E 4 E(TIVE

E 4 E(TIVE
Catalogue 75-001F
L
:1YIII
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MAN
E 4 E(TIVE
-
..,' f
AUTOMNE 1990
IF
• EN SPECIAL: REVUI
DU MARCHE DU
TRAVAIL
• OU S'EN VA
U ARGENT?
- AU CANADA,
AUX Ecu.
- A LA VILLE,
A LA CAMPAGNE
'1
• ALCOOL ET
DROGUES
--4
• COOT DE LA MAIN
D'OEUVRE
Ll..
• PAIEMENTS DL
TRANSFERT
• INEGALITEDU
('HOMAGE A
P 1
I
Statistique Statistics
*CanadaCanada
.1
AL
Cana(V'
A votre service...
Les centres de consultation de
Statistique Canada dans les principales
villes can adiennes
St. John's
Halifax
Montréal
Ottawa
Toronto
Winnipeg
Regina
Edmonton
Calgary
Vancouver
(772-4073
(426-5331)
(283-5725)
(951-8116)
(973-6586)
(983-4020)
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Alberta
1-800-282-3907
Sud de I'Alberta
1 -800-472-9708
Cobombie-Britannique
(sud etcentrale)
1-800-663-1551
Yukon et nord de Ia C.-B.
(territoire desservi par Ia
NorthwesTel Inc.)
Zenith 0-8913
Territoires du Nord-Ouest
(territoire desservi par Ia
NorthwesTel Inc.) Appelez a frais virés
au 403-495-3028
__________________ -1
Automne 1990
Vol 2o3
PE4 E(TIVE
Rubri ques
Articlps
SPECIAL:
Le mar ché du travail: bilan de la miannée
3Forum
Henry Pold
6Faits saillants
Revue generale de l'évolation du marché du travail
des six premiers mois de l'annee.
73Sources
va l'argent? Dépenses des
menages canadiens et américains
9øü s'en
87Indicateurs
Raj K. Chawla
Les menages canadiens dépensent-ils leur argent
differemment des menages arnéricains? Get article
compare Ia repartition des depenses des ménages
entre Ia consommation personnelle, I 'impOt sur le
revenu et Ia constitution d'un fonds de sécurité, dans
les deux pays, selon le genre de [am ille.
des
de l'emploi et du
revenu
101Avenir
Sur Ia couverture:
24Consommation dans les regions
urbaines et rurales au Canada
Imagicrans
Ken et Bonni Evans
Ernest B. Akyeampong
'2iO943g)
Au Canada, ii y a a Ia fois des differences et des
similitudes dans la composition des depenses des
menages urbains et ruraux, et les tendances obseruées
semblent se perpétuer dans le temps.
SpmsnI$a4.i Cwi.d
tie i A A y
y oocs.
31Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
Dave Gower
L 'abus d 'alcool et de drogues est de nosjours un des
plus øraves problemes sociaux au Canada. A I'aide
sur Ia
'Enquéte
des Jonnees de Inationale
consommation d'alcool et de drogues, cet article decrit
I 'importance du phenoméne chez les Caruidiens, selon
le niveau de scolarité, le revenu et Ia profession.
45Le coüt de la main-d'oeuvre
Henry Pold et Fred Wong
La progression du revenu des travailleurs canadien..s
a-t-elIe compensé les effets de I 'inflation depuis les
années 1970? Cette étude examine les composantes du
revenu du travail et analyse les tendances entre 1977
et 1988.
Statistique Canada _____
L.'emplol et le revenu on perspective
(no 75-001F au repertoire, also available in
English, catalogue 75-001E) est publié
quatre lois par an par le ministre do
lindustrie. des Sciences et do Ia
Technologie.
0 Ministre des Approvisionnements et
Services Canada 1990 ISSN 0840-8750
TARIF DABONNEMENT 53 $ par an au
Canada, 64 $ US aux Etats-Unis, 74 $ US
letranger.Prix du numero, 13,25 au
Canada. 16 $ US aux Etats-Unis.
18.50$ US létranger.
a
$
a
PERSPECTIVE / I
54Paiements de transfert et revenu des
families
Abdul Rashid
Qu iI s zgisse d Wlocations [amiliales, de credits
dnlmp ôt pour enfants depensions de sécurité de Ia
uieillesse ou de suppl'ernents de revenu garanti, Ia
plupart des Canadiens benéficient des paiements de
transfert. A I 'aide des données des recensements de
1971 et 1986, cet article retrace I évoIution des
paiements de transfert.
cho mage au
Canada depuis les années 60
67Evolution inégale du
Dave Gower
Les regions a taux de chotnage élevé sont-elles plus
desavantagées en période de prospérité qu 'en période
de ralentissement économique? Cette étude compare
les taux de chomage des regions prospères et
defavorisées au travers des cycles economiques des 25
dernières années.
Directeur
Ian Macredie
(613) 951-9456
Rédactrice en chef
Cécile Dumas
(613) 951-6894
Rédacteurs
Doreen Duchesne
Henry Pold
Christine Campbell
Joanne Moloney
Michel COté
Susan Crompton
Gary L. Cohen
Coordonnateur des données
et graphiques
Jamie Darch
Coordonnatrices de la
production
Lyne Naguib
SylvieSchnupp
r.
..1gnó'onventionneIs
Les signes.,,conventionnels suivants sont employés
dacti les publications le Statistique Canada:
nombres indisponibles
.aitplieudefgtirer
-
-néantuzerO 4
Pnombres provisoires
rnombres rectiflés
xconfidentiel en vertu des dispositions de Ia Loi sur Ia statistique
relatives au secret
Le papier utilisé dans Ia presente publication répond aux
exigences minimales de l"American National Standard for
Information Sciences" - "Permanence of Paper for Printed
Library Materials", ANSI Z39.48 - 1984.
2 /
P E II FE (iT I VE
Autoinrje 1990 PERSPECTIVE
Coordonnateur de Ia mise
en marché
Bruce Simpson
Conception et composition
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Le lecteur peut reproduire sans
autorisation, des extraits de cette
publication des tins d'utilisation
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autorisation écr,te du Groupe des
programmes et produits d'édition, agent
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des droits d'auteur de la Couronne, Centre
dédition du gouvernement du Canada,
Ottawa, Canada K1A 0S9.
a
a
a des
Seatistique Canada
Forum
Message du directeur
• Dans ce numéro de Perspectiue, nous
publions un article sur les consommateurs
de grandes quantités de drogues psychotropes. Sous l'emprise de l'alcool et des
drogues' analyse les résultats de l'Eriquete
nationale sur la consommation d'alcool et de
drogues (ENCAD) et examine les principales caractéristiques socio-économiques des
Canadiens portés sur Ia boisson et de ceux
qui utilisent des drogues illicites comme la
marijuana et la cocaine. La methodologie de
I'ENCAD empêche l'auteur de l'article,
Dave Gower, d'établir une relation directe
entre l'abus de substances toxiques, le
rendement professionnel et d'autres
indicateurs du travail. Cet article n'en
présente pas moms, dans les grandes lignes,
un profil des professions des toxicomanes, et
donne un aperçu de leurs niveaux
d'instruction et de revenu.
L'ENCAD nous donne un grand
nombre d'informations précieuses sur une
question delicate; toutefois, le caractère
indirect de ses mesures des caractéristiques
de Ia population active cause certaines
frustrations a l'analyste. Ces lacunes dans
les données expliquent en partie pourquoi
les organismes statistiques sont frequemment critiques puisque leurs données ne font
pas la lumière sur les questions brCilantes
d'actualité. Cependant, ii ne faudrait pas
croire que cette lacune est due a l'absence
d'intérêt, de prise de conscience ou de bonne
volonté. Quelque perfectionné que soit
l'appareil statistique d'un pays, il demeure
difficile de rassembler des informations sur
S&ztistique Canada des activités ayant trait a un sujet délicat
sur le plan social ou personnel. Les
difficultés augmentent lorsque l'enquéte
porte sur les comportements des repondants
qui sont soiL inhibés par des contraintes
sociales ou illicites.
Dans certains cas, nous avons des
exemples de Pétendue de la sousdeclaration. Ainsi, méme a l'occasion d'une
enquête qui entraIne aussi peu de jugement
de valeur que l'Enquéte sur les dépenses des
familles (EDF), le montant déclaré pour la
consommation d'alcool et de tabac ne
correspond jamais au chiffre des ventes.
Connaitre l'importance de l'erreur
possible constitue Ia premiere étape pour
effectuer une correction. Ii est également
plus facile pour les analystes de compenser
le biais lorsque l'erreur est connue.
Toutefois, lorsqu'il n'y a pas de point de
reference et que l'on ne connait pas
l'importance de l'erreur, la sous-déclaration
constitue un dilemme pour le statisticien qui
peut, a son tour, sous-estimer ou surestimer
son effet sur les données.
La sous-déclaration n'est pas nécessairement deliberée; elle peut We causée
par un souvenir erroné, le déni du probleme,
ou d'autres raisons encore. Des chercheurs
dans le milieu universitaire et medical se
penchent déjà sur l'aspect psychologique de
la sous-déclaration. Ainsi, nous comprendrons peut-être un jour pourquoi les gens ne
s'en tiennent pas entièrement aux faits
lorsqu'ils décrivent leur comportement.
Mais ceci ne signifie pas non plus que les
solutions au problème de sous-.déclaration
auront été trouvées.
Automne 1990 PERSPECTIVE /3
Forum
Si tel est le cas, nous pouvons nous
demander si l'incapacité d'obtenir, au moyen
d'enquêtes, des données exactes sur les
personnes qui abusent de substances
toxiques, ne risque pas d'entrainer des
atteintes a la vie privée de tous les membres
de la société. Les toxicomanes ou les
alcooliques peuvent devenir les clients de
maints services gouvernementaux (justice
pénale, soins de sante, commission des
accidents du travail), et les administrateurs
de programmes pourraient We tentés
d'établir des profils statistiques de ces
personnes en reliant des données tirées des
fichiers administratifs. Toutefois, ce scenario
orwellien n'est guère vraisemblable, car rien
n'indique qu'un gouvernement soit prêt a
s'immiscer a ce point dans les affaires
privées de ses citoyens.
Les succès méthodologiques du passé
nous permettent d'avoir confiance dans
l'avenir. L'histoire de Ia recherche en
methodologie des enquêtes compte de
nombreux cas oü les données que l'on pensait
inaccessibles sont maintenant recueillies de
façon routinière.
Naturellement, le problème pourrait
jusqu'à un certain point, se résoudre de luimême. Plus les questions délicates telles que
la toxicomanie ou l'alcoolisme seront des
sujets de conversation admissibles, plus ii est
vraisemblable que les gens répondront
honnêtement aux enquêtes sur leur
comportement. Avec le temps, les lacunes
statistiques seront peut-être comblées par
les enquêtés eux-mêmes.
Ian Macredie
Directeur
Lettres
• Une petite note pour vous féliciter, ainsi
que vos collegues de Statistique Canada, au
sujet de ce nouveau periodique. Bien redigee
4 / Autonine 1990 PERSPECTIVE et innovatrice, cette publication permet aux
preneurs de decision en matière de politiques canadiennes d'entrevoir la grande
variété des analyses et des données offertes
par Statistique Canada. En plus des articles
instructifs, j'ai egalement trouvé très utiles
les chroniques régulières 4ndicateurs des
de l'emploi et du revenu et ASources..
Cette nouvelle publication sera bien
accueillie par tous ceux qui, en raison de
leurs responsabilites professionnelles, doivent se tenir au courant d'un large éventail
de questions portant sur le marché du
travail et Ia politique sociale. A notre
époque de grande profusion d'information',
il est essentiel que les chercheurs oeuvrant
dans le domaine de l'élaboration des
politiques trouvent de nouveaux moyens de
diffuser les résultats de leurs recherches
auprès d'un plus grand nombre de lecteurs
qui tout en étant intéressés, n'ont pas le
temps de venir a bout d'études complexes et
souvent obscures. Votre publication remplit
admirablement sa mission.
Veuillez agréer l'expression de mes
sentiments les meilleurs.
Jock A. Finlayson
Vice-président, Pol itique et recherche
Conseil canadien des chefs
0
d'entreprises
• Les femmes comme principal soutien
de famille s'inscrit en faux contre plusieurs
stéréotypes sur les femmes mariées qui
travaillent a l'extérieur. Malheureusement,
incrusté dans l'analyse est un autre
stéréotype auquel notre société semble peu
disposee a renoncer. Qu'une femme gagne
plus ou moms que son man, son revenu est
encore envisage presqu'exclusivement sous
l'angle de sa contribution a l'unité familiale.
Je m'inquiète de voir ce genre
d'analyse du revenu continuer a être axe sur
la famille et a dépeindre les femmes comme
Statthüque Canada
Forum
faisant partie d'un groupe et de ce fait,
pouvant compter sur les ressources de ce
groupe en cas de désastre. Or, si une crise
survient, les travailleuses sont plus souvent
mises au chômage que les hommes, sous
prétexte que ceux-ci, contrairement a elles,
doivent subvenir aux besoins de leur famille.
Cet utilitarisme serait acceptable si une
femme pouvait, en effet, s'appuyer sur un
autre travailleur, ce qui est de moms en
moms vrai.
Cette approche axée sur la famille
semble egalement exciure les femmes célibataires. Alors que les femmes font maintenant
l'objet de tant d'études sérieuses, je ne peux
me rappeler un article ou un rapport sur les
travailleuses n'ayant ni mari ni enfant. On
passe ainsi cunieusement sous silence la
principale experience de Ia vie d'une partie
importante de la population.
(Ironiquement, ii s'agit là des seules
femmes pouvant We comparées aux
hommes en fonction du modèle traditionnel
de Ia famille. En effet, les deux groupes sont
exactement dans Ia même situation: us ne
peuvent compter que sur eux-mêmes pour
subvenir a leurs besoins et a ceux de leurs
personnes a charge, le cas échéant.)
Je serais très reconnaissante a
Perspective si on y publiait des st.atistiques
permettant de situer les travailleuses
célibataires. Je connais de nombreuses
femmes de 30 a 40 ans qui n'ont ni mari ni
enfant et qui méritent qu'on décrive leur
experience sur le marché du travail.
Veuillez agréer l'expression de mes
meilleurs sentiments.
Mary Copping
Ottawa
Seaüstique Canada
Nous invitons les lecteurs a nous
communiquer leurs impressions sur le
contenu de L'emploi et le revenu en
perspective. Toutes observations sur les
données seront les bienvenues; toutefois,
nous rappelons que, pour être puhliées,
ces communications doivent ètre factuelles et analytiques. Nous invitons
egalement les lecteurs a nous faire part
de leurs travaux de recherche en cours et
a nous signaler les nouvelles publications, les sources de données et les
événements a venir qui concernent Ia
main-d'oeuvre et le revenu.
Statistique Canada se reserve le
droit de sClectionner les notes en vue de
leur publication. Toute correspondance
dans l'une ou l'autre langue officielle,
doit étre adressée a: Susan Crompton,
L'errtploi et le revenu en perspective, 5-A
Immeuble Jean-Talon, Statistique
Canada, Ottawa, K1A 0T6. On peut aussi
composer le (613) 951-0178.
0
Automne 1990 PERSPECTIVE / 5
Faits saillants
Voici quelques-uns des faits saillants tires
des articles figurant dans ce numéro de
L 'emploi et le revenu en perspective.
øü s'en va l'argent? Dépenses des
menages canadiens et américains
• En 1986, le ménage canadien moyen a
dépensé 72 cents par dollar pour sa
consommation personnelle, 19 cents pour les
impóts sur le revenu (fédéral et provincial)
et 6 cents pour les primes d'assurance-vie et
les regimes de pension. La même année, le
ménage américain moyen a dépensé 80 cents
par dollar pour sa consommation personnelle, 9 cents pour l'imp6t sur le revenu et 8
cents pour les primes d'assurance-vie et les
regimes de pension.
• Les sommes consacrées au logement, au
transport, a l'alimentation et a l'habillement représentent 50% des dépenses
totales des Canadiens et 58% de ceiles des
Américains.
• Les ménages américains dépensent une
plus forte proportion (42%) de leur budget
alimentaire a I'extérieur du foyer que les
Canadiens (24%).
• Plus le revenu du ménage est éievé, plus
Ia part du revenu consacrée a l'alimentation
est faible. En 1986, les personnes appartenant a la tranche de revenu la plus faible au
Canada ont dépensé 22 cents par dollar pour
s'alimenter, alors que celles de la tranche de
6 / Autornne 1990 PERSPECTIVE revenu supérieure n'ont dépensé que
11 cents a cette fin.
• Les Américains dépensent relativement
plus que les Canadiens pour le logement,
parce que les paiements hypothecaires et le
coCit des services publics sont plus élevés aux
Etats-Unis.
Consommation dans les regions
urbaines et rurales au Canada
• Les ménages ruraux ont dépensé
davantage pour l'aiimentation (15.4%) que
les ménages urbains (14.1%) en 1986. Cela
est probablement attribuable a Ia plus
grande taille des familIes et aux prix
generalement plus élevés dans les regions
rurales du Canada.
• Les dépenses de logement représentaient une plus grande part du budget pour
le ménage urbain moyen (16.5%) que pour le
ménage rural (14.2%). Le loyer représentait
le tiers des dépenses en logement des
ménages urbains comparativement a 11%
chez les ménages ruraux.
• Entre 1978 et 1986, la composition des
dépenses des families urbaines et rurales a
peu vane.
• Pendant Ia recession de 1982, les taux
d'intérêt hypothécaire élevés ont fait
augmenter le coat du logement pour les
rnénages tant urbains que ruraux. On a
aussi observe une baisse de la part des
Statistique Canada
Faits saillants
dépenses consacrées au transport en raison
du ralentissement des ventes d'automobiles
et d'autres vehicules cause par des taux
d'intérêt élevés et Ia recession.
• En 1978, les impóts sur le revenu étaient
Ia troisième dépense en importance du
ménage urbain moyen, après l'alimentation
et le logement. En 1986, les impOts
représentaient la plus grosse dépense de ces
ménages.
Sous L'emprise de l'alcool et des drogues
• Les jeunes hommes sont les plus
nombreux a admettre qu'ils consomment
beaucoup d'alcool et prennent des drogues
illicites. En mars 1989, 15% des hommes
âgés de 15 a 24 ans avaient pris 14
consommations pendant Ia semaine ayant
précédée l'enquéte ou avaient pris, de façon
réguliere, cinq consommations ou plus a Un
moment donné. Environ 19% de ces hommes
ont reconnu avoir fait usage de drogues
illicites dans les douze mois précédents.
• Près de 400,000 Canadiens peuvent être
considérés comme de gros consommateurs
d'alcool et de drogues illicites.
• La correlation entre l'abus d'alcool et de
drogues et le niveau de scolarité est peu
élevée. En fait, c'est parmi les personnes qui
ont fait des etudes postsecondaires partielles
qu'ori trouve Ia plus forte proportion de
consommateurs d'alcool et de drogues.
• Plus Ia farnille a un revenu élevé, plus
fortes sont les chances qu'on y consomme de
l'alcool. Quel que soit le niveau de scolarité,
les familles ayant un revenu de $40,000 ou
plus ont Ia plus forte proportion non
seulement de consommateurs d'alcool, mais
aussi de gros consommateurs.
Statr.'tiqie Canada
• L'abus d'alcool et de drogues tend a être
moms répandu chez les cols blancs que chez
les cols bleus. Les personnes exerçant une
profession libérale ont les plus faibles taux
de consommation et les travailleurs des
secteurs de la construction, du transport et
de Ia manutention, les plus élevés.
Le coüt de la main-d'oeuvre
I En 1988, le revenu moyen du travail des
salaries canadiens était de $29,969. Après
ajustement en fonction de l'inflation, ce
revenu était en fait inférieur de 1.6% a celui
de 1977.
• Entre 1977 et 1988, après ajustement en
fonction de l'inflation, les salaires et
traitements ont baissé de 3.3%, soit
d'environ $1,000. Par ailleurs, le revenu
supplémentaire du travail, c'est-à-dire les
contributions de I'employeur a l'assurancechomage, aux regimes de pension et aux
regimes d'assurance-maladie et dentaire,
ont augmenté de 17% durant Ia même
periode.
• Le revenu moyen du travail a augmenté
dans le secteur de Ia production de biens,
mais ii a diminué dans le secteur des
services entre 1977 et 1988. L'augmentation
enregistrée dans le secteur des biens est
attribuable a l'accroissement considerable
du revenu supplémentaire du travail ($881),
qui a compensé la baisse des salaires et
traitements (-$260). Par ailleurs, Ia forte
baisse des salaires et traitements (4963)
daris le secteur des services n'a pas été
contrebalancée par Ia modeste hausse du
revenu supplémentaire du travail ($281).
• Entre 1979 et 1988, le revenu moyen du
travail a régressé de facon marquee dans
deux provinces seulement: Terre-Neuve
(-5.4%) et la Colombie-Britannique (-4.0%).
A utornne 1990 PERSPECTIVE
Faits saillants
Palements de transfert et revenu des
families
• En 1985, huit families sur dix ont reçu
une aide financière du gouvernement sous
une forme quelconque. Dans Ia tranche de
revenu inférieure, neuf families sur dix ont
reçu une forme d'assistance. Dans ce groupe,
environ les deux tiers du revenu total
proviennent de transferts gouvernementaux.
Sa composition a change depuis 1970: d'un
groupe formé de personnes âgées a ce
moment-là, ii comptait plus de families
monoparentaies et de jeunes famiiies en
1985.
• Les transferts gouvernementaux aux
families représentaient une proportion plus
élevée du revenu des famiiies en 1985 qu'en
1970. En 1985, près de dix cents de chaque
dollar du revenu des families provenaient de
transferts gouvernementaux, comparativementàcinqcentsen 1970.
9 / Automne 1990 PERSPECTIVE
• Sans ies transferts gouvernementaux,
près du quart des families se trouveraient
sous les seuiis de faible revenu déterminés
par Statistique Canada. En 1985, plus de
700,000 families ont dépassé ces seuils grace
aux transferts gouvernementaux. Plus de Ia
moitié de ces families (400,000) étaient
formées de personnes àgees.
Evolution inegale du chômage au
Canada depuis ies années 1960
• Depuis 25 ans, ies taux de chomage des
regions moms prospères ont vane relativement moms que ceux des regions a faible
taux de chómage.
• Pour un niveau d'inegalite du chomage
donné, les taux de chomage ont augmenté.
En 1973 et en 1980, ie rapport d'inegaiite
était d'environ 2.5 aiors que le taux de
chômage était plus élevé de deux points de
pourcentage en 1980 (7.5% comparativementà5.5%). D
Stcitisttque Conad
Ou s'en va l'argent? Dépenses des
menages canadiens et americains
Raj K. Chawla
ère du libre-echange entre le
Canada et les Etats-Unis étant
amorcée, la suppression de certains droits de
douane et d'accise aura un effet sur le prix
des marchandises dans les deux pays et, par
consequent, sur les dépenses personnelles
des ménages'. Cet article examine de queue
facon les ménages des deux pays dépensaient
l'argent dont ils disposaient, avant l'Accord
de libre-échange.
Les Canadiens dépensent-ils relativement plus que les Américains pour satisfaire
leurs besoins fondamentaux, tels que
l'aiimentation, le logement et Phabillement?
Queue proportion de leur budget est
consacrée a l'impôt sur le revenu des
particuliers et a Ia constitution d'un fonds de
sécurité? Comment la structure des depenses
varie-t-elle en fonction des caractéristiques
des families comme le revenu, le cycle de vie 2
et le genre de famille? Qui effectue Ia
majeure partie des dépenses? Queue
difference y a-t-ii dans l'ensemble, entre Ia
concentration des dépenses de consommation
et Ia concentration du revenu?
Certaines des differences observées
entre Ia structure budgetaire des ménages
canadiens et celie des ménages américains
tiennent a cc que les prix des biens et
Raj K. Chawla est au service de Ia Division de
I'analyse des enquêtes sur le travail et les
ménages. On peut communiquer avec lui au
(613) 951-6901.
Statistique Canada
services ne sont pas les mémes dans les deux
pays. La taille de l'économie américaine (le
produit national brut américain est environ
dix fois plus élevé) entraine a die seule plus
de concurrence dans les marches de
consommation et une plus grande diversité
des biens et services. La conjugaison de ces
deux facteurs résulte generalement en des
prix plus avantageux pour les consommateurs. Un panier *equivalent de biens et
services pourrait donc coüter relativement
moms cher aux Etats-Unis qu'au Canada.
Autrement dit, ii se pourrait que Ic pouvoir
d'achat du dollar américain soit plus grand
que celui du dollar canadien.
Outre Ia petite taille du marché
intérieur, ii y a plusieurs autres facteurs qui
affectent Ic prix des biens et services au
Canada, notamment le fait que les droits
fédéraux de douane et d'accise, Ies taxes de
vente, les frais de transport et les taux
d'intérêt y soient plus élevés, que le taux de
change soit favorable au dollar américain et
que ie climat y soit plus rigoureux.
Le niveau des revenus, Ic patrimoine
et Ia composition démographique des
ménages peuvent aussi engendrer des
differences dans la structure des dépenses.
Ainsi, les menages américains sont en
moyenne plus riches que les ménages
canadiens tant par leur revenu que par leur
patrimoine (Chawia, 1990)3. Bien que la
composition demographique des unites de
depense soit semblabie dans les deux pays 4
Ia structure des dépenses selon les caracté,
Automne 1990 PEFtSPECTIVE
Ou s'en va l'argent? Depenses des menage.s canadiens et américains
Sources des don nées
Les donnees sur les unites de dépense canadiennes
Sont tirées de l'Enquête sur les depenses des families
(EDF) de 1986, menée au cours des mois de fevrier et
de mars 1987. Cette enquete nationale recueille des
données sur les dépenses des menages, a i'exclusion
de ceux vivant dana un établissement institutionnel.
Ce sont des données détaillées sur toutes les depenses
effectuées pendant lannée civile 1986. Pour prendre
connaissance des donnees de cette enquete déjà
publiees et de renseignement.s supplementaires sur
les concepts s'y rapportant, Ic lecteur peut consulter
Ia publication Dépenses des families au Canada,
1986. Lea données sur les depenses alimentaires,
recueillies au moyen d'une enquête-journal, sont
publiées séparemerit dans Dépenses alimentaires des
famillesau Canada, 1986.
Les données sur les depenses des unites de
consommation américaines prov lennent d'une
publication du U.S. Department of Labor, Consumer
Expenditure Survey: Integrated Survey Data, 19841986. Aux tats-Unis, Ia Consumer Expenditure
Survey (CES/enquète sur lea depenses de consommation) est constituée de deux volets distincts: a) une
enquete trimestrielle par panel permett.ant de
recueillir, au moyen dinterviews, Ia plupart des
donnees sur lea depenses des ménages; b) une
enquéte-journal permettant de recueiliir des donnees
détaiilees sur l'alimentation et certains autres postes
(comme les articles pour l'entretien ménager ainsi
que les produits et services de soins personnels). Pour
chacun de ces volets, on a recours a uii questionnaire
eta un echantillon distincts.
Pour l'integration des donnees, les pastes de
depense ant été repartis en trois categories: 1) ceux
destinés a lenquete.journal, 2) ceux destines a
l'enquete par interview (y compris lea postes se
rapportant a des depenses devant étre remboursees
en totalité ou en partie) et 3) ceux pour lesquels des
données sont recueillies par lea deux enquétes (les
definitions n'ont pas joué de role dans cette
repartition). On s'est servi d'une mesure statistique
appetee l'erreur quadratique moyenne (EQM) pour
determiner lequel des deux valets de l'enquète
representait une meilleure source de donnees pour les
pastes classes dana la troisième categorie. Le lecteur
trouvera aux pages 148 a 152 du document de
reference utilisé pour les données pour les tatsUnis, un exposé plus détaillé de Ia méthode
dintégration et des techniques d'enquete.
Le taux de réponse global pour lenquete
canadienne sur les dépenses des familles a ét.é de
76.6%, contre 85.1% pour l'enquete américaine sur les
depenses de consommation.
tion (appelees depenses de consommation personnelle) et des depenses autres que celles de
consommation, en l'occurrence limpot sur le revenu
des particuliers, la constitution d'un fonds de
sécurité, les dons et lea contributions. Les dépenses
totales de consommation sont constituees des
depenses d'alimentation, de logement, dhabillement,
dentretien menager, d'articles et daccessoires
dameublement, de transport, de soins de sante, de
soins personne Is, d'éducation, de loisirs, de lecture, de
produits du tabac et de boissons alcoolisees, et de
quelques autres depenses diverses.
Les depenses en biens et services encourues par
lea unites de consommation sont les frais d'opération,
dont les droits de douane et d'accise, et les impOts
préleves par lea provinces, les états et lea
municipalites. Les dépenses considerees ici soot lea
dépenses assumées personnellement par les ménages
ainsi que celles pour lesquelles tous les paiements
n'avaient pas encore été faits au moment de l'enquete
(pour les articles achetés a credit, par exemple).
Toutes les dépenses étaient des dépenses nettes,
desquelles avaient ete déduits les montants associés
a des echanges de biens et services. Ont éte exclues,
les dépenses concernant des pastes lies a des activites
commerciales.
Dépenses par personne
Pour obtenir, dans une catégorie donnée, le montant
des dépenses par personne des unites de
consommation, on a divisé les depenses moyennes
pour cette categoric par le noinbre moyen de
personnes (quel que soit leur age).
Concept de revenu total
Concept de dépense
Le revenu total dune unite de consommation eat
forme, entre autres, des salaires, des paiements de
transfert, des revenus de placement, des prestations
de retraite et des pensions alimentaires. Lea donnees
stir le revenu touché et lea impOts verses par lea
unites de dépense canadiennes se rapportent a
Iannée civile 1986, tandis que pour lea unites
américaines, dies se rapportent a Ia période de douze
mois precédant I'interview, qui ne coincide pas
nécessairement avec l'annee civile 1986.
Outre cette difference concernant Ia periode
comptable, ii faut signaler qu'en raison des méthodes
de collect.e utilisées, les concepts de revenu total
retenus dans lune et l'autre enquête nétaient pas
tout a fait comparables. (Les documents de référence
relatifs aux enquêtes contiennent plus de details a ce
sujet.) C'est pour cette raison que nous n'avons pu
comparer le revenu moyen des unites de
consommation dana les deux pays ni, de fait, aucun
des rapports dans Iesquels interviennent les données
sur Ic revenu (comme Ic taux d'epargne ou le taux
dim position effectif).
Le cadre theorique et la classification generale des
postes de dépense sur lesquels sont fondées IEDF au
Canada et Ia CES aux Etats-Unis sont assez
comparables. En principe, les Depen8es t.otales des
families soot composees des dépenses de consomma-
Quintiles de revenu
Les unites de dépense qui avaierit fourni toutes lea
données nécessaires sur Ic revenu ont eté classées par
ordre croissant de revenu total avant impOt et ensuite
réparties en cinq groupes de taille egale, ou quintiles.
1991) F'ERSPE(T!VE
statistullit, ('a ruaio
Of s'eri va l'argent? Dépenses des menages canadiens et américains
ristiques demographiques n'est pas tout a
fait la méme. Les données utilisées dans cet
article sont tirées de l'Enquete canadienne
de 1986 sur les dépenses des families et des
estimations annuelles intégrées des
dépenses publiées par le U.S. Department of
Labor (Consumer Expenditure Survey: Integrated Survey Data, 1984 -86).
Dépenses moyennes par menage5
Quelle est Ia repartition du budget des
ménages dans chacun des deux pays? En
1986, pour chaque dollar disponibie, les
Canadiens ont consacré 72 cents a leur
consommation personnelie, 19 cents aux
impéts sur le revenu des particuliers (fédéral
et provincial), 6 cents a Ia constitution d'un
fonds de sécurité (primes d'assurance sur ia
vie, cotisations a des regimes de retraite
publics et privés) et les 3 cents qui restaient
a des dons et a des contributions en especes.
Les Américains, pour leur part, ont affecté
80 cents a leur consommation personnelle, 9
cents aux impéts sur le revenu des
particuliers (prélevés par le gouvernement
fédéral, les états et les municipalit6s) 6 , 8
cents a la constitution d'un fonds de sécurité
et 3 cents a des dons et contributions.
Après les impôts sur le revenu des
particuliers et Ia constitution d'un fonds de
sécurité, tant les Canadiens que les
Américains ont consacré la plus grande part
de leur budget au logement. Viennent
ensuite dans les deux pays, l'alimentation et
le transport, les Canadiens ayant dépensé
davantage pour I'aiimentation et les
Américains, davantage pour le transport.
Les sommes déboursées pour repondre aux
quatre besoins fondamentaux (aiimentation,
logement, habillement et transport) représentent 50% des dépenses totales des Canadiens, contre 58% des dépenses des
Américains. En incluant ies impôts et Ia
constitution d'un fonds de sécurité, les
ménages des deux pays ont consacré 75 cents
par dollar a ces seuis six postes de dépenses.
Statistique ('(,nculn
Repartition des dépenses totales, 1986
Les ménages américains palent relativement
moms d'impôts personnels que les ménages
canadiens.
100 j—
I
Dons, contributions
Fonds de sécurité
linpots personnols
80
I-
60
20
CanadaEtats-Uns
Sources: Canada: Enquéte sur les dépenses
des families, 1986
E-U.: Consumer Expenditure Survey, 1984-86
Autrement dit, ii ne leur restait que 25 cents
par dollar pour ies biens et services comme
les soins de sante et les soins personnels,
i'éducation, Ia lecture, les loisirs et
i'entretien ménager (tableau 1).
Les Américains dépensent relativement plus que les Canadiens pour le
logement, le transport privé et les soins de
sante. Cette plus forte part des dépenses
pour le logement peut être attribuable a
deux facteurs: aux tats-Unis, les paiements hypothecaires sur les logements
occupés par leur propriétaire sont plus
éievés, de mème que le coUt des services
publics et des combustibles (tableau 2). Les
paiements hypothecaires plus élevés
peuvent être une résultante d'un aspect du
régime fiscal américain qui permet Ia
deduction des frais d'intérêt hypothécaire.
Autornr' 1990
PERSPECTI1
Oi s'en va l'argent? Dépenses des ménages canadiens et américarns
Tableau 1
Repartition des dépenses moyennes des unites de dépense selon le quintile de revenu*,
1986
Post.e
Quintile inférieur
CanadaE.U.
Troisième quintile
Canada E.-U.
Quintile supérieur
CanadaE.-U.
Total
CanadaE.-U.
Alimentation:
Adomicile
A l'extérieur
Logement
Entretien menager
Articles et accessoires
d'ameublement
Habillement
Transport:
Prive
Public
Soinsdesanté
Autresdépenses
21.7
18.8
2.9
31.2
3.7
16.2
10.7
5.5
28.3
2.7
15.0
11.6
3.4
18.1
2.9
14.5
8.7
5.8
22.3
2.7
11.3
7.8
3.5
13.1
2.8
11.1
5.6
5.5
18.6
2.4
13.9
10.5
3.4
17.0
3.0
13.2
7.6
5.6
21.5
2.6
3.4
5.5
9.4
7.7
1.7
2.4
14.9
3.1
5.6
17.4
16.3
1.1
6.6
13.0
3.6
5.9
13.5
12.4
1.1
2.0
14.5
3.7
5.0
18.9
18.0
0.9
5.5
11.3
3.4
6.5
12.4
11.3
1.2
1.4
12.8
4.3
5.1
17.7
16.7
1.0
3.0
10.7
3.5
6.1
12.9
11.7
1.2
1.8
13.8
3.8
5.1
18.5
17.6
0.9
4.3
11.2
Consommationtotale
92.2
93.0
75.5
83.8
63.8
72.9
72.0
80.3
Impotspersonnels
Sécurité
Dons et contributions
2.8
0.6
4.3
1.2
2.8
3.0
15.8
5.4
3.4
6.2
7.0
3.0
25.2
7.9
3.1
12.5
11.3
3.3
18.8
6.1
3.1
8.7
8.1
2.9
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
Dépenses moyennes ($)
11,400
Nombre moyen de
personnes
1.6
Age moyen de Ia personne
de reference
57
11,600
32,900
22,500
69,600
52,900
36,100
26,200
1.9
2.8
2.6
3.6
3.2
2.7
2.6
49
42
44
45
45
47
47
Depensestotales
Sources: Canada: Enquete sur les dépenses des families; P.-U: Consumer Expenditure Suruey
* Pour lee données américaines, lee quintiles de revenu sont bases uniquement sur i'uniuers despersonnes qui oat
repondu a toutes lee questions sur le revenu.
Cela peut inciter les particuliers a contracter
de plus gros emprunts hypothécaires sur des
maisons a prix plus élevé (soit parce qu'elles
sont plus grandes etiou situées dans des
quartiers a forte densité). Cette decision peut
a son tour entrainer une augmentation de Ia
part relative moyenne des dépenses des
services publics et des combustibles dans le
budget des ménages.
Toutefois, les dépenses de transport
privé plus élevées pour les Américains
tiennent en grande partie a une difference
entre les definitions retenues pour l'enquète.
Les données américaines comprennent les
iitomne
1990 PERSPECTIVE
frais d'intérêt sur les emprunts consentis
pour l'achat de voitures et autres véhicules
automobiles, tandis que, dans les données
canadiennes, ces frais sont inclus dans Ia
categorie des dépenses diverses.
Une des raisons pour lesquelles les
Canadiens paient plus d'impôts que les
Américains est qu'au Canada, les
programmes de bien-être social, y compris
les services de sante, sont en grande partie
finances a méme les recettes generales des
gouvernements, lesquelles proviennent
principalement des impöts directs sur le
revenu des particuliers. Aux Etats-Unis, ces
Statitique Conado
Oi s'en va I'argent? Depenses des menages canadiens et américains
Tableau 2
Repartition des dépenses en logement des unites de dépense selon le quintile de
revenu*, 1986
Quintile inferieurTroisibme quintile Quintile supérieur Total
Posta
CanadaE..U.CanadaE.-U.CanadaE.- U.CanadaE.-U.
Logementldépenses
totales
31.228.3
Depenses en loge ment 100.0100.0
Logement appartenant a
loccupant: 16.424.8
lmpotfoncier 6.56.1
lntérêt hypothecaire 2.311.6
Entretien, reparations,
assurances et autres
dépenses
7.57.0
Services publics et
combustibles:
Gaznaturel
Electricité
Mazout et autres
combustibles
Téléphone
Eau et autres services
publics
Logementloue
Autrelogement
Proportion de proprié.
taires de leur logement
18.122.3
100.0100.0
13.118.6
100.0100.0
17.021.5
100.0100.0
37.3
9.3
16.1
30.3
6.0
17.2
54.2
14.2
24.2
57.0
8.5
39.1
41.0
10.7
17.5
41.0
7.4
25.4
11.9
7.2
15.8
9.4
12.7
8.1
25.7
2.7
9.7
35.0
5.2
14.1
25.4
3.4
9.4
30.5
4.3
12.8
24.4
4.3
9.1
23.8
3.6
9.8
25.1
3.7
9.4
29.2
4.4
12.0
4.5
7.6
2.8
10.2
3.5
7.7
1.9
9.0
2,8
6.7
1.2
6.7
3.2
7.3
1.9
8.4
1.2
2.7
1.4
2.5
1.6
2.4
1.5
2.6
56.5
1.4
34.6
5.5
33.0
4.4
34.1
5.1
11.1
10.3
8.1
11.1
28.1
5.8
22.4
7.3
34
41
59
56
87
87
60
62
Sources: Canada: Enqiéte sur les depenses des families; E. .U: Consumer Expenditure Survey
* Pour les donn.Ees amCricaines, les qu&nttles de revenu sont bases uniquement sur I 'univers des personnes qui ont
répondu tout.es les questions sur ie reuenu.
a
programmes sont finances non seulement
par les gouvernements, mais aussi par des
regimes d'assurance privés. Les Américains
paient des primes de regimes privés qui leur
remboursent certains services de sante et us
assument le coCit integral des services non
couverts par ces regimes. Leurs soins de
sante coôtent donc plus cher. Les Canadiens,
eux, sont proteges par des regimes
d'assurance-santé universels.
Statstzque Canada
Quant a l'alimentation, méme Si les
dépenses globales relatives se situaient a
peu près au même niveau dans les deux
pays, on a observe de grands écarts entre Ia
part relative des dépenses pour Ia nourriture
consommée a domicile et celle consommée a
l'extérieur. Les repas pris a l'extérieur
représentaient 42% du budget alimentaire
total des Américains, contre 24% seulement
du budget alimentaire total des Canadiens.
Autnrnne 1990 PFRSIIECTTVF
Oü s'en va l'argent? Dépenses des menages canadiens et américains
Structure des dépenses de
certains groupes
Unites de consommation dans les
quintiles supérieur et inférieur de
revenu8
Le revenu total d'une unite de dépense est Ia
principale variable explicative de son niveau
de vie et de son régime de depense. Plus le
revenu augmente, plus les ménages ont
tendance non seulement a dépenser davantage, mais aussi a élargir leurs choix en
matière de qualite et de quantité des biens et
services consommés.
Dans les ménages tant canadiens
qu'américains, le poids des dépenses
alimentaires dans le budget total diminue au
fur et a mesure que le revenu augmente.
Ainsi, les Canadiens du quintile inférieur de
revenu consacrent 22 cents par dollar a
l'alimentation, comparativement a ii cents
pour ceux du quintile supérieur. Aux EtatsUnis, les proportions correspondantes sont
de 16 et 11 cents. Quel que soit leur niveau
de revenu, les Américains dépensent
relativement moms que les Canadiens pour
se nourrir (tableau 1), et l'écart le plus
marqué a été observe chez les ménages du
quintile inf6rieur9
Au Canada, les ménages du quintile
inférieur de revenu dépensent relativeinent
plus pour se loger qu'aux Etats-Unis, alors
que c'est le contraire pour les ménages du
troisième quintile et du quintile supérieur.
Les Américains du quintile supérieur de
revenu consacrent 19% de leur budget total
au logement, comparativement aux Canadiens, qui y consacrent 13%. Toutefois, la
proportion des dépenses pour l'entretien
ménager et les articles et accessoires
d'ameublement est sensiblement Ia méme
pour les deux pays.
Quant a Ia moyenne des dépenses
globales, le rapport du quintile supérieur de
revenu au quintile inférieur est de 6.1 au
Canada, contre 4.6 aux Etats-Unis.
Cependant, ces rapports tombent a 4.2 et 3.6
.
14utomne 1990 PERSPECTIVE
respectivement si on compare Ia moyenne
des dépenses de consommation personnelle
(c'est-à-dire les dépenses totales moms les
impôts sur le revenu des particuliers, le coüt
de constitution d'un fonds de sécurité, les
dons et les contributions). Comme les
impôts, le fonds de sécurité et les dons
coütent relativement plus aux ménages du
quintile supérieur de revenu (tableau 5), le
fait d'exclure ces trois categories réduit
l'écart entre les dépenses moyennes des
unites de consommatiori des quintiles de
revenu aux deux extrémités de l'échelle.
L'effet sur l'écart est plus prononcé au
Canada qu'aux Etats-Unis.
Line autre facon de considérer l'écart
entre les dépenses moyennes du quintile
supérieur de revenu et celles du quintile
inférieur consiste a comparer les dépenses
totales per capita a celles de consommation
personnelle per capita. Pour ce qui est des
dépenses totales per capita, celles des
ménages du quintile supérieur de revenu, au
Canada comme aux Etats-Unis, sont 2.7 fois
plus élevées que celles des ménages du
quintile iriférieur. Quant au rapport des
dépenses de consommation personnelle per
capita, il tombe a 1.9 pour le Canada eta 2.1
pour les Etats-Unis. Donc, quel que soit le
concept de dépense retenu, pour ce qui est
des dépenses moyennes, l'écart entre les
ménages des quintiles de revenu aux deux
extrémités de l'échelle est presque le rnéme
dans les deux pays.
Lesjeunes et les personnes âgées
Dans les deux pays, les ménages des
personnes ãgees (c'est-à-dire ceux oCi Ia
personne de référence est ãgée de 65 ans ou
plus) ont consacré plus d'un cinquième de
leur budget au logement (tableau 3). La plus
grande disparité au niveau des dépenses de
ces ménages a été observée dans le domaine
des soins de sante, les menages américains
de cette categorie ayant dépensé 4.4 fois plus
ace titre qu'au Canada.
Statistzque Canada
Oi s'en va l'argent? Depenses des menages canadiens et américains
Tableau 3
Repartition des dépenses moyennes des unites de dépense selon l'age de La personne de
référence, 1986
Poste
Moms de 25 ans
25-34 ans
35-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
CanadaE.-U.
CanadaE.-U.
Canada.-U.
CanadaE.-u.
CanadaE.-U.
%
Alimentation:
Adomicile
A l'exterieur
Logement
Entretien menager
Articles et accessoires
d'ameublement
Habillement
Transport:
Privé
Public
Soinsdesante
Autresdepenses
13.6
9.0
4.6
19.2
2.5
14.2
6.7
7.5
22.9
2.0
13.3
9.5
3.8
18.6
3.5
12.7
7.2
5.6
23.2
2.8
13.6
10.2
3.4
15.6
2.9
13.1
7.5
5.7
20.7
2.3
14,3
11.0
3.3
15.1
2.4
12.6
7.7
4.9
19.2
2.3
16.4
13.8
2.6
21.6
2.9
14.3
9.4
4.9
23.2
3.6
3.6
6.9
13.7
12,1
1.6
1.5
18.0
3.3
5.5
22.0
21.0
1.0
2.4
15.0
3.9
5.9
12.4
11.4
1.1
1.5
14.0
3.9
5.4
19.4
18.5
0.9
2.8
11.1
3.5
6.5
12.5
11.4
1.1
1.7
13.9
3.9
5.4
18.6
17.6
1.0
3.3
11.4
3.0
5.6
14.1
12.9
1.2
2.1
13.0
3.6
4.8
18.1
17.2
0.9
5.2
10.6
3.4
5.1
13.8
12.5
1.3
2.4
12.1
3.7
3.8
15.7
14.6
1.1
10.6
9.7
Consommationtotale
78.9
87.4
73.2
81.4
70.2
78.8
69.8
76.4
77.7
84.7
Impôts personnels
Securité
Dons et contributions
14.2
4.6
2.2
6,1
5.6
1.0
18.8
5.9
2.1
9.0
8.3
1.3
20.5
6.7
2.6
9.2
9.2
2.8
19.0
7.7
3.6
10.3
9.6
3.8
12.3
2.0
8.0
6.1
3.7
5.5
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
Depensestotales
Dépenses moyennes ($) 27,900 15,100
Nombre moyen de
2.1
personnes
1.8
Proportion de propriétaires de leur
12
logement(%)13
36,200 26,300
19,700 16,200
2.8
3.4
3.2
2.4
2.4
1.7
1.8
46
46
73
72
73
81
60
75
E.-U.: Consumer Expenditure Survey
Au Canada, les personnes âgées ont
consacré une part relativement moindre de
leur budget au transport privé qu'aux EtatsUnis. Outre le fait que ces données se
rattachent a des concepts différents, soulignons que les propriétaires d'automobile
sont proportic nnellement moms nombreux
parmi les ames canadiens 0. Ce fait peut
egalement être attribuable a plusieurs
facteurs. Premièrement, le prix d'achat et le
coCit d'utilisation d'une voiture sont généralement plus élevés au Canada.
Deuxièmement, ii se peut que les personnes
ãgées choisissent de ne pas conduire au
Canada a cause de la condition des routes en
34,900 27,700
2.8
Sources: Canada: Enquéte sur les depenses des families;
Statisttque Canada
45,800 34,800
hiver. La difference dans le mode de vie est
peut-étre une troisième raison: les personnes âgées consacrant plus d'un tiers de
leur budget alimentaire aux repas pris a
l'extérieur du domicile aux Etats-Unis,
contre moms d'un sixième au Canada.
Sur chaque dollar dépensé par les
jeunes menages (c'est-à-dire par ceux øü la
personne de référence est ãgée de moms de
25 aris), 40 cents ont été consacrés a
l'alimentation, au logement et a l'habillement au Canada, comparativement a 43
cents aux Etats-Unis (tableau 3). Si l'on
ajoute le coüt du transport privé a ces trois
besoins fondamentaux, l'écart entre les deux
Automne 1990 PERSPECT1V
O1 s'en va I'argent? Dépenses des menages canad iens et américains
pays augmente, le montant total passant a
53 cents pour les jeunes Canadiens et a 65
cents pour lesjeunes Américains. Comme on
pouvait s'y attendre, les jeunes ont consacré
proportionnellement plus, dans les deux
pays, a la constitution d'un fonds de sécurité
(primes d'assurance sur la vie, cotisations a
des regimes de retraite publics et privés,
etc.), tandis que les personnes âgees ont
consacré relativement plus aux dons et aux
contributions en espèces.
Comparativement aux membres des
jeunes ménages, les membres des ménages
d'âge avancé ont dépensé en moyenne 13% de
moms par personne au Canada, mais 7% de
plus aux Etats-iJnis. Les postes de dépense
ayant contribué a ces differences entre les
jeunes et les personnes âgées étaient, au
Canada, les loisirs, i'éducation, le tabac et
les boissons alcooiisées et, aux Etats-ijnis,
principalement les soins de sante.
Parents seuts et couples manes
Dans les deux pays, les families monoparentales consacrent une part proportionneUement plus grande de leur budget aux besoins
fondamentaux que les families époux-épouse
(tableau 4): environ 50 cents par dollar pour
les premieres, contre 36 a 38 cents pour les
secondes. Au Canada, les families monoparentales dépensent 83 cents par dollar
pour leur consommation personnelie,
comparativement aux families époux-épouse
avec enfants de moms de 18 ans, qui
dépensent, eiies, 72 cents. Les impôts sur le
revenu des particuliers, la constitution d'un
fonds de sécurité, les dons et les
contributions coütent davantage a ces
dernières. Aux Etats-ljnis, l'écart entre les
deux types de famille dans la part relative
des dépenses personnelles est de 6 cents par
dollar seulement.
La difference entre les deux pays peut
We attribuable a l'application de regies
différentes, pour les families monoparentales et les families époux-épouse, en
matière de credits d'impôt, d'impôt sur le
1990 PERSPECTIVE
revenu et de paiements de transfert (par
exemple, l'existence de transferts pécuniaires au Canada par opposition aux
transferts pécuniaires et en nature aux
Etats-Unis, comme ies coupons alimentaires, l'assurance-maladie Medicare* et
les logements subventionnés). Dans ies deux
pays, les families époux-épouse avec enfants
consacrent une part relativement pius
grande de leur budget a la constitution d'un
fonds de sécurité (assurance sur la vie,
entière ou temporaire, regimes de retraite
publics et privés, etc.)".
Du point de vue tant des moyennes
globales que des moyennes per capita, l'écart
entre les dépenses des families monoparentales et celies des families époux-épouse
avec enfants était plus petit au Canada
qu'aux Etats-Unis. Ainsi, le rapport des
dépenses per capita des families monoparentales aux dépenses per capita des families
époux-épouse avec enfantsétait de 77% au
Canada, mais de 68% aux Etats-Unis. Dans
chacun des deux pays, Ia moyenne de
l'ensembie des dépenses des families monoparentales était supérieure a celie des
personnes seules, mais inférieure a celle des
families époux-épouse avec enfants (tableau
4).
Qui effectue Ia plus grande part
des dépenses de consommation?
Aux tats-Unis comme au Canada, Ia part
relative des dépenses totales, des dépenses
de consommation personnelle et des
dépenses liées a chaque catégorie augmente
en même temps que le niveau de revenu.
Ainsi, les unites de consoinmation du
quintile de revenu supérieur effectuent les
deux cinquièmes environ des dépenses
totales dans les deux pays. Lorsqu'on exclut
de ces dépenses celies qui ne sont pas de
consommation (impôt sur le revenu,
constitution d'un fonds de sécurité, dons et
contributions), cette part tombe a 34% au
Canada et a 36% aux Etats-Unis.
Stotistique (irrndi
Oci s'en va l'argent? Depenses des ménages canadiens et américains
Tableau 4
Repartition des dépenses moyennes des unites de dépense selon le genre d'unité de
dépense, 1986
Families épouxépouse avec
enfants de moms
del8ans
Personnes
seules
Posth
CanadaE.-U.
CanadaE..U.
Parents seuls
avec enfants
de moms
del8ans
Families
avec cleux
personnes
etplus
CanadaEx.
CanadaEx.
23.3
2.3
4.4
12.1
5.8
6.3
25.1
2.2
13.9
11.0
2.9
16.9
4.0
13.6
8.3
5.4
21.3
3.3
16.9
13.5
3.4
23.6
5.1
15.4
10.3
5.1
27.4
3.7
13.9
10.6
3.3
16.1
3.1
13.4
8.0
5.4
20.8
2.6
3.1
5.2
10.1
8.4
1.7
1.9
14.1
3.2
4.8
15.8
14.5
1.3
5.0
12.1
4.0
6.2
12.3
11.5
0.8
1.7
13.3
4.3
5.4
18.8
18.1
0.7
3.3
11.3
3.5
6.9
9.9
8.2
1.7
1.8
15.1
2.8
7.5
15.6
14.7
0.9
3.4
11.5
3.6
6.3
13.3
12.2
1.1
1.8
13.8
3.9
5.2
19.1
18.2
0.9
4.2
11.0
Consommationtotale
73.8
80.2
72.3
81.4
82.8
87.4
71.8
80.3
Impotspersonnels
Sécurite
Dons et contributions
15.9
4.5
5.8
9.7
6.5
3.6
19.7
6.3
1.8
8.1
8.7
1.8
11.2
3.9
2.0
5.9
5.8
0.8
19.2
6.3
2.8
8.6
8.5
2.7
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
18,600
15,200
44,000
34,700
24,600
17,200
41,400
30,500
1.0
1.0
4.0
4.0
2.9
2.9
3.2
3.2
53
49
36
36
36
35
45
46
30
39
74
73
29
30
69
71
Alimentation:
Adomicile
A l'extérieur
Logement
Entretienmenager
Articles et accessoires
dameubiement
Habillement
Transport:
Privé
Public
Soinsdesante
Autresdepenses
Depensestotales
Dépenses moyennes ($)
Nombre moyen de
personnes
Age moyen de la personne
de reference
Proportion de propriétaires de leur
logement(%)
13.8
9.4
Sources: Canada: Enqu& cur les dépenses des families; E.-U.: Consumer Expenditure Survey
Compre nil toutes tes families non reprCsentees séparément thins ce tableau.
Au Canada, l'écart entre la part
relative des dépenses totales effectuées par
le quiritile inférieur de revenu et celle du
quintile supérieur est de 33 points de
pourcentage, et il tombe a 26 points
lorsqu'on exciut les impóts sur le revenu des
particuliers, la constitution d'un fonds de
sécurité et les dons; les chiffres correspondants pour les Etats-Unis sont de 31 et 26
points de pourcentage. L'écart entre la part
relative du revenu total avant impét qui
Seatisüque Canada
revient a ces quintiles représente, lui, 37
points de pourcentage au Canada et 45
points aux Etats-Uriis.
De plus, les données montrent que,
dans les deux pays, le revenu total est plus
concentré que les dépenses totales ou que les
dépenses de consommation, et que Ia
difference de degré de concentration a Ia fois
du revenu et des dépenses est moms
prononcée au Canada qu'aux Etats-Unis.
Automne 1990 PERSPECTI
Oi s'en va l'argent? Dépenses des menages canadiens et américains
Les menages canadiens du quintile Comparativement aux Canadiens, les
supérieur de revenu ont payé 52% de l'impót consommateurs américains du quintile infétotal sur le revenu des particuliers par rieur de revenu ont affecté une plus grande
rapport aux ménages américains, qui en ont part de leur budget aux soins personnels, a
payé 58%. Les pourcentages correspondants l'éducation, a la lecture, au tabac et aux
pour Ia constitution d'un fonds de sécurité boissons alcoolisées. Compte tenu du
sont de 50% et 51% et, pour les articles et caractère très heterogene de ce groupe
accessoires d'ameublement, de 37% et 44%. (constitué de personnes seules, jeunes et
Quant aux ménages du quintile inférieur de âgées, de familIes monoparentales et de
revenu, us ont effectué 8% des dépenses en travailleurs autonomes a faible revenu ou a
soins de sante au Canada et 13% aux Etats- revenu négatifl, on ne peut expliquer les
Unis (tableau 5).
differences entre les consommateurs du
Tableau 5
Part relative des dépenses totales des unites de dépense par poste, selon le quintile de
revenu, 1986
Canada
2'
quintile
3e
quintile
quintile
Quintile
superieur
Total
10
11
5
12
15
16
12
16
20
20
18
19
24
24
25
23
31
29
40
30
8
13
18
25
6
6
5
4
9
8
7
14
12
13
13
15
16
13
18
17
19
19
17
20
19
8
14
PosteQuintile
inferieur
Alimentation:
Adomicile
Al'exterieur
Logement
Entretien
rnenager
Articles et
accessoires
d'ameublement
Habillement
Transport:
Prive
Public
Soinsdesante
Autresdepenses
Consommation
totale
Quintile
inférieur
2'
quintile
3e
quintile
quintile
supérieur
100
100
100
100
11
12
9
11
14
16
11
14
18
19
17
18
24
24
24
22
33
29
39
35
36
100
9
13
17
24
37
25
24
26
27
21
26
25
37
41
37
37
38
30
36
100
100
100
100
100
100
100
7
9
8
8
11
13
10
10
12
11
11
10
18
12
16
16
17
18
16
21
17
23
24
25
25
20
21
24
44
39
39
38
43
27
37
19
25
34
100
10
13
18
23
36
4e
4eQuintile
lmpots personnels
Sécurité
Dons etcontributions
1
1
6
7
15
16
26
26
52
50
100
100
1
3
4
6
12
14
25
26
58
51
9
13
20
20
38
100
9
9
17
20
45
Depensestotales
6
12
18
25
39
100
9
11
17
23
40
Revenu total
avantimpét
5
11
17
25
42
100
3
9
15
25
48
Sources: Canada: Enqute sur les dépenses des famtlles; E. -U.: Consumer Expenditure Survey
*Pour les données amértcaines, les quintiles de revenu sont bases uniquement sur I 'univers des personnes qui ont
répondu a tOute8 les questions sur le revenu.
iS / .1
i d,miw
i'i:!i'I:(rI\E
Oci s'en va l'argent? Dépenses des menages canadiens et américains
quintile inférieur de revenu pour certains
postes de dépense.
Parts relatives des dépenses totales
de consommation selon le quintile
de revenu, 1986
La concentration de 'ensemble des dépenses de
consommation est relativement plus forte aux
Etats-Unis qu'au Canada.
40
30
20
10
N
Nut
Deuxiême Quatneme
Sources: Canada: Enquête sur les dépenses
des families, 1986
E. -U.: Consumer Expenditure Survey, 1984-86
Statsttque Canada
Conclusion
La structure des dépenses des ménages
canadiens et des ménages américains est
assez comparable. Les impôts sur le revenu
des particuliers coütent davantage aux
ménages canadiens qu'américains, alors que
la constitution d'un fonds de sécurité leur
revient moms chère. Outre cette difference
importante, les Américains consacrent
relativement plus aux repas pris a
l'extérieur et au logement.
Bien que les depenses de consommation totales soient concentrées dans le
quintile supérieur de revenu, le degre de
concentration est moms pronoricé au
Canada. Dans les deux pays, les dépenses
totales sont moms coricentrées que le revenu
total. Le fait que les dépenses totales soient
moms concentrées tient a ce que tous les
ménages doivent subvenir a certains besoins
essentiels pour subsister, que l'argent
provienne du revenu gagne par le ménage
ou de paiements de transfert de l'Etat ou
encore qu'il soit emprunté. Une fois le
niveau de subsistance de base atteint, les
ménages peuvent dépenser leur argent selon
leurs gofits et leurs préférences pour se
procurer une variété de biens et de services.
U
Automne 1990 PERSPECTIV
Oi s'en va l'argent? Dépenses des menages canadiens et américains
Note: Dépenses des families
canadiennes ou l'épouse occupe un
empioi a temps plein 12
Queues consequences a, sur le régime de depense
d'une famille, le fait que l'epouse travaille a temps
plein (cest-à-dire 30 heures ou plus par semaine
pendant 49 a 52 semaines par an)? Comme le salaire
de l'epouse s'ajoute au revenu de la famille, ii est
normal de supposer que ce revenu, comme tout
revenu additionnet, aura un impact sur Ia structure
des depenses de La familie. Des auteurs américains se
sont penchés sur cette question et ont conclu que ...1e
travail de l'epouse a pour efTet de placer la famille
dans une tranche de revenu superieure, ce qui amène
generalement cette dernière a adopter le régime de
dépense propre a cette tranche de revenuo 13
(traduction).
D'une part, I'épouse qui travaille contribue au
revenu total de la famille; d'autre part, ii est probable
que les dépenses de La famille dans certains domaines
augmentent lorsque l'épouse travaille. Selon
certaines etudes arnéricaines récentes 14, les domaines
oi les dépenses augmentent sont i'entretien menager
(y compris Ia garde des enfants), le transport privé,
Dépenses relatives selon le statut
professionnel de l'épouse, Canada, 1986
Les families o6 I'épouse travaillait a temps plein
ont dOpensé une part relativement plus
importante de leur revenu pour les impóts et les
tonds de sOcurité que les families oCi lépouse
navait pas travaillé.
% des dépenses totales
80
60
Epouse ayant
travaillé a
temps plein
Epouse n'ayant
pas travallé
20
ConsommatuonImpôtsFonds de
personriellepersonnelsSéCurite
totale
Source:
les postes du budget lies au travail et ceux
permettant de gagner du temps, l'habillement de
l'épouse et le cost de Ia nourriture consommée a
l'extérieur du domicile. En plus de cette hausse des
dépenses de consommation personnelle, on assisterait
aussi a une augmentation des dépenses autres que de
consommation, en l'occurrence les impôts et Ia
constitution d'un fonds de sécurit.é (puisque ces
dépenses sont liées au niveau de remuneration de
l'épouse )15
Les dépenses ajoutees a celles de Ia famille, du
fait que l'épouse travaille hors de La maison, ne
peuvent cependant que reduire sa contribution
obruteo au revenu de Ia famille. Ainsi, au Canada, le
salaire moyen d'une epouse travaillant a temps plein
en 1986 représentait 36% du revenu total de sa
famille (tabLeau 6), mais les dépenses additionnelles
pour Ia consommation alimentaire hors du domicile,
l'entretien ménager, l'habillement, le transport,
l'impôt sur le revenu et Ia constitution d'un fonds de
sécurité pourraient reduire de moitié environ sa
contribution nette ace revenu.
Le rapport, au Canada, entre Ia situation de
l'épouse vis-a-vis de l'emploi et les habitudes de Ia
famille en matière de dépense est semblabie a celui
observe aux Etat.s-Unis. Lea families oct i'épouse
travaille a temps plein paient relativement plus
d'impots et consacrent une plus grande part de leur
budget a Ia constitution d'un fonds cle retraite (en
supposant qu'une personne de plus touchant un
salaire paie des impots et des primes d'assurance ou
des cotisations a un régime de retraite fondés sur son
revenu) et ont done relativement moms a consacrer a
leur consommation personnelle. En 1986, par
exemple, ii restait aux families canadiennes ott
l'épouse travaillait a temps plein, 68 cents par dollar
disponibte pour leur consornmation personnelle,
comparativement aux families ott l'épouse ne
travaillait pas, auxquelles it restait 74 cents.
Les dépenses totales par personne des families
ott l'epouse travaillait a temps plein depassaient de
$5,900 celies des autres families. Sur les $20,600 qui
s'ajoutaient au revenu des families ott l'epouse
travaillait a temps plein. 39% allaient a des postes
autres que Ia consommation personnelle, comme les
impôts sur Le revenu des particuliers et La
constitution d'un fonds de sécurite, 10%, au logement
et au transport, 7%, a l'habillement et 5%, aux repas
pris a l'extérieur. Environ 7% du revenu additionnel
n'était pas dépensé du moms selon Ia classification
des dépenses totales utiiis6e) 16 .
Du point de vue de Ia structure giobale des
dépenses, les families ott l'epouse avait un empioi a
temps plein hors de La maison avaient un plus petit
budget alimentaire total et consacraient moms au
logement mais plus a i'entretien ménager (principaiement a cause du coUt de Ia garde des enfants) que les
families ott Ia femme ne travaillait pas. Sur chaque
dollar consacré a i'aiimentation, le premier groupe
dépensait 28 cents pour manger a l'exterieur et Ic
second, 18 cents.
Enquéte sur les dépenses des families
I()L'I;Ii'F:(1'!\ .';III
(nai1
Oc s'en va l'argent? Depenses des menages canadiens et américains
Tableau 6
Repartition des dépenses moyennes des families epoux.epouse selon Ia situation de
l'épouse vis-à-vis de l'emploi, Canada, 1986
Epouse travailiantEpouse neTotal Rapport des depenses des families
tr,,vn
illant
•
Post.e
AtempsAutreTotal
ple i n *
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"
I'ócn
nnii
trnua I lø , toni nc
pas plein par rapport aux families
oü l'epouse ne travaille pas
Rapport des
depenses
Deboursement
du revenu
additionnelt
Alimentation:
A domicile
A i'etranger
Logement
Entretien menager
Articles et accessoires
d'ameublement
Habiliemont
Transport:
Privé
Public
Soinsdesanté
Autresdépenses
12.3
8.7
3.5
14.4
3.2
13.8
10.5
3.3
15.9
3.2
13.1
9.6
3.4
15.2
3.2
15.4
12.6
2.8
16.7
2.7
13.8
10.5
3.2
15.7
3.1
124.2
108.1
196.3
134.5
180.7
6.3
1.7
4.6
9.7
3.7
3.6
6.6
12.8
11.8
1.0
1.6
13.2
3.9
6.3
13.6
12.6
1.0
1.8
13.6
3.8
6.4
13.2
12.2
1.0
1.7
13.4
3.6
5.9
14.0
13.0
1.0
2.0
13.7
3.7
6.3
13.4
12.4
1.0
1.8
13.5
158.8
173.8
142.1
141.1
155.1
121.2
149.8
3.5
7.3
10.0
9.0
1.0
0.7
11.5
Consommationtotale
67.7
72.0
69.9
73.8
71.1
142.3
52.7
lnteretspersonnels
Sécurité
Dons et contributions
Epargne (revenu - dépenses)
Depensestotales
22.3
7.5
2.5
19.2
6.5
2.3
20.7
6.9
2.4
17.8
5.3
3.1
19.8
6.4
2.6
195.0
217.5
129.1
28.5
10.6
1.5
6.7
93.3
...
...
...
...
...
...
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
...
Depensesannuellestotales ($)54,000
($) 19,800
Revenumoyendel'epouse
Revenumoyendelépoux
($)24,300
Revenumoyenavantimpôt ($)55,100
Depenses moyennes par
personne
($) 16.400
Nombre moyen de personnes
3.3
Age moyen de Is personne de
41
reference
Proportion des propriétaires
de leur logement
(%)76
45,100
7,700
24,500
44,000
49,000
13,000
24,400
48,900
34,800
...
17,900
34,500
43,500
8,000
21,900
43,300
155.3
12,900
3.5
14.400
3.4
10,500
3.3
12,800
3.4
155.3
40
40
53
45
73
74
76
75
159.6
100.0
Source: Enquete sur les dépenses des families
* Une épo use travatllant 30 heures ou plus par seniaine pour au moms 49 semaines par anrée, est considerée comme
Era vaillant a teinps plein.
t L.e reuenu moyerz des families oà I 'épouse avait travaillé a temps plein étatt de $20,600 de plus qiie ceiui des families
aul 'épa use a auait pas travaillé.
Statistique Canada
Automne 1990 PERSPECTIVE / 21
Ou s'en Va l'argent? Depenses des menages canadiens et américains
Notes
L'unité d'analyse dans cet article est l'unité de
dépense ou de consommation. Une unite de depense
equivaut dans La plupart des cas a un menage.
Le cycle de vie est represente par Page de Ia personne
de référence au 31 decembre 1986, dans lenquete
canadienne sur les dépenses des families, et par Page au
moment de l'enquete américaine, dans Ia Consumer
Expenditure Survey. Dans Ia plupart des cas, c'est le
chef du ménage qui est Ia personne de reference, c'est-àdire Is personne qui assume prineipalement Ia
responsabiLite financière du menage ou qui supporte le
coQtd'achatou de location du logement, ou les deux.
tJne comparaison détaillée du revenu des Canadiens
et des Americains selon Les caracteristiques des families
sera pubiiee dans un prochain numéro de L'emploi et le
revenis en perspectiue.
A titre d'exempie, Ia taiile moyenne d'une unite de
depense était de 2.7 personnes au Canada, contre 2.6
personnes aux Etats-Unis; Page moyen de Ia personne de
reference était de 47 ans dans les deux pays; et plus de
70% des unites de depense etaient des families comptant
deux personnes ou plus.
Comme les estimations des depenses comparées dans
cet article proviennent d'enquétes-menages, elles sont
susceptibles d'être entachees d'erreurs d'echantillonnage et d'erreurs non dues a l'echantiilonnage. Pour un
exposé sur les consequences, notamment, des erreurs de
mémoire et des facteurs demographiques dans les
enquêtes sur les dépenses, voir, par exemple, Silberstein
(1989), Bruning et Hu (1989) et Gieseman (1987).
Les depenses moyennes, prises globalement ou par
rapport a certains postes precis, ne sont pas comparées a
cause des differences de pouvoir d'achat entre les deux
monnaies. Ainsi, si Von se base sur le taux de change
moyen en 1986, soit CAN $i.389 = US $1.00, une
famille canadienne aurait eu besoin de CAN $13,980
pour acheter un panier de biens et services equivalent
coUtant US$10,000 aux Etats.Unis. Toutefois, si l'on se
fonde sur Ia parité des pouvoirs d'achat en 1986 selon
laquelle CAN $1.252 équivaiait a US$1.00, une famille
canadienne aurait paye CAN $12,520 pour ie méme
panier. Les interpretations varieraient done selon Le
facteur de conversion choisi (voir tableau 2, Slater
1988).
Le revenu total et les impOt.s sur le revenu des
particuliers rattachés aux unites de corisommation sont
sous-déclarés dans I'enquete américaine sur les
depenses de consommation. Ainsi, le revenu moyen des
families époux-epouse en 1986 était de $33,286 selon
cette enquête, mais de $43,635 selon Is Current
Population Survey, menée chaque année par Le U.S.
Bureau of the Census. Une teLie difference peut étre
attribuée a Ia façon dont les donnees sur le revenu sont
recueiilies pour les deux enquêtes (voir ie document de
base traitant des données américaines).
22 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Compte tenu de cette sous-declaration des données
sur le revenu dans l'enquete américaine sur les
dépenses de consommation, nous ne comparons pas ici
le rapport de l'epargne au revenu pour les menages
canadiens et america ins.
• Lécart peut être en partie attribuabie a Is méthode
de collecte des données sur les dépenses aLimentaires.
Aux Etats-Unis, les sommes dépensées pour la
nourriture (et Les articles nécessaires pour l'entretien
ménager ainsi que les produits et services de soins
personnels) étaient notées dans un journal ou dans un
registre servant a une enquête distincte de l'enquête
par panel trimestrielle, dans le cadre de laquelie étaient
recueiilies Les donnees sur les autres depenses pour le
foyer. Pour Is production des données sur Les dépenses
totales des unites de consommation, les données
recueillies auprés des deux échantillons indépendants
ont eté intégrées. Au Canada, les donnees sur les
depenses alimentaires et sur les autres depenses ont ete
recueillies au moyen du méme questionnaire.
° Ii faut Se garder de tirer des conclusions hãtives au
sujet des liens qui semblent exister entre le revenu total
et les dépenses des unites de consommation dans le
quintile inférleur de revenu. En effet, ii se peut que cet
effectif comprenne des unites dont Ia structure des
dépenses est proche de celLe dunités dans le quintile
superieur de revenu, bien que leur revenu pendant Is
période en question ait eté inférieur. On pense
notamment aux menages dont le chef est un travailleur
autonome ou agricole ou quelquun qui a subi une baisse
de revenu parce qu'il a perdu son emploi ou a ete frappé
d'une incapacité. (Au Canada, ces nienages
representaient moms d'un demi pour cent du nombre
total des ménages en 1986.)
Les écarts observes entre les deux pays en ce qui a
trait aux dépenses alimentaires découlent peut-être des
differences de prix dans ce domaine, lesquelles
résuitent de La politique adoptée a l'égard des subventions agricoles et du role joué par les offices de
commercialisation (du lait, du ble, etc.), particu.
Iièrement au Canada.
10
En 1984 par exemple, La proportion de ménages
dâge avancé possedant une voiture etait de 71% aux
tate-Unis etde 58% au Canada (Chawla, 1990).
It
Voir The Number News, septembre 1989, pour un
résumé de Ia structure des dépenses aux tats-Unis
selon le genre de menage.
12
Le tableau 6 ne contient pas de données détaiiiees
sur Les ménages américains selon Ia situation de
Pepouse vis.à-vis de i'empioi parce que ce genre
d'information ne se trouvait pas dans le document de
référence utilisé pour les données sur les dépenses aux
Etats-Unis.
Stcztzstique Canada
Ou s'en va I'argent? Depenses des menages canadiens et américains
Notes - fin
13
Voir le Bulletin no 2267, P. 5-6, U.S. Department of
Labour (1986). Voir aussi Walman etJacobs (1978).
14
Voir The Number News, novembre 1988, et Jacobs et
at, (1989).
IS
Une famille qui depense plus pour se constituer un
fonds de sécurité parce que l'epouse travaille devrait
avoir un revenu supérieur au moment de Ia retraite, car
l'épouse aurait alors droit a ses propres prestations du
Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes
du Québec et a celles du régime de retraite auquel elle
aurait cotisé au travail, le cas écheant. En d'autres
termes, une telle famille risquerait moms d'être pauvre
lorsque les parents seraient ages.
IS
est possible de considérer le surplus de revenu par
rapport aux depenses ou a .l'epargne'.. Pour notre part,
nous avons évité d'utiliser ce concept principalement
parce que ce surplus de revenu aurait Pu être consacré
a d'autres postes de dépense que ceux inclus dens les
deux enquetes. Voir aussi Ia note 6 oü ii est expliqué
pourquoi l'epargne n's pas été comparée aux autres
concepts de revenu.
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.L
ulnrr' 1.990
l'1SI'I('TlVE ! 23
Consommation dans les regions
urbaines et rurales au Canada
Ernest B. Akyeampong
JJ
epuis de nombreuses années, Ia
population du Canada augmente
beaucoup plus rapidement dans les regions
urbaines que dans les regions rurales. De
1976 a 1986 par exemple, Ia croissance de Ia
population urbaine a été de 11% (c'est-à-dire
de 2 millions d'habitants), soit près du
double de ce qu'e lie a été dans les zones
rurales (6%, ou 332,000). En outre, cette
disparité s'est accentuée dans la deuxième
moitié de la décennie, le taux de croissance
de Ia population ayant été cinq fois plus
éievé dans les villes que dans les regions
rurales'.
Ce phénomène de croissance inegale
soulève plusieurs questions. Par exemple, y
a-t-il des differences fondamentales dans les
dépenses des consommateurs selon qu'iis
vivent dans les vilies ou en milieux ruraux?
Dans l'affirmative, quei efTet cette croissance
plus rapide de la population dans les villes at-eiie sur les habitudes de consommation? Et
dans queue mesure pouvons-nous nous
attendre.à voir changer ces habitudes avec le
temps? A I'aide de données de i'Enquete sur
les dépenses des families (EDF), cet article
tâche de determiner si effectivement Ia
composition des dépenses de consommation
diffère pour les habitants des villes et ceux
des regions rurales et si cette composition a
change au cours des dernières années.
Ernest B. Akyeampong est au service de La
Direction des en.quétes des ménages et du
travail. On peut communiquer avec lui au
(613) 951-4624.
24 I Automne 1990 1'lRSI'J(''F1VE
Profil des menages
Pour mieux comprendre Ia composition des
dépenses de la population urbaine et de Ia
population rurale au Canada, ii est essentiel
d'établir un profil succinct du ménage
urbain et du ménage rural 4ypique 2
En 1986, Ia taille des ménages
urbains etait en general plus petite que celle
des menages ruraux, soit 2.6 personnes
contre 3.0 respectivement (tableau 1). Les
ménages urbains avaierit aussi tendance a
avoir a leur tête une personne un peu plus
jeune (46 ans contre 49 ans) 3 . D'autre part,
ies ménages ruraux étaient plus susceptibles d'être propriétaires de leur logement
(85% contre 55%) et de posséder au moms un
camion ou une automobile (89% contre 77%).
Le nombre moyen de personnes par ménage
ayant touche un salaire ou un traitement au
cours de Pannée 1986 était le même pour les
ménages urbains et les ménages ruraux
(1.5), mais le revenu annuei moyen avant
impét et les depenses totales étaient dans
I'un et Pautre cas plus élevés dans les
regions urbaines 4
.
.
Composition des dépenses en
1986
Les differences dans la composition des
depenses des ménages urbains et ruraux
résultent de nombreux facteurs. Les disparités de caracteristiques notées précédemment
sont parmi les plus importantes. Toutefois,
.''tt.tiqu& (rudz
Consommation dans les regions urbaines et rurales au Canada
Definition des regions urbaines etdes
regions rurales
Les regions urbaines sont des zones btties en continu
ayant une population d'au moms 1,000 habitants et
une densité de population d'au moms 400 habitants
par kilometre carré, selon le recensement de la
population de 1986. Pour ètre considéree comme bàtie
en continu, une zone ne doit pas comporter d'espace
non construit de plus de deux kilométres. Les regions
rurales sont celles se trouvant
l'exterieur des
regions urbaines.
a
Enquéte sur les depenses des families
(EDF)
L'enquête sur les depenses des families recueille des
renseignements détaillés sur le budget des menages
intervalles irreguliers,
au Canada. ELe a lieu
depuis 1953. La dernière a été effectuée au debut de
1987 et portait sur l'annêe civile precédente.
Les resuitats servent principalement a Ia mise a
jour des coefficients de pondération utilisés dans le
calcul de Pindice des prix a la consommation. Mais
certamnes de ces données ont egalement servi a des
analyses de politiques fiscales, de programmes de
bien-être social et détudes de marche.
Des renseignement.s détailles sur I'Enquete sur
les dépenses des families sont disponibies dans Ia
a
Depenses des families au
Canada (n° 62-555 au catalogue) ou en communi-
publication intitulee
quant avec Ia Section des enquêtes sur les depenses
des families de Ia Division des enquètes-menages, a
Statistique Canada, au numéro (613) 951-9781.
Tableau 1
Caracteristiques choisies des ménages
urbains et ruraux, 1986
Urbains Ruraux
Nombre de ménages('000) 7,2971,552
Tailie moyenne do menage
(personnes)
2.63.0
Nombre moyen de soutiens
(personnes)
1.51.5
Age moyen du chef de menage
(années)
4649
Revenu annuel moyen du
menage avant impôt $ 36,69030,830
Depenses annueiies moyennes
dumenage
$ 36,24030,180
Proportion de mnenages propriétaires de leurlogement %
5585
Proportion de manages possédant
au moms une automobile ou un
7789
camion
%
Source: Enquéte sur les dépenses des fammiies
Statistique Canada des differences non moms importarites
existent egalement au niveau du mode de
vie et des prix a la consommation. Bieri que
les données de l'Enquête sur les dépenses
des families ne puissent pas en mesurer
l'impact, nous discuterons de certains de
leurs effets possibles.
Outre les impôts personnels, les trois
categories les plus importantes du budget
des dépenses totales des menages urbains et
ruraux en 1986 étaient l'alimentation, le
logement et le transport (tableau 2).
Ensemble, elles représentaient environ 44%
du budget total des deux types de menages.
Par contre, Ia part de chaque catégorie était
différente dans chacune des regions. Par
exemple, les ménages ruraux consacraient
15.4% de leur budget a Palimentation, soit
un peu plus que la proportion moyenne pour
les ménages urbains (14.1%). Cette
difference s'explique en partie par le fait que
le nombre moyen de personnes par ménage
rural est plus élevé et que le prix des
aliments est en general plus éievé dans les
regions eloignées.
Une ventilation du budget d'alimentation des ménages urbains et ruraux révèle
des differences quant au mode de vie entre
ces deux groupes. Par exempie, les ménages
ruraux consacrent une plus grande partie de
leur budget d'alimentation a des aliments
achetés en magasin (et habituellement
préparés a Ia maison) tandis que les
ménages urbains dépensent relativement
plus pour des aliments achetés et prepares
dans les restaurants, ceci inclut les
restaurants rapides et les cafeterias
(tableau 3).
Les dépenses au titre du logement qu'il soit loué ou qu'il appartienne a
l'occupant représentaient en 1986, une
plus forte proportion du budget d'un ménage
urbain moyen (16.5%) que d'un menage
rural moyen (14.2%)5. Ici encore, une
ventilation de ces dépenses révèle des
differences intéressantes. Par exemple, pour
les menages urbains, le tiers des dépenses en
Autornne 1990 PERSPECTIVE /25
Consornmation dans les regions urbaines et rurales au Canada
Tableau 2
Dépenses annuelles moyennes des menages urbains et ruraux, 1986
Depenses
Proportion
UrbainsRurauxUrbainsRuraux
$
Depensesannuellesmoyennes
Aliment.ation
Logement
Entretienmenager
Articles et accessoires d'ameublement
Habillement
Transport
Soinsdesanté
Soins personnels
Loisirs
Materiel de lecture
Education
Produits du tabac et boissons alcoolisees
Securite (RPC, RRQ, assurances)
Dons et contributions
Divers
Impôtspersonnels
36,240
5,090
5,980
1,540
1,280
2,280
4,660
650
700
1,800
210
320
1,140
1,630
1,160
910
6,890
30,180
4,640
4,280
1,480
1.260
1,920
4,630
660
580
1,630
170
190
1,060
1,240
970
850
4,620
100.0
14.1
16.5
4.2
3.5
6.3
12.9
1.8
1.9
5.0
0.6
0.9
3.1
4.5
3.2
2.5
19.0
100.0
15.4
14.2
4.9
4.2
6.4
15.3
2.2
1.9
5.4
0.6
0,6
3.5
4.1
3.2
2.8
15.3
Source: Enqufle sur les depenses des families
Comment un menage typique depensait chaque dollar en 1986
C'est par les depenses en impôts personnels, logement et transport que Ia structure des dépenses des
ménages urbains diffOre de celle des ménages ruraux.
ImpOts personnels
Logement
Alimentation
Transport
Entretien ménager, articles et
accessoires d'anieublement
Loisirs, lecture et education
Habillement
Dons, contributions et
dépenses diverses
Sécurite
Soins de sante et soins personnels
Tabac et aicool
0
5
10
15
20
Cents
Source: Enquéte sur ies dépenses des families
26 / \ulimrr€' 1990 PERSPECTIVE •Stntzstique Carwdn
Consommation dans les regions urbaines et rurales au Canada
Tableau 3
Dépenses annuelles moyennes des menages urbains et des menages ruraux, certains
éléments, 1986
Proportion
Depenses
UrbainsRuraux
Urbains Ruraux
$
Aliments
Achetésdansunmagasin
Achetés au restaurant
Autre
5,090
4,640
100.0
100.0
3,740
1,320
30
3,740
870
30
73.4
80.7
Logement
Loué
Appartenantà l'occupant
Services
Autre logement
5,980
1,990
2,570
1,050
370
4,280
460
2,230
100.0
100.0
Transport
Prive
Public
26.0
0.6
33.3
18.8
0.5
10.7
52.0
1,300
290
43.0
17.5
6.2
4,660
4,190
4,630
4,430
100.0
90.0
100.0
95.7
470
200
10.0
4.4
30.4
6.9
Source: EnquEte sur lee depenses des families
logement était affecté au loyer tandis que
pour les ménages ruraux, en majorité
propriétaires, cette proportion n'était que de
11%. Par contre, plus de Ia moitié des
dépenses de logement des ménages ruraux
étaient consacrées aux cocits relies au fait
d'être propriétaire et comprenaient l'entretien, les impôts fonciers et l'intérêt
hypothécaire. L'ensemble de ces dépenses ne
représentaient qu'une proportion de 43%
pour les ménages urbains. Les ménages
urbains ont aussi dépensé relativemerit
moms que les ménages ruraux pour des
services comme l'eau, le mazout, le gaz et
l'électricité (18% contre 30%). Mais cela n'a
rien d'étonnant puisque ces services sont
souvent compris dans le Ioyer et qu'il est plus
frequent que le logement soit loué dans les
regions urbaines.
Les ménages ruraux et les ménages
urbains différaient aussi par le pourcentage
de leur budget consacré au transport; les
premiers dépensant plus (15.3% de leur
budget total) que les seconds (12.9%).
L'examen des principaux postes de ce budget
fait nettement i-essortir les differences entre
Statistique Canada
les regions urbaines et rurales. Dans les
regions rurales, les gens sont proportionnellement plus nombreux a posseder une
automobile, aussi, les sommes et Ia part du
budget consacrées a ce moyen de transport
sont plus élevées. Cela peut étre attribuable
aux plus grandes distances a parcourir pour
se rendre au magasin ou au travail. Les
menages urbains dépensent au contraire
deux fois plus que les ménages ruraux pour
le transport public.
Les menages ruraux ont consacré une
plus grande part de leur budget a l'entretien
ménager et aux articles et accessoires
d'ameublement (9.1% contre 7.7%). Les
dépenses des ménages ruraux pour les
communications télephoniques par service
interurbain et pour les soins d'animaux de
compagnie expliquent en partie cette
difference. Le plus faible pourcentage du
budget des ménages urbains consacré aux
articles et accessoires d'ameublement est dci,
en partie, au fait que les logements loués
sont plus susceptibles d'être déjà équipés de
tapis et d'appareils ménagers (par exemple
de cuisiniêres et de refrigerateurs).
Automne 1990 PERSPECTIVE / 27
Consommation dans les regions urbaines et rurales au Canada
La part de budget attribuée par les
ménages urbains et les ménages ruraux a
l'habillement et aux soins personnels (6% et
2% respectivement) était pratiquement la
méme, comme d'ailleurs Ia part consacrée au
materiel de lecture et aux dons et contributions. Toutefois, les soins de sante et les
loisirs représentaient dans l'un et l'autre cas
un pourcentage un peu plus élevé du budget
des ménages ruraux. Pour les soins de sante,
cet écart peut s'expliquer par les differences
entre les regions urbaines et rurales dans le
prix des médicaments et Ia taille moyenne
des ménages. L'écart dans le pourcentage
consacré aux loisirs est attribuable
principalement aux plus fortes dépenses des
ménages ruraux pour des véhicules
récréatifs.
En 1986, les produits du tabac et les
boissons alcoolisées représentaient au moms
3% du budget des ménages aussi bien
urbains que ruraux 6. En moyenne, les
ménages ruraux dépensaient plus pour le
tabac ($550) tandis que dans les regions
urbaines, les ménages dépensaient davantage pour l'alcool ($630). En outre, les
ménages urbains ont effectué une plus forte
proportion (36%) de leurs dépenses en
boissons alcoolisées dans des établissements
détenant un permis comparativement aux
ménages ruraux (28%).
Une part legerement plus élevée des
dépenses des ménages urbains a été
consacrée a Ia sécurité, c'est-à-dire aux
cotisations de pension, primes d'assurancevie et contributions a l'assurance-chOmage,
aux cotisations aux Regimes de pensions du
Canada et de rentes du Québec ainsi qu'aux
regimes enregistrés d'epargne retraite. Plus
précisément, les données de I'EDF montrent
que les cotisations aux caisses de retraite ou
de pension étaient plus élevées pour les
ménages urbains ($820 par ménage en 1986)
que pour les ménages ruraux ($640). On
observait le même phénoméne pour les
contributions a l'assurance-chômage ($490
contre $360). Cela n'est pas surprenant
28!( PER-zP:rT1\J:
étant donné que les travailleurs autonomes
(comme les agriculteurs) ne sont pas
couverts par l'assurance-chômage et que le
travail autonome est plus répandu dans les
regions rurales.
Evolution de Ia composition des
dépenses, 1978-1986
La composition des dépenses des ménages at-elle change au cours des anriées? A l'aide
des données de trois années d'enquete, cette
question est examinée sous deux aspects
différents. D'abord, daris la composition du
budget, comment l'écart de 1978 entre les
ménages urbains et ruraux se compare-t-il a
celui de 1982 et a celui de 1986? Erisuite, la
composition des dépenses a-t-elle change
pendant cette période pour chacune des deux
categories de menages?
En réponse a Ia premiere question, les
données montrent très peu de changement
dans Ia difference entre les regions urbaines
et rurales du point de vue de Ia composition
des dépenses. La plupart des dépenses qui
étaient en 1978 plus élevées pour les
ménages urbains (logement) ou pour les
ménages ruraux (transport) I'étaient encore
en 1982 et en 1986 (tableau 4).
Cependant, on observe certains
changements daris Ia composition des
dépenses. La recession de 1981-1982 semble
avoir joué un role dans cette evolution. Par
exemple, Ia part du budget total attribuée a
l'habillement, au transport et aux loisirs par
les ménages urbains et ruraux a baissé entre
1978 et 1982 pour remonter ensuite, entre
1982 et 1986. D'autre part, les taux hypothécaires élevés qui prévalaient au debut des
années 1980 peuvent expliquer les dépenses
relativernent importantes déclarées par les
ménages des deux types de region pour
Fannée 1982 au chapitre du logement. Les
taux d'intérêt élevés de cette époque
peuvent aussi être venus s'ajouter a d'autres
effets de Ia recession pour ralentir les ventes
d'automobiles et d'autres véhicules, comme
Consommation dans les regions urbaines et rurales au Canada
Tableau 4
Composition en pourcentage des dépenses annuelles moyennes des ménages urbains
et des menages ruraux, 1978, 1982 et 1986*
ljrbains
Depensesannuellesmoyennes
Alimentation
Logement
Entretien menager
Articles et accessoires dameublement
1-labillement
Transport
Soinsdesante
Soinspersonnels
Loisirs
Materiel de lecture
ducation
Produitsdutabacetboissonsalcoolisées
Securite(RPC,RRQ,assurances)
Dons et contributions
Divers
lmpotspersonnels
Ruraux
1978
1982
1986
1978
1982
1986
100.0
16.8
16.8
3.8
4.3
7.2
12.3
1.9
1.7
5.1
0.6
0.7
3.3
4.4
2,5
2.4
16.1
100.0
15.0
17.9
4.3
3.5
6.1
11.6
1.9
1.8
4.6
0.6
0.7
3.3
4.4
3.0
2.8
18.3
100.0
14.1
16.5
4.2
3.5
6.3
12.9
1.8
1.9
5.0
0.6
0.9
3.1
4.5
3.2
2.5
19.0
100.0
18.2
14.8
4.3
4.8
7.2
16.3
2.1
1.6
4,9
0.5
0.5
3.2
3.6
2.5
3.0
12.4
100.0
16.4
15.8
4.8
4.0
6.0
14.3
2.0
1.8
4.8
0.5
0.5
3.4
4.0
2.9
3.5
15.5
100.0
15.4
14.2
4.9
4.2
6.4
15.3
2.2
1.9
5.4
0.6
0.6
3.5
4.1
3.2
2.8
15.3
Source: Enqute sur les depenses des families
* Les parts de budget de 1978 et 1982 peuverit ne pas correspondre exactementaux chiffres prEcCdernmentpubiiés en
raison de légers changements dans tes concepts utilisés.
le montre Ia baisse des dépenses de transport
notée plus haut.
Certains changements dans la composition des dépenses semblent avoir été
déterminés en partie par des tendances
économiques ou sociales a plus long terme.
Ainsi, la part de l'alimentation dans le
budget, pour les ménages aussi bien ruraux
qu'urbains, a dimiriué regulierement de
1978 a 1986 tandis qu'augmentait Ia part des
dons et contributions.
La part des impôts dans le budget
total des mér.ages urbains a egalement
connu une croissance ininterrompue,
passant de 16% en 1978 a 19% en 1986. Au
debut de cette période, les impéts étaient,
pour le ménage urbain moyen, le troisième
élément en importance (tableau 4), après
l'alimentation et le logement, en 1986, les
impóts étaient passes au premier rang. Pour
les ménages ruraux, les impôts ont egale-
Staustique Canada ment augmenté entre 1978 et 1982, mais
leur part du budget semble s'être stabilisée
a environ 15% depuis. En 1978, les impets
venaient au quatrième rang dans les
dépenses des ménages ruraux; en 1986
toutefois, us occupaient, avec l'alimentation
et le transport, la premiere place.
Conclusion
Les données de I'EDF font clairement
ressortir des points de ressemblance et des
differences dans Ia manière des ménages
urbains et des ménages ruraux de dépenser
leur revenu et montrent que les differences
ont tendance a se perpétuer. Ces données
montrent aussi que dans les regions tant
urbaines que rurales, la composition des
dépenses est sensible aux changements
socio-économiques. Ces constatations ont
leur utilité surtout pour l'élaboration de
Automne 1990 PERSPECTIVE I 29
Consommation dans les regions urbaines et rurales au Canada
programmes économiques et sociaux pour
des regions spécifiques ainsi que pour des
étudesde marché. 0
Notes
L'immigration a ete un facteur important dans Ia
croissance de Is population des grandes villes.
Lunité de mesure de base utilisée pour l'Enquete sur
les depenses des families ainsi que pour cet article est
olunite de dépense. Une unite de depense represente
une personne financièrement independante vivant seule
ou un groupe de personnes vivant dans le méme
logement et dependant d'un revenu commun ou mis en
cornmun pour les principaux postes de dépenses. On
considère les enfantsjamais manes qui demeurent avec
leurs parents comme faisant partie de l'unité de dépense
de leurs parents.
Bien que les données citées dans cet article concernent
des unites de depense, nous utilisons plutOt le terme
oménageo. (En pratique, les unites de depense sont
presque toutes des ménages. Seulement 1%, environ,
des menages comprennent plusieurs unites de depense.)
Le chef du menage est Ia personne qui est le principal
soutien financier du ménage.
Le revenu du menage avant impôt est le revenu total
de l'annee, de toutes les personnes composant le
menage. 11 comprend le revenu brut au titre des salaires
et traitements, le revenu net provenant d'un emploi
autonome, le revenu au titre dune solde ou
d'indemnités militaires, le montant net des loyers, les
allocations familiales, les intéréts et dividendes, ies
prestations de retraite, les prestations d'assurancechamage, les indemnites pour accidents du travail, lea
credits dimpôt pour enfants, lea prestations de bienêtre social et les autres formes de revenu.
Ii est possible que les depenses de logement en
region urbaine semblent faibles. II faut souligner
toutefois, que ces chiffres correspondent a une moyenne
qui comprend tant le coOt élevé du logement dans des
villes comme Toronto et Vancouver que celul moms
elevé, des villes plus petites.
6
Lea statisticiens ont depuis longtemps constaté une
sous-declaration marquee des depenses pour les
produits du tabac et les boissons aicoolisees, en
particulier dans ce dernier cas.
Bibliographie
BANTA, S.M. Consumer Expenditures in DifferentSized Cities, Monthly Labor Review, vol. 112, no 12,
Washington, D.C., décembre 1989, pp. 44-47.
STATISTIQUE CANADA. Dépenses des families au
Canada, 1986, occasionnel, catalogue 62-555, mars
1989, Ottawa.
DEPARTMENT OF EMPLOYMENT "Pattern of
Household Spending in 1988., Employment Gazette,
Londres. février 1990, pp. 71-78 .
STATISTIQUE CANADA. Recensemerit du Canada de
1986: Dictwnrzaire, catalogue 99-I01F, janvier 1987,
Ottawa.
ROGERS, J.M. 'Expenditures of Urban and Ru al
Consumers, 1972-73 to 1985, Monthly Labor Review,
vol. 111, no 3, Washington, D.C., mars 1988, pp.41-46.
30 I Automne 1990 PERSPECTIVE
Statistique Canada
Sous l'emprise de l'alcool et des
drogues
Dave Gower
Jj
abus d'alcool et de drogues est
devenu une des plus grandes préoccupations sociales de l'heure, non seulement
au Canada mais partout dans le monde. Par
exemple, dans les années 80, les campagnes
contre l'alcool au volant ont bénéficié d'un
large soutien public. A l'aube des années 90,
Ia question suscite des inquietudes encore
plus vives, que viennent accentuer le risque
de propagation du SIDA par le partage de
seringues et Ia proliferation de nouvelles
drogues dangereuses comme le crack.
Certaines personnes se préoccupent
peu de la question de l'abus de substances
psychotropes jusqu'à ce qu'elles ou leurs
proches, ne soient touches directement par ce
problème. Et pourtant, en termes économiques, toute Ia société partage le coCit de
tels abus. La Fondation de la recherche sur
l'alcoolisme et Ia toxicomanie de l'Ontario
estime que les pertes de productivité de la
main-d'oeuvre canadienne attribuables aux
abus d'alcool et de drogues, totalisaient $5
milliards en 1984 seulement'.
Afin de recueillir des données sur ce
sujet d'importance, Statistique Canada a
mené, en mars 1989, l'Enquête nationale sur
Ia consommation d'alcool et de drogues
(1'ENCAD) pour le compte de Sante et BienDave Gower est au service de Ia Division de
lanalyse des enquétes sur le travail et les
ménages. On peut communiquer avec lui au
(613) 951-4616.
Statistque Canada étre social Canada (voir Enquëte nationale
sur Ia consommation datcool et de drogues).
Quand on perise a Ia question des abus de
substances psychotropes et de leurs effets
sur le travail, la premiere image qui vient a
l'esprit est celle du travailleur consommant
de l'alcool ou d'autres drogues dans son
milieu de travail. L'ENCAD n'offre pas
directement de données it ce sujet. Cependant, même lorsqu'ils sont commis après les
heures de travail, ces abus peuvent influer
sur l'assiduité ainsi que sur le rendement
d'une personne.
Un des points importants a traiter est
de savoir si Ia consommation excessive
d'alcool et de drogues est une reaction a des
conditions économiques et sociales difficiles
ou s'il ne s'agit pas plutot d'un probleme
largement répandu dans toutes les couches
de Ia société. Cet article passe en revue les
données de I'ENCAD et ce qu'elles révèlent
sur les Canadiens consommant de l'alcool et
des drogues.
Consommation de substances
psychotropes: une definition
La conception que l'on a du problème de
drogue ou d'alcool est variable. La consommation d'une méme quantite d'une
substance quelconque peut avoir des effets
fort différents dune personne a l'autre. Quoi
quil en soit, pour arriver a des résultats
significatifs, ii faut établir des categories
définies, mesurables et comprehensibles.
Automne 1990 PERSPECTIVE I 31
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
Enquête nationale sur Ia consommation d'alcool et de drogues
L'enquéte nationale sur Ia consommation d'alcool et
de drogues (IENCAD), parrainée par Sante et Bienêtre social Canada, a ete réalisée par Statistique
Canada en mars 1989. Elle a été menée aupres de
12,000 repondants par sondage telephonique au
hasard. Les questions posees portaient notamment
sur Ia consommation d'alcool et d'autres drogues du
répondant lui-rnème, sur les habitudes de consommaLion et le comportement des membres de sa famille,
d'amis et d'autres personnes de sa connaissance et sur
ses attitudes a l'égard des substances aux effets
psychotropes, L'enquête visait aussi a recueillir des
renseignements personnels comme le niveau de
scolarité, le revenu, Ia principale activité au cours de
La derniere année et Ia situation familiale.
La plupart des questions sur Ia consommation
établissaient une distinction entre celle ayant eu lieu
au cours des douze rnois precedant mars 1989 et toute
consommation antérieure. Dans cette étude, laccent
est mis uniquement sur les personnes qui avaient
consommé de lalcool ou dautres drogues au coors des
douze mois ayant precede Ienquete.
Comme la mesure directe de l'effet de l'usage
de ces substances reste difTicile, on tente de
determiner l'importance de la consommation
chez les personnes interrogées a l'aide des
données sur Ia quantité et Ia nature des
substances consommées.
La definition des categories de
consommation a été conçue en fonction des
besoins de cette étude. Elle ne dolt donc pas
étre interprétée comme une description
officielle des personnes ayant un problème
d'alcoolisme ou de toxicomanie.
La terminologie actuelle reconnue
dans les domaines medical et toxicologique,
définit I'alcool comme faisant partie d'une
famille de substances aux effets psychotropes plutOt qu'une drogue différente.
Toutefois, compte tenu du fait que c'est Ia
drogue préférée dune grande proportion de
Canadiens, les statistiques sur Ia
consommation d'alcool font l'objet d'une
presentation distincte dans cet article. La
plupart des gens estiment qu'une consommation modérée d'alcool n'est pas nécessairement dommageable; les résultats d'études
32 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Les résultats de l'enquete comportent deux
limites import.antes dont ii faut tenir compte dana
L'interpretation des données. Premièrement, certames personnes nont pas le téléphone et ont eté
exclues de l'enquete pour cette seule raison. Bien quiL
ne sagisse que dun faible pourcentage de La
population totale, les habitudes de consommation de
ce groupe peuvent We differentes de celles de Ia
population en general. La seconde limite a trait au
refus dadmettre ou a La sous-evaluation déLiberee
de La consommation des substances en question. 11
semble raisonnable de s'attendre a ce que certaines
personnes se sentent genees de divulguer les
veritables quantités consommêes et a ce queLles
fassent donc one declaration sous-estimant leur
consommation réelle. De plus, dans certains groupes,
des personnes peuvent étre moms bien disposées a
signaler un niveau de consommation elevé.
Neanmoins, dans cette étude, les seuils de forte
consommation d'alcool ont ete fixes a des niveaux
assez bas dans l'espoir de reperer Ia plupart des
personnes concernées.
Pour ces raisons, on bon nombre des estimations
present.êes dans cet article sur les gros consommateurs de substances psychotropes representent
probablement des valeurs minimales.
tendent même a démontrer qu'eIle peut
avoir des effets benéfiques sur certaines personnes2. Par consequent, les personnes qui
consomment occasionnellement de l'alcool
sont traitées séparément de celles dont le
degre de consommation est suffisamment
élevé pour causer d'éventuels problèmes.
Les definitions utilisées dans cette
étude sont les suivantes:
Consommateurs
• les personnes ayant déclaré avoir
consommé de l'alcool au cours des
douze mois ayant précédé
l'enquete;
'cGros consommateurs
• les personnes ayant déclaré avoir
pris plus d'un certain nombre de
consommations au cours de Ia
semaine ayant précedé l'enquete
(11 pour les femmes, 14 pour les
hommes); ou
Statislique Canada
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
• les personnes ayant déclaré avoir
pris cinq consommations ou plus a
Ia fois a au moms 52 occasions
pendant I'année ayant précédé
l'enquête;
Consom rnateurs cd'autres drogues
U les personnes ayant reconnu avoir
consommé des drogues illicites ou
des drogues ide la rue. comme la
marijuana, le haschisch, La cocaine,
le LSD, l'héroIne et les amphétamines (ispeed.), au cours de l'année
précédente.
Les médicaments vendus avec et sans
ordonnance (par exemple les tranquillisants,
les antidépressifs, les pilules pour diète, les
médicaments contre le rhume) peuvent aussi
We consommés a d'autres fins ou avec excès.
Cependant, ces drogues legitimes sont
exclues de Ia présente étude vu Ia difficulté
d'en repérer les abus.
Vue d'ensemble
Voyons d'abord comment se répartissent les
habitudes de consommation d'alcool et
d'autres drogues dans la population canadienne. Les hommes de 15 a 24 ans sont les
plus nombreux a admettre qu'ils sont de gros
consommateurs d'alcool. La proportion des
personnes des deux sexes ayant signalé une
consommation d'alcool, faible ou importante, décroit après 55 ans. Cette diminution
peut être attribuable a une baisse de
consommation lorsque les personnes
vieillissent. D'autres facteurs dont Ia
frequence des décès précoces plus élevée
parmi les gros consommateurs d'alcool,
entraIneraient une baisse dans les
pourcentages.
Les hommes ãgés de 15 a 24 ans sont
aussi les plus gros consommateurs de
drogues: près d'un cinquième d'entre eux ont
déclaré en avoir consommé. La consomma-
Tableau 1
Consommation d'alcool et d'autres drogues durant Ia période de douze mois se
terminant en mars 1989
A consommé de l'alcool
Population
,
Lesdeuxsexes
15-24ans
25-34ans
35.54 ans
55 ans et +
Total
Gros.
consommateur
A consommé
d'autres drogues
000
20,285
3,899
4,670
6,663
5,052
78
81
87
80
63
7
10
7
8
5
7
16
11
3
--
Hommes
9,920
1,983
2,318
3,320
2,299
84
85
92
85
73
12
15
12
13
8
9
19
16
5
--
Femmes
10,365
1,916
2,352
3,343
2,753
72
78
82
76
54
3
4
3
3
4
12
7
2
.-
--
15-24ans
25-34ans
35-54ans
55 ans et +
15-24ans
25-34ans
35-54 ans
55anset+
Source: Enquete nationale sur La consom motion d 'alcool et de drogues
Statistique Canada
Automne 1990 PERSPECTIVE / 33
Sous l'emprise de I'alcool et des drogues
tion de drogues tombe a de très faibles
niveaux après 35 ans, chez les hommes
comme chez les femmes. Dans le cas des gros
consommateurs d'alcool et de drogues ãgés
de plus de 25 ans, les taux de consommation
des hommes représentent plus du double de
ceux des femmes; cependant, chez les
consommateurs de drogues de moms de 25
arts, l'écart n'est pas si élevé, les proportions
étant de 19% et 12% respectivement.
Alcool et drogues vont sou vent de pair
Les personnes consommant de l'alcool sont
plus susceptibles de consommer d'autres
drogues, et vice versa.
Seulement 7% de I'ensemble des
Canadiens âgés de 15 arts et plus ont déclaré
avoir consommé des drogues autres que
l'alcool, comparativement a 26% des gros"
consommateurs d'alcool. La proportion de
gros consommateurs d'alcool dans Ia population en general s'établit aussi a 7%, mais
elle grimpe a 28% chez les consommateurs
de drogues. Prés de 400,000 Canadiens se
retrouvent a la fois dans Ia catégorie des
gros consommateurs et dans celle des
consommateurs d'autres drogues'.
Malgré ce chevauchement, les personnes consommant de l'alcool sont souvent
fort différentes de celles qui consomment
d'autres drogues.
Tableau 2
Consommation d'alcool et d'autres drogues durant la période de douze mois se
terminant en mars 1989, selon le niveau d'instruction
A consommé de l'alcool
Population
.
Total
Gros.
consommateur
A consommé
d'autres drogues
000
Les deux sexes
Secondaire ou moms
Diplome d'études secondaires
Etudes post.secondaires total
Etudes postsecondaires partielles
Diplome d'études postsecondaires
Diplôme universitaire
20,285
6,744
5,668
7,577
2,470
5,107
2,865
78
66
81
86
87
86
87
7
8
8
7
10
6
5
7
5
7
8
11
7
7
Hommes
Secondaire ou moins
Diplomed'etudessecondaires
Etudes postsecondaires —total
Etudes postsecondaires partielles
Diptome d'études postsecondaires
Diplémeuniversitaire
9,920
3,349
2,597
3,858
1,235
2,623
1,606
84
75
88
89
89
90
90
12
13
13
11
15
9
7
9
7
11
10
14
8
8
Femmes
Seconds ire ou moms
Diplôme d'etudes secondaires
Etudes postsecondaires—total
Etudes postsecondaires partielles
Diplôme d'etudes postsecondaires
Diplôme universitaire
10,365
3,395
3,071
3,719
1,235
2,484
1,259
72
57
76
83
85
82
84
-
Source: Enquét.e nationale cur Ia consorninatton d 'alcool et de drogues
Note: La sornne des éléments ne correspond pus aux kfr.zu.r indiqués a cause du groupe des personnes n 'ayant pus
declare leur niveau d'instruction.
34 I Automne 1990 PERSPECTIVE Statistique Canada
Sous I'emprise de l'alcool et des drogues
Consommation selon le niveau d'instruction et le revenu
Certaines personnes associent Palcoolisme et
la toxicomanie a des conditions économiques
difficiles. Si tel était le cas, on pourrait
s'attendre a ce que les niveaux de consommation soient beaucoup plus élevés chez les
personnes moms scolarisées et a faible
revenu que chez les Canadiens plus fortunes.
Les résultats de l'enquête révèlent une
situation fort différente.
Les taux élevés de consommation ne
sont pas associés a de faibles niveaux
d'instruction. La relation est beaucoup plus
complexe. De fait, parmi les personnes les
moms scolarisées (niveau secondaire ou
moms), Ia proportion de gros consommateurs
de drogues et d'alcool correspond
sensiblement a Ia moyenne5. Cette méme
tendance se poursuit jusqu'aux personnes
ayant un diplóme d'études secondaires.
Passé ce niveau de scolarité, Ia situation
change, les taux de consommation d'alcool et
d'autres drogues faisant un bond
considerable parmi les personnes de Ia catégone études postsecondaires partielles 6
Enfin, les taux de consommation
redescendent chez les personnes possedant
un dipléme d'études postsecondaires et Ia
chute est encore plus marquee dans le cas
des diplômés universitaires.
Les taux de consommation selon le
niveau de scolarité sont sensiblement les
mémes chez les hommes et les femmes et ne
confirment certes pas l'hypothèse selon
laquelle ces substances psychotropes sont
consommées en reaction a des conditions
économiques difficiles. L'instruction n'est
cependant qu'une des mesures de la
situation économique. Qu'en est-il du
revenu?
Les données sur le revenu recueillies
dans le cadre de 1'ENCAD se rapportent a
l'ensemble du ménage. Pour certains
ménages, comme les familles monoparentales, le revenu du ménage correspond aux
gains personnels du répondant, tandis que
.
Stati8tique Canada
pour d'autres, comme les familles épouxepouse oü les deux conjoints travaillent, le
lien est plus difficile a établir. Quoiqu'iI en
soit, pour de nombreuses personnes, le
revenu du ménage représente un cpouvoir
d'achat discrétionnaire", c'est-à-dire la part
du revenu disponible après l'achat de biens
et services essentiels. En outre, le revenu du
ménage constitue une mesure utile de ce que
l'on pourrait appeler le ostatut social*.
La consommation d'alcool augmente
avec le revenu
La proportion de consommateurs d'alcool,
chez les agros' consommateurs et chez les
autres, augmente avec le revenu du ménage.
Ce phénomèrie est attribuable en partie au
fait que les hommes, dont le revenu tend a
être plus élevé que celui des femmes,
consomment davantage. Cependant, même
lorsqu'on examine séparément les données
de chacun des deux sexes, la correlation
positive demeure. Cette constatation semble
confirmer les résultats d'une étude de Ia
Fondation de Ia recherche sur l'alcoolisme et
Ia toxicomanie de 1'Ontario qui établit une
relation positive entre la consommation
d'alcool et le revenu7
Evidemment, le niveau de scolarité et
le revenu tendent a être lies puisque les
personnes très instruites font le plus
souvent partie de ménages mieux nantis.
Que se passe-t-il lorsqu'on tient compte de
ces deux variables dans l'examen de Ia
consommation de substances psychotropes?
Quel que soit le niveau de scolarité, ii
semble qu'un revenu de ménage élevé aille
de pair avec une declaration de
consommation d'alcool legérement plus
élevée que la moyenne. Ce phenomène
s'applique également aux cgros*
consommateurs. Lorsque le revenu entre en
ligne de compte, Ia probabilité qu'une
personne appartienne a Ia catégorie des
gros* consommateurs diminue avec le
niveau de scolarité. Parmi les personnes
dont le revenu du ménage est inférieur a
.
Automne 1990 PERSPECTIVE / 35
Sous I'emprise de l'alcool et des drogues
Tableau 3
Consommation d'alcool et d'autres drogues durant Ia période de douze mois se
terminant en mars 1989, selon te revenu du menage
A consommé de l'alcool
Population
Total
Gros.
consommateur
A consommé
d'autres drogues
'000
Les deux sexes
Moins de $40,000
Moinsde $20,000
$20,000-$29,999
$30,000-$39,999
$40,000 et plus
$40,000-$59,999
$60,000 et plus
20,285
9,385
3,798
2,368
3,220
7,689
4,380
3,309
78
74
64
79
81
89
86
92
Hommes
Moins de $40,000
Moins de $20,000
$20,000-$29,999
$30,000-$39,999
$40,000 et plus
$40,000-$59,999
$60,000 et plus
9,920
4,324
1,515
1,154
1,655
4,327
2,355
1,972
84
80
73
83
83
91
91
92
12
12
11
13
11
13
13
13
Femmes
Moins de $40,000
Moms de $20,000
$20,000-$29,999
$30,000-$39,999
$40,000 et plus
$40,000-$59,999
$60,000 et plus
10,365
5,062
2,283
1,214
1,564
3,363
2,025
1,337
72
69
58
76
78
86
82
91
3
3
--
4
5
6
--
--
-4
---
5
4
4
5
7
7
6
8
8
9
9
9
7
7
7
5
7
7
7
8
9
9
10
8
9
10
9
10
Source: Enquête natwnale sur to consommation d'alcool et de drogues
Note: La somme des elements ne correspond pas aux totaux indiques a cause du groupe des personries n 'ayant pas
déclaré lear revenu.
$40,000, la proportion de gros' consommateurs d'alcool décroit progressivement de 8%
a 5% a mesure que le niveau de scolarité
augmente; dans les ménages au revenu plus
élevé, la proportion de gros consommateurs passe de 11% A 6%.
Une fois de plus, en raison de I'effet
des revenus plus élevés chez les hommes que
chez les femmes, on peut s'interroger sur Ia
relation entre le revenu et la consommation
d'alcool. D'ailleurs, lorsqu'on examine
uniquement les données concernant les
hommes (puisqu'un nombre trop faible de
femmes ont déclaré avoir consommé de
36 / Autorarie 1990 PERSPECTIVE
grosses quantités d'alcool pour que les
données a leur sujet soient présentées a ce
niveau de detail), I'effet du revenu sur les
niveaux de consommation d'alcool demeure
evident.
Revenu et con sommation de drogues:
pas de relation évidente
La proportion de personnes ayant déclaré
avoir consommé des drogues autres que
l'alcool vane très peu quelque soit le niveau
de revenu. En effet, cette proportion s'élève
a 7% dans le cas des ménages dont le revenu
est inférieur A $20,000 par année, alors
Statistique Canada
Sous I'emprise de I'alcool et des drogues
Tableau 4
Consommation d'alcool et d'autres drogues, durant Ia période de douze mois se
terminant en mars 1989, selon le niveau d'instruction et le revenu
A consommé de l'alcool
Total
Gros
consommateur
Les deux sexes
Secondaire ou moms
Moins de $40,000
$40,000 ou plus
Diplome d'études secondaires
Moinsde $40,000
$40,000 ou plus
Etudes postsecondaires tht,al
Moins de $40,0000
$40,000 ou plus
Diplöme d'études postsecondaires
Moinsde $40,000
$40,000 ou plus
A consommé
d'autres drogues
64
84
8
11
4
7
78
89
7
9
6
8
82
90
6
8
11
7
81
90
5
6
10
6
74
87
13
15
6
10
84
94
11
15
10
11
85
92
11
11
13
9
85
92
8
9
11
7
-
Horn mes
Secondaire ou moms
Moins de $40,000
$40,000 ou plus
Diplome d'études secondaires
Moins de $40,000
$40,000 ou plus
Etudes postsecondaires total
Moins de $40,000
$40,000 ou plus
Diplôme d'études postsecondaires
Mo ins de $40,000
$40,000 ou plus
-
Source: Enqu.te natwnale sur La consommatwn d 'alcool et de drogues
Note: Le nornbre de gras consommateurs d 'alcool et d 'autres drogues de sexe feminin n 'est poe sLtf/isamment éleué
pour que lee données soient pubitees ace niueau de detail.
qu'eIle est de 8% chez les personnes faisant
partie de ménages dont le revenu est de
$60,000 ou plus.
En tenant compte simultanément du
revenu et du niveau d'instruction, les choses
se compliquent. Chez les personnes ayant
atteint le niveau des etudes secondaires ou
moms, ii semble y avoir une correlation
positive entre les revenus plus élevés et les
taux plus élevés de consommation de
drogues. On observe le contraire chez les
personnes ayant fait des etudes postsecondaires: les personnes plus a l'aise financière-
Statistique Canada
ment ont des taux de consommation de
drogues nettement plus bas.
La difficulté a comprendre cette
difference est liée au fait que les profils des
gains par age des travailleurs varient selon
le niveau d'instruction. A titre d'exemple,
les professionnels touchent souvent leur
salaire maximum plus Lard dans leur vie
que la plupart des travailleurs manuels.
Etant donné Ia faible consommation de
drogues chez les personnes de plus de 35 ans,
cela expliquerait les faibles taux de
consommation de drogues chez les personnes
Automne 1990 PERSPECTIVE /37
Sous I'emprise de l'alcool et des drogues
plus scolarisées aux revenus supérieurs.
Compte tenu des limites des données
disponibles, ii est difficile d'analyser séparement chacun de ces facteurs.
Par consequent, Ia question de la
consommation des drogues autres que
Palcool est complexe. Cependant, ii semble
bien qu'il n'y ait aucune evidence appuyant
l'existence d'une relation étroite entre le
revenu et la consommation de drogues.
La consommation vane selon La
participation continue au marché
du travail
Les questions relatives a Ia participation
continue au marché du travail posées dans le
cadre de I'Enquête nationale sur Ia
consommation d'alcool et de drogues, sont
différentes des questions traditionnelles de
PEnquête sur Ia population active (EPA)
dont les résultats sont publiés chaque mois.
L'EPA interroge les répondants sur leur
activité au cours d'une semaine de référence
precise; dans le cas de I'ENCAD, il s'agit de
l'activité principale au cours des douse
derniers mois. Pour Ia plupart des categories
(au travail, au foyer, aux etudes, a Ia
retraite), les chiffres des deux enquêtes sont
très proches. Cependant, le nombre de
chémeurs est fort different puisque seules les
personnes dont la principale activité au
cours des douze derniers mois était Ia
recherche d'un emploi ont été comptées
parmi les chômeurs dans 1'ENCAD. Comme
les personnes qui étaient en chOmage
pendant moms de Ia moitié de l'année ne
sont pas prises en compte, l'estimation du
nombre de chOmeurs de I'ENCAD représente
environ la moitié du total <officie1x. de l'EPA
(470,000 contre près d'un million).
La taille restreinte de l'échantillon
nous empêche de procéder a une analyse
complete des habitudes de consommation de
substances psychotropes des personnes qui
ont été a la recherche d'un emploi une bonne
partie de l'année 1989. Selon des données de
fiabilité moindre recueillies par I'ENCAD,
38 / Auomne 1990 PERSPECTIVE
Ia consommation de drogues serait deux fois
plus importante parmi les personnes de cette
catégorie que parmi celles ayant travaillé Ia
majeure partie de l'année, et la consommation d'alcool y serait legerement plus élevée.
En raison de la petite taille de Ia
catégorie à la recherche d'un emploi., ces
personnes sont comptées avec celles de Ia
catégorie au travaiI pour former une
classe <population active'.
Les membres de Ia population active
ont déclaré des niveaux de consommation
d'alcool plus élevés que ceux des autres
categories d'individus. Chez les hommes,
cette relation est fortement influencée par la
presence des plus âgés, lesquels consomment
moms et sont plus susceptibles d'être a Ia
retraite. Si nous prenons uniquement le cas
des hommes âgés de 25 a 54 ans, la proportion des <gros consommateurs d'alcool est
presque Ia même chez les actifs et les
inactifs, 12%-13%.
Chez les femmes toutefois, le lien
entre Ia consommation d'alcool et l'activité
sur le marché du travail ne peut être
explique facilement par Ia repartition par
age. Chez les femmes âgees de 25 a 54 ans, le
pourcentage de personnes actives ayant
déclaré une consommation importante
d'alcool est de 4%. Dans le cas des personnes
inactives, le nombre estimé des femmes est
a ce point minime qu'il ne peut être mesuré
de facon precise; leur proportion est done de
beaucoup inférieure a 4%.
Lespersonnes dontl'activité
principale est d'étudier ont des taux de
consommation de drogues beaucoup plus
élevés que les autres repondants. Cette
constatation correspond aux résul tats
concernant les jeunes. Mais le tableau n'est
pas aussi simple dans le cas de la
consommation d'alcool. Les étudiants sont
moms nombreux a avoir déclaré une forte
consommation d'alcool que l'ensemble des
jeunes. Cette difference peut s'expliquer par
le lien apparent entre Ia consommation
d'alcool et le revenu, comme nous l'avons
déjà souligne.
Statistique Canada
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
Tableau 5
Consommation d'alcool et d'autres drogues, selon l'activité principale durant Ia
période de douze mois se terminant en mars 1989
A consommé de Ialcool
Population
.
Les deux sexes
Actifs
lnactifs - total
Aux etudes
Ala retraite
Au foyer
Horn mes
Actifs
Inactifs - total
Auxétudes
Alaretraite
Au foyer
Fern me s
Actives
Inactives - total
Auxétudes
A Ia retraite
Au foyer
Total ..Gros.
consommateur
A consommé
d'autres drogues
000
12,310
7,582
2,265
2,587
2,730
85
66
77
59
63
10
4
5
5
--
--
7,193
2,504
1,133
1,313
88
73
79
68
13
8
8
10
8
17
--
--
5,118
5,078
1,133
1,273
2,672
81
62
75
50
63
8
8
5
14
--
4
2
-.
--
6
3
11
--
--
Source: Enquete natwnale sur (a consomrnaüon d 'alcool et de drogues
Note: La somme des étéments as correspond pas aux totaux indiques a cause du groupe des personnes a hyant pas
déclaré leur sauatwn uts-i.z-uis de leur activité sur le marché du travail.
Quels genres de travailleurs
consomment des substances
psychotropes?
Jusqu'ici, nous avons constaté que les
niveaux de consommation de substances
psychotropes varient d'un groupe a l'autre
dans Ia société. Nous avons également
remarqué que les personnes actives ont des
niveaux de consommation d'alcool supérieurs aux autres. Existe-t-il des differences
entre les categories de travailleurs?
La proportion de egros consommateurs d'alcool et d'autres drogues est
generalement moms élevée dans les
professions dites de cols blancs que dans
celles de ccols bIeus. Les taux les plus
Statistique Canada faibles sont observes dans les professions
libérales et les plus élevés, dans les emplois
de Ia construction et de Ia catégorie
eopération et manutention de materiel de
transport et autre. Ceci s'applique tant a Ia
consommation d'alcool qu'à la consommation d'autres drogues.
Un phénomène dont ii faut tenir
compte est celui de la variation des
proportions d'hommes et de femmes dans les
diverses categories de professions. Les
hommes ont tendance a être plus nombreux
dans certains types d'emplois et les femmes
dans d'autres. Le fait que les hommes ont
des taux de consommation plus élevés
explique-t-il les differences observées ici
selon Ia profession?
Automne 1990 PERSPECTIVE / 39
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
Tableau 6
Repartition des personnes ayant principalement travaillé durant Ia périocle de 12 mois
se terminant en mars 1989 et ayant consommé de lalcool et d'autres drogues, selon Ia
profession
A consommé de l'alcool
Population
Total
Gros
consommateur
A consommé
d'autres drogues
'000
Ensemble des professions
Colsblancs
Direction,administration
Professions libérales
Travail de bureau et vente
Services
Colsbleus
Traitement, fabrication de
machines, assemblage et
reparations
Construction
Operation et manutention de
materieldetransportetautre
11,841
85
10
87
88
84
78
86
8
4
8
8
15
8
9
9
1,599
753
86
87
13
21
8
12
710
88
17
10
85
86
87
89
85
79
82
10
8
8
4
10
10
12
82
-
10
--
86
14
8,034
1,718
2,013
2,848
1,195
3,747
85
8
7
7
7
5
Rapport normalisé hommes/
femmes
Ensembledes professions
Cols blancs
Direction, administration
Professions libérales
Travail de bureau et vente
Services
Colsbleus
Traitement, fabrication de
machines, assemblage et
reparations
Construction*
Operation et manutention de
matérielde transport et a utre
Source: Enquee nationate sur Ia consonzmation d 'alcool et de drogues
* Le nombre de femmes dane cette profession est ti-op petit pour perinettre Ia normalisation.
Note: La so,njne des éléments ne correspond pas aux totaux indiques a cause du groupe des personnes n 'ayant pas
déclaré leur profession.
Une technique permettant d'analyser
ce phénomène consiste en Ia .normalisation*
des pourcentages. En gros, la normalisation
permet d'estimer Ia proportion de personnes
appartenant a une profession donnée qui
consommerait de l'alcool et d'autres drogues
Si la repartition des travailleurs des deux
sexes était la même dans l'ensemble des
professions (voirNormalisation).
40 / Automne 1990 PERSPECTIVE Certaines des differences observées
entre les professions au sujet de Ia
consommation de substances psychotropes
sont de fait attribuables aux differences
dans les rapports hommes/femmes: par
exemple, l'écart entre les cols blancs et les
cols bleus pour ce qui est de la consommation importante d'alcool, qui était de huit
points de pourcentage (7% contre 15%), n'est
Statistique Canada
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
plus que de quatre points (8% contre 12%)
après normalisation. Les pourcentages de
forte consommation d'alcool (cgros consommateurs) chez les travailleurs dans les
domaines du travail de bureau, de la vente et
des services sont inférieurs a la moyenne,
mais après normalisation, ces taux
augmentent pour atteindre Ia inoyenne.
Avec cette technique, Ia consommation de
drogues devient elle aussi beaucoup plus
homogene d'une profession a l'autre.
Toutefois, certaines differences
subsistent. Ainsi, la proportion des travailleurs exerçant des professions libérales qui
Normalisation
La normalisation est un procédé assez courant utilisé
pour demontrer l'effet d'une variable. II eat
particulierement utile lorsque Ia variance
d'echantillonnage empéche une ventilation détaillée
complete des données. Dans te cas de Ia repartition
des hommes et des femmes au sein des professions, le
taux normalisé des gros. consommateurs d'alcool,
par exemple, est calculé de Ia manière suivante:
• Ia repartition en pourcentage des hommes etdes
femrnes est calculee pour Ia catégorie ensembIe
des professions (41.6% de femmes et 58.4%
d'hommes);
• ces pourcentages sont appliqués au total de
chaque profession et on obtient des valeurs
'normaIisees pour le nombre d'hommes et de
femmes dans chaque profession;
• le pourcentage de 'gros consommateurs est
calculé pour les hommes et pour les femmes dans
chaque profession, avec des données réelles:
• ces pourcentages sont appliqués aux valeurs
normalisees du nombre d'hommes et de
femmes dans chaque profession, de facon é
produire des estimations norma1is6es" du
nombre d'homrnes et de femmes qui sont de
gros consommateurs dans chaque profession;
• ces estimations sont additionnées et divisées par
le nombre total de travailleurs dans Ia
profession, ce qui donne le pourcentage de gros
consommateurs d'alcool normalisé en fonction
du rapport hommes/femmes dana cette
profession. (Dans le cas des professions de la
construction, le nombre de travailleuses est trop
petit pour permettre le calcul d'un pourcentage
liable de gros consommateurs.)
Stati8tique Canada
sont de gros consommateurs d'alcool,
demeure inférieure a Ia moitié de la
moyenne et leur taux de consommation
d'autres drogues reste lui aussi moms élevé.
Cela vient confirmer Ia constatation précédente selon laquelle les diplomés universitaires sont de moms gros consommateurs
de substances psychotropes.
La consommation est inegale
d'une province a l'autre
Laconsommation desubstances
psychotropes vane non seulement en
fonction du genre de travail d'une personne,
mais aussi en fonction de l'endroit oü elle
habite.
Par consequent, bien qu'il existe un
lien entre le revenu et Ia consommation
d'alcool pour l'ensemble du Canada, Ia
relation est moms évidente lorsque nous
comparons les provinces. Par exemple,
Terre-Neuve, province oCi le salaire moyen
est relativement faible, est celle qui affiche
le plus haut taux de forte consommation
d'alcool. Les taux de I'Ontario, province oü le
revenu moyen est le plus élevé, se
rapprochent de Ia moyenne nationale.
Dans le cas des drogues autres que
l'alcool, la situation vane également sur le
plan géographique. On a enregistre de
faibles taux de consommation pour les
Terre-Neuviens, - de même que pour les
habitants de l'IIe-du-Prince-Edouard, du
Manitoba et de la Saskatchewan. Ces taux
plus faibles de consommation de drogues
sont peut-être attribuables au maintien de
valeurs plus traditionnelles dans Ies petites
regions urbaines et les regions rurales.
Conclusion
La plupart des Canadiens ãgés de 15 ans et
plus ont déclaré avoir consommé au moms
une certaine quantité d'alcool durant la
période de douze mois se terminant en mars
1989. Environ un sur quatorze a reconnu
Automne 1990 PERSPECTIVE / 41
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
Tableau 7
Consommation d'alcool et d'autres drogues, par province, durant la période de douze
mois se terminant en mars 1989
A consommé de l'alcool
Population
Total
Gros
consommateur
000
A consommé
d'autres drogues
%
Population active
20,285
12,310
78
85
7
10
7
8
Terre-Neuve
Population active
427
245
68
79
9
14
5
6
99
59
64
72
6
8
5
6
Nouvelle-Ecosse
Population active
690
389
71
82
6
8
7
9
Nouveau-Brunswick
Population active
552
314
68
79
6
8
6
8
Québec
Population active
5,237
3,141
76
86
7
10
7
8
Ontario
Population active
7,486
4,600
78
84
7
9
6
7
Manitoba
Population active
830
500
79
86
7
9
5
5
Saskatchewan
Population active
748
433
78
86
7
9
5
6
Alberta
Population active
1,826
1.189
82
88
7
9
7
8
Colombie-Britannique
Populationactive
2,390
83
87
9
12
10
11
Canada
lle-du-Prince-Edouard
Population active
1,440
Source: Enqute nationale sur Ia consom,natwn dalcool et de drogues
avoir consommé de grosses quantites
d'alcool (selon les definitions adoptées pour
cette étude), et sensiblement Ia méme
proportion de Canadiens a déclaré avoir
consommé des drogues illicites.
La consommation d'alcool et autres
drogues est un phénoméne répandu dans Ia
société, mais semble plus frequente dans
certains groupes. En particulier, les hommes
déclarent s'y adonner beaucoup plus fréquemment que les femmes et Iesjeunes, plus
souvent que les personnes plus ãgées. La
42 I Automue 1990 PERSPECTIVE
consommation de drogues autres que Palcool
est rarement signalee par les plus de 35 ans.
Les membres de Ia population active
tendent a consommer davantage de substances psychotropes. Chez les hommes, cela
peut s'expliquer en grande partie par les
differences de repartition par age des
personnes actives et inactives. Toutefois,
dans le cas des femmes, l'activité sur le
marché du travail semble exercer un effet
plus direct sur Ia consommation d'alcool.
SkztLsttque Canada
Sous l'emprise de l'alcool et des drogues
A l'exception des taux plus faibles
chez les diplômés universitaires, les pourcentages de consomrnateurs de drogues sont
similaires a tous les niveaux d'instruction
lorsque le revenu du ménage est supérieur a
$40,000 par année. Dans les menages a
revenu plus faible, les taux de
consommation augmentent avec le niveau
de scolarité, parallèlement a la plus grande
proportion dejeunes.
Enfin, ii semble que les personnes
ayant un revenu plus élevé soient proportionnellement plus nombreuses
a
consommer de l'alcool. Cette hypothèse se
vérifie dans le cas des hommes et des
femmes et a divers niveaux de scolarité.
Ii y a peu de données probantes
permettant d'appuyer l'idée que les
habitudes de consomrnation de substances
psychotropes au Canada soient liées a des
conditions économiques difTiciles. De fait, Ia
prise en compte des facteurs économiques ne
change a peu près rien a l'évaluation de Ia
situation. 11 sera sans doute nécessaire de
sortir du domaine économique pour tenter
d'expliquer pourquoi les gens consomment
des drogues aux eflets psychotropes.
Notes
Voir Adrian, M., P.M. Jull et R.T. Williams,
.Statistics on Alcohol and Drug Use in Canada and
Other Countries., pp.54-56.
2
Voir Sante et aide du milieu, 1985, Enquête sociale
generale, série analytique, Statistique Canada, p. 45.
Leffet d'une quantité donnée d'alcool sur le corps
humain depend d'un certain nombre de facteurs.
Nombre d'entre eux sont difficiles a mesurer dans une
enquéte statistique. Nous disposions cependant d'un
element d'information, le poids des personnes. Nous
avons etabli différents seuils de consommation d'alcool
en fonction du rapport du poids moyen des femmes au
poids moyen des hommes, tels que declares dans
I'ENCAD. Nou.s esperons que ce procede améliorera La
validité de Is comparaison des habitudes de
consommat.ion d'alcool des hommes et des femmes.
' Le lecteur qui desire plus de details sur les habitudes
de consommation d'alcool et d'autres drogues est prié de
Se reporter au document d'Eliani et al.
partie influencées par Ia proportion importante de
personnes Agees appartenant a ce groupe. Ces
personnes ãgées, et en particulier les femmes, ont des
taux de consommation inferieurs a La moyenne. Si nous
prenons le cas des personnes peu scolarisees de moms de
55 ans, le pourcentage des .gros. consommateurs
monte a 9%, ce qui se rapproche de Ia valeur pour les
personnes ayant fait des etudes postsecondamres
partielles, tout en restant inférieur.
On peut se demander si les étudiants n'auraient pas
une influence sur ces résultats en faisant augmenter les
taux de consommation pour La catégorie .etudes
postsecondaires partielles.. Un tel doute n'est pas
justifie puisque l'élimination des donnees sur lea
étudiants n'a aucun effet significatif sur les habitudes
de consommation observées.
Voir Adrian, M. et B.S. Ferguson, "The Influence of
Income on the Consumption of Alcohol in Ontario: a
Cross-Section Study. dans Carmi, A. et S. Schneider,
éditeurs, Drugs and Alcohol (Medico-legal Library
Series); Berlin,Springer-Verlag, 1986, pp. 151-157.
Les données sur les habitudes de consommation au
niveau d'instruction .secondaire ou moms. sont en
Bibliographie
ADRIAN, M. Economic Costs to Society of Alcohol
Problems in Ontario and Canada", Compte-rendu du34e
CongrEs international sur l'alcoolisme et les
toxicomanies, Calgary, Alberta, Canada, 4-10 aoQt 1985,
ADRIAN, M. et B.S. FERGUSON. Demand for
Domestic and Imported Alcohol in Canada., Applied
Economics, vol. 19, no 4, Londres, avril 1987, pp. 531-
540.
pp.181-183.
Staistique Canada Autornne 1990 PERSPECTIVE / 43
Sous I'emprise de l'alcool et des drogues
Bibliographie
-
fin
ADRIAN, M., P.M. JULL et R.T. WILLIAMS.
"Statistics on Drug Use'., Statistics on Alcohol and Drug
Use in Canada and Other Countries, vol. II, Toronto,
Ontario, Canada, 1989, pp. 526.
GROUPE DE TRAVAIL DE LA STATISTIQUE SUR
LALCOOL. L'alcool au Canada: une perspective
naüonale, Ottawa, Sante nationale et Bien-étre social
Canada, 1984.
ELIANI, M. et al. Enquéte natwnale sur l'alcool et lee
autres drogues. Points saillants, Ottawa, Sante et Bienêtre social Canada,juin 1990.
STATISTIQUE CANADA. Enquéte sociale gerierale:
Sante et aide du milieu, 1985, Serie analytique,
occasionnel, catalogue 11-612F, décembre 1987,
Ottawa.
44 I Automne 1990 PERSPECTIVE Statistique Canada
A
Le coutde la marn-d oeuvre
S
Henry Pold et Fred Wong
es etudes sur Ia rémunération du
travail portent souvent, exclusivement sur les traitements et salaires.
Cependant les travailleurs tirent plus qu'un
salaire de leur emploi. Les avantages
économiques qu'ils reçoivent de leur emploi
comprennent également certains avantages
non salariaux. Parmi ceux-ci, on compte les
contributions de l'employeur aux regimes
d'assurance-chômage, de pension, d'assurance dentaire ainsi qu'aux primes
d'assurance-vie et d'assurance contre les
accidents du travail.
La composante non salariale du
revenu du travail s'est accrue de façon
marquee au cours des années. Ceci en raison
des réformes touchant les regimes de
pension, des changements apportés aux
reglements de l'assurance-chomage et de
l'accroissement de Ia contribution de l'employeur aux regimes d'assurance médicale et
dentaire. Pour une meilleure comprehension
de la rémunération du travail, de son effet
sur le coCit en main-d'oeuvre pour
l'employeur et du bien-être économique des
travailleurs, l'analyse doit tenir compte a Ia
fois des composantes salariale et non
salariale.
Henry Pold et Fred Wong sont tous deux au
service de La Division de l'analyse des
enquétes sur le travail et les menages. M. Pold
peut étre rejoint en composant le (613) 9514608 et M. Wong en composant le (613) 951460 7.
Stati8tique Canada evolution du revenu annuel moyen
du travail, 1975 a 1988
De 1975 a 1988, laugmentation du revenu
supplémentaire du travail a été relativement plus
importante que ceDe des salaires et traitements.
%
15
Dollars constants de 1988
EJ
10
I
Sataires et traitements
Revenu supplémentaire
travail
du
-5
75.7678-7981-8284-8587-88
Sources: Enquéte sur Ia population active et
Estimations du revenu dii travail
Le present article étudie les
tendances des deux principales composantes
du revenu du travail observées depuis le
milieu des années 70 1 . Cette période est
caractérisée par quelques années de forte
inflation et par la pire recession depuis les
années 30. On y présente egalement 1'6volu-
Automne 1990 PERSPECTIVE / 45
Le coett de Ia main-d'oeuvre
Definitions de Ia rémunération du
travail
Selon le Système de comptabilite riationale, La
remuneration du travail comprend toutes les formes
de retribution versées aux travailleurs pour des
services rendus, c'est-â-dire les salaires et
traitements, le revenu supplementaire du travail et
les avantages sociaux.
La determination de la valeur monétaire des
diverses formes de retribution n'est pas une tãche
facile. Les données pertinentes proviennent de
nombreuses sources et les valeurs monétaires sont
souvent calculees indirectement. ldealement, les
estimations de Ia rémunération du travail devraient
tenir compte des coüts de Ia main-d'oeuvre pour
l'employeur, c'est-à-dire non seulement du montant
reel des salaires et traitements et du revenu
supplémentaire du travail, mais aussi de Ia valeur
monetaire d'avantages sociaux comme Les indemnites
de repas, les indemnites vestimentaires, les
indemnités de logement et les prêts a taux reduit, les
remises pour achat de marchandises, I'acces aux
equipements sportifs et recreatifs et aux services de
garderie. L'enquète sur les coQts de main.doeuvre,
qui n'existe plus depuis 1978, permettait de recueillir
des données sur ces éléments. A I'heure actueUe,
aucune autre enquète ne fournit de données
semblables.
Les estimations du revenu du travail sont les
donnees qui reflètent le plus fidèlement les coüts de Ia
main-d'oeuvre. Elles correspondent au total des
salaires et traitements et du revenu supplémentaire
du travail verse aux salaries pour services rendus.
Les salaries sont les personnes demeurant
habituellement au Canada qui reçoivent un
traitement, un salaire ou une retribution en nature,
ou qui sont propriétaires actifs d'entreprises
constituées en société. La rémunération versée aux
Canadiens qui travaillent temporairement a
I'etranger est incluse dans les estimations du revenu
du travail.
En plus do salaire de base, les sakzires et
traitements comprennent les jetons de presence des
administrateurs, les primes, les commissions, les
pourboires et gratifications, les allocations
imposables stIes rappels de salaire. Les estimations
sont fondées sur des chiffres bruts, c'est-à-dire avant
deduction de L'irripôt sur le revenu, des cotisations
d'assurance-châmage, des contributions a des caisses
de retraite, et ainsi de suite.
Le revenu supplémentaire du trauail comprend
les paiements faits par l'employeur pour le benefice
futur de ses employes. Ces paiements comprennent
les cotisations des employeurs aux caisses de retraite,
aux regimes de prévoyance des salaries, aux caisses
d'indemnisation des accidents du travail et a
l'assurance-chOmage.
Le revenu du travail ne comprend pas Ia valeur
vénale des avantages sociaux comme les indemnités
de repas, les remises sur achat de marchandises, les
prêts a taux reduit, les indemnitésde logement, les
46
/ Autoinne 1990 PERSPECTIVE equipements recreatifs et les services de garderie. De
méme, les estimations de Ia rémunération ne
tiennent pas compte des sommes versées aux
Canadiens demeurant a l'etranger ni des sommes
versées a titre de solde ou d'indemnité par les Forces
armées canadiennes. Les gains des professionnels
autonomes, des propriétaires d'entreprises non
constituCes en soclété et des agriculteurs sont
egalement exclus du revenu du travail. Enfin, les
indemnités versées au titre des accidents du travail et
les prestations d'assurance.chomage ou de retraite
n'entrent pas dans le revenu du travail.
Les estimations du revenu du travail sont
projetées a partir des donnees de reference de Revenu
Canada a l'aide de renseignements de diverses
sources, dont certaines ne sont, au mieux, que des
substituts rnédiocres. Comme les estimations ne sont
pas fondees sur les donnees d'une enquéte, ii est
difficile de fournir une mesure de fiabilité. Les
estimations sont révisées chaque année a mesure que
de nouvelles donnees de reference deviennent
disponibles. (Pour plus de details, voir Ia publication
Etimatwns du revenu du travail.)
Revenu annuel moyen du travail
Lea données agregées sur le revenu total du travail en
disent peu sur le revenu d'un travailleur. Les
fluctuations du revenu total du travail reflètent les
variations des niveaux de l'emploi et de La
rémunération. En revanche, le revenu moyen est un
indice valable, quoiqu'imparfait, de Ia rémunération
versée a un travailleur. On I'obtient en divisant le
revenu annuel total du travail par le nombre annuel
moyen de salaries.
Les estimations du revenu moyen qui figurent
dans Ie present article sont calculees a partir des
series de données publiées dans Esti,nations du
revenu du travail etLa population active.
Ces estimations portent non seulement sur les
salaires et traitements, mais aussi sur le revenu
supplémentaire du travail. Les estimations des
salaires et traitements pourralent être tirées d'autres
sources comme l'Enquete sur les finances des
consommateurs (EFC) et l'Enquête sur l'emploi, Ia
rémunération et Ies heures de travail (EERH). Ces
deux enquetes ne tiennent cependant pas compte de
Ia composante du revenu supplementaire du travail.
De plus, l'EERH ne vise pas toutes les branches
d'activité.
Facteurs influant sur le revenu moyen
De nombreux facteurs peuvent modifier les données
sur Is revenu moyen des salaries. Ces facteurs se
divisent en deux groupes: ceux ayant on impact sur Ia
rémunération d'un travailleur et ceux n'en ayant pas.
Certains facteurs comme le taux de rémunération, le
nombre d'heures travaillées, la durés de l'emploi, les
heures supplémentaires et les lois du travail ont un
effet sur le revenu du travail d'un travailleur. Par
exemple, une modification de Ia loi sur le salaire
minimum ou des règlements concernant les heures
Statistique Canada
Lecoütde La main-d'oeuvre
province, et lea variations de La proportion de
travailleurs a temps plein et a temps partiel ou de La
proportion de personnes ayant plus d'un emploi. Si,
par exemple, ii devait y avoir une croissance
substantielle de Iemploi dans les branches dactivité
a faible salaire, le revenu moyen du travail
diminuerait, mais Ia remuneration dun travailleur
pourrait demeurer La mème (en supposant que
lemploi soit demeuré le mème). On observerait les
mémes résultat.s si le nombre demplois a temps
partiel augmentait dans une plus forte proportion que
le nombre d'emplois a tampa plein.
supplementaires peuvent influer sur Ia rémunération
d'un travailleur. Des modifications legislatives
peuvent etendre diverses sous-composantes du
revenu supplémentaire du travail a de nouveaux
groupes de travailleurs ou accroitre les contributions
supplementaires au revenu du travail faites au nom
des travailleurs en place.
Les facteurs ne touchant pas le revenu d'un
travailleur mais pouvant influer sur le revenu moyen
du travail ont trait a La repartition de lemploi sur le
marché du travaiL us comprennent Ia repartition des
salaries selon Ia branche d'activité, Ia profession et Ia
Terminologie du coüt de Ia main-d'oeuvre
Coüt de Ia
main-d'oeuvre
Non attribué
I auxparticullers
Attribué aux
i particuliers
Revenu du travail
RevenuI
supplémentaire
du travail I
I
Rémunération
brute
I
Allocations et prestations imposables
Salaires et
traitements F
Frais
deductibles
I
Paiements
irréguliers
I
[We7mundration d'heures
FROmunération d'heures
travaillées
non travaillées
Seatisuque Canada Aueomne 1990 PERSPECTIVE / 47
Le coOt de Ia main-d'oeuvre
tion de la situation par branche d'activité et
par province.
Tendances divergentes des
composantes salariale et non
salariale du revenu du travail
En 1988, les salaries canadiens ont gagné en
moyenne $29,969, sous forme de salaires et
traitements et de revenu supplémentaire du
travail (voir Definitions de Ia rémanération
du travail). Ce montant représente une
hausse de 158% par rapport a 1975.
Toutefois, lorsqu'on applique l'indice des
prix a la consommation (IPC) au revenu du
travail pour supprimer les effets de l'inflation, on obtient un tout autre tableau 2 Sauf
indication contraire, toutes les données ou
comparaisons ci-aprés sont exprimées en
dollars de 1988.) Le revenu moyen du travail
en 1988 était en fait inférieur de 1.6% ($485)
au sommet atteint en 1977. Cette baisse peut
We attribuée aux salaires et traitements,
qui composent environ 90% du revenu du
travail. Entre 1977 et 1988, les salaires et
traitements annuels moyens ont chute de
3.3% (soit près de $1,000).
De 1978 a 1983, les salaires et
traitements ont régressé a chaque année, Ia
diminution totale s'élevant a 6.7%. La
diminution annuelle la plus importante
(-3.1%) a été enregistrée en 1978 et pourrait
We imputée a Ia mise en oeuvre du
programme fédéral de contrôle des salaires
et des prix de 1975. La recession de 19811982 a aussi eu un effet marqué, mais a
retardement, sur les salaires et traitements,
qui ont baissé de 1.4% en 1983. De 1984 a
1988, il y a eu un renversement de Ia
tendance, et les salaires et traitemerits ont
enregistré un gain cumulatif de 3.6%.
Par contre, le revenu supplémentaire
du travail a augmenté de façon génerale
durant Ia période de 1977-88, compensant
environ la moitié de Ia baisse des salaires et
traitements. Mais bien que cette composante
ait augmenté de 17% entre 1977 et 1988, Ia
. (
48 / Automne 1990 PERSPECTIVE
part qu'elle représente dans le revenu total
du travail ne s'est que legerement accrue,
passant de 8.3% a 9.9%.
Inegalite des changements selon
la branche d'activité
Entre 1977 et 1988, le revenu moyen du
travail a augmenté dans le secteur de Ia
production de biens, mais diminué dans le
secteur des services. On a toutefois observe
une diminution des salaires et traitements
et une hausse du revenu supplémentaire du
travail dans ces deux secteurs. Dans le
secteur de la production de biens,
l'augmentation du revenu moyen est
attribuable a l'importante hausse de Ia
composante du revenu supplémentaire du
travail ($881) qui a amplement compensé Ia
baisse legere des salaires et traitements
(-$260). Dans le secteur des services, Ia
diminution du revenu du travail a été
causée par Ia forte baisse des salaires et
traitements (-$963), qui dépassait la
croissance modeste du revenu supplémentaire du travail ($281).
Plusieurs facteurs peuvent expliquer
la difference entre ces deux secteurs: taux
plus élevé de syndicalisation, main-d'oeuvre
surtout composée d'hommes adultes et
croissance plus lente de l'emploi dans le
secteur de Ia production de biens; maind'oeuvre a forte proportion de jeunes et de
femmes et taux plus élevé des emplois a
temps partiel dans le secteur des services.
(Pour plus de details sur certains de ces
facteurs, voir Dumas, Levesque et Picot et
al.)
Hausse du revenu dans la plu part des
branches d'activité du secteur de La
production de biens...
Dans les industries manufacturières, les
hausses de revenu ont surtout été
enregistrées après Ia recession de 19811982, traduisant l'important accroissement
de Ia productivité depuis 1982. La hausse
Statistique Canada
Le coOt cle Ia main-d'oeuvre
Tableau 1
Revenu du travail par employé selon Ia branche d'activité, en dollars constants de 1988
1977
Revenu
du travail
Salaireset
traitements
1988
Revenu
supplementaire du
travail
Revenu
du travail
Salaireset
traitements
Revenu
supplementaire du
travail
$
Ensemble des branches
d'activité
Secteur de Ia production
de biens
Agriculture, péche
etpiegeage
Forêts
Mines
Industries manufacturières
Construction
Secteur des services
Transports, communication
et autres services publics
Commerce
Finances, assurances, et
affaires immobilieres
Services socio-culturels,
commerciaux et personnels
Administration publique
30,453
27,916
2,537
29,969
26,999
2,970
33,519
30,705
2,814
34,141
30,445
3,695
14,017
42,019
42,727
31,659
42,030
13,663
38,354
38,482
28,711
39,505
354
3,665
4,245
2,948
2,525
14,666
42,439
45,632
33,887
36,472
14,033
37,180
40,724
29,963
33,193
633
5,259
4,908
3,925
3,279
29,192
26,772
2,420
28,510
25,808
2,701
36,170
23,775
32,390
22,283
3,780
1,492
37,667
22,328
33,299
20,518
4,368
1,810
32,417
30,486
1,931
39,934
37,234
2,700
28,744
32,166
26,361
28,785
2,383
3,380
26,602
32,754
24,208
28,270
2,394
4,483
Sources: Enqaéte sur Ia population active et Estimations du revenu du travail
considerable du revenu supplémentaire du
travail dans les industries de I'agriculture et
de Ia péche (78.9%) peut être attribuable au
fait que le champ d'application de
l'assurance contre les accidents du travail et
de l'assurance-chômage a été étendu pour
englober un plus grand nombre de
travailleurs dans ces industries.
Dans le secteur de la production de
biens, seuls les salaries de l'industrie de Ia
construction ont vu leur revenu moyen du
travail diminuer (-13.2%). L'augmentation
du revenu supplémentaire du travail n'a pas
suffi dans leur cas, a compenser tout a fait Ia
diminution importante des salaires et
traitements. II est possible que Ia hausse des
Statistique Canada
salaires et traitements n'ait pas suivi le taux
d'inflation a cause de l'accroissement du
travail non syndique dans le domaine de Ia
construction et de l'affaiblissement des
clauses d'exclusivité syndicale sur de nombreux chantiers de construction.
Durant Ia période 1975-1988, les
travailleurs de l'industrie forestière et des
mines ont systématiquement touché les
revenus moyens du travail les plus élevés
dans le secteur de la production de biens
($45,600 et $42,400, respectivement, en
1988), tandis que ceux des industries de
l'agriculture et de Ia péche ont toujours
gagné le revenu le plus faible ($14,700 en
1988).
Automne 1990 PERSPECTIVE /49
Le coOt de la main-d'oeuvre
mais déclin dans les principales
branches d'activité du secteur des
services
Le revenu moyen du travail dans l'ensemble
du secteur des services est demeuré inférieur
d'environ 15% a celui du secteur de Ia
production de biens. Le grand nombre de
travailleurs a temps partiel et de travailleurs temporaires dans le secteur des
services ont sans aucun doute eu un effet
negatif considerable sur les deux composantes du revenu du travail. Les employés a
temps partiel travaillant moms qu'un
minimum déterminé d'heures par semaine
n'ont pas droit a l'assurance-chomage. En
outre, la plupart des travailleurs a temps
partiel et presque tous les travailleurs
temporaires ne participent pas a un régime
de pension privé. Dans certaines branches
d'activité du secteur des services, les
travailleurs reçoivent une portion importante de leur revenu sous forme de
gratifications et de pourboires (par exemple
ceux des industries de Ia restauration). Ii est
possible que les gains déclarés par ces
derniers soient moms élevés pour deux
raisons: leurs salaires sont habituellement
plus faibles vu Ia possibilité de recevoir des
gratifications et des pourboires, et les
montants reçus a ce titre sont probablement
sous-estimés.
Le revenu annuel moyen du travail a
diminué chez les salaries du commerce et des
services socio-culturels, commerciaux et
personnels, mais il a augmenté chez ceux des
trois autres branches d'activité. En fait, les
salaries des industries des finances, des
assurances et des affaires immobilières ont
connu la plus forte augmentation de toutes
les branches d'activité (23.2%). La
prospérité du marché immobilier et du
marché financier durant les années 80 a sans
aucun doute contribué a la hausse des gains
dans ces industries. Le revenu élevé observe
pour la branche d'activité groupant les
industries des transports, des communica-
50 / Automne 1990 PERSPECTIVE
tions et des autresservices publics est sans
doute lie au haut niveau de technicité et a Ia
forte syndicalisation des travailleurs de ce
secteur.
Bien que des restrictions budgetaires
a tous les paliers de gouvernement aient
freiné la hausse des gains, les salaries de
l'administration publique ont continue de
bénéficier d'un revenu supplémentaire du
travail élevé.
Differences sensibles entre les
provinces
L'économie canadienne est en réalité
constituée de plusieurs economies régionales. L'analyse au niveau provincial
semble done appropriée. Toutefois, l'absence
d'un IPC au niveau des provinces avant
1979, limite Ia comparaison en dollars
constants pour les deux années précédentes.
Le revenu du travail a culminé en 1977 pour
l'ensemble du pays, mais, étant donné les
differences inter-provinciales sur le plan
économique, le sommet de chacune d'entre
elles peut s'ètre produit avant ou après cette
année-là.
Entre 1979 et 1988, le revenu moyen
du travail a enregistre une baisse sensible
dans deux provinces seulement, TerreNeuve (de 5.4%) et Ia Colombie-Britannique
We 4.0%). Durant la méme période, le
revenu supplémentaire du travail a
augmenté considérablement dans la plupart
des provinces, le Québec conservant son
avance sur les autres provinces. Le fait que
le revenu supplémentaire du travail au
Québec soit relativement important (12.4%
en 1988) est. attribuable en partie a
l'augmentation des charges sociales relatives a l'assurance-hospitalisation qui
incombent a l'employeur ainsi qu'à Ia mise
en application et a l'elargissement du
régime de pension des employés de Ia
Fonction publique.
Statistique Canada
Le cost de Ia main-d'oeuvre
Variation du revenu reel' du travail
La croissance du revenu supplémentaire du travail entre 1977 et 1988 a compensé environ Ia moitlé
de Ia baisse des salaires et traitements.
Ensemble des branches d'activité (1977-88)
Socteur de Is production de blens
Agriculture
Foréts
Industries menufacturléres
Construction
Mines
Secteur des services
Finances, assurances et attaires unmobiliOres
Administration pubhgue
Commerce
Transports, communications
at autres services publics
Services socio-cuiturets,
commercisux et personnets
ProvInces (1979.1988)2
Alberta
Manitoba
Terre- Neuve
Nouveau-Brunswick
Québec
Ite-du-Prince-Edouard
Ontario
Nouvelle-Ecosse
Saskatchewan
Colombie-Britannique
-20-1001020304050 ' 7080
%
Sources: Enquéte sur Ia population active et Estimations du revenu du travail
2
Revenu du travail aiusté en fonction de ((PC (1988 = 100).
Les (PC provinciaux ne sont pas disponibles pour /es années antérleures
Conclusion
Le coüt de Ia main-d'oeuvre représente
souvent une des principales dépenses pour
l'employeur. Pendant plus de dix ans,
l'augmentation moyenne des salaires et
traitements a été presqu'egale a l'augmentation gerierale des prix. Durant la méme
période, le revenu supplémentaire du travail
a toutefois augmente beaucoup plus
rapidement que I'IPC. 11 semble en outre que
cette tendance se maintiendra a cause de
divers changements legislatifs.
StatistiqueCarzada a
1979.
Par exemple, l'Alberta, le NouveauBrunswick, Ia Nouvelle-Ecosse, le Québec,
l'Ontario et le gouvernement fédéral ont
modiflé leurs lois sur les pensions afin
d'étendre le champ d'application a un plus
grand nombre de travailleurs et d'accroitre
les niveaux des prestations futures. Les lois
stipulent le droit a l'acquisition integrale et
a l'immobilisation des cotisations après deux
ans (cinq ans en Alberta), et 50% au moms
des prestations a verser proviendront des
contributions de l'employeur.
Autoinne 1990
PERSPECTIVE / 51
Le cost de Ia main-d'oeuvre
Tableau 2
Revenu du travail par employé, selon Ia province, en dollars constants de 1988
1988
1979
Revenu
du travail
Salaireset
traitements
Revenu
supplementairedu
travail
Revenu
du travail
Salaireset
traitements
Revenu
supplementairedu
travail
$
Terre-Neuve
26,231
24,409
1,822
24,822
22,595
2,227
lle-du-Prince-douard
20,544
19,025
1,519
21,236
19,469
1,767
Nouvelle-Ecosse
23,588
21,608
1,980
24,537
22,370
2,167
Nouveau-Brunswick
23,655
21,772
1,883
24,551
22,302
2,249
Québec
29,953
26,800
3,153
29,929
26,227
3,702
Ontario
31,014
28,366
2,649
32,130
29,123
3,007
Manitoba
25,418
23,564
1,855
27,546
25,230
2,316
Saskatchewan
25,213
23,316
1,897
24,822
22,781
2,041
Alberta
27,591
25,721
1,870
28,892
26,492
2,400
Colombie-Britannique
30,323
27,794
2,529
29,108
26,408
2,700
Sources: Enquete sur In population active et Estirnatwns du revenu du travail
De plus, l'indexation des pensions sera
probablement de plus en plus répandue.
Plusieurs syndicats des industries de l'automobile, de l'exploitation forestière et des
transports ont récemment négocié une
clause d'indexation partielle des prestations
de pension. En outre, Ia Loi modifiée sur les
regimes de retraite de l'Ontario, qui vise
environ Ia moitié des regimes de pensions du
Canada, prévoit l'indexation ob1igatoire.
La legislation fédérale et celles de
l'Alberta, du Manitoba, du - NouveauBrunswick, de Ia Nouvelle-Ecosse, du
Québec et de l'Ontario prévoient la participation obligatoire de tous les employés a
temps plein et la participation libre des
employés a temps partiel au régime de
pension de l'employeur, quand il en existe
un. De plus, le taux de contribution combine
employeur/employé établi en vertu du
52 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Régime de pensions du Canada a augmenté
chaque année depuis 1986 et atteindra 4.6%
en 1991. De 1992 a 2011, le taux de contribution s'accroitra plus lentement et devrait
atteindre 7.6% en 2011.
L'entrée en vigueur, en Ontario,
d'une nouvelle charge sociale pour le
financement du Régime d'assurance-maladie de I'Ontario donne lieu a une hausse
sensible du revenu supplémentaire du
travail. Selon une estimation approximative
fondée sur les experiences du Québec et du
Manitoba a ce chapitre, le revenu supplementaire du travail pourrait augmenter
d'environ 10% en Ontario en 1990 (et peutétre de 2% a l'échelle nationale).
Ces coats, s'ajoutant aux changements prévus pour d'autres avantages
sociaux (tels que les vacances payées, les
congés parentaux et Ia garde d'enfants),
Statistique Canada
Lecotde Ia main-d'oeuvre
occasionneront aux employeurs une hausse
des coüts non salariaux de la main-d'oeuvre
dans le futur. En même temps, ii est aussi
possible que les employeurs se voient forces
d'augmenter les salaires et traitements en
raison d'un resserrement du marché du
travail attribuable a Ia modification de Ia
structure par age de Ia population
canadienne. El
Notes
Les estimations de l'emploi utilisées pour l'analyse
sont disponibles a partir de 1975 seulement.
L'etablissement d'une serie chronologique plus longue
nécessiterait un couplage des données de I'EPA actuelle
et de l'enquete qu'elle a remplacée.
2
LIPC a eté utilisé dans le present article parce qu'il
est trés connu et trés utilisé pour ajuster le revenu aux
effets de l'inflation. D'autres mesures de variation des
prix sont egalement disponibles, par exemple l'indice
implicite des prix de depenses A. Ia consommation tire
des comptes sur le revenu et les depenses, et I'indice
implicite des prix du PIB global.
Au moment de Ia redaction du rapport, Ia formule
d'indexation et Ia date de son entrée en vigueur
n'étaient pas encore connues.
Bibliographie
DUMAS, C. Lévolution professionneile des femmes au
Canada, 1976 a 1986k, La population active, mensuel,
catalogue 7 1-001, octobre 1986, Ottawa, Statistique
Canada, pp. 85-127.
PICOT, G., et al. La repartition salariale des emplois:
variations de 1981 a 1986', L'obseruateur economique
canadwn, mensuel, catalogue 11-010, novembre 1988,
Ottawa, Statistique Canada, pp. 4.1-4.33.
LEVESQUE, J.-M. 'La croissance de l'emploi a temps
partiel dans un cadre economique en evolution'., La
population active, mensuel, catalogue 71-001, mai 1987.
Ottawa, Statistique Canada, pp.87-107.
TURVEY, R. Observations on Canadian Wage and
Salary Statistics, Ottawa, Statistique Canada, avril
1990, étude non publiée.
Seaustique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 53
Paiements de transfert et revenu
des families
Abdul Rashid
e système de sécurité du revenu du
Canada regroupant divers programmes lédéraux, provinciaux et municipaux,
vise principalement cà assurer des prestations en espèces directes aux personnes
seules et aux families canadiennes. Ce
système global et diversiflé a été mis en
place sur une période de plusieurs décennies
et comprend des programmes de prestations
financières pour les enfants, les personnes
âgées, les chémeurs, les retraités, les
personnes atteintes d'incapacité de travail et
enfin pour les personnes nécessiteuses'. Ces
programmes peuvent être classes en quatre
categories:
Programmes universels. Ces programmes offrent des prestations a tous les
Canadiens selon certaines caractéristiques
démographiques. Les Allocations familiales,
la Sécurité de Ia vieillesse (SV), les Pensions
d'invalidité aux anciens combattants et aux
civils en sont des exemples.
Programmes d'assurance sociale. Les
prestations sont prélevées sur un fonds
alimenté par les cotisants. Le Régime de
pensions du Canada (RPC) et le Régime de
rentes du Québec (RRQ), les Regimes
d'indemnisation des accidents de travail des
provinces et l'Assurance-chómage en sont
des exempies.
Abdul Rashid est au service de La Division de
I'analyse des enquétes sur le travail et les
ménages. On peut communiquer avec mi au
(613) 951-6897.
54 / Automne 1990 PERSPECTIVE Programmes de prestations fondées
sur un examen du revenu. Ces programmes
offrent des prestations graduées aux
familles ou aux personnes dont le revenu est
inférieur a un seuil precise d'admissibilité.
Le Credit d'impôt pour enfants a charge, le
programme fédéral du Supplement de
revenu garanti (SRG), les Allocations de
guerre aux anciens combattants, les
Supplements de revenu des provinces et les
Credits d'impôt remboursabies en sont des
exemples.
Programmes de prestations fondees
sur un examen dii besoin. Ces programmes
d'aide sociale proviennent des provinces
mais les coüts sont partages avec
l'administration fédérale dans le cadre du
Régime d'assistance publique du Canada.
Les prestations versées aux personnes
seules et aux families sont calculées en
fonction d'une formule établissant leur
deficit budgétaire en tenant compte de leurs
besoins, de leur revenu et des autres
ressources.
Outre les transferts directs en
espèces, d ifférents programmes offrent
d'autres formes d'aide, par exemple des
subventions, des exemptions et des
remboursements de taxe. Le régime fiscal
prévoit certaines deductions avant le calcul
du revenu imposabie ainsi que des credits
d'impót non remboursabies.
Cet article examine la proportion des
families qui recoivent des paiements de
transfert, Ia repartition des transferts parmi
Statistique Canada
Paiements de transfert et revenu des families
Notes et d6finitions3
Qualite des don nées
L'expression faini11e de recensement. designe un
couple mane, avec ou saris enfants jamais manes, ou
un parent seul avec un ou plusieurs enfants jamais
manes4 lJanalyse porte sun toutes les families de
recensement rnais elie exciut los personnes seules et
ies personnes ne faisant pas partie d'une famille do
recensement5
L'expression .reuenu do Ia famzIIe designe le
revenu en especes recu par tous les membres ages de
15 ans et plus dans une familie au cours d'une année
civile, c'est-à-dire les salaires et traitements (avant
prelevement dimpot, de sécurité sociale, etc.), le
revenu net provenant d'un travail autonome agricole
ou non agnicole, les revenus de placements, les
paiements de transfert, les pensions do retraite et
rentes et tout autre revenu en especes 6
L'expression patement de transfert designe
toute prestation qu'une personne ou une famille
recoit d'une administration publique dans le cadre
des differents programmes de sécurité du revenu
(fedéraux, provinciaux et municipaux). Dans cet
article, les preStatiOfls en nature, par exemple le
logement subventionné et los soins offert.s dans le
cadre des regimes d'assurance.maladie, ne sont pas
incluses dans les paiements de transfert.
L'expression .dcile de reuenu designe chacwi
des dix segments egaux de Ia repartition des families
selon le revenu.
Les recensements du Canada permettent de
recueillir, aupres dun echantillon des menages, des
données sur los differentes sources de revenu des
Canadiens, par exemple sun le revenu d'emploi, le
revenu de placements, les paiements de transfert, les
pensions de retraite, etc. 7 . Les estimations du
recensement pour chacune de ces sources de revenu
sont comparées a des données tirées d'autres sources
de renseignements, comme les comptes nationaux, les
autres enquetes de Statistique Canada, les dossiers
de l'impôt et d'autres dossiers administratifs 8
En general, le rapprochement entre los
estimations du recensement sur le revenu d'emploi et
les estimations provenant d'autres sources se mit
aisément; it en va de même pour los estimations du
recensement sur les pensions de vieillesse, les
Allocations familiales et lea Credits d'impôt pour
enfants. Toutefois, les estimations du recensement
relatives aux prestations d'assurance.chômage, aux
autres paiements de transfert et aux revenus de
placements sont un peu moms riabies parce que
beaucoup de recensés ont tendance a sous-declarer ces
sources de revenu9. On observe le méme genre de
phenomene dana d'autres sondages au Canada et a
l'etranger'°.
celles-ci et Ia composition de leur revenu en
1970 et 1985. Nous accordons une attention
particulière aux families du décile inférieur,
c'est-à-dire aux 10% des families ayant les
revenus les plus faibles au Cariada 2. Les
données présentées dans cette étude proviennent des résultats des recensements du
Canada de 1971 et 1986,
troisième (23% des families)". Environ un
cinquième des families ont reçu d'autres
paiements de transfert (supplements de
revenu des provinces, assistance sociale,
etc.). Les paiements de transfert fondés sur
un examen du revenu étaient concentrés
dans les tranches de revenu inférieures
tandis que les autres types de transferts se
retrouvaient dans toutes les tranches.
Une forte concentration des families
recevant des prestations de la Sécurité de la
vieillesse et du Régime de pensions du
CanadalRégime de rentes du Québec font
partie des deuxième et troisième déciles. Ces
déciles comptent environ 52% des families
touchant des prestations de Ia Sécurité de Ia
vieillesse. Sans le Supplement de revenu
garanti, les families oü l'epoux et l'épouse
sont ages et dont les revenus sont peu élevés
seraient dans le décile inférieur.
Toutes les families avec enfants a
charge reçoivent des Allocations famiiiales,
mais Ia frequence des Credits d'impôt pour
.
.
.
Proportion de families recevant
des paiements de transfert
En 1985, près de neuf families sur dix
déclaraient un revenu d'emploi et huit sur
dix, des paiements de transfert. La forte
proportion de families recevant des paiements de transfert tient a l'universalité du
Programme des allocations familiales (54%
des families) et du Régime de sécurité de la
vieillesse (12% des families). Les Credits
d'impôt pour enfants (35% des families) sont
le deuxième type de transfert en importance
et, les prestations d'assurance-chômage, le
Statisüque Canada .
Automne 1990 PERSPECTIVE / 55
Paiements de transfert et revenu des families
enfants devient de moms en moms
importante au fur et a mesure que le revenu
augmente. La faible proportion de families
recevant des Allocations familiales et des
Credits d'impôt pour enfants daris le
deuxième décile tient a Ia forte concentration de couples ãgés sans enfants dans cette
tranche.
Quoique les prestations d'assurancechomage étaient plus frequentes dans les
déciles interm6diaires 12 , deux families sur
cinq dans les deux déciles inférieurs ont reçu
d'autres paiements de transfert en 1985, Ia
plupart du temps des prestations fondées sur
un examen du revenu ou sur un examen du
besoin'.
Repartition des paiements de
transfert
Dans i'ensemble, les familles du décile
inférieur ont reçu 10% du total des
paiements de transfert, mais les families des
déciles 2, 3 et 4 ont recu une part supérieure
a Ia moyenne (tableau 1). A partir du
cinquième décile, la part des paiements de
transfert par déciie tombe sous les 10% et
diminue progressivement par Ia suite.
Si toutes les families avaient reçu un
montant de transferts egal, Ia part de chaque
décile correspondrait a 10% du total. Mais,
dans les faits, ii y a des écarts importants
entre les déciles. Les families des deuxième
et troisième déciles représentent 52% des
families ayant touché des prestations de Ia
Sécurité de la vieiiiesse et ie montant reçu
par ceiies-ci correspond A 62% du total de ces
prestations. En outre, ies families de ces
deux déciles ont touché 39% des prestations
du Régime de pensions du Canada et du
Régime de rentes du Quebec. Comme beaucoup de bénéficiaires de ces regimes sont
susceptibles de tirer en plus un revenu de
placement constitué au moyen des economies
qu'iis auront faites durant leur vie active
ainsi que d'un régime de retraite privé et de
Ia Sécurité de Ia vieiilesse, Ia part des
paiements de transfert effectués aux families
des déciles supérieurs n'est pas negiigeable.
En 1985, presque tous ies déciles ont
reçu urie part a peu près proportionnelle des
Allocations famiiiaies alors que les déciles
Tableau 1
Repartition des paiements de transfert, seion le décile de revenu, famiiles de
recensement, 1985
Décile
de revenu
Total
Total
lnferieur
2e
3e
40
5e
6e
7e
8'
9e
Superieur
SRG
RPC/
RRQ
Allocations
familiales
Credit
d'impôt
pour
enfants
Assurancechomage
Autres
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
100.0
10.0
20.7
15.6
11.7
9.6
8.3
7.0
6.3
5.7
5.2
2.6
41.6
20.0
9.9
6.6
5.0
3.9
3.4
3.1
3.8
4.6
19.2
20.1
13.6
9.9
8.0
6.6
6.0
5.6
6.4
10.7
7.3
8.4
9.8
10.8
11.2
11.2
11.0
10.2
9.4
19.0
12.6
14.6
16.9
16.6
11.3
5.9
2.3
0.7
0.2
5.9
9.6
13.0
13.5
12.3
11.4
10.2
9.5
8.4
6.2
24.1
19.5
14.5
9.7
7.2
6.2
5.3
4.8
4.6
4.1
SVI
Source: Recensement du Canada, 1986
56 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Statistique Canada
Paiement.s de transfert et revenu des families
Proportion des families recevant des paiements de transfert, 1985
La piupart des prestataires du RSV et des
bénéficiaires du RPC/RRQ se situent dans les
deuxième et troisième déciles.
Contrairement aux allocations familiales, los
credits d'impôt pour enfants sont surtout verses
aux families a faible revenu.
Proportion (%)
80 -
Proportion (%)
80 -
70 -
70 -
60 -
60
50 -
50 RSV/SRG
Allocations familiales
40 30 -
i
2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e
Supérieur
inférleur
Docile de revenu des families
Credits dimpôt
pour enfants
i
2e 3e 4e So 6e 7e 8e 9e
lrifOrieur
Supérieur
Docile de revenu des families
Les prestations d'Assurance-chOmage sont
réparties entre toutes les tranches de revenu.
Les autres transferts (surtout les allocations daide
sociale) sont concentrés dans les families
a faible revenu.
Proportion (%)
80 -
Proportion (%)
80 -
70 -
70 -
60 -
60 -
50 -
40 Assurance-chOmage
3oT\\<r
ris
10 0 I I
II
2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e
inférieur SupOneur
Décile de revenu des families
01-IIIII1II
I2e 3e 4e 5e 6e 70 8e 9e
lnferieur.
Su''eur
Doc ile de revenu des families
Source: Recensement du Canada, 1986
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE I 57
Paiements de transfert et revenu des families
inférieurs ont eu une part beaucoup plus
grande des Credits d'impôt pour enfants. Les
déciles intermédiaires ont eu des parts supérieures a la moyenne pour ce qui est des
prestations d'assurance-chOmage. Enfin, le
quart du montant de tous les autres
paiements de transfert est allé au décile
inférieur.
Le décile inférieur comprend un
nombre élevé de jeunes families monoparentales avec jeunes enfants et très peu de
couples âgés. Les families de ce décile ont
recu des Allocations familiales, des Credits
d'impôt pour enfants et d'autres prestations
(principalement d'assistance sociaie) mais,
comparativement aux families des déciles
suivants, elles n'ont touché qu'une toute
petite fraction des prestations de Ia Sécurité
de Ia vieillesse et de i'Assurance-chomage.
Le montant moyen des paiements au titre
des Allocations famiiiaies et des Credits
d'impOt pour enfants est trés inférieur au
montant moyen des paiements au titre de
PAssurance-chômage et de Ia Sécurité de la
vieillesse. Ainsi donc, les families du décile
inférieur ont reçu une part beaucoup plus
petite du montant totai des paiements de
transfert que ies families des deuxième,
troisième et quatrième déciies.
Effet des paiements de transfert
Les paiements de transfert ont un double
efTet: us viennent accroitre ie revenu des
families et réduire les inegalités de revenu.
Bieri qu'en 1985, 80% des famiiles canadiennes aient reçu des paiements de
transfert, la part du revenu total de Ia
famille que représentaient ces transferts
était beaucoup plus grande dans les families
du déciie inférieur. En 1985, chaque familie
de recensement a reçu en moyenne $3,600 en
paiements de transfert, ce qui correspond a
environ 10% du revenu de i'ensemble des
famiiles. Quoique le montant des transferts
58 / Automne 1990 PERSPECTIVE aux familles du décile inférieur était, en
moyenne a peu près egai a ce qu'ii était dans
les autres déciies, ii représentait presque les
deux tiers de ieur revenu total. En 1985, le
revenu moyen des families du déciie
inférieur ($5,560) ne correspondait qu'à 15%
du revenu moyen de toutes les families
($37,827). Sans ces paiements de transfert,
ie revenu moyen des families du déciie
inférieur n'aurait représenté que 6% du
revenu de i'ensemble des families.
Lespaiements detransfert
contribuent a réduire i'inegaiite dans Ia
repartition du revenu. En 1985, ie revenu
des families du décile inférieur représentait
1.5% du revenu global de toutes ies familIes
mais 0.6% seulement, après exclusion des
transferts. Lorsqu'on exciut les paiements
de transfert, ia part du revenu total que
représente ie revenu des families des cinq
déciies inférieurs tombe de 25% a 21%
tandis que celie des cinq déciles supérieurs
passe de 75% a 79%.
Les deux courbes de Lorenz
présentées au graphique ci-dessous iliustrent cette situation. Sur i'axe horizontal, on
retrouve la repartition cumulative des
families selon ieur revenu et sur i'axe
vertical, Ia repartition cumulative du
revenu total. Les courbes de Lorenz
indiquent quel pourcentage du revenu total
est reçu par un certain pourcentage de
families.
Si toutes les families avaient eu le
même revenu, Ia courbe de Lorenz
coInciderait avec la diagonale. Plus ia
courbe s'éioigne de Ia diagonaie, plus Ia
repartition du revenu est inegale. La courbe
représentant Ia repartition actuelle du
revenu se rapproche davantage de la
diagonale que Ia courbe de Ia repartition du
revenu sans les paiements de transfert.
Ainsi, les paiements de transfert ont pour
effet de réduire l'inegaiite de Ia repartition
du revenu.
Statistique Canada
Paiements de transfert et revenu des families
Palements de transfert et les families
faible revenu
a
On a choisi le décile inf6rieur pour étudier l'effet des
paiement.s de transfert sur le revenu des families,
parce que cette mesure offre plus de simplicite et de
ciarte que des mesures plus complexes comme les
seuils de faible revenu de Statistique Canada 14 . Près
de 92% des families du décile inférieur sont des
families ayant un faibie revenu au sens defmni par les
seulis de Statistique Canada. En general, les families
nombreuses ont des revenus superieurs aux petites
families et sont donc moms susceptibles de se trouver
dans le décile inferieur. En 1985 cependant, les deux
tiers environ de toutes les families a faible revenu
(selon les seuils de Statistique Canada) faisaient
partie du decile inférieur.
L'effet des paiements de transfert est plus
evident lorsqu'on examine Ia position des families par
rapport aux seuilsde faible revenu. En 1985,942,800
Repartition du revenu des families
avec ou sans paiements
de transfert, 1985
Les
paiements do transferts réduisent linégalité
du revenu.
Pourcentage cumulatif du revenu
100
80
60
40
Families a faible revenu avec ou sans
paiements de transfert, 1985
Sans paiements de transfert, pius de Ia moitiè
des families formées do personnes âgées se
seraient trouvées sous les seuils de faible revenu
en 1985.
Pourcentage des familIes
/
a faibie revenu
60 r
50
40
ation
actueIIe
20
families de recensement (14.1% de toutes les families)
avaient un revenu inferieur aux seuils de faible
revenu. Un autre 715,000 familIes auraient eté
classees dans La categorie des families a faible revenu
si elles n'avaient pas recu de paiements de transfert.
La proportion des families ayant un revenu inferieur
aux seuils de faibie revenu serait alors passee a
24.8%. Plus de la moitié de ces 715,000 familIes
(403,000) auraient eté des couples ages.
En 1985, Ia proportion des familIes ayant un
revenu inférieur aux seuils de faible revenu de
Statistique Canada, était de 33.2% pour les trés
jeunes families (de 15 a 24 ans) et diminuait plus ou
moms rCgulierement a mesure quon avancait dans
les groupes d'âge. Seulement. 7.1% des families dont
le chef avait 70 ans ou plus étaient classees dans La
categorie des families a faible revenu. Sans les
paiements de transfert, Ia proportion des familIes a
faible revenu aurait augmenté dans touS les groupes
d'age, atteignant 60% chez tes couples les plus ages.
HEJ
L
Situation actuelie
Situation sans
—transferts
30
sane transferts
020406080100
Pourcentage cumutatif de families
Source: Recensement du Canada, 1986
20
10
15.2435-4455-5965-69
25-3445-5460-6470
Age de i'époux/du parent
Source: Recensement du Canada. 1986
StstiqueCarzad.cz
Auomne 1990 PERSPECTIVE / 59
Paiements de transfert et revenu des families
Evolution des paiements de
transfert entre 1970 et 1985
Bien que giobalement, la proportion des
families recevant des paiements de transfert
ait peu vane de 1970 a 1985, ii y a eu des
changements sensibles en ce qui concerne le
genre de paiements reçus (tableau 2).
D'abord I'augmentation souteriue de la
proportion de personnes âgees dans la
population et le nombre de plus en plus
grand de bénéficiaires de prestations des
RPC/RRQ a fait passer de 12% en 1970 a
17% en 1985, Ia proportion de bénéficiaires
des programmes pour personnes agees l5
Deuxièmement, même si en 1985 le
tiers des families bénéficiait de Credits d'impot pour enfants (entrés en vigueur en
1978), Ia proportion des families recevant
des paiements de transfert n'a pas
augmenté. Ces families recevaient déjà des
Allocations familiales. Par ailleurs, en
raison de Ia baisse du nombre de families
avec jeunes enfants a charge entre 1970 et
1985, la proportion des families touchantdes
Allocations familiales est tombée de 62% a
54% pendant cette période.
Troisièmement, pour ce qui est de Ia
proportion des families recevant d'autres
paiements de transfert, qui comprennent les
prestations d'assurance-chOmage, les supplements de revenu des provinces et ies
prestations d'assistance sociale, elle a plus
que double, passant de 18% en 1970 a 40%
en 1985. Deux facteurs importants expliquent cet accroissement: les changements
apportés a ia Loi sur l'assurance-chOmage et
i'introduction par les provinces de supplements de revenu et de subventions aux
personnes ãgées.
Cette evolution n'a pas ete observée
dans le décile inférieur. D'une part, le
déplacement des couples âgés du décile
inférieur vers les suivants a fait baisser de
27% a 11%, entre 1970 et 1985, la proportion
des families recevant des prestations de
sécurité de Ia vieiiiesse dans ce déciie.
.
60 / Autornns 1990 PERSPECTIVE
D'autre part, ia concentration des families
monoparentales avec jeuries enfants dans le
décile inférieur y a fait augmenter Ia
proportion des families recevant des
Allocations famiiiaies et d'autres paiements
de transfert.
De 1970 a 1985, le montant moyen
des paiements de transfert reçus par les
families a augmente en raison de l'extension
de différents programmes et de l'augmentation du montant des prestations. Ces deux
facteurs ont entralné des changements
importants dans Ia structure du revenu des
families. Pendant cette période, Ia part que
représentaient ies paiements de transfert
dans ie revenu de Ia familie a considerablement augmenté: de 5% en 1970, elie a
atteint 10% en 1985. Les prestations aux
personnes âgées, en particulier Ia Sécurité
de ia vieiilesse et les Suppiements de
revenu, expiiquent le gros de cette
augmentation.
Comme nous i'avons déjà signalé, les
programmes de sécurité du revenu ont
permis a Ia plupart des couples ágés de
passer du décile inferieur au second ou au
troisième décile entre 1970 et 1985. Leur
place dans le décile inférieur a été prise par
les families monoparentales et les jeunes
famiiles. Ce changement est venu modifier
radicalement le genre de paiements de
transfert reçus par ies families du décile
inférieur. En 1985, 12% du total des paiements de transfert reçus par ies families du
décile inférieur étaient des prestations de Ia
sécurité de Ia vieiilesse, comparativement a
54% en 1970. Pendant cette méme période,
la part des Aliocations familiales et des
Credits d'impOt pour enfants est au contraire passée de 12% a 22%, tandis que ceile
des autres transferts passait de 34% a 65%.
L'importance des paiements de transfert devient encore plus manifeste iorsqu'on
ciasse les families de recensement selon leur
principale source de revenu (tableau 3). Bien
que le revenu d'empioi ait conserve Ia
premiere place comme principale source de
Statisttque Canada
Paiements de transfert et revenu des families
Tableau 2
Sources et structure du revenu des families, families de recensement, 1970 et 1985
Source de
revenu
Ensemble des families Families du décile inferieur
1970 19851970
1985
Ensemble des sources
99.7
99.7
97.1
96.9
Revenud'emploi
91.8
85.7
57.0
52.5
Paiements de transfert
SV/SRGetRPCIRRQ
Allocations familiales
CreditdimpStpourenfants
Aut.res
78.0
12.1
62.2
83.0
26.8
52.3
18.5
79.7
16.9
53.7
35.4
39.5
27.1
84.8
11.2
63.7
61.9
53.5
Revenu de placements
35.2
40.2
17.4
13.2
Pension de retraite
6.7
10.9
4.1
3.2
Autre revenu en especes
4.0
6.9
3.3
7.5
5,055
6,733
505
673
100.0
100.0
100.0
100.0
88.5
81.1
30.6
29.6
Paiements de transfert
SV/SRG et RPCIRRQ
Allocations familiales
Creditdimpotpourenfants
Autres
5.4
2.0
1.4
60.1
32.3
7.5
2.0
9.5
3.6
1.0
0.6
4.3
20.3
63.3
8.0
7.1
7.0
41.1
Revenude placements
4.1
6.0
5.5
2.1
Pension de retraite
1.3
2.6
2.0
1.8
Autrerevenuenespeces
0.7
0.8
1.8
3.2
29,803
37,827
4,350
5,650
1,596
3,593
2,614
3,579
PROPORTION DES FAMILLES
Nombre de families ('000)
-
-
STRUCTURE DV REVENU
Ensemble des sources
Revenud'empioi
Revenu moyen des families
(en dollars de 1985)
Paiements de transfert moyens
(en dollars de 1985)
-
-
Sources: Recensements du Canada, 1971 et 1986
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 61
Paiements de transfert et revenu des families
Structure des paiements de transfert
dans le décile de revenu inférieur
Entre 1970 et 1985, Ia structure des palements
de transfert du décile intérieur a change
considérablement.
1985
1970
33-7%
T
53.9%
12.4%
Pensions de vieillesse
Prestations pour enfants
EJ Autres transferts
revenu des families de 1970 a 1985, la
proportion des families déciarant le revenu
d'emploi comme principale source de revenu
est tombée de 10 points pendant cette
période, passant de 87.3% a 77.8%. Un
changement semblabie est survenu dans les
families du décile inférieur: en 1970, 44.6%
de ces families déciaraient un revenu
d'ernploi corn me principale source de revenu,
contre 34.1% en 1985.
L'augmentation generale de la part
du revenu provenant des paiements de
transfert a eu un double effet. D'une part, la
proportion des families pour lesquelies de
tels paiements représentaient la principale
source de revenu, a presque double, passant
de 8.7% en 1970 a 15.7% en 1985. D'autre
part, ces mémes families étaient moms
susceptibies de se classer dans le décile
inférieur. La proportion de telles families
dans le décile inférieur est tombée de plus de
50% en 1970 a un peu plus d'un tiers en
1985.
Sources: Recensements du Canada, 1971 of 1986
Tableau 3
Repartition en pourcentage des families de recensement selon la principale source de
revenu, Canada, 1970 et 1985
Principalesource
de revenu
Ensemble des
families
Families du
décite
inférieur
% de lensemble
desfamillesdans
le décile inferieur
1970
1985
1970
1985
19701985
Ensembtedesfamilles
100.0
100.0
100.0
100.0
10.010.0
Pasderevenu
Revenud'emploi
Pajementsdetransfert
Revenude placements
Autrerevenuenespèces
0.3
87.3
8.7
2.0
1.7
0.3
77.8
15.7
3.2
3.0
2.9
44.6
47.4
2.9
2.2
3.1
100.0100.0
5.14.4
54.235.8
14.810.7
12.510.8
34.1
56.1
3.4
3.3
Sources: Recensernents du Canada. 1971 et 1986
* Salaires et traitements et revenu net d un travail auto nome
62 / Automne 1990 PERSPECTIVE Statistique Canada
Pajements de transfert et revenu des families
Résumé
Le Canada possède un système de sécurité
du revenu et de bien-être social global
auquel participent les trois niveaux de
gouvernement. Le système a pour but d'offrir
des prestations directes en espèces aux
personnes seules et aux families. La grande
majorité des families recoivent des
paiements de transfert (80% en 1985). Dans
ie décile inférieur de revenu, oü neuf
families sur dix ont reçu de l'aide financière
en 1985, environ deux tiers du revenu de Ia
famille proviennent des paiements de
transfert.
Les paiements de transfert réduisent
i'inegaiite dans la distribution du revenu. En
1985, le revenu des families du décile
inférieur reprdsentait 1.5% du revenu de
toutes les famiiies, mais 0.6% seuiement si
l'on excivait les transferts.
En 1970, les paiements de transfert
représentaient 5% du revenu de i'ensembie
des families, comparativement a 10% en
1985. Globaiement, Ia proportion des
families pour lesquelles les paiements de
transfert constituaient la principale source
de revenu a presque double entre 1970 et
1985.
Les paiements de transfert ont une
importance vitale pour certains segments de
Ia population. La piupart des families
monoparentales avec jeunes enfants a Ia
maison seraient dans une situation très
précaire sans les Credits d'impot pour
enfants et ies Allocations familiales. De
même, les personnes âgées sont assurées
d'un bien-être raisonnable grace au
Supplement de revenu garanti et aux autres
prestations qui leur sont destinées. On peut
donc dire que les programmes de sécurité du
revenu établis au cours des vingt ou trente
dernières années protégent les enfants et les
personnes âgees, deux segments de Ia
population qui ont une capacité de gain
iimitée. El
Notes
Chacun de ces programmes est regi par des modalités
particulieres, qui ne sont pas decrites dans le present
article. Pour plus de renseignements sur les quelques
cent programmes féderaux, provinciaux et municipaux
en vertu desquels les Canadiens peuvent obtenir une
aide financière, voir le Repertoire de programmes de
sécurité du reuenu au Canada, janvier 1988, Sante et
Bien-ètre social Canada. Pour un résumé des données
contenues dans Ia publication ci-dessus, voir La sante et
le ben-étre au Canada, Sante et Bien-ètre social
Canada, no U2 1-10211989 au catalogue.
En 1985. environ 45% des families du decile inferieur
étaient des families monoparentales avec jeunes
enfants, 25% étaient des families epoux-epouse sans
enfants et les 30% restants étaient des families epoux.
épouse avec enfant.s dana différent.s groupes d'âge. Pour
une analyse detaillée de l'évolution de Ia composition
des families du déciie inférieur entre 1970 et 1985, voir
Euoiution du pro flu des families canadiennes a (aiSle
revenu, 1970-1 985. rapport analytique, no 4, 13-588 au
catalogue (a paraitre).
Stijtistique Canada Pour des definitions plus détaillees, le lecteur
consultera les documents de reference.
Cette notion de famille se distingue du concept plus
etendu de famille economique, lequel designe une
famille constituée de tous les membres d'un menage lies
par le sang, le manage ou l'adoption. Pour plus de
précisions, voir Families, Sdrie: Le pays, Recensement
du Canada, 1986, Statistique Canada, cat. 93-106.
D'après les estimations du recensement, les
paiements de transfert aux families de recensement
totalisaient 24,196 millions de dollars en 1985. Un
autre 3,280 millions de dollars est aile aux personnes
hors famille. Les paiement.s de transfert aux personnes
hors familie ne sont pas étudiés in.
Pour plus de renseignements, voir Revenu de Ia
famille: Families de recensement, Série: Le pays,
Recensementdu Canada, 1986, cat. 93-117.
Pour plus de renseignements, voir Recensemen.t en
bref, Recensementdu Canada, 1986, cat. 99-104.
Autornne 1990 PERSPECTIVE / 63
Paiements de transfert et revenu des families
Notes - fin
$ On trouvera une analyse qualitative des estimations
du recensernent de 1971 sur le revenu dans Evaluation
des données sur le revenu tirées dii recensement dii
Canada de 1971, rapport no 71-EC-5, avril 1976. Une
methode sembiable a celie décrite dans ce rapport a été
utilisee pour evaluer les données du recensement de
1986.
Comme les autres paiement.s de transfert sont plus
frequents dans les families a faible revenu, Ia sousdeclaration risque de fausser davantage l'analyse des
families dans ce groupe.
10
Statistique Canada a mis au point une nouvelle base
de donnees (ii s'agit de Ia Base de donnees/modele de
simulation des politiques sociales) constituée a partir
des données de l'Enquete sur lea finances des
consommateurs (EFC) auxquelles des ajustements ant
ete apportes pour tenir compte de Ia sous-déclaration de
certaines composantes do revenu. On est en train
d'etudier Ia possibilité d'apporter des ajustements
semblables aux résultats du recensement et de IEFC
elle-méme.
Bien entendu, Ia proportion de personnes seules qui
recoivent des prestations d'assurance-chômage est
moms importante, mais Ia probabilite qu'une famille
reçoive de tels transferts gouvernementaux est
beaucoup plus grande do fait qu'une famille compte
assez rarement plus d'un prestataire de l'assurancechOmage.
12
Certains des paiement.s de transfert incius dans Ia
catégorie .autres paiements. ne sont pas des prestations
liées a un examen du revenu. C'est Ia raison pour
laquelle des families des deciles supérieurs ant declare
des paiements de transfert.
13
La plupartdesfamillesdudeciie inferieuronta leur
tête une mere ou un pere seul, qui dans Ia plupart des
cas ne fait pas partie de Is population active. Le
deuxième décile a une forte concentration de couples
âgés, en general a Ia retraite et n'appartenant donc plus
a Ia population active.
14
Pour une breve description de Ia notion de seuils de
faible revenu et de Ia méthode utilisee pour les établir,
voir Revenu de Ia fam tile: Families écononiques, Série:
Le pays, Recensement du Canada, cat. 93.118.
Statistique Canada est en train de réexaminer ses
seuils de faible revenu. Pour plus de renseignements,
voir Seutis de faible revenu de Statistique Canada,
pro bièmes et possibilites met hodologiques: document de
travail, Document de recherche, Direction des etudes
analytiques, Statistique Canada, décembre 1989.
15
En 1970, les donnees sur les béneficiaires du Régime
de pension du Canada/Régime de rentes du Quebec et
lea données sur les benéficiaires du Programme de Ia
sécurité de Ia vieiliesse et du Programme du
Supplement du revenu garanti ont eta recueiilies sans
être distinguees les unes des autres tandis que les
données sur lea prestataires de l'assurance-chomage ant
été ajoutées aux donnees sur les autres paiements de
transfert. Par consequent, il n'est pas possible
d'examiner séparément lea changements survenus dans
Ia proportion des families recevant ces paiements de
transfert.
Bibliographie
RASHID, A. Evaluation des donn.ées stir le revenu tirCes
dii recensement du Canada de 1971, Note de recherche
no 71-EC-5, Ottawa, Statistique Canada, avril 1976.
SANTE ET BIEN-ETRE SOCIAL CANADA. REpertoire
de programmes de securitE dii revenu au Canada,
janvier 1988, catalogue H75-16/1988, Ottawa, 1989.
RASHID, A. Evolution dii profil des families
canadiennes a faible revenu, 1970-1985, Rapport
analytique no 13-588, Ottawa, Statistique Canada,
1990,a venir.
STATISTIQUE CANADA. Recensement de 1986:
Families, catalogue 93-106, Ottawa, 1989.
RASHID, A. Recensement de 1986: Le revenu de Ia
famille, catalogue 98-128, Ottawa, Statistique Canada,
juillet 1989.
RASHID, A. Recensement du Canada de 1971: Sources
et repartition du revenu des Canadiens, catalogue
99-721, vol. 5, partie 2, Ottawa, Statistique Canada,
novembre 1977.
SANTE ET BIEN-ETRE SOCIAL CANADA. La sante et
le Bien-étre social au Canada, catalogue H21-102/1989,
Ottawa, 1989.
64 I Automne 1990 PERSPECTIVE
STATISTIQUE CANADA. Recensement du Canada de
1981: L'Evohutjzjn des revenue au Canada, 1970-1980,
catalogue 99-94 1, Ottawa, mai 1984.
STATISTIQUE CANADA. Recensement dii Canada de
1986: Le recensement en bref, catalogue 99-104F,
Ottawa,juin 1988.
STATISTIQUE CANADA. Repartition du revenu au
Canada seion Ia taille du revenu, annuel, catalogue
13-207, Ottawa, 1989.
StatistiqueCanada
Paiements de transfert et revenu des families
Bibliographie - fin
STATISTIQUE CANADA. Recensement de 1986: WOLFSON, M.C. et at. Seutis de faible revenu de
Revenu de Ia famille: farntiles de recensement, catalogueStaustique Canada: pro blémes et possibthtes
methodoiogtques: document de travail, Documents de
93-117, Ottawa, decembre 1989, STATISTIQUE CANADA. Recensement de 1986:
Reuerzu de La famille: families économiqu.es, catalogue
93-1 18,Ottawa,f6vrier 1990.
Numéros déjà parus:
recherche no 3049F, Ottawa, Statistique Canada, 1989.
ii vous manque un numéro?
Ne craignez rien! Vous pouvez vous procurer les numéros déjà parus de L'emploi et
le revenu en perspective. Voici quelques-unes des etudes parues dans ces numéros:
Automne 1989 L'industrie automobile • Le marche du travail: biian de La mi-année
• La syndicalisation et les femmes • En vacances. L'indice de l'ofTre d'emploi
• Travailleurs decourages
Hiver 1989 Travail au salaire minimum • Cumul d'emplois • L'incapacite et l'emploi
• Les immigrants fabricateurs de produits• Les chômeurs et l'assurance.chomage
Printemps 1990 La décennie en revue • La haute technologie dans le domaine du travail • La repartition de
Is richesse au Canada et aux Etats-Unis • Le rendement des caisses de retraite en fiducie •
Les diplômés de 1982: que font-us? • Les femmes comme principal soutien de famille • Le
temps perdu: une autre perspective sur le chAmage
Ete 1990Le Canada face a La compétition• Les diplomés universitaires et lecart salarial • Travail et
faible revenu• Benévoles• La dependance economique • Profession non-traditionnelle pour
qui?
Las numéros susmentionnés ne coOtent que $12.50 chacun (te 1990 $13.25). Afin de commander les numéros déjà
parus, veuillez communiquer avec le service Vente des publications, Statistique Canada, Ottawa (Ontario),
KIA 0T6, ou encore, pour un service plus rapide, composez sans frais le numero 1-800-267-6677 et portez Is
commande a votre compte VISA ou MasterCard.
L'emploi et le revenu en perspective.
La revue trimestrielle qui vous renseigne sur le rnarché du travail.
Statistique Canada
Automne 1990 PERSPECTIVE / 65
Evolution inegale du chomage au
Canada depuis les années 60
Dave Gower
article MosaIque du chomage au
Canada, publié dans le numéro de
L ''mpioi et le revenu en perspective (été
1989), signalait qu'entre le milieu et Ia fin
des années 80, le chômage au Canada était
réparti moms egalement entre les regions.
IJne des raisons étant que le chômage a
diminué plus rapidement dans des regions
comme celle de Toronto que dans des regions
non-métropolitaines et moms prospères
comme Terre-Neuve et le Bas Saint-Laurent.
Dans le contexte d'une analyse de la
situation du chOmage, il est evident que le
taux de chômage global n'est pas le seul
indicateur a considerer; ii convient aussi
d'examiner de quelle facon le chomage est
réparti. L'article ci-haut mentionné proposait une mesure de l'inegalite économique
régionale. Les differences dans les taux de
chômage reflétaient les diverses probabilités
de se trouver en chomage dans les différentes
regions du pays.
La conclusion de I'article sur Ia
mosaIque du chômage - a savoir que l'inega.
lité de Ia repartition du chOmage entre les
regions s'accentuait - souléve plusieurs
questions dont la plus éviderite est: ce
phénomene est-il nouveau ou est-il un echo
du passé? A l'aide de données couvrant les
années 1966 et suivantes, cet article tente de
répondre a cette question.
Dave Gower est au service de Ia Division de
l'analyse des enquetes sur le travail et les
menages. On peut communiquer avec lui au
(613) 9514616.
Statistique Canada Definition des regions
Pour l'étude de Ia mosaique du chomage, les
données portaient sur 40 regions infraprovinciales, dont 24 regions métropolitaines de
recensement (RMR) et S regions infraprovinciales a Pextérieur des RMR en Ontario
et au Quebec. Malheureusement, en raison
des changements apportés a la conception
geographique de I'échantillon de l'Enquete
sur la population active, les données de
certaines RMR et des regions infraprovinciales ne faisant pas partie des RMR en
Ontario et au Quebec, telles que celles
étudiées dans l'article précédent, n'ont pu
être utilisées pour les années antérieures a
1985,
Cependant ii existe des données sur le
chômage permettant de remonter jusqu'à
1966, pour 22 regions métropolitaines'. De
plus, dans chaque province, les regions a
l'extérieur des RMR peuvent être traitées
comme si elles constituaient un seul marché
du travail. Cela donne un total de 32 regions
pour la présente étude. Pour nos fins
d'analyse, on a classé les données pour ces
regions en quatre quartiles, en partant du
plus faible taux de chOmage au plus élevé
(voir Mesure de l'inegalite de Ia rEpartition).
Differences absolues et relatives:
deux aspects de l'inegalite
Il existe de nombreuses facons d'analyser les
differences entre les données: deux des
Automne 1990 PERSPECTIVE / 67
vo1ution inegale du chômage au Canada depuis les années 60
Mesure de l'inegalite de [a repartition
Pour létude sur Ia mosaIque du chémage, on a utilisé
une mesure assez complexe (l'indice de Gini pour
calculer I'inegalité de Ia repartition du chOmage.
Pour Ia présente Ctude, une mesure plus simple a ete
adoptée: une comparaison entre les quartiles
superieur et inférieur des taux de chomage
régionaux. Les tendances observées a I'aide de ces
deux mesures sont semblables et l'utilisation des
quartiles permet de comparer les differences absolues
et relatives entre les taux de chomage.
Lea quartiles sont établis de Ia facon suivante:
tout d'abord, les 32 regions sont classées selon leur
taux de chOmage, du plus faible au plus élevé. On lea
divise ensuite en quatre groupes. Puis, on calcule le
taux de chômage moyen pour chacun des quartiles.
Dans l'étude sur Ia mosaique du chomage, les
regions composant les quartiles sont demeurees les
mémes pour toute Ia période de quatre ans (1985 a
1988). Bien que cette composition fixe simplifie
I'analyse, on peut l'utiliser que pour des périodes
relativement courtes, lorsque le classement
comparatif des regions selon le taux de chômage ne
vane pas beaucoup.
Au contraire, dans le present article, La
composition des quartiles peut varier d'une année a
l'autre (par exemple La ville d'Edmonton est passee du
ler quartile en 1982 au 3e quartile en 1983). La
proportion de Ia population active dans chaque
quartile demeure toujours Ia même, c'est-ã-dire 25%
de La population active du pays. Si une region change
de quartile, sa population active (ainsi que ses
chomeurs) sont repartis entre lea deux quartiles afin
de conserver des intervalles de taille egale. Par
exemple, en 1984, le taux de chomage d'Edmonton
avait augmente pour atteindre le niveau du troisième
quartile. Mais si on avait inclus toute Ia population
active d'Edmonton dans le troisième quartile, Ia
population de ce quartile aurait dépasse Ia limite de
25%; on a donc réparti Ia population active et les
chômeurs dEdmonton entre les deux quartiles, 18%
étant attribués dans les deux cas au troisieme
quartile et 82%, au quatrieme.
mesures les plus simples sont un rapport ou
une difference relative (Ia valeur d'un
quartile divisée par celle d'un autre) et une
difference absolue (Ia valeur d'un quartile
soustraite de celle d'un autre).
Le choix de la difTérence absolue ou de
Ia difference relative depend de la question
posée. Par exemple, lorsqu'on compare les
taux de chomage du len quartile et du
4e quartile, on peut déceler qu'en 1981 ii y
avait une difference de 6.7 points (4.4% par
opposition a 11.1%), soit a peu prés la même
68 / Auiomne 1990
PERSPECTIVE
Taux de chomage selon le quartile
regional
Les taux de châmage établis pour les quatre
quartiles avaient évolué de façon a peu prés
parallèle durant les cycles économiques.
Taux de chOmage
16
14
12
10
ott11111111111111111111 III
1966'70'75'80'85189
Source: Enquéte sur 10 popu1aton active
qu'en 1983 (6.8 points - 8.5% par opposition
a 15.3%).
Cependant, la comparaison de ces
deux mesures est compliquee par le fait qu'il
y avait beaucoup plus de chômeurs en 1983
qu'en 1981. Dans ces circonstances, il est
parfois plus logique d'examiner l'importance
de l'augmentation en termes relatifs, c'est-àdire de determiner comment un quartile s'est
comporté par rapport a un autre. A l'aide de
cette mesure, [a comparaison du ler quartile
avec le 4e montre une variation importante:
le rapport passe de 2.5 a i en 1981 a 1.8 a 1
en 1983.
On ne peut pas determiner
immédiatement laquelle des deux mesures
est Ia plus appropriée. Plutôt que d'imposer
un choix arbitraire, nous examinerons les
Statistique Canada
Evolution inegale du chomage au Canada depuis les années 60
Tableau 1
Taux de chômage annuets moyens pour certaines années*, selon les quartiles de
regions
1966
1971
1974
1978
1981
1983
1989
Canada
3.6
6.4
5.4
8.3
7.5
11.8
7.5
lerquartile
2° quartile
30 quartile
4°quartile
1.9
2.8
3.6
6.1
4.5
5.4
6.7
9.0
3.0
4.1
5.4
9.0
5.4
7.3
9.0
11.8
4.4
6.2
8.5
11.1
8.5
10.8
12.9
15.3
4.5
6.2
8.3
11.1
Rapport
4° quartile!
larquartile
3.2
2.0
3.0
2.2
2.5
1.8
2.5
4e quartilelet quartile
4.2
4.5
6.0
6.4
6.7
6.8
6.6
Source: Enquéte cur Ia population active
* Saul pour 1966 et 1989, lee annes sont choisies de ía con
cycliques dts chómage.
deux mesures, en décrivant leurs variations
entrainées par les mouvements de l'économie depuis un quart de siècle.
Inegalité absolue: aucune
tendance particulière
De facon generale, la difference absolue
entre le quartile supérieur et le quartile
inférieur des regions a augmenté en même
temps que le taux de chémage national. Mais
cette relation ne s'est pas manifestée
souvent. Par exemple, comme on vient de le
constater, bien que le taux de chOmage du
Canada soit passé de 7.5% a 11.8% entre
1981 et 1983, la difference absolue est
demeurée presque Ia même entre le quartile
inférieur et le quartile supérieur.
Non seulement l'augmentation a long
terme dans Ia difference absolue a-t-elle été
irreguliere, mais elle ne correspondait pas a
Ia croissance des taux de chomage au
Canada. Ceci peut être démontré en comparant 1971 et 1983 (deux années oU le
chémage cyclique était élevé): le taux de
chOmage national a presque double (passant
Statistique Canada
a identifier lee points de retourne,nent dans lee tendances
de 6.4% a 11.8%) tandis que Ia difference
absolue entre les quartiles augmentait de
moms de 50% (passant de 4.5 a 6.8 points de
pourcentage).
Pour mieux interpreter les données, il
faut done utiliser également une mesure de
difference relative dans l'examen de
l'inegalite du chômage.
L'inégalite relative du chomage
augmente en période de
prospérité
Le rapport des taux de chômage du 4e
quartile et du ler (appelé rapport d'inegalité)
a vane considérablement pendant Ia période
étudiée. D'un sommet de 3.2 (6.1/1.9) en
1966, il a atteint son point le plus bas en
1983 avec un rapportde 1.8 (15.3/8.5).
Si nous considérons seulement ces
deux années, ii semble qu'un taux de
chômage national faible corresponde a un
rapport d'inegalité élevé et inversement.
Autrement dit, Ia repartition du chémage
devenait plus inegale a mesure que le taux
de chomage national diminuait.
Automne 1990 PERSPECTIVE / 69
Evolution inegale du chomage au Canada depuis les années 60
Inegalite régionale du chomage
par opposition au taux de chômage
canadien, 1966-1989
Los differences absolues entre les premier et
quatrième quartiles sont Iiées au taux de
chômage canadien, mais pas étroitement.
Difference absolue (04 - 01)
8.0
fluctuent pas autant, en termes relatifs, que
ceux des regions a faible taux de chomage.
La période de croissance économique
des années 1983 a 1989 en est un exemple
frappant (tableau 1). Les taux de chomage du
4e quartile n'ont diminué que du quart We
15.3% a 11.1%) tandis que ceux du ler
quartile ont baissé d'environ la moitié (de
8.5% a 4.5%).
7.5
7.0
6.5
6.0
5.5
5.0
Rapport des taux de chomage pour les
quatrième et premier quartiles
L'inegalitè relative de la repartition du chomage
a vane selon les fluctuations économiques.
Fapport
3.5
4.5
3.0
4.0
.
12 13
3456789 10 11
Taux de chômage
2.5
Source: Enquete sur ía population active
2.0
S'agit-il d'une tendance génerale? Ii y
avait effectivement urie relation globale
entre le taux de chomage national et Pinegalité relative de la repartition du chômage
dans l'ensemble du pays. De 1966 a 1968,
puis de 1969 a 1972, de 1974 a 1975 et, de
facon plus marquee, de 1981 a 1983, Ia
hausse du taux de chomage national a
coIncide avec une reduction de l'inegalite. De
plus, de 1972 a 1974 et de 1983 a 1988, le
taux de chômage a diminué et l'inegalite a
augmenté.
Cette relation s'explique par le fait
que les taux de chomage sont relativement
plus instables dans les regions a faible
chomage que dans les regions oü ii est élevé.
En d'autres termes, les taux de chômage des
regions les moms prospères du pays ne
70 / Automne 1990 PERSPECTIVE
1.5
0
1966'70'7580'85189
Source: Enquéte sur Ia population active
L'inegalite des taux de chomage diminue
a long terme
L'inegalite relative a beaucoup fluctué au
cours de Ia période allant de 1966 a 1989,
mais il semble qu'elle ait eu une Iégère
tendance a la baisse. Cependant, le fait que
les taux de chomage aient augmente
considérablement entre 1966 et 1989 vient
compliquer les choses. Les taux des
meilleures années 1980 (soit 1980-1981 et
Statistique Canada
Evolution inegale du chomage au Canada depuis les années 60
1989) étaient plus élevés que ceux des pires
années 1970 (soit 1971-1972). Si l'inegalité
de Ia repartition du chômage est liée au taux
de chomage, ii faut alors se demander si la
relation entre les deux est en train de se
modifier.
Inegalite relative du chomage regional
par opposition au taux de chomage
canadien, 1966-1989
L'inégalité relative tend a croitre avec la
regression du chOmage, mais ce lien semble
sétre modifió avec le temps.
Taux de chômage
12
11
10
Ce changement semble se manifester
pendant toute la période 1966-1980. Une
facon de mesurer la rapidité de la
progression est de comparer les années 1973
et 1980 puisque ces deux années sont au
méme stade du cycle économique. Le rapport
d'inégalite est semblable pour ces deux
années (environ 2.5); mais le taux de
chômage a augmenté de 2 points, passant de
5.6% a 7.5%. Autrement dit, le taux de
chomage associé a un niveau donné
d'inegalite relative de la repartition du
chomage a augmenté d'environ un point
tous les quatre ans.
Un autre point intéressant est que ce
changement semble s'être arrêté pendant les
années 80 - Ia courbe de Ia relation entre
I'inegalite de la repartition et le taux de
chömage se trouve en 1989 presque a La
mëme position qu'en 1980.
La situation est un peu plus
claire, mais des questions
demeurent
1.82.02.22.42.62.83.03.2
Rapport du quatrlème quartile au premier quartile
Source: Enquête sur Ia population active
Depuis un quart de siècle, le niveau de
chomage associé a un niveau donné d'inegalité relative a augmenté. D'autre part, au
cours des cycles économiques, les taux de
chômage faibles ont coIncide avec des
périodes d'inegalite plus marquee (tableau
1). La relation semble s'être déplacée vers le
haut, c'est-à-dire que méme lorsque I'état de
I'économie revenait a un niveau de taux de
chomage semblable a celui enregistré
auparavant, le niveau d'inegalité relative
augmentait.
Statistique Canada De nombreuses theories économiques
portent sur Ia comparaison du comportement des variables économiques entre les
regions. Néanmoins, toute speculation
tentant d'exptiquer les tendances observées
dépasse le cadre de cet article.
Cependant, on peut s'attendre a ce
que I'évolution a Ia hausse du niveau
d'inegalite regionale du chOmage associé a
un certain taux de chômage national, ait un
effet sur les pressions inflationnistes exercées sur les taux de salaire a tout niveau de
chômage donné. Une repartition inegale du
chomage signifie que les taux de chômage
dans certaines regions sorit très inférieurs a
Ia moyenne nationale. 11 peut donc y avoir
des pénuries de main-d'oeuvre dans ces
regions, ce qui semble bien s'être produit a
Ia fin des années 80. Les pressions
résultantes sur les salaires ont favorisé
I'iriflation dans l'ensemble du pays.
Au€omne 1990 PERSPECTIVE I 71
Evolution inegale du chomage au Canada depuis les années 60
Cet exposé peut avoir soulevé plus de
questions qu'il n'a apporté de réponses. Mais
ii montre la difficulté d'atteindre et de
maintenir, en matière de perspectives écono-
miques, l'égalité entre toutes les regions
d'un pays aussi vaste et aussi diversiflé que
LII
leCanada.
Note
Cette liste abregee a donné des valeurs legerement
différentes de celles obtenues pour les 40 regions
originates, quand on a estimé Vinegalite de la
repartition du chomage. Mais pour Ia période de cinq ans
allant de 1985 a 1989, quand on pouvait comparer les
deux series, les tendances se sont révélées semb tables.
Les limites de certaines regions metropolitaines de
recensement ont ete redéfinies entre 1966 et 1989. Bien
que cela alt Pu modifier de facon substantielle Ia taille
de Ia population active et Ia valeur des estimations du
chomage, l'effet sur les taux de chomage a été assez
minime parce que le numérateur et le denominateur ont
vane de facon semblable. Fait le plus important, un
examen des tableaux non pubtiés de données détaillées
montre que ces changements ne semblent pas avoir eu
beaucoup d'effet sur la mesure de l'inégalité de Ia
repartition.
Quelques-unes des 32 regions avaient, particulièrement au cours des années 60, des estimations du
chomage tellement petites que l'erreur d'échantillonnage aurait introduit une certaine inegalité artificielle
additionnelle. Nous avons effectué un test pour etudier
l'effet de cette situation sur les résultats mentionnés
dans le present article en appliquant une moyenne
mobile sur trois ans. Les résultats permettent de
supposer que l'erreur d'echantillonnage n'a pas cause de
distorsion importante dans les tendances generates
exposees ici.
Bibliographie
GRLJBB, D. Chomage regional dans les pays de
l'OCDE, Perspective cle Veinplai, Paris, Organisation
de Cooperation et de Developpement Economiques,
Paris,juillet 1989, pp. 103.142.
72 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Staustique Caruida
Sources
Un recueil d'lnformation d'actualité: des
nouvelles concernant les enquêtes, y compris
les enquétes spec iales menées dan.s le cadre de
I Enquéte sur Ia population active; des notes
sur les projets de recherche en cours a
Statistique Canada et a I'extérieur; les
publications et donnees récentes; et d'autres
nouvelles, par exemple, certains événements
a venir.
A venir cet hiver, I'analyse des
résultats du 4e cycle de l'ESG
Deux rapports analytiques tires des données
recueillies lors du quatrième cycle de
l'Enquete sociale générale, portant sur l'éducation et le travail, devraient être publiés cet
hiver. Le premier, dont le titre n'a pas encore
été déterminé, présente une vue d'ensemble
des résultats de l'enquete sur les projets de
formation des Canadiens, leurs antécédents
et leur experience récente de travail,
l'utilisation des ordinateurs, leur satisfaction a l'egard de leur emploi et leurs opinions
sur Ia retraite. Le second rapport, Qualite du
travail dans une économie de services, offre
une analyse détaillée de l'emploi dans le
secteur des services et traite de questions
comme Ia discrimination professionnelle, le
travail autonome et les emplois temporaires,
en tenant compte de diverses variables
demographiques et socio-économiques.
Les entrevues du 4e cycle ont été
menées de janvier a mars 1989; au total,
9,338 individus ont eté interrogés sur leurs
etudes, leurs projets de perfectionnement, les
Statistique Canada effets de l'automatisation sur leur travail (le
cas échéant) et Ia retraite obligatoire. (Pour
une description des objectifs, de la structure
et de la methodologie de l'ESG, se reporter a
la section Sources du numéro du printemps 1990 de Perspective.)
Les personnes intéressées peuvent
déjà se procurer Ia bande de microdonnées a
grande diffusion ainsi qu'une brochure
présentant les résultats provisoires.
Que iques-unes des principales constatations
de l'étude sont:
• 16% des Canadiens interroges, âgés de
15 ans et plus, étudiaient en vue d'obtefir un grade ou diplôme universitaire;
24% de plus (dont le quart avaient déjà
un emploi) avaient l'intention de suivre
un programme d'études dans les cinq
prochaines annees;
• des raisons reliées au marché du travail
étaient invoquées par les repondants
dans leur désir d'accroItre leurs qualifications par les etudes: 29% d'entre eux
voulaient We préparés a exercer un
premier emploi, 33% souhaitaient devefir plus compétents dans leur travail,
10% désiraient changer de carrière et
10% encore, gagner un meilleur salaire;
les hommes sont plus susceptibles de
vouloir accroitre leur niveau d'instruction pour améliorer leur situation
financière que les femmes;
• près d'un tiers des répondants de plus de
15 ans avaient suivi un cours d'informatique; chose peu surprenante, Ia proporAutomne 1990 PERSPECTIVE / 73
Sources
tion est beaucoup plus élevée (58%) pour
le groupe des 15-24 ans que pour tout
autre groupe d'age; de plus, les femmes
de 15 a 44 ans ont davantage teridance a
suivre des cours d'informatique,
comparativement aux hommes du même
groupe d'âge;
U
bien que 43% des répondants occupant
un emploi aient déclaré que l'informatique a exercé une influence sur leur
travail au cours des cinq dernières
années, une proportion tout aussi
importante (42%) estimaient que cela
n'avait pas été le cas;
U
quoiqu'un plus grand nombre de femmes
que d'hommes (44% contre 40%) ont
déclaré que l'automatisation n'avait eu
aucun effet sur leur travail, elles étaient
plus nombreuses (38% contre 31% des
hommes) a utiliser un ordinateur dans
leur travail;
U
Ia proportion d'hommes et de femmes qui
utilisent un ordinateur pour le
traitement de textes, la rentrée de
données ou l'organisation de dossiers est
sensiblement Ia même, mais un plus
grand nombre d'hommes se servent de
l'ordinateur pour créer des programmes,
analyser des données et jouer a desjeux;
U
bien que 62% des adultes interviewés
soient contre l'idée de Ia retraite
obligatoire, 43% prévoyaient prendre
leur retraite avant 65 ans; une retraite
anticipée était surtout envisagée par les
personnes âgees de 25 a 44 ans, la moitié
des réporidants de ce groupe d'age
souhaitant quitter Ia population active
avant 65 ans.
Pour plus de details au sujet du 4e
cycle de cette enquète, on peut communiquer
avec Ghislaine Villeneuve au (613) 9514995; pour tout renseignement sur l'Enquête
sociale genérale, on peut telephoner a Doug
Norris au (613) 951-2572. 0
74 / Automne 1990 PERSPECTIVE Profils de revenu de Ia population
active et de rapport de dépendance
économique - diffusion prochaine
La Division des données regionales et
administratives procède actuellement a la
mise a jour des proflls de revenu de la
population active et de rapport de dépen..
dance économique afin d'y ajouter les
données de 1989. Une fois les travaux
achevés, au debut du printemps de 1991, les
profils fourniront des données annuelles
pour Ia période 1984-1989.
Les profils contiennent des renseignements sur le montant et la source du revenu
des Canadiens qui remplissent une
declaration d'impôt sur le revenu. Ces
produits sont les seuls a fournir des données
sur de très petites regions. Le niveau de
ventilation de base est Ia division de
recensement, mais des profils peuvent étre
produits sur demande speciale pour des
regions plus restreintes, pourvu que Ia
confidentialité des données soit respectée.
Ainsi, le client peut obtenir des tableaux
très détaillés selon Ia region de tn
d'acheminement (RTA) ou le code postal,
dans le cas d'une region rurale. (La RTA est
une zone de livraison postale dont la taille
équivaut a celle de quelques secteurs de
recensement. Toutefois, pour protéger le
caractère confidentiel des données, les
regions définies par les utilisateurs doivent
compter au moms 100 déclarants a l'impôt.)
Le profil de revenu de Ia population
active fournit des statistiques sur le nombre
de déclarants de la region, le revenu total et
le revenu median, le revenu d'emploi et le
montant des prestations d'assurancechOmage. Comme les données sur le revenu
sont tirées du fichier des declarations
d'impôt sur le revenu des particuliers, elles
se rapportent uniquement au revenu
imposable. Les revenus fortuits* comme les
sommes gagnées a Ia loterie et les heritages
de même que les revenus non imposables
comme les prestations d'aide sociale, les
Statistique Canada
Sources
indemnités pour accident du travail et les
allocations d'ancien combattant sont excius.
Le profil de rapport de dépendance
économique (RDE) est un produit très
similaire au profil de revenu. Le RDE rend
compte de Ia proportion des paiements de
transfert totaux touches dans une region
donnée par rapport au revenu d'emploi total
de Ia region. Le RDI est ventilé selon les
sources des paiements de transfert, soit les
regimes de retraites privés et publics, les
allocations familiales, les prestations
d'assurance-chômage, Ia sécurité de Ia
vieillesse et los credits d'impot pour taxe de
vente fédérale et pour enfants. (Le credit
pour taxe de vente fédérale, en vigueur
depuis 1986, a contribué
améliorer le
champ d'observation des profils: les années
précédentes, les personnes âgées étaient
sous-représentées, car un grand nombre
d'entre elles ne remplissaient pas de
declaration d'impôt en raison d'un revenu
trop faible ou non imposable. Le credit a eu
pour eff'et d'accroitre le nombre de déclarants
chez les personnes âgées, lesquelles
voulaient tirer profit de cet avantage.)
A titre d'exemple, les données pour
l'année 1988 des profils de revenu de Ia
population active et de rapport de
dépendance économique révèlent que, pour
le comté de York au Nouveau-Brunswick
(qui comprend Ia yule de Fredericton).
a
• 53,625 personnes ont rempli une
declaration d'impot et leur revenu total
s'élevait prés de $1.1 milliard;
a
• le revenu median atteignait $15,900, soit
16% de plus que Ia moyenne provinciale
mais 8% de moms que la moyenne
nationale;
• 80% des déclarants tiraient leur revenu
de l'activité sur le marché du travail (y
compris les prestations d'assurancechomage); de ce nombre, 98% touchaient
un revenu d'ernploi, 10%, un revenu d'un
Statistique Canada travail autonome et 24%, des prestations d'assurance-chômage (le total ne
correspond pas 100% car certaines personnes peuvent avoir plusieurs sources
de revenu dans une même année);
a
• en 1988, le rapport de dépendance
économique (RDE) s'établissait 18.5%,
ce qui signifie que les paiements de
transfert représentaient près du
cinquième du revenu d'emploi total; plus
de Ia moitié de ces paiements de
transfert provenaient de pensions
(privées pour Ia plupart);
a
•a
l'autre extreme, la part du RDE
représentée par les allocations famihales et les credits d'impót pour enfants
n'était que de 1.76 point do pourcentage,
soit moms d'un dixième du total des
paiements de transfert.
Les deux profils contierinent des
indices établissant des comparaisons entre
la region
I'étude et les moyennes
provinciale et nationale. On y présente
egalement les chiffres des variations en
pourcentage d'une année I'autre.
Pour de plus amples renseignements
sur ces profils, on pout communiquer avec le
service-clients de Ia Division des données
regionales et administratives, au (613) 9519720.
El
a
a
Nouvelle étude tirée des résultats de
I'EA traitant des travailleurs ayant
quitté leur emploi
Une étude récente fondée sur los résultat.s de
l'Enquete sur l'activité (EA) de Statistique
Canada traite de I'importance des divers
facteurs qui influent sur Ia situation des
personnes qui quittent leur emploi face au
marché du travail.
Caracteristiques de l'évolution du
marché da travail analyse en detail Ia
Automne 1990 PERSPECTIVE 175
Sources
dynamique de l'emploi et a l'aide d'un
certain nombre de variables tente de determiner: (1) si la cessation d'emploi est une
perte d'emploi (decision de l'employeur) ou
une démission (decision de l'employe); (2) la
durée du chomage après la cessation
d'emploi; et (3) les changements dans les
caractéristiques de l'ancien et du nouvel
emploi, soit du point de vue du régime de
travail (temps partiel/temps plein), de Ia
rémunération et de la branche d'activité. Le
rapport de 160 pages comprend deux parties
principales: la premiere décrit la situation
des adultes canadiens sur le marché du
travail; la seconde explique le modèle de
regression mis au point par les auteurS pour
mesurer l'importance des divers facteurs
menant a l'obtention d'un nouvel emploi
après avoir quitté le dernier.
Les données sont tirées de l'EA
effectuée aux mois dejanvier 1987 et février
1988. Cette enquête réalisée auprès d'un
même groupe de personnes pendant une
période de deux ans, recueille des renseignements sur leur activité sur le marché du
travail. L'étude confirme un grand nombre
d'opinions courantes dictées par le bon sens:
les gens qui perdent leur emploi restent en
chOmage plus longtemps que les gens qui
demissionnent; comparativement aux personnes qui quittent leur emploi, celles qui
perdent leur emploi sont plus susceptibles de
trouver un nouvel emploi dans une branche
d'activité différente, d'obtenir une plus
faible augmentation de salaire et d'avoir a
accepter un travail a temps partiel; et, plus
l'employé qui perd son emploi est ãgé, plus
les tendances énoncées ci-dessus sont
prononcées.
Un profil plus détaillé des personnes
qui ont quitté un emploi révèle que:
• les hommes qui se sont retrouvés en
chomage, sont restés sans travail pendant 3.7 semaines en moyenne, contre
2.9 semaines dans le cas des femmes; ce
sont les personnes ãgées de 20 a 24 ans
76 / Automne 1990 PERSPECTIVE
qui ont déclaré les périodes de chomage
les plus longues, soit 6.2 semaines chez
les hommes et 4.5 semaines chez les
femmes;
• les hommes étaient tout aussi enclins a
perdre qu'à quitter leur emploi, tandis
que les femmes étaient deux fois plus
nombreuses a avoir démissionne;
• les personnes qui avaient quitté leur
emploi ont eu tendance a occuper tout de
suite un nouvel emploi, tandis que les
travailleurs qui avaient perdu leur
emploi risquaient bien davantage de
connaitre une période de chomage;
• les hommes ayant perdu leur emploi
subissaient des périodes de chomage de
plus en plus longues avec Page alors que,
chez les femmes dans Ia même situation,
celles âgées de 20 a 34 ans avaient
tendance a rester en chémage plus
longtemps que les travailleuses plus
ãgees;
• en ce qui concerne la rémunération, les
personnes qui ont immédiatement
occupé un nouvel emploi après avoir
quitté le précédent ont été plus
favorisées que celles restées pendant un
certain temps sans travail, les hommes
voyant leur salaire augmenter de $1.38
l'heure et les femmes, de $1.01; les
hommes qui avaient connu du chomage
ont réalisé un gain de $0.17 dans leur
nouvel emploi tandis que les femmes ont
perdu $1.80;
• 37% des hommes et 53% des femmes
ayant perdu leur emploi et obtenu par la
suite un emploi a temps partiel
souhaitaient travailler un plus grand
nombre d'heures, mais seulement Ia
moitié d'entre eux désiraient un emploi
a temps plein de 30 heures ou plus par
semaine.
StatistiqueCaruzda
Sources
Après avoir trace le profil du
travailleur, les auteurs ont créé un modèle
de regression pour determiner dans queue
mesure les divers facteurs influent sur
l'adaptation d'une personne au marché du
travail. (Un modèle de regression permet
d'isoler ul'effet nets de chaque variable tout
en maintenant constant l'effet des autres
variables.) Le modèle nous apprend que:
• les provinces de l'Atlantique, suivies de
Ia Colombie-Britannique, obtiennent Ia
plus faible proportion d'emptoi continu
(soit, Ia plus faible proportion de
répondants ayant occupé un seul emploi
pendant toute l'année 1986, sans
interruption de travail de plus d'une
semaine);
• Ia frequence du chomage après tout
genre de cessation d'emploi n'est pas plus
élevée dans les provinces de l'Atlantique
que dans plusieurs autres regions; toutefois, Ia proportion des personnes qui se
sont retirees de Ia population active y est
beaucoup plus élevée qu'ailleurs;
• les travailleurs ayant connu une durée
d'emploi plus longue sont moms enclins
a quitter leur emploi et, s'ils le font, c'est
generalement après avoir demissionne;
• Ia durée d'emploi n'affecte pas les
perspectives de réemploi ou de chémage,
bien qu'elle soit en correlation positive
avec le retrait de la population active;
• plus le niveau d'instruction d'uri
travailleur est élevé, plus la probabilité
d'emploi continu est grande: les travailleurs n'ayant fait que des etudes primaires connaissent Ia stabilité d'emploi
la plus faible et ceux ayant un diplôme
universitaire, Ia plus elevée;
• les travailleurs moms bien rémunérés
sont moms favorisés sur le plan de Ia
Satistique Canada
continuité d'emploi que les travailleurs
qui gagnent davantage; de plus, les
travailleurs a temps partiel ont
beaucoup plus de chances de se trouver
immédiatement un nouvel emploi que
les travailleurs a temps plein;
• les travailleurs syndiqués sont aussi
moms susceptibles que les nonsyndiques de quitter leur emploi, ce qui
tend a confirmer les résultats d'études
menées aux Etats-IJnis voulant que le
syndicalisme réduise le roulement de Ia
main-d'oeuvre.
Pour obtenir unecopiede
Caracteristiques de I 'evolution du marché du
travail, veuillez vous adresser a Cindy
Sceviour au (613) 951-0294. Pour de plus
amples renseignements sur l'Enquête sur
l'activité et ses produits, veuillez communiquer avec Richard Veevers au (613) 951fl
4617.
Nouveau produit du recensement
sur les minorités visibles
Les résultats de nouvelles analyses des
données du recensement de 1986 continuent
d'être une source précieuse de renseignements sur la société canadienne. Les
nouveaux Pro/Us des minorités visibles et
des autochtones devraient intéresser tout
particulièrement les administrateurs de
programmes de ressources humaines et les
analystes du marché du travail.
Les profils fournissent des renseignements demographiques et socio-économiques sur douze minorités visibles au
Canada. Les groupes sont ceux designes par
le Groupe de travail interministériel sur
l'equité en matiêre d'emploi, qui aide
Emploi et Immigration Canada (EIC) a
appliquer Ia legislation fédérale dans ce
domaine. Il s'agit des groupes suivants:
ALaornne 1990 PERSPECTIVE / 77
Sources
• les Noirs
• les Indo-pakistanais
• les Chinois
• les Coréens
• les Japonais
• les Asiatiques du Sud-Est
• les Philippins
• les Asiatiques occidentaux et les Arabes
• les Insulaires du Pacifique
• les Latino-américains
• les minorités visibles multiples (par
exemple les personnes d'ascendance
chinoise et coréenne, et les latino-américams de race noire)
• l'ensemble des autochtones (y compris
les minorités visibles multiples).
• 6% des hommes et 2% des femmes
étaient des travailleurs autonomes
d'entreprises constituées ou non en
société;
Au recensement de 1986, ii n'y avait
pas de question permettant de determiner
directement si le répondant appartenait a
une minorité visible. La question sur
l'origine ethnique avec celle sur Ia langue
maternelle et lorsque nécessaire, le lieu de
naissance, ont été utilisées pour définir les
populations de minorités visibles. Cependant, il faut éviter de confondre l'appartenance a une minorité visible avec l'origine
ethnique. Ainsi, un Canadien né a Haiti peut
We membre de la communauté noire de
Montréal mais avoir déclaré être d'origine
ethnique française. En d'autres termes, la
couleur de Ia peau peut n'avoir qu'un faible
lien avec l'heritage culture!.
• le taux d'activité global des adultes
membres de ce groupe vivant au Québec
était de 64%; les proportions d'hommes
et de femmes étant occupées ou a Ia
recherche d'un emploi étaient de 72% et
de 55% respectivement;
Les Profils des minorités visibles et des
aatochtones peignent un tableau socioéconomique et demographique des minorités
choisies. Voici quelques-unes des constatations observées:
Noirs
• avec plus de 355,000 membres en 1986,
la communauté noire est la deuxième
minorité visible en importance au
Canada (après la communauté chinoise);
94% des Noirs du Québec vivaient a
Montréal, 79% de ceux de l'Ontario, a
Toronto;
78 / Automne!990 PERSPECTIVE • 14% des femmes noires et 9% des
hommes noirs exercaient une profession
libérale, tandis que 3% des femmes et
6% des hommes occupaient un poste de
gestion intermédiaire ou supérieur;
Asiatiques du Sud-Est
• plus de quatre membres sur cinq du
groupe des Asiatiques du Sud-Est vivant
au Canada étaient des immigrants, Ia
grande majorité d'entre eux (86%) étant
arrives entre 1978 et 1986; malgré la
forte proportion d'immigrants récents,
60% avaient obtenu la citoyenneté
canadienne;
Indo-pakistanais
• 36% des membres de Ia communauté
indo-pakistanaise du Canada se
situaient dans le groupe des 25 a 44 ans;
• 48% des hommes adultes et 36% des
femmes adultes détenaient un diplôme
ou un grade de niveau postsecondaire;
les hommes avaient tendance a être
spécialisés en genie et en sciences
appliquées et a exercer des métiers
(41%) tandis que les femmes étaient
regroupées dans les domaines du
commerce et de I'administration des
affaires (28%) et des professions et des
sciences de la sante (13%);
Statistique Canada
Sources
Latino-américains
• le revenu moyen des hommes latinoaméricains était de $17,160 pour l'ensemble du Canada, mais en Ontario
(province d'accueil d'environ la moitié
des membres de la communauté), ii
s'élevait a $18,171; dans le cas des
femmes, l'écart n'est pas aussi grand $10,065 a l'échelle nationale comparativementà $10,460 en Ontario;
• seulement un Latino-américain sur cinq
vivant au Canada, déclarait l'angiais ou
le français comme langue maternelle
(parmi ceux ayant déclaré une seule
langue); ii est intéressant de noter que
dans huit des grands centres metropolitains, plus d'un tiers de ce groupe parlait
anglais ou francais a Ia maison, sauf a
Montreal, oi c'était le cas de 24%
seulement.
Les données des proflis ne concerrient
que les individus; les families et les ménages
des minorités visibies n'ayant pas été
reconstitués. Les données sont fondées sur
un échantillon établi pour ie recensement,
couvrant 20% de Ia population. Les variables
contenues dans ces profils comprennent
Page, le statut d'immigrant, Ia citoyenneté,
le niveau d'instruction, l'activité sur ie
marché du travail, le secteur d'activité, la
profession, le revenu et Ia source de revenu.
La ventilation geographique est Ia suivante:
Canada, provinces et territoires, et les huit
principales regions metropolitaines de
recensement (RMR). La série est offerte sous
deux formes: sur papier (environ 500 pages)
au coüt de $95 et sur bande magnétique ou
disquette au coüt de $250. Quel que soit le
support choisi, une documentation
accompagne le tout, précisant les definitions
utiiisées ainsi que les limites des données.
Pour pius de renseignements sur les
Profils des minorités uisibles et des
autochton.es, il suffit de s'adresser au centre
Statistiqzse Canada de consultation regional de Statistique
Canada le plus proche.
Nota Le gouvernement fédéral a designe
deux autres groupes aux fins des
initiatives d'équité en matière
d'emploi, les femmes et les
personnes handicapees. 11 existe une
foule de renseigneinents démographiques et socio-économiques sur les
femmes dans les données du
recensement de 1986. L'enquete sur
Ia sante et les limitations d'activité,
qui a egalement eu lieu en 1986,
fournit quant a elle des données sur
les Canadiens souffrant d'une
incapacité. D
Résultats de I'enquete sur
I'avancement des femmes dans Ia
Fonction publique
En septembre 1988, ie Conseil du Trésor
créait le Groupe de travail sur les obstacles
rencontrés par les femmes dans Ia Fonction
publique. Ce groupe de travail a pris
l'initiative de plusieurs mesures, dont celle
d'effectuer une enquête dont les résultats
sont présentés dans un rapport analytique
publié récemment.
L'enquéte avait pour principal
objectif d'évaluer toute difference entre
hommes et femmes, du point de vue de leur
avancement depuis leur entrée dans Ia
Fonction publique. line des questions visait
aussi a determiner dans queue mesure les
fonctionnaires eux- mémes croient qu'il
existe des obstacles a l'avancement des
femmes. L'enquête a été menée en juin 1989
par Abt Associates, une société privée,
mandatée a cette fin par Statistique
Canada. Un questionnaire a été envoyé a
20,000 fonctionnaires des deux sexes et le
taux de réponse a été de 60%.
Automne 1990 PERSPECTIVE / 79
Sources
Le rapport analytique présenté a
Statistique Canada et intitulé Analyse de
l'enquete sur les obstacles a l'avancement
dans Ia Fonction publique brosse un tableau
general de Ia situation des femmes qui ont
connu un avancement rapide (soit les
femmes ayant connu un avancement plus
rapide que leurs collegues au cours de Ia
méme période). Cesjeunes femmes comptent
de nombreuses annees de service et, au
moment de leur entrée dans Ia Fonction
publique, occupaient un poste a temps
partiel ou encore un poste pour une période
déterminée. Elles ont des enfants ages de 6 a
11 ans vivant avec elles, resident dans la
region de Ia capitale nationale, sont
membres d'une minorité visible et ont recu
une formation linguistique. Bien qu'elles se
soient vues refuser une possibilite d'avancemerit dans les trois dernières années, elles
ont tenté d'obtenir et ont obtenu une
promotion au cours de la méme periode.
Les principaux résultats de l'enquête
révèlent les faits suivants:
• dans l'ensemble, les femmes ont connu
un taux d'avancement supérieur (5%) a
celui des hommes, mais ont commence
dans des emplois de niveaux inférieurs;
cependant, ce taux n'est pas uniforme
dans toutes les professions et, dans
certains sous-groupes, le taux d'avancement des femmes équivalait a Ia moitié
ou au tiers de celui des hommes;
• les femmes étaient legerement plus
susceptibles que les hommes (57% contre
53%) de demander des cours ou occasions
de perfectionnement et cet écart s'accroIt
a mesure que les niveaux augmentent;
• une proportion a peu prés égale
d'hommes (52%) et de femmes (53%) ont
demandé des promotions - 67% des
hommes et 69% des femmes qui Pont fait,
ont essuyé un refus; dans toutes les
principales professions sauf celles de Ia
80 / Automne 1990 PERSPECTIVE
categorie de la gestion et de Ia catégorie
technique, les hommes étaient plus
susceptibles que les femmes de se voir
refuser une promotion;
• les motifs de refus d'avancement les plus
souvent cites par les femmes étaient les
suivants: décision de gestion, je ne
fais pas partie du groupe. et le fait
d'étre anglophone..;
• la grossesse, l'éducation des enfants et
les stereotypes sexistes ont aussi ete
reconnus comme d'importants obstacles
a l'avancement; 25% des femmes mères
d'enfants de moms de 12 ans ont dit que
leurs responsabilites familiales constituaient un obstacle, comparativement a
5% de l'ensemble des femmes.
Après avoir analyse les experiences
des hommes et des femmes dans leur
cheminement de carrière, le rapport
examine quelle perception avaient les
répondants de I'ampleur des obstacles a
Pavancement. L'enquete a dome les
résultats suivants:
• les personnes ayant connu un
avancement rapide ne voyaient aucune
difference significative entre les
obstacles que doivent surmonter les
hommes et les femmes; chez les
personnes dont l'avancement a été lent,
les femmes avaient davantage tendance
a attribuer le refus d'une promotion au
fait que la direction ne voulait pas avoir
a les remplacer;
• tous les repondants étaient d'avis que Ia
formation et l'instruction constituaient
les moyens les plus efficaces de
surmonter les obstacles a l'avancement;
le deuxième facteur en importance ét.ait
un changement d'attitude de la
direction; cette solution était toutefois
préconisée par une proportion nette-
Statistique Canada
Sources
merit supérieure de personnes s'étant
vues refuser une promotion;
• les similitudes entre les répondants des
deux sexes disparaissaient ceperidant
quand on leur demandait directement
s'ils pensaient qu'il existait des obstacles
a l'avaricement des femmes - près des
deux tiers des répondantes estimaient
que les femmes font face a des obstacles
invisibles lorsqu'elles atteignerit un
certain niveau et environ Ia moitié des
hommes pensaient de méme; les femmes
ayant un emploi dans la catégorie de Ia
gestion, et Ia catégorie scientifique et
professionnelle étaient davantage susceptibles d'invoquer I'existence d'obstacles invisibles;
• 57% des femmes, comparativement a
20% des hommes, étaient d'avis que les
femmes doivent être plus qualifiees que
les hommes pour obtenir une promotion;
les répondantes occupant un poste de
gestion, catégorie oü les hommes
dominent, étaient dans une très forte
proportion en accord avec ce genre
d'énoncé tandis que les hommes
occupant un poste dans Ia catégorie du
soutien administratif, dominée par les
femmes, étaient les moms susceptibles
d'avoir une telle opinion;
• Ia moitié des repondants de sexe
masculin estimaient que les programmes
d'action positive accordent un avantage
injuste aux femmes en période de
reduction de l'effectif de Ia Fonction
publique, alors que moms du quart des
repondantes étaient de cet avis;
• les opinions des hommes (78%) et des
femmes (81%) coIncident de nouveau sur
la question de savoir si, dans beaucoup
de cas, les concours sont lances après que
Ia direction ait choisi la personne qu'elle
préfère pour le poste;
Seatistique Canada
• une majorité (52%) de repondants
pensent que les francophones obtiennent
plus rapidement de l'avancement, et l'on
ne constate pas d'écart significatif entre
les repondants masculins et féminins
sur cette question; le partage se fait
plutot sur le plan linguistique, étant
donné que les francophones étaient
nettement en désaccord (60%) et les
anglophones en accord (69%) avec
l'énoncé;
• 4% des hommes ont recommandé
l'abolition du programme Equite en
matière d'emploi pour empecher toute
discrimination contre les hommes.
Pour obtenir une copie du rapport
Analyse de l'enquete sur les obstacles a
l'avancement dans (a Fonction publique,
veuillez communiquer avec le Groupe des
enquétes spéciales de Statistique Canada au
(613)951-0294.
Questions du recensement de 1991
approuvées par le Cabinet
En mai, le Cabinet fédéral approuvait les 45
questions qui seront posées au recensement
du 4 juin 1991. Ces questions couvrent une
gamme très étendue de variables demographiques et socio-économiques et 16
d'entre elles portent directement sur des
caractéristiques du revenu et de l'activité
sur le marché du travail.
Un grand nombre de Cariadiens
jugent délicates les questions relatives a
l'activité et au revenu, mais aucun autre
instrument d'enquete ne fournit ce genre de
renseignements a un niveau de ventilation
geographique aussi détaillé, et les réponses
recueillies sont importantes a de nombreux
egards.
En effet, les données du recensement
sont utilisées par tous les niveaux de
gouvernement pour élaborer des proAutomne 1990 PERSPECTIVE / 81
Sources
grammes de formation, des strategies
d'éducation ainsi que des politiques de
soutien du revenu et de développement
regional. Le recensement est aussi a La base
d'un grand nombre d'autres projets
statistiques dans le secteur privé comme
dans le secteur public puisqu'il fournit les
données repères nécessaires a des enquêtes
sociales et économiques, a Ia constitution
d'échantillons bases sur des caractéristiques
de la population, et ainsi de suite.
Dans le secteur privé, les données sont
trés utilisées pour concevoir de nouveaux
produits et services, établir des strategies de
marketing et chercher de nouveaux moyens
pour mieux servir clients et consommateurs.
Les questions sur le revenu et
l'activité ne sont pas posées a chacun des dix
millions de ménages canadiens qui reçoivent
le questionnaire du recensement; elles
figurent uniquement sur le questionnaire
complet (formule 2B) rempli par un ménage
sur cinq. La question sur le revenu comprend
dix éléments et a trait au revenu touché par
les residents canadiens au pays et a l'étranger (mais non au revenu des immigrants
avant leur arrivée au Canada). Les répondants doivent fournir des renseignements au
sujet des postes de revenu suivants:
• rémunération totale
• revenu net provenant d'une entreprise
non agricole ou de l'exercice d'une
profession
• revenu net provenant d'un travail
autonome agricole
• Pension de sécurité de Ia vieillesse et
Supplement de revenu garanti
• Régime de pensions du Canada ou
Régime de rentes du Québec
• prestations d'Assurance-chômage
• autre revenu provenant de sources
publiques
• dividendes et intérêts d'obligations, de
dépéts et de certificats d'épargne
• pensions et rentes
82 I Autoinne 1990 PERSPECTIVE • autre revenu en especes, par exemple
pension alimentaire, soutien d'un
enfant, redevances, indemnité de grève.
Les répondants doivent exclure tout
revenu extraordinaire comme les gains en
capital, les heritages et les sommes gagnées
a la loterie. En ne tenant pas compte des
gains a caractère exceptionnel et en limitant
la definition aux sources courantes ou
prévisibles de revenu, le recensement
permet de recueillir des données sur les flux
reels de revenu des Canadiens, c'est-â-dire
sur les sommes d'argent determinant leurs
decisions d'achat, de placement et d'epargne.
Les caractéristiques de la population
active décrivent Ia vie des travailleurs
canadiens et, a ce titre, forment un des blocs
de données du recensement les plus en
demande. Avec d'autres sources
d'information, les données du recensement
sur la population active sont utilisées pour
élaborer et appliquer des programmes
sociaux et economiques, pour établir un
profil de l'offre de main-d'oeuvre au Canada,
pour analyser et prévoir Ia demande de
travailleurs par profession en fonction de Ia
croissance des divers secteurs d'activité
économique, pour évaluer l'évolution du
travail saisonnier ou du travail a temps
partiel, pour determiner dans quelle mesure
les petites entreprises et des secteurs comme
l'agriculture dependent des travailleurs
familiaux non rémunérés et pour répondre a
une foule d'autres questions importantes qui
touchent les branches d'activité et les
professions.
Le recensement recueille les informations suivantes:
• nombre d'heures travaillées
• absence du travail
• dispositions lors d'un nouvel emploi
• recherche récente d'un emploi
• disponibilite pour travailler
• dernier jour de travail
• nom de l'employeur
StatisüqueCanada
Sources
• genre d'entreprise
• genre de travail et fonctions principales
• categorie de travailleurs (salarié, travailleur autonome, travailleur familial
non rémunéré)
• statut juridique des travailleurs autonomes
• semaines travaillées
• travail a temps plein/à temps partiel.
Pour plus de details sur le recensement de 1991, on peut communiquer avec le
Centre de référence regional de Statistique
Canada le plus proche. El
Transports Canada étudie Ia
consommation de substances
toxiques dans des domaines de
travail oü Ia sécurité prime
L'enquete nationale sur Ia consommation
d'alcool et de drogues (l'ENCAD), dont les
résultats sont présentés dans l'article Sous
l'emprise de l'alcool et des drogues*, n'est pas
la seule enquête sur Ia consommation de
substances toxiques a avoir été réalisée par
le gouvernement fédéral récemment. En
effet, Transports Canada a aussi examine Ia
consommation d'alcool et de drogues chez les
travailleurs du transport dans les secteurs
privé et public.
Pour éiaborer son énoncé de stratégie
sur Ia consommation de substances toxiques
dans des postes du secteur fédéral des
transports, oà la sécurité doit primer,
Transports Canada a mené une enquête
aupres des travailleurs de ce secteur. Le but
était de determiner les niveaux actuels de
consommation chez les travailleurs, d'évaluer les causes et les effets d'une telle
consommation et de trouver des solutions
possibles aux problèmes d'abus. (L'étude
comportait de nombreux autres éléments,
dont une revue de Ia documentation
existante sur les effets de la consommation
des substances toxiques sur le rendement au
Statistique Canada
travail, des programmes d'aide aux
employés mis en place dans l'industrie, des
causes des accidents dans le domairie du
transport et de l'attitude du public a l'egard
des alcootests et des tests de dépistage des
drogues.)
Le lecteur trouvera ici un bref aperçu
des résultats de cette enquête. Cependant,
comme l'enquete de Transports Canada et
IENCAD n'utilisent ni les mêmes définitions ni les mêmes méthodes, on ne peut
comparer les donndes. En fait, l'utilisation
méme de l'enquéte comme moyen de
cueillette des données, sur une question
comme Ia consommation d'alcool et de
drogues, soulève de nombreuses difficultés.
(voir le Message du directeur*).
Pour les besoins de l'enquête, Ic
secteur des transports a été réparti en
quatre groupes principaux selon les trois
modes de transport: les aéroports, I'aviation,
les transports maritimes et de surface
(autobus et camions). Les emplois requérant
plus de mesures de sécurité ont été définis
comme des postes dans lesquels les fonctions
et responsabilités ont un effet direct sur Ia
sante ou la sécuritd du public ou des
collègues de travail et qui comportent un
risque de perte de vie, de blessure ou de
dommages it la propriété. Les travailleurs
touches sont, entre autres, les camionneurs,
les pilotes de ligne et les inspecteurs
d'aéronefs. Les 18,000 reponclants ont été
interrogés sur leurs habitudes de consommation d'alcool, de médicaments sans
ordonnance et de drogues illicites ainsi que
sur leur attitude a l'egard de ces substances
toxiques. Comme les chiffres reposent sur
les declarations des répondants eux-mêmes,
le ministère tient a souligner que ces
chiffres représentent certainement une
sous-estimation.
Une des conclusions de l'enquête est
que les habitudes de consommation d'alcool,
de même que la proportion de gros consommateurs d'alcool et de consommateurs de
drogues, sont proches des valeurs observées
Auto,nrze 1990 PERSPECTIVE / 83
Sources
dans Ia population en general. (La
comparaison était fondée sur des
enquetes privées et publiques menées
avant I'ENCAD.) Voici certaines des
principales constatations de l'enquete de
Transports Canada:
.
.
la proportion de personnes ayant
consommé de I'alcool dans les sept jours
précédant l'enquête vane d'un minimum
de 32%-65% chez les travailleurs des
aéroports a un maximum de 60%-85%
chez les travailleurs de l'aviation;
les taux de gros consommateurs d'alcool
(plus de 20 consommations dans la
semaine de référence) ont été les plus
faibles (1%-3%) chez les travailleurs des
aeroports et des transports de surface,
tandis qu'ils étaient moyens dans le cas
des travailleurs de l'aviation (0%-6%) et
les plus éievés chez les travailleurs des
transports maritimes (3%-9%);
la consommation de médicaments sans
ordonnance se situait en moyenne entre
12% et 19%, le taux maximum étant
legerement plus élevé (29%) chez les
travailleurs du groupe de l'aviation;
U
Ia consommation de marijuana variait de
0.5% a 7%, dans le domaine de i'aviation,
de 7% a 17%, pour les transports
maritimes; les taux de consommation
d'autres drogues se situaient entre 1% et
2% dans tous les groupes, la cocaIne
étant Ia plus frequemment citée.
Dans la plupart des cas, i'alcool et les
médicaments sans ordonnance étaient
consommés avant ou pendant les heures de
travail. Scion les travailleurs eux-mêmes,
l'alcool et la gueule de bois sont les principaux dangers pour la sécurité au travail.
L'enquéte décrit le gros consommateur d'alcool type comme un homme de
moms de 35 ans qui consomme également
84 I Autoinne 1990 PERSPECTIVE
des médicaments et des drogues et qui tend
a minimiser les risques pour Ia sécurité
associés a son travail. Ii est plus susceptible
de se presenter au travail avec Ia gueule de
bois que ses coliegues plus raisonnables;
néanmoins, ii croit qu'il peut consommer
davantage avant que ses facultés ne soient
affaiblies.
Pour obtenir une copie du rapport,
on peut s'adresser a Transports Canada au
(613) 990-2309. E
Lignes directrices pour Ia
comparaison des statistiques
internationales sur le travail et le
revenu
Pour évaluer Ia compétitivité du Canada sur
le marché international, nous devoris
comparer notre reridement a celui d'autres
pays. Cependant, pour que de telles
comparaisons aient un sens, ii faut qu'ii y ait
des definitions ou du moms des lignes
directrices communes sur Ia compilation des
statistiques dans chacun des pays concernés.
Autrement, nous risquons de comparer des
pommes et des oranges, surtout dans des
domaines complexes comme le travail et ie
revenu.
Les analystes utilisant des statistiques internationales sur ie travail et le
revenu seraient bien avisés de commencer
leurs recherches par Ia lecture de Recommand.ations internationales en vigueur sur
les statistiques du travail, 1988, document
publié par le Bureau international du
Travail (BIT) a Genève. Depuis ies années
20, le BIT a organisé quatorze Conférences
internationales des statisticiens du travail
ayant pour objet I'établissement de lignes
directrices sur ies statistiques du travail. Le
document regroupe les resolutions encore en
vigueur ayant été adoptées lors de ces
conferences. Ces resolutions portent sur
divers sujets. IJne des plus importantes,
adoptée en 1982, concerne l'emploi et ie
Statistique Canada
Sources
chömage et elle facilite Ia comparaison des
taux de croissance de l'emploi et du chomage
de divers pays. Parmi les autres resolutions
récentes, citons la Classification internationale type des professions (1987), les
Heures de travail (1962), les Coüts de La
main-d'oeuvre (1966), les Statistiques sur les
salaires (1973), les Accidents du travail
(1982) et les Grèves et lock-out (1987).
Après avoir déterminé s'il existe des
lignes directrices internationales sur les
sujets qui l'intéressent, l'analyste doit
trouver les données correspondantes pour
chacun des pays a l'étude. C'est possible,
dans certains domaines comme I'emploi,
bien qu'il faille éviter certains pieges; dans
d'autres, en particulier dans le cas du
revenu, les difTicultés restent nombreuses.
De facon generale, les statistiques produites
par les divers pays tendent a être moms
compatibles a un niveau de detail poussé
mais les données globales sont davantage
comparables. (Le BIT et d'autres organismes
comme 1'OCDE ont déjà rassemblé des
données internationales assez détaillées
dans certains dornaines.)
Recommandations internationales en
vigueur sur les statistiques du travail, 1988
est utile comme base de comparaisons
internationales. Toutefois, les utilisateurs
doivent dans certains cas We très attentifs.
Par exemple, dans le cas du sous-emploi, le
document reproduit deux resolutions, méme
si les dispositions de Ia premiere sont en
partie remplacées par le texte de Ia
resolution ultérieure. IJne lecture attentive
est parfois nécessaire pour s'assurer que le
texte fait bien référence aux ententes les
plus récentes. Ces réimpressions de textes
contradictoires peuvent s'expliquer par le
fait que les resolutions ont aussi été publiées
pour aider certains pays a bâtir leur système
statistique. De fait, comme le BIT met
l'accent sur les besoins des pays en voie de
développement, les lignes directrices ne sont
pas toujours aussi précises qu'elles
pourraient l'étre. Heureusement, pour ce qui
StatisttqueCartada est des statistiques de l'emploi et du
chOmage, les recommandations ont éte
étoffées par I'OCDE et la Communauté
européenne pour faciliter les comparaisons
entre les pays industrialisés, dont les
systèmes statistiques sont plus
perfectionnés.
Malgré ces quelques inconvénients,
Recommandations internationales en
vigueur sur Ies statistiques du travail, 1988
est un ouvrage de référence essentiel pour
tout analyste qui utilise des statistiques
internationales. On peut en obtenir un
exemplaire, au prix de $12.25, en écrivant
au Bureau international du Travail, 75, rue
Albert, pièce 202, Ottawa, K1P5E7 ou en
t6l6phonantau(613) 233-1114. 0
Diffusion des données sur les
regimes de pension 1989
Statistique Canada a rendu publiques
récemment les données mises a jour sur les
regimes de retraite offerts par l'employeur
des secteurs public et privé. Ces regimes
couvrent près de 45% des travailleurs
rémunérés au Canada. Les travailleurs
familiaux non rémunérés, les chômeurs et
les travailleurs indépendants sont excius
parce qu'ils ne sont pas admissibles aux
programmes de regimes de retraite offerts
par l'employeur. Le prochain numéro de
cette publication bisannuelle intitu lee
Regimes de pensions au Canada, 74-401 au
catalogue, sera disponible en 1991.
Quelques faits saillants de cc rapport:
• au debut de 1989, on comptait prés de
cinq millions de Canadiens participant
a un peu plus de 20 mille regimes de
retraite offerts par l'employeur; cela
représente une augmentation de la
participation de près de 3% par rapport
a 1988 etde 11% par rapportà 1980;
• de 1980 a 1989, le nombre de
participants de sexe féminin a augmenté
Autornne 1990 PERSPECTIVE / 85
Sources
de 36%; les femmes ont accru
considérablement leur representation au
sein de l'ensemble de participants, leur
proportion passant de 31% a 38% entre
1980 et 1989;
• la proportion des travailleurs rémunérés
occupes adhérant a des regimes de
retraite offerts par l'employeur est
demeurée sensiblement inchangee soit
45% en 1988eten 1989;
• Ic nombre de regimes a connu une baisse
de près de 5% depuis 1988; le plus gros
changement est survenu au niveau des
regimes comptant moms de cinq
participants qui en 1989, constituaient
36% de tous les regimes et couvraient
moms de 1% des adherents; ces regimes
qui s'adressent pour la plupart aux
actionnaires principaux et au personnel
cadre, ont diminué de plus de 10%
86 / Auto,nne 1990 PERSPECTIVE depuis 1988 après avoir plus que double
entre 1980 et 1986;
• en 1989, le nombre de regimes de
retraite du secteur public se chiffrait a
914 soit seulement 4.5% de tous les
regimes de retraite offerts par l'employeur mais ils couvraient 45% de tous
les participants. Le taux de participation des travailleurs rémunérés était de
31% dans Ic secteur privé (21% chez les
femmes, et 39% chez les hommes)
comparativement a près de 100% dans le
secteur public.
Les données détaillées sur les 20,250
regimes sont disponibles auprès de Ia
Division du Travail, Section des Pensions.
Pour plus d'information, veuillez communiquer avec Johanne Pineau au (613) 9514034.
0
Statthtique Canada
Indicateurs des de l'emploi et du revenu
La selection suivante d'indicateurs de
l'emploi et du revenu est tirée de 11
sources. Les 53 premiers indicateurs
paraissent dans chaque numéro et les autres
traitent, d'une fois a l'autre, de sujets
différents.
Les données annuelles les plus
récentes y sont présentées, selon leur
disponibilite; aussitôt que les résultats sont
disponibles, les indicateurs sont mis a jour
afin que les nouvelles données soient
iricorporées dans chaque numéro. Un
indicateur mis a jour depuis Ic dernier
numéro est identiflé par un astérisque.
Sources des données
Les indicateurs sont tires des sources suivantes:
1-11 & 15 La population active
Tirage: Mensuel
Personne contact: Helene Lavoie
(613)951-2301
12-14
Enquête sur l'activité
Tirage: Annuel
Personne contact: Richard Veevers
(613) 951-4617
16
Enquéte sur l'absence du travail
Tirage: Annuel
Personne contact: Denis Lefebvre
(613)951.4600
17
Les Commissions des accidents du
travail
Tirage: Annuel
Personne contact: Joanne Proulx
(613) 951-4040
18
Indice de l'offre d'emploi
Tirage: Mensuel
Personne contact: André Picard
(613)951.4045
19.21
Statistiques sur lassurance-chômage
Tirage: Mensuel
Personne contact: André Picard
(613) 951-4045
Staustique Canada 22.29 Enquete sur I'emploi, Ia rémunération et
les heures de travail
Tirage: Mensuel
Personne contact: Howard Krebs
(613) 951-4063
30-32 Travail Canada, Grands règlements
salariaux
Tirage: Trimestriel
Personne contact: Gilles Leger (819) 953.4234
33.35 Le revenu du travail (Revenu Canada
Impôt, Enquete sur l'emploi, Ia
rémunération et les heures de travail et
autres enquétes)
Tirage: Trimestriel
Personne contact: Ed Bunko (613)951.4048
36.46 Fnquéte sur les finances des
consommateurs
Tirage: Annuel
Personne contact: Michel Dumoulin
(613) 951-4635
47-53 Enquéte sur I'equipement menager
Tirage: Annuel
Personne contact: Michel Dumoulin
(613) 951-4635
54Enquete sur PempLoi, Ia rémunération et
les heures de travail
Tirage: Mensuel
Personne contact: Howard Krebs
(613) 951-4063
Les notes sur Is méthode utilisée pour obtenir certains
indicateurs paraissent a Ia fin du tableau.
Données complementaires
Le tableau fournit, au plus, deux années de
données pour chaque indicateur. Pour
certains indicateurs, une série plus longue
(genéralement, 10 ans) est disponible sur
demande, (imprimé ou sur disquette) au coüt
de $50. Une explication plus élaborée des
indicateurs est egalement disponible. Cet
ensemble de données pour 10 ans sera mis
àjour en avril de chaque année.
Communiquer avec Gilles Myre au (613)
951-4627.
Auoinne 1990 PERSPECTIVE / 87
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
No
UniteAnnée Canada T.-N.L.P.-E.N.-E.N..B.
Marché du travail
IPopulation active
1988
1989
13,275
13,503
1.7
231
238
32
62
63
2.6
408
414
1.4
318
325
2.1
1988
1989
66.7
67.0
54.6
55.7
64.0
65.0
60.8
61.2
58.8
59.5
000
1988
1989
12,245
12,486
2.0
193
201
4.0
54
54
-
366
373
1.8
280
284
1.6
4 Pourcentage de personnes occupées
travaillant a tern pa partiel
%
1988
1989
15.4
15.1
11.2
11.5
15.0
15.7
15.5
16.0
15.4
14.9
5Pourcentage de personnes travaillant
a tampa partiel mais souhaitant
travailler a temps plein
%
1988
1989
23.7
22.2
58.8
55.1
34.5
36.1
35.5
31.5
36.4
37.5
000
1988
1989
1,031
1,018
-7.3
38
38
-
8
9
11.4
42
41
.1.8
38
41
6.1
1988
1989
7.8
7.5
16.4
15.8
13.0
14.1
10.2
9.9
12.0
12.5
1988
1989
3.1
2.9
7.7
6.8
5.2
5.3
4.2
3.8
4.8
4.9
- des personnes responsables de Ia %
famille avec des enfants de moms
de 16 ans
1988
1989
6.9
6.8
15.8
15.6
13.7
14.2
9.6
9.2
11.2
11.8
- a l'exception des étudiants a plein%
1988
1989
7.6
7.4
16.6
15.8
13.4
14.6
10.0
9.8
11.9
12.4
1988
1989
7.7
7.5
16.4
15.7
12.8
13.9
9.9
9.6
11.8
12.3
1988
1989
9.4
9.0
19.3
18.6
16.0
17.4
12.7
12.1
14.6
15.0
- de Is population active a temps
partiel
1988
1989
9.8
9.7
17.1
15.8
7.2
8.2
12.8
12.3
13.2
14.4
- y compris les personnes en marge %
de Ia population active
1988
1989
8.5
8.2
20.2
18.9
15.0
16.1
11.1
10.8
14.0
14.1
10 Taux de sou.s-utilisation base sur les%
heures perdues en raison de chOmage
ou de sous-emplof
1988
1989
9.9
9.5
20.1
19.3
16.5
17.8
13,4
12.8
15.2
15.6
11 Pourcentage de personnes en chomage %
depuis six mois ou plus
1988
1989
20.2
20.1
23.9
21.3
16.2
14.1
21.0
18.0
19.9
19.2
1
Variation
000
%
2Taux d'activité
3 Emploi
1
Variation
6 C homage
Variation
1
%
7 Taux de chOrn age ofTiciel
Mesures alternatives du chômage
8 En chomage pendant 14 semaines
ou plus, en pourcentage de Ia
population active
9 Taux de chOmage:
tampa
- y compris les membres a temps
plein des Forces armees canadiennes
- de Ia population active a temps plein
%
Voir lea notes a Ia fin du tableau.
88 1 Automne 1990 PERSPECTIVE Statistique Canada
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Qué.Ont.Man.Sask.Aib,C.-B.YukonT.N.-O.AnnéeUniteNO
000
1
%
2
000
3
..1988
1989
%
4
1988
..1989
%
5
000
6
..1988
..1989
%
7
..1988
..1989
%
8
..1988
.,1989
3,311
3,343
0.9
5,118
5,214
1.9
535
538
0.6
488
482
-1.1
1,290
1,308
1.4
1,514..
1,578..
4.2
64.0
64.0
69.6
69.8
66.7
67.0
66.4
66.2
72.4
72.4
65.7
66.8..
3,001
3,031
1.0
4,862
4,949
1.8
494
498
0.9
451
446
-1.1
1,187
1,214
2.3
1,358..
1,435..
5.7
..1988
..1989
13.6
13.5
15.6
15.5
16.9
17.2
17.1
16.6
15.5
15.3
17.9..
16.2
32.6
31.8
15.3
13.5
21,7
21.9
26.5
27.9
20,4
19.3
28.6
25.8..
311
311
-
256
264
32
42
41
-2.5
37
36
.21
103
94
-8.9
157..
144
-8.3
..
..1988
1989
..
..
9.4
5.0
5.1
7.8
7.5
7.5
7.4
8.0
7.2
10.3..
9.1..
4.4
1.5
1.5
2.9
3.0
3.1
3.1
3.0
2.5
4.4..
9.3
4.3
..
..
..
..
..
3.6..
1
..
1988
..1989
..
1
..
..
..
1
..
9
1988
1989
8.1
7.8
4.4
4.7
6.2
6.0
6.5
7.4
7.3
6.5
9.4
9.3
9.3
4.7
4.9
7.5
7.3
7.4
7.3
7.8
7.0
10.3..
8.9..
9.4
9.3
5.0
5.0
7.7
7.5
7.5
7.4
7.9
7.1
10.3
9.0..
11.5
11.3
5.8
5.8
9.2
9.2
9.6
9.6
9.2
8.3
12.8..
10.8..
..1988
..1989
10.6
10.7
8.2
9.0
10.9
9.8
9.4
9.7
11.2
9.9
11.2..
12.3..
..1988
..1989
10.6
10.5
5.3
5.3
8.3
8.0
8.0
8.0
8.3
7.5
10.8
9.5..
11.9
11.7
6.3
6.2
9.9
9.7
10.2
10.2
9.8
8.9
13.3..
11.3..
..1988
..1989
%
10
25.7
27.0
12.7
13.2
16.6
20.6
20.8
20.4
19.0
17.4
22.0..
20.6..
..1988
..1989
%
11
..
8.3
..
..
..
..
..
..1988
..1989
1988
..1989
..
1988
..1989
..
Voir Les notes ala fin du tableau.
Statistique Canada
Automne 1990 PERSPECTIVE / 89
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
No
Unite
Année
Canada
T.-N.
L-P.-E.
N.-E.
N..B.
000
1986
7,560
151
36
235
191
87.4
80.7
87.8
82.7
82.0
Autres indicateurs du marché
du travail
112 Hommesagesde l6a69ans,
occupés a un moment donne au
cours de 1'ann6e
-en pourcentage de la population
d'hommes ãgesde 16 a 69 ans
Femmesageesde 16â69ans,
occupées a un moment donné au
cours de l'annee
-en pourcentage de la population
de femmes agees de 16 a 69 ans
*13 HommesAgesdel6a69ans,en
chomage a un moment donné au
cours de l'année
-en pourcentage de la population
d'hommes &ges de 16 a 69 ans
FemmesAgeesde 16á69ans,en
chomage a un moment donne au
cours de l'année
-en pourcentage de la population
de femmes agees de 16 a 69 ans
14 Travailleursremunéresâtemps
pleinpendanttoutel'annee
Travailleusesremunéreesátemps
pleinpendanttoutel'année
15 Joursperduspourcausede
maladieou pour motifs
personnels, par travailleur
temps plein et par année
1
%
1
000
1987
7,584
86.5
152
80.9
36
87.8
235
82.2
191
81.6
1
000
1986
5,987
109
29
187
149
67.4
58.0
69.0
62.1
61.8
%
1
000
1987
6,042
67.1
110
57.9
30
71.4
191
63.0
153
63.0
1
000
1986
1,601
63
11
63
56
18.5
33.7
26.8
22.2
24.0
%
1
000
1987
1,497
17.1
59
31.4
11
26.8
59
20.6
59
25.2
1
000
1986
1,441
45
9
58
46
16.2
23.9
21.4
19.3
19.1
%
1
000
1987
1,345
14.9
46
24.2
9
21.4
55
18.2
48
19.8
1
000
1986
1987
4,039
4,035
53
55
14
14
117
115
90
89
1
000
1986
1987
2,468
2,528
35
36
10
11
71
74
53
52
jours
1988
1989
9.2
9.4
9.1
9.6
6.7
8.1
8.6
8.6
8.7
9.6
%
1987
1988
6.3
6.4
4.4
5.1
5.1
5.7
6.1
4.7
6.4
6.0
000
1987
1988
603
618
9
10
2
2
12
11
11
12
2.6
11.3
17.7
4.4
11.0
a
16Pourcentagedetravailleursremuneresabsentspendantdeux
semaines consécutives ou plus,
pour cause de maladie ou d'accident
17Travailleurs touchant des indemnites d'accidents du travail pour des
blessures entrainantdu temps perdu
Variation
*18 lndicedel'offredemploi(1981 = 100)
1
1988
1989
149
152
180
196
I
Voir les notes a Ia fin du tableau.
90 / Automne 1990 PERSPECTIVE
S&itistique Canada
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Aib.C.-B.YukonT.N.-O. Année UniteNo
1,928
2,850
306
289
733
843
..
..
84.5
90.0
89.0
90.0
90.4
85.6
..
..
1,921
83.5
2,886
89.2
305
88.2
280
87.5
718
88.3
859
85.6
..
..
..
..
1,434
2,331
256
229
601
661
..
..
60.6
71.4
72.1
71.6
74.9
65.8
..
..
1,434
60.2
2.367
71.2
264
72.7
219
68,7
592
73.4
682
66.7
..
..
..
..
459
457
58
50
167
217
..
..
20,1
14.4
16.9
15.6
20.6
22.0
..
..
434
18.9
432
13.3
57
16.5
42
13.1
150
18.5
193
19.2
..
..
..
..
377
482
49
44
139
192
..
..
15.9
14.8
13.8
13.8
17.3
19.1
..
..
375
15.7
424
12.8
51
14.0
40
12.5
127
15.7
171
16.7
..
..
,,
..
1,013
1,028
1,682
1,666
154
148
130
128
370
370
416
423
..
..
..
..
632
610
998
1,052
109
107
80
81
237
239
242
265
9.5
10.2
9.7
9.6
9.7
8.8
7.5
8.6
8.3
8.2
7.7
8.4
7.4
8.1
6.1
6.2
6.0
6.2
4.0
5.2
5.9
5.5
6.2
5.5
217
218
205
208
23
23
16
15
41
43
66
73
0.6
1.6
0.5
.5.3
5.1
10.9
172
173
180
167
82
90
1
96
128
1986
1
000
1987
1
000
1986
1
000
1987
1
000
1986
1
000
1987
1
000
1986
1
000
1987
1
000
1
000
1
000
1986
1987
1986
1987
12
13
14
..
..
..
..
..
..
15
..
1988
1989
jours
,.
..
..
1987
..1988
%
16
..
000
17
..11987
..11988
1
..19.0
....1988
....1989
18
Voirles notes a Ia fin du tableau.
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 91
Indicateurs des de I mpIoi et du revenu
No
UniteAnnée CanadaT.-N.L-P.-.N.-E.N.-B.
Assurance-chômage
19Nombredebenéf'iciaires
1
000
1987
1988
1,033
1,015
-1.8
68
71
5.2
13
13
0.7
51
50
-2.0
57
57
0.9
%
1987
1988
8.2
7.9
28.4
28.7
22.0
21.2
13.0
12.4
17.9
17.6
000
1987
1988
800
780
-2.5
55
58
5.2
10
10
0.1
40
38
-2.8
46
47
1.6
$
1988
1989
463.80
486.87
5.0
443.99
465.80
4.9
379.26
400.82
5.7
417.92
432.86
3.6
421.16
442.80
5.1
Variation
20Pourcentagedebeneficiairespar
rapport au nombre de cotisants
21Beneficiairesordinairessansgains
declares
Variation
1
Rémunération (y compris le
surtemps) et heures de travail
*22 Rbmunérationhebdomadaire
moyenne en dollars courants
Variation
%
*23 Remuneration hebdomadaire
moyenne en dollars de 1981
Variation
$
1988
1989
322.53
322.43
--
320.57
324.83
13
278.05
283.06
1.8
298.09
295.47
-0.9
298.27
299.59
0.4
24 Remuneration hebdomadaire
$
1988
1989
568.12
598.87
524.26
559.86
493.20
522.94
516.66
537.24
523.26
552.16
5.4
6.9
6.0
4.0
5.5
395.08
396.60
378.53
390.42
361.58
369.31
368.52
366,72
370.58
373.59
0.4
3.1
2.1
-0.5
0.8
370.41
388.20
353.66
363.16
256.22
264.60
330.64
341.66
342.13
362.48
4.8
2.7
3.3
3.3
6.0
257.59
257.09
255.35
253.25
187.84
186.86
235.83
233.22
242.30
245.25
-0.2
-0.8
-0.5
-7.1
1.2
moyenne des employes salaries
en dollars courants
Variation
•25 Rémunerationhebdomadaire
moyenne des employes salaries en
dollarsde 1981
Variation
*26 Rémunération hebdomadaire
moyennedesemployesremuneres
a l'heure en dollars couranta
Variation
*27 Rémunération hebdomadaire
moyenne des employes rémunérés
àl'heureendollarsde 1981
Variation
*28 Nombre moyend'heuresde travail
hebdomadairesdesemployes
rémunérés a l'heure
29 Nombremoyendheuressupplementaires hebdomadaires des
employes rémunérés a l'heure
$
1988
1989
%
$
1988
1989
%
$
1988
1989
%
hres
1988
1989
32.1
31.8
35.5
34.8
32.6
31.7
33.0
32.7
34.0
34.1
hres
1988
1989
1.1
1.2
1.7
1.6
0.5
0.4
0.7
0.8
0.9
1.0
Voir les notes ala fin du tableau.
92 / Autonzne 1990 PERSPECTIVE
Statistique Canada
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Alb.C..B.Yukon T.N.-O. AnnCe Unite
35
3.7
29
0.2
78
-12.9
2
-2.9
2
2
-10.8
1987
139
-2.3
10.2
10.2
4.6
4.2
6.8
7.1
7.8
7.5
7.7
6.5
10.6
9.9
10.5
9.8
5.4
1987
1988
252
259
2.5
166
151
-9.0
25
26
3.2
22
22
-1.1
70
60
-14.1
111
106
-3.9
1
1
-3.8
1
1
-13.6
1987
1988
454.01
472.82
4.1
482.67
509.08
5.5
422.05
445.08
5.5
411.30
425.99
3.6
462.76
484.47
4.7
466.52
491.63
5.4
556.24
585.91
5.3
621.30
663.86
6.9
1988
1989
$
22
313.11
312.71
-0,1
327.46
326.33
-0.3
297.01
299.11
0.7
291.91
289.59
-0.8
338.27
339.98
0.5
339.78
342.60
0.8
1988
1989
$
23
540.82
564.69
595.75
631.12
536.17
562.52
527.58
558.45
585.04
617.83
564.90
594.35
666.78
713.95
695.96
728.63
4.4
5.9
4.9
5.9
5.6
5.2
7.1
4.7
372.98
373.47
404.17
404.56
377.32
378.04
374.44
379.64
427.66
433.56
411.43
414.18
..
..
..
..
0.1
0.1
0.2
1.4
1.4
0.7
..
..
372.12
387.87
384.66
403.25
321.24
345.85
301.31
309.83
340.60
356.00
390.19
412.73
437.86
439.74
521.88
568.71
4.2
4.8
7.7
2.8
4.5
5.8
0.4
9.0
256.63
256.53
260.96
258.49
226.07
232.43
213.85
210.63
248.98
249.82
28419
287.62
..
..
..
-.
--
-0.9
2.8
-1.5
0.3
1.2
-.
..
32.8
32.6
32.5
32.0
30.7
31.2
28.7
28.8
30.8
30.5
30.2
30.5
32.9
32.1
33.3
33.8
1988
1989
hres
28
1.0
1.0
1.3
1.3
0.8
0.9
0.8
0.8
1.4
1.5
0.9
1.1
2.8
1.9
4.9
1988
1989
hres
29
Voir lee notes
90
142
00019
216
-6.4
33
29
2
323
2.2
316
231
No
4.8
..
..
..
..
..
..
3.4
1
1988
%20
1
00021
cfe
1988
1989
$
24
1988
1989
$
25
1988
1989
$
26
1988
1989
$
27
%
a La fin du tableau.
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 93
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
UniteAnneeCanadaT.-N.!..p..E.N.-.N.-B.
No
Grands règlements salariaux
1988
1989
543
438
8
7
2
4
7
15
12
5
000
1988
1989
1,192
983
22
11
5
3
5
19
14
12
%
1988
1989
4.4
5.3
4.1
5.7
4.8
4.7
5.1
5.5
4.1
4.5
33 Revenu du travail en dollars $million
courants
Variation
1987
1988
296.0
322.7
9.0
3.9
4.2
8.0
0.9
0.9
8.4
7.3
7.9
7.6
5.7
6.1
7.7
34 Revenudu travail par employé
$
1987
1988
28,500
30,100
5.5
24,700
24,800
0.6
20,200
21,200
4.9
23,800
24,500
2.9
23,600
24,600
4.1
35 Revenudutravailparemploye
en dollars de 1981
Variation
$
1987
1988
20,600
20,900
1.4
18,300
17,900
-1.8
15,400
15,600
1.1
17,600
17,500
-0.7
17,300
17,400
0.5
1986
1987
6.0
6.7
5.7
4.9
8.6
12.4
6,2
6.6
5.4
4.3
37 Remuneration moyenne des hommes $
ayant travaillé a temps plein durant
toute l'année
Variation
1987
1988
31,900
33,600
27,700
27,200
25,200
23,600
30,300
30,500
27,600
29,100
5.3
9.0
.6.3
0.5
5.3
38 Rémunération moyenne des femmes $
ayant travaillé a temps plein durant
toute l'année
Variation
1987
1988
21,000
21,900
17,900
20,400
17,900
16,900
18,500
19,600
18,100
20,200
4.3
14.3
-5.5
6.1
11.6
39 Pourcentage de Ia remuneration des %
femmes par rapport a celle des hommes
1987
1988
65.9
65.3
64.5
75.1
71.1
71.7
61.0
64.4
65.6
69.5
40 Revenu moyen de Ia famille $
1987
1988
43,600
46,200
33,700
36,100
34,800
34,500
38,100
39,700
35,200
37,300
41 Revenu median de Ia famille $
1987
1988
38,900
41,200
29,800
32,900
30,900
30,700
34,300
36,400
31,800
33,300
*30 Nombre de conventions
*31 Nombred'employés
*32 Augmentation effective des taux
de salaire de base
1
Revenu du Lravail
en dollars courants
Variatwn
36 Pourcentagedurevenunetprovenant
d'un travail autonome par rapport au
revenu monétaire total
%
%
Rémunération des personnes
ayant travaillé temps plein
durant toute l'année
a
Revenu de Ia famille
Voir lee notes a Ia fin dii tableau.
94 / Autoinne 1990 PERSPECTIVE
Statistique Canada
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Aib.C.-B.YukonT.N.-O.AnnéeUniteNo
70
37
187
155
38
7
16
16
60
51
67
49
204
209
323
237
66
10
62
21
132
93
145
106
4.3
5.3
5.3
6.4
3.7
4.6
2.6
2.9
3.1
3.9
5.2
7.0
72.9
79.5
9.2
126.4
139.0
10.0
10.8
11.5
6.5
8.2
8.6
4.5
27.0
29.3
8.2
31.8
34.5
8.4
28,300
29,900
5.8
30,200
32,100
6.3
26,100
27,500
5.5
24,200
24,800
5.8
27,300
28,900
5.8
28,100
29,100
3.6
20,200
20,600
2.0
21,500
21,800
1.5
19,100
19,400
1.3
17,900
17,600
-1.6
20,500
21,100
3.0
21,200
21,200
5.2
5.8
5.7
6,2
6.9
7.6
12.3
13.4
5.7
7.9
6.6
7.3
30,700
31,700
33,600
35,900
27,900
29,700
27,000
28,400
32,000
33,800
32,900
34,500
3.4
6.8
6.5
5.2
5.6
4.8
20,500
20,900
22,000
23,300
19,200
20,200
17,900
19,200
20,800
22,100
21,900
21,300
2.1
5.8
5.4
7.1
6.0
-2.8
66.8
65.9
65.4
64.8
68.6
67.9
66.3
67.5
65.1
65.3
66.7
61.8
40,100
41,300
49,000
52,800
39,700
43,100
39,100
40,400
44,400
46,300
42,600
45,300
35,500
36,900
43,800
47,300
35,800
37,400
35,100
35,400
40,000
41,700
38,000
42,000
..
..
,.
..
..
..
..
..
31
1988
1989
%
32
1.11987
1.21988
9.1
$ million
33
1987
1988
$
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
30
000
..
..
1988
1989
1988
1989
..
..
..
..
..
..
..
•.
..
..
..
%
34
%
1987
1988
$
35
1986
1987
%
36
1987
1988
$37
%
1987
1988
$38
%
..
..
1
1987
1988
%39
1987$40
1988
1987$41
1988
Voir les notes a La fin du tableau.
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE I 95
Indicateurs des de I mpIoi et du revenu
Unite
Année
Canada
T.-N,
L-P.-E.
N.-.
N.-B.
42 R.evenumoyendespersonnes
seules
$
1987
1988
18,700
19,600
14,600
17,000
13,800
14,400
15,900
16,000
13,700
16,100
43 Ravenumediandespersonnes
$
1987
1988
14,400
15,000
10,000
12,900
10,600
12,000
11,600
11,300
10,500
12,100
-families
%
1987
1988
11.3
10.5
18.9
15.5
10.0
10.0
11.7
10.8
14.4
12.6
-personnesseules
%
1987
1988
33.5
33.1
45.3
35.5
32.9
33.2
37.7
39.4
45.6
35.7
-personnes(population)
%
1987
1988
14.1
13.1
20.8
16.7
12.9
12.3
14.7
13.4
16.9
14.5
-enfants(moinsdel6ans)
%
1987
1988
16.9
15,4
25.9
20.7
16.1
12.6
16.8
15.2
20.5
18.3
-personnesagees(65ansetpius)
%
1987
1988
17.3
17.2
20.4
19.2
12.3
17.5
15.8
16.9
18.2
15.0
*45 Montantmoyendesimpot.ssurie
$
1987
1988
8,100
8,600
5,100
5,100
5,000
4,700
6,600
6,700
5,500
5,800
*46 Revenumoyendeiafamilleapres
$
1987
1988
35,500
37,600
28,600
30,900
29,800
29,800
31,600
33,000
29,700
31,500
$
1987
1988
38,500
40,700
31,700
34,200
31,300
31,100
34,100
35,400
31,900
34,300
-magnetoscope
%
1988
1989
52.0
58.8
50.0
59.9
43.2
50.0
51.8
62.1
51.3
57.0
-four micro-onde
%
1988
1989
53.8
63.4
34.3
52.1
45.5
47.7
48.5
62.5
48.3
59.9
-deux voituresou plus
%
1988
1989
25.1
25.0
14.5
12.6
22.7
22.7
18.4
21.0
20.6
18.6
-fourgonnetteoucamionnette
%
1988
1989
24.3
25.5
31.3
32.3
31.8
31.8
25.6
28.2
34.9
34.3
-climatiseur
%
1988
1989
20.8
24.6
3.6
2.6
4.6
5.8
No
seuies
44 Pourcentage dont le revenu est
inferieur au seuii de faible revenu
(base 1978):
revenu verses par les familIes
impôtsur le revenu
Ménages et logements
47
Revenumoyendumenage
48
Pourcentage de menages equipés des
articles suivants:
...
--
...
...
Voir les notes a Ia fin du tableau.
96 I Automne 1990 PERSPECTIVE Statistique Canada
Indicateurs des de I mpIoi et du revenu
Que.
Ont.
Man.
Sask.
Aib.
C.-B,YukonT.N.-O.
17,100
17,400
20,700
21,700
16,900
17,100
16,600
17,100
19,200
20,500
18,900 21,000....
12,600
12,100
16,200
17,400
12,500
13,800
12,900
13,200
15,000
15,700
15,900 ....
17,300....
..
..
Année
Unite
No
1987
1988
$
42
1987
1988
$
43
44
13.9
13.5
7.8
7.5
11.9
11.1
12.4
13.6
12.7
10.7
13.0
10.1
..
..
..
..
40.7
28.5
26.9
35.9
33.5
33.4
29.3
31.5
30.8
..
31.2
30.6
..
42.7
..
..
1987
1988
16.8
16.8
10.3
9.5
15.9
14.8
15.9
16.8
15.6
13.8
15.7....
13.2....
1987
1988
19.0
17.2
12.3
11.9
21.9
19.7
18.9
22.6
19.9
16.9
18.6....
15.2....
1987
1988
25.2
25.2
12.7
12.6
15.4
16.0
13.9
13.4
13.8
15.6
19.9....
18.4
..
1987
1988
7,700
7,900
9,300
10,100
6,700
7,700
6,500
7,000
8,400
8,300
7,800....
8,100
1987
1988
$
45
..
32,400
33,500
39,700
42,700
34,500
35,400
33,000
33,300
32,600
38,000
36,000....
37,200....
1987
1988
$
46
35,600
36,000
43,400
46,900
34,300
37,000
33,800
35,100
38,900
41,200
37,000..
39,100..
..
..
1987
1988
..1987
..1988
$47
48
49.0
54.4
54.2
62.1
49.7
56.7
47.2
53.4
58.0
64.0
50.7..
57.3..
..1988
..1989
49.0
59.6
54.6
64.5
55.3
65.8
64.0
71.2
64.9
71.8
55.0..
62.2..
..1988
..1989
21.7
19.9
28.3
29,3
22.6
21.9
24.3
24.6
30.1
29.4
24.7..
25.7..
..1988
..1989
14.6
15.6
20.1
21.7
31.1
32.1
45.3
44.1
40.4
41.6
32.4..
34.0
..
..1988
1989
13.1
14.7
35.6
43.8
39.5
43.9
27.7
31.0
7.8
8.6
6.9..
7.4
..1988
1989
..
'1,
..
.,
Voir lee notes a Ia fin du tableau.
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 97
Indicateurs des de 1 'emploi et du revenu
NO
Unite
Année
Canada
T.-N.
t-p.-.
N.-E.
N.-B.
49 Pourcentage de logements occupes
par le propriétaire
%
1988
1989
62.5
63.3
77.1
79.6
75.0
75.0
70.9
71.5
76.5
75.2
50 Pourcentage de logements occupés
par le proprietaire non grevés d'une
hypotheque
%
1988
1989
50.0
50.6
72.7
69.9
54.5
54.5
56.2
56.6
56.0
59.3
000
1988
1989
2,469
2,369
56
52
14
110
94
75
79
%
1988
1989
26.7
25.0
33.7
31.1
31.8
31,8
35.6
30.4
31.5
32,6
%
1988
1989
21
21
18
17
22
23
23
21
22
19
-Foréts
$
1989
637.90
583.17
x
411.52
531.97
-Mines,carrièresetpuitsde
$
1989
821.59
766.28
x
645.18
706.25
-Industries manufacturières
$
1989
572.93
488.75
368.00
499.84
525.23
-Construction
$
1989
598.55
553.59
414.70
523.82
539.40
-Transports, communications et
$
1989
621.06
555.56
507.76
575.93
582.27
$
1989
357.54
305.38
283.15
301.34
300.90
-Finances, assurances et affaires
$
1989
531.93
452.50
450.39
457.10
437.10
-Servicessocio-culturels,
$
1989
409.57
466.10
370.45
381.32
380.41
-Administration publique
$
1989
621.57
539,80
576.66
577.45
577.31
51 Nombre de logements occupés
necessitantdes reparations
52 Pourcentage de logementsoccupes
nécessitant des reparations par
rapport au nombre total de
logernents occupes
*53 Loyermedianenpourcentagedu
revenu
1
14
54 Rémunération hebdomadaire
moyenne par industries
pétrole
autres services publics
-
Commerce
immob ilieres
commerciaux et personnels
98 / Automne 1990 PERSPECTIVE
Stat stique Canada
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.AIb.C-B.YukonT.N.-O.AnnéeUniteNo
55.3
54.8
63.2
64.6
66.1
67.4
70.9
71.8
63.9
64.6
63.0
65.2
44.1
46.9
50.4
49.4
55.8
55.4
57.5
61.1
47.2
48.3
49.7
50.2
565
572
930
817
122
113
100
101
218
238
279
287
23.4
22.8
27.8
24.0
32.1
29.5
27.9
28.2
25.7
27.5
24.4
24.1
20
20
20
21
23
21
23
22
22
21
23
22
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
1988
1989
%
49
1988
1989
%
50
000
51
1988
1989
%
52
1988
1989
%
53
1988
1989
1
54
570.86
698.96
572.18
518.48
597.79
707.94
x
603.04
1989$
724.68
804.78
840.65
709.44
877.69
836.57
x
x
1989$
537.05
598.97
478.21
525.33
569.15
617.11
x
x
1989$
615.96
619.87
555.87
469.64
584.00
574.89
636.45
640.82
1989$
624.43
629.51
613.14
584.09
611.77
637.93
692.79
759,04
1989$
346.33
373.70
328.57
323.41
357.98
380.05
422.67
347.16
1989$
483.62
584.15
451.69
456.77
485.79
536.31
618.43
613.92
1989$
409.71
427.87
375.29
359.84
390.31
394.28
450.39
583.65
1989$
619.40
647.36
626.45
571.68
593.96
623.87
699.60
714.84
1989$
Sw4tstique Canada Autoinne 1990 PERSPECTIVE / 99
Indicateurs des de I !emploi et du revenu
Notes et definitions
No
Personnes âgees de 15 ans et plus qui sont occupees
ou chômeurs.
2Population active en potucentage de Ia population
de 15 ans et plus.
4Personnes qui travaillent habituellement moms de
30 heures par semaine.
7Chômeurs en pourcentage de Ia population active.
8Ce taux, et ceux des indicateurs 9 et 10 sont
expliques dans La population active (71-001) de
fevrier 1987.
9Population active a temps plein: comprend lee
personnes qui travaillent a temps plein, celles qul
travaillent a temps partiel involontairement et les
chômeurs a Ia recherche dun emploi a temps plein.
Population active a temps partiel: comprend les
personnes qui travaillent a temps partiel
volontairement et lee chômeurs a Ia recherche d'un
emploi a temps partiel.
En marge de Ia population active: personnes qui ne
cherchent pas demploi parce quelles croient qu'il
n'y a pas de travail disponible ou parce qu'elles
attendent un rappel ou que des employeurs leur
repondent.
10 Le taux montre le nombre d'heures perdues en
raison du chomage (le nombre de chômeurs
multiplie par le nombre moyen d'heures
hebdomadaires actuellement travaillées), et du
sous-emploi (soit, des horaires de travail de courte
durée et du travail a temps partiel involontaire) en
pourcentage du nombre d'heures travaillées plus le
nombre d'heures perdues.
100
/ Automne 1990
PERSPECTIVE
30 Les renseignements sont extraits des conventions
collectives visant 500 travailleurs ou plus. Les
données totales incluent les conventions relevant
de Ia loi federate sur les relations de travail ainsi
que les conventions comprenant deux provinces ou
plus.
33 Le revenu du travail cornprend la rémunération et
les salaires bruts (y compris les frais, primes,
commissions, gratifications, allocations impo.
sables et lee payes rétroactives du directeur) ainsi
que le revenu supplementaire du travail
(paiements que fournit I'employeur au bénéfice de
l'employé, y compris les contributions aux plans de
sante, de bien-être, de regimes de retraite,
d'indemnisation des travailleurs et d'assurancechômage).
34 Le revenu du travail par employé est calculé a
l'aide des estimations de l'EPA des travailleurs
rémunérés excluant lee absents sans salaire.
44 Pour une explication de Ia methodologie sousjacente a Ia limite de faible revenu, voir
Repartition dia revenu au Canada selon to taille drs
revenu (13-207).
54 Les statistiques proviennent de Ia combinaison des
donnees de lenquete mensuelle sur I'emploi, Ia
rémunération et les heures de travail (EERH) et
du formulaire PD7, qui est joint a Ia remise versée
a Revenu Canada au titre des acomptes
provisionnels des employee et des contributions
des employeurs et des salaries an titre de
l'assurance-chômage et du RPC1RRQ.
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A venir
Volci un aperçu de quelques-unes des etudes qut paraItront dans les prochains numéros de
L 'emploi et le revenu en perspective:
ULe travail et lenvironnement
Est-il possible de concilier Ia croissance du marche du travail et les preoccupations ecologiques? Un regard sur
les emplois dans les branches dactivité qul ont une forte incidence sur l'environnement.
UComparaisons de Ia population active
a l'échelle internationale
Une revue de l'évolution de Ia population active des sept principaux pays de l'OCDE depuis vingt ans, avec une
attention particuliere sur l'activité accrue des femmes sur le marche du travail.
UParticipation aux regimes enregistrés d'épargne-retraite
Les sommes versées dans les regimes enregistrés d'epargne-retraite ont augmenté a un rythme phénoménal ces
dernières années. Un examen de certaines caracteristiques des personnes qui souscrivent a ces regimes et des
montants verses.
ULes chômeurs: un profil
Les caractéristiques des chômeurs ont-elles beaucoup change depuis dix ans? Ii y a dix ans, de nombreux
chômeurs étaient jeunes et sans experience professionnelle. Aujourd'hui, Ia population en chomage compte
davantage de personnes plus &gees.
ULee villes mono-industrielles
Dans un grand nombre de localités eloignees, l'economie repose presqu'entièrement sur une industrie unique,
souvent une forme d'exploitation minière. Cette étude examine le role des villes I industrie unique dans le
Canada d'aujourd'hui.
L'EMPLOI ET LE REVENU EN PERSPECTIVE
Publication trimestrielle sur le marché clu travail
Statistique Canada Automne 1990 PERSPECTIVE / 101
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"Ri'i,,
,
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Cana(jy
U.'
ce cette revue trimestrielle comprend
• Des articles de fond... des analyses
détaiiiées sur des sujets d'importance tels
que Ia croissance du secteur des services,
l'absentéisme, les jeunes en quête demploi,
les families a taible revenu, les disparités
régionales et plus encore!
• Un forum... une tribune pour échanger vos
idées et connaitre I'opinion des autres
chercileurs et lecteurs
• Des sources... un condense de nouveiles
sources d'information, de renseignements et
une mise a jour sur les recherches en cours
• Des indicateurs des de I'emploi el du
revenu... plus de soixante indicateurs vous
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population vieillissante?
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marché du travail, ainsi que de l'utilité de ces données?
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