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Le manuel utilisateur 2BSvs vous guidera dans la compréhension et l'application de la méthodologie 2BSvs pour le calcul des émissions de GES. Il couvre des aspects clés tels que les valeurs réelles et par défaut, les étapes de transport, les outils de calcul, la cogénération, et bien plus encore.

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Manuel utilisateur 2BSvs - Calcul de GES | Manualzz

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Fonctionnalités clés

  • Clarification des règles d’application

  • Synthèse des questions récurrentes

  • Aide aux Opérateurs Economiques

  • Gestion du système de management 2BSvs

Foire aux questions

Il est possible d’utiliser des valeurs réelles mais aussi des valeurs par défaut, si tant est que ces valeurs soient en conformité avec les critères imposés par l’article 19.3 de la Directive sur les Energies Renouvelables (Directive 2009/28/EC). Dans tous les cas, les valeurs réelles transmises doivent être exprimées en kg CO2-eq/t de produit intermédiaire afin qu’elles puissent être utilisées par les opérateurs suivant. Les valeurs par défaut doivent être exprimées en g CO2-eq/MJ de produit fini. Si un opérateur économique rentre dans son bilan massique une valeur par défaut en gCO2-eq/MJ, alors il doit en sortir une valeur par défaut en gCO2-eq/MJ. De la même manière si une valeur réelle (en kgCO2-eq/t) rentre dans le bilan massique, alors il doit en sortir une valeur en kgCO2-eq/t. C’est uniquement le dernier opérateur économique qui convertira la valeur réelle en kgCO2-eq/t en gCO2-eq/MJ de biocarburant. Si un opérateur économique rentre à la fois des valeurs réelles et des valeurs par défaut dans son bilan massique, alors les valeurs réelles et par défaut doivent être affichées séparément dans le bilan massique.

Il n’est pas possible de soustraire ces deux valeurs car : Ces deux valeurs n’ont pas la même unité. En effet, une valeur par défaut est exprimée en kg CO2-eq/MJ tandis qu’une valeur réelle est exprimée en kg CO2-eq/t Le facteur par défaut ep transcrit les émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble des opérations de transformation. Si l’un des opérateurs des actions de transformations adopte une valeur par défaut, alors tous les autres opérateurs sont couverts par cette valeur par défaut et doivent adopter cette même valeur par défaut.

Cette valeur doit être renseignée en : m3/t de matière entrante, pour les eaux usées kg/t de matière entrante, pour les déchets solides.

Une solution consiste en l’évaluation des impacts sur deux feuilles différentes. Sur la première feuille, il faut modéliser la centrale de cogénération avec l’un des combustibles puis sur la deuxième feuille, la centrale de cogénération avec le deuxième combustible. L’astuce consiste alors à faire une moyenne entre les deux résultats obtenus sur les deux feuilles pour chaque combustible. Dans sa prochaine version de l’outil, le schéma 2BSvs intégrera la possibilité de faire appel à deux combustibles pour une même centrale de cogénération.

Le tableau ci-dessous propose quelques valeurs de référence pour huit filières pour l’étape de culture (eec) : eec (kg CO2-eq/ t biomasse) Betterave Blé Maïs Sucre de canne Colza Tournesol Soja Palme 36 306 295 27 665 403 365 122 1 Ces valeurs ont été calculées à l’aide des données issues du JEC dans le cadre du calcul des valeurs par défaut. 1 Source : JEC consortium (JRC, EUCAR and CONCAWE) - http://re.jrc.ec.europa.eu/biof/xls/Biofuels%20pathways%20RED%20method%2014Nov2008.xls

Le retournement des parcelles forestières et de « cultures pérennes » (dont les terres viticoles, et les palmiers à huile) constitue un changement d’affectation des sols. Les opérateurs économiques utilisateurs du référentiel STD01, et donc les coopératives et négoces, ont donc deux solutions pour conclure sur le caractère durable ou non des cultures : Calculer la valeur réelle des émissions de gaz à effet de serre pour ces parcelles, attribuées au facteur el ; 2BSvs a élaboré un outil de calcul du changement d'affectation des sols directs, utilisable par les opérateurs économiques Classer la culture comme non durable. Par ailleurs, les auto-déclarations envoyées par les agriculteurs déclarent les terres arables ; les parcelles de cultures pérennes sont bien considérées comme des terres arables. Ainsi il n'est pas obligatoire de mentionner les surfaces des cultures pérennes comme étant des surfaces non-arables sur l’auto déclaration. Cependant cela ne soustrait pas l’agriculteur (ou le premier point de stockage) de prendre les mesures nécessaires pour prendre en compte les émissions de GES associées au changement d’affectation des sols, ou de classer les productions de biomasse issues de ces parcelles comme non durables. 2 Annexe II de la communication de la commission 2010/C 160/02 - Le changement d'affectation des sols doit être interprété comme faisant référence aux modifications en termes de couverture des terres entre les six catégories de terres utilisées par le GIEC (terres forestières, prairies, terres cultivées, terres humides, établissements, autres terres) auxquelles s'ajoute une septième catégorie, les cultures pérennes, c'est-à-dire les cultures pluriannuelles dont la tige n'est pas récoltée chaque année, tels que les taillis à rotation rapide et les palmiers à huile ( 4 ). Ainsi, le passage de la prairie à des terres cultivées constitue un changement d'affectation des sols, tandis que le passage d'une culture (maïs par exemple) à une autre (tel que le colza) n'en est pas un. Les terres cultivées englobent les terres en jachère (laissées au repos pendant une ou plusieurs années avant d'être cultivées à nouveau). Un changement dans les activités de gestion, la pratique du labour ou les apports de fumier n'est pas considéré comme un changement d'affectation des sols.

Même si l'expéditeur est certifié 2BS, il appartient à l'entité qui reçoit de s'assurer que les informations transmises sont cohérentes, et dignes de confiance. Comme le fait de vérifier si une valeur réelle est exprimée selon la bonne unité par exemple, ou que la valeur par défaut soit la valeur appropriée.

La directive ou le schéma 2BSvs ne précise rien à ce sujet, cependant les valeurs NUTS2, et de la directive sont arrondis au gramme de CO2-eq/MJ prêt. Ainsi il est possible d’arrondir la valeur GES au gramme de CO2-eq/MJ. Exemple : Valeur calculée = 29,38 g CO2-eq/MJ ⇛ 29 g CO2-eq/MJ. Valeur calculée = 29,71 g CO2-eq/MJ ⇛ 30 g CO2-eq/MJ Valeur calculée = 29,50 g CO2-eq/MJ ⇛ 30 g CO2-eq/MJ

Les caractéristiques de durabilité doivent être transmises sur les documents de vente ("sales documents" 1.3.1 dans le texte du STD02). Il est alors possible soit de reporter un numéro de contrat sur les factures et bons de livraison. Les caractéristiques de durabilité doivent alors être mentionnées dans ce contrat. Soit de mentionner directement sur les bons de livraisons et factures les caractéristiques de durabilité, avec les valeurs de GES.

Il est possible de regrouper sur une même facture l’ensemble des livraisons qui ont été effectuées sur une période donnée. Les caractéristiques de durabilité transmises doivent correspondre à l’ensemble des lots livrées afin de garder l’équilibre dans les comptes de crédit. De plus, selon la directive : « Tout lot extrait du mélange peut se voir assigner n’importe quelle série de caractéristiques de durabilité pour autant que la combinaison de tous les lots issus du mélange présente les mêmes tailles pour chacune des séries de caractéristiques présentes dans le mélange. ». L’opérateur économique peut dissocier les caractéristiques de durabilité de la marchandise physique, en attribuant à un lot des caractéristiques de durabilité correspondant à un prorata de la totalité du compte de crédit. Dans le cas où un opérateur économique vend plusieurs lots comprenant des huiles en mélange provenant de biomasses différentes. On peut alors attribuer à un lot les caractéristiques de durabilité d’une de ces huiles sans faire de prorata des caractéristiques pour chaque lot. Par exemple dans le cas suivant : où un opérateur économique vend 7 lots, comprenant du colza (en vert), du tournesol (en jaune), et du soja (en orange), le tout mélangé physiquement. On peut déclarer 4 lots de colza (en vert), 2 lots de tournesol (en jaune), et 1 lot de soja (en orange) à attribuer aux différents certificats.

Toutes les étapes de transport doivent être comptabilisées, comme indiqué dans la Directive 2009/28/EC. Elles sont prises en compte dans le facteur etd et non dans eec. Dans le cas des étapes de transport relatives à la collecte de la biomasse, etd prend en compte les émissions dues aux transports et au stockage des produits bruts et semi-finis.

Les émissions résultant du transport et de la distribution (etd) comprennent le transport des matières premières et des matériaux semi-finis, ainsi que la distribution des matériaux finis. La distance à considérer est définie comme étant la distance parcourue (par chaque mode de transport : bateau, camion,…) par des matières premières ou des matériaux semi-finis depuis l’organisme stockeur jusqu’à l’usine de transformation, et entre les différentes étapes de transformation. Chaque opérateur doit alors renseigner la distance parcourue uniquement pour un aller-simple (ex : depuis l’organisme stockeur jusqu’à l’usine de transformation).

Comme préconisé dans la méthodologie 2BSvs (2BSvs-STD-03), il existe différents cas de figures : 1 L’opérateur économique, produit des déchets lors de son processus de fabrication de biocarburant, et ces déchets sont recyclés/valorisés pour une autre utilisation : Le transport de collecte et le stockage ne sont pas pris en compte, les émissions allouées au facteur etd seront nulles pour ces déchets. Les impacts des procédés de recyclage/valorisation sont alloués à l’utilisateur de ce déchet et non au producteur des déchets. Ainsi aucune émission, liée au traitement de ces déchets, ne sera attribuée à la production du biocarburant. 2 L’opérateur économique, produit des déchets lors de son processus de fabrication, et ces déchets sont mis en décharge ou nécessitent un traitement particulier : Le transport de collecte et le stockage sont pris en compte, ainsi que les traitements complémentaires nécessaires (traitement des eaux, mise en décharge). Les émissions, liées au traitement de ces déchets, sont attribuées à la production du biocarburant. 3 L’opérateur économique utilise en tant que matière première des déchets pour produire des biocarburants (huile usagée) : L’opérateur économique doit prendre en compte les étapes de transport à partir soit du point de collecte, soit d’un point spécifique si le chemin usuel est dévié. Bien souvent, ces points correspondent au point de collecte des déchets. Les émissions, liées au traitement de ces déchets, sont attribuées à la production du biocarburant.

Seule la méthodologie 2BSvs de calcul des émissions de GES est reconnue par la commission européenne (version 1.8 du référentiel 2BSvs) peut être utilisée. Aucune autre méthodologie ne doit être utilisée pour calculer des valeurs de GES, malgré les règles de reconnaissances par 2BSvs des autres systèmes volontaires (2BSvs-INS-01-PRO-02). A l’heure actuelle, le schéma atypique Biograce n’est pas reconnu par le consortium 2BSvs. Cela aura des répercussions sur les outils à utiliser pour calculer les valeurs réelles. A l’heure actuelle il existe 8 filières couvertes par les outils 2BSvs : Huile de palme, Colza, Soja, Betterave, Tournesol, marc, lies, et blé. Si la filière est couverte par un de ces outils, l’opérateur économique doit alors suivre la méthodologie 2BSvs, en cas de calcul de valeur réelle. Si la filière n’est pas couverte par ces outils, dans ce cas une demande sera faite auprès des professionnels de la filière et du comité de pilotage du 2BSvs afin de créer un nouvel outil adapté à la filière.

Comme indiqué dans la directive 2009/28/EC, le principe d’allocation énergétique ne s’applique pas si la centrale de cogénération fonctionne avec : un combustible fossile une bioénergie qui n’est pas un coproduit du même procédé. des résidus agricoles, même si il s’agit d’un coproduit du même procédé. Dans les trois cas cité ci-dessus, l’excès d’électricité produit par la centrale de cogénération donnera lieu à un « crédit d’électricité » qui doit être calculé : eee. Cet excès d’électricité doit être ajusté en fonction des besoins en chaleur de l’usine de transformation. La quantité totale d’électricité produite devra être « redimensionnée » et « réduite » (de façon théorique, et pour les besoins du calcul de GES) en fonction de ces besoins en chaleur de l’usine de transformation. Il faut calculer la quantité théorique d’électricité mise sur le réseau. Le calcul se fait alors comme suivant : eee= FE * Qe FE : facteur d’émission associé à cet excès d’électricité (après redimensionnement) doit être basé sur les émissions produites par une centrale alimentée avec le même combustible que l’unité de cogénération. Qe = Quantité d’électricité totale produite * R – Quantité d’électricité utilisé dans l’usine. Qe : représente cet excès d’électricité, « après redimensionnement », et après recouvrement des besoins internes d’électricité de l’usine. R = la quantité de chaleur utilisée par l’usine / la quantité totale de chaleur produite R : facteur de dimensionnement.

Comme indiqué dans la directive 2009/28/EC, le principe d’allocation énergétique ne s’applique pas si la centrale de cogénération fonctionne avec : un combustible fossile une bioénergie qui n’est pas un coproduit du même procédé. des résidus agricoles, même si il s’agit d’un coproduit du même procédé. Dans le cas où j’utilise mon propre bioliquide, je n’entre pas dans une des trois catégories citées auparavant, ainsi je ne dois pas calculer un excès d’électricité mais faire une allocation énergétique.

Voici le mode d’emploi pour l’outil 2BSvs :

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