septembre 2011

septembre 2011
L I B R E
D E
B R U X E L L E S
ESPRIT
LIBRE
2011 : DOUZE MOIS DE HAUTS FAITS
N° 19 - SEPTEMBRE 2011 (N° SPÉCIAL)
PÉRIODIQUE - PARAÎT 5 FOIS PAR AN
U N I V E R S I T É
SOMMAIRE
ULB 2010-2011 : bilan et perspectives
3➔ 5
Pédagogie : donner la parole à l’étudiant
6
Enseignement : ouverture, réforme,
internationalisation & multilinguisme !
7
Hauts faits de l’année : septembre > décembre 2010
8➔ 9
Vers une université démocratisée
10
Recherche : moisson de Prix
11
Université-entreprises : sous le signe de la collaboration
12
Boum immobilier sur nos campus
13
Hauts faits de l’année : janvier > mai 2011
14 ➔15
L’internationalisation : un défi constant
16
Hôpital Erasme, l’heure du redéploiement
17
L’ULB, une université dans la Cité
18
Une université verte et soucieuse de son patrimoine
Hauts faits de l’année : juin > août 2011
19
20 ➔21
LES CHIFFRES DE L’ANNÉE ÉCOULÉE
Comptes 2010
2
22
ULB, Université complète
22 ➔23
ULB, Université de recherche
24 ➔25
ULB, Université internationale
25 ➔26
Liste des 1ers cycles (BA) à la rentrée 2011
27
Plus de 175 Masters (MA) à la rentrée 2011
28
Le Doctorat à l’ULB
29
Les Masters en anglais
30
BILAN ET PERSPECTIVES
Comme chaque année à pareille époque, il revient aux autorités
de présenter le rapport d’activités de l’Université libre de
Bruxelles. Comme chaque année, il s’agit d’un bilan, forcément
trop synthétique, des innombrables contributions de l’ensemble
des membres de la communauté « ulbiste », c’est-à-dire des
quelque 24.000 étudiants, plus de 8.000 membres du personnel
de l’Université et de l’Hôpital académique, sans oublier les
quelque 25.000 alumni qui entretiennent des contacts réguliers
avec notre institution. Et 2010-2011 fut, en matière d’engagement
de toutes et tous pour le développement de l’ULB, un excellent
millésime !
Nous avons cette année souhaité mettre en lumière, dans le
rapport qui vous est ici proposé, la stratégie de déploiement de
l’Université, offrant de la sorte une lisibilité renforcée des
orientations prises par les organes décisionnels de l’ULB. Notre
volonté commune est de permettre une plus grande implication
de toute la communauté universitaire dans la construction
permanente de notre Institution. Au-delà de la traditionnelle liste
des « Hauts Faits », vous trouverez ainsi dans les pages qui
suivent une série d’éclairages thématiques, illustrant quelquesuns des piliers essentiels de la vie et de l’avenir de l’ULB.
Enseignement et recherche
Parmi ces piliers, l’enseignement et la recherche occupent et
continueront à occuper la part essentielle de nos ressources et de
nos énergies. Leur étroite imbrication dans le processus de
formation universitaire reste plus que jamais d’actualité, au
moment où se poursuit un débat de fond sur le paysage de
l’enseignement supérieur en Communauté française. Les
universités, et singulièrement l’ULB, regroupent en leur sein une
communauté spécifique d’enseignants-chercheurs, d’étudiants
parfois directement impliqués dans le processus de recherche
(notamment pour les doctorats), de divers personnels hautement
spécialisés ; la mission de nos universités et une large part de
leurs membres restent donc spécifiques et nous espérons qu’il en
sera tenu compte. Le contexte international exige cependant une
plus grande collaboration entre toutes les universités et on peut
espérer que celle-ci sera concrètement encouragée par la réforme
nécessaire de notre enseignement supérieur, au-delà des
traditionnels « réseaux » qui segmentent plus qu’ils ne renforcent
les vraies potentialités de développement.
Formations
En s’appuyant sur les résultats d’une recherche de pointe, mais
en introduisant également le processus dynamique de la
recherche au cœur de son enseignement, l’Université libre de
Bruxelles a poursuivi, en 2010-2011, divers projets qui visent à
améliorer sans cesse la qualité et l’efficacité de ses formations. Il
s’agit ici de méthodes dynamiques, mais aussi de programmes
plus adaptés ou tout simplement nouveaux (voir pp. 6 et 7). Le
personnel enseignant ne ménage pas ses efforts pour sans cesse
adapter les cours et autres voies d’apprentissage aux défis du
monde moderne et aux besoins de nos étudiants. L’Université a
beaucoup investi dans cette politique pédagogique au sens large,
tant par la mise à disposition de ressources humaines que par la
construction de nouvelles infrastructures. On évoquera, entre
autres, les nouvelles salles de cours, construites ou en projet, qui
permettront d’accueillir un public de plus en plus nombreux. On
évoquera aussi l’ouverture de nouvelles salles d’étude et un
projet d’accroissement des capacités d’accueil de la Bibliothèque
des Sciences humaines. On évoquera enfin la poursuite du projet
PodCast qui met à la disposition des étudiants de nouveaux outils
d’apprentissage. Tous ces programmes relèvent d’une action sur
le long terme. Nous les poursuivrons donc dans les prochaines
années, de même que l’effort consenti depuis quelque temps déjà
pour améliorer la formation de base de nos étudiants dans le
domaine des langues étrangères. C’est là en effet un défi majeur
de notre société contemporaine. L’internationalisation des
carrières professionnelles impose non seulement la pratique
aisée de l’anglais, mais également celle d’autres langues. Si la
défense de la diversité culturelle fait partie des combats que l’ULB
entend mener, l’accent placé sur l’enseignement des langues et
sur une large ouverture à l’international est d’autant plus
fondamental, puisque lié à l’esprit même de notre Institution.
Internationalisation
L’internationalisation de notre communauté d’étudiants, mais
aussi d’enseignants et de chercheurs, se marque chaque année
davantage. Plus de 30% de nos étudiants sont étrangers, 26% du
personnel académique et scientifique le sont également. 40% de
nos doctorants nous viennent de l’étranger. Il nous appartient
désormais d’en élargir les horizons, d’améliorer l’accessibilité de
notre enseignement (notamment par le développement de cursus
en anglais ou d’aides linguistiques spécifiques) afin de nous faire
connaître dans des régions où nous recrutons peu pour l’instant.
La reconnaissance internationale de notre recherche contribue à
cette ouverture décisive (voir p. 11). Nos chercheurs participent à
de nombreux réseaux académiques et posent de plus en plus
fréquemment leur candidature à des financements
internationaux. Ils décrochent de nouveaux mandats de l’ERC
(European Research Council) et séjournent dans de nombreuses
institutions étrangères. Nous devrons encourager plus encore ce
mouvement et continuer à faciliter au maximum l’accueil de
chercheurs étrangers sur nos campus (voir p. 16).
3
Transdisciplinarité
Il faut aussi noter, au registre des projets en cours,
l’accompagnement des initiatives transdisciplinaires. Nombre
d’objets de recherche ne peuvent se satisfaire aujourd’hui d’une
approche monodisciplinaire. Il en va ainsi du cerveau comme de
la justice. L’approfondissement des disciplines demeure un enjeu
majeur de la recherche, mais l’apport d’universités dites
complètes, comme la nôtre, réside également dans la mise en
contact de spécialistes d’horizons disciplinaires différents autour
d’un objet de recherche commun.
De l’amélioration continue de nos méthodes pédagogiques
au développement d’une recherche de pointe,
de l’internationalisation de nos campus
à leur équipement moderne,
de notre participation à une médecine de qualité
au service du plus grand nombre à la mise en œuvre
de nos idéaux sur le terrain concret de la vie quotidienne,
l’ensemble de la Communauté universitaire tente,
à travers les missions de l’ULB,
de participer activement aux progrès de notre société,
mais aussi à sa capacité vitale à s’indigner et à s’engager
Savoirs et sociétés
”
D’autre part, on ne redira jamais assez l’importance de la
recherche fondamentale dans le développement des savoirs et
des sociétés. L’Université libre de Bruxelles soutient avec
détermination cette approche non orientée de la recherche ; la
Fondation ULB, créée il y a quelques années pour soutenir la
recherche par un mécénat plus dynamique, poursuivra son action
en ce sens également. Mais il serait simpliste de vouloir établir
une frontière trop étanche entre la recherche fondamentale et ses
éventuelles applications. Il nous appartient d’intéresser le monde
de l’entreprise aux résultats de nos laboratoires, de les faire
connaître et de les valoriser (voir p. 12). Il convient aussi de
répondre à certaines demandes sociétales, qu’elles proviennent
de pouvoirs publics, d’organisations non-gouvernementales ou
d’entreprises privées. Notre Université s’efforce ainsi de répondre
à sa mission de service public, un service qui implique toutefois
une indépendance de fonctionnement et une distance critique par
rapport à la demande extérieure.
Politique sociale
L’Université libre de Bruxelles s’est aussi dotée d’un objectif
ambitieux en matière de politique sociale : permettre à tous les
étudiants, quelles que soient leurs origines socio-économiques
ou culturelles, d’avoir accès à l’Université et d’y poursuivre avec
fruit leurs études en vue de l’obtention d’un diplôme, vecteur
d’émancipation sociale, ou d’y revenir pour suivre une formation
continue (voir p. 10). Il est évident qu’aujourd’hui, nombre
d’étudiants issus de milieux moins favorisés n’envisagent même
pas d’entreprendre des études universitaires. Il nous appartient
de mieux faire connaître les nombreuses possibilités d’aide,
notamment financière, auxquelles ces étudiants peuvent recourir.
4
Santé
Dès septembre 2011, l’ULB participera, en partenariat avec le
Délégué général aux Droits de l’Enfant, à une vaste campagne
visant à « élargir les horizons » des élèves du secondaire issus
notamment des quartiers populaires bruxellois.
Infrastructures
Dans la même optique, la construction de nouveaux logements
étudiants demeure une priorité essentielle pour le développement
de l’Université. Nous sommes en train d’établir un partenariat
avec le CPAS d’Ixelles qui permettra d’héberger environ 120
étudiants. À l’initiative de promoteurs immobiliers et en
collaboration avec les services de l’Université, de nombreux
logements sont en passe d’être construits aux alentours de nos
campus. Mais les besoins de « kots » de qualité à prix décent
demeurent criants: il est impératif, que ce soit par le biais de
nouvelles collaborations avec les autres institutions
d’enseignement supérieur ou par un partenariat avec la Région
bruxelloise et les communes, d’augmenter encore largement le
nombre de places disponibles. En étroite collaboration avec
l’Union des Anciens Étudiants (UAE), nous avons également lancé
une étude qui doit nous permettre de constituer une liste de
logements disponibles chez des Anciens qui disposent
d’hébergements potentiels pour nos étudiants. Il s’agit d’un
premier pas dans le développement du « logement
intergénérationnel », un projet qui suscite d’ores et déjà un
intérêt politique marqué de plusieurs communes bruxelloises.
Au plan des infrastructures encore, nos campus ont connu tout au
long de l’année 2010-2011, un « boum » immobilier
impressionnant (voir p. 13) que nous souhaitons poursuivre, en
l’accompagnant d’outils de planification de nos besoins à court,
moyen et long termes. Penser à long terme, c’est aussi penser à
l’impact écologique de nos activités : en la matière, l’ULB s’est
déjà engagée largement (voir p. 19). Mais nous souhaitons aller
plus loin encore. Ainsi, et à titre d’exemple, l’ouverture d’un
parking vélo sécurisé de 200 places augure de la mise sur pied
d’une plateforme multimodale sur le campus du Solbosch.
Bien-être au travail
Si les nouvelles infrastructures contribuent à améliorer les
conditions de travail sur les campus, beaucoup reste à faire en
matière de bien-être au travail. Nous nous devons de souligner en
cette matière l’investissement des interlocuteurs syndicaux ; ils
constituent plus que jamais des partenaires dont la force de
proposition est essentielle pour le devenir de l’Université. Deux
chantiers d’importance seront poursuivis en 2011-2012 : la refonte
des modalités du concours d’accession destiné au personnel et
l’amélioration des possibilités d’accès des membres du personnel
aux formations et enseignements dispensés par l’Université.
L’introduction des outils informatiques constitutifs du projet de
gestion intégrée de l’Université (projet Smiley) a nécessité de la
part de l’ensemble de la Communauté universitaire et tout
particulièrement du personnel administratif des efforts intenses
en termes de charge de travail et de flexibilité. Nous souhaitons
remercier très sincèrement les utilisateurs pour leur patience,
mais aussi toutes celles et tous ceux qui contribuent à relever cet
ambitieux défi. Si la mise au point des applications nécessitera
encore du temps et des efforts supplémentaires, le résultat
participera à une meilleure efficacité de notre administration.
Dans le domaine des soins de santé auquel notre Université prend
une part active (voir p. 17), il faut insister sur les résultats du
redressement de la situation financière de notre hôpital
académique, qui aura exigé de nombreux sacrifices de la part de
tout son personnel. Désormais à l’équilibre opérationnel,
l’Hôpital Erasme a fait évoluer sa structure de gouvernance de
manière à définir, concevoir et accompagner efficacement les
projets qui doivent permettre un redéploiement attendu. Le projet
« New Bordet » constitue par ailleurs une priorité institutionnelle.
Il s’agit là d’une opportunité unique de créer un vrai centre
intégré, monospécialisé et pluridisciplinaire, internationalement
reconnu dans le traitement du cancer. 2011 sera également
l’occasion de renforcer nos partenariats essentiels avec le réseau
IRIS et les hôpitaux hennuyers.
Alumni
Le renforcement de nos réseaux nécessite bien sûr d’améliorer
nos contacts avec nos alumni, membres à part entière de notre
Communauté universitaire. De la confection de fichiers plus précis
et plus complets à la poursuite de notre collaboration avec l’Union
des Anciens Étudiants (UAE), nous comptons intensifier nos
relations avec nos Anciens. C’est aussi par ce réseau que notre
Université pourra pleinement jouer son rôle au sein d’une société
qui, plus que jamais, doit pouvoir compter sur l’apport décisif du
savoir et des nouvelles technologies. Au-delà du rôle de moteur
social et économique qu’assume l’Université dans la Cité
(voir p. 18), l’ULB compte aussi sur ses Anciens et ses nombreux
soutiens pour défendre les valeurs qui l’ont toujours animée.
Nous en avons fait à nouveau l’expérience lorsque, en ce mois de
juillet, 12 familles roms originaires de Slovaquie et de République
tchèque ont occupé certains de nos locaux. La mobilisation en
leur faveur fut immédiate et d’une ampleur qui dépassa nos
attentes. Grâce à cet appui massif de la Communauté, nous avons
pu tout à la fois sensibiliser les pouvoirs politiques à la situation
de ces familles et rendre le sourire aux enfants qui étaient arrivés
sur nos campus dans un état de profonde détresse.
De l’amélioration continue de nos méthodes pédagogiques au
développement d’une recherche de pointe, de l’internationalisation
de nos campus à leur équipement moderne, de notre participation
à une médecine de qualité au service du plus grand nombre à la
mise en œuvre de nos idéaux sur le terrain concret de la vie
quotidienne, l’ensemble de la Communauté universitaire tente, à
travers les missions de l’ULB, de participer activement aux
progrès de notre société, mais aussi à sa capacité vitale à
s’indigner et à s’engager. Nous espérons, quant à nous, pouvoir
continuer à tout mettre en œuvre pour donner à ces talents et à
ces enthousiasmes un cadre d’expression à leur mesure.
Didier Viviers,
Recteur
Alain Delchambre,
Président du Conseil d’administration
5
1
2
3 4
1
PÉDAGOGIE :
DONNER LA PAROLE À
L’ÉTUDIANT
Depuis plusieurs années, au-delà de l’utilisation des nouvelles
technologies, on assiste à une évolution permanente des
pratiques pédagogiques et à l’émergence d’initiatives originales
qui visent à impliquer davantage les étudiants. À côté d’un
enseignement dit ex cathedra, l’Université propose des activités
d’enseignement et d’apprentissage plus interactives : pédagogie
par projet, simulations, forums ouverts, voyages d’études, entre
autres, permettent aux étudiants de l’ULB de se responsabiliser
dans leur apprentissage et de développer de nouvelles
compétences.
S’inspirant du modèle anglo-saxon, québecquois ou suisse, la
Faculté des Sciences appliquées se lançait en 2002 dans
l’apprentissage par projet. « Nous savions que ce type
d’apprentissage était très apprécié des milieux industriels car il
développe chez les jeunes des compétences spécifiques
auxquelles il n’est pas fait appel dans le cadre des cours plus
classiques » souligne Marc Haelterman, prof. en Faculté des
Sciences appliquées. Le projet spectaculaire de réalisation de
barques en béton en 2004 (qui furent testées sur le lac du Bois de
la Cambre !) eut un tel succès qu’on décida rapidement d’étendre
la pédagogie par projet à tous les étudiants de première année.
Au-delà de l’efficacité pédagogique, il faut souligner qu’un tel
type d’apprentissage mené en 1re année facilite l’intégration
d’étudiants et s’inscrit tout particulièrement dans le dispositif
d’aide à la réussite.
28 semaines en ballons…
Le projet développé en BA1 vise en premier lieu une réalisation
concrète, liée à la pratique de l’ingénieur et associant
multidisciplinarité et transversalité. Parmi les projets, après les
barques, il y eut notamment la réalisation de lanceurs de balle, de
bathyscaphes, et un grand concours d’émetteurs-récepteurs sur
les tours de Belgacom. Cette année, toujours sous la houlette de
Nadine Postiaux , responsable du Bureau d’appui pédagogique de
Polytech (BAPP), c’est à la modélisation et à la réalisation de
montgolfières que se sont attelés les étudiants de l’École
polytechnique.
Plus les étudiants sont impliqués activement dans un cours,
mieux ils le retiennent à long terme. Les discussions de groupe et
l’enseignement à des pairs sont également considérés comme les
techniques d’apprentissage les plus efficaces…
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2
3
PÉDAGOGIE PAR PROJETS EN SCIENCES APPLIQUÉES.
4
DÉLÉGATION BELGE AUX NATIONS UNIES DANS LE CADRE DES SIMULATIONS ÉTUDIANTES.
L’apprentissage par projet se pratique aussi dans la filière
Information et Communication où, sous la thématique Nord-Sud,
l’expérience a permis cette année aux étudiants de 3e année du
Bachelier, d’aiguiser leur réflexion dans une approche
multidisciplinaire. Ils ont ainsi réalisé à la fois un dossier
journalistique et une campagne de sensibilisation.
Mise en contexte
L'implication des enseignants dans des pédagogies innovantes
mérite d’être soulignée. Certains ont mis en place des pratiques
spécifiques qui sont des facteurs de motivation et d’appropriation
des matières enseignées. Parmi eux, Jean-Frédéric Morin,
professeur au département de science politique, qui encourage
les étudiants à participer aux simulations de l’ONU à Londres et à
celles de l’OTAN à Washington. Citons encore le voyage à Sofia
d’un groupe d’étudiants dans le cadre du nouveau Master
conjoint « Central and Eastern European politics and societies ».
Implication active
Une étude publiée en 2003 par la revue International studies
perspectives met en exergue le fait que plus les étudiants sont
impliqués activement dans un cours, mieux ils le retiennent à long
terme. Les discussions de groupe et l’enseignement à des pairs
sont également considérés comme des techniques
d’apprentissage très efficaces. C’est ce qui a poussé Marek
Hudon, professeur à la Faculté Solvay Brussels School of
Economics and Management (SBS-EM), à initier une journée de
réflexion avec ses étudiants sous la forme d’un forum ouvert en
microfinance en avril dernier. L’originalité réside dans le fait que
les étudiants posent eux-mêmes les questions et déterminent les
lieux de discussion. La cellule PRAC-Tice a contribué à développer
les aspects pédagogiques de l’activité. Elle propose des
formations et vient en appui aux enseignants de l’ULB pour
soutenir la qualité de leur enseignement. De nouveaux métiers
sont en effet apparus dans la sphère académique (assistants
pédagogiques, conseillers à la formation) qui apportent une réelle
plus-value à la qualité de la formation. Ceci conduit à rappeler le
rôle central de l’enseignant et à applaudir ces méthodes actives,
qui diversifient les chemins de l’apprentissage. En agissant de
manière privilégiée sur le terrain de l’enseignement et en
impliquant les étudiants dans leur projet d’études, les
enseignants contribuent ainsi de manière décisive à la réussite de
ceux qu’ils forment.
1
1
Dès septembre 2011, toutes les années d’enseignement de la
Cambre et d’Horta, désormais fusionnées au sein de la Faculté
d’architecture de l’ULB, seront communes. « Cette fusion
complète est une singularité parmi les processus d’intégration en
cours dans les institutions d’architecture », souligne Francis
Metzger, le doyen de la nouvelle faculté. Elle a permis de revoir
tout le cursus pour aboutir à un programme pédagogique
complètement revu et adapté.
Le succès est au rendez-vous, puisqu’on constate une
augmentation de fréquentation de la Faculté de l’ordre de 30%
en deux ans.
Réforme en Droit
Aboutissement d’un travail de plus de deux ans, la réforme des
études de Droit est aujourd’hui bouclée pour le 1er cycle. Avec
comme objectifs principaux de renforcer les connaissances
juridiques et de mettre l’accent sur les langues étrangères.
Reste maintenant à la Faculté à s’atteler à la réforme des Masters
dont on sait déjà que les deux finalités actuelles (Droit public et
Droit privé) disparaîtront au profit de trois autres : Affaires
publiques, Droit économique et social, Droit civil et pénal.
International et multilinguisme
Plusieurs nouveaux Masters verront également le jour à la
rentrée 2011. Bien ancrés dans la politique d’ouverture de
l’Université, ils mettent l’accent sur l’international ou le
multilinguisme.
L'ULB ouvre ainsi, simultanément et conjointement avec
l'Université de Montréal, un cursus en communication politique,
dans le cadre de son Master en Information et Communication.
La finalité Multiculturalité du Master en Communication
multilingue offre une formation centrée sur les questions
d’identité et de dialogue interculturel ; elle abordera à la fois
l’étude des cultures mais aussi des religions, langues, genres, et
de l’espace public. Ce programme se veut accessible aux étudiants
non-francophones via l’apprentissage du français pour allophones.
Enfin, la Faculté des Sciences propose, en partenariat avec
d'autres universités, françaises et africaines, une nouvelle finalité
Biodiversité et environnement végétaux et tropicaux dans le
cadre de son Master en biologie des organismes et écologie. Elle
répond ainsi à une très forte demande des établissements
universitaires et de recherche du Sud, dans le cadre des enjeux
internationaux liés à la préservation et à la gestion de la
biodiversité.
BRUFACE
Bruxelles – faut-il le rappeler ? – possède un potentiel d’étudiants
internationaux susceptibles d’être intéressés par des
programmes multilingues. Aussi, pour répondre à cette demande,
l’ULB et la VUB souhaitent-elles œuvrer ensemble pour
développer une offre cohérente d’enseignement de haute qualité.
La première étape de ce processus sera marquée par le
lancement, dès cette rentrée, d’un programme en anglais,
commun aux facultés de Sciences appliquées de l’ULB et de la
VUB dans le cadre de BRUFACE (Brussels Faculty of Engineering),
véritable cadre de références pour le développement d’autres
projets facultaires.
Quatre Master of Science (MSc) sont ainsi proposés:
"Architectural Engineering", "Civil Engineering", "Chemical and
Materials Engineering" et "Electromechanical Engineering".
Avec de tels programmes, l’ULB et la VUB renforceront non
seulement leur position dans le paysage universitaire belge mais
aussi à l’étranger. La mise en commun de ressources permettra
également des économies d’échelle, ce qui favorisera à terme le
développement d’une offre de cours multilingues élargie.
▼
Dans un paysage de l’enseignement supérieur en pleine
évolution, l’Université libre de Bruxelles poursuit les
transformations entamées dans la foulée de Bologne. La nouvelle
Faculté La Cambre-Horta constitue désormais la plus grande
institution d’architecture de la Communauté française. Au sein
des facultés, les réformes se poursuivent : après la Faculté de
Philosophie et Lettres l’an dernier, c’est la Faculté de Droit qui
change aujourd’hui de robe. Enfin, plusieurs Masters voient le
jour, marqués par le souci de la maîtrise des langues et de
l’internationalisation de l’Université.
La nouvelle finalité européenne en Archéologie et Arts Précolombiens du Master en Histoire de l'art et Archéologie vise
quant à elle à compléter la formation américaniste des étudiants
inscrits dans l’option « Amérique et Asie anciennes », par le biais
d’un séjour de 6 mois dans une des universités européennes
partenaires.
▼
ENSEIGNEMENT :
OUVERTURE, RÉFORMES,
INTERNATIONALISATION ET
MULTILINGUISME !
L’ESQUISSE COMMUNE DE LA FACULTÉ D’ARCHITECTURE.
Plus d’info: www.bruface.eu
Plus d’info: www.ulbruxelles.be/ma
7
PARMI LES HAUTS FAITS DE L’ANNÉE ÉCOULÉE…
SEPTEMBRE 2010
OCTOBRE 2010
■ LA SBS-EM INAUgURE SoN NAVIRE AMIRAL
■ LA CHIMIE… SANS LES yEUx
Très symboliquement, l'année académique de la nouvelle Faculté
Solvay Brussels School of Economics and Management (SBS-EM)
s’est ouverte par l'inauguration d'un bâtiment qui se distingue
par sa singularité et sa visibilité, juste au coin de l'avenue
Roosevelt et de l'avenue Jeanne, à Ixelles. Symbole de la mutation
de Solvay – qui par sa fusion, il y a 2 ans, avec le Département
d'économie de l'ULB est devenue une faculté à part entière – ce
bâtiment renforce l'attractivité de la nouvelle faculté et lui confère
une forte identité, avec un lieu géographiquement dédié.
« La chimie sans les yeux » est une exposition interactive destinée
aux enfants aveugles et malvoyants, à leurs enseignants, mais
aussi à tous ceux qui souhaitent découvrir la chimie autrement.
Cette exposition (Elle était accessible jusque fin novembre 2010)
se base sur une série d'expériences interactives favorisant la
compréhension des concepts parfois compliqués de manière
ludique mais rigoureuse, en faisant appel à tous les sens… sauf la
vue. Objectif de cette exposition mise sur pied par le Département
de chimie de l'ULB ? Faire découvrir une discipline scientifique
souvent présentée comme très visuelle à un public qui y a peu
souvent accès, et promouvoir la chimie auprès des jeunes et de
leurs enseignants.
■ NoUVEAU DoUBLE DIPLôME
PoUR LA FACULTé DES SCIENCES APPLIQUéES
Une 11e convention de doubles diplômes avec des institutions de
l'Association TIME (Top Industrial Managers for Europe) a été
signée avec la Technische Universität München (TUM). Dans le
cadre de cet accord, un étudiant de l'ULB peut, après son BA2,
partir deux années à la TUM (BA3 et MA1). Il revient ensuite à
l'ULB en MA2 et complète en outre ses études par un stage
industriel ou de recherche. À l'issue de ce programme, il obtient
deux diplômes : celui d'Ingénieur civil mécanicien de l'ULB et
celui de Master in Mechanical Engineering de la TUM. Un
programme similaire est établi pour les étudiants de la TUM, qui
est une des meilleures écoles d'ingénieurs d'Allemagne : son
département de Mécanique appliquée mène des enseignements
et des recherches de très haut niveau, notamment dans les
domaines de l'aéronautique, des transports et de l'énergie.
■ PREMIER RéSULTAT INATTENDU AU CERN
À l’accélérateur de particules LHC du CERN, l’expérience CMS
(Compact Muon Solenoid) révèle un premier résultat inattendu.
L’étude des premières collisions proton-proton à très haute
énergie révèle des indices d'une corrélation entre des particules.
Il s'agirait d'un nouveau phénomène dont les implications font
encore l'objet de conjectures. Des chercheurs du Service de
physique des particules élémentaires de la Faculté des Sciences
participent à cet ambitieux projet international qui réunit des
milliers de scientifiques depuis plus de huit ans. Ils ont été
étroitement associés à la conception et à la construction du
détecteur CMS, une des quatre expériences installées auprès du
LHC, et se préparent à l'analyse des données.
■ LES NéANDERTALIENS MARCHAIENT-ILS CoMME NoUS ?
Le Laboratoire d’anatomie, biomécanique et organogénèse (LABOFaculté de Médecine), en collaboration avec l’Institut royal des
sciences naturelles de Belgique, a pour la première fois reconstruit
virtuellement le squelette complet d’une paire de membres
inférieurs de Néandertaliens. Le modèle 3D ainsi obtenu a ensuite
été fusionné avec des données de mouvements effectués par des
volontaires, bien vivants ceux-ci. Le but de l’opération était de
déterminer si les caractéristiques du squelette obtenu sont
compatibles avec la locomotion moderne ou non. Une des
réponses obtenues est que le squelette néandertalien montre une
bonne adéquation avec les exigences de la locomotion moderne.
■ PHILo ET LETTRES S’oUVRE AU CHINoIS
La Faculté de Philosophie et Lettres propose une finalité « Chinois »,
à horaire décalé, dans le cadre de son Ma en Langues et
littératures modernes, orientation orientales, pour lequel aucun
pré-requis de langue n’est nécessaire. En deux ans, l’étudiant y
acquerra un socle de connaissances solides en langue et culture
chinoises. Ce Master, unique en Belgique francophone, présente
ainsi l’avantage de s’adresser tout à la fois aux étudiants qui ont
suivi le Bachelier du même nom et à un public de débutants qui
souhaitent s’ouvrir aux langues et cultures arabes ou chinoises.
Au-delà des langues, divers cours sont également proposés aux
étudiants à propos de la littérature, des aspects religieux, de
l'histoire passée et actuelle.
8
NOVEMBRE 2010
■ SBS-EM : MBA 2.0 à Ho CHI MINH VILLE
Soutenue à l’origine par la Communauté Wallonie-Bruxelles et la
République socialiste du Vietnam, la Faculté Solvay Brussels
School of Economics and Management de l’ULB offre des
programmes de maîtrise au Vietnam depuis 1995, à la fois à Hanoi
et Ho Chi Minh Ville. Le nombre de diplômés a dépassé cette
année les 1.200 et chaque année 2 à 300 étudiants viennent
grossir ce nombre. Plus de 50 professeurs belges et européens se
déplacent annuellement pour dispenser leurs cours. Le catalogue
de la Faculté inclut différents programmes, à la fois généraux et
spécialisés, le plus connu étant le programme MBA. Ce MBA a
d'ailleurs fait l’objet d’une révision profonde au cours de l’année
2010 pour devenir le MBA 2.0. Parmi les innovations : un voyage
d’étude à Bruxelles offert aux étudiants, la participation de
professeurs vietnamiens à l’enseignement des fondamentaux et
l'ouverture du cours professoral à des professeurs étrangers.
■ INDoNéSIE : PRéVENIR LES éRUPTIoNS FUTURES
Depuis quelques années, l’Indonésie est particulièrement
exposée aux aléas géophysiques. Alain Bernard, du Département
des sciences de la Terre et de l’environnement (Faculté des
Sciences) travaille sur des systèmes d’alerte rapide et contribue à
un projet de recherche qui a débuté durant cet été 2011. Ce projet
intercommunautaire (PIC) a été sélectionné par la Commission
universitaire pour le développement (CUD). Le but est de
développer des systèmes d’alerte rapide pour les éruptions
futures du volcan Ijen (Java, Indonésie). L’ULB, coordinatrice du
projet travaillera en collaboration avec les Facultés universitaires
Notre-Dame de la Paix de Namur et trois partenaires indonésiens :
le Volcanological Survey of Indonesia, l’University of Indonesia
(UI) et le Technological Institute de Bandung (ITB).
■ FoNDS ERASME : 19 NoUVELLES BoURSES
Le 10 novembre, le Fonds Erasme a remis 19 mandats de
recherche à de jeunes cliniciens en formation spécialisée. Le
Fonds est interne à l’ULB et existe depuis 1982. Outre les bourses
de recherche, le Fonds Erasme finance une convention de
recherche d’une durée de quatre ans. Démarré en janvier 2009, le
projet actuel réunit des immunologistes, des généticiens et des
spécialistes intervenant dans les transplantations rénales,
hépatiques et pulmonaires, afin de permettre l’identification et la
validation de bio-marqueurs pour l’optimalisation de
l’immunosuppression en transplantation d’organes solides ; il
s’étalera sur quatre années. Le Fonds Erasme finance également des
conventions de recherche dédiées à des domaines particuliers.
DÉCEMBRE 2010
■ DELPHI gENETICS : 1re PIERRE
La spin-off Delphi Genetics investit dans la brique... Le 13
décembre 2010, elle a posé la première pierre de son futur
bâtiment sur l'Aéropôle de Charleroi. Une cérémonie à laquelle ont
assisté le ministre Jean-Claude Marcourt, les président et recteur
de l'ULB ainsi que les autorités de l'intercommunale Igretec. Le
futur bâtiment aura une superficie de 1.600 m² sur 3 niveaux et
pourra accueillir environ 45 personnes. Représentant un budget de
plus de 3 millions d'euros, il devrait être terminé en décembre
2011. Fondée fin 2001, Delphi Genetics SA développe des produits
et technologies pour l'ingénierie génétique et l'expression de
protéines en bactéries en utilisant une expertise unique dans le
domaine des systèmes de stabilisation de plasmide.
■ TANDEMS LINgUISTIQUES
Projet développé en Faculté de Philosophie & Lettres, le concept
de « Tandem linguistique » vise à développer les compétences en
langues étrangères. Des contacts réguliers et privilégiés entre
étudiants permettent de se perfectionner, voire s’initier dans une
autre langue (celle d’un étudiant dont c’est la langue maternelle)
sans quitter le campus. Ce projet vise également à favoriser
l’intégration des étudiants étrangers. Des assistants assurent le
suivi de ces tandems et procèdent en fin de parcours à une
interview des partenaires afin d’évaluer les bénéfices de
l’expérience. Autre originalité du projet : la participation au
tandem, qui se fait sur base volontaire, est valorisée par l’octroi
d’ECTS.
■ PHASE ExoTIQUE SUR PUCE AToMIQUE
Dans un article de la revue Physical Review Letters, une équipe
internationale de chercheurs – dont Nathan Goldman pour l'ULB
(Faculté des Sciences) – décrit une expérience majeure pour les
physiciens. Ensemble, les chercheurs ont élaboré un dispositif
ingénieux permettant de produire des isolants topologiques en
manipulant des atomes froids placés sur une puce. Les atomes
froids, des atomes piégés et refroidis par des lasers, constituent
un terrain de jeu idéal pour explorer les phases exotiques (ainsi
qualifiées car elles ne peuvent être classées selon les critères
habituels développés par la théorie des transitions de phases).
Ces systèmes artificiels offrent en effet la possibilité de contrôler
les interactions entre les particules et ne comportent pas
d'impureté, contrairement aux matériaux classiques.
■ PHySIQUE : UN CoUP D’ACCéLéRATEUR DE L’EURoPE
Des chercheurs du Service Physique nucléaire théorique et de
Physique mathématiques (Faculté des Sciences) et du Service de
Physique quantique (Facultés des Sciences appliquées)
participent activement à ENSAR dans le cadre d’une de ses
activités dirigée par le prof. Paul-Henri Heenen (Faculté des
Sciences), consacrée à la physique nucléaire théorique. Soutenu
par l’Union européenne (7e PCRD), ENSAR a pour premier but de
faciliter l’accès des chercheurs européens à sept accélérateurs
européens parmi les plus performants au monde. Ces
accélérateurs fournissent des faisceaux de noyaux atomiques
stables et surtout instables, à très courte durée de vie, qui
permettent d’effectuer des recherches dans trois domaines
importants de la physique nucléaire : la structure du noyau
atomique, l’astrophysique nucléaire et les applications du
nucléaire pour la société.
Ce projet réunit 5 participants (Universités de Varsovie, Vienne,
Bâle et Bruxelles, ainsi que l’European Center for Nuclear Physics
de Trente) et une trentaine de laboratoires associés.
■ PRIx DE LA FoNDATIoN ULB
La Fondation ULB pour la recherche est une initiative récente de
l'Université libre de Bruxelles. Elle a attribué le 8 décembre ses
premiers Prix à trois talents de l'ULB sélectionnés par le comité
scientifique international de la Fondation. Le Prix en Sciences de
la vie est revenu à Cédric Blanpain pour ses recherches sur le
cancer et les cellules souches. Le Prix en Sciences exactes et
naturelles a été remis à Frédéric Bourgeois pour ses recherches
sur la géométrie des structures de contact en mathématiques. Le
Prix en Sciences humaines et sociales à Estelle Cantillon pour ses
recherches sur l'organisation, la création et l'évolution des
marchés. La Fondation ULB soutient, grâce au fundraising trois
types de projets de recherche à l’ULB : les projets fédérateurs
regroupant des chercheurs de disciplines différentes ; le soutien
des talents de l’ULB de façon à leur permettre de développer leur
équipe de recherche ; la Maison européenne de la recherche et la
Maison des sciences de l’homme.
➜
P. 14
9
VERS UNE UNIVERSITÉ
DÉMOCRATISÉE
“
Cette année, le Service social a ainsi pu soutenir plus de 2.000
étudiants en combinant différents types d’aides et a accordé plus
de 5.000 réductions de minerval
L’Université libre de Bruxelles cultive une longue tradition en
matière de support aux étudiants issus de milieux défavorisés.
Mais beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif d’une réelle
égalité de toutes et tous les étudiants, indépendamment de leurs
origines socio-économiques et socio-culturelles. Notre héritage
historique doit donc constituer une incitation à l’innovation ! Et en
2010-2011, beaucoup a été fait à cet égard.
En la matière, l’ULB assure un rôle moteur au sein des instances
interuniversitaires, ce qui l’a amenée à servir d’interlocuteur
institutionnel lors des modifications du cadre légal relatif au
statut des étudiants. En avril de cette année, le Service des
allocations d’études de la Communauté française a ainsi choisi
d’organiser une journée d’étude consacrée aux problématiques
sociales étudiantes sur le campus du Solbosch.
L’ULB a défini, dans le cadre de sa participation à un projet
européen porté par plusieurs réseaux d’universités dont elle est
membre, notamment l’EUA (European Universities Association) et
l’EUCEN (European Universities Continuing Education Network),
une stratégie pour la formation et l’éducation tout au long de la
vie visant à l’accueil de publics plus diversifiés (Widening
participation). L’idée maîtresse de cette stratégie est
d’entreprendre les transformations institutionnelles nécessaires
pour accueillir un public plus diversifié d’étudiants.
Combiner les différentes possibilités de support en fonction du
profil de chacun, en assurant que l’aide soit octroyée de manière
juste, transparente et efficace, telle est l’optique du dispositif
d’action sociale de notre Université. Cette année, le Service social a
ainsi pu soutenir plus de 2.000 étudiants en combinant différents
types d’aides et a accordé plus de 5.000 réductions de minerval.
Nouveaux publics
Dans cette perspective, la mise en réseau des services de
l’administration de l’ULB est une nécessité. À cet égard, une
expérience-pilote a été menée pour le public des adultes en
reprise d’études : il s’agit de permettre à des personnes ayant
déjà une expérience professionnelle ou personnelle importante
de venir à l’université pour suivre des enseignements, dans le
cadre de cursus diplômants ou de formations continues. Dans le
cas des filières diplômantes, les candidats à la reprise d’étude
peuvent avoir accès directement au Master et obtenir des
dispenses grâce à la valorisation des acquis de leur expérience.
Ils doivent constituer un dossier, soumis à un jury académique et
peuvent ensuite bénéficier tout au long de leur démarche d’un
accompagnement assuré par des conseillers en valorisation du
Service de formation continue en partenariat étroit avec le Service
social étudiants. Pour bon nombre de ces futurs étudiants qui
n’ont pas eu la possibilité matérielle de suivre un cursus
universitaire, ou qui ont dû y renoncer faute de moyens, l’ULB
offre ainsi une « seconde chance » d’obtenir un diplôme.
Dispositif social de pointe
D’autre part, le Service social de l’ULB accompagne régulièrement,
dans les démarches qu’ils doivent mener, tant les étudiants qui
émargent aux centres publics d’action sociale (CPAS) que ceux
dont la « condition précaire » justifie le bénéfice d’une bourse de
la Communauté française. Nous faisons en sorte qu’ils obtiennent
toutes les aides auxquelles ils ont légalement droit.
10
Cette optique préside également à la réforme en cours des
critères d’octroi des aides à la mobilité, où les critères sociaux
seront mieux pris en compte. Enfin, la réforme en cours de la
procédure d’octroi des logements permettra également
d’augmenter le poids des critères sociaux dans la mise à
disposition des chambres de nos cités universitaires.
Perpectives
Plus largement, la dimension sociale accompagne les projets de
développement de l’ULB. Ainsi, l’ouverture de nouveaux lieux
d’étude (comme les restaurants universitaires hors des heures de
service) constitue un exemple concret de mesure qui contribue à
diminuer les biais sociaux face à l’université.
2011-2012 sera l’occasion d’aller plus loin encore en la matière.
Nous avons déjà évoqué dans l’éditorial la campagne d’information
qui sera lancée, en partenariat avec le délégué général aux Droits de
l’enfant. D’autres partenariats de ce type seront progressivement
noués avec des écoles de devoirs et organismes de
l’enseignement secondaire et supérieur.
La mise en place d’une information intégrée, passant par une
refonte du dispositif d’accueil et la mise en place d’un guichet
unique est également un objectif essentiel, tout comme le
renforcement des soutiens adaptés aux étudiants à besoins
spécifiques. À ce niveau, le développement d’un ‘réseau interne’
de services au sein de l’Université sera poursuivi, ainsi que les
partenariats avec les organismes extérieurs tels que le CPAS et le
Service des allocations d’études de la Communauté française.
Last but not least, la construction de nouveaux logements étudiants
constitue une priorité pour le déploiement de l’Université. À ce
niveau, garantir une offre de logements à bas prix, octroyés à
l’étudiant par l’Université sur la base de critères qui tiennent
compte de sa situation sociale demeure, aujourd’hui plus que
jamais, une nécessité.
1
2
Le physicien Robert Brout s’est éteint
Le 3 mai 2011, le professeur Robert Brout nous
a quittés. Physicien brillant, le nom de Brout est
étroitement associé à celui de François Englert
(son collègue au sein du Service de physique
théorique à l’ULB) et pour une part de ses
travaux à celui de l’Ecossais Peter Higgs. Ces
trois chercheurs ont ouvert la voie à
l’unification des interactions fondamentales. Le
mécanisme proposé par Brout et Englert permet
cette unification, mais peut se réaliser de
plusieurs manières. La réalisation la plus
simple, poursuivie également par Peter Higgs,
présuppose l’existence d’au moins une
particule nouvelle, le boson scalaire, que le
collisionneur LHC du CERN pourrait
prochainement découvrir. Les équipes
expérimentales belges – dont le Service de
Physique des particules élémentaires de l’ULB
– actives au sein de l’expérience CMS (Compact
Muon Solenoïd) du LHC sont bien placées pour
participer à cette découverte majeure. Au cours
de sa carrière, Robert Brout s’est vu décerner
de nombreux prix prestigieux, parmi lesquels le
Prix de l’European Physical Society, le Prix de la
Fondation Wolf ou encore le Sakurai Prize de
l’American Physical Society. Son nom avait
également été suggéré pour le Prix Nobel…
RECHERCHE : MOISSON DE PRIX
Du Prix Francqui aux Grants de l’European Research Council (ERC)
en passant par les Prix quinquennaux du FNRS, la moisson de prix
a cette année encore été riche. Une illustration supplémentaire de
la qualité des équipes de recherche de l’ULB.
Considéré comme le « prix Nobel belge », le Prix Francqui 2011 a
été attribué à un chercheur de l’ULB : Pierre Vanderhaeghen.
Directeur de recherches au FNRS et vice-directeur de l’IRIBHM en
Faculté de Médecine, Pierre Vanderhaeghen et son équipe
étudient le cortex cérébral, structure la plus évoluée et la plus
importante du cerveau humain, qui n’est présent que chez les
mammifères et dont l’homme a le privilège de posséder la version
la plus grande et la plus sophistiquée.
Ces chercheurs ont réussi à modéliser le développement du cortex
cérébral à partir de cellules souches embryonnaires, d’abord de
souris, désormais humaines. « Nous voulons comprendre dans
quelle mesure ces cellules générées artificiellement au
laboratoire peuvent être utilisées face à la maladie. Peuvent-elles
remplacer les cellules originelles ? Peuvent-elles réparer une aire
spécifique du cortex cérébral ? Comment réussir à générer un
circuit neuronal spécifique ? Et peut-on les utiliser pour générer
des modèles utiles de ces maladies afin de développer de
nouveaux traitements ?» interroge Pierre Vanderhaeghen.
Du cortex cérébral à l’économie des ménages, en passant
par la théorie de la gravitation ou encore par la philosophie
des sciences, la recherche à l’ULB est assurément riche et
reconnue...
FNRS
”
Autres prix reçus par des chercheurs de l’Université cette année :
les Prix quinquennaux du FRS-FNRS. L’ULB en a décroché trois sur
les cinq remis cet été. Prix scientifique Ernest-John Solvay,
Sciences humaines et sociales à la Philosophe des sciences
Isabelle Stengers qui est aussi la première femme à obtenir un Prix
quinquennal du FNRS. Albert goldbeter a quant à lui reçu le Prix
quinquennal Dr A. De Leeuw-Damry-Bourlart, Sciences exactes
fondamentales. Il étudie les processus d’auto-organisation
temporelle et spatiale dans les systèmes biologiques. Enfin,
enseignant à l’ULB et chef du Service des soins intensifs à
l’Hôpital Erasme, Jean-Louis Vincent s’est vu décerner le Prix
scientifique Joseph Maisin, Sciences biomédicales cliniques.
ERC
Les chercheurs de l’ULB sont aussi reconnus – et primés – au plan
international. Parmi ces récompenses prestigieuses figurent les
Grants du Conseil européen de la recherche (ERC). Cette année, le
physicien Marc Henneaux, directeur des Instituts Solvay et
professeur ordinaire à l’ULB, a décroché un ERC Advanced Grant
1
PIERRE VANDERHAEGHEN
2 ISABELLE STENGERS
pour son projet visant à approcher une théorie fondamentale de la
gravitation par l’étude de ses symétries. Quelques mois auparavant,
deux autres chercheurs décrochaient un Starting Grant de l’ERC :
d’une part, Justine Lacroix, du Département de Science politique
pour son projet de recherche sur les critiques adressées par six
penseurs aux Droits de l’homme (en particulier à la déclaration de
1789) ; d’autre part, Bram De Rock, d’ECARES (European Centre for
Advanced Research in Economics and Statistics) pour son projet de
recherche sur les modèles de consommation des ménages.
Signalons encore l’Humboldt Research Award décerné à André
Preumont, directeur du Laboratoire des Structures actives de la
Faculté des Sciences appliquées. Ce prix récompense l’ensemble
de sa carrière et s’accompagne d’une invitation à entreprendre
une recherche collaborative de long terme avec l’Université de
Darmstadt (Allemagne).
Du cortex cérébral à l’économie des ménages, en passant par la
théorie de la gravitation ou encore par la philosophie des
sciences, la recherche à l’ULB est assurément riche et reconnue...
11
2
1
UNIVERSITÉ-ENTREPRISES :
SOUS LE SIGNE DE LA
COLLABORATION
Qu’il s’agisse de la participation aux programmes de recherche
régionaux, du dépôt de brevet ou de la création de spin-offs, les
collaborations entre l’Université et l’entreprise sont nombreuses,
en augmentation et multidisciplinaires.
En 2011, greenWin, le 6e pôle de compétitivité de la Région
wallonne a vu le jour. Dédicacé aux technologies
environnementales, GreenWin a pour vice-président François
Reniers, aujourd’hui doyen de la Faculté des Sciences de l’ULB.
Thérapie cellulaire
Inscrit lui aussi dans la dynamique du Plan Marshall, le projet
MaSTherCell est né d’une réflexion initiée par le pôle de
compétitivité BioWin et les trois acteurs industriels wallons actifs
en thérapie cellulaire : Bone Therapeutics, Promethera et Cardio3Biosciences. Plateforme d’infrastructure GMP destinée aux lots
cliniques et à la production commerciale de produits de thérapie
cellulaire, MaSTherCell est, à l’été 2011, en voie de constitution
sous forme de S.A. et a sécurisé son financement à hauteur de
plus de 5 millions d’euros, dont une partie en capital apporté par
le management, la Fondation Erasme (grâce à un don de GSK BIO),
le Fonds Théodorus de l’ULB, la Sofipôle (SRIW) et Sambrinvest
auxquels s’est joint le tandem Hugues Bultot / José Castillo, cofondateurs d’Artelis. Bénéficiant du conseil en management et de
l’expertise de l’incubateur Biopark Incubator, MaSTherCell
s’installera dans les prochains mois au sein du Biopark Charleroi
Brussels South créé par l’ULB.
1
LAB’INSIGHT.
2 MADAGASCAR HOLOTHURIES.
s’accompagne d’effets secondaires certes rares mais sévères. Ce
projet associe deux laboratoires : l'Unité de recherche
translationnelle de l'Institut Jules Bordet et le Laboratoire
d'épigénétique du cancer de la Faculté de Médecine.
géo-localisation
C’est une collaboration avec l’entreprise qui a conduit à la
création de la sprl Amoobi en mai 2011. Issue du laboratoire
Opera-Wireless Communication de la Faculté des Sciences
appliquées, la sprl Amoobi est l’aboutissement de plus de deux
ans de recherche financée par la Région wallonne ; elle développe
et déploie des solutions uniques de pistage et de géo-localisation
de téléphones mobiles. Fonctionnant tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur des bâtiments, cette technologie présente
actuellement deux applications intéressantes : l’identification des
comportements et des flux de visiteurs à l’intérieur d’un magasin
et un système de géo-positionnement pour tout client. Amoobi a
d’ores et déjà signé un premier contrat et a réalisé, à l’été 2010,
sa première levée de fonds auprès d’investisseurs privés.
Microscopie
Une spin-off au potentiel de croissance important : ovizio. Issue
du Microgravity Research Center (MRC), en Faculté des Sciences
appliquées, Ovizio développe et commercialise une technologie
de microscopie en 3D, la microscopie digitale holographique
(MDH) qui est protégée par plusieurs brevets de l’ULB. En
décembre 2010, un accord de licence exclusive sur cette
plateforme technologique a été conclu entre l’Office de transfert
technologique (TTO) de l’Université et la société Ovizio.
Holothuries
Cette année encore, l’Université libre de Bruxelles aura contribué
à rapprocher sa recherche de perspectives de développement
industriel, participant ainsi au redéploiement économique
de nos régions
”
Cancer du sein
Côté bruxellois, les collaborations sont également fructueuses.
Parmi les plus récentes, retenons le programme d’impulsion de la
Région de Bruxelles-Capitale qui vise à accentuer le transfert
technologique, scientifique vers l'entreprise, voire la création de
spin-off. Soutenu par ce programme, le projet BruBreast II fait,
fort logiquement, suite à BruBreast I et vise à affiner
l'identification des profils génétiques et des marques de
méthylation de l’ADN qui permettent de prédire l’efficacité de la
chimiothérapie à base d’anthracycline, une des chimiothérapies
les plus souvent administrées dans le cancer du sein mais qui
12
À quelques milliers de kilomètres d’ici, à Madagascar, une autre
spin-off connaît une belle croissance. Dédicacée à la mariculture
des holothuries (ces invertébrés marins sont considérés comme
un des délices de la gastronomie extrême-orientale), Madagascar
Holothuries a réalisé en 2011 une levée de fond d’1,4 millions
d’euros, ce qui lui permet de passer en phase industrielle de
l’holothuriculture. Madagascar Holothuries S.A. est issue des
Laboratoires de biologie marine de la Faculté des Sciences de
l’ULB et de l’UMons, suite à un projet soutenu par la Coopération
universitaire au développement (CUD).
Terminons cette rétrospective, certes très incomplète, en
épinglant une initiative dont le succès illustre l’intérêt pour la
recherche collaborative : les Lab’Insight ou rencontres entre
laboratoires académiques et entreprises. Le dernier en date s’est
tenu sur le campus du Solbosch, sur le thème de l’intelligence
artificielle : plus de 120 personnes y ont participé.
1
BOUM IMMOBILIER
SUR NOS CAMPUS
L’important plan immobilier lancé par notre Université s’est
poursuivi au cours de l'année académique écoulée. Pour rappel,
cette politique de développement immobilier menée sur nos
campus s’aligne sur la « polarisation » souhaitée par l’ULB : les
sciences humaines au Solbosch, les sciences exactes à la Plaine,
la santé à Erasme et les biotechnologies à Gosselies.
Ces derniers temps, les nouveaux bâtiments poussent presque
comme des champignons sur nos campus, afin de répondre à
l'augmentation du nombre d'étudiants et à la nécessité de
moderniser certaines infrastructures de notre Université. Cette
année académique 2010-2011 a vu plusieurs nouvelles
réalisations.
Au Solbosch
À commencer par le plus spectaculaire : l'imposant bâtiment de la
Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management
(SBS-EM), érigé au coin de l'avenue Jeanne et de l'avenue F.D.
Roosevelt. L’édifice, de plus de 9.000 m², est composé de deux
ailes réunies autour d’un vaste atrium et abrite tant des bureaux
que des locaux dédiés aux activités d’enseignement. Ajoutons
qu’une attention toute particulière a été apportée à sa dimension
environnementale ainsi qu’à la diffusion d’une lumière naturelle.
En 1990, l'ULB comptait plus de 14.000 étudiants.
Aujourd'hui, nos campus accueillent pas moins de 24.000
étudiants !
”
Ceux qui ont foulé les pavés du Solbosch cette année auront sans
nul doute également remarqué le chantier de construction du
bâtiment K, élevé près du Service des Inscriptions. Accessible dès
cette rentrée 2011, cet édifice abrite notamment un auditoire de
830 places et 6 salles de séminaire. Il a pour but, entre autres, de
suppléer à l'amphithéâtre Paul-Emile Janson qui était jusqu'à
présent le seul à pouvoir accueillir une population de plus de 500
étudiants.
Le Solbosch connaît également une série d'autres chantiers de
plus petites tailles, mais non de moindre importance. Parmi ceuxci, un bâtiment de l'ancienne crèche de l'avenue Jeanne doit ainsi
prochainement accueillir des services de la Faculté de
Philosophie et Lettres au sein d'une « Maison des Arts ». Une
partie des étudiants architectes pourront, eux, s'installer dans
des locaux fraîchement restaurés du Bâtiment U.
2 3
1
LE NOUVEAU BÂTIMENT DE LA SBS-EM.
2 LE NOUVEL AMPHITHÉÂTRE DU BÂTIMENT K.
3
PRÉSENTATION OFFICIELLE DU CMMI EN AVRIL 2010.
à la Plaine
Gros chantier en vue également à la Plaine : la construction d'un
bâtiment de 15 à 16.000 m2, destiné à abriter les sections
d'électromécanique et des Sciences et techniques de
l'information et de la communication des Facultés des Sciences et
des Sciences appliquées devrait débuter au printemps ou à l'été
2012 pour se terminer en 2014.
Campus Erasme
Sur le campus Erasme, on prépare le déménagement de l’Institut
Jules Bordet en vue de la constitution d’un Cancéropôle de
réputation internationale. Le chantier du New Bordet devrait
commencer en 2012-2013 au sud-ouest de l'hôpital Erasme, qui
sera, lui, relié à la nouvelle construction par un bâtiment de liaison.
En principe, le déménagement devrait avoir lieu en 2015. On notera
qu'avec l’arrivée du New Bordet, le campus Erasme sera, en termes
de lits universitaires, le plus important en Communauté française.
Sur le campus Erasme toujours, le Département des
Infrastructures planche sur le programme de construction d'un
nouvel auditoire de 1.000 places, destiné à répondre à l'afflux
important d'étudiants en médecine. En attendant, les étudiants
de BA1 seront accueillis, à la rentrée prochaine, sur le campus du
Solbosch. À terme, la Faculté de Pharmacie devrait aussi gagner
Anderlecht afin de compléter le Pôle Santé.
Aéropole de Charleroi
Grues et engins de chantier se sont également multipliés ces
derniers mois sur l’Aéropôle de Charleroi, et en particulier au sein
du Biopark Charleroi Brussels South qui ne cesse de grandir. Les
dernières finitions se terminent ; à l’automne 2011, le CMMI
(Center for Microscopy and Molecular Imagining) sera inauguré.
Réunissant des équipes de l’ULB (Erasme, Solbosch, Biopark) et
de l’UMons, le CMMI est une plateforme d’imagerie biomédicale
préclinique intégrée et performante dont l’expertise s’étend de la
microscopie électronique à l’imagerie in vivo de l’animal.
Face au CMMI, un autre bâtiment sera bientôt prêt : le Biopark
Incubator II. Tout comme son voisin, Biopark Incubator I, le BI II
est dédié à l’accueil de jeunes entreprises de biotechnologie.
Début 2012, il devrait abriter le Biopark Incubator et le centre de
thérapie cellulaire MaSTherCell. Des spin-offs investissent aussi
dans la brique : le 13 décembre 2010, Delphi genetics a posé la
première pierre de son futur bâtiment de 1.500m², construit en
face à l’IBMM. Derrière lui se dressent déjà les premières
constructions du Campus technologique qui, à terme, s’étendra
sur 21.000 m².
13
PARMI LES HAUTS FAITS DE L’ANNÉE ÉCOULÉE…
JANVIER 2011
■ FoNDATIoN MéDICALE REINE ELISABETH
La Fondation médicale Reine Elisabeth soutient, pour la période
2011-2013, trois projets de recherche de l’ULB : « Rôle des facteurs
de transcription doublesex/mab3 related (DMRT) dans la
régionalisation du cortex cérébral » mené par l'équipe d'Eric
Bellefroid au sein du Laboratoire de génétique du développement
(Institut de biologie et de médecine moléculaires - Faculté des
Sciences) ; « Rôles de populations neuronales et de gènes
spécifiques dans les fonctions et maladies du système cérébral des
noyaux de la base » coordonné par l'équipe de Serge Schiffmann,
du Laboratoire de neurophysiologie (Faculté de Médecine) et « From
stem cells to cortical networks » mené par l'équipe de Pierre
Vanderhaeghen, de l'IRIBHM (Faculté de Médecine).
FÉVRIER 2011
■ PHySIQUE QUANTIQUE
Stefano Pironio du Laboratoire d’information quantique (Faculté
des Sciences) est le seul Belge à avoir obtenu un financement du
Foundational Questions Institute, organisme américain qui ouvre
tous les deux ans un appel à projets au niveau mondial sur des
questions fondamentales en physique. S’intéressant à la
physique quantique, Stefano Pironio a démontré avec des
chercheurs espagnols cette fois, dans un article de Nature
Communications, l’efficacité d’une nouvelle approche en
cryptographie quantique. Celle-ci permet d’atteindre le niveau
ultime de sécurité aujourd’hui permis.
MARS 2011
■ REToUR D’ANTARCTIQUE
Ils ont passé l’hiver en... Antarctique ! Dans le cadre du projet
Belissima, Frank Pattyn et Jean-Louis Tison (Laboratoire de
glaciologie, Faculté des Sciences) ont effectué des recherches sur
les plateformes de glace flottante le long de la côte Est de
l’Antarctique. Les deux chercheurs essaient de comprendre le
phénomène d’écoulement de la glace continentale dans l’océan ;
un phénomène susceptible de s’accélérer à la suite du
réchauffement climatique et contribuant à la montée des eaux.
Vinciane Debaille, chercheuse FNRS au Département des sciences
de la Terre et de l'environnement (Faculté des Sciences) a, pour sa
part, exploré le champ de glace de Nansen. L’expédition fut un
succès puisque 218 météorites ont été récoltées par la
chercheuse, accompagnée de Steven Goderis (VUB) et une équipe
japonaise. Coupées en deux, les météorites seront ensuite
réparties entre la Belgique et le Japon pour des recherches plus
approfondies.
14
■ FESTIVAL : LES SCIENCES SUR gRAND éCRAN !
Du mardi 22 au vendredi 25 mars avait lieu la 1re édition du Festival
du film scientifique de Bruxelles sur le campus du Solbosch de
l'ULB. Une initiative originale menée par des étudiants de la Faculté
des Sciences. L'objectif ? (Re)donner le goût de l'émerveillement et
de la découverte scientifique. Au programme, 15 films et 2 avantpremières autour de 4 disciplines ou thèmes : Sciences des
chiffres, Biologie, Sciences de l'environnement et Sciences de la
Terre. Le Festival donnait également l'occasion de rencontrer des
étudiants et des chercheurs.
■ RECoNNAîTRE LES VISAgES ET LES VoIx
Des chercheurs de l'ULB – Salvatore Campanella, du Laboratoire de
psychologie médicale, alcoologie et toxicomanie – et de l'UCL –
Centre de neuroscience cognition et système – montrent, au travers
de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, les régions
cérébrales actives pour reconnaître des visages et des voix,
séparément et conjointement, dans cette étude publiée dans la
revue Cortex. Mieux se représenter les processus cérébraux
impliqués dans la reconnaissance des voix et des visages est
intéressant à la fois pour comprendre cette capacité utilisée
quotidiennement dans nos interactions sociales, mais aussi parce
qu'un déficit de l'un ou l'autre aspect de ces processus
d'identification entraîne des pathologies lourdes (comme la
prosopagnosie ou la phonagnosie).
■ LES CRISES DU PASSé DANS LES AMéRIQUES
Soutenu par le CNRS, un Groupe de recherche européen (GDRE) a
été créé sur le thème des « Crises du passé dans les Amériques ».
Le Département histoire, arts et archéologie (Orientation Amérique
précolombienne, Faculté de Philosophie et Lettres) figure parmi les
partenaires du groupe. La recherche porte sur l’ensemble du
continent américain, y compris son versant Nord-Est de l’Arctique,
et couvre grosso modo les trois derniers millénaires,
principalement les sociétés amérindiennes, avant, pendant, et
après le contact avec les nations européennes et leurs différents
colonialismes.
■ CELLULES CARDIoVASCULAIRES PISTéES
Une équipe de l'IRIBHM (Faculté de Médecine) emmenée par Cédric
Blanpain a créé, grâce à des techniques génétiques, des cellules
souches embryonnaires qui sont fluorescentes lorsqu'elles
deviennent des progéniteurs cardiovasculaires (des cellules
primitives dont dérivent toutes les cellules cardiaques et certains
vaissaux sanguins au cours du développement). « C'est
extraordinaire, explique le Dr Antoine Bondue – 1er auteur de cette
étude publiée le 7 mars dans The Journal of Cell Biology – nous
arrivons à purifier à l'avance les cellules qui donneront des cellules
cardiaques. Les cellules fluorescentes se mettent à se contracter
comme si de nombreux petits cœurs se mettaient à battre ».
■ L’INTégRATIoN DES MIgRANTS EN BELgIQUE
Une nouvelle étude MIPEX (Migrant Integration Policy Index) est
parue sur les droits et chances des migrants dans 31 pays, dont la
Belgique. L’étude « montre que les dispositifs légaux et les
politiques définies par la Belgique pour favoriser l’intégration des
migrants sont généralement satisfaisants, par comparaison avec 30
autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord », indique la Fondation
Roi Baudouin, partenaire de l’étude. Dirk Jacobs (Faculté des
Sciences sociales et politiques), Yves Pascouau et Philippe De
Bruycker (Faculté de Droit) ont encadré l’étude MIPEX. Résultats
côté belge : une note de 67% qui classe notre pays à la 6e place du
classement général.
■ NUCLéAIRE : TRANSPARENCE ET PARTICIPATIoN DU PUBLIC
Le droit en vigueur dans notre pays garantit-il de manière
adéquate la transparence des activités nucléaires et des risques
qui y sont liés ainsi que l’information et la participation du public
aux processus décisionnels concernant ces activités ? Le Centre de
droit public de l’ULB a examiné cette double question, en
collaboration avec le Centre d’étude de l’énergie nucléaire de Mol.
Les résultats de leur recherche ont été présentés lors d’un
symposium co-organisé par les deux centres à Bruxelles.
AVRIL 2011
■ PNAS : AVANCéE EN géoMéTRIE SyMPLECTIQUE
Chercheur et professeur au sein du Département de
mathématiques de la Faculté des Sciences, Frédéric Bourgeois a
signé avec des collègues suédois et américains, le 25 avril, un
article dans la revue Proceedings of the National Academy of
Sciences. Frédéric Bourgeois (ULB) et ses collègues de l’Uppsala
Universitet, Suède (Tobias Ekholm) et de la Stanford University,
USA (Yasha Eliashberg) étudient des objets mathématiques
appelés « invariants », qui sont finement construits de manière à
contenir des informations sur des espaces géométriques munis
d’une structure symplectique, ce qui permet de les étudier.
■ CANCER DE LA PEAU : UN NoUVEL ESPoIR
Des chercheurs de l'IRIBHM (Faculté de Médecine - équipe de
Cédric Blanpain, chercheur FNRS/FRS) identifient les cellules à
l'origine du carcinome spinocellulaire, le deuxième cancer de la
peau le plus fréquent chez l'homme. Chaque année, ce cancer
atteint des centaines de milliers de patients à travers le monde.
On pensait jusqu'alors que le carcinome spinocellulaire prenait
son origine au niveau de l'épiderme interfolliculaire, mais Gaëlle
Lapouge (IRIBHM) et ses collègues ont montré que les tumeurs
squameuses se développent aussi au niveau des cellules souches
du follicule pileux, suggérant que ces tumeurs peuvent avoir des
origines multiples. Leur étude, tout comme celle de l'Université de
Californie-Los Angeles qui arrive aux mêmes conclusions, ont été
publiées dans la revue PNAS du 18 avril.
■ LES éLITES S’EMPARENT DE LA VILLE
Du 28 au 30 avril 2011 s’est tenu à Bruxelles un colloque intitulé
« Les élites s’emparent de la ville (XVIIIe-XXIe siècles): mais que
fait la recherche?». Ce colloque visait à stimuler le débat sur la
production de l’espace urbain et le fonctionnement du pouvoir
aujourd’hui et par le passé. Il s’inscrivait dans le cadre de l’Action
de recherche concertée (ARC) menée depuis octobre 2006 , « Les
élites dans la ville », qui regroupe des chercheurs des Facultés de
Philosophie et Lettres, des Sciences sociales et politique et des
Sciences. Cette recherche est la première à étudier de manière
interdisciplinaire la problématique de l’identification, du rôle et
de la place des élites dans les processus de recomposition
urbaine pour les trois derniers siècles de l’histoire de Bruxelles.
■ LES CoNSéQUENCES DE L’ACIDIFICATIoN DES oCéANS
Les conséquences liées à l'utilisation des combustibles fossiles
en termes de réchauffement climatique n'ont échappé à
personne. L'acidification des océans est un autre effet, beaucoup
moins connu, causé par les quelque 79 millions de tonnes de
dioxyde de carbone (CO2) libérées dans l'atmosphère chaque
jour. Depuis le début de la révolution industrielle, un tiers du CO2
a été absorbé par les océans, qui contribuent donc à modérer le
réchauffement global. Les conséquences (biologiques,
écologiques, biogéochimiques et sociétales) de l’acidification des
océans sont étudiées par le consortium EPOCA (European Project
on OCean Acidification) réunissant 160 chercheurs de 31
institutions au niveau européen. L’Unité de recherche « Biogéochimie et modélisation du système Terre » du Département des
sciences de la Terre et de l’environnement (Faculté des Sciences,
ULB) est l’unique partenaire belge dans EPOCA, qui a tenu sa
réunion annuelle à Bruxelles.
MAI 2011
■ WELBIo : CINQ PRoJETS ULB SoUTENUS
L'Institut wallon virtuel de recherche d'excellence dans les
domaines des sciences de la vie, WelBio, soutient cinq projets de
l'ULB jusqu'en 2013. Quatre d’entre eux sont menés à l’IRIBHM,
en Faculté de Médecine et portent sur le cortex cérébral (Pierre
Vanderhaeghen), les cellules souches et le cancer de la peau
(Cédric Blanpain), les enzymes CDK et le cancer (Pierre Roger), les
cancers thyroïdiens (Carine Maenhaut). Le 5e projet est mené à
l’IBMM, en Faculté des Sciences : le Laboratoire de parasitologie
moléculaire que dirige Étienne Pays étudie le rôle de la protéine
apoL1 dans la physiologie rénale et s’intéresse à cette protéine
comme stratégie face à la maladie du sommeil.
■ BIoPoLy
Afin de pallier les difficultés des entreprises biopharmaceutiques
et biotechnologiques à recruter des technologues polyvalents, le
Biopark de Charleroi proposait une formation sur mesure, en mai
2011. Mis en place l'année dernière en collaboration avec le
Forem, ce programme transdisciplinaire a été élaboré en tenant
compte des besoins tant industriel qu'institutionnel du secteur.
La formation, proposée pour la 1re fois en 2010 à 12 demandeurs
d'emplois, avait rencontré un vif succès : l'objectif final (trouver
un emploi de biotechnologue de laboratoire dans le domaine des
biotechnologies) ayant été atteint grâce à la qualité des
partenariats tissés avec le Forem, les chercheurs académiques de
l'ULB (IBMM, IMI), le centre de compétence CEFOCHIM et les
acteurs industriels.
➜
P. 20
1 2
L’INTERNATIONALISATION :
UN DÉFI CONSTANT
Cette année, notre action à l’international aura été marquée par un
fort accent asiatique, centré plus spécifiquement sur le Vietnam,
la Chine et le Japon ainsi que par l’attention particulière portée à
nos relations avec les universités d’Amérique du Nord et du Brésil.
Le Vietnam et la Chine ont été au cœur de la première mission à
l’étranger du nouveau recteur. Il a pu apprécier la qualité et
l’ancienneté de nos collaborations avec le Vietnam où la Solvay
Brussels School of Economic and Management vient de fêter le 15e
anniversaire de ses premiers Masters et prépare un
redéploiement de son offre d’enseignement. De nouveaux projets
y sont par ailleurs en préparation dans le domaine du Droit et des
formations en Tourisme. La partie chinoise de la mission fut tout
aussi fructueuse : renforcement du partenariat privilégié avec
l’Université Fudan (Shanghai), signature de nouveaux accords et/ou
montage de projets avec les universités de Beijing, Beihang,
Renmin, Tongji, Jiao Tong et Communication University of China.
Japon
Très sensible aux conséquences du tremblement de Terre qui a
lourdement touché nos collègues japonais, l’ULB a aussi tenu à
marquer de manière concrète son soutien à plusieurs de ses
partenaires en prolongeant le séjour à Bruxelles d’étudiantes de
la Tokyo Women’s Medical University (TWMU), en accueillant en
urgence des étudiants de l’Université de Tohoku et en préparant
(via la Faculté d’Architecture) une mission liée à la reconstruction
de la ville dévastée d’Ishinomaki. Ces actions s’inscrivent dans le
cadre plus général d’une collaboration stratégique avec ce pays
qui a aussi permis le renforcement de notre partenariat privilégié
avec l’Université Waseda (Tokyo) et un rapprochement avec les
Universités de Kobe et de Shizuoka.
Amérique du Nord
L’Amérique du Nord fut aussi l’objet d’une intense activité. Le
recteur y a dirigé deux délégations : la première dans le cadre
d’une mission du ministre Marcourt sur la côte Ouest du Canada
(Universités de Simon Fraser, Victoria et notre partenaire privilégié
UBC - University of British Columbia) ; la seconde en liaison avec
une visite princière à Boston (MIT et Université d’Harvard).
Brésil
En Amérique latine, c’est vers le Brésil et plus particulièrement
l’Université de São Paulo (USP), que notre action internationale a
connu un nouvel élan : l’USP, souvent considérée comme la
meilleure université de la région, deviendra le 10e partenaire
privilégié de l’ULB, une décision qui reflète l’ampleur de nos
collaborations parmi lesquelles notre participation à son tout
nouvel Institut d’études Brésil-Europe, largement financé par la
Commission européenne.
16
3
1
SIGNATURE À VANCOUVER DE LA NOUVELLE CONVENTION D’ÉCHANGE D’ÉTUDIANTS
AVEC THE UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA (UBC), PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ DE L’ULB.
2
SOIRÉE DES AMBASSADEURS DE L'ULB, EN JUIN 2011.
3
DÉLÉGATION ULBISTE, À L'OCCASION DE LA DERNIÈRE MISSION EN ASIE,
AVEC NOS PARTENAIRES CHINOIS.
Europe
Au niveau européen, l’année a été marquée par notre participation
à plusieurs projets dans le domaine de l’éducation, de la culture
et de la coopération : deux Erasmus Mundus Action 1, trois Erasmus
Mundus Action 2 (Inde, Japon/Corée, Chine), deux Edulink, un ACP
Sciences et Technologies, quatre Tempus, deux projets Jean Monnet,
un important projet Europaid avec le Cambodge et le Laos… Notre
institution a aussi tenu à témoigner son attachement au réseau
des Universités des capitales d’Europe UNICA (dont elle est un
membre-fondateur) en y lançant un nouveau groupe de travail sur
la coopération au développement et en participant à celui qui
planchera sur la politique environnementale des universités.
Coopération au développement
La coopération au développement est l’un des domaines sur
lesquels les autorités de l’Université ont mis un accent particulier
en améliorant l’aide au lancement de nouveaux projets. Au sein de
la Commission universitaire pour le développement (CUD), l’ULB est
aujourd’hui le promoteur principal de 21 projets interuniversitaires
ciblés (PIC). Elle organise cinq cours internationaux, trois stages
internationaux, un pôle de formation spécialisé (PFS) et un Groupe
de recherche en appui à la politique (GRAP). Parmi les nombreuses
délégations académiques accueillies cette année, on notera aussi
qu’en juin 2011, l’université a tenu à réserver un accueil particulier
aux membres de la commission chargée de la réforme de
l'enseignement universitaire en Haïti.
Conseil des relations internationales
Les grandes lignes de cette politique internationale sont aujourd’hui
définies au sein du Conseil des relations internationales et mises en
œuvre, notamment, via le BRIC (Bureau des relations internationales
et de la coopération) qui octroie une grande partie des financements
internes destinés à encourager la mobilité et à favoriser les nouvelles
collaborations. Cette année, il a financé 113 dossiers internationaux
et 26 bourses de doctorat de coopération au développement.
Mobilité
Notre politique d’internationalisation se caractérise aussi par un
appui à la mobilité des étudiants et des chercheurs. Chaque année,
plus de 21% des étudiants diplômés de MA de notre Université
peuvent se prévaloir de leur participation à un programme
d’échange (enseignement ou stage). Par ailleurs, l’ULB a tenu à
renforcer la qualité de l’accueil réservé aux chercheurs et doctorants
étrangers en développant le Centre de mobilité qui les accompagne
désormais dans leurs démarches administratives. Le succès
rencontré par des événements devenus traditionnels comme les
Midis de la mobilité internationale, la Journée de l’Europe ou
encore la Journée de la Coopération, en témoigne à souhait :
« l’international » s’est peu à peu imposé comme une composante
essentielle de la vie quotidienne de notre Université.
HÔPITAL ERASME,
L’HEURE DU REDÉPLOIEMENT
2011 marque un tournant dans la vie de l’Hôpital Erasme. Il y a
quatre ans, le plan de redressement était mis en place. Il a permis
d’atteindre, dès 2009, l’équilibre en termes d’exploitation. 80%
du plan de redressement a été, aujourd’hui, réalisé ! Et cela n’a
nullement empêché de relever les défis de l’hôpital académique
au quotidien : mener une recherche d’excellence, enseigner et
soigner. Une mission accomplie avec l’appui constant de
l’Université libre de Bruxelles et de son Conseil d’administration.
Grâce à ces résultats, la nouvelle phase de redéploiement de
l’institution, tant d’un point de vue médical que financier, a été
enclenchée. La nouvelle identité visuelle en est un des reflets.
gamma Knife, PoEM et Heartware, Erasme à la pointe
Jacques Brotchi a créé au sein de l’Hôpital Erasme, il y a une
dizaine d’années, le Centre de radiochirurgie « Gamma Knife ». Il
est unique en son genre en Belgique. Dirigé actuellement par
Nicolas Massager et olivier De Witte, il s’est équipé en novembre
2010, d’un modèle dernière génération. Cet appareil, « Leksell
gamma Knife Perfexion », est utilisé dans le traitement de
tumeurs cérébrales bénignes et malignes, de malformations
vasculaires et d’affections fonctionnelles du cerveau. Il présente
des innovations technologiques majeures. Les traitements sont
plus précis, plus rapides, plus efficaces et plus sûrs.
Parallèlement à cette acquisition, deux premières médicales
belges en gastro-entérologie et en chirurgie cardiaque ont émaillé
l’année, quasi simultanément.
L’équipe de chirurgie cardiaque, menée par guido Van Nooten, a
réalisé l’implantation d’un cœur artificiel totalement
intrapéricardique (miniaturisé) Heartware chez une patiente
souffrant d’insuffisance cardiaque terminale en attente de
transplantation.
Le 29e workshop européen de gastro-entérologie organisé sous
l’égide de Jacques Devière, Chef du Service, a vu le premier
traitement endoscopique belge de l'achalasie par myotomie
(PoEM pour PerOral Endoscopic Myotomy). Affection rare mais
invalidante, l’achalasie empêche les patients de s'alimenter
normalement. La nouvelle technique consiste à pénétrer, en
passant par la bouche, dans la paroi de l'œsophage et permet,
ainsi, de réaliser la section du muscle séparant l’œsophage de
l’estomac sans devoir ouvrir l’abdomen.
Le défi consiste en la relance des investissements médicaux
avec des solutions alternatives. Les infrastructures
permettent désormais d’augmenter l’activité de 25 à 30%
en renforçant l’attractivité auprès des médecins généralistes
et de la patientèle
”
Du redressement au redéploiement :
une ambition retrouvée
Depuis 2007, les résultats financiers de l’Hôpital Erasme sont en
constante amélioration. L’Hôpital a retrouvé l’équilibre
opérationnel. Les recettes liées à l’exploitation sont maintenant
supérieures aux dépenses nécessaires à son activité. Cependant,
l’Hôpital a accumulé un déficit historique et doit assumer les
investissements réalisés avec, pour conséquence, un
endettement bancaire à rembourser. Le défi consiste en la relance
des investissements médicaux avec des solutions alternatives.
Les infrastructures permettent désormais d’augmenter l’activité
de 25 à 30% en renforçant l’attractivité auprès des médecins
généralistes et de la patientèle. Cette même attractivité passe
également par la rénovation des unités de soins (néonatologie,
cytogénétique…) et l’augmentation du confort des chambres,
désormais équipées d’un accès au Web. Enfin, le plan directeur se
poursuit : une nouvelle chaudière, un nouveau système basse et
haute tension et un nouveau réseau d’égouttage ont été installés
tandis que l’administration de l’Hôpital prend progressivement
ses quartiers dans le bâtiment dit Bucopa.
Une nouvelle identité visuelle,
reflet de la volonté de redéploiement
En 35 années, les évolutions de l’Hôpital ont été majeures.
Renforcer et moderniser l’identité visuelle (pour la première fois
depuis 1977) marque également la volonté d’écrire une nouvelle
page de l’histoire. Le nouveau logo de l’Hôpital Erasme se veut
simple, moderne et signifiant. L’Hôpital, l’humanisme et les soins
de qualité qu’il incarne, ainsi que le libre examen, ont été les
piliers de la réflexion. Avec l’espoir qu’il soit au service des
ambitions, des défis et du rayonnement de l’Hôpital Erasme et de
tous ceux qui y vivent. Erasme, pour un hôpital académique
d’aujourd’hui et de demain.
17
1
2
L’ULB, UNE UNIVERSITÉ
DANS LA CITÉ
L’Université libre de Bruxelles, fidèle à sa tradition d’engagement,
multiplie les contacts avec le monde extérieur.
L’ULB se préoccupe, pour ce faire, de renforcer son réseau
d’Alumni, non seulement pour assurer la promotion des valeurs
qu’elle défend, mais aussi pour soutenir efficacement sa
recherche et son enseignement. En étroite collaboration avec
plusieurs organisations et fondations, au rang desquelles l’Union
des anciens étudiants (UAE), un travail patient de récolte des
données concernant nos Alumni se poursuit. Sur cette base, nous
établirons avec eux un contact permanent, de sorte que toutes et
tous se sentent impliqués dans la vie de leur Université et
puissent se revendiquer comme membres à part entière de la
Communauté « ulbiste ».
Anciens & partenaires privilégiés
Dans ce même esprit, l’ULB a souhaité accroître les contacts
qu’elle entretenait avec plusieurs de ses partenaires privilégiés,
tels l’Extension de l’ULB ou l’Union des anciens étudiants (UAE)
avec laquelle elle entend poursuivre l’organisation conjointe
d’événements-clés de l’année académique. Ce fut le cas de la
conférence exceptionnelle de Stéphane Hessel, qui rappela à
quelque 1.500 participants que les raisons de s’indigner existent.
Acteurs de la vie publique
Au-delà de sa propre communauté universitaire, l’ULB doit
renforcer et étendre ses collaborations avec les principaux acteurs
de la vie publique, à la fois pour participer activement à la
construction de nouveaux projets qui concernent l’ensemble de la
société et pour ouvrir toujours plus l’accès de la communauté
universitaire aux institutions actives à Bruxelles et dans sa région.
Dans cet esprit, les autorités de l'ULB ont pour mission
d’entretenir un dialogue constant avec le monde politique afin de
concevoir, développer et soutenir des projets cruciaux pour
l'Université. Et ils ne manquent pas, de la restructuration du
paysage de l'enseignement supérieur à un accroissement
indispensable des moyens consacrés à la recherche
fondamentale, du développement de nos infrastructures ou des
logements pour étudiants à l'intensification de la valorisation de
la recherche et de la formation continue. Plusieurs rencontres ont
par ailleurs été organisées, tout au long de cette année
académique, pour contribuer au développement de la politique de
mobilité, mais aussi à un accès privilégié des membres de l’ULB
aux institutions culturelles et muséales bruxelloises. On
rappellera, à titre d’exemple, l’opération Campus-Opéra, qui offre
aux étudiants de Master qui le souhaitent, quelle que soit leur
Faculté, la possibilité de suivre un cours spécifique sur l’opéra,
18
3
1
« LES VOYAGEURS DU SAVOIR », UNE EXPOSITION QUI MET EN LUMIÈRE CES ÉTUDIANTS NON
EUROPÉENS (ILS SONT ENVIRON 2.000 CHAQUE ANNÉE… ) QUI VIENNENT SE FORMER CHEZ NOUS.
2
LE 26 AVRIL DERNIER, UN AN APRÈS LA CHUTE DU GOUVERNEMENT, UNE RENCONTRE ENTRE ELIO
DI RUPO ET JOHAN VANDE LANOTTE ÉTAIT ORGANISÉE PAR LA FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES ET
POLITIQUES DE L’ULB.
3
L’ÉCRIVAIN ET DIPLOMATE STÉPHANE HESSEL AVAIT FAIT AUDITOIRE (JANSON) COMBLE, LE 11 MAI
DERNIER POUR ÉVOQUER SES ENGAGEMENTS, SES LUTTES ET DE SES ESPOIRS.
dûment crédité, et d’assister à trois représentations, commentées,
au Théâtre royal de la Monnaie. L’expérience a connu un tel succès
les années précédentes que le rectorat et la Faculté de Philosophie
et Lettres, qui pilote l’opération, ont décidé d’élargir l’expérience
au domaine de la danse. C’est ainsi pour nos étudiants une
manière d’approfondir leur connaissance des arts de la scène, tout
en participant activement à la riche vie culturelle bruxelloise.
Monde économique
Nos liens avec le monde économique ne sont pas en reste. Nous
les développons notamment dans le cadre des formations
continues et de la valorisation de la recherche. Dans ce dernier
domaine (que nous avons déjà évoqué précédemment cf. p. 12), le
succès des fonds d’investissement Theodorus I et II, qui ont
permis le développement de nombreuses spins-off de l’Université,
incite à la mise en place d’un nouveau fonds (Theodorus « III »),
actuellement à l’étude.
Rayonnement
Nous restons aussi tout particulièrement attachés au
rayonnement de l’Université à travers sa mission essentielle de
diffusion du savoir, à l’attention d’un large public. Les formations
continues constituent l’un de nos outils d’importance: en
participant au « recyclage » des enseignants du secondaire et en
organisant des formations répondant à des besoins du secteur
marchand (modélisation des risques financiers, formations IT,
utilisation rationnelle de l’énergie) et non-marchand (médecine
du sommeil, clinique psychothérapeutique, management
associatif, etc.), l’université contribue à la transmission vers la
collectivité des connaissances produites en son sein. Il en va de
même pour les activités de vulgarisation. Parmi elles, on
soulignera l’investissement important de nos chercheurs dans les
différents organes de communication (radio, télévision, presse
écrite…), mais aussi les innombrables conférences délivrées un
peu partout sur le territoire belge, notamment par le truchement
de l’Extension de l’ULB. Enfin, l’organisation d’expositions occupe
désormais un champ de plus en plus fréquenté par un public varié
(Exemples : « La face cachée des math », « Xpo climat »,
« Sacrilège, la religion satirisée », « Printemps des Sciences »,
« Dyna math », « Les Voyageurs du savoir »).
Si l’enseignement et la recherche constituent les axes fondateurs
et prioritaires de l’Université, il nous appartient également, pour
en faire valoir l’apport essentiel au progrès de notre société, d’en
défendre les couleurs au sein même de celle-ci et en dialogue
constant avec l’ensemble de ses acteurs.
1
1
UNE UNIVERSITÉ VERTE
ET SOUCIEUSE
DE SON PATRIMOINE
Depuis plusieurs années, l’environnement est une préoccupation à
l’ULB : en enseignement et en recherche, bien entendu et de longue
date, mais aussi en termes de gestion environnementale de ses
activités et de ses campus. Notre Université accorde par ailleurs une
attention particulière à la préservation de son patrimoine.
Notre Université s'est dotée d’une politique environnementale
ambitieuse, qui vise à réduire de façon continue « les impacts
négatifs de l’ensemble de ses activités sur l’environnement, en
tenant compte des dimensions sociales, culturelles et
économiques de tous les processus qui la concernent ». La
Coordination environnementale est chargée de piloter la gestion
de cette politique pour l’ensemble des sites de l'ULB et d’ainsi
conseiller, informer, piloter, faciliter et mettre en œuvre des
projets sur les campus.
RESTAURATION DE L'ANCIENNE SALLE DU CONSEIL.
d'inciter les usagers à signaler plus rapidement les fuites et donc
à réduire le gaspillage en eau.
En matière d'énergie, un programme de « relighting » est mené
par le Département des Infrastructures lors de chaque rénovation.
Ce programme consiste à modifier le système d'éclairage en vue
d'atteindre un meilleur confort tout en diminuant les
consommations énergétiques. Nos auditoires sont, par exemple,
équipés de nouvelles générations de lampes, avec une intensité
lumineuse réglable manuellement et une sonde qui coupe
l'éclairage en cas d'absence.
Biodiversité
L’enrichissement de la biodiversité est aussi un enjeu
environnemental majeur. L'ULB a ainsi signé, pour son campus
Erasme, la charte « Réseau Nature » développée par l'association
Natagora. En adhérant à cette charte, notre Université s'est
engagée à pratiquer une gestion de ses terrains qui permet d'en
améliorer la richesse biologique. Un programme de valorisation
des espaces verts et des espèces végétales présentes sur les
campus a également été lancé.
16 filières
Le tri des déchets est l'une des lignes de force de cette politique
environnementale. Du papier aux PMC en passant par les gobelets
en plastique, les équipements électroniques, le verre ou les
déchets organiques, le contenu de nos poubelles fait ainsi l’objet
de pas moins de seize filières de tri sur les campus. Pour s'y
retrouver, la Coordination environnementale a publié cette année
un « eco-guide déchets » qui centralise toute l'information utile
en un seul document. L’exposition « Pack Story : l’emballage dans
tous ses états » a présenté, elle, les processus de recyclage mis
en place pour réduire nos déchets et notre impact sur
l'environnement.
Grande nouveauté au Solbosch : à la rentrée prochaine, les
cyclistes pourront laisser leur monture dans un parking vélo
de 200 places complètement sécurisé
Lutter contre le gaspillage
”
L’eau est également un enjeu planétaire auquel l’Université veut
participer positivement en diminuant ses consommations. À cette
fin, un inventaire du matériel des sanitaires du campus du
Solbosch a été mené en 2010 afin de mettre en place des
améliorations techniques. Un projet-pilote d’urinoirs sans eau a
par exemple été installé. Ceux-ci permettent, d’une part, d’éviter
l’apparition de toute mauvaise odeur et, d’autre part,
d’économiser des volumes d’eau substantiels. Une signalétique
appropriée a également été installée dans tous les sanitaires afin
éco-consommation
De son côté, l'Association des cercles étudiants s’implique aussi
pour l’environnement et l'éco-consommation. Elle a ainsi banni de
ses activités les gobelets en plastique à usage unique au profit
des gobelets réutilisables dont l’empreinte écologique est bien
moindre. Les étudiants de l’ULB étaient ainsi les premiers à
s’engager dans cette voie pour leurs festivités.
Mobilité
L'ULB encourage également, via sa Cellule mobilité, le recours à
une mobilité durable. Elle entretient ainsi des relations avec les
sociétés de transports en commun, mais aussi avec Cambio,
Carpoolplaza, Villo et VAP. Certains campus sont d'ailleurs dotés
de stations de voitures et/ou de vélos partagés. Et, grande
nouveauté au Solbosch : à la rentrée prochaine, les cyclistes
pourront laisser leur monture dans un parking vélo de 200 places
complètement sécurisé.
Patrimoine
Si l'environnement est une préoccupation portée par les autorités
et les membres de la communauté universitaire, la préservation
du patrimoine légué par son histoire en est une autre. Cette
année, l'attention s'est portée sur la restauration, par l'ENSAV,
des huit portraits de l'ancienne Salle du Conseil (campus du
Solbosch - bâtiment A). L’objectif fixé pour la restauration de ces
peintures était de rétablir une cohérence esthétique entre elles.
Chaque portrait a naturellement exigé une intervention
particulière liée à son état matériel. À coup sûr, une réussite !
19
PARMI LES HAUTS FAITS DE L’ANNÉE ÉCOULÉE…
JUIN 2011
JUILLET 2011
■ gRAPHèNES : PRoPRIéTéS PoLARISANTES
■ ARCHI ET LA RECoNSTRUCTIoN D'ISHINoMAKI
Le Dr. Han Zhang, chercheur post-doctorant auprès du service
OPERA-photonique (Faculté des Sciences appliquées), en
collaboration avec le Prof. Loh (National University of Singapore) a
découvert le « polarizer » le plus fin du monde : il s’appuie sur
des vagues électromagnétiques couplées, guidées et polarisées
par graphène. Leur recherche a été publiée dans le Nature
Photonics du 30 mai. En fabriquant des « polarizers graphènes »
qui combinent les avantages du coût faible (moins de quelques
euros), du caractère compact, d’un temps de relâchement ultracourt et d’une large gamme d’opérations possibles, les
chercheurs pensent que ce matériel permettra de nouvelles
architectures pour des communications optiques sur puces ultrarapides. Outre ses perspectives industrielles, cette découverte
ouvre aussi la voie à une nouvelle physique : les chercheurs
auront dans cette structure de « graphène polarizer » un nouveau
terrain pour tester leurs idées et méthodes vers des appareils
photoniques-plasmoniques tout en carbone.
Le projet « Ishinomaki architecture workshop » (IAW), initiative
belgo-japonaise lancée par le Space Speculation Lab de la Faculté
d'Architecture La Cambre-Horta, a pour but d'aider les habitants
de Ishinomaki à planifier la reconstruction de leur ville, l'une des
plus dévastées de la région par le tsunami de mars 2011. Réunis
du 22 juillet au 2 août 2011, à Ishinomaki au Japon, des
académiques, des étudiants, des professionnels du métier
japonais et belges ont travaillé en collaboration avec les habitants
et les autorités locales, afin de prévoir des projets de
reconstruction équitable et durable pour la ville.
■ CœUR ARTIFICIEL INTRAPéRICARDIQUE
C'est une première en Belgique et un nouveau pas dans l'aide au
patient souffrant d'insuffisance cardiaque terminale :
l'implantation d'un cœur artificiel totalement intrapéricardique
(miniaturisé) chez une patiente en attente de transplantation a
été réalisée avec succès à l'Hôpital Erasme. Depuis 1990, pour
parer le manque de greffons, le Service de chirurgie cardiaque de
l'Hôpital Erasme a développé de nouvelles techniques
d'assistance cardiaque permettant de maintenir en vie les
patients en attente de transplantation. Le système Heartware,
utilisé sur cette patiente, est une nouvelle pompe centrifuge
utilisant la force magnétique et la suspension hydrodynamique
pour propulser le sang du ventricule gauche affaibli vers l'aorte et
l'ensemble du corps. Cette pompe permet de raccourcir le temps
d'intervention et favorise une récupération plus rapide.
■ SAISoN DES INSCRIPTIoNS… EN LIgNE
L'ULB a ouvert sa campagne d'inscriptions le 27 juin. Et, pour la 1re
fois en Communauté française, l’ensemble des futurs ou actuels
étudiants (sauf pour les études contingentées) pouvaient réaliser
la totalité de leur inscription en ligne !
■ SUR LES TRACES DE LA BANANE
Base de l’alimentation dans de nombreux pays, la banane plantain
est aujourd’hui menacée : sa biodiversité décroit de façon
alarmante, ce qui amène nombre de chercheurs à l’étudier pour la
préserver. Originaire d’Indonésie, la banane est aussi un fabuleux
« traceur » des échanges qui ont eu lieu entre les peuples, au cours
des millénaires puisqu’elle ne se propage que transportée par
l’homme. Depuis plusieurs années, le prof. Pierre de Maret (Faculté
de Philosophie et Lettres) s’intéresse à cet aliment ancestral. Avec
son équipe, il a notamment montré que la banane était déjà
présente au Cameroun, au 1er millénaire avant notre ère ; et donc,
qu’il y avait déjà alors des échanges entre les continents asiatique
et africain. Dans une étude parue le 4 juillet dans la revue PNAS,
Pierre de Maret et des collègues belges, français, américains et
australiens retracent les étapes de la géodomestication qui a
donné naissance aux différentes variétés de bananes cultivées.
■ SoUS LA MAIN DE L’AUTRE…
« Sous la main de l'autre » est le nouveau long métrage
documentaire réalisé par Dominique Henry et Vincent Detours
(ULB, IRIBHM). Sorti dans les salles de cinéma en Suisse, le film a
été diffusé sur Arte et la RTBF durant la seconde partie de juin. Il
suit, sur plus de deux ans, les psychothérapies de victimes de
torture. Leur parole renaissante explore un passé indicible parce
qu’inhumain. Faire cesser la douleur, écarter la folie, protéger
leurs proches d’une violence qui dort en eux, être compris et
reconnus – voilà les enjeux qui les animent. Parallèlement à son
travail de chercheur, Vincent Detours poursuit, depuis plusieurs
années, une carrière de cinéaste documentaire sur de grands
sujets de société.
20
AOÛT 2011
■ éTUDIANTS INgéNIEURS à oUAgADoUgoU
Un projet réalisé par un groupe de 6 étudiants ingénieurs de
l’ULB, en collaboration avec l’Université de Ouagadougou (UO) et
l’entreprise Rose Eclat (Ouagadougou), avait pour objectif le
développement d’un nouveau type de séchoir solaire de mangues
et l’évaluation de ses performances sur le terrain. Le séchoir
développé a une bonne productivité, un coût de fonctionnement
nul, et permet l’obtention de mangues d’une qualité remarquable.
Ce projet a été encadré par la Cellule de coopération au
développement de l’École polytechnique de Bruxelles (CODEPO),
à l’ULB, qui a comme mission de proposer aux étudiants de l’École
une expérience en coopération au développement. Depuis 5 ans,
ce sont plus de 60 étudiants qui ont réalisé un projet dans des
domaines variés comme la conservation des aliments, le
biomédical, les énergies renouvelables, le traitement des eaux et
la valorisation de la biodiversité.
PARMI LES PRIX
ATTRIBUÉS À DES
PERSONNALITÉS DE L’ULB
CETTE ANNÉE...
PARMI LES PRIX
ATTRIBUÉS À DES
ÉTUDIANTS DE L’ULB
CETTE ANNÉE…
(NB : VoIR AUSSI P. 11)
■
Le Prix Ithier à Cédric Blanpain, Patrick Flamen, François Fuks et
Christos Sotiriou.
■
L’ERC Advanced Grant à Marc Henneaux.
■
Le Prix Socrate à Serge Schiffmann et Michèle Dramaix-Wilmet.
■
Le Prix Francqui à Pierre Vanderhaeghen.
■
Le Grand Prix du jury à Cannes à Luc et Jean-Pierre Dardenne.
■
Le Prix Karlson à Nathan Goldman.
■
Le Humbold Research Award à André Preumont.
■
Le Prix La Recherche à Serge Massar et Stefano Pironio.
■
La nomination de Cédric Blanpain au 9e rang du titre de « Belge
de l’Année ».
■
Le Prix Lavalleye Coppens à Valentine Hendriks.
■
Le Prix du Fonds Carine Vyghen à Patrick Biston.
■
Le groupe « Bruegel » (dont font partie André Sapir et Bruno
Van Pottelsberghe), classé 4e des 20 think tanks économiques
les plus influents au niveau mondial.
■
Le New Researchers Prize à Stéphanie Collet.
■
Le Prix AFFI-FNEGE de la meilleure thèse en finance d’entreprise
à Anaïs Hamelin.
■
Un Prix Wernaers décerné à Simon-Pierre Gorza, Service OPERA
de la Faculté des Sciences appliquées (conjointement avec
Albert Art), pour la création et l'organisation de l'exposition « Si
nous parlions des énergies ? ».
■
Un Prix Wernaers attribué à Cédric Boey, Benoît Haut et Antoine
Nonclercq (respectivement du Bureau d'appui pédagogique de
la Faculté des Sciences appliquées, du service TIPs et du
laboratoire LIST) pour leurs travaux de coopération au
développement dans le domaine des énergies alternatives.
■
Un Prix Wernaers attribué à Alain Jorissen, Dimitri Pourbaix et
Sophie Van Eck, de l'Institut d'astronomie et d'astrophysique
(IAA), Faculté des Sciences pour le projet « Clés pour l'Univers »
(l'astronomie portée dans les lieux d'enfermement), les cours
publics d'astronomie et les activités menées à la Coupole de
l'ULB.
■
Le 2e Prix Challenge APERAU-AMO à une équipe d'étudiants de
l'Institut d'urbanisme et d'aménagement du territoire (IUAT) de
la Faculté des Sciences appliquées.
■
Le Prix Ingénieurs sans frontières-Philippe Carlier à Amandine
Caprasse, étudiante en bioingénierie.
■
Le 2e prix diplomatique (« Distinguished delegation ») pour une
délégation de 22 étudiants ayant participé à la simulation de la
National Model United Nations ; Émilie Taton, a quant à elle
obtenu un prix individuel « Distinguished delegate » au sein de
son comité (l’Organisation des États américains).
■
Le titre de champion du monde de la diplomatie à une équipe
interuniversitaire belge dont faisait partie François Koulischer,
doctorant en économie à la Solvay Brussels School of
Economics and Management, à la WorldMUN.
■
Le Prix UDIAS à Cédric Barroo, jeune diplômé en Sciences
chimiques (chimie physique des matériaux, catalyse et
tribologie) et aspirant FNRS.
■
Le Prix François Delor à Mademoiselle Yang Yang pour son
mémoire de fin d'études autour des questions LGBTI
(lesbiennes, gays, bis, transgenres et intersexués).
■
Le premier Prix du concours d'idée pour le Palais de justice de
Bruxelles attribué à Julie Collet et Géraldine Lacasse, jeunes
diplômées de la Cambre (Faculté d'Architecture) et anciennes
étudiantes de l'Unité 22 Space Speculation. Par ailleurs, une
série de projets d'étudiants de l'atelier 22 Space Speculation
de la Faculté d'Architecture ont aussi été primés pour leurs
réflexions critiques sur la question du monument et de
l'architecture à grande échelle : Simon Bidal, Valentin
Thévenot, Pierre Escobar et Yannick Vanhaelen,
■
Des Prix au concours international de l'Économie et de la
Finance-Paris 2011 attribués à Corentin Poels, Alexandre
Gueulette, David Lebrun et Gil Badart, étudiants en Master de la
Solvay Brussels School of Economics and Management.
■
Une mention spéciale du Prix euro-atlantique à Hadrien-Laurent
Goffinet, étudiant en Science politique à l'ULB, pour son
mémoire « L’A400M : un envol vers l'Europe de la défense ? ».
21
LES CHIFFRES DE L’ANNéE éCoULéE
COMPTES 2010
Légende
BA = bachelier (1er cycle);
MA = master (2e cycle);
MA+ = études post master (2e cycle - master
complémentaire et formation des maîtres);
DOC = doctorat (3e cycle)
ETP = équivalent temps plein
PS = personne physique
COMPTES: 274 MILLIONS € (Hôpital académique non compris)
Les principales sources de financement
Les principales dépenses
Fonctionnement et équipement 33%
Subsides des pouvoirs publics 60%
Recherche contractuelle et
subsidiée 30%
Droits d’inscription 5%
Divers 5%
Les comptes de résultats de l’Institution (en euros)
Personnel scientifique et
académique 29%
Personnel administratif 26%
Chercheurs contractuels 12%
Total personnel 67%
Budget
2010
Comptes
2010
191 521 298
-191 911 874
192 516 983
-191 417 027
-390 576
1 099 955
14 688 872
-15 732 528
Résultat de la Section II
-187 400
-532 195
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE (HORS SECTION II)
-203 176
RÉSULTAT
Recettes
Dépenses
RÉSULTAT BRUT DE L'EXERCICE (SECTION II COMPRISE*)
Solde reporté de 2010
Solde à reporter en 2011
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE (SECTION II COMPRISE)
56 300
588 495
Perte nette cumulée fin 2009 (Hors Section II)
-2 689 419
PERTE NETTE CUMULÉE À FIN 2010 (HORS SECTION II)
-2 100 924
* SECTION II = le secteur social étudiant
ULB, UNIVERSITÉ COMPLÈTE
ÉTUDIANTS 2010-2011
2010-2011: Étudiants par secteur d’études
Sciences humaines et sociales
57,6%
Sciences et technologies 20,6%
Sciences de la santé 21,8%
2010-2011: Étudiants par niveaux d’études
BA 54,8%
MA 31,2%
MA+ 7%
DOC 7%
En 2010-2011, près de 24.000 étudiants inscrits dans 40 programmes de BA, 70 programmes de MA (déclinés en 185 finalités), 60 postmasters dont 37 programmes de spécialisation médicale.
Les domaines d'études les plus prisés sont ceux de Sciences politiques et sociales (13%), de Sciences économiques et de gestion (12%)
et de Sciences médicales (11%).
Il faut noter que dans le domaine 'Art et sciences de l'art' ne sont organisées que des formations doctorales en collaboration avec les
écoles supérieures des arts; cette coorganisation est nouvelle, 2 thèses de doctorat sont en cours.
22
Étudiants 2010-2011
BA
13 305
MA
7 572
MA+
1 763
DOC
1 661
TOTAL
24 301
7 883
4 897
518
141
574
634
864
1 203
1 466
33
1 939
1 029
92
234
335
649
1 584
450
127
803
623
18
31
32
29
110
184
77
37
700
2
50
68
121
38
189
21
8
103
100
13 998
2
301
907
1 122
1 580
3 086
2 121
168
2 922
1 789
SCIENCES ET TECHNOLOGIES
2 683
Sciences
980
Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 239
Sciences de l'Ingénieur
696
Art de bâtir et Urbanisme
768
1 349
609
82
373
285
350
76
10
217
47
616
340
38
221
17
4 998
2 005
369
1 507
1 117
SCIENCES DE LA SANTÉ
Sciences médicales
Sciences de la Santé publique
Sciences vétérinaires
Sciences dentaires
Sciences biomédicales et pharmaceutiques
Sciences de la Motricité
1 326
581
324
895
824
2
345
120
26
42
196
183
29
23
17
6
176
17
5 305
2 542
403
208
463
721
968
Total ULB
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
Art et Sciences de l'Art
Philosophie
Langues et Lettres
Histoire, Art et Archéologie
Information et Communication
Sciences politiques et sociales
Sciences juridiques
Criminologie
Sciences économiques et de Gestion
Sciences psychologiques et de l'Éducation
2 739
1 017
51
208
386
326
751
DIPLÔMÉS
Chaque année, l'ULB confère plus de 5.000 diplômes - ~ 1.900 grades de bachelier, 2.500 grades de master, plus de 600 grades postmaster - ce qui porte à ± 110.000 le nombre de diplômes délivrés depuis 1971.
L'intégration des Instituts supérieurs d'architecture dans les universités a été réalisée en 2010-2011; l'ULB n'a pas conféré de grades
d'architecte (domaine 'art de bâtir et urbanisme') en 2009-2010; 166 étudiants ont achevé leurs études en 2010-2011.
PERSONNEL au 01.02.2011
Total
ETP
6 359,3
PS
8 202
ULB
Académique
Scientifique
Personnel administratif, technique, spécialisé
3 040,6
682,6
1 041,2
1 316,8
4 441
1 278
1 785
1 378
FRS-FNRS ET FONDS ASSOCIÉS
Académique
Scientifique
Personnel administratif, technique, spécialisé
604,0
116,0
486,0
2,0
606
116
488
2
2 635,6
2 100,7
534,9
3 053
2 443
610
Cadre
Hors cadre
1 032,4
523,9
293,8
214,7
1 360,9
330,6
658,9
292,4
HÔPITAL ERASME
Personnel médical, infirmier et soignant
Personnel administratif
Académiques et scientifiques (hors Hôpital) au 01.02.2011
TOTAL GÉNÉRAL
Facultés de Sciences humaines
Facultés de Sciences et technologies
Pôle santé
23
2011 : Personnel académique et scientifique
Facs de Sciences et technologies
41%
L'ULB est un des plus importants employeurs de la région : 8.200
personnes y sont employées - plus de 5 000 à l'université même
et 3.000 à l'Hôpital universitaire Erasme.
Facs de Sciences humaines 37%
Pôle santé 22%
ULB, UNIVERSITÉ DE RECHERCHE
CHERCHEURS
Personnel affecté partiellement ou totalement à la recherche, au 01.02.2011
Total ULB
ETP
1751,8
PS
3091
SUR BUDGET DE FONCTIONNEMENT
1038,1
2261
Académiques
Scientifiques
669,9
368,2
1257
1004
HORS BUDGET DE FONCTIONNEMENT, SUR FONDS EXTÉRIEURS
713,7
830
Rémunérés par l'ULB
Rémunérés par le FNRS
472,7
241,0
589
241
Plus de 3.000 personnes – sans compter les doctorants – participent à l'essor de la recherche à l'ULB.
C'est l'ampleur de l'activité Recherche qui fait la spécificité des universités. C'est pourquoi l'ULB a adopté une politique volontariste en
matière de bourses post-doctorales : 113 bourses de postdoc ont été accordées en 2010-2011 à de jeunes docteurs issus de 30 pays.
BUDGET ALLOUÉ À LA RECHERCHE
Sources de financement de la recherche
Régional 29%
FNRS 28%
Budget fonctionnement 24%
Fédéral 6%
CfB 6%
International 3%
Autre 4%
Le budget alloué à la recherche est de l'ordre de 150.000.000 €.
Il provient de :
- l'allocation de base de l'université (on s’accorde à considérer
que 25% de l’allocation annuelle couvre spécifiquement les
activités de recherche);
- des différents fonds du FNRS, eux-mêmes principalement
alimentés par le budget de la Communauté française;
- des Régions;
- de ressources fédérales (PAI, projets pilotés par le SPPS…);
- de fonds internationaux, essentiellement européens (FP7, ERC) ;
- d'autres fonds provenant du budget de la Communauté française
(FSR, ARC);
- d'autres ressources diverses (entreprises, fonds propres, etc.).
DOCTEURS
En 2009-2010, 30% des thèses défendues en Communauté française l'ont été à l'ULB.
2009-2010 : Doctorats selon le genre
2009-2010 : Docteurs par secteurs de recherche
H 56,4%
Sciences 48%
F 43,6%
Sciences humaines et sociales 33%
Sciences de la santé 19%
Globalement, les docteurs sont plus nombreux que les docteures mais celles-ci l'emportent dans certains domaines, “Sciences
politiques et sociales” et “Sciences biomédicales et pharmaceutiques” en particulier.
24
Doctorats 2009-2010
F
96
H
124
F+H
220
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
Philosophie
Langues et Lettres
Histoire, Art et Archéologie
Information et Communication
Sciences politiques et sociales
Sciences juridiques
Criminologie
Sciences économiques et de Gestion
Sciences psychologiques et de l'Éducation
37
3
7
4
2
16
36
5
2
8
2
5
1
1
1
3
9
4
73
8
9
12
4
21
1
1
10
7
SCIENCES
Sciences
Sciences agronomiques et Ingénierie biologique
Sciences de l'Ingénieur
33
24
1
8
72
45
4
23
105
69
5
31
SCIENCES DE LA SANTÉ
Sciences médicales
Sciences de la Santé publique
Sciences biomédicales et pharmaceutiques
26
11
16
9
2
5
42
20
2
20
Total ULB
15
CO-TUTELLES DE THÈSE
Dans le cadre d'une co-tutelle, le travail de recherche est mené pour partie dans une université, pour partie dans l'autre et supervisé
par deux directeurs de thèse - un dans chaque établissement.
176 thèses en co-tutelles sont en cours à l'ULB en 2010-2011, dans quasiment tous les domaines d'études. 71 conventions avec des
universités françaises, 13 avec des universités italiennes, 11 avec le Canada.
Le décret "Bologne" a introduit pour les universités de la Communauté française, la possibilité de co-tutelles avec d'autres institutions
belges; 35 conventions sont en cours dont 10 avec notre université sœur, la Vrije universiteit Brussel, 9 avec l'Université catholique de
Louvain, 6 avec l'Université de Liège, 4 avec l'École royale militaire.
En 2009-2010, 13% des diplômes de doctorat ont été conférés en co-tutelle.
ULB, UNIVERSITÉ INTERNATIONALE
POPULATION ÉTUDIANTE INTERNATIONALE 2010-2011
Total ULB
Belgique
Europe
Afrique
Amérique
Asie + Océanie
Réfugiés
24 301
16 622
5 372
1 838
183
203
83
2010-2011 : Étudiants internationaux
Belgique 68,6%
68%
32%
De plus en plus d'étudiants étrangers choisissent l'ULB.
En 2010-2011, 7.679 étudiants étrangers soit 32% des étudiants
inscrits – sans compter les étudiants en échange – originaires de
126 pays, ont étudié à l'ULB; 5.372 proviennent de pays
européens et 1.838 de pays africains.
42% des étudiants étrangers inscrits dans une université en
Communauté française de Belgique le sont à l'ULB.
Le pays européen le plus représenté est la France (2 941
étudiants), suivi par l'Italie, le GD de Luxembourg, l'Espagne, la
Roumanie, le Portugal, la Grèce.
Les étudiants africains sont majoritairement originaires du Maroc,
de la République démocratique du Congo et du Cameroun.
Europe 22,2%
Afrique 7,6%
Amérique 0,8%
Asie et Océanie 0,8%
Les domaines d'études les plus attractifs pour les étudiants
étrangers sont ceux des Sciences politiques et sociales (en
particulier le master en politique internationale et les masters en
études européennes), des Sciences psychologiques et de
l'Éducation (dont les formations en logopédie), de l'Art de bâtir et
urbanisme (architecture) et l'ensemble du secteur de la santé.
25
ÉTUDIANTS ÉTRANGERS EN SÉJOUR D'ÉCHANGES
2010-2011 : Etudiants visiteurs en programmes
d’échanges
Erasmus 73%
Conventions bilatérales 21%
Erasmus Belgica 6%
En 2010-2011, 525 étudiants étrangers ont effectué un séjour
d'échanges et suivi une partie de leur programme à l'ULB; ils
viennent de l'Union européenne (programme Erasmus), de la
Communauté flamande (programme Erasmus Belgica) ou d'autres
universités du monde avec lesquelles l'ULB a signé des
conventions bilatérales d'échange.
26% de ces étudiants étaient espagnols, 14% italiens, 10%
canadiens, 9% français, d'autres venant de Chine, de Corée, de
Singapour.
Leurs disciplines de prédilection : Médecine, Droit, Gestion
d'entreprise, Sciences politiques, Ingénierie, Sciences
psychologiques, Langues et Littératures.
MOBILITÉ INTERNATIONALE DES DIPLÔMÉS DE L'ULB
21% des diplômés de MA ont participé à un programme d'échanges durant leurs études.
En 2010-2011, ils sont près de 600 à suivre une partie de leur cursus dans une université étrangère (à Montréal, Madrid, Valence,
Copenhague, Berlin, ... ) ou de la Communauté flamande (Universiteit Gent, Vrije Universiteit Brussel).
PERSONNEL INTERNATIONAL
2011 - Personnel académique et scientifique
selon la nationalité
1000
750
500
250
0
.........................................................
.........................................................
Belge
26% du personnel académique et scientifique est de nationalité
étrangère.
Il provient de 57 pays. Le plus grand nombre est originaire de
l'Union européenne (France, Italie, Allemagne, Espagne) mais ils
sont nombreux aussi à venir de Chine, d'Inde, de Russie.
.........................................................
.........................................................
.........................................................
Académique
de l'UE
Autre
Scientifique
2009-2010 : Docteurs selon la nationalité
Belges 60%
UE 22%
40% des doctorants sont de nationalité étrangère : 22%
proviennent de l'UE - dont environ la moitié de France ; 12% sont
originaires d'Afrique, essentiellement du Congo.
Près de la moitié de ces thèses ont été défendues dans le secteur
des sciences.
Hors UE 18%
Docteurs internationaux
Belges
132
UE
49
Hors UE
39
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
Philosophie
Langues et Lettres
Histoire, Art et Archéologie
Information et Communication
Sciences politiques et sociales
Sciences juridiques
Criminologie
Sciences économiques et de Gestion
Sciences psychologiques et de l'Éducation
40
5
6
8
2
8
1
1
4
5
21
3
2
2
12
5
1
2
SCIENCES
Sciences
Sciences agronomiques et Ingénierie biologique
Sciences de l'Ingénieur
66
42
4
20
20
15
1
4
19
12
SCIENCES DE LA SANTÉ
Sciences médicales
Sciences de la Santé publique
Sciences biomédicales et pharmaceutiques
26
14
8
4
12
4
8
2
2
4
Total ULB
9
1
2
2
4
7
LISTE DES 1ers CYCLES (BA) À LA RENTRÉE 2011
EN SUIVANT L’ALPHABET
Architecture
Bioingénieur
Droit
Histoire
Histoire de l'art et Archéologie
Histoire de l'art et Archéologie, or. musicologie
Information et communication
Ingénieur civil
Ingénieur civil Architecte
Ingénieur de gestion
Langues et Littératures anciennes, or. classiques
PAR DOMAINE
Art de bâtir et Urbanisme
• Architecture
Histoire, art et archéologie
• Histoire
• Histoire de l'art et Archéologie
• Histoire de l'art et Archéologie, or. musicologie
Information et communication
• Information et communication
Langues et lettres
• Langues et Littératures anciennes, or. classiques
• Langues et Littératures anciennes, or. orientales
• Langues et Littératures françaises et romanes
• Langues et Littératures modernes, orientation générale
• Langues et Littératures modernes, orientation germaniques
• Langues et Littératures modernes, orientation orientales
• Langues et Littératures modernes, orientation slaves
Langues et Littératures anciennes, or. orientales
Philosophie
Langues et Littératures françaises et romanes
• Philosophie
• Sciences des religions et de la laïcité
Langues et Littératures modernes, orientation générale
Langues et Littératures modernes, orientation germaniques
Langues et Littératures modernes, orientation orientales
Langues et Littératures modernes, orientation slaves
Logopédie
Sciences
• Sciences biologiques
• Sciences chimiques
• Sciences géographiques
• Sciences géologiques
• Sciences informatiques
• Sciences mathématiques
• Sciences physiques
Médecine
Sciences agronomiques et ingénierie biologique
Médecine vétérinaire
• Bioingénieur
Philosophie
Sciences biomédicales et pharmaceutiques
Sciences biologiques
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Sciences psychologiques et de l’éducation
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• Médecine vétérinaire
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LE DOCTORAT À L’ULB
Qu’est-ce que le doctorat ?
• Diplôme universitaire à part entière, le Doctorat repose sur des
activités de recherche menées sous la supervision d'un
promoteur académique et encadrées par un comité
d’accompagnement personnalisé. L’épreuve finale du doctorat
consiste à présenter une thèse de doctorat qui sera évaluée par
un jury ad hoc. Durant son parcours jusqu’à la thèse, le
doctorant suit également une formation à la recherche destinée
à renforcer ses compétences scientifiques dans sa discipline et
à développer des compétences transversales utiles à la
recherche. À l’ULB, cette formation est sanctionnée,
indépendamment de la thèse de doctorat, par un Certificat de
formation à la recherche.
• Durant son doctorat, le jeune chercheur contribue également
par ses travaux aux recherches menées par le laboratoire qui
l’accueille. Il peut aussi participer, dans une certaine mesure, à
l’enseignement universitaire. D’une part, certains doctorants
sont engagés directement par l’ULB comme assistants et
partagent leur temps entre la recherche doctorale et
l’enseignement. D’autre part, de nombreux doctorants
s’impliquent spontanément dans des activités d’enseignement
ou d’encadrement d’étudiants des cycles inférieurs.
Le doctorat à l’ULB : quelques chiffres significatifs
• L’ULB considère le doctorat comme le terreau de la recherche de
haut niveau et l’une des spécificités des études universitaires
par rapport aux formations offertes dans les Hautes Écoles.
C’est pourquoi l’ULB a développé depuis plusieurs années une
politique d’encouragement au doctorat, aujourd’hui couronnée
de succès : en 2009-2010, 30% des doctorats délivrés en
Communauté française ont été défendus à l’ULB.
• En 2010-2011, plus de 1.600 doctorants sont inscrits à l’ULB et y
bénéficient d’un encadrement personnalisé de la part des
spécialistes de leur discipline. Une partie de ces doctorants a
obtenu une bourse auprès des organismes de soutien à la
recherche, tels que le Fonds de la recherche scientifique (FRSFNRS) ou le Fonds pour la formation à la recherche dans
l'industrie et dans l'agriculture (FRIA), mais aussi auprès de
l'ULB via des fonds régionaux bruxellois et wallons, fédéraux ou
européens (39% des bourses doctorales dont sont bénéficiaires
les doctorants inscrits à l'ULB).
• La recherche doctorale à l’ULB s’internationalise également de
façon spectaculaire : 40% des doctorants à l’ULB sont
aujourd’hui de nationalité étrangère. De même, de plus en plus
de doctorats sont réalisés à l’ULB en partenariat avec d’autres
universités, pour la plupart situées hors de la Belgique (13%
cette année). Ce partenariat, appelé co-tutelle de thèse, permet
aux doctorants de mener leurs travaux dans deux universités,
sous la direction de deux promoteurs, et d’obtenir à l’issue de
ceux-ci un double diplôme de doctorat. Cette internationalisation
croissante du doctorat s’explique en partie par la participation
active des équipes qui encadrent les doctorats aux réseaux
internationaux de recherche et d’enseignement (on observe par
exemple une participation croissante des équipes de l’ULB au
montage de programmes conjoints de doctorat Erasmus Mundus).
La valorisation du doctorat
• La vocation première du doctorat est de préparer au métier de
chercheur qui, selon les disciplines, peut s'exercer de façon
variable dans et hors de l’université. Certains jeunes docteurs
de l'ULB se sont particulièrement distingués ces dernières
années. Plusieurs chercheurs ont ainsi été récompensés pour
leur travaux menés à l'ULB durant leur doctorat par des prix
prestigieux. D'autres ont été recrutés pour poursuivre leur
recherche dans les meilleures universités du monde.
• Mais la carrière académique n'est pas toujours la voie
privilégiée par les jeunes docteurs, qui peuvent faire de
brillantes carrières dans les entreprises, les services publics ou
les organisations internationales. Le docteur est en effet un
spécialiste reconnu dans sa discipline, ce qui peut être
particulièrement recherché dans de nombreux domaines,
comme par exemple les finances, l’informatique ou la médecine.
En outre, les compétences et les savoir-faire développés par les
doctorants dépassent cette seule spécialisation et sont
multiples : l’implication active dans des équipes de recherche,
la manipulation technique d’équipements perfectionnés, la
participation aux enseignements universitaires ou l’autonomie
dans un projet individuel qu’il faut mener à bien, illustrent
parfaitement quelques acquis des docteurs qui sont
valorisables sur le marché du travail.
• Pourtant, le doctorat et les compétences qu’il mobilise restent
méconnus à l’extérieur de la sphère académique. Pour améliorer
cette image et favoriser l’insertion socio-professionnelle des
jeunes docteurs, l’ULB participe activement depuis plusieurs
années au projet PRODOC, projet Interreg en partenariat,
notamment, avec des universités du Nord de la France, financé
entre autres par la Commission européenne et la Région
wallonne, et qui inclut des actions tout à fait concrètes pour les
docteurs, allant du « coaching » des doctorants à des rencontres
entre les docteurs et le monde de l’entreprise au sens large.
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➔
LES MASTERS EN ANGLAIS
Masters complets en anglais
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Business Engineering (Master in Business and technology)
Computer Engineering
Computer Science
Economics – Management Science
Economics – Research focus
Economics – Teaching focus
Economics Business Economics
Geography – Urban studies (Euromaster 4Cities)
Political Science (60 ECTS)
Statistics, option Economics and Statistics
L’ULB et la VUB organisent dans le cadre de BRUFACE
(Brussels Faculty of Engineering), une série de Masters of
Science en anglais dans le domaine des sciences de
l'ingénieur :
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Architectural Engineering
Chemical and Materials Engineering
Civil Engineering
Electromechanical Engineering
Plus d'info: http://www.bruface.eu
MA2 exclusivement en anglais
• Chemistry – Materials Sciences specialisation
Masters avec une part importante de cours en anglais
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Business Engineering
Economics – Analyse, consult and economical politics
Economics (60 ECTS)
Electro-mechanical Engineering
Chemical and Materials Engineering
Architecture and Engineering
Statistics - Research focus
N° SPÉCIAL
« HAUTS FAITS 2010-2011 »
Cette publication a été réalisée
par le Service de communication
de l'ULB (Département des
relations extérieures) avec
l'appui de la communication
« recherche » (Département
des relations extérieures),
du Bureau d'études et du
Département de l'administration
financière de l'Université,
du Département recherche et
du Département enseignement.
Éditeur responsable :
Anne Lentiez
Coordination :
Alain Dauchot et
Isabelle Pollet
Rédaction :
Julie Allard,
Sophie Coppens,
Alain Dauchot,
Nathalie Gobbe,
Serge Jaumain,
Anita Mathieu,
Isabelle Pollet,
Michel Sylin,
Valérie Van Innis
Statistiques :
Claude Henschel
(Bureau d'études)
Graphisme :
Geluck, Suykens & partners
(Chiquinquira Garcia)
Photos © ULB : A. Antoniol,
J.-M. Bodson, J.-D. Burton,
J.-M. Clajot, L. Geerts,
J. Jottard, C. Sturbois,
M. Vanden Eeckhoudt.
Imprimerie & routage :
IPM
Infos: www.ulb.ac.be/ma/en/ma-fr.html
Esprit libre sur le Web :
ulbruxelles.be/espritlibre/
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Université libre de Bruxelles
Avenue F.D. Roosevelt, 50
B-1050 Bruxelles
www.ulbruxelles.be
MEMBRE DE L’ACADÉMIE WALLONIE – BRUXELLES
ET DU PÔLE EUROPÉEN DE BRUXELLES WALLONIE
SITUÉ PRÈS DU SERVICE DES INSCRIPTIONS, LE NOUVEAU BÂTIMENT K ABRITE NOTAMMENT UN
AUDITOIRE DE 830 PLACES ET 6 SALLES DE SÉMINAIRE. PHOTO: SERGE BRISON - © ULB.
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