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Le guide de l’angine
Le guide du divorce
Le guide du SPA
Le guide du permis moto
Auteurs : MM. Cordier et Eckert
© Fine Media, 2013
ISBN : 978-2-36212-108-1
Document publié sous licence Creative Commons BY-NC-ND
Vous pouvez librement diffuser à titre gratuit ce document, en citant visiblement ComprendreChoisir.com,
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Table des matières
Le chauffe-eau en un coup d’œil7
Les types de chauffe-eau
8
La production d’eau chaude
8
L’installation9
L’installation d’un chauffe-eau solaire
10
L’entretien11
Le dépannage
11
L’achat12
I. Le fonctionnement
13
Le chauffe-eau électrique
14
Le chauffe-eau à gaz
17
Le chauffe-eau solaire
20
Le chauffe-eau thermodynamique
26
AA Pour aller plus loin29
Astuces29
Questions/réponses de pro
30
Avis de pro
32
II. La production d’eau chaude
35
La production d’eau chaude
36
L’eau chaude sanitaire
40
Le chauffe-eau pour une piscine
43
Le chauffe-eau pour un camping-car
47
AA Pour aller plus loin50
Astuces50
Questions/réponses de pro
51
Avis de pro
53
III. L’installation
57
La puissance
58
La température
60
Le thermostat
62
Le contacteur jour/nuit
63
L’implantation66
5
Le raccordement
73
La fabrication d’un chauffe-eau solaire
78
AA Pour aller plus loin81
Astuces81
Questions/réponses de pro
82
IV. L’entretien
84
Le nettoyage
85
La vidange
86
Le détartrage
88
Remplacer une pièce
90
Le thermocouple
91
La résistance
92
L’anode95
Le groupe de sécurité
96
AA Pour aller plus loin98
Astuces98
Questions/réponses de pro
99
V. L’achat et le dépannage
102
Les critères de choix
103
L’achat105
Le chauffagiste
107
Les problèmes éventuels
109
Les fuites
111
Le dépannage
113
AA Pour aller plus loin116
Astuce116
Questions/réponses de pro
117
Index des questions et des astuces120
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage122
Trouver un pro près de chez vous127
6
Le chauffe-eau en un coup d’œil
Le choix d’un type de
chauffe-eau dépend directement de vos besoins en eau
chaude sanitaire, mais aussi
de votre système de
chauffage.
En effet, le fonctionnement
diffère selon que l’appareil est à production d’eau
chaude instantanée ou bien
à accumulation, à énergie
électrique ou à gaz.
Ainsi, c’est l’énergie employée qui sera déterminante lors de votre achat.
La production d’eau chaude sanitaire de votre logement fait appel à divers
équipements, parmi lesquels le chauffe-eau à gaz et le chauffe-eau électrique
sont les plus courants.
En outre, il est possible de réaliser des économies d’eau en optant pour un
modèle fonctionnant à l’énergie solaire. Vous pourrez ainsi diminuer et réguler votre consommation d’eau dans une visée écologique et économique.
7
Le chauffe-eau en un coup d’œil
Les types de chauffe-eau
Électrique, à gaz, solaire ou thermodynamique,
un chauffe-eau peut fonctionner grâce à plusieurs
énergies, à choisir en fonction de votre utilisation.
Le chauffe-eau électrique, avec un ou deux éléments chauffants selon les besoins en eau chaude
du foyer, peut être installé dans toutes les pièces
de la maison si les règles de pose sont respectées ;
tandis que le chauffe-eau à gaz présente l’avantage
de produire de l’eau chaude avec un faible coût
énergétique.
Dans une visée écologique, il existe différents types
de chauffe-eau solaire, mais leur prix d’achat tout
autant que leur installation restent d’un coût élevé.
Cependant, il est possible de bénéficier de subventions et de réductions fiscales.
Sinon, le chauffe-eau thermodynamique, qui intègre une pompe à chaleur,
est une alternative intéressante. Il est de plus suffisant pour assurer la totalité
des besoins en eau chaude d’un logement.
La production d’eau chaude
Dans un foyer, la production d’eau chaude peut
répondre à plusieurs besoins : eau chaude sanitaire,
piscine, camping-car.
Pour ce faire, deux appareils peuvent être employés :
le ballon d’eau chaude ou le chauffe-eau instantané.
Le ballon d’eau chaude ou appareil à accumulation
stocke l’eau chaude, tandis que le chauffe-eau instantané produit de l’eau chaude « à la demande ».
8
Le chauffe-eau en un coup d’œil
Il ne dispose toutefois pas de cuve de stockage et est réservé principalement à
un ou deux points d’eau éloignés de la source principale de production d’eau
chaude.
Les choix mis à votre disposition pour produire de l’eau chaude sanitaire
doivent correspondre non seulement à vos besoins, mais aussi à votre système de chauffage, à l’énergie disponible, à la configuration du logement et à
votre région.
Par ailleurs, si vous désirez utiliser votre piscine toute l’année et prolonger
ainsi la belle saison, vous pouvez également réchauffer l’eau grâce à votre
chauffe-eau. Divers systèmes existent, mais les coûts tout autant que leur
efficacité sont très variables.
Enfin, si vous possédez un camping-car, un chauffe-eau vous permettra de
disposer d’une eau chaude sanitaire en quantité, répondant à vos besoins et à
bonne température.
L’installation
Quel que soit le modèle de chauffe-eau
employé, l’implantation et les règles de
pose diffèrent, mais tous doivent respecter les réglementations en vigueur.
Ainsi, un chauffe-eau doit notamment
être raccordé au réseau électrique ainsi
qu’à celui de l’eau sanitaire. Il existe
ensuite trois types d’implantation
envisageables.
Petit et compact, le mini-chauffe-eau
s’installe facilement partout, au plus près
des points de puisage, même dans les
cas les plus complexes. Il en est de même
pour le modèle vertical.
9
Le chauffe-eau en un coup d’œil
En revanche, le chauffe-eau horizontal est à choisir en dernier recours,
puisqu’il demande au moins 50 l de plus qu’un chauffe-eau vertical (à besoins
identiques en eau chaude).
La température du chauffe-eau est aussi un élément important pour régler
l’eau chaude. Pour cela, il faudra choisir un appareil de puissance adaptée.
Ensuite, le thermostat vous permettra de régler la température, et le contacteur jour/nuit, lui, vous fera profiter des heures creuses.
Vous aurez également besoin d’appareils de production d’eau chaude. À gaz,
électriques ou solaires, il faudra déterminer la puissance et la capacité de ces
derniers.
Enfin, lors de son installation, un chauffe-eau doit toujours être raccordé au
réseau électrique et d’eau sanitaire. Il vous faudra donc réaliser un schéma
électrique afin de savoir où brancher votre cumulus. Les règles de plomberie
seront également à respecter. Concernant le ballon-tampon, qui permet de
stocker votre eau en évitant les variations de température, sachez qu’il doit
être isolé. Pouvant être employé pour tous les types d’énergie, il est toutefois
à privilégier pour les PAC et le solaire.
Enfin, un réducteur de pression pourra être installé après le compteur d’eau :
il a pour fonction de diminuer la pression et d’éviter ainsi des problèmes sur
votre installation en général, et sur votre chauffe-eau en particulier.
L’installation d’un chauffe-eau solaire
Pour installer un chauffe-eau solaire, vous
pouvez soit le fabriquer vous-même, soit
acheter un kit dans un magasin spécialisé.
Le kit contient tous les éléments dont vous
avez besoin pour poser votre appareil.
Attention toutefois, car tous les kits ne comportent pas les mêmes éléments, ils sont donc
à choisir en fonction de vos besoins.
10
Le chauffe-eau en un coup d’œil
Sinon, vous pouvez fabriquer votre chauffe-eau vous-même. Cette solution
est plus difficile à mettre en œuvre que le kit, car il vous faut non seulement
être bon bricoleur, mais aussi être en mesure de choisir chaque élément et
savoir les mettre en œuvre.
Bien moins cher que le kit, le chauffe-eau solaire « fait maison » sera amorti
en huit ans environ contre douze ans pour un système en kit.
L’entretien
L’entretien d’un chauffe-eau est indispensable pour le garder en bon état de
fonctionnement et faire des économies sur
votre facture. Cela passe par la vidange et
le détartrage.
La vidange est une opération simple à
réaliser qui vous garantit des économies
d’énergie tout en prolongeant le bon état
de fonctionnement de l’appareil.
Le détartrage quant à lui, nettoie le corps du chauffe-eau : c’est un geste
indispensable à la sécurité de l’installation, qui vous évitera également une
surconsommation ou une panne.
Le dépannage
Habituellement, il n’y a rien
d’autre à prévoir qu’un entretien régulier de votre
chauffe-eau. Néanmoins, vous
n’êtes pas à l’abri d’une panne,
d’une défaillance ou d’une pièce
défectueuse. Sachez en outre
que locataires et propriétaires
ont chacun des obligations
11
Le chauffe-eau en un coup d’œil
s’agissant de l’entretien d’un chauffe-eau. Le groupe de sécurité notamment
est un organe essentiel puisqu’il assure la sécurité de votre habitation en cas
de surpression de votre cuve ; il s’entretient et se change facilement. Parmi les
problèmes les plus couramment rencontrés, on peut citer la fuite, qui se
répare facilement selon l’endroit où elle se situe.
Ensuite, si votre appareil s’éteint souvent et finit par ne plus fonctionner, cela
peut provenir du thermocouple, un organe de sécurité qui a pour rôle de vérifier si la flamme de la veilleuse est allumée et qui coupe le gaz le cas échéant.
Il est alors peut-être temps de le nettoyer, voire de le changer. Par ailleurs,
avec le temps, il arrive que la résistance qui permet de chauffer l’eau s’entartre et n’assure plus ses fonctions : il faut alors plus d’énergie pour chauffer
l’eau. Enfin, l’anode, élément de protection contre la corrosion de votre cuve,
se dégrade aussi petit à petit. Il est donc conseillé de la changer tous les
cinq ans, parfois dix ans si votre eau n’est pas trop dure.
L’achat
L’achat d’un chauffe-eau représente un investissement important, c’est pourquoi il est essentiel
de se poser certaines questions comme le choix
de l’énergie, vos besoins en eau chaude sanitaire,
la configuration de votre logement et bien sûr
votre budget. Une fois vos besoins définis, vous
pourrez vous rendre dans un grand magasin de
bricolage ou dans une boutique spécialisée pour
réaliser votre achat. Les prix varient bien sûr selon
le modèle sélectionné, sa capacité et sa puissance.
Ils commencent dès 100 € environ, mais peuvent
aller jusqu’à 3 500 €. N’hésitez pas à faire appel
à un professionnel pour obtenir un devis, il saura
parfaitement évaluer vos besoins et le coût de votre installation.
Dans les coûts globaux d’un chauffe-eau, il faut également prendre en
compte les frais d’entretien. Vous devrez alors faire appel à un plombier ou à
un chauffagiste, mais la seconde option vous offrira davantage de garanties.
12
I.
Le fonctionnement
Vous souhaitez équiper votre
logement d’un chauffe-eau ?
Le choix se fait principalement selon le type d’énergie :
électrique, à gaz, solaire ou
thermodynamique.
Plusieurs facteurs devront être
pris en compte lors de votre
achat, notamment votre système de chauffage, puisque son fonctionnement ne sera pas le même selon
que l’appareil est à production d’eau chaude instantanée ou bien à accumulation, à énergie électrique ou à gaz. Mais le critère le plus important reste votre
consommation quotidienne en eau chaude sanitaire.
Un chauffe-eau fonctionne principalement soit à l’électrique, soit au gaz. Il
convient donc de choisir avec précaution entre ces deux systèmes, car non
seulement un chauffe-eau est un élément essentiel de votre habitation, mais il
représente aussi un coût non négligeable.
13
I. Le fonctionnement Le chauffe-eau électrique
Pouvant être installé dans toutes les pièces de la
maison si tant est que les règles de pose le permettent, le chauffe-eau électrique peut avoir un
ou deux éléments chauffants selon les besoins
en eau chaude du foyer.
Comme producteur d’eau chaude sanitaire, il
reste pratique et fiable.
Mais si la production d’eau chaude électrique
ne convient pas à votre demande, vous pouvez
vous équiper d’un chauffe-eau à gaz ou thermodynamique, et en appoint, d’un chauffe-eau
solaire.
Fonctionnement
Il existe trois catégories de chauffe-eau
électrique :
ππà accumulation ou cumulus ;
ππinstantanés ;
ππà faible capacité (secondaires, mais très
pratiques).
L’appareil doit correspondre exactement aux
besoins du foyer en matière de normes et certifications. Avec un équipement de trop forte
capacité, les factures seront plus élevées que
nécessaire, et à l’inverse, si sa capacité est
trop faible, il n’y aura pas assez d’eau pour les
besoins quotidiens.
Le tableau de la page suivante vous détaille les
caractéristiques de chacun de ces équipements.
14
I. Le fonctionnement Fonctionnement du chauffe-eau électrique
Chauffe-eau
électrique à
accumulation
(cumulus)
Chauffe-eau
électrique
instantané
Chauffe-eau à faible
capacité
• Composé d’un
• L’eau chaude
est produite à la
demande
• L’eau n’est pas
Fonctionnement
stockée dans une
cuve comme le
chauffe-eau à
accumulation
Capacité
Appareil réservé
à l’alimentation
d’un point d’eau,
puisque de petite
taille et à débit
limité : 3 l à 4 l à
40 °C/min
réservoir, dont la
résistance et le
• Le fonctionnement
thermostat sont
est continu, régulé
électriques
par un thermostat
• L’eau chaude est
• Généralement comstockée en haut du
pact, il peut être
réservoir et l’eau
mural ou s’adapte
froide en bas : l’eau
aux configurations
chaude puisée est
particulières
alors remplacée par
l’eau froide
Grande capacité :
plus de 50 l
• L’eau est chauffée
Avantages
Pratique en appoint
Inconvénients
Très énergivore :
6 000 W environ
pour un appareil
standard
en 6 h à 8 h ou
bien en continu
• Avec le chauffage en heures
creuses, le coût de
la production d’eau
chaude sanitaire
reste raisonnable
Dans le cas du
chauffage en heure
creuse, il n’est pas
possible de chauffer
rapidement de l’eau
supplémentaire
15
Capacité réduite entre
10 l et 50 l environ, et
une puissance entre
900 W et 2 000 W
L’avantage est de
pouvoir chauffer rapidement l’eau sans
gaspillage, puisque disponible près du point
d’eau (par exemple,
sur ou sous un évier)
Ne convient pas pour
une utilisation quotidienne et importante
I. Le fonctionnement Installation
Le chauffe-eau électrique peut être
placé partout dans la maison.
Dans les pièces humides, l’installation
est néanmoins réglementée, et dans
les pièces sèches, il doit rester accessible pour les interventions.
Vertical ou horizontal, il peut aussi
bien se poser au sol que se fixer sur
une paroi.
De plus, avant d’acheter votre
chauffe-eau électrique, vous devez
vérifier que votre appareil est estampillé NF Électricité.
La norme NF Électricité Performance
concerne les appareils électro-domestiques, elle certifie leur bon respect
de certaines caractéristiques comme
la sécurité électrique, la qualité des matériaux, la résistance mécanique, le bon
fonctionnement.
En plus de cette norme, il existe des catégories pour les chauffe-eau : B et C,
sachant que la catégorie C est la plus performante.
Consommation d’énergie
Se doter d’un système de production
d’eau chaude électrique, c’est se poser
la question de la gestion de l’énergie.
Avoir une bonne température
constante en fonction des besoins permet de réduire sa consommation.
16
I. Le fonctionnement Si vous installez des appareils électriques en plus sur votre compteur, vous
risquez de le faire disjoncter. En effet, votre abonnement autorise une
consommation plafonnée de puissance en fonction du contrat souscrit.
Si vous ne désirez pas augmenter votre puissance et souhaitez réaliser des
économies, vous pouvez installer un délesteur sur votre compteur.
Ce dernier permet de « couper » provisoirement certains appareils, jugés non
prioritaires, lorsque vous dépassez la puissance autorisée.
Par ailleurs, jusqu’à cent litres, il est possible de choisir un système de chauffe
en continu. Au-delà, il est préférable d’opter pour un système en heures
creuses. Cette option permet de disposer d’un prix au kWh inférieur d’environ 40 % au tarif normal en vigueur, le prix de l’abonnement est en revanche
nettement plus élevé. Si vous manquez d’eau chaude, vous pouvez relancer
manuellement le chauffage de l’eau au moment des heures pleines.
Sinon, si vous avez des besoins irréguliers en eau chaude, vous pouvez opter
pour un chauffe-eau à double puissance, composé de deux systèmes de
chauffage : l’un réchauffe une partie ou toute l’eau dans la journée, tandis
que l’autre fonctionne en heures creuses.
Le chauffe-eau à gaz
Le chauffe-eau à gaz permet de produire de l’eau
chaude avec un faible coût
énergétique.
Fonctionnement
Les chauffe-eau à gaz sont
interdits dans les chambres,
les salles de bain, les séjours et
dans les pièces ventilées uniquement par une bouche de VMC. Ils se divisent
en deux catégories : le système instantané et le chauffe-eau à accumulation.
17
I. Le fonctionnement Comme pour le modèle électrique, plusieurs systèmes cohabitent, pour
s’adapter au mieux à votre logement et à vos besoins. Ainsi, les chaudières
mixtes produisent le chauffage et l’eau chaude sanitaire, alors que les appareils à production instantanée servent pour un usage limité. À l’inverse, les
appareils à accumulation répondent à un besoin important en eau chaude. La
grande majorité de ces appareils fonctionnent sans électricité. Pour connaître
le mode de fonctionnement de ces deux types de chauffe-eau, reportez-vous
au tableau ci-dessous.
Chauffage par accumulation
• Un réservoir dans lequel
• L’eau chaude est disponible en quan-
• La température constante
• Elle arrive au niveau d’un serpentin
l’eau est chauffée
est fixée via le thermostat
• Lorsque vous ouvrez le
Fonctionnement
Chauffage instantané
robinet d’eau chaude,
vous libérez l’eau chaude
du réservoir qui est remplacée par de l’eau froide
• Dès que l’eau du réservoir
n’est plus à température,
le thermostat allume
le système de chauffe
jusqu’à ce que l’eau
atteigne le degré voulu
• Une fois le degré atteint,
il éteint ce système
tité illimitée
et ressort après avoir été chauffée
via un brûleur
Deux types de chauffe-eau instantané :
• Pour les faibles débits, les modèles
ne peuvent fournir de l’eau chaude
pour des appareils sanitaires > 50 l ;
il n’y a pas de raccordement à une
évacuation
• Pour les débits importants, le
chauffe-eau demande un raccordement à une évacuation ou bien
l’utilisation d’un appareil à ventouse
(directement raccordé sur l’extérieur)
Emplacement
L’installation d’un chauffe-eau instantané est interdite dans les salles
de bain, les chambres, les séjours et
dans les pièces ventilées uniquement par une bouche de VMC. En
conséquence, le chauffe-eau gaz
instantané trouvera sa place dans la
cuisine, à condition que celle-ci
possède une fenêtre.
18
I. Le fonctionnement De plus, les chauffe-eau à gaz ne peuvent servir pour les appareils de plus de
50 l, c’est-à-dire les douches et les bains.
Pour ces usages, il faut s’équiper d’un chauffe-bain, raccordé à un conduit
d’évacuation.
Bon à savoir : les appareils à ventouse doivent être placés le plus près possible
du poste de puisage courant, par exemple un lavabo ou un évier.
Le chauffe-eau gaz à accumulation a l’avantage de chauffer l’eau beaucoup
plus rapidement que son équivalent électrique. Il peut être posé ou accroché
au mur et doit être raccordé à une évacuation.
Estimer ses besoins
Le choix d’un chauffeeau à gaz repose
principalement sur votre
mode de vie et donc
votre usage (fréquence
des douches et des
bains, nombre de points
d’eau dans le logement,
etc.), mais aussi sur le
nombre de personnes
vivant dans votre foyer.
Cela dépend aussi de la
configuration du logement. Il faut notamment éviter les déperditions de chaleur en installant son
chauffe-eau à moins de 10 m de la tuyauterie.
Si cela n’est pas envisageable, il vaut mieux choisir un chauffe-eau instantané
ou solaire pour ce point d’eau.
Attention : privilégiez les appareils ayant la marque NF, qui vous garantit la
sécurité gaz, la puissance nominale, le rendement énergétique, l’aptitude à la
fonction.
19
I. Le fonctionnement Le chauffe-eau solaire
Un chauffe-eau solaire
peut pourvoir, pour une
famille de quatre personnes, à 70 % des
besoins en chaude et
environ 40 % en chauffage et eau chaude, sur
un an. Toute l’année,
notre planète reçoit les
rayons solaires, en
France, cela représente
environ 1 115 kWh/m²/
an. Généralement, le
chauffe-eau solaire vient
en appoint d’une installation déjà existante, mais il peut aussi fonctionner de
façon autonome et pourvoir à tous vos besoins en eau chaude sanitaire. En
matière de « solaire », le choix est vaste et, comme il n’est pas toujours facile
de s’y retrouver pour faire son installation, vous avez à votre disposition des
kits prêts à l’emploi. Il est également possible de fabriquer un chauffe-eau
solaire soi-même.
Usages
Un chauffe-eau solaire peut être utilisé de deux manières différentes. Soit il
sert à produire directement de l’eau chaude sanitaire, par exemple pour un
logement isolé peu utilisé, mais cela ne peut se faire que dans les régions très
ensoleillées ; soit il est employé en préchauffage et est raccordé à un cumulus
(ballon d’eau chaude sanitaire) ou à une chaudière pour alimenter le circuit de
chauffage.
L’utilisation d’un chauffe-eau solaire en préchauffage permet de réduire fortement sa facture énergétique : l’eau entre dans le circuit avec une température
comprise entre 25 °C et 60 °C selon la saison. Quand l’ensoleillement est
insuffisant, le chauffage prend le relais et fournit l’énergie complémentaire.
20
I. Le fonctionnement Modèles
Trois grands types de chauffe-eau solaire existent. Il s’agit du chauffe-eau
solaire à thermosiphon monobloc, du chauffe-eau solaire à thermosiphon à
éléments séparés et du chauffe-eau solaire à éléments séparés en circulation
forcée.
Ces différents modèles et leur mode de fonctionnement sont présentés dans
le tableau ci-dessous.
Types de chauffe-eau
solaire
Fonctionnement
Plus d’infos
• Le réservoir et les capteurs
Thermosiphon monobloc
sont à l’extérieur, le ballon
est au-dessus des capteurs
• Le fluide circule naturellement : réchauffé par les
capteurs, il remonte vers le
ballon solaire
• L’eau froide étant plus lourde
que l’eau chaude, elle reste
en bas de l’installation
• Réchauffée, l’eau remonte
vers le haut
• À installer dans les
régions chaudes
• Ce système n’a
besoin ni de régulateur ni de circulateur
• Principe identique au therThermosiphon à
éléments séparés
En mode de circulation
forcée
mosiphon monobloc, les capteurs et le ballon sont séparés
• Le ballon doit être à 50 cm
minimum au-dessus des capteurs et placé à l’intérieur,
sous un toit par exemple
Ballon et capteurs sont séparés : les capteurs sont par
exemple placés sur le toit, et
le ballon n’importe où dans le
logement à condition d’être au
plus près des points de puisage
21
Ce système n’a besoin
ni de régulateur ni de
circulateur
Le système possède
une régulation qui
enclenche la circulation
du fluide en fonction
de la température des
capteurs et du ballon
I. Le fonctionnement Fonctionnement
Un chauffe-eau solaire se compose
de divers éléments ayant des fonctions précises et pouvant varier selon le
modèle.
Le principe de fonctionnement repose
notamment sur :
ππla captation des rayons solaires ;
ππla transmission de la chaleur de
ces capteurs à un fluide caloporteur par l’intermédiaire d’un circuit
primaire ;
ππla transmission de cette chaleur à
l’eau stockée dans un ballon solaire.
Un chauffe-eau solaire se compose de capteurs qui absorbent les rayons
solaires et retiennent la chaleur.
Le régulateur commande
ensuite le circulateur (pompe)
qui met en mouvement le
fluide caloporteur (qui va
réchauffer l’eau). Selon la
température, le régulateur
coupe la circulation.
Par ailleurs, le ballon solaire
représente l’unité de stockage de l’eau chaude, il se
trouve dans une cuve parfaitement isolée : l’eau chaude
puisée est remplacée par de l’eau froide pour être chauffée par le fluide caloporteur. Enfin, l’échangeur est un dispositif d’appoint qui pallie l’insuffisance
d’ensoleillement : il est relié à une chaudière en aval du ballon.
22
I. Le fonctionnement Pour avoir plus de précisions sur le mode de fonctionnement du chauffe-eau
solaire, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Actions
Plus d’infos
• Les rayons solaires sont captés par l’intermédiaire de capteurs
Capte les
rayons solaires
solaires, généralement placés sur le toit
• La vitre des capteurs laisse passer le rayonnement et, par un effet
de serre, retient les infrarouges émis par l’absorbeur (plaque métallique noire)
Le fluide caloporteur est composé d’eau et d’antigel circulant dans
des tubes de cuivre : c’est ce liquide qui récupère les calories du capteur, il peut circuler naturellement (sans pompe) ou en mode forcé
(avec pompe)
Circulation du
fluide
caloporteur (qui
chauffe l’eau)
Mode naturel :
• principe du chauffe-eau à thermosiphon, le liquide caloporteur
circule en fonction de sa différence de densité avec l’eau : plus
chaud, donc moins dense que l’eau du ballon, le fluide s’élève par
thermocirculation
• le ballon doit être placé plus haut que les capteurs
Mode forcé :
• par l’intermédiaire d’une pompe de circulation, le liquide transmet
l’énergie à un échangeur thermique qui se trouve dans le bas du
ballon
• l’échangeur transmet la chaleur à l’eau
• Le régulateur commande le circulateur (pompe) qui met en mouveRégulation
ment le fluide caloporteur
• Si la température de la sonde du ballon est plus chaude que les
capteurs, le régulateur coupe la circulation
• Dans le cas contraire, le circulateur est remis en route et le liquide
caloporteur réchauffe l’eau
• L’ensoleillement n’est pas toujours régulier, il faut prévoir un
Appoint pour
chauffer le
ballon
appoint pour chauffer l’eau du ballon
• Cela peut être une résistance placée dans le ballon ou bien un
échangeur raccordé à une chaudière (bois, fioul ou gaz) située en
aval du ballon
• Une pompe à chaleur est possible pour l’appoint
• L’eau est stockée dans un ballon solaire parfaitement isolé où se
Stockage de
l’eau
trouve une cuve métallique
• L’eau chaude puisée est remplacée en même quantité par de l’eau
froide et immédiatement chauffée par le fluide caloporteur par
l’intermédiaire du circuit
23
I. Le fonctionnement En kit
Tout le monde peut s’équiper d’un
chauffe-eau solaire, même si la couverture varie selon l’implantation
géographique : 40 % à 60 % pour
le nord de la France et 60 % à 80 %
dans le sud.
Mais c’est principalement la surface
des capteurs solaires qui détermine
la quantité d’eau chaude sanitaire
produite.
Il faut alors entre 0,7 m² et 1,5 m²
de surface de capteurs par habitant,
à cela s’ajoute le stockage de l’eau
qui est d’environ 50 l/m² de surface
de capteurs.
Pour réaliser ce calcul, il est préférable de faire appel à un spécialiste.
La composition des différents kits de chauffeeau solaire est à peu près identique, mais
dépend du mode de transfert de l’énergie.
Ainsi, les modèles à thermosiphon, à circulation libre ou les chauffe-eau à éléments
séparés ne possèdent pas de circulateur ni de
régulation.
En revanche, sur un chauffe-eau à circulation
forcée, une pompe et un circulateur sont présents, ce dispositif est donc plus coûteux.
Dans le tableau de la page suivante, retrouvez en détail la composition d’un kit de
chauffe-eau solaire.
24
I. Le fonctionnement Composition d’un kit de chauffe-eau solaire
Composants
Fonction
Éléments
Capteurs solaires
Capturent le rayonnement
solaire pour le transformer
en chaleur
• Tubes
• Vitrages antireflets
• Absorbeur
Régulation automatique (sauf
thermosiphon)
Détecte les différences de
température entre les capteurs et le chauffe-eau et
déclenche le circulateur en
cas de nécessité
Appareil
Liquide caloporteur
Mis en route par le circulateur, il permet de transférer
la chaleur qu’il emmagasine via les capteurs vers le
chauffe-eau
Eau et antigel (glycol)
Échangeur thermique
Chauffe l’eau
Serpentin
• Unité de stockage de
Ballon de stockage
l’eau chaude et zone
d’échange entre l’eau
froide et l’eau chaude
• L’eau froide remplace
l’eau chaude qui est
consommée avant d’être
elle-même réchauffée via
l’échangeur thermique
25
Cuve isolée contenant
l’échangeur thermique
I. Le fonctionnement Par ailleurs, en version monobloc, le ballon est solidaire des
capteurs. Compact, il est alors
facile à transporter et peut être
installé sur une toiture-terrasse,
une terrasse ou un jardin où
l’exposition solaire est optimale.
En version désolidarisée, les
capteurs et le ballon sont en
revanche séparés. Les capteurs
peuvent alors être fixés sur votre toit ou bien dans votre jardin (sur châssis), et
votre ballon posé à l’intérieur de votre logement.
Le chauffe-eau thermodynamique
Le chauffe-eau thermodynamique est une alternative directe au chauffe-eau
solaire : il assure la totalité des besoins en eau chaude d’un foyer grâce à sa
pompe à chaleur intégrée.
Si le produit est attractif, le projet d’achat et d’installation doit être soigneusement étudié pour être fonctionnel et rentable.
Fonctionnement
Composé d’un ballon ou
réservoir et d’une pompe à
chaleur à air intégrée au ballon et placée au-dessus de
celui-ci, le chauffe-eau thermodynamique fonctionne
simplement puisqu’il reprend
le principe du réfrigérateur ou
du climatiseur, mais au lieu de
refroidir, il réchauffe.
26
I. Le fonctionnement La PAC aspire l’air de la pièce pour récupérer les calories qu’elle contient via
un évaporateur, l’air est ensuite comprimé dans un compresseur : il augmente
en température et passe dans le condenseur pour transmettre la chaleur à
l’eau du ballon. Le fluide passe alors dans un détenteur où il perd en chaleur :
le cycle se termine et l’air refroidi ressort, puis un nouveau cycle commence.
Lorsque le chauffe-eau ne peut fournir toute l’eau chaude, il est possible
d’ajouter une résistance électrique ou un appoint solaire avec un second
échangeur. L’eau est généralement chauffée à environ 55 °C/60 °C. Une
régulation permet d’utiliser la pompe à chaleur au maximum de ses capacités tout en assurant l’appoint avec la résistance électrique lorsque cela est
nécessaire.
Emplacement
Pour éviter que la résistance
électrique ne soit trop sollicitée sur une année et donc
pour utiliser au maximum les
capacités de votre chauffeeau thermodynamique, il est
recommandé de le placer dans
une pièce où il pourra naturellement récupérer des calories :
buanderie, cave, garage, local
non chauffé, mais tempéré.
L’idéal est de maintenir une
température qui ne descend
pas en dessous de 12 °C à
15 °C sur l’année pour avoir
un COP global intéressant.
La pièce doit également être
suffisamment volumineuse, environ 23 m3, pour fonctionner sans installation
spéciale, en deçà, il faudra prévoir une évacuation. Ensuite, l’installation s’effectue comme pour un chauffe-eau électrique.
27
I. Le fonctionnement Calcul du rendement
Le rendement du chauffe-eau thermodynamique est calculé en fonction du Coefficient
de Performance (COP). Le COP est par ailleurs établi par un organisme certificateur,
et les tests sont réalisés en laboratoire, en
condition réelle d’utilisation.
Attention : les performances ne sont en réalité
jamais atteintes.
Le COP indique la quantité d’électricité
consommée pour produire une quantité
de chaleur donnée. Exemple : COP 3 = 1 kW électrique consommé restitue
3 kW thermiques.
Bon à savoir : COP 6 n’est pas le double en performance d’un COP 3. Avec un
COP 3, on ne réalise pas 70 % d’économie sur la facture, il faudrait pour cela
des conditions optimales, ce qui n’est jamais le cas.
Le COP d’un chauffe-eau thermodynamique est établi sur une base de
mesure dite « instantanée ». Celle-ci respecte la norme EN 255-3 pour le
chauffage de l’eau chaude sanitaire de 15 °C à 45 °C :
ππTempérature de l’air ambiant : 15 °C.
ππTempérature de l’air extérieur : 7 °C.
ππTempérature de l’air extrait : 20 °C.
Le COP ne peut pas être égal à 1, même si les températures sont inférieures
à − 15 °C et, il varie au cours de l’année puisqu’il est fonction des températures. Ainsi, l’économie réalisée est elle aussi variable puisqu’en fonction du
COP, elle ne peut donc se chiffrer que sur une année (COP global) et non pas
à un instant T. Elle dépend aussi d’autres facteurs comme l’implantation du
chauffe-eau.
Cette économie peut être en moyenne de 40 % à 50 %, ce qui est déjà très
bien (et non pas de 70 % à 75 % comme on peut le lire couramment).
28
I. Le fonctionnement AA Pour
aller plus loin
Astuces
70 % d’économie avec le chauffe-eau thermodynamique
par Énergie Diag Service
Simple, économique et écologique, le chauffe-eau thermodynamique est une
pompe à chaleur pour eau chaude sanitaire.
Son principe est simple : il récupère les calories de l’air et les transforme en énergie pour chauffer l’eau sanitaire. L’air entrant (air ambiant non chauffé) est alors
aspiré par le haut de l’appareil à l’aide d’un ventilateur, puis passe dans l’évaporateur, cédant les calories au fluide frigorigène. Lorsqu’il passe dans le compresseur,
le fluide frigorigène est comprimé, augmentant ainsi sa température. Une fois
chaud, il traverse le condenseur et transmet sa chaleur à l’eau sanitaire stockée
dans le ballon.
Ensuite, il passe par le détendeur et se refroidit pour être prêt à recevoir des calories dans l’évaporateur et créer un nouveau cycle.
Dans le cas où la PAC ne suffit pas pour produire la totalité de l’ECS (Eau Chaude
Sanitaire), une résistance électrique vient prendre le relais.
Sachez par ailleurs que le chauffe-eau thermodynamique se place aisément à
proximité de la machine à laver, réfrigérateur, congélateur ou sèche-linge, qui
dégagent des calories en permanence. Il améliore fortement la qualité de l’air
qu’il brasse en le déshumidifiant et en le refroidissant.
Résultat : des économies et un air plus sain !
Captez les calories en hauteur !
par Optimapac
C’est bien connu, la chaleur monte. Alors, pour obtenir un très bon rendement
avec votre ballon thermodynamique, pensez à prélever l’air ambiant le plus haut
possible dans la maison.
Souvent, une simple gaine de ventilation sous les combles ou au sommet du
garage permet de gagner quelques degrés, si précieux pour ce type de systèmes.
29
I. Le fonctionnement Sachez notamment qu’entre de l’air à 10 °C dans un garage non chauffé ou une
cave et de l’air à 24 °C dans des combles, les COP passent de 3,2 à 4,7. De quoi
amortir très vite la gaine de ventilation supplémentaire.
Par ailleurs, si le ballon se situe dans la même pièce que votre chaudière, vous
avez tout intérêt à fixer une gaine afin de venir chercher l’air à proximité du
conduit de fumée.
En hiver, lorsque la chaudière fonctionnera, votre rendement augmentera de
manière exponentielle. !
Questions/réponses de pro
Installer un chauffe-eau horizontal au sol
Je voudrais installer un chauffe-eau horizontal sous mon escalier, à même le sol.
Cela pose-t-il un problème si je le relie avec du PER ? J’ai lu qu’il fallait que le
matériau soit conducteur.
Question de Shafoin
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
Même si le PER n’est pas le matériau idéal pour la distribution d’eau sanitaire, rien ne vous empêche de le faire, en respectant bien les consignes
d’installation du fabricant.
Emplacement du chauffe-eau
Je voudrais quelques conseils quant à l’emplacement de mon chauffe-eau. Dans
quelle pièce est-il préférable de l’installer pour optimiser ses performances ?
Question de Denis32
ΔΔ Réponse de Rémy
Un chauffe-eau doit être placé dans un endroit hors gel et le plus près possible des points de puisage de l’eau pour éviter les pertes de chaleur, qui
entraînent un gaspillage d’énergie et donc une élévation de votre facture.
Si vous avez des points de puisage éloignés les uns des autres, il est préférable d’ajouter un nouveau chauffe-eau à votre installation plutôt qu’un
seul, d’un volume plus important.
30
I. Le fonctionnement Sinon, l’utilisation d’un chauffe-eau instantané peut être la solution pour
un point de puisage simple comme un évier, un lave-mains…
Coupler un chauffe-eau
Je possède une chaudière murale pour mon chauffage central et un Styx à gaz
pour l’eau sanitaire.
Sachant que mon chauffe-eau vient de tomber en panne et ne peut pas être
réparé, mais que ma chaudière fonctionne toujours (10 ans), quel est le meilleur
choix concernant mon installation ?
Dois-je installer un cumulus électrique ou faire monter un ballon-tampon de
25 l sur ma chaudière ?
Question de Philippe
ΔΔ Réponse de Chauffe-eau.fr
Le Styx aura, à capacité égale, un débit supérieur à un chauffe-eau électrique. Vous devez donc définir vos besoins en eau chaude pour déterminer
le produit le plus approprié.
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
En complément et vu que votre chaudière a dix ans, avez-vous envisagé (si
cette solution est amortissable de manière raisonnable) le remplacement de
cette dernière par un modèle plus performant et incorporant un ballon ECS ?
ΔΔ Réponse de Dietrich Thermique
La meilleure alternative serait d’opter pour une chaudière à gaz avec un
ballon sanitaire associé ou intégré.
Il en existe de nombreux modèles, permettant de s’adapter à tous les besoins.
Fonctionnement d’un cumulus à gaz
Quel est le principe de fonctionnement d’un cumulus à gaz ?
Question de Midou
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
Comme pour une chaudière, un brûleur à gaz produit de la chaleur (fumée)
qui transite dans un corps de chauffe au contact de l’eau, stockée dans un
ballon.
31
I. Le fonctionnement Chauffe-eau à gaz dans une cuisine
Je suis sur le point d’installer un chauffe-eau dans ma nouvelle cuisine, qui alimentera en eau chaude la cuisine et la salle de bain. Le chauffe-eau est relié à
une cheminée pour l’évacuation des gaz.
L’endroit est de grande dimension (près de 50 m²) et équipé de fenêtres, portesfenêtres et petites parties ouvrantes indépendantes dans le haut des fenêtres.
Malgré tout, mon entrepreneur veut faire un grand trou dans ma façade pour y
mettre une buse. La cheminée faite à cet usage ne suffit donc pas ?
Pas question de faire un trou et de mettre une buse qui traverse la pièce si cela
n’est pas nécessaire.
Question de Mariejo
ΔΔ Réponse d’ASTER Diagnostics Immobiliers
S’il y a dans votre cuisine une hotte à évacuation ou une VMC, l’entrepreneur doit suivre la réglementation, et il y a fort à parier qu’il vous propose
un chauffe-eau à ventouse qui est le modèle adapté.
Un chauffe-eau à tirage naturel (qui prendrait l’air neuf dans la cuisine et le
rejetterait dans un conduit de fumée) risquerait en effet de voir son tirage
naturel contrarié par les autres équipements.
Le trou doit donc permettre le passage de la ventouse. Pour autant, ce n’est
pas un « gros » trou : Ø 160 maximum et habillé avec une collerette.
Avis de pro
Je rénove ou construis : chauffe-eau séparé ou système d’eau chaude sanitaire intégré à la chaudière ?
ΔΔ L’avis de Chauffe-eau.fr
Cela va dépendre de l’utilisation, du nombre de personnes, des besoins en
eau chaude, du budget et bien sûr de la longévité souhaitée.
ΔΔ L’avis de FB-Shop
Je vous conseille un chauffe-eau électrique instantané qui a la particularité
de ne consommer que quand on s’en sert. Vous pouvez ainsi éteindre votre
chaudière tout l’été.
32
I. Le fonctionnement De plus, ce modèle ne possède ni réservoir ni groupe de sécurité, vous n’aurez donc aucun problème de tartre, ou très peu. Il faut cependant installer
un appareil dans chaque pièce d’eau. Vous économiserez ainsi en eau, en
électricité, tout en ayant de l’eau chaude à volonté et un gain de place.
Enfin, si vous rénovez ou que vous faites construire, vous ferez aussi des
économies au niveau des tuyaux puisque vous n’aurez besoin dorénavant
que d’une arrivée d’eau froide.
ΔΔ L’avis d’ASTER Diagnostics Immobiliers
Le critère essentiel permettant de répondre à cette question est celui de
l’éloignement par rapport aux points de puisage.
Dans le cas d’une maison individuelle, d’autant plus si celle-ci est de taille
importante, si la chaudière est en bas et qu’elle intègre le stockage, vous
risquez, lorsque vous aurez besoin d’ECS (Eau Chaude Sanitaire) à la salle
de bain de l’étage, de devoir attendre un petit moment avant son arrivée.
Dans ce cas, il faudra donc privilégier un (ou plusieurs) ballon(s) de production d’ECS déporté(s).
À l’inverse, pour un appartement, une chaudière à accumulation intégrée
sera préférable, voire même une micro-accumulation si l’appartement n’est
pas trop grand.
ΔΔ L’avis de Triphaseurl
Pour du neuf ou une rénovation, optez plutôt pour un chauffe-eau solaire
ou un chauffe-eau avec une pompe à chaleur thermodynamique intégrée.
ΔΔ L’avis de M.R Services
Si vous êtes plus de trois personnes, il est intéressant d’avoir un ballon en
inox intégré à la chaudière. N’ayant pas besoin d’anode, il est moins sujet à
l’oxydation et au tartre (avec contrôle de T°).
De plus, il a une capacité moindre pour un meilleur rendement et une meilleure performance.
ΔΔ L’avis d’Énergies-calais 59/62
Le plus avantageux est le système séparé : votre appareil de chauffage (PAC,
chaudière à granulés ou au gaz) sera au repos une grosse partie de l’année
et seul le chauffe-eau sera en fonctionnement (misez sur un chauffe-eau
économique).
33
I. Le fonctionnement Électrique, gaz, solaire, thermodynamique, etc. Quelle source d’énergie
privilégier ?
ΔΔ L’avis de Chauffe-eau.fr
Actuellement, le solaire et le chauffe-eau thermodynamique bénéficient d’un
dégrèvement d’impôts, et ce sont les équipements les moins énergivores.
ΔΔ L’avis de FB-Shop
Il existe des chauffe-eau instantanés compatibles avec le solaire et qui
prennent le relais dès que l’eau n’est plus assez chaude
ΔΔ L’avis d’ASTER Diagnostics Immobiliers
Il faut, sans hésiter, choisir une énergie renouvelable qui ne soit pas soumise
à une hausse inéluctable de son coût (ce que l’on peut déjà vérifier avec
toutes les sources fossiles ou nucléaires) : donc, en priorité, le solaire, puis
le bois et enfin, le chauffe-eau thermodynamique.
ΔΔ L’avis de Triphaseurl
Pour un petit budget ou un remplacement, je conseille de l’électrique. Et
pour du neuf ou une rénovation, il est préférable d’opter pour un chauffeeau solaire ou thermodynamique.
ΔΔ L’avis de M.R Services
Je conseille un chauffe-eau solaire thermique relayé par le gaz naturel.
ΔΔ L’avis d’Énergies-calais 59/62
Pour une famille, je conseille d’abord le solaire : économique et écologique.
Ensuite, le ballon thermodynamique est efficace, avec en général un COP
de 3,5 à 4, soit une consommation électrique pour le ballon divisée par 3,5
à 4.
Toutefois, pour ces deux systèmes, le retour sur investissement pour un
couple, sans enfant, n’est pas rentable. Optez alors pour un chauffe-eau
électrique, économique à l’achat, mais pas à l’usage.
Enfin, je déconseille le gaz, qui est une énergie fossile indexée sur le pétrole !
34
II.
La production d’eau chaude
Pour la production d’eau
chaude sanitaire, vous
avez le choix entre le ballon d’eau chaude, ou
appareil à accumulation, et
le chauffe-eau instantané.
Ces deux équipements
fonctionnent au gaz ou à
l’électricité.
Ces appareils divergent par
leur mode de fonctionnement, puisqu’avec un ballon d’eau chaude, l’eau est stockée, tandis qu’avec
un chauffe-eau instantané, l’eau chaude est disponible immédiatement.
En effet, ce dernier produit de l’eau chaude « à la demande » : il ne dispose
pas de cuve de stockage et est réservé à un ou deux points d’eau éloignés de
la source principale de production d’eau chaude.
35
II. La production d’eau chaude La production d’eau chaude
C’est avant tout l’usage de l’utilisateur ainsi que ses besoins en eau chaude et
la configuration de son habitation qui détermineront l’appareil le plus adapté.
Ballon d’eau chaude
Quel que soit le type
d’énergie, gaz ou
électricité, un ballon d’eau chaude
fonctionne par accumulation et demande
un temps donné
pour sa mise en
température.
Dans le cas d’un
appareil fonctionnant au gaz, l’eau
est chauffée dans un
réservoir, et la température constante est fixée via un thermostat. Lorsque
l’on ouvre le robinet, l’eau chaude est alors libérée du réservoir et remplacée par de l’eau froide. Dès que l’eau du réservoir n’est plus à température,
le thermostat allume le système de chauffe jusqu’à ce que l’eau atteigne le
degré voulu, puis, une fois la température atteinte, le thermostat éteint ce
système.
Les appareils à gaz sont en outre très prisés à cause de leur grande capacité,
notamment pour les baignoires de balnéothérapie et les douches à système
d’hydromassage.
Par ailleurs, les accumulateurs d’eau chaude se déclinent en plusieurs versions
pour s’adapter aux besoins de l’utilisateur, à la configuration du logement et
au budget de chacun. Vous trouverez ainsi des ballons à poser ou à accrocher
sur une paroi, et des modèles à condensation, à raccorder à un conduit de
cheminée ou à « ventouse ».
36
II. La production d’eau chaude Pour avoir un aperçu des deux principaux types de ballon d’eau chaude à
gaz, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Modèles de ballon d’eau chaude à gaz
Appareils à sortie cheminée
Appareils à sortie ventouse
Support
Posés au sol
• Posés contre le mur
• Emplacement difficile
Raccordement
Raccordement à un conduit de
cheminée
Raccordement vers l’extérieur
Capacité
Grande capacité
Capacité plus réduite
• Sécurité totale de l’alimentaSécurité
tion en gaz
• Coupure de sécurité en cas
d’anomalie
Sécurité totale d’utilisation
Les accumulateurs sont indépendants du chauffage central, donc de la
chaudière.
L’appareil électrique quant à lui se compose d’un réservoir dont la résistance et
le thermostat fonctionnent à l’électricité. L’eau chaude est stockée en haut
du réservoir et l’eau froide en bas : l’eau
chaude puisée est alors remplacée par de
l’eau froide.
L’eau est chauffée en 6 h à 8 h ou bien en
continu, et la cuve est protégée contre la
corrosion par l’intermédiaire d’une anode.
Le ballon d’eau chaude électrique intègre
dans son corps de chauffe une résistance
et un thermostat pour réguler la température. On distingue ainsi deux modèles en fonction de la résistance employée :
résistance stéatite ou résistance immergée. Le choix dépend alors de la zone
dans laquelle vous habitez et donc de la dureté de l’eau.
37
II. La production d’eau chaude Protégée dans un tube en métal à l’abri de l’eau, la résistance stéatite est
entourée d’un tube qui retient le calcaire afin de la protéger. Son remplacement ne demande pas de vidange de l’appareil. En revanche, une résistance
immergée est en contact direct avec l’eau, et son remplacement demande
une vidange.
D’autre part, les appareils se déclinent en version horizontale ou verticale : il
est conseillé de réduire la zone d’échange entre les deux parties. Il est donc
préférable de choisir un modèle vertical : l’eau chaude s’accumule en partie
supérieure de l’appareil et est remplacée au fur et à mesure par l’eau froide
venant de la partie inférieure.
Bon à savoir : un système ACI (Anti Corrosion Intégrale) est parfait pour les
eaux dures et/ou agressives ; la résistance est protégée, sa durée de vie est
accrue. La cuve du chauffe-eau résiste à la corrosion en permanence et permet
une durée de vie importante.
Chauffe-eau instantané
Contrairement au ballon d’eau chaude, le
chauffe-eau instantané produit de l’eau
chaude à la demande et ne dispose pas de
cuve de stockage.
Il est réservé habituellement à un ou
deux points d’eau éloignés de la source principale de production d’eau chaude. Son
inconvénient est que la température de l’eau
manque parfois d’homogénéité.
Dans le cas d’un chauffe-eau instantané électrique, l’eau chaude est fournie en quantité
illimitée ; elle est chauffée par une résistance.
Ce type de chauffe-eau instantané est toutefois peu répandu en France, car il demande
une forte puissance et donc, un abonnement tarifaire élevé, ce qui rend leur
achat prohibitif.
38
II. La production d’eau chaude Ils sont tous d’un faible encombrement, d’une taille réduite et s’installent
facilement partout où la demande d’eau est ponctuelle et isolée du reste de
l’installation.
Les appareils à gaz offrent également une eau chaude en quantité illimitée ;
elle arrive au niveau d’un serpentin et ressort après avoir été chauffée via
un brûleur. Il existe en outre deux types de chauffe-eau instantané à gaz : le
chauffe-eau et le chauffe-bain.
Ces modèles sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Chauffe-eau
Chauffe-bain
Débit
Faible : ne peut fournir de l’eau
chaude pour des appareils sanitaires d’une capacité supérieure
à 50 l
Important
Usage
Réservé pour les éviers et tous
les appareils qui ne demandent
pas un débit important
Fournit une eau chaude pour
tous les points d’eau
Pas de raccordement à un
conduit d’évacuation
Raccordement à un conduit
d’évacuation, sauf appareil à
ventouse, dont le diamètre du
tuyau est fonction de la puissance de l’appareil
Évacuation
Par ailleurs, si vous achetez un chauffe-bain, il vous faudra déterminer le diamètre du tuyau d’évacuation en fonction de la puissance souhaitée. Pour ne
pas vous tromper, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Ø minimal extérieur du tuyau d’évacuation
Puissance de l’appareil
83 mm
8 kW à 9 kW
110 mm
17 kW à 18 kW
125 mm
21 kW à 28 kW
Sachez par ailleurs qu’un chauffe-eau instantané s’installe au plus près du
poste de puisage. Pour le chauffe-bain à gaz, il faut en plus limiter la longueur des canalisations entre les postes de puisage s’il doit alimenter plusieurs
appareils.
39
II. La production d’eau chaude L’eau chaude sanitaire
La production d’Eau Chaude
Sanitaire (ECS) contribue au
confort de votre logement.
Grâce au chauffe-eau, elle
peut répondre à différents
besoins : eau chaude sanitaire,
chauffe-eau pour piscine,
chauffe-eau pour camping-car,
etc.
Les besoins en eau chaude
sanitaire augmentent ou diminuent en fonction de nombreux critères : habitudes de consommation, système de chauffage (chaudière, pompe à chaleur),
énergie disponible, région, configuration du logement, nombre de points
d’eau, nombre de salles de bain avec douche et/ou baignoire, lave-mains…
Chauffe-eau à gaz
Il existe deux types de chauffe-eau à
gaz pour la production d’eau chaude
sanitaire : le chauffe-eau instantané et
le cumulus ou accumulateur.
Ces appareils produisent de l’eau
chaude « à la demande » et sont indépendants du système de chauffage. Ils
n’ont pas de cuve de stockage d’où
leur faible encombrement. Ils peuvent
de plus être alimentés par tous les
types de gaz et doivent être installés
selon la réglementation en vigueur.
Le chauffe-eau à gaz se divise ensuite en deux modèles : le chauffe-eau, qui
ne demande pas de raccordement à l’évacuation et est réservé pour un point
d’eau unique en raison de son faible débit, et le chauffe-bain, plus puissant,
40
II. La production d’eau chaude mais qui demande à être raccordé à un conduit d’évacuation, sauf si votre
chauffe-bain est à ventouse (prise directe sur l’extérieur). Il peut desservir en
outre plusieurs points d’eau.
Bon à savoir : le chauffe-eau instantané à gaz est sensible au tartre, c’est pourquoi, en l’absence d’un système anti-tartre, il faut prévoir un détartrage annuel
pour garantir son bon fonctionnement.
En parallèle, les accumulateurs sont de gros réservoirs de stockage d’eau
chaude dont la mise à la température s’effectue sur une courte durée et reste
constante. Ils peuvent être posés ou bien accrochés sur une paroi. En fonction des besoins, vous pouvez monter plusieurs accumulateurs en série et/ou
les coupler à un système solaire. En raison de leur forte capacité, les accumulateurs sont parfaits pour les baignoires à balnéothérapie et les douches à
hydromassage.
Chauffe-eau électrique
Il existe trois types de chauffe-eau électriques : le chauffe-eau instantané, le
chauffe-eau à accumulation ou cumulus
et le chauffe-eau à faible capacité.
Les chauffe-eau instantanés sont parfaits pour un point d’eau chaude
unique. Petits et compacts, ils sont
simples d’installation et pratiques pour
avoir un point d’eau chaude isolé du
système de production principal. Le
débit est néanmoins faible : environ 3 l
à 4 l d’eau chauffée à 40 °C par minute.
On peut leur adjoindre une pomme de douche spécifique, mais certains fabricants la fournissent avec l’appareil.
Bon à savoir : les chauffe-eau électriques instantanés sont de forte puissance,
ce qui rend bien souvent leur usage prohibitif en raison du coût de l’abonnement.
41
II. La production d’eau chaude Encombrants, les cumulus sont en fait de gros réservoirs parfaitement isolés
dans une cuve en émail et sous pression. Ils sont plus ou moins sensibles au
tartre selon la résistance chauffante employée, qui peut être thermoplongeur
ou stéatite (pas de vidange de l’appareil en cas de changement). La mise à
température est cependant longue, environ 6 h à 8 h, généralement la nuit
(heures creuses), mais elle reste constante. Il est également possible de faire
fonctionner ce type de chauffe-eau en continu jusqu’à 100 l.
Bon à savoir : il existe des cumulus à double puissance disposant d’un deuxième
système de chauffe ; cela permet de chauffer de l’eau durant la journée alors
que l’autre partie est chauffée la nuit en heure creuse.
Enfin, le chauffe-eau de faible capacité fonctionne, lui, en continu. Comme
son nom l’indique, il produit une quantité d’eau limitée : entre 10 l et 30 l
(variable en fonction des fabricants).
La mise en température de l’eau est très rapide et régulée par un thermostat.
Ce modèle est donc idéal pour les points d’eau isolés ou bien lorsque l’installation ne permet pas de raccorder un autre système de production d’eau
chaude. On trouve des appareils muraux et d’autres à poser sous l’évier.
Appareils solaires
Le solaire est une source d’énergie d’appoint pour
compléter une production d’eau chaude classique : jusqu’à 70 % des besoins pour une famille
de quatre personnes. Le prix est néanmoins très
élevé, ce qui freine leur développement, mais il
est possible de bénéficier de subventions
(ADEME, région) et d’avantages fiscaux.
Par ailleurs, il existe différents types de chauffeeau solaires. L’appareil monobloc se fixe
directement sur le capteur, tandis que le chauffeeau thermosiphon est simple à installer, il
nécessite uniquement une alimentation en eau froide. Enfin, le chauffe-eau à
éléments séparés fonctionne avec une pompe de circulation électrique.
42
II. La production d’eau chaude Sommairement, un chauffe-eau solaire se compose d’un ballon, de capteurs,
d’un groupe de transfert avec une pompe, d’une régulation électronique et
d’éléments hydrauliques.
Chauffe-eau thermodynamique
Le chauffe-eau thermodynamique dispose d’un ballon électrique couplé à une
pompe à chaleur intégrée.
Le principe est simple puisque l’air est puisé au sein d’une pièce où se
trouvent des appareils (dégagement de chaleur) et non pas dans le local
d’habitation. De cette manière, les appareils fournissent des calories qui sont
transformées en chaleur pour le ballon d’eau chaude.
Le chauffe-eau pour une piscine
Pouvoir profiter de sa piscine à n’importe
quel moment de l’année est un privilège,
mais cela peut aussi représenter une forte
hausse des factures d’électricité.
Pour réchauffer l’eau d’une piscine, il
existe différents moyens, mais les coûts
sont aussi variables que leur efficacité. Le
réchauffement de l’eau ne sera toutefois
pas efficace sans une bonne protection
thermique, celle-ci est à prévoir en même
temps que l’installation d’un chauffage.
Sachez que la température idéale pour une piscine est d’environ 28 °C.
Chauffe-eau à énergie renouvelable
Selon vos besoins, votre budget et votre installation, il existe plusieurs solutions pour réchauffer l’eau de votre piscine : classiques ou écologiques,
pompe à chaleur ou système solaire.
43
II. La production d’eau chaude Bon à savoir : si vous avez prévu ou bien si vous avez déjà un système de
désinfection pour votre piscine par électrolyse, ce dernier doit être compatible
avec votre système de chauffage.
Le tableau ci-dessous vous aide à comparer ces deux options à énergie renouvelable pour chauffer l’eau de votre piscine.
Pompe à chaleur
• Récupère les calories de l’air (ou
Fonctionnement
de l’eau) pour transmettre la
chaleur à l’eau
• Installée après le filtre
• Système efficace et économique
Avantages
Plus d’infos
L’eau passe par des capteurs
solaires qui emprisonnent
la chaleur pour la restituer
à l’eau via la pompe de la
piscine
• Écologique et économique
• Permet de chauffer de grandes
à l’utilisation
• Rentable à long terme
• Les capteurs peuvent être
installés sur le toit et servir
aussi pour la maison
• Coût important à l’achat
• Installation demandant de la
• Efficace principalement
Plusieurs types de pompe à chaleur
à choisir en fonction :
• du volume à chauffer
• du climat (en dessous d’une
température ambiante de 15 °C,
certaines pompes ne sont plus
efficaces)
• du COP (coefficient de
performance)
Il est préférable de la faire poser
par un professionnel pour bénéficier des subventions et des aides
fiscales tout autant que pour
garantir un choix correspondant à
vos besoins
Pour ce type de projets, il est
préférable de se faire conseiller par un professionnel
pour étudier les possibilités et garantir la pose tout
autant que pour bénéficier
des avantages fiscaux et des
subventions
à l’utilisation
piscines
Inconvénients
Chauffe-eau solaire
place, un grand volume sans
obstacle, donc à l’extérieur bien
souvent du local technique
• Bruyante
• Mise en température lente
44
dans les régions ensoleillées
• Grande surface de terrain
si installation indépendante
de la maison (surface de
capteur importante)
II. La production d’eau chaude Chauffe-eau « classique »
Le chauffe-eau « classique »
pour piscine peut être soit un
réchauffeur électrique soit une
chaudière servant aussi au
chauffage et/ou à la production
d’eau chaude du logement.
Sachez par ailleurs que les
chauffages pour piscine peuvent
engendrer une grande évaporation de l’eau. Cette dernière
est toutefois à éviter, en particulier pour limiter les pertes de
chaleur.
Pour réduire ce phénomène,
il est possible d’installer un déshumidificateur, notamment pour les piscines
couvertes ou intérieures.
Le tableau ci-dessous vous présente les caractéristiques de ces deux modes de
chauffage pour votre piscine.
Réchauffeur électrique
• Le chauffage, composé d’une
Fonctionnement
Chaudière
résistance et d’un thermostat, • Chauffage solaire et
est intégré au système de
pompe à chaleur, mais
traitement de l’eau (filtration)
aussi chaudière à gaz, au
• Après le passage dans le
fioul ou électrique pour
filtre, l’eau passe dans un
chauffer votre logement et
tube qui compose le chaufvotre piscine
fage électrique
• Le principe de fonction• Elle est ensuite réchauffée
nement dépend directepar la résistance avant d’être
ment du type d’énergie
rejetée dans la piscine
et du type de chaudière
• Il faut environ 90 h pour
employés
3
chauffer 70 m d’eau
45
II. La production d’eau chaude Réchauffeur électrique
Chaudière
• Le chauffage de la maison
• Facile à installer dans le local
Avantages
technique, à côté du filtre
• Ne demande pas de prévoir
son installation à la construction de la piscine et ne
demande pas de modification
du réseau
• Coût faible à l’achat
et de la piscine permet de
réaliser des économies,
en particulier si c’est une
chaudière à gaz ou au
fioul
• Mise en température
rapide (45 h pour 70 m3)
• Permet de chauffer des
grands volumes
• Parfaite fiabilité
• La chaudière doit être préInconvénients
• Facture électrique élevée
• Usage ponctuel
• Bassin ou petite piscine
vue pour chauffer une piscine (différente des chaudières d’habitation)
• Coût élevé à l’achat et
pour l’installation
• Possibilité de coupler une
Plus d’infos
chaudière à un échangeur,
qui permet de chauffer
• Il existe plusieurs types de
l’eau de la piscine avec
réchauffeur selon le volume
l’eau chaude du logement
d’eau
• L’installation est plus
• Vérifier que le réchauffeur est
simple et le système est
compatible avec la marque
efficace et fiable
de la piscine autoportée
• La mise en température
est rapide avec 24 h/48 h
pour 70 m3 sur une filtration continue
Installation
Il est recommandé de passer par un professionnel pour bénéficier des subventions et des avantages fiscaux. Le chauffagiste est aussi garant d’une
installation réalisée dans les règles de l’art.
Le système de chauffage se pose après le filtre et la pompe, sur la conduite
de refoulement de la piscine. Il ne faut pas oublier le « by-pass » et le clapet
anti-retour entre le chauffage et le traitement de l’eau.
46
II. La production d’eau chaude Si vous avez installé un électrolyseur, il sera alors placé en dernier sur la ligne
du système.
Pour que votre dispositif soit optimal, il vous
faut installer une protection thermique. Il
existe alors différentes solutions : couverture
à bulles, volet roulant, abri de piscine. Dans
le cas d’un abri, il est conseillé d’ajouter
une protection supplémentaire, comme une
couverture, afin de limiter la condensation
intérieure.
Attention : si vous avez un liner, la température ne doit pas dépasser 28 °C, excepté si
vous avez un liner résistant aux hautes températures.
Le chauffe-eau pour un camping-car
Tout comme dans votre logement, si vous possédez un
camping-car, vous désirez disposer d’une eau chaude sanitaire en
quantité, répondant à vos
besoins et à bonne température.
Les années 1980 et 1990 ont
privilégié l’utilisation du chauffeeau instantané, mais aujourd’hui,
la tendance va aux systèmes
complets : chauffe-eau, chauffage et ventilation.
Il existe trois catégories principales de chauffe-eau pour camping-car : le
chauffe-eau instantané, l’accumulateur de chaleur et le chauffe-eau à récupération de calories. Mais on trouve aussi des chauffe-eaux solaires, simples
d’installation.
47
48
Capacité moyenne
Performance
Capacité
Raccordement
Pas besoin de
raccordement
électrique
pompe adaptée à la pression
d’allumage
• Demande de
la place dans le
camping-car
Raccordement électrique fiable et
courant stable
N/A
Installation complexe
Grande capacité de
stockage
Production d’eau
chaude immédiate,
à la demande
Installation
Faible capacité
Demande du temps
pour la mise en température : environ
20 min à 30 min
Généralement
équipé pour le gaz
Fonctionnement
Peu encombrant et
peut être placé dans
un coffre
Élévation rapide de la
température
Réservoir de stockage de l’eau chaude
et maintien de la
température
• Demande une
Un réservoir et
des capteurs tubulaires montés sur le
même châssis et très
compacts
Les calories sont récupérées au niveau du moteur
par une dérivation du
liquide de refroidissement
et dirigées vers un serpentin dans un réservoir
étanche
N/A
montage et démontage rapide
• Demande de
la place pour le
stockage
• Transport facile,
Faible capacité
N/A
Solaire
À récupération de
calories
À accumulation
Instantané
Chauffe-eau pour camping-car
II. La production d’eau chaude 49
Élevé
Assez élevé
Prix
Énergie peu onéreuse
Silencieux
Démontage possible du
chauffe-eau sans perte de
liquide de refroidissement
mais plus onéreux
• Coût raisonnable
• Existe en kit solaire,
Silencieux
demande un emballage de stockage
solide, par exemple
en bois (souvent
fourni à l’achat)
• Ne pas laisser le
chauffe-eau en plein
soleil s’il est vide
Fonctionnement à
thermosiphon
Demande une résistance
électrique pour maintenir
la température de l’eau à
l’arrêt du véhicule
• Assez fragile :
Ne peut pas être laissé
en place lorsque le
véhicule roule
Solaire
Pas d’évacuation de gaz
À récupération de
calories
À noter : il convient de lire et de respecter le mode d’emploi des appareils fournis par les fabricants.
Silencieux
Le moins silencieux
Bruit
le vidanger complètement lorsqu’il
n’est pas utilisé
sur une longue
période
• Risque de gel
si vous laissez
de l’eau dans le
cumulus
• Ne pas oublier de
Température fixe ou
réglable
Réparations et
entretien simples :
pièces disponibles
Difficulté de gestion
de la température à
faible débit
l’appareil allumé
lorsqu’il ne sert
pas
électronique
• Interdit de rouler
avec le gaz ouvert
• Système étanche
des gaz brûlés,
à ventouse pour
l’arrivée d’air frais
• Allumage
À accumulation
Réparation et
entretien
Réglage
Sécurité et
fiabilité
• Sécurité gaz
• Fiable
• Ne pas laisser
Instantané
II. La production d’eau chaude II. La production d’eau chaude AA Pour
aller plus loin
Astuces
Faites des économies avec votre chauffe-eau !
Un chauffe-eau consomme beaucoup d’énergie : environ 15 % à 20 % de l’énergie d’une maison. Pourtant, il est possible de réduire sa facture d’électricité
facilement et sans sacrifier son confort.
L’avantage du chauffe-eau est que l’on peut régler sa température : on peut
donc choisir à quelle température on veut faire chauffer l’eau. Pour les modèles
à gaz, on peut baisser la température jusqu’à 49 °C ou se mettre en position
« médium » ; une température inférieure favoriserait la prolifération de bactéries
comme la légionellose. Pour les chauffe-eau électriques, la température minimale doit être de 60 °C.
Par ailleurs, en isolant votre chauffe-eau avec des couvertures isolantes, vous
diminuerez sensiblement ses pertes de chaleur. Ainsi, votre chauffe-eau ne se
remettra pas en marche quand la température de l’eau aura diminué. Le prix
d’une couverture isolante coûte une cinquantaine d’euros, mais varie en fonction de sa taille.
Il faut aussi régulièrement faire entretenir votre chauffe-eau pour contrôler le
dépôt de tartre : en effet, le tartre qui se dépose sur les résistances électriques
rallonge le temps de chauffage de l’eau et utilise donc plus d’électricité. Il faut
également vidanger votre chauffe-eau tous les 2 ans ou 3 ans.
De plus, pour diminuer sensiblement votre facture d’électricité, vous pouvez
souscrire un abonnement EDF « heures creuses ». Ces heures creuses sont des
plages horaires de 8 h, variables selon les régions. Si vous souscrivez ce type de
contrat, il faudra équiper votre chauffe-eau d’un contacteur jour/nuit pour permettre les passages des heures pleines aux heures creuses.
Les différentes technologies de la PAC et l’eau chaude sanitaire
Il existe différentes technologies pour une pompe à chaleur qui produit de l’eau
chaude sanitaire. On parle de système à accumulation, semi-accumulation ou
instantané, en voici les détails.
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II. La production d’eau chaude Le système à accumulation possède un ballon de stockage qui permet de stocker l’eau chaude sanitaire, celui-ci est dimensionné en fonction de vos besoins
journaliers. La puissance calorifique de la PAC permet de réchauffer le ballon de
stockage durant les heures creuses pour réaliser des économies sur votre facture
EDF. Le ballon de stockage conserve en parallèle une capacité d’eau chaude sanitaire répondant aux besoins instantanés.
Le système à semi-accumulation est couramment employé pour les PAC, il met
l’appareil à disposition constante pour la production de l’eau chaude sanitaire.
À la différence du système à accumulation, il ne chauffe pas l’eau seulement
durant les heures creuses, mais lorsque la PAC en a besoin. Pour cela, le ballon
est maintenu à température. Ce système apporte un confort d’utilisation puisque
le foyer ne se retrouve jamais à court d’eau chaude.
Attention toutefois, car les systèmes à accumulation et à semi-accumulation
stockent de l’eau de ville pour produire l’ECS, vous devez donc installer un système anti-légionelle qui monte la température à 65 °C.
D’autre part, le système d’eau chaude instantanée est l’équipement le plus intéressant pour réaliser des économies d’énergie. Le ballon de stockage est couplé à
un échangeur à plaques dimensionnées en fonction des besoins en ECS. Le ballon de stockage chauffe l’eau de ville instantanément lorsque quelqu’un ouvre
un robinet d’eau chaude. Ce système ne stocke pas d’eau de ville et ne nécessite
donc pas l’installation d’un dispositif anti-légionelle.
Questions/réponses de pro
Température du chauffe-eau
Pourquoi dois-je régler la température de mon chauffe-eau à 65 °C ?
Question de Lara
ΔΔ Réponse de Rémy
Au-dessus de cette température, les risques de brûlures sont importants. De
plus, le tartre se développe dans l’eau plus facilement à des températures
inférieures.
Et les légionelles n’aiment pas les températures fortes, à 65 °C, le risque de
développement des bactéries diminue.
51
II. La production d’eau chaude Quel chauffe-eau choisir ?
Je possède une résidence secondaire à la montagne de 50 m², qui est occupée
par au moins cinq personnes le week-end. Je dois refaire la plomberie et je me
demande quelle est la meilleure option pour la production d’eau chaude.
Pour l’instant, je n’ai rien du tout : juste une arrivée d’eau froide au compteur.
Pour le chauffage, je pense mettre de l’électrique.
Question de Beb71
ΔΔ Réponse de Sarl Rancurel/Arnaud
Je vous conseille un simple chauffe-eau électrique de 200 l alimenté en
continu (sans jour/nuit).
Eau chaude sanitaire dans un logement collectif
Pour la production d’eau chaude d’un logement collectif, vaut-il mieux
choisir un chauffe-eau instantané, semi-instantané, à accumulation ou à
semi-accumulation ?
On parle souvent d’une puissance de réchauffage instantanée, quelle est la puissance de l’échangeur à installer ?
Question de Mansouri
ΔΔ Réponse de Boca
Le mode de production d’eau chaude sanitaire pour les maisons collectives
est à accumulation, c’est-à-dire, soit une source d’énergie + un échangeur
à plaques instantanées + un boiler tampon, soit une source d’énergie + un
boiler avec un serpentin intérieur.
Quand on parle de puissance d’échangeur instantané, on parle en fait de
puissance de réchauffage instantanée.
Température d’eau en sortie
Je possède une Gazliner de 23 kW qui date de 1995. La température de l’ECS est
actuellement de 80 °C.
Cela me semble anormal, mais sur la documentation, je n’ai jamais trouvé la
valeur nominale. Comment faire pour la descendre à 50 °C-60 °C ?
Question de Focus_Driver
52
II. La production d’eau chaude ΔΔ Réponse de Boca
Le réglage de la température sur les modèles classiques se fait à partir du
bouton gradué situé sur la face de l’appareil.
Pour les systèmes à régulation, cela se fait à partir de la régulation.
Installer un chauffe-eau instantané et une pompe manuelle
Je voudrais réaliser une installation comme suit : une cuve d’eau chauffée à l’énergie solaire, reliée à un chauffe-eau instantané, lui-même couplé à une pompe
manuelle. Un petit montage écolo qui me permettrait de pomper manuellement
l’eau de ma cuve en passant par le chauffe-eau instantané pour réguler la température. Est-ce possible ? Quelles sont les précautions à prendre ?
Question de Danielcolard
ΔΔ Réponse de Chauffe-eau.fr
Il existe des chauffe-eau instantanés. Ceux-ci, en monophasé 230 V, ont un
petit débit d’environ 2.5 l/min.
Pour des débits plus importants, il faut avoir une installation triphasée, mais
la puissance du compteur devra aussi être importante : exemple 18 kW pour
un débit max. de 10 l/min.
La température est réglable en fonction de la puissance, et il faut un débit
minimum pour déclencher la mise en marche.
ΔΔ Réponse de Giletmir
Il existe des mini-chauffe-eau efficaces, à condition d’installer des économiseurs aux robinets et aux douches.
Avis de pro
La meilleure solution pour sa production d’eau chaude : ballon d’eau
chaude ou chauffe-eau instantané ?
ΔΔ L’avis de Chauffe-eau.fr
Je conseille un ballon d’eau chaude, car le chauffe-eau instantané nécessite
une puissance de compteur importante pour un débit relativement faible et
une consommation instantanée élevée.
53
II. La production d’eau chaude ΔΔ L’avis de FB-Shop
Bien entendu, le chauffe-eau instantané est beaucoup plus économique
qu’un ballon : trois fois moins d’électricité, 40 l à 60 l d’eau en moins
par jour, eau chaude à volonté, pas de bactéries, car pas de réservoir. En
revanche, vous devez placer un chauffe-eau par pièce d’eau, mais ce peut
être des chauffe-eau ou bien des robinets à eau chaude instantanée. Il faudra donc un chauffe-eau pour la cuisine et un autre pour la salle de bain.
Attention toutefois, car la puissance sera différente selon le nombre de raccordements : une douche seulement, ou une douche et un lavabo. Dans le
second cas, il faudra prévoir du triphasé.
ΔΔ L’avis d’ASTER Diagnostics Immobiliers
La réponse à cette question est fonction des besoins (litres) en ECS : pour
de petits besoins, d’autant plus s’ils sont éloignés du lieu de stockage, il
faut privilégier le chauffe-eau instantané, ce qui évite les pertes en ligne, le
temps d’attente et les tuyauteries. Pour des besoins plus importants, comme
les besoins d’une seule salle de bain d’une famille de quatre personnes, il
faut privilégier le ballon de stockage d’ECS, si possible à proximité du point
de puisage.
ΔΔ L’avis de Triphaseurl
Je conseille plutôt un ballon d’eau chaude.
ΔΔ L’avis de M.R Services
Si l’eau chaude doit servir plus de trois personnes, je recommande un ballon
dans la chaudière à gaz, si possible.
ΔΔ L’avis d’Énergies-calais 59/62
Pour une famille de deux personnes (un couple) : un petit ballon est intéressant, même s’ils peuvent opter pour le chauffe-eau instantané. Au dessus de
deux personnes : un ballon, de préférence séparé du système de chauffage.
Comment calculer la puissance de son chauffe-eau ? Quels réglages
réaliser ?
ΔΔ L’avis de Chauffe-eau.fr
Un chauffe-eau doit toujours avoir une température supérieure ou égale à
55 °C pour empêcher le développement des bactéries et principalement la
légionellose. Ce réglage est généralement fait en usine.
54
II. La production d’eau chaude La température du chauffe-eau ne peut dépasser 60 °C suivant la réglementation en vigueur.
L’arrêté FREDDY du 15/12/2006 impose une distribution maximale à 50 °C
dans les pièces destinées à la toilette, aussi, il est nécessaire d’installer un
limiteur de température réglé à 50 °C.
ΔΔ L’avis de FB-Shop
Les chauffe-eau peuvent être réglables, car ils sont électroniques ; et une
fois de plus, tout dépend de la configuration du logement.
Mais je vous conseille de choisir, dans la gamme du monophasé, un 7,5 kW
pour une douche, et de 8,8 kW à 12kW pour une douche et un lavabo
ΔΔ L’avis d’ASTER Diagnostics Immobiliers
Tout dépend de sa capacité, des besoins en ECS, du calibrage possible de
votre alimentation électrique générale et du type d’abonnement électrique
le cas échéant.
Si vous avez un abonnement en heures creuses avec 8 h creuses par jour, et
en admettant que vos besoins d’ECS soient étalés dans la journée (certaines
personnes prenant leur douche le matin et d’autres le soir), il faut que les
besoins d’eau chaude puissent être produits en 8 h.
Certains sites vous donnent le temps de chauffe d’un ballon de telle ou telle
capacité.
Exemple moyen pour une capacité de 200 l : une puissance de 2 400 W permet de chauffer l’intégralité du volume de stockage en 5 h 20 environ alors
qu’il ne faudra que 3 h 50 si la puissance est de 3 300 W.
Si vous ne voulez pas trop augmenter votre abonnement EDF, privilégiez
une puissance faible pour un volume maximum.
Quant à la température, il est préférable de stocker à 55 °C, ce qui est un
bon compromis entre temps de survie des légionelles et déperditions thermiques du ballon.
Pensez impérativement à placer un mitigeur en aval du ballon afin d’éviter
tout risque de brûlure.
ΔΔ L’avis de Triphaseurl
Pour quatre personnes, il faut environ 200 l.
55
II. La production d’eau chaude ΔΔ L’avis de M.R Services
Chauffe-eau à gaz = appareil de petite puissance non raccordé à l’évacuation des gaz brûlés (généralement seulement pour l’évier).
Chauffe-bain à gaz = pour une grande puissance (bain, douche, etc.), raccordement à la cheminée. Le réglage dépend alors de l’utilisation : le curseur
de réglage se situe sur l’appareil, à modifier si nécessaire pour trouver la
bonne T° et éviter si possible de rajouter de l’eau froide.
ΔΔ L’avis d’Énergies-calais 59/62
La plupart des chauffe-eau sont préréglés en usine, avec une température
minimale de 55 °C.
56
III.
L’installation
L’installation d’un chauffeeau, qu’il soit électrique,
à gaz ou solaire, passe par
l’implantation, puis le raccordement. Quel que soit
le type d’appareil, l’implantation et les règles de
pose diffèrent, mais il faut
toujours respecter la réglementation en vigueur.
Il existe en outre
trois types d’implantation pour un chauffe-eau. Petit et compact, le minichauffe-eau s’installe facilement partout, au plus près des points de puisage,
même dans les configurations les plus complexes. Le chauffe-eau vertical est
également de petite taille, il s’installe facilement où on le souhaite. Quant au
chauffe-eau horizontal, c’est l’option à retenir uniquement si vous ne pouvez
pas faire autrement, il doit contenir au minimum 50 l de plus qu’un chauffeeau vertical, à besoins identiques en eau chaude.
57
III. L’installation Par ailleurs, votre chauffe-eau ne
peut fonctionner sans un raccordement adapté au réseau d’eau
sanitaire et au réseau électrique.
Pour le raccordement électrique,
un schéma vous aidera à comprendre comment brancher votre
cumulus. Concernant le raccordement des tuyaux, certaines règles
sont aussi à respecter.
Le ballon-tampon, qui stocke l’eau en évitant les variations de température,
est un dispositif isolé, il peut être utilisé pour tous les types d’énergie, mais en
particulier pour les pompes à chaleur et le solaire.
Enfin, le réducteur de pression se place après le compteur d’eau, il permet de
diminuer la pression et d’éviter des problèmes sur votre installation en général, et sur votre chauffe-eau en particulier.
La puissance
Les chauffe-eau peuvent être à gaz, électriques ou solaires. Dans tous les cas,
il faut en déterminer la puissance et la capacité pour un usage optimal.
Chauffe-eau à gaz
Les chauffe-eau à gaz n’ont pas besoin d’être raccordés à une évacuation, ils sont généralement
réservés pour des points d’eau isolés comme un
évier ou un lave-mains.
En revanche, pour les chauffe-bains, il est nécessaire de les raccorder à un conduit d’évacuation
(sauf les appareils à ventouse qui ont un accès
direct sur l’extérieur).
58
III. L’installation Pour connaître la puissance idéale du chauffe-eau selon les équipements sanitaires présents, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Puissance d’un chauffe-eau à gaz
Types de point d’eau
Puissance du chauffe-eau
Lavabo ou évier
8,7 kW
Lavabo + évier
9,5 kW
Évier + lavabo + douche
17 kW à 20 kW
Évier + douche + baignoire
22 kW à 24 kW
Évier + lavabo + baignoire + douche
28 kW à 31 kW
En termes de capacité, un chauffe-eau à accumulation de 300 l est généralement suffisant pour fournir de l’eau chaude pour une famille de
quatre personnes.
Chauffe-eau électrique
La puissance d’un chauffe-eau
électrique peut aller de 2 000 W
à 3 000 W selon sa capacité
et ses performances (temps de
chauffe).
En moyenne, il faut 50 l d’eau
chaude par personne et par
jour pour une eau à 60 °C.
Cela dépend bien entendu des
habitudes et des points d’eau
disponibles dans le logement.
Les appareils à accumulation
horizontaux demandent, eux,
une contenance supérieure de
50 l par rapport à un appareil à accumulation vertical.
59
III. L’installation Le tableau ci-dessous vous indique la capacité moyenne d’un chauffe-eau
électrique vertical selon le type de logement (heures creuses).
Types de
logement
Capacité
Nombre de
personnes
Types de point d’eau
F1
100 l
1à2
Évier + douche + lavabo
F2
150 l
2
Évier + baignoire + lavabo
F3
150 l à 200 l
2à3
Évier + baignoire + deux lavabos
F4
250 l à 300 l
3à4
Évier + baignoire + deux lavabos
F5 et +
300 l ou 2 × 200 l
4à5
Évier + baignoire + douche + deux lavabos
Pour un cumulus en fonctionnement continu en heure pleine, une capacité de
100 l est recommandée pour un F1 ou un F2. Au-delà, le fonctionnement en
continu est déconseillé.
La température
Bien régler sa température, c’est réaliser des économies sur la facture et s’assurer un confort d’utilisation au quotidien.
Température idéale
La température idéale d’un chauffe-eau se
situe aux alentours de 60 °C/65 °C. En dessous, il y a un risque de légionellose, au-dessus,
un risque de brûlure important. De plus, la
réduction d’un degré sur le thermostat peut
faire économiser environ 7 % d’énergie. L’eau
se mélangeant à l’eau froide via le robinet, elle
doit sortir au maximum à 38 °C ; au-dessus,
l’utilisateur peut se brûler. Le réglage de la
température du chauffe-eau se fait sur le thermostat de la chaudière. Pour vérifier si l’eau est
à bonne température, il suffit d’ouvrir son robinet au plus chaud et de laisser couler l’eau
60
III. L’installation quelques instants pour qu’elle soit à température, puis de placer un thermomètre sous l’eau : la température de l’eau chaude doit être à environ 60 °C. Si
ce n’est pas le cas, il faut régler le thermostat pour arriver à cette température.
Bon à savoir : pour ne pas vous tromper de sens pour le réglage, sachez qu’il se
fait, habituellement, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Chauffe-eau électrique
Avant toute intervention sur un
chauffe-eau électrique, il convient de
couper son alimentation en électricité.
Le thermostat se trouve généralement
en dessous de l’appareil sous une
trappe que l’on peut dévisser. Il est
pourvu d’un bouton de réglage (une
pastille en plastique avec une fente
en son milieu). Il faut alors utiliser un
tournevis pour augmenter ou diminuer la température.
Vous pouvez aussi avoir une gradation de 1 à 5, ou bien les signes « + » ou
« – » ;un cran peut représenter environ 10 °C.
Chauffe-eau à gaz
Sur un système à gaz, le bouton de commande est accessible
facilement en ouvrant le chauffe-eau. Il suffit de le tourner
dans un sens ou dans l’autre pour augmenter ou diminuer la
température de l’eau. Il peut être à gradation ou bien avec les
signes « + » ou « – ».
Si vous n’êtes pas équipé d’un mitigeur thermostatique,
ouvrez toujours le robinet d’eau froide en premier, puis le
robinet d’eau chaude pour ne pas recevoir l’eau chaude directement. À 60 °C, il est possible de se brûler rapidement ! Si
vous pouvez réagir, ce n’est pas le cas des enfants !
61
III. L’installation Le thermostat
Quelle que soit l’énergie utilisée par votre chauffe-eau (gaz, électricité ou
solaire), le thermostat vous permet de régler la température de sortie d’eau
au robinet.
Régulation
Le thermostat, c’est la
gestion et la régulation de
la température de l’eau.
Il détecte la température
de l’eau et relance la mise
en chauffe si besoin, en
fonction de la programmation. Il évite ainsi que l’eau
ne soit trop chaude (risque
de brûlure), maintient une
température constante
pour le confort et la sécurité et permet de ne pas
gaspiller d’énergie.
Pour un chauffe-eau à
gaz ou électrique, son rôle
est identique, mais le mode de fonctionnement diffère. À gaz, le thermostat
commande le brûleur tandis que sur un modèle électrique, il commande la
résistance.
Sécurité
Si le thermostat se met en mode « sécurité », il s’arrête de fonctionner. Dans
ce cas, cela peut signifier que l’eau n’arrive plus au chauffe-eau. La première
chose à faire est donc de vérifier l’arrivée d’eau ; elle peut être coupée en cas
d’installation neuve du chauffe-eau ou de révision de l’installation.
62
III. L’installation Autre possibilité : le tartre peut empêcher la chaleur de se diffuser et déclencher la résistance. Dans ce cas, il faut faire nettoyer votre chauffe-eau par un
chauffagiste.
Enfin, si rien n’y fait, vérifiez que les fils sont bien serrés sur les bornes du
thermostat.
Remplacement
Lors d’un changement du thermostat, il ne faut pas oublier
d’arrêter le chauffe-eau et de
couper l’électricité au préalable.
En cas de problème avec le
chauffe-eau ou pour d’autres
raisons, il n’est pas difficile de
changer un thermostat.
Il suffit de retirer les fils en
notant leur emplacement, puis
d’enlever le thermostat et de le
remplacer par un modèle compatible (de préférence de la même marque et
de la même référence pour éviter les problèmes de sécurité).
Pour un thermostat de chauffe-eau, comptez globalement entre 15 € et
200 €. Tout dépend de ses performances et du modèle choisi.
Le contacteur jour/nuit
Réservé pour les installations électriques, le contacteur
jour/nuit peut être prévu à la conception, mais aussi
raccordé sur une ancienne installation. Il ne remplace
toutefois pas le thermostat, qui est un régulateur de
température. Attention, la puissance du chauffe-eau doit
être adaptée aux besoins de l’utilisateur.
63
III. L’installation Fonction
Le contacteur permet de raccorder le chauffe-eau au
tableau électrique pour permettre le passage en heures
creuses/pleines de ce dernier.
C’est un atout dans la gestion
de la consommation énergétique d’un logement. Il faut
néanmoins souscrire un abonnement chez un fournisseur qui offre cette option.
Fonctionnement
Pour vous permettre de faire des économies, le contacteur jour/nuit
met en route automatiquement le chauffe-eau aux heures creuses selon
l’abonnement.
Ce contacteur ou relais ouvre ou ferme le circuit électrique en fonction des
« ordres » qu’il a reçus.
Fonctionnement du passage heures creuses/heures pleines
Heures creuses
Heures pleines
• Le compteur reçoit un signal du fournisseur • Le compteur reçoit un signal
• Le contact se ferme sur la bobine du
• Le contact s’ouvre et la bobine n’est
contacteur
• La bobine ferme le contact du chauffe-eau
plus alimentée
• Le chauffe-eau ne fonctionne plus
Le contacteur possède plusieurs positions pour s’adapter aux différents
besoins. Cela laisse le choix à l’utilisateur de mettre le chauffe-eau en fonctionnement continu ou bien en arrêt. Si vous oubliez de remettre votre
contacteur en position « automatique » et si vous possédez un système préférentiel, sachez que le contacteur repassera en mode « heures creuses » à
l’heure indiquée.
64
III. L’installation Bon à savoir : si vous avez opté pour un abonnement avec une option heures
creuses, votre compteur reçoit l’indication, mais cela ne veut pas dire que votre
chauffe-eau se mettra en heures creuses si vous n’avez pas branché correctement votre contacteur.
Option heures creuses/heures pleines
En cas d’emménagement ou d’installation
d’un chauffe-eau électrique, il suffit de
contacter un fournisseur pour modifier les
options du contrat de base ou bien souscrire
un contrat avec cette option.
Il faut compter environ 20 € à 70 € pour un
contacteur de chauffe-eau jour/nuit.
Pour connaître les modifications apportées
par un abonnement heures creuses/heures
pleines par rapport à un contrat classique,
reportez-vous au tableau ci-dessous.
Contrat classique
• Un prix fixe toute l’année
Caractéristiques
Exemple
Contrat heures creuses
• L’économie constatée est
du kWh
• L’abonnement de base est
moins élevé que pour une
option heures creuses/
pleines
en moyenne de 40 % sur le
tarif du kWh de base
• Les horaires se situent entre
23 h et 7 h, mais elles sont
variables en fonction des
régions
Pour un contrat classique
d’un abonnement de 9 kVA
(puissance) :
• abonnement annuel de
107,56 €
• prix du kWh TTC de
0,1329 €
Pour la même puissance :
• abonnement de 110,19 €,
• prix du kWh TTC en heures
pleines de 0,1511 € et de
0,0932 € en heures creuses
65
III. L’installation L’implantation
L’implantation d’un chauffe-eau dépend de sa
capacité (en litres) et des normes en vigueur.
Il est possible de choisir entre un chauffe-eau
vertical ou un appareil horizontal à accumulation. Le mini-chauffe-eau est aussi une
option pratique lorsque vos points d’eau sont
éloignés.
Mini-chauffe-eau
Lorsqu’il est impossible de relier le système de
production d’eau chaude sanitaire à un point
d’eau éloigné, le mini-chauffe-eau permet de
disposer de l’eau chaude en toute liberté. Instantané, décentralisé et indépendant, il est de faible capacité et sans stockage. Son utilisation est idéale pour
un lave-mains, un évier ou un lavabo.
Le mini-chauffe-eau peut s’installer partout où vous le désirez du moment
que vous disposez d’une arrivée d’eau froide et d’un branchement électrique,
même sur une installation équipée d’un cumulus. Ce système est idéal pour
les configurations un peu complexes, par exemple lorsque le chauffe-eau est
à plus de 8 m du point de puisage ou lorsque l’installation d’un autre équipement est impossible.
Certains modèles sont même prévus pour une
pose sous l’évier et peuvent être vendus avec les
robinets ou bien avec une valve coupe-eau, un
connecteur ou encore un coude. Le type de pose
dépend ensuite directement du modèle, mais reste
approximativement identique quel que soit
l’appareil.
Pour une installation réussie, il convient de repérer sur le mur l’emplacement du mini-chauffe-eau,
puis, à l’aide d’un niveau à bulle, de tirer une
66
III. L’installation ligne au crayon pour aligner les trous. Une fois repérés, vous pouvez percer
les trous dans le mur et insérer des chevilles adaptées à la paroi et à l’appareil
(attention au poids).
Si l’appareil est prévu pour être posé sur une patte, c’est alors le moment
de la visser (permet la dépose en cas d’intervention). Vous n’avez alors plus
qu’à poser le chauffe-eau sur la patte en veillant à ce que la partie inférieure
repose sur la paroi, avant de vérifier son horizontalité et sa verticalité avec le
niveau à bulle et ajuster au besoin.
Chauffe-eau vertical
Le chauffe-eau vertical est le
plus standard des modèles à
accumulation. Il est à préférer au chauffe-eau horizontal
qui, selon la réglementation
en vigueur, demande pour
les mêmes besoins en eau
chaude une capacité supérieure de 50 l en raison de son
mode de fonctionnement.
Le choix entre chauffe-eau vertical et horizontal dépend uniquement de la
place dont vous disposez. Le chauffe-eau vertical possède les mêmes caractéristiques que le modèle horizontal à capacité égale, et les déperditions et
le maintien de l’eau chaude à température sont identiques quel que soit le
modèle. En revanche, le chauffe-eau vertical offre de meilleures performances
pour la mise en température d’un volume d’eau donné. Il doit en outre
être placé dans un espace chauffé : cela permet de réduire les déperditions
de chaleur et l’excès de consommation en électricité (pour le chauffe-eau
électrique).
Si vous ne pouvez pas installer le chauffe-eau à accumulation dans un volume
chauffé, il faudra respecter quelques règles. La longueur des canalisations
doit notamment être réduite au maximum entre le cumulus et les points de
67
III. L’installation ­ uisage de l’eau, et une isolation thermique des canalisations est indispenp
sable. Dans un volume chauffé ou non, une distance de 8 m maximum est
autorisée entre le chauffe-eau et les points de puisage : au-delà, prévoyez un
autre chauffe-eau comme un appareil à production instantanée.
D’autre part, dans les locaux secs, le chauffe-eau peut être installé partout,
alors que dans les lieux humides, il doit respecter la norme C 15-100 (pour la
sécurité des installations électriques).
Par ailleurs, un chauffe-eau vertical peut être soit posé au sol, soit fixé au mur
via des pattes de fixation ou des cerclages.
Dans tous les cas, il faut respecter les réglementations et les normes :
les appareils électriques doivent être reliés à la terre et suivre la norme
NF C 15-100 (installation électrique à basse tension).
Sachez notamment que les pièces sont divisées en quatre volumes (0 à 4). Le
chauffe-eau, selon ses caractéristiques, ne pourra pas être implanté à l’intérieur de certains de ces volumes.
68
III. L’installation Normes d’installation
Chauffe-eau à accumulation
Chauffe-eau instantané
• Dans le volume 3 et hors volume
• Quand cela est impossible : opter pour
Dans les volumes 1 et 2
un chauffe-eau vertical placé dans le
volume 2
Les canalisations doivent être conductrices et le chauffe-eau doit être protégé par un
différentiel 30 mA
De plus, pour implanter votre chauffe-eau électrique, vous devez aussi respecter des règles précises au niveau des cotes entre le chauffe-eau à fixer et la
paroi : le chauffe-eau sur pied (stable) doit notamment avoir un espace libre
de 75 cm minimum devant lui.
Ensuite, vous pouvez faire appel à plusieurs techniques pour fixer votre appareil. Tout dépend alors du support !
Techniques de fixation
Chauffe-eau
Murs pleins(1)
Murs en matériaux creux(2)
Cloisons(3)
Cloisons
minces(4)
Contreplaque
métallique
maintenant
deux boulons
traversant la
paroi
Contre-plaque
métallique maintenant deux
boulons traversant la paroi
15 l, 30 l, 50 l
et supérieur
15 l
• Ancrage par
Fixation
Quatre boulons
de scellement
Ø 10 mm
Capacité
15 l, 30 l, 50 l
et supérieur
mortier ou
scellement
chimique > 50 l
• Contre-plaque
métallique
maintenant
deux boulons
traversant la
paroi
15 l, 30 l, 50 l
(1) 20 cm d’épaisseur minimum.
(2) Alvéolaire : 20 cm d’épaisseur minimum.
(3) De 15 cm à 20 cm d’épaisseur.
(4) Carreaux de plâtre.
69
III. L’installation Bon à savoir : le chauffe-eau sur pied (stable) doit être fixé en hauteur sur la
paroi à l’aide d’un cerclage.
Chauffe-eau horizontal
Le chauffe-eau horizontal
possède les mêmes caractéristiques que le
chauffe-eau vertical à
capacité égale.
Les déperditions et le
maintien de l’eau chaude
à température sont
identiques.
Deux aspects les différencient cependant.
Tout d’abord, le modèle horizontal est moins performant pour la mise en température de l’eau. Pour des besoins identiques en eau chaude sanitaire, un
chauffe-eau horizontal à accumulation demande une capacité supérieure de
50 l en raison de son mode de fonctionnement.
Ensuite, il est encombrant, donc peu pratique si vous disposez de peu
d’espace.
Il est donc idéal lorsque la hauteur sous plafond est suffisante pour un
chauffe-eau vertical.
Par ailleurs, le chauffe-eau à accumulation doit être placé dans un espace
chauffé pour réduire les déperditions de chaleur et l’excès de consommation
en électricité (pour le chauffe-eau électrique).
Si vous ne pouvez pas installer votre chauffe-eau à accumulation dans un
volume chauffé, il faudra respecter quelques règles : une longueur de canalisation réduite au minimum entre le cumulus et les points de puisage de l’eau
et une isolation thermique des canalisations.
70
III. L’installation De plus, dans un espace
chauffé ou non, une distance de 8 m maximum est
autorisée entre le chauffeeau et les points de puisage.
Au-delà, prévoyez un autre
appareil, par exemple un
chauffe-eau à production
instantanée. Dans les locaux
secs, le chauffe-eau peut être installé n’importe où alors que dans les lieux
humides, il doit respecter la norme C 15-100.
Pour l’implantation d’un chauffe-eau électrique, il est nécessaire de respecter
les normes suivantes : les appareils électriques doivent être reliés à la terre,
avec la norme NF C 15-100 (installation électrique à basse tension).
Selon la norme NF C 15-100, les pièces sont divisées en quatre volumes
(0 à 4). Le chauffe-eau, selon ses caractéristiques, ne peut pas être implanté à
l’intérieur de certains de ces volumes.
Voici un tableau récapitulatif de ce qu’il faut savoir sur les volumes concernant l’implantation d’un chauffe-eau horizontal électrique.
Chauffe-eau à accumulation
• Dans le volume 3 et hors volume
• Quand cela est impossible : chauffeeau horizontal dans le volume 1, le
plus haut possible
Chauffe-eau instantané
Dans les volumes 1 et 2
Pour le chauffe-eau instantané et le chauffe-eau horizontal, les canalisations doivent
être conductrices et le chauffe-eau doit être protégé par un différentiel 30 mA
Bon à savoir : pour l’implantation du chauffe-eau horizontal électrique, laissez
environ 30 cm minimum à partir de l’extrémité des tuyaux.
71
III. L’installation Par ailleurs, la fixation d’un chauffe-eau
horizontal dépend du support.
Les cumulus ont un sens de pose, il faut
impérativement le suivre.
Ce dernier est alors à choisir en fonction
de l’alimentation : latérale ou par le bas, il
faut le préciser à l’achat.
Avant de se lancer dans la pose du chauffe-eau, n’oubliez pas de vérifier que
votre sol peut supporter son poids plein.
Si vous n’avez pas de pattes de fixation, il existe des cerclages et des consoles
pour la pose au plafond.
Pour connaître les différents types de fixation du chauffe-eau horizontal selon
le support, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Chauffe-eau horizontal : les types de fixation
Chauffe-eau
Murs pleins(1)
Murs en matériaux
creux(2)
• Ancrage par mor-
Fixation
Quatre boulons
de scellement
Ø 10 mm
Capacité
15 l, 30 l, 50 l
et supérieur
tier ou scellement
chimique > 50 l
• Contre-plaque
métallique maintenant deux boulons traversant la
paroi
15 l, 30 l, 50 l
(1) 20 cm d’épaisseur minimum.
(2) Alvéolaire : 20 cm d’épaisseur minimum.
(3) De 15 cm à 20 cm d’épaisseur.
(4) Carreaux de plâtre.
72
Cloisons(3)
Cloisons
minces(4)
Contre-plaque
métallique
maintenant
deux boulons
traversant la
paroi
Contreplaque
métallique
maintenant
deux boulons
traversant la
paroi
15 l, 30 l, 50 l
et supérieur
15 l
III. L’installation Le raccordement
Avant de raccorder le chauffe-eau au réseau à l’aide du schéma électrique,
vous devez le raccorder à votre réseau d’eau sanitaire.
Dans certains cas, il faut ajouter un réducteur de pression afin d’éviter tout
problème. Quant au ballon-tampon, il vient en complément du système de
chauffage pour assurer un confort supplémentaire.
Schéma électrique
Pour raccorder un chauffe-eau électrique au réseau général, suivez la
norme NF-C15-100 et les recommandations du fabricant pour le
branchement, il en va de votre sécurité et de celle de votre entourage.
Les câbles rigides utilisés doivent
être de section 3 × 2,5 mm² (mini en
monophasé) et d’une longueur suffisante pour éviter le contact avec des
éléments chauffants. L’installation
d’un chauffe-eau électrique
demande un raccordement au réseau
général via le compteur.
Les cumulus ou chauffe-eau électriques à accumulation doivent bénéficier du tarif « heures creuses » pour
des raisons évidentes d’économie. Dans certains cas, vous pouvez ajouter un
réducteur de pression lors du raccordement plomberie. Un ballon-tampon
peut aussi être ajouté au système de chauffage pour plus de confort.
Attention ! Le raccordement en direct sur la résistance est interdit. Vous ne
contrôleriez plus la température de l’eau et cela pourrait être dangereux. Le
raccordement doit passer par le thermostat. L’appareil doit être « en eau »
avant le raccordement définitif.
73
III. L’installation Tuyauterie
Chaque chauffeeau demande un
raccordement spécifique en matière
de plomberie.
Les chauffe-eaux
instantanés, de
petite capacité,
peuvent se poser
au-dessus ou en
dessous du point
d’eau en écoulement libre (sans groupe de sécurité) ou sous pression (avec un
groupe de sécurité). Dans le cas d’un écoulement libre, vous devrez toutefois
acheter un robinet adapté, qui permettra l’écoulement de l’eau en surplus et
remplacera le groupe de sécurité.
Par ailleurs, le robinet d’arrêt est obligatoire
sur l’alimentation ainsi qu’un réducteur de
pression si cette dernière dépasse 5,5 bars
(consultez la notice du fabricant). Il faut
également remplir l’appareil avant la mise
sous tension pour évacuer l’air des canalisations et du chauffe-eau, sans oublier de
laisser le robinet d’eau chaude ouvert lors de
l’opération.
Ce type de chauffe-eau se fixe sur la paroi/
plafond. Dans tous les cas, la fixation doit
être adaptée au support, et la paroi suffisamment solide pour recevoir le cumulus.
Enfin, veillez à choisir le mode d’alimentation
en fonction de votre réseau : alimentation
latérale droite, alimentation latérale gauche, alimentation par le bas.
74
III. L’installation Bon à savoir : les positions de montage ne peuvent pas être modifiées. Néanmoins, on peut trouver des chauffe-eau
horizontaux réversibles.
En outre, les cumulus verticaux se
fixent sur la paroi ou se posent au sol.
Dans ce dernier cas, il convient d’assurer une fixation haute pour plus de
stabilité.
Le raccordement diélectrique est obligatoire sur la sortie d’eau chaude
du cumulus (norme NF C15-100)
et généralement fourni avec le
chauffe-eau.
Il permet d’éviter l’effet d’électrolyse
qui se produit entre l’acier du cumulus et la tuyauterie en cuivre. Avec ce raccord, vous réduisez la corrosion de votre cuve.
Vous pouvez en poser un autre sur l’arrivée d’eau froide, mais cela n’est pas
obligatoire.
Ballon-tampon
Le ballon-tampon, qui peut
produire de l’eau chaude sanitaire ou non, vient en
complément de votre système
de chauffage ou bien fait partie
intégrante de ce dernier (par
exemple, pour une pompe à
chaleur). Il est particulièrement
utile pour les chaudières à bois
et le solaire, mais il peut être
ajouté à tous les types de
chaudières.
75
III. L’installation Le ballon-tampon permet de stocker l’eau chaude issue de la production en
surplus de chaleur de la chaudière dans le but de la réguler et de permettre
son bon fonctionnement, par exemple dans le cas d’une pompe à chaleur ou
chaudière à bois.
Le ballon-tampon restitue la chaleur accumulée lorsque la chaudière n’est pas
en fonctionnement.
Les économies réalisées sont conséquentes puisque votre chaudière fonctionne seulement lorsqu’il le faut.
La contenance du ballon-tampon dépend de différents facteurs : puissance et
nature de la chaudière, taille du réseau de chauffage, type d’isolation de votre
logement, taille de l’habitation.
Mais on retiendra qu’il faut environ 10 l par m² chauffé.
À noter : il est préférable de confier le choix de la contenance à un professionnel.
Le raccordement du ballon-tampon dépend,
quant à lui, directement
de la nature de la chaudière et du type de ballon :
consultez et respectez la
documentation fournie par
le fabricant.
Il est néanmoins préférable
de faire appel à un professionnel pour la pose.
Les prix des ballons-tampons sont très variables et dépendent de leur capacité
tout autant que de leurs caractéristiques, marques, etc.
Il faut compter environ 400 € pour un modèle de 50 l à 300 l. Pour un ballon
de 1 500 l, prévoyez aux alentours de 2 000 €. Enfin, pour les gros contenants de 3 000 l, 3 000 € est un minimum.
76
III. L’installation Réducteur de pression
Le réducteur de pression d’un chauffeeau permet de réduire la pression de
l’eau lorsque celle-ci, venant du réseau
général, est trop importante, ou bien
lorsqu’un chauffe-eau demande une
pression constante pour assurer son
fonctionnement. Avant de l’installer, il est
nécessaire de réaliser les
premiers raccordements.
Il est recommandé d’opter pour un produit portant la marque NF et conforme aux normes sanitaires. Vous avez alors
le choix entre les modèles assurant une pression constante, régulière et fixe,
ou bien les modèles réglables (grâce au manomètre dont ils sont équipés,
vous pouvez choisir la pression).
Le réducteur de pression se place soit en début de réseau pour protéger toute
l’installation, soit sur l’arrivée d’eau froide en début de ligne d’un chauffe-eau
qui demande une pression donnée constante.
Son principe est simple, il repose sur l’opposition de deux forces : d’un côté,
un obturateur bouche le réducteur de pression et est actionné par un ressort,
et de l’autre côté, l’eau arrive. Lorsque l’eau rentre en contact avec l’obturateur, il se ferme pour réduire la pression au niveau demandé ou prédéfini.
Bon à savoir : le réducteur de pression à un sens de pose indiqué par une
flèche. Posé à l’envers, l’eau n’arrivera plus dans vos canalisations.
Un tel appareil présente deux avantages principaux.
Tour d’abord, il permet de réduire la pression de
l’eau du réseau lorsqu’elle est trop forte pour assurer
le bon fonctionnement du chauffe-eau : à sa sortie,
l’eau est à pression constante.
Ensuite, il permet de faire des économies sur votre
facture d’eau.
77
III. L’installation Pour éviter un écoulement trop important et une usure prématurée de la
cuve, la mise en place d’un réducteur de pression peut aussi être nécessaire.
En effet, installer un réducteur de pression en amont de votre chauffe-eau
électrique assure son bon fonctionnement. En chauffant, l’eau se dilate et la
pression augmente dans la cuve. La nuit, la demande en eau étant plus faible,
la pression du réseau général augmente alors que votre cumulus se déclenche
en heures creuses.
Pour des raisons de sécurité, la pression de votre chauffe-eau est limitée et
il est recommandé de réduire la pression du réseau à une valeur inférieure à
celle de la cuve. C’est pourquoi vous disposez d’un groupe de sécurité qui
permet l’écoulement de l’eau lorsque la pression est trop élevée.
Pour l’achat d’un réducteur de pression pour chauffe-eau, comptez globalement entre 40 € et 120 €.
La fabrication d’un chauffe-eau solaire
Si le kit ou l’installation par un chauffagiste d’un chauffe-eau solaire ne vous
convient pas, vous pouvez le fabriquer vous-même.
Fonctionnement
Un chauffe-eau solaire fonctionne
grâce à des capteurs solaires qui
récupèrent les rayons du soleil
pour les transformer en chaleur
transmise dans une cuve où elle
est stockée, puis utilisée. L’eau
froide remplace ensuite l’eau
chaude utilisée qui est alors à
nouveau réchauffée ; la chaleur
est véhiculée par un réseau composé de tubes contenant de l’antigel (entre les capteurs et le ballon). La
circulation du liquide se fait alors soit par thermosiphon, soit par l’intermédiaire d’un circulateur.
78
III. L’installation Le chauffe-eau solaire se compose donc de capteurs placés dans un châssis,
d’une cuve de stockage isolée du froid et d’un réseau de tubes dans lequel
circule un fluide caloporteur résistant au gel. Le système doit être protégé par
un groupe de sécurité et un réducteur de pression.
Capteurs et châssis
La première étape dans la fabrication d’un chauffe-eau solaire
concerne le châssis ou caisson
dans lequel on dispose l’absorbeur ou réseau des tuyaux de
cuivre.
Le châssis peut être fait en métal.
Il repose sur un support avec
un angle précis pour la disposition des capteurs par rapport au
soleil.
L’inclinaison est à calculer
en fonction de la saison, par
exemple l’hiver, là où le besoin
en eau chaude sanitaire est le
plus important.
À l’intérieur de ce châssis, on dispose un isolant comme de la laine de roche,
du polystyrène expansé, etc.
L’absorbeur se compose quant à lui d’un réseau de tuyaux de cuivre soudés
entre eux, puis soudés sur de la tôle ondulée ou bien moulée sur des plaques
d’aluminium. Le tout est ensuite recouvert de peinture noire mate haute température. Il faut veiller à respecter la dilatation des matériaux et donc disposer
des cales entre l’absorbeur et le châssis. L’absorbeur est alors disposé dans le
châssis, sur les cales, puis ce dernier est fermé à l’aide de vitres d’une épaisseur de 3 mm et maintenues par des cornières en métal.
79
III. L’installation Ballon de stockage
Le ballon de stockage peut être fabriqué à partir d’un ancien cumulus que l’on dépouille de
son isolant pour ne récupérer que la cuve en
inox. Il est placé dans un fût en plastique de
dimension supérieure, et que l’on isole par l’intérieur, sans oublier de placer les buses pour
l’orientation du flux de l’eau (échange eau
froide et eau chaude). Le tout est isolé à l’extérieur, puis habillé.
Bien sûr, il convient de placer les entrées et les
sorties d’eau ainsi que la sonde et les thermomètres de contrôle.
Les tuyaux permettant la circulation du fluide
caloporteur peuvent être en cuivre ou bien une
combinaison de cuivre (au départ de l’absorbeur), puis en PER (polyéthylène
réticulé) résistant à la température.
80
III. L’installation AA Pour
aller plus loin
Astuces
Isoler un chauffe-eau installé dans des combles
Il est pratique d’installer un chauffe-eau dans les combles, afin de débarrasser
l’espace au rez-de-chaussée ! Un problème peut néanmoins se poser si l’isolation de vos combles est défectueuse. En effet, cette dernière ne filtrera pas l’air
froid, ce qui entraînera des déperditions de chaleur dans le chauffe-eau. Il existe
toutefois quelques solutions en attendant une meilleure isolation des combles.
Vous pouvez d’abord isoler votre chauffe-eau en l’entourant de laine de verre
que vous recouvrirez ensuite d’un film plastique. Sinon, vous pouvez le déplacer
dans un endroit bien isolé et si possible, au plus près de la salle de bain ou de
la cuisine : l’eau circulera ainsi moins longtemps dans les canalisations, il y aura
donc moins de pertes de chaleur. Vous aurez alors une utilisation économique et
écologique de l’eau chaude.
Un ballon-tampon sur une PAC ?
Le ballon-tampon (ou ballon de stockage) est un réservoir placé entre la PAC
et le système de chauffage et qui permet de stocker l’eau chaude pour réduire
le nombre de démarrages de la PAC. Il existe des technologies qui permettent
de faire fonctionner une pompe à chaleur sans ballon-tampon. En revanche,
cet équipement s’impose lorsque votre PAC fonctionne avec des radiateurs, est
mixte (par exemple, des planchers chauffants et des radiateurs), ou est couplée à
une relève de chaudière qui, lorsque les températures extérieures baissent, vient
épauler votre PAC. C’est également le cas lorsque la PAC est couplée à un plancher chauffant avec une régulation pièce par pièce, gérée par des thermostats
agissant sur des servomoteurs (moteur à courant continu capable d’atteindre des
valeurs présélectionnées et de les maintenir) ou des électrovannes (dispositif qui
permet d’autoriser ou d’interrompre la circulation d’un fluide ou d’un gaz dans
un circuit).
Ces deux systèmes ont pour fonction de diminuer le débit, voire de l’arrêter. Un
plancher chauffant dont la régulation se fait manuellement peut cependant se
passer d’un ballon-tampon.
81
III. L’installation Questions/réponses de pro
Changement de chauffe-eau à gaz
Je dois remplacer un chauffe-eau à accumulation à gaz. Est-ce que je peux utiliser un flexible aux normes pour faciliter l’adaptation pour le raccordement au
gaz ?
Question de Dengob
ΔΔ Réponse d’AAAAA
Non ! Par contre, il existe des kits d’adaptation pour un changement de la
même marque.
Démarches avant la pose de panneaux solaires
Je désire installer un chauffe-eau solaire, ai-je des démarches à faire avant l’implantation des panneaux ?
Question de Xavier40
ΔΔ Réponse de Rémy
Oui, il y a des démarches à faire pour poser vos panneaux solaires !
Si vous êtes dans une zone des bâtiments de France, du plan de sauvegarde
et de mise en valeur, un site classé, une zone verte, une zone classée patrimoine mondial, etc., renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune
qui vous donnera la marche à suivre. Vous devez sans doute déposer une
déclaration de travaux.
Si vous désirez des aides, votre matériel est soumis à des homologations
obligatoires pour en bénéficier : vérifiez auprès de l’ADEME pour connaître
ces homologations. De plus, votre installateur doit être certifié « Qualisol ».
Bien installer son chauffe-eau solaire
Pour l’installation d’un chauffe-eau solaire à thermosiphon, est-il possible d’installer le chauffe-eau horizontalement pour le placer en hauteur dans des combles
non aménagés, puis placer les capteurs en bas du toit ?
Question de Dede54710
82
III. L’installation ΔΔ Réponse de Chauffe-eau.fr
Si le chauffe-eau est conçu pour fonctionner en position verticale, il n’est
pas possible de l’installer à l’horizontale.
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
Si vous optez pour un modèle par thermosiphon, sachez que ce dernier est
souvent associé à un ballon horizontal que vous placez justement plus haut
(au-dessus) que les capteurs. C’est le principe !
Où installer un chauffe-eau ?
Je viens d’acheter un chauffe-eau électrique. Où dois-je l’installer ?
Question de Chantal
ΔΔ Réponse de Musicien 5
Un chauffe-eau électrique peut s’installer à la cave ou dans la buanderie ou
dans la salle de bain. Cependant, il faut savoir que l’idéal est de le mettre le
plus près de la salle de bain et de la cuisine. Donc, vous devez étudier votre
habitat pour être au plus près d’un point d’eau froide et chaude afin de vous
raccorder sur l’eau chaude et l’eau froide et ne pas être trop loin de la salle
de bain et de la cuisine.
Remplacer un thermostat
Est-il possible de remplacer mon thermostat qui ne fonctionne plus par un thermostat d’une autre marque ?
Question de Souh25
ΔΔ Réponse de Rémy
Oui, cela est possible, néanmoins, le thermostat d’origine est prévu et réglé
pour être parfaitement adapté à votre chauffe-eau. Autant que possible,
remplacez vos pièces par des pièces de la même marque. Attention à la
garantie de votre appareil en cas de défaillance éventuelle : si vous changez
le thermostat, elle ne fonctionnera plus.
ΔΔ Réponse d’AAAAA
C’est possible sauf qu’il faut regarder s’il a deux ou trois fils. Essayez d’en
mettre un de la même marque si possible, et je vous conseille d’aller l’acheter chez des professionnels.
83
IV.
L’entretien
Garder son chauffeeau en bon état de
fonctionnement, c’est
l’assurance d’un bon
usage de votre appareil
et d’économies sur
votre facture d’énergie.
Un chauffe-eau
demande peu d’entretien, mais il convient de
savoir faire sa vidange
et son détartrage.
Une panne ne demande pas toujours l’intervention d’un plombier ou d’un
chauffagiste. Vous pouvez vous-même nettoyer et changer le thermocouple,
remplacer une résistance, ou encore changer l’anode du chauffe-eau et le
groupe de sécurité.
84
IV. L’entretien Le nettoyage
L’entretien annuel par un chauffagiste n’est pas obligatoire pour un chauffeeau électrique, cependant, c’est le cas pour un chauffe-eau à gaz.
Pour le chauffe-eau solaire, une visite de maintenance est recommandée tous
les quatre à cinq ans environ.
Chauffe-eau électrique
Avant toute intervention sur
votre chauffe-eau électrique,
fermez/coupez le robinet
d’arrêt de l’eau, le robinet de
gaz et l’électricité.
S’agissant d’un modèle
électrique, vous n’avez pas
besoin de souscrire à un
contrat d’entretien ou bien
de faire effectuer une visite annuelle. Il existe néanmoins quelques règles à
respecter.
Une fois par an, il convient de vérifier l’anode ainsi que la résistance (résistance immergée) et de les changer en cas de besoin. Si vous changez la
résistance/l’anode, pensez aussi à détartrer la cuve.
En parallèle, il est conseillé d’actionner le groupe de sécurité une fois par mois
et de réaliser une vidange tous les deux à trois ans. Enfin, le groupe de sécurité doit être remplacé tous les cinq ans.
Chauffe-eau solaire
Une fois par an, au printemps, les capteurs solaires doivent être nettoyés. Il
faut aussi vérifier la pression du fluide caloporteur, le bon fonctionnement des
pompes, le bon état de l’isolation du circuit hydraulique et s’assurer que la
végétation ne gêne pas votre installation.
85
IV. L’entretien Chauffe-eau à gaz
Avant toute intervention sur votre chauffe-eau à gaz, fermez/coupez le robinet d’arrêt de l’eau, le robinet de gaz et l’électricité.
Pour un chauffe-eau à gaz, il est
nécessaire de souscrire un contrat
d’entretien ou bien de faire réaliser
une visite annuelle par un chauffagiste/plombier.
La visite est obligatoire que vous
soyez propriétaire ou locataire de
votre logement.
Une fois par an, il est nécessaire de
nettoyer l’injecteur en soufflant à
l’intérieur, ainsi que la veilleuse et
son filtre.
Le clapet et le joint de l’arrivée d’eau doivent également être changés annuellement. Les ailettes du corps de chauffe se nettoient à la brosse métallique
souple et les becs du brûleur à l’eau.
Pour finir, pensez au détartrage du corps de chauffe.
La vidange
La vidange et la purge de votre chauffe-eau font partie des opérations d’entretien destinées à limiter ou nettoyer le tartre de la cuve.
L’opération est simple et permet de réaliser des économies d’énergie
tout en prolongeant la durée de vie du chauffe-eau par son bon état de
fonctionnement.
Si vous avez un chauffe-eau à gaz, vous devez également, une fois par an,
faire un détartrage.
86
IV. L’entretien Le changement régulier de quelques pièces peut par ailleurs vous éviter l’intervention d’un plombier dans certains cas : thermocouple, anode, résistance,
groupe de sécurité.
Détartrer la cuve
La vidange du chauffe-eau est à réaliser tous les deux à trois ans environ.
Mais elle sera aussi nécessaire si vous manquez d’eau chaude ou bien si vous
constatez des « bruits » dans votre cuve.
Dans les deux cas, cela peut provenir d’une accumulation de sédiments/tartre
dans la cuve.
Pour éviter la sédimentation et l’entartrage, il faut effectuer une purge du
réservoir : tous les mois, purgez quelques litres du réservoir du chauffe-eau.
Étapes
Avant toute intervention,
coupez l’arrivée d’eau froide
au robinet d’arrêt et la
source d’énergie (électricité
ou gaz).
Ensuite, pour réaliser la
vidange de l’appareil, vous
pouvez soit faire appel à un
chauffagiste, soit vous en
occuper vous-même.
Pour ce faire, il convient d’ouvrir les robinets d’eau chaude de votre logement, puis de fixer un tuyau en plastique au niveau de la purge de votre
chauffe-eau ; l’autre extrémité se place alors dans un lavabo ou un lieu de
puisage, à défaut, prévoyez des seaux.
Ensuite, il est nécessaire d’ouvrir le robinet de purge pour évacuer l’eau et
laisser le réservoir se vider complètement.
87
IV. L’entretien Une fois le réservoir vide, fermez le robinet de purge et retirez le tuyau, avant
de fermer les autres robinets, sauf celui le plus éloigné du chauffe-eau (eau
chaude). Puis, ouvrez le robinet d’eau froide et remplissez le réservoir ; le
réservoir est plein lorsque l’eau coule du robinet le plus éloigné.
Vous n’avez alors plus qu’à fermer le robinet d’eau chaude, à remettre le courant ou le gaz, et enfin, à allumer la veilleuse (gaz).
Le détartrage
L’entretien du chauffe-eau se
fait en deux étapes : le détartrage et la vidange.
Cette dernière est utile pour
vos appareils à accumulation
électriques ou à gaz afin de
limiter l’entartrage et le bruit
dans votre cuve.
Vous pouvez aussi être amené
à changer certaines pièces de votre chauffe-eau : thermocouple, anode, résistance ou groupe de sécurité.
Sécurité et durée de vie
L’entretien annuel de votre chauffe-eau à gaz par un professionnel est obligatoire. Il permet notamment de maintenir le corps de chauffe de votre appareil
à gaz instantané en bon état de fonctionnement en limitant la formation de
tartre et assure la sécurité de votre installation tout en évitant une surconsommation ou une panne. Le nettoyage du corps de chauffe fait partie de
l’entretien annuel à réaliser.
Il est vivement recommandé de souscrire un contrat d’entretien avec un
chauffagiste puisqu’il est obligatoire de faire contrôler votre installation tous
les ans par un professionnel habilité.
88
IV. L’entretien Étapes
Attention, si vous réalisez vous-même le détartrage de votre chauffe-eau,
l’opération est à effectuer avec beaucoup de précautions et quelques recommandations s’imposent :
ππAttention à ne pas percer le serpentin.
ππL’usage d’acide est dangereux.
ππPortez des vêtements adaptés et
des protections (lunettes, gants
résistants aux acides).
ππÉloignez les enfants et les animaux
domestiques.
ππFermez l’arrivée d’eau froide.
ππCoupez le gaz avant l’intervention.
Une fois toutes ces vérifications effectuées, le détartrage se réalise en
sept étapes.
Tout d’abord, il faut démonter le corps de chauffe en suivant la notice de
votre fabricant et le déposer dans un bac en plastique.
Il est conseillé de toujours utiliser un détartrant du commerce, soit de l’acide
chlorhydrique dilué à 5 % : attention à toujours verser l’acide dans l’eau et
non le contraire pour éviter les éclaboussures.
Ensuite, vous pouvez verser le détartrant dans le serpentin via un entonnoir
jusqu’à remplir le circuit complètement.
Après avoir attendu environ trente minutes, vous pouvez rincer plusieurs fois
à l’eau le circuit pour neutraliser l’acide ou le produit détartrant. Puis, il faut
remonter le corps de chauffe à l’identique, remettre le gaz, ouvrir l’arrivée
d’eau froide et allumer la veilleuse. Pour finir, il est recommandé de faire couler quelques litres d’eau chaude au robinet.
Important : ne mettez jamais de l’acide chlorhydrique en contact avec de l’aluminium.
89
IV. L’entretien Remplacer une pièce
Malgré l’entretien de votre chauffe-eau, sa vidange et son détartrage réguliers, celui-ci peut tomber en panne ou mal fonctionner : il s’agit peut-être
d’une pièce défectueuse.
Pièces de sécurité
Le thermocouple est un organe de sécurité de votre chauffe-eau. Il vérifie si
la flamme de la veilleuse est allumée et coupe le gaz en cas de besoin. Il doit
être propre et positionné dans la flamme.
S’il ne fonctionne pas, votre chauffe-eau s’éteint. C’est une pièce très facile à
changer.
En parallèle, le groupe de sécurité du chauffe-eau assure la sécurité de votre
logement en cas de surpression de l’appareil.
Autres pièces détachées
En dehors des pièces qui assurent la sécurité du
système, d’autres éléments de votre chauffeeau peuvent tomber en panne.
C’est le cas notamment de la résistance.
L’anode du chauffe-eau est aussi un élément
de protection contre la corrosion de votre cuve.
Elle se dégrade petit à petit.
Elle est donc à changer environ tous les
cinq ans, parfois dix ans si votre eau n’est pas
trop dure.
Bon à savoir : avec le temps, la résistance s’entartre, il faut plus d’énergie pour chauffer l’eau et il arrive qu’elle n’assure
plus sa fonction, vous devez alors la changer.
90
IV. L’entretien Le thermocouple
Le thermocouple est un organe de
sécurité de votre chauffe-eau : il vérifie si la flamme de la veilleuse est
allumée.
Fonction
Organe de sécurité, le thermocouple
est présent sur les chauffe-eau équipés d’une veilleuse.
Il se positionne dans la flamme et
détecte sa présence par la chaleur
quelle dégage.
Lorsque la flamme s’éteint, il coupe l’arrivée de gaz et empêche ainsi le
chauffe-eau de se mettre en route.
Important : si votre chauffe-eau s’éteint souvent et finit par ne plus fonctionner, il est peut-être temps de le changer.
Composition
Le thermocouple se compose à sa pointe d’une soudure de deux métaux différents. Lorsque cette pointe est chauffée, un courant est créé : ce dernier
permet de détecter la chaleur de la veilleuse. Si la veilleuse est absente, il n’y
a donc plus de courant (plus de chaleur), le gaz est alors coupé.
Le thermocouple peut être constitué de différents métaux selon la température de fonctionnement du chauffe-eau (déterminée par le constructeur via
une lettre).
Si vous ne connaissez pas le type de thermocouple de votre chauffe-eau,
sachez que certains sont « universels » et s’adaptent à tous les appareils (sauf
si le thermocouple est spécifique à la marque).
91
IV. L’entretien Nettoyage et remplacement
L’entretien du thermocouple est à réaliser dans
deux cas : si votre chauffe-eau s’éteint souvent et que vous arrivez à rallumer la veilleuse,
mais qu’elle ne tient pas longtemps, et si votre
veilleuse ne peut pas se rallumer et que votre
chauffe-eau ne fonctionne plus.
Avant de commencer toute opération sur le
thermocouple, vous devez éteindre le gaz
et couper le courant au besoin. Démontez
ensuite le thermocouple à l’aide d’une clé et nettoyez la pointe avec une
petite brosse. Remontez votre thermocouple et remettez le chauffe-eau en
route.
Pour remplacer votre équipement, il vous suffit de le démonter à l’aide d’une
clé et d’acheter un nouveau thermocouple. Nettoyez ensuite la veilleuse en
soufflant dessus, remontez le nouveau thermocouple et rallumez le gaz et/ou
l’électricité avant de remettre en route votre chauffe-eau.
La résistance
La résistance est un organe essentiel de votre
chauffe-eau. Cette pièce s’entartre et s’use au
fil du temps, mais il est possible de la nettoyer
et de la changer s’il elle ne fonctionne plus.
Fonction
La résistance du chauffe-eau assure la mise en température de l’eau de la
cuve. Elle agit en transformant l’énergie électrique en énergie thermique.
C’est un appareil de chauffage qui se reconnaît aisément : elle possède un
système de connexion important à sa base, généralement de forme tubulaire.
La résistance se change de plus assez facilement.
92
IV. L’entretien Fonctionnement
Il existe deux types de résistance pour chauffe-eau : les résistances thermoplongées qui ont une protection en acier blindé et sont directement au
contact de l’eau, et les résistances en stéatite qui sont protégées par un fourreau qui peut être en émail et évite le contact direct de la résistance avec
l’eau.
Une résistance renferme un fil intérieur composé d’un mélange de métal qui
chauffe lorsque le courant passe à l’intérieur. Ce fil est entouré d’un isolant
lui-même recouvert d’une protection. Le tout est relié à la cuve et sécurisé par
une mise à la terre (fil jaune/vert).
Lorsque la résistance s’entartre, elle surchauffe et son fil résistif se détruit petit
à petit ; la résistance cesse alors de fonctionner et ne chauffe plus.
Entretien
Avant toute intervention, coupez
l’électricité et l’arrivée d’eau du
chauffe-eau.
Selon le type de résistance (thermoplongée ou stéatite), vous
aurez à vidanger ou non la totalité de la cuve. La résistance
stéatite ne demande pas d’entretien et se change rarement. Et si un nettoyage est tout de même nécessaire,
nul besoin de vidanger la cuve. En revanche, la résistance thermoplongée
demande de vidanger le chauffe-eau en totalité pour son entretien ou son
changement, elle s’entartre plus rapidement que la résistance stéatite.
Pour ce faire, suivez les étapes énoncées ci-dessous :
ππVidanger la cuve.
ππDémonter la résistance maintenue par des écrous ; en profiter pour changer le joint de la résistance.
93
IV. L’entretien ππPlonger la résistance dans du détartrant ou bien du vinaigre blanc chaud
mélangé à de l’eau et un peu de gros sel, environ une poignée de sel,
un litre de vinaigre et 50 cl d’eau.
ππLaisser agir, le temps dépend du niveau d’entartrage ; vérifier régulièrement et frotter la résistance à l’aide d’une brosse métallique souple.
ππPendant que la résistance « trempe », nettoyer la cuve en éliminant le
tartre à la main (porter des gants), puis en frottant à la brosse pour éliminer le maximum de calcaire ; en profiter aussi pour remplacer/nettoyer
l’anode.
ππRincer la résistance et la remonter sans oublier le joint ; serrer les écrous
progressivement sans écraser le joint.
ππRemplir la cuve avant de remettre l’électricité.
En outre, si vous devez nettoyer une résistance stéatite, sachez que c’est
le fourreau qui contient le calcaire : le démontage est identique, mais sans
vidange de la cuve.
Remplacement
La résistance d’un chauffe-eau se situe dans
un fourreau, et c’est sur ce dernier que se
dépose le calcaire.
Si vous avez besoin de remplacer une résistance stéatite, il vous faut commencer par
retirer le capot en plastique de la cuve et
démonter la résistance maintenue par des
écrous.
Ensuite, vous pouvez la remplacer par un
modèle identique, avant de remettre les
écrous en les serrant un à un progressivement. Pour finir, vous n’avez plus qu’à remettre le capot, puis l’électricité.
Pour le changement d’une résistance thermoplongée, les étapes sont identiques, mais il faut vidanger la cuve auparavant.
94
IV. L’entretien L’anode
Souvent négligée, l’anode est un élément important du chauffe-eau.
Fonction
L’anode d’un chauffe-eau sert à protéger la cuve de la corrosion. En s’oxydant, elle se détruit petit à petit à la place des parois de la cuve. La durée de
vie de votre chauffe-eau dépend donc directement de la durée de vie de son
anode.
Pour qu’une anode soit fonctionnelle, le métal qui la compose doit être plus
réducteur que le métal qu’elle protège. Généralement en magnésium pour
le chauffe-eau, il faut la remplacer lorsqu’il ne reste que 25 % de la partie
consommable de l’anode.
Entretien
L’anode se situe à côté de la résistance et est parfois difficile à
extraire par manque de place.
Elle ne s’entretient pas en tant que telle, mais il est possible de
la nettoyer lorsque vous faites la vidange de la cuve ou bien
lors du remplacement de la résistance. Vous pouvez la vérifier
une fois par an pour mesurer son état. Cependant, c’est un
élément fragile qu’il faut manipuler avec prudence.
Il est recommandé de changer l’anode du chauffe-eau tous les
cinq ans, voire dix ans si votre eau n’est pas trop dure.
Remplacement
Pour changer l’anode de votre chauffe-eau, il faut d’abord couper l’électricité,
puis vidanger la cuve et déposer le capot du chauffe-eau. Vous devez ensuite
repérer l’anode (consultez la notice de votre appareil), enlever le boulon qui la
maintient et l’extraire ; il ne vous reste plus qu’à changer votre anode par un
modèle identique.
95
IV. L’entretien Bon à savoir : si votre boulon ne se dévisse pas, passez un chalumeau dessus,
la dilatation du métal devrait le faire bouger. Attention à ne pas brûler les parties adjacentes.
Le groupe de sécurité
Le groupe de sécurité de votre chauffe-eau est un organe essentiel puisqu’il
assure la sécurité de votre logement en cas de surpression de votre cuve.
Il s’entretient et se change facilement, et son coût est réduit, n’hésitez pas à
en acheter un d’avance pour pallier une défaillance éventuelle.
Fonction
Le groupe de sécurité du chauffe-eau a plusieurs
rôles importants. Il protège d’abord le chauffe-eau
des excès de pression et isole le circuit d’eau froide
du ballon électrique par l’intermédiaire du robinet
d’arrêt (intégré au groupe de sécurité).
De plus, il empêche l’eau chaude de se rendre dans
le circuit d’eau froide (par un clapet anti-retour) et
permet la vidange du chauffe-eau.
Entretien
Le groupe de sécurité fuit normalement chaque jour lorsque le ballon chauffe
et un peu ensuite. Pour le garder en bon état de fonctionnement, il est
recommandé de l’entretenir une fois par mois.
Pour ce faire, il convient de fermer le robinet d’arrêt du groupe de sécurité
et d’ouvrir la purge via le bouton de manœuvre de la soupape. Ensuite, vous
devez ouvrir les robinets d’eau chaude de la maison au maximum. Il vous suffit alors de laisser s’évacuer plusieurs litres d’eau.
La maintenance faite, vous n’aurez plus qu’à refermer la purge, les robinets
d’eau chaude et à ouvrir le robinet d’arrêt du groupe.
96
IV. L’entretien Remplacement
Il est nécessaire de changer le groupe de sécurité de
votre chauffe-eau tous les
cinq ans environ ou avant
s’il est défaillant. Un groupe
neuf vous permet d’avoir une
installation en bon état de
fonctionnement.
Il est monté en amont de
votre chauffe-eau, sur l’arrivée d’eau froide : il alimente
votre ballon en partie basse. Il
est aussi raccordé à l’évacuation par un tuyau à l’air libre via le raccordement
de vidange.
Pour le changer, il suffit de vidanger votre ballon et de dévisser ses raccordements avant de remonter un groupe neuf à l’identique.
Bon à savoir : il est possible de ne pas vidanger l’appareil lors de ce changement, mais autant le faire et en profiter pour réaliser un détartrage et un examen des divers éléments sensibles du chauffe-eau, par exemple la résistance,
l’anode, le thermostat, la cuve…
97
IV. L’entretien AA Pour
aller plus loin
Astuces
Vidanger son chauffe-eau
par Rémy
La vidange d’un chauffe-eau à gaz est nécessaire pour lui assurer longévité et
sécurité, mais l’opération n’est pas toujours simple pour un non-spécialiste.
Il arrive notamment de ne pas pouvoir effectuer la vidange lorsque l’air ne rentre
pas dans le réservoir ; en effet, dans ce cas, l’eau ne peut plus s’écouler.
Si vous vous retrouvez dans cette situation, il convient de couper l’arrivée d’eau
générale (au compteur), avant de démonter la vis au niveau du robinet d’arrivée
d’eau froide de votre chauffe-eau.
Il est ensuite nécessaire de monter, sur cette arrivée, le tuyau pour la vidange,
puis de dévisser l’arrivée d’eau chaude de l’appareil afin de créer l’appel d’air
nécessaire à la vidange. L’eau doit alors s’écouler de l’arrivée d’eau froide, vous
devez laisser le réservoir se vider complètement.
Une fois vide, il vous faudra tout remonter à l’identique, ouvrir le robinet d’eau
chaude le plus proche de votre chauffe-eau et remplir le réservoir après avoir
rouvert l’arrivée d’eau générale.
Le réservoir est plein lorsque l’eau coule au robinet d’eau chaude.
Que faire en cas de dégâts causés par des travaux chez vous ?
Vous avez entrepris de faire réaliser des travaux dans votre habitation et plus
particulièrement sur votre chauffe-eau, et divers dommages ont été causés : mur
et peinture abîmés, lavabos ébréchés, etc. Comment éviter de payer ces dégâts
que vous n’avez pas provoqués ?
Étant donné que le professionnel qui a réalisé les travaux dans votre habitation
est responsable des détériorations produites lors de l’intervention, demandez à
l’entreprise de faire jouer son assurance. Ainsi, vos dégâts seront couverts.
Dans le cas où l’entreprise concernée refuse de prendre à sa charge la réparation
des dommages causés, vous êtes en droit de saisir le tribunal.
98
IV. L’entretien Seule difficulté : faire établir que les dégradations ont bien été commises lors de
la réalisation des travaux. Pour cela, il vous faudra avoir recours à un huissier,
qui établira dans son constat que c’est effectivement le cas.
Si les dégâts sont très importants, le tribunal peut demander une expertise qui
sera dans un premier temps, à votre charge.
Par ailleurs, l’entreprise réalisant les travaux chez vous ne peut pas vous facturer
des travaux que vous n’avez pas demandé. Exception faite lorsque ces travaux
sont nécessaires à la réalisation du projet du devis pour lequel vous avez convoqué la société. En ce cas, la facture des travaux peut être majorée.
Questions/réponses de pro
Coût d’entretien d’un chauffe-eau thermodynamique ?
Combien coûte l’entretien d’un chauffe-eau thermodynamique annuellement ?
Ce type de chauffe-eau utilisant de la mécanique (pompe, ventilateur…), l’entretien est sûrement nécessaire comparé à un chauffe-eau électrique.
Question de Thomas53
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
Dans l’absolu, non, il n’y a pas d’obligation. Mais, bien que votre demande
soit tout à fait louable et reflète votre prise de conscience de l’intérêt d’un
équipement bien entretenu pour, notamment, en prolonger la durée et réaliser des économies, un chauffe-eau thermodynamique n’est en gros qu’un
frigo « amélioré ».
Or, personne ne fait entretenir son réfrigérateur !
En revanche, comme nous devrions aussi le faire pour un frigo, il est
recommandé pour un ballon thermodynamique de dépoussiérer les grilles
d’aération/ventilation, les échangeurs, de vérifier s’il n’existe pas de fuites
suspectes…
Opération que vous pouvez sans problème réaliser vous-même avec un
simple aspirateur, donc sans coût supplémentaire.
Enfin, sachez que même un simple chauffe-eau électrique doit subir un
entretien : vérification du groupe de sécurité (tous les mois !), détartrage
régulier (cuve/résistance).
99
IV. L’entretien Entretien d’un cumulus
Je voudrais quelques conseils pour entretenir au mieux mon cumulus. Pouvezvous m’aider ?
Question de Thomas10
ΔΔ Réponse de Rémy
Un cumulus nécessite très peu d’entretien puisqu’il suffit de manœuvrer le
groupe de sécurité une fois par mois, ou deux fois selon la dureté de l’eau.
Cela permet d’évacuer les dépôts qui pourraient boucher la soupape.
En revanche, tous les deux à trois ans, un entretien de fond doit être fait :
vidange de l’appareil, vérification de l’anode magnésium, détartrage de la
résistance, contrôle de la température et contrôle du bon fonctionnement
du groupe de sécurité.
Résistance du chauffe-eau solaire
Quelle est la puissance de la résistance d’appoint électrique d’un chauffe-eau
solaire ?
Question de Julian
ΔΔ Réponse d’Alternative Énergie
En général, entre 2 kW et 3 kW suivant les fabricants. Pas besoin de plus de
puissance, car il réchauffe le ballon tout au long de la nuit, avant le retour
du soleil. La puissance est en outre compatible avec votre abonnement.
ΔΔ Réponse de Stance
Pour connaître la puissance de la résistance électrique de votre ballon d’eau
chaude sanitaire, il est nécessaire de connaître sa capacité soit 200 l ou
300 l.
En règle générale, c’est 2 000 W.
Entretien d’un chauffe-eau solaire
Comment dois-je procéder pour nettoyer et déboucher le ballon de mon chauffeeau solaire ?
Question d’Amayasa
100
IV. L’entretien ΔΔ Réponse de Chauffe-eau.fr
Vous devez avoir une trappe de visite qui vous donne accès au réservoir
pour vidanger le ballon. Pensez à bien couper le courant au préalable.
Contrat d’entretien
Est-ce que, comme pour les PAC, un contrat d’entretien est nécessaire ou obligatoire pour les chauffe-eau thermodynamiques ?
Question de Xtomme
ΔΔ Réponse de Sarl Rancurel/Arnaud
Non, le contrat d’entretien n’est pas obligatoire, ni pour les chauffe-eau
thermodynamiques ni pour les PAC. Seuls les systèmes thermodynamiques
contenant plus de 2 kg de gaz font l’objet d’un contrôle annuel de fuite
par une entreprise détenant l’attestation de capacité de manipulation des
fluides frigorigènes. Le contrat d’entretien n’est qu’une option à souscrire
auprès des entreprises de maintenance.
En résumé : un chauffe-eau thermodynamique ne contenant pas plus de
2 kg de gaz n’a aucunement besoin d’entretien.
Par contre, une vérification du fonctionnement général et de l’anode est
nécessaire pour garder votre système de production d’eau chaude le plus
longtemps possible.
101
V.
L’achat et le dépannage
Acheter un chauffe-eau nécessite de
se poser certaines questions :
ππQuelle énergie : chauffe-eau
à gaz, électrique, solaire ou
thermodynamique ?
ππPour quels besoins en eau chaude
sanitaire ?
ππQuelle est la configuration du logement et bien sûr le budget alloué ?
Les prix des chauffe-eau sont variables
et dépendent directement des caractéristiques, des performances et des marques
des produits.
N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vous renseigner, il saura au mieux
évaluer vos besoins et le coût de votre installation.
102
V. L’achat et le dépannage Les critères de choix
Pour acheter un chauffe-eau, vous avez plusieurs possibilités : les grandes
surfaces de bricolage (GSB), les franchisés et revendeurs indépendants ou un
plombier-chauffagiste qui vous fournira une installation « clé en main ».
Comparatif
Le chauffe-eau à gaz est d’un haut rendement énergétique, et son coût thermique est
moins élevé que le chauffe-eau électrique. Il
demande un entretien annuel avec obligation d’une visite d’un professionnel qualifié.
C’est une bonne solution si vous possédez
une chaudière à gaz et/ou lorsque les points
d’eau ne sont pas trop éloignés.
En parallèle, le chauffe-eau électrique est
facile à installer, d’un coût plus faible à
l’achat, et il ne rejette pas de résidus de
combustion. En revanche, il est énergivore et
il est impératif de souscrire un abonnement
spécifique EDF. C’est une bonne solution en
appoint d’une chaudière à gaz ou bien pour
décentraliser une installation au gaz.
Enfin, le chauffe-eau solaire ou thermodynamique est économe en énergie, il
n’alourdit donc pas votre facture d’électricité ou de chauffage et ouvre droit à
un crédit d’impôt.
Chauffe-eau à gaz ou électrique ?
L’appareil doit correspondre exactement aux besoins de votre foyer. Si vous
optez pour un équipement à forte capacité, vous dépenserez plus que nécessaire. À l’inverse, si vous choisissez une trop faible capacité, vous n’aurez pas
assez d’eau chaude pour vos besoins quotidiens.
103
V. L’achat et le dépannage Achat : critères de choix
Chauffe-eau électrique
Chauffe-eau gaz
• Estampillé NF
• Sécurité gaz
• Puissance nominale
• Rendement énergétique
• Aptitude à la fonction
• Estampillé NF électricité
• Cumulus : catégorie B ou C
• Faible capacité : estampillé
Électricité Performance
Quelle puissance ?
La puissance d’un chauffe-eau à gaz se détermine en fonction des équipements sanitaires de votre logement. Pour connaître la puissance nécessaire à
vos besoins en eau chaude sanitaire, reportez-vous au tableau ci-dessous.
Types de point d’eau
Puissance du chauffe-eau
Lavabo ou évier
10,7 kW (non raccordé)
Lavabo + évier
11,5 kW
Évier + lavabo + douche
19 kW à 20 kW
Évier + douche + baignoire
24 kW à 24 kW
Évier + lavabo + baignoire + douche
30 kW à 31 kW
Quelle capacité ?
Il est important de tenir compte
de la taille de votre logement si
vous souhaitez investir dans un
chauffe-eau électrique vertical.
Pour un modèle horizontal,
sachez que vous devrez ajouter
50 l aux chiffres annoncés page
suivante.
104
V. L’achat et le dépannage Capacité d’un chauffe-eau
Types de logement
F1
F2
F3
F4
F5 et +
Capacité
102 l
152 l
152 l à 200 l
252 l à 300 l
302 l ou 2 × 200 l
L’achat
Acheter un chauffe-eau, c’est trouver l’équipement le plus adapté à vos
besoins en eau chaude sanitaire et en adéquation avec votre système de
chauffage.
Où acheter ?
Les grandes surfaces de bricolage, les
enseignes franchisées ainsi que les plombierschauffagistes sont les trois grands circuits de
distribution et d’installation de chauffe-eau.
Dans les grandes surfaces de bricolage (GSB),
il est toutefois recommandé de savoir ce que
vous désirez acheter avant de vous y rendre.
Mais sur place, vous pourrez demander des
conseils sur les caractéristiques, les performances et la garantie du chauffe-eau qui vous intéresse. Chez les franchisés
et revendeurs indépendants, vous aurez en revanche de bons conseils sur les
produits et une aide qui prendra en compte vos besoins.
Vous pouvez également passer par l’intermédiaire d’un plombier-chauffagiste
qui vous fournira une installation « clé en main ». Il pourra de plus assurer la
maintenance de votre chauffe-eau.
Enfin, pour l’achat d’un chauffe-eau écologique, passer par un plombier vous
donnera accès au crédit d’impôt développement durable.
105
V. L’achat et le dépannage Prix
Les prix des chauffe-eau varient selon le modèle
sélectionné, sa capacité, sa puissance. Ils démarrent
à 100 € environ et peuvent aller jusqu’à 3 500 €.
N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour
obtenir un devis, il saura parfaitement évaluer vos
besoins et le coût de votre installation.
Pour connaître, à titre indicatif, les prix moyens
généralement constatés sur le marché pour l’ensemble des modèles, reportez-vous au tableau
ci-dessous.
Modèles
Prix
Chauffe-eau électriques
Instantané
De 200 € à 300 €
Cumulus
De 200 € à 1 500 €
Mini-chauffe-eau
De 100 € à 300 €
Chauffe-eau à gaz
Accumulation
De 400 € à 3 000 €
Instantané
De 300 € à 600 €
Chauffe-bain
De 300 € à 500 €
Chauffe-eau solaires
• Environ 150 € pour un kit monobloc d’appoint de
quelques litres à 2 000 € pour un monobloc pour
deux personnes (environ 160 l)
• De 2 000 € à 4 000 € pour les versions
désolidarisées
Kit chauffe-eau solaire
Chauffe-eau thermodynamique
Entre 3 000 € et 3 500 €, pose comprise
Chauffe-eau pour piscine
Réchauffeur
De 80 € à plus de 1 000 €
Pompe à chaleur
De 1 000 € à 8 000 €
106
V. L’achat et le dépannage Modèles
Couverture à bulles pour piscine
Prix
• De 5 € à 50 € le m²
• Épaisseur variable, finition brute ou non
• Plus-value généralement constatée pour une sur-
face inférieure à 20/25 m²
Chauffe-eau de camping-car
Entre 300 € à 400 €
Instantané
Entre 250 € et 900 €
À accumulation
Entre 200 € et 300 €
Solaire
Pièces détachées/appareils et accessoires
Entre 15 € et 200 €
Thermostat
Environ de 20 € à 70 €
Contacteur jour/nuit
Environ 2 € à 4 €
Raccord diélectrique
• De 350 € à 450 € pour une contenance de 50 l à
300 l
• De 1 800 € à 2 400 € pour une contenance de
Ballon-tampon
1 500 l
• De 2 700 € à 3 500 € pour une contenance de
3 000 l
Entre 40 € et 120 €
Réducteur de pression
Entre 5 € et 10 €
Thermocouple
Entre 25 € et 100 €
Résistance stéatite
Entre 60 € et 120 €
Résistance thermoplongée
Entre 20 € et 100 €
Anode
Entre 20 € et 60 €
Groupe de sécurité
Le chauffagiste
Pour votre installation et l’entretien de votre chauffeeau, vous pouvez contacter un plombier-chauffagiste, les
deux professions étant souvent liées, même si l’on connaît
moins le rôle du chauffagiste.
Un spécialiste du chauffage et de l’eau chaude
Le chauffagiste est responsable de son installation et assure la maintenance
en cas de besoin.
107
V. L’achat et le dépannage Il s’occupe de la pose et répare tout ce qui concerne le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire dans une maison individuelle ou en logement
collectif. Il intervient sur les chaudières, les radiateurs, les conduites, les
contacts électriques. Il est également amené à travailler sur l’isolation thermique, la climatisation, la ventilation…
Le plombier-chauffagiste gère habituellement des installations individuelles
tandis que le chauffagiste se concentre sur des chantiers plus importants, par
exemple dans les entreprises, les immeubles, les hôpitaux…
Tarifs
Les tarifs d’un chauffagiste dépendent de la région et du
ratio offres/demandes. Pour avoir une fourchette de
prix, faites établir au moins trois devis détaillés.
Globalement, il faut compter entre 32 € et 62 € HT,
prix auquel s’ajoute le déplacement. De plus en plus
d’entreprises proposent des contrats d’entretien pour
le chauffe-eau. Ces forfaits comportent les réparations
et les installations courantes ainsi que le déplacement
(selon km), la pose éventuelle, les pièces et la main
d’œuvre.
Si le tarif peut sembler attractif de prime abord, n’hésitez
pas à comparer avec une prestation détaillée.
Crédit d’impôt et aides financières
L’achat, auprès d’un chauffagiste, d’un chauffe-eau
qui utilise une source d’énergie renouvelable (solaire,
pompe à chaleur) ou économique (chaudière à microcogénération ou à condensation) donne droit à un
crédit d’impôt développement durable. Imposable ou
non, ce crédit d’impôt peut s’élever jusqu’à 50 % du
prix de votre équipement.
108
V. L’achat et le dépannage En parallèle, les collectivités locales accordent des aides financières pour
l’achat d’un chauffe-eau solaire. Celles-ci varient d’une région à l’autre :
n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre conseil régional, général
et votre commune. L’ANAH peut aussi, sous conditions, vous attribuer une
subvention.
Enfin, la TVA à 7 % est applicable si vous faites installer votre chauffe-eau
solaire par un professionnel. Renseignez-vous donc avant d’effectuer votre
achat et comparez les offres afin de trouver la solution la plus intéressante
pour vous, en termes de qualité du produit et d’avantages financiers.
Les problèmes éventuels
Habituellement, un chauffe-eau pose peu de
problèmes. Excepté l’entretien régulier, vous ne
devez pas vous en occuper, mais il est toujours
possible que se produise une panne ou une
défaillance, notamment une fuite. Dans certains
cas, vous pouvez régler le problème vousmême, mais il est conseillé de faire appel à un
plombier ou à un chauffagiste pour effectuer le
dépannage.
Cas fréquents
Parmi les problèmes de chauffe-eau les plus
couramment constatés, on peut notamment
répertorier les cas cités ci-dessous :
ππLa veilleuse s’éteint et il est difficile, voire
impossible, de la rallumer.
ππIl n’y a plus d’eau chaude ou l’eau n’est pas
assez chaude.
ππL’eau sent mauvais, l’eau est sale, l’eau est
rouge.
109
V. L’achat et le dépannage Solutions
Pour connaître les solutions à mettre en œuvre pour traiter ces problèmes,
reportez-vous au tableau ci-dessous.
Problèmes
La veilleuse
s’éteint et il est
difficile, voire
impossible, de
la rallumer
Pas d’eau
chaude
Solutions possibles
Thermocouple à nettoyer ou à changer
Pour quel
chauffe-eau
(électrique :
E et gaz : G) ?
G
Vérifier que les bornes du thermostat sont bien
serrées
G/E
Monter le thermostat pour mettre le chauffe-eau en
route
G/E
Vérifier les fusibles/le disjoncteur
G/E
Mettre en marche forcée (heures pleines) et attendre
quelques heures sans tirer d’eau
Vérifier que le courant passe dans le thermostat
E
G/E
Vérifier que le contacteur est bien branché
E
Vérifier la résistance, l’anode
E
Vérifier la sonde : tartre possible
G
Effectuer au besoin une vidange et un détartrage du
chauffe-eau
G/E
Vérifier la température le matin ou après un cycle de
chauffe complet sans tirer d’eau, elle doit se situer à
60 °C ou 70 °C
E/G
• Mettre le chauffe-eau en marche forcée (heures
Eau pas assez
chaude
pleines) et attendre quelques heures
• Contrôler le tuyau d’arrivée d’eau chaude, il doit
être froid, mais s’il est chaud sur environ 50 cm,
une fuite est possible sur le circuit
• Si l’eau est plus chaude en marche forcée qu’en
heures creuses, possibles problèmes sur le
contacteur
110
E
V. L’achat et le dépannage Problèmes
Solutions possibles
Pour quel
chauffe-eau
(électrique :
E et gaz : G) ?
• Contrôler qu’il n’y a pas de problème de retour
Eau pas assez
chaude
Eau qui sent
mauvais
d’eau froide sur le circuit d’eau chaude : changer au
besoin le groupe de sécurité
• Nettoyer le corps de chauffe et au besoin détartrez
le ballon
Problème de sédimentation, de bactéries possibles :
• augmenter la température du thermostat 65 °C ou
70 °C
• au besoin, vidanger et nettoyer la cuve
• ajout possible d’une pastille de javel
Eau rouge
G/E
• En présence de sulfate, il y a une réaction avec
l’anode en magnésium qui crée une odeur d’œufs
pourris
• Traiter l’eau ou changer l’anode par un métal différent si possible
Eau sale
G
Vidanger et nettoyer la cuve
• Possible corrosion de la cuve
• Vidanger l’appareil et vérifier son état, le chan-
ger au besoin ou bien si ce n’est pas trop corrodé,
changer l’anode
Les fuites
Malgré un entretien courant et régulier de votre
chauffe-eau, il peut arriver de rencontrer différents
problèmes, une fuite par
exemple.
Si cette dernière se situe sur
le ballon, c’est qu’il est percé,
il faut donc le changer !
111
E
G/E
E
V. L’achat et le dépannage En cas de panne, adressez-vous à un chauffagiste qui pourra se charger du
dépannage de votre chauffe-eau.
Une fuite liée au groupe de sécurité
Les fuites liées au groupe de sécurité sont les plus courantes, mais elles ne
sont pas compliquées à réparer.
En outre, étant donné le faible prix d’un groupe de sécurité, pensez à en avoir
un d’avance pour pouvoir le remplacer (ainsi que des joints de rechange).
Une fuite sur le groupe de sécurité peut être intermittente, continuelle ou
n’avoir lieu que pendant la chauffe. Si vous rencontrez ce type de problèmes,
voici quelques conseils utiles.
Fuites sur le groupe
de sécurité
Solutions possibles
• Le groupe de sécurité fuit pendant la chauffe : ce phénomène
Fuite pendant la
chauffe
est normal et continu durant quelques minutes une fois la mise
en température terminée
• La perte est d’environ 3 % du volume total du ballon
• Si la perte d’eau du groupe de sécurité continue bien après la
Fuite anormale
pendant la chauffe
chauffe normale du ballon et en quantité importante, la pression de l’eau est certainement trop importante
• Il faut installer un réducteur de pression avant le groupe de
sécurité ou bien un vase d’expansion
• Il y a trop de pression : poser un réducteur de pression ou bien
Fuite intermittente
à n’importe quel
moment
s’il y en a un, vérifier qu’il est bien étanche, si ce n’est pas le
cas, il faudra le changer
• Pour vérifier s’il le réducteur est étanche : ouvrir le robinet
d’eau chaude, la fuite doit ralentir
• On peut nettoyer les joints du groupe, la fuite vient souvent de
Fuite continuelle
salissures qui ne le rendent plus étanche
• Essayer de nettoyer en ouvrant à fond le groupe de sécurité : si
le problème persiste, il est préférable de changer le groupe
• Si l’eau est vraiment corrosive : préférer les groupes avec un
siège en inox
• Si les saletés viennent du ballon : le vidanger et le nettoyer
• Un filtre à sédiments peut aussi réduire les risques
112
V. L’achat et le dépannage Une fuite au niveau de la bride
La bride se situe sous le capot du
chauffe-eau, à l’endroit où se
trouve la résistance. Si vous
constatez une fuite à ce niveau,
il vous suffit alors de resserrer
doucement, un à un et en quinconce, les six écrous qui la
maintiennent.
Si la fuite continue, il vous faudra démonter la bride après
avoir vidangé le chauffe-eau pour changer le joint. Et puisque la cuve est
vide, profitez-en pour nettoyer les autres éléments et la cuve en elle-même.
Bon à savoir : la résistance en stéatite peut entraîner la fuite au niveau de la
bride, nettoyez le fourreau avec un goupillon et changez le joint.
Si la fuite se situe au niveau des raccordements, il est conseillé de vérifier leur
étanchéité au niveau des joints et de les remplacer au besoin. Les manchons
doivent être de préférence en acier ou en plomb. Vous pouvez aussi nettoyer
le filetage.
Le dépannage
Locataires, propriétaires ? À qui revient le coût d’un dépannage en cas de
problème sur le chauffe-eau ?
Une visite annuelle obligatoire
La visite annuelle obligatoire ne concerne pas les chauffe-eau électriques !
Tous les ans, propriétaires et locataires doivent faire contrôler leur chauffe-eau
à gaz par un chauffagiste agréé et qualifié.
Cette visite annuelle est obligatoire, que vous soyez propriétaire ou locataire :
dans le cas d’une location, elle est à la charge du locataire.
113
V. L’achat et le dépannage Le chauffagiste remet aux locataires une attestation à fournir au propriétaire
ou bien à l’organisme de gestion du logement.
Si vous respectez bien cette obligation, vous limiterez les possibilités de
panne.
Bon à savoir : le ramonage des conduits de fumée est lui aussi obligatoire une
fois par an et il n’est pas toujours compris dans le contrat de base de l’entretien
de votre chauffe-eau à gaz.
Contrat d’entretien
Souscrire un contrat d’entretien annuel pour votre
chauffe-eau n’est pas obligatoire, mais cela peut
s’avérer avantageux.
De cette manière, il n’est
plus nécessaire de chercher
un plombier-chauffagiste
pour effectuer la visite,
le forfait annuel pouvant
inclure certains dépannages
éventuels et le remplacement des pièces défectueuses. Si vous êtes prioritaire
et que vous avez besoin d’une réparation, le déplacement est souvent inclus
dans le contrat.
Il est néanmoins recommandé de comparer différents contrats, de nombreuses options existent et les prix sont très variables.
Tout doit être indiqué dans le contrat, il faut le lire attentivement avant la
signature.
Responsabilités du locataire
Si les textes de loi sont clairs, en pratique, il n’est pas toujours évident de
déterminer ce que chacun doit payer ou non.
114
V. L’achat et le dépannage Néanmoins, selon la loi en matière de chauffage, production d’eau chaude et
robinetterie, le locataire doit :
ππremplacer les bilames, par exemple le thermocouple, les pistons, les membranes, la boîte à eau, l’allumage piézo-électrique, les clapets et les joints
des appareils à gaz ;
ππrincer et nettoyer les
corps de chauffe et la
tuyauterie ;
ππassurer le remplace-
ment des joints, des
clapets et presseétoupes de robinets ;
ππassurer le rempla-
cement des joints,
flotteurs et joints
cloches des chasses d’eau.
En résumé, le locataire assure l’entretien et le changement des petites pièces,
si nécessaire.
En revanche, si l’appareil doit être changé, c’est au propriétaire qu’en revient
la charge. Mais si l’appareil est dégradé à la suite d’une négligence du locataire, le remplacement sera à la charge de ce dernier. Par exemple : l’entretien
annuel du chauffe-eau n’a pas été réalisé, le locataire n’a pas suivi les recommandations d’entretien pour un chauffe-eau électrique…
115
V. L’achat et le dépannage AA Pour
aller plus loin
Astuce
Contrat d’entretien : vos droits !
Que vous soyez propriétaire ou locataire, le contrat d’entretien va souvent de
pair avec le chauffe-eau ou la chaudière. Mais ce contrat varie sensiblement
d’une entreprise à l’autre. Mieux vaut alors connaître ses droits et savoir à qui
revient l’entretien de vos équipements !
Les propriétaires sont beaucoup plus libres que les locataires. En effet, si vous
êtes propriétaire, libre à vous de souscrire un contrat d’entretien annuel ou d’appeler uniquement un chauffagiste en cas de problème avec votre chaudière ou
votre chauffe-eau.
Les locataires quant à eux peuvent voir leur propriétaire leur imposer la souscription d’un contrat d’entretien pour la chaudière ou le chauffe-eau. En revanche,
le propriétaire ne peut en aucun cas vous imposer une entreprise. Notez aussi
que si l’entretien et les petites réparations sont à votre charge, les réparations les
plus importantes sont à la charge du propriétaire. Il vous sera inutile de souscrire
un contrat intégrant les grosses réparations ; vous paierez plus cher pour des frais
que vous n’aurez pas à assumer.
Par ailleurs, dans le cas où votre chaudière ou votre chauffe-eau est toujours
sous garantie, il n’est guère utile de souscrire un contrat d’entretien. En effet, la
garantie du contrat prend déjà en charge les pannes, l’usure des pièces, la maintenance et les déplacements du chauffagiste. Dans ce cas, un contrat d’entretien
annuel suffira amplement. En outre, si votre chauffe-eau est très ancien, un
contrat d’entretien prévoyant le changement des pièces sera inutile, car l’équipement risque de n’être plus réparable.
Les contrats d’entretien proposés sont très divers. Vous aurez le choix entre un
contrat prévoyant simplement la visite annuelle avec prise en charge du déplacement, ou un contrat prévoyant la visite annuelle, un ou plusieurs déplacements
gratuits, la prise en charge des pièces d’usure et des grosses pièces et parfois, le
ramonage du conduit. Avant de choisir, consultez toutes les offres. En tout cas,
lisez attentivement la totalité des clauses pour vous assurer par exemple, que le
dépannage se fait bien 7 j/7, que les déplacements sont inclus, etc.
116
V. L’achat et le dépannage Après la souscription du contrat d’entretien, mieux vaut bien observer le professionnel à l’oeuvre ! Pendant l’intervention, demandez à voir les pièces changées
et conservez-les en cas de doute, et pensez bien à demander au chauffagiste
un bon d’intervention ou une facture (obligatoire dès 15,24 €) comme preuve
des réparations. Si vous avez des plaintes, adressez-les au Syndicat national de
maintenance et des services après-vente (Synasav) ou au Syndicat national du
dépannage à domicile (Synadep).
Par ailleurs, certains contrats sont reconductibles automatiquement. Si vous
avez souscrit à un tel contrat, sachez que l’entreprise doit vous avertir à sa date
d’anniversaire pour vous laisser le choix de reconduire ou de résilier le contrat.
L’entreprise doit vous en avertir entre trois et un mois avant terme et vous fournir
un document explicatif sur la démarche à suivre pour résilier ce contrat. Si l’entreprise manque à ce devoir, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment
dans l’année, sans frais (article L 136-1 du Code de la consommation).
Enfin, si vous estimez qu’une publicité est mensongère, que l’information sur les
prix n’est pas exacte, vous pouvez contacter la Direction Départementale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DDCCRF).
Questions/réponses de pro
Installation d’un chauffe-eau
Peut-on installer un chauffe-eau électrique au sous-sol d’une maison pour l’eau
chaude sanitaire à l’étage ?
Question d’Olifab
ΔΔ Réponse d’ÉLYOTHERM – Énergies Lyon Thermique
Oui, mais il faudra aussi prévoir une évacuation pour le surplus d’eau rejeté
à chaque chauffe du chauffe-eau, surtout si cette dernière est plus haute
que le groupe de sécurité (prévoir une pompe de relevage).
Rentabilité du solaire
Entre le chauffe-eau solaire et les panneaux solaires, quel est le système le plus
rentable pour la production d’eau chaude ?
Question de Smailikad
117
V. L’achat et le dépannage ΔΔ Réponse de CBI
Les chauffe-eau thermodynamiques solaires sont les plus rentables.
ΔΔ Réponse de Concept Bio Chauffage
Ce sont deux produits légèrement différents. Le point commun est qu’ils
utilisent l’énergie solaire tous les deux.
La différence au niveau rentabilité, c’est que le CESI va bénéficier d’un crédit d’impôt plus important que pour les panneaux photovoltaïques.
De plus, un CESI est presque deux fois moins cher à l’achat qu’un kit
photovoltaïque.
Entretien professionnel d’un chauffe-eau
En quoi consiste l’entretien professionnel de mon chauffe-eau ?
Question d’Yves
ΔΔ Réponse de Rémy
Si vous désirez que l’entretien de votre chauffe-eau électrique soit effectué
par un professionnel, il peut vous le proposer lors de l’installation.
Cela consistera à vérifier l’ensemble du système tous les trois ans environ,
ou moins si votre eau est très calcaire, ainsi qu’à vérifier, voire remplacer,
l’anode en cas de besoin. Il effectuera aussi une vidange de votre cuve et
son détartrage, ainsi que celui des résistances.
En parallèle, il contrôlera le bon fonctionnement du groupe de sécurité et le
remplacera au besoin. Il pourra aussi le laisser et nettoyer le clapet.
Et il réalisera également un contrôle de la température pour vérifier qu’elle
se situe dans la norme : 65 °C.
Cumulus : 200 l ou 300 l ?
Je suis en train de faire construire une maison de 86 m². J’hésite entre un cumulus de 200 l et un modèle de 300 l. Je prends habituellement un bain le matin et
une douche rapide le soir.
Dans l’hypothèse d’un couple avec un enfant, donc trois douches et un bain
quotidien ou quatre douches quotidiennes, quelle capacité choisir ?
Question de Vbvb
118
V. L’achat et le dépannage ΔΔ Réponse de Lerebours Benoit
Je vous conseille d’opter pour un cumulus de 300 l.
ΔΔ Réponse d’Alternative Énergie
Je vous conseille un cumulus de 150 l ou 200 l. N’oubliez pas que 200 l à
60 °C correspondent en fait à 300 l à 40 °C.
Déformation de la cuve
J’ai constaté une déformation au niveau de la cuve de mon chauffe-eau, que
puis-je faire ?
Question de Djamal_555
ΔΔ Réponse de Rémy
En premier lieu, coupez l’électricité de votre chauffe-eau. Vous devez
ensuite changer votre chauffe-eau et veillez à changer le groupe de sécurité
en même temps.
Pour éviter ce problème, il est important de manœuvrer le groupe de sécurité chaque mois pour éviter qu’il ne se bouche et n’assure plus son rôle.
De même, vérifiez la pression du réseau, en particulier la nuit, et n’hésitez
pas à ajouter un réducteur de pression soit avant le groupe de sécurité, soit
sur votre réseau, après le compteur, si la pression venant du réseau public
est trop importante.
119
Index des questions et des astuces
I. Le fonctionnement
70 % d’économie avec le chauffe-eau thermodynamique
Captez les calories en hauteur !
Installer un chauffe-eau horizontal au sol
Emplacement du chauffe-eau
Coupler un chauffe-eau
Fonctionnement d’un cumulus à gaz
Chauffe-eau à gaz dans une cuisine
Je rénove ou construis : chauffe-eau séparé ou système d’eau chaude sanitaire
intégré à la chaudière ?
Électrique, gaz, solaire, thermodynamique, etc. Quelle source d’énergie
privilégier ?
13
29
29
30
30
31
31
32
II. La production d’eau chaude
Faites des économies avec votre chauffe-eau !
Les différentes technologies de la PAC et l’eau chaude sanitaire
Température du chauffe-eau
Quel chauffe-eau choisir ?
Eau chaude sanitaire dans un logement collectif
Température d’eau en sortie
Installer un chauffe-eau instantané et une pompe manuelle
La meilleure solution pour sa production d’eau chaude : ballon d’eau chaude ou
chauffe-eau instantané ?
Comment calculer la puissance de son chauffe-eau ? Quels réglages réaliser ?
35
50
50
51
52
52
52
53
III. L’installation
Isoler un chauffe-eau installé dans des combles
Un ballon-tampon sur une PAC ?
Changement de chauffe-eau à gaz
Démarches avant la pose de panneaux solaires
Bien installer son chauffe-eau solaire
Où installer un chauffe-eau ?
Remplacer un thermostat
57
81
81
82
82
82
83
83
120
32
34
53
54
IV. L’entretien
Vidanger son chauffe-eau
Que faire en cas de dégâts causés par des travaux chez vous ?
Coût d’entretien d’un chauffe-eau thermodynamique ?
Entretien d’un cumulus
Résistance du chauffe-eau solaire
Entretien d’un chauffe-eau solaire
Contrat d’entretien
84
98
98
99
100
100
100
101
V. L’achat et le dépannage
Contrat d’entretien : vos droits !
Installation d’un chauffe-eau
Rentabilité du solaire
Entretien professionnel d’un chauffe-eau
Cumulus : 200 l ou 300 l ?
Déformation de la cuve
102
116
117
117
118
118
119
121
Les professionnels et experts
cités dans cet ouvrage
Nos sites permettent aux professionnels et spécialistes de publier et partager
leur savoir-faire (réponses aux questions des internautes, astuces, articles…).
Une sélection de leurs meilleures contributions a été incluse dans cet
ouvrage.
Tous les jours, de nouveaux professionnels s’inscrivent et publient sur nos
sites. Faites appel à eux : ces pros savent de quoi ils parlent !
Alternative Énergie – Membre pro
Entreprise d’installation de chauffages solaires et au bois (associés avec le gaz
ou une PAC) et de systèmes de ventilation à double flux.
Départements d’intervention : 44
Adresse : 10 rue du Bois de la Musse, 44 100 Nantes
Téléphone fixe : 02 40 46 02 80
ASTER Diagnostics Immobiliers – Membre pro, expert
Thermicien de formation et diagnostiqueur immobilier : ventes, locations,
mises en copropriété.
Départements d’intervention : 01 | 38 | 73 | 74
Adresse : 4 rue Rabelais, 73 100 Aix-les-Bains
Téléphone fixe : 04 79 54 96 50
Téléphone mobile : 06 61 51 09 30
Boca – Membre pro, expert
Électricien-chauffagiste : éolien et solaire, thermique et photovoltaïque,
chauffage, VMC, sanitaires, pompes à chaleur, etc.
Téléphone fixe : 04 72 82 35 96
122
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage
CBI – Membre pro
Société spécialisée dans les solutions énergétiques de demain pour la production d’électricité, d’eau chaude sanitaire et le chauffage.
Départements d’intervention : France
Adresse : Cap Blanc, 46 100 Faycelles
Téléphone fixe : 05 65 34 48 52
Téléphone mobile : 06 88 29 51 86
Chauffe-eau.fr – Membre pro, expert
Société de vente de matériel de professionnel : chauffage, climatisation,
chauffe-eau, chaudière, radiateur, énergies renouvelables, etc.
Départements d’intervention : France
Adresse : 14 passage de l’Industrie, 92 130 Issy-les-Moulineaux
Téléphone fixe : 01 40 93 47 00
Concept Bio Chauffage – Membre pro, expert
Entreprise spécialisée dans la distribution et l’installation d’appareils de chauffage utilisant les énergies nouvelles : système global, chaudière, chauffe-eau
solaire individuel (CESI), pompe à chaleur, etc.
Départements d’intervention : France
Adresse : 25 bis rue de la Synagogue, 84 000 Avignon
Téléphone mobile : 06 99 77 41 35
De Dietrich Thermique – Membre pro
Entreprise de vente, d’installation et de conseil : pompes à chaleur,
systèmes solaires, chaudières à combustibles solides, chaudières à condensation, etc.
Départements d’intervention : France
Adresse : 57 rue de la Gare
– F, 67 580 Mertzwiller
Téléphone fixe : 08 25 12 05 20
123
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage
Élyotherm (Énergie Lyon Thermique) – Membre pro, expert
Entreprise d’installation et de rénovation : chauffage, plomberie sanitaire,
énergies renouvelables. Équipe de plombiers-chauffagistes agréés chauffage :
gaz, fioul, bois, solaire, PAC.
Départements d’intervention : 01 | 38 | 42 | 69
Adresse : 10 chemin de Crépieux, 69 300 Caluire-et-Cuire
Téléphone fixe : 04 82 53 12 47
Énergies-calais 59/62 – Membre pro
Commercial indépendant spécialisé dans le conseil, l’étude et les devis gratuits
en énergies renouvelables.
Départements d’intervention : 59 | 62 | 80
Téléphone mobile : 06 64 26 05 13
Énergie Diag Service – Membre pro, expert
Consultant en énergies renouvelables et maîtrise de l’énergie : expertise aux
particuliers, aux entreprises, aux gestionnaires de parcs immobiliers et aux collectivités pour réduire leur facture énergétique et leur empreinte écologique.
Départements d’intervention : France
Adresse :
22 rue Paul Vaillant Couturier, 94 140 Alfortville
Téléphone mobile : 06 13 82 14 52
FB-Shop – Membre pro
Entreprise spécialisée dans le chauffe-eau électrique instantané : robinets instantanés, chauffage de l’air avec les chaudières ioniques, gestion des déchets,
etc.
Départements d’intervention : 83
Adresse : Espace Epsilon n° 1, Saint-Raphaël 83 700
Téléphone fixe : 04 94 51 50 20
Téléphone mobile : 06 76 83 77 26
124
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage
Giletmir – Membre pro
Entreprise de vente de mini-chauffe-eau instantanés et de solutions vertes
pour économiser l’eau, limiter le débit, filtrer l’eau, etc.
Départements d’intervention : France
Téléphone fixe : 02 35 46 23 12
Lerebours Benoit – Membre pro
Entreprise d’installation d’entretien et de service après-vente : chauffage et
plomberie. Installation de chaudières à gaz, de pompes à chaleur et d’énergies
renouvelables ; réalisation de travaux de plomberie et robinetterie.
Départements d’intervention : 35 | 50
Adresse : 1 Le Moulin Rouland
, 50 240 Saint-Senier-de-Beuvron
Téléphone fixe : 02 33 60 85 72
M.R. Services – Membre pro
Entreprise d’installation, d’entretien et de service après-vente : chauffage et
plomberie.
Départements d’intervention : 75 | 77 | 93 | 94
Adresse : 166 boulevard d’Alsace Lorraine, 94 170 Le-Perreux-sur-Marne
Téléphone fixe : 01 48 72 33 82
Optimapac – Membre pro, expert
Entreprise d’installation de chauffe-eau, chaudières à gaz, pompes à chaleur,
systèmes thermosolaires, ballons d’eau chaude sanitaire, circuits de puisage,
dispositifs de régulation d’ambiance, etc.
Départements d’intervention : 78 | 91 | 95
Adresse : 35 route de Chatou, 78 420 Carrières-sur-Seine
Téléphone fixe : 08 26 81 81 89
Téléphone mobile : 06 12 01 58 37
125
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage
Sarl Rancuel/Arnaud – Membre pro, expert
Entreprise artisanale d’installation de chauffage et de plomberie, y compris
dans les énergies renouvelables, comme le solaire et les pompes à chaleur.
Département d’intervention : 84
Adresse : 435 chemin des Troncs, 84 150 Violes
Téléphone fixe : 04 90 46 99 90
Téléphone mobile : 06 81 21 60 88
Triphaseurl – Membre pro, expert
Entreprise d’électricité générale (neuf et rénovation) et d’énergie photovoltaïque : chauffage, automatismes, mise aux normes, alarme, dépannage et
entretien.
Départements d’intervention : 36 | 37 | 41
Adresse : 20 rue de Balanne, 41 130 Billy
Téléphone fixe : 02 54 96 36 84
126
Trouver un pro près de chez vous
Si vous le souhaitez, nous pouvons vous mettre en relation
avec un ou plusieurs professionnels près de chez vous. Ils vous
établiront gratuitement un devis :
http://chauffe-eau.comprendrechoisir.com/devis/devis-chauffe-eau
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