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AUTOMNE 1993
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• LE PARTAGE DU
TRAVAI I I)OrIrTlQtTr
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PIJBLIC OU PRIVE?
• SALAIRES DES
SY NDIQUES
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StatistiqueStatistics
+CanadaCanada
Canad''a
A votre service...
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Statistique Canada dans les principales
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St. John's
Halifax Montréal
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malentendants 1-800-363-7629
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et Etats-Unis) 1-800-267-6677
Automne 1993
Vol. 5, no 3
..'...
..
AnsYears of
d'excellence Excellence
Rubri ques
PERSPECTIVE
Articles
3Forum
6Faits saillants
47Quoi de neuf?
55Indicateurs des
de l'emploi et du
revenu
71A venir
SUPPLEMENT
Le marché du travail: bilan de la miannée
Mike Sheridan
Une mise a jour de la situation du nuzrché du travail
et des autres indicate urs economiques observes au
cours des six premiers mois de 1993.
9Les conditions de travail des Canadiens
- un aperçu
Ernest B. Akyeampong et Jason Siroonian
Sur Ia couverture:
Floating Pyramid
The Image Bank Canada
Muhel Tchcreukoff
Cet aperçu souligne les résultats de I Enquéte sur les
horaires et les conditions de travail.
12Le temps supplémentaire rémunéré
Gary L. Cohen
Vous arrive-t-il de faire des heures de travail
supplérnentaires et, Si out, ces heares sont-elles
payées? Cet article d.écrit Ia situation des travailleurs
ages de 15 a 64 arts qui ont été payés pour du
surtemps fait en novembre 1991.
Lemploi et le revenu en perspective
(n° 75-001F au repertoire, also available in
English. catalogue 75-00IE) est publié
quatre tois par an par le ministre
responsable tie Statistique Canada
Minustre de l'lndustrie, des Sciences at de
Ia Technologie, 1993 ISSN: 0843.4565
TARIF IYABONNEMENT: 53 $ par an au
Canada, 64 $ US aux Etats-Unis. 74 $ US
8 l'étranger.Prix du numéro, 13.25 $ au
Canada, 16 $ US aux Etats-Unis,
18.50$ US 8 létranger.
Statistique Canada 19L'horaire flexible
Ernest B. Akyeampong
Qui sont les travailleurs a horaire flexible et oü
travaillent-ils? Les caractéristiques des salaries
ayant un tel régime de travail darts leur emploi
principal sont décrites darts cet article.
PERSPECTIVE / 1
(1 r[1
25Les parents occupés et le partage des
travaux domestiques
Katherine Marshall
Traditionnellement, les femmes ont ass umé la
responsabilité des tdches ménagères et maintenant, la
majorité d'entre elles ont en outre un emploi a
I 'extérieur du foyer. Cette étude examine comment les
couples dont les deux conjoints de'tiennent un emploi
rémunéré orchestrent les travaux domes tiques.
Directeur
Ian Macredie
(613) 951-9456
Rédactrice en chef
Cécile Dumas
(613) 951-6894
Assistante de la rédactrice
en chef
Doreen Duchesne
(613) 951-6893
Rédacteurs
Ernest B. Akyeampong
Gary L. Cohen
Susan Crompton
Mary Sue Devereaux
Doreen Duchesne
Henry Pold
Données et graphiques
Jamie Darch
Pino Battisti
John Bradford
Mary McAuley
Lucie Parisien
Jeannine Usalcas
Production
Andrée Hébert
Cynthia Fortura
Theresa Hoffman
Annamma John
Lucie Parisien
Nancy Quessy
Mise en marché
Suzanne David
Conception et composition
Division de la diffusion
34Les
coüts du RPC/RRQ et les regimes
prives de pensions
Hubert Frenken
L 'augmentation des coats du Régime de pensions du
Canada et de rentes du Québec se pours uit. Get
article examine les repercussions de cette
augmentation sur les regimes enregistres de pensions
offerts par 1 'employeur.
41L'évolution
bus droits réservés. II est interdit de
reproduire ou de transmettre Is contenu de
Is présente publication, sous quelque forme
ou par quelque moyen que Ce sot,
enregistrement sur support magnétique,
reproduction électronique. mécanique,
photographique, ou autre, ou de
I'emmagasiner dans un système de
recouvrement. sans l'autorisation écrite
préalable des Services de concession des
droits de licence, Division du marketing.
Statistuque Canada, Ottawa, Ontario,
Canada K1A 0T6.
2 / Automne 1993 PERSPECTIVE une note
salariale des syndiques
-
Manon Nadeau
Un aperçu de I 'evolution salariale des travailleurs
syndiqués au cours des 13 dernières années.
Signes conventionnels
Les signes conventionnels suivants sont employee
clans les publications de Statistique Canada:
nombres indisponibles
n'ayant pas lieu de figurer
-
néant ou zero
--nombres infimes
Pnombres provisoires
rnombres rectifiés
xconfidentiel en vertu des dispositions de la Loi stir Ia statistique
relatives au secret
Le papier utilisé dans Ia présente publication repond aux
exigences minimales de l"American National Standard for
Information Sciences" - "Permanence of Paper for Printed
Library Materials", ANSI Z39.48 - 1984.
Statistique Canada
Forum
Message du directeur
la fin du mois d'avril dernier, Statistique Canada et Condition feminine Canada
ont coparrainé la Conference internationale
sur Ia mesure de l'ampleur et de la valeur du
travail non rémunéré. Cette conference a
permis A 170 personnes venues de 10 pays
d'échanger sur les méthodes d'estimation et
l'orientation des politiques en cette matière.
Un des objectifs de la conference a été
atteint puisque Statistique Canada y a
puisé des idées qui Iui permettront d'accélérer l'élaboration de méthodes pour mesurer l'ampleur et Ia valeur du travail non
rémunéré. On peut aussi parler d'un autre
résultat - moms tangible mais non moms
important - celui d'un echange permanent
d'informations entre de très nombreuses
personnes qui, autrement, n'auraient peutêtre pas eu l'occasion de se rencontrer et de
se familiariser avec le travail des autres.
Pourquoi mesurer l'ampleur et Ia
valeur du travail non rémunéré? Pour
repondre A cette question, l'économiste et
statisticien australien Duncan Ironmonger
a propose une analogie selon laquelle
l'économie est un corps qui se tient sur deux
jambes - le travail rémunéré et le travail
non rémunéré - et qui a besoin des deux
pour marcher ou courir.
Statistique Canada travaille déjà
depuis un certain temps a l'élaboration de
méthodes permettant de mesurer le travail
non rémunéré qui représente en quelque
sorte le pendant moms visible du monde
du travail. Depuis le milieu des années 70,
l'organisme a effectué des enquétes sur les
soins aux enfants, le bénévolat et les
réseaux de soutien social, U a produit des
estimations sur la valeur du travail
ménager qui ont eté diffusées pour Ia
troisième fois peu avant Ia conference
d'avril. Statistique Canada est en train de
mettre au point les questions du Recensement de 1996 touchant certaines formes
de travail non rémunéré. L'organisme
eritend intensifier ses efforts dans ce
domaine. Et comme, en ces temps d'austérite budgétaire, personne ne peut se
permettre de réinventer la roue, Statistique
Canada a donc decide de tenir une conférence et d'y inviter des personnes de
différents pays et de différentes spécialités
pour puiser largement dans le capital
intellectuel qu'elles représentent. A titre de
statisticiens, nous avons egalement voulu
consulter les utilisateurs éventuels afin que
nos orientations et nos objectifs nous
permettent de produire des données qui
répondent a leurs besoins.
Une bonne partie de Ia conference a
consisté en ateliers traitant aussi bien de
méthodes et de techniques que d'impacts
sociaux et de consequences du point de vue
des politiques de I'tat. Certaines des
consequences possibles de l'évaluation du
travail non rémunéré ont étonné les
participants, du moms certains collègues
statisticiens. Par exemple, selon James
Cassel, professeur de droit A Vancouver,
l'évaluation du travail non rémunéré
pourrait être utile lors de poursuites pour
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 3
• A
Forum
dommages personnels. (Des jugements
récents de la Cour supreme semblent
indiquer que les tribunaux pourraient être
en avance sur les citoyens en egard a la
reconnaissance de l'ampleur et de la valeur
du travail non rémunéré a Ia maison.)
De nombreux participants s'entendent pour dire que les enquetes sur l'emploi
du temps sont un des principaux moyens
d'évaluation du travail non rémunéré. En
recueillant, au moyen d'un journal de
l'emploi du temps, des données sur toutes
les activités d'une personne sur une période
de vingt-quatre heures, on peut determiner
le temps consacré au travail rémunéré et a
des tâches comme la preparation des repas,
les soins aux enfants et l'entretien d'un
jardin. Ces enquêtes favorisent l'établissement d'un lien, qui jusqu'à maintenant
faisait défaut, entre le travail rémunéré et
le travail non rémunéré. (Pour des renseignements sur le 7e cycle de l'Enquête
sociale genérale, Emploi du temps, voir la
rubrique iQuoi de neuf'?, été 1993.)
Ce qui permet d'encourager la
recherche sur la mesure de l'étendue et de la
valeur du travail non rémunéré, c'est évidemment Ia nécessité pour les Canadiens de
concilier vie professionnelle et vie familiale,
c'est-à-dire le travail rémunéré et le travail
non rémunéré. Ce numéro contient un
article intitulé Les parents occupés et le
partage des travaux domestiques, dans
lequel l'auteure examine le partage des
responsabilités du ménage entre les
conjoints et la mesure dans laquelle ce
partage vane selon certaines caractéristiques socio-économiques. L'auteure,
Katherine Marshall, a utilisé les résult.ats
4 / Automrie 1993 PERSPECTIVE
d'une des enquêtes de Statistique Canada
qui démontre le travail de pionnier de
l'organisme dans sa tentative de quantifier
le travail non rémunéré il s'agit de
l'Enquête sociale genérale, dont le 5e cycle
porte sur la famille et les amis et le 2e cycle,
sur l'emploi du temps.
L'Enquete sur les horaires et les
conditions de travail (EHCT) permet aussi,
quoique indirectement, d'évaluer les contraintes imposées aux travailleurs qui ont
des responsabilités a la fois professionnelles
et familiales. Elle étudie la façon dont les
personnes détenant un emploi orchestrent
leur horaire de travail et leur vie de famille.
L'article intitulé icLes conditions de
travail des Canadiens - un aperçu présente
les principaux résultats de cette enquete:
genres d'horaires de travail, emplois temporaires d'une durée inférieure a six mois,
adhesion syndicale, niveau de rémunération
et cumul d'emplois. L'article intitulé .L'horaire flexible* examine de façon approfondie
l'horaire souple tandis que celui intitulé cLe
temps supplémentaire rémunéré* étudie les
caracteristiques des travailleurs les plus
susceptibles d'être rémunérés pour les
heures de travail supplémentaires. (Une
analyse des résultats de I'EHCT sur le travail posté est parue sous le titre sLe travail
par postes' dans le numéro du printemps
1993 de Perspective).
Ian Macredie
Directeur U
Statistique Canada - Catalogue 75- 001?
Forum
Lettre au rédacteur
• Nous tenoris a féliciter Mme Mary Sue
Devereaux pour son excellent article, intitulé KDes mesures différentes du chomage,
paru dans le numéro d'hiver 1992 de
L 'emploi et le revenu en perspective. Comme
nous effectuons des travaux sur des
indicateurs supplémentaires, cet article
présentait un intérêt particulier. Nous
avons transmis l'article a l'économiste du
Bureau of Labor Statistics, qui est en train
de réévaluer la structure U-i a U-7 que
nous utilisons.
Edwin R. Dean
Associate Commissioner for Productivity
and Technology
U.S. Bureau of Labor Statistics
Washington, D.C. 0
Avis
L'equipe de redaction desire remercier le
lecteur qui nous a signalé la presence d'une
erreur dans notre dernier numéro de
Perspective.
Dans l'article intitulé iLa renaissance du
travail autonome paru dans le numéro
d'ete 1993, a Ia page 31, sous-titre Baisse du
revenu total durant les années 80, Ia phrase
suivante contient une information inexacte: 'cEn 1990, le revenu total moyen des
indépendants des industries non primaires
qui exploitaient une entreprise non constituée en société était d'environ 14 %
supérieur a celui des salaries et d'environ
34% supérieur a celui des indépendants
de ces industries qui exploitaient une
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF entreprise constituée en société. La partie
en caractères gras de cette phrase n'est pas
exacte. Elle devrait se lire comme suit:
et pour les indépendants de ces indusexploitaient une entreprise
constituée en société, II etait de 34 %
supérleur.
tries qui
C'est toujours avec plaisir que nous recevons
vos commentaires, n'hésitez donc pas a nous
communiquer vos impressions, soit directement ou par Ia voie du sondage ci-joint.
L'equipe de redaction
0
Nous invitons les lecteurs a nous
communiquer leurs impressions sur le
contenu de L 'emploi et le revenu en
perspective. Toutes observations sur les
données seront les bienvenues; toutefois,
nous rappelons que, pour être publiées,
ces communications doivent être factuelles et analytiques. Nous invitons
egalement les lecteurs a nous faire part
de leurs travaux de recherche en cours et
a nous signaler les nouvelles publications, les sources de données et les
événements a venir qui concernent la
main-d'oeuvre et le revenu.
Statistique Canada se reserve le
droit de sélectionner et de reviser les
informations recues avant de les publier.
Toute correspondance, dans l'une ou
l'autre langue officielle, doit être adressée
a : Susan Crompton, rédactrice de
Forum et EQuoi de neuf?, L 'emploi et le
revena en perspective, Immeuble JeanTalon, 5e étage (D), Statistique Canada,
Ottawa, K1A 0T6. On peut aussi la
rejoindre par téléphone au (613) 951-0178
ou par télécopieur au (613) 951-4179.
Automne 1993 PERSPECTIVE / 5
Faits saillants
Voici quelques-uns des faits saillants tires
des articles figurant dan.s ce numero de
L'emploi et le revenu en perspective.
Les conditions de travail des Canadiens
- un aperçu
• Cet aperçu présente quelques résultats
de l'Enquête sur les horaires et les
conditions de travail effectuée en novembre
1991. Les données recueillies comprennent
des renseignements sur les horaires de
travail hebdomadaires et quotidiens des
Canadiens, ainsi que sur Ia fréquence des
horaires flexibles, du travail sur appel, du
travail a la maison et du cumul d'emplois.
Le temps supplémentaire rémunéré
• Environ 800 000 Canadiens, représentant 8 % de la population détenant un
emploi, ont été payés pour du surtemps en
novembre 1991. Ce taux se situait en
moyenne a 13 % pour le secteur des biens et
a 6 % pour celui des services.
• C'est dans les mines et dans les
industries manufacturières que le surtemps
rémunéré est le plus frequent. On observe
les taux de surtemps rémunéré les plus
faibles dans Penseignement, les autres
services, les services d'hebergement et de
restauration, et les finances, assurances et
services immobiliers.
6 / Automne 1993 PERSPECTIVE • Les hommes ont été presque deux fois
plus nombreux que les femmes a faire des
heures supplémentaires rémunérées en
novembre 1991 520 000 contre 280 000. Les
taux de surtemps rémunéré des hommes
étaient superieurs a ceux des femmes dans
la plupart des branches d'activité.
• La personne type ayant fait du surtemps
a travaillé en moyenne près de huit heures
supplémentaires rémunérées durant la
semaine de référence du mois de novembre
1991. Environ une personne sur six a
travaillé moms de 3 heures en surtemps et
une proportion a peu près egale a fait 12
heures ou plus de surtemps.
• La plupart des personnes qui font du
temps supplémentaire reçoivent un salaire
compensatoire pour ces heures de travail.
Sept travailleurs sur dix ont été payés a
taux majoré de moitié (61 %) ou it taux
double (10 %) pour leur surtemps. Près de
90 % des travailleurs syndiqués ont bénéficié d'un salaire compensatoire pour leur
surtemps, comparativement a 57 % des
travailleurs non syndiques ayant aussi fait
des heures supplémentaires.
L'horaire flexible
• On estime qu'en novembre 1991,
1,7 million de salaries ãgés de is a 64 ans
avaient un horaire flexible (ou souple) dans
le cadre de leur emploi principal. (Un
horaire est flexible lorsque le travailleur
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Faith saillants
peut, dans certaines limites, varier I'heure
du debut et de Ia fin de sajournée de travail.)
• C'est dans le secteur des services que
l'horaire flexible est le plus frequent. Dans
l'iridustrie des finances, assurances et
affaires immobilières, près du tiers des
travailleurs remuneres ont un horaire
souple, et, dans celle de l'administratiori
publique, la proportion est d'environ un
quart.
• La fréquence de l'horaire flexible était la
plus élevée pour les professions de direction
et les professions libérales (environ un sur
quatre), et Ia plus faible pour celles de Ia
transformation, de l'usinage et de la fabrication (environ un sur vingt).
• L'horaire flexible est plus répandu chez
les personnes seules et les parents seuls
(20%) et moms courant chez les couples oü
seulement un des conjoints occupe un empioi
(14%).
• C'est parmi les 25 a 44 ans que l'horaire
souple est le plus frequent (19 %) - en
particulier chez les femmes - et parmi les 15
a 24 ans qu'il l'est le moms (12 %).
Les parents occupés et le partage des
travaux domestiques
• En 1990, 71 % des couples ayant des
enfants de 18 ans ou moms a la maison
comptaient deux soutiens (chaque conjoint
exerçait au moms un emploi a l'extérieur du
foyer), comparativement a seulement 30 % ii
y a a peine un peu plus de 20 ans.
• Dans la plupart des families oü les deux
conjoints travaiiIaient a temps plein, c'est a
Ia femme qu'incombait principalement Ia
responsabilité (la prevision, Ia pianification
Statistique Canada - Catalogue 75- 00fF et l'organisation) des travaux domestiques.
La majorité (52 %) de celles qui detenaient
un emploi a temps plein avaient la
responsabilite complete des tAches domestiques, tandis que 28 % étaient responsables
de Ia plupart de ces travaux. Seulement
10% des couples comptant deux soutiens
partageaient cette responsabilite egalement. Dans les 10 % des couples restants,
c'est Phomme qui assumait la responsabilité de la plupart des travaux domestiques.
• Plus les conjoints étaient jeunes, moms
Ia femme risquait d'être la seule a assumer
la responsabilite des travaux domestiques.
La proportion de femmes dans les couples
oü les deux conjoints travaillaient a temps
plein et qui s'acquittaient seules de cette
responsabilité quotidienne était de 47 %
chez les femmes de moms de 35 ans,
comparativement a 69 % chez celles de 45 a
G4ans.
• Le nombre d'enfants dans le menage
influait sur les responsabilités en matière
d'activités ménagères. Dans les couples
d'actifs, la proportion de femmes responsables de toute la charge des travaux domestiques passait de 44 % chez celles qui
avaient un enfant a la maison a 83 % chez
celles qui en avaient quatre ou plus.
• Le niveau d'instruction des deux
conjoints était également lie a Ia repartition
des travaux domestiques : plus le couple
était scolarisé, moms Ia femme assumait
seule la responsabilité des tâches ménagères. Par exemple, dans 58 % des menages
oü la femme n'avait pas de diplSme d'études
secondaires, elle était la seule responsable
des tâches menagères quotidiennes, tandis
que dans les menages oi la femme possédait
un diplOme universitaire, le pourcentage
correspondant était de 45 %.
Automne 1993 PERSPECTIVE I 7
Faith saillants
Les coüts du RPC/RRQ et les regimes
privés de pensions
• Lors de l'entrée en vigueur du Régime de
pensions du Canada et de rentes du Québec
(RPCIRRQ) en 1966, quelques employeurs
ont mis fin a leur régime enregistré de
pensions (REP) tandis que la majorité des
autres ont intégré leur régime au RPCIRRQ.
Aussi, certains salaries ont mis fin a leur
participation a un REP parce qu'ils devaient
cotiser au RPCIRRQ.
• Le taux global de cotisations des employés et employeurs au RPCIRRQ a augmenté annuellement passant de 3,6 % en
1986 a 5,0 % en 1993. En outre, un barème
des taux, récemment autorisé par la loi,
prévoituntauxde 10,1 %en 2016.
• Si pratiquement tous les travailleurs de
18 ans et plus sont tenus de participer au
RPC/RRQ, le fait d'offrir un REP est laissé
en grande partie a la discretion de l'employeur. L'augmentation des cotisations au
RPC/RRQ autorisée par Ia loi pourra peutétre avoir un impact sur l'établissement de
nouveaux REP ou méme entrainer la
disparition de certains regimes deja en place.
L'évolution salariale des syndiques - une
note
• Les augmentations salariales des travailleurs syndiques membres de grandes
conventions collectives (celles regroupant
500 salaries ou plus) ont tout juste compensé
les soubresauts de l'inflation au cours des
années 1979 a 1992. En effet, Ia moyenne de
leurs augmentations salariales a été de 6,5 %
comparativement a un taux d'inflation de
6,2%.
travail (EPPMT), un supplement de l'Enquéte sur Ia population active, ont été
publiés en avril 1993. Outre les données sur
les caractéristiques démographiques et
socio-économiques, celles recueillies au
moyen de 1'EPPMT incluent des variables
telles que les activités courantes ne relevant
pas du marché du travail, les projets d'études
et d'emploi des jeunes qui sont inactifs et qui
ne fréquentent pas un établissement d'enseignement, et les raisons entralnant la
retraite anticipée.
• En septembre, Statistique Canada tiendra, en collaboration avec Travail Canada,
un symposium d'une journée pour discuter
d'une question complexe, soit le maintien
d'un equilibre entre les obligations professionnelles et familiales. On fera appel a
l'expérience de responsables de Ia planification des politiques, de gestionnaires des
ressources humaines, de représentants syndicaux et de travailleurs.
• En avril dernier, Statistique Canada et
Condition feminine Canada ont organise
conjointement une conference dont le but
était de discuter de la mesure et de l'évaluation du travail effectué en dehors de l'économie de marché traditionnelle. Un rapport
sommaire sur Ia eConférence internatioriale
sur Ia mesure et l'évaluation du travail non
rémunéré sera bientôt disponible.
• Le Forum canadien de recherche sur Ia
situation de l'emploi et le Groupe de
l'analyse des entreprises et du marché du
travail de Statistique Canada ont organisé
conjointement, en mars dernier, une conférence sur les tendances du marché du travail
pendant les deux dernières recessions. Les
exposes ont eté présentés par des analystes
du marché du travail appartenant au milieu
universitaire ainsi qu'au secteur public.
Quoi de neuf?
• Les faits saillants de l'Enquête sur les
personnes n'étant pas sur le marché du
8 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Les conditions de travail des
Canadiens - un aperçu
Ernest B. Akyeampong et Jason Siroonian
usqu'à récemment, les données relatives aux conditions de travail
n'étaient recueillies que sporadiquement par
divers organismes privés et publics. Nous
possédions donc peu d'information sur les
horaires de travail hebdomadaires et
quotidiens des Canadiens ou sur l'existence
du travail par postes, des horaires flexibles,
du travail sur appel, du travail a la maison
et du cumul d'emplois. Ce besoin en données
détaillées a l'échelle nationale a incite
Statistique Canada a mener l'Enquête sur
les horaires et les conditions de travail
(EHCT).
En plus de recueillir ces variables,
I'EHCT, un supplement de l'Enquete sur la
population active de novembre 1991, a servi
a obtenir des renseignements sur les taux de
rémunération, l'adhésion syndicale, les
heures supplémentaires rémunérées et le
travail temporaire. Les données de l'EHCT,
jumelées aux renseignements sur les
caractéristiques personnelles et familiales
des travailleurs, constituent une source
d'information abondante sur ces questions et
sur celle, plus génerale, de l'equilibre entre
les responsabilités professionnelles et les
obligations familiales.
eJ
Seuls les travailleurs rémunérés
(c'est-à-dire les salaries) ont ete interviewés
pour I'EHCT. Les travailleurs autonomes
ont été excius de l'enquête puisqu'ils ont une
plus grande liberté d'amenagement de leur
Tableau 1
Horaires de travail habituels des
travailleurs rémunérés, novembre 1991
Travailleurs rémunérés
del5à64ans
ages
Nombre de semaines habituelle.
ment travaillées par mois
1 a 3 semaines
4semaines
Nombre de jours habituellement
travaillés par semaine
lé4jours
5jours
6â7jours
Nombre variable
Horaire hebdomadaire
Du lundi au vendredi
Autres horaires
Horaire variable
Horaire quotidien
Heures normales
Horaires par postes
Soirs
Nuits
Postes rotatifs
Postes fractionnés
Surappel
Horaires irreguliers
Autres
'000
10332
100
155
10151
2
98
1446
7279
438
1 160
14
70
4
11
6240
1 545
2515
60
15
24
7250
3 082
508
142
940
84
262
1 064
82
70
30
5
1
9
1
3
10
1
Ernest B. Akyeampong est au service de Ia
Division de l'analyse des enquêtes sur le
travail et les menages. On peut communiquer
avec lui au (613) 951- 4624. Jason Siroonian
travaillait pour La ménie division.
Source: Enquete sur tee horaires et tee conditions de
travail.
Nota:En raison de l'arrortdissemenl et de La nonréponse, La somme des estimations peut ne pas
correepondre au total indiqué.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOJF Automne 1993 PERSPECTIVE / 9
Les conditions de travail des Canadiens — un aperçu
horaire de travail que les salaries. L'exclusion des travailleurs autonomes a pour effet
de sous-estimer l'importance globale de
certaines conditions de travail, dont le cumul
d'emplois et le travail a la maison.
Bien que des données sur un deuxième
emploi aient été recueillies lors de 1'EHCT,
cette note considère seulement l'emploi
principal des travailleurs rémunérés âgés de
15 a 64 ans qui étaient occupes en novembre
1991.
Horaires de travail
Selon les résultats de Penquête, Ia quasitotalité (98 %) des 10,3 millions de travailleurs rémunérés au Canada travaillaient
habituellement quatre semaines par mois.
Parmi eux, 60 % travaillaient du lundi au
vendredi. Par ailleurs, 15 % avaient une
semaine de travail habituelle différente de
celle du lundi au vendredi et 24 % avaient un
horaire qui variait de semaine en semaine
(tableau 1).
La plupart des salaries (70 %) avaient
un horaire regulier de travail de jour. Les
types d'horaires quotidiens qui venaient aux
deuxième et troisième rangs étaient les
heures irrégulières (10 %) et les postes
rotatifs (9 %). Un peu plus d'un quart de
million de travailleurs (3 %) avaient fait du
travail sur appel. Cette catégorie comptait
autant de femmes que d'hommes, mais était
formée d'une majorité de travailleurs a
temps partiel (Sunter, 1993).
Le travail de fin de semaine n'était
pas rare. Environ un million de salaries
travaillaient habituellement le samedi et
environ un demi-million, le dimanche.
Environ 6 % des salaries ont travaillé
a la maison pendant une partie ou Ia totalité
10 1 Auto innS 1993 PERSPECTIVE Des données sous différentes
formes
Outre ceux qui paraissent dans ce numéro, d'autres
articles sur les conditions de travail sont prévus.
Un compendium de statistiques, Les conditions
de trauail (catalogue 71-535 no 6), sera disponible
cet automne. Cette publication contiendra des
tableaux statistiques détaillés de YEHCT. Pour
obtenir plus de renseignements ou pour vous
procurer Les conditions de traoail, communiquez
avec le centre de consultation de Statistique
Canada le plus pres ou avec la Division du
marketing, Ventes et Service, Statistique Canada,
Ottawa, K 1 A 0T6.
Un fichier de microdonnees a grande diffusion
contenant les résultats de IEHCT est également
disponible au coüt de 500 $. Pour commander ce
fichier, on peut communiquer avec Mike Sivyer au
(613) 951-4598 ou, par télécopieur, au (613)
951-0562.
de leurs heures de travail normales. La
plupart de ces travailleurs occupaient des
emplois dans les categories suivantes
direction et professions libérales, travail de
bureau, ventes et services. Pour Ia majorité
d'entre eux (52%), travailler a la maison
était une des exigences de l'emploi.
Huit pour cent des salaries avaient
fait des heures supplementaires rémunérées
pendant la semaine ayant précédé l'enquete.
Les deux tiers de ceux-ci étaient des hommes
(Cohen, 1993).
Dans l'ensemble, 5 % des travailleurs
avaient un emploi temporaire, c'est-à-dire
d'une durée de six mois ou moms. Les
travailleurs a temps partiel étaient proportionnellement plus nombreux (10 %) que les
travailleurs a temps plein (4%) a être dans
cette situation.
Environ un sixième des travailleurs
avaient un horaire flexible leur permettant
de choisir, dans certaines limites, l'heure a
laquelle pouvait commencer ou finir leur
journée de travail (Akyeampong, 1993).
Statistique Canada — Catalogue 75- 001F
Les conditions de travail des Canadiens - un aperçu
Autres observations
A peine plus du tiers (35 %) des travailleurs
étaient syndiques ou occupaient un poste
assujetti a une convention collective ou a un
contrat de travail négocié par un syndicat.
Les travailleurs de la construction avaient le
taux de syndicalisation le plus élevé (53 %),
tandis que 9 % seulement des travailleurs
spécialises dans la vente étaient syndiques.
Plus de 360 000 personnes avaient un
deuxième emploi rémunéré. Le tiers de ces
travailleurs cumulaient deux emplois pour
payer les dépenses normales de leur ménage.
Pour de plus amples renseignements
sur l'enquete, on peut appeler Ernest B.
Akyeampong, de la Division de l'analyse des
enquétes sur le travail et les ménages, au
(613)951-4624.
Bibliographie
AKYEAMPONG, E. B. .L'horaire flexible., dana
L'emploi et le revenu en perspective (Statistique Canada,
catalogue 75-001F) vol. 5, no 3 (Automne 1993), p. 19-24.
SUNTER, D. .Le travail par postes., dana L mploi et le
revenu en perspective (Statistique Canada, catalogue 75001F) vol. 5, no 1(Printemps 1993), p. 17-26.
COHEN, G. L. .Le temps supplémentaire rémunéré.,
dans L'emploi et le revenu en perspective (Statistique
Canada, catalogue 75-001F) vol. 5,n0 3 (Automne 1993),
p.12-18.
Numéros déjà parus:
ii vous manque un numéro?
Ne craign.ez rien! Vous pouvez vous procurer les numéros déjà parus de L'emploi et
le revenu en perspective. Voici les etudes parues dans ces numéros:
Automne 1992Le marche du travail a la mi-année • Roulement de Ia main-d'oeuvre Demissions; Mises a
pied .70 ans de chômage• Blessures au dos• Travailleurs decourages
a son emploi• La retraite qui
y a droit• Mesures différerites du chomage • Demenager pour travailler• Index 1989 a
1992
Hiver 1992Encaisser son REER. Les nouvelles bachelieres• S'accrocher
Printemps 19931992 en revue • Mères sur le marché du travail Travail par postes • Femmes professeures
d'université • Prévoir sa retraite • Parlons .productivité. • Lea REER: une mise àjour
Ete 199370 ans d'évolution salariale Les nouveaux entrepreneurs • Changements atructurels
Canada et ailleurs S Dian Cohen parle de Ia nouvelle économie • 9cole, travail et
decrochage • Qui investit? • Perspectives d'emploi: secteur manufacturier
Les numéros susmentionnés coOtent 13,25 $ chacun. Afin de commander lea numéros déjà parus, veuillez
communiquer avec Ventes et Service, Statistique Canada, Ottawa (Ontario), K1A 0Th, ou encore, pour Un
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L'emploi et le revenu en perspective
La revue trimestrielle qui vous renseigne sur le marché du travail
Stati.stique Canada - Catalogue 75-001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 11
Le temps supplémentaire rémunéré
Gary L. Cohen
ous arrive-t-il de faire des heures de
travail supplémentaires et, Si OUi,
ces heures sont-elles payées? Si c'est le cas,
sachez que vous n'êtes pas une exception; le
temps supplémentaire rémunéré fait partie
du travail de plus de trois quarts de million
de travailleurs canadiens.
Pour les employeurs, le surtemps peut
étre un moyen utile, sinon essentiel, de
contrer les fluctuations de Ia production ou
des délais de livraison, puisque les coüts
peuvent étre moindres (même a taux majoré)
que ceux qui sont lies a l'embauche de
nouveaux travailleurs. Dans le cas des
salaries, le temps supplémentaire ne présente pas que des avantages s'il offre des
possibilités de revenu additionnel, ii peut
aussi constituer un aspect negatif de l'emploi, surtout s'il est obligatoire ou imprévisible.
A l'aide des données de l'Enquéte sur
les horaires et les conditions de travail
(EHCT)', nous décrivons dans cet article la
situation de 800 000 travailleurs âgés de 15
a 64 ans qui ont ete payés pour du surtemps
fait en novembre 1991. (Voir Novembre 1991
est-il un rnois representatif pour l'etude du
surtemps rémun.Eré?)
Gary L. Cohen est au service de La Division de
l'analyse des enquêtes sur le travail et les
menages. On peut communiquer avec lui au
(613) 951-4623.
12 I Automne 1993 PERSPECTIVE Cela depend du secteur
industriel
Depuis longtemps, le temps supplémentaire
rémunéré est associé au secteur des activités
productrices de biens2, du moms en partie,
parce qu'il est plus facile d'y quantifier les
coüts de la production et la valeur des
extrants. De fait, bien que Ia frequence ou le
taux global3 de surtemps rémunéré pour
novembre 1991 ait atteint 8 %, ce taux se
situait en moyenne a 13 % pour le secteur
des biens, mais a 6 % seulement pour le
secteur des services4
C'est dans les mines et dans les
industries manufacturières que le surtemps
rémunéré est le plus frequent. On observe
les taux de surtemps rémunéré les plus
faibles dans l'enseignement, les autres
services, les services d'hebergement et de
restauration, et les finances, assurances et
services immobiliers. Cependant, les faibles
taux ne sont pas propres a toutes les
industries des services puisque les communications et autres services publics, le
transport et l'entreposage ainsi que le
commerce de gros présentent thus des taux
de surtemps rémunéré supérieurs a la
moyenne (tableau 1).
.
du régime de travail
Vues de plus près, les données indiquent que
dans les branches d'activité oü la proportion
de travailleurs a temps plein est relative-
Stati8tique Canada - Catalogue 75- 001F
Le temps supple mentaire rémunéré
Tableau 1
Certaines caracteristiques cle l'emploi selon la branche d'activité, novembre 1991
Proportion de
Nombre
total de
personnes
occupees
Femmes
Frequence du
Travailleurs
temps
partiel
Syndiques
a
Surternps Salaire
compensatoire 1
'000
Total
Agriculture, exploitation
forestière et péche
Mines
Industries manufacturières
Construction
Transport et entreposage
Communications et autres
servicespublics
Commerce de gros
Commerce dedétail
Intermédiaires financiers
et assurances, services
immobiliers et agences
d'assurances
Services aux entreprises
Services gouvernementaux
Enseignement
Santéetservicessociaux
Hebergementetrestauration
Autresservices**
10332
48
17
35
8
168
154
1731
455
406
31
15
29
13
20
16
-4
7
11
13
40
38
32
53
--
--
18
14
9
10
91
86
62
85
411
466
1345
36
32
54
7
7
34
63
12
13
13
9
6
83
70
636
465
830
906
1146
695
518
64
50
45
61
81
61
60
12
11
6
18
27
45
29
9
6
71
71
54
8
13
5
7
8
2
6
5
4
-49
91
-62
46
65
71
44
Source: Enquête sur lee lwraires et les conditions de travail
* Parmi lee travailleurs ayant fait du surtencps rimuner4i qui ont fourni leur faux de salaire.
** Se coniposeprineipaleinent des services de divertissements et loisirs ainsi que des services personnels et domestiques.
ment plus importante, les taux de surtemps
rémunéré sont plus élevés, alors qu'ils sont
en general plus faibles dans celles oü le
travail a temps partiel est plus courant5
Effectivement, environ 90 % des travailleurs
ayant fait du surtemps en novembre 1991
étaient des travailleurs a temps plein (dont
la semaine habituelle ou normale de travail
comporte 30 heures ou plus). Cela peut
signifier que les entreprises des secteurs
d'activité oü une forte proportion de
personnes travaillent a temps partiel réussiraient souvent a répondre a un accroissement de la demande de production en
augmentant le nombre d'heures de travail de
ces salaries, plutôt qu'en demandant des
heures supplémentaires a leurs travailleurs
a temps plein.
.
Statistique Canada - Catalogue 75-001F
La frequence globale de surtemps
rémunéré chez les travailleurs a temps plein
était plus élevée que celle qu'on observe chez
les travailleurs a temps partiel, soit 8 %
contre 5 % respectivement. Quoi qu'il en
soit, quelque 82000 travailleurs a temps
partiel ont fait du temps supplémentaire
rémunéré; les trois quarts d'entre eux
étaient des femmes et près de la moitié
avaient un emploi dans l'industrie du
commerce de detail ou celle de Ia sante et des
services sociaux. Dans ces deux branches
d'activité, les taux de surtemps rémunéré
étaient sensiblement les mémes pour les
travailleurs a temps plein et les travailleurs
a temps partiel.
Autontnel993 PERSPECTIVE / 13
Le temps supplémentaire rémunéré
et de l'appartenance a un synclicat
Parmi les hommes, le surtemps rémunéré
était beaucoup plus frequent chez les travailleurs syndiques (13 %) que chez les
travailleurs non syncliqués (8 %). Méme
dans les branches d'activité oft le taux de
syndicalisation est élevé, comme les services
gouvernementaux, les communications et
autres services publics ainsi que le transport
et l'entreposage, les hommes syndiqués
étaient proportionnellement plus nombreux
que leurs homologues non syndiques a faire
des heures supplémentaires rémunérées. En
revanche, le taux de surtemps rémunéré des
femmes syndiquees était legerement inférieur a celui des travailleuses non syndiquées.
Qui fait du surtemps rémunéré?
Les hommes ont eté presque deux fois plus
nombreux que les femmes a faire du surtemps rémunéré en novembre 1991: 520 000
contre 280 000. Par consequent, la frequence
de surtemps rémunéré chez les travailleurs
était de 10%, comparativement a 6 % chez
les travailleuses. Les taux de surtemps
rémunéré des hommes étaient supérieurs a
ceux des femmes dans la plupart des
branches d'activité; par exemple, dans les
industries manufacturières, le taux des
hommes était de 15 % et celui des femmes, de
12%6.
Environ 35 % des hommes ayant fait
du surtemps travaillaient dans les indus-
Graphique A
En novembre 1991, les 25
rémunéré.
% do
travailleurs ayant tait
du
a
34 ans étaient les plus susceptibles de faire du surtemps
surtemps rémunérO
l5à24ans
14
1p
10
0
Hommes
Femmes
Source Enquête sur les horaires et les conditions de travail
14 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Le temp8 supplementaire rémunéré
tries manufacturières, 9 % exerçaient un
emploi dans les services gouvernementaux,
8 % travaillaient dans les communications et
autres services publics et 7 % travaillaient
dans le secteur de Ia construction. Par
ailleurs, les femmes ayant fait du surtemps
travaillaient principalement dans les industries manufacturières (22 %), dans celle de Ia
sante et des services sociaux (19 %) et dans le
commerce de detail (15 %).
Le t.aux de surtemps rémunéré atteint
un sommet dans le cas des travailleurs ages
de 25 a 34 ans : ii s'établit a 12% chez les
hommes et a 7 % chez les femmes. Dans le
cas des hommes, on observe le taux de
surtemps rémunéré le plus faible chez les
travailleurs âgés de 55 a 64 ans (7 %), tandis
que chez les femmes, c'est le groupe des 15 a
24 ans qui obtient le taux le plus bas (4 %)
(graphique A).
Chez les travailleurs et les travailleuses qui vivaient dans une famille comptant un seul salarié, les taux de surtemps
rémunéré étaient plus élevés que Ia
moyenne. En outre, dans les families comptant deux salaries et des enfants de moms de
six ans, les hommes avaient un taux de
surtemps rémunéré reiativement élevé 7 .
Combien d'heures supplémentaires?
La personne type ayant fait du surtemps a
travaillé en moyenne près de huit heures
supplémentaires rémunérées dans la semaine de référence du mois de novembre
19918. Environ une personne sur six a
travaillé moms de 3 heures en surtemps et
une proportion a peu près egale a fait 12
heures et plus de surtemps (graphique B).
Les personnes qui ont fait le plus grand
nombre d'heures supplémentaires, soit en
moyenne 11 heures ou plus, travaillaient
dans la construction, dans les finances,
assurances et services immobiliers et dans
les mines.
Statistique Canada
-
Catalogue 75- OOXF
Graphique 8
Une personne sur six ayant fait du temps
supplémentaire rémunéré a travaillé
douze heures ou plus par semaine en
surtemps en novembre 1991.
Heures Supplémentaires rémunérees
Moms do 3 hem rims
Do 3 h
:1
5 m 59 mum
Do 6 a 8 h 59
De 9 h
a ii
mm
h 59 mm
12 heures 0t.J ITmS
0 5 10 15 20 25 30
% des travailleurs ayant fait
du surtemps rémunéré
Source Enquéte sur les horaires et les conditions
de travail
Le nombre moyen d'heures supplementaires est plus élevé pour les hommes
(8,4) que pour les femmes (6,7). Les hommes
étaient proportionnellement plus nombreux
que les femmes a avoir travaillé 12 heures
supplémentaires ou plus (21 % contre 12%),
alors qu'une plus forte proportion de femmes
que d'hommes ont travaillé moms de 3
heures en surtemps (22 % contre 14 %).
Salaire compensatoire et
syndicats
La plupart des personnes qui font du temps
supplémentaire reçoivent un salaire cornpensatoire pour ces heures de travail. Plus
de 70 % de ces travailleurs ont eté payés a
taux majoré de moitié (61 %) ou a taux
double (10 %) pour leur surtemps 9 . Ii est plus
Autornne 1993 PERSPECTIVE 115
Le temps supplementaire rémunéré
frequent de toucher un salaire compensatoire dans les branches d'activité oü le
taux de syndicalisation est très élevé comme
les mines, les services gouvernementaux, les
industries manufacturières, le transport et
l'entreposage ainsi que les communications
et autres services publics. De fait, 89 % des
travailleurs syndiques ont bénéficié d'une
Graphique C
En novembre 1991, les hommes étaient
plus susceptibles que les femmes de
toucher un salaire compensatoire.
Hommes
ayant fail du surtemps
Taux
no
Tux
(JOliblO
taux majoré
do moitlé
majoration pour leur surtemps, comparativement a seulement 57 % des travailleurs non
syndiques ayant aussi fait des heures
supplémentaires.
Les salaires compensatoires étaient
moms frequents dans certaines branches du
secteur des services; us ont en effet eté
verses a moms de la moitié des travailleurs
ayant fait du surtemps dans le commerce de
detail, l'hébergement et Ia restauration ainsi
que dans les services aux entreprises.
Les hommes étaient proportionnellement plus nombreux que les femmes a avoir
touché un salaire compensatoire pour leur
surtemps, c'est-à-dire 81 % contre 54 %
(graphique Q. Le phénomène peut, dans
une certaine mesure, être attribué a la
concentration des hommes dans les branches
d'activité oü Ia fréquence des salaires
compensatoires était plus élevée que la
moyenne. L'écart tient cependant aussi au
fait que plus des trois quarts des travailleurs
a temps plein avaient bénéficié d'une
rémunération majorée, comparativement a
une proportion négligeable de travailleurs a
temps partiel.
Novembre 1991 est-il un mois
représentatif pour l'étude du
surtemps rémunéré?
Femmes ayant fait du surtemps
majore
e rnoitie
Taux
horave
normal
Taux
double
Source: Enquéte sur les horaires et !es conditions
de travail
Nota: Sont inc/us uniquement les répondants (86 %)
qui ant donné leur taux de salaire pour /e
temps supplémentaire.
16/ Autoinne 1993 PERSPECTIVE
Daprès lea tendances relatives aux heures réelles
et habituelles de travail qui sont observees chaque
mois grace a l'Enquete sur Is population active
EPA), 11 semble que lea heures de surtemps
declarees pour novembre 1991 étaient sans doute
quelque peu inférieures a Is moyenne d'un mois
typede 1991.
En novembre 1991, selon les donnees de 1'EPA,
environ 10% (ou 1,1 million) des travailleurs
rémunérés ont depassé leur nombre habituel
d'heures de travail, alors que selon les estimations
de l'EHCT, quelque 800 000 personnes ont fait du
surtemps rémunéré.
Or, pour l'ensemble de l'annee 1991, environ
12% des travailleurs rémunérés ont fait plus
d'heures de travail que d'habitude 10. En raison de
l'association étroite qui existe entre les hew-es
supplementaires de travail et le temps supplementaire rémunéré, il eat done possible qu'au cow-s d'un
mois type quelque 950 000 travailleurs fassent du
surtemps rémunére.
Stati8tique Canada - Catalogue 75- 001?
Le temps supplémentaire rémunéré
Résumé
Le temps supplémentaire non
rémunéré
Au cours d'une semaine donnée, au moms
800 000 Canadiens font des heures supplementaires rémunérées. (Leur nombre
pourrait même allerjusqu'à un million.) Ces
personnes font en moyenne près de huit
heures supplémentaires par semaine. Le
temps supplémentaire rémunéré est plus
frequent dans les branches d'activité oü on
trouve une majorité de travailleurs a temps
plein, et aussi chez les hommes pour lesquels
le taux de syndicalisation est plus élevé que
Ia moyenne. En consequence, les hommes
sont proportionnellement plus nombreux
que les femmes a faire du temps supplémentaire rémunéré. La plupart des personnes
qui font du surtemps, en particulier celles
qui sorit syndiquees, touchent un salaire
compensatoire et leurs heures supplémentaires sont géneralement payées a taux
majoré de moitié. 0
Bien que i'Enquéte stir les horaires et les conditions
de travail (EHCT) ne portait pas stir le tampa
supplementaire non rémunéré, ii est possible de
faire des estimations a partir des donnees de
I'Enquete sur Is population active (EPA), laquelle
permet de mesurer a Is fois les heures habituelles
(normales) de travail et les heures effectivement
travaillees.
Salon lee données de PEPA de novembre 1991,
1,1 million de travailleurs rémunérés ont fait des
heures de travail en plus de leurs heures
habituelles de travail. Or, selon I'EHCT, environ
50% settlement de ces travailleurs ont été
rémunérés pour ce sui-temps. II est done logique de
supposer que l'autre moitié des travailleurs, soit
quelque 500000, ont fait des heures supplemen.
taires non rémunérées.
Ii semble que les femmes soient proportionneliement tin pen plus nombreuses que lea hommes é
faire du surtemps sans étre rérnunérées pour ces
heures. Seulement 43 % des femmes dont les
heures effectivement travaillées dépassaient leurs
heures habituelles de travail avaient eté payees
pour Ce surtemps, selon les données recueillies dans
l'EHCT; is proportion équivalente chez les hommes
était de 54 %. Salon cette definition, c'est dans
lenseignement et lea autres services que le temps
supplementaire non rémunéré était le plus frequent
et dans les mines ainsi que clans les communications et autres services publics qu'il l'était le
moms.
Notes
L'Enquéte sur les horaires et lea conditions de
travail (EHCT) a été menée en novembre 1991 en tant
que supplement a l'Enquête stir Is population active
(EPA). LEHCT a permis de reeueiliir des donnees stir
les horaires de travail (comme les jours et les heures de
travail et i'horaire flexible), les conditions particuiières
de travail (comme Is travail a is maison, le temps
supplémentaire rémunéré et le cumul d'emplois) et
l'appartenance é tin syndicat. Lea données sur le temps
supplémentaire rémunéré ne s'appliquent qu'au
principal emploi des travailleurs rémunérés. Dans le
questionnaire de 1'EHCT, on ne demandait pas aux
répondants de préciser si le surtemps était volontaire ou
s'il faisait partie des exigences de l'empioi (previsible).
De même, les répondants n'avaient pas a expliquer
pourquoi us avaient fait du tampa supplémentaire,
2
Pour les besoins de cet article, Ia secteur des activités
productrices de biens comprend les industries primaires
(agriculture, exploitation forestière, péche et mines)
Statisttque Canada -. Catalogue 75-001F ainsi que les industries manufacturières et is
construction. Le secteur des services englobe pour sa
part les branches d'activité suivantes: transport at
entreposage, communications et autres services publics,
commerce de gros, commerce de detail, intermédiaires
financiers et assurances, services immobiliers at
agences d'assurances, services aux entreprises, services
gouvernementaux, enseignement, sante et services
sociaux, hebergernent et restauration, et autres
services. Lea données relatives aux branches d'activité
sont fondées sur Is Classification type des industries de
1980.
La frequence ou Is taux d'une activité donnée
(comme le tampa supplémentaire rémunéré) mesure Is
proportion de Is population observee qui a participé a
cette activité.
Comme on pouvait s'y attendre, lea tau.x de surtemps
rémunéré par profession suivent senaiblement lea
Autontnel993 PERSPECTIVE / 17
Le temps supplémentaire rémunéré
Notes - fin
mémes tendances que lea taux selon Is branche
d'activité. Ainsi, on observe les taux les plus élevés
dana les professions associées aux branches dactivitê
o us étaient aussi très élevés, c'est-â-dire les
professions suivantes : autres ouvriers qualifies (18 %),
exploitation des transports (15%), manutention,
transformation et autres industries primaires (14%
dana ces trois derniers cas). De plus, pres de 10% des
travailleurs des sciences naturelles, du genie et des
mathematiques avaient fait du surtemps. Par contre,
seulement 4% du personnel de direction et
d'administration avait faut des heures supplementaires
remunérées en novembre 1991. Les categories de
professions sont fondées sur Is Classification type des
professions de 1980.
L'enseignement semble constituer une exception
puisqu'un très faible taux de surtemps rémunéré y eat
associé a une part moyenne du travail a ternps partiel.
Cependant, dans cette industrie, on s'attend bien
souvent a ce que les travailleurs fassent des heures
supplémentaires non rémunérées (Cohen. 1992).
° Près du tiers de lécart des taux de surtemps
remunere entre les hommes et les femmes s'explique par
le fait qu'une plus forte proportion de femmes
travaillent dans des branches d'activité oix ces taux sont
inférieurs a Is moyenne.
Dana 1'EPA, Is famille designe un groupe forme de
deux personnes ou plus gui habitant le méme logement
et gui sont unies par lea liens du sang, du manage (y
compris lea partenaires en union libre) ou de l'adoption.
Dans cet article, lea personnes ayant fait du tampa
supplémentaire sont celles gui ont eta remunerees pour
des heures travaillées en plus de leurs heures
habituelles de travail pendant Is semaine de reference
de novembre 1991 de 1'EPA (du 10 au 16 novembre
1991). Dana lea enquêtes mensuelles du genre de l'EPA,
on suppose que Is semaine de reference eat
raisonnabiement representative de l'ensemble du mois,
mais evidemment, dans le cas du tampa supplémentaire
declare par les répondants (une moyenne de 7,8 heures
par personne), ii s'agit seulement des heures faiths
pendant cette semaine precise.
8
L'analyse qui est faith ici se fonde sur les reponses
.taux horaire normal., .taux majoré de moitié. et .taux
double. que 86 % des répondants ont fournies a is
question sun le taux de remuneration des heures
supplémentaires. Certains répondants n'ont pas
repondu a Is question et d'autres ont donné des reponses
n'entrant dans aucune de ces trois categories.
10 Cette .moyenne annuelle. eat basée sun des données
couvrant 11 mois; en effet, octabre 1991 a eta exclu des
calculs parce que le taux relatifé ce mois etait de 40%
inferieur a Is moyenne, a cause du conge du jour de
l'Action de gréce survenu pendant Is semaine de
référence. (Pendant Is semaine de reference de
novembre, ii y a bien eu le corige de 1'Armistice, mais
son impact a eta trés faible compte tenu du nombre
relativement peu important de travailleurs qui
beneficientde ce conge.)
Bibliographie
CARR, D. .Overtime work . an expanded view., dans
Monthly labor review, vol. 109, no 11 (November 1986),
p. 36-39.
WATSON, G. .Hours of work in Great Britain and
Europe., dans Employmera gazette, vol. 100, no 11
(November 1992), p. 539-557.
COHEN, G. L. .Les .bourreaux. de travail., dans
L 'emploi et le revenu en perspective (Statistique Canada,
catalogue 75-001F) vol. 4, no 1 (Pnintemps 1992), p. 8.15.
18 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
L'horaire flexible
Ernest B. Akyeampong
L
e marché du travail canadien a
connu d'importantes transformations depuis quelques dizaines d'années.
Parmi celles-ci, on remarque la croissance
phénoménale du nombre de mères au travail, l'expansion du secteur des services et
l'utilisation accrue de l'ordinateur. En
raison de ces transformations et d'autres
changements dans la dynamique du marché
du travail, les regimes de travail se sont
aussi modifies. L'horaire traditionnel de 9
a 5 est encore répandu, mais d'autres
regimes font leur apparition. L'horaire
flexible (ou souple) en est un.
On estime qu'en novembre 1991,
1,7 million de salaries, ou 16 % de l'ensemble
des travailleurs rémunérés âgés de 15 a 64
ans, avaient un horaire souple dans leur
emploi principal. Ces chiffres proviennent
de l'Enquête sur les horaires et les conditions
de travail (EHCT) effectuée par Statistique
Canada en novembre 1991. L'EHCT est la
premiere enquète nationale aussi détaillée
sur les conditions et les horaires de travail.
On trouvera dans un autre article de ce
numéro une description plus approfondie de
cette enquéte ainsi que les principaux
résultats qu'on peut en tirer (Akyeampong et
Siroonian, 1993).
Ernest B. Akyeampong est au service de Ia
Division de l'an.alyse des enquétes sur le
travail et les inenages. Onpeut communiquer
avec lui au (613)951.4624.
St.atistique Canada - Catalogue 75- 001F
Qu'est.ce qu'un horaire flexible?
Un horaire est flexible lorsque le travailleur
peut, dans certaines limites, varier l'heure
du debut et de la fin de sajournée de travail.
Dans certaines entreprises, comme celles oü
le travail se fait a la chaine, ce genre de
régime a sans doute des applications
limitées. Par contre, dans d'autres entreprises telles celles qui offrent des services
personnels, il y a peu ou pas de nécessité
d'avoir des contraintes d'horaire. Toutefois,
méme dans ce cas-là, l'employeur fixe habituellement une période de la journée,
appelée iplage fixe, pendant laquelle le
travailleur doit obligatoirement être present
sur les lieux du travail.
Ii existe aujourd'hui de nombreux
genres d'horaires flexibles. Les modalités
d'aménagement de l'horaire peuvent We
définies dans le cadre d'une entente écrite
détaillée ou d'une entente informelle entre le
superviseur et l'employé. Certaines ententes
permettent a l'employé de modifier l'heure
du debut et de la fin de son travail. Dans
d'autres cas, l'employé peut accumuler
pendant un certain temps des heures de
travail excédentaires, qu'il prend ensuite
sous forme de conge compensatoire. Le trait
commun de thus les horaires flexibles est que
l'employé doit respecter une tplage fixe* lors
de sesjournées de travail 1
.
Automne
1993 PERSPECTIVE / 19
L'horaire flexible
Horaire flexible
inconvénients
-
avantages et
L'horaire flexible présente des avantages
pour les employeurs comme pour les employés. 11 peut permettre a certains
travailleurs, en particulier a ceux qui ont des
enfants, de concilier plus facilement leurs
responsabilités professionnelles et familiales
(par exemple pour les soins aux enfants ou
aux membres âgés de la famille). Ii peut
aussi permettre aux travailleurs d'éviter les
pertes de temps et les tracas qu'entraInent
les déplacements aux heures de pointe et
d'amenager l'emploi de leur temps de
manière a avoir des périodes de loisir plus
longues.
L'horaire flexible offre aussi de
nombreux avantages pour les employeurs. II
peut réduire les retards et les absences, et
même augmenter Ia motivation au travail.
De plus, on dit souvent que l'horaire flexible
peut accroitre l'efficacité, car ii permet
d'amenager le temps de travail en fonction
des fluctuations de la charge de travail.
L'horaire flexible a toutefois des
inconvénients. Ainsi, ii est plus difficile
pour les gestionnaires d'assurer un rythme
de travail optimal et de veiller a ce qu'il y ait
toujours assez de personnel pour remplir
toutes les fonctions essentielles de l'entreprise. Ii arrive souvent que les coüts de
surveillance augmentent puisqu'il faut
s'assurer que les employés font effectivement
leurs heures de travail. Enfin, les horaires
flexibles peuvent entraIner un accroissement des dépenses d'exploitation, comme
celles reliées au chauffage et a Ia climatisation, car les travailleurs utilisent les
locaux plus longtemps chaque jour.
Q ui sont ces travailleurs a horaire
flexible et oü travaillent-ils?
La discussion qui précède laisse presager que
le pourcentage de travailleurs ayant un
20 / Automne 1993 PERSPECTIVE
horaire flexible vane selon l'industrie, la
profession et les caracteristiques démographiques des travailleurs. Voyons maintenant quelles sont ces variations.
Differences selon l'industrie et la
profession
C'est dans le secteur des services que
l'horaire flexible est le plus frequent. Dans
l'industrie des finances, assurances et
affaires immobilières, près du tiers des
travailleurs rémunérés ont un horaire
flexible, et, dans celle de l'administration
publique, la proportion est d'environ un
quart (tableau 1). Si I'horaire flexible est
très répandu chez les travailleurs de ces
deux industries, cela tient essentiellement
au fait que les heures de travail chaque jour
Tableau I
Fréquence de l'horaire flexible selon
I'industrie, novembre 1991
Travailleurs
rémunérés
ayant un
horaire
flexible
Pourcentage
des
travailleurs
rémunérés
'000
Ensemble des industries
Productrices de biens
Agriculture et autres
industries primaires
Industries manufacturières
Construction
Productrices de services
Transports, communications
et autres services publics
Commerce
Finances, assurances et
affaires immobilières
Services socio-culturels,
commerciau.x et personnels
Administration publique
1 669
301
16,4
12,2
57
193
51
1 367
18,0
11,3
11,3
17,7
124
242
15,4
13,6
198
31,4
592
210
16,0
25,9
Source: Enquête sur les horaires et lee conditions de
travail
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
L'horaire flexible
Graphique A
Les professionnels de l'enseignement et de Ia sante étaient les moms susceptibles
d'avoir un horaire flexible.
% des travailleurs ayant un horaire flexible
50
40
30
20
0
SciencesSciencesDirection EiiseiieinentMedeciiieAntics
naturetles sociales et
administration
ot sante
Source. Enguête sur les horaires et les conditions de travail, novembre 1991
Comprend les membres du c/ergé sins, que les pro fessionnels des domaines arustique et littéraire.
sont en grande partie déterminées en fonction des besoins de la clientele. Dans les
services des finances, assurances et affaires
immobilières, la frequence de l'horaire flexible est moms élevée chez les femmes que
chez les hommes (25 % contre 43 %) tandis
que dans l'administration publique, elle est
plus élevée chez les femmes (31 % contre
22%).
C'est dans les industries productrices
de biens, o un rythme de travail optimal est
indispensable, que l'horaire flexible est le
moms utilisé. Par exemple, dans les industries manufacturières et Ia construction,
seulement un neuvième de l'effectif possède
un tel horaire.
Les -,cols blancs* ont près de trois fois
plus de chances que les .cols bleus d'avoir
un horaire flexible (respectivement 20 % et
Statistique Canada - Catalogue 75-001F Tableau 2
Fréquence de l'horaire flexible selon la
profession, novembre 1991
Ensemble des professions
Cols blance
Direction et professions
libérales
Travail de bureau
Vente
Services
Colsbleus
Transformation, usinage
et fabrication
Autres
Travailleurs
rémunérés
ayant
un horaire
flexible
Pourcentage
des travailleui-s
rémunérés
'000
1 669
1 476
16,4
19,7
791
352
188
145
192
23,6
69
123
5,5
8,5
18,2
22,4
10,5
7,1
Source: Enqu4te eur lee horairee et lee conditwns de
trauad
*Comprend lee professions du secteur primaire, de La
construction, dee transports, de La nzanutention cC
d'autres inétiers.
Autornnel993 PERSPECTIVE / 21
Lhoraire flexible
Tableau 3
Frequence de l'horaire flexible selon le
sexe et l'âge, novembre 1991
7 %). Parmi les principales categories de
professions, Ia fréquence de l'horaire flexible
vane d'un maximum de 24 %, pour les
professions de direction et les professions
libérales a un minimum de 6 %, pour celles
de la transformation, de l'usinage et de Ia
fabrication (tableau 2).
Travailleurs
rémunérés
ayant Un
horaire
flexible
Differences selon les
caractéristiques demographiques
Pourcentage
des travailleurs
rémunérés
'000
Les cleux sexes, tous
ages réunis
Hommes
Femmes
15á24ans
25á44ans
Hommes
Femmes
45â64ans
La frequence de l'horaire flexible vane selon
le sexe, l'age, l'état matrimonial et la
situation familiale. Toutefois, les differences
selon les caractéristiques démographiques
ne sont pas aussi importantes qu'elles ne le
sont pour le type d'industrie et de profession.
En riovembre 1991, un peu plus de
femmes que d'hommes parmi les 1,7 million
de travailleurs rémunérés possédaient un
horaire flexible (850 000 femmes et 819 000
hommes). Par ailleurs, Ia frequence de
l'horaire flexible était proportionnellement
un peu plus élevée pour les femmes (17 %)
que pour les hommes (16 %) (tableau 3).
16,4
15,5
17,2
11,7
18,6
17,7
19,4
14,7
1 689
819
850
220
1080
528
552
369
Source: Enquet.e cur les horaires et lee condition8 de
travail
C'est parmi les 25 a 44 ans que
l'horaire flexible est le plus frequent (19 %) en particulier chez les femmes - et parmi les
15 a 24 ans qu'il Pestle moms (12 %).
Tableau 4
Frequence de l'horaire flexible selon l'état matrimonial et la situation familiale,
novembre 1991
Pourcent.age
des travailleurs
rémunerés
Travailleurs rémunérés
ayant tin horaire flexible
LesHommesFemmes
deux
sexes
Lea
deux
sexes
HommesFemmes
'000
Etat matrimonial
Manes
Célibataires
Veufs/separés/divorces
Situation familiale
Personnesseules
Families epoux-epouse ayant deux soutiens
Avec au moms un enfant
de moins de 6 ans
Families époux-epouse ayant tin soutien
Families monoparentales
Autrestypesdefamilles
1 083
437
149
533
226
60
550
211
88
16,7
14,9
19,1
15,7
14,3
20,0
17,8
15,5
18,6
297
866
152
383
145
483
19,8
17,8
19,6
16,8
20,0
18,7
240
194
77
235
110
140
18
126
130
55
59
109
19,4
13,5
19,8
11,6
18,6
13,8
24,6
11,1
20,0
12,8
18,7
12,3
Source: Enquite cur lea horaires et lea conditions de travail
22 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
L'horaire flexible
Graphique B
L'horaire flexible etait moms frequent
dans les Provinces atlantiques.
ne
le
Provin
atlantiqus
Oueb
Ontar
Prairies
ColombieBritannique
D5101520
% des travailleurs ayant un horaire flexible
Source Enquéte sur les horaires et les conditions
de travail. novembre 1991
La probabilité d'avoir un horaire
flexible vane egalement selon l'état matrimonial et la situation familiale. La fréquence de l'horaire flexible atteint sa valeur
la plus élevée (environ un cinquieme) chez
les personnes veuves, séparées ou divorcees,
et sa valeur la plus faible (un septième), chez
les personries célibataires (jamais mariées)
(tableau 4).
Si l'on considère Ia situation familiale
des travailleurs, on constate que l'horaire
flexible est le plus répandu chez les
personnes seules et les parents seuls (20 %)
et le moms répandu chez les couples oü
seulement un des conjoints occupe un emploi
(14 %). Parmi les couples comptant deux
soutiens economiques, environ un travailleur sur six possède un horaire flexible.
Chez ces couples qui comptent en plus, au
moms un enfant d'âge préscolaire, cette
pratique est un peu plus courante et le taux
s'élève a un sur cinq.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF Autres caractéristiques des
travailleurs ayant un horaire
flexible
La fréquence de l'horaire flexible est un peu
plus élevée chez les travailleurs a temps
partiel (18%) que chez les travailleurs a
temps plein (16 %). En outre, les personnes
qui ont un poste fixe de jour ont plus souvent
la possibilité de varier leurs heures de
travail (17 %) que celles qui ont d'autres
sortes de travail posté (14 %) (Sunter, 1993).
Pour les personnes qui travaillent plus de
cinq jours par semaine, Ia probabilité d'avoir
un horaire flexible est encore plus grande,
soit d'environ une chance sur trois.
Evidemment, l'horaire flexible semble moms
frequent chez les travailleurs qui font des
heures supplémentaires. Parmi les 800 000
personnes qui ont fait des heures supplementaires rémunérées pendant la semaine
de référence de l'enquéte effectuée en
novembre 1991, seulement 12% avaient un
horaire flexible (Cohen, 1993).
Les horaires flexibles sont moms
frequents chez les travailleurs syndiqués
(12%) que chez les travailleurs non
syndiqués (19%). Mais cet écart semble
s'expliquer en partie par la concentration des
travailleurs syndiques dans des industries
oU la frequence de l'horaire flexible est
inférieure a Ia moyenne de l'ensemble des
industries, par exemple dans les industries
man ufacturières et Ia construction.
Chez les travailleurs qui ont deux
emplois, la probabilité d'avoir un horaire
flexible est beaucoup plus élevée pour le
deuxième emploi que pour le premier. Parmi
les 359 000 travailleurs rémunérés qui
détenaient plus d'un emploi, Ia proportion de
ceux qui avaient un horaire flexible était
d'un tiers dans le deuxième emploi, mais
d'un sixième dans le premier.
Automne 1993
PERSPECTIVE / 23
Lhoraire flexible
Perspectives d'avenir
Faute de données chronologiques sur les
horaires flexibles, ii serait difficile, a partir
des résultats de l'EHCT, de determiner si Ia
frequence de ce régime a augmenté et de
combien. Toutefois, trois facteurs laissent
présager une augmentation de la frequence
de l'horaire flexible. Premièrement, des
données produites aux Etats-Unis montrent
que Ia proportion de travailleurs ayant un
horaire flexible est passée de 12%, en mai
1985, a 15 %, en mai 1991; le pourcentage
enregistré au Canada en novembre 1991
était très legerement supérieur (16 %).
Deuxièmernent, Phoraire flexible est plus
répandu chez les travailleurs des services et
chez les cols blancs : deux groupes pour
lesquels on prévoit une croissance de
l'effectif. Troisièmement, le débat sur la
nécessité de concilier les responsabilités
professionnelles et familiales a pris une
importance de premier plan ces dernières
années. Certains proposent d'accroItre le
recours a l'horaire flexible comme solution
possible. 0
Note
1
La question posée dana l'Enquete sur lea horaires at
lea conditions de travail au sujet de lhoraire flexible eat
la suivante:
i... a-t-iI (elle) droit a un hora ire flexible qui permet aux
travailleurs de choisir l'heure a laquelle debute et se
termine leur journee de travail?
Ow .......................
Non ......................
Nesaitpas ...............
Bibliographie
AKYEAMPONG, E. B. et J. SIROONIAN. .Les
conditions de travail des Canadiens - un apercu, dana
L 'emploi et le revenu en perspective (Statiatique Canada,
catalogue 75-001F) vol.5, no 3 (Automne 1993), p. 9-11 .
COHEN, G. L, wLe tampa supplementaire rémunéré,
dana L emptoi et le revenu en perspective (Statistique
Canada, catalogue 75-001F) vol.5, no 3 (Automne 1993),
p. 12- 18 .
24 / Automne 1993 PERSPECTIVE MELLOR, E. F. .Shift work and flexitime . how
prevalent are they?, dana Monthly labor review, vol.
109, no 11 (November 1986), p. 14-21.
SUNTER, D. .Le travail par postes, dans L'emploi et le
revenu en perspective (Statistique Canada, catalogue
75-001 F) vol.5, no 1 (Printemps 1993), p. 17-26.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Les parents occupéIV s et le partage
des travaux domestiques
Katherine Marshall
S
i Ia division du travail au sein de la
main-d'oeuvre rémunérée a reçu
beaucoup d'attention, on s'est relativement
peu penché sur la division du travail a la
maison. Ce dernier aspect préoccupe particulièrement les femmes parce que, traditionneliement, ce sont elles qui ont toujours
assume les tâches ménageres. Maintenant
que la majorité d'entre elles ont en plus un
emploi a l'extérieur du foyer, une question
importante se pose : comment, parmi leurs
responsabilités professionnelles et parentales, les families orchestrent-elies les travaux domestiques?
Selon les résultats de l'Enquête
sociale génerale (ESG) réalisée par Statistique Canada en 1990 1 , ce sont surtout les
couples oü les deux conjoints travaillent a
temps plein a l'extérieur du foyer qui partagent les tâches ménagères. Mais, même chez
ces couples, la repartition des travaux domestiques est loin d'être egale. Le partage
des tâches semble plus courant chez les
jeunes couples instruits ayant peu d'enfants.
De plus, Ia probabilité de partage des tâches
entre les deux conjoints augmente en
Katherine Marshall, en congé de maternité,
est au service de la Division de l'analyse des
enquétes sur le travail et les menages. Pour
plus de renseignements au sujet de cet article,
veuillez communiquer avec Cécile Dumas au
(613) 951 -6894.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
fonction du revenu de la femme. Enfin, ii
semble que Ia satisfaction des conjoints dans
différents aspects de leur vie soit liée a la
facon dont us divisent la responsabilité des
travaux domestiques.
Graphique A
La majorite des parents travaivaient
temps plein.
a
30
Lhomme travaullait a temps plein et
•sa conjounte travaullaut a temps pleun
•sa conjointe travaullait a temps partuel
•sa conjointe était inactive
•
ED
El
Autreset non déclarO
Enguête socia/e genérale de 1990
Corn prerid /es autres situations des hommes et des
fernrnes vis-à-v,s do lactivité sur /0 marché dv travaiL
Source
Automne 1993
PERSPECTIVE I 25
Lea parents occupés et le partage des travaux domestiques
Les deux conjoints travaillent
dans la plupart des couples
Parvenir a concilier les obligations famihales et professionnelles est devenu un défi
que doivent relever plus de couples canadiens que jamais auparavant. En 1990, 71 °k
des couples ayant a la maison des enfants de
18 ans ou moms comptaient deux soutiens
(chaque conjoint exerçait au moms un
emploi a l'extérieur du foyer). A titre de
comparaison, ii y a a peine un peu plus de
20 ans, cette proportion était de 30 % seulement2
En 1990, l'homme et Ia femme travaillaient thus deux a temps plein dans 51 % des
families biparentaies. Dans 19% des cas,
l'homme travaillait a temps plein et sa
conjointe, a temps partiel (graphique A). La
part occupée par les families comptant un
.
Definition et mesure des travaux
domestiques
Les données relatives sax travaux domestiques sont
tirees de l'Enquête sociale generale effectuée par
Statistique Canada en 1990 et portant sur in famille
et les amis. Une section du questionnaire concernait
lea quatre tAches menageres suivantes Is
preparation des repas, Is vaisselle, le menage et Is
lessive ainsi que les travau.x d'entretien intérieur et
extérieur comme les reparations, Is peinture, les
travaux de menuiserie, l'entretien du gazon et le
deneigement. Pour chacune de ces tâches, lea
rdpondants devaient indiquer qui participait a la
tAche chez eux, queue était in contribution de chaque
personne et qui en avait in principale responsabilité.
Les reponses multiples étaient acceptées pour is
clerniere question seulement si Is responsabilite de Is
táche était par-tagée egalement.
Dans le present article, nous not's intéressons
particulièrement a Is troisième question, c'est-a-dire
a qui incombe in principale responsabilite de chaque
téche, car la responsabilit.é depasse l'accomplissement en soi de Is téche, pour englober is prevision, is
planification et l'organisation du travail qui doit être
fait. Elle comprend en outre Is gestion du temps, des
personnes et des ressources. Néanmoins, in
responsabilité des táches menageres et le temps
effectivement consacré a leur accomplissement sont
fortement interrellés.
Une personne repondait pour tot's lea membres du
rnenage. Par consequent, les données traduisent Is
perception de ce repondant é l'egard de in repartition
des téches dana son foyer. Indépendamment de Is
personne interviewee, ii était en general reconnu que
26 / Automne 1993 PERSPECTIVE seul soutien oü l'homme exerçait un emploi
temps piein et oü Ia femme n'avait pas
d'emploi rémunéré était de 27 %3•
a
Division traditionnelle du travail
Selon les résultats de i'ESG de 1990,
l'attribution des travaux menagers sembie
se faire de facon tout a fait traditionnelle.
Pour ies besoins de cet article, les travaux
menagers consistent en la preparation des
repas, la vaissehle ainsi que he menage et Ia
lessive (voir Definition et mesure des travaux
domestiques). Les femmes semblent devoir
assumer les principales responsabilités de
ces táches qui doivent We effectuées sur une
base réguiière et qui comptent pour 78 % de
tous les travaux ménagers (voir Emploi du
temps).
En revanche, les hommes se
chargent des reparations, de l'entretien et du
les femmes assumaient Is principale responsabilité
des ttches menageres. Toutefois, comme on pouvait
s'y attendre, les hommes consideraient generalement
qtfils participaient plus aux tãches domestiques que
leurs conjointes ne le laissaient entendre, et viceversa. Ainsi, dans lea families oil les deux conjoints
travaillaient a temps plein, 15% des hommes ont
declare qu'ils s'occupaient seuls de Is preparation des
repas, alors que 10% des femmes seulement ont
indique que leur conjoint était en charge de cette
téche.
Pour la plupart des variables, ces differences
n'avaient pas dimportance, puisque les résultats
étaient fondés stir l'echantiiion complet et que, par
consequent, us representaient is moyenne des
réponses fournies par les hommes et lea femmes.
Seules lea données relatives au revenu faisaient
exception. En effet, les répondants déciaraient leur
propre revenu, et non celui de leur conjoint. L'analyse du revenu des femmes et des travaux domestiques eat donc fondée sur l'information fournie par
les repondants de sexe féminin, de sorte que Is
division des travaux domestiques est present.ée du
point de vue des femmes (in même observation vaut
pour lea données correspondantes relatives sax
hommes). Cette situation introduit un certain biais
de declaration.
La population dont ii eat question dans cet
article eat constituée de couples, manes ou vivant en
union libre, qui avaient des enlants de 18 ans ou
moms a Is maison. Seuls lea couples oil ies deux
conjoints étaient ages de 15 a 64 ans et oil au moms
l'un dentre eux exerçait un emploi ont fait partie de
l'anaiyse,
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
Lea parents occupés at le partage des travaux domestiques
travail a l'exterieur, toutes des tãches qui
doivent être accomplies moms souvent (voir
Un travail d?wmme). Comme l'ESG de 1990
ne comportait aucune question directe
permettant de determiner qui avait la
responsabilité des soins aux enfants, nous
n'analysons pas cette activité en tant que
telle dans cet article. II convient toutefois de
noter que Ia population étudiée est constituée uniquement de couples ayant des
enfants a la maison et qu'il est generalement
reconnu que Ia presence d'enfants dans un
ménage accroIt la quantité de travaux
menagers.
Le niveau d'activité sur le marché du
travail des femmes determine dans quelle
mesure celles-ci assument principalement
les tâches domestiques. En effet, plus leur
participation au marché du travail augmente, moms elles s'occupent seules des
táches ménagères - sans toutefois que la
contribution de leur conjoint augmente suffi-
Un travail d'homme
Si lea taches menageres sont an general assuméas
par lea femmes, las travaui de reparation,
d'entretien at de jardinage semblent plutt étre
sous is responsabilité des hommes. Ceci vane peu
an fonction de la situation des conjoints vis-â-vis
de lactivité sur le marche du travail, quoique lea
hommes dont Is conjointe rests a is maison ou
travaille é temps partiel recoivent davantage
d'aide pour ces travaux.
En 1990, dana 79% des families o les deux
conjoints détenaient un emploi rémunéré, l'homme
était an charge des travaux de reparation,
d'entretien at de jardinage. La proportion correspondante dana les families o1 Is femme ne
travaillait pas a l'extérieur du foyer était de 77 %.
La nature de is responsabilite pour ces corvées
est différente de celie des travaux menagers. A Is
difference des tAches domestiques comme Ia
preparation des repas, qul doit étre effectuée
chaque jour, at Is lessive, qui eat generaiement
nécessaire au moms une fois par semaine,
plusieurs corvées de reparation, d'entretien at de
jardinage ne sont faites qu'une fois par année, at
peuvent souvent être différées indéfiniment. Ii eat
également plus commun de recruter de l'aide de
l'extérieur pour ces corvées que pour lea travaux
nienagers.
Tableau 1
Responsabilite en ce qui a trait aux tâches ménageres chez les parents de moms de 65
ans, selon la situation du couple vis-à-vis de l'activité sur le marché du travail, 1990
Responsabilité principale
Téche ménagere at situation vis-á-vis
de l'activité sun le marché du travail
Preparation des repas
Deux soutienstravailiantétemps plein
Deux soutiens, homme travaillant a tampa plein,
femmetravaillantAtempspartiel
Un soutien, homme travaillant a tampa plein
Vaisselle
Deuxsoutienstravaillantatempspiein
Deux soutiens, homme travailiant a temps plein,
femme travaillant a tampa partial
Unsoutien,hommetravaillantâtempsplein
Menage at lessive
Deuxsoutienstravaillantâtempspiein
Deux soutiens, homme travaillant a tampa plein,
femme travaillant a tampa pantiel
Un soutien, homme travailiant a tampa plain
Total
Femme
seulement
HommeFemme
seulement at homme
egalement
Autresa
100
72
13
12
2
100
100
86
89
7
5
6
5
--
100
59
16
15
6
100
100
72
78
9
7
10
8
3
3
100
74
7
13
3
100
100
86
86
4
4
6
7
--
Source: Enquéte sociale genrale, 1990
* II est possible qu 'en raison de La non-réponse La somme des composanes ne corresponds pas au total indiqué.
Une personrze autre que I 'homme ou Ia fern me assume Ia responsabUité principals de La tdche.
Statistique Canada - Catalogue 75-001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 27
Les parents occupes et le partage des travaux domestiques
samment pour egaler la leur (tableau 1). Par
exemple, 89 % des femmes qui n'avaient pas
d'empioi rémunéré (ou inactives) s'occupaient seule de la preparation des repas,
comparativement a 86 % des femmes qui
travaillaient a temps partiel et a 72% de
celles qui exerçaient un empioi a temps
plein.
Les hommes dans les families oü les
deux conjoints travailiaient a temps plein
participaient plus aux tâches ménagères que
les autres hommes, mais us étaient quand
méme relativement peu nombreux a le faire.
C'est la vaisseile qui venait au premier rang
des tãches que ces hommes partageaient
(15%) ou assumaient seuis (16%). Une
proportion legerement inférieure d'entre eux
(12%) participaient a Ia preparation des
repas ou s'acquittaient seuls de cette tâche
(13 %). Et, même si 13% des hommes
participaient au menage et a la lessive, ii
s'agissait des táches que les hommes
prenaient le moms fréquemment en charge
(7%).
On n'observe quasiment aucune difference entre les femmes qui travaillaient a
temps partiel et les inactives pour ce qui est
de Ia responsabilite en matière de tâches
ménagères.
traditionnelie des travaux domestiques en
partageant les tâches menageres.
Or, ii n'en est rien. Dans la plupart
des families oü les deux conjoints travaillaient a temps plein, c'est a la femme
qu'incombait principalement Ia responsabilite des travaux domestiques 4 . La majorite
(52 %) de celles qui détenaierit un emploi a
temps plein avaient Ia charge complete des
tâches domestiques, tandis que 28 % étaient
responsables de Ia plupart de ces travaux
(graphique B). Seulement 10% des couples
comptant deux soutiens partageaient les
tâches ménagères egaiement. Chez les 10 %
des couples restants, c'est i'homme qui assumait en tout ou en partie cette responsabiiité.
Qui partage
pas?
...
et qui ne partage
Seuie une petite minorité de couples oü les
deux conjoints travailiaient a temps piein
Graphique B
Dans les couples oü les deux conjoints
travaillaient a temps plein, Ia responsabilité des tâches ménagéres incombait
majoritairement aux femmes.
•0
Parents actifs
a temps plein
La division des travaux domestiques dans les
families ofi les deux conjoints travaiilent a
temps plein mérite qu'on s'y attarde particuiièrement, puisque la moitié des couples
ayant des enfants de 18 ans ou moms font
maintenant partie de cette catégorie. En
general, ces parents ont moms de temps a
consacrer aux tâches ménagères que ceux
ayant un autre régime de travail. Par
definition, les couples oü ies deux conjoints
travailient a temps plein s'écartent des roles
traditionneis du fait que la responsabilite du
travail rémunéré y est partagée. Par conséquent, on pourrait s'attendre a ce que ces
couples derogent egalement a la division
28
/ Automne 1993
PERSPECTIVE 60
50
40
30
20
10
FemmeFemmeEq-Homnie
seule-générale-illeritseulemeri I
mentmentpartageeou
généralement
Source. Enquéte soc,ale générale de 1990
Statist ique Canada
-
Catalogue 75- 001F
Les parents occupes et le partage des travaux domestiques
Graphique C
La responsabilité des femmes en matière de travaux domestiques varlalt en fonction des
caractéristiques du couple.
% de femmes assumant seules cette responsabilité dans les couples d'actifs
100
lOOi—
80
80
60
60
40
40
20
20
0
0
35 uris
di
44 JflS
2
100
100
80
80
60
40
20
0
mlntis
64 ans
Moms de r t)O 20 000 $39 999 $et plus
Source .- Enquéte sociale générale de 1990
'Inc/ut Ies personnes ayant obtenu tin certificat ou un d,p/ôme.
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
"liii.
E t udmDi lmlómkL t,AdesGI jde
secondaires détudespostse-universitaire
partuellessecondaires condarres
ou moms
partuelles
Automrte
1993 PERSPECTIVE / 29
Les parents occupés et le partage des travaux domestiques
Emploi du temps
Selon l'Enquête sociale genérale de 1986, la
preparation des repas, Ia vaisselle, le menage et Ia
lessive sont les tAches menageres que les Canadiens
de 15 ans et plus effectuent le plus souvent. Ces
corvées obtiennent le plus haut taux de participation
quotidienne, allant de 11 % pour Ia lessive a 51 % pour
is preparation des repas. De plus, ces tâches comptent
pour 78 % (9 heures et 34 minutes) du temps total (12
heures et 15 minutes) que les gens passent en
moyenne chaque semaine a effectuer des travaux
menagers. Cela peut vouloir dire que le temps alloué
quotidiennement aux travaux domestiques est le plus
difficile a gerer en combinaison avec celui du travail a
temps plein rémunéré.
Taux de participation et temps moyen consacré aux tâches menageres, population
de 15 ans et plus, 1986
Taux de participation quotidienne
Temps consacré par semaine
Lea deux sexesHommesFemmes
Les deux sexesHommesFemmes
heures: minutes
Ensembledestãches
Preparation des repas
Vaisselle
Menage
Lessive
Autrestachesmenageres
Reparation (maison)
Jardinage/soins des
animaux domestiques
Nettoyage a l'extérieur
Deplacements pour lee
travaux domestiques
Raccommodage
69
51
35
28
11
9
6
52
29
15
10
2
7
9
85
72
54
46
20
10
2
5
4
5
7
5
2
2
1
2
0
1
2
12:15
3 :51
1:31
3:09
1:03
:42
1:03
6:53
1:24
:35
1:03
:07
:42
1:45
14
:28
:21
56
:
:07
07
:
17:30
6: 11
2:27
5:08
1:59
:42
:21
:
14
14
:
:
:07
00
:07
14
:
:
Source: Enquétesocia1egenera1e, 1986
divisaient les travaux domestiques de façon
egale. En quoi ces couples se distinguent-ils
de ceux qui font un partage moms equitable?
Plusieurs caractéristiques étaient
associées a Ia probabilité que les hommes
participent davantage aux táches ménagères
- ou, plus précisément, que les femmes ne
soient pas les seules en charge des travaux
domestiques (graphique Q. Par exemple,
plus les conjoints étaient jeunes, moms la
femme risquait d'être la seule a assumer Ia
responsabilité des travaux domestiques. La
proportion de femmes dans les couples øü les
deux conjoints travaillaient a temps plein et
qui s'acquittaient seules des tâches ménagêres quotidiennes était de 47 % chez les
femmes de moms de 35 ans, comparativement a 69 % chez celles de 45 a 64 ans. La
situation était a peu près Ia même quand on
considérait l'áge du conjoint.
30/ Auomne 1993 PERSPECTIVE Le nombre d'enfants dans le ménage
influait aussi sur les responsabilités en
matière d'activités ménageres. Dans les
couples d'actifs, la proportion de femmes
responsables de toute la charge des travaux
domestiques passait de 44 % chez celles qui
avaient un erifant a Ia maison a 83 % chez
celles qui en avaient quatre ou plus. Ces
chiffres suggèrent que lorsqu'il y a un
surcroit de travail, comme c'est le cas quand
il y a plusieurs enfants a Ia maison, ce sont
surtout les femmes qui l'assument.
En outre, les femmes détenant un
emploi qui vivaient en union libre étaient
proportionnellement un peu moms nombreuses que les femmes mariées a s'acquitter
de toutes les tâches ménagères. C'était en
effet le cas de 46 % des femmes vivant en
union libre, comparativement a 52 % des
femmes mariées.
Statistique Canada - CataLogue 75- OOJF
Les parents occupés et le partage des travaux domestiques
Le niveau d'instruction des deux
conjoints était egalement lie a la repartition
des travaux domestiques plus le couple
était scolarisé, moms la femme assumait
seule Ia responsabilité des tâches ménagères. Par exemple, dans 58 % des ménages
oü Ia femme n'avait pas de diplôme d'études
secondaires, elle était la seule a s'occuper des
tâches ménagères quotidiennes, tandis que
dans les menages oü la femme possédait un
diplôme universitaire, le pourcentage correspondant était de 45 %. La situation était
similaire quand on tenait compte du niveau
d'instruction du conjoint.
Le lien entre la responsabilité des
tâches ménagères et le revenu n'était pas le
même pour les femmes et pour leurs conjoints. Plus le revenu de la femme augmentait, plus la probabilité que la responsabilité
des tâches incombe a elle seule diminuait.
Par contre, plus les hommes avaient un
revenu élevé, plus la proportion de conjointes
assumant seules la responsabilité des
travaux domestiques était grande.
Partage et satisfaction
La facon dont Ia responsabilite des travaux
domestiques est divisée dans les couples oü
les deux conjoints travaillent a temps plein
est apparemment liée a leur satisfaction
dans plusieurs aspects de leur vie, soit Ia
repartition des tâches ménagères, le temps
libre pour d'autres activités et l'equilibre
entre le travail et la famille 5
La majorité des couples d'actifs ont
indique qu'ils étaient satisfaits de la
repartition des tâches ménagères dans leur
foyer. Toutefois, ce sont les femmes (98 %) et
les hommes (97 %) qui partageaient les
travaux domestiques également avec leur
.
Statistique Canada
-
Catalogue 75- 001F conjoint qui ont exprimé la plus grande
satisfaction a cet egard (graphique D). On ne
s'étonnera pas de constater qu'une trés forte
proportion (94 % ou plus) de conjoints qui
participaient peu aux tâches ménagères se
sont aussi déclarés satisfaits de cette
repartition des tâches. Par ailleurs, les
conjoints a qui incombait l'entière responsabilité des travaux domestiques avaient le
plus faible niveau de satisfaction : celui-ci
était de 75 % chez les femmes et de 88% chez
les hommes.
Une proportion assez forte de couples
d'actifs ont indiqué ne pas avoir suffisamment de temps pour se livrer a d'autres
activités. Toutefois, la satisfaction a cet
égard était egalement liée a Ia prise en
charge des tâches ménagères par le conjoint.
Ainsi, les personnes proportionnellement les
plus nombreuses (au moms 70 %) a être
satisfaites du temps consacré a d'autres
activités étaient celles qui participaient peu
aux tâches ménageres. A titre de comparaison, seulement 58% des femmes qui
avaient entièrement la responsabilité des
táches ménageres et 54 % des hommes qui
assumaient la plupart de cette responsabilité ont exprimé la même opinion. Les
couples d'actifs qui partageaient les táches
ménagères se sentaient aussi, en general,
presses par le temps. Seulement 58 % des
femmes et 63 % des hommes dans cette
situation étaient satisfaits du temps qu'ils
consacraient a d'autres activités.
La repartition de la responsabilité des
tâches ménagères n'influait pas sur l'opinion
des couples d'actifs quant a l'équilibre entre
leur emploi et leur famille. Indépendamment de Ia façon dont les travaux domestiques étaient divisés, environ 80 % des
hommes et des femmes étaient satisfaits de
cet équilibre.
Automne 1993
PERSPECTIVE I 31
Lea parents occupés et le partage des travaux domestiques
Graphique D
La responsabilité en matière de travaux domestiques influait sur Ia satisfaction
personnelle des membres de couples d'actifs.
de personnes satisfaites de la repartition des travaLx domestiques
100
80
60
40
Femme seulement
Femme
généralement
Egalement
partagee
Homme seuement
Cu généralement
% de personnes satisfaites du temps consacré a dautres activutés
100 r
80
60
40
k1
k
0
Femme
seulement
0-1 EF] 97
Feinme
généralement
Egalement
partagee
Homme seulement
Cu genéralemenl
Egalement
partagée
Homme seulement
ou généralement
% de personnes satisfaites de I'èquilibre entre leur empoi et leur famille
100
Femme
seulement
Femme
généralement FemrneM Homrne
Source
Eriquéte soc,a/e génerale de 1990
32 / Automne 1993 PERSPECTIVE
Staüstique Canada - Catalogue 75- 001F
Les parents occupés et le partage des travaux domestiques
Sommaire
Selon l'Enquete sociale génerale de 1990, les
femmes qui exercent un emploi a temps plein
ont un peu moms la responsabilité des tâches
ménagères que celles qui travaillent a temps
partiel ou qui s'occupent du foyer a temps
plein. Cependant, si les hommes participent
davantage aux tãches domestiques a partir
du moment oü leur conjointe travaille a
temps plein, le partage de ces táches est loin
d'être egal. La majorité des femmes qui
occupent un emploi a temps plein continuent
d'assumer entièrement ou en majeure partie
la responsabilité des travaux domestiques
quotidiens. Ces femmes font face au double
fardeau d'un emploi rémunéré et des travaux
domestiques non rémunérés.
Notes
L'Enquete sociale generale (ESG) a étè créée par
Statistique Canada en 1985 afin, d'une part, d'observer
l'évolution des conditions de vie et du bien-être des
Canadiens et, d'autre part, de fournir des renseignements stir diverses questions sociales d'intérêt courant
ou en voie de développement. Las donnees sont
recueillies chaque année auprès d'un échantillon
aléatoire de menages. Environ 13500 personnes ont
eta interviewees en 1990. La population cible eat
constituée de personnea de 15 ans et plus, a l'exception
des rsidents a tampa plein des établissements
institutionnels et des residents du Yukon et des
Territoires du Nord-Ouest. Pour de plus amples
renseignements au sujet de I'enquete, veuillez rejoindre
Douglas Norris au (613) 951-2572.
Las renseignements de 1967 sont fondés stir des
données non publiees tirées de l'Enquete stir lea
finances des consommateurs, qui so rapportent aux
familles comptant des enfants de moms de 16 ans.
Las 3 % restants étaient composes des couples
d'actifs dont Ia femme travaillait a tampa plein et son
conjoint a temps partiel, ou dont lea deux conjoints
travaillaient a tampa partiel, et des couples dont la
femme travaillait a tampa plein et dont le conjoint était
inactif. Los répondants quA n'ont pas déclaré leur
situation vis-E-vis do l'activité sur le marché du travail
ont egalement étè inclus dana cette categorie résiduelle.
Un système de points a eta utilisé pour determiner a
quA incombait Ia responsabilite des travau.x ménagers.
A chaque fois qu'il était constaté qu'une personne avait
la responsabilite principale de la preparation des repas,
la vaisselle ou le ménage et la lessive, elle obtenait un
point. Si la responsabilité pour tine corvée était
partagee egalement, chaque partenaire obtenait un
point. Puisque los travaux menagers quotidiens
consistaient en trois corvées, le pointage maximum qu'il
était possible d'atteindre était de trois points. Par
exemple, Ia categorie femme géneralement comportait les pointages suivants F = 3 H = 2, F = 3 H =1 et
F=2H=1.
II est difficile d'interpréter lea données relatives a la
satisfaction. En règle generale, ii eat plus acceptable,
d'un point de vue social, d'être satisfait que d'être
insatisfait de as vie personnelle. Par consequent, ii eat
possible que le degre de satisfaction déclaré par lea
repondants soit exagere, selon la nature de Ia question.
Bibliographie
COVERMAN, S. Explaining husbands' participation
in domestic labor., dana The sociological quarterly, vol.
26, no 1(1985), p. 81-97.
HAAS, L. .Domestic role sharing in Sweden, dana
,Journal of marriage and the family, vol. 43 (November
1981),p. 957.967.
St.atistique Canada - Catalogue 75-OOIF
STATISTIQUE CANADA. Lemploi du temps, Enquête
sociale générale, Série analytique, catalogue 11.612F,
n°4(aot 1991).
AuLo,nne1993 PERSPECTIVE / 33
Les coüts du RPC/RRQ et les
regimes privés de pensions
Hubert Frenken
0
n a beaucoup pane derniOrement de
l'augmentation probable de La proportion de Ia main-d'oeuvre canadienne
couverte par des regimes enregistres de
pensions (REP) offerts par les employeurs.
En revanche, peu d'attention a été accordée
aux repercussions que pourrait avoir sur les
REP l'accroissement des coCits du Régime de
pensions du Canada et de rentes du Québec
(RPC/RQQ). Ii est possible que la hausse des
cotisations imposée ces dernières années afin
de maintenir la stabilité financiêre du
RPC/RRQ nuise aux efforts déployés en vue
d'augmenter le nombre de regimes privés. Si
pratiquement tous les travailleurs de 18 ans
et plus sont tenus de participer au RPCIRRQ,
le fait d'offrir un REP est laissé en grande
partie a Ia discretion de l'employeur'. Par
consequent, la participation au RPC/RRQ est
presque universelLe, alors que moms de
quatre salaries sur dix sont couverts par des
REP. L'augmentation des cotisations au
RPCJRRQ autorisée par la loi aura-t-eIle
pour résultat d'entraver l'établissement de
nouveaux REP, voire méme d'entrainer la
disparition de certains regimes déjà en
place?
Hubert Frenken est an service de Ia Division
de I'analyse des enquêtes sur le travail et les
menages. On peut communiquer avec Iui au
(613) 951-7569.
34 / Automne 1993 PERSPECTIVE Cotisations au RPC/RRQ
Le financement du Régime de pensions du
Canada et de rentes du Québec est assure
par les cotisations salariales et patronales.
Une proportion des gains cotisables des
salaries est retenue pour le RPCIRRQ, et
l'employeur verse un montant équivalant a
cette somme. (Les travailleurs autonomes
doivent payer la part de l'employé ainsi que
celle de l'employeur.) Les gains cotisables se
situent entre un montant minimum
(l'exemption de base) et un montant maximum (maximum des gains annuels ouvrant
droit a pension ou MGAP). Le MGAP est
majoré annuellement de facon a ce qu'il
corresponde a peu près a la moyenne des
salaires et traitements déterminée par les
résultats de l'Enquête sur l'emploi, la
rémunération et les heures de travail de
Statistique Canada. On augmente en méme
temps l'exemption de base qui représente
10% du MGAP2.
Pour mettre en oeuvre le RPCIRRQ en
1966, ii fallait que les employés et les
employeurs payent une cotisation egale
correspondant a 1,8 % des gains cotisables, le
taux global totalisant 3,6%. Bien que les
autorités compétentes aient su que, tot ou
tard, ce taux serait insuffisant, aucun
changement n'y a été apporté pendant 21
ans3
.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Lea cots du RPC/RRQ et lea regimes privés de pensions
Tableau 1
Taux confondu des cotisations (employé
et employeur) au RPC/RRQ*
Année
Année
1987
1988
1989
1990
1991
3,80
4,00
4,20
4,40
4,60
2002
2003
2004
2005
2006
7,10
7,35
7,60
7,85
8,10
1992
1993
1994
1995
1996
4,80
5,00
5,20
5,40
5,60
2007
2008
2009
2010
2011
8,30
8,50
8,70
8,90
9,10
1997
1998
1999
2000
2001
5,85
6,10
6,35
6,60
6,85
2012
2013
2014
2015
2016
9,30
9,50
9,70
9,90
10,10
Source: Ministère des Finances Canada
* Mis en application en 1987 et projetesjusqu 'en 2016.
Majoration des taux
En 1985, pour faire face a l'accroissement
des prestations a verser, le gouvernement
fédéral et les provinces ont conclu un accord
visant a augmenter graduellement, a compter de janvier 1987, le taux de cotisation du
RPC. Le barème des taux de cotisation est
révisé tous les cinq ans. Lors de Ia dernière
revision, en janvier 1991, on a adopté un
barème qui sera en vigueur jusqu'en 2016.
Si ce barème n'est pas module, le taux global
de cotisation (employé et employeur) atteindra 10,1 % cette année-là. A titre de cornparaison, il est de 5 % en 1993 (tableau 1).
Integration des regimes au
RPC/RRQ
L'entrée en vigueur du Régime de pensions
du Canada et de rentes du Québec en 1966 a
permis aux travailleurs de se constituer un
fonds de retraite de base, qui nécessite toutefois des cotisations salariales et patronales.
En consequence, de nombreux employeurs
ont remis en question leur REP. Quelques-
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
uns ont mis fin a leur régime, tandis que de
nombreux autres l'ont plutôt modiflé. La
solution la plus courante consistait a
intégrer les taux de cotisation et (ou) de
prestation des REP d'apres ceux du nouveau
programme public (voir Source des données
et definitions). En 1970, trois membres d'un
REP sur quatre participaient a un régime
intégré.
Les taux de cotisation salariale des
REP ont ete intégrés a ceux du RPCIRRQ
afin que les membres d'un REP n'aient pas a
débourser davantage pour cotiser au régime
public. La méthode d'integration la plus
courante consistait a déduire le montant des
cotisations versées au RPC/RRQ des cotisations au REP. Cette solution signiflait qu'il
n'en coütait pas plus aux travailleurs pour
participer au RPC/RRQ, mais elle entralnait
une diminution des sommes versées dans
leur REP6 .
Graphique A
L'intégration par deduction a remarquablement diminué au cours des derniéres
années.
% de cotisants
100
75
50
25
1970198019851990
ntégrason Autres formes Aucune
par deductiondintegration integration
Source Base de données sur /es regimes de pensions
au Canada
Auto in ne 1993 PERSPECTIVE / 35
Les coUts du RPC/RRQ et les regimes privés de pensions
Source des données et definitions
Base de données sur les regimes de pensions au
Canada
Lea renseignements contenus dens le present article
sont tires de Ia base de clonnées sur lea regimes de
pensions au Canada, qui eat tenue a jour par Ia
Division du travail de Statistique Canada. Cette base
de données existe grace a ur accord de collaboration
conclu avec lea organismes fédéraux et provinciaux
charges de la surveillance des regimes enregistrés de
pensions offerts par l'employeur (REP) dans leur
secteur de competence ainsi que de l'application des
reglements concernant ces regimes. Les données sont
mises a jour chaque année et portent sur un grand
nombre des caracteristiques que présentent l'ensemble des REP, y compris le classement detaillé des
methodes de calcul des cotisations et des prestations
de chacun d'eux. Grace a ce classement, on sait si le
regime tient compte des cotisations et des prestations
du RPCIRRQ et, le cas echéant, de quelle facon le lien
est établi.
Des qu'un nouveau régime est enregistré ou qu'un
régime existent est modifié, les renseignements sont
transmis a Statistique Canada. Comme le l°'janvier
est la date d'entree en vigueur de la plupart des
modifications et des nouveaux regimes, les donnees
annuelles rendent compte du nombre de regimes en
vigueur et de leurs caracteristiques au debut de
chaque année. Ii y a toutefois un laps de temps qui
secou.le entre le depot des documents par les
répondants des regimes, l'approbation et l'enregistre.
ment des demandes par les organismes de réglementation en matière de pensions et Ia remise des données
a Statistique Canada. Par consequent, il est possible
que lea données annuelles us rendent pea compte des
changements trés récents.
Pour de plus amples renseignements, veuillez
communiquer avec la Section des pensions de Is
Division du travail au (613)951-4034.
Integration: modifications apportées a Ia methode
de calcul des cotisations ou des prestations dun
régime de pensions enregistré offert par l'employeur
et tenant compte des sommes qui sont versées dana le
Régime de pensions du Canada ou de rentes du
Québec (RPC/RRQ) ou qui en proviennent.
En 1970, 77 % des membres d'un REP
y cotisaient selon Ia méthode de reduction
directe. Quinze années plus tard, en 1985,
cette proportion avait a peine diminué, pour
se situer a 71 % (graphique A). En 1990, Ia
méthode de calcul des cotisations par
reduction directe était employee pour
seulement 26 % des cotisants, tandis que la
méthode de reduction indirecte était utilisée
pour 51 % d'entre eux7
.
36 / Automne 1993 PERSPECTIVE Reduction indirecte des prestations: forme
d'intégration de la méthode de calcu.l des prestations
d'un REP en fonction du RPC/RRQ, selon laquelle le
taux de prestation est moms élevé pour Ia partie des
gains egale ou inférieure au maximum des gains
annuels ouvrant droit a pension (MGAP). Par
exemple, une méthode de calcul prévoyant un taux de
2% des gains de fin de carrière (gains moyens des
derniéres années avant is retraite) pour cheque année
de service pourrait être modifiée de façon a ce que le
taux soit de 1,3% pour Ia partie des gains inférieure
ou egale au MGAP et de 2 % pour le rests des gains.
Reduction directe des cotisations:forme
d'int.egration des cotisations salariales et, parfois,
patronales au REP avec le RPC/RRQ selon laquelle la
somme devant être versée au REP eat deduite de Ia
cotisation au RPC/RRQ (par exemple, 5 % des gains
moms les cotisations obligatoires au RPCIRRQ).
Reduction indirecte des cotisations: forme
dintegration des cotisations salariales et patronales
au RPC/RRQ selon laquelle le pourcentage des gains
prévu pour le REP eat moms elevé pour lea gains
inférieurs ou égaux au MGAP. Par exemple, les
salaries seraient tenus de cotiser 3,2% do leurs gains
allantjusqu'au MGAP et 5 % sur le rests des gains.
Régime de pensions a prest.ations déterminées
selon ce REP, les prestations que lea membres
recevront a leur retraite ou lorsqu'ils mettront fin a
leur participation so régime sont déterminées, mais
les cotisations patronales ne le sont pas. Cesdernieres
sont établies en calculant lea coOts relatifs au
versement de ces prestations. Plus de 90 % des membres d'un REP participent a un régime de pensions a
prestations déterminées.
Régime de pensions a cotisations déterminées:
REP selon lequel lea cotisations patronales sont
determinees. Lea prestations des membres sont constituées des cotisations accuznulées et des intéréts
gagnés au moment de is retraite ou du retrait du
régime.
Cotisants it un REP: membres d'un REP qui sont
tenus de cotiser au régime. Plus do 70 % des membres
d'un REP participent é un régime contributif. Dans le
rests des cas (30 %), seul lemployeur cotise au régime.
Accroissement des sommes
versées au RPC/RRQ
L'abandon progressif de la méthode de
reduction directe des cotisations aux REP
résulte directement de I'augmentation des
cotisations au RPCJRRQ. La reduction
directe des cotisations aux REP ne posait pas
de problème tant que le taux de cotisation au
RPCJRRQ demeurait a 1,8%. Lorsque ce
Statistujue Canada - Catalogue 75- OO1F
orm
"7AZ
I
040
~
PER PE (T IVE
Supplement
Catalogue 75-001F
Automne 1993
Le marché du travail : bilan de Ia
mi-année
F A I T SS A I L L A N T S
• L'emploi total a augmenté de 121 000
pendant la premiere moitié de 1993; cette
hausse s'est surtout produite enjuin.
Aussi, ce sont les adultes de 25 ans et plus
qui en ont bénéficié le plus; lesjeunes de
15 it 24 ans, eux, ont connu une baisse de
15000.
• L'emploi a temps plein a legèrement chute
entrejanvier etjuin 1993, par contre, l'emploi a temps partie) s'est accru de 123 000.
Enjuin 1993, les travailleurs a temps
partiel représentaient 18% de l'ensemble
des personnes détenant un emploi, une
proportion jamais atteinte auparavant.
• Le riombre de personnes détenant un
emploi a temps partiel non choisi (celles
qui désirent travailler a temps plein, mais
qui trouvent seulement du travail a temps
partiel) a augmenté régulièrement depuis
1990, passant d'une moyenne de 432 000,
a 669 000 en 1992 eta 736 000 au milieu
de 1993. II représentait presque 40 % de la
main-d'oeuvre a temps partiel enjuin
1993.
• Les cols bleus ont été, et sont encore, les
travailleurs les plus durement touches par
la recession. Leur niveau d'emploi enjuin
1993 demeurait inférieur de 328 000 ace
qu'il était enjuin 1990.
• La situation de l'emploi a vane au pays au
cours des six premiers mois de 1993. Le
niveau de l'enploi a peu change a TerreNeuve et a I'Ile-du-Prince-Edouard, mais ii
a augmenté legerement en Nouvelle-Ecosse
et au Nouveau-Brunswick. Le Québec et le
Manitoba ont ete les seules provinces a
subir une chute. La situation s'est améliorée en Ontario avec des gains de 70 000.
Des gains ont egalement été réalisés en
Saskatchewan, en Alberta et en ColombieBritannique.
• La moyenne du taux de chomage pour le
premier semestre de l'année était de 11,2
ayant vane de 10,8 % en février a ii , % en
avril et en mai. C'est une amelioration
depuis la dernière moitié de 1992 alors que
ce taux étaitde 11,5%.
• Depuis le debut de Ia recession, le chémage
de longue durée (de plus d'un an) représente
une part de plus en plus grande du chOmage
total, passant de 6 % au premier trimestre
de 1990, a 13% au deuxième trimestre de
1993.
Publication autorisée par le minis/re responsable do Statistique Canada. C Ministre de I'!ndustrie, des Sciences ot do Ia
Tochnologio, 1993. Tous droits réser.iés. II eat interdit de reproduiro ou do transmettre le contenu do to présente publication,
sous quo/quo forme ou par quelque moyen quo ce salt, enregistrement sur support magnétique, reproduction èloclronique,
mécanique, photographique, ou autre, ou do l'emmagasiner dans un système do recouvroment, sans l'autorisation écrite
préa/able du Chef, Services aux autours, Division do Ia commercialisation, Statistiquo Canada. Ottawa, Ontario, Canada
K/A 0T6.
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Statistique Statistics
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Le marché du travail: bilan
de la mi-année
Mike Sheridan
endant la premiere moitié de 1993,
les indicateurs du marché du travail
canadien ont envoyé des signaux contradictoires et instables. D'un mois a l'autre, le
marché du travail subissait des variations
relativement importantes et souvent cornpensatoires, particulièrement en ce qui a
trait a l'ernploi et a l'activité. En general,
cependarit, Ia situation du marché du travail
s'est améliorée par rapport au premier
semestre de 1992. Par exemple, durant le
premier semestre de 1993, on a enregistré un
gain de 121 000 emplois; cela contrastait
avec la perte de 58 000 observée pendant la
méme période, l'an dernier, alors que
l'emploi était toujours sous la forte influence
de Ia recession. Toutefois, le taux de
chómage n'a pratiquement pas vane (11,2 %)
de ce qu'il était durant la mérne période en
1992 (11,0 %).
Une <<reprise>> différente
Malgré plusieurs signes de croissance
économique pendant le premier trimestre de
1993, comme l'augmentation des bénéfices
des sociétés, la croissance des Iivraisons
manufacturières ainsi que les gains mensuels consécutifs du NB (Produit intérieur
brut), on ne peut, dans l'ensemble, parler de
Mike Sheridan est le directeur de Ia Division
des enquétes-ménages. On peut communiquer avec lui au (613) 951 -9480.
Statiatique Canada - Catalogue 75-001F Cet article eat base stir l'information disponible au
9juillet 1993. Sauf indication contraire, toutes les
données oat eté desaisonnalisées afin de faire
ressortir lea tendances sousjacentes. Les mouvements saisonniers sont causes par des événements
annuels reguliers tels le clitnat, les conges, lea
périodes de vacances et lea cycles de Is moisson et
de Ia production. Méme désaisonnalisées, lea
donnees demeurent sensibles aux fluctuations
irreguuières at cycliques de long terme.
croissance soutenue de l'emploi. Le faible
gain de 22 000 emplois pendant les cinq
premiers mois de 1993 renforce l'idée d'une
Ereprise sans creation d'empIoi qui circule
chez de nombreux économistes et dans les
médias.
Cette tendance d'une durée de cinq
mois a éte brusquement renversée en juin
par d'importants gains d'emploi. Ces
augmentations peuvent avoir, du moms
temporairement, defie l'hypothèse d'une
reprise sans creation d'emploi tout en confirmant l'instabilité des conditions mensuelles
du marché du travail. En effet, l'augmentation dejuin représente a elle seule 82 % de la
croissance totale de I'emploi du premier
semestre de l'année. Cette hausse pout
signifier un certain urrattrapage* du retard
qu'a connu Ia croissance de l'ernploi, confirmant ainsi les signaux positifs des autres
indicateurs économiques. Cependant, avant
de tirer des conclusions, ii faudra attendre
les données des prochains mois.
En dépit de Pimportante augmentation de juin, les gains enregistrés depuis
janvier 1993, mois considéré par plusieurs
Autoinne 1993 PERSPECTIVE /3
Le marché du travail : bilan de la mi-année
comme le debut de la reprise economique,
ont été beaucoup plus faibles que ceux
observes a la fin de la période de recession de
1981-1982. Pendant les six mois qui ont
immédiatement suivi la recession de 19811982, l'augmentation de l'emploi a été
estimée a 224 000, une moyenne de 37 000
par mois, soit presque le double de la
croissance mensuelle de l'emploi depuis
janvier 1993.
Des recherches sur Ia nature et
l'ampleur de la récente recession révèlent
qu'en ce qui a trait au marché du travail, elle
était différente de celle de 1981-1982, (Kuhn
et al, 1993); de Ia même façon, les données
sur Ia période suivant la recession et couvrant le premier semestre de 1993 suggèrent
que cette reprise engendre une dynamique
du marché du travail très différente. S'il est
difficile de quantifier le phénomène au
niveau macroéconomique, il semble que ida
restructuration, la réorganisation des
procédés de production et la reduction des
effectifs tant dans le secteur public que
privé ont eu un impact sur Ia conjoncture du
marché du travail, particulièrement sur
l'emploi et l'activité.
La situation de l'emploi s'est
améliorée mais...
demeure instable
Même si l'emploi total a augmenté de
121 000 pendant la premiere moitié de 1993,
le rythme de cette croissance était inegal.
Les faibles gains de janvier et février (9 000
par mois) ont été suivis par une augmentation relativement importante (48 000) en
mars, qui a pratiquement ete annulée en
avril (-43 000). Une baisse negligeable en
mai (-1 000) a été suivie par une forte
augmentation (99 000) enjuin.
et plus d'emplois sont a temps partiel
Entre janvier et juin 1993, l'emploi a temps
plein a chute de seulement 2 000 comparativement a une importante perte de 69 000
4 I Automne 1993 PERSPECTIVE
Graphique A
L'emploi a temps partiel a continue
d'augmenter en 1993.
Millions
Millions
10,8
2,4
10,7
2.3
10,6
2,2
10,5
2,1
10,4
2.0
10,3
1,9
10,2
1.8
10,1
1,7
10,0
198990919293
1.6
Source: Enquéte sur Ia population active
pendant Ia méme période en 1992 (graphique
A). Par contre, l'emploi a temps partiel s'est
accru de 123 000 durant le premier semestre
de 1993. Ces emplois ont été répartis assez
egalement entre les hommes et les femmes.
Depuis avril 1990, debut de la
recession, l'emploi a temps plein a diminué
d'environ 453 000, pour se situer a 10,2
millions en juin 1993. Les augmentations
encourageantes de l'emploi a temps plein,
enregistrées dans chacun des quatre
derniers mois de 1992 (totalisant 126 000),
ne se sont pas maintenues en 1993; par
consequent, le niveau de l'emploi a temps
plein a Ia mi-année de 1993 demeure a peu
près le même qu'il était un an plus tét.
Inversement, le nombre de travailleurs a temps partiel, c'est-à-dire les personnes qui travaillent moms de 30 heures par
semaine, a augmenté de 260 000 depuis avril
Statistique Canada - CataLogue 75- OOIF
Le marché du travail : bilan de is mi-année
1990. En juin 1993, l'emploi a temps partiel
représentait 17,7 % de l'emploi total, une
proportion jamais atteinte auparavant. Ii
était de 16,5 % en juin 1992 et 1991, et de
15,2%enjuin 1990.
La tendance a la hausse observée dans
l'emploi a temps partiel reflète la forte
augmentation du travail a temps partiel
4cnon choisia. Le nombre de personnes
détenant un emploi a temps partiel non
choisi (celles qui désirent travailler a temps
p1cm, mais qui trouvent seulement du
travail a temps partiel) a augmenté
régulièrement depuis 1990, passant d'une
moyenne de 432 000 cette année-lã a 561 000
en 1991 et a 669 000 en 1992. Cette
tendance s'est maintenue pendant la
premiere moitié de 1993 (736 000). Les
personnes qui travaillent a temps partiel a
défaut de mieux représentent aujourd'hui
presque 40 % de l'ensemble des travailleurs
a temps partiel.
Moms de personnes travaillent
moms d'heures
Depuis le debut de la récente recession, tant
le nombre total de personnes occupées que le
nombre total d'heures effectivement travaillees chaque semaine sont en baisse (graphique B). Plus précisément, entre avril
1990 etjuin 1993, le nombre d'heures hebdomadaires effectivement travaillées dans
l'ensemble des branches d'activité a diminué
de 4 % (chute de 16 millions d'heures). En
comparaison, pendant Ia même période, le
niveau de l'emploi a relativement moms
baissé (-2 %). La moyenne des heures hebdomadaires de travail par travailleur a
egalement diminué, pour se retrouver bien
au-dessous de ce qu'elle était juste avant la
recession : de 35,1 heures en mars 1990 a
34,3 heures enjuin 1993.
Depuis mars 1990, le nombre d'heures
effectivement travaillées chaque semaine
Skztistique Canada - Catalogue 75-OO1F Graphique B
Malgré l'augmentadon récente de
l'emploi, le total des heures travaillées a
pris du retard.
Janvier 1989=100
110
Ensemble des industrIes
108
106
Total des heures
effectivement
travaillees
104
102
100_'
Emploi
98
96
94
11
198990919293
Source: Enqudte sur ia population active
Nota: Les données sont basées sur des
rnoyennes mobiles de tross moss.
dans les secteurs de la construction, des
industries manufacturières et du commerce
a baissé de 22 %, 13 % et 6 % respectivement
(graphiques C,D et E). Toutefois, ce ne sont
pas toutes les branches d'activité qui ont
connu une chute des heures effectivement
travaillées. En effet, des augmentations ont
été enregistrées dans certaines d'entre dies
durant cette période : les services socioculturels, commerciaux et personnels (graphique F), I'agriculture, ainsi que les
finances, assurances et affaires immobiIières. Cependant, ces gains n'ont pas été
suffisants pour compenser les baisses
connues ailleurs.
Automnel993 PERSPECTIVE / 5
Le marché du travail bilan de la mi-année
Graphique C
Non seulement I'emploi a diminué, mais
le total des heures travaillées a chute
encore plus.
85
80
Graphique 0
Total des heures
effectivement
travaillbes
II1
situation contraste avantageusement avec
celle du premier semestre de 1992, alors que
l'emploi chutait dans ces industries de
16 000 et 18 000 respectivement.
L'emploi dans les industries manufacturières a connu six augmentations mensuelles consécutives entre octobre 1992 et
avril 1993, totalisant 70 000 (dont 58 000
durant les quatre premiers mois de cette
année). Mais des pertes ont suivi en mai et
en juin (-43 000 au total). Malgré la croissance nette observée dans cet important
secteur durant les six premiers mois de 1993,
le niveau de l'emploi en juin demeure
inférieur d'environ 270 000 a ce qu'il était
avant la recession. Ii est intéressant de
noter que l'Enquête (trimestrielle) sur les
L'emploi et le total des heures travaillées
ont augmenté en tandem en 1993.
I•I
198990919293
Source: Enquéte sur Ia population active
Nota: Les données sont basées sur des
moyennes mobiles de trois moss.
Des gains d'emploi dans les
secteurs des biens et des services
Pendant le premier semestre de 1993, le
niveau de l'emploi a augmenté tant dans le
secteur des biens (41 000) que dans celui des
services (88 000)'. Ces gains, particulièrement ceux du secteur des services, ont
fortement contribué a l'importante augmentation dejuin.
Industries productrices de biens
Parmi les industries productrices de biens,
l'emploi en agriculture a augmenté de 27 000
durant les six premiers mois de l'année
tandis que les industries manufacturières
profitaient d'une hausse de 16 000. Cette
6 1 Automne 1993 PERSPECTIVE
85 effectivement
travaillées
80
';:'.:Z;;;/•''
198990919293
Source: Efiquete sur Ia population active
Nota: Les données sont basées sur des
moyennes mobiles de trOsS moss.
Statietique Canada - CataLogue 75- OOIF
Le marché du travail bilan de la mi-annéa
Graphique E
L'empIol et les heures travaiilées se sont
rétabHs ces derniers mois.
Janvier 1989 = 100
110 -
Commerce
108 -
106
O
104
Total des heures
eflectivement
travaillées
1::
Emnploi
dienne d'hypotheques et de logement prévoit
egalement que les perspectives d'amélioration de l'activité résidentielle isont limitées*
a court terme (SCHL, 1993).
Industries productrices de services
Bien que le niveau de l'emploi dans les
services socio-culturels, commerciaux et
personnels n'ait pas connu de croissance
pendant les cinq premiers mois de 1993
(-11 000), un important gain de 61 000 en
juin est venu rehausser de façon significative
la performance mi-annuelle de cette industrie.Néanmoins, l'ensemble des gains
d'emploi du premier semestre de cette année
ne représentait que le tiers des gains
observes durant la dernière moitié de 1992
(146 000).
Graphique F
96 9.4
I
Malgré une augmentation de I'empIol en
1993, les heures travaillées ont vane.
198990919293
Janvier 1989= 100
Source: Enquéte sur Ia population active
Nota: Les données sont basées sur des
moyennes mobiles do trois mo,s.
110 -
Services soclo-cufturels, commerclaux
et personnels
108 -
perspectives du monde des affaires de
Statistique Canada, menée auprès des
industries manufacturières pour le mois
d'avril, rapporte une diminution des
perspectives d'emploi dans cette industrie
prochainement.
L'emploi dans l'industrie de la construction a accuse une porte d'environ 8 000
cette année entre janvier et juin reflétant,
partiellement, Ia baisse des mises en chantier et Ia diminution globale du nombre
d'unités en construction pendant les premiers quatre mois de I'année. La baisse des
mises en chantier s'explique en partie par
une diminution dans la construction du
nombre de maisons individuelles. Cette
faiblesse devrait d'ailleurs persister selon
l'avis des constructeurs. La Société cana-
Staistique Canada - Catalogue 75- OO1F Emploi
106 104102 100
Total des heures
effectivement
travaill6es
98 96 94 1
198990919293
Source: Enquéte sur Ia population active
Nota: Los données sont basèes sur des
movennes mobiles do trOiS mois.
Automne 1993
PERSPECTIVE / 7
Le marché du travail bilan de Ia mi-année
Le niveau de l'emploi dans les transports, communications et autres services
publics a diminué de 30 000 pendant le
premier semestre de 1993. La perte de
62 000 enregistrée dans le commerce
pendant les quatre premiers mois de l'année
a été plus que compensée par d'importants
gains de 44 000 en mai et de 52 000 en juin,
ce qui a permis une augmentation nette de
34000 pour la premiere moitié de l'année.
Une hausse de l'emploi de 13 000 a
été enregistrée dans Pindustrie des finances,
assurances et a.ffaires immobilières depuis
décembre 1992, ce qui représente une certame amelioration par rapport a la dernière
moitié de 1992, alors que le niveau de
l'emploi connaissait un déclin de 5 000.
Le niveau de l'emploi reflète les
dépenses et Ia conflance des
consommateurs
Les gains d'emploi au cours des six premiers
mois de 1993 reflètent la hausse des dépenses de consommation (de 1,2 % durant le
premier trimestre de cette année) (graphique
G). Cette croissance des dépenses peut avoir
été encouragée par les faibles taux d'intérét
et I'amélioration de la confiance des consommateurs. En fait, d'importants gains
d'emploi ont ete réalisés dans le commerce de
gros et celui de detail en mai et enjuin.
Les cols bleus ressentent encore
les effets de la recession
(données non désaisonnalisées)
Les cols bleus ont ete, et sont encore, les
travailleurs les plus durement touches par la
recession (graphique H) 2 . Leur niveau d'emploi en juin 1993 demeurait inférieur de
328 000 a ce qu'il était en juin 1990. De 3,7
millions enregistrés durant la premiere
moitié de 1990, leur niveau moyen de
l'emploi est tombé a 3,3 millions au cours de
la période correspondante de 1993.
8 I Automne 1993 PERSPECTIVE Graphique G
Les dépenses de consommation reflétent
es changements de l'emploi.
Variation
trimestrielle d'urie
année a lautre en %
-4
198990919293
Sources Enquéte sur Ia population active, D,wsion
des corn ptes naconaux et de
/ environnement
Les dépenses personnel/es en biens de
consornmation et en services au prix de 1986
Les cols blancs ont connu pour leur
part une amelioration de l'emploi entre juin
1990 et juin 1993 avec une augmentation de
162 000. Le niveau de l'emploi dans ces
professions était en moyenne de 8,9 millions
durant le premier semestre de 1993, dépassant de 132 000 la moyenne enregistrée
pendant Ia premiere moitié de 1990.
Les jeunes sont encore trés
touches
Tandis que le niveau de l'emploi des adultes
âgés de 25 ans et plus progressait de 136 000
pendant les six premiers mois de 1993, les
jeunes de 15 a 24 ans continuaient de voir le
Stat istique Canada - Catalogue 75- OO1F
Le marche du travail bilan de Ia mi-année
Graphique H
L'emploi parmi les cols bleus continue de se détériorer.
Variation en % de I'emploi par rapport
r
-6
I'annóe précedente (données non désaisonnalusées)
1989-1990
-2
-4
a
•
-•
1990-1991
1991-1992
1992-1993
1TIT1_
Cols biancs
Cols bleus
-8
janv. -juinjuill.-déc.janv. -juinjuill. -dec.janv.-juinjuill.-déc.janv. -juin
Source. Enquéte sur ía population active
leur diminuer (-15 000). Le rapport emploipopulation des jeunes est tombé a 52,3 % en
juin 1993 comparativement a 60,6 % trois
ans plus tot (graphique I). En juin de cette
année, 452 000 jeunes étaient en chomage, ce
qui représente presque 30 % de l'ensemble
des chOmeurs et près du double de leur part
de Ia population active (17 %).
Encore peu d'emplois pour les étudiants
cette année
(données non désaisonnalisées)
Les perspectives d'emploi pour les étudiants
qui comptaient poursuivre leurs etudes cet
automne étaient aussi peu reluisantes qu'à
la mi-année de 1992. Leur taux de chomage
enjuin 1993, a 18,9 %, était a peine plus bas
que celui enregistré un an plus tOt (19,4 %).
Méme élevé, ce taux ne rend pas compte de
toute l'ampleur de la détérioration de la
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
conjoncture du marché du travail pour les
étudiants puisqu'il ne fait pas état de Ia
baisse marquee de leur part dans la
population active, c'est-à-dire de Ia
proportion de ceux qui occupaient un emploi
ou cherchaient activement du travail. Le
taux d'activité des étudiants qui comptent
poursuivre leurs etudes est tombé a 58,1 %
en juin 1993, taux inférieur a celui de 60,4 %
enregistré enjuin 1992.
Le taux de chomage demeure
élevé
En juin 1993, on comptait 1,6 million de
personnes en chomage au Canada. La
moyenne du taux de chomage pour le
premier semestre de l'année était de 11,2 %,
ayant vane de 10,8 % en février a 11,4 % en
avril et en mai. Cela représente une amé-
Automne 1993 PERSPECTIVE /9
Le marché du travail bilan de Ia mi-année
Graphique I
Les jeunes ont été les plus durement
touches ces dernières années.
5 p
rt emplot population
70
Hommes adultes
65
60
........
50
45
I-
Femmos adultes
198990919293
Source Enquéte sur ía population active
lioration de la situation du marché du
travail depuis la dernière moitié de 1992
alors que la moyenne du taux de chômage
étaitde 11,5%.
La chute du taux de chomage pendant
Ia premiere moitié de 1993 témoigne des
importantes fluctuations de Ia population
active. Une baisse de 56000 enjanvier 1993
a été plus que compensée par une hausse de
85 000 en mars, suivie de modestes augmentations en avril et en mai et une importante
hausse de 102 000 (la plus importante en 12
ans) en juin. Ces mouvements reflètent les
reactions de l'offre et de la demande de
travail face aux signaux contradictoires
ressentis sur le marché de l'emploi. L'Indice
de l'offre d'emploi de Statistique Canada
témoigne de ces signaux contradictoires. Cet
indicateur avancé des changements dans
10/ Auiomne 1993 PERSPECTIVE
la demande de main-d'oeuvre, s'est comporté
de façon irrégulière, augmentant a 92 en
février, tombant a 87 en mars et avril et
remontant ensuite a 95 en mai. L'Indice de
l'offre d'emploi a diminué dans toutes les
regions en juin, signalant peut-être que
l'important gain d'emploi observe ce mois-là
pourrait ne pas se maintenir en juillet ou
dans les mois suivants. Ces signaux
contradictoires semblent avoir affecté le côté
de l'offre egalement en provoquant des
attitudes changeantes chez les sans emploi
qui reprennent ou démarrent leur recherche
d'emploi selon les perceptions du moment.
II est possible que les signes de reprise
économique observes pendant le premier
trimestre de 1993, ainsi que la croissance
nette de l'emploi durant la premiere moitié
de l'année, incitent plus de gens a chercher
un emploi. Si cela se produit, un haut taux
de chOmage pourrait se maintenir même si le
niveau de l'emploi continue d'augmenter.
Hausse du chômage de longue durée
(données non désaisonnalisées)
Alors que Ia moyenne du taux de chomage
pour la premiere moitié de l'année (11,2%) a
très peu change par rapport au taux annuel
de 1992 (11,3 %), le chômage de longue durée
a augmenté. Cette mesure, qui pour cet
article signiuie le chômage d'une durée de
plus d'un an, a connu une hausse marquee
depuis plusieurs années. A la fin du deuxième trimestre de 1993, 206 000 personnes
étaient a la recherche d'un emploi depuis
plus d'un an, soit plus de trois fois le nombre
estimé au premier trimeStre de 1990.
Depuis le debut de Ia recession, le
chomage de longue durée représente une
part de plus en plus grande du chomage
total. Sa part est en effet passée de 6 % au
premier trimestre de 1990, a 13 % au deuxième trimestre de 1993. 11 semble y avoir un
lien étroit entre Ia probabilité du chômage de
longue durée et l'âge des chercheurs
d'emploi. En juin 1993, un chémeur adulte
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
La marché du travail: bilan de la mi-année
sur cinq âgé de 45 ans et plus cherchait du
travail depuis plus d'un an, comparativement a un sur sept parmi les 25 a 44 ans et a
un sur seize chez les moms de 25 ans.
La situation dans les provinces
Le niveau de l'emploi a peu change a TerreNeuve et a l'lle-du-Prince-Edouard pendant
le premier semestre de l'année, mais ii a
augmenté de facon modeste en NouvelleEcosse (6 000) et au Nouveau-Brunswick
(9000).
Au Quebec, le niveau de l'emploi a
très peu vane comparativement au déclin de
20 000 survenu durant le premier semestre
de 1992. La situation en Ontario s'est
améliorée cette année, avec des gains de
70000. Cela contraste fortement avec Ia
premiere moitié de 1992, alors que l'on
estimait une chute de 14 000. Depuis le
creux d'avril 1992, alors qu'on estimait a 4,7
millions l'emploi total dans Ia province, le
niveau a augmenté de 114 000. Ce gain
représente environ 40 % de la perte totale
observée en Ontario au cours de la recession.
Outre le Quebec, le Manitoba est la seule
province a avoir subi une chute du niveau de
I'emploi pendant le premier semestre de
1993 (-5 000). La Saskatchewan (4 000),
l'Alberta (17 000) et la Colombie-Britannique (8 000) ont toutes réalisé des gains au
cours de cette période.
Pendant Ia premiere moitié de 1993, la
Saskatchewan a obtenu le taux moyen de
chomage le plus bas au pays. La moyenne de
8,3 % du taux de chOmage dans cette province était de presque trois points de pourcentage inférieure au taux moyen national
de 11,2 %. Les autres provinces qui ont
enregistré un meilleur taux que celui de la
moyenne nationale durant cette période
étaient la Colombie-Britannique (10,0 %),
l'Alberta (9,5 %), le Manitoba (9,2 %) et
l'Ontario (10,5 %). Toutes les provinces a
l'est de l'Ontario avaient des taux moyens de
chomage supérieurs au taux national
Québec (13,2 %), Nouveau-Brunswick
(11,9 %), Nouvelle-Ecosse (14,2 %), Ile-duPrince-Edouard (17,4 %) et Terre-Neuve
(19,7 %).
Conclusion
En dépit des signaux contradictoires durant
la premiere moitié de 1993, les conditions du
marché du travail se sont beaucoup améliorées, comparativement a la même période un
an plus tot. Alors que la majorité des gains
d'emploi ont eu lieu en juin; l'aspect general
présenté par plusieurs indicateurs économiques récents suggerent que Ia reprise du
marché du travail est peut-étre en cours.
Cependant, un retour a Ia situation d'avant
la recession nécessitera davantage de
croissances substantielles de l'emploi dans
les mois a venir. El
Lauteur desire remercier Deborah Sunter de Ia
Division des enquétes-menages pour sa précieuse
contribution lors de la preparation de cet article.
Notes
La somme des augmentations de l'emploi dans Ic
secteur des biens et celui des services n'est p as egale aux
gains dans l'ernploi total parce que ces données ont été
désaisonnalisées séparément.
2
Lea professions des cola blancs incluent Ia direction,
lea professions libérales, le travail de bureau et lea
professions dans Ia vente; celles des cola bleus
comprennent tous lea autres groupes.
Bibliographie
KUHN, P., G. LEMAtTRE et G. PICOT. Employment,
unemployment, hirings and lao ifs during the 1981-82
and 1 990-92 recessions.
Etude presentée a Ia
conference portant sur .Une comparaison des marches
du travail durant lea deux dernieres récessions tenue
a Statistique Canada en mars 1993.
Statistique Canada - Catalogue 75-001F SOCIETE CANADIENNE D'HYPOTHEQUES ET DE
LOGEMENT (SCHL). Recul de mz.8e8 en chantier en
mai. Communiqué de pres8e. Ottawa, le 8juin, 1993.
Automne 1993 PERSPECTIVE / 11
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I
Lea costs du RPC/RRQ et lea regimes privés de pensions
taux s'est mis a augmenter après 1986, Ia
proportion des cotisations salariales aux
REP a diminué. Par exemple, les membres
dont le taux de cotisation a un REP était de
6 % moms le taux de cotisation du RPC/RRQ
et dont les gains n'excédaient pas le MGAP
auraient verse dans leur REP des cotisations
représentant 4,2 % de leurs gains8 en 1986
(6,0 % moms 1,8 % pour le RPCIRRQ), mais
seulement 3,8% en 1990 (6,0 % moms 2,2 %).
De plus, chaque année subsequente, la
proportion de leurs gains allouée au REP
devrait continuer de décroItre.
Cette diminution des cotisations salariales pourrait entraIner soit une baisse des
prestations des REP, soit une hausse des
cotisations patronales. Comme la plupart
des participants a un REP ont un régime de
pensions a prestations déterminées (voir
Source des données et definitions), un grand
nombre d'employeurs auraient a combler la
difference.
Participation moms forte aux REP dans
l'avenir?
Puisque l'augmentation des taux de cotisation du RPC/RRQ se poursuit, leur impact
sur les REP pourrait devenir encore plus
grand dans l'avenir. Certains employeurs,
notamment les dirigeants de petites entreprises, n'auront peut-étre pas les moyens
d'offrir un REP a leurs salaries. Une part
importante des personnes qui travaillent
dans une petite entreprise ont un revenu
inférieur au maximum des gains cotisables
ouvrant droit a pension (MGAP) établi pour
les besoins du RPC/RRQ 9. En 2016, ces
employeurs devront cotiser plus de 5 % d'une
proportion pouvant atteindre 90% de leur
masse salariale (rémunération totale moms
exemption de base de chaque salarié) au
RPC/RRQ. Cette obligation pourrait empécher une partie d'entre eux d'offrir un REP.
De même, de nombreux travailleurs a
faible revenu qui, a l'heure actuelle, cotisent
it un REP auront peut-être du mal a continuer a payer leurs cotisations du fait
qu'une part croissante de leurs gains est
prélevée pour le RPC/RRQ. En 1990, un
cotisant a un REP sur trois avait un revenu
total supérieur a l'exemption de base
déterminée pour cette année-là (2 800 $),
mais inférieur au MGAP (28 900 $)'°. La
presque totalité d'entre eux participaient
aussi au RPC/RRQ. Leur cotisation
Tableau 2
Cotisants a un régime enregistré de pension (REP) offert par l'employeur, selon Ia
participation au RPC/RRQ et le revenu, 1990*
Cotisations moyennes en 1990
REPRPCIRRQ
Cotisants
âun REP
000
Ensemble des cotisants
Avec cotisations au RPC/RRQ
2800$a28899$
28900$a39999$
40000$a59999$
60 000 $ et plus
$
3696
3 598
1203
1032
1020
339
100
1 607
97
33
28
28
9
1 628
741
1456
2275
3 364
98
3
843
Sans cotisation au RPCIRRQ
Source: Revenu Canada, Impót
* Comprend touj.es les sources de revenu. Un petit nombre de cotisants a un REP avaient un reuenu inferieur
its a 'éuuent donc pa8 tenus de cot ser au RPCJRRQ.
L'exemption debase pour 1990 sleuait 2800$ et le MGAP 28900$.
a
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F 486
362
557
569
569
a 2800$;
a
Automne 1993 PERSPECTIVE / 37
Lee cocits du RPC/RRQ et lee regimes privés de pensions
moyenne a un REP s'élevait a 741 $ et au
RPC/RRQ, a 362 $, ce qui représente en tout
un peu plus de 1100 $ (tableau 2). Mais si le
taux de cotisation au RPCIRRQ avait été de
5,05% (taux projeté pour 2016), leur
cotisation moyenne au RPCIRRQ se serait
élevée a 831 $, ce qui les aurait fait hésiter a
cotiser en plus a . REP".
Certains travailleurs ont déjà mis fin
a leur participation a un REP parce qu'ils
devaient participer au RPC/RRQ. Entre
1965 et 1967, Un nombre indéterminé de
salaries qui participaient de leur plein gre a
un REP contributif ont cessé de le faire a la
suite de l'entrée en vigueur du RPCIRRQ,
auquel Ia participation est obligatoire. Ces
sorties ont donné lieu a une augmentation
du nombre des retraits en espèces des REP
durant cette période (Weitz, 1992).
Un plus grand nombre de regimes
non contributifs?
En dépit des augmentations inévitables des
taux du RPC/RRQ, une proportion non negligeable de REP dont on a déduit du taux de
cotisation salariale le taux du RPCIRRQ
n'ont pas ete modifies. En 1990, la méthode
de calcul des cotisations par reduction
directe était encore employee pour près de
1 600 regimes comptant 949 000 participants
(26% de l'ensemble des cotisants a un
REP) 12 . De plus, près de 1 400 de ces régimes, auxquels participaient 182 000
travailleurs, avaient des taux de cotisation
correspondant a 5 % ou moms des gains des
participants. Si ces regimes ne sont pas
modifies et que l'on adopte le barème des
taux de cotisation du RPC pour les 25
prochaines années, ces regimes deviendront,
en fait, non contributifs d'ici 2016 pour les
participants dont les gains sont inférieurs au
MGAP. Par consequent, l'ensemble des
cotisations devront être payées par les
employeurs.
38 / Auornrse 1993 PERSPECTIVE Résumé
Les augmentations annuelles du taux de
cotisation du RPCIRRQ sont entrées en
vigueur en 1987 et devraient se poursuivre
pendant une bonne partie du prochain siècle.
Alors que ces augmentations ont déjà influé
sur les REP, elles pourraient avoir un impact
encore plus important dans l'avenir. Etant
donné que l'accroissement du taux de
cotisation du RPCJRRQ réduit Ia part des
cotisations versées dans les REP selon Ia
méthode de calcul des cotisations par
reduction directe, la majorité de ces regimes
ont ete modifies. Les regimes qui utilisent
toujours cette méthode de calcul pourraient
bien être modifies prochainement.
Si le barème qui est actuellement
propose pour le RPC/RRQ devait s'appliquer,
il est possible que certains employeurs ne
veuillent pas ou ne puissent pas ofTrir un
régime supplémentaire a leurs salaries. De
plus, certains travailleurs pourraient avoir
de Ia difficulté it verser des cotisations dans
un REP en plus de celles du RPC/RRQ,
particulièrement si leur rémunération
demeure egale ou inférieure a la moyenne
des salaires et traitements.
Ces suppositions au sujet des conséquences possibles d'une hausse des taUX de
cotisation du RPCIRRQ reposent sur
l'hypothèse selon laquelle les gains relatifs
et le bien-être économique de la maind'oeuvre différeront peu dans l'avenir de ce
qu'ils sont a l'heure actuelle. De plus, la
présente analyse ne tient compte ni des
avantages lies au fait que les cotisations au
RPCIRRQ constituent des credits d'impót
pour les salaries, ni des effets qu'aurait une
majoration des cotisations sur l'impôt sur le
revenu a payer.
Les problèmes qu'entraine l'accroissement du coUt des pensions ne sont pas
propres au Canada. Le déclin de Ia couverture de Ia main-d'oeuvre par des regimes
Statistique Canada - Catalogue 75- OOJF
Los coats du RPC/RRQ et les regimes privés de pensions
privés de pensions jumelé a la croissance
démesurée des coüts des programmes de
pensions publics sont observes dans Ia
plupart des pays membres de l'Organisation
de cooperation et de développement économiques (OCDE). Selon une des solutions
envisagees par ces pays, les regimes privés
(tant les regimes de pensions offerts par les
employeurs que les regimes individuels)
pourraient répondre aux besoins des personnes dont le revenu est élevé tandis que les
regimes publics constitueraient le filet de
sécurité prévu pour le reste de la population
(Duskin, 1992).
0
L'auteur desire remercier Joan Johnson, de Is
Direction de Is verification at de Is revision des
programmes, Sante at Bien-être social Canada,
ainsi que le professeur Paul Dickinson, de
l'tJniversité McGill, pour les précieux cornmentaires et suggestions apportes lors de Is
revision de cet article.
Notes
Le RPCIRRQ constitue uxi programme universel de
pensions qui a éte mis en oeuvre an 1966 pour assurer
Ia main-d'oeuvre du Canada des prestations de base
pour Is retraite, linvalidite et lea survivants. Le RPC
est gere par l'adrninistration fédérale et vise les
travailleurs autres que ceux du Québec, tandis que le
RRQ relève du Québec et s'applique aux travailleurs de
cette province. La plupart des REP ont été établis avant
le RPCIRRQ, certains remontant méme au debut des
années 1800 (Weitz, 1992). Des restrictions legislatives
empechent certains travailleurs de participer a tin REP,
et do nornbreux ernployeurs, particulierement ceux dont
l'entreprise compte peu de salaries, n'offrent pas de tels
regimes. Pour avoir plus de renseignements sur lea
taux de couverture par des REP solon diverses
caractéristiques des salaries et des employeurs, voir
Frenken at Maser (1992).
2
La MGAP et l'exemption de base sont arrondis a is
centaine de dollars près. Ainsi, pour 1993, l'exemption
de base et le MGAP sétablissent é 3 300$ et a 33 400$
respectivement.
La RPC/RRQ a toujours été fondé sur une méthode de
financement par repartition. Lea prestations prove.
naient des cotisations courantes, et il était entendu que
le taux de cotisation, qui était délibérément maintenu
un faible niveau, devrait tt ou tard être augmenté
(Ministre des Approvisionnements at Services Canada,
1985). La hausse des coOts résulte principalement de Is
croissance phénoménale du nombre de prestataires.
II n'y a pas do bareme comparable pour tine periode
de 25 ans pour le RRQ. Le Québec effectue toutefois une
revision semblable tons lea cinq ans et, jusqu'I present,
le taux de cotisation du RRQ a subi des augmentations
identiques a celles du RPC. Certains observateurs ont
a
a
Statistique Canada - Catalogue 75-001?
laissé entendre quo le taux projeté jusqu'en 2016
pourrait étre insuffisant (William M. Mercer limited,
1992). En fait, dans le recent rapport actuariel du RPC,
on indique que los fonds excedentaires projetes, d'apres
le baréme actuel des taux de cotisation pour 25 ans, no
seront pas aussi elevés qu'on l'avait prevu (Bureau du
surintendantdes institutions financières, 1993).
La mise en oeuvre du RPC/RRQ a entralné Is
disparition de seu.lement 433 REP, couvrant moms do
4300 travailleurs - sur tin total de 2,3 millions
(Statistique Canada, 1968).
L'integration des cotisations salarialas ét.ait generalement accompagnée de I'integration des prestations des
REP (habituellement selon Is formule de reduction
indirecte), ce qui entratnait une diminution des
prestations.
' Pour lea autres cotisants (22 %), on a établi un taux
global ou des taux variant selon Is catégorie a laquelle
ils appartiennent.
8
Ce taux serait legerement supérieur a 4,2 %, puisque
Is cotisation au RPC/BRQ n'est pas obligatoire Iorsque
los gains sont inférieurs a l'exemption do base.
Les salaires sont generalement moms élevés dana lea
petites ontreprises quo dans los grandes (Morissette,
1991).
10
Solon lea statistiques fiscales de Revenu Canada, qul
sont fondées sur lo revenu provenant do toutes lea
sources, 34% des déclarants qui participaient a un REP
en 1990 so situaient dana cotta tranche de revenu.
Lorsqu'on ne tient compte que des gains provenant dun
emploi, cotta proportion monte 40%.
a
Automne 1993
PERSPECTIVE I 39
Les coüts du RPC/RRQ et les regimes privés de pensions
Notes - fin
Méme les cotisanta a un REP dont le revenu est
supérieur au MGAP pourraient avoir de Ia difficulté a
payer de plus fortes cotisations au RPCIRRQ. En 1990,
les personnes dont le revenu total était superieur an
MGAP mais inférieur a 40 000 $ ont verse, dans leur
REP et dans le RPC/RRQ, tin montant global d'un peu
plus de 2000 $ en moyenne. Si le taux de cotisation de
5,05 % avait eté en vigueur pour le RPC/RRQ, cette
contribution globale aurait depasse 2 700 $.
L'augmentation des cotisations au RPC/RRQ
pourrait avoir tin impact semblable sur les regimes
enregistrés d'épargne-retraite (REER). En 1990, près
de 1,5 million de cotisants a tin REER (35% de
l'ensemble) ont declare tin revenu global inférieur au
MGAP. Plus de 90% d'entre eux mit aussi cotise au
RPCIRRQ. Leur taux de participation é tin REER et
leurs cotisations auraient peut-être eté beaucoup plus
faibles si les taux du RPC/RRQ quA sont projetés pour
2016 avaient été en vigueur. Les cotisations moyennes
au RPC/RRQ se seraient elevees a 813 $ au lieu de
354$. De plus, les cotisants dont le revenu était
supérieur au MGAP mais inférieur a 40 000 $ au cow-s
de cette année auraient ete obliges de payer des
cotisations de 1 300 $ en moyenne au RPCIRRQ, plutât
que celles de 567 $ indiquees stir leur declaration de
revenus.
12
Les trois quarts de ces personnes travaillaient dans
le secteui public. Voir Frenken et Maser (1992) pour
connaltre les definitions des secteurs public et prive
telles qu'elles s'appliquent a ces données.
Bibliographie
BAILIN, A. .When I'm 67., dans Benefits Canada
(July/August 1992), p. 19-21.
BUDDIN, T. .Back to the future., dans Benefits Canada
(March 1992), p.31-32.
BUREAU DU SURINTENDANT DES INSTITUTIONS
FINANCIERES, Régime de pensions du Canada,
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Ottawa, le 26 avril 1993.
MINISTERE DES FINANCES CANADA. Modifications
du financement du régime de pensions du Canada
proposCes, Communiqué de presse, Toronto, 28 janvier,
1991.
DUSKIN, E. .Pensions publiques, pensions privees.,
dansL'Observateurdel'OCDE, no 179 (decembre 1992janvier 1993), p. 8-10 .
FRENKEN, H. et K. MASER. .Les regimes de pensions
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HOWE, D. .Future shock., dans Benefits Canada
(December 1991), p. 13-14.
MARKHAM, I. .Choppy waters lie ahead for CPP.,
dana Canadian HR Reporter (April 10, 1991), p. 8 .
40 I Automne 1993 PERSPECTIVE
MINISTRE DES APPROVISIONNEMENTS ET
SERVICES CANADA. Assurer lhvenjr financier du
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PAPE, G. .Future shock: the soaring cost of CPP., The
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STATISTIQUE CANADA. Enqufle sur lea regimes de
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WEITZ, H. The pension promise: the past and future of
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WILLIAM M. MERCER LIMITED. .Social security
costs: employers get ready., The Mercer Bulletin, vol.
42, no 11, Toronto, November 1992.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
L evolution salariale des
syndiques - une note
Manon Nadeau
L
a moyenne des augmentations salariales des travailleurs syndiqués
membres des grandes conventions collectives
(celles regroupant 500 travailleurs ou plus) a
tout juste compensé les soubresauts de
l'inflation au cours de la période allant de
1979 a 1992. En effet, la moyenne de leurs
augmentations salariales a été de 6,5 %
comparativement a un taux d'inflation
moyen de 6,2 %. Ce groupe de syndiqués
représente environ 22 % des travailleurs
rémunérés au Canada' et près des deux tiers
de ces syndiques sont du secteur public.
Cette note présente un aperçu de
l'évolution des augmentations salariales
depuis 1979 a partir des données de Travail
Canada sur les conventions collectives en
En
vigueur (voir Source des données).
complement, l'Enquete sur l'activité de
Statistique Canada permet de comparer la
progression des taux entre 1986 et 1990,
ainsi que les differences dans les taux
horaires moyens entre les syndiques et les
non-syndiques.
L'évolution des taux de salaire de
base
La période étudiée peut être divisée en six
parties selon Ia presence de gains ou de
Manon Nadeau était au service de La Division
de l'analyse des enquêtes sur le travail et les
ménages. On peut communiquer avec elle au
(613) 951 -3855.
S&ztistique Canada - Ca€alogue 75- 001F pertes reels réalisés lors des augmentations
de salaire de base : 1979, 1980-1984, 19851987, 1988-1990, 1991 et 1992 (graphique
A).
La fin des années 70 fut marquee par
le second choc pétrolier et l'apparition d'un
taux d'inflation supérieur a 9 %. D'ailleurs
les augmentations salariales ont été en
Graphique A
En moyenne, les augmentations salariales ont tout juste compensé les
hausses du coüt de Ia vie au cours de Ia
période .
14
Augmentatuons salaruales
(conventions collectives
en
eur )
12
Gains
Pertes
10
Moyennes
_.- Augmentations salariales
8
'PC
2
F
Induce des prux a la consommation\
(variation annuelte)
0
.
197980 81 82 63 64 85 86 87 88 89 90 91 92
Sources: Indice des pox ala consommation et
Travail Canada
Le secteur de Ia construction est inc/us clans los
données sur les conventions collectives en vigueur
depuis 1983 seulernent.
Corn prennent /es conventions avec et sans clause
dindemnité de we chère (IVC).
Automne 1993 PERSPECTIVE I 41
L'évolution salariale des syndiques - une note
dessous de Ia hausse de l'Indice des prix a Ia
consommation (IPC). Cependant, cette
tendance n'a pas été la méme dans toutes les
branches d'activité (graphique B).
De 1980 a 1984, des gains reels ont
eté réalisés, puisque Ia tendance a la hausse
des salaires a legerement surpassé celle de
l'IPC. Autrement dit, cela signifie que
malgré les fortes pressions inflationnistes de
l'epoque, les conventions collectives en
vigueur (voir Source des données) ont quand
même protégé le pouvoir d'achat de leurs
membres. Toutes les branches d'activité
représentées par les grandes conventions
collectives en ont profité sauf les services
socio-culturels, commerciaux et personnels
ainsi que l'administration publique qui ont
obtenu des augmentations inférieures ou
egales a I'IPC certaines années.
Contrairement a la période précédente, Ia majoration des salaires est demeurée au-dessous du taux d'inflation durant la
premiere partie de la période d'expansion
économique de 1985 a 1987. Le poids du
secteur public explique en partie la modération des augmentations salariales dans les
grands reglements salariaux (tableau 1).
C'est qu'en effet, durant cette période, les
différents paliers gouvernementaux ont
instauré des programmes de restrictions ou
de gels salariaux qui variaient en terme
d'approche, de période d'application et de
couverture. Cette perte de pouvoir d'achat a
été ressentie dans la majorité des branches
d'activité saul dans deux industries du
secteur privé, soit l'industrie de Ia construction, oü des gains ont été enregistrés en
1985, et les industries manufacturières oü ce
fut le cas en 1985 et 1986.
En revanche, de 1988 a 1990, en fin de
période d'expansion de l'économie canadienne, Ia croissance des salaires a ete plus
élevée que l'IPC et cette tendance s'est
poursuivie pendant la premiere année de
recession. On pourrait penser que ces
hausses salariales reflétaient le désir de
compenser les pertes salariales de la période
antérieure. La repartition des données par
42 / Automne 1993 PERSPECTIVE Source des données
L'information tirée par Travail Canada des
conventions collectives visant 500 travailleurs ou
plus fournit des données sur les variations des taux
de salaire de base de toutes les branches d'activité,
(Le taux de base est celui qui sapplique a la classe
des ouvriers qualifies les plus faiblement rémunérés dans le groupe de negociation.) Quelques
conventions ont été exclues, soit celles oü les
travailleurs sont rémunérés a Is pièce ou selon le
nombre de kilomètres parcourus. Lindustrie de Ia
construction est incluse depuis 1983 seulement.
Les données obtenues sont aussi réparties par
province, par industrie commerciale et non
commerciale et selon les secteurs privé et public,
Depu.is 1992, Travail Canada publie des
statistiques sur les conventions en vigueur. Les
données présentées dans cette note portent sur ces
conventions. Ces statistiques sont
les
rajustements de salaires touchant thus les employés
visés par l'ensemble des conventions collectives
principales. Ces données, qui permettent de
mesurer les changements concernant les salaires
des employes syndiques, porteront sur les
rajustements (augmentations, diminutions et statu
quo) survenus dans les taux de salaire de base
prévus dans toutes les conventions collectives en
vigueur, quil sagisse des conventions collectives
signees durant Ia période considerée, ou des
conventions signees plus tot, qui prèvoient des
changernents durant cette même periode, ou des
changements qui découlent des clauses d'indemnité
de vie chère.
Les données sur les .conventions en
vigueur montrent les changements salariaux
prévus dans les conventions collectives importantes
qui sont en vigueur durant la période considerée et
sont representatives de lensemble des conventions
collectives importantes, a lexception des contrats
expires et non renouvelés, generalement parce
qu'ils sont encore en voie de negociation. Quand ces
données portent sur des periodes a venir, elles
représentent les augmentations de salaires qui
entreront en vigueur dans ces periodes futures,
tirées de l'ensemble des conventions collectives
contenues actuellement dans la base de donnees
(Travail Canada, 1992).
De plus, Travail Canada publie des statistiques sur les nouveaux reglements, cest-&-dire
sur les augmentations salariales resultant des
ententes collectives selon la periode durant laquelle
elles sont conclues
L 'emploi et Is revenu en perspective publie le
nombre de conventions et le nombre d'employés
ainsi que laugmentation des taux de salaire de base
des nouveaux reglements pour Pannee actuelle et
précédente dans la section des .dndicateurs des de
l'emploi et du revenu. sous le titre .Grands
reglements salariaux.
.( ... )
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Lévolution salariale des syndiqués - une note
Graphique B
Après un cheminement different, chaque branche d'activité a connu un gain salarial reel
en 1992.
Induce des prix a Pa consUmmation
(variation annuelle)
16 -
Industries primaires
14
Augmentatuons salanales
industries manufacturuères
16
D
14
Gains
12
10
111liii
01
0 1111111111
197980 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
1979 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
0/0
16 -
Transports, communications
et autres services publics
(nmmprr'n funanees assuiranrns
16
14
12
10
0
01111111111111
1111(lilt
197980 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
%
%
16
1979 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
Services socto-culturels, commercuaux
16 -
Administration publuque
14
12
10
0
liltliii11111
1979 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
Sources: Indice des prix
0
till111111111
197980 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
a Ia consommation et Travail Canada
Statistique Canada - Catalogue 75-OOIF
Automne 1993 PERSPECTIVE / 43
L'évolution salariale des syndiqués - une note
services socio-culturels, commerciaux et personnels ont connu des augmentations supérieures ou egales a l'IPC.
Graphique B (suite)
16 -
14 -
fl
Construction
Tableau 2
Gains
12 -Pertes
10 -
Hausses moyennes des taux de salaire de
base dans les conventions collectives en
vigueur, 19791992*
Indice des prix a
Ia consommation
(variation annuelle)
Nombre
de
conventions
86 4
-
0
111111I111111
197980 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92
Sources: lndice des prix
a ía consommation et
Travail Canada
Nota: Le secteur de Ia construction est inclus dans
/es conventions collectives en vigueur depuis
1983 seulernent.
branche d'activité révèle que seuls l'industrie
de la construction, les industries manufacturières, l'administration publique et les
Tableau 1
Repartition des travailleurs syndiques
selon Ia branche et le secteur d'activité
(moyenne de 1979 a 1992)*
%
Toutes les branches d'activité
Industries primaires
Industries manufacturières
Construction
Transports, communications et
autres services publics
Commerce, finances, assurances
et affaires immobilieres
Services socio-cuiturels, commerciaux
et personnels
Administration publique
Secteur public
Secteur privé
100
2
16
6
16
5
33
22
63
37
Source : Travail Canada
* La repartition des travailleurs a éU établie en
calculant Ia moyenne des travailleurs assujettis aux
conventwns en vigueur pour chaque bra nc he
d 'activité et secteur de 1979 a 1992. L Industrie de Ia
construction est incluse depuis 1983 seulernent..
44 / Autornne 1993 PERSPECTIVE
Hausse Variation
moyenne annuelle
de 1'IPC
de
salaire**
'000
ntationssaIariaIe
2-
Nombre
de travailleurs
couverts
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
959
1020
1014
1027
1022
1 053
1066
1 092
1115
1120
1129
1129
1134
996
2055
2114
2121
2136
2147
2259
2248
2356
2363
2 430
2462
2436
2604
2305
8,5
10,4
12,8
12,1
7,1
4,6
3,5
3,6
3,8
4,2
5,5
5,4
5,3
3,8
9,1
10,2
12,4
10,9
5,7
Moyenne
1 063
2 288
6,5
6,2
4,4
3,9
4,2
4,4
4,0
5,0
4,8
5,6
1,5
Source: Travail Canada
* Lndustrie de Ia construction est mc! use depuis 1983.
** Comprend les conventions sans et avec clause
d indemrziM de vie chére (P/C).
En 1991, l'instauration de Ia taxe sur
les produits et services a fait progresser le
taux d'inflation de 4,8 % en 1990 a 5,6 % en
1991. Au même moment, la hausse du taux
moyen de salaire de base a glisse sous VIPC.
Toutefois, les industries primaires, manufacturières, de la construction, et celles du
commerce, des finances, assurances et
affaires immobilières ont obtenu des
hausses au-dessus de l'IPC.
En 1992, chaque branche d'activité a
repris le dessus en profitant d'une augmentation salariale réelle grace au plus bas
taux d'inflation depuis 1979, soit 1,5 %. 0
L'auteure desire remercier Céline Laporte et Guy
Lalonde de Travail Canada pour les précieux
commentaires et suggestions apportes lors de Is
revision de cet article.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
L'évolution salariale des syncliqués - une note
Qu'en est-il de Ia situation des nonsyndiques?
Ii eat possible détablir un proffi de l'ensemble des
travailleurs en utilisant lea résultats de l'Enquete sur
l'activité (EA) de 1986 et 1990. Cette enquête-ménage
tient compte de tous les travailleurs syndiques, peu
importe Is genre et Is taille de leur convention
collective, ainsi que lea travailleurs non syndiques.
Elle permet de produire des donnees sur I'activité et
sur les caracteristiques des emplois occupés pendant
une année civile (jusqu'é cinq emplois). Aux fins de
cette étude, Is rémunération horaire moyenne de tous
lea emplois occupés durant l'année a eté établie pour
chaque année. II s'agit de la remuneration habituelle,
estimée sur une base horaire, pouvant inclure du
temps supplementaire, des pourboires, des primes et
des commissions en 1986.
En 1986 et 1990, dans chacune des branches
d'activit.e etudiées, lea travailleurs syndiques avaient
un taux horaire moyen supérieur aux travailleurs non
syndiques. En 1986, dans l'ensemble des industries, le
salaire horaire moyen des travailleurs syndiques
(13,21 $) dépassait de 28,5% celui des travailleurs non
syndiques (10,28 $). Cetecart salarial entre lea deux
groupes a legerement augmenté (a 29,5 %) entre 1986
et 1990 et plus particulièrement dans les branches
d'activité suivantes : les services socio-culturels,
commerciaux et personnels, ainsi que le commerce, lea
finances, assurances et affaires immobilières.
Durant cette courte période, l'augmentation
salariale reelle a tout juste permis aux travailleurs
syndiques de faire face a l'inflation (0,5 %) alors que
l'ensemble des non-syndiques perdait du terrain
(-0,3 %). La faible hausse salariale chez lea syndiques
est essentiellement attribuable a Ia branche d'activité
des services socio-culturels, commerciaux et personnels
(3,0 %).
De 1986 a 1990, les travailleurs syndiques de
toutes les industries visées par les grands reglements
salariaux (données de Travail Canada) n'ont obtenu
aucune augmentation salariale réelle comparativement a une trés faible hausse de 0,5 * pour lea
travailleurs syndiques faisant l'objet de I'Enquet.e sur
l'activite. Autrement dit, ces deu.x sources de données
traitant des travailleurs syndiques démontrent une
absence de gain reel significatif pour cette courts
période.
Pour obtenir des renseignements additionnels
sur 1'EA, veuillez communiquer avec Stephan Roller du
Groupe des enquëtes spéciales au (613)951-4625.
Rémunération horaire moyenne des travailleurs rémunérés selon leur branche
d'activité et leur appartenance a un syndicat, 1986 et 1990
Remuneration horaire
inoyenne
1986 1990
*
$de1986
Toutes les branches d'activité
Syndiques
Non-syndiques
Industries primaires
Syndiqués
Non-syndiques
Industries manufacturières
Syndiques
Non-syndiques
Construction
Syndiques
Non-syndiques
Transports, communications et autres services publics
Syndiques
Non-syndiques
Commerce, finances, assurances et affaires immobilières
Syndiques
Non-syndiques
Services socio-culturels, commerciaux et personnels
Syndiques
Non-syndiques
Administration publique
Syndiques
Non-syndiques
11,48
11,46
13,21
10,28
11,41
14,17
13,27
10,25
11,41
13,68
10,54
11,92
12,28
11,64
12,11
14,90
10,52
13,31
14,04
12,13
9,86
10,93
9,67
11,02
13,55
9,19
14,03
14,03
14,03
10,44
11,95
12,41
11,54
12,16
14,98
10,36
13,50
14,34
12,13
10,08
11,03
9,91
10,85
13,15
9,10
13,90
14,04
13,48
Variation
1986.1990
.0,2
0,5
-0,3
0,0
-3,5
1,0
-0,3
-1,0
0,9
-0,4
-0,5
1,5
-1,4
-2,1
0,0
-2,2
-0,9
-2,4
1,6
3,0
1,0
0,9
-0,1
4,1
Source: Enqute sur I 'activit
* Peut inclure du temps suppIérnenkire, des pourboires, des primes et des commissions.
Modifiee pour tenir compt.e de l'inflation.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001 F
Automne 1993
PERSPECTIVE I 45
L'évolution salariale des syndiques - une note
Notes
Ce pourcentage a eté calcule en etablissant Ia
moyenne des travailleurs syndiques couverts par les
grands règlements salariaux divisée par Ia moyenne des
travaiileurs rémunérés tirée des données de I'Enquête
sur Is population active pour Is période de 1979 a 1992.
Ces syndiques representaient plus de la moitié de
l'ensemble des travailleurs syndiques canadiens en
1992.
Les renseignements que l'on retrouve dans Source
des données proviennent de la publication Grands
reglements salariaux (Travail Canada, 1992) et plus
précisément des sections Rajustements de salaires
selon l'ensemble des conventions en vigueur. (p. 11 a
14) et .Notes techniques (p. 16 a 19).
Bibliographie
STATISTIQUE CANADA. Prix a to consommation et
indices des prix, publications diverses de 1979-1992,
catalogue 62-010. Ottawa.
TRAVAIL CANADA. Grands rEglements salariaux premier trimestre de 1992. Ottawa, 1992.
Statistiques chronologiques sur Ia population actiue,
catalogue 71-201. Ottawa, 1993.
46 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Quoi de neuf?
Vient de paraltre
Nouvelles données sur les adultes
n 'etantpas sur le marché du travail
La majorité (60 %) de ces inactifs étaient
ages de so a 69 ans, un peu plus du tiers
avaient de 25 a 49 ans, et le reste se
composait dejeunes de 15 a 24 ans.
Retrait6sde50à69ans
L'Enquéte sur les personnes n'étant pas sur
le marché du travail (EPPMT), supplement
de l'Enquête sur la population active de
novembre 1992, a été effectuée en vue d'en
savoir plus long sur ces personnes. Outre
l'information sur les caractéristiques demographiques et socio-économiques recueillie
dans le cadre de l'Enquete sur Ia population
active, 1'EPPMT offre des variables telles
que les activités courantes ne relevant pas
du marché du travail, les projets d'études et
d'emploi des jeunes qui sont inactifs et ne
frequentent pas un établissement d'enseignement, et les raisons entralnant Ia
retraite anticipée.
Les taux d'activité ont diminué
régulièrement ces dernières années, de sorte
qu'en novembre 1992 près de 7,4 millions de
Canadiens de 15 ans et plus étaient sans
emploi et ne cherchaient pas activement un
emploi. La moitié d'entre eux ont été exclus
de l'analyse parce qu'il s'agissait de personnes de plus de 69 ans, d'étudiants a temps
plein ou de personnes souffrant d'incapacité
permanente. L'analyse des données de
1'EPPMT diffusée dans le numéro d'avril
1993 de Ia publication La population active
porte donc sur les 3,7 millions de personnes
restantes.
• Près de 1,6 million de Canadiens de 50 a
69 ans étaient a la retraite; un peu plus
de la moitié d'entre eux avaient pris leur
retraite plus tot qu'ils l'avaient prévu.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Auoinne 1993 PERSPECTIVE / 47
• Plus du tiers (36 %) des personnes ayant
pris une retraite anticipée l'ont fait parce
qu'elles étaient malades, alors que 18%
ont quitté leur travail simplement parce
qu'elles souhaitaient arrêter de travailler. Les fermetures d'usines et les mises
a pied ont ete a l'origine de 14% des
autres retraites anticipées.
• Un peu plus du cinquième des personnes
ayant pris une retraite anticipée ont reçu
un montant forfaitaire ou une prime de
préretraite en plus des avantages réguhers du régime de retraite. Les hommes
étaient proportionnellement beaucoup
plus nombreux que les femmes a recevoir
un tel montant (30 % contre 12 %), tout
comme les travailleurs plus instruits.
• Les regimes de pensions offerts par
l'employeur et les regimes enregistrés
d'épargne-retraite (REER) coristituaient
une importante source de revenu pour
les hommes (68 %), mais non pour les
Quoi de neuf?
femmes (37 %). Près des trois quarts des
retraités touchaient des prestations du
Régime de pensions du Canada ou de
rentes du Québec et/ou de la Sécurité de
la vieillesse. Plus de quatre retraités sur
dix vivaient de leurs épargnes ou de leur
revenu de placements.
• Le revenu familial annuel était de moms
de 15 000 $ pour près du quart des
retraités et de 40 000 $ ou plus pour a
peu près le cinquième d'entre eux.
Femmes de 25 a 49 ans
• La grande majorité (85 %) des Canadiens
inactifs âgés de 25 a 49 ans étaient des
femmes. La plupart d'entre elles (69 %)
étaient mariées et avaient des enfants a
la maison tandis que 12 % étaient des
mères seules.
• Seulement 54 % de ces femmes (575 000)
avaient occupé un emploi au cours des
cinq années précédentes. Alors que 39 %
d'entre elles avaient été mises a pied de
leur dernier emploi, une proportion semblable (32 %) avaient quitté leur emploi
pour des raisons personnelles ou
familiales.
• Plus des trois quarts de l'ensemble des
femmes inactives ont déclaré un revenu
familial annuel de 15 000 $ ou plus. La
situation est toutefois bien différente
chez les mères seules : 78 % d'entre elles
avaient un revenu inférieur a 15 000 $
et, dans Ia piupart des cas, l'assistance
sociale était leur principale source de
revenu.
Hornmesde25à49ans
• Entre novembre 1989 et novembre 1992,
la plus forte augmentation d'inactifs a
ete enregistrée chez les hommes de ce
groupe d'age.
48 I Automne 1993 PERSPECTIVE • Parmi les 190 000 hommes qui n'étaient
pas sur le marché du travail, plus du
quart étaient malades ou souffraient
d'une incapacité, un autre quart attendaient un rappel au travail ou étaient
sur le point de commencer a exercer un
nouvel emploi et un cinquième jugeaient
qu'il n'y avait pas d'emplois disponibies
(travailleurs décourages).
• En novembre 1992, 38 % de ces hommes
recevaient des prestations d'assistance
sociale, 34 % touchaient une indemnisation des accidents du travail ou des
prestations d'assurance-chomage, et
19% étaient a la charge de leur famille
etiou vivaient soit de leurs épargnes soit
de leur revenu de placements. Pour près
de quatre hommes inactifs sur dix, le
revenu familial annuel était inférieur a
15000$.
Jeunes de 15à24ans
• Parmi les 191 000 jeunes de ce groupe
qui n'étaient pas sur le marché du
travail et ne frequentaient pas un etablissement d'enseignement (jeunes nonétudiants), 72 % étaient de sexe féminin.
• La garde de leurs propres enfants était
l'occupation principale de 42 % de ces
jeunes non-étudiants (surtout des jeunes
lilies). La tenue de la maison occupait
principalement 22 % d'entre eux et les
activités de loisirs, 17 %.
• En ce qui a trait aux projets d'avenir,
près de Ia moitié des jeunes nonétudiants avaient l'intention de reprendre leurs etudes, et six sur dix projetaient de chercher du travail. Le projet
de poursuivre des etudes n'éliminait pas
la recherche d'un emploi. En fait, les
jeunes qui nourrissaient ce projet ét.aient
plus portés a envisager la recherche d'un
travail que les autres.
Statitique Canada - Catalogue 75- OOIF
Quoi de neuf?
• Les trois principales sources de revenu
des jeunes non-étudiants étaient l'assistance sociale (42 %), la famille (26 %) et
l'assurance-chomage ou l'indemnisation
des accidents du travail (16 %).
Tous les faits saillants de l'Enquéte
sur les personnes n'étant pas sur le marché
du travail ont été publiés dans le numéro
d'avril 1993 de la publication La population
active (no 71-001 au catalogue). Pour plus de
details concernant cette enquéte, on peut
communiquer avec Jean-Marc Levesque au
(613)951-2301. 0
Comptes rendus de
conferences
Statistique Canada organise un
symposium traitant des conditions de
travail et de la famille
En septembre 1993, Statistique Canada
tiendra, en collaboration avec Travail
Canada, une conference d'une journée dont
le theme est une question complexe, soit le
maintieri d'un equilibre entre les obligations
professionnelles et familiales. Lors du
.cSymposium sur les conditions de travail et
la famille', il sera question des résultats de
l'Enquête sur les horaires et les conditions de
travail et d'autres données connexes de
Statistique Canada. On fera egalement
appel a l'experience de responsables de la
planification des politiques, de gestionnaires
des ressources humaines, de représentants
syndicaux et de salaries.
La matinée débutera par une tableronde sur le travail et la famille, du point de
vue des salaries et des employeurs. Cette
discussion sera suivie de la presentation des
résultats de l'Enquete de 1992 sur les
horaires et les conditions de travail. Pendant l'après-midi, des analystes de plusieurs
Stat stique Canada - Catalogue 75- 001F divisions de Statistique Canada communiqueront les résultats de leurs recherches
dans ce domaine. Le symposium se terminera par des etudes de cas traitant des
politiques et programmes touchant la
famille et le travail. Parmi les conférenciers
du secteur privé invites a prendre la parole
au symposium, on entendra des représentants de la Banque de Montréal, de Northern
Telecom Canada limitée, de la Banque
Royale du Canada, du Congrès du Travail du
Canada et du Conference Board du Canada.
Les représentants du secteur public viendront de Travail Canada et du Conseil du
Trésor du Canada ainsi que de Statistique
Canada.
Le Symposium sur les conditions de
travail et Ia famille' aura lieu le vendredi 24
septembre, a Statistique Canada, Ottawa.
Les droits d'inscription sont de 125 $ (plus
TPS). Les demandes de renseignements
peuvent ètre adressées a Penny Basset au
(613) 951-1906, a Ernest B. Akyeampong au
(613) 951-4624 ou par télécopieur au (613)
951-4179. 0
Compte rendu de la Conference
internationale sur le travail non
rémunéré
Depuis le milieu des années 70, Statistique
Canada s'est appliqué a élaborer des techniques permettant de mesurer le travail non
rémunéré. La recherche dans ce domaine
s'est accélérée ces dernières années en raison
de I'accroissement de Ia demande de ce type
de données.
En avril, Statistique Canada et
Condition feminine Canada ont organisé
conjointement une conference dont le but
était de discuter de Ia mesure et de
l'évaluation du travail effectué en dehors de
Péconomie de marché traditionnelle. Durant
ces trois jours, les discussions ont surtout
Automne 1993 PERSPECTIVE / 49
Quoi de neuf?
porte sur les aspects techniques des problèmes que posent l'élaboration et la mise a
l'essai de diverses méthodes et de différents
instruments d'enquète. Ii s'agissait d'établir
des kfaçons de faire pour définir le travail
non rémunéré, mesurer l'importance de ce
type de travail, en estimer la valeur et
établir un parallèle avec les mesures du
travail rémunéré.
Les presentations ont porte sur des
questions telles que les exigences des
utilisateurs et les besoins en données, de
même que sur la recherche en cours. Les
sujets traités en atelier incluaient le travail
non rémunéré et son introduction dans les
comptes nationaux, les techniques et les
instruments d'enquête pour mesurer le
travail familial et bénévole (incluant les
travaux domestiques ainsi que les soins
donnés aux enfants et aux personnes ágées)
et la repartition du travail rémunéré et du
travail non rémunéré effectués pour Ia
famille et la collectivité. La plus grande
participation, cependant, a été enregistrée
lors des ateliers sur la definition du travail
rémunéré et sur le choix des méthodes
d'évaluation.
Un compte rendu sommaire de la
scConférence internationale sur la mesure et
l'évaluation du travail non rémunéré* sera
bientOt disponible. Pour de plus amples
renseignements, communiquer avec Pat
Grainger au (613) 951-4578 ou par télécopieur au (613) 951- 2869.
Compte rendu d ne conference
portant sur une comparaison des
marches du travail durant les deux
dernières recessions
L'importance et l'impact a long terme de la
recession de 1990-1992 seront seulement
compris lorsqu'on aura pris un certain recul.
Dans l'espoir d'amorcer cette réflexion, le
50 / Automne 1993 PERSPECTIVE
Forum canadien de recherche sur Ia
situation de l'emploi (FCRSE) et le Groupe
de l'analyse des entreprises et du marché du
travail de Statistique Canada ont organise
conjointement, au debut de mars, une
conference sur les tendances du marché du
travail pendant les deux dernières récessions. Les exposés présentés par des
analystes du marché du travail appartenant
au milieu universitaire ainsi qu'au secteur
public ont attire près de 200 personnes.
Les principaux résultats des discussions
suivant les exposés se résument comme suit:
(1) La durée, si ce n'est l'étendue, de la
recession de 1990-1992 a entrainé la
perte d'un plus grand nombre d'emplois
que Ia recession des années 80.
(2) Les travailleurs âgés, les personnes
moms scolarisées et les hommes étaient
les plus touches.
(3) La durée de la période de chomage est un
important complement au taux de
chomage comme indicateur d'épreuves
individuelles.
(4) L'Ontario a porte le poids de la dernière
recession.
(5) Les taux de chômage des cols blancs et
des cols bleus étaient sensiblement les
mêmes durant les deux recessions (19811982 et 1990-1992).
(6) Une analyse préliminaire indique que Ia
quantite de pertes d'emplois et de mises
a pied permanentes est a peu près la
même pour les deux recessions.
(7) A Ia difference de la recession précédente, l'investissement des entreprises
en materiel et outillage était imposant
pendant le repli de 1990-1992.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Quoi de neuf?
(8) En comparaison avec les autres
recessions, les indicateurs de rendement
de la productivité pendant Ia recession
de 1990-1992 ne permettent pas d'interpréter clairement la situation.
Des exemplaires des exposés brièvement décrits ci-dessous sont disponibles en
anglais seulement, leurs titres français sont
donc des traductions libres. Pour vous les
procurer, veuillez communiquer avec
Darquise Langlois du Groupe de l'analyse
des entreprises et du marché du travail par
téléphone au (613) 951-8213 ou par
télécopieur au (613) 951-5643.
Miles Corak, Statistique Canada:
Variations cycliques dans la durée du
chomage'
L'auteur a établi une mesure de Ia durée
moyenne de Ia période de chômage des
nouveaux chômeurs. La statistique ainsi
obtenue permet aux analystes d'évaluer le
mouvement cyclique du marché du travail
par opposition au nombre de chômeurs
(provenant de l'Enquete sur Ia population
active). En 1990-199 1, la durée moyenne de
chémage était de 19,6 semaines, soit sensiblement la même qu'en 1981-1982, et Ce,
bien que le taux de chémage ait été moms
élevé en 1990-1991.
La durée de la période de chômage
enregistrée lors des deux recessions diffère
selon les sous-catégories de chômeurs. Par
exemple, les travailleurs plus âgés de même
que les travailleurs de l'Ontario ont ete plus
longtemps en chômage en 1992 qu'en 1983.
En fait, près des deux tiers de I'écart entre
les taux de chômage sont attribuables a des
differences dans la durée de chomage, le
reste étant cause par l'augmentation du
nombre de chômeurs. En outre, durant la
dernière recession, on a assisté a une double
Statistique Canada - Catalogue 75-001F
concentration de chômeurs selon la durée du
chomage : en 1990-1992, les chances de
trouver du travail dans les deux premiers
mois étaient plus grandes qu'en 1981-1982,
mais moms bonnes après trois mois de
chomage et plus. Autrement dit, même si la
durée moyenne de chomage était similaire, ii
y avait davantage de chômeurs en 1990-1991
dans les categories de travailleurs pour lesquelles on a enregistré de plus longues
périodes de chOmage. L'auteur en conclut
que les variations cycliques de Ia durée
moyenne de chomage s'expliquent par le
changement des taux de risque associés aux
sous-catégories, et non par des modifications
dans la composition de la population en
chomage.
Stephen Jones (McMaster University) et
Craig Riddell (University of British
Columbia): icMouvements bruts et
travailleurs margirtaux durant les deux
dernières récessions
Dans leur communication, les auteurs se
sont attaqués a une idée répandue, a savoir
que les deux dernières recessions présentent
des differences notables, celle de 1981-1982
s'étant caractérisée par sa gravité et celle de
1990-1992, par sa durée. Les auteurs ont
examine les variations du nombre de
personnes ayant trouvé un emploi et du
nombre de personnes en chomage ainsi que
du nombre de personnes étant entrées sur le
marché du travail ou l'ayant quitté, et ont
conclu que ces mouvements étaient legerement moms prononcés en 1990-1992 qu'en
1981-1982. Ils se sont egalement penchés
sur le cas des personnes en marge de la
population active, c'est-à-dire les personnes
qui auraient aimé travailler, mais qui ne
cherchaient pas d'emploi. II n'est pas
surprenant de constater que leur nombre
augmente en période de recession, mais cette
Auonrne 1993 PERSPECTIVE / 51
Quoideneuf?
augmentation a été moms importante en
1990-1992 qu'en 1981-1982. En outre, les
raisons pour lesquelles les personnes n'ont
pas cherché d'emploi se répartissaient
différemment en 1990-1992 : on a observe
une augmentation du nombre de personnes
qui iattendaient leur rappel au travail ou
qui invoquaient des iraisons personnelles ou
autres' et une diminution de la proportion
de travailleurs decouragés et de personnes
qui .attendaient une réponse a leurs
demandes d'emploi. Les auteurs concluent
que la iclocalisation geographique. constitue
Ia seule difference notable entre les deux
recessions, l'Ouest ayant essuyé le plus fort
de l'effondrement du marché du travail en
1981-1982 tandis qu'en 1990-1992 c'est Ia
region centrale du Canada qui a été la plus
durement touchée.
Peter Kuhn (McMaster University), Georges
Lemaitre (conseiller) et Garnett Picot
(Statistique Canada) Emploi, chômage,
:
mises a pied et embauches pendant les
recessions de 1981-1982 et 1990-1992.
La recession de 1990-1992 diffère de la
recession précédente a trois egards: la durée,
Ia reduction prématurée et prolongee de
l'emploi dans le secteur manufacturier et Ia
lente hausse de Ia productivité sans augmentation du niveau de l'emploi. Les auteurs ont
constaté que, au plus fort de la recession de
1990-1992, les indicateurs habituels (hausse
du taux de chomage, baisse du niveau de
l'emploi, augmentation des mises a pied et
ralentissement de l'embauche) semblaient
montrer que la crise persisterait plus
longtemps, mais qu'elle serait moms grave
que celle de 1981-1982. Cependant, la
probabilité pour un individu selon son age,
son sexe et son niveau d'instruction d'être en
chomage était plus grande et les effets
cumulatifs étaient plus pénibles du fait que
le ralentissement économique durait davantage, ce qui porte a croire que la recession de
1990-1992 a eu un impact plus important sur
le marché du travail.
52
/
Auiomne 1993 PERSPECTIVE
Contrairement aux observations
d'autres analystes, les auteurs de l'expose
affirment que les cols blancs n'ont pas
vraiment ete touches plus durement par la
recession de 1990-1992, étant donrié que les
pertes d'emplois de bureau et dans les
services ont ete compensées par des gains
dans Ia categorie des professions libérales et
des emplois semi-professionnels. Par rapport a l'ensemble du marché du travail, les
gestionnaires n'ont pas eté plus durement
frappés qu'ils ne l'avaient eté en 1981-1982;
en fait, Ia croissance de l'emploi a ete plus
forte chez les diplomés universitaires en
1990-1992. Les pertes d'emplois ont surtout
touché les cols bleus, qui représentaient
moms du tiers des travailleurs.
Dans l'ensemble de l'économie, les
employeurs ont davantage eu recours, en
1990-1992 qu'en 1981-1982, aux mises a pied
permanentes plutôt que temporaires. Le
secteur manufacturier a toutefois réagi différemment, maintenant sensiblement le même
rapport entre les mises a pied permanentes
et temporaires durant les deux recessions
(40 % de mises a pied permanentes et 60 % de
mises a pied temporaires).
Andrew Sharpe (Centre canadien du marché
dii travail et de Ia productivit) : iUne
comparaison du rendement de Ia
productivité de l'économie canadienne entre
le debut des années 80 et 90
L'auteur cite un rapport de I'OCDE selon
lequel la productivité canadienne a éte
icparticulièrement élevée en 1992, notamment dans le secteur manufacturier, et
signale que cette observation a été interprétée de deux facons différentes: pour
certains, l'économie canadienne est devenue
plus efficace, tandis que, pour d'autres, Ia
croissance de la productivité est normale a ce
stade d'une reprise et ne correspond
nullement a un changement structurel dans
l'économie. L'auteur établit une comparaison entre Ia productivité canadierine au
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Quoi de neuf?
debut des années 80 et au debut des années
90 et conclut que Ia seconde interpretation
est probablement plus juste. D'après lui, on
pourrait enregistrer des gains de productivité en 1993 et en 1994, mais la croissance
globale de Ia productivité du travail dans les
années 90 devrait être plus lente qu'elle ne
l'a ete dans les années 80.
Lucie Sanzson (Université Laval):
L'ensemble des changements sectoriels et
les deux dernières recessions canadiennes
L'auteure tente de determiner si la recession
de 1990-1992 a éte plus longue que celle de
1981-1982 en raison de l'augmentation de la
cadence des changements structurels. Elle
analyse les données sur l'emploi et le chémage pour voir si les differences observées
quant aux tendances de ces variables durant
les deux recessions sont attribuables a des
variations dans l'importance etiou Ia direction des change ments sectoriels.
L'auteure constate que les changements sectoriels de Ia demande d'emploi
n'ont pas été aussi importants pendant la
recession de 1990-1992 que pendant celle de
1981-1982, mais qu'ils sont néanmoins une
des principales causes du chomage. La
politique monétaire a egalement joué un
plus grand role sur le chOmage dans les
années 80 que dans les années 90, ce qui
explique en partie pourquoi les provinces de
l'Ouest (plus sensibles aux effets des
politiques monétaires) se sont tant ressenties de la recession de 1981-1982; en 19901992, l'Ontario a plus souffert de la recession
que les autres provinces.
Surendra Gera, David Caidwell et David
Ferguson (Industrie, Science et Technologie
Canada) : * Restructuration industrielle
dans le secteur manufacturier canadien:
une comparaison des recessions de 19811982et 1990-1991k
grande restructuration que celle qu'il a
connue dans les années 80, qu'il y a eu un
changement dans Ia façon de produire
(changement sur le plan des facteurs de
production) plutOt que dans les résultats
(changement sur le plan de la production) et
que la restructuration s'est réalisée plus
rapidement en 1989-1992 qu'en 198 1-1982.
Bien que toute recession ait tendance
a précipiter les changements structurels, les
auteurs estiment que le changement
observe dans le secteur manufacturier ajoué
un plus grand rOle pendant la période de
1989-1992 que durant celle de 1981-1982.
En outre, le dernier changement structurel
est different du fait qu'il a touché les facteurs
de production : la main-d'oeuvre a été
remplacée par le capital et les travailleurs
en demande sont plus scolarisés et très
qualifies. Ces changements relatifs aux
facteurs de production ont entramné un
accroissement de Ia productivité, phénomène
sans précédent dans une recession. Les
auteurs concluent egalement qu'une bonne
proportion [de ]a hausse du chomage] est
imputable aux problèmes de compétitivité
sous-jacents et au report des activités de
restructuration au debut des années 80. Ils
notent par exemple que, tandis que le
secteur manufacturier du Québec a entrepris
sa restructuration en 1981-1982, celui de
l'Ontario ne s'y est attaqué qu'en 1989-1992,
ce qui peut expliquer Ia gravité de la
recession dans cette province.
Des résumés des débats de la
conference sur le theme ,cUne comparaison
des marches du travail durant les deux
dernières récessions, organisée conjointement par Statistique Canada et le FCRSE,
sont egalement disponibles (en anglais
seulement) auprès du Groupe de l'analyse
des entreprises et du marché du travail.
Pour vous les procurer, veuillez communiquer avec Darquise Langlois au (613) 9518213 ou par télécopieur au (613) 951-5643. 0
Les auteurs concluent que le secteur
manufacturier subit actuellement une plus
Statistupse Canada - Catalogue 75-OOIF Automnel993 PERSPECTIVE / 53
A ceux
d'entre vous
.*
qui desirent
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sur le marchë
du travail
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la population active 1992 - un document (Ic rkrence
cr& specialement ii votre intention. Vous y trouvcrcz des
donnces dtailkes des sommaircs et des graphkucs
faciles a consultcr, des ventilations geographiqucs plus
détaillécs qu auparavant et davantage de variables et de
recoupements qu'ii fl'efl 1)arat thins ics nuincros mensucis
(Ic La population active.
Moyennes ann uelles Ie la popula tio?i
active 1992 porte Slit:
Un aper(;u (IC I emploi dans les gr)upcs majcurcs des
branches i)ioduct rices de hiens au cours de Ia période
19761 1992;
• les hcures perdues et l'ahsentéismc, ventilés par secteur
d'activité et province;
• lenipioi a plein temps Ct a tcmps particl, ventik par
secteur d'activité ct pfoViflCc;
• les professions dans Its regions nictrupolitaines et les
regions économiques;
• ics sectcurs (l'activité dans les regions metropolitaines
et ics regions econoni IqUCS;
• la participatu)n au rnarché du travail et les obligations
familiales scion La province;
• et bicn d'autres.
Moyennes annuelles de la population active 1992
est Un pivot dc l'approche (Ic Statistique Canada qui vise
a satisfaire les bcsoins de ses clients en matiêre
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catalogue) est offert a 39 S au Canada. 47 5 Us aux Etats-ETnis Ut i5 S IS
thins Ics autres pays.
Pour commander, priêre decrire ladressc suivantu Division tie Ia
commercialisation, Vente des puhlicatinim. Slmi ,, tiquc ( anada, Ottawa
(Ontario) K I A 0T6, Ou Commuiliquer avuc Ic celitic rcgwnal tic coiisuItition
de Statistiquc Canada Ic plus prochu )Iistc tics centres inclusc dans Ia prusun(e
publication.)
Pour accIérer Ic service, commander pr tckcopicur au (( 13) 95 I - I S84,
OU composer sans lr:iis Ic I -8O0-2-66 et titiliser Ia carte VISA nu
MasterCard
Th-
•1
Indicateurs des de l'emploi et du revenu
Les indicateurs suivants de l'emploi et du
revenu proviennent de 12 sources differentes qui incluent des données annuelles
publiées et non publiées. Ces indicateurs
paraissent régulierement dans chaque
numéro.
Lorsqu'elles sorit disponibles et aussitot que cela est possible, nous y ajoutons les
données annuelles les plus récentes. Ainsi
les indicateurs sont mis a jour et les
nouvelles données sont incorporées dans
chaque numéro. Un indicateur mis àjour ou
révisé depuis le dernier numéro est identifié
par un astérisque.
21.28 Enquête sur I'emploi, Ia rémunération et
lee heures de travail
Tirage: Mensuel
Personne ressource : Cindy Ingalls
(613) 951-4090
29-31
32-34
3545
Sources des données
Les indicateurs sont tires des sources suivantes:
1-11 & 15 La population active
Tirage Mensuel
Personne ressource Jean-Marc Levesque
(613) 951-2301
46-52
:
12-14
Les notes sue Is méthode utilisee pour obtenir
certains indicateurs paraissent a is fin du tableau.
:
Statistiques sur lee Commissions des
accidents du travail
Tirage Annuel
Personne ressource Joanne Proulx
(613) 951-4040
:
:
Indice de loffre demploi
Tirage Mensuel
Personne ressource André Picard
(613) 951-4045
:
:
19-20
Division des données régionales at
administratives
Enquéte sur Eabsence du travail
Tirage Annuel
Personne ressource Michael Sivyer
(613) 951-4598
:
18
Enquéte sur iequipement menager
Tirage : Annuel
Personne ressource : Michel Durnoulin
(613) 951-4635
53-54
:
17
Enquéte sur lee finances des
consommateurs
Tirage : Annuel
Personne ressource : Michel Duxnoulin
(613)951-4635
Enquéte sur Pactivité
Tirage Annuel
Personne ressou.rce Stephan Roller
(613) 951-4625
:
16
Travail Canada, grands règlements
salariaux
Tirage : Trimestriel
Contact: Information
(819)997-3117
Le revenu du travail (Revenu Canada,
Impôt, Enquéte sur l'emploi, Ia
rémunération et lee heures de travail et
autres enquétes)
Tirage : Trimestriel
Personne ressource : Ed Bunko (613) 951-4048
Statistiques sur l'Assurance-chômage
Tirage Mensuel
Personne ressource André Picard
(613) 951-4045
:
:
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Tirage : Annuel
Contact: Service a Is clientele (613)951-9720
Données complémentaires
Le tableau fournit 2 années de données pour
la plupart des indicateurs. Pour cet ensemble d'indicateurs, une série plus longue
(genéralement 10 ans) est disponible sur
imprimé ou disquette au coUt de 50 $. Une
explication plus élaborée des indicateurs est
egalement disponible. Cet ensemble de
données couvrant 10 années est mis a jour
trimestriellement. Pour plus de details,
communiquez avec Jeannine Usalcas au
(613) 951-6889 ou par telécopieur au (613)
951-4179.
Auomne
1993 PERSPECTIVE I 55
Indicateurs des de I mpIoi et du revenu
No
UniteAnnée Canada T.-N.L-P..E.N.-E.N.-B.
Marché du travail
1 Populationactive
1
1991
1992
13757
13797
0.3
-2,2
%
1991
1992
66,3
65,5
000
1991
1992
12340
12240
000
Variation
2 Tauxd'activité
3 Emploi
1
Variation
241
236
64
64
1,1
422
416
-1,4
327
331
55,3
53,6
65,1
65,8
61,3
59,9
58,6
59,0
197
188
53
53
371
361
286
289
-0,8
-4,4
0,1
-2,6
1,2
1,1
4 Pourcentagedepersonnesoccupees
travaillantaternpspartiel
%
1991
1992
16,4
16,8
12,3
13,5
16,2
16,4
17,0
17,5
15,3
15,6
5 Pourcentage de personnes travaillant
étempspartielmaissouhaitant
travailler a temps plein
%
1991
1992
27,7
32,5
59.1
62,1
39,3
43,4
38,6
45,5
39,8
45,9
000
1991
1992
1417
1556
9,9
44
48
7,2
11
11
6,2
51
55
7,8
42
42
1,9
%
1991
1992
10,3
11,3
18,4
20,2
16,8
17,7
12,0
13,1
12,7
12,8
%
1991
1992
4,6
5,5
9,3
10,2
6,3
7,3
5,2
6,0
5,2
5,4
%
1991
1992
9,1
9,7
17,0
19,0
16,9
17,4
10,5
10,9
11,8
11,5
-al'exceptiondesetudiantsaplein
temps
%
1991
1992
10,1
11,0
18,4
20,1
17,3
17,9
11,9
12,7
12,6
12,6
- y compris les membres A temps
plein des Forces armées canadiennes
%
1991
1992
10,2
11,2
18,3
20,1
16,7
17,6
11,7
12,8
12,5
12,6
-delapopulationactiveétempsplein
%
1991
1992
12,4
13,6
21,6
23,6
20,4
21,4
15,0
16,6
15,5
16,0
-delapopulationactiveatemps
partiel
%
1991
1992
11,8
14,1
16,2
21,7
10,2
12,0
13,9
16,7
13,6
15,6
-y compris les personnes en marge
delapopulationactive
%
1991
1992
11,0
12,1
22,2
24,4
18,4
18,7
13,0
14,1
14,8
14,8
10 Tauxdesous-utilisationbasesurles
heures perdues en raison de chômage
ou de sous-emploi
%
1991
1992
13,0
14,3
22,3
24,3
20,9
22,0
15,7
17,5
16,4
17,1
11 Pourcentagede personnesenchomage
depuis six mois ou plus
%
1991
1992
23,3
28,1
28,2
29,3
---
21,1
23,9
21,4
22,2
6 ChOmage
1
Variation
7 Tauxdechômageoificiel
Mesures alternatives du C homage
8 Enchômagependantl4semaines
ouplus,enpourcentagedela
population active
9 Tauxdechomage:
-des personnes responsables ou a la
tétedunefamilleavecdesenfants
de moms de 16 ans
Voir Notes et definitions a La fin du tableau.
56 / Automne 1993 PERSPECTIVE
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Aib.C.-B.YukonT.N..O. Annee UnitkNo
3392
3385
-0,2
5276
5286
0,2
541
535
-1,2
484
480
-1,0
1357
1370
1,0
1652..
1693..
2,5
..1991
..1992
63,4
62,5
68,3
67,3
66,9
66,0
67,1
66,6
72,5
71,9
66,4..
66,3..
..1991
..1992
2987
2953
-1,1
4770
4714
-1,2
494
484
-2,0
449
440
-1,9
1246
1240
-0,5
1489..
1517
1,9
..
..1991
1992
..
..
14,9
15,1
16,9
17,3
19,2
19,4
17,7
18,4
15,2
16,4
18,0..
18,0..
36,7
38,0
21,8
29,1
29,7
32,8
31,8
35,4
21,3
27,8
405
432
6.6
506
572
13,0
48
51
7,5
36
39
10,1
111
11,9
12,8
9,6
10,8
8,8
9,6
5,8
6,8
4,2
5,4
10,4
10,6
000
1
%
2
000
3
..1991
..1992
%
4
25,7..
27,9
..1991
1992
%
5
130
16,9
163..
176..
7,9
..1991
..1992
000
6
7,4
8,2
8,2
9,5
9,9..
10,4-.
..1991
..1992
%
7
3,9
4,0
2,8
3,4
3,0
3,8
4,1..
4,5..
..1991
..1992
%
8
8,3
9,1
7,4
8,1
6,6
7,3
7,5
8,5
9,0
9,1
11,9
12,6
9,3
10,3
8,7
9,2
7,2
8,0
8,0
9,3
9,7..
10,3..
..1991
..1992
11,9
12,7
9,5
10,8
8,7
9,5
7,3
8,2
8,2
9,4
9,8..
10,4
..1991
1992
3,
..
14,5
15,3
11,2
12,8
11,5
12,4
9,9
11,4
9,5
11,3
12,2..
12,8..
..1991
..1992
3,
13,1
15,3
11,6
14,8
11,0
12,9
10,5
9,6
11,1
13,1
10,6..
11,9..
..1991
..1992
13,3
14,2
9,9
11,3
9,3
10,2
7,9
8,8
8,5
9,9
10,2..
10,7..
..1991
..1992
3,
14,9
15,8
11,9
13,6
12,1
13,1
10,7
12,1
10,1
12,1
12,8..
13,3
..1991
1992
%
10
..
27,4
33,1
22,7
29,8
22,3
23,6
18,0
21,0
17,9
20,4
20,9..
22,5..
..1991
..1992
%
11
..
..
..
-.
1
..
..
1
..
..
..
..
..
..
1
9
1991
1992
..
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
Stati8tique Canada - Catalogue 75- 001 F
Auomne 1993 PERSPECTIVE /57
Indicateurs des de 1 'emploi et du revenu
No
UniteAnnéeCanadaT.-N.L-p.-E.N.-E.N.-B.
Autres indicateurs du marché
du travail
12 Hommesâgesdel6a69ans,
occupés a Un moment donné au
cours de l'annee
-enpourcentagedelapopulation
d'hommes Ages de 16 A 69 ans
FemmesAgeesdel6A69ans,
occupées a un moment donné au
cows de l'année
-enpourcentagedelapopulation
de femmes &gees de 16 A 69 ans
13 Hommes ages de 16 a 69 ans, en
chSmage A un moment donné au
cows de l'année
-enpourcentagedelapopulation
d'hommes Agesde 16 a 69 ans
FemmesAgeesdel6A69ans,en
chômage a un moment donné au
cows de l'année
-enpourcentagedelapopulation
de femmes Agees de 16 A 69 ans
1
000
1989
%
7707
158
37
241
197
85,8
81,3
87,0
83,5
82,1
1
000
1990
7635
83,9
154
79,4
36
85,8
234
80,2
197
81,3
1
000
1989
6364
124
32
197
164
69,2
63,9
74,6
64,4
66,0
%
1
000
1990
6354
68,4
122
62,9
31
72,2
195
63,2
161
64,6
1
000
1989
1 399
55
10
57
63
15,6
28,1
23,4
19,6
26,2
%
1
000
1990
1434
15,8
53
27,3
10
24,1
53
18,2
51
21,3
1
000
1989
1218
45
10
48
50
13,3
23,1
22,9
15,6
20,1
%
1
000
1990
1157
12,5
45
23,2
9
19,9
45
14,7
41
16,6
1
000
1989
1990
3897
3867
53
57
13
14
120
120
76
90
1
000
1989
1990
2613
2674
33
39
11
12
76
84
52
61
jours
1991
1992
9,4
9,2
10,6
10,7
8,0
7,9
9,7
9,0
9,4
8,9
%
1991
1992
6,3
5,6
5,0
4,1
4,8
4,0
5,6
5,4
6,5
6,0
17 Travailleurstouchantdesindemnités '000
d'accidents du travail pour des blessures entratnant use perte de tampa
1990
1991
594
521
10
9
3
2
13
13
13
12
-12,4
-9,1
-11,8
-1,1
-6,7
100
86
100
88
100
96
100
87
100
82
14 Travailleurs rémunérés a tampa
plein pendant touts l'annee
Travailleusesremunereesatemps
plein pendant touts l'année
15 Jours perdus pour cause de
maladie ou pour motifs
personnels, par travailleur
A temps plein et par année
16 Pourcentagedetravailleursremunérés absents pendantdeux
semaines consécutives ou plus,
pour cause de maladie ou d'accident
Variation
18Indicedel'offred'emploi(1991 = 100)
1991
1992
Vojr Notes et definitions ala fin du tableau.
58 / Automne 1993 PERSPECTIVE
Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Aib.C.-B.Yukon T.N.-O. Année UniteNo
1949
2939
294
267
731
894
..
..
83,4
81,1
84,7
84,8
87,8
94,9
..
..
1864
78,9
2927
86,4
298
85,1
272
87,4
745
88,1
909
84,4
..
..
..
..
1548
2466
251
226
623
733
..
..
64,1
72,1
70,8
71,3
75,2
68,5
1508
61,9
2481
71,6
253
71,3
221
71,5
628
74,9
754
68,8
438
389
59
43
130
18,7
11,7
17,0
13,7
446
18,9
453
13,4
57
16,2
343
371
14,2
1
000
1990
1
000
1989
1
000
1990
1
000
1989
1
000
1990
1
000
1989
1
000
1990
1
000
1
000
1
000
12
..
..
..
..
..
156
..
..
15,7
14,9
..
..
42
13,4
108
12,7
161
15,0
..
..
..
..
47
35
95
176
..
..
10,8
13,4
11,1
11,5
16,4
..
..
328
13,5
372
10,7
44
12,3
34
11,0
91
10,9
148
13,5
..
..
..
..
978
939
1570
1600
149
135
123
106
355
356
460
449
657
648
1081
1128
101
98
82
76
260
245
261
283
10,9
10,7
9,0
9,0
9,3
8,4
8,5
8,1
7,9
7,7
8,7
8,6
7,8
5,9
6,0
5,2
6,1
7,8
5,0
3,8
4,9
5,9
6,2
5,8
205
179
184
155
21
18
14
13
46
39
84
79
-12,7
-15,7
-15,3
-7,4
-15,6
-5,9
100
87
100
87
100
93
100
83
100
76
100
87
Voir Notes et definitions
1989
..
1989
..1990
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
1989
1990
13
14
1991
1992
jours
15
1991
1992
%
16
000
17
..11990
..11991
1
..-6,7
..
..
..
1991
..1992
18
a La fin du tableau.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 59
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
No
UniteAnnée Canada T.-N.t-P.-E.N.-E,N.-B.
Assurance-chômage
19 Nombredebéneficiaires
1
000
Variation
20 Beneficisiresordinairessanagains
declares
1
000
Variation
1991
1992
1991
1992
1365
1388
80
81
15
16
63
65
65
67
1,7
1,6
5,0
2,7
2,5
1024
1006
63
63
11
11
46
46
51
51
-1,8
0,0
4,4
-1,0
-1,0
531,58
549,80
499,24
510,65
429,29
444,70
476,30
491,10
480,62
494,39
340,98
350,43
381,96
391,31
386,97
395,51
Rémunération (y compris le
surtemps) et heures de travail
21 Rémunérationhebdomadaire
moyenne en dollars courants
$
Variation
22 Rémunérationhebdomadaire
moyenne en dollars de 1986
Variation
23 Rémunération hebdoniadaire
moyennedesernployes8alaries
en dollars courants
$
1991
1992
1991
1992
%
$
1991
1992
Variation
24 Rémunérationhebdomadaire
moyenne des employés salaries en
dollars de 1986
$
1991
1992
Variation
25 Rémunérationhebdomadaire
moyennedesemployesremuneres
a lheure en dollars courants
$
1991
1992
Variation
26 Rémweration hebdomadaire
moyenne des employee rémunérés
a I'heure en dollars de 1986
$
1991
1992
Variation
3,4
421,22
429,20
1,9
2,3
413,28
418,22
1,2
3,6
2,8
3,1
2,5
2,9
2,2
665,75
691,04
603,37
621,71
560,75
599,84
605,37
621,34
603,32
624,15
3,8
3,0
7,0
2,6
3,5
527,54
539,45
499,48
509,18
445,39
472,69
485,46
495,09
485,76
499,32
2,3
1,9
6,1
2,0
2,8
409,98
421,51
379,14
381,63
284,23
285,01
363,17
375,98
382,63
393,56
2,8
0,7
0,3
3,5
2,9
324,87
329,05
313,86
312,56
225,76
224,59
291,23
299,59
303,08
314,85
1,3
-0,4
-0,5
2,9
3,9
27 Nombremoyend'heuresdetravail
hebdomadairesdesemployés
rémunérés a l'heure
hres
1991
1992
30,8
30,5
33,8
33,5
31,0
30,4
31,6
31,7
33,3
33,1
28 Nombremoyend'heuressupple mentaires hebdomadaires des
employes rémunérés é l'heure
hres
1991
1992
0,9
0,8
1,2
0,9
0,4
0,3
0,6
0,6
0,7
0,7
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
60 / Automne 1993 PERSPECTIVE Stati8tique Canada - Catalogue 75-OO1F
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
UniteNO
Que.
Ont.
Man.
Sask.
Aib.
C.-B.
Yukon
T.N.-O,
Annbe
427
433
1,2
391
400
2,4
41
90
97
8,1
159
154
-2,7
2
2
-1,1
2
2
18,7
1991
1992
-2,4
30
31
2,8
330
322
-2.5
286
285
-0,5
28
26
-7,7
22
21
-1,0
67
69
2,9
116
108
2
2
15,2
1991
1992
'00020
-6,6
1
1
-4,0
518,50
537,13
3,6
555,83
578,30
4,0
477,90
488,56
2,2
465,33
472,35
1,5
532,04
546,59
2,7
534,88
549,09
2,8
634,28
677,86
6,8
705,85
714,13
1,2
1991
1992
$21
410,21
417,35
1,7
435,60
448,29
2,9
382,32
385,30
0,8
370,19
371,93
015
427,00
432,43
1,3
432,05
431,67
-0,1
..
..
1991
1992
$22
630,62
654,66
701,53
733,38
611,79
632,38
615,88
618,11
688,98
703,25
660,39
682,99
761,59
835,62
790,35
813,88
1991
1992
$23
3,8
4,5
3,4
0,4
2,1
3,4
9,7
3,0
498,91
508,67
549,79
568,51
489,43
498,72
490,04
486,70
552,95
556,37
533,43
536,94
..
..
..
1991
1992
$24
..
2,0
3,4
1,9
-0.7
0,6
0,7
..
..
413,58
429,49
424,56
436,08
358,49
365,83
327,46
336,67
377,07
387,98
433,80
441,91
467,01
494,62
583,65
576,41
1991
1992
$25
3,9
2,7
2,1
2,8
2,9
1,9
5,9
-1,2
327,20
333,71
332,73
338,05
286,79
288,51
260,51
265,09
302,62
306,95
350,40
347,41
..
..
..
1991
1992
$26
..
2,0
1,6
0,6
1,8
1,4
-0,9
..
..
31,8
31,5
30,8
30,6
30,2
30,0
28,0
28,3
29,5
29,3
29,4
29,2
31,3
31,0
33,5
33,1
1991
1992
hres27
0,8
0,7
0,9
0,9
0,7
0,7
0,7
0,7
1,3
1,1
0,9
0,8
1,9
2,2
3,4
2,6
1991
1992
hres28
40
1
00019
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Automne 1993 PERSPECTIVE / 61
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
NO
UniteAnnée CanadaT.-N.L-P.-E.N.-E.N.-B.
Grands règlements satariaux
29 Nombre de conventions
1991
1992
534
482
15
10
4
5
19
5
24
14
30 Nombred'employés 1000
1991
1992
1 331
1309
52
27
7
7
29
5
42
30
31 Augmentation effective des taux
de salaire de base
%
1991
1992
3,6
2,1
2,3
0,1
7,2
0,3
0,5
1,9
2,5
1,6
32 Revenu du travail en dollars $million
courants
Varuztion
1991
1992
379,0
345,3
-8,9
5,2
4,6
-11,3
1,2
1,1
-6,0
9,4
8,6
-84
7,5
7,0
-7,2
Revenu du travail
33
Revenudutravailparemploye
en dollars courants
Variation
$
1991
1992
35200
32500
-7,8
30200
28000
-7,3
26800
24900
-7,1
29100
27300
-6,3
30000
27200
-94
34
Revenu du travail par employé
endollarsde1986
Variation
$
1991
1992
27900
25400
-9,2
25000
22900
-8,2
21 300
19600
-7,8
23400
21700
-6,9
24200
21700
-10,1
35
Pourcentage du revenu net provenant
dun travail autonome par rapportau
revenu monétaire total
%
1990
1991
5,2
5,5
3,6
3,7
7,6
6,6
5,4
4,4
4,9
4,2
36 Remuneration moyenne des hommes
ayant travaille a temps plein durant
toute l'arinée
Variation
$
1990
1991
36900
38600
30000
33 400
27 100
30500
33 200
35300
32500
34700
4,6
11,2
12,8
6,2
6,9
37 Remuneration moyenne des femmes
ayanttravaillé a temps plein durant
toute l'année
Variation
$
24900
26800
21 900
24500
21 700
24700
24000
23200
21 400
23000
7,7
11,8
14,0
-3,1
7,4
1990
1991
67,6
69,6
73,0
73,4
80,0
80,8
72,1
65,8
65,8
66,1
Rémunération des personnes
ayant travaillé a temps plein
durant toute l'année
38 Pourcentagedelarémunerationdes
%
femmes par rapport a celle des hommes
1990
1991
Revenu de Ia fami He
39 Revenu moyen de Ia famille
$
1990
1991
51 600
53100
40800
41700
39700
42800
44400
45100
42400
44300
40 Revenumédiandelafamile
$
1990
1991
46100
46700
35300
36600
34900
38000
39900
39400
38100
38700
41 Revenu moyen des personnes
$
1990
1991
22600
22500
19200
18200
17700
16500
20000
19100
18400
19900
seules
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
62 / Automne 1993 PERSPECTIVE
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F
Indicateurs des de I mp1oi et du revenu
Qué.Ont.Man.Sask.Alb.C.-B.Yukon T.N.-O. Année Unite NO
104
84
154
169
41
17
5
8
43
43
56
66
450
464
269
343
75
19
11
13
56
76
72
170
3,2
1,2
5,8
2,4
2,4
2,4
4,4
3,4
5,3
3,6
5,0
3,3
88,1
78,5
-10,8
160,5
145,7
-9,2
12,3
11,3
-8,4
9,6
8,7
-8,7
36,9
34,3
-7,1
46,2
43,5
-5,9
33500
30200
-9,7
38000
35100
-7,6
29900
27900
-6,5
28100
26100
-7,1
34700
32500
-6,4
35800
33300
-6,8
26500
23500
-11,3
29800
27200
-8,6
23900
22000
-7,8
22300
20500
-8,0
27800
25700
-7,7
29900
26200
-9,3
4,5
4,3
5,4
5,7
5,3
6,7
8,7
10,3
5,9
6,4
4,9
5,5
35500
36700
39300
41500
30900
31900
28300
31900
36000
39300
39700
38700
3,3
5,6
3,4
12,8
9,3
-2,5
24400
25700
25900
29000
22400
23800
21300
22100
24100
25300
26500
27100
5,7
11,7
6,5
3,9
5,1
2,5
68,5
70,1
66,0
69,8
72,5
74,7
75,4
69,4
67,0
64,5
66,8
70,2
47200
48600
57000
58600
47200
46600
44200
45900
52000
55600
54400
54900
42000
42700
50900
52000
42900
41300
38400
40900
47200
48100
49200
50600
20300
20700
24800
24700
20200
20400
19800
20000
23800
23500
23900
22600
..
..
..
..
..
..
..
..
..
0,51,2
0,61,2
8,31,8
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
1991
1992
29
000
30
%
31
million
32
1991
1992
$
33
1991
1992
$
34
1990
1991
%
35
1990
1991
$
36
1990
1991
$
37
1990
1991
%
38
1990
1991
$
39
1990
1991
$
40
1990
1991
$
41
1991
1992
1
1991
1992
1991
1992
$
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF Au,tomne 1993 PERSPECTIVE / 63
Indicateurs des de I empIoi et du revenu
No
Unit4
Année
Canada
T.-N.
L.p.-.
N.-E.
N.-B.
42 Revenumédiandespersonnes
seules
$
1990
1991
17500
17300
13500
13100
13600
12200
16500
14700
13900
15100
43 Montant moyen des impôts sur le
revenu verses par les families
$
1990
1991
10200
10 500
6500
6700
6000
7000
7900
8 100
7200
7600
44 Revenu moyen de Is famille aprbs
impôtsurierevenu
$
1990
1991
41 400
42600
34300
35000
33 700
35800
36500
37000
35200
36700
-familles
%
1990
1991
12,1
13,1
14,3
16,4
10,2
9,9
12,0
12,9
12,7
12,3
-personnesseules
%
1990
1991
34,1
36,5
38,9
41,3
31,9
40,5
27,6
35,6
34,6
35,6
-personnes(population)
%
1990
1991
14,6
16,0
15,6
17,6
12,5
13,2
13,4
15,5
14,3
14,3
-enfants (moins de 18ans)
%
1990
1991
16,9
18,3
19,6
20,3
13,7
14,5
16,5
20,2
17,1
18,1
-personnesâgees(65ansetplus)
%
1990
1991
19,3
20,0
16,2
16,8
16,2
13,7
13,0
16,1
13,9
14,3
46 Nombre estimatif de logements et1000
menages
1991
1992
9873
10056
177
177
47
46
326
329
251
256
47 Revenumoyendumenage
$
1990
1991
45300
46100
38400
39200
35000
37700
39800
39800
38200
40200
-magnetoscope
%
1991
1992
68,6
73,8
67,8
74,6
59,6
69,6
67,8
75,4
66,5
73,4
-four micro-onde
%
1991
1992
73,5
76,0
65,0
68,9
63,8
69,6
72,4
76,9
72,5
76,2
-deux voitures ou plus
%
1991
1992
25,1
24,6
13,6
11,9
21,3
23,9
20,2
20,1
20,3
19,9
-fourgonnetteoucamionnette
%
1991
1992
22,2
26,8
34,5
36,2
31,9
32,6
25,8
28,9
30,3
34,0
-climatiseur
%
1991
1992
26,7
26,7
1991
1992
63,7
63,1
45 Pourcentage dont le revenu est inférieur
au seuil de faibie revenu (base 1986):
Menages et iogements
48 Pourcentage cle menages équipes des
articles suivants:
49 Pourcentagedelogementsoccupes
parlepropriétaire
%
--
--
--
--
3,7
4,9
6,4
6,6
78,5
78,5
70,2
69,6
71,8
71,4
76,5
75,4
Voir Notes et definitions ala fin du tableau.
64 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75-001F
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
Unite
No
1990
1991
$
42
10900....
10600....
1990
1991
$
43
43600
44300
1990
1991
$
44
Que.
Ont.
Man.
Sask.
Aib.
C.-B.YukonT.N.-O.
14500
15200
19800
20000
15800
16000
15300
14600
19200
19100
19000-.
18200
..
9600
10100
11500
11800
8500
8300
8100
8600
9900
11000
37500
38500
45500
46900
38700
38300
36100
37400
42100
44500
..
..
Année
45
14,5
15,9
9,8
11,2
14,4
17,1
14,0
13,4
12,9
13,1
11,9..
11,1
44,0
44,2
28,5
31,8
35,7
38,2
29,3
34,5
32,6
33,4
31,0
35,7
18,0
19,2
11,7
13,5
17,8
21,1
16,6
17,1
15,4
15,9
14,6
15,1
18,1
19,7
14,7
17,0
22,0
26,9
20,4
21,0
28,8
26,1
15,8
18,0
19,8
21,4
2618
2656
3585
3647
40500
41600
50600
51500
..
..
..
..
..
1990
1991
1990
1991
..
..
..
..
1990
1991
18,3
18,7
16,9
14,5....
1990
1991
*
10,0
11,0
19,2
18,7
18,0....
20,7
1990
1991
*
..
389
396
359
359
898
912
1225....
1278....
1991
1992
'000
46
40500
39700
38200
39600
46200
48700
1990
1991
$
47
..
..
..
47100
46000
..
..
..
..
48
64,9
69,1
71,0
76,8
66,3
71,2
64,3
69,4
72,6
78,4
68,8....
73,3....
1991
1992
70,6
72,9
73,8
77,7
75,1
75,5
78,6
81,3
80,2
81,0
74,0
73,6....
1991
1992
21,4
20,9
27,4
27,9
26,0
22,2
23,1
21,7
28,8
28,4
27,5
25,0
12,8
17,4
18,2
23,3
27,0
31,1
40,9
44,6
38,3
43,4
15,2
14,0
48,0
48,6
45,0
49,0
32,3
34,3
10,1
10,0
56,8
55,0
64,1
63,9
68,4
67,4
72,4
71,6
64,4
65,5
..
..
..
..
..
..
1991
1992
30,7
35,1....
1991
1992
..
..
..
1991
1992
*
65,1
65,7....
1991
1992
%
8,5
7,5
..
..
..
..
49
Voir Notes et definitions a Ia fin dii tableau.
Statistique Canada - Catalogue 75- OOIF
Auto in ne 1993
PERSPECTIVE I 65
Indicateurs des de I 'emploi et du revenu
No
Unite
Année
Canada
T..N.
L-P.-E.
N.-E.
N.-B.
50 Pourcentagedelogementsoccupes
par le propriétaire non grevés d'une
hypotheque
%
1991
1992
51,3
50,6
71,2
68,3
60,6
53,1
56,8
57,0
56,2
56,0
51 Pourcentagedelogementsoccupes
nécessitantdesreparationspar
rapport au nombre total de
logements occupés
%
1991
1992
24,5
26,7
30,5
31,1
27,7
28,2
31,9
34,3
34,7
32,4
52 Loyermédianenpourcentagedu
revenu
%
1991
1992
21
22
16
16
23
23
21
22
20
19
1
000
1990
18450
372
86
606
496
1
000
1990
1990
1990
1990
18407
454 628
19100
100,0
371
6897
13800
72,3
86
1 662
15400
80,6
604
12939
16500
86,4
495
9904
15300
80,1
000
1990
1990
14255
348 535
292
5577
68
1 267
455
9830
372
7590
1
000
1990
1990
1990
1990
14028
336320
19300
100,0
279
4769
10700
55,4
67
1122
11800
61,1
445
9236
16300
84,5
363
6944
14300
74,1
1
000
53 Proffi de revenu de La population
active
Nombre de déclarants a l'impôt
Revenu:
Nombre
Montant
Mediane
Indicecanadien
$ million
$
%
Revenu de la population active:
Nombre
Montant
$ million
Revenu d'emploi:
Nombre
Montant
Médiane
Indicecanadien
$ million
$
%
Revenu d'emploi autonome:
Nombre
Montant
$ million
1990
1990
1 874
20724
31
238
12
104
52
660
35
344
Prestations d'Assurance-chômage:
Nombre
1 000
Montant
$ million
Indicecanadien
%
1990
1990
1990
3044
12215
100,0
809
467,2
144
28
145
355,4
134
594
177,1
131
646
256,5
1
Vojr Notes et definitions a La fin du tableau.
66 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
Indicateurs des de I mpIoi et du revenu
Que.
Ont.
Man.
Sask.
Aib.
C.-B.
47,5
47,3
50,2
48,0
55,3
56,2
63,1
60,3
48,8
47,9
52,0
54,5
21,1
25,1
24,0
25,4
29,6
32,1
25,9
30,6
28,2
28,7
23,0
24,8
20
20
22
23
21
23
22
21
21
21
24
25
Yukon
T.N.-O.
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
Unite
No
1991
1992
%
50
1991
1992
%
51
1991
1992
%
52
Année
53
4693
6888
757
642
1660
2202
18
30
1990
4681
104854
17400
91,1
6873
187842
21400
112,0
756
16321
16800
88,0
640
13574
16300
85,3
1656
42208
19500
102,1
2198
57057
20000
104,7
18
479
22800
119,4
30
889
21600
113,1
1990
1990
1990
1990
1 000
$million
3517
81426
5409
144240
559
11878
490
9602
1364
33255
1686
42637
16
426
27
807
1990
1990
1 000
$million
3444
77460
18500
95,9
5350
141121
21500
111,4
549
11515
16800
87,0
484
9315
14600
75,6
1347
32440
19100
99,0
1658
41208
20000
103,6
15
404
22200
115,0
27
785
23400
121,2
1990
1990
1990
1990
1 000
$million
340
4258
675
8585
101
824
137
985
239
1830
248
2864
2
17
2
15
1990
1990
1 000
$million
942
3966
141,0
889
3119
60,9
103
363
86,8
82
286
84,6
221
815
69,1
360
1429
95,6
4
21
146,6
5
23
80,2
1990
1990
1990
1 000
$million
1
000
$
$
Vojr Notes et definitions ala fin du tableau.
Statistique Canada - Catalogue 75- 001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 67
Indicateurs des de 1 mploi et du revenu
Unite
Année
Canada
T.-N.
L-P.-E.
N.-E.
N.-B.
$ million
$ million
1990
1990
68543
336320
1758
4769
397
1122
2572
9236
2176
6944
%
%
1990
1990
20,38
100,0
36,87
180,9
35,41
173,7
27,85
136,7
31,34
153,8
Prestations d'Assurance-chomage:
Montant
$ million
%
Contribution au RDE
1990
1990
12215
3,63
809
16,96
145
12,90
594
6,43
646
9,31
Allocations familiales:
Montant
Contribution au RDE
$ million
%
1990
1990
2577
0,77
63
1,32
14
1,22
87
0,94
74
1,06
Credit pour taxe fédérale
sur les ventes:
Montant
Contribution au RDE
$ million
%
1990
1990
1 708
0,51
47
0,98
9
0,85
64
0,69
56
0,81
Créditd'impét pour enfants:
Montant
Contribution au RDE
$ million
%
1990
1990
2 128
0,63
65
1,37
14
1,26
80
0,86
72
1,04
Sécurité de Is vieillesae:
Montant
Contribution au RDE
$million
1990
1990
9921
2,95
166
3,47
50
4,48
343
3,72
269
3,88
Pensions de RPC/RRQ:
Montant
Contribution au RDE
$million
1990
1990
12008
3,57
176
3,70
49
4,41
435
4,71
306
4,41
Autres pensions:
Montant
Contribution au RDE
$million
1990
1990
16164
4,81
203
4,25
60
5,34
590
6,39
386
5,55
No
54 Profit de rapport de
dependance économique
Paiements de transferts:
Montant
Revenud'emploi
Rapport de dependance
économique(RDE)
Indicecanadien
%
%
%
Voir Notes et definitions a La fin du tableau.
68 / Automne 1993 PERSPECTIVE Stati8tique Canada - Catalogue 75- OOIF
Indicateurs des de I ¶emploi et du revenu
Que.Ont.Man.Sask.Aib.C.-B.YukonT.N.-O.AnneeUniteNo
54
17488
77460
25075
141121
2979
11515
2401
9315
5003
32440
8576
41208
46
404
71
785
1990
1990
22,58
110,8
17,77
87,2
25,87
126,9
25,77
126,4
15,42
75,7
20,81
102,1
11,32
55,5
9,10
44,7
1990
1990
3966
5,12
3119
2,21
363
3,15
286
3,07
815
2,51
1429
3,47
21
5,32
23
2,91
1990
1990
633
0,82
913
0,65
111
0,97
110
1,18
267
0,82
295
0,72
3
0,71
8
0,99
1990
1990
467
0,60
552
0,39
85
0,74
76
0,81
155
0,48
193
0,47
1
0,35
3
0,37
1990
1990
$ million
555
0,72
647
0,46
111
0,96
116
1,25
226
0,70
232
0,56
2
0,55
8
0,98
1990
1990
$million
2411
3,11
3711
2,63
506
4,40
445
4,78
707
2,18
1306
3,17
3
0,72
4
0,54
1990
1990
$million
2 835
3,66
4824
3,42
523
4,54
454
4,87
849
2,62
1 549
3,76
4
1,08
4
0,48
1990
1990
$ million
3 274
4,23
6877
4,87
645
5,60
529
5,68
1205
3,72
2383
5,78
7
1,63
5
0,67
1990
1990
$ million
Voir Notes et definitions
$million
$million
$million
$ million
*
*
a la fin du tableau.
Stati8tique Canada - Catalogue 75- 001F Automne 1993 PERSPECTIVE / 69
Indicateurs des de 1 emp1oi et du revenu
Notes et definitions
lea
No
Personnes agees de 15 ans et plus qui sont
occupées ou chômeurs.
2Population active en pourcentage de Is
population de 15 ans et plus.
4Personnes qui travaillent habituellement moms
de 30 heures par semaine.
7Chômeurs en pourcentage de la population
active.
8Ce taux et ceux des indicateurs 9 et 10 sont
expliques dans L'emploi et le revenu en
perspective (n° 75-OO1F au catalogue), hiver
1992, p. 35-43.
a
29Les renseignements sont extraits des
conventions collectives visant 500 travailleurs
ou plus. Les données totales incluent les
conventions relevant de Is loi federale sur lea
relations de travail ainsi que les conventions
comprenant deux provinces ou plus.
32Le revenu du travail comprend Ia rémunération et lea salaires bruts (y compris les frais,
primes, commissions, gratifications, allocations
imposables et les payes rétroactives du
directeur) ainsi que le revenu supplementaire
du travail (paiements que fournit lemployeur
au benefice de l'employé, y compris lea
contributions aux plans de sante, de bien-être,
de regimes de retraite, dindemnisation des
travailleurs et dAssurance-chomage).
9Population active temps plein : comprend lea
personnes qui travaillent a temps plein, celles
qui travaillent a temps partiel involontairement et les chômeurs la recherche d'un emploi
a temps plein.
33Le revenu du travail par employe eat calculé a
l'aide des estimations de l'EPA des travailleurs
rémunérés excluant les absents sans salaire
pendant Ia semaine de référence,
Population active a temps partiel comprend les
personnes qui travaillent A temps partiel
volontairement et les chômeurs a Ia recherche
d'un emploi a temps partiel.
45Pour une explication de Is methodologie sousjacente A Is limite de faible revenu, voir
Rparhtion du reveau au Canada selon Ia taille
du revenu, (0 13-207 aucatalogue).
En marge de Is population active : personnes
qui ne cherchent pas d'emploi parce qu'elles
croient qu'il n'y a pas de travail disponible ou
parce quelles attendent un rappel ou que des
employeurs leur répondent.
53.54 Les données sont tirées des declarations é
Iimpôt de revenus des particuliers remplies au
printemps de l'annee suivant l'année de
référence. Les adresses postales macrites sur
lea declarations servent a identifier la province
d'origine.
a
10Le taux montre le nombre d'heures perdues en
raison du chômage (le nombre de chômeurs
multiplié par le nombre moyen d'heures
hebdomadaires actuellement travaillees) et du
sous-emploi (soit, des horaires de travail de
courte duree et du travail
temps partiel
involontaire) en pourcentage du nombre
d'heures travaillées plus le nombre d'heures
perdues.
a
70 / Automne 1993 PERSPECTIVE Statistique Canada - Catalogue 75- OO1F
A venir
Voici un aperçu de quelques-unes des etudes qui paraltront clans lesprochains numéros de
L'emploi et Ic revenu en perspective.
• Une entrevue avec Laurence E. Coward
M. Pension Canada discute de plusieurs points stir la retraite qui touchent lea employeurs, las travailleurs et
lea retraités.
•Lea jeunes qui ne complètent pas leurs etudes secondaires
La transition entre le milieu scolaire et celui du marche du travail peut savérer difficile, particulierement pour
lea jeunes qui quittent le secondaire avant d'avoir gradue. Cette étude traite de leur situation sur le marché du
travail et de leur revenu.
•Lea dangers via-a-via de l'environnement
Plnsieurs conditions de I'environnement dans le milieu de travail, y compris le très populaire syndrome des
edifices hermetiques, ont ete associées des problemes de sante. Cet article analyse Is frequence et le niveau
dexposition aux dangers possibles tels que rapportés par les travailleurs de diflérentes professions.
a
•REER - changements aux règles et augmentation remarquable
Des revisions importantes stir le plan fiscal pour l'epargne.retraite sont entrées en vigueur en 1991. Cette étude
examine quel montant de cotisation maximale au REER était disponible, quelle part du montant a ete utilisée,
et qu.i ét.aient lea cotisants.
•La formation des personnes ayant perdu leur emplol
a
Cette note examine la formation entreprise par les travailleurs ages de 25 54 ans qui ont perdu leur emploi ou
qui ont été mis pied. Elle compare également lea caractéristiques de ces personnes avec celles des chOmeurs qui
ont perdu leur emploi et qui n'ont pas entrepris deformation au cows de l'année de reference.
a
•La formation salon Ia profession
Plusieurs professions changent rapidement et les personnes qui les occupent doivent acquerir de nouvelles
habiletés pour arriver satisfaire les demandes du marché du travail. Cet article analyse Is formation offerte
par lea employeurs selon Is profession.
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Statistique Canada - Catalogue 75- 001F Auomne 1993 PERSPECTIVE / 71
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