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P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
GEOTHERMIQUES EN HABITAT
INDIVIDUEL
et mise en service
SSSSSS
SSSSSSSS
N N N N
POMPES À CHALEUR
Installation
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
ÉDITO
L
e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SUEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QUALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTU, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTU aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTU. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Neuf
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
1 - Domaine d’application................................................................ 8
2 - Références............................................................................................. 9
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 9
2.1.1. • Réglementation applicable pour les installations de pompe à chaleur...... 9
2.1.2. • Réglementation applicable en géothermie................................................. 10
2.2. • Références normatives.............................................................................................. 13
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 15
3 - Définitions........................................................................................... 16
4 - Description des systèmes....................................................... 19
4.1. • Pompe à chaleur eau glycolée/eau avec capteurs enterrés horizontaux............... 20
4.2. • Pompe à chaleur eau glycolée/eau avec capteurs enterrés verticaux................... 20
4.3. • Pompe à chaleur sur nappe aquifère........................................................................ 21
5 - Installation de la pompe à chaleur.................................. 23
5.1. • Implantation en local spécifique............................................................................... 23
5.1.1. • Emplacement................................................................................................. 23
5.1.2. • Installation..................................................................................................... 24
5.1.3. • Ventilation du local technique...................................................................... 25
5.2. • Points de contrôle...................................................................................................... 26
5.2.1. • Conformité au dossier de conception......................................................... 26
5.2.2. • Implantation de la pompe à chaleur........................................................... 27
5.2.3. • Dispositions particulières pour pompe à chaleur en local technique....... 27
Neuf
6 - Installation des capteurs enterrés................................... 28
4
6.1. • Les capteurs horizontaux........................................................................................... 28
6.1.1. • Stockage des tubes....................................................................................... 28
6.1.2. • Préparation du terrain................................................................................... 28
6.1.3. • Disposition des tubes................................................................................... 29
6.1.4. • Tuyauteries de liaison entre collecteurs et pompe à chaleur..................... 31
6.1.5. • Pénétration dans le bâtiment....................................................................... 31
6.1.6. • Essai sur le circuit capteurs enterrés........................................................... 32
6.1.7. • Calfeutrement................................................................................................ 32
6.1.8. • Remblaiement............................................................................................... 33
6.1.9. • Points de contrôle......................................................................................... 35
6.2. • Les sondes géothermiques verticales...................................................................... 35
6.2.1. • Stockage des tubes....................................................................................... 35
6.2.2. • Préparation du chantier................................................................................ 36
6.2.3. • Réalisation des sondes géothermiques verticales..................................... 36
6.2.4. • Cimentation................................................................................................... 38
6.2.5. • Tuyauteries de liaison entre sondes géothermiques et collecteurs.......... 40
6.2.6. • Tuyauteries de liaison entre collecteurs et pompe à chaleur.................... 40
6.2.7. • Pénétration dans le bâtiment....................................................................... 41
Conception : LENOX – Illustrations : COSTIC – Éditeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-340-6
7.1. • Stockage des tubes..................................................................................................... 43
7.2. • Préparation du chantier.............................................................................................. 43
7.3. • Réalisation du forage................................................................................................. 44
7.3.1. • Généralités..................................................................................................... 44
7.3.2. • Cimentation................................................................................................... 45
7.3.3. • Développement............................................................................................. 46
7.3.4. • Pompage d’essai........................................................................................... 46
7.3.5. • Protection de la tête de forage..................................................................... 47
7.3.6. • Pompe de forage........................................................................................... 47
7.3.7. • Réseau hydraulique de liaison avec la pompe à chaleur............................ 48
7.3.8. • Pénétration dans le bâtiment....................................................................... 50
7.3.9. • Calfeutrement................................................................................................ 50
7.3.10. • Remblaiement de la tranchée..................................................................... 50
7.3.11. • Points de contrôle........................................................................................ 51
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
7 - Réalisation des forages sur nappes................................ 43
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
6.2.8. • Contrôle après raccordement à la pompe à chaleur.................................. 41
6.2.9. • Calfeutrement............................................................................................... 41
6.2.10. • Remblaiement de la tranchée.................................................................... 41
6.2.11. • Points de contrôle........................................................................................ 42
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8 - Composants hydrauliques..................................................... 52
8.1. • Disconnecteur............................................................................................................. 52
8.1.1. • Montage du disconnecteur........................................................................... 53
8.1.2. • Mise en œuvre............................................................................................... 54
8.2. • Soupape de sécurité.................................................................................................. 55
8.3. • Circulateur.................................................................................................................. 56
8.4. • Volume tampon.......................................................................................................... 58
8.5. • Vase d’expansion....................................................................................................... 58
8.6. • Tuyauteries hydrauliques........................................................................................... 59
8.6.1. • Indications générales.................................................................................... 59
8.6.2. • Passage des parois intérieures.................................................................... 61
8.6.3. • Compensation des dilatations..................................................................... 62
8.6.4. • Liaisons aux appareils.................................................................................. 62
8.6.5. • Collecteurs pour passage des tubes en dalle............................................. 63
8.6.6. • Supportage.................................................................................................... 64
8.6.7. • Tuyauteries enterrées.................................................................................... 65
8.6.8. • Stockage et transport................................................................................... 65
8.6.9. • Calorifuge des tuyauteries apparentes (non noyées dans le béton)........ 66
8.7. • Calfeutrement des traversées de parois extérieures............................................... 67
8.8. • Collecteurs de distribution........................................................................................ 67
8.9. • Points de contrôle...................................................................................................... 67
8.9.1. • Eléments principaux de la distribution hydraulique.................................. 68
8.9.2. • Les tuyauteries.............................................................................................. 68
8.9.3. • Le calorifuge.................................................................................................. 69
9.1. • Planchers chauffants ou chauffants-rafraîchissants................................................ 70
9.1.1. • Réseau de tubes............................................................................................ 70
9.1.2. • Enrobage........................................................................................................ 71
9.1.3. • Mise en chauffe............................................................................................. 72
9.2. • Unité terminale à eau 2 tubes (ventilo-convecteurs).............................................. 73
9.2.1. • Pose d’une unité terminale verticale........................................................... 73
9.2.2. • Pose d’une unité terminale horizontale...................................................... 73
9.2.3. • Raccordement hydraulique.......................................................................... 74
9.2.4. • Evacuation des condensats......................................................................... 75
9.3. • Radiateurs................................................................................................................... 76
9.4. • Points de contrôle...................................................................................................... 76
Neuf
9 - Emetteurs............................................................................................ 70
5
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
9.4.1. • Plancher chauffant ou chauffant – rafraîchissant........................................ 76
9.4.2. • Ventilo-convecteurs...................................................................................... 76
9.4.3. • Radiateurs..................................................................................................... 76
10 - Branchement et raccordements électriques......... 77
10.1. • Circuits spécialisés................................................................................................... 78
10.2. • Canalisations électriques......................................................................................... 78
10.3. • Sectionnement......................................................................................................... 79
10.4. • Identification des circuits......................................................................................... 79
10.5. • Section des conducteurs......................................................................................... 79
10.6. • Protection complémentaire contre les contacts directs........................................ 79
10.7. • Choix du courant assigné des interrupteurs différentiels..................................... 80
10.8. • Dispositifs de protection contre les surintensités................................................. 80
10.9. • Conducteur de protection........................................................................................ 80
10.10. • Points de contrôle................................................................................................... 81
11 - Régulation........................................................................................ 82
11.1. • Sonde de température extérieure............................................................................ 82
11.1.1. • Emplacement................................................................................................ 82
11.1.2. • Pose............................................................................................................... 83
11.1.3. • Calfeutrement............................................................................................... 83
11.2. • Sonde de température d’eau................................................................................... 84
11.2.1. • Emplacement............................................................................................... 84
11.2.2. • Pose.............................................................................................................. 85
11.3. • Sonde de température ambiante............................................................................. 86
11.3.1. • Emplacement............................................................................................... 86
11.3.2. • Pose.............................................................................................................. 87
11.4. • Points de contrôle..................................................................................................... 88
11.4.1. • Régulation.................................................................................................... 88
11.4.2. • Emplacement et pose des différentes sondes.......................................... 88
12 - Mise en service............................................................................. 89
Neuf
12.1. • Mise en eau............................................................................................................... 89
12.1.1. • Nettoyage de l’installation.......................................................................... 89
12.1.2. • Remplissage du circuit de chauffage......................................................... 90
12.1.3. • Utilisation d’antigel..................................................................................... 90
12.1.4. • Remplissage du circuit capteurs enterrés................................................. 91
12.2. • Autocontrôle de l’installation.................................................................................. 92
12.3. • Repérage de l’installation........................................................................................ 92
12.4. • Essais........................................................................................................................ 93
12.4.1. • Essais sur le circuit capteurs enterrés....................................................... 93
12.4.2. • Essais sur le circuit forage sur nappe....................................................... 93
12.4.3. • Essais sur le circuit plancher...................................................................... 94
12.4.4. • Essais sur la pompe à chaleur................................................................... 94
12.4.5. • Essais sur les ventilo-convecteurs............................................................ 95
12.4.6. • Essais sur les radiateurs et convecteurs à eau......................................... 95
12.5. • Réglages et équilibrage hydraulique...................................................................... 95
12.5.1. • Réglages sur le circuit d’alimentation des capteurs enterrés.................. 96
12.5.2. • Réglages sur les circuits de distribution................................................... 96
12.5.3. • Paramétrage du régulateur........................................................................ 97
12.6. • Contrôle du bon fonctionnement de l’installation complète................................ 97
12.7. • Mise en main de l’installation.................................................................................. 97
6
13 - Informations et conseils à l’utilisateur...................... 99
13.1. • Obligations d’entretien et de maintenance............................................................ 99
13.2. • Préconisations d’un entretien et d’une maintenance........................................... 99
13.3. • Spécificités de l’installation.................................................................................. 100
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE POUR LA
VERIFICATION DE L’INSTALLATION (LISTE NON EXHAUSTIVE)........... 102
ANNEXE 2 : LONGUEURS MAXIMALES DES LIAISONS ELECTRIQUES........ 108
ANNEXE 3 : EXEMPLE DE FICHE DE RAPPORT DE MISE EN SERVICE........... 111
PROGRAMME
14 - Annexes.............................................................................................101
Neuf
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
7
Domaine d’application
PROFESSIONNELS
1
PROGRAMME
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Ces Recommandations professionnelles concernent les installations
de pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique, eau glycolée/eau ou eau/eau de puissance calorifique inférieure à 50 kW destinées au chauffage ou au chauffage-rafraîchissement de l’habitat individuel, lors d’une installation neuve.
Elles fournissent les prescriptions relatives à l’installation et à la mise
en service mais également à la mise en main à l’utilisateur en décrivant les informations et les conseils à apporter à ce stade.
Ces recommandations portent sur la pompe à chaleur (PAC) et son
appoint mais aussi sur les composants du circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume tampon…) ainsi que sur les émetteurs et
la régulation.
Les émetteurs alimentés peuvent être des radiateurs, des planchers
chauffants ou chauffants-rafraîchissants ou des unités terminales à
eau deux tubes (ventilo-convecteurs).
Sont également traitées les spécifications des raccordements hydrauliques et électriques.
Ces recommandations traitent également des capteurs enterrés horizontaux (en décapage ou en tranchées), des capteurs enterrés verticaux (sondes géothermiques verticales) ainsi que des forages sur
nappe aquifère. Elles ne traitent pas des fondations thermoactives.
Neuf
Ces recommandations s’appliquent à l’habitat neuf situé en France
métropolitaine. Le domaine d’application ne couvre donc pas les
départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane,
de Mayotte et de La Réunion.
8
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
2
PROGRAMME
Références
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.1. • Références réglementaires
2.1.1. • Réglementation applicable
pour les installations de pompe à chaleur
■■ Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d’habitation et de bureaux ou recevant du public.
■■ Arrêtés du 30 juin 1999 relatifs aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation et aux modalités d’application
de la réglementation acoustique.
■■ Décret et arrêté du 24 décembre 2007 relatifs aux niveaux de qualité
et aux prescriptions techniques en matière de qualité des réseaux
publics de distribution et de transport d'électricité.
■■ Article R1334-33 du Code de la Santé publique, relatif à la valeur
d’émergence globale en période diurne et en période nocturne.
Neuf
■■ Articles R543-75 à R543-123 du Code de l’environnement relatifs
aux conditions de mise sur le marché, d’utilisation et de récupération des fluides frigorigènes utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques.
9
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.1.2. • Réglementation applicable
en géothermie
Les principaux textes réglementaires qui s’appliquent aux opérations
de géothermie c'est à dire à l’exploitation des eaux souterraines par
forage et à l’exploitation de l’énergie du sous-sol sont les suivants :
Décret du 8 janvier 2015
Il modifie le décret du 28 mars 1978 concernant les règles et les procédures relatives aux demandes de permis de recherches et d'exploitation de géothermie.
Il précise la définition des exploitations géothermiques à basse température qualifiées de minime importance dispensées de permis
de recherche et d’exploitation à condition de ne pas être situées en
zone rouge. Ce sont les prélèvements de chaleur souterraine avec les
conditions suivantes :
• des échangeurs géothermiques fermés dont la profondeur est
inférieure à 200 (m) et avec une puissance thermique maximale
prélevée du sous-sol inférieure à 500 (kW) ;
• au moins un échangeur géothermique ouvert avec une température d’eau prélevée inférieure à 25°C, un forage d’une profondeur inférieure à 200 (m), une puissance thermique maximale
prélevée du sous-sol inférieure à 500 (kW) et un rejet des eaux
prélevées dans le même aquifère.
Ces exploitations sont soumises à une déclaration préalable, au service interdépartemental de l’industrie et des mines (DREAL) un mois
avant leur réalisation.
Le code minier
Le code minier et ses textes d’applications relèvent du ministre chargé
des mines. La réglementation est appliquée par les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).
Neuf
Le code minier définit une géothermie de minime importance pour
les opérations dont la profondeur des ouvrages est inférieure à cent
mètres (100 m) et dont la puissance thermique est inférieure à deux
cent trente deux kilowatt (232 kW). Pour ces opérations, les démarches
sont simplifiées, elles ne sont soumises qu’à déclaration.
10
L’article L. 162-1, remplaçant l’article 83 de l’ancien code minier, prévoit que toute ouverture de travaux de recherches et d’exploitation
de mines est subordonnée soit à une autorisation, soit à une déclaration administrative suivant la gravité des dangers ou des inconvénients qu’ils peuvent représenter pour les intérêts mentionnés à l’article L. 161-1. La définition des travaux de recherches et d'exploitation
entrant dans l'une ou l'autre de ces catégories est établie par décret
en Conseil d'Etat.
La demande d’autorisation au titre de l’article L. 162-1, remplaçant
l’article 83 de l’ancien code minier, vaut déclaration au titre de l’article L. 411-1, remplaçant l’article 131 de l’ancien code minier.
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Pour les opérations de géothermie de minime importance, la déclaration préalable prévue par l’article 17 du Décret n°78-498 du 28 mars
1978 modifié tient lieu de déclaration prévue à l’article L. 411-1, remplaçant l’article 131 de l’ancien code minier.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
L’article L. 411-1, remplaçant l’article 131 de l’ancien code minier,
impose la déclaration préalable à la DREAL, par le maître d’ouvrage
ou par le foreur, au moins un mois avant sa réalisation, de tout
ouvrage, installation ou sondage de plus de 10 m de profondeur.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le code de l’environnement
Le code de l’environnement ne traite pas de la géothermie en particulier. Dans le cadre de la prévention des ressources en eau et de la
prévention des pollutions, il présente les risques et les nuisances pouvant avoir un impact sur la ressource en eau pour certaines activités.
Les articles L. 214-1 à L. 214-6 instituent des régimes de déclaration
et d’autorisation tout usage non domestique sollicitant la ressource
en eau provenant d’une nappe ou d’eau superficielles et comportant un risque pour cette dernière. Une nomenclature définie à l’article R. 214-1 classe par rubriques ces usages. Des seuils fixent les
régimes à appliquer. Les dispositions applicables aux déclarations
et demandes d’autorisation sont fixées dans les articles R. 214-6 à
R. 214-56.
Remarque : les demandes d'autorisations et les déclarations prévues
par l'article L. 214-3 du code de l'environnement valent déclaration au
titre de l'article L. 411-1 du nouveau code minier.
L’article L. 214-8 impose de munir des moyens de mesure les installations soumises à déclaration ou autorisation permettant d’effectuer
des prélèvements ou des déversements dans des eaux souterraines
ou superficielles. Des précisions sont données aux articles R. 214-57 à
R. 214-60.
L’article R. 211-71 liste les zones de répartitions des eaux pour lesquelles les seuils des régimes d’autorisation et déclaration sont abaissés. Cette liste évolue au fur et à mesure de l’intervention d’arrêtés
préfectoraux modifiant des zones ou fixant des nouvelles.
Neuf
Les articles L. 562-1 à L. 562-9 concernent la mise en place de plans de
prévention des risques naturels. Ces plans de prévention permettent
l’élaboration de cartes de zonage des risques naturels (dont les zones
à risque de mouvement de terrain liées à la dissolution de gypse) auxquelles sont associées des interdictions ou à défaut des prescriptions
particulières visant à supprimer les risques naturels. En fonction de
l’intensité du risque encouru, tout ouvrage, forage ou aménagement
peut être interdit.
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PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L’article R. 214-5 définit l’usage domestique de l’eau. Ce sont les prélèvements et les rejets destinés exclusivement à la satisfaction des
besoins des personnes physiques et animaux résidents (consommation humaine, soins d'hygiène, lavage et productions végétales
ou animales réservées à la consommation familiale). Est assimilé à
un usage domestique de l'eau tout prélèvement inférieur ou égal à
1 000 m3 d'eau par an, qu'il soit effectué par une personne physique
ou une personne morale et qu'il le soit au moyen d'une seule installation ou de plusieurs, ainsi que tout rejet d'eaux usées domestiques
dont la charge brute de pollution organique est inférieure ou égale à
1,2 kg de DBO5.
L’article R. 554-20 (créé par le décret n°2011-1241 du 5 octobre 2011 –
art. 4) stipule que le responsable de projet qui envisage la réalisation
de travaux doit vérifier au préalable s'il existe dans ou à proximité de
l'emprise des travaux un ou plusieurs ouvrages en service d'une des
catégories mentionnées à l’article R. 554-2. Pour ce faire, au stade de
l'élaboration du projet, il consulte le guichet unique, directement ou
par l'intermédiaire d'un prestataire ayant passé une convention avec
celui-ci conformément à l'article R. 554-6, afin d'obtenir la liste et les
coordonnées des exploitants de chacun de ces ouvrages ainsi que les
plans détaillés des ouvrages en arrêt définitif d'exploitation.
Le code de la santé publique
Il définit des zones de protection où toutes sortes d’installations, travaux ou ouvrages de nature à nuire directement ou indirectement à la
qualité des eaux peuvent être interdits.
Les articles L. 1321-2, R. 1321-8 et R1321-13 traitent des zones de protection autour d’un point de prélèvement d’eau potable.
Les articles L. 1322-4, R. 1322-8 et R1322-16 traitent des zones de protection autour d’une source d’eau minérale naturelle déclarée d’intérêt public.
L’article L. 1331-10 stipule que tout déversement d'eaux usées autres
que domestiques dans le réseau public de collecte doit faire l’objet
d’une demande d’autorisation auprès de la commune concernée.
L’article L. 1331-11 exige le libre accès aux agents du service d’assainissement pour procéder à la mission de contrôle des installations
d’assainissement non collectif.
Le code général des collectivités territoriales
Neuf
Ce code rassemble les textes législatifs et réglementaires codifiés,
concernant l'organisation et le fonctionnement des communes, départements, régions et établissements publics de coopération (EPCI).
12
L’article L. 2223-5 exige une demande d’autorisation pour tout forage
à moins de 100 m des nouveaux cimetières transférés hors des
communes.
■■ NF EN 378-1, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 1 : Exigences
de base, définitions, classification et critères de choix.
■■ NF EN 378-3, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 3 : Installation in
situ et protection des personnes.
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2.2. • Références normatives
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
L’article L. 2224.9 stipule que tout prélèvement, puits ou forage réalisé à des fins domestiques de l’eau doit faire l’objet d’une déclaration
auprès de la commune concernée.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF EN 378-4, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur – Exigences de sécurité et d’environnement – Partie 4 :
Fonctionnement, maintenance, réparation et récupération.
■■ NF EN 1264-1, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 1 : Définitions et symboles.
■■ NF EN 1264-2, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 2 : Chauffage par le sol : méthode
de démonstration pour la détermination de l’émission thermique
utilisant des méthodes par le calcul et à l’aide de méthodes d’essai.
■■ NF EN 1264-3, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 3 : Dimensionnement.
■■ NF EN 1264-4, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 4 : Installation.
■■ NF EN 1264-5, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées ­Partie 5 : Surfaces chauffantes et rafraîchissantes intégrées dans les sols, les plafonds et les murs –
Détermination de l’émission thermique.
■■ NF EN 1717, Protection contre la pollution de l’eau dans les réseaux
intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection
contre la pollution par retour.
■■ NF EN 12828, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage à eau.
■■ NF EN 14511-1, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 1 : Termes
et définitions.
Neuf
■■ NF EN 12831, Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base.
13
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF EN 14511-2, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 2 : Conditions
d’essais.
■■ NF EN 14511-3, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 3 : Méthode
d’essai.
■■ NF EN 14511-4, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 4 : Exigences.
■■ NF C 15-100, Conception, réalisation, vérification et entretien des installations électriques alimentées sous une tension
au plus égale à 1000 volts (valeur efficace) en courant alternatif
et à 1500 volts en courant continu.
■■ NF EN 15316-4-2, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Méthode de calcul des besoins énergétiques et des rendements
des systèmes Partie 4-2 : systèmes de génération de chauffage
des locaux, systèmes de pompes à chaleur.
■■ NF EN 15450, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage par pompe à chaleur.
■■ NF P 52-612/CN, Systèmes de chauffage dans les bâtiments
– Méthode de calcul des déperditions calorifiques de base –
Complément national à la norme NF EN 12831 – Valeurs par défaut
pour les calculs des articles 6 à 9.
■■ NF X 08-100, Tuyauteries rigides – Identification des fluides par couleurs conventionnelles.
■■ NF DTU 65.14 P1, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 1 : Cahier des clauses techniques –
dalles désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P2, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 2 : Cahier des clauses techniques –
autres dalles que les désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P3, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 1 : Cahier des clauses spéciales –
dalles désolidarisées isolées et autres dalles.
Neuf
■■ NF C 14-100, Conception, réalisation des installations électriques
alimentées sous une tension au plus égale à 1000 V en courant
alternatif comprises entre le point de raccordement au réseau
et le point de livraison.
14
■■ NF EN 61000-3-3, Compatibilité électromagnétique. Partie 3 :
Limites – Section 3 : Limitation de fluctuations de tension
■■ FD X 10-980, Forage d'eau et de géothermie – Réalisation, suivi
et abandon d'ouvrages de captage ou de surveillance des eaux souterraines réalisés par forages – Démarches administratives – 2007.
■■ NF X 10-999, Forage d'eau et de géothermie – Réalisation, suivi
et abandon d'ouvrages de captage ou de surveillance des eaux
souterraines réalisés par forages– 2007.
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■■ NF X 10-970, Forage d'eau et de géothermie – Sonde géothermique
verticale – Réalisation, mise en œuvre, entretien, abandon – 2011.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
et du flicker dans les réseaux basse tension pour les équipements
ayant un courant appelé inférieur ou égale à 16 A.
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.3. • Autres documents
■■ Cahier des Prescriptions Techniques relatif à la conception
et la mise en œuvre des planchers réversibles à eau basse température (cahier du CSTB n° 3164, octobre 1999).
■■ Cahier des Prescriptions Techniques relatif aux systèmes de canalisations sous pression à base de tubes en matériaux de synthèse :
tubes en couronnes et en barres (cahier du CSTB n° 2808-V2,
novembre 2011).
■■ Référentiel de certification de la marque NF PAC, NF 414.
■■ ADEME/BRGM, Les pompes à chaleur géothermiques à partir de forage sur aquifère – Manuel pour la conception et la mise
en œuvre – Mars 2012.
■■ ADEME/BRGM, Les pompes à chaleur géothermiques à partir de forage sur champ de sondes – Manuel pour la conception
et la mise en œuvre – Mars 2012.
■■ COSTIC – FFB, Les pompes à chaleur géothermiques très basse
énergie – Guide de l’installateur – 2009.
■■ COSTIC – EDF – AFF – AFPAC, Les pompes à chaleur dans l’existant
sur réseaux hydrauliques – Règles techniques et conseils pratiques
de mise en œuvre – 2008.
■■ COSTIC – FFB, Fiches opératoires de mise au point et de maintenance – installations de chauffage par PAC – 2008.
■■ SEQUELEC, La pompe à chaleur, fiche n°21, Séquelec 07/07/2010.
http://www.erdf.fr/fiches_guides_SeQuelec_publiques
■■ SIA 384/6, Sondes géothermiques – Norme suisse SN 546384/6 – 2010.
Neuf
■■ COSTIC, Diagrammes et nomogrammes de débit, perte de charge,
vitesse, pression dynamique pour eau chaude, glacée, glycolée –
SEDIT Editeur – 1990, 1991.
15
Définitions
3
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Appoint
Appareil de chauffage supplémentaire (par exemple électrique) utilisé pour produire de la chaleur lorsque la puissance de la pompe à
chaleur est insuffisante. L’appoint intervient en relève de la pompe à
chaleur.
Si le type d’énergie consommée par l’appoint est identique à celui de
la pompe à chaleur, le système global est dit mono-énergie.
Si le type d’énergie consommée par l’appoint est différent de celui de
la pompe à chaleur, le système global est dit bi-énergie.
Aquifère
Milieu souterrain, constitué de roches perméables et/ou fissurées ou
fracturées. Ce milieu est suffisamment conducteur d’eau souterraine
pour permettre l’écoulement significatif d’une nappe souterraine et le
captage de quantités d’eau appréciables.
Cavité anthropique
Cavité provoquée par l’activité humaine comme par exemple une carrière ou une marnière souterraine.
Colonne d’exhaure
Conduite verticale disposée dans un forage servant à pomper l’eau
souterraine.
Neuf
Cuttings
16
Déblais du forage obtenus notamment par remontée des sédiments
lors du forage.
Faciès
Aspect que présent une roche ou un ensemble de couches géologiques ; par exemple faciès granitique, calcaire. Dans un bassin, les
faciès varient en fonction des conditions de sédimentation telles que
la profondeur, l’énergie, la proximité du rivage, etc.
Fines
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Appelées aussi roches évaporitiques. Ce sont des roches sédimentaires constituées de minéraux ayant précipité à la suite d'une augmentation de leurs concentrations dans une saumure ; par exemple :
gypse, anhydrite, halite, sel gemme.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Evaporites
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Particules fines du terrain notamment obtenues dans le cas de forages
en formations meubles.
Fonctionnement simultané
Mode de fonctionnement dans lequel l’appoint assure, en complément de la pompe à chaleur, les besoins de chauffage lorsque la température extérieure descend en-dessous de la température d’équilibre.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent parallèle.
Fonctionnement alterné
Mode de fonctionnement dans lequel l’appoint prend entièrement en
charge les besoins de chauffage lorsque la température extérieure
descend en-dessous de la température d’équilibre.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent alternatif.
Nappe superficielle ou phréatique
Nappe peu profonde atteinte par les puits ordinaires. En pratique, il
s’agit d’une nappe généralement libre à surface proche du sol dont
l’alimentation et la qualité sont influencées par les activités de surface.
Rabattement de nappe
Baisse du niveau d’eau dans un ouvrage sous l’effet d’un pompage
dans la nappe. Le rabattement est la différence entre le niveau piézométrique statique de la nappe sans pompage et le niveau dynamique
pendant le pompage.
Volume tampon
Neuf
Le volume tampon permet d’augmenter la contenance du réseau afin
d’assurer une inertie suffisante et de maintenir un temps de fonctionnement minimal du compresseur de la pompe à chaleur, évitant les
cycles courts.
17
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PROGRAMME
Neuf
18
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Zone (ou relief) karstique
Cavités naturelles formées par l’action de l’eau infiltrée dans le soussol (principalement calcaire mais aussi craie, marbre…) de certaines
régions. Cette eau va, dans un premier temps, dissoudre la roche puis
dans un second temps, redéposer cette matière dissoute en créant
des formations caractéristiques.
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4
PROGRAMME
Description des systèmes
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les pompes à chaleur géothermiques eau glycolée/eau ou eau/eau
sont des machines essentiellement monobloc installées à l’intérieur
fonctionnant en tout ou rien.
L’offre actuelle de pompes à chaleur à variation de puissance reste
marginale et n’est donc pas prise en compte.
!
Une attention particulière doit être portée sur les principales contraintes du mode de régulation tout ou rien :
– démarrages successifs du compresseur ;
– intensité élevée au démarrage ;
– succession de séquences marche – arrêt.
Ces machines intègrent généralement un module hydraulique qui
contient la plupart des éléments hydrauliques. Elles ne nécessitent
pas d’intervention sur le circuit frigorifique lors de l’installation.
Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l’eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
Neuf
L’appoint électrique, s’il est présent, est situé en aval de la pompe à
chaleur généralement dans le module hydraulique. La mise en route
de l’appoint n’est pas autorisée en mode rafraîchissement.
19
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
4.1. • Pompe à chaleur eau glycolée/eau
avec capteurs enterrés horizontaux
Ce système nécessite une pompe à chaleur eau/eau installée en local
technique ou un local équivalent et un circuit de tubes dans lesquels
circule de l’eau glycolée grâce à un circulateur qui alimente l’évaporateur de la pompe à chaleur.
Les tubes des capteurs sont généralement en matériaux de synthèse
(polyéthylène réticulé – PER ou polyéthylène haute densité – PEHD…).
Ces tubes sont placés horizontalement soit en tranchées, soit en décapage, c’est à dire sur toute la surface du terrain, avec un pas minimum
de 0,40 m.
s Figure 1 : Exemple de pompe à chaleur eau glycolée/eau avec capteurs enterrés horizontaux couplée à
un plancher chauffant-rafraîchissant
4.2. • Pompe à chaleur eau glycolée/eau
avec capteurs enterrés verticaux
Ce système nécessite une pompe à chaleur eau/eau installée en local
technique ou un local équivalent et un circuit de tubes dans lesquels
circule de l’eau glycolée grâce à un circulateur qui alimente l’évaporateur de la pompe à chaleur.
Neuf
Les tubes des capteurs sont généralement en matériaux de synthèse
(polyéthylène haute densité – PEHD…).
20
Les tubes sont disposés verticalement dans un forage de diamètre
125 à 165 mm suivant une configuration 2 tubes (dite en U) ou 4 tubes
(dite double U) jusqu’à une profondeur de 80 à 200 m.
Le forage est ensuite rempli d’un mélange ciment et bentonite afin de
stabiliser l’ensemble dans sa géométrie originelle.
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PROGRAMME
La conception et la mise en œuvre de cette technique nécessitent une
bonne connaissance du milieu géologique.
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L’ensemble est communément appelé sonde géothermique verticale.
Ce type d’installation comporte généralement au moins 2 sondes géothermiques verticales.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 2 : Exemple de pompe à chaleur eau glycolée / eau avec sondes géothermiques verticales
couplée à un plancher chauffant – rafraîchissant
4.3. • Pompe à chaleur sur nappe aquifère
Une pompe à chaleur eau/eau permet de puiser de la chaleur dans une
source froide constituée par l’eau d’un puits ou d’une nappe aquifère.
Neuf
L’exploitation des eaux souterraines fait l’objet d’une réglementation
assez stricte qui doit être respectée et il convient de s’assurer des
pérennités du débit et de la température.
21
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Neuf
s Figure 3 : Exemple de pompe à chaleur sur nappe aquifère couplée à un plancher chauffant –
rafraîchissant
22
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Installation de la pompe
à chaleur
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La solution « Pompe à chaleur eau/eau » nécessite de trouver un
emplacement satisfaisant pour loger le groupe monobloc.
Il faut prévoir son intégration, soit dans un local semi-ouvert ou fermé,
éventuellement traité de manière à éviter toute propagation de bruit
au logement ou à l’environnement (avec une implantation judicieuse
d’éventuelles prises et rejets d’air pour la ventilation du local).
Dans tous les cas, un accès aisé est nécessaire pour l’entretien et la
maintenance ultérieure de la pompe à chaleur.
!
Le circuit de distribution ne comportant pas d’antigel, en
cas d’absence, le client s’engage à maintenir hors gel son
installation. Si nécessaire, pour éviter tout risque de gel
(par exemple dans le cas de résidence secondaire), il y a lieu
de protéger l’installation par l’addition d’un antigel (cf. 12).
5.1. • Implantation en local spécifique
La pompe à chaleur est installée à l’emplacement prévu lors de la
phase de conception selon les préconisations du constructeur. A
défaut, les dispositions décrites ci-après sont suivies.
5.1.1. • Emplacement
Neuf
Une distance minimale de 0,50 m est conservée autour de la pompe à
chaleur ainsi qu’une distance de 1,50 m côté accès et raccordements.
23
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 4 : Exemple d’implantation d’une pompe à chaleur intérieure
5.1.2. • Installation
La pompe à chaleur doit être fixée de manière à éviter toute transmission de vibration au bâtiment. Pour cela les points suivants sont à
respecter :
• la pompe à chaleur est positionnée sur un support adapté à son
poids et à son encombrement (socle béton, plots en béton, longrines, châssis support…), sans liaison rigide avec le bâtiment ;
• la pompe à chaleur est fixée à son support à l’aide de goujons
d’ancrage, de vis et de rondelles freins de type « grower » ou
à denture extérieure chevauchante afin d’éviter tout desserrage
dû aux vibrations ;
• des plots antivibratiles sont prévus entre la pompe à chaleur et
le support. Il peut s’agir par exemple de plots en élastomère, de
plots à ressorts ou d’amortisseurs visqueux ;
• le support est réalisé, positionné ou fixé de façon à être plan et
horizontal. La garde par rapport au sol est suffisante (100 mm à
150 mm) pour une mise en hors d’eau ;
• dans le cas d’un support de type dalle béton, un matériau résilient à base de caoutchouc de synthèse ou élastomère est intercalé entre la dalle et la structure ;
Neuf
• dans le cas d’un support préfabriqué, des coussins antivibratiles
amortisseurs sont intercalés entre le support et la paroi ou le sol.
24
En condition normale ou lorsque le local technique est occupé, le
débit de ventilation est au minimum de quatre renouvellements d’air
par heure.
Dans certains cas, une ventilation d’urgence est exigée. Le mode de
calcul est donné dans le document conception et dimensionnement.
Le débit maximal de ventilation d’urgence est de quinze renouvellements d’air du local par heure.
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La norme NF EN 378-3 impose une ventilation du local technique ou
de la salle des machines où est installée la pompe à chaleur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
5.1.3. • Ventilation du local technique
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dispositions communes
L’aspiration doit s’effectuer immédiatement au-dessus du sol en son
point le plus bas si l’on utilise un fluide frigorigène plus lourd que l’air
et juste au-dessous du plafond si l’on utilise un fluide frigorigène plus
léger que l’air.
Dispositions particulières
Des ouvertures avec des grilles d’amenée d’air et d’évacuation d’air de
ventilation mécanique sont prévues sur la ou les façades du bâtiment.
Ces grilles doivent être dimensionnées sur la section libre de passage
avec une vitesse maximale de 2,5 m/s.
Les grilles sont constituées d’un cadre et d’ailettes inclinées.
L’ensemble est étanche à la pénétration de l’eau. Ces grilles sont équipées d’un grillage de protection contre les volatiles et les rongeurs. Ce
grillage est en acier galvanisé et est monté à l’arrière, côté intérieur.
Un cadre à sceller est utilisé pour un maintien efficace de la grille sur
la façade.
Les percements en façade, pour les grilles d’amenée d’air et d’évacuation d’air sont à la charge du maître d’ouvrage sauf accord entre les
parties.
Selon la taille des ouvertures dans les façades, des dispositifs antivol
sont installés. Il est impératif d’avoir une coordination entre les différents corps d’état afin d’éviter des reprises d’ouvrage. Si nécessaire,
des réserves peuvent être faites par l’installeur.
Le bord inférieur de l’ouverture murale en partie basse se situe à une
hauteur minimale de 500 mm au-dessus du sol pour éviter tout risque
d’entrée d’eau,
Neuf
Sur une même façade, une distance minimale de 2,50 m est prévue
entre l’amenée d’air et l’évacuation d’air de la ventilation du local.
25
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Grille de prise
d’air ou de rejet
Cadre
à sceller
s Figure 5 : Montage d’une grille de prise d’air ou de rejet d’air
Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le périmètre des grilles de ventilation du
local technique doit être respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur tout le
périmètre des grilles et l’épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
5.2. • Points de contrôle
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification d’implantation de la pompe à chaleur.
5.2.1. • Conformité au dossier de conception
• existence de notes de dimensionnement de la pompe à chaleur
basé sur une étude thermique ;
• puissance calorifique de la pompe à chaleur conforme à celle
écrite dans la note de dimensionnement ;
• puissance de l’appoint éventuel conforme à celle écrite dans la
note de dimensionnement ;
• installation de la pompe à chaleur à l’emplacement prévu dans
le dossier ;
Neuf
• appoint éventuel situé en aval de la pompe à chaleur.
26
• espaces suffisants pour l’accès aux différents composants
de la pompe à chaleur ou conformes aux préconisations du
constructeur.
5.2.3. • Dispositions particulières pour pompe
à chaleur en local technique
• ventilation du local technique ;
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• espaces suffisants pour le démontage des tôles d’habillage ;
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• accessibilité facile à la pompe à chaleur ;
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5.2.2. • Implantation de la pompe à chaleur
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Neuf
• bonnes implantations des grilles de ventilation et calfeutrement
correct.
27
Installation des capteurs
enterrés
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6.1. • Les capteurs horizontaux
Une bonne coordination entre le Maître d’Ouvrage, l’entreprise de terrassement, l’installateur et le paysagiste éventuel est une condition
importante pour disposer d’une bonne installation pérenne dans le
temps.
Par exemple, il existe plusieurs méthodes, plus ou moins classiques,
pour creuser les tranchées, réaliser les décapages ainsi que pour
enfouir les tubes constituants les capteurs horizontaux. Le choix judicieux de l‘engin de terrassement selon la nature de terrain va donc
faciliter les travaux d’enfouissement des capteurs.
Il convient de prévoir l’emplacement pour stocker le volume de terre
prélevé du terrain en tenant compte d’un volume quasiment deux fois
plus important.
6.1.1. • Stockage des tubes
Après leur livraison sur chantier, les tuyauteries sont transportées,
stockées et manipulées dans des conditions telles qu’elles soient
protégées :
• de toute action susceptible de provoquer des détériorations ;
• du rayonnement solaire direct (pour le stockage des matériaux
plastiques) ;
• de toute pollution extérieure (poussières, terre…).
Neuf
6.1.2. • Préparation du terrain
28
Il convient de préciser les caractéristiques particulières du terrain mis
à disposition pour l’installateur et de désigner l’intervenant (Maître
De la bonne qualité du terrassement va dépendre la bonne disposition
des capteurs. Une légère pente est admissible (10% au maximum)
mais la disposition des collecteurs est alors prévue pour permettre la
purge d’air des capteurs au niveau de ces collecteurs.
6.1.3. • Disposition des tubes
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Il peut être nécessaire de défricher le terrain, de mettre en place des
buses sur un fossé, d’éliminer certaines roches ou cailloux trop gros,
etc.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
d’Ouvrage ou installateur) qui coordonnera les travaux avec l’entreprise de terrassement.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les tubes constituant les capteurs sont disposés sur le lit de pose. Le
fond de fouille est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et homogènes (terre épierrée, sable) damés de façon que les tubes reposent
sur le sol sur toute leur longueur.
Aucun raccord ne doit être effectué sur les capteurs enterrés sauf pour
les liaisons au distributeur ou au collecteur.
Une attention particulière est portée sur les tuyauteries de départ et
de retour des capteurs. Il convient d’éviter des recouvrements entre
les tuyauteries d’entrée et de sortie du capteur. Cela permet d’obtenir
une température moyenne d’eau en circulation plus élevée (Figure 6).
A défaut si les tubes départ et retour se croisent au niveau des collecteurs, un calorifugeage des tubes est prévu au niveau de ces
croisements.
Afin de pouvoir intervenir sur les collecteurs des capteurs enterrés,
ceux-ci doivent être installés dans un regard facilement accessible
muni d’un bac de rétention.
La mise en place d’un bac de rétention n’est pas obligatoire si le
liquide antigel bénéficie d’un avis favorable de la part de l’agence
nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
et du travail (ANSES).
Les principales caractéristiques à prendre en compte pour le regard
sont :
• un bon dimensionnement pour un accès aisé ;
• aucun risque de blesser les tubes.
Neuf
Les raccordements avec les équipements sont réalisés soit au moyen
de raccords mécaniques à compression (démontables), à douille
à sertir ou à bague à glisser, soit par des raccords sertis (sertissage
mécanique, indémontables).
29
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s Figure 6 : Influence de la disposition de l’entrée et de la sortie du système
Dispositions spécifiques aux capteurs horizontaux en
tranchées
Comme il est présenté dans l’ouvrage « Conception et dimensionnement », les profondeurs d’enfouissement et les distances entre tubes
varient selon les configurations 4 et 6 tubes.
•Disposition 4 tubes
Les tubes inférieurs sont disposés sur le fond de fouille. Les
tubes supérieurs sont maintenus en place grâce à des cavaliers
de fixation disposés tous les 1,50 m.
s Figure 7 : Exemple de configuration à 4 tubes
•Disposition 6 tubes
Neuf
Les tubes inférieurs sont disposés sur le fond de fouille. Les
tubes supérieurs sont maintenus en place grâce à des cavaliers
de fixation disposés tous les 1,50 m.
30
s Figure 8 : Exemple de configuration à 6 tubes
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6.1.4. • Tuyauteries de liaison entre collecteurs
et pompe à chaleur
Si les collecteurs sont en regards, les tuyauteries de liaison cheminent
en tranchées en étant disposées sur le lit de pose. Le fond de fouille
est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et homogènes (terre
épierrée, sable) damés de façon que les tubes reposent sur le sol sur
toute leur longueur. A l’intérieur du bâtiment, les tuyauteries sont
calorifugées.
Si les collecteurs sont à l’intérieur du bâtiment, ils sont calorifugés
ainsi que les tuyauteries de liaison avec la pompe à chaleur.
L’isolation est réalisée au moyen d’un matériau souple à structure cellulaire fermée. Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes
entiers ou d’éléments fendus assemblés au moyen d’une colle au
néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 13 mm jusqu’au diamètre extérieur de 20 mm.
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 19 mm à partir du diamètre extérieur de 25 mm.
6.1.5. • Pénétration dans le bâtiment
La pénétration dans le bâtiment des collecteurs (aller/retour) reliant
la pompe à chaleur et les différents circuits extérieurs, est une opération qui doit être suivie de très près. Les séquences suivantes sont
effectuées :
Les fourreaux sont scellés avec du mortier de part et d’autre du
mur ; l’isolation thermique ainsi que l’étanchéité extérieure sont
rétablies avec des matériaux adaptés.
Neuf
• des fourreaux sont posés dans les trous circulaires réalisés dans
le mur et dépassent de part et d’autre du mur de 200 mm. Le
diamètre des manchons permet la libre dilatation des tuyauteries (Figure 9).
31
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Sauf règlement particulier, les fourreaux sont en matériau non
corrodable ;
• toutes les précautions sont prises afin d’éviter tout risque de
détérioration des collecteurs en cas de tassement différentiel de
terrain.
Une pente peut être prévue du fond de la tranchée jusqu’aux
fondations. Elle évite que les collecteurs soient endommagés
en cas de tassement différentiel de terrain.
Par exemple, une couche mince (7cm environ) de graviers fins
peut être prévue au-dessus de la pente en terre (Figure 10) ;
• les collecteurs sont mis en place. Le vide entre la tuyauterie et
le fourreau est comblé.
s Figure 9 : Disposition des fourreaux de pénétration
s Figure 10 : Exemple de préparation d’une pente au niveau des fondations
6.1.6. • Essai sur le circuit capteurs enterrés
La pression minimale d’essai est de 10 bar.
6.1.7. • Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
Neuf
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
32
– mastic utilisé comme joint,
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
6.1.8. • Remblaiement
Une bonne coordination entre l’entreprise de terrassement, l’installateur et le paysagiste éventuel est également pour ce poste une condition importante pour obtenir une bonne réalisation.
!
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– mousse expansive à structure à cellules fermées,
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Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
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Il ne faut jamais commencer le remblaiement si les tests en
pression n’ont pas été effectués.
!
Une pression d’eau, selon les préconisations du constructeur de la pompe à chaleur, est maintenue dans les tuyauteries pendant cette phase de remblaiement. A défaut, il est
considéré une valeur minimale de 1,5 fois la pression de
service.
!
La présence de l’installateur est recommandée lors de la
phase de remblaiement.
Les capteurs reposent à même le sol décapé, plan, dégagé de tout
accident ou en fonction des dispositions citées précédemment.
Une attention particulière est portée sur le risque de blesser les tubes.
Il convient de faire attention à tout point dur de roches ou de cailloux.
Un lit de sable d’une épaisseur minimale de 150 mm est nécessaire
pour les conditions suivantes :
• le sol et la terre de remblai présentent des mottes susceptibles
de blesser ou d’écraser les tubes ;
Le sable utilisé est du sable fin, du type sable marneux ou sable lapin
tamisé 0/4. Sa granulométrie est comprise entre 0,2 mm et 20 μm. La
Neuf
• la grosseur des pierres est supérieure à 100 cm3 ou la densité de
pierres est supérieure à 20% du volume de terre.
33
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masse volumique est de l’ordre de 1600 kg/m3 et la conductibilité thermique de l’ordre de 0,4 W/m.K.
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Commentaire
Cette modification de nature de terrain influe sur la puissance extractible de prélèvement et est à prendre en compte lors de la phase de dimensionnement du
capteur.
La suite du remblaiement est réalisée mécaniquement avec la terre
déplacée à l’aide d’un engin de faible charge (pilonneuse, mini-pelle
2,7 à 3 tonnes pour transport par remorque). Il convient de choisir
judicieusement l’engin permettant le remblaiement afin de ne pas risquer de blesser les tuyauteries.
Dans le cas des tubes enterrés en tranchée, la même opération est à
répéter. Il est recommandé de mouiller et tasser la terre au niveau de
chaque couche avant d’installer la couche supérieure.
Afin de prévenir les risques accidentels d’endommagement du capteur extérieur lors de possibles travaux de terrassement ultérieurs,
un dispositif d’avertissement conforme à la norme NF EN 12613 (par
exemple bande de grillage plastique), de couleur jaune est mis en
place sur la zone de captage à une distance de 0,20 à 0,30 m au-dessus de la génératrice supérieure des tubes.
De même, concernant les tuyauteries de liaison entre les collecteurs
en regards et la pompe à chaleur jusqu’à la pénétration du bâtiment,
le parcours est signalé par un dispositif tel qu’un grillage avertisseur,
de couleur jaune, également placé à une distance de 0,20 à 0,30 m audessus de la génératrice supérieure des tubes.
Configuration en décapage
Il peut être installé soit un dispositif avertisseur, soit un bornage sur le
périmètre de la surface décapée.
Le dispositif avertisseur est placé au minimum à trente centimètres
des tubes et doit déborder d’au moins quarante centimètres de la surface de capteur pour assurer une protection efficace de ce dernier.
0,40 m minimum
Niveau du sol
Dispositif avertisseur
0,30 m minimum
Tube échangeur enterré
Neuf
s Figure 11 : Mise en place d’un dispositif avertisseur pour les capteurs horizontaux.
34
Le bornage est réalisé par des repères plastiques disposés sur le périmètre de la surface décapée.
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Il peut être mis en place soit un dispositif avertisseur comme il est
présenté précédemment, soit des bandes plastiques permettant de
délimiter la surface de captage.
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Configuration en tranchées
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s Figure 12 : Mise en place de bandes plastiques pour les tubes disposés en tranchée.
6.1.9. • Points de contrôle
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification de mise en œuvre des capteurs enterrés horizontaux.
6.2. • Les sondes géothermiques verticales
La réalisation, le raccordement et la mise en œuvre d’une sonde géothermique verticale s’effectuent conformément aux exigences de la
norme NF X 10-970.
L’installation est réalisée par un foreur compétent ayant suivi une formation dédiée dans le domaine de la pompe à chaleur.
!
Dans le cadre de réalisation d’une installation avec sondes
géothermiques verticales, le Maître d’Ouvrage ou l’installateur peut privilégier un foreur détenant une qualification
QUALIFORAGE-module sonde.
6.2.1. • Stockage des tubes
Après leur livraison sur chantier, les tuyauteries sont transportées,
stockées et manipulées dans des conditions telles qu’elles soient
protégées :
• de toute action susceptible de provoquer des détériorations ;
• du rayonnement solaire direct (pour le stockage des matériaux
plastiques) ;
Neuf
• de toute pollution extérieure (poussières, terre…).
35
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6.2.2. • Préparation du chantier
Il convient de préciser les caractéristiques particulières du terrain mis
à disposition pour l’installateur ou le foreur et de désigner l’intervenant (Maître d’Ouvrage ou installateur) qui coordonne les travaux
avec le foreur.
Il peut être nécessaire de défricher le terrain, de mettre en place des
buses sur un fossé, d’éliminer certaines roches ou cailloux trop gros, etc.
Dans la mesure du possible, le terrain doit être de faible déclivité avec
une pente maximale de 4% et une consistance de sol suffisante pour
permettre la mise en place normale d’un matériel de forage. Dans le
cas contraire, il convient de prévoir la réalisation d’une plateforme
spécifique ou toute autre disposition appropriée.
Le maître d’Ouvrage indique à l’installateur ou/et au foreur les moyens
en énergie électrique ou en eau existant à proximité du chantier avec
leurs caractéristiques techniques (distance, puissance électrique et
intensité disponibles, débit d’eau disponible…) et les conditions de
leur utilisation.
Une fois les emplacements des forages déterminés, chaque implantation est matérialisée sur le terrain par un piquet ou un périmètre à
l’intérieur desquelles le foreur réalise les ouvrages.
En coordination avec l’installateur et le Maître d’Ouvrage, le foreur
prend toutes les précautions nécessaires pour le stockage des hydrocarbures et des additifs utilisés en cas de forage à la boue.
6.2.3. • Réalisation des sondes géothermiques
verticales
Forage
Le choix du diamètre de forage est adapté en fonction du type de terrain à forer pour faciliter la mise en place de la sonde. Le diamètre est
également choisi en fonction de la profondeur et de la géométrie de la
sonde installée.
Commentaire
Les diamètres couramment réalisés sont de 125 à 165 mm.
Neuf
Le matériel (rotary, marteau fond de trou…) et la méthode de forage
(à la boue, à l’air, à la mousse) sont adaptés à la nature géologique du
terrain pour atteindre les objectifs fixés.
36
Le foreur effectue un relevé des avancements, des arrivées d’eau, des
incidents de forage et un relevé de la coupe géologique (voir modèle
présenté dans le document « Pompes à chaleur géothermiques – Les
opérations de forage et limites de prestations ») avec prise d’échantillons (cuttings) à chaque changement de faciès ou a minima tous
Le volume de chaque échantillon est de l’ordre 0,5 dm3 à 1 dm3. Chaque échantillon est entreposé à l’abri des intempéries soit dans un flacon, soit dans un sac
étanche soit dans un casier fermé portant l’indication de la profondeur forée et
des références du forage (instructions indélébiles).
Préparation de la boucle de sonde
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Commentaire
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les 5 m pour chaque forage réalisé. Le foreur est responsable de ces
échantillons jusqu’à la remise de ceux-ci au Maître d’Ouvrage. Le
foreur transmet au Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) les informations sur les caractéristiques du sous-sol.
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A son arrivée, la boucle de sonde doit être contrôlée pour vérifier
qu’aucun dégât n’existe suite au transport et que sa longueur corresponde à la profondeur contractuelle. Aucun raccord ne doit être effectué sur le chantier, sauf pour les liaisons au collecteur principal.
Commentaire
Avant la mise en place de sonde dans le forage, pour s’assurer que la sonde n’a
pas été endommagée dans le transport, le foreur peut réaliser une mise en pression de la sonde (pression minimale de 3 bar).
A la livraison, la boucle peut déjà disposer d’un tube d’injection de
laitier destiné à la cimentation. Dans le cas contraire, le foreur met en
place le tube d’injection en même temps que la sonde verticale pour
permettre une cimentation sous pression de bas en haut. Ce tube est
perdu et non remonté à mesure de la cimentation.
Il est recommandé de mettre en place un « bouclier de protection du
pied de sonde » principalement dans les terrains fissurés afin de protéger le pied de sonde et de rigidifier la boucle.
Dans le cas de boucles de géométrie U ou multi-U, il convient de les
équiper d’écarteurs de tubes afin d’assurer un espacement plus ou
moins constant et de minimiser le contact entre les tubes.
s Figure 13 : Exemple d’écarteur entre les tubes de sonde
La boucle est mise en place par le foreur à l’aide d’un treuil hydraulique, touret ou dérouleur à axe horizontal ou vertical.
Neuf
Mise en place de la boucle de sonde
37
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Commentaire
Il est recommandé d’utiliser un dérouleur à axe horizontal car il permet le déroulage de la boucle de sonde verticalement mais aussi la possibilité de retirer la
boucle de sonde du forage en cas d’anomalie.
En cas de difficulté rencontrée avec le touret, la sonde peut être
déroulée sur le terrain (si l’espace disponible est suffisant). Dans ce
cas, il convient de veiller à éviter les pincements, les frottements et les
éraflures au sol. Le rayon de courbure du tube doit impérativement
être respecté conformément aux prescriptions du constructeur.
Dans le cas d’un pré-tubage (particulièrement en acier), il convient
de prévoir une protection (plastique par exemple) sur sa bordure afin
de ne pas endommager par frottement tout ou partie de la boucle de
sonde lors de sa descente (Figure 14).
En présence d’eau souterraine, la sonde est remplie d’eau pour la lester et faciliter sa descente dans le forage.
La sonde peut également être mise en pression au moment de sa descente dans le forage pour la « tendre » et la rigidifier, afin de faciliter sa descente dans le forage, notamment dans les « passages difficiles » (pertes, fractures).
Des lests sont également prévus à la base de la sonde pour faciliter la
descente en assurant une tension de l’ensemble.
Dans tous les cas, si la mise en place de la boucle dans le forage pose
des difficultés, celles-ci sont notifiées dans le rapport de forage.
s Figure 14 : Exemple de protection prévue sur tubage pour ne pas abimer la sonde lors de sa mise en
place
Contrôle de la mise en place
Neuf
La sonde est contrôlée par un essai de perte de charge et un essai
de débit de circulation d’eau claire (pression minimale de 3 bar). Ce
contrôle s’effectue par le foreur généralement, avant la cimentation.
38
6.2.4. • Cimentation
La cimentation permet d’assurer un remplissage homogène sur toute
la hauteur du forage. Cette opération est réalisée par le foreur.
La cimentation est effectuée sous pression au moyen d’une pompe
d’injection adaptée, par méthode ascendante à l’aide d’un tube perdu,
par injection d’un coulis de remplissage. Ce dernier est injecté depuis
la base du forage jusqu’à la cote d’environ –1 m du terrain naturel
pour faciliter la réalisation d’une tranchée de liaison entre les sondes
géothermiques verticales et les collecteurs.
!
La cimentation doit être réalisée sans vide d’air.
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Il ne faut jamais commencer le remplissage si les tests en
pression n’ont pas été effectués.
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!
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Commentaire
Pour éviter l’écrasement de tubes, il est indispensable avant le début de l’opération de cimentation, de remplir totalement la boucle avec de l’eau, de purger
l’air et d’obstruer les têtes de tubes au moyen de bouchon(s) étanche(s) et d’un
manomètre de pression.
!
Une pression d’eau minimale de 3 bar est maintenue dans
les tuyauteries pendant cette phase de remplissage.
Le gravillonnage est proscrit dans tous les cas, même en
présence d’eau souterraine.
Seuls quelques cas mentionnés dans la norme NF X 10-970 et dans
le document conception et dimensionnement peuvent légitimer une
impossibilité de cimenter sur toute la hauteur d’une manière continue.
Commentaire
Dans le cas de cette impossibilité, le foreur doit en informer l’installateur et le
Maître d’Ouvrage et le mentionner dans son rapport.
Dans le cas le plus défavorable, en accord avec l’installateur et le Maître d’Ouvrage, l’abandon du forage peut être décidé.
Contrôle après cimentation
Neuf
Pour valider l’étanchéité de la sonde pour permettre le raccordement à
la pompe à chaleur, la sonde est contrôlée par une mise sous pression
d’eau claire (pression minimale de 6 bar pendant une durée minimale
de 30 minutes conformément à la norme NF X 10‑970). Ce contrôle
s’effectue par le foreur.
39
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Raccordement de la tête de sonde
Les raccordements des tubes de la sonde avec les tubes de liaison au
collecteur principal s’effectuent au moyen de raccords soudables ou
électrosoudables.
6.2.5. • Tuyauteries de liaison entre sondes
géothermiques et collecteurs
Les tuyauteries de liaison entre les sondes géothermiques verticales
et les collecteurs de raccordement à la pompe à chaleur sont disposées dans la tranchée de liaison à environ –1 m du sol.
!
Les tubes ne doivent en aucun cas se toucher dans la tranchée. Une distance minimale de 0,50 m est prévue entre
l’aller et le retour. Si cela n’est pas possible, les tuyauteries
devront être calorifugées.
Les tubes sont placés de préférence dans des fourreaux voire même
dans des fourreaux isolés.
Dans le cas d’utilisation d’un distributeur pour les départs et d’un collecteur pour les retours, ceux-ci sont installés à l’extérieur ou à l’intérieur de l’habitation. Une mise en place à l’extérieur permet de réduire
la pénétration dans le mur extérieur de la maison.
Le distributeur et le collecteur sont disposés dans un regard accessible permettant un accès facile pour toute opération de maintenance.
6.2.6. • Tuyauteries de liaison entre collecteurs
et pompe à chaleur
Si les collecteurs sont en regards, les tuyauteries de liaison cheminent
en tranchées en étant disposées sur le lit de pose. Le fond de fouille
est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et homogènes (terre
épierrée, sable) damés de façon que les tubes reposent sur le sol sur
toute leur longueur.
Si les collecteurs sont à l’intérieur, ils sont calorifugés ainsi que les
tuyauteries de liaison avec la pompe à chaleur.
L’isolation est réalisée au moyen d’un matériau souple à structure cellulaire fermée. Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes
entiers ou d’éléments fendus assemblés au moyen d’une colle au
néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
Neuf
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 13 mm jusqu’au diamètre extérieur de 20 mm.
40
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 19 mm à partir du diamètre extérieur de 25 mm.
6.2.8. • Contrôle après raccordement à la pompe
à chaleur
Pour valider l’étanchéité du réseau hydraulique entre la ou les
sondes et la pompe à chaleur, le circuit est mis sous pression d’eau
claire (pression minimale de 6 bar pendant une durée minimale de
30 minutes). Ce contrôle s’effectue par l’installateur.
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Les dispositions sont identiques à celles présentées pour les capteurs
enterrés horizontaux (cf. 5.3.5).
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
6.2.7. • Pénétration dans le bâtiment
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6.2.9. • Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées,
– mastic utilisé comme joint,
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
6.2.10. • Remblaiement de la tranchée
Les tubes reposent à même le sol, plan, dégagé de tout accident. Une
attention particulière est portée sur le risque de blesser les tubes. Il
convient de faire attention à tout point dur de roches ou de cailloux.
Un lit de sable d’une épaisseur minimale de 150 mm est nécessaire
pour les conditions suivantes :
• le sol et la terre de remblai présentent des mottes susceptibles
de blesser ou d’écraser les tubes ;
• la grosseur des pierres est supérieure à 100 cm3 ou la densité de
pierres est supérieure à 20% du volume de terre.
La suite du remblaiement est réalisée mécaniquement avec la terre
déplacée à l’aide d’un engin de faible charge (pilonneuse, mini-pelle
2,7 à 3 tonnes pour transport par remorque). Il convient de choisir
judicieusement l’engin permettant le remblaiement afin de ne pas
Neuf
Le remblaiement de la fouille est exécuté en éléments fins et homogènes (terre épierrée, sable) jusqu’à 0,20 m au-dessus du tube.
41
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risquer de blesser les tuyauteries. Il est recommandé de mouiller la
terre pour faciliter son tassement.
Afin de prévenir les risques accidentels d’endommagement des
tuyauteries lors de possibles travaux de terrassement ultérieurs, un
dispositif d’avertissement conforme à la norme NF EN 12613 (par
exemple bande de grillage plastique) est mis en place sur la zone de
captage à une distance de 0,20 à 0,30 m au-dessus de la génératrice
supérieure des tubes.
De même, concernant les tuyauteries de liaison entre les collecteurs
en regards et la pompe à chaleur jusqu’à la pénétration du bâtiment,
le parcours est signalé soit par un dispositif tel qu’un grillage avertisseur également placé à une distance de 0,20 à 0,30 m au-dessus de la
génératrice supérieure des tubes, soit par des bandes plastiques disposées dans la tranchée (Figure 12), (cf. 5.3.8).
6.2.11. • Points de contrôle
Neuf
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les
points de vérification de mise en œuvre des sondes géothermiques
verticales.
42
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7
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Réalisation des forages
sur nappes
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La réalisation, le raccordement et la mise en œuvre d’un forage sur
nappe aquifère s’effectuent conformément aux exigences de la norme
NF X 10-999.
L’installation est réalisée par un foreur compétent détenant une qualification QUALIFORAGE-module nappe.
Commentaire
Dans le cadre de réalisation de forages sur nappes, le Maître d’Ouvrage ou l’installateur doit s’appuyer sur un foreur détenant une qualification QUALIFORAGEmodule nappe.
7.1. • Stockage des tubes
Après leur livraison sur chantier, les tubes et matériaux sont transportés, stockés et manipulés dans des conditions telles qu’ils soient à
l’abri de toute pollution et de toute action susceptible de provoquer
des détériorations.
7.2. • Préparation du chantier
Il peut être nécessaire de défricher le terrain, de mettre en place des
buses sur un fossé, d’éliminer certaines roches ou cailloux trop gros,
etc.
Dans la mesure du possible, le terrain doit être de faible déclivité avec
une pente maximale de 4% et une consistance de sol suffisante pour
Neuf
Il convient de préciser les caractéristiques particulières du terrain mis
à disposition pour l’installateur et de désigner l’intervenant (Maître
d’Ouvrage ou installateur) qui coordonne les travaux avec le foreur.
43
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permettre la mise en place normale d’un matériel de forage. Dans le
cas contraire, il convient de prévoir la réalisation d’une plateforme
spécifique ou toute autre disposition appropriée.
Le maître d’Ouvrage indique à l’installateur ou/et au foreur les moyens
en énergie électrique ou en eau existant à proximité du chantier avec
leurs caractéristiques techniques (distance, puissance électrique et
intensité disponibles, débit d’eau disponible…) et les conditions de
leur utilisation.
Une fois les emplacements des forages déterminés, chaque implantation est matérialisée sur le terrain par un piquet ou un périmètre à
l’intérieur desquelles le foreur réalise les ouvrages.
En coordination avec l’installateur et le Maître d’Ouvrage, le foreur
prend toutes les précautions nécessaires pour le stockage des hydrocarbures et des additifs utilisés en cas de forage à la boue.
7.3. • Réalisation du forage
7.3.1. • Généralités
Le choix de la méthode de forage est adapté en fonction du type
de terrain à forer. Le matériel (rotary, marteau fond de trou…) et la
méthode de forage (à la boue, à l’air, à la mousse) sont adaptés à la
nature géologique du terrain pour atteindre les objectifs fixés.
Le foreur effectue un relevé des avancements, des arrivées d’eau, des
incidents de forage et un relevé de la coupe géologique (voir modèle
présenté dans le document « Pompes à chaleur géothermiques – Les
opérations de forage et limites de prestations ») avec prise d’échantillons (cuttings) à chaque mètre et à chaque changement de nature
de terrain pour chaque forage réalisé. Le foreur est responsable de
ces échantillons jusqu’à la remise de ceux-ci au Maître d’Ouvrage. Le
foreur transmet au Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) les informations sur les caractéristiques du sous-sol.
Commentaire
Le volume de chaque échantillon est de l’ordre 0,5 dm3 à 1 dm3. Chaque échantillon est entreposé à l’abri des intempéries soit dans un flacon, soit dans un sac
étanche soit dans un casier fermé portant l’indication de la profondeur forée et
des références du forage (instructions indélébiles).
Un exemple de forage est présenté en (Figure
ments constituant le forage sont les suivants :
15).
Les principaux élé-
• une crépine ou une colonne captante selon l’aquifère présent ;
Neuf
• une colonne de tubes pleins ;
44
• un massif de graviers.
La colonne de tubes pleins
Le diamètre intérieur des tubes doit être fonction du débit d’exploitation et de la vitesse de circulation d’eau autour de la pompe immergée. Celle-ci est donnée par le constructeur. Le diamètre de la colonne
doit permettre également la remontée facile de la pompe immergée
pour son entretien.
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La crépine est adaptée au terrain pour permettre le passage de l’eau.
Des centreurs ou arceaux de centrage sont mis en place le long des
crépines. Cette mise en place est obligatoire dans le cas de massif de
gravier sauf dans le cas de tubage à l’avancement.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
La crépine
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le massif de graviers
Il constitue un massif filtrant autour de la crépine, notamment dans le
cas de terrain non consolidé, et/ou un massif de soutènement autour
des tubes notamment dans le cas de risques d’éboulement.
La colonne captante
Quand elle est requise, elle comprend un ensemble composé des éléments suivants :
• une crépine ;
• une colonne de tubes pleins ;
• un bouchon de fond ;
• un massif de graviers éventuellement.
7.3.2. • Cimentation
Les objectifs de la cimentation sont les suivants :
• préserver la qualité des eaux de la nappe en empêchant les
infiltrations des eaux de ruissellement de surface vers la nappe
ainsi que les communications entre les nappes d’eau de qualités différentes ;
• assurer la stabilité du forage par le scellement du tubage au
terrain ;
• assurer la durée de vie du forage en le protégeant des eaux
agressives.
Les forages doivent être cimentés à partir du toit de la nappe captée
sur toute la hauteur jusqu’au niveau du sol. La hauteur minimale de
cimentation est de 10 m.
Neuf
La hauteur à cimenter est définie par les conditions rencontrées, la
nature et l’état des terrains traversés, la qualité des différentes arrivées d’eau.
45
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
7.3.3. • Développement
Les objectifs du développement sont les suivants :
• stimuler voire améliorer la perméabilité naturelle de la formation en accentuant la capacité spécifique ;
• éliminer le restant des fluides de forage (cake) et les éléments
fins et, si besoin après contrôle, compléter le massif de gravier ;
• produire une eau exempte de matières solides avec un débit
optimal.
De nombreux protocoles techniques permettent de procéder au développement d’un forage. Le choix du protocole suppose une bonne
connaissance du contexte hydrogéologique et technique du forage.
Les protocoles couramment utilisés sont les suivants :
• l’air lift par une émulsion d’air comprimé et d’eau ;
• le développement à la pompe qui consiste à réaliser des paliers
de pompage à débit constant jusqu’à l’obtention d’eau claire. Le
démarrage s’effectue à petit débit jusqu’à atteindre progressivement un débit d’une valeur légèrement supérieure au débit
d’exploitation envisagé ;
• le jetting qui consiste à projeter un puissant jet d’eau (éventuellement d’air) horizontal à travers la crépine, généralement associé à l’air lift ;
•etc.
Chaque développement doit donner lieu au contrôle régulier des trois
paramètres suivants :
• la teneur en fines ;
• le contrôle du débit spécifique ;
• la comparaison des rabattements pour un même débit avant et
après le développement.
7.3.4. • Pompage d’essai
Le pompage d’essai concerne tous les ouvrages en vue d’une exploitation des eaux souterraines et notamment ceux nécessitant la
connaissance des paramètres hydrodynamiques. Il consiste en deux
phases :
• l’essai de puits ou essai par paliers ;
• l’essai de nappe ou pompage de longue durée.
Les objectifs des pompages d’essai sont les suivants :
Neuf
• établir la fiche d’identité de l’ouvrage et évaluer ses capacités
de production par un pompage par paliers de débit ;
46
• évaluer la capacité de production de l’ouvrage ainsi que l’influence des prélèvements sur les ressources en eau par un
pompage de logue durée ;
La protection d’un forage concerne les objectifs suivants :
• empêcher les eaux de surface, de ruissellement ou d’inondation,
éventuellement polluées, de s’infiltrer le long de la face extérieure du tube ou de pénétrer à l’intérieur du tubage et d’entrer
ainsi en contact avec la nappe ;
• dissuader le vandalisme en évitant l’introduction d’objets divers
ou de substances dans le tube intérieur ;
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7.3.5. • Protection de la tête de forage
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• apprécier la qualité de l’eau par une analyse appropriée selon le
lieu et l’usage.
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• protéger physiquement l’ouvrage pour éviter sa destruction et
ainsi garantir, notamment, l’intégrité du tube intérieur ;
• contenir les phénomènes d’artésianisme, le cas échéant.
7.3.6. • Pompe de forage
L’installateur descend la pompe dans le forage soit par une corde
nylon soit par un câble inox selon le cas. Le cordon de descente et de
suspension de la pompe immergée est relié à un (ou deux anneaux)
d’ancrage fixé à la pompe.
!
Dans tous les cas, l’accès aux éléments permettant le retrait
de la pompe dans le cadre de la maintenance doit être prévu
(portique, chèvre support, palan…).
Neuf
L’installateur prévoit a minima un robinet d’isolement en attente pour
le raccordement.
47
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 15 : Exemple de principe d’installation de forage
7.3.7. • Réseau hydraulique de liaison
avec la pompe à chaleur
Tuyauterie de liaison à l’extérieur
Elle est calorifugée au moyen d’un isolant de conductivité thermique
inférieure à λ=0,04 W/(m.K). Le diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur de la tuyauterie.
Les principaux isolants utilisés sont :
• coquilles de polystyrène extrudé (styrofoam FB, etc.), épaisseur
minimale 25 mm ;
• coquilles de polyisocyanurate, épaisseur minimale 25 mm ;
• caoutchouc mousse de qualité « froid », épaisseur minimale
13 mm ;
Neuf
• coquilles de laine minérale à fibres concentriques, épaisseur
minimale 25 mm.
48
Une protection mécanique est prévue sur l’isolant jusqu’à une hauteur de 2 m tout en permettant l’accès aux tuyauteries calorifugées.
L’isolation est réalisée au moyen d’un matériau souple à structure cellulaire fermée. Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes
entiers ou d’éléments fendus assemblés au moyen d’une colle au
néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 13 mm jusqu’au diamètre extérieur de 20 mm.
L’épaisseur minimale du matériau isolant est de 19 mm à partir du diamètre extérieur de 25 mm.
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Les tuyauteries qui cheminent à l’intérieur du bâtiment sont
calorifugées.
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Tuyauterie de liaison à l’intérieur
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Tuyauterie de liaison en tranchée
La tuyauterie est disposée dans la tranchée de liaison à environ –1 m
du sol.
La tuyauterie est placée sur le lit de pose, de préférence dans un fourreau voire même dans un fourreau isolé.
Le fond de fouille est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et
homogènes (terre épierrée, sable) damés de façon que les tubes
reposent sur le sol sur toute leur longueur.
Tuyauterie de rejet
Les dispositions sont identiques à celles prises en compte pour la
tuyauterie de liaison avec le forage de prélèvement d’eau.
Filtre
Sauf préconisation contraire du constructeur de la pompe à chaleur,
un échangeur est installé sur le réseau hydraulique entre l’ouvrage et
celle-ci afin d’éviter les risques de colmatage et de corrosion de son
évaporateur.
La nature du matériau employé, (acier inoxydable 316 L, cuivre, matériau de synthèse selon le type d’échangeur) doit tenir compte de la
qualité de l’eau extraite du sol.
• un filtre en sortie de puits dimensionné suivant le type d’échangeur (coaxial ou à plaques) et la charge en particules de l’eau
(sable, prolifération bactériennes, oxydes de fer…). Deux filtres
peuvent être installés en parallèle, facilement accessibles pour
le nettoyage avec un manomètre pour mesurer la perte de
charge. Le seuil de filtration se situe en général entre 100 et 500
Neuf
Pour éviter l’encrassement de l’échangeur, les deux solutions suivantes sont possibles :
49
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
µm selon la nature de sol. Il est recommandé de prévoir un filtre
de 200 µm voire un filtre à nettoyage automatique.
• l’installation directe d’un échangeur sans filtre en prévoyant
tous les équipements pour faciliter la maintenance (robinets
d’isolement et de vidange, purgeur…). Il est alors préférable
d’installer deux échangeurs en parallèle.
Des thermomètres sont situés sur chaque entrée et sortie de l’échangeur afin de visualiser les évolutions des écarts de températures.
7.3.8. • Pénétration dans le bâtiment
Les dispositions sont identiques à celles présentées pour les capteurs
enterrés horizontaux au (cf. 5.3.5).
7.3.9. • Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du tube calorifugé doit être
respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées,
– mastic utilisé comme joint,
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
7.3.10. • Remblaiement de la tranchée
La tuyauterie sous fourreau, repose à même le sol, plan, dégagé de
tout accident.
Le remblaiement de la fouille est exécuté en éléments fins et homogènes (terre épierrée, sable) jusqu’à 0,20 m au-dessus de la tuyauterie.
Neuf
La suite du remblaiement est réalisée mécaniquement avec la terre
déplacée à l’aide d’un engin de faible charge (pilonneuse, mini-pelle
2,7 à 3 tonnes pour transport par remorque). Il convient de choisir
judicieusement l’engin permettant le remblaiement afin de ne pas risquer de blesser la tuyauterie. Il est recommandé de mouiller la terre
pour faciliter son tassement.
50
Afin de prévenir les risques accidentels d’endommagement de la
tuyauterie de liaison lors de possibles travaux de terrassement ultérieurs, son parcours est signalé soit par un dispositif d’avertissement. Cela peut être soit un grillage avertisseur (conforme à la norme
NF EN 12613) placé à une distance de 0,20 à 0,30 m au-dessus de la
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L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification de mise en œuvre des forages sur nappes.
Neuf
7.3.11. • Points de contrôle
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génératrice supérieure des tubes, soit des bandes plastiques disposées dans la tranchée (Figure 12), (cf. 5.3.8).
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
51
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8
Composants hydrauliques
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Si l’installation est directement raccordée au réseau d’eau potable,
un ensemble de protection (disconnecteur) est prévu. Dans le cas
contraire, le remplissage d’eau ou d’un produit formulé s’effectue par
exemple à partir de containers, de futs ou de bidons à l’aide d’une
pompe de charge.
Le réseau d’alimentation des émetteurs à partir de la production comporte les composants principaux suivants :
• un ensemble de protection (disconnecteur) ;
• une soupape de sécurité ;
• un ou plusieurs circulateurs ;
• un volume tampon, si nécessaire ;
• un vase d’expansion ;
• les tuyauteries de distribution hydraulique ;
• les collecteurs de distribution pour les planchers chauffants.
Commentaire
Le ou les circulateurs, l’appoint électrique éventuel, le vase d’expansion sont
généralement intégrés dans un seul coffret appelé module hydraulique.
Neuf
8.1. • Disconnecteur
52
Conformément au Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT)
de 1978 (circulaire du 9 août 1978 modifiée, art 16.7), l’installation de
chauffage ne doit pas permettre un quelconque retour, vers le réseau
d’eau potable, d’eau des circuits de chauffage ou de produits introduits dans ces circuits pour lutter contre le gel ou d’autres substances
non autorisées par la réglementation.
Commentaire
Un ensemble de protection comprend le dispositif de protection (surverse, disconnecteur…) et les éléments associés (robinets d’isolement, filtre…).
!
PROFESSIONNELS
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Dans le cas où le liquide caloporteur bénéficie d’un avis favorable
de l’ANSES, un disconnecteur à zones de dépressions réduites non
contrôlables (type CA) peut être installé. Dans le cas contraire, un disconnecteur de type BA doit être prévu.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
A cet effet, l’installation de chauffage ne doit pas être en relation
directe avec le réseau d’eau potable ; un ensemble protection doit être
installé.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Un clapet anti-retour ou deux robinets d’isolement en série
ne sont pas considérés comme un ensemble de protection
adapté sur l’alimentation en eau d’une pompe à chaleur.
s Figure 16 : Disconnecteur de type CA
!
Dans le cas où l’installation existante ne comporte pas
d’ensemble de protection, il est nécessaire de l’installer à
l’occasion de la mise en place de la pompe à chaleur.
8.1.1. • Montage du disconnecteur
Le disconnecteur doit être associé aux éléments suivants :
• un filtre en amont avec robinet de rinçage ;
• un robinet d’isolement en amont (pour un disconnecteur de
type BA, un robinet en aval est aussi demandé) ;
Un ensemble de protection EA, composé d’un clapet de non-retour
anti-pollution contrôlable associé à un robinet d’arrêt en amont, doit
être prévu en complément à une distance inférieure à 3 m du point de
piquage sur le réseau d’eau potable.
Neuf
• une tuyauterie d’évacuation de la décharge du disconnecteur
pouvant recevoir tout le débit de décharge.
53
PROFESSIONNELS
Si un compteur d’eau est installé pour pouvoir quantifier les apports
d’eau, il doit être situé en amont du dispositif de protection. Un ou
des robinets d’isolement sont prévus.
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6
6
5
1
4
6
3
1 bis
9
4
8
2
7
6
5
3
2 bis
5 - Compteur d’eau éventuel
6 - Vanne d’isolement
7 - Piquage sur réseau d’eau potable
8 - Piquage sur réseau de distribution de
chauffage
9 - Vanne d'isolement avec robinet d'essai
1 - Disconnecteur type BA
2 - Disconnecteur type CA
1 bis & 2 bis - Canalisation de décharge
3 - Clapet de non-retour type EA
4 - Filtre avec robinet de rinçage
s Figure 17 : Constitution de l’ensemble du dispositif de protection
8.1.2. • Mise en œuvre
Le dispositif de protection est installé dans le lieu prévu à cet effet.
Il est positionné à une hauteur comprise entre 0,50 m et 1,50 m.
L’ensemble est positionné horizontalement. Des points de fixation
(colliers, équerres par exemple) maintiennent solidement l’ensemble
de protection.
Ensemble
de protection
Hauteur :
0,5 m minimum
1,5 m maximum
Sol
s Figure 18 : Installation du dispositif de protection
Commentaire
Neuf
Un positionnement vertical n’est possible qu’avec un disconnecteur prévu à cet effet.
54
Les exigences suivantes sont respectées :
• la tuyauterie de décharge du disconnecteur est raccordée au
réseau d’eaux usées via une tuyauterie rigide. Par son diamètre,
elle permet l’évacuation du débit de décharge. L’écoulement
s’effectue sans gêne avec un supportage suffisant et adapté.
Des points de fixation sur la tuyauterie (grâce à des colliers
de fixation par exemple) disposés à proximité de la rupture de
charge évitent tout déplacement vertical ou latéral. Une pente
minimale de 3% est conservée. La tuyauterie ne comporte pas
de contre-pente. Un siphon est interposé sur la tuyauterie de
décharge ;
PROGRAMME
• l’entonnoir de décharge fourni avec le disconnecteur est impérativement utilisé ;
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• l’orifice de décharge est orienté vers le bas ;
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• le sens du flux indiqué par une flèche sur le corps des composants est suivi ;
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• en cas d’installation de compteur d’eau, celui-ci est positionné
de manière à faciliter la lecture (horizontalement ou en rotation
autour de son axe sans que la tête soit dirigée vers le bas).
E
E
E
S1
b
e
S2
S3
Caniveau
G
G
Rupture de charge par disconnexion totale
Exigences :
Rupture de charge
par entrées d’air
G≥E
b ≥ G avec b = 2 cm minimum
S1 + S2 + S3 + ... ≥ (b x 2 π x G) / 3
avec S1, S2, S3, ... : sections pour le passage d’air
e ≥ 4 mm (plus petite dimension pour le calcul d’une section)
s Figure 19 : Exigences concernant les ruptures de charge (selon NF EN 1717)
8.2. • Soupape de sécurité
La soupape de sécurité est dimensionnée pour répondre à la pression
totale développée dans l’installation à proximité du générateur. Elle
doit s’ouvrir à une pression correspondant à la pression maximale
d’utilisation de l’installation et doit pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10%.
Neuf
Si la pompe à chaleur n’est pas équipée d’usine d’une soupape de
sécurité, cet élément doit être installé.
55
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
!
La soupape doit être installée à un endroit accessible, à
proximité immédiate sur le départ de la pompe à chaleur.
Il ne doit y avoir aucun dispositif d’isolement entre la soupape et la pompe à chaleur.
La conduite de raccordement de la soupape au circuit de chauffage
doit être réalisée de manière à ce que sa perte de charge n’excède pas
3% de la pression de tarage de la soupape de sécurité.
Cette conduite doit être la plus courte possible. Son diamètre ne doit
pas être inférieur au diamètre nominal d’entrée de la soupape de
sécurité.
La soupape doit pouvoir décharger en toute sécurité de sorte à ne
mettre aucune personne en danger et ne pas porter dommage à son
environnement.
Dans le cas d’une soupape à échappement canalisable, une tuyauterie
de refoulement est réalisée, à l’abri de tout choc mécanique et avec
une perte de charge la plus faible possible. Le diamètre de refoulement est, a minima, celui de la sortie d’échappement de la soupape
de sécurité. La perte de charge de la conduite de refoulement ne doit
pas dépasser 10% de la pression de tarage de la soupape de sécurité. Cette tuyauterie peut déboucher vers les égouts ou, si le circuit
comporte du liquide antigel, dans un récipient prévu pour récolter le
liquide caloporteur échappé.
Des dispositifs de rupture de charge sont exécutés conformément aux
dispositions de la (Figure 19) (cf. 7.1.2) ;
Dans les autres cas, des dispositifs adaptés doivent être installés en
conséquence.
!
Le fluide caloporteur avec antigel doit être recyclé ou traité
comme un produit dangereux (cf. 11.1.3).
8.3. • Circulateur
Sauf spécifications contraires du constructeur, le circulateur peut être
monté sur une tuyauterie verticale ou horizontale. L’axe moteur doit
cependant toujours rester horizontal.
Neuf
Le raccordement à l’installation s’effectue par raccords-union ou
par contre-brides PN 10 à souder ou à visser selon le diamètre de
raccordement.
56
Le circulateur généralement installé en amont de l’échangeur de la
pompe à chaleur (condenseur en mode chauffage) afin d’éviter tout
risque éventuel de cavitation.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
Un robinet de réglage à mesure de débit permet de contrôler le débit du circuit.
Cette fonction peut être assurée par des prises de pression (la mesure de différence de pression permet de déterminer le débit à partir de la courbe caractéristique du circulateur).
DES
Une attention est portée sur le décalage entre la Hauteur Manométrique Totale du
circulateur fourni par le constructeur et la différence de pression calculée par le
concepteur.
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Commentaire
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 20 : Montage du circulateur en amont de la pompe à chaleur
!
Un robinet de réglage est installé chaque fois qu’il est
nécessaire d’adapter les caractéristiques du circulateur à
celles du réseau.
Le robinet de réglage peut être à mesure de débit avec prises de pression intégrées, ou avec indication visuel du débit.
A défaut, il peut être prévu des prises de pression permettant de
mesurer la hauteur manométrique du circulateur.
Il convient de respecter les préconisations du constructeur pour
le montage du robinet de réglage comme le sens de circulation du
fluide, les longueurs droites amont et aval...
s Figure 21 : Exemples de robinets de réglage
5xD
s Figure 22 : Exemples de préconisations pour le montage de robinets de réglage
Neuf
2xD
57
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8.4. • Volume tampon
Il est conseillé de calorifuger le volume tampon avec une épaisseur
minimale d’isolant de 100 mm, sur toute sa surface.
Il convient également :
• d’isoler du sol les supports de pose des volumes tampons :
patins, supports en matériaux conducteurs… ;
• d’isoler les raccordements connectés et d’utiliser des bouchons
isolés dans le cas où ils ne sont pas utilisés.
Le volume tampon est placé de préférence dans les locaux chauffés
afin de limiter les pertes thermiques.
L’implantation du volume tampon à deux piquages sur la sortie de la
pompe à chaleur s’impose si le volume tampon intègre un appoint
électrique.
Il est préférable de réaliser l’entrée dans le volume tampon en partie
basse et la sortie en partie haute pour favoriser une montée en température plus rapide de l’installation. La stratification permet un départ
vers l’installation plus chaud. De plus, les vitesses en partie haute du
volume tampon sont propices à l’installation d’un purgeur d’air.
Dans le cas où un volume tampon est déjà intégré à la machine, le
volume supplémentaire peut être placé sur le retour, en entrée de
pompe à chaleur.
8.5. • Vase d’expansion
Le vase d’expansion est raccordé sur le retour du circuit de chauffage,
en entrée de la pompe à chaleur. A cet emplacement :
• la membrane ou la vessie se trouve soumise aux températures
les plus faibles de l’installation ;
• le vase est sensiblement à la même hauteur donc à une pression proche de celle des soupapes de sécurité en sortie de
pompe à chaleur.
Il est préférable de placer le vase en amont du circulateur afin de
maintenir l’ensemble du réseau en surpression pour éviter les infiltrations d’air, notamment au niveau des purgeurs.
Neuf
Un robinet d’isolement et un robinet de purge sont installés pour les
besoins de la maintenance (contrôle de la pression de gonflage). Le
robinet d’isolement doit être verrouillable ou, à défaut, son volant ou
levier de manœuvre doit être retiré en dehors des interventions.
58
Lors de l’opération de rinçage de l’installation neuve, le robinet d’isolement doit être fermé afin de ne pas introduire de résidus dans le
vase.
• au-dessus du vase à vessie pour permettre le remplacement de
celle-ci.
Le vase d’expansion et sa canalisation de raccordement au circuit ne
doivent pas être calorifugés.
Les déplacements d’eau dans le vase, au gré des variations de la pression, peuvent entraîner des dépôts de boues dans le vase. La disposition du conduit de raccordement ne doit pas favoriser ces dépôts.
La pression de remplissage de l’installation est généralement supérieure d’environ 0,2 bar à la pression de gonflage du vase.
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• sous le vase à membrane pour le contrôle de la pression de
gonflage ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Il est recommandé de laisser un espace suffisant :
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8.6. • Tuyauteries hydrauliques
Les tuyauteries de distribution peuvent être :
• en acier noir, qualité chauffage, avec un traitement anti
corrosion ;
• en cuivre recuit (dureté préférentielle R220) et tube écroui
(barre) ;
• en matériaux de synthèse.
Les principaux types de matériaux de synthèse utilisés sont :
• le polyéthylène réticulé (PER ou PE-X) ;
• le polybutène (PB) ;
• les tubes en composite ou multicouches (EX : PER, aluminium, PE).
8.6.1. • Indications générales
Les pentes sont régulières, de l’ordre de 2 mm/m, de façon à permettre les purges et la vidange totale de l’installation. Les flèches
et les contre-pentes ne sont pas admises sans point de purge ou
vidange.
La robinetterie et les accessoires sont installés partout où cela est
nécessaire. Tous les circuits et les appareils doivent pouvoir être isolés
hydrauliquement.
Le robinet de réglage est similaire à ceux présentés dans le (cf. 7.3), à
mesure de débit avec prises de pression intégrées, ou avec indication
visuelle du débit.
Neuf
En cas d’alimentation de plusieurs colonnes, au pied de chacune ou
de chaque partie de réseau à équilibrer, il est installé sur l’aller un
robinet d’isolement avec robinet de vidange et sur le retour, un robinet pour réglage, isolement, vidange, prises de pression pour manomètre différentiel.
59
PROFESSIONNELS
Un pot à boues ou tout autre dispositif de décantation de préférence
avec captation magnétique est installé en partie basse de l’installation. Des robinets d’isolement sont prévus afin de faciliter la maintenance ultérieure.
Sortie
Entrée
Séparation
hélicoïdale
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Robinet de
chasse
Captation
magnétique
s Figure 23 : Exemple de pot à boues avec décantation cyclonique
!
En présence d’un échangeur à plaques intégré dans la
pompe à chaleur, un pot de décantation est recommandé.
Commentaire
Les pots à boues utilisant le principe de décantation par gravitation ou par centrifugation favorisent le dégazage. Un dispositif de purge d’air est installé en partie
haute des appareils.
Un filtre à tamis peut également être installé en amont de la pompe à
chaleur. Des robinets d’isolement sont prévus afin de faciliter la maintenance ultérieure.
!
Ne pas hésiter à surdimensionner le diamètre du filtre à
tamis pour éviter un colmatage trop rapide.
Les points hauts sont prévus avec une purge d’air. Il convient de prévoir un système de purge efficace en sortie de pompe à chaleur (par
exemple une bouteille de purge et un purgeur automatique). Les purgeurs sont de bonne qualité avec un diamètre minimum de 15x21
(1/2’’).
Neuf
Pour les purges manuelles, les tuyauteries sont en cuivre et les robinets sont ramenés à hauteur d’homme.
60
3xD
D
s Figure 24 : Exemple de bouteille de purge
Les assemblages des tuyauteries en polyéthylène par polyfusion ainsi
que par raccords électrosoudables sont autorisés.
Les raccordements avec les équipements sont réalisés soit au moyen
de raccords mécaniques à compression, à douille à sertir ou à bague
à glisser, soit par des raccords sertis (sertissage mécanique).
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
5xD
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans le cas d’utilisation de tuyauteries métalliques, celles-ci ne comportent pas de coude à faible rayon, ni de brusque changement de
direction. Il peut être fait emploi de coudes spéciaux à souder, mais
en aucun cas, la section des tuyauteries ne doit être réduite du fait de
leur mise en œuvre.
8.6.2. • Passage des parois intérieures
Tous les passages des parois verticales s’effectuent dans des fourreaux qui dépassent de part et d’autre des parois de 20 mm.
Pour les parois horizontales, les fourreaux sont arasés au nu du plafond et dépassent le nu du plancher comportant son revêtement de
sol d’au moins 0,03 m dans le cas d’une pièce humide et d’au moins
0,01 m dans les autres cas.
Pour la traversée d’un plancher d’une pièce humide, les fourreaux
sont en matériau non corrodable par l’eau et les produits de nettoyage
domestique.
Le diamètre des fourreaux doit permettre la libre dilatation des tuyauteries et tous leurs déplacements résultant des conditions de pose.
Le vide entre la tuyauterie et le fourreau doit être colmaté d’un matériau
d’étanchéité empêchant la transmission du bruit d’un local à un autre.
Produit d’étanchéité
s Figure 25 : Exemple de rebouchage entre fourreau et tuyauterie
Neuf
Fourreau
61
PROFESSIONNELS
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans le cas d’une tuyauterie possédant déjà son propre fourreau, ou
pré-gainée (sauf s’il s’agit de gaines adhérentes), il n’est pas nécessaire d’installer un fourreau supplémentaire.
Dans l’obligation de passage des tuyauteries au travers de joints de
dilatation du bâtiment, il doit être prévu des fourreaux distincts de
part et d’autre des joints, avec un vide au-dessus des tuyauteries suffisants pour compenser le tassement éventuel de l’immeuble.
Cette mise en œuvre est interdite pour les canalisations en matériau
de synthèse (Cf Cahier du CSTB n° 2808-V2).
8.6.3. • Compensation des dilatations
Lorsque le tracé des tuyauteries ne permet pas le rattrapage des dilatations, celles-ci doivent être compensées par des lyres, de préférence
à tout autre dispositif (compensateur à rotule, à soufflet).
La dilatation doit se faire sans fatigue des joints et sans bruit. Les
points fixes sont prévus aux raccordements des différents appareils et
partout où cela est nécessaire. L’écoulement de l’eau doit se faire sans
provoquer de vibrations, ni coup de bélier.
8.6.4. • Liaisons aux appareils
Pour les raccordements au circuit d’installation, les pompes à chaleur
sont équipées de flexibles (Figures 26 et 27) ou de manchons antivibratoires (Figure 28).
Les flexibles sont de grandes longueurs, généralement de l’ordre de
40 fois le diamètre nominal. Au montage, ils ne doivent pas être tendus ni pliés.
Commentaire
Deux dispositions donnent de bons résultats : en cor de chasse ou en oméga.
La première est utilisée lorsque le débattement entre machine et tuyauterie est
faible, la seconde s’il est important. Toutefois la disposition en cor de chasse
donne de meilleurs résultats.
B
A
A
B
2A
2A
Neuf
Raccordement en oméga
62
Raccordement en cor de chasse
s Figure 26 : Montages types des flexibles de raccordement
A
B
Y
H
X
150
55
35
325
60
180
25
60
1350
180
65
45
390
70
220
32
70
1600
210
100
49
455
80
30
40
80
1850
240
135
55
550
90
380
50
90
2240
270
210
60
585
100
540
s Figure 27 : Dimensionnement des flexibles de raccordement à respecter, selon la (Figure 26)
Le diamètre intérieur du flexible ne doit pas être supérieur à celui de
la sortie de l’échangeur car la rigidité est trop grande.
Les flexibles utilisés ne doivent pas être surdimensionnés. Ceux destinés à des pressions de service de plusieurs dizaines de bars offrent
une trop grande rigidité et sont inutiles car les pressions sont généralement inférieures à 5 bar.
PROFESSIONNELS
R
1100
DES
L
50
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
D
20
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Cotes en mm
Diamètre
nominal
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Des manchons antivibratoires peuvent être utilisés. Ils permettent une
bonne désolidarisation de la tuyauterie.
s Figure 28 : Manchons antivibratoires de raccordement
8.6.5. • Collecteurs pour passage des tubes
en dalle
Un choix important de collecteurs partiellement ou totalement équipés est proposé par les fabricants pour alimenter les émetteurs après
passage des tubes dans la dalle. L’installateur doit veiller plus particulièrement à la compatibilité des raccords avec les tubes utilisés.
Les collecteurs sont installés au-dessus du niveau des tubes, afin
d’assurer la purge de l’installation et de façon à ce que les tubes se
dilatent librement.
Neuf
La solution consiste à ne pas les fixer à moins de 0,50 m du sol.
63
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Purgeur automatique
Thermomètre
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Vidange
0,50 m
s Figure 29 : Fixation des collecteurs à 0,50 m du sol
8.6.6. • Supportage
Les tuyauteries sont fixées aux parois à l’aide de supports évitant
toute transmission de vibrations au bâtiment (colliers avec bague en
élastomère ou en matière plastique).
s Figure 30 : Exemple de collier support pour montage horizontal ou vertical
Ces supports sont facilement démontables et laissent un jeu nécessaire à la dilatation.
Neuf
Pour la fixation de tuyauteries calorifugées, il est prévu des dispositifs
supplémentaires empêchant toute détérioration du calorifuge sous
l’action du poids ou de la dilatation linéaire.
64
Dans tous les cas, un support est prévu à chaque coude et les liaisons
aux appareils sont réalisées de telle façon que le poids de la tuyauterie ne soit pas supporté par les appareils.
•1,80 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 25 mm et
inférieur ou égal à 42 mm ;
•2,50 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 54 mm.
Pour les tuyauteries posées en dissimulé accessible, l’écartement
maximal des supports est de 2,50 m quel que soit le diamètre.
8.6.7. • Tuyauteries enterrées
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•1,25 m pour un diamètre extérieur inférieur ou égal à 22 mm ;
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Pour les tuyauteries en cuivre apparentes, l’écartement maximal des
supports est le suivant :
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Dans le cas de tuyauteries en matériaux de synthèse, les canalisations
de chauffage et de conditionnement d’air doivent être mises en œuvre
en caniveau selon les prescriptions du NF DTU 65 9.
Les tuyauteries à l’intérieur du caniveau doivent être accessibles.
Seules les tuyauteries pré-isolées disposant d’un Avis Technique
peuvent être enterrées et dispensées d’un caniveau.
Les tuyauteries sont posées dans une tranchée d’une largeur de 0,40 à
0,60 m pour une profondeur de 0,40 à 0,50 m.
Elles sont disposées sur le lit de pose avec ou sans fourreau. Le fond
de fouille est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et homogènes
(terre épierrée, sable) damés de façon que les tuyauteries reposent
sur le sol sur toute leur longueur.
Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments fins et
homogènes (terre épierré, sable) jusqu’à 0,20 à 0,30 m au-dessus de
la tuyauterie. Au-delà, le remblayage est effectué en tout-venant par
couches successives et damées.
Le parcours du réseau est signalé par un dispositif tel qu’un grillage
avertisseur, de couleur bleu, placé à une distance de 0,20 à 0,30 m audessus de la génératrice supérieure des tubes.
8.6.8. • Stockage et transport
Après leur livraison sur chantier, les tuyauteries doivent être transportées, stockées et manipulées dans des conditions telles qu’elles soient
protégées :
• de toute action susceptible de provoquer des détériorations ;
• du rayonnement solaire direct (pour le stockage des matériaux
plastiques) ;
Neuf
• de toute pollution extérieure (poussières, terre…).
65
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8.6.9. • Calorifuge des tuyauteries apparentes
(non noyées dans le béton)
L’isolation des réseaux de distribution est réalisée de telle façon que
le démontage de toutes les parties amovibles puisse être facilement
effectué.
Les tuyauteries sont calorifugées sur tout leur parcours pour les installations réversibles mais seulement dans les locaux non chauffés
pour les installations avec chauffage seul.
Un repérage durable dans le temps (peinture, ruban adhésif…) est
apposé sur l’isolant à l’endroit des raccords afin de les visualiser.
Les tronçons de réseaux hydrauliques situés dans des locaux ouverts
vers l’extérieur sont calorifugés. Ils doivent être pourvus d’un traceur
de mise hors gel sauf si le fluide caloporteur comprend de l’antigel.
Ce traceur est constitué, par exemple, par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le long des tuyauteries.
Commentaire
Un dispositif doit être prévu pour conserver l’alimentation électrique du ruban
chauffant en cas d’absence.
Tuyauteries intérieures
Les tuyauteries intérieures hors du volume chauffé sont isolées au
moyen d’un matériau souple à structure cellulaire fermée. L’épaisseur
minimale conseillée est de :
•13 mm jusqu’au diamètre extérieur de 20 mm ;
•19 mm à partir du diamètre extérieur de 25 mm.
Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes entiers ou d’éléments fendus. La fixation des divers éléments est réalisée au moyen
d’une colle au néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
Tuyauteries extérieures
Les tuyauteries extérieures éventuelles sont calorifugées au moyen
d’un isolant de conductivité thermique inférieure à λ = 0,04 W/m. Le
diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur de la tuyauterie.
Les principaux isolants utilisés sont :
• les coquilles de polystyrène extrudé (styrofoam FB, etc.) d’épaisseur minimale de 25 mm ;
Neuf
• les coquilles de polyisocyanurate d’épaisseur minimale de
25 mm ;
66
• le caoutchouc mousse de qualité « froid » d’épaisseur minimale
de 13 mm ;
Il est conseillé de calorifuger les robinets d’arrêt et la robinetterie.
8.7. • Calfeutrement des traversées de parois
extérieures
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
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Une protection mécanique est prévue sur l’isolant jusqu’à une hauteur de 2 m tout en permettant l’accès aux tuyauteries calorifugées.
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• les coquilles de laine minérale à fibres concentriques d’épaisseur minimale de 25 mm.
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Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées,
– mastic utilisé comme joint,
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau et offrant une bonne isolation
thermique.
8.8. • Collecteurs de distribution
Pour les circuits de plancher chauffant, les collecteurs de distribution
sont placés à l’intérieur de l’habitation, en partie centrale de préférence, dans un endroit d’accès facile.
Le nombre de circuits est limité à 6 par collecteur.
Commentaire
Les collecteurs de distribution peuvent être placés par exemple dans les endroits
suivants : sous un évier, sous coffret en fond de placard, dans le cellier, en local
technique.
8.9. • Points de contrôle
Neuf
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification de mise en œuvre de la distribution hydraulique.
67
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8.9.1. • Eléments principaux de la distribution
hydraulique
• existence de notes de dimensionnement du réseau hydraulique
(circulateur(s), volume tampon, vase d’expansion…) ;
• installation d’un disconnecteur (si connection au réseau eau de
ville) ;
• installation correcte d’une soupape de sécurité, y compris
l’échappement avec le dispositif de rupture de charge ;
• installation correcte du ou des circulateurs ;
• conformité du réglage de la vitesse du circulateur avec celle du
dossier de dimensionnement ;
• installation d’un élément de réglage de débit ;
• installation d’un ensemble robinets et manomètre de lecture de
hauteur manométrique totale (HMT) ;
• installation d’un volume tampon si nécessaire, nature (deux
ou quatre piquages), implantation (sur le départ ou retour),
volume ;
• installation d’un vase d’expansion, emplacement, volume, pression de gonflage, pression de remplissage ;
• présence d’un robinet d’isolement ou d’un dispositif obturateur
pour la maintenance du vase d’expansion.
8.9.2. • Les tuyauteries
• existence de notes de dimensionnement des tuyauteries indiquant les diamètres des tubes à respecter ;
• installation correcte de la robinetterie et des accessoires (pot à
boues, bouteille de purge, robinets d’isolement, compensateur
de dilatation…) ;
• installation éventuelle de collecteurs pour le passage de tubes
en dalle ;
• utilisation de supports adéquats pour la bonne fixation des
tuyauteries (permettant leur libre dilatation) ;
• installation de collecteurs de distributions pour les planchers
chauffants ;
• calfeutrement correct au niveau des fourreaux de traversée des
murs ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
Neuf
• remblaiement des fouilles pour cheminement des tuyauteries
enterrées.
68
• protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur sur une hauteur
de 2 m.
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• traceur de mise hors gel pour les tuyauteries extérieures ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours ;
PROGRAMME
8.9.3. • Le calorifuge
Neuf
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69
Emetteurs
PROFESSIONNELS
9
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9.1. • Planchers chauffants ou chauffantsrafraîchissants
Excepté les radiateurs, les émetteurs sont considérés pour un fonctionnement réversible c'est-à-dire soit en mode chauffage, soit en
mode rafraîchissement.
Toute offre de plancher chauffant-rafraîchissant doit faire l’objet d’un
Avis Technique ou être couvert par une police d’assurance spécifique.
L’installation est effectuée conformément aux normes (NF EN 1264,
NF DTU 65.14) et aux préconisations des constructeurs.
9.1.1. • Réseau de tubes
Il est constitué de plusieurs boucles disposées en parallèle à partir
du distributeur (collecteur de départ) et raccordées au collecteur de
retour sans interruption. La longueur de chaque boucle est limitée à
120 m au plus pour des tubes de diamètre 15 x 1,5 mm.
Les tubes doivent être fixés en respectant un certain pas, déterminé
pièce par pièce, en fonction des calculs thermiques effectués.
Commentaire
Pour le plancher chauffant seul, il est conseillé une valeur maximale de pas de
200 mm pour bénéficier de meilleures performances de la pompe à chaleur.
Neuf
La pose du réseau de tubes s’effectue soit en serpentin, soit en spirale
(également appelé en escargot) – (Figure 31).
70
Pour un plancher chauffant seul en dalle pleine, les tubes sont placés
à plus de 100 mm d’un mur fini, à plus de 200 mm des conduits de
fumée, cages d’ascenseur et à plus de 400 mm de la face intérieure
des murs extérieurs.
PROFESSIONNELS
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Pour un plancher chauffant en dalle flottante, les tubes sont placés à
plus de 50 mm des structures verticales ainsi qu’à plus de 200 mm
des conduits de fumée et des foyers à feu ouvert, trémies ouvertes ou
maçonnées, cages d’ascenseur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le rayon de courbure des tubes ne doit pas être inférieur au rayon
minimum défini dans les prescriptions des Avis Techniques ou dans
les normes.
PROGRAMME
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s Figure 31 : Les deux méthodes de pose : en spirale ou en serpentin
La fixation des tubes est effectuée selon les spécifications données
dans les Avis Techniques et dans les normes.
Elle doit permettre un bon maintien du tube, de ne pas le dégrader (il
faut exclure toute ligature métallique) et permettre de réaliser les pas
définis par le calcul.
La fixation est réalisée à partir des méthodes suivantes :
• tubes maintenus par des rails posés sur un isolant plat ;
• tubes sur isolant pré–formé comportant des plots de blocage
(dalle à plots) avec le tube simplement encastré dans les plots ;
• tubes sur isolant maintenus à l’aide de clips ou liens, de cavaliers, etc.
9.1.2. • Enrobage
Dans le cas d’un plancher de type A (type de plancher le plus courant),
l’épaisseur minimale d’enrobage est de 35 à 40 mm selon la sous
couche isolante utilisée.
Dans le cas d’un plancher de type C (dalle réalisée avec une double
couche de désolidarisation), l’épaisseur minimale d’enrobage est de
Neuf
La couche d’enrobage est constituée d’un béton d’enrobage dosé en
ciment à 350 kg/m3. Un additif est prévu dans le béton pour favoriser
l’enrobage des tubes.
71
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
20 mm mini pour la dalle d’enrobage elle-même et de 45 mm pour la
dalle supérieure.
La couche d’enrobage peut également être constituée d’une chape
fluide à base ciment ou sulfate de calcium.
La chape fluide utilisée doit bénéficier d’un Avis Technique spécifiant sa
compatibilité avec l’utilisation en plancher chauffant – rafraîchissant.
Les épaisseurs minimales d’enrobage sont spécifiées dans les Avis
Techniques des chapes fluides.
Commentaire
Dans le cas d’un plancher de type A, l’épaisseur minimale d’enrobage est généralement de 30 mm sans avoir moins de 25 mm au-dessus des plots en cas d’utilisation de dalles à plots. Dans le cas d’un plancher de type C, l’épaisseur minimale
d’enrobage est de 20 mm pour la dalle d’enrobage elle-même.
9.1.3. • Mise en chauffe
La mise en chauffe est impérative avant la mise en œuvre du revêtement final pour les planchers de type A avec une pose scellée (la mise
en chauffe est facultative en pose scellée désolidarisée).
Dans le cas d’un béton d’enrobage « traditionnel », la procédure de
mise en chauffe est décrite par la norme NF DTU 65.14 :
•La mise en chauffe débute quatorze jours au minimum après la
réalisation de l’enrobage et comprend deux étapes.
Etape 1 : la température de la dalle est maintenue entre 20 et
25°C pendant au moins trois jours.
Etape 2 : la température maximale est maintenue pendant au
moins quatre jours.
• le chauffage est arrêté de deux (en cas de pose collée) à sept
jours (en cas de pose scellée) ;
• la pose du revêtement de sol peut alors être réalisé avec une
remise en température.
Pour une chape fluide à base de sulfate de calcium, la pose du revêtement de sol doit respecter les exigences de la norme NF DTU 65 14.
Pour une chape fluide à base de ciment, il convient de se référer à
l’Avis Technique de la chape considérée.
Les opérations de mise en chauffe et de préchauffage doivent faire
l’objet de procès verbaux.
Neuf
La mise en route du plancher en mode rafraîchissement ne doit s’effectuer qu’après la mise en route en mode chauffage.
72
Coulage de la dalle
d’enrobage
Température
comprise entre
20 et 25°C
Température
Maximale
de service
Arrêt du
chauffage
Pose du
carrelage
Remise en Température
Facultative en cas de pose désolidarisée
s Figure 32 : Mise en température préalable à la pose du revêtement de sol
9.2. • Unité terminale à eau 2 tubes (ventiloconvecteurs)
DES
temps
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7 jours mini
2 jours mini
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Pose scellée
Pose collée
4 jours mini
PROGRAMME
3 jours mini
14 jours mini
PROFESSIONNELS
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L’installation d’une unité terminale est réalisée conformément aux
prescriptions fournies par son constructeur. A défaut les quelques
règles explicitées ci-après peuvent être employées.
9.2.1. • Pose d’une unité terminale verticale
Les modèles en allège sont installés contre un mur, soit en en suspension murale, soit sur des pieds supports.
Il ne doit pas exister de contre-pente risquant de provoquer une stagnation de l’eau dans le bac à condensats en cas de rafraîchissement
éventuel. Une hauteur minimale doit être conservée sous l’appareil
afin de permettre le dégagement aisé du filtre.
s Figure 33 : Détail du retrait du filtre
9.2.2. • Pose d’une unité terminale horizontale
Les modèles plafonniers sont suspendus au plafond. Une légère pente
de l’appareil peut faciliter l’écoulement des condensats.
La perte de charge des réseaux éventuels de soufflage et de reprise
doit être la plus faible possible (inférieure à 40 Pa pour le débit de
Neuf
Dans le cas de l’installation d’un conduit de distribution entre l’appareil et la grille de diffusion d’air, la section de ce conduit ne doit pas
être inférieure à la section de refoulement de l’unité terminale.
73
PROFESSIONNELS
dimensionnement). Ces éléments doivent alors être pris en compte
pour la sélection de l’appareil.
DES
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
PROGRAMME
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Rail d’accrochage
Support
s Figure 34 : Schéma de principe de fixation d’une unité terminale plafonnière.
9.2.3. • Raccordement hydraulique
Le collecteur de la batterie est muni d’un purgeur en partie supérieure
et d’une vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l’installation, chaque unité
terminale doit disposer d’un module de réglage permettant les fonctions suivantes :
• la mesure du débit ;
• le réglage du débit ;
• l’inviolabilité et la mémorisation du réglage ;
• l’interruption du débit (mémorisation du réglage).
Montage d’une vanne à deux voies de régulation
Le montage doit respecter les indications de sens de circulation données par les constructeurs.
Dans le cas d’un circulateur à débit fixe, il est nécessaire d’installer
une soupape de pression différentielle en aval de la pompe entre le
départ et le retour.
Vanne à 2 voies
de régulation
Circulateur
Neuf
Soupape
de pression
différentielle
74
M
ventilo-converteur
M
Organe de
réglage
s Figure 35 : Soupape de pression différentielle en place sur une installation de ventilo-convecteurs avec
circulateur à débit fixe
PROFESSIONNELS
DES
PROGRAMME
Le montage doit respecter les indications de sens de circulation données par le constructeur. Par défaut, le montage est effectué sur la
tuyauterie de retour d’eau.
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Montage d’une vanne de régulation à trois voies
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 36 : Principe de raccordement de la vanne à 3 voies de régulation.
9.2.4. • Evacuation des condensats
L’évacuation des condensats s’effectue gravitairement vers l’évacuation la plus proche avec des canalisations calorifugées afin d’éviter des
phénomènes de condensation pouvant entraîner des dégradations.
La pente sur ces canalisations doit être suffisante, a minima 1 cm/m.
L’utilisation de pompe de relevage de condensats est à éviter.
Commentaire
Différentes solutions d’intégration de la tuyauterie d’évacuation sont possibles :
– création d’un soffite,
– passage dans une goulotte en plinthe,
– cheminement en faux-plafond.
Un siphon doit être installé avant le raccordement à l’égout pour éviter la remontée d’odeurs. La tuyauterie n’est pas collée au siphon.
Neuf
75
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
9.3. • Radiateurs
L’installation d’un radiateur ou d’un convecteur à eau chaude est réalisée conformément aux prescriptions fournies par son constructeur.
L’émetteur est muni d’un purgeur en partie supérieure et d’une
vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l’installation, chaque émetteur dispose d’un organe de réglage.
9.4. • Points de contrôle
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification de mise en œuvre des émetteurs.
9.4.1. • Plancher chauffant ou chauffant –
rafraîchissant
•Si plancher réversible, dispositif de coupure des pièces non
compatibles (salle de bains, cuisine) ;
• réglage et équilibrage des boucles.
9.4.2. • Ventilo-convecteurs
•Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
• robinets d’isolement sur chaque appareil ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• présence d’un filtre propre ;
•
présence
d’un
régulateur
ventilo-convecteur ;
déporté
ou
intégré
au
• bon fonctionnement de la régulation (en chaud et/ou en froid).
9.4.3. • Radiateurs
•Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
• étanchéité des raccords ;
• dispositif de réglage de débit ;
Neuf
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons.
76
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10
PROGRAMME
Branchement
et raccordements électriques
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les travaux d’électricité doivent être effectués par des personnes
habilitées ayant les connaissances suffisantes :
• pour les travaux hors tension : exécutant électricien (habilitation
B1) ;
• pour les travaux en Basse Tension : chargé d’intervention (habilitation BR).
Commentaire
L’exécutant électricien (habilitation B1) travaille en équipe sous la direction
d’un chargé de travaux (habilitation B2 et/ou H2) ou d’un chargé d’interventions
(habilitation BR).
Le chargé d’intervention BR peut travailler seul ou peut diriger des personnes
habilitées B1 et éventuellement d’autres BR.
Le raccordement électrique de la pompe à chaleur et de ses éléments doit être réalisé à partir d’un circuit d’alimentation spécialisé
spécifique.
!
Ne jamais raccorder la pompe à chaleur sur un circuit électrique alimentant un autre appareil.
Pour la protection contre les surintensités du circuit alimentant les
accessoires (circulateurs, ventilo-convecteurs…), il convient de mettre
en œuvre des disjoncteurs divisionnaires de type C.
Neuf
Pour la protection contre les surintensités du circuit alimentant une
pompe à chaleur avec fort courant d’appel, il convient de mettre en
œuvre des disjoncteurs divisionnaires de type D.
77
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Le disjoncteur divisionnaire de type D possède un seuil magnétique Im compris
entre 10 et 20 fois le courant nominal du disjoncteur alors que le disjoncteur
divisionnaire de type C, généralement utilisé dans les locaux d’habitation
possède un seuil magnétique Im compris entre 5 et 10 fois le courant nominal du
disjoncteur.
Pour rappel, les coupe-circuits fusible de type aM (accompagnement moteur) ne
sont pas autorisés en locaux d’habitation.
10.1. • Circuits spécialisés
Le branchement et les raccordements électriques des différents éléments doivent être réalisés à partir des spécifications exigées par le
constructeur et des exigences de la norme NF C 15-100.
Sont notamment respectés les éléments suivants :
• la section du câble électrique préconisée pour l’alimentation de
la pompe à chaleur ;
• la section du câble électrique préconisée pour l’alimentation de
l’appoint électrique.
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète, sans raccord. Aucun câble prolongateur n’est utilisé.
Des moyens appropriés doivent être prévus pour empêcher la remise
en marche intempestive de la pompe à chaleur pendant l’entretien
à moins que les moyens de coupure ne soient sous la surveillance
continuelle de la personne effectuant cet entretien.
Commentaire
De tels moyens peuvent comprendre une ou plusieurs des mesures suivantes :
– interrupteur de proximité,
– condamnation,
– pancarte d’avertissement,
– dispositions dans un local ou sous enveloppe, fermant à clé.
10.2. • Canalisations électriques
La pose doit être réalisée conformément à la norme NF C 15-100.
Neuf
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète sans raccord. Aucun câble prolongateur n’est utilisé.
78
Après avoir raccordé le câble d’alimentation, il est vérifié qu’il n’exerce
pas de force excessive sur les boites de connexion.
Sous goulotte, une séparation physique est prévue entre les circuits
de puissance et de commande.
Dans le cas d’utilisation de câble blindé, celui-ci est relié à la terre de
chaque côté.
PROFESSIONNELS
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Quand les circuits de puissance et de commande cheminent l’un audessus de l’autre, une distance d’au moins 300 mm est prévue entre
eux sur le plan vertical (courant faible en bas et courant fort en haut).
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Quand les circuits de puissance et de commande cheminent côte à
côte, une distance d’au moins 50 mm est prévue entre eux sur le plan
horizontal.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10.3. • Sectionnement
Chaque circuit doit posséder à son origine un dispositif de sectionnement sur tous les conducteurs actifs, y compris le conducteur neutre.
10.4. • Identification des circuits
Chacun des circuits doit être repéré par une indication appropriée,
correspondant aux besoins de l’usager et du professionnel.
Ce repérage doit être lisible, de qualité durable, correctement
fixé et doit rester visible après l’installation du tableau. Il doit être
compréhensible.
10.5. • Section des conducteurs
Les valeurs des sections minimales imposées sont déterminées en
fonction des puissances installées.
En [Annexe 2], sont présentés des tableaux de longueurs maximales
de liaison, compatibles avec une chute de tension de 5%, pour des
tensions de 230 V monophasé et 400 V triphasé.
10.6. • Protection complémentaire
contre les contacts directs
• soit divisionnaire pour un groupe de circuits ;
• soit individuel pour un circuit spécialisé ou non.
Neuf
Tous les circuits doivent être protégés par des dispositifs différentiels
à courant différentiel résiduel assignés au plus égal à 30 mA. Ces dispositifs de protection doivent être placés à l’origine des circuits. Ils
peuvent être :
79
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L’architecture mise en œuvre tiendra compte de la continuité d’utilisation souhaitée en fonction des applications. En particulier, les appareils mêlant eau et électricité peuvent être source de déclenchements.
Il est donc souhaitable de les protéger par des dispositifs différentiels
à courant différentiel résiduel 30 mA spécifiques.
10.7. • Choix du courant assigné
des interrupteurs différentiels
Le nombre et le courant assigné des interrupteurs différentiels 30 mA
non dédiés à certaines fonctions spécifiques (telles que les pompes à
chaleur) protégeant les circuits des locaux d'habitation sont au minimum ceux indiqués dans le tableau « 771E – Choix des interrupteurs
différentiels » de la norme NF C 15-100.
10.8. • Dispositifs de protection
contre les surintensités
Tout circuit doit être protégé par un dispositif de protection qui est
soit un fusible soit un disjoncteur et dont le courant assigné maximal
est égal à la valeur indiquée dans le tableau suivant :
Nature du circuit
Pompe à chaleur
Section minimale
des conducteurs
(en mm²)
Cuivre
Disjoncteur
Fusible
1,5
2,5
4
6
16
20
25
32
10
16
20
32
Courant assigné maximal
du dispositif de protection (en A)
s Figure 37 : Courant assigné maximal du dispositif de protection
10.9. • Conducteur de protection
Tous les circuits doivent comporter un conducteur de protection. Ces
conducteurs de protection doivent être reliés :
• d'une part à la borne principale de terre de l'installation ;
• d'autre part aux bornes de terre de la pompe à chaleur.
Commentaire
Neuf
En aucun cas il n’est utilisé une canalisation publique, un parasurtenseur ou la
terre du téléphone comme terre pour la pompe à chaleur.
80
• tension d’alimentation conforme aux plaques signalétiques
des appareils (pompe à chaleur, circulateurs, appoint électrique
éventuel…) ;
• valeur de coupure du disjoncteur ;
• diamètre des câbles d’alimentation de la pompe à chaleur
et de l’appoint éventuel conforme aux préconisations des
constructeurs ;
• bon raccordement à la terre ;
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L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification des raccordements électriques :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
10.10. • Points de contrôle
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• serrage des connexions électriques ;
Neuf
• vérification des isolements (courants de fuite).
81
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Régulation
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le module de régulation étant intégré à la pompe à chaleur par le
constructeur, seuls les équipements tels que les sondes de température sont à installer.
11.1. • Sonde de température extérieure
11.1.1. • Emplacement
La sonde de température extérieure doit être placée à l’abri de l’ensoleillement, sur une paroi nord. S’il n’existe pas de paroi nord, elle est
installée sur une paroi nord-ouest.
Elle doit être hors de portée et éloignée des sources de chaleur parasites : cheminée, sortie d’air du bâtiment…
Sonde de température
extérieure
NW
NE
E
W
Neuf
S
82
s Figure 38 : Emplacement de la sonde de température extérieure
Leur positionnement doit être conforme aux prescriptions de la notice
technique. En particulier, le presse-étoupe ne doit jamais être dirigé
vers le haut afin d’éviter les infiltrations d’eau dans le bâtiment.
Le passage du câble de raccordement de la sonde doit obéir à
quelques règles illustrées par la (Figure 39).
Distance
de 5 cm
environ
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La sonde de mesure de température extérieure placée contre le mur
du bâtiment est fixée à l’aide de vis accessibles de l’extérieur ou bien
de l’intérieur du capot ou du boîtier après son ouverture.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
11.1.2. • Pose
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
Membrane ou/et
enduit extérieur
Fourreau à la
traversée du mur
s Figure 39 : Mise en œuvre de la sonde extérieure
Les opérations sont les suivantes :
• percer le mur de façon à ce que le câble soit incliné vers l’extérieur, évitant tout risque d’écoulement d’eau de pluie dans le
bâtiment ;
• passer le câble dans un fourreau sur toute l’épaisseur du mur ;
• poser la sonde à une distance suffisante (4 à 5 cm) du point
de traversée du mur. Cette précaution permet de minimiser
l’échauffement de la sonde par l’arrivée d’air chaud en provenance du bâtiment s’il est en surpression et d’éviter l’accumulation d’eau à proximité de la sonde.
11.1.3. • Calfeutrement
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu’à l’intérieur doit être respectée.
Neuf
Une étanchéité en adéquation au support est mise en place sur l’épaisseur du percement mural.
83
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées,
– mastic utilisé comme joint,
– mortier résistant aux intempéries et à l’eau.
11.2. • Sonde de température d’eau
Les sondes de température d’eau se présentent sous les formes
suivantes :
• sondes d’applique, utilisées pour leur simplicité de pose ;
• sondes à plongeur montées directement ou dans un doigt de
gant, à préférer pour la meilleure représentativité de la mesure.
Sonde à plongeur
Huile conductrice
Sonde en applique
Montage de la sonde
en doigt de gant
s Figure 40 : Les différents types de sonde de mesure de température d’eau
11.2.1. • Emplacement
La sonde est éloignée des points où la température dans la tuyauterie
risque de ne pas être homogène : en sortie de pompe à chaleur, d’un
ballon qui peut être stratifié et en particulier en aval d’un mélange.
Commentaire
Après un mélange d’eaux à des températures différentes, il s’établit une stratification des filets d’eau chaude et des filets d’eau froide. Le mélange est effectif
après une longueur droite suffisante ou bien après un coude vertical.
Dans le cas d’une vanne à trois voies de mélange, il faut placer la
sonde après le circulateur pour bénéficier de son effet de brassage,
le circulateur étant disposé le plus près possible de la vanne de
régulation.
Neuf
Pour un temps de réponse correct, une distance maximale de 3 m
entre la sonde et la vanne est recommandée.
84
Circulateur
s Figure 41 : Montage de la sonde de température d’eau en cas de mélange en amont
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
11.2.2. • Pose
DES
Sonde de
température
d’eau
T
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3 m au maximum
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La sonde d’applique
Elle s’installe sur la partie supérieure d’une tuyauterie horizontale.
L’opération se déroule selon les étapes suivantes :
• nettoyer et limer la tuyauterie pour éliminer la couche de rouille
ou de peinture ;
• étendre une couche de pâte conductrice sur la tuyauterie à l’endroit où est prévu le contact avec la partie sensible de la sonde ;
• mettre en place la sonde en serrant correctement le collier afin
d’assurer le contact entre la partie sensible et la tuyauterie ;
• isoler la sonde avec la tuyauterie.
Protection
Calorifuge
Pâte conductrice
Sonde
Canalisation
Collier
s Figure 42 : Exemple de pose d’une sonde d’applique
Commentaire
Le soin apporté lors de la pose de la sonde d’applique permet de garantir une
mesure satisfaisante, c'est-à-dire représentative et rapide. Il s’agit de minimiser
le temps de réponse et de minimiser les écarts de température entre le fluide et
le détecteur.
La sonde à plongeur
• soit sur une tuyauterie droite, la sonde est alors inclinée d’un
angle de 45° à 90° et placée à contre courant du sens de circulation du fluide. L’extrémité sensible de la sonde doit être localisée au centre de la tuyauterie. Dans le cas de tuyauteries de
faible diamètre, un agrandissement est réalisé ;
Neuf
Elle s’installe dans les conditions suivantes :
85
PROFESSIONNELS
• soit dans un coude. Dans ce cas, la sonde doit être placée au
centre du coude.
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
L’installation d’une sonde dans un coude permet d’améliorer la représentativité
de la mesure grâce aux phénomènes de turbulence ainsi que l’implantation de
sondes de longueurs variables.
Cependant, le montage d’un manchon à souder dans un coude est plus difficile
que sur une tuyauterie droite.
Lors de l’installation, un espace suffisant d’environ 30 cm est prévu
au-dessus du doigt de gant ou de la sonde afin de permettre leur
introduction et leur retrait aisé.
90°
45°
s Figure 43 : Exemples de pose de sondes à plongeur
11.3. • Sonde de température ambiante
Il s’agit d’une sonde de paroi placée dans le local.
11.3.1. • Emplacement
L’emplacement de la sonde d’ambiance doit être représentatif des
conditions d’ambiance du local. La sonde d’ambiance ne doit pas être
soumise à des influences perturbatrices locales. Elle est placée à environ 1,50 m du sol, à hauteur d’homme.
Neuf
Dans le cas d’une sonde d’ambiance intégrée à un thermostat
réglable, la hauteur d’implantation doit être comprise entre 0,90 et
1,30 m pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
86
– à proximité des sources de chaleur telles que les radiateurs, lampes murales,
appareils ménagers…
– à proximité des ouvertures telles que les fenêtres, portes donnant sur l’extérieur
ou sur un local non chauffé…
– aux endroits exposés au soleil,
– dans les angles, les niches où la circulation de l’air est mauvaise ainsi que dans
certaines zones mal irriguées,
PROFESSIONNELS
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– contre les murs extérieurs,
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Cet impératif conduit à exclure les emplacements suivants :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Commentaire
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
– derrière des rideaux ou sous un boîtier non conforme,
– à proximité d’un éventuel point humide (lavabo, point d’eau…).
s Figure 44 : Exemple d’emplacement d’une sonde d’ambiance
11.3.2. • Pose
La pose d’une sonde de paroi doit être conforme aux préconisations
du constructeur afin d’assurer une bonne ventilation de l’élément sensible (respecter par exemple l’orientation des fentes du boîtier).
Neuf
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu’à l’intérieur doit être respectée.
87
PROFESSIONNELS
Fourreau dans saignée
réalisée dans le mur
PROGRAMME
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Sonde
de température
ambiante
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
s Figure 45 : Exemple de pose et raccordement d’une sonde d’ambiance
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint.
Un bouchon d’étanchéité est mis en place entre le câble et le fourreau
afin de ne pas perturber la mesure.
11.4. • Points de contrôle
L’exemple de fiche d’autocontrôle de l’[Annexe 1] récapitule les points
de vérification de la régulation.
11.4.1. • Régulation
• paramétrage du régulateur (consigne de température ambiante,
pente de la loi d’eau, programmation horaire…) ;
• température limite de départ d’eau dans le cas d’un plancher
chauffant.
11.4.2. • Emplacement et pose des différentes
sondes
• sonde de température extérieure correctement installée ;
• sonde(s) de température ambiante correctement installée(s) ;
• sonde(s) de température d’eau correctement installée ;
Neuf
• étanchéité des passages de câbles à travers les parois.
88
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12
PROGRAMME
Mise en service
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
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La mise en service d’une installation de pompe à chaleur comporte les
phases suivantes :
• la mise en eau ;
• l’autocontrôle de l’installation ;
• le repérage de l’installation ;
• les essais ;
• les réglages et l’équilibrage hydraulique ;
• le contrôle de fonctionnement de l’installation ;
• la mise en main de l’installation.
Après chaque phase de la mise en service, les différentes données de
l’installation (produits injectés, pressions d’essais...) sont consignées
sur des fiches d’autocontrôle.
12.1. • Mise en eau
Les différentes phases sont :
• le nettoyage de l’installation ;
• le remplissage de l’installation.
12.1.1. • Nettoyage de l’installation
Le nettoyage peut s’effectuer par rinçage à grands débits d’eau ou sous
une double pression d’air et d’eau (nettoyage hydropneumatique).
Neuf
Sur une installation neuve, le nettoyage consiste au rinçage de l’installation. Il est effectué à des vitesses suffisamment élevées pour
entraîner les résidus éventuels.
89
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.1.2. • Remplissage du circuit de chauffage
Afin de prévenir l’embouage du réseau dans le temps, en complément
de l’installation des équipements cités précédemment (dispositifs de
captage de boues, filtres, dispositifs de dégazage, purgeurs d’air…),
un traitement préventif de l’eau de chauffage est préconisé.
Ce traitement doit respecter les recommandations du constructeur de la pompe à chaleur et tenir compte des matériaux présents
sur l’installation, de la qualité d’eau de ville et des températures de
fonctionnement.
Si le circuit hydraulique est indépendant du circuit eau de ville, le remplissage s’effectue à l’aide d’une réserve d’eau contenue par exemple
dans un bac à eau et d’une pompe de charge de type auto-amorçante.
Cette dernière dispose d’une Hauteur Manométrique Totale suffisante
pour permettre la bonne pression de remplissage de l’installation.
L’eau injectée dans le circuit peut être préalablement traitée comme il
est précisé précédemment. Le circuit hydraulique doit rester indépendant du circuit eau de ville pour ne pas risquer de détruire le produit
de traitement par des appoints effectués avec de l’eau brute.
Les robinets d’isolement comprennent une manœuvre par carré et
une sortie munie d’un bouchon.
La vidange à l’égout est interdite quand il y a présence de produit
additif introduit dans l’eau du circuit.
!
En cas d’absence, le client s’engage à maintenir hors gel
son installation. Si nécessaire pour éviter tout risque de gel
(par exemple dans le cadre de résidence secondaire), il y a
lieu de protéger l’installation par l’addition d’un antigel.
12.1.3. • Utilisation d’antigel
Dans le cas d’utilisation d’antigel, son dosage doit permettre le fonctionnement à une température minimale en accord avec la température de base du lieu d’installation. La température de protection peut
varier selon le fournisseur de glycol.
Commentaire
Il est préférable d’utiliser un produit formulé prêt à l’emploi.
Neuf
Dans le cas de l’utilisation de monopropylène glycol comme antigel, il est possible de se reporter aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après.
90
Il présente également les différentes températures de protection selon le pourcentage de glycol dans l’installation ainsi que les coefficients de correction à
prendre en compte sur les pertes de charge et le débit d’eau glycolée par rapport
à de l’eau pure à une température moyenne de 80°C. Pour de l’eau à une température moyenne de 10 °C, il convient de majorer les pertes de charge de 10% pour
les tubes en acier et de 30% pour les tubes en cuivre.
45%
Température de protection (°C)
-16
-20
-25
-30
Coefficient de correction de charge
1,15
1,20
1,25
1,30
Coefficient de correction de débit
1,05
1,10
1,10
1,10
Nota : Attention au risque de corrosion quand la concentration d’antigel est inférieure à 1/3.
s Figure 46 : Coefficients de correction de charge et de débit pour de l’eau glycolée par rapport à de
l’eau pure à une température moyenne de 80°C
En cas d’injection de glycol sur site, le mélange doit être parfaitement
homogénéisé avant le remplissage de l’installation.
Le contrôle du taux de glycol est mesuré par pesée ou à l’aide d’un
réfractomètre ou également d’un densimètre.
PROFESSIONNELS
40%
DES
35%
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
30%
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Concentration en antigel (monopropylène glycol)
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le circuit hydraulique doit être indépendant du circuit eau de ville
pour ne pas risquer de détruire le produit antigel par des appoints
effectués avec de l’eau brute.
Les robinets d’isolement comprennent une manœuvre par carré et
une sortie munie d’un bouchon.
La vidange à l’égout est interdite quand il y a présence d’antigel dans
l’eau ou de tout autre produit additif introduit.
!
Ces produits présentent des risques pour la santé et l’environnement. Ils convient de respecter les préconisations
des Fiches de Données Sécurité (notamment port des
Equipements de Protection Individuelle). Il est également
interdit de rejeter ces produits dans l’environnement. Ils
sont à traiter ou à recycler dans les décharges adaptées.
Si aucun antigel n’est prévu, les tronçons du réseau hydraulique situés à l’extérieur ou dans des locaux non chauffés
sont calorifugés et pourvus d’un traceur de mise hors gel.
Le traceur ne doit pas être mis en fonctionnement pendant
le mode rafraîchissement.
Commentaire
Ce traceur est constitué par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le
long des tuyauteries.
Les tuyauteries d’eau enterrés dans le sol contiennent un mélange
eau et antigel. Sauf préconisation du constructeur, le dosage maximal
d’antigel est de 30%.
Neuf
12.1.4. • Remplissage du circuit capteurs
enterrés
91
PROFESSIONNELS
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Il est préférable d’utiliser un produit formulé prêt à l’emploi. En cas
d’injection de glycol sur site, le mélange est parfaitement homogénéisé avant le remplissage de l’installation.
Par exemple, un réservoir de 100 l est rempli avec 30 l d’antigel et
70 l d’eau pure. L’ensemble est brassé à l’aide d’une pompe jusqu’à
obtenir homogénéisation du mélange. Un tuyau souple est raccordé
au robinet de remplissage du collecteur de départ des capteurs. Un
autre tuyau souple est raccordé au robinet de vidange du collecteur
de retour des capteurs.
Les robinets d’isolement de départ et de retour de la première boucle
du capteur sont ouverts. A l’aide d’une vanne à 3 voies, l’eau glycolée
est dirigée vers cette première boucle.
Le remplissage des capteurs en eau glycolée s’effectue boucle par
boucle en prenant soin de bien purger l’air dans chaque boucle.
s Figure 47 : Remplissage des capteurs enterrés
12.2. • Autocontrôle de l’installation
L’installation étant réalisée, une vérification des points clefs est effectuée avant la mise en route. Elle reprend les points de contrôle décrits
dans les chapitres précédents.
Un exemple de fiche d’autocontrôle est donné en [Annexe 1].
Neuf
12.3. • Repérage de l’installation
92
Tous les appareils et appareillages sont repérés par une étiquette indiquant leur fonction. Les étiquettes sont fixées sur les équipements.
12.4.1. • Essais sur le circuit capteurs enterrés
Concernant les capteurs enterrés horizontaux, la pression minimale
d’essai est de 10 bar. Pour mémoire, une pression d’eau spécifiée par
le constructeur est maintenue dans les tuyauteries d’eau pendant la
phase de remblaiement. A défaut, il est considéré une valeur minimale de 1,5 fois la pression de service.
PROFESSIONNELS
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L’ensemble de l’installation doit être soumis à un essai d’étanchéité.
Les épreuves de pression se font en cours de montage, par réseau ou
tronçon de réseau, avant peinture, calorifugeage et calfeutrement des
brèches. Une attention particulière est apportée à l’essai du plancher.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
12.4. • Essais
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Pour mémoire, dans le cas d’une sonde géothermique verticale, cinq
contrôles par essai de mise en pression sont prévus. Ils permettent de
vérifier, à différentes étapes de mise en œuvre de la sonde, son étanchéité. Ces essais sont les suivants :
• essai 1 réalisé en usine pour le contrôle de la sonde. La fiche
d’épreuve avec la preuve de son étanchéité est remise au foreur
par le fournisseur de la sonde ;
• essai 2 réalisé avant la mise en place de la sonde. Le foreur réalise un essai avec une pression minimale de 3 bar pour s’assurer que la sonde n’a pas été endommagée durant le transport ;
• essai 3 réalisé après la mise en place de la sonde. Le foreur réalise un essai quand la sonde est mise en place dans le forage
mais avant la cimentation. La pression minimale est de 3 bar
et permet de s’assurer que la sonde n’a pas été endommagée
durant la descente dans le forage ;
• essai 4 réalisé après la cimentation. Le foreur réalise cet essai
avec une pression minimale de 6 bar afin de valider formellement l’étanchéité de la sonde pour permettre son raccordement
à la pompe à chaleur ;
• essai 5 réalisé après le raccordement à la pompe à chaleur.
L’installateur réalise cet essai avec une pression minimale de
6 bar pendant au moins 30 min.
12.4.2. • Essais sur le circuit forage sur nappe
Pour mémoire, le pompage d’essai concerne tous les ouvrages en vue
d’une exploitation des eaux souterraines et notamment ceux nécessitant la connaissance des paramètres hydrodynamiques. Il consiste en
deux phases :
• l’essai de nappe.
Neuf
• l’essai de puits ;
93
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les pompages d’essai doivent être réalisés une fois le forage correctement développé, de préférence en basses eaux et après une période
de repos minimale de 12h.
Le contenu des essais (débits, temps de l’essai, temps des paliers…)
est fonction du débit d’exploitation et est présenté dans la norme NF
X 10-999.
12.4.3. • Essais sur le circuit plancher
Avant de réaliser la dalle, l’étanchéité des circuits de chauffage doit
être vérifiée par un essai sous pression d’eau. La pression minimale
d’essai est de 2 fois la pression de service avec un minimum de 6 bar.
Durant la phase d’enrobage et de prise de béton, cette pression doit
être maintenue.
Vérification du tube pendant le bétonnage
•Cas des tubes en matériau de synthèse
L’essai dure au minimum 2 h après la stabilisation de l’indication
du manomètre ou 30 min augmentées du temps nécessaires à
l’inspection de l’étanchéité de chaque boucle ;
•Cas des tubes en cuivre
Le réseau est mis sous pression au moyen d’une pompe hydraulique. La pression minimale d’essai est de 20 bar et est maintenue durant la phase d’enrobage et de prise de béton.
Commentaire
Pour des tubes cuivre d’épaisseur inférieure ou égale à 0,8 mm, une pression de
100 bar permet de rectifier des déformations éventuellement survenues lors de
la pose. Cette pression est maintenue pendant la phase de coulage et de prise du
matériau d’enrobage.
Après bétonnage
L’absence de fuites et la pression d’essai doivent être inscrites dans
un rapport d’essai.
Quand il y a risque de gel, des mesures appropriées tels que l’utilisation d’antigel ou le chauffage du bâtiment doivent être prises.
Si la protection antigel n’est plus nécessaire dans les conditions normales de fonctionnement, l’antigel doit être vidangé et l’installation
doit être rincée trois fois avec de l’eau propre.
Neuf
12.4.4. • Essais sur la pompe à chaleur
94
Il est nécessaire d’effectuer la mise en route en fonction des exigences
du constructeur et a minima de vérifier les points suivants :
• le fonctionnement de la régulation de la pompe à chaleur (en
modifiant la consigne de température, vérifier l’enclenchement
et la coupure du compresseur) ;
• le fonctionnement des sécurités ;
• l’inversion de cycle (si le système est réversible) ;
• l’intensité absorbée ;
• la tension d’alimentation ;
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• les températures d’entrée et de retour ainsi que le débit (par
mesure de ΔP) à partir des caractéristiques de la machine ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• la présence de l’étiquette de l’étalonnage des appareils de
mesure ;
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• la puissance absorbée au compresseur.
12.4.5. • Essais sur les ventilo-convecteurs
Il est nécessaire de vérifier les points suivants :
• les enclenchements des vitesses du ventilateur ;
• le sens de rotation du ventilateur ;
• les conditions de températures à l’entrée et à la sortie de
l’échangeur sur l’air ;
• le fonctionnement de la régulation de température ;
• le fonctionnement de la vanne de régulation ;
• l’intensité absorbée ;
• la tension d’alimentation ;
• la mesure de la puissance absorbée au ventilateur ;
• le bon écoulement des condensats.
12.4.6. • Essais sur les radiateurs et convecteurs
à eau
Il est nécessaire de vérifier les points suivants :
• la température ambiante du local ;
• le fonctionnement des robinets thermostatiques par manœuvre.
12.5. • Réglages et équilibrage hydraulique
Après les essais il faut procéder aux réglages des équipements sur les
différents circuits suivant la notice du constructeur, en particulier :
• le réglage des régulateurs.
Neuf
• la purge du circuit hydraulique et le réglage des débits d’eau ;
95
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.5.1. • Réglages sur le circuit d’alimentation
des capteurs enterrés
Capteurs enterrés horizontaux
L’équilibrage de chaque boucle est réalisé au niveau du collecteur. Le
réglage du débit du circuit est réalisé à partir du robinet de réglage
prévu à cet effet.
Capteurs enterrés verticaux
Si l’alimentation de chaque sonde s’effectue en parallèle à partir d’un
collecteur (disposé soit à l’extérieur soit à l’intérieur de l’habitation en
local technique), l’équilibrage de chaque boucle est réalisé au niveau
du collecteur. Le réglage du débit du circuit est réalisé à partir de l’élément de réglage prévu à cet effet.
Si la distribution est réalisée en Tichelmann, le réglage du débit du circuit est réalisé à partir de l’élément de réglage prévu à cet effet.
12.5.2. • Réglages sur les circuits de distribution
A partir des éléments donnés dans l’étude technique, l’équilibrage de
l’installation est réalisé.
Commentaire
L’étude technique donne notamment les éléments suivants : le diamètre de tube,
la longueur de chaque boucle, le débit d’eau dans chaque boucle, le nombre de
tours à effectuer sur l’élément de réglage…
L’équilibrage peut nécessiter la mise hors service du ou des régulateurs, et le
décalage de certains points de consigne. Il est nécessaire de désaccoupler de
leurs moteurs toutes les vannes automatiques de régulation.
D’une façon générale, il convient de court-circuiter tout automatisme pouvant
entraîner des modifications de débit au cours du réglage.
Le circuit planchers chauffants ou chauffantsrafraîchissants
L’équilibrage se réalise en deux étapes :
• équilibrage de chaque boucle entre elles au niveau du
collecteur ;
• équilibrage des différents collecteurs entre eux.
Neuf
Le circuit ventilo-convecteurs, radiateurs et convecteurs à
eau
96
L’équilibrage se réalise en plusieurs étapes :
• équilibrage des émetteurs sur chaque branche ;
12.5.3. • Paramétrage du régulateur
Les principales opérations de réglage sont :
• choix de la pente pour la loi d’eau ;
• consignes de température ambiante été/hiver ;
PROGRAMME
• programmation horaire ;
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• réglage du débit du circuit.
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• équilibrage des branches ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• seuils d’alarmes.
12.6. • Contrôle du bon fonctionnement
de l’installation complète
Après les différents essais et réglages, les paramètres suivants sont
vérifiés :
• les températures d’entrée et de sortie d’eau à l’évaporateur et
au condenseur ;
• les températures des locaux ;
• le fonctionnement silencieux de l’installation ;
• la précision et le bon fonctionnement des appareils de contrôle,
de sécurité et de régulation ;
• les valeurs de réglage des différents organes de régulation ;
• la puissance absorbée par le compresseur et les accessoires
(intensité et tension).
Un relevé du bon fonctionnement est alors consigné sur une fiche de
mise en route. Les résultats sont vérifiés par rapport aux données du
constructeur.
En [Annexe 3] est présenté un exemple de rapport de mise en service.
Commentaire
Ce relevé constitue une référence comparative pour tous les contrôles ultérieurs
et doit servir de base pour le carnet d’entretien de la machine.
12.7. • Mise en main de l’installation
Neuf
A la fin des travaux, lorsque l’installation fonctionne parfaitement,
l’entrepreneur doit fournir les résultats détaillés obtenus lors des
réglages et essais.
97
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Il fournit au maître d’ouvrage ou à l’utilisateur a minima les éléments
suivants :
•un schéma
enterrés…) ;
d’implantation
(pompe
à
chaleur,
capteurs
• la documentation technique en langue française sur chacun des
appareils installés ainsi que la liste des pièces de rechange avec
les références,
• les fiches de mise en service ;
• un schéma de principe de l’installation ;
• les notices d’utilisation des éléments de l’installation (pompe à
chaleur, régulation…).
L’entrepreneur précise à l’usager les conditions d’installation et les
limites d’emploi de son installation.
Commentaire
Pour mémoire, le code civil impose les caractéristiques de responsabilités
suivantes :
Article 1792-3 :
Les autres éléments d’équipements de l’ouvrage (ceux ne faisant pas corps avec
les ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos ou de couvert) font
l’objet d’une garantie de bon fonctionnement d’une durée minimale de deux ans
à compter de sa réception.
Article 1792-4-1 :
Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée
en vertu des articles 1792 à 1792-4 est dégagée des responsabilités et garanties
pesant sur elle, en application des articles 1792 à 1792-2, après dix ans à compter
de la réception des travaux ou, en application de l’article 1792-3, à l’expiration du
délai visé à cet article.
Article 1792-16 :
Neuf
La garantie de parfait achèvement est de un an à compter de la réception.
98
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13
PROGRAMME
Informations et conseils
à l’utilisateur
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
13.1. • Obligations d’entretien
et de maintenance
Commentaire
Il convient d’informer par écrit le client final des obligations d’entretien et de
maintenance à prendre en compte pour la pérennité de l’installation.
Les obligations concernées sont les suivantes :
• dans le cas où la masse de fluide frigorigène contenue dans
la pompe à chaleur est supérieure à 2 kg, il y a obligation d’un
contrôle annuel d’étanchéité (Arrêté du 7 mai 2007 – J.O du
8 mai 2007).
Cette opération doit être réalisée par une entreprise disposant de
l’attestation de capacité conformément à la réglementation en
vigueur, en particulier pour les opérations mentionnées dans
les articles R543-75 à R543-123 du Code de l’environnement.
13.2. • Préconisations d’un entretien
et d’une maintenance
Commentaire
Par exemple, les opérations de maintenance ont pour but :
• de maintenir les performances de l’installation ;
Neuf
L’installateur doit informer le client final de la nécessité d’un entretien et d’une
maintenance de son installation.
99
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• d’allonger la durée de vie du matériel ;
• de fournir une installation assurant le meilleur confort dans le
temps au client final.
A chaque visite périodique peuvent être effectuées les opérations
suivantes :
• un relevé des données utiles au contrôle du bon fonctionnement de l’installation (températures, intensités…). Ce relevé est
reporté sur le carnet d’entretien et comparé avec les données
consignées sur la fiche de mise en route. Toute anomalie est
signalée ;
• des vérifications et des contrôles sur l’installation (concentration en glycol, nettoyage du filtre à eau…) pour le bon fonctionnement de l’installation.
13.3. • Spécificités de l’installation
Commentaire
Il convient d’informer le client final des précautions à prendre pour le bon fonctionnement de l’installation.
A titre d’exemples :
• l’alimentation électrique doit être conservée en cas d’absence
prolongée en hiver.
En cas d’absence prolongée, il convient de changer le mode de
fonctionnement de la régulation et de choisir le mode hors gel.
Pour que ce mode puisse gérer convenablement l’installation,
l’alimentation électrique ne doit pas être interrompue. Une étiquette peut être disposée pour avertissement ;
• seul un technicien rajoute de l’eau dans l’installation.
En cas de chute de pression d’eau dans l’installation, cela peut
provenir d’une fuite d’eau anormale soit sur le réseau soit dans
un élément de l’installation (vase d’expansion par exemple).
Il convient de faire appel à un technicien afin de rechercher la
cause du manque d’eau.
Neuf
Dans le cas d’une installation avec un produit formulé, une eau
traitée ou contenant un antigel, l’ajout d’eau brute du réseau
d’eau de ville provoque des conséquences non négligeables :
corrosion, risque de gel accru…
100
• nettoyage périodique par l’utilisateur des grilles de ventilation
du local où est installée la pompe à chaleur. Ceci afin d’éviter
toute obturation des grilles notamment lors de la chute des
feuilles en automne.
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14
Annexes
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
[ANNEXE 1] : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE POUR LA
VERIFICATION DE L’INSTALLATION (LISTE NON EXHAUSTIVE)
[ANNEXE
2] :
LONGUEURS
ELECTRIQUES
MAXIMALES
DES
LIAISONS
Neuf
[ANNEXE 3] : EXEMPLE DE FICHE DE RAPPORT DE MISE EN SERVICE
101
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE
D’AUTOCONTROLE POUR LA VERIFICATION
DE L’INSTALLATION (LISTE NON EXHAUSTIVE)
Repère :
POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Dossier de conception
Existence de l’étude thermique
¨ oui
Existence de notes de calcul
¨ oui
Dimensionnement correct PAC
¨ oui
Dimensionnement correct PAC + Appoint
¨ oui
Dimensionnement réseau hydraulique (volume tampon, circulateur, vase d’expan¨ oui
sion, tuyauteries)
Schéma électrique d’alimentation
¨ oui
Pompe à chaleur
Marque : ____________
Type : ____________
Fluide frigorigène : ________ Masse
[kg] :________
Extérieure
Intérieure
Bibloc
Appoint après la PAC (sens circulation d’eau)
¨ oui
Volume tampon :
Situation : (avant ou après PAC, parallèle)
¨ oui
______
Accès aisé à la PAC
¨ oui
Espaces suffisants pour démontage habillage
¨ oui
Accès aisé aux différents composants
(ou conforme aux préconisations du constructeur)
¨ oui
Support pour mise hors d’eau
¨ oui
Pose du support sur matériau résilient
¨ oui
Pose de la PAC sur plots antivibratiles
¨ oui
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries
¨ oui
PAC dans un local – dispositions particulières
Ventilation du local technique
¨ oui
Bonnes implantations des grilles de ventilation
¨ oui
Calfeutrement correct des grilles de ventilation
¨ oui
Capteurs enterrés horizontaux
Neuf
Capteurs enterrés horizontaux en décapage
102
Décapage du terrain et préparation du lit de pose
¨ oui
Disposition des collecteurs en regard accessible
¨ oui
Pose des tuyauteries entre distributeur de départ et collecteur de retour
¨ oui
Raccordements corrects aux collecteurs
¨ oui
Disposition d’un lit de sable pour remblaiement
¨ oui
Remblaiement avec terre épierrée
¨ oui
Disposition d’un grillage avertisseur
¨ oui
Disposition d’un bornage sur le périmètre de la surface de captage
¨ oui
Capteurs enterrés horizontaux en tranchées
Réalisation des tranchées et préparation du lit de pose
¨ oui
Disposition des collecteurs en regard accessible
¨ oui
Pose des tuyauteries entre distributeur de départ et collecteur de retour
¨ oui
Raccordements corrects aux collecteurs
¨ oui
Disposition d’un lit de sable pour remblaiement
¨ oui
Remblaiement avec terre épierrée
¨ oui
Disposition d’un grillage avertisseur
¨ oui
Disposition de bandes plastiques dans les tranchées
¨ oui
Tuyauteries de liaison entre collecteurs et PAC
Pose des tuyauteries en tranchée
¨ oui
Essais sous pression de 10 bar – voir poste essais
¨ oui
Disposition d’un lit de sable pour remblaiement
¨ oui
Remblaiement avec terre épierrée
¨ oui
Disposition d’un grillage avertisseur
¨ oui
Disposition de bandes plastiques dans les tranchées
¨ oui
PROFESSIONNELS
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Date :
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POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Repère :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Pénétration dans le bâtiment
Mise en place de fourreaux dans le mur
¨ oui
Scellement des fourreaux
¨ oui
Calfeutrement
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries à l’intérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage tuyauteries de liaison
¨ oui
Disposition d’un bornage sur le périmètre de la surface de captage
¨ oui
Sondes géothermiques verticales
Creusement de la tranchée pour la liaison ultérieure des sondes géothermiques,
repérage des forages et préparation du lit de pose
¨ oui
Réalisation forages pour les sondes géothermiques –Prestations du foreur
¨ oui
Essai sonde avant mise en place dans le forage – Prestations du foreur
¨ oui
Mise en place des sondes géothermiques – Prestations du foreur
¨ oui
Essai sonde après mise en place dans le forage et avant cimentation – Prestations du foreur – Voir poste essais
¨ oui
Remblaiement des sondes géothermiques par cimentation depuis le bas du forage
¨ oui
jusqu’à 1 m de profondeur – Prestations du foreur – Voir poste essais
Essai sonde après cimentation – Prestations du foreur – Voir poste essais
¨ oui
Disposition d’un bornage sur le périmètre de la surface de captage
¨ oui
Tuyauteries de liaison entre collecteurs et PAC
Disposition des collecteurs en regard accessible
¨ oui
Raccordements corrects aux collecteurs
¨ oui
Raccordement des sondes géothermiques aux tuyauteries de liaison
¨ oui
Essais de tout le circuit alimentation sondes – Voir poste essais
¨ oui
Repérage de l’emplacement des sondes géothermiques
¨ oui
Disposition d’un lit de sable pour remblaiement
¨ oui
Remblaiement de la zone de captage et de la tranchée de liaison avec terre
épierrée
¨ oui
Neuf
Pose des tuyauteries de liaison en tranchée entre distributeur de départ et collec¨ oui
teur de retour
103
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
Repère :
Date :
Disposition d’un grillage avertisseur
¨ oui
Disposition de bandes plastiques dans les tranchées
¨ oui
Pénétration dans le bâtiment
Mise en place de fourreaux dans le mur
¨ oui
Scellement des fourreaux
¨ oui
Calfeutrement
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries à l’intérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage tuyauteries de liaison
¨ oui
Forage sur nappe
Creusement de la tranchée éventuelle pour la liaison ultérieure du forage jusqu’à
la PAC, repérage des forages et préparation du lit de pose
¨ oui
Réalisation forages pour le prélèvement et le rejet d’eau avec mise en place des
éléments (crépine, tubages, massif de graviers, cimentation…) – Prestations du
foreur
¨ oui
Développement du forage – Prestations du foreur – Voir poste essais
(Air lift, développement à la pompe, agents chimiques…)
¨ oui
Pompage d’essai de puits (ou essai par paliers) – Prestations du foreur – Voir
poste essais
¨ oui
Pompage d’essai de nappe (ou pompage longue durée) – Prestations du foreur –
Voir poste essais
¨ oui
Mise en place de la protection – Prestations du foreur
¨ oui
Tuyauterie de liaison entre forage de prélèvement et PAC
Pose de la tuyauterie de liaison à l’extérieur sur supports
¨ oui
Calorifugeage avec protection mécanique de la tuyauterie de liaison
¨ oui
Pose de la tuyauterie de liaison en tranchée
¨ oui
Disposition d’un lit de sable pour remblaiement
¨ oui
Remblaiement de la tranchée de liaison avec terre épierrée
¨ oui
Disposition d’un grillage avertisseur
¨ oui
Disposition de bandes plastiques dans la tranchée
¨ oui
Pénétration dans le bâtiment
Mise en place de fourreaux dans le mur
¨ oui
Scellement des fourreaux
¨ oui
Calfeutrement
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries à l’intérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage tuyauteries de liaison
¨ oui
Neuf
Réseau hydraulique de distribution
104
Installation d’un disconnecteur
(si connection au réseau d’eau de ville)
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
Installation d’une soupape de sécurité
P tarage [bar] :
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
Installation correcte du ou des circulateurs
(sens de circulation, vitesse de sélection, …)
¨ oui
Installation d’un robinet de réglage de débit
¨ oui
Installation d’un ensemble robinets et manomètres
¨ oui
Installation d’un vase d’expansion
Volume [l] :______ P gonflage [bar] : ____
¨ oui
Installation d’un robinet d’isolement ou autre dispositif pour la maintenance
¨ oui
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
¨ oui
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
¨ oui
Bons sens d’écoulements vers les appareils
¨ oui
Pot à boues sur retour PAC
¨ oui
Filtre à tamis
¨ oui
Vidanges en points bas
¨ oui
Bouteille de purge et purgeur automatique sortie PAC
¨ oui
Purges d’air en points hauts
¨ oui
Installation collecteurs pour passage tubes en dalle
¨ oui
Installation distributeur-collecteur pour plancher chauffant
¨ oui
Traversées des parois avec fourreaux
¨ oui
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
¨ oui
Traceur mise hors gel pour tuyauteries extérieures
¨ oui
Protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage tuyauteries de distribution
¨ oui
PROFESSIONNELS
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Date :
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POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Repère :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Emetteurs
Plancher chauffant
Bons raccordements au distributeur-collecteur
¨ oui
Réglages et équilibrage des boucles
¨ oui
Ventilo-convecteurs
Fixation correcte des appareils sur les parois
¨ oui
Robinets d’isolement sur chaque appareil
¨ oui
Présence d’un filtre à air propre
¨ oui
Présence d’un régulateur
Intégré ou déporté : ____________
¨ oui
Rebouchage des percements de murs et cloisons
¨ oui
Radiateurs
Fixation correcte des appareils sur les parois
¨ oui
Etanchéité des raccords
¨ oui
Dispositif de réglage de débit
¨ oui
Présence de robinet thermostatique
¨ oui
Rebouchage des percements de murs et cloisons
¨ oui
Vérification de la tension d’alimentation
¨ oui
Présence d’un disjoncteur différentiel
Valeur de coupure [A] :____________
¨ oui
Disjoncteur courbe D pour la PAC
¨ oui
Neuf
Raccordements électriques
105
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
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POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Repère :
POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
Date :
Présence interrupteur de proximité sur PAC
¨ oui
Vérifications des sections de câbles
¨ oui
Vérifications des isolements
¨ oui
Bon serrage des connexions électriques
¨ oui
Bon raccordement à la terre
¨ oui
Etanchéité des passages de câbles à travers les parois
¨ oui
Etiquetage des câbles
¨ oui
Repérage des bornes en armoire
¨ oui
Régulation
Choix des paramètres du régulateur (pente, décalage parallèle, …)
¨ oui
Vérification température de départ selon émetteurs
¨ oui
Vérification température de départ après appoint
¨ oui
Vérification température de retour
¨ oui
Poses correctes des sondes de régulation (sonde extérieure, sonde de retour ou/
et de départ d’eau, sonde d’ambiance)
¨ oui
Etanchéité des passages de câbles à travers les parois
¨ oui
Mise en eau
Nettoyage, rinçage de l’installation
¨ oui
Remplissage de l’installation
¨ oui
Présence d’antigel dans le circuit hydraulique de chauffage
¨ oui
Produit antigel formulé
Nature : ____________ Volume [l] : ____
¨ oui
Mélange eau + antigel réalisé sur site
Nature antigel : ____________
Proportion antigel [%] : ____________
¨ oui
Présence d’antigel dans le circuit hydraulique des capteurs enterrés
¨ oui
Produit antigel formulé
Nature : ____________ Volume [l] : ____
¨ oui
Mélange eau + antigel réalisé sur site
Nature antigel : ____________
Proportion antigel [%] : ____________
¨ oui
Essais
Essais sur le circuit de distribution
Essais sur l’eau avec P essai = 2 x P service
¨ oui
Essais sur le circuit capteurs enterrés horizontaux
P essai minimale = 10 bar
P eau pendant remblaiement= bar
¨ oui
Essais sur le circuit sondes géothermiques verticale
Essais par le foreur :
Essai sonde avant mise en place dans le forage
Essai sonde après mise en place dans le forage avant cimentation
Essais sonde après cimentation avec : P essai minimale = 6 bar pendant 30 min
¨ oui
Essais par l’installateur :
Essais de tout le circuit alimentation sondes avec : P essai minimale = 6 bar pendant 30 min
¨ oui
Neuf
Essais sur le forage par le foreur
106
Développement du forage par le foreur
(Air lift, développement à la pompe, agents chimiques…)
¨ oui
Pompage d’essai de puits (ou essai par paliers) – Au moins 4 paliers de 1h
¨ oui
¨ oui
Autres essais par l’installateur
Essais plancher : P essai = 2 x P service avec une pression minimale de 6 bar
¨ oui
Essais sur la pompe à chaleur
¨ oui
Essais sur les émetteurs
¨ oui
Réglages
Réglages et équilibrage hydraulique
¨ oui
Contrôle du bon fonctionnement de l’installation complète
¨ oui
Mise en main de l’installation
¨ oui
PROFESSIONNELS
DES
Pompage d’essai de nappe (ou pompage longue durée)
De 0 à 8 m3/h, au moins 24h
De 8 à 80 m3/h, au moins 72h
Date :
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
POMPE A CHALEUR géothermique
Fiche d’autocontrôle
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Repère :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure A. 1.1 : Exemple de fiche d’autocontrôle pour l’installateur
Cette fiche est un outil à l’attention de l’entreprise, à utiliser pour
contrôler ses propres travaux. Si l’installation a été correctement mise
en œuvre, toutes les réponses doivent être « Oui ».
Neuf
La liste des points à vérifier dans cet exemple de fiche n’est pas
exhaustive. Elle peut être complétée ou modifiée. Certains points
peuvent être sans objet (par exemple les éléments relatifs à l’appoint).
107
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 2 : LONGUEURS MAXIMALES
DES LIAISONS ELECTRIQUES
Les chutes de tension sont déterminées à l’aide de la formule
suivante :
∆U = b (ρ1 x (L/S) x cos φ + λ x L x sin φ ) x IB
Avec :
- ΔU : chute de tension, en volt
- b : coefficient égal à 1 pour les circuits triphasés et égal à
2 pour les circuits monophasés. Attention, les circuits triphasés avec neutre complètement déséquilibré (une seule phase
chargée) sont considérés comme des circuits monophasés
- ρ1 : résistivité des conducteurs en service normal, considérée égale à la résistivité à la température en service normal,
soit 1,25 fois la résistivité à 20 °C, soit 0,023 Ω.mm²/m pour le
cuivre et 0,037 Ω.mm²/m pour l’aluminium
-L : longueur simple de la canalisation, en m
-S : section des conducteurs, en mm²
-cos φ : facteur de puissance (en l’absence d’indications précises, le facteur de puissance est considéré égal à 0,8 (sin φ
de 0,6))
- λ : réactance linéique des conducteurs (considérée égale à
0,08 10-3 Ω/m en l’absence d’autres indications)
Neuf
-IB : courant d’emploi en ampère
108
2,72
5,43
57
25
35
50
70
86
114 171 285 455 679 1120 1766 2698 3688 5086 6806
43
57
85
142 227 339
560
883 1349 1844 2543 3403
1500
8,15
57
95
151 226
373
588
899 1229 1695 2268
2000
10,87
42
71
113 169
280
441
674
922 1271 1701
2500
13,59
57
91
135
224
353
539
737
3000
16,30
47
75
113
186
294
449
614
847 1134
3500
19,02
40
65
97
160
252
385
526
726
972
4000
21,74
56
84
140
220
337
461
635
850
4500
24,46
50
75
124
196
299
409
565
756
5000
27,17
45
67
112
176
269
368
508
680
5500
29,89
41
61
101
160
245
335
462
618
1017 1361
6000
32,61
56
93
147
224
307
423
567
6500
35,33
52
86
135
207
283
391
523
7000
38,04
48
80
126
192
263
363
486
7500
40,76
45
74
117
190
245
339
453
8000
43,48
42
71
110
168
230
317
425
39
8500
46,20
65
103
158
216
299
400
9000
48,91
62
98
149
204
282
378
9500
51,63
58
92
142
194
267
358
10000
54,35
56
88
134
184
254
340
10500
57,07
53
84
128
175
242
324
11000
59,78
50
80
122
167
231
309
11500
62,50
48
76
117
160
221
295
12000
65,22
46
73
112
153
211
283
12500
67,93
44
70
107
84
203
272
13000
70,65
43
67
103
141
195
261
13500
73,37
41
65
99
136
188
252
14000
76,09
40
63
96
131
181
243
14500
78,80
60
93
127
175
234
15000
81,52
58
89
122
169
226
PROFESSIONNELS
1,5 2,5
DES
500
1000
0,5 0,75 1
section (mm²)
4 6 10 16
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
I (A)
(2)
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
P (W)
(1)
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
(1) Puissance nominale en W
(2) Intensité nominale en A
Neuf
s Figure A. 2.1 : Longueurs maximales des liaisons en m pour des conducteurs cuivre compatibles avec
une chute de tension de 5 % (230 V, monophasé, cos φ de 0,8)
109
PROFESSIONNELS
P (W)
I (A)
(2)
0,5 0,75
1
1,5 2,5
section (mm²)
4
6
10
16
25
35
50
70
500
0,90
601 901 1201 1800 2992 4769 7118 11742 18506 28278 38643 53293 71319
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
(1)
1000
1,80
300 152
1500
2,71
200 300 400
600
997 1589 2372 3914
6168
9426 12881 17764 23773
2000
3,61
150 225 300
450
748 1192 1779 2935
4626
7069
9660 13323 17829
2500
4,51
180
240
360
598
3701
5655
7728 10658 14263
3000
5,41
150 200
300
498
794 1186 1957
3084
4713
6440
8882 11886
3500
6,31
171
257
427
681 1016 1677
2643
4039
5520
7613 10188
PROGRAMME
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
4000
7,22
150
225
374
596
889
1467
2313
3534
4830
6661
8914
4500
8,12
193
332
529
790
1304
2056
3142
4293
5921
7924
5000
9,02
180
299
476
711
1174
1850
2827
3864
5329
7131
5500
9,92
163
272
433
647
1067
1682
2570
3513
4844
6483
6000
10,83
150
249
397
593
978
1542
2356
3220
4441
5943
6500
11,73
138
230
366
547
903
1423
2175
2972
4099
5486
7000
12,63
213
340
508
838
1321
2019
2760
3806
5094
7500
13,53
199
317
474
782
1233
1885
2576
3552
4754
8000
14,43
187
298
444
733
1156
1767
2415
3330
4457
8500
15,34
176
280
418
690
1088
1663
2273
3134
4195
9000
16,24
166
264
395
652
1028
1571
2146
2960
3962
9500
17,14
157
251
374
618
974
1488
2033
2804
3753
10000
18,04
149
238
355
587
925
1413
1932
2664
3565
10500
18,94
142
227
338
559
881
1346
1840
2537
3396
11000
19,85
136
216
323
533
841
1285
1756
2422
3765
11500
20,75
207
309
510
804
1229
1680
2317
3100
12000
21,65
198
296
489
771
1178
1610
2220
2971
12500
22,55
192
289
469
740
1131
1545
2131
2852
13000
23,45
183
273
451
711
1087
1486
2049
2743
13500
24,36
176
263
434
685
1047
1431
1973
2641
14000
25,26
170
254
419
660
1009
1380
1903
2547
14500
26,16
164
245
404
638
975
1332
1837
2459
15000
27,06
158
237
391
616
942
1288
1776
2377
166
900 1496 2384 3559 5871
953 1423 2348
9253 14139 19321 26646 35659
(1) Puissance nominale en W
(2) Intensité nominale en A
Neuf
s Figure A. 2.2 : Longueurs maximales des liaisons en m pour des conducteurs cuivre compatibles avec
une chute de tension de 5 % (400 V, triphasé, cos φ de 0,8)
110
Coordonnées metteur au point :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Attestation de capacité : ________
N° : ______
Date obtention :
____________
Température extérieure [°C] : ____
Marque PAC : ______
Type : ____________
N° série : __________ Complément : ______
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
__________
PROGRAMME
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC GEOTHERMIQUE
Repère
__________
DES
ANNEXE 3 : EXEMPLE DE FICHE DE RAPPORT
DE MISE EN SERVICE
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
CIRCUIT HYDRAULIQUE CAPTEURS ENTERRES
CIRCUIT HYDRAULIQUE CHAUFFAGE
Emetteurs
Plancher
radiateurs
Ventilo-convecteurs
Tuyauteries PAC :
Diamètre : ______
Présence filtre à tamis
O/N :
Présence pot à boues
O/N :
Marque circulateur :
Vitesse rotation :
Type : ____________
______
Débit [m3/h] : ______
HMT [mCE] :
T° départ PAC : ____
T° retour PAC :
Fonctionnement appoint T° sortie
O/N :
appoint :
Soupape de sécurité
O/N : ______
Pression de tarage
[bar] :
Vase d’expansion :
Contenance [l] :
Pression [bar] :
Volume tampon O/N :
Volume [l] : ____
Série sur aller O/N :
Série sur retour O/N :
En parallèle O/N :
Ajout glycol O/N :
Marque : __________
Nature :__________
% : ____
CIRCUIT FRIGORIFIQUE
Nature fluide frigorigène :
Masse [kg] :
Masse de fluide frigorigène ajoutée
[kg] : ____
Mesure SURCHAUFFE
Mesure SOUS REFROIDISSEMENT
BP [bar] : ____
T° évaporation [°C] : _
T° vapeur sortie évaporateur [°C] : ___
HP [bar] : ____
T° condensation [°C] :
T° liquide sortie
condenseur [°C] : ___
Fonctionnement vanne inversion cycle O/N :
CIRCUIT ELECTRIQUE
Tension alimentation :
(avant mise en route en amont sectionneur
général)
Mesures compresseur : ____________
(régime retour mini à 30 [°C])
Mesures circulateur 1
Mesures circulateur 2
Disjoncteur protection
Intensité [A] :____
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Intensité [A] : ____
Neuf
Tension [V] :____
Tension [V] :____
111
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
Neuf
112
POMPES À CHALEUR GEOTHERMIQUES EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION AVEC PAC GEOTHERMIQUE
Repère
__________
Type : ____________
Date :
__________
Calibre : __________
OBSERVATIONS :
VISA METTEUR AU POINT :
VISA UTILISATEUR :
Fiche à dupliquer 2 fois : Original dans carnet d’entretien de la PAC, 1 copie pour l’installateur et 1 copie
pour l’utilisateur.
s Figure A. 3.1 : Exemple de fiche de rapport de mise en service pour une installation de pompe à
chaleur géothermique avec capteurs enterrés
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
n Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
n Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
n Agence qualité construction (AQC) ;
n Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
n Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
n Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
n Électricité de France (EDF) ;
n Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
n Fédération française du bâtiment (FFB) ;
n Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
n Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
n Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
n GDF SUEZ ;
n Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
n Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
n Plan Bâtiment Durable ;
n SYNTEC Ingénierie ;
n Union nationale des syndicats français d’architectes
(UNSFA) ;
n Union nationale des économistes de la construction
(UNTEC) ;
n Union sociale pour l’habitat (USH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
POMPES A CHALEUR
GEOTHERMIQUES EN HABITAT
INDIVIDUEL
INSTALLATION ET MISE
EN SERVICE
S S S SS S
SSSSSSSS
N N NN
Ces Recommandations professionnelles concernant les installations de pompes
à chaleur eau glycolée/eau et eau/eau de puissance calorifique inférieure à
50 kW destinées au chauffage ou au chauffage – rafraîchissement en habitat
individuel neuf.
Elles fournissent les prescriptions relatives à l’installation et à la mise en service
de la pompe à chaleur et de son appoint éventuel mais aussi des composants
du circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume tampon…) ainsi que
des émetteurs alimentés et de la régulation.
Ces Recommandations traitent également des capteurs enterrés horizontaux
(en décapage ou en tranchées), des capteurs enterrés verticaux (sondes
géothermiques verticales) ainsi que des forages sur nappe aquifère. Elles ne
traitent pas des fondations thermoactives.
Afin d’aider le professionnel, des fiches d’autocontrôle sont proposées.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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