Brochure d'information détaillée

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HISTORIQUE
Dès l’ouverture de la salle du Pommier, en
février 1970, un cours de théâtre est proposé
par Anne-Marie Jan et un cours de mime par
René Quellet. En 1972, François Flühmann dispense un cours d’expression théâtrale et tout
au long des années suivantes, jusqu’à la création de l’école, auront lieu des cours et stages
donnés par différentes personnes, destinés
aux adultes mais également aux enfants.
Ce n’est qu’à l’automne 1981 que l’école de
théâtre amateur du CCN, conjointement avec
la Tarentule de Saint-Aubin, ouvre ses portes.
Les cours, qui devaient avoir lieu dans les deux
lieux, ne sont finalement donnés qu’au théâtre du Pommier par les metteurs en scène
François Flühmann, Henry Falik et Gil Oswald.
A l’origine, les cours de l’école étaient dispensés sur deux ans mais très vite une année
supplémentaire est proposée afin d’améliorer
la formation théâtrale des élèves. De modi-
fications en restructurations, l’école s’est
constamment remise en question afin de
déterminer avec toujours plus de précision
la sélection et le choix des matières abordées, le suivi d’un enseignement progressif
et ouvert, la durée des cours, le cadre et les
objectifs des auditions. Si cet enseignement,
fondé sur l’apprentissage des techniques de
l’acteur, favorise le développement personnel,
il est surtout orienté vers l’acquisition réelle
d’une pratique théâtrale.
L’école du CCN a ainsi contribué à développer
un théâtre amateur de qualité dans la région
et à former un public attentif et sensibilisé aux
exigences et à la diversité du théâtre en général. Il n’a jamais été question dans le cadre
du CCN de créer une école « préprofessionnelle »,
même si ces cours ont permis à certains de
se découvrir une véritable vocation pour l’art
théâtral et de poursuivre leur formation dans
des écoles professionnelles.
La première volée comptait cinquante-cinq
participants répartis entre les trois enseignants. En 1983, Yves Baudin remplace
François Flühmann. Henry Falik et Gil Oswald
quitteront l’école, respectivement en 1998 et
2002. En parallèle, au gré des modifications
successives de l’enseignement, de nouveaux
professeurs viennent enrichir les propositions de cours et former peu à peu l’équipe
actuelle 1. Chaque année, depuis 1990, l’école
compte entre cinquante et septante élèves.
Ceux-ci se déplacent souvent de loin pour
suivre cet enseignement, de tout le canton
bien sûr mais aussi de Fribourg, Bienne, Berne
ou Lausanne. Par son succès, l’école de théâtre a donc contribué à renouveler les acteurs
du théâtre amateur de la région et a permis
l’émergence de nouvelles troupes.
Il est à souligner ici la collaboration de deux
professeurs au sein de l’école : Valérie Poirier,
professeure de 2e année de 1998 à 2009 et Yann
Perrin, professeur de 1re année de 2000 à 2007.
1
1RE ANNÉE
Donné en alternance par trois professeurs,
ce cours est ouvert à tous, dès l’âge de
16 ans. Il ne nécessite aucune formation
préalable.
Les élèves travaillent les premières
techniques de voix, diction, corps, jeu,
l’interprétation de textes et la création
de personnages. Les objectifs de cette
première année sont d’exister en scène,
d’apprivoiser l’espace, d’acquérir un
certain nombre d’éléments permettant la
construction de personnages et le jeu avec
un texte.
Les élèves passent un examen final
autorisant ou non l’accès en 2e année. Les
lauréats présentent ensuite une audition
publique en fin d’année.
2E ANNÉE
Ce cours est donné par deux professeurs
et n’est ouvert qu’à ceux qui ont suivi la
1re année.
Durant cette 2e année, les élèves
poursuivent l’apprentissage des éléments
premiers tout en abordant la mise en
relation des personnages les uns avec les
autres, l’écoute et les propositions de jeu.
Ils travaillent d’abord la Commedia dell’arte,
théâtre masqué, physique et improvisé
s’organisant autour de personnages bien
définis (Pantalone, Arlequin…).
La seconde partie de l’année est consacrée
à un travail où le jeu, les personnages,
se développent dans une relation plus
intime et approfondie d’incarnation et
d’interprétation de textes contemporains
ou classiques.
Au terme de chaque atelier ont lieu des
auditions publiques qui déterminent ou
non l’accès en 3e année.
3E ANNÉE
Durant cette dernière année, les élèves se
consacrent à la création d’un spectacle
à partir d’un texte théâtral classique ou
contemporain. En alternance, le cours
est dirigé soit par l’un des professeurs
de l’école, soit par un metteur en scène
invité 2. Cette ouverture régulière favorise
l’échange, la circulation des idées et des
discours en associant à l’école d’autres
sensibilités et pratiques théâtrales ainsi
que d’autres manières d’envisager et de
mettre en œuvre « la direction d’acteur ».
Le théâtre est multiple, il s’agit toujours
d’en révéler la diversité.
Lors des représentations du spectacle,
l’école invite des comédiens ou metteurs
en scène de troupes amateurs afin de
tisser des liens, de lancer des ponts entre
nouveaux comédiens et compagnies
et favoriser ainsi des échanges, une
circulation des comédiens au sein du
théâtre amateur neuchâtelois.
Dans ce cadre, l’école a déjà invité : Denis Maillefer,
Patrice de Montmollin, Stéphane Guex-Pierre,
Geoffrey Dyson, Isabelle Bonillo, Jo Boegli, Samuel
Grilli, Nathalie Sandoz, Julien Barroche et Michel
Toman.
2
LES PROFESSEURS
Les cours de l’école de théâtre du Centre
culturel neuchâtelois sont donnés par des
professionnels. L’exigence est de mise,
même si la notion de plaisir reste primordiale.
Au sein de l’école, les professeurs offrent
une attention importante à chaque élève ce
qui favorise un enseignement personnalisé
et interactif.
Yves Baudin, metteur en scène
Professeur à l’école de théâtre depuis le
début des années 80, Yves Baudin a une
formation universitaire en lettres. Depuis
1983, il est conseiller artistique au CCN. Par
ailleurs, il enseigne le théâtre dans le cadre
des activités complémentaires à option
à l’école secondaire régionale. Il fonde le
Théâtre de la Poudrière en 1970 et monte
au sein de cette troupe une quarantaine de
spectacles régulièrement invités en Suisse
et dans des festivals européens. De 1990 à
1996 il a été co-président de l’Association
des marionnettistes suisse. En 2003, il a
reçu le prix de l’ASTEJ pour le spectacle « A
dos d’éléphant » écrit par Ahmed Belbachir.
Corinne Grandjean, comédienne et
marionnettiste
En 1980, Corinne Grandjean entre au Théâtre
de la Poudrière. Elle y travaillera jusqu’à
aujourd’hui dans plus de 30 créations qui
ont beaucoup tourné et dont plusieurs
d’entre elles ont reçu des prix. Elle participe
pleinement à l’évolution de cette troupe
et en assume l’administration pendant
de très nombreuses années. Elle se forme
également au travers de nombreux stages au
Kulturmühle de Lützelflüh, aux Marionnettes
de Genève, au Roy Art Theatre… En 1987,
elle entre à l’école de théâtre Serge Martin à
Genève dont elle en sortira diplômée en 1990.
Co-directrice du Théâtre de la Poudrière
avec Yves Baudin, ils fondent ensemble
en 1985 les Semaines internationales de
la Marionnette en Pays neuchâtelois. Elle
en assume aujourd’hui la présidence. En
parallèle, elle anime ponctuellement des
stages de théâtre, de manipulation et met
en scène des compagnies amateurs. Elle
enseigne le théâtre au CCN depuis le début
des années 1990.
Olivier Nicola, comédien
C’est à Paris qu’Olivier Nicola a suivi sa
formation. Son apprentissage débute dans
l’Atelier d’Alain Knapp et les Ateliers du
Théâtre des Quartiers d’Ivry, sous la direction
de Philippe Adrien, puis à L’Ecole Jacques
Lecoq dont il obtient, en 1986, le diplôme de
comédien. De retour en Suisse, il s’installe
à Neuchâtel et passe sept ans au sein du
Théâtre de la Poudrière durant lesquels il
participe à une dizaine de créations. Dès
1998, il fait route avec le Théâtre des Gens et
le Théâtre Tumulte. Il a également collaboré
avec la Compagnie du Passage.
En 2007, il fonde la Compagnie Yonophe avec
laquelle il présente Chambre Froide, pièce
écrite et mise en scène par Valérie Poirier.
Depuis 1993, il enseigne à l’école de théâtre
du Centre culturel Neuchâtelois.
Patrice de Montmollin, metteur en
scène et comédien
Il est co-fondateur et directeur du Théâtre
des Gens depuis 1985. Issu du théâtre
amateur, il s’est formé “sur le tas” et, de
1991 à 1994, a été comédien au Théâtre
pour le Moment installé à Berne. Il est
l’initiateur du projet La Maison du Concert,
projet de régénération de l’ancien théâtre
de la Ville de Neuchâtel en lieu de création
de spectacles de la scène indépendante. Il
est membre du comité du Bureau Arts de la
Scène des Indépendants Suisses (B.A.S.I.S.)
et responsable de BASIS-antenne neuchâteloise, une association de défense et
de promotion de la création théâtrale
indépendante professionnelle dans le
Canton de Neuchâtel et en Suisse romande.
Comme dramaturge, metteur en scène ou
comédien, Patrice de Montmollin a à son
actif plus d’une soixantaine de spectacles
et a collaboré avec des compagnies professionnelles (Théâtre de la Poudrière, L’Outil de
la Ressemblance) ou d’amateurs du canton.
Il est professeur au CCN depuis 1995.
Christiane Margraitner, comédienne
Après une formation d’enseignante et les
Beaux-Arts de Zürich, Christiane Margraitner
a suivi une formation de comédienne au TPR.
Son parcours de comédienne free-lance l’a
menée à Genève, au Théâtre Am Stram Gram
notamment, mais également à Lausanne, à
Berne où elle a travaillé durant 10 ans pour le
Théâtre pour le Moment, Bienne Neuchâtel
et La Chaux-de-Fonds. Elle a travaillé avec
plusieurs compagnies suisses alémaniques
et romandes. Elle a également vécu une belle
aventure en montant un grand spectacle
La griffure avec Isabelle Meyer au Musée
des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds,
réunissant 16 auteurs et 16 metteurs en
scène. Elle enseigne au CCN depuis l’an
2000.
Nathalie Sandoz, metteur en scène et
comédienne
Nathalie Sandoz se forme à l’école de théâtre
Serge Martin et au Constructive Teaching
Center à Londres. Elle joue le rôle principal
dans le court métrage Dimanche pour lequel
elle reçoit la Mention Spéciale du Jury au
Festival Tous Court à Aix-en-Provence. Etant
trilingue, elle travaille dans des productions
en Suisse alémanique, en Allemagne ou
encore en Angleterre. Elle traduit et met en
scène des textes contemporains avec, entre
autre, sa compagnie le Collectif Anonyme.
Elle créé également des spectacles avec des
compagnies de théâtre amateur et enseigne
parallèlement la Technique Alexander. Elle
est professeur auxiliaire au CCN depuis
janvier 2010.
Yannick Merlin, comédien
Après deux ans à l’école de théâtre du CCN,
Yannick Merlin décide de poursuivre cet art
en professionnel et s’inscrit au Conservatoire
de Lausanne. A la fin des années 90 il crée,
avec des amis, la Compagnie de théâtre
de rue Les Batteurs de Pavés. Engagé par
diverses compagnies de Suisse romande, il
rejoint le Théâtre de la Poudrière en 2007.
Il est professeur auxiliaire au CCN depuis
septembre 2010.
COMMENTAIRES D’ANCIENS
PROFESSEURS ET ÉLÈVES
Olivier Carrel – comédien
J’ai commencé le théâtre au CCN avant
de partir en voyage en Amérique du Sud.
En rentrant, Valérie Poirier (écrivain,
metteur en scène et professeur au CCN
à cette époque) montait une pièce : je l’ai
rencontrée et j’ai repris la place – au pied
levé – d’une personne disparue. Je pensais
continuer à faire du théâtre en tant
qu’amateur mais le théâtre me rattrapait,
je ne pouvais plus l’éviter ! J’avais 30 ans,
je me suis dit qu’il était encore temps de
commencer une école de théâtre. J’ai suivi
celle de Serge Martin.
L’école du CCN a semé des petites graines
pour mon parcours, elle m’a également
donné une belle ouverture d’esprit et une
belle palette d’outils.
Yannick Merlin – comédien
C’est un de mes meilleurs amis qui faisait
partie de l’école qui m’a dit : viens voir ! Je
n’en avais jamais fait avant, j’aimais juste
beaucoup le cinéma.
Je suis arrivé à un cours et j’y ai trouvé
des personnes qui avaient de la place, de
l’espace, pouvant s’exprimer, alors que moi
je passais mes journées enfermé dans un
petit bureau. J’ai découvert un monde que
je ne connaissais pas, exigeant, cultivé mais
avec une dimension fondamentale : le jeu.
L’école du CCN a été un véritable coup de
fouet, un déclencheur ! J’en ai d’ailleurs
fait mon métier que j’exerce depuis
maintenant 10 ans. Aujourd’hui, je suis
passé de l’autre côté de la barrière en tant
que professeur remplaçant et c’est à moi
de rendre les cours intéressants.
Carlos Henriquez – comédien
J’avais 21 ans et l’une de mes copines
prenaient des cours de théâtre au CCN. En
marge, elle m’a inscrit à un stage de clown
donné, notamment, par Olivier Nicola.
Honnêtement, je n’avais pas du tout envie
de faire du théâtre mais comme elle m’avait
inscrit… A la fin du stage, les professeurs
m’encouragent à continuer car j’avais de la
facilité à faire rire. Ils m’aiguillent vers les
cours du CCN.
Après le spectacle de 3e année, Jean-Marc
Schenker (ancien directeur) vient vers moi
et me dit : « Si tu as des idées, vas-y ! ».
Je lui propose de donner des cours d’impro
et je commence l’année suivante. J’avais
le sentiment de ne pas avoir de barrières
mais des encouragements ! Souvent on me
demande pourquoi il y a tant d’humoristes
venant de Neuchâtel. Je crois qu’ici les
professionnels ouvrent les portes aux plus
jeunes sans craindre la concurrence. Cet
esprit-là perdure.
Jean-Marc Chappuis – céramiste
J’ai suivi l’école il y a dix ans déjà, j’avais
arrêté une partie de mes activités de
psychologue et j’avais envie de partir
à la découverte d’autre chose. J’avais
besoin de me refaire un tissu social et j’ai
rapidement su que c’était le bon endroit.
C’était une belle volée entre les élèves
de mon âge (environ 40 ans) et ceux qui
avaient 18 ans, à tel point que nous avons
monté une troupe, Héliogade, avec l’idée
de continuer à jouer et à se former. L’école
a été une vraie découverte culturelle, mais
au niveau personnel cela bouscule pas mal
également ! Après cette belle expérience
j’ai effectué une véritable bifurcation
professionnelle en me lançant dans la
céramique. L’école m’a permis de sortir de
certains sentiers battus et d’élargir mon
expression.
Aline Michaud – responsable services
généraux
Le théâtre m’a toujours intéressée et je me
suis inscrite à l’école il y a environ 10 ans,
grâce à ma sœur. J’avais 29 ans et j’étais
un peu timide… L’école du CCN m’a apporté
beaucoup de confiance en moi. On se met
« en danger » sur une scène et on explore
des zones de soi et des émotions que l’on
n’a pas forcément l’habitude de ressentir.
C’est une belle expérience que j’ai vécue,
même si c’est dur parfois… notamment le
fait d’être soumise aux critiques.
En sortant de l’école, je n’avais qu’une
envie : continuer ! Quand on y a pris goût,
c’est difficile d’arrêter. Quelques années
plus tard, avec des élèves d’autres volées,
nous avons monté la compagnie La Cave
Perdue.
Aujourd’hui, après quelques créations,
nous avons fêté nos cinq ans. Et quand
on retourne au Pommier, on se sent à la
maison…
Valérie Poirier - professeure de 2ème
année de 1998 à 2009, metteur en scène
Le fait de mettre en scène chaque année
dans un laps de temps restreint (6 mois)
n’était pas forcément évident mais cela
m’a énormément appris.
Du côté des élèves, au-delà du théâtre,
commencer l’école c’est aussi oser se
dépasser et aller à la rencontre de soi. Tant
au niveau théâtral qu’humain, il y a eu de
véritables transformations !
La formation de la troupe Jehanne 04 qui a
un potentiel rare a été l’une des dernières
choses marquantes pour moi. Ces anciens
élèves sont complémentaires et créatifs,
c’est une troupe amateur d’une très
grande qualité, d’ailleurs ils ont reçu un
prix ! Et même si ce n’est pas du tout le
but de l’école, ces rencontres-là sont très
gratifiantes.
Geoffrey Dyson – professeur invité de
3ème année, metteur en scène
Pour moi c’était une découverte, je n’avais
jamais travaillé avec des amateurs.
L’engagement de certains élèves était
passionnant ! Il y a de vrais bons amateurs
à tel point qu’ils auraient pu en faire leur
profession.
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