latex-sciences

latex-sciences
Version papier : http://www.atramenta.net/books/latex-sciences-humaines/79
Mise en page : Maïeul Rouquee
Couverture : Laura Pigeon
Éditeur : Atramenta
Publié sous licence Creative Commons France 3.0 - Paternité - Partage à l’Identique
Avant-propos
« Du LATEX sed TEX »
Proverbe Latin
3
Remerciement
Nombreuses sont les personnes à remercier pour leur participation à ce projet. Tout d’abord Brendan Chabannes et ma sœur Enimie qui ont accepté d’écrire
plusieurs passages, ainsi que Laura Pigeon pour avoir mis en page la première
et la quatrième de couverture.
Christophe Masui m’a incité à écrire ce livre et je ne me serais pas lancé dans cee rédaction sans ses encouragements. Ma reconnaissance va également à mon directeur de mémoire, Rémi Gounelle, qui a aimablement accepté
de prendre sur son temps décanal pour discuter de ce projet.
Deux amis astronomes sont à mentionner : Benjamin pour m’avoir fait découvrir LATEX et Yannick pour m’avoir convaincu, sans le savoir, de l’utiliser
pour mon mémoire, au cours de l’une de nos nombreuses conversations électroniques.
Il ne faudrait pas que j’oublie omas Boitel, mon correspondant chez Atramenta : il m’a fourni ses conseils avisés d’éditeur dans les derniers mois de préparation de cet ouvrage.
Je tiens également à remercier l’ensemble de la communauté LATEX sans qui
ce livre n’aurait pu exister, faute d’objet.
5
Au sujet de ce livre
Il va de soi que ce livre a été composé avec XELATEX. Outre les packages dont
il traite, j’ai utilisé le package minted pour les citations de code ; les packages
mdframed et framed pour les boîtes colorées.
Ce livre est diffusé sous licence Creatives Commons - Paternité - Partage des
Conditions Initiales à l’Identique 3.0 France. Sommairement1 , cela signifie que
vous pouvez le diffuser, le dupliquer, le publier et même le modifier si vous respectez deux conditions :
1. que vous citiez mon nom2 ;
2. que vous offriez les mêmes droits aux destinataires de vos diffusions3 .
Bien sûr, si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez acheter cet ouvrage en
version papier, ou simplement m’envoyer un petit mot — vous trouverez aisément comment me contacter sur Internet.
Si vous souhaitez améliorer cee œuvre, soyez le bienvenu. Le code est mis
à disposition sur GitHub4 , un service fonctionnant à l’aide de l’outil de travail
collaboratif Git (☞ p. 242, F.1) mais disposant d’une interface d’édition en ligne.
N’hésitez pas à me demander un accès à l’édition du projet !
1 Pour
les détails, je renvoie au texte intégral de la licence :
licenses/by-sa/3.0/fr/legalcode.
2 Et que vous ne portiez pas aeinte
http://creativecommons.org/
à mes droits moraux.
images de pas et d’éclair servant à indiquer les encarts sont tirées du domaine public
et (légèrement) modifiées par mes soins. Elles ne sont donc pas affectées par ces règles. Voir
http://www.openclipart.org/detail/154855/green-steps-by-netalloy et http://thenounproject.
com/noun/high-voltage/. L’image de couverture est de Duane Bibby, avec une légère modification.
Voir http://www.ctan.org/lion.html.
4 À l’adresse https://github.com/maieul/latexhumain.
3 Les
6
Chapitre 1
Introduction : intérêt de LATEX
en sciences humaines
1.1
Un manque important
Ce livre est le fruit d’un an et demi de travail et d’utilisation quotidienne
de LATEX pour la rédaction de notre mémoire de master. Il vient, à nos yeux,
combler un vide. En effet, si les ouvrages sur LATEX sont nombreux, rares sont
ceux destinés spécifiquement aux sciences humaines.
Si le mot LATEX a déjà été entendu par des oreilles humanistes, il évoque —
sauf rares exceptions — au mieux un outil pour les sciences dites dures, au pire
la sève d’un arbre ou un plastique aux nombreuses applications.
Certaines raisons pourraient expliquer ce quasi-vide :
– Une tendance des chercheurs en sciences humaines à mal connaître ou
méconnaître l’outil informatique ;
– LATEX paraît au premier abord peu convivial ;
– Pendant longtemps LATEX n’a pas disposé d’outils pour gérer convenablement et simplement une bibliographie selon les normes propres aux
sciences humaines : notes de bas de page, distinction entre sources primaires et secondaires, etc. ;
– Il fut un temps où la gestion des caractères non latins n’était pas des plus
aisées en LATEX ;
– Les éditeurs de sciences humaines acceptent rarement des textes formatés
en LATEX parce que les auteurs les rédigent rarement en LATEX parce que les
éditeurs les acceptent rarement en LATEX …
7
Chapitre 1
Introduction
Alors que les chercheurs en sciences humaines sont des spécialistes de l’écrit,
durant un temps seuls des logiciels de traitement de texte comme LibreOffice.org
ou Microso Word ont été utilisés pour la rédaction des travaux universitaires.
Et c’est là un paradoxe : en effet, comme nous allons le voir, ces traitements
de texte souffrent de défauts majeurs qui devraient inciter les écrivains à en
changer.
1.2 Pourquoi LATEX ?
1.2.1 Inconvénients des traitements de texte
and vous rédigez dans votre traitement de texte, comme par exemple Microso Word ou LibreOffice.org, celui-ci exécute deux actions simultanées :
– D’une part il stocke dans un fichier la structure logique de votre travail :
titres, paragraphes, notes de bas de page etc.
– D’autre part il vous affiche à l’écran le rendu « physique » de votre texte
(justification, gras, italiques, etc.), tel qu’un lecteur en disposera.
Pour cee raison on appelle ce type de logiciel WYSIWYG, ce qui en anglais
est l’acronyme de What You See Is What You Get 1 .
Cee combinaison de deux fonctions différentes dans les traitements de
texte entraîne trois conséquences :
– La nécessité d’afficher en temps réel le rendu physique du texte tout en
conservant une vitesse élevée du logiciel a pour conséquence une baisse
de la qualité typographique. Par exemple :
– Pour avoir un texte justifié à gauche et à droite, les traitements de
texte font varier la taille des espaces entre les mots. Les variations
sont parfois considérables, ce qui peut diminuer le confort de lecture.
Afin d’éviter ce type d’ennui, les livres classiques coupent les mots
en fin de ligne, ce qu’on appelle une césure2 .
– Les blancs situés avant certains signes de ponctuation, comme par
exemple les points d’exclamation, sont de la même taille que les
blancs séparant les mots, alors que les règles typographiques classiques prévoient des blancs plus petits.
1«
Ce que vous voyez est ce que vous produisez ».
césure ne se fait toutefois pas n’importe où : elle doit respecter des règles propres à chaque
langue.
2 La
8
Pourquoi LATEX ?
§ 1.2
– Le fait qu’un même logiciel s’occupe à la fois de l’affichage et de la structure du texte incite à confondre les deux3 :
– Une telle pratique pousse à se concentrer sur la forme plutôt que sur
le fond et la structure4 .
– Les rédacteurs n’utilisent pas toujours la possibilité de séparer sens
et forme grâce aux styles. Dans ce cas, lorsque l’on désire changer
la forme d’un élément logique, comme le titre d’un chapitre, on doit
changer l’ensemble des endroits où cet élément logique est utilisé5 .
– Les lourds calculs informatiques nécessaires à la mise en forme en temps
réel rendent les traitements de textes particulièrement lents comparativement à d’autres logiciels. Cee lenteur est souvent source d’énervement
et de perte de concentration. En outre, ces logiciels exigent bien souvent
du matériel récent.
Par ailleurs si les traitements de textes récents disposent d’outils de gestion
de bibliographie, ceux-ci manquent en général de souplesse ; c’est pourquoi ils
sont rarement utilisés6 . Ainsi, nombreux sont les rédacteurs à écrire leur bibliographie « à la main » en tapant directement : Nom de l’Auteur, Titre, etc. En cas
d’erreur, il faut donc corriger l’ensemble des endroits où l’œuvre est citée.
1.2.2
Avantages de LATEX
LATEX permet de résoudre l’ensemble des problèmes des traitements de texte.
En effet, il sépare deux étapes :
– L’étape de rédaction, qui se passe dans un éditeur de texte. L’auteur frappe
son texte et indique par un certain nombre de commandes sa structure
(titres, paragraphes, notes de bas de page).
– L’étape de calcul du rendu final se fait seulement ensuite : l’auteur passe
son fichier par un compilateur7 , parfois aussi appelé compositeur8 . Ce der3 L’auteur de ces lignes est moins sévère envers les traitements de texte que d’autres LaTeXiens :
cf. Alain C, Traitements de Texte : Stupides et Inefficaces,  : http://ricardo.ecn.wfu.edu/
~cottrell/wp/wp-fr.pdf.
4 Toutefois en théorie la formation universitaire en sciences humaines incite à penser structure
et sens d’abord. Voir un débat sur le blog de l’auteur :  : http://geekographie.maieul.net/Detraitement-de-texte-a-Latex#forum20.
5 Par exemple, pour une personne qui n’aurait pas utilisé les styles pour désigner ses titres de
chapitre, il faudra sélectionner l’ensemble des titres de chapitres puis aller dans les menus de mise en
forme, etc.
6 Il est toutefois possible de passer par des outils externes, tels que EndNote ou Zotero.
7 ’on peut sommairement décrire comme un ensemble de scripts informatiques destinés à
produire un objet informatique à partir d’un langage plus facile à lire pour les humains.
8 En réalité, le terme « compositeur » est plus correcte, du point de vue du vocabulaire informatique, que le terme « compilateur ». Toutefois ce dernier est plus souvent utilisé dans la langue
courante.
9
Chapitre 1
Introduction
nier programme va lire l’ensemble des commandes du fichier pour produire un nouveau fichier au format PDF9 .
Cee séparation permet :
– Une qualité typographique supérieure : le compilateur n’ayant pas la contrainte d’un affichage en temps réel, il peut faire des calculs plus lourds :
ainsi par exemple LATEX produit des césures typographiques et non pas
des blancs à géométrie variable, et équilibre bien mieux la composition
du texte.
– Une meilleure séparation du sens et de la forme puisque l’auteur donne
uniquement des indications de sens.
En outre LATEX possède un système de gestion de la bibliographie extrêmement puissant qui permet à l’auteur de séparer le contenu de sa bibliographie10
de son affichage11 .
Cee séparation entre contenu de la bibliographie et affichage est utile non
seulement aux auteurs mais aussi aux éditeurs. En effet, si l’auteur structure
correctement sa base de données bibliographique (☞ p. 79, 10), l’éditeur peut
adapter l’affichage de la bibliographie à ses propres règles : il lui suffit de créer
des fichiers de styles bibliographiques suivant une syntaxe simple.
La gestion d’une bibliographie est à la fois l’un des travaux les plus importants en sciences humaines et l’un des plus pénibles, avec de nombreuses sources
possibles d’erreurs. Cee simple raison suffit aux yeux de l’auteur à préférer
LATEX à un logiciel de traitement de texte12 .
Un autre avantage de LATEX est la production directe d’un document au format PDF. Lorsque l’on reçoit des documents sous forme numérique, il est bien
fréquent qu’à l’ouverture du fichier la mise en page soit perdue, que l’impression soit de mauvaise qualité, ou même qu’il soit tout bonnement impossible
d’ouvrir le fichier.
Le Portable Document Format permet de pallier ces inconvénients. Il s’agit
d’un format ouvert, c’est-à-dire que son créateur, la société Adobe, a publié
toutes les spécifications nécessaires à la création de logiciels pouvant lire ce
format. Par conséquent, il existe de nombreux lecteurs de PDF utilisables sur un
grand nombre de systèmes d’exploitation13 .
9 Historiquement LAT X produisait un autre format de fichier : DVI. Mais pour notre propos, cela
E
n’a pas d’importance : dans ce livre nous n’utiliserons que la production de PDF.
10 Titres, auteurs etc.
11 Faut-il mere des op. cit., et si oui où ? faut-il mere uniquement les initiales des prénoms ou
les prénoms en entier ? etc.
12 L’auteur ainsi que sa sœur se sont décidés à utiliser LAT X dans le cadre de leurs travaux universiE
taires, et l’élément déclencheur du choix a été la facilité et la souplesse de la gestion bibliographique.
13 Pour un aperçu des lecteurs libres et gratuits disponibles pour votre système d’exploitation, si
vous n’en disposez pas déjà d’un, rendez-vous à la page http://pdfreaders.org/index.fr.html (en
français).
10
Pourquoi LATEX ?
§ 1.2
Le format PDF est conçu pour être lisible de manière universelle. Il embarque
en effet dans un même fichier non seulement le texte et les éventuelles images,
mais aussi les indications de mise en page et les polices de caractère. Être aussi
complet garantit que celui qui visionnera votre document ou bien le lira sous sa
forme imprimée verra exactement ce que vous aviez en tête lorsque vous l’avez
composé, ce qui constitue un avantage indéniable sur les formats de fichiers
tels que celui de Microso Word, par exemple. En outre, vous avez la certitude
que le PDF que vous conservez est pérenne. Dans la mesure où chacun est libre
de concevoir un logiciel permeant la lecture des PDF et que les spécifications
sont librement accessibles, vous avez la garantie de ne pas voir le sort de vos
publications dépendre de la bonne volonté d’un vendeur de logiciels au cours
des années à venir, ce qui fait du PDF un format de choix pour archiver des
publications.
La médaille a hélas son revers : format de fichier lisible universellement, le
PDF est fort difficile à modifier confortablement : il n’est pas prévu pour cet
usage. C’est pourquoi, si vous souhaitez travailler en collaboration sur un ouvrage en utilisant LATEX, il vous faudra travailler différemment (☞ p. 241, F).
1.2.3
’est-ce qu’un éditeur de texte ?
Nous avons parlé dans les paragraphes précédents de deux types de logiciel,
qu’il ne faut pas confondre :
1. Les traitements de texte.
2. Les éditeurs de texte.
Nous avons vu ce qu’étaient les premiers : des logiciels qui s’occupent d’insérer dans un fichier la structure logique d’un texte et de montrer son rendu
physique. Les seconds sont simplement des logiciels qui permeent à une personne d’écrire dans un fichier texte et de placer lui même ses commandes de
structuration. Toutefois les bons éditeurs de texte font plus que cela, ils aident
à la rédaction par différents outils :
– Souvent ils colorient à l’écran les commandes, afin de permere de mieux
les visualiser : c’est ce que l’on appelle la coloration syntaxique.
– Ils proposent des aides pour frapper les commandes les plus fréquentes :
raccourcis clavier, boutons, etc.
– Ils offrent parfois un affichage du plan du travail.
Certains de ces éditeurs de texte sont généralistes et adaptés à plusieurs
langages informatiques14 . D’autres sont spécialisés dans tel ou tel langage : ils
14 Par
exemple le LATEX et le HTML, ce dernier étant utilisé pour les sites internet.
11
Chapitre 1
Introduction
proposent dans ce cas des outils supplémentaires propres au langage de spécialisation.
Ainsi les éditeurs spécialisés en LATEX proposent des boutons spécifiques afin
de lancer le compilateur LATEX.
Pour commencer en LATEX il vous faut donc abandonner votre ancien traitement de texte et choisir un éditeur de texte spécialisé en LATEX : nous en listons
plusieurs en annexe (☞ p. 229, B.1).
1.3 TEX, LATEX, XETEX et XELATEX : points communs et
différences
Dans ce chapitre nous avons parlé de LATEX. Le titre de ce livre parle pourtant
de XELATEX. elle est la différence ? Voici une brève explication historique, très
simplifiée15 .
1. En 1977 Donal Knuth invente TEX qui était un simple compositeur de
texte, capable de transformer un texte structuré par des commandes en un
texte mis en forme. Avec TEX on pouvait également inventer ses propres
commandes.
2. L’utilisation de TEX était relativement complexe. Leslie Lamport a créé un
ensemble de commandes TEX pour en simplifier l’usage. Cet ensemble de
commandes a permis de former le langage LATEX et le compilateur associé.
3. Par la suite un compilateur dérivé de TEX a été créé : XETEX. Il permet deux
choses :
– Une gestion de l’ensemble des écritures mondiales, par le biais du
jeu de caractères Unicode (☞ p. 35, 4.2).
– Une gestion des nouvelles polices de caractères au format OpenType16 , apparues au début des années 2000.
4. Pour pouvoir utiliser les commandes de LATEX avec TEX on a créé XELATEX.
On peut résumer les liens entre TEX, LATEX, XETEX et XELATEX par le schéma 1.1
(p. 13).
Dans ce livre nous travaillerons sur XELATEX. Toutefois comme la plupart de
nos propos peuvent s’appliquer indifféremment à LATEX et à XELATEX, nous emploierons le terme « LATEX », sauf lorsque nous signalerons une spécificité de
XELATEX.
15 Le lecteur curieux trouvera aisément de la documentation plus détaillée sur le sujet, sur Internet
notamment.
16 Ce type de fonte permet, par exemple, une gestion poussée des ligatures entre les caractères.
12
Publics visés par cet ouvrage
§ 1.4
TE.X
LATEX
XETEX
XELATEX
F. 1.1 : Les relations entre TEX, LATEX, XETEX et XELATEX
Bien que le sujet soit controversé, il semblerait qu’il faille prononcer le
« X » de TEX comme un « χ » grec, car le nom TEX viendrait du mot grec
« τέχνη » : « art, science ». Ainsi prononcerait-on « latek ».
1.4
Publics visés par cet ouvrage
Cet ouvrage vise trois publics distincts.
Tout d’abord, les étudiants et chercheurs en sciences humaines qui ne sont
pas rebutés à l’idée d’apprendre un nouvel outil informatique, qui, s’il leur semblera leur faire perdre du temps au début, leur en fera gagner un précieux à
l’usage.
Ensuite, les éditeurs de revues et de livres en sciences humaines, pour les inciter à prendre en compte LATEX dans leurs choix de format de fichier, et pour leur
montrer l’avantage de ce format par rapport aux autres. Nous espérons montrer
que LATEX permet de résoudre nombre de problèmes d’édition, notamment en ce
qui concerne les normes bibliographiques, puisqu’il distingue aisément le sens
et la forme.
Enfin les utilisateurs de LATEX venant des sciences dites « dures », pour leur
montrer les spécificités éditoriales des sciences humaines et la nécessité d’extensions — appelées « package » en LATEX — adaptées.
1.5
Comment lire ce livre
Cet ouvrage n’est pas un manuel sur LATEX. Il se veut plutôt une introduction
et ne vise donc à présenter que les bases de LATEX. Une fois celles-ci posées le
lecteur-rédacteur devrait être en mesure de comprendre la logique de LATEX et
par la suite être à même de trouver aisément les informations utiles à son projet.
13
Chapitre 1
Introduction
Évidemment, ces bases ne sont pas les mêmes que celles proposées dans
d’autres livres d’introduction à LATEX, généralement orientés vers les sciences
dites dures. C’est pourquoi vous n’y trouverez pas la manière d’insérer une
équation. En revanche nous y détaillons divers éléments abordés souvent trop
rapidement dans les autres introductions : ainsi les diverses façons de faire une
citation, d’indiquer un changement de langue, la manière d’écrire dans un ou
plusieurs alphabets non latins, etc.
Une première partie sera donc consacrée à présenter les principes de fonctionnement de LATEX. Le premier chapitre, sous forme de tutoriel, vise à exposer
les concepts essentiels. Les autres chapitres, plus formels, décrivent les outils
de base et nécessitent d’avoir compris les concepts. En revanche leur ordre de
lecture dépend essentiellement des besoins rédactionnels du lecteur.
Celui-ci pourrait d’ailleurs fort bien commencer par les premiers chapitres
de la seconde partie, qui présente les outils de gestion bibliographique en LATEX,
en commençant par la constitution de la base de donnée bibliographique.
Une troisième partie cherche à introduire l’ensemble des outils nécessaires
pour faciliter la navigation dans le travail final : sommaire, renvois internes,
index.
Une quatrième introduit des outils LATEX dont l’auteur a jugé qu’ils pouvaient
être particulièrement utiles en sciences humaines.
La séparation entre forme et sens étant au cœur de la logique de LATEX, nous
avons jugé important de n’aborder, sommairement, les questions de mise en
forme qu’en dernière partie17 .
Le lecteur nous pardonnera de n’avoir pas mis de conclusion, la nature de
ce livre ne s’y prêtant pas. Cependant il trouvera un certain nombre d’annexes,
comprenant, outre les indispensables index et bibliographies, diverses informations utiles : comment installer et mere à jour LATEX, comment trouver de l’aide,
une présentation de quelques logiciels autour de LATEX, un glossaire, une présentation d’outils utiles pour le travail à plusieurs sur un même projet.
Chaque chapitre de ce livre commence par une courte introduction mentionnant son objet ainsi que les pré-requis à sa compréhension. Deux types d’encart
se situent dans le cours du texte : des encarts « aention », marqués par des
éclairs et dont il est inutile de détailler la signification, et des encarts « pour aller plus loin », marqués par des traces de pas et visant à satisfaire la curiosité du
lecteur et le plaisir de la digression de l’auteur. Des renvois vers d’autres sections
du livre sont indiqués sous la forme (☞ page, apitre.section.sous-section).
Les épigrammes en tête de chaque partie n’ayant pas de prétentions scientifiques, le savant toléra le léger flou quant à leurs provenance, leurs origines
n’ayant pas toujours pu être déterminées avec certitude.
On voudra bien enfin nous excuser de ne pas préciser les numéros de page
17 Exception faite d’un chapitre particulier de la première partie, mais qui aborde d’abord les questions de mise en sens.
14
Comment lire ce livre
§ 1.5
lorsque nous renvoyons à un manuel d’un package de LATEX : étant donnée la
fréquence avec laquelle certains d’entre eux sont mis à jour, cee information
n’aurait guère été pertinente.
15
Première partie
Premiers pas avec LATEX
« Les Sabins […] commencerent la bataille, qui fut aspre
& dura longuement »
P, Romulus, XXVII, trad. par Jacques A
17
Chapitre 2
Commencer avec XELATEX
Nous supposons que vous avez installé LATEX (☞ p. 221, A) et un éditeur de texte (☞ p. 229,
B) spécialisé en LATEX. Voyez en annexe.
La première chose à faire est de vérifier que ce logiciel de traitement de texte enregistre
bien en UTF-81 . Nous reviendrons plus loin (☞ p. 35, 4.2) sur l’intérêt d’un tel encodage,
sachez simplement qu’il permet d’utiliser des signes non latins2 .
2.1
Un premier document
Dans votre éditeur de texte, frappez le code suivant3 puis cliquez sur le bouton de compilation avec XELATEX4 :
Si vous êtes sous Mac, les caractères nécessaires à l’utilisation de LATEX
ne sont pas visibles directement sur votre clavier. Nous avons listé en annexe la manière de les frapper (☞ p. 222, A.2.1).
1
\documentclass[12pt,a4paper]{book}
2
\usepackage{fontspec}
3
\usepackage{xunicode}
4
\usepackage{polyglossia}
5
\setmainlanguage{french}
6
1 Le réglage se trouve en général dans les préférences du logiciel, dans une rubrique enregistrement ou encodage : consultez le manuel de votre logiciel le cas échéant.
2 Cyrilliques, grecs, sanskrits, hébraïques, etc. Et même extra-terrestres.
3 Comme nous l’avons expliqué en introduction (p. 11), la coloration que vous voyez ici, si vous
lisez la version informatique de ce livre, a un sens syntaxique : ne vous préoccupez pas si elle est
différente dans votre éditeur, et ne pensez pas que votre texte apparaîtra ainsi une fois compilé.
4 Sa position dépend de votre éditeur de texte. Pour le moment vous pouvez vous contenter de
ce bouton, mais un jour vous devrez apprendre à faire quelques lignes de commandes : ne vous
inquiétez pas, tout sera expliqué.
19
Chapitre 2
7
\begin{document}
8
\title{Un titre d'ouvrage}
9
\author{Le nom de son auteur}
Commencer avec XeLaTeX
10
11
\maketitle
12
13
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ?
14
Morbi commodo ipsum ; sed pharetra gravida !
15
Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula.
16
Aliquam erat volutpat.
17
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero.
18
19
Quisque facilisis erat a dui.
20
Nam malesuada ornare dolor.
21
Cras gravida, diam sit amet rhoncus ornare,
22
erat
23
% La fin du document
24
\end{document}
elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
Regardez le PDF obtenu : afin de comprendre les principes de base de LATEX
nous allons lire le code que vous avez copié et le commenter ligne par ligne.
2.2 Structure d’un document LATEX
2.2.1 La classe du document
La première ligne \documentclass[12pt]{book} déclare la classe du document, ici book. Une classe correspond à un choix éditorial — mise en page et
organisation générale du document. Le choix de la classe influence entre autres :
– Le nombre de niveaux de titre disponibles.
– Les marges appliquées.
– Les en-têtes et pieds de page.
Il existe en standard plusieurs classes de documents : citons book, pour rédiger un livre ; article pour un article (si, si !) ; beamer pour une présentation sous
forme de diapositives à projeter. Dans cet ouvrage, nous aborderons essentiellement les deux premières, nous ferons également une brève présentation de
beamer (☞ p. 181, 21).
Tout document LATEX doit commencer par une déclaration de classe, avant
toutes autres lignes. La syntaxe est : \documentclass[⟨options⟩]{⟨classe⟩}.
Dans la suite de ce livre, tout texte situé entre crochets (⟨ainsi⟩), doit
être remplacé dans votre fichier .tex par une valeur textuelle.
20
Structure d’un document LATEX
§ 2.2
Les options viennent spécifier certaines propriétés de la classe. Dans notre
exemple, nous précisons que la taille de la police du texte courant doit être de
12 pt et que le format du papier est A4. Vous pouvez indiquer plusieurs options,
en les séparant par des virgules.
Voici quelques options disponibles et utiles en sciences humaines :
10pt
pour une police de base en 10 pt.
11pt
pour une police de base en 11 pt.
12pt
pour une police de base en 12 pt.
onecolumn
pour un texte sur une seule colonne. C’est le cas par défaut sur
les classes citées.
twocolumn
pour un texte sur deux colonnes.
oneside
pour une impression en recto seulement.
twoside
pour une impression en recto-verso5 .
Nous en préciserons d’autres au fur et à mesure de l’ouvrage, lorsque les
notions requises auront été abordées.
2.2.2
L’appel aux paages
Voyons les trois lignes suivantes :
2
\usepackage{fontspec}
3
\usepackage{xunicode}
4
\usepackage{polyglossia}
Il s’agit, comme vous auriez pu le deviner, d’appel à des packages6 . Un package est un ensemble de fichiers qui ajoutent des fonctionnalités à LATEX, c’est
l’équivalent d’un plugin sous Firefox.
Le premier package est fontspec. Il est utile à XELATEX pour une typographie
avancée, notamment pour disposer d’accents dans le document PDF produit.
Le second package est xunicode. Il permet de gérer l’unicode, autrement appelé UTF-87 . Il nous permet d’utiliser des caractères non latins (☞ p. 35, 4.2)
dans le document .tex.
5 Cee option et la précédente servent essentiellement pour les questions de reliure. En effet,
l’option twoside produit des marges gauches et droites de tailles différentes, selon que la page est
recto ou verso. En outre la numérotation des pages est inscrite à gauche et à droite en alternance.
6 Nous avons fait volontairement le choix de ne pas traduire ce terme, pour éviter des confusions.
7 En réalité UTF-8 n’est pas tout à fait Unicode, mais une implémentation de ce dernier. Toutefois,
pour simplifier, nous assimilons les deux.
21
Chapitre 2
Commencer avec XeLaTeX
On trouve sur internet de la documentation expliquant qu’il faut, pour
insérer un « é », frapper \'{}, et qui fournit une liste de commandes de
caractères accentués.
Ceci était vrai fut un temps. Il est depuis longtemps inutile d’apprendre
ces commandes : vous pouvez tranquillement frapper vos leres accentuées
de manière « normale ».
Le troisième, polyglossia, permet de gérer facilement un document multilingue (☞ p. 33, 4) et les changements typographiques qu’un tel document implique.
Ces trois packages sont propres à XELATEX : ils ne fonctionnent pas (☞ p. 12,
1.3) avec LATEX.
Certains packages peuvent recevoir des options qui modifieront leur comportement standard. La syntaxe est alors \usepackage[⟨options⟩]{⟨package⟩}.
Tout au long de cet ouvrage, nous aborderons divers packages.
Dans la suite de ce livre, chaque fois que nous décrivons les fonctionnalités d’un package, nous suppose que le package a été chargé au préalable
dans le préambule par la commande \usepackage{⟨package⟩}.
Lorsque nous parlons d’un package, nous renvoyons souvent à son manuel. Il existe une façon très simple de trouver le manuel d’un package
en passant par le terminal : nous expliquons en annexe comment faire
(☞ p. 251, I.1).
2.2.3 Le français, langue par défaut
Tout de suite après, la ligne \setmainlanguage{french} indique que nous
utilisons comme langue principale du document le français (☞ p. 33, 4), et que
le compositeur de texte devra donc prendre en compte la typographie française.
Cee ligne n’est compréhensible par le compilateur que parce que nous avons
chargé polyglossia au préalable.
Vous entendrez peut-être parler du package babel. Il est très souvent
utilisé à la place de polyglossia, notamment parce qu’il est plus ancien.
Toutefois, nous avons choisi pour notre part de nous limiter à polyglossia,
puisque c’est lui que nous avons utilisé pour nos travaux et qu’il possède
plus de fonctionalités, par exemple pour les langues notées dans un alphabet non latin.
Vous trouverez aisément des informations à propos de babel sur Internet.
2.2.4 Le corps du document
Tout ce que nous avons vu jusqu’à présent, avant \begin{document}, fait partie de ce que l’on appelle le préambule du document. Ce sont des informations
22
Structure d’un document LATEX
§ 2.2
qui n’apparaissent pas dans le document final, mais qui sont utiles à sa composition, autrement dit des méta-données. Tout les packages que vous souhaitez
utiliser sont à appeler dans le préambule.
Tout ce qui se trouve entre la ligne \begin{document} et \end{document}
constitue le corps du document, le contenu proprement dit de votre travail.
Enfin, rien de ce qui se trouve après \end{document} n’est analysé par le
compilateur. Vous pouvez donc y mere ce que vous voulez, cependant nous ne
vous le conseillons pas.
2.2.5
Titre, auteur et date : la notion de commande
8
\title{Un titre d'ouvrage}
9
\author{Le nom de son auteur}
10
\date{Une date}
11
\maketitle
Les trois premières de ces lignes définissent respectivement le titre (\title),
l’auteur (\author) et la date (\date) du travail. En ce qui concerne cee dernière,
ne pas l’indiquer revient à indiquer celle du jour de la compilation, et il faut
indiquer \date{} pour qu’aucune date n’apparaisse.
La dernière ligne affiche ces informations. Si votre document est de classe
book, alors le compilateur les dispose sur une page à part. S’il est de classe article, il les affiche sans provoquer de saut de page.
On peut déroger à cee règle en passant une option à l’appel de classe
(☞ p. 21, 2.2.1).
notitlepage
pour ne pas avoir de page de titre spécifique.
titlepage
pour avoir une page de titre spécifique.
Nous pouvons maintenant définir la notion de commande. Une commande
est un bout de code qui est interprété par le compilateur pour effectuer une suite
d’opérations, c’est un raccourci d’écriture. Ici la commande \maketitle affiche
les informations tel que le titre, la date et l’auteur du travail, informations que
le compilateur a apprises grâce aux commandes utilisées au préalable.
Une commande peut prendre des arguments, certains facultatifs, d’autres
obligatoires. Ces arguments modifient son comportement. Une commande s’appelle avec la syntaxe : \nom[⟨opt1⟩][⟨…⟩][⟨optn⟩]{⟨obl1⟩}{⟨…⟩}{⟨obln⟩}.
Entre crochets sont indiqués les arguments optionnels, entre accolades les
arguments obligatoires. Ces arguments peuvent eux même contenir des commandes.
L’ordre des arguments dépend de chaque commande, et les arguments optionnels ne sont pas systématiquement avant les arguments obligatoires : ils
peuvent être après ou s’intercaler entre. Notez que certaines commandes ne
prennent pas d’argument : c’est le cas ici de \maketitle.
23
Chapitre 2
Commencer avec XeLaTeX
À chaque crochet ou accolade ouvert doit correspondre un crochet ou
accolade fermé, faute de quoi vous risquez de provoquer une erreur de compilation.
La grande force de LATEX est justement l’utilisation de commandes afin d’éviter la répétition des tâches fréquentes. C’est pourquoi nous apprendrons à définir nos propres commandes (☞ p. 53, 7).
2.2.6 Le corps du texte : la manière de rédiger
Analyse de notre exemple
Regardez maintenant les lignes suivantes et leur résultat à la compilation.
13
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14
Morbi commodo ; ipsum sed pharetra gravida !
15
Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula.
16
Aliquam erat volutpat.
17
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero.
18
19
Quisque facilisis erat a dui.
20
Nam malesuada ornare dolor.
21
Cras gravida, diam sit amet rhoncus ornare,
22
erat
elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
Nous pouvons constater plusieurs choses.
– Une ligne vide produit un changement de paragraphe. Plusieurs lignes
vides produisent un seul changement de paragraphe.
– Un retour à la ligne en revanche se comporte comme une espace8 . C’est
une grande différence avec les logiciels WYSIWYG, qui traduisent automatiquement un retour à la ligne par un saut de paragraphe.
– Plusieurs espaces à la suite produisent une seule espace.
Vous connaissez donc les règles de bases de la rédaction d’un texte en LATEX.
Allons plus loin
Nous l’avons dit, LATEX produit une mise en page et une typographie plus
correctes qu’un logiciel de type WYSIWYG. Il est cependant nécessaire de lui
fournir un code correct, afin qu’il puisse déterminer comment typographier.
LATEX produit automatiquement une espace fine devant les signes de ponctuation double, !:;? principalement, comme il se doit en bonne typographie
8 En
matière de typographie, ce terme est féminin.
24
Structure d’un document LATEX
§ 2.2
française9 . Toutefois, nous recommandons d’insérer des espaces dans le fichier
.tex avant ces signes de ponctuation double, pour le confort de lecture.
Les espaces avant les signes de ponctuation double sont une spécificité
de la typographie française. Il ne sont généralement pas présent dans les
autres langues. C’est pourquoi, si vous écrivez dans une autre langue que
celle de Molière, il ne faut pas mere ces espaces. À vous donc de choisir si
vous les meez ou non dans votre fichier source, sachant que LATEX les insérera pour vous le cas échéant, mais ne les supprimera pas dans les langues
autres que le français.
En revanche il est obligatoire de mere une espace après chaque signe de ponctuation. Pour ce qui est des points de suspension, il est mieux de ne pas frapper
trois points à la suite, mais d’utiliser la commande \ldots qui espacera correctement les points10 .
En ce qui concerne les guillemets, une partie sera consacrée plus tard à l’art
et la manière de faire des citations (☞ p. 45, 6.1) en LATEX. Nous n’en parlons
donc pas maintenant.
Prêtons aention à certaines leres ligaturées comme œ et æ. À la différence
de la plupart des traitements de texte, LATEX ne remplace pas automatiquement
les suites oe et ae par œ ou æ. Il faut donc frapper soi-même ces caractères, ou
configurer son éditeur pour qu’il effectue ce remplacement.
Signalons également trois types de tirets :
1.
-
qui produit un tiret simple (-), utilisé pour les mots composés ;
2.
-- qui produit un tiret demi-cadratin (–), en théorie à utiliser pour séparer
une plage de nombres ;
3.
---
qui produit un tiret cadratin (—), pour des incises11 .
Enfin, il est parfois utile d’insérer une espace insécable, pour éviter que deux
mots se trouvent séparés par un retour à la ligne, par exemple entre un nom de
souverain et son numéro de règne : « Jean  ». L’espace insécable est produit
par le caractère ~.
Par ailleurs, comme vous avez pu le constater, LATEX interprète de manière
spécifique un certain nombre de caractères : \{}~, à quoi nous ajoutons %_&$#^12 .
Comment faire si nous désirons afficher un de ces caractères ? Il faut les faire
précéder du caractère \. Ainsi pour insérer le caractère %, il faut écrire \%.
Trois exceptions toutefois :
9 Une
espace fine est une espace plus petite qu’une espace normale.
est tout à fait possible de configurer l’éditeur de texte pour qu’il remplace automatiquement
trois points à la suite par cee commande.
11 Certains éditeurs préèrent utiliser des tirets demi-cadratins.
12 Nous ne verrons pas l’utilité LAT X de tout ces caractères, certains servant essentiellement à
E
rédiger des formules mathématiques.
10 Il
25
Chapitre 2
Commencer avec XeLaTeX
\
qui s’insère avec la commande \textbackslash ;
~
qui s’insère avec la commande \textasciitilde ;
^
qui s’insère avec la commande \textasciicircum.
2.2.7 Un commentaire
La ligne suivante est :
23
%La fin du document
Il existe en LATEX une règle simple : tout ce qui se trouve à droite d’un signe
% est un commentaire. C’est-à-dire qu’il n’est pas interprété par le compilateur
et n’apparaît donc pas dans le document final.
Nous conseillons de se servir des commentaires pour indiquer les grandes
structures du document et pour commenter les commandes que vous créez vousmêmes (☞ p. 53, 7).
Vous pouvez aussi vous en servir, par exemple, pour faire un commentaire
à usage personnel ligne à ligne d’un texte que vous traduisez.
En revanche, nous vous déconseillons de l’utiliser pour des notes personnelles lors de la rédaction. Nous vous indiquerons plus loin comment définir
une commande personnalisée afin de générer un fichier qui les affiche, pour
une relecture, et une autre qui les masque, pour le document final (☞ p. 55, 7.1).
2.2.8 La notion d’environnement
Nous avons vu jusqu’à maintenant les notions de package, préambule, commande. Il nous reste à en définir une dernière : celle d’environnement .
Un environnement est une portion de document ayant une signification spécifique et qui par conséquent subit un traitement spécifique. Par exemple, pour
indiquer une citation, une liste, etc. Nous découvrirons au fur et à mesure des
environnements.
On marque le début d’un environnement ⟨nom⟩ par \begin{⟨nom⟩} et on le
termine \end{⟨nom⟩}.
Dans la classe article il existe un environnement utile : abstract. On place
dans cet environnement un résumé de l’article :
1
\begin{abstract}
2
Écrivons ici un résumé de l'article.
3
\end{abstract}
Il est possible d’imbriquer des environnements :
26
Structure d’un document LATEX
1
\begin{1}
2
blabla blab
3
\begin{2}
4
blabl blab
5
\end{2}
6
blabl
7
\end{1}
§ 2.2
En revanche il n’est pas possible de superposer des environnements : ainsi
le code suivant ne fonctionne pas et produit une erreur lors de la compilation.
1
\begin{1}
2
blabla blab
3
\begin{2}
4
blabl blab
5
\end{1}
6
blabl
7
\end{2}
2.2.9
Conclusion
Vous avez appris ici les principales notions de LATEX. Pour l’instant, cela doit
sans doute paraître très flou : mais au fur et à mesure de votre lecture, vous
comprendrez mieux13 …
13 Enfin,
nous l’espérons !
27
Chapitre 3
Structurer son travail
Après avoir découvert les bases de LATEX, apprenons la manière de structurer son travail.
3.1
Différents niveaux de titres
LATEX propose par défaut six ou sept niveaux de titres, selon la classe choisie.
Pour introduire un titre dans LATEX — en dehors du titre du travail — il suffit d’utiliser une commande de titre qui possède la syntaxe suivante : \⟨titre⟩[⟨titre
court⟩]{⟨titre long⟩}.
Le titre court est facultatif, comme l’indique le fait qu’il soit entre crochets
(☞ p. 23, 2.2.5). Il sert pour la table des matières (☞ p. 137, 17) et, éventuellement,
pour les en-têtes des pages (☞ p. 191, 22).
Évidemment \⟨titre⟩ doit être remplacé par le type de titre. Voici les niveaux
de titre disponibles, du plus général au plus détaillé. Plus un titre se trouve haut
dans la hiérarchie, plus son numéro de niveau est faible.
Commande
\part
\chapter
\section
\subsection
\subsubsection
\paragraph
\subparagraph
Sens
Titre de partie
Titre de chapitre
Titre de section
Titre de sous-section
Titre de sous-sous-section
Titre de paragraphe
Titre de sous-paragraphe
Numéro de niveau
-1
0
1
2
3
4
5
elques remarques importantes :
– Le niveau \chapter n’existe que dans la classe book ;
29
Chapitre 3
Structurer son travail
– Chaque niveau de titre se voit aribuer un numéro. Ce numéro sert lors de
l’affichage de la table des matières pour définir sa profondeur. (☞ p. 138,
17.2)
– Les niveaux dont les numéros sont inférieurs à 1 provoquent un changement de page.
– Les niveaux dont les numéros sont supérieurs à 3 ne provoquent pas de
changement de paragraphe. Les titres sont positionnés en « lerine ».
3.1.1 Des titres non numérotés
Par défaut, tous les titres sont automatiquement numérotés1 . Il est possible
d’obtenir un titre non numéroté, en faisant suivre le nom de la commande d’un
astérisque : \chapter*{⟨Un chapitre non numéroté⟩}.
Toutefois un titre non numéroté ne sera pas ajouté à la table des matières
(☞ p. 137, 17).
Pour contourner ce problème, il faut utiliser la commande :
\addcontentsline{toc}{⟨1⟩}{⟨2⟩}, où :
⟨1⟩
est le type de titre ;
⟨2⟩
est le texte du titre ;
Un exemple sera plus parlant :
1
\addcontentsline{toc}{chapter}{Introduction}
2
\chapter*{Introduction}
Le lecteur alerte se demandera sans doute pourquoi il est nécessaire
de mere toc comme premier argument. Cela correspond à l’extension du
fichier qui contiendra la table des matières : nous renvoyons au chapitre
dédié à ce sujet (☞ p. 137, 17).
3.2 Structurer ses fiiers
Jusqu’à maintenant, vous aviez tout mis dans un seul fichier. Une fonctionnalité intéressante de LATEX est la possibilité d’appeler dans un fichier d’autres
fichiers, pour ainsi séparer son travail en plusieurs fichiers, chacun contenant
une partie seulement du document final.
Par exemple, il est possible de faire un fichier par chapitre d’un mémoire, ou
encore par texte cité dans un exemplier. Seul un fichier « père » est compilé, ce
document appelle des fichiers « fils ».
Pourquoi procéder ainsi ?
1 Nous
verrons plus loin comment changer la numérotation (☞ p. 201, 23.3.1).
30
Structurer ses fichiers
§ 3.2
– Pour pouvoir changer plus aisément l’ordre des parties.
– Pour pouvoir « recycler » plus facilement certaines parties.
– Pour pouvoir compiler seulement certaines parties.
Concrètement, comment fait-on ?
1. Le fichier « père » doit systématiquement commencer par un appel de
classe, et contenir \begin{document} et \end{document}.
2. Les fichiers « fils » ne doivent contenir aucun appel de classe, ni les commandes \begin{document} et \end{document}.
3. Ils sont inclus dans le fichier « père » par l’une des commandes suivantes :
–
\include{⟨chemin-du-fichier⟩},
qui entraîne systématiquement un
saut de page.
– \input{⟨chemin-du-fichier⟩}, qui n’entraîne pas de saut de page.
La commande \input, contrairement à \include, peut aussi être appelée dans
un fichier « fils », voire dans un fichier « petit-fils » etc.
Nous conseillons de mere l’ensemble des appels à des packages dans un
fichier à part. Ainsi, vous pouvez disposer d’un jeu de packages pour tout vos
documents : il suffit d’appeler à chaque fois ce fichier.
3.2.1
Comment indiquer le emin du fiier
La notion de chemin de fichier en informatique renvoie à l’arborescence des
dossiers sur un ordinateur.
En LATEX, le chemin du fichier se compte à partir du fichier « père », celui qui
est compilé, y compris lorsqu’on procède à une inclusion dans un fichier « fils ».
On indique le chemin du fichier en séparant chaque dossiers par /2 . Ainsi, si
nous souhaitons inclure le fichier nommé c.tex situé dans le dossier b, lui même
situé dans le dossier a, qui se trouve à côté du fichier « père », il faut que nous
meions dans notre fichier « père » : \input{a/b/c} ou bien \include{a/b/c}.
Il est déconseillé d’avoir des caractères spéciaux dans le nom des dossiers et des fichiers.
Nous conseillons de mere les fichiers « fils » dans un ou plusieurs sousdossier.
2 Cee norme s’applique même sous Windows, qui sépare traditionnellement les répertoires par
des \ dans les chemins.
31
Chapitre 3
Structurer son travail
3.3 La classe book : structuration globale du document
La classe book propose, en plus des niveaux de titres, une manière de structurer en quatre parties son travail : préambules (avant-propos, sommaire, introductions etc.) ; corps du travail ; appendices ; outils de navigation (index, glossaires, bibliographie, tables des matières, etc.).
Chacune de ces parties est indiquée par une commande initiale, respectivement : \frontmatter ; \mainmatter ; \appendix3 ; \backmatter.
Cee structuration en parties globales a un impact sur la présentation des
numéros de page (romains ou arabes) et sur la numérotation des titres.
Ainsi, par défaut :
\frontmatter
donne des titres non numérotés mais présents dans la table des
matières. En outre les numéros de pages sont en chiffres romains minuscules.
\mainmatter
donne des titres numérotés. La numérotation des pages est réinitialisée et est en chiffre arabe.
\appendix
affiche les numéros de chapitres sous forme de leres majuscules. Le texte « chapitre » est remplacé par « appendice ».
\backmatter
supprime les numéros de chapitres tout en présentant les chapitres dans la table des matières.
3 Cee
commande existe aussi dans la classe article.
32
Chapitre 4
Gérer les langues avec
Xunicode et Polyglossia
Dans ce chapitre nous verrons la manière de signaler à LATEX les changements de langue,
ainsi que les méthodes pour écrire en caractères non latins.
4.1
Indiquer les angements de langue
4.1.1
Pourquoi indiquer les angements de langue ?
Voici les principales raisons :
1. Chaque langue a ses propres règles typographiques (espacement avant
et/ou après les signes de ponctuation, par exemple). Indiquer la langue
courante permet donc à LATEX d’adapter sa typographie.
2. Chaque langue a ses propres règles de césure des mots : indiquer la langue
permet d’avoir une césure correcte.
4.1.2
Commandes et environnements de angement de langue
Langue principale et langues secondaires
Nous avons vu que dans le préambule on indiquait le français comme langue
principale par la commande : \setmainlanguage{french} (☞ p. 22, 2.2.3).
Évidemment on pourrait indiquer une autre langue : par exemple si vous
écrivez votre travail en grec : \setmainlanguage{greek}.
On pourrait même préciser qu’il s’agit du grec ancien1 :
1 L’auteur de ces lignes aime retarder de quelques mondialisations, c’est pourquoi il préère le
grec ancien à l’anglais.
33
Chapitre 4
1
Gérer les langues avec Xunicode et Polyglossia
\setmainlanguage[variant=ancient]{greek}
On trouve une liste des langues disponibles et de leurs variantes dans la
documentation de polyglossia2 . Dans le cas où votre langue n’est pas disponible,
trois solutions s’offrent à vous :
– regardez si le package babel ne peut rien faire pour vous ;
– écrivez à l’auteur3 en lui présentant le nom de la langue et ses règles typographiques et de césure et demandez lui gentiment d’ajouter une langue
à polyglossia ;
– ne respectez pas les bonnes raisons d’indiquer les changements de langue.
Pour pouvoir indiquer des changements de langue, il faut déclarer dans le
préambule les langues secondaires : \setotherlanguage[⟨options⟩]{⟨codelang⟩},
où ⟨codelang⟩ est remplacé par le code de la langue, par exemple greek.
Les options sont principalement les variantes, mais il peut également s’agir
d’options d’affichage des nombres ou des dates : voir le manuel de polyglossia4 .
4.1.3 Indiquer un angement de langue
Il existe deux manières d’indiquer un changement de langue.
Par une commande
On peut le faire par une commande \text⟨codelang⟩[⟨options⟩]{⟨texte dans
une autre langue⟩} par exemple5 :
1
\textgreek[variant=ancient]{Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος}
Par un environnement
Pour des textes plus longs, il peut être intéressant d’utiliser plutôt un environnement ⟨codelang⟩ :
1
\begin[variant=ancient]{greek}
2
Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος,
3
καὶ ὁ λόγος ἦν πρὸς τὸν θεόν,
4
καὶ θεὸς ἦν ὁ λόγος.
5
\end{greek}
2 François
C, Polyglossia : A Babel Replacement for XeLaTeX.
package, pas de ces lignes.
4 François C, « Language-specific options and commands », dans : Polyglossia : A Babel
Replacement for XeLaTeX.
5 Jean 1, 1.
3 Du
34
Saisir des textes en caractères non latins
4.1.4
§ 4.2
Le problème du latin
Dans le package polyglossia le latin suit la typographie anglaise. Ainsi le
francophone aura quelques soucis s’il désire des espaces avant les signes typographiques doubles dans un environnement latin ou dans une commande
\textlatin. Pourtant il pourrait vouloir utiliser cet environnement ou cee commande, afin d’avoir un respect des césures latines.
Pour ce faire, il devra redéfinir dans le préambule l’environnement latin par
le code suivant :
1
\renewenvironment{latin}{\begin{hyphenrules}{latin}}%
2
{\end{hyphenrules}}
La commande \renewenvironnement redéfinit un environnement, dans
le cas présent latin. Le deuxième argument de la commande indique ce
qui se passe lorsque l’on ouvre l’environnement, le troisième argument
ce qui se produit lorsqu’on l’on ferme l’environnement. L’environnement
hyphenrules indique un changement des règles de césure.
4.2
Saisir des textes en caractères non latins
Ce que nous allons expliquer maintenant n’a en réalité pas grand chose à voir
avec LATEX. Il s’agit en fait d’un problème plus général à l’informatique : comment
écrire dans des caractères non latins ? Nous allons ici expliquer la mauvaise
méthode, puis la bonne méthode.
Nous commencerons par un peu d’explications techniques très simplifiées :
que les puristes nous pardonnent.
4.2.1
Les jeux de caractères : ou comment se servir de nombres
pour autre ose que des mathématiques
Au départ, un ordinateur ne manipule que des nombres. Mais les ordinateurs
servant aux humains, ceux-ci leurs ont appris à « stocker » des caractères, en
associant des leres à des nombres.
Cependant les premiers ordinateurs ayant été développés par des AngloSaxons, on n’a aribué des nombres qu’à 127 caractères, ce qui suffisait largement pour écrire en anglais et ajouter des caractères spécifiques, comme les
accolades informatiques6 . Le jeu de caractères connu sous le doux nom d’ASCII7
a ainsi vu le jour.
6 Celles
dont vous vous servez pour les commandes LATEX.
Standard Code for Information Interchange.
7 American
35
Chapitre 4
Gérer les langues avec Xunicode et Polyglossia
Un jour d’autres peuples que les Anglo-Saxons ont voulu écrire avec un ordinateur et ont souhaité frapper leurs propres caractères. Par exemple les Européens occidentaux ont voulu taper des accents, des cédilles, des trémas et autres
joyeusetés. On a donc créé un nouveau système de codage pour représenter les
caractères latins occidentaux, en aribuant des nombres à d’autres caractères.
On a ainsi formé le jeu de caractères ISO-8859-1.
D’autres ont voulu pouvoir frapper dans leur alphabet, et c’est ainsi que
furent inventés des jeux de caractères comme ISO-8859-5 pour le cyrillique. En
outre certaines entreprises inventèrent leurs propres manières de stocker des
caractères : ainsi Apple inventa MacRoman et Microso Windows-12528 .
Mais certaines personnes souhaitaient mélanger des caractères de divers alphabets : par exemple écrire tantôt en grec, tantôt en cyrillique, tantôt en caractères latins. Comment faire ? Pendant longtemps,la technique utilisée9 consistait
à écrire dans un jeu de caractères donné, typiquement ISO-8859-1, mais en utilisant une police qui affichait le texte dans un autre alphabet.
Par exemple, pour écrire le caractère grec « α » on écrivait le caractère latin
« a » et on le faisait afficher dans la police SPIonic. Cee méthode posait — et
pose encore — de nombreux problèmes :
– elle nécessitait que la police soit présente sur toutes les machines de travail ;
– ne stockant pas l’information exacte sur le caractère, puisqu’elle utilise
un code pour désigner autre chose que ce qu’il devait désigner, elle ne
permeait pas de faire aisément des recherches ;
– avec LATEX, étant donné que nous ne sommes pas dans un système WYSIWIG, elle rendait la rédaction et la relecture extrêmement pénible ;
– elle était un non-sens informatique et logique.
Une métaphore simple explique le problème : supposons que vous vouliez
une maison en brique rouge. e diriez-vous si votre entreprise de maçonnerie
vous posait du parpaing, puis le peignait en rouge pour faire croire que c’est de
la brique ? Voilà le problème fondamental de cee méthode : elle fait prendre du
parpaing (la lere « a ») pour de la brique (la lere « α ») en se servant d’une
peinture (la police de caractères).
Heureusement petit à petit une solution a émergé : elle a consisté à inventer
un jeu de caractère qui puisse stocker tous les caractères présents sur la terre,
y compris dans le passé, tout en laissant de la place pour les caractères des civilisations extra-terrestres qu’un jour, éventuellement, nous rencontrerions. Ce
jeu de caractère s’appelle Unicode.
8 D’où le fait que pendant longtemps les accents « sautaient » régulièrement lorsqu’on envoyait
un email d’un ordinateur Apple vers un PC sous Windows ou vice-versa.
9 i malheureusement est encore pratiquée, voir apprise, par des personnes peu au courant des
évolutions informatiques.
36
Saisir des textes en caractères non latins
§ 4.2
Avec ce jeu de caractères, il est donc possible de mélanger allègrement de
l’arabe, du vietnamien, de l’hébreu et du cyrillique dans un même fichier. Toutefois, histoire de compliquer les choses, plusieurs implémentations de ces jeux
de caractères ont été inventées, chacune présentant des avantages et des inconvénient divers10 . La plus courante de ces implémentations est UTF-8.
C’est celle que vous utilisez depuis que vous lisez ce livre, si du moins vous
avez lu le chapitre 2.
En un mot : Unicode dans sa variante UTF-8 est aujourd’hui la meilleure
méthode pour écrire des fichiers mêlant plusieurs familles de caractères11 .
Le lecteur narquois fera remarquer que le même problème se pose
qu’avec la méthode de la police : à savoir que chaque ordinateur de travail devrait implanter Unicode et UTF-8 chez lui.
L’auteur fera remarquer qu’aujourd’hui tous les ordinateurs possèdent
en natif ces possibilités, et qu’il est possible très facilement de l’installer
sur des ordinateurs un peu anciens. En outre, avec Unicode on stocke du
sens, et non pas de la forme, ce qui permet une plus grande souplesse.
4.2.2
Concrètement
Fort bien, fort bien, stockons en UTF-8. Mais comment écrit-on en UTF-8 ?
Avec les claviers des ordinateurs vendus en Europe occidentale12 , nous n’avons
pas les caractères grecs à portée de main.
Il faut ici distinguer le support physique : le clavier avec ses touches bien
concrètes, et le support logique : le fait que telle touche appuyée donne tel ou
tel caractère.
Pour reprendre notre cas, il suffit de dire à notre ordinateur que la touche A
correspond au caractère α. Les ordinateurs récents proposent plusieurs pilotes
de clavier en standard13 . Toutefois ces pilotes de clavier sont généralement destinés aux langues contemporaines, et rarement adaptés aux langues anciennes
— par exemple pour les accents sur le grec14 . Heureusement on trouve aisément
sur Internet des pilotes de clavier pour d’autres langues15 .
10 Par
exemple sur le volume des fichiers et les temps de recherche.
pense même que, étant donné la baisse des coûts de stockages et de transferts, on
ne devrait plus utiliser que ce jeu de caractères, ce qui aurait pour mérite de permere bien plus
facilement à tous les peuples de s’exprimer dans leur langue. Malheureusement son expérience personnelle lui prouve que cela n’est pas encore toujours le cas.
12 Le lecteur militant voudra bien pardonner cet ethnocentrisme.
13 Sous Macintosh, cela se règle dans les Préférences Systèmes, panneau « International », sous
Windows cela se règle dans les panneaux de configuration, panneau « options régionales et linguistiques » ; sous Linux, on trouve le réglage dans les Paramètres Systèmes, panneau « Pays et langue »,
onglet « Agencements ».
14 À l’exception notable de GNU/Linux, qui propose des dispositions de clavier pour le grec polytonique et l’hébreu biblique.
15 Pour ce qui concerne le grec ancien, le syriaque, l’hébreu ancien, on pourra utiliser les claviers
11 L’auteur
37
Chapitre 4
Gérer les langues avec Xunicode et Polyglossia
4.2.3 Et les angements de sens d’écriture ?
Certaines langues s’écrivent de droite à gauche, d’autres de gauche à droite.
On souhaiterait que les alignements de paragraphes, les positions des titres et
d’autres éléments correspondent au sens de la langue. Comment signaler cela à
LATEX ? L’indication des changements de langue (☞ p. 34, 4.1.3) suffit.
Pour ce qui concerne l’écriture en boustrophédon, on utilisera le package bidi. Celui-ci possède des commandes qui permeent d’indiquer des
changements de sens.
proposés par Michael Langlois : Michael L, Archives pour la catégorie « Informatique »,  :
http://michaellanglois.org/category/it/lang/fr ; ou encore, pour le grec, les pilotes de l’École
Normale Supérieure Département des sciences de l’antiquité É N S, Pilotes
de clavier Unicode,  : http://www.antiquite.ens.fr/ressources/outils- logiciels/article/
pilotes-de-clavier-unicode.
38
Chapitre 5
Mettre en sens son document
(1) : premiers pas
Nous allons maintenant voir comment mere en sens notre document, c’est-à-dire comment poser des balises, des repères, pour marquer le « relief » sémantique du texte.
5.1
Mettre en forme n’est pas mettre en sens
Lorsque nous lisons un livre, tous les éléments ne sont pas présentés de la
même manière : certains sont en gras, d’autres en italique, en souligné, en couleur, etc.
Tout ceci constitue la mise en forme du texte. Si notre livre est bien conçu, ces
changements de forme renvoient à des changements de signification : l’italique
peut indiquer un titre d’ouvrage ou bien une citation ou une simple insistance,
le gras peut indiquer une notion ou une définition ou toute autre signification.
On le voit, la mise en forme dière de la mise en sens. Cee dernière est idéalement faite par l’auteur du travail, tandis que l’éditeur s’occupe normalement
de la mise en forme et de la mise en page.
C’est d’ailleurs ce qui se passait auparavant quand les auteurs proposaient
encore des textes manuscrits à leurs éditeurs : ils indiquaient les éléments à
mere en sens par des signes, mise en sens que l’éditeur transformait en mise
en forme1 .
Dans LATEX, le principe est le même : il existe des commandes de mise en sens
qui sont ensuite transformées en commandes de mise en forme. Mieux : on peut
définir ses propres commandes de mise en sens. L’intérêt est évident : pouvoir
1 Dans un traitement de texte de type WYSIWYG, cee distinction se fait normalement à l’aide
des styles. Bien souvent malheureusement les utilisateurs ne savent pas s’en servir.
39
Chapitre 5
Mere en sens son document (1) : premiers pas
changer rapidement de mise en forme pour un ensemble de données mises en
sens.
Un exemple sera plus parlant. Supposons que nous écrivions un livre d’introduction à l’histoire du christianisme antique. Ce livre cite divers auteurs. Nous
souhaitons mere en valeur ces auteurs, et pour ce faire décidons de les mere
en petites capitales.
Donc, à chaque fois que nous citons un auteur, nous indiquons que nous souhaitons avoir son nom en petite capitale. Vient le moment où nous imprimons
notre livre, et nous nous rendons compte que le choix des petites capitales n’est
pas le plus pertinent, mais qu’il vaudrait mieux mere du gras. Il ne nous reste
alors plus qu’à repérer toutes les petites capitales dans notre texte, à vérifier qu’il
s’agit bien de petites capitales indiquant un nom d’auteur et à les remplacer par
du gras — travail fastidieux !
En revanche, si au lieu de signaler à chaque occurrence qu’il faut des petites capitales, nous signalons simplement qu’il s’agit d’un nom d’auteur — par
exemple en écrivant : \auteur{Tertullien} — nous n’aurons qu’une seule ligne
à changer pour indiquer que nous souhaitons avoir les noms d’auteur en gras.
Mieux : nous pourrons créer très simplement un index des auteurs (☞ p. 144,
18.1.1).
LaTeX propose quelques commandes simples de mise en sens : par exemple
celles que nous avons vues plus haut pour indiquer les niveaux de titres (☞ p. 29,
3.1).
Nous allons ici présenter quelques autres commandes et environnements de
mise en sens. Dans le chapitre suivant, nous en indiquerons des spécifiques aux
citations (☞ p. 45, 6). Dans un troisième chapitre, nous expliquerons comment
créer ses propres commandes (☞ p. 53, 7), et nous présenterons alors la manière
de mere en forme.
5.2 Commandes de mise en sens
5.2.1 Mise en valeur d’un texte
On peut ponctuellement vouloir mere en valeur un morceau de son écrit.
Pour ce faire il existe la commande \emph{⟨texte en emphase⟩}. Exemple :
1
On peut se demander si des textes apocryphes
2
ont été non seulement \emph{utilisés} mais aussi \emph{lus}
3
dans la liturgie africaine.
Concrètement cela se traduit par un italique.
On peut se demander si des textes apocryphes ont été non
seulement utilisés mais aussi lus dans la liturgie africaine.
40
Commandes de mise en sens
§ 5.2
Toutefois, à la différence d’une commande qui indiquerait directement de
mere le texte en italique, cee commande pourrait, si on voulait, donner un
résultat différent, par exemple mere en couleur.
Une autre propriété intéressante est la gestion des imbrications : par défaut
une commande \emph à l’intérieur d’une autre commande \emph produit un texte
en caractères droits.
5.2.2
Le paratexte : notes de bas de page et de marge
LATEX propose deux commandes pour indiquer des paratextes2 : pour des
notes de bas de page et des notes de marge (la position de ces dernières changeant, quand on est en recto-verso, selon que la page est paire ou impaire). Ces
commandes sont, respectivement, \footnote et \marginpar.
1
Lorem\footnote{Une note de bas de page.} ipsum dolor amat.
2
Aliquam sagittis\marginpar{Annotation marginale} magna.
On serait tenté d’utiliser cee commande pour citer en note de bas de
page une référence bibliographique. Il existe en fait une commande spécifique, que nous étudierons en temps voulu (☞ p. 95, 11.3).
Certaines mauvaises langues diront qu’il s’agit ici d’une mise en forme
et non pas d’une mise en sens. Ils ont partiellement raison, dans la mesure
où parfois distinguer la mise en forme de la mise en sens n’est pas évident.
Les personnes vraiment perfectionnistes pourront définir leurs propres
commandes pour différencier les différents sens d’une note de marge ou de
bas de page.
Certains préèrent mere des notes de fin de texte. Bien que nous n’approuvons guère ce choix, nous signalons qu’il est possible d’en produire à
l’aide du package endnotes.
5.2.3
Listes
LATEX propose trois types de listes : les listes numérotées, les listes nonnumérotées et les listes de description.
Les listes numérotées
Une liste numérotée est un environnement enumerate. Chaque élément de
la liste est marqué par la commande \item.
2 La question
des apparats critiques mise à part, question que nous traiterons plus loin (☞ p. 165,
20).
41
Chapitre 5
1
Mere en sens son document (1) : premiers pas
\begin{enumerate}
2
\item Premier élément
3
\item Deuxième élément
4
5
\item Troisième élément
\end{enumerate}
1. Premier élément
2. Deuxième élément
3. Troisième élément
Il existe un package etaremune proposant l’environnement etaremune
pour obtenir une liste numérotée à l’envers, avec le plus grand numéro en
début de liste.
Les listes non-numérotées
Une liste non-numérotée est un environnement itemize. Chaque élément de
la liste est marqué par la commande \item.
1
\begin{itemize}
2
\item Un élément
3
\item Un autre
4
5
\item Encore un autre
\end{itemize}
– Un élément
– Un autre
– Encore un autre
Les listes de descriptions
Une liste de descriptions fait correspondre une à une des valeurs. Une telle
liste peut être utile pour des lexiques, des glossaires, des chronologies, etc. Pour
chaque couple, la première valeur est passée comme argument à la commande
\item. Les listes de définitions sont des environnements description.
1
\begin{description}
2
\item[325]Concile de Nicée.
3
\item[381]Concile de Constantinople.
4
5
\item[431]Concile d'Éphèse.
\end{description}
42
Commandes de mise en sens
5.2.4
§ 5.2
325
Concile de Nicée.
381
Concile de Constantinople.
431
Concile d’Éphèse.
Imbrication des listes
Il est possible d’imbriquer des listes, quels que soient leurs types. On ne peut,
par défaut, avoir plus de quatre niveaux d’imbrication.
1
\begin{itemize}
2
\item Un élément de premier niveau
3
\begin{enumerate}
\item Premier sous élément
4
\item Second sous élément
5
6
7
8
\end{enumerate}
\item Un autre élément de premier niveau
\end{itemize}
– Un élément de premier niveau
1. Premier sous élément
2. Second sous élément
– Un autre élément de premier niveau
On a parfois besoin de personnaliser l’aspect des listes, ou bien encore
d’arrêter une numérotation de liste pour la reprendre plus loin. Bertrand
Masson a écrit un excellent tutoriel sur la manière d’utiliser le package
enumitem pour arriver à ces fins3 .
3 Bertrand
M, Les fiches de Bébert : dompter ses puces,  : http://bertrandmasson.free.
fr/index.php?article5/dompter-ses-puces.
43
Chapitre 6
Mettre en sens (2) : l’art de
citer en LaTeX
Nous évoquerons dans ce chapitre les citations explicites et textuelles, c’est-à-dire celles
où l’auteur du travail ne se contente pas de renvoyer à une source ou à une étude, mais cite
des extraits de cee source.
Une citation peut se faire de deux manières : dans le corps du propos, elle est alors
normalement entourée de guillemets, ou bien dans un paragraphe spécifique. Elle est alors
généralement présentée avec des marqueurs typographiques particuliers : changement de la
taille de police, de la marge etc.
Nous avions vu plus haut qu’il fallait séparer sens et forme (☞ p. 39, 5.1). Nous allons
donc présenter ici les commandes servant à marquer des citations.
Toute citation se doit d’être accompagnée d’une référence, généralement en note de bas de page. Toutefois toute référence n’accompagne pas
nécessairement une citation textuelle. C’est pourquoi nous renvoyons pour
la gestion des références bibliographiques à la partie qui lui est consacrée.
6.1
Citation dans le corps du texte
Les citations dans le corps d’un texte sont normalement entourées de guillemets français : «». Lorsque qu’on cite un texte qui cite un texte, la citation dans
la citation s’entoure de guillemets courbes “”.
Comme le dit très justement xxx : « Lorsque yyy déclare
“zzz” il ne déclare rien du tout ».
Les claviers disponibles sur nos ordinateurs ne disposent généralement en
accès direct que des guillemets anglais1 ("). La plupart des logiciels WYSIWYG
1 Une
exception notable est la disposition de clavier Bépo.
45
Chapitre 6
Mere en sens (2) : l’art de citer en LaTeX
convertissent automatiquement ces guillemets en guillemets français. Rares sont
les éditeurs de texte qui le proposent2 .
En outre, en vertu du principe de séparation du sens et de la forme, évoqué
plus haut (☞ p. 39, 5.1), il est plus pertinent d’utiliser une commande spécifique
pour indiquer une citation dans le corps du texte.
Nous allons donc utiliser le package csquotes qui propose des commandes
pour les citations.
Le package contient une première commande utile : \enquote{⟨citation⟩},
qui sert pour les citations dans le corps du texte.
1
Comme le dit très justement xxx :
2
\enquote{Lorsque yyy déclare \enquote{zzz}
3
il ne déclare rien du tout}.
Comme le dit très justement xxx : « Lorsque yyy déclare
“zzz” il ne déclare rien du tout ».
Nous constatons que csquotes s’occupe automatiquement de choisir les bons
guillemets. Par défaut on ne peut imbriquer que deux niveaux de citation. Toutefois une option du package permet d’avoir plus de niveaux de citation. Par
exemple pour en avoir trois :
1
\usepackage[maxlevel=3]{csquotes}
Le package propose d’autres options et commandes : consultez le manuel3 .
6.2 Citation dans un bloc séparé
LaTeX propose en standard trois environnements pour citer dans un bloc
séparé.
6.2.1 L’environnement quote
Il est prévu pour des courtes citations d’un paragraphe4 .
1
\begin{quote}
2
Le corps de Pierre gît à Rome, disent les hommes,
2 C’est d’ailleurs à nos yeux une des raisons qui fait qu’un site internet d’un quotidien national dit
« de référence » n’utilise pas de guillemets français sur sa page d’accueil (à la date du 10 avril 2011),
les rédacteurs ne prenant pas le temps de taper les combinaisons complexes de touches nécessaires
à la frappe de guillemets français.
3 Philipp L, e csquotes Package : Context Sensitive otation Facilities.
4 A, Sermon 296, § 5-6, Patrologia Latina 38, col. 6.
46
Citation dans un bloc séparé
§ 6.2
3
le corps de Paul gît à Rome, le corps de Laurent aussi,
4
les corps d'autres martyrs y gisent,
5
mais Rome est misérable,
6
elle est dévastée, affligée, saccagée, incendiée.
7
\end{quote}
Ce code produit le résultat suivant :
Le corps de Pierre gît à Rome, disent les hommes, le corps de Paul
gît à Rome, le corps de Laurent aussi, les corps d’autres martyrs y
gisent, mais Rome est misérable, elle est dévastée, affligée, saccagée,
incendiée.
6.2.2
L’environnement quotation
Il est prévu pour des citations plus longues5 .
1
\begin{quotation}
2
Que rien exceptées les écritures canoniques ne soit lu en église
3
sous le nom d’écritures divines.
4
5
Les écritures canoniques sont : Genèse, Exode, Lévitique,
6
Nombres, Deutéronome,
7
Josué de Noun, Juges, Ruth, 4~livres des règnes,
8
2~livres des paralipoménes,
9
Job, psautier, 5~livres de Salomon,
10
12 livres des prophètes mineurs,
11
de même Isaïe, Jérémie, Ézechiel, Daniel,
12
Tobie, Judith, Esther,
13
2~livres d’Esdras, 2~livres des Maccabées.
14
15
Du nouveau testament sont :
16
4~évangiles, un livre des actes des apôtres,
17
14~lettres de l’apôtre Paul, 2~de Pierre,
18
3~de Jean, 1~de Jude, 1~de Jacques,
19
l’apocalypse de Jean.
20
21
Que l’Église d'outre-mer soit consultée
22
pour la confirmation de ce canon.
23
24
De plus, qu'il soit permis de lire les passions des martyrs,
5 Breviarum Hipponenses, 36, dans : Concilia Africae, éd. Charles M, Corpus Christianorum
Series Latina 149, p. 43.
47
Chapitre 6
Mere en sens (2) : l’art de citer en LaTeX
25
lorsqu'on célèbre leurs anniversaires.
26
\end{quotation}
e rien exceptées les écritures canoniques ne soit lu en
église sous le nom d’écritures divines.
Les écritures canoniques sont : Genèse, Exode, Lévitique,
Nombres, Deutéronome, Josué de Noun, Juges, Ruth, 4 livres
des règnes, 2 livres des paralipoménes, Job, psautier, 5 livres de
Salomon, 12 livres des prophètes mineurs, de même Isaïe, Jérémie, Ézechiel, Daniel, Tobie, Judith, Esther, 2 livres d’Esdras,
2 livres des Maccabées.
Du nouveau testament sont : 4 évangiles, un livre des actes
des apôtres, 14 leres de l’apôtre Paul, 2 de Pierre, 3 de Jean,
1 de Jude, 1 de Jacques, l’apocalypse de Jean.
e l’Église d’outre-mer soit consultée pour la confirmation de ce canon.
De plus, qu’il soit permis de lire les passions des martyrs,
lorsqu’on célèbre leurs anniversaires.
Le fond gris que vous constatez ici est propre au livre que vous avez
sous les yeux. L’environnement quotation standard n’a pas de fond.
6.2.3 L’environnement verse et le paage verse
L’environnement verse permet de citer de façon rapide et simple des poèmes,
en gérant notamment le rejet en cas de vers trop long. Chaque vers, à l’exception
du dernier, doit se terminer par \\. Si le vers est composé de plusieurs strophes,
il suffit de sauter une ligne entre chaque strophe. Il ne faut pas mere \\ à la fin
du dernier vers de chaque strophe.
Cet environnement est très limité : il ne permet pas de numéroter ni d’indenter les vers, ni encore de rajouter un titre. Si l’on est amené à citer fréquemment
des vers, il vaut mieux appeler dans le préambule le package verse6 . La citation
du poème se fait de la même manière.
Avec ce package il faut indiquer \poemlines{⟨n⟩} pour numéroter les vers
cités : ⟨n⟩ définit la fréquence à laquelle les vers sont numérotés.
Citons pour exemple un poème entier, dont les vers sont numérotés, de façon
assez traditionnelle, une fois sur cinq. En frappant ceci7 :
1
\begin{verse}
2
\poemlines{5}
3
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,\\
6 Peter
W, Herries P et Will R, Typeseing simple verse with LaTeX.
H, Demain dès l’aube ….
7 Victor
48
Citation dans un bloc séparé
§ 6.2
4
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.\\
5
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.\\
6
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
7
8
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,\\
9
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,\\
10
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,\\
11
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
12
13
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,\\
14
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,\\
15
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe\\
16
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
17
18
\end{verse}
on obtient cela :
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’aends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je merai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Si l’on ne cite pas un poème en entier, mais simplement un passage, il faut
indiquer à quel vers commence le passage cité, afin que la numérotation des vers
que l’on cite soit la bonne.
On utilise la commande \setverselinenums{⟨premier vers⟩}{⟨premier vers
numéroté⟩} : ⟨premier vers⟩ indique le numéro du premier vers que l’on cite,
⟨premier vers numéroté⟩ où doit commencer la numérotation.
Ainsi, \setverselinenums{⟨12⟩}{⟨15⟩} indique que l’extrait cité commence
par le douzième vers du poème, et que le premier vers numéroté sera le quinzième. Avec \setverselinenums{⟨12⟩}{⟨12⟩}, le premier vers cité sera le premier
numéroté.
Ne citant que la troisième strophe, par exemple, il faut frapper :
49
5
Chapitre 6
1
\begin{verse}
2
\poemlines{5}
3
\setverselinenums{9}{10}
Mere en sens (2) : l’art de citer en LaTeX
4
5
6
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,\\
7
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,\\
8
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe\\
9
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
10
11
\end{verse}
pour obtenir, correctement numéroté :
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je merai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Dans la typographie française, il est d’usage de mere un crochet droit
[ au début d’un rejet. Ni l’environnement ni le package verse ne suivent
cee règle. Pour obtenir le crochet droit, il faut charger le package gmverse
en lui passant l’option squarebr :
1
\usepackage}[squarebr]{gmverse}
Puis insérer, une fois commencé l’environnement verse, la commande
\versehangrightsquare.
Le package verse permet aussi d’indenter de façon très souple une strophe.
On indique avec la commande \indentpattern{⟨n1 n2 nx ⟩} l’indentation de chaque vers contenu dans la strophe encadrée à l’intérieur d’un environnement
patverse : ⟨n1 ⟩ correspond au premier vers, ⟨n2 ⟩ au deuxième et ainsi de suite.
Le premier vers n’est jamais indenté, mais il suffit de le faire précéder de \vin.
Avec le code suivant :
1
\begin{verse}
2
\poemlines{1}
3
\indentpattern{010110}
4
\begin{patverse}
5
6
\vin There was a young lady of Ryde \\
7
Who ate some apples and died.
8
The apples fermented \\
9
Inside the lamented \\
\\
50
10
Citations tronquées et modifiées
10
§ 6.3
And made cider inside her inside. \\
11
\end{patverse}
12
\end{verse}
on obtient donc8 :
ere was a young lady of Ryde
Who ate some apples and died.
e apples fermented
Inside the lamented
And made cider inside her inside.
Si l’on a besoin de répéter une indentation tout le long d’un poème, on remplace patverse par patverse*. Donc pour citer un long extrait en hexamètres
dactyliques, plutôt que d’indiquer l’indentation pour chaque vers, il suffit d’indiquer \indentpattern{01} et d’insérer le poème, en entier, dans l’environnement
patverse* pour avoir un vers sur deux indenté.
Le package verse offre bien d’autres possibilités qui dépassent la simple citation de poésie dans le cours d’un texte. À l’instar d’un autre package, poemscol,
c’est un véritable outil pour éditer de la poésie9 . Ni l’un ni l’autre ne permeent
en revanche de faire des éditions bilingues : pour cela, il faut utiliser les packages
ledmac et ledpar (☞ p. 165, 20).
6.3
Citations tronquées et modifiées
Le package csquotes propose deux commandes spécifiques pour signaler une
citation tronquée ou modifiée.
6.3.1
Citation tronquée
La commande \textelp⟨texte⟩ signale un texte tronqué. L’argument ⟨texte⟩
est inséré après la troncature, entre crochets (par défaut) ; pour ne rien insérer,
le laisser vide.
1
\begin{quotation}
2
Que rien exceptées les écritures canoniques ne soit lu
3
en église sous le nom d’écritures divines.
4
\textelp{Suit la liste des écritures canoniques.}
5
6
Que l’Église d'outre-mer soit consultée pour la confirmation
8 Edward
L, ere was a Young Lady of Ryde.
9 W, P et R, Typeseing simple verse with LaTeX, op. cit. ; John B, Typeset-
ting Poetry Collections with poemscol, Nous vous renvoyons ici aux manuels de ces packages.
51
1
2
3
4
5
Chapitre 6
7
Mere en sens (2) : l’art de citer en LaTeX
de ce canon.
8
9
De plus, qu'il soit permis de lire les passions des martyrs,
10
lorsqu'on célèbre leurs anniversaires.
11
\end{quotation}
e rien exceptées les écritures canoniques ne soit lu en
église sous le nom d’écritures divines. […] [Suit la liste des
écritures canoniques.]
e l’Église d’outre-mer soit consultée pour la confirmation de ce canon.
De plus, qu’il soit permis de lire les passions des martyrs,
lorsqu’on célèbre leurs anniversaires.
On peut décider de la manière dont la troncature et l’ajout sont signalés : consulter le manuel10 .
6.3.2 Citation modifiée
Pour signaler une modification dans une citation, on utilise \textins{⟨texte
modifié⟩}.
1
\begin{quotation}
2
Comme le disait très justement xxx :
3
\enquote{Lorsque yyy \textins{a déclaré}
4
\enquote{zzz} il \textins{n'a rien déclaré} du tout}.
5
\end{quotation}
Comme le disait très justement xxx : « Lorsque yyy [a déclaré] “zzz” il [n’a rien déclaré] du tout ».
La commande \textins* est une variante, servant pour déclarer les changements mineurs nécessaires au nouveau contexte d’énonciation : mise en majuscules, changement de personne etc.
10 Philipp L, « Configuring Ellipses », dans : e csquotes Package : Context Sensitive otation Facilities.
52
Chapitre 7
Mettre en sens (3) : créer ses
propres commandes
Nous avons parlé longuement de l’intérêt de séparer mise en sens et mise en forme
(☞ p. 39, 5.1). Nous avons indiqué que la meilleure manière pour ce faire était de créer
des commandes de mise en sens, qui elles-même appelleraient des commandes de mise en
forme.
Voyons maintenant comment créer ces commandes personnalisées.
7.1
Création d’une commande personnalisée
Nous souhaitons créer une commande personnalisée servant à indiquer que
nous parlons d’un auteur : \auteur{⟨nom⟩}.
Notre commande se décompose en plusieurs parties : son nom, ici auteur, et
ses arguments, ici un seul : ⟨nom⟩.
Une commande LaTeX peut prendre jusqu’à neuf arguments, ce qui est en
général bien suffisant. Si nous notons ⟨N ⟩ le nombre d’arguments, la syntaxe de
la déclaration d’une nouvelle commande est la suivante : \newcommand{\⟨nom de
la commande⟩}[⟨N ⟩]{⟨code⟩}.
Les noms de commandes ne doivent contenir que des caractères latins
non accentués.
Les noms sont sensibles à la casse : \a est différent de \A.
À l’intérieur de la partie ⟨code⟩, on peut :
– mere du texte ;
– utiliser des commandes de mise en forme ou de mise en sens ;
53
Chapitre 7
Mere en sens (3) : créer ses propres commandes
– appeler les arguments passés en utilisant la syntaxe #x, où x représente le
rang de l’argument.
Prenons toujours notre cas d’une commande pour indiquer les noms. Pour
le début, nous souhaitons simplement que les noms d’auteur soient suivis d’un
astérique (*).
1
\newcommand{\auteur}[1]{#1*}
2
Il est bien connu que \auteur{Tertullien} n'était pas montaniste
3
mais tertullianiste.
Ce qui nous donne :
Il est bien connu que Tertullien* n’était pas montaniste
mais tertullianiste.
Tertullien a été passé en premier argument. Il apparaît donc à la place du
#1 de la déclaration de commande.
On pourrait souhaiter passer en second argument des informations complémentaires, comme les dates de vie.
1
\newcommand{\auteur}[2]{#1* (#2)}
2
Il est bien connu que \auteur{Tertullien}{150 ? - 220 ?}
3
n'était pas montaniste mais tertullianiste.
Il est bien connu que Tertullien* (150 ? - 220 ?) n’était pas
montaniste mais tertullianiste.
Le lecteur aentif se rappellera qu’il existe des commandes avec des
arguments optionnels (☞ p. 23, 2.2.5). Il souhaitera sans doute en créer lui
même.
Si LATEX prévoit bien en standard un mécanisme pour permere cela,
celui-ci est peu souple.
Nous conseillons donc de se tourner vers les packages xargs et ihenelse1 .
Mais tout ceci dépasserait le cadre de cet ouvrage.
Fort bien, mais comment faire pour mere en forme ? Il faut utiliser une
commande de mise en forme à l’intérieur de la déclaration de commande de
mise en sens. Par exemple, pour mere en petites capitales la commande est
\textsc.
1
\newcommand{\auteur}[2]{\textsc{#1}* (#2)}
1 Manuel
PG, L’extension xargs ; David C, e ihen package.
54
Création d’une commande personnalisée
§ 7.1
Il est bien connu que T* (150 ? - 220 ?) n’était pas
montaniste mais tertullianiste.
Nous décrirons plus loin un ensemble de commandes de mise en forme
(☞ p. 57, 7.2).
Si la possibilité de créer ses propres commandes est une grande force
de LATEX, cela ne fait pas toujours la joie des éditeurs.
Il est donc recommandé de discuter au préalable avec son éditeur, et
surtout de lui indiquer qu’un balisage sous forme de commandes doit, normalement, lui faciliter la tâche.
Nous recommandons par ailleurs de regrouper toutes ses déclarations
de commandes dans un fichier unique, appelé via une commande \input
(☞ p. 31, 3).
Il est également possible de créer son propre package, pour des commandes utilisées fréquemment dans plusieurs projets2 .
On peut ainsi très facilement créer une commande \commentaire servant pour indiquer des commentaires personnels au cours de la rédaction,
afin de les avoir sous les yeux lors d’une relecture papier. Par exemple :
\newcommand{\commentaire}[1]{\marginpar{#1}}
1
Lors de l’impression finale, il suffit de changer cee commande par :
\newcommand{\commentaire}[1]{}
1
7.1.1
Code d’une commande sur plusieurs lignes
Jusqu’ici nos commandes étaient relativement simples. Mais il peut arriver
que leur code se complexifie. On souhaiterait alors l’avoir sur plusieurs lignes.
C’est tout à fait possible, mais il faut simplement mere un signe pourcentage (%) à la fin de chaque ligne, sous peine d’avoir des espaces intempestives.
Exemple sans % :
1
\newcommand{\auteur}[2]{
2
\textsc{#1}* (#2)
3
}
Il est bien connu que T* (150 ? - 220 ?) n’était
pas montaniste mais tertullianiste.
2 Ceci dépasserait le cadre de cet ouvrage : je renvoie à d’autres documents. Par exemples LaTeX :
Créer une extension ou une classe,  : http://fr.wikibooks.org/wiki/LaTeX/Créer_une_extension_
ou_une_classe.
55
Chapitre 7
Mere en sens (3) : créer ses propres commandes
On constate une espace en trop avant et une après la mention de l’auteur,
que nous avons soulignées pour les besoins de l’explication. En revanche, si on
met des % :
1
\newcommand{\auteur}[2]{%
2
\textsc{#1}* (#2)%
3
}
Il est bien connu que T* (150 ? - 220 ?) n’était pas
montaniste mais tertullianiste.
Il n’y a plus d’espaces intempestives.
7.1.2 Étoiler \newcommand
La création des commandes sous LATEX est une fonctionnalité très puissante,
mais potentiellement dangereuse. Prenons la commande suivante :
1
\newcommand{\auteur}[1]{\textsc{#1}*}
Imaginons que nous l’appelions en oubliant de fermer notre accolade :
1
2
Il est bien connu que \auteur{Tertullien n'était pas montaniste
mais tertullianiste.
e va-t-il se passer ? LATEX comprend que l’ensemble de la fin du texte est un
argument de la commande, ce qui empêche le compilateur de bien fonctionner
et nous n’obtiendrons rien, ou alors un résultat incorrect.
Pour limiter ces soucis, LATEX propose de définir des commandes courtes,
dont les arguments ne dépassent pas la longueur d’un paragraphe. En cas d’oubli
de fermeture de parenthèses, LATEX arrête automatiquement l’argument à la fin
du paragraphe.
Pour définir ces commandes courtes, il suffit d’utiliser \newcommand*.
1
\newcommand*{\auteur}[1]{\textsc{#1}*}
7.1.3 Espace après les commandes sans argument
Il est possible de définir des commandes sans aucun argument. Prenons une
commande personalisée \cf, qui permet d’obtenir rapidement la forme « cf. »
1
\newcommand{\cf}[0]{\emph{cf.}}
Comme notre commande ne prend pas d’argument, il est nécessaire, lorsque
nous l’appelons, de la séparer du texte qui suit par une espace, afin que LATEX
sache où s’arrête la commande :
56
Commandes de mise en forme
1
§ 7.2
Ceci est très intéressant \cf cela.
Mais l’espace disparaît lors de la compilation :
Ceci est très intéressant cf.cela.
La solution consiste à utiliser dans la définition de commande la commande
\xspace du package éponyme. Elle permet de gérer automatiquement les espaces
qui suivent l’appel à une commande, en tenant compte de la typographie.
1
\newcommand{\cf}[0]{\emph{cf.}\xspace}
Ceci est très intéressant cf. cela.
7.2
Commandes de mise en forme
Nous listons ici les principales commandes de mise en forme. Pour des besoins avancés, on trouvera aisément de la documentation sur internet. En ce
qui concerne les questions d’espacement, un chapitre spécifique leur est dédié
(☞ p. 209, 24).
7.2.1
Taille des caractères
Il est possible de définir de manière absolue la taille des caractères en indiquant le nombre de points. Toutefois la meilleur méthode est de le définir d’après
la taille de base, et d’utiliser les commandes ci-dessous. La taille obtenue dépend
de la taille de base définie lors de l’appel au préambule (☞ p. 22, 2.2.4).
Commande
Effet
\tiny
abcdefghijklmnopqrst
\scriptsize
abcdefghijklmnopqrst
\footnotesize
abcdefghijklmnopqrst
\small
abcdefghijklmnopqrst
\normalsize
abcdefghijklmnopqrst
\large
\Large
\LARGE
\huge
\Huge
abcdefghijklmnopqrst
abcdefghijklmnopqrst
abcdefghijklmnopqrst
abcdefghijklmnopqrst
abcdefghijklmnopqrst
57
Chapitre 7
Mere en sens (3) : créer ses propres commandes
Ces commandes ont toutefois un comportement particulier : ce sont des
commandes dites « à bascule » (☞ p. 199, 23.2.1). À la différence de la plupart
des commandes, elles ne prennent pas d’argument. Elles doivent être utilisées
entre accolades, le texte dont la taille change étant inséré après la commande,
dans les accolades.
Ainsi :
1
{\large Texte plus gros}
Et non pas :
1
\large{Texte plus gros}
7.2.2 Style de caractères
Voici une liste non exhaustive de commandes utiles pour personnaliser les
styles de caractère.
Commande
\textit
\emph
\textbf
\textsc
\underline
\textsuperscript
\textsubscript
Effet
Italique
Texte en emphase
Gras
P 
Souligné (à éviter)
Exposant
Indice
(nécessite le package subscript)
7.2.3 Couleurs
Les couleurs ne sont pas gérées nativement dans LATEX. Il faut passer par le
package color ou le package xcolor qui proposent tous les deux une commande
\textcolor{⟨nom de la couleur⟩}{⟨texte en couleur⟩}.
La différence tient principalement au nombre de couleurs disponibles par
défaut et à la facilité d’en définir des nouvelles, mais aussi à la possibilité d’appliquer des couleurs à d’autres éléments que le texte. Nous ne présentons ici
que le package xcolor, de manière succincte. Nous renvoyons à la documentation pour des usages avancés3 .
Couleurs standards
Le package xcolor propose les couleurs de bases suivantes :
3 Uwe
K, Extending LATEX’s color facilities : the xcolor package.
58
Commandes de mise en forme
§ 7.2
Nom de la couleur
black
blue
brown
cyan
darkgray
gray
green
lightgray
lime
magenta
olive
orange
pink
purple
red
teal
violet
white
yellow
Couleur
Couleurs supplémentaires
On peut passer les options dvipsnames, svgnames ou x11names lors de l’appel au package xcolor, chacune fournissant un jeu de couleurs. Ne pouvant lister toutes ces couleurs dans cet ouvrage, nous renvoyons à la documentation de
xcolor 4 .
Définir ses propres couleurs
Il est possible de définir ses propres couleurs. Il faut utiliser \definecolor,
selon la syntaxe suivante : \definecolor{⟨nom⟩}{⟨methode⟩}{⟨definition⟩}.
Les couleurs peuvent être définies de plusieurs manières5 . Les deux principales sont6 :
4 Uwe
K, Colors by Name : the xcolor package.
consultera n’importe quel livre scientifique sur les couleurs pour plus de détails. On peut
également consulter la documentation du package xcolor.
6 Il existe aussi la méthode de définition par la longueur d’onde pour les couleurs de l’arc en
ciel, par pourcentage de gris pour les différents niveaux de gris, ainsi que par teinte, saturation et
luminosité, mais ceci nécessiterait un cours de physique lumineuse. Pour les personnes intéressées
par les détails, consulter Uwe K, Color models : the xcolor package.
5 On
59
Chapitre 7
Mere en sens (3) : créer ses propres commandes
– La méthode additive en additionnant du rouge, du vert et du bleu (comme
sur un écran d’ordinateur).
– La méthode soustractive en superposant du cyan, du magenta, du jaune
et du noir (comme sur une imprimante couleur).
Dans les deux cas, il faut donner une valeur comprise entre 0 (inclus) et 1
(inclus) à chacun des composants7 .
Prenons par exemple la définition de la couleur rouge bourgogne8 . On peut
la définir de la manière suivante en méthode additive :
1
\definecolor{rougebourgogne}{rgb}{0.41,0.05,0.05}
Ou bien en méthode soustractive9 de la manière suivante :
1
\definecolor{rougebourgogne}{cmyk}{0,0.88,0.88,0.58}
Enfin signalons la méthode HTML qui offre l’avantage d’avoir de nombreux
sites internet indiquant les codes couleur HTML10 .
La même couleur se définit ainsi :
1
\definecolor{rougebourgogne}{HTML}{6B0D0D}
7 On
pourra trouver une série de code couleur sur le site Code Couleur,  : http://www.code-
couleur.com/.
8 Avec Anne
Sylvestre les auteurs proclament fièrement « e Bordeaux me pardonne, j’appartiens au Bourgogne » (Anne S, La romanée conti).
9 Idéalement le choix de la méthode devrait relever du support de destination. Mais le package
xcolors propose des systèmes de conversion d’une méthode à l’autre.
10 En réalité la méthode HTML est une méthode additive avec des valeurs comprises entre 0 et
255, notées en hexadécimal.
60
Chapitre 8
Insérer des éléments non
textuels
Dans ce chapitre nous allons examiner comment insérer des éléments qui ne font pas
partie du flux du texte : images, graphismes, tableaux de données.
8.1
Insérer des images
Les images insérables avec XELATEX sont au format JPEG (extension .jpg),
PNG (extension .png) ou PDF (extension .pdf). Il est nécessaire d’utiliser le package graphicx.
L’insertion d’une image se fait ainsi : \includegraphics[⟨options⟩]{⟨chemin
de l’image⟩}.
Le chemin de l’image s’indique de la même manière que le chemin des fichiers inclus (☞ p. 31, 3.2.1). Les principales options, séparables par des virgules,
sont les suivantes1 :
Paramètres
angle
height
scale
width
Signification
Angle exprimé en degrés. Un
nombre positif indique une rotation
anti-horaire, un nombre négatif
une rotation horaire.
Hauteur
Redimension proportionnelle
Largeur
Exemple
angle=90
height=10cm
scale=0.5
width=10cm
1 Pour les autres, on consultera David C, « Including Graphics Files », dans : Packages in
the ‘graphics’ bundle.
61
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
Le centimètre n’est pas la seule unité de mesure disponible en LATEX.
Nous en parlons en annexe de ce livre (☞ p. 237, E).
Le package graphicx propose de nombreux outils pour manipuler graphiquement du contenu, textuel ou non. Consultez le manuel2 .
Évidemment, il est plus correct d’insérer une légende sous une image.
Nous expliquons comment faire plus loin (☞ p. 70, 8.4).
8.2 Insérer des graphismes et des sémas
On peut vouloir insérer divers types de graphismes ou de schémas : graphiques statistiques, arbres généalogiques, stemma codicum etc. Deux solutions
s’offrent à nous :
1. Utiliser un logiciel externe qui exporterait le graphisme dans une image,
qu’on insérerait comme n’importe quelle image.
2. Utiliser les possibilités de LATEX et du packageTikZ.
La première solution paraît de prime abord plus simple, puisqu’elle ne nécessite pas d’apprendre de nouveaux éléments en LATEX. Toutefois il faut avec elle
gérer plus de fichiers3 . En outre, les images exportées par ces logiciels étant bien
souvent de type bitmap et non pas vectoriel4 , on perd la possibilité de sélectionner dans le PDF généré par LATEX les textes, et on risque d’avoir des problèmes
de redimensionnement.
Nous allons donc ici vous présenter une des possibilités du package TikZ :
la représentation d’une famille de manuscrits.
Nous avons choisi cet exemple car il est assez simple, tout en étant fréquent
en sciences humaines. Mais TikZ permet de faire bien plus, comme produire des
diagrammes statistiques : nous renvoyons à d’autres ouvrages pour en savoir
plus5 . Ce package possède une syntaxe spécifique.
Bien que le package s’appelle TikZ, il faut dans le préambule l’appeler
sans majuscules : \usepackage{tikz}.
2 David
C, Packages in the ‘graphics’ bundle.
un graphisme généré par un tableur : il faudra conserver la feuille du tableur plus
l’image du graphisme généré par celui-ci.
4 Il existe deux manières en informatique de coder une image : en codant point par point (image
bitmap) ou bien en codant simplement les formes, par exemple des cercles ou des segments (image
vectorielle). La première méthode est adaptée à des images complexes, comme les photographies, la
seconde méthode est conseillée pour les images « simples » telles que les graphismes. La méthode
vectorielle possède l’avantage d’offrir une image plus facilement redimensionnable sans perte de
qualité et de permere aisément la sélection de texte.
5 Outre le manuel Till T, Tikz & PGF : Manual for Version 2.0, on pourra lire Gérard T
et Jacques D, TikZ pour l’impatient,  : http : / / math . et . info . free . fr / TikZ/ ; on pourra
également consulter le site TeXample.net : TikZ and PGF,  : http://www.texample.net/tikz/.
3 Prenons
62
Insérer des graphismes et des schémas
§ 8.2
Nous disposons de six familles de manuscrits d’un même texte. La famille A
a engendré les familles B, C, D. Les familles E et F pour leur part sont issues de
la famille D.
Le code est le suivant :
1
\begin{tikzpicture}
\node {A}
2
3
child { node {B}}
4
child { node {C}}
5
child { node {D}
6
child {
node{E}
7
}
8
child {
9
node{F}
10
}
11
}
12
13
;
14
\end{tikzpicture}
Ce qui donne le résultat de la figure 8.1. Analysons le code :
A.
B
D
C
E
F
F. 8.1 : Exemple de stemma
Ligne 1
L’environnement tikzpicture est l’environnement utilisé pour
insérer une figure TikZ. Il peut recevoir de nombreux arguments pour modifier certains aspects, tels que l’épaisseur par
défaut des lignes, la taille du texte, l’orientation du schéma.
Nous renvoyons à la documentation.
Ligne 2
Un nœud TikZ, matérialisé par le commande \node, est un bloc
de texte. On pourrait passer des options à cee commande, afin
de modifier certains aspects comme la taille du texte.
63
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
Lignes 3 et 4
child
désigne ici une opération : associer un fils au nœud précédent. Ce fils est lui même un nœud (node).
Lignes 5 à 12
Même chose que précédemment, sauf que le nœud D se voit
aribuer des fils (E et F). Notez le nombre d’accolades et leurs
imbrications : c’est ce qui permet à TikZ de construire correctement le stemma.
Ligne 13
Le point-virgule est obligatoire après chaque commande TikZ
(ici \node).
Ligne 14
Fin du graphisme TikZ.
Évidemment un tel code est relativement complexe. C’est pourquoi nous
conseillons de le commenter aentivement6 et de prêter extrêmement aention
aux accolades. Par ailleurs nous recommandons de mere chaque graphisme
TikZ dans un fichier séparé.
Notre stemma est relativement simple : il n’y a pas de « consanguinité ». Si
cela avait été le cas la construction aurait été plus complexe : on n’aurait pas pu
utiliser les opérations de types child et il aurait fallu positionner précisément
les éléments en utilisant un système de coordonnées7 .
8.3 Création de tableaux
La création de tableaux en LATEX nécessite une extrême rigueur. C’est à
nos yeux l’un des éléments les plus complexes de LATEX. C’est pourquoi nous
ne proposerons ici qu’un bref aperçu : on trouvera aisément des exemples
plus détaillés dans d’autres ouvrages ou sur Internet8 .
8.3.1 Syntaxe de base
La création d’un tableau simple se fait grâce à l’environnement tabular,
d’après la syntaxe suivante :
1
2
3
4
\begin{tabular}{<type de colonnes>}
Cellule & Cellule & Cellule \\
Cellule & Cellule & Cellule \\
\end{tabular}
6 Pour
des raisons de place nous ne l’avons pas fait ici.
avons publié sur notre site Internet une série d’articles sur les stemma avec TikZ : Maïeul
R, Stemma avec TikZ,  : http://geekographie.maieul.net/88.
8 On pourra consulter des fichiers assez didactiques : Bertrand M, Les fiches de Bébert :
Tableau,  : http://bertrandmasson.free.fr/index.php?categorie4/latex-tableau.
7 Nous
64
Création de tableaux
§ 8.3
Le caractère & marque un changement de cellule. Le \\ marque un changement de ligne.
L’argument ⟨type de colonnes⟩ de l’environnement tabular sert à préciser :
1. Le nombre de cellules.
2. Le formatage du texte à l’intérieur des cellules.
3. Éventuellement les séparateurs verticaux des cellules.
Il existe trois types possibles de colonnes, qui précisent l’alignement des
textes :
l
Alignement à gauche.
c
Centré.
r
Alignement à droite.
Supposons que nous ayons un tableau à trois colonnes. Nous souhaitons que
les cellules de la première colonne soient alignées à gauche, celles de la seconde
centrées et celles de la dernière alignées à droite9 . Il nous faut écrire :
1
\begin{tabular}{|l|c|r|}
2
Première cellule à gauche
3
& Première cellule au centre
4
& Première cellule à droite \\
5
Seconde cellule à gauche
6
& Seconde cellule au centre
7
& Seconde cellule à droite \\
8
\end{tabular}
Première cellule à gauche
Seconde cellule à gauche
Première cellule au centre
Seconde cellule au centre
Première cellule à droite
Seconde cellule à droite
Par défaut, le tableau va prendre la largeur minimale nécessaire à son affichage.
On peut utiliser l’environnement tabular* qui propose un argument supplémentaire, correspondant à la largeur totale du tableau :
1
2
3
4
\begin{tabular*}{<largeur du tableau>}{<type de colonnes>}
Cellule & Cellule & Cellule \\
Cellule & Cellule & Cellulle \\
\end{tabular}
9 Il s’agit ici d’une dérogation au principe de séparation de fond et de forme. Toutefois le lecteur pourra aisément, lorsqu’il l’aura assimilée, contourner cee dérogation et revenir dans le droit
chemin.
65
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
Toutefois il peut être pratique d’indiquer des tailles de colonnes : en particulier lorsque nos cellules contiennent des paragraphes.
Pour ce faire trois types supplémentaires de colonnes nous sont proposés
par le package array 10 . Ces types, à la différences des précédents, déterminent
une largeur de colonne. Il faut pour les utiliser connaître les unités de mesure
(☞ p. 237, E) de LATEX.
Ces trois types de colonnes sont :
p{⟨largeur⟩}
texte justifié. La plus haute ligne du texte se trouve sur la ligne
de base.
m{⟨largeur⟩} texte justifié. La ligne du milieu du texte se trouve sur la ligne
de base.
b{⟨largeur⟩}
texte justifié. La plus basse ligne du texte se trouve sur la ligne
de base.
La ligne de base est une ligne spécifique, correspondant grosso-modo au milieu d’une cellule. Exemple :
1
\begin{tabular}{p{0.2\textwidth}|m{0.2\textwidth}|b{0.2\textwidth}|c}
2
Long texte dont la plus haute ligne
3
se trouve sur la ligne de base.
4
&
5
Long texte dont la ligne du milieu
6
se trouve sur la ligne de base.
7
&
8
Long texte dont la plus basse ligne
9
se trouve sur la ligne de base.
10
&
11
Ligne de base
12
\end{tabular}
Long texte dont
la plus haute
ligne se trouve
sur la ligne de
base.
10 En
Long texte dont
la ligne du milieu se trouve
sur la ligne de
base.
Long texte dont
la plus basse
ligne se trouve
sur la ligne de
base.
Ligne de base
réalité le premier type ne nécessite pas que l’on charge le package.
66
Création de tableaux
§ 8.3
Il est possible de créer ses propres types de colonnes, afin par exemple d’en avoir avec une typographie particulière. Consultez le manuel du
package array 11 .
On peut utiliser le package diagbox afin d’avoir une cellule divisée en
deux dans un sens diagonal, pour les tableaux à doubles entrées.
Le package tabularx propose un environnement tabularx permeant
de calculer automatiquement la taille des colonnes.
Il existe également un package tabbing permeant de gérer des alignements de texte sans utiliser un tableau12 .
On peut simuler certaines fonctionnalités d’un tableur à l’aide du package spreadtab13 .
Séparation des cellules
On peut tracer des filets de séparation des cellules : pour un filet horizontal,
il suffit d’utiliser la commande \hline. Pour un filet vertical, il faut mere le
caractère |14 entre les types de cellules.
On trace des filets horizontaux plus petits grâce à \cline{<col1>-<col2>},
où ⟨col1⟩ et ⟨col2⟩ doivent être remplacés par les numéros de colonnes.
1
\begin{tabular}{l||c|r}
2
\hline
3
A & B & C \\
4
\hline
5
A1 & B1 & C1\\
6
\cline{2-3}
7
A2 & B2 & C2 \\
8
9
10
\end{tabular}
A
A1
A2
B
B1
B2
C
C1
C2
11 Frank M et David C, « Defining your own column specifiers », dans : A new
implementation of LATEX’s tabular and array environment∗.
12 Jean-Pierre D, e Tabbing package.
13 Christian T, spreadtab.
14 Ce caractère, appelé « pipe » ne doit pas être confondu avec un L minuscule.
67
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
Fusion de cellules
Il est possible de fusionner des cellules. Pour une fusion de colonnes, il faut
utiliser la commande suivante : \multicolumn{⟨nombcol⟩}{⟨type⟩}{⟨contenu⟩}.
⟨nombcol⟩
est le nombre de colonnes à fusionner.
⟨type⟩
est le type de colonne qui en résulte, selon la syntaxe vue plus
haut.
⟨contenu⟩
est le contenu de la ligne fusionnée.
Pour une fusion de lignes, il faut charger le package multirow. Celui-ci propose une commande \multirow dont voici la syntaxe simplifiée15 :
\multirow{⟨lignes⟩}{⟨largeur⟩}{⟨contenu⟩}.
⟨lignes⟩
est le nombre de lignes concernées par la fusion.
⟨largeur⟩
est la largeur du texte. On peut mere * pour laisser LATEX s’en
charger.
⟨contenu⟩
est le contenu de la cellule issue de la fusion.
1
\begin{tabular}{|c|c|c|}
2
\hline
3
\multicolumn{3}{|c|}{Colonnes fusionnées = ABC0} \\
4
\hline
5
A1 & B1 & C1 \\
6
\hline
7
\multirow{2}{*}{Lignes fusionnés = A2-A3}
8
& B2 & C2 \\
9
\cline{2-3}
& B3 & C3 \\
10
11
\hline
12
\end{tabular}
Colonnes fusionnées = ABC0
A1
B1 C1
B2 C2
Lignes fusionnés = A2-A3
B3 C3
On remarquera les cellules vides correspondant aux anciennes cellules A2 et
A3. La commande \multirow ne modifie pas la structure du tableau : elle indique
simplement que le texte se situe sur plusieurs colonnes.
15 Simplifiée car nous ne présentons pas les arguments optionnels : nous renvoyons à la documentation : Piet van O, Øystein B et Jerry L, e multirow, bigstrut and bigdelim
packages.
68
Création de tableaux
8.3.2
§ 8.3
Long tableau
Si vous fabriquez ainsi un long tableau, vous constaterez que les cellules
dépassent dans la marge inférieure, jusqu’à sortir de la page, au lieu, comme il
semblerait logique, de continuer sur les pages suivantes.
Pour éviter cela, il faut utiliser l’environnement longtable du package éponyme.
1
\usepackage{longtable}
2
…
3
\begin{longtable}{types colonnes}
4
…
5
\end{longtable}
La syntaxe d’un environnement longtable est identique à celle d’un environnement tabular. Toutefois le package propose deux commandes supplémentaires pour préciser les en-têtes et pieds de tableau, qui sont répétés sur chaque pages. Ces commandes sont, respectivement, \endhead et \endfoot. Il existe
aussi aussi une commande \endfirsthead pour préciser l’en-tête spécifique à la
première page du tableau et une commande \endlastfoot pour préciser le pied
spécifique à la dernière page du tableau.
Ces quatre commandes sont optionnelles, elles doivent s’utiliser en début
de tableau : il faut placer les éléments correspondants avant chacune des commandes, de la manière suivante :
1
\begin{longtable}{types colonnes}
2
Cellules d'en-tête.
3
\endhead
4
Cellules d'en-tête pour la première page.
5
\endfirsthead
6
Cellules de pied.
7
\endfoot
8
Cellules de pied pour la dernière page.
9
\endlastfoot
10
Cellules de corps de tableau.
11
\end{longtable}
Avec longtable, il faut compiler deux fois le fichier .tex. En effet, XELATEX
— comme d’ailleurs LATEX — n’arrive pas à déterminer la taille des colonnes
à la première compilation : il procède à un calcul page par page. Cependant
il stocke la taille maximale des colonnes dans un fichier temporaire, portant l’extension .aux. Lors de la seconde compilation, il se sert de ce fichier
temporaire pour indiquer la taille des colonnes sur chacune des pages.
69
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
Pour afficher un graphique statistique, nous recommandons d’utiliser
le package TikZ (☞ p. 62, 2). Toutefois la maîtrise de cet outil peut se révéler
relativement complexe. C’est pourquoi nous listons ici quelques packages
utiles :
– Le package csvpie propose une fonction pour tracer un diagramme
circulaire à partir d’un fichier .csv16 .
– Le package datatool propose un certain nombre de graphiques statistiques. Il faut enregistrer les données selon une forme liée au package.
Nous renvoyons à sa documentation17 .
8.4 Où insérer les éléments non textuels ? la notion
de flottants
Nous avons vu comment insérer des éléments non textuels. Cependant vous
constaterez rapidement que la mise en forme n’est pas toujours des meilleures,
l’élément s’insérant dans le texte à l’endroit précis où il a été appelé, ce qui peut
entraîner des espaces blancs disgracieux. En outre, ces éléments non textuels
disposent habituellement d’une légende, que nous ne savons pas encore mere.
Pour résoudre ces deux problèmes — positionnement esthétique et légende
— LATEX utilise la notion de floant. Un floant est donc un élément non textuel
que LaTeX essaie d’insérer au meilleur endroit du point de vue de l’esthétique
et qui dispose (éventuellement) d’une légende.
Il existe deux types principaux de floant :
– Les figures, générées par l’environnement figure.
– Les tableaux, générés par l’environnement table.
La syntaxe pour insérer le premier type est la suivante :
1
\begin{figure}[<paramètre de placement>]
2
Insertion de la figure ou de l'image,
3
suivant les codes montrés plus haut.
4
5
\caption{<Légende>}
\end{figure}
Celle pour insérer le second est la suivante :
1
2
3
4
\begin{table}[<paramètre de placement>]
Insertion d'un tableau suivant les codes montrés plus haut.
\caption{<Légende>}
\end{table}
16 Sa documentation se trouve dans celle du package csvtools : Nicola T, « Pie Charts (csvpie.sty) », dans : csvtools v1.24 : A LATEX 2ε Package Providing Access to Data Saved in a CSV File.
17 Nicola T, datatool v 2.03 : Databases and data manipulation.
70
La notion de floants
§ 8.4
Si la commande \caption est insérée au-dessus de la figure, de l’image ou du
tableau, la légende sera située au-dessus de l’élément et non en-dessous. Il est
possible, mais déconseillé, de ne pas mere de légende.
Nous avons un exemple de floant dans ce chapitre : la figure 8.1.
On pourrait vouloir changer les intitulés comme figure et tableau. Tout
ceci est possible : nous en parlons plus loin, dans le passage consacré aux
chaînes de langue de polyglossia (☞ p. 138, 17.3).
De même on pourrait souhaiter renvoyer automatiquement au numéro
et la page d’une figure : nous en parlons dans le chapitre consacré à la
navigation à l’intérieur d’un document (☞ p. 133, 16).
À noter que, comme les titres de partie, la commande \caption peut recevoir
un argument optionnel qui compte pour titre dans la table des figures ou la table
des tableaux (☞ p. 139, 17.4) : \caption[⟨Légende pour la table⟩]{⟨Légende⟩}.
Il est parfois utile de centrer le contenu du floant. Il s’agit ici d’une
exception au principe de séparation du fond de la forme. Pour procéder à
ce centrage, il faut utiliser la commande \centering.
\begin{figure}[<paramètre de placement>]
1
2
\centering
3
Insertion de la figure ou de l'image,
4
suivant les codes montrés plus haut.
\caption{<Légende>}
5
\end{figure}
6
Pour personnaliser les styles des légendes, la méthode la plus simple
reste encore d’utiliser le package caption. Nous renvoyons à sa documentation18 . Pour utiliser une légende en dehors d’un floant, on peut utiliser
le package ccaption19 , qui permet d’autres choses encore.
Si l’on souhaite avoir deux éléments floants en vis-à-vis, sur la page
gauche et sur la page droite, on peut se servir du package dpfloat 20 .
Le package endfloat 21 permet, quant à lui, de placer systématiquement
les floants à la fin du travail.
Pour avoir des floants orientés dans un autre sens que celui de la page,
on utilisera le package rotfloat 22 .
Il est possible d’insérer au sein d’une figure des sous-figures, chacune
d’entre elles disposant d’une légende, en plus de la légende principale ; il
faut utiliser le subcaption23 .
18 Axel
S, Customizing captions of floating environments using the caption package.
W, Herries P et Will R, e ccaption package.
20 Jim F, e dpfloat package : Formaing double-page floats in LATEX.
21 James Darrell MC et Jeff G, e endfloat package.
22 Axel S, e rotfloat package.
23 Axel S, e subcaption package.
19 Peter
71
Chapitre 8
Insérer des éléments non textuels
8.4.1 Choix de l’emplacement du flottant
Le ⟨paramètre de placement⟩ indique à LATEX comment placer idéalement les
floants. Il s’agit d’un paramètre indicatif que le compilateur essaie autant que
possible de suivre, sans pour autant être contraint. Les valeurs sont les suivantes :
Valeur
h
t
b
p
Signification
À l’emplacement de l’appel au floant
En haut d’une page
En bas d’une page
Sur une page dédiée aux floants
Si le système des floants permet généralement de conserver une mise en
page correcte tout en n’éloignant pas trop l’élément de son emplacement, il arrive parfois que l’éloignement soit trop important.
La commande \FloatBarrier du package placeins permet de remédier à ce
problème24 . Tous les floants appelés avant la commande sont placés avant
celle-ci.
24 Donald
A, e placeins package.
72
Deuxième partie
Gérer sa bibliographie avec
LATEX
« Empoisonnée de dogmes et de mythes, notre opinion,
même la moins ennemie des lumiè res, a perdu jusqu’au
goût du contrôle. Le jour où , ayant pris soin d’abord de
ne pas la rebuter par un oiseux pédantisme, nous aurons
réussi à la persuader de mesurer la valeur d’une connaissance sur son empressement à tendre le cou d’avance à
la réfutation, les forces de la raison remporteront une
de leurs plus éclatantes victoires. C’est à la préparer que
travaillent nos humbles notes, nos petites références tatillonnes que moquent aujourd’hui, sans les comprendre,
tant de beaux esprits. »
Marc B, Apologie pour l’histoire, III, 
73
Chapitre 9
Introduction à la gestion
bibliographique avec LATEX
Nous abordons maintenant un des atouts majeurs de LATEX pour les sciences humaines :
la possibilité de gérer très simplement une bibliographie complexe, tout en conservant une
certaine souplesse dans son affichage.
9.1
Principe général
Il existe un module de gestion de la bibliographie dans la plupart des logiciels
WYSIWYG, mais ceux-ci manquent en général de souplesse.
Conséquence, la grande partie des utilisateurs de ces logiciels gèrent leur bibliographie « à la main » — les références bibliographique sont écrites textuellement, directement dans le fichier, ce qui implique beaucoup de contraintes :
– si on veut changer l’ordre des informations, ou en supprimer, il faut reprendre soi-même l’ensemble des références ;
– la gestion des versions abrégées des références est compliquée : il faut
s’assurer soi-même que la référence a déjà été citée, mais pas trop loin,
etc.
– Il faut copier-coller soi-même à la fin l’ensemble des références bibliographiques.
La logique de la gestion bibliographique en LATEX est simple. Un fichier .bib —
éventuellement plusieurs — contient l’ensemble des références bibliographiques.
Pour chaque référence, appelée « entrée », sont indiqués les éléments utiles :
type de référence (livre, article, actes de colloque, etc.), titre, auteur, pagination,
75
Chapitre 9
Introduction
sous-titre, éditeur, etc.1 Chaque référence possède une clef unique permeant
de la distinguer d’une autre.
Dans le document LATEX, on précise dans le préambule le chemin du fichier
.bib. À chaque fois que l’on souhaite citer une référence, οn utilise une commande en lui passant la clef en argument. Le package biblatex se charge alors
d’afficher la référence selon un style de citation — c’est-à-dire une présentation
— déterminé. Ainsi, si on veut changer l’ordre de présentation, par exemple intervertir l’éditeur et la ville de publication, il suffit de modifier le style, ce qui se
fait aisément, puisque les styles sont une série de commandes LATEX. Par ailleurs
biblatex gère automatiquement les références déjà citées et introduit tout seul,
en fonction du style choisi, les abréviations universitaires.
On pourrait se passer de biblatex pour gérer une bibliographie avec
LATEX. Cependant, les fonctionnalités standards de LATEX pour la gestion bibliographique sont limitées et inadaptées aux sciences humaines.
Vous trouverez peut-être sur internet des fichiers .bst. Ces fichiers sont
des styles bibliographiques mais pour les fonctionnalités standards de LATEX.
Ils ne peuvent servir pour biblatex. De plus, il aisé d’avoir ses propres styles
biblatex, tandis que la syntaxe des fichiers .bst est complexe2 .
Enfin, à la fin du document, ou à tout autre endroit jugé utile, une (ou plusieurs) commande permet d’afficher la bibliographie, qui reprend les références
citées3 dans le document, en les classant et en les affichant selon un style de
bibliographie, lui aussi personnalisable.
9.2 Une triple compilation
Jusqu’à maintenant, vous aviez compilé une seule fois votre fichier .tex avec
XELATEX. La gestion bibliographique étant quelque chose d’assez complexe, il va
falloir procéder à une triple compilation :
1. le fichier .tex avec XELATEX. Outre le fichier .pdf, cee compilation produit
un fichier auxiliaire .bbl ;
2. ce fichier doit être lui même compilé avec le logiciel Biber ;
3. puis il faut re-compiler le fichier .tex avec XELATEX.
Ce manuel a été rédigé en prenant pour référence la version 2.0 du package biblatex. Il vous faut donc vérifier que vous disposez de cee version,
ou d’une version ultérieure. Le cas échéant, meez à jour biblatex ainsi que
Biber (☞ p. 225, A.5) — en général, une version précise de biblatex ne fonctionne qu’avec une version précise de Biber.
1 Par ailleurs ce fichier pourra contenir des commentaires utiles pour la préparation du travail :
résumé, notes de lecture, cotation dans une bibliothèque.
2 Elle est écrite en notation polonaise inversée.
3 Il est aussi possible, si on le souhaite, d’ajouter une ou plusieurs références non citées.
76
Une triple compilation
§ 9.2
La plupart des éditeurs spécialisés en LATEX ne permeent pas de compiler avec Biber, mais seulement avec BibTeX, qui est en quelque sort son
ancêtre. Nous expliquons sur notre blog comment configurer certains de
ces éditeurs pour utiliser Biber à la place de BibTeX4 . Néanmoins, la méthode la plus simple reste encore d’utiliser le logiciel Latexmk (☞ p. 235,
D), qui se chargera de procéder aux compilations.
4 Maïeul
R, Biber dans des éditeurs LaTeX,  : http://geekographie.maieul.net/51.
77
Chapitre 10
Remplir sa base de données
bibliographique
La première étape pour gérer une bibliographie avec LATEX est la constitution d’une base
de données bibliographiqe contenant l’ensemble des références. Celle-ci est un simple fichier
texte qui porte une extension .bib et possède une structure particulière.
10.1
Structure de base d’un fiier .bib
Chaque élément d’une bibliographie est appelé « entrée ». Une entrée bibliographique se caractérise par :
Un type
s’agit-il d’un article, d’un livre, d’actes de colloque ?
Une clef unique
qui permet de distinguer une entrée bibliographique
d’une autre. C’est elle qui est mentionnée dans vos fichiers .tex lorsque vous désirez insérer une référence
bibliographique.
Des amps
contenant des indications sur l’ouvrage, tels que : auteur, titre, éditeur, etc.
L’avantage de ce système se comprend aisément. En effet, une correction
dans la base de donnée bibliographique est automatiquement reportée dans le
travail à chaque fois que l’entrée est mentionnée, moyennant une nouvelle compilation avec Biber.
Un fichier .bib est un fichier texte contenant une suite d’instructions, de la
forme suivante :
79
Chapitre 10
1
Remplir sa base de données bibliographique
@type{clef,
2
Champ1 = {Valeur 1},
3
Champ… = {Valeur …},
Champn = {Valeur n}
4
5
}
Par exemple :
1
@book{Urner1952,
2
Author = {Urner, Hans},
3
Title = {Die ausserbiblische Lesung
4
in Christlichen Gottesdienst},
5
Location = {Gottingen},
Year = {1952}
6
7
}
Par ces lignes nous déclarons un livre (@book) auquel nous aribuons la clef
Ce livre est une œuvre de Urner, Hans de son prénom ; il s’intitule
Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Goesdienst et a été publié en 1952 à
Goigen.
Il peut être affiché dans le fichier .pdf sous la forme :
Urner1952.
Hans U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Gottesdienst, Goingen, 1952
Un fichier .bib n’est rien d’autre qu’une série d’entrées de ce type. Cependant, comme il est assez aisé de « s’emmêler les pinceaux », notamment dans les
ouvertures et fermetures des accolades, il vaut la peine d’utiliser un logiciel de
gestion de bibliographies (☞ p. 230, B.2), permeant de créer facilement des fichiers au format .bib. En outre ces logiciels permeent en général des recherches
croisées dans la base de données. Nous en présentons deux en annexe.
La documentation de biblatex contient l’ensemble des champs et des types
possibles. Pour éviter de répéter ce manuel, nous vous présenterons les champs
en les classant par catégorie. Mais auparavant nous allons donner quelques
conseils sur le choix de la clef.
10.2 Le oix de la clef
Une entrée bibliographique doit avoir une clef unique. Cee clef doit comporter uniquement des caractères alphanumériques non accentués, éventuellement avec des tirets. elques conseils pour le choix de la clef :
80
Les différentes types d’entrées
10.2.1
§ 10.3
Pour les œuvres contemporaines
Prendre le nom de l’auteur suivi de la date. Par exemple Urner1952.
10.2.2
Pour les œuvres anciennes
Prendre le nom de l’œuvre, éventuellement abrégée. Ainsi ContraFelix pour
parler du Contra Felicem d’Augustin1 . Si plusieurs œuvres d’auteurs différents
portent le même nom, faire précéder du nom de l’auteur. On peut aussi pour
les œuvres sans titre et sans auteur indiquer un numéro dans un catalogue de
référence.
10.3
Les différentes types d’entrées
Voici les différents types d’entrées disponibles2 .
@article
Article d’un périodique. Pour les contributions de colloque,
voir @inproceedings.
@book
Livre. Pour les actes de colloque, voir @proceedings.
@booklet
Livret. Texte sous la forme d’un livre mais sans éditeur commercial officiel.
@bookinbook
Livre dans un livre. Par exemple lorsque un auteur voit ses
écrits rassemblés en un seul volume physique.
@collection
Ouvrage collectif mais avec des parties distinctes par auteur.
@inbook
Partie d’un livre.
@incollection
Partie individuelle (avec un auteur propre) dans un ouvrage
collectif.
@inproceedings Contribution à un colloque.
@inreference
Article de dictionnaire, d’encyclopédie, etc.
@manual
Manuel, pas nécessairement sous forme imprimée.
@mvbook
Livre en plusieurs volumes.
@mvcollection
Ouvrages collectifs en plusieurs volumes, avec des parties
distinctes par auteurs.
1 A, Contra Felicem, dans : Six traités anti-manichéens, trad. par Régis J et Maurice
J, Bibliothèque Augustinienne 17.
2 À vrai dire il est possible de rajouter les siennes, mais nous vous le déconseillons.
81
Chapitre 10
Remplir sa base de données bibliographique
@mvproceedings Actes de colloque en plusieurs volumes.
@mvreference
Dictionnaire, encyclopédie, etc. en plusieurs volumes.
@misc
Entrée générique, pour tout type d’entrée non catégorisable.
Par exemple : tableau, manuscrit, ostracon.
@online
Ressource internet. Si une une œuvre existe aussi sous une
autre forme, choisir le type d’entrée qui y correspond et utiliser le champ url.
@patent
Brevet industriel.
@periodical
Numéro précis d’un périodique.
@report
Rapport technique ou de recherche.
@proceedings
Acte de colloque.
@suppbook
Partie annexe d’un livre, comme par exemple la préface ou
les appendices.
@supperiodical
Supplément à un numéro de périodique.
@reference
Dictionnaire, encyclopédie, etc.
@thesis
èse de doctorat, mémoire de maîtrise ou tout travail rédigé
en vue de l’obtention d’un titre scolaire ou universitaire.
@unpublished
Ouvrage non publié.
Pour les éditions contemporaines d’œuvres anciennes, le choix d’une entrée
de type @book peut se justifier, en dépit du caractère non livresque de certaines
d’entre elles, comme c’est le cas par exemple des leres d’Augustin. En revanche,
pour désigner une œuvre non éditée, ou un manuscrit, nous conseillons le type
@misc.
10.4 Les différents amps possibles
Nous ne listons pas ici tous les champs, mais seulement ceux qui peuvent
rentrer dans les catégories les plus utiles.
82
Les différents champs possibles
10.4.1
§ 10.4
Les amps de personnes
Ces champs servent à désigner des personnes qui ont participé au processus
de production de l’œuvre : auteur, annotateur, éditeur (scientifique), etc. Il n’est
évidemment pas nécessaire de remplir tous ces champs.
aerword
Auteur(s) de la postface.
annotator
Auteur(s) des annotations.
author
Auteur(s) de l’œuvre.
bookauthor
Auteur(s) du livre dans lequel l’œuvre est insérée.
commentator
Auteur(s) des commentaires.
editor
Éditeur(s) scientifique(s). On peut en préciser le rôle grâce au
champ editortype.
editora
Éditeur(s) scientifique(s) ayant un autre rôle. On peut en préciser le rôle grâce au champ editoratype.
editorb
Éditeur(s) scientifique(s) ayant un autre rôle. On peut en préciser le rôle grâce au champ editorbtype.
editorc
Éditeur(s) scientifique(s) ayant un autre rôle. On peut en préciser le rôle grâce au champ editorctype3 .
foreword
Auteur(s) de la préface.
holder
Titulaire d’un brevet industriel.
introduction
Auteur(s) de l’introduction.
translator
Traducteur(s).
Lorsque des champs possèdent des valeurs égales, par exemple les champs
editor et translator, biblatex fusionne ces champs lors de l’affichage. Prenons
ainsi l’entrée suivante :
1
@book{DoctrineChretienne,
2
Author = {Augustin},
3
Editor = {Madeleine Moreau},
4
Entrysubtype = {traite},
5
Series = {Bibliothèque Augustinienne},
6
Title = {De doctrina christiana},
7
Translator = {Madeleine Moreau}}
3 Pour ces quatres champs, se reporter à Philipp L, « Editorial Roles », dans : e biblatex
Package.
83
Chapitre 10
Remplir sa base de données bibliographique
Elle est affichée ainsi :
A, De doctrina christiana, éd. établie et trad. par
Madeleine M, Bibliothèque Augustinienne
Comment entrer un nom de personne
Ces différents champs prennent comme valeur un ou plusieurs noms de personne. S’il y a plusieurs noms, il suffit de les séparer par le mot-clef « and ». Par
exemple pour les auteurs de l’ouvrage que vous avez entre les mains :
1
author = {Maïeul Rouquette and Enimie Rouquette and Brendan Chabannes}
Un nom contient les éléments suivant :
Prénom(s)
L’initiale doit être en majuscule, le reste en minuscules. Ainsi : « Albert ». Il vaut mieux mere le prénom complet : on
peut confier le travail de limitation à une minuscule à biblatex 4 .
Nom
L’initiale doit être en majuscule, le reste en minuscules. Ainsi : « Londres ». Biblatex se charge le cas échéant de mere
en petites capitales.
Particule (option) Elle doit être entièrement en minuscules. Ainsi : « de ».
Suffixe (option)
L’initiale doit être en majuscule. Ce type de donnée est plutôt
anglo-saxonne. Exemple : « Junior ».
En ce qui concerne l’ordre des éléments, il peut être :
– « Prénoms (particule) Nom » ;
– « particule Nom, (suffixe) Prénoms ».
Ainsi les entrées Victor Marie Hugo et Hugo, Victor Marie sont équivalentes.
Dans le premier cas, Biber considère que le dernier mot commençant par une
majuscule est le nom de famille. Dans le second cas, il considère l’ensemble
situé avant la virgule comme le nom de famille, ce qui est utile pour les noms
composés. Ainsi pour parler de Charles De Gaulle : De Gaulle, Charles.
Si nous parlons de Simone de Beauvoir, le « de » étant une particule nous
pouvons utiliser la première syntaxe : dans ce cas Biber considère tout ce qui suit
la particule comme constituant le nom : Simone de Beauvoir. Mais la seconde
syntaxe fonctionne également : de Beauvoir, Simone.
4 Il
faut pour cela passer l’option firstinits=true lors du chargement du package.
84
Les différents champs possibles
§ 10.4
Pour distinguer Alexandre Dumas père d’Alexandre Dumas fils, on peut utiliser le suffixe : Dumas, Fils, Alexandre.
Le cas des auteurs anciens, où l’on écrit souvent le prénom suivi de la ville
d’exercice ou de naissance, comme par exemple pour Grégoire de Tours, est
problématique. Si j’écris : Grégoire de Tours Biber va comprendre qu’il s’agit
d’une personne prénommée « Grégoire », dont le nom est « Tours » et la particule « de ». Par conséquent il va l’afficher sous la forme « Tours, Grégoire, de ».
Pour éviter ce problème, il suffit d’utiliser des accolades : {Grégoire de Tours}.
Cee méthode peut servir aussi pour les institutions auteures d’ouvrages.
Par exemple :{Centre National de la Recherche Scientifique}.
Pour résumer, voici un exemple de quelques entrées correctes5 .
1
@book{HugoMiserable,
2
title
3
author
4
={Les misérables},
5
title
6
author
7
={La légende des siècles},
title
9
author
={Mémoires},
11
title
author
={Le Deuxième Sexe},
title
15
author
={Mémoires d'une jeune fille rangée},
={de Beauvoir, Simone}}
@book{Dumas,
17
title
18
author
19
={Simone de Beauvoir}}
@book{BeauvoirMemoires,
14
16
={De Gaulle, Charles}}
@book{BeauvoirSexe,
12
13
={Hugo, Victor Marie}}
@book{DeGaulle,
8
10
={Victor Marie Hugo}}
@book{HugoLegende,
={La dame aux camélias},
={Dumas, Fils, Alexandre}}
@book{Gregoire,
20
title
21
author
={Histoire des Francs},
={{Grégoire de Tours}}}
Victor Marie H, Les misérables
Victor Marie H, La légende des siècles
Charles D G, Mémoires
Simone de B, Le Deuxième Sexe
Simone de B, Mémoires d’une jeune fille rangée
Alexandre D Fils, La dame aux camélias
G  T, Histoire des Francs
5 Le lecteur exigeant pardonnera aux auteurs de ne mere ici que les noms d’auteurs et titres
d’œuvres.
85
Chapitre 10
Remplir sa base de données bibliographique
En ce qui concerne les œuvres anonymes, la solution est évidemment
de ne rien mere dans le champ author. Cependant l’affichage par défaut de
ces œuvres anonymes n’est pas nécessairement satisfaisant. Il est possible
de le modifier : nous expliquons comment faire sur notre blog6 , mais pour
comprendre notre article il vous faut lire les prochains chapitres de cee
partie.
10.4.2 Champs de titre
booksubtitle
Sous-titre du livre dans lequel l’entrée se situe.
booktitle
Titre du livre dans lequel l’entrée se situe.
booktitleaddon
Ajout au titre du livre dans lequel l’entrée se situe.
apter
Chapitre d’un livre. Pour les entrées de type @inbook.
eventitle
Titre du colloque, pour les entrées de type @proceedings et
@inproceedings.
issuesubtitle
Sous-titre d’un numéro spécifique d’un périodique. Pour les
entrées de type @periodical, le sous-titre du périodique doit
aller dans le champ subtitle, celui du numéro dans le champ
issuesubtitle
issuetitle
Titre d’un numéro spécifique d’un périodique. Pour les entrées de type @periodical, le titre du périodique doit aller
dans le champ title, celui titre du numéro dans le champ issuetitle.
journalsubtitle
Sous-titre d’un périodique.
journaltitle
Titre d’un périodique. Le champ journal est un alias de ce
champ7 .
mainsubtitle
Sous-titre d’une œuvre en plusieurs volumes.
maintitle
Titre d’une œuvre en plusieurs volumes. Le titre du volume
spécifique à une entrée correspond au champ title.
maintitleaddon
Ajout au titre d’une œuvre en plusieurs volumes.
origtitle
Titre original de l’œuvre, si traduction. N’est pas affiché en
standard.
6 Maïeul
R, Gestions des sources anonymes avec biblatex,  : http://geekographie.
maieul.net/66.
7 Ce qui signifie
que remplir le champ journal revient à remplir ce champ.
86
Les différents champs possibles
§ 10.4
subtitle
Sous-titre de l’œuvre.
title
Titre de l’œuvre.
titleaddon
Ajout au titre de l’œuvre. Dans ce manuel, nous conseillons
de l’utiliser pour les divisions de source (☞ p. 112, 13.4).
Voici quelques exemples afin de comprendre comment utiliser ces champs :
Un livre avec un sous-titre
1
@book{Saxer1980,
2
Author = {Victor Saxer},
3
Entrysubtype = {etude},
4
Location = {Paris},
5
Publisher = {Beauchesne},
6
Subtitle = {Les témoignages de Tertullien, Cyprien
7
et Augustin à la lumière de
8
l'archéologie africaine},
9
Title = {Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
10
aux premiers siècles},
11
Year = {1980}}
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980
Un livre situé dans un recueil
1
@bookinbook{ContraFelix,
2
Author = {Augustin},
3
Booktitle = {Six traités anti-manichéens},
4
Number = {17},
5
Series = {Bibliothèque Augustinienne},
6
Title = {Contra Felicem},
7
Translator = {Régis Jolivet and Jourion, Maurice}}
A, Contra Felicem, dans : Six traités anti-manichéens,
trad. par Régis J et Maurice J, Bibliothèque Augustinienne 17
87
Chapitre 10
Remplir sa base de données bibliographique
Un article dans une revue
1
@article{Junod1992,
2
Author = {Eric Junod},
3
Entrysubtype = {etude},
4
Journaltitle = {Apocrypha},
5
Pages = {17-46},
6
Title = {\enquote{Apocryphes du Nouveau Testament}
: une appellation erronée
7
8
et une collection artificielle},
9
Volume = {3},
Year = {1992}}
10
Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une
appellation erronée et une collection artificielle », dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46
10.4.3 Champs d’informations sur la publication
address
Lieu de publication. Alias du champ location.
date
Date de publication, sous la forme AAAA-MM-JJ/AAAA-MM-JJ.
La première date indiquée correspond à la date de début, la
seconde à celle de fin. Pour n’indiquer qu’une date de début,
mere AAAA-MM-JJ/. On peut ne pas indiquer le mois ou le
jour. On peut également utiliser les champs year et month à
la place.
edition
Numéro d’édition si plusieurs éditions existent. Doit être un
entier ou bien une chaîne de caractères.
eventdate
Date du colloque pour les entrées de type @proceedings et
@inproceedings.
howpublished
Pour les entrées de type @misc, précise le mode de publication.
institution
Institution dans laquelle l’œuvre a été produite. Typiquement
pour les entrées de type @thesis.
issue
Détail d’un numéro spécifique d’un périodique (par exemple
« numéro d’été »). On préférera les champs year, month.
language
Langue de l’œuvre. Le nom de la langue doit, idéalement, être
mis comme indiqué dans la documentation de polyglossia8 .
8 C,
Polyglossia, op. cit.
88
Les différents champs possibles
§ 10.4
location
Lieu d’impression.
month
Mois de publication. Doit être un entier compris entre 1 et
12.
number
Numéro d’un périodique ou numéro au sein d’une collection.
organization
Organisation à l’origine d’un manuel ou d’une page internet.
origdate
Date de l’édition originale.
origlanguage
Langue originelle. Le nom de la langue doit, idéalement, être
mis comme indiqué dans la documentation de polyglossia9 .
origlocation
Lieu d’impression de l’édition originelle.
origpublisher
Éditeur (commercial) de l’édition originelle.
pages
Pages de l’article ou de la partie du livre étudiée.
pagetotal
Nombre total de pages.
part
Pour les livres en plusieurs volumes physiques, indique le numéro du volume physique. Le numéro du volume logique est
à indiquer dans le champ volume.
publisher
Éditeur commercial.
pubstate
Pour les œuvres qui ne sont pas encore imprimées, indique
le statut :
inpress
œuvre sous presse.
inpreparation œuvre en préparation.
submitted
type
œuvre soumise à évaluation.
Pour les entrées de type @thesis, @patent et @report, précise le type de travail.
On peut y mere une valeur personnelle, ou bien prendre
l’une des valeurs prédéfinies. Dans ce cas la valeur est automatiquement traduite dans la langue du document.
Pour les entrées de type @thesis, deux possibilités :
mathesis
mémoire de master.
phdthesis
thèse de doctorat.
9 Ibid.
89
Chapitre 10
Remplir sa base de données bibliographique
Pour les entrées de type @patent, plusieurs possibilités :
patentde
Brevet allemand.
patenteu
Brevet européen.
patentfr
Brevet français.
patentuk
Brevet britannique.
patentus
Brevet états-unien.
etc.
Pour les entrées de type @report :
tereport
rapport technique.
resreport
rapport de recherche.
url
Url (adresse électronique) d’une publication en ligne.
urldate
Date à laquelle une publication électronique a été consultée.
venue
Lieu du colloque pour les entrées du type @proceedings et
@inproceedings.
version
Numéro de révision d’un manuel, d’un logiciel.
volume
Volume dans une œuvre en plusieurs volumes.
volumes
Nombre de volumes dans une œuvres en plusieurs volumes.
year
Année de publication.
Évidemment il n’est pas nécessaire de remplir systématiquement tous ces
champs : le lecteur sait mieux que nous lesquels remplir en fonction de ses besoins. Certains champs peuvent contenir plusieurs valeurs, qu’il suffit de séparer par le mot-clef « and ». Prenons un livre copublié par les éditions « Labor et Fides » et « Cerf » : pour indiquer les deux éditeurs, il faut mere :
publisher ={Labor et Fides and Cerf}.
10.4.4 Les amps d’identification légale
Il peut être utile d’indiquer des informations comme l’ISBN, etc. Voici les
champs possibles10 . Le lecteur curieux trouvera aisément des informations sur
leurs significations.
10 Par défaut, biblatex imprime ces champs s’ils sont remplis. Il est toutefois possible de ne pas les
afficher en passant l’option isbn=false au chargement du package, voir : Philipp L, « Style
specific », dans : e biblatex Package.
90
Les différents champs possibles
§ 10.4
eid
Identifiant électronique d’une entrée de type @article.
isan
International Standard Audiovisual Number, pour les entrées
de type audiovisuel.
isbn
International Standard Book Number, pour les livres.
ismn
International Standard Music Number, pour les musiques imprimées, comme par exemple les partitions.
isrn
International Standard Technical Report Number, pour les rapports techniques.
issn
International Standard Serial Number, pour les numéros de
revues.
iswc
International Standard Work Code pour les œuvres musicales.
10.4.5
Champs d’annotations
Par défaut ces champs ne sont pas imprimés.
abstract
Résumé de l’œuvre.
annotation
Annotation sur l’œuvre.
file
Adresse d’une version informatique locale du travail.
library
Annotation sur la disponibilité en bibliothèque, par exemple
le nom de la bibliothèque et la cotation.
Il peut être intéressant de produire ainsi une bibliographie commentée.
L’auteur de ces lignes a publié sur son site une méthode pour cela11 . Nous
conseillons toutefois, avant de mere en œuvre cee méthode, de lire les
quelques chapitres qui vont suivre.
Il existe d’autres champs : si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours
consulter le manuel de biblatex 12 .
11 Maïeul
12 Philipp
R, Une bibliographie commentée,  : http://geekographie.maieul.net/61.
L, « Entry Fields », dans : e biblatex Package.
91
Chapitre 11
Indiquer des références
bibliographiques
Nous avons vu plus haut les différentes manières de citer un texte (☞ p. 45, 6) dans le
corps du travail. Nous avons également vu comment remplir une base de données bibliographique (☞ p. 79, 10).
Il ne nous reste plus qu’à mere en relation les textes cités avec la base de données
constituée pour avoir un travail correct, en indiquant les références des citations. C’est l’objet
de ce chapitre.
11.1
Appel du paage biblatex
La gestion bibliographique s’effectue avec le package biblatex. Dans le préambule, on appelle le package dans sa forme la plus simple par la commande :
\usepackage{biblatex}.
Cependant, le package dispose de nombreuses options1 . Celle qui nous intéresse pour le moment est citestyle, qui permet de définir la manière dont les
références bibliographiques sont affichées, notamment lorsqu’elles sont citées à
plusieurs reprises.
Il existe un nombre important de styles de citation livrés en standard. Nous
mentionnons ici les principaux2 :
numeric
chaque entrée se voit aribuer un numéro, qui est appelé
lorsque l’on renvoie à cee entrée. La bibliographie finale
indique les correspondances.
1 Philipp
2 Se
L, « Package Options », dans : e biblatex Package.
reporter pour plus de détails à Philipp L, « Citation Styles », dans : e biblatex Pa-
ckage.
93
Chapitre 11
Indiquer des références bibliographiques
authortitle
sont indiqués seulement l’auteur et le titre de l’œuvre.
verbose
la description complète de l’entrée est donnée la première
fois, une version abrégée est affichée ensuite.
verbose-ibid
la description complète de l’entrée est donnée, mais si un
passage est cité plusieurs fois de suite, l’abréviation ibidem
est utilisée.
verbose-note
la description complète de l’entrée est donnée à sa première
mention, puis une version abrégée est utilisée.
verbose-trad1 ; verbose-trad2 ; verbose-trad3 la description complète de l’entrée est utilisée, puis les abréviations universitaires de type
op. cit., ibidem. etc. sont utilisées ; biblatex calcule automatiquement l’opportunité d’utiliser une abréviation universitaire, selon l’endroit où l’ouvrage aura été cité précédemment. Voir le manuel pour la description complète des différences entre ces trois styles.
On comprend ici l’un des grands intérêts de LATEX : plus de perte de temps à
se demander : « Faut-il que j’utilise ici une version abrégée de la référence ? »,
biblatex le fait pour vous.
Voici donc comment doit se faire l’appel au package si nous choisissons le
style de citation verbose-trad-2 :
1
\usepackage[citestyle=verbose-trad2]{biblatex}
Pour les sciences humaines, nous recommandons les styles de la famille verbose.
11.2 Appel de la base de donnée bibliographique
Pour que LATEX sache où chercher les références bibliographiques, il faut lui
signaler quel est le fichier .bib à utiliser, pour cela il suffit d’utiliser dans le préambule la commande : \bibliography{⟨chemin du fichier⟩}.
Le chemin du fichier s’indique de la même manière que n’importe quel chemin de fichier (☞ p. 31, 3.2.1).
Il est possible d’appeler plusieurs fichiers bibliographiques. Nous le déconseillons, dans la mesure où cela contraint à vérifier qu’il n’y ait pas plusieurs entrées avec la même clef.
94
Citation d’un élément bibliographique
11.3
§ 11.3
Citation d’un élément bibliographique
L’ensemble des commandes de citation ont la syntaxe :
\⟨prefix⟩cite[⟨prenote⟩][⟨postnote⟩]{⟨clef ⟩}, ⟨prefix⟩ indique où et comment
doit apparaître la référence : directement dans le texte, entre parenthèses, en
note de bas de page, etc.
Par exemple, nous souhaitons citer un livre de Victor Saxer que nous avons
entré de cee manière dans la base de données :
1
@book{Saxer1980,
2
Author = {Victor Saxer},
3
Entrysubtype = {etude},
4
Location = {Paris},
5
Publisher = {Beauchesne},
6
Subtitle = {Les témoignages de Tertullien, Cyprien
7
et Augustin à la lumière de
8
l'archéologie africaine},
9
Title = {Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
10
aux premiers siècles},
11
Year = {1980}}
Nous écrivons \cite{Saxer1980}. Après la troisième compilation (☞ p. 76,
9.2), la référence apparaît selon le style choisi lors de l’appel à biblatex. Ainsi,
pour un style de la famille verbose :
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980
L’usage en sciences humaines est de citer en note de bas de page. C’est pourquoi il vaut mieux utiliser : \footcite{Saxer1980}, qui met la référence en note
de bas de page, en ajoutant automatiquement le point de fin de note. On peut
également décider d’utiliser la commande \parencite, pour citer entre parenthèses.
Mais on peut aussi choisir la commande \autocite. Le mode de citation (note
de bas page, citation directe, citation entre parenthèse, etc.) dépend alors du style
de citation choisi : pour les styles de la famille verbose, la référence est mise en
note de bas de page.
Par défaut les champs bibliographiques sont séparés par des points. Si
vous êtes pressé d’avoir des virgules à la place, rendez-vous au chapitre 14.
95
Chapitre 11
Indiquer des références bibliographiques
11.3.1 Les arguments ⟨prenote⟩ et ⟨postnote⟩
Supposons que nous souhaitons afficher un texte avant notre référence. Par
exemple : « Voir également ». On utilise l’argument optionnel ⟨prenote⟩.
1
Blabla \autocite[Voir également][]{Saxer1980} blablabla.
Blabla Voir également Victor S, Morts, martyrs, reliques
en Afrique chrétienne aux premiers siècles : Les témoignages de
Tertullien, Cyprien et Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980 blablabla.
On peut également vouloir afficher quelque chose après la référence. On
utilise dans ce cas l’argument ⟨postnote⟩.
1
Blabla \autocite[Voir également][qui porte sur un
2
sujet similaire.]{Saxer1980} blabla
Blabla Voir également Victor S, Morts, martyrs, reliques
en Afrique chrétienne aux premiers siècles : Les témoignages de
Tertullien, Cyprien et Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980, qui porte sur un sujet similaire.
blabla
Si on utilise l’argument ⟨prenote⟩, il est obligatoire d’indiquer un argument ⟨postnote⟩, fût-il vide. En l’absence de cet argument, biblatex interprète ce que vous pensiez être ⟨prenote⟩ comme ⟨postnote⟩.
11.3.2 L’argument ⟨postnote⟩ et la numérotation des pages
L’argument ⟨postnote⟩ peut servir à indiquer les pages précises du passage
cité3 . Il suffit pour cela qu’il contienne une valeur de type numérique, en chiffres
arabes ou romains, ou bien une séquence de valeurs numériques.
Par exemple, pour citer la page 25 :
1
\autocite[25]{Saxer1980}
Pour citer les pages 25 à 35 :
1
\autocite[25-35]{Saxer1980}
Ou encore les pages 25 et 35 :
3 On consultera pour plus de détails : Philipp L, « Page Numbers in Citations », dans :
e biblatex Package.
96
Citation d’un élément bibliographique
1
§ 11.3
\autocite[25 \& 35]{Saxer1980}
Pour non seulement citer la page précise mais aussi ajouter autre chose dans
l’argument ⟨postnote⟩, utilisons la commande \pno, afin que biblatex insère lui
même le « p. » :
1
\autocite[\pno~22,
avec lequel nous sommes en désaccord.]{Saxer1980}
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980, p. 22, avec lequel nous sommes en désaccord.
On pourra également utiliser les commandes \nopp pour ne pas afficher de
préfixe de pagination, \psq pour indiquer qu’il faut également prendre la page
suivante et \psqq pour indiquer qu’il faut prendre les pages suivantes.
Problème avec le amp pages
Un problème se pose lorsqu’il y a déjà un champ pages de rempli, pour un
article par exemple. On se retrouve en effet avec deux numérotations de pages :
celle du champ pages et celle du passage précis que l’on cite, indiquée par l’option ⟨postnote⟩. Prenons l’entrée suivante :
1
@article{Junod1992,
2
Author = {Eric Junod},
3
Entrysubtype = {etude},
4
Journaltitle = {Apocrypha},
5
Pages = {17-46},
6
Title = {\enquote{Apocryphes du Nouveau Testament}
7
: une appellation erronée
8
et une collection artificielle},
9
Volume = {3},
10
Year = {1992}}
Et appelons-la avec le code suivant :
1
\cite[24]{Junod1992}
On obtient ce résultat :
Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une
appellation erronée et une collection artificielle », dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46p. 24
97
Chapitre 11
Indiquer des références bibliographiques
Pour éviter cet inconvénient, il faut, si on utilise un style de type verbose,
passer une option lors de l’appel au package citepages=omit
1
\usepackage[citestyle=verbose,citepages=omit]{biblatex}
Désormais écrire \cite[24]{Junod1992} affiche correctement :
Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une
appellation erronée et une collection artificielle », dans : Apocrypha 3 (1992), p. 24
En revanche le problème demeure si l’on souhaite insérer du texte dans l’argument ⟨postnote⟩ après le numéro de page.
1
\cite[\pno~24, passage fort intéressant.]{Junod1992}
Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une
appellation erronée et une collection artificielle », dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46, p. 24, passage fort intéressant.
Comme vous pouvez le constater, le champ pages continue à être affiché. Il
s’agit d’une limite de biblatex. Nous ne trouvons pas d’autre solution que de le
contourner en indiquant le texte qui suit la référence en dehors de l’argument
⟨postnote⟩.
Dans le cas d’une citation en note de bas de page, il faut donc écrire :
1
\footnote{\cite[24]{Junod1992}, passage fort intéressant.}
Pour les sources anciennes, on aimerait pouvoir indiquer non seulement la pagination dans l’édition contemporaine mais aussi la division de
source (livre, chapitre, paragraphe, etc.). Malheureusement on ne peut avec
biblatex indiquer qu’un seul élément variable lors de l’utilisation d’une
commande de citation.
On peut contourner ce problème en créant des sous-entrées bibliographiques (☞ p. 112, 13.4), dont nous parlons dans un autre chapitre.
Pour les œuvres en plusieurs volumes, on peut utiliser les commandes
\volvcite, \pvolcite, \fvolcite, \avolcite correspondant aux commandes
respectives \cite, \parencite, \footcite, \autocite.
La syntaxe est : \⟨prefix⟩cite[⟨prenote⟩]{⟨volume⟩}[⟨page⟩]{⟨clef ⟩}.
98
Citation d’un élément bibliographique
§ 11.3
Type de pagination
On peut préciser dans sa base de données le type de pagination d’une entrée : pagine-t-on en pages, en colonnes, etc ? On utilise pour cela le champ
pagination, en lui donnant l’une des valeurs suivantes :
page
la pagination est sous forme de pages. C’est la valeur standard.
column
la pagination est sous forme de colonnes.
line
la pagination est sous forme de lignes.
verse
la pagination est sous forme de versets / de vers.
section
la pagination est sous forme de sections.
paragraph
la pagination est sous forme de paragraphes.
none
la pagination est libre.
Le champ pagination sert lorsque l’on met une indication numérique dans
l’argument ⟨postnote⟩. En revanche si on n’utilise pas d’argument ⟨postnote⟩
et qu’on laisse le contenu du champ pages, il est sans effet. Prenons l’entrée
suivante :
1
@book{desnos,
2
Author = {Robert Desnos},
3
Pagination = {verse},
4
Pages = {1-3},
5
Title = {La fourmi}}
Appelons-la en utilisant l’argument ⟨postnote⟩, puis sans l’utiliser.
1
\autocite[2]{desnos}
2
3
\autocite{desnos}
Robert D, La fourmi, v. 2
Robert D, La fourmi, p. 1–3
On constate que dans le deuxième cas, pagination n’est pas pris en compte.
Il faut dans ce cas mere le type de pagination dans le champ bookpagination :
1
@book{desnos,
2
Author = {Robert Desnos},
3
Pagination = {verse},
4
Bookpagination = {verse},
5
Pages = {1-3},
6
Title = {La fourmi}}
99
Chapitre 11
Indiquer des références bibliographiques
Robert D, La fourmi, v. 2
Robert D, La fourmi, v. 1–3
On peut éviter de dupliquer l’information dans le champ bookpagination en insérant la ligne suivante en début de fichier .tex :
\DeclareFieldFormat{pages}{\mkpageprefix[pagination]{#1}}
La commande \DeclareFieldFormat indique la manière d’afficher le
champ pages : en passant son contenu (#1) à une fonction \mkpageprefix, à
qui on indique de se baser sur le champ pagination pour afficher le préfixe
de page4 .
Il est possible de définir ses propres types de pagination en déclarant
des nouvelles chaînes de langues (☞ p. 118, 14.4). Nous détaillons sur notre
blog la méthode5 .
11.4 Citation de plusieurs œuvres
Il est possible de citer plusieurs œuvres d’une traite, en utilisant une commande dont la syntaxe de base est :
\⟨prefix⟩cites[⟨prenote⟩][⟨postnote⟩]{⟨clef ⟩}[⟨prenote⟩][⟨postnote⟩]{⟨clef ⟩}…
On peut citer à la suite autant d’œuvres que souhaité. Chaque élément cité
a droit à son argument ⟨prenote⟩ et ⟨postnote⟩, qui s’utilise de la même manière
que pour les citations simples. Voici un exemple d’utilisation :
1
\autocites{Saxer1980}{Junod1992}
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980 ; Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une appellation erronée et une collection artificielle »,
dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46
Il est possible de préciser un texte à afficher avant la liste des références,
ainsi qu’un texte à afficher après.
1
\<prefix>cites(Texte avant)(Texte après){Saxer1980}{Junod1992}
4 Voir
Philipp L, « Formaing Directives », dans : e biblatex Package.
R, Un nouveau type de pagination,  : http://geekographie.maieul.net/69.
5 Maïeul
100
Choix de la forme abrégée
§ 11.5
Les séparateurs de citations sont par défaut des points-virgules. Il est possible de les modifier globalement, nous en parlons plus loin (☞ p. 117, 14.2).
Toutefois, si l’argument ⟨postnote⟩ d’un élément de la commande de citation
multiple finit par un signe de ponctuation, alors le point-virgule n’apparaît pas
entre cet élément et le suivant :
1
\autocites[on consultera également :]{Saxer1980}{Urner1952}
Donne :
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980, on consultera également : Hans U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Goesdienst, Goingen, 1952
11.5
Choix de la forme abrégée
Avec le style verbose, on peut faire apparaître les références sous une forme
abrégée. Il existe pour cela plusieurs champs, que nous n’avons pas encore mentionnés.
shortauthor
Nom abrégé de l’auteur.
shorteditor
Nom abrégé de l’éditeur.
shorthand
Forme abrégée de la référence.
shorthandintro
Lorsqu’une entrée est citée pour la première fois, et si le
champ shorthand est utilisé, le champ shorthandintro sert à
introduire la forme abrégée. Par exemple, « cité plus tard : ».
shorttitle
Forme abrégée du titre.
La commande \printshorthands permet d’imprimer la liste des abréviations.
101
Chapitre 12
Affier la bibliographie
Dans ce chapitre nous allons voir comment afficher et trier une bibliographie.
12.1
Affiage de la bibliographie
La commande pour imprimer une bibliographie est \printbibliography. Si
vous l’essayez dans votre projet, vous obtenez là où vous l’avez placée une bibliographie reprenant l’ensemble des œuvres citées au cours de votre travail.
Ainsi, vous êtes certain de ne rien oublier.
Toutefois une telle bibliographie est peu utile pour les longs travaux : elle
mélange allègrement sources primaires et études secondaires, ne fait pas de distinctions entre les chapitres, etc. Nous allons donc voir comment sectionner une
bibliographie. Mais auparavant il nous faut mentionner une spécificité propre
aux sciences humaines, ainsi que la manière d’ajouter des références non citées.
12.1.1
Choix du style de bibliographie
De même qu’il est possible de choisir, lors de l’appel à biblatex, les styles des
références bibliographiques, il est possible de choisir un style bibliographique
grâce à l’argument ⟨bibstyle⟩. Pour les sciences humaines, il vaut mieux utiliser verbose qui nous assure d’avoir des références complètes, sans pour autant
qu’un numéro soit aribué à chaque entrée comme c’est le cas avec numeric, le
style par défaut. Ainsi, lors de l’appel au package biblatex, il suffit d’écrire :
1
\usepackage[bibstyle=verbose,...]{biblatex}
103
Chapitre 12
Afficher la bibliographie
12.1.2 Ajout de références non citées
On peut vouloir ajouter dans une bibliographie des références qui n’ont pas
été explicitement citées dans le texte. Il faut utiliser : \nocite{⟨clef1⟩,⟨clef2⟩,…}.
Pour ajouter l’ensemble des références d’un fichier .bib il suffit d’écrire :
\nocite{*}.
12.2 Diviser une bibliographie
12.2.1 Par catégorie de document
Une première manière de trier une bibliographie est de le faire selon le type
des documents. Les entrées bibliographiques disposent d’un champ entrysubtype qui permet de préciser le type d’entrée : par exemple indiquer si une entrée
est une lere, un traité, une prédication, etc. L’option subtype passée à la commande \printbibliography permet de n’imprimer que les entrées dont le champ
entrysubtype correspond. Supposons que nous ne souhaitons afficher que les
entrées dont ce champ a pour valeur « lere ». Il suffit d’écrire :
1
\printbibliography[subtype=lettre]
On peut passer une option title afin de préciser le titre de notre bibliographie :
1
\printbibliography[subtype=lettre,title=Lettres]
Une telle méthode permet aisément de séparer une bibliographie en plusieurs parties selon les catégories de documents.
1
\printbibliography[subtype=concile,title=Actes de concile]
2
\printbibliography[subtype=traite,title=Traités]
3
\printbibliography[subtype=lettre,title=Lettres]
Changer le niveau de titre d’une bibliographie
Par défaut, les titres de bibliographie sont de niveaux \chapter* (☞ p. 29,
3.1). Mais il est possible de redéfinir ces titres, grâce à \defbibheading.
Si nous souhaitons par exemple que le titre de la bibliographie soit de niveau
\subsection, il nous suffit d’ajouter les lignes suivantes au début de notre fichier
.tex, si possible dans le préambule :
1
\defbibheading{bibliography}[\bibname]{\subsection{#1}}
Analysons ce code :
104
Diviser une bibliographie
§ 12.2
1. Le premier argument correspond au nom de l’en-tête de bibliographie (du
titre de bibliographie). L’en-tête nommé « bibliography » est celui utilisé
par défaut. Mais on pourrait très bien définir un en-tête « toto », il suffirait
alors de passer une option heading à la commande \printbibliography.
1
\defbibheading{toto}[\bibname]{\subsection{#1}}
2
\printbibliography[heading=toto]
2. Le second argument, ici \bibname, correspond au titre par défaut. Dans
notre cas, la commande \bibname renvoie simplement à la valeur « Bibliographie ».
3. Le troisième argument contient le code qui est appelé pour créer l’en-tête
d’une bibliographie. Ici on déclare qu’on passe le titre (le contenu de #1)
à une commande \subsection.
Avec une telle méthode, il est aisé de trier une bibliographie en sources primaires et sources secondaires. Il suffit d’aribuer une valeur au champ entrysubtype des entrées bibliographiques, en la faisant varier selon qu’il s’agisse
d’une source primaire ou d’une source secondaire. Par exemple :
1
\defbibheading{bibliography}[\bibname]{\subsection{#1}}
2
\chapter{Bibliographie}
3
\section{Sources}
4
\printbibliography[subtype=traite,title=Traités]
5
\printbibliography[subtype=lettre,title=Lettres]
6
\section{Littérature secondaire}
7
\printbibliography[subtype=outil,title=Outils]
8
\printbibliography[subtype=etude,title=Études]
12.2.2
Par sujet
Une autre manière de sectionner une bibliographie est de faire des parties
thématiques. On peut pour cela indiquer dans le champ keywords des mots clés.
Les mots clés doivent être séparés par des virgules.
On peut alors passer l’option keyword à la commande \printbibliography,
et ainsi sélectionner toutes les entrées ayant la valeur « xxx » dans leurs champs
keywords :
1
\printbibliography[keyword=xxx]
A contrario, on peut afficher toutes les entrées n’ayant pas la valeur « xxx »
dans leurs champs keywords.
1
\printbibliography[notkeyword=xxx]
105
Chapitre 12
Afficher la bibliographie
Il est enfin possible de combiner plusieurs mots clés. Dans ce cas, les entrées
possédant au moins un de ces mots apparaissent :
1
\printbibliography[keyword=positivistes, keyword=naturalistes]
Un certain nombre de personnes conseillent d’utiliser le champ keyword pour séparer sources primaires et sources secondaires. L’auteur de
ces lignes considère qu’il s’agit là d’une déformation du sens de ce champ,
qui ne devrait pas porter sur le statut épistémologique d’une référence mais
sur son sujet.
12.2.3 Par section du document
Biblatex permet aussi d’afficher une bibliographie correspondant à une partie du document, par exemple un chapitre, grâce à la définition de segments
bibliographiques — un segment bibliographique étant une partie de document
qui a sa bibliographie propre1 .
La méthode la plus simple est de passer une option refsegment lors de l’appel
au package biblatex. La valeur de cet argument peut-être « part », « chapter »,
« section », « subsection », qui indique à quel niveau de titre commencer une
nouvelle section bibliographique2 .
Chaque segment bibliographique possède un numéro compris entre 0 et N.
On peut connaître celui du segment courant grâce à \therefsegment.
On peut ainsi afficher à la fin de chaque chapitre une bibliographie du chapitre :
1
\documentclass{…}
2
…
3
\usepackage[refsegment=chapter]{biblatex}
4
\defbibheading{bibliography}[\bibname]{\section{#1}}
5
…
6
\begin{document}
7
\chapter{…}
8
…
9
\printbibliography[refsegment=\therefsegment]
1 En réalité biblatex propose deux choses différentes : « segment » et « section » bibliographiques.
Seules les sections bibliographiques ont réellement une bibliographie propre, dans la mesure où, si
on utilise un style numéroté de bibliographie, la numérotation recommence à chaque changement
de section, mais pas à chaque changement de segment. Toutefois il est rare en sciences humaines
d’utiliser un style bibliographique numéroté. C’est pourquoi nous ne parlons ici que des segments
bibliographiques et non pas des sections bibliographiques. Voir : Philipp L, « Bibliography
Sections », dans : e biblatex Package, ainsi que : Philipp L, « Bibliography Segments »,
dans : e biblatex Package.
2 Il est toutefois possible de créer des sections bibliographiques autrement que par niveaux de
titre, voir : idem, « Bibliography Segments », op. cit.
106
Tri à l’intérieur d’une bibliographie
§ 12.3
10
\chapter{…}
11
…
12
\printbibliography[refsegment=\therefsegment]
13
\end{document}
12.2.4
Autres manières
Biblatex propose de nombreuses autres manières de diviser une bibliographie : ainsi il est possible de définir des filtres personnalisés pour ne sélectionner
que les entrées répondant à certains critères, d’assigner des « catégories » à certaines entrées, etc. Nous n’avons présenté ici qu’un aperçu des usages les plus
courants : nous renvoyons à la documentation de biblatex pour plus de détails3 .
12.3
Tri à l’intérieur d’une bibliographie
On constate que la bibliographie est triée par nom d’auteur, puis par titre,
puis par année. Il est possible de passer une option sorting lors de l’appel au package biblatex. Cee option prend pour valeur l’un des schémas de tri proposés
par biblatex ou bien définis par vos soins4 .
Par exemple pour trier par nom d’auteur (indiqué par la lere n), année (y),
titre (t) :
1
\usepackage[sorting=nyt]{biblatex}
Parfois la valeur utilisée pour le tri ne doit pas être la valeur ensuite affichée
dans la bibliographie. Prenons deux entrées dont les titres sont « Lere 237 » et
« Lere 64 ». Dans la bibliographie finale, « Lere 64 » est affiché après « Lere
237 ».
En effet, ce n’est pas le nombre « 237 » qui est reconnu, mais seulement le
caractère « 2 », puis le caractère « 3 », etc. C’est pourquoi « Lere 237 » est
situé avant « Lere 64 », 2 se trouvant avant 6.
Pour contourner ce problème, on peut utiliser le champ sorttitle. Celui-ci
n’est pas affiché mais a la priorité sur le champ title en ce qui concerne le tri
dans la bibliographie finale. Voici ce que donnent nos deux entrées :
1
@book{AugustinEpi64,
2
Author = {Augustin},
3
Sorttitle = {Lettre 064},
4
Title = {Lettre 64}}
3 Philipp
L, « Bibliography Commands », dans : e biblatex Package.
les schémas de tri standards voir Philipp L, « Default Sorting Schemes », dans :
e biblatex Package ; pour les schémas personnalisés, voir Philipp L, « Sorting », dans : e
biblatex Package.
4 Pour
107
Chapitre 12
Afficher la bibliographie
5
6
@book{AugustinEpi237,
7
Author = {Augustin},
8
Sorttitle = {Lettre 237},
9
Title = {Lettre 237},
Comme « 0 » se situe avant « 2 », la lere 64 est bien située avant la lere
237. Dans la bibliographie, l’entrée aura cependant bien le titre « Lere 64 », et
non pas « Lere 064 ».
Un problème semblable peut se poser pour les œuvres anonymes : en
l’absence d’auteur, biblatex se sert du titre comme premier critère de tri, ce
qui a pour conséquence de disperser toutes les œuvres anonymes au sein
de la bibliographie, plutôt que de les mere à un seul endroit, par exemple
tout au début.
On peut certes utiliser le champ sortname pour résoudre ce problème,
mais le plus sain est de définir sa propre règle de tri : nous expliquons
comment sur notre blog5 .
Il existe également un champ sortyear pour préciser une autre année de tri.
5 Maïeul
R, Tri des œuvres anonymes,  : http://geekographie.maieul.net/92.
108
Chapitre 13
Entrées hiérarisées
Dans ce chapitre, nous allons voir comment créer des entrées hiérarchisées, pour organiser mieux organiser sa base de données et pour gérer les divisions de source.
13.1
Principe des sous-entrées bibliographiques
Supposons que vous citiez diverses contributions d’un même colloque. Classiquement vous créez plusieurs entrées bibliographiques sous la forme1 :
1
@inproceedings{clef1,
2
Author = {Anne Onyme},
3
Booktitle = {La sexualité d'Adam à Homo Technologicus},
4
Editor = {Gérard Menvu},
5
Title = {L'influence de LaTeX sur la reproduction des êtres
6
humains},
7
Year = {2011}}
8
9
@inproceedings{clef2,
10
Author = {Jean Séniste},
11
Booktitle = {La sexualité d'Adam à Homo Technologicus},
12
Editor = {Gérard Menvu},
13
Title = {L'arbre du paradis était-il un pêcher ?},
14
Year = {2011}}
Vous dupliquez ainsi les données sur le colloque (titre, éditeur, etc.). Si par
hasard vous vous êtes trompés dans une information, vous devrez la modifier
partout. Pour éviter cela Biber prévoit la possibilité de créer des filiations d’entrées : des entrées secondaires « héritant » d’une entrée principale. L’héritage
1 Toute
ressemblance avec un colloque s’étant déjà tenu ne saurait être que pure coïncidence.
109
Chapitre 13
Entrées hiérarchisées
étant pris en charge lors de l’interprétation du fichier. Pour ce faire, il suffit
d’indiquer dans le champ crossref des entrées secondaires la clef de l’entrée
principale.
1
@proceedings{principale,
2
Editor = {Gérard Menvu},
3
Title
4
Year = {2011}
5
= {La sexualité d'Adam à Homo Technologicus},
}
6
7
@inproceedings{clef1,
8
Author = {Anne Onyme},
9
Title = {L'influence de LaTeX sur la reproduction des êtres
10
humains},
11
crossref={principale}
12
}
13
14
@inproceedings{clef2,
15
Author = {Jean Séniste},
16
Title = {L'arbre du paradis était-il un pêcher ?},
17
crossref={principale}
18
}
Après compilation, nous voyons que nos sous-entrées ont correctement hérité des champs de l’entrée principale :
Anne O, « L’influence de LaTeX sur la reproduction
des êtres humains », dans : La sexualité d’Adam à Homo Technologicus, dir. Gérard M, 2011
Jean S, « L’arbre du paradis était-il un pêcher ? »,
dans : La sexualité d’Adam à Homo Technologicus, dir. Gérard
M, 2011
Vous constaterez que Biber procède à un héritage « intelligent » : le champ
date de l’entrée mère est repris comme comme champ date de l’entrée fille, cependant que le champ title devient le champ booktitle.
Il est possible de créer autant de niveaux d’entrée bibliographique que
souhaités. Aention cependant à ne pas produire des références circulaires
(A héritant de B, héritant de C, héritant de A). Par ailleurs, certain logiciels de gestions bibliographiques vous interdisent de créer des sous-sousentrées bibliographiques : il vous faut alors modifier vos entrées avec votre
éditeur de texte.
110
Sous-entrées dans la bibliographie finale
13.2
§ 13.2
Sous-entrées dans la bibliographie finale
Lorsqu’une entrée fille est citée, Biber rajoute systématiquement l’entrée
mère dans la bibliographie finale. On peut toutefois indiquer un nombre minimal de citations d’entrées filles pour que se fasse l’ajout de l’entrée mère dans
la bibliographie. Si nous souhaitons qu’une entrée mère ne soit ajoutée à la bibliographie que si les entrées filles sont citées au moins 10 fois (toutes entrées
confondues) :
1
\usepackage[mincrossrefs=10,…]{biblatex}
13.3
Préciser les héritages de amps
Biber possède un certain nombre de réglages d’héritage de champs2 . On peut
cependant modifier ces héritages, ou en ajouter d’autres. Les champs entrysubtype, par exemple, ne sont par défaut pas hérités. Pour modifier les réglages standards, il suffit d’utiliser, dans le préambule : \DeclareDataInheritance{⟨entrée
mère⟩}{⟨entrée fille⟩}{⟨règles⟩}.
⟨entrée mère⟩ désigne le type d’entrée mère : @book, @proceedings, etc. Le
symbole * désigne n’importe quel type d’entrée.
⟨entrée fille⟩
désigne le type d’entrée fille. Là aussi le symbole * désigne n’importe quel type d’entrée.
⟨règles⟩
désigne un certain nombre de règles d’héritages, sous forme de
commandes.
Les types d’entrées à préciser dans les arguments ⟨entrée fille⟩ et ⟨entrée
mère⟩ ne doivent pas être précédés du signe @.
La première commande d’héritage est la suivante \noinherit{⟨champ⟩}. Elle
empêche l’héritage d’un champ par une entrée fille.
La seconde est \inherit[⟨option⟩]{⟨champ source⟩}{⟨champ cible⟩}. Il n’y
qu’une seul option possible : override=true. Si cee option est passée, alors la
valeur du champ de l’entrée fille est écrasée par celles du champ de l’entrée
mère. Sinon, la valeur du champ de l’entrée fille a priorité.
Ainsi, pour permere l’héritage du champ entrysubtype il suffit d’écrire :
1
\DeclareDataInheritance{*}{*}{
\inherit{entrysubtype}{entrysubtype}
2
3
}
2 Philipp
L, « Default crossref Setup », dans : e biblatex Package.
111
Chapitre 13
Entrées hiérarchisées
13.4 Divisions de source
Les sous-entrées peuvent être utilisées pour contourner une des limites de
la gestion bibliographique de LATEX : l’impossibilité de gérer à la fois la division
d’une source et la pagination. Les textes anciens disposent en général d’une
division propre qui permet — en théorie — de repérer un passage dans n’importe
quelle édition. Par exemple :
A, De doctrina christiana, II, , 12-13
signifie que nous renvoyons au De Doctrina Christiana d’Augustin, livre II,
chapitre , paragraphes 12-13. En théorie on peut retrouver le passage concerné dans n’importe quelle édition du traité. Ceci est appelé généralement « division de source ». En revanche, supposons que nous renvoyions à une édition
particulière, par exemple celle de la Bibliothèque Augustinienne : on aimerait
indiquer les pages précises.
A, De doctrina christiana, II, , 12-13, éd. établie
et trad. par Madeleine M, Bibliothèque Augustinienne,
p. 150–155
S’il est aisé lorsqu’on utilise une commande de citation d’indiquer une page
précise (☞ p. 96, 11.3.2), il n’est pas possible en revanche d’indiquer une division
de source précise. La solution est simple : il suffit de créer une entrée principale
correspondante à l’ensemble de l’œuvre, et des entrées secondaires correspondantes à des parties de l’œuvre. Ces entrées secondaires héritent des valeurs de
l’entrée principale, sauf pour le champ pages et le champ titleaddon dans lequel
on précise la division de source.
Il n’existe pas de champ spécifiquement prévu pour indiquer la division
de source. Pourquoi choisir ce champ titleaddon ? Deux raisons poussent
l’auteur de ces lignes à adopter cee solution :
1. D’un point de vue sémantique, la division de source peut être considérée comme un ajout au titre.
2. D’un point de vue pratique, ce champ a pour avantage d’être, par
défaut, situé par biblatex entre le titre et les informations d’édition,
sans pour autant être en italique.
Le choix d’une entrée de type @book pour la clef DeDoctChrIIviii18à la place d’une entrée @inbook se justifie par des questions d’héritage.
On ne donne pas en effet à cee entrée de titre propre. Dès lors, si elle était
de type @inbook, Biber récupérerait le champ title de l’entrée mère et en
ferait un booktitle, ce qui n’est pas ce que nous souhaitons. En revanche,
20
112
Divisions de source
§ 13.4
en faisant de notre division de source une entrée de type @book, on lui
permet d’hériter dans son champ title du champ title de l’entrée mère.
Évidemment le choix de ce champ devrait, idéalement, être discuté en
accord avec l’éditeur. De toute façon, il est facile, si le choix ne convient
pas, de changer en série les entrées.
Il est possible de vérifier automatiquement que les entrées soient du
même type : nous en parlons sur notre blog3 .
Ainsi pour notre cas, il suffit de créer les deux entrées suivantes :
1
@book{DeDoctChr,
2
Author = {Augustin},
3
Editor = {Madeleine Moreau},
4
Entrysubtype = {traite},
5
Series = {Bibliothèque Augustinienne},
6
Title = {De doctrina christiana},
7
Translator = {Madeleine Moreau}}
8
9
10
@book{DeDoctChrIIviii18-20,
11
Crossref = {DeDoctChr},
12
Pages = {150-155},
13
Titleaddon = {II, \textsc{viii}, 12-13},
14
}
Pour citer notre passage précis, il faut écrire :
1
\autocite{DeDoctChrIIviii18-20}
L’inconvénient d’une telle méthode est qu’elle multiplie les entrées
dans la bibliographie finale, puisque celle-ci contiendra à la fois l’œuvre
entière et chacune des divisions que nous ajoutons dans notre fichier .bib.
Nous expliquons sur notre blog comment empêcher cela4 .
De même cee méthode pose quelques problèmes pour la gestion des
op. cit. Nous expliquons sur notre blog comment les résoudre5 .
Pour comprendre ces deux explications il est nécessaire d’avoir lu les
chapitres qui vont suivre.
3 Maïeul
R, Vérification des filiations avec biblatex (1) : vérifier les types,  :
http :
//geekographie.maieul.net/74.
4 Maïeul R, Ne pas afficher les sous-entrées bibliographiques,  : http://geekographie.
maieul.net/60.
5 Maïeul R, Division de sources et abréviations,  : http://geekographie.maieul.net/
86.
113
Chapitre 14
Modifier les styles
bibliographiques (1)
Vous savez désormais utiliser les commandes de citation. Vous pourriez maintenant souhaiter modifier la manière dont les références s’affichent : changer l’ordre des champs, les
séparateurs, les textes du type « dans ».
Ces deux chapitres vous indiqueront les principes généraux pour faire ces modifications.
Ils n’ont pas pour vocation de tout présenter sur le sujet, mais simplement les principes de
base. On se reportera au manuel de biblatex pour aller plus loin.
Le premier de ces chapitres vous présentera les techniques les plus simples, celles qui ne
nécessitent pas d’aller fouiller dans les styles bibliographiques standards.
14.1
Séparateurs d’unité de sens
Prenons un problème courant. Vous avez constaté que, par défaut, les différents champs d’une référence bibliographique1 sont séparés par des points. On
obtient par exemple :
Hans U. Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Gottesdienst. Goingen, 1952
alors que le règles françaises voudraient que l’on ait :
Hans U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Gottesdienst, Goingen, 1952
1À
l’exception de la date et de quelques autres champs.
115
Chapitre 14
Modifier les styles bibliographiques (1)
À l’intérieur d’une référence bibliographique, biblatex distingue des unités
de sens2 . Ici : l’auteur, le titre, l’adresse, l’éditeur, l’année.
Ces unités sont séparées par des signes de ponctuation. Les séparateurs sont
définis par la commande \newunitpunct.
Il suffit donc de redéfinir la commande en meant dans le préambule3 :
1
\renewcommand{\newunitpunct}[0]{, }
Nous n’avons pas parlé jusqu’à présent de la commande \renewcommand.
Celle-ci est identique à la commande \newcommand à la différence qu’elle
permet de redéfinir une commande déjà existante.
Cee solution semble fonctionner. Mais elle pose un problème : les styles
définissent des unités de sens sans se poser la question de savoir si ces unités
sont vides ou pas. Prenons l’entrée suivante :
1
@bookinbook{BrefHippone,
2
Booktitle = {Concilia Africae},
3
Entrysubtype = {concile},
4
Number = {149},
5
Pages = {36},
6
Pagination = {paragraph},
7
Series = {Corpus Christianorum Series Latina},
8
Title = {Breviarum Hipponense}}
On obtient le résultat suivant :
Breviarum Hipponense, dans : , Concilia Africae, Corpus
Christianorum Series Latina 149, par. 36
La virgule entre les deux points et Concilia Africae s’explique parce qu’une
unité a été créée, unité qui doit contenir normalement la valeur du champ bookauthor.
Pour éviter ce problème, il faut ne pas mere directement dans la définition
de la commande \newunitpunct les signes de ponctuation mais utiliser à la place
les commandes de ponctuation4 . Ces commandes affichent en effet la ponctuation uniquement si l’unité qui précède a bien un contenu5 . Ainsi il faut mere
dans notre cas :
1
\renewcommand{\newunitpunct}[0]{\addcomma\addspace}
2 À vrai dire il existe des unités plus vastes, appelés blocs. Mais ces unités servent pour des
réglages avancés de l’affichage de la bibliographie finale.
3 Cela n’est pas strictement nécessaire, mais c’est une bonne méthode que de mere l’ensemble
des commandes de personnalisation de style dans le préambule. Nous conseillons de les regrouper
en un seul fichier, appelé dans le préambule.
4 Listées dans Philipp L, « Punctuation and Spacing », dans : e biblatex Package.
5 Par ailleurs, elles suppriment les espaces multiples qui précèdent.
116
Séparateur de références multiples
14.1.1
§ 14.2
Un séparateur spécifique à deux unités
On peut vouloir qu’entre deux unités spécifiques, par exemple entre le titre et
le sous-titre, le séparateur ne soit pas le même qu’entre les autres unités. Vous
avez sans doute constaté que c’est d’ailleurs le cas pour le style « verbose » :
l’adresse et l’éditeur sont séparées par un deux-points.
Deux cas existent :
1. Le package biblatex a prévu une commande spécifique pour notre type
d’unité. C’est le cas pour le séparateur avant le sous-titre6 . Il suffit dans
ce cas de redéfinir la commande. Nous souhaitons par exemple avoir un
deux-points entre le titre et le sous-titre. Il nous suffit d’indiquer :
\renewcommand{\subtitlepunct}[0]{\addspace\addcolon\addspace}
1
2. Le package n’a pas prévu de commande spécifique pour notre type d’unité. Dans ce cas, le problème est plus complexe et nécessite des notions
que nous n’avons pas encore abordées. C’est pourquoi nous renvoyons
au chapitre suivant (☞ p. 126, 15.2).
14.2
Séparateur de références multiples
Lorsque nous utilisons une commande de citation multiple (☞ p. 100, 11.4),
les séparateurs par défaut sont des points-virgules :
1
\autocites{Saxer1980}{Junod1992}
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980 ; Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une appellation erronée et une collection artificielle »,
dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46
On peut là aussi modifier le séparateur en redéfinissant
Par exemple pour avoir une virgule :
1
\multicitedelim.
\renewcommand{\multicitedelim}[0]{\addcomma\addspace}
6 Ces commandes sont peu nombreuses : on les trouvera dans Philipp L, « Generic Commands and Hooks », dans : e biblatex Package.
117
Chapitre 14
Modifier les styles bibliographiques (1)
14.3 Styles de certains blocs
La ponctuation n’est pas le seul cas pour lequel biblatex propose des outils pour faire des modifications spécifiques. Certaines parties des références bibliographiques ont également la possibilité d’être configurées grâce à des commandes particulières7 . Prenons par exemple la particule d’un auteur.
Simone de B, Le Deuxième Sexe
Il est parfois d’usage de mere la particule entre parenthèses. Il faut pour cela
redéfinir la commande \mkbibnameprefix. Cee commande prend un argument,
qui est la particule. Pour la mere automatiquement entre parenthèses, il suffit
ainsi d’écrire.
1
\renewcommand{\mkbibnameprefix}[1]{(#1)}
Voire pour être encore plus correct :
1
\renewcommand{\mkbibnameprefix}[1]{\parentext{#1}}
La commande \parentext met entre parenthèses un texte passé en argument.
On obtient le résultat souhaité :
Simone (de) B, Le Deuxième Sexe
14.4 Chaînes de langue
Les chaînes de langue sont ces morceaux de texte figés mais qui dépendent de
la langue utilisée. Prenons une entrée de type @article. Lorsque nous la citons,
nous obtenons :
Eric J, « “Apocryphes du Nouveau Testament” : une
appellation erronée et une collection artificielle », dans : Apocrypha 3 (1992), p. 17–46
La chaîne « dans » sépare le titre de l’article et le nom de la revue. Si nous
rédigions en anglais, nous aurions « in » à la place.
Il peut nous arriver de vouloir changer ces chaînes de langues, par exemple
justement pour avoir la forme « in », terme latin souvent utilisé dans les bibliographies. Une chaîne de langue associe à une clef invariable une valeur qui
change selon la langue.
7 L,
« Generic Commands and Hooks », op. cit.
118
Chaînes de langue
§ 14.4
Les styles bibliographiques possèdent des chaînes de langue par défaut, qu’il
est possible de modifier au cas par cas. Pour cela, il nous faut avant tout connaître
les clefs, en ouvrant le fichier de langue french.lbx. Pour repérer ce fichier, voir
notre explication en annexe (☞ p. 233, C.4).
Une fois ce fichier ouvert, repérons la ligne qui commence par :
\DeclareBibliographyStrings
Cee ligne est suivie d’autres, qui ont la forme :
1
clef
= {{chaîne longue}{chaîne courte}}
Chaque chaîne de langue est disponible en version longue ou courte.
On peut passer une option lors de l’appel au package biblatex pour décider
d’utiliser les versions longues.
1
\usepackage[abbreviate=false]{biblatex}
Toutefois quand on redéfinit une chaîne de langue, on ne lui aribue
qu’une seule version.
Il nous faut donc repérer la clef correspondante à notre chaîne « dans ». Très
rapidement nous découvrons qu’il s’agit de la chaine in.
Une fois notre clef repérée, il est facile de lui aribuer une nouvelle valeur,
grâce à la commande \DefineBibliographyStrings{⟨langue⟩}{⟨chaîne⟩}, qu’il
faut placer dans le préambule du fichier.
Il ne faut surtout pas modifier les fichiers standards : on perdrait les
modifications à chaque mise à jour.
1
\DefineBibliographyStrings{french}{%
in = {\emph{in}}%
2
3
}
On peut utiliser dans une chaîne de langue des commandes LATEX. Si notre
chaîne contient des signes de ponctuation, il faut utiliser les commandes de
ponctuation mentionnées plus haut. Les % à la fin de chaque ligne sont là pour
éviter les espaces intempestifs (☞ p. 55, 7.1.1).
Si nous souhaitons redéfinir plusieurs chaînes de langue, il nous faut séparer
chaque définition par une virgule :
1
\DefineBibliographyStrings{french}{%
2
clef1 = {valeur1},%
3
clef2 = {valeur2},%
4
clefN = {valeurN}%
5
}
119
Chapitre 14
Modifier les styles bibliographiques (1)
On pourrait redéfinir les chaînes de langue consacrées aux abréviations
universitaires de type op. cit. pour les avoir en italique.
Il y a une solution plus simple. En effet, biblatex passe ces chaînes de
langue dans une commande \mkibidem{⟨chaine⟩} avant de les afficher.
Il nous suffit donc de redéfinir cee commande :
1
\renewcommand{\mkibid}[1]{\emph{#1}}
14.4.1 Introduction aux tests conditionnels
Nous allons maintenant prendre un peu d’anticipation sur le prochain chapitre. Vous savez que les styles de la famille « verbose-trad » utilisent des abréviations latines comme op. cit. Ces abréviations sont les abréviations universitaires courantes. Toutefois biblatex utilise indistinctement op. cit. pour toutes
les sortes d’entrées, y compris pour les entrées de type @article, alors qu’on
pourrait s’aendre à une abréviation comme art. cit.
Pour résoudre ce problème il suffit de redéfinir la chaîne de langue qui définit
op. cit., en lui aribuant une valeur différente selon le type d’entrée. On va donc
utiliser l’un des nombreux tests conditionnels disponibles dans biblatex. Il s’agit
de la commande : \iffieldequalstr{⟨champ⟩}{⟨texte⟩}{⟨sioui⟩}{⟨sinon⟩}.
Cee commande ne peut s’utiliser que dans certaines parties d’un fichier
LATEX : dans les commandes de définition de styles bibliographiques et dans celles
de définition d’un chaîne de langue. Elle vérifie que le champ ⟨champ⟩ de l’entrée bibliographique citée correspond à l’argument ⟨texte⟩ : si c’est le cas, elle
retourne l’argument ⟨sioui⟩, et sinon elle retourne l’argument ⟨sinon⟩.
Ici nous testons le pseudo-champ8 entrytype, qui correspond au type d’entrée sans le @. Nous vérifions s’il s’agit d’une entrée de type article : si c’est le
cas nous donnons à la chaîne de langue la valeur « art. cit. », dans le cas contraire
nous donnons la valeur « op. cit. ». Au final cela donne :
1
\DefineBibliographyStrings{french}{%
2
opcit = \iffieldequalstr{entrytype}{article}%
3
{art\adddotspace cit\adddot}%
{op\adddotspace cit\adddot}%
4
5
}
On remarquera l’utilisation des commandes de ponctuation (☞ p. 116, 14.1),
comme signalé plus haut.
8«
Pseudo » car il ne se situe pas réellement comme un champ dans l’entrée bibliographique.
120
Chapitre 15
Modifier les styles
bibliographiques (2)
Nous avons vu que BibLaTeX propose un certain nombre de commandes pour personnaliser rapidement les styles bibliographiques. Toutefois ces commandes ne suffisent pas pour
des personnalisation avancées. La possibilité de choisir l’ordre d’affichage des champs, par
exemple, nécessite ainsi d’aller plus loin dans la compréhension des styles bibliographiques
de biblatex.
15.1
e se passe-t-il lorsqu’on utilise une commande \⟨prefix⟩cite ?
Pour comprendre comment personnaliser l’affichage bibliographique, il est
nécessaire de connaître sommairement ce qui se passe lorsqu’on utilise une commande de citation.
Lorsqu’on appelle une commande de citation, du type \⟨prefix⟩cite, celle-ci
va appeler :
– des macros bibliographiques, chargées d’afficher l’argument ⟨prenote⟩ ou
⟨postnote⟩, ou encore de gérer les citations répétées. Les macros bibliographiques sont des types particuliers de commandes, propres au package
biblatex ;
– un driver1 bibliographique. Un driver correspond à un type d’entrée (@article, @book, etc.), et se charge d’afficher les champs de l’entrée dans le
bon ordre. Pour cela, il appelle :
1 Bien que le terme « driver » ne soit pas français, nous l’utilisons car on le trouve dans les
commandes internes de BibLaTeX
121
– des commandes de séparation d’unités bibliographiques (☞ p. 115,
14.1) , que nous avons vues plus haut ;
– des macros bibliographiques. Ces macros bibliographiques appellent
elles-mêmes :
* des commandes d’impression de champs bibliographiques ;
* éventuellement d’autres macros bibliographiques ;
* des chaînes de langues.
Ceci peut se résumer par le schéma 15.1 (p. 123).
15.2 Redéfinir une macro bibliographique : exemple
des amps auteur et éditeur
L’ensemble de ces éléments sont entièrement redéfinissables. Nous allons
prendre un exemple concret de problématique existante.
Prenons l’entrée suivante :
1
@book{Saxer1980,
2
Author = {Victor Saxer},
3
Entrysubtype = {etude},
4
Location = {Paris},
5
Publisher = {Beauchesne},
6
Subtitle = {Les témoignages de Tertullien, Cyprien
7
et Augustin à la lumière de
8
l'archéologie africaine},
9
Title = {Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
10
aux premiers siècles},
11
Year = {1980}}
Elle s’affiche ainsi, avec l’éditeur commercial après l’adresse :
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980
On pourrait souhaiter avoir l’éditeur avant l’adresse, comme ceci :
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Beauchesne,
Paris, 1980
Redéfinir une macro bibliographique
§ 15.2
Commande. de citation
Macros bibliographiques
Impression de champs
Driver bibliographique
Macros bibliographiques
Séparateur
d’unité bibliographique
Appel à d’autre macros
Appel à des
chaînes de langues
F. 15.1 : Le fonctionnement des styles bibliographiques
123
Chapitre 15
Modifier les styles bibliographiques (2)
La première chose à faire va donc être de repérer quelle macro bibliographique modifier. Pour cela, il faut trouver les fichiers (☞ p. 233, C.4) de définition
des styles bibliographiques. Il en existe plusieurs :
– un fichier .def qui définit les styles invariants, quel que soit le style de
bibliographie ou de citation choisi ;
– des fichiers .cbx qui définissent les styles utilisés lors de l’utilisation des
commandes \⟨prefix⟩cite ;
– des fichiers .bbx qui définissent les styles utilisés lors de l’appel à la commande \printbibliography.
Certains fichiers s’appellent mutuellement : par exemple les fichiers .bbx
contiennent les drivers bibliographiques. Ils sont donc appelés par les fichiers
.cbx. Ces appels mutuels entre fichiers permeent de garantir une uniformité
entre les styles bibliographiques lors de l’utilisation de \⟨prefix⟩cite et lors de
l’utilisation de \printbibliography.
Nous supposons que vous utilisez les styles de la famille « verbose ». En
ouvrant les fichiers standards (☞ p. 233, C.4), vous pouvez aisément remonter
au fichier standard.bbx, qui contient les drivers bibliographiques de cee famille.
Vous pouvez repérer dedans les lignes suivantes2 :
1
\DeclareBibliographyDriver{book}{%
2
\usebibmacro{bibindex}%
3
\usebibmacro{begentry}%
4
\usebibmacro{author/editor+others/translator+others}%
5
\setunit{\labelnamepunct}\newblock
6
\usebibmacro{maintitle+title}%
7
\newunit
8
\printlist{language}%
9
\newunit\newblock
10
\usebibmacro{byauthor}%
11
\newunit\newblock
12
\usebibmacro{byeditor+others}%
13
\newunit\newblock
14
\printfield{edition}%
15
\newunit
16
\iffieldundef{maintitle}
{\printfield{volume}%
17
\printfield{part}}
18
{}%
19
20
\newunit
2 L.
58 au 9 octobre 2011.
124
Redéfinir une macro bibliographique
§ 15.2
21
\printfield{volumes}%
22
\newunit\newblock
23
\usebibmacro{series+number}%
24
\newunit\newblock
25
\printfield{note}%
26
\newunit\newblock
27
\usebibmacro{publisher+location+date}%
28
\newunit\newblock
29
\usebibmacro{chapter+pages}%
30
\newunit
31
\printfield{pagetotal}%
32
\newunit\newblock
33
\iftoggle{bbx :isbn}
34
35
{\printfield{isbn}}
{}%
36
\newunit\newblock
37
\usebibmacro{doi+eprint+url}%
38
\newunit\newblock
39
\usebibmacro{addendum+pubstate}%
40
\setunit{\bibpagerefpunct}\newblock
41
\usebibmacro{pageref}%
42
\usebibmacro{finentry}
Il s’agit d’un driver bibliographique expliquant comment afficher les entrées
de type @book. Il fait appel à des macros bibliographiques via les commandes
\usebibmacro. Ces macros sont communes à plusieurs drivers, ce qui permet
d’avoir une certaine uniformité de style, afin par exemple que les noms d’auteurs
s’affichent systématiquement de la même façon.
Dans le lot des macros appelées, il en existe un qui nous intéresse en particulier, l’appel à la macro publisher+location+date via :
27
\usebibmacro{publisher+location+date}
En fouillant un peu le même fichier, on repère l’endroit où la macro est définie :
1
\newbibmacro*{publisher+location+date}{%
2
\printlist{location}%
3
\iflistundef{publisher}
4
5
{\setunit*{\addcomma\space}}
{\setunit*{\addcolon\space}}%
6
\printlist{publisher}%
7
\setunit*{\addcomma\space}%
125
Chapitre 15
Modifier les styles bibliographiques (2)
8
\usebibmacro{date}%
9
\newunit}
Nous allons commenter succinctement ces lignes, avant d’expliquer comment faire pour inverser l’ordre des deux champs.
Ligne 1
La commande \newbibmacro* indique que l’on déclare une nouvelle macro bibliographique, ici publisher+location+date. Pour
indiquer qu’on redéfinit une macro déjà existante, il faut utiliser dans le préambule3 la commande \renewbibmacro*. La définition de la macro se trouve dans les accolades qui suivent.
Ligne 2
La commande \printlist indique que l’on affiche un champ
qui pourrait se présenter sous forme de liste, c’est à dire où le
mot clef « and » a un sens. Ici il s’agit du champ location.
Ligne 3
La commande \iflistundef teste un champ qui pourrait être
une liste, ici le champ publisher. Si ce champ est vide, il exécute
le contenu de la première accolade (ligne 4), sinon celui de la
seconde (ligne 5).
Ligne 4
Si donc le champ publisher est vide, on crée une nouvelle unité bibliographique (☞ p. 115, 14.1), via \setunit*, séparée de
la précédente par une virgule à laquelle s’ajoute une espace
(\addcomma\space ☞ p. 116, 14.1).
Ligne 5
Si le champ publisher n’est pas vide, alors on crée une nouvelle unité bibliographique, séparée de la suivante par un deuxpoints suivi d’une espace (\addcolon\space).
Ligne 6
On imprime le champ publisher.
Ligne 7
On crée une nouvelle unité bibliographique, séparée de la précédente par une virgule suivie d’une espace. À noter que le
champ publisher étant vide, on n’a qu’une seule virgule : nous
renvoyons à nos explication antérieure sur les commandes de
ponctuation (☞ p. 116, 14.1).
Ligne 8
On appelle une macro qui se charge de l’affichage de la date.
Ligne 9
On crée une nouvelle unité bibliographique. Le signe séparateur est défini par la commande \newunitpunct (☞ p. 116, 14.1),
vue plus haut.
3 Où
ailleurs dans le fichier .tex mais en tout cas pas dans les fichiers standards.
126
Autres exemples : des véritables op. cit.
§ 15.3
Pour inverser l’ordre de nos champs, il suffit donc de redéfinir la macro en
inversant l’ordre d’impression des champs. Au passage, on ne veut plus des deux
points comme séparateurs, ce qui nous permet de supprimer un test conditionnel.
1
2
3
\renewbibmacro*{publisher+location+date}{%
\printlist{publisher}%
\setunit*{\addcomma\space}%
4
\printlist{location}%
5
\setunit*{\addcomma\space}%
6
\usebibmacro{date}%
7
\newunit}
Prêtez bien aention aux % de fin de lignes : les oublier signifie risquer
d’avoir des espaces indésirables dans ses références bibliographiques.
Il existe d’autres commandes que \printlist pour afficher des champs :
pour imprimer un champ contenant des noms de personne, et
\printfield pour imprimer un champ ne nécessitant pas de mise en forme
particulière.
\printname
Pour mieux comprendre quand utiliser l’une ou l’autre de ces commandes, le mieux est de regarder les fichiers standards.
Si vous utilisez le champ address à la place du champ location, sachez
que le premier est considéré comme un alias du second : autrement dit,
utiliser address revient à utiliser location.
On peut déclarer des nouveaux alias de champ via la commande :
\DeclareFieldAlias{⟨alias⟩}{⟨original⟩}.
15.3
Autres exemples : des véritables op. cit.
Un des éléments gênants des styles bibliographiques standards de la famille
verbose est leur manière de gérer les abréviations universitaires de type op. cit.
En effet, les styles indiquent les op. cit. après avoir affiché l’auteur et le titre. Par
exemple :
127
Chapitre 15
Modifier les styles bibliographiques (2)
Hans U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Gottesdienst, Goingen, 1952
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980
U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Goesdienst, op. cit.
S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne aux
premiers siècles, op. cit.
Si nous n’avons qu’une seule entrée dont Victor Saxer est l’auteur, cela est
assez inutile. On pourrait avoir une version abrégée sous la forme :
Hans U, Die ausserbiblische Lesung in Christlichen Gottesdienst, Goingen, 1952
Victor S, Morts, martyrs, reliques en Afrique chrétienne
aux premiers siècles : Les témoignages de Tertullien, Cyprien et
Augustin à la lumière de l’archéologie africaine, Paris : Beauchesne, 1980
U, op. cit.
S, op. cit.
Nous allons pour cela modifier les styles de biblatex, en utilisant la commande : \ifsingletitle{⟨sioui⟩}{⟨sinon⟩}.
Cee commande vérifie si une entrée est la seule aribuée à son auteur, et
renvoie ⟨sioui⟩ si c’est le cas, ⟨sinon⟩ dans le cas contraire.
Pour la faire fonctionner, il faut passer l’option singletitle=true au chargement de biblatex.
1
\usepackage[singletitle=true,...]{biblatex}
Une fois ceci fait, il est nécessaire de savoir où appliquer cee commande.
Commençons par fouiller le fichier .cbx, puisqu’il s’agit d’un style pour une
commande \⟨prefix⟩cite. Recherchons l’expression « opcit » qui correspond à
la chaîne de langue (☞ p. 120, 14.4.1) qui renvoie « op. cit. ».
On la trouve rapidement dans une macro qui s’appelle cite:title.
1
2
\newbibmacro*{cite:title}{%
\printtext[bibhyperlink]{%
3
\printfield[citetitle]{labeltitle}%
4
\setunit{\nametitledelim}%
5
\bibstring[\mkibid]{opcit}}}
128
Autres exemples : des véritables op. cit.
§ 15.3
Procédons à l’analyse :
Ligne 1
Le nom de la macro est cite:title.
Ligne 2
La commande \printtext sert à deux chose : à mere directement un texte en s’assurant que biblatex gère la ponctuation ou
bien à assembler plusieurs champs dans un seul bloc typographique. Ici, nous avons affaire au second usage : bibhyperlink
signifie que biblatex va s’occuper de mere un lien hypertexte
à l’intérieur du document PDF.
Ligne 3
La commande \printfield imprime un champ. Ici le pseudochamp labeltitle : celui-ci renvoie la valeur du champ shortitle
s’il est défini, sinon celle de title (☞ p. 101, 11.5). Il l’affiche
selon le format citetitle4 .
Ligne 4
Nouvelle unité bibliographique, dont le séparateur est défini
par la commande \nametitledelim.
Ligne 5
La commande \bibstring sert à appeler une chaîne de langue,
ici opcit. Le premier argument, dont la valeur est ici \mkibid,
indique que la chaîne de langue est passée à \mkibid avant
d’être affichée. Cee commande qu’on peut redéfinir se charge
de la mise en forme : nous avons parlé plus haut de la manière
de s’en servir pour avoir les abréviations latines (☞ p. 120, 14.4)
en italiques.
La ligne qui nous intéresse est donc la ligne 3, puisque nous voulons conditionner l’affichage du champ titre : s’il n’y a qu’une seule œuvre pour l’auteur
courant, on peut ne pas l’afficher. Il suffit de redéclarer la macro, en insérant le
test conditionnel :
1
2
3
\renewbibmacro*{cite:title}{%
\printtext[bibhyperlink]{%
\ifsingletitle{}{\printfield[citetitle]{labeltitle}}%
4
\setunit{\nametitledelim}%
5
\bibstring[\mkibid]{opcit}}}
Les éditeurs et gérants de revues peuvent très bien définir leurs propres
fichiers .cbx et .bbx pour obtenir un ensemble cohérent de styles. Ces fichiers, qui contiennent drivers et macros bibliographiques, doivent commencer par certaines commandes : nous renvoyons à la documentation de
biblatex 5 .
4 On
pourrait si on voulait définir une autre manière d’afficher ce champ grâce à la commande
\DeclareFieldFormat. Voir L, « Formaing Directives », op. cit.
5 Philipp L, « Author Guide », dans : e biblatex Package.
129
Troisième partie
Faciliter la navigation
« and on ne sait pas où on va, il faut y aller… et le
plus vite possible ! »
Devise shadok
131
Chapitre 16
Renvois internes
Dans ce court chapitre nous allons nous intéresser à la manière de faire des renvois
à l’intérieur d’un document. Il s’agit de permere d’afficher des textes du type : « Nous
renvoyons au chapitre N. page P. »
16.1
Étiqueter des emplacements : \label
Pour pouvoir faire des renvois internes, il est nécessaire de placer des « étiquees » aux endroits vers lesquels on souhaite renvoyer. Cet étiquetage se fait
avec la commande \label{⟨etiquee⟩}.
Lors de la relecture, il peut être intéressant d’avoir les étiquees affichées en marge. On utilisera pour ce faire le package showlabels.
16.2
Se servir des étiquettes
Après avoir avoir placé des étiquees, on peut y renvoyer. Il suffit d’insérer une commande de renvoi à l’endroit souhaité. Il est toutefois nécessaire de
compiler deux fois avec XELATEX. À la première compilation, XELATEX note les
emplacements des étiquees dans un fichier. À la seconde compilation, il lit ce
fichier afin de procéder aux renvois.
Si vous modifiez votre texte, il faudra de nouveau compiler deux fois.
En effet, les numéros de pages, de titres, de légendes, etc. peuvent avoir
changé. Il faut donc que XELATEX les apprenne à nouveau. En résumé, pour
avoir un document correct il faut :
1. Compiler avec XELATEX ;
2. Compiler avec Biber afin d’ajouter les références bibliographiques ;
133
Chapitre 16
Renvois internes
3. Compiler avec XELATEX ;
4. Re-compiler avec XELATEX, car l’ajout des références bibliographiques
a pu modifier le positionnement des étiquees.
Tout ceci peut paraître bien compliqué et risque d’entraîner des oublis.
C’est pourquoi il est conseillé d’utiliser le programme latexmk dont nous
parlons en annexe (☞ p. 235, D).
16.2.1 Renvoyer à une page
Pour renvoyer au numéro de page correspondant à l’étiquee ⟨etiquee⟩, on
utilise la commande \pageref{⟨etiquee⟩}.
1
blabla \label{etiquette}
2
…
3
Nous renvoyons à la page~\pageref{etiquette}.
16.2.2 Renvoyer à un numéro de section
Pour renvoyer à un numéro de section, on utilise la commande \ref.
1
\section{Section} \label{etiquette}
2
…
3
Nous renvoyons à la section~\ref{etiquette}.
16.2.3 Renvoyer à un titre de section
Pour renvoyer à un titre de section, on utilise la commande \nameref.
1
\section{Section} \label{etiquette}
2
…
3
Nous renvoyons à la section
\enquote{\nameref{etiquette}}.
Toutefois cee commande n’est pas disponible en standard : elle est proposée
par le package hyperref . Il faut donc charger ce package dans le préambule. Nous
documentons plus loin quelques fonctionnalités de ce package (☞ p. 141, 17.6).
16.3 Où placer la commande \label ?
Pour le moment, nous n’avons vu que des renvois vers des sections, mais le
système de renvois est beaucoup plus souple.
Une étiquee permet de renvoyer à tout élément numéroté, comme un titre,
une note de bas de page, une légende de floant. Elle peut aussi renvoyer à un
endroit précis en indiquant la page.
134
Comment nommer ses étiquees ?
§ 16.4
– Si l’étiquee \label est placée dans une commande d’élément numéroté, elle renvoie à cet élément. Par exemple, pour renvoyer à une figure
(☞ p. 70, 8.4) :
\begin{figure}[paramètre de placement]
1
Insertion de la figure
2
\caption{Légende\label{figure}}
3
4
\end{figure}
5
…
6
Nous renvoyons à la figure~\ref{figure} située p.~\pageref{figure}.
7
– Si la commande est placée ailleurs, elle renvoie à la page courante et à la
section courante1 .
16.4
Comment nommer ses étiquettes ?
Vous êtes bien sûr libre de trouver votre propre système de dénomination
des étiquees. Toutefois il est conseillé d’avoir quelque chose de la forme :
⟨forme⟩:⟨nom⟩, où ⟨forme⟩ désigne le type d’élément vers lequel on renvoie.
Exemples :
1
\footnote{Blabla \label{note:nom}}
2
\section{Titre \label{section:nom}}
1 En réalité il est possible de la placer immédiatement après un élément numéroté pour y renvoyer, mais cela ne s’applique pas aux notes de bas de pages.
135
Chapitre 17
Sommaire et table des
matières
Dans ce chapitre nous verrons comment générer un sommaire ou une table des matières.
Nous en profiterons pour étudier la manière de modifier les chaînes de langue de polyglossia,
ainsi que pour aborder la notion de compteur en LATEX. Nous indiquerons également les bases
de la configuration du package hyperref, qui permet, entre autres, de proposer des signets
dans le PDF généré.
17.1
Une table simple
La manière la plus simple de faire une table des matières est d’utiliser la
commande \tableofcontents. Pour que XELATEX puisse afficher cee table des
matières, il est nécessaire de compiler deux fois : lors de la première compilation,
XELATEX stocke le contenu de la table des matières dans un fichier .toc ; lors de la
seconde compilation, il se sert de ce fichier pour afficher la table des matières.
En règle générale, cee double compilation n’est guère gênante, puisqu’elle est
déjà nécessaire lors de l’utilisation d’une bibliographie (☞ p. 76, 9.2).
La table des matières prend elle-même un certain volume dans le corps
du texte. Par conséquent si votre table des matières se trouve en début d’ouvrage — il serait alors plus juste de l’appeler « sommaire » — elle décale la
pagination lors de son affichage. C’est pourquoi il faut parfois compiler
trois fois :
1. La première fois, XELATEX stocke les informations dans le fichier .toc.
2. La seconde fois, la table des matières s’affiche, décalant la numérotation des pages. XELATEX stocke les nouveaux numéros de pages dans
le fichier .toc.
137
Chapitre 17
Sommaire et table des matières
3. La troisième fois, la table des matières avec les bons numéros de page
s’affiche. Comme sa longueur n’est pas différente de la précédente, il
n’y a cee fois pas de décalage des numéros.
Pour personnaliser l’apparence de la table des matières, on peut utiliser
le package titletoc.
17.2 Choisir la profondeur de la table des matières :
la notion de compteur
Par défaut la commande \tableofcontents affiche tous les niveaux de titre,
depuis \part jusqu’au \subparagraph (☞ p. 29, 3.1). Il est possible de restreindre
la profondeur, ou au contraire de l’étendre ; il suffit de redéfinir un compteur
LATEX : tocdepth.
Un compteur LATEX est un nombre entier stocké dans la mémoire vive de
l’ordinateur. Un compteur peut être appelé à certains endroits et peut également
être modifié. Typiquement, un compteur est associé à un élément numéroté.
Il existe par exemple un compteur page correspondant au numéro de la page,
incrémenté à chaque changement de page et utilisé pour afficher le numéro de
page.
Dans notre cas, le compteur tocdepth n’est pas automatiquement modifié.
En revanche il sert lors de l’affichage de la table des matières. Chaque niveau de
titre possède un numéro (☞ p. 30, 3.1). La commande \tableofcontents affiche
les niveaux de titre dont le numéro est inférieur ou égal à la valeur du compteur
tocdepth.
Le niveau \subsubsection a comme numéro 3. Pour afficher dans la table
des matières tous les niveaux de titres jusqu’au niveau \subsubsection inclus,
il faut donc affecter la valeur 3 à tocdepth. On le fait en utilisant la commande
\setcounter :
1
\setcounter{tocdepth}{3}
2
\tableofcontents
17.3 Table des matières ou sommaire ? Les aînes
de langues de polyglossia
Selon l’usage français, une table des matières se situe en fin d’ouvrage, un
sommaire en début d’ouvrage. Par défaut la commande \tableofcontents indique que nous avons affaire à une « table des matières » et non à un « sommaire ». Comment avoir le terme « sommaire » ? Il suffit de redéfinir la chaîne
de langue.
138
Table des figures et table des tableaux
§ 17.4
Nous avons déjà vu la notion de chaîne de langue (☞ p. 118, 14.4) pour la
bibliographie. Il s’agit ici d’une idée similaire, mais pour le package polyglossia.
La syntaxe est toutefois différente. Comme pour les chaînes de langue de la bibliographie, il faut commencer par découvrir quel est l’élément à modifier, en
cherchant cee fois dans le fichier french.ldf (☞ p. 233, C.4). Vous pouvez repérer une ligne contenant \def\captionsfrench{%. Cee ligne est suivie d’autres
lignes sous la forme : \def\⟨chaine⟩{⟨Valeur⟩}, qui s’enchaînent jusqu’à une accolade fermante.
Pour notre cas, on repère la ligne contenant :
\def\contentsname{Table des matières}%
Notre chaîne de langue est donc \contentsname.
Pour redéfinir une chaîne de langue, il suffit d’écrire, de préférence dans le
préambule :
1
\gappto\captionsfrench{\renewcommand{<\chaine>}{Valeur}}
Dans le cas présent, cela donne :
1
\gappto\captionsfrench{\renewcommand{\contentsname}{Sommaire}}
La commande \def permet de créer de nouvelles commandes. Toutefois
à la différence de la commande \newcommand, les commandes ainsi créées
appartiennent à TEX et non pas à LATEX (☞ p. 12, 1.3).
Définir des commandes en TEX et non en LATEX permet plus de souplesse. Mais cela demande plus de maîtrise technique pour éviter divers
problèmes, comme par exemple des erreurs de compilation. C’est pourquoi
nous n’en parlons pas dans ce livre, sauf ponctuellement.
Les commandes TEX peuvent contenir des « sous-commandes ». Ici
par exemple, la commande \captionsfrench contient la sous-commande
\contentsname. Nous utilisons la commande \gappto pour injecter une souscommande dans une commande déjà définie.
La commande \gappto n’est une commande standard ni de TEX ni de
LATEX. Elle est définie par le package etoolbox, qui est lui même appelé par
polyglossia.
17.4
Table des figures et table des tableaux
En plus de la table des matières, LATEX permet d’afficher une table des tableaux et une table des figures. Il est nécessaire, pour que ces tables soient constituées, que les tableaux et figures aient une légende (☞ p. 70, 8.4).
Pour la table des tableaux, il faut utiliser la commande \listoftables et pour
celle des figures \listoffigures.
139
Chapitre 17
Sommaire et table des matières
17.5 Plusieurs tables des matières
La commande \tableofcontents ne fonctionne qu’une seule fois dans un
document LATEX. Comment faire si on souhaite avoir un sommaire et une table
des matières, ou bien une table des matières à la fin de chaque partie ?
17.5.1 Un sommaire en plus d’une table des matières
Bien que cee pratique soit un peu désuète et rarement utile, on peut souhaiter avoir une table des matières en fin de travail et un sommaire en début.
On utilise alors le package shoroc. Celui-ci définit une commande \shorttoc
{⟨titre⟩}{⟨niveau⟩}.
Pour un sommaire qui ne reprendrait que les niveaux de section et de chapitre, il suffit donc d’écrire :
1
\shorttoc{Sommaire}{0}
17.5.2 Sommaires partiels
Si l’on désire mere un sommaire au début de chaque chapitre, il faut utiliser
le package minitoc 1 en lui passant l’option fren. On doit alors activer les minisommaires grâce à la commande \dominitoc :
1
\usepackage[french]{minitoc}
2
\dominitoc
Pour afficher les mini-sommaires il faut placer la commande
endroits voulus, par exemple après chaque titre de chapitre.
1
\chapter{A}
2
\minitoc
3
…
4
\chapter{B}
5
\minitoc
\minitoc
aux
Le package ne peut calculer correctement les sommaires que si la commande \tableofcontents est utilisée. Si vous souhaitez n’afficher que des
mini-sommaires mais pas de table générale des matières — ce qui est une
idée assez étrange — vous pouvez utiliser \faketableofcontents à la place
de \tableofcontents.
Pour afficher des mini-sommaires par parties, il faut utiliser la commande
Par exemple :
\parttoc.
1 Jean-Pierre
D, e minitoc package.
140
Des signets dans le PDF : le package hyperref
1
\part{A}
2
\parttoc
3
\chapter{1}
4
\chapter{2}
5
…
6
\part{B}
7
\parttoc
8
…
§ 17.6
Le package minitoc est très complexe et contient de nombreuses subtilités ;
il permet par exemple de choisir facilement les styles du sommaire. Nous renvoyons au manuel pour plus de détails2 .
17.6
Des signets dans le PDF : le paage hyperref
Certains PDFs proposent des signets qui permeent d’accéder rapidement
à un endroit précis du document3 . Il est possible avec LATEX d’obtenir un PDF
contenant des signets correspondant aux différents niveaux de titre. Pour ce
faire il faut utiliser le package hyperref .
Ce package propose de nombreuses fonctionnalités : nous avons vu qu’il
permeait notamment de créer des renvois vers les titres de sections (☞ p. 134,
16.2.3). Mais il introduit aussi des liens cliquables en interne, par exemple entre
un appel de note de bas de page et la note correspondante. Il permet aussi de
configurer un certain nombre de méta-données du document PDF.
17.6.1
Signet de navigation
Pour générer des signets correspondant au plan du travail, il suffit simplement d’appeler le package et de compiler deux fois — ce qui est de toute façon
nécessaire pour obtenir la table des matières.
Un problème se pose toutefois lorsque l’on utilise un titre non numéroté
(☞ p. 30, 3.1.1). En dépit de la commande \addcontentsline, ce titre n’est pas
ajouté dans la liste des signets. Il faut en fait faire précéder cee commande de
\phantomsection.
1
\phantomsection
2
\addcontentsline{toc}{chapter}{Introduction}
3
\chapter*{Introduction}
2 Notamment Jean-Pierre D, « Typeseing of the mini-tables », dans : e minitoc package.
3 L’utilisation concrète de ces signets dépend du lecteur PDF.
141
Chapitre 17
Sommaire et table des matières
17.6.2 Réglage des liens
Par défaut, hyperref encadre en rouge les liens hypertextes. Ces cadres n’apparaissent pas à l’impression.
On peut vouloir les faire disparaître aussi du document PDF. Il faut alors
indiquer :
1. e nous voulons que les liens soient colorés et non encadrés.
2. e nous voulons que la couleur soit le noir. En effet la couleur des liens
est conservée à l’impression, contrairement à la couleur des cadres.
Nous allons pour cela utiliser la commande \hypersetup dans le préambule.
La commande prend comme argument des paramètres du package, séparés par
des virgules. Pour notre cas, les arguments nécessaires sont :
1
\hypersetup{colorlinks=true,
2
citecolor=black,
3
filecolor=black,
4
linkcolor=black,
5
urlcolor=black}
colorlinks=true indique que nous colorons les liens au lieu de les entourer.
Pour hyperref il existe plusieurs types de liens dont la couleur est configurable.
Ici nous indiquons qu’il faut mere en noir les types de liens suivants :
– les liens de renvois d’une référence bibliographique abrégée à la référence
complète ;
– les liens appelant des fichiers externes au PDF ;
– les liens internes (notes de bas de pages, renvois) ;
– les liens externes.
142
Chapitre 18
Index
Dans ce chapitre nous verrons comment faire un ou plusieurs index1 .
18.1
Faire un index simple avec imakeidx
18.1.1
Principe de base
Pour indexer un document, il faut utiliser le package imakeidx et placer dans
le préambule la commande \makeindex2 .
1
\usepackage{imakeidx}
2
\makeindex
Indexer son document
On indexe son document avec la commande \index{⟨entrée⟩}. L’entrée apparaît dans l’index sous la forme indiquée par l’argument ⟨entrée⟩, suivie du
numéro de la page où cee commande est placée dans le texte.
Dans l’exemple qui suit3 , l’index comporte ainsi cinq entrées : « Charlemagne », « Adrien », « Tassilon », « Formose » et « Damase » :
1
Tandis que Charle\index{Charlemagne} était à Rome, il convint
2
avec le pape Adrien\index{Adrien} qu’ils enverraient de concert
1 Je
remercie ma sœur Enimie pour l’avoir rédigé en grande partie.
imakeidx remplace à la fois le makeindex et le splitindex, dont il reprend les commandes.
Il est plus simple à utiliser, notamment pour la mise en page de l’index 25, et ne nécessite qu’une
compilation, contrairement à ses prédécesseurs. Pour obtenir des informations sur les commandes
d’indexation, il faut consulter les manuels de makeindex et de SplitIndex.
3 É, Annales, Année 781, dans : Collection des mémoires relatifs à l’histoire de France, trad.
par François G, Paris : Brière, 1824, p. 23.
2 Le
143
Chapitre 18
Index
3
des ambassadeurs à Tassilon, duc de Bavière\index{Tassilon}
4
\textelp{}
5
Les hommes choisis et envoyés dans cette ambassade furent, de
6
la part du pape, les évêques Formose\index{Formose} et
7
Damase\index{Damase}\textelp{}.
Lorsqu’une entrée est référencée deux fois dans la même page, cee page
n’est indiquée qu’une seule fois.
Il vaut mieux accoler la commande \index{⟨entrée⟩} directement au
mot à indexer, sans laisser d’espace, pour éviter toute ambiguïté en cas de
changement de page.
L’indexation d’un texte n’est pas automatique. Il faut placer \index{⟨entrée⟩}
à chaque endroit que l’on veut référencer. On peut bien sûr créer une commande
spécifique pour combiner l’indexation avec d’autres actions.
Ainsi, pour indexer automatiquement tous les noms propres d’un texte, déclarons la commande suivante :
1
\newcommand\auteur[2]{#1~\textsc{#2}\index{#2, #1}\xspace}
Il suffit ensuite, au cours de la rédaction de son texte, de frapper, par exemple,
\auteur{Victor}{Hugo} pour obtenir « Victor H » dans le corps de son texte,
indexé sous l’entrée « Hugo, Victor ».
Générer l’index
Si notre fichier principal s’appelle exemple.tex, la commande \makeindex indique à LATEX, lors de la compilation avec XELATEX, de créer un fichier exemple.idx,
contenant la liste de toutes les entrées. LATEX génère aussi un fichier exemple.ilg
qui contient les messages de compilation de l’index, et un fichier exemple.ind
qui contient l’index formaté. L’index apparaît dans le document à l’emplacement
que l’on a indiqué par la commande \printindex.
18.1.2 Allons plus loin
Créer des subdivisions
Il est possible, avec imakeidx, de créer des subdivisions et des subsubdivisions pour chaque entrée de l’index. La subdivision se crée de la manière
suivante : \index{⟨entrée⟩!⟨sous-entrée⟩}. La sous-sous-entrée, logiquement, se
crée ainsi : \index{⟨entrée⟩!⟨sous-entrée⟩!⟨sous-sous-entrée⟩}. On ne peut cependant avoir que ces trois niveaux d’indexation.
On peut ainsi référencer autrement notre premier exemple, en créant les
entrées « Évêques » et « Ducs » que l’on subdivise :
144
Faire un index simple avec imakeidx
§ 18.1
1
Tandis que Charle\index{Charlemagne} était à Rome, il convint
2
avec le pape Adrien\index{Adrien} qu’ils enverraient de concert
3
des ambassadeurs à Tassilon, duc de Bavière\index{Ducs !Tassilon}.
4
\textelp{}
5
Les hommes choisis et envoyés dans cette ambassade furent, de la
6
part du pape, les évêques Formose\index{Évêques !Formose}
7
et Damase\index{Évêques !Damase}\textelp{}.
Supposons que ce texte soit à la page 5 ; on obtient ainsi dans l’index :
Adrien, 5
Charlemagne, 5
Ducs
Tassilon, 5
Évêques
Damase, 5
Formose, 5
Bien entendu, on pourrait encore rajouter une subdivision, en distinguant
par exemple « Clercs » et « Laïcs », et dans la première catégorie en distinguant
« Évêques » et « Papes ».
Faire des références croisées
Pour qu’une entrée dans l’index renvoie à une autre entrée, on utilise la
commande \index{⟨entrée⟩|see⟨entrée à laquelle on renvoie⟩}.
Ainsi, \index{Tassilon|see{Ducs}} donne dans l’index :
Tassilon, voir Ducs
La traduction de see change selon la langue indiquée comme \setmainlanguage
(☞ p. 22, 2.2.3).
Créer des entrées sur plusieurs pages
Si l’on veut référencer dans l’index non pas un mot mais un passage, il faut
placer la commande \index{⟨entrée⟩|(} au début du passage à indexer et la commande \index{⟨entrée⟩|)} à la fin. Si le passage commence à la page x et se
termine à la page y, on obtient dans l’index :
entrée x-y
145
Chapitre 18
Index
Entrées formatées
L’indexation avec LATEX ne gère pas correctement les accents indiqués dans
l’argument de la commande \index : il classe les mots commençant par un accent à la fin de l’index. La syntaxe \index{⟨entrée⟩@⟨entrée formatée⟩} permet
de résoudre ce problème. Ainsi, si l’on veut créer une entrée « écrivains », qui
soit triée à « e », il faut insérer \index{ecrivains@écrivains}.
La commande \index{⟨entrée⟩@⟨entrée formatée⟩} permet donc de classer
une entrée où l’on veut dans l’index. Pour faire apparaître, par exemple, les empereurs romains dans l’ordre chronologique et non dans l’ordre alphabétique,
on peut utiliser les commandes suivantes :
1
\index{Empereurs !empereur1@Auguste}
2
\index{Empereurs !empereur2@Tibère}
3
\index{Empereurs !empereur3@Claude}
4
et ainsi de suite.
On obtient alors :
Empereurs
Auguste, x
Tibère, y
Claude, z
Cee syntaxe est aussi utile pour mere en évidence une entrée dans l’index en modifiant son aspect : \index{⟨entrée⟩@\textbf{⟨entrée formatée⟩}}, fait
apparaître l’entrée en gras dans l’index. Ceci est valable pour toutes les commandes agissant sur la fonte. Modifions ainsi comme suit la commande \auteur
que l’on a créée précédemment (☞ p. 144, 18.1.1) :
1
2
\newcommand{\auteur[2]}{%
#1~\textsc{#2}\index{#2 #1@\textsc{#2}, #1}\xspace}
Désormais, mere \auteur{Victor}{Hugo} produit dans l’index « H, Victor ».
Formater le numéro des pages
Il peut arriver, lorsqu’une entrée est très souvent représentée dans un texte
indexé, que l’on veuille mere en valeur une de ses occurrences, en faisant apparaître en gras dans l’index le numéro de la page où elle se situe : on utilise
alors la commande \index{⟨entrée⟩|textbf}.
Il s’agit bien de |textbf, non de |\textbf.
146
Faire un index simple avec imakeidx
§ 18.1
De même pour faire apparaître le numéro de la page en italique utilise-t-on
la commande \index{⟨entrée⟩|textit}.
Si vous utilisez le package hyperref , vous constaterez que celui-ci insère des liens hypertextes vers les pages au sein de l’index. Toutefois si une
de ces pages est formatée, le lien disparaît. Nous expliquons sur notre site
comment éviter ce problème4 .
18.1.3
elques options du paage imakeidx
La commande \makeindex peut recevoir des arguments optionnels sous la
forme \makeindex[⟨clef=valeur⟩] ; s’il y a plusieurs arguments, ils doivent être
séparés par une virgule. En voici trois5 :
title
Permet de changer le nom de l’index, qui par défaut est « Index ». Par exemple, le code suivant permet d’avoir un index
intitulé « Index rerum »
1
columns
\makeindex[title = Index rerum]
Indique le nombre de colonnes. Par défaut, l’index est en
deux colonnes. Si l’on veut un index en une seule colonne,
il suffit de mere :
1
intoc
\makeindex[title = Index rerum, columns = 1]
Indique si l’index doit apparaître ou non dans la table des
matières. Par défaut, l’index n’apparaît pas dans la table des
matières. Pour l’y mere, il suffit d’ajouter cet argument dans
la liste.
1
\makeindex[title = Index rerum, columns = 1, intoc]
Il existe une autre commande, la commande \indexsetup, qui peut, elle aussi, recevoir plusieurs arguments sous la forme {⟨clef=valeur⟩}. Voici ceux qui
peuvent être utile lorsque l’on n’a qu’un index (nous en verrons quelques autres
à la section suivante) :
level
4 Maïeul
Indique le niveau de division (section, chapitre, etc) auquel
correspond l’index. Par défaut, il s’agit de \chapter*.
R, Pages en gras avec un lien hypertexte dans un index,  :
http : / /
geekographie.maieul.net/59.
5 Nous en verrons un quatrième pour les index multiples, et un autre lorsque nous évoquerons le
formatage de l’index. Pour une liste exhaustive, voir Claudio B et Enrico G, Package
imakeidx.
147
Chapitre 18
Index
toclevel
Indique le niveau de division (section, chapitre, etc) auquel
correspond l’index dans la table des matières. À l’inverse de
l’argument précédent, il n’y a pas de contre-oblique :
1
\indexsetup[level=\section*, toclevel=section]
Pour terminer, voici la commande \indexprologue[⟨espace⟩]{⟨texte⟩} qui
permet de mere un prologue avant l’index. La commande se place juste avant
\printindex6 . L’argument ⟨espace⟩ (par défaut \bigskip) indique l’espace entre
le prologue de l’index et la première entrée ; il doit contenir une commande d’espacement vertical (☞ p. 209, 24.1). L’argument {⟨texte⟩} contient le prologue en
lui même. Par exemple, pour un index des notions :
1
\indexprologue{Les numéros en gras renvoient aux définitions de notions.}
2
\printindex
18.2 Faire plusieurs index
18.2.1 Définir ses index
Le package imakeidx permet de faire plusieurs index pour un même document. La première étape consiste à définir ces index. On les déclare dans le préambule en utilisant pour chaque index la commande \makeindex, déjà étudiée.
Chaque index reçoit un nom abrégé — à ne pas confondre avec son titre — qui
permera ensuite d’indiquer à quel index appartient telle entrée indexée dans
votre document. Le nom abrégé de l’index est indiqué comme option à la commande \makeindex.
Ainsi, pour faire un index des noms propres et un index général, on peut
déclarer :
1
\makeindex[title=Index principal]
2
\makeindex[name=npr, title=Index des noms propres]
On remarque ici qu’aucun nom n’a été donné à l’index principal : dans ce
cas, le nom abrégé est automatiquement « idx ». À la compilation, seront crées,
en plus des fichiers exemple.idx, exemple.ilg et exemple.ind, les fichiers npr.idx,
npr.ilg et npr.ind.
18.2.2 Indexer son texte
Une fois les index déclarés, il faut passer à l’indexation proprement dite. Le
principe est le même que pour un seul index, mais au lieu de \index{⟨entrée⟩},
on utilise : \index[⟨nom abrégé⟩]{⟨entrée⟩}.
6 Il
peut y avoir autant de prologues que d’index.
148
Indexer ses sources
§ 18.3
Toutes les entrées indiquées par \index{⟨entrée⟩} sans l’argument ⟨nom
abrégé⟩, sont automatiquement placées dans l’index général « idx ».
On peut ainsi indexer notre texte d’Éginhard de la façon suivante :
1
\index{Charles et la papauté|(}
2
Tandis que Charle\index[npr]{Charlemagne} était à Rome, il convint
3
avec le pape Adrien\index[npr]{Adrien} qu’ils enverraient de concert
4
des ambassadeurs à Tassilon, duc de Bavière\index[npr]{Tassilon}
5
\textelp{}
6
Les hommes choisis et envoyés dans cette ambassade furent, de
7
la part du pape, les évêques Formose\index[npr]{Formose} et
8
Damase\index[npr]{Damase}(…)\index{Charles et la papauté|)}.
18.2.3
Imprimer les index
Pour imprimer un index, il suffit d’utiliser la commande \printindex en lui
passant le nom abrégé de l’index en option. Ainsi, pour imprimer l’index général
suivi de celui des noms propres :
1
\printindex
2
\printindex[npr]
Si l’on veut regrouper tous les index en un seul chapitre dont chaque
index est une section, on utilisera la commande \indexsetup. On peut lui
passer comme option [⟨noclearpage⟩], pour éviter que chaque index commence à une nouvelle page. Bien sûr, chaque index peut avoir son propre
prologue. Voici un exemple :
1
\indexsetup{level=\section*,toclevel=section,noclearpage}
2
...
3
\chapter*{Indices}
4
\indexprologue{Les numéros en gras renvoient aux définitions de notions.}
5
\printindex
6
7
\indexprologue{Les auteurs anciens sont indiqués en italiques.}
8
\printindex[npr]
18.3
Indexer ses sources
Nous allons maintenant voir comment utiliser les possibilités de biblatex et
de imakeidx pour établir un index des sources primaires.
Pour comprendre cee section, vous devez vous être familiarisé avec les indications sur les macros bibliographiques (☞ p. 121, 15.1).
149
Chapitre 18
Index
18.3.1 Premier essai
La documentation de biblatex 7 nous informe qu’il existe au chargement du
package une option indexing qui permet d’indexer automatiquement les références bibliographiques. Comme nous ne souhaitons indexer que les références
appelées par les commandes \⟨prefix⟩cite — et non celles appelées par la commande \printbibliography — nous aribuons la valeur cite à cee option.
1
\usepackage[indexing=cite]{biblatex}
Étant donné qu’il faut à la fois interpréter le fichier .bib et faire un index,
nous devons procéder aux compilations dans l’ordre suivant :
1. Compilation avec XELATEX.
2. Compilation avec Biber.
3. Compilation avec XELATEX pour que les données bibliographiques soient
intégrées dans l’index.
On constate cependant deux problèmes :
1. La bibliographie se trouve mêlée aux autres entrées de l’index.
2. Plus grave : nous avons des entrées pour les auteurs et des entrées pour
les titres, au lieu d’avoir des entrées sous la forme : Auteur!Titre.
En outre nous aimerions :
1. Limiter l’indexation aux sources primaires.
2. Indexer aussi, comme troisième niveau d’index, le champ titleaddon qui
nous sert pour les divisions de source (☞ p. 112, 13.4).
18.3.2 Création d’un index spécifique
Pour créer un index spécifique aux sources, rien de particulier : il suffit d’utiliser imakeidx et la commande \makeindex :
1
\makeindex[name=sources,title=Sources]
18.3.3 Modifications des macros de biblatex
Nous avons donc notre index spécifique. Mais encore faut-il que nous disions
à biblatex d’y écrire son index. Pour ce faire nous allons d’abord redéfinir la
macro citeindex qui est appelée à chaque commande \⟨prefix⟩cite.
7 L,
« Package Options », op. cit.
150
Indexer ses sources
1
2
3
§ 18.3
\renewbibmacro{citeindex}{%
\ifciteindex{%
\indexnames[sources]{author}%
4
\indexfield[sources]{indextitle}%
5
\indexfield[sources]{titleaddon}%
6
\index[sources]{---}%
7
}%
8
{}}
ligne 2
la commande \ifciteindex vérifie que l’option indexing de biblatex est bien égale à true ou bien à cite : ce qui suit entre
accolades est exécuté si tel est le cas.
ligne 3
nous indexons le champ author. Nous utilisons le format d’indexation sources.
ligne 4
nous indexons le champ indextitle. Ce champ spécial sert à
avoir dans l’index un autre titre que dans le corps du document. Si ce champ est vide biblatex utilise à la place le champ
title. Nous utilisons le format d’indexation sources.
ligne 5
nous indexons le champ titleaddon. Nous utilisons le format
d’indexation sources.
ligne 6
une des limitations de biblatex est qu’il ne peut indexer qu’un
seul champ à la fois, et n’est pas capable, pour le moment, de
produire des entrées d’index à plusieurs niveaux. Avec cee
macro citeindex, on obtient une indexation séparée pour chaque champ des entrées indexées. Or nous voudrions obtenir
une indexation correspondant à la commande :
1
\index{auteur !titre !titleaddon}
C’est pourquoi nous avons conçu un script dans le langage python8 , qui concatène dans le fichier .idx les trois indexations
en une seule. Mais avant d’utiliser ce script, il faut indexer une
fausse valeur, la valeur ---, qui empêchera le script d’indexer
tous les champs d’une entrée : nous ne voulons pas obtenir une
entrée de la forme :
\index{author !title !titleaddon !author2 !title2 !}
Toutefois, ce script python doit être exécuté avant que LATEX ne
transforme le fichier .idx en fichier .ind. Cee transformation
est faite automatiquement par le package imakeidx. Cependant,
8 Nous
expliquons plus loin comment s’en servir (☞ p. 153, 18.3.5).
151
Chapitre 18
Index
nous pouvons désactiver cet automatisme pour un index particulier, dans le cas présent pour l’index sources. Pour ce faire,
il nous suffit de passer l’option noautomatic à la commande
\makeindex :
1
\makeindex[name=sources,title=Sources,noautomatic]
Il nous faudra alors, après l’exécution du script python, compiler le fichier sources.idx avec le script MakeIndex, afin de produire un fichier sources.ind :
makeindex sources.idx
Après cela, la compilation avec XeLaTeX affiche correctement l’index.
18.3.4 Fomat d’indexation biblatex
Nous avons dit que nous utilisions le format d’indexation sources. Un format
d’indexation biblatex est simplement la description de l’opération que biblatex
effectue lorsqu’il doit indexer un champ. Il nous faut donc définir ce format grâce
aux commandes \DeclareIndexNameFormat et \DeclareIndexFieldFormat.
Indexation des noms
1
\DeclareIndexNameFormat{sources}{%
2
\usebibmacro{index:name}{\index[sources]}{#1}{#3}{#5}{#7}
3
}
Nous indiquons en première ligne que nous déclarons un format d’indexation sources pour les noms propres. Dans la ligne suivante, nous déclarons ce
que nous faisons : nous appelons une macro index:name.
Cee macro est déjà définie par biblatex. Elle reçoit plusieurs arguments. Le
premier argument est la commande à exécuter : ici \index[sources], qui permet
d’indexer dans l’index sources défini plus haut. Les autres arguments sont repris
des codes de biblatex et désignent les différentes parties du nom à indexer9 .
Indexation des autres amps
1
\DeclareIndexFieldFormat{sources}{%
2
\ifcurrentfield{indextitle}{\index[sources]{#1@\emph{#1}}}%
3
{\index[sources]{#1}}%
4
}
9 Nous renvoyons le lecteur à la documentation de biblatex : Philipp L, « Formaing
Directives », dans : e biblatex Package.
152
Indexer ses sources
§ 18.3
La commande \DeclareIndexFieldFormat sert à déclarer la manière d’indexer les champs qui ne sont ni des listes ni des noms. La valeur #1 correspond
à la valeur du champ à indexer. En deuxième ligne, nous vérifions grâce à la
commande \ifcurrentfield, que le champ est indextitle : si c’est le cas, nous
l’indexons dans l’index source en meant l’emphase sur le titre pour l’affichage
final. Sinon, nous l’indexons simplement dans l’index source.
18.3.5
Compilation et concaténation des index
Après la compilation XELATEX, nous obtenons un fichier sources.idx. Si vous
l’ouvrez vous constaterez que nous avons des entrées sous la forme :
1
\indexentry{Author}{page}
2
\indexentry{Titleindex@\emph
3
\indexentry{Titleaddon}{page}
4
\indexentry{---}{page}
{Titleindex}}{page}
Nous souhaitons remplacer ces entrées par des entrées sous la forme :
1
\indexentry[sources]{Author@Author !Titleindex@
2
\emph
{Titleindex} !Titleaddon@Titleaddon}{page}
L’auteur de ces lignes a développé un script permeant d’automatiser cee
transformation. Par ailleurs ce script modifie également l’ordre de tri pour tenir
compte des accents.
Pour utiliser ce script, il vous faut :
– Avoir le logiciel Python installé sur votre ordinateur. Ce logiciel est installé en standard sous Mac Os X et sur la plupart des distributions Linux,
mais pas sous Windows10 .
– Télécharger le fichier https://github.com/maieul/indexation-sources/
zipball/stable, le décompresser.
– Mere les fichiers index.py et roman.py dans le répertoire du fichier .idx.
– Ouvrir le fichier index.py et modifier la ligne 8 en remplaçant xxx.idx par
le nom du fichier à concaténer, en l’occurence sources.idx.
– En ligne de commande (☞ p. 231, C) se rendre dans le répertoire, puis
frapper l’entrée : python index.py.
Après cee concaténation nous devons compiler l’index « sources » en ligne
de commande, via le script MakeIndex :
makeindex sources
10 Python
for windows,  : http://www.python.org/download/windows/.
153
Chapitre 18
Index
18.3.6 Raffinement
Nous souhaitons n’indexer que les sources primaires. La solution la plus
simple est d’utiliser dans le fichier .bib un champ personnalisé usera. Le package
biblatex permet en effet à l’utilisateur d’utiliser librement un certain nombre
de champs11 . Dans ce champ, mere 1 si l’entrée est une source primaire, 2 si
l’entrée est une source secondaire.
Il nous suffit de modifier la macro citeindex, en introduisant un test (ligne 3)
sur la valeur du champ usera, grâce à la commande \iffieldequalstr.
1
\renewbibmacro{citeindex}{%
2
\ifciteindex{%
3
\iffieldequalstr{usera}{1}{%
\indexnames[sources]{author}%
4
5
\indexfield[sources]{indextitle}%
6
\indexfield[sources]{titleaddon}%
7
\sindex[sources]{---}%
}{}}%
8
{}}
9
18.3.7 Résumé des diverses compilations
Pour obtenir un index des sources primaires, une fois tous les fichiers mis
en place, il nous faut donc procéder dans le terminal aux opérations suivantes :
1.
xelatex xxx.tex
2.
biber xxx
3.
xelatex xxx.tex12
4.
python index.py
5.
makeindex sources
6.
xelatex xxx
Évidemment, il peut être fastidieux de se souvenir de l’ensemble de ces
opérations, de les faire et refaire…
Il existe un programme nommé latexmk qui permet d’automatiser ce
genre d’opération : nous en parlons en annexe (☞ p. 235, D).
11 La liste de ces champs est fournie dans Philipp L, « Custom Fields », dans : e biblatex
Package.
12 Si un sommaire se situe en début d’ouvrage, il peut être nécessaire de compiler plusieurs fois.
154
atrième partie
Autres outils pour les sciences
humaines
« Le golf ? Un sport où l’on doit tenter de contrôler une
balle avec des outils tout à fait inadaptés à cet effet. »
omas Woodrow W, Président des États-Unis
d’Amérique
155
Chapitre 19
Gestion des références
bibliques avec Bibleref
On peut évidemment considérer la Bible comme une référence bibliographique comme
une autre, et inclure ses livres dans la bibliographie générale. La présentation d’une référence biblique dière toutefois bien souvent de celle d’une référence bibliographique. C’est
pourquoi on peut utiliser le package bibleref et sa traduction bibleref-french.
19.1
Chargement du paage et options
Pour que nos références bibliques soient en français, il suffit simplement
d’appeler le package bibleref-french. Celui-ci charge alors le package bibleref .
1
\usepackage{bibleref-french}
Au cours de la rédaction de ce livre, ce package a été amélioré. Nous
documentons certaines de ces améliorations.
Veillez donc à avoir la dernière version du package, en procèdant, si
besoin, à une mise à jour (☞ p. 225, A.5).
19.1.1
Forme catholique ou protestante
Le livre que les protestants appellent « Ésaïe » est appelé « Isaïe » chez
les catholiques. Pour choisir la forme protestante, il suffit de passer l’option
protestant à l’appel du package. Le package uniformise les références.
1
\usepackage[protestant]{bibleref}
157
Chapitre 19
Gestion des références bibliques avec Bibleref
19.1.2 Styles de références
Les éditions de la Bible divergent parfois sur la manière d’afficher une référence biblique. En outre, les références peuvent s’afficher tantôt en version
abrégée, tantôt en version complète. C’est pourquoi il existe plusieurs styles de
références bibliques.
On choisit son style par la commande \biblerefstyle{⟨style⟩}, de préférence dans le préambule, ou bien par une option de package :
1
\usepackage[<style>]{bibleref}
La liste des styles est présentée dans le tableau ci-dessous :
Style
default
defaultshorter
jerusalem
colombe
colombefull
NBS
NBSfull
TOB
TOBfull
text
Exemple
2 Corinthiens 12, 1–5 ; 7 ; Qohélet 1, 3 ;
2, 5 ; Isaïe 10
2 Co 12, 1–5 ; 7 ; Qo 1, 3 ; 2, 5 ; Is 10
2 Co 12 1–5, 7 ; Qo 1 3 ; 2 5 ; Is 10
2 Co 12.1–5,7 ; Qo 1.3 ; 2.5 ; Es 10
2 Corinthiens 12.1–5,7 ; Qohélet 1.3 ;
2.5 ; Ésaïe 10
2 Co 12.1-5,7 ; Qo 1.3 ; 2.5 ; Es 10
2 Corinthiens 12.1-5,7 ; Qohélet 1.3 ; 2.5 ;
Ésaïe 10
2 Co 12.1-5, 7 ; Qo 1.3 ; 2.5 ; Es 10
2 Corinthiens 12.1-5, 7 ; Qohélet 1.3 ;
2.5 ; Ésaïe 10
Deuxième Épître aux Corinthiens, chapitre douze verset un à cinq, sept ; Livre
du Qohélet, chapitre un verset trois,
chapitre deux verset cinq ; Livre d’Isaïe,
chapitre dix
En l’absence de style précisé, c’est le style « default » qui l’emporte. Il est
évidemment possible de créer ses propres styles : nous renvoyons au manuel de
bibleref pour en savoir plus1 .
1 Nicola T, « Defining New Styles », dans : bibleref.sty v1.14 : a LATEX2e package for typeseing bible references.
158
Référencer un passage biblique
19.2
§ 19.2
Référencer un passage biblique
La syntaxe pour référencer un passage biblique varie selon que l’on souhaite
référencer un livre en entier, un chapitre ou certains versets seulement. Voici
l’ensemble des syntaxes disponibles2 :
Syntaxe
\bibleverse{Ex}
\bibleverse{Ex}(20:)
\bibleverse{Ex}(20:17)
\bibleverse{IICo}(12:21)
\bibleverse{IICo}(12:21-32)
\bibleverse{Ex}(20:17)(21:3)
\bibleverse{Ex}(15:)(17:)(20:)
\bibleverse{Ap}(1:2,5,7-9,11)
\bibleverse{ICh}(1:3)-(2:7)
\bibleverse{Lc}(1,4-5,8:)
Résultat
Exode
Exode 20
Exode 20, 17
2 Corinthiens 12, 21
2 Corinthiens 12, 21–32
Exode 20, 17 ; 21, 3
Exode 15 ; 17 ; 20
Apocalypse 1, 2 ; 5 ; 7–9 ; 11
1 Chroniques 1, 3–2, 7
Luc 1 ; 4–5 ; 8
Voici la liste des abréviations des livres :
Abréviation
Gn
Ex
Lv
Nb
Dt
Jos
Jg
Rt
IS
IIS
IR
IIR
ICh
IICh
Esd
Ne
Est
Tb
Jdt
IM
2 Nous
Livre
Genèse
Exode
Lévitique
Nombres
Deutéronome
Josué
Juges
Ruth
1 Samuel
2 Samuel
1 Rois
2 Rois
1 Chroniques
2 Chroniques
Esdras
Néhémie
Esther
Tobit
Judith
1 Maccabées
ne faisons ici que reprendre le manuel.
159
Chapitre 19
Gestion des références bibliques avec Bibleref
Abréviation
IIM
Jb
Ps
Pr
Qo
Ct
Sg
Si
Is
Es
Jr
Lm
Ba
Ez
Dn
Os
Jl
Am
Ab
Jon
Mi
Na
Ha
So
Ag
Za
Ml
Mt
Mc
Lc
Jn
Ac
Rm
ICo
IICo
Ga
Ep
Ph
Col
I
II
Livre
2 Maccabées
Job
Psaumes
Proverbes
Qohéleth
Cantiques des cantiques
Sagesse
Siracide
Isaïe
Ésaïe
Jérémie
Lamentations
Baruch
Ezéquiel
Daniel
Osée
Joël
Amos
Abdias
Jonas
Michée
Nahum
Habaquq
Sophonie
Aggée
Zacharie
Malachie
Mahieu
Marc
Luc
Jean
Actes
Romains
1 Corinthiens
2 Corinthiens
Galates
Éphésiens
Philippiens
Colossiens
1 essaloniciens
2 essaloniciens
160
Indexer une référence
Abréviation
ITm
IITm
Tt
Phm
He
Jc
1P
2P
IJn
IIJn
IIIJn
Jude
Ap
§ 19.3
Livre
1 Timothée
2 Timothée
Tite
Philémon
Hébreux
Jacques
1 Pierre
2 Pierre
1 Jean
2 Jean
3 Jean
Jude
Apocalypse
Les livres proposés correspondent au canon catholique. On peut ajouter d’autres livres : nous renvoyons à la documentation de bibleref 3 .
19.3
Indexer une référence
On peut remplacer la commande \bibleverse par \ibibleverse. Cee commande, en plus d’afficher indexe une référence biblique en plus de l’afficher.
Il existe en outre deux commandes ayant la même syntaxe que \ibibleverse :
\ibiblechvs, qui n’affiche pas le nom du livre dans le texte, et \ibiblevs qui
n’affiche dans le texte que le numéro de verset.
19.3.1
Tri dans l’index4
Vous pouvez constater que l’ordre de tri dans l’index n’est par défaut pas
très bon. Par exemple, les livres numérotés sont classés à la lere « i ».
Le package fournit des options pour un meilleur tri5 . Au chargement du
package, vous pouvez choisir l’une de ces options :
indexalphac
les livres sont triés par ordre alphabétique, suivant les noms
catholiques.
3 Nicola T, « addbiblebook », dans : bibleref.sty v1.14 : a LATEX2e package for typeseing
bible references.
4 Ce passage reprend, pour l’essentiel, la documentation du package, dont nous sommes l’auteur.
5 Pour l’Ancien Testament, les protestants suivent le canon juif pour son contenu mais utilisent
l’ordre du canon catholique : voir Albert (de) P, « Le canon de l’Ancien Testament », dans :
Introduction à l’Ancien Testament, dir. omas R, Jean-Daniel M et Christophe N,
Genève : Labor et Fides, 2005, p. 18–21.
161
Chapitre 19
Gestion des références bibliques avec Bibleref
indexalphap
les livres sont triés par ordre alphabétique, suivant les noms
protestants.
indexLXX
les livres sont triés dans l’ordre des bibles chrétiennes classiques, pour l’Ancien Testament selon la Septante. L’Ancien
et le Nouveau Testaments ne sont pas séparés.
indextestamentsL les livres sont triés dans l’ordre des bibles chrétiennes classiques, pour l’Ancien Testament selon la Septante. L’Ancien
et le Nouveau Testaments forment deux sections.
indexTOB
les livres sont triés dans l’ordre de la Traduction Œcuménique
de la Bible, pour l’Ancien Testament selon la bible hébraïque,
suivie des deutérocanoniques. L’Ancien et le Nouveau Testaments ne sont pas séparés.
indextestamentsT les livres sont triés dans l’ordre de la Traduction Œcuménique
de la Bible, pour l’Ancien Testament selon la bible hébraïque,
suivie des deutérocanoniques. L’Ancien et le Nouveau Testaments forment deux sections.
indexBHS
les livres de la biblique hébraïque sont triés selon les bibles
hébraïques classiques. La Torah, les Nebiim et les Ketouvim
sont dans la même section. Les deutérocanoniques ainsi que
les livres du Nouveau Testament ne sont pas triés.
indexTanak
les livres de la biblique hébraïque sont triés selon les bibles
hébraïques classiques. La Torah, les Nebiim et les Ketouvim
sont dans trois sections distinctes. Les deutérocanoniques
ainsi que les livres du Nouveau Testament ne sont pas triés.
Pour les options indexTOB et indextestamentsT, le livre d’Esther est considéré
dans sa version hébraïque, et est donc rangé parmis les écrits.
Ainsi pour trier selon l’ordre de la TOB :
1
\usepackage[indexTOB]{bibleref-french}
19.3.2 Un index à part
Par défaut, les références sont indexées dans l’index principal. Il est toutefois
possible de les indexer séparément.
Il faut pour cela d’abord déclarer un nouvel index avec imakeidx (☞ p. 148,
18.2).
1
\newindex[Index des références bibliques]{bible}
162
Espaces insécables
§ 19.4
Il faut ensuite redéfinir la commande \biblerefindex de la manière suivante :
1
\renewcommand{\biblerefindex}[0]{\index[bible]}
Et à l’endroit où l’on souhaite afficher cet index :
1
\printindex[bible]
19.4
Espaces insécables
Le package bibleref-french prévoit d’insérer des espaces insécables :
1. Entre le nombre et le nom quand le nom d’un livre contient un nombre ;
2. Entre le nom du livre et le numéro de chapitre ;
3. Aprè s un tiret demi-cadratin (–) dans un intervalle de versets ;
4. Après les virgules de séparation.
Si beaucoup de références sont indiquées, cela peut amener à des fins de
lignes qui dépassent. Pour éviter cela, on peut autoriser temporairement la coupure des espaces entre un livre et un numéro de chapitre : \BRallowhypbch indique le début de l’autorisation ; \BRforbidhypbch en marque la fin.
163
Chapitre 20
Édition critique et textes
parallèles
Nous allons aborder ici deux packages particulièrement utiles en sciences humaines :
ledmac pour faire des éditions critiques et ledpar (qui ne peut être utilisé séparément de
ledmac) pour éditer un texte et sa traduction en parallèle.
Ces packages contiennent moult fonctionnalités : nous n’en présentons ici que quelque
unes et renvoyons aux manuels pour les autres1 .
Ces packages ont été améliorés durant la rédaction de ce livre. Veillez à
les mere à jour (☞ p. 225, A.5). Dans le gestionnaire de packages, vous ne
trouverez une entrée que pour ledmac, pas pour ledpar. En meant à jour
ledmac vous meez toutefois aussi à jour ledpar.
Un certain nombre de fonctionnalités de ces packages nécessitent pour
fonctionner correctement une double compilation.
20.1
Faire une édition critique avec ledmac
20.1.1
Numéroter les lignes d’un texte
La première fonctionnalité utile de ledmac est de numéroter les lignes d’un
texte. On commence par entourer celui-ci des commandes \beginnumbering et
\endnumbering. Il faut ensuite procéder de deux façons différentes selon que le
texte est en prose ou en vers.
1 Peter W, Herries P et Maïeul R, ledmac : A presumptuous aempt to port
EDMAC, TABMAC and EDSTANZA to LaTeX ; Peter W, Herries P et Maïeul R,
Parallel typeseing for critical editions : the ledpar package.
165
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
Texte en prose
La numérotation des lignes commence, entre ces deux commandes, avec la
commande \pstart et se termine avec la commande \pend :
1
\beginnumbering
2
\pstart %commencer la numérotation
3
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ?
4
Morbi commodo ; ipsum sed pharetra gravida !
5
Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula.
6
Aliquam erat volutpat.
7
8
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero.
9
Quisque facilisis erat a dui.
10
Nam malesuada ornare dolor.
11
Cras gravida, diam sit amet rhoncus ornare,
12
erat
13
\pend %terminer la numérotation
14
\endnumbering
elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
Nous obtenons ainsi :
5
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ? Morbi
commodo ; ipsum sed pharetra gravida ! Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula. Aliquam erat volutpat.
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero. isque facilisis erat a dui.
Nam malesuada ornare dolor. Cras gravida, diam sit amet rhoncus
ornare, erat elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
Tout texte qui n’est pas situé entre \pstart et \pend n’est pas numéroté. Cela
peut donc être utile pour interrompre temporairement la numérotation :
1
\beginnumbering
2
\pstart %commencer la numérotation
3
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ?
4
Morbi commodo ; ipsum sed pharetra gravida !
5
Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula.
6
Aliquam erat volutpat.
7
\pend
8
9
Texte non numéroté
10
11
\pstart Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero.
166
Faire une édition critique avec ledmac
§ 20.1
12
Quisque facilisis erat a dui.
13
Nam malesuada ornare dolor.
14
Cras gravida, diam sit amet rhoncus ornare,
15
erat
16
\pend %terminer la numérotation
17
\endnumbering
elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
La numérotation recommence à zéro à chaque \beginnumbering. Il est toutefois possible d’indiquer de recommencer automatiquement la numérotation à
chaque page via la commande \lineation{page}.
Si vos sections numérotées sont très longues, il peut arriver l’erreur de
compilation « TeX capacity exceeded ». Il faut alors fractionner vos sections en utilisant de temps en temps la commande \pausenumbering suivie
de \resumenumbering au sein de la section numérotée2 .
Cee séquence de commandes correspond grosso-modo à la séquence
\endnumbering\beginnumbering mais sans ré-initialisation de la numérotation.
Texte en vers
La numérotation dans les textes en vers est un peu plus complexe. Les commandes \pstart et \pend disparaissent. Il faut à la place découper son texte en
strophes (« stanza »). Pour commencer la numérotation, nous insérons donc la
commande \stanza. Chaque vers se termine par un &, et le dernier vers de la
strophe par \&.
Il est nécessaire d’indiquer l’indentation de chaque vers de la strophe — faute
de quoi on obtient le message « Missing number » — grâce à la commande
\setstanzaindents{⟨n0 , n1 , n2 , nx ⟩}. L’argument ⟨n0 ⟩ indique l’indentation du
rejet si le vers est trop long pour tenir sur une seule ligne ; ⟨n1 ⟩ correspond au
premier vers, ⟨n2 ⟩ au deuxième et ainsi de suite.
1
\beginnumbering
2
\setstanzaindents{0,0,4,0,0,0,2,2,2,8}
3
\let\endstanzaextra\bigbreak
4
\stanza
5
Berlin setz an.&
6
Es speien die Geschäfte&
7
die wackern Knaben und die Mädchen aus.&
8
Jetz kommt der Feierabend --- aber defte !&
9
Wir springen nur noch eben rasch nach Haus.&
10
Die großen Fraun sind ganz auf neu gemalen.&
11
Wer wird heut abend wohl den Zimt bezahlen ?&
2 On
peut aussi régler la configuration de TEX pour lui allouer plus de mémoire.
167
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
12
Sie lächeln lieb. Das Auto summt heran.&
13
Berlin setzt an.\&
14
15
\stanza
16
Berlin brummt auf.&
17
Wo ich die Paare anseh :&
18
Hier wird ein harter Dienst straff absolviert.&
19
Ein Riesenrummel von Grünau bis Wannsee ---&
20
und alles tadellos organisiert.&
21
Um jeden Schnapstich fühlst du es bestätigt :&
22
Marie stark Geld --- heute wird das Ding getätigt !&
23
Die Spesen fest. Planmäßig der Verlauf ---&
24
Berlin braust auf.\&
25
\endnumbering
donne ainsi3 :
Berlin setz an.
5
10
15
Es speien die Geschäe
die wackern Knaben und die Mädchen aus.
Jetz kommt der Feierabend — aber dee !
Wir springen nur noch eben rasch nach Haus.
Die großen Fraun sind ganz auf neu gemalen.
Wer wird heut abend wohl den Zimt bezahlen ?
Sie lächeln lieb. Das Auto summt heran.
Berlin setzt an.
Berlin brummt auf.
Wo ich die Paare anseh :
Hier wird ein harter Dienst straff absolviert.
Ein Riesenrummel von Grünau bis Wannsee —
und alles tadellos organisiert.
Um jeden Schnapstich ühlst du es bestätigt :
Marie stark Geld — heute wird das Ding getätigt !
Die Spesen fest. Planmäßig der Verlauf —
Berlin braust auf.
Si l’indentation se répète tous les n vers, on peut assigner la valeur n au
compteur (☞ p. 138, 17.2) stanzaindentsrepetition pour ne pas avoir à répéter
l’indentation dans la commande \setstanzaindents.
3 Kurt
T, Berliner Abend.
168
Faire une édition critique avec ledmac
§ 20.1
Ainsi :
1
\setstanzaindents{12,1,0}
2
\setcounter{stanzaindentsrepetition}{2}
est équivalent à :
1
\setstanzaindents{12,1,0,1,0,1,0,1,0,1,0…}
La commande \endstanzaextra permet d’ajouter un contenu à la fin de chaque strophe. Dans l’exemple qui précède, l’espace vertical entre chaque strophe
est ainsi obtenu par la ligne \let\endstanzaextra\bigbreak.
La commande\bigbreak insère un espace vertical ; \let\cmd1\cmd2 est une
commande TEX qui copie la commande \cmd2 dans \cmd1.
Pour obtenir un crochet indiquant les rejets de vers, selon la typographie française traditionnelle, il faut redéfinir la commande \hangingsymbol.
\renewcommand{\hangingsymbol}{[\,}
1
La commande \, sert à insérer une espace fine insécable.
Si vos vers ne possèdent pas d’indentation, meez 0 partout dans la commande \setstanzaindents, sauf pour l’indentation de rejet. S’il y a moins de
vers qu’indiqué dans \setstanzaindents, cela n’est pas problématique, l’inverse
en revanche produit une erreur de compilation.
20.1.2
Aller plus loin
Numéroter les paragraphes
Il est possible d’insérer un nombre à chaque \pstart en utilisant la commande \numberpstarttrue, ce qui permet ainsi de numéroter les paragraphes. À
chaque commande \beginnumbering, la numérotation recommence.
5
1. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ? Morbi commodo ; ipsum sed pharetra gravida ! Nullam sit amet enim.
Suspendisse id : velit vitae ligula. Aliquam erat volutpat.
2. Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero. isque facilisis erat
a dui. Nam malesuada ornare dolor. Cras gravida, diam sit amet
rhoncus ornare, erat elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget
odio.
Pour arrêter la numérotation des \pstarts, utilisez \numberpstartfalse.
169
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
Si chaque \pstart correspond à un paragraphe, il est possible d’automatiser l’insertion des \pstarts et \pends en insérant la commande \autopar
après \beginnumbering.
La numérotation se fait à l’aide d’un compteur pstart. Nous expliquons
plus loin ce qu’est un compteur, comment en modifier l’apparence (☞ p. 201,
23.3.1) et la valeur (☞ p. 208, 23.5). Avec ces informations vous pourrez aisément changer la numérotation des \pstarts.
Il est possible de recommencer la numérotation des lignes à chaque
via \lineation{pstart}.
\pstart
Fréquence de numérotation des lignes
Comme on peut le voir dans les exemples précédents, par défaut ledmac
numérote une ligne sur cinq. Nous pouvons changer cela très simplement avec
les commandes \firstlinenum{⟨nbre⟩} et \linenumincrement{⟨nbre⟩}.
L’argument ⟨nbre⟩ de la commande \firstlinenum indique quelle est la première ligne qui sera numérotée ; celui de la commande \linenumincrement définit la fréquence avec laquelle les lignes seront numérotées. Ces commandes se
placent après \beginnumbering.
Ainsi, si nous souhaitons numéroter toutes les lignes en commençant par la
première, il faut mere :
1
\linenumincrement{1}
2
\firstlinenum{1}
Changer le numéro de certaines lignes
La commande \setline{⟨num⟩} permet de changer le numéro d’une ligne.
La numérotation des lignes suivantes continue à partir de ce nombre ; la commande \advanceline{⟨num⟩} permet d’ajouter ⟨num⟩ au numéro de la ligne.
La commande \skipnumbering permet de ne pas prendre en compte la ligne
courante dans la numérotation.
Sous-numéro
Il est possible d’indiquer des lignes comme « sous-lignes », c’est-à-dire de
stopper temporairement la numérotation et de démarrer une sous-numérotation.
La sous-numérotation commence avec \startsub et finit avec \endsub. Si la
première commande se situe au milieu d’une ligne, la sous-numérotation commence à la ligne suivante.
Les commandes \subfirstlinenum{⟨nbre⟩} et \sublinenumincrement{⟨nbre⟩}
permeent de régler la première sous-ligne numérotée et la fréquence de sousnumérotation.
170
Faire une édition critique avec ledmac
§ 20.1
1
\firstlinenum{1}
2
\linenumincrement{1}
3
\firstsublinenum{1}
4
\sublinenumincrement{1}
5
\beginnumbering
6
\pstart
7
Lorem\startsub ipsum dolor sit amet,
8
consectetuer adipiscing elit ?
9
Morbi commodo ; ipsum sed pharetra gravida !
10
Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula.
11
Aliquam erat volutpat.\endsub
12
13
14
15
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero.
Quisque facilisis erat a dui.
16
Nam malesuada ornare dolor.
17
Cras gravida, diam sit amet rhoncus ornare,
18
erat
19
\pend
20
\endnumbering
elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
1
1.1
1.2
2
3
4
Loremipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit ? Morbi
commodo ; ipsum sed pharetra gravida ! Nullam sit amet enim. Suspendisse id : velit vitae ligula. Aliquam erat volutpat.
Sed quis velit. Nulla facilisi. Nulla libero. isque facilisis erat a dui.
Nam malesuada ornare dolor. Cras gravida, diam sit amet rhoncus
ornare, erat elit consectetuer erat, id egestas pede nibh eget odio.
Style et position des numéros des lignes
Les numéros des lignes apparaissent par défaut dans la marge de gauche.
La commande \linenummargin{⟨arg⟩} redéfinit cee position. L’argument peut
prendre la valeur :
left
qui est la valeur par défaut ;
right
pour avoir les numéros à droite ;
inner
pour les avoir dans la marge intérieure ;
outer
pour les avoir dans la marge extérieure.
171
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
Il existe cinq styles pour numéroter les lignes, sélectionnés par la commande \linenumberstyle{⟨style⟩} et par \sublinenumberstyle{⟨style⟩} pour la sousnumérotation :
arabic
les numéros des lignes sont en chiffres arabes, c’est le style par
défaut ;
Alph
pour des leres majuscules ;
alph
pour des leres minuscules ;
Roman
pour des chiffres romains majuscules ;
roman
pour des chiffres romains minuscules.
La distance \linenumsep représente la distance (☞ p. 237, E) entre le texte et
le numéro de la ligne, par défaut, 1 pica. Elle est modifiable par la commande :
\setlength{\linenumsep}{⟨distance⟩} (☞ p. 210, 24.2).
De la même façon nous pouvons modifier, via \renewcommand, \numlabfont,
qui indique la taille du numéro et qui est ainsi définie par ledmac :
1
\newcommand{\numlabfont}{\normalfont\scriptsize}
20.1.3 L’apparat critique
Les notes de bas de page se présentent de cee façon : \Afootnote{⟨texte⟩}.
Il en existe cinq sortes, de \Afootnote à \Efootnote.
Ce type de notes appelle un « lemme », c’est-à-dire une partie du texte annoté reprise dans la note de bas de page, précédée du numéro de la ou des lignes
correspondantes.
La note de bas de page est appelée ainsi : \edtext{⟨lemme⟩}{⟨commande⟩}.
L’argument ⟨commande⟩ contient l’appel à la note : \Afootnote, \Bfootnote, etc.
Il est aussi possible d’utiliser des notes de bas de page « normales », appelées
par un numéro dans le texte. Il en existe là aussi cinq sortes : de \footnoteA à
\footnoteE.
Dans les notes de type \Afootnote…, lorsque le « lemme » est trop grand,
nous pouvons l’abréger, via : \edtext{⟨le lemme trop long⟩}{\lemma{⟨le lemme
raccourci⟩}\Bfootnote{⟨la note⟩}}.
Il est aussi possible de mere des notes de fin. Là encore, il y en a cinq
sortes : de \Aendnote à \Eendnote.
La commande \marginpar ne fonctionne pas dans les textes numérotés. À la place, le package propose les commandes \ledleftnote{⟨note⟩} et
\ledrightnote{⟨note⟩} pour des notes de marge gauche et droite.
172
Faire une édition critique avec ledmac
§ 20.1
Il existe aussi une commande \ledsidenote{⟨note⟩} qui insère par défaut la note dans la marge de droite, mais \sidenotemargin{left} permet
de dire de l’insérer à gauche.
Dans l’exemple suivant, nous avons utilisé deux types de notes avec lemme,
dont l’une où nous avons mis un lemme « raccourci », et un type de note sans
lemme4 :
1
\beginnumbering
2
\setstanzaindents{0,0,1,0,1,0,1,0,1}
3
\stanza
4
Quando erit illa dies, cum nostrum intrabis in \edtext{ortum}
5
{\Afootnote{hortum, \textit{F}}},&
6
Atque leges nostras ungue libente rosas ?\footnoteA{In exilio}&
7
Et tua magna sitis mage seu \edtext{mage crescere}
8
{\Afootnote{mage se accrescere \textit{G}}} gliscet,&
9
Dum quod semper amas, carmine plenus eris.&
10
\edtext{Si qua istis fuerint, ut erunt, uitiosa camenis}
11
{\lemma{Si \dots camenis}\Bfootnote{\textit{Ov. Trist. IV},
12
1 Si qua meis fuerint, ut erunt, vitiosa libellis, parce}},&
13
14
15
16
Parce, precor : scriptor non mihi doctus inest.&
Quaeso, tuum nobis fidum transmitte ministrum,&
Qui tua grata mihi perferat orsa, uale.\&
\endnumbering
1
2
3
4
5
6
7
8
ando erit illa dies, cum nostrum intrabis in ortum,
Atque leges nostras ungue libente rosas ?1
Et tua magna sitis mage seu mage crescere gliscet,
Dum quod semper amas, carmine plenus eris.
Si qua istis fuerint, ut erunt, uitiosa camenis,
Parce, precor : scriptor non mihi doctus inest.
aeso, tuum nobis fidum transmie ministrum,
i tua grata mihi perferat orsa, uale.
1 ortum ] hortum, F
3 mage crescere ] mage se accrescere G
5 Si …camenis ] Ov. Trist. IV, 1 Si qua meis fuerint, ut erunt, vitiosa libellis, parce
1 In
exilio
4 T ’O, Carmen LXXII, éd. Ernst D, Monumenta Germaniae Historica,
Poetae latini aevi Carolini, Berlin, 1881, p. 437–581.
173
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
Il faut compiler deux fois pour obtenir le numéro des lignes dans l’apparat critique.
Pour plus de facilité vous pouvez changer le nom des types de notes en indiquant par exemple dans son préambule :
1
\let\variantes\Afootnote
2
\let\citations\Bfootnote
3
\let\eclaircissements\footnoteA
4
Et ainsi de suite…
Mais il est aussi conseillé de créer des commandes personnelles pour simplifier — et surtout clarifier — plus encore la rédaction d’un apparat critique ; par
exemple :
1
\usepackage{ifthen, xargs}
2
\newcommandx*{\variantes}[3][2]{%
3
\edtext{#1}{%
\ifthenelse{\equal{#2}{}}{}{\lemma{#2}}%
4
5
\Afootnote{#3}}%
6
}
Cee commande est un peu plus complexe parce qu’elle fait appel aux packages xargs et ihen.
La commande \newcommandx, fournie par xargs, permet de créer une commande avec des arguments optionnels. Ici, la commande créée appelle trois arguments : le premier argument est le lemme ; le deuxième argument, optionnel
— ce qu’indique, dans notre code, l’argument [2] — contient le lemme raccourci ;
enfin le dernier argument contient l’annotation.
Ligne 4, la commande \ifthenelse⟨test⟩⟨sioui⟩⟨sinon⟩ du package ihen permet d’effectuer un test : ici nous regardons si le deuxième argument est vide
(\equal{#2}{}) : si ce n’est pas le cas, alors nous l’utilisons comme argument
d’une commande \lemma.
L’utilisation de la commande que nous venons de créer peut donc se résumer
ainsi : \variantes{⟨lemme⟩}[⟨lemme plus court⟩]{⟨annotation⟩}.
Ce qui est plus simple que : \edtext{⟨le lemme trop long⟩}{\lemma{⟨le lemme
raccourci⟩}\Bfootnote{⟨la note⟩}}
Les packages ihen et xargs sont extrêmement utiles, mais nous ne
pouvons détailler ici leurs utilisation. Nous renvoyons à leurs documentations5 .
5 C,
e ihen package, op. cit. ; PG, L’extension xargs, op. cit.
174
Mere deux textes en vis-à-vis : le package ledpar
20.2
§ 20.2
Mettre deux textes en vis-à-vis : le paage ledpar
Le package ledpar, qui sert à mere un texte et sa traduction en vis-à-vis,
fonctionne avec ledmac. Tout ce qui concerne l’apparat critique et la numérotation dans ledmac est ainsi valable ici aussi. Nous considérons donc, pour éviter
les redites, que vous avez lu ce qui précède.
20.2.1
Principes
Le package ledmac permet d’obtenir très facilement deux textes en vis-à-vis ;
c’est donc un package particulièrement utile lorsque l’on veut faire de l’édition
bilingue.
Son principe est simple : des textes numérotés — écrits entre \beginnumbering
et \endnumbering — sont placés dans les environnements Leside pour le texte
de gauche, Rightside pour le texte de droite.
Le package ledpar fait correspondre en vis-à-vis chaque « boîte » d’un texte
à la boîte correspondante de l’autre texte : il faut donc qu’il y ait le même nombre
de boîtes des deux côtés. Pour la poésie, chaque vers (terminé par &), est une
boîte ; en prose, les boîtes sont délimitées par \pstart et \pend.
Il est recommandé, en prose, de mere chaque paragraphe dans une boîte
— pour obtenir une synchronisation la plus fine possible — donc de débuter
chaque paragraphe par \pstart et de le finir par \pend, ou d’utiliser la commande
\autopar (☞ p. 170, 20.1.2).
Le package ledpar peut mere les textes en vis-à-vis sur deux colonnes ou
sur deux pages : bien sûr dans ce dernier cas le texte de gauche est toujours
imprimé sur une page paire. Nous utilisons dans le premier cas l’environnement
pairs ; l’environnement pages dans le second.
Les commandes \Columns ou \Pages, selon qu’il s’agisse de l’environnement
pairs ou pages, indiquent à LATEX d’imprimer les boîtes jusqu’ici gardées en mémoire.
Résumons !
Pour mere deux textes en vis-à-vis sur deux pages :
1
\begin{pages}
2
\begin{Leftside} % Texte de la page de gauche
% Des textes en vis-à-vis sur deux pages
3
\beginnumbering % Début de la numérotation
4
\pstart % Ici, prose : donc \pstart et \pend
5
6
Le texte dans une langue
7
8
\pend
9
\endnumbering
% Fin de la numérotation
175
Chapitre 20
10
Édition critique et textes parallèles
\end{Leftside} % Fin du texte de gauche
11
12
\begin{Rightside}
13
\beginnumbering
14
\pstart
% La même chose à droite
15
16
Le texte dans une autre langue
17
18
\pend
19
\endnumbering
20
\end{Rightside}
21
\Pages
22
23
\end{pages} % Fin la composition en parallèle.
Si l’un des textes n’est pas dans la langue principale du document, il
faut préciser le changement de langue (☞ p. 33, 4) à l’intérieur de l’environnement Leside ou Rightside.
1
\begin{Leftside}
2
\begin{<langue>}
3
\end{<langue>}
4
\end{Leftside}
Comme avec ledmac, la numérotation (☞ p. 167, 20.1.1) recommence
à chaque \beginnumbering. On peut toutefois faire recommencer la numérotation à chaque page via les commandes \lineation et \lineationR, qui
ont la même syntaxe, vue plus haut.
Nous obtenons parfois le message d’erreur « Too many \pstart without
printing ». Pas de panique ! Cela signifie qu’il y a trop de boîtes en mémoire :
LATEX doit en imprimer quelques-unes avant de pouvoir continuer. Il y a deux
solutions possibles à ce problème.
La première solution consiste à augmenter le nombre de boîtes que ledpar
peut garder en mémoire, en utilisant dans le préambule \maxchunks{⟨nbre⟩}, où
⟨nbre⟩ est le nombre de boîtes en mémoire. Par défaut, ce nombre est de dix. Il
suffit donc de l’augmenter pour qu’il soit égal ou supérieur au nombre de boîtes
de son texte.
Toutefois TEX ne dispose pas d’une place illimitée pour les boîtes, c’est pourquoi il est souvent préférable d’utiliser la seconde solution.
Celle-ci, que nous pouvons d’ailleurs combiner avec la première, consiste à
couper le texte en plusieurs grands ensembles de boîtes — c’est-à-dire en plusieurs environnements Leside et Rightside, se terminant chacun par \Columns
ou \Pages. Cee solution est préférable pour les longs textes. Les divisions internes du texte se reflètent alors dans les environnements Leside et Rightside.
Cependant, en meant simplement :
176
Mere deux textes en vis-à-vis : le package ledpar
1
\begin{pages}
2
\begin{Leftside}
3
La première partie du texte en langue originale
4
\endnumbering
§ 20.2
\beginnumbering
\end{Leftside}
5
6
\begin{Rightside} \beginnumbering
7
La traduction de la première partie
8
\endnumbering \end{Rightside}
9
\Pages
10
11
\begin{Leftside} \beginnumbering
12
La deuxième partie du texte
13
\endnumbering
\end{Leftside}
14
15
\begin{Rightside}
16
La traduction de la deuxième partie
17
\endnumbering \end{Rightside}
18
\beginnumbering
\Pages
19
20
\end{pages}
nous nous retrouvons avec une numérotation qui recommence à zéro pour
la deuxième partie du texte.
La commande \memorydump permet de résoudre ce problème. Elle équivaut
en fait à un \pausenumbering immédiatement suivit d’un \resumenumbering. Il
faut donc mere :
1
\begin{pages}
2
\begin{Leftside}
3
La première partie du texte en langue originale
4
\end{Leftside} % pas de \endnumbering ici !...
\beginnumbering
5
6
\begin{Rightside} \beginnumbering
7
La traduction de la première partie
8
\end{Rightside} % et là non plus...
9
\Pages
10
11
\begin{Leftside} \memorydump % et, ici, pas de \beginnumbering..
12
La deuxième partie du texte
13
\endnumbering
\end{Leftside}
14
15
\begin{Rightside}
16
La traduction de la deuxième partie
\memorydump %...car la numérotation continue !
177
Chapitre 20
Édition critique et textes parallèles
17
\endnumbering \end{Rightside}
18
% tout de même \endnumbering quand on arrive à la fin ..
% Ne pas oublier de mettre
19
20
\Pages
21
22
\end{pages}
Ainsi, la numérotation du texte se fait en continue entre la première partie
et la deuxième partie.
Il est bien sûr possible de mere en parallèle un texte en vers et sa
traduction en prose.
Si vous utilisez la commande \numberpstarttrue (☞ p. 169, 20.1.2) pour
numéroter les \pstarts, sachez que la numérotation gauche et la numérotation droite fonctionnent avec deux compteurs différents : pstartL et pstartR
(☞ p. 201, 23.3.1 ; ☞ p. 208, 23.5).
20.2.2 Affiner la présentation
Vers de longueurs inégales
Si des vers sur des pages parallèles prennent un nombre de lignes inégales,
par exemple si le vers de gauche contient un rejet et non celui de droite, alors
ledpar introduit un blanc après le vers le droite, pour que le vers suivant soit
exactement au même niveau dans la page de droite et dans la page de gauche.
Il est possible de dire à ledpar de ne pas introduire ce blanc, mais de produire
un léger décalage des vers, décalage rarapé à chaque changement de pages.
Pour ce faire, il faut passer l’option shiedverses au chargement du package.
1
\usepackage[shiftedverses]{ledpar}
Tailles et séparateurs des colonnes
Par défaut, les colonnes font 45% d’une largeur normale de texte. Nous pouvons modifier ce réglage en redéfinissant les longueurs \Lcolwidth et \Rcolwidth
respectivement pour la colonne gauche et droite. Nous utilisons pour cela la
commande \setlength (☞ p. 210, 24.2 ; ☞ p. 238, E.2). Par exemple pour avoir
47% de la largeur normale d’un texte, il faut mere :
1
\setlength{\Lcolwidth}{0.47\textwidth}
2
\setlength{\Rcolwidth}{0.47\textwidth}
De même nous pouvons définir un filet de séparation grâce à la longueur
(☞ p. 237, E).
\columnrulewidth
1
\setlength{columnrulewidth}{0.4pt}
178
Mere deux textes en vis-à-vis : le package ledpar
§ 20.2
Numérotation des lignes de droite
Par défaut, les numéros des lignes de droite sont suivies d’un « R », correspondant au terme « Right ». Pour obtenir à la place un « D », il suffit de redéfinir
la commande \Rlineflag :
1
\renewcommand{\Rlineflag}{D}
Si nous ne souhaitons rien, mere tout simplement :
1
\renewcommand{\Rlineflag}{}
179
Chapitre 21
Présentations avec LATEX :
Beamer
Si LATEX permet d’écrire du texte, il offre également la possibilité de créer facilement des
diapositives de présentation pour un exposé ou une conférence1 . Ceci se fait à l’aide d’une
classe spécifique : beamer.
Nous présenterons ici les bases de Beamer afin de bien préparer des supports de présentation. Nous renvoyons à d’autres ouvrages pour plus de détails2 .
Le PDF résultant de la compilation d’un fichier Beamer peut être affiché sous forme de
diaporama contrôlable à l’aide des logiciels classiques de lecture de PDF.
21.1
Préambule et premières diapositives
Beamer étant une classe LATEX, le document doit commencer par :
1
\documentclass{beamer}
Le reste du préambule contient le même contenu qu’un fichier .tex classique :
appels aux packages, définitions d’éventuelles commandes, etc.
On peut définir la manière dont les diapositives vont s’afficher, en utilisant
dans le préambule la commande \usetheme. Par exemple, pour utiliser le thème
« Darmstadt » :
1
\usetheme{Darmstadt}
1 Pour
remplacer Microso Powerpoint ou LibreOffice Impress.
2 On consultera pour une introduction plus approfondie Marie-Claude C, Découverte de
Beamer, 2007,  : http://mcclinews.free.fr/latex/introbeamer.php ; pour les usages avancées
on se servira du manuel : Till T, Joseph W et Vedran M, e beamer class.
181
Chapitre 21
Présentations avec LATEX : Beamer
Un certain nombre de thèmes sont décrits dans le manuel de Beamer3 .
Avec Beamer, l’unité de base est la diapositive, appelée frame. Une diapositive se crée avec l’environnement frame et peut contenir n’importe quel contenu
LATEX. Par exemple :
1
\begin{frame}
\begin{itemize}
2
3
\item Élément 1
4
\item Élément 2
5
\item Élément 3
\item Etc.
6
\end{itemize}
7
8
\end{frame}
À noter que l’environnement frame peut être remplacé par la commande
homonyme :
1
\frame{
\begin{itemize}
2
3
\item Élément 1
4
\item Élément 2
5
\item Élément 3
\item Etc.
6
\end{itemize}
7
8
}
21.2 Diapositives de titre
Il est possible d’utiliser dans le document Beamer les commandes \section
et \subsection (☞ p. 29, 3.1)4 et d’utiliser dans le préambule les commandes de
description : \title, \author et \date (☞ p. 23, 2.2.5).
Ces informations servent toutefois uniquement à structurer le document,
afin de pouvoir afficher le plan. C’est pourquoi il faut les entrer en-dehors des
diapositives.
Pour les afficher dans une diapositive, en revanche, il faut utiliser les commandes \sectionpage et \subsectionpage pour les niveaux de titres ; \titlepage
pour les informations sur la date, l’auteur et le titre de la conférence.
1
\documentclass{beamer}
2
…
3 Till
T, Joseph W et Vedran M, « emes », dans : e beamer class.
manuel de beamer déconseille d’utiliser \subsubsection parce que « c’est le diable ». Cf. :
Till T, Joseph W et Vedran M, dans : e beamer class.
4 Le
182
Affichage différé : les couches Beamer
3
\title{Titre de l'exposé}
4
\author{Nom de son auteur}
5
\date{Date}
6
\begin{document}
§ 21.3
7
8
\frame{\titlepage}
9
10
\section{Titre de section}
11
\frame{\sectionpage}
12
13
\subsection{Titre de sous-section}
14
\frame{\subsectionpage}
15
\end{document}
21.3
Affiage différé : les coues Beamer
Afficher tous les éléments d’une diapositive en une seule fois présente peu
d’intérêt : il vaut mieux les afficher petit à petit afin de les commenter au fur et
à mesure. Beamer utilise pour cela la notion de « slides », que nous traduisons
par celle de « couches ». Il s’agit de dire à une commande de ne s’exécuter que
sur une ou plusieurs couches spécifiques.
La syntaxe de l’affichage couche par couche (en anglais overlay specification)
est : <a-b> où a désigne la couche de départ et b désigne la couche d’arrivée. On
peut également séparer les numéros de couches spécifiques par des virgules.
Voici des exemples pour mieux comprendre :
1
\begin{frame}
2
\begin{itemize}
3
\item<1>Élément affiché uniquement sur la première couche.
4
\item<2->Élément affiché à partir de la deuxième couche.
5
\item<2-4>Élément affiché sur les couches 2 à 4.
6
\item<-4>Élément affiché jusqu'à la couche 4, incluse.
7
\item<1,3-5>Élément affiché sur les couches 1 et 3 à 5.
8
\end{itemize}
9
\end{frame}
Toutes les commandes LATEX ne réagissent pas nécessairement aux spécifications de couche : par exemple la commande \emph ne réagit pas : si vous utilisez
une spécification de couche avec cee commande, la spécification apparaît sur
la diapositive.
On peut vouloir obtenir un PDF où toutes les couches d’une diapositive apparaissent d’un seul coup, afin par exemple d’avoir une version papier : il suffit
d’utiliser l’option de package handout.
183
Chapitre 21
1
Présentations avec LATEX : Beamer
\documentclass[handout]{beamer}
Il est possible de fabriquer un PDF destiné à l’impression sur transparents — en cas de défaillance du vidéo-projecteur — en précisant quelles
couches doivent être séparées sur les transparents : nous renvoyons au manuel5 .
Beamer propose des commandes et des environnements pour des usages
avancés des spécifications de couche, notamment pour remplacer des éléments
par d’autres éléments, tout en accordant à chacun la même place sur la diapositive, pour éviter d’avoir des « effets de déplacement » d’un élément d’une
couche à l’autre. Ceci dépassant cee introduction, nous renvoyons au manuel6 .
21.4 Mise en valeur
21.4.1 Blocs
Il existe plusieurs manières de mere en valeur certains éléments d’une diapositive. La première consiste à les placer dans des blocs pour les encadrer.
Beamer propose plusieurs blocs standards, qui prennent à la fois un titre et un
contenu. Ces blocs sont : bloc standard, bloc d’exemple et bloc d’alerte.
1
2
\begin{block}{Un bloc normal}
Un texte à encadrer
3
\end{block}
4
\begin{alertblock}{Attention}
5
Ce texte est important
6
\end{alertblock}
7
\begin{exampleblock}{Exemple}
8
9
Un exemple des propos tenus
\end{exampleblock}
Il est possible de créer ses propres blocs, le manuel explique comment7 .
Il existe aussi des éléments proches des blocs que sont les encadrés, pour
mere en valeur des définitions ou des théorèmes8 .
5 Till T, Joseph W et Vedran M, « Creating Transparencies », dans : e beamer
class.
6 Till T, Joseph W et Vedran M, « Dynamically Changing Text or Images »,
dans : e beamer class.
7 Till T, Joseph W et Vedran M, « Framed and Boxed Text », dans : e beamer
class.
8 Till T, Joseph W et Vedran M, « eorem Environments », dans : e beamer
class.
184
Notes de conférence
§ 21.5
Évidemment, il est possible de spécifier un niveau de couche ; la spécification
doit alors se trouver après le titre du bloc :
1
2
3
\begin{alertblock}{Attention}<2>
Un message d'alerte sur la couche 2.
\end{alertblock}
L’apparence des blocs dépend du thème choisi.
21.4.2
La commande alert
La commande \alert sert à mere en valeur une partie d’un texte. Elle peut
recevoir une spécification de couche. Cela est très utile pour indiquer à l’auditoire le sujet dont on parle.
1
\begin{frame}
2
\begin{description}
3
\item\alert<1>{Nous parlons d'abord d'une chose}
4
\item\alert<2>{Nous parlons ensuite d'une autre}
5
\item\alert<3>{Et enfin d'une troisième}
6
\end{description}
7
\end{frame}
Le package spot permet des mises en valeur sous forme de taches lumineuses.
21.5
Notes de conférence
Il peut être utile pour le conférencier d’avoir, en plus des diapositives, des
notes lui servant d’aide-mémoire au cours de son exposé.
On crée une note avec la commande \note dans une diapositive.
1
\begin{frame}
2
\note{Un élément à se rappeler pour le signaler au public}.
3
4
Le contenu proprement dit de la diapositive.
5
\end{frame}
On peut afficher plusieurs notes sous forme de liste en passant à la commande \note un argument optionnel ayant pour valeur item.
1
\begin{frame}
2
\note[item]{Un élément à se rappeler pour le signaler au public}.
3
\note[item]{Un autre
élément}
185
Chapitre 21
Présentations avec LATEX : Beamer
4
5
Le contenu proprement dit de la diapositive.
6
\end{frame}
Les notes n’apparaissent pas sur la diapositive, mais sont reportées après,
dans une page spéciale du fichier PDF. Cela n’est pas très pratique : on souhaiterait avoir d’une part les diapositives, d’autre part les notes.
On obtient ce résultat en plaçant \setbeameroption dans le préambule, avec
le bon argument :
1
\setbeameroption{hide notes}
signifie que nous produisons un PDF contenant uniquement les diapositives.
A contrario :
1
\setbeameroption{show only notes}
indique que nous désirons un fichier ne contenant que les notes.
Il est également possible de produire un fichier contenant les diapositives et les notes, mais capable, avec le bon logiciel, de les envoyer sur deux
écrans différents. Nous renvoyons au manuel pour plus de détails9 .
21.6 Écrire son article dans le même fiier que la
présentation
Il peut être judicieux d’écrire l’article correspondant à la présentation dans
le même fichier que celui-ci. Il suffit pour cela d’écrire le contenu de l’article
entre les environnements (ou les commandes) frame — mere les titres des sections hors des diapositives révèle ici son avantage : ces titres sont aussi ceux de
l’article.
1
\section{Introduction}
2
3
Introduction de notre article
4
\begin{frame}
5
6
Diapositive pour l'introduction de la présentation
\end{frame}
7
8
\section{Première partie}
9
9 Till T, Joseph W et Vedran M, « Taking Advantage of Multiple Screens »,
dans : e beamer class.
186
Écrire son article dans le même fichier que la présentation
10
Texte de la première partie
11
\begin{frame}
Diapositive pour la première partie
12
13
§ 21.6
\end{frame}
14
15
etc.
On peut aussi introduire des miniatures des diapositives dans l’article :
consultez le manuel10 .
21.6.1
Diapositives ou article ?
Par défaut, Beamer va afficher les textes situés entre les diapositives dans des
diapositives spécifiques. Pour éviter cela, on passe l’option ignorenonframetext
lors de l’appel de la classe.
1
\documentclass[ignorenonframetext]{beamer}
Pour obtenir uniquement la version article, il suffit de changer la classe du
document et de charger le package beamerarticle.
1
\documentclass{article}
2
\usepackage{beamerarticle}
21.6.2
Automatiser les réglages
Plutôt que de changer systématiquement les premières lignes du document,
autant utiliser les possibilités d’inclusion (☞ p. 30, 3.2) de fichiers offertes par
LATEX.
Pour cela, créer trois fichiers : article.tex, presentation.tex et contenu.tex.
Dans article.tex mere :
1
\documentclass{article}
2
\usepackage{beamerarticle}
3
\input{contenu}
Dans presentation.tex mere :
1
\documentclass[ignorenonframetext]{beamer}
2
\input{contenu}
Dans contenu.tex mere les appels aux packages communs aux deux versions ainsi que le contenu de la présentation / de l’article.
10 Till T, Joseph W et Vedran M, « Including Slides from the Presentation Version in the Article Version », dans : e beamer class.
187
Cinquième partie
elques éléments de mise en
forme
« La typographie est simple, aussi simple que de jouer du
violon ! »
Maximilien V, typographe
189
Chapitre 22
Personnaliser en-têtes et pieds
de pages
Nous allons voir comment personnaliser les en-têtes et pieds de pages à l’aide du package
fancyhdr.
22.1
Utiliser l’un des styles standards
LATEX propose quatre styles standards de page, qui définissent le contenu
des en-têtes et pieds de pages. Pour utiliser l’un de ces styles, on emploie la
commande \pagestyle{⟨style⟩}.
On peut également modifier le style d’une page en particulier grâce à la
commande \thispagestyle{⟨style⟩}.
Ces styles sont :
empty
pas d’en-tête ni de pied de page.
plain
pas d’en-tête mais pieds de pages contenant le numéro de page
en centré. C’est le style correspondant aux pages de début de
chapitre (☞ p. 205, 23.4).
heading
pas de pied, en-têtes contenant le titre du chapitre, de la section
ou de la sous-section et le numéro de la page. C’est le style par
défaut.
myheading
similaire au précédent, mais l’en-tête peut être personnalisé1 .
1 Nous tenons cee information du manuel de Franck M et Michel G, LaTeX
Companion, 2e éd., Paris : Pearson, 2006,  : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100048330,
p. 222, qui ne précise pas comment faire.
191
Chapitre 22
Personnaliser en-têtes et pieds de pages
On voit vite les limites de ces styles. Ainsi, comment avoir à la fois les titres
en en-tête et les numéros des pages en pied de page ? Comment indiquer son
nom ou la date en pied de page ?
22.2 Premiers exemples avec fancyhdr
Le package fancyhdr propose un autre style, qu’il est aisé de personnaliser
via des commandes spécifiques. Pour faire fonctionner fancyhdr il faut écrire les
lignes suivantes dans le préambule :
1
\usepackage{fancyhdr}
2
\pagestyle{fancy}
Les pages de début de chapitre ont automatiquement le style « plain ».
Pour désactiver ce style par défaut, il faut modifier le commande \chapter.
Nous en parlons dans un autre chapitre (☞ p. 205, 23.4).
On peut ensuite utiliser les six commandes de fancyhdr qui servent à définir
le contenu des en-têtes et pieds de pages :
\lhead
reçoit comme argument le contenu de la partie gauche de l’entête, justifiée à gauche.
\chead
reçoit comme argument la partie centrale de l’en-tête, centrée.
\rhead
reçoit comme argument la partie droite de l’en-tête, justifiée à
droite.
\lfoot
reçoit comme argument la partie gauche du pied de page, justifiée à gauche.
\cfoot
reçoit comme argument la partie centrale du pied de page, centrée.
\rfoot
reçoit comme argument la partie droite du pied de page, justifiée à droite.
Supposons que nous souhaitions afficher le numéro des pages en pied de
page centré, en indiquant également le nombre total de pages. Nous allons utiliser le package totpages qui nous permet, après deux compilations, ou plus si
le nombre de pages varie entre les compilations, d’obtenir le nombre total de
pages.
1
\usepackage{fancyhdr}
2
\pagestyle{fancy}
3
\usepackage{totpages}
4
\cfoot{{\thepage} / \ref{TotPages}}
192
Pages recto verso et alternance gauche-droite
§ 22.3
La commande \thepage indique la valeur du compteur page (☞ p. 138, 17.2),
correspondant au numéro de page.
Vous pouvez constater le résultat sur cee page.
22.3
Pages recto verso et alternance gaue-droite
Lorsqu’un travail est imprimé en recto verso, on peut souhaiter que l’entête et le pied de page gauches des pages impaires correspondent à l’en-tête et
au pied de page droits des pages paires et vice-versa.
Le package fancyhdr a prévu ce cas. Il propose deux commandes :
–
\fancyhead[⟨position⟩]{⟨texte
d’en-tête⟩}
–
\fancyfoot[⟨position⟩]{⟨texte
de pied de page⟩}
L’argument ⟨position⟩ peut prendre une ou plusieurs des valeurs suivantes :
C
centre
LO
gauche des pages impaires (= intérieur des pages de droite, si
on écrit de gauche à droite).
RO
droite des pages impaires (= extérieur des pages de droite, si on
écrit de gauche à droite).
LE
gauche des pages paires (= extérieur des pages de gauche, si on
écrit de gauche à droite).
RE
droite des pages paires (= intérieur des pages de gauche, si on
écrit de gauche à droite).
Ainsi pour mere le numéro de page à l’extérieur du pied de page, il suffit
d’écrire :
1
\fancyfoot[LE,RO]{\thepage}
Évidemment, si l’on dit à LATEX de générer un fichier à destination d’une
impression monoface (☞ p. 21, 2.2.1), il considère qu’il n’y a que des pages recto,
c’est-à-dire impaires.
22.4
Titres dans l’en-tête : le mécanisme des marqueurs
Dans la classe book, les en-têtes contiennent par défaut les titres de chapitres
sur la page de gauche et de sections sur la page de droite. En utilisant le style
193 / 268
Chapitre 22
Personnaliser en-têtes et pieds de pages
fancy,
on insère automatiquement les titres de chapitres du côté interne et ceux
de sections dans le côté externe.
Si on utilise fancyhdr pour ne personnaliser que le pied de page, on peut
vouloir rétablir pour le reste la présentation par défaut. Il est nécessaire pour
cela de comprendre le mécanisme des marqueurs de LATEX.
Le principe de base est simple : des commandes de marquage vont stocker
en mémoire des marqueurs. Lesdits marqueurs sont appelés par d’autres commandes.
Les deux commandes de marquage sont :
–
\markboth{⟨marqueur
gauche⟩}{⟨marqueur droit⟩}
–
\markright{⟨marqueur
droit⟩}
Les deux commandes d’appel des marqueurs sont :
–
\leftmark qui retourne l’argument ⟨marqueur gauche⟩ de la dernière com-
mande \markboth.
–
\rightmark qui retourne l’argument ⟨marqueur droit⟩ de la première com-
mande \markright ou \markboth située sur la page courante. En revanche,
si la page en cours ne contient aucune de ces commandes, alors \rightmark
retourne l’argument ⟨marqueur droit⟩ du dernier \markright ou \markboth
utilisé.
Concrètement, les commandes \markboth et \markright sont appelées automatiquement dans la classe book par les commandes \chapter et \section via
les commandes \chaptermark et \sectionmark.
22.4.1 Appeler les marqueurs dans les styles fancy
Pour rétablir la présentation originelle, il nous faut insérer les commandes
et \rightmark dans nos commandes \fancyhead.
\leftmark
1
\fancyhead[LE,RO]{}
2
\fancyhead[RE]{\leftmark}
3
\fancyhead[LO]{\rightmark}
Avec ceci, nous obtenons à nouveau le titre de chapitre à gauche et le titre
de section à droite.
Les en-têtes et pieds de pages sont calculés par LATEX après le reste de
la page. C’est pourquoi on obtient dans l’en-tête le contenu de la dernière
section de la page.
194
Filet d’en-têtes et de pieds de pages
22.4.2
§ 22.5
Redéfinir les commandes \chaptermark et \sectionmark
Supposons désormais que vous ne souhaitez plus voir les titres des sections
dans les en-têtes. Le plus simple est alors de redéfinir la commande \sectionmark,
pour la rendre nulle :
1
\renewcommand{\sectionmark}[1]{}
Notez bien que nous indiquons que la commande \sectionmark prend
un argument, alors même que nous ne nous en servons pas. Mais lorsque
la classe book appelle cee commande, elle lui passe bien un argument, qui
est le titre de la section.
Comme alors on affiche plus que le titre du chapitre, il est peut-être inutile de préciser qu’il s’agit d’un chapitre. Il faut alors redéfinir la commande
\chaptermark, par exemple sous la forme suivante :
1
2
\renewcommand{\chaptermark}[1]{\markboth {\MakeUppercase{%
\thechapter~#1}}{}}
Si vous vous amusez à fouiller le fichier book.cls, vous verrez que la
commande \chaptermark est définie deux fois. En réalité, sa définition est
conditionnée par l’option de classe twoside ou oneside (☞ p. 21, 2.2.1).
La commande \thechapter sert à afficher le numéro du chapitre, stocké
dans un compteur apter. Nous parlons plus loin des compteurs et des
commandes \the⟨compteur⟩ (☞ p. 201, 23.3.1).
22.5
Filet d’en-têtes et de pieds de pages
Le package fancyhdr inclut un filet entre le corps du texte et l’en-tête. Il est
possible de modifier l’épaisseur de ce filet, ainsi que de rajouter un filet avant le
pied de page.
On redéfinit pour cela les commandes \headrulewidth et \footrulewidth,
qui doivent renvoyer une longueur (☞ p. 237, E). Par exemple, pour supprimer
le filet au-dessous de l’en-tête mais en ajouter un de 0,05 mm au-dessus du pied
de page, on écrit :
1
\renewcommand{\headrulewidth}[0]{0pt}
2
\renewcommand{\footrulewidth}[0]{0.05mm}
195
Chapitre 23
Apparence des textes
Dans ce chapitre nous verrons comment changer l’apparence de nos textes : polices de
caractères, interlignes, styles des niveaux de titres.
23.1
Police de caractères
Il existe trois grandes familles de polices de caractères :
À empattements
pour le corps du texte. Ces empaements améliorent
le confort de lecture, sur version papier du moins.
Sans empattement
normalement pour les titre sur les couvertures.
À pas fixe
qui se caractérisent par le fait que la largeur des caractères ne varie pas en fonction des leres, mais reste
uniforme d’une lere à l’autre. Ces polices sont utilisées par les informaticiens pour citer du code informatique. Dans notre domaine, elles peuvent éventuellement servir pour une transcription diplomatique d’un
texte ancien. On utilisera pour cela l’environnement
verbatim.
Le package fontspec 1 propose de définir une police pour chaque famille de
caractères. Ainsi pour ce livre avons-nous choisi les polices « Linux Libertine »
pour les caractères avec empaements, « Linux Biolinum » pour les caractères
sans empaements2 et « DejaVu Sans Mono » pour les caractères à espacements
fixes.
1 Will
R et Khaled H, e fontspec package.
n’utilisons cee police que pour la version informatique. Pour la version papier, nous
avons confié la création de la couverture à Laura Pigeon, qui a fait son propre choix de police.
2 Nous
197
Chapitre 23
Apparence des textes
Nous avons indiqués dans notre préambule que nous souhaitons les utiliser :
1
\setmainfont[Mapping=tex-text]{Linux Libertine}
2
\setsansfont[Mapping=tex-text]{Linux Biolinum}
3
\setmonofont[Scale=0.75]{DejaVu
Sans Mono}
La commande \setmainfont sert à définir la police avec empaements (corps
du texte), \setsansfont celle sans empaements et \setmonofont la police à espacements fixes. L’argument optionnel peut prendre un certain nombre de paramètres pour la police.
Ici nous avons indiqué avec le paramètre Scale que nous souhaitons réduire
de 25 % la taille de la police « DejaVu Sans Mono », car il s’agit d’une police
assez grande.
L’option Mapping=tex-text des deux premières commandes permet de gérer
de manière particulière certaines suites de caractères, par exemple de remplacer
trois tirets courts (---) par un tiret long (—) (☞ p. 25, 2.2.6).
Il existe d’autres paramètres, par exemple pour gérer finement les ligatures,
précisés dans le manuel de fontspec 3 .
Le package fontspec permet de définir d’autres familles de caractères.
Toutefois il n’est en général pas recommandé de varier les polices dans un
texte : c’est pourquoi nous ne détaillons pas ici, mais nous nous contentons
de renvoyer à la documentation du package4 .
23.2 Interlignes
Le package setspace — qui ne possède pas de documentation officielle — permet de changer facilement l’interligne du document en proposant trois interlignages : simple, c’est le réglage standard, double et « un et demi ». En général
une interligne de 1,5 est recommandée pour les travaux universitaires, sauf pour
les notes de bas de pages, où un interlignage simple est de mise. Cela tombe
bien : le package n’applique le changement d’interlignes qu’au corps du texte.
Les notes de bas de page sont donc préservées.
Le package setspace « se contente » de définir des nouvelles commandes
pour exécuter des suites complexes de commandes TEX et LATEX nécessaires
à la définition de l’interligne en tenant compte de la taille de la police.
Si donc vous souhaitez définir une autre taille d’interligne, vous pouvez essayer de vous inspirer du code du package. Mais ceci nécessite de
maîtriser assez bien LATEX.
3 Will
R et Khaled H, « Font independent options », dans : e fontspec package.
4 Will R et Khaled H, « New commands to select font families », dans : e fontspec
package.
198
Interlignes
§ 23.2
Les trois commandes qui nous intéressent sont :
–
\singlespacing ;
–
\onehalfspacing ;
–
\doublespacing.
Elles s’utilisent de la manière suivante :
1
\doublespacing
2
Ce texte est en interligne double.
3
\onehalfspacing
4
Ce texte est en interligne 1,5.
5
\singlespacing
6
Ce texte est en interligne simple.
Tant qu’aucune commande de changement d’interligne n’est utilisée, le texte
reste dans l’interligne courante.
23.2.1
« Commande à arguments » et « commande de bascule »
Jusqu’à maintenant, à quelques exceptions près, nous n’avons vu que des
commandes prenant un certain nombre d’arguments. Ici nos commandes ne
prennent pas d’argument, mais changent des paramètres, jusqu’à nouvel ordre.
On appelle de telles commandes commandes de bascule. Ainsi, nos commandes
de bascule du package setspace changent l’interligne de notre texte. L’utilisation des commandes de bascule est nécessaire pour la redéfinition de certaines
commandes de LATEX, dont les commandes des titres (☞ p. 203, 23.3.2).
Une commande de bascule entourée d’accolades n’a d’effet qu’au sein de la
paire d’accolade. Une commande de bascule utilisée dans un environnement n’a
d’effet que dans cet environnement. Si une commande de bascule est utilisée
dans le préambule, elle a en général un effet dans l’ensemble du document.
Nous avons déjà présenté plus haut des commandes à bascule : celles de
modification de la taille des caractères (☞ p. 57, 7.2.1).
Il est donc recommandé de mere la commande \onehalfspacing en tout
début de fichier, par exemple dans le préambule, pour agir sur tout le corps du
texte.
23.2.2
Environnements de angement d’interligne
Le package setspace propose également trois environnements qui permeent
de limiter la portée d’un changement d’interligne.
1
\begin{singlespace}
2
Texte avec une interligne simple
199
Chapitre 23
Apparence des textes
3
\end{singlespace}
4
\begin{onehalfspace}
5
Texte avec une interligne 1,5.
6
\end{onehalfspace}
7
\begin{doublespace}
8
Texte avec une interligne double.
9
\end{doublespace}
23.2.3 (Re)définir un environnement : exemple avec l’environnement quotation
En général, les citations ont un interlignage plus réduit que le corps du texte.
Aussi la tentation serait-elle grande, pour obtenir cet effet dans un document en
interligne 1,5, de frapper ceci :
1
\begin{singlespace}
2
\begin{quotation}
3
Une citation assez longue.
4
\end{quotation}
5
\end{singlespace}
Une telle méthode viole le principe de séparation de fond et de forme. Elle
multiplie en outre les lignes de code. Il serait plus sage de redéfinir l’environnement quotation. Voici comment faire simplement5 . Nous avons déjà vu plus
haut un exemple de redéfinition d’environnement, pour l’environnement latin
(☞ p. 35, 4.1.4).
Il s’agit ici non seulement de redéfinir l’environnement, mais aussi de réutiliser les propriétés de l’ancien environnement. On procède en insérant ce code
en début de document, dans le préambule :
1
\let\oldquotation\quotation
2
\let\endoldquotation\endquotation
3
\renewenvironment{quotation}
4
{\begin{oldquotation}\singlespace}
{\end{oldquotation}}
5
Commentaires :
ligne 1
la commande \let est une commande TEX qui copie une commande dans une autre commande. Ici nous copions la com-
5 Nous nous somme basés sur la classe bredele : Christophe M, Bredele : Un modèle pour
une thèse en LaTeX,  : http://linuxetleschoses.tuxfamily.org/Logiciels/bredele.php.
200
Personnaliser les titres
§ 23.3
mande \quotation dans la commande \oldquotation6 . La commande \quotation quant à elle correspond au début de l’environnement quotation, c’est-à-dire à ce qui est exécuté par
\begin{quotation}.
ligne 2
nous copions la commande \endquotation, correspondant à la
fin de l’environnement quotation — c’est à dire à ce qui est
exécuté lors du \end{quotation}, à l’intérieur d’une commande
\endoldquotation.
En créant ces deux commandes \oldquotation et
avons créé un environnement oldquotation.
\endoldquotation
nous
ligne 3
nous redéfinissons l’environnement quotation.
ligne 4
au début de cet environnement (☞ p. 35, 4.1.4), nous ouvrons
l’environnement oldquotation puis nous exécutons la commande \singlespace.
ligne 5
à la fin de l’environnement quotation, nous fermons l’environnement oldquotation. La commande \singlespace ne s’applique qu’au contenu de l’environnement dans lequel elle est
située (☞ p. 199, 23.2.1). C’est pourquoi il n’est pas nécessaire
de l’annuler par une commande \onehalfspace.
Si vous avez compris nos propos sur les commandes de début et de fin
d’environnement, vous pouvez vous rendre compte que nous aurions pu
obtenir le même résultat avec :
1
\let\endoldquotation\endquotation
2
\renewcommand{\quotation}{\oldquotation\singlespace}
23.3
Personnaliser les titres
23.3.1
Redéfinir la numérotation
Nous avons abordé plus haut la notion de compteur. À chaque niveau de
titre, LATEX associe un compteur niveau. Ainsi le compteur associé au niveau de
titre \chapter est apter (☞ p. 138, 17.2).
La valeur d’un compteur peut s’afficher via la commande \the⟨compteur⟩.
Ainsi, si vous écrivez :
1
\thechapter : \thesection
6 Bien que « old » soit un terme anglais, nous l’utilisons car il est de convention de préfixer ainsi
les commandes copiées depuis une autre commande.
201
Chapitre 23
Apparence des textes
Vous constatez qu’à la compilation apparaît le numéro du chapitre, tel qu’il
apparaît dans l’en-tête, et le numéro de section, tel qu’il apparaît dans le titre.
Ici par exemple nous obtenons :
23 : 23.3
Puisque les compteurs s’affichent à l’aide de commandes, il est aisée de redéfinir celles-ci. Si vous fouillez le fichier (☞ p. 233, C.4) book.cls, vous pouvez
constater7 , les deux (re)définitions de commande suivantes :
1
\renewcommand \thechapter {\@arabic\c@chapter}
2
\renewcommand \thesection {\thechapter.\@arabic\c@section}
Ligne 1
\thechapter
affiche la valeur du compteur apter, retournée
par \c@chapter. Cee valeur ne peut pas être affichée directement, elle doit être au préalable formatée par la commande
\@arabic, qui l’affiche sous forme de chiffres arabes.
Ligne 2
\thesection
retourne \thechapter suivi d’un point, suivi de
la valeur du compteur section affichée sous forme de chiffres
arabes.
Supposons maintenant que nous souhaitons :
1. Afficher en chiffres romains majuscules le numéro de chapitre.
2. Afficher une parenthèse fermante après le numéro de section.
Il nous suffit de redéfinir ainsi ces commandes :
1
\renewcommand \thechapter {\@Roman\c@chapter}
2
\renewcommand \thesection {\thechapter.\@arabic\c@section)}
Si vous écrivez ces lignes dans votre préambule, vous n’arriverez pas à compiler. Cela tient à une raison simple : les commandes contenant le caractère @ ne
peuvent pas être utilisées dans un fichier .tex, mais uniquement dans les fichiers
de définition de classe (.cls) ou de package (.sty).
Pour pouvoir les utiliser dans un fichier .tex, il faut les entourer des commandes \makeatletter et \makeatother.
Ce qui nous donne :
1
\makeatletter
2
\renewcommand \thechapter {\@Roman\c@chapter}
3
\renewcommand \thesection {\thechapter.\@arabic\c@section)}
4
\makeatother
7 Lignes
287-288, à la date où nous écrivons.
202
Personnaliser les titres
§ 23.3
On obtient donc un affichage de la forme :
XXIII Chapitre
XXIII.3) Section
Nous parlons plus loin de la manière de manipuler les compteurs (☞ p. 208,
23.5).
23.3.2
Définir l’apparence : sections et niveaux inférieurs
Pour personnaliser l’apparence des titres, le mieux est de regarder ce que
nous proposent les classes standards. Prenons le cas de la classe book, définie
dans le fichier (☞ p. 233, C.4) book.cls. En cherchant un peu, nous trouvons8 :
1
\newcommand\section{\@startsection {section}{1}{\z@}%
2
{-3.5ex \@plus -1ex \@minus -.2ex}%
3
{2.3ex \@plus.2ex}%
4
{\normalfont\Large\bfseries}}
Commentons ces quelques lignes :
ligne 1
La commande \section fait appel à \@startsection. Cee dernière commande ajoute un niveau de titre à la table des matières. Malgré son nom, elle peut servir pour n’importe quel
niveau de titre (par exemple, pour les \subsections). Elle prend
plusieurs arguments. Le premier est le niveau : ici section. Le
second est le niveau de profondeur : 1. Le troisième est l’indentation préalable : ici \z@, c’est-à-dire une longueur nulle.
ligne 2
quatrième argument de la commande \@startsection, qui indique l’espace vertical avant le titre. Cet espace est idéalement
de 3,5 ex (☞ p. 237, E), mais peut être compris entre 1,5 ex
(3, 5 − 2) et 4,5 ex (3, 5 + 1) : cee marge de manœuvre est
indiquée par les commandes \@minus et \@plus (☞ p. 238, E.3).
ligne 3
cinquième argument de \@startsection, qui indique l’espace
vertical après le titre. Notre longueur étant positive, le texte
qui suit débute un nouveau paragraphe. Une longueur négative (comme c’est le cas pour la définition de la commande
\paragraph) indique qu’il n’y a pas de changement de paragraphe. Ici donc, l’espace après le titre est de 2,3 ex, mais peut
aeindre 2,5 ex (2,3 + 0,2).
8 Ligne
414 à la date du 19 septembre 2011.
203
Chapitre 23
ligne 4
Apparence des textes
sixième et dernier argument de \@startsection, qui indique
l’apparence proprement dite de notre titre. Il s’agit d’un texte
en police normale — c’est-à-dire celle définie par la commande
\setmainfont —, en taille \Large, mise en gras (\bfseries). Ici
toutes nos commandes sont prises comme des commandes de
bascule, la bascule finissant avec l’accolade fermante. La commande \bfseries est l’équivalent à bascule de la commande
\textbf. Il est recommandé de n’utiliser dans les styles de titre
que des commandes à bascule, pour éviter des espaces indésirables.
Supposons maintenant que nous souhaitons avoir notre titre en italique et en
police sans empaements. Il nous suffit de redéfinir la commande \section, en
entourant notre définition de \makeatletter et \makeatother (☞ p. 202, 23.3.1).
1
\makeatletter
2
\renewcommand\section{\@startsection {section}{1}{\z@}%
3
{-3.5ex \@plus -1ex \@minus -.2ex}%
4
{2.3ex \@plus.2ex}%
{\sffamily\Large\itshape}}
5
6
\makeatother
La commande \ssfamily produit une bascule vers la police sans empaement définie par \setsansfont, tandis que \itshape produit une bascule vers un
texte en italique.
23.4 Définir l’apparence : apitres et niveaux supérieurs
Si l’on cherche dans le fichier book.cls la commande \chapter, on trouve9 :
1
\newcommand\chapter{\if@openright\cleardoublepage\else\clearpage\fi
2
\thispagestyle{plain}%
3
\global\@topnum\z@
4
\@afterindentfalse
5
\secdef\@chapter\@schapter}
Deux éléments nous intéressent ici.
Le premier est la ligne 2 : \thispagestyle{plain}. On comprend ainsi la raison pour laquelle les pages de début de chapitre ne sont pas numérotées au
même endroit que les autres : le style de cee page est « plain » et non pas
9 Lignes
360 et suivantes, à la date du 6 août 2011.
204
Définir l’apparence : chapitres et niveaux supérieurs
§ 23.4
« heading », comme pour les autres pages (☞ p. 191, 22.1). Par conséquent, si
l’on souhaite que les pages de titres aient les mêmes en-têtes et pieds de pages
que les pages standards, il faut redéfinir la commande \chapter en supprimant
\thispagestyle{plain}.
1
\makeatletter
2
\renewcommand\chapter{\if@openright\cleardoublepage %
3
\else\clearpage\fi
4
\global\@topnum\z@
5
\@afterindentfalse
\secdef\@chapter\@schapter}
6
7
\makeatother
Le second élément intéressant est la dernière ligne. La commande \secdef
renvoie vers \@chapter si nous utilisons \chapter et vers \@schapter si nous
utilisons \chapter*.
En fouillant les codes des commandes \@chapter et \@schapter nous trouvons qu’elles appellent \@makechapterhead et \@makeschapterhead, respectivement.
\@chapter, \@schapter, \@makechapterhead et \@makeschapterhead sont définies via la commande \def et non pas \newcommand.
En effet la définition est faite en TEX et non pas en LATEX. Pour nos
propos, cela n’a pas grande influence.
Intéressons-nous à la commande \@makechapterhead10 .
1
\def\@makechapterhead#1{%
2
\vspace*{50\p@}%
3
{\parindent \z@ \raggedright \normalfont
\ifnum \c@secnumdepth >\m@ne
4
\if@mainmatter
5
6
\huge\bfseries \@chapapp\space \thechapter
7
\par\nobreak
\vskip 20\p@
8
\fi
9
10
\fi
11
\interlinepenalty\@M
12
\Huge \bfseries #1\par\nobreak
\vskip 40\p@
13
14
}}
Analysons-là :
10 Ligne
386, à la date du 19 septembre 2011.
205
Chapitre 23
Apparence des textes
ligne 2
la commande \vspace produit un espace vertical, ici de 50 pt,
comme l’indique le 50\p@. La présence d’une astérique indique
que notre espace vertical continue après un changement de
page.
ligne 3
la commande \parindent précise l’indentation du paragraphe
à ce point précis : ici une longueur nulle (\z@). La commande \raggedright signifie que le texte va être aligné à gauche
— à l’inverse \raggedleft signifierait que le texte serait aligné à droite. ant à la commande \normalfont, inutile de dire
qu’elle signifie que la police standard — celle définie par la commande \setmainfont — est utilisée.
lignes 4-5, 9, 10 on conditionne l’affichage d’un numéro de chapitre au positionnement dans la partie principale du document, celle qui suit
\mainmatter (☞ p. 32, 3.3), et à la valeur du compteur secnumdepth, que vous pouvez redéfinir pour empêcher la numérotation de certains niveaux de titre (☞ p. 208, 23.5).
ligne 6
on affiche en taille \huge (☞ p. 57, 7.2.1) et en gras (\bfseries) la
chaîne de langue de début de chapitre (\@chapapp) suivie d’une
espace et du numéro de chapitre : le compteur apter, affiché
via la commande \thechapter.
ligne 7
on insère un paragraphe (\par) et on empêche un changement
de ligne (\nobreak).
ligne 8
on insère un espace vertical de 20 pt.
ligne 11
au niveau visé par ce livre la compréhension de cee ligne n’est
pas indispensable. Toutefois, pour les curieux, cee ligne sert
à prévenir un titre s’étalant sur plusieurs lignes. Sommairement, on peut dire que pour prévenir les ruptures de lignes ou
les changements de pages, LATEX utilise des paramètres appelés
« penalty ». Plus une « penalty » est importante, plus la probabilité d’une rupture est faible. Ici la « penalty » d’interlignage
— de rupture de ligne — est définie à 1000 (\@M).
ligne 12
on affiche en taille \Huge et en gras (\bfseries) le titre du chapitre (#1). On introduit ensuite un paragraphe (\par), en demandant d’éviter les changements de pages (\nobreak).
ligne 13
on insère un espace vertical de 40 pt.
206
Définir l’apparence : chapitres et niveaux supérieurs
§ 23.4
Nous allons maintenant fabriquer un nouveau style11 , où nous souhaitons
avoir :
– Le texte « chapitre » et le titre alignés à droite.
– Le texte « chapitre » en petites capitales, sans gras, et en taille normale.
– Un trait horizontal au-dessous du titre.
Nous allons donc reprendre le code existant et le copier-coller dans notre
préambule entre \makeatletter et \makeatother. Nous allons ensuite effectuer
les modifications suivantes :
– Remplacer \raggedright par \raggedleft pour avoir nos textes à droite.
– Remplacer le premier \huge\bfseries par \scshape, pour avoir « chapitre » en petites capitales et en taille normale.
– Insèrer la commande \hrulefill, qui produit un filet horizontal, entre les
lignes 12 et 13 (☞ p. 213, 24.5).
Cela nous donne au final :
1
\makeatletter
2
\def\@makechapterhead#1{%
3
\vspace*{50\p@}%
4
{\parindent \z@ \raggedleft \normalfont
\ifnum \c@secnumdepth >\m@ne
5
\if@mainmatter
6
\scshape \@chapapp\space \thechapter
7
\par\nobreak
8
\vskip 20\p@
9
\fi
10
11
\fi
12
\interlinepenalty\@M
13
\Huge \bfseries #1\par\nobreak
14
\hrulefill
\vskip 40\p@
15
16
17
}}
\makeatother
Évidemment, il faudrait appliquer le même type de modifications sur la commande \makeschapterhead. On pourrait aussi s’amuser à modifier ce qui est produit par \part. Pour cela il faut, de la même façon, fouiller le fichier book.cls.
11 Nous
nous inspirons ici du style de la classe bredele M, Bredele, op. cit.
207
Chapitre 23
Apparence des textes
23.5 Manipuler les compteurs : le cas des notes de
bas de page
Nous avons vu comment modifier l’aspect d’un compteur (☞ p. 201, 23.3.1).
Mais comment modifier la valeur d’un compteur ? Il y a pour cela deux commandes : \setcounter{⟨compteur⟩}{⟨valeur⟩} pour affecter la valeur ⟨valeur⟩
au compteur ⟨compteur⟩, et \addtocounter{⟨compteur⟩}{⟨valeur⟩} pour additionner la valeur ⟨valeur⟩ au compteur ⟨compteur⟩. La valeur ajoutée pouvant
être négative, il est ainsi possible de faire reculer un compteur.
En outre, il existe une commande \refstepcounter qui permet d’incrémenter
d’une unité un compteur. C’est celle qui est utilisé par les commandes de niveau
de titre (☞ p. 29, 3.1).
Un nouveau compteur se crée avec \newcounter{⟨compteur⟩}[⟨compteur2⟩].
Si l’argument ⟨compteur2⟩ est présent, alors il indique que la valeur du compteur ⟨compteur⟩ doit être réinitialisée lorsque la commande \refstepcounter est
appliquée au compteur compteur2.
La commande \@addtoreset{⟨compteur⟩}{⟨compteur2⟩} permet d’appliquer
cee règle sur un compteur déjà existant.
Ainsi, dans le fichier book.cls, vous remarquerez la ligne suivante12 :
1
\@addtoreset{footnote}{chapter}
Ce qui signifie que le compteur footnote, qui correspond à la numérotation
des notes de bas de page, est réinitialisé à chaque nouveau chapitre numéroté.
Si nous souhaitons annuler cee commande, pour avoir des notes de bas de
page en numérotation continue, il nous faut utiliser le package remreset et sa
commande \@removefromreset, qui annule un réglage de réinitialisation.
1
\usepackage{remreset}
2
\makeatletter
3
\@removefromreset{footnote}{chapter}
4
\makeatother
12 Ligne
718, à la date du 24 août 2011
208
Chapitre 24
Éléments de mise en page
Dans ce chapitre, nous allons voir quelques commandes permeant de modifier la mise
en page. Rappelons qu’il ne faut normalement pas utiliser ces commandes telles quelles, mais
les imbriquer dans des commandes de mise en sens (☞ p. 39, 5.1).
Il ne s’agit ici que d’une très courte introduction : d’autres ouvrages en parlent mieux
que nous1 . En ce qui concerne les unités de longueurs, nous renvoyons à l’annexe E (☞ p. 237,
E).
24.1
Espacements
On peut produire un espace horizontal via \hspace{⟨longueur⟩}. Si on utilise
la fin de ligne n’arrête pas l’espace.
Un espace vertical se produit par \vspace{⟨longueur⟩}. Si on utilise \vspace*,
le changement de page n’affecte pas l’espace, qui continue sur la page suivante.
Toutefois, nous avons pu constater qu’une telle commande pose parfois des problèmes pour la mise en page du paragraphe qui la précède.
\hspace*,
24.2
Longueurs de mise en page
Pour redéfinir des paramètres tels que l’espacement vertical entre deux paragraphes ou l’indentation initiale d’un paragraphe, il ne faut pas utiliser les commandes d’espacement, mais tout simplement redéfinir les longueurs de LATEX.
Nous avons vu que pour l’interligne, il valait mieux utiliser le package setspace (☞ p. 198, 23.2). Il nous reste donc deux longueurs : l’indentation initiale
1 En particulier Vincent L, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais
oser le demander, In Libro Veritas, 2008,  : http : / / www . framabook . org / latex . html ; Franck
M et Michel G, e LaTeX Graphics Companion, Boston : Addison Wesley, 2007.
209
Chapitre 24
Éléments de mise en page
du paragraphe et l’espace entre les paragraphes. Ces longueurs sont \parindent
et \parskip.
Pour les redéfinir, on utilise \setlength{⟨longueur⟩}{⟨valeur⟩}. Par exemple, pour redéfinir la longueur de l’indentation à 3 cadratins :
1
\setlength{\parindent}{3ex}
Il existe aussi \addtolength{⟨longueur⟩}{⟨valeur⟩} qui ajoute ⟨valeur⟩ à la
longueur déjà existante.
Ainsi pour ajouter 1 pt à l’espacement entre deux paragraphes :
1
\addtolength{\parskip}{1pt}
Ces redéfinitions doivent se pratiquer après le préambule, car elles ne s’appliquent qu’au groupe logique où elles surviennent, un groupe logique correspondant soit à un environnement, soit à un espace délimité par une paire d’accolades.
On peut supprimer l’indentation d’un paragraphe précis en le commençant par la commande \noindent.
24.3 Marges
Bien qu’il ne soit pas conseillé de le faire, on peut redéfinir les marges avec
le package geometry. Lors du chargement du package, on dispose des options
suivantes :
lmargin
pour la marge gauche sur une impression une face, pour la
marge intérieure sur une impression deux faces.
rmargin
pour la marge droite sur une impression une face, pour la marge
extérieure sur une impression deux faces.
tmargin
pour la marge du haut.
bmargin
pour la marge du bas.
Ainsi pour une impression avec seulement 1 cm de marge — ce qui n’est pas
à conseillé, si ce n’est pour un brouillon — on peut charger ainsi le package :
1
\usepackage[lmargin=1cm,rmargin=1cm,tmargin=1cm,bmargin=1cm]{geometry}
On peut aussi modifier temporairement les réglages, pour une ou plusieurs
pages, via la commande \newgeometry{⟨reglages⟩}. On restaure ensuite les réglages initiaux avec la commande \restoregeometry.
Par exemple pour avoir une page sans marge, on écrit :
210
Textes en retrait
§ 24.4
1
\newgeometry{lmargin=0cm,rmargin=0cm,tmargin=0cm,bmargin=0cm}
2
Une page avec une marge nulle.
3
\newpage
4
\restoregeometry
Le package geometry possède de nombreuses autres fonctionnalités : nous
renvoyons à sa documentation2 .
Si vous utilisez geometry et les notes de marge produites via \marginpar,
vous pouvez constater que les pages de gauches (paires) n’affichent pas les
notes. Le problème vient du fait que geometry redéfinit un certain nombre
de longueurs. Pour afficher correctement les notes, il vous faut modifier la
longueur \marginparwidth, en lui affectant la même valeur que \leftmargin.
\setlength{\marginparwidth}{\leftmargin}
1
24.4
Textes en retrait
On peut souhaiter avoir un environnement qui produit du texte en retrait,
semblable à l’environnement quotation, comme un environnement exemple
avec un retrait gauche de 3 em et un retrait droit de 1em.
Si nous fouillons dans le fichier (☞ p. 233, C.4) book.cls, nous trouvons que
l’environnement quotation est défini de la manière suivante3 :
1
\newenvironment{quotation}
{\list{}{\listparindent 1.5em %
2
3
\itemindent
\listparindent
4
\rightmargin
\leftmargin
5
\parsep
\z@ \@plus\p@}%
\item\relax}
6
{\endlist}
7
e nous pouvons analyser ainsi :
ligne 2 à 5
code exécuté en début d’environnement.
ligne 7
code exécuté en fin d’environnement. Nous fermons un environnement de type list — bien qu’effectivement, il ne s’agisse
pas d’une liste !
ligne 2
la commande \list{⟨itemdefaut⟩}{⟨réglages typographiques⟩}
ouvre un environnement list. Le premier argument correspond
2 Hideo
3 Ligne
U, e geometry package.
486, au 19 septembre 2011.
211
Chapitre 24
Éléments de mise en page
à ce qu’affiche la commande \item en l’absence d’argument optionnel. Comme dans quotation on n’utilise pas \item, ce premier argument est nul. Le second argument contient des commandes réglant la mise en forme. La première, \listparindent,
indique l’indentation des paragraphes à l’intérieur de la liste :
ici 1,5 em.
ligne 3
la seconde commande, \itemindent, indique l’indentation du
premier élément de chaque \item : ici \itemindent se voit aribuer la valeur de \listparindent.
ligne 4
la marge de droite de notre liste (\rightmargin) se voit aribuer
la même valeur que la marge de gauche (\leftmargin). Cee
valeur a été définie auparavant dans le fichier book.cls.
ligne 5
la longueur séparant deux paragraphes à l’intérieur de la liste
(\parsep) est fixée à 0 pt (\z@), mais peut s’étendre (\@plus) jusqu’à 1 pt (\p@) (☞ p. 238, E.3). Le second argument de la commande \list finit ici.
ligne 7
une liste ne peut pas fonctionner sans commande \item. C’est
pourquoi cee commande est appelée ici. Pour éviter des ennuis, on indique que le texte de cet \item est nul, grâce à la
commande \relax, qui est une commande servant à ne rien
faire alors même que TEX aend un contenu.
Maintenant, nous voulons notre environnement exemple, avec :
– Une marge gauche plus forte, de 3 cadratin (3 em).
– Une marge droite de 1 cadratin (1 em).
– Un texte en italique.
Nous allons pour cela insérer dans le deuxième argument de la commande
les lignes suivantes :
\list
1
\leftmargin 3em
2
\rightmargin 1em
3
\itshape
Ce qui nous donne au final :
1
\makeatletter
2
\newenvironment{exemple}
3
4
{\list{}{\listparindent 1.5em%
\itemindent
212
\listparindent
Trait horizontal
§ 24.5
\leftmargin 3em
5
6
\rightmargin 1em
7
\itshape
\parsep
8
{\endlist}
10
11
\z@ \@plus\p@}%
\item\relax}
9
\makeatother
Pour des textes encadrés ou sur fond coloré, on pourra utiliser le package mdframed et / ou le package fancybox 4 .
24.5
Trait horizontal
Un trait horizontal se trace grâce à \rule[⟨profondeur⟩]{⟨longueur⟩}{⟨épaisseur⟩}, où ⟨profondeur⟩ correspond à l’écart entre le trait et le bas de la ligne de
texte.
On peut aussi utiliser les commandes \hrulefill et \dotfill qui permeent
de tracer respectivement des lignes et des points, en « comprimant » le texte qui
suit, c’est-à-dire en étirant au maximum la longueur de la ligne ou de la suite de
points. On dispose également de la commande \hfill qui permet de comprimer
le texte qui suit en le faisant précéder d’espaces.
Exemple :
1
\hfill Du texte comprimé.
2
3
\hrulefill Du texte comprimé.
4
5
\dotfill Du texte comprimé.
Du texte comprimé.
Du texte comprimé.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Du texte comprimé.
Pour des traits plus complexes, par exemple en diagonale ou en pointillés,
on se reportera au package eepic 5 ou, selon le cas, à TikZ 6 .
4 On peut également consulter, si on aime les défis de codage en T X / LAT X, Vincent L,
E
E
« Boîtes », dans : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais oser le demander,
In Libro Veritas, 2008, p. 73–82,  : http://www.framabook.org/latex.html.
5 Conrad K, EEPIC Extensions to epic and LATEX Picture Environment Version 1.1.
6 T, Tikz & PGF, op. cit.
213
Chapitre 25
Formater son index
La mise en forme par défaut de l’index n’est pas très satisfaisante. On peut heureusement
la modifier pour rendre l’index plus lisible.
25.1
Comment faire
Les commandes pour formater l’index sont à placer dans un fichier monstyle.ist que vous devez créer vous-même.
Pensez à placer ce fichier à un endroit où LATEX peut le trouver, par
exemple à côté du fichier principal.
Sans le package imakedix, il fallait compiler en ligne de commande (☞ p. 231,
C), selon cee syntaxe :
makeindex -s monstyle.ist monfichier.idx
Il faut encore procéder ainsi lorsque vous passez l’option noautomatic à la
commande \makeindex pour un index particulier, comme par exemple pour celui
des sources primaires (☞ p. 152, 18.3.3).
L’option -s indiquait à Makeindex qu’il devait utiliser le fichier de style monstyle.ist.
En revanche, si vous ne passez pas l’option noautomatic à \makindex, il vous
faut passer l’option options=-s monstyle.ist à la commande \makeindex :
1
\makeindex[options=-s
monstyle.ist]
215
Chapitre 25
Formater son index
25.2 elques commandes
Nous allons donner ici quelques exemples de commandes qu’il est possible
de mere dans son fichier monstyle.ist.
Dans le fichier de styles .ist, on n’écrit pas en LATEX mais en TEX. Les
commandes sont ainsi encadrées par des guillemets anglais ". La barre
contre-oblique, quant à elle, n’est prise en compte que si elle est précédée
d’une autre contre-oblique.
Le manuel de la commande MakeIndex1 nous indique que, pour modifier ce
qui est inséré entre le premier niveau d’item (l’entrée) — ou niveau 0 — et le
ou les numéros de page, on utilise l’option delim_0 ; de même, pour définir ce
qui est inséré entre le deuxième niveau d’item (la sous-entrée) — ou niveau 1, et
les numéros, on utilise l’option delim_1, et l’option delim_2 pour les sous-sousentrées — ou niveau 2 d’itemisation. Le choix par défaut est une virgule suivie
d’un blanc : ", "
Ainsi, si nous désirons que le numéro de la page soit justifié à droite, et non
simplement séparé de l’entrée par une virgule et un blanc, nous devons utiliser
la commande \hfill (☞ p. 213, 24.5) que nous indiquons dans notre fichier de
style par les lignes suivantes :
1
delim_0 "\\hfill "
2
delim_1 "\\hfill "
3
delim_2 "\\hfill "
Nous obtenons donc :
Adrien
5
Charlemagne
5
Ducs
Tassilon
5
Évêques
Damase
Formose
5
5
Si nous préférons une ligne de points, il faut remplacer
"\\hfill "
par
"\\dotfill ".
1 e l’on peut lire en frappant dans le terminal (☞ p. 231, C) man makeindex et que l’on peut
quier en frappant la lere q, ou, si l’on utilise Windows, que l’on peut consulter à cee adresse
http://www.fiveanddime.net/man-pages/makeindex.1.html.
216
elques commandes
§ 25.2
Les espaces situées entre les commandes et les deuxièmes guillemets
fermants sont indispensables. En effet, en l’absence de ces espaces, MakeIndex accole, dans le fichier .ind généré, les commandes aux numéros
de page, ce qui bloque alors la compilation, puisque LATEX se retrouve alors
face à des commandes inconnues, du style \hfill1.
Si l’on continue la lecture du manuel, on apprend aussi comment faire apparaître « sq. », ou ce que l’on veut, quand une même entrée est indexée dans
trois pages ou plus à la suite. Il suffit d’indiquer suffix_3p "~sq."
Voyons maintenant comment l’on peut insérer les leres de l’alphabet entre
les groupes d’entrées. Cee manipulation permet de rendre plus lisible un index
un peu long.
Le manuel indique que l’option par défaut headings_flag 0 ne met pas de
séparateurs entre les groupes, que l’option headings_flag 1 permet d’obtenir des
leres majuscules comme séparateur, et l’option headings_flag -1 des leres
minuscules.
Définissons ensuite la manière dont vont apparaître ces leres. On utilise la
commande heading_prefix. Supposons que nous voulions faire apparaître ces
leres séparatrices en gras. N’oublions pas que l’on code en TEX … Nous écrivons
donc :
1
heading_prefix "{\\bfseries "
Si nous voulons qu’elles apparaissent en italique, nous écrivons "\\itshape"
(on utilise \bfseries et \itshape, qui sont des commandes TEX, et non \textbf
\textit).
Nous pouvons de même changer la taille des leres séparatrices en ajoutant
\\large ou \\Large, et ainsi de suite. (☞ p. 57, 7.2.1)
Mais nous avons ouvert une accolade… il nous faut la refermer :
1
heading_suffix " }\\nopagebreak\n "
\\nopagebreak évite qu’une lere-séparatrice se retrouve seule en fin de
page. Le \n est une petite coqueerie pour permere d’avoir, dans notre fichier
.ind, un retour à la ligne après \nopagebreak.
Ce n’est pas fini. Nos leres sont actuellement justifiées à gauche, comme
les entrées de l’index. Nous voudrions qu’elles soient centrées :
1
headings_flag 1
2
heading_prefix " {\\bfseries\\large\\hfill "
3
heading_suffix " \\hfill}\\nopagebreak\n "
Les deux \\hfill étirent, pour le premier, l’espace avant la lere vers la
droite, et pour le second l’espace suivant la lere vers la gauche – voilà nos
leres centrées.
217
Chapitre 25
Formater son index
Adrien
5
C
Charlemagne
5
D
Ducs
Tassilon
5
E
Évêques
Damase
Formose
5
5
Si nous préférons qu’elles soient simplement légèrement décalées vers la
droite, nous pouvons utiliser, à la place de \\hfill, \\hspace*{1em} qui rajoute
à gauche un espace d’un cadratin (☞ p. 237, E ; ☞ p. 209, 24.1).
and on a compris ce système, il est alors assez simple de formater à sa
guise l’index. C’est pourquoi, pour les autres options, nous renvoyons ici à la
lecture du manuel2 .
Voici tout de même, à titre indicatif, le fichier final :
1
headings_flag 1
2
suffix_3p "~sq."
3
heading_prefix " {\\bfseries\\large\\hfill "
4
heading_suffix " \\hfill}\\nopagebreak\n "
5
delim_0 "\\hfill "
6
delim_1 "\\hfill "
7
delim_2 "\\hfill "
2 On pourra aussi consulter Vincent L, « Allure de l’index », dans : Tout ce que vous avez
toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais oser le demander, In Libro Veritas, 2008, p. 168–170,  :
http://www.framabook.org/latex.html.
218
Sixième partie
Annexes
« Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu’on serait descendu avec un
escalier prévu pour la descente. »
Dicton shadok
219
Annexe A
Installer LATEX
Avant de pouvoir se servir de LATEX (XELATEX), il faut l’installer sur son ordinateur. Voici
comment faire pour les systèmes d’exploitation courants1 .
A.1
La notion de distribution
En général, on n’installe pas LATEX tout seul, on installe une distribution LATEX.
Une distribution est un ensemble de fichiers comprenant :
– les logiciels TEX, LATEX, et généralement XELATEX, mais aussi d’autres logiciels qui appartiennent à la « famille TEX2 », que nous verrons en temps
voulu ;
– des fichiers permeant d’étendre les possibilités de LATEX : les packages et
les classes ;
– de la documentation sur ces fichiers.
Il existe deux distributions courantes : TeX Live, qui se veut portable et est
très adaptée pour MacOS X et Linux, et MikTeX pour Windows uniquement.
L’objet de ce chapitre est donc d’expliquer comment installer ces distributions.
A.2
Installer TeX Live sous Mac Os X
La méthode la plus simple consiste à installer MacTeX3 . Celle-ci comprend
non seulement une version de TeX Live pour Mac, mais aussi des logiciels pour
1 Merci
à Brendan Chabannes pour la rédaction de la majeure partie de ce chapitre.
2 Pour prendre une analogie avec les logiciels connus, quand vous installez Microso Office, vous
installez non seulement Word, Excel et Powerpoint, mais aussi des logiciels utiles à ces derniers, par
exemple pour tracer des organigrammes.
3 http://www.tug.org/mactex/
221
Annexe A
Installer LATEX
faciliter la rédaction avec LATEX.
Pour l’installer, il suffit de télécharger le fichier d’installation sur le site, en
page d’accueil. Il s’agit d’un fichier .zip, qu’il faut le cas échéant décompresser.
Dedans se trouve un fichier .mpkg : un double clic dessus suffit à lancer le logiciel
d’installation. Il vaut mieux conserver les réglages standards d’installation.
Une fois l’installation effectuée, vous pouvez vous rendre dans le dossier
« TeX » du dossier « Applications » de votre Mac.
Ce dossier comprend plusieurs applications :
BibDesk
qui est un logiciel pour gérer les fichiers bibliographiques au format .bib (☞ p. 79, 10).
Excalibur
qui est un logiciel de correction orthographique prévu
pour reconnaître les commandes LATEX. Nous ignorons
sa qualité, ne l’ayant pas essayé.
LaTeXit
qui est un logiciel pour rédiger encore plus facilement
des équations en LATEX et les exporter vers divers logiciels. Comme ce livre est l’un des rares sur LATEX à ne
pas expliquer comment faire des équations avec, nous
ne nous étendrons pas.
TeXLive Utility
qui sert à mere à jour les différents modules de LATEX :
classes, packages, etc. (☞ p. 226, A.5.1)
TeXworks et TeXShop
qui sont deux éditeurs de textes prévus pour LATEX.
Choissisez l’un d’entre eux pour commencer en LATEX
(☞ p. 19, 2).
En outre, un panneau de configuration, « Distribution TeX » est ajouté dans
les Préférences Systèmes. Dans la plupart des cas, vous n’aurez pas à vous en
servir. Il permet en effet de choisir entre plusieurs versions de la distribution (par
exemple entre la version 2011 et la version 2012), ce qui est rarement nécéssaires.
A.2.1 Les caractères LATEX sous Mac Os X
Les claviers Apple n’indiquent pas directement les caractères spéciaux disponibles. Voici comment frapper la plupart des caractères nécessaires à l’utilisation de LATEX.
Caractère
Frappe
\
⌥ + ⇧ + /
{
⌥ + (
}
⌥ + )
[
⌥ + ⇧ + (
222
Installer TeX Live sous GNU/Linux
§ A.3
Caractère
Frappe
]
⌥ + ⇧ + )
|
⌥ + ⇧ + L
~
⌥ + N
Et pour les claviers de Suisse romande, en utilisant la barre supérieure de
chiffres :
Caractère
A.3
Frappe
\
⌥ + ⇧ + 7
{
⌥ + 8
}
⌥ + 9
[
⌥ + ⇧ + 5
]
⌥ + ⇧ + 6
|
⌥ + ⇧ + 7
~
⌥ + N
Installer TeX Live sous GNU/Linux
La plupart du temps, les paquets TeX Live sont disponibles dans les dépôts de
votre distribution. Néanmoins, la majeure partie des distributions GNU/Linux
ne gèrent pas certains packages récents tels que Biber4 . C’est pourquoi nous
privilégierons l’installation à partir du programme que vous pouvez trouver sur
le site de TeX Live.
Une installation complète une fois effectuée pèse environs trois giga-octets.
Le temps passant et les mises à jour s’accumulant, il est recommandé d’avoir
quatre giga-octets d’espace libre sur le disque dur.
A.3.1
Au préalable
Assurez-vous avant toute chose d’avoir le paquet perltk installé sur votre
système. Si vous ne le possédez pas, vous devrez lancer l’installation en ligne de
commande uniquement.
À titre d’exemple, le paquet se nomme « perl-tk » sous Debian et Ubuntu,
« perl-Tk-804 » sous Fedora et ses dérivés.
Sous Ubuntu, par exemple, il existe un moyen très simple d’installer ce paquet : tapez apt://perl-tk dans la barre d’adresse de votre navigateur web Firefox.
4 Les choses sont toutefois en train d’évoluer : les prochaines versions de systèmes tels que Debian
ou Ubuntu (respectivement nommées Wheezy et antal etzal) disposeront de TeX Live 2012 et
de Biber.
223
Annexe A
Installer LATEX
Rendez-vous alors sur http://tug.org/texlive/acquire-netinstall.html.
Choisissez le fichier install-tl-unx.tar.gz. Une fois téléchargé, décompressez-le
puis rendez-vous dans le dossier nouvellement créé à l’aide d’un terminal, par
exemple en tapant cd ~/Téléchargements/install-tl-*/. Vous pouvez alors lancer l’installation en mode administrateur, par exemple ainsi :
sudo perl install-tl -gui wizard
Cee commande lancera le programme d’installation de la distribution complète
qui reconnaîtra automatiquement l’architecture de votre plate-forme.
A.3.2 Installation et configuration
Après avoir donné votre mot de passe, il vous suffira de suivre les étapes
suivantes :
1. Cliquez simplement sur « Suivant ».
2. Aendez que le téléchargement soit fini. Il vous faut choisir un dossier
d’installation : choisissez de préférence un répertoire hors du système de
base, comme /$HOME/texlive20125 .
3. Conservez A4 pour la taille de papier.
4. Cliquez sur Installer.
5. À la fin de l’installation, un message vous informera qu’il vous faut ajuster
votre « $PATH ». Ouvrez le fichier ~/.bashrc (créez-le s’il n’existe pas),
et ajoutez-y les lignes suivantes :6
PATH="/$HOME/texlive2012/bin/x86_64-linux :$PATH"
L’installation est terminée. Vous pouvez fermer votre terminal pour que les
modifications appliquées à votre « $PATH » soient prises en compte.
A.4 MiKTeX sous Windows
Les systèmes Windows dièrent considérablement des systèmes GNU/Linux
et Mac OS X. Par conséquent, s’il est possible de faire une installation manuelle
de la distribution TeX Live sous Windows, la procédure est fastidieuse et complexe.
5 « $HOME » est une variable d’environnement. Vous pourriez tout aussi bien taper
« /home/justin/ » si votre nom d’utilisateur est « justin ».
6 « $PATH » est une variable d’environnement qui permet au système de savoir où chercher
les exécutables. TeX Live n’étant pas installé dans les dossiers par défaut, puisqu’il est étranger au
système de base, c’est à vous de l’intégrer. Ajustez le champ entre guillemets selon le message qui
s’affiche à l’écran, en prenant soin de finir par « :$PATH ».
224
Mere à jour les packages
§ A.5
C’est pourquoi nous nous tournerons vers une distribution consacrée exclusivement à Windows, qui automatise les tâches d’installation de la distribution
LATEX et permet de gérer son installation en se conformant aux pratiques qui ont
cours sur ce système. Cee distribution a pour nom MiKTeX. Son installateur
est très complet : en plus d’une distribution LATEX, il installe aussi un logiciel
graphique de mise à jour des paquets et un éditeur de texte.
A.4.1
Installation
Il faut se rendre sur la page de téléchargement de la distribution :
http://
miktex.org/2.9/setup. Choisissez le fichier Net Installer, et non le Basic Installer.
Vous remarquerez que des installateurs sont fournis pour les versions
dites respectivement 32 bits et 64 bits de Windows. Si vous ne connaissez
pas ces termes, veillez à choisir la version 32 bits. Cee dernière peut en
effet s’exécuter sur les deux types de plate-formes, tandis que la réciproque
n’est pas vraie. Si vous savez que vous disposez d’un système en 64 bits,
vous pouvez choisir sans crainte l’installateur qui y correspond.
Une fois l’installateur téléchargé sur votre ordinateur, un double-clic lance la
procédure. Il faut d’abord accepter la licence du logiciel. Puis choisissez « Download MiKTeX », et, à l’écran suivant, « Basic MiKTeX ».
Il vous est demandé de choisir une source de téléchargement. Préférez une
source proche de votre domicile, donc pour un utilisateur habitant dans le Nord
de la France, les serveurs français, anglais ou allemands font amplement l’affaire.
À l’étape suivante il faut choisir un répertoire de téléchargement. Choisissez de préférence un dossier qui se trouve dans « Mes Documents », comme par
exemple C:\Documents and Settings\Votre utilisateur\Mes documents\miktex.
Lorsque vous avez achevé cee étape, l’installateur télécharge tous les composants dont il a besoin, vous avertit qu’il a terminé son travail, puis s’arrête.
Lancez-le alors une seconde fois. Mais au lieu de choisir « Download MiKTeX », choisissez à présent « Install MiKTeX », puis de nouveau « Basic MiKTeX ». Préférez alors une installation en tant qu’administrateur, pour tous les
utilisateurs de l’ordinateur. Puis sélectionnez le dossier qui contient les composants ; dans notre exemple précédent, il s’agissait de C:\Documents and Settings\Votreutilisateur\Mes documents\miktex.
Conservez les choix par défaut sur les deux écrans suivants : ils sont corrects.
Vous pouvez achever le processus.
A.5
Mettre à jour les paages
La plupart des packages sont listés sur http://www.ctan.org/tex-archive/
qui sert de dépôt pour tous les projets tournant autour de TEX et LATEX. C’est en
225
Annexe A
Installer LATEX
général sur les serveurs du CTAN (Comprehensive TeX Archive Network) que les
logiciels de mise à jour des packages vont chercher ceux-ci.
Pour être tenu au courant des nouveaux packages et des mis à jours
des anciens packages, vous pouvez vous abonner à la liste https://lists.
dante.de/mailman/listinfo/ctan-ann.
Les mises à jour de la distribution TeX Live ne sont fournies que pour
une période d’un an environ après sa sortie (généralement entre mai et
juillet). Passé ce délai, lorsque vous tenterez de mere à jour votre distribution TeX Live, vous trouverez un message de ce type :
/home/justin/texlive2011/bin/x86_64-linux/tlmgr : e
TeX Live versions supported by the repository
(2012–2012)
do not include the version of the local installation
(2011). Goodbye.
ou bien
TeX Live 2011 is frozen forever and will no longer be
updated.
Dans un tel cas, il vous faut soit installer une nouvelle version de la
distribution TeX Live, en recommençant la procédure d’installation, soit
continuer à utiliser l’ancienne qui ne reçoit plus de mises à jour. TeX Live
est d’une grande stabilité, mais ce n’est pas nécessairement le cas de tous
les packages que l’on peut être amené à utiliser. Si l’un des packages que
vous utilisez est affecté d’un bug qui vous gêne, vous n’aurez d’autre choix
que de mere à niveau la distribution TeX Live. Dans le cas contraire, vous
pouvez parfaitement vous contenter de l’ancienne version.
A.5.1 Sous Mac OS X
Pour mere à jour les packages, le plus simple est d’utiliser le logiciel « TeXLive Utility », livré avec MacTeX. Une fois le logiciel ouvert, il suffit de choisir
l’onglet « Manage Updates », puis de sélectionner le package à mere à jour —
s’il ne s’affiche pas, c’est qu’il est à jour — avant de cliquer sur « Update ». À
noter qu’on peut aussi utiliser l’onglet « Manage Packages » pour gérer l’installation de nouveaux packages.
A.5.2 Sous Linux
Il y a deux moyens de mere à jour votre installation LATEX sous GNU/Linux.
226
Mere à jour les packages
§ A.5
1. Le premier moyen de mere à jour simplement est d’utiliser tlmgr dans un
terminal. La commande permeant de tout mere à jour est la suivante :
tlmgr update --self --all. S’il s’avère nécessaire d’installer un nouveau
paquet, il faut utiliser la commande tlmgr install paquet.
2. Vous pouvez lancer l’interface graphique de gestion des paquets en tapant
la commande tlmgr gui.
A.5.3
Sous Windows
Dans le menu Démarrer, vous trouvez une section nommée fort justement
MiKTeX, suivie d’un numéro de version. Dans cee section, il y a notamment
une sous-section consacrée à la « Maintenance » — répondant au doux nom de
« Maintenance (Admin) » —, dans laquelle vous avez accès à deux outils utiles :
le gestionnaire de mises à jour de packages (« Updates »), et le gestionnaire
d’installation de nouveaux packages (« Package Manager »).
Remarquez que la plupart du temps, vous n’aurez pas besoin d’installer explicitement un nouveau package. En effet, au moment de la compilation, MiKTeX détecte que vous sollicitez un composant qui n’est pas présent sur votre
système et vous propose de l’installer.
227
Annexe B
elques logiciels pour
travailler avec LATEX
Ce chapitre présente quelques logiciels pour travailler avec LATEX. Cee liste est non exhaustive. Ne sont proposés que des logiciels gratuits et sous licence libre.
B.1
Éditeurs de texte spécialisés en LATEX
B.1.1
TeXMaker (Multi-plateformes)
Des logiciels « grand public » il est sans doute le mieux adapté aux longs
travaux de rédaction : possibilités d’afficher le plan, d’ouvrir automatiquement
des fichiers inclus, disposition en onglets, réglages avancés des raccourcis de
frappe, etc. On peut lui reprocher un temps de démarrage relativement long.
Pour demander l’enregistrement en UTF-8, il faut se rendre dans les préférences, onglet « Editeur ».
Malheureusement ce logiciel ne propose pas en standard de bouton pour
compiler avec XELATEX. Il vous faudra donc avant toutes choses vous rendre dans
les préférences, onglet « Commandes » et remplacer tous les « latex » ou « pdflatex » par « xelatex », puis valider.
Pour compiler avec XELATEX, il faudra utiliser l’outil de compilation avec
A
LTEX.
B.1.2
TeXWorks (Multi-plateformes)
Sans doute le premier logiciel à utiliser pour commencer avec LATEX. Les options sont relativement limitées, ce qui favorise une prise en main rapide. En
229
Annexe B
elques logiciels pour travailler avec LATEX
outre le système de visualisation des PDFs est extrêmement pratique, permettant de voir en parallèle la version PDF et la version LATEX. Toutefois on trouvera
vite ce logiciel limité en terme de fonctionnalités.
Pour demander l’enregistrement en UTF-8, il faut se rendre dans les préférences, onglet « Editeur ».
B.1.3 TeXShop (Mac)
Ce logiciel est livré avec MacTeX. Il propose des boutons de composition au
dessus de chaque fenêtre. Relativement léger à utiliser, il y manque cependant
les fonctionnalités d’affichage du plan et d’ouverture automatique des fichiers
inclus. Il possède peu de réglages avancés de rédaction. Sa force reste, à nos
yeux, sa rapidité de lancement et sa fluidité.
Pour demander l’enregistrement en UTF-8, il faut se rendre dans les préférences, onglet « Document ».
B.2 Logiciels de gestion bibliographique au format
.bib
Il existe deux principaux logiciels de gestion de fichier .bib : JabRef1 et BibDesk2 . Tous les deux proposent de nombreuses fonctionnalités : recherches des
doublons, tri selon plusieurs critères, import / export dans d’autres formats que
.bib. Le choix entre les deux est donc délicat. Les utilisateurs Mac préféreront
sans doute BibDesk, en raison de la proximité de son organisation avec certains
logiciels Apple.
Pour BibDesk, le réglage en UTF-8 se fait dans les préférences, bouton « fichier ». Pour Jabref, il se fait dans les préférences, onglet « general ».
1 http://jabref.sourceforge.net/, multi-plateformes.
2 http://bibdesk.sourceforge.net/, livré avec MacTeX,
230
disponible uniquement sous Mac.
Annexe C
Introduction à la ligne de
commande
La plupart des éditeurs de textes spécialisés en LaTeX proposent un bouton pour mere
en œuvre les principales commandes de compilation : XeLaTeX, MakeIndex, parfois Biber.
Il devient toutefois très rapidement nécessaire de pouvoir faire plus : par exemple si l’on
utilise le script de gestion des index de sources primaires (☞ p. 153, 18.3.5), il faut pouvoir
l’exécuter.
On utilise pour cela le terminal du système d’exploitation, qui permet d’exécuter directement ces commandes. Voici une brève introduction à son utilisation dans le cadre d’un usage
de XELATEX.
C.1
La notion de répertoire courant
Ce qu’on appelle « répertoire courant » correspond à l’emplacement où l’on
se situe dans l’arborescence des fichiers de l’ordinateur. and on veut utiliser
les lignes de commande pour se servir de XELATEX, la première chose à faire est
de changer le répertoire courant pour se rendre dans le dossier dans lequel se
situe les fichiers à compiler.
C.2
Mac OS X et Linux
Sur Mac OS X, le terminal se situe dans le dossier « Utilitaires » du dossier
« Applications ».
Sous GNU/Linux, le Terminal se trouve dans le menu « Application » – « Accessoires », ou bien il vous suffit d’appuyer sur la touche « Windows » puis de
taper les premières leres de l’application : term devrait suffire. Cliquez sur le
symbole qui apparaît.
231
Annexe C
Introduction à la ligne de commande
Le répertoire courant est généralement indiqué à gauche de la ligne, le symbole ~ représentant le dossier de départ. Pour lister son contenu, frapper ls. Pour
valider une commande, il faut frapper sur la touche Entrée.
Pour vous déplacer dans un répertoire, il suffit de frapper la commande cd
suivie du dossier où vous souhaitez vous rendre.
Ainsi la commande cd projet-latex vous fait pénétrer dans le répertoire
projet-latex, ce que vous pouvez vérifier avec la commande dir. Pour vous
déplacer dans un répertoire parent, frappez simplement cd ..
Plutôt que de remonter de dossier en dossier avec la commande cd jusqu’au
répertoire courant, on peut aussi taper cd suivi directement du chemin complet
(☞ p. 31, 3.2.1) du dossier où l’on veut se rendre. Sous Mac ou sous Linux, si l’on
n’est pas sûr du chemin, on peut le vérifier en faisant simplement glisser l’icône
du dossier sur la fenêtre du Terminal : le chemin s’affiche alors.
Lorsque vous êtes dans le répertoire où vous souhaitez exécuter une commande, vous pouvez la lancer de la même manière :
xelatex nomdufichieràcompiler.tex
biber nomduficheràcompiler
makeindex nomdufichieràcompiler
etc.
Enfin la commande ls vous permet d’afficher le contenu du dossier dans
lequel vous vous trouvez.
C.3 Windows
Sous Windows, le terminal s’appelle « Invite de commandes ». Le langage
est différent de celui que l’on trouve dans les systèmes de type Unix comme
Linux et Mac OS X. On trouve cependant quelques similarités.
Pour démarrer une invite de commande, pressez simultanément la touche
Windows de votre clavier et la touche R. Dans l’invite qui s’ouvre frappez cmd
puis Entrée. Vous voilà face à une console.
Toute commande, une fois frappée, est validée par une pression sur la touche
Entrée.
Le répertoire courant est indiqué à gauche du curseur clignotant. La commande dir vous indique ce qui se trouve dans le répertoire courant.
Pour vous déplacer dans un répertoire, il suffit de frapper la commande cd
suivie du dossier où vous souhaitez vous rendre.
Ainsi la commande cd projet-latex vous fait pénétrer dans le répertoire
projet-latex, ce que vous pouvez vérifier avec la commande dir. Pour vous
déplacer dans un répertoire parent, frappez simplement cd ..
Lorsque vous êtes dans le répertoire où vous souhaitez exécuter une commande, vous pouvez la lancer de la même manière :
232
Trouver les fichiers standards
§ C.4
xelatex nomdufichieràcompiler.tex
La commande dir affiche enfin le contenu du répertoire dans lequel vous
êtes acutellement.
C.4
Trouver les fiiers standards
Pour pouvoir personaliser le comportement standard de LATEX ou d’un package, par exemple les styles de biblatex, il est en général nécessaire de regarder
les fichiers standards pour redéfinir telle ou telle commande ou macro bibliographique.
Il faut donc trouver leurs emplacements. Dans le fichier .log produit lors de
la compilation est listé l’ensemble des fichiers chargés par le compilateur. Il est
général aisé de connaître le nom du fichier : il s’agit souvent de celui du package
ou de la classe. Une recherche dans le fichier permet donc de trouver le chemin,
par exemple :
/usr/local/texlive/2012/texmf-dist/tex/latex/biblatex/cbx/verbose-trad2.cbx.
En général les fichiers se trouvent dans des répertoires invisibles via l’interface standard du système d’exploitation. Pour les ouvrir, il faut donc utiliser la
ligne de commande, et frapper
Sous Mac
open chemin-du-fichier.
Sous Windows
chemin-du-fichier.
Sous Linux
nom_de_lediteur chemin-du-fichier.
Cependant, par défaut, le copier-coller est
désactivé dans l’invite de commande. On peut contourner cela
en copiant-collant dans la barre d’adresse du navigateur Firefox.
Il ne faut jamais modifier les fichiers standards. En effet, en cas de mise
à jour de ces fichiers, vous perdriez toutes vos modifications. Il vaut mieux
en général redéfinir les commandes, quie à grouper ces redéfinitions dans
un fichier.
233
Annexe D
Faciliter les compilations avec
Latexmk
Il est fréquent avec LATEX de devoir faire plusieurs compilations, avec différents programmes, dans un ordre précis. Le programme Latexmk permet de gérer automatiquement
ces différentes compilations.
D.1 Principe
Latexmk est un script installé avec toutes les distributions LATEX. Il s’utilise
via la ligne de commande (☞ p. 231, C). Latexmk consulte les fichiers de compilation (.log) pour savoir quels sont les scripts à exécuter, et dans quel ordre.
Très simple d’utilisation, il nécessite toutefois quelques adaptations pour être
compatible avec XELATEX. Nous les présentons ici, mais le programme propose
beaucoup plus de réglages : nous renvoyons au manuel1 .
D.2 Adaptation pour XELATEX
Pour configurer le script, il vous faut créer un fichier latexmrc à coté du
fichier à compiler. Dans ce fichier, écrivez les lignes suivantes, en prêtant aention aux points-virgules de fins de ligne :
$pdf_mode = "1" ;
$pdflatex = "xelatex" ;
1 John
C, Latexmk.
235
Annexe D
Faciliter les compilations avec Latexmk
La première ligne signifie que vous demandez à Latexmk de vous produire
des fichiers .pdf et non pas .dvi, qui est le format « historique » produit par
LATEX.
La seconde ligne signifie que vous demandez à Latexmk d’utiliser XELATEX et
non pas LATEX pour produire ces .pdf.
Rendez vous avec le terminal (☞ p. 231, C) dans le dossier du fichier à compiler. Frappez ensuite la commande suivante :
latexmk fichier
où fichier est le nom de votre fichier principal. Vous voyez alors défiler les
différentes compilations. Latexmk se charge de faire autant de compilations que
nécessaires, en tenant compte des éventuels déplacements d’étiquees. À la fin
de ces différentes compilations, vous trouverez le fichier .pdf désiré.
Toutefois, si vous appelez une entrée bibliographique non définie (☞ p. 79,
10) ou une étiquee de renvoi interne (☞ p. 133, 16) non définie, Latexmk ne
procède qu’à cinq séries de compilations2 . Il vous indique cependant les entrées
ou étiquees problématiques, par des lignes ayant cee forme :
Latexmk : Citation 'XXX' on page YYY undefined
Latexmk : Reference 'XXX' on page YYY undefined
Il vous est donc aisé de retrouver les entrées bibliographiques (=« Citation »)
et les étiquees (=« Reference ») non définies.
D.3 Adaptation pour l’index des sources primaires
Si vous utilisez le script de gestion de l’index des sources primaires (☞ p. 153,
18.3.5), il vous faudra également ajouter la ligne suivante :
$makeindex="python index.py ;makeindex %S" ;
Cee ligne indique à latexmk d’exécuter le script python avant la commande makeindex, le code %S désignant le fichier pour lequel makeindex doit être
exécuté.
2 Si au bout de cinq compilation le logiciel ne parvient pas à un résultat stable, il s’arrêtera avec
une erreur.
236
Annexe E
Unités de mesure en LATEX
Nous expliquons ici les principales unités de mesure en LATEX, mais aussi les manières
d’indiquer des tailles relatives : indiquer, par exemple, que nous souhaitons avoir la moitié
de la longueur de la ligne.
E.1
Unités de mesure
LATEX étant d’origine anglophone, le séparateur des décimales doit être un
point et non pas une virgule. Ainsi pour préciser une taille de 1,5 cm, il faut
écrire : 1.5cm et non pas 1,5cm.
Les unités de mesure peuvent être divisées en deux catégories : unités absolues et unités relatives à la taille de la police courante. Nous ne présentons ici
que les unités les plus courantes.
Unité
pt
mm
cm
in
em
Nom
Explication
Unités absolues
Point typographique pica Unité de base des mesures typographiques dans les systèmes anglosaxons. C’est celle qui est utilisée dans quasiment tous les logiciels. Correspond approximativement à 0,35 mm.
millimètre
centimètre
Pouce anglo-saxon
Correspond approximativement à
2,54 cm.
Unités relatives
Cadratin
Correspond à la largeur d’un m dans
la police courante.
237
Annexe E
Unité
ex
Unités de mesure en LATEX
Nom
Explication
Correspond à la hauteur d’un x dans
la police courante.
Œil
E.2 Longueurs relatives
Il est également possible d’indiquer des longueurs relatives à certains éléments. Il suffit d’indiquer un nombre décimal devant une commande de longueur. Ainsi pour un trait horizontal d’une moitié de largeur de la ligne :
1
\noindent\rule{0.5\linewidth}{1pt}
Voici les principales commandes de longueur :
Commande
\baselineskip
\linewidth
\textheight
\textwidth
\parindent
\parskip
Explication
Distance entre le bas d’une ligne et
celui de la ligne suivante.
Largeur d’une ligne. Dans certains environnements (par exemple
quotation) les lignes n’ont pas la
même longueur que dans le texte
principal.
Hauteur maximale du texte dans une
page. Correspond grosso-modo à la
longueur entre la marge haute et la
marge basse.
Largeur maximale de texte dans une
page. Correspond grosso-modo à la
longueur entre la marge gauche et la
marge droite.
Longueur de l’indentation du paragraphe.
Distance verticale entre deux paragraphes.
E.3 Élasticité
Il est possible de définir une certaine élasticité pour les longueurs, qui permet
de s’adapter à l’espace disponible et aux contraintes de mise en page1 . On utilise
1 Par
exemple concernant les veuves et orphelines.
238
Élasticité
§ E.3
pour cela les mot clefs minus et plus. Ainsi, si nous souhaitons afficher un espace
blanc (☞ p. 209, 24.1) vertical d’une longueur comprise entre 1 cm et 3 cm, mais
tournant idéalement autour de 2,5 cm, nous écrivons :
1
\vspace{2.5cm minus 1.5cm plus 0.5cm}
Cee syntaxe est utilisée dans les commandes de définitions des en-têtes
de section (☞ p. 203, 23.3.2), sous une forme légèrement différente : \@plus et
\@minus ne sont que des alias LATEX des mot clefs TEX plus et minus.
Plus globalement, avec une syntaxe de longueur a minus b plus c la longueur finale m est telle que2 a − b ≤ m ≤ a + c.
2 Nous n’insérons pas ici une équation mais une inéquation. Le sous-titre de ce livre est donc
pleinement justifié.
239
Annexe F
Travail collaboratif : les
logiciels de suivi des révisions
La plupart des traitements de texte proposent des systèmes pour travailler à plusieurs
sur un même fichier et garder un historique des révisions, indiquant les modifications, leurs
dates et leurs auteurs respectifs.
Comment faire en LATEX ? La solution la plus simple est d’utiliser un logiciel de suivi des
révisions, utilisé par les programmateurs qui travaillent à plusieurs sur un projet.
F.1 Principe
Imaginons que Bob et Alice travaillent ensemble sur un projet1 . Ils souhaitent pouvoir échanger facilement leurs modifications.
Ils déposent pour cela les fichiers initiaux sur un serveur (un ordinateur
distant). Puis chacun récupère ces fichiers sur son propre ordinateur, à l’aide
de commandes spécifiques au logiciel utilisé.
Bob fait des modifications (1) : il envoie ces modifications sur le serveur, en
les accompagnant d’un petit message les résumant. Alice peut alors récupérer
ces modifications en local (2). Si Bob n’a modifié qu’un seul fichier, seul ce fichier sera récupéré par Alice : cela permet à Alice de modifier d’autres fichiers
pendant ce temps. Une fois ses modifications faites, Alice les envoie sur le serveur, en les accompagnant d’un petit message les résumant (3), et Bob peut ainsi
les récupérer. Ces étapes sont représentées dans le schéma F.1 (p. 242).
Il est aussi possible de faire d’autres opérations : renommer, déplacer, dupliquer les fichiers sur le serveur distant. En outre, ces logiciels permeent, si
1 Le nombre de collaborateurs avec de tels systèmes est illimité : ici nous n’en prenons que deux
pour simplifier.
Annexe F
Travail collaboratif : les logiciels de suivi des révisions
deux personnes ont fait des modifications en même temps sur le même fichier,
de proposer de ne garder que certaines de ces modifications.2
Serveur
3
4
2
1
.
Bob
Alice
F. F.1 : Fonctionnement des logiciels de suivi des révision
Un tel système présente de nombreux intérêts :
– il est aisé de s’assurer que l’on possède bien la dernière version du projet,
contrairement aux échanges classiques par courriels qui peuvent rapidement semer la confusion ;
– on dispose d’un historique des versions permeant de revenir en arrière,
le cas échéant3 ;
– contrairement aux systèmes des logiciels de traitement de texte, l’historique des versions ne se situe pas à l’intérieur du fichier de travail, ce qui
évite une prise de poids et un certain nombre de problèmes (notamment
ralentissement et corruption du fichier).
F.2 Mise en pratique
Il existe de nombreux logiciels de suivi des révisions : citons SVN, Git et
Mercurial. Le premier est sans doute plus simple en première approche, mais les
deux autres possèdent des fonctionnalités plus souples, notamment parce qu’il
n’y a pas un serveur unique, comme sur notre schéma, mais plusieurs serveurs
qui peuvent être synchronisés.
Un certain nombre d’hébergeurs proposent des services SVN, Git ou Mercurial4 .
2 Le
jargon nomme cee étape une résolution de conflit.
pourquoi une personne seule peut aussi trouver un intérêt à utiliser un tel système, pour
se garantir un suivi du travail.
4 Toutefois par souci de confidentialité il est conseillé d’utiliser un hébergement SVN / Git /
Mercurial interne à l’institution dans laquelle ce projet commun s’inscrit, en demandant, le cas
échéant, au service informatique de le fournir.
3 C’est
242
Mise en pratique
§ F.2
Git et Mercurial ne fonctionnent pas nécessairement avec un serveur distant. C’est pourquoi on peut facilement s’en servir pour gérer un historique de
modification sur un projet mono-rédacteur.
La manipulation de ces outils peut se faire en ligne de commande, mais il
existe également des logiciels graphiques.
Nous invitons le lecteur curieux à se renseigner sur internet pour plus d’informations : il y trouvera aisément documentations et tutoriels5 .
5 Nous recommandons, pour Git, cet excellent livre : Sco C, Pro Git : professional version
control,  : http://progit.org/book/fr/ ; pour notre part, nous avons écrit un petit tutoriel sur
l’Utilisation de Git avec une seule personne : Maïeul R, Garder un historique de son travail
grâce à Git,  : http://geekographie.maieul.net/83.
243
Annexe G
Trouver de l’aide
Comment faire lorsque l’on est coincé sur un point particulier, qu’on a relu les différents
manuels plusieurs fois1 ? Demander de l’aide à d’autres utilisateurs de LATEX.
Voici quelques endroits où le faire.
G.1
Forums internet
Les forums Internet sur LATEX sont pléthore. En anglais, on peut utiliser celui
de « LaTeX Community » : http://www.latex-community.org/forum/. En français, on peut utiliser celui du site « Developpez.net » http://www.developpez.
net/forums/f149/autres-langages/autres-langages/latex/.
G.2
Messagerie instantanée
Il est possible de demander de l’aide sur différents salons de messagerie instantanée fonctionnant par IRC2 . En général on peut y trouver de l’aide assez
rapidement.
Pour se connecter à un salon de discussion IRC, on peut utiliser le plugin
Chatzilla du logiciel libre Firefox.
En français, l’adresse est irc://irc.rezosup.org/latex ; en anglais irc://
irc.freenode.net/latex.
1 Signalons au passage la possibilité de télécharger une aide sur l’ensemble des erreurs de compilation avec LATEX : Franck M et Michel G, « Détecter et résoudre les problèmes »,
dans : LaTeX Companion, 2e éd., Paris : Pearson, 2006,  : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=
27440100048330, l’éditeur met gracieusement ce chapitre à disposition.
2 Lointain ancêtre de Skype, MSN et autres GoogleTalk.
245
Annexe G
Trouver de l’aide
G.3 Liste de discussion
En français, celles de l’association Gutemberg : http://www.gutenberg.eu.
en anglais, la liste suivante : http://
groups.google.com/group/comp.text.tex/topics, dont il est possible de se servir via un logiciel de gestion de « Newsgroups », comme par exemple Mozilla
underbird.
org/?Listes-de-diffusion-gerees-par ;
246
Annexe H
Glossaire
Argument
Paramètre passé à une commande et qui détermine en
tout ou partie son résultat.
Champ bibliographique Élément d’une référence bibliographique, tel que nom
de l’auteur, titre, éditeur…
Classe
Indication du type éditorial du document à produire.
Son choix se fait au tout début du document LATEX via
\documentclass[⟨options⟩]{⟨classe⟩}.
La classe influence notamment le rendu final et les
commandes disponibles.
Clef bibliographique
Identifiant unique aribué à une référence bibliographique. Il est conseillé de n’y mere que des caractères
alphanumériques non accentués.
Clef d’index
Code indiquant la position d’une entrée dans un index. Il est nécessaire de définir une clef d’index pour
les entrées comportant des caractères accentués. Les
clefs d’index peuvent également servir pour des index
non alphabétiques (par exemple des index par date de
règne.). La syntaxe est : \index{⟨clef ⟩@⟨entrée⟩}.
Commande
Morceau de code interprété par le compilateur pour
effectuer une suite d’opérations. Une commande est
un raccourci d’écriture. LATEX propose des commandes,
les packages en rajoutent et il est possible de définir
ses propres commandes.
247
Annexe H
Glossaire
Commentaire
Texte qui n’est pas interprété par le compilateur. Tout
ce qui est situé entre le signe % et la fin de ligne est un
commentaire.
Compilateur
« Logiciel » chargé d’interpréter le fichier .tex pour
produire un fichier .pdf. Dans ce livre nous utilisons
le compilateur XELATEX, plus récent que LATEX.
Compteur
Nombre entier stocké dans la mémoire de l’ordinateur
et manipulable par diverses commandes. Par exemple,
les éléments numérotés se voient associer un compteur.
Environnement
Portion de document ayant une signification spécifique et qui, par conséquent, reçoit un traitement spécifique. On utilise \begin{⟨nom de l’environnement⟩}
pour indiquer le début d’un environnement ; on utilise \end{⟨nom de l’environnement⟩} pour en indiquer
la fin. LATEX définit des environnements, les packages
en rajoutent et il est possible de créer ses propres environnements.
Flottant
Élément non textuel (image ou tableau, par exemple)
dont l’insertion dans le flux du texte est automatiquement calculée par LATEX, en fonction de recommandations fournies par le rédacteur.
Macro bibliographique Sous-élément d’un style bibliographique, en général
chargé de gérer l’affichage d’un ou plusieurs champs.
Paage
Chargés dans le préambule, les packages sont des fichiers qui permeent d’étendre les fonctionnalités de
LATEX.
Préambule
Partie du code .tex située avant \begin{document}. Son
contenu n’est pas affiché dans le document final, mais
sert à divers usages, notamment le chargement de packages.
Style bibliographique
Manière d’afficher une entrée bibliographique, indépendamment de son contenu. Le package biblatex propose un certain nombre de styles bibliographiques, qui
sont personnalisables.
WYSIWYG
Abréviation de What You See Is What You Get : « ce
que vous voyez est ce que vous produisez ». Se dit d’un
248
Annexe H
Glossaire
logiciel qui affiche à l’écran le résultat final. Les traitements de texte comme LibreOffice ou Microso Word
sont des logiciels WYSIWYG.
249
Annexe I
Bibliographie succincte
I.1
Manuels des paages
Nous ne listons pas ici l’ensemble des manuels des divers package abordés.
Toutefois une question peut se poser : où trouver ces manuels ?
La solution la plus simple est d’ouvrir le terminal :
– Sous Mac, ouvrir l’application « Terminal » dans le dossier « Utilitaires ».
– Sous Windows, ouvrir « l’invite des commandes » dans « Démarrer » :
« Tous les programmes » : « Accessoires ».
– Sous GNU/Linux, appuyer sur la touche « Windows » et taper terminal.
Puis de frapper dans la fenêtre qui apparaît :
texdoc nomdupackage
Par exemple pour le package biblatex :
texdoc biblatex
Frapper un retour à la ligne : le manuel du package devrait s’ouvrir avec le
logiciel adéquat (généralement le manuel est au format PDF).
I.2
Livres généralistes
Les livres sur LATEX sont pléthores. Cependant rares sont ceux qui abordent
XELATEX, polyglossia et biblatex. C’est pourquoi nous conseillons de les utiliser
essentiellement pour les besoins les plus avancés de mise en page.
251
Annexe I
Bibliographie succincte
C, Céline dir., LATEX pour l’impatient, H&K, 2009,  : http://www.hk.fr/liens/tp/latex_pour_l_impatient.html.
L, Vincent, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans
jamais oser le demander, In Libro Veritas, 2008,  : http://www.framabook.
org/latex.html.
M, Franck et Michel G, LaTeX Companion, 2e éd., Paris : Pearson, 2006,  : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100048330.
I.3 Livres et textes sur des points spécifiques
C, Marie-Claude, Découverte de Beamer, 2007,  : http://mcclinews.
free.fr/latex/introbeamer.php.
M, Franck et Michel G, « Détecter et résoudre les problèmes »,
dans : LaTeX Companion, 2e éd., Paris : Pearson, 2006,  : http : / / www .
pearson . fr / livre / ?GCOI = 27440100048330, l’éditeur met gracieusement ce
chapitre à disposition.
— e LaTeX Graphics Companion, Boston : Addison Wesley, 2007.
T, Gérard et Jacques D, TikZ pour l’impatient,  : http://math.et.
info.free.fr/TikZ/.
I.4 Sites internet
Comme pour les livres généralistes, l’intérêt en terme de contenu, par rapport à la problématique de ce livre, peut être très variable.
M, Bertrand, Les fiches de Bébert : pour une véritable Publication Assistée
par Ordinateur,  : http://bertrandmasson.free.fr/.
R, Maïeul, Geekographie Maïeulesque : LaTeX,  : http://geekographie.
maieul.net/-LaTeX- .
TeXample.net,  : http://www.texample.net/.
TeXample.net : TikZ and PGF,  : http://www.texample.net/tikz/.
252
Annexe J
Index
J.1
Commandes
Ne sont pas référencées les commandes situées dans les exemples colorés.
En règle générale ces commandes sont expliquées avant ou après ces exemples.
Les entrées en gras renvoient à la définition de la commande.
\, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
\addcomma
\@M . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206
\addcontentsline
\@addtoreset
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
. . . . . . . . . 30, 141
\addtocounter . . . . . . . . . . . . . . . 208
\addtolength . . . . . . . . . . . . . . . . 210
\advanceline . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
\Aendnote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172
\Afootnote . . . . . . . . . . . . . . 172, 172
\alert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
\appendix . . . . . . . . . . . . . . . . . 32, 32
\auteur . . . . . . . . . . . 40, 53, 144, 146
\author . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23, 182
\autocite . . . . . . . . . . . . . . . . . 95, 98
\autopar . . . . . . . . . . . . . . . . 170, 175
\avolcite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
. . . . . . . . . . . . . . . . 208
\@arabic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
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150
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\backmatter
\baselineskip
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
253
Annexe J
Index
\bfseries . . . 204,
\documentclass
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204, 206, 207, 217
. . . . . . . . . . . . . . 163
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\Eendnote
. . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
. . . . . . . . . . . . . . . . . . 71, 71
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\date
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254
Commandes
§ J.1
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\ibibleverse
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204, 207
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\Large
\large
\nameref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
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\newbibmacro*
255
Annexe J
Index
\newcounter
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. . . . . . . . . . . . . . . . 210
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207
207
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\onehalfspace
\p@
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256
Classes
§ J.2
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\space . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
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\the⟨compteur⟩ . . . . . . . . . . 195, 201
\thechapter . . . . . 195, 202, 202, 206
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\textsc
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. . . . . . . . . . . . . . . . 125
. . . . . . . . . . . . 22, 62, 93
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
. . . . . . . . 50
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\vspace* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209
\variantes
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138, 140
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\textasciitilde . . . . . . . . . . . . . . 26
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J.2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . 58, 217
\textlatin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
\versehangrightsquare
\xspace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
\z@
. . . . . . . . . . . . . . . . . 203, 206, 212
Classes
article . . . . . . . . . . . . . . . 20, 23, 26, 32
book . . . 20, 23, 29, 32, 193–195, 203
beamer . . . . . . . . . . 20, 181, 182, 184
bredele . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200, 207
J.3
Champs bibliographiques
257
Annexe J
Index
address . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
author . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86, 151
labeltitle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
location . . . . . . . . . . . . . . 88, 126, 127
bookauthor . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
bookpagination . . . . . . . . . . . 99, 100
booktitle . . . . . . . . . . . . . . . . 110, 112
month . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
pages . . . . . . . . . . . . . . . . 97–100, 112
pagination . . . . . . . . . . . . . . . . 99, 100
publisher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
crossref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
date . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
shorthand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
shorthandintro . . . . . . . . . . . . . . . 101
shortitle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
sortname . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
soritle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
sortyear . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
subtitle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
editor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
editoratype . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
editorbtype . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
editorctype . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
editortype . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
entrysubtype . . . . . . . . 104, 105, 111
entrytype . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
title . 86, 107, 110, 112, 113, 129, 151
titleaddon . . . . . . . . . . . 112, 150, 151
translator . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
indextitle . . . . . . . . . . . . . . . . 151, 153
issuesubtitle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
issuetitle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
url . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
usera . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
journal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
volume . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
keyword . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
keywords . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
year . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
J.4 Environnements
⟨codelang⟩ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
itemize . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
abstract . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
latin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35, 200
Leside . . . . . . . . . . . . . . . . . 175, 176
list . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
longtable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
enumerate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
etaremune . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . 211, 212
oldquotation . . . . . . . . . . . . . . . . . 201
pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175
pairs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175
patverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50, 51
patverse* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
figure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
frame . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182, 186
hyphenrules . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
258
Packages
§ J.5
quotation 47, 48, 200, 201, 211, 212,
238
quote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
tabular . . . . . . . . . . . . . . . . . 64, 65, 69
tabular* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
tikzpicture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Rightside . . . . . . . . . . . . . . . . 175, 176
verbatim . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
verse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48, 50
table . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
J.5
Paages
array . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66, 67
framed . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
babel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22, 34
beamerarticle . . . . . . . . . . . . . . . . 187
biblatex76, 80, 83, 84, 90, 91, 93–98,
103, 106, 107, 112,
115–121, 128, 129,
149–152, 154, 233, 248,
251
bibleref . . . . . . . . . . . . . 157, 158, 161
bibleref-french . . . . . . . . . . . 157, 163
bidi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
geometry . . . . . . . . . . . . . . . . 210, 211
gmverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
graphicx . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61, 62
hyperref . . . . 134, 137, 141, 142, 147
ihen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
ihenelse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
imakedix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215
imakeidx . . . 143, 144, 147–151, 162
ledmac . . 51, 165, 170, 172, 175, 176
ledpar . . . . . . . 51, 165, 175, 176, 178
longtable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
caption . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
ccaption . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
color . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
csquotes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46, 51
csvpie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
csvtools . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
makeindex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
mdframed . . . . . . . . . . . . . . . . . 6, 213
minitoc . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140, 141
minted . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
multirow . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
datatool . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
diagbox . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
dpfloat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
placeins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
poemscol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
polyglossia . . . 22, 33–35, 71, 88, 89,
137, 139, 251
eepic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
endfloat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
endnotes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
enumitem . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
etaremune . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
etoolbox . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
remreset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208
rotfloat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
setspace . . . . . . . . . . . . . 198, 199, 209
shoroc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
showlabels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
SplitIndex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
splitindex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
fancybox . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
fancyhdr . . . . . . . . . . . . . . . . 191–195
fontspec . . . . . . . . . . . . . . 21, 197, 198
259
Annexe J
Index
spot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
spreadtab . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
subcaption . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
subscript . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
totpages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192
verse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48, 50, 51
xargs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54, 174
xcolor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58, 59
xcolors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
xspace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
xunicode . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21, 33
tabbing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
tabularx . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
TikZ . . . . . . . . . . . . . . . 62, 64, 70, 213
titletoc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138
260
Table des matières
Avant-propos
3
Remerciement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Au sujet de ce livre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1
Introduction
1.1 Un manque important . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2 Pourquoi LATEX ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.1 Inconvénients des traitements de texte . . . . . . . . .
1.2.2 Avantages de LATEX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.3 ’est-ce qu’un éditeur de texte ? . . . . . . . . . . . .
1.3 TeX, LaTeX, XeTeX, XeLaTeX : points communs et différences
1.4 Publics visés par cet ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.5 Comment lire ce livre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Premiers pas avec LATEX
2
5
6
7
7
8
8
9
11
12
13
13
17
Commencer avec XeLaTeX
2.1 Un premier document . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.2 Structure d’un document LATEX . . . . . . . . . . . . .
2.2.1 La classe du document . . . . . . . . . . . . .
2.2.2 L’appel aux packages . . . . . . . . . . . . . .
2.2.3 Le français, langue par défaut . . . . . . . . .
2.2.4 Le corps du document . . . . . . . . . . . . .
2.2.5 Titre, auteur et date : la notion de commande
2.2.6 Le corps du texte : la manière de rédiger . . .
2.2.7 Un commentaire . . . . . . . . . . . . . . . .
2.2.8 La notion d’environnement . . . . . . . . . .
2.2.9 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
261
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19
19
20
20
21
22
22
23
24
26
26
27
TABLE DES MATIÈRES
3
4
5
6
7
Structurer son travail
3.1 Différents niveaux de titres . . . . . . . . . . . . . .
3.1.1 Des titres non numérotés . . . . . . . . . .
3.2 Structurer ses fichiers . . . . . . . . . . . . . . . . .
3.2.1 Comment indiquer le chemin du fichier . .
3.3 La classe book : structuration globale du document
.
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29
29
30
30
31
32
Gérer les langues avec Xunicode et Polyglossia
4.1 Indiquer les changements de langue . . . . . . . . . . . . . . . .
4.1.1 Pourquoi indiquer les changements de langue ? . . . . .
4.1.2 Commandes et environnements de changement de langue
4.1.3 Indiquer un changement de langue . . . . . . . . . . . .
4.1.4 Le problème du latin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.2 Saisir des textes en caractères non latins . . . . . . . . . . . . .
4.2.1 Les jeux de caractères : ou comment se servir de nombres
pour autre chose que des mathématiques . . . . . . . . .
4.2.2 Concrètement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.2.3 Et les changements de sens d’écriture ? . . . . . . . . . .
33
33
33
33
34
35
35
Mettre en sens son document (1) : premiers pas
5.1 Mere en forme n’est pas mere en sens . . . . . . . .
5.2 Commandes de mise en sens . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.1 Mise en valeur d’un texte . . . . . . . . . . . .
5.2.2 Le paratexte : notes de bas de page et de marge
5.2.3 Listes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.4 Imbrication des listes . . . . . . . . . . . . . . .
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39
39
40
40
41
41
43
Mettre en sens (2) : l’art de citer en LaTeX
6.1 Citation dans le corps du texte . . . . . . . . . . .
6.2 Citation dans un bloc séparé . . . . . . . . . . . .
6.2.1 L’environnement quote . . . . . . . . . .
6.2.2 L’environnement quotation . . . . . . . .
6.2.3 L’environnement verse et le package verse
6.3 Citations tronquées et modifiées . . . . . . . . . .
6.3.1 Citation tronquée . . . . . . . . . . . . . .
6.3.2 Citation modifiée . . . . . . . . . . . . . .
35
37
38
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45
45
46
46
47
48
51
51
52
Mettre en sens (3) : créer ses propres commandes
7.1 Création d’une commande personnalisée . . . . . .
7.1.1 Code d’une commande sur plusieurs lignes
7.1.2 Étoiler \newcommand . . . . . . . . . . . . . .
7.1.3 Espace après les commandes sans argument
7.2 Commandes de mise en forme . . . . . . . . . . . .
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53
53
55
56
56
57
262
TABLE DES MATIÈRES
7.2.1
7.2.2
7.2.3
8
9
Taille des caractères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Style de caractères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Insérer des éléments non textuels
8.1 Insérer des images . . . . . . . . . . . . . .
8.2 Insérer des graphismes et des schémas . .
8.3 Création de tableaux . . . . . . . . . . . .
8.3.1 Syntaxe de base . . . . . . . . . . .
8.3.2 Long tableau . . . . . . . . . . . .
8.4 La notion de floants . . . . . . . . . . . .
8.4.1 Choix de l’emplacement du floant
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Gérer sa bibliographie avec LATEX
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Introduction
9.1 Principe général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9.2 Une triple compilation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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10 Remplir sa base de données bibliographique
10.1 Structure de base d’un fichier .bib . . . . . . . . .
10.2 Le choix de la clef . . . . . . . . . . . . . . . . . .
10.2.1 Pour les œuvres contemporaines . . . . .
10.2.2 Pour les œuvres anciennes . . . . . . . . .
10.3 Les différentes types d’entrées . . . . . . . . . . .
10.4 Les différents champs possibles . . . . . . . . . .
10.4.1 Les champs de personnes . . . . . . . . .
10.4.2 Champs de titre . . . . . . . . . . . . . . .
10.4.3 Champs d’informations sur la publication
10.4.4 Les champs d’identification légale . . . . .
10.4.5 Champs d’annotations . . . . . . . . . . .
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11 Indiquer des références bibliographiques
11.1 Appel du package . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
11.2 Appel de la base de donnée bibliographique . . . . . . . . . .
11.3 Citation d’un élément bibliographique . . . . . . . . . . . . .
11.3.1 Les arguments ⟨prenote⟩ et ⟨postnote⟩ . . . . . . . . .
11.3.2 L’argument ⟨postnote⟩ et la numérotation des pages .
11.4 Citation de plusieurs œuvres . . . . . . . . . . . . . . . . . .
11.5 Choix de la forme abrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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TABLE DES MATIÈRES
12 Affier la bibliographie
12.1 Affichage de la bibliographie . . . . . .
12.1.1 Choix du style de bibliographie
12.1.2 Ajout de références non citées .
12.2 Diviser une bibliographie . . . . . . . .
12.2.1 Par catégorie de document . . .
12.2.2 Par sujet . . . . . . . . . . . . .
12.2.3 Par section du document . . . .
12.2.4 Autres manières . . . . . . . . .
12.3 Tri à l’intérieur d’une bibliographie . .
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13 Entrées hiérarisées
13.1 Principe des sous-entrées bibliographiques
13.2 Sous-entrées dans la bibliographie finale .
13.3 Préciser les héritages de champs . . . . . .
13.4 Divisions de source . . . . . . . . . . . . .
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14 Modifier les styles bibliographiques (1)
14.1 Séparateurs d’unité de sens . . . . . . . . . . .
14.1.1 Un séparateur spécifique à deux unités
14.2 Séparateur de références multiples . . . . . . .
14.3 Styles de certains blocs . . . . . . . . . . . . .
14.4 Chaînes de langue . . . . . . . . . . . . . . . .
14.4.1 Introduction aux tests conditionnels .
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15 Modifier les styles bibliographiques (2)
15.1 e se passe-t-il lorsqu’on utilise \⟨prefix⟩cite . . . . . . . . .
15.2 Redéfinir une macro bibliographique . . . . . . . . . . . . . . .
15.3 Autres exemples : des véritables op. cit. . . . . . . . . . . . . . .
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Faciliter la navigation
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16 Renvois internes
16.1 Étiqueter des emplacements : \label . . .
16.2 Se servir des étiquees . . . . . . . . . .
16.2.1 Renvoyer à une page . . . . . . .
16.2.2 Renvoyer à un numéro de section
16.2.3 Renvoyer à un titre de section . .
16.3 Où placer la commande \label ? . . . . .
16.4 Comment nommer ses étiquees ? . . . .
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TABLE DES MATIÈRES
17 Sommaire et table des matières
17.1 Une table simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
17.2 Choix de la profondeur . . . . . . . . . . . . . . . . .
17.3 Table des matières ou sommaire ? . . . . . . . . . . .
17.4 Table des figures et table des tableaux . . . . . . . . .
17.5 Plusieurs tables des matières . . . . . . . . . . . . . .
17.5.1 Un sommaire en plus d’une table des matières
17.5.2 Sommaires partiels . . . . . . . . . . . . . . .
17.6 Des signets dans le PDF : le package hyperref . . . .
17.6.1 Signet de navigation . . . . . . . . . . . . . .
17.6.2 Réglage des liens . . . . . . . . . . . . . . . .
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18 Index
18.1 Faire un index simple avec imakeidx . . . . . . .
18.1.1 Principe de base . . . . . . . . . . . . . .
18.1.2 Allons plus loin . . . . . . . . . . . . . .
18.1.3 elques options du package imakeidx .
18.2 Faire plusieurs index . . . . . . . . . . . . . . .
18.2.1 Définir ses index . . . . . . . . . . . . .
18.2.2 Indexer son texte . . . . . . . . . . . . .
18.2.3 Imprimer les index . . . . . . . . . . . .
18.3 Indexer ses sources . . . . . . . . . . . . . . . .
18.3.1 Premier essai . . . . . . . . . . . . . . .
18.3.2 Création d’un index spécifique . . . . .
18.3.3 Modifications des macros de biblatex . .
18.3.4 Fomat d’indexation biblatex . . . . . . .
18.3.5 Compilation et concaténation des index
18.3.6 Raffinement . . . . . . . . . . . . . . . .
18.3.7 Résumé des diverses compilations . . . .
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Autres outils pour les sciences humaines
19 Gestion des références bibliques avec Bibleref
19.1 Chargement du package et options . . . .
19.1.1 Forme catholique ou protestante .
19.1.2 Styles de références . . . . . . . . .
19.2 Référencer un passage biblique . . . . . . .
19.3 Indexer une référence . . . . . . . . . . . .
19.3.1 Tri dans l’index . . . . . . . . . . .
19.3.2 Un index à part . . . . . . . . . . .
19.4 Espaces insécables . . . . . . . . . . . . . .
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TABLE DES MATIÈRES
20 Édition critique et textes parallèles
20.1 Faire une édition critique avec ledmac . . . . . . .
20.1.1 Numéroter les lignes d’un texte . . . . . .
20.1.2 Aller plus loin . . . . . . . . . . . . . . . .
20.1.3 L’apparat critique . . . . . . . . . . . . . .
20.2 Mere deux textes en vis-à-vis : le package ledpar
20.2.1 Principes . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
20.2.2 Affiner la présentation . . . . . . . . . . .
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21 Présentations avec LATEX : Beamer
21.1 Préambule et premières diapositives . . . . . . . . . . . . .
21.2 Diapositives de titre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
21.3 Affichage différé : les couches Beamer . . . . . . . . . . . .
21.4 Mise en valeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
21.4.1 Blocs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
21.4.2 La commande alert . . . . . . . . . . . . . . . . . .
21.5 Notes de conférence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
21.6 Écrire son article dans le même fichier que la présentation
21.6.1 Diapositives ou article ? . . . . . . . . . . . . . . .
21.6.2 Automatiser les réglages . . . . . . . . . . . . . . .
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elques éléments de mise en forme
22 Personnaliser en-têtes et pieds de pages
22.1 Utiliser l’un des styles standards . . . . . . . . . . .
22.2 Premiers exemples avec fancyhdr . . . . . . . . . .
22.3 Pages recto verso et alternance gauche-droite . . .
22.4 Titres dans l’en-tête : le mécanisme des marqueurs .
22.4.1 Appeler les marqueurs dans les styles fancy
22.4.2 Redéfinir \chaptermark et \sectionmark . .
22.5 Filet d’en-têtes et de pieds de pages . . . . . . . . .
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23 Apparence des textes
23.1 Police de caractères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
23.2 Interlignes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
23.2.1 « Commande à arguments » et « commande de bascule »
23.2.2 Environnements de changement d’interligne . . . . . .
23.2.3 Rédéfinir un environnement : quotation . . . . . . . . .
23.3 Personnaliser les titres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
23.3.1 Redéfinir la numérotation . . . . . . . . . . . . . . . . .
23.3.2 Définir l’apparence : sections et niveaux inférieurs . . .
23.4 Définir l’apparence : chapitres et niveaux supérieurs . . . . . . .
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199
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201
203
204
TABLE DES MATIÈRES
23.5 Manipuler les compteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208
24 Éléments de mise en page
24.1 Espacements . . . . . . . .
24.2 Longueurs de mise en page
24.3 Marges . . . . . . . . . . .
24.4 Textes en retrait . . . . . .
24.5 Trait horizontal . . . . . .
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25 Formater son index
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25.1 Comment faire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215
25.2 elques commandes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216
Annexes
219
A Installer LATEX
A.1 La notion de distribution . . . . . . . . . .
A.2 Installer TeX Live sous Mac Os X . . . . .
A.2.1 Les caractères LATEX sous Mac Os X
A.3 Installer TeX Live sous GNU/Linux . . . .
A.3.1 Au préalable . . . . . . . . . . . . .
A.3.2 Installation et configuration . . . .
A.4 MiKTeX sous Windows . . . . . . . . . . .
A.4.1 Installation . . . . . . . . . . . . .
A.5 Mere à jour les packages . . . . . . . . .
A.5.1 Sous Mac OS X . . . . . . . . . . .
A.5.2 Sous Linux . . . . . . . . . . . . .
A.5.3 Sous Windows . . . . . . . . . . .
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B elques logiciels pour travailler avec LATEX
B.1 Éditeurs de texte spécialisés en LATEX . . . . . . . . .
B.1.1 TeXMaker (Multi-plateformes) . . . . . . .
B.1.2 TeXWorks (Multi-plateformes) . . . . . . .
B.1.3 TeXShop (Mac) . . . . . . . . . . . . . . . .
B.2 Logiciels de gestion bibliographique au format .bib
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230
C Introduction à la ligne de commande
C.1 La notion de répertoire courant
C.2 Mac OS X et Linux . . . . . . . .
C.3 Windows . . . . . . . . . . . . .
C.4 Trouver les fichiers standards .
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TABLE DES MATIÈRES
D Faciliter les compilations avec Latexmk
235
D.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
D.2 Adaptation pour XeLaTeX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
D.3 Adaptation pour l’index des sources primaires . . . . . . . . . . 236
E Unités de mesure en LATEX
E.1 Unités de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E.2 Longueurs relatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E.3 Élasticité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
237
237
238
238
F Travail collaboratif : les logiciels de suivi des révisions
241
F.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241
F.2 Mise en pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242
G Trouver de l’aide
245
G.1 Forums internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 245
G.2 Messagerie instantanée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 245
G.3 Liste de discussion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
H Glossaire
I
J
247
Bibliographie succincte
I.1 Manuels des packages . . . . . . . . . .
I.2 Livres généralistes . . . . . . . . . . . . .
I.3 Livres et textes sur des points spécifiques
I.4 Sites internet . . . . . . . . . . . . . . . .
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252
Index
J.1 Commandes . . . . . . .
J.2 Classes . . . . . . . . . .
J.3 Champs bibliographiques
J.4 Environnements . . . . .
J.5 Packages . . . . . . . . .
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