recommandation pro rage production ecs collective centralisee solaire 03entretien 2015 09

recommandation pro rage production ecs collective centralisee solaire 03entretien 2015 09
P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PRODUCTION D’EAU CHAUDE
SANITAIRE COLLECTIVE
CENTRALISEE SOLAIRE
Entretien
et maintenance
NN
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www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
ÉDITO
L
e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SUEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QUALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTU, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTU aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTU. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Neuf-Rénovation
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
1 - Domaine d’application................................................................ 6
2 - Références............................................................................................. 7
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 7
2.2. • Références normatives................................................................................................ 8
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 12
3 - Définitions........................................................................................... 13
4 - Description des systèmes....................................................... 14
4.1. • Principe général.......................................................................................................... 14
4.2. • Les installations solaires collectives avec capteurs remplis en permanence....... 15
4.3. • Les installations solaires collectives autovidangeables......................................... 15
4.4. • Les installations solaires collectives avec échangeur immergé et appoint
intégré........................................................................................................................ 16
4.5. • Les installations avec échangeur immergé et appoint séparé............................... 17
4.6. • Les installations avec échangeur externe et appoint séparé................................. 18
4.7. • Les installations en eau technique............................................................................ 19
5 - État des lieux.................................................................................... 21
5.1. • Préparation de l’intervention..................................................................................... 21
5.1.1. • Les documents............................................................................................... 22
5.2. • Vérifications................................................................................................................ 22
6 - Le suivi énergétique de l’installation............................ 25
6.1. • Contrôle de l’état de fonctionnement de l’installation............................................ 25
6.2. • Contrôle de bon fonctionnement de l’installation.................................................. 26
6.2.1. • Contrôle de bon fonctionnement simplifié................................................. 27
6.2.2. • Contrôle de bon fonctionnement détaillé................................................... 27
7 - Le contrat d’entretien et/ou de maintenance........ 28
Neuf-Rénovation
7.1. • Obligations des parties............................................................................................... 28
7.1.1. • Obligations du prestataire............................................................................. 28
7.1.2. • Obligations du client (souscripteur du contrat)........................................... 29
7.1.3. • Sanctions encourues par les deux parties................................................... 29
7.2. • Le contenu du contrat................................................................................................ 29
4
8 - Vérifications et contrôles........................................................ 32
8.1. • Capteurs solaires et les équipements associés....................................................... 32
8.1.1. • Capteurs solaires........................................................................................... 32
8.1.2. • Eléments de fixation et d’étanchéité en toiture/couverture....................... 33
8.1.3. • Dispositifs d’équilibrage............................................................................... 34
8.1.4. • Dispositif de purge des capteurs solaires................................................... 34
Conception : LENOX – Illustrations : COSTIC – Éditeur : AQC – ISBN N° 978-2-35443-220-1
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
8.1.5. • Raccordement hydraulique.......................................................................... 35
8.1.6. • Autres contrôles............................................................................................ 36
8.2. • Circuit primaire solaire.............................................................................................. 36
8.2.1. • Canalisations................................................................................................. 36
8.2.2. • Pression du circuit primaire......................................................................... 37
8.2.3. • Liquide caloporteur...................................................................................... 38
8.2.4. • Vase d’expansion (pour les installations avec capteurs remplis
en permanence).............................................................................................. 41
8.2.5. • Soupape de sécurité..................................................................................... 44
8.2.6. • Pompes de circulation de la boucle de transfert........................................ 45
8.2.7. • Débit de circulation....................................................................................... 46
8.2.8. • Echangeur solaire......................................................................................... 48
8.3. • Matériel de régulation............................................................................................... 50
8.3.1. • Régulation solaire......................................................................................... 50
8.3.2. • Sondes de température d’eau..................................................................... 51
8.3.3. • Sonde d’ensoleillement............................................................................... 53
8.4. • Matériel de suivi énergétique................................................................................... 53
8.4.1. • Compteur d’eau............................................................................................. 53
8.4.2. • Compteur d’énergie thermique................................................................... 54
8.5. • Equipements électriques........................................................................................... 55
8.6. • Les ballons de stockage solaire................................................................................ 55
8.6.1. • Isolation thermique....................................................................................... 55
8.6.2. • Anode de protection du ballon (si présentes)............................................ 56
8.6.3. • Soupape du groupe de sécurité (circuit sanitaire)..................................... 57
8.6.4. • Mitigeur thermostatique.............................................................................. 58
8.7. • Appoint........................................................................................................................ 59
PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
9 - Annexes................................................................................................. 60
Neuf-Rénovation
ANNEXE 1 : Exemple de fiche d’état des lieux à établir avant tout
contrat de maintenance.............................................................................. 61
ANNEXE 2 : Points de contrôle pour l’entretien de l’installation (liste
non exhaustive)........................................................................................... 65
5
Domaine d’application
PROFESSIONNELS
1
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PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
Ces Recommandations professionnelles ont pour objet de fournir les
prescriptions techniques pour l’entretien et la maintenance d’installaN
tions solaires collectives centralisées destinées au préchauffage de la
production d’eau chaude sanitaire, désignées chauffe-eau solaires colN
lectifs (CESC).
Elles traitent de l’entretien et de la maintenance :
• des capteurs solaires thermiques plans vitrés, à circulation de
liquide, indépendants sur supports, semi-incorporés ou incorN
porés en toiture ;
• des différents composants du circuit hydraulique assurant le
transfert de chaleur des capteurs solaires vers le réservoir de
stockage collectif par l’intermédiaire d’un échangeur intégré ou
non au réservoir. La circulation est forcée. Le circuit est autoviN
dangeable ou non ;
• du ou des réservoir(s) de stockage de l’énergie solaire comporN
tant ou non un dispositif d’appoint ;
• du système de régulation solaire ;
• du système d’appoint pour la production d’eau chaude sanitaire.
Neuf-Rénovation
Ces Recommandations professionnelles ne visent pas les installations
réalisées avec des capteurs solaires non vitrés, sous vide ou des capN
teurs solaires à air.
6
Elles s’appliquent à l’habitat neuf et existant, situé en France métroN
politaine, dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne
conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à
plus de 900 mètres d’altitude.
Le domaine d’application ne couvre donc pas les départements de
la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Mayotte et de La
Réunion.
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2
PROGRAMME
Références
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PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes desN
tinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d’habitation et de bureaux ou recevant du public.
■■ Arrêté du 21 juin 1982 relatif à l’approbation de dispositions comN
plétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d’inN
cendie et de panique dans les établissements recevant du public
(approuvé par l’Arrêté du 25 juin 1980).
■■ Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques
et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouN
veaux et des parties nouvelles de bâtiments.
■■ Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l'arrêté du 23 juin 1978 relaN
tif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation
en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux
de travail ou des locaux recevant du public.
■■ Arrêtés du 22 octobre 2010 et du 19 juillet 2011 relatifs à la classiN
fication et aux règles de construction parasismiques applicables
aux bâtiments de la classe dite « à risque normal ».
■■ Directive 2006/95/CE du 12 décembre 2006 concernant le rapproN
chement des législations des États membres relatives au matériel
électrique destiné à être employé dans certaines limites de tension.
Neuf-Rénovation
■■ Arrêté du 29 mai 1997 relatif aux matériaux et objets utilisés
dans les installations fixes de production, de traitement et de distriN
bution d'eau destinée à la consommation humaine.
7
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
■■ Directive 97/23/CE du 29 mai 1997 relative au rapprochement
des législations des États membres concernant les équipements
sous pression.
■■ Décret n°2004-924 du 1er septembre 2004 relatif à l’utilisation
des équipements de travail mis à disposition pour des travaux
temporaires en hauteur et modifiant le Code du travail (deuxième
partie : Décrets en Conseil d’Etat) et le décret no 65-48 du 8 janvier
1965.
PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ Décret n°2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification
des déchets.
■■ Décret n°2010-1254 relatif à la prévention du risque sismique (NOR :
DEVP0910497D).
■■ Décret n°2010-1255 portant délimitation des zones de sismicité
du territoire français.
2.2. • Références normatives
■■ NF EN 1991-1-3/NA Juillet 2011, Annexe nationale à l’Eurocode 1 :
Actions sur les structures – Partie 1-3 : Actions générales – Charges
de neige.
■■ NF EN 1991-1-4/NA Juillet 2011, Annexe nationale à l’Eurocode 1 :
Actions sur les structures – Parties 1-4 : Actions générales – Actions
du vent.
■■ NF EN 1993-1-1/NA Mai 2007, Annexe nationale à l’Eurocode
3 : Calcul des structures en acier – Partie 1-1 : Règles générales
et règles pour les bâtiments.
■■ NF EN 1995-1-1/NA, Annexe nationale à l’Eurocode 5 : Conception
et calcul des structures en bois – Partie 1-1 : Généralités – règles
communes et règles pour les bâtiments.
■■ NF EN 1998-1 : Calcul des structures pour leur résistance
aux séismes – Partie 1 : Règles générales, actions sismiques
et règles pour les bâtiments.
Neuf-Rénovation
■■ NF EN 1999-1-1 Juillet 2010, Eurocode 9 – Calcul des structures
en aluminium – Partie 1 –1 : Règles générales.
8
■■ NF EN 1993-1-8 Décembre 2005, Eurocode 3 Partie 1-8 : Calcul
des assemblages.
■■ NF EN 12828 Mars 2004, Systèmes de chauffage dans les bâtiments
– Conception des systèmes de chauffage à eau.
■■ NF EN 12975-1 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Capteurs solaires – Partie 1 : Exigences générales.
■■ NF EN 12976-2 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Installations préfabriquées en usine – Partie 2 :
Méthodes d'essais.
■■ NF EN 12977-1 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 1 :
Exigences générales pour chauffe-eau solaires et installations
solaires combinées.
PROFESSIONNELS
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■■ NF EN 12976-1 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Installations préfabriquées en usine – Partie 1 :
Exigences générales.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
■■ NF EN 12975-2 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Capteurs solaires – Partie 2 : Méthodes d'essai.
PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ NF EN 12977-2 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 2 :
Méthodes d'essai pour chauffe-eau solaires et installations solaires
combinées.
■■ NF EN 12977-3 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 3 :
Méthodes d'essai des performances des dispositifs de stockage
des installations de chauffage solaire de l'eau.
■■ NF EN 12977-4 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 4 :
Méthodes d'essai de performances des dispositifs de stockage
combinés pour des installations de chauffage solaires.
■■ NF EN 12977-5 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 5 :
Méthodes d'essai de performances des systèmes de régulation.
■■ NF EN 1487 : Décembre 2000, Robinetterie de bâtiment – Groupe
de sécurité – Essais et prescriptions.
■■ NF EN 15316-3-2 : Juillet 2008, Systèmes de chauffage dans les bâtiN
ments – Méthode de calcul des exigences énergétiques et des renN
dements des systèmes – Partie 3-2 : Systèmes de production d'eau
chaude sanitaire, distribution.
■■ NF EN 60335-1 : Mai 2003, Appareils électrodomestiques et analoN
gues – Sécurité – Partie 1 : Prescriptions générales.
■■ NF EN 60335-1/A12 : Juin 2006, Appareils électrodomestiques
et analogues – Sécurité – Partie 1 : Prescriptions générales.
Neuf-Rénovation
■■ NF EN 15316-3-1 : Juillet 2008, Systèmes de chauffage dans les bâtiN
ments – Méthode de calcul des exigences énergétiques et des renN
dements des systèmes – Partie 3-1 : Systèmes de production d'eau
chaude sanitaire, caractérisation des besoins (exigences relatives
au puisage).
9
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PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ NF EN 60335-2-21 : Novembre 2004, Appareils électrodomesN
tiques et analogues – Sécurité – Partie 2-21 : Règles particulières
pour les chauffe-eau à accumulation.
■■ NF EN 60335-2-21/A1 : Mai 2005, Appareils électrodomesN
tiques et analogues – Sécurité – Partie 2-21 : règles particulières
pour les chauffe-eau à accumulation.
■■ EN 62305-1 : Juin 2006, Protection contre la foudre – Partie 1 :
Principes généraux (CEI 62305-1:2006).
■■ ISO/TR 10217 : Septembre 1989, Énergie solaire. Système de proN
duction d'eau chaude. Guide pour le choix de matériaux vis-à-vis
de la corrosion interne.
■■ NF P 52-001 : Mai 1975, Soupapes de sûreté pour installations
de chauffage – Spécifications techniques générales.
■■ NF EN ISO 9488 : Janvier 2000, Energie solaire – Vocabulaire.
■■ NF EN 12613 : Février 2002, Dispositifs avertisseurs pour ouvrages
enterrés – Dispositifs avertisseurs détectables pour ouvrages
enterrés.
■■ NF EN 1717 : Mars 2001, Protection contre la pollution de l’eau
potable dans les réseaux intérieurs et exigences générales des disN
positifs de protection contre la pollution par retour.
■■ NF EN 13959 : Clapet anti-pollution du DN 6 au DN 250. Famille E,
type A, B, C et D.
■■ NF X 50-501 : Maintenance – Etats de référence des biens : vocabuN
laire des activités de rénovation et de reconstruction.
■■ FD X 60-000 : Maintenance industrielle – Fonction maintenance.
■■ FD X 60-008 : Maintenance industrielle – Projet d’externalisation
de la maintenance – Démarche pré-contractuelle.
■■ NF X 60-012 : Maintenance – Termes et définitions des éléments
constitutifs des biens et de leur approvisionnement.
■■ FD X 60-090 : Maintenance – Critères de choix du type de contrat
de maintenance – Contrats de moyens – Contrats de résultats.
Neuf-Rénovation
■■ FD X 60-100 : Maintenance – Préalables aux contrats de mainteN
nance – Inventaire et expertise d’états de bien).
10
■■ X 60-101 : Règles de l’appel d’offres pour un contrat privé
de maintenance.
■■ NF X 60-200 : Maintenance – Documentations techniques associées
à un bien tout au long de son cycle de vie.
■■ FD X 60-212 : Maintenance – Référentiel des instructions de mainN
tenance – Définitions et principes généraux de rédaction et de préN
sentation préalables aux contrats de maintenance.
■■ NF EN 13306 : Maintenance – Terminologie de la maintenance.
■■ NF EN 13460 : Maintenance – Documentation pour la maintenance.
■■ NF EN 15341 : Maintenance – Indicateurs de performances clés
pour la maintenance.
■■ GA X 60-025 : Guide d’application du fascicule de documentation
AFNOR FD X 60-000 « Maintenance industrielle – Fonction mainteN
nance » – Fonctions patrimoines immobiliers.
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■■ NF EN 13269 : Maintenance – Lignes directrices pour la préparation
des contrats de maintenance.
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■■ NF X 60-500 : Terminologie relative à la fiabilité – Maintenabilité
– Disponibilité.
PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ GA X 60-026 : Maintenance – Guide de gestion de la maintenance
d’un patrimoine immobilier (GMAO).
■■ NF DTU 45.2 P1-1 : Isolation thermique des circuits, appareils
et accessoires de – 80 °C à + 650 °C.
■■ NF DTU 60.5 : Canalisations en cuivre – Distribution d´eau froide
et chaude sanitaire, évacuation d’eaux usées, d’eaux pluviales, insN
tallations de génie climatique.
■■ NF DTU 60.11 : Août 2013, Travaux de bâtiment — Règles de calcul
des installations de plomberie sanitaire et d'eaux pluviales.
■■ NF DTU 65.11 P1-2 : Septembre 2007, Travaux de bâtiment
Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concerN
nant le bâtiment.
■■ NF DTU 65.12 P1-1 : Réalisation d’installations solaires thermiques
avec des capteurs vitrés – Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques
types.
■■ NF DTU 65.12 P1-2 : Réalisation d’installations solaires thermiques
avec des capteurs vitrés – Partie 1-2 : Critères généraux de choix
des matériaux.
■■ DTU P 06-006 : Novembre 2008 Règle N 84 Action de la neige
sur les constructions.
■■ DTU 20.12 – NF P10-203-1 : Septembre 1993 et NF P 40-201, Gros
œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêteN
ment d'étanchéité.
■■ DTU 43.1 : Travaux de bâtiment Etanchéité des toitures-terrasses
et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en cliN
mat de plaine.
Neuf-Rénovation
■■ DTU P 06-002 : Février 2009 Règle NV 65 Règles définissant
les effets de la neige et du vent sur les constructions et annexes.
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ NF DTU 43.3 : Toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement
d’étanchéité.
■■ NF DTU 43.4 : Toitures en éléments porteurs en bois et panneaux
dérivés du bois avec revêtement d’étanchéité.
■■ DTU 43.5 : Réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures-terN
rasses ou inclinées.
2.3. • Autres documents
■■ COSTIC – Cahier de maintenance : Eau chaude collective solaire/gaz
naturel – 2005.
■■ Fiche sensibilisation – Maintenance des installations solaires –
SOCOL – 2012.
■■ Contrat type de maintenance simplifié – SOCOL – 2014.
■■ Optimiser la maintenance des installations solaires thermiques colN
lectives – SOCOL – Novembre 2012.
■■ Liste des points de contrôle – Ademe Fonds Chaleur – 2014.
■■ Installation solaire thermique collective – Instrumentation et suivi
des performances – SOCOL – Février 2013.
■■ Tableau de bord de suivi simplifié pour installation solaire therN
mique collective – SOCOL – 2013.
■■ Contrat type de suivi simplifié – SOCOL – 2014.
■■ TéléSuiWeb : Dispositif de suivi énergétique des installations
solaires (Institut National de l’Energie Solaire, ADEME, Région
Rhône Alpes et Conseil Général de la Savoie).
■■ Fiche pratique de sécurité ED 137 éditée par l'INRS, l'OPPBTP
et l'Assurance Maladie.
■■ Recommandations R467 de la Caisse Nationale d'Assurance
Maladie : Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires
et photovoltaïques en sécurité.
Neuf-Rénovation
■■ Maîtrise du risque de développement des légionelles
dans les réseaux d’eau chaude sanitaire – Guide Technique CSTB.
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■■ Production d’eau chaude sanitaire par énergie solaire – Guide
de conception des installations solaires collectives – ADEME, Gaz
de France, EDF – 2010.
PROFESSIONNELS
DES
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Définitions
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
Prestataire
Personne ou entreprise qui réalise les actions d’entretien ou de
maintenance.
Entretien
C’est la version la plus simple de la maintenance. L’entretien comN
prend les activités de maintenance préventives simples, régulières ou
répétées (nettoyage, resserrage de connexions…).
Le client ne peut prétendre à aucune priorité ni à aucun délai d’interN
vention. Il ne peut non plus exiger de personnel qualifié (par exemple
un frigoriste) pour effectuer le nettoyage.
Maintenance
A la visite d’entretien s’ajoute l’obligation de dépanner dans les délais
contractuels et de faire effectuer ou faire contrôler les interventions
d’entretien et de dépannage par un professionnel qualifié.
En fonction des prestations à réaliser, le contrat de maintenance
simple peut évoluer vers un contrat plus complet, voire même une
garantie totale.
Entreprise désignée pour réaliser les tâches d’entretien et de mainteN
nance sur l’installation.
Neuf-Rénovation
Entreprise de maintenance
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Description des systèmes
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PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE COLLECTIVE CENTRALISEE SOLAIRE – ENTRETIEN ET MAINTENANCE
4.1. • Principe général
Un chauffe-eau solaire est un procédé solaire participant, en partie,
à la couverture des besoins d’eau chaude sanitaire d’un bâtiment.
L’installation de production d’eau chaude sanitaire se compose :
• de capteurs solaires : ils assurent la transformation du rayonneN
ment solaire en chaleur et la transfère au liquide caloporteur ;
• d’une boucle de transfert solaire : elle assure le transport des
calories depuis les capteurs solaires vers le ballon de stockage
par le biais d’un échangeur de chaleur (incorporé ou non au
stockage). Il comporte notamment la pompe de circulation et la
régulation associée ;
• d’un ou plusieurs ballon(s) de stockage : il(s) stocke(nt) l’eau
chaude sanitaire (ou l’eau technique) en vue de sa future
utilisation.
Si la boucle de transfert solaire est pressurisée, on parle d’instalN
lation avec capteurs remplis en permanence. Si la boucle de transN
fert solaire est sans ou sous faible pression, on parle d’installation
autovidangeable.
Neuf-Rénovation
Que la boucle de transfert solaire soit pressurisée ou non, les installaN
tions peuvent être de type :
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• centralisé (production d’appoint et production solaire centraliN
sées) désignées CESC ;
• à appoints individualisés (production solaire centralisée et proN
duction d’appoint individualisée) désignées CESCAI ;
• individualisé (production d’appoint et stockage solaire indiviN
dualisés) désignées CESCI.
Dans sa configuration la plus classique, un chauffe-eau solaire collecN
tif comprend un stockage solaire (composé d’un ou plusieurs ballon)
et un appoint, tous deux centralisés. La taille de l’installation solaire,
la fonctionnalité et les dimensions du local technique déterminent :
• le nombre et la capacité des ballons de stockage solaire ;
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De par leurs spécificités de conception, de dimensionnement et de mise en
œuvre, les installations de type CESCI sont traitées indépendamment et font l’obN
jet de Recommandations professionnelles spécifiques. Les installations de type
CESCAI font l’objet quant à elles d’un rapport « Chauffe-eau solaires collectifs à
appoints individualisés – Evaluation des risques sanitaires », établi dans le cadre
du programme Règles de l’Art Grenelle Environnement.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Commentaire
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• le type d’échangeur solaire (échangeur immergé ou externe au
ballon de stockage solaire) ;
• l’intégration de l’appoint (intégré ou séparé du ballon de stocN
kage solaire).
Le stockage solaire peut être en eau sanitaire ou en eau technique.
4.2. • Les installations solaires collectives
avec capteurs remplis en permanence
Une installation avec capteurs remplis en permanence est une insN
tallation pressurisée (ou sous pression) dont la boucle de transfert
solaire est en permanence remplie de liquide caloporteur. Le système
est mis sous pression pour éviter d’atteindre la température de vapoN
risation du liquide caloporteur.
Les installations avec capteurs remplis en permanence requièrent
la présence de différents éléments assurant notamment la sécuN
rité de l’installation : soupape de sécurité, système d’expansion,
purgeurs d’air au niveau des capteurs solaires ou encore système
anti-thermosiphon.
Une installation autovidangeable est une installation sous pression
atmosphérique ou sous faible pression. Le circuit est fermé et étanche
à l’air. Il est rempli de liquide caloporteur (de l’eau ou de l’eau glycolée
selon les prescriptions du fabricant) et d’air définitivement enfermé
dans le circuit.
Au cours du fonctionnement normal, quand la pompe de circulation
est en fonctionnement, les capteurs solaires sont remplis de liquide
Neuf-Rénovation
4.3. • Les installations solaires collectives
autovidangeables
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caloporteur et l’air du circuit isolé dans un volume de réserve (réserN
voir de vidange).
Pendant les phases d’arrêt de l’installation (pompe de circulation arrêN
tée), le liquide caloporteur est piégé dans la partie inférieure de l’insN
tallation et l’air dans les capteurs solaires.
Commentaire
Pour des applications collectives, la technique d’autovidange se traduit par l’utiliN
sation d’un volume de réserve de type réservoir de vidange.
L'automatisme de l'ensemble est assuré par une pompe de circulaN
tion commandée par une régulation solaire généralement spécifique
distinguant les phases d’amorçage (chasse de l’air) et les phases de
fonctionnement.
Les installations autovidangeables évitent la présence de vase d’exN
pansion, de purgeurs aux points hauts des batteries de capteurs et du
système anti-thermosiphon sur la boucle solaire.
Le professionnel doit considérer les spécificités liées à l’existence du
système d’autovidange et notamment : des capteurs et des batteries
adaptés, une pente minimale des canalisations entre les capteurs et
le réservoir suffisante, une position et une contenance du réservoir
de vidange conforme, une étanchéité à l’air de la boucle solaire sufN
fisante, des joints adaptés et une mise en service spécifique (cf. 9.15).
4.4. • Les installations solaires collectives
avec échangeur immergé et appoint intégré
Neuf-Rénovation
!
16
Cette configuration, où le solaire et l’appoint se retrouvent
dans le même ballon, n’est en général pas optimal. Elle
est applicable pour les installations à circuits hydrauliques
courts, pour des volumes de stockage d’eau chaude inférieurs ou égal à 1000 litres, ou lorsque l’apport solaire est
très majoritaire (par exemple, un camping fonctionnant
uniquement l’été).
L’appoint, intégré en haut du ballon de stockage solaire, peut être
hydraulique ou électrique. Un schéma de principe est proposé en
(Figure 1). Cette solution permet au solaire de couvrir en partie les pertes
liées au bouclage, y compris hors périodes de soutirage.
Dans le cas d’un appoint hydraulique, l’échangeur en haut de ballon
solaire est raccordé à la chaudière ou au réseau de chaleur urbain. Le
boîtier de commande de la chaudière est équipé d’une sonde de temN
pérature qui permet de contrôler la température en haut du ballon et
d’assurer la température demandée en continu.
Pour ne pas perturber les performances de l’installation solaire, le
concepteur doit s’assurer que :
• l’appoint n’est pas raccordé en bas de ballon solaire ;
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Il existe des ballons mixtes qui possèdent un échangeur hydraulique
et une résistance électrique. Ils sont utilisés pour éviter un fonctionneN
ment de la chaudière en dehors de la saison de chauffe.
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Dans le cas d’un appoint électrique, le réchauffeur doit se situer entre
la moitié et le tiers supérieur du ballon de stockage. Dans tous les
cas, une horloge de programmation, pour commander l’appoint, est
indispensable pour une bonne gestion de l’énergie. Attention à avoir
un écart entre l’échangeur solaire et l’appoint d’au moins 10 à 15 cm,
pour éviter un réchauffage du bas du ballon solaire.
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• le retour du bouclage (si existant) est réalisé en partie haute du
ballon solaire ;
• l’arrivée d’eau froide est équipée d’un déflecteur minimisant les
brassages lors des soutirages.
s Figure 1 : Schéma de principe d’une installation avec échangeur immergé et appoint électrique intégré
4.5. • Les installations avec échangeur
immergé et appoint séparé
L’installation est équipée de un ou plusieurs ballons de stockage
solaire avec échangeur(s) immergé(s) et appoint séparé.
L’appoint est raccordé en série avec le(s) ballon(s) de stockage solaire.
Il peut être électrique ou hydraulique. Un schéma de principe est proN
posé en (Figure 2).
Les deux volumes, solaire et appoint, sont séparés. Aucun mélange
entre eux n’est possible : l’appoint ne perturbe pas la stratification du
ballon de stockage solaire. Sauf à proposer une installation complexe
(mise en œuvre d’une vanne à trois voies directionnelle), cette soluN
tion ne permet pas au solaire de couvrir les pertes liées au bouclage
hors périodes de soutirage.
Neuf-Rénovation
Si plusieurs ballons de stockage solaire sont mis en œuvre, ils sont
raccordés en série. Les échangeurs immergés fonctionnent en contrecourant de l’arrivée d’eau froide.
17
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La pose d’un groupe de sécurité sanitaire à l’entrée du ballon d’apN
point est proscrite car il n’accepte pas des températures d’eau chaude
solaire.
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s Figure 2 : Schéma de principe d’une installation avec échangeur immergé et appoint électrique séparé
4.6. • Les installations avec échangeur
externe et appoint séparé
On utilise ici un échangeur à plaques situé entre les capteurs et le balN
lon de stockage solaire. Ce montage permet un démarrage en deux
étapes :
• une première étape où le circuit primaire est mis en circulaN
tion avec homogénéisation des températures dans les capteurs
solaires et dans les canalisations ;
• une seconde étape où le circuit secondaire est mis en service
avec transfert d’énergie du circuit primaire au circuit secondaire.
La pompe de circulation secondaire de type « sanitaire » est asservie
à celle du primaire.
Si plusieurs ballons de stockage sont nécessaires, le volume solaire
doit être fractionné en plusieurs ballons.
Neuf-Rénovation
Il convient de privilégier un ballon solaire unique plutôt que plusieurs
ballons raccordés en série afin de minimiser les pertes thermiques de
stockage. En outre, la circulation dans les deux sens entre les ballons
solaires (en fonction des débits relatifs soutirage et solaire) dégrade
partiellement leur stratification.
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Lors de la charge des ballons solaires, l’entrée côté secondaire de
l’échangeur solaire est raccordée en bas du ballon solaire le plus froid
(celui où pénètre l’eau froide lors de soutirages). La sortie côté seconN
daire de l’échangeur est raccordée à hauteur intermédiaire du ballon
solaire le plus chaud (celui où l’eau chaude est soutirée).
La capacité unitaire des ballons solaires est choisie parmi la gamme
d’appareils du commerce en tenant compte de la place disponible et/
ou de la hauteur disponible sous plafond pour leur implantation.
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La boucle de distribution de l’eau chaude sanitaire doit être conçue de
telle sorte que son maintien en température ne soit pas assuré excluN
sivement par le ballon solaire.
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s Figure 3 : Schéma de principe d’une installation avec échangeur externe et appoint séparé
4.7. • Les installations en eau technique
Ce type d’installation est préconisé pour les installations collectives
dans lesquelles le stockage d'eau sanitaire à température non maîtriN
sée est déconseillé (établissement de santé et établissements sociaux
et médico-sociaux d’hébergement pour personnes âgées).
Commentaire
La circulaire DGS/SD7A/SD5C-DHOS/E4 n°2002/243 du 22/04/2002 relative à la
prévention du risque lié aux légionelles dans les établissements de santé et la
circulaire n°DGS/SD7A/DHOS/E4/DGAS/SD2/2005/493 du 28/10/2005 relative à la
prévention du risque lié aux légionelles dans les établissements de sociaux et
médico-sociaux d’hébergement pour personnes âgées conseillent :
– une production instantanée d’eau chaude sanitaire ;
– pour une production d’ECS à partir d’un ballon d’eau chaude, une température
de l’eau à la sortie des ballons supérieure en permanence à 55°C et une élévation
quotidienne de la température au delà de 60°C ;
Le chauffe-eau solaire collectif de type stockage en eau technique
comporte un ou plusieurs ballons collectifs de stockage solaire et un
appoint centralisé (de préférence de type instantané pour éviter un
stockage sur le circuit d’appoint).
L’eau stockée dans le ballon (eau technique) et réchauffée par le cirN
cuit solaire est physiquement séparée du circuit de distribution d’eau
chaude sanitaire.
Cette séparation est réalisée par un échangeur à plaques extérieur. Il
est mis en œuvre entre le stockage solaire (un ballon tampon rempli
Neuf-Rénovation
– une suppression de tous les réservoirs de stockage d’eau préchauffés ou non à
une température inférieure à 55°C. Ils favorisent le développement bactérien. Le
concept de récupération d’énergie doit être réétudié pour prendre en compte le
risque lié aux légionelles. Les dispositifs par échanges thermiques sont préférés.
19
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• le circuit solaire ;
• le circuit « d’eau technique » permettant le stockage de l’énergie
récupérée de la boucle solaire ;
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d'eau technique) et l’arrivée d’eau froide sanitaire. Ce type d’installaN
tion comprend ainsi trois circuits d’eau chaude :
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• le circuit d’eau froide qui récupère l’énergie au travers d’un
échangeur instantané.
On parle d’installation de type « stockage en eau technique ou en eau
morte ou double échangeur » et autrement appelé kit anti-légionellose.
On donne (Figure 4), un schéma de principe, avec échangeur de séparaN
tion extérieur, présentant les différents éléments composant une insN
tallation de type « eau technique ».
Commentaire
La boucle « d’eau technique » peut également comporter un stockage en eau
technique avec un échangeur de séparation intégré en bain marie dans le stocN
kage (échangeur en tube inox par exemple) dans lequel passe l’eau chaude saniN
taire à préchauffer. Ces installations doivent se conformer aux préconisations du
constructeur.
Les règles techniques traitant de la boucle solaire d’une installation en
« eau technique » sont similaires à celles d’une installation de chauffeeau solaire collectif type. Le concepteur doit néanmoins considérer
les spécificités liées à l’existence de la boucle en « eau technique ».
Neuf-Rénovation
Afin d’éviter au maximum le risque de développement des légionelles
notamment dans des bâtiments à risques, il est préférable de priviléN
gier une production d’eau chaude sanitaire instantanée par échangeur
à plaques (sans stockage ou avec stockage sur le circuit primaire de
l’appoint).
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s Figure 4 : Schéma de principe d’une installation en « eau technique » avec échangeur de séparation
extérieur à plaques
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État des lieux
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Avant toute souscription d’un contrat d’entretien, le prestataire doit
dresser un état des lieux de l’installation de production d’eau chaude
sanitaire solaire et le remettre au client.
L’état des lieux doit être réalisé avec attention. Les non-conformités
et l’état d’usure des matériels pris en charge par le présent contrat
doivent y être consignés.
Lorsqu’une entreprise prend en charge l’entretien et la maintenance
d’une installation, elle en devient responsable. L’état des lieux est un
document essentiel qui permet :
• de déterminer, en cas de réparations nécessaires suite à d’évenN
tuels dysfonctionnements ultérieurs, celles qui incombent au
prestataire ou au client ;
• de responsabiliser le client face aux non-conformités renconN
trées sur son installation.
Le contrat d’entretien reprend et complète les méthodologies d’acN
cès et d’entretien indiquées dans le DIUO (Dossier des Interventions
Ultérieures sur l’Ouvrage) et le DOE (Dossier des Ouvrages Exécutés),
fournis par le maître d’ouvrage.
5.1. • Préparation de l’intervention
Il s’agit de regrouper le maximum de documents et d’informations
relatifs à l’installation ainsi que de regrouper les instruments et matéN
riels nécessaires à d’éventuels relevés.
Neuf-Rénovation
Seul un état jugé satisfaisant de l’installation solaire et de l’ensemble
du système de production d’eau chaude sanitaire à l’issue du constat
dressé permet de conclure le contrat d’entretien.
21
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5.1.1. • Les documents
Il s’agit de regrouper les informations et documents relatifs à l’instalN
lation de production d’ECS listés en (Figure 5) suivante. Les documents
permettant de retrouver l’historique de l’installation sont recherchés
et notamment l’attestation et le livret d’entretien.
Équipement
Informations et/ou documents
Capteurs solaires
Notice technique du constructeur
Notice(s) d’installation et de mise en service
Schémas de raccordements hydrauliques
Pompe de circulation
Notice technique du constructeur
Courbes caractéristiques des pompes de circulation
Notices d’installation et de mise en service
Schémas de raccordements hydrauliques
Schémas électriques
Accessoires hydrauliques
(boucle de transfert solaire)
Schémas de raccordements hydrauliques
Notices techniques des constructeurs
Notice(s) d’installation et de mise en service
Courbes caractéristiques des vannes de réglage
Caractéristiques des soupapes (pression, débit, températures)
Dans le cas d’une installation autovidangeable, les équipements
sensibles (purge d’air, vase d’expansion, soupape de sécurité, clapet anti-thermosiphon) présents généralement sur une
installation avec capteurs remplis en permanence peuvent être
absents.
Accessoires hydrauliques
(boucle eau technique)
Schémas de raccordements hydrauliques
Notices techniques des constructeurs
Notices d’installation et de mise en service
Schémas électriques
Equipements électriques et de
Notices techniques des constructeurs
régulation
Notices d’installation et de mise en service
Appoint (si chaudière)
Notice technique du constructeur
Notices d’installation et de mise en service
Schémas de raccordements hydrauliques
s Figure 5 : Liste d’informations et/ou documents à recueillir pour l’état des lieux de l’installation de
production d’eau chaude sanitaire solaire
Commentaire
Cette liste n’est pas exhaustive et peut être complétée selon les caractéristiques
et l’importance de l’installation.
Neuf-Rénovation
!
22
Le Dossier d’ouvrage exécuté (DOE), s'il existe, peut regrouper tous les documents mentionnés (Figure 5).
5.2. • Vérifications
L’état des lieux repose sur un examen visuel de l’installation. Il peut
être complété par le relevé des équipements de mesure. La vériN
fication de la présence ou de l’état des éléments présentés dans le
tableau de la (Figure 6) est réalisée.
Boucle de captage (liquide
caloporteur, pompe de circulation, vase d’expansion si
présent …)
Contrôle visuel du bon fonctionnement (bruit, échauffement,
vibration) de la pompe de circulation
Contrôle d’étanchéité des presse-étoupes / garniture de la
pompe de circulation
Absence de fuite ou de corrosion au niveau du système d’expansion (si installation avec capteurs remplis en permanence)
Présence et contrôle des vannes de vidange et de remplissage
Présence et contrôle des vannes d’équilibrage
Présence et contrôle des débitmètres primaire et secondaire
Présence et contrôle de la soupape de sécurité
Présence et contrôle de l’échangeur solaire (puissance, raccordement)
Système de régulation
Vérification du paramétrage de la régulation
Contrôle de la bonne tenue des sondes (position et connexions
électriques)
Ballon de stockage solaire
Contrôle de l’étanchéité des piquages
Contrôle de l’état de la jaquette isolante
Contrôle de la soupape de sécurité sanitaire
Contrôle de la position du thermomètre et de la (des) sonde(s)
de température
Sécurité électrique (armoire
électrique)
Présence d’un disjoncteur différentiel
Recherche d’échauffements et de bruits anormaux
Etat des contacteurs et des câbles
Fonctionnement des organes de coupure et de protection
Voyants
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Eléments extérieurs (capteurs
solaires, réseau hydraulique,
purgeur si présent…)
Accessibilité et dégagement autour des capteurs
État de propreté des vitrages
État des fixations des capteurs et de l’étanchéité toiture
Présence d’un dispositif de purge (si existant)
Vanne d’isolement fermée si purgeur automatique
Etat de la protection mécanique du calorifuge extérieur
Position et tenue de la sonde de température et/ou de la sonde
d’ensoleillement ou du détecteur d’éclairement
DES
Système complet
Livret ou carnet d’entretien du chauffe-eau solaire
Présence du plan de l’installation et conformité de ce plan avec
l’installation existante
État des isolants
Absence de fuite d’eau ou d’antigel
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Exemples de vérifications
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Équipement
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s Figure 6 : Exemples de vérifications à effectuer sur un chauffe-eau solaire collectif
Commentaire
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Cette liste n’est pas exhaustive et peut être complétée selon les caractéristiques
et l’importance de l’installation.
23
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Relevé des données utiles au contrôle de bon fonctionnement
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Heures de relevés
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Un ensemble de relevés est nécessaire au contrôle du bon fonctionN
nement de l’installation (Figure 7).
DES
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Pluvieux
Conditions atmosphériques
Très clair
Clair
Nuageux
Température du stockage solaire (indiquer la hauteur
°C
de la mesure)
Température en entrée primaire de l’échangeur
°C
Température en sortie primaire de l’échangeur
°C
Température en entrée secondaire de l’échangeur
°C
Température en sortie secondaire de l’échangeur
°C
Température de consigne de l’appoint
Température de départ ECS
Etat initial
Pression du circuit primaire (si capteurs remplis en
permanence)
Relevé
bar
Pression de gonflage du vase d’expansion (si présent) bar
Débit du fluide (primaire et secondaire le cas
échéant)
l/min
Relevé du compteur d’énergie
kWh
Neuf-Rénovation
s Figure 7 : Exemples de relevés à effectuer sur un chauffe-eau solaire collectif pour contrôler son bon
fonctionnement
24
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Le suivi énergétique
de l’installation
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Un suivi énergétique de l’installation doit être mis en place. En foncN
tion du niveau de suivi mis en place, il permet :
• de détecter si l’installation solaire est en état de fonctionnement
normal ;
• d’avoir des données objectives sur le bon fonctionnement de
l’installation solaire ;
• de détecter et traiter les dysfonctionnements éventuels de l’insN
tallation solaire.
Le suivi énergétique peut être simplifié (relevé des informations
localement et manuellement) ou détaillé (relevé des informations à
distance).
Le contrôle de l’état de fonctionnement de l’installation solaire assure
une surveillance de l’installation. Il assure la disponibilité des foncN
tionnements en informant les intervenants qui assurent l’entretien et
la maintenance des équipements. Il s’agit principalement d’émettre
des signalisations ou des alarmes (défauts des circulateurs ou des
sondes de température par exemple), d’informer les professionnels
pour faciliter leurs tâches, de suivre les interventions et de les enreN
gistrer en historiques.
Commentaire
Ce suivi ne renseigne pas sur la performance du système. Un équipement appaN
remment en marche peut fonctionner de manière dégradée ou peu optimale.
Neuf-Rénovation
6.1. • Contrôle de l’état de fonctionnement
de l’installation
25
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6.2. • Contrôle de bon fonctionnement
de l’installation
Le suivi de bon fonctionnement passe par une instrumentation plus
complète de l’installation.
Cette dernière doit permettre le calcul de l’énergie solaire utile proN
duite. Elle est différente suivant la configuration de l’installation. Il
s’agit de suivre la production d’énergie solaire au travers de différents
indicateurs que sont :
• la productivité solaire : on ramène simplement la production
solaire utile à la surface de capteurs installés. Cet indicateur est
représentatif du bon dimensionnement et de la bonne perforN
mance de l'installation solaire, mais il peut être pénalisé si la
consommation d’eau chaude sanitaire est trop faible par rapN
port aux capacités de l’installation ;
• le taux de couverture solaire : il représente la part des besoins
en eau chaude sanitaire aux points de puisage assurés par le
solaire. Il est égal au rapport de l’énergie solaire utile par le
besoin en eau chaude sanitaire.
!
Ces deux valeurs dépendent de l'irradiation incidente sur
les capteurs, de la consommation d'eau chaude sanitaire,
de l’état des composants en fonctionnement et enfin du
dimensionnement de l'installation.
Neuf-Rénovation
Afin de détecter des dérives de fonctionnement de l’installation, la
productivité solaire mesurée peut être comparée à la productivité
solaire théorique c’est à dire l'énergie solaire utile qu'aurait dû proN
duire l'installation considérée, compte tenu des conditions réelles
de fonctionnement. Le ratio « mesure sur théorie » de la production
solaire est l’indicateur le plus représentatif de la qualité de fonctionneN
ment (indépendamment de la qualité de fonctionnement) de l'installaN
tion solaire dans les conditions de son utilisation. Il est communément
admis qu'un ratio supérieur à 0,8 traduit un bon fonctionnement. Ce
ratio est indicatif mais il permet de vérifier que l’installation concernée
fonctionne correctement ou pas et cela à l’échelle de temps notamN
ment mensuelle. Pour un suivi de fonctionnement plus précis, il est
nécessaire d’aller au-delà de ce ratio en analysant des données sur
un pas de temps plus précis avec des données journalières voire à
10 minutes.
26
Le calcul de la production solaire utile théorique peut être réalisé
simplement à l'aide la méthode SOLO en utilisant comme entrée les
données réelles de l'installation (consommation réelle mensuelle
d'eau chaude mesurée sur l'installation, températures extérieure
et d'eau froide moyennes, irradiation calculée à l'aide de la durée
A noter qu’il existe aussi d’autres outils de calcul, à l’image du logiciel TRANSOL,
mais attention dans ce cas à la définition du taux de couverture utilisée dans
l’outil concerné.
6.2.1. • Contrôle de bon fonctionnement
simplifié
Les données de consommation et de production solaire mesurées
et issues du compteur d'énergie sont récupérées manuellement. La
fréquence des relevés conditionne le degré de réactivité de signaleN
ment d'un éventuel dysfonctionnement. Sa régularité assure les perN
formances de l'installation sur le long terme. Les données relevées
doivent être consignées dans le carnet de suivi. Le professionnel en
charge du contrôle de bon fonctionnement (par exemple, l’exploitant)
doit alerter le Maître d'Ouvrage en cas de non correspondance avec
les indicateurs minimums de performance prévisionnels.
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d’ensoleillement réelle de la station météorologique la plus proche de
l'installation sur le mois concerné).
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Commentaire
Ce type de relevé et de suivi manuel est particulièrement adapté aux installations
de taille réduite (jusqu'à 50 m², valeur haute).
6.2.2. • Contrôle de bon fonctionnement détaillé
L'emploi d'une centrale d’acquisition permet de suivre à distance
l’installation. Elle relève, stocke et transmet, à échéances programN
mées et pas de temps réguliers, l’ensemble des valeurs mesurées par
les sondes de température et les compteurs. Raccordé à un réseau de
communication (ligne téléphonique, GSM, ADSL...), elle permet de
visionner à distance le fonctionnement de l'installation solaire.
Ce type de relevé nécessite des compétences particulières
en matière de programmation et d'analyse des données
instantanées et archivées.
Neuf-Rénovation
!
27
Le contrat d’entretien et/ou
de maintenance
7
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PROFESSIONNELS
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L’établissement d’un contrat d’entretien ou d’un contrat de mainteN
nance est impératif.
Les opérations de maintenance ont notamment pour objectifs :
• de fournir des performances optimales ;
• d’allonger la durée de vie du matériel ;
• de fournir une installation assurant le meilleur confort dans le
temps au client final.
!
Privilégier un prestataire unique pour la maintenance de la
chaufferie et de l’installation solaire simplifie les échanges
et permet une maintenance à moindre coût.
7.1. • Obligations des parties
7.1.1. • Obligations du prestataire
Neuf-Rénovation
Le prestataire s’engage à l’entretien conformément aux textes régleN
mentaires et règles de l’art en vigueur, dans les délais prévus au
contrat.
28
Il déclare avoir souscrit une police d’assurance couvrant sa responsaN
bilité civile dans le cadre de ses activités liées au présent contrat.
Le prestataire s’engage à tenir à jour le carnet d’entretien (ou registre
ou livret).
Sa qualité de professionnel et son devoir de conseil font de lui l’inN
terlocuteur technique extérieur principal du Maître d’Ouvrage. Il doit
Les installations comprenant les appareils pris en charge doivent être
réalisées selon les règles de l’art et en conformité avec la réglementaN
tion en vigueur lors de leur réalisation.
Le souscripteur du contrat s’engage à maintenir ces installations en
stricte conformité avec ces règles. Toute modification sur les appaN
reils faisant l’objet du contrat doit être effectuée par un professionN
nel. Toute modification de la réglementation spécifique à l’installation
visée par le contrat devra faire l’objet d’une information auprès du
Maître d’Ouvrage.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
7.1.2. • Obligations du client (souscripteur
du contrat)
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collaborer avec d’éventuels autres conseils et intervenants désignés
par le Maître d’Ouvrage.
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Toutes interventions ou modifications (y compris réglages) effectuées
sur les équipements visés par le contrat d'entretien doivent être consiN
gnées dans le livret d'entretien de l'installation.
La traçabilité des opérations effectuées sur l'installation facilite l'interN
vention du prestataire en charge de l'entretien de l'installation.
Commentaire
Le client s’engage à payer le prix des prestations visées par le contrat de mainteN
nance selon les modalités qui y sont définies et à informer le prestataire de toutes
les interventions et travaux réalisés sur l'installation visée par le contrat.
7.1.3. • Sanctions encourues par les deux parties
En cas d’inexécution des obligations par l’une ou l’autre des parties,
une mise en demeure doit être adressée à la partie défaillante par
lettre recommandée avec accusé de réception.
A défaut de régularisation dans les quinze jours qui suivent la récepN
tion de ladite lettre, le contrat est résilié de plein droit sans indemnité.
7.2. • Le contenu du contrat
• la fréquence des visites d’entretien ;
• la liste des opérations qui sont effectuées à chaque visite ainsi
que les opérations non comprises dans le contrat ;
• la liste des petites fournitures inclues dans le contrat (joints,
fusibles…) ;
Neuf-Rénovation
Le contrat définit les conditions dans lesquelles s’effectue la mainteN
nance de l’installation en précisant notamment les points suivants :
29
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PROGRAMME
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• la nature du suivi énergétique éventuel (contrôle de l’état de
fonctionnement, contrôle de bon fonctionnement simplifié ou
détaillé, nom du prestataire assurant le suivi) ;
• les conditions d’intervention en cas de télémaintenance et de
suivi des alarmes de dysfonctionnement (responsabilité de
chaque partie, fréquence de relevé et de traitement des donN
nées, caractéristiques des dysfonctionnements et pannes obserN
vables selon la précision et fréquence des mesures, les délais
de traitement et détections de dysfonctionnements et pannes, le
mode de transmission des alarmes).
L’objet du contrat peut définir les points suivants :
• nature des opérations à effectuer par l’entreprise de mainteN
nance : elle est définie soit par son contenu (exécution d’une,
de plusieurs, ou de l’ensemble des opérations de maintenance
nécessaire sur un certain bien pendant une période de temps
donnée), soit par son résultat (exprimé en unité d’usage, en
terme de disponibilité et d’état à maintenir) ;
• nature des opérations à effectuer par l’entreprise de mainteN
nance concernant le suivi énergétique de l’installation : elle est
définie soit par son contenu (par exemple suivi simplifié des
données de production et de consommation mensuelles), soit
par son résultat (exprimé par exemple en terme de délai d’interN
vention de l’entreprise suite à un déclenchement d’alarme) ;
• définition des fournitures et charges pour les deux parties : sont
définies les responsabilités et les modalités de déclenchement
des commandes entre les deux parties concernant les pièces à
changer, l’outillage individuel et les matières consommables ou
encore la communication des données dans le cas d’un suivi
énergétique de l’installation ;
• désignation et localisation des installations sur lesquels sont
effectuées les opérations de maintenance : il s’agit de la situaN
tion géographique, du type d’installation et éventuellement
contraintes d’environnement (contrainte d’accès notamment).
Le contrat peut comprendre également les éléments suivants :
• l’inventaire de départ ;
• les documents fournis par l’entreprise de maintenance au client
(fiches d’intervention, livret d’entretien…) ;
Neuf-Rénovation
• les modalités de rémunération de l’entreprise (maintenance à
forfait, à dépense contrôlée, à dépense contrôlée plafonnée,…)
ainsi que les pénalités et bonifications éventuelles ;
• les assurances, les garanties ;
30
• les modalités d'intervention ;
• les conditions de réception des prestations et conditions de fin
de contrat ;
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• les modalités de modification ou de résiliation du contrat.
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• les modalités de dénonciation ;
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• la durée du contrat ;
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31
Vérifications et contrôles
8
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.
!
Si un suivi énergétique est mis en place, il peut permettre
d’avoir des données objectives sur les performances réelles
de l’installation voire de détecter les dysfonctionnements
éventuels de l’installation solaire. Si ce suivi indique que
l’installation fournit l’énergie attendue, compte tenu des
conditions d’utilisation (volume soutiré et ensoleillement),
l’ensemble des contrôles édictés dans ce chapitre ne sont
pas à réaliser systématiquement et à chaque visite de l’installation. Ceci ne concerne évidemment pas les contrôles
préventifs comme la vérification des supports de capteurs
par exemple.
8.1. • Capteurs solaires et les équipements
associés
Neuf-Rénovation
La durée des interventions à réaliser à proximité des capteurs solaires
dépend principalement du lieu d’implantation (toiture terrasse, toiture
inclinée) et du mode de pose (en indépendance, en incorporation…)
des capteurs.
32
8.1.1. • Capteurs solaires
Le professionnel doit contrôler visuellement :
• l’état de propreté de la vitre des capteurs ;
• la bonne ventilation (si existante) des capteurs ;
La (Figure 8) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d'entretien
État de propreté des capteurs satisfaisants
Bonne transmission du rayonnement
solaire
Sans objet
Capteurs sales
(dépôts de poussières)
Mauvaise transmission du rayonnement
solaire et baisse des performances des
capteurs
Nettoyer les capteurs
Condensation dans les
capteurs
Baisse des performances des capteurs
Déboucher les orifices
de ventilation du capteur
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• la propreté entre la couverture du toit et les capteurs (pour des
capteurs en indépendance).
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• l’état du coffrage des capteurs ;
PROGRAMME
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s Figure 8 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle des capteurs solaires
!
Dans le cas d’une intervention en toiture, l’intervenant doit
disposer des connaissances, des techniques et de l’expérience qui lui permettent de travailler en sécurité. Il doit être
à même de reconnaître les risques et de s’en protéger en
respectant les règles de sécurité.
!
Le nettoyage des capteurs doit intégrer la problématique
des chocs thermiques et des risques de casse du vitrage (se
conformer aux préconisations du constructeur). Attention
à ne pas multiplier cette action coûteuse et parfois inutile :
se référer à la mesure des performances si un suivi énergétique de l’installation est en place.
8.1.2. • Eléments de fixation et d’étanchéité
en toiture/couverture
Un contrôle visuel de l’état des supports des capteurs doit être réalisé
(corrosion éventuelle, arrachement de fixations des supports, état de
la visserie, boulonnerie). Il doit être vérifié :
• l’étanchéité de la traversée de la toiture (cas des capteurs en
surimposition) ;
• la position satisfaisante des pièces d’étanchéité périphérique
(cas des capteurs incorporés ou semi-incorporés).
La (Figure 9) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Neuf-Rénovation
• les fixations des capteurs ;
33
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Constats
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Absence de corrosion
et de détériorations
Interprétations
Support en bon état
Sans objet
Poncer et remettre
en peinture
Points de corrosion localisés
Desserrage de la visserie et
de la boulonnerie
Actions d'entretien
Fragilisation
du support
Arrachement de points de fixation
Resserrer les vis et boulons
Mettre en œuvre de nouveaux points de fixation (hors
contrat d’entretien)
s Figure 9 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle des éléments de fixation et
d’étanchéité des capteurs
8.1.3. • Dispositifs d’équilibrage
L’intervention consiste à vérifier que le réglage des organes d’équiliN
brage sont conformes aux valeurs réglées initialement.
Le professionnel doit :
• relever le nombre de tours d’ouverture sur chaque organe
d’équilibrage ;
• comparer le nombre de tours relevé à celui initialement prévu.
Si le nombre de tours diffère de l’état initial :
• procéder au réglage en positionnant le volant ou la vis de
réglage sur le nombre de tours initial en partant de la fermeture ;
• vérifier le réglage sur quelques organes équipés de prises de
mesure. Cela permet de valider le calcul et d’ajuster éventuelleN
ment les débits ;
• bloquer les vis de réglage.
!
Dans le cas d’une installation en configuration Tichelmann,
il est nécessaire d’effectuer une mesure de débit par batterie lors de chaque passage. Un encrassement progressif
du réseau peut être détecté avant que celui-ci n’impacte la
totalité du circuit.
Neuf-Rénovation
8.1.4. • Dispositif de purge des capteurs solaires
34
Chaque point haut de l’installation doit être pourvu d’un purgeur d’air
automatique ou manuel. Les purgeurs en sortie des capteurs doivent
résister aux températures élevées supérieures à 150°C. Ils doivent être
isolés par une vanne de sectionnement pour éviter la vidange du cirN
cuit primaire par dégazage en cas de montée anormale en tempéraN
ture du capteur.
Dans le cas de capteurs difficiles d’accès (en toiture par exemple), des
bouteilles de purge au point haut de l’installation avec un report capilN
laire en cuivre muni d’une vanne dans le local technique sont parfois
mises en œuvre.
!
Avant toute manipulation, vérifier à l’aide du thermomètre
à contact que la température du liquide caloporteur est
inférieure à 90°C. Si la température est supérieure, ne pas
manœuvrer le purgeur d’air et reporter cette action à une
visite en début de matinée.
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Les installations autovidangeables ne requièrent aucune purge d’air au niveau
des capteurs solaires.
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Commentaire
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Le professionnel doit, si la présence d’air est avérée :
• manœuvrer le purgeur afin d’éliminer l’éventuelle présence
de gaz à l’origine de coups de bélier et de phénomènes de
corrosion ;
• effectuer à plusieurs reprises ces purges jusqu’à l’absence
d’air en sortie (attention au rejet d’eau éventuel à haute
température) ;
• selon les recommandations éventuelles du fabricant, nettoyer
les composants internes ;
• remonter le purgeur d’air.
La (Figure 10) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d'entretien
Purgeur fermé étanche
Purgeur ouvert laissant s’échapper de Purgeur en bon état
l’air et/ou du fluide caloporteur
Sans objet
Fuite lorsque le purgeur est fermé
Vérifier si la section
de raccordement est
correcte/Remplacer le
purgeur (hors contrat
d’entretien)
Purgeur défectueux
Purgeur ouvert ne laissant s’échapper
Purgeur bouché
ni air, ni fluide caloporteur
8.1.5. • Raccordement hydraulique
Les raccordements hydrauliques aux capteurs doivent être parfaiN
tement étanches et ne comporter aucune marque de trace de fuite.
L’isolant ne doit pas être dégradé par les animaux, ni par les rayons
ultra violets.
Neuf-Rénovation
s Figure 10 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle du dispositif de purge des
capteurs
35
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La (Figure 11) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d'entretien
Fuite aux raccords
Baisse de pression dans le circuit
Remplacement des joints (hors
contrat d’entretien)
Trace de coulure sur le
pourtour des raccords
Petite baisse de pression dans le
circuit
Serrage des raccords ou
remplacement de joints (hors
contrat d’entretien)
Dégradation de l’isolant
Remise d’une protection ou
Baisse de rendement de l’installation remplacement de l’isolant (hors
contrat d’entretien)
s Figure 11 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la liaison hydraulique
8.1.6. • Autres contrôles
Le professionnel doit :
• contrôler le bon positionnement de la sonde de régulation en
sortie des capteurs ;
• vérifier l’état du câble de liaison de la sonde (absence de
détérioration par les animaux notamment) et de sa gaine de
protection ;
• vérifier l’état de la boite de connexion et des raccordements s’ils
existent.
Commentaire
Il est conseillé de réaliser le prolongement des fils de sonde par soudure et de
le protéger avec de la gaine rétractable pour une meilleure tenue dans le temps.
L’utilisation de pièces de fixations métalliques est également à privilégier vis-àvis de pièces en plastiques (collier rilsan par exemple) pour des raisons de tenue
dans le temps, et de vieillissement aux UV.
8.2. • Circuit primaire solaire
8.2.1. • Canalisations
La vérification des canalisations consiste à :
• vérifier l’état des supports de canalisations (colliers, fixation
murale) ;
Neuf-Rénovation
• vérifier et remplacer si nécessaire l’isolant ;
36
• contrôler l’étanchéité des raccords tout au long de leur parcours.
Les installations autovidangeables ne requièrent aucun contrôle de la pression
du circuit primaire, sauf si le protocole de mise en service indique une mise en
pression (surpression vis-à-vis de la pression atmosphérique dans tous les cas
inférieure à 1 bar).
La pression du circuit varie en fonction de la température. Tant que
cette variation reste comprise entre la pression de remplissage et la
pression de tarage de la soupape, ce phénomène est normal.
A froid, la pression correspond à la pression de remplissage de
l’installation.
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Commentaire
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8.2.2. • Pression du circuit primaire
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A la température du fluide caloporteur maximale, la pression est
maximale et doit être inférieure à la pression de tarage des soupapes.
La pression maximale est généralement égale à 90% de la pression de
tarage.
Commentaire
Une pression de remplissage du circuit supérieure de 0,3 à 0,5 bar à la pression
de gonflage du vase d’expansion est généralement conseillée.
L’intervention consiste à lire la valeur de pression affichée sur le
manomètre situé généralement à proximité du vase d’expansion. Elle
ne nécessite aucun matériel spécifique. Le professionnel doit :
• arrêter les circulateurs en fonctionnement ;
• vérifier la pression suivant les prescriptions de mise en service
de l’installation ;
• relever et noter la pression du circuit, ainsi que la température
correspondante, sur le cahier de maintenance ;
• remettre en service les circulateurs.
Commentaire
Toujours vérifier que le manomètre indique 0 lorsqu’il est mis à pression atmosN
phérique (grâce à la molette de mise à l’air libre si elle existe).
La (Figure 12) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Pression suffisante
Interprétations
État correct
Pression en baisse en Manque de liquide caloporteur dans le
regard de l’état initial circuit
Actions d'entretien
Sans objet
Réaliser un appoint de liquide
(hors contrat d’entretien) (*)
Neuf-Rénovation
Constats
37
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Constats
Pression en hausse
en regard de l’état
initial
Interprétations
Echangeur percé
Actions d'entretien
Prélever 10 litres de liquide
dans le circuit primaire et
contrôler la nouvelle pression
(**)
(*) Un appoint de liquide doit toujours être associé à la recherche de l’origine des fuites, il est également
possible que la soupape ait permis d’évacuer du liquide en cas de surchauffe. Cette dernière ne doit
cependant pas être fuyante.
(**) Si la pression n’a pas évolué, les deux réseaux sont en communication : l’échangeur est percé, il faut
le changer (hors contrat d’entretien).
s Figure 12 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la pression du circuit
Commentaire
Le manque de liquide peut être dû à une fuite, un défaut de membrane du vase
d’expansion ou à l’ouverture de la soupape de sécurité (du fait d’un sous dimenN
sionnement du vase d’expansion par exemple).
En cas de pression insuffisante et après en avoir identifié la cause, il
convient de réaliser un appoint de liquide. Cette opération se fait touN
jours quand le liquide caloporteur n’est pas chaud (capteurs bâchés
ou faible ensoleillement). Le liquide caloporteur doit être identique
à celui présent dans l’installation. Il est important d’utiliser celui préN
conisé par le fabricant, et utilisé pour le remplissage initial (certains
fluides sont incompatibles entre eux) pour assurer une continuité de
garantie des matériels.
8.2.3. • Liquide caloporteur
Commentaire
Si l’installation est autovidangeable, la protection antigel est assurée de part
la conception même de l’installation. Néanmoins, il est conseillé d’utiliser un
liquide antigel (mais avec une faible densité) en réponse aux erreurs de concepN
tion éventuelles.
Le liquide caloporteur se dégrade dans le temps et notamment s’il est
soumis à des températures élevées. Ce vieillissement se traduit par :
• une baisse de sa concentration, donc une protection aux tempéN
ratures extérieures moins efficace ;
• une augmentation de son acidité, donc un risque pour
l’installation.
Neuf-Rénovation
Le professionnel doit, lors de chaque visite, contrôler l’acidité et la
densité du liquide caloporteur.
38
Un échantillon de liquide doit être prélevé selon la procédure
suivante :
• forcer la mise en marche du circulateur si ce dernier est à l’arrêt ;
• préparer un gobelet de prélèvement rincé à l’eau claire puis
séché ;
!
Lors de l’utilisation des produits caloporteurs à base de
propylène glycol, il est indispensable de prendre connaissance des informations techniques édictées par le fabricant
et d’avoir à disposition la « Fiche de Données de Sécurité »
(FDS).
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• déverrouiller la mise en marche forcée du circulateur, si elle a
été activée.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• ouvrir la vanne de vidange de la boucle primaire, au bout
d’une minute ou deux. Après avoir laissé couler un peu de
liquide (risque de boue au point bas), prélever un échantillon
de quelques millilitres en prenant soin d’éviter toute projection
(risque de brûlure) ;
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Contrôle de l’acidité
Le contrôle de l’acidité peut se faire soit avec des bandelettes pH
métriques, soit avec un pH-mètre électronique.
Si le contrôle est réalisé avec des bandelettes, le professionnel doit :
• immerger toutes les parties réactives de la bandelette dans le
prélèvement ;
• attendre deux minutes que la réaction se soit faite ;
• comparer la couleur des différents réactifs à celles proposées
sur l’emballage ;
• relever et noter la valeur du pH sur le document d’inspection et
d’entretien.
Si le contrôle est réalisé avec un pH-mètre électronique, le professionN
nel doit dans un premier temps réaliser la procédure d’étalonnage
comme suit :
• ôter le capuchon et éliminer les éventuels dépôts de sels par
rinçage dans de l’eau froide sanitaire ;
• plonger l’électrode dans une solution étalon de pH 7 et attendre
la stabilisation de la mesure ;
• ajuster la valeur affichée du pH à 7 grâce au potentiomètre
prévu à cet effet ;
• plonger l’électrode dans une solution étalon de pH 4 ou 10 et
attendre la stabilisation de la mesure ;
• ajuster la valeur affichée du pH à 4 ou 10 grâce au potentiomètre
prévu à cet effet.
Après avoir réalisé la mesure du pH, la valeur obtenue doit être insN
crite dans le document d’inspection et d’entretien.
Neuf-Rénovation
• rincer l’électrode ;
39
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Commentaire
Après utilisation du pH-mètre, l’électrode doit être rincée avec sa solution de
nettoyage ou de l’eau froide sanitaire. Elle doit être stockée dans sa solution de
conservation ou dans de l’eau froide sanitaire.
La (Figure 13) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétation
Actions d'entretien
7≤ pH mesuré ≤ 9
pH conforme
Sans objet
pH mesuré < 7
pH trop acide
pH mesuré > 9
pH trop basique
Correction du pH ou remplacement
du liquide caloporteur (hors contrat
d’entretien)
pH mesuré avec une
variation de ± 0.5
Début de dégradation
Assurer un suivi régulier
s Figure 13 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de l’acidité du liquide
caloporteur
Contrôle de la densité
Le contrôle de la densité peut se faire avec un pèse acide ou un
réfractomètre. La protection contre le gel est généralement située
entre –20°C et –30°C. Elle dépend de la situation géographique de
l’installation.
Si le contrôle est réalisé avec un pèse acide, la procédure est la
suivante :
• plonger dans l’échantillon de liquide le thermomètre gradué à
alcool ;
• faire flotter le densimètre dans l’échantillon ;
• lire la valeur de densité sur l’échelle graduée à l’endroit où le
densimètre traverse la surface du liquide caloporteur ;
• noter la valeur ;
• noter la température indiquée par le thermomètre ;
• déterminer, à l’aide du tableau de correspondance, le point de
congélation du liquide caloporteur ;
• inscrire cette valeur sur le cahier de maintenance et la comparer
à la mesure précédente.
Neuf-Rénovation
Si le contrôle est réalisé avec un réfractomètre, la procédure est la
suivante :
40
• diriger l'extrémité frontale du réfractomètre en direction d'une
source lumineuse brillante et ajuster la bague de mise au point
jusqu'à ce que le réticule puisse être lu ;
• procéder à un réglage du zéro ;
• ouvrir la lame couvrante puis verser 1 ou 2 gouttes de liquide à
tester avec la poire sur la surface du prisme ;
• inscrire cette valeur sur le cahier de maintenance et la comparer
à la mesure précédente.
La (Figure 14) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d'entretien
Point de congélation mesuré
Point de congélation conforme
= point de congélation désiré
Sans objet
Point de congélation mesuré
supérieur de 2°C au point de
congélation désiré
Début de dégradation
Renforcer le suivi
Point de congélation mesuré
supérieur de 5°C au point de
congélation désiré
Risque de gel
Faire un appoint de liquide antigel ou un remplacement (hors
contrat d’entretien)
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• après lecture, essuyer le liquide avec un linge ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• fermer la lame couvrante et la presser légèrement. La lecture
correspondante du cadran sur la séparation clair/obscur est le
point de congélation ;
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s Figure 14 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la densité du liquide
caloporteur
!
Le liquide caloporteur est composé d’eau, de glycols et
d’inhibiteurs de corrosion. En vieillissant, le liquide peut
devenir acide. Il est considéré de fait comme un Fluide
Caloporteur Usé (FCU), classé dans la catégorie des DID
(Déchets Industriels Dangereux).
Pour répondre à la revalorisation de ces FCU, des sociétés fabriquant ces produits ont mis en place un service de
reprise des caloporteurs usagés et assurent leur traitement
par distillation et ultrafiltration.
8.2.4. • Vase d’expansion (pour les installations
avec capteurs remplis en permanence)
Le contrôle du vase d’expansion entraîne la perte d’un
volume de liquide caloporteur plus ou moins important.
Cette opération ne doit pas être engagée si l’installation
présente les performances attendues.
Commentaire
Pour les installations autovidangeables, un vase d’expansion n’est pas nécesN
saire lorsque le dispositif de vidange est conçu pour assurer ce rôle, en termes
de volume, de température et de résistance à la pression.
Neuf-Rénovation
!
41
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Le vase d’expansion doit comporter un dispositif manœuvrable (norN
malement fermé) de purge de gaz et un dispositif manœuvrable (norN
malement fermé) de vidange.
Avec le temps, le vase d’expansion peut se dégonfler (fuite au niveau
de la valve) ou sa membrane peut être endommagée.
Commentaire
Lors du contrôle du vase d’expansion, ce dernier est considéré correctement
dimensionné et sa pression de gonflage initiale supposée adaptée à l’installation.
La pression de gonflage se vérifie à pression atmosphérique. Le proN
fessionnel doit :
• isoler le vase de l’installation et donc fermer la vanne
d’isolement ;
• mettre le vase à la pression atmosphérique, à l’aide du robinet
de purge ;
• mesurer la pression (relative) grâce à la valve placée en partie
basse du vase à membrane, ou sur le devant du vase à vessie
(Figure 15).
• comparer la pression mesurée à la pression de gonflage initiale
du vase. Elle doit être égale à la valeur indiquée par l’aiguille
rouge fixe du manomètre de l’installation minorée de 0,3 ou 0,5
bar ;
• ne pas oublier de fermer la vanne de purge et de ré-ouvrir la
vanne d’isolement après cette manipulation ;
• si besoin, faire un appoint de liquide caloporteur si besoin.
!
Pour éviter toute intervention d’une personne non qualifiée, ôter la poignée de manœuvre de la vanne d’isolement
en dehors des contrôles.
L’intervention peut être délicate si la vanne d’isolement n’est plus
étanche ou si la valve de contrôle reste bloquée par l’oxydation.
Neuf-Rénovation
Si le vase n’est pas équipé d’une vanne d’isolement et d’un robinet
de purge, il est nécessaire de le déposer pour effectuer la mesure. Les
fabricants de vases commercialisent des raccords rapides d’isolement
qui évitent de vidanger l’installation.
42
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s Figure 15 : Equipement nécessaire au contrôle du vase d’expansion
La (Figure 16), les différents constats possibles ainsi que leur interprétaN
tion et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d'entretien
Pression proche de la pression de
gonflage initiale (à plus ou moins État du vase correct
0,2 bar)
Sans objet
Pression inférieure à la pression
de gonflage initiale (+ de 0,2 bar)
Vase dégonflé (fuite au niveau de la
valve ou porosité de la membrane)
Compléter la pression
du vase ou remplacer
le vase (hors contrat
d’entretien)
Présence d’eau au niveau de la
valve
Membrane percée
Remplacer le vase
(hors contrat d’entretien)
s Figure 16 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle du vase d’expansion
Pour vérifier l’état de la membrane, le professionnel doit repousser
l’obturateur de la valve. S’il y a échappement d’air, il doit vérifier la
pression et s’il y a présence d’eau en quantité, il doit changer le vase
car cela signifie que la membrane est percée.
!
Lors d’un changement de vase, il est fortement conseillé de
remplacer également la soupape de sécurité. Le non fonctionnement de celle-ci ayant pu entrainer une surpression
dans le circuit et endommager la membrane du vase.
Il convient également de vérifier, par le calcul, son dimensionnement et sa pression de gonflage. Ces calculs sont
détaillés dans les Recommandations professionnelles
« Conception et dimensionnement ».
Neuf-Rénovation
Si le vase doit être regonflé fréquemment (de préférence avec de
l’azote), il est préférable de le changer.
43
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8.2.5. • Soupape de sécurité
La soupape de sécurité est obligatoire. Elle a pour rôle d’évacuer la
vapeur lors d’éventuelles surpressions dans le circuit. Elle est tarée à
une pression de 3, 4 ou plus généralement 6 bars et est fonction de la
pression maximale pouvant être atteinte dans le circuit. La soupape
est indispensable sur les systèmes avec capteurs remplis en permaN
nence et autovidangeables.
Commentaire
La soupape de sécurité dans le cas d’une installation autovidangeable se préN
sente comme un organe de sécurité ultime, au cas où le circuit est entièrement
rempli de liquide et que la procédure de remplissage n’est pas respectée.
!
Aucune vanne ne doit être installée sur la tuyauterie antre
la soupape et le circuit.
La soupape de sécurité doit être raccordée à un réservoir de récupéN
ration d’une capacité suffisante, égale au minimum à la contenance
en liquide des capteurs solaires. Ce dernier doit pouvoir supporter la
température maximale que peut atteindre le fluide. Il doit être de préN
férence vide, ce qui permet de vérifier instantanément si la soupape
a été sollicitée. Pour vérifier que la soupape n’est pas bloquée, le proN
fessionnel doit :
• faire fonctionner manuellement la soupape de sécurité en
manœuvrant le levier de soulèvement du clapet ;
• maintenir le levier de soulèvement ouvert pendant 1 seconde ;
• si, après la fermeture de la soupape, l’écoulement continue, réiN
térer la manœuvre. Une saleté à pu rester coincée entre le siège
et l’obturateur.
La (Figure 17) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Neuf-Rénovation
Constats
44
Interprétations
Actions d'entretien
Écoulement lors de la manœuvre
et étanchéité de la soupape à la
fermeture
Soupape en bon état
Sans objet
Écoulement lors de la manœuvre
et fuite de la soupape à la fermeture
Soupape bloquée à cause
d’un corps étranger
Recommencer la manœuvre
jusqu’à obtenir l’étanchéité
Écoulement lors de la manœuvre
et fuite de la soupape à la fermeture
Si l’étanchéité n’est pas
obtenue après plusieurs
manœuvres la soupape est
défectueuse
Remplacer la soupape (hors
contrat d’entretien)
Absence d’écoulement pendant la
Installation vide
manœuvre
Tuyauterie de raccordement
obstruée
Remettre l’installation sous
pression (hors contrat
d’entretien)
Déboucher la tuyauterie de
raccordement
s Figure 17 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la soupape de sécurité
Pour remplacer la soupape de sécurité, le professionnel doit :
• vérifier que la tuyauterie d’évacuation des surpressions
décharge dans un endroit sans danger pour le personnel et
l’environnement (dans le cas du circuit primaire, la sortie de
la soupape est raccordée au réceptacle du fluide caloporteur).
Attention, il est interdit d’intercaler une vanne d’isolement entre
la capacité à protéger et la soupape de sécurité ;
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Remplacer la soupape (hors
contrat d’entretien)
DES
Soupape défectueuse
Actions d'entretien
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Interprétations
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Constats
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• avant tout démontage de la soupape, s’assurer que l’installation
est complètement dépressurisée. Si ce n’est pas le cas, procéN
der à la vidange complète ou partielle du circuit concerné, selon
les cas ;
• s’assurer que la pression de tarage de la nouvelle soupape est
identique à celle remplacée ;
• vérifier que le type et le diamètre de raccordement de la souN
pape sont identiques à ceux de la soupape remplacée;
• nettoyer préalablement les tuyauteries et les ballons. Les souN
papes sont très sensibles à la présence d’impuretés pouvant
entraîner des fuites entre le siège et le clapet ;
• poser la nouvelle soupape de sécurité ;
• procéder au remplissage du circuit préalablement vidangé ;
• procéder à un contrôle de la nouvelle soupape de sécurité.
8.2.6. • Pompes de circulation de la boucle
de transfert
Commentaire
Dans le cas d’une installation avec un échangeur solaire extérieur à plaques, le
circulateur du circuit secondaire de l’échangeur doit être vérifié.
Neuf-Rénovation
Le circulateur peut ne plus fonctionner, le débit peut ne plus être
conforme à l’état initial suite à une fuite ou à un changement du cirN
cuit hydraulique (vanne fermée, clapet bloqué…).
45
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Pour vérifier le fonctionnement du circulateur, le professionnel doit :
• dévisser le bouchon (aligné avec l’axe du moteur si existant)
et introduire un tournevis dans la fente usinée à l’extrémité de
l’axe du rotor. S’assurer que le rotor tourne ;
• ou présenter un contrôleur magnétique devant le bouchon. Si le
visuel se met à tourner c’est que le circulateur fonctionne ;
• ou vérifier au toucher (vibrations et chaleur) ou au son (ronronN
nement) que le circulateur tourne.
!
Si le fonctionnement du (des) circulateur(s) est forcé au
moment de la vérification, le professionnel doit revenir à
un fonctionnement automatique de ce dernier.
La (Figure 18) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Le rotor tourne
Interprétations
Actions d'entretien
Le circulateur fonctionne
Sans objet
Le circulateur n’est pas alimenté
Vérifier l’alimentation électrique
Le condensateur de démarrage du
Le rotor ne tourne pas circulateur est défectueux
Le rotor du circulateur est bloqué
Remplacer le condensateur (hors
contrat d’entretien)
Remplacer le circulateur (hors
contrat d’entretien)
s Figure 18 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle des pompes de circulation
Le blocage du rotor peut provenir soit d’un corps étranger, soit d’une
accumulation de dépôts appelé « gommage ». Le « dégommage »
consiste à faire tourner le rotor avec un tournevis jusqu’à ce qu’il
tourne librement.
Commentaire
Neuf-Rénovation
Une cause fréquente de mauvaise circulation en présence d’un circulateur aliN
menté en triphasé est le mauvais branchement des deux phases : le rotor tourne
alors en sens inverse, et diminue le débit. Deux éléments complémentaires
peuvent donner une indication sur le sens de fonctionnement du circulateur et
son adéquation avec le sens de circulation du fluide dans le circuit : tout d’abord
la flèche sur le corps du circulateur indique le sens normal de circulation, ensuite
une double mesure de la hauteur manométrique totale dans les deux sens aux
bornes du circulateur permettra de définir (la plus grande hauteur manométrique
totale) le sens de rotation du circulateur, et ainsi de vérifier son bon câblage.
46
8.2.7. • Débit de circulation
Commentaire
Dans le cas d’une installation avec un échangeur solaire extérieur à plaques, les
débits côté primaire et secondaire de l’échangeur doivent être vérifiés. On rapN
pelle, que le débit énergétique du circuit secondaire doit être équivalent à celui
du circuit primaire.
Si le fonctionnement du (des) circulateur(s) est forcé au
moment de la vérification, le professionnel doit revenir à
un fonctionnement automatique de ce dernier.
Si l’installation est équipée de débitmètres à flotteur (côtés primaire et
secondaire de l’échangeur), le contrôle du débit des circuits primaire
et secondaire consiste en une lecture directe du débitmètre.
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!
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Avant l’intervention, le professionnel doit s’assurer que le(s)
circulateur(s) fonctionnent. Si ce n’est pas le cas, le(s) mettre(nt) en
marche forcée au niveau du régulateur.
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Pour les installations ne disposant pas de débitmètre, le contrôle du
débit doit être réalisé :
• en mesurant la différence de pression aux bornes du circulateur
(primaire et secondaire) ;
• en mesurant le débit sur une vanne d’équilibrage.
Mesure de la différence de pression aux bornes des
pompes de circulation
La valeur de pression différentielle mesurée permet, à partir de la
courbe caractéristique du constructeur, d’estimer le débit. La mesure
de cette pression différentielle est réalisée avec un manomètre placé
en parallèle sur le circulateur.
Le professionnel doit :
• vérifier la position de la vitesse du circulateur. Si le circulateur
possède plusieurs vitesses, il faut noter l’indication de réglage
de vitesse afin d’utiliser la courbe correspondante ;
• faire le « 0 » du manomètre en manipulant la vanne de purge
(avec les vannes d’isolement en amont et en aval du circulateur
fermées) ;
• lire la pression en amont du circulateur ;
• fermer la vanne d’isolement en amont du circulateur et ouvrir
celle en aval ;
• lire la pression en aval du circulateur ;
• calculer la différence entre les pressions en avant et en amont ;
!
La mesure de la pression différentielle ne doit pas être réalisée en ouvrant simultanément les deux vannes d’isolement.
Neuf-Rénovation
• fermer les vannes d’isolement.
47
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Mesure du débit sur une vanne d’équilibrage
Quand la vanne d’équilibrage existe, la mesure du débit peut être réaN
lisée au niveau de cette dernière. La vanne d’équilibrage est située
sur le circuit en série avec le circulateur et est équipée de prises de
pression. La mesure de débit est réalisée avec un appareil de marque
adapté à la vanne d’équilibrage en place.
Le professionnel doit :
• vérifier le réglage affiché en fermant complètement la vanne et
en la ré-ouvrant ;
• brancher les capteurs de mesure sur les prises de pression ;
• indiquer sur le mesureur le modèle de la vanne, son diamètre et
son réglage (nombre de tours) ;
• lire la valeur du débit calculée par le mesureur ;
• bloquer le réglage et le noter.
La (Figure 19) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Débit conforme aux prescriptions de l’installation
Débit non conforme
Interprétations
Actions d'entretien
État correct
Sans objet
Vitesse du circulateur nonconforme
Adapter la bonne vitesse au
circulateur
Cavitation de circulateur
Purger l’installation
Encrassement de l’échangeur
Réaliser un nettoyage
Réglage des vannes d’équilibrage
non conforme
Régler les vannes d’équilibrage
Mauvais équilibrage du champ de
capteurs solaires
Rééquilibrer le champ de capteurs solaires
s Figure 19 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle du débit
Neuf-Rénovation
8.2.8. • Echangeur solaire
48
Les échangeurs à plaques, compte tenu de leur faible section de pasN
sage, sont très sensibles à l’entartrage et à l’encrassement (boues).
Pour vérifier l’encrassement de l’échangeur de la boucle de transN
fert, le professionnel doit contrôler l’écart de température aux bornes
de l’échangeur. La mesure est réalisée à l’aide d’un thermomètre à
contact étalonné ou infrarouge. Pour chaque mesure, si l’isolant gêne,
le professionnel doit pratiquer une incision dans l’isolant (en partie
inférieure) permettant ainsi un contact direct de la sonde sur le tube.
L’incision pratiquée doit être rebouchée avec un ruban à fort pouvoir
adhésif.
Cas d’un échangeur noyé
Durant une période d’ensoleillement suffisante La différence de temN
pérature aux bornes de l’échangeur noyé doit être comprise entre 10
et 15K.
• la température en sortie d’échangeur côté primaire, notée Ts1 ;
• la température en entrée d’échangeur côté secondaire, notée
Te2 ;
• la température en sortie d’échangeur côté secondaire, notée
Ts2 ;
L’écart de température aux bornes de l’échangeur étant fonction de
la température du ballon de stockage solaire, le professionnel relève
cette température.
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• la température en entrée d’échangeur côté primaire, notée Te1 ;
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Le professionnel doit mesurer :
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Cas d’un échangeur extérieur à plaques
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La (Figure 20) présente les valeurs approximatives des écarts de temN
pérature aux bornes de l’échangeur solaire lors d’une belle journée
ensoleillée.
Température
du stockage solaire [°C]
Valeurs approximative des écarts de température lors
d’une belle journée (Ts1– Te1) et (Ts2– Te2)
20
6 à 10 °C
40
4 à 7 °C
70
2 à 4 °C
s Figure 20 : Relevés de température nécessaires pour le contrôle du débit de circulation
Commentaire
Pour être significatifs, les relevés des températures aux bornes de l’échangeur
sont effectués durant une période d’ensoleillement suffisante. Le circulateur doit
être en fonctionnement depuis au moins 5 minutes pour obtenir des résultats
cohérents.
Si les ordres de grandeur de la (Figure 20) ne sont pas respectés, le proN
fessionnel doit se référer à la (Figure 21).
Interprétations
Actions d'entretien
Débit du circuit trop faible
Contrôler le débit (voir paragraphe 7.2.6 Contrôle du débit
de circulation)
Ecart de température aux
bornes de l’échangeur
inférieur aux valeurs
prévues
Échangeur encrassé et/ou entartré
Débit du circuit trop fort
Contrôler le débit et si besoin
nettoyer l’échangeur
s Figure 21 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de l’écart de température
aux bornes de l’échangeur solaire à plaques
Neuf-Rénovation
Constats
Ecart de température aux
bornes de l’échangeur
supérieur aux valeurs
prévues
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8.3. • Matériel de régulation
8.3.1. • Régulation solaire
Le professionnel doit vérifier sur le régulateur les différents paraméN
trages (différentiels de démarrage et d’arrêt, hystérésis, température
de sécurité du ballon et de capteur…) ainsi que les fonctions spéciN
fiques activées. Il doit reporter les valeurs sur le cahier de mainteN
nance et les comparer aux relevés précédents.
Pour le contrôle du fonctionnement de la régulation solaire, le profesN
sionnel s’assure que le(s) circulateur(s) et les sondes de températures
et d’ensoleillement fonctionnent. Le(s) circulateur(s) doivent être en
mode régulation et la régulation mise hors tension.
Sur la régulation doivent être relevées les valeurs de températures
et d’énergie produite. Si des incohérences apparaissent, ou que les
valeurs d’énergie ne semblent pas évoluer, le fonctionnement du
régulateur peut être examiné.
Si le régulateur est suspecté de ne pas fonctionner correctement (non
enclenchement du circulateur sous un ensoleillement important...),
afin de vérifier le fonctionnement du régulateur, le professionnel doit :
• déconnecter de la régulation les deux fils de chaque sonde de
température ;
• mesurer la valeur ohmique délivrée par chaque sonde ;
• à l’aide du tableau de correspondance, déterminer la valeur de
la température donnée par chaque sonde ;
• calculer la différence des températures mesurées ;
• reconnecter à la régulation les sondes de température ;
• remettre la régulation sous tension ;
• reporter l’état de fonctionnement du circulateur (marche ou
arrêt).
La (Figure 22) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Neuf-Rénovation
Circulateur
ON
50
Interprétations
Actions d'entretien
Le différentiel de
démarrage est inférieur à la différence
des températures
mesurée
Etat correct de la régulation
Sans objet
Le différentiel de
démarrage est supérieur à la différence
des températures
mesurée
Mauvais fonctionnement
de la régulation
Se rapprocher du fabricant
et remplacer si nécessaire
la régulation (hors contrat
d’entretien)
Température de consigne
du ballon de stockage
atteinte ou mauvais
fonctionnement de la
régulation
Si la température de consigne
n’est pas atteinte, se rapprocher du fabricant et remplacer
si nécessaire la régulation
(hors contrat d’entretien)
Le différentiel de
démarrage est supérieur à la différence
des températures
mesurée
Etat correct de la régulation
Sans objet
s Figure 22 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la régulation solaire
Commentaire
PROFESSIONNELS
Le différentiel de
démarrage est inférieur à la différence
des températures
mesurée
DES
Actions d'entretien
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Circulateur
OFF
Interprétations
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Constats
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La différence de température est :
– pour une régulation de type simple différentiel, la différence entre la tempéraN
ture en sortie de capteurs et celle en bas de ballon de stockage solaire ;
– pour une régulation de type simple différentiel avec détecteur crépusculaire ou
sonde d’ensoleillement, la différence entre la température en entrée d’échangeur
solaire et celle en bas de ballon de stockage solaire ;
– pour une régulation de type double différentiel, la différence entre la tempéraN
ture en sortie de capteurs et celle en bas de ballon de stockage solaire pour le
régulateur du circulateur primaire et la différence entre la température en entrée
d’échangeur solaire et celle en bas de ballon de stockage solaire pour le régulaN
teur du circulateur secondaire.
8.3.2. • Sondes de température d’eau
Les sondes de température doivent être positionnées à l’emplacement
spécifié par le fabricant. Si aucun emplacement n’est prévu, elles
doivent être placées au plus près des éléments du système à mesurer,
si possible dans des doigts de gant remplie de pâte thermique.
Commentaire
Le professionnel doit réaliser un contrôle visuel permettant de vérifier
le montage des sondes de température ainsi que leurs bonnes tenues.
Il doit vérifier les connexions électriques des câbles de liaison. Lors de
ces interventions, en cas de modification de la position de la sonde, il
convient de reconstituer l’intégrité du calorifuge.
Commentaire
Généralement, les sondes de température sont interchangeables entre deux
régulateurs de marque ou de modèle différents. Vérifier néanmoins qu’elles ne
sont pas propres au régulateur.
Neuf-Rénovation
La pâte thermique utilisée pour la mise en œuvre des sondes doit bénéficier
d’une fiche de données de sécurité mentionnant la composition. Cette fiche doit
être disponible afin de prévenir les risques liés à la manipulation.
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Les températures mesurées par les sondes sont accessibles via le
régulateur. Si l’une des températures devait être suspecte, alors un
protocole de maintenance des sondes devrait être enclenché.
Si le fonctionnement des sondes de température doit être vérifié (cas
de performances attendues non atteintes notamment), le professionN
nel doit :
• mettre en marche forcée la pompe de circulation ;
• mesurer à l’aide d’un thermomètre à contact étalonné la temN
pérature à l’emplacement de la sonde de température à contrôN
ler. Pour chaque mesure, si l’isolant gêne, le professionnel doit
pratiquer une incision dans l’isolant (en partie inférieure) perN
mettant ainsi un contact direct de la sonde sur le tube. L’incision
pratiquée doit être rebouchée avec un ruban à fort pouvoir
adhésif ;
• déconnecter de la régulation les deux fils de la sonde à
contrôler ;
• mesurer à l’aide d’un ohmètre la valeur ohmique délivrée par la
sonde ;
• déterminer la valeur de la température donnée par la sonde à
l’aide du tableau de correspondance « valeur ohmique – valeur
de température » communiqué par le fabricant ;
• comparer la température déterminée à partir du tableau de corN
respondance avec la température mesurée.
Commentaire
La pompe de circulation doit être en fonctionnement depuis au moins 10 minutes
pour réaliser les mesures et obtenir une stabilisation des températures dans le(s)
circuit(s).
La (Figure 23) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Neuf-Rénovation
Constats
52
Interprétations
Actions d'entretien
Température déterminée
à partir du tableau de correspondance voisine de
Etat correct
la température mesurée
(+/– 2°C)
Sans objet
Température déterminée
à partir du tableau de
correspondance très différente de la température
mesurée
Remplacer la sonde et procéder à un nouveau contrôle
(hors contrat d’entretien)
Mauvais état de la sonde ou de la
liaison électrique
s Figure 23 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de fonctionnement des
sondes de température
En cas de performances attendues non atteintes, le fonctionnement
de la sonde doit être vérifié. Pour cela, le professionnel doit :
• déconnecter les deux fils de la sonde ;
• mesurer la valeur ohmique délivrée par la sonde (ou sa tension
délivrée) ;
PROFESSIONNELS
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Si la commande du circulateur du circuit primaire est assurée par une
sonde d’ensoleillement, son état de propreté doit être vérifié. L’état
de propreté de la sonde d’ensoleillement doit être vérifié rapidement
à chaque passage. Aucune opération n’est nécessaire si la sonde est
propre.
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8.3.3. • Sonde d’ensoleillement
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• à l’aide du tableau de correspondance « valeur ohmique –
valeur d’éclairement » (ou « valeur de tension – valeur d’éclaiN
rement ») de la sonde, déterminer la valeur d’éclairement
correspondante ;
• comparer cette valeur aux conditions extérieures (nuit, ensoN
leillé, nuageux…).
Si la valeur d’éclairement déterminée est cohérente avec les condiN
tions extérieures, le fonctionnement de la sonde d’ensoleillement
est jugé correct. On donne (Figure 24) suivante, à titre d’information, les
valeurs de luminosité en Lux en fonction des conditions extérieures.
Si la sonde semble endommagée ou ne fournit pas les valeurs corN
respondantes aux valeurs données par le tableau de correspondance
« valeur de tension – valeur d’éclairement » fournies par le fabricant,
alors la sonde doit être changée (hors contrat d’entretien).
Conditions extérieures
Valeur moyenne de luminosité en (Lux)
Pleine lune
Inférieure à 1 Lux
Rue de nuit bien éclairée
Comprise entre 20 et 70 lux
Ciel très nuageux
Comprise entre 1500 et 2000 lux
Ciel nuageux
Comprise entre 4000 et 5000 lux
Soleil
Supérieure à 15000 lux
s Figure 24 : Valeur moyenne de luminosité en lux en fonction des conditions extérieures pouvant être
rencontrées
8.4.1. • Compteur d’eau
Le compteur d’eau ne requière aucun entretien particulier mais doit
toutefois faire l’objet d’une vérification périodique annuelle :
• contrôle visuel des raccords des compteurs : relever l’état
d’usure des joints (traces de fuites éventuelles) et resserrer en
cas de besoin ;
Neuf-Rénovation
8.4. • Matériel de suivi énergétique
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• vérification de l’état d’encrassement des filtres uniquement si le
compteur ne donne pas un débit conforme débit attendu, ou fait
apparaître des variations importantes ;
• vérification du bon fonctionnement des vannes d’isolement, des
purgeurs d’air et des clapets anti-retour.
La valeur de mesure est comparée à celle donnée par le manomètre
aux bornes du circulateur. Si celle-ci présente une dérive ou une
valeur aberrante, alors il est nécessaire de prévoir un démontage et
un étalonnage.
Les compteurs volumétriques sont faciles à démonter pour réparaN
tion ou nettoyage. Se reporter aux indications du fabricant. Les compN
teurs à vitesse et les compteurs Woltmann existent dorénavant avec
des mécanismes amovibles et interchangeables sur site. Certains sont
même équipés d‘engrenages auto-nettoyables.
Néanmoins, après toute intervention sur les compteurs (démontage,
nettoyage, réparation), il est impératif de procéder à un étalonnage.
Il est conseillé de conserver des longueurs droites identiques à celles
mises en place sur l’installation pour effectuer un étalonnage.
La plupart des corps de compteurs ayant un revêtement en poudre
d’époxy, ils sont protégés contre tout type d’agression de la part de
l’environnement et sont très résistants à la corrosion.
8.4.2. • Compteur d’énergie thermique
Une vérification annuelle du compteur permet de s’assurer de son bon
fonctionnement, ces opérations de maintenance sont recommandées :
• inspecter les câblages, les connecteurs, la fixation des
éléments ;
• nettoyer le filtre sur l’eau en amont du mesureur de débit, plus
particulièrement pour une installation récente ou après une
intervention sur le circuit hydraulique ;
• vérifier l’état des piles (et les remplacer si nécessaire) ou le bon
état de charge de l’accumulateur.
Neuf-Rénovation
Si les températures données par les sondes semblent aberrantes ou
font apparaître une dérive, il est nécessaire de vérifier le fonctionneN
ment des sondes.
54
Il faut pour cela les placer à la même température, dans un vase remN
pli de liquide isolé thermiquement ou mieux dans un second doigt de
gant proche et lire la mesure qui doit rester nulle. Pour les circuits qui
présentent des faibles différences de températures, l’écart peut être
compensé en suivant les indications du fabricant ou par calcul à partir
des données enregistrées.
Il convient aussi de vérifier que les deux doigts de gant où sont plaN
cées les sondes sont remplis au même niveau de la même huile pour
le contact thermique. Les perturbations thermiques doivent rester
8.5. • Equipements électriques
Les raccordements des composants électriques à l’armoire électrique
(régulation solaire, circulateur, éventuel appoint électrique, disjoncN
teur, terre…) sont réalisés conformément à la norme NF C 15-100
sur les règles des installations électriques à basse tension dans les
bâtiments.
PROFESSIONNELS
DES
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Si l’une des sondes est endommagée, il est nécessaire de changer les
deux car elles sont appariées (hors contrat d’entretien).
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identiques, si un des puits n’est pas rempli, la température mesurée
s’approche de celle de l’ambiance.
PROGRAMME
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En général le professionnel souscrit une assurance qui le couvre en
cas d’accidents relatifs aux raccordements électriques. Si le profesN
sionnel n’a pas les compétences requises, il doit faire appel au service
d’un électricien.
Pour vérifier la conformité des parties électriques, le professionnel
doit :
• vérifier la présence du schéma électrique à jours dans l’armoire ;
• resserrer les connexions électriques ;
• effectuer un dépoussiérage de l’armoire et des composants
(hors tension) ;
• vérifier la présence de la protection différentielle ;
• contrôler le fonctionnement de la protection différentielle ;
• contrôler la conformité des protections ;
• contrôler la continuité du conducteur de terre ;
• contrôler l’état de la protection contre la foudre (si elle existe).
Commentaire
Les armoires électriques et les régulateurs sont généralement équipés de voyants
qui permettent de vérifier le bon fonctionnement des composants. Il est conseillé
de vérifier le fonctionnement de ces voyants : ils doivent s’allumer ou s’éteindre
en fonction de l’état de l’équipement qu’ils représentent.
8.6.1. • Isolation thermique
Pour vérifier la conformité de l’isolation du stockage, le professionnel
doit :
• contrôler l’état des isolants autour des canalisations et des
accessoires (vannes, circulateurs, raccords) ;
Neuf-Rénovation
8.6. • Les ballons de stockage solaire
55
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DES
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• contrôler l’état de la jaquette isolante du ballon sur sa
périphérie ;
• contrôler l’étanchéité de tous les raccords : aucun démontage
de la protection mécanique ni du calorifuge n’est nécessaire.
Des indices visuels sont à rechercher (flaques, gouttes…).
Les raccordements hydrauliques sont nombreux autour du réserN
voir, une attention particulière sera portée à leur vérification. Des
fuites peuvent exister et ne pas être décelables visuellement. En effet,
l’écoulement étant très faible, il coule à l’intérieur de l’isolant et s’évaN
pore durant la saison de chauffage, ne faisant apparaître aucune trace
en extérieur.
Commentaire
La plupart de ces fuites peuvent être supprimées par un serrage des raccords
avec une clé et une contre clé.
8.6.2. • Anode de protection du ballon (si
présentes)
Les cuves des ballons d’eau chaude sanitaire sont le plus couramment
en acier. Celles-ci sont protégées contre la corrosion par un revêteN
ment (très souvent un émail) ainsi que par une ou plusieurs anodes
selon leur capacité. Il peut s’agir d’anodes consommables de magnéN
sium ou bien d’anodes en titane à courant imposé non sacrificielles.
Commentaire
Les anodes assurent une protection cathodique des ballons. Le réservoir est proN
tégé par la circulation d’un courant des anodes vers les parois en acier des balN
lons qui jouent le rôle de cathode. Dans le cas des anodes à courant imposé, ce
courant est généré à l’aide d’une source extérieure de courant continu.
Contrôle d’une anode sacrificielle
Le professionnel doit réaliser une mesure du courant ou un contrôle
visuel.
La mesure du courant consiste à :
• débrancher le fil de masse de l’anode ;
Neuf-Rénovation
• mesurer le courant entre la cuve et l’anode en veillant à ce que
le contact soit parfait. Ne se connecter qu’à des surfaces métalN
liques nues ;
56
• noter la valeur mesurée sur le document d’inspection et
d’entretien ;
• reconnecter le fil de masse à l’anode.
Si le courant mesuré est inférieur à la valeur indiquée par le fabriN
cant (en général environ 0,3 mA), un contrôle visuel de l’anode est
• couper l’alimentation en eau froide du ballon ;
• casser la pression dans le ballon ;
• sortir l’anode ;
• mesurer son diamètre ;
• noter la valeur de ce diamètre sur la fiche de contrôle.
Si le diamètre est inférieur à 10 ou 15 mm, l’anode doit être remplacée.
PROFESSIONNELS
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Le contrôle visuel consiste à :
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nécessaire. Il peut s’agir d’une usure de l’anode ou d’un défaut d’isoN
lation de l’anode. L’anode doit être remplacée ou le défaut éliminé.
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Contrôle d’une anode à courant imposé
Le professionnel doit vérifier l’état des voyants de contrôle des
anodes. Le ballon doit être rempli d’eau pour effectuer cette
vérification.
La (Figure 25) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Actions d’entretien
Voyant vert
Fonctionnement normal de l’anode
Sans objet
Voyant éteint
Défaut d’alimentation électrique
Câbles déconnectés ou sectionnés
Alimentation de l’anode défaillante
Réparer ou remplacer
l’alimentation de l’anode
(hors contrat d’entretien)
Voyant rouge clignotant
Défaut de fonctionnement
Câbles déconnectés ou sectionnés
Dépôts sur l’anode
Anode sectionnée
Carte électronique de l’anode défaillante
Changement de l’anode
(hors contrat d’entretien)
s Figure 25 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle d’une anode à courant
imposé
8.6.3. • Soupape du groupe de sécurité (circuit
sanitaire)
La soupape de sécurité est obligatoire sur le circuit sanitaire. Elle doit
être raccordée à l’égout et ne doit jamais pouvoir être isolée du balN
lon. En général, elle est tarée à une pression de 7 bars.
• vérifier avant toute manipulation que la sortie de la soupape est
reliée à l’égout ;
• faire fonctionner manuellement la soupape de sécurité en
manœuvrant le bouton ou le levier de soulèvement du clapet ;
• maintenir le levier de soulèvement ouvert pendant 1 seconde ;
Neuf-Rénovation
Le professionnel doit :
57
• si, après la fermeture de la soupape, l’écoulement continue, réiN
térer la manœuvre. Une saleté à pu rester coincée entre le siège
et l’obturateur.
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La (Figure 26) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétations
Absence d’écoulement d’eau sanitaire pendant la manœuvre
Ballon sanitaire vide
Groupe de sécurité défectueux
Fuite de la soupape faisant suite à la manœuvre
Défaut d’étanchéité entre l’obturateur et le siège
de la soupape
s Figure 26 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle de la soupape de sécurité
sanitaire
8.6.4. • Mitigeur thermostatique
Généralement, le mitigeur est placé après l’appoint, au départ de l’eau
chaude vers les différents points de puisage. Il est réglé pour délivrer
une eau à 60°C maximum. Aux points de puisages des salles de bains,
cette température est limitée à 50°C maximum pour limiter les risques
de brûlures.
Avant le contrôle du bon fonctionnement du mitigeur, il convient de
s’assurer que la température de l’eau chaude sanitaire, en amont du
mitigeur, est supérieure à la consigne réglée sur le mitigeur.
Le professionnel doit :
• relever la température de consigne réglée sur le mitigeur
thermostatique ;
• noter cette valeur sur le document d’inspection et d’entretien ;
• mesurer la température de l’eau chaude sanitaire en aval du
mitigeur thermostatique pendant un soutirage. La durée du
soutirage doit être suffisante (1 minute minimum) pour obtenir
un régime établi et constant de la température mesurée ;
• noter la valeur mesurée sur le document d’inspection et
d’entretien.
La (Figure 27) présente les différents constats possibles ainsi que leur
interprétation et les actions correctives associées.
Constats
Interprétation
Neuf-Rénovation
La température mesurée est proche de ma
Le mitigeur est en bon état de fonctionnement
température de consigne à plus ou moins 3°C
58
La température mesurée est inférieure
ou supérieure de 3°C à la température de
consigne
Etalonner le mitigeur suivant les préconisations
du fabricant ou mitigeur défectueux (hors contrat
d’entretien)
s Figure 27 : Constats, interprétations et actions correctives suite au contrôle du mitigeur
thermostatique
• arrêter l’eau froide à l’entrée de l’installation ;
• ouvrir un robinet de l’installation ;
• procéder au remplacement ;
• remettre le circuit en eau.
8.7. • Appoint
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Pour changer le mitigeur thermostatique, le professionnel doit :
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L’appoint est produit de différentes manières suivant l’énergie utiliN
sée (bois, fioul, gaz, électricité). Le générateur existant est entretenu
conformément aux réglementations en vigueur. Ces prestations ne
sont pas traitées dans ce présent fascicule.
Il convient de vérifier le réglage d’enclenchement et de déclencheN
ment de l’appoint. Le professionnel doit :
• augmenter la température de consigne d’enclenchement de
l’appoint sur le régulateur et vérifier son démarrage ;
• revenir à la consigne d’origine ;
• baisser la température de consigne de déclenchement de l’apN
point et son arrêt ;
• revenir à la consigne d’origine ;
• remettre la commande du circuit d’appoint en position
automatique.
Si l’appoint électrique est asservi à des tranches tarifaires, il convient
de vérifier la concordance des plages d’activation avec les plages
horaires.
Si le chauffe-eau solaire est équipé d’un compteur d’énergie :
• effectuer les relevés du compteur d’énergie ;
• vérifier l’emplacement des sondes de température ;
• effectuer les relevés du compteur d’eau froide sanitaire ;
• vérifier l’évolution des compteurs depuis la dernière visite, idenN
tifier les causes d’un écart significatif.
Neuf-Rénovation
• noter la date du relevé ainsi que les valeurs (volume d’ECS en
m³ et quantité d’énergie solaire produite en kWh) sur le cahier
de suivi de l’installation ;
59
Annexes
PROFESSIONNELS
9
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[ANNEXE 1] : Exemple de fiche d’état des lieux à établir avant tout
contrat de maintenance
Neuf-Rénovation
[ANNEXE 2] : Points de contrôle pour l’entretien de l’installation (liste
non exhaustive)
60
La fiche d’état des lieux doit être annexée au contrat ou une référence
doit être faite au document dans le contrat. Il faut que les deux soient
liés d'une manière ou d'une autre.
FICHE D’ÉTAT DES LIEUX
Coordonnées propriétaire (ou représentant) :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
PROGRAMME
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
_________________
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DES
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE D’ÉTAT
DES LIEUX À ÉTABLIR AVANT TOUT CONTRAT
DE MAINTENANCE
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Type d’installation solaire :
Conformité des travaux d’installation
C NC
Critères généraux de choix des matériaux respectés (température, pression,
compatibilité avec le liquide caloporteur)
Sans
Objet
¨
¨
¨
Présence d'un dispositif adapté pour la traversée de toiture
¨
¨
¨
Préconisations de la notice de montage et/ou l’avis technique du procédé
respectées
¨
¨
¨
Partie de la toiture terrasse, où sont installés les capteurs, considérée comme
terrasse technique (zone technique)
¨
¨
¨
Ensemble support-capteur conforme aux règles NV 65 et N84
¨
¨
¨
Distance entre rangées de capteurs suffisante
¨
¨
¨
Raccordement conforme la notice de montage du fabricant
¨
¨
¨
Capteurs de type et de marque identiques
¨
¨
¨
Capteurs posés de manière identique (paysage ou portrait)
¨
¨
¨
Vanne sur le départ général, à proximité du champ de capteurs
¨
¨
¨
Vanne en aval de chaque batterie de capteurs
¨
¨
¨
Vanne au secondaire de l’échangeur solaire
¨
¨
¨
Vannes sécurisées
¨
¨
¨
¨
¨
¨
Dispositif de purge mis en œuvre sur chaque batterie de capteurs
¨
¨
¨
Chaque point haut du circuit hydraulique équipé d’un dispositif de purge
¨
¨
¨
Les conduites sont équipées de dégazeur (ou séparateur d’air)
¨
¨
¨
¨
¨
¨
¨
¨
¨
Installation des capteurs solaires
Dispositif d’équilibrage
Vannes d’isolement
Batteries de capteurs équipées de vannes d’isolement verrouillables
Canalisations
Mise à la terre des conduites (conformément à la NF C 15-100)
Protection contre le gel
Arrivée d’eau froide sur le circuit solaire proscrite
Neuf-Rénovation
Système de purge et de dégazage
61
Conformité des travaux d’installation
C NC
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Présence d’un dispositif de remplissage et de vidange (au point bas)
Sans
Objet
¨
¨
¨
Capacité du système d’expansion suffisante
¨
¨
¨
Présence de dispositifs de purge et d’isolement
¨
¨
¨
Raccordement du vase sur le retour capteurs, à l’aspiration du circulateur
¨
¨
¨
Conditions de montage du vase respectées (raccordement par le haut,
conduite non calorifugée et suffisamment longue ou utilisation d’un vase
intermédiaire)
¨
¨
¨
¨
¨
¨
Si échangeur immergé, clapet au refoulement du circulateur
¨
¨
¨
Si échangeur extérieur, clapet sur le secondaire de l’échangeur (entre le
ballon et l’entrée de l’échangeur)
¨
¨
¨
Circulateur solaire sur le retour capteurs (côté « froid »)
¨
¨
¨
Circulateur sanitaire en entrée du secondaire d’échangeur
¨
¨
¨
Vannes d’isolement en amont et aval des circulateurs
¨
¨
¨
Raccordement de l’échangeur extérieur en contre-courant
¨
¨
¨
Vannes d’isolement en entrées et sorties de l’échangeur
¨
¨
¨
Manomètre de contrôle 0-10 bar
¨
¨
¨
Dispositifs de mesure de débit (primaire et secondaire)
¨
¨
¨
Thermomètres en entrée et sortie d’échangeur (primaire et secondaire)
¨
¨
¨
Dispositif de prélèvement du liquide caloporteur
¨
¨
¨
Ballons raccordés en série et à contre-courant de la circulation d’ECS
¨
¨
¨
Dispositif de sécurité et de dégazage en partie haute
¨
¨
¨
Vanne de vidange et de chasse en partie basse
¨
¨
¨
Thermomètre en partie haute
¨
¨
¨
Si ballon émaillé, présence d’une protection de type anode
¨
¨
¨
Calorifugeage stockage, trappes de visite, piquages et conduite raccordement
¨
entre ballons
¨
¨
Aucun clapet anti-retour placé entre les ballons solaires
¨
¨
¨
Régulation par sonde d’ensoleillement si échangeur solaire extérieur
¨
¨
¨
Sonde installée dans le plan des capteurs solaires
¨
¨
¨
Présence d’huile ou de pâte thermique
¨
¨
¨
Sonde à plongeur inclinée d’un angle de 45 à 90°, en contre-courant du sens
de circulation
¨
¨
¨
Elément sensible placé au centre de la canalisation
¨
¨
¨
Le système d’expansion
La soupape de sécurité
Soupape de sécurité raccordée à un réservoir de récupération (conformité du
raccordement, de la décharge, de la capacité)
Système anti-thermosiphon
Circulateur(s)
Echangeur de chaleur solaire extérieur (si présent)
Echangeur calorifugé
Instruments de mesure et de contrôle
Ballon(s) de stockage solaire
Neuf-Rénovation
Sonde d’ensoleillement (si présente)
62
Sondes de température d’eau
Compteur
Compteur positionné sur le circuit d’eau froide
¨
¨
¨
Sens de raccordement du compteur respecté
¨
¨
¨
Mémorisation interne mensuelle des index
¨
¨
¨
Possibilité d’un report d’information (impulsionnel ou M-Bus)
¨
¨
¨
Centrale fixée dans le coffret électrique de commande
¨
¨
¨
Protection par disjoncteur divisionnaire
¨
¨
¨
Câbles fixés sur chemins de câbles ou sous gaines PVC rigides
¨
¨
¨
Conformité de l’installation électrique générale (NFC 15 100)
¨
¨
¨
Présence des schémas électriques
¨
¨
¨
Masses métalliques reliées à la liaison équipotentielle principale
¨
¨
¨
Température maximale de l’ECS respectée aux puisages
¨
¨
¨
Bouclage sanitaire assuré par l’appoint
¨
¨
¨
Télécontrôleur (si présent)
PROFESSIONNELS
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Sans
Objet
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C NC
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Conformité des travaux d’installation
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Sécurité électrique
Boucle de distribution d’ECS
Neuf-Rénovation
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BILAN ÉTAT DE L’INSTALLATION
Désignation
Bon
Mauvais
Réserves
PRÉSENCE DES DOCUMENTS :
Système complet
Armoire électrique
Capteurs solaires
Pompes, circulateurs
Accessoires hydrauliques
Ballon(s) solaire(s)
Equipements de régulation
ÉQUIPEMENTS INSTALLATION SOLAIRE
Capteurs solaires
Réseau hydraulique extérieur
Sonde de température et/ou détecteur d’éclairement
Liquide caloporteur
Canalisations
Pompe(s) de circulation primaire
Echangeur de chaleur
Vase d’expansion
Soupape de sécurité
Clapet anti-thermosiphon
Instruments de mesure et de contrôle
Le système de régulation
Le suivi énergétique
Les sondes de température
Le compteur d’eau
La sécurité électrique
Le stockage solaire
INSTALLATION SATISFAISANTE :
OUI : ¨
NON : ¨
Installation non satisfaisante, défaut(s) majeur(s) constaté(s) :
Signature du client
Signature du prestataire
Commentaire
Si l'entreprise doit décrire les travaux à réaliser pour mettre en conformité
l’installation, ils peuvent être d’une fourchette estimative des coûts à engager. Il
s'agit pour l'entreprise d'assurer correctement son devoir de conseil.
Neuf-Rénovation
Si des travaux de mise en conformité sont prévus, l'entreprise doit avant la
prise d'effet du contrat d'entretien s'assurer que les travaux ont été réalisés, de
manière correcte. Cela doit être consigné sur un constat de réalisation des traN
vaux à annexer au contrat d'entretien.
64
La liste d’opérations n’est pas exhaustive. Le nombre et le type d’inN
tervention doivent être adaptés à l’installation, aux exigences du client
et au niveau de prestation proposé par l’entreprise. Il est important
d’adapter ces opérations et de les faire correspondre avec les recomN
mandations des constructeurs.
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Le tableau suivant recense les opérations de contrôles et de vérificaN
tions qui doivent être menées durant l’entretien de l’installation. Ces
données sont à comparer avec les valeurs de référence recueillies au
moment de la mise au point de l’installation.
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ANNEXE 2 : POINTS DE CONTRÔLE
POUR L’ENTRETIEN DE L’INSTALLATION (LISTE
NON EXHAUSTIVE)
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Relevé des données utiles au contrôle de bon fonctionnement
Heures de relevés
Conditions atmosphériques
Très clair
¨
Clair
¨
Nuageux
¨
Pluvieux
¨
Température du ballon de stockage solaire
Température d’entrée du fluide primaire
[°C]
Température de sortie du fluide primaire
[°C]
Température d’entrée du fluide secondaire
[°C]
Température de sortie du fluide secondaire
[°C]
Température d’entrée du fluide primaire de l’échangeur de
décharge
[°C]
Température de sortie du fluide primaire de l’échangeur de
décharge
[°C]
Température de sortie de l’ECS au secondaire de l’échangeur
de décharge
[°C]
Etat initial Relevé
Pression du circuit primaire
[bar]
Pression de gonflage du vase d’expansion (si présent)
[bar]
Débit du fluide (circuits primaire et secondaire)
[l/h]
Température de départ d’ECS
[°C]
Relevé du compteur d’eau
[m3]
Relevé du compteur d’énergie
[kWh]
Vérifications et contrôles
NC
Etat des capteurs et des supports
¨
¨
Fonctionnement des vannes d’arrêt
¨
¨
Vanne d’isolement fermée si purgeur automatique
¨
¨
Etat de la protection mécanique du calorifuge extérieur
¨
¨
Position des vannes d’équilibrage
¨
¨
Elément extérieurs
Observations
Neuf-Rénovation
C
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Vérifications et contrôles
Boucle solaire
Contrôle de l’écoulement (ouverture) et de l’étanchéité (ferme¨
ture) de la soupape de sécurité
¨
Contrôle du liquide caloporteur (teneur en antigel et pH)
¨
¨
Contrôle visuel du bon fonctionnement du(des) circulateur(s)
(bruit, échauffement, vibration)
¨
¨
Contrôle d’étanchéité des presse-étoupes / garniture du(des)
circulateur(s)
¨
¨
Contrôle d’étanchéité de l’échangeur de chaleur (si présent)
¨
¨
Etat du calorifuge de l’échangeur de chaleur (si présent)
¨
¨
Contrôle des pertes de charge de l’échangeur de chaleur (si
présent)
¨
¨
Absence de fuite ou de corrosion du vase d’expansion (si
présent)
¨
¨
¨
¨
Vérification du paramétrage de la régulation de la boucle tech¨
nique (si installation en eau technique)
¨
Contrôle de la bonne tenue des sondes (position et connexions
¨
électriques)
¨
Système de régulation
Vérification du paramétrage de la régulation solaire
Stockage solaire
Réalisation de chasses
¨
¨
Contrôle de l’étanchéité des piquages
¨
¨
Contrôle de l’était de la jaquette isolante
¨
¨
Contrôle de l’anode visuel (démontage tous les 2 ans)
¨
¨
Boucle en eau technique (si installation en eau technique)
¨
¨
Contrôle d’étanchéité de l’échangeur de décharge
¨
¨
Etat du calorifuge de l’échangeur de décharge
¨
¨
Contrôle visuel du bon fonctionnement du circulateur de
décharge (bruit, échauffement, vibration)
¨
¨
Contrôle d’étanchéité des presse-étoupes / garniture du circu¨
lateur de décharge
¨
Contrôle électrique du circulateur de décharge
¨
¨
Essai de fonctionnement du circulateur de décharge
¨
¨
Essai de fonctionnement de la vanne à trois voies (si présente)
¨
¨
Absence de fuite ou de corrosion du vase d’expansion
¨
¨
Contrôle de l’écoulement (ouverture) et de l’étanchéité (ferme¨
ture) de la soupape de sécurité
¨
Neuf-Rénovation
Sécurité électrique
66
Recherche d’échauffements et de bruits anormaux
¨
¨
Etat des contacteurs et des câbles
¨
¨
Serrage des connexions
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Fonctionnement des organes de coupure et de protection
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PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
n Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
n Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
n Agence qualité construction (AQC) ;
n Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
n Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
n Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
n Électricité de France (EDF) ;
n Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
n Fédération française du bâtiment (FFB) ;
n Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
n Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
n Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
n GDF SUEZ ;
n Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
n Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
n Plan Bâtiment Durable ;
n SYNTEC Ingénierie ;
n Union nationale des syndicats français d’architectes
(UNSFA) ;
n Union nationale des économistes de la construction
(UNTEC) ;
n Union sociale pour l’habitat (USH).
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Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
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PRODUCTION D’EAU CHAUDE
SANITAIRE COLLECTIVE
CENTRALISEE SOLAIRE
ENTRETIEN ET MAINTENANCE
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Ces Recommandations professionnelles exposent les bonnes pratiques
ainsi que les points de vigilance à respecter nécessaires à l’entretien et à la
maintenance d’un chauffe-eau solaire collectif centralisé.
L’installation est autovidangeable ou avec capteurs remplis en permanence. Le
stockage solaire est réalisé en eau chaude sanitaire ou en eau technique.
Les Recommandations présentent les actions d’entretien et de vérifications
indispensables au bon fonctionnement de l’installation solaire. Les procédures
de contrôle, les durées ainsi que les périodicités sont précisées pour chacune de
ces actions. Pour chaque composant contrôlé et vérifié, un tableau synthétique
présente les différents constats possibles, leurs interprétations et les actions
correctives associées.
Les Recommandations ne concernent que les éléments en lien avec le chauffeeau solaire. Les actions de maintenance obligatoires ou préconisées sur
l’installation d’appoint doivent impérativement être réalisées en complément.
Ces Recommandations professionnelles se veulent pratiques. Elles mettent à
disposition un exemple de fiche d’état des lieux à établir avant tout contrat de
maintenance ainsi que les points de contrôle pour l’entretien de l’installation.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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