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ECOLE JEUNES
D’AMSTERDAM
20 au 31 Août 2011
ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Note avant l’utilisation :
Ce recueil de formation a été fait suite à l’École Jeunes de formation de la IVe Internationale d’Août
2011. Il ne peut pas délivrer l’ensemble des éléments qui sont fournis à l’école mais y sont retranscris
les formations et parfois les questions et/ou les retour en plénier après les groupes de langue. Les
formations font parfois référence à des textes qui étaient proposés à la lecture pour les formation,
ceux-ci sont disponible sur le site : 4EDU (école jeune 2011) que je conseille vivement d’utiliser (le
mot site contient un lien pour s’y rendre).
Bien entendu, l’orthographe n’est pas parfaite ainsi que la prise de note mais cela peut servir de base à
de nombreux topos.
Il manque un topo : celui sur l’écologie qui a été pris en note sur papier et qui n’est pas possible à
retranscrire sous ce format mais vous avez, toujours sur le site, le PowerPoint de la formation qui
donne l’ensemble des éléments de la formation.
À la toute fin, il y a des prises de note sur la Croatie et le Pays Basque qui ne faisaient pas parti de la
formation proposé par la IV mais qui ont été faites par des camarades jeunes le soir.
En tout cas bon courage pour la lecture !
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Formation sur l’impérialisme
La crise globale étant central dans la situation politique et dans cette semaine de formation il était
logique de commencer par celle sur l’impérialisme. Il a bordera aujourd’hui les révolutions arabes
mais plutôt côté critique, les aspects positifs ont les verra demain. Cette formation se concentre sur le
Moyen-Orient car celui-ci a un rôle central pour l’impérialisme aujourd’hui.
Comme Peter Drucker est américain, et juif, il a été confronté au sionisme très tôt ce qui lui a forcé de
constater les liens entre l’impérialisme et le sionisme. Il mentionne aussi le fait qu’il est gay, car cela a
un rapport avec le projet sioniste qui voulait prendre des hommes juifs pour se battre, ce qui est censé
en contradiction avec le fait d’être gay. Cela fait qu’il considère qu’il a une aversion très importante
pour la violence. Son déménagement en Hollande lui a ensuite forcé à se concentrer sur l’étude de
l’impérialisme européen, qui a un profil différent des autres, on parle de pouvoir doux exercer par
l’UE. La limite de ce topo est que le formateur n’est pas spécialiste de l’économie.
I l’impérialisme : la théorie de classique de Lénine
Marx et Engels n’avaient pas de théorie globale sur l’impérialisme mais étudiaient des cas particuliers
de ce qu’on appelait nous l’impérialisme, comme dans le cas de la lutte du peuple irlandais car ils
étaient en Angleterre, ou la lutte centrale, pour eux, des polonais contre la Russie qui était l’Etat le
plus réactionnaire de l’époque. Leur compréhension a évolué, à la base à propos de la conquête
coloniale il parlait des aspects positifs de la colonisation, c’est au fur et à mesure qu’ils se sont
concentrés sur les aspects négatifs de l’impérialisme.
La social démocratie allemande, avant 1914 luttait contre son propre impérialisme sous un angle
d’opposition à la fierté nationale et aux guerres (vote contre budget militaire en 1871), mais il n’avait
pas de position théorique sur le sujet, ce qui a fait que cette position s’est affaiblie. Dans le cas du
Maroc 1911, pays colonisé tardivement, avec crise entre France et Allemagne dans laquelle la social
démocratie allemande s’est opposée à l’intervention militaire. Mais après cela ils ont perdu les
élections, ce qui les a conduits à être plus prudents dans l’opposition à la guerre, pendant que la droite
avait une vision de plus en plus positive de l’impérialisme.
C’était donc une tâche fondamentale pour les socialistes de gauche d’analyser l’impérialisme. Cette
analyse était en cour en 1914, lors de la crise de la social-démocratie. C’est pendant la seconde guerre
mondiale que Lénine a développé sa théorie inspirée de Hilferding et Hudson.
Les points cruciaux de la théorie de Lénine qui considère l’impérialisme comme une phase particulière
du capitalisme :
 L’impérialisme est une période déterminé de développement du capitalisme, il y a une période
de domination du capital industriel, l’impérialisme correspond à la domination du capital
financier.
 Il existe une concentration et une centralisation du capital pour mettre en place l’impérialisme
au quel s’ajoute un appui sur l’Etat pour dominer les territoires.
 C’est le développement inégal du capital, avec exportation de capital du centre vers la
périphérie, cela a pour but de faire augmenter le taux de profit en trouvant de nouvelles
matières premières.
 Ca c’est l’origine des différents empires coloniaux (France, GB, Italie, Japon). Pour Lénine il
y a aussi des semi colonies, notamment en Amérique latine sous influence principale des
USA. Pour avoir une vision plus clair du monde il faut regarder la répartition mondiale du
capital. Ainsi la France était un gros investisseurs en Russie en 1910, d’où son opposition à la
révolution.
La guerre mondiale de 1914, représente la lutte pour un repartage du monde entre impérialiste. La
seconde guerre mondiale a représenté une nouvelle tentative, notamment à l’est. Après la seconde
guerre mondiale l’impérialisme français et GB se font dépasser par l’US.
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La révolution chinoise était un défi majeur, car territoire très vaste disparait de la domination
impérialiste. D’autre plus petit défi sont apparu, à Bandung, en Egypte et en Indonésie, qui s’arrête en
1965 avec le coup d’état qui la ramène dans le camp impérialiste : l’Egypte de Nasser, jusqu’à Sadat
son successeur et l’Indonésie.
Le moment le plus symbolique fut 1975 avec la chute de Saigon et la fuite de l’ambassade US, ce qui
fut une humiliation pour les capitalistes.
La réponse fut l’arrivée au pouvoir de Thatcher de Reagan, c’est à dire un début d’offensive concerté
de la classe dominante. Ce qui débute avec la crise de la dette cherchant à réduire encor l’autonomie
des pays de la périphérie.
II mondialisation néolibérale
La question de cette partie est : l’analyse de Lénine est-elle toujours d’actualité ?
On vit dans un monde profondément inégale : il n’y a jamais eu autant de différence entre les pays
dominants et les pays dominés car ce qu’ils vendent rapporte moins et ils doivent acheter des
marchandises à un tarif plus élevé que leur production. (Exemple : les pays qui produisent de la
matière première et qui rachètent la production issue de celle-ci : graine de café et achète du café).
Le transfert sud nord de 1980 à 2004 représente 5300 billions de dollars soit 6 fois plus que la somme
nécessaire à la reconstruction de l’Europe après la seconde guerre mondiale. En moyenne le PIB/hab
des pays riches est 20 fois supérieur à celui des pays pauvres. De plus, les ventes de produit entre 1980
et 2002 ont vu leur situation se dégradée par exemple le Bangladesh pour le même produit reçoit deux
fois moins d’argent. Enfin, il y a aussi le rapatriement des profits vers les pays dominants ce qui
représente 334 Billion de dollars pour la période 1998-2002.
On note qu’il y a un rapatriement des profits ce qui fausse les données, si la Chine fait beaucoup de
profit, ils sont rapatriés dans les pays impérialistes. PIB/hab Chine représente 1/12 de celui US, PIB
chinois correspond à 1/3 de celui des USA. Donc l’écart reste immense.
Si on regarde le top 10 des multinationales, on remarque qu’il n’y a pas de banque mais 6 entreprises
pétrochimique, qu’il n’y a que 2 entreprises chinoises, que la 1er ne peut se comprendre qu’en étudiant
son interconnexion US Chine (échange pas capital).
On voit ainsi que l’automobile et le pétrole reste central pour le capitalisme et c’est en ça que le
Moyen-Orient est centrale pour les capitalistes.
Un des rouages de cette globalisation néolibérale est la mise en place d’institutions internationales :
Les institutions internationales sont dominées par les pays impérialistes, même si on discute de
l’ouvrir à des pays intermédiaires.
Pour le FMI, on peut simplifier le fonctionnement par la formule suivante : 1$=1 vote, le pouvoir reste
donc aux mains des pays dominants et des puissances industrielles.
Avec les crises de la dette, ces institutions ont commencé à remettre profondément en cause
l’autonomie des pays dominés : ils imposent des plans de rigueurs, l’OMC a baissé les prix des pays
dominés pour faire main basse sur l’agriculture des pays dominés.
Depuis l’accord de Doha, il n’est plus possible de trouver d’accord dans le cadre de ces institutions à
cause des changements de rapport de force du au développement de nouvelle économie comme le
Brésil, l’Afrique du sud. La question est dans quelle mesure se fait ce changement, et jusqu’ou peut il
aller ?
La chine est un cas unique, notamment car en 1949 elle a connu une révolution et exproprié
l’impérialisme. Si on con sidère que c’est un état capitaliste, la bourgeoisie jouit d’une autonomie sans
précédent par rapport à l’impérialisme. Claudio Katz caractérise le Brésil comme un pays sous
impérialiste à cause de sa domination en Amérique latine. On a aujourd’hui le cas de firme des pays
impérialiste racheter par des pays sous domination comme la Chine, l’Inde, et le Brésil…
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Par rapport à ces changements, il faut les limiter on parle de quelques pays avec un développement
particulier. Quand on parle du projet de Chavez (BANCOSUR) d’une banque pour investir en
Amérique latine, on constate que ce projet n’abouti pas car les pays déterminants ont des objectifs
différents (Brésil impérialiste, Venezuela plutôt non)
III mondialisation armée et guerre contre le terrorisme
Quand on parle de l’impérialisme, on parle d’un concept économique mais on parle également de la
guerre et du militarisme condition nécessaire à la survie de ce dernier. Pour Katz il s’agit d’une
alternative à la désintégration des États qui est la conséquence des politiques néolibérales, sources
d’instabilité profonde contradictoire avec la reproduction du capital. Dans les années 1990, la chute de
la dictature de Mobutu a entrainé une guerre au sein de la République Démocratique du Congo pour
autant il n’y a pas eu les médias car cela n’était pas centrale car pas d’intérêt économique central.
L’impérialisme US reste toujours central au vu de l’augmentation de l’instabilité :
L’industrie militaire US, joue un rôle très important dans son économie, ne serait-ce car il garantie sa
domination impérialiste : sa puissance impose sa domination. Le rôle du dollar comme monnaie
refuge, cela permet au USA de continuer à s’endetter pour financer notamment ces dépenses
militaires. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il existe réellement un ordre mondial en tant que tel
même avec l’existence de l’ONU avec le vote de tous les pays, ce qui permet aux US de foutre la
pression aux pays dominés pour qu’ils votent dans leur sens. Même s’il s’agit d’un projet importants
avec la proposition des US de mettre en place une coalition militaire interne à l’ONU mené par eux.
Mais le monde a changé depuis le début des années 1991, avec l’effondrement de l’URSS le monde
bipolaire disparait au profit d’un monde unipolaire, au moins au niveau militaire. L’invasion de l’Irak
en 1991 représente également un moment clef, d’après Achcar. Avec la décolonisation il était dur pour
les impérialistes d’avoir des bases militaires sur le sol arabe. Car en 1962 avec l’arrivé de Nacer en
Egypte, les US avaient dû quitter les bases d’Arabie Saoudites car la présence de base américaine était
trop dur pour le nationalisme arabe. 1991 permet de prouver qu’ils sont plus forts que ça.
Avec l’invasion du Koweït, et la 1er guerre du Golf cela a ramené les américains sur le sol arabe, ce
qui marque un progrès déterminant pour l’impérialisme et notamment US. La guerre en Afghanistan,
permet tant qu’à elle d’avoir une base en Asie entre la Russie, la Chine, et l’Inde. Ils sont également
présents aux Philippines, et au Japon. Le concurrent direct des USA est donc entouré par des alliés et
des troupes US.
IV de Bush II à Obama : en Irak, Afghanistan, Lybie et Palestine
En tant qu’américain, il voit la tragédie Obama, 1er président américain noir, il est devenue président
dans un contexte très particulier, avec l’approfondissement de la crise, un impérialisme américain
encore dominant, malgré son prédécesseur qui a été le plus gros désastre y compris pour le
capitalisme. C’est pourquoi le capitalisme américain a soutenu les démocrates.
Il va revenir sur les pays en crise à cause de l’impérialisme US ( Irak, Afghanistan, Palestine, Lybie),
crise qui était là avant ou qui sont nées dans la présidence d’Obama. Les éléments déterminants au
moyen orient sont le pétrole, le sionisme, le choc des civilisations (barbarisme impérialiste contre
barbarisme islamique). Quand on parle du Moyen Orient on parle du centre de la civilisation
musulmane une des plus grande que l’humanité est connu. Historiquement il faut noter que l’islam a
fait partie de l’Europe (en Espagne, à Vienne origine du croissant viennois).
Cette région a été jusque dans les 80 dernières années étaient sous domination ottomane, britannique
et française, avant de laisser la place au USA. On note que l’Arabie Saoudite le pays le plus
fondamentaliste au monde, fut et est encor le premier allié des USA. Il faut aussi revenir sur la crise de
1967, ou français et anglais on échoué contrairement au israélien c’est depuis qu’Israël est un allié
privilégié des USA.
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Les américaines pour lutter contre l’influence soviétique n’ont pas hésité à financer les
fondamentalistes comme en Afghanistan. Lors de la première guerre du Golf, les USA n’ont pas voulu
prendre Bagdad de peur de l’instabilité qui suivrait la disparition de Saddam, et de manière secondaire
l’encadrement de cette guerre par l’ONU rendait cela plus complexe. La deuxième guerre
correspondait à l’objectif d’aller plus loin, il y a eu débat en 2001 sur la réponse à fournir (Afghanistan
ou Irak en premier). Dans la campagne présidentielle Obama, considéré que l’Afghanistan avait été
occupé trop vite.
L’invasion de l’Irak, ouvrait la voie au développement de l’Iran, qui est venu le remplacer en termes
d’ennemi n 1. Dans les années 1980, alors que les autres pays baissaient les budgets militaires, les
USA eux les ont augmentés, ils doivent donc maintenant les réduire alors qu’ils sont en difficulté.
A ce problème vient s’ajouter les révolutions arabes, bases stables de la domination de l’impérialisme.
Le pétrole est déterminant pour l’indépendance économique des pays du Moyen Orient. Dans cette
région du monde il y a des contradictions entre les impérialistes et ceux qu’ils dominent mais aussi
entre les impérialistes et leurs alliés. Contrairement à l’Amérique Latine, il n’est pas acceptable que
les dictateurs soient renversés pour la bonne marche de l’économie.
Les pays producteurs du pétrole 6 des plus importants sont au Moyen Orient. Il représente 50% des
réserves du monde. Dans les années 50-60-70 on a vu de nombreuse nationalisation mais aussi depuis
des dénationalisations comme en Irak après l’invasion de 2003. Il s’agit donc d’un tournant dans le
contrôle des ressources pétrolières. Mais aujourd’hui les révolutions arabes remettent cela en cause.
Chez les fondamentalistes ont parle de courant car d’un côté on a ceux rallié à l’impérialisme US
(Arabie Saoudite, Pakistan) et ceux opposés (Al Qaida, Hezbollah, Ramas). Le fondamentalisme joue
un rôle anti-impérialiste à cause de la défaite des autres courants. Néanmoins ce sont aussi nos
ennemis mais on peut participer à des cadres de front unique avec eux cf Achard. L’enjeu des
révolutions arabes est de savoir si ce courant va être minorisé ?
La situation en Afghanistan est très dur à cause de l’absence de toute force politique, social syndical
avec lesquels ont pourrait travailler, si ce n’est certains groupes au Pakistan et féministe en
Afghanistan. C’est un enjeu car les USA perdent la guerre, mais la question et de savoir qui va la
gagner ?
La Lybie est un pays très contradictoire, entre danger intervention impérialiste et celui que représente
Khadafi.
Enfin, il faut comprendre le caractère central de la question de la Palestine, et les potentialités
actuelles (affrontement date commémoration, rôle révolution arabe).
A l’heure actuelle, il y a un déséquilibre militaire en faveur de l’impérialisme, tout ce qu’on peut faire
pour le moment c’est soutenir idéologiquement la lutte pour la démocratie mais pas uniquement légal
cela entraine des tâches concrètes.
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Les révolutions en Afrique du Nord et la révolution permanente.
La question à se poser est comment cette théorie peut nous permettre de comprendre les processus
révolutionnaire en cours ?
Il y a quelques années il était difficile d’expliquer que l’on était révolutionnaire d’autant plus que
depuis les années 1999à cela désignait les mouvement populaire de l’Europe de l’Est comme la
révolution orange qui était des mouvements en soutien au rétablissement du capitalisme. Ainsi il
semblait impossible qu’un processus révolutionnaire aille contre le capitalisme car les mouvements de
l’Europe de l’Est apparaissaient comme un mouvement de confirmation de la « fin de l’histoire ».
Mais là subitement dans la parti du monde où on ne l’attendait pas les masses ont fait irruption dans
l’histoire avec un processus révolutionnaire qui a une dynamique propre avec des forces
anticapitalistes et défendent le processus avec comme objectif la prise du pouvoir des travailleurs.
C’est la réémergence d’une perspective socialiste et la preuve que c’est possible.
I)
La théorie de la révolution permanente :
L’orthodoxie marxiste a entrainé des travers important au début du XXe siècle avec une vision
évolutionniste du capitalisme, c’est à dire que le socialisme naîtrait du capitalisme, par conséquent il
faudrait suivre automatiquement ce processus avant de poser la question du pouvoir aux travailleurs.
C’est pour cela que dans de nombreux pays les Partis Communistes avançaient que la révolution
n’était pas possible car le capitalisme n’était pas totalement mis en place comme dans les colonies…
La révolution devait avoir lieu dans un premier temps dans les pays du centre et les colonies étaient
donc subordonnées à la révolution métropolitaine.
Marx a sa part de responsabilité dans cette question mais dans une lettre à la ligue communiste : « Les
bourgeois veulent en finir rapidement avec la révolution pour lâcher sur quelques petits trucs, notre
devoir est donc de rendre la révolution permanente jusqu’à ce que le prolétariat prenne le pouvoir
partout dans le monde ». « Le cri de guerre doit être la révolution en permanence ». Avant l’écriture
du Capital, il parle de révolution permanente.
Avec l’écriture du Capitale et la situation en Russie, tout devient plus claire. L’agitation en Russie où
le mouvement populiste est dirigée par Zassoulitch qui a une correspondance avec Marx sur : est-ce
que la Russie peut ? La Russie doit-elle passer par le capitalisme pour atteindre le socialisme ?
Marx répond que la Russie pourrait partir de la commune rurale pour la construction de la société
communiste, ainsi sauter l’étape du capitalisme.
Il a fallu attendre la dynamique révolutionnaire de 1905 pour que cela soit largement discuté et
approfondi. En tirant les bilan de 1905, Parvus et Trotski on avançait le fait qu’il était possible de
passer à une révolution qui serait dirigé par les travailleurs avec comme objectif, non pas la
démocratie mais la dictature du prolétariat. Trotski l’a avancé avant de nombreux marxistes grâce à
une capacité supérieure en terme d’utilisation de la dialectique. Il est parti de la réalité totale du
capitalisme : l’économie mondiale. De cela, il a tiré l’analyse d’une inégalité de développement ainsi
qu’une combinaison avec la totalité. Chaque pays doit être considéré dans la totalité avec une
dynamique propre. Ainsi un pays arriéré est moins développé que l’Angleterre mais il possède des
éléments avancés très important qui ont été inséré dans son économie de l’extérieur. Par exemple la
Russie de 1905 avait une bourse mais aussi une paysannerie analphabète ce qui induisait la présence
d’aucun droit démocratique.
Et c’est justement cette réalité qui rend possible la révolution dans ces pays grâce à la loi du
développement inégal et combiné. Car pour Trotski la révolution soulèvera des contradictions trop
grande ce qui permettra de donner le pouvoir à la classe révolutionnaire qu’est le prolétariat pour
continuer à lutter contre les contradictions jusqu’à la dictature du prolétariat. Mais il faudra aussi une
révolution internationale sinon celle-ci sera défaite. Ces deux éléments là sont un apport crucial pour
la compréhension de nos tâches dans les pays du « Tiers-Monde ». Cette analyse a entrainé la parution
du programme de transition qui a pour but de faire le pont entre des revendication démocratique et des
revendications socialistes qui peuvent aussi s’utiliser dans des colonies.
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Les révolutions du Tiers-Monde :
Trotski parle de la question agraire, de l’assemblée constitution mais aussi de la révolution socialiste
c’est ce qui doit être défendu ors des situations révolutionnaires. Par contre pour Staline, la révolution
devait se dérouler par étape.
En Chine, Le Parti Communiste a été avec le Guomindang qui était une organisation libérale, ils ont
été frappés par la répression lors de la situation révolutionnaire car la révolution devait être par étape,
il fallait la démocratie bourgeoise avant le socialisme.
Cuba : Les guérilleros prennent le pouvoir mais ce n’est pas encore le socialisme, ça le devient.
Algérie : il y avait un processus auto organisé avec des organes de double pouvoirs liant l’autogestion
et l’auto organisation. Mais ce qui a triomphé est la révolution nationale mise en avant par le FLN
quand prend le pouvoir avec le coup d’État et oriente le processus vers une révolution petite
bourgeoise.
II)
Les révolutions en Afrique du Nord :
Contexte historique :
Cette révolution n’est pas détaché de la marche du monde mais dans une étape de renforcement de la
néo libéralisation qui est très bien défini par la phrase de Warren Buffet : « si la lutte des classes
existe, c’est la mienne qui l’emporte. » C’est à dire une situation d’attaque et de remise en cause de
tous les droits préexistants.
Ces processus révolutionnaires entrainent des réaction populaire surtout dans le Tiers-Monde mais ont
été repris en main par le capitalisme avec l’exemple de l’Argentine.
En Afrique, les mouvements populaires ont été récupérés par le capitalisme à travers des
recompositions des classes dirigeantes locales à travers la démocratisation des pays. Cela aurait pu être
le cas en Tunisie car en 1984 il y avait eu la révolte du pain et la réponse du capital a été le coup
d’Etat de Ben Ali contre Bourguiba.
Mais il s’agit surtout d’une période particulière avec un capitalisme triomphant malgré la crise et sans
l’existence de proposition alternative. On pourrait même dire par provocation que Stéphane Hessel
représente plus une alternative que nous. Mais c’est une des caractéristiques de la phase dans laquelle
on est d’autant plus que la lutte des classes est discrédité par beaucoup de courant politique et surtout
l’idéologie dominante. Par exemple, on parle de révolution arabe alors que la zone géographique
touchait n’est pas uniquement composée d’arabe mais la volonté derrière cela est d’orientalisé cette
révolution en faisant passer le message qu’il venait juste de comprendre l’utilité de la démocratie. Et
c’est porté de manière hégémonique même dans nos propres rangs.
Mais il faut bien comprendre qu’il s’agit de processus :
En Tunisie, on donne le départ de la révolution suite au suicide d’un jeune tunisien mais on n’explique
pas que Buazizi a été un facteur de mobilisation. Le processus débute à partir de 2008 avec la grève
dans la région de Gafsa et une autre proche de la frontière contre le clan Ben Ali. Ces deux grèves ont
introduit une faille dans le régime policier tunisien, la peur était parti ce qui a permit de faire tomber
les barrières psychologiques.
En Egypte, cela commence en 2006 et non pas avec la place Tahrir, il y a de nombreuses grèves dans
un régime policier. Et en 2008/09 il y a les révoltes de la fin. Ces deux éléments ont contribué à
chasser la peur. Pour l’Egypte se rajoute le processus tunisiens comme élément externe nourrissant la
mobilisation. C’est tout cela qui prépara la révolte et la place Tahrir avec un regroupement large. Les
couches populaires mais aussi la petite bourgeoisie qui ne supportait pas le comportement dynastique
du clan Ben Ali. Ainsi qu’une partie de l’armée qui est un poids politique et économique très
important en Egypte.
Il s’agit d’un mouvement qui allait de la bourgeoisie au lumpen prolétariat, certains se mobilisaient
pour un autre État bourgeoise d’autre pour mettre fin aux inégalités sociales. Telle était la réalité du
mouvement.
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Ces processus sont confrontés à la volonté populaire de rappeler leur souveraineté mais le rapport de
force fait que les forces bourgeoises imposent leur rythme.
III)
La révolution permanente dans tout ça ? :
Il ne s’agit pas de la même situation qu’en Russie car les révolutionnaires et leurs forces étaient peu
présentes et les centrales syndicales étaient contrôlées par l’État. Par exemple, les anciennes sections
de la IV ont dû survivre sous forme clandestine. Il a donc fallu mettre en place le front du 14 janvier
en Tunisie pour pouvoir faire quelque chose.
On n’a pas non plus rencontré de réelle forme de double pouvoir, il existait une auto organisation des
masses mais cela restait très fragile de plus, le régime est entrain de tenter d’affaiblir les cadres d’auto
organisations qui perdurent encore aujourd’hui. Car les forces petites bourgeoises appelles à la fin de
la grève depuis la chute de la dictature => En Egypte, ils ont dégagé la place Tahrir même s’ils sont
resté présent jusqu’en juillet ce qui peut démontrer une volonté d’aller plus loin dans l’affrontement et
dans les changements.
Ils demandent donc une assemblée constituante avec des élections et plus de droit sociaux mais ça le
capitalisme n’est pas prêt à le concéder. C’est pour cela qu’on ne peut pas réellement parler de
révolution mais plutôt de processus révolutionnaire en cours car les luttes sont toujours présentes et la
dynamique évolue.
En Tunisie, ils demandent la dissolution des anciens syndicats.
En Egypte, ils tentent de fonder une alliance socialise, ils sont pour le socialisme mais ils rencontrent
des problèmes pour soutenir l’auto organisation des masses car ils ont peur que le mot d’ordre dépasse
le niveau de conscience de classe.
Mais les processus ont permit de montrer que la révolution était possible. La dynamique a largement
débordé en Palestine car la Tunisie et l’Egypte se mettait en solidarité avec le peuple palestinien. Et
l’impact a largement dépassé le bassin méditerranéen. On a vu des luttes au Wisconsin, au Burkina
Faso ainsi qu’au Sénégal qui reprenait des formules des processus tunisiens et égyptiens.
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Lutte de libération des femmes et socialisme
L’accent sera mis sur l’importance stratégique de la mise en place d’un mouvement autonome des
femmes. C’est stratégique car nécessaire pour renverser le capitalisme et construire un socialisme
féministe. Par ailleurs, il y a un écart entre elle et nous car pour elle c’est un vécu et non une théorie.
I ) analyses marxistes du travail des femmes :
Marx et Engels se sont concentrés sur le travail féminin, il non pas étudié la famille dans le sens ou ils
n’ont pas étudié le travail domestique. Le capitalisme industriel a introduit le travail des femmes et des
enfants, en tant que force de travail surexploité, car avec une capacité de résistance moindre,
permettant de dégager un surprofit.
C’est la mécanisation, la hausse de la division du travail qui entraine l’introduction du travail des
femmes et des enfants, dans l’industrie. Pour Marx et Engels le travail des femmes permet une
émancipation relative des femmes. En cela ils sont plus proches de nous que les socialistes utopiques,
sauf Fourier. Ainsi Proudhon prônait l’interdiction du travail des femmes.
Néanmoins, l’oppression a perduré après l’introduction dans le marché du travail, ce qui prouve que la
famille joue un rôle dans la mise en lace de cette oppression. Pour Marx le prix de la force de travail
correspond au prix du renouvellement de la force de travail. Le salaire du chef de famille inclus ce
cout de reproduction c’est pourquoi les salaires des femmes ne sont que des revenus d’appoint. C’est
pourquoi la valeur du travail féminin est moindre. Pour autant la quantité de marchandises produite est
similaire, il y a donc un surprofit de dégager. Par exemple en 1945, les capitalistes se sont dégagés des
sur profits record car les femmes étaient moins payées et elles produisaient autant que des hommes
L’idéologie familiale conditionne l’introduction des femmes dans le marché du travail, et l’acceptation
par la classe des inégalités. Par exemple, quand un homme est au chômage on parle d’une perte de
puissance pour lui mais aussi pour sa famille alors que quand il s’agit d’une femme, on avance que
cela lui dégagera du temps pour faire les tâches ménagères. Ainsi la place de la femme est à la fois
définie par sa place dans la famille mais aussi celle qu’elle occupe sur le marché du travail. Comme
elle est moins bien payée, c’est plus souvent la femme qui prendra le temps partiel pour s’occuper des
enfants. Mais c’est aussi parce qu’on avance l’idée d’un instinct maternel et d’une nécessaire présence
au foyer qu’elle est moins bien payé… On peut rajouter qu’on note plus de suicide d’homme au
chômage que de femme, le fait qu’il ne travaille plus sape leur base matérielle de domination et est
plus difficile à supporter.
Si Marx et Engels n’ont pas parlé de la famille c’est parce que la famille ouvrière n’existait pas à
l’époque, car on n’était qu’au début de l’industrialisation sauvage. A l’époque la famille paysanne
avait déjà commencé à disparaitre.
C’est pourquoi quand Marx et Engels, parle de la famille il parle de la famille Bourgeoise servant à
transmettre l’héritage. Mais il y a une reconstruction de la famille au XIXe siècle. L’idéal ouvrier c’est
l’ouvrier avec un salaire digne et la femme au foyer qui s’occupe du ménage, c’est la famille
mononucléaire. En 1880, à Londres il y a eu des émeutes prenant pour prétexte une nouvelle loi anti
alcool, et pendant 3 semaines toute la classe dirigeante à fuit de Londres, ils ont brulé les banques et
les prisons. C’est donc cette classe dangereuse qu’on a voulu éliminer par la reconstruction d’une
famille ouvrière. Le travail domestique de la femme diminue la valeur du travail de l’homme car elle
représente du travail gratuit pour s’occuper de la maison donc le salaire n’a plus besoin de couvrir les
dépenses pour l’entretien domestique. Certains produits remplacent le travail domestique des femmes
mais ils n’enlèvent pas leur rôle central dans la famille.
À études similaires, les entretiens d’embauches sont plus oppressants pour les femmes : vous allez
vous marier ? Avoir des enfants ? Par conséquent, le rôle donné à la femme dans le cadre de la famille
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a des prises sur leur travail, c’est cela qui détermine leur situation sur le long terme. Et c’est justement
cela qui a fait entrainé l’explosion et l’apparition du mouvement féministe dans la petite bourgeoisie
car elles en avaient marre qu’à étude égale, elle n’ait pas les mêmes droits.
Il faut noter que malgré la hausse du taux d’activité des femmes, le travail reste genré avec le travail
domestique et invisible (ce qui est intériorisé : soigner ses proches…). Mais cela se voit sur les
salaires, les temps partiels, la dévalorisation des métiers qui se féminisent.
Les travaux les plus durs dans le Tiers-Monde sont fait par des femmes et elles ne sont pas payées ce
qui fait que les hommes ramassent l’argent et les terres sans se fatiguer.
Les hommes en tant que tel bénéficient de cette situation.
II) origine et développement du mouvement autonome des femmes au XIXème siècle :
Flora Tristan, grand-mère de Gauguin, né d’un grand propriétaire terrien, jamais reconnu par son père
quand bien même sa mère est participée au style de vie de son père. A 17 ans sa mère la forcée au
mariage avec André Chazal, qui était jaloux violent, il a tenté de l’assassiner 2 fois, mais comme elle
devait quitter le domicile familiale, il n’était pas condamné.
Elle est arrivée à la fin de sa vie à l’idée que les femmes devaient être respecté. Elle a créé une
organisation ayant vocation à être une internationale ouvrière, dans laquelle il y aurait une place
centrale pour les femmes. Dans ce but elle fera un tour de France, qui finira par la tuer de fatigue.
Elle était fouriériste, seul socialiste qui abordait le travail féminin dans un sens de socialisation.
Louise Michel, elle joue un rôle important dans la commune de Paris 1871. C’est aussi une femme
exceptionnelle à cause de sa naissance, c’est la fille illégitime d’un châtelain. Cependant elle sera bien
accueillie et recevra une bonne éducation ce qui lui perme de devenir institutrice. Elle se rapproche
des anarchistes écrits dans le cri du peuple. Elle ne sera pas tué mais exilé à Nouméa, où elle oucrira
une école afin d’instruire les Khanak.
Elle sera la cible d’un attentat. Elle se prononce contre la peine capitale et introduit le drapeau noir
comme symbole des anarchistes. Louise Michel représente un courant féministe sans compromission.
Cependant, vu l’état du mouvement ouvrier et son courant elle n’a que peu influencé le mouvement
féministe qui se développera après dans la seconde internationale.
Clara Zetkin et Rosa Luxembourg, elle fonde le journal théorique l’égalité en 1890. Elle va essayer
par l’organisation des femmes. Clara Zetkin dit qu’il faut revendiquer le droit au travail des femmes,
notamment l’idée d’un salaire égale, ce qui semble évident aujourd’hui mais ne l’était pas du tout à
l’époque. Elle organise en 1907 la 1ère conférence des femmes socialistes, puis une 2èm en 1910 à
Copenhague.
Elle prendra position en soutien à l’URSS, contre les réformistes, elle militera dans le KPD puis dans
le Kominterm ou elle organisera le secours rouge. Le mouvement autonome émerge par nécessité, afin
de pouvoir élaborer une stratégie pour faire progresser les revendications féministes dans la société.
Alexandra Kollontaï, c’est la 1ère théoricienne moderne. Elle fait des écrits sur la sexualité tout à fait
innovant. Elle théorise que la famille doit être libéré des chaines économiques, de la dépendance. En
URSS des droits sont gagnés, droit de vote, avortement, divorce par consentement mutuel. Autant de
droit supprimé par la suite par la contre révolution stalinienne dans la famille.
Si on est pour des lois d’égalité il faut des conditions pour les appliquer. Ainsi si on avait quelques
idées sur comment socialiser le travail domestique dans les conditions objectives et subjective de
l’époque cela n’a pas été mise en place, sauf dans certains cas où on trouve des groupes autonomes de
femmes à l’origine.
Il y a une dialectique entre organiser le mouvement ouvrier et organiser des groupes de femmes. La
lutte des femmes dans le parti ne repose pas que sur la conviction des camarades hommes mais sur la
mise en place d’un rapport de force féministe, ordre du jour de Congrès etc…
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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III) importance et nécessité stratégique du mouvement autonome des femmes
Lutte des femmes pour égalité, qui vont faire une lente progression aboutissant sur la situation des
femmes dans les années 1960. Mais ces avancés ne seront plus suffisants pour les femmes et
entrainent une reprise du mouvement féministe dans les années 1960. A cette époque les femmes
prennent conscience des inégalités qui persistent dans les organisations politiques, ou en tout cas elle
s’auto organise pour le combattre dans des groupes de conscientisation où elles ont une réflexion sur
leur niveau politique : peut être serait ce naturelle ? Mais au fur et à mesure, elles se rendent compte
qu’il ne s’agit pas d’infériorité biologique mais d’un problème d’oppression qui est construit
socialement. Elles appellent donc à une lutte contre l’oppression par les opprimées elles-mêmes. Ce
qui donne naissance à un mouvement de femme radical opposé aux organisations traditionnelles du
mouvement ouvrier.
Le thème central de lutte après les années 1970, ce fut la question de l’avortement, mouvement dans
lequel la 4ém internationale à jouer un rôle important. En effet, nos camarades ayant lutté et ayant
l’habitude de s’auto-organiser elles avaient donc de l’expérience.
Après les années 1970, 1980, ce mouvement a eu du mal a perduré car il y avait eu des victoires
importantes. Mais ce mouvement a dynamisé les mouvements LGBTI et ont entraîné la création de
commission femme dans les syndicats… Les femmes pénètrent également à cette époque dans les
centres de direction de la classe dominante : ONU…Mais il y a un renouveau avec les jeunes femmes
qui luttent avec un nouveau mot d’ordre : à travail égal=salaire égal.
Le mouvement autonome des femmes a permis l’apparition de recherche et de débat sur l’origine de
l’oppression.
Il y avait des femmes marxistes qui avançaient la nécessiter de retourner à Engels qui expliquaient que
la base de l’oppression pouvait venir de la propriété privé. Même si certains pensent toujours cela, les
travaux ethnologiques nous prouvent le contraire. Car dans les sociétés sans classe, il existait déjà une
oppression des femmes donc ce n’est pas la propriété privée qui a entrainé la domination des femmes.
Pour nous, c’est un élément important car cela signifie que l’abolition des classes sociales ne suffira
pas pour en finir avec le sexisme et l’oppression des femmes.
On n’est pas étapiste mais on combine comment libérer les femmes sans leur implication, comment les
impliquer sans les laisser s’exprimer, et comment renverser le capitalisme sans la moitié de
l’humanité ?
Et la libération des femmes sera l’œuvre des femmes elles mêmes. La lutte se déroulera après la
révolution, elles doivent donc y prendre une grande part et pour cela elles doivent être entendu ce qui
nécessite donc un mouvement autonome des femmes. Mais aussi un mouvement antérieur au
mouvement révolutionnaire qui forme les femmes et pose les jalons de leur libération.
C’est quoi un mouvement autonome ?
Avoir des organisations composées de femmes n’est pas suffisant à la construction d’un mouvement
autonome des femmes. Il faut un mouvement autonome, c’est à dire un mouvement sans compromis
sur les principes féministes et qui ne sont pas contraint par quelques objectifs d’organisations que ce
soit. Par exemple en Angleterre, on a assisté à l’existence d’un mouvement autonome des femmes
contre la guerre qui était pacifiste (apparaît comme une caricature) mais il était malgré tout positif
puisqu’elle sortait de chez elle, discutaient entre elles… Ou en Amérique latine où le mouvement
autonome des femmes défendaient l’existence de cantine populaire pour distribuer les tâches à toutes
et à tous !
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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La crise/ Les crises du capitalisme mondialisé
Catherine Samary est un dinosaure marxiste, trotskyste qui a adhéré la 4e internationale en 1963 et ne
l’a pas encore quitté. Elle est devenue spécialiste de l’Europe de l’Est pour la 4è internationale :
nécessité de comprendre ce qu’il se passait dans les révolutions du XXe siècles avec les phénomènes
bureaucratiques. Aussi tenter de comprendre les résistances aux réformes dans les pays soviétiques.
On peut se référer aux écrits sur l’Europe de l’Est.
Les limites de l’exposé : le premier est le temps de l’exposé car il est difficile de satisfaire des besoins
très complexe surtout que l’économie est souvent lointaine et obscure à cela s’ajoute les difficultés
avec le vocabulaire économique marxiste. Il faudrait aussi pouvoir contre carrer l’idéologie dominante
qui est mise en avant par les économistes bourgeois.
Dans la crise il y a de l’ancien, du basique et du nouveau => difficile de mettre en avant ce qui est
nouveau et d’ouvrir les yeux.
Objectif : donner envie d’aller plus loin dans un premier temps.
La contestation du monde et des idéologies dominantes : élément du rapport de force à
conquérir dans le cadre de notre militantisme. C’est cela à quoi sert le texte des économistes atterrés
qui répond à la question des marchés financiers efficaces mais aussi celle sur la dette qui mettent en
œuvre des plans d’austérité : idées qu’il conteste.
Apporter notre critique : il ne peut exister de capitalisme morale !
Tout cela doit être discuté de manière concrète.
Il faut donc répondre à la problématique de la crise globale du système capitaliste qui est
multidimensionnelle et touche des enjeux de civilisation : elle s’articule avec les questions
d’exploitation et de surexploitation. Mais aussi un capitalisme qui est inefficace à l’échelle historique :
il ne répond plus aux besoins élémentaires.
Il faut creuser : aller derrière la dette, les comptes des entreprises mais aussi les prix pour mettre en
évidence les enjeux de la vie quotidienne. Il y a une bataille des mots, il faut donc être capable
d’utiliser le vécu des populations.
I)
Analyse de l’anatomie du système :
Les fondamentaux qui subsistent et qui sont toujours présent dans la crise à l’heure actuelle et qui
explique ses contradictions que l’on connaît à l’heure actuelle.
Chaque système a des crises qui correspondent à son essence. Le capital de Marx analyse le
capitalisme. Quand on discute du capitalisme on a en tête la question de la marchandise, les marchés et
donc la monnaie. C’est le départ du capital de Marx mais ce n’est pas le départ des marché, il peut y
en avoir après d’ailleurs : il ne faut pas faire l’amalgame marché = capitalisme !
Monnaie, marchés : en quoi le capitalisme innove ?
Marx a distingué un cycle dans la vente de marchandise où la monnaie est utilisée dans un cycle
marchand simple. Où l’argent était le lien entre une marchandise M et M’. Cela facilite l’échange
entre les marchandises, il permet en plus qu’il y ai une séparation dans le temps et l’espace entre M et
M’. Dans une société post capitaliste il existe encore des marchés et de la monnaie mais cela ne
fonctionnera pas comme le capital.
Le cycle du capital :
L’argent A s’échant contre une marchandise M pour faire beaucoup plus d’argent avec A’. L’argent se
transforme en capital : de l’argent qui fait de l’argent. Il est utilisé pour faire de la plus value
monétaire. M peut être n’importe quoi historiquement et il peut être plein de chose à la fois. Par
exemple le capitalisme commerçant peut être les cas de la colonisation où un bourgeois achète des
marchandises dans les colonies qu’il revend en revenant en Europe : sans production nouvelle.
L’autre possibilité est la productivité : étroitement associé à la révolution industrielle qui a transformé
les rapports de classe et la propriété. Alors le M se décompose entre la force de travail et le capital
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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constant (Cv/Cf). L’ensemble du processus de production transforme une marchandise initiale dans
laquelle il y a eu un investissement et qui permet de recevoir A’, plus haut car le travailleur a été
exploité et a rajouté de la valeur.
Dans le capitalisme, il y a une généralisation des rapports marchands monétaires dont le but est
l’accumulation du capital pour réaliser un A’ : profit monétaire. Dans la généralisation, il y a eu trois
domaines :
- La terre qui est encore un bien commun de l’humanité : elle est privatisé.
-
La force de travail : transformation du rapport en rapport salariale : le salariat cache la
domination : transformation de la force de travail en marchandise.
- La monnaie devient une marchandise avec le fait que la monnaie est sur le marché.
La contradiction du capitalisme est la capacité d’avoir un A<A et non A>A’. Les capitalistes cherche
donc à faire A<A’ sans limite : exploité les travailleurs, le monde et même un titre financier. Pour le
capitaliste, ce dernier permet d’accélérer le cycle. Normalement, il faut avancer A pour pouvoir faire
A’ mais pour trouver A on peut le trouver dans les anciens profits ou/et plus généralement
aujourd’hui : le capitalisme financier ! Mais aussi on peut produire des titres financiers avec deux
grandes catégories : titres de propriétés : Les actions qui permettent de faire rentrer de l’argent : ils
tirent une partie du profit mais en cas de faillite il n’aura rien
Titre de dette : le papier qu’on émet pour 6 mois ou 1 an
voir même 7 ans (obligation) des Etats : bons du trésor : ceux sont des titres de créances qui rapportent
des intérêts aux titulaires des créances.
Il y a deux types de marché financier que cela soit pour les actions ou les titres de créance : marché
primaire (émission du titre), il fait rentrer de l’argent pour celui qui en a besoin puis le marché
secondaire : 90% du marché financier : c’est marché de la revente : les titres de créances se
revendent…
Les différents types de crises :
Elles sont étroitement liées à sont anatomies avec deux éléments fondamentaux qui sont ses
contradictions.
- Il faut que A’ soit supérieur à A dans le cadre du marché : il faut donc comprimer les dépenses
d’un point de vu capitalistes pour faire le plus de profit : les coûts doivent être comprimé sous
pression de la concurrence mais aussi de la domination dans le cadre de l’Entreprise à
l’échelle nationale et international. Cela débouche sur la crise des coûts : la crise du profit : il
n’y a pas assez de profit par rapport à la dépense.
- Il faut vendre pour réaliser A’ sinon il n’existe pas. Dans le capitalisme des 30’s il y avait une
crise de vente : crise du pouvoir d’achat. Car il ne suffit pas d’exploiter pour réaliser un profit.
Il faut comprimer les salaires pour faire des profits. Mais il y a des biens produits dans le
capitalisme qui sont des biens de consommation qui sont produits à une échelle de masse dont
l’exemple clef est l’automobile. Le profit se réalise dans la vente donc la compression des
salaires entraine une baisse de la vente.
Les marxistes doivent être capable de dépasser ce débat pour comprendre l’articulation entre ces deux
crises qui est une contradiction du système. Il faut comprendre que les capitalistes veulent ventre et
dégager du profit tout en voyant les salaires des travailleurs des autres entreprises qui augmentent.
Il y a deux types de crise :
- des crises de court termes : cycle marchands : crises qui visent à exprimer une surproduction
ou à une crise des couts.
- Des crises plus structurelles qui renvoient à long terme qui touche aux infrastructures : cycles
Kondratieff/ ondes longues.
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II) Genèses historique
Le capitalisme historique : il a une capacité extraordinaire de transformation et d’adaptation. Il ne
suffit donc pas de l’analyser, il faut comprendre la logique avec la bourgeoisie qui relance la machine
en le transformant mais ils ne font que déplacer les contradictions dans le temps et l’espace.
Outils d’analyses :
1) Analyse dans les cycles longs : constat empirique que le capitalisme évolue dans le temps et
qu’il combine les crises avec des phases de 20-25 années qui sont croissant ou diminuant. Ces
cycles sont marqués par de grandes innovations technologiques comme l’électricité et le
nucléaire mais aussi les rapports de productions et de distributions qui changent dans le temps
mais qui perdurent plusieurs décennie : par exemple : le rapport salarial du XIXe siècle sont
très différent d’après la 2é GM. Tout comme la monnaie : XIX c’est la Livre Sterling qui
domine et au XXe c’est le dollar. Phase de turbulence : entre deux guerres : combine des
cycles courts dans une phase longue de grande turbulence : rapports capitalistes que cela soit
le salariat mais aussi entre impérialiste change radicalement selon le rapports de force. Mais le
capitalisme ne disparaît pas de lui même : possibilité mais pas renversement automatique.
2) La structuration de l’espace mondialisé : WALLERSTEIN parle de système monde. Le
capitalisme qui est soumis à la course du profit et la vente : il essaie donc de réaliser ses crises
en les déplaçant, il tente donc de se mondialisé. Face à la crise du XIXe siècle, il y a eu une
phase d’expansion beaucoup plus important avec un colonialisme beaucoup plus offensif et
violent, tout cela lié à l’avènement du marché libre pour abaisser le prix du blé avec
l’abolition des corn laws en Grande Bretagne qui avait pour objectif de répondre à une crise
des profits. Mails ils devaient diminuer les coûts : produire une masse plus grande donc un
problème de vente => débouché extérieur. Il y a un débat compliqué sur comment se
transforme l’impérialisme : comment des pays se trouvent périphérisé ou non ? (exemple de
l’intégration des pays de l’Est dans l’UE).
Genèse et caractéristiques de la nouvelle phase de mondialisation néo libérale :
On date le début de cette phase avec l’arrivé de Reagan et Thatcher qui est marqué par de profondes
transformations.
La crise actuelle depuis 2007, de cette nouvelle phase du néo-libéralisme, est beaucoup plus profonde
car ce capitalisme tentait de répondre à travers ce modèle à la crise des 70’s.
Il faut donc avoir une mise en perspective historique de la crise actuelle.
Le capitalisme en crise des 70’s qui s’est développé après la 2è guerre. Les trente glorieuses est une
onde longue relativement stable comparé à la crise de l’entre deux guerre. Elle est marquée par des
affrontements entre les capitalistes et les premières ruptures avec l’URSS et la Chine sous pression
d’un monde bipolaire et une autre société possible. Il y a d’un côté la colonisation contre la
décolonisation mais surtout des mouvements sociaux important qui sont des évènements exogènes lors
de la phase de récession de 14 à 45 mais aussi la phase d’expansion de 46 à 73.
Le premier pilier des trente glorieuses :
Le second pilier : Taylorisme et Fordisme : machine !
Le troisième pilier : l’Etat providence social démocratisé qui tente de réguler le capitalisme
dans lequel une série de mécanisme financier qui était rentrée en crise était interdit : élément de
régulation entre les salaires et les profits.
Dans les années 70, il y a une crise structurelle des piliers qui avaient été la croissance des Trente :
- Crise des USA : fin de la domination des USA avec la crise du dollar qui n’est plus
convertible en or qui a lieu avant la crise du pétrole qui est elle liée à une résistance des
peuples d’ou était tiré le pétrole => exprime une crise de la domination.
- Crise des rapports sociaux économique : les travailleurs résistent dans les chaines : leur salaire
est bloqué mais il y a surtout une crise du profit <= augmentation des coûts des capitalistes :
salaire // augmentation du pétrole.
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-
Crise de l’Etat régulateur : le problème n’est plus le débouche mais le profit car cela augmente
l’inflation.
Crise du monde bi polaire avec les résistances contre les pays du centre : crise des rapports de
dominations des capitalistes mais aussi de l’URSS avec la Tchécoslovaquie en 68
La réponse est une révolution conservatrice qui est profondément anti sociale qui vise à rétablir
l’hégémonie des USA et c’est aussi la dernière phase contre les soviétiques avec une course à
l’armement. De plus les USA s’appuient sur les institutions du capitalisme mondial.
La montée des taux d’intérêts aux USA va augmenter les dettes des pays d’Amérique latine qui sont
utilisés pour propager les Plan d’ajustement structurel pour imposer leur domination puis pour
maintenir et renforcer le libre échange : maintenir les pays dominés dans un échange inégal. Tout en
relançant la guerre avec l’OTAN. Mais aussi la nécessité de comprimé les coûts : salaires => remise
en cause de la protection sociale. L’industrie d’armement est un appui économique et politique pour
les USA : domination impérialistes, augmentation de la dette qui est un outil d’offensive sociale basé
sur l’armement et el réarmement.
Ils tentent de généraliser les rapports marchands qui avaient connu des limites par les résistances
sociales et des crises antérieurs. Le néo-libéralisme veut remettre en cause ces limites d’un point de
vue de classe :
- extension de la concurrence des biens et services : privatisation des services publics…
- Privatisation de la force de travail : remise en cause des statuts, fonctionnaires… Toutes les
protections sur les salaires doivent être annulé…
- Extension du marché du capital : là ou y avait contrôle et régulation sur la circulation des
capitaux il n’y en a plus…
Tout cela prend du temps bien entendu.
Résultat pour les capitalistes = good !
Car cela a permit de rétablir le taux de profit grâce au tournant de la social démocratie vers le social
libéralisme. Les institutions le reconnaissent : augmentation puis fluctuation…
Mais c’est aussi la désinflation : inflation plus basse… pas comme la déflation qui est souvent lié à la
crise de surproduction.
Le programme néolibéral est accomplie par la désinflation, baisse des salaires et le rétablissement du
taux de profit.
Le profit va être distribué aux actionnaires par des dividendes : improductif car consommation ou
marché financier, puis il y l’épargne qui n’est pas distribué elle peut selon le CA de l’entreprise :
utilisé productivement ou allé sur le marché financier.
Il y a combinaison entre le rétablissement du taux de profit et la baisse du taux d’accumulation
(investissement productif) => fait stagner les emplois ( ?)
À cela s’ajoute le prédilection des financements privés car l’État est un régulateur (soi disant) =>
innovation : ouverture de marché privé à terme qui sont censé être des marché contre les fluctuations
de prix. Ils sont profondément spéculatifs : ceux qui achètent ces titres s’en foutent de la gestion des
entreprise : ils veulent un rendement supérieur à A ! Ces mécanismes se développent à une hauteur de
90% comme élément improductif, c’est supposé attirer l’argent là où on en a besoin.
Pendant un certain temps, les marché financiers semblent s’autonomiser de la réalité => les
investisseurs y croient puisque les innovations financières sont censées les protéger. Ex : les fonds
d’investissement : retraite, santé… qui sont le plus souvent affiliée à des banques qui gèrent donc des
portefeuilles de titre : compilation de titre… // Agence de notation qui donne une note sur le risque et
donc induit la valeur de ces portefeuilles. Mais ces portefeuilles ne sont pas sous le contrôle des
ménages. Les rendements sur les marchés financiers peuvent être supérieur à la croissance des
industries puisqu’il s’agit de capital fictif :
Il peut y avoir des titres sur tout. L’immobilier est à la fois un élément spéculatif mais aussi
quelque chose de fixe donc il attire beaucoup.
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En 2000, l’ensemble du marché des valeurs …
Depuis le début des 80’s, le capitalisme a connu de nombreuse crise qu’il réussissait à maintenir de
manière partielle :
1982 : crise de la dette au Mexique => renfloué car gros risque.
1987 : crack boursier qui touches tous les pays capitalistes avancés : intervention bancaire pour éviter
le lien avec le marché réel.
1989 : chute mur de Berlin
1993 : crise système monétaire européen…
2000 : crise du NASDAQ….
2007 n’est donc pas la première crise, mais elle connaît un effet lié à toute les crises : mondialisation
des contradiction => elle est mondialisée et elle est toujours en cours.
 crise structurelle dont le scénario part d’une bulle financière lier à l’immobilier mais qui se
transfert à l’économie réelle.
 Mais crise sous jacente : crise pouvoir d’achat avec augmentation de la pauvreté, la réduction
de cette baisse est permise par la dette. Derrière la crise financière il y a une financiarisation
des débouchés qui est très précaire lié à une baisse du taux d’intérêt en 2000. De plus, les
banques ont transformé leur fonction : elles ont prêté pour placer mais elles ont placées elle
même.
2008 : crise des banques => ne prêtent plus donc plus rien ne va dans la sphère du réelle => crise de la
production qui a l’ampleur de celle de 1929.
Face à cela, la bourgeoisie sauve les banques et tente de relancer l’économie : plus d’Etat pour
soutenir l’économie et les banques // pas de pression d’une autre société et une réponse suffisante en
terme d’alternative. => La bourgeoisie est face à une crise majeure mais peut tout utiliser pour
continuer avec la pression des marchés financiers…
La dette des Etats est utilisée pour spéculer sur la dette des Etats.
Questions :
Les marxistes parlent de la crise de surproduction quand il y a tant de besoin à satisfaire ?
Quand on parle de croissance et de retour à la croissance, l’indicateur est le PIB, le retour
permet il de dire qu’on est sorti de la crise + est-ce un indicateur de bien être ?
Face à la crise, peut-on s’affronter dans un sens de s’opposer au système avec des réformes
immédiates et des logiques autogestionnaires ?
Quels sont les arguments utilisant la dette souveraine que nous pouvons constater ? Comment
contester ?
Questions / Réponses :
Les théories de la surexploitation existe encore aujourd’hui et elles sont relancées par l’idée
que les travailleurs des pays du centre ont été dans différente phase historique les bénéficiaires d’une
hausse de salaire sur le dos des travailleurs semi périphérique subissant ainsi une surexploitation et les
travailleurs d’Europe étant ainsi une aristocratie ouvrière.
Est ce qu’il n’y a pas une domination qui est laissé volontairement des pays dominés par des
dominants ?
Nous devons distinguer les relations de classe dans les échanges
L’augmentation des salaires dans les pays de l’Est ou la Chine serait un argument sur les logiques de
délocalisation…On a donc un intérêt à l’augmentation des salaires !
Bulle financière : monter des prix dans un certain nombre de secteur là ou il y a des bulle spéculative
sans un réel rapport avec l’économie réelle. La bulle financière a été facilité aux USA avec des
montages financiers : ménages ont acheté des logements qui sont liées à des hypothèques (explique
surproduction logement), les taux d’intérêt ont augmenté d’un coût à cause d’un retournement
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important de la bulle financière <= gens ne sont plus en mesure de rembourser les intérêts et le capital
avancé.
Monté quand demande excessive et retournement quand crise => phénomène mouton quand défaut de
paiement : défiance généralisée => revente importante : prix chute… Le passage à l’économie réelle se
fait car les individus qui connaissent ce défaut, ils changent leur comportement (pas certain pour ça ?
moi).
Prix marchandise : articulation dans l’analyse des prix où il y a transformation de la valeur en prix de
marché : deux mécanismes profonds et compliqués à analyser :
- coût de production
- offre et la demande
Hausse productivité => baisse coût mais aussi rapport de force entre offre et demande. La publicité
vise à gagner de nouveaux acheteurs. Publicité persuade les acheteurs mais ne résout pas les
contradictions du système.
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Amérique Latine :
Antonio Carmena est un ancien directeur de l’institut il milite en Hollande et coopère avec le MAS
(Portorico).
L’Amérique latine est une région avec de nombreuses luttes contre le néo-libéralisme et c’est un
continent où il y a eu des processus révolutionnaires de différents types. Socialiste anglais en
répondant à Holloway sur la question du pouvoir, cela s’adressait à l’Amérique latine mais aussi aux
révolutionnaires du monde entier car c’est une question très importante. On peut en tirer des leçons sur
l’Amérique latine mais aussi maintenant sur l’Afrique du Nord au vu des processus.
Il y a quelque chose de romantique en Amérique du Sud, quand on pense à ce continent on
pense souvent à la révolution.
Le socialisme est une sorte de processus car on doit répondre si Cuba c’est socialiste, si le Venezuela
c’est socialiste…=> pour nous c’est un processus, il faut discuter de l’émergence d’une gauche en
Amérique latine qui s’oppose au néo-libéralisme et ses conséquences. Mais ce renouvellement se
complémente avec les luttes historiques qui ont toujours existé en Amérique Latine. En parallèle, on
voit un processus d’expiation des idées européocentristes. Cela est permis par l’apparition de parti de
gauche en Bolivie et en Venezuela. À cela s’ajoute une articulation stratégique.
I)
Bilan historique :
Si avec le matérialisme historique on déclare que l’histoire est l’histoire de la lutte des classes, on peut
dire que l’Amérique latine a été l’histoire de résistance contre les USA et le colonialisme ainsi que
l’impérialisme. Il est essentiel de comprendre l’histoire de l’Amérique Latine pour comprendre le
capitalisme. La découverte et la colonisation arrivent en même temps que l’apparition du premier
capitalisme mercantile.
=> Histoire des luttes de classes mais aussi de la jonction ethnique avec le développement du
capitalisme ce qui amène des idées différentes et novatrices. Les puissances européennes amène la
division en classe et le patriarcat ( ? pas d’accord).
L’apport important pour l’Amérique latine n’est pas la révolution russe mais la révolution en Haïti où
les esclaves ont lutté contre le colonialisme français, ce qui arrive en même temps que la révolution
française (1789-1905). On peut voir le processus de prise de pouvoir… dans Los jacobinos negros
(1938).
Avant, pendant et après le XIXe :
Avant ce siècle, il y avait beaucoup de lutte fragmentée contre le colonialisme, celles-ci sont
importantes aujourd’hui car elle matrice la formation de révolutionnaires aujourd’hui en Amérique
Latine. Mais surtout c’est à ce siècle qu’on voit la mise en place d’une classe ouvrière avec la
formation de syndicat légal et illégal. Leur formation est due à une importante migration entre
l’Europe et l’Amérique Latine. À la fin du XIXe siècles, il y a l’apparition de groupe socialiste,
communiste, anarchiste, nationalistes… a stratégie à ce moment là est la solidarité interethnique contre
les impérialistes. Avec les luttes indépendances, ils sont cassés les chaines des impérialistes // monté
du pouvoir nord américain dans la région.
Sept essais sur la réalité péruvienne, Mariategui : première œuvre marxiste et pose la question
stratégique.
1811 : Indépendance bolivarienne (Venezuela)
1891 -1898 : Guerre cubain, espagnole et Nord-Américaine : lutte contre l’impérialisme.
1910 : Révolution mexicaine menée par Zapata contre le dictateur : processus démocratique pour de
nouvelles institutions…
1927-1933 : lutte anti-impérialiste au Nicaragua.
Les figures de ces révolutions ont été un apport important et sont encore utilisé aujourd’hui.
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Dans les années 30, on assiste à la stalinisation des PC d’Amérique Latine. Ils sont intégrés aux
mouvements ouvriers mais ils ont un caractère de plus en plus petit-bourgeois.
Formation d’alliance au sein du populisme : le Parti Socialiste Populaire (PC Cubain), avant la
révolution de 1959, a soutenu Batista en 1940 alors qu’il n’était certes pas un dictateur mais un libéral.
 Livre : Histoire du Marxisme en Amérique Latine par Michael Lowy.
En Parallèle, il apparaît des mouvements trotskystes au Mexique, en Bolivie et à Cuba. Et ils ont
grandit car cela a été un laboratoire pour ce que l’on appelle la révolution permanente.
1950 : révolte portoricaine contre l’occupation.
1954 : coup d’Etat de la CIA au Guatemala
1959 : révolution de Cuba avec apparition du Foquisme.
1970-73 : Chili : tentative de changer radicalement la société par la voie électorale. Alors beaucoup de
groupes abandonnent les élections et relancent la guérilla.
1979 : Dernier essai de révolution contre la dictature est le Nicaragua avec la guérilla.
Aujourd’hui notre organisation internationale a beaucoup de camarade qui a été présent au Nicaragua.
Important car il s’agit du deuxième pays le plus pauvre pas comme Cuba où c’état dans les plus riches.
Dans cette situation, il fallait analyser la théories des socialistes et la théologie de la libération…
L’histoire de lutte et de stratégie en Amérique Latine valide notre théorie de l’Amérique Latine qui
était un des piliers de notre sensibilité politique. De 1892 jusqu’à aujourd’hui on voit les capacités de
la classe ouvrière à diriger les luttes sociales et les luttes anticoloniales. Liant ainsi la lutte contre le
colonialisme idéologique et le capitalisme : apparition de nouvelles préoccupations qui ont été
présente dans le processus de la construction de l’Amérique Latine : femmes, racisme…
II)
Stratégie actuelle : mouvements sociales, révolution…
Dans cette partie nous allons traiter de la stratégie et des débats qui ont cours en Amérique Latine, elle
a été très importante dans l’apparition du mouvement anticapitaliste. Quand on a vu des espaces
comme les forum altermondialistes, les émeutes en Argentine…Certains ont changé leur T-shirt du
Che pour le sous-commandant Marcos, au zapatiste.
Cette expérience du mouvement anticapitaliste à l’échelle mondiale a lancé des débats entre ceux qui
sont plus mouvements sociaux et ceux qui sont plus pour le parti.
Cette idée de changer le monde en prenant le pouvoir est une réponse de Hearse au bouquin
d’Holloway. C’est basé sur la révolution Chiapas en 1994. LE 1/01/1994 se met en place l’ALENA
alors le sous-commandant Marcos se met à occuper le Chiapas au Mexique. Pour certains, il s’agissait
de la première révolution moderne qui se débarrassait des vieilles tendances de gauche. Surtout que ce
n’était pas compréhensible pour beaucoup de paysan mexicain. Marcos a alors mis en avant ces idées,
l’indigène est alors intégré aux programmes politiques de la gauche mais surtout il rédige son propre
programme.
Il y a alors un débat sur la question de la prise du pouvoir même si cela n’est pas un nouveau débat. Il
faut comparer l’Etat et la Révolution et Les damnés de la Terre de Franz Fanon. Pour ce dernier, le
Tiers-Monde : les tactiques révolutionnaires prennent une autre forme.
Il s’agit d’une révision de la théorie de la révolution permanente en comprenant que la classe ouvrière
était réduite et pour Franz Fanon il s’agissait même de privilégié. Il prend même une expression
académique à travers un courant qui défend qu’il n’y a pas besoin de prendre le pouvoir pour changer
le monde. Pour les autonomes, si on prend le pouvoir de l’Etat alors on va être corrompu => on va
reproduire la domination et les même mécanisme. Il voit ça comme un truc de foi : Claudio Katz : Les
problème de l’autonomisme.
Mais c’es expériences sont très importantes pour nous même si on est pas en accord avec leur
stratégie. Les sujets qui apparaissent et qui ne sont pas abordés par les trotskystes orthodoxes qui
regardent que les classes : question de la femme, de l’écologie, de la diversité sexuelle… Bien entendu
dans notre courant, il y avait des camarades qui se chargeaient de ces sujets mais c’est les groupes
autonomistes qui les ont popularisés.
Mais que se passe-t-il quand on aborde les mouvements sociaux ? Il faut toujours se dire qu’on va être
confronté à l’Etat. Par exemple au Chiapas, il y a un mouvement local qui commence à construire des
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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nouvelles structures communales mais ils vont automatiquement se confronter à l’Etat à un moment
donné.
En Amérique Latine, le mouvement anticapitaliste et le tournant à gauche s’est basé sur la résistance
au néo-libéralisme depuis les années 1980 avec les attaques contres les travailleurs, leurs défaites et la
décomposition du mouvement ouvrier. On voit que la classe ouvrière n’était pas prête à lutter.
La lutte à Caracas = début du mouvement bolivarien qui a amené Hugo Chavez au pouvoir.
Un des autres facteurs importants a été le défaitisme postsoviétique, alors le capitalisme apparaît
comme le seul modèle possible à ce moment là => énorme abattement.
Alors certains ont avancé la nécessité d’abandonner les partis politiques pour abandonner
l’autoritarisme. Castenada : 3e voie : accepter le néo-capitalisme et Negri dans Empire où il y a un
manifeste autonome qui arrive dans les mains de beaucoup de révolutionnaire en Europe et en
Amérique Latine. Bien entendu il y a l’exception cubaine, ils pensaient que cela allait tomber. Mais
même si il y avait cette lueur dans les ténèbres, on trouve des caractéristiques qui n’ont rien à voir
avec la démocratie socialistes.
On a des leçons à apprendre de ces mouvements :
La question indigène qui est très importante ainsi que la question raciale. C’est la caractéristique
fondamentale de la société d’Amérique latine.
Lutte contre le néo-libéralisme avec une expérience tournée vers la communauté.
Présence du féminisme.
La divergence apparaît quand on aborde le fait que l’expérience du Chiapas ne peut être
reproduit ailleurs. L’Etat mexicain qui continue à se décomposer, en 1996 le sous-commandant
Marcos refuse le pouvoir alors il négocie avec l’Etat. En 2006, il lance une autre campagne : tour des
Etats mexicains avec des représentants du mouvement social mais il a refusé de faire des alliances
avec la gauche des centres urbains et le mouvement ouvrier industriel. C’est Claudio Katz qui a dit
que c’était ceux qui parlaient de liberté de l’anti autoritarisme qui refusaient les luttes orthodoxes.
En plus de l’autonomisme, il y a les réponses apolitique : ignorer le monde d’institution et l’Etat donc
les partis.
Mais important : émeutes en Argentine contre la dette et l’austérité qui est en vigueur depuis 10 ans
=> défaite de trois présidents en trois semaines. Pour les autonomes, ces luttes n’ont pas été initiées
par les partis politiques donc il n’y en a pas besoin.
Il y a un lien entre le président argentin et les bloqueurs sans emploi qui bloque les routes.
Le Brésil en 2002, Lula avec le Parti des Travailleurs gagne les élections présidentielles : important
car il s’agit du cinquième pays le plus riche du monde. Nos camarades intervenaient dans le PT car il y
avait possibilité de tendance : « Démocratie et Socialisme ».
On peut tirer un bilan de la social démocratie : après les élections : purge interne du PT pour dégager
les camarades.
1999 : Venezuela : processus révolutionnaire ? Commence avec le caracazo en 1989 contre le néolibéralisme et se rapproche de Chavez et l’idée de la 5è République. Chavez est un militaire mais issu
des milieux populaires => touche beaucoup de travailleur.
Dans les exemples cubains et vénézuéliens, on voit les avantages qu’il y a pour diriger la révolution
mais c’est justement là aussi la faiblesse.
On voit pas ce que ça veut dire le socialisme du XXIe siècle : il y a des espaces autonomes où la
classe ouvrière peut prendre le pouvoir ou des coopératives.
2006 : Bolivie : élections historiques : victoire du MAS et d’un indigène. C’est une organisation
implantée dans la classe ouvrière et chez les indigènes, il critique l’Etat moderne. Il rédige une
nouvelle constitution comme au Venezuela, ils reconnaissent les groupes indigènes en les
reconnaissant comme des nations => Etat pluri nationale où ils tentent de résoudre les conflits raciaux
dans les pays les plus pauvres d’Amérique Latine. On voit la connexion entre le mouvement social et
l’essai de capturer le pouvoir : avec l’objectif de changer radicalement le pouvoir. C’est ce qui est
nommé le nationalisme indigène.
On assiste à un changement de l’Etat mais pas du contenu : problème, comment continuer à lutter dans
le capitalisme, comment on va faire pour survivre, pour grandir et augmenter leur production
matérielle ?
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Ces derniers mois, les contradictions et des luttes en la direction du pays (le MAS) et des groupes
indigènes puisque l’Etat continue à exploiter les ressource pétrolières//lutte pour leur terre et la nature.
III)
Anti-impérialisme, Régionalisme et processus révolutionnaire.
Maintenant en Amérique Latine avec ces soi-disant tournants à gauche : anti impérialisme,
régionalisme : unité entre force progressiste et l’Etat contre l’hégémonie Nord-Américaine et le
processus révolutionnaire : c’est quoi notre tâche dans cette situation ?
Il y a trois tendances de gouvernement national :
- Gouvernement réactionnaire et conservateur : Colombie (tué un syndicaliste par
semaine…), Pérou… Ils ont peur de perdre leur domination => existe des bases militaires
pour assurer leur domination. Chili : après 10 ans de social-démocratie : tournant à droite
et la reprise de la politique néolibérale. Le coup d’Etat du Honduras, ils ont viré le
président qui n’était pas révolutionnaire mais juste un réformiste… qui voulait rentrer dans
l’ALBA (réponse à l’ALENA de Bush). C’est un coup d’état monté par Washington sous
un président soit disant progressiste : Obama. Ceux qui l’ont commencé = secteurs les plus
réactionnaires du pays
- Le social libéralisme (comme la social démocratie européenne), ils assomment d’appliquer
le néo-libéralisme mais tente de mettre en place l’Etat providence : Argentine, Chili sous
Bachelet, le Nicaragua, l’Uruguay et le Salvador. Ceux sont des partis qui trouvent leur
base dans les mouvements de guérilleros des 70’s.
- Tendances socialistes : il y a des espaces qui sont dégagés : nationalisation et prise de
pouvoir des travailleurs dans certaines usines comme au Venezuela et la Bolivie. Il y a
aussi Cuba mais il rentre en processus de redéfinition du socialisme. Il y a une sorte de
radicalité dans leurs dernières expériences.
L’impérialisme est un problème actuel, on voit avec Haïti où le tremblement de terre a été une aubaine
pour les USA. Il y a les 7 bases militaires en Colombie, la tentative de coup d’état en Equateur. Mais
aussi des colonies USA comme Puerto-rico et les Antilles qui sont françaises avec une domination
coloniale.
Face à cela, il existe une intégration régionale d’un point de vu capitaliste pour protéger les marchés
face à l’impérialisme des USA avec le MERCOSUR, Banco des SUR et le dernier venu : l’UNASUR
qui ressemble à l’UE.
Projet d’intégration post néo libérale : ALBA dirigée par Chavez : ils s’opposent aux politiques
néolibérale en serrant le pouvoir de l’état sur l’économie.
Quand on parle d’hégémonie ce n’est pas qu’un pouvoir économique violent mais c’est aussi
culturelle avec le Telesur : groupement de fond publique de différents pays : Venezuela, Cuba,
Honduras… en opposition à CNN. Il délivre une information très officialisée qui avance les opinions
de l’Etat. Il s’agit d’un Etat progressiste où la gauche radicale peut avancer. Pour ces États on avance
l’idée de capitalisme d’Etat : usines sont la propriété de l’Etat et les rapports de production sont
semblable au capitalisme.
Il y a l’exemple de la nationalisation de la téléphone au Venezuela : entreprises du socialisme du XXIe
siècle : changement dans les offres de service : téléphonique, internet… Mais elle se comporte comme
une multi nationale et qui est en concurrence.
Contradiction :
Il y a aussi l’intégration des rapports de production dans les mines… La gauche doit répondre à : quoi
faire avec ces rapports ? Prendre le pouvoir de l’Etat, nationaliser les compagnes n’entraîne pas une
changement structurel dans la production. On assiste à des contradictions avec des soulèvements
contre ces gouvernements : avec des indigènes qui mettent en avant Pacha Mama (la nature). Ils
veulent plus « bien vivre » plutôt que le « développement ». Mais il faut aussi répondre à la question,
comment survivre quand on est entouré par le capitalisme ?
Au Venezuela il y a des possibilités de la prise de pouvoir par les travailleurs pauvres avec des
exemples d’autogestion. Mais les nationalisations s’est accompagné de la suppression des syndicats
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car si c’est aux mains des travailleurs, il n’y a pas besoin des syndicats…=> luttes importantes sur la
question.
Il existe une influence religieuse, il y a des secteurs progressistes dans les église avec une
évangélisation moins orthodoxes : les membres de l’Eglise doivent participer à la transformation
sociale.
Le Nicaragua a été ne réussite en 1979 car il y a eu la participation des religieux à la prise des armes
mais comme ils n’avaient pas d’idéologie claire et qu’ils n’avaient pas défini la démocratie socialiste.
=> Pire législation sur la reproduction de la femme de l’Amérique latine est au Nicaragua :
l’avortement est interdit, bien sur ce n’est pas le cas de tous mais du gouvernement. => Que faire ?
Cuba depuis le 6è Congrès :
Il se proclame toujours socialiste et révolutionnaire // débat sur la nature de Cuba il y a plusieurs
années : État ouvrier ou capitalisme d’Etat ?
Dans ce congrès, il y a eu des réformes économiques pour améliorer la situation => libéralisation en
annonçant cela comme des espaces de marché contrôlé par l’Etat : la propriété privé réapparaît. Pour
la direction du PC, il y a beaucoup de débat dans le PC mais aussi dans la rue, s’était juste => faut
appliquer même si débat avant.
Ils appliquent un « socialisme de marché » : bureaucratie qui dirige le procès, égalitarisme toujours
présent… Pour les représentants du PC, ils font ça pour marcher vers le socialisme.
http://aporrea.org
http://katz.lahaine.org
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Questions :
C’est quoi les conséquences de se débarrasser de la vision euro centriste en Amérique Latine ?
C’est quoi les leçons des expériences autonomes pour les révoltes dans le moyen orient, la
méditerranée et les mouvement dans l’Etat espagnole ?
C’est quoi notre rôle dans les processus de changement au niveau de l’Etat et au niveau
régionale ?
Contact :
antonio@iire.org
PT au Brésil : année après année il y a des changements en Amérique Latine mais au Brésil on ne sait
pas ce qu’il va se passer après le coupe du monde : mise en place d’une répression sans nom pour la
coupe du monde… Le PT se rapproche des ailes les plus réactionnaires de l’Amérique Latine par sa
politique concrète. Le Brésil a deux entreprises principales.
Comment articuler une plateforme politique de libération nationale et socialiste ?
Dans la lutte de libération nationale et la lutte pour la prise du pouvoir, il y a certaines tendances à
l’intérieur des mouvements de libération nationale qui se manifestent après la prise du pouvoir, c’était
connu avant l’élection de Lula. Maintenant c’est une femme, elle avait mené la guérilla avant et est au
pouvoir ! C’est à dire qu’ils implantent les politiques néo libérales une fois arrivé au pouvoir.
Notre tendance a toujours favorisé l’autonomie des groupes marginaux de la société tout en liant cela à
une activité dans le parti. Au moment de la prise du pouvoir, certains dès qu’ils arrivent ils attaquent
sur un plateforme sociale, de démocratie en se liant au mouvement. Certains continuent à lutter dans le
cadre du parti pour défendre leur orientation. Le PT est un exemple important pour cela. On s’attendait
à avoir des luttes contre le néo-libéralisme réprimées par le pouvoir.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Mais dans certains cas les contradictions prennent des formes violentes et on se protège contre elle
quand elle arrive aux pouvoirs, c’est notre problème. Il faut continuer à être fidèle à la transformation
radicale de la société.
Pour continuer sur le Brésil, on assiste réellement à un tournant à Droite avec un comportement de
l’Etat qui soutient les deux plus grosses entreprises. Il est clair que c’est compliqué : il y a des
camarades au PSOL et des camarades au PT. Mais il apparaît de plus en plus que le PSOL est la
position juste mais qu’il faut continuer à lutter pour le mouvement social pour ceux qui sont dans le
PT.
Le Brésil : sous impérialisme : pouvoir économique dans le sud qui ont la capacité d’agir comme les
pays d’ailleurs. Il a une importance grandissante dans leur entourage, il représente une alternative à
l’hégémonie traditionnelle mais ils ont les mêmes comportements envers ses voisins avec des plans
néolibéraux tout comme en Afrique du Sud.
Les contradictions de l’eurocentrisme : problème lié au sexisme avec des écrits des Marx Engels où
cela n’était pas présent au début. Mais les catégorisations changent où tout est remis en question : les
termes historiques, la nécessité du développement… un socialisme productiviste ou un
écosocialisme ? => Il faut questionner le développement. L’expérience de la Bolivie : se débarrasser
du terme développement pour le terme « bien vivre » => bien plus avancé que nous sur la question
ainsi que sur la lutte de la libération des LGBTI où chez certains peuples indigènes cela a été fait il y a
plusieurs centaines d’année.
Bien entendu qu’il y a de l’eurocentrisme chez Marx mais il est possible de le critiquer et de le
changer
L’OEA et le Honduras, il est en décomposition car il dépendait d’Hugo Chavez et seulement de lui =>
il n’est plus totalement efficace… L’OEA a dénoncé le coup d’Etat au Honduras mais il n’avait pas
d’autre solution.
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La crise mondiale et ses effets en Asie : Alex De Jong
Alex De Jong, membre de la section hollandais, il a été impliqué dans un travail de solidarité avec la
section des philippines pour l’organisation de l’école pour la justice globale à l’école de Manille et il a
visité les philippines à de nombreuses reprises. Malgré tout, il n’est pas un expert de l’Asie car cela
n’est pas possible.
I)
Histoire de l’ « Asie » :
Dans les textes classiques du marxisme on a l’impression qu’il s’agit d’une partie du monde
sans histoire avant l’arrivé du capitalisme. Ils l’ont décrit comme une société stagnante jusqu’au
colonialisme anglais. Mais c’est en contradiction avec le dynamisme réelle de l’archipel de
l’Indonésie et de l’Inde, par exemple. Marx s’est bien entendu informé par des sources secondaires et
il a une vision euro centriste : en dehors de l’Europe, il y a le reste… L’eurocentrisme pousse à penser
que tous vient de l’Europe. C’est une forme de pouvoir qui dénie la culture des autres.
Beaucoup d’auteur on pensait comme cela et voyait l’Asie comme un pays à tirer en avant.
Marx a écrit que le colonialisme en Inde, même si très violent, a eu un rôle progressiste en rompant les
rapports féodaux et posait les jalons du capitalisme. Mais à la fin de sa vie, il a nuancé cette vision en
remettant en cause le rôle progressiste du capital et de son développement dans les sociétés. En faisant
attention au développement indépendant et la possibilité de la lutte pour le socialisme en Inde.
L’Asie n’existe pas, c’est sûrement la parti du monde la plus diverse d’un point de vu
politique et économique. Par exemple le Laos est un des pays les moins développé du monde pourtant
il est à proximité de la Corée du Sud. Le japon est un impérialiste du Nord. L’Indonésie est l’endroit
où il y a le plus de Musulman et où il y a le plus gros PC alors que juste à côté il y a les Philippines qui
sont marqués par le colonialisme espagnole, ce qui déclenchât un débat sur le bien fondé de les situer
en Asie.
Souvent on sous estime l’importance de l’Asie car on était très fort en Europe et en Amérique
Latine avec une politique volontariste de la 4th de s’y implanter. Pourtant, il y a des possibilités avec
l’importance objective de l’Asie :
- énorme partie du monde !
- Importance pour l’impérialisme : matière première et réservoir de main d’œuvre, trajet
commerciaux par la voie maritime.
- Faiblesse de la présence des Etats-Unis dans la région : le japon est leur « porte avion
insubmersible » et les Philippines où jusque dans les 90’s ils avaient d’énorme base navale
mais sont partis à cause des pressions populaire et du volcan. Ils sont revenus ces dernières
années pour « entrainer les forces des philippines ».
C’est une tactique des USA pour reconquérir des territoires car il y a la Chine qui joue un rôle très
important et concurrence les USA et le Japon mais ils n’ont pas la capacité de jouer le rôle que
voudrait qu’ils jouent. Depuis la fin de IIe GM, le Japon n’a plus d’armé mais ils ont une force de
vigilance et les USA aimeraient voir la création d’une armée plus importante pour pouvoir intervenir
en Asie et augmenter le contrôle de la région.
 Instabilité grandissante dans la région : le conflit possible est la crise entre l’Inde et le
Pakistan <= guerre froide depuis la scission mais le problème est qu’ils sont des forces
nucléaires. Après la fin de la guerre froide on s’attendait à ce que cela se calme mais les deux
se sont déchirés : le Pakistan a perdu son importance en tant qu’allié des USA : ce qui a
déclenché une division de la classe dominante nationale.
La Chine a un rôle changeant, elle met en avant son propre rôle en tant que super pouvoir avec un
risque de conflit avec les USA.
Il y a plusieurs raisons de se concentrer sur l’Asie pour la 4th :
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 formation de groupe progressiste et révolutionnaire : Pakistan, Philippines…
L’Asie est une région diverse mais il y a des caractéristiques communes surtout le colonialisme
occidental. Par exemple, les Hollandais ont colonisé l’Indonésie, la France a colonisé d’autres régions
mais ils ont essayé d’intégrer à l’Etat français… => pas de colonialisme similaire.
Le colonialisme a commencé au XVIe siècle avec l’extraction de produit de luxe comme les métaux
précieux, les épices… Avec la compagnie des Indes, fondé par les Anglais, elle vendait de l’opium et
la Hollande fit la même en recevant un monopole avec le droit de se déployer et d’avancer à l’intérieur
des terres. La compagnie Hollandaise a apporté des capitaux en Europe de l’ouest, alors lors d’une
banqueroute, elle fut capable d’envoyer un million de devise et deux milliards et demi de tonnes de
marchandise en Europe pour l’endiguer. Pour envoyer avec le moindre coût : tentative de dominer les
routes maritimes.
La deuxième phase du colonialisme est liée aux premières luttes anticoloniales en Amérique Latine,
les puissances européennes ont augmenté leur pouvoir.
- L’Indonésie a commencé à être colonisé au XVIIe siècle, ils étaient sous la coupe de
dirigeant indigène mais c’est en 1908 où ils se sont réellement établis.
- L’Indochine c’est à peu près la même chose.
Le colonialisme était un changement sur le mode d’administration mais c’est aussi un nouveau type de
rapport économique : avant produits de luxes, après ce fut aussi des ressources de bases. Pour les pays
européen, il y avait une nécessité de pouvoir locaux => ils ont mis en place des écoles pour les élites
locales pour qu’ils deviennent les appuis pour le colonialisme. Mais ils furent aussi les pionniers pour
les mouvements d’indépendances.
Les Philippines se sont déclarées indépendants en 1896, ils étaient les premiers. Mais ils ont
été repris en 1898 par les USA ce qui dura jusqu’au XXe siècle, ce qui en faisait une des trois colonies
directs avec Cuba et Portorico.
Le facteur décisif dans la lutte anticoloniale est la Ier GM car cela a affaiblit les Etats mais il y
a aussi eu la révolution russe et la formation de PC : Indonésie (1920) : sortent du parti social
démocrate hollandais, Chine (1921) : Socdem et groupes Islamiques, Japon (1922), Corée (1925),
Philippines (1930)…
C’est partis sont sortis de la lutte pour l’indépendance en les aidant dans la lutte. De plus, ils étaient
formés par l’IC :
 le marxisme en tant que léninisme avait été codifié par Zinoviev : léninisme assez rigide qui
ne pouvait pas se caler aux circonstances locales.
 LA formation du PC de l’Inde a été fait par le PC Anglais et le PC des Philippines par le
PCUSA.
 Le marxisme en Asie était étroitement lié aux zigzags du stalinisme et les applications
dangereuses que cela eut : 1920 : ultragauche/1930 : ultra droite.
On ne peut pas comprendre la gauche en Asie sans la lutte de libération nationale et le lien avec le
Kominterm. Par exemple le PCC a reçu l’ordre de rentrer dans le Kouo-Min-Tang et ils furent
massacrés par ce parti bourgeois.
Une large partie de l’Asie a été laissé en lambeau par la gauche et l’internationalisme mais il y a eu
une deuxième vague après la lutte pour l’indépendance de plusieurs pays. Par exemple la lutte de
l’indépendance a été menée par le PCC en 1949 ou la longue lutte vietnamienne qui a commencé par
sa déclaration d’indépendance en 1945 pendant 30 ans. D’autres pays ont connu des luttes armées
mais ils ont été massacrés. En1950 : mouvement armé en Malaise mené par le PC.
Mais de 1945 à 1960 : l’Asie est définie par une lutte anticoloniale. Une des étapes
importantes est la conférence de Bandung où les pays se sont déclarés en dehors des deux blocs : USA
et URSS. Important pour le développement du nationalisme indépendantiste. L’État se développe à
cette époque avec un pouvoir fort et peu de démocratie, ressemblant à des dictatures sans en avoir le
nom comme au Japon ou en Corée du Sud.
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1960- début 70’s : Asie diverse surtout suite au développements des Etats. La stratégie impérialiste
prend de l’ampleur à la fin des années 60 ce qui déclenche des soulèvements et des coups d’Etat.
Comme le coup d’Etat en 1965 en Indonésie, souvent oublié par la gauche mais elle a une importance
mondiale <= le PKI était le plus large parti du monde : 3 millions et avaient des organisations de
masse de 20 millions. Cela se polarisait : Chine/USA => coup d’État d’officier de gauche qui échoue
et justifie la prise du pouvoir par la réaction avec l’écrasement du PC : 500 000 à 3 000 000 de morts.
Les communistes ou suspectés étaient exécutés ! La section de la 4th : le parti de la jeunesse
communiste : ils avaient des milliers de membres et ils ont été détruits. Ce coup d’État était soutenu
par les USA et la CIA, ils l’analysaient comme un grand succès : plus un grand succès que la défaite
n’était une défaite au Viêt-Nam car cela enracinait le capitalisme dans la région. Cela a permis de
lancer le néo-libéralisme en Asie dans les années 1980 mais plus encore : coup d’Etat au Chili de
Pinochet : opération Jakarta (Capitale de l’Indonésie). C’est un cas d’école pour les coups d’Etat
suivant.
II)
La crise :
C’est une crise du système néolibérale qui s’est transformé en crise du capitalisme. La crise des années
1980 était un prélude à la crise actuelle. La crise de 1997-98 a été causée par la bulle financière qui
est à l’origine de la crise actuelle.
 chute de PIB de 14,4% en Indonésie
 Justifie l’entré de l’impérialisme dans plusieurs pays : Danone a acheté le réseau de
distribution d’eau en Indonésie ! Les USA achètent une partie des entreprises automobiles de
Corée.
 Le FMI met en place l’austérité et des PAS pour augmenter le contrôle du capital sur la
région. Ils ont donné les mêmes conseils aux pays asiatiques que ce qu’ils ont avancé en
Grèce. Donc ils ont déjà échoué.
 Impact social gravissime : Indonésie : le dictateur se voit imposé les coupes budgétaires ce qui
déclenche le mécontentement et la lutte contre la dictature. => Position anti FMI se développe.
L’Asie avec les plans d’austérité a vu son économie stagnée pendant 10 ans, il y a que peu de temps
que le japon s’en est remis mais avec le tremblement de terre s’est devenu pire.
Les causes de la crises de la fin des années 199à’s se basent sur des prêts bancaires, des larges déficits,
des bulles financières immobilières mais la principale différence était qu’elle se situait à la périphérie
du capitalisme. De plus, ils se sont remis très vite car à la marge et que les locomotives de l’économie
mondiale continuait à avancer. Là c’est beaucoup plus incertain car ceux sont les locomotives qui ont
été touchées. De nombreux pays asiatiques ont développé leur réserve : ce qui a contribué à la crise
actuelle car cela a attiré la spéculation => baisse de la réactivité de la politique monétaire des USA et
augmente le risque d’explosion des bulles.
La crise actuelle est une rediffusion de la crise de 97-98 pour l’Asie. EN 2010, L’OIT a évalué à 200
000 de chômeurs et que cela devrait continuer à augmenté. Cette augmentation est très inégale :
Amérique Latine, USA et Europe représente 2/3 de la hausse du chômage mondiale. En analysant que
la plus parts des gens vivent en Asie : la hausse du chômage y est moins importante même si les
chiffres ne reflètent pas la réalité de l’Asie avec l’abandon de recherche de l’emploi ou l’économie
informelle.
Les économies d’Asie sont dominées par l’économie informelle. Indonésie il y a 36 millions de
travailleurs potentiels, il y a 19 millions ouvriers et le reste est cantonné dans l’économie informelle. Il
s’agit donc une section marginalisée de l’économie qui est improductive. Il y a aussi les ouvriers
familiaux non payés : les gens qui ont besoin d’aide familiale pour se loger : ils ne travaillent pas dans
les entreprises, ils n’ont pas de patrons…
 Très difficile d’organiser les ouvriers : sans patron, sans revenu stable…il n’y a personne pour
avancer les revendications : gouvernement ? Car ils n’ont pas d’employeur…
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 Chômage énorme a affaibli les syndicats car on est viré dès qu’on y est. Ils peuvent organiser
des syndicats dans les zones secondaires mais pas dans les zones de production pour les
puissances impérialistes.
Il y a donc une augmentation qui touche surtout sur l’économie informelle ou les travailleurs non
payés. En Indonésie : 75% des travailleurs ne sont pas dans la relation de travail : sans patron, self
employée…
Mais le choc de la crise n’a pas été aussi dur que ce que l’on pensait car dépendant des exportations.
Mais son impact a été affaibli :
- La chine connaît une croissance qui reste d’assez haut niveau ce qui permet à l’Asie
d’aller un peu mieux.
- Les pays développés eux se cassent la gueule.
L’impact a été moins abrupt, la croissance de 2009 est tombée de 4,4% en 2008 et a chuté de 0,5%
mais la croissance annuelle moyenne de l’Asie était de 6% avant ce qui est extrêmement élevé. Mais
des pays comme l’Indonésie avait 4.4 en 2009 et les Philippines avaient 3.6 => il y avait toujours de la
croissance économique. Ceux qui on été le plus touchés sont les pays déjà sous-développé comme le
Cambodge ou Singapour qui dépend complètement du commerce.
Les raisons du peu d’impact :
 Pays très grand qui sont basés sur le marché interne : cela les a isolé des turbulences
économiques internationales comme l’Inde.
 Après la crise de 1998, ils ont constitué des réserves financières énormes ce qui a permit de
constituer des bouées de secours : Chine a utilisés 585 milliards de dollars pour éviter la crise
mondiale. Ils ont investie en moyenne 5% de leur PIB dans l’économie en crise quand les pays
développées ont investi 0,8% de leur PIB
 La croissance du chômage était moins importante => croissance des ménage a moins diminué
et a permis de maintenir le marché interne.
 Chine s’est rétablie beaucoup plus vite, ce qui a tiré les économies vers le haut en Asie.
Mais des risques importants : Chine a augmenté les contradictions : les infrastructures se sont
développés plus vite que la croissance et les bulles spéculatives ont augmentés => les mesures auraient
juste retarder l’explosion mais elle serait très grave lors de son explosion.
Les petits pays sont durement touchés car la libéralisation les a rendu plus dépendant des exportations
même pour l’Inde, ils avaient l’idée qu’il ne serait pas touché vu que le marché interne reste plus ou
moins intact. Mais en diminuant les crédits des entreprises cela peut créer des crises.
La banque mondiale a établi une liste des pays les plus dynamiques du point de vu économique : les
next 11 et la majorité des pays qui y sont son d’Asie.
III)
Les résistances :
La mise en place de nouvelle force a eu lieu il y a peu de temps en Asie. Quand on parle de la gauche
en Asie, il y a des caractéristiques de la situation dans laquelle ils évoluent la crise du PC qui est arrivé
plus tard en Asie que dans le reste du monde, par exemple en Le PC Inde Marxiste géré encore
certains états de l’Inde, il était dirigeant dans un front de gauche : important jusqu’à récemment.
Le rôle des ONG : la gauche sociale de l’Asie est touché par les ONG car ils jouent un rôle très
important dans les mouvement : plus que les partis : majorité mouvements aux Philippines=ONG.
Le Parti du travail du Pakistan :
Plus de 7 000 membres, assez grand pour nos normes, mais c’est un pays 173 millions d’habitants : il
a réussi à s’implanter partout dans le pays, dynamisme important pas comme les autres organisations.
Raisons de ce dynamisme :
 Rompt avec l’habitude de former son propre mouvement de front avec des organisations liées
aux partis. Ils sont pour la construction de mouvement de masse indépendant !
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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 Il a été conséquent en ne choisissant pas de camp entre les fondamentalistes et les USA : ils
ont refusé ce faux choix ! Mais ils ne sont pas encore une réelle menace sinon ils auraient été
détruit, malgré tout il ya des assassinats.
Le Parti révolutionnaire des travailleurs de Mindanao :
Il vient du mouvement maoïste au Philippine, il y a 3 500 membres qui comptent 90 millions
d’habitants. Il est concentré sur l’île du Sud. Mais le RPM-M est un parti illégal : lié travail illégal et
travail légal. Il y a une aile armée dans le parti mais une aile d’auto défense car il y a près de 12
organisations armées… Il faut être capable de se défendre contre les propriétaires terriens et ils sont
attaqués par les maoïstes. Ils sont dans un processus de paix pour pouvoir continuer à militer
légalement.
L’Asie est très instable à cause des luttes sur le long terme et pas forcément des impacts directs de la
crise et c’est dans ce contexte qu’il y a une nouvelle gauche qui se développe mais elle reste à l’état
embryonnaire même s’il existe campesina.
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Question/réponse :
Concernant la crise économique tu t’es référé à la crise de 97-98 et la stagnation qui l’a touché après,
quel type d’action utilise-t-il aujourd’hui ?
Est ce qu’ils ont une influence dans le FMI ?
L’Etat de l’implantation de la IV en Asie ?
Est-ce que l’on pourrait imaginer que la politique d’exportation de la Chine où la bureaucratie
chinoise pourrait construire un marché national pour être plus indépendant ?
Comment tu analyses l’immigration en Asie, les migrations vers d’autres pays ?
Tu as parlé des taux de croissances en Asie, mais comment fonctionne-t-elle ? Quel type de
croissance ? Changement que cela entraine dans la société ?
Il n’y a pas d’expert donc on n’a pas toutes les réponses à ces questions.
La IV en Asie, Philippines et le Pakistan ceux sont les sections les plus important, le Sri Lanka il
existe un parti mais il s’agit d’une petite organisation mais elle a eu un moment où elle était
majoritaire et plus grosse que le PC. À l’exception de ces trois sections : on a des petits groupes dans
les pays : Hong-Kong : petit mais très important => organise du travail vers les travailleurs chinois ce
qui est interdit ; Indonésie : Parti pour la libération du peuple (100 personnes) : groupe de jeunes qui
viennent du PRD, il existe un processus d’affrontement important : les étudiants forment des groupes
de discussions marxistes de manière autonome : processus de radicalisation venant de la base, mais
difficulté car il faut tout reconstruire et tenter d’unifier les luttes fragmentés qui existe dans ce pays.
On a deux groupes au Japon qui sont dans un processus de fusion.
Sur le rôle de la Chine et son influence au FMI ainsi que dans toutes l’économies. Les mesures
d’austérité sont moins dures que ce qu’ils voulaient appliqués car cela avait entrainé des
bouleversements politiques et la Chine ignore les avis du FMI. Mais à l’échelle internationale, la
Chine : consensus de pékin mais dans la réalité ça n’a pas d’effet. Ils sont conscient qu’ils dépendent
de l’exportation => le président a déclaré qu’il fallait changer d’une politique tourné vers l’extérieur
pour aller vers l’intérieur. Il y a eu des ondes de grève qui se sont déclenchés : les grèves étaient
illégales et étaient complètement indépendant de l’Etat. Les travailleurs ont obtenu des victoire :
augmentation de 30% des salaires mais lié à la nécessité de renforcer le marché intérieur pour le
gouvernement chinois. Mais peut-il réellement appliquer un changement : le PCC est actuellement
divisée en interne sur quelle stratégie appliquée mais ce débat n’est pas encore résolu. Si le niveau de
vie augmentait, il y aurait des délocalisations d’usines.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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L’impact de la croissance : l’OIT a fait une étude entre croissance et création d’emploi entre 92 et
2002 ? La Chine a vu son économie augmentée de 9,8% mais la croissance d’emploi était de 0,8%. Le
taux de croissance n’absorbe pas l’armée de réserve => croissance sans création d’emploi.
Les zones spéciales automatiques sont des zones où c’est le capital occidental qui organise la
production et crée de l’emploi, au Philippine cela touchée près de 500 000 emplois. Ils font parti du
processus de production de multinationale => la croissance des zones économiques spéciales n’a pas
d’implication sur la dynamisation économique de la région. Dans ces zones, il n’y a ni le droit de
grève ni le droit de construire des syndicats. Mais il existe des exceptions : les entreprises des zones
économiques ne paient pas d’impôt pour 10 ans et l’interdiction des grèves et syndicats et officieuse
mais toute est fait pour. À Manille, il y a des grandes zones économiques : Le Parti des Travailleurs a
tenté d’intervenir dans une de ces zones mais ça n’a pas fonctionné car il y avait un licenciement dès
qu’ils rejoignaient un syndicat => ils organisent les gens sur les communautés et dans des syndicats
rattachés aux questions de la communauté. Sur cette base, ils ont eu quelques avancés mais il y a eu
une répression énorme. Dans une petite île, ils avaient construit une section syndicale de 300 mais elle
a été entièrement licenciée.
Sur l’émigration, il s’agit d’une histoire en soi surtout au Philippine : 10% de la population vit à
l’extérieur des Philippines car ils parlent anglais et ils sont donc très exportable. Ils vont vers les pays
développés d’Asie mais surtout les centre économiques. En Indonésie, il y a le même processus mais
ils émigrent surtout vers l’Asie : Malaisie/Hong-Kong. Le rôle du travail migrant dans l’économie des
Philippines car le gouvernement l’a dynamisé de manière consciente en encourageant les travailleurs à
quitter l’île. Il y a beaucoup de réception d’argent des émigrants. Beaucoup d’organisations de gauche
ont tenté d’organiser les travailleurs émigrés mais cela a été très limité car ils sont plutôt confrontés à
leur condition de travail du pays où ils sont. En Hollande, les camarades de la IV ont mené une bataille
dans le syndicat pour pousser à la régularisation et à l’aide des travailleurs philippins => il y a la
création de groupe de travail spécifiquement dédié aux sans-papiers.
Le rôle des élections aux Philippines : il y a une énorme taux de participation (80% des gens). Les
campagnes électorales sont très importantes car on peut véhiculer notre campagne, nos idées et nos
propositions. Pour les camarades ce ne fut pas totalement positif car l’organisation légale qui a
participé aux élections et ils ont eut deux sièges, il est donc possible de mener des campagnes sur des
thèmes progressistes larges tant que tu dis pas que t’es anticapitaliste. Ce qui a été démontré c’est que
les élections avaient aussi un rôle de domination de classe : les camarades élues ont été corrompues et
se sont vus versé de l’argent. Aux Philippines un membre du congrès reçoit des fonds financier pour
du travail de développement mais cela va à travers les institutions dans les bureaux du congrès pour
chaque district => possible de piocher dedans. Les camarades réclamaient de fonds et les ont reçu pour
les mettre dans leur poche. Problème : ils étaient membre d u parti légal et ils étaient membres du parti
illégale => ils ont donné des noms… Ils tentent maintenant de regagner le nom du parti légal mais
pour les sièges aux parlements, ils en rediscutent. Lié à la discussion : comment une organisation
illégale intervient dans une organisation légale => faut construire un front où on discute avant dans le
RPM-M ou on construit une organisation autonome.
L’école altermondialiste en Asie : permit de faire le lien entre les groupes de gauche du Sud-Est de
l’Asie, c’est devenu un point centrale pour les échanges : se connaître, tisser des liens… La discussion
sur les partis larges n’a pas lieu à Manille, c’est plutôt rejeté vu que ce n’est plus un parti
révolutionnaire en tant que tel mais plutôt un parti anticapitaliste large. La gauche des philippines est
le pire exemple où il y a des assassinats…
Corée du Sud : Pouvoir de la Classe Ouvrière ils interviennent dans la grande centrale syndicale mais
on ne connaît pas trop leur histoire politique : ils ont tenté de fonder un parti basé sur le pouvoir des
travailleurs. Il y a encore des scissions dans le groupe à cause des désaccords stratégiques sur la
fondation d’un parti marxiste en Asie.
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L’explosion de la bulle dépendra de la politique menée, s’ils n’arrivent pas à créer un marché intérieur
alors elle explosera => seconde phase de la crise mondiale avec une ampleur comparable à la crise de
2007. En ce moment ils surmontent la crise maos fragile.
Mouvement anti-nucléaire au japon, il est historiquement fort à cause d’Hiroshima et Nagasaki et le
fait que les centrales nucléaires se sont implantées contre l’avis de la population. Mais il est possible
qu’il y ait une explosion liée à Fukushima mais cela restera limité en plus il s’ajoute le problème qu’il
n’y a que des vieux dans la section : 50 ans de moyenne.
Rôles croissants de la chine et de confrontation avec les USA :
Si on regarde les chiffres, le budget militaire USA=4,7% PIB= 420 milliards alors qu’en Chine c’est
2,2% du PIB => moins de 30 milliards de dollars… C’est une hausse comparée à avant mais quand
même. De plus, le PCC n’est pas stupide ils savent qu’ils ne sont pas en capacité de lancer une
confrontation direct avec les USA. Tout comme sur l’investissement de la Chine sur l’acquisition de
terre qui reste inférieur à la Corée du Sud. Ils sont très dynamiques mais ils partent vraiment de trop
loin pour être capable de concurrencer.
Si il y a confrontation c’est sur les îles éclatés en mer de Chine du Sud. Récemment, le gouvernement
Philippins a nommé cette espace de la mer : mer des philippines de l’est. Tout le monde s’en foutait de
ces îles mais on y a découvert du pétrole. => Très disputé et il y a beaucoup d’intérêt en jeu => chacun
montre ses muscles. La situation commence à se tendre : la confrontation pourrait amener à une
guerre : Chine/USA <= les USA ont classifié ces îles : lutte pour l’intérêt national. Mais on ne va
probablement pas en arriver là car le gouvernement chinois n’a pas la capacité militaire. Par exemple :
les chinois viennent de recevoir leur premier porte-avion : URSS d’il y a 20 ans.
La Chine est une grande puissance régionale mais elle ne se confrontera pas directement avec les
USA.
La lutte armée et la défense des organisations ouvrières :
Réfléchir à cette question permet de comprendre l’expérience des philippines. Dans les années80, le
PC (Mao) mène la lutte armée dans la campagne pas parce que c’est le dogme maoïste mais c’est
plutôt là que l’Etat et faible et qu’il y a la possibilité de se cacher. Dans le milieu urbain : les maoïstes
ont tenté de lancer « les partisans urbains » et dans quelques partis de villes, ils ont crée des zones
libérés. Par exemple tout un quartier était géré par la guérilla où la police n’entrait plus mais dès que
l’Etat décide de reprendre ce quartier c’est très simple.
Il faut clairement séparé les organisations légales et illégales, la liaison des deux activités
entraineraient la chute du mouvement légal et c’est un énorme problème car à ce moment leur soutien
ne serait pas prêt à soutenir tout type d’action armée. La lutte armée est une lutte d’auto-défense.
Par exemple le LPP a vu nombre de ses camarades de se faire assassiner et leur réponse a été par des
mobilisations de masses. RPM-M a organisé un groupe de lutte armée car il est possible d’avoir des
soutiens dans les campagnes mais qu’il y a besoin de ce moyen de se défendre contre les propriétaires
terriens et les maoïstes.
Deux formes de luttes armées : prolongés dans les campagnes ou très courte dans les villes.
Dans les villes il y a des exemples où cela a duré : ETA/IRA… Mais pour détruire l’armée => unité de
propagande armée, elles avaient la liberté de choisir quand s’affronter à l’armée mais là c’est dans la
posture offensive. Un groupe de défense armée ne décide pas quand l’armée va l’attaquer.
Solidarité avec l’Asie :
Il faut produire des trucs écrits même si cela ne paraît pas direct. L’autre point de solidarité est l’école
à Manille : un tout petit effort peu avoir un impact important : collecter de l’argent pour l’école de
Manille. Mais aussi un soutien physique : donner des livres, autres matériels…
Péter Danone.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Soutenir les campagnes humanitaire organisées par nos camarades : Pakistan après le tremblement de
terre et le Tsunami : centre d’accueil pour ceux qui avaient perdu leur maison.
Il faut organiser les gens dans leur communauté, cela pose la nécessité de réfléchir autrement.
Etat de la classe ouvrière en Chine :
Quand on parle de ces grèves en Chine on dit qu’elles ne sont pas organisées car il n’y a pas de
syndicat légal mais elle trouve sa source dans l’organisation des travailleurs dans le processus de
production. Ce qui a déclenché l’affrontement c’est l’arrivé d’ouvrier des campagnes qui sont plutôt
bien éduqué puisque l’éducation progresse => avant-garde informelle : ouvrier qui ont organisé des
luttes et qui se déplace d’usine en usine à cause de leur licenciement. Ils sabotent des lignes de
production, ils montent sur des tables pour appeler à la grève…ils sont largement suivis par les autres
ouvriers. C’est significatif, les patrons sont plus prêts à augmenter les salaires plutôt que de
reconnaître des délégués syndicaux de syndicat alternatif. Très difficile mais il y a des jeunes
dynamiques qui ont l’expérience…
Travaille féministe en Asie :
Ils organisent pas de campagne sur le droit des femmes au Philippine mais ils organisent des ONG
avec les aides aux femmes battues : prise d’initiative mais il y a une fonctionnement propre. Les
camarades pakistanais : group de soutient pour les travailleuses car leur situation est très difficile. Ils
essaient d’organiser des mouvements autonomes.
Front unique ?
Très difficile car il y a même du sectarisme entre ailes syndicales : quand un parti scissionne alors les
syndicats aussi. Il existait au Philippine un front sans las maoïstes mais cela s’est effondré car les
organisations tentaient de prendre la direction du front unique : résultat de tradition politique. Chaque
organisation pense avoir la ligne juste.
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Les effets de la crise en Europe
Willem Bos est un camarade de la section hollandaise, mouvement étudiant puis a suivi l’Amérique
latine. Mais en 2004, il rejoint un comité contre le traité constitutionnelle et il devient porte-parole de
ce groupe => devient un expert des affaires européennes. Après la victoire, il met fin au comité mais
en crée un nouveau : une autre Europe. Il a beaucoup travailler sur la question sans avoir traité de
manière systématique les questions européennes, faiblesse du comité : ne rentre pas dans un cadre
réellement européen. Donc il s’agissait de débat qui restait dans le cadre de la Hollande.
Ce n’est pas un économiste.
Résumé du caractère de la crise :
La récession des années trente a laissé une situation qui explosera en 74 :75.
Le capitalisme a évolué avec l’apparition du néo-libéralisme avec un rôle accrue des secteurs
financiers avec des défaites importantes de la classe ouvrière : le PIB de l’Europe qui est alloué à la
force de travail a baissé de 30% comparé au capital => explique l’évolution du rapport de force
actuelle.
La crise a commencé avec les subprimes en 2007 qui s’étend avec la phase de la dette souveraine. Il
est important de voir qu’il ne s’agit pas d’une suite de petite crise mais bien d’un long processus des
contradictions du système et de l’évolution des crises. Derrière, il y a une crise écologique avec le
réchauffement climatique : toutes les choses sont liées => relancer la croissance/problème écologique !
Le but est de discuter des bases de la situation en Europe et les politiques européennes face à la
crise :
Le contexte est celui d’un processus d’unification européenne après la seconde guerre mondiale à
cause d’une position spécifique : la bourgeoisie européenne a compris qu’après deux guerres
mondiales qu’il valait mieux pas s’affronter car cela favorisait les USA. => Fallait mettre ensemble les
capitaux pour éviter de devenir dépendant des USA.
Sur la forme de l’UE : elle a commencé avec 5 pays en 1951 avec la CECA (France, Allemagne,
Italie, Belgique Holland) puis elle s‘étend… Maintenant il y a toute une liste de pays qui font des
demandes pour intégrer l’UE. Quelques exceptions : Suisse et Norvège.
Le projet n’est pas qu’un projet économique mais le but est d’avoir un équilibre entre les différents
pays surtout la France et l’Allemagne.
La crise des années 70 et 80 : fin du système de brettonwoods… Cela n’a pas changé très vite mais il y
a eu des changements radicaux quand ils ont eu lieu. L’introduction de l’Euro est le résultat d’un long
processus européen qui était très influencé par ce qu’il s’était passé entre l’Europe de l’Ouest et de
l’Est. L’Allemagne a eu un énorme poids dans la structure économique qui avait été mise en place
autour de l’Euro.
De plus, un banque ne peut pas avoir une politique contre l’inflation => faut État mais il faut des
critères précis : dette nationale -30% PIB et une inflation inférieur à 3%... Mais quand la France et
l’Allemagne ne répondaient plus à ce critère, ils étaient assez forts pour imposer d’autres limites.
Les premières conséquences de l’Euro : les États n’ont plus la possibilité d’avoir de politique
monétaire.
La seule solution pour les pays européens de s’en sortir c’est d’être plus concurrentielles : baisser
l’imposition des entreprises, baisser les salaires… Et des conséquences sur l’environnement. Ainsi
l’UE a joué un rôle dans la construction du projet Néolibérale.
Mais l’Europe n’est pas un nouvel État mais c’est un mécanisme dans lequel les États nationaux
peuvent prendre des décisions tout en évitant leur propre système démocratique. Par exemple dans les
sommets européens : les portes sont closes mais surtout ils n’ont pas réellement à le faire voter alors
qu’ils ont le droit de veto dans la réunion => « on est obligé de le faire, c ‘est l’initiative de
Bruxelles ». Pourtant, ils ont toujours la capacité de s’échapper u de ne pas appliquer la décision.
Pour beaucoup de capitaliste européen, ils ne pensaient pas forcément être touché par la crise qui avait
explosé aux USA. Ils ont mis en place des mesures nationales pour sauver leur propre banque. Mais
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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cela a pausé les jalons de la crise de la dette souveraine. Ils manquaient d’argent pour les dépenses
nationales après savoir sauvé les banques : que faire à ce moment ?
 Banqueroute : « on a pas d’argent, donc one ne paie pas ! ».
 Mettre de plus en plus d’argent en « soutien à la population grecque » alors qu’il s’agit
uniquement de sauver les banques qui sont majoritairement française et anglaise. Donc le
gouvernement français doit nécessairement sauver les banques en faisant payer la Grèce. Ils
cherchent donc à la faire payer le plus possible en les endettant… En cassant l’Etat social…
Le principale but était de faire payer les gens pour que le système puisse se relancer : les bons de
trésors européens…sont des outils pour nous faire payer la crise.
Ils veulent mettre alors en place un cadre d’austérité nationale. Ils utilisent l’UE comme un cadre non
démocratique avec la mise en place d’une politique économique mettant de côté les instances
démocratiques.
Conséquences : ce qu’ils font n’est pas une solution car cela empire la crise comme en Grèce et cela
les empêche de rembourser. Ils proposent de renforcer le poids du capital contre la classe ouvrière.
D’un point de vue démocratique : pas acceptable.
Désastre environnemental.
Et augmentation de l’extrême droite : rejet de l’UE avec un repli nationale.
Alternatives :
Anticapitaliste
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Bilan et perspectives des mouvements en Europe :
Alex Merlo, 25 ans je suis à l’IA et aussi au Secteur jeunes du NPA : connaît très bien la situation
politique en France et l’Etat espagnole.
Objectif : introduire une discussion sur les mouvements de cette année et les perspectives à venir :
sujet assez vaste, pour une discussion complète sur l’Europe faudrait une discussion sur l’extrême
droite mais on a pas le temps. Mais faut pas oublier de lier les mouvements en Europe au niveau
international.
Bilan de l’année :
La résolution de la IV revient dessus, il y a des luttes importantes : France, Etat espagnole, Lettonie…
Si on écrivait cette résolution faudrait en rajouter encore plus : Angleterre, Portugal, Pays de l’Est…
1) Les mouvements de grève :
Les mouvements les plus forts ont des caractéristiques semblables au mouvement contre les retraites
en France. Il y a eu au moins 9 jours de grève en France, Grève générale en Grèce, dans l’Etat
Espagnole… En 2011 : des tas de grève aussi.
Ce mouvement en France commence contre la réforme des retraites qu’ils tentaient de faire
passer depuis 1995 et on avait toujours réussi à l’arrêter. Mais ce n’est pas une question nationale mais
plutôt liée à la pression des plans d’austérité et des marchés. Cela ne se voit pas souvent en France en
France : collectif de l’ensemble des grandes organisations qui se préparaient avant l’été mais aussi des
collectifs locaux. Le mouvement de grève a été historique : le plus important depuis 1995 et beaucoup
plus interprofessionnelles : plus grande présence du secteur privé…Mais aussi les étudiants et les
lycéens. Les grèves partent du mouvement local et s’étendent souvent en s’opposant aux directions
syndicales. La politique de l’intersyndical était d’appeler à des journées d’actions : 7 du 9 septembre
au 28 octobre. Il y a aussi eu des grèves reconductibles mais faiblesse dans la jeunesse sans
mouvement autonome des jeunes. Il y a eu aussi les jeunes des quartiers populaires qui se sont joints à
la mobilisation.
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Débat tactique sur les actions de blocages des raffineries : cela généra une pénurie de gasoil dans le
pays. Il y a des secteurs qui théorisent que le blocage remplacerait la grève générale en bloquant le
pays sans grève de masse. Pendant ce mouvement on a vu que les blocages étaient très important mais
pas suffisant pour bloquer l’économie, il faut être plus massif en terme de gréviste et si on bloque une
université sans grève c’est très facile pour la police d’attaquer le blocage.
L’autre débat qui est plus important sur la construction de la grève. Le collectif intersyndical qui a
lancé le mouvement et a appelé à des dates sans appeler à la grève générale. Les entreprises ont du
attendre sans journée centrale plusieurs jours en grève. Pour nous : faut grève reconductible !
 on a lancé des assemblées interprofessionnelles mais cela n’a pas suffit. Pour que cela soit
plus fort il aurait fallu des AG beaucoup plus massive et beaucoup plus participative.
Il y a eu 3,5 millions de manifestants a plusieurs reprises mais le gouvernement Sarkozy n’a pas lâché
et la réforme s’applique en ce moment.
 pour gagner contre plan d’austérité, il faut que cela devienne une crise politique car pour
gagner il aurait fallu faire tomber le gouvernement. Il faudra des conflits beaucoup plus fort et
conflictuels.
2) Le mouvement des indignés :
Les révolutions dans le monde arabe ont eu un impact très important comme en Albanie,
Biélorussie… Où il y a eu de très grosse mobilisation avec des morts en Albanie par exemple.
Facteur subjectif : les révolutions ont montré qu’un mouvement pouvait faire tomber des
gouvernements, que les masses avaient encore un rôle à jouer et cela a donné confiance aux
travailleurs et en nos propres forces. Cela montre aussi la collusion avec nos revendications concrètes :
salaires, emploi… Et une augmentation du rejet des gouvernements.
Facteur objectif : austérité.
Il ya eu un mouvement important en Angleterre (250 000 manifestants) au Portugal avec une journée
de grève générale.
Les indignés espagnoles :
Le mouvement commence en se disant apatridistes et ne trouve pas son origine dans les organisations
syndicales… Certains avançaient que les organisations politiques et syndicales ne servaient plus à rien
et appartenaient au passé. Mais la première journée a été préparée par le collectif de jeunes et a été
préparé par des militants : ATTAC, Izquierda Unida… Cela a commencé dès courant politique
habituelle mais il est possible que d’autres organisations se raccrochent ou se créent.
C’était spontanée dans le sens où le mouvement du 15 mai a crée un cadre et un mouvement auto
organisée => spontanée dans notre sens ! Où tout le monde peut participer et où c’est contrôlé par la
base.
Les cadres d’auto organisations ont eu un impact dans l’Etat espagnole mais on a assisté à un
phénomène de bureaucratisation importante des structures : multiplications des commissions avec un
fonctionnement très opaque. => La participation d’organisation qui a de l’expérience peut apporter des
structures plus claires.
La composition social du mouvement : chez les jeunes il y a 40% de chômeurs mais si on compte els
situations de précarités et les temps partielles c’est énorme. Ceux qui campaient sont souvent des
jeunes, des précaires mais aussi des vieux précaires. Beaucoup de classe moyenne et de la petite
bourgeoisie tout en étant des jeunes avec une haute qualification universitaire qui sont du coup devenu
très technique ce qui a contribué à la bureaucratisation du mouvement, diminuant la participation.
Mais il est devenu très important en se tournant vers les couches les plus précaires et en se déplaçant
vers les quartiers populaires : luttes contre les expulsions…
L’apolitisme et apartidisme : le mouvement se revendiquait sans idéologie : c’est un reflet de l’Etat de
conscience après des dizaines d’années de défaite des organisations syndicales et politique =>
mouvement il y avait des organisations populistes et technocratiques parfois autoritaire surtout en
Grèce avec la demande de la demande d’une leader fort. Mais le rejet des syndicats et des partis a un
aspect positif avec la volonté de faire sa propre lutte en refusant le système parlementaire. On doit
quand même défendre l’intervention des partis politique pour favoriser la lutte et l’auto-organisaion
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pas qu’on est toutes les répondes mais que c’est nécessaire pour faire évoluer le mouvement tout en le
dirigeant.
La non-violence : dans l’Etat espagnole le mouvement s’est défini comme un mouvement non violent
et pacifiste. On n’est pas totalement pour car c’est pas juste qu’on kiffe se taper mais on pense que
c’est une perspective stratégique : la victoire révolutionnaire ne viendra pas seulement d’une
domination de la police et de l’armée mais de leur désagrégation. Le mouvement de l’Etat espagnol a
réussi à créer des conflits à l’intérieur de la police. Par exemple le 21 mai quand le gouvernement
menacer de vider les places, certains se sont prononcés contre car il y avait une sympathie mais surtout
qu’ils avaient peur de s’affronter à autant de gens. Comme quand ils l’ont repris la première fois et
que les gens ont manifesté pour la reprendre et les syndicats de keufs ont demandé de dégager car
garder cette place ne servait à rien. Trotski a toujours dit pour que les keufs nous rejoignent il faut une
certaine forme d’armement de la classe ouvrière… Donc cela ne suffisait pas totalement et cela ne crée
pas une situation révolutionnaire.
Le mouvement a une implication importante sur l’extension : Grèce, Albanie… Mais on voit la
nécessaire convergence entre les secteurs. Ce qu’on voit comme quelques choses d’importants c’est
les possibilités que cela ouvre.
Les perspectives :
Il faut construire une grève générale qui doit être un mouvement contagieux. Pour Mandel : conflit où
la classe ouvrière s’affronte dans son ensemble à la classe capitaliste pas uniquement des secteurs.
Mais pour une grève générale faut la participation des syndicats mais surtout l’auto organisation avec
des actions de blocages importantes et des occupations… Une victoire sera possible à l’échelle
européenne à condition d’avoir une grève générale européenne. Il faut un mouvement européen pour
infliger une défaite à la bourgeoisie.
Questions :
Vote contre le paiement des entreprises islandaises, comment les gens ont réagi ? Et les formes des
gauches européennes ?
Est ce que tu peux expliquer le mécanisme du CADTM
Sur l’Islande, il y avait des ouvertures de certaines banques islandaises qui ont eu certains taux
d’intérêts comme 5% pour l’épargne : les gens qui avaient leur argent à l’intérieur mais ils n’ont pas
reçu => colère => Islande est responsable du remboursement de la perte d’une partie de l’argent. Les
islandais ont refusé cela. Seulement une partie consciente voit ça comme un pas positif. On peut prêter
de l’argent mais si on a un doute sur la capacité de remboursement : fort taux d’intérêt… S’il est pas
capable : coup de pression mais possible que ne rembourse pas => je suis dans la merde.
Pour les pays c’est différent : quand on prête de l’argent et qu’il est dans une situation difficile il peut
toujours y avoir un remboursement, ils trouvent des arrangements pour qu’ils puissent payer.
Les Grecs : si on doit rembourser la dette, on veut enquêter avant…
Début octobre à Londres il existe une plateforme : coalition résistance pour lutter contre les plans
d’austérité => un conférence européenne pour défendre les services publics et les travailleurs.
Solidaire et Attac soutient cela. Possible de donner une caractéristique commune.
À propos des AG inter pro: oui mais en faite c’est très bien quand même !
Italie : ça fait plusieurs années qu’il y a plein de mouvement avec
Pays de l’Est ont eu un rôle périphérique mais une influence très grande des capitales occidentales :
fonctionnement avec des salaires extrêmement bas : base de l’industrie automobile allemande qui
fonctionne sur ce décalage.
L’Europe de l’Est n’avait pas de problème pour le début de la crise de la dette. Il faut voir ce qu’il va
se passer.
Dette et spéculation :
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Spéculation c’est un pari d’acheter ou de vendre quelques choses sur ce que tu peux obtenir comme
prix plus tard. C’est en développant plein de titre financier : tu peux spéculer surtout. 95% des titres ne
sont pas liés à l’économie réelle. Mais tu suis les cours pour les vendre avec des marchés du futur.
Si un pays comme la Grèce a des difficultés financières : ils vont sur les marchés financiers pour avoir
des prêts. Les marchés financiers vont prêter de l’argent à la Grèce avec un intérêt élevé car il y a un
risque élevé => ils veulent toute l’Europe comme garantie de retrouver leur argent.
 Intéressant de spéculer sur les dettes des différents pays. La Grèce est entièrement prisonnière
des marchés financiers : ils font ce que veulent les marchés financiers, ils réagissent beaucoup
plus vite que les mécanismes politiques.
Ils ne peuvent pas réagir contre les spéculations car ils ne veulent pas.
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Groupes de Langue/ Retour en plénier :
Anglophone :
La première question certains du groupe anglais ont avancé le fait que les gens ne croient plus à la
grève, aux mobilisations… Il y a eu un très fort impact de la crise : le temps n’est plus si disponible
que cela, le travail militant parle beaucoup. La crise a un impact important aux Philippines : la crise a
permis de s’adresser largement. Dans le groupe, la plus part d’entre nous n’ont pas d’intérêt ou du
moins ils ne font pas attention en Grèce. Aux Philippines il y a eu des grèves : péter des bouts de verre
pour en mettre partout.
Francophone :
L’impact de la crise sur notre organisation : situation contradictoire, il y a plus de lutte on a plus de
brèche…Mais elle nous touche plus généralement…
Belgique : touche moins les jeunes précaires.
Gros débat sur quelle revendication poussée…Audite de la dette/Annulation de la dette…
Mouvement des retraites : niveau de la jeunesse : possible de convaincre de ne pas payer la dette ! Il
ne faut pas confondre.
Hispanophone :
On est parti de la situation où le mouvement faisait revivre l’idée de renverser le gouvernement. Ils ont
analysé leurs accords sur les positions actuelles : nécessité renverser le gouvernement, évidemment le
gouvernement ne bat pas en retraite. Dans plusieurs cas comme la Grèce : la situation radicale dans
laquelle ils se trouvent crée une situation de sentiment de tout ou rien. Dans l’Etat espagnole il y a la
croissance de la nécessité de changer de situation.
Il a aussi été dit qu’il faut renverser le pouvoir de manière pacifique… Il y a eu des mouvements et
cela a crée des situations de non confiance envers les institutions. Pas de discussion sur le fait que ce
mouvement pouvait s’élargir…
Similitude en Grèce : déjà un mouvement actif avant le 15 mai qui a pu se solidariser avec la place del
Sol. => partager un ami international.
Pourquoi cela ne s’est pas exporté ?
Le mouvement du 15 mai devrait être analysé plus en profondeur car il ne répond pas qu’à la situation
économique mais aussi historique avec la transition démocratique qui n’a pas existé… On a analysé
dans quel sens on devait avancer dans nos pays, pour pouvoir coordonner nos luttes… Possibilité en
France et en Allemagne ?
Débat sur les revendications :
L’audit de la dette c’est des collectifs en Grèce qui servent à mettre en lumière les mécanismes de la
dette.
Dette est un mécanisme profondément réactionnaire qui a opprimé des pays du Tiers-Monde pour
transférer de l’argent du Sud vers le Nord. À l’échelle où on l’a actuellement, c’est un effet
relativement neuf.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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On doit défendre l’annulation de la dette !
Faudrait plus lutter sur la question des annulations des dettes des autres pays <= processus
d’expropriation des pays comme le Portugal et la Grèce.
Pourquoi qu’une extension en Grèce ? Surtout dans les PIGS.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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La quatrième internationale et la construction des partis anticapitalistes.
C’est la dernière formation de cette école donc ça peut être une opportunité pour revenir sur des
questions qui n’ont pas été traité avant.
Formation faite par Penny Duggan du Bureau de la IV, militante à la LCR et au NPA. Elle est
originaire de la Grande-Bretagne puis a été envoyée en France. Elle est professeur en France en Seine
Saint-Denis et a travaillé à temps partiel pour l’Internationale. Rôle important dans la préparation du
camp de jeunes. Spécialiste du travail des femmes et le féminisme.
Pourquoi sommes nous ici ?
Nous sommes là car nous avons un noble but : trouver une solution à cette crise multidimensionnelle
pour construire un monde plus juste.
La résolution de la IV, adopté au Congrès de 2010, s’est déroulé dans une crise très profonde du
système => on doit trouver une solution pour trouver la planète et la civilisation. Ce que l’on
comprend c’est que l’on doit faire en sorte de créer les conditions pour que les opprimés puissent se
libérer de leur chaîne, rompre avec les oppressions et faire la révolution.
Mais la révolution est un processus très long, 1917 ce n’est pas le palais d’hiver mais la manifestation
des femmes pour la paix et du pain. => On ne fera pas la révolution tant qu’il n’y aura pas de nouvelle
base et un mouvement de masse.
On a besoin d’outil :
 Mouvements sociaux qui peuvent se déclencher sur plusieurs sujets : salaires, mouvements
des femmes, antiracisme… Ils sont très importants car c’est à travers l’activité mais aussi la
pratique que la conscience de classe progresse.
 Les partis politiques travaillent à comprendre la situation politique du pays, il faut travailler à
un programme pour concentrer les besoins et les souhaits de tous les secteurs de la classe
ouvrière pour faire comprendre aux gens que leur lutte fait parti d’une lutte plus générale
contre le capital.
 Il faut déclencher des luttes pour gagner des luttes et mettre en mouvement, mais ce n’est de
déclarer qu’il y a un mouvement de masse quand il n’y en a pas.
Le rôle du parti :
Depuis le début, la IV voulait construire une organisation suffisamment forte pour construire une
internationale révolutionnaire de masse qui pourrait déclencher des luttes et prendre la direction des
mouvements pour entrainer à la prise du pouvoir.
Avec 1968, l’approche était de construire des sections de la IV dans les pays capitaliste ce qui
permettait de reconstruire ou de renforcer des organisations qui étaient toute petite. Le Brésil a été le
premier pays où on a commencé à construire un parti large indépendant qui était le PT mais la plus
part du temps c’était des organisations indépendantes.
En 1989, la chute du mur de Berlin a eu un impact important sur l’extrême gauche en générale. Cela a
cristallisé un changement dans le paysage politique, il n’y avait plus d’autre système c’était pour
certains « la fin de l’histoire ». Les sections de la IV ont cherché à se lier à d’autres organisations avec
une attitude ouverte. Ce n’était pas nouveau mais avant c’était discussion avec des organisations
révolutionnaires. Il y a eu une conférence mondiale avec les Morénistes.
Une des premières décisions importantes a été la fusion dans l’Etat espagnole entre la section de la IV
et les maoïstes. Mais ce ne fut réel qu’au Pays Basque pas dans le reste du pays.
En 1991, Refondation Communiste a été crée en Italie et nos camarades les ont rejoint. En 1992,
l’Alliance Rouge verte est fondé avec des staliniens, des centristes puis rejoints par des Mao. Il
s’agissait de développer des organisations d’extrême gauche pour avoir un poids et véhiculer nos
idées.
Le bloc de gauche a été fondé en 1999 au Portugal avec des Mao et un courant du Parti Communiste,
c’était un projet plus similaire à l’alliance Rouge/Verte.
Les camarades ont été à l’Izquierda Unida en Etat espagnole. Certains on pensait qu’il fallait aller dans
les mouvements sociaux…
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Les camarades britanniques avaient décidé de faire le travail dans le PT en 1970 puis en sont sorti
mais ont continué à chercher quelques formes d’alliances.
Le congrès de 2003 continue avec la perspective de créer des Parti Anticapitalistes Prolétaire Large : il
n’y a pas de formule au vu des situations objectives. Par exemple en Turquie on est dans une sorte
d’organisation large comme en Autriche où on est avec les Verts. Mais il a d’abord marqué la victoire
de Lula au Brésil mais en chemin n’a pas maintenu son programme lutte de classe… => confronté
qu’un camarade de Démocratie Socialiste avait accepté d’être ministre et c’était une question sur
laquelle il y avait des débats. Il y a eu toute une année de discussion pour arriver à une position. La
plupart des camarades étaient difficile d’expliquer qu’on ne devait pas prendre le poste. Avec recul, on
pourrait dire qu’on n’aurait jamais dû y aller. Mais quand on construit un parti, on doit être sûr qu’on
soit comprit. Mais après une année de discussion, on était majoritairement contre et on a donc du
déclarer que DS n’était plus l’organisation de la IV mais ceux qui l’ont quitté pour fonder le PSOL.
Cette expérience est importante pour nous, on a pu discuter sur quelle base on construit des partis
larges. C’est aussi à ce congrès que la IV intègre le RPM-M suite à un contact assez long avec la
participation des camarades à l’institut mais aussi par le biais de Pierre Rousset qui était très intéressé
par la situation des Philippines. C’était un pas en avant car cela rompait les anciennes divisions
politiques puisqu’avant les maoïstes et les trotskistes ne s’aimaient pas vraiment. Cela note un progrès
sur la capacité d’intégrer d’autres courants.
L’action de parti large met l’accent sur des partis nationaux mais cela change
l’internationale qui est un projet sur le long terme car c’est plus compliqué. Mais c’est dialectique
puisque le rapprochement d’autres courants nous aide à évoluer. La question stratégique nous
concerne donc tous et doit être posé. Suite au congrès 2003 le LPP demande d’être observateur de la
IV, ils sont plus proches de nous car ils viennent d’un autre groupe Trotskistes (GR). Décision dans
l’Etat espagnole de fonder une section de la IV, mais il ne s’agit pas d’un retrait à cause de la fusion
qui n’a pas fonctionné. Pour mettre en avant l’unité, il faut une organisation de la IV solide qui
promeut l’ouverture et l’unité… Au Porto Rica, le groupe de la IV est entré dans Front Socialiste. La
façon dont les différents pays reprennent ce projet est déterminé parles spécificités nationales.
La résolution de 2010 tente de remettre la construction dans le contexte actuelle. La
perspective que nous avons adopté est le point 5 de la résolution. Les différentes expériences que nous
avons eu dans nos différents pays nous a aidé à développer et préciser le concept de ce qu’est un parti
anticapitaliste large avec l’exemple du Brésil et les expériences italiennes où refondation a été au
gouvernement. Nous on avait deux élus et un sénateur, les camarades n’ont pas voté ces crédits => ils
ont fait tomber le gouvernement, mais ils ont dû expliqué en interne pourquoi ils avaient fait tomber le
gouvernement de gauche. Le résultat final est qu’en 2007, les camarades de Sinistra Critica ont fondé
une organisation indépendante, elle n’est pas formellement membre de la IV mais il n’y a pas de
courant hostile, il suffit de voter l’adhésion dans un congrès. Le Congrès de 2010 a été marqué par
l’expansion en Asie avec la fondation de nouvelles organisations en Indonésie, Malaise, Taïwan… Au
dernier comité international le KPRM (Indonésie) est devenu un observateur de la IV. Les camarades
Croates sont devenus des observateurs permanents.
L’école à Manille permet de faire des contacts en Indonésie et de se rapprocher pour potentiellement
intégrer de nouvelles organisations. Nos camarades du Sri Lanka font parti d’un front large : Front de
Gauche. Au japon, on aura peut être une section renforcée avec le désastre écologique de Fukushima.
Notre orientation sur les partis larges :
Toutes les discussions de stratégies, on aurait pu les avoir mais à l’époque il y avait un mouvement
altermondialiste qui rejetait les partis.
Il est donc utile de savoir pourquoi nous sommes dans des partis :
 Un parti où l’action est décidée de manière collective et démocratique, ce n’est pas que le
droit à des tendances et à des fractions. Il faut s’assurer que tous les points de vue sont
entendus que cela soit politique ou des expériences différentes. On peut parler de centralisme
démocratique.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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 Le parti est une aide pour les mouvements sociaux avec des militants intégrés aux luttes. Il
faut pouvoir élaborer une stratégie et proposer des revendications qui permettent de contester
le pouvoir.
 Un parti qui nous regroupe pour agir ensemble, rassembler les anticapitalistes pour tous
pousser ensemble. Puisqu’il y a des moments où il y a une brèche importante et il faut être
capable de s’y faufiler pour faire bouger els choses.
 Action centralisé : centralisation politique avec un programme commun. Personne n’est
obligé d’être dans une organisation donc ils doivent accepter une large partie du programme.
Par exemple, il pourrait y avoir quelqu’un qui est d’accord avec le programme mais qui a des
convictions personnelles contre l’avortement. À condition que cette personne accepte de ne
rien dire mais il peut y avoir des situations différentes si il déclare publiquement à chaque fois
sont désaccord.
 Un programme commun : une analyse de la situation et le développement de la réactualisation
du programme dans les cadres des lignes générales car le monde change de manière constante.
Pour cela il faut une démocratie et une centralisation.
 Faire un bilan de ce que l’on a fait que si on tire un bilan ensemble. Si on lance une campagne
sur le logement et que la moitié de l’organisation ne la fait pas, on ne peut pas tirer de bilan
ensemble.
Parti féministe et féminisé :
Une organisation avec un programme féministe nous parlons des droits démocratiques pour toutes les
femmes, de contrôler leur propre corps, libération de la violence faite aux femmes. Un programme
féministe est important mais un parti féminisé est plus important pour rompre avec le processus du
patriarcat : les femmes ont moins de temps libre, division du travail qui a un impact sur le
militantisme : ségrégation sur le travail et cela partout dans le monde. Donc la nécessité de la présence
de femme est à la hauteur de l’écart qu’il existe entre le fait qu’il y a 52% de femme dans l’humanité
et leur nombre dans les organisations.
De plus, nous devons avancer qu’avec nos organisations elle a plus à gagner qu’à perdre. Si ce n’est
pas le cas alors tout changement sera artificiel. Ce qui est naturelle dans la société capitaliste n’est pas
bon dans les organisations : la société de classe n’est pas une école pour la société socialiste cela ne
peut être une école pour le prolétariat. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien pour l’éducation du
prolétariat dans la société. Mais nous voulons changer la base et les liens sociaux et économiques. Car
les liens et les divisions sont contre notre projet contre toute discrimination.
Pour autant, nous ne pensons pas que dans les organisations il ne peut pas y avoir de sexisme car nous
vivons tous sous le capitalisme mais on peut essayer que les choses soit différentes dans nos
organisations avec des mesures positives. Pour certains c’est juste la parité mais c’est surtout de
réfléchir sur la base de l’expérience réelle des femmes dans le cadre de l’organisation pour qu’elles
puissent avoir le rôle qu’elles veulent jouer dans l’organisation. Pour cela, il faut des réunions non
mixtes dans l’organisation pour qu’elles puissent soumettre une orientation féministe à
l’organisation… Dans nos sociétés, il y a des relations de pouvoir inégales entre les jeunes et les
vieux, les femmes et les hommes… De plus, les camarades ne sont pas une chose à la fois : il peut y
avoir un camarade jeune homme et une camarade vieille femme => tous les camarades doivent être
traité avec respect dans le cadre des réunions et en dehors.
Si nous ne construisons pas d’organisation féminisée alors on ne peut pas réellement élaborer un
programme qui touche tous les opprimé-e-s et les exploité-e-s.
Tous les camarades doivent pouvoir se sentir à l’aise dans les réunions, on ne peut pas laisser des
camarades isolés.
Recruter des jeunes :
Il est nécessaire qu’émerge une nouvelle génération de militant avec le recrutement de jeunes. Pour
élaborer le programme qui correspond à la société puisque les vieilles générations n’ont pas forcément
une vision des évolutions vécues dans la pratique. Mais cela ne veut pas dire que les vieux n’ont rien à
apporter. De plus les jeunes on vécu des périodes différentes avec des expériences différentes… Cela
permet de renouveler notre vision sur le monde.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Les jeunes ont la tendance à participer aux mobilisations de masses et peuvent se radicaliser très
rapidement car ils n’ont pas eu l’expérience de défaite, de bureaucratisation, du stalinisme… La
situation sociale est différente : les jeunes sont plus en capacités de se mobiliser. C’est une sorte
d’avant-garde ( ?). Les jeunes sont particulièrement conscients de la possibilité de changer la société.
Trotski : « La rénovation du mouvement se fait par la jeunesse libre de toute responsabilité pour le
passé ». Che : « Les jeunes doivent créer. La jeunesse qui ne crée pas est une anomalie ».
On essaie d’avoir des structures qui peuvent attirer des jeunes camarades et qui se tourne vers le
travail jeune qu’ils font. Ce qui permet d’élargir nos bases et de recruter des jeunes pour nos
organisations. Dans les années 1980, la IV a adopté une résolution qui préconisait la construction
d’organisation de jeunesse indépendante en pensant qu’elle serait plus large que les partis eux-mêmes.
Mais cela n’a jamais fonctionne du point de vue de l’objectif de plus elle n’était pas autonome
financièrement.
En Europe il y avait des organisations indépendantes => on a des secteurs jeunes dans les partis
maintenant : cela permet de construire son organisation en lien avec le parti pour rapprocher les jeunes
et le parti.
Le rôle de la IVe Internationale :
Nous pensons qu’on a besoin d’une internationale et pour l’instant on pense que cela prendra du temps
pour fonder une réelle internationale. Pour l’instant, il faut assurer que les organisations sont des partis
internationalistes pas uniquement dans leur revendication mais avoir des liens concrets de discussion,
de débats… On essaie de créer des rencontres de l’extrême gauche au niveau internationale.
Malgré tout, nous devons maintenir la IV en tant que telle parce que nous pensons qu’il s’agit de la
seule internationale où les camarades décident ensemble de l’orientation générale sans remettre en
cause les partis nationaux, mais elles sont prises de manière collective.
Il s’agit d’un cadre programmatique important : on a fait des débats…
Mais aussi un cadre d’élaboration stratégique : tirant les bilans de ce qu’il se passe partout dans le
monde donc qui se déroule dans un vrai cadre internationale.
L’internationale de masse est un objectif à long terme mais l’activité de la IV permet de mieux
comprendre la construction de partis larges.
Questions :
J’ai plusieurs question au Brésil nous disons que nous n’avons pas le droit de refaire les erreurs du
passé mais des années après on ne sait pas ce qu’on a fait. Certains militants du PT membre de la IV, il
pensait qu’il était faux de passer des années pour construire un parti socialiste large. On doit tirer les
bilans du PT de manière complète car cela n’a pas été fait.
La formation : l’école est très importante : possible au Brésil ?
Au Brésil, on a une expérience similaire au niveau des jeunes : le secteur jeunes n’est pas plus grand
mais elle est plus large avec le syndicalisme étudiant.
Relation entre religion et socialisme : au Brésil on a un problème avec la religion…
Le centralisme démocratique et les rapports d’autorité : quelles formes doivent prendre des formes
d’autorités dans un parti ? Individuelle ou collective ?
La pression des institutions que beaucoup de pari large subissent pour être intégrer : bilan de ce
genre d’expérience dans différents endroits ?
Quel processus pour rédiger une résolution ?
Les organisations autonomes de jeunesse, au vu du bilan du secteur jeune du NPA. Dans les JCR, on
avait plus de possibilité d’avoir du matériel : affiches, autocollants, tracts… car on avait notre propre
matérielle. Dans le NPA, on a eu des problèmes pour sortir un journal…
Peux tu développer ta conclusion sur les parti larges et la construction d’une nouvelle internationale :
quelle équilibre trouver entre la construction des parti nationaux et l’internationale : en Asie, il y a
des renforcements des liens et de section de la IV. Dans des pays comme l’Europe, il y a la tendance
des sections de se fondre dans les nouveaux partis et de ne plus garder de lien entre eux. N’y a-t-il pas
un risque de disparition des liens organiques ? Adhésion individuelle ?
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Les institutions et le parlement : au Brésil on a eu quelques expérience et à plus long terme beaucoup
pensent que ce qu’il s’est passé avec le PT a avoir avec le parlement cela peut être l’origine de
bureaucratie dans le parti. Mais on tente de participer aux élections tout en discutant sur la manière
d’éviter la bureaucratisation.
Dans le PSOL c’est compliqué car le rapport de force nous est très défavorable, même le MST est très
attaqué. Le mouvement parlementaire doit garder un lien avec la construction de base large.
Trotski : « l’isolement des mouvements de gauche crée des pathologies qui peuvent être des
problèmes « : le tactique devient stratégique ».
Les erreurs du Brésil, c’est au brésilien d’en discuter. Le point de départ de l’analyse de la fondation
de parti large c’est des analyse des sections nationales mais elles ne l’ont pas fait => il existe
uniquement dans le livre sur les nouveaux partis de la gauche.
Il faut avoir des cadres de discussions des membres de la IV que cela soit des réunions ou même un
journal, une brochure… mais cela devrait persister.
On est très conscient de l’unité et du problème du sectarisme.
Les expériences du travail jeune : on a adopté une résolution en 1982, elle a été appliquée dans la
pratique en créant des organisations de jeunesse dans les pays européens. Certaines étaient
relativement grandes, le bilan a été tiré dans les pays et que cela n’était pas forcément nécessaire
d’être dans une organisation indépendante : problème des responsabilités…
Dans notre idée un secteur jeune est une manière de recruter des jeunes au vu de la vitesse qu’ils ont à
s’engager et à progresser… pour rejoindre le parti. Quand il y a une organisation indépendante de
jeunesse, il peut y avoir des tensions avec l’organisation.
L’autorité doit être basé sur les structures collectives mais une direction nationale ne se réunit pas tous
le temps => faut avoir des responsabilités individuelle pour certaines choses. Par exemple les
camarades qui sont chargés de l’organisation d’une manifestation. Mais c’est pas parce qu’un
camarade a été élu qu’il doit intervenir plus…
Les résolutions de la IV sont écrites par les groupes de travail de la direction international puis le
bureau discute les choses en cours. La plupart des cas c’est des camarades du bureau mais s’il s’agit
d’un secteur spécifique alors on lui demande. C’est lors du congrès mondial qu’on vote.
C’est difficile de lancer un nouveau parti et de s’organiser en tant que tendance dans cette
organisation, si on veut on peut s’organiser en groupe de discussion. Comment combiner un cadre
programmatique pour les membres de la IV ans être une fraction ? Il faut se concentrer sur les
formations, les publications et la participation à des activités internationales.
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ECOLE JEUNES D’AMSTERDAM
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Croatie :
Apparition des premières organisations au XIXe siècle en Croatie avec la social-démocratie pour les
ouvriers, il apparaît dans le cadre de l’empire Ottoman. Avant la Ier GM, les soc-dem en Croatie et les
autres parties de la région étaient organisés de la même manière. Elle était prédominante sur la classe
ouvrière avec une implantation dans les lieux de travail… Elle s’est divisée au niveau international sur
la question de la guerre et du social chauvinisme. La social-démocratie croate n’avait pas d’élu mais
les serbes en avaient deux et ceux-ci ont voté contre guerre => scission en Croatie. Mais les
opportunistes n’ont pas su s’organiser pour construire une organisation comme partout en Europe.
Une des raisons de cette échec est que la social-démocratie dans les Balkans est qu’elle agissait dans
des conditions objectives similaires aux camarades russes => répression et opposition révolutionnaire
à la direction européenne.
A la création du PC de Yougoslavie après sa création après la Ier GM, ils ont intégré
l’organisation et ils ont pu se présenter aux élections, il est alors devenu le troisième parti du pays avec
des sièges dans le parlement et quelques villes. Alors l’Etat les ont proclamé contre l’Etat et les ont
interdit en 1922.
 jusqu’à la fin de la 2nd GM le PCY a agi comme un parti illégal avec un travail dans les
syndicats en maintenant des liens forts avec la classe ouvrière. Depuis sa fondation, il faisait
parti du Kominterm. La direction arrivait en 1926 était formée par la génération stalinienne
revenant sur les acquis de la révolution russe, tenant le parti jusqu’à la fin… Àvant la II GM,
les minorités ethniques étaient opprimées et la royauté leur interdisait le droit à l’auto
détermination.
La direction du PCY a pris la décision d’être active dans la révolution espagnole en envoyant des
brigades internationales, qui a aussi eu une importance cruciale dans la révolution socialiste en 1941
grâce à son expérience espagnole. Mais cela a développé une vision critique de Moscou par la
direction et la base du parti au vu de leur orientation dans le cadre de la révolution espagnole.
La Croatie était occupée par les allemands même s’il s’agissait de la Croatie indépendante (soi-disant),
autonomie formelle. Alors, les partis bourgeois et ceux de la paysannerie se décomposaient et se
divisaient à cause d’un manque d’orientation => une bonne parti ont rejoint les nazi ! Entraînant une
division importante dans les organisations avec l’apparition d’aile gauche dans des partis paysans
importants. La lutte de libération nationale a alors été organisée par le PC Croate. Après la libération,
il se préparait à prendre le pouvoir en prenant les armes et en armant la classe ouvrière. Dans un
premier temps, il s’agissait d’attentat contre les unités pro-nazi ainsi qu’une propagande contre
l’occupation ! Mais le jour de l’attaque de la Russe : début de la lutte pour la libération nationale.
Celle-ci s’est développée rapidement en gagnant beaucoup de territoire et les travailleurs organisaient
les territoires libérés et ils prirent le nom de Partisan mais ils étaient organisés dans le cadre du Parti.
Il existait une oppression ouverte et sanguinaire contre les Serbes, alors les travailleurs se sont
organisés avec ceux qui voulaient en finir : le PC.
Lors de la lutte de libération nationale, le processus a fait qu’elle s’est transformée en révolution
socialiste avec une continuité entre la libération et le socialisme. Le PC envoyait des cadres pour
organisaient la guerre mais aussi la vie sociale. Toutes les prises étaient nationalisées. La Yougoslavie
confirme la théorie de la révolution permanente, il ne pouvait y avoir de libération nationale sans
révolution nationaliste. À travers la lutte, les travailleurs remettaient toute l’organisation de la société
en cause.
Le PC était la première force politique.
Car il faisait parti du Kominterm mais il était contre les thèses staliniennes et s’opposaient à Moscou.
La direction ne voulait pas de révolution socialiste en Yougoslavie à cause de la division du monde à
Yalta. À cela s’ajoute le fait que la direction du parti était étroitement liée aux travailleurs.
Staline/Tito avait une correspondance : pourquoi étoile rouge ? On les enlève mais les
laissent ! Pourquoi les brigades prolétariennes ? …
On peut se poser la question s’il s’agissait de leur propre projection politique ? Mais surtout la
pression des mouvements de masse : lien dialectique entre la direction et la situation objective et
subjective.
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À la fin de la 2nd GM, Moscou fit pression sur la nécessité d’un gouvernement
bourgeois mais cela ne tint pas et ils se nommèrent Yougoslavie Socialiste. À près la guerre, le régime
politique ressemblait à ce qu’il se faisait à Moscou : les comité de travailleurs disparurent au profit de
la prise de direction par le PC. En 1948, il y la rupture avec Moscou car elle mettait différente pression
sur la direction Yougoslave, ils les forçaient à faire l’union avec la Bulgarie sous le modèle de
Moscou. Alors Tito a rompu avec Staline et Moscou => tente de trouver sa propre voie politique.
Il est important de mettre l’accent sur le fait que la direction était assez opportuniste afin de
représenter la réalité sociale sous une plus belle facette qu’elle ne l’était. => 45 années de règnes n’ont
pas été cohérente il y avait l’idée de l’autogestion pour gérer l’économie dont la première usine fut
autogérée en 1952. Celle-ci était appliquée d’en haut par la direction du PC : il s’agissait d’une loi en
aucun cas du progrès de la conscience de clDans les années 90, asse des masses ce qui aurait pu
permettre de mettre en place un double pouvoir en parallèle de la bureaucratie du Parti. Ces entreprises
n’étaient pas directement liées entre elles hormis par le marché mis en place par le PC. => Certains
éléments d’autogestion qui était sous pression de la bureaucratie et du marché => cela leur a permis de
limiter la logique d’autogestion. Le PC finit par donner une autonomie plus large à certaines régions
de la Yougoslave, en 1974 : certaines parties comme le Kosovo étaient reconnues comme des régions
autonomes. Elle a alors formé une forme de confédération, elle n’était plus un Etat unitaire et la
bureaucratie devenait de plus en plus forte au niveau nationale. La bureaucratie au pouvoir était un
groupe sociale, elle avait donc des tendances à se rétablir en classe capitaliste, ce qui se passa lors de
la contre révolution.
La Yougoslavie n’était pas un État homogène => le nationalisme a clairement divisé les
travailleurs et a posé plusieurs question : quelle frontière ? Les minorités ?
La division de la Yougoslavie était responsable de la guerre.
Dans les années 90, le PC s’est divisé et la bureacratie a fondé le parti social-démocratie de Croatie
puis l’autre c’est le parti de la liberté et de la démocratie en Yougoslavie.
Les camarades ont un mouvement important d’occupation des universités il y a 2 an : 27 était occupée
où tout a commencé à Zagreb. Tout était gérée par des AG avec une revendication : éducation
supérieur pour tous, totalement financée par l’Etat. Mais ce mouvement n’a pas réussi à gagner, il a
duré un mois, un mois et demi comme le gouvernement s’en foutait.
 Radicalisation et politisation des étudiants mais il y a des limites car pas forcément
d’organisation mais malgré tout il y a un pas en avant dans la conscience de classe. Mais il ne
croit pas en l’organisation politique, il croit en la spontanéité.
Leur organisation intervient dans le milieu étudiant et les AGs perdurent depuis ce mouvement :
parfois 1 AG dans toutes les deux semaines.
Organisation : 20 personnes actives, ils ont commencé la formation d’une organisation il y a trois ans,
assez difficile car la IV n’avait pas une histoire politique en Yougoslavie => nécessaire construction
d’une nouvelle tradition dans le mouvement ouvrier. Elle s’oriente vers la participation aux activités
sociales et la publication d’un journal dans les usines et les manifestations. L’organisation était au
début formée de jeunes militants sans beaucoup d’expérience puis ils ont tissé des liens avec quelques
ouvriers (très peu d’ouvrier dans l’organisation mais quand même) => pas que des jeunes. Ils tentent
de faire un effort important sur la connaissance théorique pour former une organisation militante =>
on demande pas que d’être d’accord mais il faut avoir la capacité d’intervenir.
Ils viennent du Parti Socialistes de Croatie, influencé par le Titoîsme, ils étaient actifs dedans même si
pas beaucoup de lien avec le mouvement social, ils espéraient le transformer. Au bout de 4 ans, ils
sont parti de l’organisation pour fonder une organisation autonome. => ils ont recruté de nouveau
membre.
Fort mouvement contre le gouvernement pendant les révolutions en Tunisie et en Egypte, les
travailleurs ont vu que si on s’organisait on pouvait changer les choses. Il y a eu un mouvement social
important : 8 à 10 000 personnes en manifestations tous les deux jours pendant deux semaines. La
forme était importante : blocage d’axe routier. Ils étaient vraiment actifs dans le mouvement. L’idée
étant de chasser le gouvernement. Mais ils ont aussi mis en avant des revendications concrètes, seule
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organisation => médiatisé et ont gagné l’intention. Ils ont jeté de la peinture rouge sur le quartier
générale du principal parti de droite.
Stratégie : médiatisation mais cela ne suffit pas, il faut un mouvement.
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Pays Basque et question nationale :
La question du nationalisme basque vient de l’histoire médiévale, lors de la reconquista
c’est des luttes contre des groupes religieux nationaux puisque jusqu’au XVe siècle l’espagnole était
une langue étrangère. L’égalité entre ces communautés était fausse, ce qui faisait la collusion entre les
communautés c’était la division en classe. La différenciation des communautés avaient une teinte
idéologique, la question du sang devient importante avec l’inquisition.
Avec le progrès de la pensée l’Espagnole devient une définition idéologique. Au XVIIIe l’ennemi
serait le Maçonnique. Il y a des identités collectives que les nationalistes réutiliseront après, ils puisent
leur source dans l’existence d’identité collective mais c’est secondaire car ils trouvent leur source dans
la division en classe.
Les raisons économiques sont importantes dans la question de la Nation, les cours de Cadix : pendant
l’occupation napoléonienne, on commence à utiliser les notions de peuples, de cultures…
C’est à ce moment que surgit le carlisme, où trouvera ses sources le nationalisme. Il y a eu trois
guerres civiles en l’espace d’un siècle. Ils n’ont jamais eu d’idéologie claire => adhésion par
l’émotionnel : paysan, clercs… Ils formaient un mouvement autour de Dieu, la Patrie (en opposition à
la nation des libéraux : Tradition, lois ancestrales, privilèges…), le Roi. Mais avec l’industrialisation,
on voit apparaître des conflits géographiques entre la source du pouvoir politique et du pouvoir
économique. Alors que le minerai poussait l’économie, le pouvoir était ailleurs.
 Le nationalisme Basque apparaît en opposition au mouvement au Carlisme, il apparaît dans
cette zone qui est un espace de modernisation pour l’Europe et pour l’Espagne.
Le premier penseur du nationalisme Basque sera Aranna qui transmet une pensée à la bourgeoisie
basque mais aussi en lien avec l’idéologie socialiste qui surgit des ouvriers. En 4 points :
 La nation existe par les noms d’une personne on pourrait justifier son appartenance au peuple
 La langue est subordonnée à la race
 Les lois (fueros) qui n’avaient pas étaient influencés par personnes car non conquis.
 Ils pensent que la relation entre les capitalistes et les ouvriers doit être régi par un paternalisme
absolu. Il reconnaît uniquement la pression étrangère.
Il y a eu le parti nationaliste basque qui a longtemps hésité entre le nationalisme et la religion. Il a peur
de devenir clandestin. En 1952 Equin apparaît : euskadi est une question ethnique. Surgit alors l’ETA
qui défend l’État Basque avec des hommes libres. En 1962, ils font leurs premières assemblées et se
déclare comme un mouvement révolutionnaire de libération nationale antiraciste et anticlérical mais
anticommuniste et antifasciste. Au deuxième congrès ils deviennent anticapitaliste et évoluent d’un
point de vu théorique où ils vont dénoncer toutes les formes oppressions.
En 1975 surgit la coordination des travailleurs socialistes suite à la chute du mouvement. Elle défend
l’établissement de toutes les libertés politiques, démocratiques et des libertés ainsi que l’amélioration
des conditions de vie. Il surgit un mouvement de masse qui sera tendu entre son évolution politique et
la lutte armée d’ETA.
Depuis le début de ce siècle, cette situation a comme moment clef la loi sur les partis
où ils sont obligés de condamner la violence !
La lutte Basque est un échec de la démocratie car l’autonomie des États est à bout de
souffle. Il y a des parts importantes de la population qui réfléchit à l’autonomie. La situation actuelle a
complètement a changé.
En 2009, Batasuna se lance sur ses options stratégiques où ils ne condamnaient pas la
violence de l’ETA qui était justifié par l’analyse de l’Etat espagnole comme un état fasciste.
Ils ont tué 877 personnes dont 339 civiles mais l’Etat a fait plus.
Batasuna étant le parti légal de l’ETA, il devait jongler entre la création de façade légale et l’illégalité.
Ils subissaient la répression : interdiction de journaux…=> difficile existence => réflexion qui donne
lieu à un tournant en créant un groupe internationale de contact dont l’objectif est de résoudre
politiquement le conflit au Pays Basque pour en finir avec la lutte armée.
En 2011, ils créent SORTU qui vient de Batasuna qui remplit toutes les caractéristiques de l’État. Ils
appellent à lancer un cessé le feu vérifiable des deux côtés. Pourtant ils ne furent pas légalités.
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 Ils créent une nouvelle coalition : BILDU : quelques d’IU et des soc-dem : rejette par la cour
suprême mais finalement accepté. Elle a fait des scores importants aux dernières élections
dont à Saint Sébastien.
L’Etat espagnole refuse l’autonomie du peuple et cela va de pair avec la répression qui touche les
militants indépendantistes mais elle existe en France surtout envers les militants.
Mandat d’arrêt internationale contre Aurore Martin : le 18 juin à Biarritz, il y avait une journée sur le
droit civile : beaucoup d’organisation de gauche française était présente pour la sorti de la
clandestinité d’Aurore Martin. Ce meeting était rempli, il est le marqueur d’une étape car il regroupe
largement contre la répression et pour une résolution politique du conflit.
Il y a eu plusieurs tentatives d’arrestation mais elles ont toutes échouées.
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