande ou publicité, directe ou indirecte en faveur du tabac ou des produits du tabac », selon les termes
de la loi Evin, est strictement interdite en France depuis 1992.
« Nous n’avons pas voulu faire la
publicité de West », affirme Giorgio Sarne, le directeur de marketing de Tag Heuer en Suisse. Il affiche, toutefois, une voiture transformée en outil de communication
subliminale. Personne n’a pu être
joint à Hambourg (Allemagne), au
siège du groupe Reemtsma, dont
West est l’une des marques.
Dans la version française de la
pub Tag Heuer (voir ci-dessus), le
nom « West » n’apparaît pas, mais
l’évocation de la cigarette est partout : dans le cercle incandescent
du disque de frein (naturel) évoquant le bout d’une cigarette, et
dans les volutes de fumée (naturelles elles aussi) ; dans l’habillage de
la voiture aux couleurs de la marque, gris et blanc. Le nom « West »
est remplacé par le prénom du pilote, David (Coulthard), mais il est
reconnaissable par la typographie
des lettres utilisées, les mêmes que
celles qui figurent sur les paquets.
Ces
techniques
ont
été
DR
Les industriels du tabac ont mis au point de nouvelles techniques pour séduire les jeunes en contournant la loi Evin. La formule 1
et les soirées étudiantes sont les laboratoires de l’utilisation subtile de couleurs et de symboles qui évoquent les marques sans les nommer
A gauche, la publicité internationale Tag Heuer montre la marque de cigarettes West sur une formule 1.
A droite, le nom des cigarettes a disparu de la version française de cette affiche. Le fabricant de tabac lui a substitué le prénom
du coureur, David (Coulthard), dans un lettrage et des couleurs identiques à ceux du paquet vendu chez les débitants.
déployées par les cigarettiers pour
s’octroyer un passage à la télévision, en dépit d’une réglementation européenne qui se durcit jusqu’à l’interdiction du sponsoring
par le tabac en 2006. Les cigarettiers, principaux sponsors de la formule 1 depuis le milieu des
années 1970 – ils financent ce sport
à hauteur de 1,5 milliard de francs
par an environ –, veulent continuer
à montrer leurs marques aux
500 millions de téléspectateurs qui
regardent chaque Grand Prix. Pour
les cigarettes West, comme pour
les autres, une monoplace sur les
circuits, c’est un outil de communication efficace. Une formule 1,
« c’est le panneau publicitaire le
plus rapide au monde », constatait
L’Auto-Journal du 29 janvier 1998.
L’apparence de la voiture est, en
conséquence, spécifiquement travaillée par un designer qui imagine,
à partir du paquet de cigarettes, un
ensemble cohérent de signes, de
symboles, de couleurs évoquant
l’univers de communication de la
marque. A l’exception de Jaguar et
de BMW-Williams, qui ont refusé,
pour la saison 1999-2000, de s’asso-
British American Tobacco
lance son site Internet
Le deuxième groupe mondial
de cigarettes, British American
Tobacco (marques Lucky Strike,
Pall Mall, Kool, Rothmans, Peter
Stuyvesant, Winfield, Craven A)
a annoncé, jeudi 7 juin, l’ouverture d’un site Internet en France.
« Ce site n’aura jamais pour objet
la promotion de ses produits », précise un communiqué. Il est destiné à « éclairer les prises de position du groupe » sur les questions
controversées du tabac. On y
trouve l’histoire de l’entreprise,
une présentation de ses trois
cents marques, mais aussi des
chiffres sur les ventes de tabac
en France et les circuits empruntés par les taxes sur le tabac.
Internet devient un outil de lobbying. Les principaux cigarettiers, comme Altadis (né de la
fusion du français Seita et de l’espagnol Tabacalera), Philip Morris, RJ Reynolds ou Japan
Tobacco sont présents sur la Toile. Pour BAT, le site est la vitrine
des « actions fortes » qu’il mène
« chaque jour dans le monde ».
cier à une marque de tabac, les principales écuries sont liées aux cigarettiers : British American Racing à
Lucky Strike, McLaren à West,
Ferrari à Marlboro, Jordan à Benson & Hedges, Benetton (bientôt
Renault) à Mild Seven. Le Grand
« Le public doit
pouvoir reconnaître
immédiatement
le sponsor principal
de la voiture, même
si nous ôtons
son nom »
Prix de Magny-Cours (Nièvre), qui
se court le 1er juillet, sera l’occasion
de nouvelles métamorphoses.
On y a déjà vu la marque Marlboro se transformer en code-barres sur les Ferrari : chaque lettre
est remplacée par une barre verti-
cale de plus ou moins grande épaisseur. Sur les Williams, parrainées
par Winfield jusqu’à l’hiver 1999,
les couleurs rouge et jaune du
paquet sont présentes, comme le
kangourou, symbole de la marque.
Même si, dans un souci de discrétion forcée, l’animal est coupé en
deux : on ne voit plus que son postérieur. Sur les Jordan, Benson & Hedges est devenu « Buzzin & Hornets » (« bourdonnements et bourdons »)… Gerry Bright, le créateur du décor commercial de la Williams aux couleurs de
Winfield pour les saisons 1998 et
1999, expliquait sa mission : « Il ne
fallait pas dessiner un paquet de
cigarettes à roulettes comme le voulait la maison mère, mais tenter de
jouer avec les particularités du packaging, réaliser un ensemble immédiatement identifiable. L’objectif
visé est clair : en course, le public
doit pouvoir reconnaître immédiatement le sponsor principal de la voiture, même si nous ôtons son nom. »
L’imagerie promotionnelle des
paquets est tronquée pour satisfaire ces exigences publicitaires d’un
type nouveau. On teste ce qu’on
appelle pudiquement des « astuces graphiques » sur une maquette
de voiture construite à taille réelle,
puis des images sont prises à la
caméra pour vérifier que les couleurs qui passeront à la télevision
refléteront bien celles des paquets
de cigarettes. Pour cette raison, le
rouge Marlboro est légèrement
plus brillant sur la voiture que sur
le paquet de cigarettes. Dans
d’autres cas, le doré du paquet
devient caramel pour qu’il apparaisse toujours doré à la télévision.
Les industriels paieraient entre 5
et 10 millions de francs pour s’afficher sur le nez de la voiture, entre
20 et 50 millions pour les flancs, et
entre 10 et 25 millions pour l’aileron arrière. En raison du prix, les
designers sont encouragés à multiplier les initiatives afin que l’impact publicitaire demeure quelles
que soient les conditions climatiques. Sur les Williams, les surfaces
latérales utilisaient une matière
réfléchissante idéale pour les
flashes des photographes.
Ici, le service publicitaire rendu par
Tag Heuer à la marque West serait le
fruit d’un concours de circonstances.
Fêtes et soirées thématiques à gogo…
UN PANNEAU ROUTIER australien et un
rectangle rouge estampillé d’un kangourou. La
promotion de l’Australie en plein pays picard…
pourquoi pas ? Le néophyte n’y aura vu que du
feu. Les étudiants de cette ville universitaire,
eux, ont compris.
Cette affiche anodine, aux couleurs chaudes
et au graphisme « techno », scotchée en février
sur la vitrine de certains commerçants à
Amiens (Somme), est une invitation à l’Australian Mixman Party. Il s’agit, en fait, de la soirée
organisée par les cigarettes Winfield à la discothèque Millenium. Les subtilités graphiques
sont facilement décryptées par les étudiants,
explique un employé du Millenium. Les jeunes
clients « reconnaissent les symboles, ils ont tellement l’habitude de les voir dans les bars, les teintes aussi, vous ne pouvez que faire le rapprochement », affirme-t-il.
Pour cette soirée, un millier de jeunes ont
répondu à l’appel. Accueillis à l’entrée par deux
hôtesses habillées de la couleur rouge de la marque, ils ont reçu des colliers avec des médaillons
en forme de boomerang ou de carte d’Australie
et des bracelets. Sans compter les casquettes et
les T-shirts lancés par le DJ, recruté et payé par
Winfield. Lui aussi fait partie du « kit » fourni
par la marque à l’établissement, au même titre
que les affiches et les tracts sur lesquels chaque
discothèque ou bar appose son nom et son
adresse. Les cigarettes ne sont pas distribuées
gratuitement mais, lors de cette soirée, le bar
n’a vendu que des Winfield. Ces opérations
sont pour la discothèque l’assurance d’une assistance enthousiaste, grâce aux distributions de
cadeaux. Pour Winfield, « c’est un geste commercial », explique Hélène Bourgois, directrice des
relations avec les institutionnels de British American Tobacco France, car « nous sommes dans
un environnement concurrentiel et nous devons
nous battre ». La marque rivale Marlboro
détient en effet de 80 % à 95 % de part de marché dans les discothèques et les bars.
En obtenant des lieux à ses couleurs (jamais à
son nom), Winfield espère familiariser les jeunes à l’univers imaginaire de sa marque. Le
Millenium héberge environ quatre soirées promotionnelles par mois, organisées par les producteurs de tabac ou d’alcool, normalement
interdits de publicité et de toute forme de promotion. Le Millenium n’est pas un cas unique.
LA LIBERTÉ, UN SLOGAN EFFICACE
D’autres initiatives discrètes foisonnent
depuis trois ou quatre ans, comme les road
shows dans les villes balnéaires et les stations de
ski. Une équipe itinérante propose des animations sonores, des jeux-concours, des cadeaux.
Les cigarettiers ont aussi pris l’habitude de se
glisser dans les manifestations musicales – Prin-
temps de Bourges, Francofolies de La Rochelle – ou les grands événements sportifs, comme
Roland-Garros. Philip Morris, qui a fait l’objet
d’une perquisition, est sous le coup d’une instruction judiciaire pour « promotion illégale sur
les lieux de vente » à l’intérieur de l’enceinte de
Roland-Garros.
Ce marketing, basé sur la promotion événementielle, a été inventé dans les années 1970.
Aujourd’hui, le paquet de cigarettes est luimême devenu support de communication.
Camel joue avec le personnage de Joe Camel à
travers des séries de dessins humoristiques.
Gauloises blondes met en images ses « Espaces
de liberté » ou son slogan « Liberté toujours ».
Avec efficacité. Une étude publiée en mars 2000
par l’American Journal of Public Health, réalisée
auprès d’adolescents américains, a démontré
que ceux « qui possèdent un produit rappelant
une marque de cigarettes (casquette, T-shirt, gadget) et qui ont su citer une marque de cigarettes
parce qu’ils se souviennent de la publicité sont
deux fois plus susceptibles de devenir fumeurs
que les autres ».
Le cigarettier ne risque, en France, qu’une
amende de 50 000 F à 500 000 F. Trop peu pour
lui couper toute envie publicitaire. Juste assez
pour le dissuader d’agir avec ostentation.
Fl. A.
La Commission européenne voudrait davantage de procès à l’américaine
EN ACCEPTANT, en 1998, de
régler 206 milliards de dollars en
vingt-cinq ans aux Etats américains, pour solder leur contentieux
global avec eux, les géants du tabac
pensaient en avoir fini avec les procès à répétition. C’était sans compter sur les poursuites individuelles,
regroupées ou non en actions collectives (class action) comme l’autorise le droit aux Etats-Unis. En
juillet 2000, un jury populaire de
Floride avait condamné les grands
cigarettiers à verser 145 milliards
de dollars à 500 000 anciens
fumeurs malades et parents de
fumeurs décédés. Soit 290 000 dollars par plaignant. Mercredi, à Los
Angeles, un nouveau record a été
établi. Un jury a condamné Philip
Morris, numéro un mondial du
tabac, à 3 milliards de dollars de
dommages et intérêts – et 5,5 millions d’indemnité compensatoire
directe – pour le seul cas de Richard
Boeken, un homme de cinquantesix ans atteint d’un cancer des poumons, fumeur de Marlboro (la principale marque du groupe) depuis
l’âge de treize ans. Philip Morris a
immédiatement annoncé son intention de faire appel.
« Je salue le jugement de Los Angeles et je trouverais cela bien si de tels
procès avaient aussi lieu en Europe », a réagi, jeudi, le commissaire
européen à la santé, David Byrne,
rappelant que 500 000 personnes
meurent chaque année en Europe
de maladies provoquées par le
tabac. Une éventualité juridique
improbable en l’état actuel du droit
européen, veulent se rassurer les
cigarettiers européens. Chez Altadis, groupe franco-espagnol issu de
la fusion de Seita et Tabacalera, on
souligne les différences fondamentales entre les systèmes judiciaires
de part et d’autre de l’Atlantique.
DANS L’ATTENTE DU CAS GOURLAIN
En Europe, pour ce type de procès, la justice est rendue par des
magistrats professionnels. Aux
Etats-Unis, ce sont des jurys populaires qui jugent. D’où ces sommes
astronomiques demandées aux
entreprises, qui relèvent moins de
dommages et intérêts classiques
que de « dommages punitifs, fondés
sur des critères moraux et dont les
jurés peuvent fixer eux-mêmes le
montant, sans limite », souligne-t-on à Altadis. De plus, « aux
Etats-Unis, le plaignant, s’il perd, n’a
pas à payer les frais, et les avocats
perçoivent un pourcentage sur les
montants obtenus », ce qui incite à
faire des procès.
Cela n’empêche pas certains procès de type américain de se tenir en
Europe. Le cas le plus similaire à
celui de Los Angeles est l’assignation, en 1996, de la Seita par
Richard Gourlain, fumeur de Gauloises brunes sans filtre depuis ses
treize ans, mort d’un cancer à quarante-neuf ans, en 1999. Sa famille
estime le préjudice à près de 3 millions de francs. En première instan-
ce, les juges de Montargis avaient
subtilement partagé la responsabilité des parties, celle du cigarettier
étant estimée totale pour la période allant de la première cigarette
du plaignant jusqu’à sa majorité, en
1971, puis engagée à 60 % jusqu’au
1er janvier 1976, date d’entrée en
vigueur de la loi Veil sur le tabac. A
partir de là, Richard Gourlain ne
pouvait plus dire qu’il n’était pas
informé de la dangerosité du tabac.
Il reste maintenant à déterminer
s’il peut être établi un lien direct
entre sa tabagie et son cancer. Une
expertise a été demandée et un verdict d’appel est attendu à Orléans
pour le mois de septembre.
Tag Heuer étant l’un des vingt-quatre partenaires marketing de McLaren-Mercedes, l’horloger dit être obligé d’utiliser les photos officielles
pour promouvoir son mariage avec
la course automobile. Celles-ci permettent à West, premier parrain de
cette écurie, d’être visible à tout
prix : il faut rentabiliser un investissement d’« au moins 120 millions de
francs par an », précise Stéphane
Samson, le rédacteur en chef adjoint
du magazine Formula One Racing
Magazine à Londres. L’horloger
n’aurait pas décrypté l’astuce. De toute façon, le risque lié à cette « interprétation de la loi » est minime : le
Comité national contre le tabagisme
(CNCT), chargé de faire respecter la
loi Evin, est moribond. Après une
liquidation judiciaire évitée de justesse le 7 juin, les salaires de son personnel ne seront plus payés. La subvention du ministère de la santé, de
800 000 francs pour 2001 – soit la
moitié des sommes reçues par le
CNCT dans les années 1990 –, n’a
toujours pas été versée. « Sa mort est
programmée », affirme l’avocat du
CNCT, Francis Caballero.
Fl. A.
COMMENTAIRE
QUESTION
DE SURVIE
Quand le Comité national de
lutte contre le tabagisme
(CNCT) sera mort et enterré,
qui s’occupera de faire respecter la loi Evin ? Qui luttera contre la multiplication de ces techniques publicitaires, de plus en
plus sophistiquées, de plus en
plus discrètes ?
La France a vu sa consommation globale de cigarettes baisser depuis dix ans. Mais ces chiffres globaux masquent un détail
peu flatteur. Les plus jeunes,
ceux de seize à dix-huit ans,
n’ont, eux, jamais autant fumé.
Les adolescents français sont
même les plus gros fumeurs de
leur âge en Europe ! Pourquoi ?
Parce qu’en France, où la publicité pour le tabac est interdite, les
cigarettiers ont porté l’effort
sur une communication souterraine qui les vise précisément.
Ici, on commence à fumer à
quinze ans en moyenne. Quinze
ans, c’est l’âge où on s’intéresse
aux Grands Prix de formule 1,
c’est l’âge où on va au cinéma,
où on commence à aller dans les
bars, à sortir dans les discothèques, l’été. Et c’est là, aussi, que
l’on trouve les cigarettiers
essayant de parler de façon
« sympathique et humoristique » de leur marque. Un Joe
Camel complice par-ci, un
cadeau Winfield par-là. Ils
dépenseraient 1 milliard de
francs chaque année pour leur
communication.
Officiellement, les industriels
se sont engagés en 1998 à ne
plus recruter de jeunes fumeurs
de moins de dix-huit ans. Le Centre de documentation et d’information sur le tabac (CDIT), le lobby français, réitère : « Fumer
doit être un choix d’adulte responsable. » Mais cette barrière
discursive est factice. Quand on
touche un jeune de dix-huit ans,
on touche aussi son voisin de seize ans : ils ont les mêmes comportements.
Pour l’industrie, c’est une question de survie. Un document
datant de 1984 a ainsi été saisi
par les juges américains chez RJ
Reynolds, partiellement racheté
depuis par Japan Tobacco. Il
expliquait : « Les jeunes adultes
sont la seule source de renouvellement des fumeurs… S’ils se
détournent du tabagisme, l’industrie est vouée au déclin tout
comme une population stérile
finit par s’éteindre. »
Florence Amalou
Pascal Galinier
ENTREPRISES
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 15
Les assureurs ne sont pas assez sensibilisés
au risque de blanchiment des capitaux
Quand elles existent, les procédures de contrôle sont peu appliquées
En 2000, 5 % seulement des observations adressées à Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent de Bercy, émanaient des assureurs.
AU MOMENT où des soupçons
de blanchiment pèsent sur l’organisme de compensation Clearstream,
basé à Luxembourg (lire Le Monde
du 26 mai), et sur la société luxembourgeoise d’assurance-vie PanEuroLife, dont les dirigeants sont sous
le coup d’une information judiciaire pour « vol, escroquerie et blanchiment de capitaux aggravé », certaines compagnies d’assurance-vie
sont pointées du doigt pour leur
manque de vigilance sur leurs procédures de prévention contre le
blanchiment d’argent sale. C’est ce
qu’indique une enquête réalisée
par la Commission de contrôle des
assurances (CCA), leur organisme
de tutelle, auprès des 120 compagnies d’assurance-vie et de capitalisation exerçant en France, dévoilée
par l’hebdomadaire L’Argus vendredi 8 juin.
Cette enquête révèle que l’attitude moyenne des entreprises donne
lieu à diverses critiques, portant
notamment sur les vérifications
d’identité, des contrôles insuffisants, etc. La CCA va adresser une
vingtaine de pages de recommandations à ces 120 sociétés dans le courant du mois de juin.
La CCA estime que les sociétés
ne sont pas assez attentives sur les
comportements
« anormaux »,
même si la grande majorité des versements des clients sont considérés
Selon une enquête menée par la Commission de
contrôle des assurances auprès de 120 compagnies d’assurance-vie, et dont les conclusions ont
comme « standards ». Le danger
réside « dans le 1 % restant », souligne la CCA. Une autre critique sévère, souligne L’Argus, tient dans « le
respect seulement apparent des textes, sans réelle volonté de les mettre
en œuvre avec efficacité, qui s’est senti encore plus nettement lors de certains contrôles sur place ».
« LACUNES » ET « LAXISME »
L’organe de contrôle des assureurs prévenait déjà, dans son dernier rapport, que, « même s’il est
peu probable que l’assurance constitue aujourd’hui un véhicule important de blanchiment, il importe de faire en sorte d’éviter qu’elle ne le
devienne. Et pour cela, il convient
que les entreprises d’assurances prennent la pleine mesure des procédures
qu’elles doivent mettre en œuvre
pour l’empêcher ». Mais la CCA faisait remarquer une prise de
conscience « inégalement présente
selon les entreprises » et parlait de
« lacunes ». Elle menaçait même
« de sanctions » si certaines compagnies « devaient persister dans leur
laxisme ». Des contrôles sur place
seront effectués plus souvent, prévient le gendarme de l’assurance.
C’est sans doute la sensibilisation
« insuffisante » des assureurs qui
explique le nombre très faible des
déclarations de soupçons émanant
des assureurs. Ainsi, Tracfin (Traite-
été publiées par l’hebdomadaire L’Argus du 8 juin,
les assureurs sont rarement conscients que leur
activité peut être utilisée pour le blanchiment.
ment du renseignement et action
contre les circuits financiers clandestins), la cellule du ministère des
finances en France chargée de la lutte contre le blanchiment, n’a recensé en 2000 que 126 déclarations
venant des assureurs, soit 5 % du
total des déclarations reçues. Le
constat est identique du côté du
Gafi (Groupe d’action financière
sur le blanchiment des capitaux). Ce
manque de sensibilisation expliquerait le fait que la profession des assureurs-vie « ne se mette pas en état de
concevoir des soupçons », souligne
l’étude de la CCA. Un bémol à ce
constat : certaines déclarations sont
faites par des banques, filiales de
compagnies d’assurances. Pour
autant, « ce secteur est encore perfectible », confie-t-on chez Tracfin.
Il n’empêche, certaines sociétés
d’assurances manquent de vigilance. « Le nombre de déclarations de
soupçons varie considérablement
d’une société à l’autre, et pas seulement en raison de leur taille. Certains
grands groupes, s’ils ont mis apparemment en place des procédures et
des formations relatives à la lutte contre le blanchiment, n’ont pas réellement fait en sorte que ces procédures
soient appliquées de manière efficace », note le rapport de la CCA.
« Le degré d’avancement des procédures de prévention des compagnies d’assurances est inégal d’une
société à l’autre », confie au Monde
Alexandre Zibaut, directeur chez
Andersen, membre de l’équipe en
charge des solutions de lutte contre
le blanchiment. « L’assurance est
désormais aussi exposée que la banque, les frontières entre les deux
métiers étant très étroites », souligne
M. Zibaut.
OÙ ÊTRE VIGILANT
Des pans spécifiques de l’assurance nécessitent toutefois une vigilance particulière : une meilleure connaissance des clients en distinguant
bien le bénéficiaire (l’assuré) du
souscripteur, un suivi continu des
transactions avec une vigilance sur
les opérations sensibles (les bons
de capitalisation ou au porteur, les
contrats nantis pouvant receler un
caractère suspect) ainsi que les
actions de sensibilisation auprès
des courtiers, note M. Zibaut.
A la Fédération française des
sociétés d’assurances (FFSA), on
reconnaît qu’il faut être vigilant.
Les assureurs veulent éviter de
devenir un vecteur de blanchiment,
aux côtés des banquiers. S’ils ne
prennent pas plus de mesures préventives, cette épée de Damoclès
deviendra réalité. Et l’assurance
deviendra un canal principal de
blanchiment.
Pascale Santi
En 2000, les juges européens de Luxembourg ont réglé plus de 700 dossiers
LE RAPPORT qui, chaque
année, retrace l’activité de la Cour
de justice et du Tribunal de première instance des Communautés
européennes a récemment paru.
Outre
des
données statistiques, relatives
par
exemple à la
durée moyenne des procédures, il conEXPERTISE
tient
des
informations générales sur la Cour
et sur le Tribunal (composition,
modifications du fonctionnement…). Il analyse également les principales décisions rendues par les
deux juridictions durant les douze
mois de référence.
Parmi les 463 affaires réglées
par la Cour en 2000, dans tous les
domaines du droit communautaire, nombreuses sont celles qui concernent très directement les entreprises. C’est ainsi que la Cour a
jugé qu’une réglementation refusant au travailleur le droit à une
indemnité de congédiement lorsque celui-ci quitte volontairement
son emploi n’est pas contraire à
l’article 39 (ex-48) du traité de
Rome, relatif à la liberté de circulation. Encore faut-il que cette
réglementation s’applique indépendamment de la nationalité du
travailleur concerné et n’affecte
pas davantage les travailleurs
migrants que les travailleurs nationaux. De même, la Cour a prononcé plusieurs arrêts relatifs à la politique sociale. L’un concernait le
temps de travail des médecins
d’équipes de premier soin, et en
particulier la comptabilisation des
heures de garde (Le Monde du
31 octobre 2000), d’autres le maintien des droits des travailleurs en
cas de transferts d’entreprises.
La Cour est aussi revenue sur la
question de l’égalité de traitement
entre hommes et femmes. Parmi
les arrêts rendus en la matière, on
notera celui par lequel elle estime
contraire au droit communautaire
la réglementation allemande qui
exclut les femmes de tous les
emplois militaires comportant l’utilisation d’armes, pour ne leur
ouvrir que les services de santé et
les formations de musique militaire. Pour la Cour, cette mesure
n’est pas proportionnée au but à
atteindre, car trop générale. Elle
devra donc être modifiée par le
législateur pour se conformer à la
directive de 1976 sur la mise en
œuvre du principe de l’égalité de
traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l’accès à
l’emploi, à la formation et à la promotion professionnelles, et les conditions de travail.
En statuant comme elle le fait, la
haute juridiction confirme la répugnance du droit communautaire
pour toutes les exclusions systéma-
tiques, et notamment celles qui
affectent le monde du travail.
Plus spécialisée que celle de la
Cour de justice, l’activité du Tribunal de première instance est également soutenue : 258 affaires terminées en 2000.
CIMENT : UN ARRÊT HISTORIQUE
Parmi celles-ci, on relèvera « le
plus grand dossier de droit de la concurrence jamais porté devant le Tribunal », qui concernait plus de
quarante entreprises et associations d’entreprises condamnées
par la Commission pour une série
d’accords et de pratiques visant au
partage du marché du ciment en
Europe. A l’occasion de cette affaire, historique par son volume plus
que par son contenu, le Tribunal a
notamment rappelé que la preuve
d’un comportement illicite (toujours difficile dans les grandes
affaires d’ententes horizontales)
pouvait se fonder « sur une seule
pièce », pourvu que la valeur probante de cette dernière ne fasse
pas de doute et qu’elle atteste l’infraction de manière certaine.
Il a également réaffirmé, s’agissant de la détermination du montant de l’amende que la Commission peut prononcer, que celle-ci
dispose d’un pouvoir d’appréciation, mais qu’il est « souhaitable »,
afin que les entreprises concernées soient à même d’arrêter la
conduite à tenir, qu’elles puissent
connaître en détail le mode de calcul de la somme, parfois très élevée, qu’elles doivent acquitter. En
l’espèce, après avoir minutieusement examiné la décision attaquée, les juges ont rapporté le
montant global des amendes infligées, passé d’environ 250 millions
à 110 millions d’euros.
Outre l’« arrêt ciment », ils ont
adopté, en 2000, d’importantes
décisions en matière d’aides d’Etat
(précisant notamment les éléments
constitutifs de la notion), en matière de droit des marques ou encore
de contentieux douanier.
La connaissance de la jurisprudence de la Cour et du Tribunal est
indispensable pour comprendre le
droit de la Communauté, comme
l’est celle du fonctionnement de
l’institution (qui devrait être amélioré par l’introduction, effectuée
en 2000, de nouvelles procédures
visant à raccourcir les délais de
jugement).
C’est dire que chaque année, et
malgré l’absence d’une partie thématique qui pourrait développer
un sujet d’intérêt général – comme
la réforme des voies de recours ou
le rôle du juge dans le développement du droit communautaire –,
ce rapport est une véritable mine
d’informations.
Isabelle Pingel-Lenuzza
(professeur à l’université de
Reims-Champagne-Ardenne)
Fin de la grève
des pilotes de Lufthansa
LA LUFTHANSA et ses pilotes ont conclu vendredi 8 juin, au terme
du plus grave conflit social jamais vécu par la compagnie aérienne allemande, un accord salarial. La proposition du médiateur, l’ex-ministre
des affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher, prévoit que les pilotes bénéficieront d’une hausse de salaire de 14,8 % sur deux ans, hors
primes d’intéressement de deux mois de salaires pour 2001. Le directeur du personnel de Lufthansa, Stefan Lauer, a déclaré que les coûts
seraient « considérables ». Il a évoqué le chiffre de 117,6 millions
d’euros pour la seule année 2001.
L’accord, qui court sur trois ans et trois mois, prévoit pour les deux
dernières années d’introduire une composante dépendant des résultats de l’entreprise et de la hausse nationale moyenne des salaires.
Menace de conflit chez Iberia
LES PILOTES de la première compagnie aérienne espagnole, Iberia,
totalement privatisée depuis avril, ont lancé vendredi 8 juin un mot
d’ordre de grève de dix jours au plus fort de la saison touristique en
Espagne. Les arrêts de travail, de 24 heures chacun, sont prévus le
19 juin, les 3, 10, 17 et 24 juillet et les 6, 13, 20, 27 et 31 août, a indiqué à
l’AFP le syndicat des pilotes de lignes (Sepla). La direction d’Iberia soutient que les pilotes réclament une hausse de leurs salaires de 20 % sur
deux ans « sans pratiquement aucune contrepartie alors qu’ils sont ceux
qui travaillent le moins en Europe » et parmi les mieux payés au monde.
Mesures d’économies à « Libération »
POUR FAIRE FACE à un ralentissement de la croissance publicitaire
qui touche tous les quotidiens nationaux, le conseil de surveillance de
Libération a été informé, vendredi 8 juin, de différentes mesures d’économies prévues par la direction. Face à des prévisions publicitaires
trop élevées (288 millions de francs de recettes en 2001, soit 10 % de
plus qu’en 2000), la direction a déjà mis en place cette année un premier plan d’économies de 31 millions de francs auquel s’ajoutent de
nouvelles mesures, à hauteur de 7,5 millions.
Ces restrictions concernent une réduction voire un gel des embauches
en CDI, le renouvellement des CDD au cas par cas, l’arrêt d’une campagne publicitaire sur le supplément « Tentations » du vendredi, la
compression des frais de piges et reportages et la moindre utilisation
de la quadrichromie. Certains projets prévus pour le développement
des éditions électroniques, notamment des embauches, seraient reportés. Le prix du quotidien devrait augmenter à la rentrée.
« La Voix du Nord » condamnée
pour « atteinte au droit d’auteur »
LA PREMIÈRE CHAMBRE du tribunal de grande instance de Lille a
rendu, jeudi 31 mai, un jugement condamnant la société La Voix du
Nord à verser 30 000 francs de dommages et intérêts à Jean-Yves
Méreau pour avoir publié l’un de ses articles sans sa signature, après
que ce journaliste eut quitté le quotidien. Le président a estimé que si
la société de presse dispose bien, « en contrepartie du salaire versé, de
l’équivalent d’un droit de propriété sur la première publication », le droit
moral de l’auteur doit néanmoins être respecté, « d’une part en ne
dénaturant pas l’article par des coupes excessives dépassant celles justifiées par l’harmonisation générale du journal ; d’autre part en publiant
également le nom du journaliste en tant qu’auteur de l’article ». La direction a décidé de faire appel. – (Corresp.)
DÉPÊCHES
a NUCLÉAIRE : le comité central d’entreprise (CCE) de Framatome, réuni jeudi, a demandé un complément d’information sur le
projet industriel Topco, qui doit être bouclé le 30 juin, a indiqué vendredi le secrétaire du comité de groupe du CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Topco, société à capitaux publics, coiffera un pôle
nucléaire, comprenant Framatome ANP et Cogema, et un pôle hautes
technologies, organisé autour de la participation dans STMicroelectronics (composants) et de FCI, branche connectique de Framatome.
a FINANCES : le président américain George W. Bush a décidé de
nommer une économiste d’une banque régionale, Susan Bies, au
comité directeur de la Banque fédérale de réserve américaine (Fed), a
annoncé vendredi la Maison Blanche. Mme Bies sera la seule femme à y
siéger. Elle était jusqu’à présent vice-présidente de la First Tennessee
National Corp., banque régionale basée à Memphis (Tennessee).
a BLANCHIMENT : la directrice de Coca-Cola Bottling Enterprise
de Tirana (Albanie), Cristina Buzi, a été arrêtée vendredi 8 juin
alors qu’elle s’apprêtait à franchir la frontière entre l’Albanie et le
Monténégro. La justice italienne accuse la directrice de Coca-Cola
« de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale d’un montant de plus de
20 millions de dollars », selon le communiqué.
a TÉLÉCOMMUNICATIONS : France Télécom SA (maison mère) a
signé le 31 mai avec les syndicats SUD, CFDT, FO, CFTC et CGC un
accord-cadre de prévoyance pour ses 12 000 salariés de droit privé
(contractuels). La CGT n’a pas signé. Selon la direction, cet accord permet « d’harmoniser les garanties et de renforcer la solidarité » pour les
30 000 contractuels (maison mère et filiales) de France Télécom.
16 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
CARNET
AU CARNET DU « MONDE »
DISPARITIONS
Victor Paz Estenssoro
Naissances
très largement. Mais un putsch
militaire lui enlève le bénéfice de
cette victoire. Ce sont les mineurs
d’étain qui, après trois jours de
combats de rue, et six cents morts,
lui permettent enfin de rentrer à
La Paz et de s’installer dans le fauteuil présidentiel le 13 avril 1952.
Sous la pression du syndicat des
mineurs, où dominent les anarchistes et les trotskistes, les mines sont
nationalisées et un salaire minimum est institué.
DE LA RÉVOLUTION AU LIBÉRALISME
Après son premier mandat, Victor Paz Estenssoro est ambassadeur en Grande-Bretagne et aux
Pays-Bas, puis réélu à la présidence en 1960 et en 1964. Mais le
divorce est désormais consommé
avec le syndicat des mineurs, dirigé par Juan Lechin. Le coup d’Etat
du général Barrientos, en novembre 1964, oblige, une nouvelle fois,
Paz Estenssoro à partir en exil, au
Pérou cette fois, où il enseigne à
l’université de Lima. C’est pendant
le régime militaire que Che Guevara est capturé et exécuté en 1967,
alors qu’il tente d’installer un
foyer insurrectionnel en Bolivie.
Victor Paz Estenssoro revient en
Bolivie en 1971 à la faveur du coup
d’Etat du général Hugo Banzer,
qui le prend comme conseiller jusqu’à la rupture entre les deux hommes et un nouvel exil.
Rentré au pays en 1978, Victor
Paz Estenssoro se présente par
deux fois sans succès à l’élection
présidentielle, avant de remporter
son quatrième et dernier mandat
en 1985. Ce dernier est très différent des autres. L’homme de la
révolution de 1952, l’allié des
mineurs et des petits paysans, lance la « nouvelle politique économique ». Devenu l’un des meilleurs
élèves du FMI en Amérique latine,
Victor Paz Estenssoro applique les
recettes néolibérales. L’hyperinflation est jugulée, les effectifs de la
Comibol, l’entreprise d’Etat qui
exploite les mines d’étain, sont
réduits des deux tiers, le contrôle
des prix et celui des changes supprimés. Cet assainissement de
l’économie est une réussite. Le
paradoxe veut donc que le révolutionnaire « anti-impérialiste » de
1952 ait achevé sa carrière en ami
des Etats-Unis et en défenseur du
libéralisme économique.
Dominique Dhombres
Martin,
le mercredi 23 mai 2001, à Paris-11e.
Adoptions
– Saint-Jean-d'Angély (CharenteMaritime).
Elena,
née le 13 mars 1996, en Roumanie,
arrivée en France le 6 juin 2001.
Petit oiseau tombé trop tôt du nid,
Le Monde te tend les bras.
6 juin 2001.
Yolande et Philippe BRÉGOWY.
Anniversaires de naissance
Et toujours, avec un regard, beau
comme le ciel, et un sourire, toujours
aussi charmeur.
Bon anniversaire,
Anne, Nanou.
Poune, Mamoune et Géraldine.
– 10 juin 2001,
Lise
En décembre 1991, paraît l’album Fredericks, Goldman & Jones,
qui concrétise un projet mené à
trois avec le guitariste gallois
Michael Jones, qui sera vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Le trio voguera un moment
sur les atouts de ce succès avec la
publication d’un enregistrement en
public de la tournée qui a suivi et
Rouge, qui verra aussi le trio accompagné des anciens Chœurs de l’armée rouge. Dès lors Carole Fredericks peut envisager de mener, en
parallèle à son travail de choriste et
à son engagement au sein du trio,
une carrière en soliste. Elle rend
hommage, en 1996, à son passé et à
sa ville natale avec Springfield, un
recueil de chansons à tonalité blues
et gospel, arrangé en partie par
Goldman. Une expérience qui sera
renouvelée avec l’album Couleurs et
Parfums en 1999. Carole Fredericks
participait aussi régulièrement à
des concerts à but humanitaire
pour les Enfoirés, les Restos du
cœur, Amnesty International ou
Les Voix de l’espoir.
Sylvain Siclier
survenu à Sedan (Ardennes) dans sa
soixante et unième année.
L'inhumation aura lieu le lundi
11 juin 2001, à 11 h 30 au cimetière de
Bourg-la-Reine, rue de la Bièvre (Hautsde-Seine).
Pour toute correspondance :
M. Léonard Smith,
chez Catherine Jarry,
65, rue Claude-Bernard,
75005 Paris.
– Edith et André Gratius,
Claude et Françoise Vigier,
ses enfants,
Michel, Marie-Pierre, Catherine,
Philippe, Isabelle, Olivier, Jean-Yves,
Philippe, Zahia, Laurent et Céline,
ses petits-enfants,
Adrien, Raphaël et Anouk,
ses arrière-petits-enfants,
Les familles Vigier et Chirol,
Et tous ses proches et amis,
ont la douleur de faire part du décès de
– Le directeur de l'Ecole nationale
supérieure des arts décoratifs,
Le personnel dans son ensemble,
Les étudiants,
Ceux qui l'ont connu et aimé,
ont la douleur de faire part de la
disparition de
M. et Mme Michaël,
17, rue de Javel,
75015 Paris.
survenu à son domicile, le jeudi
24 mai 2001, à l'âge de quatre-vingtdouze ans.
– Esther Jedwab,
Anna Snow
et Lucien Jedwab,
affligés par le décès de
Ses obsèques ont été célébrées le
mardi 29 mai, à Maintenon.
C. Arnsperger, A. Caillé, J. Baubérot,
G. Bénichou,
C. Bernand,
J.M. Besnier, D. Bourg, P. Chanial,
J. Dewitte, D. Duclos, J.-P. Dupuy,
P. de Lara, M. Gauchet, J.-T. Godbout,
J.-C. Guillebaud, R. Hamayon, D. HervieuLéger, J.-M. Laville, C. Lazzeri,
D. Le Breton, J.-P. Le Goff, P. Michon,
J. Roucloux, J.-J. Salomon, L. Scubla,
S. Trigano, E. Vatin, M. Vacquin.
Anniversaires de décès
Conférences
Caro
partagent la peine de sa famille et
tiennent à l'assurer de toute leur
affection.
Les Amis de la Fondation
pour la Mémoire de la Déportation
vous invitent à débattre avec
Jorge SEMPRUN,
résistant, déporté, écrivain,
samedi 16 juin 2001, à 15 heures,
la Sorbonne.
AFMD,
31, boulevard Saint-Germain, Paris-5e.
aurait eu quarante ans.
Nous sommes avec elle.
Suzanne SCHIFFMAN,
Rafika,
née KLOCHENDLER,
Je te garderai aussi longtemps que tu
voudras dans mon « Loft story »...
nous a quittés, dans la nuit du mardi
5 juin 2001.
13-14 juin, 9 h 30-18 heures
Maison des cultures du monde,
101, boulevard Raspail, Paris-6e.
Entrée libre
– Le 11 juin 2001,
Pierre.
Bon anniversaire !
VERS LA DÉSHUMANISATION
DU MONDE ?
Jean VIGIER,
Hersz Jumen MITZ,
« Sans musique,
la vie serait une erreur. »
Nietzsche.
GÉODE - PARIS-X
directeur honoraire de l'ECCIP
et de l'ESCP,
chevalier de la Légion d'honneur
et officier de l'ordre national du Mérite,
survenu le 4 juin 2001.
M. et S. Oïffer et famille.
– Le 10 juin 2000, la vie de
René COLIN
Séminaires
était fauchée par une voiture, alors qu'il
roulait à bicyclette.
Sa famille
Et ses amis
pourront lui rendre un dernier hommage
au crématorium du Père-Lachaise, à
11 h 45, mardi 12 juin.
– Université d'été sur l'enseignement
de l'histoire de la Shoah pour les
professeurs des lycées et collèges, toutes
disciplines confondues, du 8 au 12 juillet
2001, à Paris, avec des historiens et des
spécialistes de la pédagogie. Avec le
soutien de l'APHG et de la Fondation
Jacob-Buchman.
Il nous manque.
Maryse, Jérôme, Pierre,
Sa famille,
Et ses amis.
Ni fleurs ni couronnes.
Marie-Christine FAVÉ
Renseignements et inscriptions
au CDJC : 01-42-77-44-72
et
Eric SOUÈVE.
Journées portes ouvertes
16, rue des Cascades,
75020 Paris.
PORTES OUVERTES
GARDE RÉPUBLICAINE
9-10 juin 2001 (9 heures-18 heures).
Aileen LOTZ
et
Pierre GOSSELIN
Invitée d'honneur,
la garde rouge sénégalaise.
ont la joie d'annoncer leur union, le
samedi 9 juin 2001, à la mairie de
Strasbourg.
Quartier des Célestins,
18, boulevard Henri-IV,
75004 Paris.
Métro : Sully-Morland ou Bastille
Stéphanie WATTIER
et
Abonnez-vous au
Loïc BOURDILLAT
UNE CARRIÈRE EN SOLISTE
Pierre SMITH,
Torre,
20137 Porto-Vecchio.
et de son parrain,
Colloques
Association des amis du Centre
médiéval européen de Chartres.
Les samedi 30 juin et dimanche
1er juillet 2001 se tiendra à Chartres le
6e colloque scientifique, sur le
thème :« L'éternel féminin, au regard
de la cathédrale de Chartres ».
Chercheurs et universitaires vont
apporter et débattre des leçons de leurs
recherches sur l'importance de la femme
et le mystère du féminin depuis les
temps médiévaux, à travers les œuvres
artistiques, philosophiques et mystiques,
dans le sens de la lecture du livre
monumental qu'est la cathédrale de
Chartres, avec, entre autres, Jean-Pierre
Mahé, Philippe Lefebvre, Jean-Pierre
Laurant, Guy Nicot...
Renseignements : Aacmec,
12, rue Saint-Michel, 28000 Chartres.
Tél : 02-37-36-09 82.
Fax : 02-37-36-28-10.
Inscriptions jusqu'au 25 juin 2001.
ethnologue et chercheur au CNRS,
comédien,
sous les veilles complices
de sa marraine,
Dorothée,
Marcelle Lacoste,
10, rue des Peupliers,
75013 Paris.
Vous voyez, tout est bien.
Pierre MICHAËL,
son papa,
et
Maguelone PARIGOT,
pianiste,
sa maman,
Pour moi, ils sont toujours vivants.
– Moïra et Léonard Smith
ont la douleur de faire part du décès de
– Sa compagne
Ses enfants et ses petits-enfants
ont la douleur de faire part du décès de
Matthieu ROGUÉ,
violoncelliste,
paré de tous les dons, mais poursuivi par
la malchance.
Elle repose au cimetière marin
d'Ajaccio.
La cérémonie religieuse a eu lieu en la
chapelle familiale de Torre.
chez
Jean-Louis,
née LUQUET (CHLUDA).
professeur émérite,
Le Monde
quelques mois après le suicide de notre
fils aîné
Elizabeth SILVANI,
Christian LOUIS.
a ses yeux grands ouverts sur
mon époux,
– Ses enfants, petits-enfants, arrièrepetits-enfants,
Et tous ceux qui l'ont aimée
font part du décès de
– Marie-Françoise Ettori,
son épouse,
Renée Ettori Genot,
sa fille,
Bernard,
son mari,
Pascal et Laurent,
leurs enfants,
François Ettori,
son fils,
Dina,
son épouse,
et leurs enfants,
Fernand et Fabienne,
Henri, Marie-Françoise,
Jean-Jacques, Jean-Paul,
leurs enfants,
Sa famille,
ont la tristesse de faire part du décès de
un an que
Christian LACOSTE,
( Le Monde du 9 juin.)
survenu le 1er juin 2001.
Te voilà Sup de Couette...
– Le 11 juin 1991 s'éteignait
l'intelligence lumineuse, la générosité et
la joie de vivre de
Ils adressent à sa famille et à ses
proches leurs sincères condoléances.
Celles et ceux qui l'ont connu se
souviennent avec émotion de la place
importante qu'il a tenue dans la vie de ce
théâtre pendant plus de trente ans.
Nantes, vingt-cinq ans plus tard.
Lucile, Clara et Camille
sont heureuses d'annoncer le mariage de
leurs parents,
Grenouille dans Roselyne et les
Lions (1989) de Jean-Jacques
Beneix. Mais c’est la rencontre
avec le chanteur Jean-Jacques
Goldman qui va la propulser au
premier plan. Après avoir participé à l’enregistrement de l’album
Entre gris clair et gris foncé, Carole
Fredericks part en tournée avec
celui qui est alors l’une des vedettes les plus populaires de la chanson française. On la voit aussi lors
de la tournée 1989 de Mylène Farmer avec laquelle elle interprète
chaque soir un duo.
comédien au CDE, puis au TNS,
de 1957 à 1988.
sont heureux d'annoncer leur mariage,
qui sera célébré ce samedi 9 juin 2001, à
la mairie d'Etagnac, à Chabanais
(Charente).
F
360
d’économie
Décès
– Sol Bessis,
son épouse,
Michel et Michèle Bessis,
ses enfants,
Simon, Léah et Anna,
ses petits-enfants,
Erwan,
Toute la famille,
Et ses nombreux amis,
ont la douleur de faire part du décès de
Cet avis tient lieu de faire-part.
CARNET DU MONDE
Fax : 01-42-17-21-36
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Date de validité
1 AN - 1 980 F
101 MQ 001
Signature :
Mme Nom : ————————————————————
Prénom :
——————————————————————————
Adresse : ——————————————————————————
Localité : —————————————— Code postal :
semaines
survenu le 8 juin 2001, à BoulogneBillancourt, à l'âge de quatre-vingts ans.
3 MOIS - 562 F
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LA CHANTEUSE américaine
Carole Fredericks est morte jeudi
7 juin à Dakar (Sénégal), victime
d’une crise cardiaque à l’issue d’un
concert.
Née le 5 juin 1952 à Springfield
(Massachusetts), élevée dans un
environnement musical propice
– sa mère chante dans un big
band, son père est pianiste, son frère aîné est le chanteur et guitariste
de blues Taj Mahal –, Carole Fredericks était devenue en France, où
elle était arrivée en 1979, une choriste réputée et particulièrement
sollicitée avant de mener une carrière populaire en soliste, due en
grande partie au capital affectif
dont elle bénéficiait après avoir
collaboré avec Jean-Jacques Goldman. C’est en Californie, dès 1972,
qu’elle fait ses premiers pas professionnels, d’abord au sein de l’orchestre de Taj Mahal, puis dans
des formations de gospel. Dès son
installation en France, Carole Fredericks devient la coqueluche des
studios. Les musiciens remarquent
la puissance de sa voix, sa justesse,
son placement, et la générosité de
son chant. Elle enregistre d’abord,
anonyme, derrière Dalida, Carlos,
Sylvie Vartan, Johnny Hallyday ou
Laurent Voulzy et participe en
même temps à de nombreuses
tournées de vedettes de variété
comme Mireille Mathieu, Michel
Berger ou Gilbert Bécaud.
Sa silhouette pleine – elle était
surnommée la « black mama » –,
son sourire et son allant appréciés
du public des concerts vont aussi
intéresser quelques réalisateurs :
elle interprète ainsi une pirate sympathique dans le film de Roman
Polanski, Pirates (1986) ; elle est
Angèle, la même année, dans I
Love You, de Marco Ferreri et La
Suzanne SCHIFFMAN.
Fernand ETTORI,
Mariages
Une « black mama » au tempérament généreux
Paul BRU,
– Reims, le 8 juin 1976.
Ton soldat inconnu.
Carole Fredericks
– Le président
Et les membres du conseil
d'administration de la SACD, Société des
auteurs et compositeurs dramatiques,
ont la tristesse de faire part du décès de
Lola DIGOY
a l'immense joie d'annoncer la naissance
de son petit frère
Le patriarche de la politique bolivienne
L’ANCIEN PRÉSIDENT bolivien Victor Paz Estenssoro est
mort jeudi 7 juin à Tarija, la ville
où il était né le 2 octobre 1907.
Victor Paz Estenssoro est incontestablement le Bolivien le plus
marquant du XXe siècle : c’est lui
qui a lancé la révolution de 1952,
la deuxième de l’Amérique latine,
après celle du Mexique et avant
celle de Cuba. Il est l’homme qui
a distribué la terre aux paysans
indiens, nationalisé les mines
d’étain, jusque-là propriétés des
trois familles Patino, Arramayo et
Hoschschild, et donné le droit de
vote aux analphabètes, intégrant
ainsi les Indiens à la vie politique
nationale dont ils étaient exclus
depuis l’arrivée des Espagnols. Le
hasard a voulu que Paz Estenssoro disparaisse cinquante-neuf
ans, jour pour jour, après la fondation de son parti, le Mouvement
nationaliste
révolutionnaire
(MNR), avec lequel il avait mené
la révolution de 1952. C’est en
effet le 7 juin 1942 qu’il crée le
MNR avec de jeunes officiers qui
ont participé, comme lui, à la
désastreuse guerre du Chaco
(1932-1935) avec le Paraguay. Pendant trois années terribles, Boliviens et Paraguayens se sont battus dans des déserts et des marécages parce que le tracé de la frontière gênait des compagnies pétrolières internationales rivales. Les
rescapés de ce massacre veulent
redonner sa fierté au pays, lutter
contre les sociétés nord-américaines et contre les barons de l’étain,
principal et presque unique produit d’exportation de la Bolivie.
Avocat, professeur d’économie,
Victor Paz Estenssoro est le maître à penser de cette « génération
du Chaco », avant tout nationaliste et anti-américaine.
Le 20 décembre 1943, le colonel
Villaroel prend le pouvoir par un
coup d’Etat contre le régime des
barons de l’étain et avec l’appui du
MNR. Victor Paz Estenssoro
devient ministre des finances.
Mais en juillet 1946, une émeute
éclate à La Paz. Le colonel Villaroel est pendu, la tête en bas, comme Mussolini, devant le palais présidentiel. Paz Estenssoro s’enfuit
en Argentine, où il enseigne l’économie et affiche son admiration
pour Peron, alors au sommet de sa
gloire. Toujours en exil, Paz Estenssoro se présente à l’élection présidentielle de 1951, qu’il remporte
– La direction
Et l'ensemble du personnel du Théâtre
national de Strasbourg
s'associent à la douleur et au chagrin de
la famille et des proches de
*
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AUJOURD’HUI
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
SPORTS
Le Brésilien Gustavo Kuerten,
lauréat des Internationaux de France, en
1997 et 2000, devait défendre son titre contre l’Espagnol Alex Corretja, dimanche 10
juin. b GUSTAVO KUERTEN a nettement
dominé l’Espagnol Juan Carlos Ferrero (6-4,
6-4, 6-3), en demi-finales, vendredi 8 juin,
estimant que sa balle de match sauvée
devant l’Américain Michael Russell, en huitième de finale, lui avait montré la voie.
b UN SUCCES en finale permettrait au Brésilien de rejoindre les triples vainqueurs : le
Français René Lacoste, le Tchèque Ivan Lendl et le Suédois Matc Wilander. b POUR SE
QUALIFIER, l’Espagnol Alex Corretja a mis
fin au rêve de Sébastien Grosjean, battu
(7-6, 6-4, 6-4), en demi-finales, vendredi.
b EN DOUBLE, la paire française Arnaud Clément-Nicolas Escudé s’est inclinée (7-5, 6-4)
face aux Tchèques Petr Pala et Pavel Vizner.
Alex Corretja met fin à l’épopée parisienne de Sébastien Grosjean
L’Espagnol a battu le Français (7-6, 6-4, 6-4) en demi-finales des Internationaux de France. Il devait jouer la finale du tournoi, dimanche 10 juin,
face à Gustavo Kuerten, vainqueur de l’autre Espagnol, Juan Carlos Ferrero (6-4, 6-4, 6-3). Le Brésilien est en route vers un troisième titre à Roland-Garros
Le double français
perd ses illusions
La paire française Arnaud Clément-Nicolas Escudé s’est inclinée (7-5, 6-4) face à l’équipe tchèque Petr Pala-Pavel Vizner, vendredi 8 juin, en demi-finales du
double messieurs des Internationaux de France. Visiblement
hors du coup, les Tricolores n’ont
jamais donné l’impression de
vouloir s’imposer. « Nous avons
mal débuté, reconnaissait Nicolas
Escudé, et puis nous avons des
occasions sur leur jeu de service
pratiquement à chaque fois mais
nous n’avons pas su en profiter. »
« J’ai joué comme une prune », a,
pour sa part, expliqué Arnaud
Clément dans un bel accès de
lucidité. En finale, les Tchèques
devaient rencontrer, samedi
9 juin, la paire indienne Mahesh
Bhupathi et Leander Paes.
70 kilos), il sait parfaitement mettre ses énormes qualités physiques
au service d’une imperturbable
régularité. Depuis le début du tournoi, il n’a perdu que deux sets sur
les vingt qu’il a joués. Sa puissance
de frappe produit une qualité de
balle très lourde – « pas évidente »,
selon les termes du Marseillais –
que ses adversaires ont bien du
mal à contrer. « Je ne pouvais pas
frapper sur toutes les balles, car cela
“giclait” pas mal », expliquait
Sébastien Grosjean.
BREAKS ANNULÉS
Dans cette demi-finale, c’est
pourtant lui qui, le premier, parviendra à emporter un jeu sur le
service de son adversaire, dès le
cinquième jeu de la première manche. Le jeu suivant, Alex Corretja
« débreakait ». Le scénario s’est
de nouveau répété deux jeux plus
tard, à la suite d’un des moments
les plus disputés de la partie. Bien
qu’il ait semblé à ce moment-là
moins concentré, c’est l’expérimenté Alex Corretja qui parvint, au terme du jeu décisif, à emporter la
première manche.
Si la partie jusqu’alors était
assez équilibrée, la pression de l’Espagnol s’est faite plus forte à l’entame du deuxième set. Un total de
treize services sera nécessaire au
Français pour résister, durant ce
seul jeu, à deux menaces de break.
Il parvenait pourtant à mener trois
jeux à zéro, disposant d’une avance qui allait fondre en un clin
d’œil. « En fait, je n’ai pas hyper
bien servi à chaque fois que j’avais
fait le break devant, déplorait
Sébastien Grosjean. Je servais
moins bien, il prenait l’ascendant
JEAN-PAUL PELISSIER/REUTERS
LE TEMPS était maussade, comme le fut la partie. Sur un score
sans appel (7-6 [7-2], 6-4, 6-4), l’Espagnol Alex Corretja a battu, vendredi 8 juin, le Français Sébastien
Grosjean en demi-finales des Internationaux de France. Il disputera,
face au Brésilien Gustavo Kuerten,
sa deuxième finale à Roland-Garros après celle de 1998. « C’est
important pour moi, reconnaît-il.
“Guga” joue bien, je l’ai regardé en
écoutant du rock espagnol. »
La rencontre, qui l’opposait à la
nouvelle idole du public, n’eut
jamais, sauf en toute fin de partie,
le rythme capable d’emporter l’adhésion des spectateurs. La domination d’Alex Corretja, sans être absolue, a empêché Sébastien Grosjean
de développer son jeu, ou plus
exactement de trouver un jeu qui
soit susceptible de mettre son
adversaire en péril.
« Il m’a vraiment dérangé, déclarait Sébastien Grosjean, juste
après la rencontre. Il frappait fort
en revers lifté. Ce n’était pas évident
pour moi de prendre la balle tôt à
chaque fois, d’être dans le court, de
rester sur la ligne pour ne pas
subir. » Peu avant le match, son
compatriote Fabrice Santoro, qui
avait été battu en huitièmes de finale par l’Espagnol (6-2, 6-3, 6-4),
avait avoué à Sébastien Grosjean
« n’avoir jamais trouvé la solution ».
Avec cette allure d’hidalgo qui
lui donne la posture d’un joueur
d’une époque révolue, Alex Corretja est effectivement une énigme. Son jeu, sans être très spectaculaire, est d’une grande précision,
tout autant offensive que défensive. Bien que ne disposant pas d’un
gabarit exceptionnel (1,80 mètre,
Avec ses coups droits longs, puissants et très liftés, Alex Corretja a fait reculer Sébastien Grosjean.
sur mes deuxièmes balles que je ne
rendais pas assez agressives. »
Ce n’était que le début de ses
problèmes. Par un signe révélateur, le Marseillais retirait sa casquette pour s’essuyer le front, comme le ferait un ouvrier face à une
tâche insurmontable. Le jeu basculera définitivement en faveur
d’Alex Corretja dans les échanges
suivants. « Clinton, reviens ! », cria
alors un spectateur, faisant allusion à la présence de l’ancien prési-
dent des Etats-Unis dans les tribunes lors de la victoire du Français
contre l’Américain Andre Agassi
(1-6, 6-1, 6-1, 6-3).
« L’EMPÊCHER DE M’ATTAQUER »
« Mon idée était de jouer le plus
profondément possible pour empêcher Sébastien de m’attaquer tout le
temps, de jouer très fort au service
même si je devais en rater, de le faire courir, déclarera Alex Corretja,
plus tard. Je crois que j’étais beau-
coup mieux que lui mentalement.
Les occasions ratées lui ont fait du
mal. C’était difficile pour lui parce
qu’il devait jouer un tennis vraiment
presque parfait. Je n’avais pas du
tout envie de lui laisser prendre la
situation en main. » C’est bien le
problème : prendre la situation en
main face à ce monument de style
espagnol suppose des moyens qui,
à l’évidence, font aujourd’hui
défaut à Sébastien Grosjean. Les
riches heures vécues à Roland-Gar-
ros seront un bon prétexte pour
qu’il se remette au travail avec la
rigueur qui lui est coutumière. « Je
crois que j’ai encore pas mal de choses à faire progresser (…), à me renforcer du haut pour mieux servir et
frapper plus fort en revers. Il faut
encore des petits points à travailler
pour espérer gagner (…). Cela passe
par pas mal d’entraînement », a-t-il
reconnu.
Malgré une popularité qui semble désormais lui être acquise,
Sébastien Grosjean a promis de
garder les pieds sur terre. « Je vais
essayer de préparer les prochains
tournois de la même façon que celuici, car cela a bien marché, et repartir à l’entraînement pour bosser
encore plus, pour améliorer ce qui
n’a pas fonctionné aujourd’hui »,
a-t-il assuré.
Quelques heures avant leur confrontation, le Français et l’Espagnol se trouvaient sur le Central,
où ils terminaient leur échauffement. Alors que Sébastien Grosjean continuait de frapper consciencieusement des balles avec
son entraîneur sur la terre battue,
Alex Corretja répondait aux sollicitations de quelques-uns des spectateurs déjà présents. Avec une grande précision, il distribuait à grands
coups de raquette des balles vers
le haut des gradins, comme le font
souvent les vainqueurs en fin de
match.
Jean-Jacques Larrochelle
SIMPLE MESSIEURS
(demi-finales)
G. Kuerten (Bre, nº 1) b. J.-C. Ferrero (Esp, nº 4) 6-4,
6-4, 6-3 ; A. Corretja (Esp, nº 13) b. S. Grosjean (Fra,
nº 10) 7-6 (7/2), 6-4, 6-4.
Intouchable, « Guga » Kuerten a fait capituler Juan Carlos Ferrero
LA LEÇON de Gustavo Kuerten a été magistrale : 6-4, 6-4, 6-3. Dans les tribunes, Larri Passos, l’entraîneur du Brésilien, s’est tapoté
l’épaule en exultant. « Il s’est entraîné avec moi
ces deux derniers jours et il ne peut plus la bouger », a expliqué Gustavo Kuerten, amusé. Le
dimanche précédent, alors que son élève frôlait l’élimination en sauvant une balle de
match contre l’Américain Michael Russell issu
des qualifications, c’est le cœur que se tenait
Larri Passos. Depuis, Gustavo Kuerten affiche
une belle sérénité. « Il y a eu deux « Guga »
[son surnom] dans ce tournoi, explique-t-il,
celui d’avant la balle de match de Russell et
celui d’après. C’est comme si j’avais été éliminé
et qu’on m’avait redonné une chance. Je n’ai
plus rien à perdre, j’ai été béni ce jour-là, je
n’aurais jamais dû gagner ce match et me voilà
en finale. »
Dans un tel état d’esprit, le Brésilien était
intouchable, vendredi 8 juin. Même mené au
score sur son service, il revenait avec les
coups les plus osés. Il a estimé être vendredi
« proche de [sa] perfection ». « J’ai raté quelques coups. Mais je bougeais bien, j’étais lucide
tactiquement et plus agressif que lors des tours
précédents », a-t-il expliqué.
En face, Juan Carlos Ferrero n’a pas démérité, mais sa mine renfrognée trahissant un
malaise intérieur contrastait avec l’enthousiasme et l’énergie déployés par Gustavo Kuerten. D’ordinaire ravageur dès qu’il s’installe
dans le court, l’Espagnol a, de son propre
aveu, capitulé très tôt.
FATIGUE ACCUMULÉE
« Au moment où je menais 4-3 et où j’ai servi
pour 5-3 dans la première manche, Kuerten m’a
alors pris mon service, raconte-t-il. Là, le fait
que j’avais perdu ce match s’est imposé à moi
comme une évidence. Jusqu’à la fin, ma tête n’a
plus été sur le court. Ce n’était pas un problème
de jeu mais bien un problème mental. Le problème, c’était moi, pas lui. » Du coup, cette rencontre présentée comme une finale avant la
lettre a tourné court. En 2000, les deux joueurs
s’étaient retrouvés au même stade de la compétition. Gustavo Kuerten s’était imposé en
cinq manches accrochées. Il y a trois semaines, ils se disputaient le titre en finale du Tournoi de Rome ; Ferrero l’avait emporté au terme de cinq sets. Mais cette fois, la fatigue accumulée ces derniers temps a rattrapé l’Espagnol d’un coup. « Je ne l’aurais sûrement pas
ressentie si j’avais gagné ce premier set », a-t-il
estimé.
En 2001, Juan Carlos Ferrero s’est adjugé
trois titres (Estoril, Barcelone et Rome) et a disputé une finale (Hambourg) en cinq tournois
disputés sur terre battue. Frôlant la pubalgie,
il a déclaré forfait pour la World Team Cup à
Düsseldorf, la semaine précédant Roland-Garros, sous peine d’hypothéquer ses chances de
participation. Souffrant du même mal, saturé
par ses performances consécutives (victoire à
Monte-Carlo, finale à Rome), Gustavo Kuerten avait, lui, renoncé au Tournoi de Barcelone, fin avril, pour se reposer. Cette coupure,
un mois avant les Internationaux de France, a
été salutaire. Pour sa première rencontre vraiment accrochée de la quinzaine, Juan Carlos
Ferrero a manqué de fraîcheur mentale. « Ce
n’est peut-être pas bon d’arriver en demi-finale
facilement [il n’avait concédé qu’un set jusque
là] car on perd le goût de la lutte. Des matches
en trois sets peuvent faire oublier qu’on est dans
un tournoi du Grand Chelem », a-t-il avancé.
Gustavo Kuerten, lui, sait parfaitement où il
se trouve. Après ses succès à Roland-Garros
en 1997 et 2000, qu’il rentre ou non, dimanche
10 juin, dans le palmarès des multiples vainqueurs des Internationaux de France (Björn
Borg : 6 victoires ; Henri Cochet : 4 ; René
Lacoste, Ivan Lendl et Mats Wilander : 3), le
Brésilien est un joueur heureux. « Je n’ai rien
planifié, c’est arrivé comme ça, dit-il. Et je ne
peux me comparer à ces joueurs car, même
dans mes rêves les plus merveilleux, je n’ai
jamais pensé que je pouvais gagner trois fois
ici. »
Patricia Jolly
Sur la route du Tour d’Italie, le dopage porte un nouveau coup très rude au cyclisme professionnel
BUSTO ARSIZIO (Italie)
de notre envoyé spécial
Il est temps que cela se termine. La
84e édition du Giro s’achève dans la
douleur et le scandale. Bien plus que
la probable
victoire finale
de l’Italien de
l’équipe Lampre, Gilberto
Simoni, qui
sera jugée à
Milan dimanCYCLISME
che 10 juin,
une autre course se joue d’étape en
étape : celle engagée par les policiers
et les juges italiens pour combattre
le dopage.
Vendredi 8 juin, près de quatre
heures après l’arrivée de l’Italien
Mario Cippolini (Saeco), vainqueur
au sprint de la 19 e étape (163 km, à
Busto Arsizio, non loin de Milan, une
nouvelle information tombait sur la
caravane : l’Italien Dario Frigo (Fassa Bortolo), deuxième du classement
général (à 15 secondes du leader),
venait d’être exclu de l’épreuve.
Giancarlo Ferretti, son directeur
sportif, devait publier un communiqué quelques heures plus tard : « Suite à la perquisition survenue dans la
nuit du 6 juin, le groupe sportif Fassa
Bortolo a appris de son coureur Dario
Frigo que les forces de l’ordre avaient
trouvé, dans la chambre d’hôtel dans
laquelle il séjournait, des substances à
action dopante. La société, tout en
déclarant être totalement étrangère à
l’affaire, considère inacceptable la conduite tenue par son athlète. En conséquence, Fassa Bortolo estime nécessaire d’interrompre immédiatement tout
rapport avec le coureur. »
Dario Frigo, vingt-sept ans, vainqueur de l’édition 2001 de la course
Paris-Nice en mars, et du Tour de
Romandie en mai, a été aussitôt
licencié par son équipe, dont la présence parmi les 21 formations invitées à participer au Tour de France
2001 ne devrait pas être remise en
cause, selon les organisateurs.
Il était un peu plus de 20 heures
quand le coureur, porteur du maillot
rose au soir de la 4e étape de ce Giro,
le 23 mai, à Montevergine (il l’a gardé pendant neuf jours), a quitté son
hôtel pour regagner son domicile, à
moins d’une heure de route. Selon
Giancarlo Ferretti, c’est la police qui
a alerté, vendredi soir, les dirigeants
de Fassa Bortolo. Après la perquisition effectuée dans la nuit de mercre-
di à jeudi, dans la chambre de Dario
Frigo, à San Remo, des produits
dopants auraient été saisis dans ses
affaires personnelles.
CHEVEUX TEINTS
« Dario a reconnu les faits, a indiqué Giancarlo Ferretti. Il m’a confirmé qu’il s’agissait bien de produits
dopants. » Interrogé par les policiers
durant la perquisition, le coureur
aurait signé un procès-verbal, versé
au dossier et confié au juge de Flo-
rence. Les enquêteurs auraient
envoyé une lettre au domicile de
Dario Frigo dans laquelle ils notifiaient de manière officielle les charges retenues contre lui. Son épouse,
inquiète de la teneur de cette missive, en aurait alors fait part à son mari
par téléphone et c’est à l’issue de cet
appel que Giancarlo Ferretti aurait
posé la question de confiance à son
coureur.
Jusqu’à sa chute brutale de vendredi le coureur, qui venait de teindre
Daniel Baal rejoint la Société du Tour de France
Daniel Baal, qui fut président de la Fédération française de cyclisme (FFC) jusqu’en mars, rejoindra la Société du Tour de France à partir du 1er octobre au titre de directeur général adjoint, a annoncé, vendredi 8 juin, la Société du Tour de France. Il devient un des successeurs potentiels de Jean-Marie Leblanc, qui devrait quitter son poste
à l’horizon 2004 à l’âge de 60 ans.
Vice-président en exercice de l’Union cycliste internationale (UCI),
Daniel Baal, âgé de 43 ans, est actuellement directeur au Crédit
mutuel Mulhouse-Europe. Joint par l’Agence France-Presse (AFP),
Daniel Baal a précisé qu’il ne demanderait pas le renouvellement de
son mandat de vice-président de l’UCI à l’automne, sa venue au Tour
de France coïncidant, à une semaine près, avec les élections quadriennales de l’UCI. Daniel Baal a présidé la FFC pendant huit ans, de
1993 à 2001, en s’impliquant personnellement à maintes reprises
dans la lutte antidopage.
ses cheveux en blond juste avant le
départ du Giro (une opération qui
rend plus difficile les analyses capilaires aux fins de détection de consommation de produits dopants), figurait parmi les révélations de la saison
2001. Ses progrès fulgurants
l’avaient hissé au rang des grands
acteurs des courses par étapes.
D’abord dans l’ombre de son leader,
le nº1 mondial Francesco Casagrande, lui aussi plusieurs fois mis en cause dans des affaires de dopage, Dario
Frigo était en train de s’imposer.
La chute et l’abandon de Francesco Casagrande, en début de Giro,
ont précipité cette éclosion. Mais
Dario Frigo piaffait d’impatience.
« J’ai démontré par le passé que
j’avais le potentiel pour gagner le Giro
et j’espère le démontrer encore »,
déclarait-il récemment. Désormais,
s’il souhaite toujours satisfaire ses
ambitions, le coureur lombard – il
est né à Saronno, dans la région de
Varese – devra trouver un autre
employeur. Pour l’heure, il va faire
face à la loi italienne qui, en matière
de dopage, contrairement à la loi
française, poursuit les sportifs coupables devant la justice pénale. Mais il
pourrait ne pas être le seul à subir
ces foudres. En effet, quelques informations commencent à filtrer deux
jours après l’opération « Trèfle à quatre feuilles », nom de code choisi par
les brigadiers de la brigade des stupéfiants italienne (NAS), pour la perquisition massive de San Remo.
Plus de 300 produits ont été saisis
et transmis au juge de Florence chargé d’instruire l’enquête. Un communiqué, publié vendredi par la police,
parle de caféine, d’anabolisants, de
stéroïdes, de corticoïdes, de corticostéroïdes, d’hormones peptidiques,
d’anesthésiques locaux et de mixtures non encore identifiées contenues
dans des flacons dépourvus d’étiquette, ainsi que d’une substance à
base de plasma. Les policiers ont également mis la main sur une quantité
impressionnante de seringues et
d’éprouvettes contenant du sang, et
les fameuses centrifugeuses. Les
enquêteurs italiens ont été confrontés à des coureurs que le juge Daniel
Delegove, qui présidait les débats du
procès Festina, au tribunal correctionnel de Lille, en octobre 2000,
avait comparé à des « cornues pédalantes ».
Yves Bordenave
AUJOURD’HUI-MÉDECINE
De nouveaux médicaments
contre le cancer
DES PROGRÈS DANS LES TRAITEMENTS ANTICANCÉREUX
Les déterminants de la cancérisation
PEU D’EFFETS SECONDAIRES
L’activation de l’oncogène Abl
est responsable des leucémies myéloïdes chroniques. Une translocation chromosomique, échange
d’ADN entre les chromosomes 9
et 22 (créant ce qu’on nomme le
chromosome Philadelphie, signature de la maladie), engendre une
protéine hybride Bcr-Abl à activité
tyrosine-kinase permanente. Cette
dernière est responsable de son
action cancérigène. Si bien que le
dessein est né de trouver des petites molécules capables d’inhiber
cette fonction. Elisabeth Buchdunger, chez Ciba Geigy, prépara dans
ce but plusieurs composés dont le
plus efficace était l’imatinib mésylate. Ce produit fut testé aux EtatsUnis par Brian Druker, spécialiste
de la leucémie myéloïde chronique, qui publia ses premiers résultats très encourageants en 1996.
C’est le laboratoire Novartis qui
aujourd’hui développe l’imatinib
mésylate ou STI571.
Le 5 avril sont parus trois articles dans le New England Journal of
Medicine. Les deux premiers,
signés par Brian Druker, étaient
consacrés à l’effet du STI571 sur la
leucémie myéloïde chronique et sa
transformation en maladie aiguë.
« Ils ont testé le médicament sur
83 malades chez lesquels le traite-
2 Les produits chimiques
1 Les rayonnements
• Fumée de tabac, benzènes, gaz moutarde...
• UV : soleil
• Rayons X :
radiographies
• Radioactivité
Eurocancer, qui s’est tenu à Paris du 6 au 8 juin, a confirmé que les récentes
découvertes sur la cancérogenèse commencent à porter leurs fruits
DE PETITES ÉTOILES brillent
dans ses yeux lorsqu’il raconte son
premier essai de STI571, nom de
code du Glivec, chez une malade
atteinte d’un cancer de l’estomac
très particulier appelé GIST (pour
gastro-intestinal stromal tumor).
« Elle était au bout du rouleau, le
foie plein de métastases, raconte le
professeur Jean-Yves Blay, de l’hôpital Edouard-Herriot et du Centre
anticancéreux Léon-Bérard à
Lyon. Elle a pris quatre comprimés
par jour et elle a ressuscité ! En quelques jours, tout avait disparu. C’est
le rêve de tout cancérologue : donner une pilule qui fait fondre les
tumeurs et rend le malade à la
vie. »
Cette belle histoire ne doit pas
laisser croire que l’on a vaincu le
cancer. Elle annonce cependant
une véritable révolution avec la
mise au point de médicaments très
spécifiques et peu toxiques, nés
grâce à la décortication du mécanisme moléculaire conduisant à la
cancérisation.
Le Glivec a été mis au point
pour inhiber des enzymes dont la
fonction est de transférer des radicaux phosphate sur des sites particuliers des protéines entourant
une tyrosine. Ces enzymes sont
des tyrosine-kinases. Elles jouent
un rôle de premier plan dans la
transmission intracellulaire des
signaux de croissance intimant à la
cellule l’ordre de se reproduire,
mais sont aussi souvent impliquées dans les processus de cancérisation.
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 19
3 Les produits du métabolisme
• Les radicaux libres de l'oxygène
NOYAU
CYTOPLASME
MEMBRANE
professeur Blay et a guéri d’une
manière aussi spectaculaire. En
cinq mois, ses tumeurs, primaire et
métastasée, avaient régressé en
volume de 71 %. « Depuis, elle va
bien », a rapporté son médecin,
Heikki Joensuu, à la manifestation
Eurocancer qui s’est tenue à Paris
du 6 au 8 juin.
Aujourd’hui, de nombreux malades atteints de GIST ont été trai-
Les mutations génétiques
4 héritées touchant :
ADN
CELLULE
• Les gènes suppresseurs de tumeur
(tumeur de l'œil ou rétinoblastome)
• Le gène P53, gardien du génome
• Les gènes de réparation de l'ADN
Après accumulation de plusieurs anomalies au niveau
de l'ADN, la cellule devient cancéreuse, échappant
à toute régulation normale de sa prolifération
Les mécanismes moléculaires de la prolifération
Le rôle des oncogènes cellulaires
Les oncogènes sont les gènes qui interviennent dans le contrôle normal de la prolifération et de la croissance des cellules. Certains sont
en fait les gènes de structure des facteurs de croissance ou de leurs
récepteurs. Les facteurs de croissance sont des substances humorales
qui se fixent à des récepteurs membranaires et stimulent ainsi la prolifération cellulaire. En effet, le récepteur activé par cette fixation modifie d’autres protéines en leur ajoutant une molécule de phosphate.
Les oncogènes cellulaires sont des équivalents des oncogènes
viraux, les premiers reconnus qui valurent en 1989 le prix Nobel à
Harold Varmus et Michael Bishop. Des modifications des oncogènes
entraînent l’acquisition du pouvoir transformant. L’oncogène Abl,
très proche de l’oncogène du virus Abelson, activé en permanence
par sa fusion avec le gène Bcr, est à l’origine des leucémies myéloïdes
chroniques. La mutation du récepteur c-Kit, quant à elle, est retrouvée dans la plupart des GIST, ces cancers digestifs sensibles au Glivec.
ment habituel par l’interféron et
l’aracytine n’avaient pas fonctionné, commente le docteur Ali
Turhan qui travaille sur ces leucémies à l’Institut Gustave-Roussy
de Villejuif. Sur 54 patients recevant des doses supérieures à 300 mg
par jour, 53 ont eu des réponses
hématologiques complètes. » Le
STI571 entraîne, en outre, chez les
patients en crise aigue une rémission complète dans 11 % des cas et
partielle pour 55 % des sujets. Les
effets secondaires sont peu importants, ne se comparant en rien à
ceux d’une chimiothérapie anticancéreuse classique.
Le troisième article rapporte le
cas de la première malade, finlandaise, souffrant d’un cancer de l’estomac de type GIST et soignée par
le STI571. L’idée de commencer à
traiter les malades atteints de
GIST est venue de ce que ces
tumeurs ont pour origine une
mutation d’un oncogène, c-Kit,
présent dans les cellules conjonctives, dont l’activité tyrosine-kinase
s’est, là aussi, emballée. L’effet du
STI571 avait été testé sur la plupart des tyrosine-kinases et avait
montré son activité inhibitrice sur
c-Kit et sur le récepteur du facteur
de croissance dérivé des plaquettes, PGDF-R. La malade se trouvait dans le même état que celle du
tés. L’analyse des résultats montre
l’extrême spécificité de l’action du
médicament. Il est actif sur 95 %
des tumeurs dues à une mutation
dans le onzième exon (partie
codante du gène) de c-Kit. Si, en
revanche, la mutation siège dans
le neuvième exon, le succès n’est
plus que de 70 % et, si on ne voit
pas de mutation, le succès n’est
que de 50 %. Ce médicament a aussi été essayé sur les cellules des
malades atteints de mastocytose,
une maladie liée elle aussi à une
mutation de c-Kit dans les mastocytes (Le Monde du 30 octobre 2000).
Il est inactif, sans doute parce que
la mutation siège dans une autre
partie de la molécule. « Mais, fort
de ces résultats, Novartis a poursuivi
la sélection d’inhibiteurs de tyrosinekinases »,
rapporte
Patrice
Dubreuil qui, à Marseille, teste
tous ces inhibiteurs sur les mastocytes des malades.
TRAITEMENT À VIE
La grande nouveauté de l’effet
du STI571 est qu’il est durable. Les
malades répondeurs ne voient
plus leurs tumeurs progresser tant
qu’ils sont traités. Mais il est difficile d’envisager d’arrêter le traitement ; la maladie devient chronique, tout arrêt thérapeutique voit
la résurgence des tumeurs.
SIGNAL DE PROLIFÉRATION
de la cellule apporté par un
FACTEUR DE CROISSANCE
humoral
Un récepteur anormal
est activé en permanence
sans facteur de croissance
RÉCEPTEUR DE FACTEUR
DE CROISSANCE
AUTOPHOSPHORYLATION
Les molécules de phosphate
se fixent sur le récepteur
et activent la transmission
du signal.
MEMBRANE
P
P
CELLULE
ADAPTATEUR
Il fait la liaison entre la partie
phosphorylée du récepteur
et la chaîne de transmission
du signal vers le noyau.
Les nouveaux traitements
et leur action
Inhibiteurs de la transmission du signal
de prolifération : Glivec, Iressa
RAS
PREMIER GÈNE DE CANCER
(ONCOGÈNE) découvert dans
un cancer humain. Muté dans
la moitié des cancers
CYTOPLASME
Les premiers qui viennent d'être développés
empêchent l'activation cellulaire en bloquant
certaines phosphorylations.
Une CASCADE DE PROTÉINES
ACTIVÉES transmettent
LE SIGNAL au noyau de la cellule
Anticorps monoclonaux : Herceptine
(cancer du sein), Rituxan (lymphomes)
FACTEUR DE TRANSCRIPTION
Ils sont dirigés contre les récepteurs des
facteurs de croissance dont ils inhibent la
fonction.
NOYAU
Inhibiteurs de la formation des vaisseaux
(angiogenèse) : angiostatine, endostatine
ADN
ACTIVATION DES GÈNES
Ils ne sont pas encore au point mais restent
très attendus. Ils coupent l'approvisionnement
en sang des tumeurs.
DIVISION CELLULAIRE
La même démarche est appliquée pour les tumeurs dépendantes des récepteurs des facteurs de
croissance épidermique, EGF-R.
Ce sont aussi des protéines à activité tyrosine-kinase. L’EGF-R est
surexprimé dans de très nombreux
cancers attaquant les épithéliums,
notamment ceux touchant la tête
et le cou, les reins, les poumons, le
côlon et le tissu cérébral. Un inhibiteur direct de son activité tyrosinekinase, l’Iressa, est en cours de
test. Par ailleurs, des anticorps spécifiquement dirigés contre la partie extracellulaire de ces récep-
teurs sont aussi en cours de tests.
Apparentés à l’EGF-R, on trouve
trois autres récepteurs, HER-2,
HER-3 et HER-4. HER-2 est impliqué dans certains cancers du sein,
et l’Herceptine, un anticorps
monoclonal qui l’inhibe, est déjà
utilisé comme traitement.
Ce ne sont là que quelques exemples parmi les plus significatifs des
progrès thérapeutiques en cancérologie. L’avenir est à des produits
parfaitement ciblés et adaptés, en
outre, à chacun des malades. Il est
vraisemblable aussi que les traitements comprendront une combi-
CANCER
naison de molécules ne laissant
pas la place à l’échappement thérapeutique. L’efficacité devient alors
absolument remarquable. Mais,
pour y parvenir, il faut encore
beaucoup de recherche. « On ne
peut plus concevoir un grand service de cancérologie sans son laboratoire de recherche incorporé. L’anatomie pathologique et la génétique
sont au cœur de la nouvelle oncologie », constate Jean-Yves Pierga,
praticien hospitalier-chercheur à
l’Institut Curie.
E. Bx
L’exemple encourageant de la guérison des leucémies aiguës à promyélocytes
LE TRAITEMENT et le pronostic des leucémies aiguës à promyélocytes (LAP) ont changé de manière radicale au cours des trente dernières années. Dans les années
1970, la LAP était reconnue comme une forme rare de leucémie
aiguë, particulière par le fait que le
développement des cellules sanguines sortant de la moelle était arrêté au stade de promyélocyte ; les
cellules étaient incapables de se
spécialiser en globules blancs normaux. En 1989, la caractérisation
précise par clonage de l’anomalie
chromosomique à l’origine de cette maladie a permis une analyse
très fine des mécanismes de transformation maligne, ce qui en fait
un modèle de première importance en cancérologie.
Cette maladie a bénéficié des
traitements par la chimiothérapie
anticancéreuse qui permettaient
une première rémission dans 60 %
à 70 % des cas et seulement 20 %
de survie après quatre ans. Jusqu’au jour de 1988 où Christine
Chomienne et Laurent Degos, utilisant des cultures de cellules malignes, montrèrent que, en présence
d’acide rétinoïque, ces cellules
immatures se transformaient en
globules blancs. Ce qui les a poussés à soigner les LAP par l’acide
tout-trans rétinoïque (ATRA). Une
nouvelle page a été ouverte dans
l’histoire du traitement de cette
maladie, qui a connu alors 90 % à
95 % de premières rémissions complètes et 70 % à 80 % de survie sans
rechute à cinq ans.
Le défaut caractéristique de la
LAP fut mis au jour l’année suivante par Anne Dejean et Hugues de
Thé. Il s’agit d’une translocation
chromosomique qui juxtapose un
gène jusqu’alors inconnu, PML, au
gène codant pour le récepteur
alpha de l’acide rétinoïque, RARalpha. Cette découverte permettait
de comprendre pourquoi l’acide
rétinoïque était aussi actif. Enfin,
en 1996, un groupe de l’université
de Harbin, dans le nord-est de la
Chine, décrivit l’induction de
rémissions complètes de LAP lors
de l’administration intraveineuse
d’arsenic, un agent connu dans la
médecine traditionnelle chinoise
pour ses effets anticancéreux. La
médecine française au XIXe siècle
conseillait d’ailleurs, elle aussi, l’arsenic pour traiter les leucémies.
TROIS QUESTIONS À...
LAURENT DEGOS
1
Vous dirigez l’Institut d’hématologie à l’hôpital Saint-Louis à
Paris et avez été précurseur dans
la thérapie des leucémies. Où en
est le concept de redifférenciation
des cellules cancéreuses ?
La redifférenciation fait partie
du concept plus général de l’action sur le défaut cellulaire de la
cellule maligne afin de permettre
une réversion de la malignité. Cette modification de la biologie cellulaire peut s’appliquer à différents
types de blocage. Le blocage du
processus de différenciation est
ainsi levé par l’acide rétinoïque
dans les leucémies aiguës promyélocytaires (LAP). Le défaut d’apoptose [suicide cellulaire], lui, est
rétabli lorsqu’on apporte de l’arsenic, qui agit sur la molécule PML
impliquée dans l’apoptose. Cela
Une étude sur le mode d’action de
l’arsenic fut entreprise en 1997 par
une collaboration entre l’Institut
d’hématologie de Shanghaï et le
laboratoire du CNRS dirigé par le
professeur Hugues de Thé à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Des essais
cliniques faits aux Etats-Unis
confirmèrent en 1998 que l’arsenic
procurait aux malades en échec
thérapeutique une rémission
complète de leur leucémie.
PROTÉINE CHIMÈRE
Les leucémies sont souvent associées à des échanges de matériel
chromosomique entre deux chromosomes appelés translocations
explique l’action positive de l’arsenic sur les LAP. Enfin, le blocage du
frein à la prolifération est rétabli
par le Glivec dans la leucémie myéloïde chronique. Il est donc possible de remédier aux défauts cellulaires alors que le concept de la
réversibilité de la malignité était
considéré jusque très récemment
comme antidogmatique.
2
Quelles avancées attendezvous dans le traitement des leucémies ?
Les prochains progrès passeront
par une meilleure connaissance
des défauts intimes de chaque
type de leucémie afin de les
contourner. Pour cela, il faut purifier les cellules malignes et rechercher leur défaut moléculaire. Obtenir une population de cellules malignes est plus facile pour les leucémies que pour les tumeurs solides,
car le sang est facilement prélevable et l’on peut séparer aisément
réciproques. Elles conduisent parfois à la synthèse d’une protéine
chimère possédant des éléments
de séquence de deux protéines normales dont les gènes se sont trouvés juxtaposés du fait de la translocation. Les LAP sont dues à une
translocation entre les chromosomes 15 et 17 qui fait exprimer en
une même protéine, dite « protéine de fusion », la protéine PML et
le RARalpha qui ont perdu tous
deux leur fonction. « Cette protéine de fusion PML-RARalpha bloque
les effets de l’acide rétinoïque sur la
différenciation cellulaire, c’est-àdire la transformation des cellules
primitives de la moelle en cellules
plus spécialisées », explique le professeur Laurent Degos, qui a été,
après les Chinois, le premier au
monde à traiter les malades à l’acide rétinoïque. Ce blocage est levé
lorsque l’ATRA est donné à dose
élevée ; le traitement induit la différenciation des cellules leucémiques et provoque la dégradation
de PML/RARalpha.
les cellules tumorales. L’autre avantage de la recherche sur les leucémies est que le défaut moléculaire
est le plus souvent une translocation avec d’emblée la connaissance de deux gènes qui font défaut
(gènes hybrides, protéines de
fusion). C’est pourquoi nous attendons les prochains progrès thérapeutiques dans des leucémies pour
lesquelles les gènes défectueux
sont répertoriés : leucémie avec
une translocation entre les chromosomes 8 et 21 ou autres maladies hématologiques avec des
défauts de récepteur de tyrosinekinase.
cellules normales pour avoir une
population relativement pure et
analyser les défauts moléculaires.
Dans les tumeurs solides, il s’agit
habituellement de pertes de
gènes, de mutation et très peu de
translocation. Je pense qu’une des
voies de progrès se fera en
contournant l’obstacle de la cancérogenèse. Si la cascade d’événements (que ce soit pour la différenciation ou pour l’apoptose) se
trouve bloquée, il faudra prévoir
d’aller en arrière pour trouver un
nouveau chemin en avant. Je
pense que les futurs traitements
associeront des médicaments permettant la transcription des gènes
et des agents différenciants ou
apoptotiques. En effet, c’est en
donnant à la cellule de nouvelles
capacités que l’on peut la modeler
et la moduler.
3
Etes-vous aussi confiant dans
les progrès de la lutte contre
les tumeurs solides ?
Pour comprendre les tumeurs
solides, il faudra analyser leurs
mécanismes de cancérisation et,
pour cela, séparer par microdissection les cellules cancéreuses des
VERS DES THÉRAPIES PLUS DOUCES
Au cours des dernières années,
la protéine PML a fait à son tour
l’objet de recherches approfondies. Cette protéine semble contribuer au contrôle de la prolifération et de la survie cellulaire. Inacti-
Propos recueillis par
Elisabeth Bursaux
vée par sa fusion avec RARalpha,
PML n’exerce plus ses effets antiprolifératifs et ne permet plus aux
cellules de disparaître par défaut
de mort spontanée et programmée. Si bien que la protéine de
fusion est responsable à la fois du
fait que les cellules primitives se
développent sans mourir et qu’elles sont incapables de se spécialiser. Le mécanisme d’action de l’arsenic exploiterait à la fois la différenciation cellulaire et la mort cellulaire programmée ou apoptose,
en promouvant aussi la dégradation de la protéine de fusion à l’origine de la maladie.
Le groupe de Hugues de Thé,
qui a mis au jour ces mécanismes,
a, en outre, utilisé un modèle de
souris développant une LAP très
voisine de celle de l’homme. Les
souris traitées soit par l’ATRA, soit
par l’arsenic ont une rémission
complète de leur leucémie. Mais,
un mois ou deux après l’arrêt du
traitement, tous les animaux rechutent. En revanche, le traitement
par l’association de l’acide rétinoïque et de l’arsenic a un effet spectaculaire. Toutes les souris guérissent définitivement.
Grâce à ces modèles animaux
proches de la maladie humaine,
une extraordinaire panoplie d’approches thérapeutiques peut être
évaluée. « Bien que le traitement
actuel de la maladie par l’acide rétinoïque et la chimiothérapie donne
des résultats assez satisfaisants avec
80 % de guérisons, de nouvelles
approches, peut-être moins agressives, pourraient voir le jour », conclut Hugues de Thé.
E. Bx
20 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
AUJOURD’HUI
-10------JUIN
-----------2001
-----
Fraîcheur et pluie
ficient de moments d’ensoleillement. Seul les bords de la Méditerranée jouissent d’un temps beau,
mais le vent demeure fort.
Les températures minimales
sont
comprises
entre
6 et
10 degrés sur la moitié nord et
10 à 15 degrés sur la moitié sud.
Dans la journée, elles atteignent
19 degrés, sauf sur la Méditerranée où le thermomètre approche
les 25 degrés. Le soleil présent en
Corse permet aux températures de
dépasser 27 degrés.
Un mouvement social à Météo
France nous empêche de fournir
à nos lecteurs les prévisions
habituelles.
DIMANCHE. Nuages et éclaicies se partagent le ciel d’une grande partie du pays. Plus actif sur les
bords de la Manche en l’Ile-deFrance et sur le relief ce front nuageux est accompagné de quelques
averses.
Le Sud-Ouest, le Centre et la Lorraine épargnés par les pluies béné-
Oslo
Prévisions
Stockholm
Moscou
vers 12h00
Belfast
Peu
nuageux
Liverpool
Dublin
Amsterdam
Londres
50 o
Bruxelles
Paris
Budapest
Berne
Belgrade
Rome
FRANCE métropole
AJACCIO
18/26
BIARRITZ
14/17
BORDEAUX
14/21
BOURGES
11/17
BREST
11/17
CAEN
10/15
CHERBOURG
10/17
CLERMONT-F.
11/16
DIJON
11/15
GRENOBLE
11/17
LILLE
10/14
LIMOGES
12/16
LYON
13/18
MARSEILLE
17/23
NANCY
10/15
NANTES
10/18
NICE
17/22
PARIS
10/17
PAU
12/17
PERPIGNAN
17/20
RENNES
10/17
ST-ETIENNE
-61/-61
STRASBOURG
12/15
TOULOUSE
15/19
TOURS
9/18
FRANCE outre-mer
CAYENNE
23/29
FORT-DE-FR.
25/30
NOUMEA
19/23
-----P
P
P
P
P
P
-P
--
P
--P
P
--P
P
P
-P
S
S
23/29 P
25/31 S
19/25 S
9/16
21/31
15/19
5/13
17/33
11/17
9/15
8/17
11/31
16/30
8/13
5/15
12/15
13/15
8/16
18/27
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S
C
S
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S
S
KIEV
LISBONNE
LIVERPOOL
LONDRES
LUXEMBOURG
MADRID
MILAN
MOSCOU
MUNICH
NAPLES
OSLO
PALMA DE M.
PRAGUE
ROME
SEVILLE
SOFIA
ST-PETERSB.
STOCKHOLM
TENERIFE
VARSOVIE
13/20
16/22
7/15
9/16
9/17
13/20
18/24
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12/28
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7/15
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0
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VENISE
VIENNE
AMÉRIQUES
BRASILIA
BUENOS AIR.
CARACAS
CHICAGO
LIMA
LOS ANGELES
MEXICO
MONTREAL
NEW YORK
SAN FRANCIS.
SANTIAGO/CHI
TORONTO
WASHINGTON
AFRIQUE
ALGER
DAKAR
KINSHASA
10
19/24 S
13/22 C
17/26
15/21
24/28
16/25
15/18
15/22
13/25
16/22
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10/18
5/20
14/21
18/26
S
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S
S
S
S
S
S
S
C
S
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20/29 C
24/27 S
18/30 S
Averses
Pluie
Naples
Orages
Neige
Tunis
Alger
PAPEETE
POINTE-A-PIT.
ST-DENIS-RÉ.
EUROPE
AMSTERDAM
ATHENES
BARCELONE
BELFAST
BELGRADE
BERLIN
BERNE
BRUXELLES
BUCAREST
BUDAPEST
COPENHAGUE
DUBLIN
FRANCFORT
GENEVE
HELSINKI
ISTANBUL
Istanbul
Athènes
Séville
Ville par ville, les minima/maxima de température
et l’état du ciel. S : ensoleillé; N : nuageux;
C : couvert; P : pluie; * : neige.
Sofia
Lisbonne
Rabat
Brume
brouillard
Bucarest
Milan
Barcelone
Madrid
Brèves
éclaircies
Couvert
Vienne
Toulouse
40 o
Kiev
Prague
Strasbourg
Nantes
Varsovie
Berlin
Lyon
PRÉVISIONS
VISIONS POUR LE 10 JUIN 2001
Ensoleillé
o
20
LE CAIRE
19/33
NAIROBI
15/25
PRETORIA
5/23
RABAT
16/22
TUNIS
21/36
ASIE-OCÉANIE
BANGKOK
26/32
BEYROUTH
20/27
BOMBAY
27/32
DJAKARTA
27/29
DUBAI
28/39
HANOI
28/35
HONGKONG
27/28
JERUSALEM
19/29
NEW DEHLI
26/32
PEKIN
23/33
SEOUL
20/28
SINGAPOUR
27/30
SYDNEY
11/18
TOKYO
20/26
o
Vent fort
LE CARNET
DU VOYAGEUR
a PUY-DE-DÔME. Réunion originale d’une quarantaine de châteaux, musées, artisans d’art et producteurs fermiers, « La Route des
métiers », créée pour promouvoir
les richesses du parc naturel régional du Livradois-Forez, sera à la
fête, le 17 juin, à Olliergues. Avec
jeux, musique, spectacles de rue et
dégustations de produits locaux.
Accès en train (gratuit) depuis
Ambert. Dépliant disponible sur
demande au 04-73-95-58-04.
a À LOUER. Gaeland Ashling
(tél. : 01-42-71-44-44 et agences)
propose cet été de louer en Irlande : cottages à toit de chaume, maisons géorgiennes, anciens moulins
ou châteaux du XVe siècle ainsi que
des maisons en Ecosse. Vacances
Air Canada (tél. : 01-40-15-15-15
et agences) propose dans ce pays
une cabane en rondins au bord
d’un lac, un chalet dans une pourvoirie ou une maison à Charlevoix
avec vue sur le Saint-Laurent.
S
S
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C
S
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S
S
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S
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C
Situation le 8 juin à 0 heure TU
Prévisions pour le 10 juin à 0 heure TU
Le « géant des marais », un sauropode au paradis des dinosaures
DE QUOI est-il mort ? Il dut
en tout cas tomber d’un coup sur
le sol, au lieu même où il fut
trouvé : dans les eaux peu profondes qui régnaient alors, sa carcasse
n’aurait pas
pu flotter et
se déplacer.
Si les parties
de son squelette
sont
restées attachées entre
HISTOIRES
elles,
les
NATURELLES
paléontologues les ont découvertes étrangement éparpillées, avec un pelvis
déchiré en petits morceaux… Mort
à jamais mystérieuse, brutale peutêtre, sans aucun doute impressionnante. A l’image de ce corps
immense s’écroulant soudain au
cœur de la végétation tropicale qui
poussait alors sur le site de Bahariya, aujourd’hui devenu la plus
grande oasis d’Egypte.
A son époque, il y a 100 millions
d’années à peine, il appartenait à
la race des maîtres du monde.
Classe herbivore, catégorie poids
lourd. Très lourd, même. En se fondant sur la taille de son humérus
(1,69 m de long), ainsi que sur les
morceaux retrouvés de sa queue et
de son bassin, ses découvreurs ont
estimé que ce dinosaure atteignait
environ 27 mètres de long. Son
poids : 70 tonnes au bas mot. A peine moins que le plus grand et
lourd « terrible lézard » jamais mis
au
jour,
l’Argentinosaurus
(30 mètres de long, 90 tonnes),
découvert en 1990 en Argentine.
Que faisait-il en ce lieu, aujourd’hui situé près de Bawiti, à quelque 200 km à l’ouest du Nil et
300 km au sud-ouest du Caire ?
Qu’était alors Bahariya, cette oasis
chargée d’histoire où des centaines
de momies, fastueusement vêtues,
ont été récemment mises au jour
dans une nécropole grécoromaine datant de 330 av. J.-C. à
400 après J.-C. (Le Monde du
16 juin 1999) ? En ce temps-là, la
région n’était pas encore dévorée
par le désert, mais célèbre jusqu’à
Athènes et Rome pour sa richesse
en blé et la qualité de ses vins. Les
dinosaures, eux, avaient disparu
depuis longtemps : au moins
65 millions d’années. Mais ils
avaient également connu, leurs
vestiges en attestent, leur paradis
terrestre à Bahariya.
Au début du XXe siècle, plusieurs
expéditions furent menées en Afrique par des Européens, dans le but
de trouver des fossiles de mammifères datant de l’ère tertiaire. Par-
MOTS CROISÉS
1
2
3
4
5
PROBLÈME No 01 - 137
6
7
8
9 10 11 12
mi eux, le paléontologue allemand
Ernst Stromer von Reichenbach se
rendit plusieurs fois en Egypte.
Ainsi découvrit-il l’oasis et, dans
son sol, déjà, les restes de plusieurs
squelettes de dinosaures datant du
crétacé supérieur. Mais cette pré-
Amphibiens de belle taille
Tout aurait-il été d’une taille extraordinaire à Bahariya, au crétacé
moyen et supérieur ? Non contente d’avoir découvert un des plus
grands dinosaures herbivores connus, l’équipe de Joshua Smith a en
tout cas mis au jour, sur le même site, les restes de plusieurs amphibiens géants. « Leur taille peut atteindre jusqu’à quatre mètres de
long », précise Yousri Attia, cosignataire de l’article paru dans Science
et directeur du département de paléontologie au Musée géologique
du Caire. Ces vestiges ayant été datés d’environ 94 millions d’années,
ils représentent les plus récents spécimens de cette taille jamais trouvés. Pour les experts, cette découverte pourrait ainsi se révéler plus
intéressante encore que celle du « géant des marais ». Venant s’ajouter à celle de fossiles de poissons et de cœlacanthes, eux aussi de
taille appréciable, elle semble confirmer la nature particulière de ce
site égyptien, dont l’exploration ne fait sans doute que commencer.
cieuse collection de fossiles, rapportée par Stromer à l’université
de Munich, fut entièrement
détruite par les bombardements
durant la dernière guerre mondiale. En exhumant à Bahariya, il y a
deux ans, les ossements d’un
reptile géant datant du crétacé,
Retrouvez nos grilles
sur www.lemonde.fr
IV
descend dans l’autre. - 7. En catimini. A suivi le premier venu.
Aide à faire un tour. - 8. Indication à respecter. Massif. - 9. En
bouts des lignes d’attaque. Desserts flottants. - 10. Pour laisser
dans l’anonymat. - 11. Grosses
cochonnes. - 12. Stockèrent pour
plus tard.
V
Philippe Dupuis
I
II
III
VI
SOLUTION DU N° 01 - 136
VII
Horizontalement
I. Dopage. Force. - II. Epanouie.
Eon. - III. Messe. Muette. - IV. Ars.
Lei. Béer. - V. Reinette. - VI. Outré.
Aigu. - VII. Han. Ti. Elrem (merle).
- VIII. En. Pépite. Le. - IX. Upas.
Alose. - X. Reviviscence.
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT
I. Fort et piquant, il a sa place à
l’office. A sa place à l’office et à
l’officine. - II. Impossible de lui
faire confiance. - III. Le faux est
bien vrai. Formes poétique et
musicale. - IV. Caractère germanique. Travaillé manuellement. V. Extrait de fève que l’on retrouve à l’officine.Sans compagnie.
- VI. Note. Le mauvais s’installe
dans le fond. Reste dans le fond.
- VII. Pour jouer sans les autres.
Faire la peau lisse. - VIII. Ensemble de données. Travaille à l’inté-
rieur de la pièce. - IX. Départ d’une grande série. Livre le béton à
domicile. - X. Qui ne devrait pas
passer inaperçu.
VERTICALEMENT
1. Ecrase de toutes ses forces. 2. Trompe son monde. - 3. Ecrase
les formes. Patron dans la Manche. - 4. Conjonction. Fait savoir
qu’il n’a pas apprécié. - 5. Service
qu’il fallait rendre. Personnel
masculin. Insulte à éviter, même
ici. - 6. Assure la ventilation en
façade. Attrapa dans un sens,
l’équipe américaine de Joshua
Smith, de l’université de Pennsylvanie (Philadelphie), n’a donc pas
véritablement créé la surprise. Elle
a, simplement, retrouvé la piste
égyptienne des dinosaures.
Grand corps cylindrique, pattes
Verticalement
1. Démarcheur. - 2. Opère.
ANPE. - 3. Passion. Av. - 4. Ans.
Nu. Psi. - 5. Goélette. - 6. Eu. Etripai. - 7. Imite. Ils. - 8. Feu. Etoc. 9. Eb. Alèse. - 10. Retenir. En. - 11.
Cote. Gel. - 12. Energumène.
massives, queue lourde, tête de
petite taille soutenue par un cou
épais et allongé : le nouveau venu
fait assurément partie des sauropodes, groupe de paisibles herbivores auquel appartiennent le
brontosaure et le diplodocus, et
dont les plus petites espèces dépas-
ÉCHECS
d5
d×ç4
Cf6
é6
ç5
a6
Cç6
Dç7 (b)
Fd6
F×ç5
0-0
UNE FAUNE TRÈS DIVERSE
Les paléontologues, en effet, ont
découvert les ossements du
« géant des marais » dans des sédiments fins, qui renfermaient également des débris de plantes et des
moulages de racines. Ces éléments, qui viennent s’ajouter aux
autres fossiles retrouvés sur le site
– notamment d’amphibiens et de
poissons –, laissent penser que
Bahariya constituait alors une
zone d’eaux peu profondes, à faible énergie, faite de canaux à
marée et de bas-fonds intertidaux.
La région, très loin du désert
actuel, « devait alors ressembler à
ce que sont actuellement les côtes
des mangroves tropicales de la Floride », estiment les chercheurs. A
l’appui de cette hypothèse : la grande quantité de vestiges végétaux
collectés, et surtout les ossements
de trois autres dinosaures déjà connus des experts, les théropodes Spinosaurus, Carcharodontosaurus et
Bahariasaurus. Tous trois de très
grande taille, et tous trois carnivores. Soit, au total, une faune d’une
diversité et d’un gigantisme tels
que le volume de biomasse nécessaire à son maintien devait être
énorme, autant que l’est actuellement celui d’une forêt tropicale.
« Il est intéressant de noter que
cet écosystème extrêmement productif, qui hébergeait alors quelquesuns des plus grands vertébrés terrestres connus, s’est épanoui durant
une époque où les gradients thermiques étaient très bas d’un pôle à
l’autre, et où le niveau des mers était
globalement élevé », soulignent Joshua Smith et ses collègues, qui
comptent se rendre de nouveau en
Egypte d’ici à la fin de l’année. Ils
espèrent ainsi se faire une idée
plus précise de la place qu’occupait Paralititan stromeri dans le
seul environnement qu’on puisse
lui attribuer à ce jour : le désert,
alors luxuriant et humide, de Bahariya.
Catherine Vincent
No 1952
TOURNOI DU KAZAKHSTAN
(Astana, 2001)
Blancs : V. Kramnik.
Noirs : D. Sadvakasov.
Gambit-D accepté.
1. d4
2. ç4
3. Cf3
4. é3
5. F×ç4
6. 0-0
7. a4 (a)
8. Dé2
9. Td1 (c)
10. d×ç5
11. b3
saient par la taille le plus grand des
éléphants. A en juger par son squelette, il ne correspond toutefois à
aucun spécimen connu de cette
volumineuse famille. Ses découvreurs, qui le présentent dans la
revue américaine Science (datée
1er juin), eurent donc à le baptiser.
Nom retenu : Paralititan stromeri.
En hommage à Stromer, et à la
mémoire de deux traits marquants
du personnage : son immensité, et
la géologie globale de son lieu de
vie.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
Fb2
é5
Cç3
é4 (d)
Cg5
Fd6 (e)
Cd5! (f)
C×d5
T×d5
F×h2+ (g)
Rh1
Fé5 (h)
Dh5! (i)
Ff5 (j)
C×f7! (k) T×f7 (l)
D×f5!! (m) g6 (n)
F×é5! abandon (o)
NOTES
a) 7. a4 (variante chère à Rubinstein), ou 7. d×ç5, ou 7. Fb3, ou 7.
Dé2.
b) 8…, ç×d4 et 8…, Fé7 sont
d’autres possibilités. Le développement de la D noire prépare le schéma Fd6-0-0-é5 ou b6 et Fb7.
c) Ou 9. Cç3, Fd6 ; 10. Td1, 0-0 ;
11. h3, b6 ; 12. d×ç5, F×ç5 ; 13. é4 ou
9. Fd2, Fd6 ; 10. d×ç5, F×ç5 ; 11. Fç3.
d) L’avance é5-é4 paraît pleine
de risques dont les Noirs ne semblent pas conscients : ouverture de
la diagonale du Fb2, arrivée du
C-R dans la zone du roque ennemi, abandon du pion é4 et du centre. 13…, b6 et 13…, Fg4 étaient à
envisager.
e) 14…, Cg4 n’est pas dangereux : 15. g3 suivi du gain du pion
é4. Si 14…, Fg4 ; 15. Cd5! Et si 14…,
Ff5 ; 15. Cd5, C×d5 ; 16. F×d5. Le
coup du texte a le mérite de récupérer le contrôle de la case é5 mais
n’est pas non plus satisfaisant. Les
Noirs espèrent retomber sur leurs
pieds avec la suite 15. h3, Ff5.
f) L’exploitation des faiblesses
de la position ennemie est instructive.
g) Si 16…, h6 ; 17. Dh5, menaçant 18. C×é4.
h) Telle était l’idée des Noirs :
s’opposer sur les cases noires au
dangereux Fb2.
i) Entrée en jeu de la D avec
menace de mat.
j) Ou 18…, h6 ; 19. C×f7!, F×b2 (si
19…, D×f7 ; 20. T×é5 ; et si 19…,
T×f7 ; 20. F×é5, C×é5 ; 21. T×é5) ;
20. C×h6+, g×h6 ; 21. Td7+. Les
Noirs sont satisfaits : ils défendent
tout et ont gagné un pion.
k) Les Noirs n’ont pas perçu la
puissance virtuelle du F blanc ç4.
l) Si 19…, D×f7? ; 20. T×é5 avec
gain de la D. Si 19…, g6 ; 20. C×é5.
m) Un magnifique sacrifice
de D.
n) Si 20…, T×f5? ; 21. Td8 mat. Et
si 20…, F×b2 ; 21. Td7!
o) Si 21…, T×f5 ; 22. Td8 mat. Si
21…, g×f5 ; 22. F×ç7, T×ç7 ; 23.
Td7+.
SOLUTION DE L’ÉTUDE N˚ 1951
T. B. GIORGIEV (1959)
(Blancs : Rd1, Cç4 et f8, Pb7, ç5,
ç6, f6. Noirs : Ra6, Tf4, Fg1, Pf2.)
1. Cé3!, f1=D+ ; 2. C×f1, T×f1+ ;
3. Ré2!, Tf2+ ; 4. Ré1, Tb2 ; 5. Cé6!,
Ff2+ ; 6. Rd1, Fg3 ; 7. f7, Tf2 ; 8.
Cf4!!, T×f4 ; 9. b8=D!, Tf1+ ; 10.
Ré2!, Tf2+ ; 11. Ré3, F×b8 ; 12. ç7!
(et non 12. R×f2?, Fa7! ; 13. f8=F !
[si 13. f8=D?, F×ç5+ ; 14. D×ç5,
pat], Fb6! ; 14. Ré3, Rb5 nulle),
F×ç7 ; 13. R×f2 avec gain.
ÉTUDE No 1952
A. S. GURVICH (1955)
8
7
6
5
4
3
2
1
a
b
c
d
e
f
g
h
Les Blancs jouent et gagnent.
Claude Lemoine
22
CULTURE
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
EXPOSITION La 49
e
Giardini et partout en ville. b « C’EST
une des plus grandes manifestations
du monde. La seule avec São Paulo
qui conjugue des pavillons nationaux
avec une exposition internationale »,
Biennale de
Venise se tient du 10 juin au 4 novembre. Cette exposition internationale
d’art accueille près de cinquante
pays, installés dans les pavillons des
se félicite Harald Szeemann, commissaire de la Biennale, dans un entretien au Monde. Il a imaginé deux thèmes à l’exposition : « Le plateau de
l’humanité » et « Le plateau de la
pensée ». b LA FRANCE est représentée par Pierre Huyghe, mais aussi par
Pierre Bismuth, Matthieu Laurette, et
par Le Penseur de Rodin. b À L’ARSENAL, un parcours artistique d’un kilo-
mètre et demi s’ouvre et se ferme par
deux œuvres monumentales : un
jeune garçon accroupi de l’Australien
Ron Mueck et deux spirales d’acier
de l’Américain Richard Serra.
Tout l’art du monde au rendez-vous de la Biennale de Venise
Près de cinquante pays sont officiellement invités à la 49e exposition internationale d’art, dirigée par l’historien d’art suisse
Harald Szeemann, qui a imaginé deux thèmes fédérateurs, « Le plateau de l’humanité » et « La plateforme de la pensée »
BIENNALE DE VENISE. 49e Exposition internationale d’art. Section arts visuels, San Marco,
1364/a, Ca’Giustinian, 30124 Venezia. Tél. : 00-041-521-87-11. De
15 000 lires (7,75 ¤) à 25 000 lires
(12,91 ¤). Du 10 juin au 4 novembre. Tous les jours, sauf lundi, de
10 heures à 18 heures ; samedi,
de 10 heures à 22 heures. Internet : www.labiennale.org/
COSMOS
VENISE
de nos envoyés spéciaux
La quarante-neuvième Biennale
des arts visuels de Venise a été
inaugurée samedi 9 juin. Les trois
jours qui ont précédé ont été
consacrés aux tortues. Elles ont
supplanté les gondoles dans l’agacement que peut ressentir un visiteur dans la lagune. Aussi dorées
que les barques sont noires, elles
sont des centaines, en plastique, à
sortir des canaux pour envahir les
Giardini, où bat le vieux cœur de la
Biennale. Il ne s’agit pas des touristes, ni des quelque six mille journalistes, ni des autres, les amateurs
d’art qui ne rateraient l’événement
pour rien au monde. Non, juste des
tortues.
Œuvre d’un groupe d’artistes italiens fondé en 1997, le Cracking Art
Group, elles sont supposées montrer le contraste entre la ténacité et
la sagesse millénaire de ces pauvres bêtes et, selon leurs auteurs, la
« vacuité et l’indolence » de l’homme. Si moches soient-elles, c’est un
joli symbole de la Biennale : des
troupeaux faisant la queue deux
bonnes heures pour se cogner la
tête au pavillon allemand, se congratuler au pavillon français, se
plaindre du pavillon américain, ou
mâchonner un panino tout mou
partout où c’est possible.
Voir tout de la Biennale s’est avéré plus qu’improbable durant ces
journées dites « professionnelles »
qui ne l’étaient pas, où conférences
de presse, performances et réceptions n’ont cessé de se chevaucher,
comme d’habitude, mais où, comme jamais, la visite de la Biennale a
paru entravée par une quantité
d’amateurs qu’on aurait pu convoquer plus tard. Dès la première
journée, l’engorgement a été tel
que même les personnes les mieux
informées ne savaient trop dans
quelle queue se glisser pour tenter
de satisfaire leurs envies de voir et
autres. Les intempéries en ont
rajouté : un bel orage et assez de
pluie sont venus compliquer la
mise en place des œuvres.
Ainsi de Pierre Huyghe, dont
l’installation à fils multiples, au
pavillon français, a disjoncté au
moment de l’ouverture des salles.
Mais en moins de trois heures, tout
était à nouveau en état de marche :
le jeu au plafond, le clignotement
Mille et un lieux
« Untitled » (Boy), gigantesque garçon accroupi de l’Australien Ron Mueck, est exposé à l’entrée du parcours de l’Arsenal.
grave ? Le Burden est une pièce
connue, qui a été déjà présentée, il
n’y a pas longtemps, à la Biennale
de Lyon. Quant à Jeff Koons, c’est
Jeff Koons, et on n’est peut-être
pas, ces temps-ci, en manque. Que
le budget de la Biennale puisse être
tronqué est beaucoup plus
embêtant.
Des œuvres, il y en a quand
même énormément, partout, in et
off. Il y en a dans les Giardini, où
une trentaine de pays chanceux
ont leur pavillon sur allée verte
depuis toujours, c’est-à-dire un siècle ou presque pour les uns, moins
de dix ans pour le dernier venu, la
Corée. Les autres pays, toujours
du grand ensemble immobilier,
Annlee, le personnage de manga,
sur la Lune, soit les trois pôles
d’une prestation qui mérite
attention.
Pour sa part, le « Pape à scandale » de Maurizio Cattelan (Le
Monde du 24 mai 2001), victime
d’une vengeance divine et craignant l’eau, ne devait pas être exhumé de ses caisses avant que le toit
du bâtiment de l’Arsenal, censé
l’abriter, ne soit réparé, c’est-à-dire
dimanche. Jeff Koons, attendu, ne
viendra pas : trop cher, trop tôt. Le
rouleau compresseur volant de
Chris Burden n’est pas là non plus,
pour les mêmes raisons. Est-ce si
Pierre Huyghe casse son image
Cette année, l’artiste qui représente la France à la Biennale est Pierre Huyghe. Contrairement aux habitudes des autres pays, ce n’est pas
un commissaire invité qui a choisi l’artiste, mais un comité de spécialistes de l’art contemporain. Par contre, c’est l’artiste qui a choisi son
commissaire, en l’occurrence une institution : le Consortium de
Dijon. Né en 1962, Pierre Huyghe a suivi l’enseignement de l’Ecole
nationale des arts décoratifs à Paris. Il a commencé à percer hors des
frontières françaises en exposant chez Marian Goodman à New York,
et au Musée d’Eindhoven (Pays-Bas). Il est avant tout connu comme
spécialiste d’un travail sur les images à partir du langage filmique et
des coulisses du cinéma – par exemple, la question du doublage. Cet
expérimentateur profite de son exposition au pavillon français pour,
justement, casser son image.
plus nombreux à vouloir être de la
partie, logent où ils peuvent « en
ville », dans des églises, dans des
palais, dans des instituts prêtés ou
loués pour l’occasion. Cette année,
ils sont dix-neuf dans ce cas, de
l’Argentine à l’Ukraine, en passant
par l’Arménie, la Croatie, la Lituanie, Taïwan, la Turquie.
lien qui vit à Londres. Pour Harald
Szeemann, c’est une figure du
sphynx : « Dans l’ancien temps,
quand les hommes jouaient un rôle
dominant, le sphynx était une figure
féminine. Aujourd’hui, avec l’explosion de l’énergie et de la créativité
féminines, le sphynx est masculin. »
A l’autre bout de la piste, dans le
bâtiment du Jardin de la Vierge,
une figure non moins gigantesque
conclut le parcours de l’Arsenal en
beauté : la figure en question n’est
pas faussement réaliste, comme la
première, mais absolument géométrique et complexe. Il s’agit de
deux spirales d’acier dont l’inclinaison des parois hautes de 4 mètres
change en cours de route : de quoi
faire perdre l’équilibre et par là
même vous en faire prendre
conscience au cours d’une expérience perceptuelle riche, comme
seuls les artistes des années 1960 et
1970 ont su les concevoir. En
l’occurrence, le sculpteur américain Richard Serra, qui a reçu – de
même que Cy Twombly – un Lion
d’or d’honneur de la Biennale
avant même son ouverture, et dont
on sait que l’homme d’affaires
François Pinault, vient d’acheter
une des deux spirales.
UNE FIGURE DE SPHINX
Des œuvres, il y en a aussi plein
l’Arsenal, ses corderies, ses artilleries, ses docks et ses hangars à
bateaux où la Biennale semble de
mieux en mieux ancrée : le secteur
danse-musique-théâtre y a ses
quartiers. C’est là que Harald Szeemann, le patron des Arts visuels en
1999 et cette année, a montré une
grande partie de son « Plateau de
l’humanité », l’exposition internationale toujours très attendue dont
l’entrée en matière est proposée au
pavillon italien des Giardini. Elle
regroupe, de la plus fantaisiste des
manières (on y reviendra), une centaine d’artistes de tout âge, tout
poil et des cinq continents.
A l’Arsenal, le parcours doit faire
un kilomètre et demi depuis l’entrée des corderies où le visiteur est
symboliquement accueilli par le
jeune garçon accroupi, gigantesque, de Ron Mueck, artiste austra-
G. B. et Ha. B.
Un parcours dans la Biennale
a Ci-contre :
« La Nona
Ora », « Pape
à scandale »
de Maurizio
Cattelan (1999).
a Ci-contre, en
bas : réalisation
du Hongrois
Antal Lakner
(2000),présentée
au pavillon
de la Hongrie.
D. R.
D. R.
D. R.
D. R.
a Ci-contre, en haut : une adaptation vidéo
en noir et blanc de « Comédie »,
de Samuel Beckett (1965),
par Marin Karmitz et Samuel Beckett.
a Ci-dessous : Annlee, le personnage
de manga sur la Lune
du Français Pierre Huyghe.
Les deux principaux sites de la
Biennale d’art sont les Giardini
et l’ancien Arsenal.
b A l’Arsenal, est installée
l’exposition internationale
« Plateau de l’humanité »,
organisée par le commissaire
de la biennale, Harald Szeemann,
qui est présentée aussi dans
l’ex-pavillon italien des Giardini.
b Dans les jardins publics,
on visite une trentaine de
pavillons nationaux : notamment
Robert Gober au pavillon
américain, Mark Wallinger
pour la Grande-Bretagne, Gregor
Schneider pour l’Allemagne, Janet
Cardiff avec George Burs Miller
pour le Canada. La Belgique
présente le peintre Luc Teymans,
la Russie Sergueï Schutov
et le pavillon brésilien abrite
les œuvres d’Ernest Neto.
b Hors de l’enceinte
traditionnelle, plus de trente
expositions sont organisées par
des pays nouveaux venus.
b Autour de la place Saint-Marc
et dans les quartiers centraux.
Le Chili, Chypre et la Turquie
se partagent le Spazio Thetis, près
des Bacini. Taïwan s’est réfugié
dans la célèbre prison du palais
des Doges.
On trouvera aussi la Lituanie
(Spazio Aquarium, Calle degli
Albanesi), Hongkong,
la Nouvelle-Zélande, Singapour
(Schola Sant’Appolonia),
la Croatie (Fondazione Querini
Stampalia), l’ancienne République
yougoslave de Macédoine (Opera
Santa Maria della Carità), l’Irlande
(Scuola di San Pasquale),
l’Argentine (Fondaco dei
Tedeschi), la Lettonie (Chiesa san
Lio), la Jamaïque, le Luxembourg
(Corte del Duca Sforza),
la République de Slovénie
(Galleria A+A).
b Sur la lagune. Le Portugal
(Palazzo Vendramin ai Carmini) et
la Turquie (Galleria Nuova Icona)
s’en éloignent déjà plus. Quant
à l’Arménie, elle est chez elle,
un peu plus loin sur la lagune,
sur l’île Di San Lazzaro Degli
Armeni, où un monastère et une
bibliothèque créée au XVIIIe siècle
signalent la présence ancienne
de cette nation. L’artiste Arman a
choisi de s’exiler sur la Giudecca.
b En Sicile. L’artiste italien
Maurizio Cattelan, pour sa part,
est allé installer encore plus loin
son œuvre, intitulée Hollywood.
Pensée dans le cadre de la
biennale, elle n’est visible que
des habitants de Palerme,
en Sicile, puisqu’elle est installée
dans le paysage, sur une colline
au-dessus de la ville.
CULTURE
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / 23
Vive émotion en Ukraine et en Pologne
après le rapt de fresques de Bruno Schulz
L’Institut Yad Vashem de Jérusalem a déménagé en Israël les peintures de l’artiste juif polonais
D. R.
Le déménagement clandestin en Israël, par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem, de fresques peintes par l’artiste juif polonais Bruno Schulz
Les deux spirales d’acier de Richard Serra, dont l’inclinaison
des parois hautes de 4 mètres change en cours de route.
Harald Szeemann, commissaire
de la Biennale de Venise
« L’idée d’art total
s’est révélée une utopie »
VENISE
de nos envoyés spéciaux
« Vous avez dirigé la Biennale
pendant quatre ans. Quel bilan
en tirez-vous ?
– C’est une des plus grandes
manifestations du monde. La seule
avec Sao Paulo qui conjugue des
pavillons nationaux avec une exposition internationale. J’avais travaillé plusieurs fois pour la Biennale avant de la diriger. Je crois que
j’ai été choisi parce que j’avais fait
autrefois une exposition sur la quête d’un art total. Dans les années
1970, la Biennale était partout dans
la ville de Venise. Puis elle s’est
repliée sur les Giardini. Mais je me
souviens d’avoir vu la projection
d’un film de Griffith, sur la place
Saint-Marc, accompagnée par l’orchestre de la Fenice. C’était magique ! C’était avant l’invasion du tourisme…
» Le titre de directeur permet de
faire ce qu’on veut, dans la limite
du budget, bien sûr. Il a été amputé
plusieurs fois, ce qui nous a empêchés, par exemple, de montrer The
Flying Steamroller, très grande pièce
de Chris Burden. En 1980, j’ai créé
la section “Aperto”, qui a permis
d’exposer de jeunes artistes. Il y a
deux
ans,
j’ai
imaginé
“dAPERTutto” – on m’a assez
reproché la faute d’orthographe !
Elle était volontaire. Comme
aujourd’hui avec le “Plateau de l’humanité”, je présentais des artistes
de toutes les nationalités et de tous
les âges.
– Pourquoi avez-vous intitulé
vos expositions “Plateau de l’humanité” et “Plate-forme de la
pensée” ?
– La pensée s’articule autour de
la présence du Penseur de Rodin.
C’est une métaphore incroyable de
la culture européenne. C’est vrai
qu’il s’agit d’une sculpture prévue à
l’origine pour le sommet de La Porte de l’enfer. Mais faire venir la porte ne rentrait pas dans le budget. Il
y a à la Biennale une version moderne du Penseur : l’œuvre de Keith
Tyson, une colonne pleine d’ordinateurs – qui sont devenus les nouveaux penseurs. Ils font le lien d’un
millénaire à l’autre.
» Pour ce qui est de l’humanité,
j’ambitionnais de donner à la Biennale une nouvelle direction. Il y a
deux ans, j’ai commencé avec la Chine et ses artistes dont j’admire
l’autonomie par rapport à l’Occident. Je propose aujourd’hui une
extension géographique à l’Afrique,
l’Océanie et l’Amérique latine. J’ai
donc conçu le pavillon italien comme une préface visuelle à l’exposition, mélangeant toutes les cultures.
J’ai été attaqué parce que je ne consacrais pas le pavillon italien aux
artistes italiens. J’ai donc accroché
les tableaux d’un jeune artiste italien, Marco Neri, qui a peint les drapeaux de 192 nations enregistrés
actuellement dans le monde, sur la
façade, au-dessus de l’entrée.
– Pourquoi avoir accordé une
telle place à la Finlande, par
exemple, et si peu à la France ?
– L’art est très vivant là-bas, et
plus généralement, il y a une
culture
scandinave
qui
est
consciente de ses racines, qui a une
vraie force. Des femmes, essentiellement. Je les ai privilégiées parce
que leur irruption dans l’art contemporain prouve qu’elles savent
dépasser le stade du style et du formalisme, typiquement masculin.
Pour les Français, il y a Rodin, Bismuth et Matthieu Laurette. Je voulais mettre Garouste, mais ses toiles
étaient trop grandes. Son marchand, Daniel Templon, m’avait
assuré que l’artiste serait d’accord
pour les couper pour qu’on puisse
les faire rentrer. Là, c’est moi qui
n’étais pas d’accord.
» Pierre Bismuth a écrit un texte
qui va d’“humanité” à “art”. Ça
m’intéressait. Laurette a imaginé
un système pour se nourrir sans
dépenser d’argent, grâce aux promotions commerciales sur le premier achat remboursé. Ça m’intéresse aussi. Le parcours aux Corderies se termine d’ailleurs par les travaux d’artistes qui œuvrent autour
des magasins d’alimentation. De
tout temps, les êtres humains, du
bébé au vieillard, ont eu besoin de
se rencontrer. Autrefois, ils allaient
à l’église. Maintenant, ils vont au
supermarché.
« Les contributions
de cinéastes
concourent à l’idée
de “plateau
de l’humanité“ »
– Vous faites aussi la part belle
aux cinéastes, voire aux producteurs.
– L’idée d’art total s’est révélée
une utopie, comme tant d’autres.
Mais on dit du cinéma que c’est le
septième art et qu’il est constamment à la recherche des six autres.
Alors pourquoi n’aurions-nous pas
demandé aux cinéastes de réfléchir
à une réalisation qui prendrait sa place dans une exposition d’art visuel ?
De Stan Douglas, avec sa femme
noire à la recherche de quelque chose dans une maison abandonnée de
Detroit, seulement armée d’une lampe de poche, à Atom Egoyan, qui
réalise ici une projection en oblique,
presque invisible – quelque chose
qu’on ne peut jamais faire au cinéma – en passant par Marin Karmitz
avec Comédie, son film réalisé en
1966 d’après la pièce de Samuel Beckett, toutes ces contributions concourent à l’idée de “plateau de l’humanité”.
» Et il y a la poésie, aussi. Nous
avons installé les poètes sur le mur
qui sépare notre espace d’exposition de la zone militaire de l’Arsenal.
Le seul problème que nous avons
rencontré est venu de Pasolini :
l’amiral ne voulait pas qu’on écrive
ses textes sur un de ses bunkers. »
Propos recueillis par
Geneviève Breerette
et Harry Bellet
ÉMOTION EN POLOGNE : des
fresques de Bruno Schulz, exécutées en Ukraine, ont été déménagées clandestinement en Israël, à
l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Aleksander Kwasniewski, le
président polonais, a dénoncé, le
6 juin, les méthodes employées
par l’institut israélien, qu’il a
qualifiées de « raid » et de « geste
désagréable ».
Les peintures ont été réalisées
par Bruno Schulz, écrivain et dessinateur juif polonais, en 1942, à la
demande d’un officier SS, Felix
Landau, pour la chambre de ses
enfants. Une demande sans appel.
Elles ont été récemment découvertes par le réalisateur Benjamin
Geissler qui, avec son père Christian Geissler, tournait un film sur
les traces de Bruno Schulz. Il s’agit
d’images de contes de fées, mesurant environ 1 mètre sur un
1,50 m, et mettant en scène princesse, nain, danseur, joueur de flûte ou monstre…
Recouvertes par plusieurs couches de peintures, elles apparaissaient au départ comme de
vagues silhouettes. Les conservateurs des musées de Varsovie et
de Lwow ont pu en dégager certaines parties et confirmer que ces
œuvres étaient bien de Bruno
Schulz. Elles étaient en cours de
restauration quand, d’après la
(1893-1942) en Ukraine, provoque la colère de la
Pologne et de la communauté juive ukrainienne.
Le président polonais, Aleksander Kwasniewski,
presse polonaise, elles auraient
été enlevées avec des morceaux
de mur par des émissaires de l’Institut Yad Vashem qui les ont transportées en secret à Jérusalem le
21 mai, apparemment sans l’aval
des pouvoirs publics ukrainiens.
Selon l’Institut Yad Vashem, « les
fresques de Schulz, un artiste juif »,
ont été « offertes » à l’établissement israélien par les propriétaires actuels de la maison, avec l’accord des autorités locales.
Bruno Schulz est né en Galicie,
alors autrichienne, en 1893. Fils
d’un drapier, il fait des études à
Vienne avant d’enseigner le dessin dans un lycée de sa ville natale,
Drohobycz, haut lieu de la diaspora juive d’Europe de l’Est et rattachée à la Pologne après la fin de la
première guerre mondiale. Personnage discret, il se lie avec quelques éléments de l’avant-garde
polonaise, notamment avec le
flamboyant Witkiewicz, romancier, essayiste et peintre, à qui il
confie : « Les débuts de mes dessins
se perdent dans un brouillard
mythologique. » Mais c’est avec
l’écrivain Wiltold Gombrowicz,
l’auteur de Ferdydurke, qu’il entretiendra les relations les plus
suivies.
En 1933, à Varsovie, il expose
– sans grand succès – ses dessins
et certaines de ses gravures. Ses
a annoncé qu’une initiative réunissant la Pologne, l’Ukraine, Israël et l’Institut était en cours
d’élaboration pour protéger le patrimoine juif.
œuvres évoquent les petites villes
de l’Est polonais avec leurs communautés juives. C’est un univers
étouffant, angoissé, parfois cocasse, qu’il jette sur le papier où il
met souvent en scène son physique disgracié dans des postures
sadomasochistes, à l’érotisme
trouble. On retrouve cet univers
fantastique, faussement caricatural, que l’on a souvent comparé à
celui de Kafka (dont il a traduit Le
Procès en polonais), dans ses nouvelles, qui ont été éditées en deux
volumes : Les Boutiques de cannelle (1934) et Le Sanatorium au
croque-mort (1936). Il publie également des essais critiques dans des
revues polonaises.
UNE BALLE DANS LA NUQUE
Le 19 novembre 1942, alors que
Witkiewicz s’est suicidé et que
Gombrowicz est exilé en Argentine, Bruno Schulz est abattu en pleine rue de Drohobycz d’une balle
dans la nuque par un autre officier
SS, Karl Günter, « mécontent parce
que Landau venait de tuer son dentiste juif », indique Christan Geissler. On n’a pas retrouvé le roman
auquel l’écrivain-dessinateur travaillait alors. On ne connaît que
son titre : Le Messie.
Aujourd’hui, la ville de Drohobycz, devenue Drokhobitch, est
ukrainienne après avoir été sovié-
tique au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le quotidien
polonais Gazeta Wyborcza a
publié, le 7 juin, une lettre ouverte signée par Dora Katznelsonde,
vice-présidente de la communauté juive de Drokhobitch. « Nous,
juifs polonais, qui sommes restés sur
cette terre imprégnée du sang de
nos concitoyens, voulons sauvegarder les traces de la culture grande
et unique créée par les juifs vivant
en Ukraine », souligne-t-elle dans
ce message, adressé au ministre
israélien de la culture et au directeur de l’Institut Yad Vashem. Elle
demande en outre que soient prises des mesures pour prévenir « le
vol d’autres œuvres de Bruno
Schulz ».
Le président Kwasniewski a indiqué qu’il s’était entretenu de l’affaire avec l’ambassadeur d’Israël
en Pologne, Shevah Weiss, et
qu’une initiative réunissant la
Pologne, l’Ukraine, Israël et l’Institut Yad Vashem était en cours
d’élaboration. Cette initiative,
a-t-il déclaré, permettrait de « protéger ce genre de patrimoine, qui
témoigne de la présence juive et de
la culture juive, surtout en Ukraine,
où la situation économique est
encore difficile ».
Emmanuel de Roux
(avec AFP)
Les premiers vitraux de Martial Raysse inaugurés à Paris
L’artiste a réalisé deux chefs-d’œuvre pour l’église Notre-Dame de l’Arche d’alliance
EN JUIN 1998 était inaugurée, rue d’Alleray, dans le 15e arrondissement, l’église NotreDame de l’Arche d’alliance. Construite par
Architecture Studio, elle se présente de l’extérieur comme un cube porté à 4 mètres au-dessus du sol par douze piliers et entouré d’une
légère structure métallique orthogonale. Elle
s’intègre dans l’environnement assez ingrat
d’immeubles d’habitation récents et d’un terrain de jeu entouré de grillages. L’intérieur
dessine une croix grecque surmontée d’un
lanternon. Deux niveaux de galeries en font le
tour sur trois côtés. Murs bruns, mobilier
cultuel sobre : l’austérité est ici de rigueur.
Ou du moins l’était-elle jusqu’à l’intervention de Martial Raysse. Deux verrières carrées
de six mètres de côté s’ouvrent à mi-hauteur
de l’édifice. Deux vitraux conçus par l’artiste y
ont été placés, et inaugurés en présence du
cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de
Paris, le 7 juin. Chaque verrière est traitée
comme un espace unique pour un motif unique, à droite David dansant devant l’Arche
d’alliance qu’il conduit à Jerusalem ; à gauche
la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth.
Les compositions sont simples : David et
deux porteurs, d’une part, Marie et Elisabeth
face à face et se tenant les mains, de l’autre.
Les figures se détachent vivement sur un fond
bleu, cernées pour partie de lignes blanches
qui sont, dans le vitrail, la transposition des
néons que Raysse fut le premier à introduire
dans l’art, au début des années 1960. Les couleurs sont aussi franches : un jaune, des très
beaux rouges sanguins, un vert vif et un brun
à nuance de miel.
SUBTILITÉS TECHNIQUES
A partir des études préparatoires de Raysse,
dont c’est la première expérience dans ce
domaine, le peintre-verrier Jean-Dominique
Fleury a réalisé deux chefs-d’œuvre de lumi-
nosité et d’équilibre. La monumentalité de
l’ensemble n’empêche pas de goûter les finesses chromatiques et, réciproquement, les
détails ne diminuent en rien l’effet d’ensemble. Pour donner un tel sentiment d’évidence,
il a fallu multiplier les subtilités techniques :
pixellisation de l’image traitée en multicouches, découpe robotisée de pochoirs, fabrication de verres spéciaux de grande taille en
raison des dimensions des baies, gravure à
l’acide afin de faire apparaître des nuances
chromatiques distinctes à l’intérieur d’une
même pièce.
Le résultat est remarquable : prolifération
de la couleur dans l’espace, pureté du dessin,
dynamisme des figures et, plus particulièrement, de celle du David bondissant, un peu
centaure, un peu Bacchus, dont la danse extatique illumine désormais l’église.
Un rapport parlementaire accable
le réseau des centres culturels français à l’étranger
DES CENTRES pauvres, programmant une culture vieillotte,
dépourvus d’objectifs : tel serait le
réseau des centres culturels français à l’étranger, selon le rapport
d’information rédigé par le député Yves Dauge, pour la commission des affaires étrangères de
l’Assemblée nationale, et paru au
mois de février. L’impression donnée par la France à l’étranger
serait celle d’« un pays de culture
certes, mais d’une culture plus passée que présente, plus figée que
vivante, plus traditionnelle que
créative ».
Le rapporteur socialiste prononce un verdict sévère sur ces quelque 150 centres, répartis dans
91 pays. Le réseau est étendu,
mais sa répartition géographique
pêche : « L’Europe, avec 50 % des
centres, est bien représentée, de
même que l’Afrique du Nord
(10 %). En revanche, le continent
asiatique est délaissé (moins de
9 %) et le continent américain ignoré (seulement un établissement en
Amérique du Nord et six en Amérique latine et Caraïbes). » A titre de
comparaison,
les
Etats-Unis
possèdent 200 centres culturels
dans 143 pays, l’Allemagne a
127 Goethe
Institute
dans
75 pays, et la Grande-Bretagne dispose de 160 British Council dans
109 pays.
BUDGET INSUFFISANT
L’enseignement du français reste la première fonction des centres. La deuxième, la diffusion et
la programmation culturelles, semble souffrir particulièrement du
manque de crédits. Yves Dauge
estime que, avec environ 1 milliard de francs pour l’ensemble du
réseau, le fonctionnement est
trop fragile. Le British Council disposerait, selon lui, d’un budget
quatre fois supérieur. Dans cette
enveloppe, les sommes consacrées à la programmation culturelle sont minimes : 5,6 % du budget
global à Tokyo, 6 % à Barcelone,
12 % à Berlin.
Plus grave encore, « ce qui nous
a profondément frappés, c’est l’absence de coordination et de pilotage du réseau. Il n’existe aucun document définissant ou hiérarchisant
les objectifs géographiques, thématiques, politiques, artistiques assignés
au réseau. Nul ne peut dire par
exemple en quoi consiste la politique culturelle de la France en Roumanie ou en Allemagne, et en quoi
elle se distingue de celle menée en
Hongrie ou en Italie ».
En conclusion, le rapporteur
plaide pour une plus grande autonomie des centres, la professionnalisation de leurs directeurs, l’établissement de partenariat avec les
cultures locales, ainsi que pour
une augmentation sensible des
budgets.
Catherine Bédarida
e Ce rapport est disponible sur le
site www.assemblee-nationale.fr/
rap-info/i2924.asp/
Ph. D.
DÉPÊCHES
a VENTES : le tribunal de Paris a
condamné, le 6 juin, l’étude de
Jacques Tajan à indemniser les
héritiers d’Alberto Giacometti
pour avoir tardé à leur verser le produit de la vente du 11 juillet 1994.
Cette vente de onze épreuves en
bronze de l’artiste avait été décidée
par Roland Dumas, exécuteur testamentaire d’Annette Giacometti,
veuve de l’artiste, pour régler les
frais de la succession. Elle avait rapporté 16,7 millions de francs
(2,55 millions d’euros). Me Tajan
devra payer 1,5 million de francs
(230 000 euros) aux héritiers.
a THÉÂTRE : le metteur en scène Jean-Louis Benoit a été nommé à la direction du Théâtre
national de Marseille le 7 juin
par la ministre de la culture, Catherine Tasca, en accord avec le sénateur-maire (UDF) de Marseille,
Jean-Claude Gaudin. Il succède au
metteur en scène et auteur dramatique Gildas Bourdet et prendra
ses fonctions le 1er janvier 2002
pour trois ans. Cofondateur en
1979 de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes, Jean-Louis
Benoit est metteur en scène mais
aussi comédien et auteur-scénariste pour le cinéma et la télévision.
Depuis 1992, il collabore régulièrement avec la Comédie-Française.
a PRIX LITTÉRAIRES : le philosophe et sociologue allemand
Jürgen Habermas recevra le Prix
de la paix, décerné par l’association des libraires allemands et doté
de 12 700 euros, lors de la Foire du
livre de Francfort, le 14 octobre.
L’association estime que Habermas a contribué à rappeler que
« la liberté et la justice constituent
les piliers incontestables des valeurs
démocratiques communes ».
24 / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
CULTURE
SORTIR
La peinture
en grande forme
PARIS
HERVÉ TÉLÉMAQUE, Trottoirs
d’Afrique, Galerie Louis Carré &
Cie, 10, avenue de Messine,
Paris-8e. Mo Miromesnil. Tél. :
01-45-62-57-07. Du lundi au samedi, de 10 heures à 12 h 30 et de
13 h 30 (14 heures le samedi) à
18 h 30. Jusqu’au 13 juillet.
MERLIN JAMES, Hoffmann
Gallery, 80, rue de Turenne,
Paris-3e.
Mo Saint-SébastienFroissart. Tél. : 01-42-72-38-13.
Du mardi au samedi de 11 heures à 13 heures et de 14 h 30 à
19 heures. Jusqu’au 7 juillet.
Il y a, dans l’exposition des peintures récentes d’Hervé Télémaque
au moins deux toiles qui font venir
à l’esprit, immédiatement, le mot si
dangereux de chef-d’œuvre. L’une
s’appelle Deep South. Elle représente un point d’eau en Afrique du Sud
au temps de l’apartheid : d’un côté
un simple évier pour les Noirs, de
l’autre une machine d’aluminium
pour les Blancs. « Colored » et
« White » précisent deux panneaux.
De ce sujet statique et simple, Télémaque a fait un tableau d’une intensité étonnante, par le seul moyen
de la couleur. Il a « monté » un rouge jusqu’à un degré de violence tel
qu’il blesse l’œil. Pour cela, il a disposé autour de ce rouge des nuances d’ocre rose, de rose, un peu de
vert, du noir : ce qu’il faut pour le
durcir par contraste. Deep South est
une peinture politique, comme
Télémaque en a peint quelques-
unes depuis les années 1960, assez
espacées dans le temps. C’est une
de celles où il fait allusion à ses origines haïtiennes – « colored » – et
à son éducation française et newyorkaise – « white » –, mais aussi à
un voyage capital qu’il a accompli
en Afrique du Sud en 1997. Et tout
cela ne tient si bien, n’impressionne si fortement que par la vertu
d’une couleur exaltée et maîtrisée à
la fois.
L’autre toile se nomme L’Envoyé,
chauve-souris. Autre direction : la
transformation de la forme – une
chauve-souris aux ailes écartées –
jusqu’à ce que puissent y apparaître d’autres formes : un suaire, une
tente, une montagne peut-être,
tout cela dans des nuances entre le
violet et le noir, sur un fond clair.
Peinture poétique cette fois : elle
se prête aux hypothèses, aux questions, à la rêverie.
DÉMANTIBULE ET RÉARTICULE
Toute l’exposition est à cette
hauteur, la série des Trottoirs d’Afrique, qui lui donne son titre, comme celle des Standards. Télémaque, au cours de ses voyages ou
dans une photo de presse, surprend une image, la position d’un
corps, l’arrangement de quelques
objets. A partir de cela, il dessine,
le dessin étant pour lui le mode
essentiel de la recherche. Sur le
papier, où il excelle, il décompose
et recompose, démantibule et réarticule les éléments jusqu’à trouver
le dispositif le plus efficace, celui
GALERIE LOUIS CARRÉ & Cie, PARIS
Galeries à Paris. Les toiles récentes
d’Hervé Télémaque sont un éblouissement,
celles de Merlin James une promesse
« Trottoirs no II », d’Hervé Télémaque, 2000,
acrylique sur toile, 97 × 97 cm.
où la surprise et l’évidence s’allient, celui qui piège le regard. Que
ce soit à propos d’un paysage,
d’une silhouette ou d’un visage, le
processus
opère.
Télémaque
admet volontiers son admiration
pour le cubisme : elle est logique
dans la mesure où il est l’un des
seuls – ou le seul ? – à avoir compris quel parti tirer aujourd’hui de
la méthode d’analyse visuelle
inventée par Picasso et Braque et
gâchée par la plupart de leurs continuateurs. Il l’a observée. Il l’a adaptée à ses besoins et lui a injecté une
dose enivrante de couleurs. Ainsi
armé, il parcourt le monde contemporain et celui de ses souvenirs,
rapportant de ses circuits des
œuvres qui suffiraient, à elles seules, à condamner ce lieu commun
absurde qui veut que la peinture
soit à l’agonie.
Autre preuve de cette absurdité,
par la jeunesse cette fois : Merlin
James a quarante ans. Il travaille à
Londres. Son exposition chez Hoff-
mann est la première en France,
alors qu’il n’est plus un inconnu ni
dans son pays ni à New York. En
une vingtaine de petits tableaux, il
démontre sa rapidité d’esprit,
l’aisance de sa main, son indifférence à l’égard des catégories officielles. Un ours presque pollockien
boit une bière presque invisible :
jeu de mots entre « bear » et
« beer » et jeu de formes. Plusieurs
toiles relèvent d’un paysage urbain
géométrique très justement calculé, d’autres du nu dans sa variante
la plus érotique, d’autres encore
d’étranges hybridations mi-abstraites, mi-paysagères, où l’entente
des tons et la texture de la matière
importent plus que l’image. Toutes
les œuvres ne sont pas également
convaincantes, mais elles séduisent, comme séduit l’attitude de ce
peintre qui ne s’interdit rien, zigzague dans l’histoire, prend et donne
du plaisir.
Couronné en l’an 2000 pour sa
qualité et son succès public, Latitudes Villette a quitté cette année le
tropicalisme brésilien pour se
convertir aux charmes de l’Inde,
celle du Sud. Pas de têtes d’affiche,
pas de cachaça, aucun Gilberto Gil
pour animer les allées, pas de rock’
n’roll : mariés à l’occasion, la Cité
de la musique et le Parc de La Villette ont, pour coller à leur sujet,
joué sur la finesse et l’élégance,
tant dans le choix des artistes que
dans l’arrangement du décor.
L’événement se déroule sur les
deux sites : concerts à la Cité de la
musique ; bric-à-brac, restaurant,
cinéma, danse, musique, etc., sous
la Grande Halle. Il est possible
d’acheter un forfait pour la soirée,
et de passer d’un côté à l’autre de
la place de la Fontaine-aux-Lions.
Le 8 juin, la chanteuse carnatique Aruna Sairam a dû essuyer en
cours de concert quelques sorties
impromptues, pas pour cause
d’ennui, mais afin de permettre
aux amateurs de khatakali, théâtre dansé, ou de bharata natyam,
la danse classique du Tamil Nadu,
de se placer au mieux dans la salle
Boris-Vian ou dans l’espace club
de la Grande Halle. A moins que
l’appel du curry d’agneau n’ait été
plus fort.
Quatre pièces, une longue, deux
très courtes et une étrangeté pour
la fin, permettent à Aruna Sairam
d’imposer une conception très par-
ticulière du temps, aux antipodes
de celui en vigueur chez l’homme
pressé occidental et en rupture partielle avec les infinis glissements
de la musique indienne. Née à
Bombay, mais de culture tamoule,
la chanteuse est presque à sa maturité – en Inde, y parvenir est un
long chemin semé d’embûches et
de sérénité. Engagée dans un dialogue à suspense avec le violon (l’excellent Shri Raghavendra Rao), la
voix trace des lignes et des courbes, redistribue les fractions, les
durées et les rôles, entre amour et
dévotion.
JOIE CHARNELLE ET SPIRITUELLE
Aruna Sairam mène le jeu, et
comme il est d’usage dans la musique carnatique (d’Inde du Sud, où
l’islam n’a eu que peu d’influence) ; le violon, joué assis en
tailleur, tente de reproduire en instantané les méandres de la voix.
La chanteuse plonge dans des graves capiteux, se glissent dans des
chemins impossibles ; tentant de
la suivre, les doigts courent sur le
mridangam (tablas sudistes) et le
ghattam (pot de terre cuite, tout
de souffle). Excellente sur les formats courts, un peu gênée par une
sorte de voile lors d’un raga plus
étiré et plus aigu, Aruna Sairam
réaffirme la joie spirituelle par le
chant. Charnelle, elle termine son
récital en paysanne, et là, on verra
peut-être du rap partout. Mais le
prêche et les histoires-fleuves narrant les combats des dieux et des
hommes se scandent universellement de la même manière. « On
dirait Lénine », commente un spectateur, en hommage au rockeur
brésilien féru d’improvisations
poétiques nordestines, découvert
ici l’an passé. « C’est un style chanté pour la danse, explique la chanteuse après son concert. Il alterne
une phrase d’onomatopées, et une
phrase qui fait sens. Les mots sont
très percussifs. »
Luxe, calme, volupté, discipline :
le public parisien, déjà gâté par les
concerts de musique indienne du
Théâtre de la Ville, a reçu ici un
nouveau signe des dieux. La musique orale est toujours en vie, elle
s’affine même, elle change sans se
dénaturer. La bande sonore d’Alaipayuthey (Cœurs hésitants), film de
Mani Ratman, est tout autre : pop,
électronique,
vigoureusement
appuyée sur les aspirations de la
jeunesse à la vie en temps réel, il
témoigne de la vitalité d’un cinéma indien (Le Monde du 6 juin) à
mi-chemin de tout, du commerce
et de l’art, de l’Occident et de
l’Orient, de la sensiblerie et du réa-
lisme. Dans la Grande Halle (grosse file d’attente pour les currys),
derrière, à côté, en dessous, c’est
une incroyable foire : des danseurs
se griment, des lutteurs aux corps
parfaits luttent, des artistes à deminus dessinent au sable les seins de
la déesse Bhagavathy – il existe
une caste spécialisée dans l’exercice du dessin au sol, le kalam Ezhuttu –, on projette des clips et des
pubs, le mahabharata bat son
plein.
C’est peut-être une Cour des
GUIDE
FESTIVAL CINÉMA
Danse Canada dance
Films et vidéos de danse canadienne
contemporaine, d’avant-garde et classique, en hommage au Moving Pictures
Festival of Dance de Toronto. En présence de Kathleen Smith et Marc Glassmann, les auteurs du programme.
Cinémathèque française, palais de
Chaillot, 7, avenue Albert-de-Mun,
Paris-16e. Mo Iena. 19 heures, le 11 ;
20 h 30, le 12. Tél. : 01-53-65-74-70.
29 F.
TROUVER SON FILM
Philippe Dagen
L’Inde du Sud se transporte avec succès porte de Pantin
LATITUDES VILLETTE INDE DU
SUD. Aruna Sairam, le 8 juin à la
Cité de la musique. Prochains
concerts à la Cité : U. Shrinivas
(mandoline), le 9 à 20 heures ;
Jayanthi R. (veena), le 10 à
15 heures ; Kunnakudi Vaidyanathan (violon), le 10 à 16 h 30. A la
Grande Halle : Kavalam Srikular
(chant), le 9 à 21 heures et le 10 à
17 h 30 ; nuit électronique, avec
Senses et Karsh Kale, le 9 à partir de minuit. Cinéma : Alaipayuthey, de Mani Ratman sur
écran géant, le 9 à 22 h 30. Chaque jour, arts martiaux, percussions, dessins sur le sol du Kerala. Bharata Natyam, avec Pryadarsini Govind (danse), le 9 à
22 h 30 et le 10 à 19 heures. Katakali, le 9 à 22 h 30 et le 10 à
19 heures. Parc de La Villette,
221, avenue Jean-Jaurès, Mo Portede-Pantin. Tél : 01-40-03-75-75 ou
01-44-84-44-84. De 60 F (9,15 ¤) à
160 F (24,39 ¤). Livre : Musique
d’Inde du Sud, avec 1 CD, d’Isabelle
Clinquart, éd. Cité de la musique/
Actes Sud, 192 p., 120 F (18,29 ¤).
Ling Ling Yu
Utilisé en solo depuis l’époque
Tang, le luth pipa, qui serait,
dit-on, venu de l’Inde à l’origine, a
traversé les siècles jusqu’à devenir
en Chine l’un des instruments
les plus prisés. Il accompagne
ballades et complaintes délicates
brodées de métaphores évoquant
la nature et empreintes de
langueurs nostalgiques. Née à
Hangzhou, près de Shanghaï, Ling
Ling Yu s’y consacre depuis l’âge
de quatorze ans, et de son
répertoire connaît tous
les méandres.
Maison de Radio-France,
116, avenue du Président-Kennedy,
Paris-16e (studio Charles-Trenet).
Mo Passy. 17 h 30, le 16.
Tél. : 01-56-40-15-16. 50 F.
Le Parlement de musique
Lorsque l’organiste et claveciniste
Marin Gester dirige de grands
ouvrages, son absence de
technique de chef d’orchestre
le met parfois en difficulté. Mais,
à la tête de petites formations
(la raison d’être première
de l’ensemble strasbourgeois
Le Parlement de musique), il peut
miracles, mais elle ne tranche pas
sur les rigoureuses folies vocales
de Aruna Sairam, ni sur les fulgurances du joueur de mandoline
astrologiquement élu du dieu énergie U. Shrivinas, ni sur les boucles
technoïdes de Karsh Kale, virtuose
du tabla et acteur de la scène électronique londonienne, invités le
9 juin à Paris à participer à cette
tempête très subtilement indienne.
Véronique Mortaigne
être un formidable musicien.
Le programme, mi-Couperin,
mi-Jaquet de la Guerre, promet
d’être passionnant.
Ecole militaire (chapelle
Saint-Louis), 13, place Joffre,
Paris-7e. Mo Ecole-Militaire.
17 heures, le 10.
Tél. : 01-44-42-48-14. Entrée libre.
Ossip Mandelstam
de Pétersbourg à Voronej
Un homme et une femme, deux
voix qui s’unissent pour faire
entendre les poèmes d’Ossip
Mandelstam traduits par notre
collaborateur Michel Cournot :
Martine Pascale et Michel Ouimet
voyagent de Pierre à Tristia,
de Saint-Pétersbourg à Voronej,
de l’enfance habitée par la
musique au silence du camp, le
poète est mort en 1938. Ils sont
accompagnés par des musiques
de Prokofiev, Chostakovitch, et
par le chœur d’enfants d’Odessa.
Théâtre Molière – Maison
de la poésie, passage Molière,
157, rue Saint-Martin, Paris-3e.
Mo Rambuteau. Jusqu’au 30 juin.
21 heures, les mercredis, jeudis,
vendredis et samedis ; 17 heures, le
dimanche ; relâche lundi et mardi.
Tél. : 01-44-54-53-00. 65 F et 90 F.
Tous les films Paris et régions sur le
Minitel, 3615 LEMONDE, ou tél. :
08-36-68-03-78 (2,23 F/min).
ENTRÉES IMMÉDIATES
Le Kiosque Théâtre : les places de certains des spectacles vendues le jour
même à moitié prix (+ 16 F de commission par place).
Place de la Madeleine et parvis de la
gare Montparnasse. De 12 h 30 à
20 heures, du mardi au samedi ; de
12 h 30 à 16 heures, le dimanche.
Donnez-nous des nouvelles du monde
La Coupole, scène nationale, convie à
un pique-nique géant sur le « carré de
Sénart ». Un rendez-vous littéraire et
festif qui s’inscrit dans le cadre de
l’aventure lancée en mai par Thérèse
Berger et Georges Buisson, intitulée
« Voyages littéraires » : série de lectures faites en appartement.
Sénart (Seine-et-Marne). La Coupole,
scène nationale de Sénart, rue JeanFrançois Millet. A partir de 13 heures,
le 10. Tél. : 01-60-34-53-60. Participation gratuite.
Incredibly Incroyable (en anglais)
de Bertrand Bossard, mise en scène de
l’auteur.
Théâtre de la Cité internationale,
21, boulevard Jourdan, Paris-14e. RER
Cité-Universitaire. 20 h 30, le 11. Tél. :
01-43-13-50-50. De 55 F à 110 F. Jusqu’au 23 juin.
Norma Claire
Gymnase Marie-Bell, 38, boulevard
Bonne-Nouvelle, Paris-10e. Mo BonneNouvelle. 14 h 30, le 9 ; 21 heures, le
10. Tél. : 01-42-72-00-33. De 100 F à
120 F.
Michèle Noiret
Centre Georges-Pompidou, rue Rambu-
teau, Paris-4e. Mo Rambuteau. 20 h 30,
le 11. Tél. : 01-44-78-12-33. De 60 F à
120 F.
Ensemble Zik
Programme surprise autour du Trio
op. 11 de Beethoven.
Bouffes du Nord, 37 bis, boulevard de
la Chapelle, Paris-10e. Mo La Chapelle.
20 h 30, le 11. Tél. : 01-46-07-34-50.
120 F.
Christophe Rousset (clavecin)
Œuvres de François Couperin, Louis
Couperin.
Comédie des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, Paris-8e. Mo Alma-Marceau. 20 h 30, le 11. Tél. : 01-4952-50-50. De 120 F à 290 F.
Andreas Staier (piano-forte)
Œuvres de Pauset, Schubert.
IRCAM, 1, place Igor-Stravinsky,
Paris-4e. Mo Rambuteau. 16 heures, le
10. Tél. : 01-44-78-48-16. De 60 F à
120 F.
Jean Guidoni
Limonaire, 18, cité Bergère, Paris-9e.
Mo Grands-Boulevards. 22 heures, le
10. Tél. : 01-45-23-33-33. Entrée libre.
Steve Swallow,
Giovanni Mazzarino, Andrea Mic
Au Duc des Lombards, 42, rue des Lombards, Paris-1er. Mo Châtelet. 21 heures,
les 11 et 12. Tél. : 01-42-33-22-88.
100 F.
La Tordue, Trio Waiss
Elysée-Montmartre, 72, boulevard
Rochechouart, Paris-18e. Mo Anvers.
19 heures, le 11. Tél. : 01-44-92-45-36.
121 F.
Alanis Morissette
Olympia, 28, boulevard des Capucines,
Paris-9e. Mo Opéra. 20 h 30, le 11. Tél. :
01-47-42-25-49. De 250 F à 300 F.
Mouron
L’Européen, 3, rue Biot, Paris-17e.
Mo Place-de-Clichy. 20 h 30, le 11. Tél. :
01-43-87-97-13. 140 F.
RÉGIONS
Les Figurants
de José Sanchis Sinisterra, mise en scène d’Isabelle Tanguy.
Colmar (Haut-Rhin). La Manufacture –
Atelier du Rhin, Centre dramatique
régional d’Alsace, 6, route d’Ingersheim. 21 heures, les 11 et 13. Tél. :
03-89-24-31-78. 75 F et 90 F.
Emmanuelle Huynh
Bord # 1.
Lyon (Rhône). Villa Gillet, 25, rue
Chazière. 20 heures, les 11, 12, 13, 14
et 15 juin. Tél. : 04-78-27-02-48. 80 F.
RADIO-TÉLÉVISION
LE MONDE / DIMANCHE 10- LUNDI 11 JUIN 2001 / 25
SAMEDI 9 JUIN
GUIDE TÉLÉVISION
20.30 Anciennes civilisations.
DÉBATS
12.10 et 17.10 Le Monde des idées.
Thème : Israël - Palestine.
Invités : Gilles Kepel,
Marc Weitzmann.
LCI
22.00 1948, Israël-Palestine,
la rupture.
23.00 Greenpeace,
au nom de l'écologie.
Forum
Forum
MAGAZINES
18.50 Union libre.
Invitée : Amélie Mauresmo.
France 2
19.00 Histoire parallèle.
Semaine du 9 juin 1951 :
Chypre, l'île divisée.
Invité : Georges Prevelakis.
La Grande Dépression.
Histoire
22.05 Sexe, censure et cinéma. [3/6].
L'âge d'or d'Hollywood. Ciné Classics
22.05 Les Noirs dans le cinéma
CinéCinémas
américain.
22.35 Fous d'animaux.
Le maître du serpent. Disney Channel
Arte
22.55 Reporters dans la ville.
[2/3]. O Globo.
Invité : Philippe Noiret. Ciné Classics
21.40 Metropolis. George Steiner : La mort
de la tragédie ? A vos musées !
Le rêve à l'œuvre.
Arte
22.30 La Route. Invités : Marc Cerrone
et Claude Challe.
Canal Jimmy
22.45 Tout le monde en parle. France 2
23.15 Rock Press Club. Pink Floyd et
de l'humanité.
La Chaîne Histoire
0.10 Dancing in the Street.
0.10
0.40 François Bloch-Lainé,
le service public en tête.
[1/3]. Le temps de la pudeur
et de la résistance.
Enregistré en 1993. Par l'orchestre
et le Chœur du théâtre Mariinski,
dir. Valery Gergiev.
Mezzo
23.05 Gergiev dirige l'Orchestre
philharmonique de Rotterdam.
Avec Alexandre Toradze, piano. Mezzo
0.40 Gilberto Gil.
Montréal, 1996.
TÉLÉVISION
René Clément (France, 1963,
95 min) &.
Cinétoile
Charles Wood (Grande-Bretagne,
1994, 95 min).
Festival
13.50 Le Démon des femmes a a
Robert Aldrich (Etats-Unis,
1968, 130 min).
TCM
15.05 Le Roi des gueux a a
Frank Lloyd (Etats-Unis, 1938,
v.o., 105 min) &.
Ciné Classics
16.00 L'Inconnu du Nord-Express a a
Alfred Hitchcock (Etats-Unis,
1951, 105 min).
TCM
16.50 Cléo de 5 à 7 a a
Agnès Varda (France, 1961,
85 min) %.
Ciné Classics
TÉLÉFILMS
22.20 Calme blanc a a
Philip Noyce (Australie, 1989,
100 min).
Pierre Badel [1/3]. &.
Festival
20.40 Le Vol de la colombe.
France 3
TCM
23.00 Trop belle pour toi a a a
Bertrand Blier (France, 1989,
90 min) %.
Ciné Cinémas 1
Alain Maline. [1 et 2/2] %.
20.30 Volley-ball. Ligue mondiale. Poule A :
Paris Première
17.40 Cyclisme. Classique des Alpes.
18.50 Union libre. Invité : Amélie Mauresmo.
19.54 et 20.30 Tirage du loto.
19.55 et 1.00 Journal, Météo.
20.20 Image du jour : Roland-Garros.
20.35 Rugby.
Championnat de France D 1. Finale.
20.45 Coup d’envoi.
Toulouse - Montferrand.
22.45 Tout le monde en parle.
1.25 Retour à Roland-Garros.
Arte
Peter Werner.
20.00 Ally McBeal.
20.30 Sur la route.
FRANCE 2
Téva
23.35 Hiroshima, jour J.
Histoire
20.30 Equitation.
TF 1
17.05 Dawson.
17.55 Sous le soleil.
18.55 et 20.50 Qui veut gagner
des millions ?
20.00 Journal, Tiercé, Météo.
20.43 TF1 fête 20 ans de radio libre.
21.50 L'Emission des records.
0.10 Sans aucun doute.
1.55 Le Temps d'un tournage.
20.50 La Grande Béké.
Jo Baier. [3/3].
Play-offs. Demi-finale retour.
Strasbourg - Asvel.
Pathé Sport
France - Espagne.
Paris Première
20.30 Jeanne d'Arc,
le pouvoir et l'innocence.
20.00 Basket-ball. Championnat Pro A.
Voyage
13.35 Les Félins a a
22.35 La Boutique.
la foudre du Pacifique. Chaîne Histoire
20.15 Architectures. La boîte à vent. Arte
Australie, le facteur volant.
21.00 Femmes en jazz.
Forum
21.00 L'Ange de feu. Opéra de Prokofiev.
SPORTS EN DIRECT
CSI de Cannes.
PROGRAMMES
13.40 Journées ordinaires à Belfast a
MUSIQUE
SÉRIES
20.05 Biographie. Amiral Chester Nimitz,
France 2-Canal +
Michel Sibra.
[2/10]. Be My Baby.
Canal Jimmy
Music Planet. A cor et à cris.
Arte
0.35 Saga-Cités.
DOCUMENTAIRES
France 3
23.25 La Science et la Guerre. Ennemi
Canal Jimmy
Terre d'asile : trois ans après. France 3
Finale : Toulouse Montferrand.
21.25 Chroniques d'Hollywood.
20.35 Le Club.
le rock progressif.
20.45 Rugby. Championnat de D 1.
[2/13]. Rome et l'antiquité.
Planète
20.45 L'Aventure humaine. Vivre au bord
du cratère. Les hommes des volcans
aux Philippines.
Arte
20.50 L'Histoire du monde. New York.
L'ombre et la lumière.
Odyssée
20.50 Biographie. Mandela, les chemins
de la liberté.
Chaîne Histoire
FILMS
Festival
FRANCE 3
14.05 Tennis. Internationaux de France.
Finale Dames.
Hat's Off to Larry (v.o.) &.
18.10 Expression directe.
18.15 Un livre, un jour.
18.20 Questions pour un champion.
18.50 Le 19-20 de l'information, Météo.
20.10 Tout le sport.
20.20 Le Journal de Roland-Garros.
20.40 Le Vol de la colombe.
Téva
21.40 Leaving L.A.
Intermission (v.o.) &.
Série Club
22.35 Roswell. Mise au point &.
M6
0.35 La Voix du silence.
13ème RUE
Le feu qui couve.
Eurosport
Téléfilm. Michel Sibra.
23.00 Il faut sauver
le soldat Ryan a a
France 3
Cinéstar 2
22.55 Reporters dans la ville
Comprendre la ville à travers son
journal quotidien, l’idée est intéressante, les reporters étant parmi
ceux qui connaissent le mieux la vie
de la cité. Pour cette série en trois
volets, Philippe Picart et Jérôme
Lambert ont suivi des journalistes
du Times de Londres, du Times of
India de New Delhi et de O Globo,
quotidien de Rio de Janeiro. C’est
au journal carioca qu’est consacrée
l’émission d’aujourd’hui.
23.00 Il faut sauver
le soldat Ryan a a
Le 6 juin 1944, les Américains
débarquent en Normandie. Le capitaine Miller voit mourir une partie
de sa compagnie. On lui donne l’ordre de ramener, sain et sauf, le soldat James Ryan, parachuté quelque part et dont les trois frères ont
été tués au combat. On se souvient
du choc et des commentaires que
provoqua ce film de Steven Spielberg à sa sortie, en 1998. Il s’oppo-
sait à l’héroïsme et à la présence
de grandes vedettes du Jour le plus
long. L’épisode du débarquement
est d’un réalisme terrifiant, avec
l’horreur des corps fauchés, mutilés. Horreur que l’on retrouve
dans les scènes finales du film.Le
sujet pose un débat moral : fallaitil, pour conserver un seul fils à une
mère, mettre en jeu la vie de huit
soldats ? Spielberg, qui avait
recueilli de nombreux témoignages, s’était également inspiré de
The Big Red One (Au-delà de la
gloire), de Samuel Fuller.
Steven Spielberg. Avec Tom Hanks,
Tom Sizemore (Etats-Unis, 1998,
v.o., 165 min).
Cinéstar 2
22.25 Météo, Soir 3.
22.55 Reporters dans la ville.
23.45 Les Envahisseurs. Le condamné.
0.35 Saga-Cités.
1.05 Sorties de nuit.
23.00 Small Soldiers a a
Joe Dante (Etats-Unis, 1998,
110 min) &.
Ciné Cinémas 2
0.55 Le Rapt a a
Charles Crichton (GB, 1952,
v.o., 85 min) &.
Ciné Classics
CANAL +
17.50 La foudre s'est abattue
à Rutland.
Téléfilm. David Giancola &.
f En clair jusqu'à 20.00
1.30 La Griffe a a
Franklin J. Schaffner (Etats-Unis,
1967, 110 min) &.
TCM
2.15 Notre histoire a a
Bertrand Blier (France, 1984,
105 min) %.
Ciné Cinémas 2
2.35 Honkytonk Man a a
Clint Eastwood (Etats-Unis, 1983,
v.o., 115 min) &.
Cinétoile
19.20 Le Journal.
19.30 Les Simpson &.
20.00 Rugby.
Championnat de France D 1. Finale.
20.45 Coup d’envoi.
Toulouse - Montferrand.
23.15 South Park, plus long,
plus grand et pas coupé a
Film. Trey Parker ?.
3.20 Le Liquidateur a a
Jack Cardiff (Grande-Bretagne,
1965, 110 min).
0.35 Capitaine Orgazmo a
Film. Trey Parker et Matt Stone ?.
TCM
ARTE
19.00 Histoire parallèle.
19.45 Météo, Arte info.
20.00 Le Dessous des cartes.
20.15 Architectures.
20.45 L'Aventure humaine.
21.40 Metropolis.
22.35 La Boutique.
Téléfilm. Jo Baier. [3/3].
0.10 Music Planet. A cor et à cris.
1.10 La vie est un chantier.
Téléfilm. Wolfgang Becker.
M6
17.35 Amicalement vôtre &.
18.35 et 23.35 Loft Story.
19.10 Turbo, Warning.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Plus vite que la musique.
20.40 Cinésix.
20.50 La Trilogie du samedi.
Charmed. L'ange de la mort &.
21.45 Sentinel. Tout recommencer &.
22.35 Roswell. Mise au point &.
23.24 L'Equipée nature.
0.30 Au-delà du réel, l'aventure
continue. Le refus des autres &.
1.15 The Practice. Dans la bataille &.
RADIO
FRANCE-CULTURE
20.00 Voie carrossable.
20.50 Mauvais genres. Pierre Lambert.
22.05 Etat de faits.
23.00 Œuvres croisées. Martine Broda.
0.05 Clair de nuit. Mnémosyne.
FRANCE-MUSIQUES
19.30 La Clémence de Titus.
Opéra en deux actes de Mozart.
Par les Chœurs et l'Orchestre
de l'Opéra national de Paris,
dir. Gary Bertini, Charles Workman
(Tito), Christine Goerke (Vitellia).
23.00 Le Bel Aujourd'hui.
Par le Trio à cordes de Paris,
Charles Frey, violon, Teodor Coman,
alto, Frédéric Dupuis, violoncelle.
Œuvres de Canat de Chizy, Mantovani,
Pascal, Ibarrondo, Tiêt.
RADIO CLASSIQUE
20.00 Les Rendez-vous du soir.
Théophile Gautier et la musique.
Œuvres de Wagner, Beethoven,
Liszt, Berlioz, Weber, Adam, Fauré,
Duparc, Debussy.
22.00 Da Capo. Le pianiste Alfred Brendel.
Œuvres de Prokofiev, Stravinsky,
Dvorak, Mozart, R. Schumann,
Schoenberg.
DIMANCHE 10 JUIN
GUIDE TÉLÉVISION
20.45 Biographie. William Shakespeare.
DÉBATS
12.10 et 0.10 Le Monde des idées.
Thème : Israël - Palestine.
Invités : Gilles Kepel,
Marc Weitzmann.
LCI
18.30 Le Grand Jury RTL - Le Monde - LCI.
Invité : Robert Hue.
LCI
22.00 Algérie,
retour sur la guerre.
23.00 L'Amour handicapé.
22.50 France Europe Express.
Forum
Forum
Invités : Jean-Pierre Chevènement ;
Alain Lipietz.
France 3
21.00 Le Siècle de Stanislavski.
[2/3]. Les années sismiques.
21.40 Jack l'éventreur.
21.55 François Bloch-Lainé, le service
public en tête.
La Chaîne Histoire
21.00 The Dubliners in Germany. Muzzik
21.20 La Terre des hommes,
Fenua Enata.
21.55 Le Maestro et la Diva.
11.00 Droit d'auteurs.
Spécial Pascal Quignard.
Invités : Pascal Quignard ; Chantal
Lapeyre-Desmaison.
La Cinquième
12.30 Arrêt sur images.
[2/13]. Rome et l'antiquité.
Planète
22.30 Thema. Versailles.
Ben Affleck.
Paris Première
22.50 Souviens-toi du futur.
[1/13]. De Bob Dylan à Björk,
les grands inspirés.
Histoire
18.05 Ripostes.
23.15 Les Documents du dimanche.
18.30 Le Gai Savoir.
L'écrivain face aux critiques.
Invités : Olivier Todd ; Michel Crépu ;
Katherine Pancol ; Pierre Hebey ;
Bertrand Leclair ;
Frédéric Beigbeder. Paris Première
Bernard Lavilliers.
Paris Première
20.50 Zone interdite.
Halte aux pédophiles !
M6
DOCUMENTAIRES
La Justice des hommes.
France 2
23.15 Un pas dans la nuit
Histoire
ou la désobéissance.
23.20 Chine, l'Éveil du dragon.
La Chaîne Histoire
Les arènes romaines. Chaîne Histoire
17.15 L'Assassinat
Histoire
de Reinhard Heydrich.
17.15 Itgaber, le triomphe sur soi.
[2/2]. De l'Etat et de la Loi.
Planète
17.35 La Cinquième Dimension. [14/14].
Les raies de lumière.
La Cinquième
17.45 L'Ile de la panthère.
Odyssée
17.55 Les Grandes Batailles.
La Chaîne Histoire
18.40 Chroniques d'Hollywood.
Visages sans nom.
Histoire
19.00 Mémoire
de la Seconde Guerre mondiale.
Coulez le Bismarck.
Chaîne Histoire
19.05 Ray Mears,
un monde de survivance. [6/6].
Les Nuaulu des Moluques.
Odyssée
20.00 Takiwasi.
Planète
20.00 Le Cinéma des effets spéciaux.
CinéCinémas
Rome.
Voyage
20.00 Voyage pratique.
20.25 Histoires de chevaux. L'homme
qui parle aux chevaux.
et la mer. [5/6]. Grandcamp-Maisy
et Port-en-Bessin.
Odyssée
Dee Dee Bridgewater.
Planète
0.00
1.00 Histoire de France. Les Messagers
de l'ombre. De la débâcle
à la clandestinité. La Chaîne Histoire
17.05 Les Mystères de l'Histoire.
[1/2]. La guerre
selon Hollywood.
Planète
23.40 Sans frontières. Un port, des marins
20.00 Recto Verso.
Napoléon 1812.
[124e volet].
Au paradis
des aventuriers.
Odyssée
23.10 Soul & Acid Jazz.
Concert enregistré lors du 30e Festival
de jazz de Montreux.
Muzzik
Arte
22.35 Le Golden Gate. La Chaîne Histoire
22.40 Les Bergers du ciel.
Odyssée
22.40 L'Actors Studio.
23.05 Cinq colonnes à la une.
La Cinquième
Concert enregistré en 1995.
Avec Jack Bruce, basse ;
Cassandra Wilson, chant ; Vermon Reid,
guitare ; J.-Paul Bourelly, guitare ;
Nguyên Lê, guitare ; Trilok Gurtu,
percussions ; Pharoah Sanders
et Don Byron, saxophone.
Muzzik
Georg Solti et Kiri Te Kanawa. Mezzo
Concert enregistré en 1998, lors du
festival Jazz à Vienne. Paris Première
La Traviata. Opéra de Verdi.
Enregistré au Royal Opera House
de Covent Garden, en 1985.
Par l'Orchestre et les Chœurs
du Royal Opera House,
dir. sir Georg Solti.
Avec Angela Gheorghui,
Frank Lopardo.
Mezzo
TÉLÉFILMS
TÉLÉVISION
Sydney Pollack (Etats-Unis, 1975,
110 min) ?.
TCM
TF 1
17.35 Hurricane a a
John Ford et Stuart Heisler
(EU, 1937, 105 min) &.
Cinétoile
Cecil B. DeMille (Etats-Unis, 1940,
120 min) &.
Ciné Cinémas 1
18.00 Western a a
Manuel Poirier (France, 1997,
130 min) &.
Cinéstar 2
18.45 Scaramouche a a
George Sidney (Etats-Unis, 1952,
120 min).
TCM
20.30 13 rue Madeleine a a
Henry Hathaway (Etats-Unis, 1946,
v.o., 100 min) &.
Ciné Classics
Eurosport
14.15 Tennis. Internationaux de France.
Finale messieurs.
A Roland-Garros.
France 2
14.40 Football. Coupe de Suisse (finale) :
Servette - Yverdon.
TSR
15.00 Tennis. Internationaux de France.
Finale messieurs.
Eurosport
16.30 Basket-ball. Championnat de France
féminin (finale aller) :
Valenciennes - Bourges. Pathé Sport
17.00 Handball. Tournoi de Bercy.
France - Egypte. Au palais omnisports
de Paris-Bercy.
Eurosport
David S. Jackson %.
TF 6
Paul Schneider
Roberto Benigni (Italie, 1998,
115 min) &.
Ciné Cinémas 2
John Dahl (Etats-Unis, 1993,
110 min) ?.
TSR-TF 1
19.00 Maestro. Barenboïm dirige
Schumann, Liszt et Wagner.
Concert enregistré en 1998.
Par l'Orchestre philharmonique
de Berlin, dir. Daniel Barenboïm.
Réal. Bob Cole.
Arte
21.00 Les Plus Belles Années
de notre vie a a
William Wyler (Etats-Unis, 1946,
v.o., 165 min) &.
Cinétoile
Yves Robert (France - Italie,
1959, 105 min).
Disney Channel
1.35 Poker. Film. Catherine Corsini %.
14.00 Roland-Garros, le centenaire.
14.15 Tennis. Internationaux de France
de Roland-Garros. Finale Messieurs.
18.20 Stade 2.
19.15 Nash Bridges &.
20.00 et 0.50 Journal, Météo
20.50 Urgences. Pères et fils &.
21.35 Le cirque %.
22.25 Obstruction à la justice &.
23.10 Les Documents du dimanche.
La Justice des hommes.
Pierre Badel. [2/3] &.
Festival
Nina Companeez.
22.15 Les Enfants du mensonge.
Frédéric Krivine %.
TV 5
Téléfilm. Robert Butler.
23.40 La Scène finale. Bruno Gantillon
et Marc Perrier.
Festival
COURTS MÉTRAGES
22.15 Le Septième Ciel a a
22.20 Courts au 13.
13ème RUE
Post mortem. Julien Eude.
SÉRIES
17.00 Deux flics à Miami.
Les guerres.
RTL 9
18.00 La Voix du silence.
Le feu qui couve.
13
ème
RUE
Téva
20.40 Inspecteur Barnaby.
Qui a tué Cock Robin ?
France 3
20.50 Urgences. Pères et fils &. Le cirque %
Obstruction à la justice &.
France 2
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain,
Vincent Lindon,
François Berléand (France, 1997,
90 min) &.
Cinéstar 1
Gérard Corbiau (Belgique, 1987,
100 min) &.
TF 6
Qui a tué Cock Robin ?
22.30 Météo, Soir 3.
22.50 France Europe Express.
Invité : Jean-Pierre Chevènement,
Alain Lipietz.
23.55 Cinéma de minuit.
Cycle Tod Browning. [2 et 3/4]
La Marque du vampire a a
Film. Tod Browning (v.o.).
0.55 L'Inconnu a a a
Film. Tod Browning.
23.35 Tout feu tout flamme a a
Jean-Paul Rappeneau (France, 1981,
105 min) &.
Ciné Cinémas 1
23.45 La Nuit du chasseur a a a
Charles Laughton (Etats-Unis, 1955,
90 min) !.
Cinétoile
23.55 La Marque du vampire a a
Tod Browning (Etats-Unis, 1935,
v.o., 60 min).
France 3
21.50 Star Trek, Deep Space Nine.
17.55 Va savoir.
18.50 Le 19-20 de l'information, Météo.
20.15 Tout le sport.
20.20 Le Journal de Roland-Garros.
20.40 Inspecteur Barnaby.
22.50 Le Maître de musique a a
Canal Jimmy
22.30 Dharma & Greg.
f En clair jusqu'à 14.05
13.30 La Semaine des Guignols.
14.05 Dans les griffes du chat.
15.00 Hockey sur glace.
15.50 Dangereuse proposition.
Téléfilm. Richard Gale %.
17.15 Mes pires potes &.
18.00 Madame Doubtfire
Film. Chris Columbus &.
f En clair jusqu'à 20.10
Cinéfaz
France 2
TCM
12.50 La Muselière
Ce téléfilm, réalisé par David Thacker, adapté de The Scold’s Bridle,
débute par la découverte du cadavre d’une sexagénaire décédée
d’overdose, la tête prise dans une
muselière médiévale en acier. Tiré
d’une œuvre littéraire, ce téléfilm
à succès a pour cadre la haute
bourgeoisie britannique. Les protagonistes principaux sont incarnés
par d’excellents comédiens, Bob
Peck et Miranda Richardson.
23.15 Les documents du dimanche.
Avril 2000, Florence Joubert s’envole pour le Rwanda. Membre de
l’association Avocats sans frontières, elle a accepté d’assurer, pour
sa première mission, pendant un
mois, la défense des prévenus accusés d’avoir participé à l’un des plus
terribles génocides du siècle. Six
ans après le massacre de Tutsis et
opposants Hutus, plus de mille
deux cents suspects attendent
encore d’être jugés.
0.10 La Chute d’un caïd a a
Ce film, appuyé sur des faits vrais et
des documents d’archives, retrace la
carrière d’un célèbre gangster. En
1925, Jack Diamond (Ray Danton),
dit « Legs », témoin d’un hold-up
manqué, décide de devenir un caïd. Il
se servira d’Alice Schiffer (Karen Steele), professeur de danse, comme alibi
pour son premier cambriolage. Malgré une violence omniprésente, le
réalisateur, Budd Boeticher, n’a pas
négligé quelques scènes de comédie.
20.00 Le Journal.
20.10 Ça Cartoon &.
20.35 L'Equipe du dimanche.
22.05 La Veuve de Saint-Pierre a
Film. Patrice Leconte &.
23.55 Le Prof
M6
Téléfilm. Stacey Stewart Curtis &.
14.55 Drôle de scène.
15.30 Graines de stars. La finale.
17.50 Loft Story.
18.55 Largo Winch &.
19.50 Belle et zen.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 E = M 6.
20.40 et 0.50 Sport 6.
20.50 Zone interdite.
22.50 Culture pub.
23.20 Plaisirs diaboliques.
RADIO
FRANCE-CULTURE
18.35 Rendez-vous de la rédaction.
19.30 For intérieur. Michel Déon.
20.30 Le Concert (rediff.).
Chœur de chambre Accentus.
Œuvres de J.Sibelius et R. Strauss.
21.30 Vestiaire.
22.05 Projection privée. Raphaël Nadari,
pour I am Josh Polonski's Brother.
22.35 Atelier de création
radiophonique.
Ars sonora (Igès - Jerez).
0.05 Equinoxe.
1.00 Les Nuits (rediff.).
FRANCE-MUSIQUES
Par l'Orchestre symphonique
de la BBC, dir. Andrew Davis.
Œuvres de Stravinsky, Ravel, Norgard.
20.30 Loge privée.
22.00 A l'improviste. Invité : Loïc Maillié.
23.00 Sanza. Bagdad et bagadou.
0.00 Le Jazz, probablement.
Christian Lété.
RADIO CLASSIQUE
20.00 Soirée lyrique. Elektra.
Opéra en un acte de R. Strauss.
Par le Chœur de l'opéra d'état de
Vienne et l'Orchestre philharmonique
de Vienne, dir. Giuseppe Sinopoli,
Alessandra Marc (Elektra),
Hanna Schwarz (Clytemnestre).
Œuvres de Granados, Penella.
SIGNIFICATION DES SYMBOLES
0.10 La Chute d'un caïd a a
Budd Boetticher. Avec Ray Danton,
Karen Steele (Etats-Unis,
1959, v.o., 110 min).
TCM
0.25 Fargo a a
Cinéfaz
0.55 L'Inconnu a a a
Tod Browning (Etats-Unis,
1927, 55 min).
1.30 Metropolis.
21.45 Soirée lyrique (suite).
Film. Alexandre Jardin &.
Joel Coen et Ethan Coen
(EU, 1995, v.o., 100 min) ?.
20.41 L'Allée du roi.
Téléfilm. Nina Companeez.
22.30 Versailles. Les jardins du pouvoir.
23.25 Lady Oscar a a
Film. Jacques Demy (v.o.).
18.00 Jazz de cœur, jazz de pique.
19.07 Concert Euroradio.
CANAL +
Championnat NHL. Coupe Stanley.
Téva
Schumann, Liszt et Wagner.
19.45 Météo, Arte info.
20.15 Cinémaniac.
20.40 Thema. Versailles.
1.00 Turbo, Warning.
13.30 On ne peut pas plaire
à tout le monde.
15.05 Tiercé à Chantilly. Le prix de Diane.
15.40 Victoire sur la nuit.
13ème RUE
[5/5]. Jusqu'au dernier matin
du dernier jour.
17.35 La Cinquième Dimension.
18.05 Ripostes. Thème : Les Ados.
19.00 Maestro. Barenboïm dirige
Téléfilm. Joe D'Amato !.
FRANCE 3
Arte
LA CINQUIÈME/ARTE
13.30 Absolument cinéma.
14.00 Destins des sables.
14.55 Les Touristes de l'espace.
15.50 François Mitterrand,
conversations avec un président.
13.15 Un témoin inattendu.
13.35 Les Coulisses de Roland-Garros.
TF 6
20.41 L'Allée du roi.
The Box (v.o.). &.
23.15 Les Films dans les salles.
23.25 L'Avocat du diable
FRANCE 2
20.30 Jeanne d'Arc,
le pouvoir et l'innocence.
L'honneur des voleurs
(v.o.) &.
20.50 Podium.
20.55 Piège de cristal
Film. Sidney Lumet %.
Cinéfaz
RTL 9
Christopher Leitch %.
14.13 Météo.
14.15 Walker, Texas Ranger.
15.05 Invisible Man.
15.55 7 à la maison.
16.45 Providence.
17.45 Vidéo gag.
18.15 Journal, Météo.
18.30 F 1 à la une. Grand Prix du Canada.
20.50 Last Seduction a a
18.25 L'Affront.
Food For Thought (v.o.). &.
MUSIQUE
12.00 Coup d’envoi. Japon - France.
A Yokohama.
Film. John McTiernan %.
17.50 Secrets d'alcôve.
20.00 Deuxième chance.
18.55 Formule 1.
11.45 Football. Coupe des Confédérations.
20.35 La vie est belle a a
22.10 Signé Arsène Lupin a a
17.00 Rivages mortels.
Ian Barry.
13.00 Supersport. Championnat du monde.
Grand Prix du Canada.
20.50 Le podium.
15.30 Yakuza a a
20.45 Septième Etage.
SPORTS EN DIRECT
La course. A Lausitz (All.).
23.35 Lucky Peterson & Mavis Staples.
0.00
PROGRAMMES
18.00 Les Tuniques écarlates a a
22.10 Jazz Open 1995.
22.15 Anciennes civilisations.
« Arrêt sur images » au collège.
Marianne Chouchan.
La Cinquième
16.35 Le Club. Philippe Noiret. Ciné Classics
Thème : Les Ados.
Concert enregistré en 2000.
Avec Sophie Marin-Degor, soprano ;
Claire Brua, mezzo-soprano ;
Stéphane Cyferstein, piano.
Mezzo
Planète
Les jardins du pouvoir.
MAGAZINES
21.00 Mélodies à deux voix et piano
au Festival de Saint-Denis.
FILMS
France 3
Les codes du CSA
&
%
?
?
!
?
#
Tous publics
Accord parental souhaitable
Accord parental indispensable
ou interdit aux moins de 12 ans
Public adulte
Interdit aux moins de 16 ans
Interdit aux moins de 18 ans
Les cotes des films
a a a On peut voir
a a a A ne pas manquer
a a a Chef-d’œuvre ou classique
Les symboles spéciaux de Canal +
DD Dernière diffusion
d Sous-titrage spécial pour
les sourds et malentendants
26
DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
La grève générale n’a pas réussi Baccalauréat 2001 : les épreuves commencent
à paralyser la Guadeloupe
lundi pour 631 429 candidats
Le leader syndical incarcéré poursuit sa grève de la faim
POINTE-À-PITRE
de notre correspondant
La grève générale de deux jours
lancée par la centrale syndicale
indépendantiste UGTG (Union
générale des travailleurs de Guadeloupe) n’a pas plus réussi, vendredi 8 juin, que jeudi, à paralyser l’activité économique de l’île, pourtant ralentie par la pénurie de carburants qui l’affecte depuis mardi.
Les trois centres commerciaux et
hypermarchés de la banlieue de
Pointe-à-Pitre ont ouvert normalement, comme la plupart des commerces et entreprises de la ville et
de la zone commerciale et industrielle de Jarry.
En dehors des bousculades souvent musclées qui ont pu opposer
les automobilistes, mais surtout
les piétons, munis de jerrycans ou
de bidons de fortune, aux abords
des très rares stations-service
ouvertes, aucun incident particulier n’a été signalé. Seules huit des
cent dix-sept stations-service de
l’île ont pu être réapprovisionnées
vendredi, sous escorte des forces
de l’ordre, les autres demeurant en
rupture de stock à la suite de la grève observée, depuis le 3 juin, par
les chauffeurs UGTG de camionsciternes pétroliers, qui soutiennent le secrétaire général de leur
syndicat de branche, Michel
Madassamy, emprisonné depuis le
1er juin.
M. Madassamy, qui observe une
grève de la faim depuis son incarcération, a perdu un kilo, mais son
état de santé a été jugé, vendredi,
« compatible avec la détention ordi-
naire », selon un bulletin de santé
rendu public. Le préfet de la Guadeloupe, Jean-François Carenco, a
affirmé, vendredi soir, sur RFO
Télé-Guadeloupe, que « M. Madassamy va bien, il va même plutôt
bien : les comptes-rendus médicaux
seront diffusés et chacun en jugera :
il va bien ». Selon ce bulletin, signé
par le docteur Grillon, praticien
hospitalier attaché au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, le leader syndical refuse toute alimentation solide « depuis samedi
2 juin », et il pesait vendredi 63 kg,
contre un poids initial de 64 kg.
« Etat général conservé, souriant »,
a également noté le médecin.
« POUR SAUVER MICHEL »
Une banderole placée à l’entrée
de la rue de Pointe-à-Pitre où
l’UGTG a son siège invite à la
mobilisation des adhérents de la
centrale « pour le 27 mai, pour sauver Michel ». M. Madassamy avait
été placé en détention vendredi
1er juin par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre qui devait le
juger en comparution immédiate.
Le leader syndical avait alors
demandé un délai pour préparer
sa défense. Il est poursuivi pour
avoir pris part au saccage de deux
magasins qui avaient ouvert malgré le mot d’ordre de grève de
l’UGTG, qui demandait la fermeture de tous les commerces le
27 mai, le jour férié commémorant
depuis 1983 l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe.
Parmi les nouveautés, des épreuves de sciences pour les élèves de première L et ES
LES ÉPREUVES ÉCRITES obligatoires des baccalauréats général, technologique et professionnel débutent lundi 11 juin, et dureront jusqu’au 29 juin. Après la
cuvée record de l’an 2000, qui a vu
le taux de réussite, tous bacs confondus, atteindre 79,5 %, que nous
réservent les 631 429 candidats inscrits en 2001 ?
Sous l’effet de la baisse démographique et du jeu des parcours
scolaires, le nombre des candidats
de cette session accuse une diminution de 1,97 %. Mais tous les
bacs ne vivent pas au même rythme : si le baccalauréat général voit
ses inscrits baisser de 3,82 %, le
bac technologique accuse de moindres pertes (–1,04 %), et le bac professionnel, avec ses 48 spécialités
différentes, voit au contraire ses
effectifs croître de 2,2 %.
Les bacs « technos » et « pros »
pèsent ainsi d’un poids toujours
plus grand dans l’ensemble. Ils
regroupent cette année 47,45 %
des postulants, soit un point de
plus que lors de la session précédente. Le gros des troupes,
103 925 élèves, postule au bac
sciences et technologies tertiaires
(STT), qui mène largement la course devant les sciences et technologies industrielles (STI, 47 766 candidats), les sciences médico-sociales (SMS, 24 166), les sciences et
technologies de laboratoire (STL,
7 595) et l’hôtellerie (3 167).
Quant au bac pro, les spécialités
les plus nombreuses demeurent
celles qui débouchent sur les
métiers du secteur tertiaire. Le
secrétariat, la comptabilité et le
commerce rassemblent au total
près de la moitié des effectifs.
Trois spécialités attirent moins de
cent candidats : les arts de la pierre (30 inscrits), l’horlogerie (83) et
les cultures marines (94).
« UNE SESSION DE TRANSITION »
Au sein du bac général, la série
littéraire (L) continue de perdre
des effectifs (70 552 candidats,
soit 7,87 % de moins en un an). La
série scientifique, qui reste la plus
nombreuse avec 162 475 inscrits,
connaît également une baisse
(– 4,78 %) alors qu’elle progressait
encore l’an passé. La série économique et sociale (ES) sauve les
meubles, avec une légère progression de 1,04 % (98 820 inscrits).
Entre la réforme de 1995, qui a
installé de nouvelles modalités
pour les épreuves de l’examen, et
la mise en place définitive des nouveautés introduites par Claude
Allègre au lycée en 1999, la session
2001 apparaît comme « une session de transition », fait valoir le
ministère de l’éducation nationale.
Pour la dernière fois en effet, la
discipline scientifique des élèves
de terminale L et ES a été tirée au
sort. Obligatoire pour les littéraires, et facultative pour les économistes, l’épreuve consiste en une
série de questions portant soit sur
les mathématiques, soit sur la physique-chimie, soit sur les sciences
de la vie et de la Terre. En métropole, ce sont les maths qui sont
sorties du chapeau.
En revanche, les élèves de première des séries L et ES inaugurent, au titre des épreuves anticipées de la session 2002 et en plus
du français, des épreuves de sciences d’une durée d’une heure trente, affectées d’un coefficient 2 :
« enseignement scientifique » et
« mathématiques-informatique »
en première L, « enseignement
scientifique »
seul
en
ES.
148 000 élèves sont concernés.
Au chapitre des nouveautés, il
faut aussi signaler que l’épreuve
facultative d’arabe, objet d’une
longue polémique (Le Monde du
22 décembre 2000), a été modifiée, pour la troisième fois en cinq
ans. 4 727 candidats se sont inscrits cette année.
Les grandes réformes sont, une
fois encore, annoncées pour les
sessions futures. Elles concernent
deux sujets épineux. L’introduction plus large du contrôle continu, que Claude Allègre aurait souhaitée pour la session 2001 afin de
soulager la lourde machinerie de
ce « monument national », soulève
encore de fortes oppositions. La
rénovation des séries professionnelles et technologiques, sujet
auquel Jack Lang a promis de s’atteler, en est encore au stade de la
réflexion et des rapports d’experts.
Nathalie Guibert
Eddy Nedeljkovic
Un séisme de magnitude 4,9
a secoué la région de Nantes
LA RÉGION DE NANTES a été
secouée
vendredi
8 juin
à
15 h 26 par un séisme de magnitude 4,9 sur l’échelle ouverte de
Richter. Il n’a fait ni dégâts ni victimes, selon les pompiers de LoireAtlantique et de Vendée. La
secousse, qui a duré sept ou huit
secondes, a été suivie de plusieurs
petites répliques. L’épicentre du
séisme, situé à une profondeur
comprise entre 10 et 15 kilomètres, a été localisé entre La Rochelle et Nantes, à environ 10 kilomètres au sud-ouest de la ville de Pouzauges (Vendée).
« Il s’agit d’un séisme moyen si on
le compare aux grands séismes mondiaux. Mais il est important par rapport à la sismicité du territoire
métropolitain, car il n’y en a pas
plus de dix à vingt de magnitude 5
par siècle », précise Michel Granet, directeur de l’Institut de physique du globe de Strasbourg. Parmi les gros séismes qui ont frappé
le territoire, on peut citer ceux qui
ont secoué la Haute-Savoie
(magnitude 5,2) et les Pyrénées
(magnitude 5,6) en 1996. Alors
que ces derniers sont provoqués
par une sismicité inter-plaques
due à l’affrontement de plusieurs
plaques tectoniques, le tremblement de terre nantais a pour cause
une sismicité intraplaque. « Dans
cette région, elle se manifeste d’une
manière régulière et diffuse, en provoquant de petits séismes d’une
magnitude variant entre 2 et 3 »,
ajoute Michel Granier.
Depuis vingt ans, quinze séismes de cette magnitude ont été
détectés dans un rayon de 20 kilomètres autour de l’épicentre
d’aujourd’hui par le réseau national de surveillance sismique français. Le 7 septembre 1972, cependant, un séisme plus important, de
magnitude 5,2, a frappé l’île d’Oléron. Cette activité correspond au
« rejeu » des grandes failles orientées nord-ouest sud-est qui traversent le Massif armoricain et qui se
sont formées pendant l’ère primaire, il y a 350 millions d’années.
C. Ga.
La liste des 800 médicaments
« inutiles » consultable sur Internet
LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ a rendu publics les noms des huit
cents médicaments dont l’intérêt thérapeutique est insuffisant. Ces
produits, à l’efficacité contestée par les experts de l’Agence de sécurité sanitaire, devraient faire l’objet de baisses de prix, dans le cadre du
« plan médicament » du gouvernement, afin de dégager une économie d’environ 800 millions de francs (Le Monde du 8 juin). La liste
complète des médicaments visés est désormais consultable sur le site
Internet du ministère de la santé (www.agmed.sante.gouv.fr) ainsi
que sur celui du Monde (www.lemonde.fr).
DÉPÊCHES
a FOOTBALL : à la suite du « scénario » proposé par FranceFootball en cas de décision favorable du Conseil d’Etat envers le
Toulouse FC dans l’affaire des faux passeports (Le Monde du 8 juin)
des responsables de club ont contesté « un championnat qui se jouerait dans les prétoires ». Le Conseil d’Etat doit se prononcer en deux
temps : une audience étudiera en référé, le 20 juin, la requête de
Toulouse, sans prendre de décision. L’audience sur le fond devrait
ensuite avoir lieu début juillet.
a ESPACE : la fusée Ariane 44-L a placé sur orbite géostationnaire
le satellite de télécommunications Intelsat 901, vingt minutes après
avoir décollé du Centre spatial guyanais à Kourou, samedi 9 juin à
8 h 45 (heure française). Ce cent quarante et unième vol du lanceur
Ariane, prévu initialement pour le 8 juin, avait été repoussé à cause
des conditions météorologiques.
Tirage du Monde daté samedi 9 juin 2001 : 516 395 exemplaires.
1-3
MAGAZINE MENSUEL-20F
SEMAINE DU 11 AU 17 JUIN 2001
EN ATTENDANT
TAPIE
Portrait d’un homme
dont la popularité,
malgré les affaires,
semble inaltérable.
Sur France 2.
Page 35
DE QUOI J’ME MÊLE
Sur Arte, des filles et des garçons
parlent de leur sexualité,
de leurs
désirs
et de leurs
fantasmes.
Page 23
DELON-MONTALE
Rencontre avec l’acteur
sur le tournage, pour TF1,
d’une série adaptée
de l’œuvre
de Jean-Claude Izzo. Page 6
Le dessin animé s’émancipe
Au cinéma ou à la télé, l’animation s’adresse de plus en plus à un public adulte, en mettant en scène
des héros comme Corto Maltese. Le Festival d’Annecy donne le ton. Pages 4-5
Les pieds
de Grosjean
La presse
décryptée
Jean-Pierre Cottet,
directeur général
de La Cinquième, avait
annoncé du changement
du côté des magazines
hebdomadaires. Il ne sera
pas nécessaire d’attendre
septembre pour découvrir
« On aura tout lu ! »,
consacré au décryptage
de la presse écrite.
Les dimanches 24 juin
et 1er juillet à 13 heures,
la chaîne proposera,
en avant-première, deux
numéros zéro de cette
émission produite par
Hervé Chabalier (Capa) et
présentée par Paul Amar.
Par Daniel Schneidermann
Quoi qu’il en soit, cet enfermement du
LINTON assistant au
Pearl
Harbor spectacle dans la statistique produit un efd’Agassi : ce choc fu- fet étrange. Comme s’il fallait à toute force
neste de deux icônes rationaliser cette lutte à mort, la réduire à
mondiales, soudain des paramètres. Ainsi chaque match entre
enchevêtrées l’une deux athlètes se double-t-il désormais d’un
dans l’autre, fut un combat inédit et baroque entre la beauté
petit
ravissement brute de la souffrance, et sa réduction imd’après-midi, quand médiate en chiffres. Mais on ne gagne pas,
on a déjà la tête ailleurs. Clinton sortant de ni ne perd un match, pour des motifs unila loge d’honneur, revenant quelques minu- quement statistiques. Comment chiffrer,
tes plus tard, se prenant la tête dans les par exemple, la part de l’intimidante prémains, répondant dans la coulisse aux exta- sence de l’ancien président américain dans
ses à traduction simultanée de Nelson Mon- le naufrage d’Agassi ?
Ce qui ne se laisse pas non plus réduire
fort – « Le président Clinton connaît bien
Agassi, mais il connaît un peu moins Sébas- en chiffres, et dont on ne se lasse pas, ce
tien Grosjean… » : heureux renouvellement sont les ralentis sur les corps des joueurs.
Ainsi, toujours lors de la fameuse éliminadu spectacle.
Pour le reste, quoi de neuf à Roland-Gar- tion d’Agassi, le réalisateur nous offrit-il
ros ? Les statistiques, chaque année plus une longue séquence du ballet des pieds de
Grosjean. En temps ordinombreuses, plus sophistinaire, il faut bien confesser
quées, plus baroques. Au fil
que le téléspectateur ne les
des ans, les retransmissions
remarque pas, les pieds du
de Roland-Garros s’enriQuoi de neuf à
joueur, rois de la bataille
chissent de données chifRoland-Garros ?
peut-être, à la manière de
frées, qui, mises bout à
l’infanterie, mais mal aimés
bout, donnent au match
Les statistiques,
du spectacle. Car les pieds
une vague allure de rapport
ne s’offrent pas à la prede commissaire aux compchaque année
mière caméra venue. La cates. Cette prolifération staplus
méra doit se faire rampante,
tistique ne paraît pas avoir
aller les saisir au ras de la
été préméditée. Elle paraît
nombreuses,
poussière, pour pouvoir les
plutôt imputable aux peradmirer pleinement, et leur
formances d’ingénieurs, et
plus
rendre justice. Ah, les pieds
à la griserie technologique
sophistiquées,
de Sébastien Grosjean, ces
qu’elles engendrent. Mais
deux artisans d’un sublime
son effet est surréaliste.
plus
baroques
jeu de jambes ! Ces deux paAinsi, depuis plusieurs annards portant de solides molnées, notre instrument falets, terriens et aériens à la
vori était le radar des balles
de service. On ne se lassait pas d’entendre fois. En quelques secondes, quelle leçon !
siffler à nos oreilles ces kilométrages de boli- Quel résumé d’une vie ! Leurs rudes caresdes, 180, 195, vitesses inaccessibles sur ses à la terre battue, qui n’avait jamais si
l’autoroute, transgressions sans peur du bien mérité son nom. Mais leurs frôlements
gendarme, évocations chiffrées de la fou- félins aussi, leurs dérapages. Leur complidre. S’y ajoute désormais une nouvelle don- cité indestructible. Leur chant d’amour millinée : le kilométrage parcouru en courant métré. Leur intelligence instinctive. Leur ocpar chaque joueur, depuis le début de la par- cupation du terrain. Ce n’étaient plus des
tie. Peut-être cela a-t-il été expliqué en dé- pieds, c’étaient de longues mains de piabut de tournoi, mais on s’avoue perplexe niste, un duo de patineurs artistiques, de
quant à la manière dont est calculée cette chatons un matin de printemps, de gazelles
donnée capitale. D’autant que le critère est surprises dans la savane, le résumé magiprécis : courir à Roland-Garros, c’est se que d’une vie de vieux amants, avec ses insmouvoir à plus de six kilomètres à l’heure. tants de grâce et de souffrance, ses éviteAinsi Grosjean a-t-il couru presque deux ments et ses retrouvailles, une heure quafois plus qu’Agassi. Comment font-ils, les rante-neuf d’amour fol, mille fois tu pris
statisticiens de France Télévision ? Dissimu- ton bagage, mille fois je pris mon envol. En
lent-ils des porteurs de chronomètres aux quelques secondes d’un ralenti échevelé,
quatre coins du court ? Ont-ils farci de cap- nous fut offert le plus beau ballet qu’il soit
possible de rêver.
teurs toute la surface de terre battue ?
C
2
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Mitterrand,
le débat
CRÉDITS
DE « UNE » :
FRANCE 2 ;
BERNARD
PLOSSU/
MÉTIS ;
ANGELI ;
D.R.
Dimanche 10 juin à
15 h 50, La Cinquième
diffusera le cinquième
et dernier volet
des entretiens
de Jean-Pierre Elkabbach,
« François Mitterrand :
conversations avec un
président » (programmés
depuis début mai sur
France 2). Le même jour,
à partir de 17 h 30, les
historiens Hélène
Ahrweiler, Jean-Pierre
Azema, Jean-Pierre Rioux
et Michel Winock seront
les invités d’un débat
animé par
Jean-Pierre Gaillard.
Tour de France
La couverture du 88e Tour
de France (7-29 juillet)
sera assurée comme
d’habitude par France 2.
C’est Christian
Prudhomme,
présentateur
de « Stade 2 »,
qui en assurera les
commentaires, assisté
de Bernard Thévenet et
Vincent Barteau ainsi
que de Bernard Hinault,
cinq fois maillot jaune,
en 1978, 79, 81, 82 et 85.
Portraits
télégéniques
Spécialiste du travail
sur archives, le réalisateur
Michel Royer propose
une série de portraits
de personnalités « qui ont
en commun un grand
pouvoir d’attraction
télégénique ». Composé
à partir de séquences
puisées dans la mémoire
de la télévision,
« A la Télé », coproduit
par Canal + et INA
Entreprise, s’intéressera
successivement à Coluche,
Bernard Tapie, Gérard
Depardieu, Jean Poiret,
Jean-Christophe Averty,
Salvador Dali, Serge
Gainsbourg, Jean-Luc
Godard, Daniel Prévost
et Jamel. Diffusion en
clair sur Canal + tous les
samedis à 19 h 30, à partir
du 16 juin.
LES MEILLEURES AUDIENCES
SEMAINE DU 28 MAI AU 3 JUIN
528 600 individus âgés de 4 ans et plus.
(Source Médiamat-Médiamétrie. Tous droits réservés Médiamétrie.)
Les 5 meilleurs scores d’avant-soirée
Date de
diffusion
Heure de
diffusion
Chaîne
Programme
Lundi 28
Mercredi 30
Jeudi 31
Samedi 2
Lundi 28
19.07
19.30
19.53
18.56
19.05
M6
France 3
M6
TF1
France 3
Loft Story (jeu)
Le 19-20 (édition nationale)
Le 6 Minutes (informations)
Qui veut gagner... (jeu)
Le 19-20 (édition régionale)
Audience
Part
d’audience
11,5
7,9
7,8
7,6
7,1
39,4
25,4
22,3
30,6
26,3
Audience
Part
d’audience
22,1
17,2
13,8
13,7
13,1
50,3
39,1
36
38,3
36,3
Audience
Part
d’audience
8,9
6,4
6,3
6,2
5,9
36
35,4
16,4
23,1
19,1
Les 5 meilleurs scores de première partie de soirée
Date de
diffusion
Heure de
diffusion
Chaîne
Programme
Mardi 29
Jeudi 31
Jeudi 31
Vendredi 1er
Samedi 2
20.55
20.52
20.56
20.50
20.48
TF 1
TF 1
M6
TF 1
TF 1
Le Dîner de con (film)
Julie Lescaut (série)
Loft Story (jeu)
Stars à domicile (variétés)
Qui veut gagner... (jeu)
Les 5 meilleurs scores de seconde partie de soirée
Date de
diffusion
Heure de
diffusion
Chaîne
Programme
Samedi 2
Dimanche 3
Vendredi 1er
Dimanche 3
Vendredi 1er
21.54
22.41
21.45
22.23
22.12
TF1
TF1
M6
France 2
France 2
Plein les yeux (magazine)
Liens d’acier (film)
Stargate SG 1 (série)
Urgences (série)
Faut pas rêver (magazine)
ECHOS
« Band of Brothers », une série
de Steven Spielberg sur France 2
A
l’occasion du 57e anniversaire du Débarquement sur les plages du
Cotentin, l’acteur américain
Tom Hanks était présent,
mercredi 6 juin à Utah
Beach (Manche), pour présenter en première mondiale « Band of Brothers »,
une série en dix épisodes réalisée par Steven Spielberg,
dont il est le producteur.
Adaptée du best-seller éponyme de Stephen Ambrose,
cette série relate l’histoire de
l’Easy Company du 506e régiment de la 101e division aéroportée de l’armée améri- Une série en dix épisodes avec 500 acteurs
caine. Et, bien sûr, on pense et plus de 10 000 figurants
immédiatement à Il faut sauver le soldat Ryan, réalisé par
a expliqué Tom Hanks. De leur enSpielberg, avec Tom Hanks en ve- traînement en Géorgie, en 1942, au
dette. « Le succès du film dans le débarquement sur les côtes normanmonde entier nous a décidé de pour- des, le 6 juin 1944, en passant par la
suivre cette saga à la télévision », a in- libération du camp de Lansberg en
diqué l’acteur au cours d’une confé- Bavière et la bataille des Ardennes,
rence de presse.
« Band of Brothers », réalisée sous
Cette œuvre télévisuelle a néces- le contrôle d’historiens, se veut le
sité un budget de 120 millions de dol- plus réaliste possible. Chaque épilars et mobilisé une dizaine de réali- sode est d’ailleurs précédé de témoisateurs (dont Tom Hanks, qui signe gnages des soldats survivants. Une
le cinquième épisode), 500 acteurs véritable page d’histoire accompaet plus de 10 000 figurants. Les quel- gnée d’un travail de mémoire, cher
que 47 vétérans américains de l’Easy aux deux producteurs. Lancée le
Company (sur les 51 encore vivants) jour de la sortie de Pearl Harbor de
qui avaient fait le voyage pour parti- Michael Bay sur les écrans français,
ciper à cette journée particulière « Band of Brothers » sera diffusé à
étaient visiblement ravis du résultat. partir du 9 septembre sur la chaîne
« Nous avons essayé de montrer que payante américaine HBO et devrait
tous ces combattants étaient des hom- être programmé sur France 2 début
mes ordinaires qui, sans le vouloir, 2002.
sont devenus des héros de l’Histoire »,
D. Py
« Bouillon de culture »,
et après...
B
ERNARD PIVOT présentera
son dernier « Bouillon de
culture » vendredi 29 juin.
Mais si son magazine disparaît de la
grille des programmes de France 2,
ce n’est pas le cas de son présentateur emblématique, qui animera à
la rentrée un nouveau magazine
mensuel. « Je n’avais pas l’intention
de continuer à faire de la télé régulièrement, mais sous la pression affectueuse de Michèle Cotta [directrice
de l’antenne de France 2] et de
Marc Tessier [président de France
Télévision], j’ai finalement accepté
le principe d’une émission mensuelle… », a expliqué Bernard Pivot,
jeudi 7 juin, lors d’une conférence
de presse.
Si l’on ignore encore le contenu
de ce futur rendez-vous, on sait que
le plateau de la dernière de
« Bouillon de culture » accueillera
une dizaine de personnalités (des
écrivains comme Jean d’Ormesson
et Amélie Nothomb mais aussi le
scientifique Georges Charpak, l’historien Jean Tulard, et le journaliste
américain James Lipton) ainsi
qu’une « grande comédienne » dont
le nom est tenu secret. Pour rendre
hommage à Bernard Pivot, les responsables de France 2 ont prévu,
ce vendredi 29 juin, après la dernière émission, une Nuit « Bouillon
de culture », comprenant la rediffusion de trois anciens rendez-vous.
« Bernard est tellement identitaire
de l’image de France qu’il était impossible de le voir quitter brutalement
cette chaîne ! », a souligné Michèle
Cotta qui, sans que cela soit officiel,
a toutefois confirmé la venue de
Guillaume Durand sur la chaîne publique. Il devrait y animer une émission culturelle, à la rentrée. Dernière révélation : le mot préféré de
Pivot n’est autre que « aujourd’hui ». Sans doute en raison de
l’apostrophe…
Alain Constant
DERRIERE LE MICRO
« Loft Story »
au Maghreb
« La Nuit
du court »
Selon Afrique magazine,
qui publie en « une » du
numéro de juin une photo
de Kenza et Aziz, les deux
premiers exclus de « Loft
Story », l’émission de M 6
est très suivie par la
communauté arabe et
musulmane de France,
mais aussi au Maghreb,
via le satellite. « Les
origines arabes d’Aziz et de
Kenza ont-elles valu aux
deux lofteurs un renvoi
prématuré ? Au sud de la
Méditerranée, on a
tendance à le penser »,
écrit le journal. Titrée « La
France, le loft et les
Arabes », l’enquête
indique notamment qu’en
Tunisie ce programme
compte de nombreux fans
parmi les couches aisées
de la société mais est
ignoré des téléspecatæurs
des milieux populaires,
plus intéressés par les
feuilletons égyptiens.
Pour la sixième année
consécutive, CinéCinémas
récompense les
courts-métrages les plus
talentueux diffusés en
2000/2001 dans
« CinéCinécourts », de
Patrice Carré et Stéphanie
Desset. Les vingt-cinq
films présentés dans « La
Nuit du court » (première
diffusion le 16 juin à
20 h 30 sur CinéCinémas 1)
concourent pour quatre
prix décernés par un jury
professionnel, ainsi que
pour le Grand Prix des
abonnés qui pourront
voter en direct sur
www.cinecinemas.fr.
La maison
des « lofteurs »
Après avoir indiqué que le
couple de gagnants de
« Loft Story »
remporterait une maison
d’une valeur de 3 millions
de francs, à la condition
d’y vivre six mois sous le
regard des caméras, M6,
qui diffuse ce jeu produit
par ASP (Endemol
France), revient sur ses
premières déclarations.
Les lauréats ne devront
plus passer que trois mois
ensemble, et leur lot
pourrait se transformer en
une somme d’argent à se
partager à l’issue de cette
période probatoire.
En quête d’un nouveau
présentateur pour son
journal de 20 heures,
France 2 s’intéresse
sérieusement à David
Pujadas (trente-sept ans),
qui anime « Le Grand
Journal » sur LCI. Venu de
TF 1, où il était reporter
pour les JT et pour le
magazine d’investigation
« Le Droit de savoir », le
journaliste a rejoint
La Chaîne Info à son
lancement, en 1994. Le
directeur de l’information
de France 2 a également
sollicité Anne Sinclair, qui
quitte TF 1 à la suite d’un
conflit, mais la journaliste
a refusé de prendre la
place actuellement
occupée par Claude
Sérillon.
Tapie
en militaire
sur
TF 1
Le directeur sportif de
« Big Brother »
chez Karl Zéro
Pour le dernier numéro
de la saison du « Vrai
Journal », dimanche
10 juin à 12 h 40, Karl
Zéro recevra le
Néerlandais John de Moll,
PDG d’Endemol,
producteur de
« Big Brother »,
dont « Loft Story »
est la version française.
Par ailleurs, la Société
du spectacle, dirigée par
Karl Zéro et dont Endemol
détient 50 % du capital,
prépare un documentaire
sur « Loft Story ».
David Pujadas
au « 20 heures »
de France 2 ?
Sexe
sans risques
A la veille des vacances,
France 2 et La Cinquième
s’associent pour une
opération inédite
parrainée par le ministère
de la santé, dont le but est
d’aider à vivre sa sexualité
sans danger. Marina
Carrère d’Encausse et
Michel Cymes (photo), le
couple de médecins
présentateurs du
« Journal de la Santé »
diffusé quotidiennement
sur La Cinquième,
animeront, mardi 12 juin à
22 h 45 sur France 2,
L’Amour sans danger,
une émission de deux
heures mêlant reportages,
témoignages et avis de
spécialistes sur des
questions aussi diverses
que le sida, les MST, le
tourisme sexuel ou les
grossesses non désirées.
France-info, également
associée, proposera tout
au long de la journée des
reportages et des
questions-réponses sur ces
sujets. La Cinquième
diffusera samedi 16 juin à
18 heures une version
courte (une heure) de ce
programme, axée sur la
sexualité des adolescents.
l’Olympique de Marseille,
Bernard Tapie, est le
héros d’un téléfilm intitulé
Cazas, dans lequel il joue
le rôle d’un militaire qui
enquête sur la mort de
son fils. En tournage
actuellement à l’aéroport
de Roissy, cette fiction
réalisée par Yves Boisset
sera diffusée à la rentrée
sur TF1. Elle pourrait
donner lieu à une série si
l’Audimat se révèle
satisfaisant.
La nature
dénaturée
Après la violence à l’école,
thème qui avait donné
lieu, en mars, à des débats
décentralisés dans les
différentes stations
régionales de France 3, la
chaîne publique organise
jeudi 14 juin une nouvelle
soirée spéciale sur le
thème de
l’environnement. A la
suite du film de Mark
Rydell, La Rivière, diffusé
à 20 h 55, les rédactions
régionales proposeront
différents débats sur
l’action de l’homme sur la
nature : le traitement des
déchets, les pollutions
industrielle,
atmosphérique et
maritime, etc.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
3
DOSSIER
HEROS
Le dessin animé
à l’âge adulte
La BD nourrit depuis longtemps le cinéma d’animation. Après les héros classiques
– Tintin, Lucky Luke ou Astérix –, elle lui fournit d’autres figures, plus modernes,
comme Corto Maltese, l’une des vedettes du 25e Festival du film d’animation d’Annecy
A bande dessinée est une véri- tion susceptibles de porter à l’écran leurs
table mère nourricière pour héros de papier. Ainsi, Dargaud Marina, file dessin animé. Aujourd’hui, liale de Dargaud Editeur, produit cinquanteelle en est même la source deux nouveaux épisodes de « Lucky Luke »
d’inspiration la plus prodi- pour France 3, qui seront diffusés en primegue, au point de bousculer time – une première pour le dessin animé –,
les canons du genre et par- à la rentrée. D’autres éditeurs, plus jeunes,
fois de l’expulser des cases de comme Delcourt, ont fait aussi ce choix : le
programmation qui lui sont studio Story a réalisé les storyboards du destraditionnellement réservées par la télévi- sin animé « Tintin » et tourne une série
sion : les émissions jeunesse. Car d’Astérix adaptée de Petit Vampire, pour France 3.
à Corto Maltese, les héros les plus célèbres « Je crois beaucoup à la rencontre de la BD et
du neuvième art servent de vivier aux longs de l’animation, et à la circulation de jeunes tamétrages comme aux séries télévisées lents entre ces deux mondes », souligne Guy
Delcourt, qui ambitionne de mettre un jour
d’animation.
En témoigne la multiplicité des tournages à l’écran des jeunes talents de sa maison
de dessins animés qui ont actuellement lieu d’édition comme Chauvel ou Morvan.
Cet échange entre BD et écran, le public y
et qui ont choisi pour sujets des héros de
BD, anciens, classiques, ou carrément mo- est prêt. « Pour les jeunes, passer de la télé ou
dernes : Bécassine, de Caumery et Pinchon ; de la vidéo à l’album ne pose aucun problème », assure Robert Réa.
Lucky Luke de Morris, Le
La nouvelle génération des
Marsupilami, inspiré du biéditeurs de BD n’est pas
zarre animal créé par André
non plus étrangère à ce reFranquin ;
Agrippine de
« La BD rejoint
gain d’échanges et au choix
Claire Bretécher ; Jack Palla littérature
de héros « décoiffants ». Il y
mer de René Pétillon ou Pea une vingtaine d’années,
tit Vampire de Joann Sfar.
en
fournissant
seuls Tintin, Astérix ou
Sans compter Valérian de
Lucky Luke avaient la faChristin et Mézières, Lapides thèmes
veur des éditeurs et des difnot de Lewis-Trondheim, ou
et des univers
fuseurs : c’était leur culture
encore Blueberry de Jean-MiBD et leurs albums se venchel Charlier et Jean Giraud,
propices
daient comme des petits
avec Jan Kounen à la réapains, ce qui constituait une
lisation (Doberman). Bien
à l’adaptation
assurance de sécurité. Enentendu, ces créations très
au grand ou
fin, ces héros étaient « politicontemporaines utilisent les
quement corrects ». « Les
ressources des nouvelles
au petit écran »
prescripteurs ont changé : les
technologies (2D, 3D, incruséditeurs aux commandes ont
tations, morphing, etc.).
découvert la BD dans Pilote,
La liaison entre BD et dessin animé est évidente. « On est dans le récit leurs propositions diffèrent de celles de leurs
en images, les interférences sont notables : prédécesseurs, explique Claude de Saint-VinHergé l’a lui-même suggéré en utilisant la cent, PDG de Dargaud Editeur. En outre, la
technique du dessin animé dans Tintin au BD est un univers qui a fait ses preuves : la nopays de l’or noir et Coke en stock. Hugo toriété préalable d’un Largo Winch, d’un
Pratt ne niait pas certaines influences du Corto Maltese ou d’un Valérian constitue un
cinéma, notamment de Sergio Leone, sur cer- atout pour le producteur comme le diffuseur.
tains plans de Corto », remarque Robert Mais la BD ne fait que rejoindre la littérature
Réa, responsable de Ellipse Anime, filiale du générale en fournissant des thèmes et des unigroupe Expand, et producteur de Corto Mal- vers propices à l’adaptation au grand ou au
petit écran. » Pour le réalisateur Pascal Motese, Bécassine et Agrippine.
Cette liaison est aussi d’ordre industriel. relli, c’est la fin du monopole « d’un dessin
Les éditeurs de BD ont souvent eu à cœur animé qui collait au pire de la BD classique
de créer des studios de cinéma ou d’anima- franco-belge : le héros et son animal de com-
L
4
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Ci-contre,
Agrippine
d’après
Claire
Bretécher,
et en « une »,
Corto
Maltese,
d’après
Hugo Pratt
pagnie, qui ne disaient jamais de gros
mots… »
Corto Maltese est sans conteste emblématique de cette nouvelle étape franchie par le
dessin animé. Déjà présent dans la publicité
des parfums Dior – avec Largo Winch, autre
star de la BD –, le marin maltais imaginé par
Hugo Pratt devrait bénéficier d’un double
traitement de faveur : un long métrage de
presque deux heures, Corto Maltese en Sibérie, qui devrait sortir en salles le 16 ou le
23 janvier 2002, et une série télévisée composée de quatre épisodes de 90 minutes chacun, adaptés d’albums de Pratt (La Balade
de la mer salée, Les Celtiques…), et de six volets de 24 minutes qui s’ancrent aux récits
parus dans Pif (Au nom d’Allah, Concerto en
Mu mineur, etc.), à découvrir en 2002 sur Canal +, puis France 2 et Arte.
Résultat de quatre ans de travail, le film et
la série télévisée – tous deux réalisés par Pascal Morelli et son équipe –, ont nécessité de
travailler sur le personnage de Corto (qui
avait beaucoup évolué en trente ans
d’existence papier), sur les couleurs – juste
avant sa mort, Hugo Pratt a souhaité des
couleurs « franches, latines », et non des pastels, etc. « Je ne ferai pas plus de sexe, et pas
plus de violence qu’il n’y en a dans les albums
d’Hugo Pratt. Mais je n’ai pas non plus
gommé la violence fulgurante contenue dans
Corto », indique Pascal Morelli, qui se félicite qu’une fois le projet accepté par les diffuseurs, ceux-ci lui aient laissé les coudées
franches. Une liberté éditoriale qui scelle
l’entrée du dessin animé dans l’âge adulte,
avec l’aide active de la BD, art qui fut lui
aussi longtemps cantonné dans les frontières de l’enfance.
Yves-Marie Labé
A voir
A l’occasion du Festival
du film d’animation
d’Annecy, les chaînes
proposent des
programmes spéciaux :
b Canal+. « Surprises »,
dimanche 10 juin à
17 h 40 et 1 h 25.
Arte. « Court-circuit »
spécial animation, lundi
11 juin à 0 h 10 et
samedi 16 à 17 h 25.
« Thema » : le Cinéma
d’animation, dimanche
17 juin à 20 h 50, avec
Le Tombeau des lucioles,
d’Isao Takahata, deux
documentaires, et une
nuit spéciale à partir de
0 h 10.
b
b Teletoon. Soirée pâte
à modeler, samedi 9 juin
à partir de 20 h 20, avec
trois Wallace et Gromit
de Nick Park et Peter
Lord, un documentaire
inédit sur les studios
Aardman, ainsi que le
pilote de leur nouvelle
série, « Rabbits ».
Dimanche 10 juin de
14 h 15 à 16 h 30 : un
après-midi spécial
Annecy.
Le dessin animé sur les chaînes hertziennes
PART DES PROGRAMMES JEUNESSE
RÉPARTITION DES ŒUVRES D'ANIMATION DIFFUSÉES
EN SEPT./DÉC. 2000
EN 1990
EN SEPT./DÉC. 2000
en %
en %
18
EOF *
16
AUTRES
14
4
20
12
4 4
JAPON
35
10
8
4
29
2
45
28
12
6
en %
19
ÉTATS-UNIS
0
1
TF
CE
AN
R
F
2
CE
AN
R
F
3
èm
LA
e
5
M
6
L+
NA
CA
* Œuvre d'expression originale française
EOF *
EUROPE
Sources : SPFA (syndicat des producteurs de film d'animation)
Annecy donne le ton
Le dessin animé, objet d’étude à l’école
L
A
E marché du film d’animation
d’Annecy constitue un des
principaux viviers pour les télévisions. En termes de programmation, l’animation et la télévision
font plutôt bon ménage. Encore
faut-il distinguer entre celle destinée
à la jeunesse, et celle, jusque là plus
confidentielle, touchant les publics
adultes et diffusée dans les cases de
courts-métrages – « Histoires courtes », d’Alain Gauvreau sur
France 2, « Libre Court », de Roland
N’Guyen, sur France 3, « Court-Circuit » et « Court-Circuit (le Magazine) » sur Arte, ou encore « Mikro
Ciné » et « Surprises » sur Canal+.
Sur la chaîne cryptée, l’animation
est surtout destinée aux adolescents
et jeunes adultes et représente 8 %
du temps d’antenne. L’été, Canal+ affiche notamment des tonalités japonaises, style manga, comme « Lain »
(13 × 26 min) et « Cowboy Bebop »
(26 × 6 min), à côté de la loufoquerie
des « Shadoks et le Big Blank »
(52 × 3 min) et celle de « Rien que
des monstres » (cinquante épisodes
de 30 secondes).
Outre les nouvelles saisons des séries américaines – « Les Simpson »,
« Futurama », « Daria », « South
Park », la rentrée Canal+ s’annonce
avec une forte proportion de productions françaises adaptées de BD. En
fleuron, la série des « Corto Maltese » (6 × 24 min), d’après Hugo
Pratt, « Agrippine » (26 × 26 min),
d’après Claire Bretécher, par Franck
Vibert ; ou encore « Jack Palmer »
(30 × 1,30 min) d’après Pétillon…,
par Pétillon ! Côté jeunesse, France
Télévision domine largement, en
couvrant toutes les tranches d’âge :
4-14 ans sur France 3, 11-18 ans sur
France 2. La situation est un peu particulière sur La Cinquième, qui restructure en profondeur ses orientations de programmes. Exit l’émission de dessins animés classiques
« Cellulo » de Serge Bromberg. A
partir de septembre, « Debout les
zouzous » – trente minutes d’animations courtes destinées aux 2-6
ans – sera intégré dans un magazine
de deux heures proposé du lundi au
vendredi (projet de l’unité « ParentsEnfance », dirigée par Fabienne Barollier). Cela semble bien peu, mais
un autre type de programmation est
prévu pour le week-end, à propos de
laquelle la direction n’a pas encore
arrêté sa décision.
France 3, initiatrice de douze à
seize séries d’animation chaque année, affiche une position de chef de
file, juste devant TF1, qui a beaucoup amélioré sa programmation depuis le départ de Dorothée. Les programmes de l’unité jeunesse de la
Trois (dirigée par Eve Baron) représentent près de 20 % de l’antenne, et
l’animation constitue 95 % du volume de diffusion annuel – près de
1 400 heures. Le budget prévisionnel
consacré aux coproductions s’élève
à 116 millions de francs (soit 65 % de
l’enveloppe globale de l’unité jeunesse). Temps fort de la rentrée de la
chaîne, « Les Nouvelles Aventures
de Lucky Luke », série inédite
(52 × 26 min) adaptée des personnages créés par Morris.
Comme pour la série « Belphégor », France 2 reprendra « Lucky
Luke » sur son antenne, ainsi que les
épisodes de « Corto Maltese » et de
« X Calibur » (26 × 26 min) signés
par Philippe Druillet et Didier Pourcel, coproduits et proposés en première diffusion sur Canal+. En événement de la rentrée, Sophie Gigon
(responsable de l’unité jeunesse) propose « une fable atmosphérique »
avec « Wombat City » (26 × 13 min)
de Bruno Chane-Kane et Jean-Pierre
Dejou, ainsi que deux autres créations françaises – « Les Durs du
mur » (39 × 7 min) et « Les Grabinautes » (26 × 13 min).
Valérie Cadet
l’initiative de l’association Savoir au
présent, des élèves
du primaire ont travaillé, pendant l’année
scolaire, sur la série animée « Les Zinzins de l’espace », de Thomas Szabo.
Ils sont une cinquantaine, sagement assis sur
des bancs dans le gymnase qui, exceptionnellement, sert de salle de réunion. Elèves de CP et de
CE1 de l’école FernandLabori,
établissement
classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP) du
18e arrondissement de Paris, ils rencontrent pour la
première fois Thomas
Szabo, créateur de dessins animés. Toute l’année, ces enfants, âgés de
six à huit ans, ont travaillé sur une série d’animation qu’il a réalisée,
« Les Zinzins de l’espace », diffusée depuis
1997 sur France 3. Le
face-à-face avec l’auteur,
attendu avec impatience,
est le point d’orgue d’une
opération baptisée « Télémaques », menée par l’association culturelle Savoir au présent.
Lancée en 1993 en par-
tenariat avec les chaînes
publiques
France 2,
France 3 et Arte, cette initiative, qui implique une
cinquantaine d’établissements de la région parisienne et de Haute-Normandie, vise à former le
regard des jeunes aux images produites par la télévision.
« Les Zinzins de l’espace », série d’animation
100 % française peuplée
de monstres étranges et
sympathiques, qui a obtenu le prix spécial TV au
Festival d’Annecy 1998, a
été choisie par les enseignants parmi cinq documents audiovisuels. Savoir au présent s’est chargée de délivrer aux maîtres volontaires une formation et leur a remis des
documents utiles au travail en classe. Au fil des semaines, les enfants ont
ainsi pu décortiquer la série – scénarios, décors,
personnages, etc. – et
s’initier aux techniques
d’animation.
« Vous dessinez à la
main ou avec un ordinateur ? » « Ça vous arrive
de rater un dessin ? »
« Pourquoi l’un des person-
« Les Zinzins
de l’espace »,
d’après
Thomas
Szabo
XILAM 1997
nages parle-t-il avec une
voix de fille ? » « Où trouvez-vous les idées de vos
histoires ? »
« Combien
êtes-vous payé ? » Harcelé
de questions, Thomas
Szabo commence par expliquer qu’il n’est pas « le
véritable papa des Zinzins », sortis de l’imagination de Jean-Yves Raimbaud, aujourd’hui décédé. « Moi je les ai adoptés, j’ai donné à chacun
une attitude, une façon de
se déplacer, de parler. »
Devant les enfants bouche bée, le réalisateur fait
apparaître sur une feuille,
en trois traits de crayon,
l’un des héros du dessin
animé. « Il dessine trop
bien ! », s’exclame une
fillette assise au premier
rang. Pour expliquer aux
petits comment on fait
bouger les personnages,
Thomas Szabo griffonne
des bonhommes sur plusieurs pages d’un cahier
qu’il feuillette à toute vitesse. Une enseignante intervient pour vérifier que
les enfants ont bien compris, en rappelant des expériences faites en classe.
« Ce travail prend tout
son sens avec ce type de
classe, où certains élèves
ont des difficultés d’expression, explique Jean-Marie
Tornatier,
responsable
des actions culturelles du
rectorat de Paris. Par le
biais d’un sujet qui les séduit et qui leur est familier,
comme le dessin animé, les
enfants enrichissent leur
vocabulaire et acquièrent
des notions techniques. »
La directrice de l’école,
Danièle de Chambrun,
ajoute : « En ZEP, nous
sommes confrontés à une
pauvreté du langage, liée
au milieu social d’origine
des élèves. Passer par le livre devient de plus en plus
difficile. Par le biais du dessin animé, les enfants font
des apprentissages sans
s’en rendre compte. »
Sylvie Kerviel
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
5
ACTUALITE
TOURNAGE
Rencontre
avec DelonMontale
A Marseille, où il incarne pour TF 1
le flic gauchiste Fabio Montale,
créé par Jean-Claude Izzo,
Alain Delon parle de son métier,
de sa carrière, de la télévision
d’aujourd’hui et du phénomène
« Loft Story »
6
PHOTOS : ANGELI
A
LAIN DELON dans la peau d’un
flic, voici qui n’est pas nouveau. Le
plus surprenant, pour certains, est
de le retrouver aujourd’hui dans
celle de Fabio Montale, ancien flic gauchiste hanté par la tragédie, héros solitaire et gourmet que l’écrivain marseillais
Jean-Claude Izzo (décédé en janvier
2000) avait créé pour Total Khéops,
Chourmo et Solea, une trilogie parue dans
la « Série noire » (Gallimard) et dont le
succès a largement dépassé la Canebière.
Adapté librement par le scénariste Philippe Setbon pour TF1 et produit par JeanPierre Guérin (« Monte-Cristo », « Balzac », « Napoléon »…), le projet avait été
annoncé quelque peu maladroitement
par Alain Delon lui-même, en octobre
2000, à Cannes : « Je ne vois pas qui
d’autre que moi, modestement, pourrait
faire Fabio Montale. » Une déclaration
qui déclencha aussitôt une polémique, alimentée par le fils de l’écrivain et par de
nombreux lecteurs d’Izzo. « Mon mari
n’aimait pas l’homme, mais il appréciait
l’acteur », indiqua finalement Catherine
Izzo, épouse du romancier, en expliquant
qu’il n’y avait pas de problème pour que
Delon interprète Montale.
Depuis janvier, Alain Delon s’est donc
installé à Marseille pour tourner la trilogie d’Izzo sous la direction de José Pinheiro. « A Marseille, je suis chez moi. Je me
sens à l’aise et en sécurité », confie l’acteur, qui a pris ses quartiers dans un hôtel
discret en bord de mer. En cette fin mai,
dans la calanque de Sormiou, magnifique
belvédère préservé avec vue plongeante
sur la Grande Bleue, il tourne quelques
scènes dans le « refuge » de Fabio Montale. Dans un petit cabanon qui lui sert de
loge où s’affairent son coiffeur personnel
et son habilleuse, Alain Delon a recréé
son univers : quelques photos de sa famille collées au mur, celles de ses chiens
et deux casquettes que lui avait données,
il y a bien longtemps, Jean Gabin. Boulimique de paroles et de gestes, comme
pour masquer une inquiétude, prévenant
et enthousiaste, il se laisse aller à imiter
Gabin : « Je sais, je sais… », lance-t-il dans
un sourire, casquette vissée sur la tête.
Ce qu’il sait ? La polémique au sujet de
Montale, la politique, la télévision, « Loft
Story », la gloire, la solitude, la mort, le regard des autres, son image. Une avalanche d’interrogations et de réponses
« Nous sommes
dans le siècle
de la télévision,
et j’aimerais
boucler la boucle
en profitant
de cette
expérience »
Photos : Alain Delon
en compagnie d’Astrid Veillon
et du réalisateur, José Pinheiro
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
« made in Delon » qui, derrière les affirmations péremptoires, laissent deviner
une faille. A propos d’Izzo, il dit : « Je n’ai
jamais rencontré Izzo, et je le regrette.
Comme moi, avec une génération d’écart, il
avait une véritable passion pour sa ville.
Mais je n’ai pas son approche élaborée et
sophistiquée pour la décrire. » Il ajoute :
« La polémique est totalement stérile. Je respecte les opinions politiques d’Izzo et celles
de sa famille, qui ne sont pas les miennes.
Certains ne reconnaîtront pas le Montale
d’Izzo, mais je ne fais qu’interpréter un personnage. La 4e Internationale ne s’est pas offusquée lorsque j’ai joué le rôle de Ramon
Mercader dans L’Assassinat de Trotsky,
de Joseph Losey. C’est mon métier d’acteur.
Dans toutes mes interprétations, il y a un
peu de moi. »
Un « moi » professionnel qu’il dit ne
pas confondre avec son ego. « Contrairement à ce qu’on prétend, je ne parle jamais
de moi à la troisième personne. » Lucide et
conscient, il avoue : « Aujourd’hui, je me
considère comme un has been. Je me sens
totalement dépassé par les acteurs de la
nouvelle génération. Je vis sur un acquis,
une carrière, une réputation, une intelligence professionnelle. Je le sais. On ne peut
pas être et avoir été. Malheureusement, je
ne peux pas être Tancrède (dans Le Guépard) ou Rocco toute ma vie. Je n’ai pas la
nostalgie de mon métier mais plutôt celle
des amis disparus. »
Solitaire par nature et pessimiste par
raison, il sait que le meilleur est désormais derrière lui. « Je me considère en fin
de carrière, sauf cas exceptionnel. Nous
sommes entrés dans le siècle de la télévision, et j’aimerais boucler la boucle en profitant de cette expérience supplémentaire, et
sans doute finale pour moi, explique-t-il. Je
ne cours plus après le succès. Je préfère le
prestige. »
La télévision ? Alain Delon la regarde
souvent (sauf ses films, dont il dit ne pas
aller au-delà des génériques), car elle
reste une source d’indignation quotidienne. « L’époque que nous vivons me
rend très pessimiste. Il suffit de voir l’engouement autour de “Loft Story”, un jeu
qui donne une singulière image de la jeunesse. C’est le vide sidéral. » Acteur de sa
propre vie et gérant pointilleux de son statut de star, il ajoute : « On ne devient pas
une star du jour au lendemain. Après
l’euphorie, il faut atterrir, et, à ce moment-là, il n’y a plus personne. Le plus bouleversant, c’est le mécanisme infernal qui se
met en marche autour de ces “bimbos”, vedettes de l’éphémère : jalousie, trahison, lâchetés, accusation, délation. Je suis malheureux pour eux et révolté lorsque je lis que la
chaîne se réunit en cellule de crise pour essayer de contrôler la situation. Les responsables devraient simplement avouer qu’ils
font du fric avec un programme au rabais.
Ce serait plus honnête. Nous sommes au
cœur des contradictions de la société ultralibérale. » Et de conclure : « Mais c’est
vrai que je suis un has been. » Paroles de
Delon.
Daniel Psenny
ACTUALITE
LA VIE DES MEDIAS
Le théâtre, c’est aussi à la télévision
[Début de semaine faste pour les amateurs. Lundi et mardi, ils pourront déguster dix « Films de théâtre », sur Arte et au Forum des images
INA
F
AUT-IL filmer le théâtre ? Les images enregistrées à partir de
spectacles vivants ontelles leur place à la télévision ? Oui, répond l’Institut
national de l’audiovisuel,
qui, depuis sa création, a produit près de quatre-vingts
films et documentaires dont
on pourra voir une sélection
au cours d’une soirée
« Films de théâtre », le
11 juin, au Forum des images. Oui, confirme Arte, qui
diffuse des programmes
« Comedia », un mardi par
mois à 21 h 40, après la case
documentaire « La Vie en
face », à la place de la soirée
thématique habituelle. Au
menu du 12 juin : Gemelos,
l’une des productions présentées par l’INA, suivi d’Un
théâtre citoyen dans la ville,
documentaire de Jean-Gabriel Carasso et Jean-Noël
Roy sur le Théâtre GérardPhilipe de Saint-Denis.
Pour autant, le théâtre n’a
pas la part belle sur nos petits écrans. Convaincus que
le genre ne fait pas
d’audience, les annonceurs
publicitaires le fuient. Les dif-
« Gemelos »,
d’après
« Le Grand
Cahier »
d’Agota
Kristof,
un spectacle
de La Troppa,
recréé pour
la télévision
par Jacques
Renard
fuseurs ne se battent pas
non plus. Est-ce pour cela
que les cassettes de théâtre
sont très demandées dans
les vidéothèques ? Heureusement, Arte est là ! Mais la
chaîne culturelle accorde
bien plus d’espace à la musique, qui bénéficie d’une fenêtre hebdomadaire, « Musica », juste après « Les Mercredis de l’Histoire » (précision : « Musica » accueille
des films sur la danse).
En dehors d’Arte, les chaînes hertziennes ou câblées
qui ouvrent de temps en
temps un petit coin de leur
grille (France Télévision et
Paris Première) le font presque exclusivement au profit
de captations (ce n’est pas le
cas de la collection « Molière »
coproduite
par
France 3 et La ComédieFrançaise). Or on sait – tous
les passionnés de théâtre en
ont fait l’expérience – les li-
mites de ces enregistrements de représentation en
présence du public, sans
aucune modification pour la
caméra. La captation ne
rend pas la spécificité du
théâtre, cette autre perception du temps et de l’espace,
l’émotion mystérieuse liée
au fait qu’il s’agit d’un spectacle vivant, joué par des
êtres de chair et de sang qui
prennent des risques devant
vous…
Le théâtre à la télévision,
comment et pourquoi ?
Claude Guisard avait engagé cette réflexion à l’INA
dès la fondation du département des programmes de
création et de recherche.
D’autres, comme Georges
Groult, producteur de Gemelos, la poursuivent. Afin de
reprendre le débat à son
compte, le public est invité à
visionner neuf films. Six
sont des productions récentes, choisies pour illustrer les
trois axes de la politique de
l’INA : création, pédagogie
et patrimoine. Gemelos (voir
p. 15), Le Colonel des zouaves, de Jean-Baptiste Mathieu, sur une pièce d’Olivier
Cadiot, deux films de Pierre
Dumayet et Robert Bober
pour une soirée Roland Dubillard, Michel Bouquet,
conversation sur le théâtre, de
Fabienne Pascaud et Thierry
Thomas, et un épisode de la
collection « Mémoire du
théâtre » (des grandes figures racontent leur parcours
– pas de diffusion prévue, ce
sont des documents bruts,
enregistrés très simplement
pour constituer des archives). Avec les trois autres – Il
faut qu’une porte soit ouverte
ou fermée (Alfred de Musset,
Benoît Jacquot, 1993), Palazzo mentale (Pierre Bourgeade, Georges Lavaudant,
1986) et Venise sauvée
(Hugo von Hofmannsthal,
André Engel, 1987) –, on mesure ce que peut être la « recréation » d’un spectacle
pour la télévision.
Thérèse-Marie
Deffontaines
a Forum des images, Nouveau Forum des Halles,
75001 Paris, lundi 11 juin à
partir de 19 h 30.
Tél. : 01-44-76-62-00.
« Absolument cinéma », dernière
Ultime volet, dimanche 10 juin, du magazine de La Cinquième, remplacé à la rentrée par une autre émission consacrée au 7e art
I
L arrive de plus en plus
fréquemment que les
émissions de fond subissent un sort identique à
celui de programmes de pur
divertissement. Tantôt sanctionnées par les courbes
d’audience, tantôt soumises
aux aléas des changements
de direction sur le mode
« du passé faisons table
rase ». Ainsi de l’excellent
magazine rubriqué tout en
images d’Anne Andreu et
Laurence Gavron, « Absolument cinéma » (KUIV Productions), diffusé chaque dimanche sur La Cinquième
depuis le 8 octobre 2000. Ce
vingt-six minutes impulsé
par Jérôme Clément (remplacé, en janvier, par JeanPierre Cottet à la tête de la
chaîne)
s’est
imposé
comme la seule émission du
genre échappant au tout-venant promotionnel.
L’ultime volet de cette
aventure a les accents élégiaques du « jamais plus » et la
tonalité lyrique du « pour
toujours ». Tout entier dé-
dié à l’éloge du cinéma, par
ceux qui le font et ceux qui
le regardent, ceux qu’il inspire ou qu’il enchante. L’esprit d’enfance dans sa capacité d’émerveillement s’y
promène de sujet en sujet,
comme une source de gour-
Anne
Andreu
mandise inépuisable – « on
peut tirer de l’aridité une
beauté extraordinaire », relève le cinéaste malien
Idrissa Ouedraogo. Prélude
à la mémoire de Georges
Perec – Sami Frey « en
selle », zigzagant la litanie
du « je me souviens », Robert Bober, complice des Récits d’Elis Island, évoquant
les liens que l’auteur des
Choses entretenait avec le cinéma. Le dernier mot appartient au cinéaste égyptien
Youssef Chahine, retrouvé
sur le tournage de son dernier long-métrage… Silence,
on tourne !, jeune homme
de soixante-quatorze ans
pris en flagrant délit de passion, dans la « nécessité physique » du cinéma. Entre
deux, un florilège des moments forts qui ont traversé
l’émission, et le tout décliné
sous la forme d’une anagramme signant l’avènement des « claps de fin ».
En écho évident avec le mythique « Cinéma, Cinémas », dont Anne Andreu
fut la productrice aux côtés
de Claude Ventura et Michel Boujut (France 2,
1982-1993), « Absolument
Cinéma » était un magazine
élégant, inventif et curieux,
aux sommaires équilibrés et
dans lequel l’actualité donnait avant tout prétexte au
croisement des champs d’expérience – générations, regards et compétences –, aux
mises en perspectives historiques ou thématiques des
genres et des styles cinématographiques. Toute chose
honorant parfaitement le cahier des charges de « la
chaîne de la connaissance ».
Mais, pour les responsables de l’antenne, le magazine était trop pointu et
« n’a pas réellement rencontré son public ». La chaîne
dénonce « une audience
plus que confidentielle ; entre
0,1 et 0,4 % », quand les
auteurs d’« Absolument cinéma »
affichent
une
moyenne de 0,5 % avec des
pointes à 0,8 % d’audience
(soit plus de trois cent mille
téléspectateurs), en dépit
d’une heure de diffusion
particulièrement périlleuse.
Pour la rentrée, la chaîne envisage de mettre à l’antenne
plusieurs 52 minutes de
« décryptage » des médias
à l’heure du déjeuner. Le cinéma (non plus ici considéré comme un art, mais
comme média…) devrait
ainsi figurer au même registre que la télévision (« Arrêt
sur images », de Daniel Schneidermann) ou la presse
(une émission en préparation avec Paul Amar en meneur de jeu), autour des succès et échecs de la production
cinématographique.
L’affaire est pour l’instant
confiée à l’équipe d’Anne
Andreu et de KUIV Productions. Gageons qu’ils sauront en subvertir le concept
simpliste.
Valérie Cadet
a La Cinquième, dimanche
10 juin, à 13 h 30 ; rediffusion mercredi 13, à 10 h 10.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
7
LES FILMS DE LA SEMAINE
SUR LES CHAINES HERTZIENNES
et remarquablement réalisé.
Certaines vedettes
de l’époque apparaissent
dans leur propre rôle.
La critique
de Jean-François
Rauger
Vendredi 15 juin
HAUT LES MAINS a a a
23.45 Arte
Jerzy Skolimowski (Pol.,
1967/1981, v.o., 78 min).
Avec Jerzy Skolimowski,
Joanna Szczerbic,
Tadeusz Lomnicki.
Les retrouvailles
de quatre copains
devenus médecins
virent à l’odyssée délirante.
Une comédie audacieuse
et irrévérencieuse
qui révéla un des talents
les plus forts du jeune
cinéma polonais
des années 1960.
Lundi 11 juin
NOS CHERS
MENSONGES
20.45 Arte
Christof Schertenleib
(Suisse, 1995, 107 min).
Avec Silvia Vas,
Katarina Schneebeli,
Max Gertsch.
Deux hommes
et deux femmes
se livrent à un
marivaudage libertin.
NAVY SEALS,
LES MEILLEURS
20.55 M6
Lewis Teague
(EU, 1990, 108 min).
Avec Charlie Sheen,
Michæl Biehn,
Joanne Whalley-Kilmer.
Un commando
de la marine américaine
mène une mission
périlleuse au Liban.
De l’action dénuée
de subtilité.
PUNISHMENT PARK a
22.40 Arte
Peter Watkins
(EU, 1971, v.o., 90 min).
Avec Carmen Argenziano,
Stan Armsted, Jim Bohan.
Un film d’anticipation
qui imagine une Amérique
contraignant
ses contestataires
à un jeu mortel dans
le désert californien.
Un film qui habille
la fiction sous un aspect
documentaire, dans le style
de son auteur,
pour protester contre
la répression.
L’AIGLE S’EST ENVOLÉ
22.55 M 6
John Sturges
(GB, 1977, 126 min).
8
Avec Michæl Caine,
Donald Sutherland,
Robert Duvall.
Un commando
allemand est parachuté
en Angleterre pour tuer
Churchill. Un postulat
amusant pour un film
un peu guindé peuplé
de militaires dignes
et coincés.
12 juin
LA CAGE AUX FOLLES 2
20.50 France 2
Edouard Molinaro
(Fr., 1980, 105 min).
Avec Ugo Tognazzi,
Michel Serrault,
Gianni Frisoni.
Les meilleures recettes
s’épuisent à force
d’être répétées.
NEUF MOIS
20.50 TF1
Patrick Braoudé
(Fr., 1994, 118 min).
Avec Philippine LeroyBeaulieu, Catherine
Jacob, Patrick Braoudé.
Une comédie
conventionnelle sur
les affres de la paternité.
CANICULE
23.30 France 3
Yves Boisset (Fr., 1984,
95 min). Avec Lee Marvin,
Miou-Miou, Jean Carmet.
Un gangster américain
se réfugie dans une ferme.
Une adaptation grossière
d’un roman
de Jean Vautrin.
LA SCANDALEUSE
DE BERLIN a a
0.15 Arte
Billy Wilder (EU, 1948,
N., v.f., 109 min).
Avec Marlene Dietrich,
Jean Arthur, John Lund.
Rediffusion du 31 mai.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
SOLARIS a a
1.05 France 2
Andreï Tarkovski (URSS,
1972, v.o., 145 min). Avec
Natalia Bondartchouk,
Donatas Banionis.
Un psychologue rejoint
une station orbitale située
près d’une planète
qui matérialise les images
et les souvenirs des hommes.
Il revoit sa femme morte.
Une ample et limpide
méditation philosophique
sur le pouvoir
de la conscience humaine.
Pourquoi est-ce programmé
si tard ?
Un drame rural
qui fonctionne sur
des ficelles convenues.
Jeudi 14 juin
SHOW PEOPLE a a a
23.50 Arte
King Vidor (EU, 1928,
N., muet, 80 min).
Avec Marion Davies,
William Haines.
Une comédie
sur les ambitions
d’une jeune femme
à Hollywood. Enlevé
LA RIVIÈRE
21.00 France 3
Mark Rydell (EU, 1984,
120 min). Avec Mel Gibson,
Sissy Spacek, Scott Glenn.
Un paysan indépendant
se bat contre un gros
propriétaire qui veut
immerger ses terres.
COLLECTION CHRISTOPHE L.
BULLIT a
20.55 France 3
Peter Yates
(EU, 1968, 108 min).
Avec Steve McQueen,
Robert Vaughn,
Jacqueline Bisset.
Un policier essaie
de retrouver un truand
en fuite. Son enquête
est contrariée par
l’ambition d’un politicien.
Une étape dans le cinéma
hollywoodien des années
1960 avec un personnage
taciturne et un scénario
en creux et en obscurités
ponctué de morceaux
de bravoure comme
la célèbre poursuite
en voiture. Brillant mais
un peu vain.
UN SPÉCIALISTE
23.05 France 2
Eyal Sivan
(France-Israël, 1998,
N., 130 min).
Un montage des images du
procès Eichmann.
Le portrait fascinant
d’un bourreau médiocre
mais on peut ne pas
adhérer au tripatouillage
formel (reflets, fondus)
des images d’archives,
dont on cherche encore
l’utilité.
« Haut
les mains »,
de Jerzi
Skolimowski
ADIEU PETITE
1.15 Arte
Imanol Uribe
(Esp., 1986, 85 min).
Avec Ana Belen,
Fabio Testi, Marcel Bozzuffi.
Une jeune avocate
est chargée de la défense
d’un homme d’affaires
de Bilbao inculpé
pour trafic de drogue.
Elle tombe amoureuse
de lui et réussit
à le faire libérer.
Mais il sera enlevé et exécuté.
Elle veut le venger.
Dimanche 17 juin
Natalia
Bondartchouk
et Donatas
Banionis
dans
« Solaris »,
d’Andreï
Tarkovski
LE TOMBEAU
DES LUCIOLES a a
20.45 Arte
Isao Takahata
(Japon, 1989, v.f., 85 min).
Le destin de deux
orphelins dans les ruines
de la guerre en 1945
au Japon. Une œuvre
ambitieuse, poignante,
qui constitue une
des incontestables réussites
du cinéma d’animation
japonais récent.
AMERICAN GIGOLO a
23.15 TF1
Paul Schrader
(EU, 1979, 125 min).
Avec Richard Gere,
Lauren Hutton,
Hector Elizondo.
La rédemption
d’un prostitué mâle.
Une œuvre réalisée
par le scénariste
Paul Schrader qui tente
de transformer un fait
divers en réflexion
métaphysique. Curieux
sinon vraiment réussi.
THE MYSTIC a a a
23.55 France 3
Tod Browning (EU,
1925, N., muet, 65 min).
Avec Gladys Hulette,
Dewitt Jennings,
Mitchell Lewis.
Un film rarissime.
A ne pas manquer !
Une tentative naïve
et un peu raide d’acclimater
une mythologie
hollywoodienne au soleil
de la Canebière.
Canal +
Premières diffusions
EYES WIDE SHUT a a a
Lundi 20.35
Stanley Kubrick
(EU, 1999, 153 min).
Avec Tom Cruise,
Nicole Kidman,
Sydney Pollack.
Un homme désarçonné
par un fantasme raconté
par sa femme vit une nuit
étrange dans les rues
de New York. L’adaptation
d’un court roman
d’Arthur Schnitzler
par Kubrick, la description
du couple comme une
machine, la quête d’une
illusion, l’aventure avortée
d’une volonté d’ascension
sociale. Un film d’une
richesse insondable.
AINSI SOIT-IL a a
Lundi 23.10
Gérard Blain
(Fr., 2000, 74 min).
Avec Paul Blain, Sylvie
Ollivier, Marie Allanioux.
Un jeune homme cherche
à venger la mort de son
père tué par des hommes
d’affaire véreux. Une
tragédie contée avec une
rigueur exemplaire dans
la mise en scène.
DOGMA a
Vendredi 21.00
Kevin Smith
(EU, 2000, 123 min).
Avec Ben Affleck,
Matt Damon,
Linda Fiorentino.
Deux anges renégats tentent
de provoquer la fin
du monde. Une comédie
sur fond de plaisanterie
religieuse.
WARNER BROS INTER TELEVISION
LE PACIFICATEUR
20.50 TF1
Mimi Leder
(EU, 1997, 135 min). Avec
George Clooney, Nicole
Kidman, Marcel Lures.
Un officier américain tente
de retrouver des missiles
nucléaires volés par
d’ignobles terroristes russes
et serbes. Sans grande
surprise.
MYSTERY MEN a a
Mardi 20.35
Kinka Usher
(EU, 1999, 117 min).
Avec Hank Azaria, Ben
Stiller, William H. Macy.
Une mise en boîte
très réussie des histoires
de super-héros de bande
dessinée.
OXYGEN
Mercredi 21.00
Richard Shepard
(EU, 1999, 87 min).
Avec Maura Tierney,
Adrien Brody,
LES CHOSES
DE LA VIE a
Samedi 10.55
Claude Sautet
(Fr., 1970, 82 min).
Avec Romy Schneider,
Michel Piccoli,
Lea Massari.
Durant quelques secondes,
un homme victime d’un
accident de voiture revoit
les dernières années
de sa vie. Le modèle
du cinéma psychologique
à la française.
James Naughton.
Face-à-face psychologique
entre un homme qui a
kidnappé une femme
et une inspectrice de police.
Invraisemblable
mais bien joué.
Tom Cruise
et Nicole
Kidman
dans « Eyes
Wide Shut »,
de Stanley
Kubrick
COMME UN AIMANT a
Jeudi 20.35
Akhenaton et Kamel Saleh
(Fr., 2000, 90 min).
Avec Akhenaton,
Kamel Saleh, Titoff.
De jeunes gangsters
marseillais se heurtent
à de vieux truands.
a a a On peut voir
a a a A ne pas manquer
a a a Chef-d’œuvre ou classique
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
9
LUNDI
TF 1
11
J U I N
22.35
5.50 Secrets. 6.15 30 millions
d'amis.Magazine. 6.40 et 9.00
TF 1 info. 6.48 et 8.28, 9.12,
10.58, 20.40, 1.28 Météo. 6.50
TF ! jeunesse. Salut les toons.
8.30 Téléshopping.
9.15 Un sacré détective.
Série. La taupe.
10.10 Balko. Coup de folie.
11.00 Savannah. Série.
Rien que la vérité.
11.50 Tac O Tac TV. Jeu.
12.00 Le Juste Prix. Jeu.
12.50 A vrai dire. Magazine.
20.50 TF 1
Un couple modèle
C
’EST une comédie
que propose la réalisatrice
Charlotte
Brändström, plutôt versée
dans les polars (« Brigade
spéciale »). Un couple modèle met en scène deux quadragénaires, Romain (Bernard Le Coq) et Thomas
(Pierre Arditi), tous deux en
instance de divorce. Ils se
rencontrent au tribunal.
Mis à la porte de son appartement par son ex-épouse,
Thomas demande à Romain de le dépanner, juste
pour une nuit. Mais cette
nuit va se multiplier, et la
cohabitation devenir de
plus en plus cocasse puis
tendue entre les deux hommes. Ils finiront toutefois
par mettre au point une
stratégie pour reconquérir
leur moitié. Un couple modèle traite avec humour des
thèmes inépuisables de la
tromperie et du divorce.
Bernard Le Coq et Pierre Arditi, sans qui le téléfilm perdrait beaucoup de son
charme, forment un tandem dont on ressent le plaisir de jouer ensemble. Tandis que – et c’est dommage
– leurs partenaires féminines, Elise Tielrooy et Natacha Lindinger, ont hérité de
rôles caricaturaux.
Bé. G.
13.00 Journal, Météo.
13.40 et 20.35
Du côté de chez vous.
13.45 Les Jardins de Laurent.
13.55 Les Feux de l'amour.
14.45 Double trahison.
Y’A PAS PHOTO !
J'ai découvert qui était
vraiment mon père.
Présenté par Pascal Bataille
et Laurent Fontaine.
Téléfilm. Peter Levin.
Avec James Brolin
(EU, 1999).
8056237
16.30 Les Dessous
de Palm Beach.
Série. L'amour à mort.
17.25 Sunset Beach. Série.
18.15 Exclusif. Magazine.
18.55 Le Bigdil. Jeu.
19.50 Vivre com ça.
19.55 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Demain
s'imagine aujourd'hui.
20.50
UN COUPLE MODÈLE
Téléfilm. Charlotte Brandström.
Avec Pierre Arditi, Bernard Le Coq,
Natacha Lindinger (France, 2001). 435121
Deux hommes, en instance de divorce,
cohabitent dans un appartement,
malgré les tensions naissantes entre
ces deux amis de circonstance.
9211904
0.08 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
0.10 F 1 magazine. Magazine. 4460893
0.45 Exclusif. Magazine.
2976763
1.15 TF 1 nuit, Du côté de chez vous.
1.30 Très chasse. [2e volet]. Des beaux moments
de chasse. Documentaire. 6349251 2.20 Reportages. Transhumance : des moutons et des hommes. 8814164 2.45 La Pirogue. Documentaire.
8655034 3.35 Histoires naturelles. Depuis Charlemagne, les louvetiers. Documentaire. 7635102
4.30 Musique. 2147676 4.50 Aventures africaines, françaises, asiatiques. Aventures asiatiques
en Australie. Documentaire (60 min). 5714096
France 2
22.25
5.00 Stade 2. 5.45 Mezzo
l'info. 5.55 Les Z'amours. 6.30
Télématin. 8.25 et 20.40 Talents de vie. 8.30 et 16.55 Un livre. Nick Tosches, de Dino. 8.35
Des jours et des vies. 9.00
Amour, gloire et beauté.
Feuilleton &.
9.25 C'est au programme.
Tout sur l'arthrose.
11.00 Flash info.
11.05 Motus. Jeu.
11.40 Les Z'amours. Jeu.
12.10 et 17.30
CD' aujourd'hui.
12.20 Pyramide. Jeu.
12.55 et 16.00 Les Jours euros.
13.00 Journal, Météo.
13.45 Consomag.
13.50 Derrick. Série. Mort
d'une jeune fille &. 6964256
15.00 Un cadavre
sur les bras &.
88350
16.05 Rex. Série.
Mission dangereuse.
17.00 Des chiffres
et des lettres. Jeu.
17.35 Hartley, cœurs à vif.
Série &.
18.25 Nash Bridges. Série.
Histoire de famille &.
19.15 Qui est qui ? Jeu.
19.50 Un gars, une fille. Série.
20.00 Journal, Météo.
MOTS CROISÉS
Que faire des mineurs délinquants ? 7830852
Débat présenté par Arlette Chabot
et Alain Duhamel.
Invitée : Marylise Lebranchu.
20.50
0.00 Journal, Météo.
0.20 CD' aujourd'hui.
MIEUX VAUT TARD
QUE JAMAIS
0.25 Futur antérieur.
Magazine. Bernard Lavilliers.
Magazine. La grande misère
du syndicalisme français.
Invité : Alain Touraine.
5399812
Téléfilm. Luca Manfredi.
Avec Nancy Brilli, Bruno Wolkovitch,
Alberto Molinari (Italie, 1998).
462275
L'univers d'une jeune et belle Romaine
est bouleversé lorsqu'elle est confrontée
à la trahison de son richissime père.
1.35 Mezzo l'info. 1.45 La Justice des hommes.
Documentaire.Jean-Xavier
de
Lestrade.
8526855 3.20 24 heures d'info. 3.35 Météo. 3.40
Pyramide. 4760102 4.10 Gares et muses allemandes. Documentaire &. 6148299 4.50 Les Grandes
Enigmes de la science. L'avion sans peur
(55 min). 9941541
France 3
23.20
6.00 Euronews. 6.40 MNK.
8.40 Un jour en France.
9.45 Le Renard.
Série. Haine.
7427701
10.50 L'Ile fantastique.
Série. Un énorme
sacrifice. Romance
pour majordome.
Téléfilm.
Konrad Sabrautzky.
Avec H. Deutschmann
(All., 1999).
90324
16.30 MNK.
4797275
17.40 A toi l'acu@. Magazine.
17.50 C'est pas sorcier.
11.40 Bon appétit, bien sûr.
Brochettes de poulet.
Invité : Thiou.
11.55 et 18.45 Les Jours euros.
12.00 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.50 Keno. Jeu.
13.55 C'est mon choix.
Magazine.
15.00 Mariage dangereux.
5547508
La Cinquième
Magazine. Les araignées.
18.15 Un livre, un jour.
Réussir, de Martin Amis.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.10 Tout le sport.
20.20 Tous égaux.
À NOTRE SANTÉ
Vaincre la douleur.
Présenté par Nathalie Simon
et Alain Chaufour.
20.55
BULLITT a
Film. Peter Yates. Avec Steve McQueen,
Robert Vaughn, Jacqueline Bisset.
Policier (Etats-Unis, 1968) %.
5717614
Un policier essaie de retrouver
un truand en fuite. Son enquête est
contrariée par l'ambition d'un
politicien. Une étape dans le cinéma
hollywoodien des années 1960.
22.50 Météo, Soir 3.
4255121
Les moyens mis en œuvre dans
les milieux médicaux pour lutter
contre toutes les formes de la douleur
ne cessent d’augmenter.
0.25 Strip-tease. Magazine.
6257386
1.25 Aléas. Chroniques des hasards.
Guerre d’Algérie :
les enfants aussi.
3088893
2.05 Toute la musique qu'ils aiment.
e
Musique italienne du XVII siècle :
Invenzione e Stravaganza.
Invité de la semaine :
89368102
Roland Giraud (35 min).
Arte
22.40
5.30 Les Amphis de La Cinquième. 6.30 Anglais. Leçon
nº27 [1/5]. 6.45 Cellulo. 7.10
Debout les zouzous. 8.15 Le
Journal de l'Histoire.
9.00 Les Ecrans du savoir.
Galilée, lieux de pouvoirs :
Conseil constitutionnel.
Les mots des maths :
Nombre d'or. Les contes
de l'univers [9/13] :
Tiamat, Mardouk et le big
bang. Le dessous des
cartes : Territoire de la
Palestine, un impossible
aménagement.
1258459
9.55 Droit d'auteurs. 10.50 Les
Lumières
du
music-hall.
Maxime Le Forestier. 11.20 et
10
18.05 Le Monde des animaux.
Les Animaux fascinants d'Australie. Animaux rescapés. Le calao de Vieillot, l'ambystome, le
lion de Perse. 11.50 Franche-
Comté, un pays de nature.
12.20 Cellulo. 12.50 Un lac
venu de l'espace. 13.45 et
18.40 Le Journal de la santé.
14.05 Familles. Rom.
14.35 Loctudy-Abidjan,
aller simple.
Documentaire.
Charles Véron.
15.30 Gaïa. 16.00 Les Risques
du métier. Les allergies. 16.35
Les Ecrans du savoir. 17.35
100 % question 2e génération.
18.55 Météo.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 Nature. L'Odyssée d'un
PUNISHMENT PARK a
papillon. Documentaire.
Karlheinz Baumann (2001).
Rencontre avec
le moro-sphinx
(Marcoglossum
stellatarum), papillon
migrateur, capable
de nombreux exploits.
19.45 Météo, Arte info.
20.15 La Vie en feuilleton.
MSF Nicaragua.
Documentaire.
Gérard Lafont [1/5].
Le Swiss doctor (2001).
Au Nicaragua,
le coordinateur de
Médecins sans frontières
guide les premiers pas
de médecins volontaires.
Film. Peter Watkins. Avec Jim Bohan,
Paul Alelyanes, Carmen Argenziano.
4328968
Suspense (EU, 1971, v.o.).
20.45
NOS CHERS
MENSONGES
Film. Christof Schertenleib.
Avec Silvia Vas, Katarina Schneebeli.
Comédie sentimentale (Sui., 1995). 655594
Deux femmes et deux hommes
se livrent à un marivaudage libertin.
22.35 Court circuit 1. Spécial Annecy.
La Ville fantôme. Lisandro Santos.
Court métrage animation (1999, v.o.).
Un film d'anticipation qui imagine
une Amérique contraignant
ses contestataires à un jeu mortel
dans le désert californien.
0.15 Court-circuit 2. Festival d’Annecy : spécial
courts métrages d’animation. Au premier dimanche d'août. Florence Miailhe (Fr., 2000). The
Man With the Beautiful Eyes. Michael Hodgson
(GB, 2000, v.o.). Le Nez à la fenêtre. Jean-Loup
Felicioli et Alain Gagnol (Fr., 2001). La Jeune
Fille et les Nuages. Georges Schwizgebel (Sui.,
2000). A vol d'abeilles. Rachel Bevan Becker
(1999, v.o.). Le Bain. Florent Mounier (Fr.,
2001). Révolution. Manuel Ortero (Fr., 2000).
8340744 1.05 Mort dans le chais. Téléfilm. Julian
R. Pölsler. Avec Erwin Steinhauer, Hans-Michael Rehberg (Allemagne, 2001). 2374657 2.35
Les Cent Photos du siècle. Drapeau rouge sur
Berlin ; Mussolini, c'est fini (10 min).
LUNDI
M6
11
Le film
J U I N
22.55
5.20 Fan de. 5.55 et 9.40, 16.10
M comme musique. Emission
musicale. 7.00 Morning Live.
9.05 M 6 boutique.
11.54 Le Six Minutes, Météo.
12.05 Cosby Show. Série.
Brickley, le bricoleur &.
12.34 Météo.
12.35 Docteur Quinn,
femme médecin.
Série. La chute
d'Icare &.
15.15 Les Routes du paradis.
Pour l'éternité [1/2] &.
3675527
Téléfilm. Bethany Rooney.
Avec Keri Russell,
Jill Clayburgh
(EU, 1997) &.
5363091
Film. John Sturges. Avec Michael Caine,
Donald Sutherland, Robert Duvall,
Jenny Agutter. Guerre (GB, 1976). 52800362
17.10 Highlander. Série.
Chasse à l'homme &.
18.10 Buffy contre
les vampires.
Série. Phase finale %.
19.05 Loft Story. Jeu.
19.50 I-minute. Magazine.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Madame est servie.
13.35 La Fin de l'innocence.
L'AIGLE S'EST ENVOLÉ
Série. Protection
en tous genres &.
20.38 Météo des plages.
20.39 Un jour à part.
20.40 Loft Story,
Décrochages info.
20.55
NAVY SEALS,
LES MEILLEURS
Film. Lewis Teague. Avec Charlie Sheen,
Michael Biehn, Joanne Whalley-Kilmer.
Guerre (Etats-Unis, 1990) %.
850091
Un commando de la marine américaine
mène une mission périlleuse au Liban.
De l'action dénuée de subtilité.
Un commando allemand est parachuté
en Angleterre pour tuer Churchill.
Un postulat amusant pour un film
un peu guindé peuplé de militaires
dignes et coincés.
D’après le roman de Jack Higgins.
1.30 Loft Story. Jeu.
Les meilleurs moments
des dernières 24 heures.
1587378
2.05 Météo.
2.10 M comme musique
(180 min).
27135541
Ainsi soit-il
Canal +
23.10
6.40 et 12.20 Le Journal de
l'emploi. 6.45 Teletubbies.
f En clair jusqu'à 8.30
7.15 Nulle part ailleurs. 8.30
Beau travail a Film. Claire Denis (France).
10.00 Dans les griffes du chat.
Documentaire. Notes de
voyage en Mongolie. 16546
11.00 Mort clinique
Film. Charles McDougall.
Avec S. Reeves. Suspense
(GB, 1998) ?.
2492508
f En clair jusqu'à 12.30
12.25 Les Titres du journal.
12.30 et 15.25, 18.25 Canal+
classique. Le camping &.
f En clair jusqu'à 13.45
12.40 Nulle part ailleurs.
Magazine.
AINSI SOIT-IL a a
1588362
Film. Gérard Blain. Avec Paul Blain,
Sylvie Ollivier, Marie Allonioux.
13.45 Jin-Roh, la brigade
des loups a a
Film. H. Okiura. Animation
(Japon, 1999) %.
7213701
15.35 Bangkok, aller simple
Film. Jonathan Kaplan.
Avec Claire Danes. Drame
(EU, 1999) &.
9333029
17.10 Basket NBA. Résumé.
Play-offs. Finale (3ematch) :
Philadelphie - Los Angeles.
f En clair jusqu'à 20.35
18.00 Dilbert. Tower of Babel.
18.40 Nulle part ailleurs.
Drame (France, 1999) &.
20.35
EYES WIDE SHUT a a a
Film. Stanley Kubrick. Avec Tom Cruise,
Nicole Kidman, Sydney Pollack.
Drame (Etats-Unis, 1999) ?.
78376966
Un homme désarçonné par un fantasme
raconté par sa femme vit une nuit
étrange dans les rues de New York.
L'adaptation d'un court roman
d'Arthur Schnitzler par Kubrick.
Un film d'une richesse insondable.
2890701
Un jeune homme cherche à venger
la mort de son père tué par
des hommes d'affaires véreux.
Une tragédie contée avec une rigueur
exemplaire dans la mise en scène.
0.30 Lundi boxe. Magazine.
6101305
1.30 Himalaya, le making-of. Documentaire
(1999) &. 6360744 2.05 Un coup d’enfer. Téléfilm. Mike Barker. Avec Alessandro Nivola,
Reese Witherspoon 4786015 3.35 Cannes confidential. Documentaire. 5.00 Football. Le Championnat du lundi. Finale aller championnat brésilien (100 min)
L'émission
1.25 France 3
Dans « Une
si jeune paix »,
Mustapha,
Belaïd,
fils adoptif
de Jacques
Charby, tient
son propre
rôle, celui
d’un petit
Algérien
torturé
En souvenir
de Mustapha
GUERRE D’ALGÉRIE : LES ENFANTS
AUSSI. Un numéro spécial d’« Aléas »
consacré à Jacques Charby,
« porteur de valise » pour le FLN
A
U départ, on pourrait croire à un portrait, celui de Jacques Charby, comédien à la carrière discrète (du théâtre,
un peu de cinéma chez Michel Boisrond,
Jean Delannoy, Roberto Rossellini, Michel
Mitrani…). Mais très vite l’homme parle de
l’engagement auquel il sacrifia ses débuts
d’acteur : la guerre d’Algérie. Charby fut
l’un des Français qui s’opposèrent à la
« pacification » (un chapitre encore plus
occulté que la torture) et qui allèrent jusqu’à la solidarité active avec le FLN – à
l’époque, on les appelait « porteurs de valise », après l’indépendance, ils devinrent
les « pieds-rouges ».
Charby appartint à ces réseaux de soutien, dont les figures emblématiques furent
Francis Jeanson et Henri Curiel. Arrêté en
1960, incarcéré à Fresnes, sévèrement
« questionné » par la DST, il se refuse à parler de torture : « Sur moi, on ne se servait pas
d’instruments : je n’étais pas considéré comme
un sous-homme. » Il s’évade, est condamné
par contumace à dix ans de prison et cinq
ans de privation de ses droits civiques.
Il gagne alors Tunis, où il s’occupe d’orphelins de la guerre. Il écrit deux livres : Algérie en prison (Minuit) et Les Enfants d’Algérie (Maspero), interdits en France, comme
le fut, après l’indépendance, son film, Une
si jeune paix, première réalisation de la
toute nouvelle République algérienne. Ce
numéro d’« Aléas » reprend des images de
ce film exorcisme tourné avec des orphelins, dont certains avaient vu leurs parents
abattus sous leurs yeux. Rétrospectivement, les jeux atroces de ces enfants et
leurs regards brûlants de haine apportent
peut-être des éléments d’explication aux
violences de l’Algérie actuelle.
Amnistié en 1966, Charby rentre en
France, avec Mustapha Belaïd, son fils
adoptif. Ce garçon de dix ans mutilé par la
torture est le seul survivant d’une famille
23.10 Canal+
massacrée ; plus tard, faute d’avoir réussi à
domestiquer ses souvenirs, Mustapha « se
laisse mourir ».
Le réalisateur Daniel Edinger a opté pour
la simplicité formelle. Charby est filmé en
longs plans fixes dans une bibliothèque.
Son monologue (pas de questionneur visible ni audible) est rythmé par des extraits
d’Une si jeune paix, des commentaires
radio, des titres de journaux et des tracts de
l’époque. A quoi s’ajoutent des photographies (rarement vues) de camps de regroupement, de ratissages, d’exécutions.
Le témoignage, d’abord informatif, se
charge peu à peu d’émotion. Portée par le
montage qui respecte les hésitations, les
silences et la voix tremblante de Jacques
Charby, au bord des larmes, évoquant la
mort de son fils. « La guerre d’Algérie n’est
pas terminée pour tout le monde. »
Georges Chatain
Gérard Blain
(France , 2000).
Avec Paul Blain,
Sylvie Olivier.
IEN qu’il ait mené
une brillante carrière
d’acteur, Gérard Blain
considérait que sa véritable vocation était la mise
en scène de cinéma. Entre
1971 et l’an 2000, il réalisa,
contre vents et marées,
contre toutes les contraintes matérielles et, à la fin,
contre la maladie, huit
films qui ont gardé et garderont la marque indélébile d’un style exigeant,
quelque peu austère au début, influencé par Bresson. La rébellion envers
les contraintes sociales, les
rapports père-fils furent
ses thèmes favoris. Ainsi
soit-il commence par un
long plan dans un cimetière, sur une fosse où l’on
dépose un cercueil et déverse des pelletées de
terre.
Régis Vasseur (Paul
Blain, fils de Gérard),
jeune décorateur de théâtre, assiste à l’enterrement
de son père. Il découvre
que celui-ci, comptable
dans une entreprise de travaux publics, a été assassiné sur les ordres de son
employeur, un dirigeant
crapuleux. Régis, par
amour de ce père disparu,
de sa mère meurtrie et de
ses deux sœurs, ne va plus
penser – c’est son destin –
qu’à la vengeance.
Comme toujours, Gérard Blain a refusé tout réalisme et toute psychologie.
Il a filmé peu d’« événements » mais, souvent en
plans fixes, des personnages qui ressemblent à des
statues. Vide de la mort du
père tant aimé, souffrance
et haine, écho d’un poème
de Federico Garcia Lorca,
climat de tragédie. Dans
tout cela transparaît la
rage de filmer jusqu’au
bout. Gérard Blain est
mort le 17 décembre 2000.
Jacques Siclier
B
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
11
LUNDI
Le câble et le satellite
11
J U I N
TV 5
C-S-T
20.00 Journal (TSR).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 Le Point.
Magazine.
Téva
Série. Le héros &. 500025985
20.50 Vivre ! a a
Film. Zhang Yimou, Wang
Bin et Zhang Xleochun.
Avec Ge You, Gong Li.
Drame (Chine,
599809527
1994) &.
78208362
22.00 Journal TV 5.
22.15 et 1.05 Le Brasier
Film. Eric Barbier.
Avec Marushka Detmers,
Jean-Marc Barre.
Drame (France, 1991). 66669166
0.00 Journal (La Une).
0.30 Soir 3 (France 3).
RTL 9
C-T
23.05 Tendre poulet a
Film. Philippe de Broca.
Avec Annie Girardot,
Philippe Noiret.
Comédie policière
(France, 1977) &. 509791527
0.50 The Lucy Desi
Comedy Hours.
Série. Lucy Makes Room
for Danny (v.o.) &
502889015
[1/2] (25 min).
19.30 Voilà ! Série.
7733527
20.00 La Vie de famille. Série.
3978527
Jeu de massacre.
20.20 Friends. Série. Celui qui
riait différemment. 2253275
ALAIN LIENNARD/INA
Le baiser.
« Emile Zola ou la conscience humaine »,
un téléfilm de Stellio Lorenzi avec Jean Topart
(photo), suivi d’un documentaire de Jean-Charles
Pellaud, à partir de 21.00 sur Histoire
SYMBOLES
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
12
Planète
C-S
7.00 Anciennes civilisations. [2/13]
Rome et l'antiquité. 7.50 Cinq colonnes à la une. 8.45 Dee Dee Bridgewater. 9.40 God's Country. Film
documentaire. Louis Malle (1985)
&. 11.10 Souvenir de Babouchka.
11.30 Billie Jean King, féministe
des courts. 12.30 Rester ou partir ?
Juifs en Lituanie. 13.00 Histoires
d'avions. Les ailes d'Italie. 13.50
Questions d'enfants. [4/6] Etre
lavé. 14.50 Papa Wemba. Chance
eloko pamba. 15.45 L'Inde fantôme, réflexions sur un voyage.
[6/7] Les étrangers en Inde. 16.35 A
l'est de la guerre. [2/2] Guerre d'extermination. Les crimes de la Wehrmacht de 1941 à 1945. 17.35 Créatures extraordinaires. [6/6] Ces animaux portés disparus. 18.05 Do
You Remember Revolution ? [1/2].
19.05 1948, La Catastrophe. 20.05
Chronique de la forêt des Vosges.
[2/4] L'hiver.
20.30 Jesse Jackson, pèlerin
de la politique. 68112614
21.55 Pierre Dedieu
et ses créatures. 97635411
22.30 7 jours sur Planète.
23.00 Henry Jaglom,
un réalisateur
3013343
conroversé.
0.00 Takiwasi. 0.30 Le Cognac, un
second paradis. 1.20 La Terre des
hommes, Fenua Enata (55 min).
Odyssée
C-T
9.05 Pays de France. 10.00 Panoramas du monde. La Norvège, sous
la protection de la mer. 10.55 L'Histoire du monde. New York. L'ombre et la lumière. 11.55 Notre
XXe siècle. Les migrants. 12.50 La
salsa, danse et musique. 13.45 Les
Zèbres : chevaux sauvages d'Afrique. 14.30 Ray Mears, un monde
de survivance. [6/6] Les Nuaulus
des Moluques. 15.05 Sans frontières. Un port, des marins et la mer.
[5/6] Grandcamp-Maisy et Port-enBessin. 16.00 La Traversée du Shu
Fu. 16.45 Aventures africaines. En
Afrique du Sud. 17.40 Aventures.
18.30 Les Bergers du ciel. 19.05 Renaissance. Lumière et liberté. 20.00
Icebergs. La menace qui vient du
froid.
20.50 Itinéraires sauvages.
20.55 Les Grands Fleuves.
506912053
L'Amazone.
21.50 Une journée ordinaire
chez des animaux
extraordinaires.
Entente sauvage. 504584492
22.45 Sur la mer
comme au ciel.
23.45 Grenouilles et compagnie. Le
pelobate brun et le crapaud sonneur. 0.10 Fabuleusement riches.
Les nouveaux magnats de l'entreprise. 1.00 Histoires de chevaux.
L'homme qui parle aux chevaux.
1.30 Le Monde perdu des Seychelles (25 min).
Festival
Film. John Carpenter.
Avec Kurt Russell,
Stacy Keach,
Steve Buscemi.
Film de science-fiction
(Etats-Unis, 1996) ?. 8381968
22.30 Colors a
Film. Dennis Hopper.
Avec Sean Penn,
Robert Duvall,
Maria Conchita Alonso.
Film policier
(Etats-Unis, 1988) ?. 9249121
Emotions. Série.
Maud, éditeur
(25 min) !.
98754909
Paris Première
C-S
19.30 et 0.20 Rive droite,
rive gauche.
Magazine.
Compiègne, printemps 1430.
Téléfilm Pierre Badel.
Avec Cécile Magnet,
Didier Sandre
34677256
[3/3] (1989) &.
Les feuilles mortes.
Téléfilm. Marco Pico.
Avec Pierre Arditi,
Dominique Labourier
[3/3]. (1999).
86488633
23.40 Regards
d'Afrique.
e
Le 15 Fespaco. Documentaire.
Anne-Claude Riche
31895695
(65 min).
13ème RUE
croyait prendre.
506975169
0.05 L'homme qui ne
pouvait pas perdre. 570733218
20.45 Coupable
ressemblance a
22.30 Danger réel.
1806183
C-S
Série. Coup bas &.
5152879
20.40 Club Comedy.
20.55 Les Aventures
de Sherlock Holmes.
Série. Les hommes
18039459
dansants &.
21.50 L'Argent des autres a a
ABC contre Poirot %
(105 min).
83385140
TF 6
C-T
20.10 et 0.50 Aventures
sur le Net.
Divertissement.
1741661
Secrets enfouis.
Téléfilm. Michael Uno.
Avec Tiffani-Amber Thiessen,
Tim Matheson
(1996) %.
5977411
22.20 On a eu chaud !
95264140
Magazine.
22.40 L'Etreinte du vampire.
Téléfilm. Anne Goursaud.
Avec Alyssa Milano,
Martin Kemp
(1994) %.
57242237
0.15 Sexe sans complexe.
Magazine (35 min). 43752218
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
23.00
23.25
Movie stars. Série.
The Goodbye Guy
1537430
(v.o.) &.
21.00 Conrad Bloom.
Série. To Hell in a Handbag
549188
(v.o.) &.
21.25 3e planète après
le Soleil. Série. The Tooth
1276099
Harry (v.o.) &.
21.45 Eat, Drink,
Dick, Mary (v.o.) &.
338324
22.10 Norm. Série.
358188
Noël au bureau &.
22.35 Sports Night. Série.
The Sweet Smell
992546
of Air (v.o.) &.
Working. Série.
The Retreat (v.o.) &. 419508
Cheers. Série.
Un jour, mon prince
viendra (v.o.) &.
2227275
0.30 Rintintin junior.
Série. Copie conforme
1790763
(30 min) &.
Canal Jimmy
20.45 Soirée fantastique.
Série. Loup-garou.
Téléfilm. Manny Coto.
Avec Andrew Lawrence,
Mark L. Taylor (2000). 183614
20.30 Série attitude.
Drôle de frère. Série.
218169
En plein effort.
20.55 La Double Vie d'Eddie
McDowd. Série.
Laissez-moi jouer
au basket (20 min). 6249140
Télétoon
(25 min).
21.45
La Dixième Muse d'Elgar.
Téléfilm. Paul Yule
et Nigel Gearing.
Avec James Fox,
Selma Alispahic
75713237
(1996).
21.55 Jacqueline Du Pré
et le Concerto
pour violoncelle d'Elgar.
Documentaire.
Christopher Nupen. 31162701
23.10 Concerto italien
BWV 971 de
Jean-Sébastien Bach.
Enregistré en 1988.
Avec Jacques Loussier,
38361169
piano.
23.45 L'Art de la direction
d'orchestre.
Documentaire [1/3].
84558459
Sue Knussen.
0.45 Concerto pour violon
et orchestre n˚2,
de Mozart.
Enregistré en 1984.
Gidon Kremer, violon.
Par l'Orchestre
philharmonique de Vienne,
dir. de Nikolaus Harnoncourt
26988541
(25 min).
Muzzik
Documentaire.
Denys Blakeway.
21.00
0.10
507935237
Documentaire [1/7].
Jean-José Marchand
545488589
(55 min).
La Chaîne Histoire
C-S
20.35 Civilisations perdues.
La Chine, des dynasties
omnipotentes.
542257558
Documentaire.
21.25 Les Mystères
de l'Histoire.
L'or de l'Eldorado.
508254546
Documentaire.
22.10 La Science et la guerre.
Ennemi de l'humanité.
Documentaire.
570386459
Marcus Kiggell.
23.00 Biographie.
John Pierpont-Morgan,
l'empereur de Wall Street.
502437459
Documentaire.
23.45 Histoire de France.
Les Messagers de l'ombre.
De la débâcle
à la clandestinité.
508077546
Documentaire.
0.40 Chine, l'Eveil du dragon.
Au paradis des aventuriers.
Documentaire
559433367
(55 min).
Forum
C-S
19.00 Algérie,
retour sur la guerre.
Débat.
506203492
20.00 Femmes en jazz.
Débat.
21.00 Désir d'ivresse
et alcoolisme.
Débat.
506232904
503398695
22.00 Découvrir son corps.
Débat.
503394879
23.00 1948, Israël-Palestine,
la rupture.
Débat (60 min).
Eurosport
503318459
C-S-T
19.00 Athlétisme. En direct.
Grand Prix IAAF. Meeting
4231985
d'Athènes (Grèce).
247850
21.30 Watts. Magazine.
22.00 Tant de paroles.
Magazine. Invité :
Thierry Roland.
339430
23.00 Score express. Magazine.
23.15 In Extrem'Gliss.
Magazine (30 min).
Pathé Sport
8137985
C-S-A
19.00 et 23.45 Côté tribune.
20.00
20.30
C-S
Slezak, 1873-1946.
Documentaire.
Jan Schmidt-Garre
et Georg500000492
Albrecht Eckle.
20.30 Tito Schipa, 1889-1965.
500000661
Documentaire.
Xerxès. Opéra en 3 actes
de Georg-Friedrich Haendel.
Par l'Orchestre de l'Opéra
national britannique,
dir. Charles Mackerras
et de Nicholas Hytner.
Avec Ann Murray, Christopher
553561850
Robson.
Encore. eEnregistré en 1997,
lors du 10 Concours
international de piano
Van Cliburn. Avec Naida Cole
500059102
(30 min).
à Manu Chao, Sud System.
Documentaire [2/13].
505155695
Yves Lapotre.
La France. Emile Zola
ou la conscience humaine.
Téléfilm. Stellio Lorenzi.
Avec Jean Topart,
Dominique Davray
501565256
(1978) &.
22.40 Henri Guillemin
présente... Emile Zola.
Documentaire.
Jean-Charles Pellaud.527856492
0.30 Roman Jakobson.
20.00 Belcanto.
22.40 Les Désaxés a a
Film. John Huston.
Avec Clark Gable,
Marilyn Monroe.
Film dramatique
(EU, 1961, N.,
65970633
125 min) %.
C-T
C-T
23.40 George VI,
roi malgré lui.
509645527
20.30 A l'affiche.
20.35 et 23.30 Mezzo l'info.
20.50 Rétro Mezzo. Magazine.
21.00 Soirée Edward Elgar.
20.30 The New Statesman.
21.00
21.00
C-T
17.20 Poochini.
17.42 Air Academy. 701841492
18.06 Cartouche.
638691072
18.30 Tic Tac Toc.
506999148
19.25 Océane.
509765879
19.50 Le Bus magique. 509778343
20.15 Robocop.
509658091
20.40 Légende du Singe Roi
C-S
Série. Que le meilleur gagne
(v.o.) %.
27872256
La Route. Magazine.
Geneviève de Fontenay,
Alexandre Devoise. 31084072
Les Soprano. Série.
SOS Psychiatre %. 37035324
377411
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Mon clone et moi.
19.50 et 23.45 Homicide.
Magazine.
Sœur Emmanuelle. 45929633
23.35 Météo.
23.45 Hercule Poirot. Série.
18.30 Aux frontières
de l'étrange.
C-T
Histoire
20.30 et 23.15 Souviens-toi
du futur. De Bob Marley
C-S
Série. La supercherie. 167140
Série. Les volontaires
503494256
(40 min) %.
20.25 La Panthère rose.
20.35 Pendant la pub.
Film. Christian de Chalonge.
Avec Claude Brasseur,
Jean-Louis Trintignant,
Catherine Deneuve.
Comédie dramatique
28939614
(France, 1978) &.
Disney Channel
17.30 La Cour de récré.
17.45 Les Weekenders.
18.00 L'Incorrigible Cory.
23.20 Invasion planète Terre.
Série. Tueur en série. 9415140
19.25 Hill Street Blues.
19.30
Danger imminent.
Documentaire [2e volet].
Brad Lachmann. 502325701
Série Club
C-S
Le cirque de Skeeter. 7706275
Kirk. Série. Problème
9915817
en ville (30 min).
Mezzo
Film. Joseph Ruben.
Avec James Woods,
Robert Downey Jr.
Film policier
(Etats-Unis, 1989) %. 502159324
0.00 Howard Stern.
Monte-Carlo TMC
C-S
19.45 Switch. Série. Est pris qui
Tirez sur le pianiste a a a
Film. François Truffaut.
Avec Charles Aznavour,
Marie Dubois,
Nicole Berger. Drame
9458362
(France, 1960, N.).
22.30 L'Amour en fuite a a
Film. François Truffaut.
Avec Jean-Pierre Léaud,
Marie-France Pisier,
Dorothée.
Comédie sentimentale
8957904
(France, 1978).
Canal J
17.15 Les Razmoket. 3307427
17.55 Le Marsupilami. 2356527
18.20 Sabrina. Série.
3576879
18.50 Faut que ça saute !
19.05 Cousin Skeeter. Série.
22.35 10 mai 1981 : Vingt ans
après. Les Enfants
du printemps.
9444169
21.00 Semaine
François Truffaut.
Magazine (20 min).
C-T
20.30 Jeanne d'Arc,
le pouvoir et l'innocence.
20.45 Los Angeles 2013 a a
0.30
C-T
20.00 Les Anges du bonheur.
22.30
23.15
Magazine. Invitée :
Marie-George Buffet.500773850
Basket info.
500262169
Golf. Circuit européen.
Open d'Angleterre.
A Coventry. 4e jour. 500587594
0.45 Circuit américain.
St Jude Classic.
4e jour. A Memphis. 505365831
Boxe.
500120850
Golmania.
508135527
Voyage
C-S
20.00 Pilot Guides.
La Basse-Californie. 500004017
21.00 Suivez le guide. 500059701
22.00 Les Légendes vivantes.
22.30
23.00
0.00
Vietnam : I-Kwan,
Enfant Mnong.
500005850
Documentaire.
Prêt à partir.
500004121
Long courrier. 500046237
Pilot Guides. Le sud-ouest
de la Chine. Documentaire
500066367
(60 min).
11
LUNDI
Sur les chaînes cinéma
TSR
19.30 TJ Soir. 20.00 Météo. 20.06 Armageddon a Film. Michael Bay. Avec
Bruce Willis. Film catastrophe (1998)
%. 22.45 Sex and the City. Comment
j'ai perdu la tête. 23.20 La Femme Nikita. Une jolie petite ville. 0.05 Spin
City. La triche &. 0.30 Voilà ! Jack la terreur. 0.50 Demain à la une (5 min).
Canal + vert
C-S
20.55 Football. Le championnat du
lundi. Finale aller du Championnat
brésilien. 22.35 Mes pires potes. Comment lui dire &. 23.00 Mort clinique.
Film. Charles McDougall. Avec Saskia
Reeves. Thriller (1998) ?. 0.25 Trader.
Film. James Dearden. Avec Ewan
McGregor. Drame (1999) & (100 min).
Encyclopedia
C-S-A
19.35 et 23.05 Futur immédiat. 20.00
Le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. La collection de sculptures de
l'Ermitage. 20.25 Les Réalisateurs. Norman Jewison. 21.25 Côté science.
22.20 High Tech Challenge. La robotique. 22.50 L'Or vert du Costa Rica.
23.25 La Dernière Digue. Inspection
du travail. 0.35 Qu'est-ce qu'on
mange ? Le beurre (15 min).
Comédie
C-S
20.00 Voilà ! Je swingue, tu swingues,
nous swingons. 20.30 Michael Richards Show. Le séducteur. 21.00 Le colonel est de la revue. Film. Maurice Labro. Avec Dora Doll. Comédie (1956,
N.). 22.30 Demandez le programme.
23.00 La Grosse Emission II. Divertissement (60 min).
MCM
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. Invité : Manu
Chao. 19.50 Netflash. 20.00 et 1.30
MCM Tubes. 20.30 L'Intégrale. 22.00
Sub Culture. 23.00 Total Reggae. 0.30
Manu Lanvin au MCM Café. Enregistré
au MCM Café le 25 avril 2001
(60 min).
MTV
C-S-T
20.00 New. 21.00 MTV's French Link.
21.30 Cribs. 22.00 Beavis & Butthead.
Série. 22.30 Bytesize. 0.00 Superock
(120 min).
Régions
S-T
20.00 et 1.45 JT Madagascar. 20.20
BAO. 20.55 et 0.00 Journal. 21.05 JT
Guadeloupe. 21.30 et 0.05 Hebdo Polynésie. 21.50 et 0.25 Hebdo Wallis et Futuna. 22.00 JT Martinique. 22.30 Papous d'aujourd'hui. 23.00 JT Guyane.
23.30 Point de vue (65 min).
LCI
C-S-T
7.10 Le Journal du Web. 8.00 L'Edito.
8.40 L'Invité du matin. 9.10 et 15.10 On
en parle. 10.10 100 % politique. 11.10
Le Monde des idées. 14.10 Psycho
Philo. 17.10 et 0.10 LCA, la culture
aussi. 18.30 L'Invité de PLS. 19.00 Le
Grand Journal. 19.50 et 20.35 La Page
économie. 20.00 Le Dossier du Grand
Journal. 20.45 et 1.00 Le Club LCI.
22.00 22h/minuit.
Euronews
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
C-S
17.30 CNN dot com. 20.30 et 22.30
World Business Today. 21.30 Q & A.
23.00 et 2.30 Insight. 0.00 et 2.00 This
Morning Asia. 0.30 Moneyline Newshour. 1.30 Asia Business Morning (90 min).
TV Breizh
LA LOI DE LA PRAIRIE a
20.45 TCM
31837072
Robert Wise. Avec James Cagney
(EU, 1956, 95 min) &.
LE PLUS GRAND CIRQUE
DU MONDE a a
22.30 Cinéfaz
LE SEPTIÈME CIEL a a
594929237
Ethan Coen et Joel Coen.
Avec John Turturro
(EU, 1991, 115 min) &.
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
11.10 Cinéstar 2
525127411
Henry Hathaway. Avec J. Wayne
(Esp. - EU, 1964, 132 min) &.
Steven Spielberg.
Avec Tom Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
KAGEMUSHA, L'OMBRE
DU GUERRIER a a a
12.25 CinéCinémas 3
18.25 CinéCinémas
554458459
37829091
Cecil B. DeMille. Avec G. Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
Comédies
69692633
LA PATINOIRE a
500873169
Jean-Philippe Toussaint.
Avec Tom Novembre
(Fr. - It. - Bel., 1999, 79 min) &.
LA ROULOTTE
DU PLAISIR a a
17.15 TCM
69755463
SMALL SOLDIERS a a
505007879
Joe Dante. Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
TROP BELLE POUR TOI a a a
15.35 CinéCinémas 3
501793558
Bertrand Blier.
Avec Gérard Depardieu
(France, 1989, 90 min) %.
VILLA FIORITA a
11.50 TCM
4.45 TCM
80543695
43527909
Delmer Daves. Avec M. O'Hara
(GB, 1965, 111 min) &.
VIVA MARIA a a
22.30 Cinétoile
505434614
Louis Malle. Avec B. Bardot
(Fr. - It., 1965, 120 min) &.
Comédies dramatiques
Damiano Damiani.
Avec Vanni De Maigret
(It., N., 1962, 95 min) &.
22.20 Ciné Classics
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain
(France, 1997, 90 min) &.
LE SOLEIL SE LÈVE AUSSI a a
12.55 Cinétoile
62247966
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
LA PETITE a
Henry King. Avec Tyrone Power
(EU, 1957, 130 min) &.
LES PLUS BELLES ANNÉES
DE NOTRE VIE a a
15.00 Cinétoile
540607633
William Wyler. Avec Myrna Loy
(EU, N., 1946, 170 min) &.
MERCI LA VIE a a
20.30 CinéCinémas
1290430
Histoire
537042909
CAMILLE CLAUDEL a a
VIVRE SA VIE a a
Bruno Nuytten. Avec I. Adjani
(France, 1988, 170 min) %.
20.30 Ciné Classics
56503492
Jean-Luc Godard. Avec A. Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
WESTERN a a
23.40 Cinéstar 1
18.50 TCM
62547879
Sydney Pollack. Avec R. Mitchum
(EU, 1975, 112 min) ?.
19.00 Cinéstar 2
500834072
Nicole Garcia.
Avec Catherine Deneuve
(France, 1998, 120 min) &.
SANS PITIÉ a a
2.20 Ciné Classics
500634411
Vincent Ward. Avec R. Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
17.45 Cinétoile
507163275
George Pal. Avec Rod Taylor
(EU, 1960, 100 min) &.
LA MALÉDICTION
DES PHARAONS a
49155201
Alberto Lattuada.
Avec Giulietta Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
10.30 CinéCinémas
Terence Fisher.
Avec Peter Cushing
(GB, 1959, 90 min) %.
509719817
508341546
500559879
Louis Malle.
Avec Jeanne Moreau
(Fr., N., 1958, 90 min) !.
22.20 CinéCinémas 2
591633411
Wim Wenders. Avec Bruno Ganz
(Fr. - All., 1987, 130 min) %.
Policiers
L'ENNEMI PUBLIC a a
11.55 Ciné Classics
47109140
W. A. Wellman. Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
0.00 TCM
82118034
William Castle. Avec R. Mitchum
(EU, N., 1944, 65 min) &.
L'INCONNU
DU NORD-EXPRESS a a
7.55 Cinétoile
61073169
22158817
501518701
Charles Laughton.
Avec Robert Mitchum
(EU, N., 1955, 93 min) ?.
LE LIQUIDATEUR a a
1.10 TCM
77630893
21304657
Jack Cardiff. Avec Trevor Howard
(GB, 1965, 100 min) &.
Alexander Korda.
Avec Vivien Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
LES FÉLINS a a
19.25 Cinétoile
LE DAHLIA BLEU a a
501915169
René Clément. Avec Alain Delon
(Fr., N., 1963, 90 min) &.
14904102
George Marshall.
Avec Alan Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
22.25 CinéCinémas
81219091
Henri Verneuil. Avec P. Dewaere
(France, 1982, 135 min) &.
564089508
René Clément.
Avec Simone Signoret
(Fr., N., 1962, 96 min) &.
LES AILES DU DÉSIR a a a
LA NUIT
DU CHASSEUR a a a
LADY HAMILTON a a
9.25 Cinétoile
95591459
Alfred Hitchcock. Avec F. Granger
(EU, N., 1951, 101 min) &.
Roberto Benigni.
Avec Roberto Benigni
(It., 1998, 112 min) &.
13.50 Ciné Classics
LE SIGNE DE LA CROIX a a
13.50 TCM
LA VIE EST BELLE a a
0.15 Ciné Classics
504851218
John Madden. Avec Judi Dench
(GB, 1998, 100 min) &.
ÉTRANGE MARIAGE a
58885782
Manuel Poirier.
Avec Hélène Foubert
(France, 1992, 105 min) &.
8.00 CinéCinémas
LA DAME DE WINDSOR a
Cecil B. DeMille. Avec F. March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
LA MACHINE
À EXPLORER LE TEMPS a a
PLACE VENDÔME a a
70700454
Anthony Mann. Avec S. Loren
(EU, 1964, 192 min) &.
15.55 Ciné Classics
Fantastique
20.30 CinéCinémas 2
Bertrand Blier.
Avec Alain Delon
(France, 1984, 110 min) %.
510397817
LA CHUTE
DE L'EMPIRE ROMAIN a
0.10 CinéCinémas 3
YAKUZA a a
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
506622188
7.40 CinéCinémas 2
0.35 CinéCinémas
504379701
Manuel Poirier. Avec Sergi Lopez
(France, 1997, 135 min) &.
NOTRE HISTOIRE a a
508119386
LA PETITE AMIE
D'ANTONIO a
3.50 Cinéfaz
Masahiro Shinoda. Avec H. Sanada
(Japon, 1995, 115 min) &.
Bertrand Blier.
Avec Charlotte Gainsbourg
(France, 1991, 120 min) ?.
Louis Malle. Avec Brooke Shields
(EU, 1978, 105 min) !.
7.35 Cinéstar 1
21.00 Cinéstar 2
554435508
17.10 CinéCinémas 2
LA BELLE QUE VOILÀ a
SHARAKU a
502255053
502166908
LE JOUR ET L'HEURE a a a
LES AMANTS a a
21.00 Cinétoile
71835492
0.25 Cinétoile
Vincente Minnelli. Avec L. Ball
(EU, 1954, 103 min) &.
9.45 CinéCinémas 3
Akira Kurosawa.
Avec Tatsuya Nakaida
(Japon, 1980, 150 min) &.
8.20 TCM
Jacques Becker. Avec R. Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
20.45 Cinéstar 1
533752546
L'ÎLE DES AMOURS
INTERDITES a a
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
10.25 Ciné Classics
18.10 Cinéfaz
10.50 Cinéstar 1
0.25 Cinéstar 2
« Kagemusha, l’ombre du guerrier », d’Akira Kurosawa,
avec Tatsuya Nakaida, à 18.10 sur Cinéfaz
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
C-T
20.00 et 22.25 Le Club des visionautes.
20.05 Le Magazine de langue bretonne.
20.30 et 23.00 VisioSport. 21.00 Le Sable de la discorde. 21.30 La Vie sauvage. L'eau, source de vie. 22.00 Destination pêche. 22.30 Le Journal des régions soir. 22.45 Le Journal de l'Outremer (45 min).
RFO Sat
BARTON FINK a a a
Action
RTBF 1
19.30 et 23.25 Journal, Météo. 20.15
The Lost Son. Film. Chris Menges.
Avec Daniel Auteuil. Drame (1999) ?.
22.00 L'Ecran témoin. Débat. 23.20
Tous sur orbite ! 23.45 Cotes & cours.
23.50 Le Cœur et l'Esprit (10 min).
J U I N
C-S-T
20.00 et 23.00 L'Entretien. 20.30 Sport
Breizh. Invité : Guillaume Judas. 22.15
Gueules d'embrun. 22.30 Actu Breizh.
23.30 BZH DJ (60 min).
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00 ; 22.00 ; 0.00.
6.05 Université de tous les savoirs. La démocratie électronique. 7.20 Les Enjeux
internationaux. 7.30 Première édition.
7.55 Chronique ; 8.02 Revue de presse
culturelle ; 8.07 Deuxième édition ; 8.25
Chronique. 8.30 Les Chemins de la connaissance. Cheveux et chevelure [1/5]. Le
cheveu en société. Invitées : Sabine Melchior-Bonnet ; Henriette Walter. 9.05
Les Lundis de l'histoire. Le grand entretien. L'histoire autrement. Invité : Vincent Pomarède, pour l'exposition « Paysages d'Italie », au Grand Palais.
10.30 Les Chemins de la musique
(rediff.). Thelonious Monk,
penser la musique,
c'est danser l'architecture.
Invités : Henri Renaud ;
Martial Solal ; Laurent de Wilde ;
François Postif ;
Roger Luccioni [1/5].
11.00 Feuilleton.
Au chat qui louche, d'Arthur
Koestler et Andor Nemeth [1/10].
11.20 Marque pages.
11.25 Résonances.
Le souffle [1/5]. Le premier souffle.
11.30 Mémorable (rediff.).
Marcel Jouhandeau [6/10].
12.00 La Suite dans les idées.
13.30 Les Décraqués.
Tourisme aléatoire.
13.40 Carnets de notes. Archives d'un
mélomane. Bartok et les siens. [1/5] Bartok, pianiste. 14.00 Les Cinglés du MusicHall. Célébration du centenaire de la
naissance de Louis Armstrong. 14.55 et
20.25 Poésie sur parole. Alain Veinstein.
15.00 La Fabrique de l'Histoire. La grève
chez Pechiney, à Noguères en 1973 :
l'autogestion de la lutte ?. - Si je me sou-
viens bien : 11 juin 1971, congrès d'Epinay du PS. - Le salon noir : Nouvelles découvertes à Zaqqarah, en Egypte. Invité :
Almin Zivie. 17.25 Feuilleton. La République de Mab-Oul, de Jacques Jouet. 17.30
A voix nue. Simha Arom, ou l'itinéraire
d'un ethnomusicologue [1/5]. De la musique juive jouée à Düsseldorf au pupitre
de l'Orchestre de Jérusalem.
18.00 Pot-au-feu.
19.30 L'Economie en question.
Les vraies lois de l'économie :
L'insoutenable légèreté
des anticipations.
20.30 Décibels.
Ecrire entre roman et chanson.
Invité : Boris Bergman.
- La documentation
musicale sur Internet.
Invité : Philippe Renoult.
22.12 Multipistes.
22.30 Surpris par la nuit.
[1/4] Je me souviens... génération
seconde guerre mondiale.
Invités : Jean-Pierre Azéma ;
Jean Bollack ; Katherina von
Bülow ; Roland Castro ; Roland
Dumas ; Hortense von Heppe ;
Dominique Jamet ; Rod Kedward ;
André Laks ; Pierre Saragoussi ;
Rudolph von Thadden ;
Heinz Wismann.
0.05 Du jour au lendemain. Jean Clair
(La Barbarie ordinaire). 0.40 Chansons
dans la nuit. 1.00 Les Nuits de FranceCulture (rediff.). Cet hiver la Chine ; 1.57
Surpris par la nuit à Shanghaï : La bande
des quatre jeunes.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 19.00.
6.05 Les Boréales. 7.05 Tous les matins
du monde. 8.30 La Revue de presse.
9.07 Si j'ose dire. 10.27 et 12.27, 19.57
Alla breve. Flashes pour orchestre, de Zavarro, par l'Orchestre philharmonique
de Radio France, dir. Pascal Rophé.
10.30 Papier à musique. Invité : Philippe
Cassard. Le Nocturne. Œuvres de Schubert.
12.35 C'était hier.
Rafael Kubelík, chef d'orchestre.
Symphonie n˚3 op. 55 Héroïque,
de Beethoven, par l'Orchestre
national de la RTF.
13.30 Au fur et à mesure.
Nocturne After John Dowland op.
70, de Britten, Philippe Azoulay,
guitare.
15.00 Concert.
Au Théâtre du Châtelet, à Paris.
Jonathan Gilad, piano :
Sonate n˚1 op. 2 n˚1,
de Beethoven ; Variations sur un
thème de Corelli op. 42,
de Rachmaninov. - Donné
le 29 novembre 2000, au Théâtre
du Châtelet, à Paris : Sonate K 576
La Chasse, de Mozart.
Œuvres de Chopin : Impromptu
n˚1 op. 29 ; Impromptu n˚2 op.
36 ; Impromptu n˚ 3 op. 51 ;
Fantaisie impromptu n˚4 op. 66 ;
Sonate n˚2 op. 14, de Prokofiev
(rediff.).
17.00 Métamorphoses.
18.00 Le jazz est un roman.
Stars Fell on Alabama.
Le roman de Mr. T.
19.07 A côté de la plaque.
20.00 Echanges internationaux.
Donné le 23 février,
à la cathédrale Notre-Dame
du Luxembourg, par le Chœur
de Radio France et l'Orchestre
philharmonique du Luxembourg, dir.
Pierre Cao, Stephan Genz, baryton,
Sibylla Rubens, soprano : Un requiem
allemand pour soliste, chœur et
orchestre op. 45, de Brahms.
22.00 Jazz, suivez le thème.
Night and Day [1/4].
23.00 Le Conversatoire.
0.00 Tapage nocturne. Invités : Stephan
Eicher ; Daniel Caux. Moondog, musicien visionnaire. 1.00 Les Nuits de
France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 6.30 à 9.00,
Classique affaires matin ;
12.30, Midi Classique ;
19.00, Classique affaires soir.
14.00 Thèmes et variations.
Johann Friedrich Fasch.
16.30 Grand répertoire. Œuvres de
Glinka, Stravinsky, Tchaïkovski, Rachmaninov. 18.30 L'Actualité musicale.
20.40 Les Rendez-vous du soir.
Enregistré le 22 mars, à la salle
Pleyel. Interprété par l'Orchestre
de Paris, dir. David Robertson,
Pierre-Laurent Aimard, piano.
Métamorphoses, études
pour 23 instruments à cordes,
de R. Strauss ; Symphonie n˚40
en sol mineur K 550, de Mozart ;
Concerto pour piano et orchestre
n˚2, de Bartok.
22.15 Les Rendez-vous
du soir (suite).
Quatuor à cordes n˚7
en fa majeur op. 59 n˚1,
de Beethoven, par le Quatuor
Emerson ; Sonate pour violoncelle
et piano n˚1 en si bémol majeur
op. 45, de Mendelssohn ;
Concerto pour violon et orchestre
n˚1 en sol mineur op. 26,
de Bruch, par l'Orchestre du
Concertgebouw d'Amsterdam,
dir. Bernard Haitink ; Variations
sur un thème original op. 21 n˚1,
de Brahms.
0.00 Les Nuits de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
13
MARDI
TF 1
12
J U I N
22.50
5.50 Secrets. 6.15 30 millions
d'amis. Magazine. 6.40 et 9.00
TF 1 info. 6.48 et 8.28, 9.12,
10.58, 20.43, 2.18 Météo. 6.50
TF ! jeunesse. Salut les toons.
8.30 Téléshopping.
9.15 Un sacré détective.
Série. La rose antique.
10.10 Balko. Série. La nouvelle.
11.00 Savannah.
Série. En chair et en os.
9.00 La Cinquième
Les Contes
de l’univers
D
E Râ, le dieu soleil, à
Maroucla et les saisons, La Cinquième
propose, en association
avec System TV, une série
de treize petits films de
treize minutes basés sur
les récits et les mythes concernant l’univers et ses différents éléments, croisés
avec le discours que tient
la science à leur propos.
L’idée de cette série pédagogico-ludique est de Véronique Ataly, comédienne, et Jean-Pierre Luminet, astrophysicien. La
première a compulsé des
centaines de contes et légendes que le second a ensuite passés au crible de
ses connaissances. Présentée en plateau et enrichie d’images aidant à
comprendre les paliers de
construction d’un mythe
et leur confrontation avec
les dernières notions scientifiques, cette série fait la
part belle au Soleil et à la
Lune, ces deux « horloges
cosmiques
naturelles »
autour desquelles s’articulent calendriers et activités
saisonnières. C’est le cas
aujourd’hui, avec Le Mythe
de la lune.
Y.-M. L.
11.50 Tac O Tac TV. Jeu.
12.00 Le Juste Prix. Jeu.
12.50 A vrai dire. Magazine.
13.00 Journal, Météo.
13.40 et 20.35
Du côté de chez vous.
13.55 Les Feux de l'amour.
14.45 Un rôle pour la vie.
CIEL MON MARDI !
Magazine présenté
par Christophe Dechavanne.
Téléfilm. Alfonso Arau
et Bob Clark.
Avec Sela Ward
(GB, 2000).
8023909
16.30 Les Dessous
de Palm Beach. Série.
Frères d'armes.
17.25 Sunset Beach. Série.
18.15 Exclusif. Magazine.
19.00 Le Bigdil. Jeu.
19.50 Vivre com ça.
19.55 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Tiercé, Demain
s'imagine aujourd'hui.
1742218
1.03 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
1.05 Les Rendez-vous
de l'entreprise.
20.50
NEUF MOIS
Magazine.
Film. Patrick Braoudé.
Avec Philippine Leroy-Beaulieu,
Catherine Jacob, Patrick Braoudé,
Daniel Russo, Partick Bouchitey.
Comédie (France, 1994) &.
730639
Une comédie conventionnelle sur
les affres de la paternité.
22.48 Le Temps d'un tournage.
8319400
1.35 Exclusif. 8307665 2.05 TF 1 nuit, Du côté de
chez vous. 2.20 Reportages. Pères à part entière. 8718936 2.45 Très chasse. Les belles chasses du petit gibier et recettes de cuisine. Documentaire. 3592706 3.40 Histoires naturelles.
Quand passent les palombes. Documentaire.
4739232 Savoir chasser avec son chien. Documentaire. 4654597 4.40 Musique. 5877077 4.55
Aventures africaines, françaises, asiatiques.
Aventures asiatiques en Nouvelle-Zélande. Documentaire (55 min). 9844684
France 2
22.35
5.45 Mezzo l'info. 6.00 Les
Z'amours. 6.30 Télématin.
8.30 et 20.40 Talents de vie.
8.35 et 16.55 Un livre. Le Marin
à l’ancre, de Bernard Giraudeau. 8.40 Des jours et des
vies. Feuilleton.
9.00 Amour, gloire
et beauté. Feuilleton &.
9.25 C'est au programme.
11.00 Les Jours euros.
11.01 Flash info.
11.05 Motus. Jeu.
11.40 Les Z'amours. Jeu.
12.15 et 17.30
CD' aujourd'hui.
12.20 Pyramide. Jeu.
13.00 Journal.
13.45 Expression directe.
13.50 Derrick. Série. Vacances
6921541
à Madère &.
Pension de famille &.
16.00 Tiercé. A Auteuil.
16.10 Rex. Série. Pour quelques
notes de musique.
17.00 Des chiffres
et des lettres. Jeu.
17.35 Hartley, cœurs à vif.
Série &.
18.25 Nash Bridges. Bonnes
vacances, Nash ! &.
19.15 Qui est qui ? Jeu.
19.50 Un gars, une fille. Série.
20.00 Journal, Météo.
L'AMOUR SANS DANGER
Présenté par Marina Carrère d'Encausse
et Michel Cymes. Invités : les docteurs
Marianne Buhler, Jean-Marie Bohbot,
A. Braconnier et Sylvain Mimoun. 3775299
0.40 Journal, Météo.
1.05 Ciné-club. Solaris a a
20.50
Film. Andreï Tarkovski.
Avec Natalia Bondartchouk.
Fantastique (Urss, 1972, v.o.). 48254348
LA CAGE AUX FOLLES 2
Film. Edouard Molinaro.
Un psychologue rejoint une station
orbitale située près d'une planète qui
matérialise les souvenirs. Une ample
et limpide méditation philosophique.
Avec Ugo Tognazzi, Michel Serrault,
Cianni Frisoni, Mark Bodin.
Comédie de mœurs (France, 1980). 949947
Les meilleures recettes s'épuisent
à force d'être répétées...
3.30 Mezzo l'info. 3.40 24 heures d'infos. 4.00 Météo. 4.05 Pyramide. 6194313 4.30 Chutes d'Atlas.
Documentaire &. 2113619 4.55 Une vie c'est trop
peu. Documentaire & (20 min). 3352706
France 3
23.30
6.00 Euronews. 6.40 et 16.35
MNK. 8.45 Un jour en France.
9.50 Le Renard. Série.
Attaque à main armée.
10.50 L'Ile fantastique.
Série. Coup de foudre
à retardement.
Triangle amoureux.
11.40 Bon appétit, bien sûr.
11.55 et 18.45 Les Jours euros.
12.00 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.50 Keno. Jeu.
13.55 C'est mon choix.
14.50 Le Magazine du Sénat.
15.00 Questions
au gouvernement.
La Cinquième
16.05 Les Pieds sur l'herbe.
CANICULE
Codie de Gaule ;
Quercyrail ;
Le bonheur avec les ânes.
Film. Yves Boisset. Avec Lee Marvin,
Miou-Miou, Bernadette Lafont,
Jean Carmet, Victor Lanoux.
Policier (France, 1984) ?.
8035183
17.35 A toi l'actu@.
17.50 C'est pas sorcier.
Magazine. Les phares.
Un gangster américain se réfugie
dans une ferme. Une adaptation
grossière d'un roman de Jean Vautrin.
1.05 Libre court. Magazine.
20.55
18.15 Un livre, un jour.
Les Années Mistinguett,
de Jacques Pessis
et Jacques Crépineau.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.10 Tout le sport.
20.20 Tous égaux.
UN AN DE PLUS
Présenté par Marc-Olivier Fogiel.
Invités : Jean-Claude Brialy,
Philippe Monnet, Xavier Tinel,
Alain Laguzet, Michèle Fricheteau,
le chef Raoni.
6198560
23.00 Météo, Soir 3.
Nationale 137. Etienne Pherivong.
Avec Claudine Bonhommeau,
Beppe Clerici, Nelly DAviaud.1753481
1.20 Toute la musique qu'ils aiment.
Trio pour violon, violoncelle et piano
de Gabriel Fauré (45 min). 9200961
Arte
21.40
5.35 Les Amphis de La Cinquième. 6.30 Anglais. Leçon
nº27 [2/5]. 6.45 Cellulo. 7.10
Debout les zouzous. 8.15 Le
Journal de l'Histoire.
9.00 Les Ecrans du savoir.
Galilée, recherche
d'auteur : Christiane
Baroche à la recherche de
Marcel Aymé. Migrations,
des peuples en marche :
L'avenir des migrations.
Les contes de l'univers.
Net plus ultra : L'Internet
de proximité.
1218831
9.55 Le Magazine de la santé.
10.50 Les Déesses du Mékong.
11.20 et 18.05 Le Monde des
animaux. Fête de la couleur
14
dans la nature. Animaux en danger. Le cheval de Przewalski, le
conure à gros bec, l'escargot. 11.50 Les Splendeurs natu-
relles de l'Afrique. 12.20 Cellulo. 12.50 Le Pays des bouddhas d'or. 13.45 et 18.40 Le Journal de la santé. 14.05 Les Dessous de la Terre.
14.35 Rendez-vous à Lyon.
Documentaire.
Olivier d’Angely.
15.30 Les Yeux de la découverte. Les animaux amphibies.
16.00 France / Etats-Unis 2000.
L'Etat hors-jeu ? 16.35 Les
Ecrans du savoir. 17.35 100 %
question 2e génération. 18.55
Météo.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 Archimède. Magazine.
Voir : Nature morte ;
Expérience : Motte
de terre ; Histoire :
Chaise réductrice ;
Sciences animées :
Vitesse de la lumière ;
Portrait : Bernard Saugier ;
Application : Pollution
de l'air.
19.45 Météo, Arte info.
20.15 MSF Nicaragua.
Tandem en noir & blanc
[2/5]. Documentaire.
Gérard Lafont (2001).
Le travail mené par
des médecins de
Médecins sans frontières
au Nicaragua.
COMEDIA
GEMELOS
Pièce d'Agota Kristof. Par la compagnie
La Troppa (Juan Carlos Zagal,
Laura Pizarro, Jaime Lorca
5308541
et Eduardo Jimenez).
23.15 Comedia. Un théâtre citoyen
dans la ville. Documentaire.
8723522
J.-N. Roy et J.-G. Carasso.
20.45
LA VIE EN FACE
JE CROYAIS
QUE J'ÉTAIS MORT
Documentaire. Hélène Viard
(France, 2000).
4485183
A travers la difficile « renaissance »
d’un accidenté de la route, la vie
au quotidien dans le centre
de rééducation pour traumatisés
crâniens de Cénac, en Gironde.
Une expérience de théâtre citoyen
menée par Stanislas Nordey
au théâtre Gérard-Philipe
de Saint-Denis.
0.15 La Scandaleuse de Berlin a a
Film. Billy Wilder. Avec Jean Arthur.
Comédie dramatique
(EU, 1948, N., v.o.).
7544955
2.05 Court-circuit. Je ne comprends pas. Agnès
de Sacy (2000) &. 1030348 2.30 Les Cent Photos
du siècle. Débarquement du siècle (5 min).
12
MARDI
M6
L’émission
J U I N
22.50
Olivia va au musée &.
12.34 Météo.
12.35 Docteur Quinn.
Série. La préparation
au mariage &.
3642299
13.35 Clichés
compromettants
Téléfilm. Douglas Jackson.
Avec Nancy McKeon.
(EU, 1995) %.
5308164
15.20 Les Routes du paradis.
MARDI SUSPENSE
Pour l'éternité [2/2] &.
UNE PETITE VILLE
BIEN TRANQUILLE
17.10 Highlander. Série.
La belle époque &. 4300299
18.10 Buffy contre
les vampires.
Série. Cauchemar %.
19.05 Loft Story. Jeu.
19.50 I-minute. Magazine.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Madame est servie.
Série. Pourquoi pas &.
20.38 Météo des plages.
20.39 Un jour à part.
Magazine.
20.40 Loft Story,
Décrochages info.
Téléfilm. Richard T. Heffron.
Avec Loni Anderson, Gigi Rice,
Greg Evigan (Etats-Unis, 1995) %. 4742657
20.55
E = M 6 DÉCOUVERTE
Planète en danger.
5393676
Magazine présenté par Caroline Avon.
Baleines : espèce en danger ;
Quand la planète brûle... ;
Danger : glissements de terrains ;
Le réchauffement de la planète ;
Mer d’Aral ;
Russie : la poubelle du nucléaire.
22.49 L'Equipée nature. Magazine.
Une simple visite de courtoisie, entre
sœurs, va conduire l’une d’elles dans
les méandres d’un univers de violences,
où le principal responsable n’est autre
que son beau-frère.
0.35 Loft Story. Les meilleurs
moments des dernières
vingt-quatre heures.
5196232
1.14 Météo. 1.15 Zone interdite. Magazine.
1859684 2.55 Culture pub. 1933481 3.20 M
comme musique (120 min). 5878226
Canal +
12.40 Nulle part ailleurs.
13.45 Le Vrai Journal.
14.35 La Veuve
de Saint-Pierre a
Film. Patrice Leconte.
Avec Juliette Binoche.
Drame (France - Canada,
1999) &.
1299725
Kon (Japon, 1997).
9.50 Les Patamodeleurs.
Documentaire. Une photo
de famille (2000) &.
16.25 La Cape et l'Epée.
10.25 Jakob le menteur
Film. Peter Kassovitz.
Avec R. Williams. Guerre
(EU, 1999) %.
51702725
f En clair jusqu'à 13.45
12.25 Les Titres du journal.
12.30 et 18.30 Canal+
classique. Le vélo &.
Découverte de l'Amérique.
16.40 La Mouette et le Chat
Film. Enzo D'Alo. Animation
(Italie, 1999) &.
9934947
f En clair jusqu'à 20.35
18.00 Dilbert. Série. Y2K &.
18.40 Nulle part ailleurs.
19.00 Cinéma.
TRADER
Film. James Dearden. Avec Anna Friel,
Ewan McGregor, Yves Beneyton.
Drame (GB, 1999, v.o.) &.
2552270
20.35
MYSTERY MEN a a
Film. Kinka Usher. Avec Ben Stiller,
William H. Macy, Claire Forlani.
Comédie (Etats-Unis, 1999) &.
496980
L’ennemi juré du Capitaine admirable,
Casanova Frankenstein, projette
la destruction de Champion City.
Une mise en boîte réussie des histoires
de super-héros de bande dessinée.
L’histoire vraie d’un courtier, Nick
Leeson, qui a provoqué une faillite
bancaire. Une mise en scène
malheureusement impersonnelle.
0.15 A l'attaque ! a
Film. Robert Guédiguian.
Avec Ariane Ascaride. Comédie
7942690
dramatique (Fr., 2000) &.
1.45 Radiohead. Concert. Kid A : Amnesiac in Paris. 7416892 3.05 Le Journal du hard. #. 1715690
3.15 Max Film. Fred Coppula. Classé X (Fr., 2000)
#. 1178348 4.35 Surprises. 3254110 4.55 Le Goût
des autres a Film. Agnès Jaoui. Comédie dramatique (Fr., 1999) &. 89082868
Le film
18.00 Ciné Classics
LE SIGNE DE LA CROIX.
La décadence de l’Empire romain
et le martyre des chrétiens,
selon de Cecil B. De Mille
C
ECIL BLOUNT DE MILLE, père fondateur de Hollywood, appartenait à une
famille d’origine hollandaise. Il fut
élevé par son père dans la religion épiscopalienne et il avait une mère juive. D’où son
goût pour les sujets tirés de la Bible, des
Ecritures et de l’histoire romaine. En 1923,
sous l’influence d’Intolérance, de Griffith,
De Mille réalise sa première version des Dix
Commandements en associant un épisode biblique à un épisode moderne. En 1926, Le
Roi des rois, vie de Jésus, est une étonnante
superproduction qui comporte, déjà, des séquences en Technicolor bichrome. En 1929,
le cinéaste veut tourner Le Signe de la croix
pour achever une trilogie d’inspiration religieuse. Ce projet n’aboutira qu’en
1932 avec un contrat à la Paramount.
Néron (Charles Laughton dans une
composition d’un tyran lâche et sournois
qui fit date) vient d’incendier Rome, pour
composer avec sa lyre devant les flammes.
Le préfet
de Rome,
Marcus
Superbus
(Frederic
March),
et l’impératrice
Poppée
(Claudette
Colbert)
COLLECTION CHRISTOPHE L.
Eros
et Thanatos
Il en fait retomber la responsabilité sur la
secte des chrétiens. Les arrestations et persécutions commencent, sous les ordres de
Tigellin (Ian Keith), chef de la garde impériale. Marcus Superbus (Fredric March), préfet de Rome, protège une jeune chrétienne,
Mercia (Elissa Landi), dont il est amoureux.
Il la sauve d’un guet-apens tendu aux chrétiens et la fait entrer chez lui comme « esclave ». En réalité, il veut qu’elle devienne
sa compagne. L’impératrice Poppée
(Claudette Colbert), éprise de Marcus qui
n’a pas répondu à ses avances, fait arrêter
Mercia.
Certains éléments du scénario rappellent
le célèbre roman Quo Vadis ?, paru en 1900.
Mais ici, l’incendie de Rome n’est qu’une
anecdote, un point de départ. Cécil B. De
Mille s’est intéressé, avant tout, à la décadence de la cour impériale et au martyre
des chrétiens, refusant, jusqu’à la plus horrible des morts, de renier leur foi. Sa reconsti-
21.45 Arte
Comedia : Gemelos
D
22.35
6.40 et 12.20 Le Journal de
l'emploi. 6.45 Teletubbies.
f En clair jusqu'à 8.30. 7.15
Nulle part ailleurs. 8.30 Perfect Blue a a Film. Satoshi
INA
5.10 Fréquenstar. 6.00 et 9.40,
16.15 M comme musique. 7.00
Morning Live.
9.05 M 6 boutique.
11.54 Le Six Minutes midi,
Météo.
12.05 Cosby Show. Série.
tution historique à grand spectacle rappelle, décors, costumes et attitudes, les tableaux « à l’antique » de Sir Lawrence AlmaTadema. Néron, maquillé et paré, étale ses
chairs molles sur des coussins, Poppée
prend son bain de lait, les personnages sont
souvent disposés en groupes, etc.
Comme il le fera avec Cléopâtre (1934),
De Mille parsème ses représentations du
monde romain de détails érotiques. Au
cours du banquet chez Marcus, celui-ci fait
danser des femmes demi-nues et tentatrices autour de Mercia, qui lui résiste. Et, surtout, dans les longues séquences des arènes
avec combats de gladiateurs et chrétiens jetés aux bêtes sauvages, l’érotisme se mêle à
la cruauté des supplices sous les regards sadiques de Néron et de Poppée entourés de
milliers de figurants. Avant un final parfaitement religieux. Ce film n’a jamais été diffusé. La copie présentée est superbe.
Jacques Siclier
ANS un pays en
guerre, une mère se
sépare de ses fils jumeaux pour les mettre à
l’abri. Elle les envoie à la
campagne, chez sa propre
mère, une vieille femme
acariâtre et dure à la tâche
que le voisinage traite de
sorcière. La grand-mère recueille les enfants à contrecœur et les met vite au travail. Sevrés d’amour, roués
de coups, abreuvés d’insultes mais soudés l’un à
l’autre, les deux frères
construisent un système
de survie. Pour s’endurcir,
ils se privent de nourriture,
s’infligent souffrances physiques et humiliations.
Pour se protéger de la dureté du monde et de la barbarie des adultes, ils s’inventent un univers où il n’y
a pas de place pour les sentiments ou l’apitoiement.
C’est à la romancière
hongroise Agota Kristof
qu’on doit cette rude histoire d’apprentissage de la
vie, racontée à la première
personne du pluriel dans
Le Grand Cahier (PointsSeuil). De ce texte écrit en
français, les comédiens chiliens de la compagnie La
Troppa ont tiré la matière
d’un spectacle, Gemelos,
présenté en espagnol à Avignon en 1999 et repris récemment à Paris. Le réalisateur Jacques Renard (Blanche et Marie, Le Chasseur
de la nuit, Tchekhov, le témoin impartial, Poil de carotte…) a usé de tout son savoir-faire pour rendre en
images de cinéma la magie
de ce conte cruel qui fait
feu de toutes les formes
d’arts scéniques : le jeu, la
voix, le masque, les marionnettes… Une belle mise en
perspective des diverses
échelles de cette pièce où,
dans un décor de maison
de poupée, des acteurs
adultes jouant les enfants
actionnent des petits automates figurant les autres
personnages.
Th.-M. D.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
15
MARDI
Le câble et le satellite
J U I N
TV 5
C-S-T
20.00 Journal (TSR).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 Temps présent.
Magazine.
Magazine.
XAVIER LAMBOURS/AGENCE METIS
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
16
Planète
94315541
C-T
Magazine.
Série. Le brave Finch. 7700299
20.00 La Vie de famille.
Série. Plus dur
sera l'avenir.
3945299
Friends. Série. Celui qui
2220947
avait un sac.
20.45 Aigle de fer 2
Film. Sidney J. Furie.
Avec Louis Gossett Jr.,
Mark Humphrey,
Jason Gedrick.
Film de guerre
1857270
(Etats-Unis, 1988).
22.25 Stars boulevard.
Film. Don Taylor.
Avec Burt Lancaster,
Michael York,
Barbara Carrera.
Film fantastique
(Etats-Unis, 1977) ?. 99813034
C-S
58424170
22.50 Chronique de la forêt
C-T
9.05 Sur la mer comme au ciel.
10.05 La Terre et ses mystères.
Dompteurs de l'hostile. 10.20 La
Terre en question. L'héritage inca.
10.45 Icebergs. La menace qui
vient du froid. 11.35 Aventures africaines. En Afrique du Sud. 12.25
Sans frontières. Un port, des marins et la mer. [5/6] GrandcampMaisy et Port-en-Bessin. 13.30 La
Traversée du Shu Fu. 14.15 L'Ile de
la panthère. 14.40 Le Monde perdu
des Seychelles. 14.55 Itinéraires
sauvages. Les Grands Fleuves.
L'Amazone. 16.00 Une journée ordinaire chez des animaux extraordinaires. Entente sauvage. 16.55 Les
Zèbres : chevaux sauvages d'Afrique. 17.40 Pays de France. 18.35
Histoires de chevaux. L'homme
qui parle aux chevaux. 19.05 Aventures. 19.55 Grenouilles et compagnie. Le pelobate brun et le crapaud sonneur.
0.15 Aphrodisia.
Paris Première
Série. Lucy Makes Room
for Danny [2/2]
500036905
(v.o., 25 min) &.
Festival
Téléfilm. Jacob Berger.
Avec Catherine Leprince,
Jacques Frantz,
Victor Sonier (1994). 82744638
22.10 Deux frères.
Téléfilm. Philippe Laïk.
Avec Julie Jézéquel,
Eva Darlan,
Jean-Michel Dupuis
87130183
(1999).
20.25 Les Bergers
500664541
du ciel.
20.55 La salsa, danse
506170270
et musique.
21.45 Renaissance.
Lumière et liberté. 508380909
22.50 Ray Mears, un monde de survivance. [6/6] Les Nuaulus des Moluques. 23.20 Viticulteurs d'Europe. [2/4] Georg du Palatinat.
23.30 L'Histoire du monde. New
York. L'ombre et la lumière. 0.30
Notre XXe siècle. Les migrants
(50 min).
23.40 Jean Carmet.
Le piéton décapotable.
Documentaire.
Christian Zeender
(95 min).
54914386
13
9404541
21.00 Le Gai Savoir.
Magazine.
Invités : Alain Finkielkraut,
Pierre-Patrick Kaltenbach,
9425034
Philippe Meyer.
Fahrenheit 451 a a
Film. François Truffaut.
Avec Julie Christie,
Oskar Werner,
Cyril Cusack. Drame
(GB, 1966, v.o.) %. 73967454
0.20 Howard Stern.
2633954
C-S
21.30
Magazine.
Série. Sniper [1/2].
23.00
23.25
0.30
Canal Jimmy
0.20 Sydney Police.
Série. Pilote
(45 min).
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
21.50 That 70's Show.
5046873
Illégitime défense.
Téléfilm. Lawrence Schiller.
Avec Rachel Ward,
Bruce Boxleitner
(1992) %.
5945812
22.25 On a eu chaud !
Magazine.
22.40 Un fugitif au Texas.
Téléfilm. Michael Toshiyuki
Uno. Avec Peter Strauss,
Elizabeth Pena
(1991) %.
57210638
52709110
C-S
Série. Celui qui a vu mourir
38830909
Rosita (v.o.) &.
21.25 Ceux qui avaient
trente ans (v.o.) &. 17822928
1367042
20.45 Soirée policier.
Psi Factor. Série.
Au-delà du rêve &.
214299
21.25 The Crow, Stairway
to Heaven. Série.
Mise en ordre %.
2966909
22.15 Au-delà du réel,
l'aventure continue.
Série. Sélection
pas très naturelle %. 7439589
Working. Série.
The Prodigy (v.o.) &. 992454
Cheers. Série. Le mariage
c'est mieux (v.o.) &. 2294947
Rintintin junior. Série.
Le ripou (30 min) &. 1767435
21.00 Friends.
0.00 Gliiisse.
Divertissement.
9482812
20.40 Club Fantastic.
20.55 Croc-Blanc
20.10 Aventures sur le Net.
C-T
19.50 et 23.45 Homicide.
Sœur Emmanuelle. 45996305
C-T
538842763
Série Club
Dessin animé.
Invités : André Juillard,
David Viey,
Roland Couavoux. 40649522
504215096
Série. Cartes
postales (50 min). 507993251
20.35 et 0.30 Pendant la pub.
22.35 Météo.
22.40 Sud. Magazine.
507210522
23.40 Gabriel Bird,
profession enquêteur.
5112251
Film. Lucio Fulci.
Avec Franco Nero,
Virna Lisi, Fernando Rey.
Film d'aventures
(Fr. - It., 1972) &.
74450980
508208367
22.50 Le Justicier des ténèbres.
20.25 La Panthère rose.
Magazine (30 min).
Série. Matière
stupéfiante %.
Tekwar. Série.
Subconscience.
22.20 Projet X-13.
19.25 Hill Street Blues. Série.
La mort va bien &.
C-S
Le coup des diamants. 585920676
0.30 Est pris
qui croyait prendre.545443416
Série. Mourir
de te connaître.
22.30 Semaine
François Truffaut.
Magazine (20 min).
RUE
19.50 Switch. Série.
20.45 Invasion planète Terre.
19.30 et 0.40 Rive droite,
rive gauche.
Monte-Carlo TMC
C-T
20.30 Un enfant de trop.
C-S
Magazine.
502742812
0.05 The Lucy Desi
Comedy Hours.
ème
Série. Cache-cache ?.
0.30 L'apprentie voyageuse
(15 min) ?.
TF 6
Série. Love's Lavorer's
Lost (v.o.) &.
504127960
Geena. Série. Momma
500021299
Bear (v.o.) &.
Legacy. Série. Une visite
508613947
inattendue &.
23.40 Téva portrait.
Magazine.
des Vosges. [2/4] L'hiver.
23.15 Jesse Jackson, pèlerin de la
politique.11960299 0.40 Pierre Dedieu et ses créatures. 1.20 Henry Jaglom, un réalisateur conroversé
(65 min).
Odyssée
22.30
22.55
19.30 Voilà !
20.30 Images
de Patagonie. 99534251
21.45 Do You Remember
Revolution ?
[2/2].
Série. Reach Out
and Touch (v.o.) &. 504280763
21.40 Deuxième chance.
22.35 L'Ile du docteur
Moreau a
7.10 Takiwasi. 7.40 Le Cognac, un
second paradis. 8.30 La Terre des
hommes, Fenua Enata. 9.25 Anciennes civilisations. [2/13] Rome
et l'Antiquité. 10.15 Cinq colonnes
à la une. 11.10 Dee Dee Bridgewater. 12.05 God's Country. Film documentaire. Louis Malle (1985) &.
13.35 Souvenir de Babouchka.
13.55 Billie Jean King, féministe
des courts. 14.55 Rester ou partir ?
Juifs en Lituanie. 15.25 Histoires
d'avions. Les ailes d'Italie. 16.15
Questions d'enfants.[4/6] Etre lavé.
17.10 Papa Wemba. Chance eloko
pamba. 18.05 L'Inde fantôme, réflexions sur un voyage. [6/7] . 19.00
A l'est de la guerre. [2/2] Guerre
d'extermination. Les crimes de la
Wehrmacht de 1941 à 1945. 20.00
Tom Jones le Gallois.
500049831
20.50 Ally McBeal.
78275034
RTL 9
« Jean Carmet. Le piéton décapotable »,
un documentaire de Christian Zeender,
à 23.40 sur Festival
C-T
Série. De lumière
et de soufre &.
0.30 Journal (La Une).
1.05 Soir 3 (France 3).
20.20
Téva
20.00 Les Anges du bonheur.
22.00 Journal TV5.
22.15 Ça se discute.
SYMBOLES
12
22.15
Série. La guerre froide
(v.o.) &.
53951096
Action. Série. Les risques
du métier de producteur
53964560
(v.o.) %.
22.40 The New Statesman.
Série. Que le meilleur gagne
88627928
(v.o.) %.
23.05 T'es toi !
Magazine.
93409893
23.35 Le Prix du danger a
Film. Yves Boisset.
Avec Gérard Lanvin,
Michel Piccoli,
Marie-France Pisier.
Film dramatique (Fr. - Youg.,
1983) ? (100 min). 42610812
Canal J
C-S
17.15 Les Razmoket. 7602639
17.55 Le Marsupilami. 2323299
18.20 Sabrina. Série.
3536251
18.50 Faut que ça saute !
19.05 Cousin Skeeter. Série.
19.30
Histoire
à Massive Attack :
les alchimistes. Documentaire
[3/13]. Yves Lapotre. 505122367
21.00 Ils ont fait l'Histoire.
Bud Powell, l'exil intérieur.
Documentaire.
Robert Mugnerot. 506829909
21.55 Roman Jakobson.
Documentaire [2/7].
Jean-José Marchand.524732251
7773947
Docteur Skeeter.
Kirk. Série. Opération
9982589
amygdales.
20.00 Toi-même !
9972102
Magazine (30 min).
Disney Channel
C-S
23.20 Les Mensonges
du jour J.
Documentaire.
17.30 La Cour de récré.
17.45 Les Weekenders.
18.00 L'Incorrigible Cory.
Documentaire.
Krystyna et Jan Kaplan
(45 min).
521977868
Série. Premier emploi. 664676
Série. Copie conforme.866873
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Qui veut la peau
de Roger Rabbit a a
Animation. Robert Zemeckis.
Avec Bob Hoskins,
Christopher Lloyd.
Comédie (EU, 1988). 2318386
20.55 Série attitude.
La Double Vie d'Eddie
McDowd. Série.
Un nouveau compagnon
6216812
de jeu (20 min).
C-T
17.20 Poochini.
17.43 Air Academy.
18.06 Cartouche.
18.30 Tic Tac Toc.
19.25 Océane.
19.50 Le Bus magique.
20.15 Robocop
801818164
638668744
504799760
509725251
509745015
(245 min).
550384560
Mezzo
C-T
20.00 Concerto pour violon
et orchestre n˚2,
de Mozart.
Avec Gidon Kremer, violon.
Par l'Orchestre philharmonique
de Vienne, dir. Nikolaus
91326676
Harnoncourt.
A l'affiche. Magazine.
20.30
20.35 et 23.00 Mezzo l'info.
20.50 Rétro Mezzo. Magazine.
21.00 et 22.25 Œuvres
des grands maîtres
de Prague.
Alphons Mucha
et Théodoricus.
Documentaire [1/2].
66144251
Reiner Moritz.
La Chaîne Histoire
Enregistré le 20 octobre 1994.
Avec Miroslav Vilimec, violon.
Par l'Orchestre
philharmonique tchèque,
dir. Vaclav Neumann.30589218
23.15 Pelléas et Mélisande.
Opéra en cinq actes et douze
tableaux de Claude Debussy.
Par l'Orchestre et le Chœur
de l'Opéra de Lyon,
dir. John Eliot Gardiner
et de Pierre Strosser.
Avec Colette Alliot-Lugaz,
François Le Roux
16754657
(150 min).
C-S
21.00 Concert pour l'Europe.
Enregistré en juillet 1997.
Avec Dioniey
508889541
Piaczkowski.
22.05 Muzzik'et vous !
Magazine.
500592763
22.35 Soul & Acid Jazz.
Enregistré à Montreux,
lors du 30e Festival de jazz
507482102
de Montreux.
23.35 Jazz Open 1995.
Avec Jack Bruce,
basse.
506026473
0.35 Chick Corea.
Enregistré le 30 juin 1998,
lors du festival Jazz à Vienne.
Avec Chick Corea, piano
(100 min).
507105706
C-S
20.35 Mémoire de la seconde
guerre mondiale.
Coulez le Bismarck.
Documentaire.
505254560
21.20 La Science et la Guerre.
Ennemi de l'humanité.
Documentaire.
554672102
22.10 Les Mystères
de la Bible. L'Apocalypse.
Documentaire.
565803034
22.55 Biographie.
Sigmund Freud,
analyse d'une pensée.
Documentaire.
574461102
23.40 Les Mystères
de l'Histoire.
Le hors-la-loi de l'Oklahoma.
Documentaire.
507908183
0.30 L'or de l'Eldorado.
Documentaire
(45 min).
545457619
Forum
C-S
20.00 Comment sauver
les rhinocéros.
Débat.
506209676
21.00 Les Brigades rouges.
Débat.
503365367
22.00 Le Tennis côté femmes.
Débat.
503354251
23.00 Algérie, retour
sur la guerre.
Débat (60 min).
Eurosport
503378831
C-S-T
15.30 Tennis. Tournoi messieurs
du Queens. 11 - 17 juin 2001.
2e jour. A Londres. 69452034
0.15 Résumé.
2707348
20.00 Automobilisme.
21.00
21.25 Hommage
à Rafael Kubelik.
Muzzik
574951021
0.10 L'Assassinat
de Reinhard Heydrich.
18.30 Aux frontières
de l'étrange.
Télétoon
C-T
20.30 et 22.50 Souviens-toi
du futur. De Frank Zappa
23.00
23.15
24 Heures du Mans.
Retour sur l'édition 2000.
Au Mans.
278928
Boxe. Tuesday Live Boxing.
Championnat d'Europe.
Poids coq. Fabien Guillerme
(Fr.) - Alexander Yagupov
(Rus). A Nice.
127367
Score express. Magazine.
Rallye. Rallye du Maroc
2001. 22 - 27 mai 2001
(60 min).
4005522
Pathé Sport
C-S-A
20.00 Triathlon.
Coupe du monde. 3e manche.
A Saint-Pétersburg. 500269270
Basket info.
500743657
Golmania.
500742928
Starter.
500732541
Plein cadre.
500731812
21.00
21.30
22.00
22.30
23.00 Football.
Championnat d'Argentine.
Tournoi de clôture. 18e journée
(105 min).
506166454
Voyage
C-S
20.00 Pilot Guides.
L'Amérique centrale. 500009015
21.00 Suivez le guide. 500080947
22.00 Treks du monde.
Randonnée en Oklahoma
et kayak à Hawaii. 500008928
Prêt à partir.
500007299
Long courrier. 500060183
22.30
23.00
0.00 Pilot Guides.
La Basse-Californie.
Documentaire
(60 min).
500017313
12
MARDI
Sur les chaînes cinéma
Action
RTBF 1
19.30 et 23.45 Journal, Météo. 20.15
Pour la gloire. 21.30 Les coquelicots
sont revenus. Téléfilm. Richard Bohringer. Avec Clémentine Célarié. 23.00 Télécinéma. 23.40 Tous sur orbite ! 0.05
Cotes & cours. 0.10 Mission sports.
0.35 Javas (10 min).
TSR
C-S
20.30 Surprises. 20.35 Un coup d'enfer.
Film. Mike Barker. Avec Alessandro Nivola. Film de suspense (1999) %. 22.05
Beau travail a Film. Claire Denis. Avec
Denis Lavant. Drame (1999) &. 23.35
Intrusion. Film. Rand Ravich. Avec Johnny Depp. Film de science-fiction (1999)
% (105 min).
Encyclopedia
C-S-A
HORIZONS EN FLAMMES a a
6.45 TCM
74337386
Delmer Daves. Avec Gary Cooper
17.15 Cinétoile
18.50 TCM
C-S
C-S
19.50 Netflash. 20.00 et 22.00, 0.15,
2.00 MCM Tubes. 20.30 Dragon, l'histoire de Bruce Lee. Film. Rob Cohen.
Avec Jason Scott Lee. Film biographique (1993) %. 23.00 C'est arrivé près de
chez vous a Film. Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde. Avec
Benoît Poelvoorde. Comédie noire
(1992, N.) ? (120 min).
MTV
C-S-T
20.00 New. 21.00 MTV's French Link.
21.30 FANatic. 22.00 Spy Groove. Série. 22.30 Bytesize. 0.00 Alternative Nation (120 min).
Régions
S-T
20.00 et 1.30 JT Madagascar. 20.20
Hebdo Malgache. 20.35 Les Étapes
gourmandes. 20.45 et 0.00 Journal.
20.50 et 22.50 New Zik. 21.05 JT Guadeloupe. 21.30 et 0.05 Hebdo NouvelleCalédonie. 21.50 Ouvé la pot'la. 22.00
JT Martinique. 22.25 Parenthèse. 22.30
Hebdo Mayotte (30 min).
LCI
C-S-T
7.10 Le Journal du Web. 8.00 L'Edito.
8.40 L'Invité du matin. 9.10 et 15.10 On
en parle. 10.10 et 16.10 2 pour 2 contre.
11.00 et 20.45, 1.00 Le Club LCI. 14.10
et 17.10, 0.10 LCA. 18.30 L'Invité de
PLS. 19.00 Le Grand Journal. 19.50 et
20.35 La Page économie. 20.00 Le Dossier du Grand Journal. 22.00
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
24452812
502812812
12.25 Cinétoile
503191305
Clint Eastwood.
Avec Clint Eastwood
(EU, 1983, 120 min) &.
504310893
Richard Fleischer.
Avec Kirk Douglas
(EU, 1958, 115 min) &.
584611541
20.30 CinéCinémas
1141928
20.30 Ciné Classics
3041909
Jacques Becker.
Avec Roger Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
C-S-T
19.30 et 22.30 Actu Breizh. 20.00 et
23.00 L'Entretien. 20.30 Noblesse
oblige a a a Film. Robert Hamer.
Avec Dennis Price. Comédie satirique
(1949, N.). 23.30 Kelt live. Hubert-Félix Thiéfaine. Concert (60 min).
52917893
John Flynn. Avec Rod Steiger
(EU, 1968, 110 min) &.
LES GENS DU VOYAGE a
23.25 Ciné Classics
60431541
Jacques Feyder. Avec M. Glory
(Fr., N., 1938, 110 min) &.
MERCI LA VIE a a
505694560
NOTRE HISTOIRE a a
9.20 CinéCinémas 2
1.30 CinéCinémas
505686015
88353416
1.30 Ciné Classics
Fantastique
14.10 CinéCinémas 2
88261481
René Clair. Avec Pierre Brasseur
(Fr., N., 1957, 95 min) &.
508441015
LAISSE ALLER,
C'EST UNE VALSE a
501285251
DANS LES GRIFFES
DE LA MOMIE a
Histoire
502301831
554847015
Bruno Nuytten.
Avec Isabelle Adjani
(France, 1988, 170 min) %.
LE SIGNE DE LA CROIX a a
18.00 Ciné Classics
1071763
Cecil B. DeMille.
Avec Fredric March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
LES AILES DU DÉSIR a a a
LA MACHINE
À EXPLORER LE TEMPS a a
Wim Wenders. Avec Bruno Ganz
(Fr. - All., 1987, 130 min) %.
506386684
George Pal. Avec Rod Taylor
(EU, 1960, 100 min) &.
504872706
Terence Fisher. Avec P. Cushing
(GB, 1959, 90 min) %.
514496077
Policiers
L'ENNEMI PUBLIC a a
22.00 Ciné Classics
LA MALÉDICTION
DES PHARAONS a
1.35 CinéCinémas 2
3.20 CinéCinémas 3
59780034
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
FARGO a a
19.10 Cinéfaz
559927218
LA BELLE QUE VOILÀ a
LA CHUTE D'UN CAÏD a a
17.00 TCM
73458473
42469638
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
Budd Boetticher. Avec R. Danton
(EU, 1959, 102 min) &.
LA PETITE a
15.20 Cinéfaz
LAST SEDUCTION a a
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
LADY HAMILTON a a
10.40 Ciné Classics
45245473
Alexander Korda. Avec V. Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
0.40 TCM
18.20 CinéCinémas 2
LE DAHLIA BLEU a a
12.40 Ciné Classics
97683305
George Marshall. Avec A. Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
518500913
Henri Verneuil.
Avec Patrick Dewaere
(France, 1982, 135 min) &.
24620868
SMALL SOLDIERS a a
526481218
John Dahl.
Avec Linda Fiorentino
(EU, 1993, 110 min) ?.
501144928
Vincente Minnelli.
Avec Katharine Hepburn
(EU, N., 1946, 110 min) &.
5957657
503600034
Stanley Kramer.
Avec Gregory Peck
(EU, N., 1959, 130 min) &.
Joel Coen et Ethan Coen.
Avec Steve Buscemi
(EU, 1995, 97 min) ?.
Georges Lautner. Avec Jean Yanne
(France, 1971, 100 min) &.
Joe Dante. Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
21.00 Cinétoile
John Gilling. Avec André Morell
(GB, 1967, 87 min) %.
LAME DE FOND a a
502886378
LE DERNIER RIVAGE a a
21.00 CinéCinémas 3
Vincent Ward. Avec R. Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
10.05 CinéCinémas 3
508409909
Rudolph Maté.
Avec Richard Derr
(EU, 1951, 80 min) &.
CAMILLE CLAUDEL a a
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
1.00 Cinétoile
503895473
Nicole Garcia. Avec C. Deneuve
(France, 1998, 120 min) &.
503964102
anuel Poirier. Avec Sergi Lopez
(Fr., 1997, 135 min) &.
Louis Malle. Avec Brooke Shields
(EU, 1978, 105 min) !.
Jean-Philippe Toussaint.
Avec Tom Novembre
(Fr. - It. - Bel., 1999, 79 min) &.
22.15 CinéCinémas
21.00 Cinéstar 2
22.40 TCM
WESTERN a a
15.50 Cinétoile
Vincent Sherman.
Avec Bette Davis
(EU, N., 1943, 110 min) &.
23.15 Cinétoile
LA PATINOIRE a
20.45 Cinéfaz
LE SERGENT a
PORTE DES LILAS a
90731812
58557560
Jean-Luc Godard. Avec A. Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
11.05 Cinéstar 2
L'IMPOSSIBLE AMOUR a a
9.20 Ciné Classics
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain
(France, 1997, 90 min) &.
PLACE VENDÔME a a
15.15 Ciné Classics
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
506963760
L'ÎLE DES AMOURS
INTERDITES a a
15.10 TCM
Comédies
VIVRE SA VIE a a
8.35 Cinéstar 1
Bertrand Blier. Avec Alain Delon
(France, 1984, 110 min) %.
83667226
38150378
LE SEPTIÈME CIEL a a
Steven Spielberg. Avec Tom Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
2.40 TCM
LE CHOC DES MONDES a
7.45 Ciné Classics
Alberto Lattuada. Avec G. Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
Bertrand Blier. Avec C. Gainsbourg
(France, 1991, 120 min) ?.
Damiano Damiani.
Avec Vanni De Maigret
(It., N., 1962, 95 min) &.
MEMPHIS BELLE a
SANS PITIÉ a a
16569305
Mark Rydell. Avec Sandy Dennis
(EU, 1968, 90 min) &.
18.30 CinéCinémas 3
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
23.25 Cinéstar 2
LES VIKINGS a a
LES AMANTS a a
14.25 Cinétoile
503582831
Louis Malle.
Avec Jeanne Moreau
(Fr., N., 1958, 90 min) !.
Rod Taylor dans « La Machine à explorer le temps »,
de George Pal, à 1.00 sur Cinétoile
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00 ; 22.00 ; 0.00.
6.05 Université de tous les savoirs.
Sport, politique et société. 7.20 Les Enjeux internationaux. 7.30 Première édition. 7.55 Chronique ; 8.02 Revue de
presse culturelle ; 8.07 Deuxième édition ; 8.25 Chronique. 8.30 Les Chemins
de la connaissance. Cheveux et chevelure. [2/5] Qui sont ces cheveux qui poussent sur nos têtes ? Invités : Marie-Christine Auzou ; Bruno Bernard ; Henriette
Walter. 9.05 La Matinée des autres. La
mandragore. Invités : Pierre Lieutaghi ;
Pierre Besnehard ; Claude Gudin ; Françoise Bader ; Claude Gaignebet.
10.30 Les Chemins de la musique
(rediff.). Thelonious Monk,
penser la musique, c'est danser
l'architecture. Invités :
Henri Renaud ; Martial Solal ;
Laurent de Wilde ; François
Postif ; Roger Luccioni [2/5].
11.00 Feuilleton.
Au chat qui louche,
d'Arthur Koestler
et Andor Nemeth [2/10].
11.20 Marque pages.
11.25 Résonances.
C-S
17.30 World Beat. 20.30 et 22.30 World
Business Today. 21.30 Q & A. 23.00 et
2.30 Insight. 0.00 et 2.00 This Morning
Asia. 0.30 Moneyline Newshour. 1.30
Asia Business Morning (180 min).
TV Breizh
506095251
HONKYTONK MAN a a
Cecil B. DeMille.
Avec Gary Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
22h/minuit.
Euronews
9.00 Cinétoile
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
13.55 Cinéstar 1
Comédies dramatiques
Louis Malle. Avec Burt Lancaster
(Fr. - Can., 1980, 100 min) &.
George Sherman. Avec R. Calhoun
(EU, 1955, 92 min) &.
23.30 CinéCinémas 2
Louis Malle. Avec Brigitte Bardot
(Fr. - It., 1965, 120 min) &.
ATLANTIC CITY a a
LE TRÉSOR
DE PANCHO VILLA a
13.30 TCM
501720454
C-T
20.00 et 22.25 Le Club des visionautes.
20.05 Portraits singuliers. Pierre Debauche. 20.30 et 23.00 VisioDéfis.
21.00 Le Carillon de verre. 21.30 Histoires ordinaires. 22.00 Aléas. 22.30 Le
Journal des régions soir. 22.50 Le Journal de l'outremer. 23.30 7 en France
(30 min).
RFO Sat
62507251
Clint Eastwood.
Avec Clint Eastwood
(EU, 1985, 113 min) %.
Michael Caton-Jones.
Avec Matthew Modine
(EU, 1990, 105 min) %.
MCM
568464102
LE CAVALIER SOLITAIRE a a
Grandes Dates de la science et de la
technique. La dynamo de Werner von
Comédie
20.45 TCM
56647947
500523454
VIVA MARIA a a
19.05 Cinétoile
20.00 Un gars du Queens. Fair Game.
20.30 Rhona. The Birthday Girl. 21.00
Le Mondial d'improvisation 2000. Spectacle. 22.00 Kids in the Hall. Série
(v.o.). 22.30 Drew Carey Show. Une super-assistante (v.o.) (30 min).
LE RENARD a
16.55 CinéCinémas
22.00 CinéCinémas 2
Peter Hyams. Avec Elliott Gould
(EU, 1978, 123 min) &.
19.55 Les Explorateurs du pôle Nord.
Premier arrivé [1/3]. 20.45 Les Routes
de Cordoba. 21.15 Islote. 21.30 Le Vaisseau spatial Terre. 22.00 L'Eau, source
de vie. 22.25 Sensations d'aventures.
22.35 Eco-logique. 23.25 et 23.45 Les
Siemens (35 min).
TROP BELLE POUR TOI a a a
Bertrand Blier.
Avec Gérard Depardieu
(France, 1989, 90 min) %.
17.05 Cinéfaz
(EU, N., 1949, 100 min) &.
19.30 et 1.45 TJ Soir. 20.00 Météo.
20.05 A bon entendeur.Trottinettes :
Le CHUV analyse les accidents. 20.40
Tenue correcte exigée a Film. Philippe
Lioret. Avec Jacques Gamblin. Comédie (1996) %. 22.15 L'Informateur. Téléfilm. Jeff Celentano. Avec William Baldwin. 23.50 Demain à la une (10 min).
Canal + vert
CAPRICORN ONE a
J U I N
11.30
Le souffle. [2/5]
Le souffle du sportif.
Mémorable (rediff.).
Marcel Jouhandeau [7/10].
12.00 La Suite dans les idées.
13.30 Les Décraqués.
Tourisme aléatoire.
13.40 Carnets de notes. Libre cour. Invitée : Marie-Hélène Serra. 14.00 Tire ta
langue. La langue des petites mains. Invitées : Françoise Lesage ; Jeanine
Ouvrard ; Françoise Perdriset. 14.55 et
20.25 Poésie sur parole. Alains Veinstein. 15.00 Le Vif du sujet. Vivre autre-
ment. 17.25 Feuilleton. La République de
Mab-Oul, de Jacques Jouet. 17.30 A voix
nue. Simha Arom, ou l'itinéraire d'un
ethnomusicologue. [2/5] Bangui, ou la révélation des musiques d'Afrique centrale.
18.00 Pot-au-feu.
19.30 In vivo. Le soi-disant effet
placebo. Invité : Robert Danzter.
20.30 Fiction (rediff.).
Perspectives contemporaines.
Top Dogs, d'Urs Widmer.
22.12 Multipistes.
22.30 Surpris par la nuit.
[2/4] Je me souviens... génération
seconde guerre mondiale. Invités :
Jean-Pierre Azéma ;
Jean Bollack ; Katherina von
Bülow ; Roland Castro ; Roland
Dumas ; Hortense von Heppe ;
Dominique Jamet ; Rod Kedward ;
André Laks ; Pierre Saragoussi ;
Rudolph von Thadden ;
Heinz Wismann.
0.05 Du jour au lendemain.
Michel Koch (Le Sacricide).
0.40 Chansons dans la nuit. 1.00 Les
Nuits de France Culture (rediff.). Cet hiver la Chine ; 1.57 Radio drame. Display,
de Joseph Danan.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 19.00.
6.05 Les Boréales. 7.05 Tous les matins
du monde. 8.30 La Revue de presse.
9.07 Si j'ose dire. 10.27 et 12.27,
19.57 Alla breve. Flashes pour orchestre,
de Zavarro, par l'Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Pascal Rophé.
10.30 Papier à musique. Invité : Philippe
Cassard. Le Nocturne. Nuits d'Allemagne du Nord. Œuvres de Mendelssohn,
Weber, Brahms, R. Schumann.
12.35 C'était hier.
Rafael Kubelík, chef d'orchestre.
Manfred, ouverture op. 113,
de R. Schumann ; Symphonie
n˚7 op. 70, de Dvorak,
par l'Orchestre symphonique
de la Radio bavaroise.
13.30 Au fur et à mesure.
Pénélope, de Fauré.
15.00 Concert. Donné le 6 mai, salle
Cortot, à Paris. David Grimal,
violon, Victor Chestopal, piano :
Œuvres de Schubert :
Trio D 897 Notturno ; Trio D 929.
17.00 Métamorphoses.
18.00 Le jazz est un roman.
Stars Fell on Alabama.
Le roman de Mr. T.
19.07 A côté de la plaque.
20.00 Un mardi idéal.
Invités : Marc Laforet, pianiste ;
Wiga Wag. En direct et en public
du studio Charles Trenet de la
Maison de Radio France, à Paris.
22.00 Jazz, suivez le thème.
Night and Day [2/4].
23.00 Le Conversatoire.
0.00 Tapage nocturne.
Enregistré le 14 mai,
au Centre Pompidou, à Paris.
Bang on a Can et All Stars [1/2].
1.00 Les Nuits
de France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 6.30 à 9.00,
Classique affaires matin ;
12.30, Midi Classique ;
19.00, Classique affaires soir.
14.00 Thèmes et variations.
Le chef d'orchestre Rafaël Kubelik.
16.30 Grand répertoire. Œuvres de Chopin, Berlioz, Cherubini, Mercadante,
Verdi, Respighi. 18.30 L'Actualité musicale.
20.40 Les Rendez-vous du soir.
Tolstoï et la musique.
Sonate n˚8 « Pathétique »,
de Beethoven, A. Lubimov,
pianoforte ; Symphonie n˚95,
de Haydn, par l'Orchestre
philharmonique de Londres, dir.
G. Solti ; Rondo K 269, de Mozart,
par la Deutsche
Kammerphilharmonie,
C. Tetzlaff, violon ; Variations
sur un thème original D 813,
de Schubert, D. Barenboïm
et R. Lupu, piano ; Quatuor
n˚1 (andante cantabile),
de Tchaïkovski, par le Quatuor
Borodine ; Snegourotchka,
de Tchaïkovski, par le Chœur
et l'Orchestre de la RTV d'URSS,
dir. G. Provatorov, L. Simonova,
mezzo-soprano ; Siegfried
(murmures de la forêt),
de Wagner, par la Staatskapelle
de Dresde, dir. D. Runnicle ;
Suite n˚3 (air), de Bach,
par l'Orchestre de chambre
de Stuttgart, dir. K. Münchinger ;
Nocturne op. 9 n˚2, de Chopin,
E. Leonskaïa, piano.
22.35 Les Rendez-vous
du soir (suite).
Sonate A Kreutzer,
de Beethoven ; Chœurs,
de Taneiev ; Quatuor à cordes
n˚1 Kreutzer, de Janacek,
par le Quatuor Prazak ; Guerre
et paix (ouverture), de Prokofiev,
par l'Orchestre du Kirov,
dir. V. Gergiev ; Résurrection,
de Roussel, par l'Orchestre
du Capitole de Toulouse,
dir. Michel Plasson.
0.00 Les Nuits
de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
17
MERCREDI
TF 1
13
J U I N
22.45
20.15 Arte
MSF Nicaragua
C
ETTE nouvelle série
en cinq volets, « la
vie en feuilleton »,
diffusé depuis lundi, raconte comment des volontaires de Médecins sans
frontières (MSF) secourent des populations en
détresse du Nicaragua,
sans discrimination de
race, de religion ou de philosophie. Qu’ils soient
coordinateur médical, infirmière, avocate, sagefemme, médecin, venus
de Bruxelles, de Suisse ou
d’ailleurs, Jean-Dominique, Oscar, Adrienne, Tanya ou Téofilo viennent
en aide aux populations
de ce petit pays d’Amérique centrale, très éprouvé
par les catastrophes naturelles et dont l’histoire politique est très chaotique :
dictature,
révolution,
guerre civile, gouvernement corrompu…
Le réalisateur, Gérard
Lafont a suivi, pour ce troisième épisode, l’arrivée
de Cécilia, jeune avocate
espagnole venue lutter
contre le machisme et les
violences conjugales. La
caméra s’installe dans la
durée, hors du spectacle
médiatique et de l’horreur
de la misère.
Bé. G.
5.50 Secrets. Série. 6.15 30 millions d'amis. Magazine. 6.40
TF1 info. 6.48 et 13.50, 19.45,
2.18 Météo. 6.50 TF ! jeunesse. Salut les toons : Pru-
13.47 Le Temps
d'un tournage.
13.55 Les Feux de l'amour.
14.45 Tequila et Bonetti.
dence Petitpas ; Tweenies ;
Franklin ; Le collège Rhino Véloce ; Le bus magique ; Pokémon ; Rocket Power ; Wounchpounch ; Power Ranger sauvetage éclair ; Pokémon.
11.00 Savannah. Série.
L'affaire du collier.
11.50 Tac O Tac TV. Jeu.
12.00 Le Juste Prix. Jeu.
12.50 A vrai dire. Magazine.
15.40 Cœurs rebelles.
13.00 Journal, Météo.
LE DROIT DE SAVOIR
Contrefaçons : enquête sur les filières
793232
et la guerre du faux.
Présenté par Charles Villeneuve.
Série. Abus de confiance.
Série. Regain d'espoir.
0.03 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
0.05 Les Dessous de Palm Beach.
20.50
16.30 Alerte Cobra.
Série. Les pillards.
17.25 Sunset Beach. Série.
18.15 Exclusif. Magazine.
18.55 Le Bigdil. Jeu.
19.50 Vivre com ça.
19.55 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Tiercé, Demain
s'imagine aujourd'hui.
Série. Obsession meurtrière !.
6943882 - 6306897
[1 et 2/2]
USHUAÏA NATURE
La forêt des mutants.
685139
Magazine présenté par Nicolas Hulot.
Invités : Marie-Claude Bomsel,
Arthur Anker, Laurent Ballesta,
Stéphane Girard, John Naïr,
Jean-Pierre David.
1.35 Exclusif. 8374337 2.05 TF 1 nuit, Du côté de
chez vous. 2.20 Très chasse. Des grands moments de chasse. Documentaire. 8300917 3.15
Reportages. Au feu les pompiers ! 7064820 3.40
Histoires naturelles. Pas si bécassines que ça.
Documentaire. 7780998 4.30 Musique. 2019849
4.55 Aventures asiatiques. [1er volet]. Aventures
asiatiques aux Philippines. Documentaire
(55 min). 9811356
France 2
22.30
5.15 Sentier d'ombres. 5.45
Mezzo l'info. 6.00 Les
Z'amours. 6.30 Télématin.
8.30 et 20.40 Talents de vie.
8.35 et 16.50 Un livre. La Cuisson du homard, de Michel Gurfinkiel. 8.40 Des jours et des
vies. 9.00 et 13.40 Les Jours
euros. 9.05 Amour, gloire et
beauté. Feuilleton &.
9.30 Dktv.cool &.
739665
11.00 Flash infos.
11.05 Motus. Jeu.
11.45 Les Z'amours. Jeu.
12.15 et 17.20
CD' aujourd'hui.
12.20 Pyramide. Jeu.
13.00 Journal, Météo.
13.45 Derrick. Série.
Dernier rendez-vous &.
La danseuse &.
9922313
15.50 Tiercé. A Laval.
16.00 Rex. Série.
Le secret de la confession.
16.55 Des chiffres
et des lettres. Jeu.
17.25 Premier rendez-vous.
17.55 Friends. Série. Celui qui
rencontrait le père.
18.20 Nash Bridges. Série.
Témoin en danger &.
19.10 Qui est qui ? Jeu.
19.55 et 20.45 Tirage du Loto.
20.00 Journal, Météo.
ÇA SE DISCUTE
Notre physique reflète-t-il
notre personnalité ?
Présenté par Jean-Luc Delarue.
20.50
0.35 Journal, Météo.
1.00 CD' aujourd'hui.
LES MONOS
1.05 Des mots de minuit.
Le responsable &.
304232
Série. Didier Grousset.
Avec Christian Rauth, Daniel Rialet.
L’organisation d’un stage
de spéléologie pour enfants dits
difficiles fait ressurgir
des réminiscences douloureuses
chez l’un des organisateurs.
3358961
Magazine. Manu Chao.
Magazine.
6614559
2.30 Mezzo l'info.
3639462
2.45 Chrétiens orientaux.
6273199
3.15 Le Jour du seigneur.
4311066
3.45 Philippines, l'autre volcan.
Documentaire &.
3.55 24 heures d'info. 4.10 Météo. 4.15 Pyramide. 4611882 4.45 Outremers (60 min).
5684801
France 3
23.20
6.00 Euronews. 6.40 MNK.
10.50 L'Ile fantastique.
Série. Pour le meilleur
et pour le pire.
La crique du pélican.
11.35 et 22.52 Les Jours euros.
11.40 Bon appétit, bien sûr.
Riz sauté au crabe.
12.00 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.50 Keno. Jeu.
13.55 C'est mon choix.
Magazine.
16.05 Saga-Cités. Magazine.
Magazine.
6198077
17.40 A toi l'actu@. Magazine.
17.50 C'est pas sorcier.
Magazine. La pierre :
Les sorciers font carrière.
18.15 Un livre, un jour.
Aventures, d'Italo Calvino
et Yan Nascimbene.
5401752
15.00 Questions
au gouvernement.
En direct de l’Assemblée
Nationale.
5555394
La Cinquième
DRÔLES DE GAMMES
Retour au pays.
16.35 MNK.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.10 Tout le sport.
20.20 Tous égaux.
20.55
CE QUI FAIT DÉBAT
Franc-maçonnerie :
Dans le secret des loges.
5751058
Magazine présenté par Michel Field.
Au lendemain d’affaires ternissant l’image
de la Franc-Maçonnerie,
les principales obédiences jouent
la transparence en ouvrant leurs portes.
22.50 Météo, Soir 3.
Présenté par Emmanuelle Gaume.
Invités : Dominique Lavanant,
Gérard Caussé, David Grimal,
Henri Demarquette, Juliette Hurel,
François-Frédéric Guy, Michaël Levinas,
Nathalie Stutzmann.
8128690
0.55 La Loi de Los Angeles. Série.
3269676
Qu'ils reposent en paix.
1.40 Toute la musique qu'ils aiment.
Sonate pour violoncelle et piano,
de Claude Debussy.
Invité : Roland Giraud
(30 min).
8391004
Arte
22.10
5.35 Les Amphis de La Cinquième. 6.30 Anglais. Leçon
nº27 [3/5]. 6.45 Cellulo. 7.10
Debout les zouzous. 8.15 Le
Journal de l'Histoire.
9.00 Les Ecrans du savoir.
Les Bébés animaux. Animaux
en danger. 11.50 Carte postale
gourmande. Balade gourmande à la découverte de SaintTropez. 12.25 Cellulo. 12.55 Lonely Planet. New York. 13.45 et
P'tidou : L'album,
« Flubert et le tailleur
d'ombres ».
18.40 Le Journal de la santé.
14.05 Les Passeurs du siècle.
Fleur-de-Lampaul :
Salut la mer. L'école
Les Hugel, comme un seul
homme. Documentaire. Stéphane Barbey.
14.35 Guadeloupe, le voyage.
qui bouge [8/8] : Poésie
en liberté. Net plus ultra :
Haute surveillance. 1285503
9.55
Expertise. Le monde
arabe. 10.50 Absolument cinéma. Best of. 11.20 et
18.05 Le Monde des animaux.
18
Documentaire.
Jean-Marc Leblon.
15.30
Eléments déchaînés.
Naufrages. 16.00 T.A.F. Grand
hôtel. 16.30 En juin, ça sera
bien. 17.35 100 % question
2e génération. 18.55 Météo.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 Connaissance.
MUSICA
Grands chantiers. [2/5].
Gratte-ciel. Documentaire.
De New York à Kuala
Lumpur, l'histoire des
bâtisseurs de gratte-ciel,
dont les premiers ont vu
le jour à Chicago.
19.45 Météo, Arte info.
20.15 La Vie en feuilleton.
MSF Nicaragua. [3/5].
L'avocate et le guérillero.
Documentaire (2001).
Première avocate MSF
envoyée sur le terrain,
Alicia découvre le
machisme nicaraguayen
à l'occasion d'une
réunion de femmes.
NICOLAS LE RICHE
DANSEUR ÉTOILE
Documentaire. Jérôme Laperrousaz
(France, 1998).
5395077
20.45
LES MERCREDIS
DE L'HISTOIRE
BEN BARKA,
891348
L'ÉQUATION MAROCAINE.
Documentaire. Simone Bitton (Fr., 2001).
Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka,
leader de l’opposition marocaine,
est enlevé à Saint-Germain-des-Prés.
Simone Bitton retrace le parcours d’un
homme d’une envergure exceptionnelle.
Portrait d'un jeune danseur en qui
beaucoup voient le « nouveau Noureev,
Barashnikov ou Nijinsky ».
23.50 Profil. Jacob, fils de Staline.
Documentaire. Erik Tesch
et Vissarion Djougachvili.
4248232
Le tragique destin du fils aîné
de Staline, par son propre petit-fils.
0.55 La Lucarne. Bibione, Bye Bye One.
Documentaire. Alessandro Rossetto
(Italie, 1998).
5442761
2.10 Architectures. Le Centre Georges-Pompidou. Documentaire. Richard Copans (1997).
6231207 2.40 Les Cent Photos du siècle. Martin
Luther King assassiné (5 min).
MERCREDI
M6
13
J U I N
22.50
5.20 Drôle de scène. Magazine. 5.50 et 9.40 M comme
musique. 7.00 Morning Live.
9.05 M 6 boutique.
10.45 Achille Talon.
11.00 Disney Kid.
11.54 Le Six Minutes midi,
Météo.
12.05 Cosby Show. Série.
Réservé aux messieurs &.
12.35 Docteur Quinn.
Série. Pour le meilleur
et pour le pire [1/2] &.
13.30 M 6 Kid. Sakura ; Archie,
Mystères et Compagnie ;
Kong ; Diabolik ; Enigma ;
Wheel Squad ; Marchiens.
16.50 Le Meilleur
du Morning.
17.10 Highlander. Série.
Auteur à scandale &.
18.10 Le Caméléon. Série.
Le chat et la souris
[Episode Pilote] &.
19.05 Loft Story. Jeu.
19.50 I-minute.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Madame est servie.
Série. On ne peut pas
tout faire &.
20.38 Météo des plages.
20.39 Un jour à part.
20.40 Loft Story,
Décrochages info.
FLIRTS AVEC LA MORT
Téléfilm. Kevin Alber. Avec Brian Kraus,
Maria Ford, Soleil Moon Frye,
Raine Paris (Etats-Unis, 1996) ?. 3091969
20.55
POLICE DISTRICT
Ascendant légitime %.
4376481
Situation irrégulière &.
1519961
Série. Olivier Chavarot.
Avec Olivier Marchal, Lydia Andréi.
Dans Ascendant légitime, le suicide
d'une jeune fille de bonne famille va
amener les enquêteurs à suspecter
le père de la victime d’être l’auteur
d’inceste sur cette dernière.
Après le suicide de sa fiancée et élève,
un jeune professeur se voit muter
dans une autre université, où il sera
victime d’hallucinations concernant
sa défunte amie.
0.35 Loft story.
Les meilleurs moments.
5090004
1.14 Météo.
1.15 M comme musique.
Emission musicale.
6209849
2.15 Turbo. 6221820 2.45 Simple Minds. Concert. 2883172 4.15 Fan de. Spécial « Loft Story ».
5105117 4.40 Culture pub (25 min). 4287269
Canal +
14.10 Mes pires potes.
Film. Enzo D'Alo.
Animation (1999) &. 2514077
11.55 Semaine des Guignols.
f En clair jusqu'à 13.45
12.25 Les Titres du journal.
12.30 et 18.30 Canal+
classique. Les militaires &.
12.40 Nulle part ailleurs.
13.45 H. Une thérapie de couple.
Film. Jonathan Kaplan. Avec Claire Danes,
Kate Beckinsale, Bill Pullman.
Drame (Etats-Unis, 1999, v.o.) &. 6652503
14.55 2267, ultime croisade.
Série. Contamination
et mariage &.
Sautet (France, 1980).
10.15 Ça Cartoon. Magazine.
10.35 La Mouette et le Chat
BANGKOK,
ALLER SIMPLE
Série. Soigne ta gauche &.
14.35 Ned et Stacey. Série.
Cas de conscience &.
15.45 Dangereuse
proposition.
Téléfilm. Richard Gale.
Avec Jennifer Esposito
(EU, 1999) %.
8678954
17.10 Chris Colorado. Série &.
f En clair jusqu'à 21.00
18.00 Dilbert. The Knack &.
18.40 Nulle part ailleurs.
20.35 Le Journal du cinéma.
21.00
OXYGEN
Film. Richard Shepard. Avec Adrian Brody,
Maura Tierney, James Naughton.
Suspense (Etats-Unis, 1999) !.
86961
Face à face psychologique entre
un homme, qui a kidnappé une femme,
et une inspectrice de police.
Invraisemblable, mais bien joué...
Deux jeunes Américaines subissent
diverses inforturnes à Bangkok.
0.05 et 2.45, 6.00 Surprises.
0.15 Golf. Circuit européen. Masters
féminin d'Evian (1rejournée). 6120288
1.15 Beau travail a
Film. Claire Denis. Avec Denis Lavant.
Drame (France, 1999 &.
7027356
3.05 Basket-ball. En direct. Championnat de la
NBA. Play-offs. Finale (4ematch) : Philadelphie
Sixers - Los Angeles Lakers. 60648998 6.15Indian Remix. Documentaire (28 min).
L'émission
20.45 Arte
Portrait
reconstitué
Mehdi
Ben Barka
et Mohammed V,
le modeste
fils d’épicier
et le roi
du Maroc
BEN BARKA :
L’ÉQUATION MAROCAINE.
A la mesure de l’« affaire »,
l’histoire de l’homme et de son pays
L
E film s’arrête là où commence l’« affaire Ben Barka » et c’est ce qui en
fait l’importance. Depuis trente-cinq
ans, on s’est beaucoup intéressé à l’« affaire » – qui a, certes, ébranlé la France et
n’est toujours pas éclaircie –, beaucoup
moins à son personnage pourtant central, Mehdi Ben Barka.
Or l’homme était à la mesure du scandale que causa son élimination. Il n’était
pas seulement l’un des principaux opposants au régime marocain mais aussi une
figure politique internationale. Le 29 octobre 2000, comme chaque année, ses fidèles sont venus lui rendre hommage et
réclamer « la vérité », devant Saint-Germain-des-Prés, à l’endroit où, le même
jour, en 1965, on le fit disparaître. Ces
images servent d’introduction au portrait
savamment et patiemment reconstitué
par Simone Bitton et Patrice Barrat, qui
ont mis toute leur expérience au service
d’une tâche particulièrement délicate.
Car la plupart des archives concernant
Ben Barka ont elles aussi disparu ou sont
inaccessibles. Comme si l’on avait voulu
effacer jusqu’à son souvenir. Les auteurs
parviennent néanmoins à lui redonner
vie en interrogeant des témoins nombreux et de qualité : des membres de sa
famille, ses camarades de combat et de
prison, de même que l’ancien président algérien, Ahmed Ben Bella, qui le recueillit
en exil, en fit son « vrai ministre des affaires étrangères » ainsi que l’un des organisateurs du mouvement des non-alignés
représentant le tiers-monde.
Le plus significatif de ces témoignages
est celui qu’apporte Abderrahmane Youssoufi, cofondateur avec Ben Barka de
l’Union nationale des forces populaires,
farouchement opposé au « Palais » sinon
au roi. Comme Ben Barka, il fut pourchassé et exilé. Mais il est aujourd’hui à la
Ruby Wax Meets…
A
22.30
6.40 et 12.20 Le Journal de
l'emploi. 6.45 Teletubbies.
f En clair jusqu'à 8.30. 7.15
Nulle part ailleurs. 8.30 Un
mauvais fils a Film. Claude
20.05 Canal Jimmy
tête du gouvernement de Sa Majesté.
Ben Barka n’a-t-il pas été tué de sorte
qu’il ne puisse un jour bénéficier de ce retournement de l’histoire et de l’évolution
d’un pouvoir qui n’est plus absolu ? Ne serait-il pas à la place de M. Youssoufi ?
A travers le récit du destin exceptionnel d’un modeste fils d’épicier devenu
professeur du futur roi Hassan II (il lui enseigna les mathématiques et certaines
équations auxquelles le titre du film fait
allusion), se dessine toute l’histoire d’un
pays et d’une époque marquante de la vie
internationale : la décolonisation, la
guerre froide et leurs conséquences. Ce
portrait en perspective révèle ou éclaire
beaucoup de choses du siècle écoulé et
du présent, qu’il s’agisse du Maroc, du
Maghreb, de la France ou du reste du
monde.
Francis Cornu
U début, on a du mal
à en croire ses yeux et
ses oreilles ! Déchaînée, hilare, une brunette
rondelette qui fêtera bientôt son demi-siècle d’existence et que l’on dirait dopée aux amphétamines
fait son show devant des
stars qui jouent le jeu sans
s’offusquer. Face à Tom
Hanks, Sharon Stone, Bill
Cosby ou Pamela Anderson, cette actrice de formation se métamorphose en
journaliste déjantée. Avec
son physique passe-partout et son bagout exceptionnel, Ruby Wax, née à
Evanston
(Etats-Unis),
fonce dans le tas, pour le
plus grand bonheur des
téléspectateurs de la BBC,
où elle sévit depuis 1996,
et désormais ceux de Canal Jimmy.
Produite par John Plowman, à qui l’on doit le mythique « Absolutely Fabulous », cette série de vingt
et un entretiens est rendue
encore plus délirante par
un montage particulièrement musclé. En vingt-six
minutes, Ruby Wax arrive
à faire fondre la glace.
Comme
avec
Sharon
Stone par exemple, lorsque la star se laisse soudain aller avant de se
confier longuement à son
étonnante interlocutrice.
Dans un registre plus léger, la journée passée en
compagnie de Pamela Anderson (photo) sur une
plage californienne vaut,
elle aussi, le déplacement.
Rêvant de jouer dans un
épisode d’« Alerte à Malibu », Ruby Wax fait tout
son possible pour ressembler aux créatures de rêve
en bikini qui bronzent sur
la plage, tout en se moquant ouvertement des arguments mammaires de
Pamela Anderson. Depuis
le 1er juin, les folies de
Ruby Wax sont diffusées
du lundi au vendredi, à
20 heures, sur Jimmy.
A. Ct
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
19
MERCREDI
Le câble et le satellite
13
J U I N
TV 5
C-S-T
20.00 Journal (TSR).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 Droit de cité.
Magazine.
Téva
Série. Un ange
à l'antenne &.
Série. Rideau.
504257435
21.40 Conte de fées. 504275972
78242706
22.30 Vacances
au purgatoire.
Téléfilm [5/7]. François Velle.
Avec Louis Velle,
Diane Bellego
38764990
(1990).
0.00 Journal (La Une).
0.30 Soir 3 (France 3).
C-T
Téléfilm. Marc Simenon.
Avec Marie-Anne Chazel,
Bunny Godillot
(1999) &.
500076665
0.00 The Lucy Desi
Comedy Hours.
associé de Jack.
0.55 Téva déco.
3832771
Festival
20.00 La Vie de famille.
Série. L'amour
est éternel.
Magazine (30 min). 503501998
20.20 Friends.
Série. Celui qui
découvre tout.
2297619
Au-delà du viol.
Téléfilm. Bradford May.
Avec Marilu Henner,
Doug Savant,
Ann Wedgeworth
6330787
(Etats-Unis, 1995).
Série. Faux
témoignage.
21.20 Le retour
de Maybelle.
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
20
22.25 Le Silence de la haine.
Planète
C-S
6.55 Chronique de la forêt des Vosges. [2/4] L'hiver. 7.25 Jesse Jackson, pèlerin de la politique. 8.45
Pierre Dedieu et ses créatures. 9.25
Henry Jaglom, un réalisateur controversé. 10.30 Takiwasi. 11.00 Le
Cognac, un second paradis. 11.50
La Terre des hommes, Fenua
Enata. 12.45 Anciennes civilisations. [2/13] Rome et l'Antiquité.
13.35 Cinq colonnes à la une. 14.30
Dee Dee Bridgewater. 15.25 God's
Country. Film documentaire. Louis
Malle (1985) &. 16.55 Souvenir de
Babouchka. 17.15 Billie Jean King,
féministe des courts. 18.15 Rester
ou partir ? Juifs en Lituanie. 18.45
Histoires d'avions. Les ailes d'Italie. 19.35 Questions d'enfants. [4/6]
Etre lavé.
20.30 Angélique Kidjo.
L'amazone.
2872690
21.25 L'Inde fantôme,
réflexions
sur un voyage.
Série. Vincenzo.
23.05 Elodie
(60 min).
19.30 et 0.05 Rive droite,
rive gauche.
9308313
21.00 Paris modes.
9886394
Magazine.
21.55 M.A.P.S.
Magazine.
97508313
Magazine.
Magazine (45 min).
Monte-Carlo TMC
20.25 L'Ile
de la panthère. 500316394
20.50 Sans frontières. Magazine.
20.55 Un port,
des marins et la mer.
[6/6] Honfleur,
Trouville, Dives.
509463752
21.55 Ecuador. La réponse
des Huaronis.
508992771
22.45 Pays de France. 23.35 Sur la
mer comme au ciel. 0.40 Aventures
africaines. En Afrique du Sud. 1.30
Les Bergers du ciel (25 min).
C-S
5016023
23.00 Working.
Magazine.
Sœur Emmanuelle. 45963077
Inspecteur Frost. Série.
Morts étranges %. 74355481
22.40 Météo.
22.45 Le Retour
de Sherlock Holmes.
La Mazarine &.
23428394
Le Club. Magazine.
Invitée : Agnès Varda
8881917
(90 min).
Série. The Other Executive
395110
(v.o.) &.
TF 6
C-T
23.25 Cheers.
Série. Le cauchemar
de Diane (v.o.) &.
2261619
0.30 Rintintin junior.
Série. La vengeance
(30 min) &.
1661207
Canal Jimmy
Divertissement.
9341085
20.45 Soirée comédie.
Enlèvement dans la famille.
Téléfilm. Colin Bucksey.
Avec Linden Banks,
Tracey Gold,
Kate Jackson
(Etats-Unis, 1996).
5848955
22.20 Sexe sans complexe.
Magazine.
1702464
22.50 Soirée sexy. V.I.P.
Série. Y a-t-il quelqu'un
pour sauver le prince ? 40250706
23.40 Alliance fatale.
Téléfilm. Peter Foldy.
Avec Beverly D'Angelo,
Mackenzie Astin,
Dennis Haysbert
(Etats-Unis, 1995) ?
9840110
(90 min).
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
C-S
20.05 Ruby Wax Meets.
Magazine.
Invitée : Pamela Anderson
35981313
Lee.
20.30 Japop.
Love. Documentaire [1/4].
Massimo di Felice. 27736400
20.10 Aventures sur le Net.
21.00 Star Trek,
Deep Space Nine.
21.50
22.45
19.30
Skeeter bricoleur.
7740619
Kirk. Série. Week-end
à la mer (30 min).
9942961
Disney Channel
C-S
18.30 Aux frontières
de l’étrange. Série.
Les objets trouvés
hors contexte.
251665
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Le Vol du Blue Yonder.
Téléfilm. Mark Rosman.
Avec Peter Coyote,
Huckleberry Fox
533428
(Etats-Unis, 1986).
20.30 Série attitude.
Drôle de frère. Série.
Secret et espions.
185023
20.55 La Double Vie d’Eddie
McDowd. Série.
Le retour de Giggi
(20 min).
6110684
Télétoon
C-T
18.06 Cartouche.
638635416
18.30 Tic Tac Toc.
508094972
19.25 Océane.
509629023
19.50 Le Bus magique. 509712787
20.15 Robocop.
509692435
20.40 Légende du Singe Roi.
Dessin animé
(25 min).
509509771
Mezzo
C-T
19.55 Quatuor à cordes n˚3,
de Schoenberg.
Avec Janneke Van der Meer,
violon.
14506226
A l’affiche. Magazine.
20.30
20.35 et 23.30 Mezzo l’info.
Magazine.
Série. L'honneur
des voleurs &.
31021503
Star Trek. Série.
Fraternitaire &.
37905139
Les Soprano. Série.
SOS Psychiatre %. 34069435
23.40 Friends.
Série. Celui qui a vu mourir
49045313
Rosita &.
0.00 Ceux qui avaient
trente ans &.
17302630
0.30 La Route.
Magazine. Invités :
Geneviève de Fontenay,
Alexandre Devoise
(40 min).
67952707
22.00 Jean-Marc Padovani
à Royaumont.
Enregistré en 2000, lors
du Festival de Royaumont.
Avec Jean-Marc Padovani,
saxophone.
86109955
22.55 African Roots.
Documentaire. Mockrane
Ould-Hamouda.
49496706
23.45 Le Lac des cygnes.
Chorégraphie de Mats Ek.
Musique de Tchaïkovski.
Par le ballet Cullberg.
Avec Ana Laguna (Odette),
Yvan Auzely (Siegfried).
Dir. Eri Klas.
Réal. Mans Reutersward
et Mats Ek (105 min). 54617892
Muzzik
C-S
19.45 L’Agenda.
23.20 Des enfants
dans les arbres.
Téléfilm. Pierre Boutron.
Avec Robin Renucci,
Isabel Otero (1994) &
(100 min).
560589351
La Chaîne Histoire
C-S
19.45 Les Mystères
de l’Histoire.
Exodus,un voyage
505155394
désespéré.
22.00 La grève de la faim.
507204961
Documentaire.
0.20 Des rois et des bêtes.
578319153
Documentaire.
20.30 Face à l’Histoire.
Magazine. Invité :
Dominique Baudis. 505022313
21.00 Les Grandes Batailles.
Napoléon 1812.
Documentaire.
502795058
22.50 Biographie.
Mahatma Gandhi,
le pèlerin de la paix.
Documentaire.
574431961
23.35 La Science et la guerre.
Le laboratoire de la guerre.
Documentaire. Lisa Jones
(45 min).
583178110
Forum
C-S
20.00 Désir d’ivresse
et alcoolisme.
Débat.
506276348
21.00 Vote, l’apprentissage
de la démocratie ?
Débat.
503269139
22.00 Femmes en jazz.
Débat.
503258023
503345503
C-S-T
14.00 Tennis.
Tournoi messieurs
du Queens. 11 - 17 juin 2001.
( 3e jour). A Londres. 67288145
Moteurs en France.141868
NBA Action.
131481
19.30
20.00
20.30 Badminton.
Championnats du monde.
3 - 10 juin 2001.
Au stade San Pablo. 398329
Boxe.
878416
21.30
23.00 Score express.
Magazine.
23.15 Golf. Circuit américain.
St Jude Classic.
7 - 10 juin 2001.
A Memphis (60 min). 4909394
Pathé Sport
C-S-A
20.00 Basket-ball.
Championnat de France
féminin. Finale.
Match retour.
500971597
22.00 Rugby à XIII.
500942771
23.30 Entre nous. Magazine.
23.45 Golf. Circuit européen.
e
Super League anglaise.
14e journée.
500333313
21.00 A Crash Landing
à Lisbonne.
507641787
22.20 Autour de mes nuits.
Magazine.
Corée, derrière le rideau
de bambou.
506716481
Documentaire.
21.55 L’armée rouge.
Les guerres civiles.
Documentaire [1/3].
Alain de Sédouy. 507191690
500154315
20.05 Passeport
pour la danse.
Documentaire.
Luciana Fina.
21.00 Le XXe siècle.
Eurosport
Enregistré en 1964 et 1957,
1967. Avec André Navarra,
violoncelle.
49920058
Magazine.
C-T
De Deep Purple à Prodigy :
les tapageurs.Documentaire
[4/13].
505026139
Débat (60 min).
Magazine.
Magazine.
Histoire
20.15 Abc d’hier. Documentaire.
20.30 et 22.55
Souviens-toi du futur.
23.00 Découvrir son corps.
20.50 Rétro Mezzo.
21.00 Classic Archive.
9386684
413 Hope Street.
Série. Falling (v.o.) &. 797145
21.25 Millennium.
Série. L'apprentissage
de l'ordinaire (v.o.) %. 2853481
22.15 Analyse diabolique
7499961
(v.o.) %.
20.35 et 23.40 Pendant la pub.
0.00
C-T
20.40 Club District.
Dessin animé.
20.55
Une voiture modèle
585997348
Zeppelin.
Le 13e jour. Magazine.
e
20.50 Le 13 jour.
La Croqueuse de diams.
Téléfilm. Brook Yeaton.
Avec Traci Lords,
Zach Galligan
506580139
(1991) ?.
22.25 Cambriolage.
Documentaire.
504597771
23.00 La Main au collet a
Film. Alfred Hitchcock.
Avec Cary Grant, Grace
Kelly. Comédie policière
(Etats-Unis, 1955). 503986023
0.45 Court au 13 :
Vous êtes pressé ?
Nicolas Dupouy
(1999) ? (15 min).
Série. Sniper [2/2].
3330110
20.25 La Panthère rose.
C-T
C-S
19.50 et 23.45 Homicide.
19.25 Hill Street Blues. Série.
Un beau geste &.
36707329
Série Club
6175077
23.20 Howard Stern.
9.05 Histoires
de
chevaux.
L'homme qui parle aux chevaux.
9.35 Renaissance. Lumière et liberté. 10.30 Itinéraires sauvages.
Les Grands Fleuves. 11.30 Une journée ordinaire chez des animaux extraordinaires. Entente sauvage.
12.25 La Terre et ses mystères.
Dompteurs de l'hostile. 12.40 Grenouilles et compagnie. Le pélobate
brun et le crapaud sonneur. 13.10
Fabuleusement riches. Les nouveaux magnats de l'entreprise.
14.00 Aventures. 15.00 L'Histoire
du monde. New York. L'ombre et
la lumière. 15.55 Notre XXe siècle.
Les migrants. 16.55 Ray Mears, un
monde de survivance. [6/6] Les
Nuaulu des Moluques. 17.25 Viticulteurs d'Europe. [3/4] José du
Douro. 17.40 La salsa, danse et musique. 18.35 La Terre en question.
L'héritage inca. 19.05 Panoramas
du monde. La Norvège, sous la protection de la mer. 20.00 Le Monde
perdu des Seychelles.
20.45
C-S
Magazine.
60596394
19.50 Switch. Série.
Série. Esprit de famille
(25 min).
5267630
Paris Première
51565042
13ème RUE
0.25 Les Nouvelles
Filles d'à côté.
22.30 Paris dernière.
[7/7] Bombay.
18078348
22.20 Les Elections présidentielles 1965-1988. Histoire et évolution. 23.15 Tom Jones le Gallois.
70387145 23.50 Images de Patagonie. 1.05 Do You Remember Revolution ? [2/2] (60 min).
Odyssée
0.00
Téléfilm. Linda Otto.
Avec Bonnie Bedelia,
Terence Knox,
Harold Bergman
(Etats-Unis, 1992). 24090495
Emotions. Série.
Nathalie, infirmière !.3954998
31012313
22.10 Dossier, disparus.
22.15 Stars boulevard.
Magazine.
C-T
20.30 Dans la chaleur
de la nuit.
20.45 Histoires vécues.
Magazine.
Série. Secret de famille. 815874
Série. Rose And Fern
(v.o.) &.
500093646
7697771
C-S
18.00 L’Incorrigible Cory.
0.25 The Golden Palace.
19.30 Voilà ! Série. Le vieil
Canal J
17.15 Les Razmoket. 6004226
17.55 Le Marsupilami. 2210771
18.20 Sabrina. Série.
3430023
18.50 Faut que ça saute !
19.05 Cousin Skeeter. Série.
Série. Lucy Goes to Alaska
[1/2] (v.o.) &.
500064530
RTL 9
SYMBOLES
500070077
20.50 St Elsewhere.
22.00 Journal TV 5.
22.15 et 1.05 Le Mari
de l'ambassadeur.
« Tom Jones le Gallois », un documentaire
de Suzanne Phillips, à 23.15 sur Planète
C-T
20.00 Les Anges du bonheur.
500820400
22.55 Tony Bennett.
Enregistré en juin 1985,
lors du Festival
de Montréal.
506911597
23.55 Jazz à Vienne 1998.
Enregistré au Théâtre
antique de Vienne,
le 3 juillet 1998.
Avec Buddy Guy,
guitare chant
(70 min).
503949619
Open d’Angleterre. 4 jour.
507500313
A Coventry.
Voyage
C-S
20.00 Pilot Guides. L’Equateur.
Documentaire.
500008503
21.00 Suivez le guide.
Magazine.
500067348
22.30 Prêt à partir.
Magazine.
500006787
23.00 Long courrier.
Magazine.
500091329
0.00 Pilot Guides.
L’Amérique centrale.
Documentaire
500048559
(60 min).
13
MERCREDI
Sur les chaînes cinéma
TSR
19.30 TJ Soir. 20.00 Météo. 20.05 Le
Genre humain, l'histoire naturelle des
hommes et des femmes. Différents
mais égaux [1/6]. 21.05 Dernière
danse a Film. Bruce Beresford. Avec
Sharon Stone. Drame (1996) %. 22.53
Loterie suisse à numéros. 22.55 Aux
frontières du réel. Requiem. 23.35 Demain à la une (10 min).
Canal + vert
ATLANTIC CITY a a
Action
RTBF 1
19.30 et 23.40 Journal, Météo. 20.15
Au nom de la loi. 21.15 Joker, Lotto.
21.20 Planète hurlante a a Film. Christian Duguay. Avec Peter Weller. Film
de science-fiction (1995) %. 23.10 Coup
de film (25 min).
C-S
11.20 Cinétoile
HURRICANE a a
15.45 Cinétoile
J U I N
504242874
506260394
Louis Malle. Avec Burt Lancaster
(Fr. - Can., 1980, 100 min) &.
John Ford et Stuart Heisler.
Avec Dorothy Lamour
(EU, N., 1937, 105 min) &.
CELUI PAR QUI LE SCANDALE
ARRIVE a a
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
16.30 TCM
9.15 CinéCinémas
20.30 CinéCinémas 2
74129874
508650874
Cecil B. DeMille.
Avec Gary Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
Vincente Minnelli.
Avec Robert Mitchum
(EU, 1960, 84 min) &.
501233348
Michael Caton-Jones.
Avec Matthew Modine
(EU, 1990, 105 min) %.
DOUX OISEAU
DE JEUNESSE a a
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
13.40 Cinéstar 1
562832690
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
Avec Patrick Dewaere. Drame (1980)
&. 0.55 Une affaire de goût a Film. Bernard Rapp. Avec Bernard Giraudeau.
Thriller (1999) % (90 min).
AUX PETITS BONHEURS a
Akira Kurosawa.
Avec Tatsuya Nakaida
(Japon, 1980, 150 min) &.
14.05 CinéCinémas 2
LA BELLE QUE VOILÀ a
Encyclopedia
C-S-A
19.30 et 23.00 Futur immédiat. 19.55
L'Aventure de l'homme. Pèlerinage à
Iruya [2/2]. 20.40 Voyages à Bornéo.
L'or noir de Madai. 21.05 Trilogie vénitienne. Le palais des Doges. 21.30 La
Dernière Digue. Inspection du travail.
22.45 Qu'est-ce qu'on mange ? Le
beurre. 23.20 Les Réalisateurs. Norman Jewison (65 min).
Comédie
C-S
20.00 Drew Carey Show. Mimi s'installe. 20.30 Kids in the Hall. Série.
21.00 Sur la tête de Maxime ! Divertissement. 22.30 Coup franc. Nutty Puppet Mayhem (v.o.). 23.00 La Grosse
Emission II. Divertissement (60 min).
MCM
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. Invité : Manu
Chao. 19.50 Netflash. 20.00 et 3.20
MCM Tubes. 20.30 Le Mag. 21.30 Jack
& Jill. Le journal intime. 23.00 Spécial
Bon Jovi. 0.30 et 1.30 Rock in Rio. Enregistré à Rio de Janeiro (Brésil). Avec
Elba Ramalho (60 min).
MTV
C-S-T
20.00 New. 21.00 MTV's French Link.
21.30 Making the Video. Lucy Pearl.
22.00 Celebrity Deathmatch. Garth
Brooks contre Marylin Manson. 22.30
Bytesize. 0.00 The Late Lick. 1.00 Night
Videos (240 min).
Régions
C-T
19.30 Le 13. 19.45 Goûtez-moi ça !
20.00 et 22.25 Le Club des visionautes.
20.05 Les Années 50. 20.30 et 23.00 VisioPolitique. 21.00 Côté jardins. 21.30
Côté maison. 22.00 Côté cuisine. 22.30
Le Journal des régions soir. 22.45 Le
Journal de l'Outremer. 23.30 7 en
France (30 min).
RFO Sat
S-T
20.00 et 1.50 JT Madagascar. 20.20 Penalty. 20.45 et 0.00 Journal. 20.50 New
Zik. 21.05 JT Guadeloupe. 21.30 Kaléidosport. 22.00 JT Martinique. 22.25 Parenthèses. 22.30 Ladja de Clips. 23.00
JT Guyane (30 min).
LCI
C-S-T
7.10 Le Journal du Web. 8.00 L'Edito.
8.40 L'Invité du matin. 9.10 et 15.10 On
en parle. 10.10 et 16.10 Science info.
10.40 et 16.40 Grand angle. 11.00 et
20.45, 1.00 Le Club LCI.14.10 et 17.10,
0.10 LCA. 18.30 L'Invité de PLS. 19.00
Le Grand Journal. 19.50 et 20.35 La
Page économie. 20.00 Le Dossier du
Grand Journal. 22.00 22h/minuit.
Euronews
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
C-S
17.30 CNN dot com. 20.30 World Business Today. 21.30 Q & A. 22.30 World
Business Tonight. 23.00 et 2.30 Insight.
0.00 et 2.00 This Morning Asia. 0.30
Moneyline Newshour (60 min).
TV Breizh
C-S-T
20.00 et 23.00 L'Entretien. 20.30 Argoad. 22.30 Actu Breizh. 23.30 Kelt
live. Stereophonics. Enregistré lors du
festival de Cardiff (pays de Galles), en
1998 (60 min).
2.05 Ciné Classics
Steven Spielberg. Avec T. Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
KAGEMUSHA, L'OMBRE
DU GUERRIER a a a
47759220
Jacques Becker. Avec R. Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
504014503
Michel Deville. Avec Anémone
(France, 1994, 100 min) &.
MADEMOISELLE
VOLCAN a a
12.45 TCM
67520481
Victor Fleming. Avec Jean Harlow
(EU, N., 1933, 95 min) &.
POLYESTER a
22.40 TCM
31988874
John Waters. Avec Divine
(EU, 1981, 80 min) &.
QUASIMODO D'EL PARIS a
10.35 Cinéfaz
598637771
18.10 Ciné Classics
51795619
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
LA PETITE AMIE
D'ANTONIO a
11.15 Cinéstar 2
TROP BELLE POUR TOI a a a
LE FAUX COUPABLE a a
10.05 CinéCinémas 2
501781394
Wim Wenders.
Avec Bruno Ganz (Fr. - All.,
1987, 130 min) %.
507372023
William Wyler.
Avec Merle Oberon
(EU, N., 1939, 100 min) &.
568686400
0.40 Ciné Classics
84273337
13.00 Cinétoile
11.20 Cinéstar 1
22.35 Cinéstar 2
MERCI LA VIE a a
12.10 CinéCinémas 2
509793329
Bertrand Blier.
Avec Charlotte Gainsbourg
(France, 1991, 120 min) ?.
21.00 CinéCinémas 3
552345597
503061042
Manuel Poirier. Avec Sergi Lopez
(Fr., 1997, 135 min) &.
PLACE VENDÔME a a
500750619
Nicole Garcia.
Avec Catherine Deneuve
(France, 1998, 120 min) &.
37691987
Vincent Ward.
Avec Robin Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
8.40 Ciné Classics
61019665
Cecil B. DeMille. Avec F. March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
Policiers
BOUND a
505731049
A. et L. Wachowski. Avec J. Tilly
(EU, 1996, 110 min) ?.
L'ENNEMI PUBLIC a a
10.40 Ciné Classics
24193400
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
DANS LES GRIFFES
DE LA MOMIE a
23.10 CinéCinémas 2
LE SIGNE DE LA CROIX a a
20.45 Cinéfaz
Fantastique
12.35 CinéCinémas
504160619
Bertrand Blier. Avec Alain Delon
(Fr., 1984, 110 min) %.
19.00 Cinéstar 2
WESTERN a a
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
NOTRE HISTOIRE a a
19870955
Bruno Nuytten. Avec I. Adjani
(France, 1988, 170 min) %.
Jean-Luc Godard. Avec A. Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
William Wyler. Avec Myrna Loy
(EU, N., 1946, 170 min) &.
Histoire
17.20 CinéCinémas
LES PLUS BELLES ANNÉES
DE NOTRE VIE a a
589356232
501749313
CAMILLE CLAUDEL a a
VIVRE SA VIE a a
LA DAME DU LAC a a
509449787
John Gilling. Avec André Morell
(GB, 1967, 87 min) %.
0.10 TCM
51544801
Robert Montgomery.
Avec Robert Montgomery
(EU, N., 1946, 95 min) &.
LA NUIT
DU CHASSEUR a a a
0.20 Cinétoile
19.00 TCM
22.35 Cinéfaz
503923795
LE DOS AU MUR a a
3.35 Ciné Classics
LE LIQUIDATEUR a a
87186042
9.30 TCM
LES HOMMES
DU PRÉSIDENT a a
501323706
René Clément. Avec S. Signoret
(Fr., N., 1962, 96 min) &.
20.30 CinéCinémas
33840578
22208961
Alan J. Pakula. Avec D. Hoffman
(EU, 1976, 130 min) &.
LE PERCEUR DE COFFRES a
2.00 TCM
30482313
Jack Cardiff. Avec Trevor Howard
(GB, 1965, 100 min) &.
LE JOUR ET L'HEURE a a a
Ray Milland. Avec Colin Tapley
(GB, N., 1958, 100 min) &.
53386578
Edouard Molinaro. Avec G. Oury
(Fr., N., 1958, 95 min) &.
Alfred Hitchcock. Avec H. Fonda
(EU, N., 1956, 105 min) &.
19.10 Cinétoile
599877232
John Dahl. Avec L. Fiorentino
(EU, 1993, 110 min) ?.
27139936
George Marshall. Avec A. Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
LES AILES DU DÉSIR a a a
8.30 Cinéfaz
John Frankenheimer.
Avec Frank Sinatra
(EU, N., 1962, 125 min) &.
7.45 Cinétoile
Stanley Kramer. Avec G. Peck
(EU, N., 1959, 130 min) &.
LAST SEDUCTION a a
16.30 Ciné Classics
Comédies dramatiques
UN CRIME DANS LA TÊTE a a
81141394
Joe Dante. Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
90619232
22206503
22.35 Ciné Classics
LE DAHLIA BLEU a a
7.45 CinéCinémas
LE DERNIER RIVAGE a a
564725443
Masahiro Shinoda. Avec H. Sanada
(Japon, 1995, 115 min) &.
Charles Laughton. Avec R. Mitchum
(EU, N., 1955, 93 min) ?.
18.40 CinéCinémas 2
Bertrand Blier.
Avec Gérard Depardieu
(France, 1989, 90 min) %.
SHARAKU a
0.25 Cinéfaz
Jacques Feyder. Avec M. Glory
(Fr., N., 1938, 110 min) &.
584432874
LADY HAMILTON a a
SMALL SOLDIERS a a
504812329
20.30 Ciné Classics
9.55 Cinétoile
Rudolph Maté. Avec Richard Derr
(EU, 1951, 80 min) &.
501894394
Alexander Korda.
Avec Vivien Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
505173435
LES GENS DU VOYAGE a
LE CHOC DES MONDES a
98402077
Alberto Lattuada. Avec G. Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
Manuel Poirier.
Avec Hélène Foubert
(France, 1992, 105 min) &.
Patrick Timsit. Avec P. Timsit
(France, 1998, 100 min) &.
17.20 Cinéstar 2
14.25 Ciné Classics
508416329
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain
(France, 1997, 90 min) &.
17.25 Cinétoile
13994329
Richard Brooks. Avec P. Newman
(EU, 1962, 120 min) &.
19.30 South Park %. 19.50 Ben Harper,
Live in Paris. Enregistré à Paris-Bercy.
20.35 Radiohead. Enregistré à Canal +,
en 2001.21.35 NPA Live. 22.20 Paul McCartney. Enregistré à la Cavern de Liverpool. 23.10 Un mauvais fils (version
réalisateur) a Film. Claude Sautet.
Comédies
SANS PITIÉ a a
13.55 Cinéstar 2
LES HAUTS
DE HURLEVENT a
14.30 TCM
MEMPHIS BELLE a
16.55 CinéCinémas 3
92252874
LE SEPTIÈME CIEL a a
Simone Signoret dans « Le Jour et l’Heure »,
de René Clément, à 19.10 sur Cinétoile
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00 ; 22.00 ; 0.00.
6.05 Université de tous les savoirs. Propagande, publicité, information et désinformation. 7.20 Les Enjeux internationaux. 7.30 Première édition. 7.55 Chronique ; 8.02 Revue de presse culturelle ;
8.07 Deuxième édition ; 8.25 Chronique.
8.30 Les Chemins de la connaissance.
Cheveux et chevelure. [3/5] Quand le cheveu parle. Invités : Henriette Walter ;
Jean-Luc Lévèque ; Pascal Kintz. 9.05 Métropolitains. Mark Goulthorpe : L'architecture virtuelle et alloplastique.
10.30 Les Chemins de la musique
(rediff.). Thelonious Monk,
penser la musique, c'est danser
l'architecture. Invités : Henri
Renaud ; Martial Solal ; Laurent
de Wilde ; François Postif ;
Roger Luccioni [3/5].
11.00 Feuilleton.
Au chat qui louche, d'Arthur
Koestler et Andor Nemeth [3/10].
11.20 Marque-pages.
11.25 Résonances.
Le souffle. [3/5]
Le souffle et la voix.
11.30 Mémorable (rediff.).
Marcel Jouhandeau [8/10].
12.00 La Suite dans les idées.
13.30 Les Décraqués.
Tourisme aléatoire.
13.40 Carnets de notes. Tu vois ce que
j'entends. Antoine Bonfanti ou la création sonore du preneur de son. 14.00
Peinture fraîche. La Biennale de Venise :
49e exposition internationale d'art [2].
De l'utopie de l'image à la Biennale des
Africains. Invités : Mimmo Rotella ; des
artistes africains. 14.55 et 20.25 Poésie
sur parole. Alain Veinstein. 15.00
Trans/Formes. La Biennale de Venise :
49e exposition
internationale
d'art
(suite). 16.30 Libres scènes. La presse
Oratorio industriel, un spectacle des Metalovoice. Invités : Pascal Dores ; Riké ;
Eugène Durif ; Jean-Michel Guy. 17.00
Net plus ultra. 17.25 Feuilleton. La République de Mab-Oul, de Jacques Jouet.
17.30 A voix nue. Simha Arom, ou l'itinéraire d'un ethnomusicologue. [3/5] Un
autodidacte au CNRS.
18.00 Pot-au-feu.
19.30 Personne n'est parfait.
20.30 Fiction 30.
Très grande vitesse. Achille [1/4].
21.00 Mesures, démesures.
Alla Breve : les compositeurs
écrivent pour la radio.
22.12 Multipistes.
22.30 Surpris par la nuit.
[3/4] Je me souviens... génération
Seconde Guerre mondiale.
Invités : Jean-Pierre Azéma ;
Jean Bollack ; Katherina von
Bülow ; Roland Castro ; Roland
Dumas ; Hortense von Heppe ;
Dominique Jamet ; Rod Kedward ;
André Laks ; Pierre Saragoussi ;
Rudolph von Thadden ;
Heinz Wismann.
0.05 Du jour au lendemain. Philippe Sollers (Eloge de l'infini). 0.40 Chansons
dans la nuit. 1.00 Les Nuits de France
Culture (rediff.). Cet hiver la Chine ; 2.00
Fiction 30. Transistors, d'Yves Nilly. [1].
Villa Floriana.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 19.00.
6.05 Les Boréales. 7.05 Tous les matins
du monde. 8.30 La Revue de presse.
9.07 Si j'ose dire. 10.27 et 12.27,
19.57Alla breve. Flashes pour orchestre,
de Zavarro, par l'Orchestre philharmoni-
que de Radio France, dir. Pascal Rophé.
10.30 Papier à musique. Invité : Philippe
Cassard. Le Nocturne. A la une. Œuvres
de Verdi, Puccini, Dvorak, R. Strauss,
Fauré, Debussy, Ravel, Berg.
12.35 C'était hier.
Rafael Kubelík, chef d'orchestre.
Egmont, ouverture op. 83,
de Beethoven, par l'Orchestre
national de la RTF ; Symphonie
n˚4 op. 39, de Tchaïkovski,
par l'Orchestre national de la RTF.
13.30 Au fur et à mesure.
Pénélope, de Fauré.
15.00 Concert.
Donné le 26 mars, à la Maison
de l'Unesco, à Paris,
par l'Orchestre de chambre
Joaquin Rodrigo, dir. David
Peralta : Œuvres de Rodrigo :
Zarabanda lejana y Villancico ;
Cançoneta ; Dos miniaturas
andaluzas ; Aria antigua (version
pour flûte et orchestre à cordes
de Bernard Wystraëte) ; Tres viejos
aires de danza ; Fantasia para
un gentilhombre pour guitare
et orchestre ; Soleriana, José Maria
Gallardo, guitare.
17.00 Métamorphoses.
18.00 Le jazz est un roman. Stars Fell on
Alabama. Le roman de Mr. T. 19.07 A
côté de la plaque.
20.00 Concert.
Donné le 16 mai, au Théâtre
des Champs-Elysées, à Paris,
par l'Orchestre du Festival
de Budapest, dir. Ivan Fischer,
Petra Lang, mezzo-soprano,
Jorma Silvasti, ténor : Œuvres
de Mahler : Blumine ; Lieder eines
fahrenden Gesellen ; Das Lied von
der Erde.
22.00 Jazz, suivez le thème.
Night and Day [3/4].
23.00 Le Conversatoire.
0.00 Tapage nocturne. Enregistré le 14
mai, au Centre Pompidou, à Paris. Bang
on a Can et All Stars [2/2]. 1.00 Les Nuits
de France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 6.30 à 9.00,
Classique affaires matin ;
12.30, Midi Classique ;
19.00, Classique affaires soir.
14.00 Thèmes et variations.
Francis Poulenc.
16.30 Grand répertoire. Œuvres de Weber, Schubert, Beethoven, Mendelssohn,
Liszt. 18.30 L'Actualité musicale.
20.40 Les Rendez-vous du soir.
Les Grands Concerts Sacrés.
Enregistré le 14 février,
en l'église Saint-Roch.
Par le Chœur et l'Orchestre
du Collegium Vocale de Gand,
dir. Philippe Herreweghe.
Vespro della beata Vergine,
de Monteverdi, Maria-Cristina
Kiehr, soprano, Joanne Lunn,
soprano, Martin van der Zyst,
alto masculin, Mark Padmore,
contre-ténor, Jan Kobow, ténor,
Furio Zanassi, basse, Daniele
Carnovich, basse.
22.25 Les Rendez-vous
du soir (suite).
Divertimento n˚1 K 113,
de Mozart, par le Concentus
Musicus de Vienne, dir.
N. Harnoncourt ; Les Conjurées
(Singspiel en un acte D 787),
de Schubert, par le Chorus
Musicus et Das Neue Orchester,
dir. C. Spering ; 5 Lieder (op. 101
n˚4, 79 n˚26, 51 n˚2, 79 n˚ 5 & 37
n˚9), de R. Schumann.
0.00 Les Nuits
de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
21
JEUDI
TF 1
14
J U I N
22.40
5.50 Secrets. 6.15 30 millions
d'amis. Magazine. 6.40 et 9.03
TF 1 Info. 6.48 et 8.28, 9.13,
10.58, 13.50, 1.53 Météo. 6.50
TF ! jeunesse. Salut les toons.
8.30 Téléshopping.
9.15 Un sacré détective.
Série. Anna.
SIPA
10.10 Balko. Série.
20.55 France 2
Envoyé spécial :
Henri Salvador
O
CTOGÉNAIRE, Henri Salvador prouve
par le chant qu’il n’a
jamais désarmé : Chambre
avec vue, album tout en langueurs veloutées, a relancé
en 2000 la carrière d’un artiste qui cultive les extrêmes. « Envoyé spécial » l’a
suivi au Printemps de Bourges, festival fréquenté par
la jeunesse, et tente de trouver les clefs d’un succès très
atypique dans l’industrie de
la chanson. Amuseur public – on se délectera a posteriori des images fanfaronnes de Salvador grimé en
Juanita Banana –, auteurcompositeur à l’immense
talent, ami de Boris Vian,
avec qui il écrit les premiers
rock n’roll français, antimilitariste, l’homme, né en
Guyane,
évoque
son
amour du jazz, son attachement au Brésil, où il vécut.
Pudique, retenu quand il
s’agit de sentiments profonds, hâbleur, blagueur
quand il s’agit d’assumer
son rôle de joueur de pétanque, Henri Salvador est un
drôle de paradoxe. Riant à
la moindre galéjade, l’œil
humide lorsqu’il chante
Avec le temps de Léo Ferré.
Véronique Mortaigne
D'une pierre, deux coups.
11.00 Savannah. Série.
Les bijoux de famille.
11.50 Tac O Tac TV. Jeu.
12.00 Le Juste Prix. Jeu.
12.50 A vrai dire. Magazine.
13.00 Journal, Météo.
13.45 Les Jardins de Laurent.
13.55 Les Feux de l'amour.
AU CŒUR DU SCANDALE
Feuilleton.
Téléfilm. David Greene.
Avec Patrick Dempsey, Sherilyn Fenn,
Craig Sheffer (Etats-Unis, 1996) %. 7049337
14.45 Le Mariage de mon ex.
Téléfilm. Harvey Frost.
Avec Gail O'Grady,
Marla Maples
(EU, 1999).
8987153
20.50
16.30 Les Dessous
de Palm Beach.
NAVARRO
Série. Lady Diam.
17.25 Sunset Beach. Série.
18.15 Exclusif. Magazine.
18.55 Le Bigdil. Jeu.
Jusqu'au bout de la vie.
262066
Série. Patrick Jamain.
Avec Roger Hanin, Daniel Rialet,
Jacques Martial, Catherine Allégret.
19.50 Vivre com ça.
19.55 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Tiercé, Météo.
Un meurtre a été commis dans
l'hôpital où séjourne la mère
de Blomet, gravement malade :
Navarro mène l'enquête.
Un adolescent désargenté fait
la connaissance d'un fils de famille
fortunée qui a de lourds secrets
à faire partager.
1.08 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
1.10 Exclusif. Magazine.
2898931
1.40 TF 1 Nuit, Du côté de chez vous.
1.55 Nuits en fête... nuits d'humour.
Sacrée famille.
9465660
2.50 Très chasse. Spécial chiens de chasse. Documentaire. 8578931 3.40 Histoires naturelles.
L'eau pure de nos montagnes. Documentaire.
7572689 4.35 Musique (25 min). 9730573
France 2
23.05
5.45 Mezzo l'info. 6.00 Les
Z'amours. 6.30 Télématin.
8.30 et 20.45 Talents de vie.
8.35 et 16.55 Un livre. La Dernière Odalisque, de Fayçal Bey.
8.40 Des jours et des vies.
9.00 Amour, gloire
et beauté. Feuilleton &.
9.25 C'est au programme.
Magazine.
83231646
11.00 Flash info.
11.05 Motus. Jeu.
11.40 Les Z'amours. Jeu.
12.10 et 17.30
CD' aujourd'hui.
12.55 Rapport du Loto.
13.00 Journal, Météo.
13.45 Derrick. Série.
Qui a tué Asmy ? &.2456424
14.55 Parfum d'enfer &.
14.50 et 19.55 Les Jours euros.
15.55 Tiercé. En direct.
16.10 Rex. Série. Promotion.
17.00 Des chiffres
et des lettres. Jeu.
17.35 Hartley, cœurs à vif.
Série &.
20.55
ENVOYÉ SPÉCIAL
Magazine présenté par
Guilaine Chenu et Françoise Jomy.
Henri Salvador : le rire chantant ;
8284240
Un montage des images du procès
Eichmann. Le portrait fascinant d'un
bourreau médiocre, mais on peut ne
pas adhérer au tripatouillage formel
(reflets, fondus) des images d'archives.
20.00 Journal, Météo.
15.00 Christine Cromwell.
23.00 La Nature dénaturée.
La police des polices &.
19.15 Qui est qui ? Jeu.
19.50 Un gars, une fille. Série.
Magazine. Lazzi.
Film. Eyal Sivan. Documentaire
(Fr. - Isr., 1998, N.) &.
1.15 Journal, Météo. 1.33 CD' aujourd'hui.
Lazzi. 1.35 Nikita. Série. Le père absent %.
5672863 2.20 Mezzo l'info. 6154931 2.35 Le Juge
de la nuit. Série. Marée toxique &. 6939370 3.20
Lisbonne la bleue. Documentaire &. 6940486
4.05 24 heures d'info. 4.20 Météo. 4.25 Pyramide. 4602134 4.55 Amis pour la vie. Série. Le retour d'Andréa (55 min) &. 6489824
18.25 Nash Bridges.Série.
12.20 Pyramide. Jeu.
UN SPÉCIALISTE,
PORTRAIT D'UN
CRIMINEL MODERNE a
Sida : Le retour du risque ;
Le silence dans l’église.
6073207
France 3
6.00 Euronews. 6.40 MNK.
8.35 Un jour en France.
9.45 Le Renard. Série. Une
femme a disparu.
6416240
10.45 L'Ile fantastique. Série.
Un candidat presque
idéal. Notre maman
est une séductrice.
11.40 Bon appétit, bien sûr.
Rouleaux croustillants
au porc. Invité : Thiou.
12.00 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.45 Keno. Jeu.
13.50 et 18.45 Les Jours euros.
13.55 C'est mon choix.
Magazine.
5478424
La Cinquième
Série. A bout portant.
16.35 MNK.
1533004
17.35 A toi l'actu@. Magazine.
L'environnement.
57511
Débat. Invités : Michel Barnier,
Jean-Marie Pelt,
l'association les Robins des bois,
des élus européens et locaux.
17.50 C'est pas sorcier.
Les voitures de course :
Les sorciers ont
la formule !
18.15 Un livre, un jour.
Six oies cendrées,
d'Henri Coulonges.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.15 Tout le sport.
20.25 Tous égaux.
20.55
SOIRÉE SPÉCIALE
LA NATURE DÉNATURÉE
21.00 La Rivière
23.55 Météo, Soir 3.
0.25 Texto. Magazine. Jardins d'enfance.
Invités : Jean-Louis Fournier,
José Giovanni, Michel Quint,
Philippe Besson.
4987554
Film. Mark Rydell. Avec Mel Gibson,
Sissy Spacek, Scott Glenn.
Drame (EU, 1984) %.
6069004
1.00 Espace francophone.
Un paysan indépendant se bat
contre un gros propriétaire qui
veut immerger ses terres.
Drame rural.
1.25 Toute la musique qu'ils aiment.
Magazine. Mémoriel, l'actualité
du monde francophone.
6974912
Scherzi de Frédéric Chopin
(40 min).
3926009
Arte
21.35 et 23.10 Débat.
5.30 Les Amphis de La Cinquième. 6.25 Anglais. Leçon
nº27 [4/5]. 6.40 Cellulo. 7.10
Debout les zouzous. 8.10 Le
Journal de l'Histoire.
8.55 Les Ecrans du savoir.
Galilée,
photos-photographes :
Peter Knapp.
Histoires de profs.
Les contes de l'univers.
Psyché.
6963191
9.50 Arrêt sur images.
10.50 Pi égale 3,14. 11.20 et
18.05 Le Monde des animaux.
Faune sous-marine. Animaux
en danger. La roussette de Rodrigues, le cacatoès des Philippines, le lion de mer de Nouvelle-
22
Zélande. 11.50 Terres de légendes. Philippines, les sirènes du
lac Sébu. 12.15 Cellulo. 12.50
19.00 Voyages, voyages.
Découverte. 13.45 et 18.40 Le
Journal de la santé. 14.05 En
quête d'art. Art et histoire.
14.35 La Fusée Ariane,
un succès de l'Europe.
L’envers du décor mis en
place par les autorités
birmanes de Rangoon
à destination des
voyageurs occidentaux.
19.45 Météo, Arte info.
20.15 La Vie en feuilleton.
Documentaire.
9997066
15.35 Les Intrus. Le crapaud
qui dévorait l'Australie. 16.05
Les Bâtisseurs d'espoir. Ils ont
des droits comme tout le
monde. 16.35 Les Ecrans du savoir. Vive la République. Pierre
Mauroy 1981 : L’alternance. Histoire de comprendre. 1965 : Le
coup d’Etat en Indonésie. 17.35
100 % question 2e génération.
18.55 Météo.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Animé par Daniel Leconte.
22.20 Désirs de filles.
Birmanie. Documentaire.
Sylvain Bergère (Fr., 2000).
MSF Nicaragua. [4/5].
Des rires et des larmes.
Documentaire.
Gérard Lafont (Fr., 2001).
Fêtes inhabituelles pour
le personnel de MSF.
Documentaire. Sophie Jeaneau
(France, 2001).
8873288
23.50 Show People a a a
20.45
THEMA
DE QUOI J’ME MÊLE !
SEXE : LES GARÇONS VIVENT-ILS
SUR LA MÊME PLANÈTE ?
20.45 Quand les garçons parlent sexe.
Documentaire. Nicolas Pascariello
(France, 2001).
104134530
Sept garçons adolescents confient
à la caméra leurs sentiments
concernant l'amour et le sexe,
en des termes parfois très crus.
Film. King Vidor.
Avec Marion Davies. Comédie
(EU, 1928, muet, N.).
4154849
Une comédie sur les ambitions
d'une jeune femme à Hollywood.
Enlevé et remarquablement
réalisé. Certaines vedettes de
l'époque apparaissent dans leur
propre rôle.
1.10 Cathédrales. Documentaire.
J.-F. Delassus (90 min).
3177689
Récit, en forme d'enquête, d'une
extraordinaire aventure artistique,
humaine et financière.
14
JEUDI
M6
Le film
J U I N
23.25
5.05 E = M 6. 5.25 Le Meilleur
du Morning. 5.45 et 9.40,
16.15 M comme musique. 7.00
Morning Live.
9.05 M 6 boutique.
11.54 Le Six Minutes midi,
Météo.
12.05 Cosby Show. Série.
Olivia a disparu &.
12.34 Météo.
12.35 Docteur Quinn. Série.
Pour le meilleur
et pour le pire & [2/2].
13.40 Le Droit d'aimer.
Téléfilm. Sandy Smolan.
Avec Richard Crenna
(EU, 1993) &.
9373608
15.20 Les Routes du paradis.
TOUTES LES TÉLÉS
Série. La chanson
du dauphin & [1/2].
17.10 Highlander.
Série. A tout prix &. 4264443
18.10 Le Caméléon. Série.
Chaque tableau
a son histoire &.
19.05 Loft Story. Jeu.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Madame est servie.
Série. Devine qui vient
s'installer ? &.
20.38 Météo des plages.
20.39 Un jour à part.
20.40 Loft Story,
Décrochages info.
20.55
LOFT STORY
Divertissement présenté
par Benjamin Castaldi.
921004
Après le départ de Philippe, la semaine
dernière, c’est au tour de l’une des filles
restantes (Laure, Loana et Kimie)
de quitter le loft.
Magazine présenté par Thomas Hervé.
Britains’s bitchiest babes ;
That’s amore ; Love love train ;
Tourist trap ; Boys meet girls.
1750375
Invité : Arturo Brachetti.
0.40 Drôle de scène. Magazine.
Invités : Patrick Bosso ;
Gustave Parking ;
Fabrice et Fabrice ;
2727221
Anne Roumanoff.
1.05 E = M 6 découverte. Magazine.
Présenté par Caroline Avon 7451863
2.44 Météo. 2.45 M comme musique (180 min).
27222318
Show People
Canal +
22.35
6.40 et 12.20 Le Journal de
l'emploi. 6.45 Teletubbies.
f En clair jusqu'à 8.30 7.12
et 12.19 Pin-up. 7.15 Nulle
part ailleurs. 8.30 Je préfère le
bruit de la mer Film. Mimmo
Calopresti (Fr. - It., 1999)
10.05 L'Appartement.
Magazine.
10.30 La Tête dans le carton
à chapeaux
Film. Antonio Banderas.
Avec Melanie Griffith.
Comédie dramatique
(EU, 1999) %.
3085530
f En clair jusqu'à 13.45
12.25 Les Titres du journal.
12.30 et 18.30 Canal+
classique. Les pompiers &.
12.40 Nulle part ailleurs.
13.45 Le Journal du cinéma.
14.05 Trader
Film. James Dearden.
Avec E. McGregor. Drame
(GB, 1999) &.
1179917
SOUTH PARK, LE FILM a
PLUS LONG PLUS GRAND
ET PAS COUPÉ
Film. Trey Parker.
Animation (EU, 1999, v.o.) ?.
20.00
15.50 Mort clinique
COMME UN AIMANT a
Film. Charles McDougall.
Avec C. Eccleston. Suspense
(GB, 1998) ?.
1311269
17.10 Basket NBA. Résumé.
e
415743
Finale (4 match).
Film. Akhenaton et Kamel Saleh.
f En clair jusqu'à 20.00
18.00 Dilbert. Série. Charity &.
18.40 Nulle part ailleurs.
Avec Akhenaton, Kamel Saleh, Titoff.
Comédie dramatique (Fr., 2000) %. 3306646
De jeunes gangsters marseillais
se heurtent à de vieux truands.
22.05 Lain. Série. Psyché %.
22.30 et 5.45 Surprises.
709066
5993443
Film d’animation cultivant le mauvais
esprit et le politiquement incorrect.
On s’amuse.
23.55 Golf. US Open (1re journée). 7832269
1.25 Golf. Circuit européen. Masters féminin
d'Evian (2e journée). 6301793 2.30 Petite chérie a Film. Anne Villacèque. Avec Corinne Debonniere, Jonathan Zaccai. Drame (Fr., 1999) ?.
6876028 4.15 Nag la bombe Film. Jean-Louis Milesi. Avec Ariane Ascaride, Vincent Elbaz. Drame
(Fr., 2000) ?. 2717009 5.55 Paul McCartney. Live
at the Cavern. Concert enregistré à Liverpool, le
14 décembre 1999 (46 min).
L'émission
20.45 Arte
DE QUOI J’ME MÊLE ! Une soirée
sur la façon dont filles
et garçons vivent leur sexualité
et comment ils en parlent
P
RÉSENTATEUR et producteur de
« De quoi j’me mêle ! », Daniel Leconte ne cache pas que le thème du
débat de ce soir – « Sexe ; filles et garçons
vivent-ils sur la même planète ? » – est
une forme de réponse à « Loft Story ».
L’émission d’Arte est d’ailleurs diffusée ce
jeudi, en concurrence frontale avec « Loft
Story », en prime time sur M6.
« Dans le “Loft”, Loana, Jean-Edouard et
les autres parlent uniquement de sexe, mais
leur parole est en permanence censurée,
édulcorée, écrit Daniel Leconte, en guise
de présentation. Sur Arte ce soir, les jeunes
parlent de sexe en toute liberté. Dans le loft
de M 6, il y a des mots que l’on n’entend
pas : fellation, sodomie, tournante… Ce soir,
sur Arte, des garçons et des filles prononcent
ces mots, sans tabous ni pudeur, car c’est
ainsi qu’ils parlent de sexe dans la vraie vie.
(…) Ce soir, à l’heure où d’autres entreront
dans un “Loft” aseptisé et politiquement cor-
Comment
les jeunes
formulent-ils
leurs désirs ?
Qu’attendentils d’une
relation
amoureuse ?
BERNARD PLOSSU/MÉTIS
Sans pudeur
ni tabous
23.50 Arte
rect, “De quoi j’me mêle !” vous invite à
écouter des garçons et des filles qui parlent
sexe “pour de vrai” ». De la part de la
chaîne culturelle, on ne s’attendait pas à
un discours aussi récupérateur.
On aurait toutefois tort de passer outre.
Bien que desservis par une réalisation volontairement agressive – les jeunes gens
sont interviewés et filmés façon interrogatoire de police –, et un ton parfois vulgaire – « t’es pas un peu trop exigeante par
rapport aux mecs ? », demande ainsi une
journaliste –, les deux documents proposés ne manquent pas d’intérêt. Des jeunes
gens (une majorité de Français et quelques Allemands âgés de dix-neuf à vingtsix ans) y parlent sans gêne ni tabous de
leur manière de vivre leur sexualité. A
quoi rêvent-ils ? Comment s’est passée la
« première fois » ? Comment formulentils leurs désirs ? Qu’attendent-ils d’une relation amoureuse ?
Interrogées par Sophie Jeaneau, réalisatrice de Désirs de filles, ce sont surtout les
jeunes femmes qui surprennent, par la crudité de leur discours et la multiplicité de
leurs expériences. A vingt ans, certaines
donnent le sentiment d’avoir déjà tout
vécu sur le plan sexuel. Les hommes qu’a
rencontrés Nicolas Pascariello pour
Quand les garçons parlent sexe apparaissent plus sentimentaux. « Je n’ai pas envie
de baiser juste pour la satisfaire, dit ainsi
Meilho, vingt-trois ans, déconcerté par les
exigences de son amie. Je voudrais être un
peu plus dans l’émotion… »
Deux débats, animés par Daniel Leconte, prolongent ces témoignages. Parmi
les invités, Catherine Breillat, cinéaste, et
Michael, ex-candidat de la version allemande de « Big Brother », dont est inspiré « Loft Story ».
S. Ke.
King Vidor
(EU, 1928, N., muet).
Avec Marion Davies,
William Haines.
NE jeune fille de
Géorgie, Peggy Pepper, qui veut devenir
actrice de cinéma, est amenée par son père à Hollywood. L’acteur Billy
Boone s’intéresse à elle et
l’aide en la faisant entrer
au Cornet Studio. Elle est
insatisfaite car on y
tourne des burlesques,
alors qu’elle estime avoir
un tempérament dramatique. Peggy devient pourtant une vedette des comédies « slapsticks ». Remarquée par le High Art Studio, elle réussit enfin à
tourner des films dramatiques, avec un nouveau partenaire, André Telefair, fat
insupportable. Elle oublie
Billy.
King Vidor, qui a débuté
vers 1919, est, après La
Grande Parade (1925), La
Bohème (1926) et La Foule
(1927), au sommet de son
art lorsqu’il réalise cette
chronique de mœurs à la
fois critique, nostalgique
et tendre. Car, s’il n’était
pas aveugle aux défauts
des stars et de « l’usine à
rêves », il aimait passionnément son métier. Et il fit la
preuve que Marion Davies, imposée par William
Randolph Hearst, le magnat de la presse et, pour
cela, snobée (dans Citizen
Kane, Welles massacrera
son personnage), était une
femme intelligente et une
comédienne de talent.
Des célébrités de l’époque
traversent le film. John Gilbert descend de voiture,
Chaplin signe un autographe à Peggy. Douglas Fairbanks,
Mae
Murray,
Norma Talmadge et King
Vidor apparaissent également dans leurs propres
rôles. La fiction et la réalité hollywoodiennes se rejoignent. Arte présente
une copie restaurée.
Jacques Siclier
U
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
23
JEUDI
Le câble et le satellite
14
J U I N
TV 5
C-S-T
20.00 Journal (TSR).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 François Mitterrand,
conversations
avec un président.
On ne peut rien contre
la volonté d'un homme.
Documentaire [1/5]. 78146578
22.00 Journal TV 5.
22.15 et 1.05 Mélissol. Série.
La maison sans toit. 85237240
Paranoïa.
23485849
0.00 Journal (La Une).
0.30 Soir 3 (France 3).
RTL 9
C-T
Téva
Série. Entretien
avec un ange &.
Film. Jonathan Demme.
Avec Melanie Griffith,
Jeff Daniels, Ray Liotta.
Comédie dramatique
500562578
(EU, 1987) %.
Belle et zen. Magazine.
22.45
22.50 Légendes.
Donna Reed.
508587578
Victoria Principal. 500380240
0.25 The Lucy Desi
Comedy Hours.
Série. Lucy Goes to Alaska
500083757
[2/2] (v.o.) &.
0.50 The Golden Palace.
20.00 La Vie de famille.
20.20
Série. Runaways
(v.o.) & (25 min).
7664443
Série. En chanson.
3809443
Friends. Série. Celui qui
2184191
prenait des coups.
Magazine.
22.30 Puissance catch.
2356714
SYMBOLES
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
24
Planète
C-S
6.25 Images de Patagonie. 7.40 Do
You Remember Revolution ? [2/2].
8.45 Chronique de la forêt des Vosges. [2/4] L'hiver. 9.10 Jesse Jackson, pèlerin de la politique. 10.35
Pierre Dedieu et ses créatures.
11.15 Henry Jaglom, un réalisateur
conroversé. 12.20 Takiwasi. 12.45
Le Cognac, un second paradis.
13.35 La Terre des hommes, Fenua
Enata. 14.30 Anciennes civilisations. [2/13] Rome et l'antiquité.
15.20 Cinq colonnes à la une. 16.15
Dee Dee Bridgewater. 17.15 God's
Country. Film. Louis Malle. Film documentaire (1985) &. 18.40 Souvenir de Babouchka. 19.05 Billie Jean
King, féministe des courts. 20.00 Le
Combat des humbles, la libération
du centre de la France. [1/3] Le peuple de la nuit.
20.30 Histoires d'avions.
Les ailes de Suède.
9864172
21.20 L'Homme
technologique. [5/8]
Temps et mouvement. 18973849
22.15 Angélique Kidjo. L'amazone.
23.10 L'Inde fantôme, réflexions
sur un voyage. [7/7] Bombay. 0.00
Les
Elections
présidentielles
1965-1988. Histoire et évolution. 3917115 1.00 Tom Jones le
Gallois (30 min).
Odyssée
C-T
9.00 L'Histoire du monde. New
York. L'ombre et la lumière. 10.00
Notre XXe siècle. Les migrants.
10.55 Les Bergers du ciel. 11.25 Viticulteurs d'Europe. [1/4] Walter du
Frioul. 11.40 Ray Mears, un monde
de survivance. [6/6] Les Nuaulu des
Moluques. 12.10 La Terre en question. L'héritage inca. 12.35 Pays de
France. 13.25 Sans frontières. Un
port, des marins et la mer. [6/6]
Honfleur, Trouville, Dives. 14.30
Ecuador. La réponse des Huaronis.
15.20 Renaissance. Lumière et liberté. 16.20 La Terre et ses mystères. Dompteurs de l'hostile. 16.45
Sur la mer comme au ciel. 17.35 Panoramas du monde. La Norvège,
sous la protection de la mer. 18.35
Le Monde perdu des Seychelles.
19.05 La salsa, danse et musique.
19.55 Aventures africaines. En Afrique du Sud.
20.50 Neuf aventures.
Aventure 120.
506853356
21.45 Grenouilles
et compagnie.
Le pelobate brun et
le crapaud sonneur.500198714
22.15 Fabuleusement riches.
Les nouveaux magnats
de l'entreprise.
504435172
23.10 Histoires de chevaux.
L'homme qui parle aux chevaux.
23.35 Itinéraires sauvages. Les
Grands Fleuves. L'Amazone. 0.35
Une journée ordinaire chez des animaux extraordinaires. Entente sauvage. 1.25 L'Ile de la panthère
(25 min).
23.40 Mont-Oriol.
Téléfilm [1/2]. Serge Moati.
Avec Catherine Arditi,
Maurice Biraud
54878530
(1979, 95 min).
23.25 Rien à cacher.
Magazine.
46551801
0.20 Les Nouvelles Filles
d'à côté. Série. La danse
du soleil (25 min).
8112301
Paris Première
C-S
19.30 et 0.30 Rive droite,
rive gauche.
Magazine.
9375085
13ème RUE
533889998
20.40 Courts au 13. Pâques Man.
Court métrage. Michel Leray.
La vengeance.
20.50 La Soirée noire.
Film. François Truffaut.
Avec Jeanne Moreau,
Marie Dubois, Oskar Werner.
Comédie dramatique
(Fr., 1962, N.) &.
69903066
22.50 M.A.P.S.
Magazine.
9315337
23.15 Courts particuliers.
56476714
0.10 Howard Stern. Magazine
(20 min).
1687414
Lambert Wilson.
Monte-Carlo TMC
C-S
19.15 Météo.
19.25 Hill Street Blues. Série.
Chères ordures &.
5083795
20.25 La Panthère rose.
0.15
0.30
Série. La nuit
de la pleine lune.
22.35 Boléro.
23.00
Avec Pierre Pallardy. 23404714
23.30 Météo.
23.35 Le Culte du corps.
23.25
2201620
0.30
0.25 Michel Strogoff.
Série. [3/7].
Jean-Pierre Decourt.
Avec Raimund Harmstorf
(1975) & (60 min).
9801825
TF 6
C-T
20.10 et 1.00
Aventures sur le Net.
Divertissement.
La Corde raide a a
Film. Richard Tuggle.
Avec Clint Eastwood,
Geneviève Bujold.
Film policier
8441066
(EU, 1984) ?.
22.40 Les Repentis. Série.
Le choix de Li Ann. 40125066
23.30 Passion torride.
Téléfilm. Neal Sundstrom.
Avec Anouschka Renzi,
Eric Doncarli
6402066
(1994, 90 min) !.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Buffy contre les vampires.
181153
Série. Incantation.
21.25 Hyperion Bay.
Série. La longue route
2820153
sinueuse &.
22.15 Freaks and Geeks.
Série. Faits divers &. 7393733
Working. Série.
She Loves Me, Yeah,
885356
Yeah, Yeah (v.o.) &.
Cheers. Série. Les bons
comptes font les bons amis
2158191
(v.o.) &.
Rintintin junior. Série.
Un flic en prison &. 1638979
Affaire de famille &
5525931
(55 min).
Canal Jimmy
C-S
20.05 et 0.40 Ruby Wax
Meets. Magazine.
8690397
20.45 Soirée action.
9353356
20.40 Club Teen.
20.55 Soirée passion.
Une femme sur mesure.
Téléfilm. Detlef Rönfeldt.
Avec Marianne Sägebrecht,
Gérard Klein
74321424
(1997) %.
C-T
19.50 et 23.45 Homicide.
Sœur Emmanuelle. 45867849
Documentaire.
Landru a a
Film. Claude Chabrol.
Avec Charles Denner,
Stéphane Audran.
Comédie dramatique
501830849
(France, 1962).
22.40 Les salauds
vont en enfer a
Film. Robert Hossein.
Avec Marina Vlady,
Henri Vidal. Film policier
576944578
(Fr., 1956, N.).
Dossier n˚13. Magazine.
Switch. Série.
Une voiture modèle
Zeppelin (55 min). 545317047
Série Club
Dessin animé.
20.35 et 0.05 Pendant la pub.
C-S
19.50 Switch. Série.
21.00 Jules et Jim a a a
20.35
C-S
Invitées : Helen Mirren,
Julianna Margulies. 79980288
Action. Série. Les risques
du métier de producteur
35968462
(v.o.) %.
21.00 Tommy a a
Film. Ken Russell.
Avec Roger Daltrey,
Oliver Reed. Film musical
(GB, 1975, v.o.) ?. 18364733
22.50 La Toile d'araignée a a
Film. Stuart Rosenberg.
Avec Paul Newman,
Joanne Woodward.
Film policier (EU, 1975,
43632917
v.o., 110 min) %.
Histoire
17.55 Le Marsupilami.
2287443
3407795
Dessin animé.
Sabrina. Série.
18.20
18.50 Faut que ça saute !
Magazine.
à Marilyn Manson :
les transformistes.
[5/13].
505086511
21.00 La Controverse
de Valladolid.
Téléfilm. J.-D. Verhaeghe.
Avec Jean Carmet,
Jean-Pierre Marielle
(1991) &.
508241849
19.05 Cousin Skeeter.
19.30
Série. Skeeter
chante le blues.
7637191
Kirk. Série. La demande en
9846733
mariage [1/2].
Disney Channel
C-S
17.30 La Cour de récré.
17.45 Les Weekenders.
18.00 L'Incorrigible Cory.
Série. Sur les traces
de mon père.
La Chaîne Histoire
524240
767849
Téléfilm. Dean Cundey.
Avec Rick Moranis,
Eve Gordon (1997) &. 540714
Drôle de frère. Série.
En plein chocolat.
675269
Série. Eddie est un vilain
6187356
menteur (20 min).
C-T
538539288
à la clandestinité.
Ponce de León, le premier
conquistador.
503319511
23.50 Face à l'Histoire.
Forum
Débat.
Débat.
509616559
509596207
Débat.
Débat (60 min).
Eurosport
C-T
20.35 et 20.30 Mezzo l'info.
20.50 Rétro Mezzo. Magazine.
21.00 Soirée Sergueï
Rachmaninov.
Rachmaninov,
the Secret Island.
L'île secrète, portrait
en sept variations.
49817530
Documentaire.
22.00 Sergueï Rachmaninov
par Vladimir Ashkenazy.
86176627
Documentaire.
22.55 Quatuor à cordes,
de Maurice Ravel.
23.45 La Dixième Muse d'Elgar.
C-S-T
20.30
Grand Prix II IAAF.
Meeting de Helsinki.
En direct.
207337
Boxe. Poids plume :
Joel Casamayor (Cuba) Edwin Santana (EU).
Au Silver Star Casino
de Philadelphie.
455172
22.30 et 0.45 Rallye.
23.00
Championnat du monde
(7e manche). Rallye de
l'Acropole (Grèce).
1er jour.
633462
Score express. Magazine
(15 min).
Pathé Sport
C-S-A
20.00 Supermotard.
20.30 Starter.
Magazine.
500611240
21.00 Tennis de table.
Coupe du monde des clubs.
A Macao (Chine). 500705288
22.00 VTT.
Coupe de France. 500632733
95953646
Muzzik
C-S
20.45 Notes de légendes.
Magazine.
22.30 Rugby à XIII.
State of Origin (2e match) :
Nouvelle Galles du Sud Queensland.
500815530
0.00 Golf européen.
Magazine.
21.00 Tokyo Waltz.
500757689
0.30 Basket-ball.
500050882
22.00 Zlika, musiques
de tout le monde.
500048849
22.35 Jazz Open 1995.
Avec Jack Bruce,
basse.
503249375
Championnat d'Europe.
500629269
En Suisse.
Enregistré en 1999.
Avec Cécile Brey,
violon.
49390578
Magazine.
503225795
18.30 et 23.15 Athlétisme.
509576443
Mezzo
Avec Yo-Yo Ma.
Documentaire.
503229511
23.00 Le Tennis côté femmes.
20.40 Légende du Singe Roi.
Téléfilm. Paul Yule
et Nigel Gearing.
Avec James Fox,
Selma Alispahic
(1996, 55 min)).
506163820
509696795
20.15 Robocop.
(25 min).
506141608
21.00 Standardisation,
la guerre des normes.
19.50 Le Bus magique.
Dessin animé.
C-S
19.00 Femmes en jazz.
507343284
19.25 Océane.
Dessin animé.
524605153
22.00 Comment sauver
les rhinocéros.
18.30 Tic Tac Toc.
Dessin animé.
508185462
23.05 Biographie.
Débat.
706273066
18.05 Cartouche.
Dessin animé.
des rêves.
22.10 Les Messagers
de l'ombre. De la débâcle
20.00 Les Brigades rouges.
17.20 Poochini.
17.42 Air Academy.
Dessin animé.
583601694
21.25 Les Mystères
de la Bible. Joseph, maître
Invité : Dominique Baudis,
(30 min).
507426761
20.55 La Double Vie
d'Eddie McDowd.
Télétoon
C-S
20.35 La Science et la Guerre.
Ennemi
de l'humanité.
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Chérie, nous avons
été rétrécis.
Dessin animé.
22.25 Chroniques
d'Hollywood. 504566801
23.20 Les Grandes Batailles
du passé.
La guerre de Troie
532397578
[1/28] (55 min).
18.30 Aux frontières
de l'étrange.
20.30
C-T
20.30 et 23.00 Souviens-toi
du futur. De David Bowie
Série. Banshee.
L'Eté de Zora.
Téléfilm. Marc Rivière.
Avec Etienne Chicot,
Myriam Boyer
82605795
(1994).
22.05 Une semaine au Salon.
Téléfilm. Dominique Baron.
Avec Etienne Chicot,
Elizabeth Margoni
74959694
(1997).
22.20 Stars boulevard.
Magazine.
C-T
20.30 Hommage
à Etienne Chicot.
Film. Richard W. Park.
Avec Jun Chong,
Phillip Rhee.
Film d'action
1727085
(1986).
AKG
« Soirée Sergueï Rachmaninov »,
à partir de 21.00 sur Mezzo
502710931
Festival
20.45 L.A. Streetfighters ? ?
Canal J
17.15 Les Razmoket.
Dessin animé.
500058153
20.50 Dangereuse
sous tous rapports a a
19.30 Voilà !
Série. Guet-apens.
C-T
20.00 Les Anges du bonheur.
Championnat de France
féminin. Finale.
Match retour.
502750950
Voyage
C-S
20.00 Pilot Guides.
507353646
23.35 Soul & Acid Jazz.
Lors du 30e Festival de jazz
506997917
de Montreux.
0.35 The Joshua Redman
à
Quartet. Enregistré
er
Montréal, le 1 juillet 1995,
lors du Festival international
de jazz (60 min). 507004467
Rio de Janeiro.
500004191
21.00 Suivez le guide.
Magazine.
500022511
22.00 Un autre regard. Bénin,
Espagne et Turquie. 500003004
22.30 Prêt à partir.
500002375
23.00 Croisière en pays maya
à bord du Stella Solaris
(60 min).
500042375
14
JEUDI
Sur les chaînes cinéma
Action
RTBF 1
19.30 et 23.55 Journal, Météo. 20.15
Autant savoir. 20.40 Julie Lescaut.
Soupçon d'euthanasie. 22.20 Eco. Invité : Laurent Minguet. 23.20 Œuvres
en chantier. 23.50 Tous sur orbite !
(5 min).
C-S
20.30 L'Appartement. 21.00 Golf. US
Open. 1er jour. A Tulsa (Oklahoma). En
direct. 23.00 Trader. Film. James Dearden. Avec Ewan McGregor. Drame
(1999) &. 0.35 Max. Film. Fred Coppula. Avec Ian Scott, Laura Angel. Film
pornographique (2000) # (100 min).
C-S-A
19.30 et 23.00 Futur immédiat. 20.00
Opération en orbite, la mission Hubble.
20.55 High Tech Challenge. Le Rafale.
21.25 et 21.45 Les Grandes Dates de la
science et de la technique. La dynamo
de Werner von Siemens. 22.00 Perspective. Les bactéries. 22.30 Les Yeux de la
découverte. La vue. 23.25 Les Explorateurs du pôle Nord. Premier arrivé
[1/3] (55 min).
Comédie
C-S
20.00 Les Dessous de Veronica. Nuit
blanche. 20.30 Coup franc. Touchy
Pants. 21.00 La Dame du vendredi a a
Film. Howard Hawks. Avec Cary
Grant. Comédie sentimentale (1940,
N.). 22.30 Trigger Happy. Série. 23.00
La Grosse Emission II. Divertissement.
0.30 The Late Show With David Letterman. Divertissement (15 min).
MCM
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. Invité : Manu
Chao. 19.50 Netflash. 20.00 et 21.45,
1.45 MCM Tubes. 20.30 Un flic à Chicago a Film. John Irvin. Avec Patrick
Swayze. Film policier (1989) ?. 23.00
Total Rock. 0.30 Manu Lanvin au MCM
Café. Enregistré au MCM Café le 25
avril 2001 (75 min).
MTV
C-S-T
20.00 New. 21.00 MTV's French Link.
21.30 Diary of DMX. 22.00 Aeon Flux.
Série. The Demiurge. 22.30 Bytesize
Uncensored. 0.00 Yo ! (120 min).
Régions
C-T
19.45 Goûtez-moi ça ! 20.00 et 22.25
Le Club des visionautes. 20.05 La Vie
sauvage. L'eau, source de vie. 20.30 et
23.00 VisioDébat. 21.00 Europeos.
21.30 Mediterraneo. 22.00 Passages.
22.30 Le Journal des régions soir. 22.50
Le Journal de l'Outremer. 23.30 7 en
France (30 min).
RFO Sat
S-T
19.50 Clip. 20.00 et 1.30 JT Madagascar. 20.20 Regards. 20.50 et 0.00 Journal. 21.05 JT Guadeloupe. 21.30 200
pulsations minute. 22.00 JT Martinique. 22.25 Parenthèses. 22.30 Hebdo
TNB. 22.50 New Zik. 23.00 JT Guyane.
23.30 Les Echos (35 min).
LCI
C-S-T
7.10 Le Journal du Web. 8.00 L'Edito.
8.40 L'Invité du matin. 9.10 et 15.10 On
en parle. 10.10 et 16.10 Psycho Philo.
11.00 et 20.45, 1.00 Le Club LCI. 14.10
et 17.10, 0.10 LCA. 18.30 L'Invité de
PLS. 19.00 Le Grand Journal. 19.50 et
20.35 La Page économie. 20.00 Le Dossier du Grand Journal. 22.00
22h/minuit.
Euronews
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
C-S
17.30 CNN Hotspots. 20.30 et 22.30
World Business Today. 21.30 Q & A.
23.00 et 2.30 Insight. 0.00 et 2.00 This
Morning Asia. 0.30 Moneyline Newshour. 1.30 Asia Business Morning
(180 min).
TV Breizh
C-S-T
20.00 et 23.00 L'Entretien. 20.30
Hush-A-Bye-Baby a Film. Margo Harkin. Avec Julie Marie Reynolds. Drame
social (1990). 22.30 Actu Breizh. 23.15
Lorient express. Invitée : Liz Mac
Comb (75 min).
52994646
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
7.40 CinéCinémas 2
TROP BELLE POUR TOI a a a
LE DAHLIA BLEU a a
12.05 CinéCinémas 2
20.30 Ciné Classics
503456646
CAMILLE CLAUDEL a a
VIVA MARIA a a
LE SEPTIÈME CIEL a a
14.20 Cinéstar 1
UN CRIME
DANS LA TÊTE a a
Bruno Nuytten. Avec I. Adjani
(France, 1988, 170 min) %.
504281337
Louis Malle. Avec Brigitte Bardot
(Fr. - It., 1965, 120 min) &.
Comédies dramatiques
509246530
Louis Malle. Avec Jeanne Moreau
(Fr., N., 1958, 90 min) !.
BARTON FINK a a a
2.00 Cinéfaz
MEMPHIS BELLE a
23.40 CinéCinémas
68949998
Michael Caton-Jones.
Avec Matthew Modine
(EU, 1990, 105 min) %.
531114080
Ethan Coen et Joel Coen.
Avec John Turturro
(EU, 1991, 115 min) &.
HONKYTONK MAN a a
15.45 Cinétoile
507892288
Clint Eastwood. Avec C. Eastwood
(EU, 1983, 120 min) &.
Comédies
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
18.30 Ciné Classics
6431578
0.40 Cinéstar 2
539993486
Jacques Becker. Avec R. Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
Steven Spielberg. Avec T. Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
L'Œil DU MONOCLE a
KAGEMUSHA, L'OMBRE
DU GUERRIER a a a
22.30 Cinéfaz
594873004
Georges Lautner.
Avec Paul Meurisse
(Fr., N., 1962, 80 min) &.
12.20 Cinéfaz
5.30 TCM
91319882
Mark Robson. Avec Ava Gardner
(GB, 1957, 90 min) &.
LE MONOCLE NOIR a
20.45 Cinéfaz
509935202
Georges Lautner.
Avec Paul Meurisse
(Fr., N., 1961, 88 min) &.
500501998
Alan Taylor.
Avec Adam Trese
(EU, 1997, 92 min) &.
10.45 Ciné Classics
LES GENS DU VOYAGE a
8.10 Ciné Classics
62267172
Jacques Feyder.
Avec Marie Glory
(Fr., N., 1938, 110 min) &.
59512153
NOTRE HISTOIRE a a
YAKUZA a a
15.45 CinéCinémas 3
503750559
501292207
500788085
Nicole Garcia.
Avec Catherine Deneuve
(France, 1998, 120 min) &.
37825825
56506646
Alberto Lattuada.
Avec Giulietta Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
504057191
507815085
LES AVENTURES
DE TOM POUCE a
8.20 TCM
594418912
Andy et Larry Wachowski.
Avec Jennifer Tilly
(EU, 1996, 110 min) ?.
87153714
Philip Noyce. Avec Sam Neill
(Australie, 1989, 92 min) &.
L'ENNEMI PUBLIC a a
14.40 Ciné Classics
26251559
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
L'INCONNU
DU NORD-EXPRESS a a
17.20 TCM
85193627
Alfred Hitchcock. Avec F. Granger
(EU, N., 1951, 101 min) &.
LE LIQUIDATEUR a a
84401882
LA PETITE a
LES FÉLINS a a
3.40 TCM
10.30 Cinétoile
508167795
504756646
LES HOMMES
DU PRÉSIDENT a a
57938207
22.40 CinéCinémas 2
Alexander Korda.
Avec Vivien Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
20.30 CinéCinémas 2
90695370
508555375
Henri Verneuil.
Avec Patrick Dewaere
(France, 1982, 135 min) &.
LE CHAMPION a a
Mark Robson. Avec Kirk Douglas
(EU, N., 1949, 97 min) &.
504971795
Alan J. Pakula.
Avec Dustin Hoffman
(EU, 1976, 130 min) &.
50286443
4.00 Ciné Classics
20061196
René Clément. Avec Alain Delon
(Fr., N., 1963, 90 min) &.
Louis Malle.
Avec Brooke Shields
(EU, 1978, 105 min) !.
Vincente Minnelli.
Avec Katharine Hepburn
(EU, N., 1946, 110 min) &.
1005172
Policiers
BOUND a
Jack Cardiff. Avec Trevor Howard
(GB, 1965, 100 min) &.
10.00 TCM
Jean-Paul Rappeneau.
Avec Yves Montand
(France, 1981, 100 min) &.
71773608
George Pal. Avec Russ Tamblyn
(EU, 1958, 90 min) &.
LAME DE FOND a a
TOUT FEU
TOUT FLAMME a a
81136825
19.00 TCM
Rudolph Maté. Avec Richard Derr
(EU, 1951, 80 min) &.
SANS PITIÉ a a
1.10 Ciné Classics
Cecil B. DeMille. Avec F. March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
CALME BLANC a a
LE CHOC DES MONDES a
17.45 Cinétoile
LE SIGNE DE LA CROIX a a
0.10 Cinéfaz
0.15 TCM
Sydney Pollack. Avec R. Mitchum
(EU, 1975, 112 min) ?.
Fantastique
PLACE VENDÔME a a
16.05 Ciné Classics
585173559
Manuel Poirier. Avec Sergi Lopez
(France, 1997, 135 min) &.
Bertrand Blier.
Avec Alain Delon
(France, 1984, 110 min) %.
15.50 Cinéstar 1
21.00 Cinéstar 2
44465207
WESTERN a a
10.20 Cinéstar 2
523736627
Anthony Mann. Avec S. Loren
(EU, 1964, 192 min) &.
Jean-Luc Godard. Avec A. Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
Bertrand Blier.
Avec Charlotte Gainsbourg
(France, 1991, 120 min) ?.
70651134
LA CHUTE
DE L'EMPIRE ROMAIN a
22.50 CinéCinémas 3
VIVRE SA VIE a a
22.10 Ciné Classics
MERCI LA VIE a a
15.35 CinéCinémas
568314153
John Frankenheimer.
Avec Frank Sinatra
(EU, N., 1962, 125 min) &.
1.25 CinéCinémas
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
12.40 Ciné Classics
Joe Dante.
Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
20.30 CinéCinémas
16.35 Cinéfaz
LADY HAMILTON a a
SMALL SOLDIERS a a
21.00 CinéCinémas 3
508078424
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain
(France, 1997, 90 min) &.
LA BELLE QUE VOILÀ a
12.05 Cinétoile
LES AMATEURS a
19.30 Cinéstar 2
556787066
Akira Kurosawa.
Avec Tatsuya Nakaida
(Japon, 1980, 150 min) &.
LA PETITE HUTTE a
Histoire
52235511
Vincente Minnelli. Avec D. Kerr
(EU, 1956, 120 min) &.
9.05 Cinétoile
Cecil B. DeMille.
Avec Gary Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
20.45 TCM
George Marshall. Avec Alan Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
LES AMANTS a a
505832288
THÉ ET SYMPATHIE a a
1002085
Bertrand Blier.
Avec Gérard Depardieu
(France, 1989, 90 min) %.
19.05 Cinétoile
Walter Forde. Avec R. Greene
(GB, N., 1942, 68 min) &.
Catherine Deneuve dans « Place Vendôme »,
de Nicole Garcia, à 15.50 et à 21.00 sur Cinéstar 1 et 2
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00 ; 22.00 ; 0.00.
6.05 Université de tous les savoirs. Le
service public et ses missions. 7.20 Les
Enjeux internationaux. 7.30 Première
édition. 7.55 Chronique ; 8.02 Revue de
presse culturelle ; 8.07 Deuxième édition ; 8.25 Chronique. 8.30 Les Chemins
de la connaissance. Cheveux et chevelure. [4/5] Esthétique et représentation
du cheveu. Invités : Sabine MelchiorBonnet ; Henriette Walter ; Barnabé.
9.05 Continents sciences. Histoire et
technique de la navigation antique. Invité : Patrice Pomey, archéologue. 10.00
Visite médicale. Une maladie infectieuse, l'ulcère de l'estomac. Invité : Daniel Couturier.
10.30 Les Chemins de la musique
(rediff.). Thelonious Monk,
penser la musique,
c'est danser l'architecture.
Invités : Henri Renaud ; Martial
Solal ; Laurent de Wilde ; François
Postif ; Roger Luccioni [4/5].
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
CNN
47322545
William A. Wellman.
Avec John Wayne
(EU, 1955, 87 min) &.
7.00 TCM
19.30 TJ Soir. 20.00 Météo. 20.05
Temps présent. 21.05 et 21.50, 23.50,
0.40 Urgences. Série. Bonne chance,
Ruth Johnson. 22.45 Faxculture. Invitées : Romane Bohringer, Souad
Massi. 23.40 Demain à la une (10 min).
Encyclopedia
15.45 TCM
FLYING FORTRESS a
TSR
Canal + vert
ALLÉE SANGLANTE a a
J U I N
11.00 Feuilleton.
Au chat qui louche,
d'Arthur Koestler et Andor
Nemeth [4/10].
11.20 Marque pages.
11.25 Résonances.
11.30
Le souffle. [4/5]
Le souffle du musicien.
Mémorable (rediff.).
Marcel Jouhandeau [4/10].
12.00 La Suite dans les idées.
13.30 Les Décraqués.
Tourisme aléatoire.
13.40 Carnets de notes. Entre-temps.
Erkki Sven-Tüür [2/2]. 14.00 Les Jeudis
littéraires. Stevenson. 14.55 et 20.25 Poésie sur parole. Alain Veinstein. 15.00 La
Vie comme elle va. Le haussement. In-
vité : Jean Grosjean. 16.30 Accord parfait. Toute la vérité sur Modeste Moussorgski, 1838-1881. Invités : André Lischke ; Francis Bayer. 17.25 Feuilleton.
La République de Mab-Oul, de Jacques
Jouet. 17.30 A voix nue. Simha Arom, ou
l'itinéraire d'un ethnomusicologue. [4/5]
Descartes en Afrique. 18.00 Pot-au-feu.
19.30 Cas d'école. Entretien. Invités :
George
Steiner ;
Cécile
Ladjali.
20.30 Fiction 30. Très grande vitesse.
La Flèche [2/4].
21.00 Le Gai Savoir. Michel Balivet.
22.12 Multipistes.
22.30 Surpris par la nuit.
[4/4] Je me souviens... génération
Seconde Guerre mondiale.
Invités : Jean-Pierre Azéma ;
Jean Bollack ; Katherina von
Bülow ; Roland Castro ; Roland
Dumas ; Hortense von Heppe ;
Dominique Jamet ; Rod Kedward ;
André Laks ; Pierre Saragoussi ;
Rudolph von Thadden ;
Heinz Wismann.
0.05 Du jour au lendemain. Philippe Sollers (Eloge de l'infini). 0.40 Chansons
dans la nuit. 1.00 Les Nuits de France
Culture (rediff.). Cet hiver en Chine ;
1.58 Fiction 30. Transistors, d'Yves Nilly ;
2.28 La ville musarde. Toulouse.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 19.00.
6.05 Les Boréales. 7.05 Tous les matins
du monde. 8.30 La Revue de presse.
9.07 Si j'ose dire. 10.27 et 12.27,
19.57 Alla breve. Flashes pour orchestre,
de Zavarro, par l'Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Pascal Rophé.
10.30 Papier à musique. Invité : Philippe
Cassard. Le Nocturne. Les crépuscules
de Richard. Œuvres de Wagner, Debussy, Schoenberg.
12.35 C'était hier.
Rafael Kubelík, chef d'orchestre.
La Fiancée vendue (ouverture),
de Smetana, par l'Orchestre
national de la RTF ; Dans
la nature, ouverture op. 91,
de Dvorak ; Symphonie n˚4
op. 120, de R. Schumann,
par l'Orchestre symphonique
de la Radio bavaroise.
13.30 Au fur et à mesure.
Invité : Jean-Patrice Brosse,
claveciniste. Pièces pour clavecin
(livre 1), de Corrette.
15.00 Concert.
Donné le 5 octobre 2000, à Lille,
par l'Orchestre national de Lille,
dir. Jean-Claude Casadesus :
Carnaval romain, de Berlioz ;
Concerto pour piano n˚3 op. 37,
de Beethoven, Maria-Joao Pires,
piano ; Symphonie n˚1 op. 10,
de Chostakovitch (rediff.).
17.00 Métamorphoses.
18.00 Le jazz est un roman.
Stars Fell on Alabama.
Le roman de Mr. T.
19.07 A côté de la plaque.
20.00 Concert Euroradio.
Donné le 25 mai, au Grand Studio
de la Maison de la Radio Halberg
de Sarrebruck, par l'Orchestre
symphonique de la Radio de
Sarrebruck, dir. Marc Soustrot :
Pelléas et Melisande, de Fauré ;
Dies Irae, concerto pour trombone
(création), de Jost, Michael
Svoboda, trombone ; Musique
maçonnique, de Mozart ;
Symphonie n˚1 D 82, de Schubert.
22.00 Jazz, suivez le thème.
Night and Day [4/4].
23.00 Le Conversatoire.
0.00 Tapage nocturne. 1.00 Les Nuits de
France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 6.30 à 9.00,
Classique affaires matin ;
12.30, Midi Classique ;
19.00, Classique affaires soir.
14.00 Thèmes et variations.
Les romantiques allemands
en Italie.
16.30 Grand répertoire. Œuvres de De
Boismortier, Sammartini, Vivaldi, Bach,
Rosetti, Boccherini, De Arriaga. 18.30
L'Actualité musicale.
20.40 Les Rendez-vous du soir.
Le violoniste Vladimir Spivakov.
Concerto pour violon n˚1,
de Prokofiev, par le Royal
Philharmonic Orchestra,
dir. Yuri Temirkanov ; Symphonie
n˚9, de Chostakovitch,
par l'Orchestre nationel de Russie,
dir. V. Spivakov ; Sonate n˚5,
de Beethoven, L. Bloch, piano ;
Concerto BWV 1059a, de Bach,
par Les Virtuoses de Moscou,
A. Utkin, hautbois ; Air Ombra
felice, de Mozart, par les Virtuoses
de Moscou, dir. Vladimir Spivakov,
N. Stutzmann, contralto ; Marche
militaire, de Schubert, E. Kissin,
piano ; Concerto funèbre, de
Hartmann, par Les Virtuoses de
Moscou.
22.45 Les Rendez-vous du soir (suite).
Enregistré le 13 janvier, à l'opéra comique. Par les Solistes de l'Orchestre de Paris, Jay Gottlieb, pianiste, Philippe Berrod, clarinettiste, Bernard Cazauran, contrebasse, Eric Sammut, percussions,
Bruno Mantovani, pianiste. Köln Concert
(final), de Jarret ; Pièces, de Stravinsky ;
For Benny, de Gould ; Aria et Rondo, de
Desenclos ; Jazz Connotation, de Mantovani ; I Got Rythm, de Gershwin ; Second
Chorus, de Shaw ; Tea for Two, de Youmans. 0.00 Les Nuits de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
25
VENDREDI
Le film
TF 1
15
J U I N
23.10
5.00 Aventures asiatiques.
5.50 Secrets. 6.15 30 millions
d'amis. 6.40 et 9.00 TF 1 Info.
6.48 et 8.28, 9.13, 10.58, 19.45,
2.18 Météo. 6.50 TF ! jeunesse. 8.30 Téléshopping.
9.15 Un sacré détective.
L'amour n'a pas d'âge.
10.10 Balko. Exécutez Balko !
11.00 Savannah. Série.
Photos compromettantes.
11.50 Tac O Tac TV. Jeu.
12.00 Le Juste Prix. Jeu.
12.50 A vrai dire. Magazine.
22.25 CinéCinémas 2
Camille Claudel
Bruno Nuytten (Fr., 1988).
Avec Isabelle Adjani,
Gérard Depardieu.
E rôle, ce film, elle les
avait voulus obstinément. Au point d’obtenir « à titre personnel et
exclusif » les droits d’adaptation de la biographie « officielle » de Reine-Marie
Paris, petite-fille de Paul
Claudel. Ainsi, les rapports
difficiles
de
Camille,
femme sculpteur, avec sa
famille, ont-ils été gommés dans le scénario. Mais
Isabelle Adjani est devenue Camille Claudel. On
pourrait dire à jamais, car
qui pourrait se risquer à
une nouvelle version ? On
oublie aujourd’hui la campagne médiatique forcenée qui présida au lancement de cette œuvre, première réalisation du chef
opérateur Bruno Nuytten.
On oublie les réserves
qu’on a pu faire. On ne retient plus, dans la beauté
des images, que l’extraordinaire interprétation par
Adjani du drame de la création chez une femme dont
la sculpture tourmentée
traduisait la fiévreuse personnalité intérieure. Même
Depardieu en Rodin retient moins l’attention.
Jacques Siclier
C
13.00 Journal, Météo.
13.40 et 20.35
Du côté de chez vous.
13.45 Les Jardins de Laurent.
13.55 Les Feux de l'amour.
14.45 Jalousie criminelle.
SANS AUCUN DOUTE
Magazine présenté par Julien Courbet.
Avec la participation de Karen Aboab,
Me Didier Bergès, Anouk Julien
3255844
et Emmanuelle Lafortune.
Téléfilm. Larry Shaw.
Avec Joanna Kerns
(EU, 1997) &.
8954825
16.30 Les Dessous
de Palm Beach.
Série. Le scorpion.
17.25 Sunset Beach. Série.
18.15 Exclusif. Magazine.
18.55 Le Bigdil. Jeu.
19.50 Vivre com ça.
19.55 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Météo.
20.38 L'Agenda du week-end.
0.53 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
0.55 Les Coups d'humour.
20.50
RÊVE D'UN SOIR
Divertissement.
Présenté par Michel Bleze Pascau.
8678871
Invité : Eric Collado.
Divertissement
présenté par Arthur.
43998950
1.35 Exclusif. 8238581 2.05 TF 1 Nuit, Du côté
de chez vous. 2.20 Très pêche. Truite : des
grands champions. Documentaire. 8337061 3.15
Reportages. Les étangs du diable. 8572790 3.35
Histoires naturelles. Amazonie : les hommes de
l'arbre. Documentaire. 7533790 4.30 Musique.
2046993 4.55 Aventures asiatiques. Aventures
asiatiques au Népal. Documentaire (55 min).
France 2
22.35
5.45 Mezzo l'info. 5.55 Les
Z'amours. 6.30 Télématin.
8.30 et 20.35Talents de vie.
8.35 et 16.55 Un livre. Histoire
de France, de Marc Ferro. 8.40
Des jours et des vies.
9.00 Amour, gloire
et beauté. Feuilleton &.
9.25 C'est au programme.
Spécial Tunisie.
83208318
11.00 Flash info.
11.05 Motus. Jeu.
11.45 Les Z'amours. Jeu.
12.15 et 17.30 CD'
aujourd'hui.
13.00 Journal, Météo.
13.45 et 20.45 Point route.
13.50 Derrick. Série.
15.55 Planque et caméra.
16.10 Rex. Série. Les amants.
17.00 Des chiffres
et des lettres. Jeu.
17.35 Hartley, cœurs à vif.
18.25 Nash Bridges. Série.
Magazine. Ismael Lo.
La France a-t-elle encore les moyens
de promouvoir la langue
5975047
et la culture françaises ?
Présenté par Bernard Pivot.
Invités : Yves Dauge, Bruno Delaye,
Philippe Reliquet, Lluís Maria Todó,
Juan Angel Torti, Cavanna.
Un petit coin tranquille &.
14.55 La main de Dieu &.
Série &.
12.20 Pyramide. Jeu.
BOUILLON DE CULTURE
Jusqu'à ce que la mort
nous sépare &.
19.15 Qui est qui ? Jeu.
19.50 Un gars, une fille. Série.
20.00 Journal, Météo.
20.50
MAIGRET
Madame Quatre et ses enfants &.
305318
Série. Philippe Berenger.
Avec Bruno Cremer, Marianne Basler,
Claude Duparfait, Sacha Briquet.
Un crime on ne peut plus mystérieux
conduit Maigret dans une respectable
pension de famille.
22.31 Bouche à oreille. Magazine.
23.55 Journal, Météo.
0.20 Histoires courtes.
Epidermique. Celia Canning &. 180968
0.40 Carpe diem. Elisabeth Aubert5293852
Schlumberger &.
1.00 Mezzo l'info. 6870142 1.15 Envoyé spécial. Magazine. 8774784 3.15 Le Juge de la nuit. Série. Il était une
fois Kestridge &. 6918887 4.00 Pyramide. 4869023 4.30
Pari sur l'inconnu. Documentaire &. 2043806 4.50 Paysages humides. Documentaire (30 min) &. 8109806
France 3
22.10
6.00 Euronews. 6.40 MNK.
8.45 Un jour en France.
9.50 Le Renard.
Série. Le fil rouge. 6480825
10.50 L'Ile fantastique. Série.
Un concours de beauté
irréprochable.
Deux enfants oubliés.
11.40 Bon appétit, bien sûr.
Brochettes de crevettes.
Invité : Thiou.
11.55 et 18.45 Les Jours euro.
12.00 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.50 Keno. Jeu.
13.55 C'est mon choix.
Magazine.
5445196
La Cinquième
15.00 La Prisonnière
de son passé.
FAUT PAS RÊVER
Téléfilm. Mimi Leder.
Avec Pamela Reed
(EU, 1991) %.
94370
16.30 MNK.
4694134
17.35 A toi l'actu@. Magazine.
Présenté par Laurent Bignolas.
Thaïlande : L’hôpital des éléphants ;
France : Le podium des vétérans ;
Tchad : Ruée vers l’or bleu.
Invité : Claude Bébéar.
5779028
20.50
17.50 C'est pas sorcier.
Magazine. Les dauphins.
18.15 Un livre, un jour.
Villages de charme
en France,
de Nathalie Mouriès.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 19-20 de l'info, Météo.
20.20 Tous égaux.
THALASSA
Escale sur la côte d'Opale.
129950
Présenté par Georges Pernoud.
En hommage à sa lumière, certains
impressionnistes ont baptisé d’« Opale »
la côte qui s’étire des dunes de Flandre
à Berck-sur-mer. Une région encore peu
connue, méritant tout autant l’intérêt
que certaines régions balnéaires.
23.05 Météo, Soir 3.
23.30 On ne peut pas plaire
à tout le monde.
Magazine présenté
par Marc-Olivier Fogiel.
7786863
1.20 Toute la musique qu'ils aiment.
Cantate « Vergnügte Ruh,
beliebte Seelenlust » BWV 170
de Jean-Sébastien Bach
(35 min).
93002500
Arte
22.15
5.35 Les Amphis de La Cinquième. Mots et politique. 6.30
Anglais. Leçon nº27 [5/5]. 6.40
Cellulo. 7.10 Debout les
zouzous. 8.15 Le Journal de
l'Histoire.
9.00 Les Ecrans du savoir.
Galilée, grandes places
de l'Histoire : Mosquée
de Cordoue. Histoires
de théâtre. Les contes
de l'univers : Mythologie
et système solaire.
L'éducation en questions.
9.55 Ripostes. Les ados. 10.50
Les Dessous de la Terre. La famille préhistorique. 11.20 et
18.05 Le Monde des animaux.
La Formidable Adaptation des
26
animaux. Des animaux pas frileux. Animaux en danger. Le lémur vari, la raie d'eau douce, le
dauphin de Commerson à front
blanc. 11.50 Et l'homme créa
le Mont-Blanc. L'herborisateur. 12.20 Cellulo. 12.50 La
Fièvre de l'or. Klondike, 1898.
13.45 et 18.40 Le Journal de la
santé. 14.05 Les Pages rouges
de l'Histoire. Che Guevara,
l'homme et le mythe.
14.35 Françoise Dolto.
N'ayez pas peur [3/3].
15.30 Jangal. Un Indien en
Chine. 16.00 Le Système Ikea.
Les fournisseurs. 16.35 Les
Ecrans du savoir. 17.35 100 %
question 2e génération. 18.55
Météo.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 Tracks. Magazine.
GRAND FORMAT
Spécial hip-hop.
Retour sur un courant
musical, né dans les rues
des grandes villes
américaines à la fin
des années 1970.
19.45 Météo.
19.50 Arte info.
20.15 La Vie en feuilleton.
MSF Nicaragua.
[5/5]. Fins de missions.
Documentaire (2001).
De retour en Europe,
Tanya « débriefe »
au siège de MSF Suisse
avant d'apprendre
la triste nouvelle : l’arrêt
de la mission de Quilali.
LE JOURNAL
D'INDIRA BERISHA
Documentaire. Eduard Erne.
20.45
LE PLONGEON DE VÉRA
Téléfilm. Dominik Graf.
Avec Martina Gedeck, Tobias Moretti,
Carla Hagen (Allemagne, 1998). 500486
Confrontée à l'infidélité de son mari,
une jeune femme, éditrice d’art,
entame une longue quête d'identité.
Par le réalisateur de L’Année du chat,
une œuvre qui reçut le prix
du meilleur téléfilm allemand
au Festival de Munich 1999.
2607573
Exilée du Kosovo au printemps 1999,
Indira Berisha a consigné dans
son journal intime toutes les étapes
de sa fuite et de sa vie de réfugiée.
23.45 Haut les mains a a a
Film. Jerzy Skolimowski.
Drame (Pol., 1967/1981, v.o.). 1680080
Une comédie audacieuse et
irrévérencieuse qui révéla un des
talents les plus forts du jeune
cinéma polonais des années 1960.
1.00 Le Dessous des cartes. Les territoires de la
Palestine. 572036 1.15 Adieu petite. Film. Imanol Uribe. Avec Ana Belen. Drame (Esp., 1986).
5916264 2.40 Les Cent Photos du siècle. La
guerre d'Espagne (5 min).
15
VENDREDI
M6
A la radio
J U I N
22.35
Série. Deux c'est trop &.
12.34 Météo.
12.35 Docteur Quinn,
femme médecin.
Série. Une nouvelle
vie &.
3573115
13.35 La Recette du bonheur.
Téléfilm. Donald Kraemer.
Avec Oliver Broumis
(All., 2000) &.
5254399
15.25 Les Routes du paradis.
SLIDERS
Série. La chanson
du dauphin & [2/2].
17.10 Highlander. Série.
L'esprit vengeur &. 4231115
LES MONDES PARALLÈLES
4015842
Un monde fraternel &.
Un monde heureux &.
6622912
Série. Avec Jerry O’Connell, Kari Wuher
Cleavant Derricks, Charlie O’Connell.
18.10 Le Caméléon.
Série. Pilote de chasse &.
19.05 Loft Story. Jeu.
19.50 I-minute. Magazine.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Madame est servie.
Série. L'ex d'Angela &.
20.37 Météo des plages.
20.38 Un jour à part.
20.39 Météo du week-end.
20.40 Loft Story,
Décrochages info.
20.55
LES AVENTURES DU VENDREDI
STARGATE SG-1
Pouvoir absolu &.
4310825
La lumière &.
196221
Série. Avec Richard Dean Anderson.
Dans Pouvoir absolu, l'équipe du SG-1
se trouve en contact, sur la planète
Abydos, avec l'enfant d'Apophis, Shifu,
qui donne à Daniel Jackson une leçon
sur les mémoires génétiques des Goa'ulds.
Dans Un monde fraternel, Quinn
retrouve enfin son frère Colin. Ce
dernier se montre brillant et inventif
dans un monde régi à la mode amish.
0.20 Live Zone. Magazine.
2396245
1.15 Loft Story. Magazine.
Les meilleurs moments des dernières
vingt-quatre heures.
5940055
1.54 Météo. 1.55 M comme musique. 48475448
4.55 Fréquenstar. Invitée : Véronique Sanson
(45 min) &. 3939871
Canal +
23.05
6.40 et 12.20 Le Journal de
l'emploi. 6.45 Teletubbies.
f En clair jusqu'à 8.30 7.15
Nulle part ailleurs. 8.30 Capitaine Orgazmo a Film. Trey
12.40 Nulle part ailleurs.
13.45 La Mouette et le Chat
15.00 3 copains, 2 ex, 1 amour.
Téléfilm. Thomas Berger.
Avec Jennifer Nitsch
(All., 1997) &.
92912
10.00 La Cape et l'Epée.
La quête du râle.
Film. Kinka Usher.
Avec Ben Stiller. Comédie
(EU, 1999) &.
51633641
f En clair jusqu'à 13.45
12.25 Les Titres du journal.
12.30 et 18.30 Canal+
classique. Magazine &.
Film. Stanley Kubrick. Avec Tom Cruise,
Nicole Kidman, Sydney Pollack.
90858283
Drame (Etats-Unis, 1999) ?.
Film. Enzo D'Alo.
Animation (1999) &. 2427912
Parker et Matt Stone (EU, 1998).
10.15 et 7.00 Surprises.
10.25 Mystery Men a a
EYES WIDE SHUT a a a
16.30 En toute complicité
Film. Marek Kanievska.
Avec Paul Newman.
Policier (EU, 1999) &. 41347
f En clair jusqu'à 21.00
18.00 Dilbert. Série. Holiday &.
18.40 Nulle part ailleurs.
20.35 Allons au cinéma
ce week-end. Magazine.
21.00
DOGMA a
Film. Kevin Smith. Avec Ben Affleck,
Matt Damon, Salma Hayek, Alan Rickman.
Comédie (Etats-Unis, 1999) %.
5813738
Deux anges renégats tentent
de provoquer la fin du monde.
Une comédie sur fond de plaisanterie
religieuse, signée Kevin Smith (Clerks,
Mallrats, Drawing Flies et Chasing Amy).
Un homme désarçonné par un fantasme
raconté par sa femme vit une nuit
étrange dans les rues de New York.
L'adaptation d'un court roman
d'Arthur Schnitzler par Kubrick,
la description du couple comme une
machine, la quête d'une illusion,
l'aventure avortée d'une volonté
d'ascension sociale.
1.40 Golf. US Open (2e journée). 8513603 3.05
Basket NBA. En direct de Philadelphie. Playoffs. Finale (5e match si nécessaire) : Philadelphie - L. A. Lakers. 60502142 6.00 Golf. Evian
Master (3e journée, 60 min).
A la radio
Du lundi au vendredi 12.35
France-Musiques
Chasse
aux trésors
L
E concert est un moment privilégié,
rappelle Georges Boyer, c’est la rencontre entre une œuvre, un interprète
et un public, un instant qui n’est jamais renouvelé, avec ses états de grâce qu’aucun
enregistrement de studio ne peut restituer. » Ce pourrait n’être qu’une jolie façon de vanter les mérites de la série
« C’était hier », dont il est producteur.
Mais il faut qu’il en soit profondément
convaincu pour y puiser la foi qui fait déplacer des montagnes de bandes magnétiques car, dans leurs replis, sommeillent
des milliers de concerts, enregistrés parfois depuis des décennies, parmi lesquels
on peut découvrir des trésors incomparables.
Le format de l’émission (cinquantecinq minutes) ne facilite pas les choses
puisqu’il ne correspond à aucun programme de concert, interdisant même de
diffuser les symphonies de Mahler, de
TOMAS NOVAK/AP
C’ÉTAIT HIER. Les archives des radios
recèlent des joyaux , comme
en témoignent ces concerts
dirigés par Rafael Kubelik
Un chef
qui savait
respecter
la personnalité
des orchestres
Bruckner ou la 9 e de Beethoven. La prédilection des interprètes pour les pages les
plus illustres crée une difficulté perverse :
s’ils y excellent le plus souvent, il faut
aussi éviter les redites à l’antenne. Georges Boyer a trouvé une parade en faisant
alterner solistes, chefs, festivals et orchestres. Le résultat est d’autant plus convaincant qu’il ne se contente pas de livrer ces
prises historiques en combinant les minutages : il s’efforce de restituer une âme,
un climat, à chacun de ses assemblages.
Mais la vraie gageure de ce type d’émission reste la découverte des perles rares,
car les fichiers ne portent pas, en principe, d’appréciations qualitatives. Même
s’il existe des liens entre les grands organismes de radiodiffusion et même si certains interlocuteurs possèdent une mémoire fabuleuse, encore faut-il avoir l’intuition préalable des lieux et des époques
où tel artiste a donné le meilleur de lui-
même. « Ainsi, poursuit Georges Boyer,
l’image que le mélomane peut avoir de Rafael Kubelik à travers sa discographie est
celle d’un chef romantique, spécialiste de
Mahler. On sait moins qu’il fut souvent invité par des formations françaises : l’Orchestre national qu’il a dirigé pour la première fois en 1951, celui de la Société des
concerts du Conservatoire et son successeur l’Orchestre de Paris. Fort de l’expérience d’une vie de compositeur bien remplie, il faisait partie de ces chefs qui savaient respecter la personnalité des orchestres. » Ses concerts avec l’Orchestre de la
radio bavaroise, qu’il dirigea de 1961 à
1979, qu’on écoutera en alternance avec
ceux de l’Orchestre national de France,
en témoignent.
Gérard Condé
a FM Paris 91,7 ou 92,1.
SIPA
5.45 Plus vite que la musique.
6.05 et 9.40, 16.20 M comme
musique. 7.00 Morning Live.
9.05 M 6 boutique.
11.54 Le Six Minutes midi,
Météo.
12.05 Cosby Show.
22.00 BFM
Business FM
R
ADIO d’information
économique en continu,
BFM a réussi à trouver sa place. Au fil des heures, on se plaît à découvrir
des chroniques originales
qui débordent largement
du strict cadre économique
(critique gastronomique,
guide de voyage…). Dirigée
depuis le 1er février par
Jean-Luc
Mano
(exFrance 2 et France-Soir), la
station évolue, en proposant, par exemple, tous les
samedis à 11 h 06, une nouvelle émission, « A dire
vrai », au cours de laquelle
on peut entendre Philippe
Sollers commenter l’actualité politique de la semaine.
Mais le succès de BFM
est d’abord dû à la bonne
tenue de son information
économique. Emission emblématique,
« Business
FM » est, depuis le 21 mai,
présentée du lundi au vendredi de 22 à 23 heures par
Martial You. L’émission se
divise en deux parties bien
distinctes. Durant la première demi-heure, l’actualité économique du jour
est disséquée à l’aide de
commentaires, d’un point
Bourse adressé en direct de
Wall Street et des questions pratiques envoyées
par les auditeurs via Internet. A partir de 22 h 30,
c’est le débat du jour en
compagnie d’un invité de
marque, souvent un grand
patron. « C’est un défi que
de faire venir chaque soir
des
spécialistes,
mais
comme les décideurs ont
peu d’espaces dans la presse
audiovisuelle pour développer leurs stratégies, ils savent, en venant dans cette
émission, qu’ils auront le
temps de s’expliquer », souligne Martial You qui se fait
un devoir d’enrichir le débat en donnant la parole à
des invités qui n’ont pas
forcément la même opinion que la personnalité
vedette de la soirée.
A. Ct
a FM Paris 96,4.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
27
VENDREDI
Le câble et le satellite
15
J U I N
TV 5
C-S-T
20.00 Journal (La Une).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 0.25 TV 5 infos.
21.05 Le Sorcier. Série. 78106950
22.00 Journal TV 5.
22.15 Le Français à l'école
de samba.
Divertissement.
31318414
0.00 Journal (TSR).
0.30 Soir 3 (France 3).
1.05 Des racines et des ailes.
Magazine
(115 min).
Téva
20.50
21.15
C-T
19.30 Voilà !
7631115
20.00 La Vie de famille. Série.
Valentin, le désolé. 3876115
20.20 Friends. Série. Celui qui
enviait ses amis.
2151863
Série. Retour aux sources
500579950
(v.o.) &.
22.00 Then Came You.
Série. Le cousin &. 500085738
22.25 Dharma & Greg.
22.45
22.50
MOCTAR/SIPA
Série. L'empereur.
« Angélique Kidjo. L'amazone », un documentaire
de Pascal Signolet, à 20.30 sur Planète
SYMBOLES
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
28
Planète
C-S
6.00 Angélique Kidjo. L'amazone.
6.55 L'Inde fantôme, réflexions sur
un voyage. [7/7] Bombay. 7.50 Les
Elections
présidentielles
1965-1988. Histoire et évolution.
8.45 Tom Jones le Gallois. 9.20 Images de Patagonie. 10.35 Do You Remember Revolution ? [2/2]. 11.35
Chronique de la forêt des Vosges.
[2/4] L'hiver. 12.05 Jesse Jackson,
pèlerin de la politique. 13.30 Pierre
Dedieu et ses créatures. 14.10
Henry Jaglom, un réalisateur conroversé. 15.10 Takiwasi. 15.40 Le
Cognac, un second paradis. 16.30
La Terre des hommes, Fenua
Enata. 17.25 Anciennes civilisations. [2/13] Rome et l'antiquité.
18.15 Cinq colonnes à la une. 19.10
Dee Dee Bridgewater. 20.05 7
jours sur Planète.
20.45 Les flics aux trousses.
Téléfilm. Alexander Wright.
Avec Yancy Butler,
Matt McCoy
1794757
(1995).
2743134
21.25 On nous parle
d'Amérique latine. 72227486
22.00 Doc Watson et fils. 3937979
23.00 Le Combat des humbles, la libération du centre de la France.
[1/3] Le peuple de la nuit.
1398912 23.30 A la poursuite du
bonheur. Film documentaire.
Louis Malle. Avec Louis Malle
(1986) &. 0.50 Histoires d'avions.
Les ailes de Suède. 1.40 L'Homme
technologique. [5/8] Temps et mouvement (50 min).
Odyssée
Série. La Madone.
20.55 Mon mari
est un gangster. 506018486
21.45 Les Terres de la région
nord du Kenya. 500218405
22.30 L'Ile de la panthère. 23.00
Les Bergers du ciel. 23.30 Renaissance. Lumière et liberté. 0.30
Neuf aventures. Aventure 120. 1.25
Histoires de chevaux. L'homme
qui parle aux chevaux (25 min).
22.05 La Face cachée
de la Lune.
Téléfilm. J. Lluis Comeron.
Avec Didier Bezace,
Stefania Sandrelli
87079028
(1999).
Téléfilm [2/2]. Serge Moati.
Avec Catherine Arditi,
Maurice Biraud (1979)
58539028
(100 min).
Magazine (60 min).
C-S
19.30 et 0.35 Rive droite,
rive gauche.
13ème RUE
9342757
à la mort.
Magazine.
Avec Jacques Villeret. 3900825
22.00 Dieudonné tout seul.
Spectacle.
60631592
56440399
0.15 Howard Stern.
Magazine
(20 min).
Monte-Carlo TMC
8132149
C-S
19.25 Hill Street Blues.
Série. Poubelles
humaines &.
23.25
0.10
5050467
20.25 Les Nouvelles
Aventures de Delphine.
Magazine.
20.35 et 23.45 Pendant la pub.
Magazine. Invitée :
Sœur Emmanuelle. 45827221
20.55 Rideau de feu.
Téléfilm. Igaal Niddam.
Avec Corinne Touzet,
Romain Legrand
74395009
(1997) %.
43065196
0.05 Michel Strogoff.
Série. [4/7].
Jean-Pierre Decourt.
Avec Raimund Harmstorf,
Lorenza Guerrieri
9881061
(1975) & (60 min).
TF 6
C-T
20.10 Aventures sur le Net.
Divertissement.
2995509
20.45 Soirée campus.
Felicity. Série.
1278196
Pauvre cloche !
21.30 Petites embrouilles
7299554
en famille.
22.20 Esprits rebelles.
Série. La haine ne mène
86437399
à rien.
23.05 Sexe sans complexe.
Magazine.
92036592
23.40 Vengeance
tous risques.
Téléfilm. Andrew Stevens.
Avec Andrew Stevens,
Shannon Tweed (1994) ?
68922221
(100 min).
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Magazine.
Série Club
C-T
19.50 et 23.45 Homicide. Série.
23.00
23.25
Pour le bien du pays. 9320028
Club SF. Farscape.
Série. A la recherche
de la princesse : Je pense
671399
donc j'agis [2/3] &.
21.25 Buck Rogers.
Série. Shgorapchx &. 2897825
22.15 Alien Nation.
Série. Generation
7360405
to Generation &.
Working. Série. Sliding
368202
Doors (v.o.) &.
Cheers. Série. Trop beau
pour être vrai (v.o.) &. 2125863
0.30 Rintintin junior.
Série. Erreur sur
la personne &.
1698351
Série. Lorsque l'enfant paraît
5592603
& (25 min).
Canal Jimmy
C-S
20.05 Ruby Wax Meets.
Invités : Bill Cosby,
79940660
Fran Drescher.
20.35 T'es toi !
Magazine.
35935134
21.00 Top bab.
Série. Le match
7604863
de base-ball.
Kirk. Série. La demande
9813405
en mariage [2/2].
Disney Channel
Les Grandes Batailles
du passé. Carthage,
149-146 avant J-C.
[2/14].
502653028
22.00 La Lettonie entre la
mémoire et l'oubli. 507163660
23.20 L'Echo du siècle.
[9 et 10/26]. Canal + :
cacher, montrer, gagner.
Manuel Gasquet.
23.35 Télés privées :
la loi du marché.
C-S
17.30 La Cour de récré.
17.45 Les Weekenders.
18.00 L'Incorrigible Cory.
Série. La guerre
des clans [1/2].
530806
18.30 Aux frontières
de l'étrange. Série.
217467
Etrange géometrie.
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Mission secrète
sur Internet.
Téléfilm. Eric Champnella.
Avec Randy Quaid,
Elisha Cuthbert (1999). 753860
23.50 Chroniques
d'Hollywood.
Visages sans nom
(20 min).
20.30 Drôle de frère.
20.55 La Double Vie d'Eddie
McDowd. Série. Poisson
6154028
d'avril (20 min).
Télétoon
C-T
18.05 Cartouche.
18.30 Tic Tac Toc.
19.25 Océane.
Dessin animé.
706240738
538599660
501648496
509663467
509676931
20.15 Robocop.
Dessin animé.
509563979
20.40 Légende du Singe Roi
(25 min).
509543115
Mezzo
C-T
20.30 A l'affiche. Magazine.
20.35 et 23.30 Mezzo l'info.
20.50 Rétro Mezzo. Magazine.
21.00 Soirée Bill T. Jones.
Bill T. Jones, Arnie Zane
& Company.
22590641
Documentaire.
22.05 Love Defined.
Chorégraphie
de Bill T. Jones. Musique
16938931
de Johnston.
L'Apocalypse.
Chorégraphie de Josef Nadj.
Enregistré pour la télévision,
en 1997. Par la Compagnie
Anomalie. Avec Josef Nadj
79299757
(le gardien).
23.45 La Traviata.
Opéra de Verdi.
Par l'Orchestre et les
Chœurs du Royal Opera
House, dir. sir Georg Solti.
de Richard Eyre.
Avec Angela Gheorghiu,
Frank Lopardo
93286196
(140 min).
Exodus, un voyage
désespéré.
508153863
Culloden.
So You Want to Be
a Rock'n Roll Star.
[3/10].
67614660
23.00 Joni Mitchell.
Enregistré en 1998. 36464937
0.05 Top à Michel Delpech.
31177992
524675912
23.00 Biographie.
Edgar Allan Poe.
502335047
23.45 Les Mystères
de l'Histoire.
Hollywood racket. 507836912
Les Messagers de l'ombre.
De la débâcle
à la clandestinité
(55 min).
559269784
Forum
Muzzik
C-S
500772775
21.00 Sur la route avec
Christian Escoude.
500092399
21.55 Le Journal
500389080
de Muzzik.
22.25 et 22.50 Egberto
Gismonti.
23.15 Tony Bennett.
Enregistré en juin 1985,
lors du Festival
506943196
de Montréal.
0.15 McCoy Tyner
& the Latin All Stars.
Enregistré au Théâtre
antique, le 8 juillet 1998, lors
du festival Jazz à Vienne
508882142
(85 min).
C-S
20.00 Vote, l'apprentissage
de la démocratie ?
Débat.
506130592
21.00 De père en fils.
Débat.
503296283
22.00 Désir d'ivresse
et alcoolisme.
Débat.
503292467
23.00 Femmes en jazz.
Débat (60 min).
Eurosport
503216047
C-S-T
20.30 Volley-ball.
Ligue mondiale.
Poule A : France - Italie
(1er match). En direct. 749196
22.00 Plongeon.
Tour du monde 2001.
Le 26 mai 2001.
191009
22.30 et 0.45 Rallye.
Championnat du monde
(7e manche). Rallye de
l'Acropole (Grèce).
183080
14/17 juin (2e jour).
23.00 Eurosport soir.
Magazine.
23.15 YOZ Action. Magazine
(30 min).
Pathé Sport
8035573
C-S-A
20.00 Handball. Championnat
d'Espagne.
500748467
21.30 Golf européen.
Magazine.
500192738
22.00 Supermotard.
20.35 L'Agenda.
Documentaire.
505192776
21.20 Les Mystères
de l'Histoire.
22.40 Les Caméléons.
Magazine.
C-S
20.35 Les Mystères
de la Bible.
0.35 Histoire de France.
17.20 Poochini.
17.42 Air Academy.
Dessin animé.
572150399
La Chaîne Histoire
22.05 Les Grandes Batailles.
Concert. 500819080 - 500839844
Invité : Garnier Philippe.
22.00 Dancing in the Street.
Magazine
(65 min).
21.00 Civilisations.
19.05 Cousin Skeeter.
19.30
C-T
De Gainsbourg à IAM :
les artisans du verbe.
505053283
[6/13].
2254115
Dessin animé.
18.20 Sabrina. Série.
3474467
18.50 Faut que ça saute !
Dessin animé.
New York District. Série.
Journal à scandale %.508139283
21.30 Querelle
de pouvoir %.
507151825
22.25 Les Nouveaux
Détectives.
Le feu aux poudres.
Documentaire.
505264467
Tekwar. Série.
503391115
Subconscience.
Switch. Série.
578279581
La vengeance.
Série. Enquête imprévue
545292784
(55 min).
20.40
Histoire
20.30 et 22.55
Souviens-toi du futur.
19.50 Le Bus magique.
1.00 Jim Bergerac.
22.30 Météo.
22.35 H2 O. Magazine. 35961573
22.55 Les Contes d'Avonlea.
Série. L'enfant
du jeudi &.
585851592
20.45 Les Dossiers
de la Crime.
23.20 Paris dernière.
Magazine.
C-S
19.50 Switch. Série. Chantage
21.00 Recto verso.
C-S
Série. Visite nocturne. 141825
23.35 Mont-Oriol.
Paris Première
Magazine.
C-T
Téléfilm. Luca Manfredi.
Avec Nancy Brilli,
Bruno Wolkovitch
(1998).
82672467
9542177
1.00 Télé-achat.
C-T
9.00 Sans frontières. Un port, des
marins et la mer. [6/6] Honfleur,
Trouville, Dives. 10.05 Ecuador. La
réponse des Huaronis. 10.55 Fabuleusement riches. Les nouveaux
magnats de l'entreprise. 11.50 La
Terre et ses mystères. Dompteurs
de l'hostile. 12.05 Aventures africaines. En Afrique du Sud. 13.00 L'Histoire du monde. New York. L'ombre et la lumière. 13.55 Notre
XXe siècle. Les migrants. 14.50 La
salsa, danse et musique. 15.45 Grenouilles et compagnie. Le pelobate
brun et le crapaud sonneur. 16.10
La Terre en question. Du sang, de
la sueur et du business. 16.40 Itinéraires sauvages. Les Grands Fleuves. L'Amazone. 17.35 Une journée
ordinaire chez des animaux extraordinaires. Entente sauvage. 18.30
Ray Mears, un monde de survivance. [6/6] Les Nuaulu des Moluques. 19.05 Pays de France. 19.55
Panoramas du monde. La Norvège, sous la protection de la mer.
Festival
20.30 Mieux vaut tard
que jamais.
0.00 Un cas pour deux.
20.30 Angélique Kidjo.
L'amazone.
Série. Love's Lavorer's
506566931
Lost & (55 min).
Magazine.
Film. Joe D'Amato.
Avec Isabelle Guzon,
Lilli Carati. Film érotique
(Italie, 1985) !.
3610689
Série. Let's Get Fiscal
501731738
(v.o.) &.
Belle et zen. Magazine.
Ally McBeal. Série.
Reach Out and Touch
(v.o.) &.
508547950
23.35 Deuxième chance.
22.20 Stars boulevard.
22.30 La Femme pervertie
Série. La confiance
500029931
&.
Geena. Série. Momma
500930047
Bear (v.o.) &.
Oh ! Baby. Série.
Les nouveaux associés
506307573
&.
Canal J
17.15 Les Razmoket.
17.55 Le Marsupilami.
21.35 Maggie Winters.
41075581
RTL 9
C-T
20.00 Les Anges du bonheur.
22.30
Sports mécaniques.
Championnat d'Europe.
500122979
En Suisse.
Boxe. A Challes-les-Eaux
(Savoie).
500305776
0.00 Football.
Championnat du Chili
(12e journée) :
Palestino - Universidad
de Chile.
504159210
Voyage
C-S
20.00 Pilot Guides.
Le Brésil.
500007641
21.00 Suivez le guide.
Magazine.
500053757
22.00 Sous la mer.
La Grande Barrière
de corail.
500002592
22.30 Prêt à partir.
Magazine.
500001863
23.00 Long courrier
(60 min).
500066221
15
VENDREDI
Sur les chaînes cinéma
Action
RTBF 1
19.30 et 23.45 Journal, Météo. 20.40
Beaumarchais
l'insolent a
Film.
Edouard Molinaro. Avec Fabrice Luchini, Manuel Blanc. Comédie (1996).
22.20 La Vipère noire. Beuverie. 22.55
En quête de preuves. Mauvaises fréquentations %. 23.40 Tous sur orbite !
0.10 Cotes & cours (5 min).
TSR
19.30 TJ Soir. 20.00 Météo. 20.05 Paul
et Virginie. Le sax. 20.40 et 22.10 Jon
Benêt Ramsey, un meurtre parfait. Téléfilm [1et 2/2]. Lawrence Schiller. Avec
Marg Helgenberger. 23.35 Demain à la
une. 23.40 Johnny à la tour Eiffel. Enregistré au pied de la tour Eiffel, à Paris,
le 10 juin 2000 (145 min).
Canal + vert
C-S
19.55 Surprises. 20.10 Les Superstars
du catch. 21.00 Golf. US Open. 2e jour.
A Tulsa (Oklahoma).23.00 South Park,
le film. Animation. Trey Parker. (1999)
?. 0.15 Mort clinique. Film. Charles
McDougall. Avec Christopher Eccleston. Thriller (1998) ? (85 min).
Encyclopedia
C-S-A
20.00 Le Vaisseau spatial Terre. Les côtes britanniques : un patrimoine à sauvegarder. 20.30 L'Eau, source de vie.
La recherche infinie. 20.55 Sensations
d'aventures. L'arganier. 21.00 Eco-logique. 21.30 Le Musée de l'Ermitage à
Saint-Pétersbourg. 22.00 Les Réalisateurs. Norman Jewison. 23.25 L'Aventure de l'homme. Pèlerinage à Iruya
[2/2] (45 min).
Comédie
C-S
20.00 Love & Money. Everybody
Doesn't Love Eamon. 20.30 Trigger
Happy. Série. 21.00 Charité bien ordonnée. Pièce de théâtre de Didier Caron.
22.30 Voilà ! Je swingue, tu swingues,
nous swinguons (v.o.). 23.00 La Grosse
Emission II (60 min).
MCM
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. Manu Chao.
19.50 Netflash. 20.00 et 1.30 MCM Tubes. 20.15 Replay. 20.30 Le Hit. Invité :
Djamel Bouras. 22.00 Cinémascope.
23.00 Total Groove. 0.30 Total Electro
2 (60 min).
MTV
C-S-T
20.00 Disco 2000. 21.00 MTV's French
Link. 21.30 Best of The Red Carpet. Divertissement. 22.00 et 0.00 MTV Movie Awards 2001. 0.00 MTV Movie
Awards 2001 Uncensored. 1.00 House
of Style (30 min).
Régions
C-T
19.30 Le 13. 19.45 Goûtez-moi ça !
20.00 et 22.25 Le Club des visionautes.
20.05 Aléas. 20.30 et 23.00 VisioSorties. 21.00 A vos quartiers. 21.30 La
Route du lapin. 22.00 Demain, dimanche. 22.30 Le Journal des régions soir.
22.45 Le Journal de l'Outremer. 23.30 7
en France (30 min).
RFO Sat
S-T
19.30 Music Réunion. 20.00 et 1.30 JT
Madagascar. 20.20 Kwassa Kwassa.
20.45 et 0.00 Journal. 20.50 New Zik.
21.05 JT Guadeloupe. 21.30 Top courses. 21.40 Boîte à asso's. 21.50 Cultures
Sud. 22.00 JT Martinique. 22.25 Parenthèses. 22.30 Alé Liron. 23.00 JT
Guyane. 23.25 Kamo. 23.30 Face cachée (35 min).
LCI
C-S-T
7.10 Le Journal du Web. 8.00 L'Edito.
8.40 L'Invité du matin. 9.10 et 16.10
Imbert/Julliard.10.10 et 15.10, 18.30,
1.10 Le Club de l'économie. 11.00 Le
Club LCI. 14.10 et 17.10, 0.10 LCA.
19.00 Presse hebdo. 19.50 et 20.35 La
Page économie. 20.00 La Vie des médias. 20.45 100 % politique. 22.00
22h/minuit.
Euronews
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
C-S
17.30 et 1.30 Inside Europe. 20.30
World Business Today. 21.30 et 0.00 Q
& A. 22.30 World Business Tonight.
23.00 et 2.30 Insight. 0.30 Moneyline
Newshour. 4.30 Newsroom (30 min).
TV Breizh
C-S-T
20.00 et 23.00 L'Entretien. 20.30 Taggart. En chair et en sang. Avec Mark
McManus. 22.30 Actu Breizh. 23.30
BZH DJ (60 min).
CHAPEAU MELON
ET BOTTES DE CUIR a a
21.00 CinéCinémas
3971196
J U I N
SMALL SOLDIERS a a
LE DÉMON DES FEMMES a a
11.30 CinéCinémas 2
1.15 CinéCinémas 3
15.40 TCM
509361134
507416500
Joe Dante. Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
Jeremiah Chechik.
Avec Uma Thurman
(EU, 1998, 95 min) &.
TOUT FEU
TOUT FLAMME a a
LE PETIT MONDE
DES BORROWERS a
Jean-Paul Rappeneau.
Avec Yves Montand
(France, 1981, 100 min) &.
LE JOUR ET L'HEURE a a a
9.20 Cinétoile
8.10 CinéCinémas
22.30 CinéCinémas
25620399
Peter Hewitt. Avec John Goodman
(EU, 1998, 85 min) &.
LES INDOMPTABLES a
22.30 TCM
10121660
Nicholas Ray. Avec R. Mitchum
(EU, N., 1952, 113 min) &.
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
39870842
TROP BELLE POUR TOI a a a
12.50 CinéCinémas
63482318
Bertrand Blier. Avec G. Depardieu
(France, 1989, 90 min) %.
Comédies dramatiques
LE SOUFFLE AU CŒUR a a
21.00 Cinétoile
14.20 CinéCinémas
69665641
Cecil B. DeMille. Avec G. Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
504014486
20.45 TCM
16496405
Phil Karlson.
Avec Robert Mitchum
(EU, 1963, 90 min) &.
560540318
Jacques Becker. Avec Roger Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
504970221
16.25 CinéCinémas
21.00 Cinéstar 1
Steven Spielberg. Avec Tom Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
L'Œil DU MONOCLE a
L'ÎLE DES AMOURS
INTERDITES a a
Georges Lautner. Avec P. Meurisse
(Fr., N., 1962, 80 min) &.
LA PATINOIRE a
14.05 Cinéstar 2
502268825
Jean-Philippe Toussaint.
Avec Tom Novembre
(Fr. - It. - Bel., 1999, 79 min) &.
LA PRINCESSE
ET LE PIRATE a
14.20 Cinétoile
14.00 CinéCinémas 3
18.40 Ciné Classics
12.15 Cinéstar 1
504092134
2.15 Ciné Classics
98992210
VIVRE SA VIE a a
28873080
LE DERNIER RIVAGE a a
15.50 Cinétoile
534823047
Stanley Kramer. Avec G. Peck
(EU, N., 1959, 130 min) &.
Histoire
CAMILLE CLAUDEL a a
512488844
5.30 TCM
LE SIGNE DE LA CROIX a a
Manuel Poirier.
Avec Sergi Lopez
(France, 1997, 135 min) &.
14.00 TCM
Charles Walters.
Avec Esther Williams
(EU, 1953, 90 min) &.
L'INCONNU
DU NORD-EXPRESS a
0.30 TCM
95683332
Alfred Hitchcock.
Avec Farley Granger
(EU, N., 1951, 101 min) &.
LA CINQUIÈME VICTIME a a
33833383
LAST SEDUCTION a a
42332047
0.55 Cinéfaz
554262697
John Dahl. Avec L. Fiorentino
(EU, 1993, 110 min) ?.
LE VEILLEUR DE NUIT a
23.55 CinéCinémas
17173125
Ole Bornedal.
Avec Ewan McGregor
(EU, 1998, 100 min) ?.
22.55 Cinétoile
500415641
René Clément. Avec Alain Delon
(Fr., N., 1963, 90 min) &.
LES HOMMES
DU PRÉSIDENT a a
15.25 CinéCinémas 2
LA LOI DU SILENCE a a
516611028
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
61282660
Alfred Hitchcock. Avec M. Clift
(EU, N., 1953, 95 min) &.
9.55 CinéCinémas 3
ON AURA TOUT VU ! a
LE DAHLIA BLEU a a
21.00 Cinéfaz
23.05 Ciné Classics
82158283
George Marshall. Avec Alan Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
583746283
Henri Verneuil.
Avec Patrick Dewaere
(France, 1982, 135 min) &.
22177047
Alexander Korda.
Avec Vivian Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
574308318
504020047
Alan J. Pakula.
Avec Dustin Hoffman
(EU, 1976, 130 min) &.
David Butler et Sidney Lanfield.
Avec Bob Hope
(EU, 1944, 100 min) &.
Georges Lautner. Avec P. Richard
(France, 1976, 98 min) &.
L'HOMME
QUI N'A JAMAIS EXISTÉ a
LES FÉLINS a a
Damiano Damiani.
Avec Vanni De Maigret
(It., N., 1962, 95 min) &.
20.30 Ciné Classics
565172318
Joel Coen et Ethan Coen.
Avec Steve Buscemi
(EU, 1995, 97 min) ?.
Fritz Lang. Avec Dana Andrews
(EU, N., 1956, 100 min) &.
TRAVERSONS LA MANCHE a
501855979
11.20 Cinéfaz
10.20 TCM
Musicaux
LADY HAMILTON a a
509873115
63451950
Cecil B. DeMille.
Avec Fredric March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
71926216
19.10 TCM
24256592
Anthony Mann. Avec S. Loren
(EU, 1964, 192 min) &.
14.50 Ciné Classics
FARGO a a
Ronald Neame.
Avec Clifton Webb
(GB, 1956, 103 min) &.
LA CHUTE
DE L'EMPIRE ROMAIN a
9.55 CinéCinémas
70063486
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
21.00 CinéCinémas 3
Bruno Nuytten.
Avec Isabelle Adjani
(France, 1988, 170 min) %.
Jean-Luc Godard. Avec A.Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
WESTERN a a
507790283
Vincent Ward. Avec R. Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
595656689
Michel Deville. Avec Anémone
(France, 1994, 100 min) &.
554143486
PLACE VENDÔME a a
15.45 Cinéstar 1
AUX PETITS BONHEURS a
14.30 Cinéfaz
502236009
Bertrand Blier. Avec C. Gainsbourg
(France, 1991, 120 min) ?.
16.50 Ciné Classics
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
6169234
22.40 CinéCinémas 3
HONKYTONK MAN a a
Michael Winterbottom.
Avec Rachel Weisz
(GB, 1998, 85 min) ?.
Policiers
L'ENNEMI PUBLIC a a
22.25 CinéCinémas 2
Luchino Visconti. Avec Alain Delon
(It., N., 1960, 190 min) &.
21.00 CinéCinémas 2
23172806
MERCI LA VIE a a
Ethan Coen et Joel Coen.
Avec John Turturro
(EU, 1991, 115 min) &.
501660516
Fantastique
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
502683573
ROCCO ET SES FRÈRES a a a
I WANT YOU a
0.45 Ciné Classics
9.40 Cinéstar 2
Benoît Jacquot. Avec S. Kiberlain
(France, 1997, 90 min) &.
BARTON FINK a a a
0.30 Cinétoile
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
LE SEPTIÈME CIEL a a
Nicole Garcia. Avec C. Deneuve
(Fr., 1998, 120 min) &.
Clint Eastwood. Avec C. Eastwood
(EU, 1983, 120 min) &.
Comédies
505526689
René Clément. Avec S. Signoret
(Fr., N., 1962, 96 min) &.
Louis Malle. Avec Léa Massari
(France, 1971, 115 min) &.
16.10 Cinéfaz
MASSACRE
POUR UN FAUVE a
85499912
Robert Aldrich.
Avec Kim Novak
(EU, 1968, 125 min) &.
RESURRECTION MAN a
15.55 CinéCinémas 3
503771931
Marc Evans. Avec S. Townsend
(GB, 1998, 98 min) !.
« Small Soldiers », de Joe Dante, avec Gregory Smith,
à 1.15 sur CinéCinémas 3
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00 ; 22.00 ; 0.00.
6.05 Université de tous les savoirs. La
souveraineté de l'Etat face à la mondialisation. 7.20 Les Enjeux internationaux.
7.30 Première édition. 7.55 Chronique ;
8.02 Revue de presse culturelle ; 8.07
Deuxième édition ; 8.25 Chronique. 8.30
Les Chemins de la connaissance. Cheveux et chevelure. [5/5] Le cheveu raconte le monde. Invités : Marie-Jeanne
Kambou ; Dominique Vitalyos Henriette
Walter. 9.05 Les Vendredis de la philosophie.
10.30 Les Chemins de la musique
(rediff.). Thelonious Monk,
penser la musique,
c'est danser l'architecture.
Invités : Henri Renaud ; Martial
Solal ; Laurent de Wilde ; François
Postif ; Roger Luccioni [2/5].
11.00 Feuilleton.
Au chat qui louche,
d'Arthur Koestler et Andor
Nemeth [5/10].
11.20 Marque pages.
11.25 Résonances.
Le souffle. [5/5] Le souffle divin.
11.30 Mémorable (rediff.).
Marcel Jouhandeau [10/10].
12.00 La Suite dans les idées.
13.30 Les Décraqués.
Dix mots pour une histoire.
13.40 Carnet de notes. Points cardinaux.
William Cepeda et la bomba portoricaine. 14.00 En étrange pays. Les deux rives de la Méditerranée. Invité : Thierry
Fabre. 14.55 et 20.25 Poésie sur parole.
Alain Veinstein. 15.00 Carnet nomade.
L'heure de la correspondance. Invités :
Antoine Terrasse ; Carlos Freire ; Colette
Mazabrard ; Jean-Claude Pirotte ; Olivier Adam ; Catherine Grive-Santini ; An-
tonin Potoski ; Abdellah Taïa ; Jean-Baptiste Harang. 16.30 Traitement de textes. 17.10 Libre poche. Lolita, de Nabokov ; Violante, d'Alain Veinstein ; Le Poète
américain, de Walt Whitman. 17.25
Feuilleton. La République de Mab-Oul,
de Jacques Jouet. 17.30 A voix nue. Simha Arom, ou l'itinéraire d'un ethnomusicologue. [5/5] Un musicologue émérite. 18.00 Pot-au-feu. 19.30 Appel d'air.
A Chicago. Invités : Buddy Guy ; le
groupe Tortoise ; Patricia Barber ; John
Corbett ; Pierre Lebeau ; Odile Compagnon.
20.30 Black & Blue.
Quand le tango est là.
Invité : Gilles Anquetil.
21.30 Cultures d'islam.
La fin des juifs au Maghreb.
Invité : Jacques Taïeb.
22.12 Multipistes.
22.30 Surpris par la nuit.
Dire je dans un corps d'homme.
Invités : Richard Morgiève ;
Kader Belarbi ; Camille Laurens ;
Jean-Pierre Cantorné ; Foudil ;
Michel ; le docteur Boutboul ;
Alain Blackman.
0.05 Du jour au lendemain. Maria
Mercè Roca (Un temps pour perdre). 0.40
Chansons dans la nuit. 1.00 Les Nuits de
France Culture (rediff.).
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 19.00.
6.05 Les Boréales. 7.05 Tous les matins
du monde. 8.30 La Revue de presse.
9.07 Si j'ose dire. 10.27 et 12.27, 19.57,
22.30 Alla breve. Flashes pour orchestre,
de Zavarro, par l'Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Pascal Rophé.
10.30 Papier à musique. Invité : Philippe
Cassard. Le Nocturne. Petite anthologie
du Nocturne. Œuvres de Schubert, Chopin, Liszt, Scriabine, Fauré.
12.35 C'était hier. Rafael Kubelík, chef
d'orchestre. Œuvres de Martinu :
Les Fresques de Piero della
Francesca, par l'Orchestre de la
Société des concerts du
conservatoire ; Double concerto
pour deux orchestres à cordes,
piano et timbales, par l'Orchestre
national de la RTF. Suivi de
l'actualité du disque d'archive
et des rééditions.
13.30 Au fur et à mesure.
Concerto pour piano n˚2 op. 18,
de Rachmaninov, par l'Orchestre
de l'Opéra-Bastille, dir. James
Conlon, Philippe Bianconi, piano.
15.00 Festival de Montpellier.
Salle Pasteur Le Corum, par les
Solistes de la Fondation Beracasa :
Solo de Pajarillo, de Acosta ;
Seis flautero, de Astor ; Valse triste,
de Zitella ; Triptico zuliano,
de Quintero ; Soufflé en flauta,
de Toro ; L'Aiguiseur de couteaux,
de Izarra ; Suite latina, de Sanchez
Bor (rediff.).
17.00 Métamorphoses. 18.00 Le jazz est
un roman. L'auberge des songes. 19.07
A côté de la plaque.
20.05 Concert franco-allemand
UER. Donné en direct,
salle Pleyel, à Paris, et diffusé
simultanément sur les radios
de Berlin, Sarrebruck, Leipzig
et Francfort, dir. Claus Peter Flor :
Concerto pour violon et orchestre en
ré majeur, de Stravinsky, Viktoria
Mullova, violon ; Symphonie
n˚10 op. 93, de Chostakovitch.
22.45 Jazz-club.
En direct du Petit Opportun,
à Paris. Christian Brun, guitare,
Baptiste Trotignon, piano, Gilles
Naturel, contrebasse,
Bruno Ziarelli, batterie.
1.00 Les Nuits de France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 6.30 à 9.00,
Classique affaires matin ;
12.30, Midi Classique ;
19.00, Classique affaires soir.
14.00 Thèmes et variations.
Le pianiste Arthur Rubinstein.
16.30 Grand répertoire. Œuvres de Bizet, Fauré, Saint-Saëns, Debussy, Ravel.
18.30 L'Actualité musicale.
20.40 Les Rendez-vous du soir.
L'Orchestre de Meiningen.
Ouverture tragique op. 81,
de Brahms, par l'Orchestre
philharmonique de Berlin,
dir. Claudio Abbado ; Concerto
pour cor et orchestre n˚1 op. 11,
de R. Strauss, par la Staatskapelle
de Dresde, dir. Rudolf Kempe ;
Symphonie n˚4 op. 60,
de Beethoven, par l'Orchestre
symphonique de la NDR
de Hambourg, dir. Günter Wand ;
Sonate pour clarinette et piano
n˚1 op. 120 n˚1, de Brahms,
Karl Leister, clarinette, Gerhard
Oppitz, piano ; Les Maîtres
chanteurs de Nuremberg
(ouverture, danses des apprentis
& entrée des maîtres), de Wagner,
par le Chœur de la cathédrale
Sainte-Hedwige de Berlin,
le Chœur de l'opéra d'Etat
de Berlin et l'Orchestre
philharmonique de Berlin,
dir. Rudolf Kempe.
22.30 Les Rendez-vous du soir. Concerto
brandebourgeois n˚1 BWV 1046, de
Bach, dir. Karl Münchinger ; Suite im alten Stil op. 93, de Reger, par l'Orchestre
symphonique de Norrköping, dir. Leif
Segerstam ; Variations Enigma op. 36,
d'Elgar, par l'Orchestre philharmonique
de Vienne, dir. Georg Solti ; Prélude à
l'après-midi d'un faune, de Debussy, par
l'Orchestre philharmonique de Berlin,
dir. Herbert von Karajan. 0.00 Les Nuits
de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
29
SAMEDI
Le film
TF 1
16
J U I N
21.50
5.50 Secrets. Série. 6.20 Embarquement porte n˚1. Cracovie.
6.45 TF 1 Info. 6.55 Shopping
Avenue matin. Magazine. 7.40
Télévitrine. 8.05 Téléshopping. 8.58 et 12.00, 12.52,
19.55, 2.08 Météo.
9.00 TF ! jeunesse.
Magazine.
17549546
12.10 Attention à la marche !
Divertissement.
23.00 Cinétoile
Hurricane
John Ford (EU, 1937, N.,
v.o.). Avec Dorothy
Lamour, Jon Hall.
N Polynésie, sur l’île
de Manikura, le jeune
Terangi, pilote d’une
goélette, épouse Marama,
fille du chef de la tribu, puis
repart avec son patron. Au
cours d’une escale, il est insulté et giflé par un Blanc.
Il riposte. Le gouverneur
français le condamne à six
mois de travaux forcés.
Evadé et repris plusieurs
fois, Terangi voit sa peine
augmenter. Jusqu’au jour
où… Cette histoire d’aventures exotiques, adaptée
par Dudley Nichols, est rondement menée par Ford
jusqu’à sa vraie raison
d’être : le déchaînement
d’un ouragan qui balaie
l’île et met tout le monde
en danger. Secondé par
Stuart Heisler pour les séquences d’extérieurs et par
James Basevi pour les effets spéciaux (celui-ci avait,
déjà, reconstitué le tremblement de terre de San Francisco), Ford a réussi un
coup de maître dans le film
catastrophe. Tempête, destruction du village, scènes
de sauvetage dont celle de
l’église inondée : c’est extrêmement impressionnant.
Jacques Siclier
E
12.48 A vrai dire. Magazine.
13.00 Journal, Météo.
13.25 Bon anniversaire
Votre Majesté.
14.50 Alerte à Malibu.
Série. Le choix de Mitch.
15.40 Flipper.
L'AFFAIRE COLUCHE
Série. La princesse.
16.30 Will & Grace.
Série. C'est beau l'amitié.
17.05 Dawson. Série. Itinéraire
d'un réalisateur raté.
17.55 Sous le soleil. Série.
Le prix de l'amitié. 5926852
18.55 Qui veut gagner
des millions ? Jeu.
19.50 Bloc modes.
Magazine.
20.00 Journal.
20.35 Au nom du sport.
20.40 Le Résultat des courses.
20.43 TF 1 fête 20 ans
de radio libre.
20.50
QUI VEUT GAGNER
DES MILLIONS ?
Spéciale couples.
Divertissement présenté
par Jean-Pierre Foucault.
9238871
Divertissement présenté par Karl Zéro.
Avec la participation de Roland Giraud,
Dominique Lavanant, Martin Lamotte,
Ticky Holgado et Laurent Baffie.
Invités : Vanessa Paradis, Jane Birkin,
Josiane Balasko, Lââm, France Gall,
Arielle Dombasle, Valérie Mairesse,
Elisabeth Tessier, Amanda Lear,
Julien Clerc, Elie Semoun, Joey Starr,
77997332
Stéphane Bern, Eric Orsena.
0.10 Obsession amoureuse.
Téléfilm. Daniel Rogosin.
Avec Steven Bauer, Frankie Thorn
(Etats-Unis, 1998) ?.
1057659
1.50 Le Temps d'un tournage. 1.55 TF 1 nuit.
2.10 Nuit des making-of (215 min). 85111017
France 2
23.10
5.20 Amis pour la vie. 6.10 Petitsmatins.cool. 7.00 Thé ou
café. 7.45 et 19.55 Les Jours
euros. 7.50 Diddy.cool. 9.05
Dktv.cool. Magazine &.
11.40 Les Z'amours. Jeu.
12.15 Pyramide. Jeu.
13.00 Journal, Météo.
13.15 L'Hebdo du médiateur.
13.35 Consomag. Magazine.
13.45 Savoir plus santé.
14.40 Basket-ball.
Championnat de France
Pro A. Play-offs.
Asvel - Strasbourg
OU Pau-Orthez Le Mans.
6087644
15.50 Cyclisme.
TOUT LE MONDE
EN PARLE
e
Le 53 Critérium
du « Dauphiné libéré ».
6èmeétape (193 km) :
Pontcharra - Briançon.
Magazine présenté
par Thierry Ardisson.
16.00 Automobilisme.
Les 24 heures du Mans.
En duplex.
1363326
16.55 Rugby. Magazine.
16.55 Test match.
Afrique du Sud France. En direct
de Johannesburg. 8142061
18.55 Union libre. Invité :
Jean-Marie Bigard. 3199784
19.56 et 20.50 Tirage du loto.
20.00 Journal, Météo.
4983149
1.30 Journal, Météo.
1.50 Union libre. Magazine.
20.55
Invité : Jean-Marie Bigard. 103610235
LE PLUS GRAND
CABARET DU MONDE
Les meilleurs moments.
2.50 Bouillon de culture.
Présenté par Bernard Pivot.
La France a-t-elle encore
les moyens de promouvoir
sa langue et sa culture françaises ?
Invités : Yves Dauge, Bruno Delaye,
Philippe Reliquet, Lluís Maria Todó,
Juan Angel Torti, Cavanna. 4209369
6009622
Présenté par Patrick Sébastien.
Invités : Jordi Bertran, Dani Lary, Voronin,
Michel Lauzière, Greg Frewin, Ray Wold,
Jérôme Murat, Vince Bruce, etc.
4.05 Thé ou café. 82703185 4.40 Les Z'amours
(30 min). 8007494
23.00 Flash 24 heures du Mans.
23.05 et 1.50 CD' aujourd'hui.
France 3
22.45
6.00 Euronews. 6.40 MNK.
9.40 Outremers. Magazine.
Rythmes Caraïbes.
10.30 et 18.10
Expression directe.
Magazine. PS. UPA.
10.45 Destination pêche.
Magazine. L'Hérault.
11.15 Bon appétit, bien sûr.
Magrets de canard sauce
au curry rouge.
11.35 et 20.10 Les Jours euros.
11.40 Le 12-14 de l’info,
Météo.
13.30 C'est mon choix
pour le week-end.
Magazine.
1212326
La Cinquième
14.50 Côté jardins. Magazine.
REPORTERS
DANS LA VILLE
Spécial Provence.
15.20 Keno. Jeu.
15.25 Côté maison. Magazine.
15.55 La Vie d'ici.
Magazine.
« The Times of India »,
New Delhi (Inde).
Documentaire. [3/3].
49168790
18.15 Un livre, un jour.
Une autre histoire
des religions,
d'Odon Vallet.
18.20 Questions
pour un champion. Jeu.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.15 Tout le sport.
20.25 Mezrahi et ses amis.
Divertissement.
20.40
LA MAISON DU PENDU
Téléfilm. Philippe Martineau.
Avec Philippe Volter, Sabine Haudepin,
Bernadette Lafont (France).
540326
Dans un hameau provençal
de la Drôme, un homme
d'une soixantaine d'années est retrouvé
pendu. Crime ou suicide ?
22.20 Météo, Soir 3.
2735697
« The Times of India », après avoir été
en Inde la voix de l'Empire britannique,
est devenu le quotidien de référence
d'un pays dont 30 % de la population
vit en-dessous du seuil de pauvreté.
23.40 Les Envahisseurs.
Série. Alerte rouge.
0.30 Saga-Cités. Magazine.
597846
3114730
1.00 Sorties de nuit. Magazine. Marciac Sweet
2000 : Dee Dee Bridgewater, Jeanne Lee. Invités : Elsa Zylberstein, FFF. 8522123 2.10 Un livre, un jour (15 min). 6023017
Arte
22.45
5.10 L'Université de tous les savoirs. Tourisme et mobilité : hé-
Comté. 12.50 La Maison des di-
ritages, évolutions, innovations,
tendances. 6.00 Les Grands Do-
vinités. 13.45 Le Journal de la
santé. 14.05 Dans la peau de
l'ours. Documentaire. Cathe-
cuments de La Cinquième.
rine Garanger.
Guadeloupe, le voyage. 6.50 Italien. Leçon nº12 [1/2]. 7.10 De-
15.05 Sur les chemins
du monde.
bout les zouzous. 8.25 Et voici
la petite Lulu.
8.50 Fraggle Rock. Série.
9.25 Les Cinq Dernières
Minutes. Série.
Une beauté fatale. 69240974
10.40 Cinq sur cinq. Le rocher
des aigles. 10.55 Terroirs et
cours de ferme. Le porc basque. 11.25 Préhistos, sur les tra-
ces de l'homme. 12.20 Le bonheur est dans le pré. Franche30
Visages. Documentaire.
De Sainte-Lucie
aux Grenadines.
16.00 Découverte.
L'Egypte.
17.00 Découverte
du Kenya. Café,
l'or du Kenya.
17.30 Carnets de plongée.
Le secret du lac de pierre.
18.05 Le Magazine de la santé.
L'amour sans danger.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 Histoire parallèle.
MUSIC PLANET
Semaine du 16 juin 1951 :
La France vue d'ailleurs.
Invité : Jacques Marseille.
FESTIVAL HIP-HOP
FRANCO - ALLEMAND
19.45 Météo, Arte info.
20.05 Le Dessous des cartes.
Magazine. Hanoi.
Concert enregistré à la Völklinger Hütte.
Avec Saïan Supa Crew, Thomas D.
et AFROB.
9881239
20.45
20.15 Architectures. L'opéra
de Paris. Documentaire.
Stan Neumann (2000).
Charles Garnier,
quasiment inconnu
du grand public,
remporte un concours
ouvert par Napoléon III
pour l’édification
d’un nouvel opéra dont
les travaux dureront
de 1862 à 1875.
0.45 Quand les garçons parlent sexe.
L'AVENTURE HUMAINE
LÉONARD DE VINCI
Documentaire. Jean-Claude Lubtchansky
(France, 2001) &.
4210871
21.40 Metropolis. Magazine.
Renée Saint-Cyr ; La Magic Box :
Un voyage dans le temps ;
Derrière la page.
5436516
Documentaire. Nicolas Pascariello
(France, 2001).
8110122
1.35 Désirs de filles.
Documentaire. Sophie Jeaneau
(France, 2001).
5291017
2.25 Court-circuit. La Ville fantôme.
Court métrage. Lisandro Santos
(Brésil, 1999, v.o., 7 min).
Prix spécial d’animation,
Gramado 1999.
16
SAMEDI
M6
J U I N
0.30
5.40 Turbo. 6.10 M comme musique. 7.00 M 6 Kid. Enigma ;
15.10 Zorro. Série. L'homme
Rusty le robot ; Godzilla ; La Famille Delajungle ; Les Marchiens.
15.40 Los Angeles Heat.
9.00 M 6 boutique.
Spécial été.
10.30 Hit machine.
11.55 Fan de. En juin, les
565351
6412239
internautes deviennent
rédacteurs en chef !
12.29 L'Équipée nature.
12.30 Demain à la une.
Songe et mensonges &.
13.20 Players. Le témoin clé &.
14.15 Drôle de chance.
Série. Surexposition &.
AU-DELÀ DU RÉEL
venu d'Espagne &.
L'AVENTURE CONTINUE
7116475
Le vaccin %.
Série. Avec Jay Brazeau, Lane Gates.
Série. Les Bouledogues &.
16.35 Bugs. Série. Trafic
4211351
d'émeraudes &.
17.35 Amicalement vôtre.
Série. Des secrets
plein la tête &.
18.35 Loft Story. Jeu.
4062719
20.50
TRILOGIE DU SAMEDI
20.50 Charmed. Série.
19.10 Turbo, Warning.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 Plus vite
que la musique.
20.38 Météo des plages.
20.39 L'euro.
20.40 Cinésix.
Nos plus belles années &.
4217784
21.45 Sentinel. Série.
Le point faible &.
9865149
22.35 Roswell. Série.
A la poursuite de Max &.
4012429
23.29 L'Equipée nature. Magazine.
23.30 Loft story. Jeu. Les meilleurs
moments de la semaine.
Un groupe de malades en quarantaine
attend un vaccin qui les sauvera
d'une terrible épidémie. Mais les doses
ne suffiront pas pour tout le monde.
1.15 The Corrs.
Festival Solidays 1999.
6591185
Depuis « Forgiven Not Forgotten »,
leur premier album sorti en 1995,
le succès international de ce groupe
irlandais, constitué de trois sœurs et
un frère, ne s’est jamais démenti.
2.19 Météo. 2.20 M comme musique (350 min).
18553562
96784
Canal +
23.00
7.14 et 12.24, 1.59 Pin-up. 7.15
Ça Cartoon. 8.00 Les Superstars du catch. 8.45 Les Patamodeleurs. 9.15 Jin-Roh, la brigade des loups a a Film. Hiroyuki Okiura. Animation (Japon, 1999) %. 7017210
10.55 Les Choses de la vie a
Film. Claude Sautet.
Avec Michel Piccoli.
Drame (Fr., 1970, version
réalisateur) &.
76241806
12.20 Des goûts
et des couleurs.
Série. La carbonade &.
f En clair jusqu'à 13.35
12.25 et 19.20 Le Journal.
12.35 L'Evangile
selon les Papous.
Documentaire &.
GOLF
8896784
Us Open.
13.35 Seinfeld. Le cuistot nazi &.
14.00 Eddy Time.
96264
15.00 Golf. En direct. Masters
féminin d'Evian.
6644332
2.00 Seinfeld. Série.
Le cuistot nazi (v.o.) &.
20.35
Série. Etat de guerre &.
Téléfilm. John S. Young.
Avec Terrence Howard
(EU, 2000) &.
3367790
f En clair jusqu'à 20.35
19.30 Coluche à la télé.
Documentaire &.
20.00 La Cape et les Dossiers.
L'ÉTÉ DES DOCS : SAMEDI DOC
Film. Antonio Banderas.
GIANNI VERSACE,
FASHION VICTIM
Documentaire. James Kent &.
3550901
2.25 La Tête dans le carton
à chapeaux
17.10 2267, ultime croisade.
17.55 Le Roi du ring.
51860054
En direct. Troisième journée.
Avec Melanie Griffith
654968
Le destin tragique de l'un des créateurs
les plus controversés du XXe siècle,
homme de mode et de théâtre.
21.55 Samedi sport. Magazine. 4491697
Comédie dramatique
(Etats-Unis, 1999, v.o.) %.
52431727
4.15 Capitaine Orgazmo a Film. Trey Parker et
Matt Stone. Comédie (EU, 1998, v.o.) ?. 3928746
5.55 Comme un aimant a Film. Akhenaton et
Kamel Saleh (France, 2000, 89 min).
L'émission
20.45 Arte
« La Joconde »,
etc.
D
ES cibles, il en existe partout, de l’intérieur de l’être humain aux confins
de l’univers. Des témoins, on en
trouve beaucoup, qui écrivent, peignent,
recherchent ou s’interrogent publiquement. Mais ceux qui n’hésitent pas à aborder de front les innombrables mystères du
monde, sont rarissimes, tel Léonard de
Vinci. Pour en tracer le portrait, le réalisateur Jean-Claude Lubtchansky s’est inspiré
de Léonard de Vinci, art et science de l’univers (« Découvertes », Gallimard). Il choisit un itinéraire simple, afin de mieux transmettre la vision « scientifique, esthétique
et symbolique » du peintre et savant : un
récit chronologique, illustré de commentaires et de lectures de textes d’époque.
Dès son adolescence, Léonard quitte sa
contrée toscane de Vinci, pour rejoindre
en 1497 l’atelier florentin du peintre
Verrocchio. Surpassant vite son maître, le
jeune homme s’interroge sur le paysage,
SYGMA
LEONARD DE VINCI. Ce génie
du Quattrocento embrassa tous
les métiers et eut toutesles curiosités
artistiques et scientifiques
« Si tu
gaspilles
ta vie, tu ne
laisseras pas
plus de traces
sur terre
que la fumée
dans l’air
ou l’écume
sur l’eau »
l’anatomie du corps humain, le cerveau
puis l’esprit, qui « plane au-dessus de l’univers ». Il s’intéresse aussi à la conception
de nouvelles machines, qui pourraient
« remplacer la force de l’homme et de l’animal ». « Si tu gaspilles ta vie, tu ne laisseras
pas plus de traces sur terre que la fumée
dans l’air ou l’écume sur l’eau », note-t-il
dans ses registres. Le documentaire évoque les ouvrages consacrés aux oiseaux,
en superposant des croquis originaux à
des images modernes de parachutisme.
Vinci rêvait déjà que l’homme, équipé de
grandes ailes, puisse un jour s’envoler
dans le ciel.
Depuis Florence, où il est notamment
accusé d’homosexualité, Léonard parcourt
l’Italie, de la Toscane à Venise, en passant
par le Vatican. Urbaniste à Milan – qui
vient d’être ravagée par la peste –, il est
ensuite mathématicien et stratège de
guerre en Romagne pour César Borgia,
prince sanguinaire qui se disait pourtant
ami des arts. Léonard de Vinci est ensuite
architecte à Constantinople (Istanbul),
pratique l’horlogerie, la sculpture (surtout
équestre) ou fabrique des instruments de
musique. Sa passion pour l’eau l’incite à
imaginer les premiers équipements de scaphandriers et à tenter de relier Florence à
la mer.
Invité à Amboise en 1516 par François 1er, il s’installe au Clos-Lucé, où il finira sa vie. Emportant ses cartons emplis
de croquis de dissection humaine, il ne se
sépare pas du tableau de la célèbre
Joconde, considérant qu’une œuvre n’est
jamais totalement achevée. Selon lui,
La Joconde devait refléter les « mouvements de l’âme chez une dame florentine ».
Comment mieux faire revivre Vinci qu’à
travers ce sourire énigmatique ?
Françoise Lazare
20.40 France 3
La Maison
du pendu
C
ONNAISSEZ-VOUS
le métier de « chercheur d’héritiers » ?
Comme son titre l’indique, il
désigne quelqu’un qui, mandaté par un notaire et payé
au pourcentage, doit retrouver, en cas de besoin, les héritiers d’une succession.
« Chercheur d’héritiers »,
c’est aussi une série – cinq
volets depuis 1998 –, dont
seuls deux personnages
sont récurrents : Loïc Janvier (Philippe Volter), qui
mène les recherches sur le
terrain, et Solange (Bernadette Lafont), l’amie qu’il
sollicite pour l’aider depuis
Paris. Dans l’épisode de ce
soir, La Maison du pendu,
réalisé par Patrice Martineau, Loïc Janvier se rend
dans un hameau de la
Drôme pour retrouver les
éventuels descendants d’un
paysan, placé dans une famille catholique par ses parents juifs, soixante ans plus
tôt. Mais il faut d’abord découvrir la véritable identité
du petit garçon qu’il fut, oblitérée par celle que les « Justes » lui avaient procurée
après l’avoir recueilli, grâce
à de vrais-faux papiers.
Ce drame de la solitude
d’un paysan retrouvé pendu
devant chez lui, sur fond
d’histoire contemporaine,
ne laisse pas insensible.
Mais le scénario gêne parfois par son côté caricatural : Sabine Haudepin en
post-soixante-huitarde
comme on n’en fait pas et
Gérard Meylan en détective
privé violent et armé d’un
flingue, des théâtreux bêtas… Le film pèche aussi par
des détails dénotant la volonté de faire à tout prix de
ce chercheur d’héritiers un
« héros positif », un « gendre idéal » qui aurait dépassé la quarantaine. Pour
autant, on se laisse prendre
par cette intrigue et l’on suit
avec plaisir Loïc Janvier jusqu’au bout de son enquête.
Martine Delahaye
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
31
SAMEDI
Le câble et le satellite
J U I N
TV 5
C-S-T
19.30 Silence, ça pousse !
Magazine.
Magazine.
23640577
78173622
65613626
22451630
RTL 9
C-T
19.50 La Vie de famille. Série.
4589210
Un fils possessif.
AP
20.15 Ciné-Files. Magazine.
20.30 Programmés pour tuer.
« On the Road to Desolation. Jack Kerouac »,
un documentaire de Davis Stewart,
à 22.15 sur Planète
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
Les codes
du CSA
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
32
Planète
23.10
Série. L'histoire
7266415
de Chantal !.
Marie sous influence ?.
Un peu de fantaisie ?
(45 min).
C-S
20.30 Anciennes civilisations.
9808516
21.20 Cinq colonnes
à la une.
18900993
22.15 On the Road to Desolation.
Jack Kerouac. 23.05 L'Inde fantôme, réflexions sur un voyage.
[7/7] Bombay. 23443603 0.00 On
nous parle d'Amérique latine
(35 min).
Odyssée
Téléfilm. H. Gordon Boos.
Avec Andrew McCarthy,
Robert Patrick
5535516
(1998) %.
Le Renard. Série.
L'argent ne fait pas
84246626
le bonheur.
Derrick. Série. La cabane
91447581
au bord du lac.
0.15 Aphrodisia.
6.00 Doc Watson et fils. 7.00 Le
Combat des humbles, la libération
du centre de la France. [1/3] Le peuple de la nuit. 7.30 Histoires d'avions. Les ailes de Suède. 8.20
L'Homme technologique. [5/8]
Temps et mouvement. 9.10 Angélique Kidjo. L'amazone. 10.05 L'Inde
fantôme, réflexions sur un voyage.
[7/7] Bombay. 10.55 Les Elections
présidentielles 1965-1988. Histoire
et évolution. 11.50 Tom Jones le
Gallois. 12.25 Images de Patagonie. 13.40 Do You Remember Revolution ? [2/2]. 14.40 Chronique de
la forêt des Vosges. [3/4] Le printemps. 15.10 Jesse Jackson, pèlerin
de la politique. 16.35 Pierre Dedieu
et ses créatures. 17.15 Henry Jaglom, un réalisateur conroversé.
18.15 Takiwasi. 18.45 Le Cognac,
un second paradis. 19.35 La Terre
des hommes, Fenua Enata.
[3/13] La Grèce
antique.
22.05
C-T
9.05 Neuf aventures. Aventure 120.
10.00 Aventures africaines. En Afrique du Sud. 10.55 Renaissance. Lumière et liberté. 11.55 Itinéraires
sauvages. Les Grands Fleuves.
L'Amazone. 13.00 Une journée ordinaire chez des animaux extraordinaires. Entente sauvage. 13.50 Histoires de chevaux. L'homme qui
parle aux chevaux. 14.15 Les Bergers du ciel. 14.45 Pays de France.
15.40 Fabuleusement riches. Les
nouveaux magnats de l'entreprise.
16.30 Sans frontières. Un port, des
marins et la mer. [6/6] Honfleur,
Trouville, Dives. 17.30 Sans frontières. Ecuador. La réponse des Huaronis. 18.35 L'Ile de la panthère.
19.05 Les Terres de la région nord
du Kenya. 19.45 La Terre en question. Du sang, de la sueur et du business. 20.10 Ray Mears, un monde
de survivance. [6/6] Les Nuaulu des
Moluques.
20.45 L'Histoire du monde.
New York. Le pouvoir
506086887
et le peuple.
21.40 Saddam Hussein
ou l'art de la survie. 501359719
22.40 La salsa, danse et musique.
23.30 Mon mari est un gangster.
0.20 Panoramas du monde. La Norvège, sous la protection de la mer.
1.15 La Terre et ses mystères.
Dompteurs de l'hostile. 1.30 Grenouilles et compagnie. Le pelobate
brun et le crapaud sonneur
(25 min).
Paris Première
C-S
3257784
Magazine.
20.30 Tennis.
Tournoi messieurs de Halle
Westfalen (Allemagne).
Demi-finales.
4539719
23.00 Paris dernière.
1775516
Magazine.
23.55 Storytellers.
Tom Waits.
Enregistré en 1999.
3188622
0.45 Paris modes.
Magazine (50 min). 70014982
Monte-Carlo TMC
C-S
19.15 Météo.
19.25 et 22.20
Les Nouvelles
Aventures
de Delphine. Magazine.
19.35 Les Contes d'Avonlea.
Dessin animé.
20.35 Planète animal.
59528852
21.30 Planète Terre.
Magazine.
2522429
22.30 Météo.
22.35 Inspecteur Frost. Série.
Bien sous tous rapports.
0.25 Pendant la pub.
Magazine. Invitée :
Anny Duperey
(95 min).
89180098
TF 6
C-T
19.40 On a eu chaud !
Magazine.
8071055
20.10 Aventures sur le Net.
Divertissement.
1457891
20.45 Soirée émotion.
Un candidat idéal.
Téléfilm. James Keach.
Avec Jane Seymour,
Bruce Greenwood
5779871
(1996) &.
22.20 Love Therapy. Série.
La célibataire et le garçon
86324871
de l'annonce.
23.05 Le Manuscrit
de l'amour.
Téléfilm. Eddie Alf.
Avec Susanna Castro,
2065177
Lucia Prato !.
0.35 Clara et son juge.
Téléfilm. Joël Santoni.
Avec Jean Rochefort,
Elodie Navarre
(1997) % (95 min). 96209307
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
500096901
501802475
Festival
C-T
18.50 Une semaine au salon.
Téléfilm. Dominique Baron.
Avec Etienne Chicot,
Elisabeth Margoni.
20.30 Les Douze Salopards,
Mission suicide.
Téléfilm. Lee H. Katzin.
Avec Telly Savalas,
Ernest Borgnine
(1987).
82579326
22.10 Scandale à la une.
Téléfilm. David Lowell Rich.
Avec Burt Lancaster,
Pamela Reed
13384993
(1985).
23.45 Journées ordinaires
à Belfast ? ?
Film. Charles Wood.
Avec Samuel West,
Nicholas Farrell.
Drame historique
74081968
(1994, 100 min).
C-S
Danger imminent. 533742413
20.45 Soirée suspense.
Frères et flics.
592699326
Série. Paparazzi.
Plage interdite.
560992806
22.30 Dossier n˚13.
Magazine.
22.45 Spécial séries.
Grand format.
Série. Les témoins
565253814
(50 min).
Série Club
C-T
19.50 Les Piégeurs.
9217500
Série. Les balances.
20.40 Séries maniacs.
20.50 Club Premium.
Leaving L.A. Série.
Give Them Names
1952264
[2/6]. (v.o.) &.
Eyes of the City.
[3/6] (v.o.) &.
2051852
22.30 Oz. Série.
592210
Egalisation (v.o.) !.
23.30 Dernières paroles
694622
(v.o.) !.
0.30 Psi Factor.
Série. Au-delà du rêve &
(45 min).
2586524
Canal Jimmy
C-S
18.35 Friends. Série.
Celui qui a vu mourir Rosita.
Ceux qui avaient trente ans.
19.25 That’s 70’s Show.
Série. La guerre froide (v.o.).
19.50 Top à Sacha Distel.
21.00 Quatre en un.
27666697
21.30 Les Ames du Mans.
28692326
22.50 La Route. Magazine.
Avec Geneviève de Fontenay,
Alexandre Devoise. 31236177
49936516
0.35 Dancing in the Street.
So You Want to Be
a Rock'n Roll Star.
Documentaire
27947036
[3/10].
1.30 Joni Mitchell : Painting
with words and music
(60 min).
L'Echo du siècle.
Plus d'images, moins
de choix ? [13/26].
21.10 J.T. première partie :
naissance
de la grand-messe. [14/26].
21.25 Chroniques
d'Hollywood. Le témoin
silencieux.
507991061
21.50 Les rythmes
nous parlent.
Tango [5/8].
506130603
22.20 Calypso [6/8]. 504042142
1304784
20.00 Merci les filles !
9870790
20.30 Toi-même !
9879061
Disney Channel
C-S
23.15 Le Siècle de Stanislavski.
Les années sismiques.
[2/3] (55 min).
532221581
17.30 La Cour de récré.
Dessin animé.
La Chaîne Histoire
17.45 Les Weekenders.
Ponce de León, le premier
conquistador.
507891264
Edgar Allan Poe. 508111887
18.00 L'Incorrigible Cory.Série.
Eric en croisade [2/2]. 597332
18.30 Aux frontières
de l'étrange.
627413
Série. La chute.
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney. Magazine.
19.00 Le Petit Grille-pain
courageux 2. Animation.
Robert C. Ramirez
(1997).
513806
20.30 Drôle de frère.
551871
Série.
20.55 La Double Vie
d'Eddie McDowd. Série.
C-T
18.06 Les Lapins crétins.
Dessin animé.
638566332
18.30 Wallace et Gromit.
Animation.
504139210
509439968
503585177
Mezzo
C-T
Par l'Orchestre de l'Opéra
national britannique,
dir. Charles Mackerras.
Avec Ann Murray,
Christopher Robson. 62664210
0.10 Préludes et fugues
BWV 846, 857
et 854, de Bach.
Forum
C-S
20.00 Standardisation,
la guerre des normes.
Débat.
506107264
Débat.
Débat.
0.30 Classic Archive.
Enregistré en 1964,
lors du Festival de Menton.
Avec Sándor Végh, 1er violon
24794746
(60 min).
Muzzik
503190055
503196239
23.00 Comment sauver
les rhinocéros.
Débat (60 min).
Eurosport
503283719
C-S-T
18.00 et 22.00, 23.15
Automobilisme.
Les 24 heures du Mans.
Un point sur la course.
En direct.
301622
20.30 Volley-ball.
22.30
Ligue mondiale.
Poule A : France - Italie
(2e match). En direct. 159142
Rallye. Championnat
du monde (7e manche).
Rallye de l'Acropole
500326
(Grèce) (3e jour).
23.00 Score express.
Enregistré dans la maison
de Chateaubriand, à
Chatenay-Malabry, en 1989.
Avec Davitt Moroney,
82215611
clavecin.
C-S
20.35 L'Agenda.
500415871
21.00 Judy Garland
in Concert.
Documentaire
[2/2].
21.55 [1/2].
502205993
Les échos de la guerre
(50 min).
574759023
509515332
20.00 Mezzo l'hebdo. 27244500
20.50 A l'affiche. Magazine.
21.00 Xerxès. Opéra de Haendel.
Magazine.
au paradis. [2/3].
23.20 La Science et la Guerre.
22.00 Les Brigades rouges.
20.45 Carland Cross. Dessin
animé (26 min).
anciennes religions [2/46].
22.30 La Chine, l'Eveil
du dragon. Mutation
503527719
20.20 Highlander.
Dessin animé.
506146264
606955245
19.55 Calamity Jane.
Dessin animé.
du parachutisme.
22.15 Des religions
et des hommes. Les plus
21.00 Les Routes
de l'inspiration.
19.01 Air Academy.
Dessin animé.
21.30 France, la République
dans ses meubles.
21.45 Les Grandes Aventures
du XXe siècle. L'histoire
6041500
Le caïd (20 min).
C-S
20.00 Biographie.
Dessin animé.
Magazine (15 min).
Pathé Sport
C-S-A
20.00 Basket-ball.
Championnat de France
féminin. Finale :
Bourges - Valenciennes.
Match d'appui.
OU Championnat de France
Pro A. Play-off. Demi-finale.
Match d'appui.
En direct.
500427535
22.00 Bourges - Valenciennes.
Match d'appui.
OU Championnat
de France Pro A.
Play-offs. Demi-finale.
Match d'appui.
500863626
23.45 World Sport Special.
500016245
505740516
22.50 D'ici danses.
Magazine.
23.40 Top bab.
21.00 Encyclopédies.
19.25 Kirk.
Magazine.
C-T
De Marvin Gaye à Alain
Bashung, les enchanteurs.
[7/13].
505957055
9901413
19.00 Cousin Skeeter. Série.
8534103
Docteur Skeeter.
Dessin animé.
0.25 La Voix du silence.
Histoire
20.30 et 22.50
Souviens-toi du futur.
Jeu.
19.30 Cartouche.
New York District.
Série. La loi du silence.
[1 et 2/2].574365974 - 502207210
Magazine. Invité :
Garnier Philippe.
18.05
18.30 Pas d'quartier !
Télétoon
19.55 Danger réel.
Documentaire.
Le pari. Vive le sport.
Sabrina. Série.
81962852
Série. Querelles
et séduction.
0.35 Téva portrait.
Magazine.
14237351
Série. Rock'n roll.
0.10 Téva déco.
Magazine.
87868351
20.25 La Panthère rose.
Magazine.
Téléfilm. Ferdinand Fairfax.
Avec Tara Fitzgerald,
Tim Dutton (1999) %.
[1 et 2/2]. 500156177-508566332
Magazine
(20 min).
C-S
Dessin animé.
20.50 et 22.30
Au nom de l'amour.
Magazine.
Canal J
17.15 Les Razmoket.
17.40 Titeuf. Série. Le divorce.
13ème RUE
20.00 M.A.P.S.
Série. Allées
et venues &.
Chapitre I.
Reach Out and Touch
500050177
(v.o.) &.
0.00 Journal (TSR).
0.30 Soir 3 (France 3).
1.05 Tout le monde en parle.
Magazine
(145 min).
C-T
20.00 Ally McBeal. Série.
22.00 Journal TV 5.
22.15 Envoyé spécial.
Magazine.
Téva
19.15 Le riche et le pauvre.
20.00 Journal (La Une).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 Thalassa.
SYMBOLES
16
503289784
23.20 John Lee Hooker.
Enregistré au Spectrum
de Montréal, en 1980,
lors du Festival
506935177
de jazz.
0.20 Jazz à Vienne 1998.
Enregistré au Théâtre
antique, le 3 juillet 1998.
Avec Taj Mahal,
chant et percussions
509915659
(80 min).
Magazine (30 min). 507956055
Voyage
C-S
20.30 Tassili, la montagne
des hommes bleus.
Documentaire.
500004177
21.00 Long courrier. 500084993
22.00 Pilot Guides. L'Amérique
centrale.
500080177
23.00 Croisières dans les îles
de l'océan Indien
à bord de l'Adriana
(60 min).
500071429
16
SAMEDI
Sur les chaînes cinéma
TSR
19.30 TJ Soir. 20.00 Météo. 20.05 et
1.45, 2.00 Le Fond de la corbeille. 20.25
Méditerranée. Téléfilm [1/5]. Henri Helman. Avec Macha Méril. 22.05 C'est
mon choix. 0.20 Comme un poisson
hors de l'eau. Film. Hervé Hadmar.
Avec Tcheky Karyo. Comédie dramatique (1999) (85 min).
Canal + vert
C-S
21.10 Les Superstars du catch. 22.00 5
copains... 1 fille. Téléfilm. John L Jacobs. Avec Zach Galligan. &. 23.30 Samedi sport. 0.35 Le Prof. Film. Alexandre Jardin. Avec Jean-Hugues Anglade. Comédie de mœurs (1999) &
(95 min).
Encyclopedia
C-S-A
19.30 Le Monde méditerranéen. Les habitants des îles de la mer Méditerranée. 19.55 Cambodge, les voleurs d'enfance. 20.55 Tengenenge, des hommes
et des pierres. 21.05 Qu'est-ce qu'on
mange ? Le riz. 21.20 Les Explorateurs
du pôle Nord. Premier arrivé [1/3].
22.10 Les Routes de Cordoba. Le
royaume du condor. 22.40 Islote.
22.55 Côté science (55 min).
Comédie
C-S
20.00 Demandez le programme. 20.30
Les Robins des Bois, the Story. Divertissement. 21.00 Royal Comédie. Série
(v.o.). 22.30 The Late Show With David
Letterman. Divertissement. 0.00 Saturday Night Live 90's. Invitée : Shannen
Doherty. 1.00 The Michael Richards
Show. Le séducteur (v.o.) (30 min).
MCM
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. 19.50 et 2.00
MCM Tubes. 20.30 Jack & Jill. Série. Divergences. 21.30 Le Mag. Invitée : Geri
Halliwell. 23.00 Total Club. 0.30 Total
Electro 1 (90 min).
MTV
C-S-T
20.00 So 90's. 20.55 MTV's French Link
Weekend Edition. 21.00 Real World
Boston. Série. 21.30 Stylissimo. 22.00
MTV Movie Awards 2001 Uncensored.
23.00 Best of The Red Carpet. Divertissement. 23.30 House of Style. 0.00 The
Late Lick (60 min).
Régions
C-T
19.30 Soyons net. 19.35 7 en France.
20.00 Le 13. 20.30 Côté cuisine. 21.00 A
une lettre près. 22.00 La Vie tout simplement. 22.30 Le Journal des régions
soir. 22.50 Le Journal de l'Outremer.
23.00 VisioDéfis. 23.30 Aléas (30 min).
RFO Sat
S-T
20.00 Outremers. 20.55 et 0.20 Journal.
21.05 Zéro limite.com.Spécial Haïti.
21.45 La nuit thématique de
Haïti. Haïti, rêve, concession, création, folie. 22.45 Wyclef Jean. Concert.
0.20 Journal (5 min).
LCI
C-S-T
9.10 La Vie des médias. 9.40 et 13.40,
19.40 La Bourse et votre argent. 10.10
Presse hebdo. 11.10 et 18.40, 22.10 Actions.bourse. 11.40 et 18.10, 20.40 Le
Journal des régions. 12.10 et 17.10 Le
Monde des idées. 14.10 et 16.40, 21.10
Grand angle. 14.40 Place au livre. 15.40
et 19.10 Décideur. 22.40 et 0.40
L'Hebdo du Monde. 23.10 100 % politique (120 min).
Euronews
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
C-S
17.30 Golf Plus. 18.00 Inside Africa.
19.30 CNN Hotspots. 21.30 Science &
Technology Week. 22.30 Inside Europe.
0.00 et 2.00, 4.00 CNN Tonight. 1.30
Showbiz this Weekend. 2.30 Diplomatic License (30 min).
TV Breizh
POLYESTER a
Action
RTBF 1
19.30 et 0.00 Journal, Météo. 20.10
Quasimodo d'El Paris a Film. Patrick
Timsit. Avec Patrick Timsit. Comédie
(1998) &. 21.50 Joker, Lotto. 21.55 Kansas City a Film. Robert Altman. Avec
Jennifer Jason Leigh, Miranda Richardson. Chronique (1996). 23.45 Javas.
23.45 Javas. 23.55 Kéno (résultats)
(5 min).
C-S-T
19.30 Le Livre. 20.00 L'Entretien en breton. 20.30 Bretons du tour du monde.
Invité : Jean-Pierre Pont. 21.30 L'Été
36. Téléfilm [1/2]. Yves Robert. Avec
Jean Carmet. 23.20 Armorick'n'roll. Invités : Olav'h (70 min).
CARGAISON DANGEREUSE a
7.40 TCM
81896806
Michael Anderson. Avec G. Cooper
(EU -GB, 1959, 100 min) &.
CHAPEAU MELON
ET BOTTES DE CUIR a a
13.30 CinéCinémas 3
23.00 CinéCinémas 2
500281974
500688577
Jeremiah Chechik.
Avec Uma Thurman
(EU, 1998, 95 min) &.
501874326
12.45 TCM
47788871
Robert Wise.
Avec James Cagney
(EU, 1956, 95 min) &.
57469061
Peter Hewitt.
Avec John Goodman
(EU, 1998, 85 min) &.
517846887
84373784
George Marshall. Avec Alan Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
11.00 TCM
503416413
UNE AVENTURE
DANGEREUSE a
0.45 Cinétoile
54416210
LE FAUX COUPABLE a
35651719
Alfred Hitchcock.
Avec Henry Fonda
(EU, N., 1956, 105 min) &.
505508765
David Butler. Avec Bob Hope
(EU, N., 1943, 90 min) &.
8.10 Ciné Classics
54774351
Mark Rydell. Avec Sandy Dennis
(EU, 1968, 90 min) &.
LE SEPTIÈME CIEL a a
2.00 Cinéstar 1
501698369
Benoît Jacquot.
Avec Sandrine Kiberlain
(Fr., 1997, 90 min) &.
90466142
Jacques Becker. Avec R. Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
574536982
ECLAIR DE LUNE a
502747719
19120746
97520340
540199790
516222784
William Wyler.
Avec Myrna Loy
(EU, N., 1946, 170 min) &.
9.40 Ciné Classics
26288603
WESTERN a a
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
11379968
Vincent Ward.
Avec Robin Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
22641500
Michel Deville. Avec Anémone
(Fr., 1994, 100 min) &.
LA ROULOTTE
DU PLAISIR a a
37709833
Vincente Minnelli.
Avec Lucille Ball
(EU, 1954, 103 min) &.
2.15 Cinétoile
Georges Lautner.
Avec Jean Yanne
(Fr., 1971, 100 min) &.
61304968
LE VEILLEUR DE NUIT a
23.05 CinéCinémas 3
LES HOMMES
DU PRÉSIDENT a a
519074245
Steven Spielberg. Avec T. Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
0.45 CinéCinémas 3
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
3.00 CinéCinémas 3
546199104
Henri Verneuil. Avec P. Dewaere
(Fr., 1982, 135 min) &.
LA COURTISANE a a
55776272
532626833
Alan J. Pakula. Avec D. Hoffman
(EU, 1976, 130 min) &.
57965351
Robert Z. Leonard. Avec G. Garbo
(EU, N., 1931, 73 min) &.
501965622
Ole Bornedal.
Avec Ewan McGregor
(EU, 1998, 100 min) ?.
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
4.40 Ciné Classics
503057433
Charles Laughton.
Avec Robert Mitchum
(EU, N., 1955, 93 min) ?.
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
593151142
98179177
LA NUIT
DU CHASSEUR a a a
Michael Winterbottom.
Avec Rachel Weisz
(GB, 1998, 85 min) ?.
12.40 Ciné Classics
503031326
Ronald Neame. Avec C. Webb
(GB, 1956, 103 min) &.
Richard Thorpe. Avec G. Kelly
(EU, N., 1950, 90 min) &.
LA BELLE QUE VOILÀ a
LAISSE ALLER,
C'EST UNE VALSE a
13.05 CinéCinémas 2
16.15 TCM
509938806
8.00 Cinéstar 2
545600603
Joel Coen et Ethan Coen.
Avec Steve Buscemi
(EU, 1995, 97 min) ?.
LA MAIN NOIRE a
I WANT YOU a
AUX PETITS BONHEURS a
FARGO a a
L'HOMME
QUI N'A JAMAIS EXISTÉ a
Fantastique
Clint Eastwood. Avec C. Eastwood
(EU, 1983, 120 min) &.
8.40 CinéCinémas
82623210
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
23.00 Cinéfaz
507270806
HONKYTONK MAN a a
11.30 Cinétoile
Policiers
L'ENNEMI PUBLIC a a
VIVRE SA VIE a
11.45 CinéCinémas
77457326
Cecil B. DeMille.
Avec Fredric March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
Manuel Poirier. Avec Sergi Lopez
(Fr., 1997, 135 min) &.
LES PLUS BELLES ANNÉES
DE NOTRE VIE a a
LE SIGNE DE LA CROIX a a a
23.00 Ciné Classics
Masahiro Shinoda.
Avec Hiroyuki Sanada
(Jap., 1995, 115 min) &.
12.40 Cinéstar 2
574521662
Bruno Nuytten. Avec I. Adjani
(Fr., 1988, 170 min) %.
SHARAKU a
9.50 Cinéfaz
502378500
Histoire
10.15 CinéCinémas 2
SANS PITIÉ a a
3.10 Ciné Classics
6.30 Cinétoile
Stanley Kramer. Avec G. Peck
(EU, N., 1959, 130 min) &.
CAMILLE CLAUDEL a a
Jean-Luc Godard. Avec A. Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
Jacques Feyder.
Avec Marie Glory
(Fr., N., 1938, 110 min) &.
8.45 Cinétoile
502487429
Nicole Garcia.
Avec Catherine Deneuve
(Fr., 1998, 120 min) &.
14.40 Ciné Classics
LES GENS DU VOYAGE a
1.05 Ciné Classics
10.45 Cinéstar 2
Alberto Lattuada.
Avec Giulietta Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
LE RENARD a
14.20 TCM
Norman Jewison. Avec Cher
(EU, 1987, 100 min) &.
Comédies
13.20 Cinéfaz
509450974
Jean-Paul Rappeneau.
Avec Yves Montand
(Fr., 1981, 100 min) &.
23.05 Cinéstar 1
George Sidney.
Avec Stewart Granger
(EU, 1952, 110 min) &.
0.15 TCM
9.40 CinéCinémas 3
11.05 Ciné Classics
Ethan et Joel Coen. Avec J. Turturro
(EU, 1991, 115 min) &.
SCARAMOUCHE a a
10.05 CinéCinémas
PLACE VENDÔME a a
0.40 Cinéfaz
Cecil B. DeMille.
Avec Gary Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
LE DERNIER RIVAGE a a
504365185
LE DAHLIA BLEU a a
BARTON FINK a a a
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
2.05 CinéCinémas 2
TOUT FEU
TOUT FLAMME a a
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
13.40 CinéCinémas
MERCI LA VIE a a
95206871
Bertrand Blier. Avec C. Gainsbourg
(Fr., 1991, 120 min) ?.
Comédies dramatiques
LE PETIT MONDE
DES BORROWERS a
16.05 Ciné Classics
Alexander Korda. Avec V. Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
Bertrand Blier. Avec G. Depardieu
(Fr., 1989, 90 min) %.
LA LOI DE LA PRAIRIE a
22.20 TCM
33403528
John Waters. Avec Divine
(EU, 1981, 80 min) &.
8.10 CinéCinémas 3
John Ford et Stuart Heisler.
Avec Dorothy Lamour
(EU, N., 1937, 105 min) &.
11.25 CinéCinémas 3
LADY HAMILTON a a
17.50 TCM
TROP BELLE POUR TOI a a a
HURRICANE a a
23.05 Cinétoile
J U I N
John Turturro dans « Barton Fink », d’Ethan et Joel Coen,
à 0.40 sur Cinéfaz
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.30 ; 22.00.
6.05 Vivre sa ville. Vivre et dormir à
proximité d'un aéroport. A l'occasion du
colloque Réconcilier le développement
du transport aérien et la qualité de l'environnement urbain. 7.05 Terre à terre.
Planète logo. Invités : Naomi Klein ;
Christian Jacquiau. 8.00 Les Vivants et
les Dieux. Nouvelles religiosités et sectes. Invitée : Danielle Hervieu-Léger.
8.45 Clin d'œil. A propos du tableau
Port-en-Bessin, l'avant-port à marée
haute de Georges Seurat. Invité : André
Raffrey. 9.07 Répliques. Merleau-Ponty
vivant. Invités : Myriam Revault D'Allonnes ; Frédéric Worms. 10.00 Concordance des temps. La Seine et les inondations de 1910. Invitée : Isabelle Backouche.
11.00 Le Bien commun.
Splendeurs et misères de la vie
associative. Invités : Elie Alfandari ;
Monique Sassier.
11.53 Résonances.
12.00 La Rumeur du monde.
13.30 Les Histoires
du pince-oreille.
Les Trois Sœurs casseroles,
de Marie Nimier.
14.00 Communauté des radios publiques de langue française. 14.55 Résonances. 15.00 Radio libre. Julien Clerc.
17.30 Studio danse. Portrait de Catherine Diverrès. 18.00 Poésie sur parole.
Poésie chinoise ; Alain Borne. 18.37 Profession spectateur. Carrefour. Et maintenant. Invité : Jacques Lassalle. Premières
loges. Poésie sonore dans les lavomatics.
Danse. Invité : Dominique Mercy. Livre.
Invité : Claude Confortès. Croquis en
demi-tons. Invités : Macha Makéïeff ; Jérôme Deschamps. Chroniques théâtre.
20.00 Jazz à l'affût. Bouffes du Nord - Ir-
cam. Invités : Benoît Delbecq ; Irène Jacob. Entretien avec le batteur Jim Black.
Festival de jazz de La Villette. Invité :
Claude Barthélémy.
20.50 Mauvais genres.
22.05 Etat de faits.
Syndics et vie d'immeuble.
23.00 Œuvres croisées. Jan Voss.
0.05 Clair de nuit. Mnémosyne. Tentative première. A la pointe extrême du
Kamtchatka romantique. Rencontre au
bout de la nuit : Pascal Laurens. Des
mots dans le vent : F Bérezné. 1.00 Les
Nuits de France-Culture (rediff.). Cet hiver la Chine. Que cent religions s'épanouissent ; 1.55 Cet hiver la Chine. Les
mouettes de Kunming ; 2.46 Carnet de notes. Archives d'un mélomane. Zao
Wou-ki et la musique ; 3.06 Les nuits magnétiques. Lettre à Chuong, à Hanoï ;
4.23 Les nuits magnétiques. Sa vie à elle.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 8.00 ;
9.00 ; 12.30 ; 18.00.
6.05 Violon d'Ingres. Invité : Christian
Robert, pour le Festival d'orgue à Bordeaux. Musique et formation. L'association des trombonistes des pays de la
Loire, avec Philippe Giraud. Le rendezvous des amateurs. Le groupe vocal
Emergence de Paris, avec Béatrice Malleret. Musique autrement. La fête de la musique, avec Jean-François Millier. 9.07
Concert Euroradio. Enregistré le 20 février, au Concertgebouw d'Amsterdam,
par l'Orchestre royal du Concertgebouw
d'Amsterdam, dir. Bernard Haitink : Concerto pour piano n˚4 op. 58, de Beethoven, Murray Perahia, piano ; Symphonie
n˚4 Romantique, de Bruckner. 11.00
Etonnez-moi Benoît.
12.40 L'Atelier du musicien.
Invité : Michaël Levinas.
Lettres enlacées II, de Levinas,
Christophe Desjardins, alto.
14.00 Concert.
Donné le 6 mai, salle Cortot,
à Paris. David Grimal, violon,
Xavier Phillips, violoncelle,
Georges Pludermacher, piano :
Sonate pour violon et piano en la
majeur, de Franck ; Trio pour
piano et cordes en la mineur,
de Ravel.
15.30 Cordes sensibles. Invité : François
Leleu. 18.08 Pêcheur de perles. 19.09
Place de l'Opéra.
19.30 Opéra Euroradio.
Pénélope. Opéra en trois actes
de Gabriel Fauré.
Par le Chœur de Radio France
et l'Orchestre national de France,
dir. Claude Schnitzler,
Luca Lombardo (Ulysse),
Isabelle Vernet (Pénélope),
Gilles Cachemaille (Eumée),
Sylvie Sullé (Euryclée),
François Le Roux (Eurymaque),
Elsa Maurus (Mélantho),
Elodie Méchain (Cléone).
23.00 Le Bel Aujourd'hui.
Par l'Orchestre symphonique
de la SWR, dir. Michael Gielen,
Laura Aikin, soprano : Pli selon Pli,
pour soprano et orchestre sur des
poèmes de Mallarmé, de Boulez.
1.00 Les Nuits de France-Musiques.
Radio Classique
Informations : 12.00, Questions
orales.
15.00 Voyages. Am Rhein.
Œuvres de Wagner, Bizet,
R. Schumann, Wieck-Schumann,
Liszt, Stamitz, Brahms, Beethoven,
Schenk, J. Straus père, Mahler,
chant grégorien.
17.30 La Nonette Tchèque. Enregistré le
3 avril, au théâtre de Saint-Quentin-enYvelines. Divertimento Nannerl Septet K
251, de Mozart ; Octuor, de Rubinstein ;
Sérénade pour vents (arrangement nonette pour vents et cordes op. 44), de
Dvorak. 19.00 Intermezzo. Œuvres de
Gyrowetz, Hummel.
20.00 Les Rendez-vous du soir.
Béla Bartok et ses écrits.
Chansons de France, de Debussy,
par l'Ensemble vocal
Jean Sourisse, dir. Jean Sourisse,
B. Vinson, mezzo-soprano ;
Le Bourgeois gentilhomme op. 60,
de R. Strauss, par l'Orchestre
symphonique de Chicago,
dir. F. Reiner ; Images (livre I),
de Debussy, Z. Kocsis, piano ;
Œuvres de Bartok : Suite de
danses, par la Philharmonia
Hungarica, dir. A. Dorati ;
2 danses roumaines op. 8a,
Z. Kocsis, piano ; Psalmus
Hungaricus, de Kodaly,
par le Chœur d'Etat Hongrois,
le Chœur d'enfants Béla Bartok
de Gyor et l'Orchestre du Festival
de Budapest, dir. I. Fischer,
A. Molna, ténor ; Œuvres de Liszt :
Rhapsodie hongroise n˚6,
G. Cziffra, piano ; Faust symphonie
(Mephistophélès et chœur final),
par le Chœur et l'Orchestre
symphonique de Chicago,
dir. Georg Solti, S. Jerusalem,
ténor ; La Walkyrie (adieux de
Wotan et incantation du feu),
de Wagner, par le National
Symphony Orchestra
of Washington, dir. A. Dorati.
22.00 Da Capo.
Le violoniste Joseph Szigeti.
Concerto pour violon BWV 1052,
de Bach, par l'Orchestre du
Festival de Prades, dir. P. Casals ;
Sonate n˚2, de Busoni ; Concerto
op. 77, de Brahms, par l'Orchestre
de Philadelphie, dir. E. Ormandy ;
Rhapsodie n˚1, de Bartok ;
Caprices op. 1 n˚9 et 24,
de Paganini.
0.00 Les Nuits de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
33
DIMANCHE
Le film
TF 1
17
J U I N
23.15
5.45 Aimer vivre en France.
6.40 TF 1 info. 6.45 TF ! jeunesse. 8.05 Disney !
9.50 et 10.55, 12.10, 19.55,
1.48 Météo.
9.55 Auto Moto.
6358272
11.00 Téléfoot.
2282123
12.05 Champions de demain.
Magazine.
12.15 Attention à la marche !
Divertissement.
12.50 A vrai dire. Magazine.
18.25 Ciné Classics
Le Dahlia bleu
George Marshall
(EU, 1946, N., v.o.).
Avec Alan Ladd,
Véronika Lake.
OHNNY MORRISON,
qui a fait la guerre du Pacifique, revient à Los Angeles avec deux amis, Buzz
(qui porte une plaque dans
la tête à la suite d’une blessure) et George. Il découvre que sa femme, Helen,
s’adonne à la boisson, est
la maîtresse de Harwood,
patron de la boîte de nuit
Le Dahlia bleu, et est responsable de la mort de
leur petit garçon. Après
une dispute, Johnny part
sous la pluie. Une mystérieuse jeune blonde le fait
monter dans sa voiture. Le
lendemain, Helen est trouvée morte, assassinée. Le
scénario est de Raymond
Chandler qui, d’une manière assez classique, a bâti
un suspense serré, avec plusieurs suspects, dont, naturellement, Johnny. Produit
par Paramount, ce film
noir se distingue par des
rapports tendus entre les
personnages, un climat de
violence auquel s’ajoutent
le désenchantement des anciens combattants et la fascination d’un couple mythique à nouveau réuni.
Jacques Siclier
J
13.00 Journal, Météo.
13.20 et 20.35
Au nom du sport.
13.22 TF1 fête 20 ans
de radio libre.
Classic Archive.
Sir Georg Solti.
10.20 Lettres d'Amérique.
New York, New York.
Les flambeurs.
10.50 Couples légendaires du
XXe siècle. Liz Taylor et Richard
Burton. 11.20 Les Fées du lo34
AMERICAN GIGOLO a
Le prix de la trahison.
Film. Paul Schrader.
Avec Richard Gere, Lauren Hutton,
Hector Elizondo, Nina Van Pallandt.
Policier (Etats-Unis, 1979) %.
5671253
14.20 Invisible Man. Série.
Un bien petit monde.
15.10 Traques sur Internet.
Le pouvoir des nombres.
16.05 7 à la maison. Chacun
cherche sa chacune.
16.55 Providence. Dernier
tango à Providence.
17.45 30 millions d'amis.
18.20 Vidéo gag. Jeu.
18.53 L'Euro en poche.
18.55 Sept à huit.
19.50 Parce qu'il y aura
toujours des hommes.
20.00 Journal, Tiercé, Météo.
20.50
LE PACIFICATEUR
Film. Mimi Leder.
Avec George Clooney, Nicole Kidman,
Marcel Lures. Action (EU, 1997). 43868765
Un officier américain tente de
retrouver des missiles nucléaires volés
par d'ignobles terroristes russes
et serbes. Sans grande surprise.
23.05 Les Films dans les salles.
La rédemption d'un prostitué mâle.
Une œuvre réalisée par le scénariste
Paul Schrader qui tente de transformer
un fait divers en réflexion métaphysique.
Curieux sinon vraiment réussi.
1654166
1.20 La Vie des médias.
1.35 TF 1 nuit.
1.50 Sept à huit. 3870050 2.40 Tchaïkovski, une
vie. 1922550 4.20 Histoires naturelles. Saumon
de minuit. Documentaire. 4543437 4.50 Musique. 4.55 Aventures asiatiques. Aventures asiatiques à Bornéo. Documentaire (55 min).
9719944
Magazine.
France 2
23.15
5.10 Pyramide. 5.40 Les
Égouts d'une grande ville. 6.10
Petitsmatins.cool. 7.00 Thé ou
café. 8.00 Rencontre à XV.
8.20 Expression directe.
8.30 Voix bouddhistes.
8.45 Islam.
9.15 A Bible ouverte.
9.30 Orthodoxie.
10.00 Présence protestante.
10.30 Le Jour du seigneur.
11.00 Messe.
11.50 Midi moins 7.
12.05 D.M.A (Dimanche
midi, Amar).
13.00 Journal.
13.25 Rapport du Loto.
13.26 Météo.
13.30 Les Jours euros.
13.35 Vivement dimanche.
LES DOCUMENTS DU DIMANCHE
EN ATTENDANT TAPIE
Documentaire. Christophe Bouchet
4000388
et Vassili Silovic.
Invité : Philippe Geluck.
15.35 Les Aventuriers
des îles oubliées.
Sous le vent
de Bougainville.
Documentaire [5/7].
16.30 Amy. Série.
D'un père à l'autre &.
17.20 Le Fugitif.
Série. Lagniappe.
18.10 Stade 2.
3045475
19.25 Vivement dimanche
prochain.
20.00 Journal, Météo.
20.50
URGENCES
Agitation de Noël &.
4936415
Mains froides, cœur chaud %.
793814
Le mal par le mal %.
8904104
Avec Anthony Edwards, Noah Wyle,
George Clooney, , Julianna Margulies.
Dans Mains froides, cœur chaud, Ross
est pressé d'épouser Carol, mais celle-ci
ne partage pas son empressement.
23.10 Les Jours euros.
Une interrogation sur le phénomène
Tapie, doublée d'une analyse critique de
son influence et de son pouvoir
de séduction.
0.20 Journal, Météo.
0.40 Les Documents du dimanche.
Bob Marley. Documentaire.
Jeremy Marre.
5081963
La vie et l'œuvre de la star.
2.00 Vivement dimanche prochain. Invité : Philippe
Geluck. 2564091 2.30 Savoir plus santé. Dons d'organes : mobilisation générale. 1117418 3.20 Thé ou
café. 7694147 4.10 Rome, ville impériale. Documentaire &. 6068944 4.35 Stade 2 (70 min). 9324012
France 3
22.50
6.00 Euronews. 6.40 Automobilisme. Les 24 heures du
Mans. 7.35 La Bande à Dexter. Le Diable de Tazmanie ;
13.30 Motocyclisme.
Courage, le chien froussard ;
Cléo et Chico ; Le Laboratoire
de Dexter ; Les Super Nanas ;
Ed, Edd et Eddy.
15.05 Tiercé.
15.25 Automobilisme.
10.15 C'est pas sorcier.
16.15 Athlétisme.
Les sous-marins
nucléaires.
10.50 Echappées sauvages.
Urgence sauvage [3/3] :
Vivre libre.
11.35 et 22.48 Les Jours euros.
11.40 12-14 de l’info, Météo.
13.25 Keno. Jeu.
FRANCE EUROPE
EXPRESS
Grand Prix de Catalogne.
125 cc et 250 cc.
41678
13.55 500 cc.
5319727
Les 24 heures du Mans.
L’Arrivée.
6939901
Grand Prix II IAAF.
Meeting du Nord. 3373562
La Cinquième
5.10 L'Université de tous les savoirs. Qu'est-ce que l'histoire
culturelle ? 6.00 Les Grands Documents
de
La
Cinquième. Avalanches. 6.50 Italien. Leçon nº17 [2/2]. 7.10 Debout les zouzous. 8.25 Et voici
la
petite
Lulu. 8.50 Au
royaume
de
Borovia. 9.00 Fraggle rock. Série.
9.25 L'Art du 7e jour.
13.25 Walker, Texas Ranger.
17.55 Va savoir.
Flâneries en Tunisie.
18.50 Le 19-20 de l'info.
20.05 Météo.
20.15 Tout le sport.
20.25 Mezrahi et ses amis.
Présenté par Christine Ockrent,
Gilles Leclerc et Serge July.
641388
23.55 Cinéma de minuit.
20.40
INSPECTEUR BARNABY
Sombre automne.
Série. Jeremy Silbertson.
Avec John Nettles, Daniel Casey,
Jane Wymark, Kate Maberly.
821320
Quand un homme à femmes est
assassiné par une main inconnue,
l'inspecteur se retrouve avec une liste
de suspects longue comme le bras.
22.30 Météo, Soir 3.
Cycle Tod Browning [4/4].
The Mystic a a a
Film. Tod Browning.
Avec Aileen Pringle, Dewitt Jennings,
Gladys Hulette, , Mitchell Lewis.
Drame (Etats-Unis, 1925, muet,
N., 70 min) &.
3774307
Un film de Tod Browning rarissime.
Il ne faut pas manquer ça!
Arte
gis. Documentaire. Nicolas
Stern. 12.15 Saveurs du
monde. Le Kerala, Inde. 12.50
Panoramas du monde. Le
Costa Rica, feu fertile. 13.45 Le
Journal de la santé. 14.05 Le
Cirque. Les cousins. C'est pas
dommage.
15.00 Super structures.
Le TGV [1/2].
51901
16.00 Spéciale Salon du Bourget. Les Armateurs du ciel. La
conquête de l'Atlantique Nord.
17.00 Fenêtre sur. Marseille.
17.30 Les Lumières du musichall. Claude François. 18.05
Odyssée(s). Le Vendée Globe
2001 vu par les caméras de six
de ses concurrents.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
19.00 BZZZ. Court métrage.
Felix Gönnert. Court
métrage d'animation
(1999, v.o., ).
19.05 Maestro. Pierre Boulez
dirige Mahler
et Schoenberg.
Par l’orchestre des jeunes
Gustav Malher.
Avec Petra Lang, mezzosoprano. Symphonie nº 10
en fa dièse majeur
de Gustav Mahler ;
Lied der Waldtaube
d’Arnold Schoenberg.
19.45 Météo.
19.50 Arte info.
20.15 Cinémaniac.
Final cut. Dessin animé.
22.10 Bugs Bunny & cie.
L'univers joyeux de Chuck Jones.
Documentaire. Margaret Selby. 5185456
En quelque soixante ans de carrière,
le génial Chuck Jones a réalisé plus
de trois cents films d'animation.
23.05 Vous avez dit animation ?
20.40
THEMA
SPÉCIALE FESTIVAL D'ANNECY
20.40 Le tombeau des lucioles a a
Film. Isao Takahata.
Animation (Japon, 1989) %. 100795123
Le destin de deux orphelins
dans les ruines de la guerre en 1945
au Japon. Une œuvre ambitieuse,
poignante, qui constitue une des
incontestables réussites du cinéma
d'animation japonais récent.
Documentaire. Christian Bech. 1781746
Tout ce que vous avez toujours
voulu savoir sur le film d'animation.
0.05 Nuit de l'animation. Magazine. Père et fille ;
Piège à cons ; La cible ; Papa et moi ; Plumes et
fourrures ; L’autre temps ; L’hiver ; Pierres ;
Credo ; Comics Trip ; Terminus : paradis ; Jusqu’aux os ; Ring of fire ; Snowdown ; Un couteau
parmi les fourchettes ; The man with the beautiful
eyes ; La jeune fille et les nuages ; Ça aurait dû être
moi ; Mon frère ; La ville fantôme ; Le nez à la fenêtre ; Au premier dimanche d’août ; Main dans la
main ; Il faut savoir attendre le bon moment ; À vol
d’abeille ; Bzzz ; La dispute ; Révolution ; Mon cousin ; Si tu savais ce que j’en pense ; Le bain
(130 min). 3258296
17
DIMANCHE
M6
J U I N
22.50
et Mortimer ; Godzilla ;
Rusty le robot.
10.55 Chérie, j'ai rétréci
les gosses. Série.
Chérie, je vais te donner
une leçon &.
11.40 Turbo, Warning.
12.20 Demain à la une.
Confiance aveugle &.
13.15 Si c'était demain.
Téléfilm. Jerry London.
Avec M. Smith-Osborne
[1/3] (EU, 1986).
1650727
15.45 Drôle de scène.
CULTURE PUB
Magazine.
Présenté par Christian Blachas
et Thomas Hervé.
Clip & pub ;
Gainsbarre, fils de pub ;
Opéra bouffe ou Opéra comique ?
6800543
Les Beatles.
16.05 Festival mondial
du Cirque à Paris.
Présenté par
Nathalie Vincent.
17.50 Loft Story. Jeu.
18.55 Largo Winch.
Série. L'engrenage.
19.50 Belle et zen. Magazine.
19.54 Le Six Minutes, Météo.
20.05 E = M 6.
Spécial robotique.
20.39 Météo des plages.
20.40 Sport 6.
20.45 Turbo sport.
Le rallye de l'Acropole.
20.50
23.20 Le Parfum de l'invisible
CAPITAL
Licenciements :
secrets et mensonges.
668630
Magazine présenté par Emmanuel Chain.
Marks & Spencer : histoire secrète
d’un fiasco ; Plans de reclassement :
poudre aux yeux ? Le James Bond de
la finance mondiale ; Fonds de pension :
les nouveaux maîtres du monde ?
Téléfilm érotique. Francis Nielsen
4062814
(France, 1997) !.
0.30 Sport 6. Magazine.
5210876
0.44 Météo.
0.45 M.
Concert : « 1 tour de M ».
1744708
2.30 M comme musique (270 min). 80229050
Canal +
S
22.05
diguian (France, 2000)
9.50 Eyes Wide Shut a a a
Film. Stanley Kubrick.
Avec Tom Cruise. Drame
9974949
(EU, 1999) ?.
f En clair jusqu'à 15.05
12.20 Peplum on the Street.
Court métrage.
Lionel Girard [1/10] &.
12.30 et 19.45 Le Journal.
12.40 Coluche à la télé.
Documentaire &.
13.10 Rions un peu
en attendant la rentrée.
Divertissement &.
13.35 Semaine des Guignols.
14.05 Partir avec National
Geographic. Requin-
INTRUSION
tigre, la peur bleue &. 9846949
Film. Rand Ravich. Avec Johnny Depp,
Charlize Theron, Samantha Eggar.
Science-fiction (EU, 1999) %.
2345982
15.05 Une balle dans la neige.
Téléfilm. Rob King.
Avec Craig Sheffer
774765
(EU, 1995) %.
16.35 La Cape et les Dossiers.
17.10 Mes pires potes.
Série. Soigne ta gauche &.
17.35 H. Série. Le manuscrit &.
18.00 Le Goût des autres a
Film. Agnès Jaoui.
Avec Jean-Pierre Bacri.
Comédie dramatique
677681
(Fr., 1999) &.
f En clair jusqu'à 20.35
19.55 Ça Cartoon. Magazine &.
Un astronaute, de retour d’un voyage
spatial, change brusquement
de comportement.
Est-ce un extraterrestre ?
23.50 Surprises.
0.00 Golf. En direct.
20.35
L'ÉQUIPE
DU DIMANCHE
Spécial dernière journée
US Open (4e journée).
du championnat italien, série A.
Les matches : Juventus - Bergame,
AS Rome - Parme, Lecce - Lazio Rome...
A deux journées de la fin du « scudetto »,
l’AS Rome comptait quatre points
d’avance sur la « Juve »...
177876
2.00 Le Journal du hard. #. 7076741 2.15 Max
Film. Fred Coppula. Classé X (Fr., 2000) #.
5279988 3.50 Mort clinique. Film. Charles McDougall. Suspense (Grande-Bretagne, 1998, v.o.,
85 min) ?. 1157470
L'émission
23.30 France 2
1985, Bernard
Tapie fait
un show
au palais
des Congrès :
entrée
en scène
au volant
d’une voiture,
dialogue
avec le public
et tour
de chant
EN ATTENDANT TAPIE. Pourquoi
a-t-on cru en lui ? Comment nous
a-t-il séduits ? Christophe Bouchet
et Vassili Silovic posent la question
C
ELA fait trois ans que Christophe
Bouchet et Vassili Silovic réfléchissent à ce film. A l’époque, Bernard Tapie était en prison. Le journaliste et le réalisateur ont commencé à contacter ceux qui
avaient fait un bout de chemin avec lui.
Parmi ses proches et ses partenaires en affaires, chez les politiques aussi, et les animateurs de télévision qui l’avaient invité,
beaucoup ont refusé de les rencontrer.
D’autres disaient : c’est inutile, il est fini, et
tout a été dit… Mais il s’en est quand
même trouvé quelques-uns – moins de
vingt – pour parler.
Récemment, dans un numéro de « Pièces à conviction » intitulé Bernard Tapie,
l’homme qui rebondit… (France 3, le
24 mai), Hervé Brusini et Elise Lucet
livraient des éléments d’enquête sur le retour de Tapie à l’Olympique de Marseille
et sur le Crédit lyonnais. Ici le but n’est pas
d’éclaircir les « affaires » ni de juger
MALANCA/SIPA
Reviens,
Bernard !
l’homme, mais d’essayer de comprendre la
relation que les Français ont entretenue
avec lui, comment ils se sont laissé séduire,
pourquoi ils avaient envie d’être séduits. Et
comment, peut-être, ils peuvent se laisser
prendre à nouveau. D’ailleurs, dans En attendant Tapie, aucune question ne
s’adresse à l’intéressé, et il n’apparaît pas,
sauf dans des images d’archives.
A l’exception du procureur Eric de Montgolfier, aucun interlocuteur ne parle vraiment « contre » Tapie. Ceux dont on penserait qu’ils lui en veulent le plus, Jacques
Mellick, l’ancien maire de Béthune, qui a
produit un faux témoignage dans l’affaire
Valenciennes-OM, ou Jean-Louis Levreau,
l’ancien vice-président de l’OM, répètent
qu’ils avaient le choix, que c’est eux qui
ont décidé d’« être avec lui ». Edmonde
Charles-Roux, Charles-Emile Loo (un proche de Gaston Defferre), Jacques Séguéla,
Pierre Despessailles (l’ancien banquier de
18.05 La Cinquième
Odyssée(s)
22.49 Météo.
7.25 Les Bébés félins. 8.20 A
l'attaque ! a Film. Robert Gué-
GAMMA
8.10 L'Etalon noir. 8.35 Indaba. La tenaille. 9.00 Studio
Sud. Premier album &.
9.30 M 6 Kid. Blake
l’homme d’affaires), tous témoignent de la
force de séduction de Tapie – « personne
ne lui résistait plus d’un quart d’heure ; et
pourtant on voyait ses défauts ! »
S’il est une séquence à ne pas rater (images d’archives inédites), c’est le show de
1985 au palais des Congrès (avec Anne Sinclair), où Bernard superstar fait une entrée
en scène fracassante, au volant d’une Porsche, devant un public d’étudiants en folie
acclamant celui qui n’était encore qu’un repreneur à succès. « C’était l’époque des dépôts de bilan, et par conséquent celle des repreneurs, commente André Bercoff. On
voulait changer la vie, mais on ne pouvait
pas le faire. Il a su profiter de ce vide. Le
show, la Porsche, les signes de la marchandise et du spectacle devenaient positifs. »
Quelques années après, il séduisait aussi
les politiques…
Th.-M. D.
IX skippers participant
à la quatrième édition
du Vendée Globe – départ le 9 novembre 2000 –
ont accepté la proposition
de Christian Deleau : embarquer une caméra dans
cette course en solitaire et
« écrire » leur journal de
bord. Ce qui a donné matière à ce documentaire,
Odyssée(s). Pendant ce
tour du monde sans escale
et sans assistance, en à
peine plus de quatre-vingtdix jours pour les tout premiers, quand le temps
(dans les deux sens du
terme) le leur permet, Michel Desjoyeaux, Ellen
Mac-Arthur, Roland Jourdain, Thomas Coville, Catherine
Chabaud
ou
Thierry Dubois nous font
partager des images inédites de cette aventure
humaine, sportive et technique.
Ce qui frappe, c’est la
sobriété avec laquelle tous
s’expriment, même lorsqu’ils craquent (et tous y
passent), face aux conditions extrêmes : sommeil
par tranches d’une demiheure, icebergs à la dérive,
casse du matériel qu’il faut
réparer grâce au système D. C’est que la fatigue, l’angoisse ou la volonté n’ont pas d’histoire.
Ellen Mac-Arthur a beau
nous avertir, avant de se filmer en train de risquer sa
vie en grimpant au haut du
mât de son bateau – « Si
vous pensez que je suis folle
de faire ce que je vais tenter
maintenant, vous avez absolument raison… » –, on comprend que cette expérience
ne se paie pas de mots.
Odyssée(s) suppose un téléspectateur actif, prêt à imaginer l’endurance physique
et mentale de ces marins.
Une invitation, en quelque
sorte, à un exercice d’admiration de ces « conquérants
de l’inutile ».
Martine Delahaye
a Rediffusions le 21 juin à
14 heures et le 22 à 15 heures.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
35
DIMANCHE
Le câble et le satellite
17
J U I N
TV 5
C-S-T
de personnalité &. 500823949
22.00 Journal TV 5.
22.15 et 1.05 Les Faux
Médicaments.
21.40
Série. Retour
aux sources &.
23.45 Images de pub.
Magazine.
RTL 9
Film. Zhang Yimou, Wang
Bin et Zhang Xleochun. Avec
Ge You, Gong Li. Drame
(1994) & (120 min). 503972036
C-T
Festival
19.50 Rien à cacher.
93977123
20.45 Wall Street a a
Film. Oliver Stone.
Avec Michael Douglas,
Charlie Sheen.
2084776
Drame (1987).
Téléfilm. J.-D. Verhaeghe.
Avec Dominique Labourier.
69983291
Claude Rich.
22.00 Elle a l'âge de ma fille.
Téléfilm. J. Otmezguine.
Avec François Marthouret,
Olivia Bonamy
82555746
(1997).
Magazine.
22.55 L'Implacable.
Téléfilm. Talun Hsu.
Avec Brigitte Nielsen,
Robert Davi (1996). 3868611
Les chaînes
du câble et
du satellite
C Câble
S CanalSatellite
T TPS
A AB Sat
Les cotes
des films
a On peut voir
a a A ne pas
manquer
aaa
Chef-d’œuvre
ou classique
C-S
6.40 On nous parle d'Amérique latine. 7.15 Doc Watson et fils. 8.15
Le Combat des humbles, la libération du centre de la France. [1/3] Le
peuple de la nuit. 8.45 Histoires
d'avions. Les ailes de Suède. 9.35
L'Homme technologique. [5/8]
Temps et mouvement. 10.25 Angélique Kidjo. L'amazone. 11.20
L'Inde fantôme, réflexions sur un
voyage. [7/7] Bombay. 12.10 7
jours sur Planète. 12.40 Les Elections présidentielles 1965-1988.
Histoire et évolution. 13.35 Tom Jones le Gallois. 14.05 Images de Patagonie. 15.25 Do You Remember
Revolution ? [2/2]. 16.25 Chronique de la forêt des Vosges. [3/4] Le
printemps. 16.55 Jesse Jackson, pèlerin de la politique. 18.15 Pierre
Dedieu et ses créatures. 19.00
Henry Jaglom, un réalisateur controversé. 20.00 Prenez-les vivants.
20.30 Un homme libre.
[1/2] La vie
d'Ernö Fisch.
21.30 Réactions nucléaires.
& Tous publics
% Accord
parental
souhaitable
? Accord
parental
indispensable
ou interdit
aux moins
de 12 ans
! Public adulte
Interdit
aux moins
de 16 ans
# Interdit
aux moins
de 18 ans
[3/13] La Grèce antique.
23.15 Cinq colonnes à la une.
56305272 0.10 On the Road to Desolation. Jack Kerouac (50 min).
Les
symboles
spéciaux
de Canal +
DD Dernière
diffusion
d Sous-titrage
spécial pour
les sourds
et les
malentendants
2412098
22.25 Anciennes civilisations.
Odyssée
C-T
9.10 Les Grands Fleuves. L'Amazone. 10.05 Une journée ordinaire
chez des animaux extraordinaires.
Entente sauvage. 10.55 Les Terres
de la région nord du Kenya. 11.40
Histoires de chevaux. Chevaliers
d'Arabie. 12.05 Neuf aventures.
Aventure 120. 13.00 L'Histoire du
monde. 13.05 New York. Le pouvoir et le peuple. 14.00 Saddam
Hussein ou l'art de la survie. 14.55
Grenouilles et compagnie. Le vagabond et la casanière. 15.25 Aventures africaines. [1/2] Au Kenya. 16.20
Journal d'un globe-trotter. CostaRica. 17.10 Renaissance. La fin de
la Renaissance. 18.10 Mon mari est
un gangster. 19.05 L'Espagne sauvage. Sur les chemins. 19.35 Fabuleusement riches. Une image qui
vaut de l'or.
20.25 La Terre en question.
Du sang, de la sueur
et du business.
500921833
20.55 Pays de France.
Magazine.
Refroidissement.
506972630
21.45 Panoramas du monde.
La Grèce, mémoire
et vie.
501238272
22.45 L'Hôpital flottant
des montagnes. 502660758
23.15 La Terre et ses mystères.
Dompteurs de l'hostile. 23.30 Un
port, des marins et la mer. [6/6]
Honfleur, Trouville, Dives. 0.25
Ecuador. La réponse des Huaronis
(50 min).
98516741
Pères. Documentaire
(65 min).
23698562
Magazine (60 min).
Paris Première
C-S
Série. Querelle
de pouvoir %.
Lueur noire.
Téléfilm. Michael Storey.
Avec Michael Ironside,
Tahnee Welch
501805982
(1998) %.
22.25 Courts au 13.
Pâques Man. Court métrage.
Michel Leray (1999).
22.40 Le Continent
des hommes-poissons a a
Film. Sergio Martino.
Avec Barbara Bach,
Joseph Cotten.
Film fantastique
576876123
(1978) ?.
5867384
21.00 Absence de malice a a
Film. Sydney Pollack.
Avec Paul Newman,
Sally Field. Drame
69834982
(1981, v.o.).
22.50 L'Actors Studio.
Sally Field.
Documentaire.
3759746
0.00 The Manhattan Project.
Enregistré dans les studios
de la Chelsea Television
à Manhattan.
Avec Lenny White. 3857789
1.00 Paris dernière.
Monte-Carlo TMC
C-S
19.15 Météo.
19.25 Boléro. Magazine. Invité :
0.20 Projet X-13.
Magazine (25 min). 504685383
Série Club
Dans les griffes
du dragon &.
Madame Colombo.
Série. Le mystère de la voiture
564291
jaune &.
21.25 Les Mystères
de l'Ouest. Série. La nuit
de la terreur &.
2768369
22.15 Le Fugitif. Série.
Crack in a Crystal Ball
(v.o.) &.
7231949
10374475
21.10 Network a a
Film. Sidney Lumet.
Avec Faye Dunaway,
William Holden. Drame
7435307
(1976) &.
23.00 413 Hope Street.
Série. Falling (v.o.) &. 514746
23.10 Météo.
23.15 Tour de chauffe.
Magazine.
23.45 Millennium.
Série. L'apprentissage
de l'ordinaire %.
479098
Analyse diabolique ?
(45 min).
1188383
83503475
0.20 Football mondial.
Magazine.
8549296
0.50 Michel Strogoff.
Série [5/7].
Jean-Pierre Decourt.
Avec Raimund Harmstorf,
Lorenza Guerrieri
(1975) & (55 min). 33704708
TF 6
Canal Jimmy
(v.o.) %.
35889901
20.30 That 70's Show.
Série. Fez est amoureux
27641388
(v.o.) &.
21.00 Les Soprano. Série.
20.00 V.I.P. Série. Y a-t-il
quelqu'un pour sauver
le prince ?
7902727
20.50 A cause d'elle a a
Film. Jean-Loup Hubert.
Avec Antoine Hubert,
Olivia Munoz.
Comédie dramatique
4774562
(1993) &.
Acharnement thérapeutique
31856291
(v.o.) %.
21.50 Star Trek,
Deep Space Nine.
22.40
22.40 Macho a a
Film. Bigas Luna.
Avec Javier Bardem,
Maria de Medeiros.
1150494
Comédie (1993) ?.
0.10 Sexe sans complexe.
6687895
0.35 Music place.
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
C-S
20.05 Action. Série. Elephant Girl
C-T
Magazine.
9284272
20.40 Club Classic.
20.20 Les Contes d'Avonlea.
Série. Cœurs
solitaires &.
C-T
19.50 Les Piégeurs. Série.
3252475
Pierre Pallardy.
533714630
20.30 Dossier n˚13. Magazine.
20.45 Soirée peur bleue.
20.00 Recto Verso. Invité :
Jacques Villeret.
C-S
19.40 New York District.
0.55 Télé-achat.
Magazine (155 min). 70594895
36
23.35 Désirs d'enfants.
13ème RUE
Magazine (50 min). 84643302
3863340
Les codes
du CSA
Le cas Pantex.
0.30 Les Nouvelles Filles
d'à côté. Série.
23.35
C-S
19.25
Série. La loi du cœur
(v.o.) &.
31113272
Star Trek. Série.
Retour sur soi-même
34879814
(v.o.) &.
Friends. Série. Celui qui
a vu mourir Rosita
33900543
(v.o.) &.
Ceux qui avaient trente ans
62254760
(v.o.) &.
0.25 The New Statesman.
Série. Que le meilleur gagne
89930876
(v.o., 25 min) %.
Histoire
Série. Skeeter chante
7883415
le blues.
Kirk. Série. Opération
1371456
amygdales.
Disney Channel
C-S
Reggae. [4/8].
De Kraftwerk à Daft Punk,
les électrons libres.
[8/13].
505924727
21.00 Biographies.
Le Siècle de Stanislavski.
Les années de glace et
506621369
de feu. [3/3].
21.55 François Bloch-Lainé,
le service public en tête.
Le temps de la pudeur
et de la résistance.
[1/3].
524534611
981340
18.30 Aux frontières
de l'étrange.
872765
Série. Vampires.
18.55 Le Monde merveilleux
de Disney.
19.00 Les Ailes de la victoire.
20.30
Téléfilm. Gary Nadeau.
Avec Christopher Lloyd
179384
(1997) &.
Drôle de frère. Série.
329098
Délicieux Louis.
20.55 La Double Vie
d'Eddie McDowd.
Série. Seize ans
(20 min).
23.20 Emile Zola ou
la conscience humaine.
Téléfilm. Stellio Lorenzi.
Avec Jean Topart
(1978) (40 min) &. 521733299
La Chaîne Histoire
6018272
20.55 Biographie.
Mahatma Gandhi,
le pèlerin de la paix.
508004543
Documentaire.
21.40 Sigmund Freud,
analyse d'une pensée.
507924475
Documentaire.
C-T
17.45 Spéciale
Wallace et Gromit.
Wallace et Gromit. 576170659
18.38 Autour
de Wallace et Gromit.
La queue.
Une lutte acharnée . 838458369
Air Academy. 506859017
Cartouche.
503414291
Calamity Jane. 509499340
Highlander.
509419104
19.00
19.30
19.55
20.20
20.44 Carland Cross
C-T
19.30 Les Leçons de musique
de Leonard Bernstein.
Deux ballets d'oiseaux.
97021253
Documentaire.
20.30 François Leleu.
91127307
21.00 Soirée Antonin Dvorak.
Dvorak Festival Concert.
Enregistré à l'Alte Oper
de Francfort, en 1993.
Avec Eva Randova,
12684253
contralto.
22.20 La Symphonie du
Nouveau Monde, de Dvorak.
Enregistré en 1966. Par
l'Orchestre philharmonique
de Berlin, dir. Herbert
12489340
von Karajan.
23.00 Mezzo l'hebdo.
Magazine.
22.25 Les Tombes d'Egypte.
Documentaire.
22.30 Le Mystère
des sables a
Film. Tony Maylam.
Avec Michael York.
Film d'espionnage
(GB, 1979).
509598123
0.10 La Chine,
l'Eveil du dragon.
Mutation au paradis.
[2/3] (55 min).
570507895
989170494
Mezzo
Documentaire.
Forum
Débat.
Muzzik
C-S
Débat.
20.00 How Strong
Is Sforzato ?
Débat.
503156611
23.00 Désir d'ivresse
et alcoolisme.
Débat (60 min).
503170291
Eurosport
C-S-T
20.30 CART. Championnat
413475
FedEx. A Detroit.
22.15 American News.
22.30 et 0.45 Rallye.
Championnat du monde.
7e manche. Rallye
de l'Acropole (Grèce).
4e jour.
881302
23.00 Eurosport soir.
23.15 Watts. Magazine.
23.45 NASCAR.
8906017
Winston Cup Series
A Brooklyn (45 min). 2513901
Pathé Sport
C-S-A
20.00 Beach soccer.
Une leçon de musique
de Walter Levin.
Documentaire. Thierry
500009758
Paul Benizeau.
21.00 Confréries du Maroc
à la Cité de la musique.
Enregistré à la Cité de
la musique, à Paris, en 2000.
Réalisation d'Isabelle
500019475
Soulard.
22.45 Sur la route avec
Christian Escoudé.
Documentaire.
503167727
22.00 Vote, l'apprentissage
de la démocratie ?
19.40 et 22.30 L'Agenda.
500973678
506001036
21.00 Carte blanche à.
49735982
Film. Roy Rowland.
Avec Dan Dailey.
Comédie musicale (EU, 1956)
55422673
(115 min).
C-S
20.00 De père en fils.
0.00 Viva Las Vegas a a
Magazine.
C-S
20.10 Les Mystères
de l'Histoire.
Exodus, un voyage
désespéré.
505043456
Télétoon
(27 min).
505080036
20.30 et 22.50 Souviens-toi
du futur.
18.00 L'Incorrigible Cory.
Série.
C-T
19.45 Les rythmes
nous parlent.
9978185
19.00 Cousin Skeeter.
C-T
20.30 La Fête des pères.
22.40 Ciné-Files.
.Planète
Série. Let's Get Fiscal
500076291
(v.o.) &.
Geena. Série. Momma
501614017
Bear (v.o.) &.
23.15 Vivre ! a a
0.00 Journal (TSR).
0.30 Soir 3 (France 3).
SYMBOLES
500458659
22.30 Dharma & Greg.
22.55
Canal J
18.05 Sabrina. Série.
81939524
18.30 Faut que ça saute !
Magazine.
Série. Le cousin &. 500803185
Oh ! Baby. Série.
Les nouveaux associés
(v.o.) &.
500461123
22.05 Maggie Winters.
Téléfilm. Alain-Michel Blanc.
Avec Fabrice Michel,
Solal Valentin
(1995).
22759814
« Spéciale Wallace et Gromit », à 17.45 sur Teletoon
C-T
21.15 Then Came You.
Magazine.
Avec Claude Bebéar. 78077494
Magazine.
Téva
20.50 Clueless. Série. Test
20.00 Journal (La Une).
20.30 Journal (France 2).
21.00 et 1.00 TV 5 infos.
21.05 Faut pas rêver.
502702369
23.40 Egberto Gismonti.
Avec Egberto Gismonti,
guitare. Réalisation
de Jana Markova. 503441185
0.05 Avec Egberto Gismonti,
piano. Réalisation
de Jana Markova. 500057760
0.30 The Joshua
Redman Quartet.
Enregistré à Montréal,
le 1er juillet 1995, lors
du Festival international
de jazz (60 min). 506972895
21.30
Coupe de France. Finale
et match pour la 3e place.
A Saint-Galmier. 500732253
Triathlon. eCoupe
du monde. 3 manche.
A Saint-Pétersbourg.500145611
22.30 Tennis de table.
ITTF Pro Tour. Open de
Chine. A Haikou. 500169291
Entre nous. Magazine.
23.30
23.45 Basket info.
Magazine (30 min). 507923727
Voyage
C-S
20.00 Voyage pratique.
Turquie de l'Est.
500001494
20.30 Jangal. Afrique du Sud,
les gains de la capture.
Documentaire.
500002415
500016681
21.00 Long courrier.
22.00 Pilot Guides.
Rio de Janeiro.
23.00 Circum.
0.00 Long courrier.
500031123
500022475
Magazine (60 min). 500042505
17
DIMANCHE
Sur les chaînes cinéma
TSR
19.30 TJ Soir. 19.50 Météo. 20.00 Mise
au point. 20.55 Mathieu Corot : Mise à
mort. Téléfilm. Pascale Dallet. Avec Michel Boujenah. 22.30 Les grands entretiens. Magazine. Josette Bauer, une
femme en cavale. 23.35 Julie Lescaut.
Recours en grâce (50 min).
Canal + vert
C-S
19.40 Partir avec National Geographic.
Requin-tigre, la peur bleue. 20.35 Eyes
Wide Shut a a a Film. Stanley Kubrick. Avec Tom Cruise. Drame (1999)
?. 23.10 A l'attaque ! a Film. Robert
Guédiguian. Avec Ariane Ascaride. Comédie dramatique (2000) &. 0.40
L'Equipe du dimanche (90 min).
Encyclopedia
C-S-A
19.30 Les Yeux de la découverte. Survivre. 20.00 et 20.20 Les Grandes Dates
de la science et de la technique. 20.35
Naissances et morts sous influences.
21.25 L'Aventure de l'homme. [2/2].
22.15 Voyages à Bornéo. L'or noir de
Madai. 22.40 Trilogie vénitienne. Le palais des Doges (25 min).
Comédie
C-S
20.00 Saturday Night Live 90's. Shannen Doherty. 21.00 Sitcomédie. Série
(v.o.). 23.00 Deux sœurs vivaient en
paix a Film. Irving Reis. Avec Cary
Grant. Comédie sentimentale (1947,
N.). 0.30 Demandez le programme
(30 min).
BELLES DE L'OUEST a
18.10 Cinéfaz
C-S
19.30 et 22.30 Le JDM. 19.50 Replay.
20.00 et 2.15 MCM Tubes. 20.30 Dragon, l'histoire de Bruce Lee. Film. Rob
Cohen. Avec Jason Scott Lee. Film biographique (1993) %. 23.00 Total Rap.
0.30 Ben Harper. Concert en 1999
(60 min).
MTV
C-S-T
20.00 So 90's. 20.55 MTV's French Link
Weekend Edition. 21.00 Stylissimo.
21.30 Real World Boston. Série. 22.00
et 0.00 MTV Movie Awards 2001. 0.00
MTV Movie Awards 2001 Uncensored.
1.00 Sunday Night Music Mix
(240 min).
Régions
S-T
19.30 Autrement dit. 19.45 Harmony.
20.00 Cultures sud. 20.05 Eclats de
mer. 21.05 Hebdo SPM. 21.15 Hebdo
Vanuatu. 21.30 Tribo Babo. 22.25 Boîte
à asso's. 22.30 Caraïbes (30 min).
LCI
C-S-T
9.10 Le Club de l'économie. 10.10 La
Bourse et votre argent. 10.40 et 14.10,
17.10 Musiques. 11.10 et 20.40 Actions.Bourse. 11.40 et 17.40, 21.40
L'Hebdo du Monde. 12.10 et 0.10 Le
Monde des idées. 14.40 et 19.40 Le
Journal des régions. 15.10 LCA. 16.10
et 21.10 Place au livre. 18.10 et 22.10
La Vie des médias. 19.00 Le Grand jury
RTL - Le Monde - LCI. 22.40 et 23.10,
23.40, 1.10 Le Week-end politique.
22.55 et 23.25, 23.55, 1.25 Sports week-
end (15 min).
Euronews
C-S
6.00 Infos, Sport, Economia, météo toutes les demi-heures jusqu'à 2.00. 10.00
Culture, Cinéma, Style, Visa, Europeans, 2000, Globus, International et
No Comment toute la journée. 19.00
Journal, Analyse et Europa jusqu'à 0.30.
CNN
C-S
17.30 This Week in NBA. 19.30 Business Unusual. 0.00 et 2.00 This Morning Asia. 0.30 et 1.30 Asia Business
Morning. 1.00 et 2.00 This Morning.
2.30 Science & Technology Week. 3.00
Best of Larry King (60 min).
TV Breizh
C-S-T
19.30 Débat. 20.30 Argoad. 22.30 Un
étonnant voyageur. Michel Le Bris.
23.30 Armorick'n'roll. Invités : Loupous System Fonk (60 min).
18.00 CinéCinémas 2
503850895
Jeremiah Chechik.
Avec Uma Thurman
(EU, 1998, 95 min) &.
TOUT FEU
TOUT FLAMME a a
10596320
Clint Eastwood. Avec C. Eastwood
(EU, 1985, 113 min) %.
LE PETIT MONDE
DES BORROWERS a
VIVA MARIA a a
Comédies dramatiques
LES INDOMPTABLES a a
8.00 TCM
63272765
Nicholas Ray. Avec R. Mitchum
(EU, N., 1952, 113 min) &.
LES TUNIQUES
ÉCARLATES a a
13.00 TCM
24275765
Phil Karlson.
Avec Robert Mitchum
(EU, 1963, 90 min) &.
98930017
9.25 Cinéfaz
Histoire
546698901
John Frankenheimer.
Avec Frank Sinatra
(EU, N., 1962, 125 min) &.
Jacques Feyder. Avec M. Glory
(Fr., N., 1938, 110 min) &.
VIVRE SA VIE a a
LES HAUTS
DE HURLEVENT a
Jean-Luc Godard.
Avec Anna Karina
(Fr., N., 1962, 85 min) %.
506817475
23.30 Ciné Classics
William Wyler. Avec M. Oberon
(EU, N., 1939, 100 min) &.
WESTERN a a
MERCI LA VIE a a
Manuel Poirier.
Avec Sergi Lopez
(Fr., 1997, 135 min) &.
61919611
NOTRE HISTOIRE a a
11.10 CinéCinémas 3
505441494
Bertrand Blier. Avec Alain Delon
(Fr., 1984, 110 min) %.
SANS PITIÉ a a
0.55 Ciné Classics
23032234
Alberto Lattuada. Avec G. Masina
(It., N., 1948, 86 min) &.
SARATOGA a
20.45 Cinéstar 1
505304524
Michael Caton-Jones.
Avec Matthew Modine
(EU, 1990, 105 min) %.
L'ENNEMI PUBLIC a a
509147678
Vincent Ward.
Avec Robin Williams
(EU, 1998, 106 min) &.
20.30 Ciné Classics
CARRIE AU BAL
DU DIABLE a a
0.20 Cinétoile
LAST SEDUCTION a a a
501642340
508063963
Stanley Kramer.
Avec Gregory Peck
(EU, N., 1959, 130 min) &.
26453456
L'ŒIl DU MONOCLE a
590526765
Georges Lautner.
Avec Paul Meurisse
(Fr., N., 1962, 80 min) &.
61917253
18.50 TCM
42391678
81062833
573092833
82417857
62309611
Robert Towne. Avec Mel Gibson
(EU, 1988, 115 min) %.
US MARSHALS a
50398291
8.10 Cinéstar 1
18.10 Cinéstar 2
508886663
505348727
Stuart Baird. Avec T. Lee Jones
(EU, 1998, 130 min) &.
LE FAUX COUPABLE a
35021746
503096895
TEQUILA SUNRISE a
George Marshall. Avec Alan Ladd
(EU, N., 1946, 95 min) &.
Alfred Hitchcock. Avec H. Fonda
(EU, N., 1956, 105 min) &.
1.40 CinéCinémas 3
Ole Bornedal.
Avec Ewan McGregor
(EU, 1998, 100 min) ?.
8.55 CinéCinémas 2
1.45 CinéCinémas
LE DAHLIA BLEU a a
22.40 TCM
16361765
Alfred Hitchcock. Avec R. Milland
(EU, 1954, 90 min) &.
Henri Verneuil. Avec P. Dewaere
(Fr., 1982, 135 min) &.
Alexander Korda. Avec V. Leigh
(GB, N., 1941, 125 min) &.
18.25 Ciné Classics
20.45 TCM
MILLE MILLIARDS
DE DOLLARS a a
LADY HAMILTON a a
Jacques Becker.
Avec Roger Pigaut
(Fr., N., 1947, 95 min) &.
LE CRIME ÉTAIT PRESQUE
PARFAIT a
Alan J. Pakula. Avec D. Hoffman
(EU, 1976, 130 min) &.
504978630
8.40 Ciné Classics
517192673
10.40 CinéCinémas
22.05 CinéCinémas
97588321
Jean-Paul Le Chanois.
Avec Michèle Morgan
(Fr., N., 1949, 95 min) &.
William Wyler. Avec Bette Davis
(EU, N., 1941, 115 min) &.
ANTOINE
ET ANTOINETTE a a
1.50 Cinéfaz
John Dahl. Avec L. Fiorentino
(EU, 1993, 110 min) ?.
LES HOMMES
DU PRÉSIDENT a a
LA VIPÈRE a a
Comédies
56372524
William A. Wellman.
Avec James Cagney
(EU, N., 1931, 84 min) &.
Damiano Damiani.
Avec Vanni De Maigret
(It., N., 1962, 95 min) &.
21.00 Cinétoile
76975321
18.05 CinéCinémas 3
LA BELLE QUE VOILÀ a
MEMPHIS BELLE a
16830982
2.15 TCM
20901760
2.25 Ciné Classics
10.00 TCM
Sidney J. Furie. Avec F. Sinatra
(GB, 1967, 100 min) %.
LE DERNIER RIVAGE a a
35033017
CALME BLANC a a
AU-DELÀ DE NOS RÊVES a
THÉ ET SYMPATHIE a a
Vincente Minnelli.
Avec Deborah Kerr
(EU, 1956, 120 min) &.
45047833
Cecil B. DeMille. Avec F. March
(EU, N., 1932, 117 min) &.
CHANTAGE AU MEURTRE a
Jack Conway. Avec Clark Gable
(EU, N., 1937, 90 min) &.
16.45 TCM
10.40 Ciné Classics
Philip Noyce. Avec Sam Neill
(Austr., 1989, 92 min) &.
10.20 Cinéstar 1
L'ÎLE DES AMOURS
INTERDITES a a
585880949
Policiers
500114611
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT RYAN a a
590507678
6.40 CinéCinémas 3
LE SIGNE DE LA CROIX a a
63488456
Fantastique
20.45 Cinéfaz
72746956
CAMILLE CLAUDEL a a
Bruno Nuytten. Avec I. Adjani
(Fr., 1988, 170 min) %.
Brian De Palma.
Avec Sissy Spacek
(EU, 1976, 100 min) !.
4.10 TCM
MASSACRE
POUR UN FAUVE a
6.35 Ciné Classics
UN CRIME
DANS LA TÊTE a a
21.55 Ciné Classics
Steven Spielberg. Avec T. Hanks
(EU, 1998, 161 min) &.
509166104
Cecil B. DeMille. Avec G. Cooper
(EU, 1940, 120 min) &.
7.35 Cinéfaz
505874543
Louis Malle. Avec Brigitte Bardot
(Fr. - It., 1965, 120 min) &.
Peter Hewitt.
Avec John Goodman
(EU, 1998, 85 min) &.
12.40 Ciné Classics
508416098
9.45 Cinétoile
LES GENS DU VOYAGE a
Bertrand Blier. Avec C. Gainsbourg
(Fr., 1991, 120 min) ?.
David Butler. Avec Bob Hope
(EU, N., 1943, 90 min) &.
504838291
509602302
8.40 CinéCinémas
UNE AVENTURE
DANGEREUSE a
17.50 Cinétoile
0.50 Cinéstar 2
Benoît Jacquot. Avec S. Kiberlain
(Fr., 1997, 90 min) &.
8.00 Cinétoile
509915017
Jean-Paul Rappeneau.
Avec Yves Montand
(Fr., 1981, 100 min) &.
14.50 TCM
22.05 CinéCinémas 2
500707524
Joe Dante. Avec Gregory Smith
(EU, 1998, 106 min) &.
22.25 CinéCinémas 3
LE CAVALIER
SOLITAIRE a a
21.00 CinéCinémas 3
507803746
Michel Deville.
Avec Eddie Constantine
(Fr., N., 1964, 90 min) &.
SMALL SOLDIERS a a
CHAPEAU MELON
ET BOTTES DE CUIR a a
0.10 CinéCinémas 3
LE SEPTIÈME CIEL a a
22.55 Cinétoile
C-T
20.00 Le 13. 20.30 Passages. 21.00 Les
Années 60. 21.30 La Bataille de Hastings. 22.00 Bonjour l'ancêtre. Invité :
Jacques Lasfargue. 22.30 Le Journal
des régions soir. 22.50 Le Journal de
l'Outremer. 23.00 Le Club des visionautes. 23.05 Le Sable de la discorde
(25 min).
RFO Sat
510263949
Tamra Davis
et Jonathan Kaplan.
Avec Madeleine Stowe
(EU, 1994, 100 min) &.
11.05 CinéCinémas 2
MCM
LUCKY JO a a
Action
RTBF 1
19.30 Journal, Météo. 20.10 Le Jardin
extraordinaire. Elsa de Lacerda. 20.50
Les Nouvelles Aventures de Tequila et
Bonetti. Série. La nouvelle équipe.
21.45 Waikiki Ouest. Trafic de filles
[1/2]. 22.35 Ally McBeal. Préjugés.
23.20 Contacts (5 min).
J U I N
Anna Karina et Sady Rebbot dans « Vivre sa vie »,
de Jean-Luc Godard, à 23.30 sur Ciné Classics
f Horaires en gras italique =
diffusions en v.o.
La radio
France-Culture
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 9.00 ;
12.30 ; 18.30 ; 22.00.
6.05 En étrange pays (rediff.). 7.05 Entrerevues. La revue Poïesis. Invités : Stéphane Gruet ; Françoise Lebrun. 7.30 La
Vie des revues. Singulière mélancolie. Invitée : Catherine Chabert. 8.00 Orthodoxie. 8.30 Service religieux organisé par
la Fédération protestante de France.
9.07 Ecoute Israël. 9.40 Divers aspects
de la pensée contemporaine. 10.00
Messe. Célébrée en direct de la chapelle
du lycée Sainte-Marie à Antony. 11.00
L'Esprit public.
12.00 De bouche à oreille.
Les fruits du pêcher.
Invités : Christian Hillaire ;
André Patureau ; Norbert Vallée.
12.40 Des Papous dans la tête.
14.00 Nouveau répertoire
dramatique.
Jane, de Catherine Anne.
Le Collier d'Hélène,
de Carole Fréchette.
16.00 Libertés de presse. Le système Berlusconi est-il une menace pour la démocratie ? 17.00 Une vie, une œuvre. Miro,
dans le labyrinthe des rêves, 1893-1983.
18.35 Rendez-vous de la rédaction.
19.30 For intérieur. Christine Jordis.
20.30 Le Concert.
Transcontinentales.
Le duo Julien Loureau,
Bojan Zulficarpacic. Enregistré au
studio Charles-Trenet, à la Maison
de Radio France, le 14 juin 2001.
21.30 Vestiaire.
22.05 Projection privée.
Jean-Pierre Eugène pour
La musique dans les films
d'Hitchcock. Dominique Païni
pour l'exposition et son catalogue
Hitchcock et les arts.
22.35 Atelier de création
radiophonique.
Dans l'herbe.
0.05 Equinoxe.
Mamar Kassey, le souffle du
Niger. Enregistré au studio 106,
à la Maison de Radio France,
le 13 juin 2001. Invité : Camel Zekri.
1.00 Les Nuits
de France-Culture (rediff.).
Cet hiver la Chine.
Canton, marche d'Etat ;
1.55 La matinée des autres.
La princesse aux nuages azurés
ou le retour du taoïsme en Chine
continentale ;
3.17 Agora. Phan Huy Duong ;
3.45 Périple indochinois ;
3.52 Une vie, une œuvre.
Georges Séferis ;
5.12 Agora.
Invités : Pascal Charvet ;
Arnaud Zucker ;
5.43 Mythologies.
France-Musiques
Informations : 6.00 ; 7.00 ; 9.00 ;
12.30 ; 19.00.
6.05 Variations sur un thème.
9.09 Concert.
Donné le 20 septembre 2000,
à l'auditorium du Musée
du Louvre, à Paris.
Natalia Gutman, violoncelle,
Alexandre Rabinovitch, piano :
Sonate n˚3 op. 69, de Beethoven ;
Cinq pièces dans le style populaire
op. 102, de R. Schumann ;
Bein Männern, welche Liebe
fühlen : Sept variations sur
un thème de La Flûte enchantée
de Mozart, de Beethoven ;
Sonate op. 40, de Chostakovitch
(rediff.).
11.00 Le Fauteuil
de monsieur Dimanche.
Simon Boccanegra (n˚11).
Verdi après Simon Boccanegra
(n˚1) : Otello.
12.35 Les Greniers de la mémoire.
Iannis Xenakis (1922-2001, n˚1).
13.30 Chants des toiles.
14.00 D'une rive à l'autre.
15.30 Le Pavé dans la mare.
Symphonie n˚7 op.70, de Dvorak.
18.00 Jazz de cœur,
jazz de pique.
19.07 Concert Euroradio.
Par l'Orchestre du Gewandhaus
de Leipzig, dir. Herbert Blomstedt :
Scène chantée pour baryton
et orchestre, de Hartmann ;
Symphonie alpestre op. 64,
de R. Strauss.
20.30 Loge privée.
22.00 A l'improviste.
Invité : François Vidil.
23.00 Sanza.
Dans le panier d'Ocora :
instruments curieux.
0.00 Le Jazz, probablement.
Jazz en formes et en couleurs.
De Klein à Picasso en passant
par Cézanne, ou Bram Van Velde,
évoqués par Claude Barthélémy,
Coleman Hawkins, Miles Davis,
André Jaume, François Jeanneau,
Daniel Humair, et bien d'autres.
1.00 Les Nuits
de France-Musiques.
Radio Classique
14.30 Au cœur d'une œuvre.
Les « Variations sur un thème
de Purcell », de Britten.
16.30 Récital du pianiste
Alexandre Tharaud.
Enregistré le 27 janvier, au théâtre
de la ville. Nouvelles suites
(3e livre : suite en la), de Rameau ;
Sonate n˚13 D 664, de Schubert ;
Variations op. 27, de Webern ;
L'Apprenti sorcier, de
Dukas - Tharaud.
18.00 L'Agenda de la semaine.
18.05 Têtes d'affiche.
20.00 Soirée lyrique.
Benvenuot Cellini.
Opéra en deux actes de Berlioz.
Interprété par le Chœur de l'opéra
royal de Covent Garden
et l'Orchestre symphonique
de la BBC, dir. Colin Davis,
Nicolaï Gedda (Benvenuto
Cellini), Jules Bastin (Giacomo
Balducci), Robert Massard
(Fieramosca), Roger Soyer
(le pape Clément VII),
Derek Blackwell (Fransesco),
Robert Lloyd (Bernardino),
Raimund Herincx (Pompeo),
Hugues Cuénod (Cabaretier),
Christiane Eda-Pierre (Teresa),
Jane Berbié (Ascanio),
Janine Reiss (Colombine).
22.45 Soirée lyrique (suite).
Le ténor Nicolaï Gedda.
Bénédiction et serment, de Liszt ;
Guillaume Tell (Asile héréditaire),
de Rossini ; La Muette de Portici
(Du pauvre seul ami), d'Auber ;
Les Huguenots (Beauté divine
enchanteresse), de Meyerbeer.
23.10. Abu Hassan.
Opéra en un acte de Weber.
Interprété par le Chœur
et l'Orchestre de l'opéra de
Bavière, dir. Wolfgang Sawallisch,
Nicolaï Gedda (Abu Hassan),
Edda Moser (Fatima),
Kurt Moll (Omar).
0.00 Les Nuits de Radio Classique.
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
37
UNE SELECTION
SAM LEVIN
VIDEO-DVD
Jean Gabin
Affinités naturalistes
LA BÊTE HUMAINE. Jean Renoir
T
ROIS films représentatifs de la
vitalité du cinéma français à la
fin des années 1930, tous trois
avec Jean Gabin en vedette, ont été
très bien réédités en DVD par Canal + Vidéo : remastérisation des
copies restituées dans un somptueux noir et blanc, ajout de suppléments (bande-annonce, brève interview du réalisateur). Bravo. On
peut détruire prudemment une légende en laissant de côté le trop célèbre Quai des brumes, de Marcel
Carné (1938), faux classique
alourdi par une volonté poétique
artificielle. Plus intéressant est Pépé
le Moko, de Julien Duvivier (1937),
le pessimisme du cinéaste s’alliant
ici avec un sens indiscutable de la
fatalité, typique du cinéma de cette
époque. Mais c’est bien La Bête humaine, de Jean Renoir, qui constitue un chef-d’œuvre indiscutable.
A l’origine du film, une commande du producteur Robert Hakim, qui voulait exaucer un vœu
d’enfant exprimé par Jean Gabin :
conduire une locomotive. Robert
Hakim propose à Renoir une adaptation de La Bête humaine d’Emile
Zola. Après avoir rejeté un premier
découpage écrit par Roger Martin
du Gard, le cinéaste reprend le scénario et en propose un autre, écrit
en douze jours. C’est, après Nana,
tourné en 1926, la deuxième fois
qu’il s’attaque à un roman de
l’auteur de Germinal, et les qualités
du film confirmeront d’ailleurs la
grande affinité du réalisateur avec
la littérature naturaliste française
et sa volonté de faire descendre les
causes des enchaînements tragiques du côté des hommes et non
plus d’une obscure fatalité.
38
Renoir choisit de transplanter le
récit à l’époque contemporaine,
gagnant en intensité ce qu’il délaissait par ailleurs en refusant la solution de la reconstitution historique. Son héros, Jean Lantier, est un
cheminot en proie à de soudaines
crises de violence consécutives à
une hérédité alcoolique. Témoin
d’un homicide, il tombe amoureux
de la femme de l’assassin, chef de
station d’une jalousie maladive.
Cette passion nourrie par le crime
et le mensonge finira dans le meurtre et le suicide.
C’est d’abord l’admirable direction d’acteurs qui réussit à décrire
les divers basculements des
consciences et les atavismes qui
guideront les actions des personnages. Le choix de Simone Simon
pour incarner la femme fatale, fait
de celle-ci bien plus qu’un stéréotype romanesque, mais un exemple troublant de personnage guidé,
jusqu’à la destruction, par son propre désir sexuel. La mise en scène
conjugue le réalisme des lieux et
des actions (les six premières minutes sont muettes et décrivent les
gestes précis des conducteurs de la
locomotive lancée à vive allure,
dans un déchaînement de métal et
de feu) avec une discrète dramaturgie qui utilise les cadres dans le
cadre et les symboles subtils, expression d’un regard à la fois documentaire et abstrait sur les passions humaines.
Jean-François Rauger
a 1 DVD, N. , version française,
93 min, Canal + Vidéo classique,
179 F ou 27,28 (prix indicatif).
Le Monde Télévision b Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001
Cecil
B. Demented
Roméo
doit mourir
CINÉMA
Le dernier film
de John Waters, qui voit
une star hollywoodienne
(Mélanie Griffith) enlevée
par un commando se
réclamant du cinéma
underground, fait figure de
gentille et plaisante
provocation, bourrée de
clins d’œil. Mais c’est sur le
deuxième disque qu’on
trouve le meilleur : un
documentaire passionnant,
Divine Trash (90 min), qui
retrace les débuts de
« l’Andy Warhol de
Baltimore ». Un flash-back
très complet sur la carrière
du réalisateur de Pink
Flamingo’s. Jim Jarmusch
ou Steve Buscemi disent
tout ce qu’ils doivent à ce
briseur de tabous, associé à
Divine, l’ancêtre des
drag-queens. Toute une
époque… – O. M.
a 1 double DVD, couleur,
v.o. sous-titrée et v.f.,
85 min, Studio Canal,
149 F (22,71 ¤),
99 F (15,09 ¤) la cassette.
CINÉMA
Valeur montante
du cinéma d’arts martiaux
hongkongais, Jet Li
a débuté à Hollywood
dans L’Arme fatale 4, mais
c’est dans ce film
d’Andrzej Bartkowiak,
réalisé sur mesure,
qu’il s’impose tout à fait.
Si le scénario est un peu
poussif, sur fond
d’affrontements entre
gangs chinois et noirs,
la chorégraphie des scènes
d’action ne déçoit pas.
Le cocktail hip-hop et
kung-fu fonctionne bien
et les bonus sont copieux,
avec, notamment,
le décryptage d’une cascade
impressionnante.
La carrière de Jet Li
est lancée : son prochain
film, Le Baiser du dragon,
est produit par Luc
Besson… – O. M.
a 1 DVD, couleur, 2
langues, 7 sous-titrages,
110 min, Warner Home
Video, 149 F (22,71 ¤).
Fucking Amal
CINÉMA
Amal est une petite ville du
fin fond de la Suède. C’est
dans ce « trou » où jamais
rien n’arrive qu’Agnès, seize
ans, et Elin, quatorze ans
traînent leur ennui
(Rebecca Liljeberg
et Alexandra Dahlstrom
magnifiques de naturel).
Les deux adolescentes,
amoureuses l’une de l’autre
sans oser l’avouer, finiront
par découvrir leur
homosexualité avec
bonheur. Pour son premier
long métrage (1998), le
jeune cinéaste suédois
Lukas Moodysson réussit
une chronique sensible et
intelligente de l’adolescence.
En bonus, le commentaire
du réalisateur, en vostf. – T. Ni.
a 1 DVD, couleur, suédois
avec sous-titre français
imposé et français,
Dolby 2.0, 16/9 compatible
4/3, 85 min, CTV/Film
Office, 179 F (27,16 ¤)
Nuits
américaines
Permanent
midnight
Je préfère
le bruit
de la mer
CINÉMA
C’est une histoire vraie, celle
de Jerry Stahl, que raconte,
à coups de flash-back,
David Veloz, d’après une
histoire originale de
Quentin Tarantino.
Scénariste à succès de Clair
de lune et de Twin Peaks, le
personnage, bien incarné
par Ben Stiller, raconte sa
déchéance due à la drogue
et brosse par la même
occasion une chronique
ravageuse de Hollywood.
Interviews en bonus et
surtout des scènes coupées
assez cocasses. – O. M.
a 1 DVD, couleur, v.o.
sous-titrée et v.f., 85 min,
Opening, distribution
GCTHV, 179 F (27,28 ¤).
CINÉMA
Un homme d’affaires
divorcé, qui vit seul
avec son fils, accueille
un jeune parent éloigné,
renfermé et orgueilleux.
La présence de celui-ci va
bouleverser la fausse
tranquillité de la famille.
Avec un sens très aigu
de la psychologie, Mimmo
Calopresti réalise un film
qui évoque finement les
problèmes liés aux barrières
de classes sociales,
de cultures et de
générations. Une œuvre
modeste et juste qui va
droit à l’essentiel. – O. M.
a 1 cassette, couleur, v.o.
sous-titrée, 85 min, Arte
Vidéo, 133 F (20,27 ¤).
CINÉMA
Aux Etats-Unis, dans les
années 1950, les cinémas de
quartier proposaient des
soirées avec deux films au
programme. C’est de cette
formule que s’inspire la
collection « Nuits
américaines » déclinée en
douze DVD. Au menu du
premier volume : D. O. A.,
Dead on Arrival (Mort à
l’arrivée) de Rudolph Maté
(1950), avec Edmond
O’Brien, un homme se rend
au commissariat pour
signaler son propre meurtre,
et Suddenly (Je dois tuer)
de Lewis Allen (1954),
avec Frank Sinatra en
tueur préparant l’assassinat
du président. – T. Ni.
a 1 DVD, deux faces, N.,
anglais et anglais sous-titré,
Dolby mono, 77 min
et 83 min, Sony Music
Video, 219 F (33,23 ¤).
(Prix indicatifs.)
COURRIER
LA PAROLE AUX LECTEURS
chantent, près de trois heures durant, la même ritournelle. A de rares nuances près ! Ce qui explique probablement cette désagréable impression de monotonie
qui se dégage de cette « Anglovision » ou, plutôt… « Eurovision », me souffle-t-on. Ah bon ?
L’enfer,
c’est le « Loft ! »
Pourquoi ce rejet-fascination
de l’intellectuel de base face à
« Loft Story » ? Parce que
l’émission nous renvoie avec
cruauté une image de notre
vide, en un minable remake du
Huis clos sartrien ? Et si les petits pantins manipulés, qui se
croient libres parce qu’ils ont
été choisis pour entrer dans la
boîte de Pandore, c’était notre
image de marionnettes minables qu’ils nous renvoyaient ?
Angoisse et sueurs froides !
Nous supportons nos médiocrités uniquement lorsqu’elles
sont mises en fiction, transcendées par la magie de l’art. Nous
ne supportons plus leur mise à
nu brutale et clinquante, lorsqu’elle se fait passer pour la
vraie vie. Pouvons-nous être
rassurés en nous persuadant
que « Loft Story », ce n’est pas
le réel, mais seulement une
(une de plus) grand-guignolesque et mensongère mise en
scène de la vie ? Et si justement
c’était cela que nous ne supportions pas, cette mise en abyme,
ce jeu de miroirs où l’on perd la
notion de la fiction et du réel ?
Car au fond du tout dernier miroir, ce que nous trouvons c’est
que notre vraie vie si magnifiquement libre n’est elle aussi
que fiction et mise en scène,
mal écrite et orchestrée par qui
donc, déjà ? Nous sommes tous
enfermés dans ce p… de
« Loft ». Au secours, monsieur
Sartre !
Marie-Hélène Brizet
Punaauia (Tahiti),
par courrier électronique
Pourquoi
se donner du mal ?
La cible de « Loft Story » serait les jeunes, tous les sondages le disent. Moi, enseignante
d’anglais, je suis « sur le terrain » et je constate que mes
étudiants ne correspondent pas
tout à fait aux statistiques.
« Loft Story » les fait parler
(en v.o.) et certains n’ont regardé l’émission qu’après les débats en cours d’anglais.
D’autres disent : « ennuyeux »,
« débile »,
« lamentable »,
« sans intérêt ».
Nous analysons ensemble le
« phénomène de société » et il
en ressort que :
– Le véritable message de
« Loft Story » n’est pas le
voyeurisme, comme les médias
voudraient nous le faire croire
(le voyeurisme procure du plaisir, or, où est le plaisir ?) mais
plutôt : « Faites n’importe quoi,
n’importe comment et vous serez
riches et célèbres vite, vite, sans
Robert Planchard
Bizanos
(Pyrénées-Atlantiques)
Du classique,
mais pas trop…
travailler, sans talent, sans réfléchir. » Un peu comme ces merveilleux produits pour maigrir
« sans régime, sans faire de
sport ». Pourquoi se donner du
mal si le succès vient tout seul ?
– Ce lavage de cerveau, qui
tente d’éliminer tout esprit critique, arrange les directeurs de
marketing (on achète n’importe quoi sans se poser de
questions) et les politiques (on
avale n’importe quoi).
Vite, vite ! La célébrité, vite,
vite ! On n’a plus le temps de
travailler, de prendre le temps,
de cultiver le talent. Ce n’est pas
« Loft Story » mais « Hâte
Story ».
Alexandra Chapman
Paris
Pour garder
Claude Sérillon…
En lisant votre rubrique
« Echos » du « Monde Télévision » daté 3-4 juin, j’apprends
que M. Mazerolle a décidé de
remplacer Claude Sérillon.
Pourquoi cette décision ?
Je trouve pourtant que son JT
est très bien présenté. Changer
de présentateur ne fera pas
monter l’Audimat. En tout cas,
s’il y a changement, je ne regarderai plus le « 20 Heures » de
France 2.
Amila Benrabah
Pantin (Seine-Saint-Denis)
… et
Sandrine Labat
Voilà donc encore une émission intelligente, didactique et
bien menée qui est supprimée !
Chaque dimanche après-midi,
sur La Cinquième, nous attendions « Le Sens de l’histoire ».
Chaque fois avec le même intérêt. On a l’impression que le téléspectateur n’a pas voix au chapitre, que son plaisir compte
pour rien, que l’on est manipulés comme des mineurs ! La
« Chaîne de l’éducation » sans
laquelle (ainsi qu’Arte le soir)
nous aurions depuis longtemps
abandonné « l’étrange lucarne », se plierait-elle, elle
aussi, à la rentabilisation mercantile ? Nous allons regretter
Séverine Labat et sa compétence.
Antoine et Ulla Gulioli
Paris
Anglovision !
Je somnole quelque peu devant mon petit écran quand,
soudain, une voix anglaise me
réveille en sursaut. Là sous mes
yeux, une jeune femme, toute
vêtue de rouge, y va de sa chanson. L’Angleterre, pensé-je.
Eh bien non, c’est, paraît-il,
la… France. Mais elle a débuté
en français, me précise-t-on.
Soit, mais ce « final » n’en est
pas moins grotesque. Et même
fort mal venu. Soit dit sans chauvinisme aucun. De son côté, le représentant de la Russie chantait,
lui aussi, en anglais ! Question de
compréhension des textes, explique-t-on. En fait, ceux-là étant, le
plus souvent, d’une nullité effarante, mieux vaudrait peut-être
ne pas les comprendre…
De plus, s’exprimant dans leur
propre langue, chanteuses et
chanteurs seraient beaucoup
plus à l’aise. En attendant, l’Europe existe bel et bien. C’est fou,
en effet, comme tous ces gentils
garçons et charmantes filles nous
Quelle incroyable surprise samedi soir sur France-Musiques
à 18 heures : la voix de Mildred
Clary ! Une voix synonyme d’intelligence et de finesse, d’effacement… Qualités exceptionnelles à présent sur cette chaîne depuis que seuls les survivants de
l’épuration qui a eu lieu à la rentrée 2000 ont droit à la parole…
L’auditeur aurait été en droit
de connaître les critères qui
avaient servi pour écarter tous
ces présentateurs et chroniqueuses de talent, qu’il appréciait depuis de nombreuses années. Mais c’est trop demander
à un pays démocratique. Il faut
impérativement faire dans la
pensée unique et la langue de
bois. Avec Marc Dumont et ses
pesantes leçons de morale ou
François Hudry et son insupportable faconde, on ne risque pas
de se tromper : on est bien dans
la ligue du parti ! Quant à Alain
Pâris, on voudrait bien savoir
pourquoi il a le monopole de
l’émission « Papier à musique »
qui a succédé aux inoubliables
« Matins du musicien ». N’a
pas un talent d’animateur qui
veut. Quand on fait une émission, autant essayer d’être
moins ennuyeux qu’un théologien !
J’appartiens à une génération
qui a eu la chance immense
d’écouter
France-Musiques
bien avant que la France ne subisse le plus triste sectarisme
qu’elle ait jamais connu depuis
fort longtemps...
Ils s’appelaient Jean et Brigitte Massin, José Bruyc, Jean
Gallois, Michel R. Hofmann,
etc. Ils ne parlaient que de musique et n’employaient pas dans
chaque phrase le « moi je » ni
les mots « absolument » ou
« extraordinaire », quand ce
n’est pas « absolument extraordinaire ». Ils s’effaçaient derrière leur propos avec simplicité
et pourtant ils étaient eux aussi
des intellectuels et personne ne
le remarquait. Je n’ai pas oublié
ce que j’ai appris grâce à eux ni
la lumière intelligente et profonde qu’ils apportaient sur la
musique et les musiciens.
Mais pourquoi se plaindre ?
Il reste encore quelques miettes
pour le malheureux mélomane
qui n’a pas encore compris que
Mozart,
c’est
M. Tout-leMonde et qu’aucune différence
n’existe franchement entre lui
et un chanteur de rap et que
Schubert et Debussy, ce n’est
qu’une affaire de mode et à présent la mode, c’est la techno.
Bientôt il n’y aura plus rien. On
nous prépare si bien à nous
faire comprendre que cette
élite, ma foi, qui s’imaginait que
Bach ou Wagner apportaient
une nourriture d’une autre qualité pour l’esprit, se prenait vraiment pour on se demande
quoi… France-Musiques, c’est
bien cela, on y parle encore de
la musique dite classique, mais
attention pas trop, juste ce qu’il
faut… Encore trop de « culture
dominante » ?
PS : merci néanmoins à
Dominique Jameux, Stéphane
Goldet, Jean-Michel Damian…
puisque je suis essentiellement
une auditrice des week-ends et
des soirs.
Madame Sylvie Moine
Le Nord
POUR NOUS ÉCRIRE
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21 bis, rue Claude-Bernard
75242 Paris Cedex 05
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LE MONDE DES LIVRES
Dimanche 10 - Lundi 11 juin 2001 b Le Monde Télévision
39
0,6434
le 12 janv.
0,6122
le 8 juin
0,5961
le 31 mai
2000 2001
MONNAIES
La livre sterling
s’est fortement dépréciée
face au dollar après
la victoire des travaillistes
en Grande-Bretagne.
Même l’euro a profité
de ce mouvement (page VII)
A
l’heure actuelle, l’épargne salariale constitue
l’un des meilleurs outils
de placement. « Imaginez que vous alliez voir
votre banquier, qu’il
vous propose de souscrire un fonds commun de placement
dont les produits – et une partie des
versements – seraient totalement défiscalisés au bout de cinq ans, suggère
Thierry Conhil de Beyssac, directeur
général du cabinet de conseil en ressources humaines Hewitt Associates. Mieux, il s’engage à verser luimême une fraction des sommes à
placer sur le fonds d’investissement et
prend les frais d’entrée et de gestion à
sa charge. Vous penseriez qu’il ferait
mieux de changer de métier. Eh bien,
l’épargne salariale, c’est un peu cela, si
ce n’est que c’est l’entreprise qui vous
permet de profiter de ces avantages. »
Seul problème : la plupart des
Français l’ignorent, ou ne peuvent
en profiter faute de dispositif mis en
place. Si l’on se réfère à l’enquête de
l’Insee menée en 2000 sur le patrimoine des particuliers, seuls 15 %
des ménages possédaient « de l’épargne salariale placée en entreprise au
titre de la participation, de l’intéressement ou d’un plan d’épargne entreprise ». Certes, comme le remarquent
les auteurs de l’étude, c’est mieux
qu’en 1998, puisque en deux ans, le
taux de détention de l’épargne salariale a progressé de 2 points. Mais
cela reste bien peu lorsqu’on connaît
les atouts de cette forme d’épargne.
Le plan d’épargne entreprise
PAUL GENDROT
L’épargne salariale,
nouvel eldorado ?
Dossier. En 2000, seuls
15 % des ménages
profitaient de cette
forme de placement.
La « loi Fabius » prévoit
une démocratisation
du système
(PEE), qui constitue le principal outil
de gestion de l’épargne salariale, ne
craint pas, par exemple, la comparaison avec le plan d’épargne en actions
(PEA). Investis sur les marchés à travers des fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) de plus en
plus en plus dynamiques et diversifiés, les PEE bénéficient au bout de
cinq ans de la même exonération
d’impôts que le PEA (seuls les prélèvements
sociaux
sont
dus).
Autre avantage, le PEE n’est pas limité à 600 000 francs comme le PEA.
Pourtant, là où le PEA est plébiscité par les investisseurs (plus de
652 milliards de francs d’encours fin
2000), l’épargne salariale fait chou
blanc. Les statistiques de la Dares
(direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques du
ministère de l’emploi) sont à cet
égard éloquentes. En 1999, seuls
5,4 millions de salariés, soit 37 % de
l’effectif des secteurs marchands non
agricoles, avaient reçu une prime de
partage au titre de la participation et
de l’intéressement. Et 3,5 % des entreprises seulement (ce qui représente
26 % des salariés) avaient mis en place un PEE, sachant que 97 % des
PME demeuraient non équipées.
Pourquoi ? « Essentiellement par
manque d’informations et de moyens
des entreprises », estime M. Conhil
de Beyssac. La nouvelle loi sur l’épargne salariale, dite « loi Fabius »
– publiée au Journal officiel le
19 février, elle attend ses décrets d’application –, va-t-elle changer la donne ? C’est le but recherché par JeanBaptiste de Foucault (ancien commissaire au Plan) et Jean-Pierre Balligand (député PS de l’Aisne), les
auteurs du rapport à l’origine de la
loi qui, en complétant les actuels
mécanismes par la création d’un
plan d’épargne interentreprises (PEI)
et d’un PEE à plus long terme, le plan
partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV), ont ouvert la voie au
développement et à la démocratisation de ce système.
Laurence Delain
MARCHÉ DE L’ART
Le temps est loin
où les raquettes de tennis
se négociaient pour quelques
francs. Les plus rares d’entre
elles, tendues de leur cordage
d’origine, valent jusqu’à
25 000 francs (page VIII)
Cette semaine
d
Les courtiers par Internet
continuent d’ouvrir des agences. Self Trade a désormais un
point de vente à Lyon et Cortal
a passé un accord cette semaine avec l’UCB, pour que ses
conseillers soient présents dans
les agences de cette dernière.
d
La secrétaire d’Etat aux personnes âgées, Paulette Guinchard-Kunstler, a annoncé la
mise en place de 4 000 « euroformateurs » sous l’égide de
l’Institut national pour la retraite active, pour familiariser cette
population à l’euro. Un comité
de suivi des programmes de formation sera installé le 20 juin.
d
Selon la Banque de France, le
volume sur dix ans des billets
en circulation demeure stable.
La progression en 2000 (8 %)
s’explique en partie par l’arrivée
de l’euro qui pousse les particuliers à réinjecter leurs « bas de
laine » dans le circuit. Le total
des sommes conservées par les
Français a chuté de 154 milliards de francs en avril 2000 à
120 milliards un an plus tard.
Une hausse sensible
en 2000
NOMBRE DE BILLETS DE BANQUE
EN CIRCULATION
en millions
1 500
1 462
1 400
1 365
1 321,2
1 300
1200
1991
Lire pages II et III
PORTRAIT. Cédric Bannel,
énarque, patron de start-up,
karatéka et romancier (page IX)
TENDANCE
Source : Banque de France
Cours de l'euro en
livre sterling
CASSANSRE/ÉRIC COUTURIER
IMMOBILIER
Les lofts – locaux industriels
ou ateliers aménagés en
habitations – ne séduisent
pas les foules. Ils restent
réservés aux « bourgeois
bohèmes » de la région
parisienne (page IV)
SIMO NERI 2000
DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
93
95
97
99 00
Audacieux papy-boomers
UELLES conséquences
en matière d’épargne
aura le « papy boom »
qui devrait se produire
en France dans les
prochaines années ? C’est à cette
question qu’un rapport du Conseil
national du crédit et du titre
– rendu public cette semaine –
tente de répondre. Ses auteurs
mettent en lumière quelques
phénomènes qui pourraient
apparaître dans les prochaines
décennies. D’abord, le taux
d’épargne des ménages français ne
sera que très marginalement
modifié. C’est dans le déséquilibre
à venir des régimes de retraite par
répartition que se liront les effets
du vieillissement de la population.
Cette stabilité du taux d’épargne
va permettre – au minimum –
le maintien à un niveau élevé
du rapport entre patrimoine
et revenu, qui vient pourtant
de doubler au cours des quinze
dernières années. Reste à savoir
comment et où cette épargne va
s’investir. Selon toute probabilité,
le « papy boom » bénéficiera
aux actions. Alors qu’on pourrait
imaginer que, au fur et à mesure
des années, on devient de plus
en plus prudent, les seniors sont
ceux qui prisent le plus les titres
de sociétés cotées. Cet appétit
pour ce placement risqué
s’explique par la possibilité
de diversifier son patrimoine.
Alors que les jeunes consacrent
l’essentiel de leur épargne
à l’acquisition d’un logement,
les plus âgés peuvent investir
des sommes plus ou moins
importantes sur d’autres actifs.
Ils le font avec d’autant moins
d’appréhension que les « risques
de la vie » (divorce, peur de perdre
son emploi...) sont derrière eux.
Q
Cette épargne ne devrait pas
uniquement se placer sur des titres
français ou même européens.
L’Europe a toute les chances
d’accumuler, au cours des vingt-cinq
prochaines années, un patrimoine
financier important dont une part
significative aura été employée
à financer le reste du monde,
les régions émergentes. Toutes
ces évolutions ne sont pas sans
risques. L’analyse des expériences
passées montre que les systèmes
financiers ont eu les plus grandes
d
Le « papy boom »
devrait bénéficier
aux actions.
Alors qu’on pourrait
imaginer que, au fil
des ans, on devient
plus prudent,
les seniors sont
ceux qui prisent
le plus les titres
de sociétés cotées
difficultés à gérer de fortes
accumulations d’épargne : le cas
de la France à la fin du XIXe siècle,
celui du Japon plus récemment
en témoignent sans ambiguïté,
soulignent les auteurs du rapport.
Pour éviter les déconvenues,
ils font plusieurs préconisations.
Ils jugent que l’offre de produits
financiers doit se diversifier et que
la fiscalité entre ces produits doit
être la plus neutre possible. Ces
experts pensent également qu’il
faudra prendre des mesures pour
« fluidifier » cette épargne
abondante afin de ne pas pénaliser
la consommation des plus jeunes.
Joël Morio
II / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
L’ÉPARGNE SALARIALE, NOUVEL ELDORADO ?
3
d
Un placement démocratisé par la « loi Fabius »
et, d’autre part, la promotion de
l’épargne salariale au sein des petites structures avec, entre autres, la
création de plans d’épargne-interentreprises (PEI).
Considéré par beaucoup comme
une forme voilée de fonds de pension à la française, le PPESV apparaît surtout comme un complément de l’actuel PEE. Il permet aux
entreprises déjà dotées d’un plan
d’épargne-entreprise à cinq ans de
proposer à leurs salariés une forme d’épargne plus longue (dix ans
au moins) et éventuellement
davantage abondée (le montant
maximum d’abondement passe à
30 000 francs, sachant qu’au-delà
de 15 000 francs il est soumis à une
cotisation sociale de 8,2 % versée
DESSINS : PAUL GENDROT
constitue une véritable promotion
de l’épargne salariale pour les entreprises de moins de 100 salariés »,
constate Jean-Paul Brigand, président de Gérer OPCVM, filiale des
Caisses d’épargne, spécialisée
dans la gestion des actionnariats
collectifs non cotés.
Fonctionnant comme un plan
d’épargne-entreprise classique (si
ce n’est qu’il n’est pas activé par
une seule société), le PEI sera mis
en place par plusieurs entreprises
à partir d’un accord collectif négocié au niveau d’une branche professionnelle, d’une région, ou simplement par des employeurs conduits
à travailler ensemble (au sein d’un
centre commercial par exemple).
Le PEI devrait permettre aux PME-
Le cas des stock-options
Le texte tend
à simplifier le système
actuel d’épargne
salariale et à faciliter
la mise en place
d’un dispositif dans
les petites structures
excéder 15 000 francs (2 287 euros)
par an (22 500 francs si une partie
de l’épargne du PEE est investie en
actions de l’entreprise) dans la limite de trois fois le montant annuel
d’épargne volontaire du salarié
(limitée à 25 % de sa rémunération
annuelle).
TRANSFÉRER SES AVOIRS
Contrairement à ce que certains
ont pu craindre, la nouvelle loi sur
l’épargne salariale, votée en
février, ne remet absolument pas
en cause le système existant. Au
contraire, comme le remarque
Paul Maillard, conseiller spécialiste de l’épargne salariale à l’Association française de la gestion financière (AFG-Assfi), qui a activement contribué à la mise en place
de la nouvelle législation, « la loi
Fabius conforte et consolide ces
trois piliers par une série de mesures
encore plus incitatives ».
Plusieurs nouveautés vont dans
le sens de la simplification et de
l’ouverture du système actuel
d’épargne salariale. Parmi les plus
importantes, on peut notamment
citer la possibilité désormais offerte au salarié qui a rompu son
contrat de travail de transférer
sans pénalités les avoirs de son
ancien plan d’épargne-entreprise
ainsi que sa participation vers le
PEE de son nouvel employeur.
Cela va de pair avec la mise à disposition d’un livret d’épargne salariale qui récapitulera automatiquement l’ensemble des mouvements
de placements des sommes épargnées au sein de l’entreprise.
Autre amélioration, la durée d’ancienneté dans l’entreprise pour
bénéficier de la participation a été
ramenée à trois mois dans la nouvelle législation. Par ailleurs, toute
entreprise non couverte par un
accord en matière d’épargne salariale se verra contrainte d’ouvrir
chaque année une négociation sur
ce sujet.
Au-delà de ces apports significatifs, la loi s’articule autour de deux
axes principaux : l’encouragement,
d’une part, à une épargne plus longue grâce à la mise en place d’un
plan partenarial d’épargne salariale volontaire de dix ans (PPESV) ;
C’est délibérément que les stock-options n’apparaissent pas dans
la loi sur l’épargne salariale. Ces options de souscription d’actions
offertes par l’entreprise à certains salariés ont fait l’objet d’un traitement à part dans la loi sur les nouvelles régulations économiques
publiée au Journal officiel le 16 mai. « N’oublions pas, rappelle Paul
Maillard, conseiller de l’Association française de la gestion financière
(AFG-Assfi), que c’est justement le scandale des stock-options de Philippe Jaffré [fin 1999], alors président d’Elf, qui est à l’origine de la refonte
de la législation sur l’épargne salariale. En laissant toute liberté à l’entreprise de sélectionner les bénéficiaires de ses stock-options, la loi du
31 décembre 1970, qui régit ce système d’intéressement à long terme, a
provoqué des dérives rendant urgente la dissociation des stock-options
des autres mécanismes collectifs d’épargne salariale. »
au fonds de solidarité vieillesse).
« Le PPESV fonctionne à peu de chose près comme le PEE et doit être
pris pour ce qu’il est, précise
M. Maillard. A savoir un produit
d’épargne salariale de moyen terme
relativement souple, susceptible
d’encourager l’actionnariat salarié
dans la mesure où il permet au salarié, lorsqu’il est placé en actions
d’entreprise à l’occasion d’une augmentation de capital, de bénéficier
d’une décote de 30 % (au maximum) sur les actions achetées, alors
que ce “rabais” n’est que de 20 %
dans le cadre d’un PEE. »
MUTUALISER LES COÛTS DE GESTION
La création du PEI, quant à elle,
devrait faciliter la mise en place de
plans d’épargne-entreprise au sein
des petites structures. « En dépit
de quelques ratés d’ordre technique
qui compliquent les choses – en
particulier pour les entreprises non
cotées soucieuses de développer
l’actionnariat salarié –, cette loi
PMI ainsi fédérées de mutualiser
leurs coûts de gestion en pesant
aussi lourd qu’une grosse société.
Surtout, les chefs des entreprises de moins de 100 salariés risquent de prêter une oreille plus
attentive aux nouvelles formes
d’épargne salariale, dans la mesure où la loi leur permet, ainsi qu’à
certains mandataires sociaux (président,
directeurs
généraux,
gérants, etc.), d’en bénéficier, au
même titre que leurs salariés.
« C’est un apport fondamental pour
ces petites structures où il n’est pas
rare que le patron relève ses manches comme ses employés », note
Patrick Lamy, directeur des projets
transversaux au sein de BNPParibas Epargne entreprise et qui,
à ce titre, s’intéresse à la loi
Fabius. L’avenir dira si cela suffit à
convaincre les 97 % de PME-PMI
encore parfaitement étanches à
l’épargne salariale.
L. D.
Epargne salariale
Un dispositif inégalitaire
ou épargne-retraite ?
P
OUR nombre de professionnels, la mise en place de
nouveaux plans partenariaux d’épargne salariale
volontaire (PPESV) à dix ans n’est
ni plus ni moins qu’une ébauche
des fonds de pension à la française, tels que les préfigurait la loi
Thomas de mars 1997, avant
d’être enterrée par l’actuelle majorité. « Pour moi, le PPESV est tout
simplement un faux nez. D’ici à
quelques années, ce plan d’épargne
sera assimilé à une forme d’épargne-retraite complémentaire par
voie de capitalisation », estime
Gwenaël Moy, directeur général
de Self Trade, société de courtage
en ligne qui fait d’ores et déjà du
fonds de pension « individuel »
(appellation marketing qui désigne en fait l’assurance-vie) l’un de
ses axes de développement.
Patrick Lamy, spécialiste des
questions d’épargne salariale au
sein du groupe BNP-Paribas-Epargne Entreprise, rejoint ce point de
vue. « On peut se voiler la face et
faire du “politiquement correct” en
affirmant que ces nouveaux plans
d’épargne-entreprise à long terme
ne sont pas des fonds de pension.
Mais dans un certain sens, le
PPESV peut parfaitement être
« RÉPONSE PARTIELLE »
Tout en reconnaissant que le
PPESV peut s’inscrire dans une
optique d’épargne-retraite, Pierre
Andrieu, directeur de Cardif Entreprise (groupe BNP-Paribas), est
moins convaincu du bien-fondé de
la comparaison. « Le PPESV n’est
qu’une réponse partielle à la question du financement complémentaire de la retraite. Certes, il peut parfaitement être ouvert dans ce but
par un salarié de cinquante ans.
Mais le raisonnement est moins vrai
pour un salarié de trente ans, qui
souscrira ce produit dans un horizon
de moyen terme en se laissant la possibilité de l’utiliser à échéance comme il l’entend (financement des études des enfants, acquisition d’un
logement...). Or on s’éloigne ici de la
logique de l’épargne-retraite complémentaire, qui se conçoit tout au long
de sa vie active pour déboucher sur
de la rente. »
Une position que partage Luc
Chandéris, délégué général de Fondact, association dédiée à la promotion de l’épargne salariale, impliquée dans la préparation de la nouvelle loi : « Notre association s’est
justement battue pour que la sortie
du PPESV se fasse en capital et non
en rente, car ce nouveau plan doit
rester un outil d’épargne libre. Selon
moi, le débat sur les fonds de pension est loin d’être clos, et l’introduction récemment décidée de retraites
complémentaires par capitalisation
en Allemagne n’a peut-être pas fini
de faire des vagues. »
L. D.
L
La détention d'épargne salariale croît avec le salaire
TAUX DE DÉTENTION D'ÉPARGNE CAPITALISÉE EN ENTREPRISES
en %
Source : Enquête Patrimoine 1998, Insee
Les professionnels
sont partagés sur
le PPESV, un plan qui
pourrait être assimilé
à une ébauche
de fonds de pension
conçu comme une tranche additionnelle d’épargne-retraite venant en
complément des retraites par répartition. »
’ÉPARGNE salariale reste
l’apanage des grandes entreprises et des hauts salaires.
C’est ce qui ressort clairement d’une étude de l’Insee parue
en janvier, selon laquelle « l’épargne salariale concerne en priorité les
salariés à hauts revenus, titulaires de
contrats à durée indéterminée et
anciens dans l’entreprise » (enquête
Patrimoine 1998, no 755, janvier
2001). Ainsi, si plus de 40 % des
salariés du privé gagnant au moins
12 000 francs par mois possèdent
ce type de placement, moins de
20 % des salariés rémunérés en
deçà de 8 000 francs en sont dotés.
De même, les salariés qui ont entre
cinq et neuf ans d’ancienneté ont
deux fois plus de chances de posséder de l’épargne salariale que ceux
qui travaillent dans l’entreprise
depuis moins de cinq ans. Côté
montant détenu, près de la moitié
des salariés interrogés déclarent
posséder moins de 10 000 francs
sous forme d’épargne salariale, tandis que 13 % affirment dépasser les
50 000 francs, ce pourcentage passant à 28 % pour les cadres.
En ce qui concerne les entreprises, globalement moins de 4 %
d’entre elles (soit 26 % des salariés) disposent d’un plan d’épar-
SALAIRE MENSUEL NET
SUPÉRIEUR À 20 000 F
DE 14 000 À MOINS
DE 20 000 F
DE 12 000 À MOINS
DE 14 000 F
DE 10 000 À MOINS
DE 12 000 F
DE 8 000 À MOINS
DE 10 000 F
DE 6 000 À MOINS
DE 8 000 F
MOINS
DE 6 000 F
0
10
gne-entreprise (PEE). Mais cette
proportion passe à 46 % pour les
sociétés de plus de 500 salariés,
voire beaucoup plus dans certains
cas, comme le confirme une enquête publiée conjointement en
février par la société de gestion
JP Morgan Fleming, le cabinet de
conseil Hewitt et Interépargne,
gestionnaire leader de l’épargne
salariale (groupe Banque populaire), dans le cadre du lancement de
leur baromètre annuel de la gestion de l’épargne salariale. Menée
auprès d’une centaine de grandes
20
30
40
50
entreprises représentant près de
50 % de la capitalisation boursière
de l’indice CAC 40 (et plus de 45 %
de celle de l’indicateur SBF 120),
cette étude montre que, dans 94 %
des cas, les entreprises interrogées
se sont dotées d’un PEE. Pour
44 % d’entre elles, cela sert à développer l’actionnariat salarié, lequel
concerne en France 1,2 million de
salariés, détenant plus de 200 milliards de francs en actions de leur
entreprise.
L. D.
46 % des salariés concernés par l'épargne salariale placent moins de 10 000 francs
RÉPARTITION DU MONTANT DE L'ÉPARGNE PLACÉE EN ENTREPRISE SELON LES CATÉGORIES
SOCIO-PROFESSIONNELLES DES SALARIÉS
OUVRIER
NON QUALIFIÉ
6,6
1
11,8
20,3
OUVRIER
QUALIFIÉ
7,2
3,3
EMPLOYÉ
7,6
14,2
16,3
54,5
60,3
18,7
PROFESSIONS
INTERMÉDIAIRES
17,5
4,3
4,8
14,5
56,4
CADRES
39,5
ENSEMBLE
4,7
6
28,2
26
20,2
21
en %
24,2
Moins de 10 000 francs
De 20 000 à moins de 50 000 francs
De 10 000 à moins de 20 000 francs
510 000 francs et plus
13
46
17,9
15,6
18,4
Ne se
prononce pas
Source : enquête Patrimoine 1999, Insee
J
USQU’À présent, le système
de l’épargne salariale repose
sur trois mécanismes distincts : la participation, l’intéressement et le plan
d’épargne-entreprise (PEE).
La participation aux bénéfices
des entreprises tout d’abord :
créée à l’origine par une ordonnance de 1967, puis reprise par
l’ordonnance du 21 octobre 1986,
elle est devenue obligatoire dans
toute société de 50 salariés ou
plus, sous réserve que le salarié ait
un minimum de six mois d’ancienneté. Distribuée chaque année,
dans la limite, pour chaque salarié,
de 50 % maximum du plafond de
la Sécurité sociale (89 700 francs
par an), la participation doit être
bloquée cinq ans pour être exonérée d’impôts (le blocage peut être
ramené à trois ans, mais l’avantage fiscal est alors réduit de moitié).
Plusieurs voies de placement existent, qu’il s’agisse tout simplement d’un compte courant bloqué
rémunéré (autour de 6 %), d’actions de l’entreprise détenues
directement ou par l’intermédiaire
d’un fonds commun de placement
d’entreprise (FCPE) investi en
actions de l’entreprise, ou encore
d’un PEE, lui-même investi en
parts de FCPE plus ou moins
diversifiés.
L’intéressement aux résultats,
pour sa part, est facultatif. Institué
par une ordonnance de 1959, puis
à son tour modifié par l’ordonnance d’octobre 1986, il est mis en
place par accord collectif pour une
durée de trois ans. Contrairement
à la participation, il peut être perçu immédiatement par le salarié,
mais se trouve dans ce cas soumis
à l’impôt sur le revenu. Ce qui ne
sera pas le cas s’il sert à alimenter
un PEE.
Le plan d’épargne-entreprise
enfin, exonéré d’impôts sur le revenu (sauf prélèvements sociaux) au
bout de cinq ans de détention et
également régi par l’ordonnance
d’octobre 1986, fait un peu figure
de chapeau des deux précédents
systèmes. Susceptible de recueillir
les primes d’intéressement et de
participation des salariés, le PEE
est par ailleurs ouvert aux versements volontaires qui, le cas
échéant, peuvent être complétés
par l’abondement de l’entreprise.
Celui-ci, déductible du bénéfice
imposable et exonéré de charges
sociales pour l’employeur, ne peut
questions
à Jacques Brun
Ancien directeur des
ressources humaines de Mars
Confiserie Europe ; depuis
1998, directeur des ressources
humaines de Redcats, le pôle
de vente à distance de
Pinault-Printemps-Redoute,
qui regroupe 23 000 salariés
et pèse 32 milliards de francs
de chiffre d’affaires.
Que représente l’épargne salariale au sein de
votre groupe ?
Pour Redcats qui, outre La
Redoute, regroupe entre autres
Cyrillus, Vert Baudet, la Maison
de Valérie et Movitex, l’épargne
salariale constitue l’un des
piliers de la politique de rémunération. Elle permet notamment
de fédérer un ensemble de salariés autour d’objectifs communs et d’optimiser des éléments variables de rémunération dans l’intérêt de l’entreprise et des salariés. On note une
forte culture de l’épargne salariale au sein de Redcats puisque, sur les 10 000 salariés qui
peuvent bénéficier à nos plans
d’épargne entreprise (PEE), le
taux d’adhésion est quasiment
de 100 %. Si l’on prend en compte à la fois l’intéressement, la
participation, l’abondement et
les versements volontaires, l’encours global d’épargne salariale
de la société est de l’ordre de
700 millions de francs, sachant
qu’à cela il faut désormais ajouter les sommes gérées au titre
du plan d’actionnariat qu’a lancé Pinault-Printemps-Redoute
en 2000 et auquel plus de 70 %
des salariés travaillant en France ont répondu favorablement.
1
Quels sont les montants
moyens de participation
et d’intéressement distribués et de quelle façon sontils placés ?
L’intéressement et la participation sont établis en fonction de
critères globaux de chiffres d’affaires, de rentabilité, de poids de
masse salariale, auxquels s’ajoutent des critères plus spécifiques
liés à des domaines d’activité.
Nous souhaitons d’ailleurs personnaliser davantage certains
critères afin de mieux impliquer
les salariés concernés. Sur l’ensemble des sociétés du pôle Redcats, la prime moyenne d’intéressement et de participation
est de l’ordre de 5 000 à
8 000 francs pour un employé,
de 9 000 à 12 000 francs pour un
agent de maîtrise et de
20 000 francs pour un cadre. Cette épargne salariale est dans la
plupart des cas placée sur un
PEE (une vingtaine dans le
groupe) et plus marginalement
immobilisée sur un compte courant bloqué. Les sommes sont
ensuite investies en parts de
fonds communs de placement
d’entreprise (FCPE) diversifiés
dédiés ou multi-entreprises. Le
groupe proposera prochainement deux nouveaux fonds
dédiés à dominante éthique.
2
Quelles perspectives vous
ouvre la nouvelle loi sur
l’épargne salariale ?
Cette loi représente une évolution sensible des mentalités
quant à la question des rémunérations différées. En cela, c’est
un réel progrès, d’autant qu’elle
ouvre à nos entreprises de nouvelles voies de gestion de l’épargne salariale. Elle ne résout pas
pour autant tous les problèmes
et ne doit pas masquer le fait
que l’épargne salariale n’est
qu’une des façons d’optimiser
une politique des ressources
humaines. Surtout, elle ne
répond que partiellement à
la question du financement
complémentaire de la retraite.
3
Propos recueillis par
Laurence Delain
L’ÉPARGNE SALARIALE, NOUVEL ELDORADO ?
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / III
Performances comparées des fonds multi-entreprises
des six premières sociétés de gestion de l'épargne salariale
CATÉGORIES
FONDS
ACTIONS
FONDS
DIVERSIFIÉS
À DOMINANTE
D'ACTIONS
FONDS
DIVERSIFIÉS
SANS
DOMINANTE
FONDS
DIVERSIFIÉS
À DOMINANTE
D'OBLIGATIONS
FONDS
D'OBLIGATIONS
ÉTABLISSEMENTS
FRAIS
D'ENTRÉE
NOM DU FONDS
FRAIS DE
GESTION
PERFORMANCES
AU 3-12-2000
UN AN (%) 5 ANS (%)
PRATIQUE
MOYENNE
DU MARCHÉ (6)
UN AN (%) 5 ANS (%)
0,3 %
– 5,56
162,01
Non. C’est un système facultatif que toute entreprise d’au moins deux
salariés peut, ou non, décider de mettre en place, soit par accord d’entreprise, soit par décision unilatérale de l’employeur.
0,5 % (3)
0,5 % (3)
– 3,61
174,66
d Les versements volontaires sur un PEE sont-ils déductibles des
0,9 %
0,3 %
– 2,10
171,75
2,41
290,2
0,7 %
– 0,4
260,6
impôts ?
Non. Les versements volontaires sur un PEE dont le total (prime d’intéressement compris) ne peut dépasser 25 % de la rémunération
annuelle brute du salarié ne bénéficient d’aucune exonération fiscale
et sont (contrairement à l’abondement pour l’employeur) soumis aux
charges sociales.
0,6 %
98,86
226,72
d Pourra-t-on, avec la nouvelle loi, détenir à la fois un PEE et un
plan partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV) ?
Oui, rien n’interdit le cumul des deux formules. D’ailleurs, une entreprise ne pourra pas proposer de PPESV si elle n’est déjà dotée d’un système de PEE.
1%
INTERÉPARGNE (1)
FRUCTI AVENIR 1
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
ASSET MANAGEMENT
ARCANCIA AUDACE
CRÉDIT LYONNAIS
ASSET MANAGEMENT
ACTIPART LION
ÉLYSÉES FONDS (2)
ÉLYSÉES DYNAMIQUE 1
BNP PARIBAS
ÉPARGNE ENTREPRISE
MULTIPAR ACTIONS FRANCE
nc
AXA INTÉRESSEMENT
CAPITAL FRANCE ACTIONS
nc
0 à 3 % (3)
0 à 0,6 % (3)
1%
– 4,96
152,25
0,5 % (3)
0,5 % (3)
– 1,09
ns
0,9 %
0,6 %
0,86
117,48
4
145,59
0,7 %
2,9
162,6
nc
0,6 %
– 0,9
123,75
FRUCTI ÉQUILIBRE
1,5 %
1%
– 2,38
98,70
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
ASSET MANAGEMENT
ARCANCIA ÉQUILIBRE
0,5 %(3)
0,5 %(3)
1,12
94,85
CRÉDIT LYONNAIS
ASSET MANAGEMENT
PART LION ÉQUILIBRE
0,9 %
nc
ns (4)
ns (4)
ÉLYSÉES FONDS (2)
ÉLYSÉES RÉGULARITÉ 1
0 à 3 % (3)
0 à 0,6 % (3)
3,87
77,96
BNP PARIBAS
ÉPARGNE ENTREPRISE
MULTIPAR ÉQUILIBRE FR.
nc
0,7 %
2,8
115,3
AXA INTÉRESSEMENT
CAPITAL ÉQUILIBRE
nc
0,5 %
1,01
113,76
INTERÉPARGNE (1)
FRUCTI
DIVERSIFIÉ OBLIGATIONS
1%
0,8 %
0,41
78,39
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
ASSET MANAGEMENT
ARCANCIA HARMONIE
0,5 % (3)
0,5 % (3)
2,31
ns
CRÉDIT LYONNAIS
ASSET MANAGEMENT
PART LION RENDEMENT PLUS
0,9 %
0,5 %
1,37
49,46
ÉLYSÉES FONDS (2)
ÉLYSÉES TAUX 3
4,65
35,41
BNP PARIBAS
ÉPARGNE ENTREPRISE
MULTIPAR PRUDENT FRANCE
nc
0,7 %
4,2
79,8
AXA INTÉRESSEMENT
CAPITAL TEMPÉRÉ
nc
0,4 %
2,22
68,14
INTERÉPARGNE (1)
FRUCTI OBLIG
0,9 %
1%
4,62
34,9
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
ASSET MANAGEMENT
ARCANCIA PRUDENCE
0,5 % (3)
0,5 % (3)
4,74
34,02
CRÉDIT LYONNAIS
ASSET MANAGEMENT
OBLIPART LION
0,9 %
0,3 %
4,8
30,85
ÉLYSÉES FONDS (2)
PROFIL EURO OBLIGATIONS
1,15 (5)
ns
BNP PARIBAS
ÉPARGNE ENTREPRISE
MULTIPAR OBLIG EURO
nc
0,7 %
5,2
30,8
AXA INTÉRESSEMENT
CAPITAL OBLIGATIONS
nc
0,4 %
12,9
30,42
1,25 %
INTERÉPARGNE (1)
FRUCTI DIVERSIFIÉ ACTIONS
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
ASSET MANAGEMENT
ARCANCIA DYNAMIQUE
CRÉDIT LYONNAIS
ASSET MANAGEMENT
PART LION CROISSANCE
ÉLYSÉES FONDS (2)
ÉLYSÉES ÉQUILIBRE 1
BNP PARIBAS
ÉPARGNE ENTREPRISE
MULTIPAR DYNAMIQUE FR.
nc
AXA INTÉRESSEMENT
CAPITAL VITALITÉ
INTERÉPARGNE (1)
0 à 3 % (3)
0 à 3 % (3)
0 à 0,6 % (3)
0 à 0,6 % (3)
1,41
169,72
0,63
126,55
0,72
96,72
Pour en savoir plus
b Associations :
– AFG-Assfi (Association française
de la gestion financière) :
31, rue de Miromesnil, Paris-8e.
Tél. : 01-44-94-94-00.
– ANDCP (Association nationale
des directeurs et cadres
de la fonction personnel) :
29, avenue Hoche, Paris-8e.
Tél. : 01-45-63-55-09.
– Fondact (Association pour
la gestion participative, l’épargne
salariale et l’actionnariat
de responsabilité) : 24, avenue
de la Porte-d’Asnières, Paris-17e.
Tél. : 01-46-22-00-02.
Jusqu’à présent, ils sont au nombre de neuf : mariage de l’intéressé ;
naissance (ou arrivée au foyer en vue de son adoption) d’un troisième
enfant ; divorce lorsque l’intéressé conserve la garde d’au moins un
enfant ; invalidité du bénéficiaire ou de son conjoint ; décès du bénéficiaire ou de son conjoint ; création ou reprise par l’intéressé ou son
conjoint d’une entreprise (soit à titre individuel soit sous la forme d’une société à condition d’en exercer le contrôle) ou encore installation en vue d’une autre profession non salariée ; acquisition ou
reprise de la résidence principale
comportant création de surface
nouvelle habitable sous réserve
de l’existence d’un permis de
construire ou d’une déclaration
préalable de travaux ; situation
de surendettement.
Les décrets d’application de la nouvelle loi dont on attend toujours la
parution pourraient néanmoins introduire certaine modifications, en prenant en compte les cas de Pacs.
d La
2,05
69,27
participation doit-elle obligatoirement transiter par un
PEE ?
Non. Rien n’interdit de la placer sur un compte courant bloqué, ou
encore directement en parts de fonds communs de placement (FCPE),
de sicav ou encore en actions de l’entreprise.
0 à 3 % (3)
0 à 0,6 % (3)
tion ?
La participation mise en place à l’issue d’un accord collectif, valable
pendant un minimum d’un an et renouvelable par tacite reconduction, est calculée sur la base de la « réserve spéciale de participation »,
laquelle, déterminée par la loi, repose sur une formule de calcul complexe et correspond à une fraction des bénéfices de l’entreprise.
d Les différentes formes d’épargne salariale sont-elles soumises
4,29
33,89
(4) fonds créé en janvier 2001. (5) fonds créé en septembre 1999.
(6) indicateur de performances des fonds communs de placement d'entreprise (FCPE)
de l'AFG-Assfi (Association française de la gestion financière).
Les fonds
multi-entreprises
font l’objet, depuis
quelques années,
de politiques
de gestion innovantes
et diversifiées
cément sur des FCPE multi-entreprises », note-t-on chez Elysées Fonds
(filiale du CCF), l’une des six principales sociétés de gestion spécialisées dans l’épargne salariale avec
Interépargne (groupe des Banques
populaires), Société générale Asset
Management, Crédit lyonnais
Asset Management, BNP-Paribas
Epargne Entreprise et Axa Intéressement (à elles seules, elles couvrent plus de 70 % du marché).
Pourtant, depuis quelques années, ces fonds multi-entreprises
(les seuls à propos desquels les
sociétés de gestion acceptent de
communiquer) font l’objet de politiques de gestion innovantes et diversifiées qui préfigurent sans doute
l’offre de demain. « Nous n’avons
pas attendu la nouvelle loi pour mettre au point des FCPE dotés de système de gestion à horizons, remarque
Catherine Sayag, directrice du marketing d’Interépargne, numéro un
du secteur avec plus de 70 milliards
de francs gérés à travers 440 FCPE.
Cela fait plus de six ans que nous proposons ce type de produit avec un
plan qui fonctionne sur la base de six
FCPE plus ou moins chargés en
actions et organise tous les cinq ans
– FAS (Fédération française
des associations d’actionnaires
salariés et anciens salariés) :
37, rue du Cherche-Midi, Paris-6e.
Tél. : 01-44-44-32-27.
Site Internet : www.fas.asso.fr.
b A lire :
– A la recherche de l’épargne
salariale, bande dessinée diffusée
par les Editions CFE-CGC (59-63,
rue du Rocher, Paris-8e), 64 pages,
79 francs (15 francs de port).
– Intéressement, participation,
actionnariat, Paul Maillard.
Encyclopédie Delmas pour la vie
des affaires (deuxième édition
1998), 328 pages, 248 francs.
– Epargne salariale, fonds de
pension : aide-mémoire de l’épargne
d’entreprise, Patrick Lamy, Arnauld
Franel Editions 1998 (actualisation
sous forme de dictionnaire
à paraître en septembre).
– Livret de l’épargnant salarié,
diffusé gratuitement par
la Commission des opérations
de Bourse (COB, 17, place
de la Bourse, Paris-2e,
Tél. : 01-53-45-60-00).
– Guide de l’actionnaire salarié,
accessible auprès de la FAS
ou par Internet (www.fas.asso.fr).
– Baromètre annuel de la gestion
de l’épargne salariale. Site Internet :
www.barometre-epargne-salariale.
com.
aux prélèvements sociaux ?
Oui. Le montant individuel de la participation et de l’intéressement supporte la CSG et la CRDS. Lorsque la participation et l’intéressement sont
placés, les produits qu’ils génèrent sont soumis, en plus de la CSG et la
CRDS, au prélèvement supplémentaire de 2 % (ce qui fait une taxe totale de 10 %). Même chose pour les intérêts générés par le PEE. En revanche, les versements volontaires des salariés ne subissent pas une nouvelle fois la CSG et la CRDS, déjà prélevés lors de l’acquisition du revenu.
d L’intéressement est-il imposable s’il est touché immédiatement ?
Oui. Le montant individuel d’intéressement qui, comme celui de la participation, ne peut excéder 50 % du plafond annuel de la Sécurité
sociale, est imposé sur le revenu lorsqu’il est perçu immédiatement.
Des modes de gestion en pleine évolution
P
d Quels sont les cas de sortie anticipée du PEE ?
d Comment l’entreprise calcule-t-elle le montant de sa participa-
(1) filiale du groupe Banques populaires.
(2) filiale commune du CCF, groupe Médéric et groupe Malakoff.
(3) frais à la charge de l'employeur.
RINCIPAL vecteur de placement de l’épargne salariale,
les fonds communs de placement d’entreprise (FCPE)
sont, moyennant des frais de gestion et d’entrée classiques (souvent
pris en charge par l’employeur),
des produits gérés collectivement
comparables en ce sens à des sicav
ou des fonds commun de placement (FCP). Placés sous le contrôle
de la Commission des opérations
de Bourse (COB), ils sont comme
ces derniers investis sur des supports variés (actions, obligations).
On compte environ 3 400 FCPE
qui représentaient fin décembre 2000 plus de 54 milliards
d’euros (354 milliards de francs)
d’encours sous gestion, dont 49 %
sous forme d’actions de l’entreprise. La plupart de ces fonds (2 900
sur 3 400) sont dédiés, bâtis sur
mesure, et exclusivement réservés
aux salariés de l’entreprise. « Il est
vrai que les fonds multi-entreprises,
qui collectent l’épargne de plusieurs
entreprises en même temps, demeurent encore très minoritaires, mais
cela risque de changer avec la mise
en place des plans d’épargne interentreprises (PEI), qui déboucheront for-
d Le plan d’épargne entreprise (PEE) est-il obligatoire ?
d Qu’est-ce que la provision pour investissement (PPI) ?
un basculement automatique sur un
fonds d’autant plus sécuritaire que le
salarié approche de la sortie. »
Même son de cloche chez Crédit
lyonnais Asset Management ou
Axa Intéressement, où des formules multisupports à profils variés,
comparables à ce qui se fait en
matière d’assurance-vie, sont déjà
sorties ou dans les cartons. « Notre
ambition, déclare Eric Franc, directeur général d’Axa Gestion Intéressement, c’est de faire des FCPE
l’équivalent des “401 k” américains », plans d’épargne salariale
équivalents du PEE dont 40 millions d’Américains sont titulaires,
ainsi appelés en référence à l’alinéa 401 (k) du code américain de la
fiscalité des revenus.
CONSEIL DE SURVEILLANCE
Reste à savoir si ces formes de
gestion seront compatibles avec les
FCPE qui, en tant qu’instrument
d’épargne salariale, ont leur propre
logique de fonctionnement et
demeurent soumis au contrôle
d’un conseil de surveillance. Régi
par les articles 20 et 21 de la loi du
23 décembre 1998 (légèrement
modifiés par la loi Fabius), ce
conseil composé à parts égales de
représentants des salariés et de
représentants de l’entreprise (si le
fonds est investi au-delà d’un tiers
en titres de l’entreprise, le conseil
pourra être animé par des membres élus sur « la base du nombre
de parts détenues par chaque porteur de parts ») a, comme son nom
l’indique, un droit de regard sur les
choix d’investissement effectués.
Une instruction de la COB du
14 avril 1992 précise même qu’il
« peut prendre toutes les décisions
qu’il estime nécessaires à la protection des salariés, comme par
exemple celle de changer de société
de gestion. »
L. D.
Les dispositifs d’épargne salariale permettent aux entreprises, sous certaines conditions, de se constituer en franchise d’impôts, une PPI, à la
clôture de chaque exercice, sachant que celle-ci devra être utilisée
dans l’année qui suit cette clôture. Or la nouvelle loi sur l’épargne salariale prévoit trois nouveautés en la matière. Tout d’abord, dans le
cadre du PPESV, les abondements de l’employeur ouvrent droit à une
PPI équivalant à 25 % de ces versements qui passe à 50 % s’ils sont
investis en titres de l’entreprise. Par ailleurs, les abondements qui sont
placés en titres d’entreprise solidaires donnent droit à une PPI équivalente. Enfin, les entreprises de moins de 100 salariés qui concluent un
accord d’intéressement dans les deux ans qui suivront la publication
de la loi pourront se constituer une PPI égale à 50 % des abondements
versés dans le cadre d’un PEE.
d Les comptes épargne temps (CET) font-ils partie de l’épargne
salariale ?
La question sépare les spécialistes. Pour certains, bien qu’établi dans
le cadre d’un accord collectif, le CET, qui permet aux salariés d'« épargner » une partie de leurs droits à congé rémunéré consécutifs aux
35 heures (loi du 24 juillet 1994), n’est pas de l’épargne salariale (au
sens de la participation ou de l’intéressement), mais plutôt de l’épargne d’entreprise, dans la mesure où il s’agit d’une forme de salaire différé. Cependant, la nouvelle loi rend la frontière d’autant plus ténue
que désormais le CET pourra être alimenté par la participation ou les
avoirs détenus sur un PEE.
d Qu’est-ce que l’indice de l’actionnariat salarié (IAS) ?
L’IAS, lancé en octobre 1999 à l’initiative de la Fédération française
des associations d’actionnaires salariés (FAS), a pour but de mesurer
la performance boursière des sociétés dotées d’un actionnariat salarié
suffisamment significatif. Les entreprises retenues (une trentaine
aujourd’hui) doivent toutes être cotées. Leur actionnariat salarié doit
représenter au moins 3 % du capital et 25 % au moins du personnel
doit être actionnaire.
IV / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
LE MONDE ARGENT
Acquérir un loft est une aventure coûteuse
L
ES lofts, anciens locaux
industriels aménagés en habitations, ont été popularisés
en France au début des
années 1980 par Diva, le film de
Jean-Jacques Beineix, dans lequel
la baignoire de Richard Bohringer,
posée au milieu d’un immense hangar huileux, fit rêver les foules.
Mais, sur le marché de l’immobilier, le phénomène sort à peine,
aujourd’hui, de la marginalité et
reste réservé aux bourgeois bohèmes – plus bourgeois que bohèmes
d’ailleurs –, soit quelques gens des
médias ou du show business, des
professions libérales, des intellectuels ou des artistes.
Le journal De particulier à particulier consacre au loft, chaque
semaine depuis 1984, une rubrique
qui comporte, en moyenne, une
centaine d’annonces, sur 15 000 au
total. Le loft se chasse surtout à
Paris, dans les arrondissements
populaires des 14e, 18e ou 20e et
dans certaines communes autrefois industrielles de la proche couronne, mais pas celles embourgeoisées, comme Levallois-Perret ou
Issy-les-Moulineaux, qui ont démoli leurs usines et effacé les traces de
leur passé ouvrier. « Le loft soustend un mode de vie décloisonné, où
la frontière entre lieux de travail et
de vie familiale s’estompe, où l’espace généreux permet de recevoir
des amis et d’organiser des fêtes et
où il est possible de moduler les
pièces au gré des besoins », plaide
Nicolas Libert, fondateur et directeur de l’agence Ateliers, lofts et
associés.
Il y a trois façons de devenir « lofteur », si l’on excepte celle imaginée par M 6 : racheter au meilleur
prix une usine dans un quartier
oublié mais qui deviendra sûrement très branché un jour ; acquérir un plateau à aménager ; acheter
un loft tout fait, neuf ou d’occasion. Quelques agences immobilières se sont spécialisées dans la
revente de lofts de seconde main,
mais les prix sont proportionnés à
leur hauteur sous plafond, donc
himalayens. Témoin ce 130 mètres
carrés à Bastille, vendu à un Américain pour 7,5 millions de francs,
soit 57 700 francs le mètre carré :
« Il s’agit d’un lieu superbe, justifie
Immobilier. Racheter
au meilleur prix une
usine dans un quartier
oublié, acquérir un
plateau à agencer
ou s’offrir un
appartement déjà
aménagé... Trois
façons de devenir
« lofteur »
M. Libert, avec parking et terrasse,
décoration luxueuse et meubles sur
mesure, ainsi qu’une vue dégagée
sur Paris, ce qui est très rare pour un
loft. » Sur le site Internet de son
agence (www.ateliers-lofts.com),
créée en 1998, on peut aussi admirer un loft de 1 300 mètres carrés
créé par deux peintres à Colombes,
comprenant une réception de
100 mètres carrés, dont on peut
devenir propriétaire pour 11 millions de francs.
« TIRER PARTI DES VOLUMES »
L’agence CLCI commercialise des
ateliers d’artistes dans une ancienne imprimerie de Montrouge pour
2,2 millions de francs, un loft dans
le 10e arrondissement pour 4,9 millions ou un hangar de 310 mètres
carrés dans le 3e arrondissement
pour 4,5 millions. « Attention aux
mauvaises surprises, prévient Jérôme Chatoney, de CLCI. Il faut s’assurer que les agrandissements n’ont
pas empiété sur les parties communes de l’immeuble et que la terrasse
sur le toit a été aménagée avec l’aval
de la copropriété. » Jean-Paul Filleteau, lui, créateur de l’agence Interprojets, arpente sans repos l’Est
parisien et sa banlieue proche : « Il
y a pénurie de lofts, et j’ai une liste
d’attente de clients intéressés par la
vente ou la location, car ces espaces
se louent cher, entre 8 000 et 25 000
francs par mois », explique-t-il.
Une autre solution est l’achat
(Publicite´)
SICAV - FCP
Ces informations sont donne´es sous la responsabilite´ de l’e´metteur
Cours releve´s au 8 juin a` 17 h 43
Une se´lection.
Code
´ metteurs
E
r
Date
Valeur de
Valeur Devise de Montant Date du
souscription de rachat cotation du coupon coupon
SG ASSET MANAGEMENT
Serveur vocal :
08 36 68 36 62 (2,21 F/mn)
Internet : www.sgam.fr
Minitel 3615 SG
SICAV
029614
029615
029616
028307
009577
009543
028315
028316
028653
094406
094404
029548
029713
029709
029549
029408
009524
028520
009545
009526
CADENCE 1 D
CADENCE 2 D
CADENCE 3 D
CONVERTIS C
INTEROBLIG C
INTERSE´LECTION FR. D
SE´LECT DE´FENSIF C
SE´LECT DYNAMIQUE C
SE´LECT E´QUILIBRE 2
SE´LECT PEA DYNAMIQUE
SE´LECT PEA 1
SG FRANCE OPPORT. C
SG FRANCE OPPORT. D
SOGENFRANCE C
SOGENFRANCE D
SOGEOBLIG C
SOGE´PARGNE D
SOGEPEA EUROPE
SOGE´SECTOR IMMOB. D
SOGINTER C
702074
747971
747985
702304
703114
747973
702560
748493
042320
702744
043136
043153
703304
042303
DE´CLIC ACTIONS EURO
DE´CLIC ACTIONS FRANC
DE´CLIC ACTIONS INTER.
DE´CLIC BOURSE E´QUILIBRE
DE´CLIC BOURSE PEA
DE´CLIC OBLIG. EUROPE
DE´CLIC PEA EUROPE
DE´CLIC SOGENFR. TEMPO
FAVOR
SOGE´SECTOR FINANCE
SOGE´SECTOR SANTE´
SOGE´SECTOR TECHNO.
07/06/01
07/06/01
07/06/01
08/06/01
07/06/01
07/06/01
08/06/01
08/06/01
08/06/01
07/06/01
08/06/01
07/06/01
07/06/01
08/06/01
08/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
157,57
155,44
153,82
251,94
58,88
89,09
198,78
281,91
185,86
173,86
241,45
531,12
497,31
575,93
519,01
110,72
45,70
273,55
25,54
76,78
156,01
153,91
152,29
247
58,30
87,34
195,36
277,06
182,66
170,87
237,30
520,71
487,56
564,64
508,83
109,62
45,25
268,19
25,04
75,27
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
1,75
1,75
1,75
....
....
1,27
....
....
....
2,69
4,37
....
2,02
....
1,54
....
1,95
0,23
0,38
8,02
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
....
0,26
0,10
....
....
0,87
0,08
0,28
9,63
....
....
....
....
....
09/04/01
03/05/01
08/03/01
25/01/01
01/02/01
01/02/01
27/01/00
28/01/99
16/10/00
25/01/01
28/06/00
18/04/90
Fonds communs de placements
SOGESTION C
SOGINDEX FRANCE C
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
18,53
64,03
43,44
18,29
59,45
17,09
29,82
73,57
409,50
640,85
659,47
769,19
54,04
632,73
18,17
62,77
42,59
17,93
58,28
16,92
29,24
72,13
393,75
622
646,54
754,11
52,98
614,12
07/09/00
13/09/96
05/01/01
14/11/00
21/12/00
01/09/00
08 36 68 56 55 (2,21 F/mn)
SICAV
028818
028819
093707
028583
028575
028581
028582
028990
028636
028637
028612
028610
ATOUT CROISSANCE
ATOUT FONCIER
ATOUT FRANCE ASIE
ATOUT FRANCE EUROPE
ATOUT FRANCE MONDE
ATOUT FUTUR C
ATOUT FUTUR D
ATOUT SELECTION
OBLIFUTUR C
OBLIFUTUR D
REVENU VERT
UNIVERS ACTIONS
044668
ATOUT VALEUR
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
07/06/01
484,34
360,79
93,85
216,42
54,05
239,59
217,12
128,68
99,10
81,76
173,42
68,09
472,53
351,99
91,56
211,14
52,73
233,75
211,82
125,54
98,12
80,95
171,70
66,44
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
7,75
13,87
....
5,47
0,38
....
4,82
....
....
3,52
2
....
EUR
....
Fonds communs de placements
06/06/01
94,05
94,05
06/01/01
14/04/01
24/03/01
14/04/01
22/12/00
24/03/01
20/04/01
d’un plateau à aménager. Un marchand de biens acquiert un immeuble, prend en charge la rénovation des parties communes, découpe des lots et les vend, dotés
des arrivées d’eau et d’électricité,
sans plus. « Les gens peuvent ainsi
personnaliser leur appartement,
explique Patrick Isoré, spécialiste
de ce type d’opération. Même si
beaucoup de nos acquéreurs retombent dans le plan classique, avec
entrée et salon, certains sont plus
créatifs et savent tirer parti des volumes. » M. Isoré commercialise
quelques lots, rue du Faubourg-duTemple, de 17 000 à 20 000 francs le
mètre carré, auxquels il faut ajouter
le prix des travaux intérieurs : « Il
faut, au bas mot, compter 4 500 à
5 500 francs le mètre carré, avertit
Eric Wuilmot, architecte, membre
du réseau Rénov. Les amateurs de
lofts veulent du confort. Chauffer ces
grands volumes nécessite un chauffage efficace, par le sol, qui est assez
coûteux. Les cuisines ouvertes sont
agréables mais pas les odeurs, qu’il
faudra évacuer par de puissantes
hottes raccordées à l’extérieur. La facture de peinture est aussi à la mesure
des surfaces à peindre. »
L’achat ayant lieu bien avant
l’achèvement des travaux dans les
parties communes, le lofteur n’est
pas à l’abri de mauvaises surprises :
« Nous annexons à l’acte de vente un
descriptif très précis, avec un engagement de faire et une garantie financière, précise M. Isoré. S’il s’agit de
rénovation lourde, avec une réfection
totale des planchers, la vente devra,
en outre, être passée dans le cadre
très réglementé de la vente en l’état
futur d’achèvement (Vefa). »
Enfin, trouver soi-même une
vieille usine à retaper reste l’aventure la plus risquée mais la plus
rentable, même si ces lieux font,
désormais, l’objet d’une incroyable
surenchère. Avant d’acheter, il faut
s’assurer de la faisabilité technique
tout autant que juridique du projet,
en déjouant les servitudes de vue,
qui empêchent d’ouvrir des fenêtres, en s’affranchissant des règles
d’urbanisme et du droit de préemption des municipalités. Ces espaces
sont souvent immenses : il faudra
les partager, donc trouver des
compagnons d’aventure solvables.
Cela veut dire créer des SCI et répartir les dépenses, ce qui ne va pas
sans discussion ni conflit. La réalisation de travaux très lourds n’est
jamais dépourvue d’aléas ni de surcoûts. Pourtant, la satisfaction est
au rendez-vous : « Partir d’un volume existant permet d’aboutir à des
espaces intéressants, originaux, que
l’on n’aurait jamais eu l’audace de
créer ex nihilo », raconte Eric Wuilmot, qui aménage actuellement,
pour des artistes, deux logements
dans l’ancienne usine Yoplait, à Ivrysur-Seine, pour un prix global de
10 500 francs le mètre carré, dont
5 500 francs de travaux.
Isabelle Rey-Lefebvre
JURISPRUDENCE
Banquier et voleur
UAND le collaborateur
d’une banque détourne
des fonds aux dépens de
ses clients, ils peuvent se
laisser abuser en croyant
qu’il agit dans le cadre de ses
fonctions. Et c’est d’autant plus vrai
lorsque ce professionnel exerce des
responsabilités importantes. Le cas
de M. H., directeur administratif
de la Banque Paribas, est
révélateur. Dans un premier temps,
ce banquier est condamné par un
tribunal correctionnel pour faux,
usage de faux et abus de confiance
au préjudice des époux M. – entre
autres –, qui lui ont confié des
sommes destinées à l’acquisition de
bons anonymes de cette banque.
Ils assignent, par la suite, Paribas
en remboursement des sommes
détournées. La banque est, à son
tour, condamnée par la cour
d’appel de Lyon, mais elle forme
un pourvoi en cassation contre son
arrêt. Pour motiver sa décision, la
cour d’appel avait noté que les
sommes remises à la banque
avaient fait l’objet de bordereaux
de recouvrement en espèces,
d’un reçu à l’en-tête de Paribas
comportant un numéro
d’enregistrement et de documents
à en-tête mentionnant en
particulier les sommes dues en
principal et les intérêts annuels. Par
Q
ailleurs, il n’était pas établi que les
époux M. avaient une connaissance
précise des affaires et des taux de
rémunération de l’argent, de 1986
à 1990. La Cour de cassation
a partagé, en 1999, l’analyse
de la cour d’appel selon laquelle
les époux M. ont pu légitimement
croire que M. H., qui exerçait
des responsabilités dans la banque,
avait bien agi dans le cadre de
ses fonctions, et rejeté le pourvoi
(2e chambre civile, époux M. contre
société Paribas). La sécurité des
relations commerciales implique
qu’un particulier s’adressant à une
banque, un gestionnaire
de patrimoine, un notaire, un agent
ou un courtier d’assurances pour
leur confier son épargne soit sûr
de la retrouver au moment de son
choix. Et cela s’avère d’autant
moins contestable lorsque les
sommes en jeu ont été remises
à un collaborateur de bon niveau,
dans les locaux de l’établissement,
contre des reçus à en-tête et
la remise de pièces comptables
normales. Ce même principe
s’applique en cas de
détournements de fonds par
un agent d’assurances – voire
un courtier – à travers la notion
de « mandat apparent ».
Alain Farshian
LE MONDE ARGENT
Code
Les sicav internationales
en petite forme
L
REBOND EN AVRIL
Le rebond enregistré sur les marchés d’actions en avril n’a pas effacé les stigmates des baisses de
2000 et du début 2001. Malgré la
hausse de l’indice Nasdaq des
valeurs de croissance américaines,
le secteur des TMT (technologie,
média et télécommunications) est
regardé avec précaution par les
gérants même si, à l’instar de
M. Carmignac, quelques-uns y ont
renforcé leurs investissements au
cours des dernières semaines.
Beaucoup de gestionnaires s’interrogent encore sur la vigueur de
la reprise dans le monde et sa
rapidité à venir.
Quelques fonds spécialisés dans
des secteurs particuliers tirent toutefois leur épingle du jeu. Ainsi, à
la cinquième place de notre palmarès, on trouve Fortis L Fund Equity
Prestige World qui investit au
niveau mondial dans l’industrie du
luxe. Ce produit a cependant été
moins bien orienté au cours des
premiers mois de l’année. « La
La sicav
Eurofonds.
Les fonds spécialisés
dans les secteurs
de la santé, du luxe
et de la finance
tirent leur épingle
du jeu
majorité des acteurs-clés du secteur
des produits de luxe ont subi de fortes pertes et ont fait moins bien que
le marché, écrivent dans leur dernier rapport les gestionnaires du
fonds. Ce secteur devrait lentement
commencer à se redresser. Les
sociétés ont émis des prévisions de
bénéfices prudentes pour 2001. »
Les produits spécialisés dans le
secteur financier enregistrent des
performances honorables. Un
autre produit de Fortis, Fortis
L Fund Equity Finance World, se
place onzième de notre classement. Mais, « alors qu’il s’était
comporté de façon très défensive en
2000, le secteur finance a été rattrapé par la baisse des marchés au
premier trimestre 2001 », observent les gérants de ce produit.
Sans conteste, les fonds qui
misent sur les valeurs liées à la
santé enregistrent les meilleures
performances. « Dans un premier
temps, le secteur pharmaceutique a
bénéficié de la désaffection pour les
valeurs technologiques. Après quelques mois difficiles, début 2001, en
raison de prises de bénéfice, ces
titres retrouvent de l’intérêt auprès
d’investisseurs désorientés, qui les
voient comme des actions défensives », juge Sophie Plantey, une des
gestionnaires de Saint-Honoré Vie
et Santé. « Les sociétés de ce secteur offrent en moyenne une croissance de 12 % de leurs bénéfices et
il est rare qu’elles émettent des
mises en garde sur leurs bénéfices »,
insiste-t-elle.
T
Décomposition
du risque
en %
Source : APT
31,49
FTSE 100
15,28
Autres
3,40
Nikkei 225
Performance : Très bonne eeeee
Bonne eeee Moyenne eee
Promoteur
Faible ee Très faible e Mauvaise b
Pays
Perf.
retraitée
en %
Rang
retr.
1 an
Perf.
sur
1 an
Risque
sur
1 an
Risque : Très peu eeeee Peu eeee Moyen eee Important ee Très important e
Perf.
brute
en %
Rang
brut
1 an
38,24
S&P 500
composite
L'attribution de risque sur des
variables géographiques met en
évidence une forte sensibilité sur le
Royaume-Uni et sur les Etats-Unis.
qui reste néanmoins nettement
mieux que la moyenne des fonds
diversifiés à l’international qui
accuse un recul de 16,10 %.
Au cours de ces derniers mois,
plusieurs titres ont contribué à la
relative bonne performance de
Saint-Honoré Vie et Santé. Ainsi
cette dernière a profité de l’offre
publique d’achat lancée par Unilever sur Bestfoods, valeur détenue
en portefeuille.
Les gérants parient aujourd’hui
dans le secteur pharmaceutique
sur Glaxo SmithKline Beecham.
« La société dispose d’un laboratoire de recherche très puissant et
le marché n’a pas encore apprécié
les bénéfices de la fusion qui a donné naissance à cette société », souligne Mme Plantey. Aventis a aussi
la faveur des gérants. « La restructuration du groupe se passe bien et
la société fait preuve de dynamisme, comme le montre le succès aux
Etats-Unis de son médicament antiallergie », note Mme Plantey. Dans
le domaine paramédical, les gestionnaires aiment Becton Dickinson, qui fabrique des instruments
médicaux, ou Medtronic, spécialiste de la valve cardiaque.
En ce qui concerne les valeurs de
l’agroalimentaire, la sicav détient
des titres Coca-Cola ou Pernod
Ricard « dont la stratégie de recentrage sur les vins et spiritueux se
met en place », souligne Mme Plantey. Les gérants viennent de renforcer leurs investissements sur
Danone. En revanche, ils ont allégé ceux réalisés dans le secteur de
la distribution, en vendant les
titres Tesco ou Ahold ; ils concentrent leur position sur Carrefour.
J. Mo.
Valeur
liquid.
en euros
Comportement atypique ! Comportement très atypique !!
Les premières et les dernières de la catégorie
Actions internationales
Performance arrêtée le : 30/04/01
Performance moyenne sur un an : - 16,10 %
DS917162
DS901552
DS882488
DS917465
DS885590
LU00528
DS745614
FR701569
DS901943
DS892693
DS892284
DS885609
DITFINA
FR029427
DS903004
FR009824
DS897881
DS901526
ANHIPHC
KLASSAK
A57FUND
DS943490
FIDWLBI
DS901565
DS773497
GUIGLPI
FR043562
DS897551
DS865222
DS901543
S&P FINANCIAL SECS.FD.
LAW DEBENTURE
BB.LINGOHR SY.INVEST
HSAM.FINL.TST.
FORTIS L FD.EQ.PSTG.WL
INVESCO GT LEISURE FUN
FRAM.FINANCIAL FD.AC.
CRYSTAL SANTE-ENVIRONN
FLEMING AMERICAN
BBL L INVT.BANK & IN.C
FORTIS L FD.EQ.FIN.WLD
LOMBARD ODIER IMMUNOLO
DIT-FINANZWERTE
BIOSPHERE
BANKERS INV.TRUST
SAINT-HONORE VIE & SANTE
WOOLWICH INTL.MANAGED
ALLIANCE TRUST
AXA B FUND PHARMA & HE
KLASSIK AKTIEN FD
A 57 MITEIGENTUMSANTEI
RIT CAPITAL PARTNERS
FIDELITY WEALTHBUILDER
SECOND ALLIANCE
FID.INV.SVS.MNY.BUILDE
INVESTEC GF GL PRVT TR
CARMIGNAC INVEST
ACTIVEST BIO PHARMA
WM AKT.GL.USD UI FDS.
FOREIGN & COLONIAL
SAVE & PROSPER
INDEPENDENT
BB INVEST
HILL SAMUEL
FORTIS
MARK GREENBERG
FRAMLINGTON
CRYSTAL FINANCE
FLEMING
BBL
FORTIS
LOMBARD ODIER
DIT
CYRIL FINANCE GES
HENDERSON
CIE FIN ROTHSCHILD
WOOLWICH UT M
ALLIANZ
AXA BANQUE FUND M
SALZBURG MUENCHEN
CAPITAL INVEST
BANQUE ROTHSCHILD
FIDELITY
INDEPENDENT
FIDELITY
GUINNEES FLIGHT
CARMIGNAC GESTION
HYPO-INVEST
UNIVERSAL-INVEST
FOREIGN & COLONIA
UK
UT
GR
UK
BL
BL
UK
FR
UT
BL
BL
CH
GR
FR
UT
FR
UK
UT
BL
AU
AU
UT
UK
UT
UK
UK
FR
GR
GR
UT
+ 25,29
+ 20,78
+ 18,53
+ 15,63
+ 14,39
+ 11,90
+ 9,81
+ 7,90
+ 7,02
+ 5,94
+ 5,76
+ 5,62
+ 4,82
+ 4,45
+ 3,22
+ 3,18
+ 2,42
+ 2,16
+ 1,66
+ 1,16
+ 0,74
+ 0,16
- 0,98
- 1,01
- 1,25
- 1,30
- 1,36
- 1,79
- 2,80
- 2,96
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
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29
30
DS885912
DS882129
DS323853
DS361899
DS323686
DS870645
DS890287
METRWSI
INVPNGI
SANPAOLO AZ.INTL.ETCO
ADIG INV.ADIG CONVEST
OASI PANIERE BORSE
EUROCONSULT TALLERO
INTL. SECUR. NEW ECONO
CEROS UNIVERSAL FOND I
RAS MULTIMEDA
METZLER RWS WACHTUMSFO
INVESCO GT NIPPON GROW
SAN PAOLO FONDI
ADIG
DEUTSCHE BANK
EUROCONSULT
INTL.SECS.
UNIVERSAL-INVEST
DIVAL
METZLER
AKIRA HIRAMINE
IT
GR
IT
IT
LX
GR
IT
GR
BL
- 33
- 33,49
- 33,76
- 34,36
- 36,60
- 37,40
- 38,21
- 38,85
- 39,11
294
295
296
297
298
299
300
301
302
d La méthode APT (Arbitrage Pricing Theory) permet d’analyser les fonds
selon leur performance mais aussi le risque pris par le gestionnaire. Elaborée
par Steve Roos en 1976, elle repose sur un postulat simple : pour mesurer le
risque, il faut s’intéresser aux prix. Aptimum, la société qui utilise la méthode
eeeee
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b
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b
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b
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b
e
b
eeee
+ 24,75
+ 16
+ 13,98
+ 14,69
+ 11,57
+ 10,54
+ 9,05
+ 6,84
+ 6,60
+ 7,15
+ 6,54
+ 5,82
+ 5,77
+ 3,40
+ 2,80
+ 2,29
+ 1,71
+ 1,74
+ 1,83
+ 0,93
+ 0,56
+ 0,13
-1
- 0,77
- 1,30
- 1,23
- 1,48
- 1,77
- 4,01
- 2,66
1
2
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3
5
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26
25
27
28
30
29
617,05
1259
60,48
2030,57
352,11
16,10
400,15
23,72
862
589,02
432,13
590,47
45,21
90,32
320,50
384,43
95,81
3310
167,70
151,51
10525,23
464
49,33
2911,50
136
212,99
3739,46
102,27
144,92
260,50
- 30,06
- 33,68
- 26,18
- 34,88
- 39,71
- 28,31
- 41,17
- 49,81
- 40,73
279
287
264
292
298
275
300
302
299
9,07
58,41
7,41
8,46
66
74,23
8,21
113,03
362
APT, recueille les prix de plus de 30 000 actifs sur chaque marché, chaque
région du monde. Il mesure l’évolution de ces prix au cours du temps. Des
calculs sophistiqués permettent, en fonction de ces prix, de décortiquer la
performance des fonds et d’en établir une performance retraitée.
la solution pour votre entreprise
L’Epargne Salariale
permet à tous vos salariés
d’être associés aux
performances et résultats de
votre entreprise et de se
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Vos salariés bénéficient des
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de 250 milliards d’euros
d’actifs gérés.
d de la semaine
ROISIÈME fonds de droits
français de notre classement, la sicav de la Compagnie
financière
Edmond de Rothschild n’est pas
une « sicav santé » classique.
François Roudet et Sophie Plantey, ses deux gérants, ont la possibilité d’investir sur les valeurs de
la santé, mais aussi sur celles des
industries agroalimentaires et de
la distribution alimentaire et pharmaceutique. Saint-Honoré Vie et
Santé est composée à 50 % de
sociétés américaines, de 40 % de
valeurs européennes, le reste
étant investi en Asie.
Comme les autres fonds gérés
par la Compagnie financière,
c’est une politique de « stock picking », de sélection des valeurs,
qui caractérise le style de gestion
de la sicav. Sur douze mois (performance arrêtée le 30 avril), elle
n’a progressé que de 2,29 %, ce
11,58
DJ Euro
Stoxx
Libellé
Joël Morio
Saint-Honoré Vie et Santé
INDICES SECTORIELS
APT
CLASSEMENT DES FONDS EUROPÉENS SELON LA MÉTHODE APT
GESTION COLLECTIVE
ES fonds diversifiés sur
l’ensemble des Bourses affichent des performances
très médiocres. Sur douze
mois, ils ont perdu 16,10 % (performances arrêtées le 30 avril). Pour
certains, la chute est encore plus
impressionnante : plus de 40 % en
un an.
Après cette purge, faut-il s’attendre à un rebond ? Traumatisés par
les plongeons enregistrés sur certains marchés, les gérants se veulent prudents. Le climat change
cependant peu à peu. « De nombreux indicateurs vont aujourd’hui
dans le sens d’un recul des forces
récessionnistes et semblent annoncer un redressement de l’activité
dans les mois à venir », notent les
gérants d’Axa Investment Managers. « Le pire est derrière nous »,
assure Edouard Carmignac qui
gère Carmignac investissements,
un des meilleurs fonds de droit
français diversifié à l’international.
Il ajoute, cependant, que « les marchés sont bien valorisés et qu’il n’y a
pas grand-chose à attendre des
Bourses dans les mois à venir ».
LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001 / V
A
B
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VI / LE MONDE / DIMANCHE 10 - LUNDI 11 JUIN 2001
08/06
22 h 00
f
Code
pays
LE MONDE ARGENT
Cours % Var.
en euros hebdo
Les 5 valeurs
AUTOMOBILE
AUTOLIV SDR
BASF AG
BMW
CONTINENTAL AG
DAIMLERCHRYSLER
FIAT
FIAT PRIV.
MICHELIN
PEUGEOT
PIRELLI SPA
DR ING PORSCHE
RENAULT
VALEO
VOLKSWAGEN
SE
BE e
DE e
DE e
DE e
IT e
IT e
FR e
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IT e
DE e
FR e
FR e
DE e
20,49
46,85
40,50
17,10
53,50
26,90
17,05
41,10
326,70
3,59
399
51,50
49,45
58,07
–
–
+
–
+
+
+
–
–
+
+
–
–
–
1,55
0,95
2,02
0,87
0,09
0,15
2,03
0,63
0,12
1,41
4,72
4,63
2,94
0,05
GB
NL e
GB
GB
GR
IT e
IT e
GB
GR
ES e
GB
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IT e
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GB
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DK
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GB
GB
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BE e
GB
IT e
GR
FR e
SE
IT e
GB
SE
IT e
GB
FR e
SE
SE
CH
IT e
21,13
22,43
13,17
20,77
28,90
11,30
11,69
18,36
13,90
41,32
36,64
56,30
16,20
10,24
12,18
4,21
10,28
19,20
4,80
36,50
7,57
11,95
4,42
40,84
4,52
4,56
13,45
3,87
104,20
11,21
6,16
49,96
29,50
41,51
18,51
89
179,50
5,02
53,70
16,42
59,59
16
13,09
13,45
14,93
15,80
43,99
12,21
3,90
38,82
96,90
6,49
18,25
28,20
10,57
15,83
16,48
72,50
16,20
5,08
174,78
5,21
+ 4,86
+ 0,72
+ 4,53
– 2,15
– 2,03
– 1,74
– 1,43
– 3,68
– 5,05
+ 2,02
+ 5,95
– 0,35
+ 1,38
– 0,78
+ 0,74
– 3
– 0,19
– 1,08
– 2,64
– 1,35
– 0,39
– 3,63
....
+ 2,36
– 1,53
+ 3,17
+ 2,87
– 0,77
+ 1,96
+ 1,72
....
– 3,92
+ 1,03
+ 1,49
+ 0,36
....
+ 2,10
+ 1,27
+ 1,32
+ 4,85
+ 4,18
....
– 0,41
+ 3,65
+ 4,45
– 0,32
+ 5,49
+ 3,89
– 2,50
– 0,82
– 2,61
....
– 0,11
+ 3,47
– 1,01
– 0,63
+ 4,66
+ 3,35
+ 0,67
– 7,96
– 1,30
– 0,95
PRODUITS DE BASE
ACERALIA
ACERINOX R
ALUMINIUM GREEC
ANGLO AMERICAN
ASSIDOMAEN AB
BEKAERT
BILLITON
BOEHLER-UDDEHOL
BUNZL PLC
CORUS GROUP
ELVAL
HOLMEN -BISPAT INTERNATI
JOHNSON MATTHEY
MAYR-MELNHOF KA
M-REAL -BOUTOKUMPU
PECHINEY-ARAUTARUUKKI K
RIO TINTO
SIDENOR
SILVER & BARYTE
SMURFIT JEFFERS
STORA ENSO -ASTORA ENSO -RSVENSKA CELLULO
THYSSENKRUPP
UNION MINIERE
UPM-KYMMENE COR
USINOR
VIOHALCO
VOEST-ALPINE ST
WORMS N
ES e
ES e
GR
GB
SE
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GB
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GB
GB
GR
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FI e
FR e
FI e
GB
GR
GR
GB
FI e
FI e
SE
DE e
BE e
FI e
FR e
GR
AT e
FR e
14,78
38,10
36,24
17,97
24,08
42,25
6,32
43,50
7,83
1,13
4,10
23,60
4,03
17,79
52,86
8,80
10,99
62,20
4,58
22,68
3,52
21,16
2,30
13,80
13,80
25,10
16,89
49,59
37,15
13,86
10,44
33,44
19,11
–
+
+
–
–
+
+
+
+
–
–
+
+
+
+
–
+
–
+
+
–
+
+
+
+
–
–
+
–
–
–
+
–
1,47
3,81
1,17
2,31
1,10
4,06
7,80
0,88
5,49
5,48
1,44
1,38
1,26
5,31
3,10
3,30
7,12
4,01
0,66
1,68
6,38
2,03
9,30
2,30
1,47
3,31
2,93
2,25
1,46
9,77
2,97
2,86
2,99
CHIMIE
AIR LIQUIDE
AKZO NOBEL NV
BASF AG
BAYER AG
BOC GROUP PLC
CELANESE N
CIBA SPEC CHIMI
CLARIANT N
DSM
EMS-CHEM HOLD A
ICI
KEMIRA
KON. VOPAK NV
LAPORTE
LONZA GRP N
NORSK HYDRO
RHODIA
SOLVAY
SYNGENTA N
TESSENDERLO CHE
FR e
NL e
DE e
DE e
GB
DE e
CH
CH
NL e
CH
GB
FI e
NL e
GB
CH
NO
FR e
BE e
CH
BE e
158,50 – 3,18
50,40 – 1,08
46,85 – 0,95
47,70 + 1,49
+ 2,70
18
26,60 + 5,56
72,11 + 0,92
333,14 ....
43,51 – 0,87
4796,64 ....
7,46 + 2,47
6,89 + 2,53
26,95 + 0,19
11,33 ....
689,93 + 0,10
49,36 + 0,64
13,15 – 5,33
+ 12,03
61
61,76 + 3,30
32,20 + 9,15
CONGLOME´RATS
D’IETEREN SA
AZEO
GBL
GEVAERT
INCHCAPE
KVAERNER -AMYTILINEOS
UNAXIS HLDG N
ORKLA
SONAE SGPS
BE e
FR e
BE e
BE e
GB
NO
GR
CH
NO
PT e
205,50
71,95
300,10
35,20
7,90
9,12
7,36
200,74
20,81
0,96
+ 2,80
....
....
+ 0,03
+ 8,76
– 1,36
+ 1,66
+ 0,66
– 0,90
– 4
TE´LE´COMMUNICATIONS
ATLANTIC TELECO
BRITISH TELECOM
CABLE & WIRELES
COLT TELECOM NE
DEUTSCHE TELEKO
E.BISCOM
EIRCOM
ELISA COMMUNICA
ENERGIS
EQUANT NV
EUROPOLITAN HLD
FRANCE TELECOM
HELLENIC TELE (
KINGSTON COM
KONINKLIJKE KPN
KPNQWEST NV -CLIBERTEL NV
MANNESMANN N
MOBILCOM
PANAFON HELLENI
GB
GB
GB
GB
DE e
IT e
IR e
FI e
GB
DE e
SE
FR e
GR
GB
NL e
NL e
NL e
DE e
DE e
GR
0,39 + 4,35
7,05 – 0,69
7,60 + 0,22
11,42 – 2,37
23,56 – 4,54
82,75 – 3,55
1,30 + 10,17
20,46 + 3,86
4,24 + 2,36
31,70 + 1,60
7,45 – 4,14
60,70 – 4,56
16,62 + 3,36
1,96 – 6,25
7,34 – 18,35
12,34 – 6,52
11,60 – 2,11
+ 7,63
134
17,09 – 7,02
6,48 – 8,73
de la semaine
en euro à Paris
en euro à Paris
54,0
en euro à Paris
53,0
46,5
24,6
en euro à Paris
15,5
46,5
le 8 juin
51,5
le 8 juin
53,5
52,5
15,0
46,0
53,0
52,0
52,5
51,5
14,5
24,4
13,86
45,5
le 8 juin
52,0
24,2
52,0
51,0
51,5
50,5
14,0
le 8 juin
45,0
24,0
BANQUES
ABBEY NATIONAL
ABN AMRO HOLDIN
ALL & LEICS
ALLIED IRISH BA
ALPHA BANK
B.P.SONDRIO
B.P.VERONA E S.
BANK OF IRELAND
BANK OF PIRAEUS
BANKINTER R
BARCLAYS PLC
BAYR.HYPO-U.VER
BBVA R
BCA AG.MANTOVAN
BCA FIDEURAM
INTESABCI
BCA LOMBARDA
BCA P.BERG.-C.V
BCA P.MILANO
B.P.EMILIA ROMA
B.P.NOVARA
B.P.LODI
BCA ROMA
BCO POPULAR ESP
BCP R
BIPOP CARIRE
BK OF SCOTLAND
BNL
BNP PARIBAS
BSCH R
COMIT
COMM.BANK OF GR
COMMERZBANK
CREDIT LYONNAIS
DANSKE BANK
DEUTSCHE BANK N
DEXIA
DNB HOLDING -ADRESDNER BANK N
EFG EUROBK ERGA
ERSTE BANK
ESPIRITO SANTO
FOERENINGSSB A
HALIFAX GROUP
HSBC HLDG
IKB
KBC BANCASSURAN
LLOYDS TSB
MONTE PASCHI SI
NAT BANK GREECE
NATEXIS BQ POP.
NORDEA
ROLO BANCA 1473
ROYAL BK SCOTL
S-E-BANKEN -ASAN PAOLO IMI
STANDARD CHARTE
STE GENERAL-ASV HANDBK -ASWEDISH MATCH
UBS N
UNICREDITO ITAL
en euro à Paris
24,8
d
23,8
1
5
6
7
51,0
JUIN 2001
d
d
La maison-mère d’Airbus a
réaffirmé, vendredi 8 juin,
son objectif. « Si l’on raisonne à dollar constant (…)
notre
chiffre
d’affaires
devrait croître de 20 % en
2001, et probablement un
peu plus d’ailleurs, et de 10 %
dans les années suivantes »,
a déclaré Philippe Camus, le
coprésident d’EADS. Il prévoit des annonces « très positives » lors du prochain
Salon du Bourget. Sur la
semaine, l’action a gagné
0,54 %, à 24,01 euros.
PT e
FI e
CH
IT e
SE
DK
SE
PT e
IT e
IT e
SE
IT e
NL e
GB
ES e
ES e
GB
GR
GB
FI e
ES e
ES e
FR e
GB
PT e
IT e
GB
GB
PT e
FR e
ES e
ES e
ES e
GB
DE e
GR
GR
DE e
CH
FR e
IT e
FR e
GR
GB
GB
FR e
SE
GB
FR e
GR
FR e
AT e
9,05 – 2,16
10,73 + 14,76
295,03 + 6,65
6,68 – 0,89
3,05 – 17,68
44,80 – 6,96
41,30 – 0,65
9,97 – 6,38
10,98 + 0,18
6,20 + 0,65
5,74 – 2,73
13,55 – 1,31
4,27 – 10,86
2,97 + 4,60
44,25 + 0,59
33,30 + 4,39
1,53 + 5,62
7,74 – 3,49
6,64 + 14,01
18,50 + 11,31
+ 1,16
21
11,28 + 0,27
43,68 + 1,82
4,19 + 1,58
10,60 – 2,75
12,05 + 5,98
2,99 – 3,68
34,64 + 3,41
24,25 – 4,72
67,05 – 0,15
15,40 + 6,94
24,10 + 2,95
20,06 + 5,58
8,16 – 0,40
55,30 – 1,60
6,64 – 2,64
12,66 – 6,64
24,70 + 1,23
1304,29 ....
– 0,73
122
9,96 – 0,99
108,90 + 0,18
2,70 – 6,25
1,84 – 4,24
11,36 – 4,66
– 0,12
170
44,08 + 0,24
3,20 – 0,51
184,40 + 3,89
38,52 – 1,88
73,75 + 4,09
21,18 + 6,27
CONSOMMATION CYCLIQUE
ACCOR
ADIDAS-SALOMON
AGFA-GEVAERT
AIR FRANCE
AIRTOURS PLC
ALITALIA
AUSTRIAN AIRLIN
AUTOGRILL
BANG & OLUFSEN
BASS
BENETTON GROUP
BERKELEY GROUP
BRITISH AIRWAYS
BULGARI
CHRISTIAN DIOR
CLUB MED.
COMPASS GROUP
DT.LUFTHANSA N
ELECTROLUX -BEM.TV & MERCHAN
EMI GROUP
EURO DISNEY
HERMES INTL
HILTON GROUP
HDP
HUNTER DOUGLAS
KLM
LVMH
MEDION
MOULINEX
NH HOTELES
NXT
P & O PRINCESS
PERSIMMON PLC
PREUSSAG AG
RANK GROUP
RICHEMONT UNITS
ROY.PHILIPS ELE
RYANAIR HLDGS
SAIRGROUP N
SAS DANMARK A/S
SEB
SODEXHO ALLIANC
TELE PIZZA
THE SWATCH GRP
THE SWATCH GRP
THOMSON MULTIME
J D WETHERSPOON
WILSON BOWDEN
WM-DATA -BWOLFORD AG
WW/WW UK UNITS
FR e
DE e
BE e
FR e
GB
IT e
AT e
IT e
DK
GB
IT e
GB
GB
IT e
FR e
FR e
GB
DE e
SE
DE e
GB
FR e
FR e
GB
IT e
NL e
NL e
FR e
DE e
FR e
ES e
GB
GB
GB
DE e
GB
CH
NL e
IR e
CH
DK
FR e
FR e
ES e
CH
CH
PA
GB
GB
SE
AT e
IR e
48,15
68,45
18,64
22,05
4,67
1,46
11,85
13,34
34,81
12,45
16,55
13,05
6,15
13,70
48,50
74,70
8,89
22,30
17,54
3,03
7,18
1,08
169,80
3,93
4,90
30,85
22,30
65,60
99
3,95
14,09
7,08
5,92
5,22
38,80
3,70
3065,25
34,53
12,10
88,21
12,48
58,80
52
2,32
1353,57
284,51
46,50
5,84
12,81
3,97
17,81
1,08
– 2,11
– 2,21
+ 5,49
+ 2,42
– 0,69
– 7,01
+ 3,04
+ 4,22
– 2,81
– 1,93
....
– 1,36
+ 0,80
+ 0,37
+ 1,78
– 0,53
+ 3,81
+ 4,69
+ 3,48
– 15,60
– 0,23
+ 4,85
+ 1,68
– 0,41
+ 6,52
– 0,48
– 0,45
– 0,53
– 1,21
– 1
+ 0,28
+ 9,87
+ 1,97
– 4,76
– 0,51
+ 3,18
+ 3,03
+ 8,72
– 5,54
+ 0,94
....
– 1,84
+ 1,36
....
+ 2,49
+ 2,12
+ 4
– 0,83
– 3,33
– 6,33
+ 0,34
– 5,26
CH
DE e
GB
FR e
CH
GB
IR e
FR e
DE e
GB
SE
164,27
42,49
58,01
88,20
93,96
20,72
41,90
324,30
81,75
14,85
8,37
+ 0,81
+ 3,63
+ 5,18
+ 1,38
+ 8,33
+ 5,39
+ 2,90
+ 1,15
+ 2,83
+ 1,68
....
PHARMACIE
ACTELION N
ALTANA AG
ASTRAZENECA
AVENTIS
BB BIOTECH
CELLTECH GROUP
ELAN CORP
ESSILOR INTL
FRESENIUS MED C
GALEN HOLDINGS
GAMBRO -A-
6
7
8
1
d
DOUTES
SUR RENAULT
GLAXOSMITHKLINE
H. LUNDBECK
NOVARTIS N
NOVO-NORDISK -B
NOVOZYMES -BNYCOMED AMERSHA
ORION B
OXFORD GLYCOSCI
PHONAK HLDG N
QIAGEN NV
ROCHE HLDG
ROCHE HOLDING G
SANOFI SYNTHELA
SCHERING AG
SERONO -BSHIRE PHARMA GR
SMITH & NEPHEW
SSL INTL
SULZER AG 100N
SYNTHES-STRATEC
UCB
WILLIAM DEMANT
WS ATKINS
ZELTIA
5
6
GB
DK
CH
DK
DK
GB
FI e
GB
CH
NL e
CH
CH
FR e
DE e
CH
GB
GB
GB
CH
CH
BE e
DK
GB
ES e
32,31
27,32
45,96
215,97
25,82
9,30
19,15
17,79
4041
29,47
104,15
8410,54
71,75
63,40
1124,25
20,86
5,42
9,04
411,33
720,15
37,15
36,49
13,30
12,38
+ 1,80
....
+ 1,75
....
+ 0,79
+ 3,07
– 1,08
+ 6,86
+ 2,33
– 0,44
– 0,16
....
– 0,07
+ 2,26
+ 4,71
+ 6,95
+ 2,15
+ 3,55
– 9,93
+ 0,18
+ 5,72
– 0,73
+ 3,82
+ 1,39
GB
GB
ES e
FR e
NL e
IT e
GB
GR
GB
GB
AT e
NO
ES e
NL e
IT e
GB
FR e
NL e
4,59
10,46
14,29
175,40
58
7,72
10,28
8,02
2,94
2,27
118,35
14,27
21,40
71,82
7,65
10,31
174
64,40
+ 2,55
+ 1,42
+ 2,07
+ 1,50
+ 0,35
+ 0,13
+ 0,96
– 6,09
....
+ 1,46
– 0,13
+ 4,13
+ 1,18
– 0,73
+ 5,96
+ 2,27
– 0,57
+ 9,90
GB
BE e
GR
GB
DE e
PT e
GB
GB
GB
GB
21,02
41,11
44,90
21,70
32,20
3,14
8,62
8,83
4,91
17,05
+ 4,72
+ 3,55
....
+ 4,72
+ 1,58
– 0,95
+ 1,54
+ 1,69
– 1,31
+ 2,45
5
6
d
BE e
DE e
ES e
CH
DE e
DE e
SE
FR e
FR e
BE e
NL e
FR e
BE e
GB
GB
NL e
GB
GB
GB
DE e
IT e
ES e
IT e
GB
DK
NL e
NL e
GB
FR e
GB
FR e
ES e
DE e
66,50
26,22
26,70
209,93
82
22,27
12,50
74,50
110
28,65
28,50
102,40
41,16
4,85
8,40
76,16
14,44
9,04
16,07
119
13,17
17,10
2,83
13,07
71,10
43,55
49,05
15,50
79,40
6,09
188,50
7,74
18,50
+ 1,53
– 1,58
+ 1,41
– 1,99
+ 2,50
+ 1
....
+ 4,78
– 3,93
+ 0,70
– 0,11
– 0,97
+ 0,15
– 1,98
– 0,96
+ 1,14
+ 0,80
+ 2,40
+ 1,44
– 3,25
+ 2,89
– 4,95
– 1,39
+ 0,38
....
– 2,02
+ 0,51
– 1,55
+ 1,34
+ 1,36
+ 0,27
– 6,07
– 2,12
8
1
5
Le groupe d’électronique a
annoncé cette semaine le
rachat de l’activité modems
DSL (pour l’accès Internet
à haut débit) d’Alcatel,
pour un prix d’environ
456 millions d’euros, payé
en actions Thomson Multimédia (TMM). Les analystes de Fortis Bank notent
que TMM devient ainsi le
leader mondial sur les
modems DSL avec une part
de marché d’environ 27 %.
Sur la semaine, l’action a
gagné 4 %, à 46,5 euros.
ALIMENTATION ET BOISSON
ALLIED DOMECQ
ASSOCIAT BRIT F
BBAG OE BRAU-BE
BRAU-UNION
CADBURY SCHWEPP
CARLSBERG -BCARLSBERG AS -A
COCA COLA HBC
DANISCO
DANONE
DELTA HOLDINGS
DIAGEO
ELAIS OLEAGINOU
ERID.BEGH.SAY
HEINEKEN HOLD.N
HELLENIC SUGAR
KAMPS
KERRY GRP-AKONINKLIJKE NUM
MONTEDISON
NESTLE N
PARMALAT
PERNOD RICARD
RAISIO GRP -VSCOTT & NEWCAST
SOUTH AFRICAN B
TATE & LYLE
TOMKINS
UNILEVER
UNILEVER
UNIQ
WHITBREAD
GB
GB
AT e
AT e
GB
DK
DK
GR
DK
FR e
GR
GB
GR
FR e
NL e
GR
DE e
GB
NL e
IT e
CH
IT e
FR e
FI e
GB
GB
GB
GB
NL e
GB
GB
GB
7,10
6,82
42,66
41,15
7,70
52,92
48,29
14,16
40,24
152
7,60
12,65
20,94
102,70
43,30
7,30
10,65
22,19
48,58
2,83
2470,60
1,82
82,90
1,55
9,02
8,83
4,52
3,30
66,50
9,37
3,35
10,23
+ 1,64
+ 4,76
+ 2,67
+ 0,07
+ 2,39
– 0,13
+ 0,70
– 1,67
– 1,96
– 0,78
+ 1,60
+ 1,04
– 2,60
– 2,19
....
– 8,29
+ 6,50
– 0,22
+ 2,71
– 1,39
+ 0,48
....
+ 3,63
+ 0,65
+ 5,33
+ 3,84
+ 7,36
+ 4,66
+ 1,29
+ 5,32
....
....
BIENS D’E´QUIPEMENT
ABB N
ADECCO N
AEROPORTI DI RO
AGGREKO
ALSTOM
ALTRAN TECHNO
ALUSUISSE GRP N
ASSA ABLOY-BASSOC BR PORTS
ATLAS COPCO -AATLAS COPCO -BATTICA ENTR SA
BAA
BBA GROUP PLC
BTG
CIR
CAPITA GRP
CDB WEB TECH IN
CGIP
COOKSON GROUP P
DAMPSKIBS -ADAMPSKIBS -B-
CH
CH
IT e
GB
FR e
FR e
CH
SE
GB
SE
SE
GR
GB
GB
GB
IT e
GB
IT e
FR e
GB
DK
DK
84,11
701,75
9,14
7,95
34,15
68
827,91
17,70
7,13
24,56
23,97
8
10,36
4,16
20,97
1,79
8,16
4,43
45,10
2,64
8182,87
9095,06
....
....
....
– 2,99
– 0,12
....
....
+ 3,13
+ 1,39
+ 4,57
+ 4,93
+ 1,52
+ 2,42
– 17,48
– 0,39
+ 2,29
+ 1,63
+ 0,91
– 0,13
– 8,99
– 1,52
– 0,29
DAMSKIBS SVEND
E.ON AG
EADS SICO.
ELECTROCOMPONEN
EPCOS
EUROTUNNEL
EXEL
XANSA
GROUP 4 FALCK
FINMECCANICA
FINNLINES
FKI
FLS IND.B
FLUGHAFEN WIEN
GAMESA
GKN
HAGEMEYER NV
HALKOR
HAYS
HEIDELBERGER DR
HUHTAMAEKI VAN
IFIL
IMI PLC
INDRA SISTEMAS
IND.VAERDEN -AINVESTOR -AINVESTOR -BISS
JOT AUTOMATION
KINNEVIK -BCOPENHAGEN AIRP
KONE B
LEGRAND
DK
DE e
FR e
GB
DE e
FR e
GB
GB
DK
IT e
FI e
GB
DK
AT e
ES e
GB
NL e
GR
GB
DE e
FI e
IT e
GB
ES e
SE
SE
SE
DK
FI e
SE
DK
FI e
FR e
12006,01
59,90
24,01
10,54
74
1,36
11,72
6,38
135,49
1,17
26,50
4,54
14,76
39,15
26,30
11,91
25,33
4,24
3,25
59,50
31,25
7,61
4,41
11,54
19,74
14,80
14,69
65,87
1,07
24,72
98,46
85,90
238
– 0,56
+ 1,01
+ 0,54
+ 3,69
+ 4,52
+ 0,74
– 4,90
+ 1,82
+ 2,54
+ 3,54
+ 5,79
+ 3,73
+ 0,92
+ 2,33
....
– 4,82
+ 0,08
– 7,02
– 33,67
– 1,65
+ 7,76
....
+ 5,06
+ 3,31
+ 0,55
....
– 0,72
– 1,21
– 4,46
– 1,07
+ 1,24
+ 3,49
+ 1,06
6
7
8
JUIN 2001
ACHAT POUR
THOMSON MULTIMÉDIA
(Publicite´)
COBEPA
CONSORS DISC-BR
CORP FIN ALBA
CS GROUP N
DEPFA-BANK
DIREKT ANLAGE B
DROTT -BEURAZEO
FINAXA
FORTIS (B)
FORTIS (NL)
GECINA
GIMV
GREAT PORTLAND
HAMMERSON
ING GROEP
LAND SECURITIES
LIBERTY INTL
MAN GROUP
MARSCHOLLEK LAU
MEDIOBANCA
METROVACESA
MONTEDISON
PROVIDENT FIN
REALDANMARK
RODAMCO EUROPE
RODAMCO NORTH A
SCHRODERS
SIMCO N
SLOUGH ESTATES
UNIBAIL
VALLEHERMOSO
WCM BETEILIGUNG
7
JUIN 2001
La société de restauration
collective a reçu le feu vert
des services de la concurrence de la Commission
européenne pour acquérir,
pour un montant total de
526 millions d’euros, Wood
Dining Services et 60 % de
la Sogeres. Le marché a
bien réagi à la publication
des modalités de l’augmentation de capital de 1 milliard d’euros que va lancer
Sodexho. Le titre a gagné
3,50 % sur la semaine, à
52 euros.
SERVICES FINANCIERS
3I GROUP
ALMANIJ
ALPHA FINANCE
AMVESCAP
BHW HOLDING AG
BPI R
BRITISH LAND CO
CANARY WHARF GR
CATTLES ORD.
CLOSE BROS GRP
13,0
1
8
FEU VERT
POUR SODEXHO
E´NERGIE
BG GROUP
BP
CEPSA
COFLEXIP
DORDTSCHE PETRO
ENI
ENTERPRISE OIL
HELLENIC PETROL
LASMO
LATTICE GROUP
OMV AG
PETROLEUM GEO-S
REPSOL YPF
ROYAL DUTCH CO
SAIPEM
SHELL TRANSP
TOTAL FINA ELF
IHC CALAND
7
JUIN 2001
Les perspectives du constructeur automobile inquiètent certains analystes. Lehman Brothers a de nouveau
réduit, vendredi 8 juin, ses
estimations de bénéfice par
action pour 2001, qui passe
maintenant à 3,9 euros.
L’estimation 2002 est revue
de 5,2 à 4,8 euros. Le courtier conserve son objectif
de cours de 45 euros, et
recommande de rester à
l’écart du titre. Sur la semaine, l’action a reculé de
4,63 %, à 51,5 euros.
CONSTRUCTION
ACCIONA
ACS
AGGREGATE IND
AKTOR SA
AMEY
UPONOR -AAUREA R
ACESA R
BOUYGUES
BPB
BRISA AUTO-ESTR
BUZZI UNICEM
NOVAR
CRH PLC
CIMPOR R
COLAS
GRUPO DRAGADOS
FCC
GRUPO FERROVIAL
HANSON PLC
HEIDELBERGER ZE
HELL.TECHNODO.R
HERACLES GENL R
HOCHTIEF ESSEN
HOLCIM
IMERYS
ITALCEMENTI
LAFARGE
MICHANIKI REG.
PILKINGTON PLC
RMC GROUP PLC
SAINT GOBAIN
SKANSKA -BTAYLOR WOODROW
TECHNIP
TITAN CEMENT RE
VINCI
WIENERB BAUSTOF
5
JUIN 2001
SECOUSSES
POUR EADS
PT TELECOM SGPS
SONERA
SWISSCOM N
T.I.M.
SONG NETWORKS
TDC -BTELE2 -BTELECEL
TELECOM ITALIA
TELECOM ITALIA
TELIA
TISCALI
VERSATEL TELECO
VODAFONE GROUP
44,5
50,0
1
8
FR e
CH
GB
GB
LU e
GB
ES e
GB
ES e
GB
FR e
GB
NL e
GB
FR e
NL e
NL e
GB
37
466,52
10,31
16,25
75,50
3,44
25,09
4
17,55
1,96
40,70
7,42
5,30
11,64
73,70
48,34
31,35
12,66
....
+ 2,90
+ 3,10
+ 1,63
+ 2,03
– 1,40
+ 3,25
– 2,39
+ 2,69
– 2,44
+ 3,40
– 1,09
– 1,67
....
– 1,67
+ 3,07
+ 2,96
+ 2,11
BIENS DE CONSOMMATION
13,5
24,01
le 8 juin
PUBLICIS GROUPE
PUBLIGROUPE N
REED INTERNATIO
REUTERS GROUP
RTL GROUP
SMG
SOGECABLE R
TAYLOR NELSON S
TELEFONICA
TELEWEST COMM.
TF1
TRINITY MIRROR
UNITED PAN-EURO
UTD BUSINESS ME
VIVENDI UNIVERS
VNU
WOLTERS KLUWER
WPP GROUP
d
PESSIMISME
SUR USINOR
Usinor a prévenu, mardi
5 juin, lors d’une réunion
d’analystes, que le ralentissement économique américain rendait improbable un
rebond des prix de l’acier
avant le quatrième trimestre. Le président Bush a,
par ailleurs, ordonné le
même jour une enquête sur
l’industrie sidérurgique qui
pourrait aboutir à des
mesures de restriction des
importations. Sur la semaine, l’action a chuté de
9,77 %, à 13,86 euros.
LINDE AG
MAN AG
MG TECHNOLOGIES
WARTSILA CORP A
METSO
MORGAN CRUCIBLE
TELE2 -BNKT HOLDING
EXEL
PACE MICRO TECH
PARTEK
PENINS.ORIENT.S
PERLOS
PREMIER FARNELL
RAILTRACK
RANDSTAD HOLDIN
RENTOKIL INITIA
REXAM
REXEL
RHI AG
RIETER HLDG N
ROLLS ROYCE
SANDVIK
SAURER ARBON N
SCHNEIDER ELECT
SEAT PAGINE GIA
SECURICOR
SECURITAS -BSERCO GROUP
SGL CARBON
SHANKS GROUP
SIDEL
INVENSYS
SINGULUS TECHNO
SKF -BSMITHS GROUP
SOPHUS BEREND SPIRENT
TECAN GROUP N
TPI
THALES
TOMRA SYSTEMS
TRAFFICMASTER
UNAXIS HLDG N
VA TECHNOLOGIE
VEDIOR NV
VESTAS WIND SYS
VINCI
VIVENDI ENVIRON
VOLVO -AVOLVO -B-
DE e
DE e
DE e
FI e
FI e
GB
SE
DK
GB
GB
FI e
GB
FI e
GB
GB
NL e
GB
GB
FR e
AT e
CH
GB
SE
CH
FR e
IT e
GB
SE
GB
DE e
GB
FR e
GB
DE e
SE
GB
DK
GB
CH
ES e
FR e
NO
GB
CH
AT e
NL e
DK
FR e
FR e
SE
SE
52,20 + 2,35
26,75 – 4,63
13,02 – 1,74
25,13 + 0,52
13,10 + 3,97
5,48 + 3,38
41,30 – 0,65
24,82 ....
11,72 ....
7,82 + 1,27
11,90 + 3,48
4,85 – 0,34
14,64 – 2,20
5,63 + 1,17
6,49 – 8,51
13,85 – 4,48
3,85 + 4,42
5,08 – 0,64
76,90 + 1,59
+ 10,60
24
286,81 – 0,57
4,01 ....
25,37 + 2,83
497,40 + 0,40
68,80 – 2,55
1,16 – 3,33
2,99 + 2,23
21,24 + 4,21
7,59 + 5,68
45,40 – 4,82
2,87 + 2,33
47,95 + 2,02
2,37 – 1,36
+ 2,19
28
19,90 + 1,37
14,28 + 1,16
30,85 + 1,77
4,08 – 0,40
1057,89 ....
6,05 + 13,08
47,51 – 1,02
21,07 + 4,04
5,11 – 2,80
200,74 + 0,66
+ 2,63
39
13,50 – 8,16
56,34 – 1,64
73,75 + 4,09
49,10 – 0,51
17,22 – 0,31
17,75 – 1,78
ASSURANCES
AEGIS GROUP
AEGON NV
AGF
ALLEANZA ASS
ALLIANZ N
ASR VERZEKERING
AXA
BALOISE HLDG N
BRITANNIC
CGNU
CNP ASSURANCES
CORP MAPFRE R
ERGO VERSICHERU
ETHNIKI GEN INS
EULER
CODAN
FORTIS (B)
GENERALI ASS
GENERALI HLD VI
INDEPENDENT INS
INTERAM HELLEN
IRISH LIFE & PE
FONDIARIA ASS
LEGAL & GENERAL
MEDIOLANUM
MUENCH RUECKVER
SCHW NATL VERS
POHJOLA GRP.B
PRUDENTIAL
RAS
ROYAL SUN ALLIA
SAI
SAMPO -ASWISS RE N
SCOR
SKANDIA INSURAN
ST JAMES’S PLAC
STOREBRAND
SWISS LIFE REG
TOPDANMARK
ZURICH FINL SVC
GB
NL e
FR e
IT e
DE e
NL e
FR e
CH
GB
GB
FR e
ES e
DE e
GR
FR e
DK
BE e
IT e
AT e
GB
GR
GB
IT e
GB
IT e
DE e
CH
FI e
GB
IT e
GB
IT e
FI e
CH
FR e
SE
GB
NO
CH
DK
CH
2,09
33,50
66,05
12,69
345
81,10
33,95
1193,25
15,73
15,18
38,10
25,08
171,50
12,10
56
92,56
28,65
35,35
164
1,37
19,90
13,19
6,21
2,59
13,05
328
649,85
26,60
13,25
14,92
7,78
18,56
10,09
2324,73
51,95
12,01
7,10
8,74
791,77
31,52
411,33
+ 2,40
+ 6,28
– 1,20
+ 1,60
+ 1,92
....
+ 2,97
+ 0,55
+ 2,77
+ 1,97
– 0,26
+ 1,33
– 0,58
+ 3,95
+ 1,63
....
+ 0,70
+ 5,37
– 3,93
– 30,58
+ 0,81
+ 2,67
+ 1,14
+ 5,30
+ 4,57
+ 0,15
+ 0,41
+ 4,31
+ 2,92
+ 2,61
....
+ 8,54
– 0,30
– 0,56
– 0,10
+ 2,28
+ 5,33
– 0,71
– 1,23
– 1,67
+ 5,03
GB
FR e
GB
GB
GB
NL e
GB
NL e
GB
GB
IT e
GB
FR e
IR e
GB
FR e
GR
FR e
IT e
SE
IT e
FR e
GB
ES e
DE e
PT e
12,09
3,73
13,22
6,45
13,36
14,68
13,09
9,30
1,17
2,87
5,11
6,22
15,69
2,80
8,80
62
8,26
30,75
11,30
30,30
9,85
21,21
20,71
13,45
21,05
16,20
+ 3,35
– 1,06
+ 5,88
+ 1,80
+ 6,36
+ 1,73
– 2,20
– 1,06
+ 1,41
+ 3,53
+ 3,65
– 4,03
– 0,44
+ 5,66
– 1,10
....
– 7,40
– 2,94
+ 2,91
– 0,88
+ 1,13
+ 9,05
– 1,32
+ 1,74
+ 5,25
– 0,31
MEDIAS
B SKY B GROUP
CANAL PLUS
CAPITAL RADIO
CARLTON COMMUNI
DLY MAIL & GEN
ELSEVIER
EMAP PLC
FOX KIDS EUROPE
FUTURE NETWORK
GRANADA
GRUPPO L’ESPRES
GWR GROUP
HAVAS ADVERTISI
INDP NEWS AND M
INFORMA GROUP
LAGARDERE SCA N
LAMBRAKIS PRESS
M6 METROPOLE TV
MEDIASET
MODERN TIMES GR
MONDADORI
NRJ GROUP
PEARSON
PRISA
PROSIEBEN SAT.1
PT MULTIMEDIA R
AHOLD
ALTADIS
AMADEUS GLOBAL
ATHENS MEDICAL
AUSTRIA TABAK A
AVIS EUROPE
BEIERSDORF AG
BIC
BRIT AMER TOBAC
CASINO GP
CLARINS
DELHAIZE
COLRUYT
FIRSTGROUP
FREESERVE
GALLAHER GRP
GIB
GIVA 500 MAR01
HENKEL KGAA VZ
IMPERIAL TOBACC
JERONIMO MARTIN
KESKO -BL’OREAL
LAURUS NV
MORRISON SUPERM
RECKITT BENCKIS
SAFEWAY
SAINSBURY J. PL
STAGECOACH HLDG
TERRA LYCOS
TESCO PLC
TNT POST GROEP
WANADOO
NL e
ES e
ES e
GR
AT e
GB
DE e
FR e
GB
FR e
FR e
BE e
BE e
GB
GB
GB
BE e
CH
DE e
GB
PT e
FI e
FR e
NL e
GB
GB
GB
GB
GB
ES e
GB
NL e
FR e
35,89
15
8,20
4,92
73,69
2,35
114,50
44,34
8,68
105,60
86,80
68,25
43,09
5,68
1,55
7,85
46,60
318,02
71,55
12,89
8,15
8,80
78,15
7,50
3,23
15,29
6,28
6,98
1,17
9,40
4,18
24,87
6,58
– 0,03
+ 2,46
+ 6,91
....
+ 1,29
....
+ 4,57
+ 3,12
– 2,39
+ 0,57
+ 0,99
+ 1,56
+ 4,84
+ 5,45
....
+ 2,34
+ 5,91
+ 0,31
+ 0,07
+ 1,67
+ 1,24
+ 1,15
....
– 5,06
– 0,50
+ 1,30
....
– 1,83
+ 4,35
+ 3,87
+ 3,23
– 1,97
+ 0,15
COMMERCE DISTRIBUTION
ALLIANCE UNICHE
AVA ALLG HAND.G
BOOTS CO PLC
BUHRMANN NV
CARREFOUR
CASTO.DUBOIS
CC CARREFOUR
CHARLES VOEGELE
D’IETEREN SA
DEBENHAMS
DIXONS GROUP
GAL LAFAYETTE
GEHE AG
GREAT UNIV STOR
GUCCI GROUP
HENNES & MAURIT
KARSTADT QUELLE
KINGFISHER
MARKS & SPENCER
MATALAN
METRO
NEXT PLC
PINAULT PRINT.
SIGNET GROUP
VALORA HLDG N
VENDEX KBB NV
W.H SMITH
WOLSELEY PLC
GB
DE e
GB
NL e
FR e
FR e
ES e
CH
BE e
GB
GB
FR e
DE e
GB
NL e
SE
DE e
GB
GB
GB
DE e
GB
FR e
GB
CH
NL e
GB
GB
8,98
39
9,95
18,90
62,35
259,70
15,75
144,56
205,50
7,80
4,03
184
42,50
10,17
107,65
17,54
36,40
7,21
4,13
7,39
46,50
16,12
200,20
1,35
215,85
15,55
8,57
8,76
– 3,68
....
+ 4,10
+ 1,89
– 3,18
– 1,63
+ 0,57
+ 2,33
+ 2,80
+ 3,24
+ 2,07
– 2,13
+ 0,47
+ 5,59
+ 0,84
– 2,68
+ 0,28
– 0,67
+ 1,61
– 3
– 0,64
+ 2,49
– 2,34
+ 9,21
+ 3,14
+ 0,97
+ 0,77
+ 7,40
HAUTE TECHNOLOGIE
AIXTRON
ALCATEL-AALTEC SA REG.
ARM HOLDINGS
ARC INTERNATION
ASM LITHOGRAPHY
BAAN COMPANY
BALTIMORE TECH
BAE SYSTEMS
BROKAT
BULL
BUSINESS OBJECT
CAP GEMINI
COMPTEL
DASSAULT SYST.
ERICSSON -BF-SECURE
FILTRONIC
FINMATICA
GETRONICS
GN GREAT NORDIC
INFINEON TECHNO
INFOGRAMES ENTE
INTRACOM R
KEWILL SYSTEMS
LEICA GEOSYSTEM
LOGICA
LOGITECH INTL N
MARCONI
NOKIA
OCE
OLIVETTI
PSION
SAGE GRP
SAGEM
SAP AG
SAP VZ
SEMA
SEZ HLDG N
SIEMENS AG N
MB SOFTWARE
SPIRENT
STMICROELEC SIC
THINK TOOLS
THUS
TIETOENATOR
DE e
FR e
GR
GB
GB
NL e
NL e
GB
GB
DE e
FR e
FR e
FR e
FI e
FR e
SE
FI e
GB
IT e
NL e
DK
DE e
FR e
GR
GB
CH
GB
CH
GB
FI e
NL e
IT e
GB
GB
FR e
DE e
DE e
GB
CH
DE e
DE e
GB
FR e
CH
GB
FI e
97,45 – 2,54
29,25 – 0,17
5,06 – 5,60
5,22 – 6,16
1,55 – 4,04
29,70 + 7,38
2,66 – 2,21
0,93 – 12,31
5,86 – 0,28
7,03 – 12,67
2,74 + 1,11
37,10 + 0,27
138,50 + 3,75
12,60 + 9,09
54,65 + 5
6,65 – 7,46
1,28 – 0,78
3,70 – 9,20
19,85 – 6,50
5,63 – 1,40
12,41 – 2,12
41,10 + 2,62
22,46 + 2,42
18,68 – 1,06
2,01 – 8,21
325,25 – 0,80
16,24 + 11,80
362,70 + 2,99
5,53 + 0,30
35,59 + 3,73
14,30 – 1,72
2,17 + 1,40
2,02 – 3,13
5,04 + 6,92
76,55 – 3,47
175,20 + 6,57
176,60 + 8,34
9,11 ....
692,56 ....
84,50 + 1,44
2,90 – 3,33
4,08 – 0,40
44,79 + 10,05
24,97 – 2,56
0,96 – 3,28
30,70 – 2,54
SERVICES COLLECTIFS
ACEA
AEM
BRITISH ENERGY
CENTRICA
EDISON
ELECTRABEL
ELECTRIC PORTUG
ENDESA
ENEL
EVN
FORTUM
GAS NATURAL SDG
HIDRO CANTABRIC
IBERDROLA
INNOGY HOLDINGS
ITALGAS
KELDA
NATIONAL GRID G
INTERNATIONAL P
OESTERR ELEKTR
PENNON GROUP
POWERGEN
SCOTTISH POWER
SEVERN TRENT
SUEZ
SYDKRAFT -ASYDKRAFT -CFENOSA
UNITED UTILITIE
VIRIDIAN GROUP
IT e
IT e
GB
GB
IT e
BE e
PT e
ES e
IT e
AT e
FI e
ES e
ES e
ES e
GB
IT e
GB
GB
GB
AT e
GB
GB
GB
GB
FR e
SE
SE
ES e
GB
GB
10,10
2,71
4,29
4
10,99
230
2,95
19,53
3,72
33
5,50
18,65
26,30
15,55
3,54
10,35
6,30
9,45
5,01
110,49
9,99
11,75
8,45
12,01
36,19
24,88
20,17
21,48
10,48
11,42
+ 1
– 0,37
– 8,04
+ 0,82
+ 1,76
+ 0,83
+ 0,68
+ 1,19
....
+ 0,36
+ 0,55
+ 2,42
– 1,87
+ 2,64
– 2,69
+ 0,98
+ 2,12
+ 1,76
– 0,65
+ 2,31
+ 1,83
– 0,55
+ 3,19
+ 3,37
+ 0,72
– 0,43
....
+ 4,53
– 1,53
+ 3,86
e CODES PAYS ZONE EURO
FR : France - DE : Allemagne - ES : Espagne
IT : Italie - PT : Portugal - IR : Irlande
LU : Luxembourg - NL : Pays-Bas - AT : Autriche
FI : Finlande - BE : Belgique - GR : Gre`ce.
CODES PAYS HORS ZONE EURO
CH : Suisse - NO : Norve`ge - SE : Sue`de
GB : Grande-Bretagne - DK : Danemark.
LE MONDE ARGENT
Les marchés d’actions
toujours hésitants
R
ICHE en valeurs de technologie, le Nasdaq américain
a continué à faire preuve
cette semaine d’une extrême volatilité, évoluant au gré des
commentaires positifs de l’association des fabricants de semiconducteurs, ou des perspectives
négatives dressées par l’&e