recommandation-pro-rage-pac-air-eau-habitat-individuel-02insatallation-neuf-2013

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P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
R
O
C
E
A N D AT I O N
M
M
S
PR
O
FE
SS
ION
EXTERIEUR / EAU EN HABITAT
INDIVIDUEL
INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
DÉCEMBRE 2013
NEuF
NELLES
POMPES À CHALEUR AIR
ÉDITO
L e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SuEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QuALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTu, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTu aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTu. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
NEuF
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
1 - DOMAINE D'APPLICATION...................................................... 7
2 - RÉFÉRENCES...................................................................................... 8
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 8
2.2. • Références normatives................................................................................................ 8
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 10
3 - DÉFINITIONS......................................................................................11
4 - DESCRIPTION DES SYSTÈMES.......................................... 12
4.1. • Pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc extérieure........................................ 12
4.2. • Pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc intérieure........................................ 13
4.3. • Pompe à chaleur air extérieur/eau en éléments séparés........................................ 14
4.4. • Pompe à chaleur air extérieur/eau tout ou rien....................................................... 14
4.5. • Pompe à chaleur air extérieur/eau à variation de puissance.................................. 15
5 - IMPLANTATION DE LA POMPE À CHALEUR........... 16
5.1. • Pompe à chaleur installée à l'extérieur des locaux................................................. 17
5.1.1. • Emplacement................................................................................................. 17
5.1.2. • Installation..................................................................................................... 18
5.1.3. • Évacuation des condensats.......................................................................... 18
5.2. • Pompe à chaleur installée à l'intérieur des locaux.................................................. 19
5.2.1. • Emplacement................................................................................................. 19
5.2.2. • Installation..................................................................................................... 19
5.2.3. • Prise et rejet d'air.......................................................................................... 20
5.2.4. • Calfeutrement............................................................................................... 24
5.2.5. • Ventilation du local technique...................................................................... 24
5.2.6. • Réseau aéraulique de la pompe à chaleur.................................................. 24
5.2.7. • Évacuation des condensats de la pompe à chaleur................................... 26
5.3. • Pompe à chaleur en éléments séparés..................................................................... 26
5.3.1. • Liaison hydraulique entre unité extérieure et unité intérieure.................. 27
5.3.2. • Liaison frigorifique entre unité extérieure et unité intérieure................... 27
5.4. • Points de contrôle...................................................................................................... 27
5.4.1. • Conformité au dossier de conception......................................................... 27
5.4.2. • Implantation de la pompe à chaleur........................................................... 27
5.4.3. • Pose de la pompe à chaleur......................................................................... 27
5.4.4. • Dispositions particulières pour pompe à chaleur en local technique....... 28
6 - COMPOSANTS HYDRAULIQUES..................................... 30
Neuf
6.1. • Disconnecteur............................................................................................................. 30
6.1.1. • Montage du dispositif de protection............................................................ 31
6.1.2. • Mise en œuvre............................................................................................... 32
6.2. • Soupape de sécurité.................................................................................................. 33
6.3. • Circulateur.................................................................................................................. 34
4
Conception LENOX – Illustrations : COSTIC – Éditeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-121-1 – Octobre 2013
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
6.4. • Volume tampon.......................................................................................................... 35
6.5. • Vase d'expansion....................................................................................................... 36
6.6. • Tuyauteries.................................................................................................................. 37
6.6.1. • Indications générales.................................................................................... 37
6.6.2. • Passage des parois intérieures.................................................................... 39
6.6.3. • Compensation des dilatations..................................................................... 39
6.6.4. • Liaisons aux appareils.................................................................................. 40
6.6.5. • Collecteurs pour passage des tubes en dalle............................................. 41
6.6.6. • Supportage.................................................................................................... 41
6.6.7. • Tuyauteries enterrées.................................................................................... 42
6.6.8. • Stockage et transport................................................................................... 43
6.6.9. • Calorifuge des tuyauteries apparentes (non noyées dans le béton)........ 43
6.7. • Calfeutrement des traversées de parois extérieures............................................... 44
6.8. • Collecteurs de distribution........................................................................................ 44
6.9. • Points de contrôle...................................................................................................... 45
6.9.1. • Éléments principaux de la distribution hydraulique.................................. 45
6.9.2. • Les tuyauteries.............................................................................................. 45
6.9.3. • Le calorifuge.................................................................................................. 46
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
7 - RACCORDEMENTS FRIGORIFIQUES............................. 48
7.1. • Tuyauteries frigorifiques............................................................................................. 48
7.1.1. • Mise en œuvre................................................................................................ 48
7.1.2. • Tuyauteries frigorifiques enterrées............................................................... 49
7.1.3. • Calorifuge des tuyauteries............................................................................ 49
7.2. • Repérage des raccords............................................................................................... 50
7.3. • Calfeutrement des traversées de parois extérieures............................................... 50
7.4. • Points de contrôle....................................................................................................... 50
7.4.1. • Les préconisations du constructeur............................................................. 50
7.4.2. • Les tuyauteries frigorifiques......................................................................... 51
7.4.3. • Le calorifuge.................................................................................................. 51
8 - ÉMETTEURS...................................................................................... 52
8.1. • Planchers chauffants ou chauffants-rafraichissants................................................ 52
8.1.1. • Réseau de tubes............................................................................................ 52
8.1.2. • Enrobage........................................................................................................ 53
8.1.3. • Mise en chauffe............................................................................................. 54
8.2. • Unités terminales à eau 2 tubes (ventilo-convecteurs).......................................... 55
8.2.1. • Pose d'une unité terminale verticale........................................................... 55
8.2.2. • Pose d'une unité terminale horizontale...................................................... 55
8.2.3. • Raccordement hydraulique.......................................................................... 56
8.2.4. • Évacuation des condensats......................................................................... 57
8.3. • Radiateurs................................................................................................................... 57
8.4. • Points de contrôle...................................................................................................... 58
8.4.1. • Planchers chauffants ou chauffants-rafraîchissants................................... 58
8.4.2. • Ventilo-convecteurs...................................................................................... 58
8.4.3. • Radiateurs..................................................................................................... 58
9.1. • Circuits spécialisés..................................................................................................... 61
9.2. • Canalisations électriques.......................................................................................... 61
9.3. • Sectionnement........................................................................................................... 62
9.4. • Identification des circuits.......................................................................................... 62
9.5. • Section des conducteurs........................................................................................... 62
9.6. • Protection complémentaire contre les contacts directs.......................................... 63
9.7. • Choix du courant assigné des interrupteurs différentiels....................................... 63
9.8. • Dispositifs de protection contre les surintensités................................................... 63
Neuf
9 - BRANCHEMENT ET RACCORDEMENTS
ÉLECTRIQUES.......................................................................................... 60
5
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
9.9. • Conducteur de protection......................................................................................... 64
9.10. • Points de contrôle.................................................................................................... 64
10 - RÉGULATION.................................................................................. 65
10.1. • Sonde de température extérieure........................................................................... 65
10.1.1. • Emplacement............................................................................................... 65
10.1.2. • Pose.............................................................................................................. 66
10.1.3. • Calfeutrement.............................................................................................. 66
10.2. • Sonde de température d'eau.................................................................................. 67
10.2.1. • Emplacement............................................................................................... 67
10.2.2. • Pose.............................................................................................................. 68
10.3. • Sonde de température ambiante............................................................................ 69
10.3.1. • Emplacement............................................................................................... 69
10.3.2. • Pose.............................................................................................................. 70
10.4. • Points de contrôle.................................................................................................... 71
10.4.1. • Régulation.................................................................................................... 71
10.4.2. • Emplacement et pose des différentes sondes.......................................... 71
11 - MISE EN SERVICE...................................................................... 72
11.1. • Mise en eau............................................................................................................... 72
11.1.1. • Nettoyage de l'installation........................................................................... 72
11.1.2. • Remplissage du circuit................................................................................ 73
11.1.3. • Utilisation d'antigel...................................................................................... 73
11.2. • Autocontrôle de l'installation................................................................................... 74
11.3. • Repérage de l'installation......................................................................................... 74
11.3.1. • Repérage des appareils............................................................................... 74
11.3.2. • Repérage des circuits et des fluides........................................................... 74
11.3.3. • Sens d'écoulement...................................................................................... 75
11.4. • Essais......................................................................................................................... 76
11.4.1. • Essais sur l'eau............................................................................................. 76
11.4.2. • Essais sur la pompe à chaleur.................................................................... 77
11.4.3. • Essais sur les ventilo-convecteurs............................................................. 78
11.4.4. • Essais sur les radiateurs et convecteurs à eau......................................... 78
11.5. • Réglages et équilibrage hydraulique...................................................................... 78
11.5.1. • Réglages sur les circuits de distribution.................................................... 78
11.5.2. • Paramétrage du régulateur......................................................................... 79
11.6. • Contrôle du fonctionnement de l'installation......................................................... 79
11.7. • Mise en main de l'installation.................................................................................. 80
12 - INFORMATIONS ET CONSEILS A
L'UTILISATEUR........................................................................................ 82
12.1. • Caractéristiques de la tension d'alimentation....................................................... 82
12.2. • Couverture par les assurances................................................................................ 83
12.3. • Particularités des pompes à chaleur air extérieur/eau.......................................... 83
12.3.1. • Esthétisme................................................................................................... 83
12.3.2. • Mouvement d'air........................................................................................ 83
12.3.3. • Animaux divers........................................................................................... 84
12.4. • Obligations d'entretien et de maintenance............................................................ 84
12.5. • Préconisations d'un entretien et d'une maintenance........................................... 85
12.6. • Spécificités de l'installation.................................................................................... 85
Neuf
13 - ANNEXES......................................................................................... 87
6
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE D'AUTOCONTROLE POUR LA
VERIFICATION DE L'INSTALLATION (liste non exhaustive)..................... 88
ANNEXE 2 : LONGUEURS MAXIMALES DES LIAISONS ELECTRIQUES.......... 92
ANNEXE 3 : EXEMPLES DE FICHE DE MISE EN SERVICE................................. 95
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
1
PROGRAMME
DOMAINE D'APPLICATION
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Ces Recommandations professionnelles concernent les installations
de pompes à chaleur air extérieur/eau de puissance calorifique inférieure à 50 kW destinées au chauffage ou au chauffage-rafraîchissement de l'habitat individuel, lors d'une installation neuve.
Elles fournissent les prescriptions relatives à l'installation et à la mise
en service, mais également à la mise en main à l'utilisateur en décrivant les informations et les conseils à apporter à ce stade.
Ces Recommandations portent sur la pompe à chaleur (PAC) et son
appoint mais aussi sur les composants du circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume tampon…) ainsi que sur les émetteurs et
la régulation.
Sont également traitées les spécifications des raccordements hydrauliques, frigorifiques et électriques.
Neuf
Les émetteurs alimentés peuvent être des radiateurs, des planchers
chauffants ou chauffants-rafraîchissants ou des unités terminales à
eau deux tubes (ventilo-convecteurs).
7
RÉFÉRENCES
PROFESSIONNELS
2
PROGRAMME
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 aout 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d'habitation et de bureaux ou recevant du public.
■■ Articles R543-75 à R543-123 du Code de l'environnement relatifs
aux conditions de mise sur le marché, d'utilisation et de récupération des fluides frigorigènes utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques.
2.2. • Références normatives
■■ NF EN 378-1, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d'environnement – Partie 1 : Exigences
de base, définitions, classification et critères de choix.
■■ NF EN 378-3, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d'environnement – Partie 3 : Installation in
situ et protection des personnes.
Neuf
■■ NF EN 378-4, Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur – Exigences de sécurité et d'environnement – Partie 4 :
Fonctionnement, maintenance, réparation et récupération.
8
■■ NF EN 1264-1, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées – Partie 1 : Définitions et symboles.
■■ NF EN 1264-2, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées – Partie 2 : Chauffage par le sol : méthode
■■ NF EN 1264-4, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées – Partie 4 : Installation.
■■ NF EN 1264-5, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes hydrauliques intégrées – Partie 5 : Surfaces chauffantes
et rafraîchissantes intégrées dans les sols, les plafonds et les murs
– Détermination de l'émission thermique.
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
■■ NF EN 1264-3, Systèmes de surfaces chauffantes et rafraîchissantes
hydrauliques intégrées – Partie 3 : Dimensionnement.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
de démonstration pour la détermination de l'émission thermique
utilisant des méthodes par le calcul et à l'aide de méthodes d'essai.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF EN 1717, Protection contre la pollution de l'eau dans les réseaux
intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection
contre la pollution par retour.
■■ NF EN 12828, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage à eau.
■■ NF EN 12831, Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base.
■■ NF EN 14511-1, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique
pour le chauffage et la réfrigération – Partie 1 : Termes et définitions.
■■ NF EN 14511-2, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique
pour le chauffage et la réfrigération – Partie 2 : Conditions d'essais.
■■ NF EN 14511-3, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique
pour le chauffage et la réfrigération – Partie 3 : Méthode d'essai.
■■ NF EN 14511-4, Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération – Partie 4 : Exigences.
■■ NF C 15-100, Conception, réalisation, vérification et entretien des installations électriques alimentées sous une tension
au plus égale à 1000 volts (valeur efficace) en courant alternatif
et à 1500 volts en courant continu.
■■ NF EN 15450, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Conception des systèmes de chauffage par pompe à chaleur.
■■ NF P 52-612/CN, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Méthode de calcul des déperditions calorifiques de base –
Neuf
■■ NF EN 15316-4-2, Systèmes de chauffage dans les bâtiments –
Méthode de calcul des besoins énergétiques et des rendements
des systèmes – Partie 4-2 : Systèmes de génération de chauffage
des locaux, systèmes de pompes à chaleur.
9
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Complément national à la norme NF EN 12831 – Valeurs par défaut
pour les calculs des articles 6 à 9.
■■ NF X 08-100, Tuyauteries rigides – Identification des fluides par couleurs conventionnelles.
■■ NF DTU 65.14 P1, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 1 : Cahier des clauses techniques –
dalles désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P2, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 2 : Cahier des clauses techniques –
autres dalles que les désolidarisées isolées.
■■ NF DTU 65.14 P3, Travaux de bâtiments – Exécution de planchers
chauffants à eau chaude – Partie 3 : Cahier des clauses spéciales –
dalles désolidarisées isolées et autres dalles.
■■ NF C 14-100, Conception, réalisation des installations électriques
alimentées sous une tension au plus égale à 1000 V en courant
alternatif comprises entre le point de raccordement au réseau
et le point de livraison.
■■ NF EN 61000-3-3, Compatibilité électromagnétique – Partie 3 :
Limites – Section 3 : Limitation de fluctuations de tension et du flicker dans les réseaux basse tension pour les équipements ayant
un courant appelé inférieur ou égale à 16 A.
2.3. • Autres documents
■■ Cahier des Prescriptions Techniques relatif à la conception
et la mise en œuvre des planchers réversibles à eau basse température (cahier du CSTB n° 3164, octobre 1999).
■■ Cahier des Prescriptions Techniques relatif aux systèmes de canalisations sous pression à base de tubes en matériaux de synthèse :
tubes en couronnes et en barres (cahier du CSTB n° 2808-V2,
novembre 2011).
■■ Référentiel de certification de la marque NF PAC, NF 414.
■■ COSTIC – EDF – AFF – AFPAC, Systèmes thermodynamiques en résidentiel individuel – Règles techniques – Conseils de mise en œuvre.
Neuf
■■ COSTIC – FFB, Fiches opératoires de mise au point et de maintenance – Installations de chauffage par PAC – 2008.
10
■■ COSTIC, Diagrammes et nomogrammes de débit, perte de charge,
vitesse, pression dynamique pour eau chaude, glacée, glycolée –
SEDIT Éditeur.
■■ QUALIT'ENR, Fiche qualité autocontrôle PAC air/eau – 2010.
■■ SEQUELEC, La pompe à chaleur, fiche n°21, Séquelec 07/07/2010.
PROFESSIONNELS
DES
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3
PROGRAMME
DÉFINITIONS
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Appoint
Appareil de chauffage supplémentaire (par exemple électrique) utilisé pour produire de la chaleur lorsque la puissance de la pompe à
chaleur est insuffisante. L'appoint intervient en relève de la pompe à
chaleur.
Si le type d'énergie consommée par l'appoint est identique à celui de
la pompe à chaleur, le système global est dit mono-énergie.
Si le type d'énergie consommée par l'appoint est différent de celui de
la pompe à chaleur, le système global est dit bi-énergie.
Fonctionnement simultané
Mode de fonctionnement dans lequel l'appoint assure, en complément de la pompe à chaleur, les besoins de chauffage lorsque
la température extérieure descend en-dessous de la température
d'équilibre.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent parallèle.
Fonctionnement alterné
Mode de fonctionnement dans lequel l'appoint prend entièrement en
charge les besoins de chauffage lorsque la température extérieure
descend en-dessous de la température d'équilibre.
Ce mode de fonctionnement est également désigné bivalent alternatif.
Le volume tampon permet d'augmenter la contenance du réseau afin
d'assurer une inertie suffisante et de maintenir un temps de fonctionnement minimal du compresseur de la pompe à chaleur, évitant les
cycles courts.
Neuf
Volume tampon
11
DESCRIPTION
DES SYSTÈMES
PROFESSIONNELS
4
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les pompes à chaleur air extérieur/eau regroupent les technologies
suivantes :
• la pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc extérieure ;
• la pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc intérieure ;
• la pompe à chaleur air extérieur/eau en éléments séparés.
On distingue les pompes à chaleur air extérieur/eau fonctionnant en
tout ou rien et celles à variation de puissance.
Les machines monoblocs extérieures ou intérieures intègrent généralement un module hydraulique qui contient la plupart des éléments
hydrauliques. Elles ne nécessitent pas d'intervention sur le circuit frigorifique lors de l'installation.
La plupart des machines en éléments séparés nécessitent la manipulation de fluide frigorigène lors de l'installation, ce qui implique
de se conformer à la réglementation concernant les fluides frigorigènes, notamment les articles R543-75 à R543-123 du Code de
l'environnement.
4.1. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
monobloc extérieure
Ce type de pompe à chaleur est installé soit à l'extérieur, soit dans un
local semi-ouvert.
Neuf
Tous les composants frigorifiques sont rassemblés dans l'appareil.
12
Ce type de pompe à chaleur intègre généralement un module hydraulique.
Ce module peut également être installé à l'intérieur avec une liaison
hydraulique entre celui-ci et l'unité extérieure.
Plancher chauffant-rafraîchissant
avec circulation d’eau
W.C
S.d.B Cuisine
Chambre
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
L'appoint électrique, s'il est présent, est situé en aval de la pompe à
chaleur généralement dans le module hydraulique. La mise en route
de l'appoint n'est pas autorisée en mode rafraîchissement.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l'eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Séjour
Pompe à chaleur
air extérieur/eau
monobloc
Tuyauteries avec
circulation d’eau
s Figure 1 : Principe d'une pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc extérieure
4.2. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
monobloc intérieure
Ce type de pompe à chaleur est installé à l'intérieur, généralement
dans un local spécifique (local technique).
Tous les composants frigorifiques sont rassemblés dans l'appareil.
Ce type de pompe à chaleur intègre généralement un module
hydraulique.
Plancher chauffant-rafraîchissant
avec circulation d’eau
Cuisine
Chambre
Séjour
s Figure 2 : Principe d'une pompe à chaleur air extérieur/eau monobloc intérieure
Neuf
Pompe à chaleur
air extérieur/eau
monobloc
13
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les émetteurs sont alimentés grâce à un circulateur qui distribue l'eau
réchauffée lors du passage au condenseur.
L'appoint électrique, s'il est présent, est situé en aval de la pompe à
chaleur, généralement dans le module hydraulique. La mise en route
de l'appoint n'est pas autorisée en mode rafraîchissement.
4.3. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
en éléments séparés
Pour cette solution, la pompe à chaleur est composée de deux
éléments :
• l'unité extérieure qui comprend le plus souvent l'évaporateur, le
compresseur et le détendeur ;
• l'unité intérieure qui comprend le condenseur ainsi que la plupart des éléments hydrauliques. Elle peut parfois intégrer également le compresseur.
Selon les industriels, différents systèmes sont proposés (bibloc, split
système).
Plancher chauffant-rafraîchissant
avec circulation d’eau
W.C
S.d.B
Cuisine
Chambre
Séjour
Unité extérieure PAC
air extérieur/eau
Liaisons frigorifiques
Unité intérieure PAC
(appelée parfois module hydraulique)
s Figure 3 : Principe d'une pompe à chaleur air extérieur/eau en éléments séparés
4.4. • Pompe à chaleur air extérieur/eau tout
ou rien
Neuf
En mode de fonctionnement tout ou rien, le principe est de maintenir
la température d'eau délivrée par la pompe à chaleur en mettant en
marche ou à l'arrêt le compresseur.
14
– démarrages successifs du compresseur,
– intensité élevée au démarrage,
– succession de séquences marche – arrêt.
4.5. • Pompe à chaleur air extérieur/eau
à variation de puissance
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Une attention particulière doit être portée sur les principales contraintes du mode de régulation tout ou rien :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
!
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les pompes à chaleur à variation de puissance comprennent généralement un compresseur avec variation électronique de vitesse. Les autres
technologies de compresseurs à puissances variables (compresseur à
spirale débrayable, système bi-compresseurs) sont plus rares.
Dans ce système, il est associé deux composants :
• un variateur de fréquence (ou convertisseur) qui fait varier la fréquence d'alimentation du moteur électrique du compresseur ;
• un compresseur Inverter qui est spécifiquement conçu pour
fonctionner à des vitesses de rotation variables.
Neuf
Le système Inverter module la vitesse de rotation afin d'adapter la
puissance thermique au besoin.
15
IMPLANTATION
DE LA POMPE À CHALEUR
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5
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La solution « Pompe à chaleur air extérieur/eau » nécessite de trouver un emplacement satisfaisant pour loger soit le groupe monobloc (dans le cas d'une unité compacte installée à l'extérieur ou dans
un local technique), soit l'unité extérieure (dans le cas d'une pompe
à chaleur à éléments séparés avec une unité intérieure et une unité
extérieure).
Il faut prévoir son intégration, soit à l'extérieur, soit dans un local
semi-ouvert ou fermé, éventuellement traité de manière à éviter toute
propagation de bruit au logement ou à l'environnement (avec une
implantation judicieuse des prises et rejets d'air).
Dans tous les cas, un accès aisé est nécessaire pour l'entretien et la
maintenance de la pompe à chaleur.
La pompe à chaleur est, dans la mesure du possible, éloignée des
parois qui modifieraient sa directivité par réflexion des ondes sonores
et donc son niveau de puissance acoustique.
Dans l'exemple de la figure suivante, il convient de choisir dans l'ordre
de préférence l'implantation n°1, puis n°2 et en dernier ressort n°3.
Implantation n° 1 : au contact
avec 1 paroi réfléchissante
Implantation n° 2 : au contact
avec 2 parois réfléchissantes
Implantation n° 3 : au contact
avec 3 parois réfléchissantes
Neuf
s Figure 4 : Impact de la mise en œuvre sur le bruit d'une PAC
16
L'installation de la pompe à chaleur est réalisée conformément aux
prescriptions fournies par le constructeur de la machine.
La pompe à chaleur est installée à l'emplacement prévu en fonction
des paramètres d'intégrations technique et acoustique étudiés lors de
la phase de conception.
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5.1. • Pompe à chaleur installée à l'extérieur
des locaux
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Dans certains cas des mesures complémentaires sont à mettre en
place ; elles sont réalisées conformément aux indications ci-après
(paragraphes [5.1], [5.2] et [5.3]).
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5.1.1. • Emplacement
A défaut de préconisations de la part du constructeur, les distances minimales à respecter autour de la pompe à chaleur sont les
suivantes :
• côté aspiration de l'air : 0,50 m ;
• côté soufflage de l'air : 1,50 m ;
• côté accès et raccordements : 1,50 m ;
• au-dessus : 0,50 m ;
• autre côté : 0,50 m.
Aspiration d’air
Façade
maison
0,5 m
mini
Soufflage
de l'air
0,5 m
mini
1,5 m
mini
Accès libre
1,5 m environ
É cran anti-bruit
éventuel
s Figure 5 : Exemple d'implantation d'une pompe à chaleur extérieure
Dans ce cas, une casquette de protection de la pompe à chaleur peut
être envisagée en tenant compte des préconisations du constructeur.
Neuf
Il est déconseillé d'implanter une pompe à chaleur sous l'extrémité
d'un toit, car en cas de dégel, la neige, la glace et l'eau risquent de
recouvrir et d'endommager la machine.
17
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Il est primordial de s'assurer que l'air circule correctement autour de
la pompe à chaleur. Aucun obstacle ne doit gêner son fonctionnement
(feuilles d'arbres, pollen, objets encombrants…).
La pompe à chaleur doit être fixée de manière à éviter toute transmission de vibration au bâtiment. Pour cela les points suivants sont à
respecter :
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• la pompe à chaleur est positionnée sur un support adapté à son
poids et à son encombrement (socle béton, plots en béton, longrines, chassis support…), sans liaison rigide avec le bâtiment ;
5.1.2. • Installation
• la hauteur du vide entre la pompe à chaleur et son support doit
permettre le bon écoulement des condensats notamment lors
des phases de dégivrage ;
• la pompe à chaleur est fixée à son support à l'aide de goujons
d'ancrage, de vis et de rondelles freins de type « grower » ou
à denture extérieure chevauchante afin d'éviter tout desserrage
dû aux vibrations. La visserie utilisée permet une bonne résistance à la corrosion ;
• des plots antivibratiles sont prévus entre la pompe à chaleur et
le support. Il peut s'agir par exemple de plots en élastomère, de
plots à ressorts ou d'amortisseurs visqueux.
• le support est réalisé, positionné ou fixé de façon à être plan et
horizontal. La garde par rapport au sol doit être suffisante (100
à 150 mm) pour les mises en hors d'eau. Dans les régions avec
de fortes chutes de neige, cette garde est surélevée d'au moins
200 mm par rapport à l'épaisseur moyenne du manteau neigeux ;
Une casquette de protection de la pompe à chaleur peut être
envisagée en tenant compte des préconisations du constructeur ;
• dans le cas d'un support de type dalle béton, un matériau résilient à base de caoutchouc de synthèse ou élastomère est intercalé entre la dalle et la structure ;
• dans le cas d'un support préfabriqué, des coussins antivibratiles
amortisseurs sont intercalés entre le support et la paroi ou le sol.
5.1.3. • Évacuation des condensats
Les condensats doivent s'écouler correctement.
Neuf
Si besoin, notamment dans le cas d'une dalle béton, afin de permettre
une bonne évacuation des condensats, la pompe à chaleur est surélevée d'une hauteur de 50 mm tout en restant de niveau.
18
L'écoulement des condensats s'effectue sur une surface drainante,
dans un lit de cailloux par exemple. Tout risque de gel des condensats
sur une zone passante doit être évité.
La pompe à chaleur est installée à l'emplacement prévu lors de la
phase de conception selon les préconisations du constructeur. A
défaut, les dispositions décrites ci-après sont suivies.
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5.2. • Pompe à chaleur installée à l'intérieur
des locaux
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Dans les zones froides, si une tuyauterie d'écoulement des condensats est utilisée, un ruban chauffant est installé afin de protéger la
vidange du gel.
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5.2.1. • Emplacement
Une distance minimale de 0,50 m est conservée autour de la pompe
à chaleur ainsi qu'une distance de 1,50 m du côté des accès et
raccordements.
0,50 m
0,50 m
s Figure 6 : Exemple d'implantation d'une pompe à chaleur intérieure
5.2.2. • Installation
La pompe à chaleur doit être fixée de manière à éviter toute transmission de vibration au bâtiment. Pour cela les points suivants sont à
respecter :
• la pompe à chaleur est positionnée sur un support adapté à son
poids et à son encombrement (socle béton, plots en béton, longrines, châssis support…), sans liaison rigide avec le bâtiment ;
• des plots antivibratiles sont prévus entre la pompe à chaleur et
le support. Il peut s'agir par exemple de plots en élastomère, de
plots à ressorts ou d'amortisseurs visqueux ;
Neuf
• la pompe à chaleur est fixée à son support à l'aide de goujons
d'ancrage, de vis et de rondelles freins de type « grower » ou
à denture extérieure chevauchante afin d'éviter tout desserrage
dû aux vibrations ;
19
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• le support est réalisé, positionné ou fixé de façon à être plan et
horizontal. La garde par rapport au sol doit être suffisante (100 à
150 mm) pour une mise en hors d'eau ;
• dans le cas d'un support de type dalle béton, un matériau résilient à base de caoutchouc de synthèse ou élastomère est intercalé entre la dalle et la structure ;
• dans le cas d'un support préfabriqué, des coussins antivibratiles amortisseurs sont intercalés entre le support et la paroi
ou le sol.
5.2.3. • Prise et rejet d'air
Description
La prise d'air et le rejet d'air s'effectuent par des ouvertures murales
situées sur la façade du bâtiment.
Des grilles, montées à l'extérieur du bâtiment, recouvrent ces
ouvertures. Elles sont constituées d'un cadre et d'ailettes inclinées.
L'ensemble est étanche à la pénétration de l'eau.
Ces grilles doivent être dimensionnées sur la section libre de passage
avec une vitesse maximale de 2,5 m/s.
Ces grilles sont équipées d'un grillage de protection contre les volatiles et les rongeurs. Ce grillage est en acier galvanisé, de maille 10 x
10 et est monté à l'arrière, côté intérieur.
Un cadre à sceller est utilisé pour un maintien efficace de la grille sur
la façade.
Les percements en façade, pour la grille de prise d'air et la grille de
rejet d'air sont à la charge du maître d'ouvrage sauf accord entre les
parties.
Selon la taille des ouvertures dans les façades, des dispositifs antivol
sont installés. Il est impératif d'avoir une coordination entre les différents corps d'état afin d'éviter des reprises d'ouvrage. Si nécessaire,
des réserves peuvent être faites par l'installeur.
Neuf
Grille de prise
d’air ou de rejet
20
Cadre
à sceller
s Figure 7 : Montage d'une grille de prise d'air ou de rejet d'air
Emplacement des grilles
Dans tous les cas, le bord inférieur des ouvertures murales de la prise
d'air et du rejet d'air se situe à une hauteur minimale de 500 mm audessus du sol.
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Les grilles acoustiques sont équipées d'un grillage de protection
contre les volatiles et les rongeurs.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Dans le cas d'installation de grilles acoustiques, le matériau acoustique
utilisé dans les ailes acoustiques est imputrescible, de classe M0 tel que
la laine de roche (Euroclasse A2-s1, d0) voire incombustible (Euroclasse
A1). Pour chaque aile acoustique, ce matériau est protégé en partie
supérieure comme en partie inférieure par une tôle pleine ou perforée.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans tous les cas, les distances minimales entre l'ouverture du rejet
d'air par rapport aux obstacles sont les suivantes :
• 1,50 m de toute canalisation risquant de prendre en gel ;
• 3 m des lieux de passage ou terrasses afin d'éviter tout risque
de formation de gel lorsque la température de l'air rejeté
devient négative ;
• 3 m de tout ouvrant donnant sur une pièce chauffée.
Dispositions des grilles sur des façades différentes
Les ouvertures sont réalisées sur des façades différentes du local technique où se trouve la pompe à chaleur (Figure 8).
Grille de prise d’air pare pluie
Rejet d’air
Grille de prise d’air pare pluie
Au dessus du
niveau du sol
Écoulement
des condensats
Prise d’air
Pompe
à chaleur
Côté d’accès
Manchette
souple
s Figure 8 : Exemple : disposition des grilles de prise d'air et de rejet d'air sur des façades différentes
(vue de dessus)
Disposition des grilles sur une même façade
Si cette distance minimale ne peut être respectée, un écran est disposé entre les deux ouvertures afin d'éviter des recyclages d'air rejeté
dans la prise d'air (Figure 10). Cet écran d'interposition est à la charge du
maître d'ouvrage sauf accord entre les parties.
Neuf
Si les percements ne peuvent être réalisés que sur la même façade,
une distance minimale de 2,50 m est prévue entre les deux ouvertures
afin d'éviter des recyclages d'air rejeté dans la prise d'air (Figure 9).
21
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Grille de prise d’air pare pluie
Grille de rejet d’air pare pluie
2,50 m minimum
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Écoulement
des condensats
Pompe
à chaleur
Côté d’accès
Manchette souple
Manchette souple
s Figure 9 : Exemple : disposition des grilles de prise d'air et de rejet d'air sur la même façade (vue de dessus)
Ecran
d’interposition
Grille de prise d’air pare pluie
< 2,50 m
Grille de rejet d’air pare pluie
Pompe
à chaleur
Manchette souple
Côté d’accès
Manchette souple
s Figure 10 : Exemple : disposition des grilles de prise d'air et de rejet d'air sur la même façade avec
interposition d'un écran (vue de dessus)
Disposition des grilles sur une même façade avec une
seule ouverture pour prise et rejet d'air superposés
La mise en place s'effectue à partir des préconisations du constructeur de la pompe à chaleur.
A défaut, une attention particulière est portée sur la jonction plénum
acoustique/grille et sur la bonne étanchéité obtenue, ainsi que sur le
raccordement de cet ensemble à la pompe à chaleur.
Grille prise et rejet d’air
combinés
Plénum acoustique
Neuf
Pompe
à chaleur
22
Socle acoustique
s Figure 11 : Exemple : disposition d'une grille de prise d'air et de rejet d'air (vue de côté)
Les dispositions suivantes doivent être respectées :
• La grille de prise d'air et/ou de rejet d'air recouvrant l'ouverture
murale est dimensionnée sur la section libre de passage avec
une vitesse maximale de 2,5 m/s ;
• la section de passage de la cour anglaise est dimensionnée pour
une vitesse d'air de 1,5 m/s ;
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Lorsque les ouvertures murales se situent en-dessous du niveau du
sol, la prise d'air et/ou le rejet d'air peuvent s'effectuer par une courette anglaise de ventilation (cas d'une implantation en sous-sol ou en
local semi-enterré).
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Disposition en cour anglaise
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• dans le cas de cours anglaises en béton, un déflecteur est disposé pour faciliter la circulation de l'air ;
• le bord inférieur des ouvertures murales de la prise d'air et du rejet
d'air se situe à une hauteur minimale de 500 mm au-dessus du
fond de la cour anglaise pour éviter tout risque d'entrée d'eau ;
• le fond de la cour anglaise est muni d'une évacuation pour l'eau
ou les condensats qui s'écoulent. En cas d'installation d'une
tuyauterie d'évacuation pour les eaux de ruissellement et les
condensats, son diamètre minimum est de 100 mm ;
• le bord supérieur de la cour anglaise se situe à une hauteur de
200 mm au-dessus du sol ;
• un caillebotis de protection 30 x 30 (pressé ou électro-forgé)
recouvre la cour anglaise. Si nécessaire, en guise de protection
contre les petits animaux et les feuilles mortes, un grillage en
acier galvanisé, de maille 10 x 10, est intercalé entre l'ouverture
et le caillebotis.
Joint d’étanchéité sur tout
le périmètre entre le boîtier
de raccordement et le mur
Habillage acoustique éventuel
Caillebotis
Mur
200 mm
minimum
Isolant thermique et accoustique
sur tout le périmètre et l’épaisseur
de l’ouverture murale
(mousse polyuréthane par ex.)
Sol
Manchette de
raccordement
500 mm
mini
Evacuation des eaux
PVC ø 100 mm
s Figure 12 : Exemple de disposition en cour anglaise (vue de côté)
Neuf
Déflecteur
23
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5.2.4. • Calfeutrement
L'étanchéité à l'air sur tout le périmètre des grilles de prise d'air ou de
rejet d'air doit être respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur tout le
périmètre des grilles et l'épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit d'étanchéité utilisé peut être de différents types : mousse expansive
à structure à cellules fermées, mastic utilisé comme joint, mortier résistant aux
intempéries et à l'eau et offrant une bonne isolation thermique.
5.2.5. • Ventilation du local technique
La norme NF EN 378-3 impose une ventilation du local technique ou
de la salle des machines où est installée la pompe à chaleur.
En condition normale ou lorsque le local technique est occupé, le débit de
ventilation est au minimum de quatre renouvellements d'air par heure.
Dispositions communes
L'aspiration doit s'effectuer immédiatement au-dessus du sol en son
point le plus bas si l'on utilise des fluides frigorigènes plus lourds que
l'air et juste au-dessous du plafond si l'on utilise des fluides frigorigènes plus légers que l'air.
Dispositions particulières
Les grilles d'amenée d'air et d'évacuation d'air de ventilation mécanique sont du même type que celles utilisées pour la prise d'air et le
rejet d'air de la pompe à chaleur (voir au paragraphe [5.2.3]).
Ces grilles doivent être dimensionnées sur la section libre de passage
avec une vitesse maximale de 2,5 m/s.
Le bord inférieur de l'ouverture murale en partie basse se situe à une
hauteur minimale de 200 mm au-dessus du sol pour éviter tout risque
d'entrée d'eau.
Une distance minimale de 2,50 m est prévue entre l'amenée d'air de
la ventilation et le rejet d'air de la pompe à chaleur.
5.2.6. • Réseau aéraulique de la pompe à chaleur
L'installation des réseaux d'air doit être conforme aux préconisations
du constructeur (longueur, section, matériaux absorbants…).
Neuf
A défaut :
24
• la section du conduit aéraulique ne peut être inférieure à la
section de raccordement de l'entrée et de la sortie d'air de la
pompe à chaleur ;
Mise en œuvre des conduits rigides
Les conduits doivent être supportés par des moyens adaptés, par
exemple des colliers en acier avec revêtement électrozingué. Pour les
conduits dont le grand côté est supérieur à 350 mm, le support est
réalisé par des fers profilés.
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Les conduits peuvent être de formes circulaires ou rectangulaires. Ils
peuvent être réalisés dans un matériau rigide et calorifugés ou à l'aide
de conduits circulaires souples et insonorisés.
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• la vitesse de l'air dans les conduits aérauliques doit être limitée
à 4 m/s.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans tous les cas, une bande insonorisante et antivibratile de type
EPDM ou feutre sera interposée entre le conduit et le support.
Les suspensions sont réalisées avec des tiges métalliques filetées,
permettant le réglage en hauteur. De plus, le mode de fixation doit
tenir compte des contraintes techniques des matériaux de construction (briques, plâtre, béton…).
Pour tous les conduits, la distance maximale admissible entre deux
supports tient compte de la dimension du conduit.
Les conduits et les accessoires doivent présenter le maximum de rigidité et d'étanchéité en cours de fonctionnement de façon à limiter les
pertes de charge.
En cas de nécessité de silencieux acoustiques, ceux-ci réduisant la
section de passage de l'air, il faut veiller à rester en dessous de la
vitesse limite en augmentant si besoin la section du silencieux.
Mise en œuvre des conduits souples
L'utilisation de ces conduits souples nécessite quelques précautions
de mise en œuvre pour ne pas créer de perte de charge excessive sur
le réseau.
Ils doivent être légèrement tendus en évitant les longueurs superflues
et les changements de direction brutaux. Les coudes sont réalisés
avec un grand rayon de courbure.
Ils ne doivent pas être écrasés ni étranglés.
Étanchéité des conduits aérauliques
Calorifuge des conduits aérauliques
Tous les conduits doivent être calorifugés.
Neuf
L'étanchéité des conduits d'air doit être soignée. Le raccordement ou
l'emboîtement des pièces ou accessoires qui composent le réseau est
réalisé à l'aide de joint d'étanchéité ou tout autre moyen permettant
d'obtenir un résultat équivalent.
25
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le calorifugeage des conduits en tôle s'effectue côté extérieur, avec
un matériau isolant imperméable à la vapeur d'eau pour éviter la
condensation entre le conduit aéraulique et l'isolant.
Par exemple, pour de la laine de verre (aggloméré de fibres de verre
et de résine), l'épaisseur minimale est de 25 mm.
Le matériau isolant est fourni sous forme :
• flexible pour les conduits circulaires ;
• de panneau semi-rigide ou rigide pour les conduits rectangulaires.
Il est collé sur le conduit au moyen d'un adhésif spécial appliqué par
bandes de 100 mm de large, tous les 400 mm au maximum.
Le matériau isolant est ensuite complété par un revêtement de finition
avec revêtement pare vapeur (feuille d‘aluminium laminée + kraft +
treillis de renfort en fibre de verre).
Les conduits souples sont choisis calorifugés à l'extérieur.
5.2.7. • Évacuation des condensats de la pompe
à chaleur
Les condensats doivent s'écouler correctement.
L'évacuation des condensats se réalise en raccordement à l'égout
avec pose d'un siphon (garde d'air par tuyauterie non collée sur le
siphon).
L'écoulement des condensats s'effectue de manière gravitaire.
La tuyauterie est en PVC d'un diamètre au moins égal à celui de la
sortie du bac à condensats. Une pente minimale de 2 cm/m est présente tout au long de son parcours.
Dans les zones froides, en cas de risque de gel dans le local, la tuyauterie d'écoulement des condensats doit être métallique. Un ruban
chauffant est installé sur celle-ci afin de la protéger.
5.3. • Pompe à chaleur en éléments séparés
Pour la liaison entre l'unité extérieure et le module intérieur, les diamètres et longueurs de tuyauteries sont conformes aux spécifications
données par le constructeur.
Neuf
Les dispositions à prendre pour l'unité extérieure sont identiques à
celles citées précédemment (paragraphe [5.1]). L'unité intérieure est
soumise aux prescriptions de la norme NF EN 378.
26
Le module hydraulique ne doit pas être installé à proximité de la zone
nuit afin d'éviter une gêne acoustique à l'intérieur du logement.
Les exigences d'installation sont présentées dans le chapitre [6] –
Composants hydrauliques.
5.3.2. • Liaison frigorifique entre unité
extérieure et unité intérieure
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Le dosage d'antigel doit permettre le fonctionnement à une température minimale en accord avec la température de base du lieu
d'installation.
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5.3.1. • Liaison hydraulique entre unité
extérieure et unité intérieure
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les exigences d'installation sont présentées dans le chapitre [7] –
Raccordements frigorifiques.
5.4. • Points de contrôle
Les points de contrôle présentés permettent une vérification de la
bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas exhaustive.
5.4.1. • Conformité au dossier de conception
• Existence de notes de dimensionnement de la pompe à chaleur
basé sur une étude thermique ;
• puissance calorifique de la pompe à chaleur conforme à celle
écrite dans la note de dimensionnement ;
• puissance de l'appoint conforme à celle écrite dans la note de
dimensionnement ;
• installation de la pompe à chaleur à l'emplacement prévu dans
le dossier ;
• appoint situé en aval de la pompe à chaleur.
5.4.2. • Implantation de la pompe à chaleur
• Accessibilité facile à la pompe à chaleur ;
• espaces suffisants pour le démontage des tôles d'habillage ;
• espaces suffisants pour l'accès aux différents composants
de la pompe à chaleur ou conformes aux préconisations du
constructeur.
• Support pour mise en hors d'eau voire hors neige de la pompe
à chaleur ;
Neuf
5.4.3. • Pose de la pompe à chaleur
• pose du support sur matériau résilient ;
27
PROFESSIONNELS
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DES
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• pose de la pompe à chaleur sur plots antivibratiles ;
• liaisons souples entre générateur et tuyauteries d'eau (flexibles,
manchons antivibratoires) ;
• évacuation correcte des condensats.
5.4.4. • Dispositions particulières pour pompe
à chaleur en local technique
• Bonnes implantations de la prise d'air et du rejet d'air ;
• calfeutrement correct des grilles ;
• fixations correctes des conduits aérauliques ;
• étanchéité correcte des conduits aérauliques ;
• isolation correcte des conduits aérauliques ;
• ventilation du local technique ;
• bonnes implantations des grilles de ventilation et calfeutrement
correct.
L'exemple de fiche d'autocontrôle suivante recense les différents
points énoncés précédemment pour vérifier les bonnes conditions
d'implantation de la pompe à chaleur.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau Fiche
d'autocontrôle
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Point
corrigé
Dossier de conception :
Existence de l'étude thermique
oui
non
Existence de notes de dimensionnement
oui
non
Dimensionnement correct PAC
oui
non
Dimensionnement correct PAC + Appoint
oui
non
Dimensionnement réseau hydraulique (volume
tampon, circulateur, vase d'expansion, tuyauteries)
oui
non
Schéma électrique d'alimentation
oui
non
Point
corrigé
Neuf
Pompe à chaleur :
28
Marque : ____________
Extérieure Intérieure
Type :____________
TOR ou INVERTER : ____________
Fluide frigorigène :________Masse [kg] :________
Bibloc
Appoint après la PAC (sens circulation d'eau)
Oui
non
SO
Volume tampon :
Situation : avant ou après PAC, 2 ou 4 piquages
Oui
______
non
______
Accès aisé à la PAC
oui
non
Espaces suffisants pour démontage habillage
oui
non
Accès aisé aux différents composants
oui
(ou conforme aux préconisations du constructeur)
non
oui
non
Pose du support sur matériau résilient
oui
non
Pose de la PAC sur plots antivibratiles
oui
non
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries
oui
non
Evacuation correcte des condensats
oui
non
Bonnes implantations grilles entrée et sortie d'air
oui
non
Calfeutrement correct des grilles
oui
non
Fixations correctes des conduits aérauliques
oui
non
Isolation correcte des conduits aérauliques
oui
non
Ventilation du local technique
oui
non
Bonnes implantations des grilles de ventilation
oui
non
Calfeutrement correct des grilles de ventilation
oui
non
SO
SO
PAC dans un local – dispositions particulières
PROFESSIONNELS
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Support pour mise hors d'eau ou hors neige
Date :
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POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau Fiche
d'autocontrôle
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Repère :
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S.O : Sans objet
Neuf
s Figure 13 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification de l'implantation de la pompe à
chaleur
29
PROFESSIONNELS
6
COMPOSANTS
HYDRAULIQUES
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le réseau d'alimentation des émetteurs à partir de la production comporte les composants principaux suivants :
• un ensemble de protection (disconnecteur) ;
• une soupape de sécurité ;
• un ou plusieurs circulateurs ;
• un volume tampon, si nécessaire ;
• un vase d'expansion ;
• les tuyauteries de distribution hydraulique ;
• les collecteurs de distribution pour les planchers chauffants.
Commentaire
Le ou les circulateurs, l'appoint électrique éventuel, le vase d'expansion sont
généralement intégrés dans un seul coffret appelé module hydraulique.
6.1. • Disconnecteur
Conformément au Règlement Sanitaire Départemental Type de 1978
(circulaire du 9 août 1978 modifiée, art 16.7), l'installation de chauffage ne doit pas permettre un quelconque retour, vers le réseau d'eau
potable, d'eau des circuits de chauffage ou de produits introduits dans
ces circuits pour lutter contre le gel ou d'autres substances non autorisées par la réglementation.
Neuf
À cet effet, l'installation ne doit pas être en relation directe avec le
réseau d'eau potable ; un ensemble de protection doit être installé.
30
Dans le cas où le liquide caloporteur bénéficie d'un avis favorable
de l'ANSES, un disconnecteur à zones de pression différentes non
contrôlable (type CA) peut être installé. Dans le cas contraire, un disconnecteur de type BA doit être prévu.
Un clapet anti-retour ou deux robinets d'isolement en série
ne sont pas considérés comme un ensemble de protection
adapté sur l'alimentation en eau d'une pompe à chaleur.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
!
DES
Un ensemble de protection comprend le dispositif de protection (surverse, disconnecteur,…) et les éléments associés (robinets d'isolement, filtre…).
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Commentaire
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s Figure 14 : Vue d'un disconnecteur de type CA
6.1.1. • Montage du dispositif de protection
Le disconnecteur doit être associé aux éléments suivants :
• un filtre en amont;
• un robinet d'isolement en amont (pour un disconnecteur de
type BA, un robinet en aval est aussi demandé) ;
• une tuyauterie d'évacuation de la décharge du disconnecteur
pouvant recevoir tout le débit de décharge.
Un ensemble de protection EA, composé d'un clapet de non-retour
anti-pollution contrôlable associé à une vanne placée en amont, doit
être prévu en complément à une distance inférieure à 3 m du point de
piquage.
Neuf
Si un compteur d'eau est installé pour quantifier les apports d'eau, il
doit être situé en amont du dispositif de protection. Un ou des robinets d'isolement sont prévus.
31
6
1
4
6
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6
5
3
1 bis
9
4
8
2
7
6
5
3
2 bis
5 - Compteur d’eau éventuel
6 - Vanne d’isolement
7 - Piquage sur réseau d’eau potable
8 - Piquage sur réseau de distribution de
chauffage
9 - Vanne d'isolement avec robinet d'essai
1 - Disconnecteur type BA
2 - Disconnecteur type CA
1 bis & 2 bis - Canalisation de décharge
3 - Clapet de non-retour type EA
4 - Filtre avec robinet de rinçage
s Figure 15 : Constitution de l'ensemble du dispositif de protection
6.1.2. • Mise en œuvre
Le dispositif de protection est installé dans le lieu prévu à cet effet.
Il est positionné à une hauteur comprise entre 0,50 et 1,50 m. L'ensemble
est positionné horizontalement. Des points de fixation (colliers, équerres
par exemple) maintiennent solidement l'ensemble de protection.
Ensemble
de protection
Hauteur :
0,5 m minimum
1,5 m maximum
Sol
s Figure 16 : Installation du dispositif de protection
Commentaire
Un positionnement vertical n'est possible qu'avec un disconnecteur prévu à cet effet.
Les exigences suivantes sont respectées :
Neuf
• le sens du flux indiqué par une flèche sur le corps des composants est respecté,
32
• l'orifice de décharge est orienté vers le bas ;
• l'entonnoir de décharge fourni avec le disconnecteur est impérativement utilisé ;
• en cas d'installation d'un compteur d'eau, celui-ci est positionné
de manière à faciliter la lecture (horizontalement ou en rotation
autour de son axe sans que la tête soit dirigée vers le bas).
E
E
PROFESSIONNELS
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• la tuyauterie de décharge du disconnecteur est raccordée au
réseau d'eaux usées via une tuyauterie rigide. Par son diamètre,
elle permet l'évacuation du débit de décharge. L'écoulement
s'effectue sans gêne avec un supportage suffisant et adapté.
Des points de fixation sur la tuyauterie (grâce à des colliers
de fixation par exemple) disposés à proximité de la rupture de
charge évitent tout déplacement vertical ou latéral. Une pente
minimale de 3% est conservée. La tuyauterie ne comporte pas
de contre-pente. Un siphon est interposé sur la tuyauterie de
décharge ;
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
E
S1
b
e
S2
S3
Caniveau
G
G
Rupture de charge par disconnexion totale
Exigences :
Rupture de charge
par entrées d’air
G≥E
b ≥ G avec b = 2 cm minimum
S1 + S2 + S3 + ... ≥ (b x 2 π x G) / 3
avec S1, S2, S3, ... : sections pour le passage d’air
e ≥ 4 mm (plus petite dimension pour le calcul d’une section)
s Figure 17 : Exigences concernant les ruptures de charge (selon NF EN 1717)
6.2. • Soupape de sécurité
Si la pompe à chaleur n'est pas équipée d'usine d'une soupape de
sécurité, cet élément doit être installé.
!
La soupape doit être installée à un endroit accessible, à
proximité immédiate sur le départ de la pompe à chaleur.
Il ne doit y avoir aucun dispositif d'isolement entre la soupape et la pompe à chaleur.
Neuf
La soupape de sécurité est dimensionnée pour répondre à la pression
totale développée dans l'installation à proximité du générateur. Elle
doit s'ouvrir à une pression correspondant à la pression maximale
d'utilisation de l'installation et doit pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10%.
33
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La conduite de raccordement de la soupape au circuit de chauffage
doit être réalisée de façon que sa perte de charge n'excède pas 3% de
la pression de tarage de la soupape de sécurité.
Cette conduite doit être la plus courte possible. Son diamètre ne doit pas
être inférieur au diamètre nominal d'entrée de la soupape de sécurité.
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Dans le cas d'une soupape à échappement canalisable, une tuyauterie
de refoulement est réalisée, à l'abri de tout choc mécanique et avec
une perte de charge la plus faible possible. Le diamètre de refoulement est, a minima, celui de la sortie d'échappement de la soupape
de sécurité. La perte de charge de la conduite de refoulement ne doit
pas dépasser 10% de la pression de tarage de la soupape de sécurité. Cette tuyauterie peut déboucher vers les égouts ou, si le circuit
comporte du liquide antigel, dans un récipient prévu pour récolter le
liquide caloporteur échappé.
La soupape doit pouvoir décharger en toute sécurité de sorte à ne
mettre aucune personne en danger et ne pas porter dommage à son
environnement.
Des dispositifs de rupture de charge sont exécutés conformément aux
dispositions de la (Figure 17) du paragraphe (cf. 6.1.2).
Dans les autres cas, des dispositifs adaptés doivent être installés en
conséquence.
!
Le fluide caloporteur avec antigel doit être recyclé ou traité
comme un produit dangereux (cf. 11.1.3).
6.3. • Circulateur
Sauf spécifications contraires du constructeur, le circulateur peut être
monté sur une tuyauterie verticale ou horizontale. L'axe moteur doit
cependant toujours rester horizontal.
Le raccordement à l'installation s'effectue par raccords-union ou
par contre-brides PN 10 à souder ou à visser selon le diamètre de
raccordement.
Le circulateur est généralement installé en amont de l'échangeur de
la pompe à chaleur (condenseur en mode chauffage) afin d'éviter tout
risque éventuel de cavitation.
Neuf
Pompe à chaleur
34
s Figure 18 : Montage du circulateur en amont de la pompe à chaleur
Le robinet de réglage peut être à mesure de débit avec prises de pression intégrées ou avec indication visuelle du débit.
A défaut, il peut être prévu des prises de pression permettant de
mesurer la hauteur manométrique du circulateur.
Il convient de respecter les préconisations du constructeur pour le
montage du robinet de réglage : sens de circulation du fluide, longueurs droites amont et aval…
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Un robinet de réglage est installé chaque fois qu'il est
nécessaire d'adapter les caractéristiques du circulateur à
celles du réseau.
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!
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s Figure 19 : Exemples de robinets de réglage
2xD
5xD
s Figure 20 : Exemple de préconisations pour le montage de robinets de réglage
6.4. • Volume tampon
Il est conseillé de calorifuger le volume tampon avec une épaisseur
minimale d'isolant de 100 mm, sur toute sa surface.
Il convient également :
• d'isoler du sol les supports de pose des volumes tampons :
patins, supports en matériaux conducteurs…
• d'isoler les raccordements connectés et d'utiliser des bouchons
isolés dans le cas où ils ne sont pas utilisés.
L'implantation du volume tampon à deux piquages sur la sortie de
la pompe à chaleur est recommandée afin de limiter les incidences
du dégivrage par inversion de cycle du compresseur qui font chuter
la température en sortie de groupe et donc au départ du circuit de
Neuf
Le volume tampon est placé de préférence dans les locaux chauffés
afin de limiter les pertes thermiques.
35
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chauffage. Cet emplacement s'impose également si le volume tampon intègre un appoint électrique.
Il est préférable de réaliser l'entrée dans le volume tampon en partie
basse et la sortie en partie haute pour favoriser une montée en température plus rapide de l'installation. La stratification permet un départ
vers l'installation plus chaud. De plus, les vitesses en partie haute du
volume tampon sont propices à l'installation d'un purgeur d'air.
Dans le cas où un volume tampon est déjà intégré en sortie de
machine, le volume supplémentaire peut être placé sur le retour, en
entrée de pompe à chaleur.
6.5. • Vase d'expansion
Le vase d'expansion est raccordé sur le retour du circuit de chauffage,
en entrée de la pompe à chaleur. À cet emplacement :
• la membrane ou la vessie se trouve soumise aux températures
les plus faibles de l'installation ;
• le vase est sensiblement à la même hauteur donc à une pression proche de celle des soupapes de sécurité en sortie de
pompe à chaleur.
Il est préférable de placer le vase en amont du circulateur afin de
maintenir l'ensemble du réseau en surpression pour éviter les infiltrations d'air, notamment au niveau des purgeurs.
Un robinet d'isolement et un robinet de purge sont installés pour les
besoins de la maintenance (contrôle de la pression de gonflage). Le
robinet d'isolement doit être verrouillable ou, à défaut, son volant ou
levier de manœuvre doit être retiré en dehors des interventions.
Lors de l'opération de rinçage de l'installation neuve, le robinet d'isolement doit être fermé afin de ne pas introduire de résidus dans le
vase.
Il est recommandé de laisser un espace suffisant :
• sous le vase à membrane pour le contrôle de la pression de
gonflage ;
• au-dessus du vase à vessie pour permettre le remplacement de
celle-ci.
Le vase d'expansion et sa canalisation de raccordement au circuit ne
doivent pas être calorifugés.
Neuf
Les déplacements d'eau dans le vase, au gré des variations de la pression, peuvent entraîner des dépôts de boues dans le vase. La disposition du conduit de raccordement ne doit pas favoriser ces dépôts.
36
La pression de remplissage de l'installation est généralement supérieure d'environ 0,2 bar à la pression de gonflage du vase.
• en acier noir, qualité chauffage, avec un traitement anti corrosion ;
• en cuivre recuit (dureté préférentielle R220) et tube écroui (barre) ;
• en matériaux de synthèse.
Les principaux types de matériaux de synthèse utilisés sont :
• le polyéthylène réticulé (PER ou PE-X) ;
• le polybutène (PB) ;
• les tubes en composite ou multicouches (Exemple : PER, aluminium, PE).
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Les tuyauteries de distribution peuvent être :
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6.6. • Tuyauteries
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6.6.1. • Indications générales
Les pentes sont régulières (2 mm/m), de façon à permettre les purges
et la vidange totale de l'installation. Les flèches et les contre-pentes
ne sont pas admises sans point de purge ou vidange (réseaux en
parapluie).
La robinetterie et les accessoires sont installés partout où cela est
nécessaire. Tous les circuits et les appareils doivent pouvoir être isolés
hydrauliquement.
En cas d'alimentation de plusieurs colonnes, au pied de chacune ou
de chaque partie de réseau à équilibrer, il est installé sur l'aller un
robinet d'isolement avec robinet de vidange et sur le retour, un robinet pour réglage, isolement, vidange, prises de pression pour manomètre différentiel.
Le robinet de réglage est similaire à ceux présentés dans le paragraphe [6.3], à mesure de débit avec prises de pression intégrées ou
avec indication visuelle du débit.
Un pot à boues ou tout autre dispositif de décantation de préférence
avec captation magnétique est installé en partie basse de l'installation. Des robinets d'isolement sont prévus afin de faciliter la maintenance ultérieure.
Sortie
Entrée
Séparation
hélicoïdale
Captation
magnétique
s Figure 21 : Exemple de pot à boues avec décantation cyclonique
Neuf
Robinet de
chasse
37
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!
En présence d'un échangeur à plaques intégrée dans la
pompe à chaleur, un pot de décantation est recommandé.
Commentaire
Les pots à boues utilisant le principe de décantation par gravitation ou par centrifugation favorisent le dégazage. Un dispositif de purge d'air est installé en partie
haute des appareils.
Un filtre à tamis peut également être installé en amont de la pompe à
chaleur. Des robinets d'isolement sont prévus afin de faciliter la maintenance ultérieure.
!
Ne pas hésiter à surdimensionner le diamètre du filtre à
tamis pour éviter un colmatage trop rapide.
Les points hauts sont prévus avec une purge d'air. Il convient de prévoir un système de purge efficace en sortie de pompe à chaleur (par
exemple une bouteille de purge et un purgeur automatique). Les purgeurs sont de bonne qualité avec un diamètre minimum de 15x21 mm
(1/2'').
Pour les purges manuelles, les tuyauteries sont en cuivre et les robinets sont ramenés à hauteur d'homme.
5xD
3xD
D
s Figure 22 : Exemple de bouteille de purge
Les assemblages des tuyauteries en polyéthylène par polyfusion ou
par raccords électrosoudables sont autorisés.
Les raccordements avec les équipements sont réalisés soit au moyen
de raccords mécaniques à compression, à douille à sertir ou à bague
à glisser, soit par des raccords sertis (sertissage mécanique).
Neuf
Dans le cas d'utilisation de tuyauteries métalliques, celles-ci ne comportent pas de coude à faible rayon, ni de brusque changement de
direction. Il peut être fait emploi de coudes spéciaux à souder, mais
en aucun cas, la section des tuyauteries ne doit être réduite du fait de
leur mise en œuvre.
38
Pour les parois horizontales, les fourreaux sont arasés au nu du plafond et dépassent le nu du plancher comportant son revêtement de
sol d'au moins 0,03 m dans le cas d'une pièce humide et d'au moins
0,01 m dans les autres cas.
Pour la traversée d'un plancher d'une pièce humide, les fourreaux
sont en matériau non corrodable par l'eau et les produits de nettoyage
domestique.
Le diamètre des fourreaux doit permettre la libre dilatation des tuyauteries et tous leurs déplacements résultant des conditions de pose.
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Tous les passages des parois verticales s'effectuent dans des fourreaux qui dépassent de part et d'autre des parois de 20 mm.
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6.6.2. • Passage des parois intérieures
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Le vide entre la tuyauterie et le fourreau doit être colmaté par un
matériau d'étanchéité empêchant la transmission du bruit d'un local à
un autre.
Produit d’étanchéité
Fourreau
s Figure 23 : Exemple de rebouchage entre fourreau et tuyauterie
Dans le cas d'une tuyauterie possédant déjà son propre fourreau, ou
pré-gainée (sauf s'il s'agit de gaines adhérentes), il n'est pas nécessaire d'installer un fourreau supplémentaire.
Dans l'obligation de passage des tuyauteries au travers de joints de
dilatation du bâtiment, il doit être prévu des fourreaux distincts de
part et d'autre des joints, avec un vide au-dessus des tuyauteries suffisant pour compenser le tassement éventuel de l'immeuble.
Cette mise en œuvre est interdite pour les canalisations en matériau
de synthèse (Cf. Cahier du CSTB n° 2808-V2).
6.6.3. • Compensation des dilatations
La dilatation doit se faire sans fatigue des joints et sans bruit. Les
points fixes sont prévus aux raccordements des différents appareils
et partout où cela est nécessaire. L'écoulement de l'eau doit se faire
sans provoquer de vibrations, ni de coups de bélier.
Neuf
Lorsque le tracé des tuyauteries ne permet pas le rattrapage des dilatations, celles-ci doivent être compensées par des lyres, de préférence
à tout autre dispositif (compensateur à rotule, à soufflet).
39
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6.6.4. • Liaisons aux appareils
Pour les raccordements au circuit d'installation, les pompes à chaleur
sont équipées de flexibles ou de manchons antivibratoires.
Les flexibles sont de grandes longueurs, généralement de l'ordre de
40 fois le diamètre nominal. Au montage, ils ne doivent pas être tendus ni pliés.
Commentaire
Deux dispositions donnent de bons résultats : en cor de chasse ou en oméga.
La première est utilisée lorsque le débattement entre la machine et la tuyauterie
est faible, la seconde s'il est important. La disposition en cor de chasse donne de
meilleurs résultats.
B
A
A
B
2A
2A
Raccordement en oméga
Raccordement en cor de chasse
s Figure 24 : Montages types des flexibles de raccordement
Diamètre
nominal
D
R
A
B
Y
H
X
20
1100
150
55
35
325
60
180
26
1350
180
65
45
390
70
220
32
1600
210
100
49
455
80
30
40
1850
240
135
55
550
90
380
50
2240
270
210
60
585
100
540
Cotes en mm
s Figure 25 : Dimensionnement des flexibles de raccordement à respecter, selon la figure 24
Le diamètre intérieur du flexible ne doit pas être supérieur à celui de
la sortie de l'échangeur car la rigidité est trop grande.
Les flexibles utilisés ne doivent pas être surdimensionnés. Ceux destinés à des pressions de service de plusieurs dizaines de bars offrent
une trop grande rigidité et sont inutiles car les pressions sont généralement inférieures à 5 bar.
Neuf
Des manchons antivibratoires peuvent être utilisés. Ils permettent une
bonne désolidarisation de la tuyauterie.
40
6.6.5. • Collecteurs pour passage des tubes
en dalle
Un choix important de collecteurs partiellement ou totalement équipés est proposé par les fabricants pour alimenter les émetteurs après
passage des tubes dans la dalle. L'installateur doit veiller plus particulièrement à la compatibilité des raccords avec les tubes utilisés.
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s Figure 26 : Exemples de manchons antivibratoires de raccordement
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Les collecteurs sont installés au-dessus du niveau des tubes, afin
d'assurer la purge de l'installation et de façon à ce que les tubes se
dilatent librement.
Purgeur automatique
Thermomètre
Vidange
0,50 m
s Figure 27 : Fixation des collecteurs à 0,50 m du sol
La solution consiste à ne pas les fixer à moins de 0,50 m du sol.
6.6.6. • Supportage
Neuf
Les tuyauteries sont fixées aux parois à l'aide de supports évitant
toute transmission de vibrations au bâtiment (colliers avec bague en
élastomère ou en matière plastique).
41
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s Figure 28 : Exemple de collier support pour montage horizontal ou vertical
Ces supports sont facilement démontables et laissent un jeu nécessaire à la dilatation.
Pour la fixation de tuyauteries calorifugées, il est prévu des dispositifs
supplémentaires empêchant toute détérioration du calorifuge sous
l'action du poids ou de la dilatation linéaire.
Dans tous les cas, un support est prévu à chaque coude et les liaisons
aux appareils sont réalisées de telle façon que le poids de la tuyauterie ne soit pas supporté par les appareils.
Pour les tuyauteries en cuivre apparentes, l'écartement maximal des
supports est le suivant :
• 1,25 m pour un diamètre extérieur inférieur ou égal à 22 mm ;
• 1,80 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 25 mm et
inférieur ou égal à 42 mm ;
• 2,50 m pour un diamètre extérieur supérieur ou égal à 54 mm.
Pour les tuyauteries posées en dissimulé accessible, l'écartement
maximal des supports est de 2,50 m quel que soit le diamètre.
6.6.7. • Tuyauteries enterrées
Dans le cas de tuyauteries en matériaux de synthèse, les canalisations
de chauffage et de conditionnement d'air doivent être mises en œuvre
en caniveau selon les prescriptions du NF DTU 65 9.
Les tuyauteries à l'intérieur du caniveau doivent être accessibles.
Seules les tuyauteries pré-isolées disposant d'un Avis Technique
peuvent être enterrées et dispensées d'un caniveau.
Neuf
Les tuyauteries sont posées dans une tranchée d'une largeur de 0,40 à
0,60 m pour une profondeur de 0,40 à 0,50 m.
42
Elles sont disposées sur le lit de pose avec ou sans fourreau. Le fond
de fouille est dressé ou corrigé à l'aide d'éléments fins et homogènes
(terre épierrée, sable) damés de façon que les tuyauteries reposent
sur le sol sur toute leur longueur.
6.6.8. • Stockage et transport
Après leur livraison sur le chantier, les tuyauteries doivent être transportées, stockées et manipulées dans des conditions telles qu'elles soient :
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Le parcours du réseau est signalé par un dispositif tel qu'un grillage
avertisseur, de couleur bleu, placé à une distance de 0,20 à 0,30 m audessus de la génératrice supérieure des tubes.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments fins et
homogènes (terre épierré, sable) jusqu'à 0,20 à 0,30 m au-dessus de
la tuyauterie. Au-delà, le remblayage est effectué en tout-venant par
couches successives et damées.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• à l'abri de toute action susceptible de provoquer des détériorations ;
• à l'abri du rayonnement solaire direct (pour le stockage des matériaux plastiques) ;
• à l'abri de toute pollution extérieure (poussières, terre…).
6.6.9. • Calorifuge des tuyauteries apparentes
(non noyées dans le béton)
L'isolation des réseaux de distribution est réalisée de telle façon que le
démontage de toutes les parties amovibles puisse être facilement effectué.
La réalisation du calorifuge doit être compatible avec le fait de supporter tous les équipements.
Les tuyauteries sont calorifugées sur tout leur parcours pour les installations réversibles mais seulement dans les locaux non chauffés
pour les installations avec chauffage seul.
Un repérage durable dans le temps (peinture, ruban adhésif…) est
apposé sur l'isolant à l'endroit des raccords afin de les visualiser.
Les tronçons de réseaux hydrauliques situés dans des locaux ouverts
vers l'extérieur sont calorifugés. Ils doivent être pourvus d'un traceur
de mise hors gel sauf si le fluide caloporteur comprend de l'antigel.
Ce traceur est constitué, par exemple, par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le long des tuyauteries.
Commentaire
Un dispositif doit être prévu pour conserver l'alimentation électrique du ruban
chauffant en cas d'absence.
Tuyauteries intérieures
• 13 mm jusqu'au diamètre extérieur de 20 mm ;
Neuf
Les tuyauteries intérieures hors du volume chauffé sont isolées au
moyen d'un matériau souple à structure cellulaire fermée. L'épaisseur
minimale conseillée est de :
• 19 mm à partir du diamètre extérieur de 25 mm.
43
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes entiers ou d'éléments fendus. La fixation des divers éléments est réalisée au moyen
d'une colle au néoprène, fournie par le fabricant du matériau.
Tuyauteries extérieures
Les tuyauteries extérieures éventuelles sont calorifugées au moyen
d'un isolant de conductivité thermique inférieure à λ = 0,04 W/m. Le
diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur de la tuyauterie.
Les principaux isolants utilisés sont :
• les coquilles de polystyrène extrudé (styrofoam FB par exemple)
d'épaisseur minimale de 25 mm ;
• les coquilles de polyisocyanurate d'épaisseur minimale de 25 mm ;
• le caoutchouc mousse de qualité « froid » d'épaisseur minimale
de 13 mm ;
• les coquilles de laine minérale à fibres concentriques d'épaisseur minimale de 25 mm.
Une protection mécanique est prévue sur l'isolant jusqu'à une hauteur de 2 m tout en permettant l'accès aux tuyauteries calorifugées.
Il est conseillé de calorifuger les robinets d'arrêt et la robinetterie.
6.7. • Calfeutrement des traversées de parois
extérieures
L'étanchéité à l'air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l'épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut se présenter sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l'eau et offrant une bonne isolation
thermique.
Neuf
6.8. • Collecteurs de distribution
44
Pour les circuits de plancher chauffant, les collecteurs de distribution
sont placés à l'intérieur de l'habitation, en partie centrale de préférence, dans un endroit d'accès facile.
Le nombre de circuits est limité à 6 par collecteur.
6.9. • Points de contrôle
Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas
exhaustive.
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Les collecteurs de distribution peuvent être placés par exemple dans les endroits
suivants : sous un évier, sous coffret en fond de placard, dans le cellier, en local
technique.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Commentaire
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6.9.1. • Éléments principaux de la distribution
hydraulique
• Existence de notes de dimensionnement du réseau hydraulique
(circulateur(s), volume tampon, vase d'expansion…) ;
• installation d'un disconnecteur (si connexion au réseau d'eau
de ville) ;
• installation correcte d'une soupape de sécurité, y compris
l'échappement avec le dispositif de rupture de charge ;
• installation correcte du ou des circulateurs ;
• conformité du réglage de la vitesse du circulateur avec celle du
dossier de dimensionnement ;
• installation d'un élément de réglage de débit ;
• installation d'un ensemble robinets et manomètre de lecture de
hauteur manométrique du circulateur;
• installation d'un volume tampon si nécessaire, nature (deux ou
quatre piquages), implantation (sur le départ ou retour), volume ;
• installation d'un vase d'expansion, emplacement, volume, pression de gonflage, pression de remplissage ;
• présence d'un robinet d'isolement ou d'un dispositif obturateur
pour la maintenance du vase d'expansion.
6.9.2. • Les tuyauteries
• Existence de notes de dimensionnement des tuyauteries indiquant les diamètres des tubes à respecter ;
• installation éventuelle de collecteurs pour le passage de tubes
en dalle ;
• utilisation de supports adéquats pour la bonne fixation des
tuyauteries (permettant leur libre dilatation) ;
Neuf
• installation correcte de la robinetterie et des accessoires (pot à
boues, bouteille de purge, robinets d'isolement, compensateur
de dilatation…) ;
45
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• installation de collecteurs de distribution pour les planchers
chauffants ;
• calfeutrement correct au niveau des fourreaux de traversée des
murs ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• remblaiement des fouilles pour cheminement des tuyauteries
enterrées.
6.9.3. • Le calorifuge
• Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours ;
• traceur de mise hors gel pour les tuyauteries extérieures ;
• protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur sur une hauteur
de 2 m.
La (Figure 29) ci-après récapitule les différents points à vérifier pour la
distribution hydraulique.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Neuf
Réseau hydraulique de distribution :
46
Installation d'un disconnecteur
(si connexion au réseau d'eau de ville)
oui
non
Évacuation correcte vers l'égout
oui
non
Installation d'une soupape de sécurité
P tarage [bar] :
oui
non
Évacuation correcte vers l'égout
oui
non
Installation correcte du ou des circulateurs
(sens de circulation, vitesse réglée…)
oui
non
Installation d'un robinet de réglage de débit
oui
non
Installation d'un ensemble robinets + manomètres
oui
non
Installation d'un volume tampon
Volume [l] :______
oui
non
Installation d'un vase d'expansion
Volume [l] :______ P gonflage [bar] : ____
oui
non
Installation d'un robinet d'isolement ou autre dispositif
pour la maintenance
oui
non
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
oui
non
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
oui
non
Bons sens d'écoulements vers les appareils
oui
non
Pot à boues sur le retour PAC
oui
non
Filtre à tamis
oui
non
Vidanges en points bas
oui
non
Bouteille de purge et purgeur automatique
oui
non
Purges d'air en points hauts
oui
non
Installation collecteurs pour passage tubes en dalle
oui
non
Installation distributeur-collecteur pour plancher chauffant oui
non
oui
non
Étanchéité passages de tuyauteries dans les parois
oui
non
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
oui
non
Traceur mise hors gel pour tuyauteries extérieures
oui
non
Protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur
oui
non
Étiquetage des appareils
oui
non
Repérage et fléchage tuyauteries de distribution
oui
non
s Figure 29 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification de la distribution hydraulique
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Traversées des parois avec fourreau
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Date :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
PROGRAMME
Repère :
Neuf
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
47
7
RACCORDEMENTS
FRIGORIFIQUES
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les opérations de mise en œuvre, de mise en service doivent être réalisées par une entreprise disposant de l'attestation de capacité dont l'intervenant doit détenir l'attestation d'aptitude conformément à la réglementation en vigueur, en particulier pour les opérations mentionnées
dans les articles R543-75 à R543-123 du Code de l'environnement.
7.1. • Tuyauteries frigorifiques
7.1.1. • Mise en œuvre
La distribution frigorifique, assurant notamment la liaison entre l'unité
extérieure et le module hydraulique intérieur, est réalisée à partir des
spécifications du constructeur.
A défaut, les exigences suivantes sont respectées :
• les tuyauteries frigorifiques sont les plus courtes possibles, surtout pour la partie qui chemine à l'extérieur ;
• elles sont constituées de tube cuivre « qualité froid ». Le tube
poli, désoxydé, nettoyé et déshydraté, est livré en barres
(écroui) ou en couronnes (recuit) pour les petits diamètres ;
• les extrémités sont scellées.
Dénomination du tube
1/4"
3/8"
1/2"
5/8"
3/4"
7/8"
1"
Diamètre nominal
Pouce
1/4"
3/8"
1/2"
5/8"
3/4"
7/8"
1"
Diamètre extérieur
mm
6,35
9,52
12,70
15,87
19,05
22,22
25,40
Épaisseur
mm
1
1
1
1
1,05
1,14
1,20
Neuf
s Figure 30 : Dénomination usuelle des tubes frigorifiques en pouce
48
Toutes les précautions sont prises, pendant les travaux, pour éviter de
polluer les canalisations (eau, poussière, particules...).
• toutes les précautions sont prises pour permettre le retour
d'huile véhiculé par le fluide frigorigène au compresseur. En cas
d'impossibilité à réaliser une légère pente et si cela est nécessaire, en accord avec le constructeur, un piège à huile est installé. Les systèmes en éléments séparés avec tuyauteries frigorifiques peuvent s'affranchir de l'installation d'un piège à huile ;
• les raccords sont effectués par brasure pour lesquels une teneur
minimale en argent de 35 % est requise ;
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• Les tuyauteries ne comportent pas de coude à faible rayon, ni
de brusque changement de direction ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Les préconisations minimales pour l'assemblage des tuyauteries sont
les suivantes :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• toute brasure est effectuée avec circulation d'azote dans le tube
d'un débit de l'ordre de 5 à 6 l/min.
Une fois l'installation en service, les traces de décapant sont retirées
et les brasures sont protégées contre les corrosions locales.
7.1.2. • Tuyauteries frigorifiques enterrées
Les tuyauteries isolées sont posées dans une tranchée d'une largeur
de 0,40 à 0,60 m pour une profondeur de 0,40 à 0,50 m.
!
Les tuyauteries de fluide frigorigène sont disposées sur le
lit de pose sous fourreau.
Le fond de fouille est dressé ou corrigé à l'aide d'éléments fins et
homogènes (terre épierrée, sable) damés de façon que les tuyauteries
reposent sur le sol sur toute leur longueur.
Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments fins et
homogènes (terre épierré, sable) jusqu'à 0,20 à 0,30 m au-dessus de
la tuyauterie. Au-delà, le remblayage est effectué en tout-venant par
couches successives et damées.
Le parcours du réseau est signalé par un dispositif tel qu'un grillage
avertisseur, de couleur jaune, placé à une distance de 0,20 à 0,30 m
au-dessus de la génératrice supérieure des tubes.
7.1.3. • Calorifuge des tuyauteries
Toutes les tuyauteries de fluide frigorigène sont calorifugées.
Si les tuyauteries frigorifiques ne sont pas pré-isolées, l'isolation est
réalisée au moyen d'un matériau souple à structure cellulaire fermée.
Ce matériau est mis en œuvre sous forme de tubes entiers ou d'éléments fendus assemblés au moyen d'une colle au néoprène, fournie
par le fabricant du matériau.
Neuf
!
49
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L'épaisseur minimale du matériau isolant est de :
• 13 mm jusqu'au diamètre 19,05 mm (3/4”) ;
• 19 mm à partir du diamètre 22,22 mm (7/8”).
Les tuyauteries extérieures éventuelles sont calorifugées au moyen
d'un isolant de conductivité thermique inférieure à λ = 0,04 W/m.K,
d'une épaisseur minimale de 19 mm.
Une protection mécanique est prévue sur l'isolant jusqu'à une hauteur de 2 m tout en permettant l'accès aux tuyauteries calorifugées.
7.2. • Repérage des raccords
Pour les installations soumises au contrôle annuel d'étanchéité (lorsque
la charge en fluide frigorigène est supérieure à 2 kg), il convient de prévoir un manchon au niveau de l'isolant sur chaque raccord.
Un repérage durable dans le temps (peinture, ruban adhésif…) est apposée sur l'isolant à l'endroit des brasures afin de visualiser les raccords.
7.3. • Calfeutrement des traversées de parois
extérieures
L'étanchéité à l'air sur tout le pourtour des tubes calorifugés doit être
respectée.
Une isolation thermique et acoustique est mise en place sur l'épaisseur du percement mural.
Commentaire
Le produit utilisé peut se présenter sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l'eau et offrant une bonne isolation thermique.
7.4. • Points de contrôle
Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas
exhaustive.
Neuf
7.4.1. • Les préconisations du constructeur
50
• Longueur maximale de tuyauteries autorisée ;
• longueur minimale de tuyauteries exigée ;
• masse de fluide frigorigène par mètre linéaire de tuyauterie à
rajouter ;
• rédaction de l'étiquette correspondante.
7.4.2. • Les tuyauteries frigorifiques
• Utilisation de supports adéquats pour la bonne fixation des
tuyauteries ;
• calfeutrement correct au niveau des fourreaux de traversée des
murs ;
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• longueur au-delà de laquelle il est nécessaire de rajouter du
fluide frigorigène ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• différence de hauteur maximale entre les deux unités ;
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• remblaiement correct des fouilles pour le cheminement des
tuyauteries enterrées.
7.4.3. • Le calorifuge
• Rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours ;
• protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur sur une hauteur
de 2 m.
La (Figure 31) ci-dessous récapitule les différents points à vérifier pour la
bonne réalisation des raccordements frigorifiques.
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau Fiche
d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Réseau frigorifique de liaison :
Respect des préconisations du constructeur (diamètres
des tuyauteries, longueurs minimales et maximales
des liaisons, dénivelé maximum, données pour masse
de fluide frigorigène à ajouter, rédaction de l'étiquette
correspondante, couples de serrage des raccords…)
oui
non
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
oui
non
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
oui
non
Traversées des parois avec fourreau
oui
non
Étanchéité passages de tuyauteries dans les parois
oui
non
Remblaiement tranchées pour tuyauteries enterrées
oui
non
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
oui
non
Protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur
oui
non
Étiquetage et repérage des appareils
oui
non
Repérage et fléchage des tuyauteries
oui
non
s Figure 31 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification des raccordements frigorifiques
Neuf
Repère :
51
ÉMETTEURS
PROFESSIONNELS
8
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8.1. • Planchers chauffants ou chauffantsrafraichissants
Excepté les radiateurs, les émetteurs sont considérés pour un fonctionnement réversible c'est-à-dire soit en mode chauffage, soit en
mode rafraîchissement.
Toute offre de plancher chauffant-rafraîchissant doit faire l'objet d'un
Avis Technique ou être couvert par une assurance spécifique.
L'installation est effectuée conformément aux normes (NF EN 1264,
NF DTU 65.14) et aux préconisations des constructeurs.
8.1.1. • Réseau de tubes
Il est constitué de plusieurs boucles disposées en parallèle à partir
du distributeur (collecteur de départ) et raccordées au collecteur de
retour sans interruption. La longueur de chaque boucle est limitée à
120 m au plus pour des tubes de diamètre 15 x 1,5 mm.
Les tubes doivent être fixés en respectant un certain pas, déterminé
pièce par pièce, en fonction des calculs thermiques effectués.
Commentaire
Pour le plancher chauffant seul, il est conseillé une valeur maximale de pas de
200 mm pour bénéficier de meilleures performances de la pompe à chaleur.
Neuf
La pose du réseau de tubes s'effectue soit en serpentin, soit en spirale
(également appelé en escargot).
52
Pour un plancher chauffant seul en dalle pleine, les tubes sont placés
à plus de 100 mm d'un mur fini, à plus de 200 mm des conduits de
fumée, cages d'ascenseurs et à plus de 400 mm de la face intérieure
des murs extérieurs.
PROFESSIONNELS
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Pour un plancher chauffant en dalle flottante, les tubes sont placés à
plus de 50 mm des structures verticales ainsi qu'à plus de 200 mm
des conduits de fumée et des foyers à feu ouvert, trémies ouvertes ou
maçonnées, cages d'ascenseurs.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le rayon de courbure des tubes ne doit pas être inférieur au rayon
minimum défini dans les prescriptions des Avis Techniques ou dans
les normes.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 32 : Les deux méthodes de pose d'un plancher : en spirale et en serpentin
La fixation des tubes est effectuée selon les spécifications données
dans les Avis Techniques et dans les normes.
Elle doit permettre un bon maintien du tube, de ne pas le dégrader (il
faut exclure toute ligature métallique) et de réaliser les pas définis par
le calcul.
La fixation est réalisée selon les méthodes suivantes :
• tubes maintenus par des rails posés sur un isolant plat ;
• tubes sur isolant pré–formé comportant des plots de blocage
(dalle à plots) avec le tube simplement encastré dans les
plots ;
• tubes sur isolant maintenus à l'aide de clips ou liens, de cavaliers.
8.1.2. • Enrobage
Dans le cas d'un plancher de type A (type de plancher le plus courant),
l'épaisseur minimale d'enrobage est de 35 à 40 mm selon la souscouche isolante utilisée.
Neuf
La couche d'enrobage est constituée d'un béton d'enrobage dosé en
ciment à 350 kg/m3. Un additif est prévu dans le béton pour favoriser
l'enrobage des tubes.
53
PROFESSIONNELS
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DES
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans le cas d'un plancher de type C (dalle réalisée avec une double
couche de désolidarisation), l'épaisseur minimale d'enrobage est de
20 mm pour la dalle d'enrobage elle-même et de 45 mm pour la dalle
supérieure.
La couche d'enrobage peut également être constituée d'une chape
fluide à base ciment ou sulfate de calcium.
La chape fluide utilisée doit bénéficier d'un Avis Technique spécifiant
sa compatibilité avec l'utilisation en plancher chauffant-rafraîchissant.
Les épaisseurs minimales d'enrobage sont spécifiées dans les Avis
Techniques des chapes fluides.
Commentaire
Dans le cas d'un plancher de type A, l'épaisseur minimale d'enrobage est généralement de 30 mm, sans avoir moins de 25 mm au-dessus des plots en cas d'utilisation de dalles à plots. Dans le cas d'un plancher de type C, l'épaisseur minimale
d'enrobage est de 20 mm pour la dalle d'enrobage elle-même.
8.1.3. • Mise en chauffe
La mise en chauffe est impérative avant la mise en œuvre du revêtement final pour les planchers de type A avec une pose scellée (la mise
en chauffe est facultative en pose scellée désolidarisée).
Dans le cas d'un béton d'enrobage « traditionnel », la procédure de
mise en chauffe est décrite par le NF DTU 65.14 :
• La mise en chauffe débute quatorze jours au minimum après la
réalisation de l'enrobage et comprend deux étapes.
Étape 1 : la température de la dalle est maintenue entre 20 et
25°C pendant au moins trois jours.
Étape 2 : la température maximale est maintenue pendant au
moins quatre jours.
• Le chauffage est arrêté de deux (en cas de pose collée) à sept
jours (en cas de pose scellée).
• La pose du revêtement de sol peut alors être réalisée avec une
remise en température.
Pour une chape fluide à base de sulfate de calcium, la pose du revêtement de sol doit respecter les exigences du NF DTU 65.14. Pour
une chape fluide à base de ciment, il convient de se référer à l'Avis
Technique de la chape considérée.
Les opérations de mise en chauffe et de préchauffage doivent faire
l'objet de procès verbaux.
Neuf
La mise en route du plancher en mode rafraîchissement ne doit s'effectuer qu'après la mise en route en mode chauffage.
54
Coulage de la dalle
d’enrobage
Température
comprise entre
20 et 25°C
Température
Maximale
de service
Arrêt du
chauffage
Pose du
carrelage
Remise en Température
Facultative en cas de pose désolidarisée
s Figure 33 : Mise en température préalable à la pose du revêtement de sol
8.2. • Unités terminales à eau 2 tubes
(ventilo-convecteurs)
DES
temps
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
7 jours mini
2 jours mini
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Pose scellée
Pose collée
4 jours mini
PROGRAMME
3 jours mini
14 jours mini
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L'installation d'une unité terminale est réalisée conformément aux
prescriptions fournies par son constructeur.
A défaut les quelques règles explicitées ci-après peuvent être suivies.
8.2.1. • Pose d'une unité terminale verticale
Les modèles en allège sont installés contre un mur, soit en en suspension murale, soit sur des pieds supports.
Il ne doit pas exister de contre-pente risquant de provoquer une stagnation de l'eau dans le bac à condensats. Une hauteur minimale doit être
conservée sous l'appareil afin de permettre le dégagement aisé du filtre.
s Figure 34 : Détail du retrait du filtre
8.2.2. • Pose d'une unité terminale horizontale
Les modèles plafonniers sont suspendus au plafond. Une légère pente
de l'appareil peut faciliter l'écoulement des condensats.
La perte de charge des réseaux éventuels de soufflage et de reprise
doit être la plus faible possible (inférieure à 40 Pa pour le débit de
dimensionnement). Ces éléments doivent alors être pris en compte
pour la sélection de l'appareil.
Neuf
Dans le cas de l'installation d'un conduit de distribution entre l'appareil et la grille de diffusion d'air, la section de ce conduit ne doit pas
être inférieure à la section de refoulement de l'unité terminale.
55
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Rail d’accrochage
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Support
s Figure 35 : Schéma de principe de fixation d'une unité terminale plafonnière.
8.2.3. • Raccordement hydraulique
Le collecteur de la batterie est muni d'un purgeur en partie supérieure
et d'une vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l'installation, chaque unité
terminale doit disposer d'un module de réglage permettant les fonctions suivantes :
• la mesure du débit ;
• le réglage du débit ;
• l'inviolabilité et la mémorisation du réglage ;
• l'arrêt indépendant du réglage.
Montage d'une vanne à deux voies de régulation
Le montage doit respecter les indications de sens de circulation données par le constructeur.
Dans le cas d'un circulateur à vitesse fixe, il est nécessaire d'installer
une soupape de pression différentielle en aval du circulateur, entre le
départ et le retour.
Vanne à 2 voies
de régulation
Circulateur
Soupape
de pression
différentielle
M
ventilo-converteur
M
Organe de
réglage
Neuf
s Figure 36 : Soupape de pression différentielle en place sur une installation de ventilo-convecteurs avec
circulateur à vitesse fixe.
56
Montage d'une vanne à trois voies de régulation
Le montage doit respecter les indications de sens de circulation données par le constructeur.
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PROGRAMME
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Par défaut, le montage est effectué sur la tuyauterie de retour d'eau.
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 37 : Principe de raccordement d'une vanne à trois voies de régulation.
8.2.4. • Évacuation des condensats
L'évacuation des condensats s'effectue gravitairement vers l'évacuation la plus proche avec des canalisations calorifugées afin d'éviter des
phénomènes de condensation pouvant entraîner des dégradations.
La pente sur ces canalisations doit être suffisante, a minima 1 cm/m.
L'utilisation de pompe de relevage de condensats est à éviter.
Commentaire
Différentes solutions d'intégration de la tuyauterie d'évacuation sont possibles :
– création d'un soffite,
– passage dans une goulotte en plinthe,
– cheminement en faux-plafond.
Un siphon doit être installé avant le raccordement à l'égout pour éviter la remontée d'odeurs. La tuyauterie n'est pas collée au siphon.
8.3. • Radiateurs
L'émetteur est muni d'un purgeur en partie supérieure et d'une
vidange en partie inférieure.
Pour permettre un équilibrage correct de l'installation, chaque émetteur dispose d'un organe de réglage.
Neuf
L'installation d'un radiateur ou d'un convecteur à eau chaude est réalisée conformément aux prescriptions fournies par son constructeur.
57
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8.4. • Points de contrôle
Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas
exhaustive.
8.4.1. • Planchers chauffants ou chauffantsrafraîchissants
• Si plancher réversible, dispositif de coupure des pièces non
compatibles (salle de bains, cuisine),
• réglage des débits et équilibrage des boucles.
8.4.2. • Ventilo-convecteurs
• Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
• robinets d'isolement sur chaque appareil ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• présence d'un filtre propre ;
• présence d'un régulateur déporté ou intégré au ventilo-convecteur ;
• bon fonctionnement de la régulation (en chaud et/ou en froid).
8.4.3. • Radiateurs
• Fixation correcte des appareils sur la paroi ;
• étanchéité des raccords ;
• organe de réglage de débit ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons.
La figure ci-dessous récapitule les différents points à vérifier pour la
bonne installation des émetteurs.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Émetteurs :
Plancher chauffant
Bons raccordements au distributeur-collecteur
oui
non
SO
Réglages et équilibrage des boucles
oui
non
SO
Fixation correcte des appareils sur les parois
oui
non
SO
Robinets d'isolement sur chaque appareil
oui
non
SO
Présence d'un filtre à air propre
oui
non
SO
Présence d'un régulateur
Intégré ou déporté : ____________
oui
non
SO
Rebouchage des percements de murs et cloisons
oui
non
SO
Neuf
Ventilo-convecteurs
58
Date :
oui
non
SO
Étanchéité des raccords
oui
non
SO
Dispositif de réglage de débit
oui
non
SO
Présence de robinet thermostatique
oui
non
SO
Rebouchage des percements de murs et cloisons
oui
non
SO
S.O : Sans objet
s Figure 38 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification de l'installation des émetteurs
PROGRAMME
Fixation correcte des appareils sur les parois
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DES
Radiateurs
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POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Neuf
Repère :
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
59
BRANCHEMENT
ET RACCORDEMENTS
ÉLECTRIQUES
9
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les travaux d'électricité doivent être effectués par des personnes
habilitées ayant les connaissances suffisantes :
• Pour les travaux hors tension : exécutant électricien (habilitation B1) ;
• Pour les travaux en Basse Tension : chargé d'intervention (habilitation BR).
Commentaire
L'exécutant électricien (habilitation B1) travaille en équipe sous la direction
d'un chargé de travaux (habilitation B2 et/ou H2) ou d'un chargé d'interventions
(habilitation BR).
Le chargé d'intervention BR peut travailler seul ou peut diriger des personnes
habilitées B1 et éventuellement d'autres BR.
Le raccordement électrique de la pompe à chaleur et de ses éléments
(unité extérieure, unité intérieure, appoint éventuel) doit être réalisé à
partir d'un circuit d'alimentation spécialisé spécifique.
!
Ne jamais raccorder la pompe à chaleur sur un circuit électrique alimentant un autre appareil.
Neuf
Pour la protection contre les surintensités du circuit alimentant une
pompe à chaleur avec fort courant d'appel, il convient de mettre en
œuvre des disjoncteurs divisionnaires de type D.
60
Pour la protection contre les surintensités du circuit alimentant les
équipements (circulateurs, ventilo-convecteurs…), il convient de
mettre en œuvre des disjoncteurs divisionnaires de type C.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
Pour rappel, les coupe-circuits fusible de type aM (accompagnement moteur) ne
sont pas autorisés en locaux d'habitation.
DES
Le disjoncteur divisionnaire de type D possède un seuil magnétique Im compris
entre 10 et 20 fois le courant nominal du disjoncteur alors que le disjoncteur
divisionnaire de type C, généralement utilisé dans les locaux d'habitation
possède un seuil magnétique Im compris entre 5 et 10 fois le courant nominal du
disjoncteur.
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Commentaire
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
9.1. • Circuits spécialisés
Le branchement et les raccordements électriques des différents éléments doivent être réalisés à partir des spécifications du constructeur
et des exigences de la norme NF C 15-100.
Sont notamment respectés les éléments suivants :
• la section du câble électrique préconisée pour l'alimentation de
la pompe à chaleur ;
• la section du câble électrique préconisée pour l'alimentation de
l'appoint électrique ;
• la longueur et la section du câble électrique préconisées pour le
raccordement entre l'unité extérieure et le module hydraulique.
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète, sans raccord. Aucun câble prolongateur ne doit être utilisé.
Des moyens appropriés doivent être prévus pour empêcher la remise
en marche intempestive de la pompe à chaleur extérieure ou de l'unité
extérieure pendant l'entretien à moins que les moyens de coupure ne
soient sous la surveillance continuelle de la personne effectuant cet
entretien.
Commentaire
De tels moyens peuvent comprendre une ou plusieurs des mesures suivantes :
– interrupteur de proximité ;
– condamnation ;
– pancarte d'avertissement ;
– dispositions dans un local ou sous enveloppe, fermant à clé.
9.2. • Canalisations électriques
Les câbles utilisés sont suffisamment longs pour couvrir la distance
complète sans raccord. Aucun câble prolongateur ne doit être utilisé.
Neuf
La pose doit être réalisée conformément à la norme NF C 15-100.
61
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Après avoir raccordé le câble d'alimentation et le câble d'interconnexion avec l'unité intérieure, si elle est présente, il est vérifié qu'ils
n'exercent pas de force excessive sur les boites de connexion.
Dans le cas de pompe à chaleur à puissance variable, les circuits de
puissance et les circuits de commandes entre les unités extérieure
et intérieure cheminent à la distance préconisée par le constructeur
par rapport aux appareils de télévision ou de radio afin d'éviter toute
interférence avec les images ou/et le son.
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
En fonction de l'état des ondes radio, les interférences électromagnétiques
peuvent toujours se produire, même si l'installation est effectuée à partir des
préconisations du constructeur.
Quand les circuits de puissance et de commande cheminent côte à
côte, une distance d'au moins 50 mm est prévue entre eux sur le plan
horizontal.
Quand les circuits de puissance et de commande cheminent l'un audessus de l'autre, une distance d'au moins 300 mm est prévue entre
eux sur le plan vertical (courant faible en bas et courant fort en haut).
Sous goulotte, une séparation physique est prévue entre les circuits
de puissance et de commande.
Dans le cas d'utilisation de câble blindé, celui-ci est relié à la terre de
chaque côté.
9.3. • Sectionnement
Chaque circuit doit posséder à son origine un dispositif de sectionnement sur tous les conducteurs actifs, y compris le conducteur neutre.
9.4. • Identification des circuits
Chacun des circuits doit être repéré par une indication appropriée,
correspondant aux besoins de l'usager et du professionnel.
Ce repérage doit être lisible, de qualité durable, correctement
fixé et doit rester visible après l'installation du tableau. Il doit être
compréhensible.
Neuf
9.5. • Section des conducteurs
62
Les valeurs des sections minimales imposées sont déterminées en
fonction des puissances installées.
Tous les circuits doivent être protégés par des dispositifs différentiels
à courant différentiel résiduel assigné au plus égal à 30 mA. Ces dispositifs de protection doivent être placés à l'origine des circuits.
Ils peuvent être :
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9.6. • Protection complémentaire contre
les contacts directs
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En [ANNEXE 2], sont présentés des tableaux de longueurs maximales
de liaison, compatibles avec une chute de tension de 5%, pour des
tensions de 230 V monophasé et 400 V triphasé.
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• soit divisionnaire pour un groupe de circuits ;
• soit individuelle pour un circuit spécialisé ou non.
L'architecture mise en œuvre tiendra compte de la continuité d'utilisation souhaitée en fonction des applications. En particulier, les appareils mêlant eau et électricité peuvent être source de déclenchements.
Il est donc souhaitable de les protéger par des dispositifs différentiels
à courant différentiel résiduel 30 mA spécifiques.
9.7. • Choix du courant assigné
des interrupteurs différentiels
Le nombre et le courant assigné des interrupteurs différentiels 30 mA
non dédiés à certaines fonctions spécifiques telles que les pompes à
chaleur protégeant les circuits des locaux d'habitation sont au minimum ceux indiqués dans le tableau « 771E – Choix des interrupteurs
différentiels » de la norme NF C 15-100.
9.8. • Dispositifs de protection contre
les surintensités
Tout circuit doit être protégé par un dispositif de protection qui est
soit un fusible soit un disjoncteur et dont le courant assigné maximal
est égal à la valeur indiquée dans le tableau (Figure 39) :
Pompe à chaleur
1,5
2,5
4
6
Courant assigné maximal du dispositif de
protection (en A)
Disjoncteur
16
20
25
32
s Figure 39 : Courant assigné maximal du dispositif de protection
Fusible
10
16
20
32
Neuf
Nature du circuit
Section minimale
des conducteurs (en
mm²)
Cuivre
63
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9.9. • Conducteur de protection
Tous les circuits doivent comporter un conducteur de protection. Ces
conducteurs de protection doivent être reliés :
• d'une part à la borne principale de terre de l'installation ;
• d'autre part aux bornes de terre de la pompe à chaleur.
Commentaire
En aucun cas, il n'est utilisé une canalisation publique, un parasurtenseur ou la
terre du téléphone en guise de terre pour la pompe à chaleur.
9.10. • Points de contrôle
Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de
la bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas exhaustive.
• tension d'alimentation conforme aux plaques signalétiques des
appareils (PAC, circulateurs, appoint électrique…) ;
• valeur de coupure du disjoncteur ;
• diamètre des câbles d'alimentation de la pompe à chaleur et de
l'appoint conforme aux préconisations des constructeurs ;
• bon raccordement à la terre ;
• serrage des connexions électriques ;
• vérification des isolements (courants de fuite).
La (Figure 40) ci-dessous récapitule les différents points à vérifier lors des
raccordements électriques.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur / Eau
Fiche d'autocontrôle
Point
corrigé
Neuf
Raccordements électriques :
64
Date :
Vérification de la tension d'alimentation
oui
non
Présence d'un disjoncteur différentiel
Valeur de coupure [A] :____________
oui
non
Disjoncteur courbe D pour la PAC
oui
non
Présence interrupteur de proximité sur PAC ou
unité extérieure
oui
non
Vérifications des sections de câbles
oui
non
Vérifications des isolements
oui
non
Bon serrage des connexions électriques
oui
non
Bon raccordement à la terre
oui
non
Étanchéité des passages de câbles à travers les
parois
oui
non
Étiquetage des câbles
oui
non
Repérage des bornes en armoire
oui
non
s Figure 40 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification des raccordements électriques
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10
RÉGULATION
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Le module de régulation étant intégré à la pompe à chaleur par le
constructeur, seuls les équipements tels que les sondes de température sont à installer.
10.1. • Sonde de température extérieure
10.1.1. • Emplacement
La sonde de température extérieure doit être placée à l'abri de l'ensoleillement, sur une paroi nord. S'il n'existe pas de paroi nord, elle est
installée sur une paroi nord-ouest.
Elle doit être hors de portée et éloignée des sources de chaleur parasites : cheminée, sortie d'air du bâtiment…
Sonde de température
extérieure
NW
NE
E
W
s Figure 41 : Emplacement de la sonde de température extérieure
Neuf
S
65
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10.1.2. • Pose
La sonde de mesure de température extérieure placée contre le mur
du bâtiment est fixée à l'aide de vis accessibles de l'extérieur ou bien
de l'intérieur du capot ou du boîtier après son ouverture.
Leur positionnement doit être conforme aux prescriptions de la notice
technique. En particulier, le presse-étoupe ne doit jamais être dirigé
vers le haut afin d'éviter les infiltrations d'eau dans le bâtiment.
Le passage du câble de raccordement de la sonde doit obéir à
quelques règles illustrées par la (Figure 42).
Distance
de 5 cm
environ
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
Membrane ou/et
enduit extérieur
Fourreau à la
traversée du mur
s Figure 42 : Exemple de pose de la sonde de température extérieure
Les opérations sont les suivantes :
• percer le mur de façon à ce que le câble soit incliné vers l'extérieur,
évitant tout risque d'écoulement d'eau de pluie dans le bâtiment ;
• passer le câble dans un fourreau sur toute l'épaisseur du mur ;
• poser la sonde à une distance suffisante (4 à 5 cm) du point
de traversée du mur. Cette précaution permet de minimiser
l'échauffement de la sonde par l'arrivée d'air chaud en provenance du bâtiment s'il est en surpression et d'éviter l'accumulation d'eau à proximité de la sonde.
10.1.3. • Calfeutrement
L'étanchéité à l'air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu'à l'intérieur doit être respectée.
Une étanchéité en adéquation au support est mise en place sur l'épaisseur du percement mural.
Commentaire
Neuf
Le produit d'étanchéité utilisé peut se présenter sous les différentes formes suivantes :
66
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
– mastic utilisé comme joint ;
– mortier résistant aux intempéries et à l'eau.
• sondes d'applique, utilisées pour leur simplicité de pose ;
• sondes à plongeur montées directement ou dans un doigt de
gant, à préférer pour la meilleure représentativité de la mesure.
Sonde à plongeur
Huile conductrice
Sonde en applique
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Les sondes de température d'eau se présentent sous les formes
suivantes :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
10.2. • Sonde de température d'eau
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Montage de la sonde
en doigt de gant
s Figure 43 : Les différents types de sonde de mesure de température d'eau
10.2.1. • Emplacement
La sonde est éloignée des points où la température dans la tuyauterie
risque de ne pas être homogène : en sortie de pompe à chaleur, d'un
ballon qui peut être stratifié et en particulier en aval d'un mélange.
Commentaire
Après un mélange d'eaux à des températures différentes, il s'établit une stratification des filets d'eau chaude et des filets d'eau froide. Le mélange est effectif
après une longueur droite suffisante ou bien après un coude vertical.
Dans le cas d'une vanne à trois voies de mélange, il faut placer la
sonde après le circulateur pour bénéficier de son effet de brassage,
le circulateur étant disposé le plus près possible de la vanne de
régulation.
Pour un temps de réponse correct, une distance maximale de 3 m
entre la sonde et la vanne est recommandée.
3 m au maximum
Sonde de
température
d’eau
T
Circulateur
Neuf
s Figure 44 : Montage de la sonde de température d'eau en cas de mélange en amont
67
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10.2.2. • Pose
La sonde d'applique
Elle s'installe sur la partie supérieure d'une tuyauterie horizontale.
L'opération se déroule selon les étapes suivantes :
• nettoyer et limer la tuyauterie pour éliminer la couche de rouille
ou de peinture ;
• étendre une couche de pâte conductrice sur la tuyauterie à l'endroit où est prévu le contact avec la partie sensible de la sonde ;
• mettre en place la sonde en serrant correctement le collier afin
d'assurer le contact entre la partie sensible et la tuyauterie ;
• calorifuger la sonde avec la tuyauterie.
Protection
Calorifuge
Pâte conductrice
Sonde
Canalisation
Collier
s Figure 45 : Exemple de pose d'une sonde de température d'applique
Commentaire
Le soin apporté lors de la pose de la sonde d'applique permet de garantir une
mesure satisfaisante, c'est-à-dire représentative et rapide. Il s'agit de minimiser
le temps de réponse et de minimiser les écarts de température entre le fluide et
le détecteur.
La sonde à plongeur
Elle s'installe dans les conditions suivantes :
• Soit sur une tuyauterie droite, la sonde est alors inclinée d'un
angle de 45° à 90° et placée à contre courant du sens de circulation du fluide. L'extrémité sensible de la sonde doit être localisée au centre de la tuyauterie. Dans le cas de tuyauteries de
faible diamètre, un agrandissement est réalisé ;
• soit dans un coude. Dans ce cas, la sonde doit être placée au
centre du coude.
Neuf
Commentaire
68
L'installation d'une sonde dans un coude permet d'améliorer la représentativité
de la mesure grâce aux phénomènes de turbulence et permet l'implantation de
sondes de longueurs variables. Cependant, le montage d'un manchon à souder
dans un coude est plus difficile que sur une tuyauterie droite.
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Lors de l'installation, un espace suffisant d'environ 30 cm est prévu
au-dessus du doigt de gant ou de la sonde afin de permettre leur
introduction et leur retrait aisé.
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
90°
PROGRAMME
45°
s Figure 46 : Exemples de pose de sondes de température à plongeur
10.3. • Sonde de température ambiante
Il s'agit d'une sonde de paroi placée dans le local.
10.3.1. • Emplacement
L'emplacement choisi doit être représentatif des conditions d'ambiance du local. La sonde d'ambiance ne doit pas être soumise à des
influences perturbatrices locales.
La sonde d'ambiance est placée à environ 1,60 m du sol.
Dans le cas d'une sonde d'ambiance intégrée dans un thermostat
réglable, la hauteur d'implantation doit-être comprise entre 0,90 et
1,30 m (accessibilité des personnes à mobilité réduite).
Commentaire
Cet impératif conduit à exclure les emplacements suivants :
– contre les murs extérieurs ;
– à proximité des sources de chaleur telles que les radiateurs, lampes murales,
appareils ménagers…
– à proximité des ouvertures telles que les fenêtres, portes donnant sur l'extérieur
ou sur un local non chauffé ;
– dans les angles, les niches où la circulation de l'air est mauvaise ainsi que dans
certaines zones mal irriguées ;
– derrière des rideaux ou sous un boîtier non conforme ;
– à proximité d'un éventuel point humide (lavabo, point d'eau…).
Neuf
– aux endroits exposés au soleil ;
69
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La sonde d’ambiance est placée à environ 1,60 m du sol
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1m
1,6 m
s Figure 47 : Exemple d'emplacement d'une sonde de température ambiante
10.3.2. • Pose
La pose d'une sonde de paroi doit être conforme aux préconisations
du constructeur afin d'assurer une bonne ventilation de l'élément sensible (respecter par exemple l'orientation des fentes du boîtier).
Fourreau dans saignée
réalisée dans le mur
Sonde
de température
ambiante
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
s Figure 48 : Exemple de pose d'une sonde de température ambiante
L'étanchéité à l'air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu'à l'intérieur doit être respectée.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
Neuf
– mastic utilisé comme joint.
70
Un bouchon d'étanchéité est mis en place entre le câble et le fourreau
afin de ne pas perturber la mesure.
10.4.1. • Régulation
• Paramétrage du régulateur (consigne de température ambiante,
pente de la loi d'eau, programmation horaire…) ;
• température limite de départ d'eau dans le cas d'un plancher
chauffant.
DES
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Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l'installation. La liste n'est pas
exhaustive.
PROGRAMME
10.4. • Points de contrôle
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10.4.2. • Emplacement et pose des différentes
sondes
• Sonde de température extérieure correctement installée ;
• sonde(s) de température ambiante correctement installée(s) ;
• sonde(s) de température d'eau correctement installée ;
• étanchéité des passages de câbles à travers les parois.
La (Figure 49) ci-dessous récapitule les différents points à vérifier concernant la régulation.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur / Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Régulation :
Choix des paramètres du régulateur (pente,
décalage parallèle…)
oui
non
Vérification température de départ selon
émetteurs
oui
non
Poses correctes des sondes de régulation (sonde
extérieure, sonde de retour ou/et de départ d'eau,
sonde d'ambiance)
oui
non
Étanchéité des passages de câbles à travers les
parois
oui
non
S.O : Sans objet
Neuf
s Figure 49 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification de la mise en œuvre concernant la
régulation
71
MISE EN SERVICE
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La mise en service d'une installation de pompe à chaleur comporte les
phases suivantes :
• la mise en eau ;
• l'autocontrôle de l'installation ;
• le repérage de l'installation ;
• les essais ;
• les réglages et l'équilibrage hydraulique ;
• le contrôle de fonctionnement de l'installation
• la mise en main de l'installation.
Après chaque phase de la mise en service, les différentes données de
l'installation (produits injectés, pressions d'essais...) sont consignées
sur des fiches d'autocontrôle.
11.1. • Mise en eau
Les différentes étapes de mise en eau :
• le nettoyage de l'installation ;
• le remplissage de l'installation.
11.1.1. • Nettoyage de l'installation
Neuf
Sur une installation neuve, le nettoyage consiste au rinçage de l'installation. Il est effectué à des vitesses suffisamment élevées pour
entraîner les résidus éventuels.
72
Le nettoyage peut s'effectuer par rinçage à grands débits d'eau ou sous
une double pression d'air et d'eau (nettoyage hydropneumatique).
Ce traitement doit respecter les recommandations du constructeur de la
pompe à chaleur et tenir compte des matériaux présents sur l'installation, de la qualité d'eau de ville et des températures de fonctionnement.
!
En cas d'absence, le client s'engage à maintenir hors gel
son installation. Si nécessaire pour éviter tout risque de gel
(par exemple dans le cas d'une résidence secondaire), il y a
lieu de protéger l'installation par un produit antigel.
PROFESSIONNELS
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Afin de prévenir l'embouage du réseau dans le temps, en complément
de l'installation des équipements cités précédemment (dispositifs de
captage de boues, filtres, dispositifs de dégazage, purgeurs d'air…),
un traitement préventif de l'eau de chauffage est préconisé.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
11.1.2. • Remplissage du circuit
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
11.1.3. • Utilisation d'antigel
Dans le cas d'utilisation d'antigel, son dosage doit permettre le fonctionnement à une température minimale en accord avec la température de base du lieu d'installation.
Commentaire
Il est préférable d'utiliser un produit formulé prêt à l'emploi.
Dans le cas de l'utilisation de monopropylène glycol comme antigel, il est possible de se reporter aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après.
Il présente également les différentes températures de protection selon le pourcentage de glycol dans l'installation ainsi que les coefficients de correction à
prendre en compte sur les pertes de charge et le débit d'eau glycolée par rapport
à de l'eau pure à une température moyenne de 80°C.
Concentration en antigel
(monopropylène glycol)
30%
35%
40%
45%
Température de protection (°C)
-16
-20
-25
-30
Coefficient de correction de pertes de
charge
1,15
1,20
1,25
1,30
Coefficient de correction de débit
1,05
1,10
1,10
1,10
Nota : Attention au risque de corrosion quand la concentration d'antigel est inférieure à 30%.
s Figure 50 : Coefficients de correction de pertes de charge et de débit pour de l'eau glycolée par rapport
à de l'eau pure à une température moyenne de 80°C
En cas d'injection de glycol sur site, le mélange doit être parfaitement
homogénéisé avant le remplissage de l'installation.
Le circuit hydraulique peut être indépendant du circuit d'eau de ville
pour ne pas risquer de détruire le produit antigel par des appoints
effectués avec de l'eau brute.
Neuf
Le contrôle du taux de glycol est effectué par pesée ou à l'aide d'un
réfractomètre ou d'un densimètre.
73
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les robinets d'isolement comprennent une manœuvre par carré et
une sortie munie d'un bouchon.
La vidange à l'égout est interdite quand il y a présence d'antigel dans
l'eau ou de tout autre produit additif introduit.
!
Les produits antigel présentent des risques pour la santé
et l'environnement. Ils convient de respecter les préconisations des Fiches de Données Sécurité (notamment port
des Équipements de Protection Individuelle). Il est également interdit de rejeter ces produits dans l'environnement.
Ils sont à traiter ou à recycler dans les décharges adaptées.
Si aucun antigel n'est prévu, les tronçons du réseau hydraulique situés à l'extérieur ou dans des locaux non chauffés
sont calorifugés et pourvus d'un traceur de mise hors gel.
Le traceur ne doit pas être mis en fonctionnement pendant
le mode rafraîchissement.
Commentaire
Un traceur est constitué par un ruban chauffant électrique autorégulant posé le
long des tuyauteries.
11.2. • Autocontrôle de l'installation
L'installation étant réalisée, une vérification des points clefs est effectuée avant la mise en route. Elle reprend les points de contrôle décrits
dans les chapitres précédents.
Un exemple de fiche d'autocontrôle est donné en [ANNEXE 1].
11.3. • Repérage de l'installation
11.3.1. • Repérage des appareils
Tous les appareils et appareillages sont repérés par une étiquette gravée indiquant leur fonction.
Les étiquettes sont fixées sur les équipements.
Neuf
11.3.2. • Repérage des circuits et des fluides
74
Chaque circuit, hydraulique, frigorifique voire aéraulique, est repéré
par une étiquette avec l'indication de la fonction.
• la couleur d'identification, qui permet d'identifier certains
fluides particuliers ;
• la couleur d'état, qui indique l'état dans lequel se trouve le fluide.
Le tableau suivant présente les différentes couleurs utiles pour repérer les fluides les plus utilisés dans le cas d'installations de pompes à
chaleur.
Couleur Fluide
Couleur
d'identification
Couleur de fond
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• la couleur du fond, qui caractérise la famille du fluide ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le repérage des fluides dans les tuyauteries rigides est effectué
au moyen de trois séries de couleurs conformément à la norme
NF X 08-100 :
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Couleur d'état
Air
Bleu clair
-
Violet moyen (air froid
ou refroidi)
Eau chaude
Vert-jaune
Noir (eau non potable)
Orangé gris
(fluide chaud ou
surchauffé)
Fluide frigorigène
Jaune-orangé moyen
Vert – jaune
(hydrocarbures
chlorofluorés)*
Rouge orangé vif
(fluide sous pression)
(*) Par analogie, la couleur de repérage des tuyauteries contenant des HFC est identique.
s Figure 51 : Couleurs de repérage des fluides utilisés dans une installation de pompe à chaleur
Couleur d’identification
Couleur d’état
Couleur de fond
s Figure 52 : Principe de repérage des circuits et des fluides
11.3.3. • Sens d'écoulement
Le sens d'écoulement est indiqué sur les tuyauteries :
• si la couleur de fond est continue, une flèche blanche ou noire
(de façon à assurer le meilleur contraste avec la couleur du
fond) est apposée dans le sens d'écoulement (Figure 53) ;
• dans le cas d'une circulation à double sens, une flèche à deux
pointes est apposée (Figure 54) ;
• dans le cas d'une circulation à double sens, chaque extrémité
de rectangle se termine en forme de pointe de flèche ou se voit
accoler deux flèches (Figure 56).
Neuf
• si la couleur du fond est discontinue, chaque anneau ou chaque
bande matérialisant la couleur de fond se termine en pointe de
flèche ou est complété par une flèche (blanche ou noire) accolée
(Figure 55) ;
75
PROFESSIONNELS
ou
s Figure 53 : Fléchage d'écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond continue
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 54 : Fléchage d'écoulement en cas de double sens pour couleur de fond continue
ou
s Figure 55 : Fléchage d'écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond discontinue
ou
s Figure 56 : Fléchage d'écoulement en cas de double sens pour couleur de fond discontinue
11.4. • Essais
11.4.1. • Essais sur l'eau
L'ensemble de l'installation doit être soumis à un essai d'étanchéité.
Les épreuves de pression se font en cours de montage, par réseau ou
tronçon de réseau, avant peinture, calorifugeage et calfeutrement des
brèches.
La pression d'essai est de 2 fois la pression de service pendant 48 h.
Une attention particulière est apportée à l'essai du plancher chauffant.
Avant de réaliser la dalle, l'étanchéité des circuits de chauffage doit
être vérifiée par un essai sous pression d'eau. La pression minimale
d'essai est de 2 fois la pression de service avec un minimum de 6 bar.
Durant la phase d'enrobage et de prise de béton, cette pression doit
être maintenue.
Vérification du tube pendant le bétonnage
• Cas des tubes en matériau de synthèse
L'essai dure au minimum 2 h après la stabilisation de l'indication du manomètre ou 30 min augmentées du temps nécessaires à l'inspection de l'étanchéité de chaque boucle.
Neuf
• Cas des tubes en cuivre
76
Le réseau est mis sous pression au moyen d'une pompe hydraulique. La pression minimale d'essai est de 20 bar et est maintenue durant la phase d'enrobage et de prise du béton.
Vérification du tube après le bétonnage
L'absence de fuites et la pression d'essai doivent être inscrites dans
un rapport d'essai.
Quand il y a risque de gel, des mesures appropriées telles que l'utilisation d'antigel ou le chauffage du bâtiment doivent être prises.
PROFESSIONNELS
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Pour des tubes en cuivre d'épaisseur inférieure ou égale à 0,8 mm, une pression
de 100 bar permet de rectifier des déformations éventuellement survenues lors
de la pose. Cette pression est maintenue pendant la phase de coulage et de prise
du matériau d'enrobage.
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Commentaire
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Si la protection antigel n'est plus nécessaire dans les conditions normales de fonctionnement, l'antigel doit être vidangé et l'installation
doit être rincée trois fois avec de l'eau propre.
11.4.2. • Essais sur la pompe à chaleur
Il est nécessaire d'effectuer la mise en route en fonction des exigences
du constructeur et a minima de vérifier les points suivants :
• la présence de l'étiquette d'étalonnage des appareils de mesure ;
• les températures d'entrée et de retour et le débit (par mesure de ΔP)
à partir des caractéristiques de la machine ;
• le fonctionnement de la régulation de la pompe à chaleur (en
modifiant la consigne de température, vérifier l'enclenchement
et la coupure du compresseur) ;
• le fonctionnement des sécurités ;
• l'inversion de cycle (si le système est réversible) ;
• l'intensité absorbée ;
• la tension d'alimentation ;
• la puissance absorbée au compresseur.
Dans le cas d'une pompe à chaleur en éléments séparés, il est effectué avant sa mise en service les opérations suivantes :
• tirage au vide ;
• contrôle d'étanchéité ;
• charge en fluide frigorigène.
Ces opérations sont assurées par une entreprise possédant une attestation de capacité conformément à la réglementation en vigueur
(Code de l'environnement, articles R 543-75 à R 543–123).
• la vitesse du ventilateur de l'échangeur air/eau ;
• le sens de rotation du ventilateur ;
Neuf
Il est nécessaire également de vérifier pendant la mise en route les
points complémentaires suivants :
77
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• les conditions de température à l'entrée et à la sortie de l'échangeur sur l'air extérieur ;
• la bonne inversion de cycle et si possible la bonne régulation du
processus de dégivrage ;
• la mesure de la puissance absorbée au ventilateur.
11.4.3. • Essais sur les ventilo-convecteurs
Il est nécessaire de vérifier les points suivants :
• les enclenchements des vitesses du ventilateur ;
• le sens de rotation du ventilateur ;
• les conditions de température à l'entrée et à la sortie de l'échangeur sur l'air ;
• le fonctionnement de la régulation de température ;
• le fonctionnement de la vanne de régulation ;
• l'intensité absorbée ;
• la tension d'alimentation ;
• la mesure de la puissance absorbée au ventilateur ;
• le bon écoulement des condensats.
11.4.4. • Essais sur les radiateurs et convecteurs
à eau
Il est nécessaire de vérifier les points suivants :
• la température ambiante du local ;
• le fonctionnement des robinets thermostatiques par manœuvre.
11.5. • Réglages et équilibrage hydraulique
Après les essais il faut procéder aux réglages des équipements sur les
différents circuits suivant la notice du constructeur, en particulier :
• la purge du circuit hydraulique et le réglage des débits d'eau ;
• le paramétrage des régulateurs.
11.5.1. • Réglages sur les circuits de distribution
Neuf
A partir des éléments donnés dans l'étude technique, l'équilibrage de
l'installation est réalisé.
78
L'équilibrage peut nécessiter la mise hors service du ou des régulateurs, et le
décalage de certains points de consigne. Il est nécessaire de désaccoupler de
leurs moteurs toutes les vannes automatiques de régulation.
D'une façon générale, il convient de court-circuiter tout automatisme pouvant
entraîner des modifications de débit au cours du réglage.
Le circuit planchers chauffants ou chauffants
rafraichissants
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L'étude technique donne notamment les éléments suivants : le diamètre de tube,
la longueur de chaque boucle, le débit d'eau dans chaque boucle, le nombre de
tours à effectuer sur l'élément de réglage…
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Commentaire
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L'équilibrage se réalise en deux étapes :
• équilibrage de chaque boucle entre elles au niveau du collecteur ;
• équilibrage des différents collecteurs entre eux.
Le circuit ventilo-convecteurs, radiateurs et convecteurs à
eau
L'équilibrage se réalise en plusieurs étapes :
• équilibrage des émetteurs sur chaque branche ;
• équilibrage des branches ;
• réglage du débit du circuit.
11.5.2. • Paramétrage du régulateur
Les principales opérations de réglage sont :
• choix de la pente pour la loi d'eau ;
• consignes de température ambiante été/hiver ;
• programmation horaire ;
• seuils d'alarmes.
11.6. • Contrôle du fonctionnement
de l'installation
Après les différents essais et réglages, les paramètres suivants sont
vérifiés :
• les températures des fluides ;
• les températures des locaux ;
• la précision et le bon fonctionnement des appareils de contrôle,
de sécurité et de régulation ;
Neuf
• le fonctionnement silencieux de l'installation ;
79
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• les valeurs de réglage des différents organes de régulation ;
• la puissance absorbée par le compresseur et les accessoires
(intensité et tension).
Un relevé du bon fonctionnement est alors consigné sur une fiche de
mise en service. Les résultats sont vérifiés par rapport aux données
du constructeur.
En [ANNEXE 3] est présenté un exemple de fiche de mise en service.
Commentaire
Ce relevé constitue une référence comparative pour tous les contrôles ultérieurs
et doit servir de base pour le carnet d'entretien de la machine.
11.7. • Mise en main de l'installation
À la fin des travaux, lorsque l'installation fonctionne parfaitement,
l'entrepreneur doit fournir les résultats détaillés obtenus lors des
réglages et essais.
Il fournit au maître d'ouvrage ou à l'utilisateur a minima les éléments
suivants :
• les plans définitifs d'implantation des installations, du local
technique, des réseaux de tuyauteries et éventuellement de
conduits aérauliques avec tout le matériel installé (plans de
récolement) ;
• les schémas électriques détaillés ;
• la documentation technique en langue française sur chacun des
appareils installés ainsi que la liste des pièces de rechange avec
les références ;
• les fiches de mise en service ;
• un schéma de principe de l'installation ;
• une notice de fonctionnement de la régulation (avec notification
de la pente et des points de consignes) ;
• une notice de fonctionnement claire et précise de l'ensemble de
l'installation.
Neuf
Une personne qualifiée ayant participé à la mise en œuvre doit préciser à l'usager les conditions d'utilisation et les limites d'emploi de
son installation.
80
Les autres éléments d'équipements de l'ouvrage (ceux ne faisant pas corps avec
les ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert) font
l'objet d'une garantie de bon fonctionnement d'une durée minimale de deux ans
à compter de sa réception.
Article 1792-4-1 :
Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée
en vertu des articles 1792 à 1792-4 est dégagée des responsabilités et garanties
pesant sur elle, en application des articles 1792 à 1792-2, après dix ans à compter
de la réception des travaux ou, en application de l'article 1792-3, à l'expiration du
délai visé à cet article.
PROGRAMME
Article 1792-3 :
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Pour mémoire, le code civil impose les caractéristiques de responsabilités suivantes :
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Commentaire
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Le tableau ci-dessous récapitule les différents points à vérifier lors des
phases de mise en eau et d'essais.
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Mise en eau :
Nettoyage, rinçage de l'installation
oui
non
Remplissage de l'installation
oui
non
Présence d'antigel dans le circuit hydraulique
oui
non
Produit antigel formulé
Nature : ____________ Volume [l] : ____
oui
non
Mélange eau + antigel réalisé sur site
Nature antigel : ____________
Proportion antigel [%] : ____________
oui
non
Point
corrigé
Essais sur l'eau – P essai = 2 x P service
oui
non
Essais plancher : P essai = 2 x P service avec une
pression minimale de 6 [bar]
oui
non
Essais sur la PAC
oui
non
Essais sur les émetteurs
oui
non
Réglages et équilibrage hydraulique
oui
non
Contrôle du bon fonctionnement de l'installation
complète
oui
non
Mise en main de l'installation
oui
non
Neuf
s Figure 57 : Exemple de fiche d'autocontrôle pour la vérification lors des phases de mise en eau et
d'essais
81
INFORMATIONS
ET CONSEILS A
L'UTILISATEUR
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12
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12.1. • Caractéristiques de la tension
d'alimentation
Le décret n°2007-1826 et l'arrêté du 24 décembre 2007 fournissent des
prescriptions techniques en matière de qualité des réseaux publics
de transport et de distribution d'électricité. Ils définissent notamment
les valeurs extrêmes de la tension délivrée aux utilisateurs du réseau
basse tension :
• la valeur efficace de la tension nominale (Un) qui est de 230 V
en monophasé et de 400 V en triphasé ;
• la tension efficace, moyennée sur 10 minutes, qui doit rester
dans la plage Un±10%. Elle est comprise entre 207 et 253 V en
monophasé et entre 360 et 440 V en triphasé.
Si les caractéristiques du réseau électrique sont en-dessous ou audessus de ces valeurs, certains matériels pourraient être endommagés, voire ne pas fonctionner.
Commentaire
Il convient de conseiller à l'utilisateur de se renseigner auprès de son fournisseur
d'énergie sur la tension fournie au droit de la future installation.
Neuf
L'absence de communication d'informations de la part de l'utilisateur
à l'installateur signifie que la qualité du réseau électrique est tout à
fait correcte et se situe dans les marges stipulées ci-dessus.
82
Après l'installation, l'utilisateur doit vérifier auprès de sa compagnie
d'assurance que les vols ou les éventuels dommages dont les matériels pourraient faire l'objet sont bien couverts.
Commentaire
Il convient de conseiller à l'utilisateur de vérifier auprès de sa compagnie d'assurance que les vols ou les éventuels dommages dont les matériels pourraient faire
l'objet sont bien couverts une fois l'installation terminée.
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Une installation de chauffage par pompe à chaleur comprend des
matériels de coûts plus ou moins importants.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
12.2. • Couverture par les assurances
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.3. • Particularités des pompes à chaleur
air extérieur/eau
12.3.1. • Esthétisme
Avant installation, les principaux matériels sont présentés au client
final au travers de documentations de constructeurs et/ou de fiches
produits spécifiques. Certains de ces équipements comme la pompe à
chaleur sont installés à l'extérieur de l'habitation avec un positionnement défini en accord avec l'utilisateur.
Par la signature de la commande de réalisation de l'installation, le
client reconnaît avoir eu connaissance de l'aspect esthétique de la
pompe à chaleur et accepté l'emplacement qui a été choisi d'un commun accord. En aucun cas, il ne peut être reproché à l'installateur le
caractère inesthétique ou disgracieux de cet équipement.
Il en est de même concernant les équipements installés à l'intérieur de
l'habitation pour lesquels les documentations de constructeurs et/ou
des fiches produits spécifiques ont été également présentées au client
final et leur emplacement choisi d'un commun accord entre les parties.
Commentaire
Il convient de s'assurer que l'implantation de la pompe à chaleur n'est pas
contraire aux règles d'urbanisme ou de copropriété.
Commentaire
Il est de la responsabilité de l'installateur de prévenir son client des éventuelles
nuisances générées par le bruit de la pompe à chaleur.
Une pompe à chaleur air/eau installée à l'extérieur intègre un ou
plusieurs ventilateurs dont les vitesses peuvent varier lors du
Neuf
12.3.2. • Mouvement d'air
83
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
fonctionnement. Ces ventilateurs entraînent des mouvements d'air
soit en face, soit au-dessus de l'unité. Cet air peut être très froid
notamment en hiver lors de températures négatives.
Bien que ce phénomène soit pris en compte lors de la préconisation
d'implantation faite par l'installateur, cet effet de courant d'air et les
conséquences éventuelles sur les végétaux à proximité ne peuvent
être reprochés à l'installateur.
12.3.3. • Animaux divers
Les matériels implantés à l'extérieur comme une pompe à chaleur par
exemple sont susceptibles de servir d'abris aux rongeurs, insectes
ou autres petits animaux. Ils peuvent entraîner des dégradations
diverses, des éventuels dysfonctionnements, voire même des pannes
qui ne peuvent être couverts par la garantie de l'installateur ni du
fournisseur.
Commentaire
Il convient au client de veiller à ce que les petits animaux ou insectes ne puissent
pénétrer dans les différents éléments extérieurs ou faire en sorte qu'ils en soient
chassés.
12.4. • Obligations d'entretien
et de maintenance
Commentaire
Il convient d'informer par écrit le client final des obligations d'entretien et de
maintenance à prendre en compte pour la pérennité de l'installation.
Les obligations concernées :
• dans le cas où la masse de fluide frigorigène contenue dans
la pompe à chaleur est supérieure à 2 kg, il y a obligation d'un
contrôle annuel d'étanchéité (arrêté du 7 mai 2007).
Neuf
Cette opération doit être réalisée par une entreprise disposant de l'attestation de capacité conformément à la réglementation en vigueur, en particulier pour les opérations mentionnées dans les articles R543-75 à R543-123 du Code de
l'environnement ;
84
• dans le cas où l'installation est réversible et que la puissance frigorifique nominale est supérieure à 12 kW, le client final, de sa
propre initiative, doit faire procéder à une inspection périodique
de son installation par un organisme de certification (décret du
31 mars 2010). Cette inspection doit être renouvelée tous les
cinq ans.
L'installateur doit informer le client final de la nécessité d'un entretien et d'une
maintenance de son installation.
Les opérations de maintenance ont pour but :
• de fournir des performances optimales ;
• d'allonger la durée de vie du matériel ;
• d'assurer le meilleur confort dans le temps au client.
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Commentaire
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12.5. • Préconisations d'un entretien
et d'une maintenance
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Des précisions complémentaires peuvent être apportées au client, par
exemple :
• à chaque visite périodique, il est effectué un relevé des données
utiles au contrôle du bon fonctionnement de l'installation (températures, intensités…). Ce relevé est reporté sur le carnet d'entretien et comparé avec les données consignées sur la fiche de
mise en service. Toute anomalie est signalée ;
• à chaque visite périodique, il est effectué des vérifications et des
contrôles sur l'installation (concentration en glycol, nettoyage
du filtre à eau…) pour le bon fonctionnement de l'installation.
12.6. • Spécificités de l'installation
Il convient d'informer le client final des précautions à prendre pour le
bon fonctionnement de l'installation.
À titre d'exemples :
• l'alimentation électrique doit être conservée en cas d'absence
prolongée en hiver.
En cas d'absence prolongée, il convient de changer le mode de
fonctionnement de la régulation et de choisir le mode hors gel.
Pour que ce mode puisse gérer convenablement l'installation,
l'alimentation électrique ne doit pas être interrompue.
Une étiquette peut être disposée pour avertissement ;
En cas de chute de pression d'eau dans l'installation, cela peut
provenir d'une fuite d'eau anormale soit sur le réseau soit dans
un élément de l'installation (vase d'expansion par exemple).
Il convient de faire appel à un technicien afin de rechercher la
cause du manque d'eau.
Dans le cas d'une installation avec un produit formulé, une eau
traitée ou contenant un antigel, l'ajout d'eau brute du réseau
Neuf
• seul un technicien rajoute de l'eau dans l'installation.
85
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Neuf
86
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d'eau de ville provoque des conséquences non négligeables :
corrosion, risque de gel accru, etc.
• nettoyage périodique par l'utilisateur des grilles de prise d'air
ou de rejet en cas de pompe à chaleur installée en local technique, afin d'éviter toute obturation des grilles notamment lors
de la chute des feuilles en automne
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ANNEXES
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POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
[ANNEXE 1] : EXEMPLE DE FICHE D'AUTOCONTROLE POUR LA
VERIFICATION DE L'INSTALLATION (liste non exhaustive)
[ANNEXE 2] : LONGUEURS MAXIMALES DES LIAISONS ELECTRIQUES
Neuf
[ANNEXE 3] : EXEMPLES DE FICHE DE MISE EN SERVICE
87
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE
D'AUTOCONTROLE POUR LA VERIFICATION
DE L'INSTALLATION (liste non exhaustive)
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Point
corrigé
Dossier de conception :
Existence de l'étude thermique
oui
non
Existence de notes de dimensionnement
oui
non
Dimensionnement correct PAC
oui
non
Dimensionnement correct PAC + Appoint
oui
non
Dimensionnement réseau hydraulique (Volume
tampon, circulateur, vase d'expansion, tuyauteries)
oui
non
Schéma électrique d'alimentation
oui
non
Point
corrigé
Pompe à chaleur :
Marque : ____________
Type :____________
TOR ou INVERTER : ____________
Fluide frigorigène :________ Masse [kg] : ____
Extérieure Intérieure Bibloc
____
____
____
Appoint après la PAC (sens circulation d'eau)
oui
non
Volume tampon :
Situation : avant ou après PAC, 2 ou 4 piquages
oui
non
Accès aisé à la PAC
oui
non
Espaces suffisants pour démontage habillage
oui
non
Accès aisé aux différents composants
(ou conforme aux préconisations du constructeur)
oui
non
Support pour mise hors d'eau ou hors neige
oui
non
Pose du support sur matériau résilient
oui
non
Pose de la PAC sur plots antivibratiles
oui
non
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries
oui
non
Évacuation correcte des condensats
oui
non
Bonnes implantations grilles entrée et sortie d'air
oui
non
Calfeutrement correct des grilles
oui
non
Fixations correctes des conduits aérauliques
oui
non
Isolation correcte des conduits aérauliques
oui
non
Ventilation du local technique
oui
non
Bonnes implantations des grilles de ventilation
oui
non
Calfeutrement correct des grilles de ventilation
oui
non
PAC dans un local – dispositions particulières
Neuf
S.O : Sans objet
88
S.O
S.O
S.O
Installation d'un disconnecteur (si connexion au réseau oui
d'eau de ville)
non
Évacuation correcte vers égout
oui
non
Installation d'une soupape de sécurité
P tarage [bar] :
oui
non
Évacuation correcte vers égout
oui
non
Installation correcte du ou des circulateurs
(sens de circulation, vitesse réglée…)
oui
non
Installation d'un robinet de réglage de débit
oui
non
Installation d'un ensemble robinets + manomètres
oui
non
Installation d'un vase d'expansion
Volume [l] : ________ P gonflage [bar] : ____
oui
non
Installation d'un robinet d'isolement ou autre dispositif
pour la maintenance
oui
non
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
oui
non
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
oui
non
Bons sens d'écoulements vers les appareils
oui
non
Pot à boues sur le retour PAC
oui
non
Filtre à tamis
oui
non
Vidanges en points bas
oui
non
Bouteille de purge et purgeur automatique sortie PAC
oui
non
Purges d'air en points hauts
oui
non
Installation collecteurs pour passage tubes en dalle
oui
non
Installation distributeur-collecteur plancher chauffant
oui
non
Traversées des parois avec fourreau
oui
non
Étanchéité passages de tuyauteries dans les parois
oui
non
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
oui
non
Traceur mise hors gel pour tuyauteries extérieures
oui
non
Protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur
oui
non
Étiquetage des appareils
oui
non
Repérage et fléchage des tuyauteries de distribution
oui
non
DES
Point
corrigé
Réseau hydraulique de distribution :
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Date :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
PROGRAMME
Repère :
PROFESSIONNELS
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
S.O : Sans objet
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Point
corrigé
Réseau frigorifique de liaison :
Existence des préconisations du constructeur
(diamètres des tuyauteries, longueurs minimales et
maximales des liaisons, dénivelé maximum, données
pour masse de fluide frigorigène à ajouter, rédaction
de l'étiquette correspondante, couples de serrage
des raccords…)
oui
non
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
oui
non
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
oui
non
Neuf
Repère :
89
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Repère :
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
Date :
Traversées des parois avec fourreau
oui
non
Remblaiement tranchées pour tuyauteries enterrées
oui
non
Étanchéité passages de tuyauteries dans les parois
oui
non
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
oui
non
Protection mécanique sur l'isolant à l'extérieur
oui
non
Étiquetage et repérage des appareils
oui
non
Repérage et fléchage des tuyauteries
oui
non
Point
corrigé
Émetteurs :
Plancher chauffant
Bons raccordements au distributeur-collecteur
oui
non
SO
Réglages et équilibrage des boucles
oui
non
SO
Fixation correcte des appareils sur les parois
oui
non
SO
Robinets d'isolement sur chaque appareil
oui
non
SO
Présence d'un filtre à air propre
oui
non
SO
Présence d'un régulateur
Intégré ou déporté : ………….............................
Rebouchage des percements de murs et cloisons
oui
non
SO
oui
non
SO
Fixation correcte des appareils sur les parois
oui
non
SO
Étanchéité des raccords
oui
non
SO
Dispositif de réglage de débit
oui
non
SO
Présence de robinet thermostatique
oui
non
SO
Rebouchage des percements de murs et cloisons
oui
non
SO
Ventilo-convecteurs
Radiateurs
Point
corrigé
Vérification de la tension d'alimentation
oui
non
SO
Présence d'un disjoncteur différentiel
Valeur de coupure [A] : ____________
Disjoncteur courbe D pour la PAC
oui
non
SO
oui
non
SO
Présence interrupteur de proximité sur PAC ou
unité extérieure
Vérifications des sections de câbles
oui
non
SO
oui
non
SO
Vérifications des isolements
oui
non
SO
Bon serrage des connexions électriques
oui
non
SO
Bon raccordement à la terre
oui
non
SO
Étanchéité des passages de câbles à travers les
parois
Étiquetage des câbles
oui
non
SO
oui
non
SO
Repérage des bornes en armoire
oui
non
SO
Neuf
Point
corrigé
90
Choix des paramètres du régulateur de la PAC
(pente, décalage parallèle …)
Choix des paramètres du régulateur de la
chaudière (pente, décalage parallèle, …)
oui
non
SO
oui
non
SO
oui
non
SO
Vérification température de départ après appoint
oui
non
SO
Vérification températures de retour
oui
non
SO
Poses correctes des sondes de régulation (sonde
extérieure, sonde de retour ou/et de départ d'eau,
sonde d'ambiance)
oui
non
SO
Étanchéité des passages de câbles à travers les
parois
oui
non
SO
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Vérification température de départ selon
émetteurs
DES
Date :
Point
corrigé
Mise en eau :
Nettoyage de l'installation
oui
non
SO
Remplissage de l'installation
oui
non
SO
Présence d'antigel dans le circuit hydraulique
oui
non
SO
Produit antigel formulé
Nature : ____________ Volume [l] : ____
oui
non
SO
Mélange eau + antigel réalisé sur site
Nature antigel : ____________
Proportion antigel [%] : ____________
oui
non
SO
PROFESSIONNELS
POMPE À CHALEUR Air extérieur/Eau
Fiche d'autocontrôle
PROGRAMME
Repère :
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Point
corrigé
Essais sur l'eau – P essai = 2 x P service
oui
non
SO
Essais plancher : P essai = 2 x P service avec une
pression minimale de 6 [bar]
oui
non
SO
Essais sur la PAC
oui
non
SO
Essais sur les émetteurs
oui
non
SO
Réglages et équilibrage hydraulique
oui
non
SO
Contrôle du bon fonctionnement de l'installation
complète
oui
non
SO
Mise en main de l'installation
oui
non
SO
S.O : Sans objet
Neuf
Cette fiche est un outil à l'attention de l'entreprise, à utiliser pour
contrôler ses propres travaux.
91
PROFESSIONNELS
ANNEXE 2 : LONGUEURS MAXIMALES
DES LIAISONS ELECTRIQUES
Les chutes de tension sont déterminées à l'aide de la formule
suivante :
∆U = b × ( ρ1 ×
L
× cos ϕ + λ × L × sin ϕ ) × lB
S
Avec :
- ΔU : chute de tension, en volt
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
- b : coefficient égal à 1 pour les circuits triphasés et égal à
2 pour les circuits monophasés. Attention, les circuits triphasés avec neutre complètement déséquilibré (une seule phase
chargée) sont considérés comme des circuits monophasés.
- ρ1 : résistivité des conducteurs en service normal, considérée égale à la résistivité à la température en service normal,
soit 1,25 fois la résistivité à 20 °C, soit 0,023 Ω.mm²/m pour le
cuivre et 0,037 Ω.mm²/m pour l'aluminium
- L : longueur simple de la canalisation, en m
- S : section des conducteurs, en mm²
-cos φ : facteur de puissance (en l'absence d'indications précises, le facteur de puissance est considéré égal à 0,8 (sin φ
de 0,6))
- λ : réactance linéique des conducteurs (considérée égale à
0,08 mΩ/m en l'absence d'autres indications)
- IB : courant d'emploi en ampère
Neuf
P (W)
92
(1)
I (A)
(2)
500
2,72
1000
5,43
1500
0,5 0,75 1
57
1,5 2,5
section (mm²)
4 6 10 16
25
35
50
70
86
114 171 285 455 679 1120 1766 2698 3688 5086 6806
43
57
85
142 227 339 560
883
1349 1844 2543 3403
8,15
57
95
151 226 373
588
899
1229 1695 2268
2000
10,87
42
71
113 169 280
441
674
922
1271 1701
2500
13,59
57
91
135 224
353
539
737
1017 1361
3000
16,30
47
75
113 186
294
449
614
847
1134
3500
19,02
40
65
97
160
252
385
526
726
972
4000
21,74
56
84
140
220
337
461
635
850
4500
24,46
50
75
124
196
299
409
565
756
5000
27,17
45
67
112
176
269
368
508
680
5500
29,89
41
61
101
160
245
335
462
618
6000
32,61
56
93
147
224
307
423
567
6500
35,33
52
86
135
207
283
391
523
7000
38,04
48
80
126
192
263
363
486
7500
40,76
45
74
117
190
245
339
453
8000
43,48
42
71
110
168
230
317
425
46,20
9000
39
25
35
50
70
65
103
158
216
299
400
48,91
62
98
149
204
282
378
9500
51,63
58
92
142
194
267
358
10000
54,35
56
88
134
184
254
340
10500
57,07
53
84
128
175
242
324
11000
59,78
50
80
122
167
231
309
11500
62,50
48
76
117
160
221
295
12000
65,22
46
73
112
153
211
283
12500
67,93
44
70
107
84
203
272
13000
70,65
43
67
103
141
195
261
13500
73,37
41
65
99
136
188
252
14000
76,09
40
63
96
131
181
243
14500
78,80
60
93
127
175
234
15000
81,52
58
89
122
169
226
PROFESSIONNELS
1,5 2,5
DES
8500
0,5 0,75 1
section (mm²)
4 6 10 16
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
I (A)
(2)
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
P (W)
(1)
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
(1) Puissance nominale en W
(2) Intensité nominale en A
s Figure A. 2.1 : Longueurs maximales des liaisons en m pour des conducteurs cuivre compatibles avec
une chute de tension de 5% (230 V, monophasé, cos φ de 0,8)
I (A)
(2)
0,5 0,75 1
1,5 2,5
section (mm²)
4 6 10 16
25
35
50
70
500
0,90
601 901 1201 1800 2992 4769 7118 11742 18506 28278 38643 53293 71319
1000
1,80
300 152 166 900 1496 2384 3559 5871 9253 14139 19321 26646 35659
1500
2,71
200 300 400 600 997 1589 2372 3914 6168 9426 12881 17764 23773
2000
3,61
150 225 300 450 748 1192 1779 2935 4626 7069 9660 13323 17829
2500
4,51
180 240 360 598 953 1423 2348 3701 5655 7728 10658 14263
3000
5,41
150 200 300 498 794 1186 1957 3084 4713 6440 8882 11886
3500
6,31
171 257 427 681 1016 1677 2643 4039 5520 7613 10188
4000
7,22
150 225 374 596 889 1467 2313 3534 4830 6661 8914
4500
8,12
193 332 529 790 1304 2056 3142 4293 5921 7924
5000
9,02
180 299 476 711 1174 1850 2827 3864 5329 7131
5500
9,92
163 272 433 647 1067 1682 2570 3513 4844 6483
6000
10,83
150 249 397 593 978
1542 2356 3220 4441 5943
6500
11,73
138 230 366 547 903
1423 2175 2972 4099 5486
7000
12,63
213 340 508 838
1321 2019 2760 3806 5094
7500
13,53
199 317 474 782
1233 1885 2576 3552 4754
8000
14,43
187 298 444 733
1156 1767 2415 3330 4457
8500
15,34
176 280 418 690
1088 1663 2273 3134 4195
9000
16,24
166 264 395 652
1028 1571 2146 2960 3962
9500
17,14
157 251 374 618
974
1488 2033 2804 3753
10000
18,04
149 238 355 587
925
1413 1932 2664 3565
10500
18,94
142 227 338 559
881
1346 1840 2537 3396
11000
19,85
136 216 323 533
841
1285 1756 2422 3765
Neuf
P (W)
(1)
93
PROFESSIONNELS
P (W)
I (A)
(2)
0,5 0,75 1
1,5 2,5
section (mm²)
4 6 10 16
25
35
50
70
11500
20,75
207 309 510
804
1229 1680 2317 3100
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
(1)
12000
21,65
198 296 489
771
1178 1610 2220 2971
12500
22,55
192 289 469
740
1131 1545 2131 2852
13000
23,45
183 273 451
711
1087 1486 2049 2743
13500
24,36
176 263 434
685
1047 1431 1973 2641
14000
25,26
170 254 419
660
1009 1380 1903 2547
PROGRAMME
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
14500
26,16
164 245 404
638
975
1332 1837 2459
15000
27,06
158 237 391
616
942
1288 1776 2377
(1) Puissance nominale en W
(2) Intensité nominale en A
Neuf
s Tableau A. 2.2 : Longueurs maximales des liaisons pour des conducteurs cuivre compatibles avec une
chute de tension de 5% (400 V, triphasé, cos φ de 0,8)
94
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D'INSTALLATION AVEC PAC TOUT OU RIEN
Coordonnées installateur :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Coordonnées metteur au point :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Date :
Coordonnées utilisateur :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Attestation de
capacité : ________
N° : ______
Date obtention :
____________
Température
extérieure [°C] : ____
Marque PAC : ______
Type : ____________
N° série : __________ Complément : ______
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
Repère
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
ANNEXE 3 : EXEMPLES DE FICHE DE MISE
EN SERVICE
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
CIRCUIT HYDRAULIQUE
Émetteurs
Plancher
Radiateurs
Ventilo-convecteurs
Tuyauteries PAC :
Diamètre : ______
Présence filtre à tamis
O/N :
Présence pot à boues
O/N :
Marque circulateur :
Vitesse rotation :
Type : ____________
______
Débit [m3/h] : ______
HMT [mCE] :
T° départ PAC : ____
T° retour PAC :
Fonctionnement appoint T° sortie
O/N :
appoint :
Soupape de sécurité
O/N : ______
Pression de tarage
[bar] :
Vase d'expansion :
Contenance [l] :
Pression [bar] :
Volume tampon O/N :
Volume [l] : ____
2 piquages aller O/N :
2 piquages retour O/N :
4 piquages O/N :
Ajout glycol O/N :
Marque : __________
Nature :__________
% : ____
CIRCUIT FRIGORIFIQUE
Nature fluide frigorigène :
Masse [kg] :
Longueur tuyauteries supplémentaires
[m] : ____
Masse de fluide frigorigène ajoutée
[kg] : ____
Mesure SURCHAUFFE
Mesure SOUS REFROIDISSEMENT
BP [bar] : ____
T° évaporation [°C] : _
T° vapeur sortie
évaporateur [°C] : ___
HP [bar] : ____
T° condensation [°C] :
T° liquide sortie
condenseur [°C] : ___
Fonctionnement vanne inversion cycle O/N :
Fréquence ou vitesse fixe :
T° extérieure [°C] :
CIRCUIT ELECTRIQUE
Tension alimentation :
(avant mise en route en amont sectionneur
général)
Mesures compresseur : ____________
(régime retour mini à 30 [°C])
Mesures ventilateur 1
Mesures circulateur 1
Tension [V] :____
Intensité [A] :____
Mesures ventilateur 2
Tension [V] :____
Tension [V] :____
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Intensité [A] : ____
Mesures circulateur 2
Tension [V] :____
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Disjoncteur protection
Type : ____________
Calibre : __________
OBSERVATIONS :
VISA UTILISATEUR :
Neuf
VISA METTEUR AU POINT :
95
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROFESSIONNELS
POMPES À CHALEUR AIR EXTERIEUR / EAU EN HABITAT INDIVIDUEL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D'INSTALLATION AVEC PAC INVERTER
Repère
Coordonnées installateur :
Coordonnées metteur au point :
Coordonnées utilisateur :
Ets :
Ets :
Nom :
Adresse :
Adresse :
Adresse :
CP + ville :
CP + ville :
CP + ville :
Attestation de
N° : ____________
Date obtention : ____ Température
capacité :
extérieure [°C] : ____
Marque PAC :
Type : ____________ N° série : __________ Complément : ______
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
CIRCUIT HYDRAULIQUE
Émetteurs
Plancher
Radiateurs
Ventilo-convecteurs
Tuyauteries PAC :
Diamètre : ____
Présence filtre à tamis
Présence pot à boues
O/N :
O/N :
3
HMT [mCE] : ____
Marque circulateur :
Type : ____________ Débit [m /h] : ____
Vitesse rotation : ____
T° départ PAC : ____
T° retour PAC : ____
Fonctionnement appoint T° sortie
O/N : ____
appoint : ____
Soupape de sécurité
Pression de tarage
Vase d'expansion :
Contenance [l] : ____
O/N :
[bar] : ____
Pression [bar] : ____
En parallèle O/N :
Volume tampon O/N : Volume [l] : ____
Série sur aller O/N :
____
Série sur retour O/N :
____
Ajout glycol O/N : ____ Marque : __________ Nature :__________
% : ____
CIRCUIT FRIGORIFIQUE
Nature fluide frigorigène :
Masse [kg] : ____
Longueur tuyauteries supplémentaires
[m] : ____
Masse de fluide frigorigène ajoutée
[kg] : ____
Contrôle étanchéité après mise en service :
BP [bar] : ____
T° vapeur sortie
HP [bar] : ____
T° liquide sortie
T° évaporation [°C] :
évaporateur [°C] : ____ T° condensation [°C] : condenseur [°C] : ____
____
____
Fréquence ou vitesse fixe :
Fonctionnement vanne inversion cycle
O/N :____
CIRCUIT ELECTRIQUE
Tension alimentation :
(avant mise en route en amont sectionneur
général)
Mesures ventilateur 1
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Mesures ventilateur 2
Tension [V] : ____
Tension [V] : ____
Disjoncteur protection
Type :
Neuf
Mesures compresseur :
(régime retour mini à 30 [°C]) ____
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Mesures circulateur 1
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Mesures circulateur 2
Tension [V] : ____
Intensité [A] : ____
Calibre :
OBSERVATIONS :
VISA METTEUR AU POINT :
96
Date :
VISA UTILISATEUR :
L'original de la fiche de mise en service doit être placé dans le carnet
d'entretien de la pompe à chaleur. Une copie est à remettre à l'utilisateur. Une autre copie est conservée par l'installateur.
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
■■ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
■■ Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
■■ Agence qualité construction (AQC) ;
■■ Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
■■ Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
■■ Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
■ Électricité de France (EDF) ;
■ Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
■ Fédération française du bâtiment (FFB) ;
■■ Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
■ Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
■■■Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
■ GDF SuEZ ;
■ Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
■ Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
■ Plan Bâtiment Durable ;
■ SYNTEC Ingénierie ;
■■ Union nationale des syndicats français d’architectes
(uNSFA) ;
■ union nationale des économistes de la construction
(uNTEC) ;
■ union sociale pour l’habitat (uSH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
R
O
EC
MMA
N D AT I O
NS
PR
O
F
ES
SI
ON
NEL
LES
POMPES À CHALEuR AIR
EXTERIEuR / EAu EN HABITAT
INDIVIDUEL
INSTALLATION ET MISE
EN SERVICE
DÉCEMBRE 2013
NEuF
Ces Recommandations professionnelles concernent les installations de pompes
à chaleur air extérieur/eau de puissance calorifique inférieure à 50 kW destinées
au chauffage ou au chauffage-refroidissement en habitat individuel neuf.
Elles fournissent les prescriptions relatives à l'installation et à la mise en service
mais également à la mise en main à l'utilisateur en décrivant les informations et
les conseils à apporter à ce stade.
Ces Recommandations portent sur la pompe à chaleur et son appoint mais aussi
sur les composants du circuit hydraulique (disconnecteur, circulateur, volume
tampon,…) ainsi que sur les émetteurs et la régulation.
Afin d'aider le professionnel, des fiches d'autocontrôle sont proposées.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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