recommandation pro rage pac habitat collectif et tertiaire 02installation reno 2015 09

recommandation pro rage pac habitat collectif et tertiaire 02installation reno 2015 09
P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT
COLLECTIF ET TERTIAIRE
Installation
et mise en service
SEPTEM
BRE 2015
RRRR

RRRR RR
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
ÉDITO
L
e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SUEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QUALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTU, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTU aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTU. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Rénovation
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
1 - Domaine d’application................................................................ 7
2 - Références............................................................................................. 8
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 8
2.2. • Références normatives................................................................................................ 9
2.3. • Autres documents.......................................................................................................11
3 - Termes et définitions.................................................................. 12
4 - Description des systèmes....................................................... 14
4.1. • Les types de pompe à chaleur................................................................................... 14
4.1.1. • Pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc extérieure........................... 14
4.1.2. • Pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc intérieure........................... 15
4.1.3. • Pompe à chaleur avec sonde(s) géothermique(s)...................................... 16
4.1.4. • Pompe à chaleur sur nappe aquifère........................................................... 17
5 - Implantation de la pompe à chaleur.............................. 18
Rénovation
5.1. • Spécifications générales............................................................................................ 18
5.1.1. • Emplacement................................................................................................. 18
5.1.2. • Liaison au sol................................................................................................. 18
5.2. • Implantation à l’extérieur.......................................................................................... 19
5.2.1. • Emplacement................................................................................................. 19
5.2.2. • Evacuation des condensats......................................................................... 20
5.2.3. • Spécifications pour une implantation en toiture terrasse......................... 20
5.3. • Implantation à l’intérieur........................................................................................... 23
5.3.1. • Dispositions générales pour le local d’implantation.................................. 23
5.3.2. • Ventilation...................................................................................................... 24
5.4. • Spécificités pour les pompes à chaleur air/eau avec réseau aéraulique............... 24
5.4.1. • Evacuation des condensats.......................................................................... 24
5.4.1. • Dispositions particulières pour la ventilation du local d’implantation..... 25
5.4.2. • Prise d’air et rejet d’air de la pompe à chaleur........................................... 25
5.4.3. • Réseau aéraulique de la pompe à chaleur raccordée................................ 28
5.5. • Points de contrôle...................................................................................................... 29
5.5.1. • Conformité au dossier de conception......................................................... 29
5.5.2. • Implantation de la pompe à chaleur........................................................... 30
5.5.3. • Pose de la pompe à chaleur......................................................................... 30
5.5.4. • Dispositions particulières............................................................................. 30
4
6 - Mise en œuvre du réseau de production
et distribution.......................................................................................... 31
6.1. • Disconnecteur............................................................................................................. 31
6.1.1. • Montage du dispositif de protection............................................................ 32
6.1.2. • Mise en œuvre............................................................................................... 33
Conception : LENOX – Illustrations : COSTIC – Editeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-346-8
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
6.2. • Soupape de sécurité.................................................................................................. 35
6.3. • Circulateur.................................................................................................................. 36
6.4. • Volume tampon.......................................................................................................... 37
6.5. • Vase d’expansion....................................................................................................... 38
6.6. • Tuyauteries hydrauliques........................................................................................... 38
6.6.1. • Réseau hydraulique...................................................................................... 39
6.6.2. • Passage des parois intérieures.................................................................... 40
6.6.3. • Pénétration en toiture terrasse.................................................................... 41
6.6.4. • Compensation des dilatations..................................................................... 42
6.6.5. • Liaisons aux appareils.................................................................................. 42
6.6.6. • Collecteurs pour passage des tubes en dalle............................................. 43
6.6.7. • Supportage.................................................................................................... 44
6.6.8. • Tuyauteries enterrées.................................................................................... 45
6.6.9. • Stockage et transport................................................................................... 45
6.6.10. • Calorifuge des tuyauteries apparentes (non noyées dans le béton)...... 46
6.7. • Calfeutrement des traversées de parois extérieures............................................... 47
6.8. • Collecteurs de distribution........................................................................................ 47
6.9. • Qualités d’eaux exigées............................................................................................ 47
6.10. • Points de contrôle.................................................................................................... 48
6.10.1. • Eléments principaux de la distribution hydraulique................................ 48
6.10.2. • Les tuyauteries hydrauliques..................................................................... 48
6.10.3. • Le calorifuge................................................................................................ 49
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
7 - Mise en œuvre des émetteurs............................................ 50
7.1. • Plancher....................................................................................................................... 50
7.1.1. • Réseau de tubes............................................................................................. 50
7.1.2. • Enrobage et essais associés......................................................................... 51
7.1.3. • Mise en chauffe.............................................................................................. 53
7.2. • Ventilo-convecteurs à 2 tubes et à 4 tubes............................................................... 54
7.2.1. • Pose d’une unité terminale verticale............................................................ 54
7.2.2. • Pose d’une unité terminale horizontale....................................................... 54
7.2.3. • Raccordement hydraulique.......................................................................... 55
7.2.4. • Evacuation des condensats.......................................................................... 56
7.3. • Radiateur..................................................................................................................... 56
7.4. • Points de contrôle....................................................................................................... 57
7.4.1. • Plancher chauffant......................................................................................... 57
7.4.2. • Ventilo-convecteurs....................................................................................... 57
7.4.3. • Radiateurs...................................................................................................... 57
8 - Branchement et raccordements électriques........... 58
8.1. • Circuits spécialisés..................................................................................................... 59
8.2. • Câbles électriques et cheminements........................................................................ 59
8.3. • Protection................................................................................................................... 61
8.4. • Points de contrôle...................................................................................................... 62
9.1. • Pose des sondes et compteurs................................................................................. 63
9.1.1. • Sonde de température extérieure................................................................ 63
9.1.2. • Sonde de température d’eau....................................................................... 65
9.1.3. • Sonde de température ambiante................................................................. 67
9.1.4. • Compteur d’eau............................................................................................. 69
9.2. • Raccordement de l’instrumentation et de la GTB................................................... 71
9.3. • Points de contrôle...................................................................................................... 71
9.3.1. • Régulation...................................................................................................... 71
9.3.2. • Emplacement et pose des différentes sondes............................................ 72
Rénovation
9 - Mise en œuvre de l’instrumentation............................. 63
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10 - Forage, sonde(s) géothermique(s)
et eau de nappe...................................................................................... 73
11 - Mise au point et réglage de l’installation................74
11.1. • Mise en eau............................................................................................................... 74
11.1.1. • Nettoyage de l’installation........................................................................... 74
11.1.2. • Remplissage du circuit................................................................................ 75
11.1.3. • Utilisation d’antigel...................................................................................... 75
11.2. • Vérification de l’installation...................................................................................... 76
11.3. • Repérage.................................................................................................................... 76
11.3.1. • Repérage des appareils............................................................................... 76
11.3.2. • Repérage des circuits et des fluides........................................................... 76
11.3.3. • Sens d’écoulement...................................................................................... 77
11.4. • Mise au point et essais sur la pompe à chaleur..................................................... 78
11.5. • Réglages et équilibrage des circuits de distribution.............................................. 78
11.6. • Mise au point et essais pour les émetteurs............................................................ 79
11.7. • Contrôle du bon fonctionnement de l’installation complète................................. 79
12 - Mise en main de l’installation.......................................... 81
12.1. • Particularités des pompes à chaleur air extérieur/eau.......................................... 82
12.1.1. • Esthétisme.................................................................................................... 82
12.1.2. • Mouvement d’air......................................................................................... 83
12.1.3. • Animaux divers........................................................................................... 83
12.2. • Obligations d’entretien et de maintenance............................................................ 83
12.3. • Préconisations d’un entretien et d’une maintenance........................................... 84
13 - Annexes.............................................................................................. 85
Rénovation
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE
POUR LA VERIFICATION DE L’INSTALLATION D’UNE PAC
AIR/EAU (liste non exhaustive).................................................................. 86
ANNEXE 2 : EXEMPLES DE FICHES DE RAPPORT DE MISE EN SERVICE........ 89
ANNEXE 3 : EXEMPLES D’IMPLANTATION EN FACADE DU RESEAU
AERAULIQUE POUR UNE PAC AIR/EAU RACCORDEE............................. 92
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1
PROGRAMME
Domaine d’application
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Ces Recommandations professionnelles concernent les installations
de pompes à chaleur air extérieur/eau, eau glycolée/eau et eau/eau de
puissance calorifique supérieure à 50 kW destinées au chauffage de
l’habitat collectif et des bâtiments tertiaires, lors d’une rénovation.
L’alimentation de locaux à usages spécifiques tels que salle blanche,
process… et les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (puissance utile supérieure à 2 MW) sont exclues.
Les Recommandations professionnelles fournissent les prescriptions
relatives à la mise en œuvre des installations des pompes à chaleur
(PAC) et de leur appoint, intégrant les composants du circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume tampon…) ainsi que les
émetteurs et la régulation.
Deux solutions de rénovation par pompe à chaleur sont possibles :
•La chaudière en appoint : la chaudière existante est conservée.
Elle assure la relève de la pompe à chaleur ;
•La substitution de chaudière : la chaudière existante est remplacée par une pompe à chaleur avec un appoint éventuel centralisé, électrique ou par chaudière.
Les solutions de rafraîchissement par des pompes à chaleur réversibles alimentant des planchers chauffants rafraîchissants, des plafonds chauffants-rafraîchissants ou des poutres ne sont pas l’objet de
ces Recommandations dédiées à la rénovation de l’habitat collectif
existant et du tertiaire existant.
Ne sont pas traitées dans ces Recommandations professionnelles :
•La production d’eau chaude sanitaire ;
•Les fondations thermoactives et les pieux énergétiques.
Rénovation
Les émetteurs alimentés peuvent être des radiateurs, des planchers
chauffants et des ventilo-convecteurs.
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Références
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d’habitation et de bureaux ou recevant du public.
■■ Arrêtés du 30 juin 1999 relatifs aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation et aux modalités d’application
de la réglementation acoustique.
■■ Décret et arrêté du 24 décembre 2007 relatifs aux niveaux de qualité
et aux prescriptions techniques en matière de qualité des réseaux
publics de distribution et de transport d'électricité.
■■ Article R1334-33 du Code de la Santé publique, relatif à la valeur
d’émergence globale en période diurne et en période nocturne.
■■ Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Articles CH, relatif au règlement
de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
■■ Décret du 28 mars 1978 modifié relatif aux règles et procédures
de demandes de permis de recherches et d'exploitation de géothermie
Rénovation
■■ Code Minier – Articles L. 162-1 L. 411-1.
8
■■ Code de l’Environnement – principalement les Articles L. 214-1
à L. 214-60.
■■ Code de la Santé publique.
■■ Code général des collectivités territoriales.
■■ Code du travail.
■■ NF DTU 43.3, Mise en œuvre des toitures en tôles d'acier nervurées
avec revêtement d’étanchéité.
■■ NF DTU 43.4, Toitures en éléments porteurs en bois et panneaux
dérivés du bois avec revêtement d'étanchéité.
■■ DTU 43.5, Réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées.
■■ NF DTU 58.1, Plafonds suspendus – Travaux de mise en œuvre.
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■■ DTU 43.1, Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées
avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine.
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2.2. • Références normatives
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF DTU 65.14 P1, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 1 : Cahier des clauses techniques –
Dalles désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P2, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 2 : Cahier des clauses techniques –
Autres dalles que les désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P3, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 1 : Cahier des clauses spéciales –
Dalles désolidarisées isolées et autres dalles.
■■ Règles N 84, Action de la neige sur les constructions.
■■ Règles NV 65, Règles définissant les effets de la neige et du vent
sur les constructions et annexes.
■■ NF EN 378-1, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 1 : Exigences
de base, définitions, classification et critères de choix.
■■ NF EN 378-3, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 3 : Installation in
situ et protection des personnes.
■■ NF EN 378-4, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur – Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 4 :
Fonctionnement, maintenance, réparation et récupération.
■■ NF EN 1264-2, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 2 : Chauffage par le sol : méthode
de démonstration pour la détermination de l’émission thermique
utilisant des méthodes par le calcul et à l’aide de méthodes d’essai.
■■ NF EN 1264-3, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 3 : Dimensionnement.
Rénovation
■■ NF EN 1264-1, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 1 : Définitions et symboles.
9
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF EN 1264-4, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 4 : Installation.
■■ NF EN 1264-5, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 5 : Surfaces chauffantes et rafraîchissantes intégrées dans les sols, les plafonds et les murs –
Détermination de l’émission thermique.
■■ NF EN 1717, Protection contre la pollution de l’eau dans les réseaux
intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection
contre la pollution par retour.
■■ NF EN 12828, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage à eau.
■■ NF EN 12831, Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base.
■■ NF EN 14511-1, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 1 : Termes
et définitions.
■■ NF EN 14511-2, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique
pour le chauffage et la réfrigération – Partie 2 : Conditions d’essais.
■■ NF EN 14511-3, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 3 : Méthode
d’essai.
■■ NF EN 14511-4, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 4 : Exigences.
■■ NF EN 14825, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération des locaux – Essais
et détermination des caractéristiques à charge partielle et calcul
de performance saisonnière.
Rénovation
■■ NF EN 15316-4-2, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Méthode de calcul des besoins énergétiques et des rendements
des systèmes – Partie 4-2 : Systèmes de génération de chauffage
des locaux, systèmes de pompes à chaleur.
10
■■ NF EN 15450, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage par pompe à chaleur.
■■ NF P 52-612/CN, Systèmes de chauffage dans les bâtiments
– Méthode de calcul des déperditions calorifiques de base –
Complément national à la norme NF EN 12831 – Valeurs par défaut
pour les calculs des articles 6 à 9.
■■ NF C 15-100, Conception, réalisation, vérification et entretien des installations électriques alimentées sous une tension
au plus égale à 1000 volts (valeur efficace) en courant alternatif
et à 1500 volts en courant continu.NF EN 61000-3-3, Compatibilité
électromagnétique. Partie 3 : Limites – Section 3 :Limitation de fluctuations de tension et du flicker dans les réseaux basse tension
pour les équipements ayant un courant appelé inférieur ou égale
à 16 A.
PROFESSIONNELS
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■■ NF C 14-100, Conception, réalisation des installations électriques
alimentées sous une tension au plus égale à 1000 V en courant
alternatif comprises entre le point de raccordement au réseau
et le point de livraison.
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■■ NF X 08-100, Tuyauteries rigides – Identification des fluides par couleurs conventionnelles.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF EN 61000-3-3, Compatibilité électromagnétique – Partie 3 :
Limites – Section 3 :Limitation de fluctuations de tension et du flicker dans les réseaux basse tension pour les équipements ayant
un courant appelé inférieur ou égale à 16 A.
■■ NF EN 61000-3-11, Compatibilité électromagnétique – Partie 3-11 :
Limites – Limitation des variations de tension, des fluctuations
de tension et du papillotement dans les réseaux publics d'alimentation basse tension – Équipements ayant un courant appelé inférieur
ou égal à 75 A et soumis à un raccordement conditionnel.
2.3. • Autres documents
■■ COSTIC – FFB, Fiches opératoires de mise au point et de maintenance – installations de chauffage par PAC – 2008.
■■ Cahier des Prescriptions Techniques relatif aux systèmes de canalisations sous pression à base de tubes en matériaux de synthèse :
tubes en couronnes et en barres (cahier du CSTB n° 2808-V2,
novembre 2011).
■■ Référentiel de certification pour le marquage NF PAC, NF 414.
■■ UTE 15-105 Guide pratique Détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de protection – Méthodes pratiques,
2003.
Rénovation
■■ Pompes à chaleur géothermiques – Les opérations de forage
et limites de prestations, Rapport, Programme Règles de l’Art
Grenelle de l’environnement 2012, Février 2015.
11
Termes et définitions
3
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Fonctionnement simultané
Mode de fonctionnement dans lequel un second générateur de chaleur (par exemple un appoint électrique) prend en charge la demande
de chaleur du système de chauffage, qui ne peut pas être couverte
par la pompe à chaleur, lorsque la température extérieure descend endessous de la température d’équilibre (point de bivalence)-l’appoint
électrique intervient en relève de la pompe à chaleur.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent parallèle.
Fonctionnement alterné
Mode de fonctionnement dans lequel un second générateur de chaleur (par exemple un appoint électrique) prend entièrement en charge
la demande de chaleur du système de chauffage si la température
extérieure descend en-dessous de la température d’équilibre (point
de bivalence)-l’appoint électrique intervient en relève de la pompe à
chaleur.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent alternatif.
Appoint
Appareil de chauffage supplémentaire utilisé pour produire de la chaleur lorsque la puissance de la pompe à chaleur est insuffisante.
Rénovation
Si le type d’énergie consommée par l’appoint est identique à celui
consommé par la pompe à chaleur, le système global est du type
mono-énergie ;
12
Si le type d’énergie consommée par l’appoint est différent de celui
consommé par la pompe à chaleur, le système global est du type
bi-énergie.
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Il peut s’agir de volumes tampons à deux piquages ou de volumes
tampons à quatre piquages.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le volume tampon permet d’augmenter la contenance du réseau afin
d’assurer une inertie suffisante et de maintenir un temps de fonctionnement minimal du compresseur, évitant les cycles courts.
PROGRAMME
Volume tampon
Rénovation
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
13
Description des systèmes
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4
PROGRAMME
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DES
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les pompes à chaleur regroupent les technologies suivantes :
• la PAC air extérieur/eau monobloc extérieure ;
• la PAC air extérieur/eau monobloc intérieure ;
• la PAC eau/eau ou eau glycolée/eau monobloc pour une PAC
géothermique.
On distingue les pompes à chaleur air extérieur/eau fonctionnant en
tout ou rien et celles fonctionnant à vitesse variable.
Ces machines monoblocs intègrent souvent en option un module
hydraulique qui contient la plupart des éléments hydrauliques. Ce
module peut être déporté à l’intérieur. Elles ne nécessitent pas d’intervention sur le circuit frigorifique lors de l’installation.
En mode chauffage, l’évaporateur de la machine échange :
•Sur l’air dans le cas d’une machine air/eau ;
•Sur l’eau (glycolée) dans le cas d’une machine eau (glycolée)/
eau.
4.1. • Les types de pompe à chaleur
Rénovation
4.1.1. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
monobloc extérieure
14
Ce type de pompe à chaleur est installé soit à l’extérieur, soit dans un
local semi-ouvert.
Tous les composants frigorifiques sont rassemblés dans l’appareil.
PROFESSIONNELS
DES
PROGRAMME
Plancher chauffant
avec circulation d’eau
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Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l’eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Pompe à chaleur
air extérieur/eau
monobloc
Tuyauteries avec
circulation d’eau
s Figure 1 : Utilisation d’une pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc extérieure
4.1.2. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
monobloc intérieure
Ce type de pompe à chaleur est installé à l’intérieur.
Tous les composants frigorifiques sont rassemblés dans l’appareil.
Ce type de pompe à chaleur intègre généralement un module
hydraulique.
Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l’eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
Plancher chauffant
avec circulation d’eau
Conduits d'air
s Figure 2 : Utilisation d’une pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc intérieure
Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l’eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
Rénovation
Pompe à chaleur
air extérieur/eau
monobloc
15
PROGRAMME
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PROFESSIONNELS
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
4.1.3. • Pompe à chaleur avec sonde(s)
géothermique(s)
Ce système nécessite une pompe à chaleur eau/eau installée en local
technique ou un local équivalent et un circuit de tubes dans lesquels
circule de l’eau glycolée grâce à un circulateur qui alimente l’évaporateur de la pompe à chaleur.
Les tubes des capteurs sont généralement en matériaux de synthèses
(par exemple polyéthylène haute densité – PEHD).
Les tubes sont disposés verticalement dans un forage suivant une
configuration 2 tubes (dite en U) ou 4 tubes (dite double U).
Le forage est ensuite rempli d’un mélange ciment et bentonite afin de
stabiliser l’ensemble dans sa géométrie originelle.
L’ensemble est communément appelé sonde géothermique verticale.
Ce type d’installation comporte généralement plusieurs sondes géothermiques verticales.
La conception et la mise en œuvre de cette technique nécessitent une
bonne connaissance du milieu géologique.
Ces phases sont généralement réalisées par des prestataires spécialisés (voir le rapport Pompes à chaleur géothermiques – Les opérations de forage et limites de prestations, Programme Règles de l’Art
Grenelle Environnement 2012).
Plancher chauffant
avec circulation d’eau
Capteur
vertical
Pompes à chaleur
eau glycolée/eau
réversible
Rénovation
s Figure 3 : Exemple de pompe à chaleur eau glycolée/eau avec sondes géothermiques verticales
couplée à un plancher chauffant
16
L’exploitation des eaux souterraines fait l’objet d’une réglementation
assez stricte et il convient de s’assurer des pérennités du débit et de la
température.
La conception et la mise en œuvre de cette technique nécessitent une
bonne connaissance du milieu géologique.
Ces phases sont généralement réalisées par des prestataires spécialisés (voir le rapport Pompes à chaleur géothermiques – Les opérations de forage et limites de prestations, Programme Règles de l’Art
Grenelle Environnement 2012).
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Une pompe à chaleur eau/eau permet de puiser de la chaleur dans une
source froide constituée par l’eau d’un puits ou d’une nappe aquifère.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
4.1.4. • Pompe à chaleur sur nappe aquifère
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Plancher chauffant
avec circulation d’eau
Pompes à chaleur
eau/eau
Puisage
Nappe
Pompe
acquifère immergée
Rejet
Rénovation
s Figure 4 : Exemple de pompe à chaleur sur nappe aquifère couplée à un plancher chauffant
17
Implantation de la pompe
à chaleur
PROFESSIONNELS
5
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5.1. • Spécifications générales
5.1.1. • Emplacement
Quel que soit le type de pompe à chaleur, son installation nécessite de
trouver un emplacement satisfaisant pour loger le groupe monobloc.
Un accès aisé est nécessaire pour l’entretien et la maintenance ultérieure de la pompe à chaleur.
La pompe à chaleur est installée à l’emplacement prévu en fonction
des paramètres d’intégrations technique et acoustique vus lors de
la phase de conception. Dans certains cas des mesures complémentaires sont à mettre en place ; elles sont réalisées conformément aux
indications fournies dans chapitres (cf. 5.2) (cf. 5.3).
La pompe à chaleur est, dans la mesure du possible, éloignée des
parois qui modifieraient sa directivité par réflexion des ondes sonores
donc son niveau de puissance acoustique.
5.1.2. • Liaison au sol
La pompe à chaleur doit être fixée et éviter toute transmission de
vibration au bâtiment. Pour cela les points suivants sont à respecter.
Rénovation
Support
18
La pompe à chaleur est positionnée sur un support adapté à son poids
et à son encombrement (socle béton, plots en béton, longrines, châssis support…), sans liaison rigide avec le bâtiment équipé.
Le support est réalisé, positionné ou fixé de façon à être plan et horizontal. La garde par rapport au sol est suffisante (100 à 150 mm) pour
Liaison support/pompe à chaleur
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Dans le cas d’un support de type dalle béton, un matériau résilient à
base de caoutchouc de synthèse ou élastomère est intercalé entre la
dalle et la structure. Dans le cas d’un support préfabriqué, des coussins antivibratiles amortisseurs sont intercalés entre le support et la
liaison avec sol.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
les mises en hors d’eau. Pour les régions où il existe de fortes chutes
de neige, cette garde est surélevée d’au moins 200 mm par rapport à
l’épaisseur moyenne du manteau neigeux. Une casquette de protection de la pompe à chaleur peut être envisagée en tenant compte des
préconisations du constructeur.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La pompe à chaleur est fixée à son support à l’aide de goujons d’ancrage, de vis et de rondelles freins de type « grower » ou à denture
extérieure chevauchante afin d’éviter tout desserrage dû aux vibrations. La visserie utilisée est sélectionnée vis-à-vis du poids et du
centre de gravité de la machine.
Des plots antivibratiles sont prévus entre la pompe à chaleur et le support (plots en élastomère, plots à ressorts, amortisseurs visqueux…).
Le positionnement des plots antivibratiles doit s’effectuer conformément aux préconisations du fabricant. A défaut, un espacement régulier doit être effectué.
5.2. • Implantation à l’extérieur
Il faut prévoir son intégration, soit à l’extérieur, soit dans un local
semi-ouvert, éventuellement traité de manière à éviter toute propagation de bruit au bâtiment ou à l’environnement (avec une implantation
judicieuse des prises et rejets d’air).
Dans le cas de l’installation de plusieurs pompes à chaleur, il est
nécessaire de veiller à ce que le côté soufflage de l’air d’une unité ne
soit pas directement aspiré du côté de l’aspiration de l’unité adjacente.
La pompe à chaleur est installée à l’emplacement prévu en fonction
des paramètres d’intégrations technique et acoustique vus lors de la
phase de conception.
A défaut de préconisations de la part du constructeur, les distances
minimales indicatives à respecter autour de la pompe à chaleur sont
les suivantes :
•Côté aspiration de l’air : 1,50 m
•Côté soufflage de l’air : 1,50 m
•Côté accès et raccordements : 1,50 m
•Autre côté : 1 m
Rénovation
5.2.1. • Emplacement
19
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans le cas de l’installation de plusieurs pompes à chaleur il est
nécessaire de respecter les préconisations de distance minimale entre
les unités fournie par le constructeur. A défaut de préconisation du
constructeur, une distance indicative de 2 m doit être respectée entre
les unités.
Il est primordial de s’assurer que l’air circule correctement autour de
la pompe à chaleur. Aucun obstacle ne doit gêner son fonctionnement
(feuilles d’arbres, pollen, objets encombrants…).
5.2.2. • Evacuation des condensats
Les condensats doivent s’écouler correctement.
Si besoin, notamment dans le cas d’une dalle béton, afin de permettre
une bonne évacuation des condensats, la pompe à chaleur est surélevée d’une hauteur de 50 mm tout en restant de niveau.
L’écoulement des condensats s’effectue sur une surface drainante,
dans un lit de cailloux par exemple. Tout risque de gel des condensats
sur une zone passante doit être évité.
Dans les zones froides, si une tuyauterie d’écoulement des condensats est utilisée, un ruban chauffant est installé afin de protéger la
vidange du gel.
5.2.3. • Spécifications pour une implantation
en toiture terrasse
Type de toiture terrasse
La toiture doit être considérée comme toiture technique ou à zones
techniques. Elle doit en effet pouvoir recevoir une circulation due à la
présence de pompe(s) à chaleur nécessitant certaines interventions et
notamment leur entretien et leur maintenance.
Commentaire
Rénovation
Si les pompes à chaleur ne sont installées que sur une partie de la toiture terrasse, seule cette partie peut être considérée comme toiture terrasse technique
(zone technique). Les documents particuliers du marché (DPM) fixent l’implantation des parties de toiture à considérer en zones techniques et définissent les
chemins et aires d’accès à ces zones. Ils définissent également si ces derniers
sont assimilés à des chemins de circulation ou à des zones techniques (si utilisés
pour l’entretien).
20
•Dans le cas d’un un élément porteur en maçonnerie (DTU 43.1) :
la pompe à chaleur est positionnée sur un ou plusieurs massifs
émergents en maçonnerie solidaires de l’élément porteur ;
•Dans le cas d’une structure porteuse en bois (NF DTU 43.4) ou
d’une toiture en tôles d’acier (NF DTU 43.3) avec revêtement
d’étanchéité : la pompe à chaleur est positionnée sur des dispositifs (potelets et chandelles) reportant directement les charges
de l’équipement sur la structure bois ou sur l’ossature.
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Pour une implantation en toiture terrasse la pompe à chaleur est toujours solidaire de(s) éléments porteurs :
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Dispositions générales
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Un support adapté à la pompe à chaleur peut permettre de répartir la charge sur
les massifs émergents ou les plots.
La mise en place d’un cheminement ou d’une passerelle peut être nécessaire
pour faciliter les opérations de maintenance de la pompe à chaleur.
Commentaire
Il n’est pas possible de poser directement une pompe à chaleur sur une protection
lourde (couche de désolidarisation et béton armé coulé sur place) lorsque l’ensemble pompe à chaleur – support ne peut pas être démonté en sous-ensembles
dépassant 90 kg.
La pose d’une pompe à chaleur en toiture terrasse implique de
refaire le revêtement d’étanchéité existant. Le système d’étanchéité
doit bénéficier d’une évaluation technique telle qu’Avis Technique ou
Document Technique d’Application.
Commentaire
Pour réaliser l’étanchéité d’une toiture-terrasse, un revêtement étanche doit être
posé sur toute sa surface, de manière continue et sans aucune aspérité.
L’ensemble support-pompe à chaleur doit être fixé à la structure porteuse de façon à résister aux surcharges climatiques extrêmes définies
dans les règles NV 65 (DTU P 06-002) et les règles N 84 (DTU P 06-006).
Il est rappelé également que la destination en toiture technique
implique la prise en compte d’une charge d’entretien majorée
(150 daN/m²), selon la norme NF P 06-001.
Rénovation
Pour la prise en compte des charges occasionnées, il est rappelé qu’il
appartient au maître d’ouvrage ou à son représentant de faire vérifier
au préalable la stabilité de l’ouvrage dans les conditions du DTU 43.5
en travaux de réfection, notamment en prenant bien en compte les
charges rapportées permanentes liées aux équipements de production d’énergie.
21
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Distance minimale autour de la pompe à chaleur
Conformément aux exigences de réalisation d’entretien et de réfection des ouvrages d’étanchéité, l’implantation de pompe(s) à chaleur doit respecter une distance minimale entre ouvrages émergents,
entrées d’eaux pluviales et autres relevés, conformément à la NF DTU
20.12. Cette distance est fonction de la dimension en vis-à-vis de la
pompe à chaleur :
• Une distance supérieure à 50 cm minium pour une pompe à
chaleur de dimension inférieure ou égale à 1,2 m ;
• Une distance supérieure à 1 m minium pour une pompe à chaleur de dimension supérieure à 1,2 m.
d
Acrotère
PAC
l
s Figure 5 : Distance minimale entre les ouvrages émergents et la pompe à chaleur (ou l’ensemble de
pompes à chaleur)
Commentaire
Dans le cas d’équipements posés en bandes, si deux équipements distincts sont
distants de moins de 0,80 m, ils sont à considérer comme un seul équipement.
Hauteur minimale entre les équipements et la protection
Pour assurer un accès suffisant pour la réfection de l’étanchéité, il est
nécessaire d’assurer une distance minimale (h) entre la PAC et la protection du revêtement d’étanchéité en fonction de la longueur (L) de la
pompe à chaleur (Figure 6) :
• si L ≤ 1,2 m alors h ≥ 0,4 m ;
Rénovation
• si L > 2 m alors h ≥ 0,8 m.
22
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 6 : Hauteur minimale sous la pompe à chaleur
Commentaire
Dans le cas d’un ensemble pompe à chaleur/support pouvant être démonté en
sous-ensembles ne dépassant pas 90 kg, la hauteur minimale peut être ramenée
à 0,30 m.
5.3. • Implantation à l’intérieur
5.3.1. • Dispositions générales pour le local
d’implantation
Le local d’implantation doit être une salle hermétiquement étanche
(salle des machines selon EN 378-3). Un système de ventilation spécifique doit être installé. Les caractéristiques de ce système de ventilation sont présentées (cf. 5.3.2).
Pour rappel, la pompe à chaleur doit être implantée dans un local
distinct d’un local contenant un ou des équipements de combustion
lorsqu’à minima l’une des deux conditions est rencontrée :
•L’installation a une puissance utile totale supérieure à 70 kW ;
Dans les ERP, l’utilisation des fluides frigorigènes (CH35) :
•De catégorie A2 est autorisée si la quantité totale de fluide frigorigène dans tous les appareils est inférieure à 150 kg ;
•De catégorie A3 est interdite.
Rénovation
•Le fluide frigorigène utilisé est de catégorie A2 ou A3.
23
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les portes doivent être hermétiques, raccordées, doivent se refermer
automatiquement et pouvoir être ouvertes de l’intérieur.
Les gaines, conduites ou tout autre matériau entre l’intérieur du bâtiment et le local d’implantation doivent être hermétiquement scellées.
La pompe à chaleur est installée à l’emplacement prévu lors de la
phase de conception selon les préconisations du constructeur. A
défaut de préconisations de la part du constructeur, les distances
minimales indicatives à respecter autour de la pompe à chaleur sont
de 1,50 m autour de la pompe à chaleur.
5.3.2. • Ventilation
En condition normale ou lorsque le local technique est occupé, le
débit de ventilation est au minimum de quatre renouvellements d’air
par heure.
La ventilation est mécanique.
Dispositions communes
L’aspiration doit s’effectuer immédiatement au-dessus du sol en son
point le plus bas si l’on utilise des fluides frigorigènes plus lourds que
l’air et juste en dessous du plafond si l’on utilise des fluides frigorigènes plus légers que l’air.
Ventilation d’urgence
Un système de ventilation d’urgence et un système de détection de
fuite sont requis si la charge de fluide frigorigène est supérieure à 25 kg.
Une double commande du système de ventilation d’urgence est nécessaire : à l’intérieur du local d’implantation et à l’extérieur du local.
5.4. • Spécificités pour les pompes
à chaleur air/eau avec réseau aéraulique
5.4.1. • Evacuation des condensats
L’évacuation des condensats se réalise en raccordement à l’égout avec
pose d’un siphon (garde d’air par tuyauterie non collée sur le siphon).
Rénovation
L’écoulement des condensats s’effectue de manière gravitaire.
24
La tuyauterie est en PVC d’un diamètre au moins égal à celui de la
sortie du bac à condensats. Une pente minimale de 2 cm/m est présente tout au long de son parcours.
En plus des dispositions prises (cf. 5.3.2), le système de ventilation
du local d’implantation doit répondre aux spécifications données ci
dessous.
Les grilles doivent être dimensionnées sur la section libre de passage
avec une vitesse maximale de 2,5 m/s.
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5.4.1. • Dispositions particulières
pour la ventilation du local d’implantation
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Dans les zones froides, en cas de risque de gel dans le local, si une
tuyauterie d’écoulement des condensats est utilisée, elle est métallique. Un ruban chauffant est installé sur celle-ci afin de la protéger.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le bord inférieur de l’ouverture murale en partie basse se situe à une
hauteur minimale de 500 mm au-dessus du sol pour éviter tout risque
d’entrée d’eau,
Une distance minimale de 2,50 m est prévue entre l’amenée d’air de
la ventilation du local et le rejet d’air de la pompe à chaleur.
5.4.2. • Prise d’air et rejet d’air de la pompe
à chaleur
Plusieurs solutions d’implantation de la prise / du rejet d’air sont
possibles :
•En façade
•Au sol, en cour anglaise
•En édicule
Lorsque la prise d’air dans la même zone, il convient de veiller à ce
que le flux d’air rejeté ne soit pas aspiré directement au niveau de la
gaine d’aspiration. Une distance minimale de 2,5 m avec tout autre
système de ventilation doit être prévue.
Installation en façade
La prise d’air et le rejet d’air s’effectuent par des ouvertures murales
situées sur la façade du bâtiment.
Des grilles, montées à l’extérieur du bâtiment, recouvrent ces
ouvertures. Elles sont constituées d’un cadre et d’ailettes inclinées.
L’ensemble est étanche à la pénétration de l’eau.
Ces grilles sont équipées d’un grillage de protection contre les volatiles et les rongeurs. Ce grillage est en acier galvanisé. Il est monté à
l’arrière, côté intérieur.
Rénovation
Ces grilles doivent être dimensionnées sur la section libre de passage
avec une vitesse maximale de 2,5 m/s.
25
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Un cadre à sceller est utilisé pour un maintien efficace de la grille sur
la façade.
Les percements en façade, pour la grille de prise d’air et la grille de
rejet d’air sont à la charge du maître d’ouvrage sauf accord entre les
parties.
Selon la taille des ouvertures dans les façades, des dispositifs antivols
sont installés. Il est impératif d’avoir une coordination entre les différents corps d’état afin d’éviter des reprises d’ouvrage. Si nécessaire,
des réserves peuvent être faites par l’installeur.
Grille de prise
d’air ou de rejet
Cadre
à sceller
s Figure 7 : Montage d’une grille de prise d’air ou de rejet d’air
Dans le cas d’installation de grilles acoustiques, le matériau acoustique utilisé dans les ailes acoustiques est imputrescible, ininflammable et incombustible (classe M0) tel que la laine de roche. Pour
chaque aile acoustique, ce matériau est protégé en partie supérieure
comme en partie inférieure par une tôle soit pleine, soit perforée.
Les grilles acoustiques sont équipées d’un grillage de protection
contre les volatiles et les rongeurs.
Dans tous les cas, le bord inférieur des ouvertures murales de la prise
d’air et du rejet d’air se situe à une hauteur minimale de 500 mm audessus du sol.
Dans tous les cas, les distances minimales entre l’ouverture du rejet
d’air par rapport aux obstacles sont les suivantes :
• 1,50 m de toute canalisation risquant de prendre en gel ;
• 3 m des lieux de passage ou terrasses afin d’éviter tout risque
de formation de gel lorsque la température de l’air rejeté
devient négative ;
• 3 m de tout ouvrant donnant sur une pièce chauffée.
Rénovation
Plusieurs exemples d’installation sont fournis en annexe 3.
26
Disposition en cour anglaise
Lorsque les ouvertures murales se situent en-dessous du niveau du
sol, la prise d’air et/ou le rejet d’air peuvent s’effectuer par une courette anglaise de ventilation (cas d’une implantation en sous-sol ou en
local semi-enterré).
• la section de passage de la cour anglaise est dimensionnée pour
une vitesse d’air de 1,5 m/s ;
• dans le cas de cour anglaise en béton, un déflecteur est disposé
pour faciliter la circulation de l’air ;
• le bord inférieur des ouvertures murales de la prise d’air et du
rejet d’air se situe à une hauteur minimale de 500 mm au-dessus du fond de la cour anglaise pour éviter tout risque d’entrée
d’eau ;
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•La grille de prise d’air et/ou de rejet d’air recouvrant l’ouverture
murale est dimensionnée sur la section libre de passage avec
une vitesse maximale de 2,5 m/s ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Les dispositions suivantes doivent être respectées :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• le fond de la cour anglaise est muni d’une évacuation pour l’eau
ou les condensats qui s’écoulent. En cas d’installation d’une
tuyauterie d’évacuation pour les eaux de ruissellement et les
condensats, son diamètre minimum est de 100 mm ;
• le bord supérieur de la cour anglaise se situe à une hauteur de
200 mm au-dessus du sol ;
• un caillebotis de protection 30 x 30 (pressé ou électro-forgé)
recouvre la cour anglaise. Si nécessaire, en guise de protection
contre les petits animaux et les feuilles mortes, un grillage en
acier galvanisé est intercalé entre l’ouverture et le caillebotis.
L’étanchéité à l’air sur tout le périmètre des grilles de prise d’air ou de
rejet d’air doit être respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur tout le
périmètre des grilles et l’épaisseur du percement mural.
Rénovation
s Figure 8 : Exemple de disposition en cour anglaise
27
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Le produit d’étanchéité utilisé peut se présenter sous les différentes formes
suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau.
Installation en édicule
Les dispositions fournies pour l’installation des grilles en façade et en
cours anglaise s’appliquent à l’installation en édicule.
5.4.3. • Réseau aéraulique de la pompe
à chaleur raccordée
L’installation des réseaux d’air doit être conforme aux préconisations
du constructeur (longueur, section, matériaux absorbants…).
A défaut :
• la section du conduit ne peut être inférieure à la section de
raccordement de l’entrée et de la sortie d’air de la pompe à
chaleur ;
• la vitesse de l’air dans le réseau de gaine doit être limitée à
4 m/s.
Les conduits peuvent être de forme circulaires ou rectangulaires Ils
sont réalisés dans un matériau rigide et calorifugés ou à l’aide de
conduits circulaires souples et insonorisés.
Mise en œuvre des conduits rigides
Les conduits sont supportés au moyen de colliers en acier avec revêtement électrozingué. Pour les conduits dont le grand côté est supérieur à 350 mm, le support est réalisé au moyen de fers profilés.
Dans tous les cas, une bande insonorisante et antivibratile de type
EPDM ou feutre sera interposée entre le conduit et le support.
Rénovation
Les suspensions sont réalisées avec des tiges métalliques filetées,
permettant le réglage en hauteur. De plus, le mode de fixation doit
tenir compte des contraintes techniques des matériaux de construction (briques, plâtre, béton…).
28
Pour tous les conduits, la distance maximale admissible entre deux
supports tient compte de la dimension du conduit.
Les conduits et les accessoires doivent présenter le maximum de rigidité et d'étanchéité en cours de fonctionnement de façon à limiter les
pertes de charge.
L’étanchéité des conduits d’air doit être soignée. Le raccordement ou
l’emboîtement des pièces ou accessoires qui composent le réseau est
réalisé à l’aide de joint d’étanchéité ou tout autre moyen permettant
d’obtenir un résultat équivalent.
Calorifuge des conduits aérauliques
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Etanchéité des conduits aérauliques
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
En cas de nécessité de silencieux acoustiques, ceux-ci réduisant la
section de passage de l’air, il faut veiller à rester en dessous de la
vitesse limite en augmentant si besoin la section du silencieux.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Tous les conduits sont calorifugés.
Le calorifugeage des conduits en tôle s’effectue côté extérieur, avec
un matériau isolant imperméable à la vapeur d’eau pour éviter la
condensation entre le conduit aéraulique et l’isolant.
Dans le cas de la laine de verre (aggloméré de fibres de verre et de
résine), l’épaisseur minimale est de 25 mm.
Le matériau isolant est fourni sous forme :
• flexible pour les conduits circulaires ;
• de panneau semi-rigide ou rigide pour les conduits rectangulaires.
Il est collé sur le conduit au moyen d’un adhésif spécial appliqué par
bandes de 100 mm de large, tous les 400 mm au maximum.
Le matériau isolant est ensuite complété par un revêtement de finition
avec revêtement pare vapeur (feuille aluminium laminée + un kraft +
un treillis de renfort en fibre de verre).
5.5. • Points de contrôle
Ces points de contrôle présentés permettent une vérification de la
bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas exhaustive.
Un exemple de fiche d’autocontrôle est proposé en [Annexe 1].
5.5.1. • Conformité au dossier de conception
• puissance calorifique de la PAC conforme à celle écrite dans le
dossier de dimensionnement ;
• puissance de l’appoint conforme à celle écrite dans le dossier
de dimensionnement ;
• installation de la PAC à l’emplacement prévu dans le dossier ;
• appoint situé en aval de la PAC.
Rénovation
•Existence d’un dossier de dimensionnement de la PAC basé sur
une étude thermique ;
29
PROFESSIONNELS
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DES
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5.5.2. • Implantation de la pompe à chaleur
•Accessibilité facile à la pompe à chaleur ;
• espaces suffisants pour le démontage des tôles d’habillage ;
• espaces suffisants pour l’accès aux différents composants
de la pompe à chaleur ou conformes aux préconisations du
constructeur.
5.5.3. • Pose de la pompe à chaleur
•Support pour mise en hors d’eau voire hors neige de la pompe
à chaleur ;
• pose du support sur matériau résilient ;
• pose de la pompe à chaleur sur plots antivibratiles ;
• liaisons souples entre générateur et tuyauteries d’eau (flexibles,
manchons antivibratoires) ;
•Evacuation correcte des condensats.
5.5.4. • Dispositions particulières
Pour une pompe à chaleur installée à l’intérieur :
• ventilation du local technique ;
• bonnes implantations des grilles de ventilation et calfeutrement
correct.
Pour une pompe à chaleur sur réseau aéraulique :
• bonnes implantations de la prise d’air et du rejet d’air ;
• calfeutrement correct des grilles ;
• fixations correctes des conduits aérauliques ;
• étanchéité correcte des conduits aérauliques ;
Rénovation
• isolation correcte des conduits aérauliques.
30
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6
PROGRAMME
Mise en œuvre du réseau
de production et distribution
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le réseau d’alimentation des émetteurs à partir de la production comporte les composants principaux suivants :
• un ensemble de protection (disconnecteur) ;
• une soupape de sécurité ;
• un ou plusieurs circulateurs ;
• un volume tampon, si nécessaire ;
• un vase d’expansion ;
• les tuyauteries de distribution hydraulique ;
• les collecteurs de distribution pour les planchers chauffants.
Commentaire
Le ou les circulateurs, l’appoint électrique éventuel, le vase d’expansion sont
généralement intégrés dans un seul coffret appelé module hydraulique.
6.1. • Disconnecteur
A cet effet, l’installation ne doit pas être en relation directe avec le
réseau d’eau potable ; un ensemble de protection est installé.
Commentaire
Un ensemble de protection comprend le dispositif de protection (surverse, disconnecteur…) et les éléments associés (vannes d’isolement, filtre…).
Rénovation
Conformément au règlement sanitaire de 1978 (Art 16.7) modifié, l’installation de chauffage ne doit pas permettre un quelconque
retour, vers le réseau d’eau potable, d’eau des circuits de chauffage
ou de produits introduits dans ces circuits pour lutter contre le gel ou
d’autres substances non autorisées par la réglementation.
31
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PROGRAMME
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!
Un clapet anti-retour ou deux vannes d’isolement en série
ne sont pas considérés comme un ensemble de protection
adapté sur l’alimentation en eau d’une pompe à chaleur.
L’ensemble de protection à implanter est indiqué dans le Guide technique
ASTEE-CSTB de conception et de mise en œuvre des réseaux d’eau destinée à la consommation humaine et dans la norme NF EN 1717.
Le dispositif de protection doit être marqué NF Antipollution.
Dans le cas d’une installation de puissance calorifique inférieure
à 70 kW, il dépend du liquide caloporteur utilisé. Il peut s’agir d’un
ensemble de protection de type CA ou de type BA (Sauf le cas où le
liquide caloporteur ne bénéficie pas d’un avis favorable de l’ANSES,
un disconnecteur à zones de pressions réduites non contrôlables
(type CA) doit être installé.).
Le contrôle du type BA est obligatoire.
Dans le cas d’une installation de puissance calorifique supérieure
à 70 kW, l’utilisation d’un ensemble de protection de type BA est
obligatoire.
s Figure 9 : Disconnecteur de type CA
s Figure 10 : Exemple d’ensemble de protection de type BA
6.1.1. • Montage du dispositif de protection
Rénovation
Le dispositif de protection de la tuyauterie de remplissage doit être
équipé des éléments suivants :
32
• du disconnecteur adapté à la situation ;
• d’un filtre en amont avec vanne de rinçage ;
• d’une vanne d’isolement en amont et an aval ;
PROFESSIONNELS
Un clapet de non-retour anti-pollution contrôlable de type EA doit être
prévu en complément. Celui-ci est prévu au plus près du piquage et
dans tous les cas à une distance inférieure à 3 mètres.
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Si un compteur d’eau est prévu pour pouvoir quantifier les apports
d’eau, il est situé en amont du dispositif de protection. Un ou des
vannes d’isolement sont prévues.
PROGRAMME
L’emplacement du dispositif de protection de la tuyauterie de remplissage du circuit de distribution doit être choisi à moins de 3 mètres du
piquage sur le réseau d’eau potable.
DES
• d’une tuyauterie d’évacuation de la décharge du disconnecteur
pouvant recevoir tout le débit de décharge.
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6
6
5
4
1
6
3
1 bis
9
4
8
2
7
6
5
3
1 - Disconnecteur type BA
2 - Disconnecteur type CA
1 bis & 2 bis - Canalisation de décharge
3 - Clapet de non-retour type EA
4 - Filtre avec robinet de rinçage
2 bis
5 - Compteur d’eau éventuel
6 - Vanne d’isolement
7 - Piquage sur réseau d’eau potable
8 - Piquage sur réseau de distribution de
chauffage
9 - Vanne d'isolement avec robinet d'essai
s Figure 11 : Constitution de l’ensemble du dispositif de protection
6.1.2. • Mise en œuvre
Le dispositif de protection est installé dans le lieu prévu à cet effet.
Rénovation
Il est positionné à une hauteur comprise entre 0,50 m et 1,50 m.
L’ensemble est positionné horizontalement. Des points de fixation
(colliers, équerres par exemple) maintiennent solidement l’ensemble
de protection.
33
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Ensemble
de protection
Hauteur :
0,5 m minimum
1,5 m maximum
Sol
s Figure 12 : Installation du dispositif de protection
Commentaire
Un positionnement vertical n’est possible qu’avec un disconnecteur prévu à cet
effet.
Les exigences suivantes sont respectées :
•Le sens du flux indiqué par une flèche sur le corps des composants est suivi;
•L’orifice de décharge est orienté vers le bas ;
•L’entonnoir de décharge fourni avec le disconnecteur est impérativement utilisé ;
•La tuyauterie de décharge du disconnecteur est raccordée au
réseau d’eaux usées via une tuyauterie rigide. Par son diamètre,
elle permet l’évacuation du débit de décharge. L’écoulement
s’effectue sans gène avec un supportage suffisant et adapté.
Des points de fixation sur la tuyauterie (grâce à des colliers
de fixation par exemple) disposés à proximité de la rupture de
charge évitent tout déplacement vertical ou latéral. Une pente
minimale de 3% est conservée. La tuyauterie ne comporte pas
de contre-pente. Un siphon est interposé sur la tuyauterie de
décharge ;
Rénovation
•En cas d’installation de compteur d’eau, celui-ci est positionné
de manière à faciliter la lecture (horizontalement ou en rotation
autour de son axe sans que la tête soit dirigée vers le bas).
34
E
e
S2
S3
Caniveau
G
G
Rupture de charge par disconnexion totale
Exigences :
Rupture de charge
par entrées d’air
G≥E
b ≥ G avec b = 2 cm minimum
S1 + S2 + S3 + ... ≥ (b x 2 π x G) / 3
avec S1, S2, S3, ... : sections pour le passage d’air
e ≥ 4 mm (plus petite dimension pour le calcul d’une section)
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S1
b
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
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E
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E
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s Figure 13 : Exigences concernant les ruptures de charge (selon NF EN 1717)
6.2. • Soupape de sécurité
Si la pompe à chaleur n’est pas équipée d’usine d’une soupape de
sécurité, cet élément doit être installé.
La soupape de sécurité est dimensionnée pour répondre à la pression
totale développée dans l’installation à proximité du générateur. Elle
doit s’ouvrir à une pression correspondant à la pression maximale
d’utilisation de l’installation et doit pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10%.
!
Le montage de la soupape est fait à un endroit accessible.
Son raccordement s’effectue à proximité immédiate sur le
départ de la pompe à chaleur. Aucun dispositif d’isolement
n’est prévu entre la soupape et la pompe à chaleur.
La conduite de raccordement de la soupape au circuit de chauffage
doit être réalisée de manière à ce que sa perte de charge n’excède pas
3% de la pression de tarage de la soupape de sécurité.
La soupape doit pouvoir décharger en toute sécurité de sorte à ne
mettre aucune personne en danger et ne pas porter dommage à son
environnement :
•Dans le cas d’une soupape à échappement canalisable, une
tuyauterie de refoulement est réalisée, à l’abri de tout choc
mécanique et avec une perte de charge la plus faible possible.
Rénovation
Cette conduite doit être la plus courte possible. Son diamètre ne doit
pas être inférieur au diamètre nominal d’entrée de la soupape de
sécurité.
35
Le diamètre de refoulement est, à minima, celui de la sortie
d’échappement de la soupape de sécurité. La perte de charge
de la conduite de refoulement ne doit pas dépasser 10% de la
pression de tarage de la soupape de sécurité. Cette tuyauterie
peut déboucher vers les égouts ou dans un récipient prévu pour
récolter le liquide caloporteur échappé.
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Des dispositifs de rupture de charge sont exécutés conformément aux dispositions de la (Figure 17) ;
• dans les autres cas, des dispositifs adaptés doivent être installés en conséquence.
6.3. • Circulateur
Sauf spécifications contraires du constructeur, le circulateur peut être
monté sur une tuyauterie verticale ou horizontale. L’axe moteur doit
cependant toujours rester horizontal.
Le raccordement à l’installation s’effectue par raccords-union ou
par contre-brides PN 10 à souder ou à visser selon le diamètre de
raccordement.
Le circulateur est généralement installé en amont de l’échangeur de
la pompe à chaleur (condenseur en mode chauffage) afin d’éviter tout
risque éventuel de cavitation.
Pompe à chaleur
s Figure 14 : Montage du circulateur en amont de la pompe à chaleur
!
Une vanne d’équilibrage est installée chaque fois qu’il est
nécessaire d’adapter les caractéristiques du circulateur à
celles du réseau.
Afin d’éviter tout risque éventuel de cavitation, la vanne d’équilibrage
est placée du côté du refoulement du circulateur, par exemple sur le
départ de la pompe à chaleur.
Rénovation
Des vannes d’équilibrage à mesure de débit, par prises de pression
intégrées, sont conseillées.
36
s Figure 15 : Exemple de vanne d’équilibrage
Il convient de respecter les préconisations du constructeur pour le
montage de la vanne d’équilibrage : sens de circulation du fluide, longueurs droites amont et aval à respecter…
2xD
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5xD
s Figure 16 : Exemples de préconisations de montage d’une vanne d’équilibrage
6.4. • Volume tampon
Il est conseillé de calorifuger le volume tampon avec une épaisseur
minimale d’isolant de 100 mm, sur toute sa surface.
Il convient également :
• d’isoler du sol les supports de pose des volumes tampons :
patins, supports en matériaux conducteurs… ;
• d’isoler les raccordements connectés et d’utiliser des bouchons
isolés dans le cas où ils ne sont pas utilisés.
Le volume d’eau est placé de préférence dans les locaux chauffés afin
de limiter les pertes thermiques.
Il est préférable de réaliser l’entrée dans le volume tampon en partie
basse et la sortie en partie haute pour favoriser une montée en température plus rapide de l’installation. La stratification permet un départ
vers l’installation plus chaud. De plus, les vitesses en partie haute du
volume tampon sont propices à l’installation d’un purgeur d’air.
Dans le cas où un volume tampon est déjà intégré à la machine, le
volume supplémentaire peut être placé sur le retour, en entrée de
pompe à chaleur.
Rénovation
L’implantation du volume tampon à deux piquages sur la sortie de la
pompe à chaleur recommandée afin de limiter les incidences du dégivrage par inversion de cycle du compresseur qui font chuter la température en sortie de groupe et donc au départ du circuit de chauffage.
Cet emplacement s’impose également si le volume tampon intègre un
appoint électrique.
37
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6.5. • Vase d’expansion
Le vase d’expansion est raccordé sur le retour du circuit de chauffage,
en entrée de la pompe à chaleur. A cet emplacement :
• la membrane ou la vessie se trouve soumise aux températures
les plus faibles de l’installation ;
• le vase est sensiblement à la même hauteur donc à une pression proche de celle des soupapes de sécurité en sortie de
pompe à chaleur.
Il est préférable de placer le vase en amont du circulateur afin de
maintenir l’ensemble du réseau en surpression pour éviter les infiltrations d’air, notamment au niveau des purgeurs.
Une vanne d’isolement et une vanne de purge sont installées pour les
besoins de la maintenance (contrôle de la pression de gonflage). La
vanne d’isolement doit être verrouillable ou, à défaut, son volant ou
levier de manœuvre doit être retiré en dehors des interventions.
Lors de l’opération de rinçage de l’installation neuve, la vanne d’isolement doit être fermée afin de ne pas introduire de résidus dans le
vase
Il est recommandé de laisser un espace suffisant :
• sous le vase à membrane pour le contrôle de la pression de
gonflage ;
• au-dessus du vase à vessie pour permettre le remplacement de
celle-ci.
Le vase d’expansion et sa canalisation de raccordement au circuit ne
doivent pas être calorifugés.
Les déplacements d’eau dans le vase, au gré des variations de la pression, peuvent entraîner des dépôts de boues dans le vase. La disposition du conduit de raccordement ne doit pas favoriser ces dépôts.
La pression de remplissage de l’installation est généralement supérieure d’environ 0,2 bar à la pression de gonflage du vase.
6.6. • Tuyauteries hydrauliques
Les tuyauteries de distribution peuvent être :
Rénovation
• en acier tube noir, qualité chauffage, avec un traitement anti
corrosion ;
38
• en cuivre recuit (dureté préférentielle R220) et tube écroui
(barre) ;
• en matériaux de synthèse.
Les principaux types de matériaux de synthèse utilisés sont :
• le polyéthylène réticulé (PER ou PE-X) ;
6.6.1. • Réseau hydraulique
Sur le réseau hydraulique, les pentes doivent être régulières, de
l’ordre de 1,5 mm/m, de façon à permettre les purges et la vidange
totale de l’installation.
La robinetterie et les accessoires sont installés partout où cela est
nécessaire. Tous les circuits et les appareils doivent pouvoir être isolés.
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• les tubes en composite ou multicouches (Exemple : PER, aluminium, PE).
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• le polybutène (PB) ;
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En cas d’alimentation de plusieurs colonnes, au pied de chacune ou
de chaque partie de réseau à équilibrer, il est installé sur l’aller un
robinet d’isolement avec vidange et sur le retour, une vanne d’équilibrage pour le réglage du débit (elle assure aussi les fonctions d’isolement et de vidange). Elle peut être à mesure de débit (cf. 6.3).
Un pot de décantation ou tout autre dispositif de préférence avec
captation magnétique est installé en partie basse de l’installation.
Des vannes d’isolement sont prévues afin de faciliter la maintenance
ultérieure.
Sortie
Entrée
Séparation
hélicoïdale
Vanne de
chasse
Captation
magnétique
s Figure 17 : Exemple de pot de décantation cyclonique avec captation magnétique
!
Dans le cas de présence d’un échangeur à plaques dans la
pompe à chaleur, un pot de décantation est recommandé.
Commentaire
Un filtre à tamis peut également être installé en amont de la pompe à
chaleur. Des vannes d’isolement sont prévues afin de faciliter la maintenance ultérieure.
!
Ne pas hésiter à surdimensionner le diamètre du filtre à
tamis pour éviter un colmatage trop rapide.
Rénovation
Les pots de décantation par gravitation ou par centrifugation favorisent le dégazage. Un dispositif de purge d’air est installé en partie haute des appareils.
39
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Les points hauts sont prévus avec une purge d’air. Il convient de prévoir
un système de purge efficace en sortie de pompe à chaleur (par exemple
une bouteille de dégazage et un purgeur automatique). Les purgeurs
sont de bonne qualité avec un diamètre minimum de 15x21 (1/2’’).
Pour les purges manuelles, les tuyauteries sont en cuivre et les vannes
sont ramenées à hauteur d’homme.
5xD
3xD
D
s Figure 18 : Exemple de bouteille de dégazage
Les assemblages des tuyauteries en polyéthylène par polyfusion ainsi
que par raccords électrosoudables sont autorisés.
Les raccordements avec les équipements sont réalisés soit au moyen
de raccords mécaniques à compression, à douille à sertir ou à bague
à glisser, soit par des raccords sertis (sertissage mécanique).
Dans le cas d’utilisation de tuyauteries métalliques, celles-ci ne comportent pas de coude à faible rayon, ni de brusque changement de
direction. Il peut être fait emploi de coudes spéciaux à souder, mais
en aucun cas, la section des tuyauteries ne doit être réduite du fait de
leur mise en œuvre.
6.6.2. • Passage des parois intérieures
Tous les passages des parois verticales s’effectuent dans des fourreaux en tube incombustible qui dépassent de part et d’autre des
parois de 20 mm.
Pour les parois horizontales, les fourreaux sont arasés au nu du plafond et dépassent le nu du plancher comportant son revêtement de
sol d’au moins 0,03 m dans le cas d’une pièce humide et d’au moins
0,01 m dans les autres cas.
Pour la traversée d’un plancher d’une pièce humide, les fourreaux
sont en matériau non corrodable par l’eau et les produits de nettoyage
domestique.
Rénovation
Le diamètre des fourreaux doit permettre la libre dilatation des tuyauteries et tous leurs déplacements résultant des conditions de pose.
40
Le vide entre la tuyauterie et le fourreau est bourré d’un matériau
élastique et incombustible empêchant la transmission du bruit d’un
local à un autre.
s Figure 19 : Exemple de rebouchage entre fourreau et tuyauterie
Dans le cas d’une tuyauterie possédant déjà son propre fourreau, ou
pré-gainée (sauf s’il s’agit de gaines adhérentes), il n’est pas nécessaire d’installer un fourreau supplémentaire.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
Fourreau
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DES
Produit d’étanchéité
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Dans l’obligation de passage des tuyauteries au travers de joint de
dilatation du bâtiment, il doit être prévu des fourreaux distincts de
part et d’autre des joints, avec un vide au-dessus des tuyauteries suffisants pour compenser le tassement éventuel de l’immeuble.
6.6.3. • Pénétration en toiture terrasse
Les pénétrations prévues pour le passage des tuyauteries sont réservées exclusivement au passage de celle-ci. En aucun cas, elles ne
peuvent être utilisées pour le passage de câbles électriques ou autres
(câbles d’antennes notamment), à l’exception des câbles de sonde de
régulation propre au procédé.
s Figure 20 : Exemple de pénétration de tuyauterie pour une toiture terrasse
Rénovation
Toute pénétration doit être raccordée à un dé en maçonnerie revêtu
d'étanchéité, ou passer dans une souche.
41
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6.6.4. • Compensation des dilatations
Lorsque le tracé des tuyauteries ne permet pas le rattrapage des dilatations, celles-ci doivent être compensées par des lyres, de préférence
à tout autre dispositif (compensateur à rotule, à soufflet…).
La dilatation doit se faire sans fatigue des joints et sans bruit. Les
points fixes sont prévus aux raccordements des différents appareils et
partout où cela est nécessaire. L’écoulement de l’eau doit se faire sans
provoquer de vibrations, ni coup de bélier.
6.6.5. • Liaisons aux appareils
Pour les raccordements au circuit d’installation, les pompes à chaleur
sont équipées de manchons antivibratoires (Figure 21) ou de flexibles
(Figure 22).
Les manchons antivibratoires permettent une bonne désolidarisation
de la tuyauterie.
s Figure 21 : Manchons antivibratoires de raccordement
Les flexibles sont de grandes longueurs, généralement de l’ordre de
40 fois le diamètre nominal. Au montage, ils ne doivent pas être tendus ni pliés.
Leur diamètre intérieur ne doit pas être supérieur à celui de la sortie
de l’échangeur car la rigidité est alors trop grande. Les flexibles utilisés ne doivent pas être surdimensionnés. Les flexibles destinés à des
pressions de service de plusieurs dizaines de bars offrent une trop
grande rigidité (on atteint au plus 5 bar).
Commentaire
Rénovation
Deux dispositions donnent de bons résultats : en cor de chasse ou en oméga.
La première est utilisée lorsque le débattement entre machine et tuyauterie est
faible, la seconde s’il est important. Toutefois la disposition en cor de chasse
donne de meilleurs résultats.
42
A
A
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B
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B
2A
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DES
2A
PROGRAMME
Raccordement en oméga
Raccordement en cor de chasse
s Figure 22 : Montages types des flexibles de raccordement
Diamètre
nominal
D
R
A
B
Y
H
X
20
50
150
55
35
325
60
180
26
60
180
65
45
390
70
220
32
70
210
100
49
455
80
30
40
80
240
135
55
550
90
380
50
90
270
210
60
585
100
540
Cotes en mm
s Figure 23 : Dimensionnement des flexibles de raccordement à respecter
6.6.6. • Collecteurs pour passage des tubes
en dalle
Un choix important de collecteurs partiellement ou totalement équipés est proposé par les fabricants pour alimenter les émetteurs après
passage des tubes dans la dalle. L’installateur doit veiller plus particulièrement à la compatibilité des raccords avec les tubes utilisés.
Les collecteurs sont installés au-dessus du niveau des tubes, afin
d’assurer la purge de l’installation et de façon à ce que les tubes se
dilatent librement.
Rénovation
La solution consiste à ne pas les fixer à moins de 0,50 m du sol.
43
PROFESSIONNELS
Purgeur automatique
Thermomètre
DES
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Vidange
0,50 m
s Figure 24 : Fixation des collecteurs à 0,50 m du sol
6.6.7. • Supportage
Les tuyauteries sont fixées aux parois à l’aide de supports évitant
toute transmission de vibrations au bâtiment (colliers avec bague en
élastomère ou en matière plastique).
s Figure 25 : Exemple de collier support pour montage horizontal ou vertical
Rénovation
Ces supports sont facilement démontables et laissent un jeu nécessaire à la dilatation.
44
Pour la fixation de tuyauteries calorifugées, il est prévu des dispositifs
supplémentaires empêchant toute détérioration du calorifuge sous
l’action du poids ou de la dilatation linéaire.
Dans tous les cas, un support est prévu à chaque coude et les liaisons
aux appareils sont réalisées de telle façon que le poids de la tuyauterie ne soit pas supporté par les appareils.
• 1,80 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 25 mm et
inférieur ou égal à 42 mm ;
• 2,50 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 54 mm.
Pour les tuyauteries posées en dissimulé accessible, l’écartement
maximal des supports est de 2,50 m quel que soit le diamètre.
6.6.8. • Tuyauteries enterrées
PROFESSIONNELS
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• 1,25 m pour un diamètre extérieur inférieur ou égal à 22 mm ;
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Pour les tuyauteries en cuivre apparentes, l’écartement maximal des
supports est le suivant :
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Dans le cas de tuyauteries en matériaux de synthèse, les canalisations
de chauffage et de conditionnement d’air doivent être mises en œuvre
selon les prescriptions du NF DTU 65.9, soit en caniveau.
Les tuyauteries à l’intérieur du caniveau doivent être accessibles.
Seules les tuyauteries pré-isolées disposant d’un Avis Technique
peuvent être enterrées et dispensées d’un caniveau.
Les tuyauteries sont posées dans une tranchée d’une largeur de 0,40
m à 0,60 m pour une profondeur de 0,40 m à 0,50 m.
Elles sont disposées sur le lit de pose avec ou sans fourreau. Le fonde
de fouille est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et homogènes
(terre épierrée, sable) damés de façon que les tuyauteries reposent
sur le sol sur toute leur longueur.
Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments fins et
homogènes (terre épierré, sable) jusqu’à 0,20 m à 0,30 m au-dessus
de la tuyauterie. Au-delà, le remblayage est effectué en tout-venant
par couches successives et damées.
Le parcours du réseau est signalé par un dispositif tel qu’un grillage
avertisseur, de couleur bleu, placé à une distance de 0,20 m à 0,30 m
au-dessus de la génératrice supérieure des tubes.
6.6.9. • Stockage et transport
Après leur livraison sur chantier, les tuyauteries doivent être transportées, stockées et manipulées dans des conditions telles qu’elles
soient :
• à l’abri du rayonnement solaire direct (pour le stockage des
matériaux plastiques).
Rénovation
• à l’abri de toute action susceptible de provoquer des
détériorations ;
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6.6.10. • Calorifuge des tuyauteries apparentes
(non noyées dans le béton)
L’isolation des réseaux de distribution est réalisée de telle façon que
le démontage de toutes les parties amovibles puisse être facilement
effectué.
La réalisation du calorifuge doit être compatible avec le fait de supporter tous les équipements.
Les tuyauteries sont calorifugées sur tout leur parcours. Une marque
durable dans le temps (peinture, ruban adhésif…) est apposée sur
l’isolant à l’endroit des raccords afin de les visualiser.
Les tronçons de réseaux hydrauliques situés dans des locaux ouverts
vers l’extérieur sont calorifugés. Ils doivent être pourvus d’un traceur
de mise hors gel sauf si le fluide caloporteur comprend de l’antigel.
Ce traceur est constitué, par exemple, par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le long des tuyauteries.
Tuyauteries intérieures
Les tuyauteries intérieures sont isolées au moyen d’un matériau
souple à structure cellulaire fermée. Les vannes d’arrêt, la robinetterie
en général, ne sont pas calorifugées.
• l’épaisseur minimale du matériau isolant est de 13 mm jusqu’au
diamètre extérieur de 20 mm ;
• l’épaisseur minimale du matériau isolant est de 19 mm à partir
du diamètre extérieur de 25 mm.
Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes entiers ou d’éléments fendus. La fixation des divers éléments est réalisée au moyen
d’une colle au néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
Tuyauteries extérieures
Les tuyauteries extérieures éventuelles sont calorifugées au moyen
d’un isolant de conductivité thermique inférieure à λ = 0,04 W/m.K et
avec une classe de réaction au feu de type M1.
Le diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur de la
tuyauterie.
Les principaux isolants utilisés sont :
Rénovation
• les coquilles de polystyrène extrudé (styrofoam FB par exemple)
d’épaisseur minimale de 25 mm ;
46
• les coquilles de polyisocyanurate d’épaisseur minimale de
25 mm ;
• le caoutchouc mousse de qualité « froid » d’épaisseur minimale
de 13 mm ;
6.7. • Calfeutrement des traversées de parois
extérieures
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
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Une protection mécanique est prévue sur l’isolant jusqu’à une hauteur de 2 m tout en permettant l’accès aux tuyauteries calorifugées.
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• les coquilles de laine minérale à fibres concentriques d’épaisseur minimale de 25 mm.
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Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
-mousse expansive à structure à cellules fermées ;
-mastic utilisé comme joint ;
-mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
6.8. • Collecteurs de distribution
Pour les circuits de plancher, les collecteurs de distribution sont placés à l’intérieur de l’habitation, en partie centrale de préférence, dans
un endroit d’accès facile.
Le nombre de circuits est limité à 6 par collecteur.
Commentaire
Les collecteurs de distribution peuvent être placés par exemple dans les endroits
suivants : sous un évier, sous coffret en fond de placard, dans le cellier, en local
technique.
Le pot de décantation, de préférence à captation magnétique, est à
prévoir sur le retour du circuit de chauffage en partie basse afin de
collecter les éventuels dépôts et protéger le générateur de chaleur. Il
est associé à un filtre d’un diamètre au moins égal au diamètre du
réseau.
Des filtres de protection des générateurs doivent être installés de préférence à l’intérieur en local technique et être facile d’accès pour pouvoir changer leurs tamis.
Rénovation
6.9. • Qualités d’eaux exigées
47
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!
L’absence de mise en place de ses éléments peut entrainer
une rupture de garantie de la part du fabricant.
6.10. • Points de contrôle
Ces points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas
exhaustive.
Un exemple de fiche d’autocontrôle est proposé en [Annexe 1]. Cette
fiche récapitule les différents points à vérifier pour la distribution
hydraulique.
6.10.1. • Eléments principaux de la distribution
hydraulique
•Existence d’un dossier de dimensionnement du réseau hydraulique (circulateur(s), capacité tampon, vase d’expansion…) ;
• installation d’un disconnecteur (si connection au réseau eau de
ville) ;
• installation correcte d’une soupape de sécurité, y compris
l’échappement avec le dispositif de rupture de charge ;
• installation correcte du ou des circulateurs ;
• conformité position sélecteur de vitesse du circulateur avec
celle du dossier de dimensionnement ;
• installation d’un élément de réglage de débit ;
• installation d’un ensemble vannes et manomètre de lecture de
hauteur manométrique totale (HMT) ;
• installation d’un volume tampon, position (série sur le départ ou
retour, en parallèle), volume ;
• installation d’un vase d’expansion, position, volume, pression
initiale, pression de remplissage ;
• présence d’une vanne d’isolement ou d’un dispositif obturateur
pour la maintenance.
6.10.2. • Les tuyauteries hydrauliques
Rénovation
•Existence d’un dossier de dimensionnement des tuyauteries
indiquant les diamètres des tubes à respecter ;
48
• installation correcte de la robinetterie et des accessoires (pot à
boues, bouteille de purge, vannes d’isolement, compensateur
de dilatation…) ;
• installation de collecteurs de distributions pour les planchers
chauffants ;
• calfeutrement correct au niveau des fourreaux de traversée des
murs ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• remblaiement des fouilles pour cheminement des tuyauteries
enterrées.
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• utilisation de supports adéquats pour bonne fixation des
tuyauteries ;
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• installation éventuelle de collecteurs pour passage de tubes en
dalle ;
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6.10.3. • Le calorifuge
•Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours ;
• traceur de mise hors gel pour les tuyauteries extérieures ;
Rénovation
• protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur sur une hauteur
de 2 m.
49
Mise en œuvre des émetteurs
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7.1. • Plancher
Toute offre de plancher chauffant-rafraîchissant doit faire l’objet d’un
Avis Technique ou être couvert par une police d’assurance spécifique.
L’installation est effectuée conformément aux normes (NF EN 1264,
NF DTU 65.14) et aux préconisations des constructeurs.
7.1.1. • Réseau de tubes
Il est constitué de plusieurs boucles disposées en parallèle à partir
du distributeur (collecteur de départ) et raccordées au collecteur de
retour sans interruption. La longueur de chaque boucle est limitée à
100 m voire 120 m au plus pour des tubes de diamètre 15 x 1,5 mm.
Les tubes doivent être fixés en respectant un certain pas, déterminé
pièce par pièce, en fonction des calculs thermiques effectués.
Commentaire
Pour le plancher chauffant seul, il est conseillé une valeur maximale de 200 mm
pour bénéficier de meilleures performances de la pompe à chaleur.
Rénovation
La pose du réseau de tubes s’effectue soit en serpentin, soit en spirale
(également appelé en escargot).
50
Le rayon de courbure des tubes n’est pas inférieur au rayon minimum
défini dans les prescriptions des Avis Techniques ou dans les normes
produits.
Pour un plancher chauffant en dalle flottante, les tubes sont placés à
plus de 50 mm des structures verticales ainsi qu’à plus de 200 mm
des conduits de fumée et des foyers à feu ouvert, trémies ouvertes ou
maçonnées, cages d’ascenseur.
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Pour un plancher chauffant seul en dalle pleine, les tubes sont placés
à plus de 100 mm d’un mur fini, à plus de 200 mm des conduits de
fumée, cages d’ascenseur… et à plus de 400 mm de la face intérieure
des murs extérieurs.
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s Figure 26 : Les deux méthodes de pose d’un plancher : en spirale et en serpentin
La fixation des tubes est effectuée selon la description dans les Avis
Techniques et dans les DTU.
Elle est réalisée à partir des méthodes suivantes :
• tubes maintenus par des rails posés sur un isolant plat ;
• tubes sur isolant pré–formé comportant des plots de blocage
(dalle à plots) avec le tube simplement encastré dans les plots ;
• tubes sur isolant maintenus à l’aide de clips ou liens, de
cavaliers…
Dans tous les cas la fixation doit permettre un bon maintien du tube,
de ne pas le dégrader (il faut exclure toute ligature métallique) et permettre de réaliser les pas définis par le calcul.
7.1.2. • Enrobage et essais associés
L’absence de fuites et la pression d’essai doivent être inscrites dans
un rapport d’essai.
Quand il y a risque de gel, des mesures appropriées tels que l’utilisation d’antigel ou le chauffage du bâtiment doivent être prises.
Si la protection antigel n’est plus nécessaire dans les conditions normales de fonctionnement, l’antigel doit être vidangé et l’installation
doit être rincée trois fois avec de l’eau propre.
Avant de réaliser la dalle, l’étanchéité des circuits de chauffage doit
être vérifiée par un essai sous pression d’eau. La pression minimale
d’essai est de 2 fois la pression de service avec un minimum de 6 bar.
Durant la phase d’enrobage et de prise de béton, cette pression doit
être maintenue.
Rénovation
Essais avant enrobage
51
Enrobage et essais pendant l’enrobage
Commentaire
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Pour des tubes cuivre d’épaisseur inférieure ou égale à 0,8 mm, une pression de
100 bar permet de rectifier des déformations éventuellement survenues lors de
la pose. Cette pression est maintenue pendant la phase de coulage et de prise du
matériau d’enrobage.
La couche d’enrobage est constituée d’un béton d’enrobage dosé en
ciment à 350 kg/m3. Un additif est prévu dans le béton pour favoriser
l’enrobage des tubes.
Dans le cas d’un plancher de type A (type de plancher le plus courant),
l’épaisseur minimale d’enrobage est de 35 mm voire 40 mm selon la
sous couche isolante utilisée.
Dans le cas d’un plancher de type C (dalle réalisée avec une double
couche de désolidarisation), l’épaisseur minimale d’enrobage est de
20 mm mini pour la dalle d’enrobage elle-même + 45 mm pour la
dalle supérieure.
La couche d’enrobage peut également être constituée d’une chape
fluide à base ciment ou sulfate de calcium.
La chape fluide utilisée doit bénéficier d’un Avis Technique spécifiant sa
compatibilité avec l’utilisation en plancher chauffant – rafraîchissant.
Les épaisseurs minimales d’enrobage sont spécifiées dans les Avis
Techniques des chapes fluides.
Commentaire
Dans le cas d’un plancher de type A, l’épaisseur minimale d’enrobage est généralement de 30 mm sans avoir moins de 25 mm au-dessus des plots en cas d’utilisation de dalles à plots. Dans le cas d’un plancher de type C, l’épaisseur minimale
d’enrobage est de 20 mm mini pour la dalle d’enrobage elle-même.
!
Des essais pendant l’enrobage doivent être menés.
En fonction du type de tube utilisé les essais suivants doivent être
réalisés pendant l’enrobage :
•Tubes en matériau de synthèse :
Rénovation
L’essai dure au minimum 2 h après la stabilisation de l’indication
du manomètre ou 30 min augmentées du temps nécessaires à
l’inspection de l’étanchéité de chaque boucle.
52
•Tubes cuivre :
Le réseau est mis sous pression au moyen d’une pompe hydraulique. La pression minimale d’essai est de 20 bar et est maintenue durant la phase d’enrobage et de prise de béton.
La mise ne chauffe est impérative avant la mise en œuvre du revêtement final pour les planchers de type A avec une pose scellée (la mise
en chauffe est facultative en pose scellée désolidarisée.
Dans le cas d’un béton d’enrobage « traditionnel », la procédure de
mise en chauffe est décrite par le NF DTU 65.14 :
•La mise en chauffe débute quatorze jours au minimum après la
réalisation de l’enrobage et comprend deux étapes.
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7.1.3. • Mise en chauffe
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L’absence de fuites et la pression d’essai doivent être inscrites dans
un rapport d’essai.
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Etape 1 : la température de la dalle est maintenue entre 20 et
25°C pendant au moins trois jours.
Etape 2 : la température maximale est maintenue pendant au
moins quatre jours.
•Le chauffage est arrêté de deux (en cas de pose collée) à sept
jours (en cas de pose scellée).
•La pose du revêtement de sol peut alors être réalisée avec une
remise en température.
Pour une chape fluide à base de sulfate de calcium, l’opération est
identique aux exigences de la norme NF DTU 65.14. Pour une chape
fluide à base de ciment, il convient de se référer à l’Avis Technique de
la chape considérée.
Les opérations de mise en chauffe et de préchauffage doivent faire
l’objet de procès verbaux.
La mise en route du plancher en mode rafraîchissement ne doit s’effectuer qu’après la mise en route en mode chauffage.
3 jours mini
Pose scellée
Pose collée
4 jours mini
14 jours mini
7 jours mini
2 jours mini
temps
Coulage de la dalle
d’enrobage
Température
comprise entre
20 et 25°C
Température
Maximale
de service
Arrêt du
chauffage
Pose du
carrelage
Remise en Température
Facultative en cas de pose désolidarisée
Rénovation
s Figure 27 : Mise en température préalable à la pose du revêtement de sol
53
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7.2. • Ventilo-convecteurs à 2 tubes
et à 4 tubes
L’installation d’une unité terminale est réalisée conformément aux
prescriptions fournies par son constructeur.
A défaut les quelques règles explicitées ci-après peuvent être
employées.
7.2.1. • Pose d’une unité terminale verticale
Les modèles en allège sont installés contre un mur, soit en en suspension murale, soit sur des pieds supports.
Il ne doit pas exister de contre pente risquant de provoquer une stagnation de l’eau dans le bac à condensats. Une hauteur minimale doit
être conservée sous l’appareil afin de permettre le dégagement aisé
du filtre.
s Figure 28 : Détail du retrait du filtre
7.2.2. • Pose d’une unité terminale horizontale
Les modèles plafonniers sont suspendus au plafond. Une légère pente
de l’appareil peut faciliter l’écoulement des condensats.
Dans le cas de l’installation d’un conduit de distribution entre l’appareil et la grille de diffusion d’air, la section de ce conduit ne doit pas
être inférieure à la section de refoulement de l’unité terminale.
Rénovation
La perte de charge des réseaux éventuels de soufflage et de reprise
doit être la plus faible possible (inférieure à 40 Pa). Ces éléments
doivent alors être pris en compte pour la sélection de l’appareil.
54
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Support
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Rail d’accrochage
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s Figure 29 : Schéma de principe de fixation d’une unité terminale plafonnière.
7.2.3. • Raccordement hydraulique
Le collecteur de la batterie est muni d’un purgeur en partie supérieure
et d’une vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l’installation, chaque unité
terminale doit disposer d’un module de réglage permettant les fonctions suivantes :
• la mesure du débit ;
• le réglage du débit ;
• l’inviolabilité et la mémorisation du réglage ;
• l’arrêt indépendant du réglage.
Montage d’une vanne de régulation à deux voies
Elle peut être soit tout ou rien, soit progressive. Le montage de ces
vannes doit respecter les indications de sens de circulation données
par les constructeurs.
Dans le cas d’un circulateur à débit fixe, il est installé une soupape
(ou régulateur) de pression différentielle en aval de la pompe entre le
départ et le retour.
Montage d’une vanne de régulation à trois voies
Le montage doit respecter les indications de sens de circulation données par le constructeur.
Rénovation
Par défaut, le montage est effectué en répartition (sur la tuyauterie de
retour d’eau).
55
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s Figure 30 : Principe de raccordement de la vanne à trois voies de régulation.
7.2.4. • Evacuation des condensats
L’évacuation des condensats s’effectue gravitairement vers l’évacuation la plus proche avec des canalisations calorifugées afin d’éviter des
phénomènes de condensation pouvant entraîner des dégradations.
La pente sur ces canalisations doit être suffisante, a minima 1 cm/m.
L’utilisation de pompe de relevage de condensats est à éviter.
Commentaire
Différentes solutions d’intégration de la tuyauterie d’évacuation sont possibles :
création d’un soffite,
passage dans une goulotte en plinthe,
cheminement en faux-plafond.
Un siphon doit être installé avant le raccordement à l’égout pour éviter la remontée d’odeurs. La tuyauterie n’est pas collée au siphon.
7.3. • Radiateur
Rénovation
L’installation d’un radiateur ou d’un convecteur à eau chaude est réalisée conformément aux prescriptions fournies par son constructeur.
56
L’émetteur est muni d’un purgeur en partie supérieure et d’une
vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l’installation, chaque émetteur dispose d’un module de réglage.
La fiche d’autocontrôle proposée en [Annexe 1] permet de vérifier la
bonne installation des émetteurs.
7.4.1. • Plancher chauffant
•Notification des essais sous pression ;
• Respect des durées de mise en œuvre (cf. 7.1.3).
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Ces points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas
exhaustive.
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7.4. • Points de contrôle
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7.4.2. • Ventilo-convecteurs
•Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
•Vannes d’isolement sur chaque appareil ;
• Rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
•Présence d’un filtre propre ;
•Présence d’un régulateur déporté ou intégré au ventiloconvecteur ;
• Bon fonctionnement de la régulation (en chaud et/ou en froid).
7.4.3. • Radiateurs
•Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
•Etanchéité des raccords ;
•Présence de dispositif de réglage de débit ;
Rénovation
• Rebouchage des percements de murs ou de cloisons.
57
Branchement
et raccordements électriques
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Les travaux d’électricité doivent être effectués par des personnes
habilitées ayant les connaissances suffisantes :
•Pour les travaux hors tension : exécutant électricien (habilitation
B1) ;
•Pour les travaux en Basse Tension : chargé d’intervention (habilitation BR).
Commentaire
L’exécutant électricien (habilitation B1) travaille en équipe sous la direction
d’un chargé de travaux (habilitation B2 et/ou H2) ou d’un chargé d’interventions
(habilitation BR).
Le chargé d’intervention BR peut travailler seul ou peut diriger des personnes
habilitées B1 et éventuellement d’autres BR. Cependant, les opérations confiées
aux habilités B1 doivent être limitées à celles effectuées hors tension.
Le branchement et les raccordements électriques doivent être réalisés
à partir des spécifications exigées par le constructeur et des exigences
de la norme NF C 15100.
Sont notamment respectés les éléments suivants :
• la section du câble électrique préconisée pour l’alimentation de
la pompe à chaleur ;
Rénovation
• la section du câble électrique préconisée pour l’alimentation de
l’appoint électrique ;
58
• la longueur et la section du câble électrique préconisées par le
constructeur pour le raccordement éventuel entre l’unité extérieure et le module hydraulique.
Généralement, le point de raccordement de la pompe à chaleur est
réalisé en amont du sectionneur général.
Commentaire
Le coffret ou l’armoire électrique intégrée à la machine comprend généralement :
– Un interrupteur-sectionneur
– Les équipements de démarrage de protection du moteur(s) du compresseur(s),
du ventilateur(s) et du circulateur (s)
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Le raccordement électrique de la pompe à chaleur doit être réalisé à
partir d’un circuit d’alimentation spécialisé dédié.
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8.1. • Circuits spécialisés
PROGRAMME
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– Les éléments de régulation.
Un circuit d’alimentation spécifique est également requis pour l’alimentation de l’appoint.
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète, sans raccord.
Aucun câble prolongateur n’est utilisé.
Des moyens appropriés doivent être prévus pour empêcher la remise
en marche intempestive de la pompe à chaleur ou tout autre équipement de l’installation pendant l’entretien à moins que les moyens
de coupure ne soient sous la surveillance continuelle de la personne
effectuant cet entretien.
Commentaire
De tels moyens peuvent comprendre une ou plusieurs des mesures suivantes :
– interrupteur de proximité ;
– condamnation ;
– pancarte d’avertissement ;
– dispositions dans un local ou sous enveloppe, fermant à clé.
8.2. • Câbles électriques et cheminements
Les valeurs des sections minimales imposées sont déterminées en
fonction des puissances installées.
Rénovation
Section des conducteurs
59
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PROGRAMME
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Canalisations électriques
La pose doit être réalisée conformément à la norme NF C 15-100.
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète sans raccord. Aucun câble prolongateur n’est utilisé.
Après avoir raccordé le câble d’alimentation, il est vérifié qu’ils n’exercent pas de force excessive sur les boites de connexion.
Quand les circuits de puissance et de commande cheminent côte à
côte, une distance d’au moins 50 mm est prévue entre eux sur le plan
horizontal.
Quand les circuits de puissance et de commande cheminent l’un audessus de l’autre, une distance d’au moins 300 mm est prévue entre
eux sur le plan vertical (courant faible en bas et courant fort en haut).
Sous goulotte, une séparation physique est prévue entre les circuits
de puissance et de commande.
Dans le cas d’utilisation de câble blindé, celui-ci est relié à la terre de
chaque côté.
Identification des circuits
Chacun des circuits doit être repéré par une indication appropriée,
correspondant aux besoins de l’usager et du professionnel.
Ce repérage doit être lisible, de qualité durable, correctement
fixé et doit rester visible après l’installation du tableau. Il doit être
compréhensible.
Pénétration en toiture terrasse
Rénovation
La pénétration des câbles d’alimentation électrique au travers de la
toiture terrasse doit être effectuée par une crosse.
60
s Figure 31 : Exemple de pénétration d’un câble d’alimentation pour une toiture terrasse
• des courants de démarrage ;
• des variations de tension ;
• des courants harmoniques.
D’autres dispositifs doivent également protéger l’installation contre :
• les courts circuits ;
• la surcharge, conformément à l’UTE C 15-105.
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La norme NF C 15-100 précise en particulier la nécessité de protéger le
raccordement :
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8.3. • Protection
PROGRAMME
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Sectionnement
Chaque circuit doit posséder à son origine un dispositif de sectionnement sur tous les conducteurs actifs, y compris le conducteur neutre.
Dispositifs de protection contre les surcharges
Tout circuit doit être protégé par un dispositif de protection qui est soit
un fusible soit un disjoncteur et dont le courant assigné est conforme
à la NF C 15-100 et à l’UTE C 15-105.
Commentaire
Le disjoncteur divisionnaire de type D possède un seuil magnétique Im compris
entre 10 et 20 fois le courant nominal du disjoncteur alors que le disjoncteur
divisionnaire de type C, généralement utilisés dans les locaux d’habitation
possède un seuil magnétique Im compris entre 5 et 10 fois le courant nominal du
disjoncteur.
Pour rappel, les coupe-circuits fusible de type aM (accompagnement moteur) ne
permettent pas de protection contre les surcharges.
Conducteur de protection
Tous les circuits doivent comporter un conducteur de protection. Ces
conducteurs de protection doivent être reliés :
• d'une part à la borne principale de terre de l'installation ;
• d'autre part aux bornes de terre de la pompe à chaleur.
Commentaire
Rénovation
En aucun cas il n’est utilisé une canalisation publique, un parasurtenseur ou la
terre du téléphone comme terre pour la pompe à chaleur.
61
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Harmoniques
Pour rappel, si le matériel ne répond pas aux exigences de la norme
NF EN 61000-3-2 ou de la norme NF EN 61000-3-12, il convient par
exemple :
• de vérifier la possibilité contractuelle d’injection d’harmonique
auprès du fournisseur d’énergie ;
• d’alimenter les charges sensibles (régulation) et les charges polluantes (compresseur) par des circuits séparés ;
• d’intégrer des filtres permettant de réduire les harmoniques.
8.4. • Points de contrôle
Ces points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas
exhaustive.
• tension d’alimentation conforme aux plaques signalétiques des
appareils (PAC, circulateurs appoint électrique…) ;
• valeur de coupure du disjoncteur ;
• diamètre des câbles d’alimentation de la PAC et de l’appoint
conforme aux préconisations des constructeurs ;
• bon raccordement à la terre ;
• serrage des connexions électriques ;
Rénovation
• vérification des isolements (courants de fuite).
62
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9
Mise en œuvre
de l’instrumentation
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le module de régulation étant fourni dans ou avec la pompe à chaleur,
seuls les équipements tels que les sondes diverses sont à installer.
9.1. • Pose des sondes et compteurs
9.1.1. • Sonde de température extérieure
Emplacement
La sonde de température extérieure doit être placée à l’abri de l’ensoleillement, sur une paroi nord. S’il n’existe pas de paroi nord, elle est
installée sur une paroi nord-ouest.
Elle doit être hors de portée et éloignée des sources de chaleur parasites : cheminée, sortie d’air du bâtiment…
NW
NE
E
W
S
s Figure 32 : Emplacement de la sonde de température extérieure
Rénovation
Sonde de température
extérieure
63
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Pose
La sonde de mesure de température extérieure placée contre le mur
du bâtiment est fixée à l’aide de vis accessibles de l’extérieur ou bien
de l’intérieur du capot ou du boîtier après son ouverture.
Leur positionnement doit être conforme aux prescriptions de la notice
technique. En particulier, le presse-étoupe ne doit jamais être dirigé
vers le haut afin d’éviter les infiltrations d’eau dans le bâtiment.
Le passage du câble de raccordement de la sonde doit obéir à
quelques règles illustrées par la (Figure 33).
Distance
de 5 cm
environ
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
Membrane ou/et
enduit extérieur
Fourreau à la
traversée du mur
s Figure 33 : Mise en œuvre de la sonde extérieure
Les opérations sont les suivantes :
• percer le mur de façon à ce que le câble soit incliné vers l’extérieur, évitant tout risque d’écoulement d’eau de pluie dans le
bâtiment ;
• passer le câble dans un fourreau sur toute l’épaisseur du mur ;
• poser la sonde à une distance suffisante (4 à 5 cm) du point
de traversée du mur. Cette précaution permet de minimiser
l’échauffement de la sonde par l’arrivée d’air chaud en provenance du bâtiment s’il est en surpression et d’éviter l’accumulation d’eau à proximité de la sonde.
Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu’à l’intérieur doit être respectée.
Rénovation
Une étanchéité en adéquation au support est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
64
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau.
9.1.2. • Sonde de température d’eau
Les sondes de température d’eau se présentent sous les formes
suivantes :
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Le produit d’étanchéité utilisé peut se présenter sous les différentes formes
suivantes :
DES
Commentaire
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• sondes d’applique, utilisées pour leur simplicité de pose ;
• sondes à plongeur, plus rapides, montées directement ou dans
un doigt de gant.
Sonde à plongeur
Huile conductrice
Sonde en applique
Montage de la sonde
en doigt de gant
s Figure 34 : Les différents types de sonde de mesure de température d’eau
Emplacement
La sonde est éloignée des points où la température dans la tuyauterie
risque de ne pas être homogène : en sortie de pompe à chaleur, d’un
ballon qui peut être stratifié et en particulier en aval d’un mélange.
Commentaire
Après un mélange d’eaux à des températures différentes, il s’établit une stratification des filets d’eau chaude et des filets d’eau froide. Le mélange est effectif
après une longueur droite suffisante ou bien après un coude vertical.
Pour un temps de réponse correct, une distance maximale de 3 m
entre la sonde et la vanne est recommandée.
Rénovation
Dans le cas d’une vanne à trois voies de mélange, il faut placer la
sonde après le circulateur pour bénéficier de son effet de brassage,
le circulateur étant disposé le plus près possible de la vanne de
régulation.
65
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3 m au maximum
Sonde de
température
d’eau
T
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Circulateur
s Figure 35 : Montage de la sonde de température d’eau en cas de mélange en amont
Pose d’une sonde d’applique
Elle s’installe sur la partie supérieure d’une tuyauterie horizontale.
L’opération se déroule selon les étapes suivantes :
• nettoyer et limer la tuyauterie pour éliminer la couche de rouille
ou de peinture ;
• étendre une couche de pâte conductrice sur la tuyauterie à l’endroit où est prévu le contact avec la partie sensible de la sonde ;
• mettre en place la sonde en serrant correctement le collier afin
d’assurer le contact entre la partie sensible et la tuyauterie ;
• isoler la sonde avec la tuyauterie.
Protection
Calorifuge
Pâte conductrice
Sonde
Canalisation
Collier
s Figure 36 : Exemple de pose d’une sonde d’applique
Commentaire
Le soin apporté lors de la pose de la sonde d’applique permet de garantir une
mesure satisfaisante, c'est-à-dire représentative et rapide. Il s’agit de minimiser
le temps de réponse et de minimiser les écarts de température entre le fluide et
le détecteur.
Pose d’une sonde à plongeur
Rénovation
Elle s’installe dans les conditions suivantes :
66
• soit sur une tuyauterie droite, la sonde est alors inclinée d’un
angle de 45° à 90° et placée à contre courant du sens de circulation du fluide. L’extrémité sensible de la sonde doit être localisée au centre de la tuyauterie. Dans le cas de tuyauteries de
faible diamètre, un agrandissement est réalisé ;
• soit dans un coude. Dans ce cas, la sonde doit être placée au
centre du coude.
Cependant, le montage d’un manchon à souder dans un coude est plus difficile
que sur une tuyauterie droite.
Lors de l’installation, un espace suffisant d’environ 30 cm est prévu
au-dessus du doigt de gant ou de la sonde afin de permettre leur
introduction et leur retrait aisé.
90°
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L’installation d’une sonde dans un coude permet d’améliorer la représentativité
de la mesure grâce aux phénomènes de turbulence ainsi que l’implantation de
sondes de longueurs variables.
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Commentaire
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45°
s Figure 37 : Exemples de pose de sondes à plongeur
9.1.3. • Sonde de température ambiante
Il s’agit d’une sonde de paroi placée dans le local.
Emplacement
L’emplacement de la sonde d’ambiance doit être représentatif des
conditions d’ambiance du local. La sonde d’ambiance ne doit pas être
soumise à des influences perturbatrices locales. Elle est placée à environ 1,50 m du sol, à hauteur d’homme.
Rénovation
Dans le cas d’une sonde d’ambiance intégrée à un thermostat
réglable, la hauteur d’implantation doit être comprise entre 0,90 et
1,30 m pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
67
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PROGRAMME
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Commentaire
Cet impératif conduit à exclure les emplacements suivants :
– contre les murs extérieurs ;
– à proximité des sources de chaleur telles que les radiateurs, lampes murales,
appareils ménagers…
– à proximité des ouvertures telles que les fenêtres, portes donnant sur l’extérieur
ou sur un local non chauffé ;
– aux endroits exposés au soleil ;
– dans les angles, les niches où la circulation de l’air est mauvaise ainsi que dans
certaines zones mal irriguées ;
– derrière des rideaux ou sous un boîtier non conforme ;
– à proximité d’un éventuel point humide (lavabo, point d’eau…).
s Figure 38 : Exemple d’emplacement d’une sonde de température ambiante
Pose
La pose d’une sonde de paroi doit être conforme aux préconisations
du constructeur afin d’assurer une bonne ventilation de l’élément sensible comme l’orientation des fentes du boîtier où est localisé l’élément sensible.
Fourreau dans saignée
réalisée dans le mur
Rénovation
Sonde
de température
ambiante
68
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
s Figure 39 : Exemple de pose et raccordement d’une sonde de température ambiante
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint.
9.1.4. • Compteur d’eau
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Commentaire
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L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu’à l’intérieur doit être respectée. Un bouchon d’étanchéité est mis en place
entre le câble et le fourreau afin de ne pas perturber la mesure.
PROGRAMME
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Emplacement
Différentes précautions peuvent être envisagées, en amont et en aval
d’un compteur d’eau. Les indications à appliquer dépendent de la
technologie et de la fabrication du compteur
Il convient de suivre les prescriptions du constructeur.
Les éléments suivants sont à observer :
• la position horizontale ou verticale ;
• le sens d’écoulement : une flèche est généralement indiquée sur
le corps du compteur ;
• bien positionner le compteur dans l’axe des tuyauteries amont
et aval ;
• le positionnement sur la canalisation de retour est à privilégier
pour éviter de soumettre le compteur à des températures élevées (précision de mesure, détérioration du compteur) ;
• l’implantation en point bas de l’installation est recommandée
afin de maintenir les compteurs en eau et d’éviter les phénomènes de dégazage et d’autant plus important pour les compteurs à ultrasons ;
• l’implantation dans un lieu protégé du gel et des rayons solaires
directs est recommandée ;
• les compteurs ne doivent pas être placés au-dessous d’équipements susceptibles de fuir comme les brides ou les vannes ;
!
Respecter des longueurs droites amont et aval est primordial pour s’assurer de la qualité métrologique des compteurs d’eau. L’installation à proximité des circulateurs est
déconseillée.
Rénovation
• prévoir une distance de dégagement autour des compteurs
pour faciliter la lecture et le démontage.
69
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Les valeurs de longueur droite à respecter varient suivant les technologies et les modèles ainsi que suivant le positionnement du compteur par rapport à d’éventuels éléments perturbateurs.
Des filtres sont imposés en amont de certains compteurs mécaniques qui risquent une détérioration. Ils doivent être facilement
démontables.
!
Des stabilisateurs sont recommandés en amont des compteurs à jet unique et de type Woltmann. Ils permettent
de s’affranchir des longueurs droites en aval d’éléments
perturbateurs.
Des vannes d’isolement sont souvent préconisées pour faciliter la
dépose lors du rinçage de l’installation, d’un étalonnage ou du remplacement de l’instrument.
Une vanne de vidange permet dans ce cas de faciliter la purge de la
conduite. Un tube de remplacement peut éventuellement être prévu à
proximité. Le compteur peut aussi être installé sur une canalisation en
bipasse.
Des cônes de réduction peuvent être nécessaires pour raccorder le
compteur sur des conduites de diamètre différent.
Des supports de conduite sont recommandés sur les compteurs d’eau
à ultrasons pouvant subir des vibrations importantes.
s Figure 40 : Exemple d’accessoires pour le montage d’un compteur d’eau
Avant la mise en place du compteur, il est recommandé de rincer
abondamment les canalisations afin d’éliminer les particules solides
qui pourraient endommager les appareils.
L’installation doit également être purgée de l’air qu’elle contient.
Rénovation
L’utilisation de joints neufs est nécessaire pour éviter tout risque de
fuite. Il est recommandé de vérifier l’étanchéité une fois l’installation
réalisée.
70
Il convient de manipuler les compteurs par le corps du débitmètre et
non par le totalisateur pour éviter tout endommagement.
Ne jamais souder à proximité d’un compteur monté, il est
nécessaire de le démonter pour effectuer ce type de travaux. En effet, les températures élevées risquent de détériorer certaines pièces du compteur.
9.2. • Raccordement de l’instrumentation
et de la GTB
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Lors de la mise en service, il est important d’éviter un remplissage
brusque : ouvrir lentement la vanne amont, vanne aval fermée, puis
ouvrir progressivement la vanne aval et vérifier le fonctionnement du
compteur.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Un étiquetage approprié des câbles doit être réalisé.
Les principales opérations de réglage sont :
• choix de la pente pour la loi d’eau ;
• consignes été/hiver ;
• seuils d’alarmes.
Les connexions de sortie des câbles doivent être conformes aux instructions d’installation, c’est-à-dire avec ou sans protection de terre
contre les interférences électromagnétiques, longueur maximale…
En règle générale, l’ISO/CEI TR 14763-2 s’applique aux réseaux de
communication.
9.3. • Points de contrôle
Ces points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas
exhaustive.
La fiche d’autocontrôle proposée en [Annexe 1] récapitule les principaux points à vérifier concernant la régulation.
9.3.1. • Régulation
• choix des paramètres du régulateur (pente, décalage parallèle…) ;
• température limite de départ d’eau dans le cas d’un rafraîchissement par plafond ou par plancher.
Rénovation
• température limite de départ d’eau dans le cas d’un plancher
chauffant ;
71
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PROGRAMME
Rénovation
72
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9.3.2. • Emplacement et pose des différentes
sondes
• sonde de température extérieure correctement installée ;
• sonde(s) de température ambiante correctement installée(s) ;
• sonde(s) de température d’eau correctement installée ;
• si installée, sonde(s) de détection de condensation correctement
installée ;
• étanchéité des passages de câbles à travers les parois.
Si une sonde de détection est utilisée, il convient de la positionner sur
l’arrivée des tubes d’eau froide.
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Forage, sonde(s)
géothermique(s) et eau
de nappe
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Le guide, portant sur les opérations de forage et les limites de prestations du Programme Règles de l’Art Grenelle de Environnement 2012,
regroupe l’ensemble des opérations à réaliser par le foreur et l’installateur pour une pompe à chaleur eau glycolée/eau avec sonde(s)
géothermiques :
• le forage ;
• la mise en place des boucles de sondes ;
• le raccordement à la pompe à chaleur ;
• la finalisation de l’ouvrage ;
• l’équilibrage des pertes de charges ;
• la remise du dossier technique.
Pour un forage sur eau de nappe, le guide décrit :
• le forage ;
• les opérations préalables à la mise en service ;
• la protection de l’ouvrage ;
• le raccordement à la pompe à chaleur ;
• la finalisation de l’ouvrage ;
• la remise du dossier technique.
•Fiches récapitulatives des opérations à réaliser pour les sondes
géothermiques verticales ;
•Fiche récapitulative des opérations à réaliser pour les forages
d'eaux souterraines (rapport de forage, profil de forage, protocole de pompage…).
Rénovation
Des fiches sont également proposées afin de faciliter les coordinations techniques entre les différents intervenants et d'attester des
tâches réalisées :
73
Mise au point et réglage
de l’installation
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La mise au point et les réglages d’une installation de pompe à chaleur
comportent les phases suivantes :
• la mise en eau ;
• la vérification de l’installation ;
• les réglages et l’équilibrage hydraulique ;
• les réglages et essais des équipements.
Après chaque étape, les différentes données de l’installation (produits
injectés, pressions d’essais...) sont consignées si possible sur des
fiches d’auto-contrôle.
11.1. • Mise en eau
Les différentes phases sont :
• nettoyage de l’installation ;
• remplissage de l’installation.
11.1.1. • Nettoyage de l’installation
Rénovation
Sur une installation neuve, le nettoyage consiste au rinçage de l’installation. Il est effectué à des vitesses suffisamment élevées pour
entraîner les résidus éventuels.
74
Le nettoyage peut s’effectuer par rinçage à grands débits d’eau ou sous
une double pression d’air et d’eau (nettoyage hydropneumatique).
Ce traitement doit respecter les recommandations du constructeur de la pompe à chaleur et tenir compte des matériaux présents
sur l’installation, de la qualité d’eau de ville et des températures de
fonctionnement.
11.1.3. • Utilisation d’antigel
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Afin de prévenir l’embouage du réseau dans le temps, en complément
de l’installation des équipements cités précédemment (dispositifs de
captage de boues, filtres, dispositifs de dégazage, purgeurs d’air…),
un traitement préventif de l’eau de chauffage est préconisé.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
11.1.2. • Remplissage du circuit
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Dans le cas d’utilisation d’antigel, son dosage doit permettre le fonctionnement à une température minimale en accord avec la température de base du lieu d’installation.
Commentaire
Il est préférable d’utiliser un produit formulé prêt à l’emploi.
Dans le cas de l’utilisation de monopropylène glycol comme antigel, il est possible de se reporter aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après.
Il présente également les différentes températures de protection selon le pourcentage de glycol dans l’installation ainsi que les coefficients de correction à
prendre en compte sur les pertes de charge et le débit d’eau glycolée par rapport
à de l’eau pure à une température moyenne de 80°C.
Concentration en antigel
(monopropylène glycol)
30%
35%
40%
45%
Température de protection (°C)
-16
-20
-25
-30
Coefficient de correction de charge
1,15
1,20
1,25
1,30
Coefficient de correction de débit
1,05
1,10
1,10
1,10
Nota : Attention au risque de corrosion quand la concentration d’antigel est inférieure à 1/3.
s Figure 41 : Coefficients de correction de charge et de débit pour de l’eau glycolée à 30% par rapport à
de l’eau pure à une température moyenne de 80°C
En cas d’injection de glycol sur site, le mélange est parfaitement
homogénéisé avant le remplissage de l’installation.
Le contrôle du taux de glycol est mesuré par pesée ou à l’aide d’un
réfractomètre ou également d’un densimètre.
Les vannes d’isolement comprennent une manœuvre par carré et une
sortie munie d’un bouchon.
La vidange à l’égout est interdite quand il y a présence d’antigel dans
l’eau ou de tout autre produit additif introduit.
Rénovation
Le circuit hydraulique doit être indépendant du circuit eau de ville
pour ne pas risquer de détruire le produit antigel par des appoints
effectués avec de l’eau brute.
75
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!
Ces produits présentent des risques pour la santé et l’environnement. Ils convient de respecter les préconisations
des Fiches de Données Sécurité (notamment port des
Equipements de Protection Individuelle). Il est également
interdit de rejeter ces produits dans l’environnement. Ils
sont à traiter ou à recycler dans les décharges adaptées.
Si aucun antigel n’est prévu, les tronçons du réseau hydraulique situés à l’extérieur ou dans des locaux non chauffés
sont calorifugés et pourvus d’un traceur de mise hors gel.
Le traceur ne doit pas être mis en fonctionnement pendant
le mode rafraîchissement.
Commentaire
Ce traceur est constitué par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le
long des tuyauteries.
11.2. • Vérification de l’installation
L’installation étant réalisée, une vérification de l’installation et particulièrement de points clefs est réalisée avant la mise en point (cf. 5.5)
(cf. 6.10) (cf. 7.4).
11.3. • Repérage
11.3.1. • Repérage des appareils
Tous les appareils et appareillages sont repérés par une étiquette gravée indiquant leur fonction.
Les étiquettes sont fixées sur les équipements.
11.3.2. • Repérage des circuits et des fluides
Rénovation
Chaque circuit, hydraulique, frigorifique voire aéraulique est repéré
par une étiquette avec l’indication de la fonction.
76
Le repérage des fluides dans les tuyauteries rigides est effectué au
moyen de trois séries de couleurs conformément à la norme NF X
08-100 :
• la couleur du fond, qui caractérise la famille du fluide ;
• la couleur d’identification, qui permet d’identifier certains
fluides particuliers ;
• la couleur d’état, qui indique l’état dans lequel se trouve le fluide.
Couleur
de fond
Couleur
d’identification
Couleur d’état
Air
Bleu clair
-
Violet moyen (air froid
ou refroidi)
Eau chaude
Vert-jaune
Noir
(eau non potable)
Orangé gris
(fluide chaud ou surchauffé)
(*) Par analogie la couleur de repérage des tuyauteries contenant des HFC est identique.
s Figure 42 : Couleurs de repérage des fluides utilisés dans une installation de pompe à chaleur
Couleur d’identification
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Couleur
Fluide
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Le tableau suivant présente les différentes couleurs utiles pour repérer les fluides les plus utilisés dans le cas des installations comprenant une pompe à chaleur.
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Couleur d’état
Couleur de fond
s Figure 43 : Exemple de repérage
11.3.3. • Sens d’écoulement
L’indication du sens d’écoulement est indiquée également sur les
tuyauteries :
•Si la couleur de fond est continue, une flèche blanche ou noire
(de façon à assurer le meilleur contraste avec la couleur du
fond) est apposée dans le sens d’écoulement (Figure 44) ;
• dans le cas d’une circulation à double sens, une flèche à deux
pointes est apposée (Figure 45) ;
• si la couleur du fond est discontinue, chaque anneau ou chaque
bande matérialisant la couleur de fond se termine en pointe de
flèche ou est complété par une flèche (blanche ou noire) accolée
(Figure 46) ;
• dans le cas d’une circulation à double sens, chaque extrémité
de rectangle se termine en forme de pointe de flèche ou se voit
accoler deux flèches (Figure 47).
ou
s Figure 44 : Fléchage d’écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond continue
ou
s Figure 46 : Fléchage d’écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond discontinue
Rénovation
s Figure 45 : Fléchage d’écoulement en cas de double sens pour couleur de fond continue
77
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ou
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s Figure 47 : Fléchage d’écoulement en cas de double sens pour couleur de fond discontinue
11.4. • Mise au point et essais sur la pompe
à chaleur
Il est nécessaire d’effectuer la mise en route en fonction des exigences
du constructeur et a minima de vérifier les points suivants :
• le fonctionnement de la régulation de température de la pompe
à chaleur : en modifiant la consigne de température, vérifier
l’enclenchement et l’arrêt du (ou des) compresseur(s) ;
• les températures de départ et de retour de la pompe à chaleur
ainsi que le débit d’irrigation (à comparer aux spécifications du
fabricant) ;
• le fonctionnement des sécurités ;
• l’intensité absorbée ;
• la tension d’alimentation ;
• la puissance absorbée au compresseur.
Il est nécessaire également de vérifier pendant la mise en route les
points complémentaires suivants :
• la vitesse du ventilateur de l’échangeur air/eau ;
• le sens de rotation du ventilateur ;
• les conditions de l’air à l’entrée et à la sortie de l’échangeur sur
l’air extérieur ;
• si possible, le processus de dégivrage et l’inversion de cycle ;
• la puissance absorbée au ventilateur.
11.5. • Réglages et équilibrage des circuits
de distribution
Rénovation
A partir des éléments donnés dans l’étude technique, l’équilibrage de
l’installation est réalisé.
78
L’étude technique donne notamment les éléments suivants : le diamètre
de tube, la longueur de chaque boucle, le débit d’eau dans chaque
boucle, le nombre de tours à effectuer sur l’élément de réglage…
L’équilibrage peut nécessiter la mise hors service du ou des régulateurs,
et le décalage de certains points de consigne. Il est nécessaire de désaccoupler de leurs moteurs toutes les vannes automatiques de régulation.
Pour tout type d’émetteurs, la mise au point et les essais consistent à
minima à :
• la purge du circuit hydraulique ;
• au réglage des débits d’eau ;
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
11.6. • Mise au point et essais
pour les émetteurs
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DES
D’une façon générale, il convient de court-circuiter tout automatisme
pouvant entraîner des modifications de débit au cours du réglage.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• au fonctionnement de la régulation.
Des vérifications spécifiques à chaque type d’émetteurs sont présentées dans les paragraphes suivants.
Ventilo-convecteurs
Il est nécessaire de vérifier les points suivants :
• les enclenchements des vitesses du ventilateur ;
• le sens de rotation du ventilateur ;
• les conditions de l’air à l’entrée et à la sortie de l’échangeur sur
l’air ;
• le bon fonctionnement du contrôle de la température ;
• le bon fonctionnement de la vanne de régulation ;
• l’intensité absorbée ;
• la tension d’alimentation ;
• la mesure de la puissance absorbée au ventilateur ;
• le bon écoulement des condensats.
Radiateurs
Il est nécessaire de vérifier le bon fonctionnement des robinets
thermostatiques.
Après les différents essais et réglages, les paramètres suivants sont
vérifiés :
• les températures des fluides ;
• les températures des locaux ;
• le fonctionnement silencieux de l’installation ;
Rénovation
11.7. • Contrôle du bon fonctionnement
de l’installation complète
79
PROFESSIONNELS
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• les valeurs de réglage des différents organes de régulation ;
• la puissance absorbée par le compresseur et les accessoires
(intensité et tension).
PROGRAMME
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• la précision et le bon fonctionnement des appareils de contrôle,
de sécurité et de régulation ;
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Un relevé du bon fonctionnement est alors consigné sur une fiche de
mise en route. Les résultats sont vérifiés par rapport aux données du
constructeur.
En [Annexe 1] est présenté un exemple de rapport de mise en service.
Commentaire
Rénovation
Ce relevé constitue une référence comparative pour tous les contrôles ultérieurs
et doit servir de base pour le carnet d’entretien de la machine.
80
PROFESSIONNELS
DES
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12
PROGRAMME
Mise en main de l’installation
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
A la fin des travaux, lorsque l’installation fonctionne parfaitement,
l’entrepreneur doit fournir les résultats détaillés obtenus lors des
réglages et essais.
Il fournit au maître d’ouvrage ou à l’utilisateur à minima les éléments
suivants :
• des plans définitifs d’implantation des installations, du local
technique, des réseaux de tuyauteries et éventuellement de
conduits aérauliques avec tout le matériel installé (plans de
récolement) ;
• les schémas électriques détaillés ;
• la documentation technique en langue française sur chacun des
appareils installés ainsi que la liste des pièces de rechange avec
les références,
• les fiches de mise en route ;
• un schéma de principe de l’installation ;
• une notice de fonctionnement de la régulation (avec notification
de la pente et des points de consignes) ;
• une notice de fonctionnement claire et précise de l’ensemble de
l’installation ;
Une personne qualifiée ayant participé à la mise en œuvre doit préciser à l’usager les conditions d’installation et les limites d’emploi de
son installation.
Rénovation
• le numéro de téléphone de la société assurant la maintenance
et l’après-vente.
81
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Pour mémoire, le code civil impose les caractéristiques de responsabilités
suivantes :
Article 1792-3 :
Les autres éléments d’équipements de l’ouvrage (ceux ne faisant pas corps avec
les ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos ou de couvert) font
l’objet d’une garantie de bon fonctionnement d’une durée minimale de deux ans
à compter de sa réception.
Article 1792-4-1 :
Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée
en vertu des articles 1792 à 1792-4 est dégagée des responsabilités et garanties
pesant sur elle, en application des articles 1792 à 1792-2, après dix ans à compter
de la réception des travaux ou, en application de l’article 1792-3, à l’expiration du
délai visé à cet article.
La fiche d’autocontrôle proposée en [Annexe 1] récapitule les différents points à vérifier lors des phases de mise en eau et d’essais.
12.1. • Particularités des pompes à chaleur
air extérieur/eau
12.1.1. • Esthétisme
Avant installation, les principaux matériels sont présentés au client
final au travers de documentations de constructeurs et/ou de fiches
produits spécifiques. Certains de ces équipements comme la pompe à
chaleur sont installés à l’extérieur de l’habitation avec un positionnement défini en accord avec l’utilisateur.
Par la signature de la commande de réalisation de l’installation, le
client reconnaît avoir eu connaissance de l’aspect esthétique de la
pompe à chaleur et accepté le positionnement qui a été choisi d’un
commun accord. En aucun cas, il ne peut être reproché à l’installateur
le caractère inesthétique ou disgracieux de cet équipement.
Il en est de même concernant les équipements installés à l’intérieur
de l’habitation pour lesquels les documentations de constructeurs et/
ou de fiches produits spécifiques ont été également présentées au
client final et leur positionnement choisi d’un commun accord entre
les parties.
Rénovation
Commentaire
82
Il convient de s’assurer que l’implantation de la pompe à chaleur n’est pas
contraire aux règles d’urbanisme ou de copropriété.
Bien que ce phénomène soit pris en compte lors de la préconisation
d’implantation faite par l’installateur, cet effet de courant d’air et les
conséquences éventuelles sur les végétaux à proximité ne peuvent
être reprochés à l’installateur.
PROFESSIONNELS
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Une pompe à chaleur air/eau extérieure dispose d’un ou de ventilateurs dont les vitesses peuvent varier lors du fonctionnement. Ces
ventilateurs entraînent des mouvements d’air soit en face, soir audessus de l’unité. Cet air peut être très froid notamment en hiver lors
de températures négatives.
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12.1.2. • Mouvement d’air
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.1.3. • Animaux divers
Les matériels implantés à l’extérieur comme une pompe à chaleur par
exemple sont susceptibles de servir d’abris aux rongeurs, insectes
ou autres petits animaux. Ils peuvent entraîner des dégradations
diverses, des éventuels dysfonctionnements, voire même des pannes
qui ne peuvent être couverts par la garantie de l’installateur ni du
fournisseur.
CONSEIL
Il convient au client de veiller à ce que les petits animaux ou insectes ne puissent
pénétrer dans les différents éléments extérieurs ou faire en sorte qu’ils en soient
chassés.
12.2. • Obligations d’entretien
et de maintenance
Dans le cas où la masse de fluide frigorigène contenue dans la pompe
à chaleur est supérieure à 2 kg, il y a obligation d’un contrôle annuel
d’étanchéité (arrêté du 7 mai 2007).
Cette opération doit être réalisée par une entreprise disposant de l’attestation de capacité conformément à la réglementation en vigueur,
en particulier pour les opérations mentionnées dans les articles R54375 à R543-123 du Code de l’Environnement.
CONSEIL
Rénovation
Il convient d’informer par écrit le client final des obligations d’entretien et de
maintenance à prendre en compte pour la pérennité de l’installation.
83
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.3. • Préconisations d’un entretien
et d’une maintenance
CONSEIL
L’installateur doit informer le client final de la nécessité d’un entretien et d’une
maintenance de son installation.
Par exemple, les opérations de maintenance ont pour but :
• de maintenir les performances de l’installation ;
• d’allonger la durée de vie du matériel ;
• d’assurer le meilleur confort dans le temps au client.
Ces arguments sont accompagnés des exemples suivants :
• à chaque visite périodique, il est effectué un relevé des données
utiles au contrôle du bon fonctionnement de l’installation (températures, intensités…). Ce relevé est reporté sur le carnet d’entretien et comparé avec les données consignées sur la fiche de
mise en route. Toute anomalie est signalée ;
Rénovation
• à chaque visite périodique, il est effectué des vérifications et des
contrôles sur l’installation (concentration en glycol, nettoyage
du filtre à eau…) pour le bon fonctionnement de l’installation.
84
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13
PROGRAMME
Annexes
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
[ANNEXE 1] : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE POUR LA
VERIFICATION DE L’INSTALLATION D’UNE PAC AIR/EAU (LISTE NON
EXHAUSTIVE)
[ANNEXE 2] : EXEMPLE DE FICHES DE RAPPORT DE MISE EN SERVICE
Rénovation
[ANNEXE 3] : EXEMPLES D’IMPLANTATION EN FAÇADE DU RESEAU
AERAULIQUE POUR UNE PAC AIR/EAU RACCORDEE
85
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE
D’AUTOCONTROLE POUR LA VERIFICATION
DE L’INSTALLATION D’UNE PAC AIR/EAU
(LISTE NON EXHAUSTIVE)
Repère :
__________
POMPE A CHALEUR
Fiche d’autocontrôle
Dossier de conception :
Date :
__________
Existence de l’étude thermique
¨ oui
Existence du dossier de dimensionnement
¨ oui
Dimensionnement correct PAC
¨ oui
Dimensionnement correct PAC + Appoint
¨ oui
Dimensionnement réseau hydraulique (Ballon tampon, circulateur, vase d’expansion, tuyauteries)
¨ oui
Schéma électrique d’alimentation
¨ oui
Pompe à chaleur :
Marque : …………………..
Type :……………………….
TOR ou INVERTER : ……………………………..
Fluide frigorigène :…………. Masse [kg] :…………
Appoint après la PAC (sens circulation d’eau)
¨ oui
Ballon tampon : Situation : (avant ou après PAC, parallèle)
¨ oui
Accès aisé à la PAC
¨ oui
Espaces suffisants pour démontage habillage
¨ oui
Accès aisé aux différents composants (ou conforme aux préconisations du
constructeur)
¨ oui
Support pour mise hors d’eau ou hors neige
¨ oui
Pose du support sur matériau résilient
¨ oui
Pose de la PAC sur plots antivibratiles
¨ oui
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries
¨ oui
Evacuation correcte des condensats
¨ oui
PAC dans un local – dispositions particulières
Bonnes implantations grilles entrée et sortie d’air
¨ oui
Calfeutrement correct des grilles
¨ oui
Fixations correctes des conduits aérauliques
¨ oui
PAC sur réseau aéraulique – dispositions particulières
Isolation correcte des conduits aérauliques
¨ oui
Ventilation du local technique
¨ oui
Bonnes implantations des grilles de ventilation
¨ oui
Calfeutrement correct des grilles de ventilation
¨ oui
Rénovation
Chaudière :
86
Installation vanne à 3 voies
¨ oui
Installation correcte du circulateur (sens de circulation, vitesse de sélection…)
¨ oui
Installation d’un robinet de réglage de débit
¨ oui
Installation d’un ensemble robinets + manomètres
¨ oui
Réseau hydraulique de distribution :
Installation d’un disconnecteur (si connection au réseau d’eau de ville)
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
PROFESSIONNELS
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Date :
__________
Installation d’une soupape de sécurité P tarage [bar] :
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
Installation correcte du ou des circulateurs (sens de circulation, vitesse de
sélection, …)
¨ oui
Installation d’un robinet de réglage de débit
¨ oui
Installation d’un ensemble robinets + manomètres
¨ oui
Installation d’un vase d’expansion Volume [l] : ………… P gonflage [bar] :
………….
¨ oui
Installation d’un robinet d’isolement ou autre dispositif pour la maintenance
¨ oui
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
¨ oui
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
¨ oui
Bons sens d’écoulements vers les appareils
¨ oui
Pot à boues sur retour PAC
¨ oui
Filtre à tamis
¨ oui
Vidanges en points bas
¨ oui
Bouteille de purge+purgeur automatique sortie PAC
¨ oui
Purges d’air en points hauts
¨ oui
Installation collecteurs pour passage tubes en dalle
¨ oui
Installation distributeur-collecteur plancher chauffant
¨ oui
Traversées des parois avec fourreau
¨ oui
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
¨ oui
Traceur mise hors gel pour tuyauteries extérieures
¨ oui
Protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage des tuyauteries de distribution
¨ oui
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POMPE A CHALEUR
Fiche d’autocontrôle
Dossier de conception :
PROGRAMME
Repère :
__________
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Emetteurs :
Plancher chauffant
Bons raccordements au distributeur-collecteur
¨ oui
Réglages et équilibrage des boucles
¨ oui
Ventilo-convecteurs
Fixation correcte des appareils sur les parois
¨ oui
Robinets d’isolement sur chaque appareil
¨ oui
Présence d’un filtre à air propre
¨ oui
Présence d’un régulateur Intégré ou déporté : ………….............................
¨ oui
Rebouchage des percements de murs et cloisons
¨ oui
Radiateurs
¨ oui
Etanchéité des raccords
¨ oui
Dispositif de réglage de débit
¨ oui
Présence de robinet thermostatique
¨ oui
Rebouchage des percements de murs et cloisons
¨ oui
Répartition et qualité des fixations
¨ oui
Vannes d’isolement sur chaque appareil
Rénovation
Fixation correcte des appareils sur les parois
¨ oui
87
Plafonds
Repère :
__________
POMPE A CHALEUR
Fiche d’autocontrôle
Dossier de conception :
PROGRAMME
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PROFESSIONNELS
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Date :
__________
Si installée, position de la sonde de détection de condensation
¨ oui
Poutres
Répartition et qualité des fixations
¨ oui
Vannes d’isolement sur chaque appareil
¨ oui
Pour les poutres ouvertes : hauteur minimale respectée, passage d’air respecté,
propreté
¨ oui
Raccordements électriques :
Vérification de la tension d’alimentation
¨ oui
Présence d’un disjoncteur différentiel
¨ oui
Valeur de coupure [A] : …………………………
Disjoncteur courbe D pour la PAC
¨ oui
Présence interrupteur de proximité sur PAC
¨ oui
Vérifications des sections de câbles
¨ oui
Vérifications des isolements
¨ oui
Bon serrage des connexions électriques
¨ oui
Bon raccordement à la terre
¨ oui
Etanchéité des passages de câbles à travers les parois
¨ oui
Etiquetage des câbles
¨ oui
Repérage des bornes en armoire
¨ oui
Régulation :
Choix des paramètres du régulateur de la PAC (pente, décalage parallèle…)
¨ oui
Choix des paramètres du régulateur de la chaudière (pente, décalage parallèle, …)
¨ oui
Vérification température de départ selon émetteurs
¨ oui
Vérification température de départ après appoint
¨ oui
Vérification températures de retour
¨ oui
Poses correctes des sondes de régulation (sonde extérieure, sonde de retour
ou/et de départ d’eau, sonde d’ambiance)
¨ oui
Etanchéité des passages de câbles à travers les parois
¨ oui
Mise en eau :
Nettoyage de l’installation
¨ oui
Remplissage de l’installation
¨ oui
Présence d’antigel dans le circuit hydraulique
¨ oui
Produit antigel formulé Nature : …………………….. Volume [l] : ………
¨ oui
Mélange eau + antigel réalisé sur site Nature antigel :
…………………………………… Proportion antigel [%] :
……………………………
¨ oui
Rénovation
Compléments :
88
Essais sur l’eau – P essai = 2 x P service
¨ oui
Essais plancher : P essai = 2 x P service avec une pression minimale de 6 [bar]
¨ oui
Essais sur la PAC
¨ oui
Essais sur les émetteurs
¨ oui
Réglages et équilibrage hydraulique
¨ oui
Contrôle du bon fonctionnement de l’installation complète
¨ oui
Mise en main de l’installation
¨ oui
s Figure A. 1.2 : Exemple de fiche d’autocontrôle pour la pompe à chaleur
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Coordonnées metteur au point :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
__________
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Attestation de capacité :
N° :
Date obtention :
Température extérieure [°C] :
Marque PAC :
Type :
N° série :
Complément :
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
CIRCUIT HYDRAULIQUE
Emetteurs
¨Plancher
¨radiateurs
¨Ventilo-convecteurs
Tuyauteries PAC :
Diamètre :
Présence filtre à tamis
O/N :
Présence pot à boues
O/N :
Marque circulateur :
Vitesse rotation :
Type :
……………….
Débit [m3/h] :
HMT [mCE] :
T° départ PAC :
T° retour PAC :
Fonctionnement appoint T° sortie
O/N :
appoint :
Soupape de sécurité
O/N :
Pression de tarage
[bar] :
Vase d’expansion :
Contenance [l] :
Pression [bar] :
Volume tampon O/N :
Volume [l] :
Série sur aller O/N :
Série sur retour O/N :
En parallèle O/N :
Ajout glycol O/N :
Marque :
Nature :
% :
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RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC TOR
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Repère
__________
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ANNEXE 2 : EXEMPLES DE FICHES DE RAPPORT
DE MISE EN SERVICE
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
CIRCUIT FRIGORIFIQUE
Nature fluide frigorigène :
Masse [kg] :
Longueur tuyauteries supplémentaires
[m] :
Masse de fluide frigorigène ajoutée
[kg] :
Mesure SURCHAUFFE
Mesure SOUS REFROIDISSEMENT
BP [bar] :
T° évaporation [°C] :
T° vapeur sortie évaporateur [°C] :
HP [bar] :
T° condensation [°C] :
T° liquide sortie
condenseur [°C] :
Fonctionnement vanne inversion cycle O/N :
Fréquence ou vitesse fixe
T° extérieure [°C] :
CIRCUIT ELECTRIQUE
Tension alimentation :
(avant mise en route en amont sectionneur
général)
Mesures compresseur :
(régime retour mini à 30 [°C])
Mesures ventilateur 1
Mesures circulateur 1
Tension [V] :
Intensité [A] :
Mesures ventilateur 2
Tension [V] :
Tension [V] :
Tension [V] :
Intensité [A] :
Intensité [A] :
Mesures circulateur 2
Tension [V] :
Tension [V] :
Intensité [A] :
Disjoncteur protection
OBSERVATIONS :
Calibre :
Rénovation
Type :
89
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DES
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Repère
__________
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC TOR
VISA METTEUR AU POINT :
Date :
__________
VISA UTILISATEUR :
Fiche à dupliquer 2 fois : Original dans carnet d’entretien de la PAC, 1 copie pour l’installateur et 1 copie
pour l’utilisateur.
s Figure A. 2.1 : Exemple de fiche de mise en service pour une pompe à chaleur tout ou rien
Repère
__________
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC INVERTER
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Coordonnées metteur au point :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
__________
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Attestation de capacité :
N° :
Date obtention :
Température extérieure [°C] :
Marque PAC :
Type :
N° série :
Complément :
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
CIRCUIT HYDRAULIQUE
Emetteurs
¨Plancher
¨radiateurs
¨Ventilo-convecteurs
Tuyauteries PAC :
Diamètre :
Présence filtre à tamis
O/N :
Présence pot à boues
O/N :
Marque circulateur :
Vitesse rotation :
Type :
……………….
Débit [m3/h] :
HMT [mCE] :
T° départ PAC :
T° retour PAC :
Fonctionnement appoint T° sortie
O/N :
appoint :
Soupape de sécurité
O/N :
Pression de tarage
[bar] :
Vase d’expansion :
Contenance [l] :
Pression [bar] :
Volume tampon O/N :
Volume [l] :
Série sur aller O/N :
Série sur retour O/N :
En parallèle O/N :
Ajout glycol O/N :
Marque :
Nature :
% :
CIRCUIT FRIGORIFIQUE
Nature fluide frigorigène :
Masse [kg] :
Longueur tuyauteries supplémentaires
[m] :
Masse de fluide frigorigène ajoutée
[kg] :
Contrôle étanchéité après mise en service :
BP [bar] :
T° évaporation [°C] :
T° vapeur sortie évaporateur [°C] :
HP [bar] :
T° condensation [°C] :
T° liquide sortie
condenseur [°C] :
Fréquence ou vitesse fixe :
Fonctionnement vanne inversion cycle O/N :
Rénovation
CIRCUIT ELECTRIQUE
90
Tension alimentation :
(avant mise en route en amont sectionneur
général)
Mesures compresseur :
(régime retour mini à 30 [°C])
Mesures ventilateur 1
Mesures circulateur 1
Tension [V] :
Intensité [A] :
Mesures ventilateur 2
Tension [V] :
Disjoncteur protection
Tension [V] :
Tension [V] :
Intensité [A] :
Intensité [A] :
Mesures circulateur 2
Tension [V] :
Tension [V] :
Intensité [A] :
OBSERVATIONS :
VISA METTEUR AU POINT :
VISA UTILISATEUR :
Fiche à dupliquer 2 fois : Original dans carnet d’entretien de la PAC, 1 copie pour l’installateur et 1 copie
pour l’utilisateur.
s Figure A. 2.2 : Exemple de fiche de mise en service pour une pompe à chaleur « inverter »
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DES
Calibre :
PROFESSIONNELS
Date :
__________
PROGRAMME
Type :
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC INVERTER
Rénovation
Repère
__________
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
91
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 3 : EXEMPLES D’IMPLANTATION
EN FACADE DU RESEAU AERAULIQUE
POUR UNE PAC AIR/EAU RACCORDÉE
Implantation des grilles sur des façades différentes
Les ouvertures sont réalisées sur des façades différentes du local technique où se trouve la pompe à chaleur.
Grille de prise d’air pare pluie
Rejet d’air
Grille de prise d’air pare pluie
Au dessus du
niveau du sol
Écoulement
des condensats
Prise d’air
Pompe
à chaleur
Côté d’accès
Manchette
souple
s FigureA.3.1 : Disposition des grilles de prise d’air et de rejet d’air sur des façades différentes
Disposition des grilles sur une même façade
Si les percements ne peuvent être réalisés que sur la même façade,
une distance minimale de 2500 mm est prévue entre les deux ouvertures afin d’éviter des recyclages d’air rejeté dans la prise d’air (figure 9).
Si cette distance minimale ne peut être respectée, un écran est disposé entre les deux ouvertures afin d’éviter des recyclages d’air rejeté
dans la prise d’air. Cet écran d’interposition est à la charge du maître
d’ouvrage sauf accord entre les parties.
Grille de prise d’air pare pluie
Grille de rejet d’air pare pluie
2,50 m minimum
Écoulement
des condensats
Pompe
à chaleur
Côté d’accès
Manchette souple
Manchette souple
Rénovation
s Figure A. 3.2 : Disposition des grilles de prise d’air et de rejet d’air sur la même façade
92
< 2,50 m
Côté d’accès
PROGRAMME
Pompe
à chaleur
Manchette souple
PROFESSIONNELS
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Grille de rejet d’air pare pluie
DES
Ecran
d’interposition
Grille de prise d’air pare pluie
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POMPES À CHALEUR EN HABITAT COLLECTIF ET TERTIAIRE – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Manchette souple
s Figure A. 3.3 : Disposition des grilles de prise d’air et de rejet d’air sur la même façade avec
interposition d’un écran
Disposition des grilles sur une même façade
avec une seule ouverture pour prise et rejet d’air
superposés
La mise en place s’effectue à partir des préconisations du constructeur de la pompe à chaleur.
A défaut, une attention particulière est portée sur la jonction plénum
acoustique/grille et sur la bonne étanchéité obtenue ainsi que sur le
raccordement de cet ensemble à la pompe à chaleur.
Grille prise et rejet d’air
combinés
Plénum acoustique
Pompe
à chaleur
Socle acoustique
Rénovation
s Figure A. 3.4 : Disposition d’une grille de prise d’air et de rejet d’air
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PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
n Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
n Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
n Agence qualité construction (AQC) ;
n Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
n Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
n Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
n Électricité de France (EDF) ;
n Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
n Fédération française du bâtiment (FFB) ;
n Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
n Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
n Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
n GDF SUEZ ;
n Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
n Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
n Plan Bâtiment Durable ;
n SYNTEC Ingénierie ;
n Union nationale des syndicats français d’architectes
(UNSFA) ;
n U
nion nationale des économistes de la construction
(UNTEC) ;
n Union sociale pour l’habitat (USH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
POMPES À CHALEUR
EN HABITAT COLLECTIF
ET TERTIAIRE
INSTALLATION ET MISE
EN SERVICE
S E P TE M
BRE 2015

RRRR
RRRR RR
Ces Recommandations professionnelles concernent les installations de pompes
à chaleur air extérieur/eau, eau glycolée/eau et eau/eau de puissance calorifique
supérieure à 50 kW destinées au chauffage de l’habitat collectif et des bâtiments
tertiaires, lors d’une rénovation.
Elles fournissent les prescriptions relatives à la mise en œuvre des installations
des pompes à chaleur (PAC) et de leur appoint, intégrant les composants du
circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume tampon…) ainsi que les
émetteurs et la régulation.
Deux solutions de rénovation par pompe à chaleur sont traitées :
• la chaudière en appoint : la chaudière existante est conservée. Elle assure la
relève de la pompe à chaleur ;
• la substitution de chaudière : la chaudière existante est remplacée par
une pompe à chaleur avec un appoint éventuel centralisé, électrique ou par
chaudière.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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